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La Can 2017 appartient à l’histoire. Et si les Lions, malgré une prestation honorable, n’ont pu réussir à mettre un terme à la série d’échecs, son défenseur central, Serigne Kara Mbodj, a marqué les esprits. Le solide défenseur d’Anderlecht (Belgique) figure dans le 11 type de la Can. Une équipe type, naturellement dominée par le Cameroun, le nouveau champion d’Afrique. Outre le jeune gardien, Joseph Ondoa qui a tenu en échec le Sénégal en quart de finale (0-0, 5 tab 4), le Cameroun est aussi représenté par son défenseur, Ngadeu Ngadjui Michael, et Christian Bassogog, élu meilleur joueur du tournoi.

L’Egypte, finaliste de cette 31e édition, y est représentée par Ahmed Hegazy et Salah. Le Burkina Faso et le Ghana, les finalistes de la petite finales y compte chacun deux joueurs. Il s’agit d’Amartey et Atsu pour le Ghana et Charle Kaboré et Bertrand Traoré pour le Burkina. Le Congolais, Junior Kabananga, le meilleur buteur du tournoi avec 3 buts, complète le 11 type de la Can. A noter l’absence de joueurs évoluant en Ligue 1 française dans cette meilleure équipe du tournoi, alors que le championnat français était le plus représenté.

A. SAMBOU

L’équipe type de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 : Ondoa (Cameroun) - Mbodj (Sénégal), Hegazy (Égypte), Ngadeu (Cameroun) - Amartey (Ghana), Kaboré (Burkina Faso), Atsu (Ghana), Salah (Égypte), Bertrand Traoré (Burkina Faso) - Bassogog (Cameroun), Kabananga (République démocratique du Congo).

Kara Mbodj et Kalidou Koulibaly, c’est depuis quelques temps la paire centrale – fétiche de l’équipe du Sénégal. Certains l’ont même baptisée « l’axe du bien » tant le duo a eu à bien faire le peu qu’il avait à faire. Mais, jusqu’ici, le Sénégal n’a pas croisé beaucoup de cadors pour tester la fiabilité de son axe central.

Entre le « Belge » d’Anderlecht, Kara Mbodj, et « l’Italien » du Napoli, Kalidou Koulibaly, cela semble la parfaite entente. Une belle complémentarité qui augure de belles choses. Sauf que, face à l’Afrique du Sud, en novembre dernier, en éliminatoires du Mondial « Russie 2018 », le duo avait quelque peu prêté le flanc. Ce qui avait fait sortir de ses gonds Roger Mendy, l’un des meilleurs liberos que le sol africain ait jamais portés. « On ne doit pas se permettre d’encaisser certains buts (…) C’est un défaut de communication de la défense qui est à l’origine du deuxième but » sud-africain (Le Soleil du 9 janvier 2017).

Des paires centrales célèbres, le Sénégal en a eues par le passé. Et celle composée de Roger Mendy et Racine Kane semble sortir du lot de ces trente dernières années. Le duo Diawara – Mangane, au plan de la morphologie, se rapprochait de l’actuelle paire, mais n’avait pas prospéré. Ce duo-ci est attendu à la Can gabonaise pour faire bien meilleure figure. Or, des inquiétudes pointent depuis quelques temps. Des soucis de santé ont perturbé la dernière phase de la préparation de Koulibaly et de Kara. Le premier a même concédé, avant le départ de l’équipe de Dakar pour Brazzaville où elle est en camp d’entraînement, qu’il « n’était pas à 100% de (ses) moyens ». Ce qui fait d’ailleurs qu’il n’a pas été aligné lors du match amical remporté dimanche dernier par les "Lions" face à la Libye (2 – 1). Quant à Kara Mbodj, bien que promu capitaine en l’absence de Kouyaté ménagé, il n’a pu disputer que la première mi-temps. Le coach a dû le sortir pour éviter tout pépin.

Seront-ils tous guéris et en pleine possession de leurs moyens physiques ? La question est d’autant plus pertinente que de l’état de leurs genoux et de leur corps, de manière générale, pourrait dépendre le sort des "Lions" à Franceville où ils évolueront dans le Groupe B. Car, le staff n’a pas beaucoup de solutions de rechange. Fallou Diagne n’a pas été retenu, Lamine Sané non plus. Il n’y a que Zargo Touré comme « spécialiste » au poste. Et il n’est pas très habitué à évoluer avec l’un ou l’autre des titulaires. Face à la Libye, d’ailleurs, le Lorientais avait fait tandem avec Kara en première mi-temps, avant de composer avec … Saliou Ciss en seconde période. L’ancien de Diambars, un latéral gauche de métier appelé à jouer les sapeurs-pompiers. Et l’on ne peut pas dire qu’il ait éteint des débuts d’incendie, lui et son compère de fortune de l’axe s’étant même rendus coupables de mésentente sur la réduction du score libyenne.

C’est vrai que Cheikhou Kouyaté, s’il était là, aurait pu se rappeler de ses heures de défenseur central. Mais le joueur de West Ham a, peut-être, perdu ses repères, puisque presque toujours aligné en milieu de terrain. Autant en club qu’en sélection. En plus, comme défenseur central, il serait plus proche du Brésilien … David Luis, extrêmement porté vers l’avant que de son compatriote Thiago Silva.

Or, il faut une certaine complémentarité, de bons repères et une réelle entente pour faire un duo de choc. Ce dont peuvent se prévaloir d’exhiber Kara et Koulibaly mis ensemble. Mais l’un d’eux avec un autre, ce n’est pas évident. Il reste donc à souhaiter qu’ils puissent être tout le temps alignés ensemble et chacun au meilleur de sa forme…

B. K. N.


Cheikh Sidy Ba,ancien défenseur central des "Lions" : « J’attends de les voir face à une forte adversité »
Avec Pape Malick Diop, Cheikh Sidy Bâ avait constitué l’axe central de l’équipe du Sénégal qui avait disputé et perdu le quart de finale de la Can 2000 à Lagos, face au Nigeria. S’il soutient aujourd’hui que « c’était une belle paire de défenseurs centraux », il la situe tout de même loin derrière la doublette Roger Mendy – Racine Kane qu’il considère comme « l’axe central sénégalais qui (l)’a le plus marqué ». Pour l’ancien joueur du Diaraf, une bonne paire centrale, « c’est avant tout de la complémentarité. L’un des deux doit être un peu plus stoppeur, plus dans les duels et l’autre un peu plus libero et donc plus technique pour assurer la couverture. Mais chacun doit pouvoir faire le boulot de l’autre ».
 
Ainsi, pour l’actuelle paire centrale Kara – Koulibaly, Cheikh Sidy Bâ estime qu’elle est dans cette configuration. Avec le premier plus physique et meilleur dans les duels et le second, technique, « calme et qui lit bien le jeu ». Seul bémol, il estime que le Napolitain « doit soigner sa relance ». Jusqu’ici, le duo s’en est plutôt bien sorti. Cependant, leur prédécesseur au poste, Cheikh S. Bâ, attend de voir. « Jusqu’ici, ils n’ont pas été confrontés à très forte adversité. On ne peut pas les juger face au Burundi, à la Namibie etc. J’attends de les voir face à des attaquants de très haut niveau », avertit-il. Pire, sa grosse inquiétude, c’est la blessure. Ou que l’un ou l’autre des titulaires de l’axe du bien qui a jusqu’ici bien tenu la baraque, se blesse. Ou n’est pas à 100% de ses moyens. « On sera alors obligé de colmater. Alors que le match amical contre la Libye a démontré qu’il n’y avait pas beaucoup de solutions de rechange ».
 
B. K. N.

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