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Il est désormais entré dans le cercle des « Sorciers blancs » qui viennent se faire une publicité en Afrique. Quand la Fédération camerounaise de football avait jeté son dévolu sur cet inconnu, il y a un an, en février 2016 précisément, ils étaient bien nombreux, ceux-là qui pensaient que les autorités fédérales du pays manquaient d’ambition. Mais, au terme de sa première expérience, le Belge a fait l’unanimité dans le pays d’un certain Roger Milla. En effet, avec la victoire inattendue des Lions indomptables en finale de la Can 2017, dimanche, contre l’Egypte (2-1), l’ancien défenseur d’Anderlecht savoure sa revanche sur le monde du football. Hugo Broos a fait mieux que son prédécesseur, l’Allemand Volker Finker.
C’est l’histoire d’un Belge qui arrive au Cameroun et un an après, il gagne la Coupe d’Afrique des Nations. Hugo Broos est, en effet, devenu, dimanche, le premier sélectionneur belge à coucher son nom dans le livre d’or de la biennale du football africain. Avec la victoire des Lions indomptables en finale contre l’Egypte (2-1), c’est aussi l’histoire d’un homme de 64 ans, ancien défenseur d’Anderlecht et des Diables rouges, qui prend humblement sa revanche contre celles et ceux qui l’avaient oublié, à peu près tout le monde.
Blanchi sous le harnais. 

« Cela m’étonne un peu de voir qu’aujourd’hui, tout le monde loue mes qualités en Belgique », a d’ailleurs déclaré dans le journal flamand, Nieuwsbald, l’ancien joueur blanchi sous le harnais, mais svelte comme un jeune homme, les yeux clairs et rusés qui semblent éclairer un éternel petit sourire ironique. « Mes qualités étaient encore remises en doute il y a peu. Cela fait d’ailleurs des années que je n’ai pas reçu ma chance. Personne ne me contacte. On m’a déjà dit que j’étais trop vieux, ou trop cher, alors que durant ces six dernières années, personne ne m’a demandé ce que je voulais comme salaire », a ajouté celui qui vient de rejoindre le cercle des Européens sans grade que l’Afrique tire soudain de l’anonymat.

Arrivé en février 2016 à la tête d’une sélection qui n’avait pas gagné de match en phase finale de la Can depuis 2010, le natif de Humbeek a immédiatement été plongé dans les joies du marigot camerounais : presse intraitable, éternelles bisbilles joueurs/fédération sur le montant des primes, sans oublier les rodomontades de Roger Milla sur le thème du « c’était mieux de mon temps ».

« On ne m’a pas donné ma chance »
« Ce n’est pas agréable, certainement pas », assure Broos, critiqué jusqu’au début de la Can. Je n’ai pas compris pourquoi au début on ne m’a pas donné ma chance. Un journaliste doit être critique mais il faut rester correct. Et la correction n’était pas toujours là. »

Flegmatique, Broos a résisté aux assauts venus de toutes parts en restant fidèle à lui-même : « Je fais à ma manière. Si cela ne réussit pas, tant pis pour moi. Mais je pense qu’aujourd’hui, cela a réussi », savoure le technicien belge qui a révélé de jeunes talents lors de cette 31e édition de la biennale du football africain. Au chômage depuis plusieurs années, le Belge a su constituer un groupe avec des joueurs pour la plupart inconnus, pour parer aux défections de sept cadres, qui doivent se mordre les doigts de n’être pas venus au Gabon.
Alain Giresse, Hervé Renard, voire un nouveau retour de Claude Le Roy, on voyait plutôt très classiquement l’un de ces Français, de préférence avec une expérience en Afrique, pour remplacer l’Allemand Volker Finke début 2016 à la tête du Cameroun. Mais la Fédération a dribblé tout le monde. En bien que critiqué pour leur choix, les fédéraux camerounais ont raison sur tous.

Les joies de l’expatriation
Difficultés financières de la Fédération, dans un pays qui connaît comme le reste de l’Afrique centrale un ralentissement de son économie ? Toujours est-il que le choix des dirigeants s’est porté sur un entraîneur belge (Fc Bruges, Excelsior Mouscron, Anderlecht, Genk...), qui avait découvert sur le tard les joies de l’expatriation, avec de brèves expériences de clubs en Turquie, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’en Algérie à la JSK où il ne reste que quelques mois. « Evidemment, la pression est peut-être un peu plus forte ici, dans ce grand pays. Mais vous êtes habitué à cette pression lorsque vous avez entraîné des clubs en Belgique comme Anderlecht ou le Fc Bruges », a-t-il insisté, sans convaincre grand monde à l’époque.

Avec deux matches nuls initiaux contre l’Afrique du Sud, Broos met en place sa méthode : faire tourner les joueurs, miser sur le collectif plutôt que sur des fortes individualités, donner leur chance à des nouveaux venus comme Christian Bassogog (Aalborg/Danemark), désigné meilleur joueur du tournoi alors qu’il n’a été sélectionné pour la première fois qu’en novembre dernier.

Sur les coups de 22h00 ce dimanche à Libreville, le sexagénaire a couru comme un gamin pour venir partager la joie de ses joueurs sur le stade de l’Amitié. La revanche des Lions, qui commençaient à subir le désamour de tout un pays, est aussi celle qu’il prend sur son propre parcours.

Le Monde et AFP

Les Camerounais de Dakar ont célébré en liesse le titre de champion d’Afrique de leur sélection nationale. A l’ambassade de leur pays où ils s’étaient retrouvés, le stress a fait place à la joie dans les ultimes minutes du match.

A l’ambassade du Cameroun à Dakar, la salle de conférence a paru petite pour recevoir le monde venu suivre l’affiche de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2017 entre les Lions indomptables et les Pharaons d’Egypte. Pour le dernier match de la compétition, les Camerounais de Dakar se sont donné rendez-vous à leur chancellerie. En couple ou par petits groupe, ils s’installent. On discute du surprenant parcours de la sélection nationale que personne n’attendait à ce stade du tournoi. « C’est déjà bluffant de les voir arriver en finale. Le reste n’est que du bonus », estime Jean Alfred, qui porte le maillot des Lions indomptables pour l’occasion.  L’ambassadeur Jean-Koé Ntonga, écharpe autour du coup, l’air confiant, prend le temps de serrer la main à toute la salle avec un petit mot de bienvenue. « Nous sommes heureux de vous accueillir chez vous pour suivre avec nous la finale. Le football est un facteur d’intégration, d’amitié et de coopération », dira-t-il dans son discours. Ces mots ont leur sens car on retrouve dans le public des Sénégalais, des Cap-Verdiens, des Japonais, des Ivoiriens entre autres.

Frayeur d’entrée
L’heure du match approche, la salle se fait plus silencieuse. L’entrée du 11 camerounais, conduit par Moukandjo suscite d’intenses applaudissements. « Allez Moukandjo ! », lance-t-on dans la salle. Après deux minutes de jeu, la panique s’empare des supporters. Profitant d'une erreur de marquage, Salah, celui que tous les Camerounais redoutent, sert Saïd sur la droite de la surface. L'Egyptien frappe du pied droit sans contrôle. Mais Ondoa sauve ! Dans la salle, on manque de compliments pour le jeune gardien des Lions indomptables, une des révélations du tournoi. « On a eu chaud ! », « Merci Ondoa ! », « Tu es le meilleur Ondoa », hurlent-ils. Mais 20 minutes plus tard, son erreur d’appréciation de la frappe du plat du pied d’El Neny permet aux Egyptiens d’ouvrir le score. Douche froid dans la salle. Dans un silence de cathédrale, on cherche à savoir comment le gardien a pu négliger de bien fermer son premier poteau.  « Ça va aller ! » « Pas d’inquiétude », lancent les plus confiants.
Lorsque les soigneurs ont évacué le défenseur Adolphe Teikeu à la demi-heure de jeu, toute la salle a applaudi à l'unisson pour marquer tout le respect voué à ce teigneux de l’arrière garde camerounaise. Son remplaçant Nicolas Nkoulou, même s’il joue derrière, redonne confiance aux fans. Avec les assauts de Faï et les coups de pieds arrêtés de Moukandjo, le Cameroun essaie de recoller au score, mais sans succès.

« Rien n’est encore joué »
La mi-temps est sifflée. Alors que des supportrices s’activent à servir des boissons et un casse-croûte, on garde confiance tout en essayant de comprendre ce qui ne marche pas. « Rien n’est encore joué. Dans une finale tout reste possible jusqu’au coup de sifflet final », dit Jean-Yves Obama déjà comblé de voir le Cameroun sans star aller jusqu’en finale. « Cette année, c'est l'année du Cameroun », conclut-il, sûr de lui.

Le match reprend. Le Cameroun est plus entreprenant, se créant quelques occasions avec Benjamin Moukandjo et Christian Bassogog. Mais dans la salle, on se ronge les ongles et écarquille les yeux. Chaque centre ou frappe soulève la foule. Mais la maladresse des attaquants les fait regagner leur siège. Le but de Nkoulou à l’heure de jeu met une ambiance indescriptible dans la salle. On se congratule et se serre dans les bras. Jean-Yves court dans tous les sens et partage sa joie. Libérés, les supporters entonnent une chanson avec pour refrain : « Dans la sauce ! », Destination finale de tous les adversaires du Cameroun dans cette Can. Au moment où tout le monde commençait à songer aux prolongations, Vincent Aboubakar d’un contrôle de la poitrine, lobe Gabr, avant d'enchaîner avec une demi-volée du pied droit qui trompe le doyen El-Hadary. Les Camerounais exultent et les coups sur toutes les surfaces résonnent au rythme des cris de joie d'une foule en liesse. Les Lions indomptables sont à deux minutes d’un 5ème sacre continental. Elles paraissent une éternité pour la salle qui n’arrive plus à s’assoir. Les trois minutes de temps additionnel, les fans des Lions indomptables les passeront à piaffer d’impatience. Le coup de sifflet final de l’arbitre Zambien sera accompagné  par des embrassades, cris de joie et tapes dans le dos. Toute cette foule joyeuse rejoint l’ambassadeur et ses invités pour entonner l’hymne du Cameroun. « C’est juste magnifique ! Merci aux Lions », lâche avec émotion l’un d’entre-eux. Pour Roger Patrick tout comme Nicolas Nhoni qui ne croyait pas au sacre final des Lions indomptables, la fête sera au rendez-vous malgré le travail du lendemain.

@lesoleilonline

Des cris de joie ont accompagné la victoire des Lions indomptables face aux Egyptiens à l’Ambassade du Cameroun au Sénégal. Pour la circonstance, son excellence Jean Koé Ntonga a invité hier des ambassadeurs de plusieurs pays africains et la communauté camerounaise vivant au Sénégal chez lui.

Une inquiétude a gagné la salle après le but égyptien, mais les Camerounais ont cru en leur équipe. L’ambiance festive s’est installée après l’égalisation des coéquipiers de Benjamin Moukandjo. Et c’était l’apothéose quand l’équipe a inscrit son deuxième but par Vincent Aboubacar. Des chants et des cris de joie ont accompagné la prouesse des Lions indomptables. « Nous avons gagné. Nous sommes les meilleurs », a lancé un jeune supporter. « Nous étions inquiets au début. Mais les Lions ont montré qu’ils sont de vrais lions », a renchéri un autre jeune camerounais.

Félicité par ses collègues ambassadeurs, Jean Koé Ntonga n’a pas caché sa joie. « La victoire est fabuleuse. Les lions indomptables ont montré, une fois de plus, qu’ils sont sur le toit de l’Afrique avec leur combativité. Et ceci, grâce à la cohésion nationale et au fair-play. Nous avons dominé les Egyptiens. Ils ont fait ce qu’ils ont pu faire. Ils ont bien joué, mais le meilleur a gagné », a lancé l’ambassadeur. « Les Lions indomptables sont les meilleurs. Nous remercions le président Paul Biya qui a mis tous les moyens pour qu’il y ait une renaissance de l’équipe nationale du Cameroun. Nous sommes heureux. Un seul mot, il faut continuer. Nous sommes fiers », ajoute le diplomate, qui a rendu un vibrant hommage à l’Etat camerounais.

B. DIONE

Des cris de joie ont accompagné la victoire des Lions indomptables face aux Egyptiens à l’Ambassade du Cameroun au Sénégal. Pour la circonstance, son excellence Jean Koé Ntonga a invité hier des ambassadeurs de plusieurs pays africains et la communauté camerounaise vivant au Sénégal chez lui.

Une inquiétude a gagné la salle après le but égyptien, mais les Camerounais ont cru en leur équipe. L’ambiance festive s’est installée après l’égalisation des coéquipiers de Benjamin Moukandjo. Et c’était l’apothéose quand l’équipe a inscrit son deuxième but par Vincent Aboubacar. Des chants et des cris de joie ont accompagné la prouesse des Lions indomptables. « Nous avons gagné. Nous sommes les meilleurs », a lancé un jeune supporter. « Nous étions inquiets au début. Mais les Lions ont montré qu’ils sont de vrais lions », a renchéri un autre jeune camerounais.

Félicité par ses collègues ambassadeurs, Jean Koé Ntonga n’a pas caché sa joie. « La victoire est fabuleuse. Les lions indomptables ont montré, une fois de plus, qu’ils sont sur le toit de l’Afrique avec leur combativité. Et ceci, grâce à la cohésion nationale et au fair-play. Nous avons dominé les Egyptiens. Ils ont fait ce qu’ils ont pu faire. Ils ont bien joué, mais le meilleur a gagné », a lancé l’ambassadeur. « Les Lions indomptables sont les meilleurs. Nous remercions le président Paul Biya qui a mis tous les moyens pour qu’il y ait une renaissance de l’équipe nationale du Cameroun. Nous sommes heureux. Un seul mot, il faut continuer. Nous sommes fiers », ajoute le diplomate, qui a rendu un vibrant hommage à l’Etat camerounais.

B. DIONE

En finale de la 31e édition de la coupe d’Afrique des nations de football disputée hier au stade de l’Amitié de Libreville (Gabon), le Cameroun a battu l’Egypte par 2 buts à 1.

Mi-temps : 1 – 0 pour l’Egypte.

Buts : Mohamed Elneny (22e) pour l’Egypte ; Nicolas Nkoulou (58e) et Vincent Aboubacar (89e) pour le Cameroun.

Public nombreux (38.216 spectateurs), temps frais, pelouse en bon état.

Arbitres : Janny Sikazwe (Zambie), assisté de Jerson Emiliano Dos Santos (Angola) et Marwa Range (Kenya)

Avertissements : Vincent Aboubacar (88e) pour le Cameroun.

Les équipes : Egypte : Essam Elhadary (cap), Aly Mosaad, Ahmed Eissa, Ahmed Hegazy, Ahmed Ibrahim, Tarek Hamed, Mohamed Ghaly, Mohamed Elneny, Abdallah Bekhit, Mahmoud Hassan puis Ramadan Ahmed (65e), Amr Warda. Entraîneur : Hector Cuper.

Cameroun : Joseph Ondoa Ebogo, Adolphe Teikeu Kamgang puis Nicolas Nkoulou (31e), Ngadeu Ngadjui Michael, Oyongo Bitolo Ambroise, Benjamin Moukandjo (cap), Zoua Daogari Jacques puis Georges Constant Mandjeck (90e+3), Christian Mougang Bassogog, Sébastien Clovis Siani, Sutchuin Djoum Arnaud, Robert Ndip Tambe puis Vincent Aboubacar (46e), Fai Collins Ngoran Suiru. Entraîneur : Hugo Broos.

Ce que leurs aînés n’ont pu réussir pendant deux éditions de coupe d’Afrique des nations, la jeune génération camerounaise y est parvenue en dominant « la bête noire » égyptienne. Une finale qui aura en tout cas répondu pleinement aux attentes des 38.216 spectateurs du stade de l’Amitié de Libreville. Car on s’attendait à un match tactique entre deux équipes qui avaient déjà montré un bout de leurs aptitudes tout au long de cette Can. Et ce fut un match plein, où l’engagement physique l’a, en plus, disputé au jeu technique.

Les deux entrants camerounais, Nicolas Nkoulou et Vincent Aboubacar, se sont bien chargés de régler l’équation posée par les Egyptiens. La preuve par ce but plein de sang-froid technique réussi par Vincent Aboubacar à deux minutes de la fin du match. Pour son retour à cette compétition, après trois éditions d’absence, l’Egypte a trouvé hier la résistance qu’il fallait pour lui barrer la route. Le Cameroun, lui, a simplement signé son retour dans cette compétition où on ne l’attendait pas. La jeune génération alignée par le coach belge, Hugo Broos, a réussi le pari de la participation dans un carnet de bord qu’elle a suivi sans trembler.

Le coaching gagnant d’Hugo Broos est aussi à saluer car au plus fort de la tempête il avait perdu sa pièce maîtresse de la défense, Adolphe Teikeu, sorti sur blessure. Un coup dur pour l’équipe camerounaise mais qui n’a point désarçonné le technicien belge. Parce que le pendant de Teikeu, Nicolas Nkoulou, avait bien assuré les arrières. Et loin de se contenter de défendre, le sociétaire de l’Olympique Lyonnais a répondu au but de Mohamed Elneny (22e), en égalisant sur un corner de Benjamin Moukandjo qu’il reprenait de la tête le ballon pour l’envoyer au fond de la cage égyptienne (58e). Le Cameroun revenait de loin et multipliait les assauts sous la houlette du trio Mankandjo, Vincent Aboubacar et Christian Bassogog. La menace avait ainsi changé de camp et les Egyptiens se préoccupaient plus de préserver leur cage que d’attaquer.

Néanmoins, les « Lions indomptables » comme ils l’ont montré tout au long de ce tournoi, ont déroulé le rouleau compresseur avec un harcèlement sans cesse de la cage du légendaire El Hadary. Alors qu’on s’acheminait vers les prolongations, la délivrance vint de Vincent Aboubacar sur une balle plongeante. Un petit chef-d’œuvre sur le défenseur Ahmed Ibrahim dans la surface de réparation suivi d’une frappe qui laissa pantois le célèbre gardien égyptien. La messe était dite. Le Cameroun venait de prendre une belle revanche tissée par sa jeune génération. Après 1984 en Côte d’Ivoire, 1988 au Maroc, 2000 au Nigeria et 2002 au Mali, les « Lions indomptables » décrochent ainsi leur cinquième titre continental. Ils ont lâché le Ghana qui compte toujours 4 sacres et réduit l’écart avec l’Egypte et son record de 7 sacres.

D’un de nos envoyés spéciaux : C.F KEITA 

ZONE MIXTE
ADOLPHE TEIKEU, DEFENSEUR : « NOUS SOMMES VENUS NOUS FAIRE PLAISIR »
« Une fois de plus, le football est magique car on a toujours tendance à oublier que le football est d’abord un jeu. Nous sommes venus nous faire plaisir au Gabon où l’on ne nous attendait pas en finale. Maintenant nous sommes champions d’Afrique. C’est exceptionnel ce que les gars ont réalisé. Nous sommes comblés ».

CONSTANT MANDJECK, MILIEU : « UN RÊVE TOTAL »
« C’est un rêve total car on ne s’attendait pas à ça. On ne réalise pas encore ce qu’on a fait, mais c’est grandiose et c’est extraordinaire. Dans ce match on était très mal embarqué dès le début. On l’a abordé très timidement, mais comme on l’avait dit en début de tournoi, on a des joueurs capables de faire basculer un match. On a fait preuve de beaucoup de solidarité et deux joueurs sont sortis du banc pour nous délivrer. Au début on n’aurait pas signé qu’on serait en finale, mais il faut dire qu’on s’est bien battu pour y arriver. C’est une grosse surprise pour nous-mêmes, mais on savait qu’on était capable de le faire parce qu’on a beaucoup travaillé. 

SEBASTIEN CLOVIS SIANI, MILIEU : « ON A POUSSÉ ET ÇA A PAYÉ »
« On s’est battu et on n’a pas baissé les bras car on savait bien qu’il y avait quelque chose à aller chercher. On est resté calme, on a poussé et cela a payé. On est tellement content qu’il n’y a vraiment pas de mot pour qualifier ce qu’on ressent ».

CLINTON NJIE, ATTAQUANT : « ON A BIEN RÉAGI APRÈS LE BUT ÉGYPTIEN »
« On avait un objectif après le quart de finale contre le Sénégal. Cela a été dur, mais on y a cru et ça a payé. C’est vraiment fantastique, c’est incroyable ce qui nous est arrivé. Car on n’était pas attendu dans cette compétition. Mais on a bien réagi après le but égyptien, on n’a jamais baissé les bras. On a su rebondir pour faire une très bonne fin de match. J’espère que tout le Cameroun est fier de ce nouveau titre ».

Recueillis par C.F. KEITA

LE MOT DES ENTRAINEURS
Can H BroosHUGO BROOS (CAMEROUN) : « J’AI PROFITÉ DE LA PAUSE POUR APPORTER DES RÉGLAGES »
« Je suis très content pour ces jeunes joueurs avec qui j’ai travaillé. On a bossé dur pour en arriver là. Plus qu’une équipe, ce sont des amis qui s’encouragent que l’on soit sur le terrain ou sur le banc. Parler de revanche sur des journalistes parce qu’ils vous ont critiqué, c’est la chose la plus stupide qu’un technicien puisse faire. Moi, je suis là pour travailler et avoir des résultats. Aujourd’hui, je suis extrêmement content. Aux journalistes camerounais, j’avais juste demandé de la patience et du respect. Mes choix, on peut en discuter, on peut ne pas être d’accord … Moi, j’ai travaillé pendant des mois avec ces jeunes et je savais de quoi ils étaient capables.

  Su ce match, on n’a pas été bons en première mi-temps. Tactiquement on a souffert parce que les Egyptiens nous dominaient dans l’entrejeu. J’ai voulu changer en cours de partie, mais c’était difficile. J’ai alors profité de la pause pour apporter certains réglages. Mais, il n’y avait pas que cela. Car, en plus, physiquement aussi on était meilleurs que nos adversaires ».

HECTOR CUPER (EGYPTE) : « LE CAMEROUN MÉRITE SA VICTOIRE »
« Je félicite le Cameroun qui a fait un bon match et qui mérite de gagner. Je suis très déçu et triste pour moi mais surtout pour le peuple égyptien qui voulait ce titre et pour les joueurs qui ont été énormes tout au long du tournoi. On a bien débuté la partie, mais après la pause c’était difficile physiquement pour mes joueurs.

 Cela me fait une autre défaite en finale. Je ne dirais pas que je suis habitué… Ce n’est pas parce que Ramadan n’a pas débuté la partie que nous avons perdu. Pour l’avenir, on verra ».

Recueillis par B.K.N.

LE FAIT DU MATCH : LA SOLUTION EST VENUE DU BANC…
Entre deux maîtres tacticiens, on a longtemps joué au chat et à la souris. Spécialistes dans l’art de faire déjouer leurs adversaires, Hector Cuper, le technicien argentin de l’Egypte et son homologue belge du Cameroun, Hugo Broos, ont, en effet, choisi d’entrée de jouer au plus rusé. Entre deux équipes bien en place, il n’y a pas eu assez d’espace encore moins d’occasions franches de faire la différence. Mais, à ce jeu, les « Pharaons » semblaient les mieux outillés puisque combinant nettement mieux. Ce qui leur permit de se montrer dangereux dès la 2ème minute par Salah. Les Camerounais ont eu le malheur de n’avoir pas pris cet avertissement au sérieux. Puisqu’à la 21ème mn, une belle action collective égyptienne a permis de mettre la défense … sans défense au grand bonheur d’Elneny qui marqua dans un angle impossible.

Le Cameroun, pris au piège dans lequel il avait enfermé le Sénégal qui n’avait jamais su résoudre l’équation tactique d’une défense renforcée, n’avait apparemment pas le génie pour trouver l’ouverture. Pour cause, les Egyptiens ne se contentaient pas de défense et profiter de toutes les opportunités pour se projeter en avant. Deux occasions un but, à la mi-temps, ils s’étaient montrés tout à leur avantage. A l’inverse du Cameroun incapable d’approcher le but adverse et qui s’est résolu à recourir aux frappes lointaines sans danger. Voire aux centres fuyants sur lesquels, il est vrai le portier vétéran égyptien El Hadary avait quelque mal à être souverain.

Heureusement que leur coach Broos a eu le nez creux de lancer Aboubacar dans la partie, après la pause. Son équipe s’en trouva transfigurée. Contraint dès la première demi-heure de jeu de se passer des services de son teigneux défenseur central Teikeu, blessé, le technicien belge avait déjà sorti de son banc le « vieux » Nicolas Nkoulou qui remit le navire camerounais à flot (58ème mn). Et c’est un autre de la vieille garde, Aboubacar qui porta l’estocade finale (89ème mn) à une équipe égyptienne qui avait perdu le fil de la rencontre depuis longtemps. C’est ce qu’on appelle un coaching gagnant. Savoir puiser dans un banc (même s’il n’est pas très fourni) pour trouver la solution à un problème, c’est aussi cela qui aide parfois à faire la différence.

B.K.N.

Libreville (Gabon) : Il y a neuf ans, la finale Egypte – Cameroun de la Can ghanéenne paraissait presque normale, tant les deux équipes étaient au faîte de leurs possibilités. Les Pharaons étaient champions d’Afrique en titre depuis leur 5ème titre acquis deux ans plus tôt chez eux et pouvaient compter sur des joueurs de classe mondiale comme Aboutrika, Wael Goma ou … El Hadary. Les Lions indomptables avaient, eux, renversé tout sur leur passage dans le sillage de Samuel Eto’o, meilleur buteur de l’épreuve avec 5 réalisations, et avec des éléments de valeur tels Mbia ou Njitab. Même le Ghana, organisateur de l’évènement, n’avait pas réussi à les freiner.

Pareil en … 1986 en Egypte où malgré leur défaite d’entrée contre le Sénégal (0 – 1) les Pharaons des Abouzaid, Gharib et Abdelgani s’étaient superbement repris par la suite pour entamer leur marche victorieuse. Le grand Cameroun de Roger Milla, Emmanuel Kundé et autres M’Fédé n’avait réussi qu’à les contraindre au nul vierge. Mais n’avaient pu que s’incliner aux tirs au but (5 – 4).

Mais, cette fois, pour la 31ème édition de la Can « Gabon 2017 », aucune des deux équipes finalistes n’étaient attendues à pareille fête. Puisque d’abord toutes les deux y sont arrivées sur la pointe des pieds. Les Egyptiens, après 7 ans d’absence et les Camerounais privés de nombreux « cadres » qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas fait le déplacement (Matip de Liverpool, Nyom de WBA, Anana de l’Ajax Amsterdam, Anguissa de l’OM, entre autres). Ensuite parce que toutes deux sont si timidement entrées dans la compétition (nuls 0 – 0 pour l’Egypte face au Mali et 1 – 1 pour le Cameroun contre le Burkina Faso) que personne ne prévoyait qu’elles seraient encore là pour le dernier acte. Personne, sauf elles-mêmes. Car, au fil de leurs sorties, ces deux formations ont su se construire une carapace telle que tous leurs adversaires s’y sont cassé les dents. « Personne ne nous attendait dans cette compétition, mais nous avons su tisser notre toile pour aller en finale », a même reconnu avant-hier à Franceville Hugo Broos, le boss du Cameroun. Comme si l’écho des paroles de son vis-à-vis de ce soir, Hector Cuper lui était parvenu depuis Libreville. « Ce sera une finale spéciale pour nous et nos joueurs impliqués et déterminés qui ont déjoué tous les pronostics », avait-il déclaré dès la qualification acquise.

La victoire dans l’Adn
En fait, ce sont les deux équipes les moins joueuses de cette épreuve qui se disputeront le trophée à 19 heures au stade de l’Amitié de Libreville. Mais elles ont le goût de la compétition et de la victoire dans leur Adn. Puisque, si les Egyptiens concourent pour améliorer leur record de 7 sacres continentaux, les Camerounais, avec leurs 4 titres, visent à réduire le gap qui les sépare de leurs adversaires de ce jour. 

Experts dans l’art de faire déjouer leurs vis-à-vis, leurs entraîneurs, l’Argentin Hector Cuper pour l’Egypte et le Belge Hugo Broos pour le Cameroun, ont l’avantage de pouvoir compter sur des joueurs prêts à jouer contre-nature pour arriver à leurs fins. Qui s’en plaindra d’autre que leurs adversaires ? Pas eux en tout cas qui s’affrontent demain pour un huitième titre (Egypte) ou pour un cinquième sacre (Cameroun). Et comme depuis le début de cette Can, quiconque osera un pronostic entre deux équipes qui savent vaincre sans convaincre, risque de se planter lourdement. Car, en demi-finales les Pharaons ont été fidèles à leur tactique d’attendre le vis-à-vis pour mieux le prendre à revers avant d’opter pour un attentisme de bon aloi pour en arriver aux tirs au but (victoire 4 – 3 contre le Burkina Faso, après un nul 1 partout au bout des 120 mn). A l’inverse, les Lions indomptables ont affiché un visage plus offensif que d’ordinaire, qui a même surpris leurs adversaires ghanéens finalement battus à l’usure (2 – 0).

Alors, quel visage pour les deux protagonistes de cette finale improbable ? L’envie de prendre leur revanche de la finale de 2008 à Accra (défaite : 0 – 1) poussera-t-elle les Camerounais à aborder ce match flamberge au vent comme en demi-finale lorsqu’il était question pour eux de confirmer leur suprématie sur le Ghana ? Les Egyptiens opteront-ils pour la stratégie d’attente qui leur a si bien réussi jusqu’ici afin de profiter d’éventuelles brèches dans le camp adverse ? En tout cas, avec face à face, deux techniciens qui savent jouer autant sur les forces de leur équipe que sur les faiblesses de leur adversaire, le combat promet d’être tactique. Et c’est certainement à celui qui aura mieux fait passer son message que devrait revenir le succès final.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Bien connu pour son franc-parler, le Sénégalais El Hadji Diouf s’est montré fidèle à sa réputation et très inspiré au moment de commenter les défections de Joël Matip et Allan Nyom avec le Cameroun pour la Can 2017. « Je ne comprends pas les gens qui tournent le dos à leur pays », a taclé l’ancien attaquant de Liverpool sur la Bbc. « Et comme la légende Bob Marley disait toujours ‘si tu ne sais pas d’où tu viens, comment veux-tu savoir où tu vas’ ? » Alors que les Lions indomptables ont atteint la finale de la Can, où ils défieront l’Egypte dimanche, les deux déserteurs et leurs six compagnons, dont Eric Maxim Choupo Moting, doivent avoir bien des regrets !

Franceville (Gabon) : Qui du Cameroun ou du Ghana disputera la finale de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, dimanche prochain 5 février ? La question trouvera sa réponse ce soir (19h Gmt) au sortir de la deuxième demi-finale qui mettra les eux équipes aux prises à Franceville. Mais une chose est sure, ce sera un Ghana doublement revanchard qui se présentera devant un Cameroun au collectif extraordinaire. Cinq fois successivement demi-finaliste, mais jamais vainqueur du trophée continental, le Ghana pour cette sixième présence dans le dernier carré ne voudra plus de cet habit de « loser » qui lui colle depuis cinq éditions. Défait en demi-finale de sa « Can » en 2008 par … le Cameroun, le Ghana n’avait pu gagner la finale de 2015 contre la Côte d’Ivoire. Deux revers qui sont restés en travers la gorge d’Andre Ayew et ses coéquipiers et qu’ils voudront effacer aujourd’hui devant le Cameroun qui se présentera avec des arguments solides. Mais les Black Stars risquent de composer sans leur capitaine et maître à jouer Asamoah Gyan pas encore complètement remis d’une blessure à l’aine.

Côté camerounais, avec une équipe constituée de nouveaux joueurs (14) qui découvrent la Can, les Lions Indomptables ont fini de convaincre sur leurs capacités à résister à l’adversaire. Allez demander au Gabon et au Sénégal qui ont essayé de les déboulonner. En pure perte. Mais au-delà de ces considérations, c’est surtout la jeunesse du Cameroun qui fera face à l’expérience du Ghana. Un défi énorme dans les deux camps. Le ticket pour le dernier acte de dimanche prochain sera fortement disputé.

Le mot des entraineurs
Maxwell Konadu (coach adjt du Ghana) : « On ne doit plus s’arrêter aux demi-finales »
  Dans le camp d’en face, on n’a pas dit autre chose lorsqu’on avouait que le Cameroun est dur à manier. Se refusant à livrer ses secrets pour ce match au sommet, le technicien ghanéen, Maxwell Konadu, a indiqué que les six places consécutives de demi-finaliste à la Can prouvent, à suffisance, que l’équipe ne cesse de travailler. « Maintenant, il est hors de question de se satisfaire d’une place en demi-finaliste. Nous voulons aller au-delà et remporter le trophée. Car nous avons trop longtemps attendu. L’objectif sera donc de battre l’équipe du Cameroun, aller en finale et arracher le trophée. Evidemment que nous respectons l’adversaire qui a prouvé que son football compte, nous n’avons pas peur, toutefois, et nous serons prêts, car ce qui était arrivé en 2008 ne se reproduira pas », a-t-il promis.

Hugo Broos (Cameroun) : « Mes joueurs s’adaptent à toutes les situations »
« Ce match s’annonce très difficile si l’on se réfère à la prestation du Ghana. C’est une équipe aux qualités offensives indéniables et qui est très difficile à manœuvrer. C’est un style totalement différent de celui du Sénégal. Mais, mes joueurs s’adaptent à toutes les situations et nous mettrons en place une stratégie pour les contrer », Hugo Broos le sélectionneur des Lions Indomptables a son idée pour contrecarrer les velléités de son adversaire. Selon lui, il faudra s’attendre à voir une bonne équipe du Cameroun aujourd’hui. « Soyez-en certains, nous défendrons les couleurs nationales et vous verrez une équipe très motivée. Si le Ghana gagne, c’est parce qu’il est plus motivé que nous. Mais j’espère que ce ne sera pas le cas », a indiqué le technicien belge qui ne souhaite arriver à la séance des tirs au but qui, à son avis, est très éprouvante pour les nerfs. « Nous avons un jeune groupe inexpérimenté. Mais vous avez vu comment ils ont joué contre le Sénégal ? C’est ce comportement que je voudrais les voir adopter à nouveau contre le Ghana. Et je sais que dans ce domaine, mes joueurs ont gagné en expérience. Ils étaient prêts contre le Sénégal, ils le seront davantage contre le Ghana », a promis Hugo Bross.   

Georges Mandjeck (milieu, Cameroun) : « Ce match est très spécial »
« Le match sera difficile car c’est une équipe qui joue ensemble depuis longtemps. Mais encore une fois, nous prouverons que nous ne sommes pas venus ici pour de l’argent. Nous sommes là pour défendre le drapeau national. Tous les joueurs sont concentrés. Les histoires on en reparlera après, car la compétition n’est pas encore terminée et nous sommes sur la bonne lancée. Nous voulons écrire une nouvelle page du football africain. Ce match est donc très spécial car il s’agira de décrocher le ticket pour la finale. On est près du but et on ne lâchera rien ».

Emmanuel Agyemang-Badu (milieu, Ghana) : « A nous de faire attention »
« On va vers un match très difficile car l’adversaire est bien préparé. C’est une jeune et dynamique équipe. Mais nous serons dans le même tempo. Cette compétition est très difficile car beaucoup de favoris ont été éliminés. C’est dire que nous devons faire attention pour ne pas tomber dans le même piège. Notre objectif, c’est d’aller au bout de cette compétition ».

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

Libreville : Les Etalons du Burkina Faso voulaient venger leurs aînés battus en demi-finale de « leur » Can en 1998 à Bobo Dioulasso par l’Egypte et s’inviter à la finale de la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, dimanche à Libreville. Mais, les Pharaons ont réussi à s’imposer sans avoir sorti le grand jeu. Dans l’art de vaincre sans forcément bien jouer ou dominer leurs adversaires, les Egyptiens sont devenus les maîtres dans cette Can. Hier, ils l’ont encore démontré. Et sont prêts à disputer leur 13ème finale continentale. Leur coach argentin, Hector Cuper, refuse de parler de « chiffre porte – malheur » et espère donner à l’Egypte son 8ème titre africain. Les Pharaons sauront ce soir, à l’issue de la deuxième demi-finale de cette Can qui se disputera à Franceville, qui du Cameroun ou du Ghana, ils affronteront dimanche à Libreville pour le sacre final. Mais, ce sera forcément un remake puisque pour leurs deux derniers titres, ils étaient venus à bout du Cameroun (en 2008 au Ghana) et du Ghana (en 2010 en Angola). Depuis, les footballeurs du Nil ne s’étaient pas qualifiés à la phase finale. Pour un retour au plus haut niveau, celui-ci est vraiment fracassant.

B. K. N.

Franceville : Encore ce fichu dernier tir au but ! Joueurs effondrés, en pleurs sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville pendant une bonne quinzaine de minutes. Les Lions du Sénégal étaient inconsolables après cette nouvelle et terrible désillusion.

Dominateurs comme toujours dans cette Can, Cheikhou Kouyaté et ses camarades peuvent se mordre les doigts d’être passés si près d’une qualification en demi-finale ; la première de leur jeune épopée. Eliminée invaincue jusqu’à cette épreuve fatidique de la série des tirs au but, cette génération chouchoutée par Aliou Cissé et tout un pays devra revoir sa copie.

Un potentiel énorme dans toutes les lignes, une générosité dans les efforts. Mais souvent du gâchis dans les situations favorables. Comme en finale de la Can 2002 à Bamako, où le capitaine...Aliou Cissé avait raté le dernier tir qui privait les Lions du trophée continental, samedi dernier sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville, Sadio Mané dernier tireur sénégalais emboîtait le pas à son aîné devenu aujourd’hui son coach. Cinquième et dernier tireur à s’exécuter, et alors que Sénégalais et Camerounais étaient à quatre tentatives réussies de part et d’autre, le sociétaire de Liverpool n’a pu déjouer la vigilance du gardien camerounais. Vincent Aboubacar entré à la 103e minute n’a pas raté sa cible et offre du coup la qualification à son équipe. C’en était fini des illusions du Sénégal, l’espoir était anéanti.  

Le verdict est difficile à accepter. Mais la réalité est là. C’est le Cameroun qui passe encore, comme il avait remporté le trophée en 2002. Pour cette génération qui voulait écrire sa propre histoire, le coup est dur, la déception immense. Il faudra donc repasser. Cette belle génération a de quoi tenir et a de bons jours devant elle. Une génération dont la plupart a éclos lors des JO de Londres 2012 que le coach Aliou Cissé avait accompagnée avec Karim Séga Diouf, et qu’il devrait couver encore. Les éliminatoires de la prochaine Can et de la coupe du monde se profilent à l’horizon. Il y a encore du pain sur la planche.

C. F. KEITA

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