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CAN 2017

CAN 2017 (278)

« Nous ne nous attendions bien sûr pas à ce scénario d’élimination aux tirs au but sur un match où les joueurs se sont donnés à fond pour faire la différence. Malheureusement ça n’a pas été. Nous avons eu moins de réussite que lors de nos matches précédents. Cette épreuve de tirs au but a été très difficile pour les nerfs et malheureusement l’histoire semble se répéter, mais je pense que ce qu’il faut retenir, c’est ce que les joueurs ont montré pendant toute cette Can et avant. Il faut donc continuer à bâtir, autour de cette génération, un projet durable qui va simplement au-delà d’une Can. Mais qui nous permettra, j’en suis sûr, de pouvoir, non seulement gagner un trophée en Afrique, mais continuer à progresser au niveau des compétitions mondiales. Parce que je pense que cette génération-là a montré de bonnes choses. De loin, peut-être, sur ces dix ou quinze dernières années, c’est l’équipe qui a montré le plus de capacités, mais, malheureusement, il n’y a pas de déterminisme qui veuille que dans le football, le meilleur gagne toujours. Ça nous le savions déjà et ce risque-là, nous ne pouvions pas y échapper et nous l’avons appris à notre détriment. Dans des circonstances comme celles-là où les joueurs sont effondrés, en train de pleurer, c’est très difficile de trouver les mots. Mais aussi bien le coach que moi-même, nous leur avons rappelé tout ce qu’ils ont déjà fait. Nous leur avons aussi réitéré la confiance de l’ensemble de la fédération et les avons remerciés pour le travail, leur comportement d’ensemble. Après, il fallait les remobiliser, quel que soit le futur, autour de l’essentiel qui est de retourner très vite à la compétition. Les progrès que nous avons faits ne doivent pas être jetés à la poubelle. Nous allons continuer à travailler avec cette génération parce qu’elle constitue l’avenir. Les échéances immédiates, c’est la coupe du monde, certes, mais derrière aussi, il faut continuer à parfaire cette équipe afin qu’elle soit plus conquérante ».

Recueillis par C. F. KEITA

La coupe d'Afrique de football qui se tient au Gabon bat son plein, mais malgré l'engouement populaire, certains passants vaquent à leurs occupations comme si de rien n'était. Une compétition à laquelle prend pourtant part la sélection nationale sénégalaise…

Bondé chaque soir de sportifs et amateurs de football malgré ce temps frais, le parcours sportif sur la corniche ne désemplit pas en cette période de Coupe d’Afrique des Nations. Si le rendez-vous de la plus grande compétition sportive du continent est d’actualité et occupe beaucoup de fans, ils sont nombreux à être peu intéressés par l’événement au Gabon.

Alioune Badara Sarr, 26 ans, allure athlétique, n’a pas une seule fois hésité à venir prendre soin de son corps plutôt que de suivre l’aventure des Lions du Sénégal à Franceville. Au programme de son après-midi : course et musculation.

« Je ne déteste pas le football, je joue d’ailleurs chaque week-end avec mes amis, mais je ne suis pas à fond dans la Coupe d’Afrique. Je ne m’intéresse pas du tout à la compétition », dit-t-il sans détour. « Par contre, j’aime bien observer tout l’engouement que suscitent les Sadio Mané, Diao Baldé et autres autour d’eux. C’est fou les cris et hurlement qui accompagnent chaque but qu’ils marquent. C’est vraiment extraordinaire », avoue-t-il, même si aucun enjeu sportif ne pourrait le retenir devant la télé. « Je préfère maintenir ma forme pendant qu’ils en font autant à la télé », ironise-t-il.

« C’est la NBA qui nous parle »
Mamadou Ndiaye, étudiant en Droit le clame haut et fort : le foot, ne fait pas partie de ses passions. Son vœu le plus ardent est qu’on en finisse avec la compétition et que tous les supporters sénégalais reprennent le cours normal de leur vie. « Au moins il y aura moins de folie dans notre immeuble à la Médina. C’est fou le bruit que font les voisins aux heures de match, non seulement ceux du Sénégal mais d’autres équipes. Notre immeuble est habité par plusieurs nationalités africaines ».

Le jeune homme originaire de Kaolack, avait prévu de passer l’après-midi au campus, dans les jardins de sa faculté pour revoir quelques cours avec des camarades, qui, comme lui, n’éprouvent aucun enthousiasme pour la Coupe d’Afrique. « Mon truc à moi c’est le basketball. C’est la NBA qui nous parle. Mais il se trouve que tout le monde parle foot, même les femmes s’y mettent. Tout le monde est coach et veut qu’on l’écoute argumenter. C’est marrant », juge Malèye Diop en prenant à témoins ses amis, eux tous amateurs de basket. Seuls l’évocation de Stephen Curry, Kevin Durant ou encore LeBron James peut capter toute leur attention.

« Des pauvres qui perdent leur temps en suivant des milliardaires faire leur job »
« En toute franchise, je ne comprends pas cette euphorie. On se laisse trop divertir. Mon idée du football est tout simple : c’est des pauvres qui perdent leur temps en suivant des milliardaires faire leur job sur le terrain. C’est énorme ce qu’il gagne, mais est-ce que nous en bénéficions ? », s’indigne Mouhamed Bâ, commerçant. Même ressenti pour son voisin Bassirou. « Les joueurs qu’on supporte ont déjà tout ce qu’on peut souhaiter sur terre : maisons, voitures, affaires qui marchent. Quand je pense qu’il y en a qui ferment boutique juste pour aller les regarder… », se désole-t-il.

« Ça aurait été la lutte, on aurait regardé. Mais le foot, non. Je ne m’y intéresse pas du tout », sourit Tanor qui s’invite au débat, concédant toutefois le regain d’intérêt qu’il avait lors de la Coupe d’Afrique des nations de 2002 et la Coupe du monde de la même année. « Je suis nostalgique de cette équipe. C’était de véritables lions. Depuis lors, le Sénégal enchaîne les déceptions compétition après compétition. On n’arrive même plus à se qualifier pour la Coupe du monde », ajoute-t-il.

Malick Mbaye, chauffeur de taxi, s’apprête à reprendre la route après une pause sur la petite corniche des HLM. « Je ne sais pas jouer au football donc je n’ai rien à faire de ce sport. Je vais plutôt chercher de l’argent », rigole-t-il.

« J’ai des impératifs pour la recette journalière. Je ne peux pas me permettre de passer des heures devant la télé pendant que de l’argent me passe sous le nez. Personne ne me dira « Mbaye, va reprendre ton travail ! » parce que je suis censé savoir ce qu’il y a de mieux à faire. » Et de conclure : « Malheureusement on voit bien aussi que notre société aime trop se divertir alors qu’on manque cruellement de tout » lance-t-il.

@lesoleilonline

Franceville : Les Sénégalais doivent se réjouir du pas important accompli par les Lions dans cette Can 2017, où ils ont été éliminés par le Cameroun en quart de finale. Parce que tout simplement voilà 11 ans que l’équipe du Sénégal ne parvenait pas à accéder à ce stade de la compétition. Tel est le sentiment du ministre des Sports, Matar Bâ, qui s’exprimait devant la presse sportive sénégalaise accréditée à cette Can. Le patron du sport sénégalais qui était en route sur Dakar a ainsi bien voulu faire un détour à la maison de la presse sénégalaise, accompagné du doyen El hadj Malick Sy « Souris », ancien président de la Fédération sénégalaise de football des années 2000.

De l’avis du patron du sport sénégalais, les Lions ont perdu, mais tout le monde est d’accord qu’on a une grande équipe, un bon encadrement technique et que toutes les conditions étaient réunies. « Nous sommes venus combattre. Nous avions bien entamé cette compétition, mais les dieux du sport n’étaient pas avec nous contre le Cameroun », a-t-il dit. Il a fait part du message d’encouragement du président de la République, Macky Sall, invitant les uns et les autres à revenir à la raison et appelant à mieux se concentrer sereinement sur l’échéance future qu’est la coupe du monde dont les éliminatoires vont bientôt reprendre.

Confiance renouvelée à Aliou Cissé
« La nuit qui a suivi cette élimination a été longue pour tous les Sénégalais, mais le chef de l’Etat a demandé de ne pas recommencer, mais de continuer. Et c’est ce qu’il faudra retenir en accompagnant cette belle équipe de jeunes dans sa mission. Quand je parle de l’équipe nationale, en réalité, je ne parle pas de Sadio Mané qui a raté le penalty. C’est un groupe, c’est la délégation sénégalaise qui n’a pas eu la chance de remporter le match et d’aller en demi-finale. Donc, prenons les choses sportivement. Après cette élimination, le coach Aliou Cissé a présenté ses excuses au peuple sénégalais, même si nous sommes tous responsables parce que nous étions là pour accompagner une jeune génération qui s’est bien battue. Nous sommes donc à 100% avec le coach, comme pour paraphraser le président de la fédération qui disait que nous sommes 14 millions de Sénégalais, mais qu’Aliou Cissé était le seul entraîneur. Donc l’Etat du Sénégal, en ce qui le concerne, continue à faire confiance à Aliou Cissé et à son encadrement technique », a affirmé le ministre des Sports.

Le président Elhadj Malick Sy « Souris » qui accompagnait le ministre, avait lui aussi rendu visite aux Lions pour leur remonter le moral. Et selon Matar Bâ, l’ancien président de la Fsf a tenu « un discours pathétique » aux joueurs et à l’encadrement technique.

« Cela a permis à Aliou Cissé et aux joueurs de relativiser ce qui s’est passé. Et c’est cela l’expérience qu’on gagne quand on côtoie des expérimentés comme le doyen « Souris », qui a donné sa vie pour le peuple sénégalais, pour le sport sénégalais. C’est cela la voie à suivre. Nous avons espoir, continuons à garder espoir », a indiqué Matar Bâ. 

C. F. KEITA (envoyé spécial)

Franceville (Gabon) : Les quarts de finale de la 31ème Can disputés ce weekend sur les terrains des quatre villes gabonaises hôtes de la compétition ont accouché d’un quatuor que même les parieurs les plus fous n’auraient osé prévoir. Passe encore que le Ghana, habitué du dernier soit encore là pour la sixième fois d’affilée et décidé à mettre fin à une diète de titre qui remonte à son quatrième, en … 1982. Mais que le Cameroun, le Burkina Faso et l’Egypte soient encore en course est pour dérouter les observateurs les plus avertis. Les Lions indomptables d’abord qui ont peut-être présenté leur équipe la plus faible depuis toujours en phase finale et qui ont eu un mal fou à s’extirper de leur groupe A. Mais, samedi, face au Sénégal, ils ont fait de leur faiblesse leur force. Se sachant battus d’avance s’ils jouaient vraiment, ils ont tout verrouillé misant sur les contres pour finalement s’imposer aux tirs au but. C’est tout à leur honneur, puisqu’on va à la guerre avec les armes dont on dispose. Ensuite, les Etalons qui avaient certes fini en tête du Groupe A devant le Cameroun et le Gabon pays hôte de l’épreuve, mais que pas grand-monde ne voyait renvoyer à la maison la Tunisie qui semblait monter en puissance. Et pour finir, l’Egypte qui revenait en Can après 7 ans d’absence. Mais les Egyptiens ont démontré qu’ils n’étaient pas détenteurs du record de victoires à cette compétition (7) pour rien. Le Maroc l’a vérifié hier à ses dépens. D’ailleurs, au moment d’aller en demi-finale, l’Egypte est la seule équipe à n’avoir pas encaissé le moindre but. C’est dire qu’elle est solide.

Ce qui promet des demi-finales très disputées entre, d’une part, le Burkina Faso et l’Egypte, mercredi à 19 heures au stade de l’Amitié de Libreville et, d’autre part, le Cameroun et le Ghana, le lendemain à la même heure au stade de la Rénovation de Franceville. Et au vu de ce qui s’est jusqu’ici passé, nul n’oserait se hasarder à faire des pronostics.

B. K. N.

Le programme des demi-finales :
Mercredi 1er février à 19 h à Libreville : Burkina Faso – Egypte 
Jeudi 2 février à 19 h à Franceville : Cameroun – Ghana.

Un retour de chasse

30 Jan 2017
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Un retour de chasse est toujours pareil, surtout quand c’est bredouille. La Coupe d’Afrique des Nations, nous l’avons dit, c’est une histoire de chasse à un trophée pour les équipes, à des trophées individuels pour les joueurs. Une chasse n’est pas tout le temps productive, mais elle est à chaque fois instructive. On y revient avec du gibier si elle est bonne, mais avec des leçons si on rentre bredouille. Nos « Lions » étaient partis à la chasse dans une savane africaine où aucun gibier n’est facile à avoir, tant tout le monde s’est bonifié. Quand le moment de revenir arrive et que la besace n’est pas remplie comme on l’espérait, on s’arrête au retour pour réfléchir sur les causes de la déconvenue. Est-ce que nous sommes forts ou est-ce que nous avons une confiance ou une peur expressive ? Dans leur repos du guerrier, nos « Lions » doivent se rappeler d’un facteur qui fait que la chasse soit toujours fructueuse : la chance, qui n’était avec eux dans leur expédition de Franceville. Ils doivent aussi se rappeler des autres guerriers de la savane africaine qui ont fait une course poursuite derrière le trophée continental pendant longtemps et qui ont fini par l’avoir. Les Eléphants de Côte d’Ivoire sont un exemple pour enseigner qu’il ne faut jamais se décourager dans la course-poursuite dans la savane africaine pour avoir le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations. Depuis 2006, les Eléphants, avec une génération dorée dont la plupart viennent de l’Académie d’Asec Mimosas, renforcée par Didier Drogba, courent derrière la Coupe d’Afrique des Nations. Après une finale perdue aux tirs au but face à l’Egypte, qui accueillait le tournoi en 2006, ils reviennent à chaque édition suivante avec le même objectif et le même potentiel. C’est presque dix ans après, en 2015, après avoir raté plusieurs fois le podium final, qu’ils ont atteint ce but. Une leçon à méditer pour nos « Lions » chasseurs. Cette expédition à Franceville doit être oubliée comme le fait un lion à chaque retour bredouille de chasse. Il oublie ce qui s’est passé la veille et repart du bon pied le lendemain, plus fort, avec ses mêmes armes, mais surtout en tirant les leçons de sa déconvenue….

Par Oumar NDIAYE

L’entraîneur de l’Us Gorée souligne que le Sénégal, éliminé samedi par le Cameroun, avait à sa portée une qualification en demi-finales, vu la tournure de la rencontre. « Mais s’empresse-t-il d’ajouter, c’était le destin…un jour sans ». Il pense qu’il faut faire une évaluation et remobiliser les troupes, en vue des éliminatoires de la coupe du monde et de la Can.

« C’est dommage puisqu’il y avait de la place pour une qualification en demi-finales ! ». Le propos est de l’entraîneur de Gorée, Aly Mâle qui, comme tous les Sénégalais, a du mal à cacher sa déception. Il souligne qu’au vu de la tournure de la rencontre et des nombreuses occasions qu’ils se sont procuré, les Lions auraient pu dominer le Camerounais et se qualifier pour la suite de la compétition. Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, c’est le destin qui est passé par là ! « Les joueurs ont fait ce qu’ils avaient à faire, ils ont tout donné. Nous avons manqué de chance. C’était un jour sans », ajoute le sélectionneur national des U 17. Selon Aly Mâle, c’est l’efficacité qui a fait défaut « parce que quand ça ne veut pas rentrer, ça ne rentre pas ». Il constate néanmoins que la sortie de Cheikhou Kouyaté a un peu créé un vide devant et handicapé l’attaque sénégalaise. Surtout, Aly Mâle croit savoir que « les Lions indomptables ont joué le match de leur vie avec un bloc d’équipe très bas » ; ce qui a beaucoup gêné les poulains d’Aliou Cissé dans leur volonté de perforer la muraille défensive camerounaise et de faire la différence. « Les Camerounais nous attendaient. Leur objectif était d’exploiter les pertes de balles et de miser sur les contres », poursuit l’entraîneur de l’Us Gorée qui reconnaît, qu’Hugo Broos, avec le coaching mis en place, a réussi à bien gérer son match.

Dans l’ensemble, Aly Mâle tire un bilan satisfaisant du parcours de l’équipe. « Depuis 11 ans, nous n’avions plus franchi le premier tour. Je crois que dans cette Can, le Sénégal est l’équipe la plus complète. C’est une bonne équipe, forte, et sur tous les plans », se réjouit-il.

Maintenant que le Sénégal est éliminé de la compétition, Aly Mâle souligne qu’il faudra faire une évaluation et se remettre très rapidement au travail. « Il faudra remobiliser les troupes dans la perspective des éliminatoires de la Coupe du monde et de la prochaine Can », explique encore, l’ancien milieu de la JA. Il pense également que Sadio Mané, auteur du tir manqué contre le Cameroun, a besoin d’être soutenu, sur le plan moral, pour surmonter cette épreuve de l’élimination du Sénégal. « Quel joueur n’a pas raté de penalty ? Tous les grands footballeurs ont eu à rater des penalties. Il faudra le soutenir parce que c’est le 3e meilleur joueur africain et il peut nous valoir beaucoup de satisfaction à l’avenir », avertit l’ancien sociétaire de l’équipe nationale.

Diégane SARR

Franceville (Gabon) : On écrivait ici même, ce weekend, qu’une aussi belle opportunité de battre le Cameroun (et peut-être de décrocher un titre derrière lequel le Sénégal court depuis toujours) ne se présentera pas de sitôt. Une équipe du Cameroun amputée de plusieurs cadres, jusqu’alors poussive et contrainte, samedi de « jouer contre nature », comme l’a reconnu son coach ! Et en face une équipe du Sénégal au mieux de sa forme et au grand complet, préparée comme elle l’a rarement été par le passé, qui avait, nous a-t-on assuré, tiré toutes les leçons des échecs précédents et pour qui « tout, absolument tout, a été fait en termes de conditions de performance », selon l’expression d’un membre de l’encadrement rapprochée ! Pour une totale déception à l’arrivée. Kouyaté, Sadio Mané et tous les autres ont craché sur cette occasion en or. Ils voulaient écrire leur histoire, ils avaient une plume bien effilée, une encre de qualité et une belle page blanche généreusement ouverte devant eux. Mais ils n’ont rendu qu’une copie bafouillée.

On les disait parés pour le titre pour avoir franchi allègrement la phase de poules. Une première depuis onze ans. Et du fait de leur riche potentiel que leur enviaient toutes les quinze autres équipes qualifiées à cette Can.

Mais patatras ! Un énième gâchis. Peut-être plus inexplicable que les précédents. Car, objectivement, tout était réuni pour que ces Lions aillent au bout, ou tout au moins, franchissent le cap du Cameroun qui ne s’est jamais présenté aussi mal en point face à un Sénégal aussi « fort ». Les responsables administratifs, à commencer par le ministre des Sports Matar Bâ, avaient raison de dire que l’équipe n’était pas venue au Gabon pour s’arrêter en quarts de finale. Le gâchis n’en est que plus important et la déception plus grande.

On épiloguera longtemps sur ce énième échec. Ses causes, ses conséquences sur le groupe et sur l’avenir de l’équipe du Sénégal toujours contrainte de repartir de zéro après avoir frôlé les sommets. Tel Sisyphe avec son rocher sur les flancs de la montagne. Mais il ne faut pas jeter le manche après la cognée (même ratée). L’heure est à la résilience avec tout ce que cela comporte comme questionnements, enseignements à tirer et mesures à prendre dans la perspective des échéances à venir. Pour mieux repartir à l’assaut des cimes en espérant ne pas connaître ce vertige qui semble collé à la crinière des Lions et qui les renvoie au niveau des pâquerettes à chaque fois qu’ils prennent de la hauteur.
D’un de nos envoyés spéciaux

B. Khalifa NDIAYE

Que de regrets !

30 Jan 2017
772 times

Franceville : Dans ce choc entre deux grands pays de football, il n’a manqué que des buts, car tout y était : la tactique, la technique, la solidarité de groupe et surtout l’engagement physique. Lors de la conférence de presse d’avant-match, les deux entraîneurs, du Sénégal et du Cameroun, avaient clairement fait savoir qu’il ne s’agissait ni de « guerre » encore moins de « combat ». Qu’il n’était question que de football dans sa plus pure expression. Mais, il faut bien se rendre à l’évidence, la bataille a bien eu lieu entre Lions de la Téranga du Sénégal et Lions Indomptables du Cameroun. Les premiers voulaient écrire leur propre histoire comme ils l’ont toujours clamé et les seconds voulaient redevenir les « indomptables » qu’ils étaient il n’y a guère longtemps.

Et à la fin, les Camerounais ont démontré qu’ils étaient de vrais Lions Indomptables. Car ceux de la « Téranga » ont tout donné, ils se sont battus, ont mouillé le maillot. Mais ce n’était pas suffisant. L’histoire s’est répétée, comme en 2002 lorsque le Sénégal atteignait pour la première fois la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Et comme ils s’attendaient au coin du bois pour des retrouvailles 15 ans après le duel de Bamako, le règlement de comptes n’a pas été sans conséquence avec le capitaine et milieu de terrain, Cheikhou Kouyaté, et le défenseur latéral gauche, Saliou Ciss. Conséquences de la rude bataille aérienne et terrestre, ces deux-là s’en étaient sortis avec chacun un bandeau autour de la tête. Entre un Sénégal qui avait réalisé le meilleur parcours de ces phases de groupe en se qualifiant pour les quarts avant même la fin des matches et un Cameroun qui a dû batailler ferme contre le Gabon lors de la dernière journée pour arracher sa qualification, les choses n’ont pas été faciles. Sauf que c’est le Cameroun qui a bien su gérer une situation qui lui était défavorable au départ. Le Sénégal, lui n’a plus que ses yeux pour pleurer. Que de regrets. 

C . F. KEITA

« C’est un grand jour pour nous, car avant le match, pas grand monde ne pensait que nous pouvions battre la très bonne équipe du Sénégal. Nous avons subi le jeu jusqu’au bout et la chance a été de notre côté. Nous avons un groupe exemplaire qui a fait preuve de beaucoup de combattivité et qui mérite d’aller en finale. C’est parce que mon équipe était bien en place que je n’ai pas voulu faire de changements très tôt. Nous ne sommes pas encore assez forts pour jouer contre le Sénégal. Nous avons joué contre nature pour gagner. Le plus important, c’était de se comporter en équipe et d’être collectif. Et les joueurs l’ont fait de manière fantastique. Et à mon gardien de but, j’ai juste demandé d’arrêter un tir au but, il l’a fait et nous avons gagné. Contre le Sénégal, il y avait trois choses à gérer : la puissance, la vitesse et les flancs. Si nous voulions nous battre avec ses armes, nous aurions perdu.
Il fallait donc faire un bloc qui a été trop bas par moments, mais il est resté très solide. Mon équipe a été présente physiquement et mentalement ».

Adolphe Teikeu, défenseur du Cameroun : « Nous avons été solides défensivement »
« Nous avons eu ce match au niveau des nerfs. Nous avons pu obtenir cette qualification et c’est merveilleux pour nous. Nous avons juste joué groupé, nous avons su saisir nos chances quand nous les avions eues, mais nous n’avons pas pu marquer. Nous avons été vraiment solides défensivement. Nous avons joué 120 minutes et les attaques venaient de tous les côtés et il fallait être vraiment prêt à tout moment et je pense que nous l’avions été, en ne prenant pas de but. Dans cette Can, nous sommes venus sans objectifs. Nous avons tout simplement pris les matches les uns après les autres ».

Christian Bassogog, milieu de terrain du Cameroun : « Sortir une équipe comme le Sénégal, c’est magnifique »
« C’est une belle qualification que nous avons obtenue et je tire mon chapeau à notre gardien de but, car c’est grâce à lui que nous sommes en demi-finale. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux tournés sur nous. Cela veut dire que le travail a été efficace. Ce fut un travail payant. Sortir une équipe comme le Sénégal, c’est incroyable avec tous les joueurs qu’ils ont ; c’est simplement magnifique ».

Recueillis par C. F. KEITA et B. K. N.

Franceville (Gabon) : « Ecrire notre propre histoire ! » Les acteurs ont souvent changé durant cette Can, mais le discours est resté le même. Le dernier à ressortir le refrain est Kara Mbodj, hier. Les Lions version 2017 sont décidés à frapper un coup mémorable au Gabon. Ou, du moins, le déclarent-ils. Car, de la parole aux actes, il y a un match (plutôt trois, en l’occurrence) à gagner. Les hauts faits, ça ne se décrète pas. C’est sur le terrain qu’on les accomplit. A force de sueur, de souffrances voire de sacrifices. On dit cette génération talentueuse, mais l’histoire du foot a moult fois démontré que le seul talent ne fait pas toujours gagner. Ce soir donc, face aux Lions indomptables, il en faudra plus pour passer en demi-finales.

En fait, mais lors des trois précédentes confrontations en phase finale de Can entre les deux équipes, le Sénégal ne s’était présenté dans des conditions aussi favorables. En 1990 en Algérie, en match de groupe à Annaba, c’était un Cameroun couronné champion d’Afrique deux ans plus tôt, avec sa pléthore de stars (Kundé, Nkono, Massing et autres André Kana-Biyick) qui se présentait face à un Sénégal qui avait raté la précédente Can au Maroc. Ce qui n’avait pas empêché Bocandé, Moussa Ndaw, Mamadou Marième Diallo et leurs coéquipiers de s’imposer (2 – 0).

Deux ans plus tard, le Sénégal avait l’avantage de jouer à domicile, mais avec une équipe essentiellement composée de trentenaires (Bocandé, Youm, Guèye Sène, Teuw, Roger Mendy etc.), il n’avait pas objectivement les jambes pour faire face à Ebongué, unique buteur de ce quart de finale, et sa clique. En 2002, la finale de la Can malienne avait opposé deux équipes aux forces égales, deux Mondialistes en répétition générale avant le voyage en Corée du Sud et au Japon. Et c’était presque normal que le sort de la rencontre soit alors décidé aux tirs au but. Cette fois, « le contexte a changé, les hommes aussi », a rappelé hier Aliou Cissé qui sait de quoi il parle pour avoir … raté son tir au but lors de cette fameuse finale. Il comprend et apprécie même que ses joueurs veuillent écrire leur propre histoire.

Il  sait également disposer d’hommes que cette phase finale de Can semble avoir changés, transfigurés. En effet, lors de leurs trois précédents matches, les Lions ont sorti un visage qu’on ne leur connaissait pas : batailleurs, conquérants et déterminés à imprimer leurs marques et à se faire respecter. On attend encore plus d’eux, ce soir dans ce combat de Lions pour la suprématie autant sur l’aire de jeu du stade de la Rénovation de Franceville que dans la jungle du foot africain. « Nous sommes conscients des attentes du peuple », a reconnu Kara Mbodj, hier. Plus besoin d’en rajouter. Le décor est bien campé, les enjeux (une place en demi-finales, en attendant la suite) bien cernés. Il ne reste plus qu’à joindre l’acte à la parole.

Kouyaté, milieu de terrain et capitaine  : « La chance n’était pas avec nous »
« La déception est grande, c’est sans conteste, mais il faut accepter sportivement cette élimination. Il faut quand même remercier le bon Dieu de nous avoir permis d’arriver jusque-là. Nous avons donné tout ce que nous avions, mais le sort en a décidé autrement. Maintenant, nous allons continuer le travail car il y a d’autres échéances qui nous attendent. C’est difficile, mais c’est la vie. La chance n’était pas avec nous dans ce match car nous avons réalisé un parcours parfait jusqu’à ces quarts de finale. Dieu avait dit que c’est là que nous nous arrêterions. Nous remercions le peuple sénégalais de nous avoir soutenus durant toute cette Can et de n’avoir rien négligé pour nous mettre en confiance ».

Moussa Sow, attaquant : « La chance nous sourira un jour »
« Je tiens d’abord à remercier tout le peuple sénégalais qui était derrière nous et qui nous a toujours soutenus. La tristesse est grande, c’est vrai, car à la fin du match, les joueurs pleuraient dans les vestiaires pour n’avoir pas su rendre au peuple ce qu’il nous a donné. Dieu l’avait décidé ainsi, mais je crois qu’aujourd’hui, personne ne pourra nous reprocher de n’avoir pas tout donné. Mais il y a d’autres compétitions qui nous attendent, il faut donc continuer à travailler, la chance nous sourira un jour car le peuple sénégalais est un bon peuple ».

Kalidou Koulibaly, défenseur : « Nous méritions mieux »
« Nous sommes évidemment déçus, mais c’est le sport. Il fallait un vainqueur et un vaincu. Le sort a donné la qualification au Cameroun, mais le Sénégal n’a pas démérité. Maintenant, nous devons nous tourner vers les autres échéances, notamment les éliminatoires de la coupe du monde. C’est un objectif pour nous tous. C’est très difficile de sortir d’une Can. Nous méritions mieux, car nous avons bien montré dans cette Can ce que nous étions capables de faire. C’est dommage que nous sortions ainsi, mais je pense que le futur qui nous attend sera radieux. Il ne faut pas blâmer Sadio Mané ; ce pénalty-là, n’importe qui aurait pu tomber dessus et le rater. Sadio est un énorme joueur.
Le Sénégal était beau tout au long de cette Can, il faut retenir cela, je pense ».

Lamine Gassama, défenseur : « Le Cameroun a refusé totalement de jouer »
« Cette défaite est très dure à accepter, car nous avions le match en mains. Mais il était écrit quelque part que nous ne le gagnerions pas. Il faut l’accepter avec philosophie et se dire qu’il y a d’autres échéances devant nous. Par exemple, les éliminatoires pour la coupe du monde. Dans ce match, nous avons certes loupé quelques occasions, mais ce n’est pas seulement pour cela que nous avons perdu. Cette équipe a refusé totalement de jouer, elle nous a laissé délibérément le ballon pour viser la série des tirs au but. Cela lui a réussi. C’est avec les défaites qu’on prend conscience des erreurs commises et nous nous apprêtons à disputer les éliminatoires et je pense que nous allons faire mieux ».

B.K.N

Last modified on lundi, 30 janvier 2017 11:05

Le sélectionneur national, Aliou Cissé, a tenu à présenter ses excuses au peuple sénégalais après l’élimination en quart de finale de la Can Gabon 2017 de l’équipe nationale par celle du Cameroun aux tirs au but (4-5).

« Les penaltys, c’est ce qui a de plus cruel au football », a dit le technicien, soulignant que son équipe s’est créée beaucoup d’occasions sans réussir à marquer.

« Ce sont des moments extrêmement difficiles, j’ai travaillé pendant deux ans avec ce groupe et il a vraiment progressé », a-t-il retenu.

« J’avais alerté sur la nécessité d’adopter des comportements collectifs sur les phases offensives mais d’une manière générale, il y avait de la place pour passer parce que dans le jeu, nous avons été supérieurs à l’adversaire », a indiqué le sélectionneur.

« Ce soir, j’ai mal pour les jeunes qui ont tout donné mais vous savez les séries de tirs au but, c’est de la loterie », a dit le sélectionneur national.

Aliou Cissé a souligné que l’objectif était d’aller le plus loin possible dans cette compétition.

« C’est cruel, c’est difficile mais c’est la loi du jeu », a ajouté Aliou Cissé à propos de la défaite de ses poulains aux tirs au but.

Le Sénégal, qui a dominé toute la rencontre, a buté sur le portier camerounais avant de céder aux tirs au but (4-5).

Source : APS

Last modified on dimanche, 29 janvier 2017 09:31

Supérieure dans le jeu et sur les occasions de but, l’équipe du Sénégal qui n’a pas réussi à saisir sa chance, a perdu aux tirs au but (4-5) le quart de finale qui l’opposait à celle du Cameroun.

A la dernière minute des prolongations, Pape Alioune Ndiaye porte le ballon avec une série de dribbles et le glisse à Moussa Sow qui rate sa reprise.

L’arbitre siffle la fin de la partie sur une action ratée lourde de conséquence pour les Lions du Sénégal qui ont dominé au nombre d’occasions.

Lors de la première période, l’équipe camerounaise a décidé de défendre bas et de procéder par des contres.

Deux opportunités sénégalaises ont été mal négociées par Mame Biram Diouf et Cheikhou Kouyaté.

En deuxième période, l’équipe du Cameroun a été plus entreprenante mais le Sénégal a dominé toujours au niveau des occasions, Moussa Sow, entré à la place de Mame Biram Diouf, a eu des occasions franches notamment une à la 89ème minute.

Deux minutes plus tôt, sur un ballon repoussé dans l’axe par l’équipe camerounaise, Idrissa Gana Guèye a tenté une reprise repoussée par un défenseur camerounais et Sadio Mané, qui avait bien suivi, met le ballon dans le petit filet.

Le Sénégal, qui n’a pas réussi à saisir sa chance, a été contraint aux penalties.

Tout le monde marque, sauf Sadio Mané dont le tir, le 5ème, est repoussé par le portier camerounais Fabrice Ondoa.

Les deux pays ont aligné lors de ce quart de finale les équipes suivantes :

Sénégal : Abdoulaye Diallo – Cheikh Mbengue (Saliou Ciss, 85ème), Kalidou Koulibaly, Kara Mbodj, Lamine Gassama – Idrissa Gana Guèye, Cheikhou Kouyaté (Pape Alioune Ndiaye, 105ème) – Sadio Mané, Henri Saivet – Diao Keita Baldé – Mame Birame Diouf (Moussa Sow, 63ème)

Cameroun : Fabrice Ondoa – Fai Suiru – Adolphe Teikeu – Ngadeu Michael – Oyongo Ambroise – Sébastien Siani, Sutchiun Arnaud – Benjamin Moukandjo – Karl Toko Ekambi (Geoges Zoua, 46ème) – Robert També (Georges Mandjeck, 101ème), Christian Bassogogo

Source : APS

Last modified on dimanche, 29 janvier 2017 09:25

Les quarts de finale ont débuté à la Coupe d’Afrique des nations 2017. A Libreville, le premier s’est disputé entre le Burkina Faso et la Tunisie.

Devant 10 015 spectateurs, ce sont les Etalons qui l’ont emporté sur le score de 2-0. Pour la première fois dans sa carrière, Paulo Duarte, l’entraîneur portugais, emmène les Burkinabè en demi-finales de la CAN.

Cliquez ici pour lire la suite

Source : Rfi.fr

"Le Soleil Online" en partenariat avec France Médias Monde

Last modified on dimanche, 29 janvier 2017 09:00

« La Can 2002 appartient au passé. Cette belle génération veut tout simplement faire un très bon match, mais pas dans un esprit revanchard. On s’attend donc à un match palpitant et que le spectacle soit au rendez-vous ». Ainsi a parlé le coach des Lions du Sénégal, Aliou Cissé, qui a estimé au passage que l’équipe a des certitudes dans son jeu et prendra en compte les qualités de l’adversaire tout en misant d’abord sur les siennes propres. A son avis, son groupe est en train de progresser au fur et à mesure de ses sorties et a réalisé de belles performances, tout en gagnant en expérience. Conscient que ses garçons sont capables de créer des situations intéressantes, l’entraîneur des Lions a indiqué que son groupe continue à cultiver l’efficacité.

« Et collectivement aussi mon équipe progresse depuis les éliminatoires. Nous allons aligner la meilleure équipe possible contre le Cameroun qui a un vécu, une expérience de la haute compétition. Mais le Sénégal en a aussi même s’il n’a rien gagné jusqu’ici », a-t-il avertit. Après une qualification en quarts de finale qui ne lui était plus arrivé depuis la Can 2006 en Egypte, le Sénégal n’entend pas rater le train de l’histoire. A ce sujet, Aliou Cissé a déclaré que les attentes du Sénégal sont toujours là avec les belles générations qui sont passées et qui n’ont pu remporter un titre majeur. Tout cela est ancré dans un coin de la tête et de l’entraîneur et de ses joueurs. Toutefois, l’objectif reste le même depuis le début de cette compétition. La philosophie également. Car dans l’entendement du groupe Sénégal, il faut prendre les matches un à un et évoluer en fonction de l’adversaire. « Mes joueurs ont gagné en confiance, sans excès aucun, et avec humilité. Dans ce match contre le Cameroun, il ne s’agira ni de guerre encore moins de revanche, mais de jouer au football, de faire plaisir au public », a-t-il estimé.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEKTA

Franceville : Entre le Sénégal et le Cameroun, personne ne veut être favori dans ce quart de finale qui les opposera ce soir sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville. C’est parce que c’est une bataille de Lions à l’issue incertaine que les deux entraîneurs qui étaient face à la presse hier ne veulent s’engager à porter l’habit de favori. Aliou Cissé, coach du Sénégal, et Hugo Broos, celui du Cameroun, se vouent un respect mutuel qui s’arrête au stade des bonnes déclarations. Mais forcément la bataille pour la qualification aura lieu entre un Cameroun quatre fois champion d’Afrique et un Sénégal qui n’a encore rien gagné. C’est inéluctable ! Paroles aux deux techniciens et à leurs joueurs.

Aliou Cissé (coach du Sénégal)  « Collectivement, nous progressons »
« La Can 2002 appartient au passé. Cette belle génération veut tout simplement faire un très bon match, mais pas dans un esprit revanchard. On s’attend donc à un match palpitant et que le spectacle soit au rendez-vous ». Ainsi a parlé le coach des Lions du Sénégal, Aliou Cissé, qui a estimé au passage que l’équipe a des certitudes dans son jeu et prendra en compte les qualités de l’adversaire tout en misant d’abord sur les siennes propres. A son avis, son groupe est en train de progresser au fur et à mesure de ses sorties et a réalisé de belles performances, tout en gagnant en expérience. Conscient que ses garçons sont capables de créer des situations intéressantes, l’entraîneur des Lions a indiqué que son groupe continue à cultiver l’efficacité.

« Et collectivement aussi mon équipe progresse depuis les éliminatoires. Nous allons aligner la meilleure équipe possible contre le Cameroun qui a un vécu, une expérience de la haute compétition. Mais le Sénégal en a aussi même s’il n’a rien gagné jusqu’ici », a-t-il avertit. Après une qualification en quarts de finale qui ne lui était plus arrivé depuis la Can 2006 en Egypte, le Sénégal n’entend pas rater le train de l’histoire. A ce sujet, Aliou Cissé a déclaré que les attentes du Sénégal sont toujours là avec les belles générations qui sont passées et qui n’ont pu remporter un titre majeur. Tout cela est ancré dans un coin de la tête et de l’entraîneur et de ses joueurs. Toutefois, l’objectif reste le même depuis le début de cette compétition. La philosophie également. Car dans l’entendement du groupe Sénégal, il faut prendre les matches un à un et évoluer en fonction de l’adversaire. « Mes joueurs ont gagné en confiance, sans excès aucun, et avec humilité. Dans ce match contre le Cameroun, il ne s’agira ni de guerre encore moins de revanche, mais de jouer au football, de faire plaisir au public », a-t-il estimé.

15 ans après la dernière confrontation entre Sénégalais et Camerounais en finale de la Can 2002 au Mali, Aliou Cissé qui faisait partie de cette équipe des Lions, a indiqué avoir eu le temps de pleurer. « Maintenant le devoir nous appelle à écrire une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais. C’est le combat de tout un peuple que nous devons mener ensemble ». Il a plaidé pour l’union des cœurs et des esprits pour un triomphe de ce football sénégalais qui cherche à se faire une place de choix sur le podium africain

Kara Mbodj (défenseur du senegal) : « Notre devoir, c’est de défendre le drapeau national »
« Nous nous sommes bien reposés et nous préparons sereinement ce match. Nous sommes prêts pour aller au combat. Nous connaissons le Cameroun, mais nous n’avons pas de crainte. Dans ce match, il s’agira de mental et je me souviens bien de la finale de 2002, comme si c’était hier. Notre devoir dans cette Can, c’est d’écrire notre propre histoire, de défendre le drapeau national. Le Cameroun est une équipe qui ne lâche rien et qui est bien physiquement. Vous verrez si nous aussi nous avons du répondant ou pas. Nous sommes conscients des attentes de notre peuple et avons le devoir de mouiller le maillot pour défendre le drapeau national ».

Hugo Broos (coach du Cameroun) : « Mon équipe est prête mentalement »
La défection de près d’une dizaine de cadres à la veille de cette phase finale de la Can 2017 n’a pas entamé le moral des Lions Indomptables du Cameroun. Leur entraîneur, le Belge Hugo Broos, l’a souligné hier en conférence de presse sur la qualité de son groupe. « Ceux qui ne sont pas venus ? On a fermé ce chapitre depuis longtemps et on compose avec ceux qui sont là. Ce groupe a beaucoup progressé au plan mental. La preuve, contre le Gabon, la pression était énorme, car le pays organisateur voulait passer. Mais, mes joueurs ont bien résisté et cela m’a rassuré que cette équipe était prête au plan mental », s’est-il réjoui.

C’est pourquoi il a indiqué avoir fait le meilleur choix jusqu’ici et que cela lui a réussi car son équipe est en quarts de finale. Soulignant au passage qu’il avait voulu éviter le Sénégal sur sa route, vu la manière impressionnante dont celui-ci abordait ses matches. « Nous savons cependant à quoi nous attendre, mais ça reste après tout un match de football. Il n’y a rien de plus dangereux que d’évaluer un match avant de l’avoir joué », a-t-il averti. Sur le match, le technicien belge s’attend à affronter une très bonne équipe du Sénégal qui, à son avis, a montré de belles qualités.

« C’est une formation avec de fortes individualités, costaude, combattive et avec un esprit de vaincre. Nous allons donc analyser tout cela pour essayer d’imposer notre jeu. Car, vous savez, le Cameroun par le passé a dominé le football africain et on veut qu’il revienne. Il est en train de retrouver ce football-là car nous sommes en quarts de finale et nous visons maintenant les demi-finales. Nous sommes donc prêts à relever le défi et l’équipe qui aura plus d’engagement physique et mental l’emportera. Le Cameroun et le Sénégal savent jouer au football, s’il y a de la combativité aussi, ce sera tant mieux pour l’intérêt du match », a estimé Hugo Broos.

Adolphe Teikeu (défenseur du Cameroun) : « Le Sénégal est favori par rapport aux statistiques »
« On ne nous attendait pas à ce stade de la compétition, mais nous sommes là et prêts pour le match. C’est vrai que selon les statistiques, et par rapport aux matches de groupes, le Sénégal est favori dans ce match. Mais le Cameroun reste le Cameroun et nous sommes prêts à relever le défi. Ce sera dur pour toutes les deux équipes et la plus engagée l’emportera ».

Recueillis par C. F. KEITA

 

Last modified on samedi, 28 janvier 2017 14:01

La défection de près d’une dizaine de cadres à la veille de cette phase finale de la Can 2017 n’a pas entamé le moral des Lions Indomptables du Cameroun. Leur entraîneur, le Belge Hugo Broos, l’a souligné hier en conférence de presse sur la qualité de son groupe. « Ceux qui ne sont pas venus ? On a fermé ce chapitre depuis longtemps et on compose avec ceux qui sont là. Ce groupe a beaucoup progressé au plan mental. La preuve, contre le Gabon, la pression était énorme, car le pays organisateur voulait passer. Mais, mes joueurs ont bien résisté et cela m’a rassuré que cette équipe était prête au plan mental », s’est-il réjoui.

C’est pourquoi il a indiqué avoir fait le meilleur choix jusqu’ici et que cela lui a réussi car son équipe est en quarts de finale. Soulignant au passage qu’il avait voulu éviter le Sénégal sur sa route, vu la manière impressionnante dont celui-ci abordait ses matches. « Nous savons cependant à quoi nous attendre, mais ça reste après tout un match de football. Il n’y a rien de plus dangereux que d’évaluer un match avant de l’avoir joué », a-t-il averti. Sur le match, le technicien belge s’attend à affronter une très bonne équipe du Sénégal qui, à son avis, a montré de belles qualités.

« C’est une formation avec de fortes individualités, costaude, combattive et avec un esprit de vaincre. Nous allons donc analyser tout cela pour essayer d’imposer notre jeu. Car, vous savez, le Cameroun par le passé a dominé le football africain et on veut qu’il revienne. Il est en train de retrouver ce football-là car nous sommes en quarts de finale et nous visons maintenant les demi-finales. Nous sommes donc prêts à relever le défi et l’équipe qui aura plus d’engagement physique et mental l’emportera. Le Cameroun et le Sénégal savent jouer au football, s’il y a de la combativité aussi, ce sera tant mieux pour l’intérêt du match », a estimé Hugo Broos.

Adolphe Teikeu (défenseur du Cameroun) : « Le Sénégal est favori par rapport aux statistiques »
« On ne nous attendait pas à ce stade de la compétition, mais nous sommes là et prêts pour le match. C’est vrai que selon les statistiques, et par rapport aux matches de groupes, le Sénégal est favori dans ce match. Mais le Cameroun reste le Cameroun et nous sommes prêts à relever le défi. Ce sera dur pour toutes les deux équipes et la plus engagée l’emportera ».

Recueillis par C. F. KEITA

Last modified on samedi, 28 janvier 2017 13:57

Franceville : Ils étaient quatre au début du tournoi. Au terme des rencontres de groupes, deux techniciens du cru ont survécu. Ont été renvoyés à la maison, sans que cela puisse paraître pour un cuisant échec, Baciro Cande et ses Djurtus bissau-guinéens qui jurent avoir beaucoup appris de leur première participation à la Can et qui promettent de ne plus trop s’éloigner de la compétition continentale majeure.

Et Kalisto Pasuwa et ses Warriors du Zimbabwe qui ont précipité la chute des Fennecs d’Algérie en les contraignant d’entrée au nul (1 – 1). En plus, ces deux techniciens locaux qui en étaient à leur première Can, peuvent s’enorgueillir d’avoir fini devant le « Sorcier blanc » ( ?) Claude Le Roy et ses 9 phases finales.

Dignes représentants de l’expertise locale, le Sénégalais Aliou Cissé et le Congolais Florent Ibengué ont eux, réussi la performance de finir en tête de leur groupe (A et C respectivement). Tout en faisant pratiquer à leur équipe un jeu plaisant et tout tourné vers l’offensive. La preuve, autant les Lions que les Léopards ont marqué 6 buts en 3 matches. Désormais seuls dans le grand Huit et cernés de toutes parts par des techniciens étrangers, Cissé et Ibengué auront fort à faire. C’est l’occasion pour eux de démontrer que « la compétence n’a pas de couleur ».

B. K. N.

Can 2017 : Echos … échos…

28 Jan 2017
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« Deux coaches malins » : Voilà ce qu’Hugo Broos, le sélectionneur belge du Cameroun, a dit de lui et de son collègue, Aliou Cissé du Sénégal qu’il croise ce soir en quart de finale de la 31ème Can. En effet, chacun des deux préfère laisser le statut de favori à l’autre. Reste à savoir qui sera le … malin et demi.

MaachAllah : Superstitieux, les journalistes sénégalais ? En tout cas, c’est un concert de « MaachAllah » qui a accompagné l’évocation par certains autres confrères et par le coach du Cameroun des nombreuses qualités prêtées à l’équipe du Sénégal en conférence de presse d’avant-match.

Hors sujet : Comme d’habitude, la question d’un confrère algérien hier en conférence de presse, à Hugo Broos, a tourné autour de l’équipe … d’Algérie éliminée dès la fin du premier tour. Un énième hors-sujet que la responsable Média de la Caf a vite fait de relever. On était bien là pour parler du match Sénégal – Cameroun…

Lions « herbivores » : Un supporter camerounais très inspiré a qualifié les Lions sénégalais … d’ « herbivores ». Selon lui, les Lions du Sahel n’ont rien d’autre à manger que de l’herbe alors que ceux de la forêt (les Camerounais) se nourrissent de viande.

Rassemblés par B. K. N.

Franceville (Gabon) : Burkina Faso – Tunisie à Libreville, Sénégal – Cameroun à Franceville, Rd Congo – Ghana à Oyem et Egypte – Maroc à Port-Gentil. Telles ont les affiches des quarts de finale proposées, ce weekend, par le verdict des matches de groupe de cette 31e Can « Gabon 2017 ».  Les quatre sites ayant abrité les matches de groupes vont replonger cette fois-ci dans l’ambiance des matches couperet où la moindre erreur pourrait se payer cash.

Burkina Faso – Tunisie : De vieux comptes à solder
Le premier quart de finale, Burkina-Tunisie cet après-midi à Libreville, va réveiller bien des souvenirs. Les Etalons du Faso qui ont accueilli la Can 1998, s’étaient débarrassés des Aigles de Carthage à la série des tirs au but.

Côté affluence, les organisateurs redoutent la défection du public gabonais au stade de l’Amitié de Libreville du fait de l’élimination des Panthères dès le premier tour. Mais ce match ne manque pas de piquant si l’on se réfère au parcours des deux protagonistes. Les Etalons sortis de la poule A avec une victoire et deux nuls, présentent la particularité de n’avoir pas connu de défaite. Les Aigles de Carthage par contre ont dû cravacher ferme pour sortir d’un groupe B. Car après leur défaite d’entrée contre le Sénégal (0-2), ils ont eu assez de ressources pour revenir en surface lors de leur second match contre l’Algérie (2-1). Ce succès donnait plus de tonus aux Aigles de Carthage qui ont submergé le Zimbabwe pour composter définitivement leur ticket de la qualification pour les quarts de finale. Mais cet après-midi, à partir de 16h (Gmt), plus de calcul pour passer, il faut gagner ou disparaître.

Sénégal-Cameroun : Duel de « Lions »
Le second match de la journée qui se disputera à Franceville entre « Lions » mérite un détour du côté de la 3e ville du Gabon. Bataille pour la suprématie, histoire de savoir laquelle des deux équipes mérite le titre de Lion. Les Sénégalais n’ont jamais remporté le trophée continental, et se souviendront que leurs aînés dont l’actuel entraîneur Aliou Cissé, avaient raté de peu le trophée africain en finale contre les Lions Indomptables du Cameroun en 2002 au Mali. Ils se souviendront aussi que dix ans auparavant, d’autres aînés étaient sortis prématurément de « leur » Can du fait également de ces Camerounais sur une tête d’Ernest Ebongué qui les privait de demi-finale. Autant de motifs de se surpasser pour l’actuelle génération qui n’entend toutefois pas entamer ce match avec un esprit de revanche.

Néanmoins, Cheikhou Kouyaté et ses camarades se sont déjà tracé un chemin et ne veulent en aucun cas en dévier. Dans ce match, les deux équipes se craignent et chaque entraîneur donne son adversaire comme favori.

C’est pourquoi entre des Lions de la Téranga qui ont affiché un visage plutôt séduisant et des Lions Indomptables réputés véritables compétiteurs, il est difficile de faire un pronostic. Si le Sénégal s’est fait respecter dans son groupe en décrochant sa qualification avant même la fin des matches de groupe, le Cameroun avec un nul et une victoire, a attendu la dernière journée de sa poule pour arracher la qualification dans un match héroïque contre le pays organisateur qui, lui, a été éliminé.

Rd Congo – Ghana : Une vieille histoire
Leur rencontre la plus mémorable reste, sans doute, la finale de 1968 lorsque les Léopards s’étaient défaits des Black Stars. Depuis lors, les deux équipes ont poursuivi leur chemin dans cette compétition en s’évitant le plus souvent.

Mais pour cette 31e édition, le sort a décidé de les mettre face à face. La Rd Congo affrontera le Ghana en quarts de finale demain à Oyem dans un match indécis. Les Léopards qui avaient frôlé la qualification à la finale lors de l’édition de 2015 face à la Côte d’Ivoire future vainqueur, ont engagé cette Can 2017 avec de solides arguments. Deux victoires et un nul ont en effet sanctionné leur parcours riche de six buts marqués dans leur groupe.

Le Ghana, finaliste de la Can 2015, avait bien entamé sa compétition avec deux succès d’affilée contre l’Ouganda et le Mali, qui lui ouvraient les portes des quarts de finale, avant d’être freiné dans le dernier match par l’Egypte. Mais Gyan et les siens ont démontré qu’ils étaient de vrais compétiteurs avec un seul but encaissé contre 2 marqués. Les statistiques sont faibles, mais elles permettent de situer cette équipe sur l’échelle des valeurs avec une attaque qui marque peu, mais qui marque bien.

Egypte – Maroc : Le derby nord-africain
Entre une équipe égyptienne auréolée de ses 7 titres continentaux en Can (un record) et qui fait son retour à cette compétition après trois absences (2012, 2013 et 2015) et une équipe marocaine qu’on n’avait plus vue à ce stade de la compétition depuis l’édition de 2004 où elle avait perdu en demi-finale contre le pays organisateur, la Tunisie, ça promet forcément. Les Lions de l’Atlas qui ont tout balayé sur leur passage lors des éliminatoires avec un bilan de 5 victoires et un seul nul, ont été douchés pour leur entrée en matière dans cette Can par la Rd Congo (0-1).

Mais, ils se sont vite remis dans le sens de la marche grâce aux deux succès enregistrés sur le Togo et surtout sur la Côte d’Ivoire championne en titre pour filer en quarts. Ce choc nord-africain est très attendu entre deux pays qui se connaissent bien en phase finale puisque s’étant rencontrés 5 fois en Can entre 1976 et 2006. Mais le Maroc avec Hervé Renard peut bien réussir son coup. Le technicien français avide des paris a jusqu’ici démontré, avec les équipes qu’il a dirigées (Zambie et Côte d’Ivoire), qu’il sait gagner le trophée continental. L’Egypte qui est revenue en force dans cette Can avec un bilan flatteur de trois victoires et un nul à l’issue des éliminatoires, a bien engagé la phase de groupe de la phase finale avec deux victoires et un nul qui lui permettent de terminer première.

Dimanche face aux Lions de l’Atlas, les Pharaons veulent faire oublier les trois éditions qu’ils n’avaient pas disputées.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Chœur et cœur

28 Jan 2017
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Le foot se joue avec le cœur et en chœur dit-on souvent. Sport collectif le plus populaire, le football a conquis les cœurs de tous les pays africains qualifiés à cette 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. 

Tous ces cœurs battent en chœur quand les équipes jouent sur les terrains gabonais, surtout dans cette phase de match couperet où tout faux pas sur la route conduirait au chemin du retour au pays. Il faudra donc des cœurs solides pour supporter cette émotion que seul le sport et particulièrement le football peut donner. Sur le terrain, ce sont des joueurs avec un cœur engagé qui pourront aider leurs équipes à s’en sortir surtout dans cette dernière ligne droite. Il ne suffira pas seulement d’un jeu collectif donc en chœur pour gagner un quart de temps, mais d’un soutien de tout cœur sur et en dehors des terrains. Sur les tribunes des stades du Gabon, ce sont des supporters entonnant tout en chœur des chants à l’honneur de leurs équipes pour les galvaniser.

La Coupe d’Afrique des Nations, c’est aussi la fête de la jeunesse africaine. Une jeunesse qui fait battre le cœur du continent africain tant elle est pleine de dynamisme et d’enthousiasme. Une jeunesse qui représente l’Afrique au niveau des championnats étrangers où ces jeunes joueurs y jouent des rôles décisifs dans leurs clubs respectifs.

C’est dire que le football, en ce moment, nous permet, un peu, d’échapper aux contingences de la vie quotidienne dans tous les pays engagés parce que nous avons tous à cœur que nos équipes y fassent de bonnes prestations.

Ce qui nous donnerait du baume au cœur. Cette Coupe d’Afrique des Nations continue de faire battre nos cœurs au rythme des rencontres. Soyons donc de tout cœur et en chœur derrière nos équipes nationales pour que la meilleure gagne cette compétition. C’est notre souhait de tout cœur.

Par Oumar NDIAYE

La parole aux actes !

28 Jan 2017
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Franceville (Gabon) : « Ecrire notre propre histoire ! » Les acteurs ont souvent changé durant cette Can, mais le discours est resté le même. Le dernier à ressortir le refrain est Kara Mbodj, hier. Les Lions version 2017 sont décidés à frapper un coup mémorable au Gabon. Ou, du moins, le déclarent-ils. Car, de la parole aux actes, il y a un match (plutôt trois, en l’occurrence) à gagner. Les hauts faits, ça ne se décrète pas. C’est sur le terrain qu’on les accomplit. A force de sueur, de souffrances voire de sacrifices. On dit cette génération talentueuse, mais l’histoire du foot a moult fois démontré que le seul talent ne fait pas toujours gagner. Ce soir donc, face aux Lions indomptables, il en faudra plus pour passer en demi-finales.

En fait, mais lors des trois précédentes confrontations en phase finale de Can entre les deux équipes, le Sénégal ne s’était présenté dans des conditions aussi favorables. En 1990 en Algérie, en match de groupe à Annaba, c’était un Cameroun couronné champion d’Afrique deux ans plus tôt, avec sa pléthore de stars (Kundé, Nkono, Massing et autres André Kana-Biyick) qui se présentait face à un Sénégal qui avait raté la précédente Can au Maroc. Ce qui n’avait pas empêché Bocandé, Moussa Ndaw, Mamadou Marième Diallo et leurs coéquipiers de s’imposer (2 – 0).

Deux ans plus tard, le Sénégal avait l’avantage de jouer à domicile, mais avec une équipe essentiellement composée de trentenaires (Bocandé, Youm, Guèye Sène, Teuw, Roger Mendy etc.), il n’avait pas objectivement les jambes pour faire face à Ebongué, unique buteur de ce quart de finale, et sa clique. En 2002, la finale de la Can malienne avait opposé deux équipes aux forces égales, deux Mondialistes en répétition générale avant le voyage en Corée du Sud et au Japon. Et c’était presque normal que le sort de la rencontre soit alors décidé aux tirs au but. Cette fois, « le contexte a changé, les hommes aussi », a rappelé hier Aliou Cissé qui sait de quoi il parle pour avoir … raté son tir au but lors de cette fameuse finale. Il comprend et apprécie même que ses joueurs veuillent écrire leur propre histoire.

Il  sait également disposer d’hommes que cette phase finale de Can semble avoir changés, transfigurés. En effet, lors de leurs trois précédents matches, les Lions ont sorti un visage qu’on ne leur connaissait pas : batailleurs, conquérants et déterminés à imprimer leurs marques et à se faire respecter. On attend encore plus d’eux, ce soir dans ce combat de Lions pour la suprématie autant sur l’aire de jeu du stade de la Rénovation de Franceville que dans la jungle du foot africain. « Nous sommes conscients des attentes du peuple », a reconnu Kara Mbodj, hier. Plus besoin d’en rajouter. Le décor est bien campé, les enjeux (une place en demi-finales, en attendant la suite) bien cernés. Il ne reste plus qu’à joindre l’acte à la parole.

B. K. N.

Le dernier reviendra à l’équipe qui est plus prête sur le plan mental. C’est l’avis d’Amara Traoré. L’ancien sélectionneur national est l’un des rares techniciens sénégalais à avoir dompté les Lions indomptables du Cameroun. Sous sa direction, les Lions avaient privé le Cameroun de Can en 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale.
Il est donc bien placé pour apprécier le Cameroun.

En 2011, il a privé le Cameroun de Can chez ses voisins, le Gabon et la Guinée équatoriale. Après une courte victoire (1-0) à Dakar, les Lions sous la direction d’Amara Traoré ont neutralisé les Lions indomptables chez eux. Avec un certain Samuel Eto’o dans les rangs des indomptables. La super star du football africain avait même raté un penalty dans ce match disputé sous très haute tension. En effet, les Lions ont terminé la partie à 9 suite à l’expulsion d’Issiar Dia qui ne pouvait retenir ses nerfs par rapport à l’arbitrage. Amara Traoré a été aussi renvoyé dans les vestiaires pour avoir manifesté ouvertement son désaccord sur son banc, des décisions du juge de la partie. Cinq ans après, l’ancien coach des Lions qui avait aussi survolé, à l’époque, son groupe lors des éliminatoires, trouve que les deux équipes du Cameroun sont « différentes ». Ce, d’autant que « dans l’ancienne équipe que nous avons éliminée, il y avait de grands noms comme Eto’o. Elle avait tout gagné, alors que l’actuelle génération n’a encore rien gagné. Il y a que le nom Cameroun, mais elle n’a encore rien gagné. Dans l’équipe du Sénégal, il y a des joueurs comme Cheikh Mbengue qui étaient déjà dans mon équipe. Il s’y ajoute aujourd’hui d’autres grands noms ».

Dans ces conditions, le Sénégal serait-il favori dans ce choc de Lions ? Amara Traoré reste prudent. « Je ne dirais pas que le Sénégal est favori, bien qu’il ait réussi presque le carton plein en match de poule, avec 7 points sur 9 possibles, mais en quart de finale, c’est autre chose. L’équipe mieux préparée sur le plan mental passe. Nous avons une bonne équipe, avec un bon gardien, Diallo dans les buts, une bonne défense avec Kara Mbodj, Kalilou Koulibaly et surtout une bonne attaque avec Sadio Mané et Diao Baldé Keïta. Le Cameroun ne se crée pas beaucoup d’occasions, mais ne s’en prive pas pour autant », analyse l’ancien sélectionneur des Lions. Fort donc de cette analyse, il pense que le Sénégal peut déverrouiller le système défensif camerounais. Notamment sur les coups de pieds arrêtés ». Sur le plan mental, il pense également que les Lions sont bien armés. A titre d’exemple, il se réfère au match héroïque des Lions remplaçants contre l’Algérie (2-2) lors du dernier match de poule. « A deux reprises, ils (les Lions) sont revenus au score dans ce match face à une équipe d’Algérie au complet », rappelle Amara Traoré, satisfait aussi de la prestation de l’équipe en général, et du gardien de but, Abdoulaye Diallo, contre la Tunisie lors du premier match de poule. En fait, le technicien Saint-Louisien est séduit par le caractère des Lions.

Ansoumana SAMBOU

Pendant longtemps, il a été le recordman sénégalais au nombre de participation à la Can : quatre, de 1986 en Egypte à 1994 en Tunisie, avant d’être détrôné par Henri Camara. Cheikh Seck, l’ancien portier international du Diaraf et de l’Espérance de Tunis, qualifie aujourd’hui cette longue carrière de « belle expérience de vie ; avec parfois des regrets, notamment au Caire et à Dakar », tient-il à ajouter. En 1986 en Egypte donc, autant les joueurs que l’encadrement technique et administratif disputait sa première Can. Le Sénégal revenait au banquet continental après 18 ans d’absence. « Malgré tout, nous avions battu d’entrée l’équipe du pays hôte (1 – 0). Ce qui était le plus difficile, mais nous n’avons même pas pu passer le premier tour », regrette l’actuel président du Diaraf qui n’hésite pas à parler de « gâchis ».

« Nous avions une bonne base de joueurs pro comme Jules François Bocandé, Boubacar Sarr Locotte, Thierno Youm, Roger Mendy, etc. Et au plan technique, nous avions en Pape Diop un homme à poigne. Mais, nous avions pêché dans la gestion des hommes, du côté administratif du moins, surtout avec cette histoire de primes qui avait empoisonné l’atmosphère. En plus, la méconnaissance du règlement nous avait coûté cher. En effet, nous croyions qu’une défaite 0 – 1 lors de notre troisième match face à la Côte d’Ivoire, nous qualifierait ». Or, elle a anéanti les espoirs du Sénégal.

Quatre ans plus tard, Cheikh Seck est encore dans la cage des Lions en 1990 en Algérie, avec Claude Le Roy qui venait de remporter le titre continental au Maroc, avec le Cameroun en 1988. Et au plan technique, nous avions en Pape Diop un homme à poigne. Là, l’équipe s’arrête en demi-finales face au pays organisateur (1 – 2), « après être revenu au score et avoir eu deux fois la balle de match par Adama Cissé et Lamine Sagna », se remémore Cheikh Seck. Ce n’était que partie remise, se dit-on en écho aux propos du coach français qui promettait le trophée continental pour deux ans plus tard … à Dakar. Objectif encore raté, puisque le Sénégal s’arrêta en quarts de finale face au Cameroun (0 – 1). Pourtant, regrette-t-il, 25 ans plus tard, « nous avions les moyens d’aller au bout.

Nous avions beaucoup de professionnels et l’appui du public avec nous ». Pourquoi alors il n’en avait pas été ainsi. « Parce que nous avions beaucoup trop de joueurs trentenaires qui avaient eu du mal à enchaîner les matches », répond-il. Pour le portier qui en était à sa 3ème Can, « c’est au premier match contre le Nigeria qu’on avait perdu la coupe ». Pas parce que le Sénégal avait perdu (1 – 2), plutôt « parce que lors du deuxième match contre le Kenya, nous avons tellement dépensé pour gagner, que nous y avons laissé l’essentiel de notre fraîcheur ». Et le Cameroun en a profité en quarts pour éliminer les Lions.

En 1994, Cheikh Seck est encore là pour de la Can en Tunisie, sa dernière. « Cette fois, l’équipe pourtant bourrée de jeunes talents était passée à côté », se souvient-il, notamment le quart de finale perdu « bêtement » (0 – 1) face à la Zambie. Autant de déceptions qu’il ne souhaite pas à ses héritiers sous le maillot national. « Je souhaite vivement que cette génération remporte le trophée que le Sénégal attend depuis toujours. Les joueurs ont le talent qu’il faut mais auront besoin d’un peu de chance pour aller au bout », croit l’ancien portier indéboulonnable de la Tanière.

Pour lui, « si le mental suit, cette cuvée pourrait faire honneur à son rang d’actuelle meilleure équipe africaine ».

B. K. N.

Enseignements du premier tour

27 Jan 2017
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Franceville (Gabon) : Le premier tour de la 31ème Can de football a vécu. Place, à partir de demain, aux quarts de finale. Alors que la moitié des postulants à la succession des Eléphants de Côte d’Ivoire a vu ses ambitions fondre sous le chaud soleil du Gabon, l’heure des premiers comptes a signé. Voici quelques enseignements à retenir du premier écrémage.

Gabon, Côte d’Ivoire et Algérie : les mauvaises surprises :
Le Gabon, pays-hôte de la 31ème Can de football, sorti dès le premier tour et la Côte d’Ivoire, championne en titre qui se fait virer de la course à sa propre succession après 3 petits matches ! Jamais une Can n’a connu pareil scénario au terme du premier tour. Les Panthères n’étaient pas forcément attendues pour jouer les grands rôles dans « leur » compétition, on les voyait tout de même sortir du Groupe A le plus ouvert. Mais, au bout de 3 nuls, les Gabonais ont connu le même sort que la Tunisie, dernière équipe à avoir été éliminée de « sa » Can en 1994. Et ce n’est pas une surprise à proprement parler. Car, déjà que l’équipe n’était pas très performante ne comportant qu’un vrai grand joueur, Aubameyang, l’arrivée tardive du coach espagnol, Jose A. Camacho, n’a pas permis de travailler les automatismes et la cohésion. Conséquence, les Gabonais ont davantage misé sur la rapidité de leur star qui a cependant traversé ce tournoi comme une ombre, malgré ses deux buts inscrits.

Que, par contre, les Eléphants se fassent éjecter dès le premier tour, constitue une vraie surprise, tant la Côte d’Ivoire avait à chaque fois atteint les quarts de finale lors des six dernières éditions de la Can. Encore que, vu les difficultés que les champions d’Afrique ont éprouvées pour se qualifier à cette phase finale, on pouvait redouter une sortie de route prématurée. Mais tout de même, se faire virer après seulement 3 matches avec des joueurs confirmés comme Serge Aurier, Salomon Kalou, Wilfried Bony, Serey Dié, etc. Apparemment, les Ivoiriens ne se sont pas remis du départ à la retraite de leurs « cadres », les frères Touré (Yaya et Kolo), Copa Barry, Didier Zokora, Baky Koné entre autres.

Venus avec tous leurs « cadres » cependant et renvoyés à la maison dès après le premier tour, les Fennecs d’Algérie sont également à ranger parmi les grosses déceptions de cette Can 2017. Il est vrai qu’un « grand » devait se faire éliminer dans le Groupe A dit « de la mort » : Sénégal, Algérie ou Tunisie, le Zimbabwe étant présenté comme le petit poucet. Et ce fut l’Algérie, mais sans les honneurs. Tenus en échec d’entrée par les « revenants » zimbabwéens, les Algériens ne s’en sont jamais remis. Battus par leurs voisins tunisiens (1 – 2), ils n’ont pas eu les ressources mentales pour se relancer face aux Lions. Deux petits points (sur 9 possibles) et un énorme gâchis, avec les Mahrez, Ballon d’or africain 2017, Slimani, Mandi, Brahimi, d’autant que toutes les autres équipes nord-africaines ont allègrement franchi l’écueil du premier tour.

L’Afrique du Nord en force, l’Afrique de l’Ouest en retrait 
Avec 3 équipes sur 4 qui accèdent au second tour, l’Afrique du Nord a réussi une belle performance collective. L’Egypte, pour son retour après 7 ans d’absence à la Can, s’en est sortie comme le recordman au nombre de victoires finales (7) qu’elle est dans « l’autre groupe de la Mort » : première devant le Ghana, finaliste de la précédente édition. Quant au Maroc et à la Tunisie, après un départ manqué respectivement face à la Rd Congo (0 – 1) et au Sénégal (0 – 2), ils se sont bien relancés, remportant leurs deux rencontres suivantes. A l’inverse de l’Algérie qui a pourtant connu un meilleur départ (nul 2 – 2 contre le Zimbabwe) avant de sombrer, par la suite.

L’Afrique de l’Ouest, elle, était la mieux représentée avec pas moins de 7 équipes. Mais, au bout du premier écrémage, il n’en reste que 3 : Sénégal, Burkina Faso et Ghana. Heureux encore qu’il n’y ait pas de derby sous-régional en quarts de finale. Sinon, toutes les autres ont été renvoyées à la maison. A commencer par la Guinée-Bissau qui, pour son tout premier match en phase finale de Can, a eu le mérite de tenir en échec le Gabon pays organisateur. Ensuite le Togo, auteur d’un bon début de compétition (avec un nul vierge contre la Côte d’Ivoire championne d’Afrique), avant de tomber lourdement par la suite (1 – 3 contre le Maroc et contre la Rdc). Puis, il y a le Mali qui n’a même pas pu terminer par une victoire sur l’Ouganda, battue par les deux autres équipes du Groupe D de Port-Gentil (Ghana et Egypte). Enfin et surtout, la Côte d’Ivoire qui n’a pas été à la hauteur de son standing de championne en titre.

Beaucoup de buts, malgré des terrains pas toujours au niveau  
50 buts au terme des rencontres de groupe ! C’est le premier tour le plus prolifique des trois dernières éditions de Can : 49 en 2013 en Afrique du Sud et 45 en 2015 en Guinée équatoriale. Pourtant, les pelouses n’ont pas été de très bonne qualité, surtout aux stades de Port-Gentil et d’Oyem gorgés d’eau après chaque pluie. Le Sénégal qui a inscrit 2 buts à chacune de ses sorties, la Tunisie qui a frappé plus que quiconque dans un même match lors du premier tour (4 buts marqués contre le Zimbabwe) et la Rd Congo ont été les équipes les plus tranchantes offensivement, alors que l’Egypte, avec 0 but encaissé en 3 sorties, détient la palme de l’étanchéité défensive.   Si le niveau du jeu n’a pas été folichon dans l’ensemble, quelques individualités se sont tout de même signalées par leur efficacité offensive. Notamment le Congolais Kabananga, meilleur buteur avec 3 réalisations.

Derrière arrive un groupe de 5 joueurs dont 3 qui n’iront pas au-delà de leurs 2 buts inscrits puisqu’éliminés avec leur équipe : les Algériens Mahrez et Slimani et le Gabonais Aubameyang. Les deux autres à avoir frappé deux fois, le Sénégalais Sadio Mané et le Burkinabé Nakoulma auront au moins une autre occasion d’améliorer ce score, ce week-end lors des quarts de finale.
 
B. K. N.
Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:13

Franceville (Gabon) : Hier, à 48 heures de leur quart de finale de demain face au Cameroun, les Lions du Sénégal ont choisi de s’entraîner à huis-clos. Une façon pour Aliou Cissé, le coach, de peaufiner loin des yeux indiscrets la stratégie qu’il compte mettre en place demain à 19 heures sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville, pour dompter les « indomptables ». Si malgré leur prestation assez convaincante en matches de poule, le sélectionneur du Sénégal et ses joueurs refusent de se mettre dans la peau de favoris de ce deuxième quart de finale de la Can « Gabon 2017 », c’est pour mieux s’y préparer. Cependant, « humilité n’est pas incompatible avec ambition », a averti le président de la Fsf au lendemain de la qualification au second tour. Pour la première fois depuis 11 ans et la Can 2006 en Egypte, le Sénégal a survécu à l’écrémage des matches de groupes. Et plutôt de belle manière avec une qualification et une première place acquise dès après la deuxième sortie dans une poule dite « de la mort ».

Matar Bâ, le ministre des Sports, avait dès lors annoncé la couleur. « Nous ne sommes pas venus au Gabon pour nous arrêter en quarts de finale », avait-il clairement soutenu. Message ne pouvait être plus clair. Dans une compétition qui a perdu en cours de route le pays organisateur et le tenant du titre, la course à la consécration est des plus ouvertes. Or, si le Sénégal s’est permis d’aligner, sans dommage, une équipe B face à l’Algérie, classée avant le tournoi parmi les favoris à la succession de la Côte d’Ivoire, c’est qu’il dispose tout simplement de l’effectif le plus riche de cette Can. Alors, pourquoi cacher ses ambitions ? Tout est simplement une question de management et de gestion de ce potentiel de la part du coach ; mais surtout d’engagement des joueurs. Et cela dès demain face aux Lions indomptables du Cameroun, redoutables compétiteurs et jamais plus déterminés que lorsqu’il s’agit de régler une affaire de suprématie dans la jungle du foot africain. 

Qu’importe ! « Nous voulons écrire notre histoire », a soutenu le capitaine des Lions, Cheikhou Kouyaté. Pour cause, malgré le talent qu’on leur prête, lui et ses coéquipiers n’ont encore rien gagné. Et ce n’est pas en s’arrêtant en quarts de finale qu’ils resteront dans les mémoires. Ou plutôt si. Mais comme un énorme gâchis. On verra demain s’ils ont les griffes assez acérées pour rivaliser avec les coriaces Camerounais.

D’un de nos envoyés spéciaux 
B. Khalifa NDIAYE
Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:12


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