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Actualités (2186)

L’Association pour le développement « Gabou » compte renforcer la lutte contre les grossesses et mariages précoces. Elle a levé un coin du voile sur son plan d’actions.

La lutte contre les grosses non désirées et les mariages précoces se poursuit dans la région de Sédhiou. Une association soutenue par  Osiwa est déjà sur le terrain en attendant le démarrage des cours. Désormais, l’Association pour le développement « Gabou » va jouer sa partition dans la croisade contre ces fléaux dans le système éducatif.

L’association Gabou vient de signer un protocole avec la fondation Osiwa. La cérémonie de signature s’est déroulée à la chambre de commerce de Sédhiou en présence de l’adjoint au préfet. Selon le président de l’association, Moussa Dramé, les filles sont certes les principales victimes de ces pratiques néfastes, mais on oublie qu’elles constituent aussi un frein au développement en général, à l’éducation en particulier. Pour ce dernier, la lutte contre ces fléaux doit être l’affaire de tous. Il ne perd pas de vue que l’implication des victimes est un aspect essentiel dans la lutte.

« Pour atteindre les objectifs fixés à l’association, il faut la participation des principales victimes, les filles qui doivent apprendre à dire non sans faiblesse, les parents d’élèves, les enseignants et les autres composantes de la communauté éducative doivent faire preuve d’engagement pour une victoire finale », a plaidé le président de l’association, Moussa Dramé. Ce dernier a dévoilé un aspect du plan actions. Il est prévu l’organisation de 30 fora dans les départements de Sédhiou, Goudomp et Bounkiling. Ces fora seront des espaces de plaidoyer en français et en langues locales afin de sensibiliser les populations sur l’ampleur de ces fléaux et leurs conséquences. L’autre dimension du projet, c’est la prise en charge psycho-sociale des victimes qui sera organisée dans des établissements scolaires avec l’implication des enseignants et des équipes de psychologues. L’adjoint au préfet s’est félicité de ce partenariat. Il a salué le choix porté sur cette association de développement très connue dans la région grâce au dynamisme de ses dirigeants.         

Malamine KAMARA



Les résultats de recherches épidémiologiques menées par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) sur le Magal de Touba confirment un enjeu sanitaire de ce rassemblement qui mobilise, chaque année, entre 4 et 5 millions de pèlerins.  Dans un communiqué de l’Ird, l’épidémiologiste et spécialiste des maladies infectieuses, Cheikh Sokhnade soutient que « grâce au registre des consultations et des actes de soins effectués dans les structures de santé de la région, nous avons pu évaluer le nombre et l’importance relative des pathologies rencontrées durant le pèlerinage de 2015 ».  Selon ce rapport, 32.229 contacts médicaux ont été enregistrés pendant les 5 jours du Grand Magal en 2015. Ce chiffre est jugé important au regard du nombre de pèlerins. Aussi, apprend-on que 12 % de ces recours aux services de santé sont motivés par des coups de fatigue, 11 % par des traumatismes et des accidents de la route notamment, 10,5 % par des maux de tête, 10 % par des causes gynéco-obstétricales et 6,5 % par des problèmes cardio-vasculaires.

Les recherches révèlent également que près de 40 % des motifs de consultation sont liées aux maladies infectieuses avec un taux élevé de fièvre, de paludisme avéré, d’affections diarrhéiques et d’infections respiratoires. « Cette importante morbidité pourrait être liée à la forte densité humaine, au déficit en installations sanitaires, au climat brûlant de cette région et aux ressources médicales assez limitées sur place », a estimé Cheikh Sokhna. L’intérêt de ces recherches est « d’améliorer l’offre de santé et, à terme, de prévenir l’éventuelle mondialisation d’infections locales ».

Ibrahima BA

 

Le démarrage des cours le jour de la rentrée dans 50 établissements scolaires. C’est l’ambition  des acteurs du système éducatif du département de Ziguinchor. Ils étaient hier en réunion pour échanger sur les dispositions à prendre par les établissements et les parents d’élèves.

Les autorités administratives travaillent au démarrage des cours dans 50 établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. A cet effet, un Comité départemental de développement (Cdd) a été organisé pour préparer la rentrée des classes de l’année 2017/2018. Selon le préfet Ibra Fall, le démarrage effectif des cours le jour de la rentrée des classes va concerner 30 écoles élémentaires, 5 établissements préscolaires, 10 collèges d’enseignement moyen (Cem) et 5 lycées dans le département de Ziguinchor. La concrétisation de cette ambition passe par la sensibilisation des parents qui sont invités à inscrire leurs enfants avant le jour de la rentrée le 9 octobre prochain. Au cours de cette rencontre, des acteurs ont plaidé pour une implication plus effective des collectives locales dans la gestion des établissements scolaires.

Les acteurs ont aussi demandé aux collectivités locales de dégager des ressources financières pour réhabiliter des écoles, des collèges, des lycées et pour la prise en charge des vigiles. Rappelons que depuis trois ans, le ministère de l’Education nationale s’investit pour l’effectivité des cours le jour de la rentrée déclinée à travers le concept « Ubi Tey Jang Tey ».

El Hadj Moussa SADIO

 

La tenue du deuxième congrès du Sels/Authentique a été l’occasion pour le secrétaire général Abdou Faty d’appeler ses camarades enseignants à préserver les intérêts des enfants dans leurs revendications syndicales.

Epargner les enfants au moment des grèves répétitives des enseignants, tel est le souhait de Abdou Faty, le secrétaire général du Sels/Authentique qui a été reconduit à l’occasion du deuxième congrès ordinaire tenu ce week-end à Rufisque.

« Nous enseignants devons sortir les enfants de nos préoccupations. Si nous avons des difficultés, que les enfants soient épargnés pour que l’on soit rivé sur les enseignements-apprentissages et qu’on ne confond pas les torchons aux serviettes », a-t-il fait comprendre. Il a aussi profité de l’occasion pour appeler les parents d’élèves à mettre un terme à leur « position attentiste », estimant qu’ils doivent avoir le réflexe de savoir si l’élève a bien travaillé en classe et de lui trouver un répétiteur à la maison. Pour le secrétaire général de l’organisation syndicale, « chacun doit apporter sa pierre à l’édifice » pour la mise en place d’un enseignement de qualité au Sénégal. Placé sous le thème : « La qualité, comment ? », Abdou Faty estime qu’elle doit être l’affaire de tous.

Notamment « des parents d’élèves, des enseignants, des autorités, des comités de gestion ». Revenant sur les nouveaux défis qui se posent au bureau nouvellement élu, Abdou Faty s’est montré solidaire aux élèves-maîtres. « Cette question risque d’être le préalable  lors de la rencontre avec le ministre de l’Education les 23, 24 et 25 septembre prochains. Si cette question n’est pas réglée à l’ouverture, nous allons déposer un préavis de grève », a-t-il indiqué, tout en rappelant qu’il est « inadmissible » qu’avec tous les efforts consentis, des élèves-maîtres qui ont des « profiles de bacheliers, de doctorants, de maîtrisards », soient laissés en rade.                 

M. NDONG

 

Une prise en compte de leurs préoccupations dans le prochain contrat d’affermage pour la gestion de l’hydraulique urbaine. C’est ce que réclame le cadre unitaire qui regroupe l’ensemble des syndicats de la Sénégalaise des Eaux (Sde). Suite à l’appel d’offre international lancé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour le choix d’un nouvel opérateur dans la gestion de l’hydraulique urbaine, ce cadre se dit étonné de ne pas être associé au processus. Avec 5 % d’actions dans le capital de la Sde, ces travailleurs protestent contre ce qu’ils appellent « une exclusion des syndicats » dans le processus de sélection d’un nouvel opérateur pour la gestion de l’hydraulique urbaine. Elimane Pouye, coordonnateur du cadre unitaire, estime qu’en 1996, à l’époque de la privatisation, « malgré le désaccord des travailleurs », le gouvernement d’alors avait ouvert des négociations jusqu’à la signature d’un accord avec les syndicats et les centrales syndicales. Elimane Pouye et ses camarades se posent ainsi des questions sur ce qui se cache derrière ce processus. 

« Le gouvernement sera responsable de toute perturbation née de ce processus unilatéral de réforme après plus de 20 de modèle de gestion cité en exemple de réussite partout dans le monde », affirme Elimane Pouye. Le contrat d’affermage liant l’Etat du Sénégal par l’intermédiaire de le Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et la Sénégalaise des Eaux (Sde) signé depuis 1996 prolongé avec plusieurs avenants prend fin le 31 décembre 2018. Le gouvernement du Sénégal vient de lancer un appel d’offre international pour le choix d’un nouvel opérateur.

O. NDIAYE

 

L’ancien directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, a reçu un diplôme d’honneur des autorités religieuses de Touba. C’est le président de «Maou Rahmati», Serigne Cheikh Aliou Mbacké qui a remis la distinction à l’actuel directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). La ville sainte magnifie ainsi les efforts déployés au cours de ces dernières années pour satisfaire les besoins en eau surtout durant la période du Magal. Cette distinction symbolique  atteste la satisfaction du khalife général Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, des autorités religieuses et des populations. Pour rappel, l’ancien directeur de l’Ofor  était le vendredi dernier  à Touba pour lancer la phase préparatoire du grand Magal de Touba 2017.  Il a élaboré un plan d’actions qui permet à l’équipe du coordonnateur du Magal de prendre les devants et d’assurer un bon approvisionnement en eau potable lors de cet événement de grande affluence. Cette distinction a été remise en présence de Serigne Moustapha Moussa, chef du village de Darou Minam et proche collaborateur du président de «Maou Rahmaty» et de Seyni Ndao, nouveau directeur de l’Ofor.                

Mamadou DIEYE

 

Un Call center a été lancé pour satisfaire les besoins en informations sanitaires des Sénégalais. Ces derniers peuvent bénéficier des services en appelant au 33.860.44.00 ou via WhatsApp et Skype (Allolydia).

« Ce centre  limitera les bousculades et les longues files d’attente devant  les établissements de santé », a justifié  Pape Alassane Diop, directeur de l’Ong Dkt, une structure qui intervient dans le domaine du marketing social, de la planification, la lutte contre le Vih/Sida.

L’interlocutrice des usagers est une sage-femme qui répondra aux questions sur la santé de la reproduction, la sexualité et sur d’autres sujets.  « Le travail du pharmacien sera allégé. Nous ciblons les femmes vulnérables et personnes de tout âge qui désirent avoir des informations sur la vie de couple. A ce jour, nous recevons 150 appels/j  à court terme, nous voulons arriver à 1000 », a souhaité Pape Assane Diop. Pour sa part la Représentante résidente de l’Unfpa a bien apprécié l’ouverture d’un centre spécialisé pour répondre à cette demande.

« L’année dernière, avec le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, nous avions lancé une ligne verte ‘’Guindima’’ au 200-365.   En treize mois, nous avons reçu 186.000 appels. Cela veut dire qu’il y a autant de jeunes qui cherchent des informations. Nous l’avons fait sans publicité. La seule chose qui peut les empêcher, c’est le paiement des unités.

Mais ils peuvent passer par WhatsApp etc. Je ne doute pas de son appropriation », croit la Représentante de l’Unfpa. Ce  center d’appels  « Lydia » est le premier centre  régional dédié aux questions sur la santé de la reproduction.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’hôpital de la paix de Ziguinchor est paralysé par une grève de l’intersyndicale qui réclame le paiement des indemnités de motivation, de transport et de fonction ainsi que le versement des cotisations sociales.

Les agents de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor ont observé une grève de 24 heures renouvelables. Cette grève a été décrétée par l’intersyndicale regroupant le Sames, le Sas, le Syntras et le Sutsas.  Les organisations syndicales exigent le paiement des indemnités de motivation et de transport des mois de juillet et août ainsi que les indemnités de fonction de juin, juillet et août sans compter les frais de mission. En outre les responsables des syndicats Jérôme Henry Diouma Diagne, Emile Badji Goudiaby, Bacary Diémé et ont exigé le versement « sans délai » des charges sociales  à l’Ipres à la Caisse de sécurité sociale. Les syndicalistes ont également dénoncé la récurrence des ruptures  de consommables (transfuseurs, seringues, compresses, perfuseurs, kits de césarienne), des produits d’entretien (eau de javel, savon, etc.). Aussi, les organisations syndicales ont regretté la fréquence de l’arrêt de travail des agents chargés du nettoiement avec comme conséquence l’insalubrité de l’établissement hospitalier. En réponse aux doléances, le directeur de l’hôpital a promis que les questions soulevées seront prises en charge de manière graduelle. « Ces problèmes s’expliquent par des retards de mobilisation des ressources financières », a souligné le directeur de l’hôpital de la Paix, Fadel Sarr.

El Hadj Moussa SADIO

Pour participer au renforcement de la productivité des entreprises sénégalaises, l’Office national de formation professionnelle a ouvert une session de formation au profit de 20 agents de l’administration et du secteur privé.

L’Office national de formation professionnelle (Onfp) a ouvert hier une session de formation au profit de 20 agents des entreprises publiques et du secteur privé pour valoriser la fonction « Responsable formation ». Cette formation est organisée en collaboration avec  le Centre Inffo, structure publique qui s’occupe de la formation professionnelle continue en France. « La fonction formation mérite d’être valorisée puisqu’elle est un investissement dans l’entreprise. Il faut savoir rentabiliser un investissement », a déclaré Sanoussi Diakité, directeur de l’Onfp, à l’ouverture des travaux.

Selon le directeur, les bénéficiaires de la formation qui viennent de divers secteurs seront dotés de compétences liées aux activités de conception d’un parcours pédagogique. « Ils seront en mesure de faire un suivi de la formation en accompagnant notamment les salariés dans la mise en œuvre de leur projet professionnel et en valorisant les acquis d’expérience et d’apprentissage », a dit M. Diakité. Le directeur de l’Onfp a souligné que les agents vont directement agir sur la productivité du travail et la croissance dans les entreprises. Il a déploré le fait que la formation soit souvent laissée en rade dans les entreprises, alors qu’elle peut permettre d’avoir des agents plus aptes à accompagner le développement des activités.

Le coût de la formation s’élève à 19 millions de FCfa. Elle va durer 10 jours. Vincent Joseph, expert du centre Inffo, a estimé que l’objectif est de mettre la formation au service du développement des compétences professionnelles. Selon lui, il s’agira pour les futurs professionnels de la formation d’être en mesure d’identifier les besoins en capacité de développement des compétences aux plans individuel et collectif pour aider à l’amélioration de la compétitivité des entreprises dans une logique de promotion sociale. Les bénéficiaires doivent aussi être en capacité de proposer des actions de formation sur mesure en fonction des problématiques particulières dans les organisations publiques ou privées.

Babacar DIONE

Cet engagement a été pris par le directeur général de la cimenterie de Rufisque, Youga Sow, à l’occasion de la célébration de la fête de l’excellence qui a permis de récompenser 70 élèves.
Dans le cadre de son action pour accompagner l’Etat à développer l’éducation, la Sococim s’est engagée à réhabiliter, chaque année, deux écoles dans le département de Rufisque. Youga Sow, le directeur général de la cimenterie de Rufisque a tenu cette promesse, à l’occasion de la célébration de la 14ème édition de la fête de l’excellence au Centre culturel Maurice Guèye.

«C’est un engagement que nous prenons désormais de réhabiliter deux écoles chaque année, une à Rufisque, une à Bargny », a dit M. Sow, rappelant que ces mêmes efforts seront faits dans le secteur de la santé. « Nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat ou aux collectivités locales, mais nous souhaitons encore aller plus loin dans le cadre de la Rse », a ajouté Youga Sow. Cette année, la cérémonie a permis de récompenser 70 élèves du primaire et du moyen secondaire du département de Rufisque.  Trois élèves vont bénéficier de la bourse Sococim pour poursuivre leurs études supérieures. Il s’agit principalement de deux scientifiques et d’un littéraire qui ont tous eu la mention au bac. «Notre bourse fait deux fois celle de l’Etat (75 mille francs cfa, ndlr) et permet au bénéficiaire de pouvoir se prendre en charge pour une bonne formation. «Nos bourses d’étude participent à maintenir la matière grise dans notre pays», a expliqué le directeur général de la cimenterie, regrettant les nombreux étudiants qui partent étudier à l’étranger et qui y restent après la fin de leurs études. « Les pourcentages sont énormes », a-t-il déploré mettant en avant la nécessité pour le Sénégal de disposer de ses meilleures ressources humaines pour pouvoir se développer. Pour M. Gningue, le représentant de l’inspecteur d’académie de Rufisque, Sococim fait partie de ces entreprises qui accompagnent l’Etat dans sa politique de qualité.

M. NDONG

Le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), a célébré son anniversaire le 12 septembre 2017. Le président en exercice de la structure, Ibrahima Boubacar Keita, a envoyé un discours dans lequel il indique qu’il « est impérieux de rechercher des solutions pertinentes et innovantes » pour une meilleure utilisation des sols.

Le 44ème anniversaire de la création du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) créé depuis 1973 a été célébré le 12 septembre. Le président malien qui est aussi président en exercice du Cilss, a adressé un message aux pays membres.

C’est ainsi que la 32ème journée du Cilss se tient autour du thème : « Utilisation et occupation des terres, l’atlas des paysages du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, un outil de planification et d’aide à la décision ». Pour le président malien, ce thème occupe une place importante dans le développement agro-sylvo-pastoral dans les zones rurales. « Cette question d’utilisation et d’occupation des terres a suscité une réelle préoccupation au niveau régional. Les ministres africains ont lancé un appel, le 15 juin à Ouagadougou, en direction de la communauté internationale afin de promouvoir des partenariats pour réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 10 millions d’emplois pour les jeunes et les femmes. Ils ont demandé aux pays africains de créer les conditions nécessaires au développement de nouvelles opportunités d’emplois en identifiant les sites où l’accès à la terre peut être renforcé », explique le président en exercice du Cilss. Pour toutes ces raisons, dit-il, « il est impérieux de rechercher des solutions pertinentes et innovantes pour une prise en charge de cette question ». Ibrahima Boubacar Keita, président du Mali, salue le fait que Cilss consacre sa 32ème journée aux questions d’utilisation et d’occupation des sols pour donner des opportunités à tous les acteurs d’approfondir leurs réflexions dans la quête de solutions.

Le président en exercice du Cilss révèle aussi que la structure qu’il dirige, en partenariat avec ses partenaires tels que l’Usaid, l’Institut géologique des Etats-Unis, vient de produire un ouvrage intitulé « Atlas sur les paysages de l’Afrique de l’Ouest, une fenêtre dans un monde  en pleine évolution ». Le président malien de poursuivre que cet atlas a montré qu’entre 1975 et 2013 les paysages du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ont subi des transformations occasionnées principalement par la forte croissance démographique et une demande grandissante pour les denrées alimentaires, l’expansion agricole étant le changement le plus spectaculaire au sein des paysages de l’Afrique de l’Ouest.

L’atlas a aussi montré que les transformations des paysages de l’Afrique de l’Ouest ne sont toujours pas catastrophiques car « nombreux sont les exemples positives comme l’augmentation de la biodiversité sur les terres agricoles, la régénération du couvert arboré, l’utilisation de techniques de préservation de l’eau et du sol pour améliorer la productivité des terres ». Selon Ibrahima Boubacar Keita, cet ouvrage constitue un outil de planification et d’aide à la décision et un véritable support de plaidoyer pour plus d’investissements dans la préservation des ressources naturelles. Il demande, en outre, aux partenaires techniques et financiers d’accompagner les institutions régionales qui œuvrent, comme le Cilss, à l’amélioration des conditions de vie des Etats membres.

O. KANDE

 

Pour une meilleure compréhension par ses membres de certaines problématiques, la communauté des professeurs d’Histoire et de Géographie a tenu, ce samedi, un panel sur « la méthodologie du commentaire historique et l’harmonisation de la grille d’évaluation à l’heure des réformes de l’Uemoa au Bfem et au Bac ».

Dans un souci de formation continue de ses membres, la communauté des professeurs d’Histoire et de Géographie, regroupant 12 000 membres à travers le Sénégal, a tenu un panel pour aider ses membres à mieux s’approprier la méthodologie du commentaire historique, la grille d’évaluation harmonisée et les réformes visant la mise en place d’un baccalauréat Uemoa. Autour du thème, «la méthodologie du commentaire historique et l’harmonisation de la grille d’évaluation à l’heure des réformes de l’Uemoa au Bfem et au Bac», les intervenants sont revenus sur le commentaire historique et sur les réformes de l’Uemoa. « Depuis 2016, on a introduit au baccalauréat une grille de correction pour permettre aux professeurs de la zone Uemoa d’harmoniser les évaluations. C’est important de regrouper des professeurs de la Fastef et des spécialistes de la réforme pour permettre aux professeurs d’avoir la bonne méthode d’évaluation», explique El hadji Moustapha Mbow, le coordonnateur « d’Histoire-Géographie communauté ». Pour ce dernier, le panel sur le commentaire historique est d’une grande utilité pour les professeurs d’Histoire et de Géographie car les deux parties de cet exercice (le contexte historique et la portée historique) sont équivoques et ont toujours fait l’objet de discussions au sein de leur communauté car les professeurs sortent d’écoles différentes.

Grille d’évaluation
Cheikh Kaling, formateur à la Fastef, est revenu sur les deux parties du commentaire historique, en indiquant qu’il s’agit d’une partie interne au texte et d’une partie externe avec l’auteur, le contexte, entre autres. La nouveauté avec ces réformes, ajoute-t-il, la grille d’évaluation fournit des indications qui aident les professeurs à évaluer les élèves. Pour sa part, le professeur Hadji Djigo, membre de la Commission nationale Histoire et Géographie, a indiqué qu’une équipe d’experts internationaux a été retenue et le travail a commencé pour l’harmonisation du baccalauréat dans l’espace ouest-africain. Dans un premier temps, ajoute-t-il, cette harmonisation va concerner les quatre disciplines pilotes que sont l’Histoire et la Géographie, les Sciences de la Vie et de la Terre (Svt), les Mathématiques et le Français. C’est ainsi qu’en 2016, 25 établissements sénégalais ont été choisis pour administrer des épreuves tests de l’Uemoa. « C’est pourquoi il y eu une évolution des épreuves d’Histoire et de Géographie en 2016. Le glissement est en train de s’opérer vers le Bac Uemoa. Même avec le Bfem, le format est en train de glisser vers l’harmonisation des épreuves dans la zone », a soutenu M. Djigo. Pour ce professeur, ce qui va changer avec cette réforme, c’est qu’il y aura une évaluation fondée sur des critères à respecter par les correcteurs. Cela vise, à son avis, à réduire les échecs abusifs mais aussi les réussites abusives lors des examens dans la zone de l’Uemoa.

La marraine de la rencontre, Amy Sarr Fall, directrice d’ « Intelligence magazine », a affirmé que cela est une excellente initiative qui montre la détermination des professeurs de ce pays à accompagner les élèves et étudiants. Elle a insisté sur la complémentarité qu’il y a entre le travail des professeurs d’Histoire qui apprennent le passé et les médias qui commentent le présent. «On a besoin de l’implication des professeurs d’Histoire et de Géographie pour qu’ils façonnent la conscience des jeunes élèves sénégalais et africains qui sauront qui ils sont», confie Amy Sarr Fall. La rencontre s’est déroulée en présence des syndicalistes de l’enseignement, d’une centaine de professeurs et du secrétaire général de l’Association des professeurs d’Histoire et de Géographie, Moustapha Sène.

Oumar KANDE

 

En pleine discussion sur les nouveaux paquets de cigarettes avec l’image d’un homme moribond dans un état pitoyable, Fadel Diouf, s’adressant à ses amis, juge insensée cette stratégie mise en place pour dissuader les fumeurs. Pour justifier sa thèse, tel un spécialiste en la matière, il évoque l’effet de dépendance à la nicotine qui fait que si l’on est habitué à la cigarette, on ne peut plus arrêter. 

Accroupi devant un immeuble à la Zone de captage, un vendeur de fruit qui requiert l’anonymat, cigarette à la main, fume. Il semble bien se plaire dans son activité favorite. De loin, l’allure est jeune avec son jean et ses baskets. De près, le visage porte déjà les stigmates de la vieillesse et des méfaits de la cigarette. « S’il y avait l’image de deux, voire trois personnes raides mortes sur le paquet de cigarette, cela ne saurait être une entrave pour mon goût à la cigarette », affirme-t-il d’un ton ferme. Pour lui, c’est au fumeur de prendre sa propre décision d’arrêter de fumer. Cependant, il reconnaît que la cigarette est dangereuse pour sa santé et qu’il envisage d’arrêter de fumer d’ici peu de temps, car « mes enfants me le demandent », dit-il avec un sourire qui laisse apparaître des dents marron.

A côté de lui, son compagnon affirme le contraire. « La première fois que j’ai vu ces nouveaux paquets, je n’ai fumé qu’une seule cigarette ce jour-là. À chaque fois que j’entamais une, et que l’image me venait à l’esprit, je la jetais », témoigne ce fumeur qui, à peine sa cigarette mise en cendre, commence aussitôt une autre.

A. B. DIATTA (Stagiaire)

Dans le cadre du programme de réhabilitation de 7 lycées de la région de Dakar, le lycée Abdoulaye Sadji pourra, dès la rentrée prochaine, se féliciter d’un nouveau revêtement. Grâce à un financement de l’Etat, la couverture de l’étage supérieur sera complètement refaite.

Ils sont perchés en haut du bâtiment, les pieds bien cramponnés sur la charpente. A près de vingt mètres d’altitude, casque de sécurité à la tête, ils s’attèlent à monter la structure qui doit supporter le toit de cet imposant bâtiment. Ces charpentiers travaillent par équipe et indépendamment les uns des autres. Le spectacle qu’ils donnent à voir, juste au dessus des fils électriques, des têtes des passants et des voitures, est d’autant plus captivant qu’on se pose des questions quant au respect des normes de sécurité. Quelque peu effrité sur les côtés, le vieux bâtiment, lui, ne s’en pose aucune. Il doit bien se réjouir d’avoir la chance de se faire redorer un tout petit peu le blason, à défaut de se faire retaper complètement.

Sis au quartier Keury Kaw et à quelques pâtés de maisons de la route nationale N1, cette vieille bâtisse de 79 ans a subi l’épreuve du temps. Malgré ses rides, la « vieille dame » aux façades décrépies reste toujours généreusement ouverte aux visiteurs. Juste à l’entrée du lycée se trouve le bureau des surveillants. Il n’y a pas affluence pendant les vacances. Mais M. Guèye, un des surveillants est là. Il y a également quelques élèves qui viennent retirer leurs bulletins ou relevés de notes. Dans une ambiance taquine, on leur donne le fruit de leur travail avant de se consacrer à nous. « Il n’y a pas de problème. C’est juste des travaux de réhabilitation de la toiture », précise-t-il. Même s’il ne maîtrise pas les détails du projet et ne peut, par conséquent, répondre à la plupart des questions y afférant, il a l’amabilité de nous guider dans la cour et de tenter de nous trouver un interlocuteur parmi les charpentiers.

En sortant de son bureau pour les classes, il se rappelle de vieux souvenirs. « Quand je faisais la sixième, j’étais dans la classe que vous voyez là-bas », indique-t-il. Dans la cour, à proximité des couloirs, sont entassés des stères de poutrelles. Quelques jeunes ouvriers s’affairent tout autour. « Les travaux ont démarré tout juste après le bac. Là, ils s’évertuent à terminer avant l’ouverture des classes », glisse M. Guèye en passant devant un petit groupe d’ouvriers. « Il y a plusieurs équipes de charpentiers. Ils travaillent indépendamment et ne se connaissent même pas. Lui par exemple, il va bientôt finir », ajoute-t-il avant d’interpeler un certain M. Mbaye, le chef d’équipe.

Malheureusement, celui-ci ne veut rien dire qui porte sur le chantier. « Je ne peux vous donner aucune information sur ce chantier », exclut-il d’emblée toute possibilité d’entretien. Nos tentatives d’approcher d’autres ouvriers, malgré l’aide de M. Guèye, s’avèrent également vaines. Il faut croire que les équipes sont pressées par le temps ainsi que les délais de livraison qui vont bientôt arriver à échéance, avec la rentrée des classes qui approche à grands pas.

Moussa SONKO (Stagiaire)

Malgré la signature du décret d’application de la loi sur le tabac au Sénégal, certains tardent à s’y conformer. Les nouveaux paquets de cigarettes visant à décourager les fumeurs ne semblent pas non plus freiner les ardeurs des amoureux de la cigarette.

Les fins nuages de fumées disséminées dans l’air saisissent la gorge comme une main invisible à l’entrée du box réservé aux fumeurs dans ce restaurant sis au Jet d’eau. L’odeur intempestive de la cigarette et les nuées de fumée faisant que les gens se distinguent à peine, ne semblent pas déranger les amoureux de la clope. Une dizaine de tables est dressée. Sur chacune d’elle, un cendrier est mis à la disposition du client fumeur. A côté, se trouve la salle des non-fumeurs avec la mention « défense de fumer » inscrite sur la façade.

« Les clients non-fumeurs se sont beaucoup plaints de la fumée du tabac qu’ils ne supportaient pas du tout. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en place un endroit exclusivement réservé aux fumeurs », indique Mme Ndiaye, gérante du restaurant. Elle dit être au courant de la loi anti-tabac et essaie autant que faire se peut de l’appliquer dans son restaurant. Si certains gérants de restaurant essaient de se conformer à la loi, d’autres n’en font pas pareil. Cependant, ils usent de leurs propres stratégies pour protéger les non-fumeurs.

C’est le cas de Mme Guindo, gérante d’un restaurant à Hann Mariste. Dans son restaurant, il n’y a aucun endroit où l’on voit l’interdiction de fumer. Cependant, « quand je vois un client fumer ou qui s’apprête à le faire, je l’en dissuade et il sort gentiment », confie-t-elle, soulignant que c’est une question de conviction. Car « avant même qu’on ait voté la loi, j’interdisais la cigarette au sein de mon établissement », poursuit-elle, souriante. Ce cas de figure est pratiquement le même dans presque tous les restaurants.

La loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac au Sénégal, malgré la signature du décret d’application, peine à se faire respecter. L’usage du tabac est interdit dans les lieux publics comme les restaurants, les cafétérias, les halls d’entrée, les toilettes, les cages d’escaliers, les bâtiments extérieurs comme les abris et les hangars, etc. A présent, il n’est pas rare de voir dans les artères de Dakar des gens fumer, en marchant ou assis entre amis sans se soucier de leur environnement direct. « La loi en vaut-elle la peine ? », se demande Moussa Thiam. Ce fumeur de cigarette s’étonne même de constater que beaucoup continuent de fumer à tous les endroits.

A l’arrêt du bus de Castors, sous un soleil de plomb, Cheikh Mbacké, cigarette à la main, hèle les clients à destination de Pikine. Il dit ne pas avoir connaissance de la loi concernant le tabac et qu’il va d’ailleurs bientôt arrêter de fumer. « Parfois j’ai des altercations avec les clients quand je me mets à fumer au cours du trajet », lance l’apprenti derrière son petit sourire narquois.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Une équipe médicale de 85 professionnels de la santé dont des médecins, des infirmiers et des sages-femmes est attendue dans le sud du Sénégal du 17 au 21 septembre 2017 dans le cadre de la deuxième édition des consultations médicales gratuites organisées par l’Association « Ziguinchor assistance médicale ». L’initiative est soutenue par l’ambassade d’Arabie Saoudite à Dakar. Selon Dr Saliou Badji, coordonnateur de l’Association, les agents de santé seront à Diattoc, Tendimone, Balingore. Ils sont également attendus à Lyndiane et Néma II dans la commune de Ziguinchor. « Des cardiologues et des gynécologues feront partie de l’équipe. Il est également prévue des séances de dépistage du cancer du col de l’utérus », a souligné Dr Badji.

B. DIONE

La lutte contre l’excision est en train de porter ses fruits. L’écrasante majorité de la population a déjà tourné le dos à la pratique.

Le taux d’abandon de l’excision est de 99,9% dans l’arrondissement de Dioulacolon, sud du département de Kolda. La révélation est d’Ibrahima Gano, sous-préfet de Dioulacolon, lors de la tournée de presse organisée du 7 au 9 septembre dernier dans les régions de Kolda et de Sédhiou par l’Ong Tostan. Cette tournée vise à rendre plus visibles les résultats des activités de sensibilisation et de mobilisation sociale pour l’abandon de l’excision au Sénégal financé par Orchid Project. De Saré Doma à Saré Golo, en passant par Djidima et Séfa, c’est le même constat. Chefs de village, guides religieux, notabilités coutumières, présidentes des organisations féminines et responsables des mouvements de jeunesse réaffirment leur engagement pour le changement des normes sociales favorables à l’abandon de cette pratique.

A Séfa, les communautés qui ne pratiquent pas l’excision étaient souvent stigmatisées par leurs voisines qui la pratiquaient. « Je pense que l’histoire est en train de nous donner raison », s’exclame Rosa Basso. C’est aussi l’avis d’Ousmane Mané, le chef du village. « La situation a totalement changé à Séfa. Les gens ont rejoint les ethnies qui ne pratiquaient pas l’excision, parce qu’ils ont compris que la vérité est de leur côté. En tant que chef de village, j’encourage les communautés à tourner définitivement le dos à l’excision », déclare-t-il. Ses propos sont confirmés par Fatou Bintou Konaté, vice-présidente des femmes et Doudou Tamba, représentant du président de l’Asc Réveil de Séfa. A Saré Doma, Maryama Baldé, la doyenne des femmes et ancienne exciseuse, jette ses couteaux dans une fosse septique pour montrer le bon exemple. Après 19 ans de pratique, elle met fin à sa carrière et renonce aux cadeaux dont du savon et des poulets qu’on lui remettait en échange de ses prestations.

Cependant, il existe encore quelques poches de résistance chez une certaine communauté qui continue de pratiquer en cachette l’excision, selon le sous-préfet de Dioulacolon qui décerne un satisfecit à l’Ong Tostan pour le travail accompli. « Tostan fait partie des meilleures Ong qui interviennent dans le Dioulacolon. Toutes ses activités sont visées par l’autorité administrative. Et je dois dire que Tostan a fait un bon travail dans le cadre de la lutte contre l’excision et l’abandon des mariages et grossesses précoces », déclare-t-il.
Pour Malick Niang, gestionnaire national de projet à Tostan Sénégal, la lutte contre l’excision est un travail de longue haleine.

Mamadou Aliou DIALLO

La Coalition nationale pour la santé et l’action sociale (Consas) a organisé, le 13 septembre 2017, au Centre de recherche ouest-africain, un panel sur le rôle et la place de la médecine traditionnelle parmi les enjeux sanitaires. Elle invite à un débat d’idées pour qu’il y ait une « complémentarité » entre les deux types de médecine.

Rôle et place de la médecine traditionnelle parmi les enjeux sanitaires ? La Coalition nationale pour la santé et l’action sociale (Consas) pose le débat au moment où un projet de loi pour l’encadrement de la médecine traditionnelle est sur la table de l’Assemblée nationale du Sénégal. A travers un panel organisé le 13 septembre au Centre de recherche ouest-africain (Warc), la Consas a réuni des acteurs de la médecine conventionnelle et celle dite traditionnelle pour évaluer les forces et faiblesses de cette dernière. Selon le président de la Consas, le Pr Abdoul Kane, il est aujourd’hui reconnu que la médecine traditionnelle peut rendre beaucoup de services aux populations. La preuve, en Afrique, selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), plus de 80% ont recours à ce type de médecine.

Pour le Sénégal, le président de la fédération sénégalaise des tradipraticiens, Ablaye Ndaw, est d’avis que plus de 95% de la population ont recours à la médecine traditionnelle avant celle conventionnelle. Face à l’ampleur de l’utilisation de ce type de médecine, il faut très vite procéder à une réglementation pour permettre aux populations de mieux en tirer profit. Toutefois, le coordonnateur de la Cellule de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Emmanuel Bassène, est optimiste que le projet de loi sera bientôt adopté par la nouvelle législature. Selon lui, ce projet a été longtemps initié, mais a toujours été dans le circuit. C’est finalement le 31 mai 2017 qu’il a été déposé sur la table du gouvernement et a été adopté en procédure d’urgence.Cependant, l’expert en médecine traditionnelle Charles Katy, qui a pris part à ce panel, renseigne que sans une loi votée par l’Assemblée nationale, il ne peut y avoir une réglementation dans le secteur de la médecine traditionnelle. Surtout qu’aujourd’hui, constate le cardiologue, le Pr Abdoul Kane, beaucoup de personnes qui n’ont aucune compétence se sont malheureusement installés dans ce camp de la médecine traditionnelle. Il considère même ces derniers comme des « charlatans » qui ne font que tromper des citoyens. « Il faut clairement délimiter le champ d’actions de la médecine traditionnelle, définir ceux qui ont le droit de l’exercer et faire en sorte que ces charlatans puissent ne plus pouvoir exercer et que cette publicité tapageuse qu’on connaît aujourd’hui ne puisse plus avoir lieu », invite le président de la Consas. Parmi les faiblesses de la médecine traditionnelle, Charles Katy cite l’absence d’un centre d’incubateur sur les plantes comme cela se fait dans beaucoup de pays africains, notamment au Ghana, l’inexistence d’une politique nationale de protection du savoir-faire traditionnel, mais aussi un problème de documentation.

Restaurer les liens historiques entre l’humanité et les plantes
Toutefois, le chercheur appelle à la restauration des liens historiques entre l’humanité et les plantes. Car, à son avis, la médecine conventionnelle a des bienfaits comme elle a aussi des limites. Pour cela, Charles Katy appelle à une « complémentarité » entre ces deux types de médecine. Mais pour jumeler la médecine traditionnelle à celle conventionnelle, il faut, selon le président de la Coalition nationale pour la santé et l’action sociale, définir le cadre dans lequel intervient chaque type de médecine. Si cela est fait, poursuit le cardiologue Abdoul Kane, il y aura des passerelles entre les deux. « L’Afrique regorge de substances naturelles qu’on appelle l’or vert qui pourrait servir une médecine. Tout suppose que cette médecine soit évaluée et si cela est fait, on pourrait envisager une coopération entre les deux (médecine traditionnelle et médecine conventionnelle) à condition que leur efficacité soit prouvée », ajoute le cardiologue Abdoul Kane, auteur du livre : « La vie sur un fil ».

Aliou Ngamby NDIAYE

En marge de la célébration de la Journée internationale de l’alphabétisation et de la Semaine nationale de l’alphabétisation, la Coordination nationale des opérateurs en alphabétisation du Sénégal (Cnoas) a organisé, le 11 septembre 2017, une journée de mobilisation et de partage en vue d’une reconnaissance des acquis de l’expérience des facilitateurs en alphabétisation.

Pour le renforcement de la qualité des programmes d’alphabétisation, l’insertion à l’emploi structuré, puis à terme la reconnaissance des facilitateurs par le biais d’un diplôme spécifique, une journée de partage et de mobilisation a été organisée par le Cnoas et l’ensemble des acteurs qui s’activent dans l’alphabétisation. Après avoir rappelé l’importance de l’alphabétisation comme facteur de développement et le travail qu’effectuent les facilitateurs (enseignants de l’alphabétisation) dans ce secteur, Oulimata Diène, représentante des facilitateurs, a relevé « les salaires dérisoires et la protection sociale quasi inexistante » chez ces derniers.

Pourtant, « les facilitateurs contribuent à la régulation entre l’individu et son environnement, au développement communautaire, à la solidarité et ont donc besoin de plus de valorisation », a indiqué Mamadou Konté, président de la Cnoas. Selon lui, la mise en œuvre de la Validation des acquis de l’expérience des facilitateurs (Vae) n’est qu’une étape, car les personnels du non formel sont porteurs d’espoir et la certification doit servir de moyens pour changer leur situation et leur donner la possibilité d’être insérés et de gagner dignement leur vie.

Avec 54,6% de taux d’analphabétisme au Sénégal dont plus de cinq millions de personnes qui ne savent ni lire ni écrire, il est plus que nécessaire d’avoir des programmes de qualité et des facilitateurs bien formés, selon Ndèye Nam Diouf, directrice de l’alphabétisation et des langues nationales. « Le processus de validation des acquis de l’expérience des facilitateurs en alphabétisation est bien enclenché. Nous avons l’espoir de voir ces derniers avec un parchemin prochainement valorisant toutes ces années de durs labeurs », a-t-elle fait savoir. Il est à noter également que l’Unesco a contribué à la mise en place de la Vae dans sa mission d’aider l’Etat du Sénégal de faire de l’alphabétisation un levier du développement et de renforcer la place des langues nationales sur l’ensemble du territoire national.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique a mis en place une plateforme de suivi efficace des Objectifs de développement durable (Odd). Cela, dans une approche inclusive, holistique et intersectorielle.

Dans le but d’éviter la dispersion des actions et de renforcer leur capacité d’intervention dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd), la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a lancé, mercredi dernier, une plateforme de suivi. Un cadre de concertation, de coordination et de synergie pour la promotion et la défense du droit à l’éducation.

Le développement durable, les droits économiques et socioculturels ainsi que la lutte contre les changements climatiques sont des questions aussi prises en charge par la plateforme. Hélène Niang, membre du conseil d’administration de la Cosydep, explique que cet atelier marque « le désir de la Cosydep d’organiser une plateforme multi acteurs et intersectorielle sur les Objectifs de développement durable, afin qu’il y ait une appropriation des populations et des communautés à travers le travail mené par les organisations de la société civile ». Toutes les parties prenantes issues des domaines de l’énergie, de l’éducation, du genre, des droits de l’homme, de l’environnement et de la bonne gouvernance ont été invitées à travailler ensemble et à décloisonner les secteurs en vue de faciliter l’unité entre les différents acteurs.

Selon Cheikh Mbow, coordonnateur national de la Cosydep « la dimension humaine doit être mise en avant ». De l’avis de Mignane Diouf, modérateur et membre de la société civile, il urge de développer une symbiose dans les objectifs à atteindre et un partenariat avec l’Etat pour l’accompagner et pouvoir à la fois jouer un rôle de surveillance. Au cours de l’atelier, une charte régissant les rapports entre les différentes parties a été adoptée. Selon les acteurs, c’est une ligne de conduite, de principes et de respect pour une synergie d’actions sans couacs. « Il faut fédérer les forces dans le respect de la diversité, la confiance et la solidarité qui sont les principes même de la charte de la plateforme engageant toutes les organisations signataires », poursuit M. Diouf. Un plan d’actions a été mis sur pied par les parties prenantes et son démarrage est prévu pour fin octobre 2017, selon Cheikhou Touré de Endagraf, modérateur. « L’objectif de suivi des Odd doit se faire à tous les niveaux. Maintenant, il reste à peaufiner, dans un délai de 10 jours, la feuille de route en plan d’actions budgétisé. L’évaluation de la plateforme est prévue pour octobre 2018 ». Le Cosydep entend ainsi s’inscrire dans la dynamique des Nations Unies qui ont adopté en septembre 2015 l’Agenda 2030 pour le développement durable, un programme contenant 17 objectifs.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

 

Des rédacteurs en chef et chefs de Desk santé ou société ont été sensibilisés sur la santé de la reproduction. Cette session entre dans le cadre de la deuxième phase du projet « Voix pour la santé » exécuté par l’Association des journalistes en santé, population et développement.

L’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd) est en train de dérouler la deuxième phase du projet « Voix pour la santé », financé par le partenaire « PpGlobal ». Les membres de cette association ont dans ce cadre sensibilisé des rédacteurs en chef, chefs de desk santé ou société sur les questions liées à la Santé de la reproduction (Sr), en particulier « la sexualité ».

Selon le président de l’Ajspd, Alassane Cissé, l’objectif de la session est de renforcer les connaissances des rédacteurs en chef sur les questions liées à la Sr qui ont permis de réduire le taux de mortalité maternelle et infantile au Sénégal et d’améliorer la qualité de vie des femmes. « Nous allons continuer à sensibiliser les patrons des rédactions sur l’importance de faire passer les articles sur la santé et en faire même des « Unes » au bénéfice des populations », a indiqué M. Cissé. Le modérateur de la rencontre, Assane Touré, a abondé dans le même sens en démontrant l’importance d’ouvrir un journal sur les informations relatives à la santé. Il a rejeté les arguments selon lesquels les articles sur la santé ne sont pas des éléments de vente. « La santé vend, surtout si la rédaction dispose de journalistes spécialisés qui maîtrisent les enjeux en donnant des informations fiables », a-t-il soutenu.

L’ancien journaliste au quotidien national « Le Soleil », El Bachir Sow, a encouragé ses jeunes confrères à produire des articles de qualité qui permettront aux rédacteurs en chef d’en titrer dans leurs « Unes ». « Ne vous fatiguez jamais. Battez-vous dans vos rédactions », a-t-il recommandé.

Il faut signaler que la deuxième phase du projet « Voix pour la santé » sera aussi exécutée dans les régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Louga, Matam, Diourbel et Kolda.

Eugène KALY

 

La République populaire de Chine a procédé, hier, à la remise d’un lot de médicaments antipaludéens d’une valeur de près de 2 milliards de FCfa. Ce don offert au gouvernement sénégalais équivaut à 124.800 boites de 9 comprimés.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), a reçu un lot de 124.800 boites de médicaments antipaludiques. Il s’agit d’un don couvert par l’aide sans contrepartie inscrite dans l’Accord de coopération économique et technique signé le 9 janvier 2013 entre le gouvernement chinois et celui du Sénégal.

« L’intérêt de ces médicaments repose sur leurs utilisations dans la prise en charge du paludisme simple et en traitement relais des cas de paludisme grave », a fait savoir Ibrahima Wone, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il a également demandé à tous les acteurs de procéder à une utilisation optimale et judicieuse des médicaments pour l’atteinte des objectifs fixés par le Pnlp.

Omar Sarr, coordonnateur du Pnlp, a révélé que « selon l’Enquête démographique et de santé de 2016, sur les 14 régions du Sénégal, les 11 ont une prévalence inférieure ou égale à 1%. La région de Matam a 2%, Kolda 3% et Kédougou 4% ». Il a rappelé qu’en 2016, l’Etat du Sénégal a pu mettre à la disposition de la population plus de 8 millions de Moustiquaires à longue durée d’action (Milda) avec un taux de satisfaction des besoins exprimés de plus de 98%.

Cependant, pour l’atteinte des objectifs du plan stratégique de lutte contre le paludisme qui est d’aller vers la pré-élimination en 2020 « le Pnlp a encore des défis à relever, notamment la pérennisation des financements et la préparation de la campagne nationale universelle de 2019 », poursuit-il.

Zhang Xun, ambassadeur de la Chine au Sénégal, espère que ces médicaments contribueront à la réalisation des objectifs du plan stratégique 2016-2020 de lutte contre le paludisme. Il a également rappelé que cette année des experts sénégalais sont invités en Chine pour participer à des séminaires sur la lutte contre le paludisme.

Alioune Badara DIATTA
(stagiaire)

 

Suite aux Forums nationaux de l’eau organisés dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, l’Ong Eau Vive a initié une rencontre bilan à Dakar. Ceci en prélude du Forum mondial de l’eau prévu en 2018 au Brésil.

Des acteurs de la société civile et autres décideurs politiques s’activant dans le domaine de l’eau en Afrique de l’Ouest francophone ont préconisé un dialogue multi-acteurs pour une bonne gouvernance nationale et locale de l’eau. Avec les Forums nationaux de l’eau organisés dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest depuis 2011,  Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal, Togo, ce processus de dialogue a été lancé.

C’est ainsi que l’Ong Eau Vive a initié un atelier bilan sur les Forums nationaux de l’eau. C’est entre 2011 et 2015 que se sont tenus ces forums sous le leadership des ministères en charge de l’eau et de l’assainissement, rassemblant dans chacun des pays concernés entre 200 et 500 participants représentant divers collèges d’acteurs du secteur comme les usagers, les leaders d’opinion, les collectivités locales, les Ong, les associations nationales et internationales, les opérateurs privés et publics, les autorités et services nationaux centralisés et décentralisés, les partenaires techniques et financiers, les femmes, les jeunes.

Selon Ndiamé Dieng, administrateur Eau Vive Sénégal, ces forums étaient adossés à des activités de mobilisation et des manifestations culturelles, afin de sensibiliser le plus grand nombre de public aux enjeux de l’eau et de l’assainissement.

Cet atelier de deux jours, apparait nécessaire, selon les organisateurs qui veulent en profiter pour faire un bilan et avoir une réflexion partagée entre ces pays sur l’impact de ces forums, avec en  perspective le 8ème Forum mondial de l’eau qui se tiendra en 2018 au Brésil.

Conseiller technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mouhamed Badji a appelé les participants à adhérer à la dynamique participative du Sénégal, qui compte organiser le 9ème Forum mondial de l’eau en 2021. Une première en Afrique subsaharienne. Selon M. Badji, le choix du Sénégal pour accueillir cette grande rencontre mondiale sur les problématiques de l’eau et de l’assainissement n’est pas fortuit. Il a aussi estimé la volonté de l’Etat du Sénégal d’aller vers un accès universel à l’eau à l’horizon 2020. Cet atelier sera suivi de réunions de restitution dans les pays, puis de l’organisation de nouveaux Forums nationaux de l’eau selon les pays, dont les résultats seront notamment restitués lors du 8ème Forum mondial de l’eau.

Oumar NDIAYE

 

L’ancien officier des Douanes, le Docteur El hadj Maguette Thiam, a été décoré, le 29 juin dernier, au Cameroun, Docteur Honoris Causa par le Commonwealth University. Rencontré à son domicile, sis aux Hlm, le douanier à la retraite revient, dans cet entretien, sur la motivation de cette distinction et son parcours depuis l’enseignement élémentaire jusqu’à l’inspection honoraire des Douanes.

Vous avez été fait Docteur Honoris Causa de l’Université du Commonwealth. Comment vous avez reçu cette distinction ?
Un bon matin, j’ai reçu une lettre de « London Graduate School » sur laquelle il est écrit : « invitation à participer à un sommet d’exécutif de deux jours avec séminaire, conférence et remise à titre honorifique de doctorat. Nous vous invitons à venir participer à notre collège exécutif de deux jours qui se déroulera comme suit : le thème du sommet : le succès en gestion et la direction pour les entreprises et professionnels. Lieu de rendez-vous hôtel la Falaise. Des ateliers de formation seront organisés pour vous avec d’autres éminents participants pour vous donner une nouvelle approche en matière de leadership. Vous êtes parmi les personnalités retenues pour reconnaissance de vos activités et contribution au progrès social ». J’ai donné mon accord et comme convenu je suis allé à la conférence. A l’issue de cette participation, j’ai été honoré docteur honoris Causa par l’université de Commonwealth.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel qui vous a permis, aujourd’hui, d’avoir ce diplôme ?
J’ai été d’abord instituteur, professeur de l’enseignement élémentaire comme on dit avant l’indépendance. Par la suite, la mission politique de Mamadou Dia à l’époque ne correspondait pas à mon idéal pour l’enseignement. Ce qui compte pour moi, c’est le mérite. Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor favorisaient leurs partisans. C’est à ce moment que j’ai démissionné. J’ai fait le concours des Douanes, j’ai réussi et j’ai intégré ce corps. J’ai fait les différents concours des Douanes pour venir à l’inspecteur honoraire des douanes. Malgré tout, j’ai continué à militer dans la Ligue de l’enseignement laïc du Sénégal. J’ai été secrétaire général, pendant longtemps, de la ligue et ensuite j’ai été membre du comité d’honneur, secrétaire général chargé des relations internationales. A ce titre, j’ai participé à plusieurs colloques internationaux à Dakar pour le compte de la Ligue internationale de l’enseignement dont le secrétariat était assuré par la France. Sur le plan social, à la douane, j’ai participé à la création de ce qu’on appelle l’Union des agents des douanes du Sénégal dont je suis devenu président. C’est moi qui ai créé la coopérative de consommation à la douane et la coopérative de construction qui se trouve à Golf où il y a des douaniers. J’ai participé à plusieurs réunions au nom du ministère des Finances. Après avoir été pendant longtemps vice-président de l’Association syndicaliste des Nations Unies, nous avons lutté contre le désarmement. Quand nous avons terminé, l’Organisation des Nations Unies nous a reconnu en nous délivrant un diplôme de la paix. Je continue toujours de lutter pour les droits de l’Homme. C’est ainsi que, pour le Sénégal, j’ai fait plusieurs articles afin d’appuyer la candidature du Sénégal au sein des Nation Unies. J’ai envoyé des lettres en 2005 et actuellement le Sénégal est membre du secrétariat exécutif des Nations Unies.

Qu’est-ce que cela vous fait d’avoir cette distinction du Commonwealth University après tant d’années de lutte pour le progrès social ?
C’est une récompense. Je ne les connais pas. Un bon jour j’ai été convoqué. C’est parce que dans les réunions et conférences auxquelles j’assiste, j’ai été suffisamment dynamique pour qu’on me distingue et pour pouvoir me reconnaître. C’est un honneur pour le Sénégal parce que prendre un francophone, l’inviter à une conférence et le nommer comme ça, c’est quelque chose d’important. Si je ne reçois pas une récompense de mon pays, je pourrais recevoir une récompense des étrangers. Je constate que je milite pour le progrès de l’Homme. En dehors de ça, j’ai beaucoup de distinctions. J’ai été décoré par la France Chevalier de la Légion d’Honneur par les Français avant les Sénégalais. Le Sénégal, par la suite, a essayé de se rattraper. Ils m’ont décoré, d’abord, Chevalier de l’Ordre national du Lion par la suite Officier. Comme j’étais Officier de l’Ordre national du Lion, on est obligé de me nommer officier de l’Ordre du Mérite. Le président Abdou Diouf me connaissait bien, mais c’est regrettable de le dire, les élites africaines ne reconnaissent pas les méritent des gens pour les encourager.

Avant de partir au Cameroun pour cette distinction, toutes les autorités concernées ont été saisies, sauf pour les Affaires étrangères qui m’ont envoyé un appui financier quand j’étais sur place. Quand je suis revenu, j’ai rendu compte aux différentes autorités, notamment au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche parce que le titre de docteur Honoris Causa est la distinction la plus élevée de l’université. J’ai rendu compte au président de la République. Je n’ai reçu aucune réaction de la part de ces autorités.

Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

 

Offrir un cadre de formation de spécialistes en droit : c'est la vocation de l'Institut des métiers du droit (Imd). Le nouveau-né de l'enseignement supérieur a procédé, hier, à l'inauguration de son campus académique qui va ouvrir ses portes le 16 octobre 2017.

Sis à la commune de Yoff, l'Institut des métiers du droit (Imd) est un établissement d'enseignement supérieur qui répond aux normes du système Lmd. Il est le fruit d'un projet pédagogique issu de la complicité de ses fondateurs, Dr Boubacar Camara, le Président directeur général et Dr Moussa Sylla, l'administrateur. Sur plus de 600 m2, ce joyau est né, selon ses fondateurs, de leur conviction qu'une formation de qualité est indispensable dans ce monde changeant. « J'avais remarqué qu'il y avait beaucoup de métiers innovants qui ne faisaient pas l'objet de formation formalisée », a jugé M.  Camara.

Le secteur des activités maritimes, portuaires et aéroportuaires, ainsi que celui des activités minières et pétrolières sont aujourd'hui d'un enjeu si important que l'Imd a senti la nécessité d'ouvrir deux programmes de Master à leur intention, à côté de trois autres qui sont une continuation des programmes de Licence professionnelle en gouvernance locale, en  marchés financiers et boursiers, etc. Selon l'administrateur de l'institut, « le gap, en termes de compétence et de capacité dans les secteurs minier et pétrolier, ainsi que la recherche de l'atteinte de la symétrie de compétence » traduisent la pertinence du choix porté sur ces deux Masters dont « l'objectif est de former des spécialistes en législation et réglementation, ainsi qu'en stratégie de négociation et de gestion de contrats dans les secteurs minier et pétrolier ».

Par ailleurs, cet institut d'enseignement supérieur ouvert, sur examen de dossier, à tout candidat titulaire du baccalauréat ou d'un diplôme universitaire, a des ambitions de taille. « Nous voulons mettre en place un Mba international à la dimension de Harvard. Nous sommes sûrs d'avoir les compétences qu'il faut. Harvard est devenue la cathédrale du management. Nous pensons que l'Afrique doit avoir un produit de référence en matière de management », a souligné le Pdg de l'institut.

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l'Action sociale, présent en sa qualité de maire de la localité, a exprimé sa fierté et sa satisfaction de voir « sa commune, avec l'implantation de l'Imd, parmi les plus cotées à la bourse des valeurs des collectivités locales ».

Moussa SONKO (stagiaire)

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