banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil
CAN 2017

CAN 2017 (278)

Grâce à un but inscrit dans les dernières minutes par Saeid, l'Égypte s’impose sur le fil face à l'Ouganda. Les Pharaons prennent avec ce succès la deuxième place groupe D.

@lesoleilonline

Last modified on dimanche, 22 janvier 2017 10:14

Le Ghana se qualifie pour les quarts de finale de la Can 2017 après sa courte victoire sur le Mali (1-0). C'est le capitaine Asamoah Gyan (20e), sur un très joli enchaînement contrôle orienté de Jordan Ayew, qui a permis aux vice-champions d’Afrique, d’assurer leur deuxième succès dans le groupe D.

@lesoleilonline

Last modified on dimanche, 22 janvier 2017 10:14

Franceville (Gabon) : En alignant un second succès de rang devant le Zimbabwe (2-0), le Sénégal a déjà validé son ticket pour les quarts de finale qui se disputeront les 28 et 29 janvier prochain. Un signal fort lancé à ses adversaires. Avec cette deuxième victoire, les Lions sont ainsi les premiers à se qualifier pour le second tour, avant même la fin des matches de groupe. La première mission assignée à Cheikhou Kouyaté et coéquipiers est ainsi accomplie grâce à un volume de jeu impressionnant qu’ils développent à chaque sortie.

Suite à sa victoire de la première journée du groupe B, devant la Tunisie (2-0), le Sénégal se devait de réussir son examen de passage devant le Zimbabwe lors de la 2e journée, pour décrocher dans la foulée une qualification au second tour. L’objectif avait d’ailleurs été déclaré depuis Dakar lors de la remise du drapeau national par le chef de l’Etat. Les joueurs en avaient fait un sacerdoce car ils voulaient faire oublier les souvenirs douloureux des éditions de 2008, 2012 et 2015. Editions au cours desquelles les Lions n’avaient pu passer le cap du premier tour. Cela avait créé une certaine frustration au sein des joueurs, des supporters et du public sénégalais tout court.

  Les Lions cuvée de coach Aliou Cissé avaient ainsi une dette morale envers ce peuple sénégalais. Ils n’avaient eu de cesse d’exprimer leur empressement d’entrer dans cette 31e édition de la Can. D’autant plus qu’ils avaient réalisé un sans-faute lors des éliminatoires en se qualifiant même avant la fin du parcours qui menait à « Gabon 2017 ». Si on y ajoute le fait que le Sénégal, par deux fois, occupe depuis trois mois la première place du classement Fifa zone Afrique, on comprend pourquoi les Lions étaient pressés de venir justifier leur rang au Gabon.

  Pour le moment tout se passe bien pour capitaine Cheikhou Kouyaté et ses camarades qui savent parfaitement où mettre les pieds. Après donc la victoire acquise de haute lutte face à la Tunisie, un autre écueil qui semblait de taille attendait les Lions. Les Warriors du Zimbabwe qui avaient fait trembler les Fennecs d’Algérie auréolés de leurs stars. Ce nouvel examen de passage s’est déroulé sans anicroches car comme contre la Tunisie, le Sénégal avait tôt fait de résumer cette explication à sa plus simple expression. Deux buts en moins de quinze minutes (9e et 13e) pour rendre encore le sourire aux plus sceptiques quant aux capacités des Lions.

Matches-couperets
La bande à Aliou Cissé venait de sortir le grand jeu et s’ouvrait ainsi les portes des quarts de finale. Le Sénégal est en train d’effacer, petit à petit, les souvenirs douloureux des éditions de 2008, 2012 et 2015. Et à l’issue du match contre la Tunisie, Aliou Cissé avait déjà souligné que son équipe, la meilleure en Afrique au classement de la Fifa, se devait de défendre son statut. L’objectif intermédiaire tant clamé est maintenant atteint, même s’il reste un match à jouer pour boucler cette phase de groupe contre l’Algérie. On redoutait beaucoup pour cette explication contre les Fennecs, mais avec les résultats des uns et des autres, les Lions n’ont plus à s’inquiéter d’un adversaire qui les avait privés d’une qualification au second tour lors de la 3e journée des matches de groupe à la Can 2015 à Malabo. Celui de Franceville comptant maintenant pour du beurre pour Aliou Cissé et ses « boys ».  Les Lions devant composer maintenant avec les matches couperets à partir des quarts de finale. Une autre histoire !

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA 

Les Lions en séance légère

21 Jan 2017
1094 times

Bongoville (Gabon) : La traditionnelle séance d’entraînement d’après-match qui s’est tenue hier au stade de Bongoville, à une cinquantaine de kilomètres de Franceville, base de l’équipe nationale du Sénégal, a été réservée aux joueurs n’ayant pas disputé le match de la veille contre le Zimbabwe. Une façon pour coach Aliou Cissé de donner du tonus et d’impliquer ceux qui n’avaient pas été alignés et de permettre aussi à ceux qui avaient été titularisés de se reposer en attendant la reprise normale des entraînements. Et comme à l’accoutumée, et pendant environ 90 minutes, la séance a tourné autour de jonglages, courses en petites foulées, circulation du ballon, passes courtes, séances de tirs au but, jeu dans une surface réduite etc. Pendant ce temps, Tony Sylva le préparateur des gardiens de but s’exerçait avec ses trois gardiens Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye et Pape Seydou Ndiaye. Pape Alioune Ndiaye a lui été ménagé car après quelques tours de terrain, il a rejoint le bus pour y attendre ses coéquipiers. A l’issue de cette séance, morceaux choisis auprès de quelques joueurs qu’on appelle les « coiffeurs ».

Famara Diédhiou, attaquant : « Continuer à jouer avec la même détermination »
« On ne change pas d’objectif ; ça reste le même. On sait pourquoi on est ici au Gabon : on a envie d’aller jusqu’au bout. Et on va donner le maximum pour y parvenir. C’est vrai qu’on est déjà qualifié, mais cela ne change rien à nos plans de départ. Détermination et envie d’aller jusqu’au bout de la compétition. On va aborder ce match avec beaucoup de détermination. L’Algérie reste une bonne équipe, mais on ne calcule pas trop et on va jouer à fond ce match. On est 23 joueurs et chacun aura sa chance. Ceux qui débutent et ceux qui restent sur le banc sont tous pareils. Celui qui sera aligné se donnera à fond pour celui qui est sur le banc. C’est la philosophie du groupe. Tout joueur voudrait jouer, mais puisque on est 23 sur la liste et que seuls 11 peuvent être alignés, les autres attendront leur chance. Contre l’Algérie, ce ne sera pas un match facile parce que l’adversaire n’est pas encore qualifié. Mais on va aborder le match avec la même détermination que les deux matches précédents ».

Zargo Touré, défenseur : « On n’a pas de préférence »
« On s’est bien entraîné parce que le groupe qui avait joué contre le Zimbabwe est en train de récupérer des fatigues du match. Et nous qui n’avons pas de temps de jeu, nous nous sommes entraînés. Nous aurons la même détermination car depuis notre départ du Sénégal, nous avions un seul objectif : aller plus loin encore dans cette compétition. Et on fera tout pour y arriver. La pression, on ne la connaît pas et on joue les matches à fond. Pour ces quarts de finale, nous n’avons pas de préférence pour l’adversaire qui nous sera présenté ».

Saliou Ciss, défenseur : « Je suis toujours prêt »
« Cela fait longtemps que le Sénégal ne s’est pas qualifié pour les quarts de finale et c’est nous qui avons la lourde tâche de faire oublier cela. Donc il faut aller de l’avant et ne pas décevoir ceux qui croient en nous. Maintenant, peu importe l’adversaire qui sera devant nous, nous sommes prêts à jouer contre n’importe quelle équipe. Je ne suis nullement frustré par mon statut de remplaçant car tant que l’équipe joue bien, on est satisfait. Mais je suis prêt quand on me donnera ma chance ».

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Last modified on samedi, 21 janvier 2017 13:19

Franceville : Deux buts en 2 matches ! Le Sénégalais Sadio Mané a, après deux journées disputées dans cette Can 2017, fait aussi bien que les deux autres avec qui il avait fini sur le podium du Ballon d’or africain : l’Algérien Riyad Mahrez qui avait été couronné et le Gabonais Pierre Emerick Aubameyang. Autant dire que le feu-follet sénégalais tient son rang. Très attendu à ce rendez-vous biennal du foot africain, le joueur de Liverpool a jusqu’ici répondu présent. Mais selon son coach en sélection nationale, Aliou Cissé, « Sadio peut encore progresser ». Un peu à l’image de l’équipe du Sénégal qui a beau avoir nettement remporté ses deux premiers matches (2 – 0) face à la Tunisie et contre le Zimbabwe, elle ne semble pas encore avoir atteint sa meilleure carburation. Car, si la défense avait légèrement inquiété sans avoir pourtant pris de but lors du premier match, l’attaque n’a pas trop rassuré même si elle avait encore inscrit 2 buts. C’est ce qu’on appelle un caprice de riche.

Pour ce qui concerne Sadio Mané, « c’est un talent pur, un don de Dieu », a soutenu Aliou Cissé qui connaît bien le garçon pour être allé le chercher au Fc Metz à la veille des JO de Londres où les Olympiques sénégalais avaient été jusqu’en quarts de finale du tournoi de foot. Cependant, son sélectionneur lui conseille de « jouer plus simple » et de ne « pas chercher à régler les problèmes tout seul ». Selon Cissé, « c’est plutôt à toute l’équipe d’aider Sadio ». Et ce qu’il demande à ses joueurs, c’est « tout simplement d’être bons ». Alors, Sadio le sera forcément sans avoir à porter le costume de sauveur de la Patrie.

En fait, l’attaquant de Liverpool se sent investi d’une mission, à chaque fois qu’il revêt le maillot national. Ce qui, d’après Aliou Cissé, ne devrait pas être le cas. « Ce que je lui demande, c’est de faire juste et bien ce qu’il a à faire », martèle le coach. Pareil pour Diao Baldé Keïta. Sinon, « ils risquent de porter préjudice à l’équipe ». Pour le sélectionneur national, « Sadio est un joueur de percussion ». Qui ne devrait donc pas se voir dans le rôle de meneur de jeu, poste auquel Cissé voit plutôt Henri Saivet. Il est vrai que Sadio Mané a trop tendance à décrocher, parfois presqu’à hauteur des milieux défensifs Kouyaté et Gana Guèye, pour toucher plus de ballons. D’où des déchets dans son jeu. L’ailier sénégalais ralentit souvent les offensives de l’équipe. Soit en posant plus que de raison le pied sur le ballon, soit en abusant de rétro-passes. N’empêche, aucun de ses adversaires qui ont jusqu’ici croisé son chemin dans la poule B de cette 31ème Can n’a réussi à le museler. Certains ont même usé de la manière forte pour tenter de stopper ses départs balle au pied, comme avant-hier face aux Warriors du Zimbabwe. Sans jamais parvenir à le contenir.

Et avec deux buts inscrits, il a fait aussi bien que les deux autres super stars de ce tournoi, et deux derniers lauréats du « Ballon d’Or » africain, l’Algérien Riyad Mahrez et le Gabonais Pierre Emerick Aubameyang, mais le Sénégalais a sur eux l’avantage d’être déjà qualifié au second tour. Pendant ce temps, Algériens et Gabonais sont dans une bien fâcheuse position et pourraient bien être virés de la compétition dès la fin des matches de groupes. Si alors, malgré leur performance presqu’unanimement saluée, Sadio Mané reste sur sa lancée et même s’améliore en même temps que son équipe, il y a fort à parier qu’on entendra encore parler d’eux dans cette Can. Du coup, il marquera de précieux points dans la course au trophée de Ballon d’Or 2017.


D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on samedi, 21 janvier 2017 13:14

Franceville : En 6 participations à la Can, le Gabon avait disputé par deux fois les quarts de finale. En 1996 en Afrique du Sud et en 2012 à domicile, lors de l’édition co-organisée avec la Guinée équatoriale. Pour celle de cette année qu’il accueille tout seul, il est mal engagé après deux journées. Avec deux nuls (contre la Guinée-Bissau et face au Burkina Faso sur le même score d’un but partout) et donc deux petits points avant leur troisième et dernière sortie dans le groupe A, les Panthères sont sur la corde raide. Demain soir, en effet, elles feront face à leur encombrant voisin, le Cameroun. Leaders de la poule avec 4 points, les Lions indomptables chercheront à conforter leur position et peut-être éviter de croiser le Sénégal en quarts de finale. Les Gabonais sont donc avertis. Tout autre résultat qu’une victoire pourrait leur être fatal si au même moment, dans l’autre match du groupe qui se disputera à Franceville, un des deux protagonistes, Guinée-Bissau  (1 point) ou Burkina Faso (2 points) s’imposait.

Mais, malgré leur position inconfortable, les Gabonais peuvent se doper en se souvenant que la seule fois qu’ils avaient rencontré le Cameroun en phase finale de la Can, ils s’étaient imposés (1 – 0) en 2010 en Angola. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et cette année, on ne peut vraiment pas dire que les deux équipes soient au meilleur de leur forme. Aucune d’elles n’a jusqu’ici convaincu dans le jeu. Si les Panthères s’en remettent à leur star, Aubameyang, les Lions indomptables ne compensent leur manque de génie que par leur traditionnelle hargne. Les Gabonais devront donc se métamorphoser totalement demain s’ils ne veulent pas voir « leur » compétition se poursuivre sans eux.

Last modified on samedi, 21 janvier 2017 13:12

Franceville : Les Black Stars du Ghana peuvent poinçonner leur ticket pour les quarts de finale de la 31ème Can dès aujourd’hui. Il leur faut pour cela venir à bout des Aigles du Mali dans le premier des deux matches de la deuxième journée du Groupe D à Port-Gentil. Forts de leur courte mais précieuse victoire d’entrée face à l’Ouganda (1 – 0), André Ayew et ses partenaires ghanéens veulent s’épargner une troisième partie qui serait compliquée contre l’Egypte. Leur tâche n’en sera pas, pour autant, facile face à des Maliens qui ont démontré face à l’Egypte justement qu’ils avaient du répondant. Et puis, psychologiquement, les Aigles partent avec un avantage réel puisqu’en 2012, ils avaient soufflé la médaille de bronze à leurs adversaires du jour (1 – 0) lors de la petite finale en Guinée équatoriale. Aux commandes techniques du Mali, il y avait déjà un certain Alain Giresse qui aimerait bien encore jouer le même coup aux Ghanéens entrainés désormais par l’Israélien Avram Grant. Mais, ce sera tout sauf facile.

B. K. N.

Franceville : La meilleure communauté étrangère vivant au Gabon est celle du Sénégal. C’est S.E Abdoul Ciré Dia, l’ambassadeur du Sénégal au Gabon, qui l’a déclaré alors qu’il rendait visite aux membres de l’Association nationale de la presse sportive sénégalaise avant-hier à la maison de la presse à Franceville. Il rapportait les propos du maire de Franceville qui recevait une délégation de Sénégalais vivant au Gabon. Selon l’ambassadeur, ce dernier s’était, en effet, réjoui de voir les Sénégalais respecter la loi et la réglementation gabonaises en matière d’immigration. Le diplomate sénégalais s’est réjoui que malgré la chute des prix du pétrole, ses compatriotes ont continué à travailler légalement, en conformité avec les lois de leur pays d’accueil d’Afrique centrale, presque tous producteurs de l’or noir. 

A son avis, les problèmes sont nombreux et la grande difficulté demeure la carte de séjour qui est délivrée maintenant au compte-goutte. Du coup, nombreux sont les Sénégalais qui sont en situation irrégulière. Et pour cette Can gabonaise, il a loué le patriotisme de la communauté sénégalaise qui s’est mobilisée comme un seul homme pour apporter son soutien aux Lions, mais aussi son aide et assistance aux différents comités de supporters venus d’autres pays. Son excellence Abdou Ciré Dia qui s’est également réjoui du travail des journalistes sportifs sénégalais, a mis en relief leur sens du professionnalisme.  

C. F. KEITA (envoyé spécial)

La ferveur avec laquelle les Africains suivaient les championnats étrangers va certainement baisser avec la Can. Ces championnats étrangers n'auront plus la même saveur pour beaucoup d'entre nous qui les regardaient pour y épier les performances de nos joueurs. D’abord parce que la Can, proche de nous, propose du spectacle avec des grandes stars que nous avons l’habitude de suivre chaque week-end. Cette loi de la proximité doit s’appliquer ainsi à l’engouement que nous avons pour suivre les championnats étrangers. Cette extraversion de notre passion pour le football s’expliquait d’abord par le fait que nos championnats locaux ne présentaient pas un certain attrait. Mais depuis quelques années, il y a un début de professionnalisation de beaucoup de championnats africains, surtout au sud du Sahara. Les pays maghrébins étant en avance sur nous. Ce qui fait que leurs clubs gagnaient presque tous les trophées continentaux mis en jeu. Longtemps sous la coupe des clubs nord-africains, les compétitions africaines de clubs descendent tout doucement vers l’Afrique subsaharienne. Et ce n’est pas seulement les clubs sud-africains, pourtant supposés les plus riches de l’Afrique au sud du Sahara, qui sont en pointe dans cette remontée. Des équipes comme le Tout-Puissant Mazembé, As Vital Club, toutes deux, de la République démocratique du Congo, sont présentes dans les tableaux finaux depuis quelques années des compétitions africaines de clubs. La Caf, ayant compris cette nouvelle dynamique dans les championnats locaux, a même décidé, de créer une compétition, le Championnat d’Afrique des Nations (Chan), ouvert uniquement aux joueurs évoluant en Afrique. Ce qui démontre que le football local africain qui se joue intra-muros est en train de monter en puissance. Avec la mondialisation du football, nos championnats locaux ont été engloutis par le déferlement médiatique de cadors comme la Premier League, la Liga ou le Calcio. Donc c’est à nous, Africains, de regarder un peu plus nos championnats pour les valoriser. Pourtant, de grands joueurs y sont. Pour preuve, hier, lors de la rencontre opposant la Côte d’Ivoire à la République démocratique du Congo, nombreux sont les joueurs qui étaient sur le terrain évoluant dans les championnats africains.

Par Oumar NDIAYE

L’entraîneur de l’Us Gorée a bien apprécié la prestation de l’équipe du Sénégal hier, face au Zimbabwe, en match comptant pour la 2e journée de la Can. Aly Male a décerné un satisfécit à la fois au jeu des Lions et au coaching de l’entraîneur. Pour le troisième match de poule, il estime que le Sénégal n’a pas d’autre choix que d’éliminer l’Algérie, « un grand adversaire ».

« Comparé au premier match contre la Tunisie, nous avons mieux joué cette fois » ! L’auteur de ces propos, Aly Mâle, n’a pas caché sa satisfaction sur le jeu des Lions hier, face aux Warriors du Zimbabwe. « L’équipe a bien joué. Avec deux victoires d’affilée, nous sommes leader de notre poule, ce qui est une très bonne chose pour le moral », s’est réjoui l’ancien milieu de terrain de l’équipe nationale. Il est convaincu que l’équipe va monter en puissance et qu’au fur et à mesure, elle améliorera son jeu. Il a aussi salué le bon coaching de l’entraîneur qui a titularisé Henri Saivet et permis à Cheikh Ndoye d’effectuer sa première apparition dans cette Can. Auteur « d’un splendide coup franc », le milieu de terrain de l’As Saint-Etienne (L1 France) a, selon lui, réussi un bon match. « On peut compter sur lui », a poursuivi le sélectionneur national des U 17. Il a également décerné un satisfécit à « Cheikhou Kouyaté, Idrissa Gana Guèye et Abdoulaye Diallo qui a encore été présent ».

Dans l’ensemble, il estime que Sadio Mané et sa bande ont fait ce qu’on attendait d’eux. En plus d’avoir marqué quatre buts en deux matches, il se réjouit du fait que « nous sommes la seule équipe à n’avoir pas encore encaissé de buts ». « Nous avons un gros potentiel », se convainc-t-il encore.

L’entraîneur de l’Us Gorée conseille toutefois les Lions à redoubler d’efforts en vue de rendre le collectif beaucoup plus huilé.

Malgré ce deuxième succès et la qualification en quarts de finale déjà acquise, Aly Male croit savoir que le plus dur reste à venir. « C’est maintenant qu’il faut se concentrer. Pour le troisième match, il faudra tout faire pour battre l’Algérie et l’éliminer du tournoi. C’est jouable », a-t-il ajouté, sur un ton revanchard. Il souligne qu’une victoire aux dépens des Fennecs nous permettrait de prendre notre revanche sur cette équipe qui avait battu et fait éliminer le Sénégal de la compétition, lors de la précédente Can. En outre, Aly Male indique qu’une élimination de l’Algérie dès ce troisième match mettrait les Lions à l’abri de mauvaises surprises, notamment pour la suite du tournoi, les Fennecs étant « un grand adversaire ».

Par Diégane SARR

Franceville : Le match Maroc – Togo d’hier soir à Oyem était particulièrement attendu. D’abord parce qu’on attendait une réaction des Lions de l’Atlas après leur entrée en matière ratée dans la Poule C de la Can 2017 domiciliée à Oyem au nord du Gabon. Ensuite, parce qu’on guettait une confirmation des Eperviers qui avaient tenu en échec la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, lors de la première journée. Mais aussi et surtout parce que cette rencontre marquait les retrouvailles entre l’élève, Hervé Renard, l’entraîneur du Maroc, et son maître Claude Le Roy, coach du Togo. L’histoire est largement connue entre ces deux « Sorciers blancs », le second ayant introduit le premier en Afrique alors qu’il était sélectionneur national du Ghana en 2008. Depuis, au niveau du palmarès, l’élève avait dépassé son maître. Car si Le Roy ne compte qu’un sacre continental avec le Cameroun (1988), Renard a signé deux victoires en Can avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015).

Forcément donc, leurs retrouvailles d’hier étaient particulièrement attendues. A l’arrivée, l’élève s’est payé la crinière blonde de son maître. « Dans ce match, il n’y aura pas d’amis », avait averti Hervé Renard. Il a tenu parole. Hier, il a encore égratigné la réputation de son ex-mentor, en le « renversant » littéralement (3 – 1) après avoir été mené d’entrée. Il a également bien relancé les Lions » de l’Atlas après leur défaite d’entrée contre la Rdc (0 – 1). Surtout qu’il n’y a pas eu de vainqueur dans le premier match du jour dans cette poule C, la Côte d’Ivoire et la Rd Congo s’étant neutralisées (2 buts partout). Tout est désormais possible dans ce groupe, même si ce sera compliqué pour le Togo qui devra forcément gagner face à la Rdc.
B. K. N.

Résultats enregistrés hier :
Groupe C : Côte d’Ivoire – Rd Congo 2 – 2 ; Maroc – Togo 3 – 1

Hécatombe ! Les Burkinabé Pitroipa et Jonathan Zongo out pour le reste de la compétition, sans avoir même terminé le premier match face au Cameroun… Le Ghanéen Rahman Baba qui connaît le même sort d’entrée face à l’Ouganda... Et le Gabon, pays-hôte de la 31ème Can qui, lui aussi, perd deux éléments importants, Lemina et Obiang au terme de son deuxième match… Jamais Can n’aura connu une telle hécatombe en moins d’une semaine de compétition. Pourvu que la suite ne soit pas aussi « dévastatrice » pour les joueurs.

Larmes : Un journaliste algérien s’est offert en spectacle avant-hier lors de la défaite de son équipe nationale face à la Tunisie (0 – 2). Sentant proche l’élimination de ses Fennecs, il a pleuré toutes les larmes de son corps. Comme un enfant, ou comme un supporter lambda.

Maillots à vendre ! Des supporters algériens qui ont débarqué en terre gabonaise avec une bonne cargaison de maillots des Fennecs, ont eu du mal à écouler leur produit. Hier, ils sont venus à l’hôtel entièrement occupé par les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise à cette Can. Mais, on ne peut pas dire qu’ils aient réussi une bonne affaire..

Rassemblés par B. K. N. 

Last modified on samedi, 21 janvier 2017 12:46

La Can, on peut dire qu’Amdy Moustapha Faye connaît bien pour en avoir disputé une en juniors (en 1995 au Nigeria) et deux en séniors (en 2002 au Mali et en 2006 en Egypte). Deux expériences totalement différentes. « Il y a bien plus d’engouement pour la Can séniors, tout le monde est au fait de tout ce qui se passe dans l’équipe. D’où une grosse pression. Alors que pour les juniors, tout se passe presque incognito. Comme c’est d’ailleurs actuellement le cas, puisque les juniors aussi sont qualifiés à la prochaine phase finale en Zambie, mais personne ne parle d’eux », regrette l’ancien milieu de terrain des Lions. Car, pour lui, maintenant que le Sénégal dispute assez régulièrement des compétitions internationales chez les petites catégories, on devrait accorder plus d’attention à la relève pour être à l’abri d’une cassure sur au moins dix ans. Autre grief que soulève celui qui, en 1995, évoluait à l’As Monaco, le fait qu’il n’y ait aucun joueur local (autre que Pape Seydou Ndiaye, le portier de Niary Tally) parmi les 23 Sénégalais. Selon lui, « des garçons comme Roger Gomis de Gorée ou Wadji de MPC méritaient d’être dans le groupe. Même s’ils ne jouent aucun match, ils pourront apprendre au contact de joueurs plus expérimentés ».

C’est pourquoi, Amdy Faye soutient que son ancien coéquipier de l’entrejeu sénégalais lors de la Can 2002 au Mali et aujourd’hui entraîneur de l’équipe nationale, Aliou Cissé, « n’a pas apporté la rupture attendue. Il fait exactement comme ses prédécesseurs au poste ». Qu’importe, pour « Gabon 2017 », l’ancien joueur d’Auxerre alors en L1 française lors de cette Can malienne est d’avis que ses jeunes frères vont vers « un défi ». « Cela fait 3 éditions que l’équipe ne sort même pas du premier tour. Il faut donc s’employer à être des quarts de finale », annonce-t-il. En fait, Amdy Faye qui a également joué le Mondial 2002 avec les Lions, avec à la clé un énorme match en huitième de finale face à la Suède, refuse d’être de ceux qui parlent déjà de remporter la coupe. « Même si l’on sort du premier tour, la suite sera très difficile. Donc, il y a un long chemin avant la victoire finale et à chaque étape suffit sa peine ».

C’est un peu ainsi que la génération de 2002 avait procédé. Cependant, regrette-t-il aujourd’hui, l’euphorie s’était peu à peu installée au point de griser certains joueurs. « J’avais du mal à reconnaître quelques uns ; sinon il y avait de la place pour remporter le titre ». Il est tellement marqué par cette finale perdue aux tirs au but face au Cameroun qu’il soutient « n’avoir pas regardé de finale de Can depuis. J’ai du mal. Ça me fait trop penser à 2002 ». Malheureusement pour Amdy qui avait raté la Can 2004 en Tunisie pour cause de blessure, celle suivante en 2006 en Egypte avait fini par le dégoûter de l’équipe nationale. « On a essayé de développer un bon jeu, mais ça manquait de sérieux. On avait sélectionné des joueurs qui ne méritaient pas d’être là et on a commis beaucoup d’erreurs en défense ». Le milieu de terrain qui jouait alors à Newcastle (Premier League) décida donc, malgré une demi-finale perdue contre l’Egypte, pays organisateur et futur vainqueur, d’arrêter avec les Lions. Car, pour lui, « il faut mériter et respecter l’équipe nationale et savoir ce que représente porter le maillot frappé de la tête de lion. Un message explicite à l’actuelle génération qui se lance à la conquête de l’Afrique.

B. K. N.

Battu lors de la première journée, le Maroc s'est repris ce vendredi à Oyem en s'imposant face au Togo (3-1) pour le compte du groupe C basé à Oyem.

Buts : Bouhaddouz (14e), Saiss (20e) et En-Nesyri (71e) pour le Maroc
Dossevi (5e) pour le Togo

@lesoleilonline

Tenante du titre, la Côte d'Ivoire a encore concédé un match nul, pour son deuxième match de la Coupe d'Afrique des nations contre la République Démocratique du Congo (2-2). Les Éléphants avec deux points au compteur dans le groupe C devront assurer leur qualification face au Maroc.

Buts : Kebano (11e) et Kabananga (28e) pour la RD Congo
Bony (24e) et Dié (68e) pour la Côte d’Ivoire

@lesoleilonline

Tradition respectée

20 Jan 2017
1127 times

On craignait particulièrement ces Warriors à la lumière de leur superbe prestation d’entrée face à l’Algérie. Hier, on ne les a pas vus. Ce sont plutôt des Lions déterminés et engagés qui étaient de sortie. On craignait surtout Mahachi et Billiat, les n°10 et 20 zimbabwéens. On a plutôt vu Sadio Mané et Diao B. Keïta, leurs pendants sénégalais. Les garçons de Cissé savaient qu’il leur fallait mettre de l’impact, de l’agressivité. Et comme ils ont eu une relative réussite d’entrée (en tenant compte des deux occasions matinales gaspillées par Mame Birame), l’affiche a vite été bouclée. Les Guerriers portaient mal leur surnom. Les Lions, eux, ajoutaient un deuxième succès sur le même score de 2 buts à 0 à leur carte de visite et s’invitent d’ores et déjà en quarts de finale. Les premiers, toutes poules confondues. Comme ils avaient été les seuls à remporter tous leurs matches des éliminatoires à cette Can.

Onze ans que le Sénégal n’avait pas passé le premier tour, depuis qu’à la Can 2006 en Egypte, ils avaient même été jusqu’en demi-finale ! Quinze ans qu’il n’avait pas remporté ses deux premiers matches et cette qualification avant terme au Mali en 2002 où ils avaient disputé leur seule et unique finale continentale. Ce qui est rassurant, c’est que cette équipe peut encore progresser. Puisque face à la Tunisie, sa défense avait quelque peu inquiété. Et hier contre le Zimbabwe, son attaque a quelque peu prêté le flanc. Comme « le plus dur est à venir », ainsi que l’a reconnu le capitaine Cheikhou Kouyaté, il ne faut pas tomber dans l’autosatisfaction qui grise. L’objectif intermédiaire (passer en quarts) désormais atteint, avec, cerise sur le gâteau, la certitude de finir premiers du Groupe B, les Lions peuvent regarder devant.

  Cette « génération est talentueuse » n’a cessé de répéter le coach. Ses joueurs l’ont prouvé en étant les seuls à s’être imposés deux fois par deux buts d’écart et les premiers à s’inviter en quarts de finale. Finalement, la tradition a été respectée : à chaque fois que le Sénégal a battu le Zimbabwe, il a franchi une étape (Cf. notre édition d’hier). Cette fois, il ne faut pas qu’il s’en contente. Il y a le talent et la place pour aller au bout. Ce serait dommage de s’en priver et de ne pas saisir cette occasion.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:54

Oyem, au Nord du Gabon, sera le théâtre, aujourd’hui à partir de 16 heures, d’un intéressant Côte d’Ivoire – Rd Congo pour lancer la 2ème journée du Groupe C de la 21ème Can de foot. Et pour cause, les Eléphants, champions d’Afrique en titre, avaient été chahutés pour leur entrée en matière (0 – 0) par le Togo pourtant qualifié in extremis à cette compétition. C’est justement ce qui rendra Serey Dié et ses partenaires encore plus dangereux. Ils voudront justifier leur rang pour ne pas se mettre dans une situation délicate, avant la dernière journée où ils feront face au Maroc. D’ailleurs, leur coach, Michel Dessuyer, a annoncé la couleur pour aujourd’hui. « Il va falloir attaquer ce match avec un état d’esprit plus conquérant ». Les Léopards sont avertis, eux qui n’ont d’autre ambition que de signer un deuxième succès (après leur victoire d’entrée face au Maroc, 1 – 0). Ainsi, ils s’ouvriraient les portes des quarts de finale. Les hommes du coach Florent Ibengue n’ont d’ailleurs pas oublié qu’il y a deux ans, ce sont leurs adversaires du jour qui les avaient privés d’une finale de Can. Ils voudront donc se payer la trompe des Eléphants, histoire de les écarter définitivement de la course à leur propre succession.

Comme quoi quand le médaillé d’or et le médaillé de bronze de la dernière Can se croisent en match de groupe, cela ne peut faire que des étincelles. Surtout dans la configuration actuelle après une journée où la Rdc avait été la seule équipe à s’être imposée dans le Groupe C.

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:53

Vaincu d’entrée par la Rd Congo (0 – 1), Hervé Renard le coach du Maroc devra sortir aujourd’hui un « truc » de son chapeau de « Sorcier blanc » s’il veut faire honneur à son surnom.

Seulement, problème : il aura face à lui, sur le banc du Togo, son ex-mentor, son ex-maître Claude Le Roy qui l’a introduit en Afrique et lui a mis le pied à l’étrier en 2008 alors qu’il dirigeait la sélection ghanéenne. Depuis, l’élève a appris vite et bien et a même dépassé son maître. En remportant la Can avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015, il a, en effet, fait mieux que Le Roy qui n’a remporté « qu »’une Can en 1988 avec le Cameroun. Aujourd’hui donc, c’est une sorte d’examen que passent Renard et son équipe du Maroc. Une victoire voire un nul les maintiendrait en vie avant la dernière épreuve mardi prochain face aux champions d’Afrique ivoiriens. Une défaite anéantirait tout leur crédit, ce qui ferait désordre surtout pour le technicien engagé dans le pari fou de remporter la Can à la tête de 3 sélections différentes.

Quant à Claude Le Roy, il s’agira pour lui de confirmer son envol avec les Eperviers depuis qu’ils ont tenu tête à la Côte d’ivoire, au tour précédent.

B. K. N.

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:53

Canosphère

20 Jan 2017
1169 times

La Coupe d’Afrique des Nations se vit plus dans les réseaux sociaux que sur les plateaux de télés, ondes des radios ou pages des journaux. Avec ces nouveaux médias, vrais terrains de cette nouvelle façon de donner des informations en jouant sur la dérision, chacun y va de son imagination.

Une imagination tellement fertile qu’elle est une porte ouverte à toutes sortes de dérives même dès fois. Comme à chaque fois, les internautes sénégalais ont joué sur leur sens de l’humour, pour apporter une nouvelle touche à cette Can. Avec un jeu de mots et de noms, beaucoup de prénoms de joueurs ont fait l’objet d’une autre interprétation. Mais bon, la Can, c’est aussi une fête. Tous les moyens sont bons pour participer à cette fête. Les internautes et autres adeptes des réseaux sociaux ne sont pas en reste. Qu’on le veuille ou non, les réseaux sociaux, surtout Facebook, ont changé notre manière de faire, en nous donnant l’opportunité d’émettre nos avis, de faire des analyses et de jouer aux supporters-modèles. Une chose est sûre, ces réseaux sociaux ou nouveau médias ont bouleversé beaucoup de certitudes.

Ainsi, avec cette compétition, une vraie Canosphère s’est ainsi installée avec comme acteurs, joueurs, supporters, journalistes, etc. Chacun des acteurs de cette compétition, avec sa tablette, son Smartphone, ordinateur, peut diffuser des informations, influencer des personnes, changer le cours normal des choses d’un clic. Ainsi, pour avoir des informations sur certains joueurs, rien de mieux que de suivre leurs pages Facebook, Instagram, Twitter. On y découvre ainsi leurs humeurs, leurs joies, leurs incertitudes et autres déceptions. Ces bouleversements amenés par les réseaux sociaux ont fait que les journalistes n’ont plus le monopole de la diffusion de l’information.

Pour cette Can, certains journalistes l’ont bien compris, en partageant beaucoup d’informations sur leurs comptes dans les réseaux sociaux. Mais attention à une mauvaise utilisation, comme c’est le cas avec la dérision sur les noms des joueurs.

Cela peut être le côté pas net du net…

Par Oumar NDIAYE

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:51
Sadio Mané : « Nous voulons aller loin dans cette compétition »
« Je suis très content de ce résultat, je pense que nous avons bien joué. Notre objectif n’a pas varié. Nous voulons aller loin dans cette compétition. Tout le monde est heureux et je pense que le plus important c’était de gagner. On l’a fait, donc c’est bien ».

Henri Saivet : « On joue pour gagner »
« Très heureux pour ce 2ème succès. Maintenant on va préparer le troisième match et même si on est déjà qualifié on jouera à fond ce match contre l’Algérie car nous voulons faire le plein de points avant d’arriver aux quarts de finale. Ils auront à cœur de faire un bon match contre nous, mais on ne se focalise pas sur l’adversaire. On jouera pour gagner, pour aller de l’avant ».

Idrissa Gana Guèye : « Ecrire notre histoire »
« On est super content après ce match. C’est important pour nous de gagner ce match, on sait que ça fait longtemps que le Sénégal ne s’est pas qualifié en quarts de finale. Maintenant on a marqué l’histoire, il faut continuer à écrire notre histoire à nous. Le prochain adversaire c’est l’Algérie, mais on ne se relâchera pas même si la qualification est déjà dans la poche ».

Cheikhou Kouyaté : « La route qui mène à la finale est longue »
Kouyate Mvp« Ça fait plaisir, c’est une fierté parce que cela fait 11 ans que le Sénégal ne s’est plus qualifié en quarts de finale. Contre l’Algérie ce sera une finale comme les autres matches. Car nous estimons que pour avancer il faut battre tous ses adversaires. Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer ainsi. La route est longue qui mène à la finale, il faut donc jouer serré et ne rien négliger en route. C’est avec seulement le travail qu’on arrivera à notre but ».

Lamine Gassama : « C’est formidable »
Très heureux de cette victoire. Nous sommes davantage motivés pour aller de l’avant et nous voulons tout faire pour satisfaire le peuple sénégalais qui nous suit, qui nous soutient. Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend dans cette compétition et nous devons tout faire pour satisfaire nos supporters. On s’est qualifié avant la fin des matches de groupe, cela est formidable. On a pu rectifier certaines petites erreurs qu’on a commises lors du premier match. Après le troisième match on va vers des rencontres à résultat immédiat, mais on se prépare pour ça aussi ». 

Mame Biram Diouf: « Rester humble »
« On attendait cette qualification depuis fort longtemps, comme tout le peuple sénégalais. Mais on ne doit pas s’enflammer après ce succès car il reste encore un autre match contre l’Algérie. Il faut rester donc humble et prendre les matches un à un. C’est pas facile, mais avec le cœur on y parviendra » 

Ismaila Sarr : « Faire tout pour arriver à notre objectif »
« On va jouer pour gagner, c’est pour cela qu’on est ici. Il reste un troisième match qu’il faudra aussi gagner car on veut faire le plein de points. La tâche est ardue, mais nous ferons tout pour arriver à notre objectif. Très content de cette victoire parce que cela fait longtemps que le Sénégal ne s’était pas qualifié au second tour. C’est une nouvelle génération avec l’arrivée du nouvel entraîneur ».

Zargo Touré : « L’Algérie est un adversaire coriace »
« Très belle victoire et belle qualification pour le second tour. C’était notre objectif premier en abordant cette Can. Nous ferons tout pour aller loin. L’Algérie sera un adversaire coriace et nous, nous préparons à l’affronter et nous voulons faire le plein de points dans notre groupe ».

Pape Alioune Ndiaye : « Continuer sur cette lancée »
« Je suis très content et très fier pour cette qualification. Maintenant place aux quarts de finale qu’on va bien préparer, même s’il y a un dernier match de poule à disputer contre l’Algérie. On avait à cœur de bien faire, mais il ne faut pas trop s’enflammer. Notre Can vient de commencer, à nous de continuer sur cette lancée. L’Algérie est une équipe qu’on respectera même si elle est dans une situation inconfortable. On la prendra très au sérieux ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

Aliou Cissé (Sénégal) : « Ce résultat demande confirmation »
« Il faut retenir qu’il fallait gagner ce match important pour cette génération de footballeurs sénégalais et pour le pays. Les garçons l’ont fait. Je suis fier du travail abattu, de la concentration, de l’abnégation et de l’état d’esprit. Ce sont ce type de joueurs dont notre pays a besoin. Le travail qui ne date pas d’aujourd’hui. J’ai toujours dit que cette génération avait de la qualité, que c’étaient de très bons footballeurs. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un mental, des comportements, un état d’esprit, au-delà des qualités pour briller en Afrique. C’est sur cela que j’ai axé mon discours. Je connais cette compétition et ce continent. Je sais  que seules les qualités individuelles ne suffiront pas. Mais ce résultat demande confirmation. On a un troisième match à jouer. Ce sera très intéressant. Sénégal-Algérie, c’est toujours un match palpitant, un grand rendez-vous pour le football continental. C’est le match que tout le monde attendait. Et en tant que technicien, mon rôle est de le préparer de la meilleure façon. Il faut que les joueurs gardent leurs qualités, leur état d’esprit. Il faut qu’ils se libèrent de la pression. L’échec de Mongomo avait pesé sur eux. Une équipe qui gagne, c’est celle qui est capable d’avoir un fond de jeu tout le temps. Il y a eu beaucoup d’occasions ratées, je suis le premier à être déçu. Mon travail constitue à faire progresser cette équipe qui a une marge de progression pour être au top. Seulement, le jour où elle sera au top, je n’aurai plus de travail ».

Calisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Les 2 buts, tôt pris, nous ont déstabilisés »
« Ce soir, dans les 20 premières minutes, on a essayé d’être dans le match. Mais c’était difficile pour nous. On a rapidement pris deux buts qui nous ont déstabilisés. Nous en tirerons les enseignements en vue de notre 3ème match. L’équipe sénégalaise était plus physique et rapide. Je persiste et signe : nous restons les favoris de cette poule. En football, on peut perdre malgré un beau jeu. Le dernier match est d’une importance capitale pour nous. Après deux sorties, tout ce qui nous reste à faire, c’est d’en tirer toutes les leçons. Pour gagner car c’est notre seule porte de sortie. On n’est pas éliminé. Je vais le faire comprendre à mes joueurs afin qu’ils soient au fait de l’enjeu de cette rencontre. Une compétition de grande envergure n’est jamais finie avant la fin ».

Recueillis par B.K.N

Echos… Echos…

20 Jan 2017
982 times
Plus de bruit, mais moins de monde !
Le président du comité local d’organisation de Franceville avait promis qu’il y aurait plus de monde au stade que lors de la 1ère journée du Groupe B. Pari manqué, car il y avait bien moins de spectateurs encore, même si les deux troupes artistiques engagées ont fait bien plus de bruit que lors du premier jour.
« Le point de l’espoir » C’est ainsi que Esprit d’équipe, le quotidien d’informations de la Can 2017 a qualifié le nul obtenu avant-hier par le Gabon contre le Burkina Faso (1 – 1). Il faudra toutefois battre le Cameroun dimanche si les Panthères veulent continuer la route.
 
Le « 12ème Gaïndé » se fait toujours désirer !
Hier encore, on attendait toujours le « 12ème Gaïndé » national. Ces supporters qui devaient arriver de Dakar ont cependant été bien suppléés par les gars de Franceville, Libreville et même de Côte d’Ivoire et d’autres pays. Quant à la chorale « Allez Casa », le bruit court qu’elle ne ferait pas le déplacement sur le Gabon. Ce serait bien dommage de se passer de ces « ambianceurs » de premier choix.

Rassemblés par B. K. N. 

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:40

En match comptant pour la 2ème journée du Groupe B de la 31ème Can de football disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, la Tunisie a battu l’Algérie par 2 buts à 1.

Mi-temps : 0 – 0 ;

Buts : Hanni (90ème pour l’Algérie) ; Msakni (49ème mn), Sliti (65ème mn SP) pour la Tunisie

Carton jaune : Maaloul (Tunisie) ; Ghoulam (Algérie)

Les équipes : Algérie : Malek Assala, Aïssa Mandi (cap), F. Ghoulam, Riyad Mahrez, N. Bentaleb, Y. Brahimi (puis Hanni), I. Slimani, A. Ghedioura (puis Abeid), R. Ghezzal (puis Bounedjah, 69ème mn), A. Bensebani, M. Meftah. Entraîneur : Georges Leekens

Tunisie : A. Mathlouthi (cap) (puis R. Jeridi, 87ème mn), Ben Youssef, A. Abdenhour, Y. Msakni, A. Akaichi (puis Kheniss, 77ème mn), W. Khazri (puis Yacoubi, 73ème mn), A. Maaloul, F. Sassi, M. Ben Amor, H. Naguez, N. Sliti. Entraîneur : Henri Kasperczak.

Arbitres : Bernard Camille (Seychelles) assisté d’Abel Baba (Nigeria) et de Moh. Ibrahim (Soudan).

Ce choc du Maghreb n’a réellement valu hier que lors du … temps additionnel. L’Algérie jusqu’alors menée par 2 – 0, venait de réduire le score par Hanni. Sentant à leur portée l’égalisation et le point du nul qui les maintiendraient en vie avant la dernière journée, les Fennecs ont poussé de toutes leurs forces sur le camp tunisien qui a fait front jusqu’au bout pour signer une victoire qui leur permet d’entrevoir l’avenir avec sérénité.

En fait, ce match entre deux équipes pourtant très joueuses a été d’une indigence technique affligeante. Le jeu a été particulièrement haché du fait des nombreuses fautes commises de part et d’autre. La Tunisie qui s’était plainte de son manque de réussite face au Sénégal a été plus heureuse hier pour avoir ouvert le score sur une frappe détournée de Msakni (49ème mn). Puis avec un deuxième but sur penalty de Sliti (65ème mn), elle avait irrémédiablement creusé un trou. La tardive et brouillonne réaction de l’Algérie n’y fit rien.

B. K. N.

LE MOT DES ENTRAINEURS
Henri Kasperczak (Tunisie) : « On a eu plus de chance et de réussite »
« C’est une victoire importante car elle nous permet de nous relancer et de croire encore en nos chances. Dans ce match, on a eu plus de chance et de réussite. Après la défaite contre le Sénégal, il nous fallait nous remobiliser et je crois que cela a payé. Je dis bravo à mes joueurs. Mais la qualification n’est pas encore acquise. Mes joueurs ont eu assez de ressources morales, mentales et physiques pour s’imposer. Ils étaient conscients de l’enjeu de ce match, c’est pourquoi ils se sont lancés très tôt pour marquer deux buts importants. C’est vrai qu’on a par la suite pris un but contre le cours du jeu, mais il faut dire que mes joueurs ont su conserver le résultat. Maintenant, on va se préparer pour le dernier match de poule qui est aussi capital car c’est de là dépendra notre qualification ».

Georges Leekens (Algérie) : « Gagner le prochain match pour espérer la qualification »
On a perdu ce match c’est vrai, on avait très bien commencé le match et on était très motivé. On a pris deux buts qu’on ne devait pas prendre. Même si nos chances sont minces, nous sommes toujours en course pour la qualification. Et le troisième match sera très important, nous le savons et nous allons nous y mettre pour gagner et espérer la qualification au second tour ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:40

En match comptant pour la 2e journée du groupe B de la phase finale de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal a battu le Zimbabwe par 2 buts à 0.

Buts : Sadio Mané (9e) et Henri Saivet (13e).

Public nombreux, pelouse en excellent état, temps chaud.

Arbitres : Redouane Jiyed (Maroc) assisté de Redouane Achak (Maroc) et Waleed Ahmed Ali (Soudan).

Avertissements : Cheikhou Kouyaté (31e), Lamine Gassama (57e)

Les équipes : Sénégal : Abdoulaye Diallo, Lamine Gassama, Kalidou Kouyaté, Serigne Modou Kara Mbodj, Cheikh Mbengue, Cheikhou Kouyaté (cap) puis Cheikh Ndoye (85e), Idrissa Gana Guèye, Henri Saivet, Sadio Mané puis Ismaïla Sarr (89e), Diao Baldé Keita, Mame Biram Diouf puis Moussa Sow (62e). Entraîneur : Aliou Cissé

Zimbabwe : Tatenda MarshalMkuruva, Costa NhaNhamoihesu, Hardlife Zvirekwi, Elisha Murowa, Onismor Bhasera, Tyrell Matthew puis Evans Rusike (46e), Rusike, Nyasha Mushekwi puis Cuthbert Malajila (83e), Kudakwashe Mahachi, Willard Katsande (cap), Marvellous Nakamba, Khamat Billiat. Entraîneur : Kalisto Pasuwa

Douze occasions nettes de scorer, presque toutes vendangées. Sauf celles de Sadio Mané (9ème mn) et de Saivet (13ème mn) qui ont permis aux « Lions » de signer une deuxième victoire d’affilée et de filer en quarts de finale dès après ses deux premiers matches. C’est dire que les gosses d’Aliou Cissé n’ont pas mis longtemps pour éteindre les ambitions d’une équipe zimbabwéenne qui avait juré de faire mieux contre le Sénégal, que face à l’Algérie qu’elle avait contrainte au nul (2 – 2). A part deux tirs de Khama Billiat, le maître à jouer de l’équipe zimbabwéenne, bien maîtrisés d’ailleurs par Abdoulaye Diallo, les « Warriors » n’ont pas fait le poids dans ce match. Sauf peut-être leur gardien Tatenda Marshal Mkuruva qui les aura véritablement sauvés d’une déroute historique. A lui seul, il a mis en échec les joueurs sénégalais sur la dizaine d’occasions nettes qu’ils se sont procurées. Mais le mal était fait car en moins de 15 minutes les « Lions » avaient fait le trou. D’abord un raid de Diao Baldé Keita sur l’aile droite de l’attaque sénégalaise ponctué d’un centre qui trouve Sadio Mané à point nommé pour mettre le pied pour ouvrir le score (9e). Diao Baldé Keïta décidément intenable sur son aile revenait pour servir idéalement Mame Birame Diouf qui envoya la balle à côté (12e). Mais ce n’était que partie remise car une minute plus tard le Sénégal obtenait un coup bien placé qu’Henri Saivet transformait imparablement (13e). Les « Lions » montraient ainsi leur puissance de feu devant une équipe zimbabwéenne qui n’a été que l’ombre d’elle-même. Parce que si Ckeikhou Kouyaté (5e et 52e), Diao Baldé Keita (4e, 7e, 26e et 36e), Mame Biram Diouf (12e, 49e et 57e), Sadio Mané (50e et 68e) et Moussa Sow (81e) avaient tous réussi leurs face à face avec le gardien du Zimbabwe c’aurait été le plus lourd score de cette Can. Mais l’excès de précipitation, ajouté à la baraka du gardien adverse, ont rendu le score moins salé. Mais tout compte fait, le Sénégal empoche son ticket pour les quarts de finale, après 11 ans de diète et trois phases finales (2008, 2012 et 2015).

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

LE MOT DES ENTRAINEURS
Aliou Cissé (Sénégal) : « Ce résultat demande confirmation »
Aliou Cisse can 2017« Il faut retenir qu’il fallait gagner ce match important pour cette génération de footballeurs sénégalais et pour le pays. Les garçons l’ont fait. Je suis fier du travail abattu, de la concentration, de l’abnégation et de l’état d’esprit. Ce sont ce type de joueurs dont notre pays a besoin. Le travail qui ne date pas d’aujourd’hui. J’ai toujours dit que cette génération avait de la qualité, que c’étaient de très bons footballeurs. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un mental, des comportements, un état d’esprit, au-delà des qualités pour briller en Afrique. C’est sur cela que j’ai axé mon discours. Je connais cette compétition et ce continent. Je sais  que seules les qualités individuelles ne suffiront pas. Mais ce résultat demande confirmation. On a un troisième match à jouer. Ce sera très intéressant. Sénégal-Algérie, c’est toujours un match palpitant, un grand rendez-vous pour le football continental. C’est le match que tout le monde attendait. Et en tant que technicien, mon rôle est de le préparer de la meilleure façon. Il faut que les joueurs gardent leurs qualités, leur état d’esprit. Il faut qu’ils se libèrent de la pression. L’échec de Mongomo avait pesé sur eux. Une équipe qui gagne, c’est celle qui est capable d’avoir un fond de jeu tout le temps. Il y a eu beaucoup d’occasions ratées, je suis le premier à être déçu. Mon travail constitue à faire progresser cette équipe qui a une marge de progression pour être au top. Seulement, le jour où elle sera au top, je n’aurai plus de travail ».

Calisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Les 2 buts, tôt pris, nous ont déstabilisés »
« Ce soir, dans les 20 premières minutes, on a essayé d’être dans le match. Mais c’était difficile pour nous. On a rapidement pris deux buts qui nous ont déstabilisés. Nous en tirerons les enseignements en vue de notre 3ème match. L’équipe sénégalaise était plus physique et rapide. Je persiste et signe : nous restons les favoris de cette poule. En football, on peut perdre malgré un beau jeu. Le dernier match est d’une importance capitale pour nous. Après deux sorties, tout ce qui nous reste à faire, c’est d’en tirer toutes les leçons. Pour gagner car c’est notre seule porte de sortie. On n’est pas éliminé. Je vais le faire comprendre à mes joueurs afin qu’ils soient au fait de l’enjeu de cette rencontre. Une compétition de grande envergure n’est jamais finie avant la fin ».

Recueillis par B.K.N

ZONE MIXTE
Sadio Mané : « Nous voulons aller loin dans cette compétition »
« Je suis très content de ce résultat, je pense que nous avons bien joué. Notre objectif n’a pas varié. Nous voulons aller loin dans cette compétition. Tout le monde est heureux et je pense que le plus important c’était de gagner. On l’a fait, donc c’est bien ».

Henri Saivet : « On joue pour gagner »
« Très heureux pour ce 2ème succès. Maintenant on va préparer le troisième match et même si on est déjà qualifié on jouera à fond ce match contre l’Algérie car nous voulons faire le plein de points avant d’arriver aux quarts de finale. Ils auront à cœur de faire un bon match contre nous, mais on ne se focalise pas sur l’adversaire. On jouera pour gagner, pour aller de l’avant ».

Idrissa Gana Guèye : « Ecrire notre histoire »
« On est super content après ce match. C’est important pour nous de gagner ce match, on sait que ça fait longtemps que le Sénégal ne s’est pas qualifié en quarts de finale. Maintenant on a marqué l’histoire, il faut continuer à écrire notre histoire à nous. Le prochain adversaire c’est l’Algérie, mais on ne se relâchera pas même si la qualification est déjà dans la poche ».

Cheikhou Kouyaté : « La route qui mène à la finale est longue »
Mane D B Keita Can« Ça fait plaisir, c’est une fierté parce que cela fait 11 ans que le Sénégal ne s’est plus qualifié en quarts de finale. Contre l’Algérie ce sera une finale comme les autres matches. Car nous estimons que pour avancer il faut battre tous ses adversaires. Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer ainsi. La route est longue qui mène à la finale, il faut donc jouer serré et ne rien négliger en route. C’est avec seulement le travail qu’on arrivera à notre but ».

Lamine Gassama : « C’est formidable »
Très heureux de cette victoire. Nous sommes davantage motivés pour aller de l’avant et nous voulons tout faire pour satisfaire le peuple sénégalais qui nous suit, qui nous soutient. Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend dans cette compétition et nous devons tout faire pour satisfaire nos supporters. On s’est qualifié avant la fin des matches de groupe, cela est formidable. On a pu rectifier certaines petites erreurs qu’on a commises lors du premier match. Après le troisième match on va vers des rencontres à résultat immédiat, mais on se prépare pour ça aussi ». 

Mame Biram Diouf : « Rester humble »
« On attendait cette qualification depuis fort longtemps, comme tout le peuple sénégalais. Mais on ne doit pas s’enflammer après ce succès car il reste encore un autre match contre l’Algérie. Il faut rester donc humble et prendre les matches un à un. C’est pas facile, mais avec le cœur on y parviendra » 

Ismaila Sarr : « Faire tout pour arriver à notre objectif »
« On va jouer pour gagner, c’est pour cela qu’on est ici. Il reste un troisième match qu’il faudra aussi gagner car on veut faire le plein de points. La tâche est ardue, mais nous ferons tout pour arriver à notre objectif. Très content de cette victoire parce que cela fait longtemps que le Sénégal ne s’était pas qualifié au second tour. C’est une nouvelle génération avec l’arrivée du nouvel entraîneur ».

Zargo Touré : « L’Algérie est un adversaire coriace »
« Très belle victoire et belle qualification pour le second tour. C’était notre objectif premier en abordant cette Can. Nous ferons tout pour aller loin. L’Algérie sera un adversaire coriace et nous, nous préparons à l’affronter et nous voulons faire le plein de points dans notre groupe ».

Pape Alioune Ndiaye : « Continuer sur cette lancée »
« Je suis très content et très fier pour cette qualification. Maintenant place aux quarts de finale qu’on va bien préparer, même s’il y a un dernier match de poule à disputer contre l’Algérie. On avait 

à cœur de bien faire, mais il ne faut pas trop s’enflammer. Notre Can vient de commencer, à nous de continuer sur cette lancée. L’Algérie est une équipe qu’on respectera même si elle est dans une situation inconfortable. On la prendra très au sérieux ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

LE FAIT DU MATCH : DES LIONS VITE RASSASIÉS
Kouyate MvpLa dernière fois que le Sénégal a marqué 3 buts dans un même match de phase finale de CAN, c’était en quarts de finale à Alexandrie en Egypte, face à la Guinée (3 – 2). Hier, les « Lions » avaient largement les occasions de pulvériser ce record. Finalement, ils n’ont inscrit « que » deux buts. Dans les 13 premières minutes, après avoir raté deux opportunités franches par Mame Birame Diouf. Il est vrai que toutes les quinze autres équipes engagées dans cette CAN auraient aimé en être à leur place. Puisqu’aucune d’elles ne s’est imposée par deux buts d’écart. Or, le Sénégal l’a réussi deux fois en deux sorties et est d’ores et déjà assuré de terminer à la première place de son Groupe B. Ce qu’il n’avait plus réussi depuis 2002 au Mali, lorsqu’il avait battu coup sur coup l’Egypte et la Zambie.

Alors, de quoi et pourquoi se plaindre ? Eh bien de l’inefficacité offensive. Car si la défense avait donné des sueurs froides lors du premier match (sans avoir pour autant pris de but grâce à un Abdoulaye Diallo, le portier, de gala), cette fois c’est l’attaque qui a prêté le flanc. « J’en suis le premier déçu », a d’ailleurs reconnu Aliou Cissé en conférence de presse d’après-match. C’est vrai que son équipe s’est très vite rassasiée, tombant parfois dans la facilité (comme Moussa Sow), l’excès d’individualisme de Diao Baldé Keïta et la maladresse de Mame Birame Diouf.  Des « Lions » à la panse de moineaux, en quelque sorte. Ils auraient pu frapper un grand coup, peut-être même battre le record de buts marqués dans un même match en phase finale de CAN. Ils se sont contentés de « gérer ». Presque comme toujours, à chaque fois qu’ils marquent 2 buts. Tant que cela marche, on trouvera difficilement à y redire. Mais le jour où ils se feront remonter, cela fera désordre. Un ancien sélectionneur du Sénégal disait que « par respect pour l’adversaire, il faut lui filer 6 buts quand on a la possibilité de le faire ». Hier, les « Lions » en avaient plus que la possibilité. Ils ont craché dessus. Espérons qu’ils en ont gardé sous la semelle pour les matches à élimination directe.

B. K. N.

L’HOMME DU MATCH : KOUYATÉ, DE L’ÉNERGIE À REVENDRE
Cheikhou Kouyaté, le capitaine sénégalais désigné l’homme du match ? Ce n’était pas évident, puisque Sadio Mané voire Kouyaté auraient pu prétendre à la distinction de meilleur joueur de ce Sénégal – Zimbabwe. Mais la commission technique de la CAF en a décidé ainsi. Le milieu de terrain des « Lions » a certainement été récompensé pour son engagement sans faille et son énergie débordante. Présent dans tous les duels en début de match, il n’y est jamais allé avec le dos de la cuiller. Il a donné le ton et a même écopé d’un carton jaune (30ème mn) pour excès d’engagement. Autant dire qu’il a eu un réveil brutal, lui qui a soutenu que son équipe devait « se réveiller » après les critiques ayant accompagné sa victoire d’entrée face à la Tunisie. Pour le milieu de West Ham (Premier League anglaise), son équipe « a mieux joué que contre la Tunisie » où elle avait beaucoup subi.

Avec cette victoire qui propulse les « Lions » en quarts de finale, et la première place assurée, Kouyaté peut sécher ses larmes. « Depuis 10 ans, on pleurait comme des enfants de ne pas passer le premier tour », a-t-il soutenu. « Cette fois, nous étions décidés à montrer qu’on a grandi ». Cependant, d’après la capitaine des « Lions », « le plus dur est à venir. Il nous faudra sortir le grand jeu pour ne pas en rester là ». Sorti dans les 10 dernières minutes alors qu’il était carbonisé, Kouyaté pourra peut-être reposer son corps meurtri lors du 3ème et dernier match face à l’Algérie, lundi prochain. Pour mieux aborder la phase de coupe. Son équipe aura fortement besoin de son énergie.

B. K. N.

UN HOMME DANS LE MATCH : HENRI SAIVET
Le poste de troisième milieu, axial, est définitivement celui qui pose le plus de soucis au coach des « Lions ». Après avoir, par le passé, essayé Sankharé puis s’être longtemps accroché à Diamé, Aliou Cissé avait misé sur Pape Alioune Ndiaye, face à la Tunisie lors de la 1ère journée. Malgré la bonne performance du joueur d’Osmanlispor (Turquie), hier Henri Saivet lui a été préféré. Et le Stéphanois a débuté la partie pied au plancher. Il a mis beaucoup d’impact dans son jeu et a bataillé très fort. Pour valider sa belle entrée en matière, il a signé son premier but en sélection d’une superbe frappe des 25 mètres sur coup franc dès la 13ème mn. Le Sénégal venait de faire le trou. Cependant, à l’image de presque tous ses autres coéquipiers du milieu de terrain et de l’attaque, il a quelque peu levé le pied par la suite. Multipliant les pertes de balles et les mauvais choix, il aurait même dû être remplacé pour donner plus de tonus à l’équipe. Celui que son coach Aliou Cissé voit davantage en meneur de jeu que Sadio Mané a, en effet, perdu de sa lucidité au fil du match. Mais, avec son superbe but, il a marqué un point par rapport à la concurrence directe à ce « poste à problème ».

B. K. N.

Last modified on vendredi, 20 janvier 2017 10:38

Le Sénégal se qualifie pour les quarts de finale après sa victoire sur le Zimbabwe (2-0) dans son deuxième match du groupe B. Les poulains d’Aliou Cissé ont ouvert le score par Sadio Mané sur un service de Diao Baldé Keïta à la 9e minute (1-0). Cinq minutes plus tard, c’est Henri Saivet qui double la mise d’un superbe coup franc (2-0).

Le Sénégal empoche sa deuxième victoire en autant de sorties en attendant de rencontrer l’Algérie pour l’ultime match de groupe à Franceville.

@lesoleilonline


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.