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Actualités (1307)

Après les trottoirs, les marchands ambulants ont envahi les passerelles. Celle de l’hôpital Nabil Choucair est jonchée d’étals de marchandises posées à même le sol. Le commerce fleurit sur la passerelle au grand dam des piétons.

Le trafic n’est pas fluide au bas de la passerelle de la Patte d’Oie, près de l’hôpital Nabil Choucair, aux environs de midi. Ce mardi 10 janvier 2016, des voitures roulent au ralenti à cette hauteur. Certains piétons attendent pour traverser. Les plus conscients empruntent la passerelle. Ici aussi, il faut de la patience pour regagner l’autre côté de l’autoroute. Des étals de chaussures, d’accessoires, de voiles et diverses marchandises jonchent la chaussée. Des ambulants hèlent par-ci et par là des piétons. Certains jettent un regard. D’autres se faufilent entre les étals. L’ambiance rappelle l’atmosphère des marchés. Les marchands ambulants ont imposé une autre vocation à cet ouvrage. Vêtu d’un maillot rouge assorti d’un pantalon noir, Modou Mbaye ne pense qu’à gagner sa vie. La satisfaction de ses besoins et ceux de sa famille passent devant la fluidité de la circulation des personnes. « Nous n’avons pas un endroit où nous pouvons écouler nos produits, nous sommes venus ici pour travailler et satisfaire les besoins de nos familles », justifie ce vendeur de chaussures exposées sur un toile. Son installation ravale la largeur de la passerelle. Mais, Modou n’affiche pas une gêne. Son camarade Fallou Gaye présente, lui, des peignes, des cotons-tiges…, dans son coin. Le petit commerce fleurit. Ce jeune est bien conscient que la passerelle n’est pas un marché. Cependant, il ne manque pas d’arguments. « Je sais que la passerelle n’est pas un espace de vente de marchandises. Elle est destinée pour la traversée de l’autoroute. Mais, on n’a pas les moyens de louer des cantines dans les marchés », tente-t-il d’argumenter. Sur ce petit marché, on ne se préoccupe pas des risques. Les vendeurs croient au destin. Pour Fallou Gaye, tout ce qui doit arriver arrivera, personne n’y pourra rien. Ils opposent leur foi aux risques auxquels ils sont exposés. Pourtant, dans le passé, la passerelle de la Sicap Mbao s’est affaissée. Mais à Nabil Choucair, les vendeurs font confiance aux ingénieurs. « On ne le souhaite pas, mais je pense que cette passerelle est très solide. Que Dieu nous en garde et nous protège », prie Fallou Gaye.

Les piétons émettent des réserves sur l’occupation anarchique de cette voie. Croisée dans les environs, l’étudiante Ndèye Daro Diouf balaie d’un revers de main les arguments des vendeurs. « Ici, ce n’est pas fait pour vendre, mais plutôt pour traverser », répète-t-elle. Cette demoiselle qui emprunte cette voie tous les jours a longtemps protesté en silence contre les installations. A certaines heures de la journée, comme des ruelles des marchés, il est difficile se mouvoir. « Il y a un embouteillage le soir sur la passerelle. C’est déplorable », peste l’étudiante. Elle n’est pas la seule à faire ce constat, ni à hausser le ton. Abdoulaye Diop, un commercial dans une entreprise de la place, ne cache pas son amertume. « Leurs marchandises bloquent le passage. C’est déplorable », clame-t-il.

Un autre piéton y voit un manque de civisme des citoyens sénégalais. Il a rappelé que la mairie a déguerpi à plusieurs reprises les marchands ambulants dans la zone de Patte d’Oie. Mais, ces derniers reviennent occuper les lieux quelques jours après. « Il faut que les autorités réagissent davantage. Le Sénégalais ne respecte pas la vocation des espaces », indique Amadou Diop, un ancien militaire. Il est temps de mettre de l’ordre sur les trottoirs et sur les passerelles.

Seynabou BOP (stagiaire)

Il y avait du beau monde au Centre de formation professionnelle de Bambey à l’occasion de la cérémonie de départ à la retraite de Aïssatou Diop Diarra, directrice du Cfp ex-Cetf. Des ministres, des députés, des  maires, des fonctionnaires, des formateurs et des chefs religieux et coutumiers sont venus témoigner le travail remarquable abattu par la directrice. La présidente du groupe parlementaire du Pds, Aïda Mbodj, a su, par des mots justes, retracer le parcours élogieux de sa camarade de classe. « Elle  était une fille modèle durant sa jeunesse. Elle a reçu une très bonne éducation de son oncle El Hadji Gorgui Mbengue », témoigne Mme Mbodj. Les anciens élèves et des élus locaux ont  tous salué les qualités de cette dame qui est, par ailleurs, la présidente de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Bambey. L’actuelle secrétaire générale du ministère de la Fonction publique, Rachelle Coly Boucal, a effectué le déplacement. Elle a exprimé toute sa fierté d’avoir travaillé avec Aïssatou Diarra Diop. Le sous-préfet de Ngoye, au nom du préfet de Bambey, a présidé cette cérémonie en présence de l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Bambey, Bassirou Tine, et du coordonnateur du projet Sen 028. Le centre sera désormais dirigé par Mme Tall Khady Fall.

Mamadou Aïcha NDIAYE

Depuis 1938, la démonstration du théorème inversé du Pr Evariste Galois est une obsession pour la communauté scientifique mondiale. Et c’est l’universitaire sénégalais Hamet Seydi qui a trouvé la solution, ouvrant ainsi un vaste champ de recherches dans le domaine des mathématiques. Par la force des choses, l’enseignant-chercheur revient ainsi au devant de la scène à l’âge de 73 ans.

A l’Institut supérieur d’informatique (Isi), les secrétaires et les étudiants vouent un respect au Pr Hamet Seydi. C’est vrai, en Afrique, le droit d’aînesse a encore son poids. C’est vrai aussi que M. Seydi doit être le plus âgé dans cet établissement d’enseignement supérieur. Ce n’est pas tout. Le parcours académique de ce Sénégalais force l’admiration. Pourtant sa popularité n’avait pas dépassé les espaces universitaires. Combien de Sénégalais qui ne s’intéressent pas aux mathématiques connaissent cet enseignant-chercheur qui a bouclé sa thèse de 3e cycle en un mois ? Peu de scientifiques ont réussi ce coup. Mais aussi combien de Sénégalais savent que c’est en 2015 qu’il a résolu une équation qui a focalisé les attentions des scientifiques du monde entier depuis 1938. Ce Sénégalais, né le 25 octobre 1944 à Ziguinchor et baptisé Mouhamed Chérif Seydi, a apporté une contribution inestimable à la sécurité des données bancaires, à la lutte contre les cybers-attaques et au piratage informatique. La recherche, c’est sa tasse de thé. A 73 ans, il n’envisage pas de se retirer du champ de la recherche.

L’expérience mène peut-être à la découverte. « J’ai toujours poursuivi mes recherches. Mais, ce qui m’a le plus marqué, c’est la parution de mon article en 2015. J’ai résolu un problème qui date de 1938 : le théorème inverse de Galois. Alexandre Grothendieck avait abandonné les mathématiques, parce qu’il était déçu de l’usage qui a été fait des sciences. Cependant, il avait produit un mémoire de 2.000 pages qui s’intitule : « La Longue marche de la théorie de Galois ». Il y a exposé les problèmes mathématiques du 21e siècle qu’il faudrait résoudre », raconte le mathématicien. Le Pr Hamet Seydi avait la responsabilité morale de poursuivre la mission de ses maîtres. C’est ainsi qu’il deviendra leur digne héritier. Comme ces derniers, l’enseignant-chercheur a marqué à jamais l’histoire de l’évolution des mathématiques.

Les mathématiciens avaient affirmé que Galois avait révolutionné à jamais leur discipline. Certains lui reconnaissent l’invention de la notion de groupe, voire de l’algèbre moderne. Mais, sa théorie est une conjecture qui signifie en mathématiques « une vérité dont on n’a pas prouvé la véracité ». « La théorie de Galois est une théorie assez bizarre. Evariste Galois veut résoudre les équations des degrés supérieurs. Il a constaté qu’il y avait des structures qui intervenaient à l’intérieur et que nous avons appelées des groupes. C’est ainsi qu’une théorie est née. C’est une théorie qui sert dans la cyber-sécurité. Il ne pouvait s’imaginer cela à l’époque. Les mathématiques, c’est comme çà. Tu fais des choses, tu ne sais pas à quoi cela sert ou servira », commente l’enseignant-chercheur.

Les enjeux d’une démonstration
M. Seydi qui a démontré cette théorie enlève aux scientifiques une épine du pied. La résolution de cette équation était une obsession pour les mathématiciens depuis 1938. « Mes travaux seront utilisés dans le domaine de la sécurité au sens large. Ce que j’ai résolu fait partie de la théorie de Galois qui est devenue un outil essentiel pour la sécurité informatique. Galois l’avait fait pour résoudre des problèmes, mais on s’en servira pour résoudre les problèmes de sécurité », analyse l’universitaire. La démonstration de ce théorème ouvre la voie à la recherche dans le domaine des mathématiques.

Le Chevalier de l’ordre national du Lion et Médaillé d’or de mathématiques de l’Union mathématique africaine va enseigner une partie de la théorie de Galois à l’Institut supérieur d’informatique. Au-delà de la transmission des connaissances, le septuagénaire est mû par la production des ressources humaines capables d’apporter des réponses aux défis sécuritaires qui se posent et qui se poseront davantage à l’Afrique.

L’homme a la chance de croiser sur son chemin les meilleurs mathématiciens des temps modernes. Un jour, aux Etats-Unis, un de ses amis camerounais l’invita à aller suivre les cours d’un célèbre mathématicien, le Pr Pierre Samuel. Il répond à l’invitation. Il suit les deux avant-derniers cours et se présente à l’examen. Il passe avec la mention « Passable ». Il ne pouvait pas espérer mieux, car n’ayant assisté qu’à deux cours. « Lorsque j’ai montré mes notes au Pr Samuel, il n’était pas chaud. Il fallut que je lui montre le problème que j’avais résolu durant les vacances pour qu’il accepte. Il m’a dit que le papier sera publié au compte rendu de l’académie des sciences. Il m’a fait refaire l’examen et j’ai obtenu la mention « Très Bien » qui annule la mention « Passable », raconte l’universitaire qui venait de démontrer son premier théorème. La suite sera une suite de démonstrations qui confirment la notoriété scientifique du Sénégalais.

Une thèse bouclée en un mois
Dans un premier temps, il a mis de l’ordre dans l’article scientifique d’un Américain. Ensuite, il complète les travaux d’un mathématicien japonais. « En l’espace d’un mois, j’ai mis de l’ordre dans le papier de l’Américain. Le Pr Samuel me disait que cela suffisait pour une thèse de 3e cycle. J’ai fait une thèse de 3e cycle en un mois. Elle portait sur les problèmes de mathématiques de l’époque ; un mathématicien japonais avait affirmé des choses qui n’étaient pas exactes. Il fallait y apporter des éclairages », précise le Pr Hamet Seydi. Il n’a pas perdu de temps pour franchir les grades. Après sa thèse de 3e cycle, soutenue à l’Université de Paris Orsay en 1969, il décroche l’agrégation en 1970 avant défendre, en 1973, son Doctorat d’Etat es sciences mathématiques dans la même institution. Au Sénégal, il gravit vite les échelons à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. De chargé d’enseignement en 1972, il devient chef de département des Mathématiques en 1986, puis doyen de la Faculté des sciences et techniques en 1989 et Professeur titulaire de mathématiques de classe exceptionnelle. L’attaché de recherche au Cnrs est venu dans les mathématiques par accident de l’histoire. M. Seydi a enseigné à l’Institut de technologies du Massachussetts, dans les universités américaines de Haward, Columbia, Colorado, dans 15 universités africaines et 11 universités européennes.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Education nationale va acquérir deux imprimantes braille pour un coût de 75 millions de Fcfa. L’établissement a réceptionné deux bus pour un montant de 80 millions de FCfa. Ces acquisitions vont améliorer les conditions d’apprentissage.

L’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès a reçu, vendredi dernier, la visite du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, accompagné d’une forte délégation composée du député Hélène Tine, du maire de la ville et du gouverneur de la région. Le ministre a remis beaucoup de cadeaux aux élèves. Une manière, pour les autorités, d’affirmer leur attachement à l’effectivité de l’éducation inclusive.

C’est dans cette optique que le ministère a mis à la disposition de l’établissement du matériel didactique de dernière génération. La prise en compte du principe de l’équité se matérialise par l’accroissement des investissements au profit des écoles qui s’occupent de la scolarisation des enfants vivant avec un handicap. « Nous avons mis une enveloppe de 75 millions de FCfa pour acheter deux imprimantes braille, du matériel didactique nécessaire à une bonne conduite des apprentissages, mais aussi deux bus pour assurer le transport des pensionnaires de l’Inefja pour un coût de 80 millions », a informé Serigne Mbaye Thiam. Il a, en outre, annoncé la réhabilitation des bâtiments de l’Inefja  durant l’année 2017. En plus, l’organisation d’une cérémonie de distribution des prix aux meilleurs élèves est inscrite dans l’agenda de l’établissement. « Cette cérémonie sera calée sur l’agenda de mon ministère. Et je me ferai l’honneur de venir la présider », a promis le ministre qui a révélé que le statut spécifique aux enseignants de cet établissement a été élaboré et qu’il ne reste que sa signature par le chef de l’Etat.

Auparavant, le directeur de l’Inefja, Mansour Ndior, a reconnu qu’un grand pas vient d’être franchi dans la montée en puissance de leur institut. « Le matériel réceptionné va nous permettre d’écrire en braille les œuvres au programme. Nos élèves pourront recevoir leurs cours en même temps que leurs camarades des autres collèges et lycées de Thiès », a souligné M. Ndior. Dans la même dynamique, la mairie de Thiès, dirigée par Talla Sylla, va prendre en charge le salaire d’un des chauffeurs des deux bus. La mairie va également acquérir un logiciel de plus d’un million de FCfa pour l’imprimante.

Mbaye BA

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a un nouveau plan de communication. Il est évalué à plus de 278 millions de FCfa pour une période de trois ans.

Le Plan de communication du ministère de la Santé et de l’Action sociale, adossé au Plan national de développement sanitaire, a été présenté le vendredi 13 janvier à Dakar. Le ministère a défini sa stratégie et fixé ses objectifs à travers ce plan évalué à 278.600.000 FCfa. Ce budget couvrira les activités pour la période 2017 et 2019. Cette enveloppe servira à promouvoir les activités de prévention et de sensibilisation. « Il contribuera aussi au renforcement de capacités des structures relevant du ministère en matière de communication interne et externe », a commenté Mme Aïssatou Diouf Niang de la cellule de communication.

Pour le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, il consiste à mettre en place une stratégie et un plan de communication institutionnelle. Il a rappelé qu’après les consultations sur la santé et l’action sociale, tenues en 2012, il était question de mutualiser les actions de communication pour plus d’efficacité. Ce département fait, en effet, face à des défis de communication. Parmi eux, M. Wone a énuméré la Couverture maladie universelle, la carte d’égalité des chances, la gestion du climat social, les urgences sanitaires...

Face à toutes ces priorités, il a invité les directeurs généraux, les directeurs et les chefs de service nationaux de soutenir ce plan pour une meilleure communication.

Le représentant de l’ambassadeur du Grand-duché de Luxembourg, principal bailleur, a promis d’accompagner davantage ce plan de communication.

Eugène KALY

Le président de la République, Macky Sall, lancera officiellement le Plan d’urgence et de rattrapage pour accélérer la riposte au Vih en Afrique occidentale et centrale lors du prochain sommet du Nepad. C’est ce que renseigne un communiqué parvenu à la rédaction.

Le directeur régional de l’Onusida, Dr Djibril Diallo, a été reçu, hier, par le président de la République, Macky Sall. Leurs échanges ont porté sur « le Plan d’urgence de rattrapage pour accélérer la riposte au Vih en Afrique occidentale et centrale ». Ce plan vise à augmenter par trois le nombre de malades qui ont accès au traitement antirétroviraux (Arv), en vue d’atteindre l’objectif mondial d’élimination de l’épidémie d’ici à 2030. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, le chef de l’Etat s’est engagé en tant que champion du Plan d’urgence à le promouvoir dans les 15 Etats de la Cedeao et dans les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. « Nous voulons que le Sénégal soit compté au nombre des pays qui ont complètement éliminé la transmission du Vih de la mère à l’enfant », a-t-il déclaré.

Les acteurs veulent, à travers ce plan, inverser les tendances dans deux régions de l’Afrique qui comptent 6,5 millions de personnes infectées et parmi lesquelles 4,7 millions ne sont pas sous traitement antirétroviral. « Tous les efforts sont déployés pour mettre en œuvre le Plan d’urgence de rattrapage pour accélérer la riposte au Vih en Afrique occidentale et centrale, et il sera officiellement lancé lors du prochain sommet du Nepad par le président Macky Sall », renseigne le communiqué.

Le Dr Djibril Diallo a saisi cette occasion pour saluer le leadership du Sénégal dans la lutte contre le Vih/Sida. « Le Sénégal est un partenaire clé qui n’a pas hésité, en novembre dernier, aux Nations unies, à attirer l’attention de la communauté internationale sur la Résolution 1983 du Conseil de sécurité pour rappeler que le Sida fait aussi des ravages dans les zones en conflit », a-t-il reconnu.

I. SANE

Les ministres de l’Environnement et de l’Elevage ont lancé, avant-hier, une campagne de lutte contre les feux de brousse à Koussanar. Au cours de la cérémonie, les enjeux de la lutte contre les feux de brousse ont été déclinés. Abdoulaye Baldé a lancé un appel pour l’implication des collectivités locales. 

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a présidé, avant-hier, la cérémonie de lancement de la campagne de lutte contre les feux de brousse. Au-delà de la protection des réserves fourragères, les autorités affichent leur engagement à protéger les formations forestières. Le président de la République, Macky Sall, a rappelé le ministre, veut bâtir un Sénégal émergent respectueux de l’environnement. L’ambition, selon lui, c’est d’avoir une saison avec zéro feu de brousse. C’est une question de priorité pour les autorités étatiques. Déjà un travail de fond est en train d’être réalisé dans la zone de Koussanar, dans le Niani Ouly. Ici, la création d’une unité pastorale par le Projet de gestion de développement de l’élevage au Sénégal oriental (Pdesoc) a été salutaire : plusieurs tonnes de foin ont été collectées et des kilomètres de pare-feu aménagés.

« Cette année, l’hivernage a suscité un grand espoir. Cependant, avec l’arrêt brutal des pluies, le tapis herbacé s’est dégradé rapidement dans les régions nord et est du pays », a souligné le ministre de l’Environnement et du Développement durable. Par conséquent, la préservation de la biomasse herbacée et le potentiel ligneux revêt des enjeux pour la survie du bétail dans plusieurs parties du Sénégal.

La protection des réserves fourragères et le potentiel ligneux devient, pour Abdoulaye Baldé, une nécessité pour l’amélioration de la productivité des systèmes de production et le développement social et écologique. Le ton est donné à Koussanar qui occupe une position centrale dans la production du bois de chauffe et des produits forestiers non ligneux. La zone compte des forêts communautaires qui couvrent une superficie de 40.000 ha. Ces écosystèmes sont à cheval entre 39 villages. Au regard de la place de ces forêts dans l’économie locale, M. Baldé a sollicité l’implication des collectivités locales dans la lutte.

Auparavant, le ministre de l’Elevage et des Productions animales a salué l’invitation du ministre de l’Environnement. Aminata Mbengue Ndiaye a démontré la corrélation entre la lutte contre les feux de brousse et la lutte contre l’insécurité alimentaire. « L’enjeu est de taille, car préserver les pâturages naturels, c’est à la fois assurer la sécurité alimentaire du cheptel et celle de la population », s’est-elle exprimée.

Pape Demba SIDIBE

Les nouveaux sortants des centres régionaux de formation des personnels de l’éducation(Crfpe) ont reçu avant-hier leur diplôme de fin stage. Le ministre de l’Education a évoqué la prise en charge de la scolarisation des enfants des réfugiés gambiens.

Les enfants des réfugiés de la crise gambienne pourraient être pris en charge dans des écoles situées dans des zones frontalières. Le sujet a été évoqué avant-hier par le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, lors de la cérémonie de remise de certificat à la 4ème promotion des élèves-maîtres qui sont au nombre de 976.

Au cours de cette rencontre, le ministre a laissé entendre que le Sénégal garantira le droit à l’éducation des enfants des réfugiés de la crise gambienne. « Des instructions seront données aux écoles sénégalaises situées le long de la frontière avec la Gambie pour accueillir les enfants », a évoqué le ministre Serigne Mbaye Thiam.

Cette cérémonie de remise de certificat de fin de stage aux sortants des Centres régionaux des personnels de l’éducation (Crfpe) est désormais inscrite dans l’agenda du ministère de l’Education nationale. Selon les autorités, l’organisation de cette cérémonie est en droite ligne avec les orientations du chef de l’Etat qui a érigé le développement du capital humain au rang des priorités. Auparavant, le porte-parole, des élèves-maîtres, Soulèyemane Diallo a décerné une note à la formation reçue dans ces centres. « Nous avons bénéficié d’une solide formation qui fera de nous des enseignants passionnés », s’est exprimé le porte-parole. Les sortants ont comme parrain, Thierno Souleymane Diop. Ce dernier est présenté comme un enseignant émérite et patriote. Agé de 95 ans, l’instituteur originaire de Saint-Louis est un pur produit de l’école coloniale. Il a servi le système pendant 30 ans. Du grade d’instituteur, il est devenu tour à tour directeur d’école, directeur de cabinet de trois ministres du Sénégal indépendant.

Pape Coly NGOME

La directrice de l'Agence nationale de la case des Tout-petits, Thérèse Faye Diouf, a été reçue, avant-hier, à Keur Ngana, par le khalife général des mourides en compagnie d’une forte délégation. Elle avait, auparavant, procédé à la remise solennelle des clés de la case des Tout-petits de cette localité à Serigne Cheikh Thioro Mbacké, en présence du maire de la commune, Serigne Khadim Mbacké.

Le village de Keur Ngana, dans la commune de Touba-Lappé, a désormais sa case des Tout-petits. Construite sur une superficie de 9 ha, son architecture diffère du modèle des cases réalisées jusqu’ici. Le coût de construction, qui s’élève à 47 millions de FCfa, a été supporté par l’Agence. Elle comporte trois salles séparées, une salle polyvalente, un magasin de stockage des vivres, les toilettes et la direction. Sa capacité d’accueil est de 90 enfants toutes sections confondues. A l’occasion de la remise des clés, la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des Tout-petits est revenue sur le symbolisme de la construction de cette infrastructure à Keur Ngana. « Nous avons vu l’importance que les mourides accordent à l’éducation des enfants. C’est pour cela que toutes les dispositions ont été prises pour sa réalisation et ainsi contribuer à l’éducation des enfants de la cité religieuse », a souligné Thérèse Faye Diouf.

L’élargissement de la carte du préscolaire est prévu dans le schéma de l’Agence. Le maillage du territoire va se poursuivre. En plus de l’originalité de l’architecture, le référentiel pédagogique a pris en considération les réalités locales. Car les maîtres doivent aider les enfants à comprendre leur religion en dehors des activités d’éveil de conscience.

Dans son intervention, au nom du khalife général des mourides, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a magnifié la construction de la case des Tout-petits. « Cette infrastructure a été réalisée conformément à la volonté du président de la République, Macky Sall, pour le khalife qui a choisi son site d’implantation », a-t-il rappelé. Il a aussi encouragé Mme Diouf à rester sur cette dynamique et à continuer à incarner des valeurs fondamentales de notre société. « En vous nommant à la tête de cette agence, nous sommes conscients que le président de la République ne s’est pas trompé. Soyez rassurée pour les prières que vous sollicitez pour le président Macky Sall, car depuis Serigne Mouhamadou Moustapha à nos jours, tous les khalifes ont communié avec leurs contemporains du temporel. Et Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké marche sur cette voie tracée par ses prédécesseurs. Il prie pour le président Macky Sall  et le remercie pour tout ce qu’il fait pour la communauté et le pays », a affirmé Serigne Cheikh Thioro Mbacké.

Mamadou DIEYE

La cinquième édition de la « Grande rentrée citoyenne » aura lieu le jeudi 2 février 2017 au Grand Théâtre national de Dakar. Ce rendez-vous annuel de l’excellence et de la citoyenneté verra la participation de son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal. Il partagera son parcours exceptionnel avec les élèves, en vue de les encourager à œuvrer pour un Sénégal fort et uni. En prélude à l’événement, Amy Sarr Fall, directrice générale de la revue « Intelligences magazine » et initiatrice de la rencontre, animera une conférence de presse au courant de ce mois. Elle reviendra sur l’importance de l’organisation de la « Grande rentrée citoyenne ».

M. L. DIEYE

Lors de leur assemblée générale, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, section Ugb, a décrit un tableau sombre de la situation que traverse l’Université Gaston Berger. En effet, par la voix de Patrice Corréa, secrétaire de la section, le Saes est revenu sur les problèmes de l’institution universitaire. « Nous constatons, avec amertume, l’impasse dans laquelle se trouve l’Ugb », a-t-il dénoncé. Ces difficultés sont : non-paiement des sommes dues aux vacataires, depuis plus de deux ans pour certains, entrainant une paralysie de l’activité pédagogique dans beaucoup d’Ufr, l’impossibilité pour les Ufr et Instituts d’exécuter leurs budgets du fait de l’absence d’une trésorerie, le non-paiement des heures complémentaires des enseignants permanents. A cela, l’organisation syndicale ajoute le non-reversement des cessions sur les salaires, l’insolvabilité de l’Ugb auprès des fournisseurs, l’absence de prise en charge médicale du personnel de l’Ugb et de leur famille. Ce sont ces difficultés qui ont poussé le Saes à alerter l’opinion et dégager sa responsabilité sur les éventuelles perturbations. En conséquence, le Saes appelle les autorités gouvernementales à prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires pour sauver l’Ugb. 

A. M. NDAW

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a présidé, hier, dans les locaux de son département, la cérémonie de remise de douze ambulances médicalisées et trente cinq motocyclettes à des structures sanitaires de l’intérieur du pays.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale résout peu à peu l’équation d’évacuation des malades. Awa Marie Coll Seck a, en effet, remis, hier, 12 ambulances médicalisées aux structures sanitaires de l’intérieur du pays. Il s’agit notamment du centre hospitalier national « Dalal Jamm » et du centre hospitalier régional de Matam. Ces deux hôpitaux ont chacun deux ambulances.

Les dix autres de type Land Cruiser 4x4 sont réparties entre les établissements de santé de niveau 1 de Richard Toll, Gossas, Malem Hoddar, Saraya, Salémata et Kédougou, et aux postes de santé de Barkédji, Koussanar Sinthiou Garba et Nindy.

« C’est une réponse à l’inégale répartition des moyens d’évacuations sanitaires sur le territoire national. Certaines structures ne parviennent pas à évacuer leurs malades », a relevé le Pr Seck. Selon les autorités, depuis 2012, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait des efforts appréciables pour la mise en œuvre du système de référence et contre référence par l’acquisition de cent soixante trois ambulances grâce au budget de l’Etat. En plus, le lot est composé de trente cinq motocyclettes qui sont mises à la disposition des services de maintenance (onze), des sous-brigades d’hygiène (quatorze) et des directions et services centraux (sept).

Ces acquisitions ont été rendues possibles grâce à un partenariat public-privé entre l’Etat du Sénégal et des entreprises minières comme Sabodala Gold. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a ainsi bénéficié d’un financement du Fonds minier via le ministère de l’Industrie et des Mines. Un financement estimé à cinq cents millions de FCfa pour le relèvement du plateau technique des districts de la région médicale de Kédougou.  

Ledit fonds a également servi, selon les autorités du ministère, à l’achat d’une table radiologique munie de numériseur et d’un échographe doppler, d’un poste de transformateur, etc., pour le centre de santé de Kédougou, et d’autres équipements pour les centres de santé de Saraya et Salémata La logistique sera renforcée puisque le Sénégal va acquérir 195 ambulances médicalisées comme cela a été mentionné par le président de la République, Macky Sall, dans son discours du Nouvel An.

Marame Coumba SECK

Le doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a invité les deux admis à l’Ecole polytechnique de Paris à persévérer dans l’excellence. C’était au cours d’une cérémonie organisée, hier, à ladite Faculté. 

La Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a organisé une cérémonie à l’honneur de deux ses étudiants admis à l’Ecole polytechnique de Paris : Aliou Bâ et Malick Bâ. Ils sont les deux admis sur un total d’une quinzaine de candidats sénégalais. L’étudiant Aliou Bâ, inscrit en Master 1 de Mathématiques appliquées, est un rat des amphithéâtres, selon les témoignages. « Je travaille très dur. C’est pour cela que j’ai réussi à ce concours. Ce n’était pas facile. Je suis très honoré d’être un produit de la Faculté des sciences et techniques de l’Ucad », s’exprime-t-il. Quant à son camarade Malick Bâ, natif du village de Mouslay, situé dans le département de Linguère, région de Louga, il est en Licence de Mathématiques. Ce dernier a remercié le gouvernement et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, pour leur accompagnement.

Pour sa part, le doyen de la Faculté des sciences et techniques s’est félicité du fait que les deux admis sortent de son établissement. « Ces deux étudiants ont fait honneur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à leur Faculté. Ils doivent inspirer les autres étudiants  », soutient le doyen de la Faculté. Ces étudiants vont rejoindre d’autres jeunes sénégalais qui avaient réussi au concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique de Paris.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) ouvre de belles perspectives pour 3.000 jeunes. Ces derniers ont reçu, hier, au Grand théâtre, leurs bons de formation. A cette occasion, le  Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a annoncé que 50 % de la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur (Cfce), soit 10 milliards de FCfa, seront versés dans ce fonds.

Un nouveau projet du président de la République, Macky Sall, se concrétise. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, la remise de 3.000 bons de formation grâce au Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt). Ce fonds a été mis en place en 2014, par le président de la République, dans le cadre du projet de formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité des jeunes. « Ce fonds est un outil de financement de la formation professionnelle qui doit accompagner le Plan Sénégal émergent (Pse), notamment son axe II relatif au renforcement du capital humain », a indiqué son directeur général. Aujourd’hui, l’augmentation des besoins en qualification a conduit les autorités gouvernementales à verser 50 % de la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur au Fonds de financement de la formation professionnelle et technique. A terme, toute la contribution forfaitaire sera reversée au Fonds de financement. «  50 % de la Cfce, soit la somme de 10 milliards de FCfa, seront versés, cette année, dans ce  fonds. Cette somme passera, en 2018, à 20 milliards de FCfa, soit 100 % du Cfce », annonce le Premier ministre. Ce fonds, a-t-il dit, constitue un instrument approprié pour accroître la qualification professionnelle de la population.

« Le « 3Fpt » finance actuellement un  programme de formation de 10.000 jeunes dans les secteurs porteurs de l’économie dans le cadre du projet de formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité au Sénégal », poursuit le chef du gouvernement. La remise de ces bons traduit l’engagement du président de la République à s’attaquer au chômage des jeunes en leur offrant une chance d’insertion dans le monde du travail. « Le projet de formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité au Sénégal,  financé avec le concours de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd), pour un coût global de 37,5 milliards de FCfa, constitue une parfaite consécration de cette volonté d’améliorer l’employabilité des jeunes et d’accroitre les effectifs  de travailleurs qualifiés », a fait savoir Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pour sa part, le président du  conseil d’administration du « 3Fpt » , Mansour Kama, a estimé que ce fonds est un exemple de partenariat tripartite entre l’Etat, le patronat et les centrales syndicales, avec l’appui des partenaires de développement que sont la Banque mondiale et l’Agence française de développement  et la Coopération luxembourgeoise.

Maguette Guèye DIEDHIOU

3.000 bons distribués
Pour 2017, avec la validation de 17 nouveaux certificats de spécialité, c’est près de 3.000 bons de formation qui seront distribués sur l’ensemble du territoire national.
Pour la directrice de l’Agence française de développement, Laurence Hart, la remise de ces bons de formation et de certificats de spécialité marque une étape importante dans la recherche de solutions à la compétitivité des jeunes et à leur employabilité. « Le projet s’inscrit dans la continuité de nos interventions et va même au-delà puisque la finalité c’est d’appuyer la formation globale », a-t-elle apprécié. Tout compte fait, 3.018 bons ont été octroyés sur 3.607 demandes. Les autorités travaillent avec 231 établissements de formation professionnelle.

M. G. DIEDHIOU

De nouveaux centres seront construits
Dans son intervention, Mansour Kama a annoncé la construction et l’équipement de 7 centres et le renforcement des structures existantes. « Nous avons décider d’élargir la carte de la formation professionnelle par la construction et l’équipement  de 7 centres de formation à Foundiougne, Goudomp, Ndangalma, Koungheul, Aéré Lao, Ndoulou Madji  et Sokone », a informé le Pca de 3Fpt. L’enveloppe réservée à l’élargissement de la carte des établissements d’enseignement s’élève à 2 milliards de FCfa.
 
M. G. DIEDHIOU
 
2.530 travailleurs formés
Le président Mansour Kama a mesuré toute la portée de ce fonds en matière de renforcement de capacités des travailleurs. Au total, plus de 2.530 employés ont bénéficié des sessions de mise à niveau. Parmi les bénéficiaires, il a cité, entre autres, des militaires et des agents de sécurité de proximité.
 
M. G. DIEDHIOU

Le district sanitaire de Sédhiou vient de bénéficier d’un projet appelé « Show ». Les autorités ont procédé à son lancement à l’hôtel de ville. Ce projet vise à améliorer la prise en charge médicale de la mère et de l’enfant. Il durera 4 ans et sera exécuté par Africare.

Le choix de Sédhiou est fondé sur le fait que la localité détient le taux de mortalité maternelle et infantile le plus élevé au Sénégal. L’option est prise pour inverser la courbe de la mortalité dans cette région. C’est ainsi que des stratégies seront élaborées pour inciter les femmes à respecter les consultations prénatales et à accoucher dans les structures sanitaires. Il est également prévu l’évaluation des besoins des structures sanitaires en matière de prise en charge médicale de la mère et de l’enfant. La lutte contre les grossesses et les mariages précoces a été aussi intégrée dans les stratégies. Les Inspections d’éducation et de la formation (Ief) seront impliquées dans la sensibilisation.

Le club Evf de chaque établissement organisera des rencontres auxquelles les parents pourront prendre part. Il en est de même pour les centres Ados. S’y ajoute que les agents de santé bénéficieront des sessions de mise à niveau.

Malamine KAMARA

La plateforme des femmes "And Jéego" cherche à faciliter l’accès aux soins de santé à ses membres. Elle a porté sur les fonts baptismaux une mutuelle de santé. Les responsables ambitionnent d’enrôler 5.000 personnes.

La plateforme des femmes "And Jéego" a mis en place une mutuelle de santé. La cérémonie a eu pour cadre la salle des fêtes de Hamo 4. La structure s’engage à combattre les inégalités sociales. Les initiatrices ont constaté que beaucoup de leurs membres sont du secteur informel et n’ont pas les moyens pour couvrir leurs frais médicaux.

La mutuelle de santé cible principalement tout membre de la plateforme ne bénéficiant d'aucune couverture sociale ni d'une prise en charge partielle. Les adhérentes seront soignées par la mutuelle de santé communautaire ou l'Union départementale d'assurance maladie. Tous les membres peuvent accéder aux soins dans des postes et centres de santé et dans des hôpitaux agréés. En partenariat avec des assureurs privés, la mutuelle de santé supportera des prestations des cabinets médicaux ou hôpitaux privés, des analyses, des examens de radiographie et l’achat de médicaments, ainsi que des évacuations à l'étranger en cas de nécessité. La présidente de la plateforme des femmes "And Jéego", Zahra Iyane Thiam, a rappelé que la mise en place de cette mutuelle de santé est une suite logique des nombreuses initiatives de la structure.

« Ce projet est conforme à la vision du chef de l’Etat qui a fait de la lutte contre les inégalités sociales sa priorité. Cette mutuelle est une manière pour ces femmes d’apporter une contribution à la matérialisation de la politique du chef de l’Etat, à savoir le Plan Sénégal émergent (Pse) », a indiqué Mme Thiam qui a présidé cette rencontre organisée par le Réseau des femmes commerçantes de Guédiawaye, membre de la plateforme.

Abdou DIOP

Le pavillon de traitement ambulatoire du Centre de santé de Ziguinchor, connu sous l’appellation « Hôpital Silence », a été rénové. Les travaux ont coûté environ 28 millions d’euros. Ce coût a été supporté à hauteur de 70% par la Coopération du Luxembourg au Sénégal. Les travaux ont été réalisés par Enda Santé, Sanacces Luxembourg et Handicap International. Ce pavillon reçoit des malades des régions Sud et ceux de la Guinée-Bissau, de la Guinée Conakry et de la Gambie. Il est spécialisé dans la prise en charge du Vih/Sida. Sa réhabilitation et son équipement contribueront à l’amélioration de la qualité des soins. Cette rénovation a été réalisée dans le cadre du Programme frontières et vulnérabilité au Vih/Sida en Afrique de l’Ouest (Feme).

La cérémonie de réception a été présidée par la chargée d’affaires et chef de la mission de la coopération du Luxembourg au Sénégal, Marion Segnana. Au total, 2.471 sont enregistrés, mais ce sont 937 patients qui suivent régulièrement le traitement.

El Hadj Moussa SADIO  

La gratuité de la césarienne est une réalité au Sénégal. Au total, plus de 40.000 femmes ont bénéficié, depuis 2014, de la gratuité de la césarienne grâce à la Couverture maladie universelle (Cmu). Ce chiffre a été donné par le représentant du directeur général de l’Agence de la Cmu à l’occasion de l’inauguration de la mutuelle de santé du quartier Diakhao de Thiès par le ministre Thierno Alassane Sall.

L’Agence nationale de la Couverture maladie universelle allège les charges des ménages. A titre d’exemple, depuis 2014, 40.000 Sénégalaises ont accouché par césarienne sans bourse délier. L’Etat a supporté les frais globaux qui s’élèvent à 3,4 milliards de FCfa. Cette enveloppe a été versée aux hôpitaux, aux centres et postes de santé en guise de compensation. « Il y a un bon taux de fréquentation des structures sanitaires pour les enfants âgés de 0 à 5 ans. Ils sont plus de 4 millions de bénéficiaires », a indiqué Ibrahima Khalil Touré, chef de la division de l’Agence pour la Couverture maladie universelle. Il intervenait lors de l’inauguration de la mutuelle de santé de Diakkhao-Thialy, dans la commune de Thiès. La structure constitue pour les populations un élément fondamental pour l’amélioration de leur prise en charge sanitaire.

« C’est un moment fort pour nous, membres de la mutuelle, mais également pour le personnel de santé », a apprécié Aly Mbaye, le président du conseil d’administration de la mutuelle de santé. Il a salué l’engagement des populations et surtout du parrain de la mutuelle, El hadji Ousseynou Sène, responsable politique dans ce quartier. Ces derniers ont facilité l’adhésion de plus de 300 membres, en plus de l’enrôlement de plus de 500 personnes bénéficiaires de bourses de sécurité familiale.

Les efforts louables du président de la République, Macky Sall, dans le secteur de la santé, à travers la Couverture maladie universelle (Cmu), ont été magnifiés par les différents intervenants.

Le ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, a pris part à la cérémonie sur invitation du parrain. Le maire de Thiès, Talla Sylla, a décidé d’octroyer une enveloppe de 15 millions de FCfa aux mutuelles de sa commune.

Mohamadou SAGNE

La commune de Ndiarème Limamou Laye est en croisade contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Un projet y est déroulé en partenariat avec la fondation Boko Africa. La cérémonie de lancement a eu lieu hier à la salle des fêtes de Hamo 4.

Les grossesses précoces dans les établissements scolaires préoccupent les autorités municipales de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Cette dernière, à travers son Groupe de mise en œuvre (Gmo), déroule un projet dont la finalité est de les réduire considérablement. La cérémonie de lancement du projet, présidée par le maire de la commune, Beïdy Sèye, a été marquée par un plaidoyer mené aussi bien par l'autorité municipale que par la tutelle éducative.

fondatrice de Boko Africa, Korine Diallo considère que c'est important de mettre l'accent sur la conscientisation des jeunes en leur transmettant le savoir nécessaire à la compréhension des enjeux du combat que ce projet mène. Dans le même ordre, elle explique que sa fondation vise à réduire la mortalité infantile et maternelle par l’éducation des mères et le déroulement d’activités sur des thèmes comme la malnutrition, les infections respiratoires aiguës, l’hygiène, la planification familiale et la vaccination. "Les femmes formées sont plus aptes à comprendre les mesures sanitaires préventives et de les mettre en application. Elles seront aussi plus habiles à diagnostiquer un enfant malade, le conduire à l’hôpital ou au centre de santé et de suivre les instructions médicales", indique-t-elle.

Mme Diallo est convaincue que le projet travaille à la fois à augmenter les chances de réussite des élèves et susciter un plus grand intérêt des jeunes par rapport aux virus. "Pour ce faire, il convient de réduire les risques de grossesses chez cette catégorie et les initier à une meilleure connaissance des virus. Ce, en étroite collaboration avec les partenaires communautaires", ajoute-t-elle. Pour sa part, le maire de Ndiarème Limamou Laye estime que la fréquence des grossesses précoces est devenue un fléau.

Selon lui, la meilleure manière de combattre le mal est de mettre l’accent sur la prévention. « En relation avec les clubs de santé que nous avons créés dans nos écoles, nous allons sensibiliser les élèves de manière à leur faire comprendre qu’ils ont le devoir de se préserver pour être utiles à leur société et à eux-mêmes », souligne Beïdy Sèye.

Abdou DIOP

Les matrones jouent un rôle important dans les cases et postes de santé. C’est pour cette raison que les députés ont voulu savoir qu’est-ce qu’elles deviendront avec cet Ordre qui autorise seulement d’assister une femme lors de l’accouchement. Certains d’entre eux ont même proposé au ministre de la Santé de réfléchir sur le statut des matrones pour qu’elles continuent à exercer la profession sans être sanctionnées. 

Awa Marie Coll Seck a reconnu l’apport des matrones. Mais, elle a précisé que l’Ordre concerne seulement les sages-femmes diplômées. « Les matrones vont continuer à travailler, mais sous la supervision des sages-femmes. C’est dans ce but d’ailleurs que l’initiative des sages-femmes itinérantes a été lancée.

Elles sont envoyées dans des villages pour encadrer les matrones », a indiqué le ministre de la Santé qui a rendu un vibrant hommage aux matrones. Ces dernières abattent un excellent travail dans des zones les plus reculées du pays où elles ont contribué à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Elles sont considérées comme des agents de santé communautaire. Selon le Pr Seck, le ministère a besoin de ces dernières, car notre pays est encore loin des normes de l’Oms en ce qui concerne le ratio sage-femme et femmes en âge de procréer. Lesquelles recommandent une sage-femme pour 300 femmes en âge de procréer.

Alors que le Sénégal est à une sage-femme pour 2.500 femmes en âge de procréer. « Ce qui veut dire que les matrones ont encore de beaux jours devant elles. Il faut juste qu’elles soient encadrées », a souligné le ministre de la Santé.

E. KALY

En présidant, hier, la rencontre d’échanges sur la 13ème Conférence des parties (Cop) à la Convention sur la diversité biologique (Cdb), qui s’est tenue du 4 au 17 décembre, à Cancun (Mexique), le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a préconisé le recours aux financements innovants pour mieux conserver notre biodiversité.

La restitution de la Conférence des parties à la Cdb et ses protocoles, notamment celle de Cartagena (prévention des risques biotechnologiques) ; Kuala-Lumpur (protocole additionnel sur la responsabilité et la répartition relative au protocole de Cartagena) ; et de Nagoya (sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation), a été faite hier à Dakar. Une occasion pour la délégation sénégalaise, qui a pris part à la conférence de Cancun, de partager les résultats de ces assises de la Convention sur la diversité biologique. Le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, tout comme le directeur des Parcs nationaux, Souleymane Ndiaye ont, tour à tour, donné la quintessence des enseignements issus des assises de Cancun.

En tirant les conclusions de la rencontre, le ministre a souligné que soixante-dix décisions ont sanctionné des travaux de groupe et des plénières. Citant les résultats des travaux de la Conférence, il a noté, entre autres résultats, la coopération entre la Cdb et d’autres conventions et institutions internationales ; l’intégration entre la Convention et ses protocoles ; le renforcement des capacités et la coopération technique et scientifique ; les mesures définies pour améliorer la mise en œuvre du Plan stratégique, en particulier la promotion de l’intégration de la diversité biologique dans les différents secteurs de développement. En outre, il a été convenu de l’évaluation et de la gestion des risques relatifs aux biotechnologies modernes ; et la gestion de l’information à travers le Centre d’échanges sur l’accès et le partage des avantages (Apa). Certes, des progrès ont été accomplis pour la sauvegarde de la biodiversité. Toutefois, Abdoulaye Baldé a relevé des limites pour ce qui est de l’approfondissement de la prise en charge des questions relatives à la diversité biologique comme le manque de clarté conceptuelle sur les considérations socio-économiques en matière de biosécurité et les enjeux émergents liés à la biologie synthétique.

Aujourd’hui, la difficulté majeure, c’est l’absence d’un mécanisme financier adéquat pour la mobilisation des ressources financières permettant aux pays en développement de remplir pleinement leurs obligations en matière de respect des conventions comme la Cdb. Pour le ministre de l’Environnement, ces limites doivent nous interpeller, à plus d’un titre, pour la définition, au niveau national, d’une stratégie appropriée de mobilisation de ressources financières. C’est pourquoi il a dit fonder un réel espoir sur la prise en compte des enjeux financiers de la conservation de la biodiversité à travers la lettre de politique sectorielle de l’environnement ; les orientations définies dans la Stratégie nationale de conservation de la biodiversité, en vue de la promotion de mécanismes innovants de financement durable de la conservation et de l’intégration de la biodiversité dans les secteurs de développement.

B. B. SANE

Il existerait environ 200.000 babouins de Guinée (nom scientifique papio papio) dans les régions de Tambacounda et Kédougou, notamment dans le Parc national du Niokolo Koba.

L’inventaire a été fait par une équipe de primatologues en collaboration avec le Centre international de primatologie d’Allemagne.

Le babouin de Guinée vit entre la Guinée, le Sénégal, la Gambie, le sud de la Mauritanie et l'ouest du Mali. Il a un pelage court et brun rougeâtre, un visage violet sombre ou noir avec un museau pointu et une crinière. Ce singe est le plus petit des babouins. Il pèse en moyenne quinze kilogrammes.

C'est un animal diurne et terrestre, mais il dort la nuit en hauteur, dans les arbres. Peu de choses sont connues sur leurs mœurs. Toutefois, les chercheurs ont démontré que leur gestation dure six mois. Comme tous les babouins, il est omnivore. Il se nourrit de fruits, de bourgeons, de racines, d’insectes et, occasionnellement, de petits mammifères. A cause de son semi-endémisme et de la destruction accélérée de son milieu naturel, le babouin de Guinée est dans la classe « quasi menacé » de l'Uicn.

Le directeur des Parcs nationaux, Souleymane Ndiaye, a fait savoir que le Parc du Niokolo Koba est un laboratoire où des ressources naturelle et faunique sont gérées pour le bien de l’humanité. Le cas des primates est fondamental, car beaucoup d’informations sur ce complexe écologique sont remontées vers des services et des instituts. A ce titre, il a évoqué, entre autres, la coopération exemplaire entre le Centre de primatologie d’Allemagne, l’un des plus importants au monde, et le Parc national du Niokolo Koba. La collaboration entre les deux structures a permis de déceler l’existence d’au moins 200.000 babouins dans des réserves et forêts de Tambacounda et Kédougou. Cet inventaire a été rendu public lors d’une rencontre marquant le dixième anniversaire du Centre de recherche de primatologie de Simenti. « Le partenariat entre le Sénégal et les équipes allemandes, et de toute l’Europe, a été un grand succès », a noté Julia Fischer. Ces résultats de recherche sont partagés à l’échelle internationale. L’universitaire allemande a annoncé que la coopération va se poursuivre. Le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, qui a présidé la cérémonie d’ouverture du symposium, a brossé l’apport du Parc du Niokolo Koba dans l’économie nationale et sur le tourisme dans cette zone. Il a rappelé que le chef de l’Etat a visité ce parc classé au patrimoine mondial tout en lançant un appel à la mobilisation pour sa sauvegarde.

Pape Demba SIDIBE

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), en partenariat avec Osiwa, a distingué les acteurs qui ont œuvré pour l’effectivité du démarrage des cours le jour de la rentrée. Ils sont au nombre de 43. Selon le président du conseil d'administration de la Cosydep, Moussa Mbaye, il est important de donner les modèles en exemple.

« Les acteurs honorés ont fait preuve de rigueur pour en arriver là. Aussi, cette initiative permettra de relever le niveau de l'enseignement dans nos écoles », a-t-il estimé. Pour sa part, Mouhamet Sougou du Conseil économique, social et environnemental a soutenu que cette distinction suscitera une émulation dans l’espace scolaire. Il a fait un plaidoyer pour la pérennisation de ladite mesure qui favorise l’atteinte du quantum horaire. 

Serigne Mansour Sy CISSE

 

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, célébrée le 10 décembre, des représentants de la délégation de l'Union européenne et des conseillers de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont visité l'école Pikine 23b à Guédiawaye. Accueillant des élèves vivant avec un handicap visuel, cet établissement fait partie des trois écoles soutenues par le projet pilote d'éducation inclusive mis en œuvre par l'organisation Sightsavers. Axé sur la promotion de l’éducation inclusive, ce projet, qui date de 2011, a été mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l'Education nationale. Son objectif est de soutenir le développement et la consolidation d'une politique globale de l'éducation inclusive au niveau élémentaire et secondaire par les autorités sénégalaises. L'Ue a, en effet, tenu à marquer son appui au projet pilote en apportant une contribution financière de plus de 13 millions FCfa (20.000 euros) qui sera remise à Sightsavers pour l’achat du matériel pédagogique pour les trois écoles ciblées. Le projet d'éducation inclusive s'inscrit dans son programme « Education pour tous : accès des enfants aveugles et malvoyants à l’école primaire dans la région de Dakar ». Par ailleurs, la visite a eu lieu en présence des responsables du ministère de l'Education nationale, des représentants de parents d'élèves, des autorités locales, des membres de la direction et du cops enseignant.

Marame Coumba SECK

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a fait face, hier, aux députés pour défendre le projet de loi numéro 43/2016 relatif à l’exercice de la profession de sages-femmes et des maïeuticiens. Il a été d’ailleurs voté à l’unanimité. L’Ordre régulera l’exercice de la profession de sage-femme.

Après plusieurs années de mobilisation, les sages-femmes auront bientôt leur Ordre, à l’image des médecins ou des pharmaciens. En effet, les députés de la 12ème législature, sous la présidence de Moustapha Niasse, ont voté, hier, à l’unanimité, le projet de loi numéro 43/2016 relatif à l’exercice de la profession de sage-femme et des maïeuticiens, c’est-à-dire les hommes qui pratiquent ce métier. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, qui a défendu ce projet a rappelé que l’organisation de la profession des sages-femmes est devenue une nécessité afin de garantir la qualité des services, la protection des patientes et des nouveau-nés ainsi que l’autonomie des professionnelles.

Cette organisation exige, d’après elle, une définition des principes qui encadrent l’exercice de la profession aussi bien dans le public que dans le privé. Dans ce cadre, la mise en place d’un Ordre des sages-femmes est devenue une nécessité. Cette instance veillera donc au respect de la déontologie dans un contexte où certains exercent ce métier sans diplôme. « A cela s’ajoute des sages-femmes en exercice qui ont parfois de mauvais comportements vis-à-vis des patientes. Tout cela mérite d’être codifié dans un ordre », a souligné Mme Seck. Elle a ajouté que c’est pour cette raison que l’Ordre des sages-femmes mettra de l’ordre dans cette profession. Le ministre de la Santé a rappelé que, depuis 1960, aucun texte législatif ou réglementaire spécifique n’a été élaboré pour régir cette profession au Sénégal.

La compétence des sages-femmes est, aujourd’hui, élargie à la santé de la reproduction, l’un des domaines les plus sensibles et larges en matière de spécialités médicales. Il est important que les sages-femmes, dans l’exercice de leur profession, puissent désormais se référer à des règles qui leur sont propres. Les députés ont compris l’enjeu de l’Ordre en votant à l’unanimité le projet de loi.

Auparavant, ils ont rendu hommage aux sages-femmes sénégalaises qui passent des nuits blanches pour assister des femmes enceintes lors des accouchements. « Cet Ordre vient à son heure », a lancé le député Maryame Kane. Toutefois, elle a déploré l’accueil et les comportements de certaines sages-femmes. Le député Aïda Mbodj a appelé les Sénégalais à soutenir ce projet parce que les sages-femmes rendent beaucoup de services aux femmes et participent à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Toutes les sages-femmes qui ne respecteront pas cet instrument seront sanctionnées. « Il est prévu des sanctions qui peuvent aller de 100.000 à 1 million de FCfa. L’amende est doublée en cas de récidives », a averti le ministre de la Santé. Eugène

KALY

AWA MARIE COLL SECK, MINISTRE DE LA SANTE
« Les matrones travailleront sous la supervision des sages-femmes »

Les matrones jouent un rôle important dans les cases et postes de santé. C’est pour cette raison que les députés ont voulu savoir qu’est-ce qu’elles deviendront avec cet Ordre qui autorise seulement d’assister une femme lors de l’accouchement. Certains d’entre eux ont même proposé au ministre de la Santé de réfléchir sur le statut des matrones pour qu’elles continuent à exercer la profession sans être sanctionnées.
Awa Marie Coll Seck a reconnu l’apport des matrones. Mais, elle a précisé que l’Ordre concerne seulement les sages-femmes diplômées. « Les matrones vont continuer à travailler, mais sous la supervision des sages-femmes. C’est dans ce but d’ailleurs que l’initiative des sages-femmes itinérantes a été lancée. Elles sont envoyées dans des villages pour encadrer les matrones », a indiqué le ministre de la Santé qui a rendu un vibrant hommage aux matrones. Ces dernières abattent un excellent travail dans des zones les plus reculées du pays où elles ont contribué à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Elles sont considérées comme des agents de santé communautaire. Selon le Pr Seck, le ministère a besoin de ces dernières, car notre pays est encore loin des normes de l’Oms en ce qui concerne le ratio sage-femme et femmes en âge de procréer. Lesquelles recommandent une sage-femme pour 300 femmes en âge de procréer. Alors que le Sénégal est à une sage-femme pour 2.500 femmes en âge de procréer. « Ce qui veut dire que les matrones ont encore de beaux jours devant elles. Il faut juste qu’elles soient encadrées », a souligné le ministre de la Santé.

E. KALY

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