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Coupe d’Afrique des Nations  se supporte sur le territoire africain et en dehors aussi. Les diasporas africaines des équipes qualifiées vivent les matches intensément. En témoigne les sketchs servis par les humoristes d’origine sénégalaise basés en France, Saga Love et Baye Moussa. Dans une scénarisation réussie, ces artistes ont eu à railler les ressortissants des équipes battues par le Sénégal, pour rappeler l’aspect festif de la compétition. Même l’élimination surprise du Sénégal est passée dans leurs scénarii dignes d’un « Jamel Comedy Show ». Tout cela pour montrer la dimension extraterritoriale de la Can qui se poursuit hors du continent. Cela rappelle ainsi la puissance du football qui dépasse les barrières des pays pour servir d’occupation aux expatriés dans leurs pays d’accueil. Cette extraterritorialité fait que les supporters peuvent poursuivre leurs cris de joie ou signes de tristesse dans les restaurants et bars de Paris ou d’une autre ville comme si c’était en Afrique intra-muros. Cette fête africaine que constitue la Coupe d’Afrique des Nations est aussi la preuve que le football africain se transpose là où se trouvent les Africains pour des besoins professionnels ou autres. Il peut aussi les servir d’exutoire et de liants solides avec leurs pays d’origine. Lors de la dernière Coupe du monde de football, les villes françaises de Marseille, Lyon et même Paris ont été marquées par des scènes de joie des Algériens qui manifestaient hier après la qualification de leur équipe en huitièmes de finale. Ce sera ainsi certainement le cas à chaque compétition où les équipes africaines seront engagées. Leurs ressortissants à l’étranger vont le vivre avec passion et attention. Les sketchs de qualité servis par Saga Love et Baye Moussa sont tous aussi empreints de railleries que de camaraderies. Tout ceci pour aussi montrer l’attachement des Africains à leur continent. Ils doivent ainsi se rappeler que partout où ils se trouvent, ils sont frères d’une même mère : Mama Africa…

Par Oumar NDIAYE

Nous avons eu à parler dans ces lignes de l’autre compétition qui, avec la Coupe d’Afrique des Nations, a marqué l’Afrique en ce début d’année : le choix du président de la Commission de l’Union africaine. Une compétition qui, comme la Can, a opposé des Africains présentés par leurs pays comme candidats. A la fin, c’est un seul qui est resté, le Tchadien Moussa Faki Mahamat. Certains ont eu à railler les candidats perdants surtout au Sénégal. Mais comme pour la Can, les équipes présentes ont eu à passer des phases éliminatoires très rudes pour arriver à Libreville. Ce qui démontre de leur mérite. Pour la présidence de la Commission de l’Union africaine, tous les candidats et candidates qui se sont présentés sont tous aussi méritants. C’est au vu de leurs parcours personnel, professionnel et politique que leurs pays les ont inscrits à cette candidature. C’est toute compétition qui est ainsi faite. Il faut un vainqueur et des perdants. Mais au fond, comme le recommande l’esprit sportif, il n’y a aucun perdant dans une compétition sportive.

Dans l’adversité sportive, on y apprend et gagne plus que ce qu’on y perd. D’ailleurs, l’idéal olympique théorisé par le Baron Pierre de Coubertin, qui a repris l’organisation des Jeux olympiques, dit clairement que « l’important, c’est de participer ». Pour cette 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations et l’élection de la présidence la Commission de l’Union africaine, l’important, c’était d’y être. Certes, il faut un vainqueur pour toutes ces deux compétitions. Aux lendemains de ces deux compétitions, on s’est réveillé tous dans le même continent. Ce fut le moment où on s’est rendu compte que personne n’a gagné, ni perdu. Avec ces deux compétitions, chacun des candidats et chacune des équipes a bien défendu son point de vue ou son football, croyant qu’il était le meilleur de l’Afrique et pour l’Afrique. La Can, c’est un rassemblement des équipes nationales pour marquer l’esprit communautaire sportif. De même que le Sommet de l’Union africaine qui marque l’attachement des peuples africains à son unité. In fine, il n’y aura qu’un seul vainqueur, c’est l’Afrique avec sa jeunesse triomphante et sa politique gagnante. Une Afrique qui gagne…...

Par Oumar NDIAYE

La 31e édition de la coupe d’Afrique des nations de football qui se disputera au Gabon du 14 janvier au 5 février 2017 va enregistrer des absents de taille et marquer le retour sur la scène continentale d’un grand d’Afrique. C’est dire que les éliminatoires ont été très rudes et n’ont pas toujours accouché des qualifiés attendus. Tant mieux pour la compétition sportive majeure en Afrique. Et comme les absents ont toujours tort, les présents s’apprêtent à mordre à pleines dents dans cette épreuve où les favoris ne gagnent pas forcément.
Sept ans après, revoici les « Pharaons » !

Jadis grands favoris naturels de la Can, les Egyptiens avaient subitement disparus des radars de la scène. Méforme des joueurs ? Situation sociale tendue au pays ? Crise interne au niveau des structures fédérales ? Autant d’interrogations qui avaient laissé perplexes ceux qui suivaient l’actualité footballistique du pays des pharaons. Pour autant l’Egypte était toujours considérée comme l’un des monuments du football africain. Rien que par son palmarès, elle force toujours le respect. Sept victoires finales à son tableau de chasse depuis la première édition jusqu’à 2010 (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010 dont les 3 dernières d’affilée) qui en font le pays le plus titré. Au nombre des participations à la phase finale également l’Egypte détient le record (23 présences en 31 éditions). Mais subitement les « Pharaons » étaient rentrés dans les rangs. Après leur septième succès, le troisième de rang en 2010 en Angola, ils avaient enchainé avec trois absences de suite, on ne sait ni comment ni pourquoi, du rendez-vous final (2012, 2013 et 2015). Pour la présente édition, ils ont pris dès l’entame des éliminatoires leurs distances malgré l’ogre nigérian et à un degré moindre la Tanzanie bouclant le parcours sans défaite dans la poule G. avec 10 points plus un goal différence de 6 buts, l’Egypte larguait loin derrière le Nigéria (5 pts) son plus dangereux adversaire. Pour enfin renouer avec le gotha du football africain. Sept ans après, c’était trop long pour ce grand pays du foot africain.

Le Zimbabwe, un retour à la force des jarrets
Le Zimbabwe a mis encore plus de temps pour renouer avec la phase finale de la CAN. Car depuis 2006 en Egypte pour leur deuxième participation après 2004 en Tunisie, les « Brave Warriors » n’avaient plus pris part au banquet continental. Mais les Zimbabwéens ont fait honneur à leur surnom de « Brave guerriers » pour être de la fête au Gabon. Et cela malgré la présence dans sa poule (L) éliminatoire d’une équipe comme la Guinée. Le parcours aura été sans encombre puisque hormis justement cette équipe guinéenne qui l’a battu lors de la dernière journée, le Zimbabwe n’a connu aucune autre défaite sur la route menant à « Gabon 2017 ». Terminant ainsi en tête de sa poule avec 11 points. Même le petit Swaziland qui semblait le toiser n’a pu faire que 2e au final (8 pts), alors que la Guinée supposée favorite dans cette poule terminait à une lamentable 3e place avec le même nombre de points que le Swaziland.

Ouganda, la fin de 39 ans de traversée du désert
L’Ouganda a dû pousser un ouf de soulagement au terme des éliminatoires de la CAN « Gabon 2017 ». Car, après une bataille épique face notamment au Burkina Faso avec qui ils se sont retrouvés à égalité parfaite, les « Cranes » on gagné de haute lutte le droit d’être de la fête au titre d’un des deux meilleurs deuxièmes sur l’ensemble des poules. Belle performance pour une équipe, finaliste contre le Ghana en 1978 à Accra, qui n’était plus apparue en phase finale depuis cette année-là. Soit 39 ans de traversée du désert. De quoi remobiliser un pays pour des retrouvailles avec la plus grande compétition continentale qui débute dans quelques jours au Gabon. Pour un retour à ce rendez-vous continental, l’Ouganda devra être très forte pour franchir le premier cap, comme l’a dit son coach après le tirage au sort. Car dans une poule qu’ils partagent avec le Ghana, le Mali et l’Egypte, les Ougandais ne se considèrent pas comme des favoris. Ils joueront donc les trouble-fêtes et sans pression tout en essayant de créer la surprise dans ce groupe redoutable.

Cinq anciens champions d’Afrique sur les carreaux
Ils sont cinq (5), tous d’anciens champions d’Afrique ; les uns plus récents que les autres. Soudan, Congo, Afrique du Sud, Zambie et Nigeria. Mais ils seront les grands absents de cette 31e édition de la coupe d’Afrique des nations 2017. Les éliminatoires qui ont pris fin en septembre dernier ont en effet laissé sur le carreau des équipes qui, il y a plus ou moins longtemps, faisaient figure d’épouvantails dans le football africain. Le Soudan champion d’Afrique en 1970, était une des puissances continentales juste après les indépendances. Mais qui depuis n’a pas refait surface, végétant dans le creux de la vague. Pareil pour le Congo vainqueur en 1972 contre le Mali mais qui s’est toujours contenté des accessits. L’Afrique du Sud, vainqueur chez elle en 1996, n’a cessé par la suite de décliner au fil des phases finales de CAN pour ne plus s’y qualifier même. Enfin la Zambie conduite par Hervé Renard avait ravi à la barbe de tous, le trophée continental en 2012 en Guinée équatoriale et au Gabon. Et suprême humiliation, le Nigeria champion d’Afrique en 2013 avec feu Stephen Keshi incapable de décrocher sa qualification.

Toutes ces cinq têtes couronnées vont devoir suivre la compétition à distance. Elles ont toutes été incapables de se hisser au sommet de leurs poules respectives voire même d’accrocher une des deux places de meilleures deuxièmes pour certaines. Le Soudan s’est classé bon dernier de sa poule derrière le Mali (1er), le Bénin et la Guinée équatoriale. Le Congo et la Zambie n’ont pu se défaire de la petite Guinée Bissau qui les a coiffés au poteau dans la poule qu’ils partageaient. Même situation pour l’Afrique du Sud qui a terminé à une lamentable 3e place (7 pts) derrière la…Mauritanie (2e , 8 pts) et le Cameroun (14 pts). Le Nigeria réduit dans une poule G à trois, après le forfait du Tchad, a joué contre-nature avec une seule victoire contre la Tanzanie lors de la dernière journée (1-0). Avec seulement 5 points, contre 10 pour l’Egypte, les champions d’Afrique 2013 prenaient une porte de sortie sans gloire. 

Trois autres équipes de moindre calibre mais qui comptent sur le continent seront, elles aussi, absentes à « Gabon 2017 ». Il s’agit de Guinée ancienne finaliste contre le Maroc en 1976, de la Guinée équatoriale qui ne s’est qualifiée que deux fois en tant que pays coorganisateur (en 2012 avec le Gabon) et comme pays organisateur en 2015 mais qui avait toujours passé le premier tour et enfin l’Angola.

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