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Actualités (2180)

La sixième édition de la Journée de l’excellence initiée par l’Inspection d’académie de Kaolack s’est tenue samedi dernier. A l’occasion, 114 brillants élèves ont été honorés dont trois lauréats du Concours général 2017 et des récipiendaires des Olympiades de mathématiques.

L’Inspection d’académie (Ia) de Kaolack veut hisser très haut la bannière de l’excellence dans le système éducatif régional. C’est l’objectif visé à travers la journée organisée annuellement pour primer les meilleurs élèves du moyen-secondaire. Cette année, les filières scientifiques ont été à l’honneur. Comme en témoigne le thème de la cuvée 2017 : « La motivation de l’apprenant à l’apprentissage des sciences ». Un discours d’usage introduit par la seule femme professeur certifiée de mathématiques de l’académie, Mme Sène Coura Ndong, en poste au nouveau lycée de la ville. Cette dernière a rappelé l’esprit de la loi d’orientation 91-22 du 16 février 1991 par laquelle l’Etat du Sénégal « affirme sa volonté de promouvoir l’éducation des citoyens à travers des contenus et habiletés permettant d’exercer un jugement, de participer à l’avancée des sciences et techniques, de maintenir la nation dans le courant du progrès contemporain ».

De bonnes dispositions confirmées par la lettre de politique sectorielle de l’Education de 2013. A cela vont s’ajouter l’élaboration et la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la qualité et de l’équité et de la transparence dans le secteur de l’éducation et de la formation (Paquet-Ef). Une initiative gouvernementale créant les conditions d’une inversion des tendances vers les filières scientifiques avec la réalisation de 20 blocs scientifiques, l’introduction de l’initiation scientifique et technologique à l’élémentaire et l’orientation de 80% des effectifs du secondaire dans des filières scientifiques à l’horizon 2035.

Des prévisions qui se heurtent à la dure réalité du terrain
« Dans l’académie de Kaolack pour l’année scolaire 2016-2017 sur 7.018 élèves orientés en classe de seconde, seuls 2.356 élèves l’ont été en seconde scientifique, soit 33,57% des effectifs », a signalé Mme Sène, qui n’a pas manqué de formuler des recommandations pour changer la donne. Selon elle, l’Etat, les enseignants, les parents d’élèves et les partenaires du système éducatif, chacun en ce qui le concerne, devrait jouer sa partition pour pousser les élèves à choisir des filières scientifiques.

En attendant, plus d’une centaine d’élèves ont été à l’honneur pour leurs performances au baccalauréat et lors de l’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Les quatre lauréats de la région lors du dernier concours général étaient du lot, ainsi que les deux vainqueurs de la Dictée Paul Gérin-Lajoie (Dpgl) de cette année. A noter que les 10 lauréats des Olympiades des mathématiques de la région ont aussi reçu des distinctions, en plus de parrainages pour le reste de leur cursus scolaire et universitaire, comme l’a suggéré l’ancien Premier ministre Aminata Touré choisie comme marraine de la sixième édition de la journée de l’excellence de l’Inspection d’académie de Kaolack.

Elimane FALL

En réponse aux multiples agressions de la nature, une initiative dénommée « Vacances vertes » a été lancée le week-end dernier. Pour l’initiatrice Khady Camara, le but est d’entretenir davantage notre environnement.

Arrêter l’agression avancée sur l’environnement est le vœu des organisateurs des « Vacances vertes ». Selon la promotrice Khady Camara Diouf, notre environnement est menacé, l’érosion côtière avance, du fait des actes de l’homme. Ce qui justifie le lancement officiel de l’initiative « Vacances vertes ». Il s’agit de faire une caravane dans une dizaine de communes que sont Yoff, Parcelles Assainies, Wakhinane Nimzatt, Bargny, Pikine-ouest, Dakar Plateau, Médina et Gorée. Cette dernière va sillonner ces municipalités durant les week-ends, pour des opérations de nettoyage, du 19 août au 30 septembre, grâce à une équipe de 100 personnes.

Durant la même période, 1.500 plants vont être reboisés et 1 million de personnes sensibilisées sur les dangers qui guettent notre environnement. « Sur les plages, on va planter des filaos, ainsi que dans les quartiers. La Direction des Eaux et Forêts qui va mettre à leur disposition des agents aguerris pour les plantations verra les plants appropriés à planter, a indiqué Mme Diouf.

A l’en croire, les 300 bacs à ordures remis par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) seront distribués. Aussi, a-t-elle souligné le système de parrainage avec l’opération « un arbre, un parrain » pour une contribution de 3.000 FCfa par personne, afin de motiver ces volontaires et de signer des emplois verts. « Nous travaillons avec le réseau des volontaires de l’environnement qui sont actifs au Sénégal, particulièrement à Dakar », a-t-elle dit, non sans préciser que le déclic est lié à la passion qu’elle a pour l’environnement.

Cette chroniqueuse à la Rts, après avoir obtenu un Master en environnement et développement durable à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), prévoit d’organiser les prochaines éditions des « Vacances vertes » sur l’étendue du territoire. Pour le Colonel Baïdy Bâ, directeur des Eaux et forêts, « les jeunes qui participent activement, de façon citoyenne, à une meilleure gestion de notre cadre de vie et plus globalement de l’Environnement » sont à saluer. L’initiative « Vacances vertes » qui vise à développer un comportement éco-citoyen, particulièrement chez les jeunes et les femmes, vient compléter les actions du département ministériel dans l’éducation et la sensibilisation des populations à l’environnement et au développement durable.

« Les «Vacances vertes» interviennent dans un contexte assez particulier, marqué par une dégradation accélérée des terres et des ressources naturelles, une pollution et nuisance toujours plus accentuées de notre cadre de vie, mais aussi et surtout les effets adverses des changements climatiques qui continuent de saper nos moyens d’existence, créant une paupérisation encore plus grande des communautés les plus vulnérables », a regretté le Colonel Ba.

Il a également indiqué que cette situation peu reluisante est en partie causée par l’action de l’homme, donc c’est vers l’homme qu’il faut agir.
« L’exercice auquel vous vous prêtez, c’est-à-dire travailler pour le reverdissement de nos villes et campagnes, prendre soin du cadre de vie, par des actions de nettoiement, les débarrasser de toutes impuretés, sensibiliser nos populations sur les dangers du plastique ou encore sur l’extraction du sable marin qui exacerbe le phénomène de l’avancée de la mer,n’est pas facile à faire pour un particulier. C’est là un champ d’actions de l’Etat qui ne peut tout de même pas être exploré à fond, sans l’implication et la participation des populations », a soutenu Baïdy Bâ.

Serigne Mansour Sy CISSE

Après la causerie, placent aux consultations prénatales et post-natales au centre de référence de Tambacounda. Des femmes font la queue devant le bureau de la sage-femme Bintou Diop Ndiaye. Elle a fait subir des échographies à plusieurs patientes grâce à l’appareil offert par l’Unfpa. Cette praticienne doit la maîtrise de la technique à cette institution onusienne. « Une de mes collègues et moi avions été formées sur la technique d’échographie. Dans le mois, je peux en faire plusieurs dizaines », reconnaît la sage-femme qui officie dans la région depuis 2011. Depuis son arrivée au centre de référence, après un passage à Dianké Maka, Bintou Diop réactualise et améliore ses connaissances avec l’appui de l’Unfpa. « Je fais partie de celles qui ont bénéficié d’une formation sur la pose des méthodes de contraception de longue durée. La formation a été dispensée par l’Unfpa. A mon tour, j’ai eu à former mes pairs », témoigne Mme Ndiaye.

I. SANE

La caravane des jeunes leaders champions a réussi le pari de faire bondir le taux de contraception dans des localités reculées et difficiles d’accès de Tambacounda et de Bakel. En l’espace d’une semaine, 1.800 personnes ont été dépistées du Vih/Sida et 900 femmes ont adopté la planification familiale.

La caravane des jeunes leaders champions a donné un coup d’accélérateur à l’accès aux produits de la contraception dans la région de Tamboucounda. En l’espace d’une semaine, elle a sillonné les zones les plus reculées des départements de Tambacounda et de Bakel. Une équipe pluridisciplinaire composée de relais, de pairs éducateurs, de sages-femmes, de « Badiénou Gokh » (marraines de quartier), de laborantins, a investi les zones reculées et difficiles d’accès.

Les relais et les pairs éducateurs ont concentré leur énergie sur l’éveil des consciences sur les maladies et les pratiques qui accentuent la vulnérabilité des jeunes et des femmes. Ils ont distribué des préservatifs. Les sages-femmes ont offert des consultations. Les laborantins ont dépisté 1.800 personnes du Vih. L’équipe pluridisciplinaire a réussi le pari d’enregistrer une adhésion massive des femmes à la planification familiale. « Les Centres conseils pour adolescents (Cca) de Bakel et de Tambacounda ont ciblé des zones où les femmes n’avaient jamais entendu parler de la planification familiale. Nous avons évalué les activités pour une semaine. Nous avons loué un bus. Et, nous avons parcouru ces zones. Dans chaque localité, nous offrons des services intégrés », explique le coordonnateur du Cca de Tambacounda, Madou Cissé. En si peu de temps, l’équipe a changé la donne dans des localités isolées où la tradition a encore toute son influence. Les résultats de la caravane sont à inscrire dans le registre des records, selon M. Cissé. « Lorsque nous avions fait le bilan, il y a eu 1800 dépistées du Vih. Les sages-femmes ont consulté 900 femmes. Nous avions 900 nouvelles adhésions à la contraception. C’est un record extraordinaire en matière de planification familiale », a laissé entendre le coordonnateur du Cca de Tambacounda. Cette caravane a eu un succès retentissant. C’est pourquoi certains pairs éducateurs estiment qu’il est nécessaire d’organiser une autre caravane pour consolider les acquis.

Idrissa SANE

Le nouveau secrétaire général de l’Association sénégalaise des professeurs d’Histoire et Géographie, Moustapha Sène, décline sa feuille de route. Rendant visite au « Soleil » pour aborder son nouveau programme, M. Sène, qui dirige la structure créée en 1961 par Amadou Mactar Mbow et compagnie, reconnaît qu’il y a eu une léthargie ces dernières années. Après l’Assemblée générale du 20 mai dernier, leur objectif est de relancer les activités de l’association pour améliorer la formation continue des membres.

Quel est l’objectif de cette association et son bilan depuis sa mise en place en 1961 ?
L’objectif de cette association était de réunir les professeurs d’Histoire et de Géographie, mais aussi d’être une structure d’information et de formation des professeurs disséminés sur l’étendue du territoire national. Dans son bilan, l’association a produit beaucoup de documents, des supports parmi lesquels le dossier pédagogique documentaire qui circulait sur tout le territoire et qui permettait aux professeurs d’améliorer leur fiche, leur production et de dérouler correctement leurs enseignements et apprentissages. A son actif également, il avait plusieurs voyages, parce que l’association mettait à profit les vacances scolaires pour permettre à ses différents membres de visiter toutes les régions du pays. En partenariat avec certaines ambassades au Sénégal comme celles de la France ou de la Belgique, l’association a pu organiser des voyages parmi lesquels celui aux États-Unis qui permettait aux professeurs de visiter ce pays chaque année du nord au sud, de l’Est à l’ouest.

Après ce passé reluisant, êtes-vous toujours aussi dynamique ?
Depuis quelques années l’association est tombée en léthargie pour des raisons que je ne veux pas évoquer ici. Le 20 mai 2017, il y a eu l’assemblée générale extraordinaire et j’ai été élu secrétaire général. Dans la feuille de route, il nous a été demandé de relancer l’association parce que les professeurs sont confrontés à plusieurs défis. Il y a le déficit de la formation parce qu’aujourd’hui, il n’y a plus de structures de formation continue qui permettent d’outiller davantage les membres. Il y a aussi parmi ces problèmes les coefficients dans certaines séries ; et nous avons vu, il y a deux ans, que le crédit horaire en Histoire et Géographie a été diminué d’une heure au cycle moyen. Nous avions quatre heures pour l’Histoire et la Géographie et maintenant nous n’avons que trois heures pour l’Histoire et la Géographie et une heure pour l’instruction civique toute la semaine.

Avez-vous les moyens de mettre en œuvre votre nouvelle feuille de route ?
L’association compte sur les subventions de certains partenaires, sur la production de certains documents comme le bulletin de liaison, le dossier pédagogique documentaire. Cela nous permettrait de réunir un certain nombre de ressources. Nous organisions des conférences, mais maintenavnt il y a des problématiques actuelles et il faut que l’association soit au cœur des questions comme les changements climatiques, les politiques publiques comme le Pse, l’Acte 3 de la décentralisation. Il faut que l’association soit au cœur de ces questions pour permettre aux professeurs d’avoir la bonne information. Il faut également renforcer le niveau d’encadrement de nos sociétaires dans les classes. On a élaboré un programme d’actions dans le cadre de la relance des activités. Dans ce programme, il y a l’envoi de correspondances à des personnalités comme Amadou Mactar Mbow, le professeur Iba Der Thiam et à nos partenaires naturels que sont la Commission nationale pour l’Unesco, les ambassades, les institutions de la place et des ministères partenaires comme celui de l’Education, de la Culture, de l’Environnement, du Tourisme, etc. Nous comptons organiser des journées pédagogiques pour revisiter les critères d’évaluation en Histoire et Géographie. Nous allons mettre en place un site Internet pour permettre à nos membres d’accéder au contenu pour améliorer leur préparation.

Le Bac 2017 a connu un certain nombre de problèmes avec les fuites. Est-ce que dans vos missions de formateur, il ne faut pas sensibiliser davantage les élèves sur les questions de citoyenneté et des valeurs pour pérenniser la fiabilité du système éducatif ?
Nous sommes tous des républicains, nous avons des responsabilités. C’est à nous tous d’assurer la fiabilité de ce système. Nous professeurs, nous intervenons dans la préparation et de la proposition des sujets aux examens et concours. Maintenant, à un autre échelon, il y a l’Inspection générale de l’éducation et de la formation. Les professeurs ne constituent qu’un rouage du système et chacun doit jouer son rôle et même la société a son rôle à remplir pour assurer la viabilité du système.

On a constaté aussi que d’année en année, le quota réservé aux professeurs d’histoire et de géographie diminue à la Fastef. Pour cette année, il n’y a même pas de concours pour le niveau baccalauréat. Est-ce que vous ne faites pas un peu les frais de la priorité accordée aux filières scientifiques ?
La mission assignée à l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie est de participer à la formation citoyenne des Sénégalais. Le scientifique, quel qu’il soit, doit être un bon citoyen et où il doit évoluer et connaître son environnement immédiat. C’est bien de mieux orienter les élèves vers les filières scientifiques, mais il ne faut pas perdre de vue la formation citoyenne et les sciences comme l’Histoire et la Géographie. Nous assistons aujourd’hui à une crise de la citoyenneté. Mais quel est le rôle à travers nos enseignements pour installer des compétences sociales ? Il nous faut des enseignants d’élites. D’aucuns diront que les professeurs d’enseignement secondaire, avec de l’expérience, coûtent cher et que la parade c’est de trouver des professeurs de Lettres-Histoire-Géographie. Un professeur de Lettres-Histoire-Géographie qu’on envoie à l’intérieur du pays est moins outillé que le professeur secondaire qui est ici à Dakar et les résultats le prouvent. Il faudrait maintenant, au sortir de la Fastef, que l’Etat mette dans les Centre régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) des structures et donne les moyens pour qu’elles accompagnent les professeurs. Le défi, c’est d’avoir des enseignants de qualité. Nous de l’association des professeurs d’Histoire et de Géographie nous prenons l’engagement d’accompagner l’Etat dans le secteur de l’éducation. Nous allons aussi promouvoir l’interdisciplinarité.

Propos recueillis par Oumar KANDE

Sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la Direction de l’apprentissage a organisé, dans les locaux de la Chambre de commerce de Saint-Louis, un atelier de capitalisation du projet Adeter « Apprentissage pour le développement des territoires ruraux ».
L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, a présidé un atelier de capitalisation du projet Apprentissage pour le développement des territoires ruraux (Adeter). C’était en présence des représentants du ministre Mamadou Talla, des conseils départementaux de Saint-Louis et de Dagana, des chambres de commerce et de métiers de Saint-Louis.

Le coordonnateur du projet, Mamadou Moustapha Fall, a rappelé que le projet Adeter est une initiative des Ong française (Gret) et sénégalaise (Enda Graf Sahel), avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd).

De mai 2014 à juin 2017, a-t-il précisé, Adeter a expérimenté deux innovations, notamment le développement d’une nouvelle offre de formation professionnelle par apprentissage dans cinq métiers para-agricoles porteurs, articulé à un appui-conseil de Gie de femmes, et la concertation multi-acteurs visant à adapter l’offre de formation aux potentialités de la région. Selon Moustapha Fall, la mise en œuvre de ces innovations a permis d’identifier des bonnes pratiques en termes de formation et d’appui aux « entrepreneuses » en transformation de produits agricoles. Il s’agit d’utiliser des démarches participatives et inclusives dans l’identification, la conception et la mise en œuvre d’offres de formation dans des créneaux porteurs, du renforcement de la collaboration entre les centres ressources et les ateliers artisanaux pour donner plus d’efficacité et d’efficience aux formations, de la nécessité de compléter les séances de renforcement des porteurs de projet par un suivi régulier assuré par des spécialistes.

Mamadou Moustapha Fall a cité dans les réalisations de ce projet cinq programmes complets de formation par apprentissage de type dual élaborés et mis en œuvre, la sélection et la formation de 94 jeunes dans cinq métiers para-agricoles.

Combler le déficit en ressources humaines
Il a précisé que 59 jeunes ont été certifiés sur 61 participants aux examens, soit un taux de réussite de 97%, que 60 femmes venant de 20 Gie transformant des produits agroalimentaires ont été formées et suivies. La dotation de 20 Gie en matériels de transformation, la rénovation de six unités de transformation de Gie de femmes (dont trois à Saint-Louis et trois à Dagana), le renforcement de capacités de 55 maîtres artisans, la rénovation de 9 ateliers artisanaux, figurent en bonne place dans les réalisations du projet Adeter. Il en est de même de l’équipement de 70 apprentis, 48 maîtres artisans et de trois centres ressources, de l’installation d’un système d’irrigation par goutte à goutte au Centre départemental de formation professionnelle de Dagana, d’un atelier de maintenance des moteurs hors-bord au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis. Siré Bâ, conseiller technique n°1 du ministre Mamadou Talla, a indiqué entendre que ce projet s’inscrit parfaitement dans l’axe 2 du Pse, qui vise, à terme, à combler, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, le déficit en ressources humaines dans les différents secteurs de la vie économique, particulièrement dans les métiers para-agricoles, donc d’appui à la production et à la valorisation des produits agricoles. L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, a rendu un vibrant hommage à l’Afd qui a financé à hauteur de 90% ce projet, à la Saed, partenaire stratégique de ce programme, aux Ong (Gret et Enda Graf Sahel) qui ont initié et mis en œuvre ce projet dans les départements de Saint-Louis et de Dagana.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Kédougou, dirigé par Saliou Dione et Blaise Badiane, directeur des études qui a en charge, parmi tant d’autres prérogatives, la formation continue diplômante des Instituteurs adjoints (Ia), s’emploie à la formation diplômante des Ia depuis le début du mois d’août 2016. Laquelle va se terminer le dimanche.

C’est à cet effet qu’il a organisé un examen de sortie qui sera couronné par un Certificat de fin de stage. Il faut rappeler que cette formation s’établit en deux étapes. Il y a d’abord la formation présentielle qui a duré deux mois (août-septembre 2016). Cette dernière allie la formation théorique et pratique avec des devoirs surveillés. Il y a ensuite la formation à distance ponctuée par un regroupement de cinq jours pendant les fêtes de Noël et Pâques.

Autrement dit, à la fin de la formation présentielle, les stagiaires rentrent à la maison avec des devoirs à traiter et seront corrigés pendant les regroupements. Selon le Directeur des études du Crfpe, ces devoirs serviront de notes de contrôles continus. Il a aussi signalé que les notes de l’examen, ajoutées à celles de contrôles continus, détermineront l’admission ou non du stagiaire. Pendant cette formation, atteste le directeur Saliou Dione, sept modules ont été étudiés. Par conséquent, les stagiaires ont été bien outillés.

A noter qu’en 2016, 116 stagiaires ont subi la formation, parmi eux 17 ont réussi à l’écrit du Cap (Certificat d’aptitude professionnelle). Ce qui a valu un satisfécit à tous. D’ailleurs un vibrant hommage a été rendu aux formateurs et encadreurs. Cette année, 95 stagiaires suivent la formation.

Seydou TOUNKARA

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie s’est félicité des avancées enregistrées par le Sénégal. Toutefois, il a exhorté les différentes parties prenantes à maintenir le cap. « Je peux affirmer que nous sommes sur la bonne voie. Néanmoins, il convient de continuer à approfondir les réformes, car les objectifs de production fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ne sont pas encore atteints », a-t-il relevé.

I. SANE

Le Sénégal amorcera la réflexion pour réduire les coûts d’accès au logement et accélérer la construction d’habitats sociaux. C’est ce qui motive le choix du thème « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération » pour la deuxième édition du Salon international de l’habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar.

Des progrès sont accomplis en matière de construction d’habitat social. La moyenne annuelle de production est passée de 5.000 à 10.000 logements. Mais l’objectif de production de 15.000 logements inscrit dans le Pse n’est pas atteint. C’est pour cela que le gouvernement, les institutions financières, les promoteurs immobiliers ont décidé d’engager une réflexion autour de la thématique : « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération ? ».

Au cours du deuxième Salon de l’Habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar, des recommandations seront formulées dans le but d’augmenter le volume de construction et surtout de réduction du coût de l’unité. « Avec l’expertise d’ici et d’ailleurs, nous allons réfléchir et proposer des recommandations qui permettront de baisser le prix du logement social et d’augmenter leur production », a souligné le directeur de la Promotion de l’Habitat social, Mamadou Diouf. Il a indiqué que 3 des 7 recommandations prises lors de la première édition ont été mises en œuvre.

Le royaume chérifien, invité d’honneur, à travers son ambassadeur au Sénégal, contribuera à l’atteinte des objectifs du deuxième salon. Le diplomate compte sur la mutualisation des expériences des deux pays pour lever les obstacles à la construction à grande échelle d’habitats. « L’accès à l’habitat est considéré comme un secteur prioritaire dans la hiérarchie de la demande sociale pour les deux pays. Le Maroc est engagé dans une démarche active à la hauteur des attentes des organisateurs. L’expertise et l’expérience seront au rendez-vous du salon de l’habitat de Dakar », a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Berrada. Selon le directeur de Ame Trade Sénégal, Moussa Faye, il est attendu 50 exposants. L’évènement compte déjà 50 sponsors. En plus d’une conférence scientifique, il y a des rencontres B to B qui aideront les participants à nouer des opportunités d’affaires.

Des opportunités d’affaires
Pour sa part, le directeur général de Ame Trade, Danc Coberman, a remercié les autorités sénégalaises et le royaume chérifien. En somme, la démocratisation de l’accès aux logements reste la priorité des autorités. « Une fois de plus, l’occasion m’est donnée de rappeler que l’objectif qui continue de nous mobiliser consiste à rendre plus accessible le logement au Sénégal, comme nous y engage le chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky Sall, qui a pris d’importantes mesures pour appuyer le secteur », a réitéré le ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie. Diène Farba Sarr a annoncé le renforcement du suivi de l’application des mesures prises par le gouvernement, afin de réduire les coûts de construction ou de l’accès à l’habitat. « Le mécanisme de suivi, garanti par l’établissement d’une convention et d’un cahier des charges, nous permettra de contrôler la répercussion de cet appui des pouvoirs publics au client final », a indiqué le ministre. Placé sous le haut patronage du président de la République, « Sen habitat Dakar 2017 » offre une plateforme d’échanges entre les administrations, les promoteurs immobiliers et d’autres investisseurs, les organismes de financement, les acteurs et usagers nationaux et internationaux du secteur de l’habitat.

Idrissa SANE

Du fait d’une eau de robinet peu agréable à boire, le commerce d’eau de puits est très florissant à Mbacké et à Touba. Le créneau est investi par des centaines de charretiers qui y tirent des bénéfices conséquents.

Le rituel est immuable. Et il fait quatre ans que cela dure. Quatre longues années que, tous les matins, alors que les premières lueurs du jour n’ont pas encore percé l’épais voile de l’aube, Malick Wellé, la cinquantaine, répète les mêmes gestes, avec le même soin. Soigneusement, le vendeur d’eau de puits prépare son attelage. Baudet bien harnaché, charrette chargée de bidons vides de 20 litres bien attachée, il prend la direction du quartier de Touba Oil à la sortie de Mbacké Xewar situé à trois kilomètres de là, où Malick Wellé s’approvisionne en eau de puits. Cela, non sans avoir, au préalable, formulé quelques incantations cabalistiques.

Après quelques centaines de mètres de trot sur la route bitumée et avoir laissé derrière lui les derniers blocs de maison, sa monture s’engage dans un chemin de campagne sablonneux au bout duquel des dizaines de puits tapissent le sol. Malick Wellé n’est pas le seul sur le chemin qui y mène. D’autres charretiers, aussi matinaux que lui, empruntent, tous les jours, le même itinéraire à la recherche du liquide précieux. Ainsi, durant toute la journée, c’est un ballet incessant de charrettes lourdement chargées de bidons et de fûts d’eau à travers les rues de Mbacké. Elles font partie du décor de la ville jumelle de Touba. Impossible de les rater. Si Malick Wellé s’arrête au quartier Touba Oil, d’autres de ses congénères vont jusqu’à cinq kilomètres plus loin, au village de Saté, pour faire le plein d’eau. Ces puits dont l’eau est réputée plus douce que l’eau de robinet, appartiennent à des privés. Un bidon de 20 litres plein est vendu aux charretiers à 25 FCfa. Ces derniers le revendent à 100 FCfa.

Forte demande
Quant aux camions-citernes qui livrent surtout à Touba, la bouteille de 20 litres est revendue à 125 FCfa. Selon un recensement effectué en 2014, on dénombre 864 charretiers présents dans le commerce d’eau de puits à Mbacké. Si cette activité marche si bien, c’est parce que la demande en eau de puits est très forte. En effet, à Mbacké et à Touba, l’eau de robinet est peu agréable du fait de sa forte teneur en fluor. Du coup, pour la consommation, beaucoup de gens préfèrent l’eau souterraine. « On utilise l’eau de robinet le plus souvent juste pour la cuisine. Même pour le linge, on recourt à l’eau de puits car l’eau du robinet a la réputation de vite détériorer les vêtements », explique Khady Top, une ménagère.

La forte demande en eau de puits fait donc l’affaire des charretiers et de certains propriétaires de camions citernes. Les puits ont une profondeur de 30 à 33 mètres. L’eau est remontée grâce à une pompe électrique équipée d’un système de filtre. L’eau est ensuite stockée dans des bassins à partir desquelles les charrettes remplissent leurs bouteilles. « Chaque jour, je remplis 70 bidons de 20 litres. J’en livre une trentaine à des clients, le reste je l’écoule dans les rues de Mbacké. A la fin de la journée donc, si tout se passe bien, je me retrouve avec un bénéfice de 5.000 FCfa », explique Malick qui a abandonné son métier de mécanicien pour se tourner vers la vente d’eau qu’il juge « plus rentable ». Cherif Bâ a aussi fait de cette activité son gagne-pain. Originaire de Daara, il a quitté les bancs de l’école en 2015 pour gagner sa vie avec la vente d’eau. Il ne le regrette pas. Chaque jour, il écoule 50 bidons et se retrouve avec une marge bénéficiaire de 4.000 à 5.000 FCfa. De quoi bien vivre et entretenir sa vieille maman restée au village.

Pour défendre leurs intérêts, Malick Wellé et ses amis ont mis en place, en 2013, une association, « And Boolo dimbalanté » qui compte 72 membres. Certains parmi eux ont déjà fait plus de 20 ans dans ce créneau comme Dame Faye qui alterne cette activité avec son métier de tailleur. « Tôt le matin, je m’approvisionne puis livre à mes clients une trentaine de bouteilles, et l’après-midi, je me consacre à mon métier de tailleur », explique le quinquagénaire. D’autres comme Souleymane Ngom, la quarantaine, ont préféré investir dans le créneau et faire travailler des jeunes. Il a deux charrettes tractées chacune par un âne. Les charrettes lui ont coûté 150.000 FCfa l’unité et les deux bêtes 100.000 FCfa par tête. Un investissement qu’il pense amortir bientôt. « On se partage les bénéfices avec mes deux charretiers. Un jour sur deux, ils me versent la recette journalière», explique ce commerçant au marché Ocass de Touba.Comme quoi, le commerce d’eau de puits à Mbacké et à Touba est devenu une source de revenus très liquide et ne risque pas de tarir de sitôt, du moins, tant que les populations continuent de se détourner de l’eau de robinet.

Une consommation avec ses risques et périls
La consommation de l’eau des puits n’est pas sans risques, alerte Moussa Seck, chef de la Brigade d’hygiène de Mbacké. Cela, même si, à la revente, l’eau est filtrée une deuxième fois par les charretiers via un filtre de fortune fabriqué avec une bouteille recouverte d’un tissu. Seule une poignée de consommateurs ajoutent des produits purificateurs ou d’eau de Javel, alors que d’autres ne s’encombrent pas de ces mesures de précautions. « A Mbacké, dans toutes les maisons, il y a des robinets de la Sde, mais en général, les populations préfèrent consommer l’eau des puits parce que, disent-elles, cette eau est plus douce. Sur le plan sanitaire, il est préférable quand même de boire l’eau de robinet qui est traitée. Sinon elles s’exposent aux maladies diarrhéiques », souligne M. Seck. Des campagnes de sensibilisation sont menées dans ce sens aussi bien à l’endroit des consommateurs qu’à l’endroit des revendeurs d’eau. Mais sans grands résultats. « Aux populations, nous conseillons de filtrer l’eau de puits et de la traiter en mettant deux capsules d’eau de javel dans 20 litres d’eau et de laisser au repos pendant 30 minutes. Aux charretiers, à défaut de chlorer l’eau, nous leur demandons de porter des vêtements propres et de nettoyer régulièrement les bidons. On contrôle aussi les puits régulièrement, mais l’ampleur de l’utilisation de cette eau rend difficile notre travail », souligne-t-il.

Reportage : Elhadji Ibrahima THIAM

Notre pays continue de lutter contre le paludisme et les résultats obtenus sont concluants, puisque partout la pathologie connaît un net recul. L’objectif fixé reste le même : parvenir à éradiquer la maladie. Et la recherche de stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir se poursuit.

A Sédhiou, les dispensateurs de soins à domicile communément appelés Dsdom constituent un maillon essentiel dans la lutte contre le paludisme. « Nous reconnaissons à sa juste valeur le travail qu’ils abattent depuis qu’ils sont formés, on a constaté un net recul du taux de prévalence du paludisme dans notre district », reconnaît le Dr Ibou Diarra, le médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou.

Pour les rendre plus performants, les Dsdom ont bénéficié d’un renforcement de capacités pendant une semaine au district sanitaire de Sédhiou. A la clôture de la session de capacitation, des diplômes de participation ont été remis.

Le travail qu’ils abattent en matière de remontée des données est très apprécié par le médecin-chef qui indique qu’il y a très longtemps que cela ne se faisait pas en raison de la rétention des données de la part des agents de santé.

La tâche accomplie ne se limite pas seulement à la lutte contre le paludisme, avance Bertin Kathiéo, puisqu’il leur arrive de procéder à des visites prénatales, parce qu’ils sont mis à la disposition de la communauté.

Cependant, quelques difficultés se dressent devant les Dsdom, notamment le manque de médicaments constaté parfois dans certaines zones. Le médecin-chef avoue aussi les difficultés rencontrées par les Distributeurs de soins à domicile. La non-motivation constitue la difficulté majeure. Car ces agents travaillent souvent dans des zones très reculées sans la moindre indemnité. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, sensible à cette situation, est en train d’étudier les possibilités de motivation de ces agents de santé dont l’efficacité dans l’apport à la lutte contre le paludisme n’est plus à démontrer.

Malamine KAMARA

La mise en place d’une Fédération syndicale est un souhait des dirigeants de l’Useq (Union syndicale pour une éducation de qualité) qui ont tenu une conférence de presse.

« Les cinq syndicats (Saes, Sneel-Cnts, Sudes, Sypros et Uden) de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq) réaffirment leur aspiration forte et leur volonté inébranlable à travailler ensemble pour la réalisation de l’unité syndicale sur une base organique. Il s’agit précisément de créer, à moyen terme, les bases solides d’une fédération syndicale forte », déclare Dr Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Useq, au terme des deux jours de travaux. Face à la presse, le 15 août 2017, le syndicaliste a affirmé que pour pouvoir peser sur le plan international, le mouvement syndical a besoin d’être unifié. Ce sera une structure, souligne-t-il, susceptible de marginaliser progressivement et d’éradiquer définitivement l’émiettement syndical. D’ailleurs, les cinq membres fondateurs de l’Useq sont invités à signer la charte de l’union. Il a aussi demandé à la structure exécutive de l’Useq de veiller au plan d’actions 2018-2019. M. Diaouné, abordant les résultats des élections de représentativité syndicale, a indiqué qu’ils ne devront en aucun cas porter préjudice à la dynamique unitaire et aux relations entre les composantes du mouvement syndical.

S.M.S. CISSE

Hivernage rime avec présence de maladies; et ces dernières n’épargnent pas les enfants. Cependant, faudrait-il savoir ce qu’il leur arrive pour pouvoir les soigner.

Devant le service Pédiatrie du Centre de santé de Hann-sur-Mer, des va-et-vient incessants. Chacun attend son tour avec impatience. Elles sont nombreuses, ces femmes venues avec leurs enfants malades pour une consultation. En cette période d’hivernage, on note une recrudescence de plusieurs pathologies et les enfants n’en sont pas épargnés. Malgré la chaleur étouffante, elles ne rechignent pas à venir au Centre de santé. Pour occuper leurs enfants, certaines femmes les laissent jouer avec leur téléphone portable. D’autres tentent désespérément de calmer leurs bambins en leur donnant le sein.

Ces enfants ont entre six mois et six ans. Tantôt ce sont des quintes de toux qui fusent, tantôt des cris de bébés. C’est l’ambiance qui règne toute la journée. « Mon enfant a le corps chaud du crépuscule jusqu’à l’aube. De petits boutons apparaissent sur sa peau depuis le début de l’hivernage », lance Fatou Ndiaye, en réajustant le pagne avec lequel elle attache son enfant de deux ans sur le dos. Elle ne sait pas exactement de quelle maladie souffre son enfant.

Elle n’est pas la seule dans cette situation. La plupart d’entre elles pensent que leurs enfants sont atteints de paludisme, mais n’en sont pas si sûres. Accompagnée par son mari, Fatoumata Diatta pense que son enfant de six ans souffre aussi de paludisme, parce qu’il a de la fièvre, ne dort pas la nuit et transpire beaucoup. Mais son mari n’est pas de cet avis. « Il a des dents de lait qui apparaissent. C’est la raison pour laquelle il a, tout le temps, le corps chaud », précise-t-il.

Quant à Aïda Faye, elle sait bien ce dont souffre son enfant, car elle est venue pour la deuxième fois au Centre de santé pour un rendez-vous. « On lui avait diagnostiqué une amygdale. C’est la cause de ces maux de tête. L’infirmière lui a prescrit des médicaments pour apaiser la douleur », informe-t-elle.

Au Centre de santé des Hlm, le service Pédiatrie ne désemplit pas. Il est quasi impossible de rester dix minutes sans voir une femme porter son enfant ou lui tenir la main en direction du bureau de l’infirmière. Ici, les symptômes que décrivent ces bonnes dames sont les céphalées (maux de tête), la fièvre, la toux, les coulées nasales ou encore la diarrhée. Deux enfants présentent les mêmes symptômes : corps chaud et nez qui coule. « C’est général ! On retrouve ces symptômes chez tous les enfants ces temps-ci. L’hivernage rime avec la présence de maladies », affirme l’une des mères des deux enfants. Cependant, elle ne pense pas que son enfant souffre de paludisme, car « à la maison, nous dormons tous sous moustiquaire », indique-t-elle, fière.

Zéro cas de paludisme depuis le début de l’hivernage
« Nous n’avons pas encore enregistré de cas de paludisme dans ce Centre de santé des Hlm depuis le début de l’hivernage », affirme Mme Guèye, responsable de la Pédiatrie. Un exploit qui s’explique, selon elle, par les campagnes de sensibilisation et de distribution de moustiquaires imprégnées. « Les cas de maladies les plus fréquents chez les enfants depuis le début de l’hivernage sont la dermatose, car les enfants aiment jouer avec le sable et ils pataugent souvent dans les eaux pluviales. Il y a ensuite la fièvre, l’angine, la diarrhée et quelques cas d’intoxication », fait-elle savoir.

Le constat est le même au Centre de santé de Hann-sur-Mer. Aucun cas de paludisme n’est enregistré. « Les mamans pensent toujours au paludisme à chaque fois que leurs enfants ont la fièvre, alors que tel n’est pas le cas. « Cette année, on a enregistré plusieurs cas de toux et de rhume. Il y a également beaucoup de cas de fièvre, de diarrhée et de pharyngite ou inflammation du pharynx. A chaque fois que nous notons une fièvre chez l’enfant, nous procédons au Test de diagnostic rapide (Tdr) du paludisme. Il permet de détecter la présence d’antigènes (molécules reconnues comme étrangères à un organisme) spécifiques au parasite dans le sang. Et il peut rendre un résultat positif ou négatif en 15 minutes seulement. Tous les tests se sont avérés négatifs », explique Madame Kâ, la responsable du service Pédiatrie du Centre de santé de Hann-sur-Mer.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Au terme d’un atelier de quatre jours clôturé samedi dernier, l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam) de Diamniadio a stabilisé 46 filières et validé toutes les maquettes de Licence et de Master. Avec des contenus clairs, le recteur Oumar Guèye a assuré que le démarrage pouvait se faire à tout moment.

En perspective du démarrage officiel des cours prévu pour la rentrée universitaire 2018-2019, l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam) de Diamniadio, avec le soutien de l’Usaid-Era, a organisé un séminaire de production pour stabiliser et mutualiser les offres de formation. Il était également question d’élaborer les documents de services à la communauté et de gouvernance de l’Ufr des Sciences agricole et de l’Alimentation, de l’École supérieure des sciences halieutiques et aquacoles et du Centre d’innovation et de valorisation agricole.

Le recteur de l’Uam, Oumar Guèye, s’est satisfait des résultats enregistrés, avec la stabilisation des maquettes de toutes les structures de formation. « On a 46 filières qui ont été stabilisées et les maquettes ont été validées. Toutes les maquettes de Licence et du Master 1 et 2 ont été validées. On a également validé les maquettes du profil partagé des étudiants de l’Uam pour leur permettre d’avoir des contenus communs qui leur donnent une identité », a fait savoir le recteur.

Ces contenus, a-t-il indiqué, contiennent des valeurs universitaires et citoyennes, la pratique des langues, la formation en leadership, ainsi que le projet professionnel personnel de l’étudiant. La maquette du service à la communauté de l’ensemble de l’université et des structures a aussi été validée. Selon le recteur, il sera procédé à un toilettage des maquettes avant de passer devant le Comité scientifique international. « Pour nous assurer que l’Uam est sur les standards internationaux, on a un Comité scientifique international composé de dix experts nationaux et dix internationaux.  Tous ces dossiers vont être passés au crible lors d’un atelier avec ce-dit comité. Ces documents seront ensuite validés par le comité de pilotage qui est l’instance décisive de l’Uam présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et qui accueille tous les ministères techniques », a expliqué le recteur Oumar Guèye.

Aujourd’hui, a-t-il soutenu, l’ambition est de faire de l’Uam une université d’excellence. « Nous y travaillons. C’est pourquoi tout le personnel sera recruté sur la base d’un appel à candidatures ouvert et tous les candidats seront évalués par un comité indépendant », a-t-il assuré.

Samba Oumar FALL

Le Professeur Ahmadou Wagué vient d’être élu au conseil de la Société américaine de physique (American physical society-Aps) comme « International Councilor ». « C’est la première fois qu’un Africain est élu à ce poste par les membres de cette grande structure qui compte plus de 50.000 membres en Amérique et à travers le monde », précise le site web de l’Ucad. « J’en suis très fier pour notre Université et pour l’Afrique dont je défendrai la cause pour le développement des Sciences Physiques », a réagi Pr Wagué qui n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance au recteur de l’Ucad et à toutes les autorités universitaires et académiques du Sénégal pour tout ce que l’Université lui a permis de réaliser. Le vote à l’élection générale de l’Aps de 2017 a pris fin le 31 juillet dernier et les résultats sont présentés : Philip H. Bucksbaum de l’Université de Stanford a été élu vice-président, Larry Gladney de l’Université de Pennsylvanie devient président élu du comité de mise en candidature Aps, Ahmadou Wagué de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal sera conseiller international et Vivian F. Incera de l’Université de New York/College of Staten Island de la ville deviendra la conseillère générale.

A l’Université Cheikh Anta Diop, le Professeur Wagué, membre actif du projet Histoire générale du Sénégal, a participé, pendant plusieurs années, à l’enseignement de la physique générale, de la mécanique quantique, de l’optique, de la physique atomique et de la spectroscopie laser. De 1988 à 2002, il a été membre associé du Centre international Abdus Salam pour la physique théorique (Ictp) à Trieste, en Italie.

Abdou DIAW

Une bonne qualité des indicateurs nutritionnels collectés dans ses pays membres. C’est la préoccupation du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (Cilss) dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs). Avec les crises alimentaires constatées dans le Sahel ces dernières années, le Cilss, avec sa composante résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, souhaite ainsi apporter une réponse à la question majeure : comment disposer semestriellement de données de nutrition de qualité pour caractériser l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des pays ? D’où l’organisation d’un atelier régional regroupant six pays et pour faire face à l’insuffisance de la qualité des données recueillies à travers les enquêtes agricoles et enquêtes pérennes.

Le Secrétaire permanent du Comité national du Cilss du Sénégal, Colonel Alioune Diouf, a insisté sur l’importance de la qualité de ces données de nutrition pour les analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Force est de constater que la qualité des données de nutrition issues des dispositifs des enquêtes pérennes reste insuffisante, malgré les efforts consentis. C’est ce qui conduit très souvent à la non-prise en compte de ces informations nutritionnelles dans les analyses du cadre harmonisé », a-t-il expliqué.

Pour le représentant du Secrétaire exécutif du Cilss, Martial Sy Traoré, les insuffisances dans la qualité de ces données ont été relevées lors des différentes rencontres sur la nutrition. C’est pourquoi il appelle à l’adoption d’une approche participative et constructive qui permettra d’enrayer l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la pauvreté dans le Sahel. Cet atelier se veut aussi un cadre d’échanges qui permettra d’apprécier le schéma de collecte des données nutritionnelles existant dans les pays et de proposer une démarche consensuelle pour une meilleure intégration des indicateurs nutritionnels dans les enquêtes pérennes des Etats du Sahel.

Oumar NDIAYE

Les 165 députés issus des élections législatives du 30 juillet dernier pourraient examiner en priorité le projet de loi sur la Couverture maladie universelle (Cmu). Une volonté du gouvernement sénégalais de donner un encadrement législatif au droit à une santé pour tous. L’assurance a été donnée, vendredi dernier, par des acteurs des mutuelles de santé réunis dans la capitale du Saloum.

En gestation depuis août 2014, le projet de loi sur la Couverture maladie universelle (Cmu) pourrait être voté lors des premières sessions de la nouvelle législature. C’est en tout cas la forte attente des acteurs de la protection sociale réunis à Kaolack dans le cadre d’un atelier de plaidoyer. La plateforme, composée de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc), du Réseau multi-acteurs de protection sociale (Remaps) et du réseau Ojofaf/Paj, compte intensifier le plaidoyer pour l’institutionnalisation de la politique de protection sociale au Sénégal.

A cet effet, l’atelier de Kaolack a permis de procéder à une relecture critique de la dernière mouture du projet de loi élaborée sur la base de la concertation des acteurs tenue à Saly Portudal en mars 2017. « L’atelier de Kaolack nous a permis de faire une revue critique du projet de loi à laquelle nous avons été étroitement associés à l’élaboration. A ce propos, nous avons suggéré une identification plus précise des acteurs de la protection sociale et une clarification de leurs rôles respectifs. Il y a, par ailleurs, un effort à faire dans l’harmonisation des différents intervenants pour éviter une certaine cacophonie dans la coordination  », a indiqué Demba Mame Ndiaye, le président de l’Unamusc.

Ces acteurs communautaires ont eu droit à une communication sur ce projet de loi de la part du conseiller juridique du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Une inscription dans le marbre législatif qui viendrait achever le processus de construction d’un système national de couverture maladie pour toute personne résidant sur le territoire national. Démarré depuis 2007, cette politique a connu un coup d’accélérateur en 2013 avec la création de l’Agence pour la couverture maladie universelle (Acmu) et de la Caisse autonome de protection sociale avec l’objectif d’un taux de couverture de 47%  à 75% en fin 2017.

« Le défi est immense, mais nous pouvons y parvenir en soutenant la volonté gouvernementale consacrée par l’engagement public d’élaboration du cadre législatif souscrit depuis 2014 par des actions de promotion de mutuelles de santé au niveau communautaire. C’est tout l’enjeu de la démarche multi-acteurs qui nous réunit ici à Kaolack», a rappelé André Demba Wade, le coordonnateur du Groupe de réflexion et d’appui des initiatives mutualistes (Graim). Ces acteurs espèrent que ce projet de loi pourrait être sur la table des députés de la 13ème législature dès septembre prochain. Période retenue pour l’installation de la nouvelle Assemblée nationale issue du scrutin législatif du 30 juillet dernier.

Elimane FALL

Sur les flancs du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, les engins accélèrent les travaux de terrassement de l’usine de déferrisation de Sébikotane. A Koungueul, les ouvrages d’une autre station de déferrisation se dessinent. A Fatick, le niveau d’exécution de la station de traitement de chlorure et de fluorure présage le respect des délais. Par contre, à Kaolack, les travaux des ouvrages de traitement seront lancés en 2018. Les investissements se chiffrent à environ 18 milliards de FCfa.

Dakar : A la source de la déferrisation qui coûtera 5,5 milliards de FCfa
Des pelles mécaniques, des poclains et des foreurs sont en activité au point K de Sébikotane, derrière le Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La construction de l’usine de déferrisation est dans la phase de terrassement. Sa capacité de traitement est de 40.000 mètres cubes par jour. Son coût s’élève 5,5 milliards de FCfa. Au bout des robinets, une eau incolore et inodore coulera à Thiaroye, Pikine, Guédiawaye et Hann-Maristes et dans la zone du Port de Dakar.

Ouvrage SonesL’image rappelle celle des carrières. Au fond d’un cratère, le ronronnement de quatre foreurs n’incommode pas les ouvriers. Ils sont certainement aguerris. Debout, derrière les manettes, des casques vissés à la tête, le buste couvert d’un gilet de couleur vert vif, des conducteurs de foreur actionnent sur les leviers. La variation des vrombissements est fonction de la nature des roches à transpercer. Des gravas argileux tirant vers le kaolin forment une chaîne de monticules. Des techniciens sont dans la phase de fixation des micro-pieux. Le fondement est la base de toute construction. La largeur et la profondeur des excavations donnent une idée des dimensions des ouvrages du point K, à Sébikotane, non loin du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La capacité de traitement sera de 40.000 mètres cubes par jour. Au fond de trois cratères sortiront des ouvrages qui redonneront à l’eau rougeâtre qui coule dans la banlieue dakaroise ses caractéristiques de base : incolore et inodore. D’ici à 14 mois, de Guédiawaye au Port de Dakar, en passant par Pikine et Guédiawaye, des Sénégalais apprécieront les changements tant attendus.

La couleur rougeâtre et l’odeur de l’hydrogène sulfurée (H2S) décrite par les chimistes comme l’odeur d’œuf pourri seront dissipées. La teneur en fer sera de 0,1 mg/l contre 0,3 mg/l et le H2S sera éliminé. A côté du cratère où les engins sont en activité, deux autres sont disposés sur le flanc des ateliers. Sur le site seront construits des ouvrages de stockage et de traitement des boues... Avec cette usine, le Sénégal dépassera les normes de l’Oms. Le taux de fer sera rabattu à moins de 0,1 milligramme par litre. L’hydrogène sulfuré des eaux des forages de Pout-sud, Pout-nord, Pout Kirène de Sébikhotane sera éliminé. « L’ambition, c’est d’enlever complètement le fer, de l’amener de 1 milligramme à 0,1 milligramme par litre pour être en parfaite conformité avec les normes. C’est aussi de réduire le taux de l’hydrogène sulfuré qui donne à ces eaux l’impression d’odeur d’œuf pourri », détaille Charles Fall, directeur général de la Sones.

Pourtant l’eau distribuée dans les quartiers précités est potable. La perception collective refuse d’y voir clair. « C’est un projet important qui va améliorer la qualité de l’eau. Les populations ne peuvent pas concevoir que l’eau qui a une couleur rougeâtre soit propre à la consommation », relève la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.

L’importance du projet et l’urgence de répondre à une vieille doléance des populations ont remis au goût du jour le respect des délais au centre des échanges entre les techniciens de la Sones, l’entreprise et le bureau de contrôle des travaux représenté par Lamine Bara Mbaye. « Il nous faut inaugurer ces ouvrages dans 14 mois. Il faut un planning détaillé de la fourniture de matériel. Nous devons nous y prendre à temps », conseille le directeur général de la Sones. Au-dessus du site, le ciel est chargé de nuages. Ce sont des paramètres que l’ingénieur Ludovic Stoeffler n’ignore pas. Les pluies peuvent fausser le planning. A part cette donne, les techniciens donnent des assurances sur le respect des délais inscrits dans les cahiers de charge. « Je suis optimiste que les délais seront respectés », glisse Ludovic Stoeffler. Le temps nous édifiera.

Koungheul : Les ouvrages qui réduiront la teneur en fer prennent forme
Les contours des ouvrages de traitement de fer se dessinent près d’un nouveau château d’eau non loin d’une structure sanitaire à Koungheul. Dans un an, les habitants auront droit à une eau avec une teneur en fer conforme aux normes en vigueur.

La plateforme tourne à plein régime. A l’entrée, des ouvriers aux mains gantées sectionnent les barres de fer. A côté de cet atelier, la structure de coffrage de l’épaississeur est montée. En face, des maçons posent un assemblage métallique d’une autre infrastructure non loin des 22 lits rectangulaires de séchage. La forme des ouvrages se précise. « Nous avons un taux global d’exécution qui avoisine 30 % », évalue l’ingénieur Younouss Youssef.

Entre le château d’eau, les cabines de gestion, disons de télégestion, les bassins et les lits de séchage, un poclain enfonce son godet dans le sol, excave et fait marche arrière. Il déverse son contenu dans une benne. Celle-ci se retire pour verser son chargement. Le terrassement des ouvrages stratégiques a démarré. «Ici nous sommes au cœur de l’usine de traitement. Nous avons commencé avec les ouvrages les plus simples pour ensuite aller vers les plus compliqués », informe le directeur de projet à Aqualter, Philipe Jean.

Ouvrage eauAu cœur de l’usine trôneront le clarificateur, les filtres et une bâche d’eau... C’est l’épicentre de l’épuration de l’eau de Koungueul chargée en fer. « Le clarificateur permettra de réduire la turbidité par aération, ensuite l’eau passera par les filtres pour abattre le fer et le manganèse. Et, après ces filtres, elle sera stockée dans une bâche pour être pompée vers le château d’eau », schématise Philipe Jean.

Le système est complexe pour les non-initiés. Mais il est simple pour les spécialistes. L’épaississeur de forme cylindrique, en phase de coffrage, sera le moteur de traitement des boues. C’est à partir de cette installation que les boues seront envoyées vers les 11 lits de séchage. Ici, se passe la séparation entre les sédiments et les égouttures traitées. Ces dernières seront envoyées vers une fosse d’infiltration pour regagner la nappe. C’est une sorte de cycle fermé, avec des impacts nuls sur l’environnement.

Tout compte fait, au bout de la chaîne, l’eau sera d’une qualité meilleure pour le bonheur des populations. La concentration en fer qui est de l’ordre de 2,4 milligrammes par litre sera ramenée à 0,3 milligramme. Pour le manganèse, l’objectif est d’avoir 0,05 mg/l contre 0,26 mg/l actuellement.

L’attente a été longue. Le bout du tunnel s’approche. Déjà des voix autorisées font écho de la satisfaction d’une vieille doléance. « Nous sommes pressés de réceptionner cet ouvrage, car elle contribuera à préserver la santé des populations. Nous avons entendu les techniciens dire que le taux de fer dépasse les normes », se félicite le deuxième adjoint au maire de Koungheul, Daouda Diallo. Il a remercié le gouvernement du Sénégal. Il a fait un témoignage sur le directeur général de la Sones, Charles Fall, qui a effectué une quatrième visite sur le site pour assurer le suivi physique de l’exécution de ce projet. « En tant qu’élu local, j’ai très peu vu de directeurs généraux qui descendent sur le terrain pour suivre l’exécution des projets comme le fait Charles Fall », constate le deuxième adjoint au maire.

L’enjeu de l’amélioration de la qualité de l’eau, au regard ses implications sur la santé des populations, ne peut pas s’accommoder d’un suivi à distance. Surtout que ces quatre projets, d’un coût de plus de 13 milliards de FCfa, font l’objet d’un monitoring au plus haut niveau.

Fatick : Les travaux avancent à la station de traitement du fluorure et du chlorure
A Fatick, l’eau ayant une teneur anormale en sel ne coulera plus des robinets à partir de 2018. En face de l’hôpital de ville, les compartiments de l’usine de traitement de sel et de fer sont à un stade avancé. Après avoir couvert les besoins d’approvisionnement, le gouvernement a injecté de gros moyens pour offrir une eau conforme aux normes de l’Oms aux usagers.

Fatou Ndiaye SonesA l’ombre du château d’eau, les locaux technique et électrique sont presque achevés. Un peu avant, le dallage de l’abri des équipements de l’osmose est très avancé. Les lignes des bassins des boues sont nettes. Sur plusieurs compartiments, des ouvriers sont à l’œuvre. Le temps presse. Les délais sont incompressibles. C’est une question d’équité de donner aux populations de Fatick et du bassin arachidier une eau qui ne laissera pas de traces sur leurs dents. Ici, tous ont hâte de voir l’ouvrage mis en service. Les générations actuelles ne veulent pas que la marque « identitaire » soit transmise aux générations futures. « Depuis plus de 40 ans, ceux qui naissent et grandissent dans les régions de Fatick et Kaolack ont souvent la malchance d’avoir des dents qui ont une coloration de rouille. « C’est avec enthousiasme et satisfaction que nous attendons la réception de cette usine de traitement. Nous espérons que les enfants qui naîtront en 2018 n’auront pas les problèmes que nous avions », s’exprime le représentant du maire, Issakha Dieng.

Sur le chantier, en face de l’hôpital de Fatick, au bas bord de la route, les techniciens et les ouvriers ont le cœur à l’ouvrage. Le niveau d’exécution de l’épaississeur du bassin des boues, des lits de séchage… présage du gage des respects des délais. « L’absence de confort du goût conforte les consommateurs à se rabattre sur les eaux de pluie. Avec ce projet, les populations auront une concentration en fluor conforme aux normes de l’Oms et qui n’aura pas des effets néfastes sur leur santé », juge le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Moctar Watt.

La corrélation entre la forte concentration en sel de l’eau et certaines maladies était rapportée par les populations. Elle a été confirmée par les spécialistes en santé. « Nous n’ignorons pas l’impact de la consommation du fluor et de l’eau des puits sur la santé des consommateurs. Il est souvent signalé des cas de fièvre typhoïde », renseigne le préfet.

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’est engagé à apporter des réponses durables à un problème qui prend sa source dans l’aquifère fluorée du Maastrichtien du bassin arachidier. « Après avoir relevé le défi de la production dans des villes secondaires comme à Fatick, nous voulons relever le défi de la qualité. L’usine nous permettra d’avoir une eau de meilleure qualité avec des teneurs en sel aux normes de l’Oms », a fait savoir le directeur général de la Sones, Charles Fall. Ainsi l’eau n’aura ni une couleur, ni un goût. Les habitants peuvent la consommer sans courir de risques sanitaires. La station devrait rabaisser le taux de fluorure de 5 mg/l à 1,5 mg/l, alors que le chlorure, qui est actuellement de 600 mg/l, sera ramené à 250 mg/l. La station aura une capacité de traitement de 150 mètres cubes par heure. Son coût s’élève à 2,5 milliards de FCfa. Dans cette ville, le gouvernement a déjà injecté une dizaine de milliards de FCfa pour augmenter la production et pour les extensions de réseau, entre autres. La production a été sécurisée sur plusieurs années. A Kaolack, d’autres stations de traitement du chlorure et du fluorure seront construites en 2018 pour un coût global de 8 milliards de FCFa.

FATOU NDIAYE, DIRECTRICE DES TRAVAUX DE LA SONES : « Ces investissements n’auront pas une incidence sur le prix du mètre cube »
Le gouvernement du Sénégal, avec le concours des partenaires comme la Boad (Banque ouest-africaine de développement) a consenti de lourds investissements pour construire des ouvrages de défluoration, déferrisation, déchloration à Sébikhotane, Fatick, Koungheul et prochainement à Kaolack. Le coût de l’amélioration de la qualité de l’eau ne sera pas répercuté sur le prix du mètre cube. « Ces travaux n’auront pas une incidence sur le prix de l’eau », précise la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.
 
Reportage de Idrissa SANE

La région médicale de Kédougou, sous la houlette de son médecin-chef Dr Cheikh Sadibou Senghor, s’emploie, depuis un certain temps, à une stratégie qui consiste à administrer aux enfants âgés de 3 mois à 120 mois des médicaments dans le cadre de la lutte contre paludisme. C’est un traitement qui couvre toute la saison des pluies et qui doit se faire sur quatre passages espacés chacun de 21 jours. La région médicale est à son premier passage. Présentement, sur les 51.744 enfants devant bénéficier de ce traitement préventif, les 47.104 ont été traités, soit un taux de couverture de 91%.

Tous les trois districts ont largement atteint les objectifs assignés. Le médecin-chef de région a saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des acteurs, les techniciens, la presse, les « Badianou Gokh » (marraines de quartier), mais surtout le ministre de la Santé et de l’Action sociale à travers le Pnlp (Programme national de lutte contre le paludisme) qui a mis en place toutes ses stratégies; notamment le Test diagnostic rapide (Tdr) du paludisme, les médicaments Act donnés gratuitement pour un traitement rapide du paludisme, des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) cédées à 500 FCfa dans les structures de santé. La formation des personnels communautaires dispensateurs de soins à domicile figure aussi en bonne place dans les stratégies déployées pour faire face au paludisme. Ces agents communautaires sont, en effet, dotés d’équipements leur permettant de traiter les patients qui n’ont pas parfois la possibilité de se rendre dans les structures sanitaires.

Selon le Dr Senghor, si ces stratégies sont suivies et que les populations se l’approprient, le paludisme sera un mauvais souvenir dans la région de Kédougou.

Seydou TOUNKARA

Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présidé, à Richard-Toll, l’installation du Comité de pilotage de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de ladite localité. Une occasion pour lui d’annoncer le démarrage des enseignements en octobre 2018.

La salle de délibération de la mairie de Richard-Toll a accueilli la cérémonie d’installation du Comité de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de cette commune. Les exploitants agricoles, agro-industriels, de même que d’autres acteurs ont saisi l’occasion pour saluer la mise en place de cet établissement d’enseignement supérieur professionnel qui sera, selon plusieurs avis, un plus pour la localité où l’économie est soutenue par l’agriculture ainsi que l’élevage et ses dérivés. En effet, rappellent les uns et les autres, la mise à disposition d’une ressource humaine qualifiée et à proximité sur les questions agricoles et animales est une bonne chose pour cette partie de la vallée.

Dans son propos, le Pr Mary Teuw Niane a rappelé que les Isep sont prévus pour être des établissements autonomes et devront entretenir des liens étroits avec le milieu socioprofessionnel, ainsi que les employeurs et professionnels des entreprises qui seront invités à participer activement à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et curricula. Cette proximité entre le milieu académique et celui professionnel va permettre aux apprenants des Isep de faire de fréquents séjours dans le monde du travail pour une formation en alternance.

Après l’Isep de Thiès, créé en 2012, a noté le Pr Mary Teuw Niane, la mise en place d’autres Instituts supérieurs d’enseignement professionnel dans les régions de Dakar (Diamniadio), Ziguinchor (Niamone/Bignona), Matam et Saint-Louis (Richard-Toll) et leur articulation en réseau constitue un pas important qui conduira à la définition d’une nouvelle carte de l’enseignement supérieur professionnel au Sénégal. Concernant les caractéristiques, l’établissement sera érigé sur deux sites dont le premier se situe dans la commune de Richard-Toll (15 ha) et le second de 35 ha est localisé dans la commune de Mbane (village de Thiago).

L’installation du Comité de pilotage était aussi une occasion de présenter l’offre pédagogique, avec la mission de ces Isep qui consiste à offrir des programmes professionnels courts (Bac+2) en fonction de la demande des besoins des milieux socio-économiques.

Pour rappel, le coût de ce projet est de 7 milliards de FCfa sur financement de l’Agence française de développement (Afd). L’Isep de Richard-Toll a pour directrice le Pr Awa Niang Faye.

A. M. NDAW

Après avoir signé et adopté une charte des valeurs intercommunales, les communes de Kothiary, Koar, Goumbayel et Bala (Kkgb) viennent de procéder au lancement de leur Projet de reboisement et de sensibilisation sur les changements climatiques (Prsc). Il est prévu, dans ce cadre, de parrainer et d’entretenir 20.000 plants.

Les autorités administratives et locales, avec à leur tête l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargé du développement, ont planté chacun un arbre dans un jardin clôturé par le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), à côté d’un forage en construction. Pour Awa Diop Ndiaye, l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du développement, le président de la République, Macky Sall, « ne s’est pas trompé en accordant une place primordiale » aux collectivités locales dans la gestion de l’environnement. Après avoir souligné les efforts de l’Etat en matière de protection de l’environnement, à travers le Service des Eaux et Forêt, l’implication des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic illicite de bois, elle a relevé que sans l’accompagnement des populations, ces actions sont vouées à l’échec.

Le projet mis en place devrait permettre de reboiser d’ici le 20 août, 20.000 arbres, a indiqué son coordonnateur Benjamin Faye. Appuyé par l’Etat du Sénégal, le ministère français des Affaires étrangères, la communauté de communes de Montrevel-en-Bresse (France), il est porté par le Kkgb, du nom des initiales des quatre collectivités membres (Koar, Kothiary, Goumbayel et Bala). Ces communes regroupées au sein d’une intercommunalité développent une forte communication et des actions suivies de résilience contre le changement climatique par le reboisement et la revalorisation des systèmes culturaux de ces quatre collectivités locales de la zone du Boundou.

Pour le maire de Koar et président du Kkgb, Baganda Sakho, les populations bénéficiaires et les leaders de divers ordres de cette zone de production de charbon seront ainsi sensibilisés sur les enjeux de la gestion et de la protection environnementale, notamment par le biais de projections de films. A son avis, les communes de Goumbayel, Koar, Kothiary et Bala, dans le département de Goudiry, ont effectivement lancé la concrétisation d’un plan de sauvegarde des écosystèmes en mettant en place le Code forestier qui innove par une réforme complète des exploitations forestières.

Dans le cadre de l’intercommunalité pour le développement durable et les changements climatiques, selon Baganda Sakho, maire de Koar, il est mis en œuvre près de 4.000 gabions qui ont déjà été commandés pour protéger les arbres qui seront reboisés. Il estime que le reboisement, pour être efficace, doit s’accompagner d’une prise de conscience des populations.

« Planter, c’est bien, mais entretenir c’est mieux, sinon c’est du gâchis », a relevé l’inspecteur régional des Eaux et Forêt de Tambacounda, Modou Faty Niasse. Tout en déplorant les dégâts occasionnés par les feux de brousse, la coupe abusive de bois, la sécheresse, entraînant la disparition de certaines espèces et menaçant la vie de l’homme à terme, il a salué le respect des prescriptions techniques de l’aménagement par les populations locales. D’où tout le profit qu’elles tirent de leur forêt.

Des prix pour récompenser les meilleures pratiques de reboisement
Le Projet de reboisement et de sensibilisation sur les changements climatiques (Prsc1) prend en compte des arbres fruitiers, d’ombrage, de haie-vive et de brise-vent, en plus des espèces du terroir. L’une de ses innovations est l’introduction massive du baobab et du Moringa (nébédaaye) à travers l’entreprenariat des banques alimentaires. Avec le greffage, des milliers de plants de baobab peuvent être plantés pour donner des fruits au bout de trois ans, a souligné Benjamin Faye, coordonnateur du Prsc1. Des prix seront décernés pour récompenser les meilleures pratiques de reboisement et d’activités agroforestières, a ajouté le coordonnateur, selon qui ce projet opte pour une responsabilisation des bénéficiaires par le parrainage des arbres plantés.

Pape Demba SIDIBE

L’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et l’Ong Innovation environnement et développement (Ied) en Afrique viennent de lancer une plateforme nationale en vue de la promotion d’une économie verte au Sénégal. Cette dernière veut fédérer l’ensemble des acteurs étatiques, la société civile, le secteur privé, les décideurs politiques, les chercheurs, pour un dialogue constant en faveur d’une politique économique verte.

Lancer une nouvelle dynamique qui veut se fonder sur les nouveaux outils de l’économie verte au Sénégal. C’est ce que veut faire un ensemble d’organisations telles que l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et l’Ong Innovation environnement et développement (Ied) en Afrique. Ces institutions viennent de lancer une plateforme nationale pour la promotion de l’économie verte au Sénégal. Défini comme une économie qui vise à créer des possibilités d’emploi et de travail décents pour tous, tout en préservant les biens et services écosystémiques pour les générations actuelles et futures, le concept d’économie verte apparaît comme une opportunité pour l’ensemble de la communauté internationale à parvenir à une croissance dans une perspective de développement durable et d’élimination de la pauvreté et des inégalités sociales.

Selon Racine Kane, chef de mission de l’Uicn et un des initiateurs de cette plateforme nationale, le Sénégal cherche à tirer bénéfice des différents instruments au niveau international pour engager sa transition économique verte, avec l’appui de plusieurs partenaires. Pour lui, la promotion d’une économie verte au Sénégal passera nécessairement, entre autres, par un regroupement en réseaux actifs de l’ensemble des acteurs étatiques, de la société civile, du secteur privé, des décideurs politiques, des chercheurs, pour un dialogue constant en faveur d’une politique économique verte. D’où le lancement de cette plateforme qui stimulera le partage d’expériences, la mutualisation des connaissances pour une meilleure prise en charge des questions sur l’économie verte au Sénégal. Bara Guèye, directeur de Ied Afrique, a évoqué la construction d’une meilleure compréhension du concept de « l’économie verte » avec les principaux intervenants qui sont sensibilisés aux problèmes d’exclusivité, d’équité et de limites écologiques et aussi de promouvoir les modèles d’entreprenariat capables de profiter des opportunités de marché autour d’une croissance plus verte. Ce qui passera, selon lui, par la mise en place de politiques et structures institutionnelles plus sensibles aux questions d’économie verte.

Oumar NDIAYE

Plusieurs acteurs de l’éducation ont entamé, le 9 août 2017, le processus d’orientation du nouveau curriculum de l’éducation. Cette initiative fait suite à la directive présidentielle de réorienter le système éducatif sénégalais vers les Sciences, les technologies et les mathématiques.

Thiès accueille, depuis le 9 août, un atelier de réflexion sur le processus d’orientation du nouveau curriculum de l’éducation. Le Directeur de l’enseignement moyen et secondaire général (Demsg), Oumar Bâ, est revenu, lors de la cérémonie d’ouverture, sur la motivation de cette importante rencontre au moment où, a-t-il indiqué, « notre pays amorce un tournant dans la réorientation de son système éducatif. C’est une recommandation du président de la République lors des assisses de l’éducation. Il s’agit donc de réécrire ce curriculum en l’orientant vers les sciences, les mathématiques, le numérique, les technologies et l’entreprenariat ».

Dans cette entreprise, le ministère de l’Education nationale est accompagné par le Projet d’amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte-Sénégal) financé par la Fondation Mastercard. Lequel a entrepris, par le canal du projet Education développement center (Edc), une série d’activités pour préparer la mise en œuvre effective du processus.

Dans un premier temps, ce projet sera testé, selon le directeur de Apte-Sénégal, Séni Diop, « dans six régions (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Kaolack, Diourbel et Thiès) avant son extension aux autres zones du Sénégal ». L’objectif fixé est, a-t-il souligné, « de développer auprès des jeunes, dès le bas âge, une ouverture d’esprit pour les amener à comprendre que pour devenir un ingénieur, il faut être un excellent mathématicien et se tourner vers les sciences, mais aussi les initier à la culture de l’entreprise et à l’employabilité et cela de la Maternelle à la Terminale ».

En tout cas, la prochaine rentrée scolaire pourrait constituer le début de ce nouveau projet qui va concerner 200 établissements dans les régions ciblées dont près de 100 dans la première phase. Le coordonnateur du Projet d’appui au renouveau du curriculum (Parc), Amadou Camara, a indiqué, « que notre ambition est de faire en sorte que les choses bougent et que ça puisse changer à travers l’unification des matières jusqu’en Terminale. Le partenariat entre notre projet et Apte-Sénégal s’est inscrit dans cette dynamique ».

Le projet Apte-Sénégal et ses partenaires dont Education développement center  (Edc) et la fondation Mastercard s’activent respectivement dans la mise œuvre et l’évaluation de programmes éducatifs et sanitaires. Ils offrent aussi des possibilités économiques à travers le monde et dans l’optique de faire progresser l’éducation et de promouvoir l’inclusion financière afin de créer un monde inclusif et équitable. L’atelier prend fin le 13 août 2017.

Mohamadou SAGNE

Pour égayer le Centre d’entraînement tactique 7 de Thiès, lieu de mise en condition des troupes, 8.500 jeunes pousses ont été plantées.

La protection de l’environnement et la préservation du cadre de vie au sein des casernes sont devenues une réalité au Sénégal. Pour la deuxième année consécutive, le Centre d’entraînement tactique N°7 de la base aérienne de Thiès a accueilli une grande opération de reboisement portée par l’Armée en étroite collaboration avec la Direction nationale des Eaux, Forêt et Chasse en tant bras technique.

Les opérations étaient présidées par le général de brigade François Ndiaye, chef d’état-major de l’Armée de terre (Cemat), avec à ses côtés le Directeur national des Eaux, Forêt et Chasse, colonel Baïdy Bâ, le colonel Amadou Anta Guèye, commandant de la zone militaire N°7. Les éléments de toutes les formations de la place ont participé au reboisement du Centre d’entraînement tactique N°7.

Après le champ de tirs et de manœuvres situé dans la commune de Mont Rolland et reboisé l’année précédente avec 5.000 plants composés d’espèces adaptés aux conditions climatiques avec des résultats intéressant grâce à un suivi rigoureux exercé par les militaires, cette année 8.500 autres plants sont repiqués dans l’espace où se trouve le poste de commandement du Cet N°7 que dirige le commandant Sarr.

Dans son adresse, le Cemat a tenu à rappeler que les cantonnements militaires ont toujours figuré parmi les endroits les plus boisés du pays. « Ceci n’est pas le fruit du hasard, car nous avons toujours essayé d’inculquer à nos éléments l’amour de la verdure et par conséquent la culture du vivre en harmonie avec la nature », a-t-il confié.

Selon lui, outre l’embellissement recherché dans l’environnement immédiat du poste de commandement du Cet n°7 avec des espèces comme le cocotier, le dattier, entre autres, la régénération des sols par d’autres espèces est tout aussi un volet important. Il a, ensuite, magnifié la participation des sapeurs-pompiers, de la gendarmerie et des éléments des Eaux, Forêt et Chasse, du contingent en partance pour le Mali à cette opération de reboisement de grande verdure qui les a réunis.

Sur la même lancée, le directeur national des Eaux, Forêt et Chasse, colonel Baïdy Bâ, a magnifié l’appui constant de l’Armée sénégalaise dans la préservation des forêts partout au Sénégal, mais aussi dans le reboisement. « Qu’il s’agisse de reboisement en forêt, de lutte contre les feux de brousse et même dans certaines zones, l’armée a donné un coup de main dans le travail des pépinières et les militaires ont toujours répondu présent. Donc, ils sont en train de jouer grandement leur partition dans la belle symphonie qu’est  la gestion de l’environnement dans un pays sahélien comme le Sénégal », a-t-il  témoigné.

Sachant que 12% des terres du pays doivent être classées conformément aux conventions internationales signées par le Sénégal, colonel Baïdy Bâ a indiqué que l’Armée sénégalaise contribue grandement à l’atteinte de cet objectif  en participant à chaque fois que de besoin à des patrouilles mixtes avec les éléments des Eaux, Forêt et Chasse. « Concernant la Cet N°7, nous avons constaté des résultats encourageants suite au reboisement effectué l’année dernière dans la forêt classée de Thiès où se trouve le champ de tirs et manœuvres. Alors, en lançant cette opération de grande envergure dans la zone du poste de commandement du Cet, nous sommes persuadés que l’objectif sera largement atteint », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

Pour une application effective de la loi sur le plastique en vigueur au Sénégal depuis 2016, un Comité interministériel de suivi et d’évaluation a été mis en place par les ministères de l’Environnement et du Commerce. La cérémonie d’installation a eu lieu hier à Dakar.

L’entrée en vigueur, le 4 janvier 2016, de la loi relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques, n’a pas eu l’effet escompté par les pouvoirs publics. Le plastique continue de circuler comme avant dans les marchés du Sénégal et autres lieux d’échanges.

Pour faire face au péril plastique, le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec le ministère de Commerce, innove avec la mise en place d’un Comité interministériel de suivi et d’évaluation de la loi sur le plastique et de ses textes d’application. Ledit comité, qui regroupe l’ensemble des acteurs concernés par la production, l’importation, la commercialisation et la consommation du plastique, a été installé hier par le ministre de l’Environnement.

« La loi à elle seule ne saurait suffire pour pouvoir juguler tous les méfaits du péril plastique sur l’environnement et la santé des populations et des animaux au Sénégal. En effet, plus d’une année après son entrée en vigueur, le changement espéré n’est toujours pas totalement observé », a reconnu Abdoulaye Baldé.

Selon le ministre de l’Environnement, l’examen de l’impact de cette politique de règlementation du plastique mise en place dans les autres pays, comme le Danemark en 1994, le Bengladesh en 2002, le Rwanda en 2008, le Gabon en 2010, le Cameroun en 2012, la Côte-d’Ivoire en 2013 ou encore le Burkina Faso en 2014, révèle des résultats très mitigés ou parfois décevants. C’est pourquoi il convient de mettre en place un mécanisme innovant et inclusif pour pouvoir faire face à ce fléau.

« La prise en charge de cette problématique du plastique prouve à suffisance la transversalité de nos activités et l’interdépendance qui nous lie avec les autres services publics de l’Etat, le secteur privé, la société civile et tous les acteurs du développement, pour l’accomplissement avec succès de nos missions », a souligné M. Baldé.

Cependant, des insuffisances ont été décelées sur le décret d’application présenté aux acteurs, même s’il n’a pas encore fait l’objet d’un partage.  Ibrahima Sarr, chef de la Division métrologie de la Direction du commerce intérieur, a noté des zones d’ombre sur l’agrément des laboratoires qui se chargeront de tester la conformité des produits plastiques à la loi.

Pour lui, le texte n’a pas défini clairement celui qui se chargera de l’agrément de ces laboratoires et la procédure d’agrément. « Les tarifs de ces laboratoires doivent aussi être homologués par le ministre de l’Environnement. Pour cela, nous avons attiré son attention sur le régime juridique des prix au Sénégal. Nous sommes dans un pays bien organisé, et il existe ce qu’on appelle le régime de fixation autoritaire. Aussi, nous nous sommes interrogés sur la destination des lots qui ne sont pas conformes à la loi. Le décret n’est pas explicite sur ce point. Ces questions, si elles ne sont pas résolues, peuvent plomber l’action des services de contrôle », a averti M. Sarr.

Ndiol Maka SECK

UNE DOUZAINE DE MICROMÈTRES AUX SERVICES DE CONTRÔLE
Pour faciliter les missions du comité de suivi, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a mis à la disposition des services publics de contrôle (ministère en charge du Commerce, Douane et ministère de l’Environnement et du Développement durable) un lot d’une douzaine de micromètres. Ce matériel permettra de vérifier le respect du micronnage autorisé par la loi.

Le directeur du Commerce intérieur avait, auparavant, souligné des préoccupations dans ce sens. « Nous avons besoin d’être appuyé en moyens techniques pour pouvoir évaluer la conformité des emballages à la loi », avait relevé Ousmane Mbaye. Ces préoccupations ont donc été prises en charge par le ministre de l’Environnement.

Nd.M. SECK

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