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Il est désormais entré dans le cercle des « Sorciers blancs » qui viennent se faire une publicité en Afrique. Quand la Fédération camerounaise de football avait jeté son dévolu sur cet inconnu, il y a un an, en février 2016 précisément, ils étaient bien nombreux, ceux-là qui pensaient que les autorités fédérales du pays manquaient d’ambition. Mais, au terme de sa première expérience, le Belge a fait l’unanimité dans le pays d’un certain Roger Milla. En effet, avec la victoire inattendue des Lions indomptables en finale de la Can 2017, dimanche, contre l’Egypte (2-1), l’ancien défenseur d’Anderlecht savoure sa revanche sur le monde du football. Hugo Broos a fait mieux que son prédécesseur, l’Allemand Volker Finker.
C’est l’histoire d’un Belge qui arrive au Cameroun et un an après, il gagne la Coupe d’Afrique des Nations. Hugo Broos est, en effet, devenu, dimanche, le premier sélectionneur belge à coucher son nom dans le livre d’or de la biennale du football africain. Avec la victoire des Lions indomptables en finale contre l’Egypte (2-1), c’est aussi l’histoire d’un homme de 64 ans, ancien défenseur d’Anderlecht et des Diables rouges, qui prend humblement sa revanche contre celles et ceux qui l’avaient oublié, à peu près tout le monde.
Blanchi sous le harnais. 

« Cela m’étonne un peu de voir qu’aujourd’hui, tout le monde loue mes qualités en Belgique », a d’ailleurs déclaré dans le journal flamand, Nieuwsbald, l’ancien joueur blanchi sous le harnais, mais svelte comme un jeune homme, les yeux clairs et rusés qui semblent éclairer un éternel petit sourire ironique. « Mes qualités étaient encore remises en doute il y a peu. Cela fait d’ailleurs des années que je n’ai pas reçu ma chance. Personne ne me contacte. On m’a déjà dit que j’étais trop vieux, ou trop cher, alors que durant ces six dernières années, personne ne m’a demandé ce que je voulais comme salaire », a ajouté celui qui vient de rejoindre le cercle des Européens sans grade que l’Afrique tire soudain de l’anonymat.

Arrivé en février 2016 à la tête d’une sélection qui n’avait pas gagné de match en phase finale de la Can depuis 2010, le natif de Humbeek a immédiatement été plongé dans les joies du marigot camerounais : presse intraitable, éternelles bisbilles joueurs/fédération sur le montant des primes, sans oublier les rodomontades de Roger Milla sur le thème du « c’était mieux de mon temps ».

« On ne m’a pas donné ma chance »
« Ce n’est pas agréable, certainement pas », assure Broos, critiqué jusqu’au début de la Can. Je n’ai pas compris pourquoi au début on ne m’a pas donné ma chance. Un journaliste doit être critique mais il faut rester correct. Et la correction n’était pas toujours là. »

Flegmatique, Broos a résisté aux assauts venus de toutes parts en restant fidèle à lui-même : « Je fais à ma manière. Si cela ne réussit pas, tant pis pour moi. Mais je pense qu’aujourd’hui, cela a réussi », savoure le technicien belge qui a révélé de jeunes talents lors de cette 31e édition de la biennale du football africain. Au chômage depuis plusieurs années, le Belge a su constituer un groupe avec des joueurs pour la plupart inconnus, pour parer aux défections de sept cadres, qui doivent se mordre les doigts de n’être pas venus au Gabon.
Alain Giresse, Hervé Renard, voire un nouveau retour de Claude Le Roy, on voyait plutôt très classiquement l’un de ces Français, de préférence avec une expérience en Afrique, pour remplacer l’Allemand Volker Finke début 2016 à la tête du Cameroun. Mais la Fédération a dribblé tout le monde. En bien que critiqué pour leur choix, les fédéraux camerounais ont raison sur tous.

Les joies de l’expatriation
Difficultés financières de la Fédération, dans un pays qui connaît comme le reste de l’Afrique centrale un ralentissement de son économie ? Toujours est-il que le choix des dirigeants s’est porté sur un entraîneur belge (Fc Bruges, Excelsior Mouscron, Anderlecht, Genk...), qui avait découvert sur le tard les joies de l’expatriation, avec de brèves expériences de clubs en Turquie, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’en Algérie à la JSK où il ne reste que quelques mois. « Evidemment, la pression est peut-être un peu plus forte ici, dans ce grand pays. Mais vous êtes habitué à cette pression lorsque vous avez entraîné des clubs en Belgique comme Anderlecht ou le Fc Bruges », a-t-il insisté, sans convaincre grand monde à l’époque.

Avec deux matches nuls initiaux contre l’Afrique du Sud, Broos met en place sa méthode : faire tourner les joueurs, miser sur le collectif plutôt que sur des fortes individualités, donner leur chance à des nouveaux venus comme Christian Bassogog (Aalborg/Danemark), désigné meilleur joueur du tournoi alors qu’il n’a été sélectionné pour la première fois qu’en novembre dernier.

Sur les coups de 22h00 ce dimanche à Libreville, le sexagénaire a couru comme un gamin pour venir partager la joie de ses joueurs sur le stade de l’Amitié. La revanche des Lions, qui commençaient à subir le désamour de tout un pays, est aussi celle qu’il prend sur son propre parcours.

Le Monde et AFP

Franceville (Gabon) : Qui du Cameroun ou du Ghana disputera la finale de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, dimanche prochain 5 février ? La question trouvera sa réponse ce soir (19h Gmt) au sortir de la deuxième demi-finale qui mettra les eux équipes aux prises à Franceville. Mais une chose est sure, ce sera un Ghana doublement revanchard qui se présentera devant un Cameroun au collectif extraordinaire. Cinq fois successivement demi-finaliste, mais jamais vainqueur du trophée continental, le Ghana pour cette sixième présence dans le dernier carré ne voudra plus de cet habit de « loser » qui lui colle depuis cinq éditions. Défait en demi-finale de sa « Can » en 2008 par … le Cameroun, le Ghana n’avait pu gagner la finale de 2015 contre la Côte d’Ivoire. Deux revers qui sont restés en travers la gorge d’Andre Ayew et ses coéquipiers et qu’ils voudront effacer aujourd’hui devant le Cameroun qui se présentera avec des arguments solides. Mais les Black Stars risquent de composer sans leur capitaine et maître à jouer Asamoah Gyan pas encore complètement remis d’une blessure à l’aine.

Côté camerounais, avec une équipe constituée de nouveaux joueurs (14) qui découvrent la Can, les Lions Indomptables ont fini de convaincre sur leurs capacités à résister à l’adversaire. Allez demander au Gabon et au Sénégal qui ont essayé de les déboulonner. En pure perte. Mais au-delà de ces considérations, c’est surtout la jeunesse du Cameroun qui fera face à l’expérience du Ghana. Un défi énorme dans les deux camps. Le ticket pour le dernier acte de dimanche prochain sera fortement disputé.

Le mot des entraineurs
Maxwell Konadu (coach adjt du Ghana) : « On ne doit plus s’arrêter aux demi-finales »
  Dans le camp d’en face, on n’a pas dit autre chose lorsqu’on avouait que le Cameroun est dur à manier. Se refusant à livrer ses secrets pour ce match au sommet, le technicien ghanéen, Maxwell Konadu, a indiqué que les six places consécutives de demi-finaliste à la Can prouvent, à suffisance, que l’équipe ne cesse de travailler. « Maintenant, il est hors de question de se satisfaire d’une place en demi-finaliste. Nous voulons aller au-delà et remporter le trophée. Car nous avons trop longtemps attendu. L’objectif sera donc de battre l’équipe du Cameroun, aller en finale et arracher le trophée. Evidemment que nous respectons l’adversaire qui a prouvé que son football compte, nous n’avons pas peur, toutefois, et nous serons prêts, car ce qui était arrivé en 2008 ne se reproduira pas », a-t-il promis.

Hugo Broos (Cameroun) : « Mes joueurs s’adaptent à toutes les situations »
« Ce match s’annonce très difficile si l’on se réfère à la prestation du Ghana. C’est une équipe aux qualités offensives indéniables et qui est très difficile à manœuvrer. C’est un style totalement différent de celui du Sénégal. Mais, mes joueurs s’adaptent à toutes les situations et nous mettrons en place une stratégie pour les contrer », Hugo Broos le sélectionneur des Lions Indomptables a son idée pour contrecarrer les velléités de son adversaire. Selon lui, il faudra s’attendre à voir une bonne équipe du Cameroun aujourd’hui. « Soyez-en certains, nous défendrons les couleurs nationales et vous verrez une équipe très motivée. Si le Ghana gagne, c’est parce qu’il est plus motivé que nous. Mais j’espère que ce ne sera pas le cas », a indiqué le technicien belge qui ne souhaite arriver à la séance des tirs au but qui, à son avis, est très éprouvante pour les nerfs. « Nous avons un jeune groupe inexpérimenté. Mais vous avez vu comment ils ont joué contre le Sénégal ? C’est ce comportement que je voudrais les voir adopter à nouveau contre le Ghana. Et je sais que dans ce domaine, mes joueurs ont gagné en expérience. Ils étaient prêts contre le Sénégal, ils le seront davantage contre le Ghana », a promis Hugo Bross.   

Georges Mandjeck (milieu, Cameroun) : « Ce match est très spécial »
« Le match sera difficile car c’est une équipe qui joue ensemble depuis longtemps. Mais encore une fois, nous prouverons que nous ne sommes pas venus ici pour de l’argent. Nous sommes là pour défendre le drapeau national. Tous les joueurs sont concentrés. Les histoires on en reparlera après, car la compétition n’est pas encore terminée et nous sommes sur la bonne lancée. Nous voulons écrire une nouvelle page du football africain. Ce match est donc très spécial car il s’agira de décrocher le ticket pour la finale. On est près du but et on ne lâchera rien ».

Emmanuel Agyemang-Badu (milieu, Ghana) : « A nous de faire attention »
« On va vers un match très difficile car l’adversaire est bien préparé. C’est une jeune et dynamique équipe. Mais nous serons dans le même tempo. Cette compétition est très difficile car beaucoup de favoris ont été éliminés. C’est dire que nous devons faire attention pour ne pas tomber dans le même piège. Notre objectif, c’est d’aller au bout de cette compétition ».

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

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