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Actualités (1883)

La problématique des inondations a fait l’objet d’un Conseil interministériel, hier, à la Primature, avec la présence de toutes les parties prenantes. Cette année, l’Etat a décidé de mettre sur la table un montant de 2 milliards de FCfa pour mieux prendre en charge la gestion du phénomène.

La matrice d’actions prioritaires 2017 a été adoptée, hier, à l’occasion d’un Conseil interministériel sur la problématique des inondations présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Les structures impliquées dans la gestion des risques d’inondations comme l’Onas, l’Ageroute, l’Adm, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, la Protection civile et le Service national d’hygiène ont aussi pris part à cette rencontre.

« L’ensemble des acteurs ont exprimé leurs besoins concernant les mesures transitoires qui doivent être mises en œuvre afin de soulager les populations en cas de fortes de pluies », a fait remarquer le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues. Pape Gorgui Ndong a fait face à la presse au terme des travaux. Il a ajouté que la matrice d’actions prioritaires 2017 est dotée d’un budget d’un milliard 900 millions de FCfa en vue de mieux prendre en charge la gestion des inondations au cours de cet hivernage.

Ce programme est aussi censé permettre aux entreprises d’intervenir immédiatement en cas de fortes pluies conformément aux accords-cadres qui lient ces dernières et l’Etat.
Pape Gorgui Ndong a soutenu qu’une équipe avait sillonné, pendant deux mois, les régions, départements et communes pour faire le point sur les mesures transitoires à prendre face au phénomène des inondations. A l’en croire, les régions du Nord feront l’objet d’une attention toute particulière, vu que l’hivernage, d’après les prévisions météorologiques, sera très pluvieux dans cette partie du pays. Les régions de Tambacounda et Kaffrine seront également au centre des actions de lutte contre les inondations. Le ministre délégué a d’ailleurs indiqué qu’une équipe sera déployée, dans les meilleurs délais, à Tambacounda pour soulager les populations victimes de fortes pluies avant-hier. Du fait que l’hivernage de cette année coïncidera avec les élections législatives, les lieux de vote feront l’objet d’une sécurisation particulière.

Il a indiqué qu’en plus des mesures transitoires prévues tout au long de cet hivernage, de nombreux projets sont en train d’être mis en œuvre dans le cadre du Programme décennal de gestion des inondations. M. Ndong a rappelé les efforts qui ont été consentis par les pouvoirs publics pour régler le problème des inondations dans la banlieue.

Diégane SARR

La Sénégalaise des eaux (Sde), s’inscrivant dans une œuvre citoyenne, a apporté sa contribution à la réalisation de la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam avec un chèque de cinq millions de FCfa. Cette infrastructure multifonctionnelle, qui sera inaugurée le 30 juin prochain, est une initiative des éléments français au Sénégal.

D’un coût global de 420 millions de FCfa, la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam, Etablissement public de santé, dispose de toutes les commodités ; ce qui en fait un espace moderne et la place au rang de 3ème service pédiatrique du Sénégal. C’est le premier établissement de santé au Sénégal dédié à la mère et à l’enfant. Elle dispose de trois échographes, de deux blocs opératoires pour la césarienne, de salles de réanimation néo-natale, de soins, de surveillance pour enfants, de quatre chambres d’une capacité de 14 lits, d’un bureau gynécologique, d’un cabinet multi-spécialités. Il y a également une salle de réunion, une bibliothèque médicale, une salle informatique et un ascenseur prenant en compte les personnes à mobilité réduite.

Une école de formation destinée à 11 centres de santé est logée au sein de l’établissement. Les formations commencent au mois de novembre 2017.
La Sénégalaise des eaux (Sde), un des 50 partenaires de ce projet, apporte ainsi une contribution importante à la réalisation d’une œuvre qui témoigne des liens de solidarité entre le Sénégal et la France et de l’humanité de ceux qui ont entrepris l’initiative, notamment les éléments français au Sénégal, et particulièrement le capitaine Hervé Gode qui en est le concepteur.
Cet apport traduit, de l’avis du directeur général de la Sde, Abdoul Baal, la vocation citoyenne de la société dont la mission va au-delà de ses activités de production et de distribution de l’eau. Selon lui, elle s’emploie quotidiennement à contribuer au bien-être des populations et appuie toutes les initiatives allant dans ce sens.

Le général Pascal Facon qui commande les éléments français au Sénégal a abondé dans le même sens pour mettre en évidence cette humanité qui les unit avec les populations de Ouakam. « Les militaires français ne vivent pas à côté des gens. Ils vivent à côté d’eux », dit-il, espérant ainsi que cet établissement apportera une contribution majeure au bien-être des Ouakamois.

Alassane Aliou MBAYE

Des régions comme Sédhiou, Kaffrine, Kédougou, etc., sont dépourvues d’infrastructures sanitaires de premier choix. Pour combler ce gap et améliorer la carte sanitaire nationale, l’Etat a décidé de réaliser, dans les régions où le besoin se fait le plus sentir, un hôpital régional, pour que les patients ne soient plus obligés d’aller se soigner ailleurs.

Aujourd’hui, la nouvelle approche consiste à associer les populations à tout ce qui les concerne. Celles du Pakao viennent d’être conviées à se prononcer sur le projet de réalisation de l’hôpital régional de Sédhiou. Elles viennent d’approuver, au cours d’un Crd (Comité régional de développement), le projet de construction de cet hôpital régional réclamé et fort attendu.
Cette phase de validation sociale précède le démarrage des travaux qui ne saurait tarder. L’acceptation sociale faite à Sédhiou a vu la participation des autorités administratives et des élus locaux. Selon le chef de la mission, représentant le ministère de la Santé et de l’Action sociale, « la validation technique était déjà faite à Dakar ». Il a précisé que l’infrastructure sera réalisée en deux ans et va coûter 97 milliards de FCfa.

Conçu pour être une référence en matière de santé, cet hôpital sera équipé d’un plateau technique relevé. « A côté du centre de santé, on aura une autre infrastructure et on ne fera plus d’évacuation vers les structures de Kolda ou de Ziguinchor. C’est d’ailleurs le contraire qui se passe aujourd’hui : des évacuations nous viennent maintenant de Kolda ou de Ziguinchor », a confié un infirmer du centre de santé.

Malamine KAMARA

La disponibilité des médicaments et l’érection d’unités de soins ambulatoires dans les structures sanitaires. C’est ce que réclament les acteurs engagés au Sénégal dans la lutte contre la drépanocytose.

La célébration de la Journée nationale de lutte contre la drépanocytose a été l’occasion, à Thiès, de faire un plaidoyer pour un accompagnement dans la lutte contre cette maladie héréditaire à soins couteux. Un devoir qui s’impose aujourd’hui surtout pour rendre disponibles les médicaments et doter les structures sanitaires d’unités de soins ambulatoires pour enfants et adolescents drépanocytaires, a indiqué le Dr Moustapha Diop, médecin-chef du district sanitaire du quartier 10e Riaom.

Tout en notant les efforts louables consentis par l’Etat dans cette croisade, le Dr Diop s’est engagé à s’impliquer davantage dans la lutte non seulement en tant que médecin, mais en tant que point focal à Thiès où le constat a été fait d’un manque de spécialistes de la maladie. Au point que certains patients sont obligés d’aller se faire consulter ou traiter au niveau des structures sanitaires spécialisées de Dakar.

Une préoccupation exprimée par les nombreux intervenants, la plupart des malades, devant le Pr Ibrahima Diagne, de l’Ufr Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et point focal national de la lutte contre la maladie. Le Pr Diagne qui a animé le panel sur « Paludisme et drépanocytose » a promis de former des spécialistes pour la prise en charge de la drépanocytose à Thiès. Dans sa présentation, il a fait ressortir les principales causes de cette maladie génétique qui affecte des milliers de personnes et occupe le quatrième rang des consultations à l’hôpital Albert Royer de Dakar.

Mais, il a tenu à insister sur le fait que, généralement, c’est le paludisme qui aggrave le plus souvent la morbidité et la létalité liées à des crises vaso-occlusives, des anémies hémolytiques. « La prévalence dans notre pays est à 10 %, dont 0,5 % de formes majeures. Et chaque année, on note des cas de nouveau-nés drépanocytaires », a indiqué Maguèye Ndiaye, le président national de l’Association de lutte contre la drépanocytose.

Selon lui, « c’est une maladie fréquente et grave qui nécessite que les pouvoirs publics et les populations, notamment en Afrique, lui consacrent toutes les énergies nécessaires ». « Les acquis existent, il est vrai, mais nous avons beaucoup de défis à relever en poursuivant nos efforts, en vue de réduire le nombre de naissances d’enfants porteurs de drépanocytose et réduire sensiblement la morbidité et la mortalité liée à la maladie par une prise en charge appropriée et accessible à tous », a-t-il ajouté.

La formation du personnel de santé devrait également constituer une urgence, afin qu’une meilleure couverture et une prise en charge des patients soient assurées.

Mohamadou SAGNE

Pour faciliter aux populations l’accès aux soins, l’Etat du Sénégal est en train de mettre en œuvre le programme de Couverture maladie universelle (Cmu). Dans ce cadre, près de 10 milliards de FCfa ont été remboursés en 2016 aux structures sanitaires. D’ailleurs, l’Agence de la Cmu compte mensualiser ces remboursements.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a salué les efforts de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) dans le cadre de la gratuité des soins. Le Pr Awa Marie Coll Seck a révélé qu’en 2016, près de 10 milliards de FCfa ont été injectés à cet effet. Elle s’exprimait lors d’un atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de permettre aux acteurs impliqués dans la mise en œuvre des initiatives de gratuité d’échanger avec les parties prenantes sur le contenu de ce manuel et d’identifier les goulots d’étranglement. Mme Seck a précisé que les séances de la dialyse, à elles seules, ont coûté environ 3 milliards de FCfa. A cela s’ajoute la prise en charge gratuite de plus de 2 millions d’enfants de 0 à 5 ans. Sans compter les 16.000 césariennes effectuées et les 120.000 personnes âgées de plus de 60 ans et prises en charge dans le cadre du « Plan sésame ».

Le ministre de la Santé a informé que 560 personnes ont bénéficié de la dialyse. Ce qui donne un total de 60.000 séances effectuées dans les structures de santé publiques. Tous ces chiffres font dire au Pr Seck que « la gratuité des soins est une réalité au Sénégal, même s’il y a quelques insuffisances à corriger ».

675 mutuelles installées
Elle a rappelé que 675 mutuelles de santé sont installées sur l’ensemble du territoire par l’ACmu. L’atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu réunit des médecins-chefs de région, de district et plusieurs acteurs de la santé. Il devrait permettre d’adopter de nouvelles procédures de gestion des initiatives de gratuité.

Pour le ministre de la Santé, les responsables des structures de santé qui offrent des soins aux populations bénéficiaires de la Cmu doivent maîtriser les rapports de procédures en vue de donner des pièces justificatives des services offerts dans les délais requis. « Ils doivent aussi connaître comment l’Agence procède aux remboursements. Car nous avons l’intention de mensualiser les rapports, les pièces justificatives, mais surtout les remboursements », a expliqué Mme Seck. Elle a ajouté que l’ACmu est en train d’apporter des améliorations puisque ces remboursements pouvaient être payés en deux ou trois mois. « Mais, nous voulons mensualiser les remboursements », a assuré le ministre, soulignant que le gouvernement est dans une phase d’accélération de la couverture sanitaire, parce que voulant, d’ici la fin de l’année, se rapprocher du taux de 75 % fixé par le chef de l’Etat. En 2016, le taux de couverture sanitaire tournait, au Sénégal, autour de 50 %.

Eugène KALY

La secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a salué les résultats obtenus par le Progede 2. Il a permis de réduire la pression sur les ressources naturelles dans les zones d’intervention.

Un atelier de partage des résultats de l’inventaire pour l’évaluation des stocks carbone dans les massifs forestiers de la zone d’intervention du Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede2) a regroupé des acteurs de l’environnement. La rencontre, présidée par le a secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a permis de valider les résultats. D’ailleurs, ces derniers ont été jugés satisfaisants par cette dernière qui a reconnu que, dans les zones d’intervention (Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Kédougou Kaolack, Kaffrine et Matam), le projet a permis de diversifier les combustibles et réduire la pression sur les ressources naturelles.

« Le Progede a participé, dans sa zone d’intervention, à la réduction de la déforestation en limitant les émissions de Co2 mais aussi en améliorant les revenus des populations, notamment des femmes et des jeunes », a-t-elle souligné, indiquant que le ministère compte pérenniser ces acquis dans la prochaine phase du projet. Mme Ndiaye s’est félicitée du travail abattu par les responsables du projet qui ont instauré, dans certaines parties du Sénégal, l’égalité des chances en donnant des moyens aux jeunes et femmes de faire face aux difficultés. « C’est un projet qui nous vaut beaucoup de satisfaction parce qu’il a permis de régler les besoins des populations en matière de combustibles domestiques tout en préservant les écosystèmes forestiers », a-t-elle indiqué, soulignant qu’il est important de s’arrêter pour faire le bilan afin de corriger quelques manquements.

Le colonel Alassane Bâ, responsable des opérations du Progede 2, a donné assuré que le projet continuera à préserver les ressources forestières. Il a salué la pertinence d’organiser cette rencontre parce qu’il fallait faire le bilan, mesurer les impacts du Progede et se projeter dans l’avenir puisque la mise en œuvre du projet devra aboutir, entre autres, à la réduction de la déforestation de 71.000 hectares, l’augmentation de la quantité de Co2…

Eugène KALY

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et l’action sociale (Sutsas) a observé, hier, un mouvement d’humeur, paralysant, pendant plusieurs heures, le fonctionnement des structures de santé. Ces travailleurs étaient en sit-in de 10 heures à 13 heures pour exiger du gouvernement le paiement du fonds de la santé pour la motivation nationale du premier trimestre de l’année 2017. Ils réclament également la régularisation des salaires des contractuels du programme de la Jica.

Le paiement du salaire des contractuels du plan dit « Cobra » et des bourses de spécialisation des médecins et autres professionnels de santé, ainsi que la restitution des ponctions opérées sur l’enveloppe des heures supplémentaires de l’année en cours sont dans la plateforme des travailleurs de la santé.

Ces derniers, par l’intermédiaire de leur secrétaire exécutif, Mballo Dia Thiam, menacent d’aller à la vitesse supérieure si les autorités ne donnent pas satisfaction à leurs revendications. D’ailleurs, un communiqué du Sutsas, parvenu à la rédaction, annonce le dépôt d’un préavis de grève le 29 juin prochain. Cependant, les travailleurs de la santé, membres du Sutsas, ont respecté, comme d’habitude, le service minimum et les urgences afin de soulager des patients.

E. KALY

Une prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 59 mois est estimé à 20,3 %, selon l’enquête Smart 2015. Les régions de Kolda, Kédougou, Tambacounda et Kaffrine, dans une situation précaire, dépassent les 20 % et Sédhiou, dans une situation préoccupante, avec une prévalence de 30 %. Ce constat a poussé la plateforme des organisations de la société civile chargée de lutter contre la malnutrition à mener un important travail de plaidoyer auprès de parlementaires et du Conseil économique, social et environnemental.

Ainsi, après les députés, cette plateforme a partagé, le 20 juin, avec les membres du Cese, la situation de la malnutrition au Sénégal tout en demandant un engagement de leur part pour inscrire cette problématique dans les politiques publiques. Après une présentation de la situation par Mohamed Elimane Lô, de l’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis), les conseillers économiques, sociaux et environnementaux ont demandé, par rapport au financement de la lutte contre la malnutrition, d’explorer d’autres sources.

Pour Cheikh Ngaïdo Bâ, il est temps de se tourner vers les multinationales surtout minières qui ont un important volet de Responsabilité sociétale d’entreprise à faire dans leurs zones d’implantation. Explorer ces pistes permettrait, selon lui, d’accroitre les moyens destinés à lutter contre malnutrition. Des membres du Cese ont pris l’engagement d’accompagner cette lutte contre ce fléau qui peut constituer un grand frein dans la scolarité des enfants et aussi leur croissance. L’Etat du Sénégal, de son côté, a mis en place un plan stratégique d’ici à 2020. Il vise à réduire la prévalence nationale de la sous-nutrition aiguë à moins de 10 % et de la malnutrition à moins de 5 %. Ce plan va aussi remédier aux carences en micronutriments à des niveaux de prévalence nationale satisfaisants.

Oumar NDIAYE

Six étudiants africains dont des Sénégalais, issus des milieux modestes, vont poursuivre leurs études à Montpellier Business School (Mbs), en France. Ils ont été choisis, jeudi 15 juin, par un jury composé des responsables de Mbs et des entreprises contribuant au financement de ces bourses. A la fin de la délibération, le directeur général de Mbs, Didier Jourdan, a révélé qu’en 4 ans, 34 étudiants ont bénéficié de ces bourses à raison 25.000 euros (plus de 16 millions de FCfa) par an pour des étudiants dont certains font deux années, d’autres trois de formation. L’école et ses partenaires ont dépensé, depuis 2014, plus d’un milliard de FCfa pour aider les étudiants issus des familles à faibles revenus, à se former dans cette grande école française. 

Vous-venez d’octroyer des bourses aux étudiants et élèves issus des milieux modestes, ils sont combien, cette année, à bénéficier de cette aide ?
Nous venons d’en donner six bourses dont trois pour Sénégal. Les trois autres bourses ont été octroyées à la Côte d’Ivoire. Chaque bourse est équivalente à 25.000 euros par an. Pour les étudiants en Bachelor, leurs bourses sont évaluées à 75.000 euros, car ils suivent une formation de trois ans. Les deux bourses en Masters sont évaluées à 100.000 euros puisque chaque bourse est estimée à 50.000 euros. Ces bourses sont octroyées à ces étudiants grâce aux contributions des entreprises. Elles participent au financement de ces bourses. De notre côté, nous contribuons à rééquilibrer pour que tout cela se passe bien financièrement.

Pouvez-vous faire le bilan de ces quatre dernières années ?
Montpellier Business School est une école de management française. Elle fait partie des 50 meilleures écoles au plan mondial dans son domaine. En 2013, nous avons implanté une filiale à Dakar avec une stratégie particulière, comparée à ce que l’on peut avoir ailleurs. L’objectif de Montpellier Business School était de venir mettre en place, à Dakar, un modèle de co-développement dans le domaine du supérieur entre un pays africain et la France. Ce modèle reposait sur un enjeu important qui permet aux jeunes élèves issus des milieux modestes qui ne pouvaient pas faire une formation de qualité, d’en bénéficier.

A Montpellier Business School, nous recrutons des jeunes à qui nous donnons deux types de programmes. Il s’agit de Master de grandes écoles et un Bachelor international. Nous avons aussi recruté des étudiants qui ont Bac plus 3 en Master et des élèves qui ont eu le Baccalauréat pour le Bachelor. Ils sont tous recrutés sur concours. Nous voulions faire avec ces étudiants, à la fois un co-développement mais sans sacrifier l’excellence académique. Pour cela, il nous faudra trouver à la fois d’excellents élèves même s’ils n’ont pas de moyens pour qu’ils puissent bénéficier de notre formation.

Nous avons réuni un certain nombre d’entreprises autour de nous pour constituer une société dont l’objectif était à but non lucratif. La société qui s’appelle « Mbs Dakar » met tous ses moyens dans cette politique de recrutement des étudiants africains. Ces élèves des milieux modestes bénéficient des bourses. Notre exercice a commencé en 2014. Quatre ans après, nous avons recruté au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun, au Burkina-Faso, 158 étudiants. Ceux-ci ont bénéficié de formations en Master de grandes écoles et d’un programme de Bachelor. Mais, ce qui est important, c’est que sur 158 étudiants, 34 ont bénéficié des bourses. Cela donne un taux de 22% d’étudiants bénéficiaires de bourses. Ils sont venus en France suivre des études sur trois ans pour le Bachelor et deux ans pour le Master. La bourse annuelle correspond à 25.000 euros, soit plus de 16 millions de FCfa. Cette somme prend en charge des droits de scolarité et les frais de vie. L’étudiant, à partir du moment où il a réussi le concours et choisi par jury, bénéficie de la bourse et s’embarque pour Montpellier où il sera logé et disposera de moyens pour mieux suivre ces études. Lesquelles sont entièrement financées.

Avec cette somme, il pourra faire des études dans de bonnes conditions. Ce qui est important, c’est que nous allons continuer à intensifier cette politique parce que, chaque année, les candidats aux bourses sont plus en plus nombreux. En quatre années, nous avons dépensé plus d’un milliard FCfa en bourses pour des étudiants issus des milieux modestes. Certains bénéficiaires ont été déjà diplômés. Ils sont en fonction. D’autres sont encore en France. Mais l’objectif est que ces jeunes reviennent pour contribuer au développement de leurs pays mais surtout du continent africain qui a besoin de l’intelligence construite, d’innovation, d’organisation, bref de toutes ces séances qui échappent souvent à beaucoup de jeunes africains parce que n’ayant pas de moyens d’accéder à ces genres de formation.

Pouvez-vous revenir sur cette politique de l’école basée sur l’égalité des chances ?
Montpellier Business School se caractérise par l’adhésion et la mise en œuvre de valeurs fondamentales. Il s’agit de la diversité par l’égalité des chances, l’ouverture, la responsabilité et la performance globale. En ce qui concerne l’égalité des chances, nous partons du principe que les talents sont partout. Ils sont dans les quartiers les plus défavorisés comme ceux aisés. L’important, c’est de faire en sorte que les jeunes issus des milieux défavorisés trouvent des moyens de faire des études de qualité qui leur permet de réussir dans leur vie.

Comment se fait-il que vous soyez la seule université, à Business School, en France, qui n’est pas à but lucratif ?
Nous venons de recevoir un label de l’Etat français de l’établissement supérieur privé. Ce qui fait que nous basculons à l’intérêt général. Par définition, quelque soient les sommes que nous touchons, il faut que nous les mettions au service des missions de l’intérêt général de l’enseignement supérieur. On ne peut pas faire ce que l’on veut et nous n’avons pas le droit de distribuer des bénéfices de l’école. En plus, beaucoup de nos collaborateurs travaillent gratuitement.

A Business School de Dakar, personne ne touche les indemnités à part les salariés de l’institution. Tout le monde travaille gratuitement, y compris moi, parce que la gérance n’a rien à avoir avec ma fonction à Montpellier Business School. Je suis en situation gratuite. Les gens qui m’accompagnent travaillent aussi gratuitement parce que nous défendons tous des valeurs. Elles sont essentielles. Je n’impose pas aux gens de venir, par contre si je ne prenais pas ces personnes engagées, elles seraient fâchées contre moi.

Les formations sont-elles adaptées aux besoins des entreprises ou au marché d’emplois africains ?
Je vais vous donner un chiffre. 76% de nos étudiants sont recrutés moins d’un mois après leur diplôme. A trois mois après la formation, ils sont 93% à trouver de l’emploi. A 6 mois, ils sont 97% à être employés parce que les 3% restants ont décidé tout simplement d’aller faire autre chose. Nous pouvons dire, en enlevant ceux qui ne sont pas sur le marché du travail, que 97% des étudiants trouvent du travail six mois après leur sortie. C’est la caractéristique des grandes écoles de management. A Montpellier, nous garantissons une formation de qualité à partir du moment où nos étudiants sont sélectionnés sur concours par un jury compétent. Ils reçoivent une bonne formation puisque sur le plan professionnel, nous avons un corps enseignant et de recherche de qualité. C’est pourquoi nous disposons, de plus en plus, d’accréditions mondiales parce que nous donnons des garanties de qualité. Nous nous attachons à ce que notre empreinte sociale soit beaucoup plus vaste et profonde. Je vais vous résumer en une phrase la vision de Montpellier Business School : dans les entreprises, on demande à un manager sa vision. Moi-même, on me la demande, alors que l’on sait que ma vision est de transmettre le savoir. C’est le cœur de ma vision. Ma vision, c’est aussi de rendre fier toutes les parties prenantes de Montpellier Business School qui sont des familles des étudiants, des entreprises et des institutions.

Notre vision, ce n’est pas seulement de nous contenter de recruter des étudiants à Dakar car nous le faisons en Amérique Latine et dans les quartiers délaissés en France parce que la pauvreté est partout. Le talent est aussi partout. Nous sommes des découvreurs de talents mais des découvreurs aventuriers car nous allons les chercher parfois dans les endroits où les autres se contentent de dire on va prendre ceux qui sont uniquement visibles. Les visibles, en règle générale, ce sont des gens qui ont des moyens de financer nos types d’études. Nous prenons évidement ceux qui peuvent payer mais nous nous donnons comme objectif un pourcentage très fourni d’étudiants qui ne paient pas parce qu’ils ont d’excellents résultats. Ces élèves issus des milieux modestes sont aussi bons que les autres. Ils réussissent professionnellement autant que les autres.

Cela veut dire que les clivages sociaux sont finalement des constructions humaines qui justifient la séparation et la ségrégation entre d’un côté ceux qui peuvent faire des études et de l’autre, ceux qui ne peuvent pas le faire. A Montpellier Business School, nous avons décidé de faire autrement en donnant la chance à tout le monde.

Quel est le classement de votre école en France ?
Au niveau des grandes écoles de management, nous sommes dans les 10 premiers. Dans certains classements, nous sommes 6eme et même 11eme. Le classement le plus est important est celui de « Financial Times » où Mbs est classé 46eme mondial. « Financial Times » ne classe que les 100 meilleures écoles mondiales. Les gens pensent que les institutions qui font beaucoup de social ne sont pas bonnes surtout si elles n’ont pas la reconnaissance académique. Nous avons en plus du social, une reconnaissance académique.

Les élèves et étudiants qui viennent chez nous reçoivent, à la fin de leur formation, des diplômes reconnus et sortent avec un peu plus d’humanisme qui peut transformer la société africaine. Nos étudiants sont employés partout dans le monde. Ils forment des antennes des diplômés de Mbs à travers le monde. Cela va se développer davantage car nos étudiants continuent de se constituer en antennes avec l’objectif de participer à l’émergence de leurs pays en améliorant les conditions de vie de leurs concitoyens.

Propos recueillis par Eugene KALY

L’hôpital Principal de Dakar vient de réussir une grande expérience dans le cadre de l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. En visite au Sénégal, le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a salué cette prouesse tout en appelant le Sénégal à devenir l’un des premiers pays en Afrique à réussir l’élimination totale de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida.

Dans le cadre du programme d’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant, l’hôpital Principal de Dakar (Hpd) a piloté une expérience réussie. Sur 83 femmes enceintes vivant avec le Vih/Sida, 78 enfants nés de ces grossesses ont présenté 0 % de transmission du Vih/Sida. Une expérience réussie pour ce programme dont la phase pilote a débuté en 2000. Ces résultats ont été présentés au directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, qui a visité, le 19 juin 2017, cette structure hospitalière.

Présenté par le Dr Ndèye Fatou Ngom et le Pr Khadidiatou Bâ Fall, ce programme couvre la période allant de juillet 2000 à juillet 2014. « C’est une équipe multidisciplinaire constituée de l’infectiologue, du gynécologue, du pédiatre, du biologiste, du pharmacien et autres spécialités si nécessaire. Ainsi, en 14 ans, l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida est une réalité à l’hôpital Principal de Dakar », a expliqué le Pr Khadidiatou Bâ Fall. Avec la réussite de cette expérience, le Sénégal veut être le troisième pays, après Cuba et le Cap-Vert, à avoir une transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida à 0 %.

Selon les derniers chiffres de l’Onusida, il y a, au Sénégal, un taux de couverture de 60 % des femmes enceintes avec la maladie. L’organe des Nations unies chargé de lutter contre cette maladie veut ainsi faire du Sénégal un pays phare en Afrique dans cette approche d’avoir « une génération sans Sida », c’est-à-dire plus d’enfants qui naissent avec le Vih/Sida.

Le directeur exécutif de l’Onusida a exprimé toute sa fierté devant cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar qui, pour lui, montre qu’il y a en Afrique des îlots de progrès pouvant nous amener très loin. « La lutte contre le Vih/Sida a amené de l’innovation et de la créativité. Avec la science, nous avons fait des progrès énormes. Auparavant, les malades prenaient 18 comprimés, maintenant, c’est un seul qui est pris. Avec cette notion d’innover, de créer, d’aller vers des mécanismes nouveaux, nous avons pu avoir ces résultats », s’est félicité Michel Sidibé. Il a ainsi qualifié cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar comme une de ses plus belles expériences tout en appelant à un partage d’expériences des bonnes pratiques avec les autres régions du Sénégal.

« Dire que le zéro transmission mère-enfant était possible il y a quelques années, c’est de la folie. L’hôpital Principal de Dakar, pendant 14 ans, n’a pas eu de naissance avec le Sida. Ce qui veut dire que le Sénégal peut réussir l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida. Il y a un grand leadership dans ce pays qui peut aider en cela », a-t-il ajouté.

La Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme) est une stratégie fondée sur des évidences qui visent à s’assurer que la mère vivant avec le virus ne le transmette pas à son bébé pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Le Sénégal, qui a toujours enregistré de bons résultats dans la lutte contre le Sida en général, a lancé, le 1er décembre 2012, son plan d’élimination de la Transmission mère-enfant du Vih avec des micro-plans dans les 14 régions du Sénégal.

Oumar NDIAYE

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