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Actualités (2674)

Une journée d’évaluation des activités annuelles de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar s’est tenue le 17 janvier 2018. Selon l’adjudant-major Alla Ngom, des amendes forfaitaires, estimées à 63.480.000 FCfa, ont été collectées par les agents du Service d’hygiène.

Pour l’année 2017, la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar a recensé 13.120 infractions contre 9.346 en 2016. Au total, les amendes collectées sont chiffrées à 63.480.000 FCfa.

Elles ont été délivrées suite aux transgressions notées lors des visites domiciliaires effectuées par les agents du Service d’hygiène, lesquels ont constaté des dépôts d’ordures non conformes sur la voie publique, de gravats et de ferrailles. Le défaut d’incinération de produits contagieux, entre autres effractions, a aussi été constaté dans les établissements sanitaires.

Le montant des amendes est réparti comme suit : 50% vont à l’Etat du Sénégal, les 25% seront versés aux collectivités locales et l’autre partie (25%) revient aux agents verbalisateurs.

Selon le chef de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar, rien que pour les produits avariés, 7,2 tonnes ont été saisies dans les marchés du département de Dakar. L’adjudant-major Alla Ngom a ainsi jugé ces résultats enregistrés en 2017 d’extrêmement importants.

La sous-brigade a eu à sensibiliser 241.610 personnes sur les dangers liés à l’insalubrité. L’objectif étant de prévenir les maladies diarrhéiques comme le paludisme et Ebola.

Sans entrer dans les détails, Alla Ngom affirme avoir informé les autorités administratives d’une intoxication alimentaire dans un hôtel de la place mais aussi des défaillances constatées dans le système de traitement des déchets biomédicaux contagieux au niveau d’un poste de santé. Il a aussi révélé la vente de volaille impropre à la consommation au marché Gueule Tapée. En résumé, les soldats de l’hygiène ont effectué 17.316 visites dans les maisons, soit 85,89 % de l’objectif annuel fixé.

Concernant le contrôle des marchés et gares, 45 boutiques ont reçu les agents du Service d’hygiène où 57 pots de petits pois, 7 pots d’oignons blancs, 6 pots de mayonnaise… ont été retirés de la vente. Alioune Badara Sambe, préfet du département de Dakar, a salué cette approche d’évaluation critique sans complaisance pour envisager l’avenir. Il a déclaré que la santé publique assise sur le volet prévention est une surpriorité.

Serigne Mansour Sy CISSE

SERVICE D’HYGIENE DE DAKAR : DÉFICIT DE PERSONNEL
L’insuffisance du personnel est criante au Service d’hygiène de Dakar. Alors qu’elle a un besoin de 573 agents, la capitale se retrouve avec un gap de 539 éléments. Dans le rapport de présentation, il est mentionné que Dakar ne comptait que 34 agents, mais 5 sont affectés, 7 vont à la retraite et 2 déclarés admis au concours des sous-officiers de l’hygiène. A la date du 1er janvier 2018, 31 agents vont couvrir toute la capitale pour une population de 1.000.146 habitants, soit un ratio d’un agent pour 33.707 habitants ; sans compter le manque de moyens. « L’écart est extrêmement énorme », a regretté l’adjudant-major Alla Ngom. Selon lui, en 1952, le Service d’hygiène colonial disposait de 187 agents pour une population de 324.000 habitants, soit un agent pour 1.732 habitants.

S. M. Sy CISSE

L’insuffisance du personnel est criante au Service d’hygiène de Dakar. Alors qu’elle a un besoin de 573 agents, la capitale se retrouve avec un gap de 539 éléments. Dans le rapport de présentation, il est mentionné que Dakar ne comptait que 34 agents, mais 5 sont affectés, 7 vont à la retraite et 2 déclarés admis au concours des sous-officiers de l’hygiène. A la date du 1er janvier 2018, 31 agents vont couvrir toute la capitale pour une population de 1.000.146 habitants, soit un ratio d’un agent pour 33.707 habitants ; sans compter le manque de moyens. « L’écart est extrêmement énorme », a regretté l’adjudant-major Alla Ngom.

Selon lui, en 1952, le Service d’hygiène colonial disposait de 187 agents pour une population de 324.000 habitants, soit un agent pour 1.732 habitants.

S. M. Sy CISSE

Communément appelé « hôpital Ousmane Ngom », le centre de santé de Saint-Louis dispose désormais d’un bloc d’urgences très moderne. Une raison pour les populations du faubourg de Sor, plus précisément celles de Léona, Eaux Claires, Diaminar, Pikine, Diamaguène, Ndiolofène, Darou Balacoss, etc., de pousser un ouf de soulagement lorsqu’elles ont appris la nouvelle.

Mame Arame Babou, 34 ans, et Fatou Seynabou Diène, 42 ans, ménagères domiciliées à Léona Eaux Claires, se sont réjouies de cette bonne nouvelle, précisant que les nombreux patients qui fréquentent cette structure sanitaire ont désormais la possibilité d’être pris en charge rapidement au niveau du service d’urgences. Visiblement contentes, ces braves dames qui se font traiter régulièrement au niveau de cette structure sanitaire ont rendu un vibrant hommage au président du Comité de santé, Al Hassane Loum, au médecin-chef du district sanitaire de Saint-Louis, Amdy Thiam, qui collaborent étroitement pour moderniser le centre de santé.

Selon nos interlocutrices, ces derniers sont en train de faire les derniers réglages pour l’inauguration, au mois février prochain, de ce service d’urgences construit sur fonds propres.Dr Amdy Thiam, Hassane Loum et leurs proches collaborateurs s’évertuent ainsi à développer cette structure sanitaire, conformément aux directives et instructions du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les syndicalistes ont salué ce qu’ils appellent les « mesures de bonne gouvernance » du secteur comme l’apurement des années de validation, les prêts Dmc, l’habitat, etc. Cependant, ils sont d’avis que l’indemnité de logement est en-deçà de leurs attentes.

A l’issue de la rencontre avec le Premier ministre, c’est Sawrou Sène, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), qui a parlé au nom des syndicalistes. Il salué « les mesures de bonne gouvernance ». Les syndicalistes apprécient et prennent acte sur les prêts Dmc de même que sur le fait que le Premier ministre leur a promis que 2018 sera l’année d’apurement de tout le stock des projets et des actes qui dormaient à la Fonction publique ».

Poursuivant, le syndicaliste a soutenu que le chef du gouvernement est revenu sur la question du corps des administrateurs solaires et qu’une réunion sera tenue à la Fonction publique à l’issue de laquelle le concours pour les passerelles professionnelles dans le moyen secondaire pourrait être convoqué. « Il y a aussi la question de la Banque islamique à l’Institut islamique. D’ailleurs, le ministère de l’Education nationale doit prendre les mesures idoines pour que les professeurs qui avaient été relevés de cet établissement soient restaurés », a avancé Sawrou Sène. Sur les 3,5 milliards de FCfa prévus pour l’aménagement de zones d’habitation, il a apprécié et dit attendre la mise en œuvre. « On a considéré ces points comme des questions de bonne gouvernance parce qu’on a retenu avec le Gouvernement qu’elle n’ont jamais fait l’objet de grève dans le secteur de l’éducation », a-t-il rappelé. Cependant, le syndicaliste a indiqué que ce qui préoccupait et constitue une situation difficile chez les enseignants, c’est le régime indemnitaire. « Sur cette question, le Premier ministre nous a indiqué qu’il ne pouvait pas prendre d’engagements. Le seul engament que nous avons noté et qui est en-deçà des attentes porte sur l’indemnité de logement. Le Gouvernement pense pouvoir mettre, à partir de janvier 2019, 12 milliards de FCfa. Etant des mandataires, nous allons évaluer, lors d’une plénière, les propositions de l’Etat. Mais, nous disons que nous sommes restés sur notre faim », a-t-il argué. Pour lui, la réunion d’évaluation de toutes ces questions fera l’objet d’un procès verbal qui sera partagé avec les enseignants du Sénégal qui vont indiquer la conduite à tenir. Concernant les préavis de grève, une décision sera prise après évaluation, ont dit les syndicalistes.

O. KANDE

Le 25 janvier 2018 a été retenu pour une rencontre avec le ministre de la Fonction publique. Car « il y a une corbeille dans laquelle on a versé des questions relatives à la situation de l’Institut islamique, à l’exploitation de deux séminaires faits en relation avec le secteur de l’enseignement arabe et religieux, à la formation diplomante et à la formation concernant les Crfpe ». Seydou Guèye a assuré qu’il y a un engagement du Gouvernement à respecter les engagements. « On a insisté sur cet aspect fort du Président de la République qui a décidé d’arriver à un programme de zéro abri provisoire cette année en injectant dans le budget pratiquement la somme de 100 milliards de FCfa », a-t-il fait savoir.

O. KANDE

Au sortir de la rencontre entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants, le Premier ministre a annoncé 6 grands points autour desquels vont tourner les mesures prises pour la résolution des revendications des enseignants. De même, il a fait part des 12 milliards de FCfa pour la revalorisation de l’indemnité de logement, 32 milliards pour l’apurement des années de validation, 3,5 milliards pour l’aménagement des zones d’habitation des enseignants...

Après une première réunion, tenue, le 16 janvier dernier, au ministère de la Fonction publique, les syndicats d’enseignants ont rencontré, hier, le chef du Gouvernement en présence des ministres concernés. Au sortir de cette entrevue de près de 10 tours d’horloge, le secrétaire général du Gouvernement, Seydou Guèye, a révélé que le Premier ministre a retenu 6 points autour desquels des mesures et des décisions ont été prises. « L’évaluation a porté sur l’état de mise en œuvre des prises en compte au niveau des professeurs contractuels et maîtres contractuels ; la mise en solde consécutive à cette prise en charge ; le paiement des rappels concernant les avancements ; les validations ; l’intégration ; les primes ou autres indemnités. Les deux côtés ont consenti des efforts pour la stabilisation de l’école ces deux dernières années », a d’emblée indiqué le porte-parole du Gouvernement.

Selon Seydou Guèye, le premier point a concerné la méthode de travail autour du dialogue, de la négociation permanente et le partage d’informations. Il a noté que le Premier ministre a insisté sur une autre date de rendez-vous, le 19 avril 2018, « au cours de laquelle l’on fera le point sur les engagements pris lors de cette réunion du 19 janvier ».

La deuxième mesure importante indiqué par le Premier ministre, D’après M. Guèye, est de faire le cap sur l’année 2018 en ce qui concerne la dématérialisation, « avec l’objectif d’apurer tout le stock de dossiers en délocalisant également les procédures ». A cet effet, une somme de 32 milliards de FCfa a été mobilisée pour la purge totale des dossiers en instance avec « un nouveau système totalement dématérialisé en 2019 ».

Nouveau système de dématérialisation en 2019
Le troisième point concernant les décisions prises est relatif à l’habitat social. « Le Président de la République a pris la décision de rendre disponible une somme de 3,5 milliards de FCfa dès la fin du mois de mars pour l’aménagement des Zac, notamment Kantène à Ziguinchor et Lac Rose. En fin mars, les sites qui seront disponibles concernent Kolda, Richard-Toll et Ouroussogui », a laissé entendre le secrétaire général du Gouvernement. Pour Louga et Kaolack, il a souligné que le processus est en cours. « Pour Kaolack, des solutions sont en vue. S’agissant de Louga, le Gouvernement a reçu les instructions pour poursuivre les négociations avec les populations ». Aussi, « le ministre en charge du Renouveau urbain s’est engagé à faire une tournée pour faire l’état d’avancement ».

Plus de 211 millions de FCfa, dès lundi, pour les indemnités des examens
Le cinquième point a porté sur le règlement des indemnités des enseignants à l’occasion des examens de fin d’année avec une somme de 211,810 millions de FCfa « qui devra être payée dès lundi, les chèques étant au Trésor ». « De façon plus globale, pour les sommes qui concernent la participation aux examens, l’Etat a pris l’engagement de régler et de payer ces indemnités dans l’année, au plus tard le 30 novembre 2018 », a estimé Seydou Guèye. Quant au sixième point qui se rapporte à l’indemnité de logement, le Président de la République a décidé de mettre 12 milliards de FCfa à compter du mois de janvier 2019 pour sa revalorisation. Poursuivant sur ce point, le secrétaire général du Gouvernement a rapporté que pour la population concernée, ce sera une revalorisation de plus de 10 %.

Une autre décision, donnée par le ministre de la Fonction publique depuis mardi, concerne les prêts Dmc (Direction monnaie et crédit). Pour ces prêts, pour toutes les conventions signées avant juin 2016, « un premier décaissement se fera à la fin du mois de mars et jusqu’au mois de septembre. Et ce, de façon régulière toutes les fin de mois. Il y aura un décaissement d’au moins 2 milliards de FCfa pour apurer le stock des conventions signées jusqu’en 2016 ». Le porte-parole a aussi annoncé qu’après il sera mis en place un système externalisé qui suppose l’intervention de l’Etat pour garantir un taux de bonification permettant également un bon déroulement des prêts Dmc concernant l’ensemble des agents de la Fonction publique.

Oumar KANDE

Les écoles de Grand Médine (commune de Patte d’Oie) et d’Arafat (commune de Grand Yoff) ont bénéficié de 4500 cahiers. Ce don entre dans le cadre du volet social du Programme participatif d’amélioration des bidonvilles.

Le ministre du Renouveau urbain, de l'Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a remis, le 16 janvier 2018, 4.500 cahiers d’une valeur de 2,5 millions de FCfa aux écoles de Grand Médine et d’Arafat, en raison de 2.250 chacune. Cela entre dans le volet social du Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (Ppab), lequel a été lancé par Onu Habitat, en 2008, pour faire face aux conséquences de l’urbanisation galopante et à la prolifération des bidonvilles. M. Sarr a précisé que la phase 3, en cours, a été engagée avec un protocole d’entente signé, le 26 novembre 2014, entre Onu Habitat, le gouvernement du Sénégal, représenté par le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, et la ville de Dakar. Le ministre a souligné que cette initiative a été accompagnée par un partenariat fort avec le groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Acp) et un financement de la Commission européenne (Ce). Il a expliqué que l’approche Ppab est fondée sur les droits de l’Homme à travers l’accès à l’assainissement, au logement convenable, à un meilleur cadre de vie et à la participation au processus de prise de décision. De son côté, le maire de la Patte d’Oie, Banda Diop, a affirmé que ce lot de fournitures sera d’un appui considérable. A l’en croire, le sens de la collaboration et de l’écoute attentive du ministre mérite d’être salué. « L’approche multi-acteurs est garant de la réussite de ce programme », a fait savoir le premier magistrat de la commune. Il a soutenu qu’avec « beaucoup d’impatience, les populations attendent le bitumage des deux voies qui vont traverser le quartier de Grand Médine ». M. Diop a expliqué que l’amélioration du parking du stade Léopold Sédar Senghor est un excellent créneau pour les usagers et une niche de recettes pour la commune. « Nous sollicitons votre soutien pour une mobilité correcte. Soyez notre interlocuteur auprès du Président de la République et du Premier ministre », a lancé le maire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre de son programme d’amélioration du cadre de vie, le ministre Diène Farba Sarr a lancé les travaux d’aménagement paysager des allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara (Niarry Tally). Cet ouvrage estimé à 600 millions de FCfa sera inauguré en novembre. 

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a procédé, le 18 janvier 2018, au lancement des travaux d’aménagement paysager des allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara. Situées à Niarry Tally, elles vont jusqu’à la hauteur de la mosquée Massalikoul Jinane. Les travaux du projet, évalués à plus de 600 millions de FCfa, vont durer 9 mois. Pour Abdoul Aziz Diop, directeur du Cadre de vie et des Espaces verts urbains, l’infrastructure sera inaugurée au mois de novembre prochain.

Tout au long de cette artère, seront installés 40 lampadaires solaires et des poubelles pour la collecte des ordures. Des arbustes y seront également plantés, des emplois créés pour les jeunes des communes de Grand-Dakar et Biscuiterie, etc. De l'avis du ministre, ce projet s’inscrit dans le prolongement naturel de la place de l’Obélisque. Selon M. Sarr, c’est une fierté pour les autorités de réhabiliter cette artère de Niarry Tally, un endroit qu'il a estimé mythique. « Aujourd’hui, Niarry Tally s’est dégradé avec une surpopulation faisant fi des règles les plus élémentaires du vivre ensemble, la colonisation des deux voies par des restaurants, des ateliers des mécaniciens, des garages installés dans l’anarchie... », a-t-il regretté.

« Face à ce constat partagé par les populations riveraines et les collectivités territoriales concernées, le ministère du Renouveau urbain a entrepris de réhabiliter les allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara, les embellir et les soumettre à une cure de modernité », a souligné le ministre, insistant cependant sur le suivi, l’entretien de l’ouvrage et la sensibilisation des populations, parce que, selon lui, Dakar doit être une ville propre capable d’attirer les touristes.

Diène Farba Sarr a, dès lors, invité les habitants de Niarry Tally et des quartiers environnants à plus de civisme et à un changement de comportement face à ce qu’il appelle la chose publique. « Nous devons agir ensemble, main dans la main, pour relever le défi de l’amélioration du cadre de vie de nos populations », a-t-il souligné.

L’ouvrage va générer 10 emplois permanents après l’inauguration et les agents seront chargés de l’entretien. Les maires de la commune de Grand-Dakar et Biscuiterie se sont félicités de ce projet qui va améliorer le cadre de vie des populations.

Eugène KALY

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable va agir sur le terrain, avec l’appui des forces de défense et de sécurité, pour l’exécution de la directive présidentielle sur la suspension des autorisations de coupe de bois. Son secrétaire général l’a réaffirmé, hier, lors de la tenue de la réunion de planification opérationnelle du Projet d’appui scientifique au processus du Plan national d’adaptation.

Contenue dans le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier, la suspension, « jusqu’à nouvel ordre, de toutes les autorisations de coupe de bois » sera matérialisée sur le terrain, selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Guissé. « C’est une décision du Président de la République. Nous nous devons de l’appliquer, d’autant plus que c’est l’occasion de lancer un appel à nos populations pour leur dire que nos forêts doivent être préservées, parce que cela fait partie de l’avenir de nos communautés. Sans forêt, point de développement. La forêt est au départ et à l’arrivée de tout processus de développement », a-t-il affirmé.

D'après M. Guissé, la matérialisation de cette interdiction est un processus qui ne concerne pas exclusivement le ministère de l’Environnement. « Il y a naturellement les forces de défense et de sécurité qui sont en train de faire un excellent travail sur le terrain pour accompagner toutes les autorités administratives, les acteurs locaux, les élus locaux, les corps militaires et paramilitaires et les populations qui soutiennent ces démarches sur le terrain », a-t-il soutenu.

Plan d’adaptation aux changements climatiques
Amadou Lamine Guissé présidait l’ouverture officielle du deuxième atelier de planification opérationnelle du Projet d’appui scientifique au processus du Plan national d’adaptation (Pas-Pna).

Lancé en avril 2017, ce projet d’appui, selon Nele Bünner, de l’Agence de coopération allemande Giz, est, entre autres, une assistance technique à travers des activités « soft » qui impactent durablement le processus Plan national d’adaptation et l’intégration de l’adaptation aux niveaux national, sectoriel et local, où une approche scientifique appropriée pour les partenaires nationaux permettent de fonder des décisions sur des évidences. « L’approche de mise en œuvre du projet se veut participative. Dans ce cadre, le Pas-Pna invite les acteurs à participer à ce type de planification tous les six mois dans le but de mieux s’adapter au contexte actuel du pays », a expliqué Mme Bünner.

Selon elle, le besoin en information scientifique pour la prise de décision interpelle les acteurs scientifiques, fournisseurs de services climatiques, lesquels sont ainsi invités à collaborer étroitement avec Climate analytics, l’institut de recherche à but non-lucratif qui appuiera le renforcement des capacités scientifiques dans le domaine des analyses d’impacts, la vulnérabilité et les mesures d’adaptation.

Le Sénégal, en conformité avec l’évolution des négociations internationales sur le climat, a lancé son processus de Plan national d’adaptation en 2015. Il vise à réduire la vulnérabilité du pays face aux incidences du changement climatique en renforçant ses capacités d’adaptation et de résilience et en facilitant l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans la planification du développement.

Oumar NDIAYE

L’activité physique est le remède idéal contre l’obésité. « Il n'y a aucun produit pharmaceutique qui peut agir sur l’organisme humain pour aider une personne à perdre du poids ». Ces propos du Dr Abdoulaye Lèye, enseignant à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’Ucad, démontrent, encore une fois, l’importance du sport sur la santé de chaque être humain.

Dr Abdoulaye Lèye, enseignant à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a animé, le 17 janvier 2018, lors de la fête de l’excellence de l’Amicale des étudiants de ladite faculté, une conférence sur le thème : « Nutrition, sport et prévention du syndrome métabolique ». Il a démontré, à cette occasion, que l’activité physique est la seule arme pour lutter contre l’obésité et les maladies chroniques. Le Pr Lèye a été catégorique : « Il n’existe pas de médicaments contre l’obésité ou pour réduire le poids d’un individu. Il y a, cependant, une injection autorisée dans le monde pour aider des gens obèses à perdre du poids », a-t-il signifié, informant que cette dernière n’est pas à la portée des Africains, vu son coût élevé. Indiquant que l’activité physique reste le seul pilier qui permet à un individu de perdre du poids, le conférencier a, dès lors, conseillé aux personnes en surpoids ou obèses de pratiquer plus de sport. Il a aussi souligné que les produits dérivés de la tisane ne font pas maigrir. « S’ils peuvent aider à digérer, tant mieux, mais la tisane en tant que telle ne fait pas maigrir.

Il faut faire attention », a averti le spécialiste. Selon lui, les tisanes sont bien si les bases du régime sont respectées, mais surtout quand elles aident la personne à mieux digérer. « Mais, le meilleur remède reste l’activité sportive », a insisté l'universitaire.

Déséquilibre nutritionnel
Le conférencier a aussi invité les Sénégalais à éviter de sauter des repas sous prétexte qu’ils suivent un régime. « En le faisant, nous créons un déséquilibre sur le plan nutritionnel. Il faut manger sain. Le fait de sauter un repas est une mauvaise chose. Si on le fait, alors que sur les deux autres on mange beaucoup plus que ce qu’on aurait dû répartir sur trois repas, cela n’a pas de sens. Donc, il faut vraiment manger aux heures ciblées, et de façon régulière, en respectant les compositions classiques », a-t-il conseillé.
A l'entame de son exposé, Dr Abdoulaye Lèye a évoqué le syndrome métabolique qu’il définit comme « une association de plusieurs signes pathologiques que sont le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, les troubles du cholestérol, le diabète... ». Il a, de ce fait, invité les autorités à élaborer des politiques pour prévenir cette association de maladies dont le traitement est difficile.

Sur le plan individuel, l'enseignant a conseillé à chacun « de veiller sur son style de vie en respectant les règles hygiéno-diététiques ». Aussi, a-t-il exhorté les Sénégalais à dépasser le slogan « manger moins gras, moins sucré, moins salé en l’appliquant dans nos cuisines ».

Pour aider les Sénégalais à lutter contre ces pathologies susmentionnées, les étudiants de la Faculté de Médecine ont promis de s’investir dans la prévention. « En tant que futurs acteurs de la santé, nous comptons mettre l’accent plus sur le préventif que sur le curatif. Et ce, afin de mettre nos populations hors de danger », a souligné Aïda Thiaw, présidente de l’Amicale des étudiants de la Fac de Médecine de l’Ucad. Lors de cette fête de l’excellence, les 20 meilleurs étudiants de la Faculté ont été récompensés.

Eugène KALY

LES ENFANTS DE POIDS FAIBLE PLUS EXPOSÉS À L’ÂGE ADULTE AUX MALADIES CHRONIQUES
« Les enfants qui naissent avec un poids faible sont exposés à l’âge adulte aux maladies chroniques, telles que le diabète de type 2 », a averti le Pr Ousmane Ndiaye, chef du Service pédiatrie du Centre hospitalier Albert Royer. Il est par ailleurs directeur adjoint du Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant. M. Ndiaye a expliqué que ces enfants connaissent aussi un retard de croissance. « Tous ces phénomènes s’expliquent par des problèmes de santé de la maman qui peuvent empêcher le fœtus de grossir, occasionnant des conséquences à la naissance », a-t-il souligné. Les causes de cette anomalie sont, entre autres, le paludisme, le manque de fer chez la maman, la malnutrition de cette dernière. Pour aider ces enfants, les parents doivent privilégier l’allaitement maternel exclusif qui peut protéger le nourrisson contre l’hypertension, le syndrome métabolique et l’obésité. « Il est aussi prouvé que les enfants qui consomment la farine 4 mois après leur naissance sont aussi exposés aux problèmes cardiaques », a expliqué le Pr Ndiaye qui a demandé de « prévenir tous ces problèmes dès les 1.000 premiers jours qui vont du début de la grossesse jusqu’aux deux premières années de la vie de l’enfant ».

E. KALY

L’Office allemand d’échanges universitaires a accordé 49 bourses d’études aux étudiants du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag).

L’Allemagne a offert, par le biais de l’Office allemand d’échanges universitaires, 49 bourses d’études aux étudiants du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag). La cérémonie de remise s’est déroulée, le 18 janvier 2018, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stephan Roken, du directeur général du Cesag, le Pr Boubacar Baïdari, des membres de l’administration et du corps professoral dudit établissement, des bénéficiaires, des parents et d’anciens boursiers.

Ces allocations accordées sous conditions de mérite, pour un montant global de 265.401.344 FCfa, prennent en charge les frais de scolarité, l’assurance, les frais de subsistance sur 12 mois, les frais d’études et de recherche, les frais d’impression pour le mémoire ou la thèse et les frais de voyage (pour les étudiants non Sénégalais).

« Une performance jamais égalée, car le Cesag est la seule institution subsaharienne spécialisée en management à bénéficier d’un tel programme de bourses », a apprécié le Pr Baïdari. Il s’est réjoui de la qualité des relations entre le Cesag et l’ambassade d’Allemagne à Dakar. « Cette manifestation, la 5ème du genre, est un moment privilégié pour magnifier l’excellence de la coopération riche et vieille de 10 ans entre le Cesag et la coopération allemande », a-t-il déclaré. Selon lui, l’édition de cette année revêt un cachet particulier au regard du nombre de boursiers, de la reconduction de la bourse pour la cohorte 2016-2017, de son élargissement aux étudiants sénégalais, etc.

Les premières bourses ont été accordées en 2008, et depuis, le nombre ne cesse d’augmenter. Le directeur du Cesag qui a assuré l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal de « l’usage optimal » des ressources mises à sa disposition, au bénéfice des lauréats, a invité les bénéficiaires à cultiver l’excellence.

Au nom des boursiers, Safiétou Niang a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance à l’Allemagne, soutenant que cette bourse contribue à « l’émergence de talents africains » et soulignant qu'elle a permis de constituer un réseau qui regroupe l’ensemble des bénéficiaires.

L’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal s’est dit heureux de prendre part à la cérémonie de remise de ces bourses. Stephan Roken a expliqué que ce programme poursuit deux objectifs : le premier, c’est un signe de solidarité qui contribue au développement de l’Afrique de l’Ouest avec des entreprises qui connaissent des succès grâce à des ressources humaines de qualité. Le deuxième, c’est que les étudiants bénéficiaires vont garder une bonne image de l’Allemagne.

Le diplomate s’est félicité du rappel, par le directeur général du Cesag, de la responsabilité qui pèse sur les bénéficiaires en les encourageant à persévérer et à innover, gages de succès, particulièrement dans le domaine économique.

Mamadou GUEYE

Pour améliorer les apprentissages des étudiants par des solutions numériques, le projet européen Reamooc (Réseau africain de développement de Mooc pour l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur,) lancé le 15 janvier 2018, va appuyer des universités sénégalaises.

Pour des solutions numériques devant améliorer l’apprentissage des étudiants en Afrique subsaharienne, le projet européen Reamooc (Réseau africain de développement de Mooc pour l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur) a été lancé le 15 janvier 2018 à Bruxelles. C’était à l'occasion du colloque axé sur « L’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne : de la stratégie au terrain » et organisé par l'Université libre de Bruxelles et l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf). Reamooc, centré sur une formation en ligne ouverte à tous ou Mooc (Massive open online course en anglais), est cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne à hauteur de 870.000 euros, soit 565 millions de FCfa environ. Il est coordonné par l’Université libre de Bruxelles et l’Auf et réunit 10 autres partenaires. Des universités sénégalaises ont été choisies pour intégrer ce projet. Il s’agit de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà du Sénégal, seul le Cameroun est concerné par ce projet. Le reste est constitué d'universités de la Belgique, de la France, de la Grèce et de l’Auf, selon un communiqué parvenu à la rédaction.

Ce programme, d'après le document, consiste à accompagner le développement du Mooc et son intégration dans les curricula par les enseignants des institutions universitaires partenaires du projet au Cameroun et au Sénégal et à l'étendre à d’autres établissements. Pour atteindre cet objectif, Reamooc mise avant tout sur la constitution d’un réseau de partenaires africains qui assurera la pérennité du programme par le transfert de compétences au sein d’autres institutions.

Toujours selon le communiqué, il va améliorer l’apprentissage des étudiants dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne en favorisant l’adoption de pratiques pédagogiques numériques innovantes au sein des institutions partenaires du projet. Le programme prévoit aussi, dans les trois années de mise en œuvre, la formation de formateurs, la création de pôle d’innovation et de studios vidéo dans des universités africaines, la production de 14 Mooc, la facilitation de stages internationaux et de missions d’accompagnement technique et pédagogique, le lancement de box Online/Offline pour un large accès aux formations, la diffusion de publications, etc.

Oumar KANDE

Le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3S), lors d’une assemblée générale de mobilisation, tenue le 17 janvier 2018, a fait plusieurs propositions pour améliorer les conditions de travail du personnel médical.

Pour sa rentrée, le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3S) a tenu, le 17 janvier 2018, une assemblée générale de mobilisation et d’échanges sur les problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale. Pour trouver des solutions durables, le secrétaire général dudit syndicat, Cheikh Seck, et les responsables de Dakar ont discuté sur plusieurs points de revendication, notamment le plan de carrière et les avantages statutaires, la situation des contractuels et l’iniquité dans le traitement salarial des agents de la Fonction publique. Ils ont aussi rappelé la non-application du statut du personnel après sa signature. La gestion des urgences dans les hôpitaux et les limites de la politique de santé ont également été abordées. Des questions seront approfondies, selon M. Seck, lors du Conseil national du syndicat qui se teindra demain.

« C’est le moment de demander aux militants quels sont les véritables problèmes à exposer. Depuis un certains temps, il y a énormément de problèmes dans le secteur de la santé. On va faire des propositions pour discuter de la plateforme revendicative. Après le Conseil national, la structure va valider les décisions », a expliqué le responsable syndical. Compte tenu de la hausse de 9 milliards de FCfa sur le budget du ministère de tutelle, qui est de 169 milliards de FCfa cette année, le Sdt-3S a demandé une augmentation des subventions des hôpitaux, pour qu’il y ait des médicaments dans les pharmacies des structures publiques.

Cheikh Seck et ses camarades ont aussi regretté le fait que les heures supplémentaires des agents de la santé (440 FCfa l’heure) n’aient pas connu de changement depuis la signature du décret les régissant par le Président Léopold Sédar Senghor. Pour une meilleure prise en charge du secteur, ils ont appelé toutes les autres organisations syndicales à l’unité, car « la plupart des points de revendication sont les mêmes ».

Par rapport aux discussions appelées par le ministre de la Santé, le secrétaire général du Sdt-3S a soutenu qu’il est partant, même s’il dit s'attendre que le ministre pose des actes concrets. « Lors de sa nomination, j’ai reçu une lettre du ministre dans laquelle il nous a dit qu’il allait nous recevoir pour discuter du secteur. Depuis, il n’a pas convoqué les organisations du secteur. Il ne s’agit pas de déclarations d’intention seulement, mais il faut poser des actes. Nous sommes prêts à répondre et nous lui ferons des propositions de sortie de crise », a laissé entendre Cheikh Seck.

Oumar KANDE

A travers la forêt qu’elles partagent, les localités de Koumbidia, au Sénégal, et Jamjambure, en Gambie, ont été désignées « Paysage de l’année » par le Réseau international des Amis de la nature. La cérémonie de lancement a eu lieu le 13 janvier 2018 dans la partie sénégalaise (Koumbidia) de la commune d’Ida Mouride, située dans le département de Koungheul.

Les actions de sauvegarde et de protection de la nature ne connaissent pas de frontières. Un principe justifié par la désignation de formations forestières à cheval entre les localités de Koumbidia, dans le département de Koungheul, et Jamjambure, sise en République de Gambie, pour être le « Paysage de l’année ». Ce concept de promotion et de protection de l’environnement est mis en œuvre par le Réseau international des Amis de la nature dont l’antenne sénégalaise a été créée par feu le ministre Alioune Diagne Mbor au début des années 1980. Un précurseur dont l’œuvre a été magnifiée, le 13 janvier 2018, lors de la cérémonie de lancement de cette distinction internationale. « Alioune Diagne Mbor, notre défunt président, est parmi nous, car cette cérémonie se tient, jour pour jour, à l’anniversaire de son rappel à Dieu. C’est un évènement qu’il a toujours souhaité et qui se tient à travers peut-être son absence physique, mais avec sa participation symbolique », a précisé le secrétaire exécutif de la structure. Revenant sur la portée de la manifestation, ce fervent protecteur de l’environnement a expliqué la démarche. « Le « Paysage de l’année » a été créé par l’Internationale des Amis de la nature en 1989 pour identifier un écosystème transfrontalier riche, mais fragile. Mais depuis 1989, les sites choisis se trouvaient en Europe. Cette année, le groupe africain que j’ai l’honneur de diriger s’est battu pour choisir une zone en Afrique, et c’est Koumbidia, au Sénégal, et Jamjambure, en Gambie, à travers leur forêt, qui ont été distinguées », a justifié Mamadou Mbodj, vice-président pour la région Afrique de l’Internationale des Amis de la nature. Cette célébration a eu lieu en présence du patron de l’Internationale et d’une quarantaine de membres venus d’Europe, des Usa et de l’Afrique. C’était sur le thème « Vivre la justice climatique dans la solidarité ». Selon le coordonnateur de la cérémonie, ce thème renvoie à des valeurs fortes de justice et de solidarité entre un Nord principalement responsable dans le réchauffement climatique et le Sud qui subit essentiellement, mais obligé de s’adapter pour atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Se prononçant sur le départ acté des Etats-Unis de l’Accord climatique de Paris, M. Mbodj a soutenu que le combat engagé dans le cadre de cet accord transcende les décisions politiques, car porté par un puissant mouvement transnational avec des hommes et des femmes qui ont en commun une passion partagée pour la nature. La délégation, forte d’une quarantaine de membres, s’est, par la suite, rendue dans deux localités limitrophes des deux pays.

Elimane FALL

Le Dénombrement international des oiseaux d’eau (Dioe), coordonné depuis 1967 par Wetlands international, bras technique de la Convention de Ramsar sur les zones humides, s’est tenu le 15 janvier 2018 à Djoudj. C’était en présence du ministre de l’Environnement et du Développement durable qui a salué la bonne santé écologique de ce parc.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a fait le déplacement au Parc national des oiseaux du Djoudj, site qui enregistre le plus important effectif d’oiseaux d’eau du pays (environ 70 % en 2017). Lors de cette visite, qui entre dans le cadre du Dénombrement international des oiseaux d’eau (Dioe), il a salué la bonne santé écologique du Parc du Djoudj, de même que l’approche participative et communautaire avec les villageois, les agents du parc, les éco-gardes et autres partenaires qui travaillent à la préservation de cette réserve naturelle. Cette combinaison des efforts a « permis d’engranger des résultats positifs, et nous dénombrons plus de 300 espèces. Ce qui montre que, cette année encore, la population d’oiseaux a augmenté », a-t-il relevé.

Mame Thierno Dieng a aussi souligné l’importance des statistiques qui, de son point de vue, permettent de noter les variations et de voir la pertinence des moyens à mobiliser pour la préservation de la ressource. En effet, le suivi à long terme de ces espèces à l’échelle internationale fournit des données cruciales pour la conservation des oiseaux d’eau, de leur habitat et des zones humides. L’estimation de la taille de ces populations permet d’alimenter les banques de données aux niveaux national et international. Ces statistiques permettent, par conséquent, de dégager les tendances afin de détecter très tôt les menaces et les pressions qui pèsent sur les zones humides. Les oiseaux d’eau sont reconnus comme des indicateurs de la bonne santé des zones humides. Néanmoins, lors de cette manifestation, les 7 villages ont fait part de leur appréhension. Ainsi, de l’avis du porte-parole de leur président, Abdou Karim Guèye, la cohabitation est dès fois problématique. « Nous sommes un peuple d’éleveurs, de cultivateurs et de pêcheurs, et le parc était notre seule zone d’exploitation. Maintenant il faut des mesures correctives pour aider ces populations qui sont dans le besoin », a-t-il fait savoir. Pour rappel, au Sénégal, 530.671 individus répartis en 165 espèces, 35 familles et 19 ordres ont été dénombrés en janvier 2017.

Selon ces statistiques, la zone nord est la plus fréquentée avec 390.083 individus. Elle est suivie de la Réserve de biosphère du Delta du Saloum (Rbds) avec 69.340 oiseaux, de la zone de la Petite côte avec 25.837 individus, de la zone Sud-est (16.495), de la Casamance (16.344) et des Niayes (6.572).

Par rapport aux années précédentes, les effectifs des espèces ont augmenté dans les 4 zones que sont le Nord, la Rbds, le Sud-est et la Petite côte. Par contre, la Casamance et les Niayes ont vu leur effectif baisser.

A. M. NDAW

A l’occasion de la cinquième édition de la Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien, le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), Ibrahima Diao, a présidé la cérémonie officielle d’aménagement de 200 bancs publics dans le campus social de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Une initiative saluée par les responsables de la Commission sociale des étudiants qui se sont réjouis, par la voix de leur secrétaire général, Cheikh Ndiguel Bèye, des efforts constants et louables déployés en vue d’améliorer les conditions de vie des 11.000 pensionnaires du campus social de l’Ugb.

Ce geste, a-t-il précisé, entre dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des étudiants. « Cette cinquième Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien est une occasion pour sensibiliser tous les étudiants de l’Ugb sur la nécessité d’avoir désormais le réflexe de respecter, de préserver et de sauvegarder l’environnement du campus social et pédagogique », a-t-il ajouté, soulignant que cette activité permet d’apporter des solutions les plus adéquates aux problèmes d’entretien des différents villages du Crous.

Ibrahima Diao a rappelé que cette manifestation est un grand moment de communion entre les étudiants et le personnel du Crous. Il ainsi a invité ces derniers à tout mettre en œuvre pour planter régulièrement des arbres dans le campus. Le directeur du Crous s’est également réjoui de l’engagement indéfectible des responsables de la Commission sociale des étudiants à contribuer à relever les défis de cette cinquième Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Au sortir de la rencontre entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants pour le suivi des accords de 2014 et la prise en charge des nouveaux points de revendications, celui qui a parlé au nom des syndicats n’a pas été très satisfait. Souleymane Diallo, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), a soutenu qu’ils attendent beaucoup de la rencontre de vendredi.

Après près de 4 tours d’horloge de négociations avec le Gouvernement, le porte-parole du jour des syndicats d’enseignants présents à la rencontre du 16 janvier 2018, Souleymane Diallo, a indiqué que c’était une réunion d’évaluation des accords et de mise en place d’un agenda pour examiner les nouvelles revendications. Toutefois, il a martelé que les syndicats n’ont pas été satisfaits, car il n’y a pas eu beaucoup de nouveautés.

Cependant, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a salué, entre autres, les avancées notées par rapport aux prêts Dmc (Direction monnaie et crédit). « Il n’y a pas beaucoup d’avancées dans la mise en œuvre des accords, à part le prêt Dmc, où le Gouvernement a pris l’engagement de payer les conventions délivrées jusqu’en 2016, et également sur les Zac des régions où l’on promet leur mise à disposition au plus tard en fin mars. Les Zones d’aménagement concerté de Kolda, Ourossogui et Richard-Toll sont les concernées. Nous ne sommes pas satisfaits du résultat en termes de mise en œuvre des accords », a-t-il souligné.

Souleymane Diallo a toutefois reconnu qu’un agenda a été élaboré de manière consensuelle. Dans le courant du mois de février, « nous allons rencontrer les ministres du Budget, du Cadre de vie, de l’Education nationale et de la Fonction publique », a-t-il dit. Poursuivant, M. Diallo a informé que le Premier ministre les a conviés à une rencontre ce vendredi. « C’est une rencontre que nous considérons comme capitale pour la paix sociale de l’éducation. Ce que nous attendons aujourd’hui du Gouvernement, ce sont des propositions concrètes sur la question indemnitaire, la dette, les lenteurs administratives. Nous lançons un appel au Président de la République et au Premier ministre pour qu’à la rencontre du vendredi nous ayons une proposition concrète », a lancé le responsable syndical. Par rapport aux préavis de grève, il a indiqué que les enseignants vont apprécier et évaluer avant de prendre une décision.

Oumar KANDE

L'Etat et les syndicats d'enseignants se sont retrouvés, hier, dans le cadre des négociations. Au terme de la rencontre, les deux parties se sont donné rendez-vous vendredi prochain chez le Premier ministre. Cependant, le ministre de la Fonction publique est revenu sur les avancées, notamment les 12,950 milliards de FCfa pour les prêts Dmc des enseignants déposés jusqu’en 2016. Cette année aussi, 32 milliards de FCfa sont prévus pour les rappels de validation.

Le Gouvernement et les syndicats des enseignants se sont rencontrés, hier, au siège du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public qui assure la présidence du Comité de suivi des accords. Au terme de la rencontre, les deux parties se sont donné rendez vous vendredi à la Primature. Parlant au nom du Gouvernement, le ministre de la Fonction publique a soutenu que les discussions vont se poursuivre avec les ministères sectoriels. Mariama Sarr a annoncé plusieurs actes posés par l’Etat dans le sens des revendications des enseignants. « A notre arrivée à la tête de ce département, nous avons reçu les organisations syndicales pour une prise de contact, en vue de réitérer l’engagement du Gouvernement d’établir une collaboration apaisée. Nous avons alors entamé des rencontres avec les syndicats d’enseignants avec qui nous avons fait le point. A l’issue de ces entrevues, nous avons reçu des préavis de grève des organisations syndicales », a-t-elle rappelé. Mme Sarr a assuré que toutes les questions sectorielles relevant du ministère de l’Education ont été mises à l’appréciation de la tutelle. Mais, selon elle, celles transversales ont fait l’objet d’un atelier au ministère de la Fonction publique avec la participation de tous les représentants des syndicats d’enseignants. « C’est ce qui nous a permis d’aller vers le suivi des accords mais aussi de pouvoir examiner les nouvelles questions qui ont été mises dans le cadre des réunions sectorielles ». D’après Mariama Sarr, tous les ministères qui ont en charge ces questions vont organiser des rencontres avec les syndicats et les rapports vont être soumis à l’appréciation du Premier ministre.

Les enseignants seront ainsi reçus, le 25 janvier, par le ministre de la Fonction publique pour constater l’avancée qu’il y a dans la dématérialisation des procédures, pour un meilleur traitement des actes. Le 08 février, ils seront reçus par le ministre du Budget, et son homologue de l’Education fera pareil. Auparavant, dès vendredi, les deux parties se retrouveront chez le Premier ministre.

12,950 milliards pour le crédit Dmc
« Aujourd’hui, nous avons voulu faire le suivi et l’état d’exécution. Beaucoup de nouvelles informations ont été ainsi livrées concernant le crédit Dmc (Direction de la monnaie et du crédit) qui constituait un blocus. Ce crédit va connaitre un dénouement heureux, car toutes les conventions de prêt déposées jusqu’en 2016 vont être traitées et un budget de 12,950 milliards est disponible pour cela », a annoncé le ministre de la Fonction publique. Concernant les rappels des validations, pour l’année 2018, 32 milliards de FCfa sont prévus pour l’épuration de ce stock dynamique.

Quant à la question du foncier, des avancées notoires ont été constatées et au cours des réunions sectorielles, les enseignants seront plus édifiés. D’ailleurs, les Zac de Kolda, Ouroussogui et Richard-Toll devront être disponibles avant fin mars. « Beaucoup de choses ont été faites et on ne peut pas dire que le Gouvernement a négligé les enseignants. Au cours des réunions, nous avons passé en revue toutes les réalisations, parlé des blocages et abordé de nouvelles questions qui feront l’objet de réunions sectorielles », a expliqué Mariama Sarr qui parlait au nom des différents ministres ayant pris part à cette rencontre. Souleymane Diallo, secrétaire général du Sels et porte-parole du jour des syndicats, a salué les avancées notées par rapport aux prêts Dmc et aux Zac. Malgré ces notifications, les syndicalistes demandent des propositions concrètes de la part de l’Etat sur les autres points de revendications. M. Diallo espère que la situation sera décantée lors de la prochaine rencontre avec le Premier ministre.

Oumar KANDE

Après plus de 30 ans de riposte, l’épidémie du Sida est bien maîtrisée au Sénégal. Cependant, quelques gaps sont à combler du fait de sa complexité. Pour ce faire, le Sénégal, à l’instar d’autres pays africains, se dote d’un Plan de rattrapage de plus de 11 milliards de FCfa pour l’accélération de l’atteinte des trois 90%.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé, hier, à Dakar, au lancement du Plan de rattrapage pour l’accélération de l’atteinte des objectifs des trois 90 %. Il s’agit de faire en sorte que 90% des personnes séropositives connaissent leur statut, 90 % des personnes séropositives dépistées bénéficient d’un traitement adéquat et que 90 % des personnes qui suivent un traitement contre le Vih atteignent une charge virale indétectable. Ce plan, élaboré par le gouvernement du Sénégal, à travers le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) et le ministère de la Santé, démontre, encore une fois, d’après Abdoulaye Diouf Sarr, « la volonté de notre pays d’éliminer le Sida d’ici à 2030 ».

En présentant ce plan, le médecin colonel Cheikh Tidiane Ndour, chef de la Division de lutte contre le Sida au ministère de la Santé et l’Action sociale, a indiqué que l’objectif est d’accélérer les interventions et rattraper le retard accusé pour répondre présent au rendez-vous de 2020. « Ce plan va aussi nous aider à mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici à 2030 », a-t-il informé. Poursuivant, Dr Ndour a indiqué : « Nous allons, à travers ce plan, assurer le diagnostic de 80% des personnes vivant avec le Vih, mettre sous Arv 78 % des Pvvih et amener 61% des PvVih à avoir une charge virale indétectable ».

Le ministère de la Santé et ses démembrements comptent aussi retenir au moins 80% des patients sous Arv. Tout ceci fait dire à la secrétaire exécutive du Clns, Dr Safiatou Thiam, que des défis importants attendent les acteurs de la lutte contre le Sida. Elle a ainsi plaidé pour la suppression des barrières sociales qui empêchent des hommes, des femmes et des enfants d’obtenir les soins dont ils ont besoin. « En effet, les travailleuses du sexe et les consommateurs de drogue injectable sont particulièrement vulnérables », a regretté Dr Thiam.

De même, elle a déploré le fait que les personnes qui vivent avec le Vih et les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes soient encore marginalisées au Sénégal. « Nous devons également mobiliser de nouveaux partenaires, de nouvelles ressources et accepter d’être de plus en plus inventifs », a soutenu Dr Safiatou Thiam. Pour y arriver, l’Etat et les partenaires doivent trouver 11.842.102.722 FCfa. C’est le montant global du plan.

Auparavant, Dr Cheikh Tidiane Ndour a informé qu’une stratégie de mobilisation de ressources supplémentaires sera mise en œuvre auprès des Ptf, du gouvernement, du secteur privé, des collectivités locales et autres partenaires. Le ministre de la Santé a reconnu que le plan est ambitieux. Sur ce, Abdoulaye Diouf Sarr a appelé tous les acteurs, notamment les collectivités locales, le secteur privé, l’Etat et les partenaires techniques et financiers, à le soutenir financièrement.

Le directeur pays de l’Onusida, Demba Koné, a rappelé que l’initiative d’élaborer des plans de rattrapage vient du retard accusé par la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre malgré les progrès enregistrés dans la lutte contre le Sida. Selon lui, la mise en œuvre de ce plan exige des moyens financiers supplémentaires. Il a, dès lors, appelé les gouvernements africains à mettre plus de moyens dans la lutte contre le Sida pour maintenir les acquis.

Eugene KALY

Une partie du chantier de l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio sera livrée au mois de septembre. Ce qui permettra son ouverture à la prochaine rentrée avec une première cohorte de 6000 étudiants.

Une ambiance de chantier règne dans l’un des sites de l’Université Amadou Makhtar Mbow qui fait face au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. Ouvriers et techniciens s’affairent autour des grues et des bâtiments qui commencent à prendre forme comme celui de l’amphithéâtre de 1500 places où les estrades se dessinent. Un des chantiers phares du département de l’Enseignement supérieur, l’Université Amadou Makhtar Mbow ou la deuxième université de Dakar aura une vocation orientée vers les sciences. Une première cohorte de 6.000 étudiants y sera reçue à la rentrée d’octobre ou de novembre 2018. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, visitait, hier, les chantiers de cette institution en compagnie de collègues ministres et autres délégués participant à la 4ème réunion du conseil d’administration du Paset. « Le groupement d’entreprises en charge du chantier a pris l’engagement de nous livrer 26 bâtiments au mois de septembre prochain.

Ce qui nous permettra de démarrer la rentrée en octobre ou novembre 2018 avec une première cohorte de 6.000 étudiants ». L’Université Amadou Makhtar Mbow dont la construction est estimée à 65 milliards de FCfa est bâtie sur deux sites qui se font face avec une quarantaine de bâtiments. Avec ces bâtiments qui seront livrés prochainement, les enseignements dans cette université qui compte plusieurs Unités de formation et de recherche, regroupés en pôles, pourront débuter. On y distingue un Pôle sciences et technologies qui comprend aussi des écoles supérieures et instituts de formation, un Pôle économie et gestion et un autre Pôle en santé et sport. De l’autre côté de l’autoroute à péage, se dressent les futurs bâtiments de la Cité du savoir de Diamniadio. Un autre projet phare du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

La Maison de la science, le Centre de mutualisation et de partage et la Médiathèque sont à des stades très avancés.

D’ailleurs, le Centre de mutualisation et de partage recevra le Président Emmanuel Macron lors du lancement de l’installation du supercalculateur financé par la Banque populaire d’investissement de la France. Le siège de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) qui se trouve également dans la Cité du savoir est à un niveau de construction très avancé avec le gros œuvre déjà terminé. Les ministres et délégués qui ont participé à la visite se sont dit impressionnés par la volonté du Sénégal à faire des investissements aussi lourds dans le domaine des sciences et des technologies.

O. NDIAYE

Interpelé par les journalistes, hier, sur l’arrivée tardive de la radiothérapie à l’hôpital Aristide Le Dantec, le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est voulu rassurant. Abdoulaye Diouf Sarr a révélé que l’appareil sera bientôt en place. « En fin janvier, le premier patient sera pris en charge à l’hôpital Aristide Le Dantec », a-t-il déclaré. M. Sarr a également informé qu’à l’hôpital Dalal Jamm la cuve qui permet de finaliser le projet de la mise en marche de la radiothérapie sera réceptionnée dans les prochaines semaines. « Le gouvernement a tenu sa promesse sur ce plan, parce qu’en un temps record trois appareils de radiothérapie viendront remplacer le seul et vétuste appareil que disposait le Sénégal et qui a causé les problèmes connus l’année dernière. Heureusement que nous avons réussi à développer un plan de riposte, dans une réactivité parfaite, et nous sommes en train de le finaliser », s’est-il félicité. Le ministre a, en outre, assuré que cette panne sera bientôt un vieux souvenir, au grand bonheur des personnes souffrant des maladies liées aux cancers et qui ont besoin de la radiothérapie pour se soulager.

E. KALY

« Nous sommes ouverts au dialogue, à se mettre autour d’une table pour échanger avec les syndicats de la santé. Le monde des entreprises et des organisations doit être un cadre de concertations et d’échanges entre les partenaires sociaux et les employeurs », a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr qui réagissait ainsi aux menaces de grève des syndicats de la santé. Il a assuré qu’au ministère de la Santé la porte est ouverte à tous les partenaires sociaux. « Nous avons tenu une réunion avec le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale. Nous avons prévu de rencontrer le Sames et les autres partenaires sociaux sur des questions internes au ministère », a-t-il indiqué. M. Sarr a également ajouté : « Nous allons, avec le ministre de la Fonction publique, travailler à résoudre toutes ces questions liées aux revendications. Je crois que les partenaires sociaux et le ministère sont conscients que c’est l’intérêt du Sénégal qui est en jeu. Nous allons trouver des solutions à tout ce qui pourrait remettre en cause cet intérêt ».

E. KALY

La plateforme « Kairos » offre une diversité de services. Les enseignants et l’administration peuvent saisir des notes, interagir avec leurs élèves, leurs parents grâce à cette innovation technologique. Elle facilite le contrôle de l’assiduité des professeurs, des élèves ainsi que l’impression sécurisée des diplômes.

Le temps de la conception a duré 10 ans. Les développeurs de la plateforme « Kairos » ont pris du temps pour identifier les obstacles majeurs à la gestion des tâches administratives. Qu’est-ce que ces ingénieurs ont-ils proposé qui n’existe pas dans la palette des services numériques ? L’originalité et l’utilité ne sont pas forcément associées. Les responsables de la Startup revendiquent une réinvention d’une nouvelle version de la plateforme, très conviviale avec une expérience repensée plus simplifiée et une meilleure ergonomie.

« La suite de « Kairos » est une plateforme de gestion intégrée, conforme au système Lmd et spécialement conçue pour le monde de l’éducation, de l’enseignement et de la formation », précise un des membres de la startup, Alioune Badara Badiane, directeur associé de Sensoft Sénégal.

L’innovation numérique « Kairos » est une plateforme de plusieurs sites multilingues avec des espaces interactifs. L’enseignant ou le professeur y trouvera plusieurs méthodes de calcul de bulletins, alors que l’administrateur scolaire a à sa disposition des outils d’aide à la prise de décisions avec des tableaux de bord avancés ou encore des interfaces pour la gestion financière. L’outil facilite le contrôle de l’assiduité des étudiants et des enseignants, l’édition automatisée des cartes d’étudiants, la gestion des emplois du temps, la communication simplifiée et en temps réel avec les autres acteurs. «Kairos permet à l’administration d’avoir une bonne visibilité et une traçabilité  sur toutes les activités de l’établissement grâce à un suivi très poussé des activités financières (suivi des encaissements), tableaux de bord et statistiques », a estimé l’un des concepteurs qui a ajouté que l'établissement gagne en temps et en productivité grâce à l'automatisation de toutes les tâches (générations bulletins avec un puissant moteur de calcul ...).

Les autres avantages sont liés au traitement des informations à savoir la saisie des notes, des évaluations directes dans le système par les professeurs, la saisie des pointages et des absences grâce à la solution « Kairos » mobile même hors connexion.

L’impression sécurisée des diplômes
La plateforme propose des services intégrés allant de la gestion des concours, de la scolarité et de l’information des parents d’élèves. Ce support allège les procédures administratives. Il permet aux parents d’avoir des informations sur leurs enfants dans un établissement scolaire.

« Elle couvre toute la chaine de métiers d’un établissement scolaire, de la gestion des concours d’entrée jusqu’à la sortie des apprenants, en passant par la pédagogie, la scolarité et la finance, les différents portails pour les parents d’élèves, les enseignants, les apprenants », décrit le concepteur.

Cette plateforme a été lancée, il y a 14 ans. Son utilité peut se mesurer par son usage. Cette innovation numérique est utilisée par 25 établissements de renom au Sénégal et dans la sous-région. En 2017, on a dénombré plus de 75.000 inscrits. La nouvelle version de « Kairos V 4 » donne la possibilité aux usagers d’interagir en temps réel avec d’autres plateformes.

A titre illustratif, avec la solution « Showbox », l’utilisateur affiche les bornes et les totems avec des services interactifs. «Cette solution rend possible l’affichage du contenu publicitaire dynamique. En même temps, elle permet aux étudiants et aux professeurs d’interagir en temps réel avec le système pour consulter et imprimer des bulletins de notes, recharger des cartes, acheter du crédit téléphonique, émarger les cours dispensés, consulter les emplois du temps », indique l’ingénieur.

Avec l’option « Sentrust » l’impression des diplômes sur papier est plus sécurisée avec la possibilité de faire une signature numérique des diplômes. Ce travail a été fait par « Sensoft », un éditeur de logiciels et intégrateur de solutions technologiques.

Idrissa SANE

Les femmes des 4 villages qui partagent la réserve de Somone se sont mobilisées pour restaurer la mangrove en s’appuyant sur les agents des Eaux et Forêts.

Selon l’éco-garde Saliou Mbodj et ancien conseiller municipal à Somone, après des années de repiquage de la mangrove, les ressources halieutiques commençaient à revenir. La présence avifaune devenait de plus en plus marquante. Les touristes venaient aussi de plus en plus visiter la lagune. Mais, les autochtones n’en profitaient pas beaucoup. Pour leur permettre de jouir des fruits de leur travail, la tarification a été instaurée en 2007.

Aby Ndoye, la soixantaine, habitante du village de Guéréo, est une actrice de premier plan dans ce combat pour la restauration de cet écosystème mais aussi pour la conservation et la gestion. L’actuelle vice-présidente a consacré une bonne partie de sa vie à reboiser la mangrove et à veiller à la préservation de la faune. D’ailleurs, les jeunes de son village l’avaient rebaptisé « Mère Aby Ndoye Pitch » (Mère Aby Ndoye oiseaux). « Tout avait disparu. Avec le soutien de la Direction des parcs nationaux, les femmes se sont levées comme un seul homme pour restaurer cette réserve. Nous avions démarré à Popenguine parce qu’il fallait commencer par le commencement. C’est à la suite de « Keur Thioupam » (Ndlr : nom de la réserve de Popenguine) que nous sommes arrivées à Somone. Aujourd’hui, la biodiversité est rétablie. Même certaines espèces végétales qui avaient disparu comme la gomme arabique sont revenues », se glorifie la présidente du mouvement « Takku liguèy environnement » de Guéréo.

Selon elle, c’est grâce à la Direction des parcs nationaux qu’elles ont pu trouver des partenaires pour des séminaires de formation et autres. « Mais, si nous avons aujourd’hui réussi, c’est surtout parce que la population a adhéré à cette initiative communautaire. Ce qu'elle n’a pas regretté, parce que la réserve nous est profitable à nous tous. Dans ce village, 24 jeunes ont trouvé un travail grâce à elle. Aussi, avec les recettes, les femmes reçoivent des financements pour mener des activités génératrices de revenus. Nous avons également acquis des ustensiles de cuisine que nous mettons en location pour ceux qui organisent des baptêmes et des mariages.

Mais, s’il s’agit d’un évènement malheureux comme le décès, nous les mettons gratuitement à la disposition de la famille éplorée », se félicite l’ancienne trésorière du Comité de gestion. Au début, reconnait-elle, c’était difficile, car les gens ne comprenaient pas l’enjeu. Mais aujourd’hui, partout où elle passe, les gens lui serrent les deux mains parce qu’ils commencent à goûter aux fruits de la conservation ou, en tout cas, de la restauration.

Des pionnières modèles
Mme Aby Ndoye peut, aujourd’hui, se vanter d’être une des pionnières d’un modèle qui est en train de faire tache d’huile. Les gens viennent de partout pour s’inspirer de cette approche de gestion.

Aby Ndoye et Adja Rokhaya Ciss sont des figures connues dans cette localité. Cette dernière, ancienne conseillère municipale et membre du Comité de gestion, a aussi joué un rôle clé dans la restauration de la mangrove. A Somone, c’est elle qui se chargeait de la sensibilisation et de la mobilisation des femmes. « Si on en est arrivé là aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation des femmes. Au début, c’était très difficile. Mais, les femmes des 4 villages qui partagent la réserve se sont levées avec la ferme volonté de restaurer la mangrove, en s’appuyant sur les agents des Services des eaux et forêts. Parfois, on louait même des cars pour se rendre sur le site de reboisement », témoigne Mme Ndoye. Abondant dans le même sens, Adja Rokhaya Ciss soutient que les femmes n’ont pas regretté leurs efforts. A Somone, des crédits revolving leur sont octroyés grâce aux recettes touristiques et autres générées par la réserve. Seulement, elles aimeraient avoir plus, parce que la somme qui leur est destinée est partagée par les femmes des 4 villages qui entourent le site. Aminata Sadj, conseillère municipale à Somone et non moins actrice dans ce combat pour la restauration de leur ressource de survie, a corroboré leurs propos. Pour elle, cette réserve a nettement amélioré les conditions de vie des habitants de la localité.

Par Ndiol Maka SECK (photos Assane SOW)

Selon le commandant Amar Fall, conservateur de la réserve naturelle communautaire de Somone, ce sont les femmes qui ont été à la base de sa création en s’inspirant de celle de Popenguine. « Ce sont elles qui ont reboisé la mangrove. Quand elles ont commencé, elles ont écrit à la mairie et au ministère de l’Environnement pour un appui technique », explique-t-il sous le contrôle de son adjoint, le lieutenant Thiaw.

D'après le conservateur, c’est d’ailleurs une femme qui dirige le Comité technique de sensibilisation et la vice-présidente est également une femme. « Les femmes sont très impliquées dans la gestion de cette réserve », a reconnu le commandant. S’agissant de l’ensablement progressif de la lagune, qui inquiète de plus en plus les populations, il estime que c’est une menace, mais n’impacte pas pour le moment la mangrove. « Nous avons pris les devants en menant une étude bathymétrique pour savoir les différents niveaux d’ensablement sur le point d’eau. Cette étude a coûté 22 millions de FCfa. Nous avons également mené une étude d’impact environnemental pour connaître les conséquences que peuvent engendrer un désensablement. Elle est validée. Elle nous dit que nous pouvons faire le curage sans problème. Maintenant nous sommes en train de chercher un financement pour faire le dragage », a fait savoir le commandant Fall.

Par Ndiol Maka SECK


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