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Moscou : 1994 aux Etats-Unis ; 1998 en France ; 2002 en Corée du Sud et au Japon ; 2006 en Allemagne ; 2010 en Afrique du Sud et 2014 au Brésil ! Six fois par le passé, le Mexique s’est hissé au second tour d’une Coupe du monde, et six fois il a échoué à passer le cap des huitièmes de finale. Aujourd’hui, à partir de 14 heures à Samara, tombeau des illusions sénégalaises dans ce Mondial russe, la « Tri » tentera d’exorciser le syndrome.

Chicharito et ses partenaires avaient réussi le premier coup fumant de cette 21ème Coupe du monde en s’imposant d’entrée devant l’Allemagne (1 – 0) dans le Groupe F, annonçant du coup la future élimination des champions en titre.  Mais, une raclée prise face à la Suède (0 – 3), lors de la 3ème journée, alors que la qualification au second tour était déjà acquise, a ramené les Aztèques sur terre. Ce qui n’est cependant pas pour les empêcher de rêver grand. « Nous ne pensons pas seulement à ce match, nous avons envie de remporter la coupe », a clairement soutenu Chicharito. Il faudra pour cela passer sur le cadavre du Brésil. Or, ce Brésil-ci, sans avoir été flamboyant, a été assez solide pour sortir tranquillement de son Groupe E. Revanchards après leur déculottée en 2014 en demi-finale (1 – 7) de « leur » Mondial face à l’Allemagne, les « Auriverde » entendent se payer aujourd’hui le scalp des tombeurs de leurs bourreaux d’il y a quatre ans. Neymar avait manqué, pour cause de blessure, ce « Mineiraço » ou « coup du stade Mineirao » de Belo Horizonte, théâtre de ce deuxième drame national après le « Maracanaço » (ou coup du Maracana) en référence à la cruelle désillusion de tout un peuple après la « finale » du Mondial 1950 perdue (1 – 2) au mythique stade de Rio de Janeiro face à l’Uruguay. Cet après-midi, il sera bien là pour tenter de rapprocher son pays d’un sixième sacre mondial.

Moscou : Là, c’est définitivement parti ! La Russie s’est désormais totalement approprié « son » Mondial. Il y a une quinzaine de jours, pour le visiteur qui débarquait dans ce pays, il n’y avait presque rien pour annoncer qu’un évènement planétaire de la dimension d’une Coupe du monde de football se préparait.
Aucun engouement, aucun déchainement de passion comme l’on en voyait traditionnellement dans les pays qui accueillaient cette fête du ballon rond. Certainement du fait d’une préparation calamiteuse jalonnée de résultats négatifs. Pas même le festival offensif du premier jour de la compétition (5 – 0) face à l’Arabie saoudite n’avait été chaleureusement accueilli. Après tout, ce n’était que la deuxième équipe la moins bien placée des 32 qualifiés au dernier classement de la Fifa, derrière … la Russie.

Un deuxième succès, quelques jours plus tard à Saint-Pétersbourg devant l’Egypte et sa star Mohamed Salah (3 – 1) commença à faire naître l’espoir fou de voir la « Sbornaya » briller de mille feux dans « son » Mondial. Des espoirs vite douchés lors de la troisième journée à Samara avec la lourde défaite (0 – 3) concédée contre l’Uruguay. La Russie était à sa place, pensa-t-on. Ramenée sur terre et surtout reléguée à la deuxième place du Groupe A ; et en attente de croiser l’Espagne en huitième de finale. Qu’importe ! C’était déjà une grosse performance pour l’équipe entrainée par l’ancien portier international russe Stanislav Cherchesov à qui l’on promettait l’enfer avant le coup d’envoi de ce 21ème Mondial. Alors, l’Espagne ou le Portugal si le portier et capitaine Igor Akinfeev et ses partenaires avaient fini en tête de leur groupe ? C’était du pareil au même !

Les Russes allaient jouer leurs chances à fond. Surtout qu’hier dans un stade Loujniki rempli à ras-bords, ils ont été portés par une ferveur indescriptible. Même menés assez tôt au score (et sur un CSC d’Ignashevich en plus), ils ont tout le temps bénéficié du soutien indéfectible de leurs supporters. Et de tous leurs compatriotes depuis toutes les chaumières russes et les nombreuses Fans Zones installées à travers tout le pays.
Le public ne s’st-il pas payé une « ola » au plus fort de la domination espagnole matérialisée à l’arrivée par le chiffre astronomique de plus de 1000 passes réussies ? Mais, comme disait l’autre « dans l’expression faire circuler le ballon, il y a cercle ». Possession de balle n’est pas forcément synonyme d’efficacité. Et peut renvoyer parfois, comme hier avec la « Roja » à Moscou, à ronronnement. Ce qui eut le don de réveiller des Russes qui s’étaient certainement dit qu’il y avait quelque chose à prendre. Gagnés par l’euphorie ambiante des tribunes en folie du stade Loujniki, ils firent mieux que se défendre et poussèrent même les champions du monde 2010 Piqué, Iniesta, Ramos et les autres jusqu’aux prolongations et aux tirs au but.

Et là, l’excellent portier Igor Akinfee finit le boulot en stoppant les essais de Koke et Iago Aspas. La dernière fois que le pays avait disputé un quart de finale, c’était en 1970 au Mexique et il s’appelait alors URSS. Tout un peuple peut rugir de bonheur. Il s’est trouvé de nouveaux héros.

Le fou rêve d’écrire la première page glorieuse du football russe est plus vivace que jamais. Plus personne n’ose regarder cette « Sbornaya » de haut.

 

 Moscou : Cette fois, si Lionel Messi annonce sa retraite internationale, il y a fort à parier que beaucoup de ses compatriotes argentins lui souhaiteront bon vent. Déjà qu’au pays, il lui est reproché depuis des années de ne pas être aussi décisif en sélection comme il l’est régulièrement avec son club espagnol du Fc Barcelone. Ses partisans ont beau répliquer que sous le maillot « ciel et blanc » il n’a pas de partenaires à la science du football de la dimension d’Iniesta et Suarez voire Neymar et Xavi jusqu’à dernièrement sous la tunique « blaugrana », ses détracteurs n’en démordent pas : Messi est plus catalan qu’Argentin.
 

Et voici que durant ce Mondial 2018, il a (encore) été presque transparent. A part quelques fulgurances, on ne l’a jamais vu endosser son costume de … messie. Samedi contre la France, malgré deux passes décisives délivrées, il n’a pas montré grand-chose. Pire avec cette élimination de « l’Albiceleste » dès les huitièmes de finale, Messi a bouclé sa troisième Coupe du monde sans avoir inscrit le moindre but lors des matches à élimination directe. Très en deçà de son palmarès individuel de quintuple Ballon d’or. Des distinctions acquises surtout grâce à ses performances en club. Alors, à 31 ans et 129 sélections marquées par des déceptions lors des plus grands rendez-vous, « La Pulga » pourrait se libérer de ses charges en sélections et peut-être libérer « l’Albiceleste » qui n’aurait plus à compter sur le messie qu’elle attend depuis un certain Diégo Maradona.


Quand les tenants ne tiennent pas le coup

 Kaluga : C’est devenu une habitude chez les tenants du titre mondial depuis 2002, lorsque la France championne du monde en titre perdait son trophée en se faisant sortir d’entrée (premier tour) de l’édition asiatique (Japon/Corée Sud). Depuis lors, d’autres ont suivi ses traces. L’Italie championne en 2006, l’Espagne championne en 2010, l’Allemagne championne en 2014, ont tous pris la porte, dès la phase de groupes, respectivement en 2010, 2014 et 2018. De grands pays de football dont les championnats attirent toujours les footballeurs, les foules mais aussi les sponsors. La présente édition n’a donc pas dérogé à la « règle » puisque de grands champions ont été éliminés soit dès la phase de groupes, soit dès le début du second tour. Cas de l’Allemagne championne du monde en titre et qui était considérée comme l’ogre de cette compétition et qui, en trois matches, a montré toutes ses limites avec sa formation vieillissante. Une défaite d’entrée face au Mexique (0-1), puis une victoire difficile et même miraculeuse devant la Suède (2-1) avant de retomber dans ses travers contre la Corée du Sud (0-2). Quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990, 2014), les Allemands étaient les seuls à titiller le grand Brésil cinq fois champion du monde. La prestation allemande lors de cette Coupe du monde a même été jugée de catastrophiquement historique. Une équipe habituée aux honneurs depuis l’instauration de la phase de groupes en 1950. C’est pourquoi l’entraîneur, Joachim Löw, ne pouvait parler d’autre chose que d’une « gigantesque déception ». « L’équipe a perdu plus qu’un match, beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années », avait-il dit au micro des confrères allemands à la fin du match contre la Corée du Sud.

France, meilleure équipe du tournoi
   Le finaliste 2014, l’Argentine a à peine fait mieux. Avec un nul d’entrée contre les modestes Islandais (1-1) suivi d’une lourde défaite contre la Croatie de Modric et Rakitic, Lionel Messi et ses partenaires se sont ressaisis à temps devant le Nigeria qu’ils ont battu in-extrémis (2-1) pour se qualifier au second tour. Mais le mal était profond car cette équipe sans un Messi des grands jours n’était que l’ombre d’elle-même. Et elle l’a prouvé face à la France, jugée actuellement comme la meilleure équipe de ce tournoi. Résultat des courses, un 4-3 pour les Bleus qui a démontré que les vice-champions du monde n’étaient plus la fringante équipe qui balayait tout sur son passage. Messi a même quitté ses partenaires pour rentrer tout seul. Une crise en perspective dans la formation argentine ? On peut bien s’y attendre car après avoir perdu la finale contre l’Allemagne en 2014, et une autre finale en Copa America contre le Chili, Messi avait déclaré en avoir fini avec la sélection pour revenir ensuite sur sa décision. Qu’en sera-t-il cette fois ?  

Autre grand perdant, le Portugal de sa star Cristiano Ronaldo. Qui rêvait d’un sixième ballon d’or en cas de bonne performance dans ce Mondial après avoir remporté la coupe d’Europe des nations contre la France. Mais le sort avait mis sur sa route l’Uruguay d’un certain Edison Cavani. « El matador » a été le bourreau des Portugais en plantant deux buts qui terrassaient Ronaldo et Pepe qui voyaient déjà grand après avoir s’être sortis sans grande difficulté de leur groupe. Mais leur histoire s’est arrêtée en 8e de finale. Terrible désillusion pour un Ronaldo qui entendait réaliser une bonne coupe du monde, surtout depuis l’élimination de son rival intime Messi.  

Enfin, l’Espagne l’autre ancien champion du monde en 2010 en Afrique du Sud, après un parcours peu convaincant (une victoire et deux nuls) a pu sortir des matches de groupes pour se présenter devant le pays organisateur en 8e de finale. Elle a été éliminée à cause de ses propres turpitudes. Un pénalty bête concédé par Piqué dans le match, puis deux ratages dans la série des tirs aux buts et voilà l’Espagne sortie par la Russie. Une malédiction qui poursuit ainsi la « Roja » face aux pays hôtes en coupe du monde puisqu’elle a subi le même sort en 1934 (Italie), 1950 (Brésil), 2002 (Japon/Corée) et à l’Euro 1980, 1984, 1988, 1996, 2004.
De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,

Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

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«Lettre de protestation », « lettre de réclamation » à la Fifa pour dénoncer le penalty accordé puis refusé au Sénégal et s’insurger contre la manière dont, au même moment à des centaines de kilomètres de là, le Japon a géré sa fin de match face à la Pologne. Passe encore pour la première raison du courroux de la fédération de football… Mais pour la seconde, pourquoi la Fsf ne pousse-t-elle pas le ballon plus loin en s’élevant auprès de l’instance faîtière du foot mondial contre le rythme d’enfer imposé par les « Cafeteros » dans les vingt dernières minutes pour tenter et finalement parvenir à forcer le destin ? Pourquoi ne se plaint-elle pas que les Polonais ne soient pas montés, flamberge au vent, dans le camp adverse pour tenter de corser l’addition ? Oublie-t-elle qu’aux alentours de l’heure de jeu, alors que la Pologne menait déjà à Volgograd devant le Japon et que le score vierge entre le Sénégal et la Colombie à Samara qualifiait à cet instant même les Lions au second tour, ses propres joueurs s’étaient mis à jouer à la baballe ? Plus généralement, pourquoi la Fsf ne s’élève-t-elle pas contre ces équipes déjà qualifiées ou irrémédiablement éliminées qui font jouer leurs « coiffeurs » ? 

Comment peut-on refuser à une équipe le droit de jouer avec ses armes pour sécuriser ou décrocher un résultat ? La passe à dix des Nippons dans leur propre zone, c’est une stratégie au même titre que les longs drops aveuglément balancés en zone adverse par le portier Khadim Ndiaye et ses partenaires de la défense sénégalaise dans le dernier quart d’heure. Ce n’était tout de même pas le remake d’un certain Rfa – Autriche de Gijon au Mondial espagnol de 1982 où après un but matinal de l’Allemand Hrubesh, les « cousins » germaniques s’étaient livrés à une parodie de foot qui avait qualifié les deux équipes au détriment de l’Algérie. Et c’était loin de « l’Opération Portes ouvertes » du Pérou au Mondial 78 qui permit aux hôtes argentins de l’épreuve de s’imposer nettement (6 – 0) pour coiffer au poteau (au goal-difference) le Brésil et gagner le droit de disputer la finale.

Il faut arrêter ! On a perdu la qualification en huitièmes de finale ; il ne faut pas qu’on perde la face par-dessus le marché. Si le Sénégal en est aujourd’hui à spéculer et à épiloguer sur des détails et à invoquer de faux alibis, c’est bien de sa faute. Joueurs, techniciens et même observateurs neutres ont reconnu que les Lions avaient les moyens et les occasions pour passer au second tour.

C’est faute d’en avoir profité qu’on se rabat aujourd’hui sur des arguties qui ne nous font pas honneur et qu’on joue des prolongations d’un goût douteux. On aurait bien pu s’en passer.

B. Khalifa NDIAYE

Kaluga : Le Japon s’est qualifié, jeudi dernier, pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018. Conscients que la Colombie avait ouvert le score contre le Sénégal dans l’autre match de la 3ème et dernière journée du Groupe H, les Samouraïs bleus avaient complètement refusé le jeu dans les dernières minutes de la rencontre face à la Pologne. La suite, tout le monde la connaît. A égalité parfaite avec le Sénégal, ils sont passés au … fair-play (4 cartons jaunes contre 6 au Sénégal). Cette attitude qu’elle juge contraire aux règles d’éthique et de fair-play, a écœuré la Fédération sénégalaise de football.

Criant à l’injustice, la Fsf a jugé opportun d’adresser une requête à l’instance dirigeante du football mondial pour fustiger le manque de fair-play dont l’équipe japonaise a fait preuve. Les autorités fédérales sénégalaises ont estimé que « le Japon a littéralement refusé de jouer lorsqu’il a appris que la Colombie venait de marquer un but contre le Sénégal, un refus de jeu qui arrangeait le Japon mais qui est contraire aux principes gouvernant le football ». Pour preuve, ont précisé les fédéraux, l’entraîneur du Japon a confirmé en conférence de presse d’après-match, avoir pris cette décision de manipuler ce résultat du match en conservant le score de 1-0 qui arrangeait bien son équipe. La Fifa a également été interpellée par la Fsf sur la notion de classement au nombre de cartons qui « perd son sens et son intérêt  dans un cas de figure pareil où l’équipe  manquant de fair-play n’est nullement inquiétée par une sanction ».

L’arbitrage du Serbe, Milorad Mazic, contre la Colombie a également été décrié par la Fsf qui l’a fustigé dans sa lettre de protestation adressée à la Fifa. En effet, suite au tacle de Sanchez sur Sadio Mané dans la surface de réparation, l’arbitre avait désigné le point de penalty, avant de revenir sur sa décision après recours au Var. Une décision que n’approuvent pas du tout les fédéraux qui ont argumenté que « l’arbitre qui était à quelques mètres de l’action était bien placé et donc n’aurait pas dû revenir sur sa décision et en plus, il aurait dû sanctionner le défenseur colombien fautif, d’un carton rouge direct ». De même, ils ont accusé l’arbitre serbe d’avoir fermé les yeux sur une faute de main très visible de Yerry Mina dans sa surface de réparation à la 76e minute.

Ces mauvaises décisions, ont-ils dit, ont été à l’origine directe de l’élimination du Sénégal. La Fsf espère que l’instance dirigeante du football mondial diligentera ces affaires.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Kaluga : Jamais dans l’histoire de l’équipe nationale de football, la Tanière n’a été aussi recroquevillée sur elle-même que lors du Mondial russe que les Lions ont quitté avant-hier au terme des matchs de groupe. Son hôtel SK Royal de Kaluga, ville située à quelque 170 km au sud-ouest de Moscou la capitale où elle avait installé son camp de base, a été une véritable forteresse, un bunker comparable à un sanctuaire « interdit à toute personne étrangère » au groupe, comme on aurait dit dans certains lieux plus que privés. 

Les Lions retranchés pour plus de calme et de concentration sur leur sujet ? Peut-être bien, pourquoi pas même… Sauf que cela ne produit pas toujours les effets escomptés. La preuve par ce qui s’est passé à Moscou, Ekaterinbourg et Samara. Des tanières accessibles, on en a connu des tonnes sans que cela ait nui en quoi que ce soit à la production de l’équipe. Aliou Cissé, le coach qui a instauré cette opération « portes hermétiquement closes » n’était-il d’ailleurs pas le capitaine d’équipe en 2002 lorsqu’autant à l’hôtel Mirabeau de Bamako qu’en Asie pour le Mondial « Corée du Sud – Japon », nul n’avait besoin d’un passe-droit pour accéder aux joueurs, techniciens, administratifs voire même politiques ? Même si, par ailleurs, il y avait une certaine réglementation. On se souvient pourtant que le Sénégal n’a jamais été aussi performant en Can (finaliste malheureux face au Cameroun) et en coupe du monde (quart-de-finaliste) que cette année-là. 

En plus de l’accès aux hôtels des joueurs, diverses plages de rencontres avaient été aménagées pour permettre aux journalistes, par exemple, de faire leur mission de service public qui est d’informer au quotidien leurs compatriotes restés au pays sur la vie de leurs représentants dans ces compétitions. A Kaluga, rien du genre. Même après le premier match sanctionné d’une victoire contre la Pologne, alors que l’on espérait un « open – press » ou même un accès de quelques minutes aux joueurs, les portes de la Tanière étaient restées désespérément closes.

Muet comme une carpe
  Aux entraînements au stade Sputnik de Kaluga, c’était encore pire : toujours les 15 premières minutes consacrées à prendre des vues pour les photographes et cameramen et à noter qui s’est échauffé à côté de qui, qui est là et qui et qui est absent pour les journalistes et c’est tout. Une seule fois, une maigre petite fois, au lendemain de leur arrivée à Kaluga, des joueurs se sont adressés à la presse. Et ils n’étaient que deux : Mbaye Niang et Pape Alioune Ndiaye. Les autres Lions, en marge des autres séances ? Ils ont dribblé la presse. Le coach lui a été aussi muet qu’une carpe, en dehors de ses obligations auprès de la Fifa : conférence d’avant et d’après-match. C’est tout.

C’était donc presque chaque jour huis clos et motus et bouche cousue. Sauf, dans le second cas, pour les rares journalistes « réseautés » qui obtenaient des infos de premières mains de la part de leurs « amis » journalistes. Si c’était pour cacher leur jeu, c’était raté ; puisque les « secrets » de la Tanière, habilement fuités étaient dans la rue. A la limite, on n’aurait rien trouvé à redire dans ces huis clos à n’en plus finir si sur les aires de jeu, les Lions avaient sorti quelque chose d’original, des combinaisons sur les balles arrêtées, des attaques placées savamment travaillées, des phases de jeu élaborées dans leur laboratoire secret ou des plans pour contrer les forces des équipes adverses ou museler les individualités d’en face. Mais rien de tout ça ! Ils n’ont pas sorti une seule stratégie qui a fait voler en éclats ou de contenir le camp adverse.

La preuve par ce coup de tête qui les renvoie à la maison du Colombien Yerry Mina dont, pourtant, toute la planète foot sait que c’est là son arme fatale. Ça, c’était un plan travaillé à l’entraînement (et peut-être même pas à huis clos) comme le coach José Pekerman l’a lui-même avoué après la victoire de son équipe. A part leur premier match où ils avaient fait déjouer la Pologne, les Lions eux ont plus souvent brillé par leurs approximations que par leur savoir-faire collectif.  

Il n’y avait aucun secret d’Etat à protéger, ni informations sensibles à cacher. Si, plutôt, la Tanière s’était barricadée dans son bunker russe pour apprendre comment mieux bafouiller son jeu, alors là c’est réussi. Car, elle n’a produit rien d’autre qui puisse expliquer l’isolement total qu’elle s’est imposé.

 

Kaluga : Les Lions avaient construit leur qualification au Mondial russe sur les solides bases d’un 4 – 2 – 3 – 1 modulable en 4 – 3 – 3. Un système qui avait fait ses preuves sur différents terrains d’Afrique.
Mais, une fois le ticket pour la phase finale est tombé au fond de leur gibecière, leur coach Aliou Cissé s’est mis à expérimenter un nouveau dispositif tactique. Son 3 – 5 – 2 testé en matches de préparation, histoire de varier les possibilités et les options sur les pelouses russes avait cependant très vite montré ses limites. Et face à des adversaires de moindre envergure (Luxembourg et Ouzbékistan) que ceux qu’il croiserait dans le Groupe H.

Des joueurs complètement à la rue, surtout les arrières d’aile qui ne savaient apparemment pas où se positionner. Une « révolution » tactique d’autant plus questionnable que l’essentiel des joueurs qui l’ont expérimentée étaient presque sûrs de ne pas être du voyage. Juste des cobayes ? On peut dire que « oui » puisque non seulement cela s’est vérifié, mais ce dispositif controversé voire décrié n’a jamais été utilisé durant les trois matchs disputés en phase finale. Le Sénégal a choisi d’aligner d’entrée de jeu, au stade du Spartak de Moscou, face à la Pologne, favori du Groupe H avec la Colombie, un inédit 4 – 4 – 2 qui avait causé beaucoup de soucis à Lewandowski et ses coéquipiers.

Bien en place avec ses deux lignes de 4 (Gana, Alfred, Sarr et Mané au milieu devant le quatuor défensif constitué de Wagué, Sabaly, Koulibaly et Sané) et Niang et Mame Biram aux avant-postes, l’équipe sénégalaise a contenu son adversaire pratiquement tout au long du match. Avec à la clé une victoire (2 – 1) qui promettait des lendemains de qualification. Grâce surtout à une bonne occupation du terrain, un repli efficace en cas de perte de balle et un pressing efficace dès que l’adversaire franchit la ligne médiane.

Malheureusement, au deuxième match à Ekaterinbourg, contre le Japon annoncé à tort ou à raison comme l’adversaire le plus prenable des Lions, Coach Cissé opta pour un 4 – 3 – 3 (avec la même ligne défensive, mais avec Pape Alioune Ndiaye titularisé aux côtés de Gana Guèye et d’Alfred Ndiaye et avec Mané, Niang et Sarr au front de l’attaque) qui a fait l’affaire des Samouraïs bleus. Surtout au milieu du terrain où ils ont régné en maîtres et les espaces entre les lignes dans lesquels ils s’infiltraient comme à la parade.

Assurément, le sélectionneur sénégalais avait mésestimé ses adversaires. A moins qu’il se fût simplement fourvoyé puisque, la veille du match, il avait soutenu que les Japonais avaient « une qualité collective technique bien maîtrisée et une qualité de passes au-dessus de la moyenne ». Dès lors, pourquoi leur opposer un schéma tactique face auquel ils pourraient s’exprimer avec la plus grande aisance ? Curieusement, dominés au plan du jeu, les Lions avaient été très heureux de mener à la marque. Deux fois plus qu’une d’ailleurs, avant de se faire rattraper. Ironie du foot, c’est ce jour là où ils avaient tactiquement (et techniquement) débordés qu’ils ont peut-être vendangé leurs chances de survivre au premier écrémage.

Titulaire et capitaine

Car, si au troisième match, avant-hier à Samara contre la Colombie, le technicien sénégalais était retourné à son 4 – 4 – 2 du premier jour, il avait fini par s’incliner. Comme le prédisaient d’ailleurs beaucoup de « spécialistes » de la météo sportive. Encore que c’était peut-être la rencontre la mieux maîtrisée par les joueurs de Cissé.

Défensivement, Gassama préféré à Wagué qui avait livré deux bons matchs, avait apporté son expérience pour contrer les Sud-Américains. Dans l’entrejeu, Capitaine Kouyaté redevenu titulaire et capitaine a abattu un énorme travail de sape auprès de son compère Gana Guèye qui a livré son meilleur match dans ce tournoi. Et Diao Baldé Keïta titularisé au front de l’attaque et Mbaye Niang ont plus ou moins rempli leurs tâches de premier rideau défensif à défaut d’être offensivement décisifs. Au point qu’on n’a pratiquement pas vu les Colombiens.

Leur puissance de feu tant vantée ne s’est guère vérifiée : Falcao n’a jamais vu la lumière, James Rodriguez, insuffisamment remis d’une blessure, a passé 30 mn à errer sur l’aile de jeu. Et Cuadrado s’est plus illustré en … plongeons au moindre contact avec un adversaire que dans le jeu. Finalement, c’est sur coup de pied arrêté qu’ils ont fait la différence. Au moins, eux avaient cette arme (pourtant pas si secrète que ça, tout le monde connaissant le jeu de tête ravageur du défenseur du Barça, Mina) parmi leur arsenal.

On ne peut malheureusement pas en dire autant des Lions au jeu stéréotypé.
Enfin que dire du gardien de but, Khadim Ndiaye ? Simplement qu’il n’a pas eu trop de boulot à faire durant ce Mondial. Juste deux ou trois ballons chauds à négocier par match. Cependant, les relances les moins travaillées de la compétition, se résumant à envoyer de longs ballons dans le camp adverse, sans destinataire précis. Mais surtout une bourde sur la deuxième égalisation japonaise qui a coûté cher à son équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Moscou : Elles sont 16 équipes à avoir survécu à l’écrémage du premier tour de la 21ème édition du Mondial de football « Russie 2018 ». Deux premières semaines de compétition qui ont laissé sur le quai l’essentiel des « petites nations » qui rêvaient de s’écrire une histoire. Un premier tour qui a également emporté l’Allemagne, championne du monde sortante qui visait un cinquième titre qui en aurait fait l’égale du Brésil, seule Nation à orner son maillot avec 5 étoiles. Quoiqu’il arrive donc lors de cette deuxième quinzaine russe à venir, les Auriverde resteront les recordmen au nombre de victoires dans cette épreuve. Puisque l’autre équipe qui aurait pu les rattraper dans la course aux honneurs, l’Italie et ses quatre couronnes ne s’était même pas qualifiée à ce Mondial russe. Neymar et ses partenaires peuvent même accroître l’avance de leur pays au nombre des trophées, à condition cependant de sortir indemnes des matches – couperets qui débutent aujourd’hui. Ce qui est loin d’être assuré vu la tournure des évènements, puisque les favoris ont rarement été à la hauteur des attentes.  Dès ce samedi déjà, au moins une ancienne tête couronnée sera coupée. Celle de la France sacrée en 1998 à domicile ou celle de l’Argentine deux fois couvertes de lauriers (en 1978 chez elle et en 1986 au Mexique) ? On verra à l’issue de leur confrontation à partir de 14 h à Kazan. Jusqu’ici les Bleus de France ont fait meilleure impression que l’Albiceleste, se qualifiant même au second tour après leurs deux premiers matches dans le Groupe C, même s’ils n’ont pas été souverains. Mais c’est déjà ça comparé à Messi et les siens qui ont crapahuté et dû attendre le bout de leur dernier match dans le Groupe D contre le Nigeria (leur tête de turc en coupe du monde) pour valider leur billet pour les huitièmes de finale. Seulement, là, c’est tout à fait une autre compétition qui commence avec la phase de coupe. Il n’y aura pas de seconde chance. Pas de filet pour rattraper une chute. Alors, les Argentins espèrent un Messi aussi flamboyant que lorsqu’il porte son club espagnol du Fc Barcelone. Quant aux Français, ils attendent une production de haut vol, digne de la qualité de leur effectif. Alors ça promet…  
 

Peut-être même que dès aujourd’hui, une deuxième tête couronnée pourrait rouler sur le gazon russe. Puisque l’Uruguay, malgré ses deux titres d’un autre âge (en 1930 à domicile et en 1950 au Brésil), ne partira certainement pas favori face au Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d’Europe en titre et qui entend s’imposer enfin sur la scène mondiale. Cavani, Suarez et leurs compères devront hisser le niveau à partir de 18 h à Sotchi s’ils veulent contrecarrer les plans portugais.

Demain à 14h à Moscou, tout un pays, la Russie organisatrice de l’évènement, retiendra son souffle lorsque son équipe croisera l’Espagne, sacrée en 2010 en Afrique du Sud. Normal, puisqu’après un début en fanfare dans le Groupe A (avec deux victoires 5 – 0 contre l’Arabie saoudite et 3 – 1 face à l’Egypte), la Sbornaya a explosé devant l’Uruguay (0 – 3). Reprendra-t-elle son envol (espéré) vers le titre ou retombera-t-elle plus durement sur terre ? Iniesta et ses partenaires se feront un plaisir de leur couper les ailes.  Le dernier match du weekend mettra aux prises deux formations européennes très ambitieuses : la Croatie qui a fait forte impression offensivement lors du premier tour et le Danemark qui a fait preuve d’une grande solidarité.

 

Kaluga : Au soir du jeudi passé, dernière journée des phases de groupes, c’était la désillusion partout en Afrique. Le Sénégal sur lequel reposaient les derniers espoirs du continent de qualification au second tour avait plié sur un coup de tête ravageur du défenseur colombien Yerry Mina (74e). Pendant ce temps, la Tunisie qui luttait pour un baroud d’honneur l’emportait face au Panama (2-1). Mais c’était trop tard car l’Afrique venait de voir ainsi tous ses cinq représentants prendre la porte de sortie avant même dès la phase de groupes. Un véritable fiasco pour le continent, au vu des potentialités que regorgeaient ses représentants. Et ainsi pour la première fois depuis le Mondial espagnol en 1982, aucune équipe africaine n’a franchi le seuil des matchs de groupes. Retour sur les prestations des unes et des autres.


EGYPTE :
La star en méforme et
malgré un grand gardien…
  Le retour de l’Égypte en Coupe du monde, après 28 ans d’absence, était très attendu. Avec une star planétaire du calibre de Mohamed Salah, on était en droit d’attendre une prestation de qualité de la part des Pharaons.
Hélas, ce fut la pire des productions offertes par cette équipe à ses fans. La blessure de Salah avant d’arriver à Cette coupe du monde a-t-elle négativement influé sur la prestation du joueur ? Toujours est-il que l’équipe du désormais ex-coach Hector Cuper a tout simplement bu le calice jusqu’à la lie. En trois sorties, l’Egypte a, en effet, récolté trois défaites. Même l’équipe jugée la plus faible du groupe, l’Arabie Saoudite, l’a battue.
C’est dire que les Egyptiens auront vite fait d’oublier cette Coupe du monde pour se préparer dans la perspective des autres échéances. Mais la star de l’équipe se consolera quand même d’avoir pu marquer deux buts (un contre la Russie sur penalty et un autre face à l’Arabie Saoudite). C’était peu. Le gardien de but, Essam El-Hadary, peut quant à lui se consoler d’avoir battu, à 45 ans et 161 jours, le record du joueur le plus âgé à avoir disputé une Coupe du monde. Cerise sur le gâteau, il a même arrêté un pénalty face à l’Arabie Saoudite.

MAROC :
Un manque d’expérience
Malgré la présence sur son banc d’Hervé Renard, un entraîneur qui a fait ses preuves dans toutes les sélections africaines où il est passé (Zambie et Côte d’Ivoire avec lesquelles il a remporté respectivement la Can 2012 et 2015), le Maroc n’a pas transformé les espoirs de tout un peuple. Battu par un faible Iran, puis par le Portugal, les Lions de l’Atlas étaient éliminés avant même d’avoir disputé leur troisième match. Le nul obtenu face à l’Espagne est peut-être la preuve que cette équipe a de la qualité.
Mais, globalement, elle a pêché par son manque d’expérience, même si elle s’est beaucoup plainte de l’arbitrage contre le Portugal et devant l’Espagne.

NIGERIA :
Envol raté pour les Super
Eagles
Le Nigeria est lui passé de peu à côté d’une qualification au second tour devant l’Argentine ; ratant ainsi une 4e qualification en 8e de finale après les éditions de 1994, 1998 et 2014. Et pourtant, après un faux pas devant la Croatie (0-2) les Super Eagles s’étaient bien repris en battant l’Islande (2-0) et reprenaient espoir quant à une qualification pour le second tour. Mais face à eux, se dressait Messi, un joueur qui attendait certainement ce match pour se mettre en exergue. Malgré une belle résistance, le Nigeria prenait ainsi la porte de sortie sans avoir montré l’étendue de ses possibilités.

TUNISIE :
Pas tout à fait au niveau
On la considère comme une équipe n’ayant pas le niveau de cette Coupe du monde. Et malheureusement, la Tunisie a donné raison à ses détracteurs dans ce Mondial. Une défaite d’entrée face à l’Angleterre (1-2), puis une raclée devant la Belgique (2-5), soit le troisième plus lourd score dans cette compétition après Russie-Arabie Saoudite (5-0) et Angleterre-Panama (6-1). Ces détracteurs avaient quelque part raison, même si un bémol est venu refroidir un peu les contreperformances après la victoire obtenue aux dépens du Panama, équipe la plus faible du groupe.

SENEGAL :
Victime de la VAR ?
  Des équipes participantes à cette Coupe du monde, celle du Sénégal est la plus malheureuse. Si une équipe peut être éliminée sur tapis vert (forfait), elle peut l’être aussi sur tapis … jaune (cartons). A l’image du Sénégal privé d’une qualification en 8e de finale au nombre de cartons jaunes. Après une belle entame sanctionnée par une victoire et un nul, les Lions n’avaient besoin que d’un autre nul pour passer. Hélas, le pénalty refusé par l’arbitre, après recours à la VAR, et le but assassin de Yerry Mina, à 15 minutes de la fin, sont venus tout gâcher. Dans ce groupe H, les Lions ont défendu leurs chances jusqu’au bout. Mais ce n’était pas suffisant. Il leur a manqué cette vigilance et cette concentration de tous les instants dans une grande compétition. Pour une sortie de la compétition, Cheikhou Kouyaté et ses camarades auraient aimé être éliminés d’une autre façon (Cf. par ailleurs).


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Dans le déroulé, tout était question de tension, du début à la fin du match. Devant la demeure du Lion, Ismaïla Sarr, une bâche, un écran géant et des chaises pour permettre aux riverains de communier durant cette rencontre. A l’intérieur, des télés dans les pièces. Et pourtant, tout avait été fait pour suivre le match dans les conditions normales, mais également fêter une éventuelle qualification du Sénégal en huitième de finale de ce Mondial russe. Malheureusement, au finish, les populations de « Eaux Claires », quartier où habite l’excentré droit sénégalais, se sont retrouvées avec le moral, au fond des chaussettes. A deux minutes de la fin du match, devant la maison, règne une ambiance d’enterrement. Les mines sont atterrées et on attend incessamment la fin de la rencontre. Malgré tout, il y en a qui ont foi en un miracle hypothétique, qui ne viendra jamais. Et pourtant, le repas avait été servi bien avant 14 heures. Après la ripaille, les nombreux enfants s’étaient retrouvés sous la tente. On avait fini de dresser la table. On n’attendait qu’un drible de Sadio Mané, une chevauchée d’Ismaïla Sarr ou un but de Mbaye Niang ou Diao Baldé pour exulter. Pratiquement, rien ne se passa. Plus dommage encore, le but colombien vint doucher les ardeurs. En effet, le défenseur Yerri Mina, sur un corner côté droit, surgit au premier poteau et catapulta d’une tête rageuse et piquée le ballon au fond des filets. Khadim Ndiaye n’y a vu que du feu. Même s’il  a touché le ballon. Il restait 15 minutes au chrono pour refaire un retard. L’espoir fait vivre et on s’y accroche comme on peut.

La foi s’estompe, de minute en minute. Gana et les défenseurs ont beau se démener comme de beaux diables, mais les Lions n’ont pu forcer leur destin. Ainsi, le Sénégal s’arrête en phase de poule. Au coup de sifflet final, c’est le silence de cathédrale dans les lieux. On quitte aisément la tente, pour marcher calmement. Personne ne commente, l’on ne fait que rouspéter sur tel joueur qui n’a pas fourni d’efforts, sur l’autre qui a été transparent durant cette compétition, entre autres. Même le coach Aliou Cissé en prend pour son grade. Malgré tout, il en trouvera toujours quelqu’un pour l’encourager et donner rendez-vous pour les matchs à venir. Qui sait ? Peut-être que la prochaine sera la bonne, « et on espère voir ce sursaut en Can », tente de calmer Habib Diop, après le match.

A.M.NDAW

 

 


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