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A LA UNE (2696)

Entamé le 17 juillet dernier, le baccalauréat 2018 se poursuit, aujourd’hui, dans les différents centres d’examen, avec le démarrage du second tour. Si une partie des candidats en a fini en passant dès le premier tour, l’autre, c’est-à-dire ceux qui sont admissibles, doit passer les épreuves orales. Dans un communiqué rendu public, l’Office du baccalauréat demande aux candidats autorisés à subir les épreuves du second groupe de se présenter dans les centres d’examen aujourd’hui à partir de 7h30mn. L’Office du bac profite de l’occasion pour féliciter les candidats admis d’office et souhaite bonne chance à ceux qui doivent subir le 2nd tour.

O. KANDE

L’un des objectifs phares de l’ACmu était d’atteindre 75% de taux de couverture sanitaire. Malheureusement, le Sénégal est à 49,3%. « Ce sont des performances à saluer puisque nous sommes passés de 20% en 2013 à presque 50% en 2017. Nous allons continuer le travail parce que la Cmu est une chose que l’on doit construire progressivement », a fait savoir Racine Senghor, secrétaire général de l’ACmu. Pour le Dg de l’ACmu, le taux de couverture sanitaire de 75% était très ambitieux. Mais, « nous allons l’atteindre en 2021 », a-t-il promis. Dr Bocar Mamadou Daff a rappelé que les personnes couvertes par les régimes obligatoires (Ipm, Ipres et Imputation budgétaire) constituent 11 % de la population.  Pour les 89% restants, l’Etat du Sénégal a choisi de s’appuyer sur les mutuelles de santé et les régimes d’assistance médicale. Lesquels ciblent essentiellement le secteur informel et le monde rural qui ne relèvent ni de l’assurance maladie obligatoire des travailleurs salariés ni du régime d’imputation budgétaire. Ils assurent la prise en charge du paquet offert dans les postes et les centres de santé.

E. KALY

Interpelé sur la dette due aux structures sanitaires, le Directeur général de l’ACmu, Dr Bocar Mamadou Daff, a révélé que l’Agence devait 12 milliards de FCfa aux hôpitaux, postes, centres de santé et structures privées. « Nous avons payé 7 milliards de FCfa », a fait savoir le Dr Bocar Mamadou Daff qui, pour justifier cette dette, a rappelé que tous les systèmes de couverture maladie qui se construisent ont des dettes, des déficits et des écarts entre les services offerts et le paiement des factures. « Cependant, nous sommes loin des déficits d’autres pays comme le Ghana où l’on parle du milliard de dollars, de la France où, chaque année, le déficit est de près de 5 milliards d’euros », a-t-il donné en exemple. « Mais, le rôle de l’ACmu est de maitriser ces déficits en liaison avec les prestataires de soins. Nous avons une responsabilité partagée, car nous avons le même objectif : permettre aux populations d’accéder à des soins de qualité. Cela suppose l’existence des services mais aussi leur accessibilité », a expliqué le Dr Daff.

E. KALY

« Le gouvernement du Sénégal a appris, avec indignation, le meurtre survenu ce 24 juillet 2018, de notre compatriote Alassane BA, vivant à Pointe-Noire (République du Congo) », lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Selon la note, le gouvernement condamne, avec fermeté, ce meurtre. « Le Consul général du Sénégal à Pointe-Noire a été instruit de demander l’ouverture d’une enquête impartiale, pour déterminer les causes et circonstances du décès et d’apporter toute l’assistance requise pour le rapatriement du corps », souligne le texte.

En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté sénégalaise établie en République du Congo.

Quelque cinq mille partisans du président malien sortant Ibrahim Boubacar Keïta, rassemblés samedi à Bamako, ont dénoncé "la surenchère" au sujet de la présidentielle du 29 juillet, au lendemain d'accusations de fraudes de l'opposition.

"Nous ne permettrons à personne de prendre en otage les élections. Nous avons la volonté, la détermination de faire face à toute tentative de sabotage et de pagaille", a déclaré le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, au Palais des Sports de Bamako, lors de ce meeting en présence du président Keïta, candidat à sa propre succession.

"Je m'attends à de la surenchère parce que les gens n'étaient pas dans la logique d'aller aux élections", a poursuivi M. Maïga, sans citer nommément l'opposition. Ce meeting était organisé au lendemain de critiques du processus électoral par l'équipe du chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, un des principaux candidats à la présidentielle du 29 juillet.  Le directeur de campagne de M. Cissé, Tiébilé Dramé, a dénoncé, vendredi dernier, d'importantes "anomalies" dans le fichier électoral, mettant en garde contre "ce qui s'apparente à une vaste tentative de fraude".

Il a notamment affirmé que le fichier électoral, mis en ligne le 4 juillet par les autorités, dénombrait 8.105.154 électeurs, soit une centaine de milliers de plus que celui audité par les experts internationaux (8.000.462). En réponse à ces critiques, le Premier ministre Maïga a notamment annoncé la création d'un "cadre de concertation" réunissant les services spécialisés de l'Etat et les "experts de tous les candidats à la présidentielle qui le souhaitent". "Oui, pour un second mandat pour le président" Keïta, pouvait-on lire samedi sur des banderoles dans la foule de quelque 5.000 personnes, selon un journaliste de l'Afp. "A Kidal, j'ai passé la nuit à parler avec mes frères (d'ex-rebelles). Il faut que la paix revienne. Nous n'avons pas d'autre choix. Le Mali, rien que le Mali", a dit, samedi, lors de ce meeting, le président Keïta, en tournée de jeudi à vendredi dans cette ville du nord du pays, une première depuis cinq ans.Malgré les violences qui persistent dans le centre et le nord, l'organisation du scrutin se poursuit, avec l'aide notamment de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), qui a transporté plus de 70 tonnes de matériel électoral depuis le début du mois de juin.  Au total, 24 candidats seront présents au premier tour.

AFP

Face aux Tivaouanois dimanche dernier, le maire, Mamadou Sy Mbengue, a répondu aux différentes interpellations sur sa gestion. L’insalubrité au marché centrale est revenue à plusieurs reprises dans les débats. Le maire minimise les manifestations de colère et promet des solutions à partir de ce mardi.

Des commerçants du marché central de Tivaouane, « fatigués de cohabiter avec les ordures mais aussi de vivre dans l’insécurité » avaient déversé, ces derniers temps, le détritus sur la route pour manifester leur colère contre l’équipe municipale. Dimanche, à l’occasion d’une audience publique, le maire Mamadou Sy Mbengue, interpellé sur le sujet, a donné sa part de vérité sur cette affaire et promis de bouter la saleté hors du lieu de commerce. « Le marché de Keur Matar est d’abord une préoccupation de la municipalité. Nous étions en pourparlers dans le cadre d’une commission mixte avec, à sa tête, le premier adjoint au maire et le président de l’association du marché. Un travail technique a été fait. Nous avons identifié l’ensemble des cantines qui doivent disparaître parce qu’elles sont irrégulièrement construites sur le site, mais aussi parce qu’elles sont le terreau des ordures », a expliqué le directeur général de l’Ipres.

Poursuivant, l’édile de Tivaouane a souligné qu’ils s’étaient entendus pour démarrer le travail dès ce mardi 24 juillet. « Entretemps, des personnes malintentionnées ont mis les ordures sur la route, mais nous n’allons pas leur donner l’importance qu’elles n’ont pas. C’est du menu fretin pour nous. Nous allons poursuivre dès ce mardi le travail pour rendre salubre le marché de Keur Matar. Mieux encore, Tivaouane a 871 millions de FCfa dans le Pacasen. C’est pourquoi, nous allons avoir un programme pour que le marché et les autres infrastructures puissent être gérés comme il se doit », a fait savoir le maire de la ville sainte. A l’en croire, une fois ce travail fait, les problèmes sécuritaires vont également disparaître parce qu’ils comptent mettre sur place des agents de sécurité de proximité qui vont réguler la circulation mais aussi l’occupation de l’espace.

Dans une salle à moitié pleine, Mamadou Sy Mbengue a étalé les réalisations de l’équipe municipale qu’il dirige depuis 2014. Entre autres, il cite le foirail de Tivaouane bâti sur 16 hectares pour 1,6 milliard de FCfa, « avec tous les équipements qu’on retrouve dans un foiral moderne ». « Notre objectif est de faire en sorte que Tivaouane soit un hub en matière d’élevage », a laissé entendre le premier magistrat de la ville. Selon lui, le centre socio-éducatif des jeunes, construit sur le site de l’ancien hôtel de ville avec quatre salles polyvalentes, deux salles de conférence, une salle de cérémonie et un restaurant, va permettre aux jeunes de s’épanouir. « Notre fierté est aujourd’hui grande avec la réalisation de la place Seydi Elhadji Malick Sy et Khalifa Ababacar Sy à l’entrée et à la sortie de Tivaouane. Mais le projet phare que nous avons visité ce matin est le centre intégré de valorisation des déchets installé sur 20 hectares. Il y aura des garages mécaniques, un bloc administratif, un centre de tri, un centre d’enfouissement technique, et des points de regroupement normalisé etc. Ce centre va employer plus de 200 Tivaouanois », s’est vanté le maire.

Pour lui, depuis 2012, Tivaouane a bénéficié de plus de 20 Km de route avec l’appui du président Macky Sall. « Mais aujourd’hui encore, a-t-il mentionné, un Tivaouanois qui aime son terroir nous a gratifié de plus de 30 Km de route. Nous avons commencé les chantiers ». Mamadou Sy Mbengue affirme avoir constaté avec beaucoup de satisfaction que Tivaouane est en train de progresser avec l’équipe municipale qui a été installée le 22 juillet 2014.

Ndiol Maka SECK

Les avocats de Khalifa Ababacar Sall ont encore plaidé la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire. La partie civile, quant à elle, a demandé au juge de rejeter cette exception qu’elle considère comme « non fondée».

Au 7ème jour du procès en appel de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, les avocats de la défense continuent à plaider la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire, car leurs clients n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil pendant leur audition. Ils persistent et signent : le procès d’enquête préliminaire est nul. Ce manquement viole, à leur avis, l’article 55 du code de procédure pénale et le règlement numéro 5 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cette «violation grave» de l’enquête de procédure a même été constatée par la Cour de la justice de la Cedeao dans son arrêt du 29 juin dernier, rappelle Me François Sarr avocat du maire de Dakar.

D’après Me Sarr, il y a dans cette procédure des violations des droits de la défense et des violations des droits de l’homme que personne ne peut occulter. Cette série de violations, renchérit-il, a commencé par la conférence de presse du procureur qui a manifestement ignoré la présomption d’innocence de son client Khalifa Ababacar Sall. D’après Me François Sarr, la Cour de justice de la Cedeao a fait mention de toutes ces violations. « Vous n’avez pas la possibilité de rendre une décision contraire à celle de la Cedeao. Vous pouvez faire l’examen, mais vous n’avez pas le choix », dit-il, s’adressant au premier président de la Cour d’appel, Demba Kandji.

« En effet, l’assistance d’un conseil dès les premières heures de l’interpellation est une règle protectrice dont le non-respect doit entrainer immédiatement la nullité de toute la procédure », renchérit Me Abou Dialy Kane de la défense. Celui-ci va même jusqu’à dire que le respect de cette règle qui est déjà formalisée dans notre code de procédure pénale est une «exigence citoyenne ».

«Les citoyens n’accepteront pas que cette règle soit formalisée dans notre code de procédure pénale et qu’on nous dise qu’on ne l’applique pas », avertit Me Kane. A son avis, si un prévenu ne peut plus se prévaloir de cette règle de protection, « il n’y aura plus de sécurité judiciaire ».

« La présence de l’avocat est tellement fondamentale que le législateur a pris une disposition à travers l’article 55 du code de procédure pénale pour dire que toute violation de cette disposition entraine la nullité de la procédure », renchérit-il. L’avocat d’ajouter : « Toutes les conditions posées par la loi pour que le procès-verbal d’enquête préliminaire soit déclaré nul sont réunies en l’espèce. Donc, je me demande où se trouve le débat » ? Me Borso Pouye informe que la défense des prévenus ne demande aucune faveur. Tout ce qu’elle veut, dit-elle, est que le droit soit dit.

Pour la partie civile de l’Etat du Sénégal, cette exception soulevée par la défense des prévenus n’est pas fondée. Pour cela, l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Félix Diome, invite la Cour à « rejeter toutes les exceptions soulevées par la défense, car ils ont utilisé des éléments de fond ». Me Ousmane Sèye, avocat de l’Etat, rejette cette exception de la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire. D’après le conseil de l’Etat du Sénégal, «rien dans nos législations ne nous permet d’appliquer correctement le règlement 5».

Aliou Ngamby NDIAYE

Les résultats du baccalauréat 2018 sont proclamés dans quelques centres d’examen de Dakar. Ils sont satisfaisants dans la plupart de ceux visités par notre reporter.

Dans les centres d’examen du Lycée Maurice Delafosse et Amadou Hampaté Ba, la tristesse se lit sur les visages de certains candidats. Les larmes aux yeux, ils écoutent attentivement le président du jury lire la liste des admis. Certains, ne tenant plus sur leurs jambes, s’accrochent à leurs accompagnants. D’autres s’évanouissent. Des cris et des sauts de joie viennent parfois perturber la concentration de ceux qui attendent encore qu’on prononce leur nom, synonyme de réussite.

Sourire aux lèvres, les admis laissent éclater leur joie. Accolades, rires, pas de danses, appels téléphoniques rythment le décor. « Je ne peux pas m’exprimer, car je suis trop contente. Nous rendons grâce à Dieu pour ce succès », affirme Ndèye Khoudia, candidate de l’institution Immaculée conception au centre Amadou Hampaté Ba. Elle partage ce sentiment avec Mohamet Gueye, son camarade du même centre, par ailleurs élève à l’institution Notre Dame. Il confie qu’ils ont beaucoup travaillé en groupe et cela a payé aujourd’hui, car ils sont tous admis. Dans le même sillage, à Delafosse, le nouveau bachelier Raoul se dit content et invite la jeune génération à croire en elle et à bien travailler.

Par ailleurs, bien qu’ils soient déçus et tristes les admissibles au second tour rendent grâce à Dieu. Ils attendent ainsi leurs relevés de notes pour faire leur choix et aller revoir leurs cours. «  Je m’attendais à être reçu au premier tour, mais l’homme propose, Dieu dispose. Je vais me préparer pour le second tour », philosophe, serein, Jean Ababacar, qui a composé au jury 1218 du centre de Delafosse.

Après la proclamation des résultats, les présidents des jurys soutiennent que les résultats sont satisfaisants. Dans le centre d’examen, Hamadou Hampaté Ba qui polarise 4 jurys des séries S1 et S2, le taux de réussite tourne autour de 50%. Les résultats se présentent comme suit : au jury 1214, ils sont 381 candidats à composer dont 60 admis, 90 admissibles. Soit un peu plus de 40% de réussite. Quant aux mentions, elles sont au nombre de 26 dont une Très bien, 4 Bien et 21 Assez bien. Le président du jury, Dr Ibrahim Gaye, estime que ces résultats sont satisfaisants dans l’ensemble.

Des résultats satisfaisants
Au jury 1212, 385 ont composé sur 389, 86 sont admis au premier tour et 75 au second tour. Le jury compte 2 mentions Très bien, 8 Bien et 22 Assez bien. Aimé Diabaye, professeur d’anglais est satisfait de ces résultats.

Pour le jury 1213, 370 candidats ont subi les épreuves du bac, 115 admis sont dénombrés contre 97 admissibles, soit un taux de réussite de 54,08%. Dans ce jury, il y a une mention Très bien, 5 mentions Bien et 19 Assez bien. Le président de ce jury, Dr Dème, partage la même impression que ses collègues.

Au jury 1210, ont composé des candidats dans les séries S 1 et S2. Sur 67 candidats ayant effectivement composé, 50 sont admis, 12 sont admissibles, soit un pourcentage de 74,62%. Il y a une mention Très bien ,4 mentions Bien et 23 Assez bien.

En S2, 289 candidats ont été enregistrés dont 20 absents. 47 sont admis au premier tour contre 63 admissibles, donc le taux de réussite est de 17%. Le président du jury, Tidiane Sané, se félicite des résultats de la série S1. Par contre, il juge passable ceux de la S2.

A Delafosse, les jurys 1218 et 1219 ont également proclamé leurs résultats. 311 candidats ont composé dans le jury 1218 dont 89 admis, 82 sont admissibles. On y décompte 2 mentions Bien et 14 mentions Assez bien. Au jury 1219, 68 candidats sont admis, 104 sont admissibles, sur un total 334. Il y a 10 mentions Assez bien. Le président du jury 1218, Dr Diakhaté et Mme Awa Yombé Yade, présidente du jury 1219 ont soutenu que les résultats sont bons dans l’ensemble.

Marie Claire COLY (stagiaire)

Percée des filles
Dans les 6 jurys visités, les filles sont premières dans les quatre. Le nombre d’admis est également plus élevé chez les filles que chez les garçons. Tidiane Sané, président du jury 1210 du centre Amadou Hampaté Ba, se réjouit de ce succès. «  Les hommes sont en train de perdre le pouvoir, les filles sont plus engagées, plus disciplinées », constate-t-il. Dans son jury, la seule mention Très bien est décrochée par une fille. Sur les 5 mentions Bien, les 4 sont revenues à des filles. D’ailleurs le professeur d’anglais Diabaye signale qu’elles ne sont pas seulement brillantes au bac. C’est aussi le cas dans les salles de classe. Selon lui, les filles sont toujours premières, plus disciplinées et plus enthousiastes que leurs frères.

M. C. COLY (stagiaire)

Malgré les campagnes de sensibilisation menées en direction des conducteurs, passagers et piétons, la direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) révèle que les accidents de la route causent, en moyenne, 500 décès par an.

Selon les chiffres de la direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs), les accidents de la route sont à l’origine de 500 décès par an. De 2014 à 2017, les accidents de la circulation ont, au total, provoqué 2 130 cas de décès. Une situation alarmante qui appelle à une mobilisation d’envergure. C’est ce qu’April Africa, courtier grossiste en assurance, et la direction de la Nprs ont compris avant de décider de combiner leurs forces et de mener ensemble une campagne qui, les 10 et 11 juillet 2018, a été l’occasion de prévenir les usagers de la route et de les inciter à avoir un comportement responsable de tous dans la région de Dakar.

Selon Mme Julie Bally, directrice générale d’April Africa, durant ces deux jours, une équipe, constituée d’une vingtaine de personnes, a sillonné la ville de Dakar pour sensibiliser les populations et leur offrir des gilets fluorescents. Au Sénégal, poursuit Mme Bally, les accidents de la circulation causent des centaines de décès par année sans oublier le nombre de blessés encore plus élevé. Les accidents de la circulation constituent une véritable hécatombe qui pèse lourd sur l’économie du pays. Ils coûtent des dizaines de milliards de FCfa par an au Sénégal. Avec cette activité, April Africa montre son engagement pour arriver à un comportement plus responsable des conducteurs.

« Et nous sommes accompagnés par des acteurs incontournables comme la direction de la Nprs et la plateforme « Luttons contre l’indiscipline au Sénégal » qui font un travail remarquable sur ce plan », dit-elle, non sans préciser que sa structure met en avant des valeurs fortes comme l’accompagnement, l’information et la prévention. «Un sinistre a nécessairement un impact sur votre vie et celle d’autrui. C’est pourquoi, nous intervenons en amont avec des conseils et expertises pour maîtriser le risque et éviter qu’il ne se produise », a expliqué Julie Bally.

Oumar FEDIOR

L’Office du baccalauréat nous apprend que l’examen du baccalauréat des séries G, T1 et T2, communément appelé baccalauréat technique, s’est déroulé du 2 au 12 juillet 2018. Ses résultats donnent un taux de réussite de 49,25%.

Il y eu 2 mentions « Très bien » ; 21 mentions « Bien » et 130 « Assez bien ».

O. KANDE

L’examen du baccalauréat, sanctionné par le premier diplôme universitaire, démarre aujourd’hui sur l’étendue du territoire national. Au total, 157 687 candidats vont composer dans 415 centres pour 515 jurys. Aussi, 18.000 surveillants et 8200 examinateurs sont mobilisés.

Lors d’une conférence de presse tenue avant le début des anticipées de philosophie, le Directeur de l’Office du bac avait informé que, cette année, 157 687 candidats passent les épreuves du baccalauréat dans 415 centres pour 515 jurys. Par la même occasion, 18. 000 surveillants et 8200 examinateurs sont enrôlés. Un communiqué de l’Office du bac rappelle que, conformément aux instructions du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les moyens nécessaires ont été réunis pour honorer les engagements. Les ressources destinées à l’organisation de cet examen ont déjà été évaluées et rassemblées pour une exécution dans les délais.

Ainsi, les avances sur les frais de déplacement des présidents de jury d’Eps (Education physique et sportive) et du baccalauréat technique ont été respectivement payées les 19 et 27 juin 2018.

Les présidents de jury du baccalauréat général ont perçu l’intégralité de leurs avances et frais de transport et reçu le matériel de gestion de leurs jurys dans la semaine du 9 au 14 juillet 2018. Le paiement des avances de déplacement aux examinateurs et présidents de jury du baccalauréat général est en cours depuis le 9 juillet 2018 dans l’ensemble des académies.

Oumar KANDE

L’ombre de notre compatriote Babacar Ndiaye, ancien président de la Banque africaine de développement (Bad), a plané sur la 25ème assemblée générale d’Afreximbank. Les dirigeants de cette institution ont saisi l’occasion, vendredi 13 juillet (date marquant le 1er anniversaire du décès de Babacar Ndiaye), pour rendre un hommage au premier Sénégalais président de la Bad, considéré également comme l’architecte principal du projet Afreximbank. « Nous remercions le regretté Dr. Babacar Ndiaye d'avoir dirigé le projet de cette banque d’import export de la vision à la réalité. Il a travaillé avec ténacité, tact et courage pendant six ans pour mener à bien le projet, surmontant une vive opposition, notamment de la part de certains membres du Conseil d'administration de la Banque africaine de développement », a témoigné Dr Benedict Oramah qui a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en sa mémoire. Selon lui, l’ex-président de la Bad a redessiné le projet pour créer un partenariat public-privé unique dans un cadre multilatéral, réduisant ainsi le rôle de la Banque africaine de développement. Pour M. Oramah, Dr Ndiaye est parti, mais son esprit continue à vivre, alimentant les ambitions des agents d’Afreximbank.

A. DIAW

Le Président de la République a reçu vendredi dernier le ministre rwandais des Affaires Etrangères . Madame Louise Mushikiwabo est la candidate de l’Union africaine au poste de Sg de l’Oif. Elle était venue recueillir les conseils du chef de l’Etat sur les orientations à donner à l’organisation internationale de la Francophonie . La politique d’emploi des jeunes et la coopération bilatérale ont aussi été au menu de cette audience .

Hier, plus de 700 personnes étaient présentes à l’Institut français de Dakar pour encourager l’équipe de France, face à la Croatie, dans cette finale de Coupe du monde. La victoire des Bleus a déchaîné la passion des supporters sur les marches du Théâtre de verdure.

Debout, chemise trempée, cheveux en arrière, écharpe des Bleus autour du coup… l’ambassadeur de la France à Dakar, Christophe Bigot, n’arrive plus à s’arrêter de chanter pour répondre aux questions des journalistes qui peinent à capter son attention : la France vient de remporter la Coupe du monde ! Le diplomate, qui raconte souvent que ce sont ses enfants les véritables fans de football, montre pour la première fois ses performances de supporter. Et, à le voir, on dirait qu’il a fait cela toute sa vie. Comme lui, les centaines de personnes présentes chantent la victoire au milieu des drapeaux fièrement agités dans le ciel. L’euphorie a totalement gagné les gradins du Théâtre de verdure et rien ni personne ne semble pouvoir arrêter les tam-tams du 12ème Gaïndé, souvent désigné par la Fifa comme étant les meilleurs supporters de cette Coupe du monde 2018. Et vu l’ambiance, on comprend pourquoi.

Un match haut en couleurs
If Finale 2Malgré la présence de ventilateurs et brumisateurs disposés tout autour des gradins, rien y fait : la chaleur est accablante. Bières et bouteilles d’eau à la main, les supporters se rafraîchissent comme ils peuvent, sans pour autant lâcher le match des yeux. Le moment est important. Griezmann s’apprête à tirer le premier pénalty de la rencontre, suite à une main du joueur croate Perisic. On est à la 38ème minute et le score est de 1-1. L’arbitre siffle, Griezmann s’élance, tape le ballon et c’est le but ! Le stand-up de la foule ne se fait pas attendre et la douche est imminente pour celui qui a le malheur d’être à proximité d’un verre de bière. « On va gagner, on va gagner ! », la fin de cette première mi-temps redonne de l’énergie aux supporters, après un début de match en faveur de l’équipe croate. On peut entendre parmi les nombreuses discussions : « impossible que la France perde maintenant », « si on continue comme ça, c’est dans la poche ! », « un troisième but et ça serait le graal ! ».

Un troisième but vous dites ? Il suffisait de demander à Paul Pogba pour que le souhait soit exhaussé. Cette deuxième mi-temps s’annonce favorable aux Bleus et le public du Théâtre de verdure n’en revient pas. Yeux écarquillés et bouches ouvertes, les supporters touchent du bout des doigts leur rêve de voir la France sacrée championne du monde. Alors, quand le quatrième but est marqué par le plus jeune joueur de l’équipe, Mappé, c’est le coup de grâce. Bousculades, cris de joie, chants en tout genre, accolades... l’ambiance est à son comble et le public est déchaîné. Nous sommes seulement à la 65ème minute, mais l’odeur de la victoire se fait déjà sentir dans les gradins. La France a gagné avant même la fin du match. Et le but du joueur croate Mandzukic, à la 69ème minute, n’y changera rien. L’enthousiasme de la foule est inébranlable et la lueur de joie présente dans les yeux des supporters n’est pas prête de s’éteindre.

Une victoire, deux Nations
Dans ce décor soigneusement pensé où drapeaux, ballons et guirlandes entourent la scène, Français et Sénégalais ne forment plus qu’un. Les deux pays sont unis pour ce dernier match et c’est, sans doute, ce qu’il y avait de plus beau à voir durant cette finale. Du bleu, du jaune, du rouge, du vert, du blanc… un véritable spectacle pour les yeux. « Cette victoire, on la partage avec tous les Français », se réjouit Paco, supporter sénégalais fraîchement rentré de Russie. C’est avec un maillot de Pogba sur le dos et un bonnet aux couleurs du drapeau sénégalais que le jeune homme poursuit : « Nous sommes une famille et notre présence à ce match n’était pas discutable ». Il se souvient des supporters français qui s’étaient rendus dans les tribunes sénégalaises, lors du match des huitièmes de finale face au Japon, pour apporter leur soutien aux Lions. « Ils étaient présents même dans la défaite et beaucoup d’entre eux m’ont réconforté », se remémore-t-il avec nostalgie. La victoire est donc collective. Même le célèbre footballeur sénégalais El Hadji Diouf a fait le déplacement pour assister à la rencontre et soutenir l’équipe de Didier Deschamps. Tout au long du match, les tam-tams du 12ème Gaïndé viennent rythmer les chants des supporters français. Les deux drapeaux se mêlent et se confondent à chaque but marqué. Aucun doute, deux Nations ont gagné la Coupe du monde ce soir. Christophe Bigot se réjouit d’une telle ambiance : « C’est un bonheur de voir cette effervescence entre nos deux pays.

Les Sénégalais sont de merveilleux supporters ». Pour lui, « c’est sûrement grâce à cet esprit de partage, et un peu grâce aux joueurs, que la France a pu gagner », s’amuse-t-il, avant de rejoindre la foule.

Et c’est sur les paroles de Khaled, « On va s'aimer, on va danser, oui c'est la vie lalalalala ! », que tous les supporters rejoignent le bar pour fêter la victoire. La soirée promet d’être longue… très longue !

Aurélia VALARIE (stagiaire)

Moscou : Il ne doit pas exister beaucoup de places au monde où il est aussi délicieux de … se perdre qu’au Parc Gorki de Moscou. Cet endroit sublime délicatement posé le long de la Moskova, le fleuve qui contribue au charme de la capitale russe, est un pur plaisir pour l’âme, tout au long de son 1,2 km2 de surface. De la verdure à perte de vue où des couples et quelques solitaires se prélassent, des aires de jeu pour parents et enfants, des lacs artificiels pour piquer une tête les jours où le soleil tape dur ou quand le mercure monte, des allées bien ombragées, des pistes cyclables, des restaurants pour se sustenter au besoin, des kiosques à glaces, des aires de jeu pour basketteurs, volleyeurs, footballeurs dilettantes, etc. Un vrai régal pour les yeux. Un superbe endroit où un parcours du combattant se révèlerait une promenade de santé.

Le Sénégal avait raison de retenir l’endroit pour y implanter son « Village du Sénégal » lors du Mondial 2018 de football, histoire d’y dévoiler ses atouts et à tours multiples et de vendre sa destination à la planète entière qui y viendrait célébrer le culte du Dieu Foot. Mais, pour des raisons qui nous échappent, ce projet a été mort-né. Autrement, ce village de chez nous aurait bien pu installer ses paillotes aux côtés des tentes du « Qatar Majliss ». Car, c’est au bout de ce parc d’attraction ouvert il y a 90 ans, à côté des arches majestueuses d’un des grands ponts qui enjambent la Moskova que l’Emirat gazier a établi ses quartiers en ce Mondial. Y parvenir n’a pas été facile, avec les indications et les contre-indications des personnes approchées pour nous montrer la voie. Tantôt c’était « droit devant puis à gauche », tantôt c’était « à gauche puis à droite », si ce n’était «  droit devant puis à droite, puis à droite encore et enfin à gauche », etc. Un jeu de ping-pong, un jeu de pistes qui a duré une bonne heure et qui en tout autre endroit aurait peut-être été un calvaire. Sauf en ce parc qui porte le nom de l’écrivain russe Maxime Gorki où c’était un bonheur total.

Gorki QatarUn pays mal connu
Le Qatar qui a officiellement pris, depuis hier, le relais de la Russie en tant que pays organisateur de la Coupe du monde 2022 de football, a choisi ce coin de paradis sur terre pour afficher ses charmes. Une sorte d’opération de charme et de marketing, de la part d’un « pays encore mal connu », selon Gwilym Hookway Morgan, un Anglais établi depuis 4 ans au Qatar et qui travaille dans la construction des stades destinés à abriter la future compétition. En fait, d’après lui, le Mondial de foot, ce n’est pas que ce qui se passe sur les aires de compétition. C’est toute une activité de divers ordres, toute une vie en dehors des stades.

Et c’est ce que ce stand est censé faire comprendre à ses visiteurs en leur donnant un petit aperçu de la culture et des us qataris. Au milieu des tentes bédouines en noir et blanc « exactes répliques de celles utilisées depuis des siècles par les populations nomades de cette région », selon Hookway Morgan, deux grosses sculptures représentant l’oryx, « totem national du Qatar » floqué en grand sur la carlingue des avions de la compagnie aérienne nationale.

Des statues peintes chaque jour avec des couleurs différentes. Sous une autre tente, quelques jeunes Russes sans peur font poser des faucons à leur poing. « Le faucon est très important dans la culture qatari, nous rappelle Hookway Morgan. En posséder est devenu un véritable hobby. Et l’on peut en trouver qui peuvent coûter jusqu’à 100 000 dollars ».

Juste à côté d’un mini-terrain de foot où s’activent quelques vétérans (et où quelques anciennes stars du ballon rond comme Didier Drogba étaient annoncées le lendemain), des musiciens jouent et dansent sur des airs du pied. En face, une petite réplique du Souk Waqif, le plus grand de Doha, la capitale qatarie, exhibe diverses épices et propose des saveurs qui font aussi la réputation des pays du golfe persique.

Dans l’espace attenant, un artisan fabrique de ses propres mains un voilier en miniature avec un art consommé, une impressionnante minutie et une étonnante dextérité.

«C’est un modèle réduit de ces bateaux de pêche traditionnelle qui peuvent aller jusqu’à 40 mètres de long », témoigne Gwilim Hookey Morgan, cet anglais qui parle si bien du Qatar. Autant les visiteurs se pâment d’admiration devant ce vieil artisan, autant ils éprouvent un énorme plaisir à essayer le Thobe, l’habit traditionnel blanc du Qatar et même la coiffure caractéristique composée d’un keffieh et d’une goutra maintenus ensemble par l’agal, le bandeau noir qui orne et empêche la coiffe de s’envoler au moindre coup de vent. Un peu plus loin, alors que des bateaux transportant des touristes passent dans les deux sens, un autre vieil homme assis sur un tapis multicolore, démontre, plume à la main, son habileté en calligraphie arabe. Un véritable art entretenu depuis des siècles par des artistes de tout ce sous-continent asiatique et qui a peut-être encore de beaux jours devant lui, si l’on se réfère au visage rayonnant d’admiration du jeune adolescent, probablement qatari, visiblement en apprentissage assis à côté du « maître ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

…ET VEND SON PROJET SPORTIF
La 22ème édition du Mondial de football, c’est dans un peu plus de 4 ans, du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.

Et le pays hôte est largement dans les délais du côté des infrastructures. Telle est la conviction de Gwilym Hookway Morgan, l’Anglais qui travaille depuis 4 ans dans la construction de stades en vue de cette Coupe du monde. « Déjà 7 stades sont prêts et 8 sont en train d’être construits », lâche-t-il tout émoustillé devant les maquettes joliment exposées dans le bâtiment principal de cet espace du Parc Gorki de Moscou réservé au « Qatar Majliss ».

Et c’est vrai qu’il y a de quoi s’extasier devant tant de beauté et d’ingéniosité. Comme El Beyt stadium construit sous la forme d’une … tente géante qui a une contenance de 70 000 spectateurs.

Ou le Ras Abu Aboud stadium, le grand stade démontable puisque construit avec des containers superposés. Ou alors Al Thamama stadium totalement conçu par des architectes qataris et qui rend hommage à la culture locale puisque représentant un keffieh géant. « A terme tous les stades de compétition et les 50 terrains d’entrainement seront situés dans un périmètre égal à la moitié de Londres. Et la distance la plus longue entre deux stades sera de 55 km », annonce Hookway Morgan. Ce qui lui a fait dire que « Qatar 2022 sera la Coupe du monde la plus compacte de l’histoire ». Si bien que le même jour, celui qui le souhaite pourra voir deux matches sur deux lieux différents. « D’autant que le métro de Doha sera ouvert cette année et sera achevé en 2021 ». Autre atout remarquable du Qatar, c’est qu’il est « situé à 6 heures de vol au maximum de 2 milliards de personnes ». C’est pourquoi, l’Emirat gazier attend pas moins de 1,5 million de visiteurs pendant « sa » Coupe du monde.

Et, en plus du volet sportif, l’aspect découverte de la culture locale sera un facteur important dans la promotion de l’évènement. D’où ce sympathique « Qatar Majliss » dans ce somptueux cadre du Parc Gorki qui ajoute encore au charme de l’opération.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

« La terre est une richesse : investissez-y ». C’est le thème choisi par l’Ong Sos Sahel pour célébrer la Journée des Nations Unies. Cette rencontre, présidée par le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a été l’occasion de discuter de la gouvernance foncière face aux enjeux de sécurité alimentaire et d’agro-business, de la gouvernance des ressources naturelles, de l’agriculture, du numérique, etc.

Selon les différents intervenants, il y a des priorités auxquelles il faut s’attaquer en toute urgence : « faciliter l’accès à l’eau potable, mener des activités de reforestation et de sauvegarde de l’environnement, plaider et promouvoir une meilleure éducation de base de la femme, accentuer la formation aux activités génératrices de revenus, encourager les bonnes  pratiques environnementales, l’économie d’énergie avec les foyers améliorés, la santé prévisionnelle, les cantines scolaires, etc. », ont-ils suggéré.

Selon le président de l’Ong Sos Sahel, Abdoulaye Faty Mbow, même si l’agriculture sénégalaise a connu un rendement correct cette année, il ne faudrait pas perdre de vue que pour une meilleure efficacité « l'intégration du sous-secteur agriculture strict  et du secteur agriculture au sens large sera judicieuse à l'efficacité de l'agriculture. Ces approches systémiques sont la formation, la recherche, l’encadrement, les intrants, la production, la protection, le stockage, le transport, la commercialisation, etc. Cette intégration est une réponse globale aux diverses sollicitations et questions du monde rural, qui cadre avec les Institutions sous régionales actuelles », a-t-il décortiqué.

Par ailleurs, il a estimé que la lutte contre la désertification demande des actions hardies comme la recherche d'une meilleure  mobilisation des ressources en eau et de  programmes spécifiques pour augmenter encore la production vivrière, des planifications et codifications du territoire, du secteur foncier et forestier. «C’est pourquoi, a-t-il dit, la recherche scientifique doit aller dans le sens de déterminer les variétés adaptées aux conditions des sols ». Par ailleurs, il a assuré qu’il faut encourager la plantation spécifique d'arbres pour fixer les dunes, créant ainsi des cuvettes que les populations rurales utiliseront pour des activités génératrices de revenus, tout en diminuant l'exode rural. « Il y a aussi la promotion des foyers améliorés, en attendant la production du gaz à distribuer partout dans le pays. 60 à 70% du déboisement sont constitués par du bois de chauffe », a révélé M. Mbow.

Oumar FEDIOR

En 2017, la valeur du commerce de l'Afrique avec le monde a augmenté de 10,6%, passant de 820,76 milliards de dollars à 907,63 milliards de dollars, en partie grâce à la poursuite du commerce bilatéral avec la Chine. Cette augmentation, selon Afreximbank, a dépassé celle des échanges intra-africains qui ont encore progressé de 5,6%, passant de 121,51 milliards de dollars à 128,25 milliards de dollars. Cette progression s’explique par la hausse du commerce mondial, l’amélioration de la croissance économique africaine et l’augmentation des prix des produits de base.

S’agissant des champions du commerce intra-africain, ils sont restés largement les mêmes en 2017 qu'en 2016 avec l'Afrique du Sud, la Namibie et le Nigeria contribuant à plus de 35% du commerce entre pays africains.

A. DIAW

Le ministre sénégalais des Transports a annoncé, hier, que le pont de Farafégné, situé sur le territoire gambien et l’un des points de passage pour relier Ziguinchor et Kolda, sera inauguré d’ici à la fin de l’année. « C’est un jalon important qui entre dans le désenclavement du continent mais aussi de cette partie de l’Afrique », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a profité de l’occasion pour rappeler les grands projets d’infrastructures réalisés par le Sénégal. L’autoroute Sindia-Mbour sera inaugurée d’ici à la fin de cette année. Celle-ci viendra s’ajouter à d’autres tronçons autoroutiers comme Aibd-Thiès, Aibd-Sindia, « Illa Touba ». Dans un proche avenir, a informé le ministre, la section Mbour-Kaolack sera lancée d’ici à la fin de cette année. A terme, soutient-il, près de 210 kilomètres d’autoroute seront totalement finalisés d’ici cette année.

S. Diam SY

Durant la visite de Xi Jinping à Dakar, il est prévu la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux parties. Ces accords qualifiés par la partie chinoise « d’initiative ceinture et route » seront axés dans les domaines de la justice, de l’aviation, des infrastructures et dans la formation des ressources humaines. Avant cela, le président chinois qui sera accompagné par une forte délégation composée essentiellement de quatre dirigeants au rang de vice-premier ministre, procédera, avec son homologue sénégalais, Macky Sall, à un échange de vue sur le partenariat de coopération stratégique global sino-sénégalais. Les deux hommes aborderont également, entre autres sujets, les relations sino-africaines et le sommet de Beijing du forum sur la coopération sino-africaine ainsi que sur les questions d’intérêt commun. Enfin, les deux chefs d’Etat visiteront ensemble un projet de coopération entre les deux pays.

M. NDONG

Moscou : Après des demi-finales de haute facture qui ont fait le bonheur de tous les amoureux du ballon rond, les 4 dernières équipes en lice parmi les 32 du départ, se sont offert de bons moments de récupération et/ou de remobilisation avant le week-end décisif qui débute demain.

Une grosse veillée d’armes avant les ultimes assauts ! Les finalistes de dimanche au stade Luzhniki de Moscou, France et Croatie ont si bien négocié leur présence dans le dernier acte qu’on en est presque arrivé à oublier que leurs victimes respectives, la Belgique et l’Angleterre seront en lice demain samedi à Saint-Pétersbourg pour se disputer la médaille de bronze. C’est qu’il est attaché à la finale d’après-demain, un si fort parfum de revanche (en référence à la demi-finale d’il y a 20 ans, remportée par la France 2 buts à 1) que ces retrouvailles au sommet ont pratiquement éclipsé le match de classement. Pourtant, là aussi, c’est de retrouvailles qu’il sera question puisque, pas plus loin que le 28 juin dernier, Belges et Anglais s’étaient croisés en match du groupe G. C’était la 3ème et dernière journée et toutes les deux équipes étaient assurées de disputer le second tour. Mais la lutte pour la première place avait tourné à l’avantage des Diables rouges (2 – 0). On peut espérer donc qu’aucune des deux équipes ne prendra ce match par-dessus la jambe, même si l’on peut comprendre que de part et d’autre on fasse entrer des « coiffeurs ».

Car, toutes deux ont le sentiment d’être passées tout près de disputer la finale. D’abord, la Belgique vaincue sans être dominée ni avoir démérité. Ensuite, l’Angleterre qui a longtemps cru tenir le bon bout avant de se faire renverser. Si donc elles arrivent à se remobiliser, ce match de Saint-Pétersbourg vaudra le déplacement. Pour les heureux finalistes par contre, la mobilisation n’a jamais été aussi forte. Entre des Français en quête d’un deuxième sacre mondial après celui de 1998 à domicile et des Croates décidés à écrire la première ligne dorée au palmarès de leur jeune Nation, la volonté de s’imposer sera la chose la mieux partagée. Là aussi, tous les ingrédients sont réunis pour une belle apothéose.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Le secteur privé national doit être accompagné pour être prêt dans la mise en œuvre de la Zone de libre échange continental africain (Zleca) a dit le chef de l’Etat. Il a invité le ministère du Commerce à poursuivre les discussions avec ce secteur. 48 Etats sur 54 ont déjà signé le traité instituant la Zleca. « On s’achemine vers ce marché commun. Il faut que notre secteur privé soit accompagné », a-t-il dit.

M. C. et A. K.

Le chef de l’Etat a instruit les services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan à développer la fiscalité minière, notamment pétrolière. Parce que le Sénégal sera désormais un pays de production. «Nous produisons de l'or, bientôt nous allons produire du gaz et du pétrole », a-t-il dit. Macky Sall recommande également de relever le défi de mobilisation des recettes fiscales. Il estime que le potentiel fiscal national doit être mieux exploité pour éviter la création de nouveaux impôts ou la hausse de ceux existants. Autres instructions du président de la République, l’accélération de la seconde phase du Plan d'actions prioritaires (Pap 2) du Pse dans une démarche participative et inclusive.

M. CISS et A. KANDE

La dette publique a subi les effets du changement d’année de base. Situé autour de 60% en 2016, le ratio dette/Pib est tombé maintenant à environ 50% alors que l’Uemoa fixe à ses membres un plafond de 70%, a fait savoir Pierre Ndiaye de la Dgppe. « En termes de solvabilité, cela veut dire que le Sénégal n’a pas de problème de dette », conclut-il. Concernant le ratio des liquidités (part des recettes utilisées pour financer le service de la dette), « nous sommes encore à un niveau très élevé même si ce ratio s’inscrit en baisse depuis 2012 », note-t-il. Il était de 46,8% en 2012 mais il a continuellement baissé pour atteindre 33,7% aujourd’hui, « c’est encore élevé », constate le patron de la Dgppe. Par ailleurs, le déficit des comptes courants de la balance des paiements s’est dégradé en 2017-2018, la vulnérabilité du Sénégal sur ce point ayant comme source la hausse du prix du baril de pétrole. Mais les perspectives, avec les découvertes de pétrole au Sénégal, laissent espérer un amoindrissement de cette vulnérabilité.

Malick CISS et Aliou KANDE

Depuis plus d’une semaine, l’approvisionnement des stations-services en carburant, particulièrement en essence super, n’est pas assuré. La Société africaine de raffinage (Sar) reprend progressivement sa production, a annoncé Pape Alassane Dème du Conseil national des hydrocarbures (Cnh) contacté, hier, par la Rfm.

Le calvaire que vivent, depuis quelques jours, les automobilistes dont les véhicules fonctionnent avec l’essence super, est sur le point de connaître son épilogue. Selon Pape Alassane Dème du Conseil national des hydrocarbures (Cnh) contacté, hier, par la Radio futurs médias (Rfm), la Sar a repris sa production. « Il y a quatre bacs de 400 m3 de super qui ont été produits et qui sont en cours d’être cédés aux différents distributeurs», a-t-il déclaré. Il a expliqué les véritables raisons de cette rupture observée ces derniers jours dans la distribution de l’essence super essentiellement dans les stations-services relevant des distributeurs indépendants dont Elton. «A un moment, la Sar était pratiquement en arrêt de production. Cela a contribué à réduire l’offre disponible sur le marché national. Il y a eu un problème de centrale électrique à la Sar qui avait quelques soucis techniques pour la remettre en marche. Et pendant près de quatre jours, la Sar n’a pas produit», a-t-il révélé.

Le directeur de la société d'hydrocarbures Elton, Babacar Tall déclarait, lundi dernier, sur la même radio, que « l'approvisionnement en produits pétroliers est un monopole de la Société africaine de raffinage (Sar)». Il ajoutait que depuis le mois de mars, la Sar connait une baisse du débit de sa production en super et depuis une dizaine de jours, un arrêt total. « On n'a pas été informé de cet arrêt. Du coup, pratiquement, tout le pays est en rupture », déplorait-t-il. Une situation qui, à son avis, « pose un gros problème à nos clients », parce que « quelque part, nous avons un contrat moral avec eux pour les approvisionner chaque fois qu'ils viennent dans nos stations ». Pour un retour à la normale, il suggérait que la Sar « rachète tous les stocks destinés à l'exportation ». Pour être édifié, il disait avoir adressé une lettre au ministère du Pétrole.

Mamadou Lamine DIEYE

L’hivernage s’est installé dans la région de Ziguinchor et les producteurs s’investissent à fond dans les labours, les semis, l’installation des pépinières de riz, la plantation d’agrumes, de manguiers et d’anacardiers.

Les pluies sont devenues régulières et abondantes dans la région de Ziguinchor, depuis une semaine. Et les producteurs se consacrent aux labours et aux semis d’arachide, de mil et de maïs, ainsi qu’à l’installation des pépinières de riz de plateau, de nappe, de bas-fond et des zones de mangroves. Ils sont également actifs dans la plantation de manguiers, d’orangers, de mandariniers, de citronniers, de pamplemoussiers, d’anacardiers, etc.

Pour la présente campagne agricole, les agriculteurs de la région ont été bien servis par les coopératives locales de multiplication de semences de riz que sont « Kamano » de l’Entente de Diouloulou et « Blouf Emano ». Selon le président du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr), Abdou Aziz Badji, ces coopératives, aidées par sa structure, ont déposé, dans toutes les localités, les quantités de semences de riz demandées par les paysans et subventionnées à 60 % par le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc). « Toutes ces semences ont été enlevées par les producteurs », a affirmé M. Badji. A l’en croire, les producteurs de la région ont reçu également des semences du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) par l’intermédiaire de la direction régionale du développement rural. En plus, des semences d’arachide et de niébé ont été mises à la dispositionp Petites et moyennes entreprises (Pme) de producteurs. D’importantes quantités d’engrais (urée et 15-15-15), subventionnés par l’Etat, ont été mises à la disposition des paysans par l’Entente de Diouloulou et « Bouf Emano ». Le Crcr s’est engagé à satisfaire aussi leurs besoins en engrais bio. Ces derniers ont aussi bénéficié, l’année dernière, du Ppdc, d’un important appui en tracteurs, motoculteurs, batteuses et décortiqueuses de riz. De plus, les agriculteurs de la région ont bénéficié, en juin 2017, d’un important don comprenant des décortiqueuses et batteuses à riz, des semoirs 2 rangs et des motoculteurs. Ils devraient aussi recevoir des tracteurs.

Le président du Crcr, Abdou Aziz Badji, a estimé que les producteurs de la région doivent maintenant se consacrer pleinement et de façon soutenue à leur travail, afin de profiter des pluies abondantes et régulières pour que les cultures puissent boucler leur cycle et donner de bonnes récoltes. 

Moussa SADIO


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