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Libreville (Gabon) : Il y a neuf ans, la finale Egypte – Cameroun de la Can ghanéenne paraissait presque normale, tant les deux équipes étaient au faîte de leurs possibilités. Les Pharaons étaient champions d’Afrique en titre depuis leur 5ème titre acquis deux ans plus tôt chez eux et pouvaient compter sur des joueurs de classe mondiale comme Aboutrika, Wael Goma ou … El Hadary. Les Lions indomptables avaient, eux, renversé tout sur leur passage dans le sillage de Samuel Eto’o, meilleur buteur de l’épreuve avec 5 réalisations, et avec des éléments de valeur tels Mbia ou Njitab. Même le Ghana, organisateur de l’évènement, n’avait pas réussi à les freiner.

Pareil en … 1986 en Egypte où malgré leur défaite d’entrée contre le Sénégal (0 – 1) les Pharaons des Abouzaid, Gharib et Abdelgani s’étaient superbement repris par la suite pour entamer leur marche victorieuse. Le grand Cameroun de Roger Milla, Emmanuel Kundé et autres M’Fédé n’avait réussi qu’à les contraindre au nul vierge. Mais n’avaient pu que s’incliner aux tirs au but (5 – 4).

Mais, cette fois, pour la 31ème édition de la Can « Gabon 2017 », aucune des deux équipes finalistes n’étaient attendues à pareille fête. Puisque d’abord toutes les deux y sont arrivées sur la pointe des pieds. Les Egyptiens, après 7 ans d’absence et les Camerounais privés de nombreux « cadres » qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas fait le déplacement (Matip de Liverpool, Nyom de WBA, Anana de l’Ajax Amsterdam, Anguissa de l’OM, entre autres). Ensuite parce que toutes deux sont si timidement entrées dans la compétition (nuls 0 – 0 pour l’Egypte face au Mali et 1 – 1 pour le Cameroun contre le Burkina Faso) que personne ne prévoyait qu’elles seraient encore là pour le dernier acte. Personne, sauf elles-mêmes. Car, au fil de leurs sorties, ces deux formations ont su se construire une carapace telle que tous leurs adversaires s’y sont cassé les dents. « Personne ne nous attendait dans cette compétition, mais nous avons su tisser notre toile pour aller en finale », a même reconnu avant-hier à Franceville Hugo Broos, le boss du Cameroun. Comme si l’écho des paroles de son vis-à-vis de ce soir, Hector Cuper lui était parvenu depuis Libreville. « Ce sera une finale spéciale pour nous et nos joueurs impliqués et déterminés qui ont déjoué tous les pronostics », avait-il déclaré dès la qualification acquise.

La victoire dans l’Adn
En fait, ce sont les deux équipes les moins joueuses de cette épreuve qui se disputeront le trophée à 19 heures au stade de l’Amitié de Libreville. Mais elles ont le goût de la compétition et de la victoire dans leur Adn. Puisque, si les Egyptiens concourent pour améliorer leur record de 7 sacres continentaux, les Camerounais, avec leurs 4 titres, visent à réduire le gap qui les sépare de leurs adversaires de ce jour. 

Experts dans l’art de faire déjouer leurs vis-à-vis, leurs entraîneurs, l’Argentin Hector Cuper pour l’Egypte et le Belge Hugo Broos pour le Cameroun, ont l’avantage de pouvoir compter sur des joueurs prêts à jouer contre-nature pour arriver à leurs fins. Qui s’en plaindra d’autre que leurs adversaires ? Pas eux en tout cas qui s’affrontent demain pour un huitième titre (Egypte) ou pour un cinquième sacre (Cameroun). Et comme depuis le début de cette Can, quiconque osera un pronostic entre deux équipes qui savent vaincre sans convaincre, risque de se planter lourdement. Car, en demi-finales les Pharaons ont été fidèles à leur tactique d’attendre le vis-à-vis pour mieux le prendre à revers avant d’opter pour un attentisme de bon aloi pour en arriver aux tirs au but (victoire 4 – 3 contre le Burkina Faso, après un nul 1 partout au bout des 120 mn). A l’inverse, les Lions indomptables ont affiché un visage plus offensif que d’ordinaire, qui a même surpris leurs adversaires ghanéens finalement battus à l’usure (2 – 0).

Alors, quel visage pour les deux protagonistes de cette finale improbable ? L’envie de prendre leur revanche de la finale de 2008 à Accra (défaite : 0 – 1) poussera-t-elle les Camerounais à aborder ce match flamberge au vent comme en demi-finale lorsqu’il était question pour eux de confirmer leur suprématie sur le Ghana ? Les Egyptiens opteront-ils pour la stratégie d’attente qui leur a si bien réussi jusqu’ici afin de profiter d’éventuelles brèches dans le camp adverse ? En tout cas, avec face à face, deux techniciens qui savent jouer autant sur les forces de leur équipe que sur les faiblesses de leur adversaire, le combat promet d’être tactique. Et c’est certainement à celui qui aura mieux fait passer son message que devrait revenir le succès final.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

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