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Moscou : Quand ils montent ce mercredi dans le bus pour se rendre à Samara, ville distante de près de 1200 km de Kaluga où ils sont basés, les reporters sportifs sénégalais sont loin d’imaginer que les Lions seront privés de 8e de finale. C’est pourtant le cas à l’issue de la rencontre entre le Sénégal et la Colombie qui a tourné en faveur des « Cafeteros ». Ainsi, le retour sur leur base commencé trois heures après le match s’est déroulé dans une ambiance de deuil. Fort heureusement, le paysage russe, avec son gigantisme, son relief accidenté, ses montagnes majestueuses, sa végétation luxuriante et ses merveilles, a un peu atténué l’amertume des passagers.  

Mercredi 27 juin. Il est 20 h à Kaluga. Dans leur hôtel, une bonne partie des journalistes sénégalais accrédités à la Coupe du monde est déjà prête pour le fameux voyage sur Samara. La veille, un petit groupe d’éclaireurs a rallié, depuis l’aéroport de Domodedovo, cette ville russe située à 1058 km de la capitale, Moscou. Retenue pour abriter la rencontre décisive entre le Sénégal et la Colombie, Samara cristallise les attentions et les espoirs de tout un peuple. Une victoire pour le Sénégal, voire un match nul qualifierait les hommes d’Aliou Cissé en 8e de finale. De quoi inciter tout le monde à assister à cette troisième sortie des Lions, après celles contre la Pologne et le Japon disputées respectivement le 19 et le 24 juin. Avec quatre points, le Sénégal, co-leader du groupe H, a son destin en mains et la qualification des 8e à sa portée. Dans un souci de faciliter la couverture médiatique de l’événement,  l’Association nationale de la presse sportive (Anps) a mis un bus à la disposition des envoyés spéciaux dont le gros de la troupe est encore à Kaluga.  

Ce mercredi soir, personne ne veut en tout cas rester à l’hôtel. La distance Kaluga-Samara est pourtant longue de 1159 km, soit presque comme le trajet Dakar-Bamako. Il en faudra cependant plus pour décourager les journalistes à entreprendre l’aventure. A 21h, les candidats au voyage ont déjà pris leur dîner et terminé les préparatifs. A la devanture de l’hôtel, ils attendent tranquillement, l’heure de départ.  Euphoriques après les quatre points empochés par les Lions à l’issue de leurs deux premières rencontres, ils ont tous bon espoir. Personne ne pense à la défaite, encore moins à un scénario-catastrophe. « Nous allons nous qualifier », lance, sans hésiter, un confrère, conforté dans sa conviction par d’autres. « Dites s’il plaît à Dieu quand même », taquine un autre, qui ne pense pour autant pas le contraire. 22h : le bus d’une cinquantaine de places s’ébranle, en direction de Samara, avec à son bord une vingtaine de journalistes. A Kaluga, l’obscurité commence à pointer son bout de nez. C’est une des particularités de l’été en Russie : le soleil s’y couche très tard (et s’y lève très tôt).

Dans le bus, l’ambiance est à la bonne humeur. Certains voyageurs, ayant revêtus des costumes d’entraîneurs de football, dissertent sur la stratégie que doit mettre en place Aliou Cissé pour permettre au Sénégal de décrocher la qualification tant recherchée. D’autres se focalisent sur les atouts de l’équipe, ses points forts, parlent de Falcao, de Cuadrado, du meneur de jeu colombien, James Rodriguez.

Prévenant, le duo de chauffeurs, qui ne parle que le russe, se gare, après une trentaine de minutes de trajet, devant une station d’essence pour se ravitailler et permettre aux passagers d’acheter quelque chose à grignoter en cours de route. Le véhicule ne tarde pas à repartir en trombe aussitôt. A mesure que la nuit avance, les voix s’estompent.

Certains commencent à s’assoupir. D’autres ronflent déjà. Après trois heures de trajet, peu sont encore scotchés à leur smartphone et à leur ordinateur portable. Pour beaucoup, le sommeil ne dure cependant pas longtemps.  Le soleil, apparu dès 4h du matin, a, avec sa lumière incandescente, fini de réveiller bon nombre des passagers peu habitués à ce temps particulier qui fait partie des spécificités de la Russie.  « Est-ce que nous sommes arrivés ? », demande soudain, un journaliste sénior, qui vient de se lever, après avoir dormi durant des heures. En ce moment, le bus vient de parcourir 400 km de bitume. La question a fait pouffer de rire plus d’un voyageur. « Tu n’as même pas encore fait la moitié du trajet ! », lui répond, un tantinet moqueur, un jeune confrère. Qui ajoute, provocateur : « Il te reste environ 800 km pour arriver à Samara ». Découragé à l’idée de devoir faire encore deux fois la distance parcourue jusque-là, notre dormeur s’allonge à nouveau. Il a fini par transformer les deux sièges parallèles en lit. Pendant ce temps, l’aventure, pour certains, a pris les allures d’une véritable découverte touristique.  Oubliant les affres du voyage, le sommeil et la faim, ils se régalent en contemplant les merveilles du paysage russe ; en prenant des images par leurs téléphones portables et leurs appareils photos.

Les merveilles du paysage russe
Au fil du trajet, la nature laisse apparaître toute sa beauté et son caractère sauvage. Des deux côtés de la route, des arbres touffus et des prairies formant un tapis herbacé s’étalent à perte de vue. « Quel pays ! Je comprends pourquoi l’espérance de vie est élevée ici. Il n’existe pas de pollution et les gens de ce pays respirent de l’air pur », admire un passager. Un autre préfère lui épiloguer sur le statut de la Russie comme grand pays agricole avec ses vastes champs et domaines qui s’étendent partout dans la campagne. Pays industrialisé certes, la Russie se caractérise aussi par son milieu rustique fait de concessions modestes au milieu des bois. De l’intérieur du véhicule en route pour Samara, les voyageurs ont même du mal à apercevoir certaines habitations presque complètement englouties par une forêt d’arbres et reliées par un enchevêtrement de fils électriques.

Autre merveille à contempler sans fin : les montagnes russes ! Gigantesques et majestueuses, elles se dressent un peu partout, recouvertes de verdure. Elles surplombent les concessions, les villes et suscitent la curiosité des passants.

Après plus de 15 heures de trajet ponctué par des escales fréquentes pour se soulager, s’approvisionner en carburant et en nourriture, le bus s’engouffre enfin sur Samara. Il est 16 h moins. En ville, le décor contraste un peu avec la réalité de la campagne, de la Russie des profondeurs. Ici, les constructions gigantesques et modernes, le flux continu de véhicules, la densité de la circulation et la présence de grandes enseignes célèbres renseignent sur le milieu urbain. A la devanture du stade de Samara, l’ambiance est déjà électrique. Des milliers de supporters colombiens, habillés aux couleurs jaune, bleu et rouge de leur pays, forment une véritable marée humaine devant le site. Quelques rares intrus, des Sénégalais, s’infiltrent parmi eux, un brin provocateur. L’atmosphère est néanmoins au fair-play. Les deux camps fraternisent malgré l’adversité.

Trois heures plus tard, le verdict est tombé, implacable et cruel : co-leader du groupe H avec le Japon avant l’ultime journée, le Sénégal a été éliminé de la course. Au terme d’une rencontre qui a tenu son suspense jusqu’au bout, les « Cafeteros » ont eu le dernier mot. Cruelle loi du football ! Tous les espoirs du Sénégal ont fondu comme beurre au soleil. A l’image des supporters, la presse sénégalaise, débordante de confiance, avant l’aventure sur Samara, est très déçue. Sur les visages des reporters, tristesse et désillusion semblent être les sentiments les mieux partagés. Entrepris, trois heures après la fin du match, le retour à Kaluga s’est effectué dans une ambiance de deuil. Heureusement que le paysage russe, avec ses merveilles, a un peu atténué l’amertume et la fatigue des passagers.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

 

On avait peut-être un peu trop vite annoncé une « révolution » dans ce Mondial qui, il est vrai, était parti sur les chapeaux de roue. Passe encore que la Russie ait filé un cinglant 5 – 0 à l’Arabie Saoudite, ou que l’Iran ait « surpris » le Maroc. Mais, que l’Islande, « grand commençant », ait tenu la dragée haute à l’Argentine de Lionel Messi voire même que le Mexique ait dicté sa loi à l’Allemagne, championne du monde en titre avaient de quoi craindre (ou espérer, c’est selon) une remise en cause de la hiérarchie mondiale du ballon rond. Surtout que le Sénégal, pour son retour au plus haut niveau seize ans après, avait apporté sa contribution à cette insurrection des plus faibles en se payant le scalp de la Pologne. Alors, on attendait et l’on guettait, journée après journée, d’autres coups fourrés qui confirmeraient cette tendance. Il y eut quelques autres qui, mis bout à bout, ont conduit à l’élimination précoce du champion en titre et à un degré moindre celle de la Pologne.

Mais, on se dit que la phase de coupe confirmerait ce frémissement qui finirait par secouer véritablement toute la planète foot. Or, alors qu’il ne reste que deux rencontres à disputer, aujourd’hui, en huitièmes de finale, on attend toujours. En effet, à la notable exception de la Russie, pays hôte de la compétition, aucune équipe classée deuxième de son groupe n’a réussi à s’imposer. Encore que la « Sbornaya » a dû en passer par les prolongations pour se défaire de l’Espagne. Ce qui n’est toutefois pas une mince affaire au vu du pedigree de la « Roja » et de sa pléthore de stars. 

Sinon, force est restée aux « premiers ». Toutes les équipes ayant fini en tête de leur groupe ont passé le cap des huitièmes de finale avec plus ou moins de difficultés il est vrai. Comme quoi, « la glorieuse incertitude du sport » qui veut que les (supposés) meilleurs ne gagnent pas toujours – ce qui fait par ailleurs le charme du jeu préféré des hommes – n’a pas encore totalement cours dans ce Mondial. On verra donc si la Suède et la Colombie continueront ce jour à perpétuer cette loi du plus fort ou si la Suisse et l’Angleterre qui leur seront respectivement opposées suivront l’exemple de la Russie. Mais il manquera toujours aux Helvètes et aux sujets de Sa gracieuse Majesté, ce formidable élan populaire, cette ferveur incroyable que les compatriotes footballeurs de Poutine ont su susciter au fil de leurs sorties. C’est sur eux-mêmes et sur eux seuls qu’ils pourront compter pour redonner à ce Mondial ce vent de folie qui avait commencé à souffler sur lui lors de la toute première journée.

B. Khalifa NDIAYE

Moscou : A chaque élimination du Sénégal à une compétition majeure, les problèmes surgissent au grand jour. Avec l’échec qui a sanctionné la participation de l’équipe nationale à la deuxième phase finale de la Coupe du monde de son histoire, la polémique s’est installée. La Fédération sénégalaise de football (Fsf) est attendue pour faire le bilan de cette participation calamiteuse et éclairer l’opinion sur certaines zones d’ombre.

L’élimination du Sénégal a laissé groggy les nombreux supporters, tant les espoirs étaient grands. Mais faute d’avoir réussi à déplacer les montagnes russes, ils ont installé la polémique en repartant de la Russie en rangs dispersés. En effet, l’avion spécial qui devait récupérer vendredi dernier, à Moscou, les 23 Lions et le staff, est venu avec 24 heures de retard. Une légèreté qui est venue mettre les joueurs, qui n’avaient pas encore digéré leur échec, dans un état second. A peine cette page tournée, Diafra Sakho, qui n’a disputé qu’un bout de rencontre contre la Colombie, donc mieux que Moussa Sow, Kara Mbodji, Adama Mbengue et Alfred Gomis qui n’ont jamais foulé les pelouses russes dans cette compétition, est, dit-on, venu en rajouter une couche en claquant la porte de l’équipe nationale. Une situation surprenante  venant d’un joueur qui a toujours eu la confiance d’Aliou Cissé et qui, lors des phases de groupe de cette phase finale, n’entrait pas dans les plans de ce dernier. Mais les supposés déclarations de l’attaquant rennais ont été démentis par son agent, Thierno Seydi, qui a tenu à renouveler la disponibilité du joueur à l’équipe nationale.

Déjà, les bruits de révolte de Diao Baldé Keïta, laissé sur le banc de touche lors des deux premières rencontres contre la Pologne et le Japon, avaient commencé à courir. Et lors du match suivant, contre la Colombie, l’attaquant de Monaco a été titularisé et n’a jamais réussi à faire la différence. Au-delà des joueurs, les supporters convoyés  par vol spécial en Russie et qui se sont tapés des milliers de kilomètres pour rallier Ekaterinbourg et Samara, pour pousser les Lions à la victoire, ont vu leur séjour se prolonger de plusieurs jours après l’élimination de l’équipe nationale au soir du jeudi 28 juin. L’avion qui devait les récupérer et les ramener au bercail n’est finalement venu qu’hier, lundi, pour reprendre les airs ce matin. Cette galère n’a pas épargné les membres du Comité exécutif de la Fédération qui se sont déplacés en masse en Russie. Ces derniers qui n’ont pas réussi à embarquer dans le vol spécial qui a ramené les joueurs au Sénégal, se sont retrouvés délogés de leurs chambres qu’ils occupaient pourtant depuis deux semaines et se sont retrouvés à la rue pendant quelques heures. Une question de per diem est venue s’ajouter à ce problème qui a davantage avivé la polémique.

Après ces nombreux couacs, la Fédération est attendue pour faire le bilan de cette participation qui a été en deçà des espérances et de faire la lumière sur ces manquements qui n’honorent pas le football sénégalais. Un bilan moral, sportif et financier est fortement attendu de la part du président Augustin Senghor et son staff pour éclairer certaines zones d’ombre et éclairer l’opinion sur la gestion qui a été faite de son équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

Moscou : En huitième de finale de la 21ème Coupe du monde de football disputé hier à Samara, le Brésil a battu le Mexique par 2 buts à 0. Score vierge à la mi-temps.
Buts : Neymar (51e), Roberto Firmino (88e)
Les équipes : Brésil : Allisson Becker, Fagner, Thiago Silva, Joao Miranda, Filipe Luis, Paulinho (Fernadinho, 80e), Carlos Casemiro, Philipe Coutinho (Roberto Firmino, 86e) Willian (Marquinhos, 90+1), Gabriel Jesus, Neymar.
Entraîneur : Adenor Tite.
Mexique : Guillermo Ochoa, Jessu Gallardo, Hugo Ayalla, Carlos Salcedo, Edson Alvarez (Jonhattan Dos Santos, 55e), Raphael Marquez (Miguel Layun, 46e), Andrès Guardado, Hector Herrera, Hirving Lozano, Javier Hernandez (Raul Jimenez, 60e).
Entraîneur : Juan Carlos Osorio.
Arbitre : Gianluca Rocchi

Avertissements : Edson Alvarez (38e), Hector Herrera (55e), Carlos Salcedo (77e) et Andrès Guardado (90e) pour Mexique ; Filipe Luis (43e) et Carlos Casemiro (59e) pour Brésil.
  Le Mexique avait prévu de compliquer la tâche au Brésil après avoir donné le premier coup de boutoir fatal qui a contribué à renvoyer les champions du monde allemands à la maison au sortir des rencontres du premier tour.
Pour prouver qu’ils avaient de la suite dans les idées. Et surtout pour franchir la ligne rouge des huitièmes de finale qu’ils n’ont jamais passée les 6 fois où ils s’y étaient invités par le passé.
C’est raté, puisque les Aztèques ont trouvé à qui parler. Ils n’ont, en fait, tenu la dragée haute à leurs vis-à-vis que pendant une mi-temps, hier à Samara lors du cinquième huitième de finale du Mondial « Russie 2018 ». Puis Neymar et ses partenaires ont pris les choses en mains. Le joueur du PSG a montré la voie en ouvrant le score (51ème mn) et a été à l’origine du deuxième but inscrit par Firmino (88ème mn) qui a définitivement annihilé les espoirs de la « Tri » de revenir à la marque.
  

Pour le Brésil, la route continue. Il a eu la peau du Mexique qui a sorti le champion en titre et peut rêver plus que jamais d’une sixième étoile sur son blason. Sa superstar, Neymar, semble être dans les meilleures dispositions pour l’aider dans sa mission de reconquérir une couronne qu’il n’a plus coiffée depuis 2002. Pour « le pays du football », ça commence à faire long. Mais, en même temps, ça commence à sentir bon, beaucoup de grands pays ayant déjà perdu leurs ambitions (Allemagne, Espagne, Argentine notamment). La route est encore longue cependant.



Moscou : Toutes les affiches des quarts de finale du Mondial russe auront fini d’être ficelées aujourd’hui au sortir des deux derniers huitièmes de finale prévus à Saint-Pétersbourg (Suède – Suisse à 14 h) et au stade du Spartak de Moscou (Colombie – Angleterre à 18 h). Les vainqueurs de ces deux rencontres se croiseront samedi prochain à 14 heures à Samara pour une place dans le dernier carré.
Hier, le Brésil vainqueur du Mexique et la Belgique qui a renversé le Japon ont pris rendez-vous pour un quart de feu vendredi à 18 heures à Kazan.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Pour raviver les regrets sénégalais…

Moscou : Dans le pire des cas, c’est hier à Rostov-sur-le-Don face à la Belgique que les Lions du Sénégal devaient disputer leur huitième de finale s’ils s’étaient qualifiés. Et s’ils avaient réellement répondu aux nombreuses attentes placées en eux, ils seraient aujourd’hui, là, sur le point de croiser l’Angleterre, pour le huitième et dernier huitième de finale du Mondial russe. Mais, on sait qu’ils ont laissé filer l’occasion, laissant la voie ouverte au Japon (2ème du Groupe H) et à la Colombie (1ère). 

Les Samouraïs bleus éliminés hier, c’est au tour des « Cafeteros » de négocier, ce soir au stade du Spartak de Moscou, leur présence en quart de finale. Devant leur téléviseur, si le cœur leur en dit, ils se rendront à quel point ils sont passés à côté de quelque chose de grand. Falcao et ses partenaires n’en ont cure. Ils tenteront de passer un autre cap. Ils savent cependant que ce ne sera guère facile face aux hommes de Southgate qui ont montré un visage très séduisant en matches de groupe. Et qui peuvent compter sur un Harry Kane plus opportuniste que jamais.
 

Dans l’autre huitième de finale prévu à 14 heures à Saint-Pétersbourg, un duel 100% européen mettra aux prises la Suède qui avait dominé le Groupe F à la Suisse qui peut se targuer d’avoir tenu en échec le Brésil (1 – 1) dans le Groupe E. Un choc qui promet d’être âprement disputé.

Le programme du jour
A Saint-Pétersbourg : 14 h : Suède – Suisse
A Moscou à 18 h : Colombie - Angleterre

 

Les Samouraïs bleus croyaient certainement avoir fait le plus difficile lorsqu’ils ont mené hier au score (2 – 0) avant même l’heure de jeu (52ème mn) à Rostov-sur-le-Don face à la Belgique. Il est vrai que, jusqu’alors, ils avaient fait honneur à leur surnom. Mais, les Belges ont de la ressource. Ce n’est pas pour rien qu’on les classe tous les quatre ans parmi les équipes capables de redistribuer les cartes au Mondial (pour ne même pas parler des Euro de foot où ils sont tout le temps attendus). Hier, ils l’ont encore prouvé. Vertonghen les a remis dans le sens de la marche, avant que leur coach Roberto Martinez sorte deux …diables de sa manche : Fellaïni (74ème mn) et Nacer Chadli au bout du temps additionnel sont entrés en jeu pour remettre les choses à l’endroit.
 

Car, entre la Belgique, grande puissance du football mondial (même si son palmarès est désespérément vide) et le Japon, 61ème au dernier classement de la Fifa, il n’y a pas photo. Les Diables rouges ont peiné mais ont fini par faire respecter la hiérarchie.

Les résultats enregistrés hier
Brésil – Mexique : 2 – 0 ; Belgique – Japon 2 – 1

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)
Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Maintenant, dans ce Mondial, tout devient serré et les équipes qui ont la chance de poursuivre le chemin jouent crânement leur chance. Les favoris ont du mal à s’imposer facilement car selon Aly Male, les équipes se tiennent de très près. Cependant, vu leur effectif, l’entraîneur de l’Etics pensent que la France et le Brésil ont une chance à saisir.

Après les matchs du premier tour, place aux rencontres à élimination directe où il n’y a plus place pour les calculs ni pour les observations. Dans cette dernière ligne droite, notre technicien, Aly Male continue ses analyses de qualité avec nous pour tenter de dénicher le futur vainqueur. Il prévient d’emblée qu’il peut y avoir beaucoup de surprises pour le reste de compétition comme au premier tour. «Maintenant, il n’y a plus de petites équipes, ni de grandes équipes qui n’ont pas pu faire la différence. Cela montre que toutes les équipes ont atteint un certain niveau et qu’elles se tiennent de très près. L’Espagne a été sortie par la Russie alors que tout le monde pensait que c’était un match déséquilibré en faveur de ce pays », explique l’entraîneur de l’Entente Taïba-Industries Chimiques du Sénégal (Etics/Mboro) qui donne l’exemple de l’élimination de l’Allemagne dès le premier tour. Le champion du monde 2014 a été suivi par le vice-champion, en l’occurrence l’Argentine de Lionel Messi, le Portugal de Cristiano Ronaldo… Aly Male constate que dans cette Coupe du monde, il n’y a pas un grand écart entre les formations. Pour preuve, il laisse entendre que même la Croatie qu’on croyait complète a montré ses lacunes malgré sa qualification face au Danemark et aux…tirs au but.

« Cela veut dire que les équipes se tiennent de près. Il n’y a pas une équipe au-dessus du lot qui écrase tout le monde comme par le passé. Même la Belgique a montré des faiblesses. Toutes les grandes équipes ont eu des difficultés, notamment quand les équipes adverses jouaient avec un bloc bas. Quand elles étaient attendues, ces supposées grandes équipes ont eu des difficultés pour percer le verrou défensif. Maintenant, tous les entraîneurs ont de l’expérience pour les compétitions majeures », soutient notre consultant.
Mbappé et Neymar pourraient faire la différence

Avec la compétition qui sera serrée jusqu’au bout avec des matchs couperet, Aly Male pense que ce qui va être décisif, c’est la qualité individuelle de certains joueurs qui pourraient faire la différence. « Il y aura toujours des joueurs déterminants en plus des balles arrêtées qu’il faudra exploiter. Des joueurs comme Mbappé pour la France et Neymar du Brésil qui cassent les lignes pourront être décisifs. Le football moderne a besoin de ces genres de joueurs. Il y avait Lionel Messi et Cristiano Ronaldo qui n’ont pas pu faire la différence avec leurs équipes ; Mbappé et Neymar vont vite et peuvent éliminer l’adversaire dans un petit périmètre. Il faut que ces joueurs se lâchent », indique l’entraîneur d’Etics/Mboro. Cependant, ce dernier est d’avis que pour aller au bout à la Coupe du monde, qui est une grande compétition, il faut toujours de la réussite car souvent, ça se joue sur des détails.

Concernant les quarts de finale qui se profilent à l’horizon, le technicien estime que tous les matchs seront difficiles et âprement disputés et « aucun match ne se gagnera facilement et ce sera très dur à négocier » avec des joueurs qui se connaissent tous. Toutefois, pour la suite, vu les individualisés qui composent les équipes, le spécialiste du football pense que le Brésil et la France peuvent aller loin sans oublier les autres outsiders comme la Croatie qui a un très bonne équipe. Evitant d’être trop tranché, il renchérit : « c’est une Coupe du monde des surprises ».

Oumar KANDE

 

L’accident ou l’aventure ? C’est le choix à faire quand on est confronté à un échec. S’écrouler ou s’appuyer sur les causes de la chute pour rebondir et devenir plus fort. La désillusion sénégalaise due à l’élimination des Lions au premier tour de la Coupe du monde ne peut avoir de sens qu’à la lumière des tares de cette équipe. Contrairement à la petite musique de mauvais perdant que la Fsf est en train de jouer à travers sa lettre à la Fifa sur le manque de fair-play des Japonais, les malheurs du Sénégal ne viennent pas que des dix dernières minutes de non match lors de Pologne-Japon.

Malgré des talents confirmés (Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, entre autres) et en devenir (Ismaïla Sarr, Moussa Wagué), l’équipe du Sénégal est perfectible collectivement.

Ce n’est pas un hasard si la moitié des buts encaissés (2 sur 4) par le Sénégal résulte de coups de pieds arrêtés. Avec un axe central culminant à 1,95 mètre, c’est un paradoxe. La taille seule ne compte pas, il faut savoir s’en servir. Pour les phases arrêtées défensives comme offensives, il n y a pas de secret : il est demandé de la minutie et d’être réglé comme du papier à musique. A sa prise de fonction, Aliou Cissé avait pointé les couloirs comme l’un des principaux chantiers de son équipe. Après trois matchs en Coupe du monde, même si tout n’est pas parfait, c’est une des satisfactions de l’équipe. Le deuxième but du Sénégal contre le Japon en est une illustration avec Youssouf Sabaly, le latéral gauche, dans le rôle du centreur et Moussa Wagué, son acolyte du droit, dans celui du buteur. Pari validé, globalement. On ne peut pas en dire autant du milieu de terrain dans ce qu’il convient d’appeler la Bérézina sénégalaise en Russie.

En 2002, le bon parcours du Sénégal à la Coupe du monde a été marqué par le règne du milieu. Avec Pape Bouba Diop, triple buteur (contre la France et deux fois contre l’Uruguay) et la réalisation de Salif Diao contre le Danemark, les milieux de terrain sénégalais étaient l’auteur de quatre des cinq buts des Lions au premier tour. Fadiga avait transformé un pénalty contre l’Uruguay (3 à 3).

En 2018, on ne peut guère que compter sur le tir détourné de Gana Guèye ayant conduit à l’ouverture du score face à la Pologne (le 19 juin). L’ossature du milieu de terrain des Lions manquait trop souvent de folie et parfois de physique à travers un joueur capable du fameux « box to box ». Dans un 4-4-2 plat, c’est un supplément d’âme non négligeable. « Je n’ai pas de système, je m’adapte aux joueurs à ma disposition », revendiquait Aliou Cissé comme feuille de route lors de son match inaugural, contre le Ghana au Havre (France) en mars 2015.

Pour éviter des éliminations précoces comme cette campagne ratée de Russie, il va falloir que le sélectionneur national s’adapte à ses propres choix, notamment au milieu de terrain.

Moussa DIOP

 

Moscou : C’était hier, au deuxième jour des huitièmes de finale, que la 21ème Coupe du monde a connu ses premières prolongations et même ses premiers tirs au but. La veille, la France face à l’Argentine et l’Uruguay contre le Portugal avaient quelque peu souffert mais n’avaient pas eu besoin d’aller jusqu’à l’extra-time, encore moins la loterie pour valider leur billet pour les quarts de finale. A l’inverse de la Russie, le pays  organisateur que même ses plus fervents supporters ne voyaient pas à pareille fête qui, non contente de tenir en échec l’Espagne et ses stars, les a renvoyées à la maison (1 – 1 et 4 TAB 3). La Croatie, elle, aurait pu s’épargner cette aléatoire épreuve face au Danemark. Puisque, à 1 but partout à la 115ème mn, 5 petites minutes avant la fin des prolongations, elle a raté un penalty par son capitaine et maître à jouer, Luka Modric. Il s’en suivit une palpitante série de tirs au but que, heureusement pour le n°10 des maillots à damier, son équipe finit par remporter (3 à 2).

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

 


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