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Actualités (1780)

L’introduction des œuvres de Cheikh Anta Diop dans les curricula aurait dû se faire depuis longtemps, a estimé le Pr Aboubacry Moussa Lam qui espère que ce processus va donner un nouveau type de Sénégalais.

Après un premier atelier tenu au mois d’août 2015, celui ouvert le 24 mai 2017 doit finaliser le travail déjà entamé pour combler l’absence des œuvres du Pr Cheikh Anta Diop dans les programmes scolaires au Sénégal. En présidant les travaux, à Saly, le doyen Ndiogou Faye, Inspecteur général de l’éducation et de la formation (Igef) au ministère de l’Education nationale, s’est réjoui du début d’exécution avec l’édition, par un privé, d’un ouvrage de vulgarisation. Il veut ainsi que soit encouragée la production d’outils didactiques et pédagogiques de la pensée et de l’œuvre de Cheikh Anta Diop.

A son avis, il s’agit d’un travail technique qui vise à stabiliser un document de référence méthodologique, à identifier des thèmes pertinents de renforcement des capacités des enseignements et à enclencher la production de supports pour l’enseignement-apprentissage. Le Pr Aboubacry Moussa Lam, de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui fut assistant du Pr Cheikh Anta Diop de 1981 à 1986, a déclaré que l’introduction de la pensée et l’œuvre de ce dernier dans les programmes scolaires revêt un intérêt particulier. Il a rappelé que Cheikh Anta Diop a consacré sa vie à réhabiliter l’homme noir. « On disait de l’homme noir qu’il n’avait pas d’histoire et que même les civilisations qu’il y avait chez lui sont apportées par les Blancs », a-t-il indiqué, soutenant que quand Cheikh Anta a vu cela, il a décidé de démontrer que l’homme noir avait bien une histoire et que les civilisations trouvées en Afrique étaient le fait de l’homme noir.

Le Pr Lam a également assuré que Cheikh Anta a bien réussi de sorte qu’aujourd’hui tout le monde convient que sans la dimension africaine, on ne peut pas comprendre l’histoire de l’humanité. Grâce à Cheikh Anta Diop, a-t-il insisté, on sait que l’histoire de l’Afrique est au centre de l’histoire de l’humanité. Dans son livre « Nation nègre et culture », il a démontré que la première civilisation au monde, celle qui a inventé l’écritoire, l’Etat, la religion…, se trouve bien en Afrique : c’est la civilisation égyptienne, a rappelé l’universitaire. Après sa disparition, tous les nouveaux faits de la science ont démontré que Cheikh Anta avait raison, s’est empressé de dire le disciple de Cheikh Anta Diop. Poursuivant, le Pr Lam a indiqué que le combat de Cheikh Anta était de donner ce qu’il a appelé la conscience historique qui fait la différence entre un peuple et une population. Et par rapport à cela, nos jeunes, depuis le préscolaire jusqu’à l’université, ont besoin de s’armer de cette conscience historique pour pouvoir être des hommes et avoir un projet pour leur société », a-t-il affirmé.

Amath Sigui NDIAYE

Les lauréates du concours « Miss Maths » et « Miss Sciences » de la région de Louga ont reçu, le 24 mai 2017, une multitude de cadeaux devant parents et encadreurs.

Yacine Lô, élève au lycée privé Léon Gontran Damas, et Anta Guèye, élève au Cem Massamba Siga, font la fierté de leurs parents. Yacine et Anta sont respectivement « Miss Mathématiques » et « Miss Sciences » 2017 de la région de Louga. Mercredi dernier, c’est devant leurs parents et amis, en présence des autorités académiques et des élus de la région, que ces deux filles ont reçu leurs prix et plusieurs cadeaux. « Le rêve de tout parent est de voir ses enfants cités en exemples. Je suis vraiment comblée », s’est exclamée, très heureuse, Mariama Lô, la mère de Yacine Lô.

L’oncle de Anta, également heureux, mais surtout très ému, a lui aussi exprimé sa joie. « Merci Dieu. Merci Dieu », a dit Ousseynou Der. En réalité, Yacine Lô et Anta Guèye font la fierté de toute la région de Louga. « On est tous fiers de vous », a lancé Oumar Ndiaye, l’Inspecteur d’académie de Louga, s’adressant aux lauréates. Dix autres filles ont été aussi récompensées pour avoir obtenu de très bonnes notes en maths, en physique-chimie et en science de la vie et de la terre.

En organisant cette cérémonie de remise de prix, l’Ia de Louga et ses partenaires (Onu-femmes et Plan international) veulent susciter l’émulation. L’objectif est clair : amener les filles à embrasser et à exceller dans les filières scientifiques. « De bons résultats sont obtenus. Mais, beaucoup d’efforts restent à faire », a souligné Oumar Ndiaye, faisant remarquer que seuls 32 % des filles de la région demandent à être orientées dans les séries S. Ce pourcentage représente également la moyenne régionale sur l’ensemble des élèves (garçons et filles). Une tendance à renverser, selon Fally Sow, l’adjoint au gouverneur en charge du développement. A juste raison. « On ne peut pas développer un pays si on ne maîtrise pas les mathématiques », a expliqué M. Sow qui a vivement félicité les lauréates, leur demandant de persévérer et de représenter dignement la région de Louga au concours national « Miss mathématiques » et « Miss sciences » prévu prochainement à Dakar.

Abdoulaye DIALLO

Le conseil d’administration de l’Institut de formation à distance (Ifoad) s’est réuni, le 19 mai 2017, à la salle des Actes de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), sous la présidence du recteur Lamine Guèye et du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Olivier Sagna. A l’issue de cette session, Dr Amadou Dahirou Guèye a été élu à l’unanimité nouveau directeur de l’Institut de formation à distance (Ifoad), en remplacement du Dr Alassane Diop, affecté à l’Uvs (Université virtuelle du Sénégal). Toute la communauté universitaire de l’Uadb a félicité le nouveau directeur pour sa brillante élection, la confiance placée en lui, et lui a souhaité pleins succès dans ses nouvelles fonctions. L’enseignant-chercheur à l’Unité de formation et de recherches Satic a exprimé sa gratitude à l’endroit de ses camarades qui ont voté pour lui et s’est engagé à relever les défis. Proche collaborateur du directeur sortant, il a promis de donner le meilleur de lui-même pour mériter la confiance des autorités universitaires et de la communauté toute entière. Pour rappel, l’Ifoad, entre autres missions, vulgarise l’enseignement à distance et participe au rayonnement de l’Uadb sur le plan national et international.

Mamadou Aicha NDIAYE

La commune de l’Ile de Gorée vient de bénéficier, de la part de la Sénégalaise des eaux (Sde), d’un important matériel d’assainissement. Il aidera à l’évacuation des déchets solides et des ordures ménagères.

La Sénégalaise des eaux (Sde), dans le cadre de sa Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), a mis à la disposition de la commune de Gorée un lot de matériel d’assainissement. Ce dernier permettra de rendre le cadre de vie de l’île agréable et accueillant.

Ce lot d’équipements est composé, entre autres, de 15 poubelles de diamètres 160, de 200 sacs destinés à l’acheminement des ordures ménagères, de 30 poubelles de 50 litres, de quatre autres poubelles de 660 litres. « Ce matériel va nous permettre de doter notre équipe d’assainissement d’outils nécessaires pour arriver à zéro déchet. Il va surtout accompagner la commune dans sa politique de préservation et de modernisation de son patrimoine matériel, culturel et paysager. Cela, dans une perspective de développement durable », a expliqué Mansour Sow, le représentant du maire de Gorée.

Il a indiqué qu’en 2016 l’équipe chargée de l’assainissement de la commune a évacué 754.000 tonnes de déchets solides et plastiques vers Dakar grâce à la pirogue offerte par la Sde. M. Sow a ajouté qu’au cours du premier trimestre de 2017, près de 18.000 tonnes d’ordures ménagères ont été aussi évacuées. En remettant ce matériel au représentant du maire Augustin Senghor, le Dg de la Sde, Abdoul Baal, a souhaité que ces équipements aident à rendre le cadre de vie de la commune agréable. « Mon vœu est que Gorée soit un modèle, parce que nous avons parlé de l’île durable. La première étape d’une ville durable passe par un environnement sain. La Sde et la commune de Gorée se sont inscrites dans cette dynamique », a-t-il déclaré, rappelant leur partenariat avec l’Ile de Gorée depuis 2006. C’est dans ce cadre que l’équipe municipale a émis le souhait d’entreprendre un processus d’étude environnementale pour être certifié Iso 14001. « Comme la Sde est déjà certifiée, nous avons convenu d’aller ensemble, parce que c’est un objectif digne et noble de la ville de Gorée de faire en sorte qu’elle soit une référence en termes de propreté », a souligné M. Baal.

Les membres du conseil municipal de Gorée ont profité de cette cérémonie pour remettre des équipements de sauvetage aux sapeurs pompiers détachés dans l’île.

Le directeur général de la Sde : « Gorée est l’un des points les mieux alimentés en eau potable »
Interpelé sur les difficultés liées aux coupures d’eau au niveau de l’Ile de Gorée, le directeur général de la Sde a affirmé que la commune est l’un des points de la région de Dakar les mieux alimentés en eau potable. « Nous avons ici des conduites souterraines en double pour qu’en cas de problème l’une puisse prendre le relai, afin d’éviter les problèmes liés à la rupture de l’alimentation en eau, parce que c’est dangereux qu’une Ile reste sans eau », a indiqué Abdoul Baal. Il a rappelé que l’activité quotidienne de la Sde est de fournir de l’eau potable aux populations. Cela, en relation avec le ministère de l’Hydraulique et la Sones.

Distinction : Abdoul Baal est fait pèlerin ambassadeur de l’Ile de Gorée
Le directeur général de la Sénégalaise des eaux, Abdoul Baal, a été fait, le 24 mai, pèlerin ambassadeur de l’Ile de Gorée. Cette distinction lui a été remise par le conseiller du maire de Gorée en charge du patrimoine, Mansour Sow. Parmi les personnalités qui ont déjà reçu cette distinction, M. Sow a cité l’ancien président américain Barack Obama, le défunt Pape Jean Paul II...

Eugène KALY

Le Sénégal a initié et célébré, le 23 mai 2017, la première Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infanto-juvénile et des adolescents/jeunes. Une occasion pour sensibiliser sur les dangers liés aux grossesses non suivies et aux accouchements à domicile.

Au Sénégal, le faible taux d’accès des femmes aux services de santé de qualité constitue un facteur de risque de mortalité maternelle et infantile. Le patron de la Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), Dr Bocar Daff, l’a confirmé le 23 mai 2017. Il a révélé que le taux d’achèvement des Consultations prénatales (Cpn) est de 48 % et celui des consultations post-natales se situe à 55 %. Des pourcentages jugés faibles.

Poursuivant, il a informé que la demande en soins auprès d’un prestataire est de 46 % pour les enfants présentant une fièvre, 42 % pour ceux qui souffrent d’une Infection respiratoire aigüe (Ira) et 33 % pour les enfants ayant une diarrhée. Pour améliorer ces taux, Dr Daff dit compter sur l’engagement et le soutien des autorités et de la société civile. C’est dans ce cadre que se situe d’ailleurs la Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infanto-juvénile et des adolescents/jeunes. L’objectif étant de mobiliser tous les acteurs pour sensibiliser les populations, en particulier les femmes, sur les risques liés à la grossesse non suivie, à l’accouchement non assisté et à la faiblesse des soins liés au post-partum.

Dans son plaidoyer, le patron de la Dsr/Se a invité les femmes à utiliser davantage les services de santé de la reproduction et de la survie de l’enfant. A son avis, la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile passe par l’engagement des acteurs de la santé, mais également des populations toutes catégories confondues.

Il a reconnu que, malgré les nombreuses actions menées, ces dernières années, dans notre pays, le taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile reste préoccupant. Bocar Daff a rappelé que,selon les données tirées de l’Enquête démographique et de santé (Eds, 2015), les décès maternels sont évalués à 315 pour 100.000 naissances vivantes et ceux touchant les enfants et les jeunes à 59 pour 1000 naissances vivantes. Quant à la mortalité néonatale, elle est de 23 pour 1000 naissances vivantes. Au cours de cette cérémonie, les infirmiers se sont engagés à s’investir davantage dans la lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile.

Eugène KALY

La mise en place d’une nouvelle politique forestière est en ligne de mire pour faire face aux bouleversements écologiques intervenus ces dernières années.

C’est autour du thème « Politique forestière du Sénégal : mécanisme de mise en œuvre et adhésion des populations » que de nombreux acteurs (forestiers, élus locaux, militaires et élèves) ont récemment échangé au Centre forestier de Thiès. La rencontre a été animée par le directeur national des Eaux, Forêts et Chasse, le colonel Baïdy Bâ. C’était en présence de l’ancien ministre Assane Diop, président du conseil départemental de Koungheul, représentant l’Union nationale des élus locaux.

D’emblée, les cycles de sécheresse, qui ont eu pour conséquences immédiates une rupture des équilibres naturels et une dégradation des écosystèmes forestiers, ont été évoqués.

Pour le directeur des Eaux et Forêts, « il convient alors de faire face à ces mutations qui découlent de cette situation globale à travers la mise en place d’une nouvelle politique forestière dont les grandes orientations et stratégies ont été définies dans le Plan d’action forestier du Sénégal (Pafs) ». Il a aussi tenu à rappeler « la définition, au lendemain de notre indépendance, d’une stratégie d’action à moyen et long terme pour une conservation des ressources forestières et des espaces naturels, mais également l’élaboration, 20 ans après, d’un Plan directeur de développement forestier. Poursuivant, le colonel Bâ a fait savoir que « notre pays a également bien tenu compte de l’évolution du contexte international marqué par une conscience plus accentuée de la nécessité de coupler le développement économique à l’environnement, en décidant de réviser le Plan directeur de développement forestier qui donnera naissance au Plan d’action forestier du Sénégal (Pafs) ».

Contribuer à la réduction de la pauvreté
Par la suite, a-t-il ajouté, la revue de la mise en œuvre du Pafs a recommandé d’adapter la politique forestière aux enjeux de la décentralisation et de la lutte contre la pauvreté.

Selon le directeur des Eaux et Forêts, « les grandes orientations et stratégies de cette nouvelle politique définie dans le Pafs visent à contribuer, de façon sensible, à la réduction de la pauvreté grâce à la conservation et à la gestion durable du potentiel forestier ». D’autant plus, a estimé le président du conseil départemental de Koungheul, Assane Diop, que « nos écosystèmes sont toujours sous la menace de ces facteurs de déséquilibre écologique ; ce qui peut autoriser tout observateur à se poser certaines questions liées à ces changements climatiques et à la désertification ». La mise en œuvre cohérente de cette nouvelle politique forestière suppose une plateforme d’acteurs du système en vue de mutualiser les ressources et moyens de développement et de gestion des ressources forestières. Aussi conviendrait-il d’amener l’autorité locale à partager la mise en œuvre de la politique forestière, à travers la planification locale de développement, et de procéder à la capacitation des acteurs impliqués pour une meilleure prise en charge des questions liées à la gestion des ressources forestières et à la lutte contre la pauvreté par le biais des missions régaliennes et des projets et programmes.

Mohamadou SAGNE

La Plateforme des Organisations de la société civile (Osc) pour le renforcement de la nutrition, en collaboration avec la Commission santé de l’Assemblée nationale, a organisé, le 24 mai, une journée d’orientation des parlementaires sur la nutrition.

« La problématique de la nutrition revêt un caractère crucial pour les populations auxquelles elle s’adresse et cela doit nous interpeller au quotidien. C’est à ce titre que le partage d’aujourd’hui qui portera sur des questions de fond et de forme ne doit revêtir aucune forme élusive ». Ces mots du coordinateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, renseigne à suffisance sur l’enjeu de la rencontre qui a réuni des parlementaires, des Ong et la plateforme de la société civile. Les députés, qui étaient les principales cibles, n’ont pas manqué à l’appel. La présence des membres du dernier né des réseaux de l’Assemblée nationale, le Réseau des parlementaires pour la mise à l’échelle de la nutrition, en est la preuve. Sa présidente, Dr Mbayang Dione, a attiré l’attention de ses collègues députés sur la nécessité de mieux comprendre leur rôle. « 1 mort sur 3 chez les enfants de moins de 5 ans est causé par la malnutrition. Nous avons un grand rôle à jouer, surtout dans l’évaluation des politiques publiques en terme de nutrition », a-t-elle affirmé. Dans la même logique, le coordonnateur des Réseaux de l’Assemblée nationale, Samba Diouldé Thiam, a indiqué qu’ « il y a urgence à accélérer le rythme ». Selon lui, « le gouvernement fait certes des efforts, mais il doit en faire davantage ». En tant que partenaire de cette lutte, l’Unicef a pris part à cette rencontre. Sa représentante au Sénégal, Mme Laylee Moshiri, a soutenu que le rôle de la malnutrition dans la mortalité et la morbidité est trop important, raison pour laquelle l’Unicef est engagée dans ce combat. Le coordinateur des Réseaux de l’Assemblée nationale a assuré aux organisateurs de ce panel de son appui dans ou en dehors de l’hémicycle.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Une délégation de l’Ong américaine Counterpart International, conduite par son directeur administratif et financier, Pape Ndome, a remis aux responsables de la région médicale de Saint-Louis des médicaments.

Un lot de 100.000 comprimés d’albendazole 400 mg et de 460.000 capsules de vitamine A d’une valeur de 12 millions de FCfa, destiné aux élèves, aux enseignants et aux cuisinières de 270 établissements scolaires de la région Nord, a été remis à la région médicale de Saint-Louis. Au nom de Désiré Yameogo, représentant-résident de Counterpart International au Sénégal, Pape Ndom, le directeur administratif et financier, a magnifié le partenariat entre cette Ong américaine et la région médicale de Saint-Louis qui a permis au Département américain de l’agriculture (Usda), dans le cadre de son projet Food for education (Ffe), de mettre à la disposition de la région Nord, en juillet 2016, 60.000 comprimés d’albendazole 400 mg (déparasitant) et 300.210 capsules de vitamine A destinés aux mêmes cibles. M. Ndome a rappelé que le Ffe est un programme de développement qui cible 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région Nord. Il s’agit des localités des départements de Podor (Cas-Cas, Saldé, Gamadji Saré, Thillé Boubacar), de Dagana (Mbane, Ronkh, Ross-Béthio, Ndiayes), et Saint-Louis (Rao).
Ce projet cible 39.211 bénéficiaires directs, en particulier des élèves (37.376), des enseignants (1295), des administrateurs scolaires (270), et 270 pour les Associations de parents d’élèves (Ape).

M. Ndome a réaffirmé la volonté de son Ong d’être toujours en phase avec les normes et protocoles en vigueur relatifs à la santé de l’enfant de 0 à 59 mois. Ces intrants, selon lui, ont servi, l’année dernière, à déparasiter 44.095 élèves sur un effectif total de 45.070, soit 97 % de la cible, 1212 enseignants et 2564 cuisinières, et à supplémenter en vitamine A 5294 élèves sur 5466, soit 96 % des élèves des écoles maternelles ou cases des tout-petits. Abondant dans le même sens, Dr Serigne Amdy Thiam et Pape Amadou Guèye, représentant respectivement le médecin-chef de la région et l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Saint-Louis/Commune, ont rendu un vibrant hommage au Département américain de l’agriculture (Usda) qui, par l’entremise de Counterpart International, a toujours contribué à l’amélioration des performances scolaires et des bonnes pratiques de santé et de nutrition dans 270 établissements scolaires de la région Nord.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Afsi international ou Services immobiliers en Afrique a organisé une rencontre de restitution du Salon de l’immobilier du Sénégal à Paris (Sisap), qui s’est tenu les 18 et 19 mars dans la capitale française et à Marseille. Durant cette rencontre, une convention a été signée avec le Projet « Une famille un toit » (Pft) et le Sisap pour la co-organisation du prochain Sisap, qui en est à sa deuxième édition. « Ce partenariat dure une année et il est renouvelable. Le ministère [ de l’Habitat] a pris la décision de n’accompagner que les initiatives crédibles », a déclaré le coordonnateur du Pft, Ousmane Wade. A l’en croire, le projet veut aider les Sénégalais à avoir une maison en rapport avec les promoteurs. Selon Amath Anne, coordonnateur administratif et financier du Sisap, cette restitution permet de faire une évaluation, de corriger les imperfections. Il a indiqué que l’Etat donne un rôle important aux projets immobiliers à travers le Pse. Le Sisap 2017 a vu la participation de plus de 2500 visiteurs et 17 promoteurs. Mme Fatoumata Diop Lô en est l’administratrice générale.

S. M. S. CISSE

Un forum sur les défis nutritionnels en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni, à Dakar, outre le Sénégal, des nutritionnistes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, etc. L’objectif est de promouvoir une alimentation équilibrée en Afrique.

Le forum sur la malnutrition, qui s’est tenu à Dakar, a mis à nu les faiblesses des politiques de lutte contre cette affection en Afrique. Lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre portant sur « Les défis nutritionnels en Afrique centrale et de l’Ouest », Dr Ndèye Khady Touré, de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), a recommandé une communication intense pour inverser la tendance. Selon elle, ces défis nutritionnels portent autant sur la malnutrition par déficit que sur la malnutrition par excès, notamment le surpoids et l’obésité. Ces deux formes de malnutrition constituent des problèmes de santé publique dans les pays africains, eu égard au nombre de populations touchées. D’où l’urgence de repenser les politiques de nutrition.

Mme Touré a estimé que ces politiques devraient passer en revue tout ce qui est commercialisation des produits alimentaires, adresser la publicité dans le domaine de l’alimentation, éduquer les populations à avoir une alimentation saine, mais surtout convaincre les politiques à mettre assez de ressources pour pouvoir financer la nutrition.
Citant le rapport 2016 sur la nutrition mondiale, Ndèye Khady Touré a déclaré que celui-ci révèle que la malnutrition et les mauvais régimes alimentaires sont de loin les plus grands facteurs de risque pour la charge mondiale de morbidité. « Si la consommation de sel était réduite au niveau recommandé de moins de 5 g par jour et l’apport de sucre à moins de 10 % de celui énergétique, plus de deux millions de décès pourraient être évités chaque année », a-t-elle fait remarquer.

Education à la nutrition
Pour sa part, le chef de la Division nutrition et alimentation au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Maty Diagne Camara, a appelé à mettre en avant la communication pour asseoir une bonne éducation à la nutrition. « Les problèmes de la malnutrition entravent le développement d’un pays. Ses conséquences sont très néfastes sur les cibles vulnérables, que sont l’enfant. Car lorsque la malnutrition s’installe, elle entrave leur développement, leur collectif, diminue leurs performances scolaires et impacte automatiquement sur le développement futur de ce pays », a-t-elle expliqué. Dans sa communication, Dr Camara a recommandé une prise en compte de la malnutrition dans ce qu’on appelle « la fenêtre d’opportunités ». Celle-ci consiste à prendre en compte la mère et l’enfant qui constituent, à son avis, « un couple indissociable, depuis le premier jour de la conception jusqu’à deux ans après la naissance de l’enfant », a-t-elle soutenu. Non sans préciser que « cette fenêtre d’opportunités » permettra à la femme de mener à bien sa grossesse, mais surtout de mettre au monde un enfant bien portant.

Pour elle, l’éducation nutritionnelle doit être faite avec les communautés, les industries agro-alimentaires, pour avoir une alimentation saine et équilibrée. « Il faudrait, dans cette approche holistique, prendre en compte la dimension genre et veiller à l’autonomisation des femmes qui sont au cœur du dispositif de lutte contre cette affection », a-t-elle suggéré.

Tata SANE

Marquée par un enclavement et une proximité avec la frontière gambienne, la zone de Diouloulou a vu beaucoup de ses écoles vidées de ses effectifs. Avec un programme de construction de salles de classe en remplacement des abris provisoires, l’Etat du Sénégal veut satisfaire ainsi de vieilles doléances des populations. Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, était dans les villages de Séléty, Koudioubé et Touba Tranquille pour inaugurer deux collèges d’enseignement moyen (Cem) et une école élémentaire.

A Koudioubé, la proximité avec la Gambie n’est pas seulement visible avec la frontière à quelques encablures de ce village enfoui dans le Fogny profond. Devant le nouveau collège de cette zone, les échanges commerciaux entre élèves et vendeuses se font en... dalasi (monnaie gambienne). Cette proximité avec la Gambie a failli coûter à beaucoup d’élèves de la zone de se scolariser en terre gambienne où, nous dit-on, les écoles situées de l’autre côté sont plus « modernes ». Un phénomène plus visible à Touba Tranquille qui fait juste face à la frontière gambienne. « Voilà la frontière avec la Gambie », indique-t-on allègrement du doigt dans ce village pour faire voir la barrière séparant les deux pays.

Touba Tranquille est célèbre pour avoir été un point de divergence entre le Sénégal et la Gambie qui revendiquaient chacun ce patelin. Il a fallu attendre un tracé de la frontière pour que la « sénégalité » de ce village soit authentifiée. Aujourd’hui, un nouvel élément est venu renforcer l’ancrage de ce village dans le Sénégal. Le drapeau vert jaune et rouge flotte au milieu de l’école primaire nouvellement construite et inaugurée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. L’école, dénominateur commun de la République, est là pour être un marqueur puissant de l’appartenance de Touba Tranquille au Sénégal.

Cette localité, tout comme Koudiouba, Séléty et autres villages situés le long de la frontière avec la Gambie, est caractérisée par un problème d’accès, d’enclavement et surtout de manque de services sociaux de base. L’école en première position. Ici, le phénomène des abris provisoires était une vraie réalité. Ce qui poussait les parents à traverser la frontière pour amener leurs enfants dans les écoles gambiennes. Normal que la délégation du ministre de l’Education nationale soit accueillie de façon rythmée, colorée. Les collèges d’enseignement moyen (Cem) de Séléty et Koudioubé, ainsi que l’école élémentaire de Touba Tranquille ont été ainsi inaugurés par Serigne Mbaye Thiam.

580 classes construites depuis 2012
Ce ne sont pas seulement ces établissements inaugurés qui sont venus s’ajouter à la carte scolaire de la région de Ziguinchor. Six autres collèges sont prêts à accueillir des élèves pour la rentrée prochaine. Les zones de Danio, Barandir, Mpack, Elekine, Mediedio et Tenghory vont aussi étrenner leurs collèges d’enseignement moyen, en remplacement des abris provisoires, comme c’était le cas à Séléty et Koudioubé. Ces investissements, selon le ministre de l’Education nationale, concernent la région de Ziguinchor et sont chiffrés à plus de 4 milliards de FCfa depuis 2012. Ils ont permis, dans cette région, la construction de 580 salles de classe, 7 écoles élémentaires complètes, 29 blocs administratifs, 48 blocs d’hygiène et de murs de clôture dans les cycles élémentaire et moyen. Ces investissements concernent également la réhabilitation-construction de deux blocs scientifiques et technologiques, dont celui neuf de Ziguinchor, la construction de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Bignona 1.

« Des réponses concrètes aux doléances légitimes des populations soucieuses de l’amélioration des conditions d’apprentissage », a avancé Serigne Mbaye Thiam. Du côté des populations, Lansana Diémé, président de l’Union pour le développement intégré de Touba Tranquille (Udit), s’est dit satisfait « de ce respect d’engagement » de l’Etat sur la construction d’écoles en remplacement d’abris provisoires, tout en demandant aussi plus pour satisfaire les besoins en éducation de cette zone.

Professeur de français et d’histoire-géographie au collège de Séléty depuis quatre ans, Alla Ndiaye a gardé de mauvais souvenirs aussi anecdotiques des abris provisoires qui servaient de classe. « Il nous arrivait de voir des vaches venir jusque dans les salles de classe », a-t-il raconté. Aujourd’hui, il regarde avec fierté les nouveaux bâtiments en dur où il va désormais dispenser les enseignements, loin de l’inconfort des abris provisoires et autres salles de classe en banco…

Oumar NDIAYE

Les agents du Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Saint-Louis ont décrété, hier, 72 heures de grève renouvelables. Ils sont très remontés contre les membres de la Commission sociale des étudiants qui ont séquestré un agent du Service médical avant de le molester. Ce travailleur du Crous a été même évacué au Centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Depuis quelques semaines, les relations entre la Commission sociale (Com soc) des étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et les travailleurs du Crous sont tendues. Ces derniers, mobilisés derrière les responsables de la Cnts, du Syntus et du Sentras, ont tenu une assemblée générale devant la direction du Crous pour condamner, avec la dernière énergie, le comportement « exécrable » des membres de la Com Soc qui sont allés jusqu’à agresser un agent du Crous, en l’occurrence Pape Amadou Koné, régisseur des recettes du Service médical. Les étudiants lui ont reproché de n’avoir pas été à son poste de travail au moment opportun.

Par la voix de Birima Ndiaye, de la Cnts, et de Masseck Ngom, du Syntus, ils ont précisé que cet agent a été violenté, roué de coups et brutalisé par des étudiants qui l’ont trouvé sur son lieu de travail. Ils ont rappelé que deux autres agents du Crous ont été agressés récemment par les mêmes étudiants.

Cependant, les responsables de la Com soc, par la voix de leur secrétaire général, Cheikh Ndigeul Bèye, ont balayé d’un revers de main toutes ces accusations, soulignant qu’ils ne peuvent plus supporter le fait « que ces travailleurs du Crous ne soient pas constamment à leur poste de travail ».

Ils se sont adressés également à la presse pour déplorer ce qu’ils qualifient de « laxisme » qui règne au niveau des services du Crous, précisant que les étudiants malades sont obligés de faire le pied de grue de 8h à 10h devant le Service médical, attendant l’arrivée des agents qui doivent les traiter.

Plus explicites, ils ont aussi fait savoir que ces travailleurs du Crous ont été les premiers à les agresser, au moment où ils étaient venus simplement les sensibiliser sur la nécessité de respecter les horaires de travail.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Accords-cadres avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), le Centre Trainmar. Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Paris va bientôt s’implanter au Sénégal à travers ces partenariats avec des institutions d’enseignement supérieur et aussi des structures publiques. En visite au Sénégal, l’administrateur général du Cnam, Olivier Faron, a signé des accords-cadres avec l’Ucad, par le biais de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp), et une convention d’application avec l’Ecole doctorale des sciences juridiques et politiques, économiques et de gestion. Un accord sera aussi signé avec l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio qui est spécialisé dans les multimédias et les métiers de l’automobile. Déjà présent sur le continent africain en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Tunisie et en Afrique du Sud, le Cnam, qui revendique un statut de pionner et de leader dans la formation professionnelle, veut surtout amener au Sénégal son savoir-faire sur la validation des acquis de l’expérience. Selon Olivier Faron, les filières de formation qui seront dispensées par le Cnam au Sénégal vont être définies de commun accord avec les autorités académiques et suivant les besoins du pays.

Le Conservatoire national des arts et métiers de Paris est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l’Enseignement supérieur. Il forme sur plusieurs métiers dans les sciences industrielles et technologies de l’information et aussi de management. Il compte au Sénégal plusieurs alumni dont le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

O. NDIAYE

Une discrimination positive pour les zones frontalières en termes d’infrastructures scolaires et surtout la région de Ziguinchor. Le ministre de l’Education nationale a profité de son déplacement dans cette zone frontalière pour annoncer de grands investissements pour la région de Ziguinchor entre 2017 et 2020. Il est ainsi prévu un financement total de plus de 10 milliards de FCfa pour quatre ans. « Ces investissements, programmés entre 2017 et 2020, permettront de construire 9 collèges d’enseignement moyen et 3 écoles élémentaires complètes dans le cadre du Programme d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Cette enveloppe permettra aussi d’achever la construction du Centre régional de formation des personnels de l’éducation de Ziguinchor, de l’Inspection de l’éducation et de la formation de Bignona 2. Toujours avec ce montant, 790 salles de classe seront construites d’ici à 2020 dans 228 établissements scolaires. Et ce, dans le cadre du programme de résorption totale des abris provisoires », a affirmé Serigne Mbaye Thiam. Dans le volet amélioration des enseignements et apprentissages, Ziguinchor figure parmi les 7 régions choisies pour un nouveau projet dénommé Amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte). Un programme financé à hauteur de 9 milliards de FCfa sur 5 ans et destiné à améliorer l’employabilité des apprenants des collèges et des centres de formation professionnelle. Il est piloté par Yaya Diatta, ancien directeur du Projet des volontaires de l’éducation au ministère de l’Education nationale.

O. NDIAYE

Le Sms s’est sans doute affiché sur les téléphones portables des membres de la délégation venue inaugurer l’école primaire de Touba Tranquille. Un message disant que vous utilisez le roaming. Dans ces environs de la frontière, c’est le réseau téléphonique gambien que captent les portables. Un brouillage qui a même atteint le système scolaire. Une situation commune à tous les villages situés le long de la frontière avec la Gambie.

Dans la cour de l’école élémentaire de Touba Tranquille, Ousmane Diédhiou ne cache pas son soulagement. Soulagement de ne plus amener ses trois enfants à l’école située de l’autre côté de la frontière, en terre gambienne. « Les abris provisoires qu’il y avait ont fait que les écoles gambiennes frontalières, plus modernes, ont vidé nos établissements de leur effectif », a expliqué Lassana Diémé, président de l’Union pour le développement intégré de Touba Tranquille (Udit). Avec ces nouvelles écoles inaugurées par Serigne Mbaye Thiam, ce sont des abris provisoires qui sont remplacés et surtout une appartenance au Sénégal réaffirmée dans ces zones situées le long de la frontière. Cette zone, administrée par l’Inspection de l’éducation et de la formation de Bignona 2, enregistre néanmoins des résultats satisfaisants. « L’année passée, l’Ief de Bignona 2 était première de la région de Ziguinchor avec un taux de 76 % au Cfee, et première au Bfem dans la région. Les résultats scolaires sont satisfaisants et nous comptons maintenir les acquis en les améliorant », a informé l’inspecteur de Bignona 2, Made Faye.

Avec une carte scolaire composée de 135 écoles élémentaires, 71 structures préscolaires et 26 collèges d’enseignement moyen, l’Ief est aussi marquée par des abris provisoires. Malgré ces écueils, l’inspecteur Made Faye note l’adhésion d’une population très engagée dans les actions d’éducation.

O. NDIAYE

Dans un communiqué, la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), a annoncé la mise en place prochaine de solutions durables, à l’exemple d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms3) et de la première unité de dessalement des Mamelles, pour renforcer la production en eau potable à Dakar.

La Sones a informé, dans un communiqué, que Dakar, à elle seule, consomme 70 % de la production d’eau potable sur l’ensemble de son périmètre. Cette courbe ascendante des besoins, illustre cette note d’information, s’explique par la croissance démographique, le développement de l’activité économique et l’extension de la ville vers les nouveaux Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Une situation qui a eu à impacter sensiblement des quartiers hauts de Dakar et en bout de réseau, notamment Jean Jaurès, Niayes Tiocker, Sipres, Gentaba, Parcelles assainies, Nord Foire, Cpi, Cité Alternance, Scat Urbam, Grand Yoff, Liberté 6 Extension et Rufisque comme zone d’extension de Dakar.

C’est ainsi que, pour faire face à cette forte demande, la société de distribution d’eau a prévu, dans son agenda 2020-2021, la mise en œuvre de solutions durables à l’instar de la construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms3). Une option pour prévenir un déficit de l’ordre de 300.000 m3/j dans les vingt prochaines années. Il y a également en perspective la mise en place de la première unité de dessalement des Mamelles qui permettra, à l’horizon 2021, d’injecter respectivement 200.000 m3/j et 50.000 m3/j (extensible à 100.000) dans le réseau. En attendant, renseigne la note d’information de la Sones, le Sénégal s’est fixé un objectif intermédiaire de mobiliser des ressources additionnelles d’eau à partir du casier de Tassette, une zone potentiellement favorable à la réalisation d’une batterie de forages pouvant fournir un débit journalier de l’ordre de 20.000 à 30.000 m3/jour à partir de 2018.

Malgré les améliorations de la production, qui ont consisté à la mise en place de solutions immédiates, en particulier l’installation de forages (une trentaine depuis 2014), lesquelles infrastructures hydrauliques ont permis, selon le communiqué, d’augmenter la production en eau à Dakar de 4 %, on constate toujours des besoins supplémentaires de 30.000 m3/j à prendre en charge.

Selon le communiqué, ces mesures d’urgence vont être confortées, au plus tard en juin 2017, par les travaux de renforcement de réseaux dans les quartiers déficitaires, notamment aux Parcelles assainies et à Rufisque, les travaux de sectorisation et de pose d’appareils de régulation pour la gestion des flux d’eau et l’amélioration de la distribution dans le réseau, ainsi que la réalisation des conduites de transfert des eaux à partir des nouveaux forages vers les châteaux d’eau de Mbodiène, Pointe Sarène et Nguékhokh de capacités respectives de 2.000 m3, 1.500m3 et 1.100 m3, etc.

Marame Coumba SECK

Le Centre de recherche et de formation du Service de parasitologie et de mycologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), basé à Keur Socé (département de Kaolack), a célébré, le 20 mai 2017, ses 15 ans d’existence. Une tribune pour Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, de magnifier la mission sociale de l’enseignement supérieur.

Le Centre de recherche et de formation de Keur Socé, une structure de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de l’Université Cheikh de Dakar (Ucad), a célébré, le 20 mai 2017, les 15 ans d’actions de recherche sur le paludisme. La cérémonie a coïncidé avec le lancement officiel des activités dudit centre par le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. C’était en présence du recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, et du chef du Service de parasitologie et de mycologie de ladite faculté, le Pr Oumar Gaye.

Evoquant les missions assignées à l’enseignement supérieur dans notre pays, le natif de Keur Madiabel, distant d’une dizaine de kilomètres du centre, a magnifié son apport dans la lutte contre le paludisme en initiant une nouvelle approche basée sur un test de diagnostic et un traitement préventif validé au niveau national par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) et l’Oms. « L’Université s’adosse sur quatre piliers que sont la formation, la recherche fondamentale, celle appliquée et la dernière, symbolisée au sein du Centre de recherches et de formation de Keur Socé, l’utilisation des résultats au service des populations », a déclaré Moustapha Niasse.

Ce centre dont les activités ont démarré en 2002 a joué un rôle de précurseur dans le développement du Test diagnostic pour le traitement du paludisme. Une approche systématisée dans notre pays, à en croire le responsable dudit centre. « Les résultats des recherches sur les résistances liées à la maladie du paludisme ont permis de développer une stratégie de lutte basée sur une détection systématique avant tout traitement. L’innovation apportée par les chercheurs de ce centre a permis une évolution par une approche communautaire », a soutenu le Pr Oumar Gaye.

A signaler qu’en dehors du paludisme ce centre, situé à une dizaine de kilomètres au Sud-Est de la commune de Kaolack, travaille sur d’autres pathologies : les Infections respiratoires aiguës (Ira) chez l’enfant, les parasites intestinaux, l’anémie, la nutrition, la santé de la reproduction...

Elimane FALL

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu, hier, nouveau directeur général de l’Oms (Organisation mondiale de la santé), l’emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro. C’est la première fois qu’un Africain va diriger l’Oms, une des agences de l’Onu les plus puissantes, employant dans le monde quelque 8.000 personnes. « Je veux servir les Etats membres de l’Oms. C’est le seul programme », a déclaré, devant l’Assemblée mondiale de la santé, le futur directeur général de l’institution, après son élection. « Remontons nous les manches, nous pouvons y arriver », a-t-il ajouté sous les applaudissements de l’Assemblée.

Le nouveau chef de l’Oms, une des plus influentes agences des Nations unies dont le siège est à Genève, prendra, le 1er juillet, la succession de Dr Margaret Chan (Chine) qui a dirigé l’institution pendant dix ans. Le Dr Tedros prendra la tête d’une agence qui a été notamment critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, entre fin 2013 et 2016, qui a fait plus de 11.300 morts. Dans son intervention pour présenter sa candidature et son programme, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a raconté avoir perdu, alors qu’il était enfant, un frère qui n’avait pas reçu les médicaments nécessaires. Il avait alors indiqué « refuser d’accepter que les gens meurent parce qu’ils sont pauvres ». « Je fais les promesses suivantes : travailler sans relâche pour concrétiser la promesse de garantir la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgence », a-t-il déclaré dans son plaidoyer.

En outre, le médecin éthiopien a indiqué qu’il renforcera « la santé et l’autonomie des pays » et « mettra la transparence au cœur de l’Oms ».

AFP 

La 21ème Semaine de l’école de base a été clôturée, le 19 mai 2017, à Rufisque, par un forum organisé par l’Ong Ared (Association pour la recherche et l’éducation pour le développement) sur le thème : « L’importance de l’engagement des acteurs dans la promotion de la lecture et des langues nationales pour l’amélioration des performances scolaires ».

Les activités marquant la 21ème Semaine de l’école de base ont été clôturées le 19 mai 2017. L’école El hadji Moussa Diallo, dans la commune de Rufisque, a abrité la cérémonie. Autorités administratives, locales, parents d’élèves, élèves, bref, toute la communauté éducative du département de Rufisque et les défenseurs des langues nationales étaient présents.

Animations culturelles, exposition et sensibilisation ont rythmé cette dernière journée dont le point d’orgue a été le forum organisé par l’Ared (Association pour la recherche et l’éducation pour le développement) sur « L’importance de l’engagement des acteurs dans la promotion de la lecture et des langues nationales pour l’amélioration des performances scolaires ».

Un thème que le ministre de l’Education nationale a beaucoup apprécié. « Cette réflexion nous interpelle tous et nous engage à tous les niveaux dans nos rôles et responsabilités pour soutenir cette dynamique enclenchée », a déclaré Serigne Mbaye Thiam. Selon lui, « les éléments d’innovation qui structurent la thématique constituent la voie royale pour l’amélioration significative et durable des performances des élèves dans les disciplines fondamentales ». Poursuivant, M. Thiam a souligné que la campagne de distribution gratuite de 446.000 livres de lecture aux élèves, organisée par Doubaï Ker, par le biais de l’Ared, illustre parfaitement l’engagement de cette Ong et de ses partenaires stratégiques aux côtés du ministère de l’Education nationale pour relever le défi de la qualité des enseignements/apprentissages.

Meilleurs résultats dans les classes bilingues
Le forum de clôture de la Semaine de l’école de base a été aussi une occasion pour le ministre de féliciter les Ong et programmes intervenant dans la promotion et le développement de l’enseignement des langues nationales. Aussi, les a-t-il invités à faire du bilinguisme un des piliers de l’amélioration des enseignements/apprentissages.

S’expliquant sur le thème du forum, le directeur général de l’Ared a relevé la pertinence de l’utilisation des langues nationales dans les enseignements. Pour Mamadou Amadou Ly, des évaluations faites par un cabinet indépendant ont montré que les classes bilingues, comparées aux classes monolingues, ont les meilleurs résultats en français. Un point de vue partagé par Fatou Guèye Sall, élève en classe de CM2. A l’en croire, le bilinguisme lui a permis d’être performante en langue et communication. En plus, elle dit comprendre vite les consignes de son enseignant. La petite Fatou a également affirmé que la langue maternelle est le meilleur moyen de communication, elle augmente donc les chances de réussite.

Ces bons résultats de l’expérience bilingue ont été capitalisés. Ce qui a permis à l’Etat d’avoir un modèle bilingue harmonisé qui sert d’approche commune à tous les intervenants dans ce domaine.

Lors de cette cérémonie, le directeur général de l’Ong Ared a réitéré l’engagement de son association à travailler aux côtés des services du ministère de l’Education nationale pour apporter sa contribution à la réussite de l’école sénégalaise. Sa structure s’engage aussi à améliorer l’environnement lettré des élèves. Pour cela, l’association va initier une campagne de distribution gratuite de 446.000 livres dans les 10 Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) partenaires de l’Ared.

Pape Coly NGOME

Les sources radioactives, si elles sont mal gérées, présentent un réel danger pour la santé mais aussi pour la sécurité humaine. C’est pourquoi des utilisateurs venus de trois pays d’Afrique sont, depuis hier, dotés de techniques d’élaboration de Plans de sécurité radiologique par des experts américains.

Des titulaires d’autorisation et des forces d’intervention aux situations d’urgence du Sénégal, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire sont formés, depuis hier, à l’élaboration de Plans de sécurité radiologique pour la sécurité des sources radioactives dans les sites. Cet atelier de quatre jours est initié par l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de la sécurité nucléaire (Arsn) en partenariat avec le Bureau de la sécurité radiologique du département américain de l’Energie.

« L’élaboration de tels plans est une exigence fondamentale pour un bon régime qui permet, entre autres, d’adapter la sécurité des sites à l’évolution de la menace d’origine interne ou externe et d’avoir les moyens nécessaires pour la prévenir, mais aussi d’instaurer, pour tous les acteurs concernés, une véritable culture de sécurité nucléaire », a déclaré Babou Diop, conseiller technique du Premier ministre, qui a présidé l’ouverture. Selon M. Diop, l’augmentation progressive des applications civiles et nucléaires oblige, aujourd’hui, à porter une attention particulière à la sureté et à la sécurité de ces sources afin d’obtenir des systèmes nationaux appropriés et efficaces qui sont essentiels pour faciliter l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, et ainsi renforcer les efforts mondiaux de lutte contre le trafic illicite et le terrorisme mondial.

« Il est largement admis que la responsabilité de la sécurité nucléaire sur le plan national incombe au premier chef à chaque Etat. Cette responsabilité est aussi transférée aux utilisations sur leurs propres sites. Chacun doit donc assumer ses responsabilités, afin que les sources radioactives soient sécurisées à toutes les étapes : de la production au stockage en passant par l’utilisation, etc. », a soutenu Babou Diop. Pour lui, afin de faire face aux possibles réseaux de prolifération, de trafic illicite, de risque de détournement de matière nucléaire ou radioactive, etc., les Etats doivent participer au renforcement de la sécurité nucléaire à l’échelle mondiale en appuyant des actions telles que l’Initiative globale pour combattre le terrorisme nucléaire, le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive lancé par le G7... « L’Assemblée nationale du Sénégal, par la loi 2017-21 du 05 avril 2017, autorise le président de la République à ratifier l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires », a fait savoir le conseiller technique du Premier ministre.

Pour sa part, la directrice générale de l’Arsn, le Pr Ndèye Arame Boye Faye, s’est dit inquiète de l’ampleur que prend l’utilisation des sources radioactives utilisées dans beaucoup de secteurs d’activités dans nos pays comme la médecine, l’industrie, les bâtiments, la construction des routes, l’exploration pétrolière, etc. « Elles présentent des dangers quand elles ne sont pas utilisées comme il faut. Donc, il faut que les gens soient bien formés pour élaborer des plans de sécurité pour la gestion de leurs sources. Au cours de nos inspections, nous avons vu qu’il y a beaucoup de manquements aux normes standards quant à l’utilisation de ces sources », a-t-elle déploré.

Un régime national de sécurité nucléaire préconisé
Pour une meilleure gestion des sources radioactives, le conseiller technique du Premier ministre a préconisé la mise en place, dans chacun de nos Etats, d’un régime national de sécurité nucléaire efficace et durable. « Ce régime devra reposer principalement sur un système de protection physique efficace visant à se prémunir contre le danger d’actes éventuels de malveillance et contre le risque de prolifération des matières nucléaires de hautes sources radioactives », a mentionné Babou Diop. Il devra également, a-t-il ajouté, s’appuyer sur une comptabilité et un contrôle efficace, la détection et la répression de leur trafic, la protection de l’information, sur des plans nationaux d’intervention et des mesures d’urgence et l’application des instruments juridiques internationaux. Parmi ces textes, la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et son amendement de 2005, la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, le Code de conduite sur la sureté et la sécurité des sources radioactives ainsi que la résolution 15-40 des Nations unies.

Ndiol Maka SECK

La prise en charge sanitaire des élèves a fait l’objet d’une rencontre entre les acteurs de l’éducation et de la santé. Selon Mme Ndèye Fatou Diallo, de la Division du contrôle médical scolaire (Dcms) du ministère de l’Education nationale, il s’agira d’élaborer des plans d’actions qui vont permettre de prendre en charge la question de l’accès aux soins de santé des élèves dans les structures sanitaires.

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu), en relation avec la Division du contrôle médical scolaire (Dcms), a organisé un atelier sur la prise en charge sanitaire des élèves au Centre d’enseignement technique et professionnel de Linguère. La rencontre a été présidée par le préfet Amadou Bamba Koné. Des techniciens du ministère de la Santé et de l’Action sociale, des représentants de parents d’élèves et de mutuelles de santé, des chefs d’établissement, des directeurs d’école et l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) ont pris part à cette rencontre dont l’objectif est d’identifier les meilleures stratégies à mettre en place pour une prise en charge efficace et efficiente de la santé des apprenants.

Pour le président du conseil d’administration de l’Union départementale des mutuelles de santé de Linguère, Mamadou Birame Bâ, la mutuelle a besoin d’un grand nombre d’adhérents pour survivre.

Selon la représentante du ministère de l’Education nationale, « cette prise en charge est assez problématique, parce qu’avant il y avait la barrière financière, le payement direct. Donc aujourd’hui, nous avons décidé de faciliter aux élèves l’accès aux soins à travers la Cmu-élèves ». Elle a précisé que cette initiative consiste « pour chaque parent à cotiser symboliquement 1000 FCfa pour son enfant et l’Etat prend en charge les 3.500 FCfa pour assurer une couverture médicale de 12 mois à l’élève ». Il s’agit, pour elle, d’une « innovation de taille qui va permettre de résoudre le problème de l’accès aux soins de santé dans nos établissements ».

Il faut préciser que le préscolaire n’est pas pris en compte dans cette politique, car déjà intégré dans les initiatives de gratuité pour les enfants âgés de moins de 5 ans. Poursuivant, elle a informé qu’aujourd’hui l’agence est en train de réfléchir sur la mise en place de la Cmu dans les « daaras » qui prend en compte exclusivement l’ensemble des écoles coraniques et des talibés au niveau national.

Masse NDIAYE

Pour rendre les Organisations de la société civile (Osc) plus performantes dans leur implication dans la lutte contre le Vih, le paludisme et la tuberculose, un forum sous-régional de coordination et d’harmonisation de l’assistance technique aux Organisations de la société civile s’est tenu à Mbour.

Malgré la modicité des financements qui lui sont destinés, la société civile continue de se mobiliser dans la mise en œuvre des programmes de santé publique en Afrique francophone. C’est justement pour rendre les Organisations de la société civile (Osc) plus performantes dans leur implication dans la lutte contre le Vih, le paludisme et la tuberculose qu’a été initié, le 22 mai 2017, à Mbour, un forum. Cette activité est organisée sous l’égide de la Plateforme régionale de communication et de coordination de la société civile et des communautés sur le Fonds mondial en Afrique francophone (Prf). « Ce forum est organisé pour contribuer à coordonner l’assistance de la société civile dans la lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme », a indiqué Simon Kaboré, directeur exécutif du Réseau pour l’accès aux médicaments essentiels (Rame).

Selon M. Kaboré, qui coordonne aussi la Prf, l’occasion sera donnée aux différents acteurs de discuter et d’échanger sur les voies et moyens pour réussir la coordination, afin qu’elle soit beaucoup plus efficace pour permettre le meilleur développement structurel possible.

De son côté, Christelle Boulanger, responsable de l’Initiative 5 % (mécanisme d’assistance technique de la France mis à la disposition des pays récipiendaires du Fonds mondial), a expliqué que ladite initiative a été créée en 2011 pour permettre à un certain nombre de pays qui avaient des difficultés d’accéder aux financements du Fonds mondial de se préparer correctement, de comprendre les mécanismes dudit fonds et de pouvoir mettre en œuvre des projets qui contribuent à lutter contre ces pandémies.

Sur les deux cycles précédents, Christelle Boulanger a soutenu que l’Initiative 5 % de la contribution française s’élève à 360 millions d’euros par an, dont 18 millions d’euros destinés aux pays couverts par l’initiative. A partir de 2018, l’initiative passera de 5 à 7 %, a promis Mme Boulanger qui est formelle par rapport à la mise en œuvre du programme.

Amath Sigui NDIAYE

Le président du mouvement « Dolly Macky », Mamadou Mamour Diallo, a remis, samedi dernier, du matériel qui permettra au Collège d’enseignement moyen technique (Cemt) de Louga d’améliorer sensiblement les enseignements/apprentissages.

Entre 1980 et 1984, le président du mouvement « Dolly Macky » et actuel directeur national des Domaines a fréquenté le Collège d’enseignement moyen technique (Cemt) de Louga. Samedi dernier, Mamadou Mamour Diallo a refoulé le sol de cet établissement d’excellence. C’est que l’administration, les parents et les élèves du Cemt ont voulu salué le parcours du directeur national des Domaines en le choisissant comme parrain de l’ouverture du foyer scolaire.

M. Diallo avait, bien sûr, fait le déplacement. Lui et sa délégation ont eu droit à un accueil chaleureux. L’émotion était palpable. Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence l’évènement qui a vu aussi la participation de toute la communauté éducative de la région.

« C’est avec beaucoup d’émotion que je reviens ici, dans ce Cem qui a formé beaucoup d’ingénieurs et de cadres de la région », a dit Mamadou Mamour Diallo qui avait dans ses bagages un important lot de matériel informatique et bureautique dont des ordinateurs et onduleurs, une photocopieuse, des chaises, des armoires. Le président du mouvement « Dolly Macky » a aussi remis une importante somme d’argent. « C’est mon devoir de revenir au Cemt pour encourager l’équipe pédagogique et les apprenants », a expliqué M. Diallo qui a eu le privilège d’échanger avec certains de ses professeurs. Il a même visité une de ses anciennes classes. « Les souvenirs se bousculent dans ma tête. Ce que je ressens est immense », a-t-il ajouté, très ému. Bien évidemment, le principal du collège, Ndiawar Wade, et le président de l’Association des parents d’élèves, Souleymane Ndiaye, ont vivement salué le geste de Mamadou Mamour Diallo. « C’est un matériel qui servira incontestablement à améliorer les enseignements/apprentissages », s’est réjoui M. Wade, ne manquant pas d’attirer l’attention du bienfaiteur sur l’état de l’infrastructure qui menace ruine. « Dans beaucoup de classes, les plafonds ne tiennent plus. Normal, le Cemt date de 1922. Notre établissement doit être réhabilité et nous comptons sur vous », a-t-il dit, s’adressant au président du mouvement « Dolly Macky ».

Mamadou Mamour Diallo qui a constaté de visu l’état « désastreux » du Cemt a promis de saisir les autorités compétentes. Mieux, il compte mobiliser les autres anciens de l’établissement. L’idée est d’impliquer tout le monde dans la réhabilitation de ce collège, le plus vieux de la région de Louga.

Abdoulaye DIALLO

Sur le parquet du stadium Marius Ndiaye, une compétition d’un autre genre a opposé des collégiens et lycéens venus de plusieurs établissements scolaires du pays. Il s’agit du Championnat panafricain de robotique qui se veut une compétition où se jouent l’intelligence et la promotion de la culture scientifique. Les collégiens et lycéens se mesurent dans des compétitions de robotiques qu’ils ont eux-mêmes reprogrammées. C’est ainsi qu’ils ont fait une semaine de préparation et de tests à la Place du Souvenir pour venir se mesurer, samedi dernier, au stadium Marius Ndiaye, lors d’une finale.

Pour la catégorie des collèges, le Cem Amadou Fara Mbodj de Saint-Louis est sorti vainqueur, suivi du Centre de recherche et d’essai et du Cem Birago Diop. La Senegalese Bilingual School est arrivée première pour la compétition dédiée aux lycées. Elle est suivie du lycée Ngalandou Diouf et des Cours Sainte Marie de Hann. La finale s’est déroulée en présence du Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministre gambien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Dr Badara Joof.

Ce championnat panafricain de robotique, qui a vu la participation d’élèves du Mali et de la Gambie, est organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’Association SenEcole. Ceci, dans le cadre de la promotion de la science et de la technologie au service du développement. Près de 300 collégiens et lycéens provenant des régions du Sénégal, de la Gambie et du Mali ont eu à concevoir, construire, programmer des robots et proposer des solutions à l’Afrique grâce à la science et à la technologie.

La prochaine édition se jouera, selon Mary Teuw Niane, à Diamniadio, à la Maison de la Science qui est en train d’être construite dans la Cité du Savoir. Une Maison de la Science dont le but est de susciter, comme ce Championnat panafricain de robotique, des vocations scientifiques et technologiques chez les collégiens et lycéens.

Oumar NDIAYE

Le ministère de l’Education nationale vient de mettre en place le Programme national de lecture. Il est financé à hauteur de 45 milliards de FCfa par l’Usaid et exécuté par un consortium d’organisations non gouvernementales, coordonné par Chemonics International.

Au Sénégal, des évaluations ont révélé que dans le cycle élémentaire, le niveau des élèves en lecture n’est pas satisfaisant. C’est pour corriger les manquements relevés que le ministre de l’Education nationale a lancé, le 18 mai 2017, à Kaffrine, le Programme national de lecture. Il s’inscrit dans la politique sectorielle définie par le chef de l’Etat et visant à jeter les bases d’une école nouvelle, performante, inclusive et viable. D’un coût de 45 milliards de FCfa, il est financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid). D’ailleurs, a constaté Lisa Franchett, la directrice de cette structure, « de nombreux jeunes sénégalais ne commencent pas leurs études avec de bonnes bases en lecture. Ils sont trop nombreux à ne pas apprendre à lire assez tôt ou assez bien ». Poursuivant, elle a indiqué qu’il y a un lien étroit entre la pauvreté et la lecture. Pourtant, a-t-elle estimé, le taux de pauvreté pourrait être réduit de 10 % dans le monde si tous les élèves des pays à faibles revenus acquièrent des compétences de base en lecture.

Dans un premier temps, le Programme national de lecture va être déroulé dans les régions de Diourbel, Kaolack, Fatick, Kaffrine, Louga Matam et Saint-Louis (de 2017 à 2021). Il s’agira, pendant ces 5 ans, d’offrir un programme de qualité en lecture aux élèves des trois premières années de l’élémentaire. Ce programme cible, dans sa phase pilote, 450.000 élèves répartis dans 4.200 écoles et 5.000 apprenants des écoles coraniques (daaras).

Innovation et originalité
Ce programme, dans une approche inclusive et globale, est ouvert à l’enseignement arabo-islamique. Il est également caractérisé par l’introduction des langues nationales dans les enseignements/apprentissages. Ainsi, en plus de la langue française (officielle), les élèves vont apprendre le wolof, le sérère ou le pulaar. Ce qui n’est pas sans effet, car il y aura nécessairement une légère augmentation du temps d’apprentissage. Et si les résultats sont probants, le programme va s’ouvrir aux autres régions et langues nationales. Ce qui fait dire à la directrice de l’Enseignement élémentaire, Khady Diop Mbodj, que « le système est entré dans une phase de révolution et de refondation, conformément aux orientations et à la vision du chef de l’Etat, accompagnées d’une volonté du ministre de l’Education nationale ».

Les populations de la région de Kaffrine, à travers l’adjoint au maire d’Abdoulaye Wilane, le représentant des « Borom daara » (gérants d’écoles coraniques) et le président du conseil départemental, Adama Diouf, se sont félicitées du choix porté sur leur région pour abriter le lancement ce programme ambitieux et novateur. Elles ont également remercié le peuple américain pour son assistance. Les élus de Kaffrine se sont également engagés à mieux s’impliquer pour son bon fonctionnement.

Quant aux parents d’élèves, ils ont invité les enseignants à susciter chez les enfants le goût de la lecture. Car, a indiqué Dame Seck, vice-président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes), « la lecture pourrait éloigner les élèves des ténèbres de l’ignorance et les placer à la clarté du savoir ».

Le ministre de l’Education nationale, après avoir remercié le peuple américain pour son soutien encore renouvelé, a déclaré que dans ce Programme national de lecture, l’approche retenue va s’aligner sur le modèle national harmonisé d’enseignement bilingue. Ce faisant, elle s’intègre au nouveau schéma directeur national qui va structurer toute la politique nationale de bilinguisme scolaire pour les dix dernières années. Serigne Mbaye Thiam a aussi insisté sur l’implication soutenue des collectivités locales pour jouer leur partition dans la réussite de ce programme.

Pape Coly NGOME

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