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Actualités (1641)

L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a remis, le 9 mars 2017, un chèque d’environ 25 millions de FCfa au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ce don est dédié aux personnes à mobilité réduite. D’ailleurs, l’Inde compte partager avec le Sénégal les techniques de fabrication de prothèses.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a reçu des mains de l’ambassadeur de la République de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, un chèque de 50.000 dollars (environ 25 millions de FCfa). Ce don est destiné aux personnes à mobilité réduite. L’objectif, selon M. Kumar, est d’améliorer leurs conditions de vie.

L’Inde, un pays réputé dans le domaine de la fabrication de prothèses de qualité, compte aussi appuyer le Sénégal dans ce secteur. Le diplomate a affirmé que le prix des prothèses de dernière génération est très bas dans son pays, parce que la technologie y est développée. D’où le transfert de technologie dont bénéficiera le Sénégal à partir du mois de juin prochain.

Dans un premier temps, 200 personnes à mobilité réduite seront appareillées, a annoncé le ministre de la Santé. « Une étude rigoureuse sera effectuée pour choisir ces personnes qui bénéficieront de ce programme dont a déjà bénéficié l’Ile Maurice, toujours en collaboration avec l’Inde », a-t-elle informé.

La cérémonie a été l’occasion pour le Pr Seck de féliciter la directrice du Centre national d’appareillage orthopédique, Bineta Diabel Bâ Mbacké, qui est parvenue à nouer ce partenariat avec l’Inde. « L’État ne peut pas tout faire, tous les établissements sanitaires doivent chercher des partenaires », a affirmé le ministre.

Ce programme, qui s’annonce comme un complément de la carte d’égalité des chances, permettra de prendre en charge le cas spécifique des handicapés moteurs. Ces derniers bénéficieront ainsi d’appareils de qualité à un coût moindre.

Le Pr Awa Marie Coll Seck a, en outre, salué le partenariat entre l’Inde et le Sénégal. L’initiative sur la Télémédecine, lancée depuis quelque mois avec certains hôpitaux, en est une parfaite illustration.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

La Directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Socé Diop Dione, affirme que toutes les infrastructures en construction dans les universités publiques du Sénégal seront réceptionnées avant la prochaine rentrée académique, sauf celles de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Dans cet entretien, elle avance que 60 % des chantiers abandonnés par l’ancien régime sont achevés par l’actuel gouvernement qui a dépensé plus de 60 milliards de FCfa.

Quelles sont les missions de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics ?
L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics a été créée pour juguler l’inefficacité et l’inefficience notées dans l’exécution des projets de construction. Elle est logée au sein du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Donc, sa création répond à un besoin d’efficacité. Les autorités voulaient aussi, par la même occasion, avoir une grande efficacité dans l’utilisation des ressources financières et dans l’absorption des crédits.

Pouvez-vous nous faire le point sur les constructions dans les universités publiques ?
Je voudrais avant tout préciser que l’Agence est une structure transversale. Nous travaillons avec tous les ministères. Pour le ministère de la Formation professionnelle, nous avons deux types de projet. Il y a de nouvelles constructions et des projets qui étaient à l’abandon avant l’avènement de la deuxième alternance. Les crédits nécessaires ont été mis à notre disposition pour terminer ces projets. Il s’agit notamment du lycée de Fatick qui est en cours de finition. Nous avons aussi les lycées techniques de Tambacounda et de Kolda pour lesquels les travaux se poursuivent. Par contre, pour le Centre de formation professionnelle de Thiaroye, le contrat a été résilié, parce que l’entreprise n’avait pas pu terminer les travaux. Nous attendons que les crédits soient versés dans nos comptes pour poursuivre les travaux.

La même situation est notée à Kolda et à Tambacounda. Nous avons tenu une réunion avec le ministre de la Formation professionnelle qui doit nous verser les crédits pour achever les chantiers. Nous avons déployé une mission à Kolda et à Tambacounda. Les gros œuvres sont terminés à 100 %. Il ne reste que le carrelage, la peinture et l’étanchéité. La menuiserie a été posée. Mais, il y a eu des vols et des dégradations. Donc, nous devons tout reprendre.

L’Agence a démarré les chantiers du lycée de Sandiara dont les travaux sont en cours. Les gros œuvres sont très avancés. Nous avons presque un taux d’exécution de 40 %. En plus, nous avons 5 centres de formation professionnelle. Les trois sont terminés et réceptionnés. Il s’agit de ceux de Agnam, Sinthiou Babambé et Kaolack. En revanche, la procédure de résilience est en cours pour le Centre Diawara, parce que l’entreprise a été défaillante. S’agissant du Centre de Toucar, à Fatick, les travaux sont en cours. Ils ne sont pas terminés. Mais, nous allons faire la réception en avril 2017.

Vous avez aussi sous votre responsabilité des chantiers dans des universités publiques. Est-ce que le niveau d’exécution est satisfaisant ?
Nous avons hérité des chantiers dans l’enseignement supérieur. En réalité, ce sont des chantiers qui étaient abandonnés. Je peux citer ceux de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, notamment des infrastructures de la Faculté des Sciences et de la Faculté de Médecine. Ces travaux sont terminés à 100 % et les infrastructures réceptionnées. Nous y avons achevé trois cuisines/restaurants. A Saint-Louis, nous avons terminé la construction de la bibliothèque universitaire (Bu). Il en est de même pour le bloc d’hébergement. Il y a aussi la réalisation des Espaces numériques ouverts (Eno). Nous allons bientôt réceptionner l’Eno de Kolda où nous avons rencontré de petits problèmes. Nous avons fait des appels d’offres et attribué le marché sans que le site ne soit affecté. Nous avons constaté qu’il fallait faire des études préalables. Nous avons commis un laboratoire sol qui est parti. Tout cela engendre des travaux supplémentaires. L’Eno de Diourbel est en phase de finition. A Tambacounda, les travaux avancent. D’ici au mois juin, tous les Eno seront réceptionnés, sauf celui de Fatick.

Nous avons également terminé les travaux de « 4-4-44 » à Thiès. Idem pour l’auditorium et l’hôtel des rails qui sert de logements pour les étudiants. Nous avons aussi construit un bâtiment à l’École polytechnique de Thiès. C’est le premier bâtiment qui y a été érigé par le Sénégal.

Pour les antennes délocalisées de l’Université Gaston Berger à Louga et l’antenne de Ziguinchor à Kolda, les travaux sont très avancés. Nous avons, en outre, démarré le chantier de l’Université de Tambacounda qui est actuellement à l’arrêt, en attendant que les crédits soient versés dans le compte de l’Agence.

Il y a aussi le projet de 34 milliards de FCfa de la Banque mondiale…
C’est un grand projet sous forme de prêt remboursable. C’est un projet de 34 milliards de FCfa pour l’extension des universités et la construction de l’Isep de Thiès. Une enveloppe de 6 milliards de FCfa est destinée à l’extension de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le même montant est alloué aux travaux d’extension de Thiès. La construction de l’Isep de Thiès s’élèvera à 7 milliards de FCfa. Pour l’Université de Bambey, il est prévu 5 milliards de FCfa. Les travaux d’extension de l’Université Assane Seck de Ziguinchor reviendront à 6 milliards de FCfa.

Concernant l’Université de Dakar, nous n’avons pas de réserves foncières pour construire de nouvelles infrastructures. C’est pour cela que nous avons programmé la réhabilitation des amphithéâtres. Le niveau de réalisation est satisfaisant pour les Universités de Bambey et Saint-Louis. Le planning est respecté. Nous tablons sur août 2017. Les clés seront remises aux bénéficiaires. Pour l’Université de Thiès, la fin des travaux est prévue pour décembre 2017, alors que pour l’Isep de la même localité, l’achèvement des travaux est programmé pour juin 2017.

Quelle est la situation sur le programme de réhabilitation à l’Ucad ?
Nous avons terminé trois amphithéâtres sur les cinq. La réhabilitation des amphis communs (Boilat, Jean Capelle, Mbaye Guèye) et celle de l’amphi 7 sont terminées. Ces derniers sont mis au service des étudiants. Toutefois, il reste l’auditorium pour lequel il ne reste que la pose des chaises. Nous avons commandé le revêtement au sol à l’extérieur. S’agissant des chantiers de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, la première tranche et la seconde phase seront respectivement livrées en mars et en fin avril 2017. Pour l’Office du baccalauréat, nous avions des problèmes pour le déménagement. Les travaux seront terminés d’ici janvier prochain. Il en est de même pour le rectorat.

Dans les universités, vous gérez aussi la construction des logements. Est-ce que le rythme d’exécution est satisfaisant ?
Nous avons réalisé des logements d’une capacité de 1.444 lits à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 9 mois, alors que les travaux devraient durer 12 mois. Ces logements et la Cité des enseignants de Dakar ont été inaugurés par le président de la République. Les Cités des enseignants du supérieur de Bambey et de Ziguinchor sont achevées. Il ne reste que leur réception. Je suis très satisfaite des réalisations, parce que nous sommes à un taux de résiliation de 0,01 %. Nous avons également achevé plusieurs dizaines de projets abandonnés par l’ancien régime qui s’estiment à 60 %. Et ce, grâce au financement de l’État. Si je prends l’exemple de Thiès, nous avons investi 16 milliards de FCfa de 2012 à 2017, rien que pour les projets gérés par l’Agence. Je peux citer, entre autres, les chantiers à l’Université de Thiès, les Centres de services fiscaux et le stade Lat Dior. De façon globale, je peux confirmer que toutes les infrastructures des universités publiques seront réceptionnées sauf celles de l’Université de Ziguinchor. Tous les travaux seront terminés avant la prochaine ouverture.

Certains chantiers ont connu des retards. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ?
En réalité, il n’y a pas beaucoup de retard dans les constructions. Les seuls retards sont liés aux versements des acomptes. Sur ce point, je condamne les entreprises parce que lors des soumissions, elles présentent des dossiers attestant une assise financière. C’est l’une des conditions qui détermine leur sélection. Par la suite, lorsqu’elles gagnent le marché, si elles commencent les chantiers, elles invoquent qu’elles attendent des acomptes. Elles n’ont pas de raison de le faire. Je suis contre cette attitude. Le problème qui se pose, c’est celui du moins disant. Si vous lancez un appel d’offres, le code des marchés veut qu’on l’attribue au moins disant. Je ne suis pas d’accord. Nous devons le revoir. Les marchés doivent être attribués au mieux disant. L’entreprise peut remplir les critères de qualification sans pourtant être capable d’exécuter les marchés. Je pense qu’il faut voir le passé de l’entreprise à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Avec le moins disant, quelqu’un arrive et gagne le marché sans être capable de l’exécuter. Je suis pour l’attribution des marchés aux entreprises mieux disant.

Entretien réalisé par Daouda MANE et Idrissa SANE

Mouhamadou Moustapha Ndao, gouverneur de la région de Diourbel, a effectué, le 9 mars 2017, une visite de chantier à l’Université Alioune Diop de Bambey. Il a démarré par le Centre médico-social, niché au quartier Léona, puis la Cité des enseignants, les laboratoires, les blocs scientifiques et la bibliothèque universitaire.

Dans le cadre de la préparation de la célébration des 10 ans de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), le gouverneur de Diourbel, Mouhamadou Moustapha Ndao, a effectué une visite dans cet établissement d’enseignement supérieur. Accueilli par le recteur, le Pr Lamine Guèye, et ses collaborateurs, le chef de l’exécutif régional a pu s’enquérir de l’évolution d’une dizaine de chantiers dont certains sont terminés et d’autres en cours de réalisation. Entre autres, la Maison de l’Université Alioune Diop de Bambey, un projet financé par l’État dans le cadre du Bci (Budget consolidé d’investissements) 2014 pour un coût de 258.106.319 FCfa. Il s’agit de quatre complexes de logements et d’un restaurant. Chaque complexe comprend 16 appartements.
Le Projet d’extension de l’Uadb, qu’on appelle aussi le bloc pédagogique du Pgf-Sup (Programme de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur), est un imposant bâtiment de 210 mètres de long sur 28 mètres de large. Les travaux sont estimés à 4. 598.852.238 FCfa. Le projet de construction de la nouvelle bibliothèque centrale de 1.000 places comprend des salles d’études, de lecture, de reprographie, de réunion, de conférences et des bureaux. Il a coûté 364.880.511 FCfa, sans compter l’équipement.

Quant au projet de construction du Centre médical universitaire (Cmu), il est composé de salles d’odontologie, de consultations, d’hospitalisation, de soins, d’une pharmacie et de bureaux. Il est financé à hauteur de 250.000.000 de FCfa. Le ministère de tutelle a prévu un budget de 150.000.000 de FCfa pour les équipements médicaux et le mobilier de bureau. Le projet de construction des laboratoires est un bâtiment composé de 6 salles polyvalentes de 100 places chacune et de 9 bureaux. Il est financé à 300.000.000 de FCfa par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La construction du deuxième restaurant des étudiants de 500 places est toujours financée à hauteur de 250.000.000 FCfa par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il est piloté par la Direction de la maintenance, des constructions et des équipements de l’Enseignement supérieur.

De même, le forage et le château d’eau sont financés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour permettre à l’Uadb d’avoir de l’eau douce. Les travaux sont terminés, l’ouvrage réceptionné et une partie de l’université est, aujourd’hui, alimentée par ce dispositif hydraulique. Le mur de clôture de l’Uadb, construit à coût de 150.000.000 de FCfa, est réceptionné. Le projet de construction du restaurant du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes)/section Uadb est réalisé sur fonds propres par ledit syndicat.

Mamadou Aicha NDIAYE

Le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cndreao), groupe thématique éducation de base, a organisé un panel sur les enjeux de l’éducation inclusive. La rencontre, qui s’est déroulée dans les locaux de l’Unesco/Breda, a regroupé une vingtaine de personnes. Le thème a été introduit par les Inspecteurs de l’éducation et de la formation (Ief) Cheikh Tidiane Sarr et Diné Diop. Ils partagent l’idée selon laquelle le sous-secteur de l’éducation inclusive est une préoccupation majeure aussi bien pour les gouvernements que pour les communautés. Les panélistes sont revenus sur l’impérieuse nécessité de promouvoir l’éducation inclusive au Sénégal, vu le nombre important d’exclus du système éducatif classique, parce que portant un handicap. L’éducation faisant partie des droits fondamentaux de l’enfant, ils estiment qu’il n’est pas normal de priver un enfant de ce droit à cause de sa situation de handicap. Au Sénégal, des initiatives sont prises avec la création de trois écoles inclusives dans la banlieue, mais cela ne suffit pas, vu le nombre d’enfants à besoins éducatifs spéciaux. C’est pourquoi le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest plaide pour promouvoir une éducation inclusive, dynamique, performante et démocratique. Dans les débats, les questions liées à la rareté des ressources financières, à l’insuffisance de la sensibilisation et à la mobilisation ont également été évoquées comme étant des obstacles à la promotion de l’éducation inclusive. « Mais, un des défis de l’éducation inclusive, c’est aussi et surtout la formation des enseignants », a indiqué l’inspecteur Cheikh Tidiane Sarr. Selon lui, la Fastef et les Centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (Crfpe) doivent renforcer leur dispositif de formation pour prendre en charge la pédagogie de l’inclusion. A la fin de la rencontre, des recommandations ont été faites à l’endroit des décideurs, pour une meilleure prise en charge de l’éducation inclusive. De la même manière, de vastes campagnes de sensibilisation doivent être déroulées pour une bonne appropriation du sous-secteur.

Pape Coly NGOME

La rentrée solennelle académique 2016-2017 de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) a été une occasion pour présenter un nouveau schéma de formation.

Le directeur de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) de Dakar, le Pr Yalace Kaboret, a présenté, hier, lors de la rentrée solennelle académique, le nouveau schéma de formation. Désormais, la formation des médecins vétérinaires va durer 6 ans. Elle comprend un premier cycle (S1 à S6) et un deuxième allant de S7 à S10, donnant l’équivalent de Master 1, puis un semestre d’approfondissement pour développer la mobilité des étudiants et des enseignements optionnels dont la validation permet de préparer et de soutenir la thèse du docteur vétérinaire dans le dernier semestre. L’Eismv a enregistré, cette année, un effectif de 345 étudiants provenant de plusieurs pays d’Afrique.

Le directeur de l’établissement a rappelé que la formation s’appuie sur une solide base en biologie générale et comporte une part importante d’enseignements cliniques avec un taux de réussite de 92 %. L’École des vétérinaires propose aussi 4 Masters : santé publique vétérinaire, production animale et développement durable, qualité des aliments de l’homme et gestion de la surveillance sanitaire de la faune sauvage. Les activités de ces enseignements ont démarré le 25 novembre et se poursuivent avec l’inscription de 35 apprenants africains.

M. Kaboret a promis de garantir la qualité de la professionnalisation des enseignements pour une meilleure employabilité des diplômes de l’école. Il a rassuré que le personnel enseignant-chercheur est de haute qualité, mais surtout totalement « africanisé », avec un changement générationnel de près de 70 % et dont la carrière évolue à travers le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

La rentrée solennelle académique 2016-2017 avait pour thème : « l’Afrique face aux défis et enjeux de la résistance aux antimicrobiens ». Il a été introduit, sous forme de leçon inaugurale, par le Pr Amy Gassama Sow, enseignante-chercheure à l’École supérieure polytechnique de l’Université de Dakar. Elle a déploré l’émergence des résistances antimicrobiennes dans le monde qui, malheureusement, constituent une menace de santé publique majeure. Car pouvant conduire à la mort de plus de 4 millions de personnes par an en Afrique si rien n’est fait.

Eugène KALY

Une équipe d’archéologues, d’ethno-archéologues, d’archéo-botanistes et de paléo-environnementalistes a exhumé des bifaces, des vases, des forteresses... datant de plusieurs milliers d’années. Les fouilles datent de plus de 300.000 ans.

Les bassins versants de la Falémé, un affluent du fleuve Sénégal long de 414 kilomètres, cachent des trésors. L’équipe du programme « Peuplement humain et paléo-environnement en Afrique », dirigée par le Pr Eric Huysecom, vient d’y exhumer une richesse qui va éclairer la préhistoire du Sénégal. Des vases, des bifaces, de la poterie, de la céramique, etc., attestent d’une présence humaine qui remonte à plus de 300.000 ans.

Après le Kenya et l’Afrique du Sud, la Falémé se classe sur la liste des sites les plus importants sur le continent noir par la diversité de leurs objets et par leur ancienneté. En Afrique de l’Ouest, c’est le « hot-spot » historique le plus important. « La Falémé prend place dans ces sites de référence. Elle se caractérise par la richesse qualitative et quantitative des objets », a dévoilé M. Huysecom. Le façonnage des bifaces rappelle, à bien des égards, la fabrication du matériel chez les Bédiks et les Bassaris qui seraient venus des zones de la Falémé dans leur mouvement migratoire.

Les scientifiques ont découvert un atelier dans le sous-sol de fabrication de bifaces, de matériaux de pierre de différentes formes. Certains objets sont inachevés. « Ce sont des outils antérieurs à 300.000 ans et qui sont découverts in situ, c’est-à-dire que nous avons trouvé dans l’atelier les gestes inachevés nous permettant de remonter la chaîne opératoire. C’est une grande première en Afrique de l’Ouest », a défendu l’universitaire.

La zone était sous l’influence des fluctuations de plusieurs paramètres climatiques. Ces variations ont entraîné à la fois l’érosion sédimentaire et des dépôts sédimentaires qui ont permis aux archéologues de mieux comprendre l’évolution du climat dans cette zone au fil des siècles. Contrairement à l’idée très répandue jusqu’ici, les hommes de l’Afrique de l’Ouest ont développé à une échelle réduite la transformation de l’or. Les scientifiques sont en train d’étudier les creusets pour mieux reconstituer cette activité aurifère, surtout que les sites sont à la confluence des empires du Ghana et du Mali. « Nous avons analysé les creusets et nous n’avons pas vu de traces d’or. C’est le seul métal qui ne laisse pas de traces. Nous avons une grande maison. Ces creusets sont en général utilisés pour fondre le métal », a expliqué le chef d’équipe. Poursuivant, il a précisé : « Mais, nous avons mis en évidence des forteresses liées à la production de l’or. On dit que l’or était transporté vers l’Égypte, le Proche-Orient. Cependant, il y a eu un processus de transformation de l’or dans la Falémé. Nous sommes tombés dans des villages qui ont manifestement transformé l’or ».

Des canons datant du 18ème siècle
Dans le village de Farabana, les chercheurs sont tombés sur un établissement précolonial avec des canons datant du 18ème siècle. Il s’agit d’un fort révélateur d’une présence discrète des Français dans cette zone. « A Farabana, la fouille et les recherches historiques sur un établissement précolonial, remontant au début du 18ème siècle et armé de canons en fonte, permettent d’aborder l’un des aspects les plus méconnus de l’archéologie coloniale en Afrique, à savoir les premières installations occidentales précoloniales à l’intérieur du continent, mais aussi leur rôle dans le basculement progressif de l’Afrique vers la domination coloniale. Ce site permet donc d’étudier les transitions induites par l’avènement des premiers comptoirs européens précoloniaux », ont décrit les chercheurs. Les travaux, qui ont mobilisé des équipes de chercheurs venus d’Espagne, de la France, de la Belgique, du Cameroun et du Sénégal, serviront de base pour la Commission chargée de réécrire l’Histoire du Sénégal. « Cette équipe balise, défriche une période de la préhistoire du Sénégal. Vous nous permettez d’avoir un socle solide pour écrire l’histoire du Sénégal », a noté le rapporteur général de l’Histoire générale du Sénégal, le Pr Mamadou Lamine Fall.

Idrissa SANE

L’insuffisance rénale terminale (Irt) chronique reste un problème de santé publique au Sénégal où des centaines de personnes sont sous dialyse. Hier, lors de la célébration de la Journée mondiale du rein, les spécialistes ont informé que les personnes obèses présentent plus de risque de développer cette maladie.

La Journée mondiale du rein, célébrée hier, avait comme thème : « Maladie rénale et obésité ». L’obésité est définie comme étant une augmentation excessive de la masse grasse. Elle est en constante augmentation au Sénégal pour des raisons qui ont pour noms : inadaptation des régimes alimentaires, sédentarité galopante... Malheureusement, elle peut être un facteur de risque de la maladie rénale.

Selon le directeur général de la Santé, Dr Papa Amadou Diack, les personnes obèses présentent près de 83 % de risque de développer une maladie rénale chronique (Mrc). Il a informé que 24,9 % de la Mrc chez la femme est associée à l’obésité. Chez l’homme, le taux est de 13,8 %.

Le Pr Boucar Diouf, chef du Service néphrologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a indiqué que les personnes en surpoids présentent 2 fois plus de risque de développer une insuffisance rénale terminale (Irt) nécessitant un traitement de suppléance par dialyse ou greffe. Il a aussi averti les populations de l’excès de graisse, étroitement lié au développement du diabète et de l’hypertension artérielle (deux maladies chroniques responsables, à elles seules, de 50 % des cas d’Irt). « Mais, indépendamment du diabète et de l’hypertension artérielle, l’excès de poids, notamment de la graisse au niveau du ventre, est un facteur majeur de risque d’insuffisance rénale. D’où l’utilité de dépister annuellement chez les personnes obèses », a conseillé M. Diouf. Les mêmes conseils sont prodigués par le directeur de la Santé qui a expliqué qu’au vu de toutes ces données, la prévention de l’obésité est fondamentale.

Plus de prévention
La Journée mondiale du rein est une occasion, selon le chef du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), Dr Aloyse Diouf, de sensibiliser les populations sur le changement de comportements en mettant l’accent sur la prévention. Il a indiqué que quand les populations sont bien informées, elles prennent leurs dispositions. En plus de la prévention, l’État s’est engagé à améliorer l’offre de la dialyse.

Papa Amadou Diack a rappelé que le Sénégal compte, aujourd’hui, 9 centres de dialyse fonctionnels dans le public. Mieux, le centre de Saint-Louis a vu ses postes d’hémodialyse passés de 6 à 21. Le centre de l’Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux (Ashir) va bientôt démarrer ses activités. Il sera suivi de Dalal Jamm, dans la banlieue dakaroise.

Au Sénégal, environ 319 patients sont dialysés dans le public et 273 dans le privé. En attendant que l’État dispose de statistiques, le directeur de la Santé a révélé que près de 600 millions de personnes dans le monde souffrent de cette pathologie qui n’épargne aucun pays. L’Oms prévoit d’ailleurs une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17 % dans les 10 ans à venir.

Eugène KALY

L’Association « And défar dakhar » a organisé une randonnée pédestre dimanche dernier à Mbour. Mme Kébé Khadidiatou Sarr, directrice de l’Hôpital général de Grand Yoff, par ailleurs marraine de la manifestation et membre du mouvement « Leungo », a lancé un appel en direction des populations, leur demandant d’adhérer aux mutuelles de santé pour que, d’ici fin décembre 2017, le taux de Couverture maladie universelle (Cmu) atteigne les 75 %. Le thème choisi pour cette activité a été: « Tous, adhérons à la Couverture maladie universelle pour un Sénégal émergent ». Pour Mme Kébé, dans le Plan Sénégal émergent, le capital humain constitue un volet majeur. Aussi, elle a renseigné qu’aujourd’hui le taux de couverture maladie a atteint 40 %, sur un objectif de 75 % d’ici à fin décembre 2017. La directrice de l’Hôpital général de Grand Yoff a avancé que cet objectif ne pourrait être atteint que lorsque les populations adhéreront massivement aux mutuelles de santé. Cette randonnée à laquelle ont participé plusieurs autorités dont le préfet Saër Ndao, a été l’occasion pour communiquer avec les populations sur la Cmu. Ces dernières ont pris l’engagement d’intégrer les mutuelles de santé.

Amath Sigui NDIAYE

L’Association des secrétaires et assistantes de direction de la Cour des comptes (Asacc) a organisé, ce 8 mars, une cérémonie de don de sang à son siège aux Almadies. En début de matinée, 22 poches étaient déjà collectées. Selon El hadji Elimane Gassama, chargé de la sensibilisation et de la fidélisation des donneurs au Centre national de transfusion sanguine (Cnts), en cette période d’accidents fréquents sur les routes, rescapés et autres victimes ont besoin de sang pour se tirer d’affaire. M. Gassama a soutenu que le besoin du liquide vital est également réel au Service cancérologie de l’hôpital Le Dantec. Toutefois, il a précisé qu’au niveau du Cnts aucune pénurie n’est notée. « C’est nous, femmes, qui mourons en donnant la vie à l’accouchement et perdons beaucoup de sang. C’est une bonne façon de donner de notre sang », a souligné, pour sa part, Mme Bâ Awa Mané, présidente de l’Asacc. Au final, 80 poches ont été collectées.

S. M. S. CISSE

Les femmes de Dakar Plateau s’engagent dans lutte contre la tuberculose. Cela, à travers des interventions communautaires.

Sur 100 cas, les 80 % ont contracté la tuberculose contagieuse, selon Dr Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). Pour lutter contre cette maladie, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad), appuyée par de bonnes volontés, a initié des journées communautaires de sensibilisation sur la tuberculose et le Sida. Les activités ont été lancées, le 7 mars 2017, au quartier Kayes Findiw, autour du thème : « La croisade des femmes contre la tuberculose dans Dakar-Plateau ».

Durant cette campagne, les populations ont la possibilité de faire le dépistage gratuit sous la supervision d’une équipe médicale composée de trois médecins. Dr Diouf a souligné que la région de Dakar est une ville particulière en matière de lutte contre la tuberculose dans la mesure où elle regroupe la moitié des cas de cette maladie du pays. « Face à cela, nous devons mener une riposte efficace de détection. Il faut un dépistage et un traitement précoces pour maitriser la transmission », a-t-elle déclaré, soulignant que le Pnt a commencé à développer les interventions communautaires depuis 2012 avec une prise en charge gratuite des patients et un accompagnement sur le plan nutritionnel. Ce qui est important pour gagner la bataille. La coordonnatrice du Pnt a invité à l’implication de tout le monde. « L’union de nos efforts va faire disparaitre cette maladie », a ajouté la coordonnatrice du Pnt.

Dans son intervention, Abdou Khadre Gaye, président de l’Emad, a souligné que son organisation travaille dans le programme depuis 2012. Elle fait partie des Ong qui interviennent dans 76 districts sanitaires sous la coupole de l’Ong Plan et du Pnt dans les districts de Dakar, Rufisque, Diamniadio, Popenguine, Mbour, Touba et Mbacké.

Le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, a invité les populations à aller se faire dépister très tôt. « Nous devons préserver notre santé ; la maladie n’est pas une honte. Donc, il ne faut pas s’en cacher. Un mal contagieux peut nuire aux proches », a affirmé M. Ndoye qui s’est dit disposé à porter le plaidoyer pour la lutte contre la tuberculose.

Serigne Mansour Sy CISSE

Au Sénégal, les filles et les femmes sont sous-représentées dans les filières scientifiques. Un phénomène que l’Association des femmes pour la promotion des sciences et de la technologie (Afstech/Sénégal) s’est engagée à combattre.

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a célébré la 5ème édition de la rentrée solennelle des femmes scientifiques et ingénieures. La manifestation s’est déroulée au lycée Blaise Diagne en présence d’élèves, d’enseignants, de personnes ressources... Cette journée a eu pour thème : « Le rôle de l’économie numérique dans le développement durable ». Selon la présidente fondatrice de l’Association des femmes pour la promotion des sciences et de la technologie (Afstech), Rufina Dabo Sarr, « à l’heure actuelle, il est démontré que le développement se fera avec la maîtrise du numérique, par conséquent, nous estimons qu’on ne doit pas rater le train ». Pour cette raison, a-t-elle ajouté, « il nous faut investir dans les sciences et les technologies, surtout chez les filles. Les technologies de l’information et de la communication sont des créneaux porteurs de croissance et elles sont à la portée de tous ».

C’est dans cette dynamique d’ailleurs que la journée du 18 février a été fêtée sous le signe de partage de solutions à travers des applications innovantes et fiables. Ainsi, un jeune très dynamique dans le domaine du numérique a partagé avec le public deux Start up (jeune entreprise innovant dans les nouvelles technologies). A travers son Start up dénommé « Karangué », il a proposé des solutions dans le cadre de la santé et de l’agriculture. Dans le domaine de la santé, une plateforme permettant le suivi de la vaccination des enfants a été mise en place afin de lutter contre la mortalité infanto-juvénile. La deuxième solution est relative à l’agriculture. Cette plateforme permet une agriculture solidaire centré sur un lien étroit entre les actionnaires d’une culture ou d’une spéculation donnée. L’objectif étant de réduire les risques, parce que le produit est vendu en avance.

Ces jeunes ont été découverts dans le cadre de la coopération et du partenariat dans l’écosystème du numérique. Selon Rufina Dabo Sarr, ces jeunes, qu’elle qualifie de « génies du 21ème siècle », méritent d’être soutenus et accompagnés parce qu’ils parviennent à faire des merveilles avec les nouvelles technologies. A l’en croire, ces innovations sont à vulgariser et à capitaliser dans la mesure où elles peuvent aider à atteindre les Objectifs de développement durable.

Cette année, la grande innovation a été la décoration des « Lions et Lionnes de la science ». Il s’est agi de donner des distinctions honorifiques à toutes les personnes qui participent à la promotion des filles et des femmes dans les filières et carrières scientifiques au Sénégal.

Pape Coly NGOME

Des syndicats d’enseignants et des membres de la société civile ont reçu une session de renforcement de capacités sur le dialogue social et le processus de formulation des politiques d’éducation.

La Commission nationale pour l’Unesco à Dakar a organisé une session de formation à l’intention des enseignants et des membres de la société civile. L’objectif était de produire un cadre d’orientation pour une formation professionnelle continue, un renforcement de capacités des enseignants pour un dialogue social et le processus de la politique de l’éducation. Le thème était axé sur : « Améliorer le soutien et la participation des enseignants aux groupes locaux de l’éducation ». Il a été introduit par Jean Adote-Bah Adotevi, consultant en éducation et ancien fonctionnaire de l’Unesco.

Dans son exposé, il a indiqué qu’il est plus qu’indispensable de renforcer les capacités techniques des enseignants pour leur permettre de participer au dialogue social et politique. Car, a estimé M. Adotevi, « les enseignants n’ont pas souvent les outils nécessaires pour participer convenablement à ces rencontres les concernant ».

Cet atelier s’inscrit ainsi dans le sillage des orientations du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). Cependant, a noté le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, la réalisation de cet ambitieux programme passe nécessairement par l’instauration d’une paix sociale, à travers un dialogue pluriel et permanent entre tous les acteurs.

Pierre Joseph Ndiaye a indiqué que la participation des enseignants au dialogue social et au processus de formulation de politiques éducatives est un facteur essentiel pour une gestion efficace, efficiente et transparente du système éducatif sénégalais. « Dès lors que le système éducatif est constamment en perturbation, le renforcement de capacités des acteurs du dialogue social, celui des enseignants en particulier, devient un impératif. La faible maîtrise des techniques de dialogue et de négociation est un handicap, un frein à la recherche de solution », a poursuivi M. Ndiaye. Selon lui, « cet atelier doit permettre de générer des idées novatrices, des propositions concrètes sur les moyens efficaces et pertinentes d’assurer la formation et l’encadrement des enseignants, en vue de renforcer leurs capacités à participer à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques éducatives ».

Pour la conseillère technique du ministère de l’Éducation chargée des questions syndicales, Mme Marie Siby Faye, cette rencontre « permet d’avoir d’autres rapports sociaux et professionnels entre les partenaires sociaux et le gouvernement ». Un point de vue partagé par Abdou Faty, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels). A l’en croire, cet atelier va permettre de rectifier les choses. Car, a-t-il estimé, entre le gouvernement et les enseignants, le dialogue n’a jamais été sincère, parce que les enseignants n’ont jamais été impliqués comme il se devait.

P. C. NGOME

Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/A) mobilise les troupes dans la perspective des élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation prévues aux mois d’avril et mai prochains. Une délégation de son Bureau exécutif national s’est rendue, le 4 mars dernier, à Kolda pour rencontrer les responsables des sections locales de Vélingara, Kolda, Médina Yoro Foulah et Sédhiou. Cette rencontre, qui marque le démarrage officiel de la campagne pour ces consultations électorales, a permis au Sels authentique de peaufiner sa stratégie, en vue de remporter cette élection.

Pour Seydou Mandiang, membre du Bureau exécutif national et représentant du Sels/A dans le Comité électoral national, il n’y a pas l’ombre d’un doute sur la victoire de la liste du Sels lors de ces consultations électorales. Son ambition, « gagner, être la première force syndicale dans les différents collèges auxquels le Sels/A participe », a-t-il déclaré devant ses camarades des régions de Kolda et Sédhiou.

M. Mandiang ne perd cependant pas de vue que la bataille sera très rude entre les différentes listes en compétition et que le Sels/A devra batailler fort s’il veut être parmi les syndicats les plus représentatifs de ce pays. Pour réussir ce pari, les camarades d’Abdou Faty, secrétaire général du Sels authentique, ont déjà leur solution. Ils comptent se focaliser sur le travail de terrain et une communication de proximité pour amener les militants et les sympathisants à voter massivement pour leur liste.

Seydou Mandiang, par ailleurs secrétaire général de la section de Rufisque du Sels authentique, a tenté de rassurer certains de ses camarades qui s’interrogent sur la pertinence de ces élections de représentativité syndicale. « Cette élection a été une forte demande exprimée par les organisations syndicales. Elles visent à rationaliser la table de négociation avec l’État dans ce contexte sénégalais caractérisé par la pléthore de syndicats dans le secteur de l’éducation », a-t-il expliqué.

Mamadou Aliou DIALLO

Les jeunes Sûkyö Mahikari Sénégal ont lancé, samedi dernier, des activités de protection de l’environnement qui se déclineront par des opérations de reboisement.

Les jeunes de Sûkyö Mahikari sont déterminés à sauvegarder l’environnement. Ils ont dévoilé, samedi dernier, leur plan d’actions devant plusieurs anciens ministres du Sénégal et le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Ils vont ainsi investir le Parc forestier et zoologique de Hann où ils dérouleront des activités comme le rempotage de graines et l’aménagement du jardin botanique. La 12ème édition du rassemblement régional, qui entre dans le cadre du programme de la Grande muraille verte, est programmée pour le mois d’août. Selon Mamadou Diallo, près de 200 participants qui viendront de toute l’Afrique sont attendus à cette rencontre. « En plus de ces camps nationaux et internationaux, le groupe des jeunes s’investira dans diverses activités de reboisement dans le cadre du programme des 100 arbres », a-t-il indiqué.

Les jeunes de ce mouvement, a fait savoir M. Diallo, ont entamé les travaux de recherche sur les 9 fléaux qui touchent l’environnement. Il s’agit, entre autres, du réchauffement climatique, de l’augmentation des gaz à effet de serre, de la destruction de la couche d’ozone, de la désertification et de la pollution des eaux. Ces recherches serviront à éveiller la conscience des jeunes sur les défis environnementaux.

Cet engagement éco-citoyen a été salué par le directeur de Sûkyö Mahikari Sénégal, Djibril Diagne, qui a magnifié les actions menées par ces militants de la défense de l’environnement. Pour lui, le projet de la Grande muraille verte a été une opportunité pour la mise en œuvre du plan d’actions de cette organisation et a servi aussi de levier pour la culture de solidarité entre les jeunes du monde. C’est ainsi, a révélé M. Diagne, qu’au cours de ces 12 dernières années, 2.569 jeunes de différents pays africains ont participé aux activités de reboisement et plus d’un million d’arbres ont été plantés sur une superficie d’environ 5.600 hectares. « Ces efforts ont été consentis pour contribuer à stopper l’avancée du désert. Sans les arbres, les pluies se font rares. Par contre, si les arbres sont plantés et s’ils grandissent, les pluies deviennent plus abondantes et la saison des pluies se prolonge.

Par conséquent, des terres désertiques peuvent se transformer à nouveau en prairies et en forêts », a souligné Djibril Diagne. Il est d’ailleurs heureux de constater que les résultats des activités de reboisement font que le couvert végétal se reconstitue et les sols se régénèrent. « Le reboisement se révèle être avantageux pour les populations locales », a estimé M. Diagne.
Le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Doudou Ndoye, a salué les actions menées par les jeunes de Sûkyö Mahikari pour la protection de l’environnement.

Eugène KALY

Les populations de Linguère viennent de bénéficier d’un important lot de matériel médical composé de 33 paires de lunettes, 104 draps et 26 lits d’hospitalisation.

Du matériel médical, des draps et des paires de lunettes ont été offerts aux structures sanitaires du département de Linguère. Le don est de Diamil Sow, une conseillère départementale et présidente de la Commission coopération et décentralisation. Les structures bénéficiaires sont l’hôpital Maguette Lô, le dispensaire, les postes et cases de santé de Linguère. La cérémonie de remise a eu lieu dans la salle de réunion de la mairie. Elle a été présidée par le maire Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines.

Ce geste a été apprécié à sa juste valeur en ce sens qu’il va contribuer à améliorer la qualité de la prise en charge des malades, mais également le relèvement du plateau technique. Un appel a même été lancé aux populations pour l’entretien et la sauvegarde de ce matériel médical.

Mme Sow a retracé le processus qui a abouti à l’acquisition de ce lot de matériel médical. « J’avais entrepris des démarches auprès des partenaires français qui ont ainsi accordé une suite favorable à ma requête pour un montant de plus de 5 millions de FCfa de lits, de draps et de paires de lunettes », a-t-elle avancé, ajoutant avoir « toujours rêvé faire des actions pour le Djolof, travailler pour (s)on pays et s’occuper des populations ». Elle a, par la même occasion, rappelé les actions qu’elle a menées pour l’éducation et les populations. « J’ai doté, le mois passé, certaines écoles maternelles de Linguère de matériel didactique et informatique ».

Le maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, a exprimé son sentiment de satisfaction. « Nous venons pour la deuxième fois organiser un pareil évènement pour réceptionner du matériel venant de l’extérieur de la part de compatriotes. C’est un déclic depuis que Mamadou Ndiaye nous a envoyés une benne citerne », a indiqué le ministre.

Masse NDIAYE

La Turquie est en train de construire de nouveaux bâtiments devant abriter le Centre de réhabilitation et de récupération nutritionnelle à Pikine. Cette structure sera prochainement inaugurée.

L’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Pikine, dans la banlieue dakaroise, a reçu, hier, la visite de Son Excellence Mme Nilgün Erdem Ari, ambassadeur de la Turquie au Sénégal, et du recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le Pr Ibrahima Thioub. La diplomate a pu constater l’avancement des travaux des nouveaux bâtiments du Centre de réhabilitation et de récupération nutritionnelle (Cren) qu’abrite l’Ips. La Turquie, à travers son agence de coopération et de coordination (la (Tika), a financé la construction de cette structure à hauteur de 500.000 euros. Le Cren, d’après l’ambassadeur de la Turquie au Sénégal, sera inauguré dans les prochains mois. Il va compléter le travail de l’Ips, sous tutelle du ministère de la Santé et de l’Action sociale, en partenariat avec l’Ucad.

Mme Nilgün Erdem Ari a indiqué que le choix de la ville de Pikine pour abriter ce genre d’infrastructure s’explique par sa forte concentration démographique.

Le recteur de l’Ucad,Pr Ibrahima Thioub, s’est réjoui du fait que l’Ips participe à la formation des diplômés (Licence et Master) de l’Université de Dakar. Il s’occupe également de la prise charge de la santé de la mère et de l’enfant. Ce centre est destiné donc à la récupération nutritionnelle des enfants, aux visites prénatales, à la vaccination, etc.

Toutes les activités sont assurées par des médecins et des étudiants en médecine de l’Ucad. « C’est ce que nous appelons apprendre en mettant la main à la pâte », a souligné le Pr Thioub tout en estimant que c’est important pour l’université vu ses orientations actuelles.

le recteur a expliqué qu’il ne s’agit plus, aujourd’hui, de former des diplômés qui vont après apprendre un métier. « Nos diplômés doivent être au cœur des problèmes. Ils doivent apprendre le métier en même temps qu’ils font le diplôme. Ils doivent donc être directement employables une fois qu’ils ont le diplôme. Et ce centre répond à cette nouvelle vision qui a été dégagée à partir de la Concertation sur l’avenir de l’enseignement supérieur », a-t-il fait savoir.

Selon Ibrahima Thioub, il faut faire en sorte que les moyens et les problèmes soient au même lieu. « C’est pourquoi ce centre constitue une référence pour nous dans ce que doit être l’université où l’on fait de la recherche appliquée pour résoudre les problèmes des populations », a-t-il conclu.

Le plateau technique de l’Ips de Pikine se détériore
Lors de la visite de l’ambassadeur de la Turquie au Sénégal à l’Institut de pédiatrie sociale (Ips), son directeur, le Pr Saliou Diouf, a soulevé les difficultés auxquelles le centre est confronté dans l’accueil, la prise en charge et la prévention des populations. Créé en 1964, l’Ips a vu son plateau technique se détériorer.

Recevant en moyenne 175 enfants par jour souffrant de plusieurs pathologies, la structure sanitaire ne dispose pas de laboratoire pour la prise en charge des examens para-cliniques. « Beaucoup d’enfants consultés doivent faire des analyses. Malheureusement, ils ne peuvent pas le faire ici, faute d’un laboratoire qui n’est plus fonctionnel. Notre objectif est de redynamiser ce laboratoire pour qu’il puisse jouer son véritable rôle », a souhaité M. Diouf. L’Ips veut aussi disposer d’une maternité, parce que des femmes enceintes y font la consultation prénatale.

Le directeur de l’Ips a indiqué que ce centre joue un rôle important dans la vaccination des enfants. A l’en croire, c’est l’un des plus grands centres de vaccination du pays. « Ici, on vaccine entre 6.000 à 7.000 enfants par an », a-t-il informé.

Eugène KALY

Le Pr Saliou Diouf, directeur de l’Institut de pédiatrie sociale (Ips), a révélé qu’il y a encore beaucoup d’enfants malnutris à Pikine. La preuve, le centre reçoit 30 enfants malnutris par jour. « Ces enfants sont malheureusement pris en charge avec des moyens très limités. Ce qui constitue un obstacle », a-t-il regretté. A son avis, la malnutrition des enfants dans la banlieue s’explique par la pauvreté. C’est pourquoi il n’a pas manqué de « remercier la Turquie qui est en train de construire un centre moderne pour la prise en charge de ces enfants malnutris ».
L’ambassadeur de la Turquie au Sénégal a profité de cette visite pour informer que son pays envisage d’organiser une Semaine de la santé à Dakar où les médecins turcs viendront assister leurs collègues sénégalais dans divers domaines de la santé.

E. KALY

Kaffrine fait partie des cinq régions en retard dans le domaine de l’éducation. Cependant, depuis deux ans, des avancées sont notées grâce aux efforts déployés par l’Inspection d’académie.

Un Comité régional de développement (Crd) sur l’éducation s’est récemment tenu à Kaffrine. Lors de cette rencontre, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que cette région a bénéficié d’un traitement spécial pour la relance du système éducatif local. Serigne Mbaye Thiam a aussi indiqué que l’académie sera une zone pilote pour plusieurs projets et programmes éducatifs. Surtout que l’État du Sénégal a déjà consenti, dans cette région, un investissement de 7,712 milliards de FCfa de 2012 à 2016 pour améliorer la qualité de l’éducation et l’environnement scolaire et diversifier l’offre éducative. Ce qui a permis d’améliorer et d’élargir la carte scolaire avec la construction et l’équipement de plusieurs écoles et collèges.

Kaffrine, zone fortement islamisée, a aussi bénéficié de 8 écoles d’enseignement coranique pour un montant de plus de 620 millions de FCfa.

Dans son rapport introductif, l’Inspecteur d’académie (Ia) de Kaffrine, Maba Bâ, a fait un diagnostic détaillé du secteur de l’éducation dans cette zone. Il a ainsi passé en revue les constructions et performances scolaires, l’offre éducative et la qualité des enseignements/apprentissages. Selon lui, malgré les efforts de l’État et des partenaires, des difficultés restent à être résolues. Sur le plan de l’accès, par exemple, des avancées significatives sont notées, mais il reste à relever le défi du maintien, surtout celui des filles.

L’académie de Kaffrine fait aussi partie des cinq régions qui ont le plus faible Taux brut de scolarisation (Tbs). Concernant les ressources humaines, un déficit de 156 enseignants, tous corps confondus, est enregistré.

Ces manquements ont ainsi un impact négatif sur les résultats scolaires, avec des taux de réussite aux différents examens inférieurs à la moyenne nationale.

Dans le cadre de la promotion de l’enseignement des sciences et des mathématiques, un Bloc scientifique et technologique (Bst) a été construit. Il a été inauguré par le ministre de l’Éducation nationale en marge du Crd. Le Centre régional de formation du personnel de l’éducation dont la construction va bientôt prendre fin a aussi été visité par la délégation ministérielle.
Le maire de la commune a affirmé que « Kaffrine n’a jamais eu autant de réalisations scolaires depuis l’indépendance. Grâce au gouvernement du président Macky Sall, notre région fait partie des académies privilégiées en termes de programmes et projets éducatifs. Nous lui en sommes reconnaissants », a déclaré Abdoulaye Wilane. Dans la même lancée, les maires et présidents de Conseils départementaux se sont engagés à appuyer davantage le secteur de l’éducation dans leurs localités respectives.

La région de Kaffrine va également bénéficier d’un projet de construction et d’équipement de 218 salles de classe, pour un montant de 2,238 milliards de FCfa, afin de remplacer les abris provisoires.

Pape Coly NGOME

Le projet de Prise en charge à domicile du paludisme (Pecadom) est mis en œuvre au Sénégal depuis 2008. Des acteurs se penchent, à Thiès, sur les résultats obtenus afin de formuler des recommandations pour une meilleure gestion de ce modèle communautaire.

Les acteurs et leurs partenaires ont choisi de se rencontrer à Thiès pour se pencher sur la stratégie de mise en œuvre du projet communautaire de Prise en charge du paludisme à domicile (Pecadom Plus). « Mais, la présente session implique uniquement les agents de toute la zone Sud, Sud-est (régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda) où le projet a été étendu en 2016 », a indiqué le Dr Oumar Sarr, coordonnateur du Pecadom. Il a souligné que « les étapes de la mise en œuvre ont connu des avancées depuis la phase test, en 2012, dans un village du poste de santé de Missirah Dantila, dans le district sanitaire de Saraya (Kédougou), avec une première extension, en 2013, pour valider la stratégie réalisée à l’échelle du district sanitaire de Saraya dans le but d’évaluer la faisabilité du modèle avec un grand échantillon ».

Le coordonnateur du programme a estimé « qu’il s’agissait de comparer, à l’époque, une zone d’intervention du modèle Pecadom Plus avec une zone de non intervention avant sa validation ».
L’atelier de partage de 2 jours, ouvert le 7 mars 2017, va se pencher sur le processus, les résultats de la mise en œuvre au niveau des districts et la formulation de recommandations, pour une meilleure prise en charge du modèle qui a été initié, en 2008, par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp).

Le projet Pecadom Plus a démarré par une phase pilote, avec succès, dans les districts sanitaires de Ranérou Ferlo (Matam), Dioffior (Fatick) et Mékhé (Thiès). A partir de 2009, il a été étendu à plusieurs districts des régions de Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Fatick, Kolda, Sédhiou, Thiès et Matam. Les différentes évaluations, a soutenu le Dr Sarr, « ont recommandé la diversification du paquet d’intervention du dispensateur de soins à domicile (Dsdom) dans le but d’avoir un meilleur impact sur la mortalité infanto-juvénile ».

A Thiès, il s’agit de faire l’évaluation de cette stratégie dans les régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda. Car malgré les avancées, quelques limites ont été constatées dans la mise en œuvre de cette stratégie comme modèle de détection passive des cas de paludisme au niveau communautaire. Ce, du fait qu’elle n’est toujours pas renforcée par des activités d’éducation à base communautaire susceptibles d’améliorer l’acceptation des Dsdom nouvellement formés et d’encourager le recours aux soins actifs.

Mohamadou SAGNE

Lors de la célébration de la Journée mondiale des maladies rares, un plaidoyer a été fait pour que ces pathologies touchant très peu de personnes bénéficient d’une meilleure attention
Aujourd’hui, 7.000 maladies rares sont dénombrées à travers le monde par l’Organisation mondiale de la santé, a révélé l’Association humanitaire contre les maladies (Ahcm) lors d’un atelier tenu à la mairie de la ville de Guédiawaye. L’objectif de cette activité, tenue dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des maladies rares, a été de sensibiliser le public sur ces pathologies tout en lançant une alerte aux autorités et aux partenaires.

D’après la définition médicale, une maladie est dite rare lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2.000, soit 0,29 % de la population. L’Ahcm trouve paradoxal les difficultés que rencontrent ces maladies à trouver des financements, pour que les chercheurs puissent mieux les cerner et les vaincre. « Les grands laboratoires sont malheureusement cadrés dans une logique de profit et ne préfèrent pas consacrer des moyens suffisants aux maladies rares », ont indiqué les responsables de l’Ahcm. C’est ce qui a poussé l’association, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, ainsi que d’autres partenaires, à mener une croisade, afin que le Sénégal, 35ième pays à célébrer cette journée, apporte sa pierre à l’édifice en se joignant à la communauté internationale pour cette 10ième édition.

A travers cet atelier, l’Ahcm entend sensibiliser le public sur les maladies rares et leurs répercussions sur la vie des patients. Diffuser et faire partager l’information sur ces maladies est une autre bataille que compte mener l’association. Le médecin-chef du district sanitaire de Guédiawaye, le Dr Cheikh Bamba Dièye, a précisé que ces maladies sont souvent méconnues et négligées du fait de leur rareté. Il a estimé qu’elles méritent d’être prises en compte pour éviter des complications, des invalidés, voire des décès, chez ceux qui en souffrent. Sur ce, il a cité la fièvre de la vallée du Rifp, une maladie virale qu’on peut contracter en manipulant de la viande contaminée, le Zika qui a récemment défrayé la chronique comme faisant partie des maladies rares qu’il importe de prévenir par la sensibilisation.

Le vice-président de l’Ahcm, Mohamed Yéwéno, a indiqué que l’association va s’implanter dans les autres localités du pays pour constituer un relai important au ministère de la Santé et permettre à la population de pouvoir disposer de suffisamment d’informations sur ces maladies rares. « En dehors de ces maladies rares, nous nous intéressons aussi à d’autres pathologies, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, bref, toutes ces maladies qui, aujourd’hui, constituent un réel problème de santé publique », a-t-il soutenu.

Abdou DIOP

Une centaine de participants prennent part, du 6 au 10 mars 2017, à Dakar, au 10ème atelier panafricain sur l’Accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

L’Accès et le partage des avantages (Apa) découlant de l’utilisation des ressources génétiques est le troisième objectif de la Convention sur la diversité biologique (Cdb) signée à Rio en 1992. C’est une suite logique des deux premiers objectifs axés sur la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable des gènes, espèces et écosystèmes.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, qui a présidé l’ouverture du 10ème atelier panafricain sur l’Accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, a souligné l’impérieuse nécessité pour les pays africains d’asseoir des mesures communes dans une synergie d’action pour répondre ensemble et durablement aux enjeux communs imposés par les ressources partagées et l’approche écosystémique qui transgressent les frontières.

Cet atelier est organisé par l’initiative africaine Apa qui travaille à la mise en place de réglementations nationales. Ses objectifs visent les expériences relatives à la mise en œuvre du système Apa, selon une optique africaine ; le partage des grandes orientations issues de la récente rencontre mondiale tenue à Cancun ; et la définition d’approches intégratrices d’élaboration de cadres institutionnels et réglementaires et d’instruments pour la surveillance et la conformité.

Les différents orateurs ont salué cette belle initiative africaine allant dans le sens de rendre possible le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques.

B. B. SANE

Des chercheurs africains, en collaboration avec ceux du Québec, reçoivent une formation en conseil scientifique aux gouvernements. Cette dernière permettra aux 46 chercheurs de discuter des questions liées au changement climatique, à la sécurité alimentaire, à la gestion de l’eau, au chômage et aux grandes épidémies.

Quarante six chercheurs francophones et anglophones, venus de 18 pays, prennent part, depuis hier, à Dakar, à un atelier de renforcement de capacités du conseil scientifique pour les gouvernements du continent africain. La rencontre est organisée par le Fonds de recherche du Québec et l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) dans le cadre du « International network for gouvernement science advice (Ingsa) ». Elle va permettre aux participants d’aborder plusieurs thématiques dont le changement climatique, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, le chômage et les grandes épidémies.

Pour l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Mme Lise Filiatrault, ces thèmes peuvent être des solutions novatrices aux menaces qui affectent les populations les plus vulnérables, en particulier celles de l’Afrique.

Le Pr Doudou Bâ, président de l’Ansts, est convaincu que cet atelier permettra de renforcer les capacités des chercheurs africains. Ce que la structure dont il est à la tête fait toujours. « L’une des missions primaires de cette académie, c’est de conseiller des gouvernements en matière de sciences. Nous avons constaté que l’Afrique est en retard dans l’utilisation de la science et de la technologie pour son développement. Si beaucoup de pays se sont développés, c’est parce qu’ils ont su utiliser la science et la technologie », a expliqué M. Bâ.

Malheureusement, s’est-il désolé, l’Afrique est en retard dans ce domaine et les académies des sciences et techniques peuvent jouer un rôle important dans ce domaine. Il a ainsi plaidé pour une masse critique beaucoup plus importante de chercheurs chargés de donner des conseils aux gouvernements. « Pour réussir ce pari, nous avons pensé qu’il faudrait créer un partenariat avec Ingsa, en vue de renforcer la capacité des conseillers », a indiqué Doudou Bâ qui espère que ce partenariat permettra d’avoir cette masse critique dans tous les pays africains. Selon lui, les scientifiques conseillers des gouvernements pourront aider l’Afrique à rattraper le temps perdu dans l’utilisation des sciences et technologies. Le président de l’Ansts a également informé que la fin des travaux de cet atelier sera sanctionnée par la création d’un Réseau africain francophone de conseil scientifique gouvernemental. Il est aussi envisagé, à l’issue de l’atelier, l’élaboration et la diffusion des principes et lignes directrices en matière de service et de conseil scientifique.

Le scientifique en chef du Québec et membre fondateur de l’Ingsa, Rémi Quirion, a souligné que le partenariat entre le Sénégal et l’Ingsa permettra aux chercheurs sénégalais et québécois de collaborer dans les domaines de la recherche fondamentale et appliquée.

Eugène KALY

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le gouvernement du Sénégal ont lancé un projet visant l’intégration de la résilience climatique dans la production agropastorale.

La Fao met en œuvre le projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agropastorale pour la sécurité alimentaire dans les zones rurales vulnérables ». L’objectif est de contribuer à la réduction des menaces induites par le changement climatique en introduisant des actions d’adaptation à travers les Champs-Ecoles-Paysans (Cep) et les Champs-Ecoles-Agropastoraux (Ceap). Le projet collabore avec des structures et programmes nationaux dans trois Zones éco-géographiques du Sénégal (Zeg), à savoir le Ferlo (ou Zone sylvo-pastorale), le Bassin arachidier et le Sénégal oriental.

La stratégie d’intervention du projet est axée sur les activités de renforcement de capacités et de diffusion des stratégies, des technologies et des meilleures pratiques d’adaptation au niveau des éleveurs et agropasteurs et des organisations communautaires de base. Dans ce cadre, une session de formation de facilitateurs de Champs- Ecoles-Agropastoraux a été organisée du 20 au 25 février 2017 à Linguère. Elle avait pour objectif de familiariser les participants avec les principes et outils de cette approche.

Animée par l’expert en élevage de la Fao, Dr Malick Faye et 2 maîtres formateurs en Champs-Ecoles, ainsi que de personnes ressources, la session a concerné 25 participants. Dans le cadre de la formation, des démonstrations de bonnes pratiques avicoles et d’alimentation du bétail ont été réalisées avec l’appui des experts, au niveau du Service départemental de l’élevage de Linguère.

Il a également été procédé à une visite d’échanges au niveau de l’unité de biogaz de Djiby Malaw Ndiaye.

« Le projet veut instaurer une pratique intelligente face aux changements climatiques et rendre efficace l’adaptation aux changements climatiques. Il vise à renforcer la résilience, améliorer les revenus des producteurs et agro-sylvo-pastoraux. Il permettra de passer d’une approche réactive à une approche proactive », a expliqué le docteur Malick Faye, expert de la Fao. Selon lui, l’objectif de ce projet est d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des communautés agro-sylvo-pastorales à travers le développement de moyens d’existence résilients aux effets des changements climatiques. Il vise notamment à faciliter l’utilisation de l’information agro-climatique et l’adoption de pratiques d’adaptation au changement climatique par les producteurs agro-sylvo-pastoraux. Le Gouvernement sénégalais est préoccupé, ajoute-t-il, par la gestion et la maîtrise des changements climatiques, et veut développer des méthodes de prévention.

Masse NDIAYE

L’Association sénégalaise des gynécologues-obstétriciens (Asgo), en partenariat avec les laboratoires Ferring, a organisé, samedi dernier, un enseignement post-universitaire sur le thème de l’infertilité féminine et masculine.

« 12 % des couples consultent pour un problème d’infertilité parmi toutes les consultations gynécologiques », a annoncé, samedi dernier, le Pr Philippe Marc Moreira, gynécologue-obstétricien. Ce chiffre renseigne sur l’ampleur de l’infertilité au Sénégal. D’où l’importance de l’enseignement post-universitaire organisé par l’Association sénégalaise des gynécologues et obstétriciens (Asgo) sur le thème de l’infertilité féminine et masculine.

Ce panel, qui entre dans le cadre des activités scientifiques de l’Asgo, visait à combler les besoins de formation au sein de l’association. Il a vu la participation du Dr Petter Plateau, un expert belge qui travaille dans l’un des plus grands centres de prise en charge de l’infertilité au monde basé en Belgique. Cette structure offre, en effet, toutes les techniques de prise en charge de l’infertilité. M. Plateau a aussi partagé avec ses confrères son expérience sur les risques liés à la fécondation in vitro. De même, des urologues ont été conviés à cette rencontre pour évoquer le cas spécifique des hommes. Leur présence est surtout motivée par les croyances socioculturelles africaines qui associent l’infertilité à la femme. Dans ce sillage, le Pr Alassane Diouf, président de l’Asgo, a précisé « que 1/3 des cas d’infertilité est imputable à la femme, 1/3 à l’homme, et c’est le troisième tiers que se partagent les hommes et les femmes ». Ainsi, des méthodes modernes sont utilisées pour donner aux couples le plaisir d’avoir des enfants. Il s’agit principalement des techniques de Procréation médicalement assistée, de la fécondation in vitro... Seulement, le coût de la fécondation in vitro est encore très élevé au Sénégal au moment où, dans certains pays, il est possible que les assurances ou les Institutions de prévoyance maladies prennent en charge les frais.

Cependant, des spécialistes ont alerté sur les dérives notées avec ces techniques, notamment de la part de médecins attirés par le gain et qui s’adonnent à des pratiques peu éthiques.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a magnifié la contribution apportée par la Banque mondiale dans la modernisation des collectivités locales. Il fait référence aux soutiens au Programme d’appui aux communes (Pac), au Programme d’équipements des collectivités locales (Precol) et au Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep). Pour lui, l’urbanisation galopante impose une augmentation du budget afin de prendre en compte des contraintes. « L’urbanisation en cours dans notre pays est également très consommatrice d’espaces, de sorte que nos villes connaissent un développement spatial accéléré, difficilement maîtrisable et qui requiert la mobilisation d’importantes ressources financières pour l’équipement des centres urbains », a préconisé M. Sarr.

I. SANE

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