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L’Association nationale des arbitres de football du Sénégal (Anafs) annonce organiser une réception en l’honneur des arbitres sénégalais ayant pris part à la Coupe du monde 2018, jeudi, à partir de 15 heures.

"Dans le but de manifester sa reconnaissance, l’Anafs organise une réception en leur honneur, le jeudi après-midi à 15h au Cercle mess des Officiers", annonce cette structure. Elle estime que les arbitres internationaux, Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba, ainsi que le préparateur physique, Mademba Mbacké, ont été par la qualité de leurs prestations saluées par tous durant la Coupe du Monde en Russie. Ils ont honoré notre pays et le continent africain tout entier. La cérémonie devrait être présidée par le ministre des Sports, Matar Bâ, l’une des personnalités invitées à cette cérémonie. Le trio arbitral sénégalais composé de Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba est le seul africain à avoir officié durant la compétition. Il a dirigé trois matchs, dont le huitième de finale Belgique-Japon (3-2).  Les arbitres Malang Diédhiou et Djibril Camara, retenus dans le carré d’as de la Coupe du monde qui a pris fin, avant-hier, avec la victoire 4-2 de la France aux dépens de la Croatie, ont été désignés réservistes du match de classement. Pour rappel, cette rencontre a été remportée par la Belgique sur l’Angleterre 2-0, samedi.

(APS)

La 21ème édition de la Coupe monde de football a couronné, hier, la France pour son deuxième sacre, 20 ans après. Un beau champion au vu de son parcours et de la qualité de ses prestations.

Excepté son 3ème match mené au petit trot face au Danemark alors que tous deux étaient déjà qualifiés au second tour, l‘équipe de France a toujours affiché un visage séduisant et conquérant, a su une fois (contre la Belgique, en demi-finale), lorsque les circonstances l’exigeaient, presque « renier » son jeu, évoluer contre nature pour mieux prendre son adversaire au piège. Et hier, elle a conclu sa marche victorieuse en se payant la peau de non moins méritants Croates.

Un beau champion assurément, donc que cette fringante équipe de France ! Mais aussi un beau vainqueur que … la Russie qui sur le terrain a été au-delà des espérances et des attentes de tout un peuple et même de tous les observateurs du ballon rond. Le quart de finale pour une sélection censée servir de punching-ball à ses adversaires de groupe ? A vrai dire, c’est l’un des plus gros pieds-de-nez de ce Mondial à la « logique ». Et la Russie qui, surtout, en dehors des aires de compétition, a fait taire tous ses détracteurs et cloué le bec aux oiseaux de mauvais augure et aux Cassandre qui lui prédisaient un échec retentissant. Or, elle a parfaitement organisé son Mondial, assurant à merveille la protection de tous les participants, faisant adhérer ses populations à l’évènement (grâce surtout au beau parcours de la « Sbornaya »).

Jamais depuis au moins cinq éditions de cette compétition quadriennale, le coup d’envoi d’une Coupe du monde n’avait été précédé d’autant de cris d’Orphée. Du hooliganisme à la xénophobie en passant par l’insécurité, divers sujets à problèmes avaient été soulevés qui seraient susceptibles d’entacher le bon déroulement du Mondial russe. Au bout du 64ème et dernier match, hier, au stade Luzhniki, R.A.S ou presque! Car l’intrusion dans la finale d’hier de « streakers » ne saurait empêcher le satisfecit (d’autant qu’ils n’étaient pas … nus). Les autorités étatiques ont conduit les opérations de main de maître, les citoyens Lamnda ont bien joué leur partition, se déplaçant aux stades ou au pire dans les Fan Zones et assistant tout étranger désorienté dans le métro, dans la rue ou dans les centres commerciaux et partout ailleurs où le besoin s’est fait sentir. Et les participants ont en définitive autant profité de cette coupe du monde que de sa devancière, il y a quatre ans au Brésil, le « pays du foot ».

En Russie, pays plus hockey que foot, ce n’était peut-être pas gagné d’avance. Mais de là à prédire que tout irait de travers, il y avait un match pas gagné d’avance. La Russie n’a certes pas remporté le trophée, mais elle a gagné le respect du monde entier. Et cela vaut bien une Coupe du monde…

B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Jusqu’à hier, seules deux personnes avaient réussi la formidable performance d’avoir remporté la Coupe du monde de football d’abord comme joueur ensuite comme technicien.

Le Brésilien Mario Zagalo en culottes courtes en 1957 et 1962 puis en survêtement en 1970, avec un certain Pelé sur les aires de jeu mexicaines. L’Allemand Franz Beckenbauer avait été le deuxième avec un sacre en crampons en 1974 et un autre en costume en 1990. Depuis hier, le cercle s’est élargi avec l’arrivée du Français Didier Deschamps.

Capitaine et milieu de terrain de l’équipe de France qui s’était imposée en 1998 à domicile, l’ancien entraîneur de l’OM et de la Juve entre autres clubs a enrichi son palmarès personnel d’un sacre comme coach avec les Bleus. Une belle récompense de la persévérance de ce technicien qui avait perdu, il y a deux ans, la finale de l’Euro à domicile face au Portugal.

Une belle récompense de la constance dans ses choix de la Fff qui n’avait pas jugé utile de virer son technicien malgré également « rien qu’un » quart de finale au précédent Mondial au Brésil.

LE MOT DES ENTRAINEURS
DIDIER DESCHAMPS, FRANCE : « IL N’Y A RIEN AU-DESSUS »
« Si on est champion du monde, c'est qu'on a fait les choses mieux que les autres. J'avais un groupe très jeune, 14 découvraient la Coupe du monde, mais malgré cela, la qualité est là. Ma plus grosse fierté, c’est que ce groupe a réussi à avoir l'état d'esprit pour une telle compétition. Le mot que je leur ai rabâché, c'est: ne rien lâcher, ne jamais rien lâcher.

Deschamps Dalic 2On a des imperfections, mais il y a ces qualités mentales qui ont été déterminantes dans cette Coupe du monde, où les équipes qui avaient la plus grande maîtrise, mais ça n'a pas suffi. J'ai eu l'immense bonheur de connaître ça comme joueur, il y a 20 ans, en plus c'était en France, ça restera gravé à vie. Mais ce que les joueurs ont fait là est aussi beau, aussi fort. On se rendra compte vraiment dans les jours à venir ce qu'on a réalisé. Mes joueurs ne savent pas ce que c'est qu'être champion du monde.

Je leur ai dit deux choses importantes après le match: ces 23 joueurs seront liés à vie, quoi qu'il se passe, ils prendront des routes différentes, mais ils seront liés à vie par cet événement. Et, je leur ai dit qu'à partir de ce dimanche soir, ils ne seront plus les mêmes, parce qu'ils sont champions du monde, parce qu'il n'y a rien qui est au-dessus ».

ZLATKO DALIC, CROATIE : « MES JOUEURS N’ONT PAS À BAISSER LA TÊTE »
« Je dois féliciter la France pour ce titre de champion du monde. Nous avons bien joué, au cours des 20 premières minutes, nous avons contrôlé la partie et ensuite il y a eu ce but contre notre camp sur coup de pied arrêté. On s'en est remis, on a continué et puis il y a eu ce penalty qui a été accordé.

Tout ce que je peux dire est que dans une finale de Coupe du monde, on n'accorde pas ce genre de penalty, mais cela ne minimise pas la victoire de la France. On avait plutôt eu de la chance lors des 6 premiers matches, peut-être qu'on en a un peu manqué en finale. Félicitations aussi à mes joueurs qui ont probablement fait leur meilleur match lors de ce Mondial, mais face à une équipe aussi forte que la France, on ne doit pas faire d'erreur.

On est un peu tristes mais aussi fiers de notre performance. J’ai dit à mes joueurs qu’ils n’ont pas à baisser la tête ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Battus, mais fiers et heureux ! Les supporters croates ont donné une belle image de leur pays tout au long de ce Mondial et, hier encore plus, suite à la défaite de leur équipe nationale face à la France (2 – 4). D’autres auraient boudé, insulté leurs joueurs, cassé du Français au besoin ou fait un raffut du diable. Eux, non ! Ils sont restés dans les travées du stade Luzhniki de Moscou, longtemps après la remise du trophée au capitaine des Bleus, Hugo Lloris a chanté la gloire de Luka Modric et ses partenaires.

Et lorsqu’ils ont quitté les lieux, c’est en chantant qu’ils ont rejoint la bouche de métro de Sportivnaya toute proche, ajoutant à l’ambiance festive créée par leurs homologues français.

En fait, ces bienheureux qui avaient eu la chance de suivre la finale sur les lieux mêmes de la compétition ne faisaient là que prolonger en territoire russe, l’engouement suscité par la qualification en finale de leur équipe nationale. Pour cause, cette cuvée 2018 avait déjà fait mieux que son illustre devancière qui, il y a 20 ans, s’était arrêtée en demi-finale, barrée par … la France. Et au pays, avant même le coup d’envoi de la 64ème et dernière rencontre, tout un peuple s’apprêtait à dérouler le tapis rouge à leurs héros. Normal quand on a comme présidente la rafraîchissante Kolinda Grabar-Kitarovic, la belle dame de 50 ans qui a ébloui le monde du foot par sa beauté. Hier, elle a séduit tout le stade Luzhniki par sa fraîcheur. La voir main dans la main avec son homologue français Emmanuel Macron, tout sourire malgré la fraîche défaite de ses compatriotes footballeurs ou donner une chaleureuse accolade à tous les joueurs, croates comme français ainsi qu’aux arbitres, sous une pluie battante… C’était un plaisir. Modric et ses partenaires ont gagné le respect de la Planète Foot. Leur présidente nous a tous fait aimer la Croatie.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Bonne nouvelle pour les détenteurs de Fan ID présents à ce Mondial 2018. Le président russe Vladimir Poutine leur a offert un sublime cadeau dans la foulée de la belle tenue de cette compétition. Il s’est déclaré, hier, "fier" d'avoir réussi "dans tous ses aspects" l'organisation du Mondial-2018 et a pris la décision de dispenser de visa russe, jusqu’à la fin de l’année tous les supporters étrangers munis du fameux sésame. A noter que jusqu’à hier, les Fan ID ne permettaient à ceux qui en disposaient de rester sur le territoire russe que jusqu’au 25 juillet.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Saint-Pétersbourg : En match de classement de la 21ème Coupe du monde de football disputé samedi à Saint-Pétersbourg, la Belgique a battu l’Angleterre par 2 à 0

Mi-temps : 1-0

Buts : Meunier (4ème mn), E. Hazard (82ème mn)

Les équipes : Belgique : Courtois - Alderweireld, Kompany, Vertonghen - Meunier, Witsel, Tielemans (M. Dembélé 78), Chadli (Vermaelen 39) - De Bruyne, Lukaku (Mertens 60), E. Hazard (cap). Entraîneur : Roberto Martinez


Angleterre : Pickford - Trippier, Jones, Stones, Maguire, Rose (Lingard 46) - Loftus-Cheek (Alli 84), Dier, Delph - Kane (cap), Sterling (Rashford 46). Entraîneur : Gareth Southgate

Arbitre : A. Faghani (Iran)

Avertissements : Witsel (Belgique), Stones, Maguire (Angleterre)

Un but matinal de Meunier (4ème mn) et un autre d’Eden Hazard en toute fin de partie (82ème mn) ont eu raison samedi à Saint-Pétersbourg du rêve anglais de réussir la deuxième meilleure performance de la sélection des « Three Lions » en coupe du monde après le sacre à domicile de 1966. En lieu et place, ce sont donc les « Diables rouges » qui ont donné à la Belgique sa première médaille de bronze dans cette compétition. Un lot de consolation qui, cependant, ne console pas trop le capitaine Hazard qui s’est dit « toujours triste d’avoir perdu la demi-finale face à la France ». La Génération dorée belge quittera donc la Russie … bronzée. Et un moindre mal, vu ce qu’Hazard et ses partenaires ont démontré sur les terrains russes. Et plus spécialement sur la « petite finale » de samedi dernier qu’ils ont dominée de la première à la dernière minute, passant même à côté d’une victoire fleuve.

Et c‘est d’autant plus mérité que dans chaque camp, on avait pris très au sérieux ce match de classement. Puisque l’Angleterre, déjà battue en match de poules par la Belgique, voulait prendre sa revanche.

D’où l’amertume de son coach Gareth Southgate qui s’est dit « déçu de ne pas avoir gagné » ce dernier match. Mais, Belges comme Anglais sont rentrés avec la conviction d’avoir de plus belles choses encore à vivre dans l’avenir. Ils ont d’ores et déjà pris date pour l’Euro 2020.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Hier, plus de 700 personnes étaient présentes à l’Institut français de Dakar pour encourager l’équipe de France, face à la Croatie, dans cette finale de Coupe du monde. La victoire des Bleus a déchaîné la passion des supporters sur les marches du Théâtre de verdure.

Debout, chemise trempée, cheveux en arrière, écharpe des Bleus autour du coup… l’ambassadeur de la France à Dakar, Christophe Bigot, n’arrive plus à s’arrêter de chanter pour répondre aux questions des journalistes qui peinent à capter son attention : la France vient de remporter la Coupe du monde ! Le diplomate, qui raconte souvent que ce sont ses enfants les véritables fans de football, montre pour la première fois ses performances de supporter. Et, à le voir, on dirait qu’il a fait cela toute sa vie. Comme lui, les centaines de personnes présentes chantent la victoire au milieu des drapeaux fièrement agités dans le ciel. L’euphorie a totalement gagné les gradins du Théâtre de verdure et rien ni personne ne semble pouvoir arrêter les tam-tams du 12ème Gaïndé, souvent désigné par la Fifa comme étant les meilleurs supporters de cette Coupe du monde 2018. Et vu l’ambiance, on comprend pourquoi.

Un match haut en couleurs
If Finale 2Malgré la présence de ventilateurs et brumisateurs disposés tout autour des gradins, rien y fait : la chaleur est accablante. Bières et bouteilles d’eau à la main, les supporters se rafraîchissent comme ils peuvent, sans pour autant lâcher le match des yeux. Le moment est important. Griezmann s’apprête à tirer le premier pénalty de la rencontre, suite à une main du joueur croate Perisic. On est à la 38ème minute et le score est de 1-1. L’arbitre siffle, Griezmann s’élance, tape le ballon et c’est le but ! Le stand-up de la foule ne se fait pas attendre et la douche est imminente pour celui qui a le malheur d’être à proximité d’un verre de bière. « On va gagner, on va gagner ! », la fin de cette première mi-temps redonne de l’énergie aux supporters, après un début de match en faveur de l’équipe croate. On peut entendre parmi les nombreuses discussions : « impossible que la France perde maintenant », « si on continue comme ça, c’est dans la poche ! », « un troisième but et ça serait le graal ! ».

Un troisième but vous dites ? Il suffisait de demander à Paul Pogba pour que le souhait soit exhaussé. Cette deuxième mi-temps s’annonce favorable aux Bleus et le public du Théâtre de verdure n’en revient pas. Yeux écarquillés et bouches ouvertes, les supporters touchent du bout des doigts leur rêve de voir la France sacrée championne du monde. Alors, quand le quatrième but est marqué par le plus jeune joueur de l’équipe, Mappé, c’est le coup de grâce. Bousculades, cris de joie, chants en tout genre, accolades... l’ambiance est à son comble et le public est déchaîné. Nous sommes seulement à la 65ème minute, mais l’odeur de la victoire se fait déjà sentir dans les gradins. La France a gagné avant même la fin du match. Et le but du joueur croate Mandzukic, à la 69ème minute, n’y changera rien. L’enthousiasme de la foule est inébranlable et la lueur de joie présente dans les yeux des supporters n’est pas prête de s’éteindre.

Une victoire, deux Nations
Dans ce décor soigneusement pensé où drapeaux, ballons et guirlandes entourent la scène, Français et Sénégalais ne forment plus qu’un. Les deux pays sont unis pour ce dernier match et c’est, sans doute, ce qu’il y avait de plus beau à voir durant cette finale. Du bleu, du jaune, du rouge, du vert, du blanc… un véritable spectacle pour les yeux. « Cette victoire, on la partage avec tous les Français », se réjouit Paco, supporter sénégalais fraîchement rentré de Russie. C’est avec un maillot de Pogba sur le dos et un bonnet aux couleurs du drapeau sénégalais que le jeune homme poursuit : « Nous sommes une famille et notre présence à ce match n’était pas discutable ». Il se souvient des supporters français qui s’étaient rendus dans les tribunes sénégalaises, lors du match des huitièmes de finale face au Japon, pour apporter leur soutien aux Lions. « Ils étaient présents même dans la défaite et beaucoup d’entre eux m’ont réconforté », se remémore-t-il avec nostalgie. La victoire est donc collective. Même le célèbre footballeur sénégalais El Hadji Diouf a fait le déplacement pour assister à la rencontre et soutenir l’équipe de Didier Deschamps. Tout au long du match, les tam-tams du 12ème Gaïndé viennent rythmer les chants des supporters français. Les deux drapeaux se mêlent et se confondent à chaque but marqué. Aucun doute, deux Nations ont gagné la Coupe du monde ce soir. Christophe Bigot se réjouit d’une telle ambiance : « C’est un bonheur de voir cette effervescence entre nos deux pays.

Les Sénégalais sont de merveilleux supporters ». Pour lui, « c’est sûrement grâce à cet esprit de partage, et un peu grâce aux joueurs, que la France a pu gagner », s’amuse-t-il, avant de rejoindre la foule.

Et c’est sur les paroles de Khaled, « On va s'aimer, on va danser, oui c'est la vie lalalalala ! », que tous les supporters rejoignent le bar pour fêter la victoire. La soirée promet d’être longue… très longue !

Aurélia VALARIE (stagiaire)

Moscou : Il ne doit pas exister beaucoup de places au monde où il est aussi délicieux de … se perdre qu’au Parc Gorki de Moscou. Cet endroit sublime délicatement posé le long de la Moskova, le fleuve qui contribue au charme de la capitale russe, est un pur plaisir pour l’âme, tout au long de son 1,2 km2 de surface. De la verdure à perte de vue où des couples et quelques solitaires se prélassent, des aires de jeu pour parents et enfants, des lacs artificiels pour piquer une tête les jours où le soleil tape dur ou quand le mercure monte, des allées bien ombragées, des pistes cyclables, des restaurants pour se sustenter au besoin, des kiosques à glaces, des aires de jeu pour basketteurs, volleyeurs, footballeurs dilettantes, etc. Un vrai régal pour les yeux. Un superbe endroit où un parcours du combattant se révèlerait une promenade de santé.

Le Sénégal avait raison de retenir l’endroit pour y implanter son « Village du Sénégal » lors du Mondial 2018 de football, histoire d’y dévoiler ses atouts et à tours multiples et de vendre sa destination à la planète entière qui y viendrait célébrer le culte du Dieu Foot. Mais, pour des raisons qui nous échappent, ce projet a été mort-né. Autrement, ce village de chez nous aurait bien pu installer ses paillotes aux côtés des tentes du « Qatar Majliss ». Car, c’est au bout de ce parc d’attraction ouvert il y a 90 ans, à côté des arches majestueuses d’un des grands ponts qui enjambent la Moskova que l’Emirat gazier a établi ses quartiers en ce Mondial. Y parvenir n’a pas été facile, avec les indications et les contre-indications des personnes approchées pour nous montrer la voie. Tantôt c’était « droit devant puis à gauche », tantôt c’était « à gauche puis à droite », si ce n’était «  droit devant puis à droite, puis à droite encore et enfin à gauche », etc. Un jeu de ping-pong, un jeu de pistes qui a duré une bonne heure et qui en tout autre endroit aurait peut-être été un calvaire. Sauf en ce parc qui porte le nom de l’écrivain russe Maxime Gorki où c’était un bonheur total.

Gorki QatarUn pays mal connu
Le Qatar qui a officiellement pris, depuis hier, le relais de la Russie en tant que pays organisateur de la Coupe du monde 2022 de football, a choisi ce coin de paradis sur terre pour afficher ses charmes. Une sorte d’opération de charme et de marketing, de la part d’un « pays encore mal connu », selon Gwilym Hookway Morgan, un Anglais établi depuis 4 ans au Qatar et qui travaille dans la construction des stades destinés à abriter la future compétition. En fait, d’après lui, le Mondial de foot, ce n’est pas que ce qui se passe sur les aires de compétition. C’est toute une activité de divers ordres, toute une vie en dehors des stades.

Et c’est ce que ce stand est censé faire comprendre à ses visiteurs en leur donnant un petit aperçu de la culture et des us qataris. Au milieu des tentes bédouines en noir et blanc « exactes répliques de celles utilisées depuis des siècles par les populations nomades de cette région », selon Hookway Morgan, deux grosses sculptures représentant l’oryx, « totem national du Qatar » floqué en grand sur la carlingue des avions de la compagnie aérienne nationale.

Des statues peintes chaque jour avec des couleurs différentes. Sous une autre tente, quelques jeunes Russes sans peur font poser des faucons à leur poing. « Le faucon est très important dans la culture qatari, nous rappelle Hookway Morgan. En posséder est devenu un véritable hobby. Et l’on peut en trouver qui peuvent coûter jusqu’à 100 000 dollars ».

Juste à côté d’un mini-terrain de foot où s’activent quelques vétérans (et où quelques anciennes stars du ballon rond comme Didier Drogba étaient annoncées le lendemain), des musiciens jouent et dansent sur des airs du pied. En face, une petite réplique du Souk Waqif, le plus grand de Doha, la capitale qatarie, exhibe diverses épices et propose des saveurs qui font aussi la réputation des pays du golfe persique.

Dans l’espace attenant, un artisan fabrique de ses propres mains un voilier en miniature avec un art consommé, une impressionnante minutie et une étonnante dextérité.

«C’est un modèle réduit de ces bateaux de pêche traditionnelle qui peuvent aller jusqu’à 40 mètres de long », témoigne Gwilim Hookey Morgan, cet anglais qui parle si bien du Qatar. Autant les visiteurs se pâment d’admiration devant ce vieil artisan, autant ils éprouvent un énorme plaisir à essayer le Thobe, l’habit traditionnel blanc du Qatar et même la coiffure caractéristique composée d’un keffieh et d’une goutra maintenus ensemble par l’agal, le bandeau noir qui orne et empêche la coiffe de s’envoler au moindre coup de vent. Un peu plus loin, alors que des bateaux transportant des touristes passent dans les deux sens, un autre vieil homme assis sur un tapis multicolore, démontre, plume à la main, son habileté en calligraphie arabe. Un véritable art entretenu depuis des siècles par des artistes de tout ce sous-continent asiatique et qui a peut-être encore de beaux jours devant lui, si l’on se réfère au visage rayonnant d’admiration du jeune adolescent, probablement qatari, visiblement en apprentissage assis à côté du « maître ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

…ET VEND SON PROJET SPORTIF
La 22ème édition du Mondial de football, c’est dans un peu plus de 4 ans, du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.

Et le pays hôte est largement dans les délais du côté des infrastructures. Telle est la conviction de Gwilym Hookway Morgan, l’Anglais qui travaille depuis 4 ans dans la construction de stades en vue de cette Coupe du monde. « Déjà 7 stades sont prêts et 8 sont en train d’être construits », lâche-t-il tout émoustillé devant les maquettes joliment exposées dans le bâtiment principal de cet espace du Parc Gorki de Moscou réservé au « Qatar Majliss ».

Et c’est vrai qu’il y a de quoi s’extasier devant tant de beauté et d’ingéniosité. Comme El Beyt stadium construit sous la forme d’une … tente géante qui a une contenance de 70 000 spectateurs.

Ou le Ras Abu Aboud stadium, le grand stade démontable puisque construit avec des containers superposés. Ou alors Al Thamama stadium totalement conçu par des architectes qataris et qui rend hommage à la culture locale puisque représentant un keffieh géant. « A terme tous les stades de compétition et les 50 terrains d’entrainement seront situés dans un périmètre égal à la moitié de Londres. Et la distance la plus longue entre deux stades sera de 55 km », annonce Hookway Morgan. Ce qui lui a fait dire que « Qatar 2022 sera la Coupe du monde la plus compacte de l’histoire ». Si bien que le même jour, celui qui le souhaite pourra voir deux matches sur deux lieux différents. « D’autant que le métro de Doha sera ouvert cette année et sera achevé en 2021 ». Autre atout remarquable du Qatar, c’est qu’il est « situé à 6 heures de vol au maximum de 2 milliards de personnes ». C’est pourquoi, l’Emirat gazier attend pas moins de 1,5 million de visiteurs pendant « sa » Coupe du monde.

Et, en plus du volet sportif, l’aspect découverte de la culture locale sera un facteur important dans la promotion de l’évènement. D’où ce sympathique « Qatar Majliss » dans ce somptueux cadre du Parc Gorki qui ajoute encore au charme de l’opération.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Moscou : En finale de la 21ème Coupe du monde de football disputée hier au stade Luzhniki de Moscou, la France a battu la Croatie par 4 buts à 2.

Mi-temps : 2 buts à 1.

Buts : Mandzukic (CSC) (18ème mn), Griezmann (SP)(38ème mn), Pogba (59ème mn) pour la France ; Perisic (28ème mn), Mandzukic (69ème mn) pour la Croatie

Les équipes : France : Lloris (cap), Pavard, Varane, Umtiti, Hernandez, Pogba, Kanté (puis Nzonzi, 54ème mn), Matuidi (puis Tolisso, 72ème mn), Mbappé, Griezmann, Giroud (puis Fékir, 81ème mn). Entraineur : D. Deschamps

Croatie : Subasic, Vrsaljko, Strinic(puis Pjaca, 81ème mn), Perisic, Lovren, Rakitic, Modric (cap), Brozovic, Mandzukic, Rebic (puis Kramaric, 70ème mn), Vida. Entraineur : Z. Dalic

Arbitres : Nestor Pitana (Argentine) assisté de ses compatriotes H. Maidana et J.P. Belatti.

Carton jaune : Kanté, Hernandez (France), Vrsaljko (Croatie)

Cette fois, les Croates n’ont pas su revenir dans le match, comme lors de leurs trois précédentes sorties. A chaque fois, ils avaient été menés et ils avaient toujours su revenir, grâce à un cœur énorme pour, au moins, imposer les prolongations avant de s’imposer. Hier, ils ont vite gommé leur handicap d’un but mais ont vite été de nouveau distancés sur un pénalty de Griezmann. A la mi-temps, l’espoir d’un retournement de situation était toujours réel. Mais les choses tournèrent vite au vinaigre, avec les buts de Pogba à l’heure de jeu et de Mbappé (65ème mn). A 1 – 4, la messe était dite. Le but de Mandzukic (69ème mn) n’y fit rien. Sauf pour la petite histoire. Car, l’avant-centre de la Juventus de Turin est devenu le premier à marquer dans les deux camps, en finale de coupe du monde.

La France, elle, remporte son deuxième trophée mondial, 20 ans après. Cette France était trop forte, hier, et tout au long du tournoi. Cette victoire, elle ne l’a point volée.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

DÉCISIFS COUPS DE PIEDS ARRÊTÉS
Griez CoupeMoscou : Lors de la première phase de ce Mondial 2018, les techniciens de tous bords avaient pointé l’importance des coups de pied arrêtés qui avaient permis de débloquer pas mal de situations. Depuis le second tour, les choses semblaient aller mieux. On avait même fini par croire que les entraîneurs survivants avaient bien retenu la leçon. Eh bien, il semble que non.

Puisque, hier, pour le match le plus décisif de la compétition tout s’est joué avec ces balles arrêtées. D’abord, au sortir du premier quart d’heure, la Croatie dominait les débats sans vraiment se montrer dangereuse. La France subissait et semblait attendre son heure. Comme en demi-finale face à la Belgique à qui elle avait laissé l’initiative pour mieux la crucifier (déjà sur balle arrêtée).

C’est au cœur de cette domination croate que les Bleus obtinrent un coup franc légèrement excentré sur la droite, à une trentaine de mètres des buts de Subasic.

Griezmann l’exécuteur de la sentence envoya dans la surface adverse un ballon que le malheureux Mandzukic prolongea du haut du crâne au fond de ses filets. Le match était enfin lancé.

D’autant que 10mn plus tard, Luka Modric, le capitaine croate sur coup franc depuis la droite, expédia un long ballon à l’opposé pour Vrsaljko qui remisa pour Perisic qui, d’une superbe frappe, remit les pendules à l’heure. On croyait avoir tout vu à ce chapitre. Sauf que sur un corner français, Perisic se rendit coupable, en pleine surface de réparation, d’une faute de main (détectée par la Var). Le penalty transformé par Griezmann a été le troisième du match inscrit sur balle arrêtée. Il y eut bien sûr 3 autres buts, en seconde mi-temps, tous inscrits dans le jeu. Mais, qui sait ce qui serait advenu de cette finale si les 3 premiers buts n’étaient pas venus de coups de pied arrêtés…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

MALHEUREUX COMME LES BUTEURS CROATES…
Moscou : Les Croates Mario Mandzukic et Ivan Perisic auraient dû être heureux et fiers, ce matin à leur réveil. Ils ont tous les deux marqué lors de la finale de la 21ème Coupe du monde de football, hier, face à la France. Un bonheur que bien des grands joueurs n’ont jamais connu de leur vie. Mais, ce qui aurait pu constituer leurs faits de gloire a malheureusement été terni, effacé par deux faits de jeu. Le premier a permis à la rencontre de se débloquer, en ouvrant le score. Mais dans le mauvais camp. Le sien. En prolongeant du haut du crane un coup franc de Griezmann, il avait permis à la France de prendre les devants au tableau d’affichage dès la 18ème mn. Et le second a causé le penalty qui a permis à la France de reprendre l’avantage à la 37ème mn. Un coup dur pour le joueur de l’Inter de Milan qui avait pourtant égalisé à la 28ème mn sur une frappe limpide du gauche.

Quant à l’avant-centre de la Juve, il a rendu la défaite de son équipe moins cruelle en contrant Lloris, le gardien de but français qui cherchait à le dribbler ; pour ramener l’écart à 2 buts (4 – 2).
Si cela peut leur consoler dans leur malheur…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Après un mois de compétition, l'équipe de France remporte son 2ème titre de champion du monde face à la Croatie (4-2). Partout en France, les supporters célèbrent la victoire des Bleus, 20 ans après son premier sacre le 12 juillet 1998.

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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.