banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3269)

Les révisions battent son plein à quelque jours des examens du Bac et du Bfem. Pour certains candidats, tout est fin prêt. Mais, pour de nombreux postulants au Bfem, la situation est autre à cause des grèves, même si certains enseignants ont établi un plan de rattrapage.

Dans la cour des lycées de Ouakam, de Seydou Nourou Tall et du Collège Sacré-Cœur, règne une atmosphère calme. Seuls les élèves des classes de 3ème et de Terminale sont sur les lieux. Au lycée de Ouakam, sous un arbre, un groupe de candidats au bac échange sur les épreuves à venir. Une candidate discute avec un autre qui a déjà échoué à cet examen pour s’enquérir de la publication des résultats. D’autres sont en classe pour une révision générale avec leur professeur de mathématiques. A l’issue de cette session, El Hadji Malick Ly, élève en Terminale S2, témoigne : « Le programme est terminé, nous n’avons pas perdu trop de temps, car nos professeurs de sciences physiques et de sciences de la vie et de la terre (Svt) n’étaient pas en grève. Mais, nous avons accusé un peu de retard en maths parce que le professeur était en grève ».

Dans une autre salle du lycée de Ouakam, Fatimata Seck, élève en Terminale L2 au lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall, revoit, seule, ses cours d’histoire et de géographie. Très posée, elle fait part de son plan de révision : « En ce moment, j’accélère la cadence pour être à jour avant les examens. Mais, je compte arrêter les révisions dans peu de temps pour me reposer, afin que le jour J, je puisse être capable de bien réfléchir pour rendre d’excellentes copies ».

Inquiétude chez les candidats au Bfem
Les candidats au bac trouvés dans ce lycée semblent ainsi prêts à affronter les examens qui leur permettront de décrocher le premier diplôme universitaire. Ils sont un peu stressés certes, mais ils ont confiance. Par conséquent, ils s’investissent beaucoup dans leurs études. A la question : « As-tu peur d’échouer ? » La candidate Absa Ndiaye qui fait pour la deuxième fois le bac répond, sourire aux lèvres : « Non ! J’ai confiance en moi, d’autant plus que nous avons terminé le programme. Donc, je pense m’en sortir ». Dans le même sillage, la candidate du lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall renchérit : « Seule la réussite m’intéresse et j’ai confiance en moi ».

Contrairement à leurs ainés, les candidats au Bfem du lycée de Ouakam sont dans une situation inquiétante, dans la mesure où les enseignements se poursuivent toujours. D’ailleurs, sur les lieux, les professeurs de Svt et de mathématiques font cours. Rencontrée à 11h, juste après le cours de Svt, Oumou Kalsoum Diop, une jeune fille de 16 ans, regrette cette situation. « A cause des grèves, nous faisons toujours cours ; nous n’avons pas le temps de réviser les derniers cours qui sont bâclés par certains professeurs », dit-elle.

Pire, des enseignants auraient simplement remis des polycopes à leurs élèves, sans leur expliquer les leçons. Conscients qu’ils seront évalués au même titre que leurs camarades des autres établissements, notamment des écoles privées, ces candidats ont peur d’échouer. « En histoire et géographie, la majeure partie des leçons (11 à 22) nous sont données en polycopes. J’ai très peur, parce que l’évaluation sera la même pour l’ensemble des élèves, en particulier ceux des établissements privés. Or, ces derniers ont terminé leur programme, contrairement à nous », narre calmement Mouhamadou Touré, un adolescent de 15 ans. Ainsi, pour pallier cette difficulté, ces candidats au Bfem dont on lit désolation, tristesse et peur sur leurs visages, affirment s’organiser en groupes pour travailler et s’entraider. « Nous avons une équipe de génie en herbe. Donc, nous nous retrouvons à la descente, à 16h, pour réviser jusqu’à 18h », dévoile la jeune Collette Dionou.

Marie Claire COLY (stagiaire)

PLAN DE RATTRAPAGE POUR HONORER LE QUANTUM HORAIRE
Bac DiplomeL’année scolaire 2017-2018 étant affectée par les grèves des enseignants, certains professeurs ont mis en place un plan de rattrapage pour ne pas sacrifier les élèves. Trouvé dans la salle des professeurs du lycée de Ouakam en train de corriger des copies, Alioune Badara Diack fait comprendre que « tous les professeurs n’étaient pas en grève ». Cependant, « ceux ayant suivi le mot d’ordre ont établi un plan de rattrapage », informe-t-il, ajoutant que « certains convoquaient même les élèves les week-ends ou leur remettaient des polycopes pour aller vite  dans les explications. Tandis que d’autres sollicitaient les heures des collègues qui étaient en avance pour organiser des cours de rattrapage ». Interrogé sur les polycopes remis aux élèves, cet enseignant signale : « Pédagogiquement, l’utilisation des polycopes n’est pas soutenable. Mais, pour honorer le quantum horaire, les enseignants y font recours ».

M. C. COLY (stagiaire)

COLLEGE SACRÉ-CŒUR, LYCEE SEYDOU NOUROU TALL : LES CANDIDATS EXPRIMENT LEUR CONFIANCE
Au collège Sacré-Cœur, par contre, tout est fin prêt. Les élèves de Terminale sont absents. Mme Santos, préfet des classes de Terminale, renseigne : « Nous avons fini les cours, c’est pourquoi nous avons libéré nos élèves ». S’agissant des candidats au Bfem, le préfet Faye informe qu’ils seront libérés cette semaine. Rassurés, ces derniers font les derniers réglages. « Le programme est déjà fini. En ce moment, nous révisons avec nos professeurs qui nous aident et nous donnent des astuces pour réussir aux examens », raconte Mame Diarra Babou, une candidate âgée de 16 ans.

Même situation au lycée Seydou Nourou Tall où les derniers réglages sont en train d’être faits. Ici, ils en sont arrivés là grâce à une vieille astuce qui est de débuter très tôt les cours. D’après le proviseur par intérim, M. Mbodji, « c’est une course contre la montre ; la fin d’année est compliquée par rapport au déroulement des cours. Mais, nous avons l’habitude de commencer très tôt les enseignements. De ce fait, les professeurs terminent à temps le programme ».

Cette affirmation est confirmée par un groupe d’élèves rencontré au premier étage. En uniforme marron-beige, couleur de l’établissement, ces candidats au Bfem semblent plus enthousiastes que leurs camardes du lycée de Ouakam. Ils soutiennent avoir, en effet, terminé tout le programme. Présentement, ils en sont à l’étape de révision, soit avec les professeurs, soit en groupe.

M. C. COLY (stagiaire)

QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR AUX EXAMENS
Le programme étant bouclé dans certains établissements, des professeurs se sont même donné le luxe de libérer leurs élèves, afin qu’ils révisent calmement chez eux. Pour ces enseignants, c’est une stratégie. « A quelques dix jours du Bfem, les candidats doivent se cacher quelque part chez eux ou dans une école élémentaire pour réviser. Ils doivent adapter le même rythme de travail qu’à l’examen du Bfem, c’est-à-dire travailler sans relâche de 8h à 12h, après prendre une pause et revenir travailler de 14h 30 à 17h 30 », confie M. Barry, professeur de français, qui déconseille aux candidats les veillées.

François Dione, professeur de sciences physiques au Collège Sacré-Cœur, conseille aussi aux élèves de ne pas faire usage « du téléphone portable et de ne pas faire de commentaire à la sortie d’une épreuve ». Aussi invite-t-il les candidats à « ne pas réviser pendant la pause, de ne pas répondre à la question d’un élève qui veut se faire aider et de rester calme ».

M. C. COLY (stagiaire)

Lors de son séjour de 48 heures à Dakar, Alice Albright, directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), a visité quelques structures d’enseignement et de formation des personnels de l’éducation. Elle a également effectué des séances de travail avec le chef de l’Etat, des acteurs de l’école, des partenaires sociaux et des collectivités territoriales.

La visite de la Directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) au Sénégal, Alice Albright, a été marquée par des visites et des rencontres de travail. L’école élémentaire Amadou Diagne Worré, de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar, est la première structure éducative visitée. Accompagnées du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, Alice Albright et sa délégation ont été accueillies par les autorités et les élèves de l’établissement, sous la conduite de l’inspecteur de Grand Dakar, Abdoulaye Wade.

Après un bref exposé et une présentation de l’école, l’inspecteur Wade est revenu sur les performances réalisées grâce aux financements du Pme. « Non seulement les rendements et les résultats scolaires ont connu une progression, mais les élèves ont pu disposer chacun au moins de deux manuels », a-t-il indiqué.

Améliorer la formation des enseignants
La deuxième étape de la visite a été le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine de Grand Yoff, une structure d’enseignement franco-arabe dédiée aux jeunes filles. Le choix de cette école s’explique, selon le ministre de l’Education nationale, par le fait qu’elle constitue un modèle pour le système éducatif. M. Thiam a précisé que c’est une réalisation privée ; une dame particulière a tout investi, et de manière bénévole, pour prendre en charge l’éducation et la formation d’une centaine de jeunes filles. Il a ajouté qu’en plus de l’apprentissage du Coran et de la science islamique, le « daara » dispense aussi un enseignement du programme officiel avec l’apprentissage du français et des mathématiques. Pourtant le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine ne fait pas partie des 100 écoles coraniques appuyées sur financement du Pme, mais le ministre a estimé qu’il mérite d’être accompagné.

La délégation de la directrice du Pme s’est également rendue à Louga où elle a visité le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe). La directrice de la structure et l’inspecteur d’académie, Bou Fall, ont affirmé que ce bijou, réalisé à hauteur de 895 millions de FCfa sur financement du Pme, a permis d’améliorer la formation des enseignants ; ce qui a impacté positivement sur le relèvement du taux de réussite au Cfee estimé à 56 % l’année dernière. Au cours d’une rencontre avec le Comité directeur du Groupe national de partenaires de l’éducation (Gnpe), Alice Albright a reconnu les efforts du Sénégal dans l’amélioration de la qualité de son système éducatif. Elle a indiqué que c’est le premier pays africain à devenir bailleur de fonds du Pme, avec une contribution de 2 millions de dollars. Cet engagement des autorités à construire une éducation de qualité et équitable a poussé le Pme à accorder au Sénégal 127 millions de dollars.

Toujours pour mieux appuyer le Sénégal dans sa politique éducative, le Pme va financer un nouveau projet d’éducation à hauteur de 85,6 millions de dollars, dont une contrepartie de 43 millions de dollars de l’Agence française de développement (Afd).

Le séjour de la Directrice du Pme à Dakar a été clôturé par une cérémonie de reconnaissance organisée par le ministère de l’Education pour lui rendre hommage ainsi qu’à cette institution.

Pape Coly NGOME

L’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits a procédé, le 14 février 2018, à la cérémonie de fin de formation de 419 animateurs polyvalents. Sans statut, ces derniers deviennent, après cette formation, des maîtres contractuels au service de la petite enfance.

Quatre cent dix-neuf animateurs polyvalents des promotions 2016 et 2017, en fin de formation, ont été célébrés, samedi dernier, par l’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits (Anpectp). Depuis des années, ils exerçaient dans les structures de la petite enfance sans formation ni salaire, du fait d’un arrêté de 2011 qui ne permettait plus leur prise en charge dans les Centres régionaux des personnels de l’éducation (Crfpe). A partir de 2012, a rappelé la Directrice de l’Anpectp, les autorités ont décidé de mettre fin à cette situation. Thérèse Faye Diouf a indiqué que les acteurs de la petite enfance ont besoin d’une formation de qualité pour un meilleur encadrement des enfants. Elle a, de ce fait, remercié le président de la République et le Premier ministre qui ont autorisé cette formation au bénéfice des bénévoles, « lesquels se sont sacrifiés pendant des années pour la petite enfance ».

Le Directeur de la formation et de la communication du ministère de l’Education nationale, Mouhammed Moustapha Diagne, est allé dans le même sens, soutenant que cette formation diplomante se justifie, car ces volontaires sont engagés au service de leur pays depuis plus de 10 ans.

Avec cette formation, les 419 animateurs polyvalents concernés deviennent des maitres contractuels salariés, comme l’a soutenu le conseiller technique du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Abdoulaye Dieng. Rappelant le processus, ce dernier a révélé que c’est en septembre 2014, lors d’un conseil interministériel sur la préparation de la rentrée scolaire, que la formation des animateurs polyvalents bénévoles a été abordée. C’est ainsi qu’un schéma de formation a été proposé au Premier ministre. Cela a abouti à une directive interministérielle mise en œuvre par les différents acteurs. Ainsi, 200 animateurs polyvalents bénévoles ont bénéficié de la formation en 2016 et 219 autres en 2017, avec à la fin un taux de réussite de 100 %.

Oumar KANDE

LE RESTE DES ANIMATEURS BÉNÉFICIERA DE LA MÊME PROCÉDURE
Le représentant des animateurs polyvalents, Samily Diallo, très heureux de cette issue, a soutenu que le combat a été difficile avec des récipiendaires qui ont fait entre 5 ans et 12 ans de bénévolats sans revenus pour le développement de la petite enfance. Pour lui, avec cette formation, ce sont « 419 âmes et ménages qui ont été sauvés ». Toutefois, il a sollicité un accompagnement pour leur entrée dans la Fonction publique, vu l’âge avancé des animateurs polyvalents. M. Diallo a plaidé aussi pour l’enrôlement des autres animateurs qui n’ont pas pu bénéficier de la formation. D’ailleurs, ils étaient récemment en grève de la faim. La Directrice de l’Anpectp, se basant sur la même procédure ayant abouti à la formation de leurs camarades, leur a promis une issue heureuse.

O. KANDE

La Commission de la Cedeao a appelé, hier, à Dakar, les Etats concernés à ratifier le traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Le développement du continent passe par le développement des infrastructures routières qui vont faciliter l’intégration et le développement économique et social de la sous-région. Consciente des enjeux, la Cedeao a lancé des projets de réalisation des corridors ouest-africains : Lagos-Abidjan et Praia-Dakar-Abidjan. Le premier projet s’étend sur plus de 1.000 kilomètres et le second corridor Praia-Dakar-Abidjan vise à réaliser une autoroute de 3.500 kilomètres. Elle va traverser huit pays membres de l’espace communautaire : Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Sierra Leone et Sénégal. En juin 2017, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays concernés ont signé, à Monrovia (Libéria), le Traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan. Pour matérialiser cette vision, la Commission de la Cedeao a initié le projet de développement du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Renforcer l’intégration
C’est dans ce contexte que s’est ouverte, depuis mercredi (du 11 au 13 juillet), à Dakar, la troisième réunion des ministres des Infrastructures des pays concernés par ce corridor. Le commissaire chargé des Infrastructures de la Commission de la Cedeao, Pathé Guèye, a lancé un appel aux Etats membres du corridor pour la ratification du traité d’ici à décembre 2018 « afin de faciliter la mobilisation des ressources pour la concrétisation du projet ».

Il a expliqué que cette rencontre vise à examiner les composantes du programme et à élaborer une feuille de route. Au-delà de l’autoroute (Dakar-Abidjan), il s’agira, explique-t-il, de réaliser un réseau de chemin de fer le long du corridor, une ligne maritime entre Praia et Dakar et un plan directeur du projet autoroutier. « C’est un projet important qui va fouetter l’économie de la région. Seulement, il requiert une organisation, une solidarité entre tous les Etats pour que cette vision soit mise en œuvre », a-t-il fait savoir.

Les ministres des Transports, des Infrastructures routières ou des Travaux publics des pays concernés ou leurs représentants, ont réaffirmé la volonté des Etats de jouer pleinement leur partition pour la réalisation de ce corridor autoroutier qui constitue, à leurs yeux, un « ambitieux programme de renforcement de l’intégration régionale et de développement économique et social». Le ministre sénégalais des Transports et des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo, note que « ce corridor pourrait stimuler les investissements, impulser le développement durable et surtout améliorer la sécurité dans notre région ». Il a déclaré que cette rencontre offre l’opportunité d’explorer, dans un « esprit constructif », toutes les pistes susceptibles de conduire à la concrétisation de ce corridor et de la liaison maritime Dakar-Praia. Il espère qu’à la fin des travaux, des « jalons significatifs » seront posés vers la réalisation de ce projet.

Souleymane Diam SY

LE PONT DE FARAFÉGNÉ INAUGURÉ D’ICI À LA FIN DE L’ANNÉE
Le ministre sénégalais des Transports a annoncé, hier, que le pont de Farafégné, situé sur le territoire gambien et l’un des points de passage pour relier Ziguinchor et Kolda, sera inauguré d’ici à la fin de l’année. « C’est un jalon important qui entre dans le désenclavement du continent mais aussi de cette partie de l’Afrique », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a profité de l’occasion pour rappeler les grands projets d’infrastructures réalisés par le Sénégal. L’autoroute Sindia-Mbour sera inaugurée d’ici à la fin de cette année. Celle-ci viendra s’ajouter à d’autres tronçons autoroutiers comme Aibd-Thiès, Aibd-Sindia, « Illa Touba ». Dans un proche avenir, a informé le ministre, la section Mbour-Kaolack sera lancée d’ici à la fin de cette année. A terme, soutient-il, près de 210 kilomètres d’autoroute seront totalement finalisés d’ici cette année.

S. Diam SY

Quarante actrices de développement, en provenance des départements de la région de Thiès, Diourbel et Kaolack, ont reçu leurs attestations après avoir suivi, avec succès, une formation, du 2 au 6 juillet 2018, sur la fabrication de farines enrichies. Mme Astou Mbacké Gaye, directrice de l’unité de production, est chargée de la vulgarisation de ce programme de « Feed the future » au Sénégal.

Astou Gawane Sy, actrice de développement, pensionnaire du Gie Touba Darou Salam, exhibe fièrement son attestation de formation sur les techniques d’extrusion de farines locales fortifiées à base de céréales et légumineuses locales. Elle a passé 5 jours à se perfectionner avec ses paires de la région de Diourbel grâce à des techniciens et nutritionnistes de l’Ita (Institut de technologie alimentaire) et de l’Usaid/Fpl (Food processing lab). Une étude sur la consommation, le besoin et la disponibilité des farines enrichies au Sénégal a révélé que 90.000 tonnes de farines enrichies sont consommées par an dans notre pays et que plus de 80 % de ces farines enrichies sont importés, avec une préférence pour les farines instantanées.

De l’avis du Dr Djibril Traoré, spécialiste en nutrition humaine, chercheur au projet Usaid/Fpl, fournisseur de l’extrudeuse, et qui a mené le programme depuis le début,  la formation des formateurs a été jugée très satisfaisante. En effet, plusieurs modules ont été étudiés, allant de l’hygiène pour la qualité dans la préparation du produit dans toute la chaine de valeur à la comptabilité et à la gestion de l’entreprise. « Nous sommes suffisamment outillées pour passer à l’étape supérieure », a fait savoir Adja Oumy Cissé pour qui la formation a permis, pendant ces 5 jours, d’acquérir d’importantes connaissances dans le domaine de la transformation de céréales mais aussi de la composition de farines enrichies à base de céréales locales.

« Ce produit bien de chez nous met un terme à la malnutrition, facteur de mortalité infantile dans notre pays », a assuré le Dr Traoré. Il a fait savoir que l’objectif final de ce programme est de contribuer au Plan Sénégal émergent (Pse) dont il épouse les contours, mais aussi de rendre les Sénégalais aptes à l’émergence dès le bas âge, en ayant une bonne hygiène de vie et en étant compétitifs à tous les niveaux, avec la consommation de cette farine. « A présent, a-t-il renchéri, il y a une égalité des chances pour un développement cognitif de tous les enfants du pays ».

Pour Mme Astou Mbacké Gaye, pionnière du développement de la région de Diourbel et directrice de l’unité de transformation qui abrite la formation, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. « Nous sommes dans ce programme d’extrusion et nous assurons le volet de la vulgarisation.  La technologie nous a été transférée à travers une série de formations à l’Ita.

ujourd’hui, avec l’extrudeur, nous produisons une farine enrichie instantanée à base de céréales et légumineuses locales », a-t-elle expliqué.

Un produit pour réduire la mortalité infantile
Mme Gaye a précisé que, conformément à l’axe II du Pse, ce programme va promouvoir le consommer local avec des produits bien de chez nous composés de céréales, fruits sauvages et légumineuses (mil, maïs, niébé,  sorgho, fonio, moringa, bouye, etc.) pour avoir une protéine complète, absolument nécessaire au développement de l’enfant de 6 mois à 5 ans, du fait de sa composition, et lutter contre les maux liés à la malnutrition. La préparation de ces farines permet d’avoir, « en moins de temps et avec moins d’énergie, un produit hygiénique », s’est-elle réjouie, soulignant que la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) et  le Programme alimentaire mondial (Pam) sont des partenaires qui les utilisent au Sénégal et dans la sous-région. Sur ce, la chargée de la vulgarisation de ce programme de « Feed the future » au Sénégal a souhaité une rapide expansion de la technique d’extrusion et de l’extrudeur.

De son côté, le Dr Fallou Sarr de l’Ita a indiqué qu’il suffit « de 5 minutes pour disposer de son repas, contrairement aux farines pour lesquelles il faut au moins 20mn ». Pour cette raison, il a estimé que ce produit serait « bénéfique pour les populations des régions de Matam, Tamba et Kédougou où la malnutrition est encore tenace. « Disposer de cette expérience leur permettra de combattre la mortalité infantile », a-t-il noté.

Mamadou DIEYE

300 KG PAR JOUR CONTRE 100 KG PENDANT 2 À 3 JOURS
Vainqueur du Prix du chef de l’Etat 2018 dans la région de Diourbel,  le Gie « Seddo Ndam » était représenté par Mme Adja Fatou Diallo, sa présidente. Sokhna Marième Dieng de « Baol céréales » était aussi présente. Ces actrices de développement n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de Mme Astou Mbacké Gaye. « En théorie, la formation a largement répondu à nos attentes et dans la pratique, je pense que, pour faire 100 kg de farine, il nous faut 2 à 3 jours, alors qu’avec l’extrudeuse nous pouvons produire 300kg/jour », a témoigné Mme Diallo. Elles ont aussi sollicité des autorités un fonds de roulement et  la démultiplication de cette expérience dans leurs localités respectives.

M. DIEYE

Pour inciter les jeunes à entreprendre, l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) et le Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J) ont signé une convention de partenariat institutionnel d’une durée de cinq ans.

Le Pr Aminata Diallo, administratrice du Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J), et le Pr Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), ont paraphé, le 11 juillet 2018, une convention de partenariat entre les deux structures. Cet accord, d’une durée de cinq ans renouvelable, vise à offrir un programme complet de formation à des futurs entrepreneurs en leur fournissant une compréhension approfondie du contexte économique sectoriel national, régional, voire international.

A travers cette convention, l’Uvs et le Pse-J s’engagent à mettre en œuvre des programmes de formation et à délivrer des certificats et diplômes d’entrepreneurs managers dans les domaines porteurs de croissance au Sénégal. Les secteurs prioritaires qui feront l’objet de la formation sont, entre autres, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la pêche et l’élevage, l’habitat social, la logistique, le transport et la distribution, les Tic, les énergies renouvelables, les mines et le tourisme. Ces formations s’adressent aux jeunes ayant le niveau de la Licence 2 ou équivalent, disposant d’une idée de projet et souhaitant créer leur propre entreprise. Les diplômés de l’enseignement supérieur, dont les 65 % ne sont pas insérés, sont aussi concernés.

L’administratrice du Pse-J a rappelé que les relations entre les jeunes ont toujours existé et il fallait simplement les institutionnaliser comme voulu par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Pour le Pr Aminata Sall Diallo, cette convention permettra de participer à la formation des jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat et de les encadrer pour qu’ils puissent créer leur propre entreprise. A son avis, elle sera doublement bénéfique, car l’Uvs a comme mission d’assurer l’insertion professionnelle de ses diplômés et le Pse-J pourra l’accompagner dans ce sens. La responsable du Pse-J a assuré qu’ils ont la capacité de former jusqu’à 10 000 jeunes vu la flexibilité de la formation. Cependant, la limite se situe, selon elle, dans l’accompagnement parce que les jeunes sélectionnés devront bénéficier d’un encadrement du business plan à l’incubateur pour la création d’entreprise.

Le coordonnateur de l’Uvs est allé dans le même sens, soutenant que cette convention offrira aux jeunes des formations adaptées au monde socioprofessionnel. Le Pr Moussa Lô a expliqué qu’avec le projet de construction de 50 Espaces numériques ouverts (Eno), l’Uvs pourra participer à la formation de toutes les catégories professionnelles du pays. Les bénéficiaires de cette formation, a-t-il rassuré, recevront des certifications après une formation dans des domaines de l’entrepreneuriat.

Oumar KANDE

La deuxième édition de la journée de l’informatique à l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept), initiée par l’Association des élèves inscrits dans cette filière, a eu lieu le 7 juillet dernier. Un moment d’intenses échanges pour susciter la réflexion dans un secteur en perpétuelle mutation.

Les étudiants du Département Génie informatique et télécommunication de l’Ecole polytechnique de Thiès ont organisé, le 7 juillet 2018, la deuxième édition de la journée de l’informatique. Dans son mot de bienvenue, le directeur de l’Ept, El Hadji Bamba Diaw, s’est réjoui des avancées effectuées dans la mise en place du pôle informatique et télécommunication dans l’institution qu’il dirige. « Dans cette dynamique constructive, la toute nouvelle approche en formation en alternance est en train de donner une énorme satisfaction », a-t-il révélé. Selon lui, l’informatique des objets est un nouveau domaine dans lequel le Sénégal,  tout comme les autres pays du monde, partent à chance  égale. « Il suffit juste d’avoir les compétences en informatique, de disposer d’un ordinateur, d’être déterminé dans la recherche, l’innovation, et surtout avoir en point de mire l’ambition de ne jamais devenir des colonisés de l’informatique », a-t-il estimé.

D’ailleurs, les efforts consentis par l’Etat du Sénégal dans l’augmentation de la capacité d’accueil de l’Ept, tant au niveau pédagogique que social, rentre dans ce cadre. « La politique de diversification de nos filières comme le Génie mécanique, industriel, automobile, la science géométrique, l’architecture et l’urbanisme, entre autres, s’inscrit dans cette dynamique », a noté M. Diaw.

En favorisant les échanges entre élèves de l’Ept-Thiès, de l’Ecole polytechnique de Dakar, de l’Institut universitaire de technologie de l’Université de Thiès, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et de l’Université Alioune Diop de Bambey, Ibrahima Mbengue, président de l’Association du Département Informatique et Télécommunication à l’Ept, a stipulé que l’informatique est un secteur transversal. « Donc, si nous voulons être au diapason de la vie du futur, nous devons rester ouverts à toutes les innovations dans le domaine de l’informatique pour avancer », a-t-il confié. Le thème choisi pour cette journée, à savoir « Informatique des choses », renvoie, à son avis, à la gestion à distance de l’ensemble des objets utilisés dans tous les secteurs des entreprises et établissements  devant recevoir du monde, mais aussi dans les maisons. «  Cette possibilité d’agir à distance sur les objets vise à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il expliqué.

Etant une source intéressante de valeur ajoutée pour les industries et les entreprises du futur, cerner les enjeux dans le domaine de l’informatique  des objets est devenue, pour M. Mbengue et ses pairs, un élément clé dans leur formation. Ce qui justifie le choix de ce thème pour la deuxième édition de la journée de l’informatique à l’Ecole polytechnique de Thiès.

Mbaye BA

D’une durée de 3 ans, le partenariat établi entre les départements de la Gironde, en France, et de Foundiougne, au Sénégal, consiste à octroyer, à partir de 2019, des bourses de mobilité à des enseignants de part et d’autre.

Les départements de Foundiougne et de la Gironde, respectivement au Sénégal en France, viennent de poser les jalons d’un projet de renforcement des capacités dans l’enseignement supérieur sénégalais. Dénommé Ka2-Erasmus Plus « Renforcement des capacités », ce projet est né de la coopération initiale datant de 2016 entre les deux départements. Selon Filippo Pirone, le responsable scientifique du programme, « le projet, qui concerne deux pays (…) avec trois universités, dont celle de Bordeaux qui assure la coordination, va impliquer également les trois universités sénégalaises ciblées que sont Cheikh Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et El hadji Ibrahima Niasse du Sine-Saloum ». Les différents axes du projet, a-t-il indiqué, « vont toucher la professionnalisation et l’accompagnement des enseignants, le renforcement de la didactique des disciplines, l’intégration des nouvelles  technologies et de la communication dans les pratiques enseignantes et, enfin, la formation inclusive des enseignants ».

Le partenariat consiste à octroyer des bourses de mobilité à des enseignants de part et d’autre. Ces derniers vont observer, dans des classes, les curricula, tout ce qui se fait de manière objective et repartir pour les essaimer et les confronter avec les modèles de leurs pays respectifs.

Famara Sarr, vice-président du Conseil départemental, a présidé la séance de travail ayant réuni la délégation de la Gironde et les conseillers départementaux. Ce, en présence des autorités de l’éducation et de la formation de Foundiougne. D’ailleurs, les différentes parties travaillent, depuis plus de deux ans, sur les problématiques liées à la formation des enseignants du premier et second degrés. Il faut souligner que cette coopération, soutenue par la Mission coopération, relations internationales et citoyenneté européenne du Conseil départemental de la Gironde, a fait l’objet de plusieurs rencontres entre novembre 2016 et janvier 2018 à Bordeaux et à Foundiougne. Cela a permis d’identifier les points forts des deux systèmes éducatifs et les axes de progrès pour l’enseignant. C’est ainsi qu’il a été proposé ce modèle de coopération transnationale basé sur des partenariats multilatéraux conclus essentiellement entre les Etablissements d’enseignement supérieur (Ees) issus de pays participant au programme ainsi que des pays partenaires, a expliqué Filippo Pirone. Il a ajouté que des partenaires non universitaires peuvent y être associés afin de renforcer les liens avec la société et les entreprises, mais aussi l’impact systémique des projets.

En clair, il s’agira de voir comment aider les enseignants à mieux remplir leur mission à travers le renforcement de la professionnalisation tout en tenant compte des exigences et pratiques des uns et des autres. Ceci se fera via une mise en œuvre à plusieurs échelons au niveau des différentes universités ciblées où des échanges et des journées d’études mixtes, des séances doctorales, entre autres pratiques et confrontations ici et en Europe et qui seront mis en exergue.

Mouhamadou SAGNE

Pour permettre au village des tortues de Noflaye de jouer véritablement son rôle, le ministère de l’Environnement estime que les moyens financiers de la réserve doivent être renforcés. Un plaidoyer fait lors de l’inauguration du mur de clôture de 700 m financé par Eiffage Sénégal.

Le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le colonel Racine Diallo, a plaidé pour le renforcement des moyens financiers alloués à la Réserve botanique de Noflaye qui abrite le village des tortues. « Dans l’avenir, cette réserve doit davantage recevoir des financements pour pérenniser les emplois et les renforcer. C’est un village certes, mais qui a une renommée internationale et la communication doit être davantage renforcée pour permettre aux jeunes élèves du Sénégal de venir découvrir la localité de Noflaye », a déclaré le colonel Diallo. C’était à l’occasion de l’inauguration du mur de clôture de la réserve construit et financé entièrement par Eiffage Sénégal.

Une action magnifiée par le conseiller technique du ministre de l’Environnement qui a signalé qu’avec ce mur la sécurité du village des tortues et celle des populations riveraines seront renforcées. « On nous a même signalé des cas de morsures de serpent et il y a parfois mort d’homme ; ce qui est regrettable. Mais, avec ce mur, tout cela sera dépassé et le village va connaître une nouvelle configuration », a indiqué Racine Diallo. Pour Mme Sophie Lô, coordonnatrice Qualité, sécurité, environnement d’Eiffage Sénégal et marraine du projet, cet accompagnement du village des tortues entre en droite digne de la politique Rse de la société, notamment avec la place importante qu’occupe le développement durable. Mieux, a expliqué Mme Lô, « le village des tortues reçoit les étudiants en Master et en Doctorat qui viennent étudier les espèces animales et végétales qui sont sur le site ». « C’est un partenariat public-privé très important et nous allons essayer de continuer cette collaboration via le financement d’un certain nombre d’activités », a-t-elle ajouté. C’est par l’entremise de la maison mère, sise en France et qui a déjà appuyé un village des tortues dans ce pays, que la collaboration avec le village de Noflaye a été établie.

Au nom du personnel du village des tortues, Pape Samba Gaye a soutenu qu’avec la construction de ce mur « une vieille doléance » vient d’être résolue. « Nous espérons qu’avec ce mur non seulement nous pourrons recréer la végétation originelle qui était là au départ, mais aussi permettre à la population de dormir tranquillement », a-t-il indiqué.

Ouverte depuis 2001, la Réserve botanique de Noflaye accueille les tortues saisies par les autorités ou rendues par des particuliers. Aujourd’hui, les tortues sont estimées à 144 réparties en sept espèces différentes. La plus vieille tortue du village, surnommée Mao Tsé-toung, est aujourd’hui âgée de…117 ans.

Maguette NDONG

Dans un nouveau programme dénommé Cmu-daara, l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) a pour ambition d’enrôler, dès la première année, 1 million de talibés.

Le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle, le Dr Bocar Mamadou Daff, a révélé, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier national de lancement de l’initiative pour la prise en charge des « ndongo daara » (talibés) à travers les mutuelles de santé, que l’ACmu veut enrôler un million de talibés. « Nous l’avons fait avec la Cmu-élèves grâce à une convention qui nous lie avec le ministère de l’Education nationale et le ministère de la Santé. C’est ce que nous prolongeons parce que parmi les apprenants, il y a les élèves qui sont dans les écoles et d’autres dans les « daaras » et qui font environ 2 millions. S’ils ne pas couverts, nous risquons de ne pas atteindre nos objectifs », a-t-il déclaré. M. Daff a souligné que c’est pour impliquer tous les acteurs qu’ils les ont conviés à cette rencontre. « Dans l’urgence, le défi majeur reste la géolocalisation des « daaras », l’identification des apprenants et la gestion des migrations saisonnières », a-t-il fait remarquer.

Selon lui, pour arriver à un Sénégal où tous les citoyens bénéficient d’une couverture maladie, il est nécessaire d’avoir des actions synergiques. « Plus de 30.000 écoles coraniques ont été répertoriées pour près de 2 millions de talibés. Il est donc nécessaire de réfléchir sur une initiative commune qui va améliorer la performance des mutuelles de santé », a ajouté le Dg de l’ACmu, réaffirmant leur volonté d’enrôler tous ces enfants. « Nous avons lancé la Cmu-élèves qui a permis d’en enrôler 400.000. Nous poursuivons les efforts. Nous sommes en train de travailler avec le ministère de l’Education pour faire en sorte que les élèves souscrivent dès la période d’inscription », a-t-il révélé.

22.000 daaras
Dans cette dynamique, l’ACmu peut compter sur le soutien des maîtres coraniques. Selon Moustapha Wane, premier vice-président de leur fédération, « cette décision vient à son heure parce que la structure qui regroupe près de 712 associations de maîtres coraniques a voulu mettre en place sa mutuelle, mais n’a jamais réussi. C’est un travail énorme et la Cmu peut compter sur la fédération », a-t-il indiqué. Poursuivant, M. Wane a affirmé qu’ils ont « des représentants dans les 45 départements du pays et chacun dispose d’un récépissé ». Mais, pour celui qui tient son « daara » à Médina Gounass, la cité religieuse, « il est urgent de disposer d’une bonne cartographie des écoles coraniques au Sénégal. « Notre fédération est composée de 22.000 « daaras » pour 1,8 million de talibés. Mais, il faut une cartographie nationale. C’est ce qui permettrait de réussir le pari de la modernisation des « daaras » qui va beaucoup aider dans la lutte contre la mendicité et l’errance des enfants dans la rue », a-t-il plaidé.

Par ailleurs, si l’on en croit le président de l’Association des mutuelles de santé, Demba Mame Ndiaye, le fait que les 676 mutuelles de santé dénombrées soient présentes dans tous les départements du pays « constitue un atout non négligeable pour rétablir l’équité sociale ». « Nous sommes décidés à accompagner cette initiative salutaire », a-t-il ajouté.

Le Directeur de l’ACmu n’a pas manqué d’évoquer la question des arriérées dues à certaines structures. D’après Bocar Mamadou Daff, « il n’y a pas de dettes à proprement parler ». « C’est un schéma dans le système d’assurance maladie. Il y a des gens qui font des prestations ; c’est un processus avec son contrôle avant le décaissement. Ce sont des caisses publiques, il faut donc s’assurer que ce qui est dépensé est exact. Rappelons aussi que nous sommes dans un seul et unique système. Les structures de santé et la Cmu sont toutes sous la responsabilité du ministère de la Santé. On peut même trouver un système de péréquation et s’assurer que cette dette ne soit pas un blocage. Mais, depuis qu’on en parle, on n’a pas vu de structure de santé fermée faute de paiement », a-t-il assuré.

Oumar FEDIOR

TOUBA : 20 MILLIONS DE FCFA DU KHALIFE DES MOURIDES POUR ENRÔLER LES « NDONGO DAARA »
Sans doute l’une des villes comptant le plus grand nombre de « daaras », Touba a vu l’autorité donner le ton pour la prise en charge des « Ndongo Daara » dans la Cmu. Selon le Directeur de l’ACmu, « à Touba, 127.000 apprenants ont été répertoriés et les  « daaras » ont été géolocalisés ». Il a informé que le khalife a mis une contribution de 20 millions de FCfa dans les mutuelles de santé pour que les « ndongo daara » soient enrôlés. « C’était un engagement de son prédécesseur. Avec cette somme, il ne reste pas beaucoup pour couvrir tous les talibés de la zone », a-t-il salué. Dans sa conclusion, M. Daff a soutenu que les porteurs de voix doivent aller dans la même dynamique.

O. FEDIOR


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.