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Actualités (1446)

Les abris provisoires vont peu à peu disparaître dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor. Le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de l’Agence française de développement (Afd), va s’attaquer à cette problématique en mettant en œuvre le Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Il est ainsi prévu la construction de 22 collèges et 8 écoles élémentaires pour la composante 1. Dans ce lot, l’académie de Sédhiou aura 9 collèges de 59 salles de classe et 3 écoles élémentaires. Pour la seconde composante, les activités tourneront autour de l’amélioration des apprentissages et le renforcement des compétences des élèves et des enseignants. « Ce projet favorisera le développement des compétences des élèves de l’élémentaire au moyen, la cohésion sociale et la lutte contre les inégalités », a relevé le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. L’une des innovations de ce projet, c’est la formation continue en mathématiques, sciences et français avec l’utilisation des Tic. Selon M. Thiam, la troisième composante vise à favoriser la mobilisation sociale, l’évaluation et le pilotage. Il s’agit de mobiliser toute la communauté autour des questions de l’école. « Les différentes couches de la société doivent travailler pour la réussite du projet », a lancé Ousmane Diallo d’Aide et Action.

Pape Coly NGOME

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de France effectue une mission à Dakar, du 21 au 23 février 2017, afin d’identifier les besoins de formation exprimés dans le cadre du Plan Sénégal émergent, en concertation avec les pouvoirs publics, les acteurs économiques et les établissements d’enseignement supérieur. Lors de la visite d’Etat du Son Excellence Monsieur Macky Sall à Paris, en décembre 2016, ce dernier s’est vu remettre le titre et les insignes de Docteur Honoris Causa du Conservatoire national des arts et métiers. Au cours de cette cérémonie, une convention cadre de coopération bilatérale a été signée entre l’administrateur général du Cnam, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Sénégal, le Pr Mary Teuw Niane et le secrétaire d’Etat français, Thierry Mandon. Cette convention définit les domaines de coopération ainsi que les modalités de mise en œuvre en matière de formation professionnelle supérieure de ce partenariat.

Omar DIOUF

La lutte contre le Sida est à un vrai tournant. Malgré les énormes progrès de la recherche ayant permis de prévenir la transmission de la maladie de la mère à l’enfant et une bonne prise en charge des personnes vivant avec le Vih, le défi du financement se pose actuellement. Les donateurs semblent s’essouffler au moment où les responsables de la lutte sur le plan mondial demandent de maintenir les efforts. Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour la lutte contre le Sida, le Malien Michel Sidibé revient, dans cet entretien, sur l’état de la lutte au niveau international et les perspectives.

Comment se présente actuellement la lutte contre le Sida dans le monde ?
La lutte contre le Sida nous a obligés à créer ce que j’appelle un mouvement social. C’est la première fois, dans la lutte contre une maladie, que nous avons un tel mouvement social dans la plupart des pays du monde. Ce mouvement nous a aidés à briser la conspiration du silence. Il y a eu des moments où on ne voulait même pas parler de cette maladie. On se cachait et c’était la maladie des autres. Une maladie de l’exclusion, de la discrimination, de la stigmatisation. Grâce à ce mouvement social, nous pouvons, aujourd’hui, dire que nous avons changé la face de cette épidémie. Nous sommes passés de cette période où on pensait que c’était pratiquement fini quand on était séropositif. Nous avons, aujourd’hui, 17 millions de personnes sous traitement. De même, nous avons réduit la mortalité, due à cette maladie, de 45 %, les nouvelles infections de 35 %. Actuellement, nous pouvons dire que, dans la plupart des pays, il n’y a plus d’enfants qui naissent avec le Sida. Des pays comme le Cuba et la Thaïlande ont déjà annoncé qu’ils n’ont plus d’enfants qui viennent au monde avec cette maladie. Nous voulons que cela devienne une réalité partout. Dans notre région, l’Afrique de l’Ouest et du Centre, nous sommes le parent pauvre de cette réponse. Trois personnes sur quatre n’y ont pas accès au traitement. Donc, il y a un besoin urgent de rattrapage. C’est pourquoi nous avons prévu de faire un plan d’urgence pour permettre à ces pays de bénéficier des mêmes appuis, ressources financières et programmes pour aller plus vite. De nos jours, 30 % des décès sur le plan mondial sont enregistrés dans ces régions de l’Afrique. En plus cela, ce qui nous inquiète le plus, c’est que nous avons 1.400.000 personnes vivant avec le Vih, sachant qu’elles sont positives et n’ont pas accès au traitement. C’est très dangereux !

Quelle analyse faites-vous de l’expérience du Sénégal ?
Au Sénégal, des progrès énormes ont été faits. Il y a une réduction de la prévalence et une augmentation de la couverture ; 67% des personnes malades sont sous traitement. Il y a aussi une réduction de la mortalité et des nouvelles infections. Le Sénégal continue d’être un pays modèle pour nous. J’ai demandé aux hautes autorités de ce pays, en particulier le président Macky Sall, de faire en sorte que le Sénégal continue d’être un modèle pour nous, surtout pour l’élimination de la transmission mère-enfant. Nous voulons que le Sénégal soit le premier pays de la sous-région à annoncer qu’il y a plus de transmission du Sida de la mère à l’enfant.

Le grand défi que nous avons dans la lutte contre le Sida, c’est la complaisance. Beaucoup commencent à se dire que les succès, les résultats, les médicaments sont là et que ce n’est plus un problème. Nous sommes un peu victimes de notre succès ; ce qui est très grave. Il faut donc rester vigilant. C’est comme dans un combat de boxe, il suffit de baisser la garde pour prendre un coup fatal. Nous risquons d’avoir un rebond dans l’épidémie. Si c’est le cas, il sera très difficile de combattre la maladie, parce qu’il y aura des résistances et des difficultés pour contrôler l’épidémie. Il est important de se battre pour que de nouvelles infections chez les adultes, particulièrement chez les jeunes filles, soient contrôlées. Nous avons demandé au Sénégal, encore une fois, de nous aider à porter notre résolution 1983 au Conseil de sécurité et que nous puissions avoir un rapport et une déclaration présidentielle pour nous permettre de continuer à faire le suivi. Cette résolution, très essentielle, traite des liens entre les situations de conflits, de violence contre les femmes, de rupture et l’infection qui croît dans de telles situations et comment les traiter.

Les situations de conflit surtout en Afrique sont aussi un autre problème à résoudre dans la lutte…
C’est pour cette raison que nous allons encore vers le Conseil de sécurité pour porter un rapport qui fera le point sur la situation dans les zones de conflit, sur l’impact humain et les infrastructures, la baisse de la couverture, les réseaux qui sont complètement démantelés, les personnes vivant avec le Vih qui n’ont plus accès au traitement, la violence contre les femmes…

L’objectif est de faire donc l’analyse systématique de cette situation et porter au Conseil de sécurité un rapport qui pourrait nous permettre d’avoir une déclaration présidentielle qui viendrait du président du Sénégal pour permettre d’aller un peu plus loin dans la prise en compte des pays qui sont en conflit.

Où en est votre programme Prévenir la transmission de la mère à l’enfant (Ptme) ?
Il y a quelques années, j’ai lancé l’idée qu’il ne fallait pas qu’un enfant naisse avec le Sida. En ce temps-là, nous avions les médicaments et donnions 18 comprimés par jour. Aujourd’hui, nous n’en donnons qu’un seul. Si nous arrivons à tester les mères et détectons qu’une d’elles est positive, nous pouvons la mettre tout de suite sous traitement et que l’enfant naisse sans le Sida. C’était inacceptable et même criminel de laisser un enfant naître avec le Sida lorsque la science et la technologie permettent le contraire. Quand j’ai lancé cette initiative, on pensait que c’est un rêve pieux. Mais, aujourd’hui, nous avons 95 pays dans le monde qui ont moins de 50 enfants qui naissent avec le Sida par an. Bientôt beaucoup de pays vont annoncer qu’ils n’ont plus d’enfants qui naissent avec cette maladie. Nous aurons donc une génération d’enfants qui viennent au monde sans avoir le Sida. Au Sénégal, nous en sommes à un taux de couverture de 60 % des femmes enceintes qui ont la maladie. Pour aller vers l’élimination, il est important, pour nous, d’atteindre les 90 %. Nous avons toutes les approches, les méthodes de travail, les stratégies et les appuis programmatiques qui sont nécessaires. Je suis persuadé que cet appel pour que le Sénégal devienne l’un des premiers pays à ne plus avoir de bébés qui naissent avec le Sida est possible.

On parle de compétition au niveau mondial entre le Sida et les nouveaux phénomènes de santé publique comme le cancer pour mobiliser des fonds. Comment faire pour maintenir le niveau de financement de la lutte contre le Sida ?
Quand j’ai rejoint l’Onusida, nous avions à peine 300 millions de dollars par an pour combattre la maladie. Aujourd’hui, nous avons 22 milliards de dollars par an. Le Sénégal était présent à la reconstitution du Fonds mondial à Montréal. A l’ouverture, il y avait le président Macky Sall qui était avec le Premier ministre canadien. Actuellement, le grand problème que nous aurons dans le futur, c’est d’éviter d’avoir une fatigue des donateurs et que ces derniers aient l’impression que c’est déjà gagné et réduisent, du coup, leurs contributions. Je l’avais mentionné dernièrement lors d’une rencontre sur le Sida à Durban, en Afrique du Sud. C’est la première fois que je vois une baisse des ressources des donateurs au moment où les pays qui en reçoivent augmentaient leurs ressources domestiques chaque année. C’est un débat qu’il faut mener. Il faut le faire à travers un plaidoyer très fort pour faire comprendre au monde que si nous ne continuons pas à investir dans la lutte contre le Sida, il y aura un grand risque de rebond dans l’épidémie. Un rebond qui fera que nous ne pourrons plus contrôler la maladie. Ce serait alors malheureux avec tous les investissements que nous avons pu faire. C’est un moment clé dans la lutte contre cette maladie.

2030 est fixé comme date pour en finir avec l’épidémie du Sida. Peut-on s’attendre à l’élimination de la maladie à terme de ce délais ?
Il n’y aura pas d’éradication du Sida parce qu’il y a au moins 35 millions de personnes qui vivent avec la maladie dans le monde. Ce que nous voulons en 2030, c’est un contrôle de l’épidémie, que le Sida ne soit plus un problème de santé publique. Je pense qu’en 2030, nous pouvons y arriver. Ce qu’il faut faire, c’est de continuer à investir dans la recherche scientifique. L’innovation nous a aidés à ce qu’on donne un seul comprimé au malade aujourd’hui au lieu de 18 comprimés auparavant. Il nous faut la cure. Aussi, le vaccin peut être mis au point un jour.

Faites-nous le point sur la recherche ?
La recherche fait des progrès. Nous pouvons aller vers une cure fonctionnelle. Mais, ce qui est très important, c’est que nous aurons bientôt un vaccin qui ne va pas couvrir à 100% mais qui sera meilleur que celui que nous avons actuellement. Ajouté à plusieurs outils que nous avons aujourd’hui, cela peut nous aider à réduire rapidement l’infection. Toutefois, n’oublions pas que si les malades sont mis sous traitement, nous pouvons réduire de 96 % la transmission.

Etes-vous optimiste pour gagner la lutte ?
Je suis très optimiste pour l’avenir. Ce qui s’est passé avec la lutte contre le Sida est une révolution. C’est la première fois que nous avons placé l’homme au centre de la préoccupation au lieu de la maladie. Les malades sont devenus de vrais acteurs du changement et n’ont pas été que des bénéficiaires passifs de traitement. Ils ont demandé aux Etats d’investir comme en Afrique du Sud où ils ont amené leur Etat au tribunal pour bénéficier des médicaments. Le Sida est un mouvement dynamique, de transformation auquel je crois.

Quels sont les nouveaux défis pour l’Afrique ?
L’Afrique a beaucoup progressé dans cette lutte. Elle va beaucoup plus vite que certains continents. N’oublions pas des pays comme le Botswana et le Swaziland étaient marqués par la maladie jusqu’à ce qu’on se demandait s’ils n’allaient pas disparaitre de la carte parce que la prévalence y était très élevée. Aujourd’hui, nous voyons ces pays avoir plus de 90 % de leurs personnes vivant avec le Vih sous traitement. Ils ont éliminé la transmission de la mère à l’enfant. Des pays comme l’Afrique du Sud, qui a le plus grand programme de traitement dans le monde entier, est le deuxième plus grand financier en termes d’affectation des ressources avec plus de 2 milliards de dollars par an provenant de son budget. C’est une transformation extraordinaire qui me donne de l’espoir.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

Le Sénégal, à l’instar des autres pays, a célébré, hier, la Journée internationale de la langue maternelle. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour le meilleur écrivain ou utilisateur des langues locales.

Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour récompenser le meilleur écrivain ou utilisateur des langues nationales. A cette mesure s’ajoutent l’incitation à l’utilisation des langues nationales dans la mise en œuvre des politiques sectorielles pour la réalisation des résultats du Pse, la création d’un cadre d’harmonisation des écrits en langues nationales et l’institution d’un fonds national destiné au financement de l’alphabétisation et des productions en langues nationales.

M. Touré qui s’exprimait, hier, lors de la Journée internationale de la langue maternelle, a défini à cette occasion l’éducation multilingue comme étant l’accès à la langue maternelle et à d’autres langues parlées au Sénégal, pour ainsi donner corps à la diversité linguistique et culturelle. Laquelle s’enrichit par l’utilisation à la fois des langues nationales et des langues étrangères. Tout compte fait, le gouvernement a pris l’option de codifier toutes les langues nationales. Mieux, les autorités veulent en faire des supports d’enseignement et d’outils de travail. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation a rappelé que depuis octobre 2002 le bilinguisme est en cours d’expérimentation dans l’élémentaire. Un plan de mise à l’échelle est adopté par le ministère de l’Education nationale et le démarrage est prévu en octobre prochain, avec l’appui des partenaires.

Le thème de cette année est : « Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue ». Il dénote de la volonté des autorités de placer les langues nationales au cœur du développement. Au cours de cette rencontre, le directeur de l’Unesco Breda a réaffirmé l’engagement de l’organisme en faveur de la diversité linguistique et du multilinguisme. « Les langues expriment ce que nous sommes. Elles structurent nos pensées et notre identité. Il ne peut y avoir de dialogue authentique ni de coopération internationale efficace sans le respect de la diversité linguistique qui œuvre à la compréhension de chaque culture » a-t-il souligné.

Eugène KALY

Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a tiré un bilan satisfaisant de la mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations. « En 2015 et en 2016, il n’y a pas eu de déplacement des populations à cause des inondations », a affirmé M. Diop en faisant le point sur le projet de dépollution de la Baie de Hann. A cet effet, il a avancé que l’adhésion des populations est acquise et que les études techniques sont réalisées. Aussi, l’augmentation de la capacité de traitement de la station de Cambérène est en ligne de mire. « Nous allons porter la capacité de traitement de la station de Cambérène de 19.000 m3/jour à 92.000 m3/jour. Il est prévu la réalisation de 120.000 systèmes d’assainissement individuel au niveau des ménages », a indiqué le ministre Mansour Faye.

I. SANE

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr a visité hier les chantiers de son département dans la banlieue dakaroise. A l’issue de cette visite, il a tiré un bilan satisfaisant de l’état d’avancement des travaux.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr a tour à tour visité Bountou Pikine, Rond point Seven-Up, Technopole, Cité Lobatt Fall, les deux voix de Notaire à Guédiawaye, le stade Amadou Barry, la station d'épuration de Cambérène. Ces espaces changent peu à peu de visage au fur et à mesure que les travaux d’embellissement prennent forme. Ces aménagements vont transformer le cadre de vie dans la banlieue. C’est pour cela que le ministre Diène Farba Sarr a réitéré la volonté du président de la République, Macky Sall à étendre les projets d’aménagement et d’embellissement aux quartiers de la banlieue dakaroise. "Là où nous sommes, c’était un milieu non fréquentable. C’était un endroit fréquenté par des délinquants. Aujourd’hui, le milieu est si merveilleusement transformé. Des jeunes y viennent pour le tournage de leurs clips" a indiqué le ministre. Il a relevé la création des emplois et la satisfaction des chefs de quartier. Aujourd’hui, les riverains et les populations des quartiers de la banlieue magnifient la création des espaces verts, l’aménagement des sites de loisirs. « Nous sommes certes dans une banlieue. Mais on ne peut pas se conformer à une désorganisation complète. Le cadre vie permet d’atténuer la pollution visuelle et auditive », a fait remarquer le ministre. Les lenteurs observées dans l’exécution des chantiers sont liées à la libération des emprises. Pour sa part, le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a indiqué que dans le cadre de l’intercommunalité, les ouvrages d’embellissement seront inaugurés dans sa collectivité locale. Le maire a révélé que la ville a lancé un marché de 2,6 milliards F Cfa qui va être attribué demain (mercredi), jour où la commission d’évaluation va statuer. « Si ce marché est attribué, cet aménagement sera le début de concrétisation des ambitions que nous avons pour Pikine en relation avec le ministère du Renouveau urbain qui a déjà commencé à travailler du rond-point de Edk jusqu’à Seven-Up sur les deux axes. Ces travaux seront prolongés jusqu’au marché central au poisson et à l’entrée de Pikine », s’est exprimé le maire.

Il a assuré que la ville apportera sa contribution avec l’accompagnement du gouvernement.

Abdou DIOP

Le Sénégal détient le taux d’accès à l’eau potable le plus élevé en Afrique de l’Ouest en milieu urbain. Dans le monde rural, la couverture universelle est à portée de main avec la poursuite de la délégation de service public de l’eau et le démarrage d’un projet de 251 forages. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui animait, hier, une conférence de presse mesure aussi cette performance sous l’angle de la mobilisation des financements. Les secteurs de l’hydraulique et de l’assainissement ont mobilisé près de 1.000 milliards de FCfa entre 2013 et 2016.

La performance d’un département ou d’un secteur se mesure à travers les indicateurs. Ils sont au vert pour la disponibilité de la ressource. Cette performance peut aussi se lire à travers le niveau de mobilisation des financements, une marque de confiance des bailleurs. Pour le sous-secteur de l’hydraulique urbaine, le gouvernement a mobilisé presque 427 milliards de FCfa contre 266 milliards de FCfa entre 1995 et 2000. « Si nous agrégeons 427 milliards et 508 milliards de l’assainissement, plus les 60 milliards de FCfa du projet chinois, nous sommes presque à 1.000 milliards de FCfa. Le bilan est largement positif », a soutenu le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, en présence du secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye.

Sur le terrain, la libération de la Taouey de la colonisation des plantes envahissantes a fait passer la disponibilité de l’eau du lac de Guiers de 1,2 à 2,34 milliards de m3. La réhabilitation de 13,11 km de digue le long de la dépression lacustre et l’ouverture d’autres points de passage ont augmenté la capacité de stockage. Aujourd’hui, les techniciens peuvent penser à approvisionner le Bas-Ferlo après avoir restauré le principe d’équité et de justice sociale avec le raccordement de 113 localités des communes de Mbane, Ngnith, Syer et Keur Momar Sarr, pour environ 50.000 habitants. Les populations de Ranérou seront alimentées à partir de cette importante réserve d’eau douce. C’est l’un des plus grands projets de transfert d’eau du président de la République, Macky Sall. « Nous n’avons pas de problème de ressource en eau », a informé Amadou Diallo, ancien coordonnateur de l’ex-Pepam. L’Olag a ouvert, à nouveau, l’accès au plan d’eau à une population estimée à 36.500 habitants. La pêche sort à peine de la léthargie. Les captures sont passées de 2.000 à 2.410 tonnes.

10 ouvrages
La préservation de la ressource n’est pas un luxe. L’Agence de promotion du Réseau hydrographique national a construit des ouvrages collinaires et des barrages qui ont eu des effets d’entrainement sur l’abreuvage du cheptel, le regain du maraichage, la restauration des terres et des écosystèmes. Le volume minimal est de 3 millions de m3 pour les 10 ouvrages. « La recharge de la nappe est importante aussi bien pour la disponibilité de la ressource que pour l’arrêt de l’intrusion saline. L’Agence nationale du réseau hydrographique a un projet de 4 milliards de FCfa pour réaliser des ouvrages de protection de la brèche  à Saint-Louis », a rapporté Amadou Diallo. L’accès à l’eau potable en ville est versé dans les comptes des bons points de ce département. Le Sénégal a réalisé les cibles des Objectifs du millénaire pour le développement. « Le Sénégal affiche le taux d’accès à l’eau potable le plus élevé en Afrique de l’Ouest », a attesté M. Diallo. Ces données ne sont pas des acquis définitifs. L’évolution démographique impose la poursuite de la mobilisation des fonds et la construction de nouveaux ouvrages. Le Programme d’urgence d’approvisionnement de Dakar en eau entre dans cette optique, au-delà de la résolution des déficits et des baisses de pression dans plusieurs zones de Dakar. Une dizaine de forages sont construits et ont tiré des quartiers d’une psychose hydrique. « Nous avons l’eau 24 heures sur 24 à Ouest foire et dans d’autres quartiers. Maintenant s’il y a des poches où il n’y a pas d’eau, nous pouvons effectuer des visites pour identifier le problème », a concédé le directeur de la Sde, Abdoul Baal, qui a confirmé les propos du directeur général de la Sones, Charles Fall. Ce dernier a annoncé, hier, le démarrage des travaux des forages des Hlm Grand Yoff. Mais, ces problèmes seront résorbés par la construction de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) et l’unité de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles.

En milieu rural
En milieu rural, la délégation de service public de l’eau, sous la direction de l’Ofor, a permis d’assurer une disponibilité des services dans plusieurs périmètres confiés aux fermiers. L’horizon se dégage sur le chemin qui doit conduire à l’accès universel en milieu rural. Depuis 2014, avec la mise en œuvre de l’Ofor, le taux d’accès a bondi. « Au chapitre de l’hydraulique rurale, entre 2012 et 2016, nous avons réceptionné, à travers les différents projets, incluant les deux premières phases du Pudc, au moins 400 systèmes d’adduction d’eau. D’ici à 2021, nous projetons de réaliser et de renforcer au moins 800 systèmes d’adduction d’eau en milieu rural », a dévoilé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Mansour Faye a ajouté : « Notre défi principal, c’est d’atteindre l’universalité comme nous y invite d’ailleurs le nouvel agenda pour les Objectifs de développement durable ».

Idrissa SANE

Dakar retrouve la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea). Après celle organisée en 1997, le Sénégal va encore accueillir cette rencontre de dialogue et de partage sur les politiques éducatives en Afrique. Avec comme thème principal « Revitaliser l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique », cette rencontre, selon la secrétaire exécutive de l’Adea, Oley Dibba Wadda, verra la participation de plus de 500 personnes, dont une quinzaine de chefs d’Etat. Prévue du 14 au 17 mars prochains, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, cette rencontre sera coordonnée, au niveau de l’organisation, par Mamadou Ndoye, ancien ministre de l’Alphabétisation et des Langues nationales, puis de l’Education de base et de la Promotion des langues nationales. Selon cet ancien secrétaire exécutif de l’Adea, la Triennale de 2017 intervient dans un contexte d’émergence d’agendas de développement initiés sur le plan africain et international : Agenda 2063 de l’Union africaine et les Programme universel 2030 avec les Objectifs de développement durable. Ainsi, l’objectif de cette rencontre sera de donner la possibilité aux différentes parties prenantes de partager leurs expériences et de concevoir collectivement les stratégies, les modalités et les conditions pour la mise en œuvre du Cadre d’action de l’éducation au titre des cadres mondiaux et continentaux. Plusieurs sous thèmes seront aussi développés comme la promotion de la science, des mathématiques et des Tic, la mise en œuvre de l’éducation pour la renaissance culturelle africaine et des idéaux panafricains. La Triennale 2017 de l’Adea était prévue initialement à Marrakech, au Maroc, mais, selon Mme Wadda, des raisons techniques les ont poussés à délocaliser la rencontre à Dakar.

O. NDIAYE

Les chercheurs des universités et des instituts du public travailleront bientôt dans un cadre plus attrayant, avec les conditions techniques à la hauteur des ambitions du Sénégal en matière de promotion de la recherche, de l’innovation, des technologies et des sciences. Dans toutes les universités publiques, les chefs d’entreprise sont à pied d’œuvre pour respecter les délais impartis inscrits dans les cahiers de charges. « Le programme de construction de 100 laboratoires scientifiques y compris les paillasses (d’un coût de plus de 5 milliards de FCfa) est engagé pour relever le plateau technique des laboratoires de travaux pratiques avec 31 salles à l’Ucad, 26 à l’Ut, 19 à l’Ugb, 10 à l’Uasz, 8 à l’Ept et 6 à l’Uadb. Les travaux sont réalisés à hauteur de 70 % », a résumé Baba Bâ.

I. SANE

La localité de Thiénaba fait bonne figure dans la lutte contre le paludisme. Les acteurs ont lancé un appel au maintien de la mobilisation parce qu’il y a d’autres défis à relever. L’appel à la remobilisation intervient dans un contexte où l’on parle de pré-élimination du paludisme dans le nord du Sénégal. « Nous sommes près du but, c’est-à-dire de l’éradication du paludisme. Nous ne devons pas relâcher », a insisté El Hadji Diop. L’Association islamique Sopey Mohamed (Aism) continue d’affiner ses stratégies. Elle a procédé à la pose de la première pierre d’un bâtiment devant abriter une salle de réunion de 50 places et deux bureaux. Selon le président de l’Aism, Elhadji Diop, cet appui est de « Self help » de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal pour un montant de six millions de FCfa.

Le terrain où cette infrastructure sera construite a été offert par le khalife général de Thiénaba, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck. Cette salle de réunion portera le nom de « Amy Diop », un enfant plein de vie et d’humanisme arrachée à l’affection de sa famille après 72 heures d’accès palustre.

L’option de la préservation des acquis a été saluée par les représentants de la région médicale de Thiès, du district sanitaire de Khombole, du porte-parole du khalife général de Thiénaba, Serigne Baye Diop Seck, de Speak of Africa, Path Maceta et l’ensemble des partenaires. Ces derniers ont réitéré leur engagement à accompagner les populations.

Mbaye BA

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