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Actualités (1756)

Suite au mouvement d’humeur de certains pensionnaires de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès, la direction de l’école a sorti un communiqué pour repréciser les faits. Selon le document, une délégation d’élèves a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale le mercredi 19 avril, contrairement à ce que les représentants des pensionnaires de cette école ont annoncé dans la presse.

Mansour Ndior, directeur de l’Inefja, a précisé « qu’au vu de la gravité des évènements qui ont conduit à l’exclusion de six élèves, un rapport avait été transmis au ministre de l’Éducation nationale ». Rapport dans lequel le conseil de discipline regrettait « l’indiscipline que ce groupe d’élèves fait régner dans l’établissement ».

Le 26 février 2017, ces six élèves avaient, selon le communiqué, « séquestré et ligoté, puis agressé un autre pensionnaire âgé de 10 ans et inscrit en classe de Cp à l’Inefja ». Selon la même source, « les incriminés ont été entendu » ; ils auraient reconnu les faits et « demandé la clémence du conseil d’administration par le biais de leurs représentants » (un élève et un parent d’élève). Par ailleurs, M. Ndior annonce que l’administration de l’établissement a effectué toutes les démarches nécessaires, afin que le père du jeune garçon agressé retire sa plainte.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La République de Corée vient d’octroyer une subvention non remboursable de 5 millions de dollars au gouvernement du Sénégal, soit plus de 3 milliards de FCfa, pour la construction de 9 forages et leur équipement. Ce partenaire du secteur de l’hydraulique a déjà financé la construction de 12 forages et12 châteaux d’eau durant la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau.

La République de Corée apporte une grande contribution à la mise en œuvre de la politique de l’hydraulique rurale au Sénégal. Elle vient, une fois de plus, de répondre favorablement à la requête des autorités sénégalaises. Ce partenaire stratégique du secteur de l’hydraulique a accordé un prêt non remboursable de 5 millions de dollars, soit plus de 3 milliards de FCfa, au Sénégal. « Le gouvernement de la République de Corée, après avoir évalué l’impact de cette première phase du projet sur les bénéficiaires, a décidé de financer une deuxième phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5 millions de dollars Us de 2016 à 2018 », renseigne le communiqué parvenu à la rédaction.

Ces subventions seront utilisées pour consolider les acquis de la première phase du projet des systèmes d’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack, au centre du Sénégal. C’est ainsi que, dans cette deuxième phase, il est prévu la réalisation de 9 forages, 9 châteaux d’eau, 170 kilomètres de réseau hydraulique, l’acquisition de 9 pompes, 9 groupes électrogènes, ainsi que la construction de 9 logements pour gardiens, 9 cabines de pompage et d’une centaine de latrines. Ces forages multi-villages auront un impact social sur 40.696 personnes et 100.000 animaux dans les villages de Mboulème, Keur Maide (dans la région de Thiès), Ndawène, Diatmel Saer (dans la région de Kaolack), Thingue, Gaynabar, Kébé Ansou, Sorome, Keur Tamsir Khoudia (dans la région de Fatick).

Durant la première phase, l’Agence de coopération internationale de la Corée (Koica) a financé la construction de 12 forages, 12 châteaux, 225 kilomètres de réseau. L’apport financier a aussi servi à l’achat de 12 pompes, de 12 groupes électrogènes, à la construction de 12 cabines de pompage, de 3 unités de traitement de l’eau et à la réalisation de 12 logements de gardiens. « Sur requête du gouvernement de la République du Sénégal, le gouvernement de la République de Corée a financé une première phase du projet d’approvisionnement en eau potable, par l’intermédiaire de la Koica, sous forme de subventions non remboursables d’un montant de 5,5 millions de dollars Us de 2011 à 2014 », lit-on dans le document. Ces ouvrages ont étanché la soif des villages de Soune Sérère, Miname Keur Mallé, Diamballo (dans la région de Thiès), de Mbèye, Bercome Lô, Khoyoye, Tagar, Dieylali, Mbélogne, Keur Ndary (dans la région de Louga), Belly Namary et Laïky (dans la région de Saint-Louis). On dénombre une centaine de villages polarisés par ces ouvrages hydrauliques. « Ces forages multi-villages ont permis au moins l’approvisionnement en eau potable de 100.000 personnes et de 300.000 animaux. Ils ont permis aussi la réduction des efforts consentis par les femmes et les jeunes filles dans la recherche de l’eau dans le monde rural et celle des maladies d’origine hydrique », renseignent les rédacteurs du communiqué. La disponibilité de la ressource a relancé des activités génératrices de revenus comme l’élevage et le maraichage, entrainant du coup une augmentation des revenus des ménages des zones d’implantation des forages.

Idrissa SANE

L’Association française de normalisation (Afnor) a reconnu la qualité des services de l’Office des forages ruraux (Ofor). Cette institution a obtenu la certification Iso 9001 V 2008.

L’Office des forages ruraux (Ofor) a obtenu la certification Iso 9001 V 2008. L’audit de certification a été conduit par l’Association française de normalisation (Afnor) du 11 au 13 avril 2017. Cette certification est la résultante de la démarche qualité adoptée par l’office. A vrai dire, l’Ofor, grâce à la construction des forages par le gouvernement, depuis 2014, aux options de transfert d’eau des zones des nappes riches vers celles des nappes pauvres, a permis à plus de Sénégalais du monde rural d’avoir de l’eau en permanence. Le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho, a saisi cette opportunité pour féliciter le personnel et les partenaires. Il a surtout invité les agents à maintenir le cap de la performance. « L’Office des forages ruraux (Ofor) ambitionne d’être une référence dans les domaines d’accès à l’eau potable des populations en vue de réaliser, au profit du monde rural, à long terme, un robinet dans chaque foyer », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Selon un document du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en milieu rural, le taux d’accès amélioré global à l’eau potable s’établit, en 2015, à 86,6 % contre 81,1 % en 2011 ; ce qui donne une progression satisfaisante de l’accès à des points d’eau modernes avec une hausse de 2,5 points.

Rappelons que l’Ofor a été distingué lors de l’édition des Cauris d’or 2016. Elle a été désignée l’entreprise la plus innovante en 2016. Cette distinction est fondée sur les bons résultats obtenus par cette institution.

I. SANE

L’Assemblée de l’université va traduire, devant ses instances de discipline, les auteurs d’actes de vandalisme commis à l’occasion des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad. Elle a, par ailleurs, rejeté les recours en annulation de l’élection des bureaux des amicales de la Faculté des Sciences et Techniques et de la Faculté des Sciences juridiques et politiques.

Les auteurs d’actes de violences intervenus lors des élections de renouvellement des amicales d’étudiants de l’Ucad risquent la réprimande, la suspension d’inscription et même l’exclusion. Réunie, hier, en sa séance extraordinaire, l’Assemblée de l’université, sous la direction du vice-recteur, Amadou Abdoul Sow, a, dans une résolution, décidé de faire traduire ces derniers devant les instances disciplinaires compétentes en la matière.

« Le processus des élections de renouvellement à la Faculté des Lettres et Sciences humaines et à la Faculté des Sciences économiques et de gestion, après son démarrage, a été interrompu. Des étudiants sont allés commettre des actes de vandalisme dans les locaux de la Direction de l’informatique et des systèmes d’information qui nous prête sa plateforme pour organiser les élections de renouvellement », a rappelé Abdoul Sow, par ailleurs doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh).

L’Assemblée de l’université a, en outre, validé la suspension du processus pour le renouvellement de l’amicale des étudiants prise respectivement par l’Assemblée de la Flsh le 31 mars 2017 et par l’Assemblée de la Faseg (Faculté des Sciences économiques et de gestion) en sa session du 29 mars 2017. L’instance suprême de l’Ucad a donné son aval pour un audit de l’application du vote électronique par un cabinet indépendant, avec la participation effective de toutes les parties prenantes, notamment le médiateur, les étudiants, le rectorat, les partenaires sociaux. Pour la Faculté des Sciences juridiques et politiques (Fsjp) et la Faculté des Sciences et Techniques (Fst), l’Assemblée de l’université a rejeté les recours et validé l’élection des bureaux de ces amicales. Amadou Abdoul Sow et ses collègues ont estimé que les plaignants n’ont pas apporté de preuves pouvant remettre en cause la fiabilité de « la Direction informatique et des services d’information (Disi) qui gère 100.000 étudiants, les examens, les notes, les salaires, etc. ». En tout cas, ils ont souligné que le vote électronique est l’unique modalité retenue pour l’expression des suffrages dans les élections de renouvellement des amicales d’étudiants.

Pour motiver ses décisions, l’Assemblée de l’université s’est appuyée sur « le rapport du directeur de l’Informatique et des systèmes d’information relatifs aux actes de vandalisme perpétrés par des groupes d’étudiants le 6 mars 2017 à la Disi » et sur « celui du médiateur de l’Ucad, sur la situation de violence et d’insécurité qui règne au sein de l’espace universitaire ».

Parallèlement, l’instance suprême de l’Ucad a souligné avoir constaté « les actes de violences commis par divers groupes d’étudiants se réclamant ou non représentant de listes ou coalitions de listes ». Elle a réaffirmé sa détermination à œuvrer à la sauvegarde des biens des personnels et à la pacification du campus pédagogique.

Diégane SARR

Des élèves et étudiants prennent part, depuis hier, au Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle du groupe Yavuz Selim. Ils sont conseillés et sensibilisés sur les métiers d’avenir.

Le groupe Yavuz Selim, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, organise, les 19 et 20 avril, la deuxième édition du Salon international de l’orientation scolaire et professionnelle. Près de 10.000 élèves des différentes écoles de Dakar sont attendus à cette rencontre d’échanges et de sensibilisation.

Pour la présidente du Centre acte tolérance, solidarité et amitié, Élisabeth Tine, ce salon permettra de donner le maximum d’informations aux élèves, en particulier ceux de la classe de Terminale. « Nous voulons rassembler les élèves de cette classe pour qu’ils bénéficient d’une bonne orientation dans les universités de leur choix », a-t-elle indiqué, rappelant que, l’année dernière, le salon a reçu plusieurs universités, écoles et instituts nationaux et étrangers.

« Cette année, nous souhaitons recevoir 35 universités, écoles et instituts nationaux et étrangers, parce que le privé catholique prendra part au salon », a informé Mme Tine qui a assuré que les visiteurs recevront des informations capitales sur tout ce qui concerne leurs orientations dans les universités, surtout ceux qui veulent embrasser les métiers d’avenir.

Le directeur général adjoint du groupe Yavuz Selim, Ibrahima Kouradang, a souligné que le salon va continuer dans la même trajectoire que l’année dernière en ouvrant de nouvelles perspectives d’études supérieures et de formation professionnelle que propose son établissement. Selon lui, de nombreuses opportunités de formation sont, aujourd’hui, disponibles.

« C’est aux administrations scolaires, parents d’élèves et étudiants de saisir et de profiter de ces offres d’apprentissage et de formation. Ce salon, nous l’espérons, sera aussi une plateforme d’échanges d’information et de création de partenariats entre les différentes écoles, instituts et universités », a soutenu le Dg adjoint du groupe Yavuz Selim. Le salon de l’année dernière, d’après Élisabeth Tine, a donné des résultats satisfaisants. Les exposants ont affiché leurs satisfactions, parce qu’après la rencontre ils ont reçu beaucoup d’étudiants et élèves orientés dans leurs établissements.

Eugène KALY

Les établissements d’enseignement supérieur privé du Sénégal ont accueilli 20.000 bacheliers de 2016. L’information a été donnée, le 18 avril, lors d’une rencontre organisée par le Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs). « Cette année, le Sénégal a orienté dans les établissements d’enseignement supérieur privé près de 20.000 bacheliers du baccalauréat de 2016 qui n’ont pas pu trouver de place dans les universités publiques », a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il a également rappelé : « Jamais les capacités physiques des universités ne permettront de satisfaire les besoins en formation initiale post-baccalauréat ».

Idrissa SANE

 

Les académies des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack, regroupées en Bassins, se sont retrouvées dans la capitale sénégalaise pour finaliser le travail portant révision des curricula de l’éducation et de la formation.

Améliorer et adapter les curricula de l’enseignement scolaire aux réalités et besoins de notre société. C’est l’objectif visé par le Projet d’appui au renouveau des curricula (Parc). Les responsables de ce programme ont organisé, les 18 et 19 avril, un atelier sur le thème : « Partage du cadre technique de la réforme sur le Document d’orientation et la méthode (Dom) ». La rencontre a été présidée par le doyen de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation, Ndiogou Faye. Cet atelier est la suite logique de celui tenu en mars 2016 et dont les travaux ont porté sur les modalités de la mise en œuvre du Parc.

En réalité, il s’agit d’un partage du cadre technique de la réforme sur le Dom. Ainsi, les académies des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack, regroupées en Bassins, se sont retrouvées pour finaliser le travail portant révision des curricula de l’éducation et de la formation. Pour les responsables des commissions pédagogiques, des insuffisances sont notées dans les contenus des enseignements/apprentissages. La formation des enseignants a également nécessité une révision et une réactualisation. Partant de ce fait, certains acteurs de l’éducation ont mis sur pied le Parc.

Selon la responsable du Bassin ouest (académies de Pikine-Guédiawaye, Rufisque et Dakar), Awa Guèye Diagne, l’idée du projet est d’avoir des améliorations pour une meilleure intégration et une meilleure articulation entre ces différents niveaux d’enseignement. Mme Diagne a estimé qu’il est bon de s’arrêter un instant et de voir si les enseignements sont en adéquation avec notre environnement socio-économique. « Partant de là, on s’est rendu compte qu’il nous faut repenser nos contenus d’enseignement et la formation de nos enseignants, pour être en phase avec nos réalités et nos besoins », a-t-elle précisé. A l’en croire, les commissions pédagogiques, les nouveaux curricula à élaborer vont prendre en charge d’autres thématiques d’actualité comme le développement durable, la sécurité, la santé de la reproduction, la citoyenneté, entre autres. Selon l’Inspecteur général de l’éducation et de la formation (Igef), ce projet est né d’un constat qu’ « il y a un manque de points d’ancrage entre le curriculum de l’élémentaire, celui du moyen secondaire jusqu’à l’université ». Ainsi, pour Ndiogou Faye, il s’agit, à travers ce nouveau curriculum, d’apporter une cohérence aussi bien entre les niveaux d’enseignement, qu’entre les matières avec des profils de sortie bien définis, une formation, des enseignements adaptés et des manuels didactiques disponibles. De l’avis du doyen de l’Igef, le Parc vient appuyer le ministère de l’Éducation pour l’amélioration des curricula ou programmes d’enseignement. Le projet vise pour l’instant 7 disciplines et s’étend de l’élémentaire à la formation professionnelle.

Pape Coly NGOME

Les travaux de construction des Espaces numériques ouverts (Eno) avancent à un rythme souhaité. Beaucoup de chantiers seront livrés en 2017. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre organisée par le Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs).

Les responsables du Projet d’appui à l’Université virtuelle du Sénégal (Pauvs) tirent un bilan satisfaisant des travaux de construction des Espaces numériques ouverts (Eno). La coordonnatrice du projet a donné une note satisfaisante à l’état d’avancement des chantiers. « Les Enos de Guédiawaye, Thiès et Saint-Louis, qui ont démarré à peu près au même moment, sont au niveau du dallage du dernier niveau avec une prévision de finalisation avant fin mai 2017 », a fait savoir Aïchou Niang Wane.

Ce taux appréciable d’exécution est la résultante de la systématisation du suivi-évaluation et de la prise en charge des problèmes pouvant entrainer des retards. « La capacité de la coordination du projet à prendre en charge correctement les contraintes et à surmonter les obstacles a facilité l’évolution des chantiers », a-t-elle affirmé. Ces infrastructures sont les leviers de la montée en puissance de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs).

Les effectifs de l’institution sont passés de 2090 étudiants pour l’année 2013 et 2014 à 14.195 pour l’année académique en cours. L’étudiant n’est plus laissé à lui-même. Le calendrier d’enseignement impose un temps de présence et de régularité aux cours. « Nous avons des cours en présentiel et des enseignements à distance. La présence physique est obligatoire pour le premier semestre. L’objectif, c’est d’éviter que les étudiants ne s’inscrivent et disparaissent avant de réapparaître pour les examens », a expliqué le recteur de l’Uvs, le Pr Moussa Lô.

Prenant la parole, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, s’est félicité que l’Uvs inspire des pays comme la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. « Le début a été difficile. L’Uvs est un des projets phares des réformes de l’enseignement supérieur. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont venus prendre notre modèle », a-t-il indiqué. Le ministre croit que cette innovation va répondre aux attentes des autorités et des Sénégalais. Pour lui, l’espoir est permis sur le chemin de la montée en puissance de cet établissement d’enseignement supérieur. « L’Uvs va se déployer avec de nouveaux défis. Surtout que les pays en développement n’ont pas assez d’infrastructures pour accueillir tous leurs étudiants qui aspirent à bénéficier de formations universitaires. Le nouveau contexte nous impose d’innover.

Au cours de cette rencontre, les responsables ont annoncé le démarrage des travaux de construction du siège de l’Université virtuelle à Diamniadio.

Idrissa SANE

Le taux de mortalité liée au paludisme a beaucoup chuté au Sénégal. Il est de 3 %, selon les responsables du Programme national de lutte contre paludisme (Pnlp). Cependant, il reste élevé dans les régions du Sud-Est du pays où l’on note plus de cas de décès.

Le paludisme continue de reculer au Sénégal où le taux de mortalité est de 3 %. Ce dernier est encore plus faible au nord du pays. Les districts sanitaires des régions de Saint-Louis et Matam sont au vert puisqu’on y parle déjà de pré-élimination. En faisant une présentation sur les succès notés ces 10 dernières années dans la lutte contre le paludisme, Dr Alioune Badara Guèye, chef du Bureau prise en charge du Programme national de lutte contre paludisme (Pnlp) a constaté tout de même que la zone Sud-Est du pays est toujours dans le rouge. Il a révélé que 45 % des cas de paludisme proviennent des régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou. « Le tiers des 3 % de décès notés au Sénégal vient aussi de ces régions », a-t-il informé.

Pour réduire ces décès, le coordonnateur du Pnlp, Dr Oumar Sarr, a assuré que des mesures de prévention sont prises dans ces régions. Il a soutenu qu’un dispositif a été déjà mis en place pour diagnostiquer et traiter précocement tous les cas de paludisme. « Notre objectif est que cette zone devient verte, et cela passe par la pré-élimination du paludisme », a expliqué M. Sarr.
Ces deux personnalités s’exprimaient au cours d’une conférence de presse tenue, hier, en prélude à la Journée mondiale contre le paludisme, prévue le 25 avril. Au Sénégal, la cérémonie officielle aura lieu dans la commune Kaolack.

Le coordonnateur du Pnlp a profité de la rencontre avec les journalistes pour annoncer que le traitement du paludisme grave est gratuit dans les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Kédougou, Tambacounda et Kaolack.

Interpelé sur le taux d’utilisation des 8 millions de moustiquaires imprégnées distribuées en 2016, il a affirmé que 90 % des bénéficiaires dorment sous moustiquaire. « Ils ont compris que les moustiquaires imprégnées les protègent contre cette maladie », s’est réjoui Dr Sarr qui rappelé que l’objectif du Sénégal est d’éliminer le paludisme d’ici à 2030.

« Mais, nous voulons déjà réussir le pari de pré-élimination en 2020 dans toutes les régions du pays », a avancé l’ancien médecin-chef de la région médiale de Dakar. C’est pour cette raison que le Pnlp envisage de reconduire, en 2019, la campagne de distribution de masse des moustiquaires imprégnées dans toutes les régions du Sénégal. L’Organisation mondiale de la santé a reconduit le thème de l’année dernière : « En finir pour de bon avec le paludisme ».

Eugène KALY

Le boom immobilier est une réalité à Dakar. En attestent les immeubles à plusieurs étages qui poussent comme des champignons. Les promoteurs immobiliers s’en tirent à bon compte. Cependant, les droits des locataires ne sont pas toujours respectés. Ces derniers s’époumonent à escalader plusieurs étages alors que la réglementation exige l’installation d’ascenseurs dans des maisons qui ont dépassé certains niveaux.

Gueule Tapée, un quartier où les logements des étudiants ne se comptent plus. La proximité avec l’université fait fleurir la location des chambres, des studios et des appartements. Gueule Tapée, c’est le quartier général des étudiants étrangers au Sénégal. Des agences immobilières y sont aussi visibles. Ici, des immeubles de trois étages, quatre, voire plus, s’élèvent vers le ciel. Sur les balcons, les linges défigurent l’esthétique des bâtiments. En bas, dans les rues, des adolescents jouent au football. Sur les trottoirs, des femmes écoulent des beignets, des friandises, comme c’est le cas sur cette rue donnant sur l’artère qui longe le Canal 4. Dans les immeubles, l’ascenseur est un luxe pour les propriétaires. Tous les jours, la jeune étudiante Fatou Sarr, de la Faculté des Sciences et Techniques, est forcée à un exercice physique.

« J’habite au quatrième étage. Je me débrouille toujours pour acheter tout ce dont j’ai besoin avant de monter, car non seulement les escaliers sont nombreux, mais ils sont en mauvais état », se plaint ce bout de femme au teint clair trouvée devant chez elle en train de décortiquer des arachides. L’évocation de son droit à un ascenseur provoque l’hilarité. « Vous êtes en train de rêver », lance-t-elle. Cette réaction est assez révélatrice de l’ignorance de la plupart des Sénégalais sur la législation relative à la construction d’immeubles qui dispose qu’au-delà de trois étages, l’ascenseur est obligatoire.

Non loin de la Gueule Tapée, à la Médina, l’ère de la nouvelle configuration saute à l’œil. Les nouvelles maisons narguent les vieilles. L’ambiance est au rendez-vous à la rue 19, l’odeur du poisson frais emplit les lieux. A l’entrée principale du marché, un bâtiment de quatre étages s’impose à la vue. Il est assiégé par des vendeurs d’articles divers : des boîtes de conserves aux nappes de table. Pour y accéder, il faut se faufiler entre les vendeurs et les clients. A l’intérieur, une femme, la soixantaine, emprunte les escaliers. Haletant, elle pose les pas marche après marche. Son panier de légumes semble ralentir sa progression. Mama Nar habite au troisième étage depuis sa retraite et elle fait le marché tous les jours. « Je ne suis pas locataire, c’est une maison qu’on a hérité de mon père. Les ascenseurs coûtent cher en termes d’électricité, c’est compliqué à gérer », témoigne-t-elle.

L’eau, une denrée précieuse en hauteur
A Hann Maristes, les propriétaires semblent confirmer, d’une certaine façon, que l’ascenseur est un accessoire. Devant un immeuble, un vigile et son ami tuent le temps autour d’une théière. A la question de savoir si la maison qu’il garde est équipée d’un ascenseur, il répond : « Aucun des immeubles de cette rangée n’en possède. D’ailleurs, pour quoi faire ? Quatre étages, ce n’est pas beaucoup », ironise-t-il. Son ami, tasse de thé à la main, renchérit : « En plus, les ascenseurs consomment de l’électricité ».

Les personnes à mobilité réduite sont aussi les grands oubliés dans cette course vers la construction d’immeubles et l’accumulation du profit.
A quelques mètres de là, Mme Gaye, une jeune dame à bord de sa voiture, est agent commercial dans une société de la place. Elle habite Hann Maristes depuis cinq ans. Pour elle, c’est peine perdue d’exiger un ascenseur aux propriétaires. La dame ne se casse plus la tête. Elle évite de vivre en hauteur. « Je vie en location, donc je choisis un appartement qui n’est pas en hauteur. Les escaliers sont éprouvants. En plus, on est constamment confronté à un manque d’eau. C’est infernal », clame Mme Gaye.

Comme pour les ascenseurs, les propriétaires ne se soucient pas de la disponibilité de l’eau pour les locataires. Des immeubles sans sur presseur font florès aux Maristes. Le manque d’eau est l’envers du décor de vivre dans ce quartier paisible. La sage-femme Rouguiyatou est bien placée pour faire la liste des maux liés au fait d’habiter en hauteur dans ce quartier aux lacs. « Il y a beaucoup de moustiques. Ce n’est pas seulement les coupures d’eau », dénonce-t-elle. Depuis un mois, elle est à la recherche d’un nouveau logement aux Maristes. « C’est frustrant de payer cher sans avoir le minimum de confort. Cette fois-ci, je vais m’assurer du rapport qualité/prix », dit-elle. Vivre en hauteur à Dakar a son revers.

Malick Ndiaye, ingénieur électromecanicien : « L’ascenseur est obligatoire pour les bâtiments d’au moins quatre étages »
Pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur les préalables à la construction d’immeubles, Malick Ndiaye, ingénieur électromécanicien, a donné un aperçu sur la réglementation en vigueur, non sans brosser quelques suggestions, en vue de préserver la sécurité des locataires. Il a également analysé les causes de la réticence de certains propriétaires à aménager des ascenseurs dans leur bâtiment.

Est-ce que l’érection d’ascenseurs pour les bâtiments est obligatoire ?
Oui ! Elle est obligatoire. L’article R.7 fixe les dispositions générales applicables au bâtiment le rend obligatoire. Le Code de la construction, décret n°2010-99 du 27 de ce texte, stipule : « L’installation d’un ascenseur desservant chaque étage est obligatoire dans les bâtiments d’habitation collectifs comportant plus de quatre étages au-dessus du rez-de-chaussée. Un arrêté conjoint du ministère chargé de la Construction et du ministère chargé de la Protection civile fixe les règles de sécurité que l’installation d’ascenseurs doit respecter. La réglementation française est plus stricte, car le Code de la construction et de l’habitation prévoit : « L’ascenseur doit obligatoirement être installé lorsque l’immeuble dispose d’un étage ou d’un sous-sol et est habilité à recevoir plus de 50 personnes. C’est notamment le cas des Erp (Établissements recevant du public). Dans les autres cas, notamment les immeubles d’habitation, un ascenseur doit être installé pour toute construction de plus de 3 niveaux. Son usage doit également être adapté à tous les handicaps, sans exception ». Donc, vous apercevez la différence.

Que prévoit la loi pour les promoteurs immobiliers qui ne respectent pas cette réglementation ?
C’est là où se trouve le problème. Aucune sanction n’est prévue pour les réfractaires. C’est ce qui est à l’origine de cette anarchie. Aucune sanction pénale n’est prévue par la loi n°2009-23 du 8 juillet 2009 du Code de la construction pour les promoteurs immobiliers. Je n’ai pas non plus connaissance de sanctions pécuniaires.

Pourquoi les propriétaires rechignent-ils d’aménager des ascenseurs dans les immeubles ?
Le plus souvent, les propriétaires ne sont pas très bien conseillés quant à l’intégration d’un ascenseur dans le bâtiment au stade de la conception pour respecter la réglementation ou tout simplement, ils ignorent celle-ci. Certains promoteurs font aussi le choix de ne pas aménager d’ascenseurs dans les immeubles pour des raisons de coût.

Quel est le coût d’un ascenseur ?
Le coût est en fonction de plusieurs paramètres : le type, la taille, la marque du constructeur, les délais de fabrication et de livraison. Pour donner une idée, le prix d’un ascenseur panoramique 1.000 kg, 13 personnes, desservant 8 niveaux, avoisine les 50..000.000 de FCfa.

Il y a beaucoup d’ascenseurs qui sont en mauvais état. Quels sont les dangers pour ceux qui les utilisent ?
Les dangers sont multiples. Par exemple, le blocage d’un usager à l’intérieur de la cabine, la chute de la cabine dans la gaine d’ascenseur à la suite d’une rupture des câbles de suspension et d’un dysfonctionnement du parachute de cabine.

Que préconisez-vous pour faire appliquer cette réglementation ?
Nous préconisons la participation de tous les acteurs et utilisateurs (locataires, occupants, propriétaires, tierces personnes) à la prévention des risques portant sur le non respect des dispositions réglementaires applicables aux ascenseurs. En cas de constat de risques de défaillance ou d’absence de contrôle réglementaire, nous recommandons une démarche proactive comme le suggère l’article L 58 suivant du Code de la construction : « Tout propriétaire, locataire ou occupant de l’immeuble peut saisir le tribunal compétent statuant en matière de référés, afin qu’il ordonne la mise en conformité des ascenseurs avec les dispositions prévues à cet effet…».

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’état des lieux du Projet d’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation de base (Paqeeb), qui prend fin cette année, a été dressé, à Saly, au cours d’un atelier de partage. Le taux d’exécution des travaux n’a pas été jugé satisfaisant. Injonction a ainsi été faite aux entrepreneurs pour terminer les travaux d’ici à la fin du mois de mai.

La rencontre de partage sur l’état d’avancement des travaux de construction, de réhabilitation et d’équipement du Projet d’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation de base (Paqeeb) a réuni le niveau central du ministère de l’Éducation nationale, les seize inspecteurs d’académie du pays, les cabinets de suivi engagés et les entrepreneurs. Il s’est agi de faire l’état des lieux de la construction de 200 nouvelles écoles complètes, de 20 Blocs scientifique et technique (Bst), de 4 Centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (Crfpe), mais aussi de la réhabilitation de 8 Bst et de 100 « daaras » (écoles coraniques).

Point focal du Paqeeb au niveau des inspections d’académie, Allé Thiam a fait le point sur l’état d’exécution des travaux. Concernant les nouvelles écoles complètes, les travaux au niveau des académies de Kaffrine, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Tambacounda sont achevés et les infrastructures réceptionnées. Des difficultés ont cependant été notées à Ziguinchor où, a indiqué M. Thiam, le contrat de l’entrepreneur a été résilié, puis réattribué. Matam, a-t-il avancé, affiche un niveau d’exécution de 95 % contre 97 % pour Saint-Louis et 98 % pour Kolda.
Sur les 200 écoles, 187 sont terminées et réceptionnées, a affirmé Allé Thiam et 13 autres sont en cours de finition. « Même si on a un bon nombre d’écoles achevées, les travaux ont tiré en longueur. Les contrats ont été signés en 2014 et 2015. On est en 2017 et les travaux ne sont toujours pas terminés, alors qu’ils devaient l’être depuis longtemps », a-t-il regretté.

Il a ainsi invité les entrepreneurs à tout faire pour que les écoles qui restent puissent être achevées, afin que les équipements qui s’élèvent à un peu plus de 484 millions de FCfa soient livrés dans leur intégralité. S’agissant des 20 nouveaux Bst, prévus pour un coût global de plus de 4 milliards de FCfa, seuls ceux de Dakar, Kaffrine, Louga, Thiès, Diourbel, Fatick et Tambacounda sont à 100 % d’exécution. Celui de Kaolack est en cours de finition et ceux de Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Kédougou et Ziguinchor attendent d’être achevés. A en croire M. Thiam, 11 Bst sur les 20 sont déjà terminés. Pour leur équipement, a-t-il indiqué, plus de 3 milliards de FCfa sont prévus ; un montant qui ne prend pas en compte les attributions qui seront faites pour l’académie de Sédhiou.

Retard dans les livraisons
Pour les 8 Bst à réhabiliter dans les académies de Diourbel, Thiès, Ziguinchor, Kaolack, Dakar, Saint-Louis et Rufisque, pour un coût de plus de 947 millions de FCfa, un niveau d’avancement de 75 % est enregistré et les travaux, a assuré le point focal, seront bouclés au plus tard à la fin du mois de mai. Ces Bst, a-t-il indiqué, seront équipés à hauteur de près de 500 millions de FCfa.

Un taux d’achèvement variant entre 60 et 98 % a été enregistré pour les 4 Crfpe à réaliser pour un coût de plus de 2,5 milliards de FCfa et avec une enveloppe de 642 millions destinée à leur équipement. Dans le Paqeeb, a rappelé Allé Thiam, il est également prévu l’amélioration de l’environnement physique des 100 « daaras » (écoles coraniques) dans neuf académies pour un montant de plus de 1,216 milliard. « Ce montant ne prend pas en compte ceux qui seront attribués à Matam, Louga et Diourbel qui sont sur la phase d’évaluation des projets », a-t-il fait savoir.

Financé par la Banque mondiale, la Coopération canadienne, le Programme mondial pour l’éducation et le gouvernement du Sénégal comme principal bailleur, le Paqeeb prend fin en 2017. Son coordonnateur, Kassa Diagne, a déploré le retard accusé dans la livraison. « (…) Le programme arrive à terme en 2017, il faut donc livrer tous les ouvrages, pour que les élèves puissent les utiliser à la prochaine rentrée », a-t-il lancé.

Samba Oumar FALL

L’école Dembel Baldé a besoin de nouvelles salles de classe et d’enseignants pour faire face aux effectifs pléthoriques.

Le village de Thidèly est situé dans la commune de Coumbacara, au sud-est du département de Kolda. Il abrite l’école élémentaire Dembel Baldé qui est confrontée à un déficit de salles de classe et de tables-bancs. Les enseignants sont ainsi débordés par la pléthore des effectifs qui varient entre 80 et 90, voire 96 élèves, par salle de classe. Et la situation pourrait s’aggraver au cours des années à venir si des mesures urgentes ne sont pas prises pour augmenter le nombre d’enseignants et construire de nouvelles de salles de classe.

La cour de l’école est envahie par les animaux domestiques qui divaguent à longueur de journée, faute de clôture, avec tous les risques que cela comporte pour la sécurité des élèves et des enseignants. Cette présence encombrante perturbe le déroulement des enseignements/apprentissages et affecte sérieusement la concentration des écoliers. Comme les difficultés ne viennent jamais seules, l’école ne dispose non plus d’électricité pour permettre aux élèves, notamment à ceux qui sont en classe de Cm2, d’apprendre leurs leçons pour préparer leurs examens. Or, pour la plupart d’entre eux, les conditions d’études ne sont pas réunies pour apprendre à la maison.

Pour la majorité des parents d’élèves, l’école ne constitue pas une priorité. Les élèves sont laissés à eux-mêmes et ne disposent pas de lampe pour apprendre leurs leçons pendant la nuit. Cette situation se répercute sur les enseignements/apprentissages et sur le taux de réussite à l’examen d’Entrée en 6ème et au Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). A titre d’exemple, pour l’année scolaire 2015/2016, les résultats aux examens tournaient autour de 20 à 25 %. Il faut dire que l’attitude des parents d’élèves contribue, dans une large mesure, à ce faible taux de réussite aux examens. « Il y a des parents d’élèves qui viennent en plein cours dire à l’enseignant : «Je veux que tu me prêtes mon enfant aujourd’hui, parce que je n’ai personne pour m’aider dans les travaux champêtres» ». Il faut également noter qu’à l’ouverture de l’année scolaire, les parents d’élèves libèrent très tardivement leurs enfants pour démarrer les cours. Ils disent carrément qu’ils n’ont pas les moyens pour acheter les fournitures scolaires comme les cahiers, les ardoises et autres », a déclaré Galo Diao, enseignant à l’école élémentaire Dembel Baldé de Thidèly. Les enseignants sont donc obligés d’attendre l’arrivée de quelques élèves pour pouvoir démarrer les enseignements. Et dès les premières pluies, qui commencent généralement entre les mois de mai et juin, les parents d’élèves reprennent également leurs enfants pour les travaux champêtres. On comprend, dès lors, les difficultés que rencontre le corps enseignant de l’école Dembel Baldé pour atteindre le quantum horaire.

Mamadou Aliou DIALLO

Le médecin-chef du centre de santé de Dahra-Djolof, Mamadou Thioro Mbaye, responsable politique Apr, a offert 354 tenues scolaires aux élèves les moins nantis des 8 écoles primaires et de la case des tout-petits que compte la commune de Linguère. Un ouf de soulagement pour les parents. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur de l’éducation et de la formation, Mbaye Dièye, en présence du président des parents d’élèves du lycée, Momar Cissé Seck, du 2ème adjoint au maire de Linguère, Ibrahima Lô, de son représentant et fidèle compagnon, Abdou Cissé, des directeurs d’école, des enseignants...

« Ce n’est pas la première fois que nous offrons des tenues aux élèves de Linguère. Cette cérémonie, 3ème du genre, nous allons la réitérer l’année prochaine. Cette action sociale est importante pour les parents, car il va les soulager dans l’habillement de leurs progénitures », a dit Abdou Cissé, représentant le bienfaiteur. Pour l’Ief Mbaye Dièye, avec ces tenues, « tous les enfants sont au même pied d’égalité. L’on ne saurait distinguer les enfants des pauvres de ceux des riches. Cela va leur permettre de tisser des relations plus amicales et cordiales ». Poursuivant, il a indiqué que « ces tenues peuvent impacter sur les résultats des élèves. Bien habillés, ces apprenants, plus motivés, vont se donner plus afin de satisfaire leurs parents. Le complexe d’infériorité n’aura plus sa raison d’être, car tout le monde a les mêmes chances de réussite ».

Masse NDIAYE

Dans le cadre du programme sécurisation mono forage, mis en place par l’État, Thiadiaye (département de Mbour) va bénéficier d’un forage de secours qui permettra de couvrir correctement les besoins en eau des populations.

La qualité de l’eau, le déficit d’approvisionnement et les demandes d’extension à Thiadiaye (département de Mbour) étaient de fortes préoccupations des populations. Ces doléances sont, aujourd’hui, de vieux souvenirs. L’État a pris toutes lces besoins pour satisfaire leurs préoccupations à travers le programme sécurisation mono forage. Thiadiaye, qui bénéficie d’un forage depuis 1986 et d’une station de défluoruration depuis 2009, sera doté d’un forage de secours. Les directeurs généraux de la Sénégalaise des eaux (Sde) et de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) ont effectué, samedi dernier, une visite sur le site abritant le forage en compagnie du maire de la localité et de son équipe. Le forage de Thiadiaye, qui fournit 600 m3 par jour pour des besoins estimés à 800 m3 par jour, est, selon le directeur général de la Sde, arrivé à un stade qui nécessite son renforcement. « C’est l’objet du renforcement qui est en cours de réalisation par la Sones. Et avec la réalisation de ce forage, nous seront en mesure de couvrir tous les besoins des populations de la ville de Thiadiaye », a assuré Abdoul Baal.

Satisfaire les besoins des populations en eau
S’agissant de la qualité physico-chimique et microbiologique, M. Baal a assuré que cette eau est de très bonne qualité, apte à la consommation humaine. A l’en croire, les tendances proches de la limite des directives de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) seront ainsi corrigées. Le directeur général de la Sones a laissé entendre que ces ouvrages, avec l’urbanisation et la démographie, commencent à atteindre leur limite objective quant à leur objectif initial de satisfaire les besoins des populations en eau. De l’avis de Charles Fall, la politique volontariste de branchements sociaux, initiée par le gouvernement, a eu pour incidence l’augmentation du nombre des abonnés de Thiadiaye qui est passé de 1000 à plus de 1500. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, que l’État, sous l’impulsion du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a mis en place le programme de sécurisation mono forage. « Thiadiaye a toujours existé avec un seul forage à l’image de Foundiougne, Linguère et Ndioum qui ont bénéficié, cette année, d’un second forage appelé forage de secours. Mais, pour Thiadiaye, le forage de secours sera le forage principal parce que le débit sera supérieur à celui de l’ancien », a indiqué Charles Fall. Ce forage, a-t-il assuré, sera terminé ce mercredi et transmis à la Sde pour sa mise en service. Cette solution d’urgence, a-t-il fait savoir, a coûté près de 250 millions de FCfa à la Sones.

Toutefois, M. Fall a souligné qu’un plan est prévu dans les moyen et long termes pour sécuriser l’alimentation en eau à Thiadiaye, au bénéfice des populations. « Nous allons renforcer en priorité via le Noto-Ndiosmone-Palmarin et à moyen et long termes aller vers une extension de l’usine. Dans sa conception initiale, il est prévu une plateforme devant abriter cette extension pour doubler sa capacité, et nous mettrons un troisième forage pour anticiper sur l’extension de l’usine qui est déjà là », a annoncé le directeur général de la Sones.

Le maire de Thiadiaye, Me El Hadji Oumar Youm, a remercié la Sde et la Sones pour leur accompagnement. Ce second forage, a-t-il dit, va renforcer les capacités de production de cette station, sans compter le projet d’extension de l’usine de traitement de l’eau. D’après Me Youm, l’État avait déjà fait des efforts en 2010 en améliorant le traitement de l’eau. Mais, aujourd’hui, a-t-il soutenu, le forage et l’usine commencent à s’essouffler. « Les directeurs généraux de la Sde et de la Sones, avec le soutien du ministre de l’Hydraulique, sont en train de voir les meilleures solutions possibles pour permettre aux populations de Thiadiaye de retrouver la meilleure qualité d’eau qu’il y avait en 2010 », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Le Groupe pharmaceutique Médis de la Tunisie, basé à Dakar, a racheté des titres de Sanofi à travers sa Société Winthrop Pharm Sénégal (Wps). Son président exécutif, lors de la signature entre les deux groupes, a décliné sa stratégie. A court terme, les responsables de Médis envisagent d’investir pour élargir la gamme des médicaments à fabriquer localement et qui sont déjà enregistrés et commercialisés en Tunisie et ailleurs. 

A moyen terme, ils vont développer les médicaments spécifiques et essentiels. A long terme, il a promis de réaliser des extensions nécessaires pour répondre aux besoins du marché de la zone mais aussi des hôpitaux et des institutions sanitaires, comme les solutés massifs et les médicaments injectés à usage professionnels. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est félicité de ce rachat et surtout de l’implantation de ce groupe au Sénégal. D’après le Pr Awa Marie Coll Seck, le Sénégal dispose, depuis plusieurs décennies, de cinq unités de fabrication de médicaments. Malgré tout, l’État importe 85 à 90 % de ses besoins en médicaments. C’est pour cette raison qu’elle a salué l’implantation de ce groupe tunisien dans notre pays qui va non seulement vendre la destination Sénégal mais aussi booster la production pharmaceutique locale.

Mme Seck a expliqué que les crises sanitaires récentes, la transition épidémiologique et la lutte contre des épidémies transfrontalières imposent aux dirigeants des pays en développement de réfléchir sur l’accessibilité et la disponibilité des médicaments de qualité.

Eugène KALY

Le ministre de l’Éducation nationale a assisté, le 13 avril 2017, à la pose de la première pierre du « daara » moderne de Taïba Niassène, dans le département de Nioro. C’était en présence du khalife des niassènes de Kaolack, Cheikh Ahmet Tidiane Niasse, des autorités administratives, locales et éducatives de la région.

La construction des 64 « daaras » modernes (écoles coraniques) entre dans sa phase active au Sénégal. C’est dans cette dynamique que se situe le Projet d’appui à la modernisation des « daaras » (Pamod) financé par la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de plus de 10 milliards de FCfa. La mise en œuvre de ce projet permettra non seulement d’accroître le taux d’accès à l’éducation, mais aussi et surtout de diversifier l’offre éducative. Désormais, tous les apprenants qui ne se reconnaissaient pas dans le système éducatif classique peuvent intégrer ces nouveaux établissements d’enseignement. Lesquels vont dispenser l’enseignement du Coran et de la religion musulmane, ainsi que celui du français et des mathématiques. Taïba Niassène, situé à 24 km de Nioro du Rip, a abrité, le 13 avril 2017, la cérémonie officielle de lancement de la construction des « daaras » modernes. Le « daara » moderne de cette localité dont la première pierre a été posée par le Khalife de Léona Niassène, Cheikh Ahmet Tidiane Niasse, en présence des représentants des autres chefs religieux du Sénégal, est l’un des 64 « daaras » modernes que le projet va construire dans les 7 régions ciblées.

Extension du projet dans la sous-région
La région de Kaolack va bénéficier de 10 « daaras » modernes, dont trois sont situés dans le département de Nioro (Wack Ngouna, Taïba Niassène et Nioro). Celui de Nioro est une structure privée. Selon le coordonnateur national du Pamod, Mamadou Mboji Diouf, le « daara » moderne de Taïba Niassène a mobilisé 5,7 milliards de FCfa et le délai d’exécution ne va pas dépasser 12 mois.

Pour le directeur du bureau régional/Afrique de la Bid, ce projet est le fruit d’une bonne coopération entre le Sénégal et l’institution bancaire. Une coopération qui, d’après Musa Sillah, a duré plus de 40 ans et ne cesse de se consolider et de s’élargir au fil des ans. A l’en croire, depuis 2012, la collaboration a pris une nouvelle dimension.

Rien que dans le secteur de l’éducation, la Bid a financé 10 projets pour un montant total de 52 milliards de FCfa. « Le projet d’appui à la modernisation des « daaras » (Pamod) et le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers (Palam) constituent les deux programmes phares du gouvernement du Sénégal financés par la Bid », a rappelé M. Sillah.

Après avoir procédé à la pose de la première pierre du « daara » moderne de Taïba Niassène, le khalife de Léona Niassène de Kaolack, Cheikh Ahmet Tidiane Niasse, par le biais de son frère, a félicité le chef de l’État pour son engagement à accompagner les cités religieuses. Cheikh Mahi Ibrahima Niasse a aussi magnifié les efforts déployés par le gouvernement dans le domaine de l’éducation. Il a ainsi exhorté les jeunes aux études et au travail pour jouer leur partition à la réalisation au Plan Sénégal émergent (Pse). Le ministre de l’Éducation nationale s’est, lui, félicité du partenariat fécond entre le gouvernement du Sénégal et la Bid. Serigne Mbaye Thiam s’est également réjoui du choix porté sur Taïba Niassène pour abriter le lancement de la construction des « daaras » modernes. Selon lui, ce projet pilote vient appuyer les efforts du Sénégal en matière de modernisation des « daaras » et pourrait concerner toute la sous-région en cas de résultats concluants.

Pape Coly NGOME

En tournée à Fatick, le ministre délégué chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Papa Gorgui Ndong, s’est réjoui de l’état d’exécution des ouvrages d’assainissement. Il a assuré que sur la base du plan d’actions proposé par le gouverneur de région, des mesures idoines seront prises pour lutter contre les inondations.

A Fatick, le ministre délégué chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues a visité les différents ouvrages d’assainissement exécutés dans le cadre d’un programme d’un coût de 12 milliards de FCfa. Pape Gorgui Ndong a ainsi visité les canaux de drainage des eaux pluviales, la station de pompage dont le débit sera considérablement augmenté jusqu’à 3.600 m3/h et le bassin, tous en cours de réalisation. « Ces ouvrages vont permettre de mettre hors d’eau la commune de Fatick », a-t-il déclaré. Lors de la réunion avec l’ensemble des acteurs, le ministre délégué a rappelé que l’objectif de sa tournée, c’est de faire le suivi des réalisations livrées ou en cours et des projets qui doivent être entamés. Mais aussi de partager avec l’ensemble des acteurs des mesures qui ont été prises depuis un certain temps dans le cadre de la lutte contre les inondations. M. Ndong a également indiqué que le deuxième objectif de sa tournée nationale, c’est la préparation de l’hivernage 2017.

Il s’agit d’engager l’ensemble des acteurs et les populations à prendre les bonnes informations pour prendre les bonnes décisions afin de mettre en œuvre des mesures transitoires permettant de bien préparer l’hivernage 2017. « Ce que nous avons vu sur le terrain nous rassure par rapport à l’état d’avancement des travaux », s’est-il réjoui.

Ce qui permet d’espérer que, d’ici les premières pluies, la ville de Fatick sera mise hors de l’eau. Concernant les autres préoccupations des populations des localités de Fimela, Foundiougne, Gossas, Djilor, Ndangane-Sambou, Ndangane-Campement, Passy, il a soutenu qu’il y a beaucoup de points bas où il faut des interventions immédiates, mais avec des mesures transitoires pour lutter contre les inondations.

Le ministre délégué a rappelé que, depuis 2012, des mesures exceptionnelles ont été engagées par le gouvernement du Sénégal avec le Plan décennal de lutte contre les inondations d’un coût de 766 milliards de FCfa. Ceci est accompagné d’un plan d’actions qui a été déclenché depuis 2012 avec une enveloppe de 66 milliards injectés à travers tout le pays pour mettre en œuvre les ouvrages structurants, en vue de lutter définitivement contre les inondations. Papa Gorgui Ndong a, par ailleurs, fait savoir que le plan d’actions de la région, proposé par le gouverneur, de concert avec les acteurs, va leur permettre d’anticiper sur les problèmes pour prendre des mesures idoines afin de lutter efficacement contre les inondations.
Dans le cadre de la prévention, le ministre délégué s’est réjoui du fait que les autorités aient pris des dispositions en positionnant des motopompes dans les îles du Saloum.

Oumar Ngatty BA

L’Unité de formation et de recherche (Ufr) des Lettres et Sciences humaines de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) a organisé, hier, la cérémonie de graduation des étudiants titulaires de Master de la promotion 2014-2015. La rencontre était présidée par le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et parrain de cette promotion.

Une cérémonie de graduation s’est tenue à l’Unité de formation et de recherche (Ufr) des Lettres et Sciences humaines de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. C’était en présence du recteur Baydallaye Kâne et du directeur du Crous, Ibrahima Diao. Le parrain des 180 récipiendaires, Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a exprimé l’engagement du président Macky Sall et du gouvernement à mettre l’enseignement supérieur au niveau des standards internationaux en matière de formation et de recherche.

L’Ufr de Lettres et Sciences Humaines, a-t-il précisé, a su poser son modèle pédagogique. C’est la première Ufr à avoir basculé dans le système Lmd (Licence-Master-Doctorat) à une époque où la réforme suscitait plus d’hostilité que d’adhésion. Des difficultés ont été rencontrées et finalement surmontées. Le cap vers l’Excellence a été maintenu. Mais pouvait-il en être autrement ? s’est-il demandé.

Le Pr Niane a laissé entendre que ces 180 étudiants méritants font partie des dignes héritiers d’une lignée d’hommes et de femmes de lettres et d’enseignants qui ont eu la conviction qu’il fallait faire autre chose à Saint-Louis et surtout bien le faire.

A ce propos, le ministre a fait allusion au premier directeur de cette Ufr, devenu plus tard recteur, le Pr Ndiawar Sarr, au Pr Issiaka Prosper Laléyé, au Pr Gora Mbodj, au recteur Baydallaye Kâne, ancien directeur de l’Ufr Lsh, au Pr Omar Diop et au Pr Boubacar Camara. Il a aussi rendu hommage aux premiers anciens de cette Ufr : feu Mwamba Cabakoulou, feu Hilaire Bouka, feu Madické Diop, feu Moreau qui est resté très peu de temps à l’Ugb, de même que feu El Hadj Mansour Niang.

A en croire Mary Teuw Niane, c’était à l’époque où il fallait se battre contre les reptiles pour faire cours, c’étaient les périodes de manque, de grande pénurie, où il fallait faire beaucoup avec peu… Ils acceptaient de venir de Dakar, de l’Ucad, pour faire cours : feu Pr Oumar Sankharé, le Pr Samba Dieng, le Pr Diané… Ils sont nombreux à avoir apporter leur soutien à la première femme enseignante de l’Université, Pr Binta Diop.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Aminata Diaw Cissé, Dr en Philosophie, est décédée, dans la nuit de jeudi au vendredi, à Dakar, des suites d’une maladie. Elle a été enterrée hier à Yoff. L’Ucad et le Codesria viennent de perdre une valeur sûre.

Intellectuelle, elle l’était. Travailleuse aussi. Mais surtout affable et courtoise. Enseignante au département de Philosophie de l’Ucad, Aminata Diaw Cissé a joué un rôle prépondérant dans la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) en tant que membre du comité de pilotage. C’est en 1986 qu’elle a intégré le département de Philosophie où elle dispensait le cours de Philosophie politique. Elle a travaillé avec plusieurs organisations comme la Commission sénégalaise pour l’Unesco, la Biennale de Dakar, la Commission nationale de réécriture de l’Histoire africaine dirigée par le Pr Iba Der Thiam.

Grande intellectuelle, elle a été responsable du Centre de recherches philosophiques et épistémologiques de l’École doctorale « Études sur l’homme et la société » ou Ethos et vice-présidente de la Commission scientifique du Codesria pour le compte duquel elle a publié une monographie intitulée : « Démocratie et logiques identitaires en Afrique ». Nous l’avons plusieurs fois rencontrée dans cette institution africaine où elle jouait, aux côtés du secrétaire exécutif, Ebrima Sall, un rôle éminemment important.

Dans son témoignage, le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, a rappelé qu’il vient de perdre plus qu’une collègue. « Aminata était une sœur avec laquelle j’entretenais une communion d’esprit exceptionnelle. Elle était une intellectuelle intransigeante dans la défense des principes de liberté, surtout académique », a-t-il dit. Et de poursuivre : « Je garde en mémoire son fameux texte intitulé : « La démocratie des lettrés », un chef d’œuvre de science politique par la hauteur théorique et la lucidité de l’analyse. Son engagement citoyen et féministe n’est plus à démontrer ». A en croire le recteur de l’Ucad, Mme Cissé a été, « avec une constance inégalable », un défenseur du service public et de l’école républicaine en particulier. Panafricaniste convaincue, elle a servi pendant plus de 30 ans, « avec dévouement, l’enseignement supérieur et la recherche à l’Ucad et au Codesria », a témoigné l’historien.

Daouda MANE

La France a honoré Maréma Diallo, enseignante et animatrice-alphabétiseuse, et Loïc Tréguy, directeur exécutif et fondateur de l’Ong Village Pilote. Ces deux personnalités ont reçu des mains de l’ambassadeur de France au Sénégal les insignes de Chevalier de l’Ordre national du mérite pour leur engagement en faveur des enfants talibés.

Maréma Diallo, enseignante et animatrice-alphabétiseuse, et Loïc Tréguy, directeur exécutif et fondateur de l’Ong Village Pilote, ont été élevés, par la France, au grade de Chevalier de l’Ordre national du mérite. Les médailles ont été remises par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, dans les locaux du Village Pilote sis au Lac Rose.

Maréma Diallo est honorée pour son dévouement auprès des enfants. Elle sert dans ce village depuis une dizaine d’années. La reconnaissance de Loïc Tréguy est née de son engagement sans faille en faveur des enfants abandonnés dans les rues et de sa remarquable coopération avec les acteurs qui luttent contre les enfants de la rue et ceux de la prison.
M. Tréguy, qui a tout laissé en France pour se mettre au service des enfants abandonnés dans les rues et en prison, a cofondé le Village de Pilote en 1993 avec comme objectif de mettre fin au phénomène des enfants de la rue. Depuis 25 ans, il a mis en place, avec l’aide de ses partenaires, des actions de prévention, de protection et de réinsertion des enfants en danger. Il sensibilise aussi des acteurs intervenant dans la lutte contre les enfants de la rue. Un travail qui a porté ses fruits, car le village s’est agrandi. Il compte, aujourd’hui, quatre centres d’accueil. Selon lui, l’objectif du centre est de faire en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants dans la rue. « Il ne peut pas y avoir des objectifs intermédiaires. Le retrait des enfants de la rue ne doit pas être une utopie. Il faut que l’on arrête de dire que l’on ne peut rien faire en faveur de ces enfants », a-t-il martelé, informant que chaque année, 150 à 200 enfants sont retournés dans leurs familles grâce au Village Pilote qui prend en charge annuellement 500 enfants sur tous les plans. « La France, depuis 25 ans, accompagne financièrement le village. Elle a octroyé plusieurs milliers d’euros à la structure dont les besoins sont estimés annuellement à 800.000 euros », a expliqué le récipiendaire qui s’est aussi félicité de l’organisation réussie des retours d’enfants auprès de leurs familles, notamment au Sénégal, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali et en Mauritanie. A cela s’ajoute le travail de plaidoyer avec les marabouts de Dakar pour aider les enfants à changer d’habitudes, en associant l’apprentissage du Coran avec l’alphabétisation en français et en arabe. Remettant la médaille à Maréma Diallo, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a déclaré qu’elle est une référence. « Vous êtes quelque-part la mère du Village Pilote ». Ces mots ont touché Mme Diallo qui ne s’est pas privée de manifester son appartenance à la Francophonie. « J’aime la France. Je suis Sénégalaise, mais je pense en Français. Je suis heureuse de recevoir cette médaille », s’est-t-elle réjouie.

Loïc Tréguy a indiqué à sa suite que cette médaille met de la lumière sur le Village Pilote. Elle ne sera pas portée par un seul homme, car c’est le fruit du travail de tous ceux qui œuvrent pour le bien-être des enfants. Et la France s’honore, d’après son ambassadeur au Sénégal, de compter parmi 25.000 ressortissants au Sénégal une personnalité comme Loïc Tréguy. Ce dernier, selon M. Bigot, a fait un choix en restant au Sénégal pour servir les enfants.

Eugène KALY

Tamba Socé, un quartier de la commune de Tambacounda (Est du Sénégal), dispose désormais d’un poste de santé. L’inauguration de cette infrastructure a eu lieu conjointement avec l’installation de l’Infirmière chef de poste (Icp).

En assistant à l’inauguration du poste de santé de Tamba Socé, un quartier de la commune de Tambacounda (Est du Sénégal), les habitants n’ont pas manqué de magnifier l’édification de cette structure sanitaire. Ce jour fera ainsi date dans les mémoires des populations qui se faisaient prendre en charge au niveau du poste de santé du quartier Dépôt distant d’au moins 5 km. Surtout que ce quartier, plus que centenaire, a donné son nom à la ville de Tambacounda, née du chemin de fer au début du siècle dernier.

« C’était la croix et la bannière pour se soigner ou se faire consulter à Tamba Socé », ont martelé des dames. Une Badianou Gokh (marraine de quartier) d’ajouter : « Auparavant, il nous fallait se déplacer jusqu’à Dépôt pour une consultation ou pour des soins ». Une soi-disant case de santé faisait figure de structure sanitaire. Il fallait donc payer le transport, en plus du ticket de consultation dans un milieu composé à majorité de pauvres, ont témoigné nos interlocuteurs.

Aujourd’hui, les populations estiment que le poste de santé va contribuer grandement dans leur prise en charge sanitaire, surtout celle des femmes et des enfants. Pour cette raison, le délégué de quartier a loué les efforts consentis par les partenaires, les autorités et les populations pour l’érection de cette structure sanitaire. « Nous étions fatigués et laissés à nous-mêmes, sans aucun soutien », s’est désolé Mamadou Diatta qui a informé que le bâtiment a été construit par Icd-Afrique ainsi que le logement de l’Icp. Cependant, bien que réconforté, le délégué de quartier a appelé les autorités à les accompagner. « Il faut que la structure soit dotée d’une ambulance et que l’électricité soit disponible », a plaidé M. Diatta.

L’adjoint au maire de la ville qui a présidé la cérémonie d’inauguration s’est dit très honoré de cette action consacrant l’installation de l’Icp du poste de santé de Tamba Socé. « Les populations étaient fatiguées et avaient besoin de ce poste », a-t-il déclaré, magnifiant cette « injustice qui vient d’être réparée ».Pour Bounama Kanté, il était inconcevable que le premier quartier de la ville, celui-là même qui a donné son nom à la région, reste tout ce temps sans disposer de poste de santé. « C’est inadmissible ! » a-t-il lancé. Cependant, M. Kanté a exhorté les populations à faire bon usage de la structure. « Il faut montrer votre engagement et votre détermination à vouloir garder le poste de santé », leur a-t-il lancé. Le Dr Diop, représentant le médecin-chef du district sanitaire de Tambacounda, a exhorté les populations à travailler à l’essor du poste de santé. « Ce poste est le vôtre, vous devez l’entretenir et veiller à sa sauvegarde au grand bénéfice de la santé de tous », a-t-il relevé.

Pape Demba SIDIBE

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) vient d’achever la construction de nouvelles stations de pompage dans les points noirs de Diourbel. Ces infrastructures éloignent le spectre des inondations.

Une station de pompage est enfouie au point bas du quartier Thierno Kandji de Diourbel. A part les regards et le dallage, rien ne présage sa présence. Le site était une mare intérieure. Les maisons des abords étaient inondées. Aujourd’hui, le spectre des conséquences des inondations semble s’éloigner. « Les travaux de la station sont terminés », renseigne le chef du Service régional de l’Onas à Diourbel.

Comme ici, la mare de « Roucou bou sew » est asséchée. Sur le site, la construction d’une nouvelle station est en phase terminale. Au dernier hivernage, certains riverains étaient contraints d’abandonner leurs maisons durant au moins 2 mois. « Je suis géographe de formation, et lorsqu’on m’a présenté le système à mettre en place, j’étais rassuré. Je savais que cela va marcher », témoigne le coordonnateur du Collectif des inondés de « Roucou bou sew ».

Loin de là, le reprofilage et l’augmentation de la capacité de stockage d’un bassin sont en ligne de mire. La probabilité que les habitants passent des hivernages avec moins d’impact sur le cadre et les conditions de vie est réelle. Un peu à l’extérieur de la ville, dans une zone arbustive, trois bassins qui reçoivent les eaux usées n’ont jamais débordé depuis leur construction en 2013. Ils remplissent leur vocation d’épuration des eaux usées par lagunage. « Ces bassins ont une capacité de 1.600 mètres cubes. Les eaux sont traitées de façon naturelle par le lagunage. Mais, nous n’avons pas suffisamment d’eau pour le maraîchage », regrette Moussa Gaye, chef du Service régional de l’Onas à Diourbel. Le problème se trouve en amont. En effet, beaucoup de ménages ne sont pas branchés au réseau collectif. Les autorités ont décidé d’aider les familles à avoir accès aux services de l’assainissement. « Le gouvernement a dégagé une enveloppe de 200 millions de FCfa pour aider les familles à se raccorder. Ainsi, nous pouvons avoir suffisamment d’eaux usées traitées qui pourront être utilisées pour le maraîchage et l’arboriculture », laisse entendre le directeur général de l’Onas, Alioune Badara Diop. La réutilisation des eaux usées fait partie des options de la préservation des ressources hydriques. Malheureusement, au Sénégal, la valorisation des sous-produits de l’assainissement tarde à prendre son envol.

I. SANE

Le projet d’assainissement de la ville de Fatick prend forme. De part et d’autre du boulevard, des ouvriers sont à pied d’œuvre. Le réseau séparatif (eaux usées et eaux pluviales) se densifie. La station des eaux pluviales sera réhabilitée avant le début de l’hivernage. Le maillage de la ville en infrastructures suit son cours. Le montant global du projet est évalué à plus de 9 milliards de FCfa.

La remontée de la langue salée a laissé ses marques à la station d’eau pluviale de Fatick. Deux pompes rouillées sont remontées à la surface et posées près des vannes. L’ouvrage a été au centre des échanges de la délégation de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) composée d’agents, de techniciens et de son directeur général, Alioune Badara Diop. C’est une inspection séance tenante. La fiche de remise à niveau a été élaborée. « Nous allons remplacer les pompes et accélérer les travaux de réhabilitation. Des dispositions sont prises pour que tout soit prêt avant l’hivernage », assure le patron de l’Onas.

En face de cette station, de l’autre côté du boulevard, sur le bas côté, sur l’alignement des banques, une canalisation en béton armé d’une hauteur et d’une largeur d’un mètre s’étire sur plusieurs centaines de mètres avec des regards munis d’un dispositif de piégeage du sable. « Nous avons deux tronçons, nous sommes à 700 mètres, alors que pour le second, nous avons réalisé 250 mètres de construction », renseigne un technicien. Au quartier Peulgha, une canalisation de dimensions plus importantes longe les habitations. A quelques mètres de là, dans un bas-fond, un autre ouvrage sera construit. Les personnes affectées sont déjà indemnisées. La construction de deux réseaux séparatifs suit son cours. Les ouvrages accompagnent la modernisation de la ville de Fatick. En 2017, tout le réseau sera curé. « Pour le lot des eaux usées, le taux d’avancement des travaux est à 15 %. S’agissant des eaux pluviales, nous sommes à un taux d’exécution de 37 % », informe Mor Diagne, chef de projet à l’Onas.

La construction des ouvrages a pris en compte la remontée de la langue salée des terres. La rentabilisation des investissements est un souci partagé aussi bien par les autorités administratives que les responsables des entreprises en charge des travaux. Le coût global du projet d’assainissement de la ville de Fatick s’élève à plus de 9 milliards de FCfa. Il est financé par la Banque ouest africaine de développement (Boad). « La réussite de ce projet va augurer des lendemains meilleurs pour les autres villes secondaires. C’est pourquoi nous demandons aux entreprises de travailler à respecter la qualité des ouvrages », exhorte Alioune Badara Diop. Ainsi, 21.500 ml de réseau d’eaux usées seront construits, 670 branchements domiciliaires effectués, 6.500 ml de dalots posés et une station d’épuration, 2 stations de pompage, 4 bassins tampon sur des superficies variant de 1 à 4 ha réalisés.

Un bassin de stockage et d’infiltration de 112.000 mètres cubes complète le paquet d’ouvrages. Les habitants des quartiers Escale, Darou Salam, Darel/Peulgha, Poukham, Emetteur II et Mboubane auront désormais droit à un meilleur cadre de vie. Le préfet de Fatick, M. Watt, a invité au maintien du rythme des travaux, afin que les infrastructures soient réceptionnées dans les délais.

Idrissa SANE

Depuis le 9 avril, une série d’incendies s’est déclenchée au Ranch de Dolly, dans le département de Linguère. Plus de 4.310 ha de tapis herbacé ont ainsi été consumés. Une situation alarmante qui fait trembler les populations.

Le Ranch de Dolly, dans le département de Linguère (région de Louga), fait face, depuis quelques jours, à une série d’incendies. Le premier s’est déclenché le dimanche 9 avril vers les coups de 10 heures. Il n’a été maîtrisé que vers 22 heures par la brigade spéciale des Eaux et Forêts, épaulée par les populations. Certaines braises en veilleuse ont repris feu le lendemain aux environs de midi. Il a fallu 14 tours d’horloge pour que les agents des Eaux et Forêts de Linguère puissent maîtriser le feu. Le troisième incendie, avec des flammes en furie, s’est déclaré le 11 avril à 9 h. Il n’a rien laissé sur son passage. Plus de 4.310 ha de tapis herbacé ont ainsi été consumés.

Impuissante devant cette situation, la brigade spéciale affectée dans cette localité a sollicité un renfort pour mettre un terme aux feux de brousse. C’est ainsi que le directeur général des Eaux et Forêts, le colonel Baïdy Bâ, s’est rendu au Ranch de Dolly pour faire le constat. Sur place, il a trouvé le maire de Thiel, le préfet Amadou Bamba Koné, l’inspecteur départemental de l’élevage, Moustapha Cissé, le sous-préfet de Barkédji, Albert Sarr, des autorités administratives et religieuses. « C’est très dur pour les populations surtout les éleveurs. Une grande partie du tapis herbacé est consumée par les flammes ; ce qui va nous causer beaucoup de problèmes pour trouver un pâturage afin de sauver nos troupeaux en cette période où l’herbe se fait rare », a déclaré le maire de Thiel, Samba Kâ.

« Sur instruction du gouverneur de Louga, nous avons mutualisé nos moyens et nous essayons de tout faire pour venir au bout de cet incendie », a indiqué l’autorité administrative, Amadou Bamba Koné qui a appelé à une responsabilité des populations à travers leur implication.

« Nous venons de connaître un feu de brousse, ici, au Ranch de Dolly. Les autorités sont mobilisées pour déployer les forces nécessaires pour faire face. C’est ainsi que l’armée a été mise à contribution, de même que les sapeurs-pompiers et la gendarmerie qui se sont mobilisés à côté des élus locaux et des autorités administratives », a laissé entendre le colonel Baïdy Bâ.

Poursuivant, le directeur des Eaux et Forêts a affirmé : « Avec les parties prenantes, nous sommes sur le terrain pour essayer de se battre contre ce grand feu qui s’est déclaré à des points différents et qui est en train de détruire un tapis herbacé important ». Selon lui, ce qui a rendu la tâche plus difficile, c’est qu’il y a présentement un vent violent. « Donc, les conditions atmosphériques ne nous ont pas facilité la tâche », a-t-il regretté, saluant la synergie des moyens entre les forces de défense et de sécurité.

D’ailleurs, le colonel Bâ a rappelé que cette thématique était au cœur de la célébration du 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Il a ajouté que ces feux de brousse ont un impact du point de vue écologique et économique, car le fourrage perdu pour le secteur de l’élevage a une place importante pour l’économie de notre pays.

Masse NDIAYE

Les zones inondées de la banlieue ont été visitées, le 11 avril 2017, par le ministre délégué chargé des Inondations, de la Restructuration et de la Requalification des banlieues. Sur place, il s’est enquis de l’état d’avancement des travaux liés aux ouvrages de drainage des eaux pluviales.

Pape Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, en charge des Inondations, de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, a effectué une tournée dans la banlieue dakaroise. Il a débuté par le Pont de l’émergence où il a constaté le rythme d’avancement des travaux du grand canal. Un ouvrage devant permettre de régler les problèmes d’inondations des zones environnantes. Il s’est ensuite rendu au bassin de Médina Gounass, à Médina Gazon de Yeumbeul nord avant de visiter l’école élémentaire de Diamaguène Sicap Mbao, souvent en proie à des inondations. Le convoi a, par la suite, mis le cap sur Rufisque avant de terminer la tournée à l’Unité 3 des Parcelles assainies de Keur Massar.

Le ministre délégué a constaté un niveau satisfaisant d’avancement des travaux des ouvrages de drainage des eaux. Il a expliqué que les habitants des localités des Parcelles assainies, Grand Médine et Patte d’Oie ne seront plus confrontés aux inondations, une fois ces travaux terminés.

M. Ndong a aussi indiqué que beaucoup d’ouvrages sont réalisés et qu’il ne reste que les travaux secondaires destinés à les interconnecter avec les gros ouvrages, pour un meilleur drainage des eaux. Cependant, il a remarqué des zones où l’État devra intervenir en prenant des mesures transitoires, en attendant que les ouvrages en cours de réalisation se terminent, afin d’éviter d’éventuels problèmes aux habitants de ces zones.

Pape Gorgui Ndong a profité de cette visite pour rappeler que, dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations, le gouvernement prévoit une enveloppe de 766 milliards de FCfa. Il a précisé que 66 milliards ont été dépensés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’urgence. « Déjà, des maires de communes que nous avons visitées nous ont confié que la vie a repris dans certains quartiers qu’ils croyaient rayés de la carte géographique grâce aux ouvrages réalisés par le gouvernement », s’est-il réjoui, rappelant qu’« une vocation économique sera donnée aux maisons abandonnées pour permettre à ces zones de pouvoir jouer un rôle dans l’économie du pays ». Il a également révélé que des études sont en train d’être menées pour réaliser un plan national de restructuration des banlieues.

Abdou DIOP

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