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Actualités (2067)

Au terme d’un atelier de quatre jours clôturé samedi dernier, l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam) de Diamniadio a stabilisé 46 filières et validé toutes les maquettes de Licence et de Master. Avec des contenus clairs, le recteur Oumar Guèye a assuré que le démarrage pouvait se faire à tout moment.

En perspective du démarrage officiel des cours prévu pour la rentrée universitaire 2018-2019, l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam) de Diamniadio, avec le soutien de l’Usaid-Era, a organisé un séminaire de production pour stabiliser et mutualiser les offres de formation. Il était également question d’élaborer les documents de services à la communauté et de gouvernance de l’Ufr des Sciences agricole et de l’Alimentation, de l’École supérieure des sciences halieutiques et aquacoles et du Centre d’innovation et de valorisation agricole.

Le recteur de l’Uam, Oumar Guèye, s’est satisfait des résultats enregistrés, avec la stabilisation des maquettes de toutes les structures de formation. « On a 46 filières qui ont été stabilisées et les maquettes ont été validées. Toutes les maquettes de Licence et du Master 1 et 2 ont été validées. On a également validé les maquettes du profil partagé des étudiants de l’Uam pour leur permettre d’avoir des contenus communs qui leur donnent une identité », a fait savoir le recteur.

Ces contenus, a-t-il indiqué, contiennent des valeurs universitaires et citoyennes, la pratique des langues, la formation en leadership, ainsi que le projet professionnel personnel de l’étudiant. La maquette du service à la communauté de l’ensemble de l’université et des structures a aussi été validée. Selon le recteur, il sera procédé à un toilettage des maquettes avant de passer devant le Comité scientifique international. « Pour nous assurer que l’Uam est sur les standards internationaux, on a un Comité scientifique international composé de dix experts nationaux et dix internationaux.  Tous ces dossiers vont être passés au crible lors d’un atelier avec ce-dit comité. Ces documents seront ensuite validés par le comité de pilotage qui est l’instance décisive de l’Uam présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et qui accueille tous les ministères techniques », a expliqué le recteur Oumar Guèye.

Aujourd’hui, a-t-il soutenu, l’ambition est de faire de l’Uam une université d’excellence. « Nous y travaillons. C’est pourquoi tout le personnel sera recruté sur la base d’un appel à candidatures ouvert et tous les candidats seront évalués par un comité indépendant », a-t-il assuré.

Samba Oumar FALL

Le Professeur Ahmadou Wagué vient d’être élu au conseil de la Société américaine de physique (American physical society-Aps) comme « International Councilor ». « C’est la première fois qu’un Africain est élu à ce poste par les membres de cette grande structure qui compte plus de 50.000 membres en Amérique et à travers le monde », précise le site web de l’Ucad. « J’en suis très fier pour notre Université et pour l’Afrique dont je défendrai la cause pour le développement des Sciences Physiques », a réagi Pr Wagué qui n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance au recteur de l’Ucad et à toutes les autorités universitaires et académiques du Sénégal pour tout ce que l’Université lui a permis de réaliser. Le vote à l’élection générale de l’Aps de 2017 a pris fin le 31 juillet dernier et les résultats sont présentés : Philip H. Bucksbaum de l’Université de Stanford a été élu vice-président, Larry Gladney de l’Université de Pennsylvanie devient président élu du comité de mise en candidature Aps, Ahmadou Wagué de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal sera conseiller international et Vivian F. Incera de l’Université de New York/College of Staten Island de la ville deviendra la conseillère générale.

A l’Université Cheikh Anta Diop, le Professeur Wagué, membre actif du projet Histoire générale du Sénégal, a participé, pendant plusieurs années, à l’enseignement de la physique générale, de la mécanique quantique, de l’optique, de la physique atomique et de la spectroscopie laser. De 1988 à 2002, il a été membre associé du Centre international Abdus Salam pour la physique théorique (Ictp) à Trieste, en Italie.

Abdou DIAW

Une bonne qualité des indicateurs nutritionnels collectés dans ses pays membres. C’est la préoccupation du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (Cilss) dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs). Avec les crises alimentaires constatées dans le Sahel ces dernières années, le Cilss, avec sa composante résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, souhaite ainsi apporter une réponse à la question majeure : comment disposer semestriellement de données de nutrition de qualité pour caractériser l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des pays ? D’où l’organisation d’un atelier régional regroupant six pays et pour faire face à l’insuffisance de la qualité des données recueillies à travers les enquêtes agricoles et enquêtes pérennes.

Le Secrétaire permanent du Comité national du Cilss du Sénégal, Colonel Alioune Diouf, a insisté sur l’importance de la qualité de ces données de nutrition pour les analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Force est de constater que la qualité des données de nutrition issues des dispositifs des enquêtes pérennes reste insuffisante, malgré les efforts consentis. C’est ce qui conduit très souvent à la non-prise en compte de ces informations nutritionnelles dans les analyses du cadre harmonisé », a-t-il expliqué.

Pour le représentant du Secrétaire exécutif du Cilss, Martial Sy Traoré, les insuffisances dans la qualité de ces données ont été relevées lors des différentes rencontres sur la nutrition. C’est pourquoi il appelle à l’adoption d’une approche participative et constructive qui permettra d’enrayer l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la pauvreté dans le Sahel. Cet atelier se veut aussi un cadre d’échanges qui permettra d’apprécier le schéma de collecte des données nutritionnelles existant dans les pays et de proposer une démarche consensuelle pour une meilleure intégration des indicateurs nutritionnels dans les enquêtes pérennes des Etats du Sahel.

Oumar NDIAYE

Les 165 députés issus des élections législatives du 30 juillet dernier pourraient examiner en priorité le projet de loi sur la Couverture maladie universelle (Cmu). Une volonté du gouvernement sénégalais de donner un encadrement législatif au droit à une santé pour tous. L’assurance a été donnée, vendredi dernier, par des acteurs des mutuelles de santé réunis dans la capitale du Saloum.

En gestation depuis août 2014, le projet de loi sur la Couverture maladie universelle (Cmu) pourrait être voté lors des premières sessions de la nouvelle législature. C’est en tout cas la forte attente des acteurs de la protection sociale réunis à Kaolack dans le cadre d’un atelier de plaidoyer. La plateforme, composée de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc), du Réseau multi-acteurs de protection sociale (Remaps) et du réseau Ojofaf/Paj, compte intensifier le plaidoyer pour l’institutionnalisation de la politique de protection sociale au Sénégal.

A cet effet, l’atelier de Kaolack a permis de procéder à une relecture critique de la dernière mouture du projet de loi élaborée sur la base de la concertation des acteurs tenue à Saly Portudal en mars 2017. « L’atelier de Kaolack nous a permis de faire une revue critique du projet de loi à laquelle nous avons été étroitement associés à l’élaboration. A ce propos, nous avons suggéré une identification plus précise des acteurs de la protection sociale et une clarification de leurs rôles respectifs. Il y a, par ailleurs, un effort à faire dans l’harmonisation des différents intervenants pour éviter une certaine cacophonie dans la coordination  », a indiqué Demba Mame Ndiaye, le président de l’Unamusc.

Ces acteurs communautaires ont eu droit à une communication sur ce projet de loi de la part du conseiller juridique du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Une inscription dans le marbre législatif qui viendrait achever le processus de construction d’un système national de couverture maladie pour toute personne résidant sur le territoire national. Démarré depuis 2007, cette politique a connu un coup d’accélérateur en 2013 avec la création de l’Agence pour la couverture maladie universelle (Acmu) et de la Caisse autonome de protection sociale avec l’objectif d’un taux de couverture de 47%  à 75% en fin 2017.

« Le défi est immense, mais nous pouvons y parvenir en soutenant la volonté gouvernementale consacrée par l’engagement public d’élaboration du cadre législatif souscrit depuis 2014 par des actions de promotion de mutuelles de santé au niveau communautaire. C’est tout l’enjeu de la démarche multi-acteurs qui nous réunit ici à Kaolack», a rappelé André Demba Wade, le coordonnateur du Groupe de réflexion et d’appui des initiatives mutualistes (Graim). Ces acteurs espèrent que ce projet de loi pourrait être sur la table des députés de la 13ème législature dès septembre prochain. Période retenue pour l’installation de la nouvelle Assemblée nationale issue du scrutin législatif du 30 juillet dernier.

Elimane FALL

Sur les flancs du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, les engins accélèrent les travaux de terrassement de l’usine de déferrisation de Sébikotane. A Koungueul, les ouvrages d’une autre station de déferrisation se dessinent. A Fatick, le niveau d’exécution de la station de traitement de chlorure et de fluorure présage le respect des délais. Par contre, à Kaolack, les travaux des ouvrages de traitement seront lancés en 2018. Les investissements se chiffrent à environ 18 milliards de FCfa.

Dakar : A la source de la déferrisation qui coûtera 5,5 milliards de FCfa
Des pelles mécaniques, des poclains et des foreurs sont en activité au point K de Sébikotane, derrière le Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La construction de l’usine de déferrisation est dans la phase de terrassement. Sa capacité de traitement est de 40.000 mètres cubes par jour. Son coût s’élève 5,5 milliards de FCfa. Au bout des robinets, une eau incolore et inodore coulera à Thiaroye, Pikine, Guédiawaye et Hann-Maristes et dans la zone du Port de Dakar.

Ouvrage SonesL’image rappelle celle des carrières. Au fond d’un cratère, le ronronnement de quatre foreurs n’incommode pas les ouvriers. Ils sont certainement aguerris. Debout, derrière les manettes, des casques vissés à la tête, le buste couvert d’un gilet de couleur vert vif, des conducteurs de foreur actionnent sur les leviers. La variation des vrombissements est fonction de la nature des roches à transpercer. Des gravas argileux tirant vers le kaolin forment une chaîne de monticules. Des techniciens sont dans la phase de fixation des micro-pieux. Le fondement est la base de toute construction. La largeur et la profondeur des excavations donnent une idée des dimensions des ouvrages du point K, à Sébikotane, non loin du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La capacité de traitement sera de 40.000 mètres cubes par jour. Au fond de trois cratères sortiront des ouvrages qui redonneront à l’eau rougeâtre qui coule dans la banlieue dakaroise ses caractéristiques de base : incolore et inodore. D’ici à 14 mois, de Guédiawaye au Port de Dakar, en passant par Pikine et Guédiawaye, des Sénégalais apprécieront les changements tant attendus.

La couleur rougeâtre et l’odeur de l’hydrogène sulfurée (H2S) décrite par les chimistes comme l’odeur d’œuf pourri seront dissipées. La teneur en fer sera de 0,1 mg/l contre 0,3 mg/l et le H2S sera éliminé. A côté du cratère où les engins sont en activité, deux autres sont disposés sur le flanc des ateliers. Sur le site seront construits des ouvrages de stockage et de traitement des boues... Avec cette usine, le Sénégal dépassera les normes de l’Oms. Le taux de fer sera rabattu à moins de 0,1 milligramme par litre. L’hydrogène sulfuré des eaux des forages de Pout-sud, Pout-nord, Pout Kirène de Sébikhotane sera éliminé. « L’ambition, c’est d’enlever complètement le fer, de l’amener de 1 milligramme à 0,1 milligramme par litre pour être en parfaite conformité avec les normes. C’est aussi de réduire le taux de l’hydrogène sulfuré qui donne à ces eaux l’impression d’odeur d’œuf pourri », détaille Charles Fall, directeur général de la Sones.

Pourtant l’eau distribuée dans les quartiers précités est potable. La perception collective refuse d’y voir clair. « C’est un projet important qui va améliorer la qualité de l’eau. Les populations ne peuvent pas concevoir que l’eau qui a une couleur rougeâtre soit propre à la consommation », relève la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.

L’importance du projet et l’urgence de répondre à une vieille doléance des populations ont remis au goût du jour le respect des délais au centre des échanges entre les techniciens de la Sones, l’entreprise et le bureau de contrôle des travaux représenté par Lamine Bara Mbaye. « Il nous faut inaugurer ces ouvrages dans 14 mois. Il faut un planning détaillé de la fourniture de matériel. Nous devons nous y prendre à temps », conseille le directeur général de la Sones. Au-dessus du site, le ciel est chargé de nuages. Ce sont des paramètres que l’ingénieur Ludovic Stoeffler n’ignore pas. Les pluies peuvent fausser le planning. A part cette donne, les techniciens donnent des assurances sur le respect des délais inscrits dans les cahiers de charge. « Je suis optimiste que les délais seront respectés », glisse Ludovic Stoeffler. Le temps nous édifiera.

Koungheul : Les ouvrages qui réduiront la teneur en fer prennent forme
Les contours des ouvrages de traitement de fer se dessinent près d’un nouveau château d’eau non loin d’une structure sanitaire à Koungheul. Dans un an, les habitants auront droit à une eau avec une teneur en fer conforme aux normes en vigueur.

La plateforme tourne à plein régime. A l’entrée, des ouvriers aux mains gantées sectionnent les barres de fer. A côté de cet atelier, la structure de coffrage de l’épaississeur est montée. En face, des maçons posent un assemblage métallique d’une autre infrastructure non loin des 22 lits rectangulaires de séchage. La forme des ouvrages se précise. « Nous avons un taux global d’exécution qui avoisine 30 % », évalue l’ingénieur Younouss Youssef.

Entre le château d’eau, les cabines de gestion, disons de télégestion, les bassins et les lits de séchage, un poclain enfonce son godet dans le sol, excave et fait marche arrière. Il déverse son contenu dans une benne. Celle-ci se retire pour verser son chargement. Le terrassement des ouvrages stratégiques a démarré. «Ici nous sommes au cœur de l’usine de traitement. Nous avons commencé avec les ouvrages les plus simples pour ensuite aller vers les plus compliqués », informe le directeur de projet à Aqualter, Philipe Jean.

Ouvrage eauAu cœur de l’usine trôneront le clarificateur, les filtres et une bâche d’eau... C’est l’épicentre de l’épuration de l’eau de Koungueul chargée en fer. « Le clarificateur permettra de réduire la turbidité par aération, ensuite l’eau passera par les filtres pour abattre le fer et le manganèse. Et, après ces filtres, elle sera stockée dans une bâche pour être pompée vers le château d’eau », schématise Philipe Jean.

Le système est complexe pour les non-initiés. Mais il est simple pour les spécialistes. L’épaississeur de forme cylindrique, en phase de coffrage, sera le moteur de traitement des boues. C’est à partir de cette installation que les boues seront envoyées vers les 11 lits de séchage. Ici, se passe la séparation entre les sédiments et les égouttures traitées. Ces dernières seront envoyées vers une fosse d’infiltration pour regagner la nappe. C’est une sorte de cycle fermé, avec des impacts nuls sur l’environnement.

Tout compte fait, au bout de la chaîne, l’eau sera d’une qualité meilleure pour le bonheur des populations. La concentration en fer qui est de l’ordre de 2,4 milligrammes par litre sera ramenée à 0,3 milligramme. Pour le manganèse, l’objectif est d’avoir 0,05 mg/l contre 0,26 mg/l actuellement.

L’attente a été longue. Le bout du tunnel s’approche. Déjà des voix autorisées font écho de la satisfaction d’une vieille doléance. « Nous sommes pressés de réceptionner cet ouvrage, car elle contribuera à préserver la santé des populations. Nous avons entendu les techniciens dire que le taux de fer dépasse les normes », se félicite le deuxième adjoint au maire de Koungheul, Daouda Diallo. Il a remercié le gouvernement du Sénégal. Il a fait un témoignage sur le directeur général de la Sones, Charles Fall, qui a effectué une quatrième visite sur le site pour assurer le suivi physique de l’exécution de ce projet. « En tant qu’élu local, j’ai très peu vu de directeurs généraux qui descendent sur le terrain pour suivre l’exécution des projets comme le fait Charles Fall », constate le deuxième adjoint au maire.

L’enjeu de l’amélioration de la qualité de l’eau, au regard ses implications sur la santé des populations, ne peut pas s’accommoder d’un suivi à distance. Surtout que ces quatre projets, d’un coût de plus de 13 milliards de FCfa, font l’objet d’un monitoring au plus haut niveau.

Fatick : Les travaux avancent à la station de traitement du fluorure et du chlorure
A Fatick, l’eau ayant une teneur anormale en sel ne coulera plus des robinets à partir de 2018. En face de l’hôpital de ville, les compartiments de l’usine de traitement de sel et de fer sont à un stade avancé. Après avoir couvert les besoins d’approvisionnement, le gouvernement a injecté de gros moyens pour offrir une eau conforme aux normes de l’Oms aux usagers.

Fatou Ndiaye SonesA l’ombre du château d’eau, les locaux technique et électrique sont presque achevés. Un peu avant, le dallage de l’abri des équipements de l’osmose est très avancé. Les lignes des bassins des boues sont nettes. Sur plusieurs compartiments, des ouvriers sont à l’œuvre. Le temps presse. Les délais sont incompressibles. C’est une question d’équité de donner aux populations de Fatick et du bassin arachidier une eau qui ne laissera pas de traces sur leurs dents. Ici, tous ont hâte de voir l’ouvrage mis en service. Les générations actuelles ne veulent pas que la marque « identitaire » soit transmise aux générations futures. « Depuis plus de 40 ans, ceux qui naissent et grandissent dans les régions de Fatick et Kaolack ont souvent la malchance d’avoir des dents qui ont une coloration de rouille. « C’est avec enthousiasme et satisfaction que nous attendons la réception de cette usine de traitement. Nous espérons que les enfants qui naîtront en 2018 n’auront pas les problèmes que nous avions », s’exprime le représentant du maire, Issakha Dieng.

Sur le chantier, en face de l’hôpital de Fatick, au bas bord de la route, les techniciens et les ouvriers ont le cœur à l’ouvrage. Le niveau d’exécution de l’épaississeur du bassin des boues, des lits de séchage… présage du gage des respects des délais. « L’absence de confort du goût conforte les consommateurs à se rabattre sur les eaux de pluie. Avec ce projet, les populations auront une concentration en fluor conforme aux normes de l’Oms et qui n’aura pas des effets néfastes sur leur santé », juge le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Moctar Watt.

La corrélation entre la forte concentration en sel de l’eau et certaines maladies était rapportée par les populations. Elle a été confirmée par les spécialistes en santé. « Nous n’ignorons pas l’impact de la consommation du fluor et de l’eau des puits sur la santé des consommateurs. Il est souvent signalé des cas de fièvre typhoïde », renseigne le préfet.

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’est engagé à apporter des réponses durables à un problème qui prend sa source dans l’aquifère fluorée du Maastrichtien du bassin arachidier. « Après avoir relevé le défi de la production dans des villes secondaires comme à Fatick, nous voulons relever le défi de la qualité. L’usine nous permettra d’avoir une eau de meilleure qualité avec des teneurs en sel aux normes de l’Oms », a fait savoir le directeur général de la Sones, Charles Fall. Ainsi l’eau n’aura ni une couleur, ni un goût. Les habitants peuvent la consommer sans courir de risques sanitaires. La station devrait rabaisser le taux de fluorure de 5 mg/l à 1,5 mg/l, alors que le chlorure, qui est actuellement de 600 mg/l, sera ramené à 250 mg/l. La station aura une capacité de traitement de 150 mètres cubes par heure. Son coût s’élève à 2,5 milliards de FCfa. Dans cette ville, le gouvernement a déjà injecté une dizaine de milliards de FCfa pour augmenter la production et pour les extensions de réseau, entre autres. La production a été sécurisée sur plusieurs années. A Kaolack, d’autres stations de traitement du chlorure et du fluorure seront construites en 2018 pour un coût global de 8 milliards de FCFa.

FATOU NDIAYE, DIRECTRICE DES TRAVAUX DE LA SONES : « Ces investissements n’auront pas une incidence sur le prix du mètre cube »
Le gouvernement du Sénégal, avec le concours des partenaires comme la Boad (Banque ouest-africaine de développement) a consenti de lourds investissements pour construire des ouvrages de défluoration, déferrisation, déchloration à Sébikhotane, Fatick, Koungheul et prochainement à Kaolack. Le coût de l’amélioration de la qualité de l’eau ne sera pas répercuté sur le prix du mètre cube. « Ces travaux n’auront pas une incidence sur le prix de l’eau », précise la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.
 
Reportage de Idrissa SANE

La région médicale de Kédougou, sous la houlette de son médecin-chef Dr Cheikh Sadibou Senghor, s’emploie, depuis un certain temps, à une stratégie qui consiste à administrer aux enfants âgés de 3 mois à 120 mois des médicaments dans le cadre de la lutte contre paludisme. C’est un traitement qui couvre toute la saison des pluies et qui doit se faire sur quatre passages espacés chacun de 21 jours. La région médicale est à son premier passage. Présentement, sur les 51.744 enfants devant bénéficier de ce traitement préventif, les 47.104 ont été traités, soit un taux de couverture de 91%.

Tous les trois districts ont largement atteint les objectifs assignés. Le médecin-chef de région a saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des acteurs, les techniciens, la presse, les « Badianou Gokh » (marraines de quartier), mais surtout le ministre de la Santé et de l’Action sociale à travers le Pnlp (Programme national de lutte contre le paludisme) qui a mis en place toutes ses stratégies; notamment le Test diagnostic rapide (Tdr) du paludisme, les médicaments Act donnés gratuitement pour un traitement rapide du paludisme, des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) cédées à 500 FCfa dans les structures de santé. La formation des personnels communautaires dispensateurs de soins à domicile figure aussi en bonne place dans les stratégies déployées pour faire face au paludisme. Ces agents communautaires sont, en effet, dotés d’équipements leur permettant de traiter les patients qui n’ont pas parfois la possibilité de se rendre dans les structures sanitaires.

Selon le Dr Senghor, si ces stratégies sont suivies et que les populations se l’approprient, le paludisme sera un mauvais souvenir dans la région de Kédougou.

Seydou TOUNKARA

Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présidé, à Richard-Toll, l’installation du Comité de pilotage de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de ladite localité. Une occasion pour lui d’annoncer le démarrage des enseignements en octobre 2018.

La salle de délibération de la mairie de Richard-Toll a accueilli la cérémonie d’installation du Comité de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de cette commune. Les exploitants agricoles, agro-industriels, de même que d’autres acteurs ont saisi l’occasion pour saluer la mise en place de cet établissement d’enseignement supérieur professionnel qui sera, selon plusieurs avis, un plus pour la localité où l’économie est soutenue par l’agriculture ainsi que l’élevage et ses dérivés. En effet, rappellent les uns et les autres, la mise à disposition d’une ressource humaine qualifiée et à proximité sur les questions agricoles et animales est une bonne chose pour cette partie de la vallée.

Dans son propos, le Pr Mary Teuw Niane a rappelé que les Isep sont prévus pour être des établissements autonomes et devront entretenir des liens étroits avec le milieu socioprofessionnel, ainsi que les employeurs et professionnels des entreprises qui seront invités à participer activement à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et curricula. Cette proximité entre le milieu académique et celui professionnel va permettre aux apprenants des Isep de faire de fréquents séjours dans le monde du travail pour une formation en alternance.

Après l’Isep de Thiès, créé en 2012, a noté le Pr Mary Teuw Niane, la mise en place d’autres Instituts supérieurs d’enseignement professionnel dans les régions de Dakar (Diamniadio), Ziguinchor (Niamone/Bignona), Matam et Saint-Louis (Richard-Toll) et leur articulation en réseau constitue un pas important qui conduira à la définition d’une nouvelle carte de l’enseignement supérieur professionnel au Sénégal. Concernant les caractéristiques, l’établissement sera érigé sur deux sites dont le premier se situe dans la commune de Richard-Toll (15 ha) et le second de 35 ha est localisé dans la commune de Mbane (village de Thiago).

L’installation du Comité de pilotage était aussi une occasion de présenter l’offre pédagogique, avec la mission de ces Isep qui consiste à offrir des programmes professionnels courts (Bac+2) en fonction de la demande des besoins des milieux socio-économiques.

Pour rappel, le coût de ce projet est de 7 milliards de FCfa sur financement de l’Agence française de développement (Afd). L’Isep de Richard-Toll a pour directrice le Pr Awa Niang Faye.

A. M. NDAW

Après avoir signé et adopté une charte des valeurs intercommunales, les communes de Kothiary, Koar, Goumbayel et Bala (Kkgb) viennent de procéder au lancement de leur Projet de reboisement et de sensibilisation sur les changements climatiques (Prsc). Il est prévu, dans ce cadre, de parrainer et d’entretenir 20.000 plants.

Les autorités administratives et locales, avec à leur tête l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargé du développement, ont planté chacun un arbre dans un jardin clôturé par le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), à côté d’un forage en construction. Pour Awa Diop Ndiaye, l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du développement, le président de la République, Macky Sall, « ne s’est pas trompé en accordant une place primordiale » aux collectivités locales dans la gestion de l’environnement. Après avoir souligné les efforts de l’Etat en matière de protection de l’environnement, à travers le Service des Eaux et Forêt, l’implication des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic illicite de bois, elle a relevé que sans l’accompagnement des populations, ces actions sont vouées à l’échec.

Le projet mis en place devrait permettre de reboiser d’ici le 20 août, 20.000 arbres, a indiqué son coordonnateur Benjamin Faye. Appuyé par l’Etat du Sénégal, le ministère français des Affaires étrangères, la communauté de communes de Montrevel-en-Bresse (France), il est porté par le Kkgb, du nom des initiales des quatre collectivités membres (Koar, Kothiary, Goumbayel et Bala). Ces communes regroupées au sein d’une intercommunalité développent une forte communication et des actions suivies de résilience contre le changement climatique par le reboisement et la revalorisation des systèmes culturaux de ces quatre collectivités locales de la zone du Boundou.

Pour le maire de Koar et président du Kkgb, Baganda Sakho, les populations bénéficiaires et les leaders de divers ordres de cette zone de production de charbon seront ainsi sensibilisés sur les enjeux de la gestion et de la protection environnementale, notamment par le biais de projections de films. A son avis, les communes de Goumbayel, Koar, Kothiary et Bala, dans le département de Goudiry, ont effectivement lancé la concrétisation d’un plan de sauvegarde des écosystèmes en mettant en place le Code forestier qui innove par une réforme complète des exploitations forestières.

Dans le cadre de l’intercommunalité pour le développement durable et les changements climatiques, selon Baganda Sakho, maire de Koar, il est mis en œuvre près de 4.000 gabions qui ont déjà été commandés pour protéger les arbres qui seront reboisés. Il estime que le reboisement, pour être efficace, doit s’accompagner d’une prise de conscience des populations.

« Planter, c’est bien, mais entretenir c’est mieux, sinon c’est du gâchis », a relevé l’inspecteur régional des Eaux et Forêt de Tambacounda, Modou Faty Niasse. Tout en déplorant les dégâts occasionnés par les feux de brousse, la coupe abusive de bois, la sécheresse, entraînant la disparition de certaines espèces et menaçant la vie de l’homme à terme, il a salué le respect des prescriptions techniques de l’aménagement par les populations locales. D’où tout le profit qu’elles tirent de leur forêt.

Des prix pour récompenser les meilleures pratiques de reboisement
Le Projet de reboisement et de sensibilisation sur les changements climatiques (Prsc1) prend en compte des arbres fruitiers, d’ombrage, de haie-vive et de brise-vent, en plus des espèces du terroir. L’une de ses innovations est l’introduction massive du baobab et du Moringa (nébédaaye) à travers l’entreprenariat des banques alimentaires. Avec le greffage, des milliers de plants de baobab peuvent être plantés pour donner des fruits au bout de trois ans, a souligné Benjamin Faye, coordonnateur du Prsc1. Des prix seront décernés pour récompenser les meilleures pratiques de reboisement et d’activités agroforestières, a ajouté le coordonnateur, selon qui ce projet opte pour une responsabilisation des bénéficiaires par le parrainage des arbres plantés.

Pape Demba SIDIBE

L’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et l’Ong Innovation environnement et développement (Ied) en Afrique viennent de lancer une plateforme nationale en vue de la promotion d’une économie verte au Sénégal. Cette dernière veut fédérer l’ensemble des acteurs étatiques, la société civile, le secteur privé, les décideurs politiques, les chercheurs, pour un dialogue constant en faveur d’une politique économique verte.

Lancer une nouvelle dynamique qui veut se fonder sur les nouveaux outils de l’économie verte au Sénégal. C’est ce que veut faire un ensemble d’organisations telles que l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et l’Ong Innovation environnement et développement (Ied) en Afrique. Ces institutions viennent de lancer une plateforme nationale pour la promotion de l’économie verte au Sénégal. Défini comme une économie qui vise à créer des possibilités d’emploi et de travail décents pour tous, tout en préservant les biens et services écosystémiques pour les générations actuelles et futures, le concept d’économie verte apparaît comme une opportunité pour l’ensemble de la communauté internationale à parvenir à une croissance dans une perspective de développement durable et d’élimination de la pauvreté et des inégalités sociales.

Selon Racine Kane, chef de mission de l’Uicn et un des initiateurs de cette plateforme nationale, le Sénégal cherche à tirer bénéfice des différents instruments au niveau international pour engager sa transition économique verte, avec l’appui de plusieurs partenaires. Pour lui, la promotion d’une économie verte au Sénégal passera nécessairement, entre autres, par un regroupement en réseaux actifs de l’ensemble des acteurs étatiques, de la société civile, du secteur privé, des décideurs politiques, des chercheurs, pour un dialogue constant en faveur d’une politique économique verte. D’où le lancement de cette plateforme qui stimulera le partage d’expériences, la mutualisation des connaissances pour une meilleure prise en charge des questions sur l’économie verte au Sénégal. Bara Guèye, directeur de Ied Afrique, a évoqué la construction d’une meilleure compréhension du concept de « l’économie verte » avec les principaux intervenants qui sont sensibilisés aux problèmes d’exclusivité, d’équité et de limites écologiques et aussi de promouvoir les modèles d’entreprenariat capables de profiter des opportunités de marché autour d’une croissance plus verte. Ce qui passera, selon lui, par la mise en place de politiques et structures institutionnelles plus sensibles aux questions d’économie verte.

Oumar NDIAYE

Plusieurs acteurs de l’éducation ont entamé, le 9 août 2017, le processus d’orientation du nouveau curriculum de l’éducation. Cette initiative fait suite à la directive présidentielle de réorienter le système éducatif sénégalais vers les Sciences, les technologies et les mathématiques.

Thiès accueille, depuis le 9 août, un atelier de réflexion sur le processus d’orientation du nouveau curriculum de l’éducation. Le Directeur de l’enseignement moyen et secondaire général (Demsg), Oumar Bâ, est revenu, lors de la cérémonie d’ouverture, sur la motivation de cette importante rencontre au moment où, a-t-il indiqué, « notre pays amorce un tournant dans la réorientation de son système éducatif. C’est une recommandation du président de la République lors des assisses de l’éducation. Il s’agit donc de réécrire ce curriculum en l’orientant vers les sciences, les mathématiques, le numérique, les technologies et l’entreprenariat ».

Dans cette entreprise, le ministère de l’Education nationale est accompagné par le Projet d’amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte-Sénégal) financé par la Fondation Mastercard. Lequel a entrepris, par le canal du projet Education développement center (Edc), une série d’activités pour préparer la mise en œuvre effective du processus.

Dans un premier temps, ce projet sera testé, selon le directeur de Apte-Sénégal, Séni Diop, « dans six régions (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Kaolack, Diourbel et Thiès) avant son extension aux autres zones du Sénégal ». L’objectif fixé est, a-t-il souligné, « de développer auprès des jeunes, dès le bas âge, une ouverture d’esprit pour les amener à comprendre que pour devenir un ingénieur, il faut être un excellent mathématicien et se tourner vers les sciences, mais aussi les initier à la culture de l’entreprise et à l’employabilité et cela de la Maternelle à la Terminale ».

En tout cas, la prochaine rentrée scolaire pourrait constituer le début de ce nouveau projet qui va concerner 200 établissements dans les régions ciblées dont près de 100 dans la première phase. Le coordonnateur du Projet d’appui au renouveau du curriculum (Parc), Amadou Camara, a indiqué, « que notre ambition est de faire en sorte que les choses bougent et que ça puisse changer à travers l’unification des matières jusqu’en Terminale. Le partenariat entre notre projet et Apte-Sénégal s’est inscrit dans cette dynamique ».

Le projet Apte-Sénégal et ses partenaires dont Education développement center  (Edc) et la fondation Mastercard s’activent respectivement dans la mise œuvre et l’évaluation de programmes éducatifs et sanitaires. Ils offrent aussi des possibilités économiques à travers le monde et dans l’optique de faire progresser l’éducation et de promouvoir l’inclusion financière afin de créer un monde inclusif et équitable. L’atelier prend fin le 13 août 2017.

Mohamadou SAGNE

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