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CAN 2017

CAN 2017 (278)

Débaptiser les Lions !

24 Jan 2017
898 times

Après avoir survolé sans dommage le groupe K lors des éliminatoires de cette 31e édition de la Can, les Lions restent sur leur dynamique victorieuse.

De bon augure pour enfin espérer remporter ce précieux titre continental le 5 février prochain. Cette distinction tant convoitée et qui fait rêver tant de Sénégalais. Il est reconnu que ce ne sont pas les talents qui font défaut dans cette sélection pour, enfin, entrer dans le cercle des quinze Grands d’Afrique. Un gratin dans lequel on retrouve des nations comme le Soudan champion d’Afrique en 1970 ou l’Ethiopie, en 1962, tous les deux à domicile. Même si à l’époque, la Coupe d’Afrique des Nations n’avait pas le niveau actuel, ces deux pays figurent dans le palmarès de la Can. La seule référence du football sénégalais est la place de finaliste en 2002 au Mali, avec une génération qui a marqué l’histoire. Aujourd’hui, une autre génération est en voie de faire oublier celle de 2002. Et c’est avec le concours des anciens de cette fameuse génération qui a fait rêver les Sénégalais il y a quinze ans, que Cheikhou Kouyaté et ses partenaires sont en train d’enchanter le Sénégal. En tout cas, au nom de ce qu’ils démontrent jusqu’ici, l’espoir de décrocher enfin ce titre est permis. Les Sénégalais ont le droit de rêver.

Fort de leur expérience, Aliou Cissé et ses anciens partenaires en sélection mettent l’accent sur l’aspect mental qui a toujours fait défaut aux Lions. A voir les Lions gérer leurs matches, se battre comme des fauves affamés, en tout cas, pas hospitaliers, l’on peut être rassuré qu’un travail sérieux est en train d’être fait sur ce plan. En fait, cette nouvelle génération porte mal le surnom de « Téranga » qui signifie hospitalité en langue wolof. C’est peut-être la raison pour laquelle le Sénégal tarde encore à s’imposer en Afrique. L’hospitalité n’est pas une vertu propre au Lion. Et il est temps que le Sénégal songe à trouver un autre nom pour remplacer la « Téranga ». Pourquoi pas « les Lions du Jom », courage en langue nationale (wolof) ou « dompteurs » pour reprendre le refrain de l’Hymne national : « le Lion rouge a rugi, le dompteur de la brousse … ». Des « Lions dompteurs », c’est, en tout cas le visage que cette nouvelle génération est en train de montrer.

Au point que certains techniciens comme le sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun affichent publiquement son intention d’éviter le Sénégal en quart de finale de la présente Can. Dans tous les cas, les Lions ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils forcent désormais le respect au niveau du continent.

Détermination et rage de vaincre, c’est ce qui caractérise cette nouvelle génération. Des Lions hospitaliers, les Sénégalais n’en veulent plus. Des Lions dompteurs de la brousse, oui !

Par Ansoumana SAMBOU

Le quart de finale Sénégal – Cameroun de samedi prochain à Franceville n’avait pas encore été ficelé qu’il faisait déjà parler de lui. « Tout le monde sauf le Sénégal », avait prié en substance Hugo Broos, le sélectionneur belge des Lions indomptables. Et une fois l’affiche officialisé, le coach sénégalais y est allé de ses fleurs : « Le Cameroun ne peut être que le favori de ce match. Il a remporté 4 Can et nous aucune. C’est une très grande équipe avec de très grands joueurs et un coach expérimenté », a dit hier Aliou Cissé qui s’est présenté comme « un jeune entraîneur ». Poussant le ballon encore plus loin, le sélectionneur du Sénégal a soutenu que « c’est un honneur pour nous de les rencontrer en quarts de finale. Et nous essaierons d’être à leur hauteur ». Aliou Cissé qui était de la dernière équipe sénégalaise à avoir croisé le Cameroun en Can (finale perdue aux tirs au but en 2002 au Mali) refuse de parler de revanche. « La plupart des joueurs actuels avaient peut-être suivi ce match, mais étaient très jeunes ». Pourtant, lui qui était capitaine avait raté son tir au but. « Il ne faut pas réveiller les morts », a-t-il plaisanté, affirmant qu’il savait que ce match ferait le buzz et alimenterait la chronique.

Ils se sont certes, jetés des fleurs et se complimentés, mais les deux coaches ne se feront aucun cadeau samedi prochain. Car, un duel de Lions n’est jamais une partie de plaisir.

B. K. N.


ME AUGUSTIN SENGHOR, PRESIDENT FSF : « JOUER LE COUP À FOND CONTRE LE CAMEROUN »
L’équipe du Sénégal ne se focalise pas sur des noms d’équipe, mais sur ses certitudes, sur sa valeur intrinsèque et sur sa propre valeur collective. C’est important aussi que cette équipe du Sénégal soit capable, au fur et à mesure que la difficulté augmente, d’élever encore son niveau. Je pense que c’est la clé de la réussite et contre le Cameroun et les équipes qui vont suivre au cas où nous passons les quarts. Nous avons eu une phase de groupe idéale, avec les deux premiers matches remportés et un troisième match où le coach a pu faire tourner sans en faire les frais, c’est-à-dire sans perdre. L’Algérie avait à cœur de sauver l’honneur. Donc je peux dire : mission accomplie pour cette première phase. Après, il faut qu’on se projette rapidement vers les quarts et les matches qui vont suivre. Aujourd’hui, il ne faut plus se cacher, il faut jouer à fond la gagne et nous avons la chance d’avoir un groupe qui est aujourd’hui sur ses certitudes, qui a des qualités collectives qui font sa force, au-delà de ses individualités. Avec tout le respect qu’on doit aux adversaires, nous jouerons à fond le coup pour essayer de gagner ce quart de finale contre le Cameroun, mais aussi gagner les matches suivants car la finalité, c’est d’aller au bout ; c’est-à-dire la finale. Quand on a la prétention de gagner la coupe d’Afrique, il faut, à partir des quarts, être prêt à rencontrer tout le monde. Aujourd’hui, c’est le Cameroun et il faut jouer le coup à fond ».

Recueillis par C.F KEITA

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:35

 

L’équipe du Sénégal ne se focalise pas sur des noms d’équipe, mais sur ses certitudes, sur sa valeur intrinsèque et sur sa propre valeur collective. C’est important aussi que cette équipe du Sénégal soit capable, au fur et à mesure que la difficulté augmente, d’élever encore son niveau. Je pense que c’est la clé de la réussite et contre le Cameroun et les équipes qui vont suivre au cas où nous passons les quarts.

Nous avons eu une phase de groupe idéale, avec les deux premiers matches remportés et un troisième match où le coach a pu faire tourner sans en faire les frais, c’est-à-dire sans perdre.

L’Algérie avait à cœur de sauver l’honneur. Donc je peux dire : mission accomplie pour cette première phase. Après, il faut qu’on se projette rapidement vers les quarts et les matches qui vont suivre. Aujourd’hui, il ne faut plus se cacher, il faut jouer à fond la gagne et nous avons la chance d’avoir un groupe qui est aujourd’hui sur ses certitudes, qui a des qualités collectives qui font sa force, au-delà de ses individualités. Avec tout le respect qu’on doit aux adversaires, nous jouerons à fond le coup pour essayer de gagner ce quart de finale contre le Cameroun, mais aussi gagner les matches suivants car la finalité, c’est d’aller au bout ; c’est-à-dire la finale.

Quand on a la prétention de gagner la coupe d’Afrique, il faut, à partir des quarts, être prêt à rencontrer tout le monde. Aujourd’hui, c’est le Cameroun et il faut jouer le coup à fond ».

Recueillis par C.F KEITA

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:35

Assistera-t-on aujourd’hui au deuxième coup de théâtre de la 31ème Can ? Il se pourrait bien, en effet, que deux jours après l’élimination du Gabon, pays organisateur, dans le Groupe A, le champion en titre, la Côte d’Ivoire, prenne la porte de sortie. Pour cause, après deux journées, les Eléphants occupent une inquiétante 3ème place du Groupe C (2 points) et devront nécessairement vaincre le Maroc (2ème avec 3 points) ce soir à Oyem s’ils ne veulent pas voir la course à leur succession se poursuivre sans eux. Une mission d’autant plus ardue que les Ivoiriens retrouveront face à eux Hervé Renard, le coach qui les avait conduits au sacre il y a deux ans, en Guinée équatoriale. Or, celui-ci a démontré au tour précédent contre son ex-mentor, celui qui l’a introduit en Afrique, Claude Le Roy (et le Togo battus 1 – 3) qu’il n’était point nostalgique et savait avancer sans regarder derrière. Et que, ce ne sont pas les sentiments qui l’étouffent.

Cependant, l’erreur à ne pas commettre serait d’enterrer les Eléphants avant de s’être payé leur trompe. Car, les Ivoiriens ne sont pas forcément des adeptes de départs en trombe. Il y a deux ans, ils avaient connu la même entame poussive, avec déjà deux nuls d’entrée, avant de monter en régime pour finalement décrocher leur deuxième titre après celui de 1992 à Dakar.

Certes l’équipe actuellement coachée par Michel Dessuyer est moins talentueuse que sa devancière championne d’Afrique, mais elle n’est pas moins fière. Une réaction d’orgueil est donc à prévoir de Serey Dié et ses partenaires face aux Lions de l’Atlas qui se sont superbement relancés aux dépens du Togo après leur défaite d’entrée contre le Rdc (0 – 1).

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:31

Claude Le Roy avait conforté sa réputation de « Sorcier blanc » en qualifiant à cette phase finale de Can 2017 une équipe du Togo très mal embarquée lors des éliminatoires. Et pour sa 9ème Can, soit un record absolu pour un coach, le technicien français avait réussi le coup de force de contraindre au nul vierge la Côte d’Ivoire, championne en titre. Mais, pour leur deuxième sortie, ses Eperviers ont été déplumés par les Lions de l’Atlas (1 – 3). Si bien qu’au moment d’aborder aujourd’hui la troisième et dernière journée du Groupe C, le Togo est bon dernier de sa classe avec 1 seul point. Claude Le Roy a beau annoncer que « l’objectif avec le Togo, c’est de mettre sur pied une bonne équipe pour 2019 », il ne lui déplairait pas aujourd’hui, à Port-Gentil, de se farcir les Léopards de Rd Congo pour espérer se qualifier au cas où le Maroc et la Côte d’Ivoire auraient la mauvaise idée de se neutraliser à Oyem.

C’est dire donc que l’avenir du Togo dans cette Can n’est pas seulement entre les serres des Eperviers. Leur « Sorcier blanc » qui retrouvera en cette 3ème journée du Groupe C une équipe de Rd Congo qu’il a déjà conduite en phase finale des Can 2006 en Egypte et 2013 en Afrique du Sud, devra donc sortir un tour de passe-passe de son chapeau pour qu’Adebayor et ses partenaires ne soient pas renvoyés à la maison dès ce soir.

B. K. N.

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:30

En 2002, le journaliste Cheikh Tidiane Fall a accompagné l’équipe nationale de football du Sénégal au Mali à l’occasion de la 23e édition de la Can. Mais contrairement à bon nombre de ses confrères, il n’y était pas en tant qu’envoyé spécial. L’ancien rédacteur en chef au quotidien national « Le Soleil » avait troqué sa casquette de journaliste sportif contre celle de chargé de communication à la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Et c’est avec cette dernière qu’il a débarqué à Bamako, dans l’espoir de voir, comme tous ses compatriotes, le Sénégal réussir une belle campagne de Coupe d’Afrique. Il a ainsi été au cœur de l’organisation mise en place par la Fsf pour mettre El Hadj Diouf et sa bande dans des conditions optimales de performance. Au-delà de la qualité des joueurs de l’équipe, Cheikh Tidiane Fall pense que le dispositif organisationnel déployé par l’équipe dirigée alors par El Hadj Malick Sy Souris a été déterminant dans le parcours héroïque des poulains de l’entraîneur Bruno Metsu. Ces derniers étaient, en effet, allés jusqu’en finale ; une première pour l’équipe du Sénégal depuis qu’elle participait à la Can. Diouf et ses coéquipiers étaient finalement tombés les armes à la main, dans l’ultime tableau, face au grand Cameroun de Rigobert Song.

« Quand on parle de cette belle prestation du Sénégal au Mali, on pense généralement à la qualité des joueurs et au jeu de l’équipe ; or on oublie que l’organisation a été le socle de ce beau parcours des Lions », se convainc l’ancien rédacteur en chef au « Soleil ».

Il indique que cette coupe d’Afrique « a marqué un tournant » tant dans l’organisation que dans la préparation des sorties joueurs. Selon lui, l’instance dirigeante du football avait compris que le premier match à gagner, c’était celui de l’organisation et de la logistique. « La Fsf avait fait preuve de beaucoup de professionnalisme. Il ne fallait pas qu’il y ait le moindre problème à ce niveau (organisation) qui puisse avoir des conséquences négatives sur la préparation de l’équipe », poursuit-il. Cheikh Tidiane Fall ajoute que c’est dans le souci de permettre aux protégés de Metsu de préparer les matches dans la sérénité et de bien s’épanouir que tout un hôtel leur a été réservé ; un privilège dont le Sénégal était l’une des rares équipes de la compétition à en avoir bénéficié. Sur le plan sécuritaire, il souligne que des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) avaient accompagné les joueurs dans cette campagne malienne, pour veiller à ce que ces derniers ne soient pas perturbés.

Outre le cadre propice dans lequel les joueurs ont pris part à cette Can malienne, l’aspect diététique avait également requis l’attention de la Fsf. À l’hôtel Mirabo où elle avait élu domicile, la sélection nationale du Sénégal s’était déplacée avec toute une équipe de cuisiniers de « Ngor Diarama ».

« Les joueurs ont besoin d’une alimentation équilibrée qui correspond aux exigences de préparation des compétitions. Et pour ne pas rompre avec les habitudes alimentaires, l’équipe s’était fait accompagner par un groupe de cuisiniers de cet hôtel », explique encore l’ancien journaliste sportif.

En tant que chargé de la communication de la Fsf, Cheikh Tidiane Fall avait aussi contribué à huiler les relations entre la structure dirigée par El Hadj Malick Sy Souris et la presse. « Il fallait éviter que les rapports avec les journalistes ne perturbent la quiétude des joueurs ; tout en s’assurant de la bonne circulation de l’information », fait-il remarquer. Autant dire que l’environnement avait beaucoup joué dans cette performance historique des Lions du Sénégal.

Parlant de la valeur de l’équipe de 2002, Cheikh Tidiane Fall estime que sa principale force était « son envie de soulever des montagnes ». « Cette génération de joueurs faisait peur à tout le monde. La compétition, pour eux, était une affaire d’hommes prêts à se surpasser. Ils prenaient aussi du plaisir à vivre ensemble et on les voyait s’éclater après les matches. L’entraîneur y était pour quelque chose », se rappelle, nostalgique, l’ancien chargé de communication de la Fsf. Bruno Metsu, se souvient-il, avait les mots justes pour galvaniser les joueurs et toucher leur orgueil avant les matches.

Il est d’avis que l’actuelle équipe présente à la Can « Gabon 2017 » dispose elle aussi de beaucoup d’arguments solides. En atteste, selon lui, la phase des éliminatoires qui les a vus remporter tous leurs matches. En plus, le journaliste ajoute que Sadio Mané et ses coéquipiers peuvent compter sur leur coach « qui sait motiver » ses protégés. Il soutient que la défense doit, cependant, faire preuve de solidarité, pour éviter de refaire les mêmes erreurs commises lors des matches contre Madagascar et l’Afrique du Sud, comptant pour les éliminatoires.

Avec une bonne organisation de la Fsf, un bon cadre d’accueil des Lions, Cheikh Tidiane Fall pense que les poulains de Cissé peuvent réussir une bonne Can. Comme l’avaient déjà fait leurs aînés en 2002 !

Diégane SARR

Ils devaient s’imposer pour passer en quarts de finale. Les Aigles de Carthage n’ont pas tremblé hier à Libreville face au Zimbabwe, dans l’autre match de la 3ème journée du Groupe B de la Can « Gabon 2017 ». Les hommes du coach Henri Kasperczak se sont nettement imposés (4 – 2) empêchant que les Warriors qui avaient gagné leurs deux précédents derniers matches en phase finale (en 2004 face à l’Algérie et en 2006 contre le Ghana) réussissent la passe de trois à leurs dépens. Les Tunisiens, 2ème du Groupe B derrière le Sénégal, avec 6 points, empochent du coup le deuxième ticket qualificatif aux quarts de finale. Loin devant l’Algérie et ses 2 points et le Zimbabwe qui n’a récolté qu’un point.

Les Aigles de Carthage resteront donc à Libreville où ils affronteront le Burkina Faso, premier du groupe A, samedi dans le premier quart de finale de cette Can. Ils se positionnent désormais comme de sérieux prétendants au titre puisque, apparemment, s’étant bien remis de leur défaite initiale face au Sénégal (0 – 2).

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:26

La chasse et les chasseurs

24 Jan 2017
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La Coupe d’Afrique des Nations, une histoire de chasse et de chasseurs ! Chasse au trophée continental, aux trophées individuels. Chasseurs de buts, de primes (eh oui !).

La Can ressemble aussi à un terrain de chasse avec le nom des équipes qui rappelle la savane africaine avec ses fauves et ses rapaces. Lions par-ci, panthères par-là, éléphants au milieu, aigles au-dessus. Il y a aussi une catégorie de chasseurs qui se font discrets pour, in fine, rentrer avec du bon gibier. Ce sont les chasseurs de têtes ou de …..jambes. Il existe depuis quelques années des sociétés spécialisées en ressources humaines souvent créées par des Africains pour, disent-ils, aller à la chasse aux bonnes têtes. Le Togolais, Didier Acouetey, fondateur de la société AfricSearch, est sans doute un des précurseurs dans ce domaine. Il parcourt le monde et l’Afrique, à la recherche de bons cadres africains pour le compte de multinationales désireuses de s’implanter en Afrique. Pour cela, un des moyens est de chercher de bons cadres africains pour aider à l’implantation et aussi connaissant les réalités du continent. Pour cette Coupe d’Afrique des Nations aussi, il y a beaucoup de Didier Acouetey, camouflés dans les travées des stades du Gabon avec des jumelles, pour bien dénicher le bon gibier à mettre sur le marché des transferts. L’Afrique, étant devenue une nouvelle terre de chasse pour ces recruteurs, offre ainsi de belles opportunités, tant le marché est ouvert et aussi …

de bon marché. Nombreux sont les joueurs qui viennent à la Can avec comme objectif de taper dans l’œil de ces chasseurs de jambes. Mais attention à tomber souvent sous le mauvais chasseur. Les histoires de jeunes africains qui ont vécu la désillusion d’un contrat de football à l’étranger ne se comptent plus et sont contées dans les pages des journaux ou écrans de télévisions. Il y a donc une nécessité de bien organiser cette chasse aux talents africains pour ne pas la dénaturer et ainsi faire perdre à beaucoup de jeunes leurs rêves de grands footballeurs. On espère que les chasseurs de jambes qui sont à la Can, blocs notes et stylos en bandoulière, ne sont pas de cette catégorie et qu’ils ne rentreront pas bredouilles, les jeunes africains aussi…

Par Oumar NDIAYE

Déjà qualifié en quarts de finale, avant sa troisième sortie d’hier comptant pour les matches de poules, le Sénégal ne pouvait se permettre d’aligner ses cadres contre les Fennecs, dos au mur. Tel est le sentiment d’Aly Mâle qui s’est réjoui du coaching de Cissé et de la réaction du banc « qui a prouvé contre les Algériens qu’il avait du caractère et du répondant ». Il pense que ce nul est bon pour le moral en attendant la rencontre cruciale contre le Cameroun en quarts de finale.

L’entraîneur de l’Us Gorée, Aly Male, n’a trouvé rien à redire sur le onze de départ qui a démarré contre les Fennecs d’Algérie hier, en match comptant pour la 3e journée de la phase de poule de la Can. Pour cette rencontre sans grand enjeu pour les Lions dèjà qualifiés en quarts de finale, depuis la deuxième journée, il estime que le coach, Aliou Cissé, a bien raison d’aligner le banc et de ménager les cadres de son équipe. « L’entraîneur a fait un bon choix en donnant la chance à ses remplaçants qui sont restés deux journées sans jouer. Le résultat a prouvé qu’il peut compter sur ces joueurs qui ont montré qu’ils ont du répondant et du caractère », a réagi avec satisfaction le sélectionneur national des U17.

Il ajoute qu’Aliou Cissé ne devait pas prendre des risques en alignant l’équipe qui a joué lors des deux premières journées, étant donné que le Sénégal doit affronter en quarts de finale l’équipe du Cameroun contre laquelle il n’est jamais facile de jouer. « Notre équipe est meilleure que son prochain adversaire, mais il faut rester vigilant. Ce sera un match très difficile », prévient l’ancien milieu de terrain de la sélection nationale et de la Jeanne d’Arc.

D’après Aly Mâle, le nul contre l’Algérie est bon pour le moral des joueurs en attendant la rencontre cruciale contre leurs adversaires camerounais. « C’est vrai qu’on a encaissé deux buts mais l’essentiel était de ne pas perdre », a fait remarquer l’entraîneur de l’Us Gorée qui s’est réjoui, au passage, de l’élimination de « l’Algérie, une grande équipe ». Il conseille aux poulains de Cissé de continuer à respecter les consignes du coach, de « rester humble, de se concentrer sur le jeu et d’avoir confiance en eux », afin de tirer leur épingle du jeu face aux Lions indomptables. Dans l’ensemble, Aly Mâle a tiré un bilan satisfaisant du comportement des Lions lors des matches de poule. « Ils (les joueurs) sont sur la bonne voie ! », a-t-il martelé.

Diégane SARR

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:17

SERIGNE MODOU KARA MBODJ (DEFENSEUR) : « Comme j’ai l’habitude de le dire, il n’y a pas de match facile ; on a bien réagi après avoir encaissé le second but. On a montré qu’on avait du caractère. Mais l’essentiel, c’était de se qualifier pour les quarts de finale. Maintenant, on va bien se reposer et travailler en direction du match de samedi. Le Cameroun, on connaît bien ; c’est une nation de football et il est favori aussi dans cette compétition. Ils ont déjà gagné la Can et nous non. Mais on va bien se préparer et après il n’y a pas plus de calcul à faire car c’est un match à élimination directe. Un match de quart de finale contre le Cameroun n’est pas du tout facile et on le sait ».

CHEIKH MBENGUE (DEFENSEUR) : « On a répondu présent »
Lions C Mbengue« L’Algérie a été éliminée mais c’est une bonne équipe. Mais l’équipe du Sénégal a répondu présente dans ce match et elle a eu des ressources nécessaires pour revenir dans le match. Maintenant, on sort des phases de poule et on va sereinement préparer le prochain match, qui est capital car il s’agit d’une qualification directe. Donc pas de calcul à faire. Pour aller loin dans la compétition il va falloir maintenant répondre présent dans les matches à élimination directe. Le Cameroun est une grande nation de football en Afrique avec de très bons joueurs. Ça va être un gros match, différent de ce qu’on a connu jusqu’ici. Mais on va bien se préparer et essayer de faire bonne figure dans cette compétition ».

PAPE ALIOUNE NDIAYE (MILIEU) : « On savait que ça allait être difficile »
« On savait que l’Algérie est une grande équipe et on savait aussi que ça allait être difficile. Mais on a fait un très bon match, même si on aurait aimé gagner. Mais nous ne cracherons pas sur ce nul, c’est un bon point de pris qui nous permettra de nous préparer tranquillement pour les quarts de finale. Le Cameroun est une grande équipe, le Sénégal aussi. Nous avons cinq jours pour bien nous préparer afin d’être prêt le jour J ».

ZARGO TOURE (DEFENSEUR) : « Bien se préparer pour les quarts »
« Je suis très fier de cette qualification pour le second tour. Maintenant on va bien préparer le prochain match contre le Cameroun. C’est une bonne équipe, mais nous préparons nos matches un à un sans brûler les étapes. Donc il faut bien se préparer pour les quarts.

MOHAMED DIAME (MILIEU DE TERRAIN) : « Plus de calcul à faire »
« On avait à cœur de gagner ce troisième match, mais malheureusement on a obtenu un nul. Dans l’ensemble, on est satisfait, parce qu’on n’a pas perdu non plus. On continue donc invaincu dans cette compétition. C’est vrai que nous aurons comme adversaire le Cameroun ; ce sera un match très compliqué, mais ça on le sait. A partir des quarts de finale, il n’y a plus de calcul à faire ; il faut tout simplement gagner ses matches si on veut continuer l’aventure ».

IDRISSA GANA GUEYE (MILIEU DE TERRAIN) : « Ne plus calculer, mais gagner et avancer »
« On est en quarts de finale, c’est vrai, mais on ne s’occupe pas de l’adversaire ; on s’occupe plutôt de ce qu’on doit faire sur le terrain. On sait que ça ne sera pas facile, mais on va tout faire pour continuer dans cette compétition. On n’est plus dans les phases de poule, il s’agit maintenant de ne pas calculer, mais de gagner tout court. On va préparer ce match durant les cinq jours qui restent pour être au top samedi prochain ».

Recueillis par C. F. KEITA

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:14

ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Pour moi, il était normal d’apporter des changements dans l’équipe pour donner du temps de jeu à ceux qui n’avaient pas assez joué. Et je suis satisfait de leur prestation. Pour aller loin, il faut avoir 23 joueurs prêts à jouer à tout moment. Je savais que ce serait très difficile face à l’Algérie qui allait jouer à fond ses chances de qualification et qui ne voulait pas repartir avec un mauvais résultat. Là, on a quelques jours avant le quart de finale contre le Cameroun. Il était important de reposer ceux qui avaient beaucoup joué ; mais je peux vous assurer qu’ils seront prêts samedi. Ils seront au top ».

GEORGES LEEKENS (ALGERIE) : « Les joueurs sont sortis la tête haute »
« Nous avons fait ce que nous devions faire. Nous avions commis des erreurs que nous avons payées cash. Et tout le monde est déçu. Nous sommes tous responsables de la défaite et de l’élimination. Mais les joueurs sont sortis la tête haute. Pour ce qui est de l’avenir, il y a encore du boulot à abattre. Tout ne va pas nous tomber du ciel. Le travail se paie sur le long terme. Ce groupe va grandir et progresser. Nous savons ce qu’il faut faire pour le plus haut niveau. Je ne suis pas un magicien, seul le travail paie. Il ne faut pas oublier qu’à la Can 2013, avec Halilhodzic, l’équipe avait été éliminée dès le premier tour. Ce qui ne l’avait pas empêché de se qualifier au Mondial de l’année suivante au Brésil ».

Recueillis par B. K. N.

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:10

En match comptant pour la 3e et dernière journée du groupe B de la phase finale de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal et l’Algérie se sont quittés sur un score de 2 buts partout.

Buts : Islam Slimani (10e et 52e) pour l’Algérie ; Pape Kouly Diop (43e), Moussa Sow (53e) pour le Sénégal.

Temps bon, pelouse en excellent état, public nombreux.

Arbitres : Joshua Bondo (Botswana) assisté de Jerson Emiliano Dos Santos (Angola) et d’Arsenio Chadreque Marengula (Mozambique).

Avertissements : Nabil Bentaleb (39e), Liassine Cadamuro (57e) pour l’Algérie. Famara Diédhiou (74e) pour le Sénégal

Les équipes : Sénégal : Khadim Ndiaye, Saliou Ciss, Serigne Modou Kara Mbodj (cap) puis Famara Diédhiou (70e), Zargo Touré, Cheikh Ndoye, Mohamed Diamé, Pape Kouly Diop, Pape Alioune Ndiaye puis Idrissa Gana Guèye (78e), Ismaïla Sarr, Moussa Konaté puis Diao Baldé Keïta (90e+3), Moussa Sow. Entraîneur : Aliou Cissé

Algérie : Malek Asselah, Aïssa Mandi (cap), Faouzi Ghoulam, Liassine Cadamuro, Ryad Mahrez, Sofiane Hanni puis Rachid Ghezzal (83e), Nabil Bentaleb, Yacine Brahimi, Islam Islimani puis Baghdad Bounedjah (80e), Adlane Guedioura, Mohamed Meftah. Entraîneur : Georges Leekens

L’Algérie n’avait que d’infimes chances de se qualifier au second tour de cette Can 2017. Non seulement les Fennecs devaient battre les Lions, mais ils devaient compter aussi sur une … courte défaite des Aigles de Carthage devant les Warriors du Zimbabwe. Autant dire que la tendance n’était pas à l’optimisme dans le camp de Riyad Mahrez et ses coéquipiers. Cependant, hier, ils ont tenté de se secouer pour faire honneur à leur pays, comme l’avaient souhaité Djamel Mesbah et son coach, le Belge Georges Leekens en conférence de presse d’avant-match. Mais à l’arrivée, ils n’ont décroché qu’un nul qui les renvoie à la maison. Une suprême désillusion pour une équipe qui avait débarqué en terre gabonaise la fleur au fusil.

Parce que tout simplement au lendemain de la fin des éliminatoires qu’ils ont traversé comme un éclair en balayant tout sur leur passage, Riyad Mahrez et ses camarades étaient vus comme l’un des principaux favoris de cette Can. Mais le réveil fut brutal à l’arrivée, les Fennecs ressortent de la Can avec un bilan bien maigre : deux nuls et une défaite. Et pourtant, pour leur dernier match contre le Sénégal, les Algériens ont laissé entrevoir l’espoir en ouvrant le score dès la 10e minute par Islam Slimani qui sur un centre de Sofiane Hanni enfonçait le ballon au fond des filets de Khadim Ndiaye. Mais l’Algérie n’a pu venir à bout d’une équipe du Sénégal privée de la plupart de ses cadres, ménagés pour les quarts de finale. Les Lions, menés par deux fois au score, étaient toujours revenus à la marque. Car après ce premier but de Slimani, le Sénégal a remis les pendules à l’heure sur une percée d’Ismaïla Sarr, son centre renvoyé par Aïssa Mandi est repris victorieusement par Pape Kouly Diop (43e).

Après la pause, l’Algérie repartait rapidement à l’assaut de la cage de Khadim Ndiaye et c’est encore Islam Slimani qui trouva la faille sur un but de raccroc avec cette balle qui a rebondi deux fois sur la ligne de but avant d’entrer (52e) dans la cage sénégalaise. La réaction sénégalaise n’a pas tardé puisqu’une perte de balle dans l’axe de la défense adverse permettait à Moussa Sow d’égaliser au grand désappointement des Algériens (53e). L’Algérie aurait dû marquer un troisième but, mais successivement la percée de Slimani (76e) et le tir de Riyad Mahrez (88e) ne connaitront pas meilleur sort. L’Algérie sort ainsi de la compétition sans avoir rien gagné. Sinon une grosse déception qu’il lui sera difficile à digérer.

D’un de nos envoyés spéciaux : C.F KEITA

LE MOT DES ENTRAINEURS
ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Je suis satisfait de la prestation de mes joueurs »
« Pour moi, il était normal d’apporter des changements dans l’équipe pour donner du temps de jeu à ceux qui n’avaient pas assez joué. Et je suis satisfait de leur prestation. Pour aller loin, il faut avoir 23 joueurs prêts à jouer à tout moment. Je savais que ce serait très difficile face à l’Algérie qui allait jouer à fond ses chances de qualification et qui ne voulait pas repartir avec un mauvais résultat. Là, on a quelques jours avant le quart de finale contre le Cameroun. Il était important de reposer ceux qui avaient beaucoup joué ; mais je peux vous assurer qu’ils seront prêts samedi. Ils seront au top ».

GEORGES LEEKENS (ALGERIE) : « Les joueurs sont sortis la tête haute »
Georges Leekens 2« Nous avons fait ce que nous devions faire. Nous avions commis des erreurs que nous avons payées cash. Et tout le monde est déçu. Nous sommes tous responsables de la défaite et de l’élimination. Mais les joueurs sont sortis la tête haute. Pour ce qui est de l’avenir, il y a encore du boulot à abattre. Tout ne va pas nous tomber du ciel. Le travail se paie sur le long terme. Ce groupe va grandir et progresser. Nous savons ce qu’il faut faire pour le plus haut niveau. Je ne suis pas un magicien, seul le travail paie. Il ne faut pas oublier qu’à la Can 2013, avec Halilhodzic, l’équipe avait été éliminée dès le premier tour. Ce qui ne l’avait pas empêché de se qualifier au Mondial de l’année suivante au Brésil ».

Recueillis par B. K. N.

ZONE MIXTE
SERIGNE MODOU KARA MBODJ (DEFENSEUR) : « On a montré qu’on a du caractère »
« Comme j’ai l’habitude de le dire, il n’y a pas de match facile ; on a bien réagi après avoir encaissé le second but. On a montré qu’on avait du caractère. Mais l’essentiel, c’était de se qualifier pour les quarts de finale. Maintenant, on va bien se reposer et travailler en direction du match de samedi. Le Cameroun, on connaît bien ; c’est une nation de football et il est favori aussi dans cette compétition. Ils ont déjà gagné la Can et nous non. Mais on va bien se préparer et après il n’y a pas plus de calcul à faire car c’est un match à élimination directe. Un match de quart de finale contre le Cameroun n’est pas du tout facile et on le sait ».

CHEIKH MBENGUE (DEFENSEUR) : « On a répondu présent »
« L’Algérie a été éliminée mais c’est une bonne équipe. Mais l’équipe du Sénégal a répondu présente dans ce match et elle a eu des ressources nécessaires pour revenir dans le match. Maintenant, on sort des phases de poule et on va sereinement préparer le prochain match, qui est capital car il s’agit d’une qualification directe. Donc pas de calcul à faire. Pour aller loin dans la compétition il va falloir maintenant répondre présent dans les matches à élimination directe. Le Cameroun est une grande nation de football en Afrique avec de très bons joueurs. Ça va être un gros match, différent de ce qu’on a connu jusqu’ici. Mais on va bien se préparer et essayer de faire bonne figure dans cette compétition ».

PAPE ALIOUNE NDIAYE (MILIEU) : « On savait que ça allait être difficile »
« On savait que l’Algérie est une grande équipe et on savait aussi que ça allait être difficile. Mais on a fait un très bon match, même si on aurait aimé gagner. Mais nous ne cracherons pas sur ce nul, c’est un bon point de pris qui nous permettra de nous préparer tranquillement pour les quarts de finale. Le Cameroun est une grande équipe, le Sénégal aussi. Nous avons cinq jours pour bien nous préparer afin d’être prêt le jour J ».

ZARGO TOURE (DEFENSEUR) : « Bien se préparer pour les quarts »
Lions Z Toure« Je suis très fier de cette qualification pour le second tour. Maintenant on va bien préparer le prochain match contre le Cameroun. C’est une bonne équipe, mais nous préparons nos matches un à un sans brûler les étapes. Donc il faut bien se préparer pour les quarts.

MOHAMED DIAME (MILIEU DE TERRAIN) : « Plus de calcul à faire »
« On avait à cœur de gagner ce troisième match, mais malheureusement on a obtenu un nul. Dans l’ensemble, on est satisfait, parce qu’on n’a pas perdu non plus. On continue donc invaincu dans cette compétition. C’est vrai que nous aurons comme adversaire le Cameroun ; ce sera un match très compliqué, mais ça on le sait. A partir des quarts de finale, il n’y a plus de calcul à faire ; il faut tout simplement gagner ses matches si on veut continuer l’aventure ».

IDRISSA GANA GUEYE (MILIEU DE TERRAIN) : « Ne plus calculer, mais gagner et avancer »
« On est en quarts de finale, c’est vrai, mais on ne s’occupe pas de l’adversaire ; on s’occupe plutôt de ce qu’on doit faire sur le terrain. On sait que ça ne sera pas facile, mais on va tout faire pour continuer dans cette compétition. On n’est plus dans les phases de poule, il s’agit maintenant de ne pas calculer, mais de gagner tout court. On va préparer ce match durant les cinq jours qui restent pour être au top samedi prochain ».

Recueillis par C. F. KEITA

L'OEIL DU TECHNICIEN - ALY MALE : « LES REMPLAÇANTS ONT MONTRÉ QU’ILS AVAIENT DU CARACTÈRE ET DU RÉPONDANT »
Déjà qualifié en quarts de finale, avant sa troisième sortie d’hier comptant pour les matches de poules, le Sénégal ne pouvait se permettre d’aligner ses cadres contre les Fennecs, dos au mur. Tel est le sentiment d’Aly Mâle qui s’est réjoui du coaching de Cissé et de la réaction du banc « qui a prouvé contre les Algériens qu’il avait du caractère et du répondant ». Il pense que ce nul est bon pour le moral en attendant la rencontre cruciale contre le Cameroun en quarts de finale.

L’entraîneur de l’Us Gorée, Aly Male, n’a trouvé rien à redire sur le onze de départ qui a démarré contre les Fennecs d’Algérie hier, en match comptant pour la 3e journée de la phase de poule de la Can. Pour cette rencontre sans grand enjeu pour les Lions dèjà qualifiés en quarts de finale, depuis la deuxième journée, il estime que le coach, Aliou Cissé, a bien raison d’aligner le banc et de ménager les cadres de son équipe. « L’entraîneur a fait un bon choix en donnant la chance à ses remplaçants qui sont restés deux journées sans jouer. Le résultat a prouvé qu’il peut compter sur ces joueurs qui ont montré qu’ils ont du répondant et du caractère », a réagi avec satisfaction le sélectionneur national des U17.

Il ajoute qu’Aliou Cissé ne devait pas prendre des risques en alignant l’équipe qui a joué lors des deux premières journées, étant donné que le Sénégal doit affronter en quarts de finale l’équipe du Cameroun contre laquelle il n’est jamais facile de jouer. « Notre équipe est meilleure que son prochain adversaire, mais il faut rester vigilant. Ce sera un match très difficile », prévient l’ancien milieu de terrain de la sélection nationale et de la Jeanne d’Arc.

D’après Aly Mâle, le nul contre l’Algérie est bon pour le moral des joueurs en attendant la rencontre cruciale contre leurs adversaires camerounais. « C’est vrai qu’on a encaissé deux buts mais l’essentiel était de ne pas perdre », a fait remarquer l’entraîneur de l’Us Gorée qui s’est réjoui, au passage, de l’élimination de « l’Algérie, une grande équipe ». Il conseille aux poulains de Cissé de continuer à respecter les consignes du coach, de « rester humble, de se concentrer sur le jeu et d’avoir confiance en eux », afin de tirer leur épingle du jeu face aux Lions indomptables. Dans l’ensemble, Aly Mâle a tiré un bilan satisfaisant du comportement des Lions lors des matches de poule. « Ils (les joueurs) sont sur la bonne voie ! », a-t-il martelé.

Diégane SARR

Last modified on mardi, 24 janvier 2017 10:07

Le Sénégal, déjà qualifié pour les quarts de finale de la CAN 2017 (14 janvier-5 février), a réussi un bon nul (2-2) contre l’Algérie, avec un effectif remanié et conduit par Kara Mbodj, le seul retenu pour ce match parmi les habituels titulaires.

Buts :

Sénégal : Pape Kouly Diop (44-ème) et Moussa Sow (53-ème)

Algérie : Islam Slimani 10-ème et 51-eme

Avertissements : Faouzi Ghoulam et Yacine Ben Taleb, Liassine Cadamuro

Sénégal : Khadim Ndiaye – Saliou Cissé, Kara Mbodj (Famara Diédhiou, 70-ème), Cheikh Ndoye, Zargo Touré – Pape Kouly Diop, Pape Alioune Ndiaye (Idrissa Gana Guèye, 78-ème) – Mohamed Diamé – Moussa Konaté (Keita Baldé, 90-ème), Moussa Sow,
Ismaila Sarr

Algérie : Malek Asselah – Faouzi Ghoulam, Aissa Mandi, Liassine Cadamuro, Mohamed Meftah –
Adlane Guédioura, Nabil Bentaleb – Yacine Brahimi, Sofiane Hanni (Ismael Bennacer, 82-ème), Riyad Mahez – Islam Slimani (Bagdag Bounedjah 80-ème).

L’équipe sénégalaise fortement remaniée a refusé la défaite, répondant coup sur coup aux buts algériens.

A Islam Slimani, double buteur (10e, 51e), ont répondu Kouly Diop, à la 44-ème minute, et Moussa Sow, en deuxième période, précisément à la (53-ème minute.

L’attaquant de Fenerbahçe n’a pas attendu longtemps pour égaliser pour le Sénégal, profitant d’une balle perdue par la défense algérienne suite à un rush de Ismael Sarr.

En première période, avec 10 changements par rapport à l’équipe ayant joué contre le Zimbabwe, le Sénégal a subi les assauts de la furia algérienne.

Une débauche d’énergie qui a valu aux Fennecs deux avertissements, pour excès d’engagement, à l’arrière gauche Ghoulam et au milieu de terrain Ben Taleb.

Les Fennecs ont entamé cette rencontre avec une volonté de montrer ce qu’elle vaut réellement. Ils ont réussi à ouvrir le score dès la 10e minute par Islam Slimani.

Sur une action venue du côté gauche, suivie d’un centre bien travaillé, l’attaquant algérien, libre de tout marquage, n’avait eu qu’à allonger la jambe pour marquer le premier but de son équipe.

Si Moussa Sow a loupé son face-à-face avec le portier algérien et si les Lions ont vendangé un coup franc bien placé à l’entrée de la surface, ils ont réussi à revenir au score sur un rush d’Ismaila Sarr.

Pape Kouly Diop, lui aussi libre de tout marquage, a égalisé pour le Sénégal à la 44-ème minute, reprenant victorieusement un centre de Sarr renvoyé par un défenseur algérien

Et c’est sur score de 1-1 que l’arbitre de la partie siffle la fin de la première période.

Slimani a donné l’avantage aux Fennecs dans le premier quart d’heure de la seconde mi-temps, Moussa Sow lui a répondu deux minutes plus tard.
Les opportunités n’ont pas manqué par la suite, mais les deux équipes se sont finalement séparées sur un match nul (2-2)

APS

Franceville : Le Sénégal, qualifié en quarts de finale et assuré de finir en tête de son Groupe B, depuis jeudi dernier et sa victoire (2 – 0) sur le Zimbabwe, attendait de connaître son adversaire. Il est désormais fixé : ce sera le Cameroun qui a résisté hier au Gabon (0-0), pays hôte de cette 31ème Can de football pour lui chiper la deuxième place derrière le surprenant Burkina Faso. Un explosif face à face de Lions qui se retrouvent à ce même stade de la compétition qu’en 1992 lors de la Can à Dakar. Un quart de finale qui avait tourné à l’avantage des « Indomptables » sur un but d’Ebongué. Deux ans auparavant, les deux équipes s’étaient fait face en match de groupe à Annaba lors de la Can algérienne. Et les Lions du Sénégal s’étaient vengés (2 – 0) grâce à des réalisations de Mamadou Marième Diallo et Moussa Ndaw. Mais, c’est la finale de la Can malienne en 2002 qui est forcément plus fraîche dans les mémoires. C’est la seule jusqu’ici du Sénégal qui l’avait d’ailleurs perdue aux tirs au but après un nul vierge au bout des prolongations. Depuis les deux équipes se sont soigneusement évitées. Mais voilà que leurs chemins se croisent de nouveau. Les souvenirs affleurent et la rivalité entre Lions avec. Samedi, ça va chauffer au stade de la Rénovation de Franceville.

B. K. N.

Last modified on lundi, 23 janvier 2017 12:53

Cette histoire tant de fois rabâchée du Sénégal qui n’a jamais battu la Tunisie en phase finale de Can, c’est du passé depuis que les Lions ont déplumé les Aigles de Carthage (2 – 0) pour leur entrée en matière dans le groupe B de la 31ème Can « Gabon 2017 » dimanche 15 janvier dernier. Et voici qu’aujourd’hui s’ouvre une autre page avec une autre histoire à écrire, une autre hégémonie à vaincre : celle de l’Algérie.

Comme leurs voisins nord-africains, les Fennecs ont toujours causé des soucis au Sénégal, le battant deux fois en autant de confrontations en phase finale de Can. En 1990, chez eux, en demi-finale (2 – 1) d’une compétition qu’ils avaient finalement remportée et en 2015 en Guinée équatoriale (2 – 0) lorsqu’ils avaient définitivement renvoyé à la maison, au bout de trois matches seulement, l’équipe alors coachée par Alain Giresse. Il est vrai que le contexte n’est pas le même. Contre la Tunisie, il s’agissait aussi de bien entrer dans cette Can, surtout que le Sénégal avait été classé parmi les favoris de la compétition. Là, face à l’Algérie, ce soir à 19 heures au stade de la Rénovation de Franceville, les Lions sont déjà qualifiés pour le second tour et n’ont pas forcément besoin de s’imposer, sinon juste pour tuer un chat noir. Ce qui n’est toutefois pas rien pour une équipe qui a débarqué au Gabon avec le rang de n°1 africain au classement de la Fifa. Mais, le coach sénégalais Aliou Cissé a annoncé hier qu’il alignera une « équipe compétitive » puisque disposant de « 23 joueurs potentiellement titulaires ». Il a néanmoins reconnu que le plus dur étant à venir avec les matches à élimination directe à partir des quarts de finale, il devrait donner du temps de jeu à certains de ses éléments.

Dans le camp adverse, ce n’est pas la grande sérénité. Un petit point au bout de deux matches et le spectre d’une élimination au bout des rencontres de groupe qui se précise… Décidément, on attendait plus des Fennecs. Mais eux veulent y croire. « Même s’il y a une chance sur 5, il faut la jouer à fond », a soutenu leur coach belge, Georges Leekens, hier en conférence de presse. Même discours chez le défenseur Djamel Mesbah. « C’est compliqué mais c’est possible. On va essayer d’aller de l’avant et après on fera les comptes », a-t-il promis.

Ce match de la 3ème journée du groupe B de la Can 2017, chacune des équipes le prévoit « difficile » et « très disputé ». Entre des Sénégalais déjà qualifiés et des Algériens presque éliminés, le dernier mot devrait aller à l’équipe qui aura le mieux géré l’après 2ème match. Les Lions couraient le risque d’être grisés par la perspective de jouer les quarts de finale et de tomber dans l’euphorie. Les Fennecs qui ont reconnu leur « déception » suite à leur défaite (0 – 2) contre la Tunisie se doivent de se remettre de ce coup derrière la tête. Les premiers visent le carton plein, les seconds une sortie honorable. Leekens, le coach de l’Algérie a affirmé hier qu’il « n’était pas un magicien ». Mesbah sait que leur sort ne dépend pas que d’eux. Les Lions version Aliou Cissé eux, veulent écrire « leur histoire » comme l’a clamé hier Idrissa Gana Guèye. Cela passera peut-être par une victoire ce soir face à l’Algérie. En attendant la suite…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on lundi, 23 janvier 2017 12:48