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De retour de la Russie où ils ont laissé une forte impression, les supporters du 12ème Gaïndé affichent leur satisfaction. Seydina Issa Laye et son groupe ont fait le bilan de leur mondial russe. Mais, ils regrettent de n’avoir pas été reçus par l’ambassadeur du Sénégal en Russie.

En conférence de presse, hier, au stadium Marius Ndiaye, le 12ème Gaïndé s’est félicité de sa participation au Mondial en Russie. Cette conférence était un prétexte pour les amis de Seydina Issa Laye Diop, président du 12ème Gaïndé, de remercier la presse sportive du Sénégal qui, selon Léopold Nzalé, président de la communication dudit comité, a fortement contribué à la visibilité du 12ème Gaïndé. « Vous êtes l’expression la plus achevée de ce qui peut nous amener à avoir la visibilité souhaitée », a-t-il lancé. D’après lui, la presse sportive sénégalaise a fait la fierté de tous les supporters. Le 12ème Gaïndé a vivement remercié le Président de la République Macky Sall, le ministre des Sports, Matar Bâ, ainsi que tous ses partenaires qui n’auraient ménagé aucun effort pour les mettre dans de bonnes conditions. En fait, le Président de la République, à travers le ministère des Sports, aurait fait des efforts considérables pour accompagner les supporters de l’équipe nationale, « parce qu’en 2002, il n’y avait que 03 supporters sénégalais en Corée – Japon. C’est Ablaye Thiam qui est là, Moussa Guèye et Matar. Pour la seconde campagne du Sénégal, nous étions plus de 120 supporters », soutient Léopold Nzalé. Par ailleurs, les supporters du 12ème Gaïndé ont eu quelques difficultés lors de leur séjour en Russie. Arrivés à l’aéroport de Moscou à 20h51mn, ils ont attendu jusqu’à 4h du matin pour rallier leur lieu d’hébergement. Cette longue attente était due à un problème d’identification de certains supporters. Lors du premier match des Lions, ils ont accédé au stade, 15 minutes après le coup d’envoi, parce qu’ils n’avaient pas reçu à temps leurs tickets d’entrée. Pour la nourriture, ils avaient aussi quelques soucis qu’ils ont vite résolus. A ces problèmes s’ajoutent les longues distances qui séparent leur lieu d’hébergement et les stades où les Lions devaient jouer. Le nettoyage du stade par les membres du 12ème Gaïndé, après le premier match du Sénégal, a été mal interprété par les Sénégalais. Et, Léopold Nzalé de préciser qu’ils ont fait ce geste civique de façon spontanée contrairement à ce que pense l’opinion publique sénégalaise. Le 12ème Gaïndé déplore le fait que l’ambassadeur du Sénégal en Russie ne soit pas allé les accueillir et s’indigne de l’injustice dont les équipes africaines étaient victimes, particulièrement le Sénégal. Il a fait allusion au pénalty non sifflé sur Sadio Mané lors du dernier match du Sénégal contre la Colombie (0-1)

Satisfaction
Le 12ème Gaïndé a bien apprécié l’ambiance qu’il y avait entre lui et les supporters des équipes adverses du Sénégal (la Pologne, le Japon et la Colombie). Le Sénégal n’est certes pas allé loin dans la compétition, mais la grande satisfaction a été la nomination du 12ème Gaïndé comme meilleurs supporters par la Fifa après les trois matchs du Sénégal. Il a été l’attraction de tout le monde au point qu’il a été considéré comme la « star de la coupe du monde ». Sur le plan culturel, les supporters du 12ème Gaïndé ne sont pas allés en Russie comme des touristes, car leurs belles prestations leur ont valu des invitations pour un festival en Russie, en Espagne et en Finlande.

Partis en Russie pour pousser les Lions à la victoire, les membres du 12ème Gaïndé se disent satisfaits de la prestation des protégés d’Aliou Cissé et affirment avoir rempli, eux aussi, leur mission. Ils sont bien rentrés au pays à l’exception de 02 personnes. Mais, de l’avis du président Seydina Issa Laye Diop, l’une d’elles n’est pas rentrée pour des raisons que lui-même ignore et l’autre n’avait pas son passeport au moment de prendre l’avion pour le retour. Il a précisé que ces deux dernières avaient pourtant rempli les critères de sélection qui sont, entre autres, l’ancienneté, la responsabilité et la discipline. Reste à savoir quand est-ce qu’elles vont revenir ?

Tricia MANGA (stagiaire)

 

Moscou : L’affiche de la finale de la 21ème Coupe du monde de football « Russie 2018 » est ficelée depuis hier, à l’issue de la deuxième demi-finale disputée au stade Luzhniki de Moscou. Au terme d’une belle partie de football, c’est la Croatie qui a ravi le ticket à l’Angleterre (2 – 1 après prolongations) qui a pourtant longtemps paru être en position de rejoindre la France pour le bouquet final, dimanche prochain. Mais, Modric et ses partenaires ont renversé des Anglais qui avaient subitement perdu leur jeu et leur sérénité.

On parlait depuis quelques jours, après la composition du dernier carré, d’une finale forcément inédite. Ça n’a pas manqué. France – Croatie, a déjà été, il est vrai, une affiche de Coupe du monde. Mais « seulement » en demi-finale, il y a 20 ans en France. Dimanche, ce sera pour le dernier acte d’un Mondial 2018 plein de surprises et de rebondissements. A l’image d’ailleurs, de la demi-finale d’hier que les Anglais semblaient bien partis pour remporter et qu’ils ont, en définitive, perdue aux prolongations.

Samedi, à Saint-Pétersbourg, les vaincus des demi-finales se croiseront dans la finale de consolation. Belgique et Angleterre devront se remobiliser pour tenter d’accrocher la médaille de bronze et sauver ce qui peut encore l’être. Car, les Diables rouges pensaient certainement que leur heure avait sonné, alors que les Sujets de Sa Gracieuse Majesté, dont les ancêtres ont « inventé » le football, croyaient pouvoir renouer, cette année, avec le succès mondial, après leur sacre à la maison de 1966. Raté, pour les uns et pour les autres. De finale, ils ne disputeront que la petite. C’est déjà ça, comparé par exemple au champion en titre allemand dont la succession est ouverte depuis plus de deux semaines déjà.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : En match comptant pour la 2e demi-finale de la Coupe du monde de football « Russie 2018 » disputé hier au Luzhniki Stadium de Moscou, la Croatie a battu l’Angleterre après les prolongations par 2 buts à 1. Buts : Kieran Trippier (5e) pour l’Angleterre. Ivan Perisic (68e) et Mario Mandzukic (108e) pour la Croatie. Stade archicomble, temps frais, pelouse en excellent état. Arbitres : Cuneyt Cakir assisté de Bahattin Duran et de Tarik Ongun tous de la Turquie. Avertissements : Ante Rebic (48e), Mario Mandzukic (51e) pour la Croatie. Kyle Walker (54e) pour l’Angleterre

Les équipes : Croatie : Danijel Subasic, Sime Vrsaljko, Ivan Strinic puis Josip Pivaric (94e), Ivan Perisic, Dejan Lovren, Ivan Rakitic, Luka Modric (cap) puis Milan Badelj (118e), Marcelo Brozovic, Mario Mandzukic puis Vedran Corluka (115e), Ante Rebic puis Andrej Kramaric (110e), Domagoj Vida. Entraîneur : Zlatko Dalic

Angleterre : Jordan Pickford, Kyle Walker puis Jamie Vardy (112e), John Stones, Harry Maguire, Jesse Lingard, Jordan Henderson puis Eric Dier (97e), Harry Kane (cap), Raheem Sterling puis Marcus Rashford (73e), Kieran Trippier, Ashley Young puis Danny Rose (91e), Deli Alli. Entraîneur : Gareth Southgate

Cette première qualification à la finale de la Coupe du monde de football, les Croates sont allés la chercher dans leur tréfonds, en se battant comme des morts de faim. Héroïques, ils l’ont été, ne baissant jamais les bras pour revenir de très loin et arracher la qualification. L’Angleterre était donnée favorite dans cette confrontation et elle s’est vu tellement belle dans ce match qu’elle ne s’est pas souciée d’un retour en force de Luka Modric et ses compères. Menés dès la 5e minute de jeu sur un splendide coup franc de Kieran Trippier, les Croates ont donné l’impression de baisser les bras après cette douche froide. Mais que non ! Ils ont bien laissé passer la tempête avant de se réveiller en seconde période, d’égaliser par un but non moins splendide d’Ivan Perisic (68e), pour contraindre les Anglais aux prolongations qui ont été fatales aux hommes de Gareth Southgate. En fait, dès la reprise de la seconde mi-temps de ces prolongations, Mario Mandzukic crucifiait l’équipe de Sa Majesté à la 108e minute. Un but qui coupa complètement les jambes à Harry Kane et ses coéquipiers qui ne trouveront plus les ressources nécessaires pour revenir dans le match. Ainsi, la Croatie, cette jeune nation, disputera sa première finale de Coupe du monde pour essayer de récompenser la génération des Rakitic, Mandzukic et autres Modric.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

Les Bleus de France attendaient de savoir. Depuis hier, ils savent. Ils savent que dimanche prochain, c’est la Croatie qu’ils affronteront en finale de la 21ème Coupe du monde de football. L’Angleterre qui aurait pu leur disputer la succession de l’Allemagne a commis le péché d’orgueil d’avoir pris les « Blazers » pour morts après leur avoir planté une banderille matinale. Mal lui en prit parce que ces Croates qui ont étrillé l’Argentine de Messi et ramené sur terre la « Sbornaya » russe ont de la ressource. Ils ne s’avouent jamais vaincus et à l’image des moteurs diésel, montent en puissance au fil du temps. Comme le prouvent leurs deux victoires aux tirs au but en huitième de finale contre les Vikings danois et en quart de finale aux dépens du pays hôte. 

Les voici donc en position de disputer leur première grande finale internationale. Mondiale, même. Un coup de force pour cette équipe croate, issue de l’éclatement de l’immense réservoir de footballeurs talentueux qu’était la Yougoslavie, née seulement en 1991 et affiliée à la Fifa trois ans plus tard. Et après une demi-finale de Coupe du monde en 1998, elle a franchi une étape supplémentaire. Vingt ans après, elle retrouve la France qui lui avait barré la route chez elle, avant de décrocher son seul titre dans la compétition. Cela rappelle forcément de bons souvenirs aux Bleus et à leur coach, Didier Deschamps, alors capitaine d’équipe. Mais, ce serait peut-être une erreur de croire que c’est déjà dans la poche. Car, ces Croates ont montré tout au long de leur parcours qu’en plus du talent, ils avaient du cœur. Ce dont ne manquent cependant pas leurs adversaires de dimanche prochain. Ce qui promet, du coup, une finale très ouverte entre une France décidée à réécrire l’histoire, deux décennies après (presque jour pour jour, le 12 juillet en 1998 et le 15 du même mois cette année) et une Croatie motivée à laver la défaite d’alors.

Deschamps sur le banc tricolore et Davor Suker comme président de la fédération croate de football qui s’étaient croisés, il y a 20 ans au Stade de France, auront des histoires et de belles à raconter à leurs héritiers. Dans un camp comme dans l’autre, on a donc tout ce qu’il faut pour se motiver, au-delà de l’honneur et du privilège de disputer une finale de Coupe du monde. Modric, Rakitic, Mandzukic d’un côté ; Mbappé, Griezmann et Lloris de l’autre, en plus d’autres artistes et guerriers dans chaque camp, la finale de 2018 ne souffre pas de la comparaison avec ses précédentes.

Elle a tout pour plaire aux amoureux du beau foot, avec en filigrane un contentieux daté d’il y a 20 ans à régler. Chez elle, la France avait peut-être l’avantage du terrain. Cette fois, ce sera en zone neutre. Et si les Croates ont la rancune aussi tenace que leur cœur est gros, les Bleus peuvent s’apprêter à souffrir.

B. Khalifa NDIAYE

 

Moscou : Alors que son équipe semblait avoir la tête dans le sac anglais, Ivan Perisic lui a permis de reprendre pied dans une demi-finale qui semblait lui filer entre les doigts. Un but (68ème mn) qui eut le don de relancer cette deuxième demi-finale disputée au stade Luzhniki de Moscou. Et alors que tout semblait bloqué pendant les prolongations et que la perspective des tirs au but devenait de plus en plus probable, le porteur du dossard croate numéro 4 délivra une merveille de passe à son avant-centre Mandzukic qui scella le destin de la partie. C’est le plus naturellement du monde donc que le joueur de l’Inter Milan a été désigné Homme du match.
Rien à y redire.

 

Saint-Pétersbourg : « Je préfère perdre avec le jeu de cette Belgique que gagner avec celui de cette équipe de France ». Eden Hazard, le capitaine des Diables rouges n’a même pas cherché à cacher son dépit après l’élimination de son équipe, avant-hier à Saint-Pétersbourg, en demi-finale de la 21ème Coupe du monde de football (0 – 1 pour la France). Il est vrai que lui et ses partenaires ont déroulé un jeu plaisant, de grande qualité et bien construit. Ils sont presque tout le temps acculé les Bleus, les ont bousculés parfois et même mis en danger en certaines occasions. Sans jamais trouver la faille. En face, la muraille bleue a tenu le coup, ployé par moments sans jamais céder. Et les rares fois où il lui arrivait de se fissurer, Hugo Lloris, le dernier rempart, jouait à merveille son rôle avec des arrêts dignes du grand gardien de but qu’il est.

« Jouer en bloc bas et laisser le contrôle du ballon aux Belges, c‘était la seule façon de les battre », a d’ailleurs reconnu le capitaine et portier de l’équipe de France. Leur laisser la possession du ballon et répliquer par rapides contres ou miser sur les coups de pieds arrêtés pour faire la différence, telle était donc la tactique adoptée par le coach français Didier Deschamps. Même si, sur ce second aspect, ce n’était pas gagné d’avance face à des Belges dont pas moins de 5 culminent à plus de 1,90 m, avec en plus dans les buts une sorte de pieuvre aux bras interminables.

Pourtant, cela a fini par marcher avec ce but de la tête de Samuel Umtiti (51ème mn) sur un corner botté de la droite. Et malgré leurs efforts et un Eden Hazard décidé à inverser le cours des événements, les choses en restèrent en l’état.

Au grand bonheur de la France qui disputera, dimanche prochain, la troisième finale de son histoire après celle enlevée il y a 20 ans à domicile contre le Brésil et celle perdue en 2006 en Allemagne face à l’Italie.
Seule la victoire est belle, pourront rétorquer les Bleus. Encore qu’on ne peut même pas dire qu’ils ont volé la qualification. Dominés dans le jeu ils l’ont été, il est vrai. Mais jamais écrasés. Et puis, peut-on simplement reprocher à une équipe de s’adapter au style de jeu de son adversaire pour mieux le contrer ? D'adopter une stratégie de circonstance pour faire déjouer le vis-à-vis et le battre ? Savoir positionner son équipe en fonction du dispositif d’en  face, de la qualité des éléments opposés, construire sa force sur les faiblesses de l’autre, l’empêcher de tirer le meilleur de son potentiel. D’ordinaire, on appelle cela un bon coaching ou du talent voire un génie tactique.

Et c’est ce que Didier Deschamps, le coach français, a su faire pour empêcher les Diables rouges de sortir de leur boite. En « bouchonnant » le jeu belge dans sa verticalité grâce à une bonne occupation de l’espace, il a contraint Eden

Hazard, le leader technique adverse, à s’exiler sur l’aile gauche (en première mi-temps, du moins). Et a, en même temps, considérablement réduit les possibilités de De Bruyne d’alimenter son attaque en ballons négociables. Ce qui a totalement isolé Romelu Lukaku. Un joli coup tactique du coach français que les Belges auront longtemps encore en travers de la gorge. « Ce n’est pas la meilleure équipe qui a gagné », s’est même plaint Vincent Kompany, le défenseur central des Diables rouges. A voir…

Car le football peut parfois prendre les allures d’une partie d’échecs. Et c’est à celui qui sait le mieux déplacer ses pions que revient alors la victoire.
Mercredi à Saint-Pétersbourg, Martinez le coach espagnol de la Belgique qui avait réussi un gros coup contre le Brésil en quarts de finale a trouvé à qui parler. Le maître du jeu, c’était Didier Deschamps.


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

Echos… echos…

God save…  Croatia :
Les Anglais ont encore démontré hier leur patriotisme. Quoi de plus grand que leur hymne national « God save the Queen » pour fouetter leur orgueil.
Les Three Lions ont été poussés par leurs infatigables supporters qui ont épuisé leurs répertoires de chansons, se sont donnés à fond. L’ambiance était survoltée au stade Luzhniki. Le douzième homme anglais  a chauffé comme jamais les travées de ce mythique temple du football.

Et les Russes se souviendront longtemps encore de cette rencontre où les supporters anglais, à l’image de leurs joueurs, infatigables sur le terrain, ont donné du rythme à cette belle confrontation. L’ouverture du score des Three Lions a donné du tonus aux milliers de supporters qui peuvent se targuer d’avoir bien réussi leur mondial. Même si à l’arrivée, les dieux du football avaient choisi la Croatie qui disputera la première finale de Coupe du monde de son histoire dimanche contre la France.

Les supporters anglais toujours fidèles à leur réputation :
Moscou avait hier des airs de … Londres. Et pour cause, il y avait des Anglais partout. Les supporters des Three Lions ont envahi la capitale moscovite pour soutenir leur équipe.

Peu nombreux lors des matchs de groupe, leur nombre a explosé avec la qualification en demi-finale de L’Angleterre.
Ils étaient partout visibles avec leurs maillots blancs, rouges, leurs drapeaux. Les usagers des métros ont été émerveillés par leur capacité de mobilisation. De la station Komsomolskaya à celle de Sportivnaya menant au stade Luzhniki, ils ont mis du rythme et fait un boucan de tous les diables. Et chanté à pleins poumons.  Ils ont entonné sans répit « Don’t take me home ».
Mais leur équipe n’ira pas plus loin que cette demi-finale. Harry Kane et ses coéquipiers se consoleront avec la petite finale.

Les Croates hués par… leurs supporters :
Très confiants avant le coup d’envoi, les supporters  croates refroidis par le but matinal de Trippier ont été par la suite très dépités. Au lieu d’encourager leur équipe et pousser leurs joueurs à revenir au score, ils n’ont rien trouvé de mieux que de les huer. Chaque fois que Modric et compagnie manquaient de solution pour remonter la balle et revenaient dans leur camp pour reconstruire, ils étaient copieusement hués. Mais ce traitement très spécial n’a pas pour autant dé-stabilisé les hommes de Mario Dalic. Les supporters Croates sont par la suite revenus à de meilleurs sentiments.
Et ont donné de la voix en seconde période et galvanisé leurs joueurs qui ont trouvé de la ressource pour égaliser avant de remporter le gain de la rencontre. 

Tribune de presse.. Comme à Saint-Pétersbourg, la presse est venue en très grand nombre pour la couverture de la deuxième demi-finale entre l’Angleterre et la Croatie, au stade Luzhniki de Moscou. Il n’y avait pas assez de place pour tout le monde dans la tribune réservée aux medias. Mais une tribune spéciale a ainsi été réservée à la centaine de journalistes venus de tous les horizons. Il n’y avait pas tout le confort pour de travailler dans de très bonnes conditions. Mais c’était mieux que de rester debout pendant toute la rencontre.

Retrouvailles :
Si la finale France-Croatie aura un parfum de retrouvailles, la petite finale le sera aussi. La Belgique et L’Angleterre s’affrontent samedi pour la troisième place, au stade Kretovsky de Saint Pétersbourg. Le chemin des deux équipes s’est déjà croisé lors du tournoi le 28 juin dernier, à Kaliningrad, pour le leadership du groupe G. Les Diables rouges s’étaient imposés 1 à 0 grâce à un but d’Adnan Januzaj.

 

Moscou : Tous les spécialistes du foot vous le diront : savoir bien gérer un match, c’est souvent savoir profiter de ses temps forts pour faire la différence et aussi réussir à faire le dos rond pendant ses temps faibles pour laisser passer l’orage. C’est, dit-on, le propre des grandes équipes, nationales comme de club. Et une équipe nationale qui se hisse jusqu’en demi-finale de Coupe du monde est forcément une grande, même si le casting du dernier carré de ce Mondial « Russie 2018 » a dérouté tous les météorologues du ballon rond.

Qu’importe, on ne peut pas qualifier d’usurpateurs l’Angleterre et la Croatie, adversaires hier au Luzhniki stadium de Moscou de la seconde demi-finale du Mondial « Russie 2018 ». Ni d’avoir resquillé pour en arriver là, alors que l’Allemagne, championne du monde jusqu’à dimanche et sa victime de la finale de « Brésil 2014 », l’Argentine, ainsi que l’Espagne victorieuse en 2010 en Afrique du Sud parmi d’autres « grands » sont rentrées au pays depuis longtemps. Pourtant, hier, aucune de ces deux formations n’a su profiter au mieux de sa bonne période. L’Angleterre, première à se mettre en valeur dès la 5ème mn avec un superbe but sur coup franc de Trippier qui a nettoyé la lucarne de Subasic, a longtemps cru avoir fait le plus dur. D’autant que coup sur coup,  H. Kane et J. Lingard, aux alentours de la 30ème mn, aient fait preuve d’une certaine légèreté au moment de faire le break. Après quoi, les protégés du technicien Gareth Southgate ont choisi de « geler le jeu » et de jouer la montre. Le portier Pickford prenait tout son temps pour relancer. Son défenseur Walker en rajoutait même plus que de raison. Ce qui lui valut même un carton jaune en seconde mi-temps. C’est vrai qu’au rythme où allaient les choses, les Croates ne semblaient guère en mesure de contrarier leurs vis-à-vis. Ça ronronnait à la limite. Jusqu’à cette 68ème mn lorsque Perisic surgit pour remettre les compteurs croates à l’heure anglaise.

Dès lors, ce fut un tout autre match.  L’équipe des « Three Lions » jusqu’alors sûre de son affaire, perdit tout d’un coup sa sérénité ; alors que les maillots à damiers appuyaient sur l’accélérateur comme jamais dans ce match. Perisic manqua même très peu de signer un doublé, puis Badelj dans la foulée ne manque l’immanquable.

Ça chauffait dans le camp anglais à chaque prise de balle croate. La défense paniquait et, même dans les tribunes, les bruyants supporters anglais en avaient perdu la voix. Leurs chœurs qui montaient dans le ciel moscovite comme ils l’auraient fait dans la nuit londonienne, se turent d’un coup. La grosse caisse dont le son avait empli le Luzhniki depuis des heures, sonnait désormais machinalement. Sans âme aucune. Mais Modric et ses pairs ne surent pas en profiter. Ce qui déboucha sur des prolongations. Heureusement qu’à 5 mn des tirs au but, alors que le jeu s’était quelque peu équilibré, Mandzukic est venu délivrer les plus de 78 000 spectateurs du stade.
Et envoyer la Croatie à sa première finale mondiale.

 

Saint-Pétersbourg : C’est une lapalissade de dire que le football draine des passions.
Hier, lors de la première demi-finale de la Coupe du monde entre la France et la Belgique, les amoureux du ballon rond ont pris d’assaut Saint Saint-Pétersbourg, théâtre de ce derby aux allures de « mortal kombat » entre voisins. Pour rallier cette ville où le soleil ne se couche presque jamais entre juin et juillet, les férus du ballon rond ont embarqué dans les trains affrétés par la Fifa pour faciliter le déplacement des supporters dans les onze villes abritant le tournoi. A Moscou, le départ était prévu  à la gare Leningradski assaillie dès les premières heures de la soirée par les milliers de supporters de tous les âges, seuls ou en groupes. Les lieux, comme en plein jour, grouillent de monde. Et il n’y a pas que les Français et les Belges. Mais aussi les Russes, beaucoup plus nombreux d’ailleurs et dont la majorité roulait pour les Bleus. Ils étaient aussi Ukrainiens, Biélorusses, Mexicains, Chinois, Japonais, Sénégalais, Brésiliens, Nigérians, Colombiens, Péruviens, tous reconnaissables à leurs tenues, drapeaux, chapeaux et autres. Avec ce cocktail de nationalités, difficile de se faire comprendre. Heureusement que les volontaires de la Fifa sont présents et disponibles pour jouer aux traducteurs et guides. Des commerçants occasionnels aussi sont de la partie. Flairant un bon coup, un jeune Russe a jugé opportun d’investir dans la vente de drapeaux et autres objets à l’effigie de la France qu’il compte écouler à Saint-Pétersbourg. Eh oui, l’occasion fait bien le larron.

Cette activité, assure-t-il, lui a beaucoup apporté depuis le démarrage de la Coupe du monde. « Au début, je vendais des drapeaux et autres objets de la Russie, l’équipe a été éliminée et je me suis rabattu sur la France qui va gagner le trophée », soutient-il.

Dans cette gare semblable à une caverne d’Ali Baba, des boutiques proposent divers articles de la Coupe du monde, mais qui coûtent dix fois plus cher qu’ailleurs. Soucieux d’avoir des souvenirs de leur séjour dans la terre des Tsars, d’aucuns, en attendant leur départ, n’hésitent pas à mettre la main à la poche.

De temps à autres, quelques clochards aussi ivres que des Polonais viennent perturber le semblant de quiétude des voyageurs. Mais les services d’ordre présents partout veillent au grain.

Une dizaine de trains convoient tout ce beau monde à raison d’un départ toutes les cinquante minutes. Supporters des Bleus et des Diables rouges partagent les mêmes wagons et compartiments, le tout dans une ambiance de fraternité et de fair-play.

Aucun débordement n’est noté durant tout le trajet. Et à l’arrivée, après un voyage de dix heures, l’ambiance  atteint son paroxysme. La gare de Saint-Pétersbourg, débordant de monde, baigne dans une folle ambiance. Arborant fièrement leurs couleurs, supporters des Bleus et des Diables qui avaient préféré épargner leurs énergies, commencent à rivaliser d’ardeur et à chauffer la place, donnant un avant-goût de ce que sera le match. Les Français de loin les plus nombreux et leurs voisins belges se chambrent dans la bonne humeur avant de prendre la direction du magnifique stade Ketrovski où se sont donné rendez-vous leurs deux sélections nationales. Construit en forme de vaisseau spatial, ce temple du football, a déjà abrité cinq rencontres depuis le début du tournoi. Outre cette demi-finale, il accueillera la petite finale prévue samedi.

Ce derby franco-belge met davantage de couleurs dans cette cité touristique pourtant habitué à recevoir du beau monde. Et le plonge dans une vraie ambiance de Coupe du monde avec ce déferlement de supporters venus également des autres villes de Russie. En attendant que Diables rouges et Bleus se croisent sur la belle pelouse. Pour une place en finale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Pour une première ou une deuxième finale ?

Moscou : L’une est restée 28 ans sans disputer une demi-finale, l’autre 20 ans. L’Angleterre a déjà disputé (et remporté) une finale en 1966, la Croatie jamais. En plus, lors de leurs confrontations directes dans les différentes compétitions européennes ou mondiales, les Anglais mènent au score devant les Croates. De 1996 à 2009 ces deux équipes se sont croisées 7 fois (matchs amicaux, éliminatoires et phases finales d’Euro, et qualifications pour le mondial). Au décompte final, l’Angleterre a gagné 4 fois et la Croatie 2, pour un nul. Ce soir, elles se retrouvent à Moscou pour une place en finale de la 21ème Coupe du monde de football.

Avec leur qualification pour les demi-finales de cette coupe du monde, Anglais et Croates ont mis fin à une longue traversée du désert qui les poursuivait dans cette compétition. Cette accession dans le dernier carré les fuyait, pour les premiers depuis 28 ans et depuis 20 ans pour les seconds. Après un parcours conséquent dans les matches de groupes puis dans ceux à éliminations directes, l’Angleterre et la Croatie abordent un autre virage avec pour unique objectif d’atteindre la finale.

Aujourd’hui, à partir de 18 heures au stade Luzhniki de Moscou, la Croatie tentera pour sa deuxième tentative (après celle de 1998 en France) d’atteindre la finale pour la première fois. Elle en a largement les moyens avec sa génération de footballeurs à l’orée de la « retraite » mondiale. Car Mandzukic, Rakitic et Modric, tous des trentenaires, joueront dans ce Mondial leurs dernières chances de succès. Avec leurs atouts majeurs dans l’entrejeu, que constituent les deux derniers nommés, considérés comme les meilleurs milieux de cette coupe du monde, ils chercheront à déboulonner la solide Angleterre. Jusqu’ici, la Croatie a démontré qu’elle savait se transcender face aux grandes équipes (Argentine et Russie). Plus loin encore dans le temps, la belle victoire (3 – 0) face à la grande Allemagne en quart de finale du Mondial 1998, sans compter l’autre victoire à l’Euro 2016 devant l’Espagne championne du monde 2010 témoignent de cette bonne habitude croate de se payer le scalp des « grands ». Une petite nation, dont l’équipe a été créée en 1991 et affiliée à la Fifa en 1993, qui a là une belle occasion de confirmer son énorme talent et son immense potentiel.

Dans la demi-finale d’aujourd’hui, Modric et ses compagnons entendent poser à l’adversaire des problèmes comme elle n’en a jamais connus jusqu’ici dans cette compétition. Mais la Croatie tiendra-t-elle le coup face à l’Angleterre ? La question mérite d’être posée pour la bonne raison que le milieu croate avec le capitaine Modric et Rakitic, très sollicités durant le parcours, semblent s’épuiser alors que se pointe un match ultra important. La Croatie, il faut le rappeler, sort de deux matchs consécutifs très difficiles en 8e et en quarts de finale qui se sont terminés, après prolongations, par des séances de tirs au but éprouvantes. Qui pourraient peser certainement dans les jambes face à des Anglais plus frais. Si l’on y ajoute que pas moins de 12 joueurs croates (dont toute la défense titulaire et les milieux Rakitic et Brosovic) sont sous le coup d'une suspension en cas de carton jaune, cette équipe ne pourra donc pas défendre de la même manière qu'elle le fait habituellement.

Revenir au premier plan mondial
Un avantage pour l’Angleterre qui a habituellement dicté sa loi par le passé à son adversaire du jour. Avec des joueurs pétris de talent et qui l'ont démontré en se qualifiant à un dernier carré d'une grande compétition pour la première fois depuis 1990 (demi-finale perdue contre la Rfa aux tirs aux buts), l’Angleterre veut revenir au premier plan mondial et faire oublier un passé qui ne lui a toujours pas souri dans les compétitions internationales. En 2014, elle avait en effet été éliminée dès le premier tour du mondial brésilien. Et lors de l'Euro 2016, elle a été piteusement sortie en 8ème de finale par l'Islande (1-2) dont c'était la première qualification à un tournoi majeur.

Un bilan pas du tout reluisant pour la nation qui avait créé le football et qui n’arrive pas à percer au plus haut niveau. Alors, un gros ménage a été effectué au sein de l'effectif et la formule adoptée par le sélectionneur Gareth Southgate (un 3-5-2 très équilibré) semble fonctionner. L'Angleterre n'a pas seulement mis fin à une série négative, elle a également vaincu la malédiction des tirs aux buts, après avoir échoué en 1990, 1998 et 2006, pour s'imposer dans cet exercice contre la Colombie en 8e de finale. Et dans ce Mondial russe, l’équipe des « Trois Lions » a montré qu’elle est différente de celle qui a disputé les éditions passées. Un départ en trombe contre la Tunisie en matchs de groupes (2-1), suivi d’une promenade de santé devant le Panama (6-1) et une défaite qui comptait pour du beurre face la Belgique (0-1) et l’Angleterre s’était ainsi lancée dans les matchs couperets où le réalisme britannique a fait le reste devant la Colombie et la Suède. Avec un Harry Kane toujours efficace devant le but avec ses 6 réalisations qui en font le meilleur buteur pour le moment, l’équipe de Gareth Southgate a les arguments nécessaires pour franchir le cap croate aujourd’hui, et se préparer à la finale, pour la deuxième fois de son histoire.


Le mot des entraîneurs Gareth Southgate, Angleterre :
«Continuer à briser les barrières»

Moscou : Même s’il dispose de la troisième équipe la plus jeune de ce tournoi (avec 26 ans et 17 jours de moyenne d’âge), derrière … le Nigeria et la France, le sélectionneur anglais Gareth Southgate ne se pâme pas moins d’admiration devant ce que ses joueurs ont réussi dans ce Mondial russe.  « Nous avons réussi quelques morceaux d'histoire, en établissant le record de la plus large victoire dans un tournoi pour l'Angleterre (6-1 contre le Panama, ndlr), en remportant la première victoire en match à élimination directe depuis un dizaine d’années et notre première victoire en quart de finale depuis encore plus longtemps » a-t-il soutenu, hier, un jour avant de croiser la Croatie en demi-finale. Et tous ces hauts faits ont fini par lui donner des idées : « on se concentre sur la possibilité de continuer à briser ces barrières », a-t-il clairement soutenu. Et celle du jour, au stade Luzhniki de Moscou, se nomme Croatie. L’ancien défenseur puis milieu de terrain international anglais a confié ne pas « savoir vraiment jusqu’où (son) équipe peut aller ». Mais, il est convaincu qu’avec « l’appétit » que ses joueurs ont affiché depuis le début de ce Mondial, cela ne l’étonnerait pas s’ils croquaient tranquillement l’os croate qui leur est proposé aujourd’hui.


Zlatko Dalic, Croatie :
« Dépasser les médaillés de bronze de 1998 »

Une chose au moins est sûre : côté estime à l’endroit de ses joueurs, Zlatko Dalic, le sélectionneur croate, ne le cède en rien à son vis-à-vis anglais de tout à l’heure, Southgate.
« Nous avons de grands joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs au monde, même si, en tant qu’équipe, nous n’avons pas eu les résultats à la mesure de leur talent », a-t-il affirmé hier à Moscou. Selon lui, avec cette présence en demi-finale, cette « grande génération qui va rester dans l’histoire » s’est « approchée des médaillés de bronze de 1998 ».

Cette année là, au Mondial en France, Dakor Suker, l’actuel président de la fédération croate de football et autres Slaven Bilic avaient été éliminés en demi-finale par l’équipe du pays hôte. Cette fois, Modric et les siens ont sorti l’équipe organisatrice de la compétition, la Russie, en quart de finale. Et ne comptent pas en rester là. Même si l’adversaire s’appelle Angleterre, puisqu’il dit avoir analysé sa façon de jouer.

Pour Zlatko Dalic, « il n’y a aucune raison d’être stressés ». « On est ici pour profiter de la demi-finale, produire du beau football et se qualifier » pour la finale. Et du coup, dépasser d’ores et déjà les anciens qui avaient fini en 1998, sur la troisième marche du podium mondial.

 

 

 Moscou : Anglais et Croates qui s’affrontent ce soir au stade Luzhniki de Moscou pour une place en finale de la 21ème Coupe du monde de football ont en connu de susciter l’admiration de toute la famille du ballon rond, sauf de leurs voisins immédiats. Oui, l’Angleterre a beau avoir le plus grand championnat du monde, elle n’avait jamais réellement brillé au Mondial depuis qu’elle en a abrité l’édition de 1966. Il y a donc une éternité. Si bien qu’à un moment, l’idée avait été émise de limiter drastiquement le nombre de joueurs étrangers autorisés à évoluer en Premier League, afin de favoriser l’éclosion de talents locaux.

Mais apparemment, cette ouverture aux meilleurs joueurs du monde est enfin en train de porter ses fruits. Puisqu’à force de côtoyer des internationaux venus de tous bords, de se frotter à eux et de rivaliser avec eux, les joueurs anglais ont beaucoup progressé ; comme le prouve leur parcours dans ce Mondial russe. La formation des « Three Lions » a été assez solide derrière et efficace devant pour se pointer, ce soir donc en demi-finale. Une belle récompense (en attendant peut-être la suite) pour le pays qui a inventé le football. 

En face, il y aura une Croatie accrocheuse et talentueuse portée par ses deux joyaux Luka Modric et Ivan Rakitic qui font respectivement le bonheur du Real Madrid et du Fc Barcelone. Une formation qui a la particularité d’avoir filé un implacable 3 – 0 à l’Argentine de Lionel Messi en match de poule et d’avoir brutalement freiné, en quart de finale, l’envol de la Russie qui se voyait déjà en vainqueur de son Mondial. Autant de performances plus d’autres qui ont suscité l’admiration de toute la Planète Foot. Sauf des voisins … serbes. Du fait de la très forte rivalité entre la Croatie et la Serbie, deux des grosses entités qui composaient l’ex-Yougoslavie, le parcours en Russie de Modric et ses partenaires est loin de ne faire que des heureux du côté de Belgrade. Les rares Serbes qui osent saluer les hauts faits des rivaux d’à côté en ont pris pour leur grade. Tel Novak Djokovic, l’immense star planétaire du tennis qui s’est fait traiter d’ « idiot » pour son soutien à la bande à Subasic. Et pas par n’importe qui. Plutôt par un député du parti du centre droit au pouvoir en Serbie. « Seuls des idiots peuvent soutenir la Croatie. Novak tu n'as pas honte? », a tweeté ce parlementaire qui, certainement, ne sera jamais un aussi bon ambassadeur de son pays à l’étranger que l’ancien n°1 du tennis mondial. Cet obscur député ne sera cependant pas seul, devant sa télé, à supporter … l’Angleterre. Car, au tour précédent, nombreux étaient ses compatriotes qui, dans les pubs et bars de Belgrade, avaient pris fait et cause pour la « Sbornaïa » russe. 

Si cela peut rassurer le coach croate Zlatko Dalic et ses joueurs, qu’ils sachent qu’ils auront derrière eux tous les férus du ballon rond … d’Ecosse, du Pays de Galles et d’Irlande pour contrebalancer le « report de voix » des Serbes sur l’Angleterre. En fait, bien que défendant tous la même bannière du Royaume Uni aux Jeux Olympiques, ces quatre pays font bandes à part quand il s’agit de rugby ou de football. Or, si dans la première discipline, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande arrivent tant bien que mal à rivaliser avec l’Angleterre, tel n’est pas le cas dans la seconde. Et cela, ses voisins ont du mal à l’accepter. D’où leur « tout sauf l’Angleterre » qui n’aura jamais été actuel que lors de la demi-finale d’aujourd’hui.

 


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