banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil
CAN 2017

CAN 2017 (278)

Souvent en mal de reconnaissance chez eux, certains techniciens européens voire sud-américains débarquent de plus en plus sur le continent africain pour se faire un nom. Ou plutôt un surnom : celui de « Sorciers blancs ». Mais, sur cette Can « Gabon 2017 », ces chercheurs de gloire sont à la peine ; alors que les entraîneurs du cru parviennent à tenir la route tant bien que mal.

Franceville (Gabon) : Il faut vraiment croire à cette histoire de « Sorciers blancs » pour oser confier son équipe nationale à un technicien blanc à seulement 43 jours d’une compétition aussi prestigieuse que la Can. Sinon, comment comprendre que le Gabon, pourtant pays-hôte de cette épreuve, se soit permis une telle fantaisie avec l’Espagnol José Antonio Camacho ? Un entraîneur qui, en plus, n’avait aucune expérience africaine préalable, même s’il a eu à diriger le … Real Madrid. Logiquement donc, le mirage espéré ne s’est pas produit pour les Panthères qui ont étalé leurs limites lors de leurs 3 matches de groupe.

Bien mieux lotis techniquement étaient les Fennecs d’Algérie, mais là non plus la magie du « Sorcier blanc » n’a pas prospéré. Revenu à la tête de l’équipe nationale d’Algérie en fin octobre alors que la qualification à la Can était déjà acquise, le Belge Georges Leekens avait hérité d’un groupe qu’on disait taillé pour mettre fin à 27 ans de traversée du désert. Las ! Malgré toutes les stars qu’il avait à disposition, l’ancien sélectionneur de la Tunisie a essuyé un cuisant échec (2 nuls et une défaite) qui l’ont poussé à rendre le tablier au lendemain de son élimination de la course aux quarts de finale. Pour se tailler une réputation de « Sorcier blanc », Leekens devra donc repasser. Et il n’est même pas sûr que l’envie de revenir sur le continent africain le reprenne de sitôt vu le traitement de faveur que lui a réservé la virulente presse sportive algérienne.

Egalement taillé par la presse spécialisée de son pays d’accueil, le Français Michel Dessuyer avec qui, pour la première fois depuis cinq éditions, les Eléphants de Côte d’Ivoire ne sont pas passés en quarts de finale. Un crime de lèse-majesté pour les champions d’Afrique en titre d’autant moins pardonnable que le technicien n’a pas l’excuse d’avoir tardivement hérité de son  groupe. Depuis un an et demi qu’il avait succédait aux manettes techniques à son compatriote Hervé Renard, l’ancien sélectionneur du « Sily » national de Guinée avait le temps et de multiples occasions d’imprimer sa marque. Ou, au moins, de gérer les acquis et la continuité, malgré les départs à la retraite de plusieurs piliers de l’équipe. Il est vrai qu’il est très difficile de prendre le relais de quelqu’un qui a conforté sa réputation de « Sorcier blanc ». Son prédécesseur au poste, Hervé Renard, avait en effet vite et bien appris à l’ombre de son « maître », Claude Le Roy qu’il a dépassé au nombre de victoires finales (deux avec la Zambie et la Côte d’Ivoire contre une avec le Cameroun) en trois fois moins de temps, avant de le virer de cette Can. Renard qui, d’ailleurs, semble disposer d’une botte secrète pour ne pas dire d’une formule magique pour transformer les équipes dont il a la charge. A l’image des Lions de l’Atlas du Maroc qu’il a qualifiés dans le groupe C de la Côte d’Ivoire malgré le forfait de joueurs importants tels Belhanda, Tanane, Boufal et autres Hadaad.

Boucler la boucle
Ce qui devrait être une maigre consolation pour Claude Le Roy qui a mis le pied d’Hervé Renard à l’étrier africain et ghanéen lors de la Can 2008. Car, il a beau soutenir « travailler pour la Can 2019 » pour boucler la boucle au Cameroun où son aventure sur le continent avait débuté en 1986, l’ancien sélectionneur du Sénégal et du Cameroun aurait aimé finir à une bien meilleure place que la 15ème (1 point), ne devançant que l’Ouganda. En fait, depuis son unique titre avec les Lions indomptables du Cameroun et malgré 8 Can, Le Roy a du mal à justifier son surnom de « Sorcier blanc ».

Pourtant, il est deux autres techniciens habitués de l’Afrique qui paieraient cher pour avoir ne serait-ce que cette unique ligne de gloire à leur palmarès. D’abord le Français Alain Giresse déjà passé par le Gabon et qui vient d’être renvoyé à ses copies pour la deuxième fois de rang dès la fin du premier tour. Il avait échoué après 3 matches avec le Sénégal il y a deux ans en Guinée équatoriale, rebelote cette année au Gabon avec les Aigles du Mali. « Gigi » n’a pas su rééditer son exploit de 2012, lorsqu’il avait conduit cette même équipe malienne sur la troisième marche du podium continental. Et court donc toujours derrière la « formule – miracle » qui fait la légende des « Sorciers blancs ».

Un qui doit croire en sa bonne étoile : le Portugais Paulo Duarte. Le coach des Etalons a dû attendre son huitième match en phase finale de Can avec le Burkina Faso (1 nul et 1 défaite en 2010 en Angola du fait du forfait du Togo et 3 défaites en 2012 en Guinée équatoriale) pour signer sa première victoire. Un succès (2 – 0) face aux « grands commençants » qui a d’ailleurs propulsé son équipe en tête du Groupe A devant le grand Cameroun. Sans parler du Gabon pays hôte désormais réduit à regarder « sa » Can se poursuivre sans lui. Cependant, Duarte a du chemin à parcourir avant de mériter le presque dévoyé titre de « Sorcier blanc ». A la tête de la même équipe du Burkina Faso, le Belge Paul Put avait été jusqu’en finale de la Can 2013 en Afrique du Sud. Et il ne s’était trouvé personne pour lui coller le sobriquet de « Sorcier blanc ».

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:11

La danse du football

27 Jan 2017
1238 times

La Coupe d’Afrique des Nations, une compétition sportive ou/et de danse ? A voir comment sont célébrés les buts marqués, on se rend compte que chaque équipe débarque à la Can avec la nouvelle danse de son pays. Tous s’y mettent, Congolais, Ghanéens, Sénégalais, Ougandais, etc. Ceci sans doute pour montrer l’aspect festif de la compétition. Sport et culture ont toujours évolué dans le même stade. La culture a toujours accompagné le sport en servant de cérémonial d’ouverture à presque toutes les compétitions. Ainsi, pour démarrer une manifestation sportive mondiale ou continentale, chaque pays fait étalage de son patrimoine culturel comme pour dire à ses hôtes que ce n’est pas seulement le sport qui l’intéresse. C’est pourquoi, regarder la Can sur le terrain revient à connaître les tendances culturelles des pays, d’abord lors de la cérémonie d’ouverture, de fermeture et surtout à l’occasion de la célébration des buts. Des moments où des pas endiablés de danse sont déroulés dans une chorégraphie parfaite avec chaque joueur, un rôle. Le buteur comme chef d’orchestre. Pour l’ouverture de cette Can, le Sénégal a été plus qu’honoré avec la présence de deux des fils ou originaires du pays dans le lot des artistes qui ont animé des prestations. Les chanteurs Akon et Booba. Pour la finale, nous dit-on aussi, la chanteuse Coumba Gawlo Seck fait partie des artistes choisis pour animer les concerts de la finale, donc de la cérémonie qui ferme la Can. La culture donc au début, à la fin et durant cette grande compétition sportive africaine. Ce qui montre que la culture et le sport véhiculent les mêmes valeurs et charrient une ferveur commune.

Ces deux domaines peuvent être donc des vecteurs de paix, de concorde sociale et d’entente des peuples. Ne dit-on pas que la musique n’a pas de frontières et que le langage du sport est universel. Que le fête soit belle donc sur et en dehors des terrains et que la danse du football soit au rendez-vous lors de la deuxième phase de cette Can……

Par Oumar NDIAYE

Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:15

Cheikh Sidy Bâ, l’ancien défenseur central du Diaraf n’a disputé qu’une Can. Celle de 2000 au Nigeria. Et il en garde un souvenir vivace. Surtout le quart de finale perdu (1 – 2) après prolongations, face aux Super Eagles.

« Nous étions à 5 minutes de disputer une demi-finale puisque nous menions au score depuis le début de la partie. Mais il y a eu l’égalisation nigériane, puis l’envahissement du terrain qui a suivi le 2ème but adverse. Certains joueurs craignaient pour leur sécurité et même leur vie. Nous avons alors perdu le fil de la rencontre pour finalement nous incliner », regrette aujourd’hui ce solide défenseur qui, alors, évoluait en Autriche. Cependant, ajoute Cheikh Bâ, « pour moi, c’était une très bonne Can car nous étions partis sur la pointe des pieds, sans moyens et sans expérience puisque nous allions presque tous vers notre première compétition continentale. Si bien que personne ne croyait en nous ». A commencer d’ailleurs par le ministère des Sports qui avait refusé d’inscrire les Lions dans les éliminatoires de cette Can co-organisée par le Nigeria et le Ghana. Oumar Seck, alors premier responsable du foot sénégalais, avait pris sur lui d’engager l’équipe.

Un groupe qui très vite a démontré sa joie de se retrouver et de jouer. Les quelques pros (Cheikh Bâ, Moussa Ndiaye, Fadiga, Daf, entre autres) s’étant très vite intégrés. « Nous n’avions jamais eu de problème d’intégration, parce que beaucoup d’entre nous n’étaient pas partis depuis longtemps », selon Cheikh S. Bâ. A Kaduna d’abord puis à Lagos pour le dernier match de groupe qui avait envoyé l’emblématique capitaine de la Zambie, Kalusha Bwalya, à la retraite, les joueurs de Peter Schnittger firent une grosse impression dans une équipe qui revenait en Can après avoir raté les deux précédentes en Afrique du Sud en 1996 et au Burkina en 1998. Le Sénégal renouait donc avec la Can grâce à ce noyau (Moussa Ndiaye, Omar Diallo, Henri Camara, Pape Sarr, Kalilou Fadiga, Malick Diop, Omar Daf) auquel étaient venus s’ajouter les El H. Diouf, Ferdinand Coly, Aliou Cissé, Habib Bèye et autres Lamine Diatta pour briller de mille feux en 2002.

Depuis, cahin-caha, le Sénégal alterne le bon et le moins bon en phase finale de Can. Si bien que pour la présente édition au Gabon, on ne sait pas à quels Lions se fier. Cheikh Sidy Bâ, lui, estime que, « en valeur intrinsèque, le Sénégal a un des meilleurs groupes en Afrique. Mais, cela ne va pas suffire ». Car, d’après lui, « une Can, c’est tellement difficile qu’il faut une bonne organisation, un bon environnement et un investissement total, presque un sacrifice des joueurs, pour réussir quelque chose de bien ». D’ailleurs, il n’est pas de ceux qui clament que le Sénégal doit ou va gagner cette Can. « On sort de deux éditions catastrophiques. Alors, cette Can doit être une Can de transition. On doit se fixer comme premier objectif de passer le premier tour ».

Après quoi, il faudra joueur le va-tout lors des matches à élimination directe. Car, selon l’ancien défenseur central, « nous avons une équipe relativement jeune, avec des joueurs qui peuvent encore disputer 2 ou 3 autres Can à l’avenir ». Cependant, termine-t-il, « si l’occasion de frapper un grand coup se présente, il faudra la saisir au vol ».

B. K. N.

Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:17

Les performances des Lions d’Aliou Cissé ne laissent personne indifférent. Même les politiques avouent leur sympathie à la sélection nationale qui défend vaillamment les couleurs nationales au Gabon dans cette 31e édition de la Can. D’ordinaire, c’est le président de la République qui fait souvent des sorties pour manifester sa satisfaction et son soutien aux Lions. Cette fois, c’est le Parti socialiste qui affiche sa satisfaction et son soutien aux Lions. A travers un communiqué signé par son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, le Parti socialiste salue d’abord le parcours parfait des partenaires de Cheikhou Kouyaté qui vient de « survoler les rencontres de poule avec une qualité de jeu irréprochable, autorisant ainsi tous les espoirs ». Avec deux victoires et un nul, soit 7 points sur 9 possibles et une qualification en quarts de finale, avant terme, les Lions ont séduit les Socialistes. Ainsi, « au nom du Parti socialiste comme à mon nom propre, je voudrais vous adresser les  encouragements et vous dire toute notre fierté. Vous avez assurément, toute notre admiration et notre reconnaissance, non seulement pour les résultats acquis sur le terrain, mais aussi pour l’engagement et la détermination dont vous avez fait montre », savoure le secrétaire général des Socialistes qui demeure convaincu que « dans la discipline et la rigueur, vos efforts seront couronnés de succès au grand bonheur du peuple sénégalais ». Enfin, M. Dieng n’oublie pas les administratifs et le staff technique. Le secrétaire général des Verts a, en effet, adressé les félicitations de son parti à l’encadrement administratif et technique.

A.  SAMBOU

Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:25

Can 2017 : Echos … Echos…

27 Jan 2017
1076 times

Meilleur joueur africain évoluant en Europe : Ayant débarqué au Gabon auréolé de son titre de meilleur joueur africain évoluant en Europe, l’Algérien Riyad Mahrez (2 buts) n’a pu aider son équipe à franchir le cap du premier tour.

Meilleur gardien de but évoluant en Afrique : Idem pour le gardien ougandais, Denis Onyango, élu meilleur joueur africain basé en Afrique, qui n’a pu sauver son équipe de l’élimination dés le premier tour. Avec 3 buts encaissés Denis, gardien de but des Mamelodi Sundown d’Afrique du Sud, retourne au pays.

Meilleure équipe nationale : L’Ouganda également élue meilleure équipe nationale n’a pu récolter qu’un nul contre le Mali et deux défaites qui l’éliminaient de la compétition.
Meilleures deuxièmes : L’Ouganda et le Togo qualifiés au titre des deux meilleurs deuxièmes des éliminatoires, n’ont fait qu’un tour et puis s’en sont allés.

Coaches locaux : Des quatre pays ayant un entraîneur local, Sénégal, Rd Congo, Guinée Bissau et Zimbabwe, seuls les deux premiers poursuivent l’aventure dans cette Can.
Un ancien vainqueur hors course : Des 8 anciens vainqueurs de la Can, Egypte, Ghana, Cameroun, Maroc, RDC, Tunisie, Côte d’Ivoire et Algérie, seuls les « Fennecs » ne disputeront pas le second tour.

Rassemblés par C. F.K

Last modified on vendredi, 27 janvier 2017 13:59

Par la faute de Fennecs absolument pas au niveau, le match Sénégal – Algérie que toute l’Afrique du football attendait a tourné cours. Mal embarqués dans un Groupe B où ils étaient attendus pour jouer les premiers rôles, le Ballon d’or africain 2016, Riyad Mahrez, et ses partenaires ont, au bout de leur 3ème et dernier match, été incapables de venir à bout de l’équipe B du Sénégal. D’où une décevante élimination à laquelle n’a pas survécu leur coach belge Georges Leekens qui a pris les devants, en démissionnant pour ne pas se faire virer.

Cette bulle algéro-sénégalaise vite dégonflée, les spécialistes et observateurs n’ont pas eu le temps de gamberger et se sont vite consolés dès que la deuxième affiche des quarts de finale a pris forme : Sénégal – Cameroun, samedi prochain à Franceville, c’est désormais le match qui fait saliver. Et qui « réveille (forcément) les morts », n’en déplaise au coach Aliou Cissé, capitaine d’alors qui refuse d’évoquer la finale de la Can 2002 au Mali, lorsque son équipe perdit aux tirs au but (dont le sien raté). De revanche, il sera forcément question, qu’on le dise ouvertement ou qu’on le taise. D’ailleurs, certains s’en pourlèchent d’ores et déjà les babines.

« Ce sont deux très bonnes équipes. Ce quart de finale sera l’un des plus beaux de cette Can », a pronostiqué l’Algérien Slimani, auteur des 2 buts de son équipe contre le Sénégal et désigné « Homme du match ». Et depuis Oyem, au nord du Gabon où son équipe actuelle (le Maroc) venait d’ouvrir la succession de son ancienne équipe (la Côte d’Ivoire), avant-hier, le technicien français Hervé Renard a soutenu s’attendre à « un gros match ». Cette fois donc, le choc attendu aura bien lieu. Même s’ils ne sont pas la meilleure équipe du Cameroun de tous les temps, les hommes du coach belge Hugo Broos auront à cœur de démontrer qu’on ne les qualifie pas d’Indomptables pour rien. Quant aux joueurs de Cissé, ils savent qu’il leur faudra se payer la crinière de leurs homologues d’Afrique centrale s’ils veulent se rapprocher un peu plus de leur but ultime dans ce tournoi : remporter le trophée. Vivement samedi !

B. K. N.


DE LA MANIÈRE DE TIRER LE MAXIMUM DE MAME BIRAM DIOUF ET MOUSSA SOW
Lions Mame B DioufEntre un attaquant qui pèse sur les défenses mais ne marque pas (encore) et un autre pas porté sur le marquage mais efficace devant le but, Aliou Cissé n’est pas forcément obligé de trancher. Il peut judicieusement tirer le maximum de Mame Biram Diouf et Moussa Sow.

« Je ne sais pas pourquoi, ça ne rentre pas en ce moment (…) Mais cela ne me perturbe pas sur le plan mental. Les gens qui me connaissent savent que je suis très fort mentalement. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de gens qui ont un aussi fort mental que moi ». Tant mieux est-on tenté de dire lorsqu’on entend Mame Biram Diouf, l’avant-centre des Lions tenir un tel langage. Puisque le doute ne s’est pas insinué dans sa tête, on peut donc se convaincre avec lui que « le déclic peut venir aujourd’hui (à tout moment) ou en finale ». Il est vrai que le joueur de Stoke City (Premier League anglaise) s’est davantage jusqu’ici illustré par sa maladresse face aux buts adverses. Contre la Tunisie, lors du premier match, mais surtout contre le Zimbabwe où il aurait pu tant marquer qu’aujourd’hui, il serait nettement en tête du classement des buteurs de cette 31ème Can. Or, à l’heure qu’il est, son compteur – buts est désespérément bloqué à zéro.

Mame Biram Diouf est cependant fier de « (se) donner à fond pour l’équipe ». Et son coach Aliou Cissé s’est dit « content de sa prestation » qui, selon lui, s’inscrit parfaitement dans la ligne de « l’identité qu’(il) veut mettre en place ». Son entraîneur lui a même tressé des lauriers. « Mame est généreux dans l’effort et le pressing », avait-il indiqué à la veille du 3ème match contre l’Algérie. « Si l’on s’ouvre beaucoup de brèches dans les défenses adverses, c’est parce qu’il crée des espaces avec ses appels de balle », avait explicité Cissé. Qu’importe, « les gens ne nous jugent souvent, nous les attaquants, que par le nombre de buts qu’on marque », a si bien reconnu le principal concerné. Et pour l’heure, il en est à zéro dans cette Can après 151 minutes passées sur le terrain du stade de la Rénovation de Franceville (tout le match face à la Tunisie et pendant 61 mn face au Zimbabwe).

Dans la vie d’un attaquant « il y a des hauts et des bas (mais), moi je ne baisse jamais les bras », a clamé Mame Biram Diouf avant-hier à l’issue de la séance d’entraînement à Bongoville, à une cinquantaine de kilomètres de Franceville. « Je veux retrouver le chemin des filets très rapidement », s’est engagé l’ancien joueur de Manchester United. En attendant, c’est son « concurrent n°1 » sur le front de l’attaque, Moussa Sow qui a marqué un but et des points face à l’Algérie. Ce qui lui donne une réelle avance sur Mame Biram Diouf ? Peut-être bien si l’on se fie aux propos du coach après le nul (2 – 2) face aux Fennecs. « Une équipe, c’est la concurrence (…) Et puis, je ne peux pas fermer l’œil sur ce a été fait » face à l’Algérie, avait annoncé Aliou Cissé.

Cependant, de là à voir l’attaquant de Stoke City relégué sur le banc dès samedi en quart de finale face au Cameroun, au profit du joueur de Fenerbahçe (Turquie), il y a un pas qu’il ne sera pas aisé de franchir pour le coach. En fait, celui-ci a l’avantage de pouvoir compter sur ces deux avant-centres et doit s’atteler à les utiliser plus rationnellement. Puisque son système à un attaquant axial ne lui permet pas d’aligner les deux à la fois, il peut tirer le maximum de profit des deux sur un même match. En effet, Mame Biram Diouf étant son titulaire attitré, Cissé peut s’en servir pour user physiquement les défenses adverses. Déjà que le n°9 des Lions prévoit « un match très difficile et physique » en quarts de finale face au Cameroun, son abattage et son pressing constant ne seront pas de trop. Si, en plus, il garde une once de lucidité ou connaît un brin de réussite, peut-être que le déclic espéré se produira. Autrement, Aliou Cissé pourra lancer à sa place Moussa Sow moins précieux certes au marquage mais diablement plus efficace devant le but.

En fait, avec toute la débauche d’énergie qu’il déploie en match, Mame Biram Diouf a souvent du mal physiquement à terminer les parties. Après une bonne heure (ou au plus 75 minutes) d’engagement, il peut être rappelé sur le banc pour céder sa place à Moussa Sow (ou Famara Diédhiou) pour finir le boulot.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Après avoir convoyé 35 de ses membres au Gabon pour les besoins de de la Coupe d’Afrique des Nations, le 12ème Gaïndé poursuit la mobilisation à Dakar pour soutenir l’équipe nationale. En conférence de presse ce mercredi, la structure dirigée par Seydina Issa Laye Diop a invité à nouveau les Sénégalais à coller à leur équipe. Elle lance aussi un appel aux bonnes volontés pour renforcer le groupe déjà en place par le déplacement d’un nouveau contingent avec l’envoi d’autres supporters.

La Coupe d’Afrique des Nations de football bat son plein au Gabon où le Sénégal s’apprête à disputer ce samedi les quarts de finale. Les supporters sénégalais suivent de près les performances de la bande à Aliou Cissé qu’ils accompagnent depuis le début de la campagne. Avec un contingent en place, le 12ème Gaïndé joue sa partition mais ses responsables estiment qu’il peut faire mieux. C’est dans ce sens que Seydina Issa Laye Diop et compagnie souhaitent renforcer le groupe sur place avec de nouveaux supporters. « Nos camarades sur place font un bon travail derrière les Lions. Mais nous aimerions que d’autres membres du groupe se joignent à eux pour donner plus de voix », a notamment dit le président du 12ème Gaïndé. Pour qui la mobilisation se poursuit pour le but ultime qui est la victoire finale au soir du 5 février. Sur un budget prévisionnel de 300 millions de FCfa pour avoir des conditions idéales et une bonne représentation en terre gabonaise, le 12ème Gaïndé n’a reçu que 62,250 millions dont 25 millions de la présidence de la République, 20 du ministère des Sports, 10 de la Fsf et d’autres appuis de sociétés et particuliers. Une somme non négligeable mais qui n’a pu permettre de convoyer que 35 supporters. Lesquels sont déjà sur place depuis le début de la compétition ; le souhait de leurs camarades restés au Sénégal est de pouvoir les renforcer puisque selon le président, l’équipe a besoin de ses supporters derrière elle.

Après le geste des entreprises et structures qui a permis de convoyer le premier groupe, le 12ème Gaïndé lance un appel aux autres sociétés établies au Sénégal pour permettre aux autres de rejoindre ceux déjà convoyés mais aussi les membres du 12ème Gaïndé du Gabon, du Cameroun, de la Guinée-Equatoriale, de la Côte d’Ivoire, entre autres, qui ont rallié Franceville. Ce, sous la coordination de l’ambassadeur du Sénégal au Gabon et ses services. Sur la suite de la compétition et, en particulier, le quart de finale contre le Cameroun, le président des supporters n’a pas manqué d’appeler à l’union sacrée derrière l’équipe pour atteindre le but final : remporter la Coupe.

Ousseynou POUYE

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:53

Entre un attaquant qui pèse sur les défenses mais ne marque pas (encore) et un autre pas porté sur le marquage mais efficace devant le but, Aliou Cissé n’est pas forcément obligé de trancher. Il peut judicieusement tirer le maximum de Mame Biram Diouf et Moussa Sow.

« Je ne sais pas pourquoi, ça ne rentre pas en ce moment (…) Mais cela ne me perturbe pas sur le plan mental. Les gens qui me connaissent savent que je suis très fort mentalement. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de gens qui ont un aussi fort mental que moi ». Tant mieux est-on tenté de dire lorsqu’on entend Mame Biram Diouf, l’avant-centre des Lions tenir un tel langage. Puisque le doute ne s’est pas insinué dans sa tête, on peut donc se convaincre avec lui que « le déclic peut venir aujourd’hui (à tout moment) ou en finale ». Il est vrai que le joueur de Stoke City (Premier League anglaise) s’est davantage jusqu’ici illustré par sa maladresse face aux buts adverses. Contre la Tunisie, lors du premier match, mais surtout contre le Zimbabwe où il aurait pu tant marquer qu’aujourd’hui, il serait nettement en tête du classement des buteurs de cette 31ème Can. Or, à l’heure qu’il est, son compteur – buts est désespérément bloqué à zéro.

Mame Biram Diouf est cependant fier de « (se) donner à fond pour l’équipe ». Et son coach Aliou Cissé s’est dit « content de sa prestation » qui, selon lui, s’inscrit parfaitement dans la ligne de « l’identité qu’(il) veut mettre en place ». Son entraîneur lui a même tressé des lauriers. « Mame est généreux dans l’effort et le pressing », avait-il indiqué à la veille du 3ème match contre l’Algérie. « Si l’on s’ouvre beaucoup de brèches dans les défenses adverses, c’est parce qu’il crée des espaces avec ses appels de balle », avait explicité Cissé. Qu’importe, « les gens ne nous jugent souvent, nous les attaquants, que par le nombre de buts qu’on marque », a si bien reconnu le principal concerné. Et pour l’heure, il en est à zéro dans cette Can après 151 minutes passées sur le terrain du stade de la Rénovation de Franceville (tout le match face à la Tunisie et pendant 61 mn face au Zimbabwe).

Dans la vie d’un attaquant « il y a des hauts et des bas (mais), moi je ne baisse jamais les bras », a clamé Mame Biram Diouf avant-hier à l’issue de la séance d’entraînement à Bongoville, à une cinquantaine de kilomètres de Franceville. « Je veux retrouver le chemin des filets très rapidement », s’est engagé l’ancien joueur de Manchester United. En attendant, c’est son « concurrent n°1 » sur le front de l’attaque, Moussa Sow qui a marqué un but et des points face à l’Algérie. Ce qui lui donne une réelle avance sur Mame Biram Diouf ? Peut-être bien si l’on se fie aux propos du coach après le nul (2 – 2) face aux Fennecs. « Une équipe, c’est la concurrence (…) Et puis, je ne peux pas fermer l’œil sur ce a été fait » face à l’Algérie, avait annoncé Aliou Cissé.

Cependant, de là à voir l’attaquant de Stoke City relégué sur le banc dès samedi en quart de finale face au Cameroun, au profit du joueur de Fenerbahçe (Turquie), il y a un pas qu’il ne sera pas aisé de franchir pour le coach. En fait, celui-ci a l’avantage de pouvoir compter sur ces deux avant-centres et doit s’atteler à les utiliser plus rationnellement. Puisque son système à un attaquant axial ne lui permet pas d’aligner les deux à la fois, il peut tirer le maximum de profit des deux sur un même match. En effet, Mame Biram Diouf étant son titulaire attitré, Cissé peut s’en servir pour user physiquement les défenses adverses. Déjà que le n°9 des Lions prévoit « un match très difficile et physique » en quarts de finale face au Cameroun, son abattage et son pressing constant ne seront pas de trop. Si, en plus, il garde une once de lucidité ou connaît un brin de réussite, peut-être que le déclic espéré se produira. Autrement, Aliou Cissé pourra lancer à sa place Moussa Sow moins précieux certes au marquage mais diablement plus efficace devant le but.

En fait, avec toute la débauche d’énergie qu’il déploie en match, Mame Biram Diouf a souvent du mal physiquement à terminer les parties. Après une bonne heure (ou au plus 75 minutes) d’engagement, il peut être rappelé sur le banc pour céder sa place à Moussa Sow (ou Famara Diédhiou) pour finir le boulot.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

A ceux qui s’inquiétaient de voir manquer de compétition les habituels titulaires de l’équipe du Sénégal, reposés lors du 3ème match de groupe face à l’Algérie, peuvent se tranquilliser. « Il n’y a aucun risque », ont assuré deux spécialistes de la Tanière, le Dr Abdourahmane Fédior, médecin des Lions et Mayacine Mar, le Dtn. Ils s’exprimaient avant-hier devant le club de la presse organisé à Franceville par l’Anps. Il est vrai que, samedi prochain en quart de finale contre le Cameroun, les « cadres » (à l’exception de Kara Mbodj aligné face aux Fennecs mais qui a joué 70 mn) seront restés presqu’une semaine sans jouer. Cependant, selon le Dtn, « certains joueurs avaient même besoin de cette coupure » pour recharger leurs batteries. A l’image d’Idrissa Gana Guèye qui avait été très sollicité en fin d’année avec son club anglais d’Everton, mais qui a disputé les 12 dernières minutes du 3ème et dernier match du groupe B contre l’Algérie.

Alors, les « cadres » seront au top pour s’expliquer face aux Lions indomptables. Les traditionnels remplaçants l’ont d’ailleurs prouvé, lors de ce 3ème match en tenant la dragée haute à des Fennecs déterminés à s’imposer. Or, pour l’essentiel, ils n’avaient plus joué depuis le premier match de préparation au Congo Brazzaville, face à la Libye (victoire 2 buts à 0). En fait, de l’avis  du Dr Fédior, la préparation en amont à Brazzaville s’était très bien déroulée. Les blessés comme Koulibaly et Kara Mbodj avaient été bien traités et les autres si bien traités et entretenus que tous sont arrivés dans cette Can en bonne condition et devraient être au meilleur de leur forme samedi pour les quarts de finale. Il n’y aura que les Lions indomptables pour s’en plaindre.

B. K. N.

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:48

Rotation

26 Jan 2017
1111 times

Quel intérêt avait le Gabon pour organiser la Coupe d’Afrique 2017 après celle de 2012 qui s’était déroulée dans ce pays avec les dépenses qu’engendre l’accueil d’une telle compétition ? Le choix de l’organisation de la Can ne doit-il pas épouser un système de rotation entre les différentes régions géographiques de l’Afrique ? Depuis 2012, l’Afrique centrale a eu deux Coupe d’Afrique des Nations. En dehors de l’intervalle sud-africaine de 2013, il y a eu la co-organisation Guinée Equatoriale-Gabon, en 2015 la Guinée Equatoriale et pour cette édition au Gabon.

Une vraie une-deux comme on dit en football, entre ces deux pays frontaliers. S’il est vrai que de la Guinée Equatoriale, en 2015, a été désignée au pied levé pour suppléer à la renonciation marocaine, il faut s’interroger sur ce choix même si c’est in extremis. Même le choix de Gabon pour 2017 avait été contesté par d’autres pays candidats comme l’Algérie et le Ghana qui avaient des arguments pour gagner. Et pour 2019, c’est le Cameroun, pays d’origine du secrétaire général de la Caf, Issa Hayatou, qui va recevoir la compétition. Bon, ce n’est par favoritisme à sa décharge, le Cameroun était le seul pays candidat.

Donc, pendant trois éditions successives, la plus grande compétition sportive africaine ne va pas sortir de l’Afrique centrale. Pour les éditions 2021 et 2023, ce sera encore dans la même zone géographique. La Côte d’Ivoire avec la Can 2021 et la Guinée pour 2023. Tous des pays ouest africains. Peut-être pure hasard, mais le choix de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations doit suivre un principe de rotation pour permettre à toutes les régions du continent, l’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et Australe, d’accueillir la grande fête de la jeunesse africaine. C’est vrai aussi qu’organiser la Can requiert des normes et un certain nombre de conditions dont les infrastructures sportives, hôtelières, pour faire face aux défis. Et ce n’est pas tous les pays africains qui sont bien lotis. Mais un principe de rotation donnera plus de temps à chaque région africaine de se préparer pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations et avoir des stades adéquats.

Par Oumar NDIAYE

Il était l’un des plus jeunes Lions de la Tanière lors de la Can organisée par le Sénégal en 1992. A l’époque, Victor Diagne n’avait que 21 ans, mais son talent n’avait laissé personne indifférent. A commencer par un certain Claude Le Roy, alors sélectionneur national du Sénégal, nouvellement débauché du Cameroun avec lequel il a remporté la Coupe quatre ans plus tôt au Maroc (1988). Ce fils d’un ancien défenseur international, Domingo Diagne en l’occurrence, connaît bien les Lions indomptables camerounais pour les avoir rencontrés lors de Sénégal 92 à Dakar au même stade de la compétition. Témoignage.

Il est parmi les anciens Lions qui ont eu à croiser le Cameroun en phase finale de Coupe d’Afrique. C’était à domicile, en 1992 à Dakar, pendant Sénégal 92. Et c’était en …. quarts de finale.

Un match « compliqué » qui s’est joué « dans un contexte différent de celui de samedi », souligne l’ancien attaquant international du Diaraf. « D’abord, le Sénégal était un grand favori à domicile, parce qu’il était parmi les meilleures équipes d’Afrique à l’époque. Ensuite, on avait comme entraîneur, Claude Le Roy, champion d’Afrique avec le Cameroun. Mais on n’avait pas pu gérer la pression et on a perdu le match à la dernière minute (0-1) » se rappelle Victor Diagne. Vingt-cinq ans plus tard, les deux équipes se retrouvent au même stade de la compétition, au Gabon le week-end prochain. Et contrairement au sélectionneur sénégalais qui reconnaît le statut de favori à son adversaire et certains de ses joueurs qui se veulent modestes, Victor Diagne ne partage cet avis. « Il n’y a pas de favori dans ce match. C’est un match de quart de finale, tout est donc possible.

Le Cameroun est diminué par des défections de taille, mais l’équipe est costaude sur le plan mental et elle l’a toujours démontré. Le Sénégal est aussi favori, parce qu’il est la meilleure équipe africaine au classement Fifa. Et pour le moment, il défend bien son rang de meilleure équipe d’Afrique avec un parcours sans faute lors de la phase de poule avec 7 points », retient Victor Diagne. Pour couper la poire en deux, il soutient que « les deux équipes partent à chances égales. Elles sont toutes les deux favorites ». Ce d’autant plus que les Lions ont, à ses yeux, beaucoup évolué « sur le plan mental ». En effet, l’ancien meneur du Diaraf et de la sélection nationale des années 90 sous l’ère de Peter Schnittger a noté que « ce n’est pas l’équipe du Sénégal qu’on a l’habitude de voir. Il y a la discipline. En tout cas, on n’a pas encore entendu des cas d’indiscipline qui puisse polluer l’atmosphère dans la Tanière ». Mieux, il aussi remarqué qu’il y a « une ligne directrice que les joueurs suivent, mais aussi une complémentarité entre les joueurs. Ils ont, en tout cas, démontré que chacun peut être titulaire.

Victor Diagne salue naturellement l’apport de certains anciens de la génération de 2002 présents dans l’encadrement technique, de l’équipe. « Leur apport sur le plan mental, c’est possible », relativise-t-il. Mais il s’empresse de préciser que cette équipe d’Aliou Cissé s’est forgée ce mental de gagneur dans la continuité.

« C’est l’expérience qui fait la force de l’équipe. Certains joueurs comme Idrissa Gana Guèye sont à leur troisième Can. C’est important pour une équipe (…) ». Il reconnaît cependant que « c’est bien d’être entouré par des anciens joueurs qui ont de l’expérience. Cela donne plus d’envie de gagner. Mais il faut que le discours puisse passer. Et si c’est le cas, tout se passe bien », conclue-t-il.

Ansoumana SAMBOU

Les relations entre la Fédération sénégalaise de football (Fsf) et l’Association nationale de la presse sportive du Sénégal (Anps) seront toujours au beau fixe, parce que les deux entités œuvrent toutes pour l’intérêt et le développement du football. Hier, à la maison de la presse, située dans le quartier de Ngougoulou à Franceville, les deux parties, dans un échange fructueux, n’ont pas manqué de le souligner. L’invité de la presse sportive sénégalaise, Me Augustin Senghor ci-devant président de la Fsf et son équipe fédérale ont bien discuté avec les journalistes accrédités à cette Can, autour des questions touchant l’équipe nationale de football.

Et c’est le président de l’Anps, Mamadou Koumé, qui a donné le ton en souhaitant la bienvenue aux fédéraux, soulignant les relations étroites entre les deux parties. Revenant sur le rôle dévolu à la presse sportive sénégalaise, M. Koumé a insisté sur le devoir d’informer juste et vrai car les compatriotes restés au pays veulent savoir ce qui se passe sur le théâtre des opérations. Dans ce sillage, il s’est réjoui de l’excellent parcours réalisé par les Lions dans cette Can et a émis le souhait de les voir aller encore plus loin dans la compétition.

Le président de la fédération a, de son côté, soutenu que le Sénégal était attendu dans cette compétition et le sera encore. « Mais par expérience, nous avons mis en place une organisation à même de gérer les éventuelles difficultés qui pourraient surgir durant notre séjour ici. C’est ainsi qu’avec le ministère des Sports, un comité d’urgence avec six pôles a été mis en place » pour s’occuper de tous les aspects touchant la préparation de l’équipe. Il s’agit de la technique, l’organisation, le médical, la communication, l’administration, entre autres. D’ailleurs, les responsables de ces différents pôles ont tous fait le point sur ce qui a été fait jusqu’ici.

Dans cette Can, l’équipe est bien protégée puisque 12 agents des forces de police gabonaise en plus des éléments sénégalais veillent sur la sécurité du groupe, comme l’a révélé Abdoulaye Sow, le vice-président de la fédération et responsable de la  commission de l’équipe nationale. Qui a ajouté aussi que les primes à hauteur de 206 millions de FCfa ont été payées aux joueurs et à l’encadrement technique. Mais pour le président Augustin Senghor, au-delà de tout ce qui a été fait, il s’agit de mettre l’équipe dans les meilleures conditions de performance ; et la première phase ayant été atteinte, il faut maintenant s’attaquer aux matches du second tour. Il a également exprimé sa satisfaction à la communauté sénégalaise vivant au Gabon et dans les pays limitrophes pour la mobilisation générale autour de l’ambassadeur Abdoul Ciré Dia pour un bon séjour des Lions.

La dynamique unitaire enclenchée doit donc être maintenue. Maintenant, si tout est bien fait, on pourra dire au soir du 5 février « mission accomplie » ! « C’est pourquoi je suis fier de voir que notre presse sportive ne se laisse pas embrigader, mais elle se dresse plutôt comme une sentinelle de la vérité.

Car avec cette équipe des Lions, on doit s’autoriser plus d’ambitions puisqu’en venant au Gabon on avait déjà des certitudes après avoir franchi des paliers les années passées. Et quand on regarde notre groupe de performance, on peut avoir des ambitions. Car ambition et humilité ne sont pas incompatibles », a estimé le président de la fédération. A son avis, ce qui a fait défaut par le passé ce sont les résultats, mais aujourd’hui que l’équipe est en quarts, l’ambition qu’ont les Lions c’est de satisfaire ce peuple sénégalais qui lui est toujours resté collé.

C. F KEITA (envoyé spécial)

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:20

Le Maroc qui élimine la Côte d’Ivoire tenante du titre, la Rd Congo qui limite les ambitions du Togo de Claude Le Roy et d’Emmanuel Adebayor, Salomon Kalou qui annonce sa retraite internationale ; le groupe C de cette 31e édition de la coupe d’Afrique des nations « Gabon 2017 » a été bien secoué à l’issue de ses matches de la 3e et dernière journée. Le coup de tonnerre est venu du match au sommet qui s’est déroulé à Oyem entre le Maroc et la Côte d’Ivoire ; deux équipes dont le cordon ombilical était Hervé Renard, actuel entraîneur des Lions de l’Atlas, et ancien entraîneur des Eléphants qu’il avait conduits à leur second sacre, en 2015 en Guinée équatoriale, après le premier remporté en 1992 au Sénégal.

C’est par l’expérience de ce technicien français, véritable « faux frère » des Eléphants, que le Maroc a pris une belle option, en se qualifiant en quarts de finale, laissant le champion en titre sur le carreau. Une douche froide pour l’équipe venant de la lagune Ebrié même si, au vu de son parcours chaotique en éliminatoires de cette Can, cette élimination n’est pas une grosse surprise. En effet, dans le groupe I qu’elle partageait avec le Soudan et la Sierra Leone (le Gabon complétant en tant que pays organisateur, mais dont les matches n’étaient pas comptabilisés), la Côte d’Ivoire s’en était sortie in extremis, avec une victoire et trois nuls, bénéficiant même des largesses de l’arbitrage pour ne pas se faire recaler par la Sierra Leone.

Mais comme des chasseurs qui vont à la chasse la fleur au fusil, les Ivoiriens s’étaient engagés dans cette phase finale en oubliant peut-être qu’ils n’avaient presque plus leurs cadres qui leur avaient permis de remporter le trophée continental en 2015, soit 23 ans après leur premier sacre en terre sénégalaise. Ces Eléphants n’étaient plus la même équipe après la retraite de plusieurs cadres dont Yaya et Kolo Touré, mais aussi le forfait pour cause de blessures d’autres comme Gervinho. Des pièces maîtresses qui manquaient dans le dispositif ivoirien et dont les absences ont pesé lourd dans la balance à Oyem, lieu de leurs matches. Car, après les nuls décrochés difficilement face au voisin togolais (0-0) et la Rd Congo (1-1), le pire est venu du Maroc dans le choc au sommet. Chacun avait besoin d’une victoire pour se qualifier, mais Hervé Renard qui avait permis à la Côte d’Ivoire de remporter le titre continental, avait changé de bord pour se situer du côté de la Méditerranée. Le « faux frère » s’est bien joué de ses anciens joueurs avec le plan anti-ivoirien mis en place et qui a fonctionné à merveille. Un bijou d’Alioui, entré à la place de Bouhaddouz avant la pause, qui se logeait en pleine lucarne, envoyait le Maroc dans la voie de la qualification dès la 65e minute de jeu. Et comme un malheur vient rarement seul, voilà qu’à l’issue de ce match que Salomon Kalou (31 ans) annonce son retrait de la sélection nationale après 89 capes, 6 phases finales de Can et 29 buts marqués.

Ainsi, après Drogba, Yaya et Kolo Touré, Copa Barry et autres Didier Zokora « Maestro », c’est un autre cadre de la sélection ivoirienne qui raccroche les crampons avec les Eléphants. Pour en revenir à l’équipe marocaine, il faut noter qu’elle avait pourtant mal démarré sa compétition en enregistrant une défaite d’entrée (0-1) face à la Rd Congo, mais s’était, par la suite, bien reprise en alignant deux succès de rang devant le Togo (3-1) et…la Côte d’Ivoire (1-0). Une qualification à laquelle les Lions de l’Atlas n’avaient plus goûté plus depuis l’édition de 2004 en Tunisie à l’issue d’un match mémorable contre le pays organisateur.
Les Congolais, eux, ont lancé un signal fort à leurs futurs adversaires. Car comme en 2015, en Guinée équatoriale où ils s’étaient en demi-finale et remporté la 3e place devant le pays organisateur, ils sont sur le chemin de rééditer un tel exploit.

En effet, en trois sorties, l’équipe de Florent Ibengue n’a pas connu la défaite. Une victoire d’abord devant le Maroc, un nul (0-0) ensuite face à la Côte d’Ivoire et enfin une victoire éclatante (3-1) sur le Togo qui installe le Congo sur la première place et lui ouvre donc largement les portes des quarts.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:15

Echos … Echos…

26 Jan 2017
1263 times

Cheikh Ndoye qu’on a découvert dans un inhabituel rôle de défenseur central, lundi face à l’Algérie, devrait retourner dans son club d’Angers (L1 française) après la Can. Alors que son départ pour d’autres cieux dès cet hiver semblait acté, le milieu de terrain sénégalais a refusé la seule offre qui lui a été faite : le Paok Salonique en Grèce. Du coup, le Rufisquois pourrait bien aller au bout de son contrat avec le Sco, en juin prochain.

Retraite : A 31 ans seulement et au bout de 89 sélections, Salomon Kalou l’attaquant international ivoirien du Hertha Berlin (Bundesliga) a décidé de passer la main. Sacré champion d’Afrique en 2015 avec les Eléphants, Kalou quitte le terrain sur une peu glorieuse élimination dès le premier tour à cette Can 2017.

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:14

La troisième et dernière journée du Groupe D disputée hier à Port-Gentil et Oyem a livré les ultimes verdicts de la première phase de la 31ème édition de la Can. Le grand Huit est désormais constitué sans le Mali qui devait s’imposer et miser sur une victoire du Ghana pour espérer passer en quarts. Raté sur toute la ligne, puisque non seulement les Aigles n’ont pas eu le bec plus solide que celui des Grues couronnées d’Ouganda (nul 1 partout) ; mais les Black Stars se sont inclinés face à l’Egypte. Résultat des courses : le Mali rentre à la maison après n’avoir inscrit qu’un but, hier par Yves Bissouma.

Un talentueux jeune qui symbolise l’avenir des Aigles. L’Ouganda, éliminée avant cette dernière journée, repart la tête haute pour avoir signé son seul point de la compétition.

A l’inverse, l’aventure continue pour l’Egypte et le Ghana. Les Pharaons ont même réussi la performance de battre et de doubler les Black Stars, bouclant la première phase sans avoir encaissé le moindre but. Ces deux équipes sont ainsi venues compléter les quarts-de-finalistes qui se disputeront samedi et dimanche prochains. Avec de belles affiches comme le choc de « Lions » entre le Sénégal et le Cameroun, le derby nord-africain Egypte – Maroc et l’explication Rd Congo – Ghana, sans oublier un certain Burkina Faso – Tunisie. A compter du weekend à venir donc, une autre compétition commencera avec ces rencontres à élimination directe. Il n’y aura plus de filet. Ça passe ou ça casse.
B. K. N.

LE PROGRAMME
Samedi 28 janvier à Libreville : 16 h : Burkina Faso – Tunisie ; A Franceville à 19 h : Sénégal – Cameroun
Dimanche 29 janvier à Oyem : 16 h : Rd Congo – Ghana ; A Port-Gentil  à 19 h : Egypte – Maroc 

Last modified on jeudi, 26 janvier 2017 11:10

Bongoville (Gabon) : Le Sénégal a une carte à jouer dans cette CAN 2017. Et, après s’être sorti de la poule de la mort, il aborde samedi la phase de coupe.

Gagner et poursuivre son chemin, ou perdre et disparaitre, tels sont désormais les termes de l’alternative. C’est conscients de cette nouvelle réalité que les « Lions » ont repris les entraînements hier dans leurs bases de Bongoville. Après le match héroïque disputé par « l’équipe B » contre l’Algérie, Aliou Cissé a changé de fusil d’épaule en mettant à contribution les « cadres » qui n’avaient pas été alignés lundi pour le compte de la 3e et dernière journée des matches du groupe B. Hier, sur la pelouse du stade de Bongoville, ce sont les Sadio Mané, Diao Baldé Keïta et autres Mame Biram Diouf qui ont sué à grosses gouttes au cours de cette séance ponctuée de plusieurs exercices. Conduite de balle, jeu dans un espace réduit, courses de vitesse répétées pendant plusieurs minutes, tirs au but devant les gardiens Abdoulaye Diallo et Pape Seydou Ndiaye. Tout y est passé pendant plus d’une heure. La seconde partie de la préparation en direction des quarts de finale de samedi au stade de la Rénovation de Franceville face au Cameroun a donc commencé avec des joueurs déterminés à réussir un grand coup dans cette Can 2017. L’adversaire, ils le connaissent, même s’ils ne l’ont pas encore rencontré en compétition. Et c’est en toute sérénité qu’ils se préparent à l’affronter, malgré le respect qui suinte dans leurs propos depuis lundi dernier.

Le Cameroun, sorti deuxième de son groupe (A) derrière le Burkina Faso, sera un sacré client. Et cela promet une explication au sommet qui laissera forcément l’une des équipes sur le carreau. Les « Lions » sont conscients des enjeux de cette partie et savent qu’il n’y a plus de place pour les calculs. Ils ont encore trois jours pour méditer sur les plans à mettre en place pour poursuivre l’aventure.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Franceville : Neuf ans après, revoilà donc le Sénégal en quarts de finale de CAN. Autant dire une éternité pour un pays dit de football, même s’il n’a jamais remporté le trophée continental majeur. Mais, contrairement à 2006 en Egypte, les « Lions » ne doivent cette présence au second tour qu’à la force de leurs jarrets. On se souvient que cette année-là, l’équipe entrainée par Abdoulaye Sarr et Amara Traoré était passée par le chas d’une aiguille, accédant en quarts de finale après une victoire sur le Zimbabwe et deux défaites face au  Nigeria et au Ghana. Cette fois, c’est haut la main que la formation emmenée par Aliou Cissé a acquis sont ticket pour la suite de « Gabon 2017 » : deux victoires suivies d’un nul. Comme en 2002 au Mali, lorsque le Sénégal avait atteint la finale perdue aux tirs au but contre le Cameroun. Comme en 2002 donc, la qualification a été acquise au bout de 2 matches. Et comme Bruno Metsu, le coach d’alors (contre la Tunisie), Aliou Cissé a considérablement fait tourner son effectif lors de la troisième rencontre (face à l’Algérie), alignant d’entrée 10 nouveaux joueurs par rapport à la sortie précédente. Avec le même bonheur : un nul décroché de haute lutte par l’équipe bis.

Alors que se profile le quart de finale de samedi prochain à 19 heures à Franceville, on peut se permettre d’aller encore plus loin dans les similitudes par rapport à 2002. En effet, avec pour adversaire le Cameroun – comme la RD Congo, il y a quinze ans, au Mali – ce sera une équipe d’Afrique centrale qui se dressera devant les « Lions » du Sénégal. Un sacré client si l’on se réfère au palmarès des « Lions indomptables », quatre fois vainqueurs de l’épreuve dont l’avant-dernière aux dépens de leurs cousins et rivaux du Sénégal en 2002. Aliou Cissé, l’actuel coach qui était alors le capitaine de l’équipe du Sénégal et qui avait le malheur de rater son tir au but a beau appeler à « ne pas réveiller les morts » et à ne pas parler de revanche, les morts ont ressuscité d’eux-mêmes. Il faudra juste, pour lui et ses joueurs, ne pas avoir peur des fantômes. C’est le seul moyen de marcher sur les traces de la génération de 2002. Jusqu’en finale. Et là, ce sera à cette cuvée d’écrire sa propre histoire. Mais comme à chaque tour suffit sa peine, ils doivent s’employer à négocier victorieusement cet obstacle venu d’Afrique centrale, ainsi que leurs grands-frères l’avaient si bien fait en 2002.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa Ndiaye

« Le mental est au beau fixe, on a la chance d’avoir un groupe très élargi ; c’est de bon augure pour la suite. On ne dit pas qu’on est favori, mais on connait nos qualités et on va travailler dur pour préparer le match contre le Cameroun. C’est une équipe difficile et qui est toujours au rendez-vous de la coupe d’Afrique et très compétitive. Ce sera donc un gros match, un match difficile, on le sait et on se prépare en conséquence. Contre le Cameroun ce sera très compliqué, comme ce fut le cas d’ailleurs pour les matches qu’on a déjà disputés. On a vu que dans cette Can il n’y a pas beaucoup d’écart entre les équipes. C’est un détail qui fait souvent la différence et j’espère que ce détail sera de notre côté samedi ».

Cheikhou Kouyate, milieu de terrain et capitaine : « La vraie compétition commence samedi »
« Toute l’équipe est confiante, on a bien travaillé pour préparer ce match important de samedi prochain. Comme je l’avais déjà dit, tout dernièrement, on avait trois finales à jouer. Maintenant il nous en reste trois autres. A commencer par celle de samedi contre le Cameroun. C’est un match couperet que nous devons remporter à tout prix si nous voulons continuer notre chemin dans cette Can. La vraie compétition commence donc samedi prochain et il faut être prêt sur tous les plans. L’adversaire est de taille, mais on restera les pieds sur terre pour disputer ce match et le gagner. On veut aller loin dans cette compétition et on a franchi un premier jalon. Il reste maintenant la phase décisive qu’on va aborder avec sérénité et confiance. On n’a encore rien gagné et on n’a encore rien fait, il nous appartient donc d’écrire notre histoire pour qu’au soir du 5 février, on puisse dire qu’on a rempli notre mission ».

Mame Biram Diouf, attaquant : « Nous connaissons nos qualités »
« Le Cameroun est une bonne équipe. C’est pourquoi il a réussi à se qualifier en quarts de finale. Nous allons de notre côté continuer dans notre logique de prendre match après match. Nous ferons tout pour les écarter et continuer la route. C’est du foot. C’est 11 contre 11. Cela fait trois ans que l’on joue ensemble. Nous connaissons nos qualités et là, nous allons faire le maximum pour essayer de gagner ce match et passer au prochain tour. C’est à nous de montrer aux gens que nous sommes déjà prêts pour ce match ».

Recueillis par C. F. KEITA 

Franceville : Deuxième coup de tonnerre dans le ciel gabonais. Après l’élimination du pays hôte, le champion en titre, la Côte d’Ivoire, lui a emboité le pas. Hier, face au Maroc, les Eléphants devaient s’imposer lors de la 3ème et dernière journée du Groupe C pour espérer poursuivre la course à leur propre succession. Mais ils n’ont même pas su décrocher le match nul qui aurait sauvé leur honneur. Serey Dié et ses partenaires ont tout simplement perdu face aux Lions de l’Atlas et leur coach français, Hervé Renard (0 – 1). Hervé qui ne porte pas son nom (Renard) pour rien, décidément, a été pro jusqu’au bout et ne s’est guère embarrassé de sentiments. Après avoir battu son ex-mentor, Claude Le Roy du Togo qui a guidé ses premiers pas en Afrique en 2008 au Ghana, il a renvoyé à la maison les Eléphants qu’il avait conduits à leur deuxième titre continental il y a deux ans en Guinée équatoriale. Il a du coup conforté sa réputation de « spécialiste de la Can » qu’il avait déjà remportée avec la Zambie en 2012. Deux titres et maintenant une qualification aux quarts de finale de cette Can « Gabon 2017 » ! Sa légende de « nouveau Sorcier blanc » est en marche.

A l’inverse de celle de Claude Le Roy qui n’a pas su sortir hier la formule miracle qui aurait envoyé ses Eperviers au second tour. Il lui fallait un incroyable concours de circonstance face aux Léopards de Rd Congo pour passer en quarts. Manqué ! Puisque les hommes de Florent Ibengué ont conforté leur place de leaders du Groupe C grâce à une nette victoire (3 buts à 1).

La Rd Congo (1ère avec 7 points) et le Maroc (2ème avec 6 points) représenteront donc la Poule C de Port-Gentil en quarts de finale. Le Togo, qualifié in extremis à cette Can termine dernier avec un petit point. Juste derrière la Côte d’Ivoire (3ème, 2 points), championne en titre d’ores et déjà déchue. Sa succession est désormais ouverte. La course vers le titre a rarement été aussi indécise. 

B. K. N.

Sondages et favoris

25 Jan 2017
1309 times

Les termes sondages et favoris n’ont pas fini d’émerveiller. Pour 2016 et 2017, les mots sondages et favoris ont été démentis par la réalité des faits et des terrains. En politique comme en sport. Les dernières élections qui se sont déroulées dans plusieurs parties du monde ont fait mentir les instituts de sondage et leurs prédictions d’avant-élections. Cela a commencé par le référendum en Grande-Bretagne où les sondages donnaient le Oui vainqueur, avec une petite avance comme ils le disaient. Ensuite, l’élection américaine avec sa surprise Trump en passant par les Primaires en France. Alors, les termes sondages et favoris, pure spéculation ? En sport aussi, il arrive que les favoris d’une compétition ne réussissent même pas à passer le premier tour des compétitions.

C’est le cas de l’Algérie que beaucoup voyaient remporter cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations, avec sa pléiade de stars dont Riyad Mahrez, récemment couronné « Ballon d’or » africain après avoir été désigné meilleur joueur de la Premier League anglaise. Pour cette Can aussi, nombreux sont ceux qui ont été appelés favoris et n’ont pas été élus dans la deuxième phase du tournoi. Cela vient ainsi remettre en cause des « prédictions » de spécialistes qui, peut-être, sur de bonnes bases, décrètent que telle équipe est favorite et l’autre ne l’est pas. En sport comme dans les élections, les choses sérieuses se décident sur le terrain ou dans les urnes. Pas avant, ni après. A l’avenir donc, il faut revoir les prédictions d’avant-élections ou de compétitions sportives auxquelles souvent le terme « open » est ajouté. Pour juste dire que c’est ouvert et donc tout est possible. Il faut aussi savoir qu’une sonde sur un terrain politique ou sportif peut se révéler positive au loin et négative à l’arrivée….

Par Oumar NDIAYE

Franceville : Le coach sénégalais Aliou Cissé a osé aligner une équipe bis face à l’Algérie, véritable puissance africaine du football, lundi à Franceville lors du match de la 3ème journée du Groupe B de la CAN « Gabon 2017 ». Avec bonheur puisque ceux qu’on qualifie d’ordinaire de « coiffeurs » ont bien tenu la baraque, contraignant les « Fennecs » à un nul (2 – 2) qui les renvoie au pays. D’ailleurs, même si cette équipe B avait perdu, cela n’aurait pas empêché le Sénégal de finir en tête de son groupe. Le coach a voulu « donner du temps de jeu à ses joueurs », voilà qui est fait. Tout le monde se sentira désormais concerné et prêt à entrer en jeu à tout moment.

S’il n’y a rien à redire sur ce choix d’aligner une équipe bis qui, encore une fois ferait le bonheur de nombre de pays qualifiés à cette CAN, il en va autrement de deux des trois changements opérés. Notamment le premier à la 70ème mn et le dernier dans le temps additionnel. Si l’un ne s’imposait pas, l’autre a anormalement tardé à se faire. Faire sortir le défenseur et capitaine Kara Mbodj qui composait une charnière centrale de fortune avec Cheikh Ndoye pour lancer dans le bain l’attaquant de pointe Famara Diédhiou, c’était assurément un coup hasardeux. En effet, à cet instant précis et à 2 partout au tableau d’affichage, les Algériens poussaient à fond pour reprendre l’avantage. Or, la sortie du sociétaire du RSC Anderlecht de Belgique aurait pu déstabiliser l’arrière-garde sénégalaise. D’autant qu’il avait fallu la réaménager avec Zargo Touré qui glissait dans l’axe pour laisser le flanc droit à … Ismaïla Sarr excentré (indifféremment à droite ou à gauche) plus enclin à aller de l’avant même s’il ne rechigne absolument pas à défendre. C’est qu’on voyait plutôt Moussa Konaté se faire rappeler sur le banc, tant il est passé à côté de son match. Laisser ce dernier sur le terrain, ralentir le jeu, perdre des balles et n’exercer aucun pressing digne de ce nom sur les défenseurs adverses jusque dans le temps additionnel pour le remplacer enfin par Diao Baldé Keïta n’était pas non plus un choix judicieux.

Heureusement, encore une fois, que le Sénégal s’en est tiré à bon compte. L’équipe est toujours invaincue et est dans les temps quant à sa feuille de route. Mais pour l’avenir et dès samedi pour le quart de finale contre les redoutables compétiteurs que sont les Camerounais, il ne faudra pas se tromper sur le choix des hommes à aligner sur le terrain ou à rappeler sur le banc.

B. K. N.

Last modified on mercredi, 25 janvier 2017 11:08

Franceville (Gabon) : Dans une équipe du Sénégal totalement renouvelée, à un élément près (le capitaine Kara Mbodj) par rapport au 2ème match face aux « Warriors » du Zimbabwe, la grande incertitude était de savoir comment serait composée la défense, vu que seuls 3 spécialistes étaient du onze de départ (Kara, Saliou Ciss et Zargo Touré). Et surtout qui évoluerait dans l’axe central aux côtés de Kara. Zargo qui avait été associé en défense centrale avec Koulibaly en septembre dernier à Dakar face à la Namibie ? Eh bien, le Lorientais a été positionné à droite. C’est donc finalement Cheikh Ndoye, traditionnellement milieu de terrain qui a été reculé d’un cran par Aliou Cissé. La veille, en conférence de presse, celui-ci avait donné une indication. « J’ai assez d’éléments polyvalents », avait-il répondu à ceux qui s’inquiétaient du dispositif qu’il comptait mettre face aux « Fennecs ».

Et « le bison » rufisquois, qui fonçait tête baissée sur l’adversaire, donnait le la pour le pressing dans l’entrejeu, a agréablement surpris par son calme et sa tempérance. Une seule fois, il a été pris à défaut sur l’ouverture du score par Slimani qu’il avait « oublié » (8ème mn). Manque de réflexe et de repère ?  Peut-être, mais par la suite, le capitaine d’Angers (L1 française) s’est plutôt bien illustré dans ce positionnement pas évident et face à des Algériens techniquement au-dessus de leurs vis-à-vis sénégalais. On a pourtant cru que Cheikh Ndoye serait « orphelin » de Kara lorsque son capitaine et partenaire de fortune de l’axe central a été rappelé sur le banc (70ème mn) et remplacé par … un attaquant axial, Famara Diédhiou. Il fallait alors réorganiser cette défense déjà expérimentale. Zargo coulissa dans l’axe laissant son flanc droit à … Ismaïla Sarr. Mais, cela ne perturba pas outre mesure Cheikh Ndoye qui se comporta même en patron de la défense, interceptant et relançant proprement quelques ballons. Cissé avait raison : il a bien des joueurs polyvalents. La preuve par ce « bison » devenu chef de la ligne arrière. Et pas contre n’importe qui. En face, il y avait une Algérie bien déterminée à s’imposer. Cheikh Ndoye a montré un visage qu’on ne lui connaissait pas forcément. Tant mieux pour lui et pour l’équipe qui a là une bonne solution de repli.

B. K. N.

Franceville : Aliou Cissé, le coach des « Lions » avait promis de donner du temps de jeu à certains garçons, face à l’Algérie, son équipe s’étant déjà qualifiée au second tour, assurée en plus de terminer en tête du Groupe B. Mais, on n’imaginait pas qu’il irait aussi loin. 10 « nouveaux » partants par rapport au précédent match, il fallait oser le faire. Un peu comme Bruno Metsu s’était permis de le faire en 2002 à Kayes au Mali, exactement dans la même configuration qu’hier. L’ex-entraîneur des « Lions » avait pourtant face à lui la Tunisie qualifiée au Mondial asiatique au même titre que le Sénégal. Hier, Cissé avait pour adversaire une Algérie dos au mur et contrainte de s’imposer pour espérer accéder aux quarts de finale.

Qu’importe ! Il avait soutenu avoir « 23 joueurs potentiellement titulaires (…) et prêts à jouer » et annoncé qu’il alignerait « une équipe compétitive ». Il en a ainsi été. Car, ceux qu’on appelle traditionnellement les « Coiffeurs » ont tenu tête à l’Algérie présentée avant la compétition comme l’une des favorites à la succession de la Côte d’Ivoire. Menés deux fois au score, ils sont toujours revenus à la hauteur de leurs adversaires, compensant leur infériorité technique par un engagement sans faille et une détermination à toute épreuve. On avait craint qu’ils perdent pied lorsque les Algériens ont trouvé la faille assez tôt (8ème mn). Comment réagiraient-ils, alors que le Sénégal n’avait jamais été mené dans cette compétition ? Eh bien, fort à propos. Puisqu’ils n’ont jamais paniqué et ont continué à pratiquer leur jeu, pour finalement réussir là où aucune équipe sénégalaise n’avait réussi avant eux : décrocher un point face à l’Algérie en phase finale de CAN. A la grande satisfaction de leur coach. « Pour aller loin dans cette épreuve, il faut avoir 23 joueurs prêts à tout moment », a-t-il rappelé hier. D’ailleurs certains d’entre eux ont marqué des points auprès de Cissé selon qui, « une équipe, c’est de la concurrence ». Mieux, « je ne peux pas fermer l’œil sur ce qui a été fait face à l’Algérie », a-t-il promis.

En tout cas, cette équipe bis du Sénégal qui pour l’essentiel avait battu la Libye en match de préparation à Brazzaville, quelques jours avant le début de cette CAN ferait certainement le bonheur de nombre de pays présents dans cette compétition. Ces « Coiffeurs » se sont donc taillé une belle coupe de cheveux, à défaut de tondre une boule à zéro aux Algériens. Il ne faudrait d’ailleurs plus les appeler « coiffeurs ». Car, « tout le monde doit être prêt pour jouer », selon le coach sénégalais. Tous ceux alignés d’entrée hier, à la notable exception de Moussa Konaté, ont en tout cas marqué de bons points.

B. K. N.

Franceville : Incapables de s’imposer lors de leurs deux premiers matches du Groupe D dit de la « mort », les « Aigles » du Mali se retrouvent aujourd’hui, dans une situation très délicate au moment de croiser les « Cranes » (ou « Grues couronnées ») d’Ouganda à Oyem. 3ème avec un seul point, les joueurs du coach Alain Giresse n’ont pas leur destin en mains. Et il leur faudra une conjonction de deux facteurs pour passer en quarts de finale. D’abord qu’ils battent l’Ouganda plus largement que les deux autres équipes du groupe (Ghana et Egypte) l’ont réussi (1 – 0). Ensuite que le Ghana, 1er et déjà qualifié avec 6 points, s’impose par au moins 2 buts d’écart face à l’Egypte, 2ème avec 4 points. C’est dire combien leur avenir dans cette CAN « Gabon 2017 » est compromis.

Qu’à cela ne tienne. Les frères Yatabaré, Sambou et Moustapha et leurs coéquipiers devront sortir le grand jeu pour au moins décrocher une victoire pour leur prestige. Car, attendu pour se mêler à la lutte à trois pour le ticket qualificatif au second tour, il ferait désordre si le Mali ne gagnait pas face aux « Grues couronnées » déconnectées du haut niveau africain depuis 39 ans et une finale perdue en 1978 face au Ghana. Surtout qu’il y a 5 ans et déjà au Gabon, avec ce même Giresse aux commandes, les « Aigles » s’étaient hissés jusqu’en demi-finale de la CAN 2012. En rester là serait donc un échec pour un groupe pétri de qualité avec notamment les pépites, Bissouma et Adama Traoré, sous exploitées.

Cependant, les Ougandais n’ont jusqu’ici jamais été ridicules dans le jeu même s’ils ont perdu leurs deux premières rencontres. Bien que d’ores et déjà éliminés, ils ne voudront pas sortir par la petite porte avec un zéro pointé. Les hommes du coach serbe, Milutin Sredojevic, qui ont dans leur cage le meilleur joueur africain évoluant sur le continent, le portier Dennis Onyango, feront tout pour refiler la dernière place du Groupe D au Mali. Entre « Aigles » et « Grues », ce sera donc à qui aura le bec le plus solide.

A suivre aussi…Egypte – Ghana à 19 heures à Port-Gentil : Pour la première place du Groupe D !
Franceville : Entre Egyptiens et Ghanéens qui s’affrontent ce soir à Port-Gentil, on se disputera la première place du Groupe D. Bien que déjà qualifiés au second tour, les premiers veulent mettre un point d’honneur à terminer invaincus, voire avec le maximum de points après avoir signé deux victoires de rang (1 – 0) contre l’Ouganda et face au Mali. Asamoah Gyan et ses partenaires, finalistes malheureux de la dernière CAN ont pour eux l’expérience avec un effectif essentiellement composé d’éléments déjà présents en Guinée équatoriale, il y a deux ans. Mais, pour son retour en phase finale après 3 éditions manquées, l’Egypte, recordman de victoires avec 7 titres récoltées, entend bien poursuivre l’aventure le plus longtemps possible. L’équipe aujourd’hui entrainée par l’Argentin Hector Cuper n’est peut-être pas aussi forte que ses devancières, mais elle a su bien négocier ses deux premiers matches. Au point d’être dans une bonne position d’attente au moment d’aborder cette cruciale troisième journée. Un nul suffirait à son bonheur. Peut-être même qu’une défaite ne l’éliminerait pas. Mais, cela nous étonnerait que les « Pharaons » s’en contentent. Ils chercheront certainement à ravir la première place du Groupe D aux « Black Stars ». Copieux programme tout de même au vu de ce que les Ghanéens ont montré.
 
B. K. N.

Franceville (Gabon) : Les jeux sont faits dans la poule B de Franceville dont les quatre équipes connaissent désormais leur sort. Le Sénégal et la Tunisie ont composté leur ticket pour les quarts alors que l’Algérie et le Zimbabwe retournent à la maison. Un groupe B qui s’est aussi montré le plus prolifique durant ce premier tour car ayant enregistré le plus grand nombre de buts avec 21 unités ; loin devant le groupe A (11) qui a terminé ses matches, le groupe C qui en est à……. et le groupe D à seulement 3 buts en attendant ses derniers matches d’aujourd’hui.

A tout seigneur, tout honneur. Les Lions du Sénégal sont les premiers à décrocher la qualification au bout de seulement deux matches aboutis sanctionnés par deux victoires, avant que l’équipe B (les remplaçants) ne partage les points avec l’Algérie dans le troisième et dernier match de ce groupe B. Comme pour dire qu’Aliou Cissé et ses hommes suivent parfaitement la voie qu’ils ont tracée depuis les éliminatoires. Même avec les éléments qui, jusqu’ici, n’avaient pas assez de temps de jeu et qui ne méritent plus l’appellation de « coiffeurs », puisque capables de tenir tête à l’Algérie. La preuve, par deux fois ils ont été menés au score et par deux fois ils sont revenus à la hauteur de l’adversaire. Aliou Cissé a donc bien compris qu’en phase finale, une sélection est composée de 23 joueurs susceptibles d’être lancés dans le bain à tout moment. A l’arrivée donc, l’illusion a été grande pour les Fennecs. Un véritable gâchis avec une pléiade de stars qui n’ont pu imprimer leurs marques à une compétition où elles étaient très attendues. La preuve, après avoir été tenus en échec par le « modeste » Zimbabwe, les Fennecs ont connu leur plus grosse déconvenue devant leur voisin de la Tunisie (1-2). Un match qu’il ne fallait pas perdre au risque de compromettre leurs chances d’accéder aux quarts. Malheureusement, les Aigles de Carthage leur sont passés dessus, enfonçant davantage le doute dans leur esprit. Le mince espoir qu’ils avaient de passer au second tour a fondu comme beurre au soleil.

Riyad Mahrez et ses coéquipiers espéraient battre le Sénégal et comptaient sur un sursaut zimbabwéen, contre la Tunisie, pour se qualifier. Une victoire des Warriors profiterait aux Algériens, mais à la seule condition qu’ils aient le dernier mot devant le Sénégal. Mais ni le meilleur joueur africain évoluant en Europe (Mahrez), encore moins le meilleur buteur des éliminatoires de la Can 2017 (Hilal El Arabi Soudani, 7 buts) n’ont pu conduire leur équipe à ce second tour. Avec la meilleure attaque de ces éliminatoires (25 buts marqués en 6 matches contre 5 encaissés), l’Algérie était attendue comme l’épouvantail de cette Can. Et la montagne accoucha d’une souris qui passa par son petit trou pour rentrer à la maison.

Tout le contraire de la Tunisie qui a bien su se reprendre après sa défaite (0-2) de la première journée contre le Sénégal. Les Aigles de Carthage, après la déroute face aux Lions du Sénégal, ont su rebondir pour reprendre leur envol, carburer au diésel et arracher la seconde place qualificative. Une victoire précieuse contre son « ennemi juré », l’Algérie, qui les relance dans la course ; et une autre beaucoup plus convaincante contre le Zimbabwe (4-2) qui leur ouvre largement les portes des quarts. Les Warriors du Zimbabwe retournent à la maison en même temps que l’Algérie qui continue de se poser des questions sur sa performance désastreuse.

Pour les qualifiés, Sénégal et Tunisie, une autre compétition commence, car avec les matches à résultat immédiat, plus de calcul qui vaille. Il faudra aller à fond la caisse et jouer le tout pour le tout. Samedi, le Sénégal affrontera le Cameroun à Franceville et la Tunisie fera face au Burkina Faso à Libreville.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.