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Actualités (1429)

Le ministre de l’Education nationale a décerné une bonne note à l’état d’avancement des travaux des chantiers de son département dans la région de Saint-Louis. Les chefs d’entreprise ont promis de livrer les blocs scientifiques dans moins de 6 mois.

Les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses et les populations du Delta et de la Vallée du fleuve Sénégal ont accueilli le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Ce dernier était venu s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers de son département dans cette région. Cette tournée qui l’a conduit à Podor, Dagana et Saint-Louis entre dans le cadre du Plan national d’évaluation des réalisations du secteur entre 2012 et 2016. Les perspectives ont été aussi dégagées avec des projets et des programmes qui seront mis en œuvre. La carte scolaire de Dagana va s’enrichir d’un bloc scientifique et technologique (Bst) pour un coût global de plus de 200 millions de FCfa. A Podor, la construction d’un Bst est en cours pour le même montant. Chaque bloc comportera un bâtiment administratif, des salles de Sciences de la vie et de la terre et des salles de physique et chimie. Ces blocs auront aussi une salle informatique, une cafétéria, des toilettes, un réseau électrique interne, un parking et une installation d’eau potable.

Après la visite de ces chantiers, Serigne Mbaye Thiam a tiré un bilan satisfaisant de l’état d’avancement des travaux. Il a aussi pris bonne note des assurances données par les chefs d’entreprise, lesquels s’engagent à livrer les infrastructures dans moins de 6 mois.

Le ministre s’est rendu ensuite à Ndiandane, dans le département de Podor, où un collège franco-arabe est en construction pour près de 90 millions de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de la Justice a demandé le relèvement du plateau technique de l’hôpital régional de Tambacounda qui reçoit les malades des pays de la sous-région. C’était lors des premières journées médicales de cette région. 

Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a présidé les premières journées de la santé et de l’action sociale de Tambacounda. Ces dernières sont placées sous le sceau de la lutte contre le Vih/Sida, la malnutrition et la mortalité maternelle. Au cours de cette rencontre, le ministre a plaidé le relèvement du plateau technique de l’hôpital régional de Tambacounda. « Il nous faut plus d’équipements et de matériels pour cet hôpital au regard de sa position géographique qui fait qu’il reçoit les malades de la sous-région », a justifié M. Kaba qui représentait le ministre de la Santé et de l’Action sociale à ces journées. Pour lui, la réduction de la mortalité maternelle passe par la modernisation du plateau technique. Cette région, selon les autorités sanitaires, a besoin de 70 sages-femmes, 72 infirmiers et des médecins dans toutes les spécialités médicales. Toutefois, le ministre a magnifié la construction des pistes rurales qui contribueront à faciliter l’évacuation des malades et à réduire, du coup, la mortalité maternelle. Il a rappelé que le Pse va transformer la carte sanitaire du Sénégal, tout en saluant le travail réalisé par le ministre Awa Marie Coll Seck dans ce département si stratégique. « C’est une personne responsable, compétente et sérieuse dans le travail », a noté Me Sidiki Kaba. Les intervenants ont, par ailleurs, soulevé le recrutement des diplômés du Centre régional de formation en santé (Crfs) et l’augmentation de la subvention accordée à l’établissement hospitalier. Prenant la parole, le médecin-chef de région, Habib Ndiaye, a apprécié la collecte de 4.000 poches dans des moquées et églises des communes pour prévenir les ruptures de ce produit essentiel.

Pape Demba SIDIBE

L’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal (Apspcs) fête, cette année, son cinquantenaire. C’est l’occasion pour la présidente, sœur Angèle Ndione, de dresser le bilan et de dégager des perspectives. Elle a demandé l’octroi d’une subvention pour ces structures sanitaires présentes dans treize régions, sauf à Matam, et qui appliquent les tarifs les plus bas.

Vous êtes en train de dérouler les activités des 50 ans d’existence des postes de santé catholiques au Sénégal et de votre association. Pouvez-vous nous parler de la célébration du jubilé d’or ?
La célébration du jubilé d’or est une grâce. C’est la raison pour laquelle nous voulons rendre grâce à Dieu, Lui qui a donné cette chance à cet imminent professeur qui est Marc Sankalé et aux sœurs pionnières qui ont créé l’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal. C’était le 24 juin 1967.

Les activités de célébration de cet événement ont commencé, le 06 janvier dernier, par la cérémonie officielle de ce jubilé en présence de l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, et de plusieurs autres personnalités. Nous aurons, le 06 mai, un dîner de gala et un grand rassemblement, le 24 juin, qui réunira tous les membres et travailleurs des postes de santé catholiques. Nous avons prévu d’organiser une messe lors de ce rassemblement à la paroisse des Martyrs de l’Ouganda. Elle sera présidée par Mgr Jean Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda. Tout au long de l’année, nous aurons des activités religieuses, culturelles, sociales et sanitaires dans les pôles, c’est-à-dire les diocèses.

Je rappelle que nous avons, dans l’archidiocèse de Dakar, deux pôles : l’un en milieu urbain et l’autre dans le monde rural. Les autres diocèses (Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Kolda, Tambacounda et Saint-Louis) ont chacun un pôle. Pendant toute l’année, nous allons communiquer pour que les actions des postes de santé catholiques soient connues. Nos postes de santé sont présents dans toutes les régions du pays sauf à Matam.

Quel bilan faites-vous des 50 ans de ces postes de santé ?
L’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal a fait beaucoup de progrès ces dernières années. Les actions menées par la structure et les différents postes de santé catholiques ont fait qu’elle est devenue, en 1995, une Ong. Cependant, elle était reconnue d’utilité publique en 1983. Nous avons débuté avec moins de 30 postes de santé. Aujourd’hui, nous en comptons 76 qui accompagnent l’Etat dans la prise en charge des populations. Dans ces postes de santé, nous faisons des consultations primaires curatives et prénatales, des accouchements et de la vaccination. Ce, en s’appuyant sur le Programme élargi de vaccination. Nous faisons aussi des stratégies avancées et fixes parce que les populations viennent nous trouver dans nos structures. Mais nous allons aussi vers ces populations pour qu’elles puissent accéder aux soins de santé. Toutes ces actions entrent dans le cadre de l’accompagnement de l’Etat à travers le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour l’atteinte des objectifs fixés. Nos postes de santé ne font que ce que le gouvernement demande.

Est-ce que le ministère de la Santé vous appuie surtout en ce qui concerne la vaccination des enfants ?
Tous les postes de santé catholiques implantés un peu partout dans le pays sont rattachés aux districts sanitaires de leur localité. Ce qui fait qu’ils participent aux activités du district qui se charge de fournir les vaccins et superviser le travail de nos postes de santé. Ce sont aussi ces districts sanitaires qui invitent les religieuses dans leurs réunions de coordination. Sur ce plan, les postes de santé catholiques sont bien intégrés.

Nous savons que la plupart des postes de santé catholiques sont gérés par les religieuses. Quelles sont les autres ressources humaines qui participent à leur fonctionnement ?
Les postes de santé catholiques sont, bien sûr, dirigés par les religieuses. Mais, nous avons des pédiatres, des médecins, des gynécologues, des sages-femmes et des infirmiers. Nonobstant, cinq postes de santé sont dirigés par les laïcs qui sont des infirmiers. Je rappelle que parmi les agents qui travaillent dans ces structures, il y a un personnel laïc compétent. Nous avons parmi nos agents des musulmans qui travaillent dans nos structures à côté des chrétiens. Ils sont parfois des infirmiers, des aides-soignants, des techniciens de laboratoire, des laborantins, des techniciens de surface, des chauffeurs, entre autres. Nous avons une école de formation de sages-femmes diplômées d’Etat. Auparavant, nous formions des agents de santé polyvalents qui sont recrutés deux ans après leur sortie pour travailler dans les postes de santé. C’est cette formation que nous avons remplacée par celle des sages-femmes. Nous avons, dans cette école, environ 361 sages-femmes d’Etat.

Comment se fait le recrutement dans ces postes de santé ?
Il se fait à partir du dépôt des dossiers par des candidats au niveau des postes de santé catholiques et au siège de l’association. Et lorsqu’une religieuse a besoin d’un infirmier ou d’une sage-femme, elle fait appel au siège ou à l’école pour qu’on puisse lui envoyer le dossier de deux ou trois candidats. Par la suite, un candidat sera sélectionné après un entretien.

Est-ce que vos tarifs sont encore à la portée de la masse ?
Notre vocation, c’est d’être au service des plus démunis. Comme d’habitude, l’Eglise travaille partout où elle se trouve pour les plus pauvres. Les tarifs sont accessibles à tout le monde, le ticket s’échange entre 250 et 500 FCfa. Les médicaments sont vendus, mais nous faisons de telle sorte que la personne qui vienne dans nos structures puisse bénéficier des soins. Nous ne mettons pas l’argent au devant. Notre objectif, c’est d’abord de mettre l’homme débout en aidant la personne malade à retrouver sa santé.

Est-ce que vous ne pouvez pas adopter la même politique que les écoles privées catholiques dont les mensualités sont élevées en ville et très accessibles dans le monde rural pour essayer d’équilibrer vos recettes afin de supporter vos charges ?
Ce que vous dites est exact. C’est vrai que les postes de santé implantés dans les villes ont moins de difficultés que ceux du milieu rural. Mais, cela ne veut pas dire que nos structures qui sont en ville ne prennent pas en charge des pauvres. C’est le cas pour ceux qui se trouvent dans des sites surpeuplés comme Pikine, Guédiawaye, Thiaroye ou Yeumbeul. Mais, nous faisons de telle sorte que ces postes puissent survivre, car nous avons une organisation qui facilite la mutualisation des moyens.

Les postes de santé catholiques sont-ils impliqués dans la Couverture maladie universelle ?
Nous sommes en discussion avec l’Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu) pour voir comment nous pouvons intégrer le système. Les postes de santé n’ayant pas d’aides, ils ne peuvent supporter certaines gratuités. Les postes de santé doivent payer leurs travailleurs et acheter des médicaments. Néanmoins, nous sommes en train de voir comment nous pourrons participer à la Cmu.

Justement, est-ce que les postes de santé catholiques reçoivent une subvention de l’Etat ?
L’Etat aide les postes de santé catholiques à travers le Programme d’investissement puisque nous sommes une Ong. Nous avons un programme d’investissement tous les deux ans. C’est un soutien que l’Etat donne aux Ong. Il y a certains districts sanitaires qui soutiennent les postes de santé catholiques par des dotations en frigos, en équipements. Mais, nous ne recevons pas de subvention de l’Etat. Pourtant nos postes de santé en ont besoin pour mieux servir les populations. C’est une occasion pour nous de solliciter une subvention à l’Etat parce que nos structures sont au service de la population.

Pouvez-vous affirmer que le manque de moyens a des impacts négatifs sur le fonctionnement des postes de santé ?
Tout à fait. Le manque de moyens est à l’origine des difficultés des postes de santé catholiques. Car nous n’avons pas les ressources nécessaires pour prendre intégralement en charge intégralement la population. Si nous avions ces moyens, nous aurions fait plus pour elles.

Vos patients sont-ils toujours issus des couches défavorisées ?
Nous avons toujours cette influence. Mais, la fréquentation des postes de santé a diminué par rapport aux années 80 et 90. Cette baisse s’explique par le fait qu’il y a d’autres postes de santé qui sont implantés dans les quartiers où nous sommes. Je trouve que c’est une bonne chose. Cela veut dire que l’Etat fait des efforts pour qu’il y ait plusieurs structures sanitaires afin d’améliorer l’accès des populations aux soins. Malgré tout, nous recevons beaucoup d’enfants, notamment le couple mère-enfant qui continue de fréquenter nos structures où nous faisons des récupérations nutritionnelles. Nous aidons aussi les mamans dans la prise en charge de leurs enfants, c’est-à-dire comment faire le sevrage. Des séances de démonstrations culinaires sont aussi organisées dans nos postes en faveur des mamans.

Les postes de santé catholiques offrent-il des services d’accouchement ?
Certains de nos postes de santé accueillent des femmes enceintes qui viennent donner naissance. Même s’il n’est pas permis aux femmes d’accoucher dans tous nos postes de santé. Nous faisons des efforts dans le domaine, car nous sommes en train de construire de plus en plus de maternités dans nos structures. Il faut préciser que les consultations prénatales se font dans nos structures. Cependant, les femmes peuvent aller accoucher dans les structures publiques. Nous avons quelques postes de santé avec maternité surtout dans le monde rural. La majeure partie de nos postes de santé en Casamance, en Sine et sur la Petite côte ont une maternité.

Quelles sont les perspectives des postes de santé catholiques ?
Nous allons continuer à soutenir l’Etat dans la prise en charge des populations, en particulier le couple mère-enfant. C’est pour cette raison que nous envisageons de construire un complexe qui abritera une maternité privée catholique et une école. Toutes ces infrastructures participeront à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Nous allons, bien sûr, poursuivre les actions qui se font déjà en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour favoriser l’accès aux soins à nos populations. Notre rêve après ce cinquantenaire, c’est de disposer de ce complexe. Nous allons voir, avec les autorités de l’Eglise et l’Etat, le lieu où il sera construit. En plus de cette infrastructure, les postes de santé catholiques continueront à rendre service aux populations en améliorant leur offre de services.

Propos recueillis par Eugène KALY

Dans le cadre d’un programme quinquennal de recherche et de formation sur le paludisme, le service de parasitologie et mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar accueille des scientifiques de niveau Phd du 13 au 24 février 2017. L’objectif est de disposer d’une masse critique de scientifiques afin d’œuvrer pour l’élimination de cette maladie en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ce programme international de méthodologie de recherche pour les doctorants et post-doctorants boursiers du consortium « Malaria research capacity development (Marcad) » est financé par Wellcome trust, une fondation de charité en médecine dont le siège se trouve en Grande-Bretagne. Il entre dans le cadre de l’initiative pour le développement de l’excellence en leadership, formation et science (Deltas). Au total, 15 doctorants, issus de cinq institutions universitaires (Cameroun, Gambie, Ghana, Mali et Sénégal), ont été choisis pour en bénéficier sur 111 dossiers reçus. Durant deux semaines, des cours de méthodologie de la recherche leur seront dispensés afin de concourir à avoir, à la fin de ce programme, des informations pertinentes et des protocoles à la fois performants et opérationnels. « L’objectif principal est de disposer, à l’issue de ce programme, une masse critique de scientifiques capables de jouer un rôle décisif dans l’élimination du paludisme.

Les outils nécessaires leur seront donnés, afin qu’ils puissent gérer convenablement leurs projets pendant cinq ans », a indiqué le Pr Oumar Gaye, chef du Service parasitologie et coordonnateur de ce programme dont il est le directeur.

A ses yeux, il est important que l’Afrique vise le leadership dans ce domaine ; ce qui est en parfaite cohérence avec l’initiative Deltas. Celle-ci s’attache à promouvoir l’excellence dans les domaines de la science, de la formation et de la recherche en Afrique. Ce programme, basé à Nairobi, est coordonné par l’Académie des sciences en Afrique. « Les principaux bailleurs sont convaincus que la meilleure option pour produire des résultats est la promotion d’un leadership africain sans lequel les recherches financées ne sauraient être aussi fécondes que les efforts déployés », ajoute-t-il, non sans faire de cette démarche la principale innovation de ce programme dont la gouvernance est pilotée par des Africains. A l’en croire, cette approche a été saluée par les chefs d’Etats africains et a bénéficié d’un bon accompagnement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Par ailleurs, le choix porté sur le Sénégal, en particulier sur le Service de parasitologie, résulte, selon le Pr Gaye, de l’expérience engrangée dans le domaine de la lutte contre les maladies parasitaires d’une manière générale. L’adéquation entre les politiques de recherche qui sont déroulées et le système de santé y a également fortement contribué. Les résultats obtenus ont fourni de nouveaux outils qui ont permis de réorienter des stratégies préventives et curatives avec le changement de 10 politiques de traitement et de prévention du paludisme au cours de ces 20 dernières années. Le fait que le département abrite le secrétariat du Réseau de l’Afrique de l’Ouest pour la surveillance du traitement antipaludique et le suivi de la résistance a donné plus de consistance à un dossier bien dressé.

Alassane Aliou MBAYE

La politique de mise en œuvre du nouveau schéma de distribution des médicaments, dénommé « Yeksinaa », a donné les résultats escomptés. Les membres du Comité technique national de ce programme ont confirmé la disponibilité de 52 produits dans 76 districts sanitaires entre octobre et décembre 2016.

Le Comité technique national de mise en place du nouveau schéma de distribution des médicaments, « Yeksinaa », s’est réuni mercredi dernier au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
La directrice technique du projet « Informed pusch model » (Ipm), Oumou Kalsoum Ndao, a profité de l’occasion pour tirer un bilan. Elle a indiqué qu’au premier trimestre (octobre à décembre 2016), date du lancement du programme, 52 produits de santé étaient disponibles dans 76 districts du pays. A son avis, les premiers résultats sont satisfaisants. « Pour permettre au programme d’obtenir plus de résultats d’ici la fin 2017, nous avons sollicité le soutien de l’Etat pour la mise en place d’un personnel qualifié. Cela aidera à mieux gérer la chaîne de distribution des médicaments dans nos structures de santé », a fait savoir Mme Ndao. Elle a aussi proposé des financements pour reconstituer les stocks de sécurité, l’augmentation des frais de gestion et l’intégration des grappes identifiées dans les plans d’actions des programmes. La directrice technique d’Ipm a, en outre, promis la poursuite des livraisons avec une collecte des données de consommation et de recouvrement de tous les produits à partir du mois de décembre.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, a reconnu que le programme a augmenté la disponibilité des médicaments et des produits de santé jusqu’au point de prestation de service.

M. Wone qui a présidé la réunion du Comité technique national de mise en place du nouveau schéma de distribution des médicaments a souligné que « Yeksinaa » est une solution pour résoudre définitivement les difficultés d’accès géographique et financier aux médicaments au Sénégal. Il a annoncé la diversification de la gamme des médicaments, dans les prochains mois
Auparavant, Oumou Kalsoum Ndao a rappelé qu’en mars dernier, le projet Ipm de l’Ong Intrahealth a contribué à la mise en place d’un système d’approvisionnement expérimental de produits contraceptifs dans des postes de santé. L’objectif est de rendre disponibles les produits contraceptifs dans les postes de santé les plus reculés du pays.

Eugène KALY

Le Sénégal a été choisi pour abriter la prochaine Conférence internationale sur le paludisme qui se déroulera au mois d’avril 2018. Elle est organisée tous les quatre ans dans un pays africain. Le Sénégal, à travers le département de Parasitologie mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a soumis un dossier qui a été bien apprécié. « Ce sera un moment fort dans la lutte contre le paludisme et dans la recherche », a confié le Pr Oumar Gaye, chef de ce service.

A. A. MBAYE

La dernière Can de football a été l’occasion pour nos envoyés spéciaux d’aller à la rencontre de certains Sénégalais du Gabon. Ce petit pays d’Afrique centrale, destination privilégiée des ouvriers sénégalais (du bâtiment notamment) dans les années 1970, vit intensément les durs effets de la chute des prix du pétrole dont il est un grand producteur. Mais malgré la conjoncture difficile, les Sénégalais y sont encore nombreux et s’évertuent à s’en sortir sans emprunter de raccourcis douteux.

Franceville : A l’ombrette d’un mur en construction, deux ouvriers tentent de se protéger du chaud soleil qu’il fait sur Franceville, dans le Haut-Ogooué, au Gabon. Comme entre Sahéliens et Sénégalais en particulier, on se reconnait assez facilement dans ce pays d’Afrique centrale. Une brève conversation est vite engagée avec les journalistes qui pressent le pas vers le restaurant d’une de leurs compatriotes établie au rond-point de Potos, le point chaud de la ville. « Que voulez-vous ? La vie est dure ici. On n’a pas d’autre choix que de trimer pour nous nourrir et économiser quelque chose à envoyer au pays », témoigne l’un des deux maçons. Le billet de 2.000 francs que leur laisse l’un de leurs interlocuteurs « pour (se) payer de quoi (se) rafraîchir », c’est comme du pain béni. Le duo formule une litanie de prières avant de rejoindre leur chantier.

Comme ce duo d’ouvriers du bâtiment, les Sénégalais du Gabon essaient, pour l’essentiel, de gagner leur vie honnêtement, à la sueur de leur front, sans prendre de chemins de traverse ou des raccourcis peu recommandables. « Nous avons tous à cœur de sauvegarder la bonne image de notre pays », témoigne Thierno Aw, le président de l’Association des jeunes sénégalais du Gabon. Et chacun dans son corps de métier s’y emploie autant que possible. Comme justement cette restauratrice installée à Franceville depuis plus de deux décennies. En ambassadrice de la cuisine sénégalaise, elle « nourrit » autant ses compatriotes de passage que les Altogoovéens (habitants du haut Ogooué) de souche. Son « Tiébou dieune » n’est certainement pas de la meilleure qualité pour les palais habitués au bon riz au poisson de chez nous, mais fait totalement le bonheur de ses nombreux clients gabonais. Et c’est le principal ; elle n’arnaque personne. D’ailleurs, son business marche si bien que Mère Penda s’est fait construire une maison au pays et envisage d’y retourner bientôt et définitivement.

« Petit Paris »
Non loin de là, Sall, un commerçant originaire du Fouta, écoule tant bien que mal sa marchandise. « En cette période de Can, ce sont surtout les maillots des équipes qualifiées qui se vendent le mieux », témoigne-t-il. Son seul regret : qu’il n’y ait pratiquement pas de maillots du Sénégal à proposer à ses compatriotes. Etabli depuis plus de 10 ans à Franceville, après avoir transité par d’autres latitudes au cours d’un long périple, il a parfois le mal du pays et « vit la dure conjoncture comme tout le monde », mais remercie le bon Dieu de lui avoir donné la santé pour tenir le coup.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, à Libreville, la capitale du Gabon, au marché dit « Petit Paris », son compatriote A. Sy, également originaire du Nord du Sénégal, confirme la dureté de la vie. Il regrette même de ne pas pouvoir consentir de baisse sur les tissus qu’il propose à ses compatriotes venus faire des emplettes. « Vous savez, rien que pour ce magasin, je paie 400.000 francs de location par mois, sans compter la maison où je loge. En plus, il faut faire bouillir la marmite et épargner quelque chose à envoyer à la famille restée au pays », témoigne-t-il. Ce n’est cependant pas, selon ce quinquagénaire rondouillard, une raison pour tout remballer ou laisser sur place pour rentrer au pays. « C’est dur partout. Et d’après les échos qui me parviennent régulièrement, chez nous aussi, la vie n’est pas facile », ajoute-t-il. « Et puis, là où l’homme trouve la paix et son bonheur, c’est chez lui », philosophe-t-il.

Abdoul Ciré Dia, ambassadeur du Sénégal : « Nos compatriotes travaillent dans le respect des lois et règlements de leur pays d’accueil »
Abdoul Ciré DiaLibreville : « La vie est devenue difficile au Gabon et, de manière générale, en Afrique centrale depuis la chute des prix du pétrole. Beaucoup d’entreprises ont fermé. Et c’est compliqué, même pour certains Gabonais ». Ces mots sont de S.E.M. Abdoul Ciré Dia, l’ambassadeur du Sénégal au Gabon. Pourtant, quelque 40.000 Sénégalais sont officiellement recensés dans ce pays, c’est-à-dire immatriculés auprès de la représentation diplomatique. Une banque de données cependant « pas fiable », de l’avis même de M. Dia, car « beaucoup de clandestins ne peuvent pas venir se faire enregistrer ». En effet, dans ce petit pays d’Afrique centrale, il est impossible, pour un étranger, de trouver du travail si l’on ne dispose pas d’une carte de séjour. Or ce document coûte la première fois 800.000 francs sur 2 ans et doit être renouvelé contre 150.000 francs. « Cependant, au marché noir, il peut aller jusqu’à 2 millions de francs », selon le diplomate.

En plus, tout étranger ne disposant pas de cette carte de séjour, en plus de ne pas pouvoir travailler, s’il est alpagué, risque d’être envoyé en prison pendant 3 mois avant d’être expulsé vers son pays. C’est justement ce qui pend à la barbe de pas mal de Sénégalais arrivés au Gabon en provenance du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire, officiellement pour supporter les « Lions » du football lors de la récente Can. Mais, en réalité, pour y émigrer. « Nous avons, en effet, appris que des compatriotes entrés dans ce pays avec le Visa Can ont décidé de rester. Et je n’en vois pas l’intérêt puisque ce n’est plus le Gabon d’antan », a confirmé M. Abdoul Ciré Dia. « Ils vont au devant de problèmes puisqu’ils ont tous été fichés. Et dès les jours qui suivront la fin de cette compétition, il y aura des contrôles stricts », a-t-il ajouté. En fait, les autorités compétentes gabonaises ne délivrent même plus de cartes de séjour depuis quelques temps. D’ailleurs, le groupe des ambassadeurs africains en poste à Libreville a décidé de se rapprocher tout prochainement des autorités compétentes locales afin de débloquer la situation pour que les documents administratifs soient de nouveau délivrés à leurs ressortissants. En attendant, c’est le statu quo « et ceux qui ne sont pas en règle s’exposeront aux rigueurs de la loi en vigueur ».

Ce qui serait forcément une mauvaise publicité pour le Sénégal dont les ressortissants au Gabon sont généralement très bien vus et appréciés par les populations locales. « Ils s’activent essentiellement dans le commerce, l’enseignement ou le bâtiment. Ils travaillent bien et dans le respect des lois et règlements de leur pays d’accueil », selon le diplomate. Ils sont plus nombreux à Libreville, la capitale, mais sont également présents dans d’autres villes comme Lambéréné, Franceville et surtout Port-Gentil, la capitale économique. De manière générale, ces Sénégalais du Gabon ne font pas l’objet de xénophobie, même si deux d’entre eux ont été assassinés dernièrement. « C’étaient des évènements déplorables, mais c’étaient plutôt des actes de banditisme comme l’on en trouve dans les pays du monde. Et ce n’était pas spécialement dirigé contre nos compatriotes qui, encore une fois, sont très bien intégrés dans leur pays d’accueil », a tenu à préciser S.E.M. Abdoul Ciré Dia. Dans tous les cas, la représentation diplomatique sénégalaise à Libreville « suit la question avec l’attaché militaire en collaboration avec les forces gabonaises de sécurité et de défense pour élucider l’affaire », a promis M. Dia.

Association des jeunes sénégalais du Gabon : « Que l’Etat nous aide à soigner l’image de notre pays »
Libreville : Depuis qu’un certain Kébé, taximan sénégalais, a été assassiné à Libreville par un gendarme, il y a un peu plus d’un an, ses jeunes compatriotes ont décidé de se réunir en association pour « défendre leurs intérêts et œuvrer dans le social ». Thierno Aw qui en est le président soutient que sa structure compte « à peu près 300 membres », lesquels cotisent chacun 2.000 francs par mois. Il arrive même que, ponctuellement, ces Sénégalais se cotisent pour faire face à une urgence afin de prendre en charge le cas de ce supporter du « 12ème Gaïndé » qui s’est fracturé le bras lors d’un accident de la route pendant la Can. Avec cette Association des jeunes sénégalais du Gabon, les autorités consulaires ont un interlocuteur puisqu’ « il était parfois difficile pour nos compatriotes individuellement pris de trouver à qui parler à l’ambassade ». Désormais, ils ont une interface. Cependant, l’association, selon son président, n’a pas les moyens de ses ambitions. « Il faut que l’Etat nous aide. Nous aussi sommes des ambassadeurs du Sénégal. Nous nous employons, dans tous nos actes, à soigner l’image de notre pays ».

C’est ainsi que, d’après Ibrahima Mbaye, le secrétaire général, les membres de l’association s’emploient à résoudre à l’amiable les conflits entre Sénégalais ou impliquant des Sénégalais avant que cela n’atterrisse au commissariat. Elle prend également en charge, dans la mesure du possible, les malades n’ayant pas les moyens de se soigner. Commerçants, ouvriers ou s’activant dans les assurances, les banques ou le transport, les Sénégalais, de manière générale, « évitent d’avoir des problèmes avec les citoyens gabonais ou la justice locale », selon Thierno Aw. Ce dernier s’active « dans les affaires, notamment le commerce de véhicules », depuis 23 ans qu’il est établi au Gabon. Il est donc bien placé pour mesurer à sa juste valeur les effets de la chute du prix du pétrole sur le quotidien des populations vivant dans ce pays, autochtones comme simples résidents. C’est peut-être conscients de ces difficultés que les Sénégalais de Libreville se réunissent au sein de nombreuses autres association en fonction de leur lieu d’origine (Fouta, Banlieue dakaroise, Casamance) ou de leur « tarikha ». Mais, « dans l’ensemble, tous vivent dans une parfaite harmonie », soutient M. Awe.

Une association à 300 membres, le président sait que c’est bien loin de regrouper l’essentiel des Sénégalais de Libreville, à plus forte raison du Gabon. Mais, pour une structure vieille d’à peine un an, c’est un chiffre encourageant. A l’en croire, le nombre pourrait nettement être revu à la hausse si les autorités centrales aidaient les clandestins et sans-papiers à régulariser leur situation. En même temps, ce serait bien, avance Thierno Aw, que l’Etat sénégalais « aide les jeunes investisseurs à développer leurs activités » et à « rapatrier ceux qui veulent revenir au pays mais n’en ont pas les moyens, et de favoriser leur réinsertion ».

Leur appréciation sur la Can et la prestation des « Lions » : Organisation parfaite et … déception
Libreville : La communauté sénégalaise au Gabon s’est mobilisée comme jamais avant, pendant et après la Can de football (14 janvier – 5 février 2017) pour accueillir et mettre ses « Lions » dans les meilleures conditions de séjour. En fait, la mobilisation a commencé cinq mois avant le début de la compétition et les premières missions envoyées sur place, selon l’ambassadeur du Sénégal au Gabon, S.E.M. Abdoul Ciré Dia. La quarantaine de millions de FCfa (20 du chef de l’Etat, 15 du ministère des Sports et 5 de la Fst) mise à disposition pour l’occasion a permis, selon le diplomate, de prendre en charge tous les aspects liés à l’accueil, à l’hébergement, à la nourriture et au transport des supporters venus autant du Sénégal que d’autres pays comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire. A l’arrivée, M. Dia a tiré un chapeau à tout le monde. « La fête a été bien organisée. Et à Franceville, où était basée l’équipe, les gens ont fait un bon travail », a-t-il témoigné. Pour lui, le mérite est partagé entre l’ambassade, le « 12ème Gaïndé » et les populations sénégalaises trouvées sur place.

Si tout a été au point sur le plan organisationnel, selon l’analyse du diplomate, ce n’est que pour ajouter à « la déception » des supporters ordinaires. A l’image d’Ibrahima Mbaye, le secrétaire général de l’Association des jeunes sénégalais du Gabon, informaticien et chauffeur de taxi à ses heures perdues. « On attendait plus de l’équipe, car elle avait tout pour aller plus loin que les quarts de finale, et pourquoi pas remporter le trophée ». Ce Sénégalais qui dit avoir roulé sa bosse dans 19 pays et songe sérieusement à rentrer définitivement au bercail, indexe surtout « l’inefficacité offensive » qui a accompagné la prestation de l’équipe sénégalaise tout au long du tournoi.

Mais, hors champ aussi, Ibrahima Mbaye a beaucoup trouvé à redire sur cette participation sénégalaise à la Can « Gabon 2017 ». Surtout concernant « les officiels qui accompagnaient l’équipe ». Selon lui, ceux-ci étaient « en mission et avaient pour devoir d’honorer le drapeau national tout comme les joueurs sur le terrain ». Or, d’après lui, « par leur comportement, certains ont terni l’image de notre pays ». Un avis qui rejoint celui d’autres compatriotes de Franceville qui témoignent avoir rencontré des membres de la délégation au sens large du terme qui n’avaient rien à faire là-bas et qui n’étaient, en fait, pas venus pour supporter l’équipe ou même pour la Can. « Il faudra, à l’avenir, revoir la composition des délégations. Il y avait des malades, des diabétiques qui ont eu des soucis de santé et ont causé des problèmes à tout le monde ». Pour Mbaye, tout le monde devait tirer dans le même sens. « Mais, ce ne fut pas le cas ». Pendant que certains œuvraient pour un bon résultat des « Lions », d’autres se comportaient comme en vacances avec tout ce que cela comporte.

Entreprenariat : Matar Sylla, un investissement de 11 milliards de francs pour le projet d’audiovisuel !
Mactar SyllaUn ambitieux projet d’audiovisuel de plus de 11 milliards de francs ; voilà ce que veut réaliser, au Gabon, l’ancien directeur général de la Rts Matar Sylla. Une plateforme d’excellence qu’il veut réaliser à 100 % et sur investissement personnel.

Libreville : Nul n’est prophète chez soi. Ce célèbre adage pourrait s’appliquer à notre compatriote Matar Sylla, journaliste de profession et expert consultant international dans la communication. Installé au Gabon depuis plusieurs années, ce Sénégalais bon teint s’est lancé dans un projet audiovisuel de grande envergure. La création d’une radio et d’une télévision internationales sous le patronyme de Label radio et Label Tv. Dans sa vision, Matar Sylla veut ériger un projet panafricain qui se veut une vitrine de l’Afrique émergente capable de véhiculer l’image du continent. Défi ambitieux et énorme pour cet expert qui totalise plus d’une vingtaine d’années de pratique dans le métier de journalisme (Rts/Sénégal, branche africaine francophone de Tv5, WorldSpace West Africa, Ghana, Africa Online, Côte d’Ivoire, Spectrum Télévision, chaînes privées camerounaises de Stv 1 et Stv 2, etc.).

Ce vrai globe-trotter a accumulé autant d’expériences au contact des autres pour se fixer maintenant au pays d’Ali Bongo Ondimba et se projeter dans un programme ambitieux qui devrait faire la fierté de l’Afrique. Et pour mettre sur pied ce projet, l’ancien directeur général de la Rts a eu vraiment les coudées franches auprès d’un pays ami qui lui a ouvert grands les bras. « C’est un projet que j’avais depuis très longtemps. Je l’ai pensé depuis une vingtaine d’années en raison de mon parcours par Tv5, etc. Il était important d’avoir en Afrique plusieurs organes, plusieurs groupes qui puissent être la voix ou plutôt les voix et les images du continent, pour qu’elle puisse se montrer telle qu’elle est dans sa diversité, dans sa complexité, mais également dans ses atouts, dans son talent, dans son savoir-faire et dans ses réalisations. J’ai toujours nourri ce projet, mais avoir les moyens de les mettre en œuvre, c’était une autre chose », nous raconte-t-il dans ses bureaux sis au quartier Akanda à Libreville.

Et c’est quand il est venu au Gabon avec son associé, Victor Ndiaye du groupe Performance, qu’a germé l’idée de mettre en place le programme stratégique du Gabon émergent. Un projet pour lequel le président Ali Bongo Odimba avait prévu de mettre en place un groupe audiovisuel panafricain. A son avis, dans le domaine de la communication, quels que soient les moyens qu’on a, c’est un domaine qui est ouvert, le domaine du savoir-faire, du talent et de l’intelligence. « Parfois, on peut avoir tout ce que l’on veut, mais ce sont les contenus qui sont importants. En termes de contenu, l’Afrique en a d’extraordinaires à montrer entre Africains mais aussi au monde entier. Nous sommes à l’époque du numérique où il y a une multiplicité de chaines, les canaux de diffusion sont diversifiés. Est-ce que nous allons être des spectateurs ou des consommateurs passifs, ou nous voulons être des acteurs ? Je me suis dit qu’il faut penser à mettre en place un projet multimédia et je suis convaincu que c’est ça qu’il faut faire », dit-il.

Ainsi est née l’idée de ce projet avec des installations d’un niveau technologique sans pareil en Afrique francophone. Avec les facilités accordées par l’Etat gabonais (exonération des impôts et taxes surtout), il a pu décrocher, en moins de cinq jours, une autorisation exceptionnelle. Et au niveau bancaire aussi, l’ancien Dg d’Orabank Gabon lui a été d’un soutien inestimable. Aujourd’hui, il a tout soldé. « J’ai travaillé pendant 30 ou 35 ans, et quand on a la chance de gagner la confiance des autres, il faut savoir restituer ce que Dieu vous a donné, ce que les autres vont ont donné, ce que l’Afrique vous a donné aux générations qui montent. Je ne vais pas faire la même chose que tout le monde, je vais aider également à la formation des jeunes africains, au perfectionnement de ceux qui sont déjà dans le métier par des cycles de formation. Ce qui explique la configuration de ce complexe, pas seulement dans la communication, mais dans d’autres domaines », avance-t-il. Un domaine de la communication qui ne se limite pas seulement aux journalistes mais aux métiers de la communication et de l’audiovisuel qui sont énormes.

« Un projet panafricain »
« C’est tout ça que j’ai voulu mettre dans un seul et même endroit, mais en faisant un projet panafricain dans sa composition, son personnel, son recrutement, l’implantation géographique, dans son contenu et international, parce qu’il faut que l’Afrique s’ouvre et parle au reste du monde ». Cela, par la grâce d’une Afrique esthétique et visionnaire qui entend positiver son image et sa marque. Son groupe panafricain fonctionnera en français et en anglais. C’est Ousmane Cissé, un homme d’expérience de l’audiovisuel et maîtrisant parfaitement les techniques de management, qui assurera la direction générale du groupe. A son avis, dans un projet de cette envergure, l’idéal serait d’avoir un budget de 10 milliards de FCfa pour recruter un personnel et le mettre dans de bonnes conditions de créativité et d’inventivité. « J’aimerais avoir quatre chaines à partir d’ici et 10 chaines numériques, payer le satellite. Et ça demande un gros budget. Ce n’est ni en un an ni en deux ans que vous allez récupérer votre argent. Je ne pense pas récupérer quoi que ce soit. C’est pourquoi certains ne comprennent pas que je ne sois pas dans une logique financière. Je suis dans une logique d’engagement, de restitution d’une partie de ce que Dieu m’a donné aux Africains, à mon métier et à ma formation », indique Matar Sylla.

Un projet où le panafricanisme occupe une place de choix puisque chaque salle a un parrain : E lhadj Omar Bongo, Hassan II, Katoucha Niane, Césaria Evora, Sembène Ousmane, Amadou Hampathé Bâ, Léopold Sédar Senghor, Nelson Mandela, etc. « Je veux que ce complexe soit le creuset de l’Afrique et montrer que tout ce que je dis est en cohérence avec le personnel, le programme. Cela doit se sentir par toutes les personnes ». Et à la question de savoir pourquoi n’avoir pas implanté pareil projet au Sénégal, l’ancien Dg de la Rts a souligné ne pas vouloir être désobligeant avec qui que ce soit. « Quand j’ai quitté la Rts, quand j’étais au Cameroun, je travaillais avec quelqu’un, mon associé, et nous avions un budget de 220 milliards. J’avais les moyens de venir implanter ce paradis ici. J’ai déposé tous les dossiers, mais je n’ai jamais eu de réponses. C’est vrai, on me reproche beaucoup de ne pas faire ce projet au Sénégal. On sait que nul n’est prophète dans son pays. J’ai voulu faire un immeuble au Sénégal sur ma maison paternelle en allant chez le notaire avec tous les ayants-droit et héritiers, et depuis deux ans, je cours derrière une autorisation de construire. C’est mon pays, je ne vais pas baisser les bras, je tendrai la main aux gens qui pensent qu’on peut faire ce travail au Sénégal. Dans mes projets, celui que je veux faire au Sénégal est plus grand que celui-ci », confie-t-il. Pour le moment, Matar Sylla se limite à son projet gabonais en espérant pouvoir démarrer bientôt. « Tout ce que je devrais faire, je l’ai fait. Le président de la République du Gabon m’a rendu visite il y a plus d’un an. Il a passé près d’une heure de temps avec nous, il est au courant de tout. Il sait absolument tout. Il y a des choses que j’attends et ça ne veut forcément pas dire d’argent. Mais par rapport au recrutement. Car j’ai besoin de certaines facilités et j’attends en toute patience. J’estime avoir fait tout mon devoir », conclut-il.

De nos envoyés spéciaux B. Khalifa Ndiaye et C. F. Keita

La Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Confemen) vient de rendre publique une étude qui a touché 1.800 écoles et près de 40.000 élèves dans les pays francophones d’Afrique. Les élèves sénégalais en classe de Cm2 ont respectivement un seuil de maitrise en mathématiques et en français de 62 % et de 58 %. Ces taux les place à la deuxième place derrière le Burundi.

Les élèves sénégalais ont un bon niveau en français et en mathématiques. Selon les résultats issus du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Confemen) (Pasec), le niveau de compétence des élèves sénégalais en classe de Cm2 est l’un des meilleurs en Afrique. Les résultats révèlent que les élèves de Cm2 ont un seuil de maîtrise en mathématiques de 62 % alors qu’en français, notamment en langue et communication, il se situe à 58 %.

Ces performances placent le Sénégal en deuxième position en Afrique. De l’avis de Massar Diop, membre de l’équipe nationale du Pasec, la première place, occupée par le Burundi, s’explique par le fait que dans ce pays, les tests ont été administrés en langues nationales. Ce qui, de son point de vue, témoigne de l’importance de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif.

Mais, ces résultats montrent aussi que le Sénégal, classé deuxième, est au-dessus de la moyenne en Afrique. Un classement honorable imputable aux efforts déployés par le gouvernement pour améliorer les apprentissages à tous les niveaux, aussi bien sur le plan du management des établissements que celui pédagogique. Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Education nationale a passé en revue la série de mesures et d’initiatives qui ont concouru à relever le niveau des élèves et des apprentissages. « Des programmes d’amélioration de la qualité du système ont été mis en place avec notamment le relèvement du niveau des enseignants, la disponibilité en grand nombre de manuels scolaires et la responsabilisation des acteurs », a énuméré Serigne Mbaye Thiam. Il a estimé qu’avec ces mesures, le Sénégal occupera une meilleure place en 2019.

Toutefois, ces résultats cachent des disparités. Les écarts de performance entre les régions sont parfois énormes. Il est apparu que les élèves du Bloc ouest, qui regroupe les régions de Dakar et Thiès, ont un niveau supérieur à ceux du Bloc sud-est avec les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. C’est pourquoi des intervenants comme l’inspecteur Massar Diop ont recommandé l’élaboration de stratégies pour inverser les tendances. Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen a effectué son évaluation sur les dix pays africains membres du Pasec. Au total, plus de 1.800 écoles et près de 40.000 élèves ont été touchés, dont 160 établissements scolaires et plus de 3.700 apprenants au Sénégal. La prochaine évaluation est prévue en 2019.

Pape Coly NGOME

Le district sanitaire de Mbour a dépisté 2.216 adolescentes en 2016. L’information a été rendue publique au cours d’un atelier de l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd).

Les acteurs affinent leurs stratégies de lutte contre le Vih/Sida. L’atelier de capitalisation des acquis de la formation des journalistes sur la santé de la reproduction, organisé à Saly, a laissé entrevoir les défis à relever. Le Conseil de dépistage volontaire anonyme (Cdva) a dépisté 3.845 adolescents, dont 2.216 filles en 2016. Il y a eu 45 cas positifs. Pour la tranche d’âge 15-24 ans, il y en a eu 28 %. S’agissant de la syphilis, 7.989 personnes ont fait le dépistage et 163 cas se sont révélés positifs, soit un taux de 45,3 %, a renseigné Astou Seck Guèye. Cette dernière représentait le médecin chef du district de Mbour à cet atelier. « Ces chiffres semblent être alarmants. Mais, ils dénotent aussi les efforts déployés en termes de sensibilisation, de communication et de counseling », a analysé Mme Guèye. C’est ce contexte qui explique l’organisation d’un atelier par l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd), dirigée par Alassane Cissé, à travers son projet « Voix pour la santé ». Ce programme est soutenu par l’Ong Planned parenthood federation of America (Ppfa) qui a supporté la tenue de cette mise à niveau d’une vingtaine de journalistes. Le président de l’Ajspd, Alassane Cissé, a promis de porter le combat au niveau des rédactions centrales, afin qu’elles accordent plus d’espace et de temps d’antenne aux informations sanitaires. Fara Diaw, un ancien du quotidien national « Le Soleil », a partagé son expérience avec les journalistes en activité.

Amath Sigui NDIAYE

Six écoles de la commune de Orkadiéré (Kanel) ont reçu des imprimantes offertes par le maire de la ville, Daouda Dia, par ailleurs premier questeur à l’Assemblée nationale. Un geste de haute portée appréciée par les acteurs de l’éducation du département.

Le maire de Orkadiéré, Daouda Dia, a offert six imprimantes à six écoles primaires sur les 22 que compte sa collectivité locale. Chaque machine a la capacité d’imprimer 700 copies à la minute. Les écoles bénéficiaires sont celles de Ganguel Soulé, Orkadiéré, Windou Bosséabé, Diélla, Padalal et Belel. La cérémonie de réception s’est déroulée, dimanche, à l’hôtel de ville de Orkadiéré, en présence des autorités éducatives du département et du sous-préfet. Le représentant des enseignants, Lamtoro Bâ, par ailleurs directeur de l’école de Ganguel Soulé, a salué cette bonne action. « Une vieille doléance qui vient d’être satisfaite », a-t-il dit. M. Bâ a également témoigné que Orkadiéré fait partie des premières communes du département à libérer les dotations pour les écoles dès l’ouverture des classes. Selon lui, le gouvernement est en train de réussir la politique de maintien des enfants à l’école. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous sommes à la phase de qualité qui implique nécessairement des intrants ». Lamtoro Bâ a ainsi magnifié l’engagement de l’Etat à donner à chaque élève un livre. A travers ce don, le maire Daouda Dia, également premier questeur à l’Assemblée nationale, vient renforcer la qualité de l’enseignement des établissements bénéficiaires. Le représentant de l’inspecteur d’éducation et de formation de Kanel, l’inspecteur Téguéla Bâ, a magnifié ce geste de la mairie qui vient appuyer les efforts de l’Etat. Pour lui, les imprimantes constituent des « supports efficaces d’apprentissage ». « Investir sur les enfants, c’est investir sur la communauté », a-t-il estimé.

Le conseiller économique social et environnemental (Cese) Alassane Mbaye Thiam a, lui, insisté sur l’importance de l’enseignement, le savoir et la solidarité dans une société, avant d’inviter les parents d’élèves à davantage veiller à l’éducation de leur progéniture, parce qu’elle constitue l’avenir de demain. M. Thiam a aussi appelé les bonnes volontés à suivre les pas de la commune de Orkadiéré pour améliorer la qualité des enseignements. La députée Mariame Kane, originaire de Ganguel Soulé, a abondé dans le même sens tout en souhaitant que les résultats attendus s’en suivent. M. Dia a promis de donner des imprimantes aux 16 autres établissements restants. « Notre objectif est de relever les défis de l’éducation dans la zone », a-t-il assuré. Au-delà de cet acte, le maire a pris l’engagement de doter en matériel informatique toutes les écoles de sa commune. L’école primaire de Windou Bosséabé a déjà reçu huit ordinateurs. Prenant la parole, le sous-préfet de Orkadiéré, Ibrahima Sougou, a exprimé toute la gratitude des pouvoirs publics à l’égard du maire qui est au service de la communauté. Le conseil municipal de Orkadiéré a pris l’engagement de donner le nom de la case des tout-petits du village à la défunte Maïmouna Diop qu’on appelle aussi « Mouss », une grande militante de l’éducation, décédée il y a quelques mois. 

Souleymane Diam SY

Le Pr Abdou Aziz Kébé a posé le débat sur l’inscription de l’école Idrissa Diop de Thiès au patrimoine mondial de l’Unesco. Le délégué général au pèlerinage à la Mecque avait effectué une tournée dans trois écoles de la ville de Thiès.

Un retour au royaume d’enfance. Ce concept, lancé par le ministre de l’Education nationale, a été bien perçu par le Pr Abdou Aziz Kébé. Ce dernier a effectué un retour à l’école Idrissa Diop, construite en 1904, l’une des plus anciennes de la région de Thiès. Le président du Forum citoyen pour l’émergence, par ailleurs délégué général au  pèlerinage à la Mecque et ancien de cet établissement scolaire, a apporté un appui pour l’amélioration des conditions d’apprentissage. Les élèves, les encadreurs et les anciens de l’école ont magnifié ce geste patriotique du président du Forum citoyen pour l’émergence.

Le directeur de l’école, Amadou Bâ, a souhaité que d’autres suivent l’exemple du Pr Abdou Aziz Kébé afin de susciter des vocations chez des écoliers. « Vu l’âge et l’architecture de l’école Idrissa Diop, ex-école régionale urbaine I garçons de Thiès, nous voulons qu’elle soit inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco », a formulé le Pr Kébé qui a remis une enveloppe d’un million de FCfa pour l’électrification de cette école et l’équipement de la salle multimédia. Par la suite, le Pr Abdou Aziz Kébé a également offert des paquets de feuilles blanches, une imprimante, des tubes d’encre à l’école Mawda Kane, sise au quartier Cité Lamy alors que l’école Notto Diobass a reçu un appui financier pour son électrification. Il a invité les élèves à la persévérance. « Je vous invite à cultiver l’excellence et à incarner des valeurs de partage et de solidarité », a défendu le délégué général du pèlerinage à la Mecque.

Mbaye BA

Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale a lancé, hier, l’Observatoire du lac de Guiers. Le nouvel instrument aura pour mission la collecte des informations scientifiques qui vont éclairer les options stratégiques de restauration et de sauvegarde de cette source d’eau douce. 

La protection du lac de Guiers, l’une des sources d’eau les plus importantes du Sénégal, fait l’objet d’une attention grandissante. Cet écosystème humide qui a été au centre des études et des thèses depuis un siècle focalise, à nouveau, tous les intérêts des chercheurs aussi bien en sciences exactes que sociales. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a lancé, hier, l’Observatoire du lac de Guiers et le projet Wasfa. « Cet observatoire aura pour vocation d’être un lieu d’échanges entre les acteurs pluridisciplinaires sur les thématiques portées par l’ensemble des parties prenantes. Parmi ses missions, il devra apporter un éclairage scientifique et technique sur les questions exprimées et d’assister l’Olag dans ses réflexions méthodologiques de gestion des ressources en eau », a souligné M. Faye.

L’observatoire, qui sera logé à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, produira des informations scientifiques essentielles pour l’élaboration des stratégies de protection de cette source d’eau. «  Conscient que la gestion durable du lac de Guiers requiert des moyens accrus et des efforts soutenus, je me réjouis de la mise en place de cet observatoire scientifique qui permettra d'accroître l'efficacité des actions entreprises en contribuant à mieux valoriser les acquis scientifiques et techniques et en renforçant les mécanismes de partenariat », a laissé entendre le directeur général de l’Office du lac de Guiers, Amadou Bocoum, qui a assuré que l’observatoire bénéficiera de leur appui et de leur expérience. Jusqu’ici, les recherches et les études réalisées sur ce patrimoine ne se font pas dans un cadre harmonisé. En conséquence, les gestionnaires n’ont pas « un guichet unique pourvoyeur d’outils d’aide à la décision ». Contrairement à ce qui a été fait jusque-là, l’observatoire centralisera toutes les informations de cette source d’eau douce. « Ces études ont permis de prendre en charge un ensemble de problématiques portant, entre autres, sur le régime hydrologique et hydro-chimique, l’opérationnalisation de la gestion quantitative et qualitative et l’analyse prospective du devenir des systèmes traditionnels autour du lac et des modifications environnementales et écologiques issues des barrages », a rappelé le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique. La gestion du lac a connu de nombreuses réformes institutionnelles initiées par l’Etat du Sénégal pour faire face aux défis qui ont pour noms : multiplicité des acteurs, diversité des usages, pollution, maladies hydriques, végétaux aquatiques envahissants…

Un nouveau projet lancé
Au cours de cette cérémonie, un autre projet similaire a été lancé. Il s’agit de Wasfa qui est mis en œuvre dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire et l’Ouganda. Le projet Wasfa vise la protection des lacs qui alimentent les grandes agglomérations.

«  Nous avons déjà lancé ce projet en Ouganda et en Côte d’Ivoire depuis quelques mois. L’intérêt, c’est de donner des informations aux gestionnaires pour mieux gérer les ressources du lac de Guiers. Le projet Wasfa va générer des informations scientifiques sur la qualité de l’eau, l’état écologique du lac de Guiers, les usages, les conflits liés à l’usage. Ces informations aideront à la prise de la bonne décision pour sa protection », a indiqué le directeur de recherche et coordinateur de Wasfa, Jean-François Humbert.

Idrissa SANE

Le principe d’équité est restauré aux abords du lac de Guiers. Les riverains ont désormais accès à l’eau potable. Jusqu’en décembre 2012, ces derniers buvaient l’eau insalubre des mares, des affluents, alors que les usines de traitement sont implantées dans leur zone. Ils avaient ainsi profité du Conseil des ministres décentralisé à Louga pour poser le problème au président de la République, Macky Sall. « Les usines qui alimentent Dakar en eau potable sont dans la zone du lac. C’était un paradoxe que ces populations n’aient pas accès à l’eau potable. Elles ont expliqué cette situation au président de la République qui s’était engagé à apporter des réponses. Aujourd’hui, nous avons raccordé plus de 113 villages », a informé le directeur de l’Office du lac de Guiers.

I. SANE

Les Violences de genre en milieu scolaire (Vgms) constituent un frein à l’épanouissement des jeunes à l’école, notamment les filles. Depuis hier, cette problématique fait l’objet d’un atelier à l’initiative du Bureau régional multisectoriel de l’Unesco à Dakar. L’objectif est de renforcer la capacité des participants sur ces questions.

Le Bureau régional multisectoriel de l’Unesco à Dakar organise, depuis hier, un atelier de renforcement de capacités et de planification en réponse aux Violences de genre en milieu scolaire (Vgms), en collaboration avec l’ambassade de France, Onu Femmes et l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica).  Cette rencontre vise à renforcer la maîtrise des participants en matière de réponse aux Vgms, en vue de contribuer à la réalisation du droit à une éducation sûre pour les enfants et les jeunes, particulièrement les filles. Elle a également permis à l’Unesco et à Onu Femmes de procéder au lancement, en Afrique de l’Ouest et du Centre, de leur publication qui s’intitule « Orientations mondiales : lutte contre la violence de genre en milieu scolaire ».

Selon le directeur de l’Unesco à Dakar, Gwang-Chol Chang, le Rapport mondial de suivi de l’éducation pour tous estime à 246 millions le nombre d’élèves pouvant faire l’objet de harcèlements ou d’agressions. Il ajoute que certains sont victimes de harcèlement verbal ou physique, tandis que d’autres subissent des châtiments corporels ou des abus sexuels. Il indique que les effets de la violence sur les jeunes y compris les enfants sont considérables. « Au-delà de la souffrance imperceptible et des conséquences sur la santé, la violence entraîne de l’anxiété, une faible estime de soi, la dépression et a des répercussions négatives sur la performance scolaire et les résultats éducatifs à long terme. Par ailleurs, les violences de genre entraînent un risque d’exposition aux infections sexuellement transmissibles, dont le Vih, et aux grossesses précoces et non désirées », ajoute Gwang-Chol Chang. De même, il estime que tant que les Vgms ne sont pas éliminées à l’intérieur et autour des écoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, nombre de défis ambitieux fixés par la communauté internationale dans le cadre des Objectifs de développement durable ne seront pas atteints. Dès lors, la réduction des Vgms est, à son avis, nécessaire pour réduire la différence entre filles et garçons dans l’achèvement du cycle primaire, la transition et l’achèvement du cycle secondaire.

Le directeur de l’Unesco à Dakar rappelle aussi les différents projets que l’organisation a mis en œuvre en Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre du renforcement des liens avec les services de protection des enfants et de la justice, des programmes scolaires, la formation des enseignants, la réglementation du système éducatif, les politiques sectorielles, etc. Selon lui, les réponses efficaces aux Vgms passent par l’intervention de nombreux acteurs à de multiples niveaux. C’est la raison pour laquelle l’Unesco travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international de la France, ainsi que la Koica.   

Le représentant du ministre de l’Education nationale, Aliou Ly, souligne que, depuis plusieurs années, le Sénégal s’est engagé dans la voie de l’éradication des disparités liées au genre dans le système éducatif afin de relever les défis de l’efficacité, de l’efficience, de la pertinence et de l’équité. Il fait savoir que notre pays a ratifié la plupart des instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection des femmes et des filles. M. Ly espère que cette rencontre offrira l’opportunité de partager les expériences, en vue de construire un espace scolaire apaisé.

Diégane SARR

La Ville de Dakar, renseigne un communiqué qui nous est parvenu a rejoint le mouvement des Journées de la persévérance scolaire (JPS). Une initiative née au Québec et qui vise à mobiliser toute la société autour de la réussite des élèves et à les encourager dans leur parcours éducatif.

A l’instar de ce mouvement des journées de la persévérance scolaire, la mairie de Dakar compte promouvoir l’organisation d’une Journée de la réussite scolaire à Dakar. Une manière d’enrichir son offre éducative en valorisant le parcours éducatif des élèves couronné de succès. « Inspirée des Jps, la Journée de la réussite scolaire à Dakar sera un pilier supplémentaire qui viendra renforcer le continuum des interventions éducatives existantes dans les 54 collèges et lycées de Dakar », a indiqué Khalifa Ababacar Sall, maire de Dakar et citoyen d’honneur de la ville de Montréal, dans un communiqué parvenu à la rédaction.

Selon le communiqué, la Journée de la réussite scolaire permettra de réaffirmer l’engagement de la ville en faveur de l’accès à tous aux parcours de réussite et de succès, notamment à travers les différents leviers d’actions mis en œuvre en matière d’éducation. Il s’agit de rendre l’environnement scolaire plus sain, sûr et propice à l’apprentissage. La Ville de Dakar a consenti d’importants moyens pour la réhabilitation et la réfection des 143 écoles élémentaires publiques. Elle s’est également investie dans le renforcement de l’équipement des écoles. Pour garantir aux élèves l’accès aux services de base, renseigne le communiqué, la mairie a distribué des uniformes à 80.000 élèves de différents établissements élémentaires publics de Dakar.

En plus des fournitures scolaires offertes aux écoliers, la ville a mis en œuvre des programmes, notamment « Lait à l’école » pour renforcer et améliorer la nutrition des enfants et la stratégie « Santé à l’école » qui offre aux élèves un suivi médical pour prévenir et traiter les pathologies pouvant compromettre leurs études.

Marame Coumba Seck

Les femmes et les filles sont encore sous-représentées dans les filières scientifiques au Sénégal. C’est ce qui est ressorti de la célébration de la Journée internationale des femmes et des filles en sciences samedi dernier.

La communauté internationale a célébré la Journée internationale des femmes et des filles en sciences le 11 février passé. Au Sénégal, elle a été marquée par un atelier sur « Sciences et égalité des genres ». La rencontre a été organisée par le Bureau régional multisectoriel de l’Unesco à Dakar, en partenariat avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et des Postes et des Télécommunications. L’exposé du Pr Soukèye Dia Tine a montré un faible taux de représentativité des filles dans les filières scientifiques au Sénégal. « 30 % seulement des filles fréquentent les séries scientifiques contre70 % de garçons. Dans le supérieur, les statistiques démontrent que les filles font moins de 30 %. Et les chercheures ne représentent que 25 % », a affirmé l’universitaire. Cette faible représentativité n’a rien à voir avec leur niveau et leur capacité intellectuelle. La conférencière a plutôt invoqué les facteurs et pesanteurs socioculturels comme les travaux domestiques, les mariages et les grossesses précoces. Cette faible présence des femmes dans les sciences est, selon Rufina Dabo, conseillère technique au ministère de l’Energie et directrice du Réseau international des femmes scientifiques et ingénieures, un défi majeur pour notre pays. Elle a également a souhaité que l’on donne des femmes scientifiques en modèles afin de susciter des vocations auprès des collégiennes. L’augmentation de la représentativité des femmes dans le monde des sciences reste une priorité de l’Unesco qui croit que la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) passe en partie par l’autonomisation des femmes et des filles « par et dans la science ».

Au Sénégal, les autorités ont pris une série de mesures discriminatoires pour inverser les tendances. Il s’agit de l’octroi de bourses pour des filles inscrites dans les filières scientifiques, le financement des travaux de thèses, la rédaction d’ouvrages et des voyages d’études. Faudrait-il aussi rappeler que le gouvernement a mis en place le Programme d’appui pour la promotion des enseignantes chercheures (Papes). Dans le moyen secondaire, il a été retenu la création d’un lycée scientifique et technique, la généralisation de l’apprentissage des sciences physiques dès la classe de quatrième. L’augmentation du coefficient et du crédit horaire pour les matières scientifiques a été aussi préconisée. Selon les panélistes, le Sénégal est sur la bonne voie. Les femmes scientifiques croient en l’amélioration des indicateurs dans les années à venir. Cette seconde édition de la Journée internationale des filles et des femmes en sciences a été marquée par une forte présence des clubs Unesco des lycées de Dakar.

Pape Coly NGOME

Les femmes qui utilisent les foyers améliorés souffrent de moins en moins de maladies respiratoires. Des organisations de la société civile mènent une sensibilisation pour une utilisation à grande échelle de cette technologie afin de protéger à la fois les femmes et l’environnement.

Les foyers améliorés allègent les charges des ménages à Goudiry. Une délégation de l’Ong Energy for impact, qui s’est rendue dans cette localité, a mesuré les impacts de l’introduction de cet équipement. En plus d’un gain de temps enregistré dans la préparation des repas, ces fourneaux ne consomment pas beaucoup de bois d’énergie. «  Avec le bois de chauffage, nous préparions nos repas pendant trois heures. Maintenant, il nous suffit juste d’une heure trente minutes. Ces foyers améliorés sont très intéressants », a comparé Sœur Régina Sagna, une conseillère de l’Ong Energy for impact.

Le directeur pays de ladite structure, Louis Seck, s’est dit satisfait de l’initiative des femmes catholiques entrepreneuses de Goudiry. Il a relevé les enjeux de la préservation de l’environnement avec le recours à cette technologie. « Les foyers de cuisson améliorés ont réduit de moitié la consommation de bois de chauffage utilisé par chaque ménage pour la cuisine des aliments », a-t-il constaté.

Sur le plan sanitaire, les ménagères s’exposent moins à l’inhalation de la fumée qui peut entraîner les maladies respiratoires. Grâce aux foyers améliorés, a ajouté Régina Sagna, les femmes se protègent plus contre les maladies comme l’asthme. Ce sont autant d’avantages qui ont poussé les membres de l’Ong à plaider pour l’accès à ces foyers à plus de femmes. « Nous avons organisé une grande sensibilisation pour expliquer les avantages de ces fourneaux aux femmes.», a indiqué la conseillère du Groupement des femmes catholiques de Goudiry. Une unité s’échange entre 7.500 et 11.500 FCfa. L’argent généré par la vente des fourneaux sera utilisé pour l’acquisition des bâches et chaises qui seront mises en location. Ce, dans une perspective de fructifier les recettes de l’association.

La présidente du Groupement, Thérèse Bindia, a reconnu que les foyers améliorés ont eu des retombées sur le plan de la protection de la santé des femmes. Ces dernières se présentent de moins en moins dans les structures sanitaires pour les consultations liées aux maladies respiratoires. Cette organisation a été portée sur les fonts baptismaux en 2007 et compte 30 membres.

Serigne Mansour Sy CISSE
(envoyé spécial à Goudiry)

L’Association pour la promotion des droits de l’enfant (Aproden), en collaboration avec Collibri Foundation, a organisé une session de formation au profit de 25 enseignants de la région de Tambacounda. Le but est de renforcer leurs compétences en matière de prise en charge des besoins en éducation des enfants vivant avec un handicap. 

La scolarisation des enfants vivant avec un handicap est un sujet de préoccupation de l’inspection d’académie de Tambacounda. C’est ce qu’a déclaré l’inspecteur de l’éducation et de la formation Amadou Dia. Les acteurs, qui étaient en atelier, sont à l’étape de formulation des recommandations afin de répondre aux besoins spécifiques de ces apprenants. Pour ce faire, les enseignants devront utiliser les méthodes adaptées à l’éducation inclusive. « L’ambition du ministère de l’Education nationale est de donner à tous les enfants les chances d’aller à l’école », souligne M. Dia. Aujourd’hui, des enseignants ont reçu une formation leur permettant de dispenser des enseignements pour les enfants sourds-muets. « Une pédagogie appropriée est discutée au cours de cette rencontre. Dans la région de Tambacounda, il y a deux structures qui sont en construction. Elles seront réservées exclusivement à l’éducation des enfants vivant avec un handicap. L’une est construite par l’international français Mamadou Sakho », indique l’inspecteur. Au total, 25 enseignants qui dispensent des cours au profit des élèves dans des lycées et des collèges bénéficient de cette session de mise à niveau. Le coordinateur de l’Association pour la promotion des droits de l’enfant (Aprodem) indique, lui, que cette formation est inscrite dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement des capacités des acteurs locaux pour une éducation inclusive. Le maintien des filles à l’école et l’amélioration des compétences scolaires sont les autres composantes de ce programme soutenu par Collibri Foundation, géré par la Fondation Roi Baudouin et l’Association pour la promotion des droits de l’enfant (Aproden). « Le projet appuiera une centaine de collégiens et de lycéens du département en situation de vulnérabilité, notamment des filles, en fournitures scolaires, après avoir réglé les frais d’inscription », informe-t-il. Le coordinateur promet aussi de renforcer les capacités des acteurs locaux du système éducatif départemental sur les droits de l’enfant et l’éducation inclusive.

Pape Demba SIDIBE

Le Sénégal a besoin d’une enveloppe de 65 milliards de francs Cfa pour remplacer tous les abris provisoires par des salles de classe.

Le gouvernement va entamer des négociations avec des entreprises privées pour la réalisation d’un vaste programme de résorption totale des abris provisoires. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé, va s’étaler sur une période de 2 à 3 ans.

Déjà 4 des 5 entreprises qui avaient déposé des offres ont été retenues lors d’un Conseil interministériel tenu récemment à Dakar. Le document a été transmis, la semaine dernière, à la Direction de contrôle des marchés publics (Dcmp) et au ministère de l’Economie et des Finances. La révélation a été faite, samedi, à Kolda, par Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale, lors d’un Crd spécial axé sur les réalisations d’infrastructures scolaires. « Le gouvernement avait un programme de résorption totale des abris provisoires sous forme de partenariat public-privé. Parce que le coût évalué à 65 milliards de FCfa pour les salles de classe n’était pas supportable par le budget de l’Etat ni sur un, ni sur deux exercices.

Donc, le schéma était de voir des entreprises qui en partenariat avec des financiers peuvent construire des classes et que le gouvernement remboursera sur 7 ou 10 ans selon une durée à déterminer », a déclaré le ministre. Il a rappelé que le gouvernement a mis 5400.000 manuels scolaires au profit du système éducatif pour un coût de 8,6 milliards de FCfa. Selon M. Thiam, les investissements pour la région de Kolda s’élèvent à 7,6 milliards de FCfa. Ils ont permis de construire 797 salles de classe dans l’enseignement élémentaire et le moyen secondaire, 50 blocs d’hygiène, 54 blocs administratifs et 13 points d’eau. Grâce à ces fonds, 16 écoles élémentaires complètes pour un montant total de 605 millions de FCfa ont été construites ainsi que 13 collèges d’enseignement moyen pour un milliard 200 millions de FCfa, entre autres.

8 « daaras » seront construits à Kolda 
Le ministre de l’Education nationale s’est rendu au quartier Médina Chérif de Kolda où il a procédé à la pose de la première pierre du « daara » moderne de Thierno Kandioura. La construction de cette école coranique est prévue dans le cadre de la mise en œuvre d’un vaste projet de construction de 64 « daaras » modernes, dont 32 publics et 32 privés, sur toute l’étendue du territoire national. La région de Kolda en aura 8. Par la suite, Serigne Mbaye Thiam s’est rendu à Bantancountou Maoundé, un village situé dans la commune de Médina Eladj, pour inaugurer le Cem de la localité. Il a profité de l’occasion pour effectuer une visite de courtoisie à Thierno Aliou Thiam, le khalife de Médina Eladj, à l’occasion du ziara annuel tenu ce weekend dans la localité. Auparavant, le ministre avait procédé, vendredi, à l’inauguration du Cem d’Anambé Couta, dans la commune de Pakour, département de Vélingara. La construction de ce joyau a été décidée par le président de la République, Macky Sall, suite aux résultats enregistrés en 2015 par cet établissement qui avait obtenu un taux de réussite de 100 % au Bfem alors qu’il n’avait que des salles en abris provisoires. Le collège a conservé ce taux de réussite en 2016.
 
Mamadou Aliou DIALLO

Ils sont plus de 500 élèves des classes de Troisième et de Seconde du lycée Jean Mermoz de Dakar à prendre part au Carrefour des métiers organisé par leur école samedi dernier. Une occasion qui leur a permis de rencontrer des professionnels issus de 23 secteurs d’activités professionnelles venus échanger avec eux sur les réalités quotidiennes de leur métier.

Les salles de classe ont servi de lieu d’échanges. Les professionnels ont accordé des entrevues de 10 à 15 mn aux groupes d’élèves. L’initiative s’inscrit dans la foulée du Forum de l’enseignement supérieur qui se déroule en décembre. Le carrefour des métiers est destiné aux élèves des classes de Première et de  Terminale. « Ce carrefour vise, dans un premier temps, une découverte des métiers. Il s’adresse à 500 élèves de Troisième et Seconde du lycée français.

Durant cette matinée, les élèves vont rencontrer plus d’une centaine de professionnels qui vont les entretenir de leur profession », a explicité David Ballieu, proviseur adjoint du lycée français Jean Mermoz. Cette énième édition a concerné, entre autres secteurs, la santé, le droit, le management des entreprises, l’agriculture, les télécommunications, le journalisme, la communication, l’aide au développement. « Cette initiative aidera les élèves, dans le cadre de leur parcours, à voir ce qui ne les intéresserait pas, ce pourquoi ils ne seraient pas faits. Mais aussi voir positivement ce vers quoi leurs goûts, leurs appétences, leurs qualités d’élèves pourraient les destiner. Il y a une collaboration et une coopération forte des parents d’élèves qui sont des parties prenantes de l’accompagnement de nos jeunes », a renchéri M. Ballieu. La mobilisation des professionnels a tenu compte de certains critères dévoilés par le proviseur adjoint. « On recherche évidemment que l’ensemble des secteurs professionnels sur Dakar soient représentés, principalement aussi des métiers qui exigent des poursuites d’études exigeantes », a fait comprendre David Ballieu.

Pour la présidente du Comité de l’Association des parents d’élèves (Ape), du lycée français Jean Mermoz, Sandra Simana, c’est une très belle initiative qui permet aux élèves, qui sont d’ailleurs très jeunes (entre 15 et 16 ans), d’avoir une centaine de métiers représentés et auxquels ils n’auraient pas pensé. Selon le proviseur du lycée, Alain Lizé, les deux fora sont un point fort de la politique de l’éducation et d’orientation de l’établissement. « Ce qu’on appelle maintenant parcours avenir est ici un travail qui est mené tout au long de l’année, tout au long de la scolarité. Dès le collège, on commence ce parcours qui se poursuit jusqu’au baccalauréat », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

L’Association de prédication islamique pour la jeunesse (Apij) est à nouveau au chevet de 23 familles démunies. Elle a offert des bourses à 1.000 orphelins.

L’Association de prédication islamique pour la jeunesse (Apij) apporte une contribution pour l’amélioration des conditions de vie de 23 familles démunies. Elle a encore respecté sa philosophie en octroyant des bourses à plus de 1.000 orphelins de la région de Dakar. Présidant la cérémonie de remise des bourses, le directeur du Partenariat avec les Ong, Doune Pathé Mbengue, a magnifié la démarche de l’Apij. « Cette Ong a un programme d’investissement qui est en parfaite cohérence avec les politiques publiques. La présence de l’Etat à cette cérémonie renseigne sur l’ancrage des actions de l’Apij dans des programmes et projets engagés par le gouvernement pour soutenir les couches vulnérables de manière générale », a déclaré M. Mbengue qui a salué les actions sociales de cette structure.

Le conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Mandiaye Ndiaye, est largement revenu sur les interventions de cette structure qui entrent en droite ligne de la politique nationale. « La politique de l’Etat change. Aujourd’hui, l’orientation, c’est d’aller vers l’autonomisation. Une démarche bien comprise par l’Ong qui, en plus d’une assistance ponctuelle au profit des enfants, développe des projets qui génèrent des revenus pour les familles démunies dans différents domaines », a expliqué M. Ndiaye qui a exhorté l’Apij à mettre l’accent sur la formation des bénéficiaires. Le représentant du ministère de la Santé a reconnu que les actions de l’Ong sont conformes à la politique sanitaire du Sénégal. « Notre association s’est engagée depuis sa création, en 1990, à apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations démunies en général et des orphelins en particulier », a indiqué le président de l’Apij, Cheikh Ibrahima Niang. La structure s’est fixée plusieurs objectifs et intervient dans les domaines de la santé, de l’hydraulique, de la lutte contre la pauvreté et de la promotion de l’éducation islamique au Sénégal.

Dans le domaine de la santé, l’Apij a construit trois postes de santé à Keur-Massar, Tivaouane Peul et à la Zac de Mbao. De même, elle a érigé un centre de santé à Sébikhotane, en plus de la construction de cinq orphelinats (un à Keur-Massar, trois à Sébikhotane et un à Niahène, dans la région de Kaffrine). Notons aussi que l’Apij a réalisé 100 mosquées et 100 puits à travers le Sénégal.

Tata SANE

Le projet Bib-Uemoa d’hydraulique et d’assainissement en milieu rural sera bientôt opérationnel. Les techniciens ont déjà procédé à la répartition des ouvrages entre les 4 régions.

Le projet Banque islamique de développement (Bid)/Uemoa d’hydraulique et d’assainissement en milieu rural sera bientôt exécuté. Une réunion a été organisée avec les autorités et les services concernés pour procéder à la répartition des ouvrages par région. En effet, il est attendu de ce projet d’un montant de 12.500.000 Us, soit près de 6 milliards de FCfa, la construction de 98 forages et de 2.250 latrines familiales dans des villages des régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. Dans le cadre de sa politique d’hydraulique et d’assainissement, rappelle la coordonnatrice du Projet Bib-Uemoa, Ndèye Fatou Dia Cissé, le gouvernement a sollicité et obtenu un prêt de 12.500.000 dollars Us de la Banque islamique de développement. Il a été décidé de construire 35 forages à Kédougou et 30 à Tambacounda, et 21 autres alimentés avec l’énergie solaire, dont 4 seront réservés pour Matam, 10 pour Kédougou et 7 pour Tambacounda. Selon Serigne Dia, hydrogéologue à l’Agetip, les forages marteau fond de trou seront plus construits à Goudiry et à Bakel alors que ceux munis de système rotarys sont destinés aux localités de Koumpentoum, Tambacounda et à une partie du département de Goudiry. Le projet comporte aussi des forages multi-villages. « Ce projet contribuera à la mise en œuvre de la stratégie et la politique du gouvernement en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement », estime Mme Cissé. Aussi, les villages de ces régions seront dotés de 2.250 latrines à raison de 750 par région. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a confié la maîtrise d’ouvrage déléguée à l’Agetip pour accélérer les travaux.

Pape Demba SIDIBE

Les feux de brousse ont des conséquences néfastes sur les écosystèmes forestiers. En 2016, la région de Sédhiou a perdu 28.000 hectares de forêt en 2016. Cette problématique a fait l’objet d’un Comité régional de développement (Crd). Dans son rapport introductif, l’inspecteur régional des Eaux et Forêts, le colonel Djimanga Diédhiou, a fait savoir que le département de Goudomp est le plus touché par le recul du couvert végétal. Les intervenants ont mis des bandes armées qui s’illustrent dans le vol de bétail au banc des accusés. « Ces bandes armées mettent le feu dans la forêt pour empêcher les villageois de les poursuivre dans leur repli vers la Guinée-Bissau. Si elles font recours à plusieurs fois à cette méthode, vous pouvez imaginer l’ampleur des dégâts », a expliqué le colonel Diédhiou. Les techniciens sont à la recherche de solutions plus efficaces avec, d’une part, l’implication des populations et, d’autre part, le renforcement des capacités opérationnelles des services des Eaux et Forêts. Au cours de cette rencontre, il a été aussi question de l’implication des collectivités locales dans la lutte contre les feux de brousse. Surtout que la gestion des ressources naturelles est une compétence transférée.

Malamine Kamara

Le Centre national de développement des réseaux pour l'éducation en Afrique de l'Ouest (Cendreao)/Sénégal a remis, il y a deux jours, des financements à ses organisations membres. C’était en présence des représentants du Réseau national des acteurs pour le développement  de la petite enfance au Sénégal (Renadpe) et de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits.

Le Centre national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cendreao) finance les activités de trois de ses organisations. Ces dernières ont présenté des projets jugés pertinents. Le premier programme a trait au développement de la petite enfance dans sa dimension technique de l'information et de l'éducation. Le second est centré sur l'éducation et la capacitation des filles. Quant au troisième, il est lié à l'amélioration qualitative des méthodes de lecture. Le directeur du Cendreao, Mama Sow, a estimé que c’est sur la base de la pertinence que ces trois projets ont été sélectionnés. Le financement est assuré à 50 % par le Fonds d'appui aux initiatives pédagogiques nationales, lequel permet au Cendreao d'appuyer ses organisations membres dans l'expérimentation de nouvelles pédagogies.

Le Programme de développement des réseaux en éducation pour l'Afrique de l'Ouest (dont la phase 3 est terminée), s'achemine vers la fin de la quatrième et dernière phase intitulée : «Tous pour une éducation de qualité (Top Educ) ». Dans cette dernière phase, il sera question d’autonomisation des quarante associations du réseau. Ces organisations ont comme ligne d’actions la petite enfance, l'école de base et l'éducation non formelle. Pour sa part, El Hadji Daouda Diagne, directeur national de « Staesen », membre du groupe thématique "Petite enfance" et bénéficiaire d’un financement, a apprécié à sa juste valeur cet appui. Le Cendreao est un réseau actif d’organisations œuvrant pour une éducation de qualité pour tous à travers des initiatives pédagogiques innovantes et la promotion de bonnes pratiques éducatives.  Il constitue une plateforme de construction d’alternatives éducationnelles innovantes ancrées dans des valeurs sociales sénégalaises.

Abdou DIOP

A travers son programme de formation « l'Excellence academy fertility » pour l’amélioration de la prise en charge des couples infertiles, l’entreprise Merck annonce avoir formé plus de 5.000 professionnels africains de la santé sur des sujets liés à la fertilité, aux dysfonctionnements thyroïdiens et à la sclérose en plaques.

Lancée depuis 2010, en Afrique du Nord, et étendue vers l'Afrique Sub-saharienne en 2015, la deuxième édition de « l’Excellence academy fertility » a eu lieu lors du sixième congrès international du Groupe interafricain d'étude, de recherche et d'application sur la fertilité (Gieraf) à Abidjan. A l’initiative de Merck, entreprise spécialisée dans les sciences et technologies, « l'Excellence academy » a formé, en sept ans, plus de 5.000 professionnels de la santé sur des sujets liés à la fertilité, aux dysfonctionnements thyroïdiens ou encore à la sclérose en plaques, ainsi qu’aux problèmes d'hypertension artérielle.

Ce congrès est devenu une plateforme de réflexion et d'échanges pour les chercheurs et professionnels en matière de troubles de la fertilité du couple en Afrique francophone. Cette année, plus de 400 professionnels de la santé, de sociétés savantes, d'organismes internationaux et des autorités publiques d'une vingtaine de pays africains et européens étaient présents. « Merck œuvre pour le développement des solutions pour les couples afin de fournir des options de traitement des troubles de la fertilité toujours à la pointe de l'innovation », a précisé le Dr Karim Bendhaou, président de Merck pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. Pendant deux jours, plusieurs sujets d'actualité ont été débattus : les troubles de la fertilité masculine et féminine en passant par les divers protocoles de stimulations et les traitements disponibles. L'objectif de cette formation était, en premier lieu, d'assurer un partage de connaissances dans tous les pays africains francophones grâce au concept « Formation des formateurs » qui permettra, par la suite, aux spécialistes participants d'assurer à leur tour la formation de leurs confrères dans leur pays respectif. « Après le cinquième congrès international du Gieraf, qui a eu lieu à Brazzaville, en 2015, Merck est encore, cette année, au rendez-vous au Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, pour accompagner le Gieraf dans son programme de formation des praticiens à travers « l'Excellence academy ». La grande nouveauté est « la formation des formateurs » pour mettre à la disposition de notre association une quinzaine de praticiens expérimentés et certifiés qui assureront la mise à niveau des collègues de leur pays et de la sous-région. Toute notre gratitude à Merck pour sa politique de partage de connaissances et de promotion des praticiens", a déclaré le Dr Moïse Kwassivi Fiadjoe, président du Gieraf. Quant au Dr Ernestine Gwet Bell, présidente du Comité scientifique de ce congrès, elle a indiqué que la création et l'ambition du Gieraf se déclinent dans la recherche de la performance et la qualité en matière de prise en charge de l'infertilité en Afrique.

Abdou DIAW

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