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Franceville (Gabon) : Le premier tour de la 31ème Can de football a vécu. Place, à partir de demain, aux quarts de finale. Alors que la moitié des postulants à la succession des Eléphants de Côte d’Ivoire a vu ses ambitions fondre sous le chaud soleil du Gabon, l’heure des premiers comptes a signé. Voici quelques enseignements à retenir du premier écrémage.

Gabon, Côte d’Ivoire et Algérie : les mauvaises surprises :
Le Gabon, pays-hôte de la 31ème Can de football, sorti dès le premier tour et la Côte d’Ivoire, championne en titre qui se fait virer de la course à sa propre succession après 3 petits matches ! Jamais une Can n’a connu pareil scénario au terme du premier tour. Les Panthères n’étaient pas forcément attendues pour jouer les grands rôles dans « leur » compétition, on les voyait tout de même sortir du Groupe A le plus ouvert. Mais, au bout de 3 nuls, les Gabonais ont connu le même sort que la Tunisie, dernière équipe à avoir été éliminée de « sa » Can en 1994. Et ce n’est pas une surprise à proprement parler. Car, déjà que l’équipe n’était pas très performante ne comportant qu’un vrai grand joueur, Aubameyang, l’arrivée tardive du coach espagnol, Jose A. Camacho, n’a pas permis de travailler les automatismes et la cohésion. Conséquence, les Gabonais ont davantage misé sur la rapidité de leur star qui a cependant traversé ce tournoi comme une ombre, malgré ses deux buts inscrits.

Que, par contre, les Eléphants se fassent éjecter dès le premier tour, constitue une vraie surprise, tant la Côte d’Ivoire avait à chaque fois atteint les quarts de finale lors des six dernières éditions de la Can. Encore que, vu les difficultés que les champions d’Afrique ont éprouvées pour se qualifier à cette phase finale, on pouvait redouter une sortie de route prématurée. Mais tout de même, se faire virer après seulement 3 matches avec des joueurs confirmés comme Serge Aurier, Salomon Kalou, Wilfried Bony, Serey Dié, etc. Apparemment, les Ivoiriens ne se sont pas remis du départ à la retraite de leurs « cadres », les frères Touré (Yaya et Kolo), Copa Barry, Didier Zokora, Baky Koné entre autres.

Venus avec tous leurs « cadres » cependant et renvoyés à la maison dès après le premier tour, les Fennecs d’Algérie sont également à ranger parmi les grosses déceptions de cette Can 2017. Il est vrai qu’un « grand » devait se faire éliminer dans le Groupe A dit « de la mort » : Sénégal, Algérie ou Tunisie, le Zimbabwe étant présenté comme le petit poucet. Et ce fut l’Algérie, mais sans les honneurs. Tenus en échec d’entrée par les « revenants » zimbabwéens, les Algériens ne s’en sont jamais remis. Battus par leurs voisins tunisiens (1 – 2), ils n’ont pas eu les ressources mentales pour se relancer face aux Lions. Deux petits points (sur 9 possibles) et un énorme gâchis, avec les Mahrez, Ballon d’or africain 2017, Slimani, Mandi, Brahimi, d’autant que toutes les autres équipes nord-africaines ont allègrement franchi l’écueil du premier tour.

L’Afrique du Nord en force, l’Afrique de l’Ouest en retrait 
Avec 3 équipes sur 4 qui accèdent au second tour, l’Afrique du Nord a réussi une belle performance collective. L’Egypte, pour son retour après 7 ans d’absence à la Can, s’en est sortie comme le recordman au nombre de victoires finales (7) qu’elle est dans « l’autre groupe de la Mort » : première devant le Ghana, finaliste de la précédente édition. Quant au Maroc et à la Tunisie, après un départ manqué respectivement face à la Rd Congo (0 – 1) et au Sénégal (0 – 2), ils se sont bien relancés, remportant leurs deux rencontres suivantes. A l’inverse de l’Algérie qui a pourtant connu un meilleur départ (nul 2 – 2 contre le Zimbabwe) avant de sombrer, par la suite.

L’Afrique de l’Ouest, elle, était la mieux représentée avec pas moins de 7 équipes. Mais, au bout du premier écrémage, il n’en reste que 3 : Sénégal, Burkina Faso et Ghana. Heureux encore qu’il n’y ait pas de derby sous-régional en quarts de finale. Sinon, toutes les autres ont été renvoyées à la maison. A commencer par la Guinée-Bissau qui, pour son tout premier match en phase finale de Can, a eu le mérite de tenir en échec le Gabon pays organisateur. Ensuite le Togo, auteur d’un bon début de compétition (avec un nul vierge contre la Côte d’Ivoire championne d’Afrique), avant de tomber lourdement par la suite (1 – 3 contre le Maroc et contre la Rdc). Puis, il y a le Mali qui n’a même pas pu terminer par une victoire sur l’Ouganda, battue par les deux autres équipes du Groupe D de Port-Gentil (Ghana et Egypte). Enfin et surtout, la Côte d’Ivoire qui n’a pas été à la hauteur de son standing de championne en titre.

Beaucoup de buts, malgré des terrains pas toujours au niveau  
50 buts au terme des rencontres de groupe ! C’est le premier tour le plus prolifique des trois dernières éditions de Can : 49 en 2013 en Afrique du Sud et 45 en 2015 en Guinée équatoriale. Pourtant, les pelouses n’ont pas été de très bonne qualité, surtout aux stades de Port-Gentil et d’Oyem gorgés d’eau après chaque pluie. Le Sénégal qui a inscrit 2 buts à chacune de ses sorties, la Tunisie qui a frappé plus que quiconque dans un même match lors du premier tour (4 buts marqués contre le Zimbabwe) et la Rd Congo ont été les équipes les plus tranchantes offensivement, alors que l’Egypte, avec 0 but encaissé en 3 sorties, détient la palme de l’étanchéité défensive.   Si le niveau du jeu n’a pas été folichon dans l’ensemble, quelques individualités se sont tout de même signalées par leur efficacité offensive. Notamment le Congolais Kabananga, meilleur buteur avec 3 réalisations.

Derrière arrive un groupe de 5 joueurs dont 3 qui n’iront pas au-delà de leurs 2 buts inscrits puisqu’éliminés avec leur équipe : les Algériens Mahrez et Slimani et le Gabonais Aubameyang. Les deux autres à avoir frappé deux fois, le Sénégalais Sadio Mané et le Burkinabé Nakoulma auront au moins une autre occasion d’améliorer ce score, ce week-end lors des quarts de finale.
 
B. K. N.

Les termes sondages et favoris n’ont pas fini d’émerveiller. Pour 2016 et 2017, les mots sondages et favoris ont été démentis par la réalité des faits et des terrains. En politique comme en sport. Les dernières élections qui se sont déroulées dans plusieurs parties du monde ont fait mentir les instituts de sondage et leurs prédictions d’avant-élections. Cela a commencé par le référendum en Grande-Bretagne où les sondages donnaient le Oui vainqueur, avec une petite avance comme ils le disaient. Ensuite, l’élection américaine avec sa surprise Trump en passant par les Primaires en France. Alors, les termes sondages et favoris, pure spéculation ? En sport aussi, il arrive que les favoris d’une compétition ne réussissent même pas à passer le premier tour des compétitions.

C’est le cas de l’Algérie que beaucoup voyaient remporter cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations, avec sa pléiade de stars dont Riyad Mahrez, récemment couronné « Ballon d’or » africain après avoir été désigné meilleur joueur de la Premier League anglaise. Pour cette Can aussi, nombreux sont ceux qui ont été appelés favoris et n’ont pas été élus dans la deuxième phase du tournoi. Cela vient ainsi remettre en cause des « prédictions » de spécialistes qui, peut-être, sur de bonnes bases, décrètent que telle équipe est favorite et l’autre ne l’est pas. En sport comme dans les élections, les choses sérieuses se décident sur le terrain ou dans les urnes. Pas avant, ni après. A l’avenir donc, il faut revoir les prédictions d’avant-élections ou de compétitions sportives auxquelles souvent le terme « open » est ajouté. Pour juste dire que c’est ouvert et donc tout est possible. Il faut aussi savoir qu’une sonde sur un terrain politique ou sportif peut se révéler positive au loin et négative à l’arrivée….

Par Oumar NDIAYE

SERIGNE MODOU KARA MBODJ (DEFENSEUR) : « Comme j’ai l’habitude de le dire, il n’y a pas de match facile ; on a bien réagi après avoir encaissé le second but. On a montré qu’on avait du caractère. Mais l’essentiel, c’était de se qualifier pour les quarts de finale. Maintenant, on va bien se reposer et travailler en direction du match de samedi. Le Cameroun, on connaît bien ; c’est une nation de football et il est favori aussi dans cette compétition. Ils ont déjà gagné la Can et nous non. Mais on va bien se préparer et après il n’y a pas plus de calcul à faire car c’est un match à élimination directe. Un match de quart de finale contre le Cameroun n’est pas du tout facile et on le sait ».

CHEIKH MBENGUE (DEFENSEUR) : « On a répondu présent »
Lions C Mbengue« L’Algérie a été éliminée mais c’est une bonne équipe. Mais l’équipe du Sénégal a répondu présente dans ce match et elle a eu des ressources nécessaires pour revenir dans le match. Maintenant, on sort des phases de poule et on va sereinement préparer le prochain match, qui est capital car il s’agit d’une qualification directe. Donc pas de calcul à faire. Pour aller loin dans la compétition il va falloir maintenant répondre présent dans les matches à élimination directe. Le Cameroun est une grande nation de football en Afrique avec de très bons joueurs. Ça va être un gros match, différent de ce qu’on a connu jusqu’ici. Mais on va bien se préparer et essayer de faire bonne figure dans cette compétition ».

PAPE ALIOUNE NDIAYE (MILIEU) : « On savait que ça allait être difficile »
« On savait que l’Algérie est une grande équipe et on savait aussi que ça allait être difficile. Mais on a fait un très bon match, même si on aurait aimé gagner. Mais nous ne cracherons pas sur ce nul, c’est un bon point de pris qui nous permettra de nous préparer tranquillement pour les quarts de finale. Le Cameroun est une grande équipe, le Sénégal aussi. Nous avons cinq jours pour bien nous préparer afin d’être prêt le jour J ».

ZARGO TOURE (DEFENSEUR) : « Bien se préparer pour les quarts »
« Je suis très fier de cette qualification pour le second tour. Maintenant on va bien préparer le prochain match contre le Cameroun. C’est une bonne équipe, mais nous préparons nos matches un à un sans brûler les étapes. Donc il faut bien se préparer pour les quarts.

MOHAMED DIAME (MILIEU DE TERRAIN) : « Plus de calcul à faire »
« On avait à cœur de gagner ce troisième match, mais malheureusement on a obtenu un nul. Dans l’ensemble, on est satisfait, parce qu’on n’a pas perdu non plus. On continue donc invaincu dans cette compétition. C’est vrai que nous aurons comme adversaire le Cameroun ; ce sera un match très compliqué, mais ça on le sait. A partir des quarts de finale, il n’y a plus de calcul à faire ; il faut tout simplement gagner ses matches si on veut continuer l’aventure ».

IDRISSA GANA GUEYE (MILIEU DE TERRAIN) : « Ne plus calculer, mais gagner et avancer »
« On est en quarts de finale, c’est vrai, mais on ne s’occupe pas de l’adversaire ; on s’occupe plutôt de ce qu’on doit faire sur le terrain. On sait que ça ne sera pas facile, mais on va tout faire pour continuer dans cette compétition. On n’est plus dans les phases de poule, il s’agit maintenant de ne pas calculer, mais de gagner tout court. On va préparer ce match durant les cinq jours qui restent pour être au top samedi prochain ».

Recueillis par C. F. KEITA

ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Pour moi, il était normal d’apporter des changements dans l’équipe pour donner du temps de jeu à ceux qui n’avaient pas assez joué. Et je suis satisfait de leur prestation. Pour aller loin, il faut avoir 23 joueurs prêts à jouer à tout moment. Je savais que ce serait très difficile face à l’Algérie qui allait jouer à fond ses chances de qualification et qui ne voulait pas repartir avec un mauvais résultat. Là, on a quelques jours avant le quart de finale contre le Cameroun. Il était important de reposer ceux qui avaient beaucoup joué ; mais je peux vous assurer qu’ils seront prêts samedi. Ils seront au top ».

GEORGES LEEKENS (ALGERIE) : « Les joueurs sont sortis la tête haute »
« Nous avons fait ce que nous devions faire. Nous avions commis des erreurs que nous avons payées cash. Et tout le monde est déçu. Nous sommes tous responsables de la défaite et de l’élimination. Mais les joueurs sont sortis la tête haute. Pour ce qui est de l’avenir, il y a encore du boulot à abattre. Tout ne va pas nous tomber du ciel. Le travail se paie sur le long terme. Ce groupe va grandir et progresser. Nous savons ce qu’il faut faire pour le plus haut niveau. Je ne suis pas un magicien, seul le travail paie. Il ne faut pas oublier qu’à la Can 2013, avec Halilhodzic, l’équipe avait été éliminée dès le premier tour. Ce qui ne l’avait pas empêché de se qualifier au Mondial de l’année suivante au Brésil ».

Recueillis par B. K. N.

En match comptant pour la 3e et dernière journée du groupe B de la phase finale de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal et l’Algérie se sont quittés sur un score de 2 buts partout.

Buts : Islam Slimani (10e et 52e) pour l’Algérie ; Pape Kouly Diop (43e), Moussa Sow (53e) pour le Sénégal.

Temps bon, pelouse en excellent état, public nombreux.

Arbitres : Joshua Bondo (Botswana) assisté de Jerson Emiliano Dos Santos (Angola) et d’Arsenio Chadreque Marengula (Mozambique).

Avertissements : Nabil Bentaleb (39e), Liassine Cadamuro (57e) pour l’Algérie. Famara Diédhiou (74e) pour le Sénégal

Les équipes : Sénégal : Khadim Ndiaye, Saliou Ciss, Serigne Modou Kara Mbodj (cap) puis Famara Diédhiou (70e), Zargo Touré, Cheikh Ndoye, Mohamed Diamé, Pape Kouly Diop, Pape Alioune Ndiaye puis Idrissa Gana Guèye (78e), Ismaïla Sarr, Moussa Konaté puis Diao Baldé Keïta (90e+3), Moussa Sow. Entraîneur : Aliou Cissé

Algérie : Malek Asselah, Aïssa Mandi (cap), Faouzi Ghoulam, Liassine Cadamuro, Ryad Mahrez, Sofiane Hanni puis Rachid Ghezzal (83e), Nabil Bentaleb, Yacine Brahimi, Islam Islimani puis Baghdad Bounedjah (80e), Adlane Guedioura, Mohamed Meftah. Entraîneur : Georges Leekens

L’Algérie n’avait que d’infimes chances de se qualifier au second tour de cette Can 2017. Non seulement les Fennecs devaient battre les Lions, mais ils devaient compter aussi sur une … courte défaite des Aigles de Carthage devant les Warriors du Zimbabwe. Autant dire que la tendance n’était pas à l’optimisme dans le camp de Riyad Mahrez et ses coéquipiers. Cependant, hier, ils ont tenté de se secouer pour faire honneur à leur pays, comme l’avaient souhaité Djamel Mesbah et son coach, le Belge Georges Leekens en conférence de presse d’avant-match. Mais à l’arrivée, ils n’ont décroché qu’un nul qui les renvoie à la maison. Une suprême désillusion pour une équipe qui avait débarqué en terre gabonaise la fleur au fusil.

Parce que tout simplement au lendemain de la fin des éliminatoires qu’ils ont traversé comme un éclair en balayant tout sur leur passage, Riyad Mahrez et ses camarades étaient vus comme l’un des principaux favoris de cette Can. Mais le réveil fut brutal à l’arrivée, les Fennecs ressortent de la Can avec un bilan bien maigre : deux nuls et une défaite. Et pourtant, pour leur dernier match contre le Sénégal, les Algériens ont laissé entrevoir l’espoir en ouvrant le score dès la 10e minute par Islam Slimani qui sur un centre de Sofiane Hanni enfonçait le ballon au fond des filets de Khadim Ndiaye. Mais l’Algérie n’a pu venir à bout d’une équipe du Sénégal privée de la plupart de ses cadres, ménagés pour les quarts de finale. Les Lions, menés par deux fois au score, étaient toujours revenus à la marque. Car après ce premier but de Slimani, le Sénégal a remis les pendules à l’heure sur une percée d’Ismaïla Sarr, son centre renvoyé par Aïssa Mandi est repris victorieusement par Pape Kouly Diop (43e).

Après la pause, l’Algérie repartait rapidement à l’assaut de la cage de Khadim Ndiaye et c’est encore Islam Slimani qui trouva la faille sur un but de raccroc avec cette balle qui a rebondi deux fois sur la ligne de but avant d’entrer (52e) dans la cage sénégalaise. La réaction sénégalaise n’a pas tardé puisqu’une perte de balle dans l’axe de la défense adverse permettait à Moussa Sow d’égaliser au grand désappointement des Algériens (53e). L’Algérie aurait dû marquer un troisième but, mais successivement la percée de Slimani (76e) et le tir de Riyad Mahrez (88e) ne connaitront pas meilleur sort. L’Algérie sort ainsi de la compétition sans avoir rien gagné. Sinon une grosse déception qu’il lui sera difficile à digérer.

D’un de nos envoyés spéciaux : C.F KEITA

LE MOT DES ENTRAINEURS
ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Je suis satisfait de la prestation de mes joueurs »
« Pour moi, il était normal d’apporter des changements dans l’équipe pour donner du temps de jeu à ceux qui n’avaient pas assez joué. Et je suis satisfait de leur prestation. Pour aller loin, il faut avoir 23 joueurs prêts à jouer à tout moment. Je savais que ce serait très difficile face à l’Algérie qui allait jouer à fond ses chances de qualification et qui ne voulait pas repartir avec un mauvais résultat. Là, on a quelques jours avant le quart de finale contre le Cameroun. Il était important de reposer ceux qui avaient beaucoup joué ; mais je peux vous assurer qu’ils seront prêts samedi. Ils seront au top ».

GEORGES LEEKENS (ALGERIE) : « Les joueurs sont sortis la tête haute »
Georges Leekens 2« Nous avons fait ce que nous devions faire. Nous avions commis des erreurs que nous avons payées cash. Et tout le monde est déçu. Nous sommes tous responsables de la défaite et de l’élimination. Mais les joueurs sont sortis la tête haute. Pour ce qui est de l’avenir, il y a encore du boulot à abattre. Tout ne va pas nous tomber du ciel. Le travail se paie sur le long terme. Ce groupe va grandir et progresser. Nous savons ce qu’il faut faire pour le plus haut niveau. Je ne suis pas un magicien, seul le travail paie. Il ne faut pas oublier qu’à la Can 2013, avec Halilhodzic, l’équipe avait été éliminée dès le premier tour. Ce qui ne l’avait pas empêché de se qualifier au Mondial de l’année suivante au Brésil ».

Recueillis par B. K. N.

ZONE MIXTE
SERIGNE MODOU KARA MBODJ (DEFENSEUR) : « On a montré qu’on a du caractère »
« Comme j’ai l’habitude de le dire, il n’y a pas de match facile ; on a bien réagi après avoir encaissé le second but. On a montré qu’on avait du caractère. Mais l’essentiel, c’était de se qualifier pour les quarts de finale. Maintenant, on va bien se reposer et travailler en direction du match de samedi. Le Cameroun, on connaît bien ; c’est une nation de football et il est favori aussi dans cette compétition. Ils ont déjà gagné la Can et nous non. Mais on va bien se préparer et après il n’y a pas plus de calcul à faire car c’est un match à élimination directe. Un match de quart de finale contre le Cameroun n’est pas du tout facile et on le sait ».

CHEIKH MBENGUE (DEFENSEUR) : « On a répondu présent »
« L’Algérie a été éliminée mais c’est une bonne équipe. Mais l’équipe du Sénégal a répondu présente dans ce match et elle a eu des ressources nécessaires pour revenir dans le match. Maintenant, on sort des phases de poule et on va sereinement préparer le prochain match, qui est capital car il s’agit d’une qualification directe. Donc pas de calcul à faire. Pour aller loin dans la compétition il va falloir maintenant répondre présent dans les matches à élimination directe. Le Cameroun est une grande nation de football en Afrique avec de très bons joueurs. Ça va être un gros match, différent de ce qu’on a connu jusqu’ici. Mais on va bien se préparer et essayer de faire bonne figure dans cette compétition ».

PAPE ALIOUNE NDIAYE (MILIEU) : « On savait que ça allait être difficile »
« On savait que l’Algérie est une grande équipe et on savait aussi que ça allait être difficile. Mais on a fait un très bon match, même si on aurait aimé gagner. Mais nous ne cracherons pas sur ce nul, c’est un bon point de pris qui nous permettra de nous préparer tranquillement pour les quarts de finale. Le Cameroun est une grande équipe, le Sénégal aussi. Nous avons cinq jours pour bien nous préparer afin d’être prêt le jour J ».

ZARGO TOURE (DEFENSEUR) : « Bien se préparer pour les quarts »
Lions Z Toure« Je suis très fier de cette qualification pour le second tour. Maintenant on va bien préparer le prochain match contre le Cameroun. C’est une bonne équipe, mais nous préparons nos matches un à un sans brûler les étapes. Donc il faut bien se préparer pour les quarts.

MOHAMED DIAME (MILIEU DE TERRAIN) : « Plus de calcul à faire »
« On avait à cœur de gagner ce troisième match, mais malheureusement on a obtenu un nul. Dans l’ensemble, on est satisfait, parce qu’on n’a pas perdu non plus. On continue donc invaincu dans cette compétition. C’est vrai que nous aurons comme adversaire le Cameroun ; ce sera un match très compliqué, mais ça on le sait. A partir des quarts de finale, il n’y a plus de calcul à faire ; il faut tout simplement gagner ses matches si on veut continuer l’aventure ».

IDRISSA GANA GUEYE (MILIEU DE TERRAIN) : « Ne plus calculer, mais gagner et avancer »
« On est en quarts de finale, c’est vrai, mais on ne s’occupe pas de l’adversaire ; on s’occupe plutôt de ce qu’on doit faire sur le terrain. On sait que ça ne sera pas facile, mais on va tout faire pour continuer dans cette compétition. On n’est plus dans les phases de poule, il s’agit maintenant de ne pas calculer, mais de gagner tout court. On va préparer ce match durant les cinq jours qui restent pour être au top samedi prochain ».

Recueillis par C. F. KEITA

L'OEIL DU TECHNICIEN - ALY MALE : « LES REMPLAÇANTS ONT MONTRÉ QU’ILS AVAIENT DU CARACTÈRE ET DU RÉPONDANT »
Déjà qualifié en quarts de finale, avant sa troisième sortie d’hier comptant pour les matches de poules, le Sénégal ne pouvait se permettre d’aligner ses cadres contre les Fennecs, dos au mur. Tel est le sentiment d’Aly Mâle qui s’est réjoui du coaching de Cissé et de la réaction du banc « qui a prouvé contre les Algériens qu’il avait du caractère et du répondant ». Il pense que ce nul est bon pour le moral en attendant la rencontre cruciale contre le Cameroun en quarts de finale.

L’entraîneur de l’Us Gorée, Aly Male, n’a trouvé rien à redire sur le onze de départ qui a démarré contre les Fennecs d’Algérie hier, en match comptant pour la 3e journée de la phase de poule de la Can. Pour cette rencontre sans grand enjeu pour les Lions dèjà qualifiés en quarts de finale, depuis la deuxième journée, il estime que le coach, Aliou Cissé, a bien raison d’aligner le banc et de ménager les cadres de son équipe. « L’entraîneur a fait un bon choix en donnant la chance à ses remplaçants qui sont restés deux journées sans jouer. Le résultat a prouvé qu’il peut compter sur ces joueurs qui ont montré qu’ils ont du répondant et du caractère », a réagi avec satisfaction le sélectionneur national des U17.

Il ajoute qu’Aliou Cissé ne devait pas prendre des risques en alignant l’équipe qui a joué lors des deux premières journées, étant donné que le Sénégal doit affronter en quarts de finale l’équipe du Cameroun contre laquelle il n’est jamais facile de jouer. « Notre équipe est meilleure que son prochain adversaire, mais il faut rester vigilant. Ce sera un match très difficile », prévient l’ancien milieu de terrain de la sélection nationale et de la Jeanne d’Arc.

D’après Aly Mâle, le nul contre l’Algérie est bon pour le moral des joueurs en attendant la rencontre cruciale contre leurs adversaires camerounais. « C’est vrai qu’on a encaissé deux buts mais l’essentiel était de ne pas perdre », a fait remarquer l’entraîneur de l’Us Gorée qui s’est réjoui, au passage, de l’élimination de « l’Algérie, une grande équipe ». Il conseille aux poulains de Cissé de continuer à respecter les consignes du coach, de « rester humble, de se concentrer sur le jeu et d’avoir confiance en eux », afin de tirer leur épingle du jeu face aux Lions indomptables. Dans l’ensemble, Aly Mâle a tiré un bilan satisfaisant du comportement des Lions lors des matches de poule. « Ils (les joueurs) sont sur la bonne voie ! », a-t-il martelé.

Diégane SARR

Cette histoire tant de fois rabâchée du Sénégal qui n’a jamais battu la Tunisie en phase finale de Can, c’est du passé depuis que les Lions ont déplumé les Aigles de Carthage (2 – 0) pour leur entrée en matière dans le groupe B de la 31ème Can « Gabon 2017 » dimanche 15 janvier dernier. Et voici qu’aujourd’hui s’ouvre une autre page avec une autre histoire à écrire, une autre hégémonie à vaincre : celle de l’Algérie.

Comme leurs voisins nord-africains, les Fennecs ont toujours causé des soucis au Sénégal, le battant deux fois en autant de confrontations en phase finale de Can. En 1990, chez eux, en demi-finale (2 – 1) d’une compétition qu’ils avaient finalement remportée et en 2015 en Guinée équatoriale (2 – 0) lorsqu’ils avaient définitivement renvoyé à la maison, au bout de trois matches seulement, l’équipe alors coachée par Alain Giresse. Il est vrai que le contexte n’est pas le même. Contre la Tunisie, il s’agissait aussi de bien entrer dans cette Can, surtout que le Sénégal avait été classé parmi les favoris de la compétition. Là, face à l’Algérie, ce soir à 19 heures au stade de la Rénovation de Franceville, les Lions sont déjà qualifiés pour le second tour et n’ont pas forcément besoin de s’imposer, sinon juste pour tuer un chat noir. Ce qui n’est toutefois pas rien pour une équipe qui a débarqué au Gabon avec le rang de n°1 africain au classement de la Fifa. Mais, le coach sénégalais Aliou Cissé a annoncé hier qu’il alignera une « équipe compétitive » puisque disposant de « 23 joueurs potentiellement titulaires ». Il a néanmoins reconnu que le plus dur étant à venir avec les matches à élimination directe à partir des quarts de finale, il devrait donner du temps de jeu à certains de ses éléments.

Dans le camp adverse, ce n’est pas la grande sérénité. Un petit point au bout de deux matches et le spectre d’une élimination au bout des rencontres de groupe qui se précise… Décidément, on attendait plus des Fennecs. Mais eux veulent y croire. « Même s’il y a une chance sur 5, il faut la jouer à fond », a soutenu leur coach belge, Georges Leekens, hier en conférence de presse. Même discours chez le défenseur Djamel Mesbah. « C’est compliqué mais c’est possible. On va essayer d’aller de l’avant et après on fera les comptes », a-t-il promis.

Ce match de la 3ème journée du groupe B de la Can 2017, chacune des équipes le prévoit « difficile » et « très disputé ». Entre des Sénégalais déjà qualifiés et des Algériens presque éliminés, le dernier mot devrait aller à l’équipe qui aura le mieux géré l’après 2ème match. Les Lions couraient le risque d’être grisés par la perspective de jouer les quarts de finale et de tomber dans l’euphorie. Les Fennecs qui ont reconnu leur « déception » suite à leur défaite (0 – 2) contre la Tunisie se doivent de se remettre de ce coup derrière la tête. Les premiers visent le carton plein, les seconds une sortie honorable. Leekens, le coach de l’Algérie a affirmé hier qu’il « n’était pas un magicien ». Mesbah sait que leur sort ne dépend pas que d’eux. Les Lions version Aliou Cissé eux, veulent écrire « leur histoire » comme l’a clamé hier Idrissa Gana Guèye. Cela passera peut-être par une victoire ce soir face à l’Algérie. En attendant la suite…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Un souvenir récent devrait être effacé aujourd’hui à l’issue de la confrontation Sénégal-Algérie comptant pour la 3e et dernière journée des matches du groupe B de la phase finale de la Can 2017. On se souvient que les Fennecs avaient barré la route aux Lions pour le second tour de la Can 2015 à Malabo sur des buts de Ryad Mahrez et Nabil Bentaleb.

Aujourd’hui, les deux équipes se retrouvent dans un contexte marqué par la grande forme des Lions et le doute dans les rangs des Fennecs. Mais si le coach sénégalais, Aliou Cissé, préfère ne pas parler de revanche, son collègue d’en face, Georges Leekens, lui espère un réveil de son équipe. Un sursaut d’orgueil en somme après le revers subi devant la Tunisie.

Georges Leekens, coach Algerie : « Nous avons une chance sur dix »
La déception était grande après le revers subi contre le voisin tunisien, lors du 2ème match (1 – 2), mais dans le camp des Fennecs, on espère toujours passer au second tour. Même si les chances sont minces, les joueurs comptent jouer à fond ce match de la 3ème journée du Groupe B face au Sénégal. Cette équipe algérienne avait débarqué au Gabon comme l’une des favorites de cette Can. Mais, voilà qu’après deux sorties manquées, elle se battra aujourd’hui face au Sénégal pour sa survie. Son entraîneur, le Belge Georges Leekens, parle pour lui de petites choses qui peuvent amener une défaite. Mais avec ce match contre le Sénégal, qu’il considère comme l’une des meilleures équipes, le coach algérien estime avoir une chance qui ne dépend pas de lui, mais aussi des autres équipes du Groupe B. Mais dans le camp algérien, on ne désespère pas de s’en sortir. « Nous avons une chance sur dix et nous allons jouer à fond pour faire honneur à l’Algérie », a-t-il promis. Un défi pas facile vu la situation dans laquelle se trouve l’équipe. Leekens pense même que son équipe retrouvera l’efficacité qui a été sa force durant les éliminatoires (25 buts marqués et 5 encaissés). Pour cela il compte voir ses joueurs changer de manière et de mentalité dans le match d’aujourd’hui car il y a encore du boulot et lui ne croit pas au miracle. Un gros défi donc qui attend des Fennecs dont l’image a été sérieusement écornée lors de leurs deux premiers matches. « La performance de l’Algérie ne reflète pas le travail qui a été fait ; j’ai du respect pour le Sénégal, car il a trouvé l’équilibre qui lui permet de battre n’importe qui, mais on fera tout pour le battre. C’est la seule alternative pour retrouver le sourire. Je vous garantis qu’on aura une bonne équipe », a-t-il promis.

Idrissa Gana Gueye, milieu de terrain : « La route est longue pour écrire notre propre histoire »
« Nous avons préparé ce match comme les autres et j’espère que notre groupe sera en forme. Nous sommes toujours concentrés sur notre sujet comme lors de nos deux précédents matches ». Pour le milieu de terrain sénégalais, Idrissa Gana Guèye, il n’y aura pas de relâchement pour ce match bien que le Sénégal ait déjà composté son ticket pour les quarts de finale. A son avis, son équipe peut et doit faire beaucoup mieux pour continuer sur la voie de la performance. « C’est pourquoi nous voulons gagner tous les matches afin d’atteindre notre objectif. Donc celui contre l’Algérie est aussi important que les autres », a souligné le sociétaire d’Everton (Premier League anglaise). « En venant à cette Can, notre objectif, c’est d’écrire nous aussi notre propre histoire. Comme la génération de 2002. La route est encore longue car il reste quatre matches à franchir pour y arriver ».

Djamel Mesbah, défenseur (Algerie) : « On y croit toujours »
Dans le camp algérien, la déception a été la chose la mieux partagée après la défaite face au voisin tunisien. L’Algérie qui a débarqué au Gabon avec ses stars et son parcours exceptionnel de meilleure attaque des éliminatoires ne comprend toujours pas ce qui lui est tombé sur la tête au point de se retrouver en plein doute. Cette formation que d’aucuns voyaient en super favori de cette Can a reçu une douche glacée après deux journées de match. Un nul contre les modestes Zimbabwéens et, offense suprême, une défaite contre la Tunisie, dans le derby du Nord. Et pour un troisième match où l’équipe joue sa survie avec un mince espoir, contre le Sénégal, il y a de quoi être inquiet. Son défenseur central, Djamel Mesbah, parle de match très compliqué contre un adversaire qui a fini de faire parler sa solidité défensive dans cette compétition. « Ce sera extrêmement difficile, mais on y croit toujours.

On ne va pas regarder vers les autres. On doit sortir un gros match contre un adversaire qui a démontré qu’il a une grosse machine ; nous n’avons plus notre destin en mains. Mais nous avons prouvé par le passé que quand nous sommes dos au mur, nous sommes très forts. Nos chances sont infimes, c’est vrai, mais nous voulons sortir de cette pseudo crise. On acceptera les critiques après », a-t-il promis. Pour une équipe algérienne pas habituée à perdre depuis maintenant six mois, seule une victoire contre le Sénégal pourrait redonner le sourire. « Si on gagne ce match, la confiance va revenir. Nous savons tous que nous sommes responsables de ce qui est arrivé, mais nous allons rebondir et montrer que nous sommes fiers. On fera le bilan après le match contre le Sénégal », a déclaré le défenseur algérien.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Franceville : Puisqu’en sport on aime bien les analogies et les comparaisons, on peut rappeler qu’au moment d’affronter l’Algérie ce soir à Franceville, pour la 3ème et dernière journée du Groupe B de la Can 2017, les Lions sont dans la même configuration qu’en 2002. Cette année-là, l’équipe coachée par Bruno Metsu avait remporté ses deux premiers matches face à l’Egypte et contre la Zambie (1 – 0 à chaque fois) et s’était qualifiée pour les quarts de finale avant la 3ème journée. Presque pareil cette année sous Aliou Cissé : victoires devant la Tunisie et aux dépens du Zimbabwe (2 – 0 à chaque fois) et d’ores et déjà un ticket bien au chaud au fond de la gibecière. Et comme en 2002 au Mali, après s’être défait d’adversaires nord-africain (Egypte) et d’Afrique australe (Zambie), le Sénégal s’apprête à retrouver pour son dernier match de groupe un autre vis-à-vis maghrébin, l’Algérie (comme la Tunisie lors de la Can malienne).

Les superstitieux y verront bien un signe du destin. Cette année-là, le Sénégal avait atteint la finale après s’être imposé pour la première fois, toutes compétitions et toutes rencontres comprises, à la Zambie. Cette fois, c’est le chat noir tunisien qui a été tué. Alors, un présage ? On verra à compter des quarts de finale. Mais ce soir, il y a un autre chat noir à tenter de tuer…

Avec quelle équipe ? En 2002, Bruno Metsu avait totalement recomposé son équipe, à Kayes face à la Tunisie (alors qualifiée au Mondial asiatique au même titre que le Sénégal), faisant débuter de nombreux joueurs qui n’avaient jusqu’alors jamais été titulaires. Ce qui n’avait pas empêché son équipe d’obtenir le match nul. Aliou Cissé, le capitaine de cette équipe-là, qui avait été reposée pour ce troisième match contre les Aigles de Carthage, aujourd’hui sélectionneur national, est tenté de faire tourner son équipe « pour donner du temps de jeu » à certains. Mais peut-être pas autant que Metsu qui avait carrément aligné une équipe bis face à la Tunisie. Pourtant, il en a l’effectif. Enfin, on verra bien…

B. K. N.

Franceville : Dès après le tirage au sort des poules et des rencontres de cette 31ème Can de football, bien des spécialistes avaient coché la date du 23 janvier et ce match Sénégal – Algérie de la poule B. Pour tous, ce serait LE match du premier tour. Il est vrai qu’entre l’équipe classée n°1 au ranking de la Fifa et celle positionnée 5ème, deux favoris parmi les favoris, ça promettait des étincelles. Ce choc était annoncé comme devant déterminer l’ordre d’arrivée … en tête de poule des deux équipes. Or, par la faute des Fennecs qui n’ont pas été à la hauteur des attentes, l’intérêt de ce match très attendu s’est quelque peu dégonflé. Il promet toujours certes, mais pour d’autres raisons. Pour les Algériens, ce sera une question de survie, loin de la lutte pour l’hégémonie attendue. Leur défenseur Mesbah l’a reconnu hier : leur avenir dans cette Can ne dépend plus d’eux. Ils peuvent même battre le Sénégal et ne pas passer au second tour. Aujourd’hui, ils supporteront donc le Zimbabwe qui, au même moment, affrontera la Tunisie à Libreville. Mais pas trop tout de même, puisque les Warriors peuvent bien leur souffler la deuxième place qualificative aux quarts de finale (Cf. l’article intitulé « Tout est encore possible »).

Et pour le Sénégal, ce « clasico africain », pour reprendre l’expression de Cissé le coach des Lions, il faudra le gagner parce que c’est important pour le capital confiance. Bien que qualifié avant cette troisième sortie, le Sénégal visera le sans-faute en matches de groupe face à « une bête blessée » et une équipe qui a de l’orgueil et qui a toujours su se battre lorsqu’elle était dos au mur. Huitième de finaliste du dernier Mondial au Brésil après avoir fait nul (0 – 0) avec l’Allemagne future vainqueur de l’épreuve et quart de finaliste de la dernière Can en Guinée équatoriale (après avoir sorti le Sénégal), éliminée par la Côte d’Ivoire qui avait été finalement couronnée, l’Algérie se consolerait au moins cette fois en se payant la crinière des Lions. Seulement, ces derniers n’ont nullement l’intention de « rigoler », selon Gana Guèye. Et ils se feront un immense plaisir de renvoyer à la maison des Algériens qui, il y a deux ans, à ce même stade de la Can en Guinée équatoriale, les avaient définitivement boutés hors de la course à la succession du Nigeria. Rien que pour cela, ce match vaudra le déplacement.

D’un de nos envoyés spéciaux B. Khalifa NDIAYE

C’est ce qu’a répondu, moqueur, un journaliste algérien interrogé par un autre sur la défense des Fennecs. « Il n’y a aucun barrage. Celui qui arrive passe », a-t-il ajouté. Méchant non ? En tout cas, c’est aux Lions de profiter de ces supposées largesses.

Encore moins de monde au stade de Franceville
On avait noté pour le déplorer l’absence de spectateurs au stade de la Rénovation de Franceville, lors des deux journées du Groupe B. Mais, les équipes domiciliées dans cette ville du Haut-Ogoué peuvent s’estimer heureuses. Hier, il y avait encore moins de monde sur les travées lors du match des « étrangers » Guinée Bissau – Burkina Faso qui jouaient d’habitude à Libreville. Il n’y avait que 4.052 spectateurs.

Rassemblés par B.K.N 

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