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Un amour de coup franc depuis la droite qui va se nicher dans la lucarne opposée à la 89ème mn. Alain Traoré a propulsé, samedi à Port-Gentil, les « Etalons » du Burkina Faso sur la 3ème marche du podium continental lors de la « petite finale ». Apparemment Paulo Duarte, le coach portugais du Burkina, tenait plus à cette médaille de bronze que son alter ego israélien d’en face. Avram Grant avait, en effet, considérablement fait tourner son effectif, là où le sélectionneur des « Etalons » avait fait confiance à l’essentiel de son groupe de base.

Malgré tout, la partie a été plutôt équilibrée, chacune des deux équipes ayant eu l’occasion de faire pencher la balance de son côté. Et c’est alors qu’on s’acheminait tranquillement vers les tirs au but (le règlement ne prévoyant pas de prolongations pour le match de classement pour la 3ème place) que le dénouement est survenu. Un missile aussi puissant que joli d’Alain Traoré est allé nettoyer proprement la lucarne gauche du portier ghanéen Richard Afori, l’un des 7 « nouveaux » alignés au coup d’envoi. C’en était fini des ambitions des « Black Stars » (si tant est qu’elles n’aient jamais existé) de décrocher le lot de consolation. A l’inverse, les Burkinabé le voulaient vraiment et l’on eu. Ils pouvaient jubiler, danser, exulter. Ils venaient de boucler la compétition, invaincus dans le jeu (ils ont perdu en demi-finale aux tirs au but face à l’Egypte). Et ont pris rendez-vous pour l’avenir. Il faudra désormais compter avec eux. Avis aux « Lions », leurs prochains adversaires en éliminatoires du Mondial « Russie 2018 », le 28 août à Dakar. Actuel leader du groupe D avec 4 points, « Etalons » du Burkina sont de sérieux prétendants au ticket de la qualification.

B. K. N.

Libreville : Paulo Duarte, le coach des Etalons du Burkina Faso, avait parlé de cette finale de la 3ème place comme du « match le plus difficile ». Il aurait pu dire « le match le plus inutile », puisque c’est celui que l’on vient disputer en trainant les pieds. Telle une corvée. Et ce n’est pas loin d’en être une. Puisqu’il est bien difficile de remotiver des joueurs qui ont été si près de disputer la finale avant de voir leur rêve fondre comme beurre sous le chaud soleil du Gabon. Pourtant, il faudra bien y parvenir. A moins d’aligner, comme c’est souvent le cas, les « coiffeurs » du bout du banc afin qu’ils puissent dire un jour « je n’y étais pas pour rien ; j’y ai participé ».

Ce soir à Port-Gentil, c’est le technicien qui parviendra à mieux réarmer psychologiquement ses troupes au moral en berne ou qui parviendra à tirer le maximum de ses remplaçants qui devrait remporter la médaille de bronze. Historiquement, c’est le Ghana qui s’est le mieux sorti de cette situation. Une fois il a disputé cette finale de consolation et il l’avait remporté à domicile en 2008 face à la Côte d’Ivoire (4 – 2). Une fois également, le Burkina Faso a été à cette étape, mais avait perdu en 1998 à domicile aux tirs au but (1 – 4) après un nul (4 – 4) contre la Rd Congo. Ce qui peut toutefois rassurer les observateurs, spectateurs et autres téléspectateurs, c’est que souvent dans cette petite finale il y a des buts comme s’il en pleuvait. Souhaitons qu’il en soit ainsi ce soir à Port-Gentil.

B. K. N.

Libreville : « Je n’ai pas toujours été chanceux avec les finales. Mais j’espère que je pourrai soulever la coupe avec ces joueurs extraordinaires que j’ai ». Plus de quinze ans après, l’Argentin Hector Cuper n’a pas oublié ses deux finales de Ligue européenne des champions perdues consécutivement en 2000 et 2001 avec le club espagnol de Valence. Le Real Madrid (3 – 0) puis le Bayern Munich (aux tirs au but) avaient brisé ses rêves. Mais, il espère que celle de cette année, en Can, avec l’Egypte, sera la bonne.

Cuper a d’ailleurs toutes les bonnes raisons du monde de croire en son étoile. Il est à la tête d’une équipe qui n’a plus perdu de match en phase finale de Can depuis son quart de finale de 2004 en Tunisie face à l’Algérie. Soit 24 matches avec la demi-finale remportée avant-hier contre le Burkina Faso. Un record absolu qu’il fera bien difficile de battre. Comme d’ailleurs celui de nombre de victoires (7), d’autant que les Pharaons sont à un match d’y ajouter un huitième titre continental. En plus, sans vraiment être « fantastiques » dans le jeu (pour reprendre le terme de Paulo Duarte, le coach vaincu du Burkina Faso), l’équipe d’Egypte a une extraordinaire capacité à faire déjouer ses adversaires et sait compter sur un réalisme qui donne froid au dos de ses adversaires. Au point que quelqu’un lui a demandé avant la demi-finale remportée face au Burkina Faso, s’il n’avait pas une parenté lointaine avec son compatriote Diego Simeone, l’entraîneur de l’Atlético Madrid…

Parenté ou pas, Hector Cuper entend briser sa spirale de défaites en finale. Surtout que son équipe d’Egypte, s’y connaît en finales pour avoir remporté les 3 dernières qu’elle a disputées dans cette compétition : en 2006 à domicile, en 2008 au Ghana et en 2010 en Angola. Depuis, les Pharaons n’étaient plus parvenus à se qualifier en phase finale. Pour leur retour sur la scène continentale, les voici en attente de jouer, dimanche à Libreville, une autre finale. La treizième de leur histoire. Et même ce chiffre 13, traditionnellement considéré comme porte-malheur, n’effraie pas Cuper. Il tient sa « grande finale », sa « finale spéciale » et n’entend pas fléchir. Quitte à encore tout bloquer pour miser sur ce réalisme froid de tueurs en série qui a jusqu’ici caractérisé son équipe. Même lorsqu’elle a été contrainte aux tirs au but, en demi-finale…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Libreville : Les Etalons du Burkina Faso voulaient venger leurs aînés battus en demi-finale de « leur » Can en 1998 à Bobo Dioulasso par l’Egypte et s’inviter à la finale de la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, dimanche à Libreville. Mais, les Pharaons ont réussi à s’imposer sans avoir sorti le grand jeu. Dans l’art de vaincre sans forcément bien jouer ou dominer leurs adversaires, les Egyptiens sont devenus les maîtres dans cette Can. Hier, ils l’ont encore démontré. Et sont prêts à disputer leur 13ème finale continentale. Leur coach argentin, Hector Cuper, refuse de parler de « chiffre porte – malheur » et espère donner à l’Egypte son 8ème titre africain. Les Pharaons sauront ce soir, à l’issue de la deuxième demi-finale de cette Can qui se disputera à Franceville, qui du Cameroun ou du Ghana, ils affronteront dimanche à Libreville pour le sacre final. Mais, ce sera forcément un remake puisque pour leurs deux derniers titres, ils étaient venus à bout du Cameroun (en 2008 au Ghana) et du Ghana (en 2010 en Angola). Depuis, les footballeurs du Nil ne s’étaient pas qualifiés à la phase finale. Pour un retour au plus haut niveau, celui-ci est vraiment fracassant.

B. K. N.

Libreville (Gabon) : En demi-finale de la 31ème Can de football disputée hier au stade de l’Amitié de Libreville, l’Egypte a battu le Burkina Faso à la série des tirs au but 4 à 3. A l’issue des 120 mn, le score était de 1 but partout. Mi-temps : 0 – 0 Buts : Mohamed Salah (65ème mn) pour l’Egypte ; Aristide Bancé (72ème mn) pour le Burkina Faso. Tirs au but : Ont marqué : Egypte : Ramadan, Hegazy, Salah, Warda. Burkina Faso : Alain Traoré, B. Diawara, Yago. Ont raté : Egypte : Bekhit, Burkina Faso : Hervé Koffi et Bertrand Traoré Carton jaune : Gad, Soliman (Egypte) ; Bertrand Traoré, Yago (Burkina)

Les équipes : Burkina Faso : Hervé Koffi, Steeve Yago, Bakary Koné, Nguimbé Nakoulma, Abdou R. Traoré (puis Banou Diawara, 80ème mn), Issoufou Bayo, Aristide Bancé (puis Alain Traoré, 102ème mn), Charles Kaboré (cap), Bertrand Traoré, Yacouba Coulibaly, Ibrahim Touré. Entraîneur : Paulo Duarte.

Egypte : Essam El Hadary (cap), Aly Mosaad, Ahmed Eissa (puis Omar Gaber, 106ème mn), Ibrahim Gad, Ahmed Hegazy, Ahmed Ibrahim, Tarek Hamed, Mohamed Ghaly Salah, Mahmoud Soliman (puis Amr Warda, 73ème mn), Abdallah Bekhit, Mahmoud Hassan (puis Ramadan Ahmed, 85ème mn). Entraîneur : Hector Cuper
Arbitres : Malang Diédhiou (Sénégal) assisté de ses compatriotes Djibril Camara et El H. Malick Samba.

Cette première demi-finale de la Can « Gabon 2017 » ne pouvait se décider qu’aux tirs au but entre deux équipes bien en place qui ont produit un jeu d’excellente qualité. Même si le Burkina Faso a mieux tenu le ballon et mieux combiné. L’Egypte a longtemps fait le dos rond, répliquant par à-coups, avant de prendre l’avantage par Salah (65ème mn) d’une superbe frappe depuis la droite qui est allée finir sa course dans la lucarne opposée. Les Pharaons croyaient avoir fait le plus dur, eux qui n’avaient jamais encaissé de but et qui avaient fait la différence à chaque fois qu’ils ouvraient le score. Mais les Etalons ont de la ressource et réussissent à faire la jonction par Bancé, 7 mn plus tard. Ils auraient même pu s’éviter les prolongations si le portier vétéran El Hadary (44 ans) n’avait pas sorti un arrêt-réflexe dans le temps additionnel. Et éviter les tirs au but si au bout des prolongations, le génial slalom de Bertrand Traoré ne s’était pas heurté au mur égyptien. La « loterie » était donc incontournable. A ce jeu, l’Egypte pourtant mal partie avec l’essai raté de Bekhit, a été remise en selle par la 4ème tentative, ratée par Koffi, le portier des Etalons du Burkina. Et comme Bertrand Traoré a manqué le sien, l’Egypte s’ouvrait, ainsi, les portes de la finale. Et d’une 8e couronne.

Le mot des entraineurs :

Hector Huper (Egypte)  « Nous savions que ce serait difficile »
 « Nous savions dès le début que ce serait un match difficile pour nous car le Burkina a une bonne équipe, avec des joueurs physiques et rapides. Ils nous ont dominés la plupart du temps, surtout en 2ème mi-temps et se sont créé beaucoup d’occasions. Nous, nous étions fatigués, il nous fallait donc attendre les tirs au but où tout peut arriver. Cette finale sera très spéciale pour moi. J’ai un groupe de joueurs impliqués et déterminés. Un bon groupe qui va tout faire pour remporter ce trophée ».

Paulo Duarte (Burkina Faso) « Quelqu’un ne nous a pas laissés gagner »
« Je dois féliciter mes joueurs qui ont fait un championnat extraordinaire et développé un jeu fantastique. Mais aujourd’hui, quelqu’un ne nous a pas laissés gagner. En première mi-temps, à un contre un, un défenseur égyptien fait une faute de main. Non seulement l’arbitre ne siffle pas le penalty, mais il ne sort même pas son carton jaune. C’est donc l’Egypte qui passe. C’est une bonne chose puisque le foot africain a besoin d’une équipe d’une telle qualité. Mais si quelqu’un devait gagner dans le match, c’est le Burkina. Nous avons bien lu le jeu adverse, bien compris leur style. Nous avons fait un match intelligent. J’ai toujours cru que nous pouvions gagner le trophée, car mon équipe a été meilleure à chaque sortie. Je suis triste, mais on va relever la tête ».

Recueillis par B. K. N.

La théorie des Cercles concentriques a marqué les débuts de la marche de l’Unité africaine. Aux premières heures de la création de l’Organisation de l’unité africaine (Oua), les pères fondateurs voulaient aller vers une unité des pays africains comme les Etats-Unis d’Amérique. Certains pensaient y aller vite, d’autres comme Senghor demandaient de passer d’abord à ce qu’ils appellent l’intégration par blocs régionaux. La fameuse théorie des Cercles concentriques. Pour cette 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, les demi-finales ont semblé répondre à cette théorie des blocs régionaux. Presque chacun d’eux a un représentant dans le carré d’as. Ce qui fait un bon équilibre régional sur les équipes qui sont susceptibles de monter sur le podium de la plus grande compétition sportive africaine. Une telle représentation qui sans doute ne va faire mal à personne. En dehors de la zone géographique de l’Afrique australe et de l’Est, toutes les autres sont présentes dans les demi-finales avec une bonne représentation, presque comme toujours, de l’Afrique de l’Ouest à laquelle appartiennent le Ghana et le Burkina Faso. Cette zone géographique semble abriter les meilleures équipes du continent africain en matière de football. Déjà lors de l’édition précédente, les deux finalistes, Côte d’Ivoire et Ghana, venaient de là-bas. Cette fois-ci, elle a une chance aussi de rééditer l’exploit si ses deux représentants en demi-finale, le Ghana et la Burkina, passent les obstacles de l’Egypte qui porte les espoirs de l’Afrique du Nord et le Cameroun qui représente l’Afrique centrale. Ce partage un peu équitable des places dans cette dernière phase de la compétition, montre que le football se joue dans toutes les parties du continent et qu’aucune zone n’a pas une si telle suprématie comme c’était le cas, il y a quelques années, sur les compétitions africaines des clubs. Ces compétitions ont été pendant longtemps sous la coupe des clubs maghrébins et égyptiens avant de descendre tout doucement vers l’Afrique subsaharienne. La Can aussi, après une domination pharaonique de l’Egypte, qui détient le record absolu avec 7 titres dont éditions successives (2006, 2008, 2010), semble s’équilibrer. Pour l’instant.....

Par Oumar NDIAYE

Les quarts de finale ont débuté à la Coupe d’Afrique des nations 2017. A Libreville, le premier s’est disputé entre le Burkina Faso et la Tunisie.

Devant 10 015 spectateurs, ce sont les Etalons qui l’ont emporté sur le score de 2-0. Pour la première fois dans sa carrière, Paulo Duarte, l’entraîneur portugais, emmène les Burkinabè en demi-finales de la CAN.

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Source : Rfi.fr

"Le Soleil Online" en partenariat avec France Médias Monde

Dans le second match du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations de football, Lions indomptables du Cameroun et Etalons du Burkina Faso se sont quittés sur le score d’un but partout.

Alors que le Cameroun semblait filer tout droit vers son premier succès de la compétition après le joli coup franc transformé par Moukandjo à la 35e minute (1-0), Issoufou Dayo permet au Burkina Faso de recoller au score de la tête, suite à un corner à la 75e minute (1-1).

Dans ce groupe A de Libreville, les quatre prétendants aux deux places pour les quarts de finales comptent le même nombre de point (1 pt) à l’issue de la première journée de la compétition.

Les résultats de la journée :
Gabon 1-1 Guinée-Bissau (Buteurs : Aubameyang (Gabon) Soares (Guinée-Bissau)
Burkina Faso 1-1 Cameroun - Buteurs : Dayo (Burkina Faso), Moukandjo (Cameroun)

@lesoleilonline

La liste des 23 joueurs du Burkina Faso a été rendu publique hier, en vue de la Can-2017 (14 janvier-5 février) au Gabon. Le sélectionneur Paulo Duarte, a retiré de la pré-liste de 25 publiée le 21 décembre les défenseurs Ernest Congo (Izk Khemisset/Mar) et Issoumaïla Lengani (Happoel Ashkelon/Isr). En revanche le milieu de Terrain Blati Touré (Omonia Nicosia/Chyp) appelé pour la première fois a été retenu avec les cadres habituels, les frères Alain et Bertrand Traoré, Aristide Bancé, Jonathan Pitroïpa ou encore Charles Kaboré, le capitaine de la sélection.

Deux joueurs locaux figurent également dans le groupe, Aboubacar Sawadogo (Rc Kadiogo) et Yacouba Coulibaly (Rc Bobo). Les Etalons ont débuté le 27 décembre un stage de préparation de douze jours à Marrakech (Maroc). Ils ont perdu (0-1) leur premier match amical mercredi  face à la sélection A’ du Maroc. Ils livreront aujourd’hui un deuxième match amical contre le Mali également qualifié pour la Can.  Ils rejoindront ensuite directement Libreville, leur camp de base, pour une “acclimatation” d’une semaine avant le début de la compétition. Le Burkina Faso évoluera dans le groupe A avec le Gabon, le Cameroun et la Guinée Bissau.

La liste des 23 joueurs:      
Gardiens de but: Moussa Germain Sanou (Beauvais/D2/Fra), Hervé Koffi (Asec Mimosas/Civ) Aboubacar Sawadogo (Rc Kadiogo/Bur)     
Défenseurs: Patrick Malo (Smouha/Egy), Issoufou Dayo (Rc Berkane/Mar), Bakary Koné (Malaga/Esp), Issouf Paro (Santos/Rsa), Steeve Yago (Toulouse Fc/Fra), Souleymane Kouanda (Asec Mimosas/Civ) Yacouba Coulibaly (Rc Bobo/Bur)  
Milieux: Charles Kaboré (Krasnodar/Rus), Préjuce Nacoulma (Kayserispor/Tur), Alain Traoré (Kayserispor/Tur), Bertrand Traoré (Ajax Amsterdam/PB), Cyrille Bayala Sheriff Tiraspol/Mda), Bakary Saré (Moreirense/Por), Blati Touré (Omonia Nicosia/Chyp), Adama Guira (Lens/Fra), Abdoul Razack Traoré (Karabuspor/Tur), Jonathan Zongo (Almeiria/Esp) 
Attaquants: Jonathan Pitroïpa (Al Nasr/Eau), Aristide Bancé (Asec Mimosas/Civ), Banou Diawara (Smouha/Egy)

AFP

« La poule la plus faible », « la poule la plus déséquilibrée » ! Que n’a-t-on pas entendu à propos de ce Groupe A de la 31ème Can de foot, au lendemain du tirage au sort des matches ? Il est vrai que c’est la seule poule à n’avoir qu’un ancien champion d’Afrique, le Cameroun (quatre fois plutôt qu’une d’ailleurs). Mais, faut-il pour autant prendre les autres composantes comme quantité négligeable ? Certainement pas.

A commencer par la Gabon, pays hôte de la compétition. Après avoir passé pour la première fois de son histoire le cap du premier tour en 2012, lors de la Can co-organisée avec la Guinée équatoriale, les Panthères rêvent d’aller encore plus loin, cette fois que, comme un grand, leur pays accueille tout seul l’épreuve. Les Gabonais peuvent pour cela compter sur leur arme offensive n°1, Pierre Emerick Aubameyang. Le meilleur joueur de la Bundesliga allemande de la saison passée et dernier Ballon d’or africain couronné aura la lourde mission de conduire ses troupes au succès. Mais en changeant d’entraîneur à quelques semaines du coup d’envoi de « leur » Can, les Gabonais ne se sont certainement pas mis dans les meilleures conditions de bien préparer le rendez-vous continental.

Le technicien espagnol Camacho aura-t-il le temps d’imprimer sa marque, de faire passer son message et d’huiler tous les rouages ? On aura un début de réponse dès le 14 janvier à Libreville, lorsqu’en match d’ouverture, les Panthères croiseront le néophyte bissau-guinéen.

La Guinée-Bissau ! Gare à tout adversaire qui la regarderait de haut ! Les Djurtus (ou lycaons, sorte de loups à la fourrure tachetée) ont beau être le grand débutant de cette Can, ils n’en ont pas moins des arguments à faire valoir. Demandez plutôt au Kenya, au Congo et surtout à la Zambie, championne d’Afrique en 2012, qu’ils ont laissés sur le carreau. Les joueurs du coach Baciro Candé se sont même payé le luxe de s’être qualifiés avant même la fin des éliminatoires. C’est la preuve que cette équipe a des arguments à faire valoir. Et comme nul ne s’attend à la voir bousculer la hiérarchie, elle n’en sera que plus dangereuse.

On peut en dire autant du Burkina Faso. Car, les Etalons sont autant capables de superbes chevauchées que sujets à d’inquiétants passages à vide. Ainsi, lors des deux dernières éditions de la Can, ils sont passés de finalistes malheureux (devant le Nigeria en 2013 en Afrique du Sud) à bons derniers en 2015 en Guinée équatoriale. Mais, Alain Traoré, Jonathan Pitroipa et les leurs semblent avoir repris du poil de la bête depuis. Ne mènent-ils pas le classement du Groupe de qualification au Mondial 2018 qu’ils partagent avec … le Sénégal ? C’est la preuve que les Burkinabè promettent d’être de sérieux clients. Avec un groupe de performance qui n’a pas trop évolué ces dernières années, le Burkina peut se prévaloir d’une homogénéité qui pourrait faire défaut à beaucoup d’équipes.

Mais, il faudra à toutes ces trois équipes être au mieux de leur forme pour empêcher le Cameroun d’écraser de sa toute puissance cette Poule A basée à Libreville. Pour cause, même lorsqu’ils souffrent lors des éliminatoires, les Lions indomptables ne portent mieux leur surnom qu’en phase finale. Redoutables compétiteurs, Vincent Aboubakar et ses potes doivent commencer à trouver le temps trop long depuis le quatrième et dernier sacre continental de leur équipe (en 2002 au Mali, contre … le Sénégal, après 1984, 1988 et 2000). Et voudront renouer avec la gloire avant d’accueillir la compétition dans deux ans.

B. K. N.

La question : Les Lycaons, chasseurs ou gibiers ?
D’ordinaire les Djurtus sont de redoutables chasseurs qui évoluent généralement en groupe. Mais ces lycaons bissau-guinéens débarquent sur un terrain inconnu : la Can de foot qu’ils disputent pour la première fois. Alors, ils pourraient bien passer pour le … gibier à traquer et à dompter pour les 3 autres équipes du Groupe A de Libreville. Attention cependant : ils ont de qui tenir. Il y a quatre ans, lors de la Can sud-africaine, les Requins bleus du Cap-Vert avaient fait une entrée fracassante par le toit du football continental des Nations. Pour une première participation, en effet, les Insulaires avaient été jusqu’en quarts de finale (éliminés par le Ghana) et avaient émerveillé l’Afrique par leur football chatoyant et efficace.

Les Bissau-guinéens chercheront donc à imiter leurs cousins lusophones avec qui ils ont une longue histoire commune. Et avec qui ils ont également longtemps fait équipe pour lutter contre la colonisation portugaise. Pour des raisons d’émulation, ils se surpasseront pour au moins égaler leurs parents insulaires. On aura un aperçu de ce qu’ils valent d’entrée puisqu’ils lancent la compétition, le samedi 24 janvier, face au pays hôte. Pour un test, c’en est vraiment un.

B. K. N.

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