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En 2002, le journaliste Cheikh Tidiane Fall a accompagné l’équipe nationale de football du Sénégal au Mali à l’occasion de la 23e édition de la Can. Mais contrairement à bon nombre de ses confrères, il n’y était pas en tant qu’envoyé spécial. L’ancien rédacteur en chef au quotidien national « Le Soleil » avait troqué sa casquette de journaliste sportif contre celle de chargé de communication à la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Et c’est avec cette dernière qu’il a débarqué à Bamako, dans l’espoir de voir, comme tous ses compatriotes, le Sénégal réussir une belle campagne de Coupe d’Afrique. Il a ainsi été au cœur de l’organisation mise en place par la Fsf pour mettre El Hadj Diouf et sa bande dans des conditions optimales de performance. Au-delà de la qualité des joueurs de l’équipe, Cheikh Tidiane Fall pense que le dispositif organisationnel déployé par l’équipe dirigée alors par El Hadj Malick Sy Souris a été déterminant dans le parcours héroïque des poulains de l’entraîneur Bruno Metsu. Ces derniers étaient, en effet, allés jusqu’en finale ; une première pour l’équipe du Sénégal depuis qu’elle participait à la Can. Diouf et ses coéquipiers étaient finalement tombés les armes à la main, dans l’ultime tableau, face au grand Cameroun de Rigobert Song.

« Quand on parle de cette belle prestation du Sénégal au Mali, on pense généralement à la qualité des joueurs et au jeu de l’équipe ; or on oublie que l’organisation a été le socle de ce beau parcours des Lions », se convainc l’ancien rédacteur en chef au « Soleil ».

Il indique que cette coupe d’Afrique « a marqué un tournant » tant dans l’organisation que dans la préparation des sorties joueurs. Selon lui, l’instance dirigeante du football avait compris que le premier match à gagner, c’était celui de l’organisation et de la logistique. « La Fsf avait fait preuve de beaucoup de professionnalisme. Il ne fallait pas qu’il y ait le moindre problème à ce niveau (organisation) qui puisse avoir des conséquences négatives sur la préparation de l’équipe », poursuit-il. Cheikh Tidiane Fall ajoute que c’est dans le souci de permettre aux protégés de Metsu de préparer les matches dans la sérénité et de bien s’épanouir que tout un hôtel leur a été réservé ; un privilège dont le Sénégal était l’une des rares équipes de la compétition à en avoir bénéficié. Sur le plan sécuritaire, il souligne que des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) avaient accompagné les joueurs dans cette campagne malienne, pour veiller à ce que ces derniers ne soient pas perturbés.

Outre le cadre propice dans lequel les joueurs ont pris part à cette Can malienne, l’aspect diététique avait également requis l’attention de la Fsf. À l’hôtel Mirabo où elle avait élu domicile, la sélection nationale du Sénégal s’était déplacée avec toute une équipe de cuisiniers de « Ngor Diarama ».

« Les joueurs ont besoin d’une alimentation équilibrée qui correspond aux exigences de préparation des compétitions. Et pour ne pas rompre avec les habitudes alimentaires, l’équipe s’était fait accompagner par un groupe de cuisiniers de cet hôtel », explique encore l’ancien journaliste sportif.

En tant que chargé de la communication de la Fsf, Cheikh Tidiane Fall avait aussi contribué à huiler les relations entre la structure dirigée par El Hadj Malick Sy Souris et la presse. « Il fallait éviter que les rapports avec les journalistes ne perturbent la quiétude des joueurs ; tout en s’assurant de la bonne circulation de l’information », fait-il remarquer. Autant dire que l’environnement avait beaucoup joué dans cette performance historique des Lions du Sénégal.

Parlant de la valeur de l’équipe de 2002, Cheikh Tidiane Fall estime que sa principale force était « son envie de soulever des montagnes ». « Cette génération de joueurs faisait peur à tout le monde. La compétition, pour eux, était une affaire d’hommes prêts à se surpasser. Ils prenaient aussi du plaisir à vivre ensemble et on les voyait s’éclater après les matches. L’entraîneur y était pour quelque chose », se rappelle, nostalgique, l’ancien chargé de communication de la Fsf. Bruno Metsu, se souvient-il, avait les mots justes pour galvaniser les joueurs et toucher leur orgueil avant les matches.

Il est d’avis que l’actuelle équipe présente à la Can « Gabon 2017 » dispose elle aussi de beaucoup d’arguments solides. En atteste, selon lui, la phase des éliminatoires qui les a vus remporter tous leurs matches. En plus, le journaliste ajoute que Sadio Mané et ses coéquipiers peuvent compter sur leur coach « qui sait motiver » ses protégés. Il soutient que la défense doit, cependant, faire preuve de solidarité, pour éviter de refaire les mêmes erreurs commises lors des matches contre Madagascar et l’Afrique du Sud, comptant pour les éliminatoires.

Avec une bonne organisation de la Fsf, un bon cadre d’accueil des Lions, Cheikh Tidiane Fall pense que les poulains de Cissé peuvent réussir une bonne Can. Comme l’avaient déjà fait leurs aînés en 2002 !

Diégane SARR

La Coupe d’Afrique des Nations 1986 marquait le retour du Sénégal sur la scène continentale après 18 années d’absence. Une campagne bien entamée par les Lions qui, avec deux victoires d’entrée, ont finalement été sortis avant de se qualifier pour les quarts de finale. Cette élimination alors que le but était tout proche est mise sur le compte de la méconnaissance du règlement de la compétition, de l’avis du capitaine de l’équipe d’alors, Amadou Diop dit «Boy Bandit». Et l’actuel Directeur sportif du Diaraf de Dakar de regretter cette situation qui, à ses yeux, a été une véritable surprise après la bonne entame.

“Caire 86” ! Une campagne qui laisse un sentiment de goût d’inachevé à tous les inconditionnels de l’équipe nationale du Sénégal de football. Dans la capitale égyptienne, le Sénégal qui avait fini de battre le pays hôte en ouverture (1-0) puis le Mozambique au match suivant par 2 à 0 a finalement baissé pavillon lors de sa troisième sortie face à la Côte d’Ivoire (0-1). Une défaite qui était synonyme d’élimination ; une désillusion pour les Lions d’autant plus que le titre continental ira aux Pharaons, leurs premières victimes du tournoi. Amenée par des joueurs d’expérience de la trempe de Cheikh Seck, Roger Mendy, Omar Guèye Sène, Thierno Youm ou encore Jules François Bocandé, la sélection sénégalaise a donc freinée dans son élan alors que les observateurs la comptaient parmi les favoris pour le sacre final. Le capitaine d’alors explique, aujourd’hui avec beaucoup de nostalgie mais aussi de regret, les impairs qui ont été fatals à la délégation et qui lui ont coûté l’élimination. Même si tout le monde était emballé à l’idée de disputer la Coupe d’Afrique. « Nous venions de retourner en Afrique, après 18 ans d’absence. Ce qui était une grande fierté pour notre génération qui venait de ramener le Sénégal en Coupe d’Afrique, sous une grande ferveur populaire qui a accompagné l’équipe », se souvient Amadou Diop. Et sur la lancée du barrage qui les opposait aux Warriors du Zimbabwe (0-1 à Harare puis 3-0 à Dakar), le Sénégal a effectué sa préparation en France avant de rallier le bord du Nil et retrouver la compétition continentale. Une compétition que les coéquipiers de “Boy Bandit” ont bien démarré avec deux succès ; mais cette euphorie est vite retombée alors que le second tour s’offrait à eux. Une élimination qui découle d’une série d’erreurs dans le camp sénégalais où l’inexpérience a surtout été pointée du doigt. « Que ce soient les dirigeants, l’encadrement et nous-mêmes, personne n’avait acquis une expérience dans le haut niveau », a dit le milieu terrain d’alors. Et au lieu de gérer l’avance conséquente qui les séparait des Eléphants de Côte d’Ivoire, leurs adversaires de la 3ème journée, les Lions ont péché…. « Il y avait un excès de confiance dans l’équipe, avant d’aborder le dernier match contre la Côte d’Ivoire. On voulait les battre coûte que coûte alors qu’un nul suffisait pour être premier du groupe puisqu’on avait déjà 4 points », se rappelle-t-il. Une euphorie mais aussi une « gourmandise » qui n’ont pas plaidé en faveur du groupe Sénégal où « personne dans le staff ou dans l’encadrement dirigé par feus Pape Diop et Yérim Diagne n’avait fait ce calcul d’assurer le match nul », regrette-t-il. Et ce qui est arrivé, c’est que l’équipe a joué un match ouvert contre les Ivoiriens  qui ont fini par s’imposer et se qualifier avec l’Egypte. « Bien que nous eussions le même nombre de points que nos adversaires (4 points),  l’Égypte, avec une meilleure goal-différence, avait fini première et la Côte d’Ivoire qui avait une meilleure attaque que nous s’est classée deuxième ». Un aspect du règlement méconnu par la délégation sénégalaise qui était ainsi sortie de la compétition alors que beaucoup la voyait disputer le titre. Une issue malheureuse qui laisse amer le capitaine d’équipe qui voudrait voir les actuels pensionnaires de l’équipe nationale faire mieux. Ce, en remportant le trophée au soir du 5 février prochain ; ce qui conforterait, à ses yeux, les Lions dans leur statut de première formation du continent au classement de la Fifa.

Ousseynou POUYE

C’est avec regret que Salif Keita revient sur l’édition de 2000 au Nigeria à laquelle il a pris part avec les Lions sous les ordres de Peter Schnittger, le technicien allemand qui a relancé le football sénégalais au début des années 2000. L’ancien attaquant de Lokeren (Belgique) plaide pour qu’on rende hommage à l’Allemand pour service rendu au foot sénégalais. Rassuré par l’équipe d’Aliou Cissé, il soutient que pour remporter le titre il faut passer sur la peau des favoris.

17 ans après, Salif Keïta a toujours en travers de la gorge le quart de finale de Can perdu par le Sénégal face au Nigeria dans « l’enfer du stade de Surulere » à Lagos. « On aurait pu remporter le trophée cette année-là si la Caf avait pris ses responsabilités », regrette l’ancien buteur de Lokeren (Belgique). Salif Keïta fait référence à l’envahissement de terrain qui avait suivi l’égalisation nigériane par le 2ème but (94ème mn) du bondissant Julius Agahowa qui avait déjà égalisé (84ème mn) après que Khalilou Fadiga eut joliment ouvert le score dès la 7ème mn. Un envahissement que les responsables du football africain tous présents sur les lieux, Issa Hayatou le président de la Caf en tête, avaient fait semblant de n’avoir pas vu. Dans tous les cas, les Super Eagles avaient profité de cette interruption qui avait déstabilisé les Lions pour filer en demi-finale.

« Rendre hommage à Peter Schnittger » 
Si, aujourd’hui encore, Salif Keïta nourrit des regrets pour cette équipe alors « constituée à 80% de joueurs locaux », il n’en garde pas moins un souvenir « grandiose ». Surtout que les Lions n’avaient pas alors de sponsors et évoluaient tantôt avec Erea tantôt avec Adidas, et même une fois avec les deux. L’occasion pour Salif de saluer le travail abattu par le technicien Peter Schnittger. « C’est lui qui est à la base du renouveau de l’équipe nationale. C’est sur ce qu’il a bâti que le reste s’est appuyé. Il faut lui rendre hommage haut et fort et en lettres capitales », selon l’ancien joueur.

« Représenter son pays à une Can, c’est le rêve de tous les footballeurs ; mais peu le réalisent ». Pour Salif Keïta actuellement membre du staff technique de Diambars, « la vie en équipe nationale, surtout pendant la Can, est très différente de celle en club. Ici on vit ensemble pendant un mois avec tout ce que cela représente de bien mais aussi de risques. Cette intimité peut créer de solides liens ». Comme ceux qui l’unissent à Mbaye Badji avec qui il a toujours partagé la chambre en équipes nationales chez les jeunes ainsi qu’en A comme lors de cette Can 2000. D’ailleurs, ajoute l’ancien avant-centre des Lions, « aujourd’hui encore, nous sommes ensemble à Diambars et nous nous comprenons rien qu’en nous regardant ».

« Pour gagner, il faut battre les meilleurs »
Pour cette Can 2017, Salif Keïta soutient qu’un seul objectif est à viser : remporter le trophée. Selon lui, « Aliou Cissé est sur la bonne voie. Ses joueurs, comme Sadio, Diao Baldé, Kouyaté ou Gana font des merveilles en Europe avec leurs clubs. En plus, il y a un patron dans chaque ligne ». Ce qui lui fait dire que le Sénégal a des chances cette fois, même si sa poule est difficile. « Pour gagner, il faut battre les meilleurs », rappelle-t-il à ses cadets qui baignent dans de bien meilleures conditions qu’eux. Salif Keïta se souvient d’ailleurs qu’à cette Can 2000, après le match perdu (0 – 1) face à l’Egypte, Hossam Hassan, le capitaine des Pharaons, avait été obligé de lui restituer le maillot sénégalais qu’il avait échangé avec le sien au coup de sifflet final. Motif ? « On avait qu’un seul maillot vert qu’il fallait donc conserver pour la suite au cas où… », répond-il. Autant dire, comparé à la période actuelle, que c’était vraiment le temps des vaches maigres.

B. K. N.

De Caire 86 à Sénégal 92, Roger Mendy a été de toutes les campagnes du Sénégal à la Can, soit trois au total. En tant que pièce maîtresse du dispositif de l’équipe, il a vécu intensément la compétition avec ses moments de joie et de peine. Fort de son expérience, il conseille aux poulains de Aliou Cissé de « prendre leurs responsabilités et de jouer au football » et, à la défense, de communiquer davantage.

1986. Après 18 ans d’absence, le Sénégal se qualifiait, à nouveau, à la Can. L’attente a été trop longue ; l’espoir immense. Les protégés de Pape Diop, sans exception, découvraient pour la première fois, cette prestigieuse compétition continentale organisée, cette année-là, en Egypte. « Nous étions tous émus », se rappelle Roger Mendy, le légendaire libéro de l’équipe nationale.

Malgré leur statut de novices, les “Lions” réussissent, pourtant, à battre l’Egypte grandissime favori, en match d’ouverture, devant leur nombreux public. La recette de cette prouesse inattendue ? « Une bonne préparation et une concentration maximale », martèle l’ancien défenseur central. Il souligne que ces deux aspects sont déterminants pour gagner une compétition. La suite du tournoi fut néanmoins moins heureuse avec une élimination par la Côte d’Ivoire aux portes des demi-finales. Au bout du compte, les deux succès obtenus aux dépens de l’Egypte et du Mozambique n’ont pas servi à grand-chose. Roger Mendy estime malgré tout, que le Sénégal avait les moyens de se qualifier en finale. « Nous avions battu l’Egypte ; alors que personne ne s’y attendait. Je pense que nous avions, à travers cette élimination, fait les frais de notre manque d’expérience », constate, avec regrets, l’ancien joueur de l’As Monaco.

Comme ses coéquipiers et tous les Sénégalais qui ont vécu l’épisode Caire 86, il dit garder de cette édition, un goût d’inachevé. Même si à l’arrivée, il fut désigné meilleur libéro d’Afrique ! Après l’excellente entrée en matière contre le pays hôte, l’envie de gagner le trophée était là ; mais les dieux du foot en avaient décidé autrement.

Au plan personnel, Roger Mendy affirme avoir joué cette compétition avec « la peur au ventre », quoique cela n’ait pas influé négativement sur son comportement sur le terrain. « J’avais peur, puisque que quand j’ai débarqué au Caire avec l’équipe, je n’avais joué que 3 matchs pendant un an et demi. Et c’était avec l’équipe nationale à l’occasion des éliminatoires. Certains journalistes étaient même scandalisés de me voir là-bas. Durant toute cette période, je ne pouvais jouer pour mon nouveau club Toulon ; la procédure d’obtention de la double nationalité ayant été longue », poursuit l’ancien coéquipier de Jules François Bocandé. Roger Mendy explique que c’est à cause de ce manque de compétition qu’il avait, une première fois, décliné sa sélection avant de revenir sur sa décision. Il ajoute que c’est grâce à l’intervention du président de la République Abdou Diouf et de tout son gouvernement qu’il a fini par porter le maillot national.

Outre Caire 86, Roger Mendy a pris part à deux autres éditions de la Can, en 1990 en Algérie et à domicile, deux années plus tard. Pour la Can 92, il croit savoir que le coach, Claude Leroy, avait davantage sélectionné des noms que des talents au top de leur niveau. « Il y avait de grands noms à l’époque mais qui étaient pour la plupart trentenaires. Or, il fallait du sang neuf dans l’équipe, en mettant l’accent sur les jeunes comme Victor Diagne et autre Aly Mâle pour pallier le manque de résistance physique », fait encore remarquer l’ancien patron de la défense des “Lions”.

Fort de l’expertise acquise après trois campagnes de Coupe d’Afrique, Roger Mendy conseille à Sadio Mané et sa bande de « prendre leurs responsabilités et de jouer au football comme ils le font dans leurs clubs ». Comme beaucoup, il estime que le groupe dirigé par Aliou Cissé a de la qualité et peut aller très loin dans cette Can Gabon 2017. Toutefois, il demande aux “Lions” de jouer collectif et, à la défense qu’il considère la meilleure force de l’équipe, de communiquer pour ne pas se faire prendre au dépourvu. « On ne peut pas se permettre d’encaisser certains buts comme lors du match qui nous avait opposé à l’Afrique du Sud. C’est un défaut de communication de la défense qui est à l’origine du deuxième but », a-t-il déploré.

Diégane SARR

Sa seule Can, il l’a suivie du banc de touche. Mais il en conserve, 25 ans plus tard, un souvenir vivace. Khadim Faye, alors portier du Diaraf. Doublure de l’indéboulonnable Cheikh Seck, toujours présent et jamais défaillant, il savait qu’il avait très peu de chance de descendre dur la pelouse du stade de l’Amitié, ainsi que se nommait alors le stade L.S. Senghor. Il se savait « condamné au banc », mais il n’en avait cure. C’était donc lors de la Can « Sénégal 92 » que le jeune gardien de but des « Vert et blanc » de la Médina, à 22 ans, faisait son entrée en équipe nationale A. « On était un petit groupe d’Espoirs, avec notamment Victor Diagne, qui avaient été retenus par Claude Le Roy, pour faire partie du groupe chargé de défendre les couleurs nationales à domicile », se rappelle Khadim Faye.

Titulaire dans la cage de la sélection Espoirs alors entrainée par Lamine Dieng et Amsatou Fall, le longiligne portier dakarois sortait d’un tournoi Cabral victorieux à Dakar. Et c’est presque logiquement qu’il avait intégré le saint des saints. Il en a encore les yeux pétillants de bonheur. « Être dans la même équipe que les Bocandé, Oumar Guèye Sène, Roger Mendy, Thierno youm et autres Cheikh Seck que j’ai toujours admirés, c’était inespéré. C’était un rêve qui se réalisait : jouer la Can et à domicile en plus ». Même s’il n’a pas compté une seule seconde de jeu lors de cette Can que le Sénégal a quittée dès les quarts de finale (défait 0 – 1 face au Cameroun d’Ebongué, le buteur du jour), Khadim Faye concède aujourd’hui avoir beaucoup appris. Surtout auprès de Cheikh Seck, « un grand-frère issu du même club du Diaraf qui m’a beaucoup conseillé et aidé ».

25 ans après cette déroute à domicile, Khadim Faye a assez de recul pour comprendre pourquoi les Lions étaient passés à côté de leur sujet. « Si on n’avait pas gagné, c’est parce qu’on avait un trop grand nombre de joueurs âgés. Beaucoup d’entre eux avaient dépassé la trentaine. Nous avions peut-être l’équipe à la moyenne d’âge la plus élevée ; même si l’on avait intégré des jeunes », analyse-t-il. D’après lui, c’est moins le talent de ces joueurs qui était en question que leurs moyens physiques de faire face aux importantes attentes de tout un peuple. Dans tous les cas, pour Khadim Faye, le coach d’alors « ne pouvait se permettre de se passer de tous ces trentenaires ». Car, mieux valait perdre avec que sans eux.

C’est dire si, d’après Khadim Faye, la pression existait déjà. Pour l’ancien préparateur des gardiens de but de Teungueth Fc, cette pression est aujourd’hui encore plus présente dans la Tanière. « Le Sénégal n’a toujours pas remporté la Can. Pourtant, à chaque fois qu’il s’y qualifie, on le place parmi les favoris. C’est une situation difficile à gérer pour les joueurs », témoigne-t-il. Qu’importe ! Il faudra faire avec. D’autant que lui est d’avis qu’il « est temps que le Sénégal remporte ce trophée. L’actuelle génération a beaucoup de qualités. Mais il lui faut gagner quelque chose pour valider son potentiel ».

B. K. N.

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