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A LA UNE (2406)

Le chef de l’Etat a reçu, hier, le président directeur général (Pdg) du groupe Orange.

Les échanges  ont porté sur la politique de numérisation du Sénégal et sur les progrès notés dans la baisse du coût de l’internet et de la téléphonie mobile.

Selon un texte du service de communication de la présidence de la République, Stéphan Richard a également annoncé la nomination de l’actuel directeur d’Orange Sénégal, Alioune Ndiaye, à la tête d’Orange Afrique.

Cinq ans après sa création, l’Institut polytechnique de Saint-Louis (Ipsl) sort la première promotion d’ingénieurs en Génie électromécanique.

Une cérémonie de graduation des étudiants de la 1ère promotion de l’Institut polytechnique de Saint-Louis s’est déroulée le 22 février 2018 à l’auditorium de l’Ugb 2. C’était sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, par ailleurs parrain de cette promotion forte de 16 ingénieurs en Génie électronique. En présence du recteur Baydallaye Kâne, du directeur de l’institut, Dr André Faye, et de plusieurs autres invités, le Pr Mary Teuw Niane a vivement félicité le recteur de l’Ugb et l’ensemble des professeurs et personnels administratifs, techniques et de service de cette institution universitaire pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer en vue de maintenir le label d’excellence de l’Ugb.

« Vous avez profondément à cœur le prestige de l’Ugb que vous servez avec désintéressement », a-t-il dit à l’égard des travailleurs de l’Ugb qui ont reçu des compliments pour les résultats obtenus à l’issue de cette formation de 16 ingénieurs. C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, le ministère de l’Enseignement supérieur va continuer à appuyer tous les projets académiques de l’Ugb et compte poursuivre sa politique d’extension du campus pédagogique et social dans le but d’améliorer constamment les capacités d’accueil et l’environnement de travail à l’Ugb.

Le Pr Niane s’est réjoui du choix porté sur lui pour être le parrain de cette première promotion de l’Ipsl. Il s’est dit particulièrement impressionné par la réactivité dont cet institut a fait preuve en articulant ses plateformes de formation avec le monde réel. Il a rappelé que, depuis octobre 2012, deux filières de formation sont offertes par cet institut, dont un diplôme en Génie électronique et un autre en Génie civil. Et dans les années à venir, de nouvelles filières en Génie informatique et Télécommunications, en Génie biomédicale, en Energie et Environnement vont renforcer le système de formation mis en place dans cet institut.

Le ministre s’est dit fier d’avoir entendu le recteur Baydallaye Kâne déclarer que l’Ugb doit faire partie du Top 50 des meilleures universités du monde, du Top 5 des meilleures universités africaines.

Mary Teuw Niane a aussi annoncé la sortie, avant la fin de cette année académique, de la première promotion des docteurs en Médecine de l’Ufr des Sciences de la santé de l’Ugb.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Au Sénégal, l’électrification par voie solaire fait partie intégrante de la stratégie nationale d’électrification rurale. M. Diallo révèle que les ménages électrifiés avec des systèmes solaires photovoltaïques décentralisés contribuent à hauteur de 7,6 % au taux d’électrification rurale estimé à 40 % en 2017. Adama Diallo note aussi la percée remarquable d’entreprises privées dans le créneau d’offres de systèmes solaires photovoltaïques aux populations avec des modes de paiement innovants. Il apprend que les statistiques disponibles font état de près de 53.000 produits solaires, principalement de petite taille vendus aux ménages. Pour tirer le maximum de profit de l’électrification avec les systèmes solaires isolés, comme le recommande l’étude, M. Diallo propose de lever les barrières fiscales, de sensibiliser les populations et les acteurs sur les avantages de l’énergie solaire, de définir une stratégie de financement, etc.

O. KANDE

Le Premier ministre a validé, hier, la feuille de route devant permettre au Sénégal de bien figurer dans le classement Doing Business 2019. L’objectif visé est d’être dans le top 100.

Le Sénégal ne cesse de progresser dans le classement Doing Business. Sur les quatre dernières années, il a fait un bond de 38 places passant de la 178ème place en 2014 à la 140ème en 2018.

Mieux, le Sénégal figure dans le top 5 des pays les plus réformateurs de l’Afrique, selon cette étude annuelle de la Banque mondiale qui analyse et classe la compétitivité des économies sur la base d’une dizaine d’indicateurs parmi lesquels la création d’entreprises, l’octroi de permis de construire, l’embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs et le paiement des taxes et impôts. Le gouvernement vise mieux et plus. Ainsi, pour 2019, l’objectif est d’être dans le top 100 du classement du Doing Business. Pour y arriver, une feuille de route vient d’être tracée et validée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne à l’issue d’une réunion interministérielle tenue, hier. Celle-ci définit les voies et moyens et les dispositions nécessaires à prendre pour atteindre cette ambition. Cette feuille de route se décline en deux parties, selon Seydou Guèye, Secrétaire général et porte-parole du gouvernement, qui faisait le compte-rendu de cette rencontre. La première partie porte sur huit points de réformes « à gain rapide » qui, dans la pratique, vont permettre de « faire évoluer le classement de notre pays dans le Doing Business ». Il s’agit, par exemple, de la question de la protection des investisseurs, de l’octroi des permis de construire, du commerce transfrontalier, de l’exécution des contrats… « Ce sont des questions que l’administration doit prendre en charge en délivrant la plupart du temps des actes administratifs pour attester de l’effectivité de ces réformes. Lorsqu’il s’agit de lois, la décision a été prise d’inscrire à l’examen du prochain Conseil des ministres un projet de loi qui aura un impact dans ce classement », a-t-il expliqué.

L’autre partie concerne neuf réformes, poursuit le porte-parole du gouvernement. Leur finalité, souligne Seydou Guèye, porte sur la consolidation des réformes déjà accomplies dans le cycle antérieur ou des réformes de reporting ou des réformes de veille ou de correction déjà programmées avec un échéancier fixé. « Pour l’essentiel de cette deuxième catégorie de réformes, elles portent notamment sur des modalités de partage de l’information dans les sites web des administrations concernées. Cela permettra de faire de la consultation en ligne, de la recherche documentaire en création d’entreprise. Bref, les neuf réformes vont consolider et conforter la position du Sénégal dans ce classement », a-t-il détaillé.

Seydou Guèye assure que le Premier ministre a demandé à l’ensemble des parties prenantes de donner à ce dispositif tout l’accompagnement requis afin que l’objectif de figurer dans le top 100 du classement du Doing Business soit atteint. Ces instructions du chef du gouvernement sont le prolongement de celles données par le Président de la République et qui sont de « consolider la place du secteur privé dans notre vie économique en termes de création d’emplois et de richesses, mais également en termes de changements profonds avec une administration plus efficace dans la perspective d’améliorer la compétitivité et l’attractivité de notre économie », a rappelé Seydou Guèye. C’est dans cette dynamique qu’il faut inscrire aussi, selon lui, l’adoption du programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité dans sa phase 2 au sortir du dernier Conseil présidentiel sur l’investissement.

Elhadji Ibrahima THIAM

Trois grands attaquants sur le perron de l’Elysée: George Weah, Didier Drogba et Kylian Mbappé. L’ex-crack devenu président du Liberia, l’ex-capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire et la nouvelle star du PSG ont déjeuné avec Emmanuel Macron pour soutenir des projets sportifs en Afrique.

Le sport peut être «un vecteur fort et dynamique pour l’Afrique», a souligné le chef de l’Etat français à l’issue d’un déjeuner qui a également rassemblé les présidents de la Fédération française de foot (Fff) Noël Le Graët et de la Fifa Gianni Infantino. Il a ensuite annoncé le lancement d’une «plateforme de transformation par le sport» en Afrique, qui sera dotée d’un budget initial de 15 millions d’euros, lesquels financeront «des projets venus du terrain». Comme, par exemple, la construction d’infrastructures, la fourniture d’équipements sportifs, des programmes de formation ou d’aides à la création d’entreprises. «Je vais mettre toute l’énergie possible pour aider au maximum», a déclaré Kylian Mbappé, le petit prodige du Psg et de l’équipe de France, à la sortie. «Même si je suis français, j’ai des origines africaines. Pour moi, aider le sport africain à se développer est quelque chose qui me tient à coeur.»

«On est fier de faire partie de ce projet», a réagi Gianni Infantino, pour lequel «l’élection de George Weah à la présidence du Liberia a donné un nouvel élan à ce que le sport et le football en particulier peuvent faire pour l’éducation et le développement en Afrique».

- «Unir les peuples» -
Pour M. Macron, «il y a beaucoup de gens en France qui pensent que c’est anecdotique (...) que le sport n’aidera pas le Liberia». Mais c’est notamment «le sport, en particulier le foot, qui a permis» de désarmer la jeunesse après la guerre civile (1989-2003), selon lui. «C’est une façon de trouver un rôle dans la société, de reconstruire du respect, d’avoir de vrais héros», estime le chef de l’Etat.

«Le football est très puissant, parce qu’il permet de rassembler, d’unir les peuples», a renchéri Didier Drogba, l’ex-star de l’OM et de Chelsea, qui a créé une fondation en faveur de la santé et de l’éducation des jeunes en Côte d’Ivoire et en Afrique.

AFP

Après avoir organisé, dimanche dernier, une marche de protestation contre les sanctions de la Cedeao, des partis politiques ainsi que des organisations de la société civile ont déposé, avant-hier, un mémorandum à la représentation nationale de l’institution sous régionale à Bissau. Ils demandent la suspension de la mesure.

Les personnalités bissau-guinéennes visées par des sanctions de la Cedeao soutenues par les partis politiques et des organisations de la société civile ont remis, avant- hier, un mémorandum de protestation à la représentation nationale de l’institution sous régionale à Bissau. «Les sanctions doivent être suspendues avec toutes les conséquences légales et politiques que cela implique», lit-on dans le document signé par les personnalités ciblées par les sanctions de la Cedeao. «Ces sanctions sont susceptibles d’introduire, dans la société guinéenne, plus d’entraves ou de reniement du dialogue entre les parties opposantes. Dans la pratique, elles visent à favoriser un parti, le Paigc et à réduire au silence les adversaires», insistent les signataires. Face à la crise politique que la Guinée-Bissau vit depuis 2015, le 4 février 2018, la Cedeao, par le canal du président de la conférence des présidents, Faure Gnassingbé, a pris des mesures contre 19 personnalités du pays dont des ministres, des hommes d’affaires, des parlementaires et le fils du président Vaz. Ces responsables ciblés sont désormais interdits de participation aux activités de la Cedeao. Il leur est interdit de voyager dans l’espace sous régional. Leurs comptes bancaires sont aussi gelés. «Aucune des personnes sanctionnées n’a violé l’accord de Conakry. Ils ont tous agi conformément aux normes constitutionnelles en vigueur dans le pays», ont dit les protestataires. «Certains responsables visés sont fortement engagés dans la construction de conditions visant la création d’un contexte favorable au renouement du dialogue entre toutes les parties et dans la recherche d’une solution consensuelle pour la composition du gouvernement et pour le lancement des bases des réformes urgentes que la situation économique et sociale précaire du pays réclame et que la communauté internationale encourage vivement», ont-ils ajouté.

Ils ont rappelé l’accord de Conakry signé le 16 octobre 2016 pour sortir le pays de la crise politique entre les parties prenantes de la crise. Cet accord stipule que le Premier ministre doit être «une personne de confiance du président de la République et choisi par ce dernier sur le consensus des forces politiques représentées à l’Assemblée nationale».

B. DIONE

Les conseils de la défense ont encore demandé au président Malick Lamotte la fin des poursuites contre le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et tous ses co-prévenus. Pour eux, le parquet n’a prouvé aucune infraction contre les prévenus devant le tribunal.

Les avocats de la défense ont joué leur va-tout hier pour obtenir la relaxe de leurs clients des infractions pour lesquelles ils sont poursuivis. C’était le dernier jour des plaidoiries de la défense du maire de Dakar et de ses co-prévenus. Les conseils du maire de Dakar ont estimé que leur client « est innocent » malgré un réquisitoire de feu prononcé par le procureur de la République.

Serigne Bassirou Guèye a demandé 7 ans d’emprisonnement ferme pour Khalifa Ababacar Sall et Mbaye Touré plus une amende de 5,490 milliards de FCfa. Mais Me Seydou Diagne de la défense a considéré ces réquisitoires comme de « l’incantation » car, jusque-là, rien n’a été prouvé. « Le ministère public n’a rien prouvé. Pour nous, nous avons obtenu gain de cause dans ce procès depuis très longtemps », a dit confiant Me Diagne.

Pour Me Demba Ciré Bathily, l’Inspection générale d’Etat, après sa vérification à la mairie de Dakar, a demandé à ce qu’une enquête soit menée sur les conditions d’ouverture de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Malheureusement, a déploré Me Bathily, « aucune enquête sérieuse n’a été menée sur cette affaire ». A son avis, une enquête sérieuse ne peut être faite sur cette caisse d’avance sans que l’ancien maire de Dakar, Pape Dop, ne soit entendu. D’après le conseil, dans ce dossier, « l’information judiciaire a été bâclée ». C’est pourquoi, il a considéré que le délit d’association de malfaiteurs pour lequel ses clients sont poursuivis « est insidieux » car « ni caractérisé encore moins établi ». « Il n’est qu’un cheveu dans la soupe », a raillé Me Demba Ciré Bathily. L’avocat écarte aussi les délits de blanchiment de capitaux, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur des deniers publics. Selon lui, une même infraction ne peut pas être imputée à la même personne deux fois. « Aucune preuve de détournement n’a été prouvée et articulée devant votre juridiction. Il ne s’agit que de simples allégations. M. le président, nous avons confiance en votre juridiction et nous demandons purement et simplement la relaxe des prévenus », a-t-il demandé au président Malick Lamotte.

Me Seydou Diagne s’attend à un non-lieu dans cette affaire. Car, à son avis, il n’y a aucune charge retenue contre les prévenus qui a été prouvée. Sur le délit détournement de deniers publics, Me Ndèye Fatou Sarr de la défense a indiqué qu’en aucun cas, son client Khalifa Ababacar Sall ne peut être poursuivi pour cette infraction « parce que ce n’est pas à lui de justifier l’utilisation des fonds ». Me Ciré Clédor Ly a abondé dans le même sens que ses confrères de la défense. D’après le conseil, le procureur de la République n’a apporté aucune preuve pour l’infraction de détournement de deniers publics.

Aliou Ngamby NDIAYE


L’OFFRE DE CAUTIONNEMENT RÉITÉRÉE
Les avocats de la défense comme Me Ciré Clédor Ly ont réitéré, hier, leur « offre de cautionnement avec des droits réels pour permettre au tribunal de ne pas être prisonnier de certaines dispositions ».

A. Ng. NDIAYE

ME SEYDOU DIAGNE DE LA DEFENSE : « LE PROCUREUR EST ASSIS SUR DES RÉCLAMATIONS DE L’ETAT DE PRÈS DE 120 MILLIARDS DE FCFA »
La défense est toujours persuadée que le procès de Khalifa Ababacar Sall est politique. Me Seydou Diagne a accusé le procureur de laisser en instance des dossiers plus pressants pour s’attaquer à l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Les avocats de la défense ont continué de clamer que le procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, est politique. Cette phrase est aujourd’hui comme une chansonnette pour la défense.

Chaque avocat la répète dans sa plaidoirie. Selon Me Demba Ciré Bathily, « dire que ce procès politique dérange certains, mais il est politique ». Me Seydou Diagne a, dans sa plaidoirie, rappelé que le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a énormément de grands dossiers en instance sur lesquels il doit défendre la société, mais il préfère les ranger de côté pour s’attaquer aux dossiers politiques. Parmi ces dossiers en instance, Me Diagne a cité les affaires Bara Sady, ancien directeur général du Port autonome de Dakar, Thierno Ousmane Sy avec la troisième licence de téléphonie mobile, Carmelo Sagna avec sa gestion de la Société africaine de raffinage (Sar). « Le procureur est assis sur des réclamations de l’Etat sur près de 120 milliards de FCfa sur lesquelles il n’organise pas de procès. Je rappelle respectueusement au tribunal que dans notre pays depuis 2012, ce sont les procureurs qui se mêlent de la matière électorale pour invalider des candidatures. On attrait à la barre que ceux qui ont des ambitions présidentielles. Mais comme Thierno Ousmane Sy, Bara Sady ou Carmelo Sagna ne sont pas candidats à une présidentielle, on laisse de côté leurs dossiers », a accusé Me Diagne.

Par ailleurs, Me Mbaye Sène de la défense a rappelé que le problème de Khalifa Sall à la ville de Dakar a commencé depuis 2009. A cette époque, a-t-il dit, Khalifa Sall devait faire face au régime de Me Abdoulaye Wade pour dérouler ses projets pour la ville de Dakar. Mais, « le président d’alors était un gentleman », a témoigné Me Sène. C’est pourquoi, Khalifa Sall a pu dérouler ses projets jusqu’à 2009 avec le départ de Me Wade. En 2012 encore, a-t-il souligné, le maire de Dakar ne partage pas le même parti politique avec le président de la République nouvellement élu même s’il a participé à sa victoire pour l’avoir soutenu au second tour. Mais les divergences politiques entre le régime en place et le maire de Dakar ont réellement commencé en 2014, a expliqué toujours Me Mbaye Sène devant la barre. Khalifa Ababacar Sall qui était convaincu qu’il reste majoritaire à Dakar, a voulu maintenir son poste de maire. Mais la majorité voulait que la mairie de Dakar revienne au parti au pouvoir. « C’est quand Khalifa Sall a déposé sa liste pour les élections municipales de 2014 que tout a commencé. Ne pouvant pas l’éliminer sur le terrain politique, ils font appel à la justice pour l’éliminer », a fustigé Me Sène tout en rappelant que son client Khalifa Ababacar Sall est « blanc comme neige ». Il demande ainsi au juge de le renvoyer de la fin des poursuites.

A. Ng. NDIAYE

Le CNG en charge des courses hippiques a tenu lundi dernier sa réunion hebdomadaire présidée par Cheikh Tidiane Niang. Il a décidé de suspendre les courses à cause de difficultés financières après avoir pourtant organisé les cinq premières journées de la saison avec les moyens du bord. La 6e manifestation qui devrait avoir lieu dimanche prochain est reportée à une date ultérieure, alors que les entraîneurs qui s’affairent sur la performance de leurs chevaux vont être pénalisés de même que les propriétaires et les jockeys au grand dam des amateurs qui prendront leur mal en patience. Le CNG s’excuse auprès du monde du cheval pour ce désagrément indépendant de sa volonté.

EL H Yamar DIOP

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 21 février à 11 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la dynamique de réalisation d’infrastructures de soutien au développement, le Chef de l’Etat exprime toute sa gratitude aux ministres et aux populations des régions de Fatick et de Kaolack, pour la mobilisation exceptionnelle ainsi que l’accueil chaleureux lors de sa visite de travail dans le pôle économique du Sine Saloum. Une visite marquée par des inaugurations de projets et des lancements de travaux d’infrastructures routières : Fatick - Kaolack ; Dinguiraye - Nioro - KeurAyip ; Passy - Sokone ; Fatick - Foundiougne- Passy et le Grand Pont à péage de Foundiougne.

Appréciant ces réalisations importantes, le Président de la République félicite le Ministre chargé des Infrastructures, les autorités administratives déconcentrées, les élus locaux, les personnels d’Ageroute Sénégal et des entreprises mobilisées pour la qualité des travaux livrés dans les délais prescrits.

A ce titre, le Chef de l’Etat exhorte le Gouvernement à poursuivre le rythme très satisfaisant d’exécution des projets routiers et autoroutiers, afin d’amplifier le désenclavement équitable du pays, d’assurer la valorisation optimale des productions locales et d’intensifier la transformation structurelle de notre économie.

Par ailleurs, abordant sa visite de courtoisie rendue au Khalife général des Mourides, en prélude de la 66ème édition du Magal de Prokhane, le Président de la République remercie Serigne Mountakha MBACKE pour ses prières et l’accueil exceptionnel qui lui a été réservé durant son séjour à Porokhane.

Evoquant l’intensification de la mise en œuvre de la stratégie portuaire pour accélérer l’aménagement durable et équitable du territoire, le Chef de l’Etat indique que la réalisation intégrée de nouveaux ports, reste un pilier majeur de l’attractivité et de la compétitivité de notre économie.

A ce titre, le Président de la République se félicite du lancement des travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny - Sendou, de même que la programmation de la construction très prochaine du Port en eaux profondes de Ndayane.

Ainsi, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement, en relation avec les partenaires techniques et financiers, à accélérer la réalisation du nouveau Port de Kaolack, ainsi que le développement des activités de la plateforme portuaire de Foundiougne - Ndakhonga mise en place avec le soutien de la Corée du Sud.

Enfin, le Président de la République demande au Gouvernement de mobiliser tous les moyens nécessaires afin de consolider le positionnement stratégique et les performances durables du Port Autonome de Dakar.

Poursuivant sa communication autour de la promotion du genre et de la bonne préparation de la Journée internationale de la femme, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement, la place fondamentale des femmes dans la matérialisation de sa vision partagée d’un Sénégal Emergent et indiqueau Gouvernement, l’impératif d’accroître l’efficacité de l’allocation des ressources destinées au financement équitable, sur l’ensemble du territoire national, des projets et activités génératrices de revenus des femmes.

En outre, le Président de la République rappelle au Gouvernement la nécessité d’impliquer tous les acteurs institutionnels et sociaux dans le bon déroulement des manifestations marquant la Journée internationale de la femme.

Enfin, le Chef de l’Etat exhorte le Gouvernement à poursuivre la vulgarisation dela stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (2016 - 2026), dont la mise en œuvre consensuelle, implique le soutien permanent de l’Etat, mais également la participation effective des partenaires techniques et financiers, de la société civile, ainsi que de toutes les forces vives de la Nation. Le Président de la République a terminé sa communication sur le suivi de la coopération et des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé au nom du Gouvernement ses félicitations au Président de la République pour le succès de sa visite de travail effectuée dans le pôle économique du Sine Saloum avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et de Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a fait le point sur les préparatifs de la journée internationale de la Femme et la participation à la 62ème Session de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

• Le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention n°185 de l’OIT sur le travail maritime, 2006 ;

• Le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention n°188 de l’OIT sur le travail dans la pêche, 2007 ;

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Cheikh Tidiane TALL, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal en République populaire de Chine est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son excellence Monsieur Frank-Walter STEINMEIER, Président de la République fédérale d’Allemagne, avec résidence à Berlin, en remplacement de Monsieur Momar GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Anta Coulibaly DIALLO, Professeur principal, de classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Burkina Faso, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son excellence Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République algérienne démocratique et populaire, avec résidence à Alger, en remplacement de Monsieur Papa Omar NDIAYE ;

Monsieur Ibrahim Al Khalil SECK, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur, Secrétaire général adjoint au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc, avec résidence à Rabat, en remplacement de Monsieur Amadou SOW, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Sonar NGOM, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller, Conseiller technique au Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, est nommé Ambassadeur, Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Ibrahim Al Khalil SECK, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Jean Antoine DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères principal, Directeur de l’Intégration régionale au ministère de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie, est élevé au rang d’Ambassadeur.

Avant l’étape de Foundioune, le président de la République a procédé, à Passy, à l’inauguration de la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone. Une infrastructure « de grande qualité » selon le Président qui va contribuer au renforcement de l’intégration sous-régionale.

A l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration de la route Keur Waly Ndiaye-Pass-Sokone, le Président de le République a indiqué que cette «infrastructure de grande qualité» répond aux meilleurs standards de sécurité et de durabilité. Il n’a pas manqué de saluer le partenariat entre le Sénégal et l’Union européenne qui repose sur des valeurs communes. Un partenariat qui a permis la réalisation d’autres infrastructures majeures, telles que le pont de Rosso qui sera un trait d’union entre la Mauritanie et le Sénégal, la route nationale n°2 sur une centaine de kilomètres, la transgambienne avec le renforcement de la route Sénoba-Ziguinchor en relation avec d’autres partenaires, notamment la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque européenne d’investissement (Bei), la route Tamba-Kidira-Bakel.  «Ces importantes infrastructures vont renforcer l’intégration sous-régionale et raffermir nos liens avec les pays frères de la Mauritanie, du Maroc mais aussi de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée ainsi que du Mali », a confié le Président de la République. Pour la bonne utilisation de ces infrastructures, Macky Sall a confié : «je voudrais profiter de cette cérémonie pour rappeler l’importance particulière que mon gouvernement accorde à la sécurité routière et invité l’ensemble des usagers de la route à une bonne utilisation et au respect des dispositifs de sécurité mis en place». Il s’agit, entre autres, selon lui, de l’utilisation des passages piétons pour la traversée des routes. 

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL

Le projet de construction du pont de Foundiougne est dans sa phase active avec le lancement officiel des travaux, hier, par le Président de la République, Macky Sall, pour un coût d’un peu plus de 40 milliards de FCfa. Une lueur d’espoir pour cette ville qui devrait retrouver un dynamisme de l’activité économique et touristique.

Venues de partout, des îles du Saloum (Gandoul), du Niombato, du Djognick, du Dinguiliy, du Log, de Sokone, de l’ensemble du département de Foundiougne et de la région de Fatick, les populations ont témoigné au Président Macky Sall toute leur reconnaissance. Une forte mobilisation que le Chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner notamment dans cette cité de Laga Ndong où, a-t-il indiqué, «J’ai passé une partie de mon enfance et débuté mon cursus scolaire». De Passy à Foundiougne, en passant par Djilor et Mbam, les populations se sont massées le long de la route pour saluer le Président Sall et sa délégation comprenant le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Les nombreuses personnes interpellées en marge de la cérémonie sont unanimes à reconnaître l’importance du pont à péage, objet de la visite, qui va contribuer, selon l’adjoint au maire de la ville, Maximin Diagne, au désenclavement total non seulement de la commune mais aussi de l’ensemble du département. Il va également faciliter l’accès à la Gambie, la Casamance et surtout les îles du Saloum.

Merci au président Macky Sall
Pour Lamine Sarr, directeur de cabinet du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, «cette mobilisation a pour but de dire merci au Président Macky Sall pour ses nombreuses réalisations structurantes à l’image du pont dont les travaux sont lancés aujourd’hui et devrait constituer, avec celui de Férafégny, en Gambie, le cordon ombilical entre le Sénégal septentrional et le Sénégal méridional pour consacrer définitivement la centralité de la région de Fatick au plan économique».

Ainsi, a souligné M. Sarr, «Foundiougne retrouvera très vite son lustre d’antan comme ce fut le cas durant la colonisation. Le pont va contribuer à la promotion économique avec la valorisation de son énorme potentiel agricole, sylvicole, pastoral, halieutique et surtout touristique».

Par ailleurs, ajoute le directeur de cabinet du ministre de la Culture, «avec la circulation des personnes et des biens, l’édification de ce pont à péage constitue un pas décisif vers l’intégration des peuples et des pays limitrophes. C’est, en outre, un excellent outil de promotion de la paix sociale avec le brassage des populations du département riche de sa diversité culturelle ».

Mais, il faut reconnaître que le sentiment le mieux partagé à Foundiougne est que cette énième réalisation en l’espace de six (6) années de magistère, fonde à soutenir la candidature du Président Macky Sall à l’élection de 2019 comme l’a laissé entendre le maire de la ville, Babacar Diamé.

Ainsi, l’ouvrage sera conçu pour le péage pour une distance de 1.285 m linéaire et 28 m de hauteur sans ouverture pour ne pas interrompre la navigabilité sur le fleuve Saloum jusqu’au port de Kaolack. Les travaux déjà en cours sont exécutés par une entreprise chinoise sur une durée de 34 mois.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL

Dans son intervention, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a indiqué qu’à travers ces réalisations, le Sénégal a défini la voie à suivre avec le Pse. «L’Ue est décidée d’accompagner le Sénégal dans la réalisation d’actions concrètes comme celles que nous inaugurons ce jour pour tenir ensemble la promesse d’un développement économique, social et durable qui bénéficient à toute la population», a confié l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal. Pour Joaquin Gonzalez-Ducay, l’appui de l’Union européenne montre son engagement pour soutenir le processus d’intégration régionale et commerciale en Afrique de l’Ouest à travers le développement des infrastructures. «En même temps que le tronçon Fatick-Kaolack, la route Passy-Sokone est un axe majeur pour les échanges avec la Gambie. Elle est aussi, pour les populations vivant dans les localités qu’elles traversent, un lien crucial avec les régions de Kaolack et de Fatick», a-t-il confié. La réhabilitation de la route Passy-Sokone, (cofinancée par l’Union européenne, sous la forme de don à hauteur de 7, 8 milliards de FCfa et l’Etat du Sénégal à travers le budget national pour près de 2 milliards de FCfa), vient à son heure car les désagréments que les automobilistes et les populations rencontraient lors de leurs déplacements sont maintenant un vieux souvenir. Il a affirmé que l’activité économique pourra se développer dans la ville et même dans la région.

2.100 kilomètres de route réalisés par l’Ue
Tout au plus, cette réhabilitation, «au-delà de la mobilité urbaine, a également inclus un important volet sociétal et environnemental pour la sécurité des populations riveraines et leur bien-être.

Aussi, la route contribuera-t-elle au développement économique et social de la zone de Passy et Sokone et permettra un accès équitable des populations aux services de santé et de l’éducation », a argué Joaquin Gonzalez-Ducay. Il a souligné que du depuis les années 60 à nos jours, l’Union européenne (Ue) a financé près de 2.100 kilomètres de route au Sénégal. Un appui que l’Ue compte poursuivre à travers d’importants projets parmi lesquels, le pont de Rosso et la transgambienne avec la route Senoba-Zinguinchor «que nous finançons conjointement» avec la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

Devant le Président de la République, Macky Sall, le maire de la commune a lancé un véritable cri du cœur au nom des populations confrontées à de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Un message émouvant qui a eu droit à des applaudissements nourris tellement cette situation qui perdure tient à cœur les populations de la ville qui vivent un véritable calvaire. Elles sont approvisionnées à partir de citernes qui viennent de Kaolack ou de Sokone avec des quantités insuffisantes. Elles ne peuvent pas selon le maire Babacar Diamé, « satisfaire la consommation courante des populations ».

Par ailleurs le maire de Foundiougne a évoqué  ce que les différentes études ont révélé selon le ministère de l’hydraulique, la Sones et la Sde pour la construction d’un forage à Passy Mbiteyéne pour permettre un transfert de l’eau vers Foundiougne en passant par la commune de Mbam, une solution à moyen et long termes. Il faut, selon Babacar Diamé, « nécessairement une action urgente à court terme car la population souffre terriblement de ce manque d’eau ». Le Chef de l’Etat, dans sa réponse a souligné le caractère assez spécial de la nappe phréatique très salée qui fait que seul le transfert d’eau vers Foundiougne constitue la seule alternative. Le Chef de l’Etat qui a informé que le gouvernement travaille à trouver très rapidement des solutions à la satisfaction des populations a  confié : «Soyez rassurés. Dès demain (aujourd’hui), lors du conseil des ministres,  je donnerai les instructions qu’il faut pour que le problème d’eau potable soit une priorité. Sur l’ensemble du département, nous avons un problème d’eau potable».

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

Le président de la République a aussi indiqué que c’est avec  fierté qu’il vient d’inaugurer «ce bel ouvrage» qui constitue un maillon commun aux trois corridors à savoir la Transgambienne, Dakar-Bamako et  Dakar-Conakry. «Il a été entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 16,4 milliards de FCfa. Ce projet qui va contribuer à la réhabilitation du réseau régional afin d’offrir aux populations une meilleure mobilité dans des conditions de confort et de sécurité, répond aux meilleurs standards internationaux», a-t-il précisé.

Saluant les solutions techniques novatrices utilisées dans la réalisation de ce projet pour garantir la durabilité de l’investissement, il a magnifié le sens des responsabilités  dont le gouvernent et l’entreprise Jean Lefèvre ont fait montre pour trouver une solution heureuse au contentieux ayant retardé ce projet.  Macky Sall a aussi félicité Bara Tall, Pdg de Jean LeFèbre. «Cela n’a pas était facile pour vous. Une injustice a été réparée pour le plus grand bien du

Sénégal et de l’entreprise nationale », a-t-il lancé à l’endroit Bara Tall qu’il a remercié pour la qualité du travail.
Macky Sall a instruit le gouvernement d’engager, dans les meilleurs délais, la deuxième phase de Promovilles financé par la Banque africaine de développement (Bad) pour un coût de 13 milliards de FCfa. «Cette deuxième phase permettra, ici à Kaolack, la réalisation de la rue Médina Baye, mais aussi la réalisation du Boulevard de l’émergence et de l’axe de Ndangane», a informé le Président Macky Sall.

Bientôt le port de Kaolack et la reprise du chemin de fer
Annonçant avoir noté que des appels d’offres sont déjà lancés sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et du Budget consolidé d’investissement (Bci) pour la réhabilitation Fatick-Foundioune-Passy (60 km), la réhabilitation de la RN11 Kaffrine-Mbacké sur 107 km, la remise à niveau Thiadiaye-limite de la région de Tamba.

Le président de la République a également annoncé le projet du port de Kaolack pour bientôt. «Je vais dire aux Kaolackois de ne pas perdre espoir, votre pont sera fait inchAllah. Et je demande au Premier ministre de voir dans quelle mesure, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime pour voir, avec la partie sud-coréenne, comment le maître d’œuvre peut déjà transférer une partie du terminal des hydrocarbures de Ndakhonga vers Kaolack pour démarrer ce port de Kaolack qui pourra commencer par cette grande activité».

Le gouvernement, à son avis, devra aussi veiller à la réhabilitation du réseau ferroviaire. «Nous allons reprendre les chemins de fer Dakar-Tambacounda-Bamako, évidemment en passant par Kaolack et cela dans les meilleurs délais. Vous savez, chaque fois que je vous donne un projet, c’est qu’il a été étudié et presque les financements sont garantis. Il ne s’agit pas de promesses qui sont faites sans évaluation et sans  financements», a assuré le président Macky Sall.

Ce maillage cohérent de la région en infrastructures autoroutières et routières répond, selon le président, à son souci permanent de conforter le secteur des transports dans son rôle de moteur de développement. «Je suis déjà en train de voir, avec le gouvernement, comment poursuivre l’autoroute qui va bientôt arriver à Mbour, sur la section Mbour, Fatick-Kaolack en autoroute. Là aussi, c’est un projet dont les études sont avancées et dont nous sommes en train de voir la formule la plus adaptée pour un partenariat public-privé ou pour un Epc », a-t-il informé. Il n’a pas manqué de féliciter le ministre des Infrastructures, du Transport et du Désenclavement ainsi que son prédécesseur, les équipes de l’Ageroute et l’ensemble des collaborateurs «qui œuvrent, au quotidien, à la réalisation d’infrastructures de qualité pour le Sénégal». Tout compte fait, le président de la République a réitéré un message d’espoir aux Kaolackois en ce qui concerne le processus de modernisation du secteur des transports. «Ensemble, restons mobilisés sur la route du progrès avec comme unique crédo le culte du travail pour la satisfaction des besoins légitimes des populations »,  a conclu le président Macky Sall.

 

Le président Macky Sall a annoncé, hier, à Nioro, les productions de  1.411.000 tonnes d’arachide et de 1.110.000 tonnes de riz cette année. Informant que ce sont 39.000 tonnes d’arachide qui ont été exportées, il a fait comprendre : «Nous voulons parvenir à 300.000 voire 500.000 tonnes à exporter». Il a confié aux populations que le gouvernement sera toujours à leurs côtés, coupant court au bruit de la non-assistance du gouvernement au niveau des producteurs. « Restez sereins, le gouvernement ne vous abandonnera pas, il va vous accompagner. Il vous assistera comme il le fait dans des projets  sociaux-économiques. Mon gouvernement travaille matin et soir. Il faut de nouvelles stratégies de campagne agricole » a-t-il assuré à cette occasion. Avant d’inviter, au-delà de la Chine qui exporte l’arachide du Sénégal, les autres pays à s’intéresser à ce produit de bonne qualité.                                

Les acteurs locaux expriment leur reconnaissance au Président

L’inauguration, ce lundi, des tronçons routiers Fatick-Kaolack et Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib par le Président de la République, Macky Sall, n’a pas laissé indifférents les acteurs locaux des deux régions. Ces derniers qui ont réagi suite à la réception de ces importantes infrastructures, soulignent unanimement la portée hautement économique de ces actions.

Les populations de la région naturelle du Sine Saloum ont sonné, ce lundi, la grande mobilisation afin d’accueillir le président de la République dans la zone pour procéder à des inaugurations d’infrastructures routières et le lancement du pont de Foundiougne. Une densification du réseau routier dans cette partie centrale du Sénégal qui, selon le chef de l’Etat, va repositionner la région de Kaolack comme principal carrefour des voies de communication de la sous-région et relancer la vocation économique de la capitale du Bassin arachidier. Ainsi, du côté des usagers de la route, le sentiment de gratitude au chef de l’Etat a été le maître mot, notamment chez les chauffeurs et transporteurs de la zone.

Le président du syndicat régional des chauffeurs, Pape Babacar Ndour, est revenu sur les acquis obtenus sous le magistère de Macky Sall. « Avec la reconstruction des tronçons Fatick-Kaolack, Dinguiraye- Nioro-Keur Ayib et Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, c’est la fin d’un long calvaire pour les populations de la région naturelle du Sine-Saloum, mettant à rude épreuve les hommes et les véhicules. Par-delà ces nouvelles infrastructures, ce sont toutes les bases de l’économie régionale qui sont relancées à travers les pistes de production réalisées dans le Pudc, le programme national de renouvellement du parc automobile et une baisse progressive du prix du carburant, sans précédent au Sénégal», a souligné le responsable des chauffeurs de la région de Kaolack.

Certains évoquent une renaissance chez les professionnels des transports. «Avec l’état de dégradation des principaux axes routiers des régions centrales, aucun opérateur ne voulait plus investir dans le secteur, aujourd’hui, chacun s’y met en achetant de gros porteurs avec le soutien de l’Etat.

C’est toute une corporation  qui retrouve des couleurs avec la reconstruction des trois axes routiers desservant la ville de Kaolack»,  a soutenu le vice-président national du syndicat des transporteurs du Sénégal.
L’édile de la commune de Kaolack, la ministre de la Fonction publique, Mariama Sarr, ne s’y est pas trompée. «Avec l’avènement de l’autoroute Mbour-Kaolack, notre commune sera plus que jamais au cœur, à la fois, du Sénégal et de la sous-région en exploitant, de manière optimale, sa situation de carrefour des principales voies de communication de l’Afrique de l’ouest et de centre de valorisation des principales chaines de valeurs agricoles », a-t-elle souligné dans son mot de bienvenue à son hôte.

Une analyse partagée par les présidents des conseils départementaux de Kaolack et de Nioro. Le président du conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, a noté l’attractivité retrouvée par sa région avec la reconstruction du tronçon Fatick-Kaolack pour les acteurs économiques de la sous-région à travers le flux massif de gros porteurs sur le corridor Dakar-Bamako. Selon le patron de l’institution départementale de Kaolack, ces investissements publics dans les infrastructures sont les bases de l’émergence économique prônée par le président Macky Sall.

Pour sa part, Malaw Sow du conseil départemental de Nioro, évoque la fin d’un calvaire de près d’un demi-siècle sur cette route frontalière. A ses yeux, sa reconstruction vaut mieux que des dizaines d’accords pour l’intégration sénégambienne, ce rapprochement est en train de se réaliser sous nos yeux avec le tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib et les travaux de constructions très avancés du pont de Farafégné.

 

C’est une foule monstre qui a accueilli le président Macky Sall à l’occasion de son déplacement à Nioro du Rip pour l’inauguration du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib. Sur place, il a indiqué que la réalisation de cette route répond à une ambition de bâtir des territoires viables et porteurs de progrès économique et social.

Le président Macky Sall a tout d’abord procédé aux environs de 17 heures à la coupure du ruban à Dinguiraye avant de rallier Nioro où il était attendu par une immense foule. En présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, des ministres et des autorités administratives, locales et religieuses, il a salué l’accueil «chaleureux» avant d’énoncer que c’est une infrastructure majeure qui annonce une nouvelle ère pour toute la population de Nioro et au-delà pour toute la région de Kaolack. «Le rythme exceptionnel dans la mise en œuvre de ces projets structurants est la preuve de la vitalité du Plan Sénégal émergent et de l’efficacité de l’action de notre gouvernement», a-t-il indiqué.

La réalisation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib répond à une ambition de bâtir des territoires viables et porteurs de progrès économiques et social. «Ce projet, par sa gouvernance, permet le désenclavement d’une dizaine de villages. Il a permis de réaliser d’importants équipements sociaux collectifs», a précisé le président Macky Sall. Pour lui, l’engagement reste parfaitement dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. «Les femmes, les élèves, les enseignants n’ont pas été en reste. Mais aussi les activités génératrices de revenus. Puisque la route, en définitive, c’est le développement», a-t-il soutenu.

Non sans saluer la Banque africaine de développement, «notre partenaire dynamique qui nous accompagne dans notre vision et dans notre politique. Et j’en suis convaincu que la banque sera à nos côtés pour la poursuite diligente du Pse», a complété le président Macky Sall. Tout compte fait, le Chef de l’Etat a invité les usagers à la prudence dans la circulation sur ces axes afin de réduire les risques d’accidents et mieux préserver les routes.  

 

Le président Macky Sall a chaleureusement remercié le Pdg de Jean Lefebvre Sénégal (JLS), Bara Tall lors de la cérémonie d’inauguration du tronçon Fatick-Kaolack réalisé par cette société de travaux publics adjudicataire du premier marché. Qui s’est engagée, par la suite, à reprendre le chantier après un contentieux avec l’ancien régime libéral.

En lançant les travaux de reconstruction du tronçon Fatick-Kaolack, le 15 février 2014, sur le parking du complexe «Cœur de Ville» de Kaolack, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne avait salué l’engagement patriotique du patron de Jean Lefebvre Sénégal (Jls), Bara Tall. Ce dernier, adjudicataire du premier marché pour la réalisation de cette route, était en contentieux avec l’Etat du Sénégal qui avait refusé de réceptionner l’ouvrage évoquant des malfaçons. Un contentieux lourd de conséquence pour l’entrepreneur qui s’est vu, par la suite, écarté de tous les marchés publics de génie civil. Hier, le président Macky Sall lui a publiquement rendu hommage pour avoir accepté, à la suite, d’une audience au Palais de la République de reprendre le chantier de reconstruction de ce tronçon routier de près de 42 Km de long et 7,30 m de large. Un ouvrage d’un coût global de 16,4 milliards de FCfa financé sur le budget de l’Etat qui va renforcer trois corridors internationaux et densifier le réseau routier dans les trois régions administratives de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Directeur de l’antenne centre  de l’Ageroute, Omar Diouf n’a pas manqué de noter « le compromis salvateur » avec l’entreprise Jls pour relancer les travaux. « Ce tronçon est l’un des plus importants du pays, car il dessert 3 corridors internationaux, c’est heureux qu’avec le régime actuel, un accord soit trouvé pour sa reconstruction, selon les normes internationales. C’est une structure assez lourde qui pourra supporter un trafic important  de 1.200 poids lourds chaque jour vers les corridors internationaux comme la Guinée Conakry, le Mali et la Guinée-Bissau », a informé le technicien.

Un règlement à l’amiable entre l’entrepreneur et les nouvelles autorités étatiques bien accueilli par les usagers et populations riveraines qui ont payé un lourd tribut dans ce bras de fer. Une issue heureuse qui a poussé le président Macky Sall à envisager de faire confiance à l’expertise nationale pour le projet d’autoroute à péage entre Mbour –Fatick-Kaolack dont les études seraient très avancées, de l’avis du chef de l’Etat, avec aussi une perspective de Partenariat public privé (Ppp) pour son financement.


Envoyés Spéciaux Amadou Diop, Elimane Fall (Textes),
Ndèye Seyni Samb (Photos)

 

Les clubs sénégalais engagés en compétions africaines peuvent compter sur la Fédération sénégalaise de football. Réuni hier dans les locaux de la Fsf, le Comité directeur a pris l’engagement d’assister Génération Foot et Mbour Pc à la hauteur de 1.500.000 FCfa chacun.

Par ailleurs, la Fédération a aussi dégagé une subvention de 166.800.000 FCfa allouée aux clubs « en règle et en activité affiliés cette saison (2017-2018) », annonce le communiqué de Fsf. Mieux, le document précise que ces subventions sont disponibles dès aujourd’hui mardi 20 février. Les clubs de la Ligue pro (L1 et L2) ont droit à 1 million de FCfa alors que ceux de National (N1 et N2) sont subventionnés à hauteur de 500.000 FCfa. La Fsf a aussi épongé ses arrières. D’après le communiqué, une somme de 44.728.000 FCfa est dégagée pour éponger les reliquats de la précédente saison. Une enveloppe de 40 millions de FCfa à titre d’avance d’honoraires est aussi dégagée pour la Commission centrale des arbitres (Cca). Enfin la Fédération sénégalaise de football lance la mobilisation autour de Génération Foot et Mbour Pc, les deux représentants du Sénégal en compétition africaine des clubs.

Les deux clubs seront en lice demain en match retour de Ligue des Champions (Génération Foot) et Coupe de la Confédération (Mbour Pc).

A. SAMBOU

 

L’année blanche au Sénégal, en 1988, a dévié des trajectoires de vie. Celle d’El Hadj Idrissa Ndiaye, plus connu sous le pseudonyme évocateur de « Chaka », en référence au guerrier Zoulou, à l’époque, élève au lycée Blaise Diagne de Dakar, a emprunté les allées de la renommée au moment de la fureur de la rue qui l’acclamait avant la « disgrâce » qui l’a plongé dans la pègre. Des souvenirs vivaces de ce meneur d’hommes, de grève, devait-on dire, « se restaure » une mémoire collective. Voici raconté ce qu’il a bien voulu partager.


L’assassinat de Sankara, un élément entraînant
« Les événements de 1988 n’étaient pas le résultat d’une stratégie mûrement réfléchie. Ils résultaient d’un sentiment profond, d’un mal-être exacerbé par certaines influences, notamment les courants de pensée. Rien ne pouvait ébranler nos convictions. A cette époque, il fallait parler de Marx, Lénine pour être écouté ! L’année 1988, par ailleurs, était politiquement très chargée. Et l’école, car ne l’oublions pas, le mouvement a été enclenché par les élèves et non par les étudiants, était un espace de remous. Les hommes politiques n’hésitaient pas à s’engouffrer dans cette brèche. Ils avaient leur entrée dans les foyers sociaux éducatifs. Il y avait une certaine instrumentalisation, même si c’est à relativiser, de ces esprits belliqueux qui sont plus victimes qu’agitateurs car la situation sociale devenait de plus en plus difficile. Le système ne semblait pas vouloir prendre en charge nos préoccupations depuis l’indépendance. Nous manifestions notre ras-le-bol. Nos grands frères, très actifs dans le champ politique, aimaient à nous toucher un mot du programme d’ajustement structurel. Mais, je continue de penser que l’assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, était un élément entraînant même s’il existait déjà un malaise. Il a exaspéré un sentiment de douleur. La jeunesse était persuadée que son idole était liquidée par le système capitaliste. Nous en voulions à Blaise Compaoré qui s’était ligué au système capitaliste pour éliminer un digne fils du continent africain ».

Les premiers soubresauts d’un agitateur
« Après la première partie du baccalauréat, j’ai été orienté au Lycée Blaise Diagne pour passer la deuxième étape. Talla Sylla, qui est un fils de Thiès comme moi, lui, était déjà à Dakar, à l’Université. Il y avait trouvé des cartouchards qui n’étaient là que pour gérer les comités de faculté. Les études étaient le cadet de leurs soucis. Il s’est battu pour mettre fin à cette situation. Il m’en avait parlé. Au lycée Blaise Diagne, les élèves étaient réunis dans une structure. J’en ai créé une parallèle et désigné deux représentants dans chaque classe. Nous l’avons appelée « Comité de lutte pour le droit des élèves ». Le mouvement, qui a été à l’origine de l’année blanche, était très spontané bien que planifié au fil du temps.

En commémoration de l’anniversaire de la mort d’Idrissa Sané, un ami et élève au lycée Djignabo, tué le 11 janvier 1981, près de l’hôpital Principal de Ziguinchor, on a tenu une Assemblée générale au lycée Blaise Diagne. A cette occasion, j’ai tout fait pour que nous puissions regrouper les élèves des lycées Kennedy et Delafosse. Nous sommes parvenus à les déloger avec des cailloux. Nous avons ensuite emprunté le chemin de l’Université avec cette même foule.  Mais, en réalité, c’est Talla Sylla, actuel maire de la ville de Thiès, qui était la tête pensante. Chaka se cantonnait au rôle d’agitateur ». Nous avons délogé les étudiants de toutes les Facultés.  La tentative de résistance de certains étudiants n’a pas prospéré. Au bout de quelques temps ponctués de rudes échanges, nous sommes parvenus à atteindre notre objectif. La première Assemblée générale se tient derrière la Faculté des Lettres. C’est à partir de là-bas que Talla Sylla a, pour la première fois, pris la parole. Nous étions parvenus à renverser la tendance. Il était plus courant de voir des étudiants déloger des élèves ».

« D’enfants agités » à trublions de la République
De fil en aiguille, le mouvement a pris de l’ampleur. Nous avons d’abord décrété une grève de 48 heures renouvelables. Il faut également souligner que l’Etat ne nous prenait pas très au sérieux au début. Les autorités nous taxaient « d’enfants agités ». C’est juste un proviseur de Lycée qui nous rencontrait. Le mouvement, avec la situation sociale difficile, a fini par prendre une grande ampleur. Lorsque l’Etat en a pris conscience, il a pris les devants. Il y a eu des arrestations.  Nous étions suivis. Des policiers en civil nous avaient même infiltrés. Certains d’entre eux prenaient même part aux réunions.  C’est ainsi que j’ai été arrêté après une Assemblée générale alors que je rentrais tranquillement chez moi. J’ai été cueilli par des éléments en civil qui m’ont amené au commissariat de Dieuppeul avant de me libérer. Ils voulaient en plus savoir sur nos intentions.
Les menuisiers, les mécaniciens, les chômeurs…venaient répondre à l’appel de « Chaka Boom- Boom » !  Le peuple endurait une grande souffrance et profitait de ces occasions pour se livrer à des casses.  A vrai dire, notre objectif était de créer des fronts de refus face aux limites de l’action politique. Les policiers ont essayé par tous les moyens de nous soutirer des informations mais nous avons su tenir tête ».

Les audiences, les 3 millions et la bamboula !
« En 1988, nous nous sommes appuyés sur la Coordination des élèves de Dakar que j’avais trouvée déjà créée pour atteindre notre objectif. Il fallait, dans un premier temps, composer avec ses premiers membres en attendant de trouver mieux. Nous avons exercé « l’art de la manipulation » pour arriver à notre fin. Je savais pertinemment que tôt ou tard, les choses allaient s’empirer. Iba Der Thiam, à l’époque ministre de l’Education, est un cousin. Mais on n’a jamais évoqué ce lien de parenté. C’est un intellectuel très libre.  Lors de notre premier rendez-vous, il s’était fait représenter par son directeur de Cabinet. La rencontre a capoté. Nous avions posé des préalables qui n’ont pas été respectés. La réunion s’est terminée en queue de poisson. Le lendemain, Iba Der Thiam démissionne du gouvernement d’Abdou Diouf.  Il disait ceci dans un article paru dans le journal Walfadjri : « je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu ». En ce qui me concerne, je crois qu’Iba Der Thiam n’était pas d’accord avec les modalités de résolution du problème.

Des autorités avaient déjà approché certains membres de la Coordination des élèves de Dakar. Il y avait des tentatives de corruption en échange de la levée du mot d’ordre de grève.  Il faut également reconnaître qu’un Mouvement requiert de l’argent et nous n’en avions pas. Nous étions comme des saltimbanques sans le sou qui s’agitaient pour caricaturer un peu. Il fallait des tracts, se nourrir dans la clandestinité entre autres charges.  Nous avons été reçus, à la suite du député-maire de Guédiewaye, Macky Sall, chez lui, à Sacré cœur, par le ministre André Sonko qui nous a mis en relation avec le ministre de l’Intérieur, Jean Collin. Ce dernier nous propose, séance tenante, le baccalauréat à condition de sortir du Sénégal.  Nous étions au mois de février. Le député maire de Saint Louis, Chimère Diaw, était dans la salle ce jour-là. Trois millions de Fcfa nous ont finalement été remis.  Au sortir de cette audience, mes camarades m’ont unanimement demandé de lever le mot d’ordre de grève. J’ai catégoriquement refusé ! Pour moi, cet argent dont nous avions réellement besoin ne devait pas mettre fin à la lutte malgré la somme importante encaissée. Le soir, muni de cet argent, je faisais le tour des boîtes de nuit à bord de la voiture du père d’un ami nommé Alioune Diagne. Les gens se sont mis à raconter que je me suis acheté une voiture avec l’argent de l’Etat.  En Assemblée générale, j’ai pris la parole pour dire que le gouvernement nous a bien remis de l’argent. J’ai également précisé que cela n’allait en rien entamer notre engagement ». Mais, cet épisode avait fini de créer un malaise dans nos rangs ».

L’éclipse, Talla Sylla et le meeting de Wade
« Je n’ai jamais été dépassé par les événements. Mais, en un moment donné, je me suis dit qu’il fallait laisser la situation entre les mains de Talla Sylla, parce que je me sentais un peu grillé par cette histoire de corruption. On peut l’appeler ainsi. Ma parole était désormais sujette à des doutes alors que Talla Sylla a toujours été constant et attaché à ses principes. Moi j’étais l’agitateur alors que lui était l’artiste.  Il tenait bien « ses gosses » à travers le mouvement des élèves et étudiants et, parmi eux, beaucoup d’hommes politiques aujourd’hui. J’ai senti que si je ne m’éclipse pas en sa faveur, le doute allait s’installer. Je me suis effacé. Il faut toutefois signaler qu’on n’a jamais été à la solde des politiciens. Mon slogan était « on ne verse pas la masse dans la tasse ». La masse était hétéroclite. Fondre le mouvement par exemple dans le Parti démocratique sénégalais aurait ressemblé à une trahison de son esprit même si Abdoulaye Wade en a un peu profité pendant un moment. Nous avions quelques contacts avec lui mais, personnellement, je n’ai jamais été libéral. Talla Sylla a joué un rôle historique dans la survenue de l’alternance. Si Abdoulaye Wade a eu à tenir un meeting à Niarry Tally en 1988, c’est grâce à nous. Tenir un meeting de l’opposition à l’époque, ce n’était pas évident. Talla Sylla a été le premier à parler d’alternance avec « Jeunesse pour l’alternance (Jpa) » qu’il avait créée.

Agresseur et chef de gang à Grand Dakar
« Après l’année blanche en 1988, c’est la descente aux enfers. Il y avait un vide. J’étais dans une sorte de malaise. Mystiquement, au risque de paraître paranoïaque, je crois que j’étais atteint parce que je faisais trop de bêtises. J’ai arrêté les études. Je suis tout simplement devenu un bandit à la tête d’un gang à Grand Dakar qui agressait les gens. Mon nom, jadis source d’admiration, suscitait désormais la peur. Je me suis « recyclé » après 1988. Je suis resté sur cette mauvaise pente jusqu’en 2000. Sous le ton de la boutade, je disais que c’est moi qui avais été alterné. Par la grâce de Dieu, j’ai quitté la pègre, cet univers malfamé au grand bonheur de ma mère qui prenait de l’âge. Elle avait besoin de compagnie, d’être rassurée. J’ai fondé une famille. La mienne m’a toujours soutenu. Talla Sylla, même s’il a toujours été de l’autre côté, a été constant dans l’amitié qu’il me voue jusqu’à, aujourd’hui. Au début, c’était difficile avec les gens. Mais je les comprends. C’est moi qui étais de l’autre côté. Quand on quitte la marge, le regard de l’autre est toujours pesant, oppressant. Cependant, je ne regrette rien parce que les expériences servent toujours à quelque chose. Il m’arrive de revoir, par hasard, mes anciens compagnons de « petits crimes » mais ils respectent mon choix de vie ».

Par Alassane Aliou MBAYE et Oumar BA, Photos : Pape SEYDI

PROFIL D’UN REPENTI
Dans le récit de vie d’El-Hadj Idrissa Ndiaye dit « Chaka », se nichent des pans entiers de la mémoire collective. Ses souvenirs d’un temps fiévreux refluent à l’évocation de l’année blanche de 1988, ses prémices et son corollaire. Il n’en tire pas fierté inconvenante. Il ne se laisse pas ronger par le regret non plus. Sa métamorphose n’exprime ni l’un ni l’autre. C’est juste « une nouvelle étape » de sa vie qui lui permet de fixer un horizon nouveau. Sans doute moins embrumé que le temps agité de 1988 qui avait fait de lui le trublion de la « masse déchaînée ».

Chaka, le « Zoulou » sénégalais qui ne manie plus « l’épée », est né en 1965 à Thiès. Il fait sa scolarité à Grand Thiès Randoulène 2 puis au Lycée Malick Sy. Des établissements scolaires des régions de Louga et de Ziguinchor ont également accueilli le garçon d’une certaine fougue. Au lycée Blaise Diagne de Dakar, cette ardeur ne s’émousse point.  Dans ces laboratoires de « formatage », on décèle très vite son caractère d’agitateur. Le bouillonnement politique de l’époque en rajoute à son audace. « Déjà en 1981, nous étions, se souvient-il, très actifs dans les mouvements de jeunesse du Parti africain de l’indépendance (Pai). Nos aînés comme Alioune Badara Sidibé, Alioune Touré, aimaient à nous parler du Marxisme-léninisme, de l’imminence d’une révolution ». Et d’autres théories encore qui captivaient ces esprits jeunes passés de « petits perturbateurs » à « agitateurs de la République ». A côté d’eux, « Y’en a marre », c’est un « machin de petits bourgeois » (sic). Ni plus ni moins. L’Est, qui s’effritait, avait fini de créer ses guerriers sous nos cieux. Il fallait s’aligner. Et Majmouth Diop, homme politique, exerçait un certain attrait sur cette jeunesse qui avait besoin d’un accotoir idéologique » solidifié par le pouvoir de fascination de l’actuel maire de Thiès, Talla Sylla, « l’intello » de cette jeunesse « râleuse » à l’époque.

« Lors des événements de 1988, « Talla Sylla, qui était à l’Université, s’occupait des étudiants. Moi, des élèves, puisque j’étais au Lycée Blaise Diagne. Il était l’artiste du mouvement grâce à sa carrure intellectuelle. Moi, j’en étais l’agitateur », souligne-t-il, le regard figé. 1988, pour Chaka, c’est l’effervescence d’un instant où se déploie une touchante humanité et se déroule le drame d’une vie de combat et de perdition. Sous les acclamations capiteuses de la rue, se durcissait une âme en divagation. Au lendemain de l’année blanche, sa vie prend un tournant glissant. Les cris d’enthousiasme font place à la peur. « Je suis devenu agresseur à la tête d’un gang à Grand Dakar. C’est comme ça que je me suis recyclé », se rappelle-t-il le visage serein et le débit régulier. Invraisemblable recyclage. Après avoir appartenu à la pègre pendant des années, Chaka a quitté la marge pour se fabriquer un destin avec la petite famille qu’il a fondée et à côté de son vieil ami, Talla Sylla, qui ne l’a « jamais lâché ». Idrissa Ndiaye est, aujourd’hui, employé à la mairie de Thiès où, ironie du sort, on loue son esprit de conciliation. Il est un rescapé d’une fiévreuse aventure collective et personnelle qui l’a fait grandir en sagesse.

 Par Alassane Aliou MBAYE et Oumar BA, Photos : Pape SEYDI

Le chef de l’Etat l’avait annoncé lors de son discours de fin d’année. Le démarrage des travaux du pont à péage de Foundiougne très attendu par les populations déjà mobilisées sera effectif demain. Le Président Macky Sall, en tournée dans le bassin arachidier, va procéder au lancement officiel de cette importante infrastructure de connectivité entre le village de pêche de Ndakhonga et la ville de Foundiougne.  L’ouvrage d’un linéaire de 1,350 km, le plus long de l’Afrique de l’Ouest selon des techniciens de l’Ageroute, devrait coûter 40 milliards de FCfa sur financement d’Eximbank-Chine à travers un partenariat public-privé (Ppp).

Une autre particularité, c’est la hauteur du pont de 28 m mais aussi et surtout le dragage du fleuve qui est prévu pour renforcer les tirants d’eau afin de faciliter la navigabilité sur le fleuve Saloum. Déjà, à Foundiougne, on note un impressionnant dispositif en matériels et engins lourds déployés par l’entreprise chinoise en charge des travaux qui vont durer plus de deux ans. Ce qui favorisera, à terme, le désenclavement et d’importants échanges pour le développement économique de la zone de Foundiougne. Le maire de la ville, Babacar Diamé, scrute déjà l’avenir en espérant que sa ville puisse bénéficier des mesures d’accompagnement à travers la réalisation de routes pour une voirie moderne.

M. SAGNE

 

Les initiateurs de la marche contre les sanctions de la Cedeao ont demandé la tenue d’une réunion extraordinaire de la conférence  des chefs d’Etat de la Cedeao pour clarifier l’accord de Conakry. « Nous voulons la nomination d’un nouveau médiateur indépendant intéressé pour assister la Guinée-Bissau », a déclaré le ministre du Tourisme, porte-parole du gouvernement.

«L’Etat utilisera tous les mécanismes  pour que ces sanctions ne soient pas efficaces», a ajouté le porte-parole  du gouvernement. «Il faut que la Cedeao prenne des décisions qui tiennent compte des aspirations du peuple guinéen. La majorité du peuple n’est pas d’accord. La Cedeao pense qu’elle peut amener la paix en prenant des sanctions. Au contraire, les mesures vont exacerber la tension politique», a ajouté M. Vaz.

Selon le porte-parole, les sanctions menacent la stabilité du pays. C’est pourquoi, il estime que la Cedeao doit nommer un nouveau médiateur. «Nous avons, dans la sous-région, des chefs d’Etat à la tête de pays démocratiques. Ils sont plus habilités à entreprendre une médiation pour aider les dirigeants de la Guinée-Bissau à trouver des solutions consensuelles»,  a dit le porte-parole du gouvernement qui fait partie des personnalités sanctionnées par la Cedeao. « En Guinée Conakry, depuis quelques jours, il y a des tensions politiques qui ont entrainé la mort de plus de 30 militants. Cela disqualifie le président Condé. Le président Faure du Togo est aussi disqualifié. Son pays a enregistré plusieurs morts lors des manifestations politiques», a-il ajouté.

Pour Fernando Vaz, la sanction est arbitraire. «Une partie a été sanctionnée sans fondement. Nous voulons une liberté de la presse. Ces personnes ont été sanctionnées avec leurs familles alors que nous ne sommes pas en guerre. Des personnes qui n’ont rien à voir avec la situation politique. Il n’y a pas de guerre. Il y a juste une crise politique. Les droits humains sont respectés», a expliqué M. Vaz. «Nous n’avons pas commis de crimes. Les familles qui sont sanctionnées n’ont rien à voir avec la crise. L’accord de Conakry demande un Premier ministre consensuel.  Il y a une nouvelle majorité qui a permis la nomination du Général Oumar Mballo. Cette décision doit être respectée», a ajouté le Porte-parole du gouvernement.

Babacar Dionne (Envoyé spécial)

Ama Baldé a-t-il finalement été indulgent avec Papa Sow ? Plutôt que de recourir au fameux fouet promis avant l’ultime face à face, le fils de Falaye Baldé a usé de son registre technique très fouillé combiné à sa puissance physique pour se défaire, en 26 secondes, du « puma de Fass ». Une sixième victoire consécutive qui lui permet de conforter sa place parmi les ténors.

Finalement, Ama Baldé n’a pas lâché« son fouet » sur Papa Sow, comme il le lui avait promis avant le combat qui les a opposés samedi au stade Léopold Sédar Senghor. A-t-il été pris d’indulgence envers le coéquipier de Lac Rose ou était-ce seulement pour tromper la vigilance de celui-ci. En tout cas, en lieu et place de la fameuse cravache, le petit frère de Jules Baldé s’est plutôt illustré par un étalage de son savoir-faire en mettant à profit son registre technique fouillé et sa puissance physique pour surclasser le « puma de Fass ». Les choses sont allées très vite. Manifestement, les deux protagonistes avaient hâte d’en finir, après plus d’un an d’attente. Fidèle à sa posture de gagneur, le fils de

Falaye Baldé, toujours très porté vers le show, a tenté de marcher sur son vis-à-vis dès le coup de sifflet de l’arbitre.

En face, le protégé de Moustapha Guèye recule, sans doute, en espérant ensuite amorcer une contre-attaque dévastatrice afin de surprendre le porte-drapeau de Pikine. Comme il l’avait d’ailleurs déjà réussi avec Baye Mandione, il y a quelques saisons. Et après quelques échanges de coups sans grand dommage, Papa Sow mise sur sa vélocité pour entreprendre une entrée en jambe ; mais il est vite freiné par son antagoniste. Ayant réussi à repousser l’attaque du coéquipier de Gris Bordeaux, Ama Baldé enchaine aussitôt avec un plaquage et réussit à mettre son vis-à-vis en ballotage. Dans une posture défavorable, le Fassois tente d’inverser la tendance ; mais trop tard ! Fort de sa puissance physique, le jeune lutteur de Pikine n’a plus qu’à imposer sa force à son adversaire qui se retrouve complètement à terre.

Une victoire éclair-le combat n’a duré que 26 secondes- qui porte à six le nombre de succès d’affilée remportés par le fils de Falaye Baldé. Tombeur de Malick Niang, l’ex puncheur de l’écurie Ndakaru et grand vainqueur du tournoi de la TNT, l’athlète pikinois vient, une fois de plus, de se faire remarquer de belle manière. Il vient ainsi conforter davantage son statut de pensionnaire de la cour des grands qu’il avait acquis de haute lutte à la faveur de sa brillante victoire aux dépens de Tapha Tine, en 2015. En même temps, Ama se rapproche encore plus du trône qu’il rêve de conquérir pour réaliser son rêve de devenir roi des arènes.

Prochainement, il pourrait avoir la chance d’en découdre avec Modou Lo, sa cible favorite depuis quelques temps. D’autant plus que le chef de file de l’écurie Rock Energie pourrait être tenté de venger son ami Papa Sow qui est des Parcelles assainies comme lui.

En tout cas, Modou Lo-Ama Baldé est une potentielle affiche, réclamée par les inconditionnels de la lutte. Les promoteurs saisiront-ils la balle au rebond ?

Diégane SARR

 

Les hommages à Médoune Diallo, une grande voix de l'afro-salsa sénégalaise, se sont succédé tout le week-end. Le chanteur s'est éteint, le 10 février, à Dakar, à l'âge de 69 ans.

C'était un pilier du célèbre Orchestra Baobab, un collectif dans les années 70/80, puis du groupe Africando. Médoune Diallo, c'est une voix qui a marqué sa génération mais aussi celles ayant suivi comme le chanteur de salsa Bass Sarr qui a rejoint plus tard le collectif Africando.

Il parle d'un « grand- frère » ou encore d'un « père ». « Comme pratiquement tous les jeunes chanteurs sénégalais, on a grandi avec les chansons de Médoune. Des tubes vraiment extraordinaires que tout le monde connaît... » Et il fredonne.   « Il avait la voix magique... », rappelle Bass Sarr qui évoque les morceaux « Oh Baobab » et « Autorail »… un morceau qui l'avait beaucoup ému.

Médoune Diallo quitte l’Orchestra Baobab en 1985, mais tout en douceur, raconte Thierno Kouyaté, saxophoniste du groupe. « Lui, il est parti de son côté, mais l’histoire a montré qu'on était tout le temps ensemble».

Source : rfi.fr

 

Le ministre des Sports et la secrétaire générale de la Fifa ont coupé hier le ruban du siège de l’instance internationale du football mondial sis à Keur Gorgui. Pour Matar Bâ, l’ouverture de ce bureau à Dakar constitue un tournant important pour notre football, mais aussi du football africain en général. Ce bureau est dirigé par El Hadj Wack Diop qui représentera la Fifa dans 24 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

En plus d’apporter son aide stratégique aux associations membres, ce bureau coordonnera toutes les activités de la Fifa dans la zone et les aidera dans l’exécution de leurs projets. Le ministre a magnifié le choix porté sur le Sénégal.

«Les candidatures étaient nombreuses pour abriter ce bureau, mais l’honneur est revenu au Sénégal. Notre pays s’honore d’accueillir ce bureau de la Fifa. C’est pourquoi le chef de l’État, Macky Sall, nous avait instruits de faire tout pour mettre à la disposition de la Fifa des locaux leur permettant de pouvoir faire correctement leur travail administratif et de formation à partir de Dakar pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre », a fait savoir Matar Bâ.

«L’ouverture de ce bureau coïncide avec notre qualification. L’un dans l’autre, ce sont des ingrédients qui nous permettent d’aller vite et de faire mieux pour l’intérêt de notre pays», a indiqué le ministre des Sports, qui a reçu une mention spéciale de la part de la secrétaire générale de la Fifa pour tous les efforts consentis pour le développement du football et du sport en général.

Sans l’engagement et la détermination de Matar Bâ, a indiqué Mme Fatouma Samoura, la Fifa aurait pu attendre des mois encore avant d’avoir ce bureau. Elle a également remercié le président de la Fédération sénégalaise de football pour le rôle essentiel qu’il a joué, avec le sélectionneur national, dans la qualification de l’équipe aux phases finales de la Coupe du monde.

S. O. FALL

«C’est une nouvelle étape dans la marche du football sénégalais vers un nouveau rayonnement qui fait qu’on est en train de faire de bonnes choses sur le terrain et qu’au niveau administratif, il y a aussi des progrès. Aujourd’hui, le fait que la secrétaire générale soit sénégalaise, que notre pays soit qualifié pour la Coupe du monde, que notre fédération soit maintenant représentée au comité exécutif, et de voir le bureau régional qui occupe les deux tiers des bureaux de développement de la Fifa implantée ici à Dakar, est une avancée importante. Ça doit nous encourager à redoubler d’efforts. On doit remercier la Fifa et aussi nos autorités qui ont tout fait pour que la Fifa se sente bien chez elle. La balle est dans notre camp pour qu’on fasse le travail pour continuer à valoriser l’image de notre football à la Fifa, mais aussi que les pays qui vont venir ici pour les activités de la Fifa puissent trouver le Sénégal dans sa splendeur en tant que terre d’hospitalité, mais aussi en tant que terre de compétence ».

S. O. F.

 


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