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Franceville (Gabon) : On ne va pas faire la fine bouche. Sénégal : 2, Tunisie : 0. On aurait signé les yeux fermés si, avant ce match de dimanche à Franceville, on nous avait proposé ce score final ! Alors, savourons « sans aller dans l’euphorie », a toutefois averti Abdoulaye Diallo, le portier des Lions désigné sans surprise Homme du match. Et c’est justement pour cela qu’il faut garder les pieds sur terre et garder l’humilité. Car, à chaque fois qu’un gardien de but a reçu cette distinction, c’est que son équipe a beaucoup souffert. C’était aussi le cas, dimanche, pour le Sénégal face à la Tunisie, car le score final (2 – 0) aurait tout autant être … 2 – 4, tant les Aigles de Carthage se sont créé de bonnes occasions de but ; et tant Diallo a joué à merveille son rôle de dernier rempart, aidé par moments par la baraka. Le coach sénégalais Aliou Cissé l’a reconnu juste après la victoire. « Nous avons très mal défendu par moments. Or, il faut avoir une bonne assise défensive pour espérer aller de l’avant ». En effet, le « K2 » sénégalais ou « axe du bien », Kara – Koulibaly, a paru moins solide que d’ordinaire. Si les arrières d’aile ont parfaitement exécuté leur mission, surtout Gassama qui, a peut-être, livré son meilleur match en sélection, il n’en a pas été de même pour l’axe central souvent mis dans le vent. La faute également, en amont, à un milieu de terrain qui a perdu un nombre anormalement élevé de ballons. A l’image d’un Gana Guèye particulièrement mal inspiré ou d’un Sadio Mané qui, en plus de ralentir le jeu vers l’avant de l’équipe en conservant trop le ballon, a abusé de rétro-passes. Face à des Tunisiens vifs et techniques, cela aurait pu faire mal, sans un Abdoulaye Diallo béni des dieux.

Au total, trois premiers points qui placent le Sénégal en tête du Groupe B ; mais aussi quelques inquiétudes à dissiper dans le jeu des Lions. Le collectif n’est toujours pas huilé, à l’inverse de la Tunisie qui avait mieux tenu le ballon, et … du Zimbabwe, leur prochain adversaire qui a donné beaucoup de fil à retordre à l’Algérie, un des favoris au titre. Heureusement qu’ils ont mis assez d’impact face aux Tunisiens pour compenser leur infériorité technique. Malgré tout, ils ont connu une seconde mi-temps très compliquée. Pour atteindre leur objectif intermédiaire de disputer les quarts de finale (ce qu’ils n’ont plus réussi depuis la Can 2006 en Egypte), il leur faudra gommer autant que possible leurs imperfections. Aliou Cissé, leur coach, a aujourd’hui et demain pour préparer au mieux la deuxième sortie de jeudi face au Zimbabwe qui pourrait d’ores et déjà déboucher sur le second tour.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Franceville (Gabon) - Après le match intense fourni contre les Aigles de Carthage dimanche, les titulaires étaient managés. Lors de la séance d’hier, ce sont les remplaçants qui étaient à l’œuvre. Avec notamment un Moussa Sow qui affiche la grande forme. De bon augure pour le prochain match, jeudi, contre les Warriors du Zimbabwé. Ils sont, dans tous les cas, conscients de l’enjeu de ce deuxième match qui pourrait être décisif pour la suite de la compétition.

Ceux qui n’avaient pas disputé le premier match du Sénégal dans groupe B de la 31ème Can, dimanche contre la Tunisie et ceux qui étaient entrés en cours de jeu (Pape Kouly Diop, Henri Saivet et Ismaïla Sarr) étaient de corvée hier sur le gazon du stade de Bongoville pour la traditionnelle séance d’entraînement. Les onze partants du match contre les Aigles de Carthage étaient ailleurs, sous les ordres du préparateur physique de l’équipe afin de leur permettre de récupérer de la fatigue du match de la veille. Ce sont donc les « coiffeurs » qui étaient de service pendant plus d’une heure. Jonglages, circulation de balle, passes courtes, tirs au but, pour terminer par une partie dans une surface réduite. A ce jeu, Moussa Sow s’est beaucoup illustré en enfilant les buts dans toutes les positions. Tant mieux pour tout le monde puisque tous les joueurs doivent désormais s’attendre à disputer un match tous les quatre jours. Ce qui forcément laisse des séquelles après les matches. D’où le besoin pour l’entraîneur d’avoir sous la main l’ensemble de son groupe, de savoir aussi que tous ses éléments sont concentrés sur l’enjeu de la compétition.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. KEÏTA

« Le mérite de cette victoire revient aux joueurs. Ils ont été braves, des combattants face à une belle équipe de Tunisie. On a marqué 2 buts sur balle arrêtée et c’est important dans ce genre de compétition. On a réussi une bonne première mi-temps, même si après la pause c’était plus difficile. Je suis satisfait de cette victoire puisque c’est important de gagner d’entrée.

Mon objectif dans ce match, comme toujours, c’est de gagner ; pas de dominer. La Tunisie nous a dominés, mais nous avons gagné. C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité.

Par moments, nous avons très mal défendu. Il faut une bonne assise défensive pour aller loin dans ce genre de compétition. La finalité des remplacements, c’est de chercher comment faire pour gagner, pas pour faire plaisir ».
Recueillis par B. K. N.

Comme l’on lui demandait après la victoire sénégalaise si c’était rassurant pour une équipe de voir son gardien de but désigné « homme du match », Abdoulaye Diallo a répliqué qu’une équipe « doit pouvoir compter sur son portier comme sur tous ses autres joueurs ». Et hier, il a légitimement été désigné Homme du match, tant le gardien de but de Rizespor Kulubü (Turquie) a été déterminant. A 2 – 0 et par 3 fois, il a mis en échec les avants tunisiens alors qu’une réduction du score aurait totalement changé le cours du match. Selon son coach, il « n’a pas eu grand-chose à faire lors des éliminatoires. Mais face à la Tunisie, il a été à la hauteur. Contrairement aux quatre défenseurs qui ont commis beaucoup d’erreurs ».

Un bon gardien de but, c’est parfois aussi de la baraka. Et hier Abdoulaye Diallo en a eu plus qu’à son tour. Les rares fois où il a été pris à défaut, ses montants l’ont sauvé. En plus, les attaquants tunisiens ont fait d’une maladresse rare. Il était écrit que le Sénégal mettrait fin hier à sa série noire face aux Aigles de Carthage. Si Sadio Mané et Kara, les deux buteurs du jour y ont grandement contribué, Abdoulaye Diallo y a été pour beaucoup pour avoir gardé inviolées ses cages.

B. K. N.

Le « ballon d’or » africain 2016, l’Algérien Riyad Mahrez, avait face à lui, hier à Franceville, l’un des tout meilleurs africains évoluant sur le continent, le Zimbabwéen Khama Billat (Mamelodi Sundowns) qui a fini sur le podium continental. Cela ne pouvait donc que faire des étincelles. Si l’Algérien a été assez discret dans le jeu, il a été cependant déterminant au score pour avoir frappé d’entrée et clôturé la marque, sortant son équipe d’une bien mauvaise passe.

Confirmant du coup sa consécration de l’année dernière, même si actuellement avec son club de Leicester, ce n’est plus la grande forme. Quant au Zimbabwéen, il a été étincelant, donnant le tournis à ses vis-à-vis à chacun de ses départs balle au pied et mettant plus d’une fois au supplice Mbolhi, le portier algérien. Mais comme presque tous ses coéquipiers, il a perdu des ballons précieux. Notamment ce qui aurait pu être la balle de 3 – 1, s’il n’avait pas oublié de servir Mahachi, idéalement démarqué face aux buts adverses. Et c’est sur le contre que l’Algérie a égalisé grâce à … Mahrez.

B. K. N.

Le Gabon, pays hôte de la 31ème édition de la Can qui se fait chahuter d’entrée par le « grand commençant », la Guinée Bissau qui disputait là son tout premier match en phase finale. Et dans la même poule A domiciliée à Libreville, le Cameroun qui s’en tire à plutôt bon compte contre un Burkina Faso qui a fini très fort la partie. Puis hier, à Franceville, l’Algérie favorite au sacre comme presque toujours qui ne sauve le point du nul qu’à 9 mn du terme d’une partie que le Zimbabwe, Petit Poucet du Groupe B, a jouée sans complexe aucun ! Décidément, cette Can marche d’entrée sur la tête. Tous les « grands » ont peiné pour s’en sortir avec … un nul. On avait dit avant le début de la compétition qu’elle serait ouverte comme elle ne l’avait plus été depuis plusieurs éditions. Les premiers matches ont confirmé cet a priori.

  Qu’en sera-t-il à compter d’aujourd’hui avec l’entrée en lice à Oyem du Groupe C ? On va bientôt le savoir. En tout cas, au vu de ce qui s’est jusqu’ici passé, la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a intérêt à surveiller ses arrières. Car, face à elle, se dressera le Togo d’Emmanuel Adebayor, qualifié in extremis à cette compétition et qui entend brouiller les cartes en attendant de jouer les premiers rôles, dans deux ans au Cameroun. C’est, en effet, l’échéance que s’est fixée son coach Claude Le Roy, pour « boucler la boucle africaine, là où l’aventure avait commencé », en 1986. Idem pour la Rd Congo, troisième il y a deux ans en Guinée équatoriale et qui devra se méfier des Lions de l’Atlas marocains emmenés par le nouveau « Sorcier blanc », Hervé Renard, qui concourt pour un inédit troisième titre continental avec 3 équipes différentes (après la Zambie en 2012 et la Côte d’ivoire en 2015).

B. K. N.

En match de la 1ère journée du Groupe B de la 31ème Can disputé hier au : Mahrez (12ème et 82ème mn) pour l’Algérie ; Mahachi (17ème mn), Mushekwi (28ème mn SP) pour le Zimbabwe

Les équipes : Algérie : Raïs Mbolhi, Aïssa Mandi (cap), F. Ghoulam, R. Mahrez, N. Bentaleb, Y. Brahima, I. Slimani, El A. Soudani (puis R. Ghezzal, 77ème mn), A. Guedioura, M. Belkhither (puis M. Meftah, 46ème mn), A. Bensebani. Entraîneur : G. Leekens

Zimbabwe : T. Mkuruva, C. Nhamoinesu, D. Phiri, H. Zvirekwi, E. Muroiwa, O. Bhasera, N. Mushekwi (puis G. Malajila, 78ème mn), K. Mahachi, W. Katsande (cap), K. Musona (puis T. Rusike, 17ème mn), K. Billiat. Entraîneur : Kalisto Pasuwa

Arbitres : B. T. Weyesa (Ethiopie) assisté de J.C Birumushahu (Burundi) et A. Doumbouya (Guinée)

Hier, à Franceville, Ryad Mahrez a démontré qu’il n’était pas Ballon d’or africain 2016 pour rien. Alors que le match face au Zimbabwe tardait à se lancer, c’est lui qui a ouvert les hostilités d’une frappe limpide des 20 mètres (12ème mn). Et alors que l’on croyait s’acheminer vers le premier coup de tonnerre de cette 31ème Can, c’est encore lui qui a permis à son équipe de recoller définitivement au score (81ème mn). C’est que, entre ces deux coups de génie, les Warriors avaient fait mieux que se défendre. Ils avaient égalisé par Mahachi (17ème mn) et même pris l’avantage sur penalty par Mushekwi (28ème mn). L’Algérie, un des favoris de cette Can, devra donc hausser le ton lors de la 2ème journée face à la Tunisie pour ne pas se compliquer la tâche.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

LE MOT DES ENTRAINEURS
Georges LeekensGeorges Leekens (Algérie) : « La compétition ne fait que commencer »
« Le premier match est toujours difficile, on a vu ça avec les matches de la cérémonie d’ouverture à Libreville. Dans ce match contre le Zimbabwe, on a eu beaucoup d’occasions qu’on n’a pas pu concrétiser. Cela arrive souvent dans les matches, mais on va rectifier tout ça en perspective du prochain. La compétition ne fait que commencer, il faudra jouer serré pour les prochaines journées ».

Kalisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Prendre toutes les équipes avec sérieux »
On m’a souvent demandé lequel du Zimbabwe ou de l’Algérie est le favori et j’avais toujours dit que c’est mon équipe. Vous savez, à partir du moment où une équipe participe à la phase finale de la Can, elle n’est plus petite car elle a éliminé des adversaires qui prétendaient à la même chose. Nous prendrons toutes les équipes avec sérieux ».


LE FAIT DU MATCH : UN BALLON D’OR QUI JUSTIFIE SON RANG…
Le « ballon d’or » africain 2016, l’Algérien Riyad Mahrez, avait face à lui, hier à Franceville, l’un des tout meilleurs africains évoluant sur le continent, le Zimbabwéen Khama Billat (Mamelodi Sundowns) qui a fini sur le podium continental. Cela ne pouvait donc que faire des étincelles. Si l’Algérien a été assez discret dans le jeu, il a été cependant déterminant au score pour avoir frappé d’entrée et clôturé la marque, sortant son équipe d’une bien mauvaise passe. Confirmant du coup sa consécration de l’année dernière, même si actuellement avec son club de Leicester, ce n’est plus la grande forme. Quant au Zimbabwéen, il a été étincelant, donnant le tournis à ses vis-à-vis à chacun de ses départs balle au pied et mettant plus d’une fois au supplice Mbolhi, le portier algérien. Mais comme presque tous ses coéquipiers, il a perdu des ballons précieux. Notamment ce qui aurait pu être la balle de 3 – 1, s’il n’avait pas oublié de servir Mahachi, idéalement démarqué face aux buts adverses. Et c’est sur le contre que l’Algérie a égalisé grâce à … Mahrez.

B. K. N.

RYAD MAHREZ (ALGERIE, MEILLEUR JOUEUR DU MATCH) : « ON VA CONTINUER À TRAVAILLER »
« Ce genre de match n’est jamais facile car il s’agit du premier match. On est passé à côté d’une excellente première mi-temps, mais on a fait une très bonne deuxième mi-temps. On a raté beaucoup d’occasions. On va continuer à travailler ».

Recueillis par C.F. KEÏTA

En match comptant pour la première journée du Groupe B de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal a battu la Tunisie par 2 buts à 0.

Buts : Sadio Mané (sp à la 9e mn) et Serigne Modou Kara Mbodj (30e) pour le Sénégal.

Public nombreux, pelouse en excellent état, temps chaud.

Arbitrage d’Alioum Alioum assisté d’Evarist Menkouandé et d’Elvis Guy Noupue Nguegoue, tous du Cameroun.

Avertissements : Aymen Abdenour (9e) pour la Tunisie. Cheikh Mbengue (36e) et Kalidou Koulibaly (41e) pour le Sénégal

Les équipes : Tunisie : Aymen Mathlouthi (cap), Syam Habib Ben Youssef, Aymen Abdenour, Youssef Msakni, Hamza Lahmar, Ahmed Akaichi, puis Tahar Yassine Khenissi (64e), Ali Maaloul, Ferjani Sassi, Francis Abdel Azouni Larry, puis Wahbi Khazri (46e), Hamdi Naguez, Sliti Naim. Entraîneur : Henri Kasperczak

Sénégal : Abdoulaye Diallo, Serigne Modou Kara Mbodj, Kalidou Koulibaly, Cheikh Mbengue, Idrissa Gana Guéye, Cheikhou Kouyaté (cap) puis Pape Kouli Diop (88e), Mame Birame Diouf, Sadio Mané, Pape Alioune Ndiaye, puis Henri Saivet (72e), Diao Baldé Keïta, puis Ismaïla Sarr (62e), Lamine Gassama. Entraîneur : Aliou Cissé

On ne pouvait pas espérer meilleure entrée en matière du Sénégal que cette victoire d’hier face aux Aigles de Carthage. Les Lions ont fait honneur à leur rang de première nation africaine Kara Mbodj Seng Tunisie Can 2017 buten venant à bout d’une équipe tunisienne qui ne leur réussissait pas par le passé en phase finale de Can. La bande à Aliou Cissé a, enfin, effacé cette page sombre des confrontations sénégalo-tunisiennes. Une victoire qui s’est vite dessinée dans un match à l’issue indécise. Mais Cheikhou Kouyaté et ses camarades ont tôt fait de tuer tout suspense. Deux buts en trente minutes, il fallait de la détermination nécessaire pour y parvenir. Et Sadio Mané et ses gars y ont réussi même si parfois dans le camp sénégalais on a vécu des sueurs froides sur des offensives tunisiennes. Heureusement l’excellent gardien de but Abdoulaye Diallo était là pour sauver sa cage par des arrêts réflexes qui lui ont valu le titre de meilleur joueur du match. D’entrée, on a senti les Lions « affamés » et prêts à tout renverser sur leur chemin. Un premier but signé Sadio Mané qui avait servi Cheikhou Kouyaté qui se faisait faucher dans la surface de vérité (9e). Le sociétaire de Liverpool ne tremble pas pour ouvrir le score d’un superbe contre-pied. Le Sénégal tenait bien le match et n’entendait pas lâcher avec toujours cette pression sur le porteur du ballon. 21 minutes plus tard, à la 30e, Diao Baldé Keita exécute un corner que Kara Mbodj, comme à son habitude, reprit victorieusement de la tête pour corser l’addition, en clouant le capitaine Aymen Makhlouthi. Les Lions étaient survoltés, mais se laissaient aller à quelques erreurs d’appréciation qui donnaient des sueurs froides à leurs supporters. Heureusement qu’Abdoulaye Diallo était là pour garder sa cage inviolée dans une fin de partie très prenante. Le Sénégal venait de débuter sa compétition en signant une victoire rassurante pour la suite.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

LE PRÉSIDENT MACKY SALL FÉLICITE LES LIONS
Elle était attendue, la réaction du président de la République. Insensible à la belle victoire des Lions, hier, aux dépens des Aigles de Carthage, Macky Sall a commencé à jubiler à la pause. « Je voudrais féliciter l’équipe nationale, les Lions de la Téranga, pour cette formidable première mi-temps qui a été palpitante avec quelques sueurs (froides) dans les cinq premières minutes, mais très vite, l’équipe s’est retrouvée grâce au premier but de Sadio Mané et celui de Kara Mbodj », a commenté le premier des Sénégalais à la mi-temps. Autant dire que le président Macky Sall a vécu le match sous haute tension comme nombre de Sénégalais. Dans tous les cas, ce bon départ des Lions lui permet de croire qu’ils sont « bien partis » dans cette compétition. Car « gagner ce match augure d’une belle participation et tout pourrait être permis. Nous espérons que les joueurs vont nous donner la joie attendue par les populations sénégalaises depuis toujours. Surtout bonne chance, nous sommes avec vous. Allez les Lions ! »

ZONE MIXTE
Serigne Modou Kara Mbodj, defenseur : « Ça n’a pas été facile »
« Il faut reconnaître que ça n’a pas été facile du tout car, en face, il y avait une bonne équipe de Tunisie avec une bonne maîtrise du ballon. Ils nous ont créé beaucoup de problèmes, mais l’essentiel a été fait. Bien sûr qu’il y a des rectifications à faire pour préparer le prochain match. Contre le Zimbabwe ce sera un autre match difficile qui nous attend. On les taxait de Petit Poucet du groupe, mais ils ont démontré qu’ils n’étaient pas des faire-valoir. Il faut compter avec eux maintenant. »

Sadio Mané, attaquant : « La compétition ne fait que commencer »
Can2017 SenegaTunisie but Sadio Mane« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

Kalidou Koulibaly, défenseur : « Gagner les deux autres matches »
« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

LE MOT DES ENTRAINEURS
HENRI KASPERCZAK (TUNISIE) : « Beaucoup de regrets »
« J’ai beaucoup de regrets après ce match, car nous avons bien joué et eu de bonnes occasions. Le Sénégal a eu plus de chance et a marqué 2 fois sur balles arrêtées. Mais, dans l’ensemble, j’ai vu des choses positives. On a eu une bonne réaction, surtout en 2ème mi-temps, on a bien combiné et on a eu une bonne animation offensive. Physiquement aussi, mes joueurs ont tenu le coup pendant 90 minutes. Le Sénégal a une très belle équipe, avec des joueurs de qualité. Ils ont bien résisté, ont su gérer quand ils étaient en difficulté, surtout au milieu de terrain. Mais le Sénégal a eu beaucoup de réussite de n’avoir pas pris de but ».

ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Les joueurs ont été braves »
« Le mérite de cette victoire revient aux joueurs. Ils ont été braves, des combattants face à une belle équipe de Tunisie. On a marqué 2 buts sur balle arrêtée et c’est important dans ce genre de compétition. On a réussi une bonne première mi-temps, même si après la pause c’était plus difficile. Je suis satisfait de cette victoire puisque c’est important de gagner d’entrée. Mon objectif dans ce match, comme toujours, c’est de gagner ; pas de dominer. La Tunisie nous a dominés, mais nous avons gagné. C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Par moments, nous avons très mal défendu. Il faut une bonne assise défensive pour aller loin dans ce genre de compétition. La finalité des remplacements, c’est de chercher comment faire pour gagner, pas pour faire plaisir ».

Recueillis par B. K. N.

L’HOMME DU MATCH : ABDOULAYE DIALLO ÉTAIT BÉNI DES DIEUX
Abdoulaye Diallo homme match CafComme l’on lui demandait après la victoire sénégalaise si c’était rassurant pour une équipe de voir son gardien de but désigné « homme du match », Abdoulaye Diallo a répliqué qu’une équipe « doit pouvoir compter sur son portier comme sur tous ses autres joueurs ». Et hier, il a légitimement été désigné Homme du match, tant le gardien de but de Rizespor Kulubü (Turquie) a été déterminant. A 2 – 0 et par 3 fois, il a mis en échec les avants tunisiens alors qu’une réduction du score aurait totalement changé le cours du match. Selon son coach, il « n’a pas eu grand-chose à faire lors des éliminatoires. Mais face à la Tunisie, il a été à la hauteur. Contrairement aux quatre défenseurs qui ont commis beaucoup d’erreurs ».

Un bon gardien de but, c’est parfois aussi de la baraka. Et hier Abdoulaye Diallo en a eu plus qu’à son tour. Les rares fois où il a été pris à défaut, ses montants l’ont sauvé. En plus, les attaquants tunisiens ont fait d’une maladresse rare. Il était écrit que le Sénégal mettrait fin hier à sa série noire face aux Aigles de Carthage. Si Sadio Mané et Kara, les deux buteurs du jour y ont grandement contribué, Abdoulaye Diallo y a été pour beaucoup pour avoir gardé inviolées ses cages.

B. K. N.


UN HOMME DANS LE MATCH : « PAN » A ABATTU SA PART DU BOULOT
« Papa Alioune est l’un de mes 5 ou 6 milieux de terrains capables de jouer. L’opportunité s’est présentée pour lui et il l’a saisie ». L’avis est d’Aliou Cissé interrogé sur la titularisation de PAN, le milieu de terrain d’Osmanlispor Fk (Turquie). Et il est vrai que « PAN » a croqué à pleines dents dans ce premier match du Sénégal dans cette 31ème Can. Il est vrai que depuis le stage de Brazzaville, il avait pris une longueur d’avance sur la concurrence à un poste sur lequel planait l’une des rares incertitudes d’avant-match. Diamé en méforme, Sankharé non retenu, « PAN » avait sa chance ; d’autant qu’il a été buteur face au Congo, lors du second match de préparation de l’équipe.

Hier, Pape Alioune Ndiaye a apporté du jeu à l’équipe. Il a eu un impact physique improbable vu son gabarit et on l’a vu défendre même (avec bonheur) dans la surface sénégalaise et plus d’être présent devant où il a tenté deux ou fois de frapper le loin. Au total, « il a réussi de belles choses (…) et a su saisir sa chance », a même témoigné son coach. C’est pourquoi d’ailleurs, on n’a pas trop compris sa sortie à la 72ème mn… Mais il a marqué son territoire et des points. On devrait le voir plus souvent dans cette Can que lors des éliminatoires où il n’avait pratiquement pas joué.

B. K. N.


LE FAIT DU MATCH : TOUT FINIT PAR ARRIVER…
Jusqu’à hier, le Sénégal n’avait mieux fait face à la Tunisie, en phase finale de Can, que match nul (3 fois). L’autre fois, c’était une défaite en quart de finale de l’édition … tunisienne en 2004, « dans le brouillard de Radès » (1 – 0). De quoi faire passer les Aigles de Carthage pour les bêtes noires des Lions. Mais comme tout a une fin, et puisque tout finit par arriver à qui sait se donner les moyens de ses ambitions, le Sénégal a réussi hier à prendre le dessus sur l’un de ses cauchemars en Afrique. Et de la plus belle des manières ! Même si dans le jeu, ce n’était pas rose. Heureusement que dans la cage sénégalaise, il y avait un Abdoulaye Diallo qui a sauvé trois face-à-face avec les Tunisiens. Sinon, comme l’a dit le coach sénégalais Aliou Cissé après le match, « la finalité c’est de gagner ». Et ses garçons l’ont fait. Là où des générations pas forcément moins talentueuses avaient échoué, eux ont réussi le coup parfait.

ME AUGUSTIN SENGHOR, PRESIDENT DE LA FSF : « NOUS AVONS BATTU LA TUNISIE À LA … TUNISIENNE »
C’est un président de la Fsf très content qui a salué la victoire des Lions, hier face aux Aigles de Carthage. « Nous avons battu la Tunisie à la Tunisienne », a-t-il déclaré en référence au réalisme dont ont fait preuve les joueurs d’Aliou Cissé. « D’habitude, les Tunisiens nous posent beaucoup de problèmes. Même quand on les dominait, ils arrivaient à s’en sortir ». Hier donc, la boule a tourné. Sans avoir été dominateurs, les Lions ont fini par avoir le dernier mot. En marquant 2 buts comme c’est devenu presqu’une habitude, et surtout en ne concédant pas de but. « Ce qui n’arrivait pas aussi souvent », selon le président Me Augustin Senghor.

C’est la preuve, selon le président de la FSF, que cette équipe est en train de franchir un cap et a ainsi confirmé la tendance enclenchée depuis quelques deux ans. L’équipe a, par exemple, su « sauvegarder l’essentiel dans les moments difficiles de ce match ». Ce qui lui fait dire qu’elle est en net progression. Mais, « il faut oublier ce match et penser aux deux prochains », contre le Zimbabwe et face à l’Algérie qui se sont neutralisés (2-2) hier. L’objectif, plus que jamais, d’après Me Senghor, « c’est de disputer les quarts de finale. Ce que le Sénégal n’a plus fait depuis plus de 10 ans », en 2006 en Egypte. Cependant, la suite promet d’être aussi difficile que cette entrée en matière. « Les équipes qu’on considérait comme les cendrillons sont là et bien là. Il y a un nivellement de valeurs » tel que rien n’est acquis d’avance. Heureusement que, côté sénégalais, « il y a une génération de joueurs qui veut montrer ce qu’elle vaut ». Sur ce qu’ils ont montré hier, il y a de la place pour réussir quelque chose de bien, même si tout n’a pas été parfait.

B. K. N.

LES LIONS SEULS VAINQUEURS
Le Sénégal est la première équipe à s’imposer dans cette Can « Gabon 2017 », au bout de la quatrième rencontre. Et c’est Kasperczak, le coach franco-polonais qui avait lâché les Lions en pleine Can ghanéenne en 2008 qui l’a eu en plein dans le baba. Il a beau soutenir hier après le match « ne pas vivre avec le passé », des souvenirs ont forcément remonté à la surface…

B. K. N.

Le Sénégal s'offre sa première victoire et la tête du groupe B après sa victoire sur la Tunisie (2-0). Les poulains d’Aliou Cissé ont ouvert le score par l’intermédiaire de Sadio Mané sur pénalty à la 10e minute. Kara Mbodj corsera l’addition à la demi-heure de jeu sur une offrande de Keïta Diao Baldé.
Les Lions du Sénégal occupent seuls la première place du groupe avec 3 points, suivis de l’Algérie et du Zimbabwe (1 point). La Tunisie elle, ferme la marche avec zéro point au compteur.

@lesoleilonline

L’équipe du Zimbabwe est passée à côté de l’exploit, ce dimanche, lors de son match contre l’Algérie, où après avoir mené au score 2-1, elle est passée à côté du 3-1, avant de voir son adversaire égaliser dans les 10 dernières minutes de la partie.

Et pourtant, après avoir touché la barre par leur star, Khama Billiat, les Warriors ont été menés au score sur un exploit personnel de Riday Mahrez, Ballon d’or africain 2016, à la 12-ème minute.

Comme s’ils s’attendaient à ce but contre le cours jeu, ils ont pesé sur la partie en mettant le pied sur le ballon à travers Billiat mais aussi le numéro 10, Kudakwashe Mahachi.

D’ailleurs, c’est lui qui a permis à son équipe d’égaliser à la 17-ème minute.

Plus entreprenants, ils ont poussé la défense algérienne. Et sur un rush, l’arrière droit algérien Mokhtar Bekhiter n’a pas eu d’autres choix que de faucher un attaquant zimbabéen en pleine surface.

Penalty justifié et transformé par Nyasha Muskhekwi, à la 29-ème minute.

L’Algérie, acculée, réagit bien, même si elle a été obligée de faire sortir son arrière droit en très grande souffrance au début de la deuxième période.

Si les Fennecs ont mis le pied sur le ballon, les occasions les plus nettes sont à mettre à l’actif des Warriors qui sont passés à plusieurs reprises à côté du ballon du 3-1.

Notamment avec le nouvel entrant Cuthbert Malajila qui, sur un contre, opta pour la solution, alors que Billiat était libre tout marquage.
Une minute plus tard, il est puni par Riyad Mahrez qui, sur un nouvel exploit individuel, mit le ballon hors de portée du portier zimbabwéen pour l’égalisation.

L’Algérie aurait pu gagner avec Yacine Brahimi qui hérita d’un ballon cafouillé par la défense zimbabwéenne mais son tir mou est capté par le gardien des Warriors dans les derniers instants du match.

APS

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