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C’est donc la France qui jouera la finale de la 21ème Coupe du monde de football, dimanche prochain au stade Luzhniki de Moscou. Sa troisième de l’histoire après celle remportée à la maison en 1998 face au Brésil et celle perdue aux tirs au but en 2006 en Allemagne contre l’Italie. El l’on ne peut vraiment pas dire que ce soit immérité ou illogique. Cette équipe des Bleus de France a su faire preuve durant tout son parcours en terre russe, alternativement ou conjointement, de talent (individuel et collectif), de caractère, d’efficacité et de solidité. Tout ce qu’il faut pour aller loin et, pourquoi pas, envisager à juste titre accrocher une deuxième étoile mondiale à son palmarès. Car, d’être sortie indemne du piège belge hier à Saint-Pétersbourg peut être un signe annonciateur d’un dimanche radieux. Encore que l’Angleterre ou la Croatie qui remportera, aujourd’hui à Moscou, l’autre demi-finale sera tout sauf un faire-valoir.

A la Belgique par contre, il ne reste qu’à se remobiliser pour tenter de décrocher la 3ème place, samedi prochain. Et éviter ainsi de connaître le même sort que leurs devanciers de 1986 qui avaient perdu cette petite finale devant … la France. Et de passer de « Génération dorée » à Génération maudite. Pour cause, cette cuvée de Diables rouges pétris de talent a manqué hier l’occasion d’écrire une belle page de son histoire. Leur coach espagnol Martinez leur avait assuré qu’ils avaient « les armes et les moyens d’aller loin » ; et avait promis de les y aider. Thierry Henry, l’ancienne star des Bleus de France, passé dans le camp d’en face (et devenu avant cette demi-finale « traite à la Nation » et presque « apatride » aux yeux de ses compatriotes) leur avait apporté la culture de la gagne et l’efficacité qui semblaient leur faire défaut.  

Cela a superbement marché dans ce Mondial. Jusqu’à hier avec une impressionnante série de 24 matches sans défaite. Parce qu’il en fallait plus pour venir à bout d’une France dominée dans le jeu certes, mais pas au nombre des occasions franches de but. Une aussi belle occasion de réussir quelque chose de grand ne se produira pas de sitôt. A moins que les Diables rouges nous jouent le coup de la … Côte d’Ivoire qui avait dû attendre la retraite internationale de nombre de ceux qu’on appelait la Génération dorée pour décrocher le (deuxième) titre continental que toute l’Afrique lui promettait tous les deux ans. Avec pour guide éclairé, un certain Yaya Touré, un des rares survivants de ceux qui étaient, en définitive, devenus la Génération maudite. Surtout après le Mondial brésilien en 2014, où au sortir de leur victoire d’entrée contre le Japon (2 – 1), ils avaient échoué à décrocher, lors de leurs deux matches suivants (face à la Colombie puis à la Grèce), le petit point qui les aurait propulsés pour la première fois en trois participations au second tour.

Hazard, De Bruyne et Courtois sorte de bon vin, auront peut-être, plus que jamais, la charge de faire revenir les Diables rouges de l’enfer des échecs répétés et des espoirs déçus.
B. Khalifa Ndiaye

Saint-Pétersbourg : Jusque-là, Samuel Umtiti, le défenseur central des Bleus de France, n’avait presque rien réussi de bon … défensivement. Fébrile comme rarement par le passé, le sociétaire du Fc Barcelone a même failli marquer contre son camp sur une intervention plus que hasardeuse en première mi-temps. Pourtant, Lukaku l’avant belge dont lui et son compère de la défense centrale française, Raphael Varane, avaient la charge n’était vraiment pas dans un bon jour. Umtiti aussi ? On l’a longtemps pensé, du moins durant les 45 premières minutes, du fait de ses nombreuses approximations, surtout sur les balles venues des ailes. 

Alors donc qu’on le voyait parti pour une deuxième période au moins aussi compliquée face à Hazard et ses compatriotes, c’est Umtiti qui a débloqué cette demi-finale tactique et fermée. Comme un … diable qui s’extirpe de sa boîte, il surgit au premier poteau (51ème mn) pour dominer Fellaini de la tête et battre l’excellent portier belge Thibaut Courtois. Eden Hazard qui jusqu’alors évoluait sur le côté gauche de son attaque, pouvait se repositionner dans l’axe, prendre plus que jamais le jeu à son compte, donner du fil à retordre à Pogba et même à Ngolo Kanté, rien n’y fit. La France tenait sa 3ème finale de Coupe du monde. 20 ans après son unique sacre à domicile, elle a fait un énorme pas vers un deuxième titre, grâce à ce diable de Umtiti. Mais le gaillard n’a pas voulu tirer la couverture à lui tout seul. « C’est vrai que c’est moi qui marque, mais toute l’équipe a réussi un grand match, un vrai match d’hommes », a-t-il soutenu au coup de sifflet final.  

« De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves », aurait-dit Jules César ! S’il y a un doute légitime sur la paternité de ces propos, on peut reconnaître sans ambages que les Belges (de Dakar, au moins) sont les plus festifs même devant la déroute.

Clos Normand. Drôle de nom pour un rendez-vous belge. Clos Normand est LE repère des Normands de Dakar. Ce peuple qui a la facétie de ne donner que des réponses se trouvant entre un oui franc du collier et un non dont la rigidité n’a rien à envier au fer sibérien. Dans ce temple dédié aux descendants de Guillaume Le Conquérant, les Belges arborent fièrement la gratuité de leurs légendaires frites qui assaillent le visiteur dès l’entrée puis leur couleur. Le Jaune-Noir-Rouge est à la conquête de la mode estivale. Les couleurs royales sont portées haut mais ils sont concurrencés, discrètement, par le Bleu-Blanc-Rouge comme le skaï se pavanait jadis devant le cuir. 

Concours d'esthètes 
De ses considérations esthétiques, Eric Nierdal n’en a cure. Maillot rouge sang sur un dos bien nourri, short assorti et chaussures de ville aux pieds, le jeune retraité vit au Sénégal depuis 2013 et est membre actif de l’Association des Belges de Dakar (Abs). « Nous sommes heureux d’être en demi-finale contre nos amis Français. Comme on les aime bien, on va les envoyer jouer la troisième place le 14 juillet, le jour de leur fête nationale », sourit-il hagard. Ce que ne veut, en aucun cas, entendre, Loïc Gourmelon, enseignant à l’école française de Mermoz. Maillot français estampillé Zidane, époque Coupe du monde 2006, sur les frêles épaules, il acquiesce sur la solidité de l’amitié entre Belges et Français. « Ce sont deux équipes africaines qui se retrouvent en demi-finale quand on regarde les origines des joueurs ». Un ange passe. Mais pas la chaleur étouffante de cette grande pièce de près de 50 m2 accueillant plus d’une centaine de personnes. Le coup d’envoi du match est donné. Loïc soupire : « Il n’y a pas d’air ». Les ventilos au plafond brassent du vent comme le ferait les moulins à vent dans un désert. Dehors, une bouffée d’air frais inonde ceux qui ont choisi le deuxième grand écran situé sur le terrain de basket de l’établissement. L’espace est aménagé pour l’occasion.  Un groupe de batteurs de tambours brésilien laisse croire un instant qu’on est au Carnaval de Rio. L’audience est ici aussi à majorité belge même s’il existe des poches d’irréductibles français. La première demi-heure du match se limite à un mano à mano entre Eden Hasard et Kylian Mbappé. Chacun montrant à l’autre qu’il est esthète dans l’art de maltraiter son vis-à-vis. De battre, les cœurs s’arrêtent puis repartent en fonction des ondulations et feintes de corps. Dans ce duel, Giroud paraît avoir un balai coincé à un mauvais endroit. Pataud, il vendange une occasion à la 33ème. « Benzema, il est où », lance un homme d’âge mûr. La foule est hilare. La taquin souhaite garder l’anonymat. La bonne planque, surtout quand on a un corps qui n’a rien à envier à Gérard Depardieu, l’acteur carpe diem français.
 
Au Clos Normand, l’heure est au trou normand
La légèreté de l’ambiance, Benjamin Pavard en est loin. Eden Hasard continue de le martyriser. C’est un bon signe pour les Français. La dernière fois que les Bleus ont été en finale d’une Coupe, la demi-finale s’était déroulée par un cassage de reins de l’ailier gauche (Cristiano Ronaldo) de l’équipe adverse (Portugal) sur le latéral français de l’époque (Willy Sagnol). Passées 45 minutes, l’arbitre siffle. Au Clos Normand, l’heure est au trou normand. Dans la tradition gastronomique de cette partie de France qui va du Havre à Caen en passant par Rouen s’étendant de la Seine Maritime au Calvados, le Trou Normand est un apéritif qui se situe entre deux plats censé redonner de l’appétit. Les différentes buvettes sont prises d’assaut. Les gobelets au liquide jaune sont entre toutes les mains comme ceux de café Touba dans un Dahira de Mourides. Côté diplomatie, l’équilibre de la terreur n’est pas de mise. 

Morne plaine
C’est l’entente cordiale. « Les Belges sont sur le bon tempo », analyse Michel François, représentant-résident de l’Agence belge de développement.

« Tout peut basculer d’un côté comme de l’autre, mais certainement ce sera du côté bleu », ose, à peine, piquer Olivier Serot Almeras, le consul général de France à Dakar, venu en « courageux » suivre le match avec ses « amis belges ». Il a vu juste.

Cinq minutes après la reprise, Umtiti refroidit les dernières velléités belges en marquant de la tête. Des décibels de joie intense parcourent les trois écrans de ce complexe de l’amicale des Normands de Dakar. Les Français jubilent. Les Belges font grise mine. Une « satisfaction » que ne renierait pas Mick Jagger au passage subliminal à l’écran. La morne plaine envahit le peuple du plat pays. Les occasions de se refaire deviennent rares surtout qu’entre temps, Pavard a trouvé la clé du cadenas du coffre Hasard.

Le troisième écran, coincé entre le hall d’entrée et la grande pièce, est le seul endroit où la présence française est dominante. On y entend du « chambrage » en règle. « Mais ils sont où les Belges ? », « Qui ne saute pas n’est pas Français » deviennent des types de l’été.

A la fin du match, les pronostics et souhaits pour une finale idéale prennent le pas sur les réjouissances de victoire.

Moussa DIOP

Le théâtre de Verdure de l’Institut français, à Dakar, est plein en ce début de match de demi-finale. Pas de décoration particulière pour l’évènement !

Seul un écran géant vient agrémenter la scène.  C’est le public qui vient apporter un peu de couleur à l’amphithéâtre. Le bleu, le blanc et le rouge sont à l’honneur ce soir : drapeau, maquillage, maillot de l’équipe de France,  couronne de fleur… Dans les gradins, plus de 550 supporters sont au rendez-vous pour ce match France-Belgique. Une grande partie se voit obligée de rester debout.  L’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, est au premier rang  et compte bien ne pas louper une miette de ce match décisif. Mais une question se pose : Où sont les Belges ?

Pas un supporter du Royaume n’est présent au théâtre de Verdure. L’ambassadeur belge a décliné l’invitation de Christophe Bigot, qui lui avait proposé de venir assister au match à l’Institut français avec lui. Il préférait aller au « Clos Normand ». La France est donc à l’honneur et les supporters donnent de la voix pour encourager l’équipe tricolore.

« Allez les Bleus ! »
Le match d’hier soir était plus qu’un simple match de demi-finale : la France et la Belgique, pays voisins, s’affrontent sur le terrain de Saint-Pétersbourg. Même si le « combat » européen se joue au pied ce soir, Christophe Bigot préfère parler « d’amitié » plutôt que de « rivalité » : « L’équipe de Belgique est très bonne et les joueurs des deux équipes se connaissent bien. C’est la chance et la stratégie qui détermineront l’issue de ce match ». Même s’il reconnaît volontiers « qu’au foot, il faut un esprit de compétition » et espère que « la France l’emportera ». Et cet espoir n’a pas été vain ! En deuxième mi-temps, 49e minute, Umtiti marque contre la Belgique. L’ambassadeur se lève, applaudit, en totale symbiose avec le reste du public qui est en délire. Un clap général s’organise et la foule chante en cœur « Allez les Bleus ! ». Cet enthousiasme restera intact jusqu’à la fin du match. Même si les sourcils se froncent à chaque fois que les Belges s’approchent du camp français et les « Ooooh ! » se font entendre à chaque occasion manquée de la part des Bleus, on pouvait déjà entendre avant le coup de sifflet final : « On est en finale ! ». Fin du temps additionnel, la France est qualifiée. Les réactions au sein du public foisonnent : « La coupe, elle est pour nous », « la finale sera tricolore cette année ».

L’ambassadeur Christophe Bigot se réjouit de cette victoire et souligne que « l’équipe de France nous a montré que c’était possible et qu’il fallait continuer à y croire ».  Pour lui, « ce n’était pas qu’un simple match de foot mais une belle preuve de solidarité, ajoutant que  « Sénégalais et Français se sont réunis pour cette occasion » et émis l’espoir que ce sera la même chose pour la finale de dimanche. Le lieu de rencontre pour cette finale reste encore inconnu selon  le diplomate qui a dit réfléchir à un lieu adapté, pour permettre au plus grand nombre de venir assister à ce dernier match.

Aurelia VALARIE, (stagiaire)

Saint-Pétersbourg : La France est en finale de coupe du monde pour la troisième fois de son histoire. Et Didier Deschamps, joueur en 1998, avait remporté le trophée à domicile et espère gagner le trophée mondial en tant que coach.

20 ans après avoir remporté leur première Coupe du monde, les Français reviennent en finale de la même épreuve pour essayer de la gagner et faire oublier la déconvenue de 2006 face à l’Italie en Allemagne. L’objectif de la finale atteint, il s’agit maintenant d’accrocher une seconde étoile au palmarès des Bleus. Déjà les français se voient favoris devant soit l’Angleterre, soit la Croatie qui vont en découdre, ce soir à Moscou, pour connaître le second qualifié de la finale de dimanche prochain. Dans la demi-finale d’hier, comme dans celle de 1998, ce sont des défenseurs qui ont offert la victoire à la France.

Lillian Thuram il y a 20 ans sur un doublé dont lui-même ne revient toujours pas et hier Samuel Umtiti.

Symbole de la solidité, au fil des années, des défenseurs de cette formation qui recèle pourtant des attaquants de grands talents en son sein.

Les Bleus peuvent donc tranquillement regarder la seconde demi-finale, aujourd’hui au stade Luzhniki de Moscou, et attendre de savoir qui de l’Angleterre ou de la Croatie leur sera opposée dimanche prochain pour le sacre. En tout cas, après leur démonstration de maîtrise collective, de rigueur et d’efficacité hier face à leurs voisins du Nord, ils n’ont rien à craindre de l’équipe qui sortira du choc indécis d’aujourd’hui. Même si l’on sait que rien n’est jamais joué d’avance en football.

Surtout en finale, d’une Coupe du monde qui plus est…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Saint-Pétersbourg : En demi-finale de la 21ème Coupe du monde de football disputée hier à Saint-Pétersbourg, la France a battu la Belgique par 1 but à 0. Score vierge à la mi-temps.

But : Samuel Umtiti (51e)

Les équipes : France : Hugo Lloris (Cap), Benjamin Pavard, Raphael Varane, Samuel Umtiti, Lucas Hernandez, Ngolo Kanté, Blaise Matuidi (Corentin Tolisso, 86e), Paul Pogba, Antoine Griezman, Kylian Mbappé, Olivier Giroud (Steven Nzonzi, 84e). Entraîneur : Didier Deschamps.

Belgique : Thibault Courtois, Toby, Alderweireld, Vincent Kompany, Jan Vertonghen, Axel Witsel, Marouane Fellaini (Yannick Carrasco, 80e), Moussa Dembelé (Dries Mertens, 59e), Kevin de Bruyne, Nacer Chadli (Michy Batshuayi, 90+3), Eden Hazard (cap), Romelu Lukaku. Entraîneur : Roberto Martinez.

Arbitre : Andres Cunha (Uruguay)

Avertissements : Eden Hazard (63e), Toby, Alderweireld (70e) et Jan Vertonghen (90+3) pour la Belgique. Ngolo Kanté (87e), Kylian Mbappé (90+2) pour la France.

Le rêve s’est réalisé hier pour la France qui courait depuis 2006 derrière une finale de Coupe du monde grâce à une victoire étriquée aux dépens d’une solide équipe de Belgique. Les attaquants français n’ayant pas réussi à faire la différence, la solution est venue de la défense. Et c’est Samuel Umtiti (51e) qui a mis ses coéquipiers sur la bonne voie. Sur un corner bien exécuté par Antoine Griezman, le défenseur tricolore devance Fellaini et, de la tête, dépose le cuir au fond des filets.

Malgré un Eden Hazard qui a été dans tous les coups, les Diables rouges n’ont jamais pu revenir. A l’image d’un Lukaku carrément à côté de ses godasses.

D’ailleurs, sans un Courtois des grands jours dans les buts, la France aurait décroché son billet pour la finale de dimanche prochain avec plus de panache.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Umtiti belgiqueUMTITI, TEL UN… DIABLE QUI SORT DE SA BOÎTE
Saint-Pétersbourg : Jusque-là, Samuel Umtiti, le défenseur central des Bleus de France, n’avait presque rien réussi de bon … défensivement. Fébrile comme rarement par le passé, le sociétaire du Fc Barcelone a même failli marquer contre son camp sur une intervention plus que hasardeuse en première mi-temps. Pourtant, Lukaku l’avant belge dont lui et son compère de la défense centrale française, Raphael Varane, avaient la charge n’était vraiment pas dans un bon jour. Umtiti aussi ? On l’a longtemps pensé, du moins durant les 45 premières minutes, du fait de ses nombreuses approximations, surtout sur les balles venues des ailes.

Alors donc qu’on le voyait parti pour une deuxième période au moins aussi compliquée face à Hazard et ses compatriotes, c’est Umtiti qui a débloqué cette demi-finale tactique et fermée.

Comme un … diable qui s’extirpe de sa boîte, il surgit au premier poteau (51ème mn) pour dominer Fellaini de la tête et battre l’excellent portier belge Thibaut Courtois. Eden Hazard qui jusqu’alors évoluait sur le côté gauche de son attaque, pouvait se repositionner dans l’axe, prendre plus que jamais le jeu à son compte, donner du fil à retordre à Pogba et même à Ngolo Kanté, rien n’y fit. La France tenait sa 3ème finale de Coupe du monde. 20 ans après son unique sacre à domicile, elle a fait un énorme pas vers un deuxième titre, grâce à ce diable de Umtiti.

Mais le gaillard n’a pas voulu tirer la couverture à lui tout seul. « C’est vrai que c’est moi qui marque, mais toute l’équipe a réussi un grand match, un vrai match d’hommes », a-t-il soutenu au coup de sifflet final.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

On n’ira pas jusqu’à soutenir qu’ils ont rendu leur fierté à leurs compatriotes. La fierté, les Russes l’ont toujours eue en bandoulière, presque dans leur Adn. Ce qui a contribué à faire de leur pays un des plus grands de ce monde.

A tous égards. N’en déplaise à ses pourfendeurs ! Mais, ce que les joueurs du coach Stanislav Tchertchessov ont réalisé dans ce Mondial 2018 restera comme l’une des performances-références dont tout un peuple se souviendra bien longtemps après que le coup de sifflet aura retenti. Et que Dame Coupe se sera trouvé un nouveau compagnon avec lequel elle convolera lors des quatre prochaines années.

Partie pour avoir un destin à la sud-africaine, la « Sbornaïa » a, en effet, renvoyé tous les spécialistes de la météo du foot à leurs prévisions erronées. A l’image de la Nation Arc-en-ciel incapable de sortir des rencontres de groupes de son Mondial en 2010, bien des observateurs ne voyaient pas la Russie survivre au tout premier écrémage. Or, on a vu ce qu’on a vu : une équipe transcendée par l’enjeu et certainement boostée par le très peu de confiance que lui accordait le monde du football. Si bien qu’au fil de leur parcours, le capitaine et portier Akinfeïev et ses partenaires ont réussi à intéresser leurs compatriotes à cette compétition qui au départ ne suscitait pas trop d’engouement. Et à les faire rêver d’un premier sacre mondial de leur équipe. Surtout ,depuis, qu’ils ont renvoyé à leurs errements, l’Espagne et sa constellation de grands joueurs.

Eux-mêmes avaient fini par y croire et sont allés au-delà de leurs limites pour y parvenir. Mais, samedi à Kazan, la chance a tourné. La loterie des tirs au but qui leur avait permis, au tour précédent de sortir Ramos et ses partenaires, ne leur a pas souri face à la Croatie. Le coach moustachu et ses joueurs ont rempli leur mission et réussi leur Coupe du monde, même s’ils s’étaient surpris à imaginer que l’aventure irait à son terme espéré. Même le président Poutine leur a transmis ses félicitations.

Alors que le Mondial « Russie 2018 » amorce sa dernière semaine, toute une Nation peut être fière de l’avoir bien organisé. Tout comme la « Sbornaïa » d’y avoir grandement contribué par son comportement sur les terrains, ses performances et sa détermination à crever le plafond de verre qu’on lui avait dressé. La preuve qu’il n’y a pas de limites à qui veut réussir ; qu’il n’y a aucune raison de jeter le manche après la cognée. A méditer…

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : trois équipes de l’Europe de l’Ouest (France, Belgique et Angleterre) et une de l’Europe de Sud (Croatie) seront au rendez-vous du dernier carré de la coupe du monde « Russie 2018 ». Un quatuor inédit pour se disputer, demain mardi et mercredi, les places pour l’ultime rendez-vous de dimanche prochain.

Le mondial 2018 aborde ce lundi la dernière ligne droite d’un parcours qui a laissé bien des « grands » au bord de la route : Allemagne, Brésil, Espagne, Uruguay, Argentine, tous anciens vainqueurs de l’épreuve qui n’en verront pas le terme. Si bien qu’au stade des demi-finales, se présentera un quatuor inédit, un quarté qu’aucun parieur n’avait osé imaginer. Trois équipes d’Europe de l’ouest face à une formation d’Europe du Sud… Seule représentante de l’Europe de l’est, en quarts de finale, la Russie a échoué contre l’unique représentant de l’Europe du sud, la Croatie. Invitée surprise en quarts de finale, poussée par des « Russia ! Russia » dans le gigantesque stade de Sotchi et dans les Fan-zones où étaient érigés des écrans géants de télévision, la Russie n’a pas à rougir de son parcours.

Courageuse, mais limitée, la « Sbornaya» avait pris goût à la victoire, et se voyait dans le dernier carré. Mais le réveil a été brutal dans la série des tirs au but, après les prolongations.

Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres, à Zagreb, les Croates fêtaient la 2e qualification de leur équipe en demi-finales, vingt ans après «France 1998 ». Une seconde qualification arrachée avec les tripes devant le pays-hôte et ses millions de supporters. Car il a fallu à Rakitic et ses coéquipiers de disputer les prolongations puis la série des tirs au but pour se débarrasser de fringants Russes qui ne nourrissaient plus de complexe depuis qu’ils ont éliminé la grande Espagne. Une seconde qualification obtenue après le jeu de loterie puisque l’équipe au célèbre maillot à damiers a dû passer par la même séance contre le Danemark pour se hisser en quarts de finales. Modric, Mandzukic, Rakitic et autres voulaient suivre les pas de leurs illustres devanciers de 1998 que sont les Davor Suker, maintenant président de la fédération, mais aussi Boban ou encore Prosinecki. Pour le moment, le pari tient même si la qualification a été laborieuse devant une solide équipe russe. Le sélectionneur russe a beau placer ses pions sur le maillot à damier, la « Sbornaia » s’est cassé les dents. La Russie qui s’était mise à croire en ses possibilités, ne verra donc pas la deuxième demi-finale de son histoire en coupe du monde, après celle de 1966 alors qu’elle s’appelait Urss. Pour Modric et les siens, par contre, il est désormais question de dépasser les glorieux qui avaient été éliminés donc en demi-finale par la France. On verra mercredi à Moscou, face à l’Angleterre s’ils franchiront ce cap. Possible s’ils continuent à faire montre de caractère et de nerfs solides.

Sauf que le sujet de Sa Gracieuse Majesté entendent bien recoller avec un passé lointain. Car, voici 28 ans que l’Angleterre attendait cette qualification en demi-finale. Elle l’a eue dimanche dernier face à la Suède. Championne du monde en 1966, chez elle, l’Angleterre renoue ainsi avec un passé glorieux qui avait vu, en 1990, les Chris Waddle, Garry Lineker et Paul Gascoigne buter en demi-finale sur une formation allemande conduite par Lothar Matthaus, Klinssmann, Rudi Völler et autres. Cette année-là, l’équipe des « Three Lions » avait été éliminée à la série des tirs aux buts, après une prolongation épique. Mercredi, Harry Kane et ses coéquipiers affronteront au stade de Lujniki de Moscou, Luka Modric et ses camarades pour une demi-finale de feu que le pays qui a inventé le football veut enfin réussir 28 ans après. Avec aussi l’espoir de voir ces durs croates craquer enfin après deux matchs à prolongations en huitième et quart de finale. Mais il faudra compter avec l’excellent gardien Subasic en face.

Ils ne le disent pas, mais ils nourrissent le secret espoir de revenir au tout devant de la scène du football mondial, 20 ans après leur seul sacre en finale de Coupe du monde chez eux. La France et sa nouvelle génération veut fêter cet anniversaire avec faste. Et ne s’en cachent plus. Depuis que ce Mondial est débarrassé des « gros » et qu’ils ont maté l’Uruguay après avoir éliminé l’Argentine, tous les rêves leur sont permis. Juste deux étapes avant d’égaler … Didier Deschamps, leur actuel coach et ses potes d’il y a 20 ans.

Mais à chaque tour sa peine : il leur faut d’abord bien négocier, demain à Saint-Pétersbourg, le « voisin » belge. Le match le plus difficile de leur parcours ? En tout cas Kevin de Bruyne, le capitaine Eden Hazard, le buteur Romelu Lukaku, se dresseront sur la route de Mbappé, Ngolo Kanté et autres. Devant une attaque belge qui crache le feu à chaque sortie (14 buts au total), Raphael Varane et ses coéquipiers de la défense auront bien des soucis à se faire. Une explication entre européens de l’ouest qui ne manquera pas de piquant. France-Belgique ce sera aussi des retrouvailles pour ces deux équipes qui s’étaient affrontées pour la 3e place lors du mondial mexicain de 1986 que les Bleus avaient remportée après prolongations (4-2). Mais depuis lors, de l’eau a coulé sous les ponts. Aujourd’hui, de nouvelles générations de footballeurs ont surgi sur la scène et veulent imprimer leurs marques à la compétition.

Face à des « Diables Rouges » plus aguerris et qui ont remporté tous leurs matchs jusqu’ici, les « Bleus » ne manquent cependant pas d’arguments pour éviter qu’on leur raconte une histoire belge.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Massés en grand nombre samedi soir, devant l’écran géant installé sur une des façades du stade du Spartak de Moscou, les supporters de la « Sbornaia » ont vu leurs espoirs s’effondrer comme un château de cartes.  A cause de ces diables de Croates, qui n’ont rien lâché, la sélection russe ne verra pas les demi-finales. Mais c’était déjà une prouesse historique de jouer les quarts !

Fan Zone RusseAssis, seul, sur le banc d’une station de métro vide, un jeune homme pleure à chaudes larmes, la tête enfouie entre ses mains. Il n’y a personne pour le consoler ; à part deux bouteilles d’alcool, à moitié vide dans lesquelles, il essaie de noyer sa peine. Sans y arriver. Comme beaucoup de ses compatriotes, le garçon est meurtri par l’élimination de la « Sbornaia » en quarts de finale de la Coupe du monde 2018. A l’issue de la série fatidique des tirs aux buts, la Russie n’a pas réussi à franchir le cap des demi-finales ; au grand bonheur des Croates qui, ont, eux, décroché leur ticket pour le carré d’as, 20 ans après « France 98 ». Ce samedi soir, c’est un sentiment de désillusion qui s’est emparé des populations moscovites. Dans le métro qui déserte la capitale Moscou et la banlieue, les supporters tentent difficilement de masquer leur désarroi. « Russia, Russia ! », scande subitement un groupe d’inconditionnels, en hommage à leur équipe tombée les armes à la main. Un autre groupe semble avoir déjà tourné la page et parle plutôt de politique. « Comment voyez-vous la Russie ? », demande Vladimir, à un étranger en visite à Moscou pour la première fois. Une manière sans doute d’oublier vite cette terrible soirée où les rêves des Russes de voir leur sélection se qualifier en demi-finales se sont effondrés comme un château de cartes. Avant le début de la compétition, ils n’étaient pourtant pas nombreux, les supporters prêts à miser un rouble sur leur équipe nationale réputée faible et dont la préparation était tout sauf rassurante (3 défaites et un match nul sur quatre rencontres amicales disputées). Toutefois, depuis que les hommes de Stanislav Tcherchessov ont balayé d’entrée l’Arabie Saoudite 5-0 puis surclassé l’Egypte 3-1, lors des matchs de poule, l’espoir parmi la population est subitement devenu immense. « La Croatie et la Russie feront match nul à l’issue des prolongations ; mais notre équipe va gagner », pronostique, avec optimisme, le jeune Serguei, bouteille d’alcool à la main, à l’entame de la rencontre.

Chansons traditionnelles
A l’image de beaucoup de supporters qui n’ont pas pu se rendre à Sotchi, il est présent ce samedi soir, à la vaste devanture du stade du Spartak de Moscou pour suivre sur écran géant le match. Ivre de bonheur, il s’éclate avec ses camarades, rit à gorge déployée. Le groupe d’amis composé de jeunes garçons et filles entonne tantôt des chansons traditionnelles, tantôt l’hymne national, pour rendre hommage à leurs joueurs. « Russia ! Russia ! », Peut-on entendre de temps en temps. Des familles sont également venues en couples, avec leurs enfants et leurs bébés pour assister à cette rencontre et apporter leur soutien moral à leur sélection nationale. La sécurité n’est pas en reste. Sur le chemin qui mène à la « fan zone » (zone réservée aux supporters), des hommes en tenue sont sur le qui-vive. Avec calme et retenue, ils essaient de canaliser la foule et d’anticiper sur d’éventuels débordements.

Dans cette rencontre, les choses sont allées très vite car dès la 31ème mn, Denis Cheryshev expédiait, depuis les 25 mètres, une reprise en demi-volée dans la lucarne de Danijel Subasic, le gardien croate. Un chef-d’œuvre célébré en grande pompe aux cris de « Russia ! Russia ». Les supporters pensent partir à la mi-temps avec cet avantage d’un but mais Andrej Kramaric égalise de la tête à la 39ème mn sur un débordement de Mario Mandzukic, l’attaquant de la Juventus.  Malgré ce but, ces derniers sont loin de se décourager et accusent rapidement le coup. « Russia ! Russia », scandent-ils encore en chœur. Vers 23h, le froid s’intensifie ; mais ils sont toujours là, plus que jamais déterminés à assister à la victoire de leur équipe sur les Croates. Sauf que celle-ci tarde à arriver.  Elle est même compromise après le deuxième but des Vatreni (les Valeureux) intervenu lors de la première période des prolongations.  Mais Igor Akinfeev et ses coéquipiers ne baissent pas les bras. Ils réussissent d’ailleurs à remettre les pendules à l’heure à 5 mn de la fin des prolongations. La fête est finalement gâchée par Ivan Ratitik. Auteur du cinquième tir croate, le milieu de terrain du Fc Barcelone n’a pas tremblé. Sa frappe bien exécutée n’a laissé aucune chance au gardien russe. Un but qui donne la victoire aux Vatreni et met définitivement fin aux espoirs de la « Sbornaia » d’inverser la tendance. La Russie échoue ainsi aux portes des demi-finales de la Coupe du monde. Reconnaissants envers leur sélection qui a disputé pour la première fois une quart de finale de Coupe de monde et les a fait rêver durant trois semaines, certains inconditionnels ont continué, malgré l’amertume de la défaite, à scander « Russia ! Russia ! ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

En réussissant à atteindre l’étape des quarts de finale de cette coupe du monde, alors que peu la voyaient sortir du premier tour, la Russie a démontré que le football n’était pas que du talent.

C’est aussi une affaire d’Hommes ! Il est vrai que la qualité des joueurs qui composent une équipe de football est importante mais l’engagement sur le terrain l’est encore plus. Et cela, les hommes de Stanislas Tcherchessov l’ont montré durant tous les matchs qu’ils ont disputés à l’occasion de cette compétition. Depuis le début quand, impitoyables, ils balayaient l’Arabie Saoudite sur un score sans appel de 5 buts à 0, jusqu’à ce terrible quart de finale où ils sont tombés les armes à la main.

Jamais, le capitaine Igor Akinfeev et sa bande n’ont baissé les bras. En guerriers russes, ils se sont toujours battus comme de beaux diables et ont joué sans complexe. Même quand ils ont perdu contre l’Uruguay, lors du troisième match,  les joueurs de la « Sbornaia » avaient montré sur le terrain cette envie de gagner qui fait la force des grandes équipes.  Ce « fighting spirit » leur a valu beaucoup de satisfaction et a notamment payé contre les Vikings du Danemark en 8ème de finale, sélection du reste mieux cotée que celle russe.

Aujourd’hui, si elle a pu disputer pour la première fois de son histoire un quart de finale de Coupe du monde, elle le doit essentiellement à la détermination de ses joueurs à bien défendre les couleurs de la Russie.

Méprisés avant le début de la compétition, ces derniers se sont surpassés et ont su tirer leur force dans le patriotisme qu’ils ont fini de traduire sur les pelouses de Moscou, Samara, Sotchi etc. Ils ont en même temps démontré encore que le football n’est pas une science exacte.  Et fait mentir les pronostics qui ne l’attendaient point à ce stade de la compétition. Ceux-ci misaient plutôt sur l’Espagne, le Brésil, la France, l’Argentine, l’Allemagne, mais pas sur la « Sbornaia » qui occupe la 70ème place selon le dernier classement mondial de la Fifa. Nul doute qu’après sa belle Coupe du monde, elle fera de grands bonds en avant au ranking mondial.

Une fois encore, la performance de la Russie à cette 21ème édition de la Coupe du monde indique que l’aspect mental est important dans une compétition.
Des équipes comme l’Allemagne et le Cameroun l’ont toujours démontré.

C’était aussi l’une des forces de la sélection sénégalaise de 2002, qui pour sa première participation à une Coupe du monde, avait atteint l’étape des quarts de finale. Voila qui peut, en tout cas, inspirer d’autres équipes, qui en dépit de leur potentiel avéré, peinent à tirer leur épingle du jeu dans les compétitions internationales ou continentales !  Il ne reste plus qu’à dire « Spassiba » (Merci en russe) aux joueurs russes qui ont dignement honoré leur pays.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE


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