banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2455)

La pêche reste une source génératrice de revenus pour des communautés. Elle assure la couverture des besoins en protéine. Toutefois, elle est menacé à la fois par des facteurs naturels et anthropiques. 

La pêche contribue à la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Elle reste une source génératrice de revenus. C’est un secteur qui assure la couverture des besoins en protéine pour beaucoup de populations à travers le monde. Le poisson reste l’un des produits les échangés à travers le monde. Toutefois, les acteurs se posent la question jusqu’à quand nos fleuves et nos mers peuvent continuer à nourrir l’humanité ? « La pêche est un filet de sécurité pour beaucoup de ménages vulnérables », a rappelé Ndiaga Guèye de la Fao. Par la suite, les autres intervenants estiment que le moment est venu de poser la question : quel sera l’avenir de la pêche artisanale dans les 30, 40 prochaines années ?

Pour réduire la pression sur les ressources halieutiques, certains ont recommandé la promotion de l’aquaculture. Cependant, d’autres participants comme le président de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (Caopa), Gaoussou Guèye, la fabrication de farine de poisson pour l’aquaculture augmente la pression sur le stock des espèces halieutiques. « La production de farine de poisson pour l’aquaculture a des conséquences sur la pêche. Les pêcheurs ne sont pas pauvres. Ce sont les politiques publiques qui ont appauvri les pêcheurs », objecte Gaoussou Guèye. Au cours des échanges, des spécialistes ont préconisé l’interdiction du chalutage de fond, la gestion holistique du secteur de la pêche.

I. SANE

Les zones côtières bien conservées contribuent à accroître la capacité des communautés et des écosystèmes à faire face aux crises et aux perturbations. C’est ce qui est ressorti du panel. 

Les concepts sont souvent sujets à controverse. Mais dans des grandes rencontres comme le Forum côtier et marin, il est souhaitable de commencer par des éclairages conceptuels. C’est cette ligne qu’a adoptée Charlotte Karibuloye qui définit la résilience comme la capacité d’un écosystème à rebondir après des catastrophes ou d’une communauté à transcender une catastrophe. C’est pour cette raison qu’elle n’a pas restreint la résilience à sa dimension écologique. La spécialiste l’élargit aux dimensions sociales et économiques. « La résilience dépend de l’état de santé d’un écosystème. Si vous avez deux écosystèmes, l’un fragile et l’autre bien portant, celui qui est bien sain aura plus la capacité de résilience », a argumenté Charlotte Karibuloye.

Cette assertion appliquée dans les zones côtières montre que les zones côtières bien entretenues aident les communautés à faire face aux chocs exogènes comme la montée du niveau de la mer, les inondations, les tempêtes et les glissements de terrain. « Les zones côtières jouent le rôle de régulation en contribuant au stockage de carbone. Les herbiers marins et les mangroves ont une capacité de stockage très élevé », a avancé Charlotte Karibuloye. Ces écosystèmes participent ainsi à l’atténuation des effets des changements climatiques et par ricochet à accroître la capacité de résilience des communautés et des écosystèmes. « Les aires marines protégées sont des outils de renforcement de la résilience côtière. Elles atténuent les effets des inondations, elles préservent le patrimoine culturelle et assurent la sécurité alimentaire », a énuméré Charlotte Karibuloye. Toutefois, dans certains cas, les Amp peuvent produire l’effet inverse si la distribution des bénéfices est inéquitable, s’il y a une marginalisation des usagers et l’existence des conflits dans la zone d’aménagement de l’Amp.

I. SANE

Pour une bonne participation aux prochaines assises universitaires qui seront organisées incessamment par Wa-Sanar (anciens étudiants du campus pédagogique de Sanar) qui ont pour objectif majeur de trouver des points d’accords sur les modalités pratiques de mise en œuvre de certaines recommandations avec les principaux acteurs et composantes de l’université, les chefs de services du Crous (Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis) ont été en conclave pour réactualiser et parfaire le Programme d’amélioration de la vie étudiante (Pave).

Le Crous, sur la base des orientations stratégiques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, maître d’œuvre de la politique sociale à l’Ugb de Saint- Louis, a mis en œuvre depuis des années le Pave initié par son directeur général, Ibrahima Diao, dans lequel 8 axes prioritaires ont été dégagés avec une place importante donnée à l’hébergement.

Le Pave, qui a suscité un débat enrichissant et fructueux entre les cadres du Crous lors de cette rencontre, présente toutes les réalisations du Crous de 2014 à 2017 et dégage les perspectives.
A l’issue de cet atelier, les chefs de services de ce centre, mobilisés derrière le chef des services administratifs, Dr Dièye, le responsable de l’hébergement, Issa Fall, etc., se sont réjouis de cette rencontre qui a permis de remettre sur le tapis tous les problèmes auxquels les étudiants sont régulièrement confrontés dans le campus social et d’esquisser des solutions.

La direction du Crous, très sensible aux interpellations des cadres, compte ainsi saisir l’occasion de ces prochaines assises de Wa-Sanar, pour poser les doléances sur la table en vue d’amener les autorités compétentes à améliorer de manière significative les conditions de vie des jeunes pensionnaires du campus social universitaire de Sanar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Plateforme Re-Sources qui est un réseau d’experts et de praticiens au service de la gestion des déchets dans les pays en développement organise une conférence internationale à Dakar sur la gestion des déchets. A l’issue de cette rencontre de trois jours (23 au 25 octobre 2017), elle veut mettre à la disposition des autorités les nouvelles pratiques pour une bonne gestion des déchets.

« Quand on entre dans nos villes, ce sont des ordures qui nous accueillent. Lorsqu’on quitte, ce sont des ordures qui nous disent au revoir ». C’est le constat inquiétant qu’avait fait Aminata Touré alors Premier ministre du Sénégal. Mais, au-delà de notre pays, la même problématique est partagée par tous les pays en voie de développement. La gestion des déchets reste un défi majeur pour les villes en Afrique et dans les Caraïbes. La question préoccupe la plateforme Re-Sources qui constitue un réseau d’experts et de praticiens au service de la gestion des déchets solides dans les pays en développement. Elle a organisé, avant-hier, à la maison de la presse à Dakar, une conférence internationale sur le thème : « Des solutions pour la gestion des déchets dans les pays en développement ». Dans ces pays en voie de développement, la collecte des déchets est souvent négligée.

La plateforme Re-Sources constate que seuls 40 % des déchets ménagères bruts sont collectés dans les pays moins avancés et 5 % mis en décharge. Pourtant, la mauvaise gestion des déchets est source de nombreuses nuisances. Selon Pascale Naquin, directrice de Cefrepade qui a lu la leçon inaugurale de cette conférence internationale de trois jours, une mauvaise gestion des déchets coûte beaucoup plus chère aux collectivités locales directement ou indirectement qu’une gestion correcte. Dans les pays développés, dit-elle, la problématique ne se pose plus car ils sont arrivés à mettre en place tout un arsenal de dispositif financier, réglementaire et technique qui permet d’éviter les nuisances et d’économiser de l’énergie et de la matière. Ces pays appliquent le principe de « pollueur-payeur » en demandant aux habitants, aux entreprises, aux fabricants de payer relativement cher.

Réduire les quantités de déchets mises en décharge
Par ailleurs, beaucoup de pays en Afrique et dans les Caraïbes ne peuvent pas encore appliquer ce même dispositif que les pays développés pour bien gérer les déchets. Souvent, informe Pascale Naquin, ces pays en développement consacrent, depuis de nombreuses années, une partie de l’aide au développement à des investissements lourds visant à améliorer la gestion des déchets. « Force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous », déplore la directrice de Cefrepade.

Il faut, selon Mme Naquin, changer de paradigmes car la situation n’est pas insoluble. « Gérer les déchets ne peut plus se limiter à les collecter et à les mettre en décharge. Il est de plus en plus difficile de trouver des sites de décharge adaptés et acceptés par les populations. Pour réduire les quantités mises en décharge, il existe toute une variété de levier d’actions », annonce-t-elle. Ces approches innovantes pour réduire la quantité de déchets mise à décharge sont, d’après la directrice du Cefrepade, la réduction de la production à la source, l’utilisation des sachets réutilisables pour les achats, la sélection à la source pour faciliter le recyclage ou le tamisage du sable. « Après tout cela, on peut se retrouver avec moins de 10 % de la masse à mettre en décharge », souligne-t-elle.

En effet, des propositions concrètes sont attendues des experts, selon l’adjointe au gouverneur de la région de Dakar chargée du développement. D’après Aïssatou Touré Bâ qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette conférence, la gestion des déchets est une « problématique à résoudre pour nos pays en développement ». Surtout que, de plus en plus, les villes grandissent et les villages commencent à prendre des dimensions importantes. « C’est un problème à résoudre rapidement pour la préservation de l’environnement », dit-elle. A l’issue de cette conférence internationale, la plateforme Re-Sources va mettre à la disposition des acteurs et des autorités de nouvelles pratiques en matière de gestion des déchets.

Aliou Ngamby NDIAYE

Hier, la cour de l’école Iba Caty Bâ, ex-Clémenceau de Thiès, a accueilli la cérémonie de remise de kits et bibliothèques scolaires offerts par la fondation Kéba Mbaye à des élèves méritants ou issus de familles démunies.

Selon Moustapha Diop, président de la commission des ressources humaines à la Fondation Kéba Mbaye, ce sont 245 kits scolaires répartis dans cinq écoles élémentaires de l’académie de Thiès et 2.500 livres destinés à deux bibliothèques scolaires mis à la disposition des élèves. « Depuis sept ans, notre fondation est intervenue dans 58 écoles, a touché 2.500 élèves et donné 4.800 ouvrages scolaires aux bibliothèques, soit un coût de 170 millions de FCfa », a-t-il indiqué. Ainsi, les régions de Dakar, de Thiès, de Kaolack, de Fatick, de Louga, de Matam et de Kédougou ont bénéficié de l’opération kits et bibliothèques scolaires. « Chaque kit scolaire est composé d’un sac d’écolier, d’un paquet de crayons de couleur, des stylos, des cahiers, une ardoise, de la craie, une gomme et une taille », a-t-il déclaré. Outre des élèves de l’école Iba Caty Bâ, ceux de Ngolfagnick, dans la commune de Notto Diobass, de l’école publique de la commune de Keur Mousseu et de l’école Saint Charles Louanga ont reçu leurs kits scolaires.

Dans son allocution, le ministre de l’Education nationale du Sénégal, Serigne Mbaye Thiam, a exprimé tout son enthousiasme à venir présider la cérémonie. Après avoir remercié tous les acteurs du système éducatif et la communauté éducative de Thiès, il a exprimé toute sa satisfaction à la direction de la Fondation Kéba Mbaye et à sa famille pour leur soutien indéfectible à l’éducation. « Cette opération kits et bibliothèques scolaires fait partie de l’agenda du ministère de l’Education nationale. C’est dire que la coopération entre nos deux entités vont se renforcer pour l’intérêt de l’Ecole », a-t-il signalé.

Car, en offrant des kits scolaires et des ouvrages, le ministre souligne que la Fondation Kéba Mbaye participe à l’atteinte des objectifs du Programme d’amélioration de la qualité, de l’éthique et de la transparence (Paquet). « Ce qui confère à la Fondation Kéba Mbaye un statut d’institution d’utilité publique », a-t-il ajouté. D’après Serigne Mbaye Thiam, en renforçant les ouvrages dans les petites bibliothèques à l’école élémentaire, la Fondation Kéba Mbaye participe activement à l’incitation à la lecture et à l’écriture des potaches. « Un soutien important qui vient compléter l’effort consenti par l’Etat du Sénégal qui a injecté dans le système 5.400.000 manuels scolaires pour un coût estimé à 8 milliards 600 millions de FCfa », a soutenu le ministre de l’Education national. Avant d’inviter les élèves et la communauté éducative à faire bon usage du don, il a rappelé que feu Kéba Mbaye fut un éminent instituteur. Donc perpétuer sa mémoire sur le champ de l’école n’est que justice.

Mbaye BA

Le projet « Vacances vertes » a pris fin dimanche à Guédiawaye où s’est tenue la cérémonie officielle consacrant la clôture de l’initiative. Les responsables du projet ont dénombrés 70 sites nettoyés. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a été représenté par Baïdy Bâ, directeur des Eaux et Forêts. Ce dernier a fait part de l’objectif d’organiser des antennes régionales l’année prochaine pour un meilleur ancrage du projet au niveau national.

Plages et marchés nettoyés, reboisements, sensibilisation, plaidoyer, entre autres activités, ont marqué le projet « Vacances vertes » qui a été clôturé ce week-end. Un bilan satisfaisant a été dressé à l’occasion de la cérémonie de clôture par le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable, en l’occurrence le colonel Baïdy Bâ. Ce dernier a rappelé que des campagnes de reboisement ont toujours été organisées à Dakar et dans les régions par le service des Eaux et Forêts. Mais, précise-t-il, l’action des Eaux et Forêts s’est avérée plus efficace cette année grâce à la collaboration que ce service a eue avec la jeunesse dans le cadre du projet « Vacances vertes ». La conviction du colonel Baïdy Bâ est que ce projet a été d’une utilité telle qu’il est important qu’on tend vers des vacances vertes nationales dans le cadre duquel le projet va être déroulé dans les régions de l’intérieur. Il a trouvé important le nettoyage de certaines plages par les jeunes qui, à travers ces actions, contribuent à promouvoir le tourisme au Sénégal. «Les touristes aiment visiter les belles plages, les beaux paysages comme celui de la Casamance, le parc de Hann et ailleurs. Aujourd’hui, il n’y a que les sites qui, bien restaurés, peuvent attirer les touristes », a-t-il soutenu. Promotrice des vacances vertes, Khady Camara a dressé un bilan reluisant dudit projet. Elle a informé que soixante-dix sites ont été nettoyés durant les trois mois que le projet a duré. « Quarante-deux écoles, dix mosquées, 7 plages et plus de quinze marchés ont été nettoyés », a-t-elle indiqué, en précisant que le projet « Vacances vertes » vise surtout à promouvoir l’éducation et la culture environnementales auprès des hommes et des femmes dans le but de les inciter à avoir un comportement citoyen. A cet effet, l’accent a été mis sur la sensibilisation, y compris les porte-à-porte. Elle a aussi affirmé que d’ici à six mois, les responsables du projet se rendront dans les mêmes sites visités dans le cadre du projet en vue de savoir si les messages ont été bien compris ou pas.

Abdou DIOP

Une centaine d’organisations de la société civile et étatiques se sont mobilisées pour dire non à la marchandisation et à la privatisation de l’éducation. En conclave à Dakar, elles réfléchissent sur des solutions pour préserver une éducation publique de qualité accessible à tous.

Près d’une centaine d’organisations et de représentants étatiques de 26 pays francophones se liguent contre la marchandisation et la privatisation sans cesse croissante de l’éducation. Réunis depuis hier à Dakar, ils tenteront, jusqu’au 26 octobre prochain, d’apporter des réponses propres pour préserver le droit à l’éducation gratuite et de qualité pour tous, conformément au l’Objectif de développement durable (Odd) 4. En effet, un réseau francophone contre la marchandisation de l’éducation s’est constitué autour d’Ong, de syndicats d’enseignants, d’organisations communautaires et de chercheurs lors d’un séminaire de Paris tenu en mars 2016. Lancé en novembre de la même année, cet appel contre la marchandisation de l’éducation a eu un écho favorable auprès de plus de 300 organisations dans 38 pays. « La présente activité servira de base de rencontre et de mobilisation de la société civile francophone. Elle sera un socle solide pour le plaidoyer et le développement de politiques éducatives conséquentes. Il convient de signaler que si le phénomène de privatisation grandissante de l’éducation s’est accentué en particulier dans les pays anglophones, il n’épargne guère les pays francophones où malheureusement, il ne suscite que peu de recherches », a regretté le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, M. Ousmane Sow.

Selon lui, eu égard au retard accusé sur les pays anglophones, il devient urgent que des réponses pertinentes soient proposées au sein de la communauté francophone. « La présence et l’adhésion d’une centaine de délégués représentants de la société civile et des Etats de 26 pays où le français est largement utilisé, montre combien ce sujet est devenu une préoccupation dans l’espace francophone », a noté le représentant du ministre de l’Education nationale. Pour sa part, le président du conseil d’administration de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), Moussa Mbaye, a mentionné que dans le contexte actuel, plusieurs institutions influentes au plan international mais aussi des lobbies poussent nos pays à aller résolument dans le sens d’une commercialisation du secteur de l’éducation. Ils avancent, selon M. Mbaye, que l’éducation de qualité est coûteuse et que nos gouvernements ne sont pas en mesure de l’assurer seuls. « Malheureusement, l’observation des pays où ce phénomène est déjà très accentué montre que les solutions proposées par une certaine frange d’acteurs du secteur privé ont des impacts négatifs clairs qui aggravent l’inégalité et la ségrégation conduisant à la discrimination, à la commercialisation et à la déprofessionnalisation de l’enseignement », a-t-il déploré.

Droit à une éducation de qualité
A l’en croire, l’accès à l’éducation de qualité est un droit, et l’Etat en est le garant. Pour le Pca de la Cosydep, les plus démunis doivent activement être accompagnés. « Les écoles dites privées peuvent bien jouer leur partition, mais ne peuvent pas remplacer le public. C’est plutôt un choix complémentaire offert aux familles dans un contexte où elles peuvent aussi bien choisir une école publique bien dotée et où la qualité est assurée », a précisé M. Mbaye.

En ce qui le concerne, le président du conseil d’administration du Réseau africain de campagne sur l’éducation pour tous (Ancefa), Samuel Dembélé, a constaté pour le déplorer que malgré l’engagement de la communauté internationale en adoptant les Odd en 2015 assurant une éducation inclusive, équitable et de qualité et promouvant des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie, la recrudescence des écoles privées et la marchandisation de l’éducation s’aggravent de jour en jour. « Nous avons constaté que des entreprises sillonnent les pays les plus faibles comme ceux d’Afrique pour essayer d’imposer un type d’éducation nouvelle qui serait vendu à de bas prix et qui pourrait remplacer à long terme la pertinence d’une éducation de qualité », a ironisé M. Dembélé.

Ndiol Maka SECK

L’importance des Aires marines protégées (Amp) n’est plus à démonter. Les recherches ont mis en évidence leur utilité. La vie des milliers de personnes dépend des zones côtières. A titre illustratif, la contribution des mangroves au bien-être des communautés n’est pas négligeable. « Selon certaines estimations, les mangroves produisent des services écosystémiques qui s’élèvent à 1,5 milliard d’euros chaque année au bénéfice des populations côtières », a révélé Marc Magaud.

En plus de la restauration des ressources halieutiques, de la biodiversité, les zones littorales contribuent plus au piégeage du carbone. « Nous savons désormais que bien les mangroves, les herbiers et les lagunes ne représentent que 2 à 6 % de la forêt tropicale, leur dégradation pourrait entraîner jusqu’à 19 % des émissions mondiales de carbone », a indiqué Marc Magaud de l’Uicn.

En dépit de leurs fonctions d’atténuation des effets du changement climatique, l’humanité continue à vivre un rythme sans précédent de recul des mangroves. « Nous avons malheureusement perdu plus de 50% des mangroves à la surface du globe au cours de 50 dernières années et 30 % de la surface des herbiers », a fait savoir Marc Magaud qui a ajouté : « que chaque année, les seules zones humides côtières stockent assez de CO2 pour compenser la combustion de plus d’un million de barils de pétrole ».

I. SANE

Le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm) a permis aux organisations de fédérer leurs efforts pour la conservation des écosystèmes littoraux en Afrique de l’Ouest. Toutefois, la bataille est loin d’être gagnée. « L’expérience nous apprend au quotidien que rien n’est définitivement gagné. L’idéal d’un espace côtier marin garant de prospérité demeure une conquête permanente », a indiqué le président du comité de pilotage du Pcrm, Ibrahima Thiam, par ailleurs directeur régional de Wetlands international.

I. SANE

Les experts ont mis en lumière les fonctions économiques, sociales et écologiques des zones côtières en Afrique de l’Ouest. En plus de la séquestration du carbone et de l’atténuation des effets du changement climatique, la vie des milliers de personnes dépend de ces zones. C’est pour cela que le Premier ministre de la Guinée, Mamady Youla, a invité les différents acteurs à travailler pour relever des défis qui menacent ces milieux fragiles.

(Conakry) - Le forum régional côtier et marin d’Afrique de l’Ouest a débuté hier à Conakry en Guinée. Les écosystèmes côtiers sont la source nourricière des milliers de personnes dans cette région d’Afrique. Mais des incertitudes planent sur leur capacité à pouvoir assurer dans le temps leurs fonctions économiques, sociales et écologiques. « Les pays tirent l’essentiel de leurs ressources financières des ressources naturelles et marines. Ces espaces sont de plus en plus menacés par des phénomènes comme le changement climatique. Ces menaces risquent de compromettre leur capacité à permettre aux pays de tirer leur subsistance », a souligné le Premier ministre de la Guinée, Mamady Youla, qui a présidé l’ouverture du forum côtier et marin ouest-africain qui est une occasion d’échanger sur des bonnes pratiques et dégager de nouvelles pistes pour consolider des acquis. La cartographie de ces écosystèmes laisse entrevoir des incertitudes. La synergie d’actions s’impose pour sauver cette source de ressources financières et qui contribue à la sécurité alimentaire des milliers de personnes. « La situation est grave. Les défis sont nombreux. Il appartient aux acteurs de prendre au sérieux ces questions et de relever les défis », a lancé le chef du gouvernement de la Guinée. Au regard de l’importance particulière de ces écosystèmes, il y a un éveil des consciences pour leur préservation. Sur ce registre, la Mauritanie a franchi des pas aussi bien au plan des aménagements et que par l’élaboration des textes juridiques. Parmi des mesures, le ministre mauritanien de l’Environnement et du Développement durable a cité l’aménagement du Banc d’Arguin, le repos biologique, l’élaboration en cours de la loi interdisant la production et la distribution des sachets plastiques, entre autres. Le ministre Amédine Camara a insisté sur la nécessité pour tous les pays de travailler en parfaite synergie.

L’approche régionale
Plus aujourd’hui qu’hier, les techniciens déconseillent la recherche solitaire des réponses. En conséquence, il faut une approche régionale afin de mieux préserver ces zones côtières. « Face aux problématiques rencontrées, que ce soit l’érosion côtière ou la pollution, les questions d’adaptation et de résilience au changement climatique, avec des conséquences sociales et économiques déjà importantes, nous faisons le constat que la dimension régionale est une composante essentielle de toutes les solutions », a soutenu Marc Magaud, qui représentait la directrice générale de l’Uicn.

Du reste, la recherche de solutions doit tenir compte des besoins des acteurs locaux. Sans leur implication, des actions entreprises n’auront pas les effets escomptés. « Il convient d’engager dans cette dynamique l’ensemble des acteurs de terrain par une approche qui ne doit pas seulement se baser sur les aspects techniques et économiques, mais aussi construire à travers une solide gouvernance décentralisée sans laquelle les solutions les plus absolues au plan technique resteraient sans effet », a recommandé Marc Magaud qui parlait au nom de la directrice générale de l’Uicn, Mme Andersen. L’Uicn va maintenir le cap de son intervention afin de préserver ces zones côtières fragiles qui jouent un rôle clé dans l’atténuation des effets des changements climatiques. « L’Uicn s’engage à apporter des compétences qui sont les nôtres, alliant les connaissances scientifiques et les capacités d’intervention à toutes les échelles du local au global afin de promouvoir, avec l’ensemble des partenaires du Pcrm, l’émergence d’une zone côtière prospère au bénéfice des sociétés d’Afrique de l’Ouest », a promis Marc Magaud. Rappelons que le Prcm est une initiative conjointe de la Fondation internationale du Banc d’Arguin (Fiba), du Fonds mondial pour la nature (Wwf), de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et de Wetlands international en partenariat avec la Commission sous-régionale des pêches (Csrp).

De notre envoyé spécial à Conakry, Idrissa SANE

L’abolition des mariages précoces en Afrique de l’Ouest et du Centre offrirait beaucoup d’avantages pour la zone. Selon le document d’analyse réalisé dans le cadre de cette réunion par quatre chercheurs (Quentin Wodon, Chata Male, Adenike Onagoruwa et Ali Yedan), en 2030, les bénéfices de l’abolition du mariage précoce pourraient atteindre plus de 60 milliards de dollars par an dans la région. D’après le même document, en 2030, le bénéfice annuel en termes d’augmentation du Pib par tête suite à la réduction de la croissance démographique via l’abolition du mariage précoce est évalué à 59 milliards de dollars (en parité des pouvoirs d’achat). Ce bénéfice est calculé pour 21 des 25 pays de la région Afrique de l’Ouest et du Centre. La même année, les spécialistes estiment à 5 milliards de dollars le bénéfice annuel suite à la réduction de la mortalité et de la malnutrition parmi les enfants de moins de 5 ans.

Le taux de mariage précoce a baissé de 8,2 % en 25 ans
Aujourd’hui, les pertes de revenus des femmes associées aux mariages précoces dans leur jeunesse sont estimées à 8,3 milliards de dollars dans les 6 pays qui représentent les deux tiers de la population de la région. Cette estimation pourrait augmenter d’après le document sauf si les taux de mariage précoce étaient fortement réduits.

La même étude de révéler qu’en moyenne, le taux de mariage précoce a baissé de seulement 8,2 points en près de 25 ans, passant de 46,8 % pour les femmes âgées de 41 à 49 ans à 38,6 % pour celles âgées de 18 à 22 ans.

O. KANDE

En visite à l’Ecole nationale d’administration (Ena) hier, l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun, a réitéré sa disponibilité à établir une relation de coopération entre l’Ecole nationale d’administration de Chine et l’Ena du Sénégal. 

L’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun, a effectué une visite à l’Ecole nationale d’administration du Sénégal (Ena) hier. A son arrivée, il a été accueilli dans l’enceinte de l’école par le président du conseil d’administration Oumar Samba Bâ et le directeur de l’Ena, Cheikh Awa Balla Fall, accompagnés de leurs collaborateurs. Après les salutations d’usage, la direction de l’Ena a reçu l’hôte du jour à la salle de l’Institut de formation à distance de l’Ecole nationale d’administration. Après la visite du président de la République, Macky Sall, en juillet dernier à l’Ena, l’ambassadeur Zhang Xun est la deuxième personnalité de marque à être reçue dans cette salle, selon le directeur général de l’Ena, Cheikh Awa Balla Fall.

Dans la salle, l’ambassadeur a eu droit à une présentation de l’Ecole nationale d’administration avec un bref rappel historique de la création de cette école d’élite sénégalaise et les différentes réformes en cours. La dernière présentation a porté sur le projet du centre aéré bioclimatique de l’Ena. Un projet d’un montant de près de 400 millions de FCfa qui sera financé sur fonds propres par l’Ecole nationale d’administration.

A l’issue de cette première étape, l’ambassadeur de Chine au Sénégal, accompagné de la délégation de l’Ena, a visité le centre de formation permanente inauguré le 13 juillet dernier par le chef de l’Etat, Macky Sall, et le centre aéré bioclimatique qui sera construit non loin du restaurant de l’école. A la fin de la visite, Zhang Xun a eu une « très bonne impression » de l’Ecole nationale d’administration du Sénégal. Selon lui, « l’Ena est une école bien développée, bien encadrée et bien organisée ». « C’est une école de renommée au Sénégal et dans la sous-région. Elle a formé beaucoup de cadres et de fonctionnaires de l’Etat du Sénégal et des pays voisins », a ajouté M. Xun. En effet, l’ambassadeur a réitéré ses dispositions à garder le contact avec les dirigeants de l’école pour les aider à établir une « relation de coopération avec l’Ena en Chine ». D’après lui, l’ambassade de Chine est disposée à établir cette coopération entre les écoles d’administration des deux pays.

Entre outre, le président du conseil d’administration de l’Ena, Oumar Samba Bâ, a indiqué que l’Ena accorde à la Chine une place prépondérante dans le cadre de la modernisation et de la consolidation de l’excellence de l’établissement. « La consolidation ou le développement du capital humain national est un point fondamental de notre stratégie d’émergence. Nous devons davantage travailler à former des agents publics stratèges qui sont imbus des valeurs de modernité pour accompagner la dynamique de modernisation de notre pays. L’Ena compte sur l’appui fondamental de votre pays pour l’accompagnement fondamental sur ce partenariat essentiel et surtout le partenariat entre les meilleurs établissements en Chine en matière d’administration et l’Ena », souhaite M. Bâ.

A la fin de la visite, l’ambassadeur a offert à l’Ena un lot de 10 ordinateurs de bureau. En guise de reconnaissance, le conseil d’administration a offert un « cadeau symbolique » à l’ambassadeur.

Aliou Ngamby NDIAYE

Auparavant, la représentante des agences des Nations Unies (Onu-femmes, Unfpa et Unicef), Fatoumata Ndiaye, a demandé aux Etats et structures de la société civile de joindre leurs efforts pour protéger les enfants contre ces pires formes de violation. Mme Ndiaye de rappeler que l’Afrique de l’Ouest et du Centre sont les zones les plus touchées car sur 10 femmes, les quatre ont été mariées avant l’âge de 18 ans dont une mariée avant 15 ans. Cela fait que dans la même zone, on a 13 millions de jeunes filles en âge de scolarité mais qui sont hors de l’école. La représente des Nations unies d’assurer que sa structure mise à contribution soutient les initiatives de la coalition contre le mariage des enfants. Soutenant la même thèse, le directeur des Affaires sociales de la Commission de l’Union africaine (Ua), Olawale Maiyegun, affirme que le mariage des enfants est une pratique néfaste qui viole le bien-être de la fille. Il propose de prendre aussi en compte la dimension culturelle et économique du phénomène en Afrique. Il rappelle que c’est pour venir à bout de ce fléau que l’Ua a lancé en 2014 une campagne. Vingt-et-un pays dont le Sénégal ont rejoint ladite campagne, mais Olawale Maiyegun exhorte les autres Etats à faire de même pour mettre fin aux mariages précoces. Dans le même ordre d’idées, le directeur des Affaires sociales de la Commission de l’Ua préconise le vote par tous les Etats d’une loi fixant l’âge légal du mariage en Afrique à 18 ans.

O. KANDE

Pour lutter contre les mariages des enfants, Dakar abrite une réunion de haut niveau regroupant les ministres concernés, des premières dames et des organisations de la société civiles d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le Premier ministre du Sénégal, Mohammad Boun Abdallah Dionne, a appelé les Etats de la zone la plus touchée par ce phénomène dans le monde à développer « une action urgente pour apporter des solutions afin de combattre cette grave atteinte à la dignité humaine ».

Selon l’Unicef, chaque année, 14 millions de jeunes filles sont mariées de force ou à l’arrangement par leurs parents. L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale sont les zones les plus touchées par ce fléau qui a des conséquences sur la santé et la scolarité des jeunes filles. Les pays de la zone ouest et centre africaine se réunissent ainsi à Dakar dans le cadre d’une réunion de haut niveau pour mettre fin au mariage des enfants. Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne a demandé aux Etats africains de poser « une action urgente pour apporter des solutions de grande envergure afin de combattre cette grave atteinte à la dignité humaine et de mettre fin à la pratique du mariage des enfants ».

Etant donné que 15 des 20 pays ayant les taux les plus élevés de mariage des enfants se trouvent dans la sous-région, Mohammad Boun Abdallah Dionne reconnaît que le mariage des enfants est un défi auquel tous les pays africains sont confrontés. « Les causes du mariage des enfants sont multiples dans notre sous-région. Nous pouvons en citer la pauvreté, le poids de la tradition et parfois les besoins de sécurité en particulier dans les zones où les filles sont exposées au risque de violence physique et/ou sexuelle. Cette pratique représente certainement une importante forme de violence pour les enfants et marque la fin de leur scolarité pour de nombreux enfants », constate le Premier ministre du Sénégal.

Présence des premières dames du Burkina et de la Sierra Léone
Fort heureusement, ajoute-t-il, il y a des avancées dans les niveaux d’engagement de l’Afrique avec le lancement des plans d’actions nationaux dans de nombreux pays. La communauté internationale et l’Union africaine, à travers l’agenda 2063, ont aussi fait montre d’une détermination pour éradiquer définitivement ce phénomène avec l’inclusion dans les Odd de la lutte contre le mariage des enfants.

Il y a eu aussi le lancement par l’Ua d’une campagne pour mettre fin à ce phénomène. Toutefois, M. Dionne est d’avis que le problème est de se dire comment passer de ce cadre juridique à l’action. Rappelant les nombreux textes de l’Ua et de la Cdeao votés pour la protection des droits des enfants, le chef du gouvernement indique que ce dont nous avons besoin pour changer la trajectoire de notre région, « c’est de nous engager collectivement dans la recherche de solution avec les communautés à la base, avec les leaders religieux traditionnels mais aussi avec notre jeunesse éduquée ».

En ce qui concerne le Sénégal, M. Dionne confirme que notre pays a adopté et lancé sa campagne de lutte contre le mariage des enfants en juin 2016 avec des actions qui s’appuient sur la stratégie nationale de protection de l’enfant et sur l’axe 2 du Pse (renforcement du capital humain).

Pour le plaidoyer, les premières dames du Burkina Faso, Sika Bella Kaboré, et de la Sierra Léone, Sia Nyama Koroma, sont à Dakar pour assister à cette réunion de haut niveau contre le mariage des enfants. «Nous sommes rassurés par la présence de nombreuses personnalités religieuses, des premières dames», s’est réjoui Mohammad Boun Abdallah Dionne, qui pense que cette question transcende les jeunes filles et concerne l’avenir de l’Afrique.

Oumar KANDE

Depuis huit mois, le projet Johnson and Johnson de Tostan qui a touché déjà plus de 54 communautés villageoises dans le département de Goudiry, est en train de faire reculer les barrières de l’excision et des mariages d’enfants. Malgré encore quelques contraintes socioculturelles, d’ailleurs persistantes par endroits, cette lutte a permis à plus de 1074 villages de la région de Tambacounda de déclarer publiquement leur abandon de ces pratiques.

Femmes et jeunes filles sont encore victimes de pratiques sociales néfastes telles que l’excision, les mariages forcés et les mariages d’enfants, l’exclusion pour des présomptions d’impuretés. La violence sous toutes ses formes sexuelle, morale, physique, économique et psychologique. Au Sénégal, les données informent que 33 %, soit une fille sur trois, sont touchés par les mariages d’enfants. Au Sénégal, 26 % des femmes de 15-49 ans ont déclaré être excisées par comparaison en 2005, cette proportion était de 28 %. Cette prévalence cache des disparités régionales. C’est dans les zones du Nord, du Sud et de l’Est que la proportion des filles âgées de moins de 15 ans est la plus importante avec des taux qui varient entre les régions : Kédougou (36 %), Matam (53 %), Sédhiou (51 %), Tambacounda (42 %) Kolda (46 %) et Ziguinchor (32 %).

Ces chiffres témoignent de l’ampleur du problème et expliquent combien cette pratique constitue un obstacle pour la santé de la jeune fille et une atteinte à ses droits. Pour le sous-préfet de Koulor, Amadou Goudiaby, qui a présidé l’atelier de partage sur les résultats des missions de sensibilisation et des activités de mobilisation sociale menées pour la promotion de l’abandon de l’excision et des mariages des enfants, la protection de l’enfance est une priorité élevée pour l’état du Sénégal. C’était en présence des autorités religieuses, associations de jeunes, de femmes, enseignants, « Badiénou gox », les journalistes et autres agents de mobilisation sociale dans la salle de délibération de l’hôtel de ville de Koulor. Le sous-préfet Goudiaby qui a magnifié les activités de Tostan, non sans avoir au préalable rappelé l’arsenal juridique du Sénégal en faveur de la protection des droits, surtout ceux des enfants et de la femme.

Harouna Sy, le coordonnateur Zone Centre-Est de Tostan, a révélé que le projet Johnson and Johnson est différent des autres approches jusqu’ici mises en œuvre par son ONG, dans la mesure où plus de temps (2 jours) est consacré à chaque village ciblé pour la sensibilisation. Malgré tout, M. Sy a reconnu que quelques foyers de résistance demeurent malheureusement encore, du fait du poids de certaines croyances mystiques ou magico-religieuses. Dans la région il y a eu 1.074 communautés qui ont déclaré publiquement leur abondons de ces pratiques. Ce sont 337 villages dans le département de Tambacounda, 294 dans le Koumpentoum, 297 au niveau de Goudiry et 58 villages dans le Bakel. Mais les bons points sont tout aussi nombreux car, « depuis l’intervention de Tostan dans notre zone géographique, les accouchements difficiles de jeunes filles, les cas de fistules ont pratiquement disparu du registre de nos consultations », a affirmé Mbaye Ndiaye, l’infirmier-chef de poste de Koulor. Le projet Johnson and Johnson de Tostan visait 54 communautés participantes devant, au final, elles aussi, opérer une déclaration publique d’abandon de ces pratiques plus que néfastes que sont l’excision et les mariages d’enfants. Des agents de mobilisation sociale sont outillés, plusieurs missions de mobilisation sociale, des réunions inter-villageoises tout comme un séminaire de partage effectués. Il s’ajoute à cette batterie d’activités, une caravane de sensibilisation tenue par les jeunes de Goudiry.

Pape Demba SIDIBE

Les grossesses précoces commencent à atteindre des proportions inquiétantes dans certains établissements scolaires du pays. Pour y remédier, le Projet d'éradication des grossesses en milieu scolaire au Sénégal (Pegmis) déroule des activités de plaidoyer en direction des collectivités locales. L’objectif est de convaincre les décideurs à prendre en charge la question de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes.

Le projet est déroulé dans les inspections d'académie de Kolda, de Fatick et de Pikine-Guédiawaye. Tout est parti d'une analyse situationnelle de la prévalence des grossesses en milieu scolaire. Cette étude a montré que le taux de prévalence des grossesses a été exacerbé dans ces trois inspections, particulièrement à Pikine et à Guédiawaye, principalement dans cinq Collèges d’enseignement moyen (Cem) écoles où le taux de prévalence est le plus élevé. Il s'agit du Cem Mame Yelli Badiane, le Cem Mame Anta Mbacké, le Cem Ogo Diop, le Cem Diamaguène Sicap Mbao et le Cem Keur Massar 2.

C'est ainsi que l'Asbef, en partenariat avec la Division du contrôle médicale scolaire (Dcms) du ministère de l’Education nationale, a décidé de dérouler un certain nombre d'activités dans ces établissements scolaires. Il s’agit de mener des cercles thématiques rassemblant les parents d'élèves, les élèves et les enseignants dans une même salle pour discuter de la problématique des grossesses précoces en milieu scolaire. L'autre aspect concerne les sessions thématiques.

L'Asbef avait formé des pairs éducateurs en santé composés d'enseignants, de parents et d'élèves qui démultipliaient cette formation. Un focus est aussi mis sur le plaidoyer à mener auprès des collectivités locales. « L'Asbef et le ministère de l’Education nationale souhaitent que les collectivités locales prennent en charge la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes dans leurs communes respectives », a avancé Mamadou Mbaye, point focal du projet à Pikine-Guédiawaye. Dans ce cadre, l'Asbef, en relation avec le ministère, a choisi dix champions au niveau de Pikine-Guédiawaye.

Dix champions ont été formés en plaidoyer. Ce sont ces champions qui vont vers les collectivités locales pour convaincre les décideurs en vue de les persuader à prendre en charge la question de la santé de la reproduction chez les adolescents et les jeunes. Quatre maires ont été choisis à Pikine et Guédiawaye pour faire le plaidoyer. Il s'agit des maires des villes de Guédiawaye et de Pikine (Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo), du maire de la commune de Pikine-nord, Amadou Diarrra et enfin Moustapha Mbengue, maire de Keur Massar. C'était ainsi qu'en présence du médecin-chef du district Assane Ndiaye, des syndicats d'enseignants ainsi que des partenaires tels que le cadre départemental pour la protection de l'enfance (Cdpe), l'inspection de Pikine-Guédiawaye, la Scofi etc., le maire de Pikine a été sensibilisé. En réaction, il a pris l'engagement d'inscrire dans le budget de 2018 de la commune une ligne annuelle de trois millions et demi de FCfa en guise de réponse à la requête du projet.

Abdou DIOP

Deux nouveaux programmes de Bts s’ouvrent cette année au lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione de Thiès dans le secteur agricole. Il s’agit des filières Bts en conduite et gestion d’une exploitation agricole (Cgea) et Bts en production végétale qui viennent s’ajouter au Bts en Génie civil déjà développé selon l’approche par compétences (Apc) au sein de cet établissement dans le cadre du projet : Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe).

Ces deux nouveaux programmes ainsi lancés par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpaa) ont été validés vendredi dernier à Thiès par l’Inspection générale de l’éducation et de la formation au Ministère de l’éducation. La directrice, Mme Fatou Diagne Ndiaye, a manifesté toute sa satisfaction des résultats des travaux qui ont abouti au document final de ces nouveaux programmes Bac+2 dans le secteur agricole au lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione. C’était en présence de Michel Faye, directeur de la formation professionnelle technique. Ce dernier a d’ailleurs indiqué que ces nouvelles formations viennent répondre à la demande de plusieurs entreprises qui signalaient le manque de techniciennes et techniciens supérieurs compétents dans le domaine agricole au Sénégal, notamment la production végétale ou animale, la transformation et l’administration qui, il faut le reconnaître, font maintenant partie des tâches inhérentes à ce secteur, répondant ainsi aux nouvelles tendances visant la professionnalisation du métier.

Dans la région de Thiès, l’implantation de ces nouveaux programmes techniques supérieurs dans la filière agricole va favoriser une satisfaction de la demande du marché de l’emploi, mais aussi une meilleure prise en charge des besoins des populations qui se traduisent ainsi par une plus grande autonomie alimentaire et l’insertion socioéconomique des populations rurales surtout de la zone des Niayes. « Ce qui est en phase directe avec le Plan Sénégal émergeant (Pse) », a fait savoir Mme Fatou Diagne Ndiaye, Inspectrice générale de l’éducation et de la formation.

La conseillère technique sénior à Collèges et instituts Canada pour le projet Essor du secteur privé par l’Éducation pour l’Emploi (Esp-Epe), Mme Amélie Binette, de souligner alors l’importance de la formation dispensée en approche par les compétences (Apc) et qui vise à construire l’enseignement sur la base de savoir-faire et que les actions et les réflexes des apprenants sont donc situés au centre de son propre apprentissage. « Il s’agit d’une formation polyvalente et pratique qui place les étudiants dans des situations authentiques, avec des équipements de qualité. Ces formations mériteraient d’être valorisées et vulgarisées auprès des jeunes, des parents et de la population en général, puisqu’elles offrent un taux d’employabilité supérieur à la moyenne », a-t-elle indiqué. Elle fait noter que les formations techniques offertes dans les lycées partenaires du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) sont développées avec l’appui direct du milieu professionnel. Une analyse de situation de travail est réalisée afin de s’assurer que les formations répondent réellement aux besoins du marché de l’emploi et que les sortants sont qualifiés pour occuper les emplois.

Selon la coordonnatrice du projet, Mme Diouma Gningue, « ces formations techniques offertes dans les lycées partenaires du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) débouchent sur l’emploi parce qu’étant développées avec l’appui direct du milieu professionnel. Une analyse de situation de travail est réalisée afin de s’assurer que les formations répondent réellement aux besoins du marché de l’emploi et que les sortants sont qualifiés pour occuper les emplois ». Actuellement, a-t-elle tenu à préciser, « plus de 80 % des sortants des Bts du projet Esp-Epe trouvent un emploi dans leur domaine d’études dès leur diplômation et 100 % des sortants du programme Cgea de Bignona. Un taux sans pareil pour le Sénégal ».

93 millions pour l’acquisition d’outils et matériels de travail
Il faut noter que le projet, selon Michel Faye, directeur de la formation professionnelle et technique au Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, « a démarré depuis 2009 à Bignona et est en train de faire son chemin avec l’extension dans les deux lycées techniques de Kédougou et de Thiès grâce à la coopération canadienne dont l’exemplarité n’est plus à démontrer dans notre pays ». Une enveloppe de 93 millions de FCfa sera dégagée pour l’acquisition d’outils et du matériel de travail des apprenants, selon Daour Sène, le proviseur du lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione de Thiès. Il a annoncé la création d’une ferme agricole d’une superficie de 4 ha, d’un forage, des espaces d’irrigation et d’attelage de d’animaux (chevaux et ânes) pour ainsi traduire en actes la théorie et la pratique basée sur l’approche par compétence. La formation devrait durer deux ans.

Le projet Esp-Epe est mis en œuvre par Collèges et Instituts Canada (CiCan) et financé par Affaires mondiales Canada pour appuyer le Mfpaa dans le développement de formations techniques supérieures qui débouchent sur l’emploi. Le constat est que d’importants changements dans le schéma de pensée qui place maintenant l’emploi au centre du développement de l’offre de formations professionnelles ont été capitalisés. Ainsi, Mme Amélie Binette souhaite grandement « qu’il y ait une forte représentation féminine dans ces programmes d’avenir afin de favoriser l’accès des femmes à l’emploi pour une croissance économique durable et inclusive au Sénégal ».

Mohamadou SAGNE

Le district sanitaire de Mbacké a accueilli, en début de semaine, des spécialistes en ophtalmologie de la Ligue islamique mondiale par le biais de l’organisation Albachar International. Le médecin-chef du district sanitaire de Mbacké, Dr Adama Haïdara Mbacké, s’est réjouie de cette initiative.

Le district sanitaire de Mbacké ne dispose pas d’une unité d’ophtalmologie. Les populations qui en ont la possibilité sont ainsi obligées de se rendre dans les structures hospitalières de Touba et de Diourbel pour se faire soigner. C’est pourquoi le médecin-chef du district sanitaire de Mbacké, Dr Adama Haïdara Mbacké, s’est réjouie de l’arrivée de spécialistes en ophtalmologie pour prendre en charge les malades. « Nous nous réjouissons de cette arrivée de spécialistes qui ont assuré 2 jours de consultations et 3 jours de traitement. C’est une aubaine », reconnaît Mme Mbacké qui fait savoir que les cas de cataracte sont importants. Le Dr Alioune Badara Mbaye, natif de Mbacké et représentant de la fondation Abashar International au Sénégal, a indiqué que Mbacké a été choisie parce que c’est une ville importante. En plus, « il y a beaucoup de démunis qui n’ont pas les moyens de se payer des interventions. Il leur est difficile de se payer des consultations, des interventions chirurgicales à raison de 300.000 à 600.000 FCfa. En sus, il y a des dons de lunettes médicales s’il y a lieu », explique M. Mbaye. Présent au lancement des activités, le préfet de Mbacké, Mamadou L. Mané, a salué le processus de traitement et de suivi des malades souffrant de la cataracte, parce que toutes les étapes se font gratuitement au profit des populations. A ce titre, il a remercié les partenaires de la Ligue islamique mondiale et de l’organisation Al Bâchar international à l’origine de cette activité de soins ophtalmologiques.

La bénéficiaire Ndèye Fatou Diop, âgée de 55 ans, a déclaré que sa vision était floue. « Mais j’ignorais que j’avais une cataracte. Qu’Allah rétribue nos bienfaiteurs », s’est-elle réjouie.
Pour le Dr Alioune Badara Mbaye, l’organisation qu’il représente n’est pas à sa première activité au Sénégal où elle est présente depuis 1993. « Nous avons déjà été à deux reprises à l’hôpital Ouakam, à Kaolack, plusieurs fois à Ziguinchor, à Dakar, Keur Massar », a-t-il fait savoir, rappelant qu’Abashar international est une organisation spécialisé en ophtalmologie qui œuvre dans 42 pays. En Afrique, elle est présente au Soudan, au Niger et au Nigeria.

Mamadou DIEYE

Les Ong Paedd (Sénégal) et Cospe (Italie) vont bénéficier d’un soutien de l’Union européenne pour mettre en œuvre le Projet de promotion du contrôle citoyen sur les ressources destinées à l’eau et à l’assainissement dans la région de Dakar.

Le Projet de promotion du contrôle citoyen et du droit à l’eau et à l’assainissement au Sénégal a été lancé hier. Deux Ong, Paedd (Plan d’action environnement et développement durable) du Sénégal et Cospe (Coopération pour le développement des pays émergents) de l’Italie, ont été retenues pour la mise en œuvre de ce projet dans la région de Dakar pour une durée de 18 mois. Il est financé par l’Union européenne dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (Fed) pour un montant de 263.514 euros (environ 172 millions de FCfa). Quatre communes ont été choisies pour la phase pilote de ce projet : Grand Dakar (département de Dakar), Dalifort (département de Pikine), Médina Gounass (département de Guédiawaye) et Rufisque-ouest (département de Rufisque).

Dans ces communes ou dans d’autres localités du pays, l’accès à l’eau et à l’assainissement est une problématique majeure. Désormais, les organisations de la société civile dans ces communes vont contrôler les investissements des pouvoirs publics dans ce secteur vital avec l’appui du Paedd et de Cospe.

Le coordonnateur du Paedd, Mamadou Mignane Diouf, est d’avis que l’eau et l’assainissement constituent une question de santé publique. Ils sont, d’après lui, « un baromètre de démocratie ». Ce qui fait que l’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit pour tous les citoyens. Cependant, même si ce droit est garanti par la Constitution, dans les villages ou dans les banlieues, ajoute M. Diouf, les populations n’ont pas accès à une eau potable et souffrent d’un problème d’assainissement. Cela s’explique, dit-il, par une absence d’anticipation du gouvernement, une insuffisance de l’implication des collectivités ou une absence d’entretien et de renouvellement des infrastructures déjà existantes, alors que la population augmente. Même dans la capitale Dakar, il existe des coins qui n’ont pas accès à l’assainissement, témoigne le maire de la Commune de Grand Dakar, Jean Batispte Diouf. Selon le député-maire, dans sa commune, il existe un bidonville « de première classe » dénommé Taïba Grand Dakar qui n’est pas assaini, alors que le quartier existe depuis 1949. « Dakar ne devrait plus avoir des poches non assainies », déplore-t-il, tout en soulignant : « Nous devons tout faire pour permettre à nos populations qui vivent avec d’énormes difficultés d’avoir accès à l’assainissement et à une eau de qualité pour vivre sans risque de maladies. Le développement passe par l’assainissement qui est excessivement coûteux ».

D’après toujours le coordonnateur du Paedd, le Sénégal ne peut pas développer son agriculture, sa santé ou sa nutrition sans l’eau et l’assainissement. Ainsi, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), rappelle-t-il, le pays accorde une place importante au secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est pourquoi, dit-il, la question de l’eau mérite une attention toute particulière, car elle constitue un bien commun. Dans le cadre de ce projet, explique Mamadou Mignane Diouf, les deux Ong retenues vont œuvrer pour « accroître la responsabilité et l’implication des citoyens dans la gestion des ressources publiques destinées à l’eau et à l’assainissement ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Des chirurgiens sénégalais et israéliens ont consulté des enfants atteints de pathologies cardiaques. Les cas compliqués seront transférés en Israël pour une opération chirurgicale.

L’Ambassade d’Israël au Sénégal, en collaboration avec l’Ong israélienne Save the Child’s Heart et le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer de Fann, a consulté, du 19 au 20 octobre, des enfants atteints de cardiomyopathie. Le diagnostic est posé par des chirurgiens sénégalais et israéliens. Au premier jour, 60 enfants souffrant de pathologies cardiaques ont été reçus à l’hôpital Albert Royer. « Nous comptons diagnostiquer 180 enfants et transférer les cas les plus compliqués en Israël pour un traitement chirurgical », a indiqué le Pr Amadou Lamine Fall, chef du Service Cardiologie de l’hôpital Albert Royer.

Le directeur dudit hôpital, Thierno Seydou Ndiaye, a remercié les autorités israéliennes qui ont permis à des enfants sénégalais et gambiens de bénéficier de ces deux journées de consultations. Il a rappelé qu’un traitement de chirurgie peut coûter jusqu’à 3,5 millions de FCfa. « Ce partenariat va soulager les parents dont la plupart n’ont pas de moyens », s’est félicité M. Ndiaye qui a salué le travail de l’Ong Save Child’s Heart qui propose des cliniques de cardiologie préopératoire et de suivi hebdomadaire en Israël et à l’étranger. L’Ong a fait bénéficier à plus de 1.600 enfants africains de ces opérations chirurgicales. Selon le Pr Amadou Lamine Fall, l’hôpital Albert Royer reçoit et traite chaque mois 120 enfants souffrant de pathologies cardiaques. L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, son excellence Paul Hisrschson qui a suivi de près les diagnostics, a promis que son pays aidera le Sénégal dans le secteur de la santé. Le diplomate a rappelé qu’Israël est le quatrième pays au monde qui a établi une relation diplomatique avec le Sénégal juste après son indépendance. « Nous avons beaucoup travaillé dans le domaine de l’agriculture, nous voulons aider le Sénégal à parfaire son système de santé et ces journées de consultations vont lancer ce partenariat durable », a-t-il indiqué. Le directeur de l’hôpital Albert Royer a révélé que les Israéliens ont proposé un programme complet de formation en Israël pour les médecins et les infirmiers des pays en développement dont le Sénégal. Des missions chirurgicales et d’enseignement dans les pays partenaires sont aussi prévues.

Eugène KALY

Du 23 au 26 octobre, est prévue à Dakar, à l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef), une Conférence internationale sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation. Initiée par plusieurs coalitions d’organisations de la société civile de pays francophones, cette rencontre verra la participation de centaines de délégués venant d’une vingtaine de pays francophones. Ainsi faisant le constant alarmant de la rapide croissance des acteurs privés dans l’éducation, ils tenteront d’apporter des réponses propres à préserver le droit de l’éducation gratuite et de qualité dans tous les pays. Un des membres des coalitions qui organisent cette conférence, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) espère, avec la présence de centaines de délégués, et aussi la tenue d’ateliers thématiques, que la rencontre pourra être le point de départ d’une grande mobilisation sur cette question. D’ailleurs une mobilisation avait fait suite à l’appel de la société civile francophone contre la marchandisation de l’éducation en novembre 2016. Elle avait réuni les signatures de plus de 300 organisations. « L’implication des acteurs privés dans le secteur de l’éducation et la marchandisation de celle-ci à des fins lucratives ont été questionnées par un réseau d’organisations de la société civile, plusieurs déclarations de l’Onu et les travaux du Rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’éducation. L’impact de cette tendance en termes de qualité de l’éducation, de discrimination, d’inégalités sociales en fait un enjeu majeur pour les défenseurs du droit à l’éducation », disent les organisations. Il est ainsi prévu lors de cette rencontre des exposés théoriques et issus du travail de terrain. La rencontre, selon toujours les organisateurs, visera aussi à trouver des réponses collectives, porteuses de sens et d’innovation face à la marchandisation de l’éducation. La réunion sera également l’occasion pour les acteurs francophones de commenter et d’exprimer leurs opinions sur les principes directeurs relatifs aux obligations des Etats vis-à-vis des écoles privés, qui sont en cours d’élaboration.

Oumar NDIAYE

Une trentaine d’enseignants-chercheurs, de médecins et d’autres agents de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis participent, depuis hier, à un atelier de sensibilisation et de renforcement de capacités sur les droits des personnes vivant avec un handicap. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Unité de formation et de recherches (Ufr) des Sciences juridiques et politiques de l’Ugb avec l’appui de l’Ong Osiwa (Open society initiative for west Africa) et Handicap international. Le directeur de l’Ufr/Sjp, le Pr Mbissane Ngom, a rappelé que cette Ufr a obtenu un financement d’Osiwa pour développer un projet relatif à la « Promotion des droits des personnes handicapées à travers l’éducation juridique ».

Ce projet, a-t-il précisé, prend prétexte la Loi d’orientation sociale du 26 mai 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées qui vise à « garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes formes de discrimination ». Ce programme, a-t-il poursuivi, a pour but de renforcer les capacités et de promouvoir l’engagement institutionnel de cette Ufr, de développer et d’introduire un module de formation sur les droits des personnes handicapées dans les programmes d’études universitaires. L’enjeu est de permettre à cette Ufr de disposer des capacités nécessaires pour former des juristes possédant des connaissances spécialisées et des compétences avérées en matière des droits des personnes handicapées. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, a-t-il souligné, un programme d’activités a été élaboré en vue de son exécution par le Comité de gestion du projet. C’est dans ce sens que s’inscrit cet atelier qui constitue la deuxième activité après l’atelier de démarrage du 10 août 2017 dont l’objectif était de renforcer les capacités de l’équipe de coordination de ce programme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’association de protection de l’environnement « Nébédaay » a relevé le défi de planter 300.000 arbres dans les régions de Fatick, de Kaolack, de Thiès et de Dakar. Le dernier spécimen a été planté, le 18 octobre 2017, à l’école élémentaire de Toubacouta, principale base opérationnelle de l’organisation.

Mobiliser différents acteurs des Aires marines protégées (Amp) du département de Foundiougne et les communautés scolaires de Kaolack, de Joal et de Dakar dans une vaste opération de reboisement, telle était le pari des responsables de l’association « Nébédaay ». Un défi relevé par l’équipe du directeur Jean Goepp qui, au bout de 8 mois, a planté symboliquement, à l’école élémentaire I de Toubacouta, le 300.000ème arbre. C’était en présence des responsables techniques de l’Inspection régionale des eaux et forêts (Iref) de Fatick.

« C’est une belle initiative qu’il faut encourager et vulgariser au sein des populations pour que la protection de l’environnement puisse relever d’un réflexe quotidien chez chacun d’entre nous. Le choix des Amp et de la communauté scolaire nous semble tout aussi pertinent pour la pérennisation de l’opération et son efficacité », a apprécié Mme Yandé Faye, adjoint au chef du Service régional de l’Iref venue représenter le sous préfet de l’arrondissement de Toubacouta.

Cette cérémonie de clôture a servi de cadre pour récompenser les groupements de femmes et les pépiniéristes les plus performants dans cette opération de reboisement à l’échelle des quatre régions ciblées.

Dans ce bilan, les Amp de Joal et de Palmarin se sont distinguées avec respectivement plus de 146.000 et 98.000 arbres plantés, dépassant largement les objectifs de départ. Mais ces résultats sont loin de satisfaire les initiateurs du projet. « Certes, réussir à planter plus de 320.000 arbres en moins de 8 mois est un résultat inestimable pour nous, mais si on le rapporte au rythme de déforestation d’un pays comme le Sénégal où chaque jour 215 ha de forêts sont perdus, il y a de quoi relativiser la performance. Malgré tout, il faut magnifier l’engagement des communautés dans les différentes régions qui se sont engagées dans cette croisade pour lutter contre le déboisement et la désertification qui menacent les rares forêts qui existent encore au Sénégal. Car il ne faut pas que ce qui est arrivé au Nord du Sénégal atteigne des régions comme Kaolack, Fatick ou Thiès », a alerté le patron de l’association « Nébéday ».

Pour rappel, l’opération, qui a bénéficié de l’appui de l’Agence wallonne de l’air et du climat (Awacs) et de l’Université Libre de Bruxelles (Ulb), consistait à la plantation de 300.000 arbres dans cinq aires protégées de la région de Fatick, trois villes (Kaolack, Joal Dakar), des parcelles agricoles, des villages et des écoles. Les partenaires ont promis de prolonger leur appui pour le suivi de l’opération.

Elimane FALL

Pour mieux prévenir les risques liés aux Organismes génétiquement modifiés (Ogm), une série de formations des forces de défense et de sécurité est initiée par l’Autorité nationale de la biosécurité (Anb). Le bal a été ouvert le 19 octobre par les forces de police qui ont été sensibilisés sur ces biotechnologies modernes.

Une trentaine d’officiers de police ont été sensibilisés sur les biotechnologies modernes pour exercer un meilleur contrôle, notamment sur les Organismes génétiquement modifiés (Ogm). L’objectif de cette initiative de l’Autorité nationale de la biosécurité (Anb) est de les mettre à niveau sur le cadre légal et réglementaire et sur les défis actuels en matière de biosécurité.

« Il s’agit d’une série de formation en direction des forces de défense et de sécurité. Nous avons commencé aujourd’hui avec les officiers de police à qui nous donnons l’opportunité d’une mise à niveau sur le cadre légal et réglementaire parce qu’ils seront appelés à prendre des décisions. La deuxième phase concernera les agents préposés à la frontière pour le contrôle », a précisé Ousseynou Kassé, le directeur général de l’Anb.

A l’en croire, les policiers en formation ne seront pas en terrain inconnu puisque la méthode est la même que celle qu’ils utilisent pour le contrôle de la drogue et autres. « Nous avons commencé par la police, mais la douane et la gendarmerie suivront. L’autorité, n’ayant pas autant d’agents pour être dans les frontières, fait appel aux forces de défense et de sécurité dont l’une des missions est l’appui aux autres services étatiques pour une bonne mise en œuvre du service public », a fait savoir M. Kassé.

Au terme de la formation, l’Anb veut que les forces de défense et de sécurité soient aptes à opérer le contrôle en matière de biosécurité et de biotechnique moderne dans les frontières, les ports et aéroports. Pour sa part, Dr Adjaratou Diakhou Ndiaye, conseiller technique à la Primature, a mentionné que les autorités sénégalaises ont très tôt compris l’approche « Une seule santé » (One health), mais aussi que le problème de santé devient de plus en plus un problème de sécurité. « La biosécurité est l’une des composantes de ce programme. Aujourd’hui, nous allons parler, dans un premier temps, de la surveillance et du contrôle et, dans un deuxième temps, il y aura des exercices de simulation qui permettront aux policiers d’être outillés en termes de biotechnologie et de biosécurité », a laissé entendre le point focal du programme « One health ». Le Sénégal a ratifié le protocole de Cartagena en 2003 en vue d’assurer une utilisation sécurisée des biotechnologies modernes. Cet engagement international a été progressivement accompagné par la mise en œuvre d’un cadre national de biosécurité. Cette volonté politique a permis, à partir de 2009, l’adoption de la loi sur la biosécurité et la création de l’Autorité et du Comité national de biosécurité (Cnb).

Ndiol Maka SECK

Les conduites de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) vont être posées avant la fin de l’année 2017, a annoncé le directeur général de la Sones hier, lors de la restitution de l’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. Selon Charles Fall, les travaux de cette nouvelle usine ont déjà démarré et les premiers réservoirs sont implantés dans la région de Thiès. Toutefois, il informe que ce projet sera accompagné d’une sécurité énergétique. Pour cela, dit-il, le gouvernement a construit une ligne haute tension exclusivement dédiée à cette nouvelle usine à Keur Momar Sarr. « Nos ouvrages sont fortement liés à la consommation énergétique. Nous allons poursuivre cette politique d’autonomisation à travers la construction, en relation avec le Fonsis, de centrales solaires à Sébikotane, à Pout-Nord, à Pout-sud pour assurer une bonne sécurisation de l’alimentation », ajoute M. Fall.

A. Ng. NDIAYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.