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«Le match le plus important de (sa) vie » ? Même à la veille de disputer un quart de finale de Coupe du monde, aujourd’hui face au grand Brésil, le Belge Romélu Lukaku a répondu que non ! Le prochain sera toujours le plus important, a-t-il ajouté. Comme pour répondre ou mieux pour donner une leçon de vie au capitaine des « Lions » qui, avant l’entrée en scène de son équipe dans cette compétition face à la Pologne, soutenait y aller, lui et ses partenaires. Ils l’avaient remporté mais après, leurs performances étaient allées decrescendo : un nul face au Japon puis une défaite contre la Colombie et dans la foulée, un retour à la maison. Curieusement et comme pour appuyer l’assertion de son capitaine, Koulibaly qui s’est pourtant fabriqué une belle carapace avec le Napoli dans le très exigeant Calcio italien, avait annoncé, au sortir de ce succès initial, qu’ « il existe désormais une génération 2018 ». Or, on l’a dit et répété ici même, il en faut bien plus pour écrire une histoire et bâtir un palmarès.

Prendre part à une Coupe du monde, y jouer un match au moins ou même pas ! On en apprend toujours quelque chose. Bien sûr que tout joueur rêve d’y disputer ne serait-ce que quelques minutes, histoire de pouvoir dire plus tard « j’y étais ». Mais, tous ne s’en contentent pas. Surtout ceux qui entendaient faire de cette compétition un tremplin pour relancer leur carrière vers les cimes. Ou d’autres qui comptaient gagner en respectabilité et en … revalorisation salariale à partir de leurs prestations de feu. Alors, rien qu’un bout de match pour ceux qui estiment n’avoir pas eu un temps de jeu à la dimension de leur talent, de leurs ambitions voire de leurs plans, ça peut faire disjoncter. Comme ces rumeurs de « pétage de câble » ont circulé dans la Tanière, après la défaite contre la Colombie.

Pourtant, à entendre le Brésilien Marquinhos se glorifier d’être entré en jeu, lors du huitième de finale remporté par son équipe face au Mexique (victoire 2 – 0), … dans le temps additionnel, devrait ramener certains à plus d’humilité. Une autre leçon de vie que tous les frustrés de la Tanière et d’ailleurs devraient méditer. A moins qu’ils se croient investis d’une mission de sauveurs de la Nation et qu’ils pensent que leur seule présence aurait suffi pour changer le cours de l’histoire.

On l’a dit, on apprend toujours d’une épreuve (au sens premier du terme) comme la Coupe du monde, réussie ou ratée.

A moins de claquer définitivement la porte. Et même là, on se sera retiré avec quelques images fortes qu’on n’oubliera pas bien longtemps après que le trophée tant convoité se sera choisi un vainqueur.

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : La Coupe du monde a démontré que la concurrence sera dense à tous les niveaux de l’équipe nationale. Pour les milieux de terrain à vocation défensive, Aliou Cissé aura un éventail de choix. Trois postulants se signalent : Idrissa Gana Guèye, Cheikhou Kouyaté et Alfred Ndiaye. Il lui sera difficile de les aligner en même temps. Il devra inévitablement en sacrifier un.

Le Mondial russe est aujourd’hui derrière les Lions qui devront partir sur de nouvelles bases pour relever d’autres défis. Pas besoin de dessin pour comprendre que la concurrence sera très forte à tous les niveaux, à l’aune des prestations des uns et des autres lors des trois matchs disputés. Aliou Cissé pourra composer avec un effectif bien fourni et les places vaudront très cher. Les milieux de terrain à vocation défensive ne seront pas épargnés par cette rude concurrence. Ils seront au moins trois postulants de choix à se disputer deux places de titulaires. A moins que Cissé ne décide de les aligner en même temps. Ce qui est difficilement envisageable.

La renaissance d’Alfred Ndiaye !
Alfred NdiayeTrès discret à ses débuts en sélection en 2013, Alfred Ndiaye qui s’est toujours contenté de bouts de matches avec les Lions se fait, petit à petit, sa place dans le groupe d’Aliou Cissé. Il s’est, avec le temps, imposé en récupérateur.

Lors des trois matchs de préparation sur la route du Mondial, le sélectionneur national, sans doute séduit par son intelligence, son volume de jeu énorme et son sens du placement, l’a titularisé et l’a associé avec Idrissa Gana Guèye contre le Luxembourg et la Croatie, puis avec Cheikhou Kouyaté contre la Corée du Sud. Très en vue lors de ces sorties avec son profil qui a apporté un surcroît de puissance dans les duels à l’entrejeu des Lions, le milieu défensif de Wolverhampton, habitué à cirer le banc en sélection, a véritablement marqué des points auprès d’Aliou Cissé. A chaque fois, Alfred Ndiaye a brillé par son activité sur le terrain, surtout à la récupération.

Plein de dynamisme et percutant, Alfred Ndiaye, aidé par les pépins physiques de Cheikhou Kouyaté, a saisi sa chance au moment opportun pour gagner des galons. Et aussi, la confiance d’Aliou Cissé. Le technicien n’a pas hésité à le titulariser lors de la première du Sénégal face à la Pologne. Alfred qui entrait le mieux dans le schéma de jeu mis en place par Aliou Cissé, a ainsi relégué au second plan Kouyaté et même Pape Alioune Ndiaye et Cheikh Ndoye.

Redoutable dans les duels (il en a gagné 16 sur 20), le milieu de terrain de Wolverhampton a été intraitable et a fait preuve de détermination, d’agressivité et de précision dans ses tacles. Sa belle performance a permis à Cissé de le reconduire face au Japon. Lors du match décisif contre la Colombie, il n’a pas été aligné ; le sélectionneur préférant Cheikhou Kouyaté, mais son absence s’est quelque peu fait ressentir. Mais au vu de ses prestations lors des dernières sorties des Lions, tout porte à croire qu’il est bien parti pour truster une place de titulaire dans cette équipe. A condition de continuer sur la même lancée.

A 28 ans, Alfred Ndiaye (23 sélections pour 1 but) qui a démarré en 2013 fait partie des rares joueurs sénégalais à avoir donné satisfaction lors de la Coupe du monde. Il a un avenir réel en équipe nationale. Et devrait même constituer une sacrée menace pour certains.

Gana Guèye, l’option numéro un
Depuis l’arrivée d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale en mars 2015, Idrissa Gana Guèye s’est imposé comme un élément incontournable dans le milieu de terrain des Lions. Fin techniquement, propre dans la récupération comme dans la relance, le milieu défensif a franchi un palier de plus en Premier League avec son club d’Everton. Il ne semble pas trop concerné par cette concurrence puisque les statistiques ont démontré qu’il reste l’option numéro un, si ce n’est la seule véritable constante du sélectionneur national. Toujours appelé par Aliou Cissé et rarement remplaçant, Idrissa Gana Guèye a démontré qu’il était incontournable dans le système à deux comme à trois au milieu de terrain d’Aliou Cissé.

Fidèle au poste, l’ancien Lillois a été associé à Alfred Ndiaye contre le Luxembourg et la Croatie à quelques encablures du Mondial. Et chaque fois, il a joué les hommes de l’ombre pour abattre du travail grâce à ses accélérations et ses passes. Sa présence sur la liste des 23 pour la Coupe du monde n’a été une surprise pour personne. Ni sa titularisation d’ailleurs. Gana a été même à l’origine du premier but sénégalais lors de la victoire (2-1) contre la Pologne. Son tir a été détourné par le défenseur polonais Thiago Cionek (37e) dans son camp.

Lors de cette campagne russe, Gana n’a pas joué à son véritable niveau. Il a été moins tranchant dans l’entrejeu lors des deux premiers matchs (Pologne et Japon). Contre la Colombie, il a été plus en vue, même s’il a été plus spectateur qu’acteur sur le but qui a éliminé son équipe. Avec sa fine lecture du jeu, Idrissa Gana Guèye, avec ses 59 sélections, a signé un long bail avec l’équipe nationale dont il est devenu l’un des piliers. Et Aliou Cissé aura encore besoin de la bonne lecture du jeu de son joueur pour pouvoir aller encore de l’avant.

Kouyaté, une titularisation remise en cause
Il n’a pas débuté la Coupe du monde 2018 dans la peau d’un titulaire. Et Cheikhou Kouyaté devait bien s’y attendre. Joueur très engagé, le milieu de terrain défensif était arrivé en 2012 en sélection avec un gros potentiel et avait séduit par ses qualités et était même devenu un pilier essentiel du milieu. Mais le capitaine des Lions a quelque peu perdu de sa superbe et subit la concurrence dans ce secteur dans lequel il fut, à un moment, incontournable. Lors de la phase de préparation du Mondial, notamment contre le Luxembourg, le milieu de West Ham avait abandonné sa place de milieu de terrain pour redescendre d’un cran et évoluer en charnière centrale avec Kalidou Koulibaly. Absent contre la Croatie à cause des pépins physique, le capitaine de l’équipe a retrouvé son poste de prédilection contre la Corée, en association avec Alfred Ndiaye.

En Russie, contre la Pologne et le Japon, Kouyaté a disputé quelques bribes de match. Il n’est redevenu souverain que contre la Colombie.

Le brassard de capitaine autour du biceps, Kouyaté a joué un rôle déterminant dans l’entrejeu. Placé devant la défense, son poste de prédilection, il a abattu un travail extraordinaire. Il a intercepté beaucoup de ballons dans l’entrejeu et participé à l’effort défensif de l’équipe. Mais avec cette irrégularité notée depuis quelques mois et la montée en puissance d’Alfred Ndiaye, les rôles risquent de s’inverser. Et Cheikhou Kouyaté (42 sélections pour 2 buts), qui a fait les beaux jours de la sélection, risque de souffrir du regain de forme du milieu de Wolverhampton.

Dans cette nouvelle phase de reconstruction en perspective des prochaines échéances, Aliou Cissé devra bien tirer les enseignements de la performance de son groupe lors de la Coupe du monde pour redistribuer les cartes. Si Idrissa Gana Guèye semble indéboulonnable dans le milieu de terrain, tous les autres devront encore travailler dur pour gagner leur place de titulaire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Alors que les quarts de finale du Mondial « Russie 2018 » se disputent aujourd’hui et demain, deux groupes brilleront par leur absence : les Poules B et H. L’Espagne avec Iniesta, le Portugal avec Ronaldo, la Colombie et Falcao, le Japon avec Honda et Kagawa, ne seront pas dans la course aux demi-finales. Pourtant, au lendemain du tirage au sort en novembre dernier, l’Espagne championne du monde en 2010, le Portugal championne d’Europe en titre qui ont partagé le même groupe (B), étaient cités comme des favoris potentiels, mais ils n’ont pu franchir le cap des 8e de finale. Sortis « logiquement » de la première phase, ils étaient attendus pour briller au second tour. Mais les « cousins » ibériques ont connu le même sort : les Espagnols ont été virés aux tirs au but par une équipe locale de Russie portée par une ferveur exceptionnelle et une rage de vaincre qui en a surpris plus d’un. Quant aux Portugais, ils ont été dévorés par l’Uruguay solide, volontaire et efficace. Pendant ce temps, leurs autres adversaires du même groupe, Maroc et Iran, étaient rentrés depuis longtemps et suivaient le reste de la compétition à la télé.

Une grosse désillusion que cette élimination précoce de l’Espagne et du Portugal, même si ces deux équipes n’avaient pas fait forte impression devant leurs autres adversaires. Elles s’étaient juste donné à fond pour leur entrée en matière qui les avait opposées pour, à l’arrivée, un intéressant nul (3 – 3) qui présageait de choses intéressantes pour l’une et l’autre équipes. Mais, il n’en fut rien : une courte victoire (1 – 0) contre l’Iran pour l’Espagne et face au Maroc pour le Portugal. Pour leur dernier match, la « Roja » n’avait pas pu battre le Maroc (2-2) pas plus que les Lusitaniens n’avaient réussi à venir à bout de l’Iran (1 – 1). Ainsi, de supers favoris, Espagnols et Portugais ont débarqué en huitièmes de finale par la petite porte. Et c’est presque logiquement qu’ils ont pris le chemin du retour à la maison dès les premiers matchs à élimination directe.

Le Groupe H également sera absent des quarts de finale, aujourd’hui et demain. Et c’est un peu plus compréhensible au vu de sa composition. Excepté la Colombie et la Pologne, aucune équipe de cette poule ne pouvait … logiquement prétendre à une place dans le Grand Huit ; à moins de compter sur la glorieuse incertitude du football. Et, paradoxalement, c’est le Japon considéré au départ comme la 4e équipe de ce groupe qui est passé en huitième de finale, au nez et à la barbe de la Pologne victime de ses deux défaites d’entrée contre le Sénégal et la Colombie. Les « Cafeteros » eux, ont barré la route aux Lions. Mais ni eux battus par l’Angleterre, ni les Samouraïs bleus éliminés par la Belgique ne seront de la lutte pour le dernier carré.

Le programme des quarts de finale
Aujourd’hui à 14 h à Nijni Novrogod : France – Uruguay ;
à 18 h à Kazan : Brésil – Belgique
Demain à 14h à Samara : Suède – Angleterre ;
à 18 h à Sotchi : Russie – Croatie

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Cinq fois champion du monde, le Brésil part forcément favori dans ce quart de finale du Mondial « Russie 2018 », à 18 h à Kazan. Mais, la Belgique sera « sous pression » comme l’a reconnu, hier, son arme offensive n°1 de destruction massive, Romélu Lukaku. Parce que lui et ses partenaires, souvent cités parmi les gros outsiders de toutes les compétitions internationales auxquelles ils prennent part, risquent de passer pour de bon de « génération dorée » à « génération maudite ». Pour cause, ils n’ont toujours pas justifié l’a priori favorable qui leur est collé aux godasses depuis des années. Pourtant, avec des stars du calibre de Courtois dans les buts, Kompany en défense, de Bruyne et E. Hazard au milieu et Lukaku en attaque (sans oublier les Mertens et autres Fellaini), les Diables rouges doivent pouvoir ferrailler valablement avec n’importe quels adversaires. Leur carton plein en matches de groupe le prouve largement. Et face aux Samouraïs bleus japonais en huitième de finale à Rostov-sur-le-Don, ils ont été simplement renversants. Menés (0 – 2), ils ont retourné la situation à leur faveur pour s’imposer sur le fil (3 – 2).

Aujourd’hui, face au Brésil, « la meilleure équipe du tournoi », ont-ils avoué, il leur faudra être au meilleur de leur forme.

Car, les « Auriverde » ont jusqu’ici affiché une belle santé collective, en plus de pouvoir compter sur des individualités de grande qualité. Neymar, Marcelo, Coutinho, Willian et les autres sont capables de dicter leur façon de voir les choses à n’importe quel vis-à-vis.

En plus, pour avoir raté « leur » Mondial à domicile, il y a quatre ans, et alors que bien des « grands » sont rentrés à la maison (Allemagne, Espagne, Argentine, Portugal), ils voudront bien profiter de la situation pour conquérir une sixième couronne. Ce face-à-face d’étoiles, de stars du football mondial est certainement l’une des plus belles affiches de cette compétition. Pourvu que l’enjeu ne tue pas le jeu. Et que l’esprit du jeu prévale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Dans ce Mondial russe, seul le Portugal a réussi à planter un but à l’Uruguay, en huitième de finale à Sotchi. Ce qui n’avait pas empêché la Céleste de renvoyer Cristiano Ronaldo et ses partenaires à la maison.

C’est dire la solidité de la défense de l’équipe entraînée par Oscar Tabarez. D’ailleurs, avant de concéder cette égalisation de Pepe (après l’ouverture du score par Cavani), l’Uruguay n’avait plus pris de but depuis le mois de novembre. Et c’est cette forteresse articulée autour de l’axe central Godin – Gimenez qui a fait ses preuves avec l’Atlético Madrid sur tous les terrains de la Liga espagnole et à travers toute l’Europe, que les Bleus de France défieront, cet après-midi à 14 h à Nijni Novgorod, dans le premier quart de finale de cette Coupe du monde 2018.

Mais les hommes de Didier Deschamps ne se présenteront pas sans arme. Ils ont en Kylian Mbappé, un perce-muraille capable de faire sauter tous les verrous. Les Argentins, ses dernières victimes en date, ont payé cher sa vitesse, sa puissance et son habileté technique. Ils ont également Griezmann, certes en-deçà de son niveau d’il y a quelques semaines, mais qui pourra toujours filer à ses partenaires des trucs sur la manière de venir à bout de ses coéquipiers en club, Godin et Gimenez. Même s’il a reconnu que « ce sera difficile de trouver des espaces dans le cœur du jeu contre l'Uruguay ».

Il faudra, cependant, bien trouver la solution, pour ne pas en rester là comme en 2014 au Brésil. « Nous allons jouer un deuxième quart de finale en quatre ans, l'objectif est de se qualifier. Toute mon énergie est focalisée sur la préparation de ce match pour qu'on puisse y arriver », a d’ailleurs admis hier Didier Deschamps, le sélectionneur français. Mais il sait que ce sera tout sauf une partie de plaisir face à de teigneux Uruguayens.

Puisqu’en plus de résoudre l’équation défensive adverse, les Bleus devront eux aussi être très solides derrière pour museler Suarez (voire Cavani si son état de santé lui permet de jouer). En un mot, trouver le parfait équilibre en plus d’être présents sur tous les duels. Car, les Uruguayens sont connus pour leur légendaire « Garra ». Ils ne s’avouent vaincus et pour les battre il faut leur être supérieur. Les Lions en avaient fait l’expérience il y a 16 ans, lors du Mondial asiatique. Ronaldo et ses frères portugais en ont fait les frais, il y a quelques jours à Sotchi. Aujourd’hui, c’est à la France de se frotter au cactus uruguayen. Même si le risque de s’y piquer est réel, les Bleus ont prouvé au tour précédent face à l’Argentine de Lionel Messi qu’ils sont en mesure de se mesurer et de terrasser n’importe quel adversaire. Surtout que les équipes sud-américaines leur réussissent souvent…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Depuis qu’il est sorti en cours de match après avoir planté deux buts au Portugal, en huitième de finale à Sotchi et que l’affiche France – Uruguay s’est imposée pour les quarts de finale d’aujourd’hui à Nijni Novgorod, la question la plus souvent revenue est : « Cavani sera-t-il là ou pas ? » Surtout chez les Bleus qui connaissent parfaitement la force de frappe et de nuisance de l’attaquant du Psg. Ils ont scruté avec intérêt l’évolution de l’œdème du n° 9 uruguayen, requis l’avis d’experts de la question et même fait le rapprochement avec la même blessure contractée par le Colombien James Rodriguez qui l’avait handicapé contre le Sénégal et privé du huitième de finale de mardi dernier, face à l’Angleterre.

Pour en conclure que « Le Matador » pourrait bien manquer le match de cet après-midi.

Mais Oscar Tabarez, le coach de la Celeste, a entretenu le flou, hier. En fait, Cavani est revenu à l’entraînement hier après y avoir brillé par son absence depuis sa blessure contre le Portugal. Séance en aparté qui a ravivé les craintes chez les Bleus.

Et le malin Tabarez a entrepris de faire durer le suspense autour du joueur qu’il juge « essentiel pour (sa) sélection ». Il n’a rien voulu révéler. Il faudra patienter jusqu’à aujourd’hui pour savoir si le meilleur buteur de l’histoire du Psg sera aligné ou pas.

Juste a-t-il dit que Cavani « se concentre (…) sur ses rêves ».

Et se farcir les Français n’est certainement pas le moindre…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Et si la grande Histoire pouvait expliquer celle du football. Dans ce cas, la France ne sera pas championne du monde en 2018 tout comme il était écrit que l’Allemagne allait sombrer dans le bourbier russe.

Dans « Guerre et Paix » (paru en 1869), son roman qui campe la campagne de Russie de Napoléon 1er en 1812, Léon Tolstoï écrit : « Le roi, c’est l’esclave de l’histoire. L’histoire, c’est-à-dire la vie inconsciente, générale, grégaire de l’humanité, fait servir à l’accomplissement de ses desseins chaque minute de la vie des rois ». Il suffit de remplacer « roi » par « footballeurs » pour avoir un écho contemporain des écrits de l’illustre romancier russe. Football et Histoire s’entremêle souvent et il est parfois difficile de ne pas être pris dans un jeu de miroirs d’une telle complexité, comme dans le film « la dame Shanghai » de Orson Welles, qu’il devient impossible de dissocier l’image de la réalité.

L’élimination « prématurée » de l’Allemagne, championne du monde en titre et grande favorite à sa propre succession, serait-ce un miroir de la campagne ratée en URSS de la Wehrmacht (armée allemande) lors de la seconde guerre mondiale.

La Mannschaft serait-elle la Wehrmacht ?
Quand Hitler et ses armées étaient pris dans le bourbier soviétique pour être finalement vaincus alors que les Allemands avaient réussi à prendre une bonne partie du territoire soviétique. Cette avancée n’avait pas pris en compte un aspect important. En effet, l’opération Barbarossa (plan de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie) faisait des projections sur la gouvernance et l’occupation du territoire russe en oubliant de s’appesantir comme il le devait sur les conséquences du début précoce de l’hiver rigoureux. En 2018, sur le rectangle vert des terrains de foot, la Mannschaft, confiante depuis décembre 2017 après le tirage au sort des groupes de la Coupe du monde qui le plaçait dans un groupe composé du Mexique, de la Corée du Sud et de la Suède, se projetait déjà sur les huitièmes de finale en voulant éviter le Brésil pour ne pas jouer la revanche du 7 à 1 en demi finale du Mondial brésilien. Dans les manuels d’histoires, on note qu’en 1941, l’armée allemande était sure de sa progression en terre russe et pensait pouvoir faire capituler l’armée rouge avant l’hiver. Dans cette défaite, le rôle du « général hiver » a été longtemps mis en avant, avant d’être plus nuancé par la suite.
 
Les Bleus, un destin à la Napoléon 1er
 Pour le Français Jean Tulard, « les historiens sont des prophètes du passé ». Ce que Cheikh Anta Diop à travers ses travaux s’est évertué à tordre. Si le professeur Diop a raison, et que les historiens soient des prophètes du futur, il faudrait peut être que les Français commencent à s’inquiéter pour l’avenir de leur équipe nationale qui rêve du même destin qu’en 1998 quand ils finissaient champions du monde. En 1812, en pleine campagne de Russie, Napoléon parvient à remporter la stratégique bataille de Moskova mais la prise de Moscou ne fit pas capituler le Tsar Alexandre 1er. Le héroïque Mikhaïl Koutouzov, général en chef de l’armée impériale russe qui a de forts traits de ressemblance – dont la même bonhomie – avec Stanislav Tchertchessov, le sélectionneur russe au Mondial 2018, fut l’un des artisans de la retraite de la Grande Armée napoléonienne puis de la célèbre défaite à la rivière de Bérézina. Donc La Grande Armée de Napoléon 1er lors de la campagne de Russie de 1812 ou encore la puissante Wehrmacht de Hitler avec l’opération Barbarrosa n’ont jamais réussi à faire plier les Russes sur leur propre territoire. Serait-ce des sources d’espoir pour la Sbornaya ? L’équipe de football russe n’avait pas grand espoir de se retrouver en quart de finale de « sa » Coupe du monde. Après avoir éliminé l’Espagne, un des favoris du tournoi, les Russes commencent à rêver d’un grand soir le 15 juillet prochain. Pour cela, il leur faudra remporter cette fois-ci la guerre de la Croatie. Entre 1990 et 1995, les mercenaires russes utilisés dans ce conflit étaient du mauvais camp, celui qui était opposé à l’indépendance de la Croatie.
 
Pouchkine, l’Africain
Et l’Afrique en Russie dans tout cela ? Au premier regard, c’est une présence très parcimonieuse. A-t-elle été prémonitoire du zéro pointé des cinq équipes africaines pour les huitièmes de finale du mondial russe ? Fini les ralentis pour voir s’il y avait pénalty ou non sur Sadio Mané, ou si le Maroc et le Nigeria ont été également victimes de l’arbitrage, c’était écrit : l’Afrique ne brille pas forcément en Russie. A moins que ce soit une histoire méconnue ou trop peu enseignée sous nos cieux.

De 1961 à 1992, l’une des principales universités à Moscou s’appelait Patrice Lumumba avant de devenir l’Université russe de l’Amitié des Peuples. A la fin des années 60 et au début des celles 70, la culture sénégalaise était fortement représentée en Union soviétique avec le cinéaste Ousmane Sembène et son actrice fétiche Mbissine Thérèse Diop. Cette dernière fut membre du jury du Festival international du film de Moscou de 1969 avant de faire partie du casting de «Soleil Noir» (sorti en 1970), un film qu’Aleksei Spechnev consacrait à la vie de Lumumba. Pour remonter plus loin, les noirs ont joué un rôle important dans l’histoire russe.

Abraham Hanibal (1696-1781) connut pour être un général en chef de l’armée russe est né aux abords du lac Tchad. Il est l’aïeul de Pouchkine, le célèbre poète russe. Contrairement aux idées reçues, l’Afrique a, donc, brillé en terre russe.

Des éléments qui pouvaient être source de motivation aux équipes africaines. Tolstoï avait bien raison de penser que «dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien».

Par Moussa DIOP

Moscou : Par son gros potentiel, son entraîneur, Aliou Cissé, son leader technique Sadio Mané et sa qualification à une Coupe du monde, l’actuelle sélection du Sénégal rappelle, à bien des égards, la Génération 2002. Toutefois, l’écart qui sépare les deux équipes en termes de performances, est encore énorme. Alors que Diouf et ses coéquipiers ont gagné une médaille d’argent à la Can 2002, et obtenu une place de quart de finaliste au Mondial Corée-Japon, les protégés d’Aliou Cissé tardent « à écrire leur propre histoire ». La Can 2019 sera-t-elle la bonne ?

Sortie des flancs de l’équipe olympique, surprenante quart de finaliste aux Jeux de Londres 2012, la sélection actuelle du Sénégal rappelle, sans nul doute, celle de 2002. Et c’est à juste titre que certains observateurs se plaisent à comparer régulièrement les deux générations. D’autant plus qu’il y a un élément de liaison qui les rapproche et facilite cette tendance à la comparaison : Aliou Cissé, capitaine de la bande à El Hadj Ousseynou Diouf et entraîneur de l’équipe du Sénégal depuis le 4 mars 2015 en remplacement du coach français Alain Giresse, limogé pour insuffisance de résultats, au lendemain de la Can équato-guinéenne.

Côté ressemblance, il y a d’abord le talent et le gros potentiel qui caractérisent les deux générations. Un indice révélateur : en 2002, sur la liste des 23 joueurs convoqués au Japon par le sélectionneur Bruno Metsu, 22 évoluaient à l’étranger notamment dans des championnats européens connus pour leur niveau très relevé. Un seul, le gardien Kalidou Cissokho, à l’époque pensionnaire de la Jeanne d’Arc, était issu du championnat local. En 2018 en Russie, Aliou Cissé n’a, lui, appelé aucun local ; tout l’effectif étant composé d’expatriés y compris Khadim Ndiaye qui évolue au Horoya Fc en Guinée. Pour l’essentiel, les joueurs sélectionnés pour le Coupe du monde 2018 viennent de la Ligue 1 française, de l’Angleterre et de l’Italie. Le seul footballeur  local qui était susceptible de faire partie de la campagne russe, Pape Seydou Ndiaye, le gardien du Diaraf, a finalement été zappé par le coach Aliou Cissé, à l’occasion de la publication de la liste des 23 devant défendre les couleurs du Sénégal en Russie. Cette configuration renseigne à suffisance sur la qualité du groupe.

Sur le plan individuel, des comparaisons n’ont pas non plus manqué notamment entre El Hadj Diouf et Sadio Mané, leaders techniques respectifs de l’équipe de 2002 et de celle de 2018. Par ailleurs, l’ancien sociétaire de Lens a été le premier footballeur sénégalais à avoir porté les couleurs de Liverpool ; alors que l’enfant de Bambaly y évolue depuis la fin de la saison 2016. Auteur d’une très bonne Coupe du monde, Youssouph Sabaly a aussi fait l’objet d’éloges de la part des observateurs et supporters ; au point qu’on le compare de plus en plus à Omar Daff, droitier mais excellent latéral gauche de l’équipe de 2002.

La comparaison entre les deux générations s’arrête pour autant là. Car en termes de résultats, l’écart est encore énorme. Malgré leur niveau technique, certainement supérieur à Diouf et sa bande, les poulains d’Aliou Cissé traînent loin derrière ceux de Bruno Metsu, côté performances. Il est vrai que ces derniers n’ont pas gagné un trophée d’envergure, mais ils ont permis au Sénégal de disputer sa première finale de Coupe d’Afrique des nations en 2002 au Mali. Crédités d’un beau parcours lors de cette Can, Henri Camara et ses coéquipiers avaient été freinés dans l’ultime tableau par les Lions indomptables du Cameroun à la série fatidique des tirs aux buts.  Cerise sur le gâteau, ils avaient, la même année, qualifié le Sénégal à sa première Coupe du monde.

En Corée-Japon, les Lions de la Téranga avaient impressionné le monde entier, en battant la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant de se faire éliminer en quart de finale par la Turquie. A ces prouesses inédites, la sélection de 2002 avait ajouté une place de quart de finaliste à la Can 2004 en Tunisie et une autre place de demi-finaliste à la Can 2006, au Caire en 2006.

Avec ces belles performances, nul doute que les poulains de Bruno Metsu ont beaucoup de longueurs d’avance sur l’équipe actuelle dont le palmarès, à ce jour, se limite à une place de quart de finaliste à la Can 2017. Malgré leur volonté affichée « d’écrire leur propre histoire », comme ils aiment à le répéter, Sadio Mané et ses coéquipiers peinent encore à faire de bons résultats. Il leur reste beaucoup de chemin à faire pour réaliser leur rêve d’offrir au Sénégal son premier trophée continental ou, à défaut, égaler les performances de leurs prédécesseurs de 2002.

En tout cas, la Can 2019 sera l’occasion ou jamais pour enrichir leur palmarès. A défaut, cette compétition pourrait marquer la fin d’un cycle ; au vu de l’âge qu’auront les joueurs de l’équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Quel est le plus sûr moyen de passer d’un club de rang intermédiaire qui se bat pour le maintien à une grosse écurie régulièrement alignée dans une compétition européenne ? C’est, bien sûr, de briller en Coupe du monde, vous répondront, par exemple, ces « Lions » qui avaient enregistré une soudaine hausse de leur valeur marchande et de leur notoriété, changé de braquet et traversé La Manche pour côtoyer les plus grands, suite à leur Mondial réussi en 2002 en Asie. Alors, on comprend pourquoi à la veille de cette 21ème compétition quadriennale, bien des joueurs plus habitués des bancs des remplaçants dans des clubs de standing respectable, n’avaient pas hésité à « se déclasser » sportivement et même financièrement pour gagner du temps de jeu. Et se donner des chances d’accrocher le bon wagon pour la Russie. On comprend aussi pourquoi beaucoup de ceux qui ont raté le voyage aient décidé de mettre un terme à leur carrière internationale et/ou soient retournés sous des cieux financièrement plus cléments. Et que ceux qui avaient été retenus parmi les 23, mais qui ont très peu ou pas du tout joué, soient tentés de crier haut et fort leur ras-le-bol.

Tous, Sénégalais ou pas, rêvaient de briller dans ce Mondial pour l’honneur du pays dont ils portent et défendent les couleurs. Mais aussi, pour leur profit personnel : transfert dans un club plus huppé pour les uns, plus grande considération et revalorisation salariale pour les autres. Sur le plus grand supermarché où tous ceux qui comptent dans le milieu du foot viennent faire leurs emplettes, il est recommandé d’étaler tous ses atouts. Cependant, avoir les pieds sur le gazon et la tête dans les nuages peut être un exercice périlleux. A force de vouloir attirer la lumière sur soi, le risque est réel de se brûler les ailes. On ne peut toutefois pas soutenir que nos p’tits gars aient succombé à cette tentation. Ils ont simplement failli collectivement, même si certains ont, à titre personnel, pu tirer leur épingle du jeu : Youssouf Sabaly et Salif Sané notamment, Moussa Wagué et Mbaye Niang dans une moindre mesure. Le reste ? Pfff… 

En même temps que leurs rêves de marcher sur les traces de leurs glorieux anciens, leurs ambitions de voir la courbe de leur trajectoire suivre celle de leurs devanciers de 2002 ont crashé en terre russe. Retour à l’ordinaire pour la plupart d’entre eux, en attendant la prochaine occasion dans quatre ans au Qatar.

A moins de briller de mille feux en club. Avec eux, l’équipe nationale en sera la plus grande bénéficiaire.
Et c’est tant mieux.

B. Khalifa Ndiaye

 

Moscou : L’attaquant et capitaine de l’équipe des « Three Lions » d’Angleterre, Harry Kane, est l’un des grands bonhommes de ce Mondial 2018. Avec 6 buts (dont 3, il est vrai, sur pénalty), il pointe en tête des meilleurs artificiers de la compétition. Et, puisque la route continue pour les sujets de Sa Gracieuse Majesté, il est fort possible que « l’Ouragan » (de la déformation de son nom en « Hurricane ») frappe encore. Samedi, à la pointe de son attaque ou décroché comme il a souvent eu à le faire avant-hier au stade du Spartak, en huitième de finale face à la Colombie, il fera tout pour rapprocher son pays d’un titre qui le fuit depuis 1966 à domicile. Buteur capable de se mettre au service du collectif, le sociétaire de Tottenham sans être étincelant dans le jeu, a été d’une redoutable efficacité. Si bien qu’aujourd’hui, à la veille du début des quarts de finale, il compte deux buts d’avance sur son plus proche poursuivant encore en course dans cette compétition, le Belge R. Lukaku. L’autre joueur à 4 buts, C. Ronaldo est rentré au pays, sorti par l’Uruguay.

Et des joueurs à 3 buts, deux ont définitivement quitté la course, éliminés qu’ils ont été : le Colombien Yerry Mina et ses têtes piquées mortelles et l’Espagnol D. Costa victime de la Russie en huitième de finale. Sinon, le Français Mbappé, les Russes Cheryshev et Dzyuba ainsi que l’Uruguayen Cavani peuvent toujours nourrir l’ambition de rattraper l’échappé Kane. Demain déjà, à Nijni Novgorod, un intéressant duel à distance devrait opposer la « fusée française » et le « Matador ». Coéquipiers dans le club français du PSG, Mbappé et Cavani oublieront, le temps d’un quart de finale, leurs proches relations. Encore que l’Uruguayen est parti pour être forfait, puisque pas complètement remis de « l’œdème au muscle jumeau interne (mollet) de la jambe gauche, sans rupture de fibres musculaires », contracté samedi dernier lors de la victoire (2 – 1) en huitième de finale contre le Portugal.

En tout cas, alors que le cercle des prétendants à la succession de l’Allemagne se restreint tour après tour, il sera encore plus difficile pour les attaquants de trouver la faille dans les forteresses adverses. Peut-être donc que des artistes comme Neymar et Coutinho (Brésil), E. Hazard (Belgique) ou L. Modric (Croatie) ont définitivement dit adieu à leurs rêves de succéder au Colombien Jamez Rodriguez dans la course à la distinction individuelle de Meilleur buteur de cette Coupe du monde. Mais, sait-on jamais avec des génies pareils…


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