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Cheikh Ndoye qu’on a découvert dans un inhabituel rôle de défenseur central, lundi face à l’Algérie, devrait retourner dans son club d’Angers (L1 française) après la Can. Alors que son départ pour d’autres cieux dès cet hiver semblait acté, le milieu de terrain sénégalais a refusé la seule offre qui lui a été faite : le Paok Salonique en Grèce. Du coup, le Rufisquois pourrait bien aller au bout de son contrat avec le Sco, en juin prochain.

Retraite : A 31 ans seulement et au bout de 89 sélections, Salomon Kalou l’attaquant international ivoirien du Hertha Berlin (Bundesliga) a décidé de passer la main. Sacré champion d’Afrique en 2015 avec les Eléphants, Kalou quitte le terrain sur une peu glorieuse élimination dès le premier tour à cette Can 2017.

Le Maroc qui élimine la Côte d’Ivoire tenante du titre, la Rd Congo qui limite les ambitions du Togo de Claude Le Roy et d’Emmanuel Adebayor, Salomon Kalou qui annonce sa retraite internationale ; le groupe C de cette 31e édition de la coupe d’Afrique des nations « Gabon 2017 » a été bien secoué à l’issue de ses matches de la 3e et dernière journée. Le coup de tonnerre est venu du match au sommet qui s’est déroulé à Oyem entre le Maroc et la Côte d’Ivoire ; deux équipes dont le cordon ombilical était Hervé Renard, actuel entraîneur des Lions de l’Atlas, et ancien entraîneur des Eléphants qu’il avait conduits à leur second sacre, en 2015 en Guinée équatoriale, après le premier remporté en 1992 au Sénégal.

C’est par l’expérience de ce technicien français, véritable « faux frère » des Eléphants, que le Maroc a pris une belle option, en se qualifiant en quarts de finale, laissant le champion en titre sur le carreau. Une douche froide pour l’équipe venant de la lagune Ebrié même si, au vu de son parcours chaotique en éliminatoires de cette Can, cette élimination n’est pas une grosse surprise. En effet, dans le groupe I qu’elle partageait avec le Soudan et la Sierra Leone (le Gabon complétant en tant que pays organisateur, mais dont les matches n’étaient pas comptabilisés), la Côte d’Ivoire s’en était sortie in extremis, avec une victoire et trois nuls, bénéficiant même des largesses de l’arbitrage pour ne pas se faire recaler par la Sierra Leone.

Mais comme des chasseurs qui vont à la chasse la fleur au fusil, les Ivoiriens s’étaient engagés dans cette phase finale en oubliant peut-être qu’ils n’avaient presque plus leurs cadres qui leur avaient permis de remporter le trophée continental en 2015, soit 23 ans après leur premier sacre en terre sénégalaise. Ces Eléphants n’étaient plus la même équipe après la retraite de plusieurs cadres dont Yaya et Kolo Touré, mais aussi le forfait pour cause de blessures d’autres comme Gervinho. Des pièces maîtresses qui manquaient dans le dispositif ivoirien et dont les absences ont pesé lourd dans la balance à Oyem, lieu de leurs matches. Car, après les nuls décrochés difficilement face au voisin togolais (0-0) et la Rd Congo (1-1), le pire est venu du Maroc dans le choc au sommet. Chacun avait besoin d’une victoire pour se qualifier, mais Hervé Renard qui avait permis à la Côte d’Ivoire de remporter le titre continental, avait changé de bord pour se situer du côté de la Méditerranée. Le « faux frère » s’est bien joué de ses anciens joueurs avec le plan anti-ivoirien mis en place et qui a fonctionné à merveille. Un bijou d’Alioui, entré à la place de Bouhaddouz avant la pause, qui se logeait en pleine lucarne, envoyait le Maroc dans la voie de la qualification dès la 65e minute de jeu. Et comme un malheur vient rarement seul, voilà qu’à l’issue de ce match que Salomon Kalou (31 ans) annonce son retrait de la sélection nationale après 89 capes, 6 phases finales de Can et 29 buts marqués.

Ainsi, après Drogba, Yaya et Kolo Touré, Copa Barry et autres Didier Zokora « Maestro », c’est un autre cadre de la sélection ivoirienne qui raccroche les crampons avec les Eléphants. Pour en revenir à l’équipe marocaine, il faut noter qu’elle avait pourtant mal démarré sa compétition en enregistrant une défaite d’entrée (0-1) face à la Rd Congo, mais s’était, par la suite, bien reprise en alignant deux succès de rang devant le Togo (3-1) et…la Côte d’Ivoire (1-0). Une qualification à laquelle les Lions de l’Atlas n’avaient plus goûté plus depuis l’édition de 2004 en Tunisie à l’issue d’un match mémorable contre le pays organisateur.
Les Congolais, eux, ont lancé un signal fort à leurs futurs adversaires. Car comme en 2015, en Guinée équatoriale où ils s’étaient en demi-finale et remporté la 3e place devant le pays organisateur, ils sont sur le chemin de rééditer un tel exploit.

En effet, en trois sorties, l’équipe de Florent Ibengue n’a pas connu la défaite. Une victoire d’abord devant le Maroc, un nul (0-0) ensuite face à la Côte d’Ivoire et enfin une victoire éclatante (3-1) sur le Togo qui installe le Congo sur la première place et lui ouvre donc largement les portes des quarts.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Assistera-t-on aujourd’hui au deuxième coup de théâtre de la 31ème Can ? Il se pourrait bien, en effet, que deux jours après l’élimination du Gabon, pays organisateur, dans le Groupe A, le champion en titre, la Côte d’Ivoire, prenne la porte de sortie. Pour cause, après deux journées, les Eléphants occupent une inquiétante 3ème place du Groupe C (2 points) et devront nécessairement vaincre le Maroc (2ème avec 3 points) ce soir à Oyem s’ils ne veulent pas voir la course à leur succession se poursuivre sans eux. Une mission d’autant plus ardue que les Ivoiriens retrouveront face à eux Hervé Renard, le coach qui les avait conduits au sacre il y a deux ans, en Guinée équatoriale. Or, celui-ci a démontré au tour précédent contre son ex-mentor, celui qui l’a introduit en Afrique, Claude Le Roy (et le Togo battus 1 – 3) qu’il n’était point nostalgique et savait avancer sans regarder derrière. Et que, ce ne sont pas les sentiments qui l’étouffent.

Cependant, l’erreur à ne pas commettre serait d’enterrer les Eléphants avant de s’être payé leur trompe. Car, les Ivoiriens ne sont pas forcément des adeptes de départs en trombe. Il y a deux ans, ils avaient connu la même entame poussive, avec déjà deux nuls d’entrée, avant de monter en régime pour finalement décrocher leur deuxième titre après celui de 1992 à Dakar.

Certes l’équipe actuellement coachée par Michel Dessuyer est moins talentueuse que sa devancière championne d’Afrique, mais elle n’est pas moins fière. Une réaction d’orgueil est donc à prévoir de Serey Dié et ses partenaires face aux Lions de l’Atlas qui se sont superbement relancés aux dépens du Togo après leur défaite d’entrée contre le Rdc (0 – 1).

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Oyem, au Nord du Gabon, sera le théâtre, aujourd’hui à partir de 16 heures, d’un intéressant Côte d’Ivoire – Rd Congo pour lancer la 2ème journée du Groupe C de la 21ème Can de foot. Et pour cause, les Eléphants, champions d’Afrique en titre, avaient été chahutés pour leur entrée en matière (0 – 0) par le Togo pourtant qualifié in extremis à cette compétition. C’est justement ce qui rendra Serey Dié et ses partenaires encore plus dangereux. Ils voudront justifier leur rang pour ne pas se mettre dans une situation délicate, avant la dernière journée où ils feront face au Maroc. D’ailleurs, leur coach, Michel Dessuyer, a annoncé la couleur pour aujourd’hui. « Il va falloir attaquer ce match avec un état d’esprit plus conquérant ». Les Léopards sont avertis, eux qui n’ont d’autre ambition que de signer un deuxième succès (après leur victoire d’entrée face au Maroc, 1 – 0). Ainsi, ils s’ouvriraient les portes des quarts de finale. Les hommes du coach Florent Ibengue n’ont d’ailleurs pas oublié qu’il y a deux ans, ce sont leurs adversaires du jour qui les avaient privés d’une finale de Can. Ils voudront donc se payer la trompe des Eléphants, histoire de les écarter définitivement de la course à leur propre succession.

Comme quoi quand le médaillé d’or et le médaillé de bronze de la dernière Can se croisent en match de groupe, cela ne peut faire que des étincelles. Surtout dans la configuration actuelle après une journée où la Rdc avait été la seule équipe à s’être imposée dans le Groupe C.

Le groupe C basé à Oyem au nord du Gabon a la particularité de ne regrouper que des équipes francophones. Mais surtout, il promet de belles oppositions entre « sorciers » blancs et local autour d’un feu (forcément géant) à cuire des Eléphants. Car, logiquement, la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, est le favori naturel. Ce qu’il sera peut-être assez compliqué de démontrer sur le terrain. D’abord parce que les Eléphants ne sont plus aussi souverains qu’il y a deux ans, lorsque conduits par un Yaya Touré au sommet de son art, ils avaient rectifié une grosse hérésie. En effet, malgré un potentiel à nul autre pareil sur le continent, la Côte d’Ivoire peinait à décrocher un deuxième titre africain après celui de 1992 à Dakar. On avait alors parlé de « gâchis », de « génération maudite » en référence aux Drogba, Zokora et autres Eboué toujours donnés favoris mais jamais couronnés.

Jusqu’à la dernière Can en Guinée équatoriale où pas grand monde ne misait sur les Ivoiriens. Et là, ils avaient surpris tout le monde. Mais pour cette Can, ils ont failli passer à la trappe et ont même bénéficié d’un arbitrage scandaleux pour écarter la surprenante équipe de Sierra Leone. Alors, sans Yaya (retraité) ni Gervinho (blessé), la question se pose de savoir si les Eléphants seront aussi tranchants à défaut d’être séduisants ?

Ils peuvent, en tout cas, compter sur leurs adversaires de groupe pour leur compliquer sérieusement la tâche. A commencer par la Rd Congo, troisième en 2015 en Guinée équatoriale et qui rêve de renouer avec sa gloire perdue des années du Zaïre. Le coach des Simbas, le futé Florent Ibengué, n’a pas oublié que le chemin de ses troupes s’était achevé en demi-finale il y a deux ans face à … la Côte d’Ivoire (1 – 3). Et comme la revanche est un plat qui se mange froid, les Congolais promettent d’être un appétit féroce.

Pareil pour les Lions de l’Atlas du Maroc. Exclus de la précédente Can pour n’avoir pas voulu abriter la compétition pour cause de risque d’Ebola, les Chérifiens se sont empressés dès la levée de leur suspension de décrocher leur billet pour « Gabon 2017 ». Première équipe qualifiée sur le terrain, le Maroc débarquera en conquérant. D’autant que pour conduire ses destinées, il y a « un homme qui sait comment gagner la Can ». Le technicien français Hervé Renard a, en effet, la particularité d’avoir remporté deux des trois dernières éditions. En 2012 au … Gabon avec la Zambie et en 2015 en Guinée équatoriale avec la Côte d’Ivoire. Son objectif sera de réussir une inédite passe de trois avec trois sélections différentes. Ce qui en ferait le roi de tous les « sorciers blancs » ayant jamais exercé sur le continent.

Que dire donc du Togo ? Simplement qu’il faudra s’en méfier comme de la peste. D’abord parce que les Eperviers ont réussi une fin de parcours des éliminatoires de haut vol, fonçant à tire-d’aile sur l’une des deux places de meilleur deuxième qu’ils ont enlevé in extrémis. Ensuite parce qu’ils ont pour coach un certain Claude Le Roy qui connaît la Can comme s’il l’avait portée sur les fonts baptismaux. Un record de 8 participations pour … seulement un titre en 1988 au Maroc, avec le Cameroun. Le ratio est bien faible pour le précurseur des « Sorciers blancs » sur le continent africain. Il est temps pour lui de sortir un de ses tours qui ont fait sa réputation en Afrique. D’autant que le Togo est la seule équipe de ce Groupe C à n’avoir jamais goûté à un succès continental.

La question : Comment Hervé Renard fera-t-il face à son passé ?
Lors de la Can 2008 au Ghana, toujours dans l’ombre de Claude Le Roy, alors coach des Black Stars, se tenait un gaillard aux cheveux blonds, au regard perçant et au sourire facile. Hervé Renard a été un adjoint studieux et attentionné. Quatre ans plus tard, le technicien français explosait à la face du monde. A la tête des Chipolopolo de Zambie, il enleva son premier trophée au Gabon aux dépens de la … Côte d’Ivoire. La preuve, en 2015, il cassa le « sortilège » qui semblait poursuivre les Eléphants de Côte d’Ivoire depuis leur victoire en terre sénégalaise, en 1992. Là, c’est sûr, un « sorcier blanc » venait de naître. Il a même dépassé son maître, Claude Le Roy qui ne compte qu’un sacre en Afrique en 1988 avec le Cameroun. Et c’est justement face à ce maître aujourd’hui coach du Togo, qu’il aura encore à faire ses preuves lors de cette Can. Pour une première confrontation directe entre les deux techniciens, il sera intéressant de voir comment s’en sortira l’élève face à celui qui lui a mis le pied à l’étrier africain.
 
Intéressantes également devraient être les retrouvailles entre ce même Hervé Renard et les Eléphants de Côte d’Ivoire qu’il a conduits au sacre il y a deux ans en Guinée équatoriale. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’alors qu’il vise un inédit troisième titre avec une troisième équipe africaine, Hervé (qui ne s’appelle pas pour rien) Renard a quelques bonnes idées sous sa crinière blonde.
 
B. K. N.

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