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«La meilleure coupe du monde de tous les temps » ! Les rideaux ne sont pas encore tombés sur la 21ème édition du Mondial de football que le président de la Fifa en personne, Gianni Infantino, adresse déjà un satisfécit sans réserve à la Russie. Il est vrai que, côté organisation, tout a été presque parfait ; pas un seul couac n’a été relevé dans aucune des onze villes hôtes de la compétition. Sur les terrains, tous les stades ont été pleins et sur les aires de jeu, le jeu n’a pas toujours été folichon mais il a été de bonne qualité. Et surtout, en demi-finales, on a assisté à des rencontres de très haut niveau, avec d’abord un France - Belgique qui restera longtemps encore dans les annales et un somptueux Croatie - Angleterre. Avant donc ce dernier weekend, on peut dire à la suite du président Infantino que la Russie a bel et bien réussi son Mondial. Au-delà même des attentes, au grand dam (encore une fois) de ses nombreux détracteurs qui lui avaient prédit un échec retentissant.

Il reste donc à mettre la cerise sur le gâteau. A offrir à la Planète Foot, une apothéose à la dimension du formidable mois qu’elle vient de vivre. Et l’on peut espérer qu’il en sera ainsi, avec aujourd’hui une « petite finale » qui aurait bien pu être la grande. La Belgique et l’Angleterre qui s’affrontent à 15 heures à Saint-Pétersbourg méritaient autant que leurs tombeurs, la France et la Croatie, d’être présentes à l’ultime étape de demain. Même si ce jour, les Diables rouges et les Sujets de Sa Gracieuse Majesté afficheront un visage différent de celui auquel ils nous avaient habitués, cela ne devrait pas affecter la qualité du spectacle annoncé. Car, ces deux sélections sont suffisamment riches en talents pour pouvoir nous sortir, même du bout de leur banc, des éléments capables de faire grimper aux rideaux tous les amoureux du jeu.

  En attendant donc le clou, demain dans la majestueuse enceinte du stade Luzhniki de Moscou. Avec d’un côté, une France à qui rien ne semble résister et de l’autre une Croatie qui, justement, résiste et survit à tous les scenarii. Une France conquérante face à une Croatie qui sait faire le dos rond pendant les moments de doute et sur qui les matches à rallonge ne semblent avoir aucun effet. Une France talentueuse, joueuse qui sait aussi, au besoin, laisser l’initiative à son adversaire pour mieux le prendre à son jeu. Et une Croatie accrocheuse servie par des artistes de la trempe de Modric ou Rakitic, une sorte de mélange de hargne et de « génie » qui lui a permis de se tirer de tous les guêpiers ayant jalonné son parcours vers la finale. Une France efficace qui, en cas de panne sèche de ses attaquants, peut compter sur des défenseurs buteurs (Varane, Umtiti) qui lui ont permis de passer les derniers obstacles sur la route du rendez-vous de demain. En face, une Croatie difficilement manipulable et au souffle inépuisable qui se bonifie au fil des minutes là où d’autres se seraient liquéfiées.

C‘est dire que cette Coupe du monde qui est déjà une belle réussite a, en cette affiche, tout ce qu’il faut pour nous proposer un final inoubliable.

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : La sixième édition du programme « Football pour l’amitié » qui s’est déroulée du 8 au 15 juin, à Moscou, a permis au Sénégal de briller à travers ses deux représentants, Mamadou Diédhiou et Magané Diallo. Cet évènement programmé au début du tournoi de la Coupe du monde de la Fifa, a réuni des jeunes de 211 pays et régions représentant l’Asie, l’Afrique, l’Australie, l’Océanie, l’Europe et les Amériques. Cette édition organisée en marge de la Coupe du monde de football « Russie 2018 » a été un grand moment de communion et de fraternité entre jeunes du monde entier.
Elle a été rehaussée par la présence de 211 jeunes de moins de 12 ans représentant six continents : l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Australie et l’Océanie, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud.

Le Sénégal avait pour ambassadeurs le jeune Mamadou Diehdiou, footballeur du centre de formation saint-louisien « Ndar Academy Football », et Magané Diallo « apprentie journaliste » du Collège Bilingue à Dakar. À Moscou, les deux adolescents n’étaient pas seuls. Ils étaient accompagnés par Christine Traoré et d’un journaliste.

Les jeunes et tous ceux qui partagent les valeurs du programme comme l’égalité, le respect des différentes cultures et la coexistence pacifique ont attaché un bracelet de l’amitié bleu et vert sur leurs poignets, le symbole du programme « Football For Friendship » de Gazprom. Les jeunes footballeurs, des deux sexes, ont été répartis en 32 équipes mixtes de six joueurs après tirage au sort. Le coaching était assuré par des jeunes provenant des 11 villes hôtes de la Coupe du monde de la Fifa 2018. Les équipes qui portaient le nom d’animaux rares en voie d’extinction se sont affrontées et les jeunes se sont exprimés à travers le langage du ballon. Mamadou Diédhiou a évolué dans l’équipe « Baleine à brosse » qu’il a partagée avec des jeunes venus d’Argentine, des Iles Vierges britanniques, de Roumanie, d’Algérie et d’Estonie avec comme entraîneur un jeune d’Ekaterinbourg, ville où le Sénégal a disputé son deuxième match contre le Japon.

Cette mini Coupe du monde s’est jouée à la Sapsan Arena, contiguë au stade du Lokomotiv, dans la pure sportivité et le fair-play. Mamadou Diédhiou et ses coéquipiers se sont bien illustrés en remportant les trois rencontres de leur groupe face aux « Lions de mer des Galapagos », aux « Guépards », aux « Gharials ». Le jeune Diédhiou a séduit par sa polyvalence. Le jeune qui évolue au poste d’attaquant a démarré comme gardien de but, avant de faire étalage de tout son talent à son poste de prédilection.

En quart de finale, les « Baleines à brosse » ont dominé « Saiga » 2 à 0, mais sont tombés les armes à la main (1-2) face à l’équipe des « Dragons de Komodo » qui sera à son tour battue en finale par les « Chimpanzés ».  Il y avait de l’émotion, du bonheur, des rires, des larmes lors de ce tournoi au cours duquel 192 joueurs ont été utilisés et 197 buts marqués.

Ils ont exprimé leurs rêves de devenir Ronaldo, Neymar, Messi, Mbappé, Modric, Isco, Hazard. « C’était une belle expérience. Je suis très heureux d’y avoir participé et d’avoir fait des rencontres intéressantes, de me faire de nouveaux amis et d’apprendre. Ça a été une très bonne expérience », a dit le jeune pensionnaire de « Ndar Academy Football » qui rêve de devenir plus tard un grand attaquant.

Passionnée de lecture et d’écriture
Loin des pelouses, la jeune Magané Diallo, passionnée de lecture et d’écriture, a bien vécu sa passion d’apprentie journaliste auprès des jeunes d’autres pays. Encadrée par des femmes et hommes de média, elle a appris les rudiments du métier et a couvert l’évènement. Son travail a été sanctionné par la parution de son article dans le quotidien du F4F ; de quoi susciter la fierté de la pensionnaire de l’établissement bilingue « Lcb » (Le Collège Bilingue) de Dakar.

Les deux ambassadeurs du Sénégal ont assisté au forum social ouvert par Viktor Zubkov, le président du Conseil d’administration de Gazprom. Olga Golodets, la vice-première ministre russe, a souhaité la bienvenue aux participants du Forum au nom du président russe Vladimir Poutine.

Au cours de leur séjour moscovite, Mamadou et Magané ont eu la chance d’assister, le 14 juin, au match d’ouverture de la Coupe du monde qui a opposé la Russie à l’Arabie Saoudite. Les deux jeunes ont ainsi permis de hisser très haut le drapeau du Sénégal dans le mythique stade Luzhniki.

Cette sixième édition de « Football For Friendship » a été rehaussée par la présence de représentants du Comité international olympique, de la Fifa, de dirigeants des fédérations de football, des stars du football, des champions olympiques et paralympiques et des personnalités publiques.

Ce programme organisé par Gazprom vise à promouvoir le football auprès des jeunes et à les inciter à avoir un mode de vie sain tout en prônant la tolérance, l’ouverture d’esprit et l’amitié parmi les enfants du monde entier.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (Textes) et Abdoulaye MBODJI (Photo)

La prestation du trio sénégalais au Mondial russe a laissé une bonne impression dans le milieu sportif. Dans tous les cas, l’arbitre international à la retraite, Badara Diatta, est séduit par ses cadets. Il a salué "la performance extraordinaire" à la Coupe du monde Russie 2018 du trio sénégalais composé de Malang Diédhiou, Djibril Camara et Malick Samba qui ont désormais "placé la barre très haut". "Moi, je suis comblé et au fur et à mesure de la compétition, ils sont montés en puissance et auraient pu officier les plus grandes affiches de cette compétition sans aucun souci", a souligné l’arbitre de la finale de la Can 2012 entre la Zambie et la Côte d’Ivoire. Malang Diédhiou et Djibril Camara qui ont officié durant trois matchs de la Coupe du Monde 2018 ont été désignés arbitres réserves lors du match de la 3ème place. "Au début de la compétition, tout le monde aurait signé si on nous avait demandé qu’ils soient désignés pour la 3ème place", se réjouit Badara Diatta, actuellement instructeur Caf et Fifa.

Revenant sur cette performance, l’ancien arbitre international se dit très satisfait de leur prestation notamment lors du 8ème de finale Belgique-Japon (3-2). "C’était l’un des sommets de cette Coupe du Monde et voir un trio africain siffler de la sorte, c’est une immense fierté", a dit Badara Diatta qui n’a pas eu l’honneur d’officier durant une Coupe du Monde senior. « C’est le lieu de rendre hommage à nos formateurs et nos encadreurs, notamment notre président Badara Mamaya Sène qui n’a ménagé aucun effort pour placer notre arbitrage à ce niveau", a-t-il dit. "A partir de ce huitième, tout le monde les voyait faire la finale et je suis convaincu qu’ils auraient été à la hauteur", a-t-il commenté, estimant que c’est déjà une « grande victoire » que les gens puissent les placer à ce niveau. "Nous pouvons être fiers de ces gens qui ont laissé une belle marque de l’arbitrage africain en général et sénégalais en particulier, au Mondial 2018", a-t-il, par ailleurs, ajouté.

Ouverture de nouvelles perspectives pour l’arbitrage africain
Par ailleurs, l’ancien international sénégalais trouve que la prestation du trio sénégalais doit ouvrir de nouvelles perspectives pour l’arbitrage local. "Avec cette performance et la médiatisation de leur œuvre, on doit être perçu avec un regard nouveau sur nos terrains et dans la vie de tous les jours", soutient M. Diatta devenu instructeur Caf et Fifa à la fin de sa carrière en 2014. "J’espère que les jeunes viendront en masse comme cela a été le cas après la coupe du monde 2002 pour les centres et les académies de football", a rappelé l’ancien arbitre international. Badara Diatta qui se réjouit déjà de l’arrivée de plus en plus de cadres et d’universitaires dans l’arbitrage, est convaincu que les officiels et dirigeants du football national suivront les arbitres "avec moins de passion".

"Avec cette prestation, je suis convaincu qu’il y aura encore plus de respect et la nouvelle génération aura des référentiels pour aller de l’avant", a-t-il dit avant de rendre un "hommage vibrant" aux pionniers. "Avant Malang (Diédhiou), Djibril Camara et Malick Samba, on a eu feu Youssou Ndiaye et Falla Ndoye mais avec la médiatisation, cette génération a été mieux suivie par nos compatriotes", a-t-il dit, saluant le travail "colossal" des formateurs. "Je ne pourrais pas tous les citer mais on n’a pas de mots pour remercier le président Badara Mamaya Sène qui nous a permis de maintenir le flambeau", a ajouté l’instructeur Caf et Fifa. "Et la relève est assurée avec les Maguette Ndiaye, Issa Sy, Daouda Guèye, Alioune Sandigui, Fatou Thioune pour ne citer que ces arbitres d’élite", a-t-il énuméré dans le désordre.

"J’en appelle aux jeunes cadres qui s’intéressent au football, qu’ils peuvent intégrer le corps des arbitres qui est aussi un moyen de se faire humainement et socialement", a dit Badara Diatta. Enseignant de formation, il reconnait que l’arbitrage lui a permis de « grandir et de (s)’enrichir humainement".

APS

Saint-Pétersbourg : Lorsque Gareth Southgate, le sélectionneur national de l’Angleterre a soutenu hier que « ces derniers jours ont été psychologiquement très difficiles pour nous », il ne parlait pas que pour lui.
Mais aussi de son collègue espagnol de la Belgique, Roberto Martinez. Pour cause, tous deux ont vu leur équipe se faire sortir de la route de la finale de demain, sans avoir du tout démérité.

Et les voici donc en situation de devoir disputer, aujourd’hui à 15 heures à Saint-Pétersbourg, la « petite finale ». Le match pour la troisième place, le match que bien du monde trouve superflu, inopportun. Car, il est difficile de remobiliser les troupes après une demi-finale perdue. Comment retrouver le feu sacré lorsqu’on sait que l’on ne concourt plus « que » pour la médaille de bronze après s’être battu pour le métal précieux ? Telle est la question à laquelle doivent faire face tous les coaches de toutes les équipes du monde appelées à disputer la « finale de consolation ».

Et pourtant, il faut lui trouver une réponse adéquate. Southgate a certainement trouvé la bonne formule. « Ce vendredi matin, ils étaient tous motivés pour bien terminer le tournoi », a-t-il révélé.

A juste titre, car ils veulent décrocher cette médaille de bronze parfois « boudée » pour être la deuxième sélection des « Three Lions » à monter plus haut après celle de 1966 qui avait enlevé le titre à domicile. Les Belges doivent penser pareil, puisqu’aucune sélection des Diables rouges n’a fait mieux que 4ème en 1986, face à la France.

En matches de groupes, Anglais et Belges s’étaient croisés lors de la dernière journée (Groupe G), à Kaliningrad, pour une victoire des protégés de Martinez (2 – 0). Ce jour-là, c’était de la première place de la poule qu’il était question. Ce jour-là, les deux équipes avaient changé de visage ; il devrait en être de même aujourd’hui aussi. Mais pas pour les mêmes raisons. La première fois, c’était pour reposer les cadres en vue des matches à élimination directe. Aujourd’hui, ce sera pour donner du temps de jeu à ceux qui n’ont pas beaucoup joué dans cette Coupe du monde.

Curieusement, c’est ce qui devrait faire de cette « petite finale » une … grande finale ; car les « coiffeurs » auront à cœur de prouver qu’ils méritent mieux que d’être des remplaçants.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Souvenirs, souvenirs ! Il y a 20 ans, la France et la Croatie se croisaient en demi-finale du Mondial en … France. Les Bleus, après avoir été menés au score, avaient réussi à renverser la vapeur pour s’imposer 2 – 1 avant de battre le Brésil (3 – 0) pour décrocher leur unique titre en Coupe du monde. Cet épisode, aucun camp ne l’a oublié. Et chacun compte s’en inspirer, demain à partir de 15h, au moment d’aborder la finale du 21ème Mondial, au stade Luzhniki de Moscou. Les Français pour confirmer leur succès de 1998, les Croates pour venger leurs devanciers. Et dans chaque camp, un acteur de la demi-finale d’il y a 20 ans au Stade de France sera là pour fouetter l’ardeur des siens. Didier Deschamps, alors capitaine des Bleus et aujourd’hui sélectionneur d’un côté, Davor Suker, meilleur buteur de ce Mondial là (avec 6 réalisation et actuel président de la fédération croate de football). L’un et l’autre sauront trouver les mots justes pour transcender leurs joueurs, si besoin était encore. Car, s’il faut convoquer un quelconque autre argument pour se motiver à la veille d’une finale de Coupe du monde que la perspective, la chance et l’honneur de la disputer, c’est qu’on ne mérite absolument pas d’y être. Or, Français et Croates se sont durement battus, brillamment illustrés pour décrocher le droit d’être demain les acteurs de cet ultime match de « Russie 2018 ». Ils méritent tous d’être et on peut être sûr qu’ils justifieront leur présence. Les Bleus pour avoir sorti, lors des matches à élimination directe, rien que des candidats déclarés au sacre : l’Argentine, puis l’Uruguay et enfin la Belgique. Toujours avec une maîtrise individuelle et collective qui a même surpris les plus avertis des observateurs. Les « Blazers » pour avoir, lors de ces mêmes étapes, négocié victorieusement leurs trois rencontres qui se sont dénouées au moins après les prolongations (contre le Danemark, puis face à la Russie pays hôte de l’épreuve et enfin au détriment de l’Angleterre). C’est dire la qualité et le standing des cadavres qui jalonnent la route des deux finalistes de demain.

Pour l’histoire, par la qualité de ses individualités et peut-être aussi pour ce qu’elle a montré jusqu’ici, la France partira légèrement favorite. Mais, elle a payé cher son statut de favori de la finale de l’Euro 2016, à domicile en plus, face au Portugal (0 – 1 A.P) pour savoir que cela ne veut rien dire. Surtout dans cette Coupe du monde qui a été fatale aux favoris, à commencer par le tenant du titre allemand, renvoyé à la maison dès la fin des rencontres de groupes. « Cette mauvaise expérience doit nous servir de leçon (…) et nous saurons aborder ce match pour réussir un grand match et surtout nous imposer », a témoigné Blaise Matuidi, hier.

Son coéquipier de l’attaque, Kylian Mbappé, a beau n’avoir que 19 ans, il a ajouté que la finale de demain c’est « le match d’une vie, d’une future vie, de tout quoi ! » Rejoindre les anciens de 1998 tout en haut de la hiérarchie des générations de footballeurs français et individuellement s’ouvrir les portes de tous les possibles, c‘est ce qu’il y a au bout de la finale de demain. Et rien que cela suffirait à sublimer les plus blasés de la corporation des footballeurs.

Les Croates partagent d’ailleurs la même opinion, la même ambition, les mêmes motivations. Déjà, Modric et les siens ont fait mieux que leurs glorieux anciens qui avaient été battus en demi-finale en 1998 par la France. Mais, pour eux, ce n’est là qu’une étape à franchir pour monter encore plus haut. Et ce n’est pas la difficulté qui leur fait peur.

Loin de là. D’ailleurs, selon leur coach Zlatko Dalic, « j’ai l’impression que plus les circonstances sont compliquées et mieux se portent mes joueurs ». Leurs trois matches des éliminatoires directes l’ont prouvé. Ce qui fait que cette génération a pris une bonne place dans les livres d’histoire, comme l’a encore soutenu Dalic.

« Avec l’Uruguay vainqueur de l’épreuve en 1930 et en 1950, nous sommes la plus petite Nation à se qualifier à une finale de Coupe du monde ». Il reste donc à ces joueurs venus d’un pays d’à peine 4 millions d’habitants à imiter la Céleste des débuts de l’épreuve en décrochant le titre demain. Ils ne sont certes pas favoris. Mais au vu de ce qu’ils ont montré jusqu’ici, cela ne les gène nullement.

Ils adorent même…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

LEUR PARCOURS
Matches de Groupe
France – Australie 2 – 1 ;
France – Pérou 1 - 0 ;
Danemark – France 0 – 0
Croatie – Nigeria 2 – 0 ;
Argentine – Croatie 0 – 3 ;
Islande – Croatie 1 – 2

Huitièmes de finale
France – Argentine 4 – 3
Croatie – Danemark 1 – 1 (3 – 2 aux tirs au but)

Quarts de finale
France – Uruguay 2 – 0
Russie – Croatie  1 – 1 (3 – 4 aux tirs au but)

Demi-finales
France – Belgique 1 – 0
Angleterre – Croatie 1 – 2 (après prolongations)

Trophee Coupe du Monde

POUR LE TROPHÉE ET PEUT-ÊTRE AUSSI POUR LE BALLON D’OR

Moscou : On l’a dit et répété : tous les ans où se dispute la Coupe du monde de football, autant que le trophée tant convoité se joue également la distinction individuelle suprême, le Ballon d’or.

Cette fois aussi, il devrait en être de même. Avant le coup d’envoi de « Russie 2018 », tout le monde voyait Cristiano Ronaldo, déjà vainqueur de la Champions League briller avec son Portugal pour décrocher un sixième titre qui le placerait devant son « meilleur ennemi » dans la course, s’entend Lionel Messi. Mais, en se faisant éliminer dès les huitièmes de finale par l’Uruguay (1 – 2), il s’était tiré une balle dans la jambe. L’Argentin du Barça avec qui il a vampirisé le trophée depuis 10 ans (avec 5 couronnes pour chacun) a encore déçu avec l’Albiceleste et n’est pas allé, lui non plus, au-delà des huitièmes de finale (défaite 3 – 4 contre la France).

  On se dit alors que le Brésilien Neymar qui aurait quitté le Barça pour le Psg d’abord pour sortir de l’ombre de Messi et ensuite pour se donner une chance de remporter le Ballon d’or avait un boulevard ouvert devant lui. Surtout que son Brésil avait débarqué revanchard en Russie après avoir été humilié, il y a quatre ans en demi-finale de son Mondial (1 – 7).


Et comme, en plus, son équipe avait bien négocié le cap des huitièmes de finale (victoire 2 – 0 contre le Mexique), on se dit que c’était tout bénef pour le Brésilien, même s’il n’avait rien remporté sur la scène européenne avec son club parisien. Mais « Ney » se planta superbement en quart de finale (1 – 0 contre la Belgique) en plus de révulser tous les amoureux du jeu par ses simagrées, ses simulations ridicules, son « cinéma », a même noté Marco Van Basten l’ancien artiste hollandais, plusieurs fois Ballon d’or.

  Alors qui pour succéder à C. Ronaldo désormais que tous les « favoris » suivent le reste de la compétition devant leur petit écran ? Il faudra certainement chercher au sein des deux équipes finalistes et attendre peut-être l’ultime verdict pour être fixé. Dans le camp français comme chez les Croates, il ne manque, en tout cas, pas de têtes qui coifferaient superbement la couronne de Meilleur footballeur du monde.

A commencer par les deux capitaines, le Français Hugo Lloris déterminant dans ses interventions, surtout en demi-finale contre la Belgique et le Croate Luka Modric buteur et maître à jouer de son équipe qui a, en plus, l‘avantage d’avoir remporté la Champions League avec le Real Madrid aux côtés de CR7. Ou alors, toujours chez les Bleus, le défenseur Varane, partenaire de … Modric à la « Maison blanche » et déjà buteur dans cette épreuve ou encore la fusée Mbappé s’il renouvelle demain sa performance des huitièmes contre l’Argentine.

Chez les Croates, aussi il y a du beau monde et surtout en attaque, un renard des surfaces de la trempe de Mandzukic à qui il suffira de planter un doublé (comme Zidane en 1998) demain pour faire un grand pas vers le titre individuel tant convoité.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Décidément, il se trouve presque chaque jour qui passe dans ce Mondial russe quelque chose pour nous rappeler nos Lions, leurs déclarations fracassantes jamais suivies d’effet, leur tournoi raté et leur occasion manquée de marquer l’histoire. Ou, en tout cas, de se montrer dignes de leurs aînés qui, en 2002, avaient réussi à se hisser jusqu’en quart de finale de la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon. Tenez, par exemple, la Croatie ! Malgré l’immense talent des Modric, Mandzukic, Rakitic et autres Subasic, l’actuelle génération a toujours évolué sous l’ombre de sa devancière de 1998, les Suker, Boban et autres Prosinicki demi-finalistes du Mondial en France. Sous les ordres de Slaven Bilic, un des héros de 1998, et aujourd’hui conduits par Zlatko Dalic, ils se sont contentés de creuser patiemment leur sillon, de construire leur propre histoire. Surtout dans cette compétition en terre russe où lors de leurs trois matches à élimination directe, ils sont allés au bout d’eux-mêmes pour remporter la victoire et gagner le droit de disputer la finale, dimanche prochain.

Et maintenant seulement, ils osent (à peine) élever la voix pour réclamer leur part de lumière. « On vivait tous avec les résultats de 1998 », a dit leur coach Zlatko Dalic, une fois le billet pour le dernier acte composté. Il ne s’est même pas hasardé à soutenir que ses joueurs ont dépassé leurs glorieux anciens. Peut-être pour le respect que l’on doit sous tous les cieux aux pionniers, aux premiers à… Or, nos Lions ont commencé à fanfaronner après leur victoire d’entrée qui est restée la seule d’ailleurs. Ils se voyaient déjà les égaux des « grands ». Or ces derniers, en plus d’avoir disputé une finale continentale quelques mois plus tôt au Mali, avaient battu la France, tenu en échec le Danemark, beaucoup souffert mais pas rompu contre l’Uruguay et crucifié la Suède en huitièmes de finale pour gagner leurs galons de « héros ». Même si, en quarts de finale face à la Turquie, ils avaient raté une belle opportunité de se hisser dans le dernier carré mondial.

A la veille de disputer la première finale mondiale de leur petit pays de 4 millions d’âmes, les joueurs croates refusent de s’en contenter.

« Jouer une finale de coupe du monde, c’est une opportunité qui ne se représentera sans doute pas ». Alors, ils la joueront à fond. Rien que jouer une coupe du monde, c’est un évènement dans la vie d’un footballeur. Nos Lions ont alors si fortement réclamé leur part de lumière qu’ils ont fini par s’y éblouir et faire cette sortie de route au bout de trois matches seulement.

B. Khalifa Ndiaye

Dernier Sénégalais acteur du Mondial russe,
l’arbitre international Malang Diédhiou n’officiera pas lors de la finale France – Croatie de dimanche, contrairement à ce qu’une rumeur voulait faire croire. Il ne sera « que » quatrième arbitre de la petite finale de demain samedi à Saint-Pétersbourg entre l’Angleterre et la Belgique. Une belle récompense cependant pour le meilleur sifflet sénégalais de ces dernières années.

Pour arbitrer la finale, le choix de la Fifa s’est porté sur l’Argentin Nestor Pitana (43 ans). Ce sera son cinquième match dans cette Coupe du monde russe. Et ce sera son deuxième avec la France dont il avait dirigé le quart de finale contre l’Uruguay à Nijni Novgorod.

Contrôle antidopage : La Fifa a annoncé hier avoir effectué 2037 contrôles anti-dopage depuis le début de l’année 2018. On se souvient d’ailleurs qu’avant un de ces derniers matches de préparation à ce Mondial, l’équipe du Sénégal avait reçu la visite de ces contrôleurs. Durant la compétition les tests (urine, sérum et sang) ont continué de plus belle.

Rien que les joueurs des équipes demi-finalistes ont été contrôlés 4,41 fois depuis le début de l’année. Cependant, un seul résultat d’analyse anormal a été enregistré mais justifié par une autorisation à usage thérapeutique (AUT).

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : On attendait des équipes  comme le Brésil, l’Allemagne, l’Espagne, l’Argentine ou encore le Portugal pour l’affiche finale de cette 21e édition de la Coupe du monde. Mais le dernier acte a accouché d’une affiche inédite. La France a trompé tout son monde pour parvenir à cette ultime étape qui pourrait la mener dimanche vers une seconde étoile.

Et pourtant en 2012, Didier Deschamps avait hérité d’une équipe en lambeaux. Mais l’ancien milieu défensif et capitaine des Bleus a réussi, avec le temps, à reconstruire une équipe efficace et à inculquer à ses joueurs la culture de la gagne. Très souvent critiqué par ses  choix et le jeu de l’équipe, DD est parvenu à mener l’équipe à deux finales de tournois majeurs : celle de l’Euro perdue en 2016 à domicile face au Portugal de Cristiano Ronaldo et celle du Mondial russe acquise de très haute lutte contre la Belgique. Loin d’être favoris de la compétition, les Bleus, après une copie assez correcte rendue en phase de groupes, face à l’Australie,  au Pérou puis au Danemark, sont montés en puissance, à l’image de Mbappé, Griezmann et autres, pour dominer l’Argentine avec une véritable force de caractère, puis l’Uruguay et la Belgique. Le charme de cette équipe française est sa belle solidarité collective mais aussi l’efficacité offensive de ses … défenseurs. Pavard, Varane et Umtiti ont été décisifs lors des trois dernières rencontres couperets. Comme Lillian Thuram qui, en 1998, avait endossé le costume de héros lors de la demi-finale face à la … Croatie.

Dimanche prochain, les Bleus retrouvent la Croatie en finale avec un parfum de revanche en l’air. « On peut renverser des montagnes », avait dit Didier Deschamps après la victoire contre la Belgique.

Mais le sélectionneur des Bleus se veut tout de même méfiant, même s’il croit en sa bonne étoile. La finale de l’Euro perdue à domicile contre le Portugal n’est toujours pas digérée. De quoi se méfier face à la sélection en damier, qui a mis fin aux rêves russe et anglais. Modric, véritable moteur de l’équipe croate et ses coéquipiers auront à cœur de venger leurs aînés éliminés par cette même équipe française aux portes de la finale en 1998. Si les hommes de Zlatko Dalic restent sur trois succès après prolongations, depuis les 8e de finale, soit l’équivalent d’un match, ils n’en demeurent pas moins une équipe redoutable et qui aura bien son mot à dire.

Mais, pour la France et sa belle génération de joueurs jeunes, talentueux et ambitieux, ce sera une occasion en or pour signer un deuxième succès mondial. Pour s’être qualifiés aussi brillamment à cette ultime étape en écartant notamment l’Argentine et une séduisante équipe de Belgique, les Bleus ne peuvent pas se permettre de se faire piéger sur le damier croate.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Après-demain dimanche 15 juillet 2018, la Croatie affronte la France pour un sacre en Coupe du Monde au stade Luzhniki de Moscou. Cette affiche est le remake de la demi-finale disputée il y a vingt ans, au Stade de France et remportée par les Bleus. De Zvonimir Boban, l’ancien milieu légendaire et capitaine croate à l’époque, à Luka Modric, que de chemin parcouru par cette équipe de Croatie.

Au coup de sifflet final de l’arbitre turc, Cuneyt Cakir, lors de la demi-finale Croatie-Angleterre, tous les esprits ont fait un retour en arrière de 20 ans. Avec leur victoire (2 – 1), les Croates ont officialisé l’affiche finale face à la France, le 15 juillet prochain, au stade Luzhniki. En 1998, les deux équipes s’étaient croisées en demi-finale ; le plus grand exploit à ce jour des « Vatreni » emmenés par un certain Zvonimir Boban. La Croatie disposait d’une armada de talents exceptionnels comme Davor Suker devenu président la fédération croate de football, Slaven Bilic, Robert Prosinecki, Aljosa Asanovic, Soldo, Mario Stanic, entre autres joueurs devenus des héros nationaux après cette épopée glorieuse.

Pour une première participation en phase finale de Coupe du monde, personne n’attendait ces Croates. Mais Zvonimir Boban et ses coéquipiers avaient déjoué tous les pronostics et fait de 1998 une année magnifique. Les hommes de Blazevic avaient bousculé la hiérarchie pour s’inviter, à la surprise générale, dans le dernier carré. En phase de groupes, la sélection au damier, porté par Davor Suker (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts) avait dominé la Jamaïque (3-0) puis le Japon (1-0) avant de s’incliner (0-1) contre l’Argentine. En huitième de finale, elle avait écarté (1-0) la Roumanie. Le 4 juillet, au stade Gerland, Boban et ses coéquipiers avaient marqué un gros coup en punissant sévèrement (3-0) l’Allemagne en quart de finale, prenant ainsi leur revanche sur la Nationalmannschaft  qui les avaient éliminés deux ans plutôt en Angleterre lors de l’Euro.

Cette victoire avait donné à Boban et compagnie le droit de disputer la première demi-finale de l’histoire de leur jeune nation. Mais, les Croates n’iront pas plus loin. Le 8 juillet 1998, au Stade de France, à Saint-Denis, Boban et ses coéquipiers qui pensaient tenir leur première finale de Coupe du monde, ont vu leur rêve s’envoler après avoir mené au score. Lilian Thuram était passé par là en plantant deux buts qui valaient leur pesant d’or. Les hommes de Miroslav Blazevic avaient alors terminé à la troisième place après leur victoire sur les Pays-Bas lors de la petite finale.

Effectif de qualité
Depuis cette demi-finale historique, l’équipe au damier n’avait plus passé le premier tour d’un Mondial (2002, 2006 et 2014) malgré un effectif de qualité. Mais cette année en Russie, la Croatie, comme en 1998, a présenté une équipe très expérimentée et pleine de qualité qui met en valeur des joueurs comme Luka Modric, leader incontesté du groupe, et Rakitic, l’une des meilleures paires de milieux de terrain de cette Coupe du monde, Subasic, Lovren, Perisic, Mandzukic, Vida, Kovacic. La formation de Zlatko Dalic a démontré sa propension à se transcender face aux grandes équipes. Avec des joueurs qui ne manquent pas de caractère, elle a démarré du bon pied son Mondial en battant le Nigeria 2-0. Elle est ensuite montée en puissance en corrigeant l’Argentine (3-0) avant de disposer (2-0) de l’Islande. Etincelants comme ils l’ont souvent été, Modric et ses coéquipiers  n’ont pas usurpé leur qualification pour le dernier acte du tournoi. Pour se hisser en finale, la sélection en damier a écarté le Danemark et la Russie à l’issue des tirs au but avant d’écarter en demi-finale l’Angleterre au terme d’un match héroïque.

Vingt ans après leur première demi-finale de Coupe du monde, les « Vatreni », emmenés par un Luka Modric au summum de son art, croise à nouveau le chemin de la France. Mais cette fois, c’est en finale que les deux équipes s’affronteront. Une affiche inédite pour les Croates qui n’ont jamais été aussi près de conquérir une couronne mondiale. Face à des Bleus qui ambitionnent de reconquérir le titre qui les fuit depuis maintenant quatre éditions, Modric et ses coéquipiers qui rêvent également de se couvrir d’or ne se présenteront pas en victimes expiatoires.
La France est avertie.

Ce dimanche 15 juillet, au stade Luzhniki, tout le peuple croate attend de sa génération dorée qu’elle soit bien meilleure que celle des héros de l’épopée de 1998. La Croatie aura besoin d’un meilleur Modric pour aller jusqu’au bout de son rêve et écrire enfin l’histoire en lettres d’or. Mais quel que soit le verdict, cette génération restera toujours dans l’histoire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Entre la France et la Croatie, ce sera la deuxième ou la première étoile ? La question se pose depuis avant-hier que Modric et les siens ont sorti l’Angleterre en demi-finale du Mondial russe. Et gagné le droit de croiser la France en finale, dimanche à Moscou. Car, en plus du trophée que les deux équipes se disputeront, il y a un contentieux vieux de 20 ans à solder. En 1998, en effet, la France avait sorti la Croatie en demi-finales. Des retrouvailles qui promettent…

Il y a 20 ans, en demi-finale du Mondial « France 1998 », le défenseur français Lillian Thuram avait éteint les illusions de Davor Suker et ses partenaires croates en marquant les deux buts qui propulsaient les Bleus en finale. Dimanche, la France et la Croatie se retrouvent, cette fois, pour une finale inédite au fort parfum de règlement de compte. L’actuelle équipe croate est bien différente de son aînée de 1998 ; et son ambition sera de venger, justement, ses devanciers et permettre enfin au pays de vivre les joies d’une victoire en finale de coupe du monde. Les atouts de Luka Modric et ses partenaires ? Cette faculté à s’adapter à toutes les situations, mais aussi et surtout à ne jamais s’avouer vaincus.

Côté français, l’entraîneur Didier Deschamps retrouve une finale mondiale, 20 ans après l’avoir remportée en tant que capitaine d’équipe. Dimanche, il essaiera d’entrer dans le cercle restreint des hommes qui ont réussi ce pari. Pour le moment, seuls le Brésilien Mario Zagalo et l’Allemand Frantz Beckenbauer ont réussi ce tour de force ; le premier comme joueur en 1958 et 1962, puis en 1970 en tant qu’entraîneur. Le second en tant que capitaine de la Mannschaft en 1974 puis comme coach en 1990. Mais les Croates l’entendront-ils de cette oreille ? Eux qui ont bataillé comme des « crève-la-faim » durant trois matches successifs à prolongations pour s’en sortir, ne voudront pas se contenter de la deuxième marche du podium. Ils ont sué très fort physiquement et souffert mentalement pour arriver à cette finale, alors pas question de se contenter de la breloque en argent.

La question de la fraîcheur physique des Rakitic et autres Mandzukic suite à leurs trois matches à prolongations ne devraient pas se poser pour les principaux concernés.

Car dans leur subconscient, la perspective de disputer une finale de Coupe du monde suffit à leur faire oublier tous les efforts déployés. L’équipe au célèbre maillot à damiers a dû cravacher dur pour atteindre l’ultime étape. En plus, que ce soit contre le Danemark en 8e de finale, ou la Russie en quart de finale ou encore l’Angleterre en demi, les « Vatreni » (The Blazers) étaient toujours menés au score avant de revenir dans le match dans les prolongations et s’imposer au finish. C’est dire s’ils ont un mental à toute épreuve. « Je suis sûr qu'on va récupérer à temps, il ne peut pas y avoir d'excuses, c'est une finale de Coupe du monde. C'est une opportunité qui ne se représentera sans doute pas. On va trouver l'énergie et la motivation pour faire une bonne finale », a d’ailleurs clairement soutenu leur coach Zlatko Dalic.

Affaire de duels
France-Croatie de dimanche prochain sera aussi une histoire de duels : entre les deux coéquipiers du Real Madrid, Modric et Varane, les deux gardiens de buts Danijel Subasic et Hugo Lloris, ou alors les deux géants de l’attaque Mandzukic et Antoine Griezmann. Les débats promettent de voler très haut. Côté français, on se félicite de la performance des défenseurs qui ont souventes fois sorti l’équipe de bien du pétrin. Avec la nouvelle génération de défenseurs-buteurs, la France semble bien armée et l’a démontré après l’exemple de Lillian Thuram et son doublé en 1998 contre… la Croatie en demi-finale. Dans la présente édition, Benjamin Pavard en 8e, Varane en quart et Umtiti en demi-finale contre la Belgique y sont allés chacun de son précieux but.

La Croatie, elle, est prête pour prendre sa revanche, même si ce ne sera que sa première finale mondiale. L’occasion est trop belle pour la rater devant une équipe de France qui disputera la troisième finale de son histoire. Vainqueurs en 1998 chez eux, puis vaincus en 2006 en Allemagne contre l’Italie, les Français partent avec l’étiquette de favoris. Et, ils comptent sur leur fraîcheur physique contrairement aux Croates qui ont dû soulever des montagnes à chaque étape pour se hisser en finale.

Mais l’équipe de Zlato Dalic a déjà reçu un soutien de poids à travers les membres du gouvernement qui, selon nos confrères de l’Afp, étaient tous en maillots à damiers, lors du Conseil des ministres d’hier.

Une façon de gonfler le moral de Mandzukic et ses coéquipiers, alors que côté français, le président Emmanuel Macron a décidé de se déplacer pour la finale ; comme il l’avait fait lors de la demi-finale face à la Belgique. Une finale qui est alors devenue une affaire d’Etats et de peuples. Et sur laquelle les trentenaires, Mandzukic (32 ans), Danijel Subasic, (33 ans), Luka Modric (32) et Ivan Rakitic (30 ans) veulent imprimer leur marque avant de céder la place à la jeune génération.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE


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