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Actualités (3164)

La Journée internationale des familles des Nations unies a servi de prétexte pour lancer l’initiative « Nestlé pour des enfants en meilleure santé ». L’objectif est d’aider 50 millions d'enfants africains à mener une vie plus saine d'ici à 2030. Selon un communiqué, ce projet permettra, entre autres, de donner des conseils aux parents sur la nutrition de leurs enfants. « Avec cette nouvelle initiative, Nestlé accélère la transformation de son portefeuille de produits alimentaires et de boissons dans le monde entier. Rien que pour 2017, l'entreprise a lancé plus de 1000 nouveaux produits pour répondre aux besoins nutritionnels des enfants », lit-on dans le communiqué. Lequel renseigne que « 174 milliards de portions d'aliments et de boissons enrichies dans 66 pays où les personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, tels que le fer, l'iode et la vitamine A, ont été mis à la disposition des familles vulnérables ». Le groupe mettra également à la disposition des écoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre des produits de nutrition pour que les élèves puissent avoir une vie saine. Le programme « Nestlé for healthy kids », déjà expérimenté, a touché, selon le document, près de 115.000 écoliers dans ces deux parties de l’Afrique.

L’entreprise, avec le soutien des ministères de l'Education et de la Santé, s’est engagée à résoudre les problèmes de santé des enfants en âge scolaire, tels que l'anémie et l'obésité, en favorisant une nutrition saine et une activité physique. Elle va aussi soutenir des programmes d’hygiène et l’hydratation.  

E. KALY

A l’initiative de la société Eiffage, en partenariat avec l’Ong Path, des centaines de travailleurs des entreprises situées dans la commune de Hann Bel-Air ainsi que des riverains ont eu droit, le 17 mai 2018, à une sensibilisation sur l’hypertension artérielle et des séances de dépistage.

« Les médecins ont posé des questions sur les habitudes de vie, notamment l’alimentation, les efforts physiques, le passé sanitaire des parents. Ils ont prodigué des conseils très utiles pour toute personne qui aspire à un bien-être », a confié Marie Gomis, une employée de la société Eiffage assise sur une chaise, sous une petite tente, en compagnie d’une dizaine de personnes. Selon elle, « tous les citoyens ont besoin d’avoir des conseils sur la santé. Nous ne contrôlons pas ce que nous mangeons. Cela comporte des risques que nous ne savons pas ». Cette femme a bénéficié, avec une centaine de personnes, d’un dépistage de l’hypertension artérielle. Une activité initiée par la société Eiffage Sénégal, en partenariat avec l’Ong Path, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle célébrée le 17 mai 2018. « Le but de cette journée est de fournir de l'information sur la prévention, la détection et le traitement de la maladie », a déclaré Alioune Badiane, directeur général adjoint d’Eiffage Sénégal.

Selon Mamadou Sy, un des médecins mobilisés pour la circonstance, l’étape de contrôle est suivie d’ateliers où les spécialistes sensibilisent sur la maladie. « J’ai passé toutes les étapes. Tout est normal », a lancé un jeune ouvrier, visiblement satisfait.

Le même sentiment de satisfaction a animé Alioune Badiane. « C’est une prise de conscience du personnel et des riverains sur la nécessité de veiller à la santé, surtout l’hypertension qui est une maladie assez silencieuse et sournoise. La santé dans l’entreprise n’est pas un vain mot. Nous avons besoin de gens valides. Nous avons besoin d’avoir un personnel en bonne santé. Sans une bonne santé, on ne peut pas aspirer à un développement de la société », a-t-il souligné. Aminatou Sarr, directrice de l’Ong Path qui est spécialisée en santé, a affirmé que l’hypertension artérielle fait des dégâts dans le pays. « Des milliers de travailleurs souffrent d’hypertension. Il faut sensibiliser les entreprises pour leur dire qu’il ne s’agit pas seulement de faire du profit. Il faut aussi s’impliquer dans la prise en charge des questions sanitaires. Il faut donc s’intéresser à la prévention », a-t-elle lancé.

Babacar DIONE

Des opérations de curage des canalisations et d’entretien des stations de pompage sont en cours dans plusieurs zones de la banlieue et à Dakar. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et les autorités administratives ont effectué une visite pour évaluer le niveau de mise en œuvre des mesures.

L’eau a coulé à Tally Mame Diarra, au cœur de Diamaguène Sicap Mbao. Le convoi de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a emprunté cette rue sans flaque, ni mare, ni bourbier. Les rues secondaires sont couvertes de sable. C’est l’indicateur de la baisse de la nappe phréatique. Cette agglomération est revenue de loin. La rue Mame Diarra n’est plus un ruisseau intérieur qui donnait sur les maisons. Pour comprendre cette transformation physique, il faut descendre la rue jusqu’à son bout. Ici, se trouve la station de Gouye Sappotti avec ses pompes de grande puissance. Elle symbolise les gros moyens dégagés par le gouvernement, en 2012 et 2013, pour libérer les riverains de la longue colonisation. Il fallait alors s’attendre à entendre des voix retraçant le long chemin parcouru. « Les ouvrages construits dans notre commune ont eu des impacts réels sur l’atténuation des inondations. Nous devons remercier les autorités, le président de la République, Macky Sall », reconnaît l’adjoint au maire de Diamaguène Sicap Mbao, Alphouseyni Tamba.

Sur la voie de Ndiawar Diagne, on voit certes des maisons abandonnées dans des coins où poussent des typhas, mais d’autres sont en reconstruction. La mairie a pu récupérer une zone inondable où elle a érigé le centre d’état civil. Les nouvelles constructions et les rues, jadis boueuses et aujourd’hui bordées de lame de sable, sont à nouveau ouvertes à la circulation. Ce  sont les signes de changements. « Après la pluie, c’est le beau temps depuis 2013 dans la commune de Diamaguène Sicap Mbao. Et ce, grâce aux infrastructures réalisées dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations. Nous avons même construit un centre d’état civil », confie Abdou Diop, président de la Fédération des délégués de quartier de ladite commune.

Après quelques détours dans le quartier Aïnoumady, nous voici à la station de Ndiawar Diagne. Une voiture d’inspection et des ouvriers sont à pied d’œuvre. Les opérations pré-hivernages sont en cours sur le site, comme si l’ordre a été donné de ne pas dormir sur ses lauriers. Les paroles sentent la rédemption, la reconnaissance… « Je répète la même chose que j’avais dit l’année dernière : les inondations sont vaincues à Ndiawar Diagne. Nous remercions le Président Macky Sall », glisse Awa Diop. Les propos  de cette dame illustrent les efforts et les énergies déployés par les techniciens et les investissements consentis par les autorités pour sortir des milliers d’habitants de Dakar des eaux. Sans les ouvrages, le flux de déplacés aller continuer à se gonfler. La preuve : en face de la station, on compte encore deux maisons abandonnées.

De la responsabilité des populations
Loin de Ndiawar Diagne, à la cité Diounkhom, l’imposante station a fait envoler le spectre des inondations. Sinon, sur le flanc gauche, un bailleur n’allait pas construire une maison à étage. « Regardez ! Vous avez à votre droite une personne qui a vendu sa maison à cause des inondations, sur votre gauche une autre a acheté une parcelle. Il est en train d’édifier un étage », compare le responsable de la lutte contre les inondations à la Cité Diounkhom, Serigne Saliou Sarr.

L’acteur est formel : « Si la station n’avait pas d’impacts, il n’y aurait pas de nouvelles constructions dans ce quartier », affirme M. Sarr. Dans la banlieue dakaroise, le bassin des quartiers inondables se rétrécit au fil des années. Cette avancée incite le sous-préfet de Guédiawaye, Abdoul Aziz Diagne, à la prudence. « Nous sommes rassurés par les opérations pré-hivernages. L’Etat a beaucoup investi dans la banlieue pour réduire les inondations. Aujourd’hui, ces opérations s’inscrivent dans la consolidation des acquis », a-t-il laissé entendre.
A la Zone de captage, le vaste bassin est débarrassé des déchets solides et des plantes envahissantes. Non loin de là, à la mosquée de Missirah, un sous-quartier de Grand-Yoff, une pelle mécanique racle le fond du grand bassin. Les sédiments et les détritus sont remontés à la surface par une grue. C’est une sorte de répétition qui a son importance. « Chaque année, l’Etat dépense entre 1,5 à 2 milliards de FCfa pour les opérations pré-hivernages. Cela veut dire qu’il y a un problème quelque part. Il ne faudra pas que les populations transforment les canalisations et les stations en réceptacles d’ordures. Elles doivent accompagner les efforts des autorités », prêche le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

TROIS QUESTTIONS À… LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONAS : « L’IMPLICATION DES POPULATIONS EST FONDAMENTALE POUR OPTIMISER LE FONCTIONNEMENT DES OUVRAGES »
Le directeur de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, a visité, le 17 mai 2018, les ouvrages de drainage des eaux usées de la région de Dakar. Il décline la place que les populations doivent occuper dans la lutte contre les inondations.
 
Vous venez d’effectuer une visite dans le cadre du lancement des opérations pré-hivernages. Quel est leur enjeu ?
Il faut rappeler que les travaux de curage et d'entretien des réseaux, prévus dans le cadre des opérations pré-hivernage 2018, sont en train d'être menés dans toute la région de Dakar. Elles visent à remédier à l'ensablement du réseau et à faciliter l'écoulement dans les collecteurs. Aussi, il est attendu la réduction des risques de débordement et de bouchon. Nous voulons avoir un fonctionnement optimal des appareils électromécaniques et des motopompes. De la station de Yeumbeul à celle de la Zone de captage, nous avons visité beaucoup d’ouvrages. Nous sommes dans l’anticipation. Notre objectif, c’est de permettre aux populations de passer un hivernage avec moins de problèmes.  Il y a eu des améliorations significatives qui découlent de la mise en place du Programme décennal de lutte contre les inondations et de lourds investissements qui s’élèvent à plus de 45 milliards de FCfa.
 
Vous avez dénoncé les comportements irresponsables des populations…
Les inondations, ce n’est pas un déficit d’investissements. C’est plutôt un problème de comportements. On ne peut pas transformer des stations en poubelles et s’attendre à ce qu’il n’y ait pas d’inondations demain. J’invite certains habitants à incarner des comportements responsables. Si les infrastructures n’étaient pas agressées, on n’aurait pas besoin de dépenser, chaque année, 2 milliards de FCfa pour le curage et l’entretien des stations. On aurait pu utiliser cet argent pour autre chose, notamment faciliter l’accès à l’assainissement à d’autres Sénégalais.
 
Est-ce que ces opérations concernent aussi les villes de l’intérieur ?
Le gouvernement est en train de mettre en œuvre d’importants projets à Kaffrine, à Sédhiou, à Touba. Cette dernière ville est confrontée à beaucoup de problèmes d’inondations. L’Etat ne peut pas tout faire. Nous devons avoir des comportements qui préservent les ouvrages. Donc, l’implication des populations est essentielle pour optimiser leur fonctionnement.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

 

Le ministère de l’Education nationale va lancer, au mois de septembre prochain, un programme d’intervention pour la prise en charge du million d’enfants hors du système scolaire. Les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et celle de Kédougou dans la zone Est seront les premières concernées, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj.

Une étude réalisée par l’Usaid, publiée l’année dernière, avait noté que plus d’un million d’enfants sont hors du système scolaire sur une population scolarisable de près de 4 millions d’enfants de 6 à 16 ans. C’est ainsi que le ministère de l’Education nationale compte mettre en place des interventions dans les zones Sud et Est où le phénomène est plus inquiétant. Mais, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj, il faudra bien analyser ce pourcentage de 37 % d’enfants hors du système scolaire donné par l’étude de l’Usaid. « Cela donne un pourcentage de 37 %. Mais il faut analyser ces 37% où pour les 29 %, ce sont des enfants qui n’ont jamais été à l’école. Les 8 % restants sont des déscolarisés, c’est-à-dire, des enfants qui ont été à l’école et qui sont sortis des bancs. Environ, c’est plus d’un million d’enfants qui ont été recensés et pour lesquels, nous sommes en train de préparer des interventions », a-t-elle expliqué lors du lancement du Forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal, organisé par la Cosydep.

Elle a aussi annoncé que ces interventions vont débuter au mois de septembre prochain. Des actions qui seront d’abord entreprises, avec l’Usaid, en zone Sud-Est, dans les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et aussi avec l’académie de Kédougou dans la zone Est. Dans la même période, les autres académies qui ne sont pas avec l’Usaid seront avec la Banque mondiale pour ces programmes d’intervention. « Il faut aussi dire que ces enfants ne sont pas totalement hors du système scolaire. L’analyse nous montre aussi que certains de ces enfants sont dans les « daaras ». Les « daaras » étant en train d’être intégrés dans le système éducatif, nous pouvons globalement dire que ces enfants sont dans le système, même s’ils ne sont pas dans le formel. S’agissant des « daaras », nous sommes en train de voir un programme d’encadrement pour leur modernisation en y introduisant les mathématiques, le français », a ajouté Mme Mbodj.

Ce forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal est sur initiative de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).  Pour le coordonnateur Cheikh Mbow, des séances d’interpellation sont organisées. Ceci pour permettre de contrôler le niveau de mise en œuvre des Odd et de s’assurer que les mécanismes mis en place garantissent la transparence et la responsabilité face aux citoyens et à la société civile. « Un cahier de recommandations des citoyens est élaboré. A la fin du forum, un document de synthèse dénommé Cahier de recommandations du citoyen sera produit pour faire ressortir les recommandations et différentes propositions des acteurs de la société civile pour améliorer, d’une part le rapport national, et d’autre part la mise en œuvre des politiques publiques », a indiqué M. Mbow.

Oumar NDIAYE

La deuxième édition des journées d’endocrinologie et de diabétologie s’est tenue à Saint-Louis. Elle est à l’initiative du Réseau métabolisme diabète et nutrition au Sénégal (Remedian). Au cours de cette rencontre, les spécialistes ont émis le souhait de faire construire un centre de diabétologie d’un coût d’environ 100 millions de FCfa dans la vieille ville.

L’ampleur du diabète au Sénégal, plus précisément à Saint-Louis, a été au centre des échanges lors des journées d’endocrinologie et de diabétologie qui ont eu lieu dans cette ville. C’est pourquoi le Dr Martin Carvalho, de l’Institut d’endocrinologie et de la nutrition de Marseille, a souligné la nécessité d’ériger, dans la commune de Saint-Louis, un centre de diabétologie, après Dakar et Thiès.

Pour lui, l’objectif est d’installer ces centres « dans chaque région afin de lutter et de sensibiliser sur cette pandémie qui cause énormément de problèmes ». Pour l’instant, la centaine de millions nécessaire est en train d’être mobilisée avec le concours des bailleurs, a ajouté le Dr Carvalho.

A Saint-Louis, a-t-il renseigné, le taux de prévalence du diabète tourne autour de 10 %. « Il est important de tenir ces genres de rencontres qui vont permettre aux médecins et autres paramédicaux d’acquérir de nouvelles compétences dans la lutte contre cette maladie ». « Diabète et Ramadan », « Hypertension artérielle et complications cardiovasculaires du diabète », « Innovations thérapeutiques », « Endocrinologie, obésité et diabète » sont autant de thématiques qui ont été abordées au cours de cette rencontre. C’est dans ce sens que le Dr Awa Mbow Kane, présidente du Comité d’organisation de Remedian, a souligné l’importance de mettre les professionnels de santé en réseau afin d’échanger sur les informations nouvelles ayant trait au domaine médical. Cette rencontre a permis au Pr Naby Baldé, président de la Fédération internationale de diabète pour la région Afrique, de relever l’importance de la sensibilisation sur cette pathologie, d’autant que « 7 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’information quant à leur maladie ». Il est aussi revenu sur l’importance de cette épidémie « chez les enfants qui sont en grand nombre diabétiques et dont les parents ne sont pas au courant de leur maladie ».

A l’image de la première édition, tenue à Saly, en 2016, plusieurs médecins et paramédicaux venus de la France, de la sous-région et des différentes régions du Sénégal ont partagé leur expérience en matière de diabète, de métabolisme, de nutrition et d’endocrinologie. Ils ont également échangé sur les nouveautés thérapeutiques dans la prise en charge de ces maladies. Ce congrès a, en outre, servi de cadre pour lancer l’appel à candidatures pour la deuxième promotion de médecins sénégalais devant bénéficier d’une bourse de formation au diplôme de diabétologie.

Aussi, un plaidoyer a été fait pour la construction d’un centre de diabétologie à Saint-Louis.

Amadou Maguette NDAW

Suite au décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène et les 48 heures de grève d’avertissement qu’il avait décrété dans toutes les universités publiques du Sénégal, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes/Esr), exige la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante et son intégration parmi les membres de cette commission. Selon le secrétaire général du Sudes/Esr, Oumar Dia, cette tragédie, révoltante et choquante, les replonge dans la tristesse de celles également malheureuses de Balla Gaye (2001) et de Bassirou Faye (2014).

« L’on se disait que le gouvernement avait un minimum de bon sens et qu’instruit par les malheureuses expériences du passé, il ne permettrait plus que se reproduisent des situations pouvant conduire à de tels drames. Hélas, la tragédie du 15 mai a fini par nous édifier sur le fait que le gouvernement n’apprend jamais de ses erreurs et que de futures morts d’étudiants pour défaut de paiement à temps de leurs bourses ne sont pas impossibles », a expliqué M. Dia. Pour le Sudes/Esr, la responsabilité du gouvernement sur la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est totale.

« Nous allons évaluer ce premier plan d’actions et décider de la suite à tenir. Nous prévenons le gouvernement : il est hors de question que l’enquête sur cette mort de plus connaisse le même sort que les précédentes. Nous sommes déterminés et resterons mobilisés jusqu’à ce que cette affaire et celle Bassirou Faye soient tirées au clair et que les coupables soient condamnés. Aujourd’hui, de graves menaces pèsent sur l’année universitaire », a ajouté le Sg du Sudes/Esr.

O. NDIAYE

L’organisation Action mondiale contre la pauvreté (Gcap) a lancé une campagne contre les inégalités dont sont victimes les femmes. Elle entend intensifier le lobbying et le plaidoyer afin de pousser les décideurs à passer à l’action. Le Forum africain sur le développement durable a été une tribune pour hausser à nouveau le ton.

« On part en guerre avec des munitions ». C’est ainsi que Micheal Ngesa, de l’Ong « Femmet », démontre l’importance de l’utilisation des statistiques dans le plaidoyer. Les actrices se penchent sur les nouvelles stratégies visant à réduire la discrimination dont sont victimes des femmes, notamment celles vivant avec un handicap. C’était lors du lancement d’une campagne contre les inégalités. « Nous sommes là pour lancer notre campagne de lutte contre les inégalités. Nous avons profité du Forum régional africain sur les Odd pour présenter notre projet (« Voice ») qui va intervenir dans trois pays : Kenya, Mali et Ouganda », informe Salima Sanou, présidente du conseil de l’Action mondiale contre la pauvreté (Gcap). Cette organisation prévoit d’intensifier le lobbying et le plaidoyer dans le but d’amener les décideurs à passer à l’action.

Ce nouvel élan de mobilisation intervient dans un contexte où les associations ont constaté que les engagements politiques et les déclarations ne sont pas suivis d’effets. Des actrices affirment, de façon ironique, que des avancées sont enregistrées uniquement sur le plan de l’élaboration des textes et de la législation. « Les femmes et les filles souffrent des violences et des exploitations sexuelles mais aussi de la discrimination. Elles courent le risque d’être agressées sur le chemin de l’école ou lorsqu’elles partent à la recherche du bois de chauffe », se désole Micheal Ngesa. De l’avis du directeur de programme de Gcap, Ingo Ritz, la lutte contre les discriminations et les inégalités est loin d’être gagnée à travers le monde et particulièrement au berceau de l’humanité. Pour Helen Malinga, les Objectifs de développement durable ne peuvent pas être atteints en laissant une frange importante de la population sur le carreau.

Quant à Rita Kerema, une des militantes du Ghana, son exposé a été axé sur les causes de la persistance de la discrimination dont souffrent les femmes. Elle indexe les préjugés transmis de génération en génération et surtout les croyances des sociétés africaines. « Dans plusieurs parties de l’Afrique, les filles ont encore peu de chance de poursuivre leurs études à un niveau poussé.

Elles sont victimes des mariages précoces », regrette Mme Kerema.

Selon le coordonnateur de Gcap Sénégal, leur organisation travaille avec une centaine de structures intervenant dans la promotion des principes d’équité et d’égalité à travers le monde.

Idrissa SANE

Le protocole d’accord, signé entre le gouvernement et les syndicats d’enseignant le 30 avril dernier, ne laisse guère l’ombre d’un doute.

Il inspire confiance, selon les camarades d’Abdou Faty, secrétaire général du Sels/Authentique. Face à la presse, ils attendent de voir la concrétisation de ces accords. « Contrairement au protocole de 2014, celui du 30 avril 2018 inspire confiance. Pour dire vrai, la partie syndicale a réussi la prouesse de signer des engagements sincères encadrés par un échéancier précis, des rencontres sectorielles d’évaluation et une trimestrielle dédiée au monitoring stratégique des accords et présidée par le Premier ministre », a  expliqué Pape Mbaye Marie Sylla, premier secrétaire général national adjoint.

Il a ajouté que ces assurances données par le gouvernement ont poussé la base à « suspendre » le mot d’ordre de grève. Pour autant, les responsables syndicaux du Sels/A précisent : « Signer des accords est une chose, les respecter en est une autre ». C’est pourquoi ils disent avoir mis en place un « dispositif de veille, d’alerte et de suivi » pour la matérialisation de ces accords aux dates et échéances indiquées. Un tel dispositif comporte, selon M. Sylla, des réunions d’évaluation, des rencontres mensuelles sectorielles et du monitoring de la Primature, des tournées nationales dans les sections, etc.

Toutefois, compte tenu de la particularité de 2019 qui sera « une  année électorale », le Sels/A espère que le gouvernement va mettre à profit les grandes vacances scolaires pour ouvrir des « négociations sincères » sur les nouvelles revendications qu’ils viennent de mettre sur la table.

Il s’agit notamment du prolongement de l’âge de la retraite des enseignants à 65 ans, avec 5 ans en optionnel ; l’ouverture de toutes les universités aux bacheliers arabophones ; l’ouverture du concours de l’Ena aux décisionnaires, etc.

M. NDONG

Alors que le président de la République avait décidé de revoir à la hausse la bourse des médecins en spécialisation de 150 000 FCfa à 300 000 FCfa, ces derniers attendent toujours l’application de cette mesure. Ils accusent les ministères de la Santé et de la Formation professionnelle d’être à l’origine du blocage.

Le Collectif des médecins en spécialisation (Comes) a fait face à la presse, le 16 mai 2018, pour aborder la question des bourses de spécialisation. Leur porte-parole, le Dr Abdoulaye Kane, a rappelé que le président de la République avait décidé de revoir à la hausse la bourse des médecins en spécialisation (de 150.000 FCfa à 300.000 FCfa). Toutefois, plusieurs mois après cette annonce du chef de l’Etat, ils attendent toujours.

Le Dr Kane a soutenu que, depuis le début de l’année, ils n’ont toujours reçu leurs bourses d’études qui constituent leur unique ressource financière pour assurer leur survie, en plus des 9 mois impayés en 2017, soit 14 mois sans cette allocation. « Malgré la décision du président, il est à déplorer que les ministères concernés tardent à la matérialiser », a regretté le responsable du Comes. Il a également relevé que les boursiers de la Fondation Sonatel « subissent toutes formes d’injustices et d’humiliation, parce que réclamant juste leurs arriérés de paiement ». Abdoulaye Kane a aussi insisté sur le fait qu’une convention a été signée entre l’Etat du Sénégal et les médecins en spécialisation, indiquant qu’avec cette bourse, ces derniers devront accepter d’aller n’importe où ils seront affectés au Sénégal. « Mais, aucun des accords signés n’a été respecté. Pire, il n’existe aucun espace de dialogue », a-t-il dénoncé.

Sit-in, marche et arrêt des activités hospitalières
Compte tenu de cela, le collectif s’étonne de voir qu’on « crie partout pour dire qu’il n’y a pas de pédiatres, de cardiologues, de chirurgiens ou de gynécologues ». «Il est fondamental de rappeler que la disponibilité d’une ressource humaine de qualité est gage d’un système de santé performant », a argué le Dr Kane. D’ailleurs, sur 1.700 médecins en spécialisation en 2017, il y a eu 684 Sénégalais, dont 300 boursiers.

Ces médecins qui ont « épuisé toutes les démarches diplomatiques, en écrivant à toutes les institutions concernées », annoncent un sit-in aujourd’hui devant le ministère de la Santé. Une série de marches est aussi programmée la semaine prochaine et l’arrêt de toute activité hospitalière.

Oumar KANDE

C'est un véritable ouf de soulagement pour les populations des villages de Lobaly, Goumal, Soringho et Ganguel Soulé, situés dans le département de Kanel.  L’homme d’affaires sénégalais Harouna Dia, également ministre-conseiller du président de la République, vient, en effet, de satisfaire une vieille doléance de ces villages en mettant fin aux évacuations d’urgence. Le questeur de l'Assemblée nationale, Daouda Dia, frère du donateur, par ailleurs maire d’Orkadiéré, a procédé, le 10 mai 2018, à la remise de ces équipements. Ce geste s'inscrit, selon lui, dans la logique d'accompagner la décision du chef de l'État qui a décrété 2018 année sociale. Un geste fortement apprécié par les populations bénéficiaires qui ont exprimé leur satisfaction à l'endroit de ce responsable politique Apr à Kanel. Elles ont aussi profité de l’occasion pour faire part de quelques doléances liées à l’érection d'un Cem à Lobaly, à l’accès à l’eau, à la construction d'un logement pour l'infirmier chef de poste dans ce village, etc. Le maire d’Orkadiéré a, à son tour, promis de ne ménager aucun effort pour la satisfaction de leurs demandes. Il a ainsi promis de transmettre le message aux autorités compétentes.

Souleymane Diam SY

Pour une meilleure compétitivité des Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises évoluant dans le domaine de l’agroalimentaire, l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) a sélectionné 10  entreprises pour diagnostiquer leur état en vue d’une certification au système Haccp (analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise).

Le système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (Haccp) est un critère de performance permettant aux entreprises du secteur agroalimentaire d’être plus dynamique sur le marché régional et international. C’est ainsi que l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) a sélectionné 10 Petites et moyennes entreprises sénégalaises (Pme) en vue d’un diagnostic pour l’enclenchement d’une procédure de certification au système Haccp. C’est dans cette optique que, mardi dernier, lors d’un atelier préparatoire de diagnostic Haccp des Pme, organisé par l’Asn, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et la Cellule nationale femmes, jeunes entrepreneurs et normalisation pour le Sénégal (Cnfjn), des contrats ont été signés par les responsables des entreprises sélectionnées. Le président de l’Asn, Barama Sarr, a rappelé que ce projet est le fruit d’un partenariat entre leur structure, l’Oif et le Réseau normalisation et francophonie (Rnf). Depuis son lancement, le projet a, à son actif, plusieurs activités, notamment des séances de formation organisées avec l’Agence de développement des Pme (Adpme) pour fournir des connaissances pratiques relatives à la gestion de la qualité, aux bonnes pratiques d’hygiène et à la méthode Haccp. Ndèye Maguette Diop, responsable de la division agroalimentaire à l’Asn, a affirmé que le système Haccp était important pour assurer la salubrité des aliments.

Cela permettra de faire le diagnostic des entreprises suivant leur état des lieux et essayer d’apporter des correctifs. Pour M. Diop, c’est une contribution à l’amélioration de la qualité des produits locaux sénégalais qui sont commercialisés sur le marché national et international. Les critères de sélection pour le choix étaient d’avoir des entreprises formelles ayant un minimum de qualité, avec les critères d’hygiène acceptables et un potentiel sur le marché. Les entreprises sélectionnées évoluent dans le domaine agroalimentaire, des produits locaux, des céréales, des produits halieutiques. Selon elle, ces entreprises auront la possibilité d’être en compétition avec celles du Burkina Faso, de Madagascar et du Bénin. Pour sa part, Mme Yama Ndiaye de  « Wa Yabi distribution » a vu son entreprise sélectionnée parmi les 10 Pme qui vont bénéficier de ce diagnostic. Mme Ndiaye, qui fait dans la valorisation et la promotion des produits agricoles, pense qu’avec cette formation, son entreprise va améliorer sa production et sa mise en marché pour une meilleure présence sur le marché international. «C’est un programme qui va apporter beaucoup d’opportunités aux Pme », a-t-elle noté.

Oumar KANDE

 

Le gouvernement a réglé plusieurs points d’accord avec l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas). Cependant, les syndicalistes vont se réunir, le 18 mai 2018, pour évaluer ces différents points et donner suite à leur plan d’actions.

Dans le cadre du suivi des accords, le gouvernement a rencontré, le 15 mai 2018, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas), composée du Sutsas-Sudtm  « And-Gueuseum », au ministère de la Fonction publique. Le premier point abordé a porté, selon un communiqué, sur l’allocation de la 3ème tranche de la subvention aux Etablissements publics de santé (Eps) et a été réglé. L’Etat a réaffirmé l’effectivité de la loi portant Fonction publique locale. « C’est une réforme majeure votée en 2011 et suivie de 14 décrets d’application pris en 2012 », explique-t-on dans le document, lequel signale que 9 autres décrets ont été préparés par le Conseil supérieur de la Fonction publique. « Ils seront sur la table du ministre de la Gouvernance locale. Ainsi, pour les intégrations dans la Fonction publique locale, tous ceux qui le souhaitaient l’ont été après audit », informe le communiqué.

Concernant le recrutement des agents de santé communautaire, une circulaire a été adressée, au mois de janvier, à l’ensemble des présidents de Conseil départemental et aux maires pour accorder la priorité à cette catégorie d’agents. La question du paiement des arriérés de salaires des contractuels du programme Msas/Jica et du Plan Cobra a été aussi évoquée. Concernant ce plan, des engagements ont été pris dans le but de solder 6 mois d’arriérés. Cependant, les retards signalés par les syndicats concernent des institutions financières qui vont effectuer prochainement des paiements. « Pour la régularisation des heures supplémentaires, un plafond de 2,5 milliards FCfa a été prévu et, jusqu’en fin avril, environ 439 millions de FCfa ont été payés par la solde », précise-t-on dans le document.

Sur l’intégration des diplômés de la formation E-Learning, les deux parties (gouvernement et syndicats) informent que les 22 demandes reçues par la Fonction publique ont été traitées et les actes y afférents notifiés à la Direction de la solde. Quant au ministère de la Santé, il a promis que l’Endss passera au régime Lmd à la fin du processus nécessaire mis en place.
L’Alliance des syndicats autonomes de la santé va procéder, le 18 mai 2018, à l’évaluation de cette rencontre avant de voir la suite à donner à son plan d’actions.

E. KALY

La Banque de l’habitat du Sénégal, à travers un accord de subvention, a octroyé à l’hôpital Principal de Dakar plus de 158 millions de FCfa pour la rénovation et l’équipement de sa devanture.

L’hôpital Principal de Dakar et la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) ont procédé, le 14 mai 2018, à la signature d’une subvention d’un montant de 158.535.600 FCfa. Cette enveloppe est destinée à la couverture intégrale des travaux de rénovation et d’équipement de la devanture de cet établissement sanitaire de référence.

La cérémonie a été une occasion pour les responsables des deux institutions de procéder à la pose de la première pierre des travaux qui vont durer six mois. A terme, le personnel, les usagers et le public accèderont à une offre de services de qualité, dans un environnement convivial et sécurisé.

Le directeur général de la Bhs, Mamadou Bocar Sy, a indiqué que cette action entre dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). « Nous n’en sommes pas à notre première opération. Nous avons déjà accompagné la Fondation Sonatel dans son projet de construction de latrines et de murs de clôture dans les écoles pour plus de 100 millions de FCfa, contribuant ainsi au maintien des filles à l’école », a-t-il indiqué. M. Sy a informé que la banque a également doté le Centre Talibou Dabo d’une bibliothèque, d’une salle informatique équipée et d’un jardin bio, avec la participation financière des collaborateurs, pour une valeur de 15 millions de FCfa.

Le médecin-chef et directeur général de l’hôpital Principal de Dakar, Bakary Diatta, a soutenu que c’est la première fois qu’un établissement financier prend en charge l’intégralité d’un si important projet de la structure.
Selon lui, en signant cette convention, la Bhs appuie, de fort belle manière, l’hôpital dans le cadre de son Plan stratégique de développement.

« Le financement du projet de rénovation de la devanture de l’établissement est non seulement important, mais il permettra aussi de doter les personnels et les usagers de l’hôpital de moyens de paiement immédiatement accessibles », a-t-il fait savoir.

Eugène KALY

Le procureur Ibrahima Ndoye, du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, a fait une déclaration pour évoquer le déroulement de l’enquête suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène.

D’emblée, il a souligné que tous les moyens sont mis en œuvre et l’enquête « progresse convenablement. D’ici dimanche, nous allons avoir les conclusions », a-t-il clarifié, informant que « le résultat de l’autopsie a conclu à une mort par arme à feu ». Poursuivant, il a indiqué : « Notre devoir nous appelle à agir à  l’endroit de ceux qui ont posé des actes ayant entrainé mort d’homme, des blessés, de même que des dégâts ». Pour lui, « tout sera mis en œuvre pour identifier l’origine du coup fatal et les auteurs de violence et de saccages perpétrés lors de cette journée ».

Du point de vue sanitaire, le seul étudiant opéré avec succès attend de repartir chez lui, tandis que le gendarme victime de traumatisme crânien s’est réveillé et va de mieux en mieux, a informé Ibrahima Ndoye, relevant que sur  la soixantaine d’éléments de la gendarmerie présente sur les lieux lors des manifestations, la majorité a été entendue. « Nous espérons progresser rapidement dans l’enquête avec surtout l’apport d’éléments venus de Dakar », a-t-il dit. Le procureur a, pour sa part, soutenu : « Si les faits d’usage d’arme à feu nous mène vers l’identification d’un auteur dans les Forces armées, avec un statut militaire, nous allons transférer le dossier au procureur du Tribunal de grande instance de Dakar, seul compétent dans des affaires d’ordre militaire ». Néanmoins, il a rappelé la disponibilité du parquet de Saint-Louis si l’auteur du coup de feu s’avérait être un civil, donc un droit commun. En effet, dans cette enquête, il sera beaucoup question de la qualité de l’auteur du coup de feu qui a tué Mouhamadou Fallou Sène et après, éventuellement, évoquer les poursuites.

A. M. NDAW 

Dans un tweet, le président de la République, au-delà du communiqué du Gouvernement, a exprimé sa « profonde émotion » et présenté ses «condoléances» à la famille du défunt Mohamed Fallou Sène, étudiant à l’Ugb. «J’ai instruit le Gouvernement de faire la lumière et de situer les responsabilités. Une information judiciaire a été immédiatement ouverte», a informé le chef de l’Etat.

D. MANE

Dans un communiqué, le Recteur de l’Ugb est revenu sur les incidents : « ce mardi 15 mai 2018 vers 10h00, Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en Licence 2 de Lettres Modernes, né le 14 mai 1993, à Patar, a succombé à ses blessures à l’hôpital régional de Saint-Louis, suite aux affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants, dans le campus social ». L’intervention des forces de l’ordre, souligne la note, « a fait suite à une réquisition du Recteur de l’Ugb pour sécuriser les restaurants universitaires à compter du lundi 14 mai 2018 après le renouvellement, par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), d’un mot d’ordre de 48h de restauration gratuite (journées sans tickets) pour protester contre le retard du paiement des bourses ». En cette douloureuse circonstance, au nom de toute la communauté de l’Ugb, le Recteur a présenté ses « condoléances les plus attristées aux parents, aux proches du disparu et particulièrement aux étudiants. Une enquête étant ouverte, j’en appelle à l’apaisement et à la sérénité, malgré la douleur qui nous affecte ».

A. M. NDAW

C’est la mine consternée que le secrétaire général de la section Saes-Ugb, rencontré à l’hôpital régional de Saint-Louis, s’est exprimé sur la mort de l’étudiant Mamadou Fallou Sène. D’emblée, il a souligné avoir appris avec beaucoup de tristesse la disparition « d’un de nos étudiants, à la suite d’affrontements ayant opposé les étudiants et les forces de l’ordre dans le campus social ». Pour lui, « c’est triste et inadmissible, car ce n’est pas compréhensible. Encore une vie humaine qui tombe, dans un campus social, dans une université au Sénégal en 2018, c’est inacceptable ». Pour Patrice Corréa, cette disparition est « une blessure que les mots ne peuvent traduire. C’est une attaque à notre dignité profonde. Un étudiant, c’est un humain, un enfant. C’est un espoir pour le pays et ses parents ».

A. M. NDAW

A Ziguinchor, les étudiants de l’Université Assane Seck ont improvisé, hier, en fin d’après-midi, une marche sur plus de 3 km, pour dénoncer la mort de l’étudiant Fallou Sène. Ce dernier aurait été tué par les forces de sécurité lors d’affrontements à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Ils ont ainsi exigé la démission du ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye. Les manifestants ont déploré le fait que « depuis 2014, des étudiants meurent au Sénégal à cause de retards de paiement des bourses des étudiants ». Leur porte-parole, qui a requis l’anonymat, a désapprouvé la mort de Bassirou Faye en 2014, celle de Fallou Sène, hier, et le décès de Balla Gaye, il y a 18 ans. Il a condamné « l’incompétence de nos dirigeants », estimant que « c’est la cause de cette série de morts d’étudiants dans notre pays ». Le représentant des étudiants de l’université Assane Seck n’a pas manqué de prier les autorités d’accorder plus d’attention à l’enseignement, notamment aux étudiants. « C’est une priorité », à son avis.

El Hadj Moussa SADIO

Pour faire face aux nouvelles menaces de la médecine, les officiers des armées africaines souhaitent que les autorités augmentent les ressources financières des services de santé militaire. Ces moyens permettront aux médecins militaires d’intervenir au plus vite en cas de catastrophes naturelles pour prendre en charge les victimes.

Le président sortant du Groupe de travail panafricain du Comité international de la médecine militaire (Cimm), le médecin militaire de la Côte d’Ivoire, Yao N’dri Athanase, a demandé aux dirigeants africains d’accorder beaucoup plus de ressources financières aux services militaires de santé pour faire face aux nouvelles menaces de la médecine. L’Officier de l’armée a indiqué qu’il y a de plus en plus de crises auxquelles les professionnels des services de la santé militaire doivent faire face. Ils ont besoin de plus de moyens qui leur permettront de former des ressources humaines capables de prévenir toutes sortes de menaces.

L’autorité militaire ivoirienne, Yao N’dri Athanase, a pris part, du 11 au 13 mai 2018, à Dakar, aux 19èmes journées médicales de l’Hôpital principal de Dakar, organisées conjointement avec le 11ème congrès régional panafricain du Cimm sur deux thèmes : « les cancers dans les pays développés » et la « médecine militaire face aux nouvelles menaces ».

Pour le directeur de la santé des armées sénégalaises, le médecin colonel Ibrahima Diouf, les autorités sénégalaises sont sensibles à ces nouvelles menaces. En présidant cette rencontre, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé que ces nouvelles menaces ont pour noms : le terrorisme, les épidémies, les catastrophes naturelles, les risques nucléaires, bactériologies, radiologies et chimiques. « Nous allons renforcer les moyens pour faire face à ces menaces qui n’ont pas de frontières. Elles ne connaissent aucune limite en termes de nocivité », a souligné M. Tine, rappelant que les services de santé des armées, outre leur mission prioritaire de soutien médical, chirurgical et de défense, doivent rester compétents en matière de soins, d’expertise, de prévention, d’enseignement et de recherche dans les domaines médicaux. Les travaux des journées médicales de l’hôpital principal de Dakar et du congrès régional panafricain ont permis aux experts de l’Afrique, de l’Europe et d’ailleurs de passer en revue, dans leurs communications scientifiques, tous les points saillants liés aux nouvelles menaces de la médecine militaire.

Le médecin colonel Ibrahima Diouf a expliqué que l’armée est en train de travailler pour augmenter les compétences en ce qui concerne le risque de biologie chimique en formant du personnel.

Selon lui, lorsqu’il y a des attentats, les services de protection civile ne peuvent pas aller au front. « Les militaires sont obligés d’aller neutraliser la menace et de sécuriser les personnes blessées avant que les services de protection civile n’interviennent dans la zone reprise, c’est-à-dire, là où il y a les risques », a-t-il expliqué, ajoutant « qu’en dehors des militaires qui seront formés, nous avons les compétences dans l’armée de l’air. Au nouveau maritime, nous sommes aussi en train d’acquérir des compétences pour intervenir dans la mer. Avec ces nouvelles menaces, il faudrait que nous puissions être outillés dans tous les domaines, notamment terrestre, maritime et aérien ». Evoquant le thème sur les cancers, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a souligné qu’en Afrique, le nombre de patients s’accroît au même rythme que le coût de la prise en charge de la maladie.

Eugène KALY

COMITE INTERNATIONAL DES MEDECINS MILITAIRES : LE COLONEL IBRAHIMA DIOUF, NOUVEAU PRÉSIDENT DU GROUPE DE TRAVAIL PANAFRICAIN
Le médecin colonel Ibrahima Diouf, directeur de la santé des armées sénégalaises est le nouveau président du Groupe de travail panafricain du Comité international des médecins militaires. Il remplace l’officier de l’armée ivoirienne Yao N’dri Athanase. « Nous allons continuer notre mission traditionnelle, parce que nous devons être le dernier rempart en cas de catastrophe », a indiqué M. Diouf. Il a rappelé que le service de santé des armées joue un rôle important dans la prise en charge des populations. « 80% des personnes consultées dans nos structures sanitaires sont des civils », a-t-il informé. C’est dans ce sens que le Groupe de travail panafricain du Comité international des médecins militaires compte poursuivre la formation continue des médecins militaires et paramédicaux. Déjà, avec l’appui des commandements, beaucoup de moyens sont en train d’être injectés dans les services de santé militaire pour que l’armée puisse assurer sa mission.

E. KALY

La tension a connu son paroxysme, hier, à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, avec la mort de l’étudiant en deuxième année de français, Mouhamadou Fallou Sène, originaire de Diourbel. Entre les saccages au Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), le Rectorat de l’Ugb, la demeure du ministre Mary Teuw Niane, et bien d’autres services étatiques, les étudiants n’ont rien épargné dans un conflit qui a occasionné 21 blessés des deux côtés.

Avant-hier déjà, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), par le biais d’Alexandre Mapal Sambou, leur président de séance, avait attiré l’attention des autorités sur la nécessité de payer les bourses, afin que « nous puissions nous acquitter convenablement du paiement des tickets pour la restauration ». En effet, avec le retard des bourses, les étudiants avaient décidé de la tenue de journées sans tickets. Car, ajoute l’étudiant Sambou, « des camarades n’ont plus un sou pour entrer dans les restaurants ou régler les besoins les plus primaires. Malheureusement, les autorités, qui doivent s’occuper de nos problèmes de bourse, font semblant de ne rien voir, alors que nous sommes le 15 du mois ». C’est sur ces divergences avec les autorités que les étudiants ont décrété, depuis avant-hier, 48 heures de cessation d’activités pédagogiques.

Le bras de fer entre étudiants désirant manger sans payer et les autorités du Rectorat soucieuses de sécuriser les restaurants, a débouché sur la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, hier dans la matinée, vers 10 heures. Les blessés dénombrés sont au nombres de 21. Les grabuges avaient débuté le matin au sein du campus social. Il était ainsi impossible de se rendre dans l’enceinte de l’Ugb, avec des barrières qui ont été érigées sur la nationale 2, empêchant la circulation des personnes et des voitures. Plus grave, après la confirmation de la mort de l’étudiant vers 10 heures et le retrait des forces de l’ordre, le campus social et pédagogique ont été mis à sac par les étudiants. La direction du Crous, le Rectorat, les lieux de vente des tickets, tout a été saccagé par des jeunes surexcités. En chemin vers la commune de Saint-Louis, ils se sont arrêtés à l’Office des lacs et cours d’eaux (Olac) où ils ont brulé le car de transport de cette société étatique, avant de mettre à sac la demeure du ministre Mary Teuw Niane, en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sise à Ngallèle. La maison du Recteur Baydallaye Kane, qui était leur prochaine cible, a été sauvée par les forces de sécurité. En fin de soirée, le calme est revenu à l’université transformée, à certains endroits, en un champ de bataille.

Amadou Maguette NDAW

MORT DE L’ETUDIANT FALLOU SENE : LES CONDOLÉANCES DE MACKY SALL À LA FAMILLE DE LA VICTIME
Dans un tweet, le président de la République, au-delà du communiqué du Gouvernement, a exprimé sa « profonde émotion » et présenté ses «condoléances» à la famille du défunt Mohamed Fallou Sène, étudiant à l’Ugb. «J’ai instruit le Gouvernement de faire la lumière et de situer les responsabilités. Une information judiciaire a été immédiatement ouverte», a informé le chef de l’Etat.

D. MANE

LE GOUVERNEMENT INSTRUIT À FAIRE TOUTE LA LUMIÈRE ET À SITUER LES RESPONSABILITÉS
Manif Ugb 2Suite à la mort d’un étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le président de la République a instruit le gouvernement « à faire toute la lumière et à situer les responsabilités ».

Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en 2ème année de Lettres modernes à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a été tué, hier, lors d’incidents ayant opposé les pensionnaires de Sanar aux forces de sécurité. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. Le Président Macky Sall, selon un communiqué, a déjà instruit le gouvernement à faire toute la lumière et à situer les responsabilités. Le communiqué du gouvernement souligne que le procureur de la République a diligenté l’ouverture d’une information judiciaire à cette fin. Une autopsie est en cours. « Le gouvernement réaffirme son souci quotidien d’apporter les solutions les meilleures aux attentes des citoyens, à celles des étudiants en particulier, et appelle l’ensemble des acteurs à privilégier les voies pacifiques dans leurs relations avec l’administration publique », lit-on dans le document.

Une vingtaine de blessés a été dénombrée à l’issue de ces incidents, dont dix-huit du côté des forces de sécurité, tous évacués à l’hôpital régional de Saint-Louis pour leur prise en charge médicale. Les étudiants étaient en mouvement pour réclamer le paiement de leurs bourses. Le retard du paiement s’explique, d’après les autorités, par la mise en place de nouvelles procédures de gestion électronique, sur l’étendue du territoire national, des bourses d’études allouées aux étudiants sénégalais. « A ce jour, plusieurs centaines d’étudiants n’ont pu disposer des cartes bancaires requises pour percevoir leurs bourses, sur une population totale de près de quatorze mille inscrits à l’Ugb », explique le communiqué.

Eugène KALY

A DAKAR, LES ÉTUDIANTS BLOQUENT L’AVENUE CHEIKH ANTA DIOP ET LA CORNICHE OUEST
A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), dès l’annonce de la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, les apprenants ont commencé à se regrouper, ruminant leur colère. Très vite, ils ont pris d’assaut l’avenue Cheikh Anta Diop en y érigeant des barricades et en brûlant des pneus, des bacs à ordures, bloquant ainsi la circulation. Prises au dépourvu et dépassées par la furie des étudiants, les forces de l’ordre ont réagi en balançant des grenades lacrymogènes dans le campus de l’Ucad. La fumée des feux allumés et celle des gaz lacrymogènes se mélangèrent et enveloppèrent les campus pédagogique et social de l’Ucad. Les travailleurs de l’Ucad tentaient de sortir de l’espace universitaire, mais toutes les issues étaient bloquées.

Pendant ce temps, une autre marée d’étudiants se dirigeait vers la corniche ouest. Beaucoup criaient « Combattons pour la liberté, nous ne sommes pas des animaux qu’on tue comme on veut ». Là aussi, des barricades sont érigées sur les voies y menant. En face de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, les étudiants ont déplacé le tronc d’un arbre sur la voie pour empêcher aux policiers d’arriver avec leurs véhicules. Ces derniers ont tiré plusieurs grenages lacrymogènes pour tenter de disperser la foule en colère. Sur la corniche ouest, la circulation des véhicules était devenue impossible. L’on annonça alors qu’un véhicule de la police a été incendié à la grande porte de l’Ucad. Les étudiants se mirent à jubiler et à jurer que justice sera faite pour Fallou Sène. Au même moment, une jeune fille qui venait de recevoir un message d’Ecobank annonçant la disponibilité des allocations s’interrogea : « Pourquoi attendre qu’un étudiant soit tué pour annoncer le paiement des bourses ? »

Oumar KANDE

PATRICE CORREA, SECRETAIRE GENERAL DE LA SECTION SAES-UGB : « C’EST TRISTE ET INADMISSIBLE »
C’est la mine consternée que le secrétaire général de la section Saes-Ugb, rencontré à l’hôpital régional de Saint-Louis, s’est exprimé sur la mort de l’étudiant Mamadou Fallou Sène. D’emblée, il a souligné avoir appris avec beaucoup de tristesse la disparition « d’un de nos étudiants, à la suite d’affrontements ayant opposé les étudiants et les forces de l’ordre dans le campus social ».

Pour lui, « c’est triste et inadmissible, car ce n’est pas compréhensible. Encore une vie humaine qui tombe, dans un campus social, dans une université au Sénégal en 2018, c’est inacceptable ».

Pour Patrice Corréa, cette disparition est « une blessure que les mots ne peuvent traduire. C’est une attaque à notre dignité profonde. Un étudiant, c’est un humain, un enfant. C’est un espoir pour le pays et ses parents ».

A. M. NDAW

BAYDALLAYE KANE, RECTEUR DE L’UGB : « L’INTERVENTION DES FORCES DE L’ORDRE A FAIT SUITE À UNE RÉQUISITION »
Dans un communiqué, le Recteur de l’Ugb est revenu sur les incidents : « ce mardi 15 mai 2018 vers 10h00, Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en Licence 2 de Lettres Modernes, né le 14 mai 1993, à Patar, a succombé à ses blessures à l’hôpital régional de Saint-Louis, suite aux affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants, dans le campus social ».

L’intervention des forces de l’ordre, souligne la note, « a fait suite à une réquisition du Recteur de l’Ugb pour sécuriser les restaurants universitaires à compter du lundi 14 mai 2018 après le renouvellement, par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), d’un mot d’ordre de 48h de restauration gratuite (journées sans tickets) pour protester contre le retard du paiement des bourses ». En cette douloureuse circonstance, au nom de toute la communauté de l’Ugb, le Recteur a présenté ses « condoléances les plus attristées aux parents, aux proches du disparu et particulièrement aux étudiants. Une enquête étant ouverte, j’en appelle à l’apaisement et à la sérénité, malgré la douleur qui nous affecte ».

A. M. NDAW

ZIGUINCHOR : LA DÉMISSION DE MARY TEUW NIANE ET D’ALY NGOUILLE NDIAYE EXIGÉE
A Ziguinchor, les étudiants de l’Université Assane Seck ont improvisé, hier, en fin d’après-midi, une marche sur plus de 3 km, pour dénoncer la mort de l’étudiant Fallou Sène. Ce dernier aurait été tué par les forces de sécurité lors d’affrontements à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Ils ont ainsi exigé la démission du ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye. Les manifestants ont déploré le fait que « depuis 2014, des étudiants meurent au Sénégal à cause de retards de paiement des bourses des étudiants ». Leur porte-parole, qui a requis l’anonymat, a désapprouvé la mort de Bassirou Faye en 2014, celle de Fallou Sène, hier, et le décès de Balla Gaye, il y a 18 ans. Il a condamné « l’incompétence de nos dirigeants », estimant que « c’est la cause de cette série de morts d’étudiants dans notre pays ». Le représentant des étudiants de l’université Assane Seck n’a pas manqué de prier les autorités d’accorder plus d’attention à l’enseignement, notamment aux étudiants. « C’est une priorité », à son avis.

El Hadj Moussa SADIO

La Commission Guttmacher-Lancet propose un programme dans lequel elle invite gouvernements, organismes internationaux, bailleurs de fonds, société civile, à s’engager en faveur de l’accès universel à la santé et aux droits sexuels et reproductifs.

« Les écarts en santé et en droits sexuels et reproductifs à l’échelle mondiale ont d’énormes répercussions sur les personnes, les communautés et les économies. Nous ne devons plus tolérer ce problème », lance le Dr Alex Ezeh, co-président de la Commission Guttmacher-Lancet sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, par ailleurs ancien directeur général de l’ « African population and health research Center ». Cette commission, composée « d’experts du monde entier en matière de santé, de développement et de droits humains à l’échelle planétaire », invite, dans un communiqué, « les gouvernements nationaux, les organismes internationaux, les bailleurs de fonds, les groupes de la société civile et autres intervenants majeurs à s’engager sur la voie d’un nouveau programme audacieux en faveur de l’accès universel à la santé et aux droits sexuels et reproductifs ».

Dans un rapport publié dans The Lancet le 9 mai 2018 et dévoilé à Johannesburg (Afrique du Sud), la Commission détaille « l’ampleur des besoins de santé sexuelle et reproductive : « Chaque année, dans les régions en développement, plus de 200 millions de femmes désirent éviter une grossesse, mais ne pratiquent pas la contraception moderne, plus de 45 millions de femmes reçoivent des soins prénatals inadéquats ou nuls et plus de 30 millions de femmes n’accouchent pas dans un établissement de santé ».

Ces données spécifiques aux pays en développement sont complétées par celles enregistrées à l’échelle mondiale et faisant état annuellement de « 25 millions d’avortements pratiqués dans des conditions dangereuses, jusqu’à 180 millions de couples pouvant être concernés par des problèmes d’infertilité,  près de deux millions de personnes infectées par le Vih et environ 266.000 femmes qui meurent du cancer du col de l’utérus ». A ce sinistre tableau se greffent les violences dont est victime « environ une femme sur trois dans le monde, le plus souvent aux mains d’un partenaire intime ».

Eliminer les inégalités
Ainsi, « le moment est venu d’éliminer ces inégalités en adoptant une approche complète qui n’omette pas les éléments indispensables, tels que l’accès à l’avortement légal médicalisé, la prévention des cancers de l’appareil génital ou le traitement de l’infertilité », estime le Dr Ezeh. Dans le même sillage, souligne Ann M. Starrs, co-présidente de la Commission et Pdg du Guttmacher Institute, « depuis trop longtemps, le monde accepte comme inévitables ces tristes réalités. Notre rapport montre comment elles peuvent être surmontées en traçant une feuille de route que les pays peuvent suivre pour mettre en place les services et les interventions essentiels ». Poursuivant, elle fait savoir : « Nous avons les moyens d’accéder à la santé et aux droits sexuels et reproductifs universels, et nous savons comment. Des avancées significatives sont possibles ; elles sont abordables et elles sont indispensables ».

Maïmouna GUEYE

 

Les journées scientifiques et culturelles des établissements du moyen secondaire se sont tenues, cette année, dans un contexte de lendemain de crise scolaire. Une situation qui n’a pas empêché les parrains de distinguer les meilleurs élèves des lycées et Cem de l’académie de la région de Kaolack. La preuve, dans la commune de Thiaré, le corps enseignant et les partenaires sociaux ont tenu, en dépit d’une année scolaire perturbée, à honorer les élèves les plus méritants « En vérité, l’éducation est un droit. Et en tant que service public, il est de la responsabilité première de l’Etat de faire en sorte que chaque enfant puisse avoir accès à une éducation publique de qualité. Aussi loin que l’on remonte dans le temps, elle est perçue comme la clé de toutes les mutations économiques et sociales. En effet, le rôle déterminant de l’éducation comme levier essentiel du développement fait l’objet d’un consensus national », a justifié Mouhamadou Bamba Mbodj, cadre financier au ministère de la Santé et de l’Action sociale et un des parrains de cette journée. Ce natif de la zone a ainsi offert un lot de manuels et de matériels scolaires en guise de récompenses aux 80 meilleurs élèves du Cem qui polarise une soixantaine de villages de la commune.

Selon M. Mbodj, l’école n’est pas l’apanage de l’Etat ; elle doit s’insérer dans une dynamique communautaire en s’ouvrant aux populations environnantes qui doivent suppléer les efforts des pouvoirs publics. « Conscient de cette importance et de ces enjeux, je me suis engagé dans la dynamique de soutien de l’école, dans la commune de Thiaré, en consacrant une partie de mes efforts à l’éducation qui se trouve ainsi élevé au rang de mes priorités », a-t-il indiqué. Le parrain n’a pas manqué de déplorer la récurrence et la durée des grèves, notamment des enseignants de l’école publique, et ses conséquences diverses et dangereuses pour l’image de l’institution publique.

Elimane FALL

 

Le projet de construction du port de Ndayane sur littoral de Toubab Dialaw inquiète les responsables de l’association Ndougouman. Ces derniers soutiennent qu’avec l’érection de cette infrastructure, les écosystèmes marin et continental seront détruits, de même que la lagune de Ndiongop.

Le projet de construction du port de Ndayane sur le littoral et dont le financement est estimé à plus de 900 milliards de FCfa va s'étendre sur plus de 9000 hectares. L’association Ndougouman, s’inquiétant de la destruction de l’environnement de la zone avec ce projet, a « entamé un combat national et citoyen aux côtés des populations de la zone géographique de Toubab Dialaw, sans oublier Ndayane et Yène ». Dans un document reçu à la rédaction, Amadou Lamine Sall et compagnie soutiennent que si le « projet est maintenu, la lagune de Ndiongop (Toubab Dialaw), réserve naturelle et parc à oiseaux, va disparaître ». Aussi, « l’écosystème marin et continental sont concernés ». Pour eux, les infrastructures portuaires vont détruire les plages, la faune et la flore dans une partie unique de la région de Dakar où il est encore possible de voir des animaux sauvages en liberté. « Il s'agit de combattre un projet de construction d'un port dans une zone écologique unique par sa biodiversité, ses plages, ses pêcheurs qui vivent de la pêche artisanale, ses milliers de femmes qui vivent et éduquent leurs enfants avec la vente des produits de la mer. Il s’y ajoute le déplacement de milliers de villageois », lit-on dans le document.

Le président de l’association a rappelé que plusieurs personnes et activités seront impactées, notamment des hôtels, des écoles, des hôpitaux, l'Ecole des sables de la célèbre danseuse Germaine Acogny qui accueille des stagiaires venant du monde entier, le célèbre Théâtre de verdure du poète, écrivain et sculpteur Gérard Chenêt, le pèlerinage catholique de Popenguine qui attire des milliers de jeunes, la résidence présidentielle de Popenguine...

Dès lors, les membres de l’association Ndougouman se demandent comment construire, à moins de 10 kilomètres de distance, sur la même côte, deux grands ports (Bargny et Ndayane) sans détruire l’écosystème et la biodiversité de toute la Petite côte ? Ce faisant, ils interpellent les autorités, afin que les études d’impact soient menées correctement, pour le respect de l’environnement de la zone.

Oumar KANDE

Pour éliminer les Maladies tropicales négligées (Mtn), les responsables veulent insister sur le plaidoyer avec les médias. Speakup Africa a tenu, à cet effet, un atelier de mobilisation à Dakar au profit de journalistes sénégalais et nigériens.

Ce sont des pathologies qui ne nécessitent pas de grands investissements, mais font des ravages en silence du fait d’un manque d’attention de la part des acteurs. Les Maladies tropicales négligées (Mtn), puisque c’est d’elles qu’il s’agit, sont d’évolution longue et causées par un microbe vivant dans les cours d’eau ou transmissibles par la piqûre de moustiques ou dans des conditions d’hygiène et d’assainissement déplorables. Elles touchent plus d’un milliard de personnes dont la majorité des cas se trouve en Afrique.

L’Oms a identifié 17 Mtn dans le monde, mais la région africaine, notamment la zone allant du Sénégal au Niger, dans sa lutte, ne prend en charge que les 5 maladies prioritaires pouvant être éliminées par la chimiothérapie préventive. Il s’agit du trachome qui cause la destruction des yeux, de la Géo helminthiase (vers intestinaux), de l’onchocercose qui ne concerne que 8 districts se trouvant au sud-est et au sud du Sénégal, de la filariose lymphatique qui s’attaque aux entrejambes des garçons et de la schistosomiase causée par une larve qui a comme biotope l’eau.

Le coordonnateur national du Programme de lutte contre les Mtn au Sénégal, Dr Mamadou Ndiaye, a indiqué qu’il faut une appropriation de ce combat sur toute la pyramide sanitaire mais aussi dans la sensibilisation, car l’hygiène et l’assainissement jouent un rôle important pour prévenir ces maladies. « Après le Sida, le paludisme et la tuberculose, la lutte contre les Mtn constitue la 3ème révolution en santé publique », a-t-il estimé. Selon lui, pour l’élimination de ces pathologies dans la région ouest-africaine d’ici à 2020, il faut un taux de couverture médicamenteuse d’au moins  65 %.

Donc, la sensibilisation est importante, d’où la tenue d’un atelier de mobilisation des médias en faveur des Mtn par l’Ong Speakup Africa avec des journalistes sénégalais et nigériens. Fara Ndiaye, directrice adjointe de Speakup Africa, a rappelé que, dans le cadre de l’élimination prévue en Afrique en 2020, le plaidoyer a permis de mobiliser les firmes pharmaceutiques pour des dons de médicaments à distribuer estimés à 17,8 milliards de dollars.

Oumar KANDE

 

D’un coût de 800 millions de FCfa, le centre de néphrologie de Touba dont la première pierre a été posée permettra de renforcer l’offre de soins au profit des malades souffrant d’insuffisance rénale.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le porte-parole du khalife général des Mourides, a procédé, le 13 mai 2018, à la pose de la première pierre du centre de néphrologie de Touba. Il a prié pour la finition de l’infrastructure et la délivrance de soins de qualité aux populations de la ville sainte. D’une valeur estimée à 800 millions de FCfa, deux formes de traitement y seront délivrées : l’hémodialyse avec les machines et la dialyse péritonéale dont le coût est un peu exorbitant. Actuellement, 8 générateurs sont disponibles à Touba pour 28 patients. « C’est pourquoi l’urgence nous a conduit d’abord à construire le rez-de-chaussée où est prévu l’installation de 45 générateurs, dont cinq exclusivement réservés aux enfants, deux salles pour les membres de la famille religieuse de Khadim Rassoul et les guides religieux », a indiqué le Dr Mohamed Daha Bâ, néphrologue à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.

Selon le spécialiste, à Touba, la sédentarité, la mauvaise alimentation et les médicaments de la rue concourent à fatiguer le rein. Par rapport à l’insuffisance rénale, « le challenge, c’est la prévention qui  est primordiale parce que 90 % de la population n’ont pu bénéficier de dépistage », a-t-il souligné. « Ils ignorent leur situation par rapport à la maladie et cela constitue un grand problème. Aujourd’hui, on parle de 308 malades sur la liste d’attente qui ne cesse de s’allonger.  Il faut un dépistage pour pouvoir cibler et suivre ceux qui sont malades et donner des consignes à ceux qui ne sont pas atteints par la maladie », a expliqué le Dr Bâ tout en revenant sur le rôle du rein qui est fondamental, puisque consistant à épurer les déchets toxiques de l’organisme.

Plusieurs chefs religieux de la communauté mouride ont assisté à la cérémonie. Le khalife général a contribué à hauteur de 30 millions de FCfa pour l’érection du centre.

Mamadou DIEYE

 


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