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CAN 2017

CAN 2017 (278)

Franceville (Gabon) : Aujourd'hui à partir de 19 heures, au stade de Franceville, au Gabon, on aura une idée de ce que vaut réellement cette équipe du Sénégal. Classée en tête du ranking africain par la Fifa, ces deux derniers mois, elle a un standing à justifier. Miroir déformant ou vérité du terrain ? C’est justement le terrain qui le dira, ou en tout cas qui en donnera une première idée. Car, pour une entrée en matière dans le Groupe B de cette 31ème Can, les “Lions” seront servis puisqu’ils croiseront des “Aigles de Carthage” de Tunisie qu’ils n’ont jamais battus en phase finale de cette compétition continentale (3 nuls : 0 – 0 en 1965 en Tunisie, et en 2002 au Mali et 2 – 2 en 2008 au Ghana ; et une défaite 0 – 1 en quarts de finale en 2004 dans « le brouillard de Radès » en Tunisie). En attendant de croiser, lors de la troisième journée de la phase de groupe, l’Algérie, leur autre bête noire du groupe B, les hommes du coach, Aliou Cissé, ont un gros morceau à négocier.

Leur statut de n°1 africains, les “Lions” l’ont grandement gagné grâce à leur parcours sans faute lors des éliminatoires de cette Can gabonaise. 6 matches, 6 victoires : aucune équipe n’avait fait aussi bien. Mais, face à quels adversaires ? Le Burundi, le Niger et la Namibie… Autant dire tout sauf des foudres de guerre. Les éliminatoires, c’est du passé. Le coach Cissé avait bien fait de le rappeler juste après la publication de sa liste des 23 pour la compétition. Il faut qu’il arrive à convaincre ses joueurs que c’est cette autre compétition qui débute demain pour eux.

Rien à voir d’ailleurs non plus avec les deux matches amicaux remportés, il y a quelques jours à Brazzaville face à la Libye (2 – 1) et au Congo (2 – 0). Deux sparring-partners non qualifiés à la Can qui démarre aujourd’hui à Libreville. Désormais donc, on s’attend à voir des “Lions” conquérants et revanchards. Face, bien sûr, à leurs adversaires tunisiens du jour pour les raisons susmentionnées. Mais aussi contre le coach franco-polonais Henry Kasperczak des “Aigles de Carthage” qui, en 2008 à la Can ghanéenne, avait « lâchés » leurs grands-frères au soir d’une défaite (1 – 3) contre l’Angola. Les “Lions” avaient débuté avec un nul (2 – 2) contre … la Tunisie et avaient été largués au beau milieu du gué, en pleine compétition, par l’actuel coach de leurs adversaires de demain. Son adjoint Lamine Ndiaye avait dû monter au front pour conduire l’équipe pour le dernier match face à l’Afrique du Sud. Presque toujours cités parmi les favoris, le Sénégal n’a atteint la finale qu’en 2002 au Mali. Cette fois encore, il est classé parmi les potentiels vainqueurs. Kouyaté et ses partenaires n’ont donc pas le droit de passer à côté.

La pression ? « Nous vivons avec », a répondu le défenseur central Kalidou Koulibaly qui va pourtant vers sa première Can. « Nous avons hâte que ça commence », a dit en écho Gana Guèye qui était de l’expédition ratée de 2015 en Guinée équatoriale. Eh bien, ça va commencer ! Ils ont intérêt à ne pas se prendre les pieds d’entrée dans le tapis tunisien…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:00

Franceville : Eternels favoris, les "Fennecs" d'Algérie n'ont plus remporté de Can depuis celle qu'ils ont accueillie en 1990. Cette fois, ils n'entendent pas laisser passer l'occasion. Forts d'une génération dorée conduite par Riyad Mahrez,  fraîchement couronné « Ballon d'or » africain, les Algériens doivent d'abord sortir de la Poule B basée à Franceville. Cela commence par une victoire demain, en entrée. Ils ont la « chance » de débuter par le Petit Poucet du groupe, le Zimbabwe qui n'a jamais passé le premier tour d'une Can. Un bon hors-d'œuvre avant le plat de résistance qui comprendra deux services : l’Algérie d'abord puis le Sénégal ! Mais les "Warriors" entendent bien faire honneur à leur surnom. Et comme ils ont tout à gagner, ils n'en seront que plus difficiles à manœuvrer.

Le programme du weekend
Samedi à Libreville :
Poule A : 16h : Gabon - Guinée Bissau ;
19h : Burkina Faso - Cameroun

Dimanche à Franceville : Poule B : 16h : Algérie - Zimbabwe ;
19h : Tunisie - Sénégal

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:03

Dans le second match du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations de football, Lions indomptables du Cameroun et Etalons du Burkina Faso se sont quittés sur le score d’un but partout.

Alors que le Cameroun semblait filer tout droit vers son premier succès de la compétition après le joli coup franc transformé par Moukandjo à la 35e minute (1-0), Issoufou Dayo permet au Burkina Faso de recoller au score de la tête, suite à un corner à la 75e minute (1-1).

Dans ce groupe A de Libreville, les quatre prétendants aux deux places pour les quarts de finales comptent le même nombre de point (1 pt) à l’issue de la première journée de la compétition.

Les résultats de la journée :
Gabon 1-1 Guinée-Bissau (Buteurs : Aubameyang (Gabon) Soares (Guinée-Bissau)
Burkina Faso 1-1 Cameroun - Buteurs : Dayo (Burkina Faso), Moukandjo (Cameroun)

@lesoleilonline

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:00

Le Gabon a été tenu en échec par la Guinée-Bissau (1-1) pour le match d’ouverture de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football. Le pays organisateur avait ouvert le score par son attaquant vedette Pierre Emerick Aubameyang à la 53e minute avant que Juary Soares ne douche l’enthousiasme des gabonais dans le temps additionnel (91e) pour la Guinée-Bissau. Les deux équipes sont à égalité de points (1 pt) en attendant le deuxième match du groupe A entre le Burkina Faso et le Cameroun à 19h GMT.

@lesoleilonline

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:01

La presse en force au Gabon

14 Jan 2017
916 times

Jusqu’à hier, ils étaient une douzaine de journalistes sénégalais accrédités sur la Can à être présents au Gabon. Mais en début de soirée, un nouveau contingent est arrivé augmentant considérablement la colonie.

Pendant ce temps, d’autres étaient en route pour Franceville. Retenus à l’aéroport de Libreville parce que n’ayant pas d’accréditations mais munis de visa en bonne et due forme, ils ont souffert le martyre avant d’être « libérés » et autorisés à entrer. 

Huis clos et micros éteints ! Hier, les “Lions” se sont entraînés à huis clos à Bongoville, loin des yeux indiscrets. Les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise à cette Can 2017 n’ont donc pas pu accéder au stade. Plus malheureux sont donc les journalistes de presse écrite – dont les journaux ne paraissent pas demain dimanche – qui n’ont pu avoir aucun mot du coach Aliou Cissé pour « habiller » leurs papiers du jour.

Rassemblés par B. K. N.

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:01

Franceville : Jusqu’à la séance d’entraînement d’avant-hier (la der ouverte à la presse avant le match de demain), les “Lions” ont porté les « vieux » maillots Puma. La firme allemande qui n’était plus officiellement l’équipementier de l’équipe nationale depuis 2015, mais avait « toléré » que les “Lions” évoluent avec sa griffe. C’est désormais fini : demain et pour le reste de la Can 2017 et pour deux ans encore, les hommes du coach Aliou Cissé joueront avec des maillots de leur équipementier Romai Sports.

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:02

Franceville (Gabon) : L'attente a été longue, les incertitudes nombreuses. Mais, le Gabon a tenu bon et lance aujourd'hui sa Can avec la cérémonie d'ouverture de la 31e édition de la compétition sportive africaine majeure. A Libreville, Franceville, Oyem, Port Gentil, les 4 villes hôtes de l'épreuve comme dans toutes les autres, on n'attend plus que l'heure H. La Can 2017 débute, en effet, cet après-midi dans la capitale gabonaise avec un intéressant Gabon-Guinée Bissau qui lancera la compétition qui s'étendra sur trois semaines. Le pays d'Ali Bongo qui accueille seul cette compétition, après l'avoir abrité en collaboration avec la Guinée Equatoriale en 2012, s'attend donc à avoir la réaction de son public. C'est vrai que l'effervescence n'était pas tellement perceptible dans ce pays, tellement les grosses affiches et autres publicités se faisaient rares sur les places publiques. 

 On attend de voir leur réaction après cette première journée contre la Guinée Bissau. Mais quelque part dans leur subconscient, les Gabonais voudront bien que leurs "Panthères" soulèvent le trophée continental au soir du 5 février. Lourdes responsabilités pour Pierre Eymerick Aubameyang et ses camarades. Face à la Guinée Bissau qui participe pour la première fois à une phase finale de Can, le Gabon se doit de montrer bonne figure. Toutefois, la Guinée Bissau considérée par certains comme quantité négligeable a déjà averti ses adversaires ; elle a créé la surprise pour se qualifier, elle en fera autant pour réaliser un excellent parcours dans cette phase finale.

 Les "Djurtus" (ou "Lycaons") bissau-guinéens ne rêvent, en effet, que d'atteindre les quarts de finale ; c'est l'objectif déclaré par leur président et leur entraîneur. Un petit pays comme le Gabon, mais aux grandes ambitions de se révéler au monde à travers cette compétition. Cette équipe peut compter sur la jeunesse de son effectif, son enthousiasme et sa joie de jouer. Elle en a démontré une face dans les  éliminatoires où elle est parvenue à éliminer des pays comme la Zambie et le Congo d'anciens champions d'Afrique. « Nous serons au Gabon pour rendre fière la Guinée Bissau », avait dit l'entraîneur Baciro Candé après le tirage au sort des poules en novembre dernier. « Nous allons écrire une nouvelle page pour notre football », avait pour sa part déclaré le président de la fédération, Manuel Lopes Nascimento.

Dans l'autre match de cette cérémonie, Burkinabé et Camerounais se croiseront dans une partie indécise surtout pour les "Lions Indomptables" amputés de plus d'une demi-douzaine d'éléments qui n'ont pas voulu répondre à l'appel de la nation. N'empêche, le Cameroun a toujours été un réservoir de joueurs de talents et entend le démontrer dans cette Can face à une équipe burkinabè qui ne manquera pas d'arguments.

D'un de nos envoyés spéciaux :
C. F. KEITA

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:02

Dans chaque sélection, il y a un patron. Et dans celle du Sénégal, il s’appelle Sadio Mané. Le « Red » est bien conscient de son statut de leader dans une attaque qui a fait des misères lors des éliminatoires et qui doit se faire le défi de confirmer au Gabon. Avec la complicité de Diao Baldé Keita et le doyen Moussa Sow, le rêve est autorisé au Sénégal. Les autres "Lions" aux crocs acérés peuvent aussi contribuer à la conquête de ce titre qui manque au Sénégal

Sadio Mané : l’espoir de tout un peuple
En 2002, El Hadji Ousseynou Diouf avait fait rêver les Sénégalais. Sous la direction du regretté Bruno Metsu, le double Ballon africain (2001 et 2002) sénégalais avait porté le Sénégal en finale de la Can "Mali 2002". Et cette fois, Aliou Cissé, capitaine de cette fameuse génération, compte sur Sadio Mané pour réussir là où il a échoué de peu en 2002 sur le terrain. En pleine confiance à l’instant, le Red dispose du potentiel requis pour réussir le défi. Il a déjà annoncé la couleur lors des éliminatoires de cette 31e édition de la Can. Meilleur buteur des "Lions" avec 3 des 13 buts du Sénégal dans le groupe K, survolé par les « fauves » d’Aliou Cissé, l’enfant de Bambali sera la principale attraction au Gabon. A 24 ans, il ne manque pas d’expérience de la haute compétition. Liverpool, son club actuel en Premier League, ne jure que par son nom. Meilleur buteur du club avec 9 buts à mi-parcours de ce championnat, le plus relévé en Europe, Sadio Mané est un atout de taille pour le Sénégal. A moins que le coach Aliou Cissé l’utilise comme Jorgen Klopp, l’entraîneur Allemand de Liverpool.

Dans tous les cas, le 3e meilleur joueur africain, semble conscient de ce que les Sénégalais attend de lui. Mais il n’entend pas se faire la pression. « Je ne connais pas la pression », rassure-t-il. Et au nom de ses performances en Europe, le produit de l’Académie Génération Foot est mentalement fort. Arrivé à Metz en 2011, il ne fera juste que deux saisons dans ce club qui a accueilli beaucoup de Sénégalais dont un certain Jules François Bocandé ». Après un séjour de deux saisons bien remplies dans ce club français, c’est Red Bull Salzburg (Autriche) qui bénéficie de ses services. Mais pas pour longtemps puisque le jeune prodige de Sédhiou était taillé pour un championnat d’une autre dimension. Et depuis trois ans, il est à sa véritable place, en Angleterre. Avec Southampton, il a tutoyé les grands de la Premier League. Ainsi, dès son arrivée à Liverpool, Jorgen Klopp en a fait sa principale priorité pour atteindre son ambition avec les Reds en perte de vitesse en Europe. A mi-parcours de sa première saison en Angleterre, Sadio Mané est le fer de lance de l’équipe. Non seulement efficace devant les buts, il est souvent à l’origine des buts de son équipe. Avec un total de 68 buts dont 6 en Coupes d’Europe, Sadio Mané est un atout maître pour le Sénégal. Pourvu qu’il soit bien utilisé par Aliou Cissé. Ce qui n’est pas le cas pour le moment.

Diao Baldé Keita : le Cristiano Ronaldo sénégalais
Sa réputation l’a précédé au Sénégal. Et dès sa première apparition, le sociétaire de la Lazio de Rome a confirmé le public. Buteur contre la Namibie, l’attaquant de la Lazio de Rome est une valeur sure du football sénégalais. Pur produit de la Masia, le célèbre centre de formation du Fc Barcelone d’où est sorti un certain Lionel Messi entre autres stars du football, Diao Baldé Keita fait actuellement l’objet d’une forte convoitise. Deuxième meilleur buteur de son club avec 5 buts en 16 matches, Diao Baldé Keita est le parfait complice de Sadio Mané et Moussa Sow, en attaque. Les Sénégalais gardent encore une image forte de son geste technique sur sa passe décisive à Moussa Sow contre le Cap Vert, lors des éliminatoires à Dakar.

Moussa Sow : le doyen a encore du jus
Son expérience pourrait être utile aux "Lions" d’Aliou Cissé. Souvent entré en joker de luxe, le sociétaire de Fenerbahce a toujours été décisif. Réaliste devant les cages adverses, le meilleur buteur de la Ligue française (25 buts) avec Lille, en 2010-2011, a encore de beaux restes. A trente ans à peine, il fait toujours des misères dans le championnat turc. En 17 matches, il a inscrit 9 buts. Autant dire que le doyen de la Tanière garde toujours ses réflexes de buteur. Son association avec Sadio Mané et Diao Baldé pourrait faire des misères.

Famara Diédhiou : le joker idéal
Pour sa toute première Can, le jeune attaquant d’Angers (L1 France) affiche le profil parfait pour tirer son épingle du jeu dans l’attaque des "Lions". A 24 ans, le natif de Saint-Louis est le fer de lance de son club en France. Auteur de 6 buts en 18 matches de championnat, Famara Diédhiou gagne en expérience. En sélection, il est plus réaliste que ses grands frères dont Mame Birame Diouf en perte de vitesse. Il est auteur d’un but lors des éliminatoires alors que l’ancien buteur des Lions, Mame Birame Diouf, brille malheureusement par son manque de concentration devant les buts. Tant en sélection qu’en club. Pas le moindre but à son compteur. Moussa Konaté n’est pas aussi à l’aise en sélection. L’attaquant du Fc Sion (Suisse) tarde à retrouver son rythme des années passées, notamment avec la sélection des U23, lors des JO Londres 2012. En championnat, il fait mieux que Mame Birame Diouf, avec 5 buts à son compteur en 19 journées.

Ismaela Sarr : la révélation
A peine arrivé dans la Tanière, Ismaela Sarr a frappé un grand coup. Loin de se laisser intimider par les habitués de la jungle, le jeune Messin (18 ans) a déjà laissé une forte impression. Notamment lors des matches de préparation au Congo. Buteur et passeur décisif contre les Libyens lors du premier match, le produit de l’Académie Génération foot a marqué son territoire. Et ce ne serait plus surprenant de le voir débuter les matches à Franceville. Le stress, il ne connaît pas. Ce n’est pas le cas pour Henri Saivet encore timide dans la Tanière. Malgré sa grande expérience, le Stéphanois tarde encore à s’imposer en sélection.

Ansoumana SAMBOU

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:04

Deux défaites et un nul, voilà le bilan des derniers matches que le Sénégal a livrés contre la Tunisie en compétition officielle. Demain, les retrouvailles seront chaudes entre ces deux formations. Chez les “Lions”, les leçons du passé ont été bien retenues. Une nouvelle mentalité anime le groupe qui n’a eu de cesse de répéter que les désillusions du passé sont oubliées et que le parfait parcours réalisé dans les éliminatoires doit impliquer la dynamique de succès enclenchée depuis l’arrivée de coach Aliou Cissé. Nouvelle dynamique ? Depuis Bongoville (environ 50 km de Franceville) où ils ont jeté leurs bases, Aliou Cissé et ses joueurs se concentrent sur l’objectif premier qui est de passer le premier tour. C’est le mot d’ordre de la Tanière.

En tout cas, à entendre le groupe parler, on sent l’empressement de débuter la compétition et une réelle rage de vaincre d’entrée. Ça tombe bien, c’est la Tunisie qui se dressera sur leur passage. Un adversaire qui ne réussit pas bien aux “Lions” en matches officiels de l’équipe A. Si les juniors ont, eux, montré leurs griffes face à leurs homologues tunisiens dans les éliminatoires de leur catégorie, ce n’est pas encore le cas chez leurs aînés. Belle occasion donc avec ce match de demain qui est le second du groupe B, puisque l’Algérie et le Zimbabwe se seront déjà séparés dans le premier match de ce groupe. Les “Lions” du Sénégal sont, en tout cas, sur la bonne rampe depuis leur qualification sans encombre à cette phase finale. Avec six victoires en autant de matches, le Sénégal aura été le seul à avoir réalisé ce parcours si parfait. 

Cette dynamique de succès, les poulains du coach Aliou Cissé veulent la maintenir. Et la préparation qu’ils viennent de boucler au Congo a été concluante avec deux matches amicaux, avec à la clé des victoires face à la Libye d’abord (2-1) et ensuite devant le Congo (2-0). Une bonne préparation donc qui a été confirmée par le dernier classement Fifa qui a maintenu le Sénégal au sommet du football africain pour le troisième mois consécutif. Demain et face à la Tunisie, il s’agira de commencer cette compétition par une victoire pour confirmer tout ce qui a été fait jusqu’ici. Les “Lions” s’y préparent et leur entraîneur Aliou Cissé n’a rien laissé au hasard pour poursuivre cette dynamique de succès. Les retrouvailles à Franceville devraient constituer le sommet de cette première journée dans le groupe B.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. Keita

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:04

Que roule le ballon !

14 Jan 2017
886 times

Franceville : Le Gabon n’est peut-être pas prêt pour accueillir « sa » Can de football, à compter d’aujourd’hui. L’engouement n’est toujours pas au rendez-vous, surtout à Libreville un peu moins à Franceville. Les Gabonais semblent relativement détachés de l’évènement. Qu’importe, le vin de palme est tiré et il leur faudra le boire. Les appels au boycott de la « société civile » n’ont pas prospéré et les partisans du régime en place comptent sur Aubameyang et ses partenaires pour entrer de la meilleure des manières dans cette Can face aux bleus bissau-guinéens pour pousser leurs compatriotes à s’approprier enfin l’évènement. 

Loin des querelles internes du pays hôte de la 31ème Can de football, toutes les équipes ont fini leur préparation et ont rallié Libreville (Groupe A : Gabon, Cameroun, Guinée Bissau et Burkina Faso), Franceville (Groupe B : Algérie, Tunisie, Sénégal et Zimbabwe), Oyem (Groupe C : Côte d’Ivoire, Maroc, RD Congo et Togo) et Port-Gentil (Egypte, Ghana, Mali et Ouganda). Il ne reste qu’à lancer cette 31e Can que le Gabon abrite tout seul après avoir co-organisé l’édition de 2012 avec la Guinée équatoriale.

Objectif commun à toutes les 16 équipes qualifiées : succéder à la Côte d’Ivoire qui, après avoir donné l’impression de se faire lâcher par les dieux du football à chaque fois qu’on l’attendait sur le toit de l’Afrique, a fini par s’imposer une deuxième fois, il y a deux ans en Guinée équatoriale. Alors que plus grand-monde n’espérait grand-chose d’elle. Un peu comme en 1992 au Sénégal lorsque qu’elle avait décroché son premier titre continental à la surprise générale de l’Afrique du football. Cette fois, non plus, ils ne sont pas nombreux les « spécialistes » qui oseraient miser sur les “Eléphants” dont le capitaine emblématique, Yaya Touré qui avait succédé au brassard une autre icône, Didier Drogba, s’est retiré de la sélection. Mais, l’expérience a prouvé que c’est là qu’ils sont les plus dangereux. Il leur faudra tout de même être au meilleur de leur forme à chaque sortie pour espérer rempiler face à des prétendants au titre comme l’Egypte, 7 fois championne d’Afrique mais qui n’a plus disputé de phase finale depuis son dernier sacre en 2010 en Angola. En fait, dans cette Can plus ouverte que jamais, tout le monde débarque avec des ambitions. Même la Guinée Bissau qui, pour sa première participation à une phase finale, ouvre le bal cet après-midi face au Gabon, pays hôte. En effet, les “Djurtus” comptent réussir un autre hold-up après leur qualification inattendue à cette compétition. Pareil pour l’Ouganda qui, 39 ans après sa dernière participation, entend faire mieux qu’en 1978 lorsqu’elle avait perdu la finale face au Ghana.

A partir d’aujourd’hui donc et jusqu’au 5 février, le cœur de l’Afrique sera rond. De la forme d’un ballon de foot. Et il battra autant pour les pays qualifiés, fiers d’être au rendez-vous que pour les nations absentes qui s’en voudront d’avoir raté une telle fête.

B. K. N.

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:05

La présence de certains cadres de la génération 2002 dans l’entourage des "Lions" est une énorme chance que les protégés d’Aliou doivent saisir pour réussir leur Can. L’avis est de l’ancien international El Hadj Ousseynou Diouf qui a décidé de se rendre au Gabon aujourd’hui, pour parler et apporter son soutien moral aux joueurs.

El Hadj Ousseynou Diouf a décidé de se rendre aujourd’hui au Gabon pour apporter son soutien moral aux "Lions de la Teranga" qui affrontent demain les "Aigles de Carthage" comptant pour le premier match de poule de la Can Gabon 2017.

D’après lui, la présence d’anciens cadres de la génération 2002 dans l’encadrement des "Lions" constitue une énorme chance à saisir pour Sadio Mané et sa bande. L’ancien international estime en effet, que ses conseils et ceux de ses anciens coéquipiers, Aliou Cissé, Tony Sylva et autre Fadiga pourraient être précieux et contribuer à motiver davantage les joueurs. D’où l’importance, selon lui, de « leur parler ». De toute façon, il reste convaincu que « le foot est notre affaire ». « Aujourd’hui, on ne peut parler de foot sans penser à la Can 2002 », a-t-il martelé avec fierté.

Comme beaucoup, Diouf croit savoir que « nous avons la meilleure équipe ». « Je n’en doute pas. Nous avons aussi un staff magnifique et toutes les chances de remporter cette Can. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain », a-t-il dit avec conviction.

En attendant de débarquer au Gabon, il affirme avoir déjà parlé à certains joueurs, à l’entraîneur et au président de la Fsf. Il a aussi appelé à une solidarité autour de l’équipe afin que celle-ci fasse une compétition très honorable, à défaut de la gagner. « Nous sommes derrière les joueurs, derrière la Fsf et le ministère des Sports », a laissé entendre l’ancien joueur de la Premier League.

El Hadj Diouf souligne qu’une bonne prestation des protégés d’Aliou Cissé pourrait davantage faire aimer le football aux Sénégalais, comme ce fut déjà le cas en 2002 avec la Can malienne et le Mondial organisé par la Corée du Sud et le Japon. Surtout un résultat positif, pourrait, à son avis, faciliter le parcours des "Lions" aux Éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018. En attendant, il pense que les "Lions" doivent réussir leur entrée en matière demain contre les "Aigles de Carthage". « Ce match contre la Tunisie est à ne pas perdre. À bon entendeur…

D. SARR

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:06

Franceville : Quel visage afficheront les “Lions”, demain soir face à la Tunisie ? Si ça se trouve, eux-mêmes ne savent pas tant ils ont habitué leur monde à changer de rythme. Comme lors de leur dernier match officiel, en novembre dernier face à l’Afrique du Sud. Pour cette 2ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde “Russie 2018”, ils avaient été très attentistes en première mi-temps avant d’être plus entreprenants après la pause. Pour le résultat et les conséquences que l’on connaît : 1 – 2 et bien des regrets.

Pourtant, cette équipe-ci du Sénégal a tout ce qu’il faut … sur le papier pour avoir une bonne tenue devant n’importe quel adversaire. Des défenseurs de niveau international, un milieu de terrain capable de rivaliser et de tenir le choc face à forte adversité et une attaque capable de faire sauter tous les coffres-forts. Pour tout dire, cette équipe est théoriquement assez équilibrée pour faire face à toutes les situations. La preuve par les deux matches amicaux remportés à Brazzaville avec deux équipes différentes. Mais, on ne le sait que trop, la Can c’est tout à fait autre chose. Carrément un autre niveau. Premier test majeur donc demain face à la Tunisie pour un match d’entrée dans cette Can “Gabon 2017” à ne pas rater. Car, si le premier match n’est pas décisif, il est important de le réussir. Et encore plus, de pouvoir enchainer. Il y a deux ans, en effet, le Sénégal avait battu d’entrée le Ghana (1 – 0) à Mongomo (Guinée équatoriale), avant de s’éteindre progressivement : nul contre l’Afrique du sud et défaite face à l’Afrique du Sud ; et retour à la maison dès après le premier tour. Comme deux ans auparavant.

Mais, comme à chaque journée suffit sa peine, les “Lions” auront assez à faire demain face aux “Aigles de Carthage”. Après, il sera toujours temps de préparer les autres matches. Mieux et plus sereinement, toutefois, après une victoire. Alors, ils savent ce qu’on attend d’eux…

B. K. N.

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:06

C’est le début des choses sérieuses. Après une préparation réussie au Congo voisin, les "Lions" entrent dans le le vif du sujet. Et pour leur première répétition hier à Bongoville, Sadio Mané et ses partenaires ont affiché la confiance.

Franceville (GABON) : Ils ont débarqué hier, en fin de matinée à Franceville en provenance de Brazzaville où ils ont disputé et remporté leurs deux matches de préparation à la Can « Gabon 2017 » face à la Libye (2 – 1) et contre le Congo (2 – 0). Et ce sont des "Lions" très concentrés qui ont foulé le sol gabonais, au point de n’accorder aucune minute à la presse qui les attendait à l’aéroport E. H. Omar Bongo de Franceville et de ne répondre que par des sourires polis et des signes de la main aux supporters venus les accueillir. Mais, il en faudrait certainement plus pour décourager ces derniers, conscients que leurs favoris savent que les choses sérieuses ont commencé avec leur arrivée à Franceville où sont domiciliées les équipes du Groupe de la 31ème Can de football (Sénégal, Tunisie, Zimbabwe et Algérie).

La preuve, ils les ont accompagnés jusqu’à Bongoville où loge l’équipe, à bord de plusieurs minibus. Dommage simplement que ces supporters du « 12ème Gaïndé » du Gabon aient raté la séance d’entraînement du soir, au stade de Bongoville. La faute à un décalage de l’heure de cette première séance en terre gabonaise : initialement prévue à 30 heures, elle a finalement débuté avec une heure d’avance. Si bien que lorsque les supporters débarquaient sur les lieux, les joueurs avaient regagné leur bus pour retourner à leur hôtel. Ils n’ont donc pas pu voir à quel point leurs "Lions" si concentrés à leur arrivée, quelques heures plus tôt, s’étaient métamorphosés. Ils ont, en effet, eu une belle séance, dans la totale bonne humeur. Avec trois groupes : d’un côté ceux qui avaient débuté le match de la veille à Brazzaville, contre les "Diables rouges" (Ciss, Zargo, Kouyaté, Koulibaly, Gana, Pape Alioune Ndiaye, Pape Kouly, Diao B. Keïta, Sadio Mané et Mame Biram) qui se sont prêtés à un décrassage suivi d’un « taureau » auquel même le coach Aliou Cissé a participé vers la fin. De l’autre, l’essentiel de ceux qui avaient battu la Libye, lors du premier match de préparation (tout le reste de l’effectif donc, même avec Kara Mbodj) qui se sont livrés une petite opposition conclue par des frappes en direction des 3 gardiens de but (Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye et Pape Seydou Ndiaye) qui constituaient le troisième groupe aux ordres de leur préparateur, Tony Sylva.

Une bonne séance donc dans l’ensemble qui démontre que les "Lions" sont conscients d’être désormais en plein dans la dernière ligne droite. Car, dimanche, à partir de 19 heures Gmt, ils descendront dans l’arène à Franceville pour en découdre avec la Tunisie. Avec l’objectif de frapper et d’être à la hauteur des attentes. En effet, au-delà de tous leurs compatriotes restés au pays, ils ont pu se rendre compte, hier, à leur arrivée au Gabon, qu’ici au Gabon aussi, les Sénégalais nourrissent de grosses ambitions à leur endroit.
D’un de nos envoyés spéciaux

B. Khalifa NDIAYE

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:06

Franceville (Gabon) : Mobilisation au Sénégal, mobilisation aussi au Gabon et même dans les pays limitrophes du Gabon. Au pays d’Ali Bongo Ondimba, nos compatriotes n’ont pas attendu l’arrivée de l’équipe pour se mettre à l’œuvre. Ils ont d’ailleurs loué une immense bâtisse qui servira de maison de transit aux supporters venant du Sénégal et qui doivent rallier Franceville. C’est un immeuble de quatre appartements avec toutes ses commodités qui a été mis à la disposition des Sénégalais débarquant à Libreville et qui n’ont pas où loger pour quelques heures de présence dans la capitale gabonaise. La presse sénégalaise présente depuis trois jours à Libreville en a eu un aperçu au cours de son séjour. Ils ont trouvé sur place des compatriotes disponibles et prêts à rendre le plus petit service afin de rendre le séjour agréable.

Et selon Thierno Aw, chargé de la communication du comité de pilotage du 12e Gaïndé du Gabon, les Sénégalais établis au Gabon sont conscients des difficultés que peuvent rencontrer leurs compatriotes. C’est pourquoi, avec leur président Malick Camara et le chargé de la logistique, Seydou Bâ, ils se sont démenés comme de beaux diables pour l’accueil, le transport et l’hébergement de ceux qui débarquent à l’aéroport. Un travail coordonné par l’ambassadeur du Sénégal au Gabon, son Excellence Abdoul Ciré Dia, qui veille sur le séjour des Sénégalais.

En tout cas, aussi bien à Libreville qu’à Franceville de même que dans toutes les villes du Gabon, c’est la mobilisation générale. En 2012, les Sénégalais du Gabon s’étaient mobilisés pour une Can qui était co-organisée avec la Guinée équatoriale, mais pour l’édition de 2017 c’est au tour du pays de Bongo d’organiser seul. Et nos compatriotes établis dans ce pays déploient des trésors d’ingéniosité pour accueillir et bien traiter leurs parents venus pour l’occasion.

C. F. K.

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:07

Comme à chaque édition de la Can, la presse sénégalaise promet encore d’être parmi les plus représentée cette année au Gabon. Hier déjà, une quinzaine était présente à Franceville alors qu’au moins autant de journalistes accrédités étaient en route. Certains en transit à Libreville, d’autres dans l’avion entre Dakar et Libreville.

Le net s’est amélioré ! La connexion Internet n’était pas des meilleures hier durant toute la journée à l’hôtel où la presse sénégalaise a installé ses quartiers à Franceville. Mais, la situation s’est considérablement améliorée le soir lorsque des modems ont été payés pour augmenter le débit. Depuis, les journalistes travaillent dans de meilleures conditions.

Trois groupes folkloriques étaient, hier, à l’accueil des "Lions", à l’aéroport de Franceville. Ils ont rivalisé d’ardeur et déployé un pas de la culture gabonaise. Et quand le 12ème Gaïndé a débarqué sur les lieux avec tam-tams et autres instruments de musique, l’ambiance est devenue bien sympa.

Rassemblés par B.K.N

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:07

Franceville (GABON– Hier, l’aéroport E. H. Omar Bongo de Franceville a connu une atmosphère peu habituelle. Troupes folkloriques du pays, mais aussi de ressortissants sénégalais habillés aux couleurs nationales ont rivalisé d’ardeur pour montrer leur attachement aux “Lions” qui devaient débarquer quelques instants plus tard. Et c’est à 12h et quelques minutes que l’avion qui transportait Aliou Cissé et ses joueurs de Brazzaville (Congo) à Franceville a atterri sur la piste de l’aéroport de cette ville sous un soleil clément. 

A l’accueil, l’ambassadeur du Sénégal au Gabon qui a effectué le déplacement avec sa délégation, mais aussi la presse sénégalaise et internationale accréditée à cette Can. C’est le coach sénégalais Aliou Cissé qui est descendu le premier de l’avion, suivi de ses joueurs et de l’ensemble du staff. Salutations par-ci, accolades par-là, les objectifs crépitent à la vue des joueurs qui passent par la haie d’honneur formée pour la circonstance. Ensuite, direction le bus qui les attendait à la sortie. Pas de déclarations, pas d’interviews ; toute la délégation venant de Brazzaville monte directement dans le bus. Rendez-vous est donné en fin d’après-midi au cours du premier entraînement en sol gabonais, à Bongoville où loge l’équipe, à une trentaine de km de Franceville. Il fallait prendre son mal en patience.

D’un de nos envoyés spéciaux
à Franceville : C. F. KEITA

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Kalidou Koulibaly (Défenseur) : «Le plus important c’est de sortir de la phase de groupe» 
« La compétition va bientôt commencer. On a fait un petit décrassage ce soir et on va entamer les choses sérieuses vendredi pour bien préparer ce match contre la Tunisie. C’est la coupe d’Afrique, tous les matches sont difficiles et c’est bien de commencer par un résultat positif. On sait que ça sera très difficile car toutes les équipes qui sont ici veulent gagner cette Can. Je pense que la Tunisie s’est aussi bien préparée. A nous de faire tout pour gagner ce premier match. On sait de quoi est capable la Tunisie, toutes les équipes africaines sont dangereuses, mais on a vu quelques images sur elles. Maintenant on va se concentrer sur notre jeu parce que le plus important c’est l’équipe du Sénégal. Nous avons un groupe très relevé et tout le monde veut gagner, c’est pourquoi je dis que ce sera très difficile. Mais, seules deux vont sortir et le Sénégal doit en faire partie. La Can c’est une épreuve très importante pour le continent. La pression on la vit toujours donc on est habitué et nous savons également que nous serons très attendus. Et le plus important c’est de sortir de cette phase de groupe. On doit donc tout faire pour se qualifier au second tour. Mais il faut retenir que tous les matches sont difficiles. On a joué deux matches de préparation concluants pour bien préparer ces matches qui vont arriver, on a pris beaucoup de confiance et on a essayé de jouer un bon football. Maintenant dimanche ce sera autre chose et on va essayer de faire bonne figure. Pour l’instant on est venu ici avec beaucoup de confiance, il faut continuer sur cette rampe ». 

Idrissa Gana Guèye (Milieu de terrain) : «On a hâte de commencer la compétition» 
« On a été bien accueilli ici par une communauté sénégalaise qui a prouvé qu’elle colle toujours à l’équipe. On est bien content de les avoir et surtout de les sentir derrière nous. C’est important pour la confiance. On est toujours excité de jouer cette Can parce que c’est important pour tous les joueurs africains, on rêve de jouer cette compétition. Pour le moment on s’est bien préparé cette semaine. Maintenant on a hâte de commencer la Can et il nous reste encore deux jours pour bien réfléchir sur la façon d’attaquer ce match contre la Tunisie. On se concentre sur notre équipe, c'est-à-dire qu’on travaille bien. La préparation s’est bien déroulée avec, à la clé deux victoires en amical et qui sont très importantes pour la confiance. Mais c’est différent des matches de la Can, donc il ne faut pas rester sur ces acquis-là. Il faut continuer à travailler surtout rester bien concentré pour la compétition. 

Recueillis par C. F. KEITA (envoyé spécial)

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:08

Abondance de biens ne nuit pas, dit l’adage. A condition, cependant, de savoir en user à bon escient, est-on tenté d’ajouter. L’équipe du Sénégal engagée dans la 31ème Can regorge de talents dans son entrejeu. Mais, tous ne partent pas à chances égales et parfois quelques réajustements sont nécessaires pour avoir le meilleur rendement dans ce secteur névralgique du jeu de toute équipe de football. C’est dire que le coach Aliou Cissé a ce qu’il lui faut. C’est à lui de trouver le juste milieu…

Animation du jeu : Le cas Kouly, Diamé en avance sur Pape Alioune Ndiaye
Pape Kouly Diop est un vrai cas en équipe nationale. Dans la Tanière depuis 2010, le joueur de l’Espanyol de Barcelone n’arrive toujours pas à s’imposer. Et ce n’est pas faute de talents, ni pour ses prestations, encore moins pour son comportement. Issu du centre de formation du Stades Rennais, en même temps que Moussa Sow, Pape Kouly a rarement été titulaire en équipe nationale, sous Amara Traoré et Alain Giresse. Même sous Aliou Cissé, sa convocation n’est venue qu’en mai 2016 après une absence de plus d’une année. Doté d’une bonne lecture de jeu et très à l’aise sur les balles arrêtées, Pape Kouly a su se parfaire pour s’adapter au moule de la Liga espagnole, réputée être un championnat très technique. Dans le jeu d’Aliou Cissé où l’absence d’un vrai milieu animateur du jeu pose souvent problème, Pape Kouly a une chance à saisir au cas où…
 
Ses concurrents dans ce poste ont aussi des arguments. Mohamed Diamé est sur les tablettes d’Aliou Cissé depuis Londres 2012. Le sélectionneur ne rate aucune occasion de faire référence à son bon comportement sur et en dehors des terrains. C’est dire que Momo Diamé a une certaine avance. Notamment sur l’ancien de Diambars, Pape Alioune Ndiaye qui, malgré de belles prestations dans le championnat turc et en Europa League, n’a toujours pas sa chance en équipe nationale.
 
Récupération/relance : Gana-Kouyaté : la belle patte d’une paire
Sur les pelouses de la Premier League, ils sont d’irréductibles adversaires. En équipe nationale, Idrissa Gana Gueye et Cheikhou Kouyaté forment une des paires de milieux défensifs les plus soudées. Sous Aliou Cissé, ils ont pratiquement joué tous les matchs de l’équipe nationale, surtout toute la campagne victorieuse de la phase éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations, devenant ainsi le noyau dur de l’équipe d’Aliou Cissé. Pour la Can gabonaise aussi, leurs places dans l’entrejeu sénégalais sont déjà acquises. Capitaine pour cette expédition gabonaise, Cheikhou Kouyaté a vu sa place en équipe nationale se solidifier au fil des années de présence. Depuis l’expédition londonienne de 2012 avec Aliou Cissé, Cheikhou a pris pied dans la Tanière dont il est capitaine. Son énorme progression en Premier League anglaise à West Ham y est pour quelque chose.

Tout comme son binôme Idrissa Gana, qui lui aussi était avec Aliou Cissé à Londres. Tous deux ont  participé à la belle épopée de l’équipe olympique en 2012 avec une place de quart-de-finaliste. Gana Gueye n’avait, en fait, pas pu montrer tous ses talents pour cause de blessure. Ce produit du centre de Diambars de Saly, dont il est l’un des portes drapeaux, a laissé forte impression dans les championnats où il est passé. Champion de France en 2011 avec Lille, il a continué son envol pour atterrir dans la rugueuse Premier League anglaise. D’abord à Aston Villa où, malgré la mauvaise passe de cette équipe, Gana s’est révélé au public anglais avec une adaptation réussie dans ce très difficile championnat. Aujourd’hui à Everton, l’autre équipe de la ville de Liverpool, Gana Gueye continue de confirmer ses statistiques de vrai milieu récupérateur/relanceur.

Cheikh Ndoye : L’étoffe d’un box to box anglais
La comparaison est osée. Mais venant d’une publication aussi réputée et crédible que le quotidien sportif L’Equipe, elle a de la valeur. Le journal français a osé une comparaison entre le jeu de Cheikh Ndoye et celui du milieu français du PSG Blaise Matuidi. L’Equipe en déduit que le milieu de terrain sénégalais d’Angers a réussi plus de passes que celui de l’équipe de France, titulaire indiscutable et cadre du PSG. C’est dire l’énorme progression de Cheikh Ndoye qui, pour sa première année dans la Ligue 1 française, a réussi à mettre tout le monde d’accord sur son abattage et surtout son apport pour le promu Angers. Une belle saison qui lui a permis de taper dans l’œil de beaucoup de clubs anglais attirés par sa taille et son style de jeu genre box to box, pouvant évoluer dans les deux compartiments du milieu de terrain, devant les défenseurs ou derrière les attaquants. En équipe nationale, ce n’est pas le même succès. Barré par la paire Gana-Kouyaté, il n’a toujours pas les faveurs d’Aliou Cissé, si ce ne sont pour quelques bouts de matchs comme remplaçant.  

Pape Niokhor Fall, ancien milieu des “Lions” : Gana-Kouyaté, « Ils ne doivent pas jouer éloigner l’un de l’autre ».
« Gana joue souvent très bas, parfois même trop bas par rapport à Kouyaté. Quand ils récupèrent le ballon pour le faire monter, il faut qu’ils soient proches l’un de l’autre, à peu près 5 à 6 mètres. Ce qui leur permettrait d’éliminer l’adversaire. S’ils sont éloignés ou très proches, un seul adversaire peut les marquer à la fois. Dans la phase défensive, Kouyaté est souvent trop haut. Si l’un d’eux monte pour défendre, l’autre doit venir à côté pour servir de couverture. Idem quand ils remontent le ballon. Si Gana récupère le ballon, la première personne qu’il doit voir devant lui doit être Cheikhou. Comme ils jouent ensemble depuis longtemps, c’est une paire qui doit s’adapter. Il ne faut pas attendre le début de la compétition pour travailler leurs automatismes. Ils doivent arriver avec, car ils sont la clé de voûte de l’équipe. Tout part d’eux et  tout revient à eux. Ils ont beaucoup de qualités. La preuve, dans leurs clubs respectifs, ce sont des patrons et participent énormément au jeu ».

Animation du jeu : « Pourquoi ne pas faire jouer Sadio Mané derrière l’attaquant de pointe ? »
« Le préposé à l’animation du jeu, Momo Diamé, joue milieu défensif dans son club. D’ailleurs, quand il venait la première fois en équipe nationale, c’était au poste de milieu défensif. Si aujourd’hui, on veut lui faire jouer le rôle d’animateur, cela peut poser problème. Ce n’est pas bon d’aller jusqu’à une compétition comme la Can pour faire jouer à Diamé un rôle qui n’est pas le sien. Pourquoi ne pas faire jouer ce rôle à Sadio Mané ? A Liverpool, il est placé sur les côtés. En sélection, on peut le faire porter ce rôle d’animateur derrière l’attaquant de pointe ».

Cheikh Ndoye, Pape Kouly Diop : « Qu’on fasse jouer à chacun son vrai rôle »
« Cheikh Ndoye est un milieu récupérateur. Mais des fois, il arrive que la situation du match impose qu’on le fasse jouer le rôle d’animateur comme la dernière fois contre l’Afrique du Sud. A Angers, Cheikh Ndoye est un patron. Mais le dernier mot revient à Aliou Cissé. C’est lui qui connaît son équipe, les états de forme des joueurs, pour savoir qui est le meilleur du moment. C’est le même cas pour Pape Kouly Diop. Ils ne peuvent pas tous jouer. Qu’on fasse jouer à chacun son vrai rôle parce que nous allons à une compétition où l’objectif est de dépasser le premier tour ».

Par Oumar NDIAYE

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:08

Elle fait partie de la gente féminine férue du ballon. Fatim Faye est d’ailleurs déléguée à la Ligue de Dakar depuis 1990. En cette veille de Coupe d’Afrique, elle demande aux “Lions” d’éviter les petites querelles pouvant impacter négativement leur prestation en terre gabonaise. Avec la qualité de ses joueurs, elle est convaincue que le Sénégal peut réussir un exploit inédit.

Même si elle n’a jamais pratiqué le football, Fatim Faye est une grande passionnée du sport roi. Déléguée à la Ligue de football de Dakar depuis 1990, elle a fait ses premières armes à l’Asc Hlm en 1985. Depuis, cette maman de deux garçons passe presque la quasi-totalité de son temps au stade. « C’est difficile de me trouver chez moi. Je passe tout mon temps au stade. Je m’occupe comme je peux, au travail et par passion, j’oublie même mon statut de femme », rigole-t-elle. En effet, Fatim Faye se sent à l’aise dans ce qu’elle fait. Le fait de travailler au milieu des hommes ne la dérange nullement. Au contraire, « c’est une source de motivation », dit-elle, vu son caractère un peu trempé. « Je n’ai aucun problème pour faire mon travail. Les hommes me respectent. Et puis le football n’est pas réservé exclusivement à eux. Je suis une battante et le football est avant tout ma passion ».

Fatim Faye s’est forcément prononcée sur la préparation des “Lions” pour la Can 2017. Selon elle, l’équipe nationale du Sénégal a été mise dans de très bonnes conditions de préparation, et c’est maintenant aux joueurs de se donner à fond pour représenter dignement le pays. « Il faut qu’ils évitent les petites querelles de borne fontaine. Ils en ont l’habitude lors des grandes compétitions et ça, on n’en a pas besoin. Il faut se concentrer sur l’essentiel afin de pouvoir gérer les matchs », conseille la déléguée de la Ligue régionale de Dakar. En plus, « tout le monde doit s’impliquer car le Sénégal peut réussir quelque chose au Gabon ». Fatim Faye se dit très satisfaite de la liste des “Lions” retenus pour la Can et trouve que le coach Aliou Cissé fait du bon travail jusqu’à présent. « Je le connais bien, et je sais que c’est un battant. J’ai confiance en lui et en ses qualités d’entraîneur. Qu’il continue de rester à l’écoute du peuple, c’est le seul conseil que je peux lui donner ». Concernant les pronostics, la déléguée de la Ligue de Dakar est de ceux qui disent que le Sénégal peut aller loin dans les compétitions. Son plus grand souhait en fait, c’est de voir l’équipe remporter la Can cette année. Pour son avenir dans le milieu du football, Fatim Faye compte se retirer très bientôt puisqu’elle commence à ressentir le poids de l’âge (50 ans). Même si elle n’exclut pas de venir, de temps en temps, suivre les matchs au stade, elle veut se consacrer entièrement à sa petite famille.

Absa NDONG

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:08

Trois jours après avoir dominé la Libye en match amical par 2 à 1, l’équipe nationale du Sénégal a remis ça ce mercredi. Elle a battu, pour l’occasion, le Congo sur la marque de 2 à 0 pour clôturer la préparation qu’elle effectuait dans ce pays depuis une semaine.

Un but de Diao Baldé Keita à la 19ème minute sur une ouverture de Sadio Mané et une autre réalisation de Pape Alioune Ndiaye en tout début de seconde période (46ème mn) bien servi par Mame Biram Diouf ont permis aux hommes de Aliou Cissé de battre le Congo au stade Kintélé de Brazzaville. Une victoire (2-0) du Sénégal pour boucler le camp des base des "Lions" sur la route de ‘‘Gabon 2017’’ ; après un peu moins d’une semaine de préparation. Ainsi, à quatre jours de leur première rencontre de la compétition qui doit les opposer dimanche aux "Aigles de Carthage" de la Tunisie, les "Lions" font le plein de confiance du moins, sur le plan des résultats. Car dans le jeu produit, plusieurs aspects sont à améliorer par les poulains d’Aliou Cissé. Puisque face à l’équipe locale du Congo (les expatriés n’étaient pas de la partie), les partenaires de Cheikhou Kouyaté pouvaient faire mieux que les deux buts marqués.

Dominateur sur l’ensemble de la partie, le Sénégal aurait pu l’emporter par un score plus lourd si ses attaquants avaient fait preuve de plus de réalisme. Car à la pointe de l’attaque, Mame Biram Diouf s’est signalé avec deux à trois ratés ; des buts qui pouvaient s’ajouter aux réalisations de l’attaquant de la Lazio de Rome et du milieu offensif de Osmanlispor, en Turquie. Des gestes qu’il ne faut surtout pas répéter face à des adversaires d’un autre calibre au Gabon. En particulier la Tunisie et l’Algérie qui sont plus redoutables que l’adversaire de ce mercredi même si elles ont connu des performances variées en préparation. La première contre laquelle le Sénégal va démarrer sa campagne gabonaise a battu l’Ouganda (2-1) le 4 janvier avant de chuter mardi (0-1) face à l’Egypte. L’Algérie qui sera le troisième adversaire des "Lions" dans cette Can a enchainé avec deux succès probants face à la Mauritanie. Une première victoire (3-1) a sanctionné leur face à face de samedi à Blida avant que les "Fennecs" n’étrillent (6-0) leurs adversaires qu’ils retrouvaient mardi au Ctn de Sidi Moussa. Le Zimbabwe a, pour sa part, contrarié le Cameroun qu’il a contraint au nul (1-1).

Ousseynou POUYE

Last modified on dimanche, 15 janvier 2017 11:09

Kara Mbodj et Kalidou Koulibaly, c’est depuis quelques temps la paire centrale – fétiche de l’équipe du Sénégal. Certains l’ont même baptisée « l’axe du bien » tant le duo a eu à bien faire le peu qu’il avait à faire. Mais, jusqu’ici, le Sénégal n’a pas croisé beaucoup de cadors pour tester la fiabilité de son axe central.

Entre le « Belge » d’Anderlecht, Kara Mbodj, et « l’Italien » du Napoli, Kalidou Koulibaly, cela semble la parfaite entente. Une belle complémentarité qui augure de belles choses. Sauf que, face à l’Afrique du Sud, en novembre dernier, en éliminatoires du Mondial « Russie 2018 », le duo avait quelque peu prêté le flanc. Ce qui avait fait sortir de ses gonds Roger Mendy, l’un des meilleurs liberos que le sol africain ait jamais portés. « On ne doit pas se permettre d’encaisser certains buts (…) C’est un défaut de communication de la défense qui est à l’origine du deuxième but » sud-africain (Le Soleil du 9 janvier 2017).

Des paires centrales célèbres, le Sénégal en a eues par le passé. Et celle composée de Roger Mendy et Racine Kane semble sortir du lot de ces trente dernières années. Le duo Diawara – Mangane, au plan de la morphologie, se rapprochait de l’actuelle paire, mais n’avait pas prospéré. Ce duo-ci est attendu à la Can gabonaise pour faire bien meilleure figure. Or, des inquiétudes pointent depuis quelques temps. Des soucis de santé ont perturbé la dernière phase de la préparation de Koulibaly et de Kara. Le premier a même concédé, avant le départ de l’équipe de Dakar pour Brazzaville où elle est en camp d’entraînement, qu’il « n’était pas à 100% de (ses) moyens ». Ce qui fait d’ailleurs qu’il n’a pas été aligné lors du match amical remporté dimanche dernier par les "Lions" face à la Libye (2 – 1). Quant à Kara Mbodj, bien que promu capitaine en l’absence de Kouyaté ménagé, il n’a pu disputer que la première mi-temps. Le coach a dû le sortir pour éviter tout pépin.

Seront-ils tous guéris et en pleine possession de leurs moyens physiques ? La question est d’autant plus pertinente que de l’état de leurs genoux et de leur corps, de manière générale, pourrait dépendre le sort des "Lions" à Franceville où ils évolueront dans le Groupe B. Car, le staff n’a pas beaucoup de solutions de rechange. Fallou Diagne n’a pas été retenu, Lamine Sané non plus. Il n’y a que Zargo Touré comme « spécialiste » au poste. Et il n’est pas très habitué à évoluer avec l’un ou l’autre des titulaires. Face à la Libye, d’ailleurs, le Lorientais avait fait tandem avec Kara en première mi-temps, avant de composer avec … Saliou Ciss en seconde période. L’ancien de Diambars, un latéral gauche de métier appelé à jouer les sapeurs-pompiers. Et l’on ne peut pas dire qu’il ait éteint des débuts d’incendie, lui et son compère de fortune de l’axe s’étant même rendus coupables de mésentente sur la réduction du score libyenne.

C’est vrai que Cheikhou Kouyaté, s’il était là, aurait pu se rappeler de ses heures de défenseur central. Mais le joueur de West Ham a, peut-être, perdu ses repères, puisque presque toujours aligné en milieu de terrain. Autant en club qu’en sélection. En plus, comme défenseur central, il serait plus proche du Brésilien … David Luis, extrêmement porté vers l’avant que de son compatriote Thiago Silva.

Or, il faut une certaine complémentarité, de bons repères et une réelle entente pour faire un duo de choc. Ce dont peuvent se prévaloir d’exhiber Kara et Koulibaly mis ensemble. Mais l’un d’eux avec un autre, ce n’est pas évident. Il reste donc à souhaiter qu’ils puissent être tout le temps alignés ensemble et chacun au meilleur de sa forme…

B. K. N.


Cheikh Sidy Ba,ancien défenseur central des "Lions" : « J’attends de les voir face à une forte adversité »
Avec Pape Malick Diop, Cheikh Sidy Bâ avait constitué l’axe central de l’équipe du Sénégal qui avait disputé et perdu le quart de finale de la Can 2000 à Lagos, face au Nigeria. S’il soutient aujourd’hui que « c’était une belle paire de défenseurs centraux », il la situe tout de même loin derrière la doublette Roger Mendy – Racine Kane qu’il considère comme « l’axe central sénégalais qui (l)’a le plus marqué ». Pour l’ancien joueur du Diaraf, une bonne paire centrale, « c’est avant tout de la complémentarité. L’un des deux doit être un peu plus stoppeur, plus dans les duels et l’autre un peu plus libero et donc plus technique pour assurer la couverture. Mais chacun doit pouvoir faire le boulot de l’autre ».
 
Ainsi, pour l’actuelle paire centrale Kara – Koulibaly, Cheikh Sidy Bâ estime qu’elle est dans cette configuration. Avec le premier plus physique et meilleur dans les duels et le second, technique, « calme et qui lit bien le jeu ». Seul bémol, il estime que le Napolitain « doit soigner sa relance ». Jusqu’ici, le duo s’en est plutôt bien sorti. Cependant, leur prédécesseur au poste, Cheikh S. Bâ, attend de voir. « Jusqu’ici, ils n’ont pas été confrontés à très forte adversité. On ne peut pas les juger face au Burundi, à la Namibie etc. J’attends de les voir face à des attaquants de très haut niveau », avertit-il. Pire, sa grosse inquiétude, c’est la blessure. Ou que l’un ou l’autre des titulaires de l’axe du bien qui a jusqu’ici bien tenu la baraque, se blesse. Ou n’est pas à 100% de ses moyens. « On sera alors obligé de colmater. Alors que le match amical contre la Libye a démontré qu’il n’y avait pas beaucoup de solutions de rechange ».
 
B. K. N.
Last modified on jeudi, 12 janvier 2017 16:07

Saphir Taïder ne participera à la Can 2017. Le milieu de terrain Algérien s'est blessé au genou mercredi 11 janvier à l'entraînement. Taïder a reçu un coup l'empêchant de faire le déplacement au Gabon. Sa fédération a confirmé l'information dans un communiqué mis en ligne sur son site. « A la fin de la séance d’entraînement de ce matin, Saphir Taïder qui avait déjà une vieille blessure au ménisque, a eu le genou bloqué sans contact avec l’un de ses coéquipiers. L’Irm passée l’après-midi a révélé un traumatisme du genou qui ne peut pas guérir dans l’immédiat », écrit la Fédération algérienne de football. « Après le rapport du staff médical, le staff technique de l’équipe nationale a décidé de libérer Saphir Taïder qui sera remplacé incessamment par un autre joueur. »

Last modified on jeudi, 12 janvier 2017 16:08

L’équipe nationale de football du Sénégal a battu ce mercredi à Brazzaville celle du Congo 2-0 en match amical de préparation de la CAN 2017 (14 janvier au 5 février).

Les buts sénégalais ont été marqués par Diao Keïta Baldé à la 18ème et Pape Alioune Ndiaye à la 47ème minute.

Dimanche dernier, pour leur premier match de préparation, les Lions avaient battu les Chevaliers du désert de la Libye 2-1 sur la même pelouse du stade de Kintélé à Brazzaville.

Le Sénégal démarre la CAN ce dimanche contre la Tunisie à Franceville.

Les deux autres matchs de poule opposeront respectivement le Sénégal au Zimbabwe (19 janvier) et le Sénégal à l’Algérie, le 23 janvier.

La CAN 2017 démarre ce samedi par le match Gabon-Guinée Bissau.

Source : APS

Last modified on mercredi, 11 janvier 2017 17:07

La Can Gabon 2017 s’est invitée à la cérémonie d’inauguration des travaux de réfection du stade Alassane Djigo.

En supporter numéro un, le chef de l’Etat a lancé un appel à l’union sacrée autour des "Lions de la Téranga".

Comme beaucoup, Macky Sall a dit son espoir de voir les poulains d’Aliou Cissé remporter leur premier trophée continental.

D. SARR

Last modified on mercredi, 11 janvier 2017 13:28

Presque tous les spécialistes vous le diront : le poste de gardien de but est trop important voire névralgique pour qu’on y instaure une sorte de dualité. Pour eux, il faut toujours un n°1 et une ou deux doublures pour éviter tout stress au titulaire. Mais, tous ne sont pas du même avis.

Khadim Ndiaye, titulaire dans la cage des "Lions", dimanche dernier en amical à Libreville, face à la Libye lors du premier match de préparation à la CAN 2017. Et qui, en début de deuxième mi-temps, a même hérité du brassard lorsque le capitaine du jour, Kara Mbodji, a été rappelé sur le banc, alors que quelqu’un comme Moussa Sow aurait bien pu prétendre à cet honneur. Tout cela pour dire quoi ? Simplement que l’ancien portier de la Linguère de Saint-Louis fait partie des « cadres » de cette équipe du Sénégal. Il est vrai que les hommes de coach Cissé avaient évolué sans leurs « Anglais » ménagés après une fin d’année menée tambours battants avec leur club.

L’actuel gardien de but du Horoya Club de Guinée avait d’ailleurs été le choix n°1 lors de la Can 2012 co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Son ancien mentor à la Linguère, alors sélectionneur national, Amara Traoré, l’avait retenu parmi les 3 pressentis dans les cages sénégalaises. Absent de la précédente édition en 2015 en Guinée équatoriale, Khadim Ndiaye revient donc au premier plan. Au premier plan ? Pas sûr tout de même puisqu’il devrait être la doublure d’Abdoulaye Diallo. Depuis qu’il est arrivé à la tête de la Tanière, en effet, le coach Aliou Cissé a fait du portier de Rizespor (Turquie) son gardien n°1. Sans qu’on n’ait quoique ce soit à reprocher à ce dernier. Lors des éliminatoires à cette Can, il a toujours sorti son épingle du jeu ; même si, au vu de la faible qualité de l’opposition, il faut attendre de le voir à l’œuvre face à des adversaires plus huppés pour se faire une réelle idée de ce qu’il vaut.

Khadim Ndiaye aussi, notamment à Bujumbura, lors de l’avant-dernière journée, face au Burundi. En réalité, l’ex-portier de la Linguère n’a pratiquement jamais déçu en sélection nationale. Ce qui aurait pu en faire le n°1 ou un autre n°1, comme il est arrivé à certains techniciens d’en décider ainsi. C’est-à-dire de décider de ne pas décider. De faire jouer la concurrence à fond, même si pour d’autres entraîneurs, c’est le meilleur moyen de pourrir la cage d’une équipe. Ainsi, par exemple, pour la Can 1990 en Algérie, Claude Le Roy avait choisi de laisser son deuxième gardien de but … Ousmane Sy à Dakar pour se déplacer avec Cheikh Seck alors titulaire et Madické Mbaye 3ème gardien.

Quid alors de Pape Seydou Ndiaye, le portier de Niary Tally, retenu sur la liste de coach Cissé comme remplaçant du remplaçant ? Tout simplement que, à l’image de Kalidou Cissokho à la Can 2002 au Mali, il risque de ne jamais descendre sur les pelouses gabonaises. Pourtant, le seul joueur de la liste des 22 Sénégalais issu du championnat local n’est pas manchot, non plus. Et aurait bien pu prétendre à une place de titulaire … s’il n’était pas local. Egalement un peu à l’instar d’Ismaïla Sarr, déjà très performant avec Génération Foot et l’équipe nationale des – 23 ans ; mais qui avait dû attendre de devenir pro au Fc Metz pour être appelé chez les A. Pape Seydou Ndiaye, capitaine de l’équipe nationale U23 médaillée d’or aux Jeux africains de 2015 à Brazzaville, avait démontré à cette occasion comme journée après journée en L1 avec son club, qu’il avait le niveau pour évoluer dans n’importe quelle cage.

Mais le choix revient au coach et à son préparateur des gardiens de but, Tony Sylva qui connaît bien la chanson pour l’avoir merveilleusement entonnée sur tous les terrains d’Afrique et même sur la scène mondiale. Et ils ont décidé de la hiérarchie. Apparemment, la hiérarchisation dans la cage des "Lions" n’est pas prête de bouger. Au moins aussi longtemps que le titulaire au poste, Abdoulaye Diallo n’aura pas épuisé son immense crédit auprès des techniciens de la Tanière.

B. K. N.

Cheikh Seck Goal

L’ANALYSE DE CHEIKH SECK, ANCIEN PORTIER DES "LIONS" : « PARFOIS, IL FAUT UNE CERTAINE CONCURRENCE… »
Il est le gardien de but le plus capé de l’histoire récente du foot sénégalais. C’est également lui qui a disputé le plus grand nombre de Can : 4 au total. Cheikh Seck sait donc parfaitement à quel point « ce poste est stratégique ». Toujours comme titulaire dans la cage des "Lions". Des doublures, il en a donc connu pas mal avec Mamadou Salla, Khadim Faye, Pape Waly Ndiaye en Can, voire Samba Fall lors de matches éliminatoires. Tous ont évolué sous son ombre d’indéracinable gardien de but. « Les choses étaient claires dans la tête de tout le monde », se rappelle aujourd’hui l’ancien portier du Diaraf qui a également joué en Tunisie, à l’Espérance de Tunis notamment.

La dualité, Cheikh Seck l’a aussi vécue ! C’était lors de la Can 1990 en Algérie. « Cette année-là, Ousmane Sy était considéré par le coach d’alors, Claude Le Roy, comme un concurrent. Alors pour ne pas créer de tension, il avait choisi de se déplacer sans Sy », évoque-t-il. Si bien que pour le match de classement face à la Zambie, c’est le 3ème portier, Madické Mbaye qui avait gardé les cages sénégalaises. Même s’il n’a à proprement parler pas réellement souffert de la dualité en équipe nationale, Cheikh Seck n’en estime pas moins que « parfois, il faut de la concurrence pour empêcher que le titulaire se croit intouchable ». Pour les 3 gardiens de but que le coach sénégalais Aliou Cissé va déplacer à la Can gabonaise, l’ancien spécialiste du poste est d’avis que « la différence n’est pas énorme ». Il pense même que le staff devrait faire jouer la concurrence entre Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye et Pape Sedydou Ndiaye et donner à chacun sa chance. « Ils sont de niveau sensiblement égal et chacun peut prétendre au poste de titulaire », soutient-il.

B. K. N.

Après une entrée réussie dans leur préparation face à la Libye (2-1) dimanche dernier, les "Lions" croisent, cet après-midi, les Congolais à domicile pour un second match amical. Une dernière répétition générale avant les choses sérieuses dimanche prochain contre les "Aigles de Carthage" de la Tunisie à Franceville. Face à une sélection des "Diables Rouges", certes pas qualifiée pour la présente édition de la Can, les "Lions" d’Aliou Cissé peuvent s’attendre à une bonne réaction des locaux qui préparent les éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018.

Depuis bientôt une semaine, Aliou Cissé et son équipe peaufinent leur préparation dans ce pays voisin du Gabon. Et contrairement au premier match, certains titulaires devraient engager le match de cet après-midi (16h30) contre le Congo programmé au stade Kintelé. Pour rappel, plusieurs titulaires étaient, en effet, épargnés lors de ce premier match disputés sur la pelouse du même stade. Moussa Sow titularisé d’entrée et notamment Ismaïla Sarr se sont signalés lors de ce premier test. Et particulièrement le second, auteur du second but et d’une passe décisive, et homme du match. Le jeune Messin, est vraiment entré par la grande porte de la "Tanière" où il bouscule déjà les anciens dont certains doutent à l’instant.

A. SAMBOU

Last modified on mercredi, 11 janvier 2017 13:25


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