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Actualités (3275)

Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-est du pays a été officiellement lancé le 13 juillet 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

Le nombre de femmes qui meurent à la suite des complications liées à la grossesse et à l’accouchement a nettement diminué au cours des dernières années au Sénégal où 4 décès maternels sont encore enregistrés par jour. C’est, du moins, ce qu’a déclaré, le 13 juillet 2018, à Kolda, Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration des Plans de travail annuels (Pta) 2018. Cette cérémonie a coïncidé avec le lancement officiel du projet « Améliorer la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes de la zone Sud et Sud-est du Sénégal » qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.

Ce projet de 8,5 milliards de FCfa, financé par le gouvernement canadien à travers l’Unfpa, pour la période 2018-2021, vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive d’environ 600.000 femmes, dont 320.000 adolescentes dans ces 5 régions. « Le choix de ces 5 régions du Sud du Sénégal se justifie par le fait qu’elles font partie des zones les plus défavorisées en termes de santé de la reproduction, de santé néonatale, de santé infantile et de santé des adolescentes. Les données de l’Eds continue montrent que les indicateurs dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde et au Sénégal », a indiqué Mme Zoungrana. Elle a cité notamment le cas de Kolda où le taux des mutilations génitales des jeunes filles de moins de 15 ans est de 45 % contre une moyenne nationale de 14 % environ. Le projet veut inverser la tendance en investissant dans le plateau technique, à travers l’achat d’équipements sanitaires, et la logistique afin d’améliorer la qualité de l’offre et de la demande des services de santé dans ces régions.

Le représentant de l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Barnabé Ndarishikanye, s’est dit honoré de participer à cette rencontre. « Nous sommes convaincus que, quand les femmes et les adolescentes ont accès à la santé sexuelle et reproductive, elles peuvent étudier plus longtemps, avoir de meilleurs revenus et contribuer au développement de leur société », a-t-il mentionné. Le diplomate n’a pas manqué de rappeler les nombreux projets financés par le gouvernement canadien dans cette partie Sud et Sud-est du pays. Parmi ces derniers, il a cité le Padec, le Pinkk et la fourniture de manuels et guides scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation de base.

Mamadou Aliou DIALLO

« Au début de notre implantation, le taux d’enfants souffrant de malnutrition était de 20 %. Aujourd’hui, dans toutes nos zones d’intervention, nous avons moins de 3 % de cas. Cela prouve que notre combat porte ses fruits », a fait savoir, à Touba, le Dr Néné Hawa Sy, de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm).

« Nous nous félicitons des efforts menés dans la lutte contre la malnutrition dans la région de Diourbel. L’on constate, en effet, que la malnutrition aiguë globale y a baissé. En 2016, nous étions à 10 % et en 2017, nous sommes à 8 % », a informé le Dr Néné Hawa Sy, représentant le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Elle se prononçait sur la situation de la malnutrition dans la région de Diourbel en marge d’une conférence organisée à Touba et axée sur le thème de la « Maltraitance des enfants et quel impact sur la nutrition ».

Citant les résultats de la dernière enquête smart, elle a relevé qu’une baisse sensible a été notée grâce aux efforts déployés. « Donc, à Touba, il y a naturellement une amélioration au niveau des sites d’intervention du Programme de renforcement de la nutrition (Prn). Le dernier dépistage de la malnutrition aiguë globale, mené en 2017, fait état de 3 et 4 % », a informé le Dr Sy.

Tout en magnifiant la présence des chefs religieux et des partenaires dont l’Ong Horizon action solidarité pour le développement (Hasdet), elle s’est réjouie de la bonne maitrise du sujet par le conférencier. Ce dernier a surtout évoqué les aspects liés à la nutrition de l’enfant, de la naissance avec le lait maternel, en prenant des références coraniques (pour l’allaitement maternel) jusqu'à l’âge de 2 ans. « Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, c’est, par exemple, ce genre de manifestation qu’il faut promouvoir », a déclaré Mme Sy pour qui « il ne suffit pas de peser ou de dépister un enfant ». Poursuivant, elle a indiqué : « Il faut surtout communiquer, sensibiliser, partager avec les populations ce que nous faisons pour lutter contre la malnutrition ».

Toujours dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, des Foyers d’apprentissage, de réhabilitation nutritionnelle et de veille (Farn) ont été mis en place pour la prise en charge des enfants avec un paquet de services comprenant le dépistage, la démonstration culinaire à base de produits locaux, le don de vitamine A et de mebendazol pour le déparasitage, entre autres activités de causerie pour le changement de comportement. Il y a aussi les Visites à domicile (Vad), surtout si l’enfant est mal nourri ; ce qui inclut la prise en charge au niveau du ménage pour en déterminer les facteurs.

Cette manifestation a noté la présence du médecin-chef du district sanitaire de Touba, des directeurs des hôpitaux de Touba et de leurs représentants, en plus de plusieurs chefs religieux et des relais communautaires dont les plus actifs ont reçu des distinctions. 

Mamadou DIEYE

Un atelier de capitalisation du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) s’est tenu à Saint-Louis. Les résultats probants auxquels il est parvenu ont été salués.

Les interventions des deux phases du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) ont touché, au Sénégal, 98 écoles et 9600 élèves dans les régions de Saint-Louis et Matam. L’information a été donnée lors d’un atelier de capitalisation du projet à Saint-Louis. Cette rencontre de deux jours, organisée par l’Ong « Le Partenariat » et l’Inspection d’académie de Saint-Louis, a regroupé une centaine de participants. L’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé du développement, Hadim Hanne, a saisi l’occasion pour se réjouir, entre autres, des différentes présentations faites par l’inspecteur d’académie Boubacar Sow (Paems Sénégal), Jean Baptiste Tobie (Paems Maroc), Nicolas Martin (Paems Guinée) et Nicolas Dupuy, Directeur technique de l’Ong « Le Partenariat ».

Au nom du ministre de l’Education nationale, Bécaye Diop, maire de Ross Béthio et Directeur des Equipements scolaires dudit département, a rappelé que cet atelier était une recommandation forte de l’évaluation de la phase 1 du Paems. Selon lui,  « l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages et de l’environnement scolaire ne peut se concrétiser que grâce à l’identification, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes et projets d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation et de la formation ». Les ambitions du Sénégal s’inscrivent dans cette dynamique. La coopération avec l'Ong « Le Partenariat », qui accompagne particulièrement les académies de Saint-Louis et Matam depuis longtemps, participe à la réalisation de cet impératif.

A travers le Paems, a précisé M. Diop, « Le Partenariat » propose un modèle d’intervention pour un accès à l’eau et à l’assainissement, en faisant des écoles des lieux de référence de bonnes pratiques d’hygiène, d’assainissement et de scolarisation. « Et j’ai pu constater, à ma grande satisfaction, que les interventions s’améliorent et se diversifient d’une année à l’autre, témoignant des excellentes relations qui unissent l’Ong « Le Partenariat », les académies, les collectivités territoriales et les secteurs partenaires », a-t-il ajouté.

Le coordonnateur de l’Ong « Le Partenariat » a souligné que l’absence d’eau et de latrines adaptées à l’école limite la réussite scolaire et la stabilité des équipes pédagogiques. Nicolas Dupuy a laissé entendre qu’il s’agit d’un important facteur de déscolarisation et d’abandon scolaire, notamment chez les filles. La présence d’eau potable de qualité et en quantité, de latrines fonctionnelles et bien entretenues et de clôtures pour sécuriser l’enceinte de l’établissement permet d’améliorer sensiblement les conditions de scolarisation et la réussite scolaire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans les structures sanitaires, le premier contact avec le patient devrait être impeccable. Malheureusement, tel n’est pas souvent le cas ; une situation que déplorent patients et accompagnants.

Un tour dans des hôpitaux de la place nous a permis de nous imprégner davantage de l’accueil qui est parfois un cauchemar pour le malade.

Il est 10h à l'hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), communément appelé Cto, et la forte canicule notée à Dakar n'épargne guère cette structure sanitaire. A l'entrée, on note une forte affluence dont, en majorité, des accompagnants de malades. « Je suis sur les lieux depuis 5 h et je n'ai encore vu personne à l'accueil. J’ai seulement parlé au vigile qui est en train de mettre de l'ordre dans les rangs », a déclaré une dame, la soixantaine, accompagnant sa tante pour son rendez-vous.

Cette situation est aussi constatée dans d’autres structures sanitaires sénégalaises comme à l'hôpital Abass Ndao de Dakar. A l'entrée, on voit des visages crispés et des gens qui somnolent. D’autres dorment même sur les bancs, en attendant l'ouverture du service d'accueil. « Je suis fatigué, on est là depuis ce matin, en plus ma jambe est en train d'enfler », s’est plaint un diabétique souffrant d’une plaie à la jambe. Il va plus loin, disant qu'il vit quasiment la même situation à chaque fois qu’il va à un rendez-vous. « Les agents préposés à l’accueil viennent tardivement », a déploré ce patient.

Illustrant les défaillances notées dans l'accueil dans les structures de santé, Mme Faye a pris l'exemple d’une dame qui a perdu son bébé faute d'assistance. Selon elle, c'est un décès qu'on pourrait éviter s'il y avait un bon système de régulation et de suivi des malades.

Pour certains malades, l'Etat doit mettre en place un système pour assurer le fonctionnement correct des structures sanitaires.

Selon Mme Fall, une sage-femme, « l'ignorance de l'importance de l'accueil entraine de nombreux conflits interpersonnels ». Poursuivant, elle a expliqué que la mauvaise qualité de l'accueil est la conséquence de « l'absence d’un dispositif d'attente et de la lenteur des procédures ». D’ailleurs, la praticienne a estimé que la résolution du problème serait l'inclusion de la communication dans la formation des agents préposés à l’accueil.

Awa Kane FALL (stagiaire)

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a organisé, hier, sa 5ème édition de la journée de l’excellence. Environ 400 élèves allant du préscolaire au moyen secondaire ainsi que des encadreurs qui se sont distingués dans les sept communes du département ont été primés.

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a choisi Thiadiaye pour distinguer ceux qui se sont illustrés cette année, malgré les remous qui n’ont pas épargné le système éducatif. A en croire l’inspecteur Moustapha Mbaye de l’Ief de Mbour 2, cette cérémonie représente le couronnement du travail accompli. Ainsi, toutes les strates de l’éducation dans les sept communes qui composent cette inspection mise en place en 2010 ont été concernées : du préscolaire au moyen-secondaire, les salles d’alphabétisation, la formation professionnelle, etc. Ce qui fait dire au parrain, Me El Hadj Oumar Youm, maire de Thiadiaye et Directeur de cabinet du président de la République, que c’est le moment de la réjouissance pour ceux qui ont bien travaillé à l’école.

Pour lui, « cette journée de l’excellence célèbre certes le travail exceptionnel des élèves les plus brillants et les plus talentueux, mais en même temps, elle exalte la place capitale des enseignants dans notre société. Les enseignants qui, selon la belle formule du chef de l’Etat, « clé de voûte » de notre système éducatif, sont « de véritables fondés de pouvoir à travers leur rôle capital dans la conservation et la transmission des valeurs de notre République ».

Les résultats des élèves sont, d’après Me Youm, le fruit du travail effectué par toutes les parties prenantes, en particulier les enseignants à qui il a rendu un vibrant hommage « pour les nombreux sacrifices consentis au service de l’école de notre République ». « C’est le lieu de réaffirmer toute mon admiration envers ces hommes de devoir qui s’emploient, avec abnégation et courage, à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’un Sénégal de paix, d’égalité et de concorde nationale », a magnifié le maire de Thiadiaye.

Aux récipiendaires, le parrain leur a conseillé de persévérer sur la voie de l’excellence. Me El Hadj Oumar Youm n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par la commune de Thiadiaye en faveur de l’éducation qui, à ses yeux, joue un rôle important dans la formation du capital humain de qualité. Il a aussi exhorté les parents à maintenir les élèves à l’école, en particulier les jeunes filles.

Ousseynou POUYE

Selon l’Office du baccalauréat qui a fait le point sur les épreuves anticipées de philosophie et du bac technique, 132 candidats ont été exclus de la présente session pour usage interdit du téléphone portable. Il s’agit de 127 candidats du bac général et de 5 pour celui technique.

Alors que les épreuves du baccalauréat général démarrent aujourd’hui, l’Office du bac annonce que 132 candidats sont déjà exclus de la présente session. Rappelant que l’ensemble des épreuves anticipées de philosophie et du bac technique se sont déroulées dans de bonnes conditions, le Directeur de l’Office du bac, le Pr Sossé Ndiaye, informe qu’il y a eu quelques incidents notés, tous relatifs au port et à l’usage du téléphone portable par les candidats. Il s’agit précisément de 127 candidats pour l’épreuve de philosophie du baccalauréat général, soit un candidat du centre Cem Martin Luther King (Dakar), un du centre lycée de Ndouloumadji Founebe (Matam), un du centre du lycée de Koumpentoum (Tambacounda) et de 124 candidats du lycée Ahmadou Ndack Seck (Thiès).

Bac 18Pour le baccalauréat technique, 5 candidats sont concernés, soit un candidat du lycée technique industriel Maurice Delafosse (Dakar), un candidat du Collège Saint-Michel (Dakar) et trois candidats du lycée technique et d’enseignement professionnel de Thiès.

M. Ndiaye qui a signé le communiqué fait savoir que « tous les candidats concernés ont fait l’objet de rapports circonstanciés et leurs dossiers introduits dans le circuit du conseil de discipline de l’Université Cheikh Anta Diop, seule habilitée par la loi en cette matière ». Toujours selon le même document, en application du règlement en vigueur, ces candidats sont exclus de la présente session d’examen. Cette mesure conservatoire restera en vigueur durant la période d’attente du verdict du conseil de discipline.

O. KANDE

DÉMARRAGE DU BAC GÉNÉRAL À PARTIR D’AUJOURD’HUI : 157.687 CANDIDATS COMPOSENT DANS 415 CENTRES
L’examen du baccalauréat, sanctionné par le premier diplôme universitaire, démarre aujourd’hui sur l’étendue du territoire national. Au total, 157 687 candidats vont composer dans 415 centres pour 515 jurys. Aussi, 18.000 surveillants et 8200 examinateurs sont mobilisés.

Lors d’une conférence de presse tenue avant le début des anticipées de philosophie, le Directeur de l’Office du bac avait informé que, cette année, 157 687 candidats passent les épreuves du baccalauréat dans 415 centres pour 515 jurys. Par la même occasion, 18. 000 surveillants et 8200 examinateurs sont enrôlés. Un communiqué de l’Office du bac rappelle que, conformément aux instructions du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les moyens nécessaires ont été réunis pour honorer les engagements. Les ressources destinées à l’organisation de cet examen ont déjà été évaluées et rassemblées pour une exécution dans les délais.

Ainsi, les avances sur les frais de déplacement des présidents de jury d’Eps (Education physique et sportive) et du baccalauréat technique ont été respectivement payées les 19 et 27 juin 2018.

Les présidents de jury du baccalauréat général ont perçu l’intégralité de leurs avances et frais de transport et reçu le matériel de gestion de leurs jurys dans la semaine du 9 au 14 juillet 2018.

Le paiement des avances de déplacement aux examinateurs et présidents de jury du baccalauréat général est en cours depuis le 9 juillet 2018 dans l’ensemble des académies.

Oumar KANDE

UN TAUX DE RÉUSSITE DE 49,25% AU BAC TECHNIQUE
Le même document apprend que l’examen du baccalauréat des séries G, T1 et T2, communément appelé baccalauréat technique, s’est déroulé du 2 au 12 juillet 2018. Ses résultats donnent un taux de réussite de 49,25 %. Il y eu 2 mentions « Très bien » ; 21 mentions « Bien » et 130 « Assez bien ».

O. KANDE

Les révisions battent son plein à quelque jours des examens du Bac et du Bfem. Pour certains candidats, tout est fin prêt. Mais, pour de nombreux postulants au Bfem, la situation est autre à cause des grèves, même si certains enseignants ont établi un plan de rattrapage.

Dans la cour des lycées de Ouakam, de Seydou Nourou Tall et du Collège Sacré-Cœur, règne une atmosphère calme. Seuls les élèves des classes de 3ème et de Terminale sont sur les lieux. Au lycée de Ouakam, sous un arbre, un groupe de candidats au bac échange sur les épreuves à venir. Une candidate discute avec un autre qui a déjà échoué à cet examen pour s’enquérir de la publication des résultats. D’autres sont en classe pour une révision générale avec leur professeur de mathématiques. A l’issue de cette session, El Hadji Malick Ly, élève en Terminale S2, témoigne : « Le programme est terminé, nous n’avons pas perdu trop de temps, car nos professeurs de sciences physiques et de sciences de la vie et de la terre (Svt) n’étaient pas en grève. Mais, nous avons accusé un peu de retard en maths parce que le professeur était en grève ».

Dans une autre salle du lycée de Ouakam, Fatimata Seck, élève en Terminale L2 au lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall, revoit, seule, ses cours d’histoire et de géographie. Très posée, elle fait part de son plan de révision : « En ce moment, j’accélère la cadence pour être à jour avant les examens. Mais, je compte arrêter les révisions dans peu de temps pour me reposer, afin que le jour J, je puisse être capable de bien réfléchir pour rendre d’excellentes copies ».

Inquiétude chez les candidats au Bfem
Les candidats au bac trouvés dans ce lycée semblent ainsi prêts à affronter les examens qui leur permettront de décrocher le premier diplôme universitaire. Ils sont un peu stressés certes, mais ils ont confiance. Par conséquent, ils s’investissent beaucoup dans leurs études. A la question : « As-tu peur d’échouer ? » La candidate Absa Ndiaye qui fait pour la deuxième fois le bac répond, sourire aux lèvres : « Non ! J’ai confiance en moi, d’autant plus que nous avons terminé le programme. Donc, je pense m’en sortir ». Dans le même sillage, la candidate du lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall renchérit : « Seule la réussite m’intéresse et j’ai confiance en moi ».

Contrairement à leurs ainés, les candidats au Bfem du lycée de Ouakam sont dans une situation inquiétante, dans la mesure où les enseignements se poursuivent toujours. D’ailleurs, sur les lieux, les professeurs de Svt et de mathématiques font cours. Rencontrée à 11h, juste après le cours de Svt, Oumou Kalsoum Diop, une jeune fille de 16 ans, regrette cette situation. « A cause des grèves, nous faisons toujours cours ; nous n’avons pas le temps de réviser les derniers cours qui sont bâclés par certains professeurs », dit-elle.

Pire, des enseignants auraient simplement remis des polycopes à leurs élèves, sans leur expliquer les leçons. Conscients qu’ils seront évalués au même titre que leurs camarades des autres établissements, notamment des écoles privées, ces candidats ont peur d’échouer. « En histoire et géographie, la majeure partie des leçons (11 à 22) nous sont données en polycopes. J’ai très peur, parce que l’évaluation sera la même pour l’ensemble des élèves, en particulier ceux des établissements privés. Or, ces derniers ont terminé leur programme, contrairement à nous », narre calmement Mouhamadou Touré, un adolescent de 15 ans. Ainsi, pour pallier cette difficulté, ces candidats au Bfem dont on lit désolation, tristesse et peur sur leurs visages, affirment s’organiser en groupes pour travailler et s’entraider. « Nous avons une équipe de génie en herbe. Donc, nous nous retrouvons à la descente, à 16h, pour réviser jusqu’à 18h », dévoile la jeune Collette Dionou.

Marie Claire COLY (stagiaire)

PLAN DE RATTRAPAGE POUR HONORER LE QUANTUM HORAIRE
Bac DiplomeL’année scolaire 2017-2018 étant affectée par les grèves des enseignants, certains professeurs ont mis en place un plan de rattrapage pour ne pas sacrifier les élèves. Trouvé dans la salle des professeurs du lycée de Ouakam en train de corriger des copies, Alioune Badara Diack fait comprendre que « tous les professeurs n’étaient pas en grève ». Cependant, « ceux ayant suivi le mot d’ordre ont établi un plan de rattrapage », informe-t-il, ajoutant que « certains convoquaient même les élèves les week-ends ou leur remettaient des polycopes pour aller vite  dans les explications. Tandis que d’autres sollicitaient les heures des collègues qui étaient en avance pour organiser des cours de rattrapage ». Interrogé sur les polycopes remis aux élèves, cet enseignant signale : « Pédagogiquement, l’utilisation des polycopes n’est pas soutenable. Mais, pour honorer le quantum horaire, les enseignants y font recours ».

M. C. COLY (stagiaire)

COLLEGE SACRÉ-CŒUR, LYCEE SEYDOU NOUROU TALL : LES CANDIDATS EXPRIMENT LEUR CONFIANCE
Au collège Sacré-Cœur, par contre, tout est fin prêt. Les élèves de Terminale sont absents. Mme Santos, préfet des classes de Terminale, renseigne : « Nous avons fini les cours, c’est pourquoi nous avons libéré nos élèves ». S’agissant des candidats au Bfem, le préfet Faye informe qu’ils seront libérés cette semaine. Rassurés, ces derniers font les derniers réglages. « Le programme est déjà fini. En ce moment, nous révisons avec nos professeurs qui nous aident et nous donnent des astuces pour réussir aux examens », raconte Mame Diarra Babou, une candidate âgée de 16 ans.

Même situation au lycée Seydou Nourou Tall où les derniers réglages sont en train d’être faits. Ici, ils en sont arrivés là grâce à une vieille astuce qui est de débuter très tôt les cours. D’après le proviseur par intérim, M. Mbodji, « c’est une course contre la montre ; la fin d’année est compliquée par rapport au déroulement des cours. Mais, nous avons l’habitude de commencer très tôt les enseignements. De ce fait, les professeurs terminent à temps le programme ».

Cette affirmation est confirmée par un groupe d’élèves rencontré au premier étage. En uniforme marron-beige, couleur de l’établissement, ces candidats au Bfem semblent plus enthousiastes que leurs camardes du lycée de Ouakam. Ils soutiennent avoir, en effet, terminé tout le programme. Présentement, ils en sont à l’étape de révision, soit avec les professeurs, soit en groupe.

M. C. COLY (stagiaire)

QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR AUX EXAMENS
Le programme étant bouclé dans certains établissements, des professeurs se sont même donné le luxe de libérer leurs élèves, afin qu’ils révisent calmement chez eux. Pour ces enseignants, c’est une stratégie. « A quelques dix jours du Bfem, les candidats doivent se cacher quelque part chez eux ou dans une école élémentaire pour réviser. Ils doivent adapter le même rythme de travail qu’à l’examen du Bfem, c’est-à-dire travailler sans relâche de 8h à 12h, après prendre une pause et revenir travailler de 14h 30 à 17h 30 », confie M. Barry, professeur de français, qui déconseille aux candidats les veillées.

François Dione, professeur de sciences physiques au Collège Sacré-Cœur, conseille aussi aux élèves de ne pas faire usage « du téléphone portable et de ne pas faire de commentaire à la sortie d’une épreuve ». Aussi invite-t-il les candidats à « ne pas réviser pendant la pause, de ne pas répondre à la question d’un élève qui veut se faire aider et de rester calme ».

M. C. COLY (stagiaire)

Lors de son séjour de 48 heures à Dakar, Alice Albright, directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), a visité quelques structures d’enseignement et de formation des personnels de l’éducation. Elle a également effectué des séances de travail avec le chef de l’Etat, des acteurs de l’école, des partenaires sociaux et des collectivités territoriales.

La visite de la Directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) au Sénégal, Alice Albright, a été marquée par des visites et des rencontres de travail. L’école élémentaire Amadou Diagne Worré, de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar, est la première structure éducative visitée. Accompagnées du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, Alice Albright et sa délégation ont été accueillies par les autorités et les élèves de l’établissement, sous la conduite de l’inspecteur de Grand Dakar, Abdoulaye Wade.

Après un bref exposé et une présentation de l’école, l’inspecteur Wade est revenu sur les performances réalisées grâce aux financements du Pme. « Non seulement les rendements et les résultats scolaires ont connu une progression, mais les élèves ont pu disposer chacun au moins de deux manuels », a-t-il indiqué.

Améliorer la formation des enseignants
La deuxième étape de la visite a été le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine de Grand Yoff, une structure d’enseignement franco-arabe dédiée aux jeunes filles. Le choix de cette école s’explique, selon le ministre de l’Education nationale, par le fait qu’elle constitue un modèle pour le système éducatif. M. Thiam a précisé que c’est une réalisation privée ; une dame particulière a tout investi, et de manière bénévole, pour prendre en charge l’éducation et la formation d’une centaine de jeunes filles. Il a ajouté qu’en plus de l’apprentissage du Coran et de la science islamique, le « daara » dispense aussi un enseignement du programme officiel avec l’apprentissage du français et des mathématiques. Pourtant le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine ne fait pas partie des 100 écoles coraniques appuyées sur financement du Pme, mais le ministre a estimé qu’il mérite d’être accompagné.

La délégation de la directrice du Pme s’est également rendue à Louga où elle a visité le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe). La directrice de la structure et l’inspecteur d’académie, Bou Fall, ont affirmé que ce bijou, réalisé à hauteur de 895 millions de FCfa sur financement du Pme, a permis d’améliorer la formation des enseignants ; ce qui a impacté positivement sur le relèvement du taux de réussite au Cfee estimé à 56 % l’année dernière. Au cours d’une rencontre avec le Comité directeur du Groupe national de partenaires de l’éducation (Gnpe), Alice Albright a reconnu les efforts du Sénégal dans l’amélioration de la qualité de son système éducatif. Elle a indiqué que c’est le premier pays africain à devenir bailleur de fonds du Pme, avec une contribution de 2 millions de dollars. Cet engagement des autorités à construire une éducation de qualité et équitable a poussé le Pme à accorder au Sénégal 127 millions de dollars.

Toujours pour mieux appuyer le Sénégal dans sa politique éducative, le Pme va financer un nouveau projet d’éducation à hauteur de 85,6 millions de dollars, dont une contrepartie de 43 millions de dollars de l’Agence française de développement (Afd).

Le séjour de la Directrice du Pme à Dakar a été clôturé par une cérémonie de reconnaissance organisée par le ministère de l’Education pour lui rendre hommage ainsi qu’à cette institution.

Pape Coly NGOME

L’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits a procédé, le 14 février 2018, à la cérémonie de fin de formation de 419 animateurs polyvalents. Sans statut, ces derniers deviennent, après cette formation, des maîtres contractuels au service de la petite enfance.

Quatre cent dix-neuf animateurs polyvalents des promotions 2016 et 2017, en fin de formation, ont été célébrés, samedi dernier, par l’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits (Anpectp). Depuis des années, ils exerçaient dans les structures de la petite enfance sans formation ni salaire, du fait d’un arrêté de 2011 qui ne permettait plus leur prise en charge dans les Centres régionaux des personnels de l’éducation (Crfpe). A partir de 2012, a rappelé la Directrice de l’Anpectp, les autorités ont décidé de mettre fin à cette situation. Thérèse Faye Diouf a indiqué que les acteurs de la petite enfance ont besoin d’une formation de qualité pour un meilleur encadrement des enfants. Elle a, de ce fait, remercié le président de la République et le Premier ministre qui ont autorisé cette formation au bénéfice des bénévoles, « lesquels se sont sacrifiés pendant des années pour la petite enfance ».

Le Directeur de la formation et de la communication du ministère de l’Education nationale, Mouhammed Moustapha Diagne, est allé dans le même sens, soutenant que cette formation diplomante se justifie, car ces volontaires sont engagés au service de leur pays depuis plus de 10 ans.

Avec cette formation, les 419 animateurs polyvalents concernés deviennent des maitres contractuels salariés, comme l’a soutenu le conseiller technique du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Abdoulaye Dieng. Rappelant le processus, ce dernier a révélé que c’est en septembre 2014, lors d’un conseil interministériel sur la préparation de la rentrée scolaire, que la formation des animateurs polyvalents bénévoles a été abordée. C’est ainsi qu’un schéma de formation a été proposé au Premier ministre. Cela a abouti à une directive interministérielle mise en œuvre par les différents acteurs. Ainsi, 200 animateurs polyvalents bénévoles ont bénéficié de la formation en 2016 et 219 autres en 2017, avec à la fin un taux de réussite de 100 %.

Oumar KANDE

LE RESTE DES ANIMATEURS BÉNÉFICIERA DE LA MÊME PROCÉDURE
Le représentant des animateurs polyvalents, Samily Diallo, très heureux de cette issue, a soutenu que le combat a été difficile avec des récipiendaires qui ont fait entre 5 ans et 12 ans de bénévolats sans revenus pour le développement de la petite enfance. Pour lui, avec cette formation, ce sont « 419 âmes et ménages qui ont été sauvés ». Toutefois, il a sollicité un accompagnement pour leur entrée dans la Fonction publique, vu l’âge avancé des animateurs polyvalents. M. Diallo a plaidé aussi pour l’enrôlement des autres animateurs qui n’ont pas pu bénéficier de la formation. D’ailleurs, ils étaient récemment en grève de la faim. La Directrice de l’Anpectp, se basant sur la même procédure ayant abouti à la formation de leurs camarades, leur a promis une issue heureuse.

O. KANDE

La Commission de la Cedeao a appelé, hier, à Dakar, les Etats concernés à ratifier le traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Le développement du continent passe par le développement des infrastructures routières qui vont faciliter l’intégration et le développement économique et social de la sous-région. Consciente des enjeux, la Cedeao a lancé des projets de réalisation des corridors ouest-africains : Lagos-Abidjan et Praia-Dakar-Abidjan. Le premier projet s’étend sur plus de 1.000 kilomètres et le second corridor Praia-Dakar-Abidjan vise à réaliser une autoroute de 3.500 kilomètres. Elle va traverser huit pays membres de l’espace communautaire : Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Sierra Leone et Sénégal. En juin 2017, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays concernés ont signé, à Monrovia (Libéria), le Traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan. Pour matérialiser cette vision, la Commission de la Cedeao a initié le projet de développement du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Renforcer l’intégration
C’est dans ce contexte que s’est ouverte, depuis mercredi (du 11 au 13 juillet), à Dakar, la troisième réunion des ministres des Infrastructures des pays concernés par ce corridor. Le commissaire chargé des Infrastructures de la Commission de la Cedeao, Pathé Guèye, a lancé un appel aux Etats membres du corridor pour la ratification du traité d’ici à décembre 2018 « afin de faciliter la mobilisation des ressources pour la concrétisation du projet ».

Il a expliqué que cette rencontre vise à examiner les composantes du programme et à élaborer une feuille de route. Au-delà de l’autoroute (Dakar-Abidjan), il s’agira, explique-t-il, de réaliser un réseau de chemin de fer le long du corridor, une ligne maritime entre Praia et Dakar et un plan directeur du projet autoroutier. « C’est un projet important qui va fouetter l’économie de la région. Seulement, il requiert une organisation, une solidarité entre tous les Etats pour que cette vision soit mise en œuvre », a-t-il fait savoir.

Les ministres des Transports, des Infrastructures routières ou des Travaux publics des pays concernés ou leurs représentants, ont réaffirmé la volonté des Etats de jouer pleinement leur partition pour la réalisation de ce corridor autoroutier qui constitue, à leurs yeux, un « ambitieux programme de renforcement de l’intégration régionale et de développement économique et social». Le ministre sénégalais des Transports et des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo, note que « ce corridor pourrait stimuler les investissements, impulser le développement durable et surtout améliorer la sécurité dans notre région ». Il a déclaré que cette rencontre offre l’opportunité d’explorer, dans un « esprit constructif », toutes les pistes susceptibles de conduire à la concrétisation de ce corridor et de la liaison maritime Dakar-Praia. Il espère qu’à la fin des travaux, des « jalons significatifs » seront posés vers la réalisation de ce projet.

Souleymane Diam SY

LE PONT DE FARAFÉGNÉ INAUGURÉ D’ICI À LA FIN DE L’ANNÉE
Le ministre sénégalais des Transports a annoncé, hier, que le pont de Farafégné, situé sur le territoire gambien et l’un des points de passage pour relier Ziguinchor et Kolda, sera inauguré d’ici à la fin de l’année. « C’est un jalon important qui entre dans le désenclavement du continent mais aussi de cette partie de l’Afrique », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a profité de l’occasion pour rappeler les grands projets d’infrastructures réalisés par le Sénégal. L’autoroute Sindia-Mbour sera inaugurée d’ici à la fin de cette année. Celle-ci viendra s’ajouter à d’autres tronçons autoroutiers comme Aibd-Thiès, Aibd-Sindia, « Illa Touba ». Dans un proche avenir, a informé le ministre, la section Mbour-Kaolack sera lancée d’ici à la fin de cette année. A terme, soutient-il, près de 210 kilomètres d’autoroute seront totalement finalisés d’ici cette année.

S. Diam SY


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