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Actualités (1429)

Le ministre Mansour Faye s’est voulu pragmatique, hier, à Rufisque, en instruisant à ses services d’initier des programmes d’urgence pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau dans différents quartiers de cette localité. Des directives que la Sones et la Sde ont commencé à exécuter.

Le directeur général de la Sones, Charles Fall, n’y est pas allé par quatre chemins pour appliquer la directive ministérielle de résoudre « définitivement » les problèmes d’approvisionnement en eau potable récurrents dans plusieurs quartiers de Rufisque. Hier, dans son exposé après une visite de terrain effectuée dans différents quartiers de Rufisque Nord et Est, M. Fall a signalé que 11 km d’extension de réseau seront réalisés dans cinq quartiers de la commune. Il s’agit de Darou Nahim, Touba Alwar, Darou Karim Extension, Darou Rahmane Nord et la Coopérative d’habitat « Association pour le développement de Diokoul ». Compte tenu des « solutions immédiates », préconisées par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement au bénéfice de ces populations, le directeur général de la Sones a souligné que des travaux de renforcement du réseau seront lancés d’ici le mois de mars. « Environ 551 millions de FCfa sont prévus pour Rufisque », a-t-il indiqué, non sans signaler les problèmes de ces quartiers qui ont pour noms : « absence de lotissement, habitations spontanées, etc. ».

« La plupart de ces quartiers sont situés en hauteur, c’est le cas de Darou Nahim à Gouye Mouride et de Darou Rahmane Nord », a dit Charles Fall.
 
« Nous sommes rassurés »
Pour le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, c’est une enveloppe globale d’un milliard qui sera dégagée au profit de Rufisque pour son assainissement et pour l’extension de son réseau d’eau potable. « Nous sommes dans une dynamique d’apporter des solutions aux préoccupations des Rufisquois que vous êtes et de l’ensemble des Sénégalais », a-t-il dit. Certes, le budget du ministère est déjà voté, mais Mansour Faye compte, avec la loi de finances rectificative (Lfr), permettre à ses services d’exécuter l’ensemble des directives données pour 2017 au profit de Rufisque.

Avec une population estimée à 600.000 âmes et 12 collectivités locales, l’assainissement et l’approvisionnement en eau demeurent des contraintes pour la « vieille ville ». C’est pourquoi les mesures prises,  hier, par le ministre et ses services viennent à point nommé. L’espoir est permis, selon la plupart des élus locaux de la cité de Mame Coumba Lamb surtout chez les maires des différentes communes (Est-Ouest et Nord) et l’édile de la ville, Daouda Niang. « Nous sommes rassurés par ce que nous venons d’entendre », a dit le président du Conseil départemental de Rufisque, Souleymane Ndoye. Il a salué « le pragmatisme et l’engagement » du ministre auprès du chef de l’Etat, Macky Sall.

Toutefois, selon M. Ndoye, le mérite revient au Collectif pour le développement local (Codel) de Colobane Gouye Mouride qui a été à l’origine de cette visite du ministre Mansour Faye à Rufisque. « Ce collectif a beaucoup travaillé avec moi sur diverses questions. Et j’ai pris la décision d’aller voir le ministre avec le Codel. Depuis lors, vous avez fait tout ce que vous aviez promis », a-t-il expliqué.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

ASSAINISSEMENT DE LA VILLE : DES TRAVAUX DE 6,5 MILLIARDS DE FCFA BIENTÔT LANCÉS
OnasL’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va démarrer les travaux de grande envergure qui transformeront le cadre de vie à Rufisque. D’un coût de 6,5 milliards de FCfa, ce projet sera lancé au premier semestre de l’année 2017. Les contours ont été présentés par les techniciens hier, en marge d’une visite effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement est à l’écoute des populations de Darou Rakhman, Darou Karim, Touba Alwar et Colobane Nord, des quartiers de la ville de Rufisque. Le ministre, accompagné d’une forte délégation de techniciens, a constaté les défis en matière d’assainissement. « J’ai de l’eau, mais je n’ai pas un canal où verser mes eaux usées », se plaint Mariama Sall. Elle n’est pas la seule à porter cette doléance. Le collectif des 13 quartiers a déjà exposé ces questions à Mansour Faye au cours d’une audience. Ce dernier avait déployé ses services techniques pour une évaluation. Hier, c’est le ministre lui-même qui est descendu sur le terrain pour mieux cerner les problématiques. Il était sur le terrain avec des solutions concrètes. « Nous allons bientôt démarrer les travaux d’un projet de 6,5 milliards de FCfa. Nous avons terminé des études techniques. Nous sommes à la phase d’attribution des marchés », a affirmé le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop. Ce programme d’assainissement de la ville de Rufisque n’est qu’une composante du projet d’assainissement de 10 villes du Sénégal. Il est prévu la construction de 27.453 ml de réseau d’évacuation des eaux usées, 2.500 branchements domiciliaires, deux stations de pompage, une station d’épuration, une station de traitement de boues de vidanges et 50 édicules scolaires. Le paquet d’ouvrages sortira plusieurs centaines de ménages de l’insalubrité. « C’est un projet qui réglera, de façon durable, des problèmes d’assainissement de la ville de Rufisque », a souligné M. Diop. Suite à la requête du collectif des 13 quartiers, l’Onas entreprendra des travaux d’urgence pour soulager des populations. « Pour le court terme, nous allons construire 15 km de réseau d’assainissement des eaux usées avec le raccordement de 800 domiciles », a informé le directeur de l’Onas. La construction de deux systèmes de pompages des eaux pluviales, la réhabilitation et la stabilisation de 800 ml de canaux de drainage sont les autres composantes des travaux d’urgence d’assainissement de Gouye Mouride et environs. L’Onas comme la Sones n’avaient pas prévu dans leur schéma la réalisation de ces travaux en 2017. Mais, au regard des urgences, ces services étatiques ont procédé à un arbitrage pour satisfaire les besoins des populations. C’est leur raison d’être.

« Nous avons fait un arbitrage pour mobiliser 700 millions de FCfa qui s’ajouteront à d’autres 300 millions prévus. Le tout fait un milliard de FCfa pour l’assainissement et l’hydraulique », a fait savoir Mansour Faye.

Une requête de 10 milliards de FCfa
Les autorités veulent aller plus loin dans l’amélioration du cadre de vie des habitants de Rufisque. Le département de l’Hydraulique va poursuivre l’effort de mobilisation des financements conformément aux orientations du président de la République, Macky Sall, afin d’apporter des réponses aux préoccupations des populations. « Nous allons introduire une nouvelle requête de 10 milliards de FCfa auprès de la Badea pour la réalisation des travaux qui régleront, de façon définitive, les problèmes d’assainissement de Rufisque », a révélé Mansour Faye hier, au cours d’un échange avec les maires, les chefs religieux et coutumiers et les populations de la ville historique. Il a rappelé que son département ne s’engagera que sur les choses qu’il pourra réaliser. La page des promesses irréalistes et irréalisables n’est plus de saison.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

BRANCHEMENTS SOCIAUX : LA SDE PROMET PLUS DE DILIGENCE DANS LE TRAITEMENT DES DOSSIERS
Cette rencontre entre Mansour Faye, ses services et les populations de Rufisque a été l’occasion pour le Collectif pour le développement local (Codel) de Gouye Mouride d’attirer l’attention du ministre sur un réel problème qu’ils vivent. « Nous avons répertorié 433 maisons qui ont fait la demande pour bénéficier de branchements sociaux, mais jusque là, on n’a eu aucune réponse de la part de vos services », a dévoilé Pape Konaté, le président du Codel.

A cette interpellation, le directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Baal, a promis de tout faire pour gérer avec « plus de diligence » le traitement des branchements sociaux. Par rapport à Gouye Mouride, il a indiqué que ses services vont étudier la faisabilité dans les 13 quartiers concernés et voir s’ils sont éligibles au Programme national de 35.000 branchements sociaux initié par le gouvernement au profit des couches défavorisées.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

Les professionnels du marbre misent sur une relance du secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) marocain pour voir leur filière se développer et devenir un secteur à fort potentiel de croissance. Ils l’ont exprimé samedi, lors de la clôture à Casablanca de la deuxième édition du Salon international du marbre et des produits de pierres naturelles.

Les acteurs marocains de la filière du marbre espèrent développer davantage leurs activités à travers la relance du secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) du Royaume chérifien qui connaît actuellement une certaines dynamique. Ainsi, comme le montre la note de conjoncture de décembre 2016 de la Direction des études et des prévisions financières du Maroc, dans le secteur du Btp de ce pays, le volume des ventes de ciment a préservé son orientation positive à fin novembre 2016. Il a enregistré une légère hausse, en glissement annuel, de 0,45% après (+1,7%) l’année précédente. Quant aux crédits bancaires à l’immobilier, leur encours s’est apprécié de 2,7% à fin octobre 2016 pour atteindre 247,6 milliards de dirhams, après une hausse de 2,3% un an auparavant, tiré par la bonne tenue des crédits accordés à l’habitat (+5,4%). « Certes, il y a eu un ralentissement dans le secteur des Btp en 2016 dans notre pays, mais son activité va connaître une reprise en 2017 avec de nombreux projets structurants qui sont en cours de construction », explique Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm).

La valeur des Btp en Afrique évaluée à 325 milliards de dollars
Selon lui, il est attendu un renouveau productif du secteur pour cette année avant de se conforter en 2018. Il ajoute qu’aujourd’hui, des projets sont en construction dans les secteurs touristique et hôtelier. Un marché qui, d’après lui, va permettre de booster le secteur des Btp grâce à ces infrastructures. Le président de l’Amm note également qu’au regard des grands projets structurants, mais aussi de l’essor du secteur immobilier,  le Royaume est en lui-même un marché à fort potentiel de croissance pour le secteur du marbre et des produits en pierres naturelles. Il ajoute que la politique d’ouverture et l’orientation des opérateurs Btp et Génie civil locaux vers l’Afrique subsaharienne, mais aussi la forte hausse des investissements dans le secteur en Afrique constituent des arguments de taille pour fonder leur espoir. A l’échelle continentale, M. Kahlaoui est d’avis que le secteur des Btp présente de réelles opportunités en Afrique. « Avec une population jeune, un accroissement des besoins en logements, le secteur du bâtiment devrait croître rapidement pour répondre à ces besoins. Toutefois, il soutient que l’atteinte de cet objectif passe par un climat des affaires propice à l’investissement avec un cadre réglementaire moins contraignant. « Il faut profiter de la dynamique internationale du secteur des Btp pour accélérer la croissance de la filière du marbres et des produits de pierres naturelles, en profitant du statut de plateforme privilégiée en termes d’investissements en Afrique », souligne, pour sa part, Ikram Ettis, directrice de Pyramids group, un des  promoteurs du salon sur les marbres.

En effet, selon une étude du cabinet d’audit et de conseil  Deloitte Africa construction trend report 2016, la valeur totale des projets de Btp en Afrique a augmenté de 46,2 % en 2014 pour atteindre 325 milliards de dollars. En 2014, 257 projets d’infrastructures d’un coût minimum de 50 millions de dollars, ont été recensés, contre 322 en 2013. Une tendance confortée par la croissance de 17 % notée en 2015, avec un volume de projets passé de 257 à 301.


De notre envoyé spécial à Casablanca, Abdou DIAW

Le bilan du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base (Paqeeb) est mitigé. Certes, il y a des acquis, mais ceux-ci ne cachent toutefois pas des faiblesses.

Le comité de pilotage du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base (Paqeeb) a produit des résultats mitigés. C’est ce qui est ressorti d’une réunion présidée, mardi dernier, par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Cette rencontre était axée sur le bilan financier et technique du plan de travail et d’exécution du budget annuel 2015/2016.

De façon globale, des acquis ont été engrangés. La preuve,  sur les 10 indicateurs, les 9 ont atteint le niveau de performance qui a été fixé. La réalisation de ces objectifs constitue, pour les autorités en charge de l’éducation, les bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation, un motif de satisfaction.
En outre, les intervenants ont versé dans le compte des réalisations la construction de 200 écoles élémentaires, l’exécution des contrats de performance, l’amélioration de la formation dans les Crfp avec l’introduction de l’innovation dans la pratique didactique.

Selon le ministre de l’Education, ces performances doivent être  maintenues et renforcées, pour qu’à la fin du projet tous les clignotants soient au vert. Serigne Mbaye Thiam a relevé que des efforts restent à faire dans les domaines de construction, de l’équipement et le fonctionnement des blocs scientifiques et technologiques. Aussi, les spécialistes ont reconnu que le taux de transition en classe de seconde scientifique ou technique est faible, il est même en régression.

Il est de 34,91 % en 2016  alors que l’objectif est de 40 %. « Il est nécessaire de mettre en cohérence un dispositif d’orientation vers les disciplines scientifiques entre la commission nationale et celle académique », recommande le coordonnateur du Paqeeb, Kassa Diagne.  Le Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base prend fin en mai 2017. 

Pape Coly NGOME

Le chercheur Diomaye Dieng a démontré que les déchets électroniques et électroménagers sont une source de création de richesses et d’emplois. Mais, ils peuvent être à l’origine de nombreuses maladies comme le cancer, les perturbations endocriniennes et les avortements. Tout compte fait, des Sénégalais qui sont dans ce créneau ignorent qu’ils sont exposés à ces conséquences néfastes. Ils se tuent à petit feu. Ce travail de recherche a été validé par un jury pluridisciplinaire lors d’une soutenance publique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’Afrique risque d’être la décharge des déchets électroniques et électroménagers. C’est une problématique pour le continent, engagé dans une course pour la réduction de la fracture numérique. L’élimination de nos ordinateurs, congélateurs, frigos, ventilateurs, téléphones portables et tablettes désuets reste une équation. Le chercheur Diomaye Dieng vient de cerner les avantages et les inconvénients de ces déchets dans une thèse au titre aguicheur : « Enjeux écotoxicologiques, socio-économiques et environnementaux des déchets d’équipements électriques et électroniques (Deee) au Sénégal ». Ce travail de recherche, mené sous la direction du Pr Cheikh Diop de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Ucad, a reçu l’approbation d’un jury pluridisciplinaire.

Pour le chercheur, il ne faudrait pas tout jeter à la poubelle. Car ces déchets renferment des matériaux à forte valeur ajoutée comme l’indium, le palladium, l’or, le cuivre et l’argent. Il est admis que des milliers de personnes font fortune dans le recyclage de ces déchets ou, du moins, gagnent un peu d’argent pour subvenir à leurs besoins les plus essentiels. « La récupération du plastique, des métaux, de l’acier, du fer, de l’aluminium, du plomb, des cartes électroniques…, permet la création de richesses », a reconnu Diomaye Dieng.

Le recyclage des équipements électroniques et électroménagers est porteur de richesses et générateur d’emplois. Dans beaucoup de pays où cette filière est organisée, comme en Tunisie, des jeunes travaillent dans de petites unités ouvertes par des personnes soucieuses de protéger la santé des populations et l’environnement. Les déchets, c’est de l’or.

Mais, ils sont aussi nocifs. Ces équipements sont fabriqués avec des matériels et métaux lourds hautement nuisibles pour la santé et l’environnement.

Perturbation du système nerveux
Le candidat fait référence à l’intoxication au plomb dans le quartier de Ngagne Diaw qui avait causé la mort d’une vingtaine d’enfants à Thiaroye. Le plomb, le mercure et le cadmium sont cancérigènes. Ces métaux peuvent affecter le système nerveux, les reins, le foie et le cœur. « L’incinération des plastiques des Deee produit des dioxines et des furanes qui affectent le système immunitaire et perturbent le développement du système nerveux et la fonction de reproduction », avance M. Dieng qui cite Mukerjee.

L’exposition à des doses élevées au plomb entraîne des troubles dans l’organisme. Le sujet exposé peut souffrir de la restriction du champ visuel, des troubles de la sensibilité, l’ataxie (manque de coordination des gestes), l’altération de la parole,  les troubles mentaux légers et la  perturbation des réactions chimiques... Les personnes ayant une forte teneur en mercure dans le sang présentent également des anomalies chromosomiques. La liste des conséquences néfastes est loin d’être exhaustive.

Plus dramatique, l’étude a révélé également que beaucoup de recycleurs  méconnaissent les risques auxquels ils sont exposés. Sur un échantillon de 274 utilisateurs professionnels interrogés, 67,3% ignorent les impacts tandis que cette proportion est de 87 % pour 43 recycleurs interrogés.

L’enquête ciblée sur un échantillon de 1.504 ménages sur les 1.296.200 que comptait le Sénégal (Ansd, 2006), indique que  beaucoup de familles ne sont pas informées des dangers des déchets électroniques. « Plus de la moitié des ménages (59,4 %) ne connait pas les conséquences négatives des Deee sur l’environnement. Nous en voulons juste pour preuve les résultats de l’enquête effectuée au niveau des ménages à Dakar où 62,9 % des enquêtés ignorent les dangers des Deee sur l’environnement »

Une activité en pleine expansion   
Au regard de ces données, la gestion de ces déchets pose des défis en termes de sensibilisation et de conscientisation. Le chercheur recommande l’organisation de la filière et la réactualisation des textes régissant le recyclage de ces équipements. D’autant plus que la récupération de ces déchets gagne du terrain sous fond d’ignorance des méfaits. « Dans le cadre de la recherche de matières premières, les ferrailleurs collectent du matériel électrique et électronique qu’ils démantèlent afin de procéder à la vente des composants surtout métalliques.

Les avantages de la récupération et du recyclage sont multiples. Toutefois, si ces opérations ne sont pas soigneusement effectuées, la population et l’environnement s’exposent à des effets nuisibles », mentionne Diomaye Dieng. Aujourd’hui, la bonne organisation des activités de valorisation aiderait les acteurs à gagner mieux leur vie sans hypothéquer leur santé.

Par Idrissa SANE

Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) en partenariat avec Aspire, Academy et Speak up Africa, a procédé à la distribution de 70.500 Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda).

Selon le communiqué parvenu à la rédaction, ces moustiquaires sont destinées aux élèves de Ci et Cp de plus de 250 écoles. Cette distribution de moustiquaires à l’effigie de Lionel Messi entre dans le cadre du programme Football combating malaria (Fcm) lancé par le quintuple ballon d’or. Le programme vise à renforcer la sensibilisation des communautés et à accroître le recours aux moyens essentiels de prévention et de traitement du paludisme.

L’organisation Football combating malaria épaule le Sénégal à relever les défis conformément à la vision du Plan mondial de lutte contre le paludisme et aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Il s’agit notamment de l’accès universel, le diagnostic par les Tests de diagnostic rapide (Tdr), le traitement par les combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (Cta). Placée sous la présidence d’honneur du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, la distribution se fera avec la Division du contrôle médical scolaire (Dcms) du ministère de l’Education nationale.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

…Un conseil mondial mis en place
Un conseil a été mis en place au Forum économique mondial de Davos. Il aura pour principale mission d’éradiquer le paludisme à l’échelle mondiale.

La Fondation Bill et Melinda Gates et des leaders mondiaux ont réaffirmé leur engagement à éradiquer le paludisme. Parmi ces leaders figurent,Bill Gates, coprésident et administrateur de la Fondation Bill et Melinda Gates, Ray Chambers, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la santé dans le cadre du Programme 2030 et pour le paludisme, Peter Chernin, fondateur et directeur général du Groupe Chernin, Aliko Dangote, président-directeur général, Groupe Dangote.

Mais également, Idriss Déby Itno, président, République du Tchad (représentant l’Alliance des chefs d’état africains contre le paludisme), Jakaya Kikwete, ancien président, République unie de Tanzanie, Graça Machel, fondateur et président, de la Fondation pour le développement communautaire, Mozambique, Luis Alberto Moreno, président, Banque de développement interaméricaine, Ellen Johnson Sirleaf, présidente, de la République du Libéria.

Ces personnalités ont décidé, hier, en Suisse, de la mise en place d’un conseil pour éradiquer cette maladie. Ces personnalités veulent ainsi combler les déficits de financement en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. « Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates, et Ray Chambers, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la santé dans le cadre du Programme 2030 et pour le paludisme, ont, aujourd’hui, annoncé la mise en place d’un conseil pour mettre fin au paludisme, un groupe d’influents leaders des secteurs privé et public qui aspirent à faire en sorte que l’éradication du paludisme reste une priorité absolue à l’échelle mondiale », lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction qui mentionne : « Le prochain chapitre de la lutte contre le paludisme commence maintenant », a déclaré Bill Gates qui a coécrit un rapport avec Chambers en 2015 intitulé : « L’aspiration à l’action : que faudra-t-il pour mettre fin au paludisme ? »

Le coprésident de la Fondation Bill Gates soutient que, pour la première fois de l’histoire, une feuille de route a été élaborée « pour réaliser un monde sans paludisme, où personne ne doit jamais mourir d’une piqûre de moustique ». « Si nous concentrons nos efforts, et que nous faisons recours à l’innovation et à de nouveaux engagements de leadership et de financement, nous pouvons être la génération qui mettra définitivement fin au paludisme », a fait remarquer Bill Gates.

La mise en place du conseil intervient après la publication du rapport 2016 sur le paludisme dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé. Il y est indique que des progrès remarquables ont été réalisés en termes de réduction des cas et des décès dus au paludisme. Les membres du Conseil travailleront en collaboration avec Roll back malaria partnership.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop, soutient la recherche. Il a accordé un appui financier à des doctorants. Chaque étudiant a reçu une somme de 500.000 FCfa. Les bénéficiaires sont Moustapha Diallo qui fait son 3e cycle de Droit privé à l’Université de Ziguinchor et Salif Sané et Ibou Dramé Sylla. A Sédhiou, cette action a été saluée par tous les intervenants lors de la cérémonie qui a drainé du monde. Pour l’édile de la ville, ce geste entre dans le cadre du soutien qu’il entend apporter à tous ceux qui se préparent à devenir de hauts cadres de la région. C’est pourquoi, il encourage les jeunes à faire des études supérieures. Certains orateurs sont revenus sur les réalisations du maire dans le domaine de l’éducation. Ils ont invoqué la résorption des abris provisoires dans la commune, l’organisation d’une colonie de vacances pour les enfants...

Malamine KAMARA

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Farba Lamine Sall, a appelé les gouvernements africains à soutenir les laboratoires d’analyse qui sont les piliers de la performance du système sanitaire.

La capitale du sénégalaise abrite, depuis avant-hier, la réunion du comité de pilotage international du Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires (Resaolab). La réunion a vu la participation des représentants des laboratoires de plusieurs pays de la sous-région. Les participants vont dégager des solutions afin d’élever le niveau de performance des laboratoires. Le directeur des Laboratoires au ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Ahmed Lyane Sow, a profité de la cérémonie d’ouverture pour rappeler que les laboratoires constituent un secteur transversal. Ils sont, en effet, au cœur de l’affinement des examens médicaux. A vrai dire, c’est grâce aux laboratoires qu’un médecin peut confirmer ou infirmer une ou plusieurs maladies. Mieux, a souligné M. Sow, les laboratoires permettent de détecter et de surveiller des épidémies. « Si ces laboratoires ne sont pas performants, il est difficile d’avoir une bonne politique de santé dans un pays. Il est important de veiller à ce qu’ils fonctionnent correctement », a-t-il argumenté.

Mais les laboratoires africains n’ont pas les équipements nécessaires. C’est en réponse à ces contraintes, que les autorités se réunissent pour échanger sur les stratégies devant les aider à surmonter. « C’est ce que nous essayons de faire en organisant ces genres de rencontres, sous forme de sessions de formation continue avec plusieurs modules au menu, à l’intention des personnes qui travaillent dans ces laboratoires. Ces sessions rendront les laboratoires performants », a estimé Ahmed Lyane Sow.

Venu présider l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Farba Lamine Sall, a invité les gouvernements africains et les partenaires techniques et financiers à soutenir les laboratoires. « Les gouvernements doivent considérer les laboratoires comme des partenaires de mise en œuvre de leurs politiques nationales », a-t-il affirmé. Les laboratoires, a rappelé M. Sall, jouent un rôle capital dans la détection, la confirmation, la surveillance des maladies récurrentes ainsi que la lutte contre l’émergence des résistances aux antimicrobiens.

Eugène KALY

Le projet « Yeksinaa », conçu sur la base des recommandations et des conclusions des travaux et études, a produit les résultats escomptés. Il a levé les obstacles à la distribution des médicaments à l’échelle la plus décentralisée. Durant sa première phase qui a touché 76 districts sanitaires, 89 centres et 1250 postes de santé, le projet a garanti la disponibilité de 50 produits prioritaires pour les femmes et les enfants de moins de 5 ans. 

Aussi, les centres de traitement des insuffisants rénaux n’ont pas enregistré de rupture des stocks. « Il y a une disponibilité des intrants destinés à la prise en charge des insuffisants rénaux dans les 12 centres ouverts à Dakar, Saint-Louis, Diourbel, Matam, Ziguinchor, Tambacounda et Kaolack pour 500 malades », lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction et qui assure que ces produits seront aussi accessibles pour les futurs centres de dialyse de Ndioum, Thiès, Dalal Diam et l’Hôpital militaire de Ouakam ( Hmo).

S. BOP (stagiaire)

Les experts ont préconisé l’élaboration d’un modèle éducatif déconnecté de l’héritage colonial. C’est la voie qui mènera le Sénégal vers l’atteinte des composantes 4 des Objectif de développement durable (Odd). Ils ont formulé cette recommandation au cours d’un atelier ouvert à Dakar.

Les Ong sont plus susceptibles d’introduire des transformations dans le système éducatif. C’est l’argument de l’ancien ministre de l’Education Mamadou Ndoye qui a animé, une conférence axée sur « Les Ong face à la mise en œuvre de l’Odd 4 : positionnement, rôles et responsabilités, outils et mécanismes de suivi ». Pour ce spécialiste des questions d’éducation, le Sénégal et beaucoup de pays africains n’ont pas encore conçu un modèle de politique éducative totalement en rupture avec celui hérité du système colonial ou éloigné du modèle issu des premières années d’indépendance. « Jusqu’ici, nos politiques éducatives sont faites de correctifs. Pour être clair, par exemple, on dit qu’on supprime l’enseignement de l’histoire et de la géographie de la France et on enseigne notre histoire et notre géographie. Il y a certes des changements, mais la base est toujours là », a-t-il regretté au cours de l’atelier organisé par l’Ong Aide et Action.

M. Ndoye a insisté sur l’urgence d’apporter des innovations afin d’accélérer la marche vers l’atteinte de l’Odd 4, notamment l’achèvement du cycle complet d’enseignement primaire et secondaire pour les filles et les garçons d’ici à 2030, l’accès pour ces cibles aux activités de développement et de soins pour la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui prépare à suivre un enseignement primaire. « Il faut une transformation de nos politiques éducatives », a prêché l’ancien ministre de l’Education. L’élaboration d’une politique ne suffit pas à lever des contraintes. La volonté politique est fondamentale dans la mise en œuvre des recommandations. « Les déclarations ne suffisent pas. Il faut des ressources financières, des arbitrages budgétaires, pour opérationnaliser des mesures qui ont été prises », a recommandé Mamadou Ndoye. Il a soutenu que la non généralisation de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif souffre d’un manque de volonté politique au Sénégal. Surtout que l’expérimentation dans des écoles communautaires du pays a donné des résultats satisfaisants. « Il nous faut réfléchir sur le fait que l’introduction des langues nationales ne dure que le temps d’une rose », a suggéré le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, Bakary Badiane. Pour sa part, le Pr Bouba Diop a estimé que l’échec de la politique éducative ne peut être analysé en occultant les échecs des politiques sociale et économique. « Je n’utilise plus le concept de volonté politique, je préfère parler de conscience politique », a fait savoir l’universitaire pour décliner la part de responsabilité des gouvernants dans la contreperformance des politiques éducatives. De son côté, Ousmane Diallo de l’Ong Aide et Action est revenu sur les objectifs de cet atelier. Il s’agit, selon lui, de permettre aux organisations de la société civile d’avoir la même lecture sur les composantes 4 des Objectifs de développement durable (Odd). L’ancien recteur de l’Ucad Abdoul Salam Sall a modéré les débats.

Idrissa SANE et Pape Coly NGOME

Mmmadou Ndoye, expert en éducation : « Brisons le monopole académique sur le savoir »
L’expert en éducation Mamadou Ndoye a regretté qu’une frange importante des acteurs de la vie active soit laissée en rade dans la recherche de solutions pour l’amélioration des politiques en matière d’éducation et de formation professionnelle. « 95 % de nos menuisiers sont formés par les maîtres-artisans. Si nous donnons des moyens à ces maîtres qui encadrent des milliers de jeunes dans divers métiers, nous pouvons relever leur niveau de qualification. Aujourd’hui, il y a une nécessité de briser le monopole académique sur le savoir », a défendu Mamadou

Ndoye. I. SANE et P. C. NGOME

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, la folie d’Hitler (élu démocratique Chancelier en 1933 à l’âge de 44 ans) allait finalement coûter au monde 60 millions de morts, soit 2,5% de la population mondiale de l'époque. C’est donner trop d’importance historique à Yaya Jammeh que de parler de lui en évoquant le sinistre Adolph Hitler. Pourtant, derrière le défi lancé par le président Gambien sortant, se cache une attitude proche des troubles du comportement. Le président Jammeh a, en effet, des attitudes proches de ce l’on appelle le « Big six » ou les six troubles de la personnalité. Ses agissements montrent qu’il est à la fois un antisocial (indifférence vis-à-vis des normes sociales), un sadique (plaisir à faire souffrir), un paranoïaque (méfiance envahissante), un narcissique (admiration de soi-même), un schizoïde (manque d'intérêt pour les relations sociales) et un schizothymique (isolement social avec délires).

C’est dans ce comportement anormal qu’il faut rechercher son entêtement et ses revirements après la victoire d’Adama Barrow. Avons-nous affaire à un type normal ? J’ai récemment posé, dans un débat sur la Gambie à la télé Lamp Fall Tv, deux hypothèses, à savoir Un Jammeh normal et lucide qui s’entête pour négocier la porte de sortie honorable et l’autre Jammeh incernable qui se prend pour le centre du monde. La tournure actuelle des événements me fait pencher pour le Jammeh illogique qu’il faut extirper de la Gambie pour éviter le pire. Il est vrai que le souvenir des événements de 1981, avec le putsch de feu Kukoi Samba Sagna, avait été douloureux avec, parait-il, près de 800 morts. Mais, si la folie de Jammeh n’offre comme perspective qu’une intervention militaire pour éviter le chaos, les peuples de l’espace Cedeao doivent faire bloc derrière les chefs d’États et les armées pour fermer au plus vite la parenthèse de trop du président Jammeh qui, naïvement, penserait, sans doute, qu’il peut tenir devant la Communauté internationale sur les quelques 10.689 km² de la superficie gambienne (soit 1/5ème de la région de Tambacounda). Le Sénégal, qui a 740 km de frontières avec la Gambie, a déjà pris sa responsabilité au même titre que tous les États de la Cedeao, de l’Ua et du monde. Le président Macky Sall a, depuis le début de la crise, pris les bonnes décisions. Nous devons faire un bloc citoyen et patriotique autour de ses options.

Celui qui, dans sa bulle de Kanilai, se fait appeler par le nom kilométrique de « Babilla Mansa Professeur El Hadj Docteur Yaya Abdoul Aziz Jemus Junkung Nasiru Den Jammeh » ne résistera pas longtemps devant la volonté unanime du monde libre. La Cedeao, adossée au droit international, a raison de tout faire pour arrêter la folie de cet homme qui semble s’être trompé d’époque. Au-delà des militaires engagés sur le terrain pour défendre la démocratie, les opinions publiques des peuples libres (surtout de l’espace Cedeao) doivent rester en bloc pour ne pas donner au dictateur des alibis fallacieux. Ceux qui, dans une coquetterie juridique proche d’un juridisme décalé, se sont essayés récemment à défendre l’indéfendable, doivent se résigner : Yaya Jammeh est un cas très proche du trouble du comportement. On ne défend pas l’illogique. On le combat. Défendre cet homme bizarre dans le contexte actuel est proche de l’extrême déloyauté à l'égard du peuple gambien qui sait que la paix passe par le respect du verdict des urnes. La Gambie mérite notre solidarité, notre compassion, notre intervention.

C’est pourquoi il est important d’éviter les sons de cloches discordants au moment où des citoyens gambiens, des étrangers installés en Gambie ainsi que des soldats de la Cedeao vont, sans doute, risquer leur vie par la seule faute d’un homme illogique. Il faut se débarrasser au plus vite de Yaya Jammeh qui n’est plus, depuis le 19 janvier 2017 à 00h, chef de l’État. C’est Adama Barrow le sceau de la légitimité institutionnelle de ce pays frère ! Jammeh quittera le pouvoir quel que soit alpha, mais il y a plus important après Jammeh. Il faudra aider la Gambie à se débarrasser rapidement des germes de la division ethniciste que le dictateur, dans un baroud d’honneur, a essayé vainement de mettre en avant. Les Gambiens sont un seul peuple. La Cedeao est une seule communauté qui a, entre autres, aidé à sauver le Liberia entre 1990 et 2005 et la Sierra-Leone entre 1991 et 2000. Elle sauvera, avec l’aide de Dieu, la Gambie en un temps que nous souhaitons le plus court possible. Une mobilisation citoyenne collective sans notes discordantes aidera la Cedeao à asseoir même dans la douleur une Gambie libre et démocratique.

Par Mamadou NDIONE
Economiste, Ecrivain
Conseiller départemental à Mbour
Responsable politique Apr Diass

Les cardiologues de l’intérieur du pays sont invités à envoyer les enfants souffrant de pathologies cardiaques au centre cardio-pédiatrique (Cuomo) situé dans l’enceinte de l’hôpital Fann. La structure, qui sera inaugurée prochainement, a démarré ses activités chirurgicales. Au total, 4 enfants sont déjà opérés avec succès.

Les activités chirurgicales du centre cardio-pédiatrique (Cuomo), situé au sein de l’hôpital Fann, ont démarré le 16 janvier 2017. Au total, 4 enfants âgés de 19 mois à 15 ans ont été opérés avec succès. « Ils se portent bien », a assuré le Dr Gérard Babatasi, chirurgien cardiaque au Chu de Caen. Ces assurances sont confirmées par le Pr Alain Deloche de la chaîne de l’Espoir, un des initiateurs de ce centre avec la Fondation Cuomo et les autorités sénégalaises.

Il a raconté que « le premier enfant opéré avec succès est un garçon de 13 ans. C’est un passionné de taekwondo. Il ne pouvait plus en faire. Pourtant, il est très intelligent. Après l’opération, il a demandé s’il pourra continuer à pratiquer le taekwondo ». Après une réponse positive du médecin, le jeune Mamadou a enchaîné avec une autre question : « Quel est le résultat du match Sénégal/Tunisie ? » « C’est cela la vie », a rapporté, avec émotion, le Pr Deloche qui a travaillé pendant 20 ans pour que ce centre puisse voir le jour. Ce bijou de haut niveau, avec un plateau technique de dernière génération, a une capacité d’accueil d’une vingtaine de lits. Il dispose d’un bloc technique où il y a deux salles d’opération équipées avec de la haute technologie.

Selon le Pr Oumar Kane, anesthésiste-réanimateur, il est possible d’opérer deux ou trois enfants par jour suivant le programme instauré. « Pour la réanimation, nous disposons de 10 lits. Le centre compte le même nombre de lits pour l’hospitalisation avec la possibilité de faire des soins intermédiaires », a-t-il détaillé.

A cela s’ajoute la maison d’enfants qui servira à prendre le relais une fois que l’enfant se porte bien et ne nécessite plus de traitements. « C’est un centre de haut niveau qui obéit aux normes de sécurité et de technicité qui permettent de faire face aux pathologies cardiaques chez les enfants », a souligné le Pr Kane. Satisfait de cette infrastructure chirurgicale, le chef de service de la chirurgie thoracique et cardiovasculaire de Fann, le Pr Mouhamadou Ndiaye, a déclaré que le centre cardio-pédiatrique est un outil de travail pour les médecins chirurgiens sénégalais et étrangers. Ils seront épaulés par les responsables de la Chaîne de l’espoir qui regroupe l’essentiel des équipes de chirurgiens cardiaques d’Europe. « Nous avons travaillé plusieurs fois avec ces derniers. Ils vont nous aider à avancer dans le développement de la chirurgie cardiaque pédiatrique », a-t-il indiqué. M. Ndiaye a remercié la Fondation Cuomo qui a cru au projet.

Des enfants du Sénégal et de la sous-région pourront désormais accéder à la chirurgie pédiatrique. Ils n’auront plus besoin d’être évacués en Europe. Plus de 6 millions d’euros ont été injectés dans ce centre. « Nous allons nous évertuer à mériter ce don pour nos enfants en faisant fonctionner la structure et surtout faire en sorte qu’elle soit une référence pour l’Afrique et le monde, parce qu’elle est dotée d’équipements modernes  », a soutenu le Pr Ndiaye. Le représentant de la Fondation Cuomo, Francisco Dias, a promis que le centre sera accessible à tous les enfants atteints de maladies cardiaques, qu’ils soient riches ou pauvres. La recherche des fonds est d’ailleurs en cours pour prendre en charge gratuitement les enfants malades issus de familles modestes.

Eugène KALY

Un effort conjoint de la Fao, du ministère de l’Education nationale et de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) a permis la mise en place d’un nouveau projet pour appuyer la politique nationale de cantines scolaires et le programme national de bourses de sécurité familiale.

Depuis quelques années, la politique éducative du gouvernement sénégalais met l’accent sur l’alimentation scolaire surtout dans les zones vulnérables et pauvres. Néanmoins, les cantines scolaires ne couvrent pas tout le pays (53%). De plus, certaines d’entre elles risquent de fermer suite au retrait des partenaires classiques du ministère de l’Education nationale de certaines régions (…). Le programme d’alimentation scolaire reste encore fortement dépendant des partenaires (Pam et Counterpart international). Il se pose donc un problème de durabilité du programme des cantines scolaire dans un contexte de rareté des ressources financières. Face à cette situation, le ministre de l’Education nationale a adressé une requête à ses partenaires dont la Fao pour l’appuyer dans la mise en place d’un programme durable d’alimentation et de nutrition scolaire. Le projet Tcp/Sen/3602 : « Approche intégrée de filets sociaux productifs, d’alimentation scolaire et de nutrition au Sénégal » a donc été financé par la Fao en réponse à cette requête. Il constitue un effort conjoint de la Fao, du ministère de l’Education nationale et de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) pour appuyer la politique nationale de cantines scolaires et le programme national de bourses de sécurité familiale. Il contribuera à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des élèves bénéficiaires de cantines scolaires et à renforcer la résilience des ménages vulnérables à travers des filets sociaux productifs. Le lancement du projet a eu lieu hier.

Il a été couplé à celui du programme Tcp/Raf/3514 : « Promouvoir la protection sociale pour la sécurité alimentaire » financé par la Fao et mis en œuvre par la Dgpsn, en vue de renforcer les liens entre la protection sociale et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le secrétaire général du ministère de l’Education a souligné l’importance de l’alimentation scolaire dans la construction d’une éducation de qualité pour tous, prenant surtout en compte les nombreux obstacles à l’accès des plus vulnérables vivant dans les zones rurales. Selon Ousmane Sow, des recherches empiriques ont montré que l'alimentation scolaire augmente directement les effectifs et la fréquentation scolaires et réduit le décrochage.

«Les programmes d’alimentation scolaire peuvent améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et contribuer indirectement à la croissance agricole en favorisant des travailleurs plus instruits. La fourniture de collations et de repas sains dans les écoles améliore la santé et le bien-être nutritionnel des enfants, en leur permettant de se développer et de grandir harmonieusement », a déclaré Victor Djemba, représentant-résident par intérim de la Fao au Sénégal. Pour Dr Anta Sarr Diako, déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale, il est urgent d’instaurer un système efficient de filets sociaux et de doter d’instruments de ciblage et de coordination adéquats afin de répondre efficacement aux besoins des populations vulnérables et de mettre à l’échelle les interventions.

Aliou KANDE

Dans la région orientale du Sénégal, l’exploitation de l’or se fait souvent de manière artisanale, avec l’usage du mercure, un produit dangereux pour la santé et l’environnement. Mais, grâce au projet « Création d’une filière d’or équitable et réduction de l’utilisation du mercure dans le secteur de l’orpaillage en Afrique de l’Ouest », la page du mercure est en train d’être tournée.

Avec des technologies innovantes, l’utilisation du mercure, un métal lourd dangereux pour la santé et l’environnement, a considérablement diminué dans les sites d’orpaillage du Sénégal oriental. En plus, les acteurs ont vu leurs revenus passer presque du simple au double. C’est ce qui est ressorti de la réunion du Comité de pilotage élargi du projet « Création d’une filière d’or équitable et réduction de l’utilisation du mercure dans le secteur de l’orpaillage en Afrique de l’Ouest ». Ce programme d’une durée de quatre ans, avec comme maître d’œuvre l’Organisation des Nations des unies pour le développement industriel (Onudi), est arrivé à terme. « En tant que représentant d’une des communautés qui utilisent le plus le mercure, je ne peux que me féliciter de la mise en œuvre de ce projet. En effet, jusqu’ici, la seule méthode qui semblait être la meilleure pour les orpailleurs, c’est d’utiliser le mercure, malgré tous les dangers que cela représente aussi bien pour leur santé que pour l’environnement.

« Aujourd’hui, avec ce projet, il a été constaté que les revenus des orpailleurs ont augmenté. Avec le mercure, la récupération était de 50%, mais actuellement, elle peut aller jusqu’à 90% », a laissé entendre Fally Camara, le maire de Tomboronkoto, une commune qui abrite beaucoup de sites d’orpaillage. Sur le plan sanitaire, a-t-il ajouté, il y a une nette amélioration d’après les résultats des acteurs de la santé. « Le mercure représente non seulement un danger pour le présent, mais aussi pour le futur », a-t-il soutenu.

Lui emboutant le pas, le président de la coopérative Sen Or, Youssoupha Seck, a précisé qu’avant il n’y avait pas beaucoup de contrôle sur le mercure. « Tout le monde l’utilisait dans le sous-secteur », a-t-il déclaré. Poursuivant, M. Seck a noté que lorsqu’ils ont vu le prototype qui a été fabriqué à Tomboronkoto, ils se sont rendu compte que c’était une bonne méthode. « Non seulement il n’y avait plus de danger lié au mercure, mais il y avait plus de récupération sur nos produits. Le mercure nous causait des problèmes pulmonaires et beaucoup d’autres maladies. Il a des effets négatifs sur l’environnement avec la raréfaction des poissons dans le fleuve », a-t-il reconnu. Leur souhait, aujourd’hui, c’est de voir les prototypes multipliés dans les sites d’orpaillage.

Pour le directeur adjoint de l’Environnement et président du Comité de pilotage du projet, Cheikh Fofana, le mercure est un métal lourd extrêmement dangereux pour la santé humaine et pour l’environnement. « Il fait l’objet d’une convention qu’on appelle Minamata que le Sénégal a ratifiée récemment. Ce projet est considéré comme une porte d’entrée à la mise en œuvre de cette convention. Le secteur minier occupe une place importante dans le Plan Sénégal émergent (Pse), mais il a beaucoup d’impacts sur l’environnement », a-t-il relevé. Selon lui, l’objectif du projet était de montrer des pratiques d’utilisation écologiquement rationnelles de ces produits chimiques dans le secteur minier pour sa durabilité. « Toutes les parties prenantes ont participé à la mise en œuvre du projet. Les compétences des acteurs ont été renforcées sur comment utiliser le mercure. Le Sénégal n’est pas producteur, mais il est consommateur de ce produit chimique. Avec l’entrée en vigueur prochaine de la Convention de Minamata, des mesures seront prises pour la limitation du recours au mercure », a estimé M. Fofana.

Le représentant-résident de l’Onudi s’est, lui, félicité des résultats obtenus. « Le projet s’achève, mais les résultats sont probants. Nous sommes satisfaits. Le Sénégal a eu à présenter les résultats du projet dans le cadre d’une rencontre internationale des bailleurs de fonds qui s’est tenue à Vienne en 2015 », a fait savoir Victor Djembe.

Ndiol Maka SECK

Le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, a effectué une visite de terrain dans la zone d’intervention de leur institution où il a rencontré les autorités sénégalaises. Ces dernières lui ont tenu un discours rassurant sur les diverses questions de développement. Dans cet entretien il a décliné les avantages du dividende démographique qui peuvent contribuer à booster l’économie du continent. D’ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement africains qui préparent un sommet sur la question ont compris cela, car ayant décidé d’en faire leur fer de lance pour le développement du continent. M. Ngom a abordé aussi des questions liées à la santé de la mère et du nouveau-né et notamment la planification familiale qui est un moyen efficace pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Entretien !

Vous avez rencontré des autorités sénégalaises au mois d’octobre. Est-ce que leur discours sur la jeunesse vous rassure ?
Je crois que le discours est rassurant parce que les actes posés vont dans la bonne direction. Cependant, un pays comme le Sénégal peut mieux faire. C’est vrai que dans beaucoup de domaines, le Sénégal se porte bien. Il se porte d’ailleurs beaucoup mieux que la plupart des pays de la sous-région dans bien de domaines. Les indicateurs du Sénégal sont de loin meilleurs de ceux d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il faut dire tout de même que la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre est une zone où les indicateurs en matière de jeunesse, de la santé de la mère, du nouveau-né et de la planification familiale sont les plus mauvais.

Le Sénégal doit faire mieux que la moyenne régionale dans ces domaines. S’il parvient à le faire, ce serait une excellente chose surtout en ce qui concerne des questions de population et du développement. Si vous prenez, par exemple, la mortalité maternelle, le Sénégal tourne autour de 392 pour 100.000 naissances vivantes au moment où certains pays de la sous-région sont à plus de 600 pour 100.000 naissances vivantes. La situation est assez bonne au Sénégal par rapport à la moyenne régionale. Mais, si l’on regarde un peu les moyennes au niveau mondial, elle ne l’est pas. Et ce, malgré les améliorations significatives qu’il ne cesse d’enregistrées au cours de ces dernières années.

Est-ce que le taux de scolarisation des filles du Sénégal est satisfaisant ?
Le Sénégal détient l’un des meilleurs taux de scolarisation des filles dans la sous-région. Par contre, pour ce qui est de leur accès au secondaire, il ne fait pas mieux que les autres pays. Nous savons que c’est maintenant qu’il faut résoudre les problèmes de grossesses précoces. Le Sénégal doit faire des efforts pour améliorer son taux de maintien des filles au secondaire.
S’agissant de la planification familiale, le pays a obtenu d’excellents résultats au cours des dix dernières années. Toutefois, si nous comparons les besoins non satisfaits de la femme, le Sénégal se trouve en dessous de la moyenne de la sous-région. C’est une mauvaise moyenne. C’est pourquoi le Sénégal doit faire beaucoup mieux.

Pour les mariages précoces, nous savons que pratiquement 1 fille sur 3 est affectée au Sénégal. L’Etat doit faire mieux dans ce domaine en combattant ce phénomène.
La croissance démographique du Sénégal n’est pas aussi élevée que celle des pays comme le Tchad ou le Niger. Mais, nous pensons quand même que sa moyenne de 2,7 est très forte, parce que celle mondiale est 1,2. A l’échelle individuelle, cela ne représente rien, mais en regardant le problème qui se pose pour le maintien des filles au secondaire, cela est inquiétant. Le Sénégal risque de continuer d’aller vers le bas. Ce sont autant d’indicateurs fondamentaux qu’il faut améliorer pour un pays qui veut aller vers l’émergence.

Le problème de l’emploi des jeunes se pose en Afrique. Quelles sont les réponses à cette problématique ?
Je crois que l’emploi des jeunes est une question particulièrement préoccupante. Cependant, elle n’est pas plus critique que les autres questions. Mais, elle devient préoccupante, car le chômage des jeunes peut être à l’origine des problèmes. Lorsque les jeunes n’ont pas la possibilité de trouver un emploi, ils sont capables de tout. Ce n’est pas un problème spécifique au Sénégal. Il y a deux choses à dire à ce niveau : la première est qu’un pays comme le Sénégal doit faire plus d’efforts pour que l’on puisse sentir un changement au niveau de la vie des jeunes. Il faut rappeler qu’il y a déjà un grand nombre de jeunes sur le marché de l’emploi qui n’arrivent pas à trouver du travail. C’est une réalité qui n’est pas seulement sénégalaise.
La deuxième chose est qu’en plus de ce stock, il y a une arrivée régulière de jeunes sur le marché de l’emploi. Cette arrivée massive ne peut pas être réglée par l’offre d’emploi. Il faut faire quelque chose sur le poids démographique. Lequel contribue à exacerber les problèmes d’accès à l’emploi, à la santé et à l’éducation des jeunes.

Les communautés, les familles ont un rôle à jouer dans ce sens. Parce que si vous avez deux enfants que vous n’arrivez pas à entretenir et vous en faites cinq autres, vous augmentez des problèmes. Je crois qu’il faut qu’on aille vers une concertation sur le problème de la forte croissance démographique qui continue d’absorber les efforts des Etats et des partenaires. Il faut aborder ces questions avec beaucoup plus d’honnêteté, car les Etats et les partenaires n’auront pas des moyens de satisfaire cette demande dans l’avenir. Les ressources du gouvernement doivent être affectées dans un domaine où elles peuvent servir au mieux la population. Il faut une concertation pour un changement de comportement à l’échelle individuelle, familiale et communautaire. C’est à cela que nous voulons inviter tout le monde, particulièrement les autorités et les partenaires qui ont un rôle à jouer pour la facilitation de ce dialogue. Les partenaires peuvent appuyer les autorités nationales à enclencher cette concertation dont nous avons besoin, pour que les efforts qui sont en cours puissent avoir plus d’impacts.

Au Sénégal comme dans les autres pays de la sous-région, les jeunes ont des problèmes d’accès à l’information pour mieux maîtriser leur sexualité. Qu’est-ce qu’il faut pour dépasser ces contraintes ?
Il y a de bonnes choses qui se font au Sénégal. Nous avons vu, par exemple, au voisinage de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à Sanar, cette initiative sur laquelle nous travaillons avec l’Ong Marie Stoppes International. C’est le même travail à l’Espace jeune de Sor où les besoins des jeunes en matière de la santé de la reproduction sont pris en compte. Il y a 11 espaces de jeune au Sénégal. Mais, c’est celui de Saint-Louis (Sor) qui offre des services de la santé de la reproduction. Les autres n’ont aucun impact, parce que ne fournissant pas ces genres de services. Il faut que les jeunes puissent avoir accès, dans ces lieux, à ces services vitaux. Je donne souvent le cas de la Côte d’Ivoire où l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école est en train de produire des résultats extraordinaires. Dans ce pays, non seulement les taux de réussite sont élevés (ils avoisinent 100 % dans certains établissements), mais les élèves ont aussi maîtrisé leur corps et leur vie sexuelle. Mieux, parmi les filles qui étaient sexuellement actives, après l’introduction du programme, un bon nombre d’entre elles ont commencé à s’abstenir. Donc, l’éducation sexuelle n’est pas une invitation à la promiscuité. On peut même dire, en prenant l’exemple de la Côte d’Ivoire, que c’est un instrument pour encourager les jeunes à l’abstinence.

Je crois que nous devons voir autour de nous les bonnes pratiques et faire en sorte que les jeunes comprennent mieux leurs corps et qu’ils puissent avoir accès aux services dont ils ont besoin pour se protéger des grossesses précoces. Les jeunes Africains doivent aussi être protégés des infections sexuellement transmissibles parce qu’il y a des régions où elles sont élevées. Il y a des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui ont franchi le cap de 4 % des infections sexuellement transmissibles. Nous avons l’obligation de protéger nos jeunes en leur offrant certains services.

Est-ce que la planification peut aider le Sénégal à réduire les taux de décès maternels ?
La planification familiale permet de réduire jusqu’à 30 % la mortalité maternelle. C’est pour cette raison que la disponibilité des produits de la planification familiale est un outil efficace contre la mortalité maternelle. Ce sont des services importants parce que vous agissez sur le planning familial, vous touchez en même temps la mortalité maternelle, vous réduisez en même temps les décès des enfants et des nouveau-nés. C’est un élément fondamental pour le dividende démographique puisque aucun pays ne peut réaliser la capture dividende démographique sans cette transition démographique qui passe par la baisse de la mortalité maternelle. Ce sont des facteurs qui sont liés. C’est pourquoi il est important pour les pays de l’Afrique au sud du Sahara surtout ceux de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de faire en sorte que les besoins non satisfaits en matière de planification familiale soient résolus.

Le Sénégal qui a enregistré de bons points en matière de planification familiale ces dernières années…
Le Sénégal a doublé sa prévalence contraceptive. Mais, elle est encore faible. Il faut faire plus. Au Sénégal, il y a une ligne pour l’acquisition des produits contraceptifs. Toutefois, elle est très maigre. Je pense que cette ligne doit être renforcée. Le Sénégal doit faire plus en matière de la planification familiale s’il veut continuer à infléchir sur la mortalité maternelle. C’est une question d’arbitrage budgétaire. Au regard du rôle stratégique que la planification familiale joue, ce budget doit être augmenté.

Comment les pays africains comme le Sénégal doivent faire pour tirer profit des retombées du dividende démographique ?
Je pense qu’il faut travailler sur une feuille de route que nous avons préparée pour l’Union africaine, à sa demande, pour les échéances de 2017. En effet, les chefs d’Etat et de gouvernement africains veulent faire de ce chantier le fer de lance du développement du continent. Ils ont une feuille de route pour cela. Il faudrait aussi faire en sorte que l’on puisse avoir au niveau de chaque pays une feuille de route spécifique avec ses besoins pour aller vers la capture du dividende démographique. Le Sénégal est très bien positionné pour aller vers la capture du dividende démographique parce que tous les ingrédients sont disponibles. Maintenant, il faut les organiser en faisant des réglages. Le Sénégal peut bien capturer le dividende démographique s’il revoit la question de sa dépense publique.

Nous avons constaté que les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) ont été un échec pour la plupart des pays africains. Est-ce que vous êtes optimiste pour les Objectifs de développement durable (Odd) ?
Je suis optimiste parce que nous avons appris beaucoup de choses avant et pendant les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Nous allons continuer à apprendre. Nous allons capitaliser les expériences réussies et celles qui ont connu moins de succès.

Les Odd constituent un peu une opportunité pour les pays africains et toute la coopération internationale. En fait, si les Omd n’on pas connu de succès attendus, c’est une responsabilité collective. C’est dommage. Lorsque les choses ne marchent pas, on pointe du doigt les partenaires internationaux. Notre mandat, c’est d’accompagner les pays.

Le dividende démographique constitue, pour moi, un bon exemple et les chefs d’Etat et de gouvernement africains l’ont compris. L’Afrique peut s’appuyer sur l’expérience asiatique pour accélérer sa croissance. Ces pays ont tiré entre 40 % et 66 % de leur croissance du dividende démographique. Il va falloir cependant être conséquent, car faire le choix est une chose, mais poser des actes qui vont permettre à l’Afrique de profiter de ces politiques en est une autre. Je parle souvent de l’expérience pas très positive de la Charte africaine de la jeunesse approuvée par les chefs d’Etat et de gouvernement en 2006. Mais 10 ans après, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de pays africains n’ont pas encore ratifié cette charte. Pourtant, il y avait une feuille de route en 2006, comme celle de 2016 pour le dividende démographique.

Les dirigeants africains doivent être conséquents surtout lorsque la priorité est dégagée. Ils doivent respecter la ligne tracée en posant des actes qu’il faut et en affichant un leadership fort qui sera suivi par l’ensemble des forces vives dans chaque pays.

Pensez-vous qu’il y aura des changements ?
Je suis confiant que le choix porté sur le dividende démographique par les chefs d’Etat et de gouvernement africains est le meilleur. J’espère qu’ils vont rester sur ce chantier parce que le développement se fera par le capital humain.

C’est pour cette raison que l’investissement dans les ressources humaines est indispensable pour un Etat puisque parmi tous les capitaux, c’est celui humain qui est le plus important pour amener un pays vers l’émergence.

Le Fonds des Nations unies pour la population, qui est l’organisation leader sur le plan mondial sur les questions du dividende démographie, est à la disposition des pays de la sous-région pour les aider dans cette direction.

Entretien réalisé par Eugène KALY

La présidente du conseil départemental de Tivaouane, Seynabou Gaye Touré, va désormais présider les destinées du conseil d’administration de l’hôpital « Abdou Aziz Sy Dabakh » de ladite localité. L’établissement sera érigé en hôpital de niveau 2 cette année.

La présidente du conseil départemental de Tivaouane assume déjà ses nouvelles fonctions de Pca de l’hôpital Abdou Aziz Sy Dabakh. En attendant la signature du décret présidentiel qui officialise cette nouvelle responsabilité fixée par les textes de l’Acte 3 de la décentralisation, avec l’érection du département en collectivité locale et dont l’exécutif assure la présidence du Ca de l’hôpital Dabakh, Seynabou Gaye Touré lève le voile sur ses priorités. Il s’agit, entre autres, de la désignation des autres membres qui constitueront le nouveau conseil d’administration et la décision de prendre en charge l’acompte nécessaire à la finalisation de l’élaboration du projet d’établissement.

La structure sanitaire va passer à un niveau 2 à partir de cette année. « Il y aura un portage politique de ce projet d’établissement auprès des autorités compétentes pour, enfin, mettre l’hôpital sur la rampe de l’émergence. Nous allons nous évertuer à conférer à l’établissement qui porte le nom d’Abdou Aziz Sy Dabakh la capacité à prendre en charge la santé des populations du département et celle de tous ses usagers », a laissé entendre Mme Touré. Dans ce cadre, le directeur de l’hôpital, Abdoulaye Fall, a indiqué que la structure sanitaire dispose de toutes les spécialités et reçoit des patients qui viennent de plusieurs départements du Sénégal (Louga, Diourbel, Bambey, Fatick). D’où, selon lui, « la mise en œuvre du projet d’établissement finalisé pour les cinq années à venir, avec l’accompagnement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, et qui devrait permettre de résoudre au maximum les problèmes et renforcer ainsi la capacité d’intervention de l’hôpital ».

Il a, par ailleurs, évoqué la situation de référence de l’hôpital en mettant en exergue les difficultés qui plombent son bon fonctionnement. Parmi lesquelles l’insuffisance de la subvention de l’Etat qui s’élève à 78.000.000 de FCfa et une moyenne des recettes mensuelles de 28.000.000 de FCfa. « Le cumul donne une moyenne de ressources mensuelles de 34.500.000 de FCfa. Cette somme est largement insuffisante pour un fonctionnement optimal de l’établissement », a relevé le directeur de l’hopital qui a une masse salariale qui tourne autour de 25.000.000 de FCfa. Ce sont autant de contraintes que le conseil d’administration doit lever afin de faciliter la montée en puissance de la structure sanitaire.

Mohamadou SAGNE

La Direction générale de l’enseignement supérieur (Dges) a un nouveau patron depuis le 2 janvier dernier, le Pr Babacar Guèye. Il remplace le Pr Mamadou Sangharé, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Né à Rao (région de Saint-Louis) en 1954, Babacar Guèye enseignait les Sciences de la vie et de la terre (Svt). Le Professeur titulaire de classe exceptionnelle est formateur-chercheur en didactique de la biologie et spécialiste en évaluation des apprentissages et en assurance qualité.

Après avoir débuté ses humanités à l’école primaire de son village (Rao), il a poursuivi ses études à l’école Alfred Dodds de Saint-Louis avant d’obtenir le bac, série C, au lycée Charles De Gaulle en 1976. Ce qui lui ouvre les portes de l’Université de Dakar où il décroche la Licence en 1980, puis la Maîtrise l’année suivante. En 1982, il obtient le Certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire (Caes), option Sciences naturelles. Commence alors une carrière d’enseignant pour un bref temps, puisqu’il s’envole pour la France où il obtient le Diplôme d’études approfondies (Dea) à l’Université de Paris 7 en 1986, ensuite le Doctorat unique en 1988.

Un homme expérimenté
Il a enseigné aux lycées Seydina Limamou Laye et Thierno Seydou Nourou Tall avant d’intégrer l’Ecole normale supérieure (Ens). Là, il fut, tour à tour, directeur du Centre de recherche, de documentation et d’équipement pédagogique, président de la commission chargée de la transformation de l’Ens en faculté et assesseur de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef). Ancien consultant de plusieurs structures comme l’Usaid, l’Unesco, le Paes/Uemoa, conseiller du recteur de l’Ugb et chargé de la mise en place de l’Ufr Sefs, et expert externe de l’Anaq-Sup et en assurance qualité du projet Aqrm de l’Union africaine (Ua), ce polyglotte (il parle français, anglais, espagnol sans compter sa langue nationale) a été aussi directeur des affaires juridiques (Daj) à la Dges et porte-parole du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Mesr) jusqu’à sa récente nomination. A l’occasion, les Sénégalais ont découvert un homme structuré, posé, affable, très disponible, prêt à apporter des réponses et, de façon courtoise, à toute interpellation, qu’elle vienne des étudiants, parents, enseignants ou tout autre individu. En fait, il est un débatteur hors pair. Le Pr Babacar Guèye est auteur de plusieurs publications et travaux et est Chevalier de l’ordre national du Lion du Sénégal.

Daouda MANE

Le bilan annuel des activités de la sous brigade d’hygiène du département de Dakar a été dressé, hier, lors de la journée d’évaluation. Les objectifs fixés ont, pour la plupart, été atteints. La sous brigade se prépare à relever d’autres défis en 2017.

« Globalement, les indicateurs se portent bien et prennent une pente ascendante au bénéfice de la salubrité publique », a indiqué le major Alla Ngom, chef de la sous brigade d’hygiène du département de Dakar. C’était en présence du préfet de Dakar, Serigne Babacar Kane, et du chef du Service national de l’hygiène, le colonel Moussa Dieng Sarr. M. Ngom s’exprimait, hier, à la journée d’évaluation des activités annuelles de la structure à la salle Paul Corréa du district sanitaire Polyclinique de Dakar.

Les activités de la sous brigade départementale de Dakar ont été passées en revue. Au total, 35.134 lieux ont été contrôlés en 2016, et 407 traités. En outre, 200 relais communautaires ont été formés sur la prévention contre le paludisme et les maladies diarrhéiques, et quatre opérations de masse de sensibilisation des ménages ont été menées sur la prévention contre le virus Ebola. Le service d’Hygiène a aussi réussi à collecter 58.200.000 FCfa grâce aux amendes forfaitaires ; ce qui est un record.

La sous brigade départementale d’hygiène de Dakar ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour l’année 2017, le but est de visiter 21.000 maisons, 336 écoles et autant de « daaras ». Pour atteindre ces objectifs, elle espère acquérir de nouveaux véhicules, « afin de répondre, selon le major Ngom, à l’exigence de mobilité accrue des agents du Service d’hygiène ».

L’occasion a été saisie par le préfet de Dakar pour féliciter les agents du Service d’hygiène qui, à son avis, s’évertuent à réduire les risques malgré la faiblesse des effectifs et l’insuffisance des moyens.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’Institut de la gouvernance territoriale (Igt) a été créé dans le but de combler le déficit de ressources humaines qualifiées de l’administration locale. Il est ouvert aux bacheliers, aux titulaires de Licence et aux professionnels.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) diversifie ses filières de formation. L’institution dispensera désormais des enseignements dans le domaine de la gouvernance territoriale. Les autorités ont présenté, la semaine dernière, les missions de l’Institut de la gouvernance territoriale (Igt). Il formera des ressources humaines pour accompagner l’Etat, les collectivités locales et les partenaires. Les sciences et techniques de la décentralisation, de développement territorial et l’aménagement du territoire sont, entre autres, les modules de formation. L’institut n’est pas seulement réservé aux étudiants. Les professionnels peuvent renforcer leurs compétences en s’inscrivant pour la formation continue après la validation des acquis de l’expérience. Les agents des collectivités territoriales, ceux des secteurs privé et public peuvent choisir cette option. « Nous avons des taux d’échec très élevés dans les premiers cycles ; ce qui interroge notre modèle pédagogique et la formation que nous offrons. L’Igt, à l’instar des autres instituts, peut réaliser une bonne performance en termes d’efficacité interne et même avoir 90 % de réussite comme dans d’autres écoles et les instituts de l’Ucad », estime le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub.

En outre, la formation à la carte est ouverte aux professionnels des institutions et des structures publiques qui s’activent dans le domaine de la gouvernance locale et le développement territorial. Ce nouvel institut jouera un rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques de développement au niveau décentralisé.

« Les diplômés de l’institut peuvent intégrer les institutions et agences et des structures d’appui au développement. Ils auront l’opportunité de travailler dans des collectivités locales », indique le Pr Bassirou Guèye. La première promotion compte 50 étudiants, dont 25 filles et 25 garçons.

Seynabou BOP et Aliou FAYE (stagiaires)

L’invention « système de tickketing électronique informatisé pour services : transports de voyageurs et de marchandises », brevetée Oapi sous le numéro 17.225, fait l’objet d’une contrefaçon aussi bien au Sénégal qu’au Congo. L’auteur, Moustapha Ndiaye, a saisi la justice. En attendant le verdict, l’Association sénégalaise pour la promotion des innovations et des inventions (Aspi) a lancé un appel à la mobilisation pour protéger les intérêts de ce dernier.

Les inventeurs du Sénégal font bloc autour de Mouhamadou Moustapha Ndiaye. Ce dernier est l’inventeur de la billetterie électronique en cours d’utilisation dans les bus Tata au Sénégal. Mais, elle fait l’objet d’une piraterie. Il est utilisé à grande échelle au Congo. C’est un ancien collaborateur de l’auteur qui s’est associé avec un Libanais pour reproduire la billetterie électronique.

L’Association sénégalaise pour la promotion des inventions et des innovations (Aspi) a tenu, samedi, un point de presse pour dénoncer l’exploitation de la billetterie électronique par des personnes peu soucieuses du respect des droits de propriété. « La billetterie électronique de notre compatriote Moustapha Ndiaye fait l’objet d’une contrefaçon. Son invention est en cours d’utilisation par d’autres personnes. L’un de ses anciens collaborateurs l’exploite au Congo », brosse d’emblée le président de l’Aspi, Sanoussi Diakité. L’auteur a soumis l’affaire à la justice. Le tribunal ne pouvait pas lui donner l’exclusivité de la propriété, parce qu’il n’avait pas présenté un brevet. Pourtant, c’est le 22 septembre 2014 qu’il a déposé ses documents pour reconnaissance à l’Oapi.

Un cri de cœur
L’instance lui reconnaît la paternité de l’invention le 30 septembre 2015 sous le numéro 17.225. « J’ai obtenu le brevet sur l’itinéraire, les coordonnées latitudes et longitudes. C’est la billetterie où le numéro de série est généré dans le bus. Le propriétaire du bus peut avoir la position et la direction de son véhicule à n’importe quel moment. Lorsque nous avions porté plainte, le tribunal avait évoqué le fait que nous n’avions pas de brevet. Et pourtant, j’avais déjà introduit des dossiers à l’Oapi », a soutenu Mouhamadou Moustapha Ndiaye. Après la réception du brevet, il l’ajoute au dossier et l’introduit au tribunal qui devrait se prononcer le 26 décembre 2016. Entretemps, ceux qui lui ont piraté disent que son brevet n’est pas bon. Ce rebondissement a exaspéré les membres de l’Aspi. «  Moustapha est victime d’un vol. Le mot n’est pas fort. Comment des personnes peuvent affirmer que le brevet de l’Oapi n’est pas bon ? Or, cette instance, avant de délivrer une reconnaissance, fait un rapport d’antériorité », clame le secrétaire général de l’Aspi, Moussa Gning. La reconnaissance d’une propriété se fait à partir de la date de dépôt auprès de l’instance.

Pour les inventeurs, la vérité finira par triompher. Mais, ils ne veulent pas que les auteurs de la contrefaçon continuent de se faire de l’argent sur le dos du propriétaire de l’œuvre. « C’est une invention d’utilité publique. Il y a plus de 2.000 bus Tata qui génèrent plus de 700.000.000 de FCfa. S’il y avait une usine, les autres pays viendront importer cet appareil au Sénégal. Ce sont des devises. Des emplois seront créés. Déjà dans son unité, Moustapha Ndiaye emploie 23 jeunes. Les pays se sont développés grâce aux inventions », répète Sanoussi Diakité.

L’implication des autorités
Le Sénégalais a contracté un prêt de 35.000.000 de FCfa pour l’acquisition des machines de dernière génération pour son unité. Il court le risque de ne pas rentabiliser son investissement puisque celui que la personne garante auprès de la banque lui a intenté un procès. Ce dernière lui réclame la somme de 100 millions de FCfa. « Tous les Sénégalais doivent se lever pour défendre Moustapha Ndiaye qui est victime de la méchanceté, d’une ingratitude. Lorsqu’on détient un brevet, on a le droit d’exclusivité pour une période de 20 ans », rappelle le secrétaire général de l’Aspi. L’association sollicite l’intervention du chef de l’Etat pour protéger les inventeurs. « Le président de la République est le protecteur des arts, nous en faisons le protecteur des inventions des Sénégalais, car il accorde une attention à leurs œuvres », a lancé Sanoussi Diakité. 

Idrissa SANE

L’école Montpellier Business School ouvre son concours d’entrée de l’année 2017-2018. Cet établissement d’enseignement supérieur et de recherche annonce, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que les recrutements d’étudiants démarrent au début du mois d’avril 2017 à Dakar. 

C’est dans cette perspective que l’école organisera des sessions de préparation au profit des candidats les 21 et 28 janvier prochains au centre de recrutement et de représentation de Montpellier Business School en Afrique, sis aux Almadies. Le communiqué renseigne que dès l’admission, toutes les formalités relatives au départ sont prises en charge par Montpellier Business School Dakar. Il s’agit des formalités de Campus France, de l’obtention du visa étudiant, des réservations et émissions des billets d’avion, du logement en France...
Créé en 1987, Montpellier Business School est membre de la Conférence des Grandes Écoles.

L’établissement a un réseau de près de 13.000 diplômés à travers le monde. Elle compte plus de 150 universités partenaires réparties dans 37 pays et 3.000 étudiants qui sont dans des programmes variés.

S. A. NDIAYE (stagiaire)

Le tabagisme est l’une des causes évitables de décès dans le monde. Il est à l’origine de 10 % de tous les décès et de 30 % des décès liés aux cancers. Ce constat a poussé l’Ong « Afrique sans tabac » à lancer un appel à la mobilisation pour inverser cette lourde tendance. 

Selon le communiqué parvenu à la rédaction, « Afrique sans tabac » vise à éveiller la conscience de tous ceux qui, par ignorance ou manque d'informations venant des fabricants de cigarettes, sont tombés dans la dépendance. Les acteurs sonnent la mobilisation pour réduire les mortalités liées au tabagisme. La protection des non fumeurs sous-tende leur engagement. Rappelons que le tabac renferme plus de 4.000 substances chimiques, dont au moins 250 sont nocives et plus de 50 cancérigènes. Le communiqué renseigne également que 85% des cancers du poumon sont associés au tabagisme. D’après les estimations, d’ici la fin du 21e siècle, un milliard de personnes mourront à cause du tabagisme, soit dix fois plus que le 20e siècle. Plus grave, 80 % des décès surviendront dans des pays en développement qui comptent plus de fumeurs.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Programme Santé de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), d’une enveloppe d’environ 180 milliards de FCfa pour la période 2016-2021 a été lancé, hier, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, et la directrice de l’Usaid, Lisa Franchett. Ce programme, qui sera mis en œuvre à travers divers mécanismes ayant pour objectif d’aider le gouvernement du Sénégal à atteindre ses objectifs, concentrera ses interventions dans 7 régions.

Le programme santé 2011-2016 de l’Usaid avait permis de réaliser d’importants résultats dans plusieurs secteurs. Il est question pour celui couvrant la période 2016-2021 de travailler à renforcer les acquis. Il s’alignera sur le Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) qui a permis de faire des bonds importants, selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas), Awa Marie Coll Seck. Il a été noté, en effet, une baisse considérable de 25% de la mortalité des enfants de moins de cinq ans au Sénégal depuis 2010 ainsi que le déclin rapide de 3 à 1,2%, entre 2012 et 2014, de la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de cinq. La hausse spectaculaire du taux de prévalence contraceptive qui est passé de 12% en 2010 à 21% en 2015 prouve aussi la pertinence des options du gouvernement sénégalais et de ses partenaires.

Ce nouveau programme quinquennal de l’Usaid d’environ 180 milliards de FCfa concentrera ses interventions dans 7 régions où ces ressources peuvent avoir un impact important sur les principales causes de mortalité infantile et maternelle. Il s’emploiera à consolider son action dans les 7 autres régions du pays en vue de maintenir les acquis grâce à des investissements et en s’appuyant également sur les structures existantes du gouvernement du Sénégal.

C’est pourquoi Awa Marie Coll Seck s’est félicitée de « l’engagement de l’Usaid qui œuvre résolument à accompagner le Msas dans toutes les étapes de programmation, de la conception à la mise en œuvre et au suivi des programmes de santé, conformément aux objectifs définis par le Pnds ». La directrice de l’Usaid au Sénégal, Lisa Franchett, a réaffirmé l’engagement de l’agence américaine à préserver les bons résultats en matière de santé et à accélérer les progrès à travers le pays. « L’Usaid se focalisera sur les localités qui font face à des besoins plus urgents. Nous allons investir dans des solutions à long terme en renforçant le système de santé dans l’Est du pays. Dans les régions du sud où le taux de transmission du paludisme est élevé, nos interventions seront davantage axées sur le traitement. Dans les localités enclavées, nous allons déployer des services mobiles de proximité pour atteindre des zones qui seraient mal desservies », informe-t-elle non sans saluer les performances réalisées par le Sénégal dans la lutte contre la mortalité maternelle. Les résultats seront plus significatifs, à l’en croire, avec la signature du nouveau document stratégique sur la santé de la reproduction.

Alassane Aliou MBAYE

Après les trottoirs, les marchands ambulants ont envahi les passerelles. Celle de l’hôpital Nabil Choucair est jonchée d’étals de marchandises posées à même le sol. Le commerce fleurit sur la passerelle au grand dam des piétons.

Le trafic n’est pas fluide au bas de la passerelle de la Patte d’Oie, près de l’hôpital Nabil Choucair, aux environs de midi. Ce mardi 10 janvier 2016, des voitures roulent au ralenti à cette hauteur. Certains piétons attendent pour traverser. Les plus conscients empruntent la passerelle. Ici aussi, il faut de la patience pour regagner l’autre côté de l’autoroute. Des étals de chaussures, d’accessoires, de voiles et diverses marchandises jonchent la chaussée. Des ambulants hèlent par-ci et par là des piétons. Certains jettent un regard. D’autres se faufilent entre les étals. L’ambiance rappelle l’atmosphère des marchés. Les marchands ambulants ont imposé une autre vocation à cet ouvrage. Vêtu d’un maillot rouge assorti d’un pantalon noir, Modou Mbaye ne pense qu’à gagner sa vie. La satisfaction de ses besoins et ceux de sa famille passent devant la fluidité de la circulation des personnes. « Nous n’avons pas un endroit où nous pouvons écouler nos produits, nous sommes venus ici pour travailler et satisfaire les besoins de nos familles », justifie ce vendeur de chaussures exposées sur un toile. Son installation ravale la largeur de la passerelle. Mais, Modou n’affiche pas une gêne. Son camarade Fallou Gaye présente, lui, des peignes, des cotons-tiges…, dans son coin. Le petit commerce fleurit. Ce jeune est bien conscient que la passerelle n’est pas un marché. Cependant, il ne manque pas d’arguments. « Je sais que la passerelle n’est pas un espace de vente de marchandises. Elle est destinée pour la traversée de l’autoroute. Mais, on n’a pas les moyens de louer des cantines dans les marchés », tente-t-il d’argumenter. Sur ce petit marché, on ne se préoccupe pas des risques. Les vendeurs croient au destin. Pour Fallou Gaye, tout ce qui doit arriver arrivera, personne n’y pourra rien. Ils opposent leur foi aux risques auxquels ils sont exposés. Pourtant, dans le passé, la passerelle de la Sicap Mbao s’est affaissée. Mais à Nabil Choucair, les vendeurs font confiance aux ingénieurs. « On ne le souhaite pas, mais je pense que cette passerelle est très solide. Que Dieu nous en garde et nous protège », prie Fallou Gaye.

Les piétons émettent des réserves sur l’occupation anarchique de cette voie. Croisée dans les environs, l’étudiante Ndèye Daro Diouf balaie d’un revers de main les arguments des vendeurs. « Ici, ce n’est pas fait pour vendre, mais plutôt pour traverser », répète-t-elle. Cette demoiselle qui emprunte cette voie tous les jours a longtemps protesté en silence contre les installations. A certaines heures de la journée, comme des ruelles des marchés, il est difficile se mouvoir. « Il y a un embouteillage le soir sur la passerelle. C’est déplorable », peste l’étudiante. Elle n’est pas la seule à faire ce constat, ni à hausser le ton. Abdoulaye Diop, un commercial dans une entreprise de la place, ne cache pas son amertume. « Leurs marchandises bloquent le passage. C’est déplorable », clame-t-il.

Un autre piéton y voit un manque de civisme des citoyens sénégalais. Il a rappelé que la mairie a déguerpi à plusieurs reprises les marchands ambulants dans la zone de Patte d’Oie. Mais, ces derniers reviennent occuper les lieux quelques jours après. « Il faut que les autorités réagissent davantage. Le Sénégalais ne respecte pas la vocation des espaces », indique Amadou Diop, un ancien militaire. Il est temps de mettre de l’ordre sur les trottoirs et sur les passerelles.

Seynabou BOP (stagiaire)

Il y avait du beau monde au Centre de formation professionnelle de Bambey à l’occasion de la cérémonie de départ à la retraite de Aïssatou Diop Diarra, directrice du Cfp ex-Cetf. Des ministres, des députés, des  maires, des fonctionnaires, des formateurs et des chefs religieux et coutumiers sont venus témoigner le travail remarquable abattu par la directrice. La présidente du groupe parlementaire du Pds, Aïda Mbodj, a su, par des mots justes, retracer le parcours élogieux de sa camarade de classe. « Elle  était une fille modèle durant sa jeunesse. Elle a reçu une très bonne éducation de son oncle El Hadji Gorgui Mbengue », témoigne Mme Mbodj. Les anciens élèves et des élus locaux ont  tous salué les qualités de cette dame qui est, par ailleurs, la présidente de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Bambey. L’actuelle secrétaire générale du ministère de la Fonction publique, Rachelle Coly Boucal, a effectué le déplacement. Elle a exprimé toute sa fierté d’avoir travaillé avec Aïssatou Diarra Diop. Le sous-préfet de Ngoye, au nom du préfet de Bambey, a présidé cette cérémonie en présence de l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Bambey, Bassirou Tine, et du coordonnateur du projet Sen 028. Le centre sera désormais dirigé par Mme Tall Khady Fall.

Mamadou Aïcha NDIAYE

Depuis 1938, la démonstration du théorème inversé du Pr Evariste Galois est une obsession pour la communauté scientifique mondiale. Et c’est l’universitaire sénégalais Hamet Seydi qui a trouvé la solution, ouvrant ainsi un vaste champ de recherches dans le domaine des mathématiques. Par la force des choses, l’enseignant-chercheur revient ainsi au devant de la scène à l’âge de 73 ans.

A l’Institut supérieur d’informatique (Isi), les secrétaires et les étudiants vouent un respect au Pr Hamet Seydi. C’est vrai, en Afrique, le droit d’aînesse a encore son poids. C’est vrai aussi que M. Seydi doit être le plus âgé dans cet établissement d’enseignement supérieur. Ce n’est pas tout. Le parcours académique de ce Sénégalais force l’admiration. Pourtant sa popularité n’avait pas dépassé les espaces universitaires. Combien de Sénégalais qui ne s’intéressent pas aux mathématiques connaissent cet enseignant-chercheur qui a bouclé sa thèse de 3e cycle en un mois ? Peu de scientifiques ont réussi ce coup. Mais aussi combien de Sénégalais savent que c’est en 2015 qu’il a résolu une équation qui a focalisé les attentions des scientifiques du monde entier depuis 1938. Ce Sénégalais, né le 25 octobre 1944 à Ziguinchor et baptisé Mouhamed Chérif Seydi, a apporté une contribution inestimable à la sécurité des données bancaires, à la lutte contre les cybers-attaques et au piratage informatique. La recherche, c’est sa tasse de thé. A 73 ans, il n’envisage pas de se retirer du champ de la recherche.

L’expérience mène peut-être à la découverte. « J’ai toujours poursuivi mes recherches. Mais, ce qui m’a le plus marqué, c’est la parution de mon article en 2015. J’ai résolu un problème qui date de 1938 : le théorème inverse de Galois. Alexandre Grothendieck avait abandonné les mathématiques, parce qu’il était déçu de l’usage qui a été fait des sciences. Cependant, il avait produit un mémoire de 2.000 pages qui s’intitule : « La Longue marche de la théorie de Galois ». Il y a exposé les problèmes mathématiques du 21e siècle qu’il faudrait résoudre », raconte le mathématicien. Le Pr Hamet Seydi avait la responsabilité morale de poursuivre la mission de ses maîtres. C’est ainsi qu’il deviendra leur digne héritier. Comme ces derniers, l’enseignant-chercheur a marqué à jamais l’histoire de l’évolution des mathématiques.

Les mathématiciens avaient affirmé que Galois avait révolutionné à jamais leur discipline. Certains lui reconnaissent l’invention de la notion de groupe, voire de l’algèbre moderne. Mais, sa théorie est une conjecture qui signifie en mathématiques « une vérité dont on n’a pas prouvé la véracité ». « La théorie de Galois est une théorie assez bizarre. Evariste Galois veut résoudre les équations des degrés supérieurs. Il a constaté qu’il y avait des structures qui intervenaient à l’intérieur et que nous avons appelées des groupes. C’est ainsi qu’une théorie est née. C’est une théorie qui sert dans la cyber-sécurité. Il ne pouvait s’imaginer cela à l’époque. Les mathématiques, c’est comme çà. Tu fais des choses, tu ne sais pas à quoi cela sert ou servira », commente l’enseignant-chercheur.

Les enjeux d’une démonstration
M. Seydi qui a démontré cette théorie enlève aux scientifiques une épine du pied. La résolution de cette équation était une obsession pour les mathématiciens depuis 1938. « Mes travaux seront utilisés dans le domaine de la sécurité au sens large. Ce que j’ai résolu fait partie de la théorie de Galois qui est devenue un outil essentiel pour la sécurité informatique. Galois l’avait fait pour résoudre des problèmes, mais on s’en servira pour résoudre les problèmes de sécurité », analyse l’universitaire. La démonstration de ce théorème ouvre la voie à la recherche dans le domaine des mathématiques.

Le Chevalier de l’ordre national du Lion et Médaillé d’or de mathématiques de l’Union mathématique africaine va enseigner une partie de la théorie de Galois à l’Institut supérieur d’informatique. Au-delà de la transmission des connaissances, le septuagénaire est mû par la production des ressources humaines capables d’apporter des réponses aux défis sécuritaires qui se posent et qui se poseront davantage à l’Afrique.

L’homme a la chance de croiser sur son chemin les meilleurs mathématiciens des temps modernes. Un jour, aux Etats-Unis, un de ses amis camerounais l’invita à aller suivre les cours d’un célèbre mathématicien, le Pr Pierre Samuel. Il répond à l’invitation. Il suit les deux avant-derniers cours et se présente à l’examen. Il passe avec la mention « Passable ». Il ne pouvait pas espérer mieux, car n’ayant assisté qu’à deux cours. « Lorsque j’ai montré mes notes au Pr Samuel, il n’était pas chaud. Il fallut que je lui montre le problème que j’avais résolu durant les vacances pour qu’il accepte. Il m’a dit que le papier sera publié au compte rendu de l’académie des sciences. Il m’a fait refaire l’examen et j’ai obtenu la mention « Très Bien » qui annule la mention « Passable », raconte l’universitaire qui venait de démontrer son premier théorème. La suite sera une suite de démonstrations qui confirment la notoriété scientifique du Sénégalais.

Une thèse bouclée en un mois
Dans un premier temps, il a mis de l’ordre dans l’article scientifique d’un Américain. Ensuite, il complète les travaux d’un mathématicien japonais. « En l’espace d’un mois, j’ai mis de l’ordre dans le papier de l’Américain. Le Pr Samuel me disait que cela suffisait pour une thèse de 3e cycle. J’ai fait une thèse de 3e cycle en un mois. Elle portait sur les problèmes de mathématiques de l’époque ; un mathématicien japonais avait affirmé des choses qui n’étaient pas exactes. Il fallait y apporter des éclairages », précise le Pr Hamet Seydi. Il n’a pas perdu de temps pour franchir les grades. Après sa thèse de 3e cycle, soutenue à l’Université de Paris Orsay en 1969, il décroche l’agrégation en 1970 avant défendre, en 1973, son Doctorat d’Etat es sciences mathématiques dans la même institution. Au Sénégal, il gravit vite les échelons à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. De chargé d’enseignement en 1972, il devient chef de département des Mathématiques en 1986, puis doyen de la Faculté des sciences et techniques en 1989 et Professeur titulaire de mathématiques de classe exceptionnelle. L’attaché de recherche au Cnrs est venu dans les mathématiques par accident de l’histoire. M. Seydi a enseigné à l’Institut de technologies du Massachussetts, dans les universités américaines de Haward, Columbia, Colorado, dans 15 universités africaines et 11 universités européennes.

Idrissa SANE

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