banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3287)

A l’occasion de la 40ème Session des Comités consultatifs interafricains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), tenue du 6 au 18 juillet 2018, au Niger, à Niamey, l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis a enregistré un taux de réussite de 89 %, avec un total de 32 admis sur 36 candidats inscrits aux différents grades. Cette institution a ainsi 4 nouveaux Professeurs titulaires, 8 Maîtres de conférences et 20 Maîtres-assistants.  L’information a été confirmée par Khady Niang Diop, Directrice de la communication et du marketing de l’Ugb. 

Selon elle, l’Ufr des Sciences appliquées et technologies a enregistré 100 % de réussite (4 candidats sur 4). Idem pour l’Ufr des Sciences économiques et de gestion (3/3), l’Ufr des Sciences de la santé  (7/7), l’Ufr des Civilisations, Religions, Arts et Communication (3/3), l’Ufr des Sciences de l’éducation, de la formation et du sport  (2/2), l’Ufr des Sciences agronomiques, d’aquaculture et des technologies alimentaires  (6/6). L’Institut polytechnique de Saint-Louis a également réalisé un taux de réussite de 100 % (2/2). Quant à l’Ufr des Lettres et Sciences humaines, elle  a réussi avec 67 % (4/6) et celle des Sciences juridiques et politiques s’est retrouvée avec 32 % de réussite (1/3).

Le nouveau recteur de l’Ugb, le Pr Ousmane Thiaré, s’est réjoui de cette belle performance. Il a vivement félicité les candidats admis en leur souhaitant une excellente suite de carrière et a encouragé ceux qui ont été moins chanceux. M. Thiaré a aussi remercié les représentants de l’Ugb aux différents Cts du Cames pour leur engagement et leur efficacité. Il a confondu dans ces mêmes remerciements l’ensemble de la famille de l’Ugb qui, encore une fois, s’est bien distinguée.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) travaille sur un projet de loi permettant de sécuriser les programmes. Il a été présenté aux journalistes le 16 juillet à Dakar.

Après les parlementaires, c’est au tour des journalistes de s’imprégner du projet de loi sur la Couverture maladie universelle (Cmu). Il est constitué de deux volets : l’assurance maladie et l’assistance médicale. Le Directeur général de l’Agence de la Cmu (ACmu), Dr Bocar Mamadou Daff, a fait savoir qu’il a été élaboré avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé. « C’est un projet qui porte sur la généralisation de la couverture contre le risque de maladie au Sénégal. Le texte, qui est aujourd’hui dans le circuit pour sa validation, comporte d’importantes innovations », a-t-il révélé. Le Dr Daff a également souligné que ce projet de loi consacre un droit à la couverture maladie pour toute personne résidant au Sénégal. « C’est un droit dont le débiteur serait l’Etat », a-t-il soutenu.

Pour lui, le succès de la Cmu nécessite la définition d’une loi forte à même d’encadrer le système d’administration et de gestion du programme. « La majorité des pays africains qui ont institutionnalisé l’assurance maladie ont, dès les premières années du processus de mise en œuvre de leur stratégie d’extension de la couverture maladie, adopté une loi encadrant les différents aspects de la politique. Le Sénégal souhaite s’inscrire dans ce sillage », a souligné le Dr Daff.

Sante CmuLe Directeur de l’assistance médicale à l’ACmu, le Dr Mame Demba Sy, a abondé dans le même sens. Selon lui, ce projet de loi permettra de renforcer l’accès aux soins des populations. « Notre objectif est de satisfaire des patients qui bénéficient des programmes de la Cmu », a-t-il avancé, soutenant qu’au Sénégal le plateau technique et l’offre de services existent dans les structures de santé. « Mais, l’enjeu est de faire en sorte que les populations puissent accéder à ces services financièrement », a ajouté le Dr Sy.

Pour André Demba Wade, premier vice-président de l’Alliance en faveur de la loi sur la Cmu, cette loi en gestation est la meilleure manière pour sécuriser ce programme. « Nous sommes tous convaincus de l’importance de la Cmu. Nous devons, par la même occasion, la sécuriser pour permettre au maximum de gens de pouvoir en bénéficier », a expliqué M. Wade.

Eugène KALY

L’OBJECTIF DE 75% DE COUVERTURE DÉCALÉ POUR 2021
L’un des objectifs phares de l’ACmu était d’atteindre 75% de taux de couverture sanitaire. Malheureusement, le Sénégal est à 49,3 %. « Ce sont des performances à saluer puisque nous sommes passés de 20 % en 2013 à presque 50 % en 2017. Nous allons continuer le travail parce que la Cmu est une chose que l’on doit construire progressivement », a fait savoir Racine Senghor, secrétaire général de l’ACmu. Pour le Dg de l’ACmu, le taux de couverture sanitaire de 75 % était très ambitieux. Mais, « nous allons l’atteindre en 2021 », a-t-il promis. Dr Bocar Mamadou Daff a rappelé que les personnes couvertes par les régimes obligatoires (Ipm, Ipres et Imputation budgétaire) constituent 11 % de la population.  Pour les 89 % restants, l’Etat du Sénégal a choisi de s’appuyer sur les mutuelles de santé et les régimes d’assistance médicale. Lesquels ciblent essentiellement le secteur informel et le monde rural qui ne relèvent ni de l’assurance maladie obligatoire des travailleurs salariés ni du régime d’imputation budgétaire. Ils assurent la prise en charge du paquet offert dans les postes et les centres de santé.

E. KALY

ENCORE 5 MILLIARDS DE FCFA DUS AUX STRUCTURES DE SANTÉ
Interpelé sur la dette due aux structures sanitaires, le Directeur général de l’ACmu, Dr Bocar Mamadou Daff, a révélé que l’Agence devait 12 milliards de FCfa aux hôpitaux, postes, centres de santé et structures privées. « Nous avons payé 7 milliards de FCfa », a fait savoir le Dr Bocar Mamadou Daff qui, pour justifier cette dette, a rappelé que tous les systèmes de couverture maladie qui se construisent ont des dettes, des déficits et des écarts entre les services offerts et le paiement des factures. « Cependant, nous sommes loin des déficits d’autres pays comme le Ghana où l’on parle du milliard de dollars, de la France où, chaque année, le déficit est de près de 5 milliards d’euros », a-t-il donné en exemple. « Mais, le rôle de l’ACmu est de maitriser ces déficits en liaison avec les prestataires de soins. Nous avons une responsabilité partagée, car nous avons le même objectif : permettre aux populations d’accéder à des soins de qualité. Cela suppose l’existence des services mais aussi leur accessibilité », a expliqué le Dr Daff.

E. KALY

L’ouverture du camp international de reboisement de la Grande muraille verte (Gmv), édition 2018, effectuée au ministère de l’Environnement et du Développement durable, a servi de cadre pour la présentation de la Fondation cœur vert. Une organisation internationale dirigée par l’ancienne ministre Marie Louise Corréa.

Le camp international de reboisement de la Grande muraille verte, édition 2018, se tiendra à Kalom, dans la commune de Syer (département de Louga). Il va mobiliser 350 jeunes, dont 150 étrangers en provenance de plusieurs pays, pour une superficie de 600 hectares à reboiser. Cette année, l’innovation est la mise en place effective de la Fondation cœur vert (Fcv), dirigée par l’ancienne ministre Marie Louise Corréa, pour une mise à l’échelle des activités de l’association Sukyo Mahikari. D’ailleurs, un des slogans de cette organisation internationale est : « Guérir la terre et restaurer la paix entre les peuples grâce au développement durable ». Cela, à travers la reforestation, la protection environnementale et le développement économique.

En présentant la Fcv, Mme Marie Louise Corréa a rendu un hommage posthume à Babacar Ndiaye, ancien président de la Bad (Banque africaine de développement) qui a posé les bases de cette fondation pour avoir été son premier dirigeant. A son avis, la problématique de l’environnement est un enjeu majeur de notre époque, car, a-t-elle noté, hormis les thèmes de la paix et du développement économique, l’environnement est le sujet qui rassemble le plus de monde. L’ancienne ministre a rappelé que c’est avec les activités de reboisement de la Gmv, en 2006, que les actions de grande envergure ont démarré. Dès lors, la Fondation cœur vert compte s’appesantir sur la recherche de partenariats pour faire face aux aspects techniques et financiers des programmes en cours.

Pour sa part, Bouna Manel Fall, conseiller technique n°2 du ministre de l’Environnement et du Développement durable, a magnifié la collaboration, depuis 12 années, entre Sukyo Mahikari et l’Agence de la Grande muraille verte. La Fondation cœur vert, selon ses propos, va renforcer ce partenariat en l’élargissant à d’autres acteurs. Il a aussi salué la franche collaboration entre les différents acteurs dans un contexte difficile qui aura permis la plantation de 18.714.000 arbres sur 47.227 hectares, la mise en défens de 13.000 hectares, la création de 7 jardins polyvalents... M. Fall a, en outre, informé que le programme de reboisement de la Gmv, édition 2018, va concerner 5000 hectares.

Du côté du ministère de l’Environnement, des engagements sont pris pour appuyer les activités de reboisement. Pour Djibril Ndiaye, Directeur exécutif de Sukyo Mahikari, le démarrage des activités de la Fcv augure de grandes réalisations à faire en parfaite harmonie avec la nature.

En 12 années de compagnonnage avec l’Agence de la Grande muraille verte, 5082 hectares ont été reboisés par le mouvement des jeunes de Sukyo Mahikari, soit 1.004.000 arbres plantés. Au mois d’août prochain, 600 hectares de plus seront reboisés dans la commune de Syer.

Babacar Bachir SANE

La session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) se déroule normalement dans l’ensemble des 32 centres ouverts dans la région de Tambacounda. Répartis dans 37 jurys, 5332 candidats, dont 2771 filles, composent cette année, contre 5013 en 2017.

Un tour effectué dans certains centres de la commune, en compagnie des autorités académiques et administratives de la région, a permis de constater le bon déroulement des épreuves de la session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) à Tambacounda. C’est le cas aux Cem de Qinzambougou, Jean XXIII, Moriba Diakité et Thierno Souleymane Agne. Dans ces centres, l’adjointe au gouverneur chargée des questions de développement, Awa Ndiaye Diop Marigo, qui conduisait la délégation, a constaté que l’examen se passe sans problème. « Toutes les dispositions ont été prises pour que la session se déroule dans les conditions idoines », a-t-elle souligné. Mme Diop s’est félicitée du nouveau logiciel mis, cette année, à la disposition des présidents de jury pour faciliter leur travail.

Abondant dans le même sens, l’inspecteur d’académie Alassane Niane a précisé qu’aucune absence n’a été notée chez les surveillants et les correcteurs. Ces derniers, selon lui, ont été également mis dans de bonnes conditions de travail. M. Niane n’a pas manqué de souligner la présence remarquable des éléments de la police chargés de veiller à la sécurité dans les centres d’examen. « Nous avons noté une bonne atmosphère dans les centres. Et globalement, tout se passe très bien dans tous les autres départements de la région », a conclu l’inspecteur Niane. Pour cette présente session, la région de Tambacounda compte 5332 candidats, dont 2771 filles. Ils sont répartis dans les 32 centres ouverts pour la circonstance.

Pape Demba SIDIBE

Globalement, selon les statistiques rendues publiques, 4877 candidats, dont 2730 filles et 2147 garçons, composent dans les 8 centres de l’Ief de Grand Dakar (Asselar, école Khadim Rassoul, Cem Liberté 6C, Ouagouniaye 3A, Cours Sainte Marie de Hann, Saldia, Saint Pierre et Cem de Hann). Ils ont été répartis dans 24 jurys à raison de 3 jurys par centre. Au démarrage des épreuves, 145 absences ont été enregistrées dans cette circonscription, soit un taux de présence de 96,79 %. Selon l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, Abdoulaye Wade, ces absences sont dues au nombre élevé de candidatures libres dans la zone. M. Wade a toutefois précisé que les postulants officiels qui justifieront leur absence pourront bénéficier d’une session de remplacement. Dans la foulée, il a annoncé le démarrage des corrections.

O. KANDE

A l’instar des autres circonscriptions académiques de la capitale, la première journée des épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) s’est déroulée sans heurts à Grand Dakar. Ici, plus de 4800 candidats ont composé sous le regard des surveillants venus en surnombre.  

A notre passage au Cem de Hann, les candidats étaient en pleine concentration sur l’épreuve de français. Dans la cour de l’établissement, des gendarmes de la brigade de Hann veillent au grain. Et dans les salles de classe, les surveillants font les cent pas. Cette année, un renforcement des effectifs a été noté par endroit. Il s’agit de tout faire pour éviter les tentatives de fraudes, conformément aux instructions reçues des autorités académiques. Les sacs des candidats sont confisqués et déposés devant les bureaux. Trouvé dans un bureau, le chef du centre, El Hadji Malick Sy, était en train de travailler sur l’actualisation des dernières statistiques. Il a assuré que « tout se passe très bien depuis le démarrage des épreuves et qu’aucun problème n’a été noté ». Les surveillants ont aussi répondu présents, a-t-il renseigné, et même en surnombre. M. Sy s’est gardé tout de même de livrer certaines données, conformément aux instructions reçues de la hiérarchie. « Nous avons reçu l’ordre de ne pas donner d’informations à la presse ». Même situation au Cem Dr Samba Guèye des Hlm où se trouve une partie du centre Ouagou Niayes 3A. A notre arrivée, plusieurs candidats avaient fini de rendre les copies et discutaient en toute quiétude dans la cour de l’établissement. Le chef du centre, Mariama Kâ Ndiaye, s’activait sur les dernières copies reçues des surveillants. Elle aussi a soutenu que les épreuves ont commencé à temps et que tout se passe bien, tout en nous rappelant gentiment la directive de l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, à savoir de ne pas beaucoup échanger avec les journalistes surtout concernant les données chiffrées. Interpellé sur la question, Abdoulaye Wade, inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, a souligné qu’il voulait éviter des malentendus dans la communication. « C’est ce qui m’a poussé à prendre la décision de centraliser toute les statistiques à mon niveau afin de donner la bonne information aux journalistes », a-t-il déclaré. Poursuivant, l’inspecteur Wade a informé que le Cem de Hann fait partie des 8 centres de sa circonscription. Ici,  421 inscrits  ont été enregistrés, dont 243 filles et 178 garçons. Pour cette première journée, il a noté 15 absents. Ouagouniaye 3A, avec ses 603 inscrits, a aussi enregistré 22 absents durant cette journée. 

Oumar KANDE

DES ÉPREUVES DIVERSEMENT APPRÉCIÉES PAR LES CANDIDATS
Au Cem Samba Guèye des Hlm5, les candidats qui ont fini de rendre leurs copies échangent sur les épreuves. Interpellé, le jeune Mamadou Guèye, 15 ans, juge un peu difficile le sujet de français. 

« C’était un texte suivi de questions et une dictée. J’ai trouvé ça difficile », a-t-il dit, regrettant ainsi les nombreuses grèves des enseignants. C’est tout le contraire de son ami Abdou Diop. Ce dernier est moins pessimiste et a trouvé que l’épreuve n’était trop compliquée. Badara Dieng a, pour sa part, estimé que les sujets étaient à la portée des élèves même s’il a déploré le fait que certains professeurs n’avaient pas fini leur programme à cause des perturbations notées au cours de l’année scolaire. Certains candidats comme Coumba Mboup ont prié pour que les mathématiques, prévues aujourd’hui, soient aussi abordables que l’épreuve de français.

O. KANDE

145 ABSENTS SUR 4877 CANDIDATS DANS L’IEF DE GRAND DAKAR
Globalement, selon les statistiques rendues publiques, 4877 candidats, dont 2730 filles et 2147 garçons, composent dans les 8 centres de l’Ief de Grand Dakar (Asselar, école Khadim Rassoul, Cem Liberté 6C, Ouagouniaye 3A, Cours Sainte Marie de Hann, Saldia, Saint Pierre et Cem de Hann). Ils ont été répartis dans 24 jurys à raison de 3 jurys par centre. Au démarrage des épreuves, 145 absences ont été enregistrées dans cette circonscription, soit un taux de présence de 96,79 %. Selon l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, Abdoulaye Wade, ces absences sont dues au nombre élevé de candidatures libres dans la zone. M. Wade a toutefois précisé que les postulants officiels qui justifieront leur absence pourront bénéficier d’une session de remplacement. Dans la foulée, il a annoncé le démarrage des  corrections. 

O. KANDE 

TAMBACOUNDA : 5 332 CANDIDATS EN LICE
La session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) se déroule normalement dans l’ensemble des 32 centres ouverts dans la région de Tambacounda. Répartis dans 37 jurys, 5332 candidats, dont 2771 filles, composent cette année, contre 5013 en 2017.

Un tour effectué dans certains centres de la commune, en compagnie des autorités académiques et administratives de la région, a permis de constater le bon déroulement des épreuves de la session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) à Tambacounda. C’est le cas aux Cem de Qinzambougou, Jean XXIII, Moriba Diakité et Thierno Souleymane Agne. Dans ces centres, l’adjointe au gouverneur chargée des questions de développement, Awa Ndiaye Diop Marigo, qui conduisait la délégation, a constaté que l’examen se passe sans problème. « Toutes les dispositions ont été prises  pour que la session se déroule dans les conditions idoines », a-t-elle souligné. Mme Diop s’est félicitée du nouveau logiciel mis, cette année, à la disposition des présidents de jury pour faciliter leur travail.

Abondant dans le même sens, l’inspecteur d’académie Alassane Niane a précisé qu’aucune absence n’a été notée chez les surveillants et les correcteurs. Ces derniers, selon lui, ont été également mis dans de bonnes conditions de travail. M. Niane n’a pas manqué de souligner la présence remarquable des éléments de la police chargés de veiller à la sécurité dans les centres d’examen. « Nous avons noté une  bonne atmosphère dans les centres. Et globalement, tout se passe très bien dans tous les autres  départements de la région », a conclu l’inspecteur Niane.

Pour cette présente session, la région de Tambacounda compte 5332 candidats, dont 2771 filles. Ils sont  répartis dans les 32 centres ouverts pour la circonstance.  

Pape Demba SIDIBE

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a offert des équipements d’un montant de 118,78 millions de FCfa aux artisans. La cérémonie de remise a eu lieu, le 19 juillet dernier, en présence du ministre Mamadou Talla et des autorités académiques.

Des lots d’équipements d’une valeur de 118.789.805 FCfa ont été remis à 104 artisans issus de 8 régions du Sénégal (Thiès, Louga, Kaolack, Fatick, Kaffrine, Matam, Saint-Louis et Dakar). Les métiers concernés sont la maçonnerie, la menuiserie bois et métallique, la mécanique auto et la plomberie. Selon le Directeur de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la remise d’équipements aux maîtres d’apprentissage entre dans le cadre de la politique nationale de formation professionnelle pour l’apprentissage rénové. Ousmane Adama Dia a soutenu que l’objectif visé est d’améliorer la capacité productive des maîtres d’apprentissage et l’encadrement technique et pédagogique des apprentis. De même, il a indiqué que le ministère de la Formation professionnelle travaille à faire de sorte que tous les artisans sénégalais, quel que soit leur secteur d’activité, puissent avoir une bonne formation et de bons outils, conformément aux orientations du chef de l’Etat. Pour Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, l’apprentissage ne devrait pas être une école de la seconde chance. Au contraire, il devrait, selon lui, être réalisé et pratiqué par des professionnels de haut niveau ayant acquis assez de compétences et de savoir-faire. « Notre ambition est de transformer durablement la formation professionnelle au Sénégal. Il s’agira de faire de l’apprentissage rénové un des moteurs de la croissance économique », a déclaré M. Talla. S’adressant aux artisans, il a lancé : « Vous êtes un peu plus de 2,11 millions à vous activer dans l’artisanat, donc vous constituez une force importante et un poids dans des activités de production de biens d’équipements ». Le ministre s’est, dès lors, engagé à accompagner les artisans dans la formation et le financement.

Au nom des maîtres d’apprentissage, Amdi Moustapha Thiam et El. Malick Kane se sont réjouis de cet appui. Ils ont soutenu que ces outils vont participer à l’amélioration de leurs conditions de travail et à l’accroissement de leur productivité.

Le président de la Fédération des Chambres des métiers du Sénégal et l’inspecteur d’académie de Dakar, Gana Sène, ont magnifié les transformations et le changement de paradigmes notés dans le secteur de la formation professionnelle avec de nouvelles orientations.

Pape Coly NGOME

Dans le cadre de la lutte contre la pollution plastique, le groupe Kirène a apporté un appui financier de 25 millions de FCfa à la société Proplast qui a mis en place un projet dénommé Récuplast. Les deux structures ont entamé une campagne de sensibilisation et de collecte des déchets plastiques.

Vu les effets négatifs des déchets plastiques sur l’environnement, le groupe Kirène, dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), a apporté un soutien financier de 25 millions de FCfa à la société Proplast. Laquelle a lancé une campagne de sensibilisation et de collecte de la matière plastique du 15 juillet au 15 août. Le Directeur général de Proplast, Macoumba Diagne, saluant cet engagement de Kirène à leur côté, a rappelé que sa société a initié, depuis 2016, une opération dénommée « Sénégal sans déchets plastiques » avec des kiosques Récuplast. Ils avaient déjà 12 points de collecte où ils achètent le kilogramme de matière plastique à 75 FCfa avant de le recycler. Avec le soutien du groupe Kirène, Proplast va installer 8 autres points de collecte. M. Diagne a laissé entendre que dans chaque point de collecte, il y a un emploi direct avec le responsable du kiosque Récuplast, en plus de la trentaine de jeunes qui s’activent et viennent y vendre la matière plastique. Donc, depuis 2016, la société a récupéré et recyclé 9 tonnes de déchets plastiques. Cependant, avec ce nouveau programme, ils veulent récupérer le plastique bien avant son arrivée à la décharge. « Le plastique est autour de nous et on voit qu’il pose problème dans l’agriculture, l’environnement, l’élevage, le décor des villes, etc. il faut trouver un système pour valoriser cette matière. Nous lançons un message aux populations et aux collectivités locales, pour que le plastique ne soit plus un déchet, mais une matière première exploitable », a soutenu le Directeur de Proplast. Avec cette campagne de récupération, Macoumba Diagne est d’avis que des jeunes pourront avoir de l’emploi tout en préservant l’environnement.

Le Directeur général du groupe Kirène, Alexandre Alcantara, a souligné que cet appui rentre dans le cadre de l’engagement de leur société, car « l’environnement leur tient à cœur ». M. Alcantara a ajouté que son groupe travaille avec les communes pendant l’hivernage pour récupérer les déchets plastiques sur les plages et autres lieux de rencontre. Avec ce partenariat avec Proplast, il espère susciter l’intérêt d’autres entreprises pour la protection de l’environnement.

Oumar KANDE

Les deux jurys du centre du lycée Ibou Diallo de Sédhiou sont les premiers à proclamer les résultats du premier tour du bac dans la commune de Sédhiou. Les jurys 963 et 962 ont enregistré 625 inscrits, dont 25 absents. Sur les 601 candidats ayant effectivement composé, 18 admis ont été notés pour la série L’. 251 candidats, soit 7,17 %, sont appelés à passer les épreuves du second tour. Pour la série L2, 38 candidats sont déclarés admis d’office sur 252, soit 15,07 %. Cette série enregistre une mention « Bien » et une mention « Assez bien ». Pour la série S2 du jury 963, 16 candidats sont admis sur 288, soit 5,5 %. 21 candidats passeront le 2e tour.

Malamine KAMARA

Dans la région de Saint-Louis, tout est fin prêt pour accueillir les candidats au Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Ils sont 13.275 postulants, dont 7767 filles et 5508 garçons. Parmi eux, 4051 sont de Dagana (2196 filles et 1855 garçons), 1603 de Pété (1009 filles et 593 garçons), 2705 de Podor (1674 filles et 1031 garçons). Dans la commune de Saint-Louis, 3716 candidats (1550 garçons et 2166 filles) vont essayer de décrocher le brevet. Le reste des candidats (1200) va composer dans les autres localités du département de Saint-Louis.

L’inspecteur de l’éducation et de la formation Cheikh Yaba Diop a rappelé que, pour la commune de Saint-Louis, les candidats seront répartis dans 22 centres. Un 23ième est ouvert au Bloc scientifique et technologique pour la correction des épreuves facultatives (dessin, économie familiale et technologie), a-t-il ajouté.

Pour assurer une surveillance correcte et une bonne administration des épreuves, 669 enseignants ont été convoqués, dont 280 surveillants, 69 secrétaires et 320 correcteurs. A côté de ce personnel enseignant, 5 inspecteurs de l’éducation et de la formation et 7 agents de l’Ief seront mobilisés pour la supervision.

Aussi, une session de formation a été organisée, le 21 juillet dernier, à l’intention des présidents de jury afin de les mettre dans de bonnes conditions et pour une meilleure appropriation de leurs outils de travail durant l’examen. Au cours de ce séminaire, l’Ief a partagé avec eux l’arrêté 016408 du 17 juin 2018 fixant les modalités pratiques d’organisation et le décret portant orientation et organisation de l’examen du Bfem, a souligné Cheikh Yaba Diop.

Les présidents de jury ont également été formés à l’utilisation du logiciel de gestion des jurys (Anadole), lequel leur permet de travailler dans les meilleures conditions. Par ailleurs, en collaboration avec les autorités administratives, l’Ief va veiller à la sécurisation des centres d’examen qui, comme d’habitude, seront surveillés par des agents de sécurité.

Amadou Maguette NDAW

L’examen du Bfem démarre, ce matin, dans l’Ief de Kolda, pour les 3480 candidats inscrits. Ils composent dans 36 centres d’examen et les jurys sont au nombre de 38.

Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarrent, aujourd’hui, dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda. Au total, 3480 candidats, dont 1681 filles et 1798 garçons, se présentent cette année, contre 3363, dont 1690 filles, en 2017. Les élèves vont composer dans 36 centres d’examen répartis dans 38 jurys, dont 14 dans la commune de Kolda et 24 dans les collectivités territoriales situées en zones rurales. Soixante-sept secrétaires et 38 présidents de jury sont mobilisés pour assurer un bon déroulement des épreuves. « Les dispositions techniques et matérielles sont prises pour assurer un bon déroulement des épreuves. Les jurys sont constitués et les présidents choisis. Pour chaque centre, le nombre de salles de classe et de tables-bancs est déterminé et la mise en place effective », a déclaré, dans un document parvenu au bureau régional du « Soleil », Kabiné Diané, l’Ief de Kolda. Selon lui, toutes les dispositions utiles sont également prises pour assurer la prise en charge des candidats devant composer dans des localités autres que les leurs pour faciliter le déplacement, l’hébergement et la restauration.

Concernant la sécurité, il n’y pas non plus de souci à se faire. Toutes les mesures nécessaires sont déjà prises pour permettre aux candidats de passer les épreuves en toute sérénité.

Pour rappel, le taux d’admission totale au Bfem de l’année dernière était de 42,51 %, dont 38,36 % pour les filles. Ainsi, sur les 1374 candidats qui avaient été déclarés admis dans l’Ief de Kolda en 2017, 623 étaient des filles. Il faut, en outre, signaler que, malgré la campagne de sensibilisation menée pour permettre aux enfants de disposer d’une pièce d’état civil, ce problème constitue encore un véritable casse-tête pour les élèves du département de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarrent aujourd’hui. Au total, 193.821 candidats seront répartis dans 1094 centres. Ceux du lycée sénégalais de Banjul et de Djeddah, en Arabie saoudite, sont soumis aux mêmes épreuves.

Du côté de la Direction des examens et concours du ministère de l’Education nationale, tout est fin prêt pour un déroulement correct des épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem).

Selon son directeur, Amadou Moctar Ndiaye, toutes les dispositions sont prises pour que tout se passe comme souhaité. La levée des épreuves a démarré depuis mercredi dernier pour se terminer hier. M. Ndiaye a informé qu’un dispositif particulier de ventilation des sujets a été mis en place. Ainsi, les inspections dites périphériques ont été les premières servies, a précisé le Directeur des examens et concours. Cette année, 193.821 candidats, dont 107.842 filles, vont composer aussi bien au Sénégal qu’en Gambie et en Arabie saoudite. Ces élèves sont répartis dans 1094 centres abritant 1827 jurys. Les épreuves du premier groupe commencent aujourd’hui pour se terminer jeudi. Les autorités éducatives souhaitent bonne chance aux candidats et demandent aux examinateurs et aux surveillants d’être prudents et vigilants.

Pape Coly NGOME

SAINT-LOUIS : 13.275 CANDIDATS RECENSÉS, DONT 58,5% DE FILLES
Saint louis regionDans la région de Saint-Louis, tout est fin prêt pour accueillir les candidats au Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Ils sont 13.275 postulants, dont 7767 filles et 5508 garçons. Parmi eux, 4051 sont de Dagana (2196 filles et 1855 garçons), 1603 de Pété (1009 filles et 593 garçons), 2705 de Podor (1674 filles et 1031 garçons). Dans la commune de Saint-Louis, 3716 candidats (1550 garçons et 2166 filles) vont essayer de décrocher le brevet. Le reste des candidats (1200) va composer dans les autres localités du département de Saint-Louis.

L’inspecteur de l’éducation et de la formation Cheikh Yaba Diop a rappelé que, pour la commune de Saint-Louis, les candidats seront répartis dans 22 centres. Un 23ième est ouvert au Bloc scientifique et technologique pour la correction des épreuves facultatives (dessin, économie familiale et technologie), a-t-il ajouté.

Pour assurer une surveillance correcte et une bonne administration des épreuves, 669 enseignants ont été convoqués, dont 280 surveillants, 69 secrétaires et 320 correcteurs. A côté de ce personnel enseignant, 5 inspecteurs de l’éducation et de la formation et 7 agents de l’Ief seront mobilisés pour la supervision.

Aussi, une session de formation a été organisée, le 21 juillet dernier, à l’intention des présidents de jury afin de les mettre dans de bonnes conditions et pour une meilleure appropriation de leurs outils de travail durant l’examen. Au cours de ce séminaire, l’Ief a partagé avec eux l’arrêté 016408 du 17 juin 2018 fixant les modalités pratiques d’organisation et le décret portant orientation et organisation de l’examen du Bfem, a souligné Cheikh Yaba Diop.

Les présidents de jury ont également été formés à l’utilisation du logiciel de gestion des jurys (Anadole), lequel leur permet de travailler dans les meilleures conditions. Par ailleurs, en collaboration avec les autorités administratives, l’Ief va veiller à la sécurisation des centres d’examen qui, comme d’habitude, seront surveillés par des agents de sécurité.

Amadou Maguette NDAW

KOLDA : QUELQUE 3 480 CANDIDATS SE PRÉSENTENT À L’EXAMEN
L’examen du Bfem démarre, ce matin, dans l’Ief de Kolda, pour les 3480 candidats inscrits. Ils composent dans 36 centres d’examen et les jurys sont au nombre de 38.

Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarrent, aujourd’hui, dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda. Au total, 3480 candidats, dont 1681 filles et 1798 garçons, se présentent cette année, contre 3363, dont 1690 filles, en 2017. Les élèves vont composer dans 36 centres d’examen répartis dans 38 jurys, dont 14 dans la commune de Kolda et 24 dans les collectivités territoriales situées en zones rurales. Soixante-sept secrétaires et 38 présidents de jury sont mobilisés pour assurer un bon déroulement des épreuves. « Les dispositions techniques et matérielles sont prises pour assurer un bon déroulement des épreuves. Les jurys sont constitués et les présidents choisis. Pour chaque centre, le nombre de salles de classe et de tables-bancs est déterminé et la mise en place effective », a déclaré, dans un document parvenu au bureau régional du « Soleil », Kabiné Diané, l’Ief de Kolda. Selon lui, toutes les dispositions utiles sont également prises pour assurer la prise en charge des candidats devant composer dans des localités autres que les leurs pour faciliter le déplacement, l’hébergement et la restauration. Concernant la sécurité, il n’y pas non plus de souci à se faire. Toutes les mesures nécessaires sont déjà prises pour permettre aux candidats de passer les épreuves en toute sérénité.

Pour rappel, le taux d’admission totale au Bfem de l’année dernière était de 42,51 %, dont 38,36 % pour les filles. Ainsi, sur les 1374 candidats qui avaient été déclarés admis dans l’Ief de Kolda en 2017, 623 étaient des filles. Il faut, en outre, signaler que, malgré la campagne de sensibilisation menée pour permettre aux enfants de disposer d’une pièce d’état civil, ce problème constitue encore un véritable casse-tête pour les élèves du département de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-est du pays a été officiellement lancé le 13 juillet 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

Le nombre de femmes qui meurent à la suite des complications liées à la grossesse et à l’accouchement a nettement diminué au cours des dernières années au Sénégal où 4 décès maternels sont encore enregistrés par jour. C’est, du moins, ce qu’a déclaré, le 13 juillet 2018, à Kolda, Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration des Plans de travail annuels (Pta) 2018. Cette cérémonie a coïncidé avec le lancement officiel du projet « Améliorer la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes de la zone Sud et Sud-est du Sénégal » qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.

Ce projet de 8,5 milliards de FCfa, financé par le gouvernement canadien à travers l’Unfpa, pour la période 2018-2021, vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive d’environ 600.000 femmes, dont 320.000 adolescentes dans ces 5 régions. « Le choix de ces 5 régions du Sud du Sénégal se justifie par le fait qu’elles font partie des zones les plus défavorisées en termes de santé de la reproduction, de santé néonatale, de santé infantile et de santé des adolescentes. Les données de l’Eds continue montrent que les indicateurs dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde et au Sénégal », a indiqué Mme Zoungrana. Elle a cité notamment le cas de Kolda où le taux des mutilations génitales des jeunes filles de moins de 15 ans est de 45 % contre une moyenne nationale de 14 % environ. Le projet veut inverser la tendance en investissant dans le plateau technique, à travers l’achat d’équipements sanitaires, et la logistique afin d’améliorer la qualité de l’offre et de la demande des services de santé dans ces régions.

Le représentant de l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Barnabé Ndarishikanye, s’est dit honoré de participer à cette rencontre. « Nous sommes convaincus que, quand les femmes et les adolescentes ont accès à la santé sexuelle et reproductive, elles peuvent étudier plus longtemps, avoir de meilleurs revenus et contribuer au développement de leur société », a-t-il mentionné. Le diplomate n’a pas manqué de rappeler les nombreux projets financés par le gouvernement canadien dans cette partie Sud et Sud-est du pays. Parmi ces derniers, il a cité le Padec, le Pinkk et la fourniture de manuels et guides scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation de base.

Mamadou Aliou DIALLO

« Au début de notre implantation, le taux d’enfants souffrant de malnutrition était de 20 %. Aujourd’hui, dans toutes nos zones d’intervention, nous avons moins de 3 % de cas. Cela prouve que notre combat porte ses fruits », a fait savoir, à Touba, le Dr Néné Hawa Sy, de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm).

« Nous nous félicitons des efforts menés dans la lutte contre la malnutrition dans la région de Diourbel. L’on constate, en effet, que la malnutrition aiguë globale y a baissé. En 2016, nous étions à 10 % et en 2017, nous sommes à 8 % », a informé le Dr Néné Hawa Sy, représentant le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Elle se prononçait sur la situation de la malnutrition dans la région de Diourbel en marge d’une conférence organisée à Touba et axée sur le thème de la « Maltraitance des enfants et quel impact sur la nutrition ».

Citant les résultats de la dernière enquête smart, elle a relevé qu’une baisse sensible a été notée grâce aux efforts déployés. « Donc, à Touba, il y a naturellement une amélioration au niveau des sites d’intervention du Programme de renforcement de la nutrition (Prn). Le dernier dépistage de la malnutrition aiguë globale, mené en 2017, fait état de 3 et 4 % », a informé le Dr Sy.

Tout en magnifiant la présence des chefs religieux et des partenaires dont l’Ong Horizon action solidarité pour le développement (Hasdet), elle s’est réjouie de la bonne maitrise du sujet par le conférencier. Ce dernier a surtout évoqué les aspects liés à la nutrition de l’enfant, de la naissance avec le lait maternel, en prenant des références coraniques (pour l’allaitement maternel) jusqu'à l’âge de 2 ans. « Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, c’est, par exemple, ce genre de manifestation qu’il faut promouvoir », a déclaré Mme Sy pour qui « il ne suffit pas de peser ou de dépister un enfant ». Poursuivant, elle a indiqué : « Il faut surtout communiquer, sensibiliser, partager avec les populations ce que nous faisons pour lutter contre la malnutrition ».

Toujours dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, des Foyers d’apprentissage, de réhabilitation nutritionnelle et de veille (Farn) ont été mis en place pour la prise en charge des enfants avec un paquet de services comprenant le dépistage, la démonstration culinaire à base de produits locaux, le don de vitamine A et de mebendazol pour le déparasitage, entre autres activités de causerie pour le changement de comportement. Il y a aussi les Visites à domicile (Vad), surtout si l’enfant est mal nourri ; ce qui inclut la prise en charge au niveau du ménage pour en déterminer les facteurs.

Cette manifestation a noté la présence du médecin-chef du district sanitaire de Touba, des directeurs des hôpitaux de Touba et de leurs représentants, en plus de plusieurs chefs religieux et des relais communautaires dont les plus actifs ont reçu des distinctions. 

Mamadou DIEYE

Un atelier de capitalisation du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) s’est tenu à Saint-Louis. Les résultats probants auxquels il est parvenu ont été salués.

Les interventions des deux phases du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) ont touché, au Sénégal, 98 écoles et 9600 élèves dans les régions de Saint-Louis et Matam. L’information a été donnée lors d’un atelier de capitalisation du projet à Saint-Louis. Cette rencontre de deux jours, organisée par l’Ong « Le Partenariat » et l’Inspection d’académie de Saint-Louis, a regroupé une centaine de participants. L’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé du développement, Hadim Hanne, a saisi l’occasion pour se réjouir, entre autres, des différentes présentations faites par l’inspecteur d’académie Boubacar Sow (Paems Sénégal), Jean Baptiste Tobie (Paems Maroc), Nicolas Martin (Paems Guinée) et Nicolas Dupuy, Directeur technique de l’Ong « Le Partenariat ».

Au nom du ministre de l’Education nationale, Bécaye Diop, maire de Ross Béthio et Directeur des Equipements scolaires dudit département, a rappelé que cet atelier était une recommandation forte de l’évaluation de la phase 1 du Paems. Selon lui,  « l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages et de l’environnement scolaire ne peut se concrétiser que grâce à l’identification, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes et projets d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation et de la formation ». Les ambitions du Sénégal s’inscrivent dans cette dynamique. La coopération avec l'Ong « Le Partenariat », qui accompagne particulièrement les académies de Saint-Louis et Matam depuis longtemps, participe à la réalisation de cet impératif.

A travers le Paems, a précisé M. Diop, « Le Partenariat » propose un modèle d’intervention pour un accès à l’eau et à l’assainissement, en faisant des écoles des lieux de référence de bonnes pratiques d’hygiène, d’assainissement et de scolarisation. « Et j’ai pu constater, à ma grande satisfaction, que les interventions s’améliorent et se diversifient d’une année à l’autre, témoignant des excellentes relations qui unissent l’Ong « Le Partenariat », les académies, les collectivités territoriales et les secteurs partenaires », a-t-il ajouté.

Le coordonnateur de l’Ong « Le Partenariat » a souligné que l’absence d’eau et de latrines adaptées à l’école limite la réussite scolaire et la stabilité des équipes pédagogiques. Nicolas Dupuy a laissé entendre qu’il s’agit d’un important facteur de déscolarisation et d’abandon scolaire, notamment chez les filles. La présence d’eau potable de qualité et en quantité, de latrines fonctionnelles et bien entretenues et de clôtures pour sécuriser l’enceinte de l’établissement permet d’améliorer sensiblement les conditions de scolarisation et la réussite scolaire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans les structures sanitaires, le premier contact avec le patient devrait être impeccable. Malheureusement, tel n’est pas souvent le cas ; une situation que déplorent patients et accompagnants.

Un tour dans des hôpitaux de la place nous a permis de nous imprégner davantage de l’accueil qui est parfois un cauchemar pour le malade.

Il est 10h à l'hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), communément appelé Cto, et la forte canicule notée à Dakar n'épargne guère cette structure sanitaire. A l'entrée, on note une forte affluence dont, en majorité, des accompagnants de malades. « Je suis sur les lieux depuis 5 h et je n'ai encore vu personne à l'accueil. J’ai seulement parlé au vigile qui est en train de mettre de l'ordre dans les rangs », a déclaré une dame, la soixantaine, accompagnant sa tante pour son rendez-vous.

Cette situation est aussi constatée dans d’autres structures sanitaires sénégalaises comme à l'hôpital Abass Ndao de Dakar. A l'entrée, on voit des visages crispés et des gens qui somnolent. D’autres dorment même sur les bancs, en attendant l'ouverture du service d'accueil. « Je suis fatigué, on est là depuis ce matin, en plus ma jambe est en train d'enfler », s’est plaint un diabétique souffrant d’une plaie à la jambe. Il va plus loin, disant qu'il vit quasiment la même situation à chaque fois qu’il va à un rendez-vous. « Les agents préposés à l’accueil viennent tardivement », a déploré ce patient.

Illustrant les défaillances notées dans l'accueil dans les structures de santé, Mme Faye a pris l'exemple d’une dame qui a perdu son bébé faute d'assistance. Selon elle, c'est un décès qu'on pourrait éviter s'il y avait un bon système de régulation et de suivi des malades.

Pour certains malades, l'Etat doit mettre en place un système pour assurer le fonctionnement correct des structures sanitaires.

Selon Mme Fall, une sage-femme, « l'ignorance de l'importance de l'accueil entraine de nombreux conflits interpersonnels ». Poursuivant, elle a expliqué que la mauvaise qualité de l'accueil est la conséquence de « l'absence d’un dispositif d'attente et de la lenteur des procédures ». D’ailleurs, la praticienne a estimé que la résolution du problème serait l'inclusion de la communication dans la formation des agents préposés à l’accueil.

Awa Kane FALL (stagiaire)

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a organisé, hier, sa 5ème édition de la journée de l’excellence. Environ 400 élèves allant du préscolaire au moyen secondaire ainsi que des encadreurs qui se sont distingués dans les sept communes du département ont été primés.

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a choisi Thiadiaye pour distinguer ceux qui se sont illustrés cette année, malgré les remous qui n’ont pas épargné le système éducatif. A en croire l’inspecteur Moustapha Mbaye de l’Ief de Mbour 2, cette cérémonie représente le couronnement du travail accompli. Ainsi, toutes les strates de l’éducation dans les sept communes qui composent cette inspection mise en place en 2010 ont été concernées : du préscolaire au moyen-secondaire, les salles d’alphabétisation, la formation professionnelle, etc. Ce qui fait dire au parrain, Me El Hadj Oumar Youm, maire de Thiadiaye et Directeur de cabinet du président de la République, que c’est le moment de la réjouissance pour ceux qui ont bien travaillé à l’école.

Pour lui, « cette journée de l’excellence célèbre certes le travail exceptionnel des élèves les plus brillants et les plus talentueux, mais en même temps, elle exalte la place capitale des enseignants dans notre société. Les enseignants qui, selon la belle formule du chef de l’Etat, « clé de voûte » de notre système éducatif, sont « de véritables fondés de pouvoir à travers leur rôle capital dans la conservation et la transmission des valeurs de notre République ».

Les résultats des élèves sont, d’après Me Youm, le fruit du travail effectué par toutes les parties prenantes, en particulier les enseignants à qui il a rendu un vibrant hommage « pour les nombreux sacrifices consentis au service de l’école de notre République ». « C’est le lieu de réaffirmer toute mon admiration envers ces hommes de devoir qui s’emploient, avec abnégation et courage, à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’un Sénégal de paix, d’égalité et de concorde nationale », a magnifié le maire de Thiadiaye.

Aux récipiendaires, le parrain leur a conseillé de persévérer sur la voie de l’excellence. Me El Hadj Oumar Youm n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par la commune de Thiadiaye en faveur de l’éducation qui, à ses yeux, joue un rôle important dans la formation du capital humain de qualité. Il a aussi exhorté les parents à maintenir les élèves à l’école, en particulier les jeunes filles.

Ousseynou POUYE

Selon l’Office du baccalauréat qui a fait le point sur les épreuves anticipées de philosophie et du bac technique, 132 candidats ont été exclus de la présente session pour usage interdit du téléphone portable. Il s’agit de 127 candidats du bac général et de 5 pour celui technique.

Alors que les épreuves du baccalauréat général démarrent aujourd’hui, l’Office du bac annonce que 132 candidats sont déjà exclus de la présente session. Rappelant que l’ensemble des épreuves anticipées de philosophie et du bac technique se sont déroulées dans de bonnes conditions, le Directeur de l’Office du bac, le Pr Sossé Ndiaye, informe qu’il y a eu quelques incidents notés, tous relatifs au port et à l’usage du téléphone portable par les candidats. Il s’agit précisément de 127 candidats pour l’épreuve de philosophie du baccalauréat général, soit un candidat du centre Cem Martin Luther King (Dakar), un du centre lycée de Ndouloumadji Founebe (Matam), un du centre du lycée de Koumpentoum (Tambacounda) et de 124 candidats du lycée Ahmadou Ndack Seck (Thiès).

Bac 18Pour le baccalauréat technique, 5 candidats sont concernés, soit un candidat du lycée technique industriel Maurice Delafosse (Dakar), un candidat du Collège Saint-Michel (Dakar) et trois candidats du lycée technique et d’enseignement professionnel de Thiès.

M. Ndiaye qui a signé le communiqué fait savoir que « tous les candidats concernés ont fait l’objet de rapports circonstanciés et leurs dossiers introduits dans le circuit du conseil de discipline de l’Université Cheikh Anta Diop, seule habilitée par la loi en cette matière ». Toujours selon le même document, en application du règlement en vigueur, ces candidats sont exclus de la présente session d’examen. Cette mesure conservatoire restera en vigueur durant la période d’attente du verdict du conseil de discipline.

O. KANDE

DÉMARRAGE DU BAC GÉNÉRAL À PARTIR D’AUJOURD’HUI : 157.687 CANDIDATS COMPOSENT DANS 415 CENTRES
L’examen du baccalauréat, sanctionné par le premier diplôme universitaire, démarre aujourd’hui sur l’étendue du territoire national. Au total, 157 687 candidats vont composer dans 415 centres pour 515 jurys. Aussi, 18.000 surveillants et 8200 examinateurs sont mobilisés.

Lors d’une conférence de presse tenue avant le début des anticipées de philosophie, le Directeur de l’Office du bac avait informé que, cette année, 157 687 candidats passent les épreuves du baccalauréat dans 415 centres pour 515 jurys. Par la même occasion, 18. 000 surveillants et 8200 examinateurs sont enrôlés. Un communiqué de l’Office du bac rappelle que, conformément aux instructions du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les moyens nécessaires ont été réunis pour honorer les engagements. Les ressources destinées à l’organisation de cet examen ont déjà été évaluées et rassemblées pour une exécution dans les délais.

Ainsi, les avances sur les frais de déplacement des présidents de jury d’Eps (Education physique et sportive) et du baccalauréat technique ont été respectivement payées les 19 et 27 juin 2018.

Les présidents de jury du baccalauréat général ont perçu l’intégralité de leurs avances et frais de transport et reçu le matériel de gestion de leurs jurys dans la semaine du 9 au 14 juillet 2018.

Le paiement des avances de déplacement aux examinateurs et présidents de jury du baccalauréat général est en cours depuis le 9 juillet 2018 dans l’ensemble des académies.

Oumar KANDE

UN TAUX DE RÉUSSITE DE 49,25% AU BAC TECHNIQUE
Le même document apprend que l’examen du baccalauréat des séries G, T1 et T2, communément appelé baccalauréat technique, s’est déroulé du 2 au 12 juillet 2018. Ses résultats donnent un taux de réussite de 49,25 %. Il y eu 2 mentions « Très bien » ; 21 mentions « Bien » et 130 « Assez bien ».

O. KANDE

Les révisions battent son plein à quelque jours des examens du Bac et du Bfem. Pour certains candidats, tout est fin prêt. Mais, pour de nombreux postulants au Bfem, la situation est autre à cause des grèves, même si certains enseignants ont établi un plan de rattrapage.

Dans la cour des lycées de Ouakam, de Seydou Nourou Tall et du Collège Sacré-Cœur, règne une atmosphère calme. Seuls les élèves des classes de 3ème et de Terminale sont sur les lieux. Au lycée de Ouakam, sous un arbre, un groupe de candidats au bac échange sur les épreuves à venir. Une candidate discute avec un autre qui a déjà échoué à cet examen pour s’enquérir de la publication des résultats. D’autres sont en classe pour une révision générale avec leur professeur de mathématiques. A l’issue de cette session, El Hadji Malick Ly, élève en Terminale S2, témoigne : « Le programme est terminé, nous n’avons pas perdu trop de temps, car nos professeurs de sciences physiques et de sciences de la vie et de la terre (Svt) n’étaient pas en grève. Mais, nous avons accusé un peu de retard en maths parce que le professeur était en grève ».

Dans une autre salle du lycée de Ouakam, Fatimata Seck, élève en Terminale L2 au lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall, revoit, seule, ses cours d’histoire et de géographie. Très posée, elle fait part de son plan de révision : « En ce moment, j’accélère la cadence pour être à jour avant les examens. Mais, je compte arrêter les révisions dans peu de temps pour me reposer, afin que le jour J, je puisse être capable de bien réfléchir pour rendre d’excellentes copies ».

Inquiétude chez les candidats au Bfem
Les candidats au bac trouvés dans ce lycée semblent ainsi prêts à affronter les examens qui leur permettront de décrocher le premier diplôme universitaire. Ils sont un peu stressés certes, mais ils ont confiance. Par conséquent, ils s’investissent beaucoup dans leurs études. A la question : « As-tu peur d’échouer ? » La candidate Absa Ndiaye qui fait pour la deuxième fois le bac répond, sourire aux lèvres : « Non ! J’ai confiance en moi, d’autant plus que nous avons terminé le programme. Donc, je pense m’en sortir ». Dans le même sillage, la candidate du lycée privé Cheikh Omar Foutiyou Tall renchérit : « Seule la réussite m’intéresse et j’ai confiance en moi ».

Contrairement à leurs ainés, les candidats au Bfem du lycée de Ouakam sont dans une situation inquiétante, dans la mesure où les enseignements se poursuivent toujours. D’ailleurs, sur les lieux, les professeurs de Svt et de mathématiques font cours. Rencontrée à 11h, juste après le cours de Svt, Oumou Kalsoum Diop, une jeune fille de 16 ans, regrette cette situation. « A cause des grèves, nous faisons toujours cours ; nous n’avons pas le temps de réviser les derniers cours qui sont bâclés par certains professeurs », dit-elle.

Pire, des enseignants auraient simplement remis des polycopes à leurs élèves, sans leur expliquer les leçons. Conscients qu’ils seront évalués au même titre que leurs camarades des autres établissements, notamment des écoles privées, ces candidats ont peur d’échouer. « En histoire et géographie, la majeure partie des leçons (11 à 22) nous sont données en polycopes. J’ai très peur, parce que l’évaluation sera la même pour l’ensemble des élèves, en particulier ceux des établissements privés. Or, ces derniers ont terminé leur programme, contrairement à nous », narre calmement Mouhamadou Touré, un adolescent de 15 ans. Ainsi, pour pallier cette difficulté, ces candidats au Bfem dont on lit désolation, tristesse et peur sur leurs visages, affirment s’organiser en groupes pour travailler et s’entraider. « Nous avons une équipe de génie en herbe. Donc, nous nous retrouvons à la descente, à 16h, pour réviser jusqu’à 18h », dévoile la jeune Collette Dionou.

Marie Claire COLY (stagiaire)

PLAN DE RATTRAPAGE POUR HONORER LE QUANTUM HORAIRE
Bac DiplomeL’année scolaire 2017-2018 étant affectée par les grèves des enseignants, certains professeurs ont mis en place un plan de rattrapage pour ne pas sacrifier les élèves. Trouvé dans la salle des professeurs du lycée de Ouakam en train de corriger des copies, Alioune Badara Diack fait comprendre que « tous les professeurs n’étaient pas en grève ». Cependant, « ceux ayant suivi le mot d’ordre ont établi un plan de rattrapage », informe-t-il, ajoutant que « certains convoquaient même les élèves les week-ends ou leur remettaient des polycopes pour aller vite  dans les explications. Tandis que d’autres sollicitaient les heures des collègues qui étaient en avance pour organiser des cours de rattrapage ». Interrogé sur les polycopes remis aux élèves, cet enseignant signale : « Pédagogiquement, l’utilisation des polycopes n’est pas soutenable. Mais, pour honorer le quantum horaire, les enseignants y font recours ».

M. C. COLY (stagiaire)

COLLEGE SACRÉ-CŒUR, LYCEE SEYDOU NOUROU TALL : LES CANDIDATS EXPRIMENT LEUR CONFIANCE
Au collège Sacré-Cœur, par contre, tout est fin prêt. Les élèves de Terminale sont absents. Mme Santos, préfet des classes de Terminale, renseigne : « Nous avons fini les cours, c’est pourquoi nous avons libéré nos élèves ». S’agissant des candidats au Bfem, le préfet Faye informe qu’ils seront libérés cette semaine. Rassurés, ces derniers font les derniers réglages. « Le programme est déjà fini. En ce moment, nous révisons avec nos professeurs qui nous aident et nous donnent des astuces pour réussir aux examens », raconte Mame Diarra Babou, une candidate âgée de 16 ans.

Même situation au lycée Seydou Nourou Tall où les derniers réglages sont en train d’être faits. Ici, ils en sont arrivés là grâce à une vieille astuce qui est de débuter très tôt les cours. D’après le proviseur par intérim, M. Mbodji, « c’est une course contre la montre ; la fin d’année est compliquée par rapport au déroulement des cours. Mais, nous avons l’habitude de commencer très tôt les enseignements. De ce fait, les professeurs terminent à temps le programme ».

Cette affirmation est confirmée par un groupe d’élèves rencontré au premier étage. En uniforme marron-beige, couleur de l’établissement, ces candidats au Bfem semblent plus enthousiastes que leurs camardes du lycée de Ouakam. Ils soutiennent avoir, en effet, terminé tout le programme. Présentement, ils en sont à l’étape de révision, soit avec les professeurs, soit en groupe.

M. C. COLY (stagiaire)

QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR AUX EXAMENS
Le programme étant bouclé dans certains établissements, des professeurs se sont même donné le luxe de libérer leurs élèves, afin qu’ils révisent calmement chez eux. Pour ces enseignants, c’est une stratégie. « A quelques dix jours du Bfem, les candidats doivent se cacher quelque part chez eux ou dans une école élémentaire pour réviser. Ils doivent adapter le même rythme de travail qu’à l’examen du Bfem, c’est-à-dire travailler sans relâche de 8h à 12h, après prendre une pause et revenir travailler de 14h 30 à 17h 30 », confie M. Barry, professeur de français, qui déconseille aux candidats les veillées.

François Dione, professeur de sciences physiques au Collège Sacré-Cœur, conseille aussi aux élèves de ne pas faire usage « du téléphone portable et de ne pas faire de commentaire à la sortie d’une épreuve ». Aussi invite-t-il les candidats à « ne pas réviser pendant la pause, de ne pas répondre à la question d’un élève qui veut se faire aider et de rester calme ».

M. C. COLY (stagiaire)

Lors de son séjour de 48 heures à Dakar, Alice Albright, directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), a visité quelques structures d’enseignement et de formation des personnels de l’éducation. Elle a également effectué des séances de travail avec le chef de l’Etat, des acteurs de l’école, des partenaires sociaux et des collectivités territoriales.

La visite de la Directrice du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) au Sénégal, Alice Albright, a été marquée par des visites et des rencontres de travail. L’école élémentaire Amadou Diagne Worré, de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar, est la première structure éducative visitée. Accompagnées du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, Alice Albright et sa délégation ont été accueillies par les autorités et les élèves de l’établissement, sous la conduite de l’inspecteur de Grand Dakar, Abdoulaye Wade.

Après un bref exposé et une présentation de l’école, l’inspecteur Wade est revenu sur les performances réalisées grâce aux financements du Pme. « Non seulement les rendements et les résultats scolaires ont connu une progression, mais les élèves ont pu disposer chacun au moins de deux manuels », a-t-il indiqué.

Améliorer la formation des enseignants
La deuxième étape de la visite a été le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine de Grand Yoff, une structure d’enseignement franco-arabe dédiée aux jeunes filles. Le choix de cette école s’explique, selon le ministre de l’Education nationale, par le fait qu’elle constitue un modèle pour le système éducatif. M. Thiam a précisé que c’est une réalisation privée ; une dame particulière a tout investi, et de manière bénévole, pour prendre en charge l’éducation et la formation d’une centaine de jeunes filles. Il a ajouté qu’en plus de l’apprentissage du Coran et de la science islamique, le « daara » dispense aussi un enseignement du programme officiel avec l’apprentissage du français et des mathématiques. Pourtant le « daara » Aïcha Oumoul Mouminine ne fait pas partie des 100 écoles coraniques appuyées sur financement du Pme, mais le ministre a estimé qu’il mérite d’être accompagné.

La délégation de la directrice du Pme s’est également rendue à Louga où elle a visité le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe). La directrice de la structure et l’inspecteur d’académie, Bou Fall, ont affirmé que ce bijou, réalisé à hauteur de 895 millions de FCfa sur financement du Pme, a permis d’améliorer la formation des enseignants ; ce qui a impacté positivement sur le relèvement du taux de réussite au Cfee estimé à 56 % l’année dernière. Au cours d’une rencontre avec le Comité directeur du Groupe national de partenaires de l’éducation (Gnpe), Alice Albright a reconnu les efforts du Sénégal dans l’amélioration de la qualité de son système éducatif. Elle a indiqué que c’est le premier pays africain à devenir bailleur de fonds du Pme, avec une contribution de 2 millions de dollars. Cet engagement des autorités à construire une éducation de qualité et équitable a poussé le Pme à accorder au Sénégal 127 millions de dollars.

Toujours pour mieux appuyer le Sénégal dans sa politique éducative, le Pme va financer un nouveau projet d’éducation à hauteur de 85,6 millions de dollars, dont une contrepartie de 43 millions de dollars de l’Agence française de développement (Afd).

Le séjour de la Directrice du Pme à Dakar a été clôturé par une cérémonie de reconnaissance organisée par le ministère de l’Education pour lui rendre hommage ainsi qu’à cette institution.

Pape Coly NGOME

L’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits a procédé, le 14 février 2018, à la cérémonie de fin de formation de 419 animateurs polyvalents. Sans statut, ces derniers deviennent, après cette formation, des maîtres contractuels au service de la petite enfance.

Quatre cent dix-neuf animateurs polyvalents des promotions 2016 et 2017, en fin de formation, ont été célébrés, samedi dernier, par l’Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits (Anpectp). Depuis des années, ils exerçaient dans les structures de la petite enfance sans formation ni salaire, du fait d’un arrêté de 2011 qui ne permettait plus leur prise en charge dans les Centres régionaux des personnels de l’éducation (Crfpe). A partir de 2012, a rappelé la Directrice de l’Anpectp, les autorités ont décidé de mettre fin à cette situation. Thérèse Faye Diouf a indiqué que les acteurs de la petite enfance ont besoin d’une formation de qualité pour un meilleur encadrement des enfants. Elle a, de ce fait, remercié le président de la République et le Premier ministre qui ont autorisé cette formation au bénéfice des bénévoles, « lesquels se sont sacrifiés pendant des années pour la petite enfance ».

Le Directeur de la formation et de la communication du ministère de l’Education nationale, Mouhammed Moustapha Diagne, est allé dans le même sens, soutenant que cette formation diplomante se justifie, car ces volontaires sont engagés au service de leur pays depuis plus de 10 ans.

Avec cette formation, les 419 animateurs polyvalents concernés deviennent des maitres contractuels salariés, comme l’a soutenu le conseiller technique du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Abdoulaye Dieng. Rappelant le processus, ce dernier a révélé que c’est en septembre 2014, lors d’un conseil interministériel sur la préparation de la rentrée scolaire, que la formation des animateurs polyvalents bénévoles a été abordée. C’est ainsi qu’un schéma de formation a été proposé au Premier ministre. Cela a abouti à une directive interministérielle mise en œuvre par les différents acteurs. Ainsi, 200 animateurs polyvalents bénévoles ont bénéficié de la formation en 2016 et 219 autres en 2017, avec à la fin un taux de réussite de 100 %.

Oumar KANDE

LE RESTE DES ANIMATEURS BÉNÉFICIERA DE LA MÊME PROCÉDURE
Le représentant des animateurs polyvalents, Samily Diallo, très heureux de cette issue, a soutenu que le combat a été difficile avec des récipiendaires qui ont fait entre 5 ans et 12 ans de bénévolats sans revenus pour le développement de la petite enfance. Pour lui, avec cette formation, ce sont « 419 âmes et ménages qui ont été sauvés ». Toutefois, il a sollicité un accompagnement pour leur entrée dans la Fonction publique, vu l’âge avancé des animateurs polyvalents. M. Diallo a plaidé aussi pour l’enrôlement des autres animateurs qui n’ont pas pu bénéficier de la formation. D’ailleurs, ils étaient récemment en grève de la faim. La Directrice de l’Anpectp, se basant sur la même procédure ayant abouti à la formation de leurs camarades, leur a promis une issue heureuse.

O. KANDE

La Commission de la Cedeao a appelé, hier, à Dakar, les Etats concernés à ratifier le traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Le développement du continent passe par le développement des infrastructures routières qui vont faciliter l’intégration et le développement économique et social de la sous-région. Consciente des enjeux, la Cedeao a lancé des projets de réalisation des corridors ouest-africains : Lagos-Abidjan et Praia-Dakar-Abidjan. Le premier projet s’étend sur plus de 1.000 kilomètres et le second corridor Praia-Dakar-Abidjan vise à réaliser une autoroute de 3.500 kilomètres. Elle va traverser huit pays membres de l’espace communautaire : Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Sierra Leone et Sénégal. En juin 2017, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays concernés ont signé, à Monrovia (Libéria), le Traité portant création du corridor Praia-Dakar-Abidjan. Pour matérialiser cette vision, la Commission de la Cedeao a initié le projet de développement du corridor Praia-Dakar-Abidjan.

Renforcer l’intégration
C’est dans ce contexte que s’est ouverte, depuis mercredi (du 11 au 13 juillet), à Dakar, la troisième réunion des ministres des Infrastructures des pays concernés par ce corridor. Le commissaire chargé des Infrastructures de la Commission de la Cedeao, Pathé Guèye, a lancé un appel aux Etats membres du corridor pour la ratification du traité d’ici à décembre 2018 « afin de faciliter la mobilisation des ressources pour la concrétisation du projet ».

Il a expliqué que cette rencontre vise à examiner les composantes du programme et à élaborer une feuille de route. Au-delà de l’autoroute (Dakar-Abidjan), il s’agira, explique-t-il, de réaliser un réseau de chemin de fer le long du corridor, une ligne maritime entre Praia et Dakar et un plan directeur du projet autoroutier. « C’est un projet important qui va fouetter l’économie de la région. Seulement, il requiert une organisation, une solidarité entre tous les Etats pour que cette vision soit mise en œuvre », a-t-il fait savoir.

Les ministres des Transports, des Infrastructures routières ou des Travaux publics des pays concernés ou leurs représentants, ont réaffirmé la volonté des Etats de jouer pleinement leur partition pour la réalisation de ce corridor autoroutier qui constitue, à leurs yeux, un « ambitieux programme de renforcement de l’intégration régionale et de développement économique et social». Le ministre sénégalais des Transports et des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo, note que « ce corridor pourrait stimuler les investissements, impulser le développement durable et surtout améliorer la sécurité dans notre région ». Il a déclaré que cette rencontre offre l’opportunité d’explorer, dans un « esprit constructif », toutes les pistes susceptibles de conduire à la concrétisation de ce corridor et de la liaison maritime Dakar-Praia. Il espère qu’à la fin des travaux, des « jalons significatifs » seront posés vers la réalisation de ce projet.

Souleymane Diam SY

LE PONT DE FARAFÉGNÉ INAUGURÉ D’ICI À LA FIN DE L’ANNÉE
Le ministre sénégalais des Transports a annoncé, hier, que le pont de Farafégné, situé sur le territoire gambien et l’un des points de passage pour relier Ziguinchor et Kolda, sera inauguré d’ici à la fin de l’année. « C’est un jalon important qui entre dans le désenclavement du continent mais aussi de cette partie de l’Afrique », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a profité de l’occasion pour rappeler les grands projets d’infrastructures réalisés par le Sénégal. L’autoroute Sindia-Mbour sera inaugurée d’ici à la fin de cette année. Celle-ci viendra s’ajouter à d’autres tronçons autoroutiers comme Aibd-Thiès, Aibd-Sindia, « Illa Touba ». Dans un proche avenir, a informé le ministre, la section Mbour-Kaolack sera lancée d’ici à la fin de cette année. A terme, soutient-il, près de 210 kilomètres d’autoroute seront totalement finalisés d’ici cette année.

S. Diam SY

Quarante actrices de développement, en provenance des départements de la région de Thiès, Diourbel et Kaolack, ont reçu leurs attestations après avoir suivi, avec succès, une formation, du 2 au 6 juillet 2018, sur la fabrication de farines enrichies. Mme Astou Mbacké Gaye, directrice de l’unité de production, est chargée de la vulgarisation de ce programme de « Feed the future » au Sénégal.

Astou Gawane Sy, actrice de développement, pensionnaire du Gie Touba Darou Salam, exhibe fièrement son attestation de formation sur les techniques d’extrusion de farines locales fortifiées à base de céréales et légumineuses locales. Elle a passé 5 jours à se perfectionner avec ses paires de la région de Diourbel grâce à des techniciens et nutritionnistes de l’Ita (Institut de technologie alimentaire) et de l’Usaid/Fpl (Food processing lab). Une étude sur la consommation, le besoin et la disponibilité des farines enrichies au Sénégal a révélé que 90.000 tonnes de farines enrichies sont consommées par an dans notre pays et que plus de 80 % de ces farines enrichies sont importés, avec une préférence pour les farines instantanées.

De l’avis du Dr Djibril Traoré, spécialiste en nutrition humaine, chercheur au projet Usaid/Fpl, fournisseur de l’extrudeuse, et qui a mené le programme depuis le début,  la formation des formateurs a été jugée très satisfaisante. En effet, plusieurs modules ont été étudiés, allant de l’hygiène pour la qualité dans la préparation du produit dans toute la chaine de valeur à la comptabilité et à la gestion de l’entreprise. « Nous sommes suffisamment outillées pour passer à l’étape supérieure », a fait savoir Adja Oumy Cissé pour qui la formation a permis, pendant ces 5 jours, d’acquérir d’importantes connaissances dans le domaine de la transformation de céréales mais aussi de la composition de farines enrichies à base de céréales locales.

« Ce produit bien de chez nous met un terme à la malnutrition, facteur de mortalité infantile dans notre pays », a assuré le Dr Traoré. Il a fait savoir que l’objectif final de ce programme est de contribuer au Plan Sénégal émergent (Pse) dont il épouse les contours, mais aussi de rendre les Sénégalais aptes à l’émergence dès le bas âge, en ayant une bonne hygiène de vie et en étant compétitifs à tous les niveaux, avec la consommation de cette farine. « A présent, a-t-il renchéri, il y a une égalité des chances pour un développement cognitif de tous les enfants du pays ».

Pour Mme Astou Mbacké Gaye, pionnière du développement de la région de Diourbel et directrice de l’unité de transformation qui abrite la formation, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. « Nous sommes dans ce programme d’extrusion et nous assurons le volet de la vulgarisation.  La technologie nous a été transférée à travers une série de formations à l’Ita.

ujourd’hui, avec l’extrudeur, nous produisons une farine enrichie instantanée à base de céréales et légumineuses locales », a-t-elle expliqué.

Un produit pour réduire la mortalité infantile
Mme Gaye a précisé que, conformément à l’axe II du Pse, ce programme va promouvoir le consommer local avec des produits bien de chez nous composés de céréales, fruits sauvages et légumineuses (mil, maïs, niébé,  sorgho, fonio, moringa, bouye, etc.) pour avoir une protéine complète, absolument nécessaire au développement de l’enfant de 6 mois à 5 ans, du fait de sa composition, et lutter contre les maux liés à la malnutrition. La préparation de ces farines permet d’avoir, « en moins de temps et avec moins d’énergie, un produit hygiénique », s’est-elle réjouie, soulignant que la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) et  le Programme alimentaire mondial (Pam) sont des partenaires qui les utilisent au Sénégal et dans la sous-région. Sur ce, la chargée de la vulgarisation de ce programme de « Feed the future » au Sénégal a souhaité une rapide expansion de la technique d’extrusion et de l’extrudeur.

De son côté, le Dr Fallou Sarr de l’Ita a indiqué qu’il suffit « de 5 minutes pour disposer de son repas, contrairement aux farines pour lesquelles il faut au moins 20mn ». Pour cette raison, il a estimé que ce produit serait « bénéfique pour les populations des régions de Matam, Tamba et Kédougou où la malnutrition est encore tenace. « Disposer de cette expérience leur permettra de combattre la mortalité infantile », a-t-il noté.

Mamadou DIEYE

300 KG PAR JOUR CONTRE 100 KG PENDANT 2 À 3 JOURS
Vainqueur du Prix du chef de l’Etat 2018 dans la région de Diourbel,  le Gie « Seddo Ndam » était représenté par Mme Adja Fatou Diallo, sa présidente. Sokhna Marième Dieng de « Baol céréales » était aussi présente. Ces actrices de développement n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de Mme Astou Mbacké Gaye. « En théorie, la formation a largement répondu à nos attentes et dans la pratique, je pense que, pour faire 100 kg de farine, il nous faut 2 à 3 jours, alors qu’avec l’extrudeuse nous pouvons produire 300kg/jour », a témoigné Mme Diallo. Elles ont aussi sollicité des autorités un fonds de roulement et  la démultiplication de cette expérience dans leurs localités respectives.

M. DIEYE

Pour inciter les jeunes à entreprendre, l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) et le Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J) ont signé une convention de partenariat institutionnel d’une durée de cinq ans.

Le Pr Aminata Diallo, administratrice du Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J), et le Pr Moussa Lô, coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), ont paraphé, le 11 juillet 2018, une convention de partenariat entre les deux structures. Cet accord, d’une durée de cinq ans renouvelable, vise à offrir un programme complet de formation à des futurs entrepreneurs en leur fournissant une compréhension approfondie du contexte économique sectoriel national, régional, voire international.

A travers cette convention, l’Uvs et le Pse-J s’engagent à mettre en œuvre des programmes de formation et à délivrer des certificats et diplômes d’entrepreneurs managers dans les domaines porteurs de croissance au Sénégal. Les secteurs prioritaires qui feront l’objet de la formation sont, entre autres, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la pêche et l’élevage, l’habitat social, la logistique, le transport et la distribution, les Tic, les énergies renouvelables, les mines et le tourisme. Ces formations s’adressent aux jeunes ayant le niveau de la Licence 2 ou équivalent, disposant d’une idée de projet et souhaitant créer leur propre entreprise. Les diplômés de l’enseignement supérieur, dont les 65 % ne sont pas insérés, sont aussi concernés.

L’administratrice du Pse-J a rappelé que les relations entre les jeunes ont toujours existé et il fallait simplement les institutionnaliser comme voulu par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Pour le Pr Aminata Sall Diallo, cette convention permettra de participer à la formation des jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat et de les encadrer pour qu’ils puissent créer leur propre entreprise. A son avis, elle sera doublement bénéfique, car l’Uvs a comme mission d’assurer l’insertion professionnelle de ses diplômés et le Pse-J pourra l’accompagner dans ce sens. La responsable du Pse-J a assuré qu’ils ont la capacité de former jusqu’à 10 000 jeunes vu la flexibilité de la formation. Cependant, la limite se situe, selon elle, dans l’accompagnement parce que les jeunes sélectionnés devront bénéficier d’un encadrement du business plan à l’incubateur pour la création d’entreprise.

Le coordonnateur de l’Uvs est allé dans le même sens, soutenant que cette convention offrira aux jeunes des formations adaptées au monde socioprofessionnel. Le Pr Moussa Lô a expliqué qu’avec le projet de construction de 50 Espaces numériques ouverts (Eno), l’Uvs pourra participer à la formation de toutes les catégories professionnelles du pays. Les bénéficiaires de cette formation, a-t-il rassuré, recevront des certifications après une formation dans des domaines de l’entrepreneuriat.

Oumar KANDE

La deuxième édition de la journée de l’informatique à l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept), initiée par l’Association des élèves inscrits dans cette filière, a eu lieu le 7 juillet dernier. Un moment d’intenses échanges pour susciter la réflexion dans un secteur en perpétuelle mutation.

Les étudiants du Département Génie informatique et télécommunication de l’Ecole polytechnique de Thiès ont organisé, le 7 juillet 2018, la deuxième édition de la journée de l’informatique. Dans son mot de bienvenue, le directeur de l’Ept, El Hadji Bamba Diaw, s’est réjoui des avancées effectuées dans la mise en place du pôle informatique et télécommunication dans l’institution qu’il dirige. « Dans cette dynamique constructive, la toute nouvelle approche en formation en alternance est en train de donner une énorme satisfaction », a-t-il révélé. Selon lui, l’informatique des objets est un nouveau domaine dans lequel le Sénégal,  tout comme les autres pays du monde, partent à chance  égale. « Il suffit juste d’avoir les compétences en informatique, de disposer d’un ordinateur, d’être déterminé dans la recherche, l’innovation, et surtout avoir en point de mire l’ambition de ne jamais devenir des colonisés de l’informatique », a-t-il estimé.

D’ailleurs, les efforts consentis par l’Etat du Sénégal dans l’augmentation de la capacité d’accueil de l’Ept, tant au niveau pédagogique que social, rentre dans ce cadre. « La politique de diversification de nos filières comme le Génie mécanique, industriel, automobile, la science géométrique, l’architecture et l’urbanisme, entre autres, s’inscrit dans cette dynamique », a noté M. Diaw.

En favorisant les échanges entre élèves de l’Ept-Thiès, de l’Ecole polytechnique de Dakar, de l’Institut universitaire de technologie de l’Université de Thiès, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et de l’Université Alioune Diop de Bambey, Ibrahima Mbengue, président de l’Association du Département Informatique et Télécommunication à l’Ept, a stipulé que l’informatique est un secteur transversal. « Donc, si nous voulons être au diapason de la vie du futur, nous devons rester ouverts à toutes les innovations dans le domaine de l’informatique pour avancer », a-t-il confié. Le thème choisi pour cette journée, à savoir « Informatique des choses », renvoie, à son avis, à la gestion à distance de l’ensemble des objets utilisés dans tous les secteurs des entreprises et établissements  devant recevoir du monde, mais aussi dans les maisons. «  Cette possibilité d’agir à distance sur les objets vise à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il expliqué.

Etant une source intéressante de valeur ajoutée pour les industries et les entreprises du futur, cerner les enjeux dans le domaine de l’informatique  des objets est devenue, pour M. Mbengue et ses pairs, un élément clé dans leur formation. Ce qui justifie le choix de ce thème pour la deuxième édition de la journée de l’informatique à l’Ecole polytechnique de Thiès.

Mbaye BA


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.