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Sadio Mané : « Nous voulons aller loin dans cette compétition »
« Je suis très content de ce résultat, je pense que nous avons bien joué. Notre objectif n’a pas varié. Nous voulons aller loin dans cette compétition. Tout le monde est heureux et je pense que le plus important c’était de gagner. On l’a fait, donc c’est bien ».

Henri Saivet : « On joue pour gagner »
« Très heureux pour ce 2ème succès. Maintenant on va préparer le troisième match et même si on est déjà qualifié on jouera à fond ce match contre l’Algérie car nous voulons faire le plein de points avant d’arriver aux quarts de finale. Ils auront à cœur de faire un bon match contre nous, mais on ne se focalise pas sur l’adversaire. On jouera pour gagner, pour aller de l’avant ».

Idrissa Gana Guèye : « Ecrire notre histoire »
« On est super content après ce match. C’est important pour nous de gagner ce match, on sait que ça fait longtemps que le Sénégal ne s’est pas qualifié en quarts de finale. Maintenant on a marqué l’histoire, il faut continuer à écrire notre histoire à nous. Le prochain adversaire c’est l’Algérie, mais on ne se relâchera pas même si la qualification est déjà dans la poche ».

Cheikhou Kouyaté : « La route qui mène à la finale est longue »
Kouyate Mvp« Ça fait plaisir, c’est une fierté parce que cela fait 11 ans que le Sénégal ne s’est plus qualifié en quarts de finale. Contre l’Algérie ce sera une finale comme les autres matches. Car nous estimons que pour avancer il faut battre tous ses adversaires. Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer ainsi. La route est longue qui mène à la finale, il faut donc jouer serré et ne rien négliger en route. C’est avec seulement le travail qu’on arrivera à notre but ».

Lamine Gassama : « C’est formidable »
Très heureux de cette victoire. Nous sommes davantage motivés pour aller de l’avant et nous voulons tout faire pour satisfaire le peuple sénégalais qui nous suit, qui nous soutient. Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend dans cette compétition et nous devons tout faire pour satisfaire nos supporters. On s’est qualifié avant la fin des matches de groupe, cela est formidable. On a pu rectifier certaines petites erreurs qu’on a commises lors du premier match. Après le troisième match on va vers des rencontres à résultat immédiat, mais on se prépare pour ça aussi ». 

Mame Biram Diouf: « Rester humble »
« On attendait cette qualification depuis fort longtemps, comme tout le peuple sénégalais. Mais on ne doit pas s’enflammer après ce succès car il reste encore un autre match contre l’Algérie. Il faut rester donc humble et prendre les matches un à un. C’est pas facile, mais avec le cœur on y parviendra » 

Ismaila Sarr : « Faire tout pour arriver à notre objectif »
« On va jouer pour gagner, c’est pour cela qu’on est ici. Il reste un troisième match qu’il faudra aussi gagner car on veut faire le plein de points. La tâche est ardue, mais nous ferons tout pour arriver à notre objectif. Très content de cette victoire parce que cela fait longtemps que le Sénégal ne s’était pas qualifié au second tour. C’est une nouvelle génération avec l’arrivée du nouvel entraîneur ».

Zargo Touré : « L’Algérie est un adversaire coriace »
« Très belle victoire et belle qualification pour le second tour. C’était notre objectif premier en abordant cette Can. Nous ferons tout pour aller loin. L’Algérie sera un adversaire coriace et nous, nous préparons à l’affronter et nous voulons faire le plein de points dans notre groupe ».

Pape Alioune Ndiaye : « Continuer sur cette lancée »
« Je suis très content et très fier pour cette qualification. Maintenant place aux quarts de finale qu’on va bien préparer, même s’il y a un dernier match de poule à disputer contre l’Algérie. On avait à cœur de bien faire, mais il ne faut pas trop s’enflammer. Notre Can vient de commencer, à nous de continuer sur cette lancée. L’Algérie est une équipe qu’on respectera même si elle est dans une situation inconfortable. On la prendra très au sérieux ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

Aliou Cissé (Sénégal) : « Ce résultat demande confirmation »
« Il faut retenir qu’il fallait gagner ce match important pour cette génération de footballeurs sénégalais et pour le pays. Les garçons l’ont fait. Je suis fier du travail abattu, de la concentration, de l’abnégation et de l’état d’esprit. Ce sont ce type de joueurs dont notre pays a besoin. Le travail qui ne date pas d’aujourd’hui. J’ai toujours dit que cette génération avait de la qualité, que c’étaient de très bons footballeurs. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un mental, des comportements, un état d’esprit, au-delà des qualités pour briller en Afrique. C’est sur cela que j’ai axé mon discours. Je connais cette compétition et ce continent. Je sais  que seules les qualités individuelles ne suffiront pas. Mais ce résultat demande confirmation. On a un troisième match à jouer. Ce sera très intéressant. Sénégal-Algérie, c’est toujours un match palpitant, un grand rendez-vous pour le football continental. C’est le match que tout le monde attendait. Et en tant que technicien, mon rôle est de le préparer de la meilleure façon. Il faut que les joueurs gardent leurs qualités, leur état d’esprit. Il faut qu’ils se libèrent de la pression. L’échec de Mongomo avait pesé sur eux. Une équipe qui gagne, c’est celle qui est capable d’avoir un fond de jeu tout le temps. Il y a eu beaucoup d’occasions ratées, je suis le premier à être déçu. Mon travail constitue à faire progresser cette équipe qui a une marge de progression pour être au top. Seulement, le jour où elle sera au top, je n’aurai plus de travail ».

Calisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Les 2 buts, tôt pris, nous ont déstabilisés »
« Ce soir, dans les 20 premières minutes, on a essayé d’être dans le match. Mais c’était difficile pour nous. On a rapidement pris deux buts qui nous ont déstabilisés. Nous en tirerons les enseignements en vue de notre 3ème match. L’équipe sénégalaise était plus physique et rapide. Je persiste et signe : nous restons les favoris de cette poule. En football, on peut perdre malgré un beau jeu. Le dernier match est d’une importance capitale pour nous. Après deux sorties, tout ce qui nous reste à faire, c’est d’en tirer toutes les leçons. Pour gagner car c’est notre seule porte de sortie. On n’est pas éliminé. Je vais le faire comprendre à mes joueurs afin qu’ils soient au fait de l’enjeu de cette rencontre. Une compétition de grande envergure n’est jamais finie avant la fin ».

Recueillis par B.K.N

En match comptant pour la 2e journée du groupe B de la phase finale de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal a battu le Zimbabwe par 2 buts à 0.

Buts : Sadio Mané (9e) et Henri Saivet (13e).

Public nombreux, pelouse en excellent état, temps chaud.

Arbitres : Redouane Jiyed (Maroc) assisté de Redouane Achak (Maroc) et Waleed Ahmed Ali (Soudan).

Avertissements : Cheikhou Kouyaté (31e), Lamine Gassama (57e)

Les équipes : Sénégal : Abdoulaye Diallo, Lamine Gassama, Kalidou Kouyaté, Serigne Modou Kara Mbodj, Cheikh Mbengue, Cheikhou Kouyaté (cap) puis Cheikh Ndoye (85e), Idrissa Gana Guèye, Henri Saivet, Sadio Mané puis Ismaïla Sarr (89e), Diao Baldé Keita, Mame Biram Diouf puis Moussa Sow (62e). Entraîneur : Aliou Cissé

Zimbabwe : Tatenda MarshalMkuruva, Costa NhaNhamoihesu, Hardlife Zvirekwi, Elisha Murowa, Onismor Bhasera, Tyrell Matthew puis Evans Rusike (46e), Rusike, Nyasha Mushekwi puis Cuthbert Malajila (83e), Kudakwashe Mahachi, Willard Katsande (cap), Marvellous Nakamba, Khamat Billiat. Entraîneur : Kalisto Pasuwa

Douze occasions nettes de scorer, presque toutes vendangées. Sauf celles de Sadio Mané (9ème mn) et de Saivet (13ème mn) qui ont permis aux « Lions » de signer une deuxième victoire d’affilée et de filer en quarts de finale dès après ses deux premiers matches. C’est dire que les gosses d’Aliou Cissé n’ont pas mis longtemps pour éteindre les ambitions d’une équipe zimbabwéenne qui avait juré de faire mieux contre le Sénégal, que face à l’Algérie qu’elle avait contrainte au nul (2 – 2). A part deux tirs de Khama Billiat, le maître à jouer de l’équipe zimbabwéenne, bien maîtrisés d’ailleurs par Abdoulaye Diallo, les « Warriors » n’ont pas fait le poids dans ce match. Sauf peut-être leur gardien Tatenda Marshal Mkuruva qui les aura véritablement sauvés d’une déroute historique. A lui seul, il a mis en échec les joueurs sénégalais sur la dizaine d’occasions nettes qu’ils se sont procurées. Mais le mal était fait car en moins de 15 minutes les « Lions » avaient fait le trou. D’abord un raid de Diao Baldé Keita sur l’aile droite de l’attaque sénégalaise ponctué d’un centre qui trouve Sadio Mané à point nommé pour mettre le pied pour ouvrir le score (9e). Diao Baldé Keïta décidément intenable sur son aile revenait pour servir idéalement Mame Birame Diouf qui envoya la balle à côté (12e). Mais ce n’était que partie remise car une minute plus tard le Sénégal obtenait un coup bien placé qu’Henri Saivet transformait imparablement (13e). Les « Lions » montraient ainsi leur puissance de feu devant une équipe zimbabwéenne qui n’a été que l’ombre d’elle-même. Parce que si Ckeikhou Kouyaté (5e et 52e), Diao Baldé Keita (4e, 7e, 26e et 36e), Mame Biram Diouf (12e, 49e et 57e), Sadio Mané (50e et 68e) et Moussa Sow (81e) avaient tous réussi leurs face à face avec le gardien du Zimbabwe c’aurait été le plus lourd score de cette Can. Mais l’excès de précipitation, ajouté à la baraka du gardien adverse, ont rendu le score moins salé. Mais tout compte fait, le Sénégal empoche son ticket pour les quarts de finale, après 11 ans de diète et trois phases finales (2008, 2012 et 2015).

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

LE MOT DES ENTRAINEURS
Aliou Cissé (Sénégal) : « Ce résultat demande confirmation »
Aliou Cisse can 2017« Il faut retenir qu’il fallait gagner ce match important pour cette génération de footballeurs sénégalais et pour le pays. Les garçons l’ont fait. Je suis fier du travail abattu, de la concentration, de l’abnégation et de l’état d’esprit. Ce sont ce type de joueurs dont notre pays a besoin. Le travail qui ne date pas d’aujourd’hui. J’ai toujours dit que cette génération avait de la qualité, que c’étaient de très bons footballeurs. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un mental, des comportements, un état d’esprit, au-delà des qualités pour briller en Afrique. C’est sur cela que j’ai axé mon discours. Je connais cette compétition et ce continent. Je sais  que seules les qualités individuelles ne suffiront pas. Mais ce résultat demande confirmation. On a un troisième match à jouer. Ce sera très intéressant. Sénégal-Algérie, c’est toujours un match palpitant, un grand rendez-vous pour le football continental. C’est le match que tout le monde attendait. Et en tant que technicien, mon rôle est de le préparer de la meilleure façon. Il faut que les joueurs gardent leurs qualités, leur état d’esprit. Il faut qu’ils se libèrent de la pression. L’échec de Mongomo avait pesé sur eux. Une équipe qui gagne, c’est celle qui est capable d’avoir un fond de jeu tout le temps. Il y a eu beaucoup d’occasions ratées, je suis le premier à être déçu. Mon travail constitue à faire progresser cette équipe qui a une marge de progression pour être au top. Seulement, le jour où elle sera au top, je n’aurai plus de travail ».

Calisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Les 2 buts, tôt pris, nous ont déstabilisés »
« Ce soir, dans les 20 premières minutes, on a essayé d’être dans le match. Mais c’était difficile pour nous. On a rapidement pris deux buts qui nous ont déstabilisés. Nous en tirerons les enseignements en vue de notre 3ème match. L’équipe sénégalaise était plus physique et rapide. Je persiste et signe : nous restons les favoris de cette poule. En football, on peut perdre malgré un beau jeu. Le dernier match est d’une importance capitale pour nous. Après deux sorties, tout ce qui nous reste à faire, c’est d’en tirer toutes les leçons. Pour gagner car c’est notre seule porte de sortie. On n’est pas éliminé. Je vais le faire comprendre à mes joueurs afin qu’ils soient au fait de l’enjeu de cette rencontre. Une compétition de grande envergure n’est jamais finie avant la fin ».

Recueillis par B.K.N

ZONE MIXTE
Sadio Mané : « Nous voulons aller loin dans cette compétition »
« Je suis très content de ce résultat, je pense que nous avons bien joué. Notre objectif n’a pas varié. Nous voulons aller loin dans cette compétition. Tout le monde est heureux et je pense que le plus important c’était de gagner. On l’a fait, donc c’est bien ».

Henri Saivet : « On joue pour gagner »
« Très heureux pour ce 2ème succès. Maintenant on va préparer le troisième match et même si on est déjà qualifié on jouera à fond ce match contre l’Algérie car nous voulons faire le plein de points avant d’arriver aux quarts de finale. Ils auront à cœur de faire un bon match contre nous, mais on ne se focalise pas sur l’adversaire. On jouera pour gagner, pour aller de l’avant ».

Idrissa Gana Guèye : « Ecrire notre histoire »
« On est super content après ce match. C’est important pour nous de gagner ce match, on sait que ça fait longtemps que le Sénégal ne s’est pas qualifié en quarts de finale. Maintenant on a marqué l’histoire, il faut continuer à écrire notre histoire à nous. Le prochain adversaire c’est l’Algérie, mais on ne se relâchera pas même si la qualification est déjà dans la poche ».

Cheikhou Kouyaté : « La route qui mène à la finale est longue »
Mane D B Keita Can« Ça fait plaisir, c’est une fierté parce que cela fait 11 ans que le Sénégal ne s’est plus qualifié en quarts de finale. Contre l’Algérie ce sera une finale comme les autres matches. Car nous estimons que pour avancer il faut battre tous ses adversaires. Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer ainsi. La route est longue qui mène à la finale, il faut donc jouer serré et ne rien négliger en route. C’est avec seulement le travail qu’on arrivera à notre but ».

Lamine Gassama : « C’est formidable »
Très heureux de cette victoire. Nous sommes davantage motivés pour aller de l’avant et nous voulons tout faire pour satisfaire le peuple sénégalais qui nous suit, qui nous soutient. Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend dans cette compétition et nous devons tout faire pour satisfaire nos supporters. On s’est qualifié avant la fin des matches de groupe, cela est formidable. On a pu rectifier certaines petites erreurs qu’on a commises lors du premier match. Après le troisième match on va vers des rencontres à résultat immédiat, mais on se prépare pour ça aussi ». 

Mame Biram Diouf : « Rester humble »
« On attendait cette qualification depuis fort longtemps, comme tout le peuple sénégalais. Mais on ne doit pas s’enflammer après ce succès car il reste encore un autre match contre l’Algérie. Il faut rester donc humble et prendre les matches un à un. C’est pas facile, mais avec le cœur on y parviendra » 

Ismaila Sarr : « Faire tout pour arriver à notre objectif »
« On va jouer pour gagner, c’est pour cela qu’on est ici. Il reste un troisième match qu’il faudra aussi gagner car on veut faire le plein de points. La tâche est ardue, mais nous ferons tout pour arriver à notre objectif. Très content de cette victoire parce que cela fait longtemps que le Sénégal ne s’était pas qualifié au second tour. C’est une nouvelle génération avec l’arrivée du nouvel entraîneur ».

Zargo Touré : « L’Algérie est un adversaire coriace »
« Très belle victoire et belle qualification pour le second tour. C’était notre objectif premier en abordant cette Can. Nous ferons tout pour aller loin. L’Algérie sera un adversaire coriace et nous, nous préparons à l’affronter et nous voulons faire le plein de points dans notre groupe ».

Pape Alioune Ndiaye : « Continuer sur cette lancée »
« Je suis très content et très fier pour cette qualification. Maintenant place aux quarts de finale qu’on va bien préparer, même s’il y a un dernier match de poule à disputer contre l’Algérie. On avait 

à cœur de bien faire, mais il ne faut pas trop s’enflammer. Notre Can vient de commencer, à nous de continuer sur cette lancée. L’Algérie est une équipe qu’on respectera même si elle est dans une situation inconfortable. On la prendra très au sérieux ».

Propos recueillis par C. F. KEITA

LE FAIT DU MATCH : DES LIONS VITE RASSASIÉS
Kouyate MvpLa dernière fois que le Sénégal a marqué 3 buts dans un même match de phase finale de CAN, c’était en quarts de finale à Alexandrie en Egypte, face à la Guinée (3 – 2). Hier, les « Lions » avaient largement les occasions de pulvériser ce record. Finalement, ils n’ont inscrit « que » deux buts. Dans les 13 premières minutes, après avoir raté deux opportunités franches par Mame Birame Diouf. Il est vrai que toutes les quinze autres équipes engagées dans cette CAN auraient aimé en être à leur place. Puisqu’aucune d’elles ne s’est imposée par deux buts d’écart. Or, le Sénégal l’a réussi deux fois en deux sorties et est d’ores et déjà assuré de terminer à la première place de son Groupe B. Ce qu’il n’avait plus réussi depuis 2002 au Mali, lorsqu’il avait battu coup sur coup l’Egypte et la Zambie.

Alors, de quoi et pourquoi se plaindre ? Eh bien de l’inefficacité offensive. Car si la défense avait donné des sueurs froides lors du premier match (sans avoir pour autant pris de but grâce à un Abdoulaye Diallo, le portier, de gala), cette fois c’est l’attaque qui a prêté le flanc. « J’en suis le premier déçu », a d’ailleurs reconnu Aliou Cissé en conférence de presse d’après-match. C’est vrai que son équipe s’est très vite rassasiée, tombant parfois dans la facilité (comme Moussa Sow), l’excès d’individualisme de Diao Baldé Keïta et la maladresse de Mame Birame Diouf.  Des « Lions » à la panse de moineaux, en quelque sorte. Ils auraient pu frapper un grand coup, peut-être même battre le record de buts marqués dans un même match en phase finale de CAN. Ils se sont contentés de « gérer ». Presque comme toujours, à chaque fois qu’ils marquent 2 buts. Tant que cela marche, on trouvera difficilement à y redire. Mais le jour où ils se feront remonter, cela fera désordre. Un ancien sélectionneur du Sénégal disait que « par respect pour l’adversaire, il faut lui filer 6 buts quand on a la possibilité de le faire ». Hier, les « Lions » en avaient plus que la possibilité. Ils ont craché dessus. Espérons qu’ils en ont gardé sous la semelle pour les matches à élimination directe.

B. K. N.

L’HOMME DU MATCH : KOUYATÉ, DE L’ÉNERGIE À REVENDRE
Cheikhou Kouyaté, le capitaine sénégalais désigné l’homme du match ? Ce n’était pas évident, puisque Sadio Mané voire Kouyaté auraient pu prétendre à la distinction de meilleur joueur de ce Sénégal – Zimbabwe. Mais la commission technique de la CAF en a décidé ainsi. Le milieu de terrain des « Lions » a certainement été récompensé pour son engagement sans faille et son énergie débordante. Présent dans tous les duels en début de match, il n’y est jamais allé avec le dos de la cuiller. Il a donné le ton et a même écopé d’un carton jaune (30ème mn) pour excès d’engagement. Autant dire qu’il a eu un réveil brutal, lui qui a soutenu que son équipe devait « se réveiller » après les critiques ayant accompagné sa victoire d’entrée face à la Tunisie. Pour le milieu de West Ham (Premier League anglaise), son équipe « a mieux joué que contre la Tunisie » où elle avait beaucoup subi.

Avec cette victoire qui propulse les « Lions » en quarts de finale, et la première place assurée, Kouyaté peut sécher ses larmes. « Depuis 10 ans, on pleurait comme des enfants de ne pas passer le premier tour », a-t-il soutenu. « Cette fois, nous étions décidés à montrer qu’on a grandi ». Cependant, d’après la capitaine des « Lions », « le plus dur est à venir. Il nous faudra sortir le grand jeu pour ne pas en rester là ». Sorti dans les 10 dernières minutes alors qu’il était carbonisé, Kouyaté pourra peut-être reposer son corps meurtri lors du 3ème et dernier match face à l’Algérie, lundi prochain. Pour mieux aborder la phase de coupe. Son équipe aura fortement besoin de son énergie.

B. K. N.

UN HOMME DANS LE MATCH : HENRI SAIVET
Le poste de troisième milieu, axial, est définitivement celui qui pose le plus de soucis au coach des « Lions ». Après avoir, par le passé, essayé Sankharé puis s’être longtemps accroché à Diamé, Aliou Cissé avait misé sur Pape Alioune Ndiaye, face à la Tunisie lors de la 1ère journée. Malgré la bonne performance du joueur d’Osmanlispor (Turquie), hier Henri Saivet lui a été préféré. Et le Stéphanois a débuté la partie pied au plancher. Il a mis beaucoup d’impact dans son jeu et a bataillé très fort. Pour valider sa belle entrée en matière, il a signé son premier but en sélection d’une superbe frappe des 25 mètres sur coup franc dès la 13ème mn. Le Sénégal venait de faire le trou. Cependant, à l’image de presque tous ses autres coéquipiers du milieu de terrain et de l’attaque, il a quelque peu levé le pied par la suite. Multipliant les pertes de balles et les mauvais choix, il aurait même dû être remplacé pour donner plus de tonus à l’équipe. Celui que son coach Aliou Cissé voit davantage en meneur de jeu que Sadio Mané a, en effet, perdu de sa lucidité au fil du match. Mais, avec son superbe but, il a marqué un point par rapport à la concurrence directe à ce « poste à problème ».

B. K. N.

Parlant du match Algérie–Tunisie, le premier de la 2ème journée du Groupe B, cet après-midi au stade de la Rénovation de Franceville, Henryk Kasperczack, le coach des Aigles de Carthage a soutenu qu’il s’agissait d’un « virage important voire décisif ». On croirait qu’il parlait pour le Sénégal. Pour cause, les Lions, victorieux d’entrée de la Tunisie (2 – 0), disputent leur deuxième sortie dans le Groupe B de la 31ème Can de foot à 19 heures face au Zimbabwe, avec la possibilité de se qualifier dès ce soir pour les quarts de finale. Sauf qu’avec une telle configuration, le spectre de la dégringolade de Mongomo en Guinée équatoriale, il y a deux ans, refait forcément surface. Après un succès initial contre le Ghana, le Sénégal avait enchainé avec des résultats décroissants (nul puis défaite) avant d’être renvoyé chez lui. Un nul, aujourd’hui face aux Warriors du Zimbabwe pourrait même le maintenir en tête de son groupe, mais réveillerait forcément de mauvais souvenirs.

Mais, dans la tête du coach Aliou Cissé, il ne sera question que de victoire. Et il faudra souffrir pour cela, car l’adversaire « est une bonne équipe » et a gagné en confiance après son nul (2 – 2) face à l’Algérie, autre favori du groupe. Ce qui n’est pas pour déranger Kalidou Koulibaly, le puissant défenseur central sénégalais pour qui « une victoire est plus belle quand on souffre ».

Le ton est donné, puisque les Lions savent ce vers quoi ils vont. L’équipe zimbabwéenne entrainée par le très confiant Kalisto Pasuwa peut, en effet compter sur un trio de qualité internationale avec le capitaine Katsande et les avants Billiat et Mahachi capables de faire mal à n’importe quel adversaire. Ce n’est pour autant pas une raison de prendre ces Guerriers pour plus conquérants qu’ils sont réellement. « Ils ont des atouts comme toutes les autres équipes qualifiées », a reconnu Cissé en laissant entendre que la sienne n’en manque pas non plus.

Il s’agit donc ce soir, pour les Lions de sortir le grand jeu, d’évoluer à leur plus haut niveau, de ne pas vivre de trous noirs et d’éviter les pertes de balles dans l’entrejeu et les errements en défense comme ils en ont connu tout au long de la 2ème mi-temps face aux Aigles de Carthage. Tout un programme. Mais c’est le prix à payer pour éviter le dérapage dans ce premier virage qui peut conduire autant dans le décor que sur la ligne droite vers la lumière des quarts. Les Lions et leur entraîneur soutiennent en être bien conscients. Il ne suffit plus de le dire. Il faut le traduire sur le terrain. Surtout que le coach des Warriors a eu la prétention de soutenir hier encore, droit dans ses bottes, que son équipe est bel et bien la favorite de ce groupe B. Un défi que Kouyaté et ses partenaires ont l’obligation de relever.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

A 24h de leur confrontation, Zimbabwéens et Sénégalais se préparaient, hier, en toute sérénité et dans la concentration. Car ces deux équipes s’en étaient plutôt bien sorties de la première journée qui les avait opposées respectivement à l’Algérie (2 - 2) et à la Tunisie (2 - 0) et joueront ce soir pour la relance pour l’une, la qualification pour l’autre. Hier en conférence de presse d’avant-match, les deux entraîneurs zimbabwéen et sénégalais n’ont pas dévoilé leur plan, mais ont affiché leur confiance.

KALISTO PASUWA (COACH ZIMBABWE) : « NOUS RESTONS LES FAVORIS DU GROUPE »
L’entraîneur du Zimbabwe, Kalisto Pasuwa, n’en démord toujours pas. D’après lui, son équipe est favorite du groupe B de cette Can 2017. Il l’a répété hier en conférence de presse à la veille de la rencontre face au Sénégal pour le compte de la 2e journée de ce groupe. « Oui, nous sommes les favoris de notre groupe », a-t-il fièrement répondu. Fort d’un bon match nul contre l’Algérie, autre favori de cette Can, le coach du Zimbabwe estime cependant que ce n’est pas par excès de confiance qu’il s’exprime ainsi. Mais c’est parce que ses joueurs ont le talent qu’il faut pour aller le plus loin possible. « Nous nous sommes très bien préparés contre le Sénégal et le moral a été renforcé après notre match contre l’Algérie », a-t-il ajouté.
 
Kalisto PasuwaA son avis, ses joueurs se sont préparés pour adopter la tactique qui sied face à l’équipe du Sénégal. « Ce sera un match très, très chaud car le Sénégal est une grande équipe sur le continent et si on n’a pas le physique qu’il faut, ce ne sera pas facile de jouer contre eux. Nous nous sommes donc préparés à toutes les éventualités. Nous allons vers un match où tout peut arriver, mais j’ai entière confiance en mes joueurs et ils vont mouiller le maillot », a confirmé le coach des Warriors. Pour un retour à la Can, le Zimbabwe n’entend pas faire de la figuration et a donné un avertissement à ses prochains adversaires, à travers le match disputé contre l’Algérie.

CUTHBERT MALAJILA (ATTAQUANT) : « NOUS ALLONS NOUS BATTRE »
« Nous sommes prêts pour le combat. Le Sénégal, c’est l’une des meilleures équipes du continent et il l’a démontré par son classement Fifa, mais aussi par la victoire acquise contre la Tunisie. N’empêche, nous allons nous battre avec nos armes et je vous promets que ce ne sera pas facile. Nous sommes un grand pays de football et il nous appartient de tout faire pour être à la hauteur des attentes de notre peuple. Et nous allons démontrer que notre qualification n’est point le fruit du hasard. Nous allons nous battre … »

ALIOU CISSE (COACH DU SENEGAL) : « NOUS SAVONS OÙ NOUS ALLONS »
Dans le camp sénégalais, on se prépare sereinement à livrer un match qui peut qualifier les Lions au second tour en cas de victoire. Mais Aliou Cissé, l’entraîneur du Sénégal, ne cache pas que son équipe va vers un match difficile. « Le Zimbabwe est une belle équipe, tout comme les 15 autres qui disputent cette Can, mais nous savons où nous allons et nous savons aussi que nous allons vers un match difficile. Il ne faut pas se voiler la face. Ce sera une bataille d’hommes et mes joueurs sont prêts pour ça. Ce sera aussi un match où chacun aura sa chance », a souligné Aliou Cissé.

Pour le coach sénégalais, les deuxièmes matches sont souvent compliqués car il s’agit parfois qualification. Mais sa philosophie à lui, c’est de prendre les matches un à un. Ce qui lui permet d’ailleurs de mieux contrôler ses adversaires. A preuve, il a rappelé que depuis les éliminatoires jusqu’à maintenant son équipe n’a pris que deux buts ; ce qui veut dire, selon lui, que dans son groupe, il y a de grands défenseurs et les statistiques l’ont démontré. « Cependant, il faut reconnaître que nous allons affronter une équipe du Zimbabwe qui progresse vite dans le jeu car nous les avons vu contre l’Algérie. C’est donc un adversaire à prendre au sérieux d’autant plus qu’ils ont fait trembler la grande équipe d’Algérie », a averti Aliou Cissé. Mais il a promis que son équipe sera fidèle au rendez-vous.

KALIDOU KOULIBALY (DEFENSEUR) : « LE MÊME ÉTAT D’ESPRIT QUE CONTRE LA TUNISIE »
Dans l’équipe sénégalaise, tout le monde est prêt, après la victoire contre la Tunisie. C’est le sentiment du défenseur central, Kalidou Koulibaly, qui s’exprimait hier en conférence de presse au stade de la Rénovation de Franceville. Comme son entraîneur, le solide défenseur de Naples (série A italienne) a souligné qu’il s’agit de prendre les matches un à un et qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur. « Nous aurons le même état d’esprit que contre la Tunisie. On est là pour jouer et gagner en faisant abstraction du statut de favori. Et, plus les matches avancent, plus on est prêt à aller de l’avant pour affronter n’importe qui », a déclaré le défenseur des Lions. Qui estime au passage que contre le Zimbabwe, ce sera un gros match, un match important. « Le Zimbabwe est une équipe très véloce et qui va vite vers l’allant, on l’a vu contre l’Algérie. A nous donc de montrer notre valeur en attaquant ce match avec sérénité et confiance », rassure-t-il.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

A l’inverse de la Tunisie (jusqu’à dimanche dernier en tout cas) et de l’Algérie considérées comme les bêtes noires du Sénégal, le Zimbabwe qui complète la Poule B de Franceville passe pour le punching-ball préféré des Lions. Ils ont beau se nommer Guerriers, ces footballeurs venus d’Afrique australe n’ont jamais su trouver la parade face au Sénégalais.

Ils semblent même leur porter bonheur. Car, à chaque fois que leurs chemins se sont croisés, la suite a été radieuse pour le Sénégal. Et cela remonte à 1985 lorsqu’après une traversée du désert qui datait de 1968, les Lions alors menés par un flamboyant Jules François Bocandé au front de l’attaque, leur filèrent un cinglant 3 – 0 au stade Demba Diop pour retrouver la Can de 1986 en Egypte. Puis, il y eut l’épisode du barrage à 3 (Sénégal – Zimbabwe – Erythrée) qualificatif à la Can 2000 co-organisée par le Ghana et le Nigeria après le désistement du Kenya qui se révéla être un duel entre le Sénégal et le Zimbabwe qui visait une première qualification. Là aussi, après avoir perdu (1 – 2) à Harare, les Lions coachés par l’Allemand Peter Schnittger s’imposèrent au retour à Dakar (2 – 0) avant d’aller composter leur billet pour la phase finale à Asmara en Erythrée (2 – 0). Et il y a neuf ans, lorsque le Zimbabwe disputait sa deuxième Can d’affilée, en Egypte, le Sénégal en avait fait un marchepied (2 – 0) pour accéder au second tour, et même aller jusqu’en demi-finale face à l’équipe du pays hôte.

Alors, rien donc que de bons souvenirs. Mais, comme nous l’écrivions ici même au lendemain du premier succès des Lions en phase finale de Can sur la Tunisie, « tout finit par arriver à qui sait s’en donner les moyens ». Et le coach zimbabwéen Kalisto Pasuwa est convaincu que son équipe n’a jamais été aussi forte qu’actuellement. Aux actuels Lions d’être dignes de leurs devanciers et de perpétuer cette belle tradition.

B. K. N.

C’est à croire que le coach sénégalais Aliou Cissé et son joueur Kalidou Koulibaly écoutaient aux portes lorsque, une demi-heure avant eux, le technicien zimbabwéen Pasuwa et son attaquant Malajila faisaient face, hier matin, aux journalistes dans la salle de presse du stade de la Rénovation de Franceville. « Nous sommes le Sénégal », ont dit et répété les premiers comme s’ils répliquaient aux seconds qui ne cessaient de clamer « We are Zimbabwe » (Ndlr : Nous sommes le Zimbabwe). Nationalisme exacerbé ? Peut-être pas, mais bien une forte identification à « une nation » et à un « peuple », autres mots souvent revenus dans le discours des uns et des autres.

Normal donc puisque juste dans la continuité de la remise de drapeau national à ses joueurs, à la veille de grandes compétitions internationales, par un chef d’Etat qui, dans tous les pays du monde, se proclame premier supporter. Avec comme viatique l’exaltation du patriotisme, du sens du devoir voire du sacrifice. Normal également puisque dans la continuité de l’exécution des hymnes nationaux d’avant-match que les joueurs chantent à tue-tête (pour ceux qui en sont capables, en tout cas), parfois les larmes aux yeux. En réalité, les terrains de football, et plus généralement toutes les aires de compétition sportive, sont devenus les nouveaux champs de bataille où les Nations s’affrontent et se battent pour des questions de suprématie. Il y est question de stratégie, d’offensives, d’attaques, de répliques et autres expressions empruntées au langage militaire et guerrier.

Heureusement que le football, le sport en général, peut être un extraordinaire élément fédérateur et une équipe nationale, toutes disciplines confondues et de foot plus spécialement, un fabuleux dénominateur commun. Combien de trêves n’ont pas été observées par des belligérants, le temps d’un match ou d’une compétition de foot ? Dommage qu’aujourd’hui encore, les armes tonnent ou menacent de tonner et que des guerres au sens militaire et … belliqueux du terme, le monde moderne puisse encore en connaître à tout moment. Vu que certains pays bombent le torse, blindent leur arsenal militaire, voire nucléaire. Ils auraient simplement mieux fait de transférer leur quête d’hégémonie sur les aires de compétition. Puisqu’au bout du compte, tout finit par des poignées de mains, des échanges de maillot en vertu du slogan de la Fifa « My game is fairplay ».

Par B. Khalifa NDIAYE

Ils sont deux des quatre techniciens du cru dans cette 31ème Can (avec le Bissau-Guinéen Baciro Cande et le Congolais Florent Ibengué) à faire face à une armée de 14 « Sorciers bancs » venus d’autres horizons pour distiller leur science supposée. Le Sénégalais Aliou Cissé et le Zimbabwéen Kalisto Pasuwa qui s’affrontent ce soir à Franceville ont cependant une approche différente de l’éternel débat entre techniciens locaux et entraîneurs étrangers. Si le premier refuse de se prononcer clairement sur le sujet, préférant renvoyer la question aux « fédéraux », le second se veut catégorique : « En Afrique, on ne fait pas trop confiance à nos techniciens ». Plus philosophe, peut-être, Cissé le Sénégalais a avancé que « l’expertise n’a pas de couleur ». D’ailleurs, a-t-il ajouté, « c’est cette différence de couleurs qui fait le charme du football ».

Là où tous deux s’accordent, c’est que « en Afrique, il y a de très bons techniciens ». Le coach zimbabwéen, Pasuwa, s’est même permis d’ajouter que ces entraîneurs locaux qu’il dit « représenter », « peuvent apporter plus à leur équipe nationale ». Pour Cissé, « le football est universel ». Dès lors, il ne se fait le porte-drapeau de personne. « Ce débat ne m’intéresse pas », a-t-il tranché. L’essentiel, c’est sur le terrain que ça se passe. Ce soir, ce duel de techniciens locaux promet beaucoup. Le Franco-Polonais Henryk Kasperczak, l’un des « Sorciers blancs » qui écument l’Afrique et qui officie aujourd’hui sur le banc de la Tunisie, après avoir largué le bateau sénégalais en pleine tempête ghanéenne lors de la Can 2008, croit avoir réglé la question. On l’a entendu hier soutenir que le Tunisie – Algérie de cet après-midi « n’est pas un match entre deux techniciens, mais entre deux équipes ». Il pourrait étendre la remarque à la seconde rencontre du jour. Mais, assurément, ce face-à-face Cissé – Pasuwa n’est pas ordinaire. Il ne sera pas question de gagner un quelconque titre de « Magicien », juste de traduire sur le terrain leur conviction partagée que « les techniciens africains aussi ont de la valeur ».

B. K. N.

Franceville (Gabon) : Demain à partir de 19 heures au stade de la Rénovation de Franceville, ce sont deux formations gonflées à bloc qui se feront face lors du second match de la 2ème journée du Groupe B de la Can « Gabon 2017 ». D’un côté, le Sénégal seule équipe du groupe à avoir fructifié au mieux sa première sortie en venant à bout de la Tunisie (2 – 0) pour la première fois de l’histoire de la phase finale. De l’autre, le Zimbabwe qui, sans avoir gagné, a contraint au nul l’Algérie (2-2), citée parmi les favorites de cette épreuve. Ce qui équivaut presqu’à une victoire morale. Alors, c’est de confirmation qu’il sera question autant pour les Lions que pour les Warriors. Dans le camp sénégalais, on en est d’autant plus conscient qu’il sera question d’éviter le syndrome de Mongomo, il y a deux ans, lors de la Can équato-guinéenne. L’équipe alors entraînée par Alain Giresse avait réussi une belle entrée face au Ghana (1 – 0) avant de s’étioler par la suite (nul contre l’Afrique du Sud et défaite face à l’Algérie) pour se faire éliminer au bout de trois petites rencontres. L’actuel coach, Aliou Cissé, a dès la fin du premier match victorieux face à la Tunisie, reconnu la difficulté de la mission qui attend ses joueurs face aux Zimbabwéens, demain. « C’est une bonne équipe, cohérente et soudée, avec des éléments qui évoluent ensemble depuis un bon moment », avait-il soutenu face à la presse. Ce qu’avait repris, quelques mètres plus loin le président de la Fsf. D’après Me Augustin Senghor, « il faudra prendre cette équipe zimbabwéenne très au sérieux. On a vu qu’elle est capable de bousculer toutes les équipes dans notre poule ». Et ce n’est pas l’Algérie qui dira le contraire. Qu’importe, le Sénégal devra enchainer avec une deuxième victoire pour se qualifier dès demain pour le second tour.

Le Zimbabwe « favori »
  Mais les Lions peuvent compter sur les Guerriers pour leur compliquer la tâche au maximum. Aujourd’hui d’ailleurs, en conférence de presse d’avant-match, il ne surprendrait personne si Kalisto Pasuwa, le coach zimbabwéen, soutenait que le favori de ce match de demain c’est … son équipe. Il l’avait dit avant la première journée et la rencontre face à l’Algérie. Et avait déclenché quelques sourires narquois. Depuis, ceux qui regardaient de haut ses garçons ont ravalé leur morgue. Pour cause, il dispose d’un groupe au jeu collectif bien huilé et servi par de belles individualités. A commencer par le capitaine Katsande, puissant milieu de terrain qui sait s’imposer dans l’entrejeu. Puis viennent les deux feu-follets Mahachi (n°10), excentré gauche intenable dans son couloir et Khama Billiat, électron libre et sorte de « 9 et demi », champion d’Afrique des clubs avec les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns et qui a fini sur le podium de la course au titre de Meilleur footballeur évoluant sur le continent africain de l’année 2016. Et sur le front de l’attaque, Mushekwi renverse tout par sa puissance. Tout ce beau monde aura à cœur de venger la défaite d’entrée subie à Port-Saïd lors de la Can 2006 en Egypte (0 – 2).

Voilà, l’équation que les Lions auront à résoudre pour s’inviter dès demain soir aux quarts de finale. Heureusement que pour ardue qu’elle soit, elle n’est point insoluble. Car, cette équipe du Zimbabwe a de gros points faibles, notamment ses relances approximatives et ses nombreuses pertes de balle (même si, sur ce dernier chapitre, le Sénégal l’a peut-être battue lors de son match face à la Tunisie). Mais, au vu de leur première sortie, le vrai talon d’Achille des Warriors, c’est leur gardien de but Tatenda Mkuruva. Fébrile dans ses interventions, le portier des Dynamos de Harare a, en plus, une relance au pied catastrophique. Aux Lions d’exercer un pressing de tous les instants sur la défense adverse qui n’est pas non plus un modèle de sûreté pour décrocher le succès qui les enverrait au second tour.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Franceville : Jamais en deux participations à la Can de football, les Warriors du Zimbabwe n’avaient enregistré de nul. Avec eux, apparemment, c’était tout au rien : une victoire ou une défaite. Jusqu’à dimanche à Franceville, en ouverture des matches de la Poule B de « Gabon 2017 », pour leur 3ème Can. Ils ont, à l’occasion, signé leur tout premier nul en phase finale face à l’Algérie (2 – 2). Une bien meilleure entrée donc que lors de leurs deux précédentes en 2004 en Tunisie et deux ans plus tard en Egypte. A chaque fois, ils avaient débuté par une défaite : d’abord face à l’Egypte (1 – 2) puis contre le Sénégal (0 – 2). Ils avaient même enchainé, en Tunisie comme en Egypte, avec une deuxième défaite face au Cameroun (3 – 5) et contre le Nigeria (0 – 2) respectivement. En 2004 comme en 2006, ce n’est que lors de leur troisième et dernier match de groupe que les Zimbabwéens avaient enregistré leur victoire : 2 – 1 en Tunisie contre l’Algérie qu’ils viennent de contraindre au nul et contre le Ghana qu’ils privèrent des quarts de finale en Egypte, au profit du … Sénégal. Au bout des matches du Groupe D basé à Port-Saïd, loin derrière le Nigeria qui avait remporté tous ses 3 matches, le Sénégal, le Ghana et le Zimbabwe avait tous finis avec 3 points, les Lions passant au second tour grâce à leur goal-difference nul devant les Black Stars (- 1) et les Warriors (- 3).

Cette fois donc, les Zimbabwéens semblent avoir mis la gomme d’entrée. Ils n’ont pas eu besoin d’être chauffés pour atteindre la bonne carburation. Parlant de carburant justement, on peut même dire qu’ils sont passés du diesel au super ! Et ils comptent bien accélérer la cadence. Il revient aux Lions de ne pas leur en donner les moyens. En un mot d’enrayer leur machine…

B. K. N.

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