banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2017)

Aïssatou Diouf, la chargée de plaidoyer changement climatique à Enda Energie, a invité les Etats à être plus transparents dans leurs actions. Elle faisait une présentation devant de jeunes protecteurs de l’environnement.   

En partenariat avec le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, à travers l’initiative jeunesse climat, lancée lors de la Cop 21 à Paris, l’Association Groupe d’actions et d’initiatives pour un développement alternatif (Gaia) a organisé, du 20 au 22 juillet, la première édition de la formation de formateurs sur le thème : « Développer le leadership des jeunes dans la lutte contre les changements climatiques » au profit de 30 participants.
Aïssatou Diouf, chargée de plaidoyer changement climatique à Enda Energie, a axé sa présentation sur comment comprendre les négociations internationales sur le climat. Selon elle, une Cop ou Conférence des parties, c’est le rassemblement des 194 Etats membres de la Convention climat pour négocier, adopter des décisions et veiller à leur suivi. « Elle dure près de deux semaines. Il arrive que les ministres jouent les prolongations de quelques heures ou quelques jours », a expliqué la journaliste de formation, précisant que, depuis 1997, il y a eu des Cop chaque fin d’année.

« Il est même arrivé qu’une Cop « bis » se déroule dans la même année pour prendre des décisions qui n’avaient pu être prises en plénière, faute de temps ou d’accord. La Cop de Paris, en novembre-décembre 2015, était la 21ème conférence ministérielle sous la Convention climat. Selon elle, le changement climatique est un problème mondial. Par conséquent, elle a invité « les Etats à être plus transparents dans leurs actions ». Mieux, elle a plaidé pour une évaluation des engagements nationaux et un calcul de la distance qu’il reste à parcourir collectivement. A l’en croire, cela permettra aux Etats d’obtenir le renforcement de leurs objectifs nationaux et une négociation des engagements sectoriels supplémentaires dans les domaines de l’agriculture, du transport, etc.

De son côté, Benoit Dufoor, chargé de projet à la Coopérative forêt d’Arden au Canada, a affirmé que sa présence entre dans le cadre de la préparation du week-eco 2017 initié par le Gala Sénégal. Selon lui, « les participants ont été formés aux concepts de base des changements climatiques, ses conséquences et solutions pour y faire face…».
Dr Awa Diouf Sylla qui a traité de la responsabilité des jeunes face au changement climatique a exhorté ces derniers à prendre conscience des risques. Elle a également alerté sur le fait que « certaines entreprises sont très polluantes du fait de leur installation. Par contre, d’autres récupèrent le Co2 (gaz carbonique) pour en faire une valeur dans la chaîne de l’économie verte ».

Serigne Mansour  Sy CISSE

Campus France a organisé, hier, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » à l’intention des 4.200 étudiants sénégalais qui ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. L’ambassadeur de France au Sénégal a informé, à cette occasion, que l’intention du gouvernement français est de doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises.

Quatre mille deux-cent étudiants sénégalais ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. Campus France qui accompagne ces étudiants à finaliser leurs formalités d’inscription a organisé, hier, à l’Institut français de Dakar, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France ». L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui a présidé cette session a informé, à cette occasion, que l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche sont parmi les priorités du président Emmanuel Macron dans le cadre de la politique française en Afrique.
La question de l’éducation, a poursuivi M. Bigot, était au cœur de la rencontre entre les présidents français et sénégalais. Tout au début de son mandat, Emmanuel Macron avait reçu, à l’Elysée, le président de la République, Macky Sall. « Il y a une explosion du nombre d’étudiants sénégalais de par la croissance démographique du pays. Nous souhaitons accompagner cette croissance pour recevoir plus d’étudiants sénégalais en France. Nous allons doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises », a promis le diplomate.

Par ailleurs, une discrimination positive a été accordée aux candidatures d’excellence dans le processus de demande de préinscription dans les universités françaises. Christophe Bigot a pris l’initiative d’adresser des courriers à des universités françaises pour les inviter à accueillir les étudiants « qualifiés d’excellents ». « J’ai envoyé, personnellement, des lettres à beaucoup d’universités françaises pour leur faire part des qualités de tel ou tel étudiant. Je suis heureux de savoir que 80 % de ces demandes ont reçu une réponse positive. Ce qui est bien supérieur au taux de succès des demandes d’inscription », a-t-il révélé.

En outre, Campus France a reçu, cette année, 14.000 dossiers d’étudiants sénégalais voulant poursuivre leurs études en France. Ainsi, les services de Campus France ont tenu des séances d’orientation avec 13.600 candidats dans les régions de Dakar, Saint-Louis, Kaolack, soit plus de 40 % comparé à l’année 2016. A la fin de ces séances, 4.200 candidats ont obtenu une préinscription. Sur ces 4.200, les services de campus France ont transmis au consulat de France pour l’instruction, en vue d’une délivrance de visas, 2.900 dossiers.  D’ici le 15 août, il veut accroître ce nombre.

Aliou Ngamby NDIAYE

Préparer déjà le retour au Sénégal
Toutefois, l’ambassadeur a rappelé à ces étudiants qui sont prêts à rallier Paris qu’ils doivent penser à revenir servir leur pays, le Sénégal, après les études. « L’idée n’est pas de former des étudiants pour qu’ils restent en France. Ils doivent pouvoir revenir au Sénégal pour concourir au développement du pays. Il y a 6,5 % de croissance ici. En Europe, il y a 0,5 % ou 2 % pour les meilleurs cas. La croissance, c’est ici », a assuré Christophe Bigot.
 
D’anciens étudiants sénégalais en France qui ont assisté à cette session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » ont invité leurs frères et sœurs candidats au départ de ne pas oublier le Sénégal qui leur a tout donné. « C’est très important de s’ouvrir au monde, mais c’est aussi très important de revenir travailler pour son pays. Après avoir bénéficié de l’enseignement français, rentrez chez vous », a conseillé Soda Diack qui n’a pas hésité à revenir au Sénégal après près de 10 ans passés au pays de Marianne. Le retour au Sénégal après des années d’études en France se prépare même avant le départ, a souligné un autre ancien pensionnaire des universités françaises, Moubarack Wade. « Avant de partir, il faut préparer le retour », a-t-il dit.

A. Ng. NDIAYE

La commune de Fatick a enrôlé 444 personnes démunies dans les mutuelles de santé pour un coût de 2 millions de FCfa. Le maire de la ville, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, a procédé, hier, à la remise des carnets d’adhésion aux bénéficiaires en présence des délégués de quartiers et de Matabara Diop, responsable régional de la Cmu.

Le maire de la commune de Fatick, Matar Bâ, a procédé, hier, à la remise de 444 carnets d’adhésion aux mutuelles aux bénéficiaires. Il a ajouté que la commune de Fatick, dans son budget 2017, a dégagé une enveloppe de 2 millions de FCfa pour enrôler 444 Fatickois. Matar Bâ a rappelé que le président de la République, Macky Sall, a déjà initié cette politique qui permet d’accompagner les populations qui en ont besoin. « Il a compris que certains Sénégalais, même malades, ne peuvent pas aller se faire soigner », a-t-il affirmé. C’est pourquoi, selon lui, il a initié la Cmu « qui est en train de faire son bonhomme de chemin, car les Sénégalais et même ceux qui ne sont pas Sénégalais se sont félicités des résultats obtenus en moins de 4 ans ». Le maire de la ville de Fatick a eu une pensée pieuse en la mémoire de Cheikh Mbengue, directeur général de l’Agence nationale de la Cmu, rappelé à Dieu récemment.

Sur un registre, l’édile de Fatick a fait savoir que le Conseil municipal est toujours dans le social. C’est ainsi qu’il a rappelé que la mairie a eu à dégager une enveloppe de 71 millions de FCfa destinée aux structures sanitaires pour la visite prénatale des femmes gratuitement. Aussi, a-t-il tenu à remercier la présidente de la Commission sociale du Conseil municipal, Oumy Guèye.

Oumar Ngatty BA

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, a offert, avant-hier, un don de médicaments au centre de santé de Dagana. Cette dotation, d’une valeur de 9 millions de FCfa, permet de soulager les populations de la commune en matière d’accès aux soins de santé.

Un don composé de médicaments divers et participant à la prise en charge de beaucoup de maladies a été offert, avant-hier, au centre de santé de Dagana. Le bienfaiteur est Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Pour Cheikh Tidiane Diack, chef de cabinet du ministre, il s’agit d’un énième geste de solidarité qui montre que le chef de la diplomatie sénégalaise reste préoccupé par le développement de Dagana ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations de cette localité d’où il est originaire.

Selon lui, Mankeur Ndiaye avait déjà offert, en 2015, un important lot de matériel médical d’une valeur de 120 millions de FCfa au district sanitaire de Dagana et 80 millions de FCfa à l’hôpital de Richard-Toll. « Le ministre Mankeur Ndiaye et Mouhamadou Makhtar Cissé, directeur général de la Senelec, sont en train de travailler à la construction de blocs opératoires, de gynécologie, de radiologie. Cela, en faisant en sorte que le centre de Santé de Dagana soit élevé au niveau 2 », a-t-il indiqué. D’après M. Diack, une fois que ces travaux seront terminés, les patients n’auront plus besoin d’aller jusqu’à Richard-Toll ou Saint-Louis pour se faire soigner.

Le médecin-chef du centre de santé de Dagana, Dr Mamadou Kandji, a salué, au nom du ministre de la Santé et de l’Action sociale, ce geste dont la finalité est d’aider les populations à accéder aux soins de santé. Il s’est également félicité du matériel et des différents services qui sont en train d’être installés par ces personnalités et fils de Dagana. Le tout, dans l’objectif d’avoir un plateau technique relevé avec des équipements modernes pour le bien-être des malades.

Ibrahima BA (Envoyé spécial)

L’édition 2017 du concours Sciences, technologies et mathématiques a livré ses résultats lundi dernier à Dakar. Sur la dizaine de projets sélectionnés, deux sont jugés les plus pertinents. Il s’agit de celui présenté par l’élève Ndèye Astou Kébé, de la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, et de celui de Yaye Saly Tall, du lycée El hadji Ibrahima Diop de Yeumbeul. Ces deux élèves vont représenter le Sénégal à la Conférence internationale sur l’éducation des filles prévue à Lusaka en août prochain.

Dans la plupart des pays africains, les filles ne participent pas activement aux filières scientifiques et technologiques. Au Sénégal, seuls 30 % des élèves embrassent les disciplines scientifiques contre 70 % pour les séries littéraires. Pour renverser la tendance et amener plus de filles à aimer les filières scientifiques et technologiques, beaucoup d’initiatives ont vu le jour dans notre pays.

C’est dans ce contexte que le Forum des éducatrices africaines (Fawe) a mis sur pied le programme Sciences, technologies et mathématiques (Stem) en 2004. Selon la présidente de Fawe/Sénégal, Anta Bass Conté, l’objectif de ce programme est d’amener le maximum de filles à aimer les séries scientifiques et à améliorer leurs résultats dans ces disciplines. « A travers ce programme, beaucoup d’activités connexes sont développées, notamment l’organisation de journées scientifiques, de cours de rattrapage pour les élèves en difficulté, de camps scientifiques. A cela s’ajoute la formation des enseignants afin de les doter de compétences dans le domaine du genre et à l’utilisation des Tic dans les enseignements », a précisé Mme Conté.

Le concours Stem est également une plateforme qui permet aux élèves filles de tester leur esprit en matière de créativité, de technologie et d’innovation, par le biais de projets sélectifs, prenant en compte la dimension genre. Ainsi, le concours a été ouvert dans les 16 académies du pays pour permettre aux candidates des 10 écoles partenaires de pouvoir compétir.

Les 10 meilleurs projets, présentés par les élèves filles finalistes, ont fait l’objet d’une sélection nationale lundi dernier. Après analyse et évaluation suivant les critères définis par le jury, le projet de Ndèye Astou Kébé, élève en classe de 1ère S à la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, a été retenu comme le plus pertinent. Il porte sur « la production d’énergie électrique à partir des vagues ». Elle est suivie par Yaye Saly Tall, élève en classe de 1ère au lycée El Ibrahima Diop de Yeumbeul. Son projet a porté sur « l’aménagement du lac de Thiouroure, dans la banlieue de Dakar ». « La finale n’a pas été facile, mais nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour mériter cette performance. Nous espérons revenir au pays avec beaucoup de succès », a laissé entendre Ndèye Astou Kébé. Ces deux élèves vont représenter le Sénégal, à Lusaka (Zambie), à la Conférence sur l’éducation des filles dont le thème est : « Vers l’égalité des sexes dans le secteur de l’éducation/positionner les jeunes pour défendre le programme d’éducation en Afrique ». Cette conférence qui marque les 25 ans de Fawe va enregistrer plus de 400 participants devant les 36 antennes de Fawe.

Pape Coly NGOME

24 formateurs issus de 11 pays africains bénéficieront d’un renforcement des capacités en maintenance mécanique et réalisation de matériels didactiques pour la programmation des microcontrôleurs. Organisé par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, avec l’appui du Japon, cet atelier, se déroule au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt).

L’organisation des séminaires de formation des formateurs a vu la participation de 358 formateurs issus de 16 pays d’Afrique francophone de 1999 à nos jours. L’édition de 2017, qui s’est ouverte ce 24 juillet, regroupe 24 participants venant de 11pays : Bénin, Burkina Faso, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Mauritanie, Niger, Togo et Sénégal. Cela a été rendu possible grâce au programme de formation en pays tiers de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).Selon le directeur de la Formation professionnelle et technique, Michel Faye, « le Japon aide l’Afrique à relever les défis de la mondialisation qui recommandent aux pays africains de constituer de grands ensembles économiquement viables ». Cette formation se justifie aussi compte tenu du contexte sans cesse novateur des nouvelles technologies. « La formation continue des formateurs est devenue un impératif incontournable face aux mutations technologiques quasi quotidiennes », a précisé M. Faye.

Durant cinq semaines, ces stagiaires bénéficieront de compétences et d’aptitudes techniques qu’ils auront la tâche de partager une fois dans leurs pays respectifs. « Le stage comportera des exposés théoriques, des travaux pratiques en laboratoire et atelier avec des réalisations et des échanges d’expériences, des visites d’entreprises », a noté Babacar Seck, directeur du Cfpt. Des domaines d’actualité dans la mesure où, pour la plupart des participants, l’expérience s’arrête à la théorie, ont révélé certains d’entre eux. En plus, le domaine des microcontrôleurs (composant électronique autonome qui permettent de diminuer la taille, la consommation électrique et le coût des produits) n’est pas enseigné dans la majorité de ces Etats.

Au total, 18 sessions de formation semblables à celle-ci ont été organisées par le Cfpt depuis 1999 avec 16 pays participants. Ce qui a poussé le représentant-résident de la Jica, Yuji Moriya, à affirmer que « le Cfpt est non seulement un outil de développement, mais aussi un facteur d’intégration africaine par la formation ».

Sokhna Anta NDIAYE

Le préfet de Tivaouane, Makane Mbengue, a présidé la journée de l’excellence de ce département en présence du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Youssou Touré. Pour cette deuxième édition de la fête de l’excellence, 184 élèves ont été primés. L’occasion a ainsi été saisie pour offrir en exemple Abdou Ndéné Sall, secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire, parrain de cette édition. Cet ingénieur de conception est diplômé de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Son cursus scolaire, universitaire et même sa vie professionnelle qui ont été portés à la connaissance des élèves, lors de cette cérémonie, ont inspiré ces derniers.

A l’image de Mlle Seynabou Gningue, en classe de 4e au Cem de Tivaouane. Mickael Diop, l’inspecteur de l’éducation et de la formation, a salué le caractère solennel de la manifestation qui constitue une aubaine pour la communauté éducative qui doit se mobiliser davantage pour repositionner l’école et l’amener à mieux jouer son rôle de socialisation et de tribune de l’excellence.Quant au secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall, il a salué cette belle initiative des acteurs de l’éducation de Tivaouane qui, a-t-il souligné, entre en droite ligne « de la politique éducative du chef de l’Etat, Macky Sall, qui s’inscrit sur le chemin du culte de l’excellence ». Il a exhorté les heureux récipiendaires à se remettre en cause chaque jour pour progresser. Ces derniers ont tous reçu des cadeaux pour lesquels certains partenaires ont contribué à leur manière, à l’image de président du Comité interprofessionnel de la filière manioc, Assane Ndiaye, qui a offert au comité d’organisation un lot d’une quarantaine de livres pour l’enseignement moyen.

Mohamadou SAGNE

2017 a été une année noire pour la collégienne Aïssatou Soumah. Elle a perdu son papa. Elle n’a pu assister ni à l’enterrement ni aux autres cérémonies funéraires. Elle n’était pas une candidate comme les autres. En plus des pressions sociales, il fallait qu’elle transcende le traumatisme psychologique né de la disparition d’un père. Lundi 17 juillet 2017, jour de la proclamation des résultats du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), les membres de sa famille adoptive étaient partis l’accompagner. Mais sa famille adoptive ressentait plus la pression.

Heureusement que Aïssatou Soumah a réussi au premier tour, soulageant ainsi son entourage et les voisins. A la sortie du lycée Haoune Sané, elle était enserrée entre les deux autres filles de sa famille adoptive. Lorsqu’elle tombe dans les bras de Madame Bayo, elle fond en larmes, transmettant du coup la compassion. L’entourage était aussi soulagé. Plusieurs personnes étaient venues s’enquérir de ses résultats, augmentant la pression sur la famille. « Il ne faut pas pleurer. Cela devait être plus dur si vous n’étiez pas admise », tente de consoler Mme Bayo.
Tout compte fait, les résultats sont bons au centre d’examen Haoune Sané de Bignona. Aïssatou a opté pour la série littéraire.

Idrissa SANE

L’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et ses partenaires comme la Dcmp viennent de mettre sur le marché 80 attachés en passation de marchés publics. Ils ont reçu leur attestation vendredi dernier à Dakar.

La bonne gouvernance est devenue une exigence mondiale. Toutefois, le travail de passation de marchés publics est « complexe et parfois dangereux », a dit Dr Yakhya Kane, représentant les entreprises ayant accueilli les stagiaires. C’est pourquoi l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et ses partenaires ont lancé, l’an dernier, une formation pour les attachés en passation de marchés publics. La première cohorte a concerné 161 auditeurs, dont 80 ont réussi à décrocher leur certification, soit un taux de réussite de 53 %. C’est la preuve, selon la directrice de cabinet du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mme Faye Mame Sané Ndiaye, du sérieux de cette formation.
Mme Ndiaye qui était accompagnée du directeur de la Formation professionnelle, Michel Faye, a indiqué que ce programme participe à la prise en charge de la politique de l’emploi du Sénégal et il est en phase avec une étude faite, en 2003, par l’Uemoa et intitulée « Stratégie durable de perfectionnement », notamment dans la passation des marchés publics.
Félicitant l’Onfp pour son initiative, elle a souligné que 61 % de ces récipiendaires sont déjà insérés. Elle a promis que cette politique d’insertion se poursuivra puisque des structures ont exprimé le besoin de recruter. Non sans exhorter les sortants à faire bon usage de leurs compétences. Celles-ci sont reconnues par ceux qui avaient reçu les stagiaires.
Par la voix du Dr Yakhya Kane, ils ont témoigné de la pertinence d’une telle formation qui, d’après Mme Fatou Fall, formatrice, est « venue à son heure », car les structures contractantes en ont besoin. C’est dire que « ce maillon intermédiaire est utile », a renchéri Dr Kane.
Même son de cloche chez Ibrahima Guèye de la Dcmp qui a insisté sur la nécessité d’avoir des « personnes outillées, compétentes en passation de marchés publics », surtout à un niveau intermédiaire.
Quant au directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakité, il a rappelé que cette formation s’inscrit dans la mission de sa structure qui fait de la qualification professionnelle le « levier le plus important pour l’amélioration de la productivité du travail, la réduction de la précarité de l’emploi… ». Il a informé que, pour cette année, 642 candidats à la formation ont été retenus sur 1009. « Cela témoigne de l’engouement que suscite cette formation », a-t-il indiqué.
Daouda MANE

L’ambassadeur de la République de Corée au Sénégal, Mme Hyo-Eun Kim, a présidé, le 21 juillet dernier, la cérémonie de remise des titres de bourses aux candidats admis au programme Master 2017 de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica). C’était en présence de Papa Birama Thiam, directeur de la Coopération technique, et de Mme Eunju Cha, représentante-résidente de la Koica au Sénégal.

Les récipiendaires, au nombre de 6, dont 5 enseignants et un fonctionnaire du ministère du Commerce, ont été sélectionnés pour aller suivre une formation en Master dans diverses spécialités dans des universités en Corée du Sud. Au Sénégal, 41 fonctionnaires ont déjà bénéficié de ce programme.

Son Excellence Mme Hyo-Eun Kim a rappelé l’objectif du programme Master de la Koica d’une durée de deux ans qui, selon elle, vise à renforcer les capacités des agents de l’Etat dans les domaines prioritaires pour le développement. Elle a indiqué qu’il s’agit, pour la Corée, de partager avec le Sénégal, par le biais de ces formations, son expérience de développement qui repose sur des ressources humaines de qualité. L’ambassadeur s’est aussi félicité de la collaboration dynamique qu’entretiennent la Koica et la Direction de la coopération technique.

Le directeur de la Coopération technique a souligné l’importance pour le Sénégal de pouvoir compter sur les compétences acquises après ces formations, surtout en perspective de l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 sur le développement durable. Une raison pour Papa Birama Thiam d’inviter les récipiendaires à faire preuve d’ardeur au travail pour réussir leur admission dans de prestigieuses universités coréennes.

Au nom des boursiers, Henry Carvalho a pris la résolution de maintenir le flambeau de l’espoir placé en eux et de revenir avec cet esprit de partage de la Corée pour le mettre au service du pays. Il a exprimé la reconnaissance et la fierté des boursiers de l’opportunité qui leur est offerte d’acquérir de nouvelles compétences.

Babacar DRAME

Au Sénégal, une étude menée dans plusieurs sites de prise en charge pédiatrique a démontré que 1.300 enfants sous traitement antirétroviral souffrent également de malnutrition. L’information a été rendue publique, le 13 juillet, lors de l’atelier de restitution de cette enquête.

Une étude menée au Sénégal a révélé que des enfants infectés au Vih sont également victimes de malnutrition. Selon le Dr Safiétou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), des recherches ont montré que 1.300 enfants sous traitement antirétroviral trainent en même temps une sous-alimentation aiguë. Pour lutter contre cette affection, il a été entrepris une recherche opérationnelle dénommée Snac’s (Evaluation de l’efficacité et de l’acceptabilité de la récupération nutritionnelle en ambulatoire chez les enfants et adolescents infectés par le Vih au Sénégal). Elle a été mise en œuvre par le Centre régional de recherche et de formation à la prise en charge clinique de Fann (Crcf), en collaboration avec la Division de lutte contre le Sida (Dlsi), le Cnls et l’Ird, dans 12 sites de prise en charge pédiatrique répartis dans 7 régions d’avril 2015 à mars 2017.

Son objectif consiste à évaluer la récupération nutritionnelle en ambulatoire chez les enfants et adolescents infectés par le Vih au Sénégal. Ainsi, en plus des médicaments, il a été administré aux enfants vivant avec le Vih un supplément nutritionnel pour améliorer la qualité de leur vie. Selon les spécialistes en charge du programme, il faut 100 jours de traitement pour récupérer l’enfant. Mais, pour le Dr Fatou Niass, cela ne suffit pas. Car pour plus d’efficacité, a-t-elle dit, il faut aussi qu’il y ait un suivi régulier et un accompagnement psychosocial et biologique.

P. C. NGOME

« Je voudrais saluer le rôle éminemment important joué par Monsieur Bassirou Gaye, directeur général de Mpgs Arpas Logistiques, dans la réalisation de ce projet. Par son patriotisme et son engagement, cette unité médicale mobile, qui est le prétexte de cette cérémonie de ce matin, a pu être financée et réalisée par le Japon. Il a été ainsi au début et à la fin du processus. Les Armées lui seront éternellement reconnaissant et qu’il trouve ici l’expression de notre gratitude », a témoigné, hier, le ministre des Forces armées.

C’est par l’entregent de Bassirou Gaye qui avait de solides relations avec l’ancien ambassadeur du Japon que tout a été rendu possible.  « L’opération a démarré en 2014 lorsque j’ai reçu une mission du chef d’état-major des armées qui m’a proposé de se faire accompagner de deux officiers supérieurs au salon Eurosatory au Bourge,t tout près de Paris, le plus grand salon international de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres, une plateforme d’échanges internationale dédiées à tous les experts, qui accueille plus de 1.500 exposants, dont le ministère de la Défense de la France », a rappelé M. Gaye.
Ainsi, après étude et analyse des possibilités que peut offrir le Japon à l’armée sénégalaise, « j’ai tout de suite identifié un hôpital de campagne de niveau 2 pour ses côtés social, sanitaire, humanitaire, pouvant couvrir le territoire national et au-delà sur les postes frontaliers selon le maillage territorial et au service de tous des Sénégalais ».

Bassirou Gaye « Bibi », du nom d’une chanson que lui a consacrée Youssou Ndour, s’est distingué par sa créativité, sa persévérance, sa ténacité, sans compter son temps et ses moyens financiers, comme artisan clé pour la mise à disposition de l’armée sénégalaise d’un hôpital de campagne mobile », selon un de ses amis présents à la cérémonie.
Le fondateur de la société Mpgs, grâce à son réseau étoffé, lors d’évènements marquants dans l’histoire récente du pays comme la première participation du Sénégal à une phase finale de Coupe du monde de football en 2002 au Japon et en Corée du Sud, où il fut membre de la Fédération sénégalaise de football, s’en est servi pour les intérêts de notre cher pays.

I. K. NDIAYE

Dans le cadre d’un projet de prévention et de traitement des infections, la Fondation « Boko Africa» a outillé une soixantaine d’élèves de la commune de Ndiarème Limamou Laye de Guédiawaye.

Six mois après le début de la formation sur la prévention et le traitement des infections, dédiée à une soixantaine d’élèves de la commune de Ndiarème Limamou Laye de Guédiawaye, les responsables de la Fondation « Boko Africa » ont rencontré les élèves pour voir s’ils ont été réceptifs aux connaissances qui leur ont été inculquées. Lors de la cérémonie de restitution, les élèves ont répondu avec exactitude aux différentes questions qui leur ont été posées. Ces dernières ont porté en particulier sur la signification de certains virus, leur manifestation, les moyens de les prévenir, etc.

Une attention particulière a été accordée à la maladie de la dengue sur laquelle les élèves ont fait beaucoup de recherches. Au grand bonheur du jury mis en place pour évaluer le travail de ces derniers. Parmi les membres du jury, Corine Diallo, fondatrice de « Boko Africa ». Elle a trouvé superbe la prestation des apprenant, saluant les efforts qu’ils ont fournis dans le cadre des recherches qui les ont conduits dans les structures de santé où ils ont rencontré des professionnels de santé. Au nom du maire, Mme Bâ, a affirmé qu’un club santé a été mis en place. Elle a souligné que les élèves concernés par la formation ont eu des connaissances sur huit virus, tels que ceux à l’origine de la grippe, de la fièvre jaune, de la rougeole, de la dengue... Selon elle, de la même manière, une sensibilisation a été faite autour de l’hygiène à l’école. En outre, Mme Bâ a pensé que la formation peut aider à réveiller l’instinct scientifique qui somnole chez certains élèves. « Il y a un déséquilibre entre les filières littéraires et les filières scientifiques. Et ce genre de formation peut constituer un début de solution », a-t-elle ajouté.

Corine Diallo a aussi estimé qu’il est important de mettre l’accent sur la conscientisation des jeunes en mettant à leur disposition les connaissances inhérentes à la compréhension des objectifs du projet. Par ailleurs, elle a fait comprendre que « Boko Africa » vise à réduire la mortalité infantile et maternelle par l’éducation des mères et la mise en œuvre d’activités sur des thèmes comme la malnutrition, les infections respiratoires aiguës, l’hygiène, la planification familiale et la vaccination.

Abdou DIOP

Dans le souci d’une gestion durable des terres afin de restaurer et améliorer les stocks de carbone grâce à l’adoption d’initiatives d’habitat vert en milieu rural, le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) a financé le Projet de promotion de pratiques. Il va concerner les régions où il y a beaucoup de sols argileux.

Un atelier de lancement du Projet de promotion de pratiques de gestion durable des terres pour restaurer et améliorer les stocks de carbone grâce à l’adoption d’initiatives d’habitat vert en milieu rural au Sénégal s’est tenu hier à Dakar. D’après la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd). Ramatoulaye Dieng Ndiaye, le projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) à hauteur de 1.319.635 dollars, soit 751.255.009 de FCfa. 

A l’en croire, ledit programme a un objectif de contribuer à la mise à l’échelle de bonnes pratiques de lutte contre la dégradation des terres et la diffusion d’un modèle d’habitat vert et résilient aux changements climatiques dans les régions de Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda, Kaffrine et, par extension, Thiès, Matam et Louga.

Selon elle, le rythme actuel de dégradation de nos ressources naturelle, suite aux transformations socioéconomiques et écologiques de ces quatre dernières décennies, montre encore la nécessité d’adopter un modèle de développement qui crée la croissance économique et le bien-être social dans un environnement écologique viable. « Les élus locaux des zones d’intervention du projet bénéficieront d’un renforcement de leurs capacités en matière de prise en compte de la dimension amélioration des stocks de carbone dans la mise en œuvre des plans de développement local. L’exécution des trois composantes opérationnelles du projet fera intervenir diverses compétences, notamment la collaboration technique entre les départements de l’Environnement et de l’Habitat et un partenariat public-privé avec l’intervention de l’Association la voute nubienne (qui demande de l’argile) et l’Ong partenariat », a souligné Mme Ndiaye.

De son côté, Amadou Bouhari de Onu Environnement se félicite de ce partenariat et du rôle de leadership du Sénégal. Quant à Niokhobaye Diouf, chef de division de la Représentation de la construction au ministère de l’Urbanisme, il a soutenu qu’il nous faut « des habitats résilients face au changement climatique ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, par ailleurs maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé, hier, à la pose de la première pierre du lycée de sa commune. L’infrastructure sera érigée au quartier Tonghore. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, des autorités coutumières léboues et du représentant du khalife général des Layènes.

La commune d’arrondissement de Yoff disposera bientôt d’un lycée. Une forte demande sociale de ses populations qui sera bientôt résolue, si l’on en croit le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, venu prêter main forte au maire de Yoff. M. Bâ a témoigné de l’insistance de ce dernier auprès du gouvernement pour l’érection d’un lycée dans sa localité. « Les habitants de Yoff ont toujours voulu un lycée ; Abdoulaye Diouf Sarr a œuvré pour sa construction. Le président de la République a considéré l’absence de lycée pour Yoff comme une injustice. Aujourd’hui, une seule chose le préoccupe : c’est la date de livraison de l’infrastructure », a confié la tête de liste de « Benno Bokk Yakaar » du département de Dakar. Un intérêt qui trouve son sens dans le fait que Yoff est « la plus étendue des 19 communes d’arrondissement de Dakar ».

L’obtention du terrain n’a pas été « chose aisée », selon Abdoulaye Diouf Sarr qui a remercié le président de la République pour ce geste. « Je fais partie des personnes qui ne croient pas à la frontière entre l’aspect technique et l’aspect politique. Car c’est l’action politique qui détermine les réalisations techniques », a-t-il souligné. Sur la même lancée que le maire de Yoff, son premier adjoint, Abdou Nar Diop, a salué les efforts consentis par l’équipe municipale. A l’en croire, « la construction de ce lycée permettra aux jeunes yoffois de mieux se concentrer sur leur études et mettra fin aux nombreuses années où [leurs] enfants allaient étudier dans les collectivités environnantes ou au centre ville ». Outre cet établissement scolaire, un stade est en cours de construction dans la même localité. Des infrastructures que le maire promet de réceptionner le plus tôt possible.

Sokhna Anta NDIAYE

L’édition 2017 du Concours général a été âprement disputée par les différentes écoles. 2725 élèves, dont 1473 des classes de Première et 1252 des classes de Terminale, ont composé cette année. Dans le classement établi par le ministère de l’Education nationale, le lycée Limamou Laye de Guédiawaye est classé premier dans le cumul « Enseignement général et technique » avec 21 distinctions. Il est suivi par le Prytanée militaire de Saint-Louis qui a obtenu 17 distinctions, suivi de la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée avec 11 prix. Seulement, dans la catégorie « Enseignement général », c’est le classement inverse qu’on note avec le Prytanée militaire qui se classe premier, suivi du lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye. Dans la catégorie « Enseignement technique », l’Immaculée conception de Dakar est classée première, suivie du lycée Seydina Limamou Laye (2ème) et du lycée technique industriel Maurice Delafosse de Dakar (3ème). Cette année, aucun prix n’a été décerné en philosophie et il n’y a eu ni de 1er et de 2ème prix en mathématiques dans les classes de Terminale.

M. NDONG

A 17 ans, Sammy Davis Yann Ombandza est le meilleur élève de l’édition 2017 du Concours général sénégalais. Cet enfant de troupe a reçu les 1er prix de Géographie et d’Espagnol ainsi que le 1er accessit d’Histoire. Comme un sacerdoce, Sammy a fait sienne la devise de son école : « Savoir pour mieux servir ». En véritable rat de bibliothèque, il fréquente assidûment les rayons de la bibliothèque de son établissement. Mais, ses passe-temps favoris sont les films et les mangas (bande dessinée japonaise). A son arrivée, Sammy a pu surmonter les difficultés d’adaptation en apprenant le wolof. Il a réussi le concours d’entrée au Prytanée militaire de son Gabon natal. C’est grâce à ses bons résultats qu’il a été sélectionné pour aller à Saint-Louis. « Il ne se fâche presque jamais, mais quand il est en colère, il mélange le wolof et le français. Et on en rit », a confié, avec un brin de plaisanterie, son camarade enfant de troupe chez qui il séjourne pendant les vacances et les congés. Sammy est « un modèle de discipline », a témoigné le lieutenant-colonel du Pms Charles N’Tchororé comme le confirme sa note de 18 en discipline. Ses encadreurs ont aussi salué sa « serviabilité ». Chez sa famille d’accueil, on le décrit comme « une force tranquille toujours prête à aider ».

I. NDIAYE

Pour une pacification de l’espace scolaire, le président de la République a tendu la main aux partenaires sociaux en les invitant à la poursuite d’un dialogue « ouvert, franc et productif ». Ceci, dans le respect des engagements. Macky Sall a profité de l’occasion pour rappeler les efforts déjà faits par son gouvernement en faveur de l’école. Notamment dans la qualité avec un programme où il a injecté 108 milliards de FCfa. « Ce programme est financé à près de 80 % par l’Etat du Sénégal et vise à promouvoir l’équité et l’égalité assurant à chacun, quelques soient ses origines sociales, la chance de réaliser ses rêves et ses ambitions », a dit le chef de l’Etat. Il a rappelé qu’entre 2012 et 2017 l’Etat a investi plus de 154 milliards de FCfa dans la construction d’infrastructures sociales et pédagogiques et l’acquisition de matériel didactique. Il s’y ajoute, selon lui, que plus de 24 % du budget national est consacré à l’éducation, dépassant la norme de 20 % prévu dans l’agenda 2020. « C’est un choix volontariste », a soutenu le président Sall.

M. NDONG

Babacar Sidibé a articulé le discours d’usage de la cérémonie de distribution des prix du Concours général sur la nécessité d’une bonne éducation pour la bonne réussite du Plan Sénégal émergent. « Le développement est intiment lié à l’éducation », a déclaré le professeur de lettres au Prytanée militaire de Saint-Louis. Celle-ci, a-t-il ajouté, couplée à la formation, constitue l’un des leviers les plus sûrs pour l’amélioration des conditions économiques, sociales et culturelles d’une nation. Ason avis, ce sont elles qui fournissent des ressources humaines de qualité contribuant à la stabilité du pays. M. Sidibé a, en outre, passé en revue les insuffisances notées dans le système scolaire. Ce sont, entre autres, l’insuffisance du temps réel d’apprentissage, le déficit d’enseignants dans les disciplines scientifiques et la faiblesse du système d’évaluation des apprentissages. « La qualité dans l’éducation est aussi difficile à définir qu’à mesurer », a-t-il assuré. « Elle englobe un certain nombre de facteurs en lien avec la psychologie de l’apprenant mais aussi son environnement immédiat. C’est pourquoi les différents acteurs doivent agir de concert pour sa réalisation », a indiqué Babacar Sidibé. Selon lui, la conscience citoyenne est essentielle pour la réussite du Pse. « Elle est aussi nécessaire pour bâtir un système éducatif de qualité », a-t-il rappelé avec force.

I. NDIAYE

La marraine a d’emblée salué le travail et les efforts qui ont permis à ces lauréats d’arriver à ce « moment crucial » de reconnaissance. « Toute la nation a un regard d’affection, d’amitié, de générosité et de fierté à votre égard », a-t-elle dit aux 137 lauréats. Dans son allocution, l’auteur de « La grève des bàttu » a constaté que « ce qui nous manque » dans la société, c’est « l’idéal de fierté ». Ainsi, elle a exhorté les récipiendaires « à préserver et enrichir les valeurs essentielles en pensant à ceux qui l’ont transmis ». Ce sont là les repères à prendre pour ne pas dévier d’une ligne de conduite exemplaire, « car il n’y a pas de néant pour l’être humain », a ajouté la romancière. Il s’agit d’un héritage à respecter avec tous les efforts nécessaires, malgré les pérégrinations et les menaces de dislocation. C’est ce qu’elle a traduit par « faire en sorte de ne rien perdre de notre dignité ». « C’est notre conscience qui doit être en tout temps, en tout lieu, en toute minute notre terreur », a-t-elle confié.

Affectueusement appelée « la Grande dame de Lettres », Aminata Sow Fall a fini par souhaiter à la « chère jeunesse » de ne jamais « descendre de sa piédestal de dignité et d’honneur ». Par ailleurs, elle a félicité le président de la République pour son « geste de générosité » à travers le choix porté sur elle comme marraine de l’édition 2017 du Concours général.

I. NDIAYE

S’il y a un regret exprimé par le président de la République lors de cette cérémonie du Concours général, c’est la non attribution de prix en philosophie et en citoyenneté et droits de l’Homme.

Suffisant pour qu’il invite le ministre de l’Education nationale à ce que l’initiation à la philosophie soit effectuée précocement en faveur des élèves. « Je regrette qu’il n’y ait pas eu de distinction en philosophie ainsi qu’en citoyenneté et droits de l’Homme. Or, la philosophie, quête de la sagesse, est essentielle à l’esprit critique où jaillit la raison et éclaire la pensée et l’action. Ce faisant, la philosophie ne doit guère être enseignée ou perçue comme une matière ésotérique, inaccessible aux initiés. Dès lors, il me parait souhaitable que l’initiation à la philosophie soit pratiquée dès le début du second cycle, pour que les élèves en apprivoisent le sens de la quintessence », a demandé le chef de l’Etat. 

Concernant la citoyenneté et les droits de l’Homme, Macky Sall a soutenu que c’est une discipline qui participe à l’ancrage des valeurs individuelles et collectives qui forment et consolident le contrat social. « Dans une société comme la nôtre, qui se veut libre et démocratique, elle doit contribuer à rendre le citoyen plus averti de ses droits et devoirs », a-t-il ajouté.


M. NDONG

Au moment où beaucoup doutent encore de notre système éducatif, avec les fuites notées dans le déroulement du baccalauréat, le chef de l’Etat, Macky Sall, souhaite voir une école sénégalaise d’excellence et des valeurs. C’est pourquoi il a réaffirmé toute sa fermeté, lors de la cérémonie du Concours général, pour tirer au clair cette affaire.

Actualité oblige, le chef de l’Etat, Macky Sall, a profité de la cérémonie du Concours général de cette année pour exprimer son indignation sur les fuites constatées dans le déroulement du baccalauréat. Il a dit toute son amertume sur les personnes qui sont impliquées dans ce qu’il a qualifié de « funeste entreprise ». « L’école, c’est plus que les bâtiments et les équipements. L’essentiel est dans les valeurs qui encadrent et soutiennent l’école. Quand ces valeurs vacillent, c’est tout un monde qui s’effondre. Je veux évoquer les fuites qui ont affecté le déroulement de l’examen du bac au point d’en faire reprendre certaines épreuves », a soutenu le chef de l’Etat, hier, au Centre de conférences internationale Abdou Diouf (Cciad) qui a abrité, cette année, la cérémonie du Concours général. Macky Sall n’a pas pris des gants pour s’en prendre à ceux-là qui ont « facilité, organisé et bénéficié de ces fuites ». Pour lui, « ceux-là font honte à l’école, à la nation et à la société ». Pour le président de la République, les enseignants qui ont pris part à ce vaste complot n’ont pas leur place dans le système éducatif sénégalais. Car, a-t-il estimé, « un enseignant est d’abord par définition un éducateur en qui nous avons foi en lui confiant nos enfants le temps de l’école ».

Pas de place pour les fraudeurs
Dans un ton ferme, le chef de l’Etat a rappelé que l’école n’est guère « le lieu où doit s’exercer la misère des valeurs et la déliquescence de l’éthique ». Encore moins « un lieu où la tentation servile de la triche ou l’appât de gain facile réduirait à néant le goût de l’effort et de la vertu du savoir-être ». Se prononçant sur la suite à donner à cette affaire, Macky Sall s’est voulu clair : « L’enquête en cours sur les fuites sera menée à terme ; les responsabilités seront situées. Toutes les suites judiciaires et autres sanctions idoines suivront, sans aucune exception ».

Parallèlement, il a demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour « une meilleure sécurisation » des épreuves des examens et concours. Revenant sur le thème de l’édition de cette année du Concours général, à savoir « L’éducation, facteur de succès du Plans Sénégal émergent (Pse) », Macky Sall a estimé qu’à l’ère de l’économie du savoir et du savoir, le progrès des peuples est, en effet, tributaire de la qualité de l’éducation et de la formation. « Aujourd’hui plus que jamais, les résultats de nos différents examens le prouvent à suffisance. Notre système éducatif est interpellé à la fois sur ses contenus et sur son environnement éthique et moral », a martelé le chef de l’Etat. Non sans se réjouir des nombreuses distinctions décernées au Concours général.

« L’édition du Concours général de cette année confirme l’amélioration des performances notées ces dernières années. Avec 137 distinctions décernées en 2017 contre 126 en 2016, 124 en 2015, 112 en 2014 et seulement 95 en 2013, cette évolution positive témoigne de la nouvelle dynamique que le gouvernement a insufflé à l’enseignement des disciplines scientifiques », a-t-il ajouté. Un autre motif de satisfaction demeure pour le chef de l’Etat : l’attribution de tous les prix et accessits des classes de Première, et surtout des prix en sciences.

Par Maguette NDONG, Ibrahima NDIAYE (textes) et Pape SEYDI (photos)

Le mercure est une substance dangereuse aussi bien pour la santé humaine que pour l’environnement. C’est un métal lourd qui se présente sous forme liquide. Sa présence dans la nature constitue une  réelle menace pour la santé des êtres vivants. C’est pourquoi le Sénégal, à l’instar des parties signataires de la Convention de Minamata (Japon), élabore des stratégies de lutte contre les émissions de mercure. Déjà, 53 T de ce produit sont émises chaque année dans le pays.

Cet atelier de sensibilisation sur les dangers du mercure et les dispositions de la Convention de Minamata est une initiative de la direction de l’Environnement et des Etablissements classés du ministère de  l’Environnement et du Développement durable. L’atelier, organisé dans le cadre du Projet Minamata initial assenant (Mia), a réuni plus d’une cinquantaine de participants dont des géologues, des personnels de la santé, des enseignants-chercheurs, des juristes, des environnementalistes mais aussi des décideurs, des membres de la société civile, des politiques et des étudiants. Il s’agit de sensibiliser et d’alerter sur les dangers provoqués par le mercure sur la santé humaine et sur l’environnement et indiquer des  alternatives à l’utilisation du mercure.

A l’occasion, Aïta Sarr Seck, de la Direction de l’Environnement et des Etablissements classés, s’est appesantie sur le « caractère nocif » et les différentes sources d’émission du mercure. Selon elle, le mercure est un « produit très dangereux pour la santé et pour l’environnement ». C’est un Polluant organique persistant (Pop), c’est-à-dire « très difficile à dégrader ». Le mercure est aussi « très volatile ». Il se répand très vite dans plusieurs régions. De l’avis de l’experte, les principales sources d’émission du mercure au Sénégal sont les sites d’orpaillage, les cimenteries, l’extraction minière artisanale, la gestion des déchets. « Toute la  population qui s’active autour de ces endroits est exposée », a-t-elle soutenu.

Le mercure pet affecter le système immunitaire ; ce qui peut avoir des « conséquences désastreuses ». Des études ont montré que les malformations congénitales chez de nombreux enfants sont, pour la plupart, liées au mercure transmis par leurs parents. Maiss au-delà de la santé de l’homme, l’utilisation du mercure est aussi une menace sérieuse pour l’environnement.
Abordant le sous-thème lié à la toxicité du mercure, Dr Aminata Touré, du Centre antipoison au ministère de la Santé et de l’Action sociale, a soutenu que des produits à base de mercure n’existent plus dans les pharmacies. Toutefois, certains savons et produits de beauté en contiennent. Dr Touré a aussi plaidé pour que certains établissements industriels puissent disposer de filtre à mercure pour se conformer à la loi.
Face aux nombreux risques associés à l’utilisation du mercure dans le monde, une convention dite de Minamata sur le mercure a été signée par plusieurs pays et gouvernements. Son objectif est de protéger la santé humaine et l’environnement contre l’émission et les rejets de mercure et de produits composés de mercure. En mars 2016, le Sénégal a signé et ratifié cette convention dont la mise en œuvre sera effective en  août prochain. Mais, d’ores et déjà, le Sénégal déroule des activités qui devront lui permettre de faciliter sa mise en œuvre.

Horizon 2020
En 2020, tous les Etats signataires de cette convention devront se débarrasser des produits cosmétiques contenant du mercure. A en croire Aïta Sarr Seck, au Sénégal, ces produits arrivent dans notre territoire via les frontières. Pire, a-t-elle ajouté, « on ne parvient pas à maîtriser le circuit de distribution de ces produits ».
Et pour être au rendez-vous de 2020, le Sénégal devra prendre des mesures idoines pour pouvoir faciliter la mise en œuvre de la Convention de Minamata. Il va falloir alors élaborer un plan d’action visant à éliminer le mercure dans le secteur de l’orpaillage. Un plan qui, selon Mme Seck, sera budgétisé avec l’établissement des rôles et responsabilités de chacun des acteurs pour faciliter l’atteinte des objectifs.

Pape Coly NGOME

La situation sanitaire du Sénégal a connu une nette amélioration entre 1960 et 2014, a révélé, hier, le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Seck.

« L’espérance de vie à la naissance est passée de 51 ans à 64,8 ans, soit une augmentation de 27 % en 54 ans », a-t-il souligné en clôturant les travaux du Forum scientifique de la 8ème édition du Salon international de la santé et du matériel médical de Dakar (Sisdak). Lequel se tient du 19 au 22 juillet au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) avec l’Inde comme pays invité d’honneur. Le Forum scientifique s’est tenu sur le thème : « Financement de la santé pour tendre vers le bien-être pour tous et à tout âge ». Selon le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, les taux de mortalité infantile ont aussi notablement baissé, de même que le taux de mortalité maternelle.

Poursuivant son argumentaire, M. Seck a relevé que le taux de pauvreté, estimé à 46,7 % en 2011, reste élevé, alors que l’incidence de pauvreté n’a baissé que de 1,8 % entre 2006 et 2011, avec une augmentation du nombre absolu de pauvres qui atteint 6,3 millions en 2011. Il a souligné qu’en dépit des performances enregistrées pour l’amélioration de l’état de santé de la population au cours de ces dernières années, il reste encore des efforts à faire. « Des initiatives sont en cours pour la densification de la santé sanitaire, et le taux de disponibilité des médicaments au cours de ces 10 dernières années s’est nettement amélioré à travers les réformes entreprises par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) », a indiqué le directeur de cabinet.

Toujours selon le Pr Seck, entre 2002 et 2017, le budget du ministère de la Santé est passé de plus de 110 milliards à plus 163 milliards de FCfa. « Malgré ces efforts, a-t-il noté, ce budget consenti à la santé reste encore faible et largement en dessous de l’objectif de 15 % fixé par la Déclaration d’Abuja ».
(APS)

En remettant un financement de 500.000 FCfa aux femmes, le Centre Cedeao pour le développement du genre, en partenariat avec le ministère de la Femme, veut arrêter la stigmatisation dont celles vivant avec la fistule obstétricale sont victimes.

Pendant 10 jours, un atelier de formation sur les femmes pour la prise en charge de la fistule obstétricale s’est tenu au Centre Guindi. « Cette maladie constitue un frein pour les femmes victimes ; soyons solidaires pour l’éradication de ce fléau dans notre pays, car le nombre de cas par an dépasse 400. Nous lançons un cri de cœur pour l’implication de toute la population à l’éradication de la fistule obstétricale », a plaidé la directrice de cabinet du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Oumoul Khaïry Niang Mbodj, samedi dernier, lors de la cérémonie de clôture.

Selon les organisatrices, la fistule obstétricale a « un impact psychologique et social important sur les femmes ». L’objectif de la formation est de faciliter la migration des actrices du secteur informel vers des micros et/ou petites entreprises structurées et durables en vue de les positionner comme les nouvelles actrices incontournables des mutations du développement durable. Les femmes vivant avec cette pathologie sont exclues socialement et isolées de leurs communautés. Les fistules surviennent quand les filles se marient trop jeune et contractent, par la suite, des grossesses précoces. Pour Mme Mbodj, la fistule est « une maladie invalidante et honteuse » pour les communautés. Alors que la pathologie résulte d’un déficit de prise en charge. Les 20 participantes ont élaboré des plans d’affaires dans cinq domaines de vente des denrées alimentaires et d’embouche ovine et bovine, trois dans le domaine de la porcherie, un en commercialisation de produits alimentaires, trois dans la vente de tissus et objets d’art, en teinture, etc. Les bénéficiaires, par la voix de Ndama Faye, ont magnifié les avantages d’une telle formation.

Serigne Mansour Sy CISSE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.