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Franceville : Encore ce fichu dernier tir au but ! Joueurs effondrés, en pleurs sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville pendant une bonne quinzaine de minutes. Les Lions du Sénégal étaient inconsolables après cette nouvelle et terrible désillusion.

Dominateurs comme toujours dans cette Can, Cheikhou Kouyaté et ses camarades peuvent se mordre les doigts d’être passés si près d’une qualification en demi-finale ; la première de leur jeune épopée. Eliminée invaincue jusqu’à cette épreuve fatidique de la série des tirs au but, cette génération chouchoutée par Aliou Cissé et tout un pays devra revoir sa copie.

Un potentiel énorme dans toutes les lignes, une générosité dans les efforts. Mais souvent du gâchis dans les situations favorables. Comme en finale de la Can 2002 à Bamako, où le capitaine...Aliou Cissé avait raté le dernier tir qui privait les Lions du trophée continental, samedi dernier sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville, Sadio Mané dernier tireur sénégalais emboîtait le pas à son aîné devenu aujourd’hui son coach. Cinquième et dernier tireur à s’exécuter, et alors que Sénégalais et Camerounais étaient à quatre tentatives réussies de part et d’autre, le sociétaire de Liverpool n’a pu déjouer la vigilance du gardien camerounais. Vincent Aboubacar entré à la 103e minute n’a pas raté sa cible et offre du coup la qualification à son équipe. C’en était fini des illusions du Sénégal, l’espoir était anéanti.  

Le verdict est difficile à accepter. Mais la réalité est là. C’est le Cameroun qui passe encore, comme il avait remporté le trophée en 2002. Pour cette génération qui voulait écrire sa propre histoire, le coup est dur, la déception immense. Il faudra donc repasser. Cette belle génération a de quoi tenir et a de bons jours devant elle. Une génération dont la plupart a éclos lors des JO de Londres 2012 que le coach Aliou Cissé avait accompagnée avec Karim Séga Diouf, et qu’il devrait couver encore. Les éliminatoires de la prochaine Can et de la coupe du monde se profilent à l’horizon. Il y a encore du pain sur la planche.

C. F. KEITA

Pour ceux qui suivent le foot féminin, une brésilienne dénommée Marta Vieira da Silva a ébloui ce sport avec sa classe. Cinq fois meilleure joueuse de la Fifa, elle est considérée comme la plus grande footballeuse de tous les temps. Au Sénégal, Marème Diop Yally, fan de la brésilienne, demeure son penchant. Gracieuse avec le ballon, la pensionnaire du lycée Ameth Fall n’a pas encore fini d’éblouir.

Quand Daouda Sène, le correspondant du quotidien sportif « Stades » à Saint-Louis parle de Marème Diop Yally, on sent cette admiration. Le journaliste, qui suit cette championne à travers ses prestations dans l’équipe Ameth Fall, ne rate pas une occasion de rappeler que cette joueuse « est certainement l’une des plus expérimentées du foot féminin ». De Marème Yally, Daouda Sène évoque sa créativité dans l’entrejeu, sa dextérité et sa capacité à faire jouer ses partenaires.

Avec un brin de timidité, Marème Yally se dit contente de cette appréciation, mais le plus important, consent-elle, « c’est de faire ce que l’on aime, et le football, je le pratique pour mon plaisir personnel ». Le virus, la capitaine de l’équipe nationale de foot féminin dit l’avoir chopé dès le bas âge. En fait, rappelle-t-elle, « j’étais toute petite quand j’accompagnais mes frères au terrain. Et c’est là-bas que j’ai commencé à jouer au foot et depuis, l’envie est là. Tenace ». Si les débuts de la pratique furent compliqués pour certaines, Marème Yally avoue que ce ne fut pas son cas. En effet, se remémore-t-elle, « j’ai toujours eu le soutien de ma famille, dans laquelle il y avait beaucoup de sportifs ».

Au sein de l’équipe Ameth Fall, elle joue un rôle de régulatrice. Les qualificatifs font flores pour cette dame qui, l’an dernier, a inscrit 9 buts et délivré 15 passes décisives. Mais, pour la patronne, le niveau du foot local gagnerait à davantage être relevé car « parfois, nous avons en face des équipes, techniquement, en dessous de notre niveau ».
La "maman" d’Ameth Fall. 

Pour sa carrière, ce  milieu offensif très créative, et bonne passeuse en plus d’être techniquement très bonne et disciplinée tactiquement, a débuté par les Sirènes de Dakar avant de faire un saut au Maroc pour évoluer au sein du Raja de Casablanca. Aujourd’hui encore, les contacts ne manquent pas mais, « souvent, c’est le problème du visa qui fait que l’on ne peut partir passer des tests dans les équipes professionnelles ». De plus en plus, le foot féminin se développe dans notre pays. Pour Marème Yally, il est noté quelques hésitations car « on a eu tardivement une équipe nationale, parce qu’au début, il n’y avait pas beaucoup de filles qui jouaient au foot à cause de leurs parents ». Car, pense la capitaine de l’équipe nationale, beaucoup pensaient que le foot était réservé au garçon, « mais ils commencent à comprendre ». Dans son expérience africaine, elle ne peut oublier la défaite , en 2014, au Cameroun, face à cette équipe et le déluge sous lequel elles avaient joué. De son avis, « l’eau nous arrivait à la cheville. C’était un match compliqué, où après avoir fait 1-1 à la maison, nous avons été éliminées sur la route de la Can, par les Lionnes Indomptables 1-0, avec la complicité de l’arbitre qui n’était pas à la hauteur ». A côté de ce triste évènement, la capitaine de l’équipe nationale rappelle aussi le grand bonheur en 2012, avec une qualification à la Can féminine. 

Les Lions produisent du jeu
Pour cette coupe d’Afrique, Marème se dit être séduite par la joueuse équipe de Guinée Bissau. Même s’ils n’ont pas réussi à passer le cap du premier tour. Pour elle, l’équipe du Sénégal va de mieux en mieux et produit du jeu. Dans le passé, affirme la capitaine, « c’est cela qui nous manquait, mais maintenant, cette formation a fière allure et il leur arrive de réussir 8 voire 10 passes dans la construction des occasions ». 

A.M.NDAW

Le sélectionneur national, Aliou Cissé, a tenu à présenter ses excuses au peuple sénégalais après l’élimination en quart de finale de la Can Gabon 2017 de l’équipe nationale par celle du Cameroun aux tirs au but (4-5).

« Les penaltys, c’est ce qui a de plus cruel au football », a dit le technicien, soulignant que son équipe s’est créée beaucoup d’occasions sans réussir à marquer.

« Ce sont des moments extrêmement difficiles, j’ai travaillé pendant deux ans avec ce groupe et il a vraiment progressé », a-t-il retenu.

« J’avais alerté sur la nécessité d’adopter des comportements collectifs sur les phases offensives mais d’une manière générale, il y avait de la place pour passer parce que dans le jeu, nous avons été supérieurs à l’adversaire », a indiqué le sélectionneur.

« Ce soir, j’ai mal pour les jeunes qui ont tout donné mais vous savez les séries de tirs au but, c’est de la loterie », a dit le sélectionneur national.

Aliou Cissé a souligné que l’objectif était d’aller le plus loin possible dans cette compétition.

« C’est cruel, c’est difficile mais c’est la loi du jeu », a ajouté Aliou Cissé à propos de la défaite de ses poulains aux tirs au but.

Le Sénégal, qui a dominé toute la rencontre, a buté sur le portier camerounais avant de céder aux tirs au but (4-5).

Source : APS

Cheikh Sidy Bâ, l’ancien défenseur central du Diaraf n’a disputé qu’une Can. Celle de 2000 au Nigeria. Et il en garde un souvenir vivace. Surtout le quart de finale perdu (1 – 2) après prolongations, face aux Super Eagles.

« Nous étions à 5 minutes de disputer une demi-finale puisque nous menions au score depuis le début de la partie. Mais il y a eu l’égalisation nigériane, puis l’envahissement du terrain qui a suivi le 2ème but adverse. Certains joueurs craignaient pour leur sécurité et même leur vie. Nous avons alors perdu le fil de la rencontre pour finalement nous incliner », regrette aujourd’hui ce solide défenseur qui, alors, évoluait en Autriche. Cependant, ajoute Cheikh Bâ, « pour moi, c’était une très bonne Can car nous étions partis sur la pointe des pieds, sans moyens et sans expérience puisque nous allions presque tous vers notre première compétition continentale. Si bien que personne ne croyait en nous ». A commencer d’ailleurs par le ministère des Sports qui avait refusé d’inscrire les Lions dans les éliminatoires de cette Can co-organisée par le Nigeria et le Ghana. Oumar Seck, alors premier responsable du foot sénégalais, avait pris sur lui d’engager l’équipe.

Un groupe qui très vite a démontré sa joie de se retrouver et de jouer. Les quelques pros (Cheikh Bâ, Moussa Ndiaye, Fadiga, Daf, entre autres) s’étant très vite intégrés. « Nous n’avions jamais eu de problème d’intégration, parce que beaucoup d’entre nous n’étaient pas partis depuis longtemps », selon Cheikh S. Bâ. A Kaduna d’abord puis à Lagos pour le dernier match de groupe qui avait envoyé l’emblématique capitaine de la Zambie, Kalusha Bwalya, à la retraite, les joueurs de Peter Schnittger firent une grosse impression dans une équipe qui revenait en Can après avoir raté les deux précédentes en Afrique du Sud en 1996 et au Burkina en 1998. Le Sénégal renouait donc avec la Can grâce à ce noyau (Moussa Ndiaye, Omar Diallo, Henri Camara, Pape Sarr, Kalilou Fadiga, Malick Diop, Omar Daf) auquel étaient venus s’ajouter les El H. Diouf, Ferdinand Coly, Aliou Cissé, Habib Bèye et autres Lamine Diatta pour briller de mille feux en 2002.

Depuis, cahin-caha, le Sénégal alterne le bon et le moins bon en phase finale de Can. Si bien que pour la présente édition au Gabon, on ne sait pas à quels Lions se fier. Cheikh Sidy Bâ, lui, estime que, « en valeur intrinsèque, le Sénégal a un des meilleurs groupes en Afrique. Mais, cela ne va pas suffire ». Car, d’après lui, « une Can, c’est tellement difficile qu’il faut une bonne organisation, un bon environnement et un investissement total, presque un sacrifice des joueurs, pour réussir quelque chose de bien ». D’ailleurs, il n’est pas de ceux qui clament que le Sénégal doit ou va gagner cette Can. « On sort de deux éditions catastrophiques. Alors, cette Can doit être une Can de transition. On doit se fixer comme premier objectif de passer le premier tour ».

Après quoi, il faudra joueur le va-tout lors des matches à élimination directe. Car, selon l’ancien défenseur central, « nous avons une équipe relativement jeune, avec des joueurs qui peuvent encore disputer 2 ou 3 autres Can à l’avenir ». Cependant, termine-t-il, « si l’occasion de frapper un grand coup se présente, il faudra la saisir au vol ».

B. K. N.

Les performances des Lions d’Aliou Cissé ne laissent personne indifférent. Même les politiques avouent leur sympathie à la sélection nationale qui défend vaillamment les couleurs nationales au Gabon dans cette 31e édition de la Can. D’ordinaire, c’est le président de la République qui fait souvent des sorties pour manifester sa satisfaction et son soutien aux Lions. Cette fois, c’est le Parti socialiste qui affiche sa satisfaction et son soutien aux Lions. A travers un communiqué signé par son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, le Parti socialiste salue d’abord le parcours parfait des partenaires de Cheikhou Kouyaté qui vient de « survoler les rencontres de poule avec une qualité de jeu irréprochable, autorisant ainsi tous les espoirs ». Avec deux victoires et un nul, soit 7 points sur 9 possibles et une qualification en quarts de finale, avant terme, les Lions ont séduit les Socialistes. Ainsi, « au nom du Parti socialiste comme à mon nom propre, je voudrais vous adresser les  encouragements et vous dire toute notre fierté. Vous avez assurément, toute notre admiration et notre reconnaissance, non seulement pour les résultats acquis sur le terrain, mais aussi pour l’engagement et la détermination dont vous avez fait montre », savoure le secrétaire général des Socialistes qui demeure convaincu que « dans la discipline et la rigueur, vos efforts seront couronnés de succès au grand bonheur du peuple sénégalais ». Enfin, M. Dieng n’oublie pas les administratifs et le staff technique. Le secrétaire général des Verts a, en effet, adressé les félicitations de son parti à l’encadrement administratif et technique.

A.  SAMBOU

Par la faute de Fennecs absolument pas au niveau, le match Sénégal – Algérie que toute l’Afrique du football attendait a tourné cours. Mal embarqués dans un Groupe B où ils étaient attendus pour jouer les premiers rôles, le Ballon d’or africain 2016, Riyad Mahrez, et ses partenaires ont, au bout de leur 3ème et dernier match, été incapables de venir à bout de l’équipe B du Sénégal. D’où une décevante élimination à laquelle n’a pas survécu leur coach belge Georges Leekens qui a pris les devants, en démissionnant pour ne pas se faire virer.

Cette bulle algéro-sénégalaise vite dégonflée, les spécialistes et observateurs n’ont pas eu le temps de gamberger et se sont vite consolés dès que la deuxième affiche des quarts de finale a pris forme : Sénégal – Cameroun, samedi prochain à Franceville, c’est désormais le match qui fait saliver. Et qui « réveille (forcément) les morts », n’en déplaise au coach Aliou Cissé, capitaine d’alors qui refuse d’évoquer la finale de la Can 2002 au Mali, lorsque son équipe perdit aux tirs au but (dont le sien raté). De revanche, il sera forcément question, qu’on le dise ouvertement ou qu’on le taise. D’ailleurs, certains s’en pourlèchent d’ores et déjà les babines.

« Ce sont deux très bonnes équipes. Ce quart de finale sera l’un des plus beaux de cette Can », a pronostiqué l’Algérien Slimani, auteur des 2 buts de son équipe contre le Sénégal et désigné « Homme du match ». Et depuis Oyem, au nord du Gabon où son équipe actuelle (le Maroc) venait d’ouvrir la succession de son ancienne équipe (la Côte d’Ivoire), avant-hier, le technicien français Hervé Renard a soutenu s’attendre à « un gros match ». Cette fois donc, le choc attendu aura bien lieu. Même s’ils ne sont pas la meilleure équipe du Cameroun de tous les temps, les hommes du coach belge Hugo Broos auront à cœur de démontrer qu’on ne les qualifie pas d’Indomptables pour rien. Quant aux joueurs de Cissé, ils savent qu’il leur faudra se payer la crinière de leurs homologues d’Afrique centrale s’ils veulent se rapprocher un peu plus de leur but ultime dans ce tournoi : remporter le trophée. Vivement samedi !

B. K. N.


DE LA MANIÈRE DE TIRER LE MAXIMUM DE MAME BIRAM DIOUF ET MOUSSA SOW
Lions Mame B DioufEntre un attaquant qui pèse sur les défenses mais ne marque pas (encore) et un autre pas porté sur le marquage mais efficace devant le but, Aliou Cissé n’est pas forcément obligé de trancher. Il peut judicieusement tirer le maximum de Mame Biram Diouf et Moussa Sow.

« Je ne sais pas pourquoi, ça ne rentre pas en ce moment (…) Mais cela ne me perturbe pas sur le plan mental. Les gens qui me connaissent savent que je suis très fort mentalement. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de gens qui ont un aussi fort mental que moi ». Tant mieux est-on tenté de dire lorsqu’on entend Mame Biram Diouf, l’avant-centre des Lions tenir un tel langage. Puisque le doute ne s’est pas insinué dans sa tête, on peut donc se convaincre avec lui que « le déclic peut venir aujourd’hui (à tout moment) ou en finale ». Il est vrai que le joueur de Stoke City (Premier League anglaise) s’est davantage jusqu’ici illustré par sa maladresse face aux buts adverses. Contre la Tunisie, lors du premier match, mais surtout contre le Zimbabwe où il aurait pu tant marquer qu’aujourd’hui, il serait nettement en tête du classement des buteurs de cette 31ème Can. Or, à l’heure qu’il est, son compteur – buts est désespérément bloqué à zéro.

Mame Biram Diouf est cependant fier de « (se) donner à fond pour l’équipe ». Et son coach Aliou Cissé s’est dit « content de sa prestation » qui, selon lui, s’inscrit parfaitement dans la ligne de « l’identité qu’(il) veut mettre en place ». Son entraîneur lui a même tressé des lauriers. « Mame est généreux dans l’effort et le pressing », avait-il indiqué à la veille du 3ème match contre l’Algérie. « Si l’on s’ouvre beaucoup de brèches dans les défenses adverses, c’est parce qu’il crée des espaces avec ses appels de balle », avait explicité Cissé. Qu’importe, « les gens ne nous jugent souvent, nous les attaquants, que par le nombre de buts qu’on marque », a si bien reconnu le principal concerné. Et pour l’heure, il en est à zéro dans cette Can après 151 minutes passées sur le terrain du stade de la Rénovation de Franceville (tout le match face à la Tunisie et pendant 61 mn face au Zimbabwe).

Dans la vie d’un attaquant « il y a des hauts et des bas (mais), moi je ne baisse jamais les bras », a clamé Mame Biram Diouf avant-hier à l’issue de la séance d’entraînement à Bongoville, à une cinquantaine de kilomètres de Franceville. « Je veux retrouver le chemin des filets très rapidement », s’est engagé l’ancien joueur de Manchester United. En attendant, c’est son « concurrent n°1 » sur le front de l’attaque, Moussa Sow qui a marqué un but et des points face à l’Algérie. Ce qui lui donne une réelle avance sur Mame Biram Diouf ? Peut-être bien si l’on se fie aux propos du coach après le nul (2 – 2) face aux Fennecs. « Une équipe, c’est la concurrence (…) Et puis, je ne peux pas fermer l’œil sur ce a été fait » face à l’Algérie, avait annoncé Aliou Cissé.

Cependant, de là à voir l’attaquant de Stoke City relégué sur le banc dès samedi en quart de finale face au Cameroun, au profit du joueur de Fenerbahçe (Turquie), il y a un pas qu’il ne sera pas aisé de franchir pour le coach. En fait, celui-ci a l’avantage de pouvoir compter sur ces deux avant-centres et doit s’atteler à les utiliser plus rationnellement. Puisque son système à un attaquant axial ne lui permet pas d’aligner les deux à la fois, il peut tirer le maximum de profit des deux sur un même match. En effet, Mame Biram Diouf étant son titulaire attitré, Cissé peut s’en servir pour user physiquement les défenses adverses. Déjà que le n°9 des Lions prévoit « un match très difficile et physique » en quarts de finale face au Cameroun, son abattage et son pressing constant ne seront pas de trop. Si, en plus, il garde une once de lucidité ou connaît un brin de réussite, peut-être que le déclic espéré se produira. Autrement, Aliou Cissé pourra lancer à sa place Moussa Sow moins précieux certes au marquage mais diablement plus efficace devant le but.

En fait, avec toute la débauche d’énergie qu’il déploie en match, Mame Biram Diouf a souvent du mal physiquement à terminer les parties. Après une bonne heure (ou au plus 75 minutes) d’engagement, il peut être rappelé sur le banc pour céder sa place à Moussa Sow (ou Famara Diédhiou) pour finir le boulot.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Après avoir convoyé 35 de ses membres au Gabon pour les besoins de de la Coupe d’Afrique des Nations, le 12ème Gaïndé poursuit la mobilisation à Dakar pour soutenir l’équipe nationale. En conférence de presse ce mercredi, la structure dirigée par Seydina Issa Laye Diop a invité à nouveau les Sénégalais à coller à leur équipe. Elle lance aussi un appel aux bonnes volontés pour renforcer le groupe déjà en place par le déplacement d’un nouveau contingent avec l’envoi d’autres supporters.

La Coupe d’Afrique des Nations de football bat son plein au Gabon où le Sénégal s’apprête à disputer ce samedi les quarts de finale. Les supporters sénégalais suivent de près les performances de la bande à Aliou Cissé qu’ils accompagnent depuis le début de la campagne. Avec un contingent en place, le 12ème Gaïndé joue sa partition mais ses responsables estiment qu’il peut faire mieux. C’est dans ce sens que Seydina Issa Laye Diop et compagnie souhaitent renforcer le groupe sur place avec de nouveaux supporters. « Nos camarades sur place font un bon travail derrière les Lions. Mais nous aimerions que d’autres membres du groupe se joignent à eux pour donner plus de voix », a notamment dit le président du 12ème Gaïndé. Pour qui la mobilisation se poursuit pour le but ultime qui est la victoire finale au soir du 5 février. Sur un budget prévisionnel de 300 millions de FCfa pour avoir des conditions idéales et une bonne représentation en terre gabonaise, le 12ème Gaïndé n’a reçu que 62,250 millions dont 25 millions de la présidence de la République, 20 du ministère des Sports, 10 de la Fsf et d’autres appuis de sociétés et particuliers. Une somme non négligeable mais qui n’a pu permettre de convoyer que 35 supporters. Lesquels sont déjà sur place depuis le début de la compétition ; le souhait de leurs camarades restés au Sénégal est de pouvoir les renforcer puisque selon le président, l’équipe a besoin de ses supporters derrière elle.

Après le geste des entreprises et structures qui a permis de convoyer le premier groupe, le 12ème Gaïndé lance un appel aux autres sociétés établies au Sénégal pour permettre aux autres de rejoindre ceux déjà convoyés mais aussi les membres du 12ème Gaïndé du Gabon, du Cameroun, de la Guinée-Equatoriale, de la Côte d’Ivoire, entre autres, qui ont rallié Franceville. Ce, sous la coordination de l’ambassadeur du Sénégal au Gabon et ses services. Sur la suite de la compétition et, en particulier, le quart de finale contre le Cameroun, le président des supporters n’a pas manqué d’appeler à l’union sacrée derrière l’équipe pour atteindre le but final : remporter la Coupe.

Ousseynou POUYE

Entre un attaquant qui pèse sur les défenses mais ne marque pas (encore) et un autre pas porté sur le marquage mais efficace devant le but, Aliou Cissé n’est pas forcément obligé de trancher. Il peut judicieusement tirer le maximum de Mame Biram Diouf et Moussa Sow.

« Je ne sais pas pourquoi, ça ne rentre pas en ce moment (…) Mais cela ne me perturbe pas sur le plan mental. Les gens qui me connaissent savent que je suis très fort mentalement. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de gens qui ont un aussi fort mental que moi ». Tant mieux est-on tenté de dire lorsqu’on entend Mame Biram Diouf, l’avant-centre des Lions tenir un tel langage. Puisque le doute ne s’est pas insinué dans sa tête, on peut donc se convaincre avec lui que « le déclic peut venir aujourd’hui (à tout moment) ou en finale ». Il est vrai que le joueur de Stoke City (Premier League anglaise) s’est davantage jusqu’ici illustré par sa maladresse face aux buts adverses. Contre la Tunisie, lors du premier match, mais surtout contre le Zimbabwe où il aurait pu tant marquer qu’aujourd’hui, il serait nettement en tête du classement des buteurs de cette 31ème Can. Or, à l’heure qu’il est, son compteur – buts est désespérément bloqué à zéro.

Mame Biram Diouf est cependant fier de « (se) donner à fond pour l’équipe ». Et son coach Aliou Cissé s’est dit « content de sa prestation » qui, selon lui, s’inscrit parfaitement dans la ligne de « l’identité qu’(il) veut mettre en place ». Son entraîneur lui a même tressé des lauriers. « Mame est généreux dans l’effort et le pressing », avait-il indiqué à la veille du 3ème match contre l’Algérie. « Si l’on s’ouvre beaucoup de brèches dans les défenses adverses, c’est parce qu’il crée des espaces avec ses appels de balle », avait explicité Cissé. Qu’importe, « les gens ne nous jugent souvent, nous les attaquants, que par le nombre de buts qu’on marque », a si bien reconnu le principal concerné. Et pour l’heure, il en est à zéro dans cette Can après 151 minutes passées sur le terrain du stade de la Rénovation de Franceville (tout le match face à la Tunisie et pendant 61 mn face au Zimbabwe).

Dans la vie d’un attaquant « il y a des hauts et des bas (mais), moi je ne baisse jamais les bras », a clamé Mame Biram Diouf avant-hier à l’issue de la séance d’entraînement à Bongoville, à une cinquantaine de kilomètres de Franceville. « Je veux retrouver le chemin des filets très rapidement », s’est engagé l’ancien joueur de Manchester United. En attendant, c’est son « concurrent n°1 » sur le front de l’attaque, Moussa Sow qui a marqué un but et des points face à l’Algérie. Ce qui lui donne une réelle avance sur Mame Biram Diouf ? Peut-être bien si l’on se fie aux propos du coach après le nul (2 – 2) face aux Fennecs. « Une équipe, c’est la concurrence (…) Et puis, je ne peux pas fermer l’œil sur ce a été fait » face à l’Algérie, avait annoncé Aliou Cissé.

Cependant, de là à voir l’attaquant de Stoke City relégué sur le banc dès samedi en quart de finale face au Cameroun, au profit du joueur de Fenerbahçe (Turquie), il y a un pas qu’il ne sera pas aisé de franchir pour le coach. En fait, celui-ci a l’avantage de pouvoir compter sur ces deux avant-centres et doit s’atteler à les utiliser plus rationnellement. Puisque son système à un attaquant axial ne lui permet pas d’aligner les deux à la fois, il peut tirer le maximum de profit des deux sur un même match. En effet, Mame Biram Diouf étant son titulaire attitré, Cissé peut s’en servir pour user physiquement les défenses adverses. Déjà que le n°9 des Lions prévoit « un match très difficile et physique » en quarts de finale face au Cameroun, son abattage et son pressing constant ne seront pas de trop. Si, en plus, il garde une once de lucidité ou connaît un brin de réussite, peut-être que le déclic espéré se produira. Autrement, Aliou Cissé pourra lancer à sa place Moussa Sow moins précieux certes au marquage mais diablement plus efficace devant le but.

En fait, avec toute la débauche d’énergie qu’il déploie en match, Mame Biram Diouf a souvent du mal physiquement à terminer les parties. Après une bonne heure (ou au plus 75 minutes) d’engagement, il peut être rappelé sur le banc pour céder sa place à Moussa Sow (ou Famara Diédhiou) pour finir le boulot.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

A ceux qui s’inquiétaient de voir manquer de compétition les habituels titulaires de l’équipe du Sénégal, reposés lors du 3ème match de groupe face à l’Algérie, peuvent se tranquilliser. « Il n’y a aucun risque », ont assuré deux spécialistes de la Tanière, le Dr Abdourahmane Fédior, médecin des Lions et Mayacine Mar, le Dtn. Ils s’exprimaient avant-hier devant le club de la presse organisé à Franceville par l’Anps. Il est vrai que, samedi prochain en quart de finale contre le Cameroun, les « cadres » (à l’exception de Kara Mbodj aligné face aux Fennecs mais qui a joué 70 mn) seront restés presqu’une semaine sans jouer. Cependant, selon le Dtn, « certains joueurs avaient même besoin de cette coupure » pour recharger leurs batteries. A l’image d’Idrissa Gana Guèye qui avait été très sollicité en fin d’année avec son club anglais d’Everton, mais qui a disputé les 12 dernières minutes du 3ème et dernier match du groupe B contre l’Algérie.

Alors, les « cadres » seront au top pour s’expliquer face aux Lions indomptables. Les traditionnels remplaçants l’ont d’ailleurs prouvé, lors de ce 3ème match en tenant la dragée haute à des Fennecs déterminés à s’imposer. Or, pour l’essentiel, ils n’avaient plus joué depuis le premier match de préparation au Congo Brazzaville, face à la Libye (victoire 2 buts à 0). En fait, de l’avis  du Dr Fédior, la préparation en amont à Brazzaville s’était très bien déroulée. Les blessés comme Koulibaly et Kara Mbodj avaient été bien traités et les autres si bien traités et entretenus que tous sont arrivés dans cette Can en bonne condition et devraient être au meilleur de leur forme samedi pour les quarts de finale. Il n’y aura que les Lions indomptables pour s’en plaindre.

B. K. N.

Il était l’un des plus jeunes Lions de la Tanière lors de la Can organisée par le Sénégal en 1992. A l’époque, Victor Diagne n’avait que 21 ans, mais son talent n’avait laissé personne indifférent. A commencer par un certain Claude Le Roy, alors sélectionneur national du Sénégal, nouvellement débauché du Cameroun avec lequel il a remporté la Coupe quatre ans plus tôt au Maroc (1988). Ce fils d’un ancien défenseur international, Domingo Diagne en l’occurrence, connaît bien les Lions indomptables camerounais pour les avoir rencontrés lors de Sénégal 92 à Dakar au même stade de la compétition. Témoignage.

Il est parmi les anciens Lions qui ont eu à croiser le Cameroun en phase finale de Coupe d’Afrique. C’était à domicile, en 1992 à Dakar, pendant Sénégal 92. Et c’était en …. quarts de finale.

Un match « compliqué » qui s’est joué « dans un contexte différent de celui de samedi », souligne l’ancien attaquant international du Diaraf. « D’abord, le Sénégal était un grand favori à domicile, parce qu’il était parmi les meilleures équipes d’Afrique à l’époque. Ensuite, on avait comme entraîneur, Claude Le Roy, champion d’Afrique avec le Cameroun. Mais on n’avait pas pu gérer la pression et on a perdu le match à la dernière minute (0-1) » se rappelle Victor Diagne. Vingt-cinq ans plus tard, les deux équipes se retrouvent au même stade de la compétition, au Gabon le week-end prochain. Et contrairement au sélectionneur sénégalais qui reconnaît le statut de favori à son adversaire et certains de ses joueurs qui se veulent modestes, Victor Diagne ne partage cet avis. « Il n’y a pas de favori dans ce match. C’est un match de quart de finale, tout est donc possible.

Le Cameroun est diminué par des défections de taille, mais l’équipe est costaude sur le plan mental et elle l’a toujours démontré. Le Sénégal est aussi favori, parce qu’il est la meilleure équipe africaine au classement Fifa. Et pour le moment, il défend bien son rang de meilleure équipe d’Afrique avec un parcours sans faute lors de la phase de poule avec 7 points », retient Victor Diagne. Pour couper la poire en deux, il soutient que « les deux équipes partent à chances égales. Elles sont toutes les deux favorites ». Ce d’autant plus que les Lions ont, à ses yeux, beaucoup évolué « sur le plan mental ». En effet, l’ancien meneur du Diaraf et de la sélection nationale des années 90 sous l’ère de Peter Schnittger a noté que « ce n’est pas l’équipe du Sénégal qu’on a l’habitude de voir. Il y a la discipline. En tout cas, on n’a pas encore entendu des cas d’indiscipline qui puisse polluer l’atmosphère dans la Tanière ». Mieux, il aussi remarqué qu’il y a « une ligne directrice que les joueurs suivent, mais aussi une complémentarité entre les joueurs. Ils ont, en tout cas, démontré que chacun peut être titulaire.

Victor Diagne salue naturellement l’apport de certains anciens de la génération de 2002 présents dans l’encadrement technique, de l’équipe. « Leur apport sur le plan mental, c’est possible », relativise-t-il. Mais il s’empresse de préciser que cette équipe d’Aliou Cissé s’est forgée ce mental de gagneur dans la continuité.

« C’est l’expérience qui fait la force de l’équipe. Certains joueurs comme Idrissa Gana Guèye sont à leur troisième Can. C’est important pour une équipe (…) ». Il reconnaît cependant que « c’est bien d’être entouré par des anciens joueurs qui ont de l’expérience. Cela donne plus d’envie de gagner. Mais il faut que le discours puisse passer. Et si c’est le cas, tout se passe bien », conclue-t-il.

Ansoumana SAMBOU

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.