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Actualités (1641)

Les recteurs et présidents des universités francophones et de l’Océan indien se réunissent au Sénégal, précisément à l’Université de Thiès. Leurs assises portent sur comment asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique.

Les recteurs et présidents des universités francophones et de l’Océan indien se réunissent au Sénégal, précisément à l’Université de Thiès. Leurs assises portent sur comment asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique.

La Conférence des recteurs et des présidents des universités francophones africaines et de l’Océan indien (Crufaoci) se tient depuis le 20 avril à l’Université de Thiès. Les échanges portent sur les nouvelles orientations des enseignements sous l’influence du numérique éducatif. « Nous apprécions à sa juste valeur le choix de notre université pour réunir nos pairs autour d’un idéal, à savoir asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique », a déclaré le Pr Matar Mour Seck, recteur de l’Université de Thiès.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a soutenu que cette rencontre est une excellente chose, parce que c’est un cadre qui prolonge le Cames et l’Agence universitaire de la Francophonie. « C’est toute l’importance d’une telle rencontre qui permet aux universités de la Crufaoci de pouvoir élargir les échanges sur leurs nouvelles orientations des enseignements sous l’influence du numérique éducatif », a-t-il noté. Selon lui, l’Afrique a des ressources humaines universitaires, une expertise avérée à même de bâtir ses propres programmes en fonction de ses besoins par rapport à sa vision du monde et de ses réalités socioculturelles et économiques. Dans ce domaine, la communication du Pr Moussa Lô, recteur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), sur « Université du futur : les enjeux du numérique éducatif », a montré beaucoup d’opportunités et des défis à relever dans le domaine de l’accès aux études supérieures de qualité à un plus grand nombre d’étudiants. « Ici, au Sénégal, nous avons lancé, depuis quatre ans, l’Université virtuelle du Sénégal et nous continuons à travailler sur l’amélioration de l’environnement physique et numérique avec les Espaces numériques ouverts, la dotation d’ordinateurs aux étudiants de l’Uvs, l’accès gratuit à Internet, etc. », a expliqué le Pr Mary Teuw Niane.

Toujours dans le développement de cette expérience de l’Uvs, il a souligné le choix d’utiliser l’expertise sénégalaise jusque dans la fabrication du mobilier dans les Eno (Espaces numériques ouverts) par les artisans du pays. « C’est dans cette optique que la Cité du savoir de Diamniadio a été engagée afin d’en faire un hub de concentration de cerveaux à même de produire et d’impulser le développement de notre pays », a martelé le ministre.

Le Pr Moussa Lô a, par ailleurs, indiqué que la formation hybride est la nouvelle tendance au cours des prochaines années dans toutes les formations universitaires au monde. « Il s’agit, selon lui, de dispenser 20 % des cours en salle et les autres 80 % dans des séances à distance. Car aujourd’hui, tout est en train d’être fait sur le plan pédagogique et administratif pour y arriver dans nos pays où le format classique souffre d’infrastructures ou de personnels enseignants suffisants ». Dès lors, « nul doute que les opportunités du numérique sont à saisir », a-t-il recommandé.

Mbaye BA

Pour une première participation des syndicats d’enseignants aux élections de représentativité syndicale, le Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel) a pris les devants dans la revendication des instituteurs. Il s’agit, pour ce syndicat regroupant uniquement des instituteurs, de jouer pleinement son rôle, dans un contexte où les mouvements syndicaux pullulent avec des intérêts divergents. Dans ces élections inédites, l’enjeu est de taille pour le Sneel qui espère avoir au moins 10 % des voix pour être un interlocuteur du gouvernement. L’amélioration des conditions de travail des instituteurs est le thème central de la lutte de cette organisation, notamment le paiement par copie pour la correction de l’entrée en 6ème et du Cfee, le recyclage des enseignants par rapport au curriculum, entre autres revendications. « C’est dévalorisant qu’on nous paye 3.000 FCfa pour corriger le Cfee, alors que d’autres collègues peuvent percevoir jusqu’à 500.000 FCfa », a déclaré Souleymane Diop, coordonnateur national du Sneel.

S. A. NDIAYE (stagiaire)

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) s’est affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). La cérémonie s’est tenue samedi dernier à la Bourse du travail. Cette adhésion intervient à moins d’une semaine des élections de représentativité des centrales syndicales prévues le 26 avril prochain.

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) s’est élargie avec l’adhésion du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames). Cette affiliation intervient deux ans après le mandat donné au Bureau exécutif national (Ben) de la structure, par ses membres, au congrès du 20 mars 2015.

Les raisons qui ont pesé sur la balance dans le choix de la Cnts sont à chercher dans les valeurs que partagent ces deux organisations, selon le secrétaire général du Sames, le Dr Boly Diop. « La Cnts a des valeurs communes avec notre syndicat. Je veux citer la bonne gouvernance, la démocratie interne, l’indépendance économique, etc. », a-t-il affirmé.

Le Sames compte ainsi s’appuyer sur la coordination des syndicats du Sénégal pour affiner ses revendications, notamment le respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement du Sénégal depuis le 30 mars 2014. Un protocole dans lequel la revalorisation du traitement salarial des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes figure en bonne place. Aussi, le secrétaire général du Sames n’a pas manqué de souligner la lutte pour l’octroi d’une indemnité de logement pour ces agents de la santé. D’autant plus qu’ils appartiennent à la hiérarchie A spéciale, la plus haute de la Fonction publique. « Une question d’équité », selon le Dr Diop qui a invité les membres du Sames à « mener une participation active aux élections de représentativité des centrales syndicales et à voter pour la liste de la Cnts ».

Pour Mody Guiro, secrétaire général de la Cnts, l’arrivée du Sames dans cette grande famille constitue un atout pour les élections de représentativité qui se profilent. Cependant, il a tenu à préciser que le timing de cette adhésion n’est qu’une heureuse coïncidence.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a organisé, hier, la troisième édition de la randonnée pédestre des agents de l’État.
Hier, peu après 9h, à la piscine olympique de Dakar, sise au Point E, des centaines de participants ont pris le départ pour la troisième édition de la randonnée pédestre des agents de l’État. Parcourant un circuit de 8 km, ils sont passés par l’Avenue Cheikh Anta Diop, Mermoz, la Corniche Ouest, la Place du Souvenir, le ministère de la Santé, etc.

Cet évènement, placé sous le haut parrainage du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a pour but de lutter contre le diabète. Selon le Dr Patrice Sarr, médecin-chef du Centre médico-social de la Fonction publique, il faut prendre les devants en mangeant sain et équilibré sans oublier de faire du sport. « Nous devons prévenir le diabète en contrôlant notre taux de sucre une fois par an. Les symptômes du diabète sont la perte de poids, la fatigue, les troubles de la vision, la sensation de bouche sèche, le besoin d’uriner souvent, d’avoir davantage faim ou soif, le picotement dans les pieds, les infections qui guérissent mal », a listé le praticien. Poursuivant, il a expliqué que cette randonnée est organisée pour « permettre aux populations de s’habituer à faire de l’exercice physique afin de brûler des calories et de faire reculer la survenue du diabète ». M. Sarr a informé que, chaque année, un ministre est choisi pour parrainer cette activité.

Le parrain, Aly Ngouille Ndiaye, a affirmé que cette randonnée est inscrite dans l’agenda du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public et la prochaine édition sera parrainée par le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara. Ont, entre autres, participé à cet exercice sportif, les ministres Abdou Latif Coulibaly (secrétaire général du gouvernement), Viviane Laure Élisabeth Bampassy (Fonction publique, Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public), Abdoulaye Baldé (Environnement et Développement durable), Matar Bâ (Sports), Mansour Sy (Travail, Dialogue social, Organisations professionnelles et Relations avec les institutions).

Serigne Mansour Sy CISSE

La 26ème édition de la finale nationale du concours de Dictée Paul Gérin Lajoie (Plg) a été organisée, le 22 avril 2017, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Les élèves les plus méritants sont Émile Michel Latyr Faye, de l’école Saint-Louis Marie Grignion de Keur Massar, et Abdoulahi Bâ, de l’école Lgi Mbao de Thiaroye.

Les élèves Émile Michel Latyr Faye, de l’école Saint-Louis Marie Grignion de Keur Massar, et Abdoulahi Bâ, de l’école Lgi Mbao de Thiaroye, ont été désignés, samedi dernier, pour représenter le Sénégal, à Montréal (Canada), à la finale internationale de la Dictée 2017/Paul Gérin Lajoie (Pgl). La 26ème édition de la finale nationale de ce concours a été organisée à l’Université Gaston Berger par la Fondation Paul Gérin Lajoie (Plg), en partenariat avec l’Inspection d’académie de Saint-Louis.

Le représentant de l’inspecteur d’académie, Mbaye Babou, la représentante de l’ambassadeur du Canada à Dakar, Mme O’neil, le directeur du bureau du Québec à Dakar, le représentant de la marraine d’honneur de la finale nationale, Mme Fatou Seck, Managing director de « Oumou Leader distribution equipment » et plusieurs autres invités de marque ont félicité vivement ces deux « génies en herbe » qui ont été les plus méritants parmi les 32 élèves issus de différents établissements scolaires de notre pays et qualifiés à la finale nationale. Même si Émile Michel Latyr Faye et Abdoulahi Bâ ont été les meilleurs, les 30 autres élèves finalistes ont tous eu la moyenne et ont reçu de nombreux cadeaux.

La directrice de la Fondation Pgl, Mme Louise Kandé, a rappelé que cette dictée contribue, chaque année, à développer chez les jeunes des qualités intellectuelles et humaines fondamentales qui leur permettront, d’une part, d’accroître leur habileté à s’exprimer correctement en français et, d’autre part, d’adopter des comportements civiques responsables face aux défis que pose l’évolution du monde.

«Cette année, a-t-elle poursuivi, ce projet nous réunit autour du thème de l’alimentation qui est un droit et une nécessité pour la survie de la société. L’instruction assure un avenir, mais ce dernier ne peut être envisagé sans une bonne santé et une croissance harmonieuse offertes par une alimentation saine, suffisante et équilibrée».

De l’avis de Mme Kandé, pour assurer une bonne alimentation, tous les acteurs de la société sont mis à l’épreuve, de l’agriculteur au restaurateur en passant par le transformateur, le marchand et le nutritionniste, car notre santé générale dépend de ce que nous consommons.

Elle a rendu hommage au ministère de l’Éducation nationale, à la Fondation Sonatel, au Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, à Mme Fatou Seck, de « Oumou Leader distribution equipment », et à d’autres partenaires pour leur contribution à l’organisation de cette finale nationale.

Mme Ramatoulaye Diagne Mbengue, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, s’est réjouie du choix porté sur le Pr Mary Teuw Niane pour parrainer cette 26ème édition de la finale nationale de la Dictée Pgl.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Au Sénégal, des progrès sont notés dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Mais, ils sont encore insuffisants. Cela, malgré l’introduction, depuis 20 ans, des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu). Une stratégie qui, combinée à la planification familiale, devrait conduire à une baisse considérable des décès maternels. Malheureusement, des défis demeurent dans la mise en œuvre des Sonu, notamment la disponibilité en permanence des services, des équipements, d’un personnel qualifié, etc.

Les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) ont été introduits au Sénégal en 1997 dans le cadre de la croisade contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Vingt-ans après, les femmes continuent de mourir de causes liées directement à la grossesse et à l’accouchement. Cela, malgré les nombreux efforts consentis pour réduire ces décès.

Aujourd’hui, si l’on se réfère à la dernière Enquête démographique et de santé continue (Edsc 2015), le taux de mortalité maternelle est évalué au Sénégal à 315 décès pour 100.000 naissances vivantes. « Il y a eu des efforts dans la planification familiale, notamment l’augmentation du taux de prévalence contraceptive, la diminution du taux de mortalité maternelle, même si c’est en-deçà de ce qui est souhaité », constate le Pr Alassane Diouf, gynécologue-obstétricien. Mais, ajoute-t-il, « les progrès sont insuffisants ».

Pourtant, les Sou (Soins obstétricaux d’urgence), associés à la planification familiale, constituent les deux axes majeurs sur lesquels s’articule la lutte contre la mortalité maternelle, rappelle Thierno Dieng, coordonnateur du Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep). C’est d’ailleurs pour passer en revue « les conditions de pratique des Sonu dans nos structures sanitaires », entre autres, que le Ceforep organise, pour son vingtième anniversaire, un colloque avec comme thématique centrale les Sonu qui ont également été introduits au Sénégal il y a 20 ans.

Pour intensifier les progrès obtenus jusque-là, le Pr Diouf estime qu’il est urgent de « mettre en œuvre toutes les stratégies pour accélérer la prévalence contraceptive et augmenter la disponibilité et l’accessibilité des services ». Car, selon lui, « la planification familiale et les Sonu sont les piliers les plus importants pour lutter contre la mortalité maternelle ». Il évoque également l’insuffisance des structures sanitaires pour assurer une prise en charge adéquate des femmes, des nouveau-nés et des enfants. En plus des infrastructures, « la qualité de l’offre fait défaut », regrette le praticien, indiquant que, « parfois, le paquet d’offres n’est pas complet ».

L’équation de la disponibilité des équipements…
Parmi ces manquements qui ne militent pas en faveur d’une baisse drastique des décès maternels, le gynécologue-obstétricien cite « l’insuffisance de personnels qualifiés, particulièrement les gynécologues, surtout à l’intérieur du pays ». Résultat : il est noté un problème d’organisation des soins, en ce sens que « les services doivent être disponibles en permanence 24h/24 et 7j/7 », fait remarquer Alassane Diouf qui ne manque pas ainsi de parler de « problème de demande de soins d’urgence ».

Allant dans le même sens, le coordonnateur du Ceforep estime que l’insuffisance des ressources humaines est une des causes pouvant expliquer la lente réduction de la mortalité maternelle dans notre pays. Et ce, « même si les problèmes sont en train de baisser en intensité », précise Thierno Dieng. Surtout avec le recrutement, ces dernières années, de sages-femmes, dont plus de 2.000 étaient récemment au chômage. Il y a aussi la disponibilité des médicaments partout.

Nonobstant, une difficulté relative à l’équipement dans l’offre des Sonu a été relevé. M. Dieng fait allusion à la disponibilité de la ventouse pour l’accouchement assisté et à la réanimation complète du nouveau-né. « Ces deux éléments ne sont pas disponibles dans toutes les structures sanitaires. C’est donc un problème que nous devons régler », suggère-t-il tout en saluant l’évolution dans le système des références, vu que ces dernières se font à l’intérieur des régions. « Il faut maintenant voir comment l’améliorer au niveau régional et non à l’échelle nationale », propose le coordonnateur du Ceforep qui souligne que « la disponibilité du sang pose aussi beaucoup de problèmes ».

Renforcer les efforts de recrutement
S’exprimant sur les recrutements de personnels qualifiés surtout des sages-femmes, le Pr Alassane Diouf, gynécologue-obstétricien, indique qu’ils sont insuffisants pour couvrir les besoins et mieux faire face à la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Ce faisant, il soutient que « la politique de décentralisation peut contribuer au renforcement des efforts de l’État ». Surtout que la santé est une compétence transférée aux collectivités locales dans le cadre de la politique de décentralisation. Ainsi, les décideurs doivent comprendre que « la planification familiale est le moteur de la lutte contre la mortalité maternelle, mais que sans les Sonu, il ne peut y avoir de baisse des décès maternels », déclare Thierno Dieng, coordonnateur du Ceforep. Ce qui pousse le Pr Diouf à affirmer qu’il y a « un travail de plaidoyer à faire régulièrement et à tous les niveaux », de sorte à améliorer le niveau d’allocation des ressources au secteur de la santé, en particulier à la santé maternelle, néonatale et infantile.

La délégation des compétences pour prendre en charge les complications
Pour faire face au déficit des ressources humaines, la délégation des tâches, une stratégie consistant à transférer certaines compétences à une catégorie de personnel, a été initiée au Sénégal. Dans ce cadre, les compétences des sages-femmes ont été, par exemple, renforcées dans la prise en charge des complications d’avortement. Pour le coordonnateur du Ceforep, « il faut nécessairement former le personnel avec un équipement complet, former les sages-femmes à faire face à toutes les complications lors de l’accouchement ». Selon lui, « la délégation des tâches vient en appoint, mais une fois que tout est fait correctement, on en n’a pas besoin », éclaire Thierno Dieng. Malheureusement, tel n’est pas le cas, dans la mesure où « la moitié des blocs opératoires pour les Soins obstétricaux d’urgence (Sou) ne fonctionne pas aujourd’hui au Sénégal », renseigne-t-il. Dans ces conditions, il est impossible de pratiquer les césariennes partout où le besoin est exprimé, alors que ces dernières sont une stratégie clé dans la réduction des décès maternels et des nouveau-nés. De l’avis du Pr Alassane Diouf, « le problème pour la pérennité de la délégation des compétences, c’est qu’il y a peu de candidatures ». Il impute cette situation au manque d’informations, à la gestion de la carrière et au manque de motivation. « Il n’y a pas de compensation sur le plan salarial », constate-t-il. Résultat : certains médecins ne s’intéressent pas à cette stratégie.

Maïmouna GUEYE

La remise des prix du Concours « Miss maths »/« Miss Sciences » a eu lieu le 20 avril 2017. Une rencontre organisée par l’Inspection d’académie de Dakar dans le but de fêter l’excellence.

La salle de conférences du Centre culturel Blaise Senghor de Dakar a refusé du monde, le 20 avril, à l’occasion de la remise des prix du Concours « Miss Mathématiques »/« Miss Sciences ». L’assistance était composée de parents d’élèves et d’encadreurs. Lesquels sont venus soit pour assister avec fierté au sacre de leur enfants, soit pour accompagner et marquer leur reconnaissance à leurs élèves qui se sont brillamment illustrées dans le courant de cette année.

Cette cérémonie de récompense est, en effet, un moyen de créer l’émulation chez les jeunes filles et susciter en elles le culte et la culture de l’excellence. Cette activité s’inscrit donc dans le cadre de la promotion des disciplines scientifiques initiée par le gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Éducation nationale. Elle a débuté par l’hymne national chanté en chœur par les lauréates suivie d’une minute de silence en hommage aux victimes de l’incendie de Médina Gounass. Dans son discours de bienvenue, Ngary Faye, l’inspecteur d’académie de Dakar, a vivement félicité les lauréates. A leur endroit, il a lancé : « Vous, les meilleures, par votre travail et votre mérite, avez rempli de joie vos parents qui ne ménagent aucun effort pour vous mettre dans d’excellentes conditions de réussite ».

Pour Mme Koura Kane Wane, marraine du concours, « cette récompense ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais plutôt comme un nouveau départ pour marquer [leur] pacte avec l’excellence qui est un processus d’amélioration continue d’une quête permanente ». Elle n’a pas manqué de rassurer ces élèves de la supposée difficulté des sciences exactes. « Les mathématiques ne sont pas compliquées, surtout quand c’est expliqué par un spécialiste à des élèves motivés », fait savoir Mme Wane. Ce que confirme Fatou Ndoye, de la Maison d’éducation Mariama Bâ et lauréate du prix « Miss Sciences ». « Ce n’est pas difficile d’être une fille et de persévérer dans les matières scientifiques, parce qu’être une fille ne veut pas dire avoir moins de compétences que les autres », a-t-elle déclaré.

Dans ce sillage, Mame Diarra Sadji, de l’Institution Immaculée Conception de Dakar, par ailleurs lauréate du prix « Miss maths », conseille aux filles « d’avoir de la volonté, de la motivation et de surtout croire en elles ». D’ailleurs, elle ne s’attendait pas à être sacrée. « Car il y a beaucoup d’élèves aussi talentueuses que moi. Mais je rends grâce à Dieu de m’avoir choisie. Je compte poursuivre dans la même lancée, vu que j’aime les maths qui sont des sciences ambiguës et énigmatiques », a-t-elle expliqué.

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Le Sénégal a organisé la 16ème édition de la compétition mondiale pour les étudiants dénommée « Le pont chinois ». A l’issue des épreuves, 10 candidats ont été présélectionnés.
L’ambassade de la République populaire de Chine au Sénégal et l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont organisé, le 19 avril dernier, la compétition mondiale appelée « Le pont chinois ». Les épreuves qui se sont déroulées dans les locaux de l’Institut Confucius de l’Ucad ont vu la participation de 35 candidats.

Parmi ces derniers figurent des étudiants de l’Institut Confucius et des écoles supérieures comme Ism, Bem, entre autres. « Cette compétition dont le thème est « Le rêve éclaire l’avenir » s’est déroulée en épreuves écrites et orales. Elle a permis d’évaluer les compétences linguistiques en chinois, les connaissances générales sur la Chine, les connaissances sur la culture chinoise ainsi que les compétences complexes des étudiants », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

A l’issue de la présélection, les 10 meilleurs candidats ont été retenus. La finale est prévue le 10 mai prochain à l’Institut Confucius de l’Ucad. Le meilleur candidat représentera le Sénégal à la finale de la compétition mondiale prévue en Chine en juillet.

« Le pont chinois » est une compétition annuelle à caractère international organisée depuis 2002 par le siège de l’Institut Confucius/Hanban dans le cadre du renforcement des échanges culturels entre les différents pays. La finale de l’édition 2016 en Chine a enregistré la participation de 146 candidats venus de 108 pays.

I. SANE

Le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) fête son vingtième anniversaire par un colloque international. Cette rencontre de deux jours sera axée sur les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence.

Pour célébrer ses 20 ans d’existence, le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) organise, du 26 au 27 avril, un colloque international. Le thème porte sur « les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu), vingt ans après ». En conférence de presse, le président du comité scientifique, le Pr Alassane Diouf, a soutenu que les Sonu constituent un ensemble de soins qui doivent être fournis, de façon continue, dans les structures de santé, car étant incontournables dans la lutte contre la mortalité maternelle.

A son avis, ces soins permettent de prendre en charge, de manière rapide, toutes les complications liées à l’accouchement, notamment les hémorragies et l’hypertension artérielle. « Depuis la mise en place des Sonu, en 1996, nous assistons à une baisse significative du taux de mortalité maternelle et infantile, même si l’on n’est pas encore arrivé au niveau souhaité », a souligné M. Diouf. Il a ajouté que les acteurs sont conscients qu’il faut renforcer la disponibilité de l’offre dans les structures afin de baisser davantage le taux de mortalité maternelle et infantile.

Pour renforcer cette offre, l’universitaire a prôné la poursuite du recrutement pour avoir une meilleure couverture en sages-femmes et infirmiers dans les centres et postes de santé. « Il faut veiller aussi à la disponibilité des produits, notamment des médicaments, dans les structures de santé », a-t-il plaidé.

Plusieurs sous-thèmes seront abordés lors de cette rencontre par les 250 participants qui viendront d’une dizaine de pays. Selon le coordonnateur du Ceforep, Thierno Dieng, le premier sous-thème portera sur la pratique des Sonu, 20 ans après sa mise en place. Un bilan sera fait dans ce sens avec l’apport des participants des autres pays qui vont présenter leurs expériences surtout les plus porteuses, pour que l’on puisse les capitaliser.

Les participants vont aussi discuter des questions liées au financement, à la gouvernance, au système d’information des Sonu pour mieux mesurer les efforts à fournir aussi bien au niveau des décideurs que des praticiens. Les aspects de la socio-anthropologie, c’est-à-dire des questions qui, en dehors de la médecine, interpellent les Soins obstétricaux d’urgence, en termes de soins humanisés au niveau des populations, seront également abordés.

Les médecins feront un lien entre les Sonu et le dividende démographique. « Nous espérons partager avec les pays de la sous-région les bonnes expériences de façon à pouvoir aider nos gouvernements à donner aux populations des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence les plus efficients », a commenté M. Dieng. Le Pr Alassane Diouf a souhaité que les Sonu soient pris en compte par la Couverture maladie universelle au même titre que les césariennes qui sont gratuites sur l’étendue du territoire sénégalais.

Le Ceforep a, pendant deux décennies, rendu service à la santé de la mère et de l’enfant en essayant d’aider le gouvernement et les organismes du système des Nations unies à mettre en œuvre les politiques et programmes en matière de santé de la reproduction.

Eugène KALY

Le personnel du ministère de l’Industrie et des Mines a bénéficié d’un dépistage du diabète. Il est organisé en prélude à la randonnée pédestre prévue dimanche prochain à partir 9 heures.
Le ministère de l’Industrie et des Mines a organisé, ce 20 avril, une journée de dépistage du diabète. Cette activité entre dans le cadre de la préparation de la randonnée pédestre prévue le 23 avril prochain avec comme point de départ la Piscine olympique, non loin de l’Université de Dakar. Le thème de la randonnée porte d’ailleurs sur le « diabète ».

Selon le directeur de l’Administration générale et de l’équipement (Dage), Amadou Ndiaye, le personnel du ministère est sorti en masse pour connaitre son statut. « Ils veulent tous savoir s’ils sont diabétiques et prendre des mesures, en respectant surtout les consignes de traitement et le régime alimentaire qui me parait important », a-t-il souligné.

La journée a été présidée par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, qui s’est fait lui-même dépisté et consulté, même s’il connaissait déjà son statut. Pour éviter le déplacement du personnel, les médecins ont été répartis en deux groupes entre le cabinet et la Direction de redéploiement industrielle. Cette répartition a permis de satisfaire tous les travailleurs du ministère.

Revenant sur l’évènement qui a provoqué cette journée de dépistage au ministère de l’Industrie et des Mines, Amadou Ndiaye a rappelé que la randonnée est organisée, chaque année, sur initiative du ministère de la Fonction publique à l’intention des fonctionnaires. Cette année, elle est parrainée par le ministère de l’Industrie et des Mines. « Mais, les agents des autres ministères sont invités à prendre part à cette randonnée qui est l’une des occasions de sensibiliser les travailleurs sur l’importance du sport qui permet de rester en bonne santé », a expliqué le Dage. Il a invité les populations, en particulier les travailleurs, à prendre part à cette activité sportive. Toutes les dispositions sont prises pour la réussite de cette randonnée, car l’itinéraire a été déjà tracé.

E. KALY

Suite au mouvement d’humeur de certains pensionnaires de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès, la direction de l’école a sorti un communiqué pour repréciser les faits. Selon le document, une délégation d’élèves a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale le mercredi 19 avril, contrairement à ce que les représentants des pensionnaires de cette école ont annoncé dans la presse.

Mansour Ndior, directeur de l’Inefja, a précisé « qu’au vu de la gravité des évènements qui ont conduit à l’exclusion de six élèves, un rapport avait été transmis au ministre de l’Éducation nationale ». Rapport dans lequel le conseil de discipline regrettait « l’indiscipline que ce groupe d’élèves fait régner dans l’établissement ».

Le 26 février 2017, ces six élèves avaient, selon le communiqué, « séquestré et ligoté, puis agressé un autre pensionnaire âgé de 10 ans et inscrit en classe de Cp à l’Inefja ». Selon la même source, « les incriminés ont été entendu » ; ils auraient reconnu les faits et « demandé la clémence du conseil d’administration par le biais de leurs représentants » (un élève et un parent d’élève). Par ailleurs, M. Ndior annonce que l’administration de l’établissement a effectué toutes les démarches nécessaires, afin que le père du jeune garçon agressé retire sa plainte.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La République de Corée vient d’octroyer une subvention non remboursable de 5 millions de dollars au gouvernement du Sénégal, soit plus de 3 milliards de FCfa, pour la construction de 9 forages et leur équipement. Ce partenaire du secteur de l’hydraulique a déjà financé la construction de 12 forages et12 châteaux d’eau durant la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau.

La République de Corée apporte une grande contribution à la mise en œuvre de la politique de l’hydraulique rurale au Sénégal. Elle vient, une fois de plus, de répondre favorablement à la requête des autorités sénégalaises. Ce partenaire stratégique du secteur de l’hydraulique a accordé un prêt non remboursable de 5 millions de dollars, soit plus de 3 milliards de FCfa, au Sénégal. « Le gouvernement de la République de Corée, après avoir évalué l’impact de cette première phase du projet sur les bénéficiaires, a décidé de financer une deuxième phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5 millions de dollars Us de 2016 à 2018 », renseigne le communiqué parvenu à la rédaction.

Ces subventions seront utilisées pour consolider les acquis de la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack, au centre du Sénégal. C’est ainsi que, dans cette deuxième phase, il est prévu la réalisation de 9 forages, 9 châteaux d’eau, 170 kilomètres de réseau hydraulique, l’acquisition de 9 pompes, 9 groupes électrogènes, ainsi que la construction de 9 logements pour gardiens, 9 cabines de pompage et d’une centaine de latrines. Ces forages multi-villages auront un impact social sur 40.696 personnes et 100.000 animaux dans les villages de Mboulème, Keur Maide (dans la région de Thiès), Ndawène, Diatmel Saer (dans la région de Kaolack), Thingue, Gaynabar, Kébé Ansou, Sorome, Keur Tamsir Khoudia (dans la région de Fatick).

Durant la première phase, l’Agence de coopération internationale de la Corée (Koica) a financé la construction de 12 forages, 12 châteaux, 225 kilomètres de réseau. L’apport financier a aussi servi à l’achat de 12 pompes, de 12 groupes électrogènes, à la construction de 12 cabines de pompage, de 3 unités de traitement de l’eau et à la réalisation de 12 logements de gardiens. « Sur requête du gouvernement de la République du Sénégal, le gouvernement de la République de Corée a financé une première phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5,5 millions de dollars Us de 2011 à 2014 », lit-on dans le document. Ces ouvrages ont étanché la soif des villages de Soune Sérère, Miname Keur Mallé, Diamballo (dans la région de Thiès), de Mbèye, Bercome Lô, Khoyoye, Tagar, Dieylali, Mbélogne, Keur Ndary (dans la région de Louga), Belly Namary et Laïky (dans la région de Saint-Louis). On dénombre une centaine de villages polarisés par ces ouvrages hydrauliques. « Ces forages multi-villages ont permis au moins l’approvisionnement en eau potable de 100.000 personnes et de 300.000 animaux. Ils ont permis aussi la réduction des efforts consentis par les femmes et les jeunes filles dans la recherche de l’eau dans le monde rural et celle des maladies d’origine hydrique », renseignent les rédacteurs du communiqué. La disponibilité de la ressource a relancé des activités génératrices de revenus comme l’élevage et le maraichage, entrainant du coup une augmentation des revenus des ménages des zones d’implantation des forages.

Idrissa SANE

L’Association française de normalisation (Afnor) a reconnu la qualité des services de l’Office des forages ruraux (Ofor). Cette institution a obtenu la certification Iso 9001 V 2008.

L’Office des forages ruraux (Ofor) a obtenu la certification Iso 9001 V 2008. L’audit de certification a été conduit par l’Association française de normalisation (Afnor) du 11 au 13 avril 2017. Cette certification est la résultante de la démarche qualité adoptée par l’office. A vrai dire, l’Ofor, grâce à la construction des forages par le gouvernement, depuis 2014, aux options de transfert d’eau des zones des nappes riches vers celles des nappes pauvres, a permis à plus de Sénégalais du monde rural d’avoir de l’eau en permanence. Le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho, a saisi cette opportunité pour féliciter le personnel et les partenaires. Il a surtout invité les agents à maintenir le cap de la performance. « L’Office des forages ruraux (Ofor) ambitionne d’être une référence dans les domaines d’accès à l’eau potable des populations en vue de réaliser, au profit du monde rural, à long terme, un robinet dans chaque foyer », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Selon un document du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en milieu rural, le taux d’accès amélioré global à l’eau potable s’établit, en 2015, à 86,6 % contre 81,1 % en 2011 ; ce qui donne une progression satisfaisante de l’accès à des points d’eau modernes avec une hausse de 2,5 points.

Rappelons que l’Ofor a été distingué lors de l’édition des Cauris d’or 2016. Elle a été désignée l’entreprise la plus innovante en 2016. Cette distinction est fondée sur les bons résultats obtenus par cette institution.

I. SANE

L’Assemblée de l’université va traduire, devant ses instances de discipline, les auteurs d’actes de vandalisme commis à l’occasion des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad. Elle a, par ailleurs, rejeté les recours en annulation de l’élection des bureaux des amicales de la Faculté des Sciences et Techniques et de la Faculté des Sciences juridiques et politiques.

Les auteurs d’actes de violences intervenus lors des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad risquent la réprimande, la suspension d’inscription et même l’exclusion. Réunie, hier, en sa séance extraordinaire, l’Assemblée de l’université, sous la direction du vice-recteur, Amadou Abdoul Sow, a, dans une résolution, décidé de faire traduire ces derniers devant les instances disciplinaires compétentes en la matière.

« Le processus des élections de renouvellement à la Faculté des Lettres et Sciences humaines et à la Faculté des Sciences économiques et de gestion, après son démarrage, a été interrompu. Des étudiants sont allés commettre des actes de vandalisme dans les locaux de la Direction de l’informatique et des systèmes d’information qui nous prête sa plateforme pour organiser les élections de renouvellement », a rappelé Abdoul Sow, par ailleurs doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh).

L’Assemblée de l’université a, en outre, validé la suspension du processus pour le renouvellement de l’amicale des étudiants prise respectivement par l’Assemblée de la Flsh le 31 mars 2017 et par l’Assemblée de la Faseg (Faculté des Sciences économiques et de gestion) en sa session du 29 mars 2017. L’instance suprême de l’Ucad a donné son aval pour un audit de l’application du vote électronique par un cabinet indépendant, avec la participation effective de toutes les parties prenantes, notamment le médiateur, les étudiants, le rectorat, les partenaires sociaux. Pour la Faculté des Sciences juridiques et politiques (Fsjp) et la Faculté des Sciences et Techniques (Fst), l’Assemblée de l’université a rejeté les recours et validé l’élection des bureaux de ces amicales. Amadou Abdoul Sow et ses collègues ont estimé que les plaignants n’ont pas apporté de preuves pouvant remettre en cause la fiabilité de « la Direction informatique et des services d’information (Disi) qui gère 100.000 étudiants, les examens, les notes, les salaires, etc. ». En tout cas, ils ont souligné que le vote électronique est l’unique modalité retenue pour l’expression des suffrages dans les élections de renouvellement des amicales d’étudiants.

Pour motiver ses décisions, l’Assemblée de l’université s’est appuyée sur « le rapport du directeur de l’Informatique et des systèmes d’information relatifs aux actes de vandalisme perpétrés par des groupes d’étudiants le 6 mars 2017 à la Disi » et sur « celui du médiateur de l’Ucad, sur la situation de violence et d’insécurité qui règne au sein de l’espace universitaire ».

Parallèlement, l’instance suprême de l’Ucad a souligné avoir constaté « les actes de violences commis par divers groupes d’étudiants se réclamant ou non représentant de listes ou coalitions de listes ». Elle a réaffirmé sa détermination à œuvrer à la sauvegarde des biens des personnels et à la pacification du campus pédagogique.

Diégane SARR

Des élèves et étudiants prennent part, depuis hier, au Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle du groupe Yavuz Selim. Ils sont conseillés et sensibilisés sur les métiers d’avenir.

Le groupe Yavuz Selim, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, organise, les 19 et 20 avril, la deuxième édition du Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle. Près de 10.000 élèves des différentes écoles de Dakar sont attendus à cette rencontre d’échanges et de sensibilisation.

Pour la présidente du Centre acte tolérance, solidarité et amitié, Élisabeth Tine, ce salon permettra de donner le maximum d’informations aux élèves, en particulier ceux de la classe de Terminale. « Nous voulons rassembler les élèves de cette classe pour qu’ils bénéficient d’une bonne orientation dans les universités de leur choix », a-t-elle indiqué, rappelant que, l’année dernière, le salon a reçu plusieurs universités, écoles et instituts nationaux et étrangers.

« Cette année, nous souhaitons recevoir 35 universités, écoles et instituts nationaux et étrangers, parce que le privé catholique prendra part au salon », a informé Mme Tine qui a assuré que les visiteurs recevront des informations capitales sur tout ce qui concerne leurs orientations dans les universités, surtout ceux qui veulent embrasser les métiers d’avenir.

Le directeur général adjoint du groupe Yavuz Selim, Ibrahima Kouradang, a souligné que le salon va continuer dans la même trajectoire que l’année dernière en ouvrant de nouvelles perspectives d’études supérieures et de formation professionnelle que propose son établissement. Selon lui, de nombreuses opportunités de formation sont, aujourd’hui, disponibles.

« C’est aux administrations scolaires, parents d’élèves et étudiants de saisir et de profiter de ces offres d’apprentissage et de formation. Ce salon, nous l’espérons, sera aussi une plateforme d’échanges d’information et de création de partenariats entre les différentes écoles, instituts et universités », a soutenu le Dg adjoint du groupe Yavuz Selim. Le salon de l’année dernière, d’après Élisabeth Tine, a donné des résultats satisfaisants. Les exposants ont affiché leurs satisfactions, parce qu’après la rencontre ils ont reçu beaucoup d’étudiants et élèves orientés dans leurs établissements.

Eugène KALY

Les établissements d’enseignement supérieur privé du Sénégal ont accueilli 20.000 bacheliers de 2016. L’information a été donnée, le 18 avril, lors d’une rencontre organisée par le Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs). « Cette année, le Sénégal a orienté dans les établissements d’enseignement supérieur privé près de 20.000 bacheliers du baccalauréat de 2016 qui n’ont pas pu trouver de place dans les universités publiques », a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il a également rappelé : « Jamais les capacités physiques des universités ne permettront de satisfaire les besoins en formation initiale post-baccalauréat ».

Idrissa SANE

 

Les académies des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack, regroupées en Bassins, se sont retrouvées dans la capitale sénégalaise pour finaliser le travail portant révision des curricula de l’éducation et de la formation.

Améliorer et adapter les curricula de l’enseignement scolaire aux réalités et besoins de notre société. C’est l’objectif visé par le Projet d’appui au renouveau des curricula (Parc). Les responsables de ce programme ont organisé, les 18 et 19 avril, un atelier sur le thème : « Partage du cadre technique de la réforme sur le Document d’orientation et la méthode (Dom) ». La rencontre a été présidée par le doyen de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation, Ndiogou Faye. Cet atelier est la suite logique de celui tenu en mars 2016 et dont les travaux ont porté sur les modalités de la mise en œuvre du Parc.

En réalité, il s’agit d’un partage du cadre technique de la réforme sur le Dom. Ainsi, les académies des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack, regroupées en Bassins, se sont retrouvées pour finaliser le travail portant révision des curricula de l’éducation et de la formation. Pour les responsables des commissions pédagogiques, des insuffisances sont notées dans les contenus des enseignements/apprentissages. La formation des enseignants a également nécessité une révision et une réactualisation. Partant de ce fait, certains acteurs de l’éducation ont mis sur pied le Parc.

Selon la responsable du Bassin ouest (académies de Pikine-Guédiawaye, Rufisque et Dakar), Awa Guèye Diagne, l’idée du projet est d’avoir des améliorations pour une meilleure intégration et une meilleure articulation entre ces différents niveaux d’enseignement. Mme Diagne a estimé qu’il est bon de s’arrêter un instant et de voir si les enseignements sont en adéquation avec notre environnement socio-économique. « Partant de là, on s’est rendu compte qu’il nous faut repenser nos contenus d’enseignement et la formation de nos enseignants, pour être en phase avec nos réalités et nos besoins », a-t-elle précisé. A l’en croire, les commissions pédagogiques, les nouveaux curricula à élaborer vont prendre en charge d’autres thématiques d’actualité comme le développement durable, la sécurité, la santé de la reproduction, la citoyenneté, entre autres. Selon l’Inspecteur général de l’éducation et de la formation (Igef), ce projet est né d’un constat qu’ « il y a un manque de points d’ancrage entre le curriculum de l’élémentaire, celui du moyen secondaire jusqu’à l’université ». Ainsi, pour Ndiogou Faye, il s’agit, à travers ce nouveau curriculum, d’apporter une cohérence aussi bien entre les niveaux d’enseignement, qu’entre les matières avec des profils de sortie bien définis, une formation, des enseignements adaptés et des manuels didactiques disponibles. De l’avis du doyen de l’Igef, le Parc vient appuyer le ministère de l’Éducation pour l’amélioration des curricula ou programmes d’enseignement. Le projet vise pour l’instant 7 disciplines et s’étend de l’élémentaire à la formation professionnelle.

Pape Coly NGOME

Les travaux de construction des Espaces numériques ouverts (Eno) avancent à un rythme souhaité. Beaucoup de chantiers seront livrés en 2017. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre organisée par le Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs).

Les responsables du Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs) tirent un bilan satisfaisant des travaux de construction des Espaces numériques ouverts (Eno). La coordonnatrice du projet a donné une note satisfaisante à l’état d’avancement des chantiers. « Les Enos de Guédiawaye, Thiès et Saint-Louis, qui ont démarré à peu près au même moment, sont au niveau du dallage du dernier niveau avec une prévision de finalisation avant fin mai 2017 », a fait savoir Aïchou Niang Wane.

Ce taux appréciable d’exécution est la résultante de la systématisation du suivi-évaluation et de la prise en charge des problèmes pouvant entrainer des retards. « La capacité de la coordination du projet à prendre en charge correctement les contraintes et à surmonter les obstacles a facilité l’évolution des chantiers », a-t-elle affirmé. Ces infrastructures sont les leviers de la montée en puissance de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs).

Les effectifs de l’institution sont passés de 2090 étudiants pour l’année 2013 et 2014 à 14.195 pour l’année académique en cours. L’étudiant n’est plus laissé à lui-même. Le calendrier d’enseignement impose un temps de présence et de régularité aux cours. « Nous avons des cours en présentiel et des enseignements à distance. La présence physique est obligatoire pour le premier semestre. L’objectif, c’est d’éviter que les étudiants ne s’inscrivent et disparaissent avant de réapparaître pour les examens », a expliqué le recteur de l’Uvs, le Pr Moussa Lô.

Prenant la parole, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, s’est félicité que l’Uvs inspire des pays comme la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. « Le début a été difficile. L’Uvs est un des projets phares des réformes de l’enseignement supérieur. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont venus prendre notre modèle », a-t-il indiqué. Le ministre croit que cette innovation va répondre aux attentes des autorités et des Sénégalais. Pour lui, l’espoir est permis sur le chemin de la montée en puissance de cet établissement d’enseignement supérieur. « L’Uvs va se déployer avec de nouveaux défis. Surtout que les pays en développement n’ont pas assez d’infrastructures pour accueillir tous leurs étudiants qui aspirent à bénéficier de formations universitaires. Le nouveau contexte nous impose d’innover.

Au cours de cette rencontre, les responsables ont annoncé le démarrage des travaux de construction du siège de l’Université virtuelle à Diamniadio.

Idrissa SANE

Le taux de mortalité liée au paludisme a beaucoup chuté au Sénégal. Il est de 3 %, selon les responsables du Programme national de lutte contre paludisme (Pnlp). Cependant, il reste élevé dans les régions du Sud-Est du pays où l’on note plus de cas de décès.

Le paludisme continue de reculer au Sénégal où le taux de mortalité est de 3 %. Ce dernier est encore plus faible au nord du pays. Les districts sanitaires des régions de Saint-Louis et Matam sont au vert puisqu’on y parle déjà de pré-élimination. En faisant une présentation sur les succès notés ces 10 dernières années dans la lutte contre le paludisme, Dr Alioune Badara Guèye, chef du Bureau prise en charge du Programme national de lutte contre paludisme (Pnlp) a constaté tout de même que la zone Sud-Est du pays est toujours dans le rouge. Il a révélé que 45 % des cas de paludisme proviennent des régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou. « Le tiers des 3 % de décès notés au Sénégal vient aussi de ces régions », a-t-il informé.

Pour réduire ces décès, le coordonnateur du Pnlp, Dr Oumar Sarr, a assuré que des mesures de prévention sont prises dans ces régions. Il a soutenu qu’un dispositif a été déjà mis en place pour diagnostiquer et traiter précocement tous les cas de paludisme. « Notre objectif est que cette zone devient verte, et cela passe par la pré-élimination du paludisme », a expliqué M. Sarr.
Ces deux personnalités s’exprimaient au cours d’une conférence de presse tenue, hier, en prélude à la Journée mondiale contre le paludisme, prévue le 25 avril. Au Sénégal, la cérémonie officielle aura lieu dans la commune Kaolack.

Le coordonnateur du Pnlp a profité de la rencontre avec les journalistes pour annoncer que le traitement du paludisme grave est gratuit dans les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Kédougou, Tambacounda et Kaolack.

Interpelé sur le taux d’utilisation des 8 millions de moustiquaires imprégnées distribuées en 2016, il a affirmé que 90 % des bénéficiaires dorment sous moustiquaire. « Ils ont compris que les moustiquaires imprégnées les protègent contre cette maladie », s’est réjoui Dr Sarr qui rappelé que l’objectif du Sénégal est d’éliminer le paludisme d’ici à 2030.

« Mais, nous voulons déjà réussir le pari de pré-élimination en 2020 dans toutes les régions du pays », a avancé l’ancien médecin-chef de la région médiale de Dakar. C’est pour cette raison que le Pnlp envisage de reconduire, en 2019, la campagne de distribution de masse des moustiquaires imprégnées dans toutes les régions du Sénégal. L’Organisation mondiale de la santé a reconduit le thème de l’année dernière : « En finir pour de bon avec le paludisme ».

Eugène KALY

Le boom immobilier est une réalité à Dakar. En attestent les immeubles à plusieurs étages qui poussent comme des champignons. Les promoteurs immobiliers s’en tirent à bon compte. Cependant, les droits des locataires ne sont pas toujours respectés. Ces derniers s’époumonent à escalader plusieurs étages alors que la réglementation exige l’installation d’ascenseurs dans des maisons qui ont dépassé certains niveaux.

Gueule Tapée, un quartier où les logements des étudiants ne se comptent plus. La proximité avec l’université fait fleurir la location des chambres, des studios et des appartements. Gueule Tapée, c’est le quartier général des étudiants étrangers au Sénégal. Des agences immobilières y sont aussi visibles. Ici, des immeubles de trois étages, quatre, voire plus, s’élèvent vers le ciel. Sur les balcons, les linges défigurent l’esthétique des bâtiments. En bas, dans les rues, des adolescents jouent au football. Sur les trottoirs, des femmes écoulent des beignets, des friandises, comme c’est le cas sur cette rue donnant sur l’artère qui longe le Canal 4. Dans les immeubles, l’ascenseur est un luxe pour les propriétaires. Tous les jours, la jeune étudiante Fatou Sarr, de la Faculté des Sciences et Techniques, est forcée à un exercice physique.

« J’habite au quatrième étage. Je me débrouille toujours pour acheter tout ce dont j’ai besoin avant de monter, car non seulement les escaliers sont nombreux, mais ils sont en mauvais état », se plaint ce bout de femme au teint clair trouvée devant chez elle en train de décortiquer des arachides. L’évocation de son droit à un ascenseur provoque l’hilarité. « Vous êtes en train de rêver », lance-t-elle. Cette réaction est assez révélatrice de l’ignorance de la plupart des Sénégalais sur la législation relative à la construction d’immeubles qui dispose qu’au-delà de trois étages, l’ascenseur est obligatoire.

Non loin de la Gueule Tapée, à la Médina, l’ère de la nouvelle configuration saute à l’œil. Les nouvelles maisons narguent les vieilles. L’ambiance est au rendez-vous à la rue 19, l’odeur du poisson frais emplit les lieux. A l’entrée principale du marché, un bâtiment de quatre étages s’impose à la vue. Il est assiégé par des vendeurs d’articles divers : des boîtes de conserves aux nappes de table. Pour y accéder, il faut se faufiler entre les vendeurs et les clients. A l’intérieur, une femme, la soixantaine, emprunte les escaliers. Haletant, elle pose les pas marche après marche. Son panier de légumes semble ralentir sa progression. Mama Nar habite au troisième étage depuis sa retraite et elle fait le marché tous les jours. « Je ne suis pas locataire, c’est une maison qu’on a hérité de mon père. Les ascenseurs coûtent cher en termes d’électricité, c’est compliqué à gérer », témoigne-t-elle.

L’eau, une denrée précieuse en hauteur
A Hann Maristes, les propriétaires semblent confirmer, d’une certaine façon, que l’ascenseur est un accessoire. Devant un immeuble, un vigile et son ami tuent le temps autour d’une théière. A la question de savoir si la maison qu’il garde est équipée d’un ascenseur, il répond : « Aucun des immeubles de cette rangée n’en possède. D’ailleurs, pour quoi faire ? Quatre étages, ce n’est pas beaucoup », ironise-t-il. Son ami, tasse de thé à la main, renchérit : « En plus, les ascenseurs consomment de l’électricité ».

Les personnes à mobilité réduite sont aussi les grands oubliés dans cette course vers la construction d’immeubles et l’accumulation du profit.
A quelques mètres de là, Mme Gaye, une jeune dame à bord de sa voiture, est agent commercial dans une société de la place. Elle habite Hann Maristes depuis cinq ans. Pour elle, c’est peine perdue d’exiger un ascenseur aux propriétaires. La dame ne se casse plus la tête. Elle évite de vivre en hauteur. « Je vie en location, donc je choisis un appartement qui n’est pas en hauteur. Les escaliers sont éprouvants. En plus, on est constamment confronté à un manque d’eau. C’est infernal », clame Mme Gaye.

Comme pour les ascenseurs, les propriétaires ne se soucient pas de la disponibilité de l’eau pour les locataires. Des immeubles sans sur presseur font florès aux Maristes. Le manque d’eau est l’envers du décor de vivre dans ce quartier paisible. La sage-femme Rouguiyatou est bien placée pour faire la liste des maux liés au fait d’habiter en hauteur dans ce quartier aux lacs. « Il y a beaucoup de moustiques. Ce n’est pas seulement les coupures d’eau », dénonce-t-elle. Depuis un mois, elle est à la recherche d’un nouveau logement aux Maristes. « C’est frustrant de payer cher sans avoir le minimum de confort. Cette fois-ci, je vais m’assurer du rapport qualité/prix », dit-elle. Vivre en hauteur à Dakar a son revers.

Malick Ndiaye, ingénieur électromecanicien : « L’ascenseur est obligatoire pour les bâtiments d’au moins quatre étages »
Pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur les préalables à la construction d’immeubles, Malick Ndiaye, ingénieur électromécanicien, a donné un aperçu sur la réglementation en vigueur, non sans brosser quelques suggestions, en vue de préserver la sécurité des locataires. Il a également analysé les causes de la réticence de certains propriétaires à aménager des ascenseurs dans leur bâtiment.

Est-ce que l’érection d’ascenseurs pour les bâtiments est obligatoire ?
Oui ! Elle est obligatoire. L’article R.7 fixe les dispositions générales applicables au bâtiment le rend obligatoire. Le Code de la construction, décret n°2010-99 du 27 de ce texte, stipule : « L’installation d’un ascenseur desservant chaque étage est obligatoire dans les bâtiments d’habitation collectifs comportant plus de quatre étages au-dessus du rez-de-chaussée. Un arrêté conjoint du ministère chargé de la Construction et du ministère chargé de la Protection civile fixe les règles de sécurité que l’installation d’ascenseurs doit respecter. La réglementation française est plus stricte, car le Code de la construction et de l’habitation prévoit : « L’ascenseur doit obligatoirement être installé lorsque l’immeuble dispose d’un étage ou d’un sous-sol et est habilité à recevoir plus de 50 personnes. C’est notamment le cas des Erp (Établissements recevant du public). Dans les autres cas, notamment les immeubles d’habitation, un ascenseur doit être installé pour toute construction de plus de 3 niveaux. Son usage doit également être adapté à tous les handicaps, sans exception ». Donc, vous apercevez la différence.

Que prévoit la loi pour les promoteurs immobiliers qui ne respectent pas cette réglementation ?
C’est là où se trouve le problème. Aucune sanction n’est prévue pour les réfractaires. C’est ce qui est à l’origine de cette anarchie. Aucune sanction pénale n’est prévue par la loi n°2009-23 du 8 juillet 2009 du Code de la construction pour les promoteurs immobiliers. Je n’ai pas non plus connaissance de sanctions pécuniaires.

Pourquoi les propriétaires rechignent-ils d’aménager des ascenseurs dans les immeubles ?
Le plus souvent, les propriétaires ne sont pas très bien conseillés quant à l’intégration d’un ascenseur dans le bâtiment au stade de la conception pour respecter la réglementation ou tout simplement, ils ignorent celle-ci. Certains promoteurs font aussi le choix de ne pas aménager d’ascenseurs dans les immeubles pour des raisons de coût.

Quel est le coût d’un ascenseur ?
Le coût est en fonction de plusieurs paramètres : le type, la taille, la marque du constructeur, les délais de fabrication et de livraison. Pour donner une idée, le prix d’un ascenseur panoramique 1.000 kg, 13 personnes, desservant 8 niveaux, avoisine les 50..000.000 de FCfa.

Il y a beaucoup d’ascenseurs qui sont en mauvais état. Quels sont les dangers pour ceux qui les utilisent ?
Les dangers sont multiples. Par exemple, le blocage d’un usager à l’intérieur de la cabine, la chute de la cabine dans la gaine d’ascenseur à la suite d’une rupture des câbles de suspension et d’un dysfonctionnement du parachute de cabine.

Que préconisez-vous pour faire appliquer cette réglementation ?
Nous préconisons la participation de tous les acteurs et utilisateurs (locataires, occupants, propriétaires, tierces personnes) à la prévention des risques portant sur le non respect des dispositions réglementaires applicables aux ascenseurs. En cas de constat de risques de défaillance ou d’absence de contrôle réglementaire, nous recommandons une démarche proactive comme le suggère l’article L 58 suivant du Code de la construction : « Tout propriétaire, locataire ou occupant de l’immeuble peut saisir le tribunal compétent statuant en matière de référés, afin qu’il ordonne la mise en conformité des ascenseurs avec les dispositions prévues à cet effet…».

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’état des lieux du Projet d’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation de base (Paqeeb), qui prend fin cette année, a été dressé, à Saly, au cours d’un atelier de partage. Le taux d’exécution des travaux n’a pas été jugé satisfaisant. Injonction a ainsi été faite aux entrepreneurs pour terminer les travaux d’ici à la fin du mois de mai.

La rencontre de partage sur l’état d’avancement des travaux de construction, de réhabilitation et d’équipement du Projet d’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation de base (Paqeeb) a réuni le niveau central du ministère de l’Éducation nationale, les seize inspecteurs d’académie du pays, les cabinets de suivi engagés et les entrepreneurs. Il s’est agi de faire l’état des lieux de la construction de 200 nouvelles écoles complètes, de 20 Blocs scientifique et technique (Bst), de 4 Centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (Crfpe), mais aussi de la réhabilitation de 8 Bst et de 100 « daaras » (écoles coraniques).

Point focal du Paqeeb au niveau des inspections d’académie, Allé Thiam a fait le point sur l’état d’exécution des travaux. Concernant les nouvelles écoles complètes, les travaux au niveau des académies de Kaffrine, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Tambacounda sont achevés et les infrastructures réceptionnées. Des difficultés ont cependant été notées à Ziguinchor où, a indiqué M. Thiam, le contrat de l’entrepreneur a été résilié, puis réattribué. Matam, a-t-il avancé, affiche un niveau d’exécution de 95 % contre 97 % pour Saint-Louis et 98 % pour Kolda.
Sur les 200 écoles, 187 sont terminées et réceptionnées, a affirmé Allé Thiam et 13 autres sont en cours de finition. « Même si on a un bon nombre d’écoles achevées, les travaux ont tiré en longueur. Les contrats ont été signés en 2014 et 2015. On est en 2017 et les travaux ne sont toujours pas terminés, alors qu’ils devaient l’être depuis longtemps », a-t-il regretté.

Il a ainsi invité les entrepreneurs à tout faire pour que les écoles qui restent puissent être achevées, afin que les équipements qui s’élèvent à un peu plus de 484 millions de FCfa soient livrés dans leur intégralité. S’agissant des 20 nouveaux Bst, prévus pour un coût global de plus de 4 milliards de FCfa, seuls ceux de Dakar, Kaffrine, Louga, Thiès, Diourbel, Fatick et Tambacounda sont à 100 % d’exécution. Celui de Kaolack est en cours de finition et ceux de Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Kédougou et Ziguinchor attendent d’être achevés. A en croire M. Thiam, 11 Bst sur les 20 sont déjà terminés. Pour leur équipement, a-t-il indiqué, plus de 3 milliards de FCfa sont prévus ; un montant qui ne prend pas en compte les attributions qui seront faites pour l’académie de Sédhiou.

Retard dans les livraisons
Pour les 8 Bst à réhabiliter dans les académies de Diourbel, Thiès, Ziguinchor, Kaolack, Dakar, Saint-Louis et Rufisque, pour un coût de plus de 947 millions de FCfa, un niveau d’avancement de 75 % est enregistré et les travaux, a assuré le point focal, seront bouclés au plus tard à la fin du mois de mai. Ces Bst, a-t-il indiqué, seront équipés à hauteur de près de 500 millions de FCfa.

Un taux d’achèvement variant entre 60 et 98 % a été enregistré pour les 4 Crfpe à réaliser pour un coût de plus de 2,5 milliards de FCfa et avec une enveloppe de 642 millions destinée à leur équipement. Dans le Paqeeb, a rappelé Allé Thiam, il est également prévu l’amélioration de l’environnement physique des 100 « daaras » (écoles coraniques) dans neuf académies pour un montant de plus de 1,216 milliard. « Ce montant ne prend pas en compte ceux qui seront attribués à Matam, Louga et Diourbel qui sont sur la phase d’évaluation des projets », a-t-il fait savoir.

Financé par la Banque mondiale, la Coopération canadienne, le Programme mondial pour l’éducation et le gouvernement du Sénégal comme principal bailleur, le Paqeeb prend fin en 2017. Son coordonnateur, Kassa Diagne, a déploré le retard accusé dans la livraison. « (…) Le programme arrive à terme en 2017, il faut donc livrer tous les ouvrages, pour que les élèves puissent les utiliser à la prochaine rentrée », a-t-il lancé.

Samba Oumar FALL

L’école Dembel Baldé a besoin de nouvelles salles de classe et d’enseignants pour faire face aux effectifs pléthoriques.

Le village de Thidèly est situé dans la commune de Coumbacara, au sud-est du département de Kolda. Il abrite l’école élémentaire Dembel Baldé qui est confrontée à un déficit de salles de classe et de tables-bancs. Les enseignants sont ainsi débordés par la pléthore des effectifs qui varient entre 80 et 90, voire 96 élèves, par salle de classe. Et la situation pourrait s’aggraver au cours des années à venir si des mesures urgentes ne sont pas prises pour augmenter le nombre d’enseignants et construire de nouvelles de salles de classe.

La cour de l’école est envahie par les animaux domestiques qui divaguent à longueur de journée, faute de clôture, avec tous les risques que cela comporte pour la sécurité des élèves et des enseignants. Cette présence encombrante perturbe le déroulement des enseignements/apprentissages et affecte sérieusement la concentration des écoliers. Comme les difficultés ne viennent jamais seules, l’école ne dispose non plus d’électricité pour permettre aux élèves, notamment à ceux qui sont en classe de Cm2, d’apprendre leurs leçons pour préparer leurs examens. Or, pour la plupart d’entre eux, les conditions d’études ne sont pas réunies pour apprendre à la maison.

Pour la majorité des parents d’élèves, l’école ne constitue pas une priorité. Les élèves sont laissés à eux-mêmes et ne disposent pas de lampe pour apprendre leurs leçons pendant la nuit. Cette situation se répercute sur les enseignements/apprentissages et sur le taux de réussite à l’examen d’Entrée en 6ème et au Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). A titre d’exemple, pour l’année scolaire 2015/2016, les résultats aux examens tournaient autour de 20 à 25 %. Il faut dire que l’attitude des parents d’élèves contribue, dans une large mesure, à ce faible taux de réussite aux examens. « Il y a des parents d’élèves qui viennent en plein cours dire à l’enseignant : «Je veux que tu me prêtes mon enfant aujourd’hui, parce que je n’ai personne pour m’aider dans les travaux champêtres» ». Il faut également noter qu’à l’ouverture de l’année scolaire, les parents d’élèves libèrent très tardivement leurs enfants pour démarrer les cours. Ils disent carrément qu’ils n’ont pas les moyens pour acheter les fournitures scolaires comme les cahiers, les ardoises et autres », a déclaré Galo Diao, enseignant à l’école élémentaire Dembel Baldé de Thidèly. Les enseignants sont donc obligés d’attendre l’arrivée de quelques élèves pour pouvoir démarrer les enseignements. Et dès les premières pluies, qui commencent généralement entre les mois de mai et juin, les parents d’élèves reprennent également leurs enfants pour les travaux champêtres. On comprend, dès lors, les difficultés que rencontre le corps enseignant de l’école Dembel Baldé pour atteindre le quantum horaire.

Mamadou Aliou DIALLO

Le médecin-chef du centre de santé de Dahra-Djolof, Mamadou Thioro Mbaye, responsable politique Apr, a offert 354 tenues scolaires aux élèves les moins nantis des 8 écoles primaires et de la case des tout-petits que compte la commune de Linguère. Un ouf de soulagement pour les parents. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur de l’éducation et de la formation, Mbaye Dièye, en présence du président des parents d’élèves du lycée, Momar Cissé Seck, du 2ème adjoint au maire de Linguère, Ibrahima Lô, de son représentant et fidèle compagnon, Abdou Cissé, des directeurs d’école, des enseignants...

« Ce n’est pas la première fois que nous offrons des tenues aux élèves de Linguère. Cette cérémonie, 3ème du genre, nous allons la réitérer l’année prochaine. Cette action sociale est importante pour les parents, car il va les soulager dans l’habillement de leurs progénitures », a dit Abdou Cissé, représentant le bienfaiteur. Pour l’Ief Mbaye Dièye, avec ces tenues, « tous les enfants sont au même pied d’égalité. L’on ne saurait distinguer les enfants des pauvres de ceux des riches. Cela va leur permettre de tisser des relations plus amicales et cordiales ». Poursuivant, il a indiqué que « ces tenues peuvent impacter sur les résultats des élèves. Bien habillés, ces apprenants, plus motivés, vont se donner plus afin de satisfaire leurs parents. Le complexe d’infériorité n’aura plus sa raison d’être, car tout le monde a les mêmes chances de réussite ».

Masse NDIAYE

Dans le cadre du programme sécurisation mono forage, mis en place par l’État, Thiadiaye (département de Mbour) va bénéficier d’un forage de secours qui permettra de couvrir correctement les besoins en eau des populations.

La qualité de l’eau, le déficit d’approvisionnement et les demandes d’extension à Thiadiaye (département de Mbour) étaient de fortes préoccupations des populations. Ces doléances sont, aujourd’hui, de vieux souvenirs. L’État a pris toutes lces besoins pour satisfaire leurs préoccupations à travers le programme sécurisation mono forage. Thiadiaye, qui bénéficie d’un forage depuis 1986 et d’une station de défluoruration depuis 2009, sera doté d’un forage de secours. Les directeurs généraux de la Sénégalaise des eaux (Sde) et de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) ont effectué, samedi dernier, une visite sur le site abritant le forage en compagnie du maire de la localité et de son équipe. Le forage de Thiadiaye, qui fournit 600 m3 par jour pour des besoins estimés à 800 m3 par jour, est, selon le directeur général de la Sde, arrivé à un stade qui nécessite son renforcement. « C’est l’objet du renforcement qui est en cours de réalisation par la Sones. Et avec la réalisation de ce forage, nous seront en mesure de couvrir tous les besoins des populations de la ville de Thiadiaye », a assuré Abdoul Baal.

Satisfaire les besoins des populations en eau
S’agissant de la qualité physico-chimique et microbiologique, M. Baal a assuré que cette eau est de très bonne qualité, apte à la consommation humaine. A l’en croire, les tendances proches de la limite des directives de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) seront ainsi corrigées. Le directeur général de la Sones a laissé entendre que ces ouvrages, avec l’urbanisation et la démographie, commencent à atteindre leur limite objective quant à leur objectif initial de satisfaire les besoins des populations en eau. De l’avis de Charles Fall, la politique volontariste de branchements sociaux, initiée par le gouvernement, a eu pour incidence l’augmentation du nombre des abonnés de Thiadiaye qui est passé de 1000 à plus de 1500. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, que l’État, sous l’impulsion du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a mis en place le programme de sécurisation mono forage. « Thiadiaye a toujours existé avec un seul forage à l’image de Foundiougne, Linguère et Ndioum qui ont bénéficié, cette année, d’un second forage appelé forage de secours. Mais, pour Thiadiaye, le forage de secours sera le forage principal parce que le débit sera supérieur à celui de l’ancien », a indiqué Charles Fall. Ce forage, a-t-il assuré, sera terminé ce mercredi et transmis à la Sde pour sa mise en service. Cette solution d’urgence, a-t-il fait savoir, a coûté près de 250 millions de FCfa à la Sones.

Toutefois, M. Fall a souligné qu’un plan est prévu dans les moyen et long termes pour sécuriser l’alimentation en eau à Thiadiaye, au bénéfice des populations. « Nous allons renforcer en priorité via le Noto-Ndiosmone-Palmarin et à moyen et long termes aller vers une extension de l’usine. Dans sa conception initiale, il est prévu une plateforme devant abriter cette extension pour doubler sa capacité, et nous mettrons un troisième forage pour anticiper sur l’extension de l’usine qui est déjà là », a annoncé le directeur général de la Sones.

Le maire de Thiadiaye, Me El Hadji Oumar Youm, a remercié la Sde et la Sones pour leur accompagnement. Ce second forage, a-t-il dit, va renforcer les capacités de production de cette station, sans compter le projet d’extension de l’usine de traitement de l’eau. D’après Me Youm, l’État avait déjà fait des efforts en 2010 en améliorant le traitement de l’eau. Mais, aujourd’hui, a-t-il soutenu, le forage et l’usine commencent à s’essouffler. « Les directeurs généraux de la Sde et de la Sones, avec le soutien du ministre de l’Hydraulique, sont en train de voir les meilleures solutions possibles pour permettre aux populations de Thiadiaye de retrouver la meilleure qualité d’eau qu’il y avait en 2010 », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Le Groupe pharmaceutique Médis de la Tunisie, basé à Dakar, a racheté des titres de Sanofi à travers sa Société Winthrop Pharm Sénégal (Wps). Son président exécutif, lors de la signature entre les deux groupes, a décliné sa stratégie. A court terme, les responsables de Médis envisagent d’investir pour élargir la gamme des médicaments à fabriquer localement et qui sont déjà enregistrés et commercialisés en Tunisie et ailleurs. 

A moyen terme, ils vont développer les médicaments spécifiques et essentiels. A long terme, il a promis de réaliser des extensions nécessaires pour répondre aux besoins du marché de la zone mais aussi des hôpitaux et des institutions sanitaires, comme les solutés massifs et les médicaments injectés à usage professionnels. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est félicité de ce rachat et surtout de l’implantation de ce groupe au Sénégal. D’après le Pr Awa Marie Coll Seck, le Sénégal dispose, depuis plusieurs décennies, de cinq unités de fabrication de médicaments. Malgré tout, l’État importe 85 à 90 % de ses besoins en médicaments. C’est pour cette raison qu’elle a salué l’implantation de ce groupe tunisien dans notre pays qui va non seulement vendre la destination Sénégal mais aussi booster la production pharmaceutique locale.

Mme Seck a expliqué que les crises sanitaires récentes, la transition épidémiologique et la lutte contre des épidémies transfrontalières imposent aux dirigeants des pays en développement de réfléchir sur l’accessibilité et la disponibilité des médicaments de qualité.

Eugène KALY

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