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CAN 2017

CAN 2017 (278)

L’Algérie et le Zimbabwe, deux adversaires du Sénégal pour les matchs de poules de la Can 2017 (14 janvier-5 février), ont réalisé de belles performances lors des derniers matchs de préparation joués hier. Les Algériens ont préféré jouer à domicile, au Centre technique national de Sidi Moussa, où ils ont étrillé la Mauritanie (6-0), selon les médias locaux, informe l’agence de presse sénégalaise. Le score était nul et vierge à la pause.

En seconde période, la Mauritanie a encaissé six buts marqués par les stars de la ligne d’attaque des "Fennecs" : Slimani (doublé), Mahrez (doublé), Brahimi et Soudani.

Les joueurs algériens auront quartier libre aujourd’hui. Demain, ils s’envolent pour le Gabon. Le Zimbabwe a réussi à tenir en échec le Cameroun (1-1), au stade omnisports de Yaoundé.

Malgré une arrivée perturbée par des primes impayées, l’équipe zimbabwéenne a ouvert le score avec un but de Ndoro à la 14e minute, selon des médias camerounais.

Les "Lions Indomptables" ont égalisé par un penalty de Moukandjo.

Le Sénégal va entamer la Can avec un match contre la Tunisie, le 15 janvier.

Quatre jours après, ils seront opposés au Zimbabwe, le 19 janvier. Le 23, les "Lions" vont terminer les matchs de poules par une rencontre avec les "Fennecs" d’Algérie.

Last modified on mercredi, 11 janvier 2017 13:21

Professeur d’Education physique et sportive, Mme Fall Anta Thiam fait partie des premières femmes à opter pour le football à l’Inseps… C’était en 1998. Elle a, depuis, fait un riche parcours.

Elle avait intégré la Ligue de Dakar en 1989 et faisait partie de la commission sportive de l’organisation de la Can 1992. En fait, c’est en 1975 que Mme Fall a commencé à jouer au football dans son quartier avec les hommes. « Je n’étais pas dans un club, parce qu’à l’époque, le football ne se conjuguait qu’au masculin. Je le pratiquais par passion, avec mes camarades de quartier. J’étais une bonne joueuse même si je n’avais aucun avenir dans cette discipline ». Consciente qu’elle pouvait s’épanouir dans une autre discipline, Anta Thiam avait finalement décidé de se lancer dans l’athlétisme, avant d’être championne du Sénégal de saut en hauteur en 1977. Malgré ce succès, elle n’a jamais laissé tomber son coup de cœur, le football. A preuve, elle a piloté une division du football féminin pendant 10 ans, de 2000 à 2010. Folle de football, le professeur d’Education physique et sportive suit naturellement de très près l’équipe nationale de football du Sénégal qui prépare actuellement la Can 2017 au Gabon.

Très confiante, elle espère, cette fois, une belle prestation des “Lions”. « Pour vous parler franchement, j’avais eu une grosse déception lors des deux dernières Can. J’avais essayé d’analyser la situation pour y voir plus clair et je crois qu’il y avait plusieurs facteurs en jeu ». De l’avis de l’experte, l’équipe nationale a toujours eu de bons joueurs et des individualités extraordinaires, seulement les choses clochaient au niveau de l’esprit de groupe qui fait partie des forces de la sélection actuelle. Mais « cette fois-ci, nous avons une équipe très jeune, qui a de bonnes individualités et un bon état d’esprit. Les joueurs sont là pour la patrie et non les primes. Nous avons également un entraîneur et une équipe disciplinés », se rassure-t-elle.

Cependant, Anta Thiam dit à qui veut l’entendre qu’il ne faut pas mettre trop de pression sur les joueurs, car cela peut peser sur leur mental. « Ils peuvent se qualifier au deuxième tour, et même aller en finale ; mais il faut être patient avec eux ». Cependant, le match qui inquiète un peu Mme Fall est celui contre la Tunisie. D’après elle, ce n’est que le premier match mais c’est une finale avant la lettre. « Les Tunisiens ont un football ambigu. Ils trichent beaucoup et savent tuer le match. Ce sera très compliqué de les affronter et de contourner leur jeu, mais je fais confiance à l’équipe et au coach ». Pour les autres adversaires du Sénégal dans la poule B, Anta Thiam dit être rassurée, ni l’Algérie, ni le Zimbabwe ne peuvent faire le poids face aux “Lions”.

Absa NDONG

Les phases finales de Can se suivent et se ressemblent presque toutes pour le Sénégal. De 1965 à aujourd’hui, les "Lions" ont participé à treize phases finales de Can et n’ont disputé qu’une finale en 2002. Depuis, le Onze national peine à se hisser à ce niveau. L’édition de 2017 au Gabon est celle de tous les défis. Le Sénégal tentera une nouvelle fois de faire honneur à son statut de n°1 du continent, même s’il n’a encore rien remporté. Les joueurs d’Aliou Cissé sont très attendus au Gabon et devront faire encore mieux pour décrocher le titre continental afin de permettre à toute une Nation de goûter enfin aux joies d’une consécration.

49 matchs joués, 16 victoires, 11 nuls et 22 défaites. C’est le bilan de l’équipe nationale du Sénégal en 13 phases finales de Can. Au cours de ces rencontres, l’équipe a inscrit 55 buts et en a pris 50. Un bilan loin d’être reluisant, mais qui ne reflète véritablement pas le potentiel sénégalais, tant l’équipe a toujours disposé de joueurs talentueux. De 1965 à 2015, ils ont été nombreux à avoir marqué le football continental, voire mondial. Sans pour autant inscrire le nom du Sénégal au palmarès. L’idylle du Sénégal avec la grande messe du football continental a démarré en 1965 en Tunisie et qui s’est poursuivie en 1968 en Éthiopie. Il s’en suivra une longue période de léthargie, avant de voir le Sénégal revenir sur la scène continentale. C’était en 1986, en Égypte. Avec la génération des Jules François Bocandé, Thierno Youm, Oumar Guèye Sène, Boubacar Sarr Locotte, Roger Mendy, Amadou Diop, Pape Fall, l’espoir était revenu au galop, surtout après le hold-up (1-0) en match d’ouverture face aux "Pharaons", puis le succès (3-0) face au Mozambique. Mais ce bel élan a vite été brisé par la Côte d’Ivoire de Abdoulaye Traoré qui privait le Sénégal d’un quart de finale historique. L’Égypte, battue en ouverture par les "Lions", remporte finalement cette Can en battant le Cameroun.

Une demi-finale en 1990
La Can 1990, en Algérie, marque un nouveau départ pour le Sénégal qui n’était pas de la fête au Maroc, deux ans plus tôt. Après un nul d’entrée face au Kenya (0-0), les "Lions" domptent ceux du Cameroun, avant de concéder le nul contre la Zambie. Ils accèdent ainsi pour la première fois de leur histoire en demi-finale. Face au pays organisateur, Jules François Bocandé et sa bande passent à côté d’une qualification historique en finale. Les "Fennecs", déterminés à remporter le titre sur leurs terres, mettent toute leur énergie dans ce match et s’imposent 2-1. Le Sénégal perdra même la petite finale face à la Zambie.

Contrairement à l’Égypte (1959 et 1986), l’Éthiopie (1962), le Ghana (1963 et1978), le Soudan (1970, le Nigeria (1980), l’Algérie (1990), l’Afrique du Sud (1996) et la Tunisie (2004), le Sénégal n’a pas profité de l’organisation de la Can à domicile pour remporter « son » trophée en 1992. Sous la houlette de Claude Le Roy, l’équipe chute d’entrée face au Nigeria, mais se relance en dominant le Kenya. Contre toute attente, le Sénégal perd la fameuse bataille des lions en quart de finale face au Cameroun. Une cruelle désillusion pour tout un peuple qui a vu son rêve s’écrouler en 90 minutes. La Can de 1994 en Tunisie ne sourira pas aux "Lions" qui vont aussi rater celles de 1996 et 1998. 
 
Une embellie en 2002 et c’est tout !
L’année 2000 ouvre une nouvelle ère. La Can co-organisée par le Ghana et le Nigeria permet de découvrir un Sénégal nouveau, avec des joueurs talentueux qui avaient pour nom Henri Camara, Salif Keïta, Pape Sarr, Khalilou Fadiga, Pape Malick Diop, Omar Daf, Moussa Ndiaye. Ces "Lions" ont marqué les esprits en démontrant d’indéniables qualités et en produisant du beau jeu. Cette équipe conduite par l’Allemand Peter Schnittger échoue en quart de finale, face au Nigeria, mais va offrir au Sénégal, deux ans plus tard, sa première qualification à une phase finale de Coupe du monde. L’arrivée des Tony Sylva, Salif Diao, Pape Bouba Diop, El Hadji Diouf, Aliou Cissé et autres va renforcer l’équipe à la Can 2002 au Mali. Après avoir survolé la poule qu’ils partageaient avec l’Égypte, la Zambie et la Tunisie, les "Lions", sous la houlette de Bruno Metsu, écartent ensuite en quart et en demi-finale la Rd Congo (2-0) et le Nigeria (2-1 AP). Diouf et sa bande écrivent l’histoire en s’offrant une finale historique face au Cameroun, qui, depuis la Can de 1984, en Côte d’Ivoire, n’a raté que la seule édition de 1994. Le Sénégal s’incline malheureusement aux tirs au but. Un gâchis ! Lors de l’édition de 2004, en Tunisie, le Sénégal, dirigé par Guy Stephan, ne fait pas aussi bien qu’au Mali. Le rêve des "Lions" s’arrête en quart de finale face au pays hôte. 
 
Pas de deuxième tour depuis 2006
En 2006, soit vingt ans après son exploit au Caire, le Sénégal retrouve encore l’Égypte. Les "Lions" ont frôlé la catastrophe. Dans une poule composée du Nigeria, du Ghana et du Zimbabwe, le Sénégal passe in extremis avec une seule victoire et deux défaites. Les "Lions" vont se qualifier in extremis pour les quarts de finale avec seulement trois points. Face à la Guinée, ils joueront leur chance à fond et s’imposeront logiquement sur le score de 3-2. En demi-finale contre l’Égypte, les "Lions" feront honneur à leur maillot en se défendant bec et ongles, mais seront éliminés après leur défaite (1-2). Ils ne feront pas mieux guère mieux en match de classement, face au Nigeria.

La malédiction se poursuit au Ghana, en 2008. La participation sénégalaise est désastreuse. Le bilan est lamentable : deux matchs nuls contre la Tunisie (2-2) et contre l’Afrique du Sud (1-1) et une défaite contre l’Angola (1-3), avec à la clef la démission en pleine compétition de l’entraîneur, le Franco-Polonais Henry Kasperczak. C’était la première fois depuis 1986 que le Sénégal ne franchissait pas les phases de poule. Cette 26e édition a sonné le glas de la génération dorée des El Hadji Diouf, Khalilou Fadiga, Salif Diao et Henri Camara, qui avait conduit le Sénégal en finale de la Can 2002 et en quarts de finale de la Coupe du monde de la même année en Corée et au Japon. Le Sénégal a été privé de Can en 2010, en Angola. Cette absence a favorisé la reconstruction de l’équipe nationale, avec l’émergence de joueurs talentueux, qui, sous la houlette d’Amara Traoré, ont laissé une bonne impression lors des phases éliminatoires. Le retour de l’équipe en 2012, au Gabon et en Guinée équatoriale, était porteur d’espoir, mais l’expédition a été catastrophique. Favoris sur le papier, en l’absence des cadors comme l’Égypte, le Cameroun, le Nigeria, ils en sortirent pourtant avec trois défaites en trois matchs sur le même score de 2-1. C’était la pire Can de l’histoire du Sénégal ! L’arrivée du Français Alain Giresse aux commandes ne va rien changer. La Can 2015 en Guinée équatoriale ne sourit pas plus aux "Lions" qui n’ont même vu les quarts de finale. Sadio Mané et ses coéquipiers quittent la compétition par la petite porte après leur défaite (0-2) face à l’Algérie.

Samba Oumar FALL

Matches du Sénégal en Can :
1965 (Tunis, Tunisie) : Sénégal / Tunisie 0-0 ; Sénégal / Ethiopie 5-1 ; Côte d'Ivoire / Sénégal 1-0 
1968 (Addis-Abeba, Ethiopie) : Ghana / Sénégal 2-2 ; Sénégal / Congo Brazzaville 2-1 ; Congo Kinshasa / Sénégal 2-1 
1986 (Caire-Alexandrie, Egypte) : Sénégal / Egypte 1-0 ; Sénégal / Mozambique 2-0 ; Côte d'Ivoire / Sénégal 1-0 
1990 (Alger-Annaba, Algérie) : Sénégal / Kenya 0-0 ; Sénégal / Cameroun 2-0 ; Zambie / Sénégal 0-0 ½ finale : Algérie / Sénégal 2-1 3ème place : Zambie / Sénégal 1-0 
1992 (Dakar-Ziguinchor, Sénégal) : Nigeria / Sénégal 2-1 ; Sénégal / Kenya 3-0 ; ¼ de finale : Cameroun / Sénégal 1-0 
1994 (Tunis-Sousse, Tunisie) : Sénégal / Guinée 2-1 ; Ghana / Sénégal 1-0 ¼ de finale : Zambie / Sénégal 1-0
2000 (Accra-Kumasi, Ghana ; Lagos-Kano, Nigeria) : Sénégal / Burkina 3-1 ; Egypte / Sénégal 1-0 ; Zambie / Sénégal 2-2 ¼ de finale : Nigeria / Sénégal 2-1 ap 
2002 (Bamako-Kayes-Mopti-Ségou-Sikasso, Mali) : Egypte / Sénégal 0-1 ; Sénégal / Zambie 1-0 ; Sénégal / Tunisie 0-0 ¼ de finale : Sénégal / Rd Congo 2-0 ½ finale Sénégal / Nigeria 2-1 ap Finale Cameroun / Sénégal 0-0 (3tab2) 
2004 (Tunis-Bizerte-Monastir-Sfax-Sousse, Tunisie) : Sénégal / Burkina 0-0 ; Sénégal / Kenya 3-0 ; Sénégal / Mali 1-1 ¼ de finale : Tunisie / Sénégal 1-0 
2006 (Alexandrie, Egypte, Port Saïd) : Zimbabwe / Sénégal 0-2 ; Ghana / Sénégal 1-0 ; Sénégal / Nigeria 1-2 ¼ de finale : Sénégal / Guinée 3-2 ; ½ finale : Sénégal / Egypte 1-2 ; 3ème place : Sénégal / Nigeria 0-1 
2008 (Ghana) : Tunisie-Sénégal 2-2 ; Sénégal-Angola 1-3 ; Sénégal-Afrique du Sud 1-1
2012 (Gabon-Guinée équatoriale) : Sénégal-Zambie 1-2 ; Guinée équatoriale-Sénégal 2-1 ; Libye-Sénégal 2-1
2015 (Guinée équatoriale) : Ghana-Sénégal 1-2 ; Afrique du Sud-Sénégal 1-1 ; Sénégal-Algérie 0-2 

La mascotte Samba s'est retrouvée bien seule au guichet hier au premier jour de la vente au public des billets de la Coupe d'Afrique des Nations de football (Can-2017) au Gabon, en attendant les vrais clients. A un mois du coup d'envoi, le comité d'organisation (Cocan) a marqué l'ouverture officielle de la billetterie par une opération de communication autour de la mascotte aux allures de panthère qui a symboliquement retiré son billet pour le match d'ouverture Gabon-Guinée Bissau, le samedi 14 janvier à Libreville.

Mais les vrais clients étaient aux abonnés absents dans cette perception du quartier de Nzeng Ayong, tout comme dans un autre centre des impôts de la capitale visité par l'Afp. "Ce n'est qu'un lancement", affirme le responsable vente du Cocan, Patrick-Renaud Loemba. "On sait qu'à partir de janvier, cela va se bousculer, donc on a préféré lancer (la vente) un mois plus tôt pour que les gens puissent acquérir dans la tranquillité leur billet".

Le Cocan compte écouler au total 513.000 billets pour 32 matches avec une politique tarifaire plus "attractive" qu'en 2012 quand le Gabon avait co-organisé la Can avec son voisin la Guinée-Equatoriale. "Vous avez une première catégorie à 20.000 FCfa et une troisième catégorie à partir de 500 FCfa", détaille M. Loemba. Les billets à 500 FCfa ouvriront par exemple les portes du stade de l'Amitié à Libreville pour Tunisie-Zimbabwe le 23 janvier tandis que les billets pour la finale dans ce même stade le dimanche 5 février pourront monter jusqu'à 40.000 FCfa.

AFP

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:43

La ministre gabonaise des Sports Nicole Asselé a assuré que les quatre stades de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN-2017) étaient "prêts", hier, à moins d'un mois du coup d'envoi le 14 janvier à Libreville. "Les élections c'est du passé", a ajouté Mme Asselé interrogée par l'Afp sur le climat politique tendu dans le pays-hôte de la CAN-2017 où l'opposant Jean Ping conteste la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

"Les quatre stades sont prêts, Libreville, Franceville, Oyem et Port-Gentil", a déclaré Mme Asselé, qui avait récemment exprimé des "inquiétudes" sur la nouvelle enceinte d'Oyem (nord). "Ce n'étaient pas des inquiétudes sur le stade, mais quant à la livraison des espaces extérieurs. La société m'a assuré qu'à la fin du mois les parkings seront tous prêts", a-t-elle détaillé sur Oyem qui va recevoir le Maroc, la Côte d'Ivoire, la Rd Congo et le Togo.

La ministre a également accompagné en fin de semaine dernière le président Bongo dans le nouveau stade de Port-Gentil où le "petit souci de pelouse" appartient au passé selon elle. "Les élections c'est du passé. Je ne pense pas élection aujourd'hui. Je pense fête du football", a-t-elle dit alors qu'un opposant de la société civile a appelé au boycott de la CAN-2017. Réaction: "C'est dommage.

Le linge sale se lave en famille". "Pour les Panthères, chaque match sera une finale pour nous permettre d'arriver à la finale", a-t-elle enfin dit au sujet de l'équipe nationale entraînée par l'Espagnol José Antonio Camacho. "Je leur demande seulement d'avoir une âme, d'être patriote et de jouer avec la volonté". Le Gabon jouera le match d'ouverture le 14 janvier contre la Guinée-Bissau. La finale aura lieu le 5 février.

AFP

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:42

La Tunisie débutera sa préparation pour la CAN-2017 par un stage et deux matches amicaux en Espagne, avant de viser comme "objectif clair" une qualification en quarts de finale au sein d'un groupe "très difficile", a indiqué hier le sélectionneur Henryk Kasperczak. Pensionnaire du groupe B, les Aigles de Carthage débuteront la CAN au Gabon (14 janvier-5 février) par un choc le 15 janvier face au Sénégal, puis devront se frotter à l'Algérie (le 19) et au Zimbabwe (le 23). "C'est un groupe très difficile, mais nous avons clairement nos chances. En football, il ne faut pas voir trop loin: notre premier objectif est clair, c'est les quarts de finale", a déclaré Kasperczak, qui a dévoilé une pré-liste de 41 joueurs pour la CAN-2017.

Pour se donner toutes les chances, le technicien franco-polonais a prévu "une longue préparation": en Espagne à partir du 26 décembre, où deux matches amicaux sont programmés contre la Catalogne (28 décembre à Gérone) et le Pays Basque (le 30 à Bilbao), puis en Tunisie où la sélection affrontera l'Ouganda (4 janvier), match à l'issue duquel la liste finale des 23 pour la CAN devra être communiquée.

La sélection tunisienne, qui reste sur dix matches sans défaite, disputera alors une ultime rencontre de préparation face à l'Égypte, le 8 janvier au Caire, avant de s'envoler pour le Gabon depuis Tunis le 11. Parmi les fers de lance des Aigles de Carthage, le défenseur Aymen Abdennour (Valence CF) sera présent dès le stage en Espagne, au contraire de l'attaquant Wahbi Khazri (Sunderland) qui rejoindra la sélection par la suite.

AFP

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:41

Le sélectionneur du Zimbabwe, Kalisto Pasuwa, a dévoilé une première liste de 31 joueurs en vue de la CAN 2017, qui verra les Warriors faire leur retour après onze ans d’absence et affronter l’Algérie, la Tunisie et le Sénégal. Neuf joueurs de PSL sud-africaine y figurent, parmi lesquels la star offensive de l’équipe, Khama Billiat.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:40

En perspective de la prochaine phase finale de la coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017, le sélectionneur des « Eperviers », la sélection nationale du Togo, Claude Leroy, a porté son choix sur Dakar pour mettre en jambes ses poulains à travers un stage fermé de 12 jours à compter du 1er janvier 2017.

Entre Claude Leroy, ancien sélectionneur des « Lions » et des « Diables rouges » du Congo et le Sénégal, les relations sont profondes. Annoncée pour mardi dernier, c’est finalement hier que la pré-liste du sélectionneur des « Eperviers », Claude Leroy, pour la CAN 2017 a été dévoilée. La majorité des joueurs ayant disputé les éliminatoires est bien présente et reflète un certain mélange entre la vieille garde (Adébayor, Agassa, Romao, Bossou, Mamah Gaffar) et la jeune génération montante (Ihlas Bebou, Atchou Franco, Nukafou Victor, Hakim Ouro Sama). C’est ainsi que Douhadji Joseph (Rivers United/Nigeria), après une sélection sous l’ère Tom Saintfiet, revient en sélection. Nukafu Victor (D2/Togo) après une belle prestation au tournoi de l’Uemoa est également intégré au groupe et constitue la surprise. Mlapa Péniel qui a récemment eu l’aval de la Fifa pour jouer avec le Togo ne sera finalement pas présent au Gabon.

Son club, Bochum (D2/Allemagne), lui aurait interdit d'aller à la Can. En outre, si la première date retenue pour le stage des « Eperviers » était du 25 au 1er janvier 2017, le nouveau coach des « Eperviers » du Togo et ses joueurs débuteront en fin de compte à Dakar la préparation pour la Coupe d’Afrique des nations Gabon 2017. Ce sera un stage bloqué de 12 jours qui débutera le 1er janvier prochain avec, au programme, un match amical contre une sélection locale le 10 janvier 2017. Ce, pour se donner toutes les chances avec les 23 joueurs sur les 25 de la pré-liste qui ont participé au stage qui seront retenus au finish, de défendre dignement les couleurs nationales du Togo. Par la suite, les « Eperviers » rallieront le Gabon où ils affronteront l’équipe de Côte d’Ivoire pour leur première sortie durant cette compétition continentale qui se tiendra du 14 au 5 février 2017.

M. L. DIEYE

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:39

Maroc : Belhanda n’y sera pas

23 Déc 2016
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A peine Hervé Renard le sélectionneur français du Maroc a-t-il publié hier une présélection de 26 joueurs pour la prochaine Can qu’il doit faire face à un forfait de taille. Son milieu offensif de Nice (L1 française) Younes Belhanda, indisponible "quatre à six semaines" à cause d'une fracture à un orteil, ne sera certainement pas du voyage au Gabon. Belhanda s’est blessé avant-hier lors du match nul en championnat contre Bordeaux (0-0). Renard qui disait hier seulement de son joueur qu’il était « leader de la Ligue 1 avec Nice et rayonne avec l’OGCN », va devoir donc faire sans lui.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:38

Le sélectionneur de l’Algérie, Georges Leekens, a convoqué 31 joueurs pour la préparation de la Can 2017. Adam Ounas figure dans la liste, au contraire de Sofiane Hanni. Dans le secteur défensif, Mehdi Tahrat fait les frais du retour de Ramy Bensebaini, écarté cet automne. Les éternels remplaçants Liassine Cadamuro et Djamel Mesbah sont encore là, alors que les deux derniers joueurs à avoir occupé le poste de latéral droit, à savoir Mehdi Zeffane et Mohamed Ziti, se voient préférer le revenant Mohamed Rabie Meftah (Usm Alger). Outre Ryad Boudebouz, récemment opéré du genou et absent pour plusieurs semaines, on relève dans le secteur offensif l’absence de Sofiane Hanni, désigné la saison dernière Soulier d’ébène de Jupiler League et passé avec succès cet été de Malines à Anderlecht (6 buts et 5 passes décisives en 19 matchs de Championnat cette saison). Rappelé en dernière minute avant le match au Nigeria suite au forfait d’Adam Ounas, le joueur formé à Nantes fait cette fois les frais de la présence du Bordelais. Deux autres binationaux en réussite dans le Championnat belge ont en revanche eu les faveurs de Georges Leekens : Ishak Belfodil (Standard Liège) et Driss Saadi (Courtrai), auteurs respectivement de 5 et 10 buts depuis le début de la saison. Yassine Benzia, récemment revenu en grâce à Lille, est lui aussi retenu.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:37

Entre Diafra Sakho et la Can de foot, cela tend à être une affaire de rendez-vous manqué. Volontairement ou pas. On se souvient que pour l’édition passée en 2015 en Guinée équatoriale, l’attaquant de West Ham (Premier League anglaise) avait prétexté d’une blessure pour ne pas répondre à l’appel de la Tanière alors managée par Alain Giresse. Et voici que pour la toute prochaine, au Gabon (du 14 janvier au 5 février 2017), le partenaire en club du capitaine des « Lions » Cheikhou Kouyaté, vient de se faire opérer du dos. « Il sera absent six à huit semaines. Bien sûr, cela le privera de la Coupe d’Afrique des Nations », a annoncé hier son entraineur Slaven Bilic.

Pas sûr d’ailleurs que l’ancien buteur du Fc Metz fût parti pour faire partie des 23 joueurs que le coach des « Lions », Aliou Cissé, retiendra pour aller disputer la Can. Car, très souvent blessé, il n’est plus apparu en équipe nationale depuis plus d’un an. Même en club, Diafra Sakho (26 ans) n’a fait que deux apparitions cette saison en Premier League. C’était assurément bien peu. En plus, en attaque, les prétendants se bousculent. Rappelons que dans le groupe B de cette Can 2017 basée à Franceville, le Sénégal affrontera la Tunisie (le 15 janvier), le Zimbabwe (le 19) et l'Algérie (le 23).

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:36

Le sélectionneur du Ghana, l'Israélien Avram Grant a publié hier une pré-liste de 26 joueurs en vue de la Can-2017, prévue du 14 janvier au 5 février au Gabon. Les principaux cadres sont bien présents, les frères André et Jordan Ayew, Asamoah Gyan, Mubarak Wakaso, John Boye, Jonathan Mensah et Christian Atsu le meilleur joueur de la Can-2015.  De nouveaux visages figurent également sur la liste, notamment Ebenezer Ofori (Aik Stockholm/Sue) et Joseph Larweh Attamah (Basaksehir/Tur)

Les Black Stars ont entamé hier un stage de préparation à Al Aïn (Emirats arabes unis). Ils rejoindront le Gabon le 13 janvier. Le Ghana, finaliste en 2015 évoluera dans le groupe D avec l'Egypte, le Mali et l'Ouganda.

Les 26 Ghanéens 
Gardiens de buts: Razak Braimah (Cordoba/Esp), Adam Kwarasey (Rosenborg/Nor), Richard Ofori (Wa All Stars/Gha)
Défenseurs : Harrison Afful (Columbus Crew/EU), Andy Yiadom (Barnsley/Ang), Baba Rahman (Schalke 04/All), Frank Acheampong (Anderlecht/Bel), John Boye (Sivasspor/Tur), Jonathan Mensah (Anzhi/Rus), Daniel Amartey (Leicester City/Ang), Edwin Gyimah (Orlando Pirates/Rsa). Milieux : Emmanuel Agyemang-Badu (Udinese/Ita), Afriyie Acquah (Torino/Ita), Thomas Partey (Atletico Madrid/Esp), Mubarak Wakaso (Panathinaikos/Gre), Christian Atsu (Newcastle/Ang), Ebenezer Ofori (Aik Stockholm/Sue), Samuel Tetteh (Leifering/Aut), Joseph Larweh Attamah (Basaksehir/Tur). Attaquants : Asamoah Gyan (Al Ahli/Uae), Jordan Ayew (Aston Villa/Ang), Abdul-Majeed Waris (Lorient/Fra), André Ayew (West Ham/Ang), Ebenezer Assifuah (Sion/Sui), Bernard Tekpetey (Schalke 04/All), Raphael Dwamena (Austria Lustenau/Aut)

AFP

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:36

La conférence de presse tenue hier était au départ destinée à communiquer la liste des 23 Fennecs pour la Can 2017. Celle-ci ayant été divulguée samedi, Georges Leekens le sélectionneur est plutôt revenu sur ses choix, principalement ceux d’écarter Sofiane Feghouli et Carl Medjani pour la phase finale au Gabon. « Il s’agit de deux joueurs de talent, ça fait mal au cœur de les écarter, mais il fallait faire des choix. Si Feghouli ne joue pas, je vais voir son entraîneur à West Ham (Slaven Bilic, ndlr), que je connais, pour trouver une solution », a indiqué Georges Leekens, avant d’aborder le cas de Carl Medjani, autre cadre à faire les frais de ses choix. « C’est un joueur polyvalent, je l’ai appelé en premier, il est disponible pour nous en cas de défection », a expliqué Leekens, également interrogé à propos de la non-convocation de l’attaquant du Standard Liège Ishak Belfodil. « Ce joueur a un problème mental, ce qui justifie ma décision de ne pas le retenir », a répondu le sélectionneur, qui a insisté sur l’importance de gagner le premier match (face au Zimbabwe le 15 janvier).

« Mental » : un maître mot pour Georges Leekens, qui s’est félicité de l’arrivée de Madjid Bougherra dans le staff technique des Fennecs, suite à sa toute récente retraite. « J’ai vu Bougherra il y a deux semaines, je lui ai demandé ce qu’il voulait faire, c’est là que l’idée m’est venue, a précisé le technicien belge. Bougherra peut apporter beaucoup sur le plan mental lors de cette Can. Il va apprendre son futur métier avec nous. Il met toujours l’équipe avant sa personne, ce sera son rôle avant, pendant et peut-être après le tournoi. » Les Verts ont entamé, hier, un stage préparatoire au Centre technique national de Sidi Moussa (Alger) qui s’étalera jusqu’au 12 janvier, jour de départ pour le Gabon, et sera ponctué de deux rencontres amicales face à la Mauritanie. Pour rappel, l’Algérie évoluera dans le groupe B de la Can 2017, domicilié à Franceville, en compagnie du Sénégal, de la Tunisie et du Zimbabwe.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:35

Au Sénégal depuis le 1er janvier 2017, l’équipe nationale du Togo a démarré hier sa préparation en direction de la Can 2017 à l’Institut Diambars de Saly-Portudal. Pour ce regroupement, Claude Le Roy a convoqué 25 joueurs, dont certains cadres comme Emmanuel Adebayor.

Les Éperviers du Togo ont choisi le Sénégal pour bien préparer leur Can. Le sélectionneur Claude Le Roy et ses hommes ont débarqué dimanche et ont pris hier le chemin de l’Institut Diambars pour leurs premiers galops d’entraînement. Deux séances étaient au menu des joueurs visiblement décontractés. Pour ce stage, Le Roy a misé sur 25 joueurs dont Emmanuel Adebayor, Agassa Kossi, Alaixys Romao, Matthieu Dossevi. Des joueurs évoluant dans le championnat local participent également à ce regroupement. Ce stage constitue pour le technicien français une opportunité de tester certains joueurs, avant la publication de la liste finale des 23 joueurs qui défendront les couleurs du Togo qui dispute son premier match le 16 janvier contre la Côte d’Ivoire avant d’affronter le Maroc et la Rd Congo dans le Groupe C basé à Oyem.

Après la première séance de la matinée, la seconde s’est déroulée dans l’après-midi dans une excellente ambiance. Elle a été axée sur les volets technique et physique. Les joueurs ont ainsi exécuté des séquences de passes pour créer des automatismes et améliorer la conservation du ballon. Un jeu d'opposition était aussi au menu.

À l’issue de cette séance, l’emblématique capitaine de l’équipe, Emmanuel Adebayor, a salué l’état d’esprit qui règne présentement dans le groupe. Selon l’attaquant vedette de cette équipe, le moral est bon et la motivation est générale. « Nous avons des échéances très importantes, donc nous devons bien nous concentrer sur notre boulot. Une Can, ce n’est pas une petite compétition. Ce ne sera donc pas très facile, mais nous nous surpasserons pour ne pas décevoir le peuple togolais », a laissé entendre Adebayor. Selon lui, l’équipe va continuer à travailler dans la sérénité pour être prêt le jour J.

Annoncé au Sporting Club de Bastia, l’ancien buteur de Tottenham dément avoir signé tout contrat avec le club corse.

S. O. FALL

Rd Congo : Afobe préfère rester à Bournemouth
Buteur contre Swansea samedi, attaquant de pointe de Bournemouth, Benik Afobe ne rejoindra pas la Rd Congo pour participer à la Can. L'ancien joueur d'Arsenal, qui a été international Espoirs anglais, faisait pourtant partie de la pré-liste de 31 joueurs, mais il a préféré consolider sa place chez les Cherries.

Ouganda : 26 Cranes en stage à Tunis
Pour son retour en phase finale de la Can 39 ans après sa dernière participation, l’Ouganda fait les choses minutieusement. Pour le dernier volet de son programme de préparation, le sélectionneur Micho Sredojevic a retenu 26 joueurs. Ces heureux élus sont arrivés dimanche à Tunis, où ils ont eu droit à leur première séance d’entraînement. Ce rassemblement final sera notamment ponctué d’un match amical face à la Tunisie, mercredi. Pour rappel, l’Ouganda évoluera dans le groupe D de la Can 2017, logé à Port-Gentil, face à l’Egypte, au Ghana et au Mali.


Côte d’Ivoire : Un budget de 3,9 milliards de FCfa !
Le Sénégal a prévu un budget de 1,8 milliard de FCfa pour ses Lions à la prochaine Can. La Côte d’Ivoire a décidé de claquer au moins deux fois plus. « C’est un budget de 3,9 milliards de FCfa qui prend en compte la préparation et la participation à la Can », a annoncé le ministre des Sports et Loisirs, Albert François Amichia. Soit une hausse de 400 millions de FCfa par rapport à 2015.

On rappelle que la Côte d’Ivoire est championne d’Afrique en titre et sera logée dans le Groupe C d’Oyem aux côtés du Togo, du Maroc et de la Rd Congo. Pour l’Etat ivoirien, il s’agit de faire en sorte que « l’équipe puisse se déplacer dans de meilleures conditions ». Avec un tel budget, il a raison de soutenir qu’« il n’y a pas de souci ». « L’Etat respectera ses engagements (…) afin que l’équipe nationale se déplace pour défendre son titre.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:34

La Radiodiffusion télévision nationale (Rts) n’est pas prête à se laisser gruger par ceux qui n’ont pas eu de droits de diffusion et qui s’approchent des entreprises pour de la publicité. En effet, dans un communiqué qui nous est parvenu hier, la Rts de préciser qu’elle est « détentrice exclusive des droits de diffusion de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2017 ». A cet effet, elle rappelle aux entreprises et au public que « toute diffusion no autorisée sur la place publique ou à des fins commerciales expose son auteur à des poursuites et au paiement de dommages et intérêts pour le préjudice subi ».

L’on se rappelle qu’à l’occasion d’un forum de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar) tenu en fin septembre-début novembre, à Dakar, les directeurs généraux des organes membres de cette institution sont montés au créneau pour demander une revue à la baisse des droits de retransmission de la Can.

Selon eux, la décision d’augmenter les tarifs des droits télé (à près d’un milliard de FCfa) aurait été prise unilatéralement par le français Lagardère. Ce prix serait « 6 fois plus élevé que celui de la diffusion des matchs de la Coupe du monde ». A l’issue du conclave de Dakar, un mémorandum avait même été adopté par les parties prenantes. Autant dire que la Rts qui a casqué fort pour offrir à ses téléspectateurs la possibilité de suivre tous les matches de la Can du début à la fin, veut-elle rentabiliser ses dépenses. La Coupe d’Afrique des nations qui se déroulera au Gabon du 14 janvier au 5 février.

D. MANE

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:33

La 31e édition de la Can s’ouvre le 14 janvier 2017 au Gabon. De la première édition en 1957 à aujourd’hui, 30 phases finales ont été disputées. Au total, 14 nations ont réussi à inscrire leur nom au palmarès. L’Égypte a confirmé son hégémonie dans cet événement sportif majeur du continent africain avec 7 titres, tandis que le Ghana et le Cameroun sont montés à quatre reprises sur la plus haute marche du podium. Nous poursuivons aujourd’hui notre tour d’Afrique des têtes couronnées.
1992 et 2015 

Côte d’Ivoire, deux titres aux dépens du Ghana
Dans l’histoire de la Can, huit éditions sur trente ont été scellées à l’épreuve des tirs au but. Et la Côte d’Ivoire en a disputé quatre avec deux victoires et autant de défaites. La particularité, c’est que les Éléphants ont remporté leurs deux titres contre le même adversaire : le Ghana. En 1992, au Sénégal, les Ivoiriens ont réussi à écrire leur histoire en réussissant un parcours digne d’un champion. Les Éléphants ont sorti le tenant du titre, l’Algérie (3-0), avant de se qualifier en demi-finale grâce à leur victoire sur la Zambie de Kalusha Bwalya. Les Ivoiriens se payeront le Cameroun, grâce à leur gardien de but, Alain Gouamené, qui a réussi de belles parades lors de la séance des tirs au but. En finale, face aux Black Stars du Ghana, les Ivoiriens ont encore une fois dû leur salut à leur incontournable gardien qui s’est encore illustré en arrêtant encore des tirs au but (11-10).Puis presque plus rien. Jusqu’en 2015, en Guinée équatoriale, où l’histoire s’est répétée. Après deux finales perdues aux tirs au but (2006 et 2012) également, la génération dorée des Éléphants, sans son légendaire joueur, Didier Drogba, a mis fin à la malédiction qui la poursuivait depuis… 23 ans. Comme en 1992, les Ivoiriens ont encore battu le Ghana aux tirs au but (9-8). Copa Barry, à l’image d’Alain Gouaméné, a été très décisif alors qu’il n’était même pas le gardien titulaire, mais il était écrit que c’était Copa Barry et non Sylvain Gbohouo qui porterait la Côte d’Ivoire sur ses épaules. L’Ivoirien Barry a stoppé le tir de son homologue Razak Braimah, et a réussi le sien. Cette victoire permet aussi à Hervé Renard d’entrer dans l’histoire, en remportant sa deuxième Coupe d’Afrique avec deux pays différents, après son succès en 2012 avec la Zambie aux tirs au but face à cette même équipe ivoirienne.

1980, 1994 et 2013 : Le Nigeria au pied du podium avec trois étoiles
Le retour de la Can aux années impaires a bien profité au Nigeria qui a remporté sa 3e couronne de champion d’Afrique en 2013, en Afrique du Sud. Les Super Eagles ont battu en finale le Burkina Faso (1-0), privant ainsi les Étalons d’un premier sacre continental. Les deux équipes s’étaient déjà croisées en phase de poules (1-1). Cette troisième victoire en Can, la deuxième pour le coach Stephen Keshi, qui avait déjà été sacré en tant que joueur en 1994, permet au Nigeria et à son capitaine emblématique, Joseph Yobo, de mettre fin à une très longue traversée du désert. En effet, son premier titre, le Nigeria l’avait remporté en 1980 sur ses terres. À domicile, les Green Eagles avaient dominé leur groupe, avant de marcher respectivement en demi-finale et en finale sur le Maroc (1-0) et l’Algérie (3-0). Après ce sacre, les Nigérians ont dû patienter jusqu’en 1994, en Tunisie, pour renouer avec le succès. Après l’élimination des Aigles de Carthage dès le premier tour, la voie du sacre était toute ouverte pour le Nigeria avec sa kyrielle de stars. Avec des joueurs au summum de leur talent à l’image d’Amunike, Amokachi, Oliseh, Okocha, Keshi et autres Yekini, le Nigeria va signer un retour fulgurant au premier plan. Après avoir écarté la Côte d’Ivoire, les Nigérians conduits par Rashidi Yékini, se sont imposés en finale (2-1) face à la Zambie de Kalusha Bwalya, qui avait réussi sa reconstruction après le crash de l’avion qui avait décimé l’équipe en 1993.

1976, 1990 et 2004 : Maroc, Algérie et Tunisie entrent dans l’histoire
En 1976, en Éthiopie, la Can est disputée sous forme d’un mini championnat avec deux poules de quatre équipes chacune. Les deux équipes premières au classement se qualifient au second tour et s’affrontent et celle ayant récolté le plus de points remporte le trophée. Les Lions de l’Atlas ont donc du batailler bec et ongles pour arracher ce trophée tant convoité. Un nul face au Soudan (2-2) et deux victoires sur le Zaïre (1-0) et le Nigeria (3-1) propulsent Faras et sa bande au second tour. En dominant tour à tour l’Égypte (2-1), favori de l’épreuve, et le Nigeria (2-1), les Lions de l’Atlas ont tracé le chemin de leur succès, confirmé par le nul (1-1) lors du dernier match contre la Guinée qui avait aussi besoin de victoire pour s’assoir sur le trône de l’Afrique. L’Algérie, elle, avait faim de victoire et a profité de l’organisation de la Can sur ses terres en 1990 pour atteindre son objectif. Les Fennecs ont réussi un sans-faute en phase de poule, corrigeant le grand Nigeria (5-1), puis la Côte d’Ivoire (3-0) avant d’apprivoiser l’Égypte (2-0). Tombeur du Sénégal en demi-finale (2-1), l’Algérie de Rabah Madjer croisa en finale le Nigeria. Okechukwu et ses coéquipiers vont cette fois limiter les dégâts. L’unique but de Chérif Oudjani a suffi à l’équipe algérienne pour remporter la 17e édition de la Can et son premier titre de champion. Après deux échecs en finale (1965 et 1996) et une humiliation à domicile en 1994, (elle avait été éliminée au premier tour par le Mali), la Tunisie a profité du retour de la compétition sur ses terres pour marquer l’histoire. Les Aigles de Carthage ont dominé leur poule, avant de sortir le Sénégal (1-0) en quart de finale et le Nigeria après une énorme débauche d’énergie en demi, aux tirs au but. En finale face au Maroc qui disposait de la meilleure attaque et de la meilleure défense de la compétition et qui visait un deuxième titre, les Tunisiens alors entrainés par Roger Lemerre, s’étaient imposés (2-1) pour rejoindre leurs voisins nord-africains, Maroc et Algérie, au palmarès.

(A Suivre)

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:32

Pour une première séance d’entraînement, les Lions y sont allés mollo-mollo, hier, au stade L.S. Senghor. Décrassage, échauffement, travail d’ateliers. Puis jeu avec ballon accompagné de redoublement de passes et de combinaisons. Il n’y a donc pas eu d’opposition grand format. Peut-être parce qu’hier, pour lancer leur marche vers la phase finale de la Can de foot (Gabon du 14 janvier au 5 février 2017), les Lions n’étaient pas encore au complet. Coach Aliou Cissé et son staff (Régis Boart, Omar Daff et Tony Sylva) ont dû se contenter d’une séance légère. En effet, les joueurs évoluant dans le championnat anglais (Boxing Day oblige) manquaient à l’appel en plus des « Italiens » Diao Baldé Keïta et Kalidou Koulibaly.

Ainsi, ils étaient une quinzaine à se plier à cette première séance d’une série qui va les conduire jusqu’à la phase finale dans une dizaine de jours au Gabon. Hier, donc sur le terrain central du stade Léopold Sédar Senghor et devant une foule de supporters, les Lions ont déroulé le travail comme il fallait. Sérieux, application et rigueur ont entouré cette séance dirigée pendant presque deux heures d’horloge par le coach Aliou Cissé. C’est dire que l’équipe sénégalaise a entamé cette préparation avec l’esprit branché sur la phase finale. Avec la conscience de devoir plus et mieux lors de ses deux dernières présences, en 2012 et en 2015, où elle s’était fait éliminer dès le premier tour. Après avoir pourtant effectué un excellent parcours dans les éliminatoires… Les joueurs eux-mêmes ne cessent de le répéter : « Les leçons du passé ont été bien retenues. Nous devons être prêts à 100% pour entamer cette compétition car nous avons beaucoup appris des autres éditions », dixit le défenseur central Serigne Modou Kara qui était des expéditions de 2012 et 2015. C’est dire que les Lions sont pressés d’y arriver, d’affronter des adversaires qu’ils connaissent déjà. Comme l’a souligné le milieu défensif Cheikh Ndoye à l’issue de la séance d’entraînement : « La compétition est très importante et nous avons un objectif à atteindre. Nous avons accompli la première étape qu’étaient les éliminatoires. Maintenant, l’état d’esprit va changer car c’est une autre compétition qui nous attend », a-t-il dit, le visage dégoulinant de sueur après la rude séance physique (tours de terrain).

A son avis, c’est un rêve pour tout joueur de disputer une phase finale de Can et il faudra y aller jusqu’au bout. Selon lui, il n’y a pas de favoris dans cette Can, il faut simplement respecter tous ses adversaires et jouer à fond tous les matches. « Mentalement et physiquement, nous sommes prêts », a-t-il souligné. Et pour corroborer ses dires, son coéquipier Serigne Modou Kara d’ajouter que les Lions ont eu la chance d’avoir un entraîneur de la trempe d’Aliou Cissé. « Il a beaucoup changé l’équipe, dans sa manière de jouer, dans sa manière de prendre l’adversaire et de savoir gérer une situation, fût-elle chaude. C’est un coach qui connaît bien la haute compétition et il insiste beaucoup sur la discipline et il nous demande toujours d’être prêts à 100% au moment d’aborder un match », confesse le défenseur central des Lions.

Aujourd’hui, le groupe reprendra le chemin des entraînements avec toujours la même détermination et le même sérieux pour déboucher sur la Can.

Pendant ce temps, Sadio Mané…
Alors que ses partenaires de l’équipe nationale débutaient hier à Dakar leur regroupement en direction de la prochaine Can, Sadio Mané se pliait à une dernière corvée avant de retrouver la Tanière. Pour la 20ème journée de la Premier League, il se déplaçait avec son club, Liverpool, chez les Black Cats de Sunderland. Comme à son habitude depuis qu’il est passé chez les Reds, cette saison, l’ailier sénégalais a été très actif. Il aurait même mérité le titre d’Homme du match. En effet, après avoir donné l’avantage à son équipe (2 – 1 à la 72ème mn, son 9ème but en championnat) sur une passe involontaire de son compatriote et adversaire du jour Papy Djilobodji, Sadio Mané a provoqué en fin de partie le penalty qui a permis à Sunderland de décrocher le point du nul. Il peut désormais mettre le cap sur Dakar et rejoindre la Tanière qui compte beaucoup sur lui et sa forme éclatante du moment.

C. F. KEITA

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:30

Pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des Nations, la sélection de la Guinée-Bissau connaît déjà des difficultés. Le gouvernement a du souci pour regrouper le fonds nécessaire pour les préparatifs de son équipe nationale à l’extérieur.

La qualification après les éliminatoires est une chose, les préparatifs avant la compétition en est une autre, disent souvent les observateurs. La sélection de la Guinée-Bissau n’a pas les moyens financiers pour une bonne préparation en vue de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 2017. Le gouvernement a fait savoir à la Fédération qu’il passe des moments difficiles et serait pas en mesure de boucler le budget alloué pour le regroupement. Conséquence, les « Djurtus » (Les Lycaons) n’ont pu faire le déplacement pour le stage et depuis décembre, ils sont obligés d’organiser des séances à domicile. Les matchs amicaux prévus contre le Gabon et le Cameroun sont mis entre parenthèses. Autre malheureuse nouvelle, certains joueurs évoluant à l’étranger et convoqués pour la messe continentale ont refusé de rejoindre la crue locale. Une compétition qui débute mal pour les Bissau Guinéens.

Africa Top Sports

Cameroun : Choupo-Moting ne viendra pas
Après avoir essuyé les refus de Matip (Liverpool) et Nyom (WBA), le Cameroun a enregistré un nouveau forfait pour la CAN. En effet, Eric Choupo-Moting vient d'annoncer qu'il préférait rester dans son club de Schalke 04.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:28

Convoqué avec 30 autres joueurs pour un premier stage de préparation à la Can 2017, l’attaquant-vedette du Zimbabwe, Khama Billiat, a joué avec la patience des instances de son pays. Le fer de lance des Mamelodi Sundowns s’est finalement présenté au regroupement des Warriors lundi, rapporte TimesLive. A temps pour être inclus dans la liste des 23 que le sélectionneur Callisto Pasuwa communiquera d’ici à demain. Fatigué après l’exténuante saison vécue avec son club sud-africain, le vainqueur de la Ligue des Champions africaine s’était vu recommander quelques jours de repos après son retour du Mondial des Clubs au Japon. Le « break » s’est donc quelque peu éternisé.

Des soucis financiers et logistiques dans la préparation
A une dizaine de jours du démarrage de la Can 2017 de football, on ne peut pas dire que les Brave Warriors du Zimbabwe se préparent dans les meilleures conditions. Pour des raisons de logistique et financières, ça part dans tous les sens. Ainsi, les joueurs ont refusé de loger au Centre technique de la fédération locale sous prétexte qu’il n’était pas aux normes et standards requis. Aussi, ont-ils été transférés dans un hôtel de Harare, la capitale, par l’Union nationale des footballeurs du Zimbabwe. Ils n’étaient cependant pas au bout de leurs mauvaises surprises puisqu’ils n’ont pas pu accéder au terrain du stade national pour une dette de … 60 dollars (moins de 30.000 FCfa). Ils ont dû se rabattre sur le terrain d’un lycée des environs.

Au sein de l’équipe des Brave Warriors, on a du mal à s’expliquer comment une dette de moins de 30.000 FCfa a pu être contractée. En fait, au chapitre des sponsors, une société de téléphonie mobile avait annoncé, il y a deux semaines, une somme de 250.000 dollars (plus de 125.000 FCfa) pour cette campagne.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:26

Fidèle au rendez-vous depuis plus de trois décennies, Claude Le Roy sera encore de la partie au Gabon. Le « Sorcier blanc » connaîtra ainsi sa neuvième CAN. Un record absolu. Mais le technicien français, qui a eu à diriger le Cameroun, le Sénégal, la RD Congo à deux reprises, le Ghana, le Congo-Brazzaville et qui coache actuellement le Togo, espère mettre un terme à sa carrière en 2019, au Cameroun. Là où tout a démarré. Mais cela passe d’abord par une qualification des Eperviers.

L’une des attractions de cette 31e CAN sera sans aucun doute Claude Le Roy. Le technicien français, aux commandes de l’équipe du Togo, va participer à sa neuvième CAN. Le Roy n’est certes pas l’entraineur le plus titré d’Afrique, mais peut se targuer de détenir le record de participation à une phase finale de CAN. Celle qui se tiendra au Gabon sera sa neuvième, soit plus que le pays organisateur qui en compte 7, les « Eperviers » du Togo (8 participations), l’Ouganda (6 participations), le Zimbabwe (3 participations) ou encore la Guinée Bissau (1 participation). Cette prouesse résulte du fait que depuis 1985, les nations africaines ont fait appel à son expertise. D’abord le Cameroun (1985-1988), le Sénégal (1989-1992), la RD Congo (2004-2006, puis 2011-2013), le Ghana (2006-2008), le Congo-Brazzaville (2013-2015) et le Togo (2017).

Le secret de sa longévité
De secret, Claude Le Roy n’en a point. « J’aime le football à la folie, je suis passionné par le football. Je suis aussi passionné par l’Afrique. J’aime ce continent ». La réussite, selon lui, c’est beaucoup de travail, beaucoup d’exigence. « Les choses ne sont plus les mêmes qu’il y a trente ans. Les joueurs ont besoin de sentir un entraineur qui se remet souvent en question, qui se réactualise tout le temps, qui est à l’écoute de ce qui se fait de mieux, mais aussi qui a un bon discours. Les joueurs ne sont plus les mêmes, le niveau n’est plus le même, le background n’est plus le même, de même que leur cursus individuel », a expliqué le coach. « Dans ce métier, si l’on pense qu’on est arrivé, on est mort. Il faut toujours considérer que le match le plus important c’est le prochain », soutient-il. Mais toute cette réussite s’explique, selon le technicien, par la chance, le travail et aussi la rigueur tout en étant en avance sur les autres. « Quand on donne l’exemple soi-même, on a la chance à la fin d’arriver à une 9e CAN. C’est une chose à laquelle je n’aurai jamais pensé quand j’ai commencé la première expérience il y a 31 ans, mais ça se terminera en 2019 ce sera je l’espère la dixième et dernière. Ce sera un compte rond », a noté Le Roy. Une fin de carrière pour le « Sorcier blanc » qui tirera peut-être sa révérence au Cameroun, là où tout a démarré. « La CAN au Cameroun c’est dans deux ans. Ça parait très court, mais dans la carrière d’un entraineur, c’est une éternité », a estimé Le Roy. Et la chance qu’il a, a-t-il assuré, c’est d’être toujours là, présent sur un terrain, en forme, heureux de diriger des joueurs, d’être avec un staff pétri de qualité. Pour Claude Le Roy, retourner travailler là où il avait démarré constitue la plus grande fierté de sa carrière.

Nommé sélectionneur du Togo en remplacement du Belge Tom Saintfiet, l’expérimenté entraîneur français devra relancer durant les trois prochaines années cette sélection qualifiée à cette messe continentale grâce à sa place de meilleur deuxième. Mais Claude Le Roy se veut clair. Dans son contrat, la CAN 2017 n’était pas incluse.

Pas d’équipe à craindre dans le groupe C
Le « Sorcier blanc » devait préparer les Éperviers qui restaient sur un échec en 2015, pour la CAN 2019 prévue au Cameroun. « On a pu se qualifier pour cette CAN. On va essayer de jouer à fond dans un groupe où les trois autres peuvent être champions d’Afrique. La RD Congo, c’est l’une des meilleures équipes avec le Sénégal, l’Algérie, la Cote d’Ivoire et le Maroc. La Cote d’Ivoire c’est le champion d’Afrique, tandis que le Maroc a réussi à mettre en place deux équipes de haut niveau. On est donc les tout petits de ce groupe. On va essayer d’être les empêcheurs de tourner rond », a laissé entendre Claude Le Roy.

Pour le technicien, il n’y a pas d’équipe à craindre dans ce groupe et donc pas le tout premier match, le 16 janvier à Oyem face à la Côte d’Ivoire, championne en titre. « On dit souvent que si on rate son premier match, c’est la fin de tout, ce qui n’est pas forcément vrai. On a vu des champions d’Afrique qui ont perdu leur premier match. Mais c’est bien quand même de réussir le premier match. C’est bon pour le mental de l’équipe », a relevé Le Roy qui ne se fixe d’autre objectif de « montrer la qualité comme je l’ai toujours fait lors des phases finales de CAN dont certaines ont été victorieuses, d’autres presque victorieuses, d’autres décevantes en résultat, mais pas en qualité ». Celle de Dakar en 1992 fait partie des plus grandes déceptions de Le Roy. « On a fait deux super matchs qu’on a perdus contre Nigéria et le Cameroun qui étaient des géants à l’époque. On aurait pu gagner ces deux matches, comme le Sénégal aurait même pu gagner la CAN 90, en Algérie », a indiqué Le Roy. Pour lui, le football n’est pas une science exacte. Le plus important à ses yeux, c’est toujours essayer de développer un football de qualité. Et c’est ce que le Togo va chercher à faire.

Au souvenir de Sénégal 1992
En huit participations en phase finale de CAN, Claude Le Roy a eu un palmarès respectable. Finaliste en 1986 avec le Cameroun, vainqueur de la CAN 1988 avec le Cameroun, demi-finaliste en 1990 avec le Sénégal, demi-finaliste en 2008 avec le Ghana. Mais son unique succès avec le Cameroun en 1988, au Maroc, n’a pas le plus marqué le technicien. « Ce n’est pas parce qu’on a gagné le trophée continental que cette CAN là m’a le plus marqué », a-t-il soutenu. « J’ai toujours gardé comme grande tristesse cette élimination avec le Sénégal en quart de finale. Je sais qu’on avait une équipe magnifique, très structurée. Sur une balle de contre en fin de match on prend un but. On fait un match d’ouverture contre le Nigeria, qui est sans doute l’un des plus beaux matchs que j’ai vus en Coupe d’Afrique. Le Nigeria n’est pas en finale, ce qui est une surprise parce que c’était probablement les deux meilleures équipes cette année-là », a expliqué le technicien.

Tout cela, a soutenu Le Roy, entre dans la vie d’une CAN. « Il faut se rappeler qu’en ce moment-là, il y avait douze qualifiés. Avant, il n’y en avait que huit. Pour arriver en Algérie à huit qualifiés seulement, il fallait au dernier tour sortir la Tunisie qui était un des grands favoris. On avait fait deux énormes matchs contre la Tunisie pour nous qualifier pour Algérie 90 », se rappelle le technicien nostalgique. Avec Claude Le Roy, le Ghana a fini troisième de sa CAN à domicile en 2008 en battant le Maroc, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, la Guinée. « On peut penser qu’on a battu toutes ces équipes, mais cela n’a pas fait de nous des champions d’Afrique. On a fini troisième. On a fait un parcours d’une qualité technique incroyable, mais cela ne suffit pas. Il faut un coup de chance qui permet de négocier un match bien compliqué et ça n’a pas été le cas avec le Ghana », a relevé Le Roy.

Repères
1986 : Une finale perdue avec Cameroun : Lors de cette CAN organisée en Égypte, la première de Claude Le Roy, le Cameroun atteint la finale. Les Lions indomptables s’inclinent aux tirs au but face aux Pharaons.

1988 : Titre continental avec les Lions indomptables : La CAN 1988, au Maroc, a été celle de la consécration pour Claude Le Roy. Les Lions indomptables génération dorée, avec des joueurs-cadres comme Roger Milla, Emmanuel Kundé, Louis Paul Mfédé ou encore le gardien de but Thomas Nkono deviennent champions d’Afrique devant le Nigéria (1-0).
1990 : Une demi-finale avec le Sénégal : Après le Cameroun, Claude Le Roy prend les destinées du Sénégal. Il parvient à propulser l’équipe pour la première fois de son histoire en demi-finales. Les Lions perdent devant le pays organisateur, l’Algérie (1 – 2), qui va inscrire son nom au palmarès des vainqueurs du trophée. Le Sénégal perd la petite finale face à la Zambie.
1992 : Rien qu’un quart de finale avec le Sénégal : Pour la première CAN sur « ses » terres, Claude Le Roy et ses joueurs étaient très attendus. Le Sénégal est éliminé en quart de finale par une équipe du Cameroun plus réaliste.

2006 : Un quart de finale pour la RD Congo : De retour en Afrique, Claude Le Roy prend les rennes de la RD Congo. Les Léopards s’extirpent de leur groupe, mais tombent devant l’Égypte, futur vainqueur de l’épreuve.

2008 : Finaliste avec le Ghana : Sur les terres ghanéennes, Claude Le Roy ne parvint pas à mener les Black Stars vers un cinquième sacre. Le Ghana qui a dominé la Guinée, la Namibie et le Maroc en match de groupe, sort le Nigeria en quart avant de s’incliner face au Cameroun en demi-finales. Claude Le Roy et son équipe terminent néanmoins sur le podium après une victoire sur la Cote d’ivoire lors de la petite finale.

2013 : Pas de second tour pour la RD Congo : En 2011, Claude Le Roy reprend les commandes de la RD Congo qu’il avait réussi à qualifier à la CAN de 2013, en Afrique du Sud. Pour cette 29ème édition, le Français n’a pas trouvé la formule magique. L’équipe est éliminée au premier tour après trois matchs nuls face au Ghana, Niger et Mali.

2015 : Un petit quart avec le Congo : Avec Claude Le Roy, le Congo réussit l’exploit de sortir leader de son groupe. Mais les « Diables rouges » vont perdre en quarts de finale le derby face aux « Léopards ».

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:25

La 31e édition de la Can s’ouvre le 14 janvier 2017 au Gabon. De la première édition en 1957 à aujourd’hui, 30 phases finales ont été disputées. Au total, 14 nations ont réussi à inscrire leur nom au palmarès. L’Égypte a confirmé son hégémonie dans cet événement sportif majeur du continent africain avec 7 titres, tandis que le Ghana et le Cameroun sont montés à quatre reprises sur la plus haute marche du podium. Nous bouclons aujourd’hui notre tour d’Afrique des têtes couronnées.

2012 : La Zambie honore enfin la mémoire de ses héros
Après le terrible crash d’avion qui avait décimé sa sélection nationale, en 1993 au large de Libreville, la Zambie a réussi à rendre hommage par la plus belle des manières à ses illustres joueurs. Les Chipolopolo ont dû attendre 20 années pour pouvoir y arriver. En 1994 en Tunisie déjà, Kalusha Bwalya et ses coéquipiers étaient passés tout près de l’exploit, battus en finale par le Nigeria (2-1) après avoir dominé la Côte d’Ivoire, tenant du titre, en phase de poule, le Sénégal puis le Mali. La Can 2012 disputée en Guinée équatoriale et au Gabon sans le Cameroun, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Égypte, a été la bonne. Près de 19 ans après ce crash, le retour des Chipolopolo en terre gabonaise, sous la houlette du sélectionneur français, Hervé Renard, a permis de frapper un grand coup. Les Zambiens ont damé le pion au grand favori de la compétition, la Côte d’Ivoire, aux tirs au but (8-7). Après avoir fait chuter deux autres grands favoris, le Sénégal (2-1 au 1er tour) et le Ghana (1-0 en demi-finale), les Zambiens ont eu la peau des Éléphants. Avec ce succès, les Chipolopolo, qui s’étaient inclinés deux fois en finale (1974 et 1994), sont entrés dans l’histoire et succèdent au palmarès l’Égypte, qui avait remporté les trois dernières éditions du tournoi continental.

1996 : Retour gagnant pour l’Afrique du Sud
Exclue des compétitions de la Caf depuis 1958 pour cause d’Apartheid, l’Afrique du Sud, repêchée pour l’organisation de la 20e édition à la suite du désistement du Kenya, a réussi un véritable coup de maître. Les Bafana Bafana vont effectuer un retour triomphal au premier plan. En l’absence du Nigeria qui a renoncé à la défense de son titre pour des raisons politiques, les Sud-Africains, emmenés par une génération exceptionnelle avec des joueurs talentueux de la trempe de Mark Fish, Erick Tinckler, Innocent Buthelezi, John Moshoeu, Shaun Bartlett, Phil Masinga, Doctor Khumalo et autre Lucas Radebe font une belle impression. Pour cette Can disputée par 15 sélections (le Nigeria n’a pas été remplacé par la Caf), la Nation arc-en-ciel a survolé la compétition, battant au passage le Cameroun (3-0), le Ghana (3-0). En finale, les protégés de Clive Barker, en présence de leur supporter numéro 1, Nelson Mandela, s’offrent un premier titre historique en dominant la Tunisie (2-0).

1968 et 1974 : Quand les Léopards (Rdc) avaient les griffes bien acérées
L’édition 1968 à Addis-Abeba et Asmara a enregistré la participation de 8 équipes et a connu l’émergence de nouvelles sélections, à l’image du Congo-Kinshasa (actuellement Rd Congo) qui avait disputé la finale contre le Ghana. Pierre Kalala, auteur du seul but de la partie, permit aux Léopards de barrer la route vers un troisième sacre des Black Stars. En 1974, en terre égyptienne, ce pays désormais appelé Zaïre a réussi à décrocher son second titre continental. Ce qui leur avait valu le droit de représenter l’Afrique au Mondial allemand de la même année. Au premier tour, les Léopards ont battu la Guinée (2-1) et l’Ile Maurice (4-1), avant de s’incliner (1-2), face au Congo. Mais, les Zaïrois vont se surpasser en demi-finale pour écarter (3-2) les Pharaons qui jouaient devant leur public. En finale, les Léopards ont battu une coriace équipe de la Zambie, au terme d’un match d’appui (2-0) grâce à un doublé de Mulamba Ndaye, meilleur artificier du tournoi. Lors du premier, les deux équipes n’avaient pas pu se départager.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:23

La 31e édition de la coupe d’Afrique des nations de football qui se disputera au Gabon du 14 janvier au 5 février 2017 va enregistrer des absents de taille et marquer le retour sur la scène continentale d’un grand d’Afrique. C’est dire que les éliminatoires ont été très rudes et n’ont pas toujours accouché des qualifiés attendus. Tant mieux pour la compétition sportive majeure en Afrique. Et comme les absents ont toujours tort, les présents s’apprêtent à mordre à pleines dents dans cette épreuve où les favoris ne gagnent pas forcément.
Sept ans après, revoici les « Pharaons » !

Jadis grands favoris naturels de la Can, les Egyptiens avaient subitement disparus des radars de la scène. Méforme des joueurs ? Situation sociale tendue au pays ? Crise interne au niveau des structures fédérales ? Autant d’interrogations qui avaient laissé perplexes ceux qui suivaient l’actualité footballistique du pays des pharaons. Pour autant l’Egypte était toujours considérée comme l’un des monuments du football africain. Rien que par son palmarès, elle force toujours le respect. Sept victoires finales à son tableau de chasse depuis la première édition jusqu’à 2010 (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010 dont les 3 dernières d’affilée) qui en font le pays le plus titré. Au nombre des participations à la phase finale également l’Egypte détient le record (23 présences en 31 éditions). Mais subitement les « Pharaons » étaient rentrés dans les rangs. Après leur septième succès, le troisième de rang en 2010 en Angola, ils avaient enchainé avec trois absences de suite, on ne sait ni comment ni pourquoi, du rendez-vous final (2012, 2013 et 2015). Pour la présente édition, ils ont pris dès l’entame des éliminatoires leurs distances malgré l’ogre nigérian et à un degré moindre la Tanzanie bouclant le parcours sans défaite dans la poule G. avec 10 points plus un goal différence de 6 buts, l’Egypte larguait loin derrière le Nigéria (5 pts) son plus dangereux adversaire. Pour enfin renouer avec le gotha du football africain. Sept ans après, c’était trop long pour ce grand pays du foot africain.

Le Zimbabwe, un retour à la force des jarrets
Le Zimbabwe a mis encore plus de temps pour renouer avec la phase finale de la CAN. Car depuis 2006 en Egypte pour leur deuxième participation après 2004 en Tunisie, les « Brave Warriors » n’avaient plus pris part au banquet continental. Mais les Zimbabwéens ont fait honneur à leur surnom de « Brave guerriers » pour être de la fête au Gabon. Et cela malgré la présence dans sa poule (L) éliminatoire d’une équipe comme la Guinée. Le parcours aura été sans encombre puisque hormis justement cette équipe guinéenne qui l’a battu lors de la dernière journée, le Zimbabwe n’a connu aucune autre défaite sur la route menant à « Gabon 2017 ». Terminant ainsi en tête de sa poule avec 11 points. Même le petit Swaziland qui semblait le toiser n’a pu faire que 2e au final (8 pts), alors que la Guinée supposée favorite dans cette poule terminait à une lamentable 3e place avec le même nombre de points que le Swaziland.

Ouganda, la fin de 39 ans de traversée du désert
L’Ouganda a dû pousser un ouf de soulagement au terme des éliminatoires de la CAN « Gabon 2017 ». Car, après une bataille épique face notamment au Burkina Faso avec qui ils se sont retrouvés à égalité parfaite, les « Cranes » on gagné de haute lutte le droit d’être de la fête au titre d’un des deux meilleurs deuxièmes sur l’ensemble des poules. Belle performance pour une équipe, finaliste contre le Ghana en 1978 à Accra, qui n’était plus apparue en phase finale depuis cette année-là. Soit 39 ans de traversée du désert. De quoi remobiliser un pays pour des retrouvailles avec la plus grande compétition continentale qui débute dans quelques jours au Gabon. Pour un retour à ce rendez-vous continental, l’Ouganda devra être très forte pour franchir le premier cap, comme l’a dit son coach après le tirage au sort. Car dans une poule qu’ils partagent avec le Ghana, le Mali et l’Egypte, les Ougandais ne se considèrent pas comme des favoris. Ils joueront donc les trouble-fêtes et sans pression tout en essayant de créer la surprise dans ce groupe redoutable.

Cinq anciens champions d’Afrique sur les carreaux
Ils sont cinq (5), tous d’anciens champions d’Afrique ; les uns plus récents que les autres. Soudan, Congo, Afrique du Sud, Zambie et Nigeria. Mais ils seront les grands absents de cette 31e édition de la coupe d’Afrique des nations 2017. Les éliminatoires qui ont pris fin en septembre dernier ont en effet laissé sur le carreau des équipes qui, il y a plus ou moins longtemps, faisaient figure d’épouvantails dans le football africain. Le Soudan champion d’Afrique en 1970, était une des puissances continentales juste après les indépendances. Mais qui depuis n’a pas refait surface, végétant dans le creux de la vague. Pareil pour le Congo vainqueur en 1972 contre le Mali mais qui s’est toujours contenté des accessits. L’Afrique du Sud, vainqueur chez elle en 1996, n’a cessé par la suite de décliner au fil des phases finales de CAN pour ne plus s’y qualifier même. Enfin la Zambie conduite par Hervé Renard avait ravi à la barbe de tous, le trophée continental en 2012 en Guinée équatoriale et au Gabon. Et suprême humiliation, le Nigeria champion d’Afrique en 2013 avec feu Stephen Keshi incapable de décrocher sa qualification.

Toutes ces cinq têtes couronnées vont devoir suivre la compétition à distance. Elles ont toutes été incapables de se hisser au sommet de leurs poules respectives voire même d’accrocher une des deux places de meilleures deuxièmes pour certaines. Le Soudan s’est classé bon dernier de sa poule derrière le Mali (1er), le Bénin et la Guinée équatoriale. Le Congo et la Zambie n’ont pu se défaire de la petite Guinée Bissau qui les a coiffés au poteau dans la poule qu’ils partageaient. Même situation pour l’Afrique du Sud qui a terminé à une lamentable 3e place (7 pts) derrière la…Mauritanie (2e , 8 pts) et le Cameroun (14 pts). Le Nigeria réduit dans une poule G à trois, après le forfait du Tchad, a joué contre-nature avec une seule victoire contre la Tanzanie lors de la dernière journée (1-0). Avec seulement 5 points, contre 10 pour l’Egypte, les champions d’Afrique 2013 prenaient une porte de sortie sans gloire. 

Trois autres équipes de moindre calibre mais qui comptent sur le continent seront, elles aussi, absentes à « Gabon 2017 ». Il s’agit de Guinée ancienne finaliste contre le Maroc en 1976, de la Guinée équatoriale qui ne s’est qualifiée que deux fois en tant que pays coorganisateur (en 2012 avec le Gabon) et comme pays organisateur en 2015 mais qui avait toujours passé le premier tour et enfin l’Angola.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:22

A quelques heures de leur départ pour le Congo où ils poursuivront leur préparation, les Lions seront reçus cet après-midi au Palais présidentiel. Le chef de l’Etat, Macky Sall, à cette occasion, remettra le drapeau national au capitaine des Lions, Cheikhou Kouyaté. Un moment solennel donc entre le premier supporter du sport sénégalais qui sera en communion avec la famille du football pour leur prodiguer les conseils qu’il faut avant de s’envoler pour le Gabon. Et ainsi après quelques jours de préparation au Sénégal, l’équipe nationale fera ses adieux au peuple pour continuer son stage au Congo dans la perspective de sa participation à la phase finale de la Can 2017.

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:21

Convaincu que les Lions peuvent enfin valoir au Sénégal des satisfactions au Gabon, le chef de l’Etat a invité Sadio Mané et ses partenaires à mouiller le maillot. C’est, en résumé, l’essentiel de son discours, hier, lors de la cérémonie de remise de drapeau dans la salle des banquets du palais de la République.

Faire mieux que les précédentes générations des Lions, c’est ce que le président Macky Sall attend des partenaires de Cheikh Kouyaté au Gabon. « Chers Lions de la Téranga, faites en sorte que Gabon 2017 soit le meilleur moment de notre participation à une Coupe d’Afrique des Nations ». Ce morceau choisi du discours du président Macky Sall lors de la traditionnelle remise du drapeau national est une invite au dépassement pour les partenaires de Sadio Mané au Gabon. « C'est avec enthousiasme et espoir que je vous remets, en ce haut lieu de la République, le drapeau national, symbole de notre souveraineté. Avec confiance aussi, car, vous bénéficiez, sans réserve, du soutien indéfectible de votre peuple. Vous bénéficiez, également, du soutien de tous vos compatriotes de la Diaspora, en particulier ceux vivant en Afrique centrale. Vous portez sur vos épaules la lourde responsabilité de représenter le peuple sénégalais mais aussi l’honneur insigne de défendre les couleurs nationales », a insisté le chef de l’Etat. « Vous partez forts de cet élan populaire, empreint de chaleur et de générosité » parce que « animés par l'ardent désir de combler de joie tous les Sénégalais en imposant votre talent et votre puissance à ce grand rendez-vous du football africain. Dans cette perspective, je vous demande, lorsque vous serez sur les terrains de jeu du Gabon, de faire, plus que par le passé, preuve de rigueur, de discipline et d’humilité », a ajouté le président de la République pour booster les Lions.

Suivre les U23 et les Lions du beach soccer
Mieux il s’est dit assuré que les Lions y vont « avec l'envie légitime de gagner et l'esprit de fairplay qui est l'éthique même du sport. Au Gabon, vous allez écrire, pour notre football, de nouvelles lettres de noblesse et porter ainsi notre pays sur les cimes du sport africain. Vous en avez le talent, le potentiel et la carrure. C’est parce que la Nation reconnaît et apprécie, à sa juste valeur, vos aptitudes et qualités remarquables que le Gouvernement continuera de vous apporter tout le soutien moral, matériel et organisationnel nécessaire », a-t-il rassuré.
Le chef de l’Etat qui ne doute pas du talent de cette équipe a invité Cheikhou Kouyaté et ses coéquipiers à s’inspirer des précédentes générations, mais aussi des sélections des U23 médaillés d’or aux derniers Jeux africains de Brazzaville et des Lions du beach soccer, champions d’Afrique pour la 4e fois, il y a quelques jours au Nigeria. Et de citer particulièrement les générations d’Asmara en 1968, mais surtout celle de Mali 2002. En fait, le président Sall a invité les Lions à se faire respecter au Gabon. Classés premier au classement Fifa, Sadio Mané et sa bande ont un statut de favoris logiques à défendre. En tout cas, « vous avez le talent pour réussir la mission », a insisté le chef de l’Etat. Partant du bon parcours des Lions en éliminatoires, il s’est dit convaincu que l’espoir est permis avec cette nouvelle génération pour enfin remporter le trophée continental. Pour y arriver, le président Sall a appelé à « l’unité et la solidarité comme viatique, en faisant corps avec le Peuple, rester sur la voie de la discipline pour atteindre le sacre, votre unique BUT, ayez la FOI en bandoulière pour transcender les épreuves sur le chemin de la victoire ». Il n’a pas manqué de féliciter la Fsf et le ministre des Sports.

Ansoumana SAMBOU

Réactions des Lions

Sadio Mané : « Oublier les éliminatoires »
« C’est un plaisir pour moi de défendre les couleurs du Sénégal à la Can. Le discours du président de la République est une pression positive pour nous. En tout cas, moi je ne connais pas la pression. C’est un plus pour moi. Nous allons essayer de nous imposer et faire honneur au peuple sénégalais. Nous sommes conscients de la mission et du défi qui nous attendent au Gabon. Il faut oublier notre parcours en éliminatoires pour mieux nous concentrer sur la Can  ».

Cheikhou Kouyaté : « Nous savons ce qui nous attend »
« Le discours du président nous a boostés. Nous savons ce qui nous attend au Gabon. Nous sommes conscients de ce qui nous reste à faire. Nous allons tout faire pour ne pas rater cette Can comme les deux précédentes. Nous invitons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Et nous ferons le reste ».

Cheikh Ndoye : « Nous sommes motivés par le discours du président »
« Nous sommes très motivés par le discours du président. Nous y allons avec l’ambition de relever le défi pour satisfaire le peuple sénégalais. Nous allons mettre tous les atouts de notre côté. Pour l’instant, tout va bien dans la préparation ».

Kalidou Koulibaly : « Tout faire pour satisfaire le peuple »
« Je suis à 90% de mes moyens physiques. J’espère récupérer les 10% restants avant le début de la compétition. Cette Can est très importante pour nous. Nous avons l’espoir et la confiance de tout un peuple, nous allons tout faire pour le satisfaire ».

Moussa Sow : « Ne pas décevoir les Sénégalais » 
« Nous essaierons de tout faire pour ne pas décevoir les Sénégalais. Gagner la Coupe reste naturellement notre objectif. Et le discours est plus qu’une motivation pour nous. Nous ferons tout pour le satisfaire et le peuple sénégalais ».

Recueillis par A. SAMBOU

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:20

Le sélectionneur du Maroc Hervé Renard a annoncé une liste de 23 joueurs, pour disputer la Coupe d'Afrique des nations 2017 (14 janvier-5 février) au Gabon, privée de Younès Belhanda et d'Oussama Tannane contraints de déclarer forfait sur blessure, hier. Avec Belhanda, le Maroc et son sélectionneur Hervé Renard, en quête d'un troisième trophée dans l'épreuve, vont être privés d'un de leurs joueurs majeurs pour la CAN-2017. Le milieu offensif de Nice, auteur d'une première partie de saison remarquable pour son retour en Ligue 1, a été victime d'une fracture à un orteil juste avant la trêve qui devrait le rendre indisponible "quatre à six semaines" selon son club. Tannane (22 ans, Saint-Etienne/FRA) souffre lui d'une pubalgie, selon l'ASSE.
Deux coups durs pour les "Lions de l'Atlas" qui peuvent toutefois compter sur la présence de Sofiane Boufal (23 ans,Southampton/ANG) pour prendre le leadership technique de la formation de Renard. Le Maroc, tombé dans l'un des "groupes de la mort" de la compétition avec la Côte d'Ivoire, tenant du titre, la RD Congo et le Togo, jouera son premier match contre la RDC, le 16 janvier à Oyem.

La liste des 23 joueurs:
Gardiens : Mounir El Kajoui (Numancia/ESP), Yassine Bounou (Girona/ESP), Yassine El Kharroubi (Lokomotiv Plovdiv/BLG)
Défenseurs : Medhi Benatia (Juventus Turin/ITA), Manuel Da Costa (Olympiakos/GRE), Amine Attouchi (Wydad Casablanca), Hamza Mendyl (Lille OSC/FRA), Fouad Chafik (FC Dijon/FRA), Nabil Dirar (AS Monaco/FRA)
Milieux : Romain Saïss (Wolverhampton/ANG), Youssef Aït Bennasser (AS Nancy/FRA), Mounir Obbadi (Lille OSC/FRA), Karim El Ahmadi (Feyenoord Rotterdam/HOL), Fayçal Fajr (Deportivo La Corogne/ESP), M'bark Boussoufa (Al Jazira/EAU), Sofiane Boufal (Southampton/ANG), Mehdi Carcela (Granada CF/ESP), Noureddine Amrabet (Watford/ANG), Aziz Bouhadouz (Sankt Pauli/GER)
Attaquants : Rachid Alioui (Nîmes Olympique/FRA), Youssef El Arabi (Lekhwiya/QAT), Khalid Boutaib (RC Strasbourg/FRA), Youssef Ennesyri (Malaga CF/ESP)

AFP

Last modified on mardi, 10 janvier 2017 14:19


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