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Actualités (2444)

Un nouveau programme de formation pour l’obtention du Brevet de technicien supérieur (Bts) en conception et réalisation d’équipements agricoles (Crea) au lycée technique André Peytavin (Ltap) de Saint-Louis a été lancé par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. L’information émane du proviseur de cet établissement scolaire, Momar Amar. Avec l’appui de nos partenaires canadiens, ce nouveau programme sera bientôt mis en place et va s’ajouter au Bts «Maintenance de machineries agricoles» déjà développé selon l’Approche par compétences (Apc) par le projet Esp-Epe dans l’établissement, mis en œuvre par Collèges et instituts Canada (Cican) et financé par Affaires mondiales Canada.

M. Amar s’exprimait, hier en présence de l’Inspecteur général de l’éducation et de la formation Abdoulaye Ndiaye, par ailleurs directeur des études de l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique et professionnel, du représentant du ministère de la Formation professionnelle, Babacar Ndiouck, du secrétaire général du conseil départemental, Amath Dia, et des responsables canadiens du projet Esp/Epe. Il a mis à profit cette journée de lancement pour rappeler que ces nouvelles formations viennent répondre à la demande de Saint-Louis (entreprises et collectivités locales) d’ouvrir la filière agricole au lycée technique André Peytavin, dans le but de soutenir les ambitions de cette région à devenir le grenier du Sénégal. Aussi, a-t-il précisé que les entreprises expriment le manque de techniciens supérieurs compétents dans le développement d’équipements et d’outils novateurs pour répondre aux besoins du secteur agricole sénégalais qui est en pleine expansion et en plein changement au Sénégal.

De l’avis de Momar Amar, l’agriculture sénégalaise de demain a besoin d’employés qualifiés pour développer des outils adaptés qui contribueront à l’amélioration des cultures, à l’augmentation des productions et à l’essor du secteur. La formation en Maintenance de machinerie agricole (Mma), dispensée depuis 5 ans au Ltap et qui a fait l’objet d’une révision de programme récemment, a été ainsi validée au cours de cette journée de lancement officiel du Bts en conception et réalisation d’équipements agricoles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le chef de l’Etat a posé le débat sur la hiérarchie dans les hôpitaux où des directeurs peinent à asseoir leur autorité devant des médecins et professeurs d’université. « Il est difficile de donner des ordres aux gens qui ont bac plus 7 ans d’études ou de formation. Mais, il faut qu’il y ait quelqu’un qui donne des ordres dans un hôpital, et cette personne n’est pas forcément un médecin », a reconnu le président Macky Sall. Il a demandé aux gens qui travaillent dans les hôpitaux de trouver une solution à cette question. « J’ai vu aux Etats-unis des hôpitaux où il y a d’éminents professeurs qui sont dans leurs services, mais qui sont commandés par le directeur de l’hôpital qui s’occupe de la rentabilité de la structure. Ce dernier n’a jamais fait la médecine. Le rôle du directeur est que l’hôpital reste un lieu de profit et qu’il finance la recherche dans les laboratoires. Tant que l’on ne règle pas cette articulation dans nos hôpitaux, nous aurons toujours ces genres de problèmes qui peuvent bloquer la bonne marche de l’hôpital », a fait remarquer le président Sall. Cependant, l’Etat ne se mêlera pas de cette question, a-t-il clarifié.

E. KALY

Le chef de l’Etat a annoncé qu’il a décidé, il y a deux semaines, d’augmenter les bourses de spécialisation dans le domaine de la médecine. Macky Sall a constaté que le Sénégal forme plus d’étrangers en spécialisation que de Sénégalais, parce que tout simplement la bourse octroyée aux médecins est faible. « J’ai décidé de prendre sur la contribution forfaitaire à la charge de l’entreprise une dotation qui permet de doubler le niveau de la bourse actuelle pour la spécialisation. Elle était de 150.000 FCfa. Nous allons la porter à 300.000 FCfa par mois », a promis le président de la République, s’engageant aussi à accompagner les médecins en exercice pour ce qui concerne le renforcement de leurs capacités.

E. KALY

Le président de la République, Macky Sall, est très remonté contre les trafiquants de médicaments. Il a promis de lutter contre ces produits frauduleux aux côtés du ministre de la Santé et ses collaborateurs. Selon le chef de l’Etat, le Sénégal doit se donner les moyens d’éradiquer cette fraude qui tue des milliers de Sénégalais. « Nous ne pouvons pas rester sans réagir. De la même façon que l’Etat du Sénégal a engagé la guerre contre le trafic de bois en Casamance, il engagera cette guerre contre le trafic des médicaments qui sème la mort et la désolation », a averti le président de la République qui a rendu un hommage à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) qui, ces dernières années, a beaucoup travaillé pour améliorer l’accès aux médicaments. 

E. KALY

Le chef de l’Etat a présidé, hier, à Dakar, le Forum de plaidoyer de haut niveau pour la mobilisation des ressources en faveur de la santé. Il a promis aux Partenaires techniques et financiers (Ptf) et au personnel médical que le budget du ministère de la Santé connaitra une hausse progressive en vue d’atteindre les 15 % recommandés lors du Sommet d’Abuja en 2001.

Le Sénégal a besoin de 357,5 milliards de FCfa pour financer, dans les prochaines années, la Couverture sanitaire universelle. C’est l’un des résultats du pré-forum, ouvert en début de semaine, à Dakar, sur la mobilisation des ressources pour financer le secteur de la Santé. Ce pré-forum a préparé le plaidoyer de haut niveau pour la mobilisation des ressources en faveur du secteur de la Santé.

En présidant cette rencontre, en présence du Premier ministre, du ministre de la Santé et des Partenaires techniques et financiers (Ptf), le président de la République a annoncé que le budget du ministère de la Santé connaitra une progression régulière en vue d’atteindre, dans un délai raisonnable, le taux de 15 % recommandé lors du Sommet des chefs d’Etat d’Abuja en 2001. A l’époque, ces derniers s’étaient engagés à allouer 15 % des budgets nationaux au secteur de la Santé. Aujourd’hui, seuls cinq pays africains ont atteint l’objectif d’Abuja.

Au Sénégal, malgré une hausse de 47 % du budget du ministère de la Santé, ces cinq dernières années, l’on est loin de ce but. Le chef de l’Etat a reconnu la faiblesse des ressources consacrées à ce secteur. Sur ce, il a assuré aux Ptf que le gouvernement sera pleinement engagé dans la mobilisation des ressources domestiques pour le financement du secteur de la santé. « Nous veillerons aussi à la transparence des ressources mises à la disposition de notre pays par nos partenaires », a-t-il souligné.

Le président Sall a, par ailleurs, indiqué que la Stratégie nationale du financement de la santé traduit son ambition de faciliter davantage aux populations l’accès aux soins de santé de qualité. Cela, à travers la mise en place d’infrastructures et de ressources humaines respectant les normes requises. Il a, à cet effet, demandé aux acteurs de la santé et à leurs partenaires de réfléchir sur des financements innovants intégrant une fiscalité adaptée.

Gratuité et assurance maladie
Le Sénégal, a poursuivi le président de la République, pourrait envisager le prélèvement sur les taxes du tabac pour financer le secteur de la santé. Il a indiqué que l’augmentation régulière du budget du secteur permettra de soutenir la politique de gratuité, mais aussi le développement de l’assurance maladie, parce que tout ne peut pas être gratuit, sinon les hôpitaux cesseront de fonctionner. « Il faut que les gens arrêtent de penser que tout doit être gratuit », a lancé Macky Sall, assurant que le gouvernement ne renoncera pas à la prise en charge gratuite des enfants âgés de 0 à 5 ans.

Selon lui, c’est une période charnière dans la vie d’un enfant. « Le «Plan sésame» sera aussi conforté pour les personnes âgées », a souligné le chef de l’Etat, rappelant que sa politique de gratuité en matière de santé a permis de prendre en charge plus de 7 millions d’enfants de moins de 5 ans entre 2015 et 2017. Aussi, environ 374.000 personnes âgées de 60 ans et plus ont été prises en charge. En outre, « plus de 11.000 femmes pour la seule année 2017 ont bénéficié gratuitement de la césarienne », a informé M. Sall qui a insisté sur le renforcement de l’offre de services dans les structures de santé et la maintenance des équipements.

D’après lui, le gouvernement fait de son mieux puisqu’il a appuyé plus de 20.000 personnes dans le cadre des programmes d’autonomisation des groupes vulnérables. « Ces quelques résultats témoignent notre adhésion à l’initiative internationale en matière de santé, en particulier la résolution de l’Organisation des Nations unies du 12 décembre 2012 en direction de la Couverture sanitaire universelle », s’est réjoui le chef de l’Etat.

Il a révélé que la création de l’Agence de la Couverture maladie universelle a permis la mise en place de 675 mutuelles de santé au Sénégal. Des progrès qui lui ont fait dire que le secteur de la santé retient particulièrement son attention, parce que constituant un préalable qui permet au Sénégal de disposer d’un capital humain de qualité indispensable à la quête de développement et de l’émergence. Les élus locaux, les Ptf et le Fonds mondial se sont engagés à financer la Stratégie nationale du financement de la santé.

Eugène KALY

Bonne nouvelle pour les futurs étudiants de l’Espace numérique ouvert (Eno) de Kolda. Il sera inauguré au mois de décembre prochain par le président Macky Sall.

L’Espace numérique ouvert (Eno) de Kolda sera livré à la fin de ce mois de novembre. Il sera inauguré, au début du mois de décembre prochain, par le président de la République, Macky Sall, en marge de la 4ème édition de la journée de l’Elevage qui aura lieu le 3 décembre prochain à Kolda. L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a effectué, le 14 novembre 2017, une visite dans la capitale du Fouladou pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de cet établissement d’enseignement supérieur. Mary Teuw Niane s’est dit satisfait du respect du délai de livraison de l’ouvrage par l’entrepreneur qui va procéder, selon lui, à des tests et vérifications du réseau informatique et autres installations connexes avant la livraison de l’ouvrage. Ce qui permettra aux étudiants de commencer les cours en toute sérénité.

Au total, l’Eno de Kolda disposera de plus de 250 ordinateurs connectés qui vont utiliser des données visuelles et audio pour faciliter les enseignements. Toutes les installations sont déjà faites et les différents équipements en place à l’exception de la télémédecine qui sera acheminée à Kolda dans les prochains jours. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut avoir des infrastructures numériques sophistiquées ultra modernes et un aménagement extérieur qui soit à la hauteur pour permettre aux étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) d’être dans de meilleures conditions de travail. A en croire Mary Teuw Niane, l’année 2018 sera marquée par une série de réceptions et d’inaugurations d’infrastructures de l’enseignement supérieur sur l’étendue du territoire national. « Les travaux d’extension à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sont terminés, le chantier est livré. C’est une extension magnifique de niveau mondial. Pour l’Ufr des Sciences de l’éducation, de la formation et du sport, c’est une piscine olympique et une salle de sports polyvalente couverte qui sont livrées en même temps. A l’Université Alioune Diop de Bambey, nous sommes en train de terminer l’ensemble du chantier qui doit être livré avant la fin de ce mois pour que les étudiants aient aussi une infrastructure de niveau mondial », a-t-il précisé. C’est également le cas pour les Université de Thiès et Assane Seck de Ziguinchor, mais aussi des Eno de Louga, Diourbel, Saint-Louis, Guédiawaye et Pikine, entre autres. Les Eno de Tambacounda, Mbour, Mermoz et Thiès seront également terminés avant la fin du mois de décembre prochain. De même, la première phase de l’Université Amadou Mactar Mbow sera prête avant la fin de l’année, sans compter les programmes des 100 laboratoires qui seront livrés au cours du second trimestre de 2018.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a lancé, hier, la phase d’extension du programme Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem) de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef). Une phase d’extension qui va concerner 1.500 instituteurs des académies de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Programme phare de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) dont le siège est à Dakar, l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem) va connaitre une deuxième phase d’extension. Ainsi, après la phase pilote qui concernait 500 enseignants dans les académies de Fatick et Kaolack, la phase d’extension de 1.500 enseignants, lancée, hier, par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, va aussi toucher la région de Kaffrine.

La phase pilote, démarrée en 2016, a donné beaucoup de satisfaction à la tutelle. D’où cette extension avec un grand nombre d’enseignants à l’horizon 2021. L’ambition du ministère de l’Education nationale est d’étendre ce projet aux autres régions du Sénégal. « Ce projet nous a donné beaucoup de satisfactions et a même été présenté aux délégations et au président de la République lors de l’inauguration du siège de l’Ifef. Aujourd’hui, dans le cadre d’un partenariat que nous avons avec la coopération belge, le projet va être étendu à la région de Kaffrine », a expliqué Serigne Mbaye Thiam. Il a ajouté que, lors de son lancement à Fatick, il avait vu des enseignants très motivés et qui étaient fiers de subir cette formation.

« C’est parce que cette première phase a connu un succès que nous avons décidé de l’étendre. Nous avons eu la coopération belge qui nous accompagne pour l’extension du projet qui va couvrir 3 régions. L’ambition que nous avons, après cette phase d’extension, c’est de faire bénéficier cette formation aux enseignants des autres régions », a-t-il informé.

Lors de la première phase, c’était un projet de formation des enseignants qui était assis sur l’utilisation des Tic. Tous les enseignants formés le faisaient sur des tablettes avec des modules d’auto formation accessibles sur une plateforme à distance. L’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres est un programme qui participe aux efforts internationaux pour assurer une éducation de base équitable, inclusive et de qualité pour tous. L’Organisation internationale de la Francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie se sont fixées pour objectif, à travers Ifadem, d’améliorer les compétences des instituteurs en poste dans l’enseignement en français.

Oumar NDIAYE

Ambiance de rush au centre médico-social de l’Ordre souverain de Malte de Gorée. Avec la traditionnelle journée de consultations gratuites organisée dans cette structure de santé, les populations de l’île sont venues tôt répondre à l’appel de l’Ordre souverain de Malte qui a construit ce centre médical. Composés essentiellement de femmes, les patients étaient répartis en plusieurs spécialités qui vont de la médecine générale au dépistage des cancers en passant par l’urologie, la pédiatrie, la gynécologie et autres. Selon le président de la Commission médicale de l’Ordre souverain de Malte, Dr Lopes, cette activité, menée depuis des années, s’inscrit dans le cadre de l’assistance des populations.

Cette journée a été couplée avec la fête patronale de l’église de Gorée. Ainsi, des centaines de patients ont pu bénéficier des prestations de santé et aussi des dons de médicaments. Cette journée de consultations a également permis au Pr Abdou Aziz Kassé, de la Ligue sénégalaise contre le tabac, d’animer une conférence sur les dangers de l’utilisation du tabac. L’île de Gorée est connue pour être un lieu de brassage religieux. C’est ainsi que ses autorités religieuses, musulmane comme chrétienne, ont tenu à être présentes lors de cette journée de consultations gratuites suivies d’une distribution de médicaments.

Les membres de l’Association sénégalaise de l’Ordre espèrent continuer cette activité qui permet à plusieurs populations de l’île d’avoir accès à des soins de santé.

O. NDIAYE

Plus de 200 personnes se sont mobilisées, hier, pour nettoyer l’Aire marine protégée (Amp) de Saint-Louis. Avec l’appui du conservateur de cette Amp, le capitaine Paul Moïse Diédhiou, et des responsables du comité de gestion, plusieurs personnes ont nettoyé et ramassé des déchets plastiques et autres rejets de détritus de la mer trouvés sur la plage de l’Hydrobase. Cette vaste opération Augias a permis de nettoyer une partie du littoral de la Langue de Barbarie et de sensibiliser les populations sur la nécessité de préserver et d’entretenir cette Aire marine protégée (Amp). Grâce au financement du projet de gestion de la zone côtière et aux appuis de la mairie, près de 200 personnes ont été mobilisées pour cette activité d’envergure. Au terme de cette journée « set-settal », des tonnes de déchets ont été collectées, puis amenées à bord des pirogues vers le centre-ville. Un camion de la commune s’est chargé ensuite de les acheminer vers le Centre d’enfouissement technique de Gandon. Selon le capitaine Paul Diédhiou, cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de conservation de la biodiversité. Elle permet de mieux protéger les tortues vertes marines migratrices qui ont tendance à confondre les déchets plastiques avec des méduses, au point de les manger. Il a rappelé, que cette année, trois tortues marines sont mortes et retrouvées sur la Langue de Barbarie, après avoir avalé ces déchets plastiques.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En avril 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal avait voté le projet de loi relatif à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage. Le vote de cette loi a été suivi d’une adhésion des populations. Certains boutiquiers refusaient même de donner aux clients des sachets plastiques après achat.

Cependant, le directeur de Proplast constate que, plus de deux ans après, les sachets plastiques sont revenus. D’après Macoumba Diagne, cela s’explique par le fait que, dans ce projet de loi, seuls les sachets plastiques inférieur ou égal à 30 microns sont interdits. Ainsi, dit-il, les industriels ou les importateurs, pour éviter de perdre leur business, ont ramené les sachets plastiques à un grammage plus élevé. « Le problème demeure aujourd’hui. Il faut que les Sénégalais changent de comportement. Il faut qu’on arrête d’utiliser un objet et le jeter après usage. Mieux, il faut que l’Etat appuie des initiatives de ce genre. Si on met une valeur autour des déchets, on ne va plus voir de déchets plastiques dans les rues », ajoute-t-il.

A. Ng. NDIAYE

L’Agence française de développement a signé, avant-hier, à Francfort (Allemagne), un accord-cadre avec le Fonds vert pour le climat. Désormais, l’Afd est membre du réseau des partenaires du Fonds vert, informe un communiqué de l’ambassade de France au Sénégal.

L’Agence française de développement (Afd) a signé, à Francfort, un accord-cadre avec le Fonds vert climat. Selon un communiqué de l’ambassade de France au Sénégal, parvenu à notre rédaction, le directeur de l’Afd, Rémy Roux, et le directeur du Fonds vert pour le climat, Howard Bamsey, ont cosigné cet « accord-cadre d’accréditation » qui « officialise l’entrée de l’Afd dans le réseau des partenaires du Fonds vert ».

D’après la même source, la signature de cet accord-cadre est « une condition préalable à la mise en œuvre de projets communs » entre l’Afd et le Fonds vert climat. Et à travers cet accord, l’Afd envisage d’accroître significativement le volume et le périmètre des projets de lutte contre le changement climatique qu’elle portera au Fonds vert. « L’accréditation au Fonds vert pour le climat va permettre à l’Afd de faire plus et mieux pour le climat. faire plus en mobilisant des ressources climat additionnelles. Faire mieux en développant, avec le Fonds vert, des programmes à fort impact », explique le texte.

Par ailleurs, le communiqué indique que deux projets de l’Afd ont été déjà approuvés par le Fonds vert pour le climat. Il s’agit du « projet d’irrigation et d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques dans le Sud-est marocain (20 millions de dollars en dons) », qui a été approuvé en avril 2017, et du « Projet de gestion intégrée des inondations urbaines au Sénégal (15 millions de dollars en dons) », approuvé un an plus tôt. En plus, 15 autres opérations de l’Afd sont à l’étude et seront présentées au Fonds vert pour le climat dans les 3 prochaines années. « L’objectif de l’Afd est qu’au moins 50 % de ses interventions aient des cobénéfices sur le climat. Sa nouvelle stratégie prévoit dorénavant qu’elle soit aussi la première banque bilatérale de développement à rendre 100 % de ses financements compatibles avec l’Accord de Paris. 24 milliards d’euros de financements climatiques ont déjà été octroyés ces 10 dernières années, un niveau qui passera à 5 milliards d’euros par an d’ici à 2020, dont 1,2 milliard d’euros dédié à l’adaptation au changement climatique », explique l’Afd dans son communiqué.

« Grâce à l’accréditation au Fvc, l’Afd va accélérer encore la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Nous allons encore mobiliser davantage de ressources en faveur du climat, prendre plus de risques, pour accompagner les pays en développement dans leurs trajectoires de développement bas carbone et résilientes aux effets du changement climatique », déclare le directeur général de l’Afd à l’issue de la signature de l’accord-cadre, rapporte le communiqué.

Aliou Ngamby NDIAYE

Un chèque de 2,4 millions de FCfa a été remis, avant-hier, à la directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed). Cet appui va permettre une meilleure offre sanitaire au niveau de cet Etablissement public de santé.

La directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed) avait émis auprès du directeur général de la Société nationale de recouvrement (Snr), Babacar Diallo, le souhait d’acheter 4 ordinateurs de bureau complet et 4 imprimantes matricielles de marque Epson. Ce dernier a répondu favorablement à cette demande. Un chèque de 2,4 millions de FCfa a été ainsi remis au Dr Fatou Mbaye Sylla. Cet élan de soutien entre dans le cadre des actions sociales de la Snr. Selon M. Diallo, dans le passé, la Snr a eu à faire des activités de ce genre, destinées à l’Association humanitaire « La Chaîne de l’espoir » pour la construction d’une unité au niveau de l’hôpital de Fann avec un appui d’un million de FCfa. « Nous comptons pérenniser cette activité, car elle est inscrite dans la rubrique de notre budget « don et subvention ». Nous avons aidé certaines femmes qui luttent contre le cancer pour la prise en charge de leur chimiothérapie. Nous recevons énormément de demandes, mais nous apprécions en fonction des disponibilités de la trésorerie », a déclaré le Dg de la Snr. Poursuivant, Babacar Diallo a souligné que ce don va renforcer la qualité de l’accueil. Touchée par cet élan de solidarité, la directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio a qualifié le montant du chèque d’important. A en croire Dr Fatou Mbaye Sylla Fall, l’établissement public de santé qu’elle dirige est dédié à la prise en charge des enfants âgés de 0 à 15 ans. « Depuis le août 2012, date du démarrage des prestations, le volume d’activités ne cesse d’augmenter avec 200 à 300 enfants reçus par jour. En 2016, nous avons reçu 94.000 enfants. Ce qui est une grosse contrainte pour les enfants, les parents et le personnel qui reste pour la consultation jusqu’au-delà de 17 heures », a-t-elle avancé.

Dr Sylla a révélé aussi que l’hôpital a un budget de 1,2 milliard de FCfa, soutenant que l’Etat ne peut pas tout faire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Partenaires privilégiés de l’Etat du Sénégal dans la prise en charge des nouveaux bacheliers qui ne sont pas orientés dans les universités publiques, les établissements privés d’enseignement supérieur courent, selon le président de la Conférence des universités privées du Sénégal (Cepes), Mamadou Gningue, derrière une dette de 10 milliards de FCfa représentant la facture que leur doit le gouvernement pour l’année académique 2016-2017.

Depuis 2013, l’Etat a opté pour l’orientation de nouveaux bacheliers dans les établissements privés. En tant que président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes), quel regard portez-vous sur ce partenariat ?
Il faut dire qu’à ce jour, il y a eu des efforts importants de la part des autorités étatiques pour nouer un partenariat avec le pôle privé et régler ainsi le problème de l’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur. L’Etat s’est engagé à prendre en charge leur scolarité à travers un programme d’allocations d’études et bourses. De cette façon, l’onde de choc issue de la crise de la non orientation des années 2010 a été atténuée. Bien sûr, il y a eu des conditions d’éligibilité posées par l’Etat pour recevoir ces étudiants. Les établissements privés d’enseignement supérieur dont les filières sont reconnues par le Cames et l’Anaq Sup ont été ainsi retenus. De notre côté, nous avons mis les bouchées doubles en termes de logistique, d’infrastructures d’accueil et de recrutement de nouveaux enseignants pour assurer la formation des étudiants.

Il faut aussi dire que les établissements privés ont fait des efforts très importants. Nous avons fait une réduction de 40 à 50 % sur les tarifs pratiqués à l’Etat du Sénégal. Nous avons accepté de nous engager dans cet élan de formation de l’élite sénégalaise pour endosser le développement et l’émergence du pays. Hélas, nous avons l’impression que cet effort n’est pas réciproque. D’abord, il y a eu une modification du contrat. Sans grande concertation, l’Etat a fait passer l’enveloppe par étudiant de 600.000 à 400.000 FCfa. Malgré tout, nous avons accepté de poursuivre ce partenariat. Aujourd’hui, les établissements privés accueillent, sur la base des statistiques à la fermeture de l’année dernière, 43.000 étudiants orientés par l’Etat du Sénégal. Avec la rentrée académique 2017-2018, nous en auront entre 50.000 et 60.000. Ce qui fait du privé la 2ème plus grande université publique du Sénégal derrière l’Ucad. Mais, là où l’Etat dépense près de 150 milliards de FCfa pour entretenir quelques universités publiques, le privé est laissé en rade avec un budget très réduit. Le contrat qui nous lie stipule qu’avant le démarrage des cours, l’Etat doit verser un acompte de 50 %. Ce qui n’a jamais été fait. Le comble, pour l’année académique 2016-2017, aucun établissement n’a été payé. Or, les cours pour l’année 2017-2018 ont commencé. Sur ce, nous lançons un appel au gouvernement et au président de la République. Il nous est difficile de continuer les enseignements, cette année, sans le paiement de cette dette de 2016/2017 et le versement de l’acompte de 50 % sur les factures pour l’année 2017/2018. Il paraît qu’on doit encore de l’argent à certains établissements pour l’année académique 2015-2016 ou qui ont été payés très tardivement. L’Etat nous doit au moins une dizaine de milliards de FCfa.

Déjà, certains dénonçaient le manque de qualité dans l’enseignement privé en général, mais dans une telle situation, cette qualité peut-elle être atteinte ?
Si l’Etat ne redresse pas la barre, il est quasiment impossible de faire de la qualité. Sans les moyens, c’est impossible de parler de qualité. Avant 2012-2013, la qualité était dans le privé. Mais, avec cette orientation qui a entraîné une massification de nos effectifs et un développement exponentiel de nos investissements, cela nous paraît difficile de respecter l’ensemble des normes qualité fixées par l’Unesco et les organes d’accréditation si les moyens ne suivent pas. Par contre, au vu des résultats en termes d’obtention de diplômes et surtout de taux d’insertion (principale mesure de l’efficacité des universités) et de passage des filières au Cames, on peut évidemment dire qu’il y a de la qualité dans le privé supérieur. En effet, celles-ci sont considérées comme un reflet des différents déterminants de la qualité de l’éducation. Toutefois, celle-ci risque d’être fortement écornée si les mesures arrêtées avec l’Etat ne sont pas respectées dans le cadre de la mise à disposition de bacheliers dont le chiffre ne cesse de croitre au moment où l’Etat traine des créances. Le fait que l’Etat n’ait versé aucun sou l’an dernier a eu des répercussions néfastes en termes d’image (des écoles n’arrivent pas à payer correctement leurs enseignants ; ce qui influe évidemment sur la qualité).

Pour trouver une solution à ce problème lancinant, nous proposons à l’Etat, même si nous devons supporter les frais financiers, d’apporter juste sa « signature » et de nous accompagner auprès des institutions financières nationales comme internationales pour lever les montants nécessaires afin de financer ce projet innovant et salvateur de la problématique de l’accès, de l’équité et de la qualité dans l’enseignement supérieur. La Cepes reste un partenaire du ministère dans ce programme et compte, lors d’une prochaine rencontre, approfondir la réflexion.

La dette que vous doit l’Etat peut-elle, à elle seule, expliquer le manque de qualité ? Autrement dit, le privé respecte-t-il les critères de qualité fixés par les organes d’accréditation ?
La qualité, c’est plusieurs choses. Ce sont des processus, des standards, de la planification qui se situent au-delà des structures et du personnel enseignant qui doit être de qualité. L’Orientation client des établissements de notre Conférence a transformé nos ressources personnelles, matérielles et financières en offre de formation et services pour garantir la conformité de nos produits aux services attendus par le marché. Dans ce cadre, notre souci permanent est de proposer des formations adaptées, un accompagnement en entreprise par des missions professionnalisantes, des stages et des alternances. Cette orientation client a nécessité la création de structures d’aide à l’insertion et aux stages. Et ce, dans le cadre de relations avec les entreprises.

Pour ce qui est de la coopération avec les milieux professionnels, le pôle privé fait toujours preuve d’imagination et d’esprit de créativité, comme en attestent les réformes de ses programmes impliquant les experts de l’entreprise. Cela, pour plus d’adaptation aux attentes des milieux professionnels. La qualité est devenue notre préoccupation permanente. Ainsi, pour mieux coller à l’esprit du système Lmd, les professeurs encadreurs sont des chefs d’entreprise. Nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs de l’entreprise dans l’élaboration des programmes et l’ajustement des compétences des étudiants mis en position de stage pour mieux coller aux besoins de ces futurs employeurs.

Nous avons un meilleur taux d’encadrement avec au maximum 50 étudiants par classe et 25 étudiants en Master. Ainsi, le suivi est meilleur, les contrôles et évaluations plus réguliers. Toutes ces conditions participent à une meilleure insertion des étudiants dans le monde du travail. Par ailleurs, la formation à la création d’entreprises est prise en compte par beaucoup d’établissements. Elle permet à l’étudiant d’être formé en gestion de projets. Mais aussi, grâce aux modules de développement personnel et de développement professionnel de leadership et de coaching, de bien se comporter dans l’entreprise et d’avoir un bon réflexe pour créer une entreprise.

Dans le corps enseignant sénégalais, on n’a pas de professeurs titulaires du privé ou du public. Le professeur titulaire sénégalais est un professeur des universités. Et ce sont les mêmes professeurs du public qui dirigent, aujourd’hui, la quasi-totalité des conseils scientifiques et des directions académiques dans le privé. Mieux, le privé est en train de recruter beaucoup d’enseignants, des docteurs et des doctorants. On a la solution pour recruter quasiment tous les docteurs ou doctorants sortis dans les métiers de pointe. Le problème, c’est comment allier à la fois les difficultés financières engendrées par cette massification de nos effectifs et un besoin important de respect des règles. La qualité est un long processus, et cela dépend de la définition et de l’angle d’attaque. Ce qui est important dans nos formations, c’est que le monde du travail puisse absorber le sortant.

La recherche est le point faible du privé et nous sommes en train de régler ce problème. Cependant, quand il s’agit de l’employabilité, de l’insertion, du respect des normes, des cadres d’étude, du corps professoral et des ratios corps enseignants et formateurs, le privé est un exemple à suivre***. Mais, le problème, ce n’est pas la comparaison public-privé. Un décret a rétabli l’équilibre. De manière théorique, il n’y a pas un enseignement public et un enseignement privé, il y a un seul enseignement donné par les mêmes enseignants du public comme du privé. La qualité ne peut être discutable. L’Anaq-Sup y veille, le Cames aussi. Une centaine de diplômes des établissements privés ont été reconnus depuis fort longtemps et accrédités par le Cames. Nous sommes dans une démarche d’accréditation par l’Anaq. Le problème maintenant, c’est la question de la maîtrise des référentiels.

Est-il pertinent d’appliquer les mêmes critères de qualité dans le public et dans le privé, dès lors qu’on sait qu’il y a une certaine différence dans les orientations ?
C’est une question importante qu’il faut se poser. Je lance un appel à l’Anaq pour la révision urgente et l’évaluation de ce référentiel. Quoi que appréciable, après cinq ans de mise en œuvre, nous avons besoin de l’évaluer, de le revoir afin de l’appliquer sur la diversité de l’enseignement supérieur. L’enseignement supérieur ne peut pas être unidirectionnel. Une école supérieure privée ou un institut ne peut pas fonctionner comme une université publique. Donc, on ne peut pas les évaluer de la même manière. L’idée de mettre en place l’Anaq est bonne. Il y a une expansion des établissements privés, il est normal qu’un contrôle accru soit fait. Il faut le faire en amont et ne pas attendre qu’il y ait des dégâts pour le faire. Aujourd’hui, n’importe qui peut entrer dans l’enseignement supérieur. Mais, il est nécessaire d’évaluer le référentiel.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM

Le responsable de la Direction de la Planification, de la Recherche et des Statistiques, Dr Youssouf Ndiaye, a présenté, hier, la Stratégie nationale de financement de la santé. D’après lui, cette stratégie, étalée sur une période de 5 ans, permettra au Sénégal de tendre vers la Couverture sanitaire universelle.  Estimée à un coût global de 1,8 milliard de FCfa, elle mettra l’accent sur les choix stratégiques visant à améliorer la protection en santé des populations sénégalaises. Selon le ministre de la Santé, elle vise aussi à mobiliser des ressources additionnelles conséquentes en faveur de la santé et à rationaliser leur utilisation pour alléger la charge financière supportée par les ménages.
 
Abdoulaye Diouf Sarr a soutenu que la première action d’envergure de la mise en œuvre de cette stratégie est l’organisation de ce forum national sur le financement de la santé en vue de mener un plaidoyer sur la mobilisation des ressources. Lequel sera porté par le président de la République, Macky Sall.

Eugène KALY

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a été interpelé par le syndicaliste Mballo Dia Thiam sur l’action sociale. En réponse, Abdoulaye Diouf Sarr a rassuré que le département qu’il dirige s’occupe de la santé mais aussi des questions sociales. Selon lui, la frontière est extrêmement mince parce que dans les déterminants de la santé, les éléments liés aux conditions de vie et sociales des populations jouent un rôle important au niveau de la santé.

Pour redynamiser l’action sociale, le ministre de la Santé, dès sa prise de fonction, a convoqué l’ensemble des responsables de la Direction de l’Action sociale pour élaborer une feuille de route. Celle-ci permettra de repositionner l’action sociale dans le ministère de la Santé. « Dans ma conception, l’action sociale doit intégrer le panier préventif du ministère de la Santé et de l’Action sociale, mais aussi celui du suivi et curatif parce qu’elle traverse le ministère de la Santé », a souligné Abdoulaye Diouf Sarr. Mieux, a-t-il indiqué, l’action sociale est un élément important, car permettant de mener une bonne politique de santé au Sénégal.

Eugène KALY

Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Ziguinchor a été installé dans ses nouvelles fonctions. Une occasion saisie par le Pr Mary Teuw Niane pour visiter les chantiers en cours à l’Université Assane Seck.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a procédé, le 13 novembre 2017, à l’installation officielle du Dr Mamadou Diombéra dans ses nouvelles fonctions de directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Ziguinchor. Par la même occasion, le Pr Mary Teuw Niane a visité les chantiers en cours à l’Université Assane Seck. Il a encouragé et félicité la directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics, Socé Diop Dione, pour les grands progrès notés dans l’exécution des travaux.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a constaté un très grand progrès dans les travaux par rapport à sa dernière visite, il y a quelques semaines. M. Niane a ainsi félicité l’entreprise en charge des chantiers pour l’effort important qui est fait. Il a souhaité que le rythme soit maintenu pour qu’en janvier le gros œuvre soit totalement terminé et qu’on entre dans la seconde phase.

A en croire Mary Teuw Niane, le bâtiment pédagogique, qui comporte plusieurs salles de cours, de travaux dirigés et des bureaux, est quasiment terminé et on peut espérer qu’il sera livré à l’Université Assane Seck de Ziguinchor en fin novembre.

Le ministre a indiqué que le Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor s’étend à tous les établissements publics d’enseignement supérieur implantés dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Il a émis le souhait de préparer, dès à présent, ce déploiement par un système permettant de fournir, « in situ », toutes les prestations courantes, dans le cadre d’une organisation structurée qui permet d’avoir des antennes délocalisées, aptes à faire face, avec la même efficacité, aux sollicitations des étudiants.

D’après lui, en raison de leur situation géographique et de leurs établissements d’inscription, tous les étudiants n’auront pas à bénéficier des mêmes prestations. Le Pr Mary Teuw Niane a recommandé, « au sein du conseil d’administration par exemple », de définir les prestations minimales auxquelles peut prétendre un étudiant. Il a soutenu que tout ne se réduit pas au budget, appelant à l’organisation, à la souplesse et à la réactivité. Et ce, dans le respect des règles et de l’éthique de gestion.

Par ailleurs, le ministre a recommandé au tout premier directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor de traiter tous les bénéficiaires de son établissement au même pied d’égalité. « Ils doivent, a-t-il fait savoir au Dr Mamadou Diombéra, tous être considérés et traités de la même façon, avoir accès aux mêmes prestations du Crous, aux mêmes conditions et bénéficier des mêmes égards ».

Mary Teuw Niane n’a pas manqué de rappeler au Dr Diombéra que les ressources qu’il gère sont publiques et qu’il a une mission de service public. Le Pr Mary Teuw Niane a demandé au recteur Courfia Kéba Diawara, au médiateur Nouha Cissé, au Comité du dialogue social, aux personnels et étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor de soutenir le directeur du Crous dans la mission qui lui est confiée.

Une bibliothèque universitaire d’ici à 2019
Par ailleurs, le ministre a annoncé la construction, d’ici à 2019, d’une bibliothèque universitaire à Assane Seck et un grand projet de 1.000 lits pour les résidences universitaires. Il a signalé aussi la réalisation prochaine d’un Espace numérique ouvert (Eno) à Oussouye et à Bignona. L’appel d’offres est déjà lancé, a-t-il informé. De même, il a annoncé l’implantation de Centres de recherches et d’essais (Cre) à Ziguinchor, Samine et Goudomp à partir de cette année.
 
El Hadj Moussa SADIO

 

D’un coût de 4 milliards de FCfa, les travaux d’installation de brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, ont démarré à Saint-Louis. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur place.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu, hier, dans la capitale du Nord pour constater de visu les dégâts causés par l’érosion côtière. Sur place, il s’est réjoui du démarrage des travaux d’installation des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et sur une distance de 4 kilomètres. Ce programme va coûter 4 milliards de FCfa. Certains experts de l’entreprise Eiffage ont confirmé que les travaux de construction de cette digue de protection ont démarré et qu’ils seront réceptionnés dans un délai de 12 mois. Ce projet ambitieux est mis en œuvre par l’Etat du Sénégal avec l’appui des partenaires français. A terme, ces brise-lames permettront de soulager la souffrance des populations de Saint-Louis, longtemps affectées par l’avancée de la mer.

Accompagné de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, du responsable de l’Agence française de développement (Afd), du gouverneur Alioune Aïdara Niang et de l’adjoint au maire de Saint-Louis, Alioune Badara Diop, par ailleurs directeur général de l’Office des lacs et des cours d’eaux (Olac), il a visité une partie du patrimoine classé.

A cette occasion, M. Le Drian s’est adressé à la presse pour insister sur l’urgence et la nécessité de mettre en œuvre le projet de développement touristique de Saint-Louis ; ce qui permettra également de résoudre certains problèmes dus à l’érosion côtière. Ce phénomène naturel, a-t-il précisé, date du 17ème siècle et affecte la richesse halieutique des zones maritimes. Au fil du temps, il s’est accentué au niveau du littoral, engendrant des conséquences désastreuses sur le vécu quotidien des populations de la Langue de Barbarie.

Cette visite à pas de charge a permis à Jean-Yves Le Drian de se rendre à Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie. Dans ces zones de la Langue de Barbarie, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères s’est rendu compte que les établissements scolaires Cheikh Touré et Abdoulaye Mbengue Khaly, ainsi que autres concessions situées à quelques encablures de la plage, peuvent à tout moment être inondés par les eaux marines.

A en croire M. Le Drian, l’urgence de réhabiliter une partie du patrimoine classé de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) « fera l’objet d’une attention toute particulière lors de la visite du président Emmanuel Macron au Sénégal, prévue au mois de février 2018 ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avec la construction de nouvelles infrastructures, l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte enrôler davantage les enfants âgés de moins de trois ans.

Le taux de préscolarisation est estimé à 17,8 % au Sénégal. Ce que veut relever l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp). Ainsi, elle compte développer des stratégies pour enrôler plus d’enfants âgés de moins de trois ans, notamment dans les cases des tout-petits, à travers l’installation des espaces d’éveil et de stimulation précoces.

Les infrastructures demeurent un élément important dans ce projet d’enrôler le maximum d’enfants. C’est pourquoi un programme de reprise de la construction des cases des tout-petits a permis d’en disposer une cinquantaine depuis 2012 sur l’ensemble du territoire national. « L’Agence a pu réaliser, depuis la reprise du programme de construction de structures de développement intégré de la petite enfance, 51 cases des tout-petits sur l’ensemble du territoire national de 2012 à nos jours. A celles-ci s’ajoutent les 30 cases des tout-petits qui seront construites par la Koica (l’Agence de coopération coréenne) dans le cadre du Projet de développement de la petite enfance 2018-2021 à Fatick et à Kaolack, à raison de 10 cases des tout-petits par année », a affirmé Thérèse Faye Diouf, directrice générale de l’Anpectp.

Elle présidait, hier, un atelier de partage des orientations de l’année scolaire 2017-2018 et de mise à jour des outils de collecte de l’Anpectp. En plus de l’appui de la Koica, avec la construction de cases des tout-petits, Mme Diouf veut aussi développer le partenariat au niveau local, notamment avec les partenaires techniques et financiers, les Ong et les collectivités locales. « Cet intérêt s’inscrit en droite ligne de la recommandation du Conseil de surveillance qui nous a instruit de signer au niveau central des conventions de partenariat avec les partenaires au développement. A ce jour, nous avons fini de nouer des partenariats avec World Vision, Childfund, Counterpart. Cette dynamique va être renforcée et amplifiée », a-t-elle ajouté.

Leader dans le domaine de la prise en charge de la petite enfance, l’Anpectp travaille actuellement pour la fiabilité et la validité des indicateurs à partir desquels elle construit et présente ses documents, notamment le rapport annuel d’activités. C’est ce qui justifie, a souligné sa directrice, la tenue de leur rencontre dont l’un des objectifs majeurs est la mise à jour de leur rapport annuel d’activités à travers l’identification des indicateurs pertinents qui peuvent être renseignés sans difficulté réelle. Avec aussi le début de l’année scolaire 2017-2018, l’Anpectp a voulu partager quelques orientations majeures afin de mieux prendre en compte les aspects les plus déterminants de la mise en œuvre de son plan stratégique de développement 2016-2020.

Oumar NDIAYE

Le ministère de l’Education nationale est le premier secteur de l’administration publique qui emploie le plus d’agents. Le système éducatif est géré par 92.560 enseignants, dont 25.452 femmes. Malheureusement, ces ressources humaines sont inégalement réparties à travers le pays. D’où l’atelier sur une allocation plus équitable des ressources humaines du ministère de l’Education nationale.

Dans un rapport détaillé de la Direction des ressources humaines du ministère de l’Education nationale, il est avéré que le Sénégal a un déficit criant d’enseignants, tout corps confondus. Le besoin s’élève à 1.663 enseignants. Et selon le document, les régions de Matam, Tambacounda et Kolda sont les zones où l’on note le plus grand nombre d’enseignants qui quittent leurs postes. A titre indicatif, l’académie de Matam traine un déficit de 257 enseignants. Elle est suivie par Tambacounda avec un manque de 166 enseignants. Kolda vient en troisième position avec un déficit de 149 enseignants. Au même moment, la région de Thiès connait un surplus d’enseignants. A ce déséquilibre en quantité, s’ajoute celui lié à la qualité. Dans ces académies dites de départ, on retrouve également les enseignants les moins expérimentés, entrainant du coup la chute des performances des élèves.

Ces départs massifs d’enseignants vers les grands centres urbains et le manque de personnel enseignant dans certaines zones s’expliquent, selon les acteurs, par plusieurs facteurs : le mouvement national qui donne droit aux enseignants de demander à être affectés, les rapprochements de conjoints et de conjointes, les raisons de maladie, mais aussi des interventions de responsables à tous les niveaux qui sollicitent l’affection d’enseignants pour divers motifs. Les demandes de mise en position de stage ou de disponibilité et la quête d’un plan de carrière constituent aussi des causes de départ des enseignants.

Toutefois, ce manque d’enseignants n’est pas sans conséquence. De l’avis du ministre de l’Education nationale, cette « saignée » du personnel enseignant a souvent entraîné la fermeture d’écoles et la création de classes multigrades ou double flux. Mais également un manque de profil adéquat pour certains postes de responsabilité et un déséquilibre sur la qualité des enseignements.

Serigne Mbaye Thiam qui a pris part à l’atelier sur une allocation plus équitable des ressources humaines du ministère de l’Education nationale a estimé qu’il est grand temps de résoudre ce déséquilibre. Pour beaucoup de syndicalistes, le constat est réel : il y a bel et bien un manque d’enseignants dans le pays, mais ils estiment que la solution passerait par un recrutement massif d’enseignants pour combler le gap. D’autres familles d’acteurs et des parlementaires pensent qu’il faudrait essayer de motiver les enseignants pour qu’ils puissent rester au moins cinq ans dans leur lieu de service avant de bouger.

Pour le ministre de l’Education nationale, avec un budget de 413 milliards de FCfa, dont les 87,6 % sont consacrés aux salaires des enseignants, le secteur de l’Education devrait participer à la création de ressources humaines de qualité et en nombre suffisant pour le développement du pays. Ce faisant, Serigne Mbaye Thiam à précisé que notre pays a besoin de 4.800 enseignants de plus en 2018, de 3.700 salles de classes pour la même année.

Pape Coly NGOME

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) a procédé, hier, au lancement officiel de l’atelier axé sur le projet « Science pour l’information climatique et les techniques de prévisions du temps en Afrique ». L’objectif recherché est de créer les conditions d’une synergie d’actions au sein et entre les Etats africains, en collaboration avec les institutions britanniques, en matière de lutte contre les effets néfastes du changement climatique.

La prévision météorologique devient de plus en plus un challenge, avec l’augmentation des phénomènes extrêmes, en fréquence et en intensité. Pour parer à cette situation, certaines structures spécialisées aux questions météorologiques sont confrontées au manque de moyens techniques et parfois « à une expertise scientifique adéquate ». Cette réalité justifie l’organisation de l’atelier qui s’est ouvert hier à Dakar. Il s’agit, pour les organisateurs, de veiller « au renforcement des capacités de prévisions météorologiques et climatiques des pays africains dans le but d’augmenter la résilience des populations », a relevé, dans son discours, Maguèye Marame Ndao, directeur de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Cette approche devrait également permettre de veiller à « une meilleure adaptation des sociétés aux changements climatiques ».

M. Ndao a, en outre, affirmé « la ferme volonté d’améliorer les capacités de prévision des structures nationales, afin que celles-ci apportent leur contribution au développement durable de l’espace économique ». Sur cet aspect, le Sénégal a pris les devants en instaurant un « système d’alerte précoce de la météorologie qui a des effets d’alerte positif auprès des agriculteurs, des pêcheurs artisanaux et des populations ».

Les usagers des services climatiques sont devenus de plus en plus exigeants, tant sur la disponibilité des prévisions que sur les précisions, notamment les prévisions à fines échelles et certains aspects de la prévision saisonnière, comme le début ou la fin de la saison, ainsi que la variabilité intra saisonnière, a rappelé le directeur de l’Anacim.
Durant une semaine, les participants vont échanger sur les « techniques de prévisions et des méthodes d’amélioration de celles-ci, pour que l’information qui en découle soit mieux profitable aux populations vulnérables ». L’objectif recherché est de créer les conditions d’une synergie d’actions, au sein et entre les Etats africains, en collaboration avec les institutions britanniques, en matière de lutte contre les effets néfastes du changement climatique.

Selon le Pr Amadou Guèye, directeur de la Recherche, le Projet science pour l’information climatique et les techniques de prévisions du temps en Afrique est financé à hauteur de 7,8 millions de livres pendant 4 ans par le Conseil de la recherche du Royaume-Uni (Ruck). Il entre dans le cadre du fonds de recherche sur les défis globaux. Ainsi, 25 chercheurs anglais et 45 chercheurs africains mèneront leurs activités dans 4 pays africains (Sénégal, Nigeria, Ghana, Kenya).

L’objectif du projet est de renforcer les capacités de prévision à toutes les échelles temporelles (prévision immédiate, court et moyen terme, intra saisonnière et saisonnière). Il est également question de veiller à la diffusion de l’information climatique dans le but d’améliorer la résilience des populations africaines.

Oumar BA

Plusieurs ornithologues se penchent sur la sauvegarde de la barge à queue noire, une espèce d’oiseaux menacée. La réunion de Dakar va faire un état des lieux des menaces et des activités de conservation en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali et au Sénégal.

Les populations de barge à queue noire sont en danger. Cette espèce est au centre de la réflexion de l’atelier sous-régional à la résidence de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal. Oiseau emblématique des Pays-Bas, il passe une partie de l’année au Sénégal et dans des pays de la sous-région comme la Guinée, la Gambie, le Mali et le Sénégal. « La barge à queue noire est un oiseau national des Pays-Bas. Elle lie notre pays et le Sénégal en ce sens qu’elle quitte les Pays-Bas et passe une partie de l’année au Sénégal et dans les autres pays de la sous-région ouest-africaine », informe l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Théo Peters. C’est un oiseau qui a un long bec, une petite tête et de longues pattes qui lui facilitent ses déplacements dans les zones marécageuses.

La première réunion régionale du groupe de travail international de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (Aewa) regroupe les ornithologues, les acteurs de la conservation issus de la société civile et des agents de l’administration. Les participants vont proposer des stratégies et des plans de sauvegarde de cette espèce Limosa Limosa en voie de déclin. « C’est la première fois que nous tenons une rencontre sous-régionale avec tous les acteurs aussi bien de la société civile que des agents de l’administration et des organismes internationaux. Ce, pour réfléchir sur la préservation de la barge à queue noire. Il est important d’assoir une collaboration internationale, d’avoir une alliance sous-régionale », plaide Nina Mikander, l’administratrice de programme associé de l’Aewa.

Les participants échangeront sur les mécanismes de mobilisation des financements destinés à la mise en œuvre des plans d’actions. Des mesures prioritaires seront identifiées au cours de cette réunion. « Nous allons réfléchir sur les stratégies de levée des ressources financières pour exécuter les plans d’actions à l’échelle de chaque pays », fait savoir Mme Mikander. Cette rencontre servira à faire un état des lieux sur les menaces et les actions de conservation au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Mali. Le Sénégal est déjà sur la voie de la protection de cet oiseau. Il est signataire d’une convention et s’est doté d’un plan d’actions.

Ibrahima Thiam de Wetlands est revenu sur les enjeux de cette rencontre. Pour lui, il est nécessaire d’avoir une coopération sous-régionale pour le suivi de cette espèce et de développer des connaissances pour sa conservation.

Idrissa SANE

Un protocole de partenariat entre l’Université de Thiès et celle de Sup Agro de Montpellier (France) vient d’être signé entre le recteur Mactar Mour Seck et Mme Dominique This, Maître de conférences (Hdr) au Département de Biologie écologie à Sup Agro. La cérémonie a eu lieu en marge de l’inauguration du Centre d’excellence de recherche du Ceraas (Centre d’études régionales pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse) de Thiès, en présence du directeur de l’Ecole nationale supérieure de l’agriculture (Ensa), M. Dieng. Les deux parties ont magnifié ce bel exemple de coopération qui devrait permettre la mobilité, de part et d’autres, des étudiants pour des échanges dans le domaine de la recherche, mais aussi et surtout de formations et d’expériences à travers des modules adaptés au secteur agricole.

Mme Dominique This a insisté sur la longue expérience de son université dans les différents domaines de formations diplomantes et de la recherche avec ses quatre départements : biologie et écologie, milieux, producteurs, ressources et systèmes, sciences des agro-bio-procédés et sciences économiques, sociales et de gestion.

M. SAGNE

Construit dans les années 80, le Centre multisectoriel d’entre-aide et d’entrainement à la vie active (Cmeeva), sis au quartier Grand Mbour, a pour vocation la dispensation d’un enseignement général, une formation professionnelle, artisanale, commerciale, sociale et informatique. Mais, il tarde à démarrer effectivement ; son promoteur, Ibrahima Diop, opérateur économique, n’ayant pu équiper et finir certains secteurs du projet. « Le centre, déjà sorti de terre, est visible au quartier de Grand Mbour. Il a pour vocation d’enseigner, d’éveiller les consciences, de former les jeunes, mais aussi de récupérer les exclus du système éducatif et des « daaras » pour assurer leur formation professionnelle en vue d’une intégration harmonieuse dans la société », a lancé M. Diop.
Le centre dispose de deux bâtiments abritant plusieurs ateliers dont la menuiserie ébénisterie et décoration, la tapisserie générale, la menuiserie métallique, aluminium et plomberie, peinture et vernissage, couture, électricité bâtiment, électronique et informatique.

Seulement, son promoteur est, aujourd’hui, confronté à des difficultés pour finir et équiper son projet. D’où l’appel qu’il lance à l’Etat et aux bailleurs, afin que le Cmeeva puisse démarrer ses activités.

Amath Sigui NDIAYE

Le district sanitaire de Kolda organise, du 20 au 26 novembre, une campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole.

Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre la rougeole et la rubéole, le Sénégal n’est pas encore à l’abri d’une résurgence de ces maladies. L’Etat, à travers le ministère de la Santé, a décidé d’organiser une campagne de vaccination des enfants de 9 à 59 mois pour prévenir l’apparition d’éventuels cas. Le district sanitaire de Kolda a, en prélude à cette campagne, organisé, le 11 novembre 2017, un atelier d’information et de partage à l’intention des chefs religieux, délégués de quartier, associations communautaires de base, « Badiénou Gokh » (marraines de quartiers) et journalistes.

Même si la rougeole « est en phase d’être éradiquée, pour plus d’assurance, il est important d’organiser une grande campagne de vaccination qui se déroulera du 20 au 26 novembre prochains. Toutes les personnes ressources de la communauté ont été conviées pour partager par rapport à la communication. Avant le démarrage de la campagne, nous allons faire une sensibilisation au sein de la communauté pour que les populations puissent savoir que cette campagne sera organisée durant cette période », a déclaré le médecin-chef du district sanitaire de Kolda.

Il a invité les participants à s’impliquer dans la sensibilisation des populations pour leur permettre de prendre conscience de l’importance de cette vaccination pour les enfants de cette tranche d’âge. A en croire le Dr Lamine Senghor, la rougeole constitue une maladie redoutable qu’il faut combattre à tout pris pour protéger les enfants. Elle se manifeste, selon lui, par un corps chaud, un nez qui coule, des yeux rouges, une toux et l’apparition de petits boutons sur le corps de l’enfant. Elle peut entraîner la cécité, la surdité, des désordres cérébraux et même la mort.

Contrairement aux autres campagnes de vaccination, les autorités sanitaires ont choisi, cette fois, un autre format pour atteindre leurs cibles. Au lieu de se déplacer d’une maison à l’autre, les vaccinateurs seront installés sur un lieu fixe où les populations ont généralement l’habitude de se rassembler. Avant le démarrage de la campagne, des agents relais seront déployés sur le terrain pour faire le porte-à-porte afin d’expliquer aux parents l’importance de cette vaccination en leur indiquant notamment les lieux choisis dans leur quartier et/ou village pour abriter ces opérations.

Mamadou Aliou DIALLO

Compte tenu du nombre élevé d’accidents et de certains décès « mettant à nu l’indigence de services », l’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum » a appelé à des états généraux des urgences.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum », réunie en séance ordinaire au siège social de la Fgts, a examiné la situation socio-sanitaire nationale. Mballo Dia Thiam et compagnie ont indiqué, dans un communiqué parvenu à la rédaction, qu’il faut organiser les états généraux des urgences pour faire face à certaines situations. « Face à la recrudescence des accidents du travail, mais surtout ceux de la route, au taux encore élevé de la mortalité maternelle et infantile (dont les hémorragies constituent la principale cause), mettant à nu l’indigence de services, il urge de convoquer les états généraux des urgences », ont recommandé les membres du secrétariat exécutif permanent de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum ».

Par ailleurs, ces syndicats ont signalé, pour le déplorer, le vent de médicalisation et de politisation du secteur, autant de la santé que de l’action sociale, au détriment des populations qui peinent à accéder aux meilleurs spécialistes des disciplines médicochirurgicales (bac + 12) rares, parce que ceux-là sont reconvertis en gestionnaires de structures de santé (bac + 5). Selon le communiqué, l’Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum » a rappelé au « président de la République la nécessité de revaloriser les fonctions médicales en mettant nos vaillants professeurs et médecins dans des conditions de travail et de salaires honorables et motivantes pour empêcher la fuite de ces précieux cerveaux par une dangereuse reconversion professionnelle pour l’appât du gain ».

Les responsables de ce syndicat disent constater pour le regretter que le ministre de la Santé « consacre son énergie à visiter, parfois nuitamment, des hôpitaux en proférant menaces, intimidations et affectations arbitraires ». Ils ont regretté aussi que des établissements de santé soient privés jusqu’à nouvelle date de la troisième tranche de la subvention annuelle et dans l’attente, de guerre lasse, « de remboursements de dettes cumulées de la Cmu (malgré les dénégations du nouveau chef d’agence) ».

De même, ils ont dénoncé des retards de paiement de salaires et de motivations, des tensions de trésorerie mettant à rude épreuve les fournisseurs de biens et prestataires de services déjà aux abois

Oumar KANDE

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