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Après notre élimination du Mondial, suite à une défaite face à la Colombie, notre technicien, Aly Male, pense que l’équipe s’est bien comportée, seulement, il nous manquait de la réussite. Pour lui, il s’agissait d’un jour sans où rien n’a marché car on pouvait mettre au moins un but. Cependant, il propose de s’appuyer sur ce groupe pour viser la Can.

Malgré sa déception, le technicien Aly Male a analysé le match avec sérénité et discernement. Pour lui, il ne manquait pas grand-chose au Sénégal pour passer aux huitièmes de finale, à part la réussite devant le but adverse. «On n’a pas eu la réussite aujourd’hui, mais on a fait un bon match. Nous avons tenu le match, mais les Dieux du football n’étaient pas avec nous. Il y avait de la place pour marquer au moins un but, mais on n’a pas exploité les opportunités qu’on avait. On a contrôlé le match pour l’essentiel, mais malheureusement, on n’a pas eu la réussite des autres matchs pendant lesquels on marquait, au moins, un but», souligne Aly Male. Même en défense, le Sénégal a été solide pendant longtemps, sur le plan offensif, les Lions n’ont pas été très percutants avec des actions inachevées.

L’entraîneur de l’Etics/Mboro tente d’expliquer cela par une maladresse de nos attaquants, notamment avec les coups francs. «On n’a pas la eu la réussite qu’il fallait. On n’a pas aussi bien géré les balles arrêtées et les occasions qu’on avait. Il nous manquait aussi la dernière passe, le dernier geste pour scorer, mais cela fait aussi partie du football. Il y a des jours sans où rien ne marche», reconnaît-il.

Par rapport à la tactique mise en place par l’entraîneur Aliou Cissé, notre interlocuteur la trouve bonne contrairement à certains avis. «On leur a posé beaucoup de problèmes. Les Colombiens étaient muselés en première période et ne s’approchaient même pas de notre gardien. La tactique n’a pas été payante parce qu’on dit qu’on n’a pas marqué de but, mais je pense que ces joueurs et le coach sont à féliciter», dit-il. Selon l’entraîneur qui a offert à Gorée un titre de champion du Sénégal, le Sénégal n’a pas été ridicule et peut s’honorer d’être la seule équipe africaine qui est à égalité de points avec le deuxième qualifié de son groupe en étant seulement sorti au fair-play, avec plus de cartons jaunes que le Japon.

Continuer avec Aliou Cissé
Sur les lenteurs d’Aliou Cissé pour opérer un changement et sur sa capacité d’adaptation en fonction de la tactique de l’adversaire, notre consultant défend le coach national. Pour lui, «Aliou Cissé est à féliciter parce qu’il a tenu tête à de grands entraîneurs et il a fait un bon parcours. Il ne faut pas que les gens oublient que sur plusieurs rencontres en compétitions officielles, Aliou n’a perdu que trois matchs. Il est à féliciter. Il doit continuer avec l’équipe à mon avis», réaffirme le technicien. Après cette élimination et la déception des joueurs et de toute la population, Aly Male demande de ne pas baisser les bras et de continuer à construire en vue des prochaines échéances. Il est d’avis que la Coupe d’Afrique des nations (Can) doit être notre sur-priorité, et on doit tout faire pour la remporter car on a vu une grande équipe du Sénégal.

Objectif, remporter une Can
«Pensons à la Can. C’est ce qui est primordial pour nous. Si on est éliminé et qu’après, on remporte la Can c’est mieux pour le Sénégal», lance-t-il. Celui-ci demande de regarder ce qui n’a pas marché pour se rectifier la prochaine fois. «Il faut qu’on soit plus réaliste et que sur certaines occasions qu’on soit tueur. A un moment donné, il fallait marquer et tuer le match, c’est ce qui nous a manqué aujourd’hui. Les Colombiens n’avaient pas beaucoup d’occasions, mais ils ont marqué sur une occasion avec notre erreur de marquage», a analysé l’entraîneur.
Par rapport à la prestation de Sadio Mané qui est souvent pointé du doigt pour son manque de rendement vu son rang, Aly Male conseille aux Sénégalais d’être plus indulgents avec ce joueur qui a fait un bon parcours. «Sadio Mané, ce n’est pas Cristiano Ronaldo ni Messi. Il ne faut que les Sénégalais l’attendent à ce niveau. Il a fait une saison époustouflante et a fait un Mondial correct. Il faut le supporter car d’autres grands joueurs ont déçu au Mondial», tempère-t-il.

Oumar KANDE   

 

Samara : Derniers représentants africains dans cette Coupe du monde 2018, les Lions du Sénégal ont, eux aussi, pris la porte et vont rentrer à la maison comme les quatre autres nations, Egypte, Maroc, Tunisie et Nigeria. Pour la première fois depuis le Mondial 1982, il n’y aura pas d’équipe africaine en 8es de finale.

Cette année-là, en Espagne, le Cameroun et l’Algérie n’étaient pas sortis du premier tour, éliminés qu’ils avaient été … avec le même nombre de points que les équipes qualifiées (respectivement l’Italie et l’Autriche coupable d’un « complot » lors de la dernière journée, avec sa cousine germanique, l’Allemagne). Encore qu’en ces temps-là, l’Afrique n’avait droit qu’à deux représentants. Bien loin des cinq actuels. Cruelle désillusion et gros recul donc comparé à la précédente édition en 2014 au Brésil où, pour la première fois de l’histoire, l’Afrique avait placé deux équipes en huitièmes de finale, avec l’Algérie et le Nigeria.
On attendait un bond en avant, on en a eu un en arrière de 36 ans…

 

Samara : Mais qui a donc soufflé aux Lions que tout là-bas, à Volgograd, la Pologne venait de marquer face au Japon dans l’autre match de la troisième journée du Groupe H ? En tout cas, on n’a pas compris que tout d’un coup, aux alentours de la 60ème minute, les joueurs se soient mis à jouer petits bras, à la baballe. Il est vrai qu’à cet instant, c’étaient eux qui passaient en huitièmes de finale. Oui, mais à cet instant seulement. Puisqu’il restait encore presqu’une demi-heure à jouer. A gérer plutôt, pour au moins finir avec ce point du nul et accrocher une place au second tour.   Les Colombiens qui, jusqu’alors n’avaient pas montré grand-chose, excepté sur coups de pieds arrêtés, s’enhardirent du coup et prirent d’assaut le camp sénégalais. A force de plier, les Lions finirent donc par céder. Et sur balle arrêtée. Comme souvent les Cafeteros l’ont réussi dans ce Mondial. A croire que le camp sénégalais n’en était pas informé.   Après, Kouyaté et ses partenaires ont tenté d’accélérer la cadence. En vain ! Car, les Colombiens qui s’étaient jusque-là illustrés avec leurs simulations (surtout Cuadrado, un véritable as du plongeon au moindre contact) se mirent à tuer le temps à leur tour. A bon escient d’ailleurs. Et finalement avec succès.
 

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

Samara : Il n’avait joué une seule minute depuis le début de la Coupe du monde. Hier, Lamine Gassama a été titularisé sur le flanc droit de la défense sénégalaise contre la Colombie. Pour ce match costaud, Aliou Cissé l’avait préféré à Moussa Wagué, jusque-là irréprochable, avec même un but au compteur. Le calibre de l’adversaire avait induit un changement de dispositif tactique (du dernier 4 – 3 – 3 au 4 – 4 – 2 qui avait fait ses preuves face à la Pologne) poussant le sélectionneur à faire appel à Gassama. Et ce changement a porté ses fruits en première période, notamment sur le couloir droit où les Colombiens n’ont pas réussi à s’illustrer. Gassama a assuré et a bien maîtrisé James Rodriguez, très esseulé sur son côté gauche, et qui n’a que très rarement vu le ballon. Mieux, l’arrière droit a fait le ménage dans son couloir qu’il a bien bloqué, en faisant avorter tous les velléités offensives colombiennes. Et Gassama n’est pas étranger à la sortie, à la demi-heure de jeu, de James Rodriguez, l’un des atouts offensifs  des Cafeteros, blessé au mollet. L’attaquant colombien, meilleur buteur du dernier Mondial, a été remplacé par Luis Muriel. L’attaquant colombien du Fc Séville également n’a pas connu plus de succès. La faute à un Lamine Gassama très costaud, qui a même fait avorter  une phase offensive colombienne bien menée par Radamel Falcao qui filait tout droit au but (41e). En seconde période, le latéral droit des Lions a reproduit la même copie, malgré les quelques incursions de Luis Muriel. Gassama a eu beaucoup d’espaces et a davantage participé aux phases offensives de l’équipe. Il a été un véritable roc et son retour a été gagnant, malgré l’élimination du Sénégal.



 

Samara : Avec toutes les contestations et polémiques ayant accompagné le début de ce Mondial russe autour de la Var (Video assisted refereeing), quelqu’un s’était plu de rappeler une réflexion de Michel Platini, ancien président de l’Uefa. Ce farouche opposant de l’arbitrage vidéo aurait dit un jour : « Le jour où l’on mettra le doigt dans la Var, ça ira jusqu’à l’épaule ». Et il est vrai que ce qui était censé donné un coup de main aux « hommes en noir » est aujourd’hui devenu le cauchemar des équipes. Surtout africaines. 

Après quelques autres qui en avaient souffert sur différents stades russes, c’était hier au tour du Sénégal de faire les frais de cette avancée technologique, hier à Samara.
Juste avant le quart d’heure de son match décisif contre la Colombie, il a, en effet, été frustré d’un pénalty évident qui, tiré et transformé, aurait certainement influencé le cours de la rencontre. Lancé dans l’axe du but colombien par Diao Baldé Keïta, Sadio Mané filait vers son face-à-face avec Ospina, le portier des Cafeteros, lorsque Davinson Sanchez lui prit la jambe d’appui. Sans hésiter une seule seconde, l’arbitre serbe Milored Mazic désigne le point de penalty. Les

Colombiens se ruent sur lui. Il tergiverse quelques instants, réajuste son oreillette et fait signe qu’il s’en va consulter cette satanée vidéo.

Puis retour sur le terrain et surtout retour sur sa … décision : il n’y a plus penalty. Indubitablement, la vidéo a menti. A moins que l’arbitre M. Mazic ait vu des images déformées sur son écran. Le match peut reprendre son cours. Ils ne le savaient pas encore, mais ce tournant sera déterminant pour la suite qu’on ne connaît que trop. Hélas !

 

 

Samara : Certains s’étaient étonnés que Diao Baldé Keïta, l’attaquant international sénégalais de Monaco, n’eût, jusqu’à hier, disputé la moindre minute lors des deux premiers matchs des Lions dans ce Mondial russe. Pour quelqu’un qui avait été titulaire indiscutable lors des éliminatoires, cela avait de quoi surprendre. Même si, par ailleurs, il avait longtemps été blessé en fin de saison.

Et n’était revenu dans le coup qu’in extremis. Qu’importe ! Certains réclamaient sa présence, évoquant même une mésentente entre lui et son coach. Des rumeurs véhémentement  démenties par Aliou Cissé qui annonçait, la veille du match, sa confiance en son n°20 qui pouvait entrer en jeu à tout moment. Comme titulaire ou comme remplaçant. Eh bien, hier à Samara, face à la Colombie, c’est en tout début de partie qu’il l’a lancé.
Avec pour « adversaire direct », à l’autre bout du terrain, son capitaine en club, Radamel Falcao, dans un duel à distance dont ils auront certainement à reparler de retour plus tard, en Principauté.

Le Sénégalais débuta mieux le duel servant idéalement même Sadio Mané au quart d’heure de jeu qui fit basculer en pleine surface adverse pour un pénalty sifflé puis refusé par l’arbitre serbe. Après, on vit moins Diao Baldé Keïta dont les rares départs balle au pied causaient pourtant du souci à ses vis-à-vis. Et dire qu’il se comportait jusqu’alors mieux que son capitaine en club. Celui-ci ne s’est signalé en première mi-temps que sur une tête mal cadrée suite à un coup franc de Quintero (24ème mn).

Après la pause, c’est plutôt … défensivement que l’attaquant sénégalais positionné sur le flanc gauche a été plus actif. Souvent replié, il a prêté main forte autant qu’il a pu à Sabaly, même s’il s’est illustré sur un slalom en territoire adverse irrégulièrement stoppé par un Colombien. 20 minutes avant la fin du temps réglementaire, épuisé certainement par les efforts fournis, il a cédé sa place à Moussa Konaté. Radamel Falcao l’a imité 18 mn plus tard, rappelé sur le banc par son coach argentin José Pekerman pour sécuriser une victoire et une place en huitièmes de finale qui tendaient les bras à sa formation.
A l’arrivée, aucun des Monégasques n’a surnagé.

Diao Baldé Keïta n’a certainement pas été aussi tranchant que ses « partisans » l’espéraient. La faute à un manque de rythme consécutif à sa longue blessure ? Peut-être. Pour Falcao en revanche, l’aventure continue. « Le Tigre » aura certainement d’autres occasions de feuler.  

 

Samara : En match de la 3e et dernière journée du groupe H de la coupe du monde « Russie 2018 » disputé hier au stade Samara Arena, la Colombie a battu le Sénégal par un but à zéro.
But : Yerry Mina (74e). Public nombreux, temps chaud, pelouse en excellent état.
Arbitres : Milorad Mazic assisté de Milovan Ristic et de Dalibor Djurdjevic, tous de la Serbie.
Avertissements : Johan Mojica (44e) pour la Colombie. Mbaye Niang (51e) pour le Sénégal
 

Les équipes :

Sénégal : Khadim Ndiaye, Lamine Gassama, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Youssouf Sabaly puis Moussa Wagué (73e), Cheikhou Kouyaté (cap), Sadio Mané, Idrissa Gana Guéye, Ismaïla Sarr, Keïta Baldé puis Moussa Konaté (80e), Mbaye Niang puis Diafra Sakho (85e).
Entraîneur : Aliou Cissé 

Colombie : David Ospina, Santiago Arias, Carlos Sanchez, Radamel Falcao (cap) puis Miguel Borja (88e), James Rodriguez puis Luis Muriel (31e), Juan Cuadrado, Yerry Mina, Mateus Uribe puis Jefferson Lerma (82e), Johan Mojica, Juan Quintero, Davinson Sanchez.
Entraîneur : Jose Pekerman 

Jusqu’à quinze minutes de la fin, le Sénégal tenait la qualification pour les 8e de finale. Puis, tout s’est écroulé pour Cheikh Kouyaté et ses partenaires de réaliser leur rêve d’écrire leur propre histoire.

On jouait la 74e minute et sur un corner venu de la droite, le défenseur Yerry Mina surgit pour placer une tête piquée et battre Khadim Ndiaye devant des défenseurs statiques.
Un relâchement coupable de la défense fatal au Sénégal.
Le défenseur remplaçant du Fc Barcelone sera par la suite élu homme du match.
 

C’était la fin de l’illusion d’une qualification qui leur tendait le bras. Un match que le Sénégal avait pourtant bien engagé en tenant en respect la Colombie durant la plus grande partie du temps. Se permettant même de créer un pénalty que l’arbitre avait sifflé un premier temps avant de se raviser après avoir consulté la vidéo.

C’était à la 16e minute lorsque Sadio Mané a été déséquilibré dans la surface par le défenseur Davinson Sanchez. Depuis lors, plus rien sinon des Lions plus entreprenants dans le jeu, mais sans plus. Et des Cafeteros maîtrisant bien le ballon sans plus aussi. Jusqu’à ce corner qui a changé le visage du match et envoyé la miraculée Colombie vers les 8e de finale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)


Le mot des entraîneurs

ALIOU CISSE, SENEGAL : « On n’a pas su profiter de nos temps forts »

« C’est une élimination cruelle, mais c’est la loi du football. On a pris beaucoup de cartons, plus que le Japon ; ce qui nous élimine. Je suis fier de mes garçons, du travail accompli. Je suis déçu, mais c’est la règle du jeu établie par la Fifa, il faut s’y plier. On aurait aimé être éliminés d’une autre façon, mais on le savait depuis le début. Le Sénégal a un football engagé et qui dit engagement dit parfois risque de prendre des cartons. En première période, si le Sénégal avait mené au score, personne n’aurait rien dit. En deuxième période, c’est pareil.
Mon équipe s’est beaucoup projetée, s’est créé des situations qu’on n’a pas pu mettre au fond, mais ce n’est pas au niveau de l’état d’esprit ni du comportement. En football, quand vous avez des temps forts, il faut les concrétiser en marquant au moins un but. Malheureusement, on n’a pas su le faire. Sur le penalty, je ne sais pas vraiment s’il y a faute. Mais dans notre temps fort, on n’a pas réussi à marquer ce but qui aurait pu nous mettre encore plus dans le bon sens. En deuxième période, la Colombie a eu plus de temps forts et les a exploités. Mais globalement, on a maîtrisé cette rencontre. Je suis déçu pour l’équipe, pour cette génération, ces joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts. J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant. Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe. »


JOSE PEKERMAN, COLOMBIE : « Le Sénégal nous a mis en difficulté »

« En football, on prépare des stratégies face à différentes situations dans un  match. Il n’y a pas une formule qui permette de dire qu’on va gagner ou perdre pour telle ou telle raison. Dans un même match, il y a différentes situations qui se présentent. Dans l’action de but sur coup de pied arrêté, c’est une situation qu’on a bien travaillée. Ce n’est pas le fruit du hasard. Nous avons de bons tireurs et nos mouvements sont ordonnés de façon générale pour arriver à déséquilibrer l’adversaire. Le Sénégal nous a bien mis en difficultés pendant ce match. Nous avons eu des moments difficiles surtout en première mi-temps. L’équipe sénégalaise a très bien joué aussi et on avait du mal à faire face. C’est parce que le Sénégal a copié ce qu’il avait vu dans notre match contre la Pologne ; donc cette équipe a réussi à nous gêner dans certains domaines. La stratégie que nous avions adoptée était positive, on a fait face à quatre attaquants sénégalais dans des moments difficiles, mais  avec toute le maîtrise dont a fait preuve le Sénégal, ils n’ont pas eu des occasions nettes. Le Sénégal nous a mis en difficulté ; c’est un mérite qu’il faut reconnaître à cette équipe. Heureusement que Yerry Mina a très bien été inspiré sur le corner. Même si le Sénégal a fait une bonne Coupe du monde, il est éliminé ».

Eliminés au nombre de … cartons jaunes !
Samara : Le Sénégal éliminé au nombre de cartons. C’est la grosse désillusion qu’ont connue les Lions dans cette coupe du monde dans laquelle ils avaient décidé d’écrire leur propre histoire. Dans ce match face à la Colombie, Cheikhou Kouyaté et ses camarades s’étaient pourtant bien appliqués en maîtrisant parfaitement l’adversaire. Mais ils ont fini par s’incliner sur la même marque (0 – 1) que le Japon, au même moment à Volgograd contre la Pologne. En fait, à l’issue de cette dernière journée du Groupe H, Sénégalais et Japonais co-leaders jusque-là, se sont subitement fait doubler par la Colombie. Et restaient toujours à égalité presque parfaite. Nombre de points (4), de buts inscrits (4), de buts encaissés (4) en plus de s’être neutralisés (2 – 2) lors de leur confrontation directe pendant la 2ème journée à Ekaterinbourg.
 
Egalité parfaite donc à tous les niveaux, sauf au nombre de cartons jaunes. Le Sénégal qui en comptait 5 avant le match (Gana, Sané, Sabaly, Mbaye Niang  et Cheikh Ndoye) dont les 3 derniers face au … Japon, en a ajouté un autre hier avec Mbaye Niang qui, en tout cas, aurait été suspendu si son équipe était passée. Soit 6 contre 4 pour le Japon qui lui souffle donc la deuxième place finale du Groupe H au fair-play. Un scénario cauchemardesque pour Aliou Cissé et ses joueurs, complètement abattus à la fin du match

Malgré une élimination précoce au premier tour, les Lions du Sénégal ont rendu fier tout un peuple. Le Président de la République, Macky Sall, a tenu à féliciter «des guerriers, tombés les armes à la main».

Très attaché à l’équipe nationale de football qu’il a accompagnée et soutenue par une présence personnelle en Russie, le Président de la République, Macky Sall, est resté très fier de la prestation globale des Lions, malgré l’élimination surprise dès le premier tour. «La loi du sport a ainsi mis fin à votre belle aventure durant cette compétition mondiale. Sur le terrain, vous avez fait preuve d’engagement physique incontestable, d’un mental de gagnant et d’un talent unanimement salué», a-t-il lancé avec beaucoup de fierté.

Et le Chef de l’Etat de poursuivre. «Vous avez certes perdu une bataille, les armes à la main. Mais l’avenir de cette belle équipe nous comble d’espoir et nous conforte que le football sénégalais est sur une trajectoire d’excellence et un élan de victoire», prédit-il.

Dans son message, Macky Sall n’a pas manqué d’adresser de vives félicitations à tous ceux qui se sont donnés pour la victoire finale. «Au nom de tout le peuple sénégalais, je vous félicite très vivement. C’est le lieu de saluer votre sélectionneur, notre compatriote Aliou Cissé dont la tenue, durant cette partie du Mondial, a été exemplaire.

Je salue également tous les membres de la Fédération, du staff technique ainsi que les vaillants 12e Gaïndé et Allez Casa. Au moment où vous devez quitter la Russie, je vous réaffirme mon soutien indéfectible ainsi que celui de tout notre peuple», a-t-il dit.

Oumar FEDIOR

Cruel !

29 Jui 2018

Pas même un nul ! Un malheureux petit nul, blanc voire 8 buts à 8, qui aurait ouvert les portes des huitièmes de finale au Sénégal pour la deuxième fois en deux présences en Coupe du monde ! En attendant mieux, comme en 2002 en Asie. Hier, c’était au tour des Lions de boire la tasse de café. Et pas de Café Touba qu’ils auraient certainement eu un immense plaisir à déguster à la face du monde ! Mais ils ont raté la marche. Ils voulaient marcher sur les traces de leurs glorieux aînés qui avaient été jusqu’en quarts de finale il y a 16 ans en Corée du Sud et au Japon. Le défi qu’ils s’étaient lancés était apparemment trop ardu. Ils voulaient sauver la face de l’Afrique dont les quatre autres représentants avaient été éconduits aux portes du second tour. Ils n’avaient pas les épaules assez larges, pas les crocs suffisamment acérés pour griffer des Colombiens pourtant bien moins fringants qu’elle l’avait été contre la Pologne. Sans leur faire injure, Falcao et ses partenaires ont été pratiquement les adversaires les moins dangereux du Sénégal dans ce tournoi. Et c’est ce qui rend cette élimination cruelle ! Les Lions ont ainsi manqué le match le plus important de leur vie, pour reprendre la formule de Kouyaté qui a récupéré, hier, sa place de titulaire, en même temps que son brassard de capitaine.

On l’a déjà signalé ici : l’histoire ne s’écrit pas à coups de victoires sans lendemain. Surtout si les performances vont decrescendo comme cela a été le cas dans ce Mondial. Triste scénario qui rappelle la Can 2015 où l’équipe du Sénégal avait connu la même trajectoire descendante. Les Lions s’étaient, peut-être, vus trop beaux après leur victoire d’entrée face à la Pologne. On en a même entendu un soutenir, poitrine bombée, que « désormais il y a une génération 2018 ». Certes, ils ont réussi un gros coup en ramenant leur pays à la table des grands du foot mondial. Ils nous ont remplis d’aise en réussissant leur entrée en matière. Tous les espoirs étaient permis. A l’arrivée, cela s’est révélé un véritable leurre, la chute n’en est que plus dure.

Le coup de semonce administré par le Japon aurait pu renforcer leur vigilance. Il n’en fut rien. Qu’importe ! Hier, ils avaient leur destin en mains. Aux portes de l’histoire, ils se sont fait virer comme de véritables incapables, indignes de s’inviter à la table des plus grands. Et de n’avoir été éliminés qu’au nombre de cartons jaunes ne suffira pas à les consoler. Cela les fait entrer dans l’histoire du Mondial comme première équipe à se faire sortir au fair-play. Ils s’en seraient bien passés au profit d’une place en huitièmes de finale.

B. Khalifa NDIAYE

« C’est une élimination cruelle, mais c’est la loi du football. On a pris beaucoup de cartons, plus que le Japon ; ce qui nous élimine. Je suis fier de mes garçons, du travail accompli. Je suis déçu, mais c’est la règle du jeu établie par la Fifa, il faut s’y plier. On aurait aimé être éliminés d’une autre façon, mais on le savait depuis le début. Le Sénégal a un football engagé et qui dit engagement dit parfois risque de prendre des cartons. En première période, si le Sénégal avait mené au score, personne n’aurait rien dit. En deuxième période, c’est pareil.

Mon équipe s’est beaucoup projetée, s’est créé des situations qu’on n’a pas pu mettre au fond, mais ce n’est pas au niveau de l’état d’esprit ni du comportement. En football, quand vous avez des temps forts, il faut les concrétiser en marquant au moins un but. Malheureusement, on n’a pas su le faire. Sur le penalty, je ne sais pas vraiment s’il y a faute. Mais dans notre temps fort, on n’a pas réussi à marquer ce but qui aurait pu nous mettre encore plus dans le bon sens. En deuxième période, la Colombie a eu plus de temps forts et les a exploités. Mais globalement, on a maîtrisé cette rencontre. Je suis déçu pour l’équipe, pour cette génération, ces joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts. J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant. Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe. »

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)


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