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Actualités (1636)

Au Sénégal, des progrès sont notés dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Mais, ils sont encore insuffisants. Cela, malgré l’introduction, depuis 20 ans, des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu). Une stratégie qui, combinée à la planification familiale, devrait conduire à une baisse considérable des décès maternels. Malheureusement, des défis demeurent dans la mise en œuvre des Sonu, notamment la disponibilité en permanence des services, des équipements, d’un personnel qualifié, etc.

Les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) ont été introduits au Sénégal en 1997 dans le cadre de la croisade contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Vingt-ans après, les femmes continuent de mourir de causes liées directement à la grossesse et à l’accouchement. Cela, malgré les nombreux efforts consentis pour réduire ces décès.

Aujourd’hui, si l’on se réfère à la dernière Enquête démographique et de santé continue (Edsc 2015), le taux de mortalité maternelle est évalué au Sénégal à 315 décès pour 100.000 naissances vivantes. « Il y a eu des efforts dans la planification familiale, notamment l’augmentation du taux de prévalence contraceptive, la diminution du taux de mortalité maternelle, même si c’est en-deçà de ce qui est souhaité », constate le Pr Alassane Diouf, gynécologue-obstétricien. Mais, ajoute-t-il, « les progrès sont insuffisants ».

Pourtant, les Sou (Soins obstétricaux d’urgence), associés à la planification familiale, constituent les deux axes majeurs sur lesquels s’articule la lutte contre la mortalité maternelle, rappelle Thierno Dieng, coordonnateur du Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep). C’est d’ailleurs pour passer en revue « les conditions de pratique des Sonu dans nos structures sanitaires », entre autres, que le Ceforep organise, pour son vingtième anniversaire, un colloque avec comme thématique centrale les Sonu qui ont également été introduits au Sénégal il y a 20 ans.

Pour intensifier les progrès obtenus jusque-là, le Pr Diouf estime qu’il est urgent de « mettre en œuvre toutes les stratégies pour accélérer la prévalence contraceptive et augmenter la disponibilité et l’accessibilité des services ». Car, selon lui, « la planification familiale et les Sonu sont les piliers les plus importants pour lutter contre la mortalité maternelle ». Il évoque également l’insuffisance des structures sanitaires pour assurer une prise en charge adéquate des femmes, des nouveau-nés et des enfants. En plus des infrastructures, « la qualité de l’offre fait défaut », regrette le praticien, indiquant que, « parfois, le paquet d’offres n’est pas complet ».

L’équation de la disponibilité des équipements…
Parmi ces manquements qui ne militent pas en faveur d’une baisse drastique des décès maternels, le gynécologue-obstétricien cite « l’insuffisance de personnels qualifiés, particulièrement les gynécologues, surtout à l’intérieur du pays ». Résultat : il est noté un problème d’organisation des soins, en ce sens que « les services doivent être disponibles en permanence 24h/24 et 7j/7 », fait remarquer Alassane Diouf qui ne manque pas ainsi de parler de « problème de demande de soins d’urgence ».

Allant dans le même sens, le coordonnateur du Ceforep estime que l’insuffisance des ressources humaines est une des causes pouvant expliquer la lente réduction de la mortalité maternelle dans notre pays. Et ce, « même si les problèmes sont en train de baisser en intensité », précise Thierno Dieng. Surtout avec le recrutement, ces dernières années, de sages-femmes, dont plus de 2.000 étaient récemment au chômage. Il y a aussi la disponibilité des médicaments partout.

Nonobstant, une difficulté relative à l’équipement dans l’offre des Sonu a été relevé. M. Dieng fait allusion à la disponibilité de la ventouse pour l’accouchement assisté et à la réanimation complète du nouveau-né. « Ces deux éléments ne sont pas disponibles dans toutes les structures sanitaires. C’est donc un problème que nous devons régler », suggère-t-il tout en saluant l’évolution dans le système des références, vu que ces dernières se font à l’intérieur des régions. « Il faut maintenant voir comment l’améliorer au niveau régional et non à l’échelle nationale », propose le coordonnateur du Ceforep qui souligne que « la disponibilité du sang pose aussi beaucoup de problèmes ».

Renforcer les efforts de recrutement
S’exprimant sur les recrutements de personnels qualifiés surtout des sages-femmes, le Pr Alassane Diouf, gynécologue-obstétricien, indique qu’ils sont insuffisants pour couvrir les besoins et mieux faire face à la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Ce faisant, il soutient que « la politique de décentralisation peut contribuer au renforcement des efforts de l’État ». Surtout que la santé est une compétence transférée aux collectivités locales dans le cadre de la politique de décentralisation. Ainsi, les décideurs doivent comprendre que « la planification familiale est le moteur de la lutte contre la mortalité maternelle, mais que sans les Sonu, il ne peut y avoir de baisse des décès maternels », déclare Thierno Dieng, coordonnateur du Ceforep. Ce qui pousse le Pr Diouf à affirmer qu’il y a « un travail de plaidoyer à faire régulièrement et à tous les niveaux », de sorte à améliorer le niveau d’allocation des ressources au secteur de la santé, en particulier à la santé maternelle, néonatale et infantile.

La délégation des compétences pour prendre en charge les complications
Pour faire face au déficit des ressources humaines, la délégation des tâches, une stratégie consistant à transférer certaines compétences à une catégorie de personnel, a été initiée au Sénégal. Dans ce cadre, les compétences des sages-femmes ont été, par exemple, renforcées dans la prise en charge des complications d’avortement. Pour le coordonnateur du Ceforep, « il faut nécessairement former le personnel avec un équipement complet, former les sages-femmes à faire face à toutes les complications lors de l’accouchement ». Selon lui, « la délégation des tâches vient en appoint, mais une fois que tout est fait correctement, on en n’a pas besoin », éclaire Thierno Dieng. Malheureusement, tel n’est pas le cas, dans la mesure où « la moitié des blocs opératoires pour les Soins obstétricaux d’urgence (Sou) ne fonctionne pas aujourd’hui au Sénégal », renseigne-t-il. Dans ces conditions, il est impossible de pratiquer les césariennes partout où le besoin est exprimé, alors que ces dernières sont une stratégie clé dans la réduction des décès maternels et des nouveau-nés. De l’avis du Pr Alassane Diouf, « le problème pour la pérennité de la délégation des compétences, c’est qu’il y a peu de candidatures ». Il impute cette situation au manque d’informations, à la gestion de la carrière et au manque de motivation. « Il n’y a pas de compensation sur le plan salarial », constate-t-il. Résultat : certains médecins ne s’intéressent pas à cette stratégie.

Maïmouna GUEYE

La remise des prix du Concours « Miss maths »/« Miss Sciences » a eu lieu le 20 avril 2017. Une rencontre organisée par l’Inspection d’académie de Dakar dans le but de fêter l’excellence.

La salle de conférences du Centre culturel Blaise Senghor de Dakar a refusé du monde, le 20 avril, à l’occasion de la remise des prix du Concours « Miss Mathématiques »/« Miss Sciences ». L’assistance était composée de parents d’élèves et d’encadreurs. Lesquels sont venus soit pour assister avec fierté au sacre de leur enfants, soit pour accompagner et marquer leur reconnaissance à leurs élèves qui se sont brillamment illustrées dans le courant de cette année.

Cette cérémonie de récompense est, en effet, un moyen de créer l’émulation chez les jeunes filles et susciter en elles le culte et la culture de l’excellence. Cette activité s’inscrit donc dans le cadre de la promotion des disciplines scientifiques initiée par le gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Éducation nationale. Elle a débuté par l’hymne national chanté en chœur par les lauréates suivie d’une minute de silence en hommage aux victimes de l’incendie de Médina Gounass. Dans son discours de bienvenue, Ngary Faye, l’inspecteur d’académie de Dakar, a vivement félicité les lauréates. A leur endroit, il a lancé : « Vous, les meilleures, par votre travail et votre mérite, avez rempli de joie vos parents qui ne ménagent aucun effort pour vous mettre dans d’excellentes conditions de réussite ».

Pour Mme Koura Kane Wane, marraine du concours, « cette récompense ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais plutôt comme un nouveau départ pour marquer [leur] pacte avec l’excellence qui est un processus d’amélioration continue d’une quête permanente ». Elle n’a pas manqué de rassurer ces élèves de la supposée difficulté des sciences exactes. « Les mathématiques ne sont pas compliquées, surtout quand c’est expliqué par un spécialiste à des élèves motivés », fait savoir Mme Wane. Ce que confirme Fatou Ndoye, de la Maison d’éducation Mariama Bâ et lauréate du prix « Miss Sciences ». « Ce n’est pas difficile d’être une fille et de persévérer dans les matières scientifiques, parce qu’être une fille ne veut pas dire avoir moins de compétences que les autres », a-t-elle déclaré.

Dans ce sillage, Mame Diarra Sadji, de l’Institution Immaculée Conception de Dakar, par ailleurs lauréate du prix « Miss maths », conseille aux filles « d’avoir de la volonté, de la motivation et de surtout croire en elles ». D’ailleurs, elle ne s’attendait pas à être sacrée. « Car il y a beaucoup d’élèves aussi talentueuses que moi. Mais je rends grâce à Dieu de m’avoir choisie. Je compte poursuivre dans la même lancée, vu que j’aime les maths qui sont des sciences ambiguës et énigmatiques », a-t-elle expliqué.

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Le Sénégal a organisé la 16ème édition de la compétition mondiale pour les étudiants dénommée « Le pont chinois ». A l’issue des épreuves, 10 candidats ont été présélectionnés.
L’ambassade de la République populaire de Chine au Sénégal et l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont organisé, le 19 avril dernier, la compétition mondiale appelée « Le pont chinois ». Les épreuves qui se sont déroulées dans les locaux de l’Institut Confucius de l’Ucad ont vu la participation de 35 candidats.

Parmi ces derniers figurent des étudiants de l’Institut Confucius et des écoles supérieures comme Ism, Bem, entre autres. « Cette compétition dont le thème est « Le rêve éclaire l’avenir » s’est déroulée en épreuves écrites et orales. Elle a permis d’évaluer les compétences linguistiques en chinois, les connaissances générales sur la Chine, les connaissances sur la culture chinoise ainsi que les compétences complexes des étudiants », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

A l’issue de la présélection, les 10 meilleurs candidats ont été retenus. La finale est prévue le 10 mai prochain à l’Institut Confucius de l’Ucad. Le meilleur candidat représentera le Sénégal à la finale de la compétition mondiale prévue en Chine en juillet.

« Le pont chinois » est une compétition annuelle à caractère international organisée depuis 2002 par le siège de l’Institut Confucius/Hanban dans le cadre du renforcement des échanges culturels entre les différents pays. La finale de l’édition 2016 en Chine a enregistré la participation de 146 candidats venus de 108 pays.

I. SANE

Le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) fête son vingtième anniversaire par un colloque international. Cette rencontre de deux jours sera axée sur les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence.

Pour célébrer ses 20 ans d’existence, le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) organise, du 26 au 27 avril, un colloque international. Le thème porte sur « les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu), vingt ans après ». En conférence de presse, le président du comité scientifique, le Pr Alassane Diouf, a soutenu que les Sonu constituent un ensemble de soins qui doivent être fournis, de façon continue, dans les structures de santé, car étant incontournables dans la lutte contre la mortalité maternelle.

A son avis, ces soins permettent de prendre en charge, de manière rapide, toutes les complications liées à l’accouchement, notamment les hémorragies et l’hypertension artérielle. « Depuis la mise en place des Sonu, en 1996, nous assistons à une baisse significative du taux de mortalité maternelle et infantile, même si l’on n’est pas encore arrivé au niveau souhaité », a souligné M. Diouf. Il a ajouté que les acteurs sont conscients qu’il faut renforcer la disponibilité de l’offre dans les structures afin de baisser davantage le taux de mortalité maternelle et infantile.

Pour renforcer cette offre, l’universitaire a prôné la poursuite du recrutement pour avoir une meilleure couverture en sages-femmes et infirmiers dans les centres et postes de santé. « Il faut veiller aussi à la disponibilité des produits, notamment des médicaments, dans les structures de santé », a-t-il plaidé.

Plusieurs sous-thèmes seront abordés lors de cette rencontre par les 250 participants qui viendront d’une dizaine de pays. Selon le coordonnateur du Ceforep, Thierno Dieng, le premier sous-thème portera sur la pratique des Sonu, 20 ans après sa mise en place. Un bilan sera fait dans ce sens avec l’apport des participants des autres pays qui vont présenter leurs expériences surtout les plus porteuses, pour que l’on puisse les capitaliser.

Les participants vont aussi discuter des questions liées au financement, à la gouvernance, au système d’information des Sonu pour mieux mesurer les efforts à fournir aussi bien au niveau des décideurs que des praticiens. Les aspects de la socio-anthropologie, c’est-à-dire des questions qui, en dehors de la médecine, interpellent les Soins obstétricaux d’urgence, en termes de soins humanisés au niveau des populations, seront également abordés.

Les médecins feront un lien entre les Sonu et le dividende démographique. « Nous espérons partager avec les pays de la sous-région les bonnes expériences de façon à pouvoir aider nos gouvernements à donner aux populations des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence les plus efficients », a commenté M. Dieng. Le Pr Alassane Diouf a souhaité que les Sonu soient pris en compte par la Couverture maladie universelle au même titre que les césariennes qui sont gratuites sur l’étendue du territoire sénégalais.

Le Ceforep a, pendant deux décennies, rendu service à la santé de la mère et de l’enfant en essayant d’aider le gouvernement et les organismes du système des Nations unies à mettre en œuvre les politiques et programmes en matière de santé de la reproduction.

Eugène KALY

Le personnel du ministère de l’Industrie et des Mines a bénéficié d’un dépistage du diabète. Il est organisé en prélude à la randonnée pédestre prévue dimanche prochain à partir 9 heures.
Le ministère de l’Industrie et des Mines a organisé, ce 20 avril, une journée de dépistage du diabète. Cette activité entre dans le cadre de la préparation de la randonnée pédestre prévue le 23 avril prochain avec comme point de départ la Piscine olympique, non loin de l’Université de Dakar. Le thème de la randonnée porte d’ailleurs sur le « diabète ».

Selon le directeur de l’Administration générale et de l’équipement (Dage), Amadou Ndiaye, le personnel du ministère est sorti en masse pour connaitre son statut. « Ils veulent tous savoir s’ils sont diabétiques et prendre des mesures, en respectant surtout les consignes de traitement et le régime alimentaire qui me parait important », a-t-il souligné.

La journée a été présidée par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, qui s’est fait lui-même dépisté et consulté, même s’il connaissait déjà son statut. Pour éviter le déplacement du personnel, les médecins ont été répartis en deux groupes entre le cabinet et la Direction de redéploiement industrielle. Cette répartition a permis de satisfaire tous les travailleurs du ministère.

Revenant sur l’évènement qui a provoqué cette journée de dépistage au ministère de l’Industrie et des Mines, Amadou Ndiaye a rappelé que la randonnée est organisée, chaque année, sur initiative du ministère de la Fonction publique à l’intention des fonctionnaires. Cette année, elle est parrainée par le ministère de l’Industrie et des Mines. « Mais, les agents des autres ministères sont invités à prendre part à cette randonnée qui est l’une des occasions de sensibiliser les travailleurs sur l’importance du sport qui permet de rester en bonne santé », a expliqué le Dage. Il a invité les populations, en particulier les travailleurs, à prendre part à cette activité sportive. Toutes les dispositions sont prises pour la réussite de cette randonnée, car l’itinéraire a été déjà tracé.

E. KALY

Suite au mouvement d’humeur de certains pensionnaires de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès, la direction de l’école a sorti un communiqué pour repréciser les faits. Selon le document, une délégation d’élèves a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale le mercredi 19 avril, contrairement à ce que les représentants des pensionnaires de cette école ont annoncé dans la presse.

Mansour Ndior, directeur de l’Inefja, a précisé « qu’au vu de la gravité des évènements qui ont conduit à l’exclusion de six élèves, un rapport avait été transmis au ministre de l’Éducation nationale ». Rapport dans lequel le conseil de discipline regrettait « l’indiscipline que ce groupe d’élèves fait régner dans l’établissement ».

Le 26 février 2017, ces six élèves avaient, selon le communiqué, « séquestré et ligoté, puis agressé un autre pensionnaire âgé de 10 ans et inscrit en classe de Cp à l’Inefja ». Selon la même source, « les incriminés ont été entendu » ; ils auraient reconnu les faits et « demandé la clémence du conseil d’administration par le biais de leurs représentants » (un élève et un parent d’élève). Par ailleurs, M. Ndior annonce que l’administration de l’établissement a effectué toutes les démarches nécessaires, afin que le père du jeune garçon agressé retire sa plainte.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La République de Corée vient d’octroyer une subvention non remboursable de 5 millions de dollars au gouvernement du Sénégal, soit plus de 3 milliards de FCfa, pour la construction de 9 forages et leur équipement. Ce partenaire du secteur de l’hydraulique a déjà financé la construction de 12 forages et12 châteaux d’eau durant la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau.

La République de Corée apporte une grande contribution à la mise en œuvre de la politique de l’hydraulique rurale au Sénégal. Elle vient, une fois de plus, de répondre favorablement à la requête des autorités sénégalaises. Ce partenaire stratégique du secteur de l’hydraulique a accordé un prêt non remboursable de 5 millions de dollars, soit plus de 3 milliards de FCfa, au Sénégal. « Le gouvernement de la République de Corée, après avoir évalué l’impact de cette première phase du projet sur les bénéficiaires, a décidé de financer une deuxième phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5 millions de dollars Us de 2016 à 2018 », renseigne le communiqué parvenu à la rédaction.

Ces subventions seront utilisées pour consolider les acquis de la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack, au centre du Sénégal. C’est ainsi que, dans cette deuxième phase, il est prévu la réalisation de 9 forages, 9 châteaux d’eau, 170 kilomètres de réseau hydraulique, l’acquisition de 9 pompes, 9 groupes électrogènes, ainsi que la construction de 9 logements pour gardiens, 9 cabines de pompage et d’une centaine de latrines. Ces forages multi-villages auront un impact social sur 40.696 personnes et 100.000 animaux dans les villages de Mboulème, Keur Maide (dans la région de Thiès), Ndawène, Diatmel Saer (dans la région de Kaolack), Thingue, Gaynabar, Kébé Ansou, Sorome, Keur Tamsir Khoudia (dans la région de Fatick).

Durant la première phase, l’Agence de coopération internationale de la Corée (Koica) a financé la construction de 12 forages, 12 châteaux, 225 kilomètres de réseau. L’apport financier a aussi servi à l’achat de 12 pompes, de 12 groupes électrogènes, à la construction de 12 cabines de pompage, de 3 unités de traitement de l’eau et à la réalisation de 12 logements de gardiens. « Sur requête du gouvernement de la République du Sénégal, le gouvernement de la République de Corée a financé une première phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5,5 millions de dollars Us de 2011 à 2014 », lit-on dans le document. Ces ouvrages ont étanché la soif des villages de Soune Sérère, Miname Keur Mallé, Diamballo (dans la région de Thiès), de Mbèye, Bercome Lô, Khoyoye, Tagar, Dieylali, Mbélogne, Keur Ndary (dans la région de Louga), Belly Namary et Laïky (dans la région de Saint-Louis). On dénombre une centaine de villages polarisés par ces ouvrages hydrauliques. « Ces forages multi-villages ont permis au moins l’approvisionnement en eau potable de 100.000 personnes et de 300.000 animaux. Ils ont permis aussi la réduction des efforts consentis par les femmes et les jeunes filles dans la recherche de l’eau dans le monde rural et celle des maladies d’origine hydrique », renseignent les rédacteurs du communiqué. La disponibilité de la ressource a relancé des activités génératrices de revenus comme l’élevage et le maraichage, entrainant du coup une augmentation des revenus des ménages des zones d’implantation des forages.

Idrissa SANE

L’Association française de normalisation (Afnor) a reconnu la qualité des services de l’Office des forages ruraux (Ofor). Cette institution a obtenu la certification Iso 9001 V 2008.

L’Office des forages ruraux (Ofor) a obtenu la certification Iso 9001 V 2008. L’audit de certification a été conduit par l’Association française de normalisation (Afnor) du 11 au 13 avril 2017. Cette certification est la résultante de la démarche qualité adoptée par l’office. A vrai dire, l’Ofor, grâce à la construction des forages par le gouvernement, depuis 2014, aux options de transfert d’eau des zones des nappes riches vers celles des nappes pauvres, a permis à plus de Sénégalais du monde rural d’avoir de l’eau en permanence. Le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho, a saisi cette opportunité pour féliciter le personnel et les partenaires. Il a surtout invité les agents à maintenir le cap de la performance. « L’Office des forages ruraux (Ofor) ambitionne d’être une référence dans les domaines d’accès à l’eau potable des populations en vue de réaliser, au profit du monde rural, à long terme, un robinet dans chaque foyer », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Selon un document du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en milieu rural, le taux d’accès amélioré global à l’eau potable s’établit, en 2015, à 86,6 % contre 81,1 % en 2011 ; ce qui donne une progression satisfaisante de l’accès à des points d’eau modernes avec une hausse de 2,5 points.

Rappelons que l’Ofor a été distingué lors de l’édition des Cauris d’or 2016. Elle a été désignée l’entreprise la plus innovante en 2016. Cette distinction est fondée sur les bons résultats obtenus par cette institution.

I. SANE

L’Assemblée de l’université va traduire, devant ses instances de discipline, les auteurs d’actes de vandalisme commis à l’occasion des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad. Elle a, par ailleurs, rejeté les recours en annulation de l’élection des bureaux des amicales de la Faculté des Sciences et Techniques et de la Faculté des Sciences juridiques et politiques.

Les auteurs d’actes de violences intervenus lors des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad risquent la réprimande, la suspension d’inscription et même l’exclusion. Réunie, hier, en sa séance extraordinaire, l’Assemblée de l’université, sous la direction du vice-recteur, Amadou Abdoul Sow, a, dans une résolution, décidé de faire traduire ces derniers devant les instances disciplinaires compétentes en la matière.

« Le processus des élections de renouvellement à la Faculté des Lettres et Sciences humaines et à la Faculté des Sciences économiques et de gestion, après son démarrage, a été interrompu. Des étudiants sont allés commettre des actes de vandalisme dans les locaux de la Direction de l’informatique et des systèmes d’information qui nous prête sa plateforme pour organiser les élections de renouvellement », a rappelé Abdoul Sow, par ailleurs doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh).

L’Assemblée de l’université a, en outre, validé la suspension du processus pour le renouvellement de l’amicale des étudiants prise respectivement par l’Assemblée de la Flsh le 31 mars 2017 et par l’Assemblée de la Faseg (Faculté des Sciences économiques et de gestion) en sa session du 29 mars 2017. L’instance suprême de l’Ucad a donné son aval pour un audit de l’application du vote électronique par un cabinet indépendant, avec la participation effective de toutes les parties prenantes, notamment le médiateur, les étudiants, le rectorat, les partenaires sociaux. Pour la Faculté des Sciences juridiques et politiques (Fsjp) et la Faculté des Sciences et Techniques (Fst), l’Assemblée de l’université a rejeté les recours et validé l’élection des bureaux de ces amicales. Amadou Abdoul Sow et ses collègues ont estimé que les plaignants n’ont pas apporté de preuves pouvant remettre en cause la fiabilité de « la Direction informatique et des services d’information (Disi) qui gère 100.000 étudiants, les examens, les notes, les salaires, etc. ». En tout cas, ils ont souligné que le vote électronique est l’unique modalité retenue pour l’expression des suffrages dans les élections de renouvellement des amicales d’étudiants.

Pour motiver ses décisions, l’Assemblée de l’université s’est appuyée sur « le rapport du directeur de l’Informatique et des systèmes d’information relatifs aux actes de vandalisme perpétrés par des groupes d’étudiants le 6 mars 2017 à la Disi » et sur « celui du médiateur de l’Ucad, sur la situation de violence et d’insécurité qui règne au sein de l’espace universitaire ».

Parallèlement, l’instance suprême de l’Ucad a souligné avoir constaté « les actes de violences commis par divers groupes d’étudiants se réclamant ou non représentant de listes ou coalitions de listes ». Elle a réaffirmé sa détermination à œuvrer à la sauvegarde des biens des personnels et à la pacification du campus pédagogique.

Diégane SARR

Des élèves et étudiants prennent part, depuis hier, au Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle du groupe Yavuz Selim. Ils sont conseillés et sensibilisés sur les métiers d’avenir.

Le groupe Yavuz Selim, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, organise, les 19 et 20 avril, la deuxième édition du Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle. Près de 10.000 élèves des différentes écoles de Dakar sont attendus à cette rencontre d’échanges et de sensibilisation.

Pour la présidente du Centre acte tolérance, solidarité et amitié, Élisabeth Tine, ce salon permettra de donner le maximum d’informations aux élèves, en particulier ceux de la classe de Terminale. « Nous voulons rassembler les élèves de cette classe pour qu’ils bénéficient d’une bonne orientation dans les universités de leur choix », a-t-elle indiqué, rappelant que, l’année dernière, le salon a reçu plusieurs universités, écoles et instituts nationaux et étrangers.

« Cette année, nous souhaitons recevoir 35 universités, écoles et instituts nationaux et étrangers, parce que le privé catholique prendra part au salon », a informé Mme Tine qui a assuré que les visiteurs recevront des informations capitales sur tout ce qui concerne leurs orientations dans les universités, surtout ceux qui veulent embrasser les métiers d’avenir.

Le directeur général adjoint du groupe Yavuz Selim, Ibrahima Kouradang, a souligné que le salon va continuer dans la même trajectoire que l’année dernière en ouvrant de nouvelles perspectives d’études supérieures et de formation professionnelle que propose son établissement. Selon lui, de nombreuses opportunités de formation sont, aujourd’hui, disponibles.

« C’est aux administrations scolaires, parents d’élèves et étudiants de saisir et de profiter de ces offres d’apprentissage et de formation. Ce salon, nous l’espérons, sera aussi une plateforme d’échanges d’information et de création de partenariats entre les différentes écoles, instituts et universités », a soutenu le Dg adjoint du groupe Yavuz Selim. Le salon de l’année dernière, d’après Élisabeth Tine, a donné des résultats satisfaisants. Les exposants ont affiché leurs satisfactions, parce qu’après la rencontre ils ont reçu beaucoup d’étudiants et élèves orientés dans leurs établissements.

Eugène KALY

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