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Les quarts de finale ont débuté à la Coupe d’Afrique des nations 2017. A Libreville, le premier s’est disputé entre le Burkina Faso et la Tunisie.

Devant 10 015 spectateurs, ce sont les Etalons qui l’ont emporté sur le score de 2-0. Pour la première fois dans sa carrière, Paulo Duarte, l’entraîneur portugais, emmène les Burkinabè en demi-finales de la CAN.

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Source : Rfi.fr

"Le Soleil Online" en partenariat avec France Médias Monde

Ils devaient s’imposer pour passer en quarts de finale. Les Aigles de Carthage n’ont pas tremblé hier à Libreville face au Zimbabwe, dans l’autre match de la 3ème journée du Groupe B de la Can « Gabon 2017 ». Les hommes du coach Henri Kasperczak se sont nettement imposés (4 – 2) empêchant que les Warriors qui avaient gagné leurs deux précédents derniers matches en phase finale (en 2004 face à l’Algérie et en 2006 contre le Ghana) réussissent la passe de trois à leurs dépens. Les Tunisiens, 2ème du Groupe B derrière le Sénégal, avec 6 points, empochent du coup le deuxième ticket qualificatif aux quarts de finale. Loin devant l’Algérie et ses 2 points et le Zimbabwe qui n’a récolté qu’un point.

Les Aigles de Carthage resteront donc à Libreville où ils affronteront le Burkina Faso, premier du groupe A, samedi dans le premier quart de finale de cette Can. Ils se positionnent désormais comme de sérieux prétendants au titre puisque, apparemment, s’étant bien remis de leur défaite initiale face au Sénégal (0 – 2).

Cette histoire tant de fois rabâchée du Sénégal qui n’a jamais battu la Tunisie en phase finale de Can, c’est du passé depuis que les Lions ont déplumé les Aigles de Carthage (2 – 0) pour leur entrée en matière dans le groupe B de la 31ème Can « Gabon 2017 » dimanche 15 janvier dernier. Et voici qu’aujourd’hui s’ouvre une autre page avec une autre histoire à écrire, une autre hégémonie à vaincre : celle de l’Algérie.

Comme leurs voisins nord-africains, les Fennecs ont toujours causé des soucis au Sénégal, le battant deux fois en autant de confrontations en phase finale de Can. En 1990, chez eux, en demi-finale (2 – 1) d’une compétition qu’ils avaient finalement remportée et en 2015 en Guinée équatoriale (2 – 0) lorsqu’ils avaient définitivement renvoyé à la maison, au bout de trois matches seulement, l’équipe alors coachée par Alain Giresse. Il est vrai que le contexte n’est pas le même. Contre la Tunisie, il s’agissait aussi de bien entrer dans cette Can, surtout que le Sénégal avait été classé parmi les favoris de la compétition. Là, face à l’Algérie, ce soir à 19 heures au stade de la Rénovation de Franceville, les Lions sont déjà qualifiés pour le second tour et n’ont pas forcément besoin de s’imposer, sinon juste pour tuer un chat noir. Ce qui n’est toutefois pas rien pour une équipe qui a débarqué au Gabon avec le rang de n°1 africain au classement de la Fifa. Mais, le coach sénégalais Aliou Cissé a annoncé hier qu’il alignera une « équipe compétitive » puisque disposant de « 23 joueurs potentiellement titulaires ». Il a néanmoins reconnu que le plus dur étant à venir avec les matches à élimination directe à partir des quarts de finale, il devrait donner du temps de jeu à certains de ses éléments.

Dans le camp adverse, ce n’est pas la grande sérénité. Un petit point au bout de deux matches et le spectre d’une élimination au bout des rencontres de groupe qui se précise… Décidément, on attendait plus des Fennecs. Mais eux veulent y croire. « Même s’il y a une chance sur 5, il faut la jouer à fond », a soutenu leur coach belge, Georges Leekens, hier en conférence de presse. Même discours chez le défenseur Djamel Mesbah. « C’est compliqué mais c’est possible. On va essayer d’aller de l’avant et après on fera les comptes », a-t-il promis.

Ce match de la 3ème journée du groupe B de la Can 2017, chacune des équipes le prévoit « difficile » et « très disputé ». Entre des Sénégalais déjà qualifiés et des Algériens presque éliminés, le dernier mot devrait aller à l’équipe qui aura le mieux géré l’après 2ème match. Les Lions couraient le risque d’être grisés par la perspective de jouer les quarts de finale et de tomber dans l’euphorie. Les Fennecs qui ont reconnu leur « déception » suite à leur défaite (0 – 2) contre la Tunisie se doivent de se remettre de ce coup derrière la tête. Les premiers visent le carton plein, les seconds une sortie honorable. Leekens, le coach de l’Algérie a affirmé hier qu’il « n’était pas un magicien ». Mesbah sait que leur sort ne dépend pas que d’eux. Les Lions version Aliou Cissé eux, veulent écrire « leur histoire » comme l’a clamé hier Idrissa Gana Guèye. Cela passera peut-être par une victoire ce soir face à l’Algérie. En attendant la suite…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

En match comptant pour la 2ème journée du Groupe B de la 31ème Can de football disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, la Tunisie a battu l’Algérie par 2 buts à 1.

Mi-temps : 0 – 0 ;

Buts : Hanni (90ème pour l’Algérie) ; Msakni (49ème mn), Sliti (65ème mn SP) pour la Tunisie

Carton jaune : Maaloul (Tunisie) ; Ghoulam (Algérie)

Les équipes : Algérie : Malek Assala, Aïssa Mandi (cap), F. Ghoulam, Riyad Mahrez, N. Bentaleb, Y. Brahimi (puis Hanni), I. Slimani, A. Ghedioura (puis Abeid), R. Ghezzal (puis Bounedjah, 69ème mn), A. Bensebani, M. Meftah. Entraîneur : Georges Leekens

Tunisie : A. Mathlouthi (cap) (puis R. Jeridi, 87ème mn), Ben Youssef, A. Abdenhour, Y. Msakni, A. Akaichi (puis Kheniss, 77ème mn), W. Khazri (puis Yacoubi, 73ème mn), A. Maaloul, F. Sassi, M. Ben Amor, H. Naguez, N. Sliti. Entraîneur : Henri Kasperczak.

Arbitres : Bernard Camille (Seychelles) assisté d’Abel Baba (Nigeria) et de Moh. Ibrahim (Soudan).

Ce choc du Maghreb n’a réellement valu hier que lors du … temps additionnel. L’Algérie jusqu’alors menée par 2 – 0, venait de réduire le score par Hanni. Sentant à leur portée l’égalisation et le point du nul qui les maintiendraient en vie avant la dernière journée, les Fennecs ont poussé de toutes leurs forces sur le camp tunisien qui a fait front jusqu’au bout pour signer une victoire qui leur permet d’entrevoir l’avenir avec sérénité.

En fait, ce match entre deux équipes pourtant très joueuses a été d’une indigence technique affligeante. Le jeu a été particulièrement haché du fait des nombreuses fautes commises de part et d’autre. La Tunisie qui s’était plainte de son manque de réussite face au Sénégal a été plus heureuse hier pour avoir ouvert le score sur une frappe détournée de Msakni (49ème mn). Puis avec un deuxième but sur penalty de Sliti (65ème mn), elle avait irrémédiablement creusé un trou. La tardive et brouillonne réaction de l’Algérie n’y fit rien.

B. K. N.

LE MOT DES ENTRAINEURS
Henri Kasperczak (Tunisie) : « On a eu plus de chance et de réussite »
« C’est une victoire importante car elle nous permet de nous relancer et de croire encore en nos chances. Dans ce match, on a eu plus de chance et de réussite. Après la défaite contre le Sénégal, il nous fallait nous remobiliser et je crois que cela a payé. Je dis bravo à mes joueurs. Mais la qualification n’est pas encore acquise. Mes joueurs ont eu assez de ressources morales, mentales et physiques pour s’imposer. Ils étaient conscients de l’enjeu de ce match, c’est pourquoi ils se sont lancés très tôt pour marquer deux buts importants. C’est vrai qu’on a par la suite pris un but contre le cours du jeu, mais il faut dire que mes joueurs ont su conserver le résultat. Maintenant, on va se préparer pour le dernier match de poule qui est aussi capital car c’est de là dépendra notre qualification ».

Georges Leekens (Algérie) : « Gagner le prochain match pour espérer la qualification »
On a perdu ce match c’est vrai, on avait très bien commencé le match et on était très motivé. On a pris deux buts qu’on ne devait pas prendre. Même si nos chances sont minces, nous sommes toujours en course pour la qualification. Et le troisième match sera très important, nous le savons et nous allons nous y mettre pour gagner et espérer la qualification au second tour ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

Seule la victoire est belle ! Les Sénégalais qui ont tous revêtu leurs costumes d’entraîneurs, comme c’est le cas à l’occasion de chaque Can, se réjouissent, à l’unanimité, de la bonne entrée en matière des Lions vainqueurs des Tunisiens samedi dernier. Pour autant, tous ne sont pas convaincus par le jeu que les protégés d’Aliou Cissé ont livré face aux Aigles de Carthage.

La victoire du Sénégal dimanche contre la Tunisie en match comptant pour la 1ère journée de la Can Gabon 2017 a été accueillie avec une satisfaction mitigée par les supporters des Lions.

S’ils sont tous contents de voir Sadio Mané et sa bande engranger les trois points, les Sénégalais restent divisés dans l’appréciation du jeu des Lions. « Le Sénégal a gagné mais il n’a pas bien joué », constate sans ambages, Aliou Ndiaye, journaliste. Il estime que si les protégés d’Aliou Cissé ont pu tirer leur épingle du jeu, « ils le doivent en grande partie à Abdoulaye Diallo qui a été décisif ». Aliou Ndiaye pense que l’entraîneur doit apporter les correctifs nécessaires pour améliorer le jeu de « l’équipe qui a subi en deuxième période les assauts des Tunisiens ».

Pour autant, le journaliste se réjouit des trois points empochés par les poulains de Aliou Cissé, aux dépens des Aigles de Carthage. Car « l’essentiel, c’était d’assurer les trois points. Dans une compétition comme la Coupe d’Afrique des Nations, c’est bien de gagner son premier match. Ce que le Sénégal a réussi », a-t-il poursuivi avec satisfaction. Selon lui, le Sénégal pourra tranquillement préparer son deuxième match prévu aujourd’hui avec comme objectif, la qualification en quarts de finale dès cette deuxième sortie.

Au vu du résultat obtenu, Cheikh Dieng est d’avis que « dans l’ensemble, le Sénégal a livré un bon match ». « En marquant deux buts en première mi-temps, nous avions déjà tué le match. C’est tout à fait normal que les Tunisiens menés au score réagissent, en assaillant le camp sénégalais, pour essayer d’égaliser », explique ce marchand ambulant très féru de foot. Toutefois, Dieng souligne que le coach ne devait pas sortir Diao Baldé Keïta dont « la sortie s’est fait ressentir dans l’animation du jeu et la possession du ballon par l’équipe sénégalaise ». À la place du joueur de la Lazio de Rome, il croit savoir que « c’est Mame Birame Diouf qui devait sortir ». D’après lui, le sociétaire de Stoke City est en baisse de forme et devait, par conséquent, céder sa place à Moussa Sow qui a réussi une bonne saison avec Fenerbache. D’ailleurs, Dieng s’est dit favorable à une titularisation de l’ancien joueur de Lille, aujourd’hui contre « les Warriors qui peuvent compter sur un bon collectif ».

Comme beaucoup, Aliou Diallo se félicite du résultat qui a sanctionné la rencontre mettant aux prises le Sénégal et la Tunisie. « Avec trois points, nous sommes leader de la poule. C’est dire qu’aujourd’hui, la pression sera du côté du Zimbabwe qui n’a qu’un seul point pour l’instant », explique ce jeune vigile dans une société publique. Il ajoute que contre les Aigles de Carthage, les Lions ont produit un jeu en demi-teinte : une bonne première mi-temps qui les a vus marquer à deux reprises et une deuxième période durant laquelle ils ont eu du mal à tenir et faire circuler le ballon. « En deuxième mi-temps, Cheikhou Kouyaté était un peu fatigué et Gana Guèye était presque transparent. Ensuite, un joueur de couloir comme Diao Baldé Keïta qui a beaucoup apporté sur le plan offensif ne devait pas être remplacé », déplore Aliou Diallo.

Diallo affirme aussi que Saliou Ciss doit débuter face au Zimbabwe à la place de Cheikh Mbengue. « Il est plus offensif et très en forme actuellement », fait-il remarquer.

Diégane SARR

On a certes, de part et d’autre, tenté de ramener ce Algérie–Tunisie de cet après-midi à Franceville à « juste un match comme un autre ». Il n’en demeure pas moins que ce premier match de la 2ème journée du Groupe B de la 31ème Can, sera chaud bouillant. Un vrai derby qui pourrait déboucher sur l’élimination des Aigles de Carthage s’ils perdent ce derby à haut risque.

Comme face au Sénégal. De son côté, l’Algérie, suite à son nul heureux (2–2) contre le Zimbabwe, aura toujours un joker lors de la dernière journée face … au Sénégal en cas de défaite.

Henryk Kasperczak, le coach tunisien, a parlé, hier, de « deux équipes en difficulté ». La sienne « fera le maximum pour accrocher la victoire ». Car, en cas de défaite, « c’est au revoir à la compétition », a ajouté son milieu de terrain Naim Sliti. Georges Leekens, le technicien belge de l’Algérie après avoir coaché le camp d’en face, il y a quelques années, a de son côté évoqué « un match très spécial ». En écho, Adlane Guédioura va plus loin : « C’est un match capital, déterminant ». Entre deux adversaires « qui se connaissent bien pour s’être plusieurs fois croisés par le passé », comme l’on l’a reconnu dans chaque camp, ça va chauffer, même si, hier, on s’est jeté des fleurs. « Une très bonne équipe, avec de grandes individualités », a-t-on dit les uns des autres. Mais, cet après-midi, « il n’y aura pas d’amis », a averti Leekens, l’ancien du banc d’en face. A la limite, Kasperczak n’a même pas besoin de lui répondre. Plus qu’une chance d’entrer dans la course, il se battra peut-être d’ores et déjà pour son avenir sur le banc tunisien.

B. K. N.

Affaire de famille : Naim Sliti a promis qu’il n’aurait pas de problème aujourd’hui lors du match capital Algérie – Tunisie. Pourtant, cette rencontre ne sera pas simple pour lui. Tunisien né en France, il a une épouse … algérienne et donc des enfants algéro-tunisiens. Mais, pour lui, seule la victoire comptera aujourd’hui.

Traduction à problème !
Le préposé à la traduction français – anglais et vice versa lors des conférences de presse au stade de la Rénovation de Franceville n’est assurément pas un as en la matière. Il escamote les propos des uns et des autres, oublie certaines parties ou en ajoute d’autres. On en arrive à regretter Bouna Coundoul, capitaine des Lions lors de la précédente Can qui traduisait volontiers ses propos et ceux des autres en conférence de presse pour suppléer un spécialiste déjà à la peine.
 
Rassemblés par B. K. N.

Péché de jeunesse ou égo ? Diao Baldé Keïta qui ignore royalement le coach, à sa sortie après l’heure de jeu dimanche dernier, l’image a révolté plus d’un. Mais à y voir de près, la réaction de DBK pourrait être interprétée autrement. Il n’arrive certainement pas à s’expliquer les raisons du choix du coach, alors qu’il faisait son match. Choix du reste contesté par nombre d’observateurs, puisque l’attaquant de la Lazio de Rome, contrairement à certains titulaires, a bien réussi son match. Son geste ne peut être un acte d’indiscipline. A titre d’exemple, Cristiano Ronaldo avait jeté par terre son brassard de capitaine lors de la finale de l’Euro 2016 contre le France suite à une blessure qui l’avait contraint à lâcher ses compatriotes en pleine tempête. L’image avait choqué plus d’un, mais il fallait tout simplement comprendre que le Ballon d’Or en voulait trop. Il voulait offrir à son pays, le Portugal, son premier titre européen. Mais contraint d’abandonner ses partenaires contre son gré, en plein match, était une peine pour CR7, la locomotive d’une équipe portugaise qui ne jurait que par son nom. Heureusement que sa sortie a dopée ses partenaires qui ont arraché le titre à la France de Griezman, grande favorite à domicile.

Alors, il faudrait comprendre le geste « déplacé » du jeune DBK qui en voulait beaucoup. En gagneur, il aurait voulu frapper d’entrer. Sa prestation n’est pas passable, encore moins médiocre. Loin s’en faut. Il fait partie des rares satisfactions sénégalaises dans ce match sur le plan du jeu. Son geste est certes regrettable, mais c’est au staff technique de le recadrer pour éviter une ambiance malsaine dans la Tanière. Et c’est à ce niveau que l’on attend les anciens internationaux de la génération d’Aliou Cissé qui accompagnent le coach dans sa mission de conquête au Gabon. El Hadj Diouf, qui a rejoint l’équipe au Gabon pour « parler aux joueurs » devrait lui servir de conseiller. Mayacine Mar a déjà tenté de calmer la tension en soutenant que « c’est l’envie de bien faire qui s’est traduite dans son comportement ». C’est, en tout cas, la lecture du Directeur technique national, qui s’est confié dans le quotidien « EnQuête » d’hier. Tant mieux et que le calme règne dans le groupe. C’est le seul gage de réussite pour des Lions affamés.

Ansoumana SAMBOU

Franceville : Pour Cheikh Ndoye, le match contre la Tunisie appartient au passé. Il s’agit maintenant de se tourner vers le prochain qui opposera jeudi le Sénégal au Zimbabwe. Selon le milieu de terrain des Lions, il faut se projeter rapidement vers cette deuxième sortie. « Contre la Tunisie, on était déterminé à l’emporter, plus que l’adversaire. Mais, dans un match de football il y a des temps forts et des temps faibles, le plus important reste toutefois la victoire. On avait besoin de ces trois points pour aller de l’avant le plus rapidement possible. Maintenant, on va travailler pour consolider les acquis ; on a une équipe solide et c’est ce qui a fait qu’on a pu résister à la Tunisie. On a donc pu gérer ce temps faible pour nous imposer à la fin. Le plus important, c’était de gagner. Maintenant il faut se concentrer sur le prochain match qui sera aussi important que le premier. Nous ne sommes pas du tout inquiets par rapport à l’adversaire ». Pour le capitaine d’Angers (L1 française), « le Zimbabwe est une équipe dont le jeu s’apparente au nôtre. Mais nous prendrons les matches un à un, sans nous presser ni nous mettre la pression. Nous nous focalisons sur notre jeu, pas sur celui des autres. Nous savons que tout le monde nous attend ».

Pape Seydou, gardien de but : « nous sommes concentrés pour le prochain match »
« Je suis content de participer à une première Can. Et je rends grâce à Dieu qui nous a permis de remporter notre première sortie. Je suis confiant pour la suite. Si on répète ce qu’on a fait hier (Ndlr : dimanche), il n’y a pas de raison qu’on n’aille pas loin dans la compétition. Le meilleur reste à venir.

C’est vrai qu’on a connu des moments difficiles, mais l’essentiel a été fait, à savoir prendre les trois points de la victoire. Qu’on ait bien joué ou pas, ce n’est pas le plus important. C’est celui qui a gagné qu’on retient. C’est un tournoi, peu importe la manière de décrocher les trois points. S’il y a des choses à rectifier pour le prochain match, c’est vraiment le rôle du coach.

Je suis vraiment content de la prestation d’Abdoulaye Diallo, le portier titulaire. Il s’est donné à fond et a été élu homme du match. Nous souhaitons qu’il ait la même réussite et pourquoi pas faire plus. Nous sommes concentrés pour le prochain match. On n’arrêtera pas de le dire, nous allons prendre match par match. Contre le Zimbabwe, nous visons aussi la victoire.

Aucun match ne sera facile, c’est à nous de redoubler d’efforts et de mieux nous concentrer. Le match contre la Tunisie est derrière nous. Nous allons nous préparer en conséquence. La Tunisie et le Zimbabwe ont des styles de jeu différents ».

Recueillis par C. F. K

En match comptant pour la première journée du Groupe B de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal a battu la Tunisie par 2 buts à 0.

Buts : Sadio Mané (sp à la 9e mn) et Serigne Modou Kara Mbodj (30e) pour le Sénégal.

Public nombreux, pelouse en excellent état, temps chaud.

Arbitrage d’Alioum Alioum assisté d’Evarist Menkouandé et d’Elvis Guy Noupue Nguegoue, tous du Cameroun.

Avertissements : Aymen Abdenour (9e) pour la Tunisie. Cheikh Mbengue (36e) et Kalidou Koulibaly (41e) pour le Sénégal

Les équipes : Tunisie : Aymen Mathlouthi (cap), Syam Habib Ben Youssef, Aymen Abdenour, Youssef Msakni, Hamza Lahmar, Ahmed Akaichi, puis Tahar Yassine Khenissi (64e), Ali Maaloul, Ferjani Sassi, Francis Abdel Azouni Larry, puis Wahbi Khazri (46e), Hamdi Naguez, Sliti Naim. Entraîneur : Henri Kasperczak

Sénégal : Abdoulaye Diallo, Serigne Modou Kara Mbodj, Kalidou Koulibaly, Cheikh Mbengue, Idrissa Gana Guéye, Cheikhou Kouyaté (cap) puis Pape Kouli Diop (88e), Mame Birame Diouf, Sadio Mané, Pape Alioune Ndiaye, puis Henri Saivet (72e), Diao Baldé Keïta, puis Ismaïla Sarr (62e), Lamine Gassama. Entraîneur : Aliou Cissé

On ne pouvait pas espérer meilleure entrée en matière du Sénégal que cette victoire d’hier face aux Aigles de Carthage. Les Lions ont fait honneur à leur rang de première nation africaine Kara Mbodj Seng Tunisie Can 2017 buten venant à bout d’une équipe tunisienne qui ne leur réussissait pas par le passé en phase finale de Can. La bande à Aliou Cissé a, enfin, effacé cette page sombre des confrontations sénégalo-tunisiennes. Une victoire qui s’est vite dessinée dans un match à l’issue indécise. Mais Cheikhou Kouyaté et ses camarades ont tôt fait de tuer tout suspense. Deux buts en trente minutes, il fallait de la détermination nécessaire pour y parvenir. Et Sadio Mané et ses gars y ont réussi même si parfois dans le camp sénégalais on a vécu des sueurs froides sur des offensives tunisiennes. Heureusement l’excellent gardien de but Abdoulaye Diallo était là pour sauver sa cage par des arrêts réflexes qui lui ont valu le titre de meilleur joueur du match. D’entrée, on a senti les Lions « affamés » et prêts à tout renverser sur leur chemin. Un premier but signé Sadio Mané qui avait servi Cheikhou Kouyaté qui se faisait faucher dans la surface de vérité (9e). Le sociétaire de Liverpool ne tremble pas pour ouvrir le score d’un superbe contre-pied. Le Sénégal tenait bien le match et n’entendait pas lâcher avec toujours cette pression sur le porteur du ballon. 21 minutes plus tard, à la 30e, Diao Baldé Keita exécute un corner que Kara Mbodj, comme à son habitude, reprit victorieusement de la tête pour corser l’addition, en clouant le capitaine Aymen Makhlouthi. Les Lions étaient survoltés, mais se laissaient aller à quelques erreurs d’appréciation qui donnaient des sueurs froides à leurs supporters. Heureusement qu’Abdoulaye Diallo était là pour garder sa cage inviolée dans une fin de partie très prenante. Le Sénégal venait de débuter sa compétition en signant une victoire rassurante pour la suite.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

LE PRÉSIDENT MACKY SALL FÉLICITE LES LIONS
Elle était attendue, la réaction du président de la République. Insensible à la belle victoire des Lions, hier, aux dépens des Aigles de Carthage, Macky Sall a commencé à jubiler à la pause. « Je voudrais féliciter l’équipe nationale, les Lions de la Téranga, pour cette formidable première mi-temps qui a été palpitante avec quelques sueurs (froides) dans les cinq premières minutes, mais très vite, l’équipe s’est retrouvée grâce au premier but de Sadio Mané et celui de Kara Mbodj », a commenté le premier des Sénégalais à la mi-temps. Autant dire que le président Macky Sall a vécu le match sous haute tension comme nombre de Sénégalais. Dans tous les cas, ce bon départ des Lions lui permet de croire qu’ils sont « bien partis » dans cette compétition. Car « gagner ce match augure d’une belle participation et tout pourrait être permis. Nous espérons que les joueurs vont nous donner la joie attendue par les populations sénégalaises depuis toujours. Surtout bonne chance, nous sommes avec vous. Allez les Lions ! »

ZONE MIXTE
Serigne Modou Kara Mbodj, defenseur : « Ça n’a pas été facile »
« Il faut reconnaître que ça n’a pas été facile du tout car, en face, il y avait une bonne équipe de Tunisie avec une bonne maîtrise du ballon. Ils nous ont créé beaucoup de problèmes, mais l’essentiel a été fait. Bien sûr qu’il y a des rectifications à faire pour préparer le prochain match. Contre le Zimbabwe ce sera un autre match difficile qui nous attend. On les taxait de Petit Poucet du groupe, mais ils ont démontré qu’ils n’étaient pas des faire-valoir. Il faut compter avec eux maintenant. »

Sadio Mané, attaquant : « La compétition ne fait que commencer »
Can2017 SenegaTunisie but Sadio Mane« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

Kalidou Koulibaly, défenseur : « Gagner les deux autres matches »
« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

LE MOT DES ENTRAINEURS
HENRI KASPERCZAK (TUNISIE) : « Beaucoup de regrets »
« J’ai beaucoup de regrets après ce match, car nous avons bien joué et eu de bonnes occasions. Le Sénégal a eu plus de chance et a marqué 2 fois sur balles arrêtées. Mais, dans l’ensemble, j’ai vu des choses positives. On a eu une bonne réaction, surtout en 2ème mi-temps, on a bien combiné et on a eu une bonne animation offensive. Physiquement aussi, mes joueurs ont tenu le coup pendant 90 minutes. Le Sénégal a une très belle équipe, avec des joueurs de qualité. Ils ont bien résisté, ont su gérer quand ils étaient en difficulté, surtout au milieu de terrain. Mais le Sénégal a eu beaucoup de réussite de n’avoir pas pris de but ».

ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Les joueurs ont été braves »
« Le mérite de cette victoire revient aux joueurs. Ils ont été braves, des combattants face à une belle équipe de Tunisie. On a marqué 2 buts sur balle arrêtée et c’est important dans ce genre de compétition. On a réussi une bonne première mi-temps, même si après la pause c’était plus difficile. Je suis satisfait de cette victoire puisque c’est important de gagner d’entrée. Mon objectif dans ce match, comme toujours, c’est de gagner ; pas de dominer. La Tunisie nous a dominés, mais nous avons gagné. C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Par moments, nous avons très mal défendu. Il faut une bonne assise défensive pour aller loin dans ce genre de compétition. La finalité des remplacements, c’est de chercher comment faire pour gagner, pas pour faire plaisir ».

Recueillis par B. K. N.

L’HOMME DU MATCH : ABDOULAYE DIALLO ÉTAIT BÉNI DES DIEUX
Abdoulaye Diallo homme match CafComme l’on lui demandait après la victoire sénégalaise si c’était rassurant pour une équipe de voir son gardien de but désigné « homme du match », Abdoulaye Diallo a répliqué qu’une équipe « doit pouvoir compter sur son portier comme sur tous ses autres joueurs ». Et hier, il a légitimement été désigné Homme du match, tant le gardien de but de Rizespor Kulubü (Turquie) a été déterminant. A 2 – 0 et par 3 fois, il a mis en échec les avants tunisiens alors qu’une réduction du score aurait totalement changé le cours du match. Selon son coach, il « n’a pas eu grand-chose à faire lors des éliminatoires. Mais face à la Tunisie, il a été à la hauteur. Contrairement aux quatre défenseurs qui ont commis beaucoup d’erreurs ».

Un bon gardien de but, c’est parfois aussi de la baraka. Et hier Abdoulaye Diallo en a eu plus qu’à son tour. Les rares fois où il a été pris à défaut, ses montants l’ont sauvé. En plus, les attaquants tunisiens ont fait d’une maladresse rare. Il était écrit que le Sénégal mettrait fin hier à sa série noire face aux Aigles de Carthage. Si Sadio Mané et Kara, les deux buteurs du jour y ont grandement contribué, Abdoulaye Diallo y a été pour beaucoup pour avoir gardé inviolées ses cages.

B. K. N.


UN HOMME DANS LE MATCH : « PAN » A ABATTU SA PART DU BOULOT
« Papa Alioune est l’un de mes 5 ou 6 milieux de terrains capables de jouer. L’opportunité s’est présentée pour lui et il l’a saisie ». L’avis est d’Aliou Cissé interrogé sur la titularisation de PAN, le milieu de terrain d’Osmanlispor Fk (Turquie). Et il est vrai que « PAN » a croqué à pleines dents dans ce premier match du Sénégal dans cette 31ème Can. Il est vrai que depuis le stage de Brazzaville, il avait pris une longueur d’avance sur la concurrence à un poste sur lequel planait l’une des rares incertitudes d’avant-match. Diamé en méforme, Sankharé non retenu, « PAN » avait sa chance ; d’autant qu’il a été buteur face au Congo, lors du second match de préparation de l’équipe.

Hier, Pape Alioune Ndiaye a apporté du jeu à l’équipe. Il a eu un impact physique improbable vu son gabarit et on l’a vu défendre même (avec bonheur) dans la surface sénégalaise et plus d’être présent devant où il a tenté deux ou fois de frapper le loin. Au total, « il a réussi de belles choses (…) et a su saisir sa chance », a même témoigné son coach. C’est pourquoi d’ailleurs, on n’a pas trop compris sa sortie à la 72ème mn… Mais il a marqué son territoire et des points. On devrait le voir plus souvent dans cette Can que lors des éliminatoires où il n’avait pratiquement pas joué.

B. K. N.


LE FAIT DU MATCH : TOUT FINIT PAR ARRIVER…
Jusqu’à hier, le Sénégal n’avait mieux fait face à la Tunisie, en phase finale de Can, que match nul (3 fois). L’autre fois, c’était une défaite en quart de finale de l’édition … tunisienne en 2004, « dans le brouillard de Radès » (1 – 0). De quoi faire passer les Aigles de Carthage pour les bêtes noires des Lions. Mais comme tout a une fin, et puisque tout finit par arriver à qui sait se donner les moyens de ses ambitions, le Sénégal a réussi hier à prendre le dessus sur l’un de ses cauchemars en Afrique. Et de la plus belle des manières ! Même si dans le jeu, ce n’était pas rose. Heureusement que dans la cage sénégalaise, il y avait un Abdoulaye Diallo qui a sauvé trois face-à-face avec les Tunisiens. Sinon, comme l’a dit le coach sénégalais Aliou Cissé après le match, « la finalité c’est de gagner ». Et ses garçons l’ont fait. Là où des générations pas forcément moins talentueuses avaient échoué, eux ont réussi le coup parfait.

ME AUGUSTIN SENGHOR, PRESIDENT DE LA FSF : « NOUS AVONS BATTU LA TUNISIE À LA … TUNISIENNE »
C’est un président de la Fsf très content qui a salué la victoire des Lions, hier face aux Aigles de Carthage. « Nous avons battu la Tunisie à la Tunisienne », a-t-il déclaré en référence au réalisme dont ont fait preuve les joueurs d’Aliou Cissé. « D’habitude, les Tunisiens nous posent beaucoup de problèmes. Même quand on les dominait, ils arrivaient à s’en sortir ». Hier donc, la boule a tourné. Sans avoir été dominateurs, les Lions ont fini par avoir le dernier mot. En marquant 2 buts comme c’est devenu presqu’une habitude, et surtout en ne concédant pas de but. « Ce qui n’arrivait pas aussi souvent », selon le président Me Augustin Senghor.

C’est la preuve, selon le président de la FSF, que cette équipe est en train de franchir un cap et a ainsi confirmé la tendance enclenchée depuis quelques deux ans. L’équipe a, par exemple, su « sauvegarder l’essentiel dans les moments difficiles de ce match ». Ce qui lui fait dire qu’elle est en net progression. Mais, « il faut oublier ce match et penser aux deux prochains », contre le Zimbabwe et face à l’Algérie qui se sont neutralisés (2-2) hier. L’objectif, plus que jamais, d’après Me Senghor, « c’est de disputer les quarts de finale. Ce que le Sénégal n’a plus fait depuis plus de 10 ans », en 2006 en Egypte. Cependant, la suite promet d’être aussi difficile que cette entrée en matière. « Les équipes qu’on considérait comme les cendrillons sont là et bien là. Il y a un nivellement de valeurs » tel que rien n’est acquis d’avance. Heureusement que, côté sénégalais, « il y a une génération de joueurs qui veut montrer ce qu’elle vaut ». Sur ce qu’ils ont montré hier, il y a de la place pour réussir quelque chose de bien, même si tout n’a pas été parfait.

B. K. N.

LES LIONS SEULS VAINQUEURS
Le Sénégal est la première équipe à s’imposer dans cette Can « Gabon 2017 », au bout de la quatrième rencontre. Et c’est Kasperczak, le coach franco-polonais qui avait lâché les Lions en pleine Can ghanéenne en 2008 qui l’a eu en plein dans le baba. Il a beau soutenir hier après le match « ne pas vivre avec le passé », des souvenirs ont forcément remonté à la surface…

B. K. N.

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