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Actualités (1883)

Le président du mouvement « Dolly Macky », Mamadou Mamour Diallo, a remis, samedi dernier, du matériel qui permettra au Collège d’enseignement moyen technique (Cemt) de Louga d’améliorer sensiblement les enseignements/apprentissages.

Entre 1980 et 1984, le président du mouvement « Dolly Macky » et actuel directeur national des Domaines a fréquenté le Collège d’enseignement moyen technique (Cemt) de Louga. Samedi dernier, Mamadou Mamour Diallo a refoulé le sol de cet établissement d’excellence. C’est que l’administration, les parents et les élèves du Cemt ont voulu salué le parcours du directeur national des Domaines en le choisissant comme parrain de l’ouverture du foyer scolaire.

M. Diallo avait, bien sûr, fait le déplacement. Lui et sa délégation ont eu droit à un accueil chaleureux. L’émotion était palpable. Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence l’évènement qui a vu aussi la participation de toute la communauté éducative de la région.

« C’est avec beaucoup d’émotion que je reviens ici, dans ce Cem qui a formé beaucoup d’ingénieurs et de cadres de la région », a dit Mamadou Mamour Diallo qui avait dans ses bagages un important lot de matériel informatique et bureautique dont des ordinateurs et onduleurs, une photocopieuse, des chaises, des armoires. Le président du mouvement « Dolly Macky » a aussi remis une importante somme d’argent. « C’est mon devoir de revenir au Cemt pour encourager l’équipe pédagogique et les apprenants », a expliqué M. Diallo qui a eu le privilège d’échanger avec certains de ses professeurs. Il a même visité une de ses anciennes classes. « Les souvenirs se bousculent dans ma tête. Ce que je ressens est immense », a-t-il ajouté, très ému. Bien évidemment, le principal du collège, Ndiawar Wade, et le président de l’Association des parents d’élèves, Souleymane Ndiaye, ont vivement salué le geste de Mamadou Mamour Diallo. « C’est un matériel qui servira incontestablement à améliorer les enseignements/apprentissages », s’est réjoui M. Wade, ne manquant pas d’attirer l’attention du bienfaiteur sur l’état de l’infrastructure qui menace ruine. « Dans beaucoup de classes, les plafonds ne tiennent plus. Normal, le Cemt date de 1922. Notre établissement doit être réhabilité et nous comptons sur vous », a-t-il dit, s’adressant au président du mouvement « Dolly Macky ».

Mamadou Mamour Diallo qui a constaté de visu l’état « désastreux » du Cemt a promis de saisir les autorités compétentes. Mieux, il compte mobiliser les autres anciens de l’établissement. L’idée est d’impliquer tout le monde dans la réhabilitation de ce collège, le plus vieux de la région de Louga.

Abdoulaye DIALLO

Sur le parquet du stadium Marius Ndiaye, une compétition d’un autre genre a opposé des collégiens et lycéens venus de plusieurs établissements scolaires du pays. Il s’agit du Championnat panafricain de robotique qui se veut une compétition où se jouent l’intelligence et la promotion de la culture scientifique. Les collégiens et lycéens se mesurent dans des compétitions de robotiques qu’ils ont eux-mêmes reprogrammées. C’est ainsi qu’ils ont fait une semaine de préparation et de tests à la Place du Souvenir pour venir se mesurer, samedi dernier, au stadium Marius Ndiaye, lors d’une finale.

Pour la catégorie des collèges, le Cem Amadou Fara Mbodj de Saint-Louis est sorti vainqueur, suivi du Centre de recherche et d’essai et du Cem Birago Diop. La Senegalese Bilingual School est arrivée première pour la compétition dédiée aux lycées. Elle est suivie du lycée Ngalandou Diouf et des Cours Sainte Marie de Hann. La finale s’est déroulée en présence du Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministre gambien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Dr Badara Joof.

Ce championnat panafricain de robotique, qui a vu la participation d’élèves du Mali et de la Gambie, est organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’Association SenEcole. Ceci, dans le cadre de la promotion de la science et de la technologie au service du développement. Près de 300 collégiens et lycéens provenant des régions du Sénégal, de la Gambie et du Mali ont eu à concevoir, construire, programmer des robots et proposer des solutions à l’Afrique grâce à la science et à la technologie.

La prochaine édition se jouera, selon Mary Teuw Niane, à Diamniadio, à la Maison de la Science qui est en train d’être construite dans la Cité du Savoir. Une Maison de la Science dont le but est de susciter, comme ce Championnat panafricain de robotique, des vocations scientifiques et technologiques chez les collégiens et lycéens.

Oumar NDIAYE

Le ministère de l’Education nationale vient de mettre en place le Programme national de lecture. Il est financé à hauteur de 45 milliards de FCfa par l’Usaid et exécuté par un consortium d’organisations non gouvernementales, coordonné par Chemonics International.

Au Sénégal, des évaluations ont révélé que dans le cycle élémentaire, le niveau des élèves en lecture n’est pas satisfaisant. C’est pour corriger les manquements relevés que le ministre de l’Education nationale a lancé, le 18 mai 2017, à Kaffrine, le Programme national de lecture. Il s’inscrit dans la politique sectorielle définie par le chef de l’Etat et visant à jeter les bases d’une école nouvelle, performante, inclusive et viable. D’un coût de 45 milliards de FCfa, il est financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid). D’ailleurs, a constaté Lisa Franchett, la directrice de cette structure, « de nombreux jeunes sénégalais ne commencent pas leurs études avec de bonnes bases en lecture. Ils sont trop nombreux à ne pas apprendre à lire assez tôt ou assez bien ». Poursuivant, elle a indiqué qu’il y a un lien étroit entre la pauvreté et la lecture. Pourtant, a-t-elle estimé, le taux de pauvreté pourrait être réduit de 10 % dans le monde si tous les élèves des pays à faibles revenus acquièrent des compétences de base en lecture.

Dans un premier temps, le Programme national de lecture va être déroulé dans les régions de Diourbel, Kaolack, Fatick, Kaffrine, Louga Matam et Saint-Louis (de 2017 à 2021). Il s’agira, pendant ces 5 ans, d’offrir un programme de qualité en lecture aux élèves des trois premières années de l’élémentaire. Ce programme cible, dans sa phase pilote, 450.000 élèves répartis dans 4.200 écoles et 5.000 apprenants des écoles coraniques (daaras).

Innovation et originalité
Ce programme, dans une approche inclusive et globale, est ouvert à l’enseignement arabo-islamique. Il est également caractérisé par l’introduction des langues nationales dans les enseignements/apprentissages. Ainsi, en plus de la langue française (officielle), les élèves vont apprendre le wolof, le sérère ou le pulaar. Ce qui n’est pas sans effet, car il y aura nécessairement une légère augmentation du temps d’apprentissage. Et si les résultats sont probants, le programme va s’ouvrir aux autres régions et langues nationales. Ce qui fait dire à la directrice de l’Enseignement élémentaire, Khady Diop Mbodj, que « le système est entré dans une phase de révolution et de refondation, conformément aux orientations et à la vision du chef de l’Etat, accompagnées d’une volonté du ministre de l’Education nationale ».

Les populations de la région de Kaffrine, à travers l’adjoint au maire d’Abdoulaye Wilane, le représentant des « Borom daara » (gérants d’écoles coraniques) et le président du conseil départemental, Adama Diouf, se sont félicitées du choix porté sur leur région pour abriter le lancement ce programme ambitieux et novateur. Elles ont également remercié le peuple américain pour son assistance. Les élus de Kaffrine se sont également engagés à mieux s’impliquer pour son bon fonctionnement.

Quant aux parents d’élèves, ils ont invité les enseignants à susciter chez les enfants le goût de la lecture. Car, a indiqué Dame Seck, vice-président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes), « la lecture pourrait éloigner les élèves des ténèbres de l’ignorance et les placer à la clarté du savoir ».

Le ministre de l’Education nationale, après avoir remercié le peuple américain pour son soutien encore renouvelé, a déclaré que dans ce Programme national de lecture, l’approche retenue va s’aligner sur le modèle national harmonisé d’enseignement bilingue. Ce faisant, elle s’intègre au nouveau schéma directeur national qui va structurer toute la politique nationale de bilinguisme scolaire pour les dix dernières années. Serigne Mbaye Thiam a aussi insisté sur l’implication soutenue des collectivités locales pour jouer leur partition dans la réussite de ce programme.

Pape Coly NGOME

Il est demandé plus de moyens pour l’Institut de technologie nucléaire appliquée (Itna) de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Ucad. Surtout que cette école peut jouer un rôle de premier plan dans le développement du pays.

Sur initiative du Cacsup Sénégal, un séminaire de formation en « leadership et développement » s’est tenu, samedi dernier, à l’Ucad, au profit des étudiants de l’Institut de technologie nucléaire appliquée (Itna) de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Ucad. Une occasion pour les participants de réclamer plus de moyens pour cet institut qui peut jouer un rôle de premier plan dans le développement du pays.

Le séminaire était animé par Ismailla Mbaye, spécialiste en leadership et ancien ministre-conseiller à l’Education du président Abdoulaye Wade. Selon le Pr Ababacar Sadikh Ndao, directeur de l’Itna, l’Ucad s’est résolument inscrite dans une dynamique de réformes et de changement afin de prendre en compte de nouveaux objectifs en matière d’enseignement, de recherche et de fonctionnement.

Pour s’inscrire dans ces nouvelles orientations, l´Itna se doit de travailler en étroite collaboration avec des partenaires tant internationaux que nationaux, a-t-il souligné. A l’en croire, les sciences et technologies nucléaires sont devenues « incontournables » pour l’atteinte des objectifs en matière de développement durable, d’amélioration du bien-être et de la prospérité des populations. En effet, les applications des sciences et techniques nucléaires offrent des avantages socioéconomiques tangibles dans plusieurs domaines, a-t-il indiqué.

Le Pr Ndao a noté que l’Itna est en train de se doter d’un plan de développement stratégique qui lui permettra d’avoir le soutien de l’Etat et des partenaires au développement pour faire de cet institut un centre national sur la recherche nucléaire civile au service du développement socioéconomique de la sous-région ouest-africaine.

Selon Eloi Sarr, conseiller du médiateur de l’Ucad, il est nécessaire de renforcer l’Itna. A son avis, dans le domaine de l’agriculture, les techniques nucléaires peuvent permettre une augmentation sensible de la production agricole, notamment par l’amélioration de la résistance des espèces végétales, la réduction des pertes alimentaires après récolte, l’éradication des insectes ravageurs des cultures ou l’évaluation de la productivité des ressources, ainsi que le suivi de leur bilan hydrique.

De même, dans le domaine de la santé et de la nutrition, les techniques nucléaires sont utilisées pour explorer la matière atomique et subatomique pour guider un diagnostic ou une thérapie, rechercher les altérations génétiques ou détecter des maladies meurtrières. Ces méthodes permettent également de lutter contre la malnutrition sous toutes ses formes par l’utilisation des techniques d’isotopes stables pour le suivi efficace et durable des programmes nutritionnels nationaux. Dans la gestion durable des ressources en eau, les techniques isotopiques permettent de cartographier les ressources de manière moins coûteuse, plus rapide et sur des profondeurs insoupçonnées. Elles permettent de connaître l’origine, la répartition et les propriétés de l’eau dans une région donnée, a-t-il informé. Le séminaire a permis de renforcer les compétences de 35 doctorants et dirigeants d’association en leadership.

Oumar BA

L’Ecole supérieure de Génie (Esge), une structure à vocation scientifique qui forme les étudiants en Génie civile et Génie mécanique et en Informatique industriel, a organisé, le week-end dernier, ces 72H dont le thème est : «Adéquation formation et activités en entreprise ». Ces journées ont été parrainées par Ibrahima Eloi Sarr, président du Cacsup. Cette école fait partie des structures de formation professionnelle partenaire du Cacsup dans le cadre de son programme africain de don de bourses.

M. Sarr s’est réjoui du choix porté sur sa modeste personne. Il a rappelé aux étudiants que l’éducation est comme un long fleuve : en amont, c’est l’apprentissage des théories et des techniques dans les écoles et universités et, en aval, c’est d’avoir une vision d’étudiant entrepreneur. C’est pourquoi M. Sarr dit être disposé à mettre son expertise et l’organisme qu’il dirige au service des étudiants dans leur formation, mais surtout pour leur insertion professionnelle.

O. BA

L’Association école nouvelle Sénégal (Aens) a lancé, samedi dernier, sa plateforme d’animation exclusivement orientée vers les filières scientifiques. Elle ambitionne, par cette démarche, de devenir la référence en matière d’enseignement des sciences au Sénégal tout en faisant des Tic un levier important pour le développement socioéconomique.

L’Association école nouvelle Sénégal (Aens) regroupe en son sein plusieurs personnalités d’horizons et d’expériences divers. Elle propose un portail de services de plusieurs parcours de formation. Cette structure qui a officiellement lancé, le 20 mai 2017, sa plateforme d’animation ambitionne de devenir la référence en matière d’enseignement des sciences au Sénégal tout en s’appuyant sur les Technologies de l’information et de la communication.

Selon son président, Pape Senghor, « l’Aens offre des formations développées, en étroite collaboration avec les entreprises et les organisations professionnelles, afin de mieux répondre à leurs besoins ». Poursuivant, il a indiqué : « Par la recherche et la formation, notre structure contribue au renforcement des capacités de prise en charge des enjeux scientifiques. Nous avons fait le choix de l’innovation pour promouvoir l’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie ».

L’Aens propose un portail de services de plusieurs parcours de formation. La formation est initiale ou continue et les cours sont délivrés le jour ou le soir en ligne à travers Internet. Dans son positionnement, elle investit un champ jusqu’ici exclusivement occupé par l’Etat. La structure offre une chaîne intégrée de formations professionnelle et technique. Ses programmes couvrent, entre autres, formation des techniciens, des encadreurs et préparation aux examens et concours administratifs. « L’objectif, de l’avis de Pape Senghor, est aussi de contribuer efficacement à la résorption du déficit de professeurs qualifiés dans les collèges et lycées. Et l’offre de formations est respectueuse des standards internationaux et répond avec rigueur aux normes de qualité édictées par le système Lmd ».

O. BA

La 21ème édition de la Semaine de l’école de base a répondu aux attentes des acteurs. La mobilisation, la sensibilisation et l’information, à travers différentes stratégies, ont permis d’atteindre les objectifs.

Si la Semaine de l’école de base de cette année a connu un succès, c’est grâce aux efforts combinés des uns et des autres. C’est pourquoi le ministre de l’Education nationale a tenu, lors de la cérémonie de clôture, à Rufisque, à féliciter et remercier tous les acteurs qui se sont impliqués pour la réussite de l’évènement. A titre exceptionnel, Serigne Mbaye Thiam a décerné un satisfécit à la directrice de l’Enseignement élémentaire, Khady Diop Mbodj. Il a publiquement magnifié son leadership, son engagement et le don de soi dont elle a fait preuve. Selon le ministre, Mme Mbodj a déployé des efforts immenses à la fois intellectuels et physiques tout au long de la Semaine pour bien servir l’école sénégalaise et son pays.

Ces félicitations et remerciements du ministre de l’Education nationale vont également à l’Ong Ared, pionnière du bilinguisme et partenaire du ministère pour l’amélioration des apprentissages.

P. C. NGOME

La croisade contre le tabac est lancée au Cap-Skirring, dans le département d’Oussouye (région de Ziguinchor). Les responsables des hôtels, bars, restaurants et autres lieux de distraction de cette zone touristique par excellence de la Casamance vont pouvoir y jouer un rôle déterminant.

Un atelier de formation sur la loi antitabac et son décret d’application s’est tenu vendredi dernier au Cap-Skirring, dans le département d’Oussouye (région de Ziguinchor). Cette rencontre a regroupé les responsables des hôtels, bars, restaurants et autres lieux de distraction, ainsi que le patron de l’Union régionale des syndicats Cnts de Ziguinchor, Amadou Camara. Elle est à l’initiative de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab).

Cette session d’enseignement leur a permis de s’approprier toute la législation de notre pays en matière de lutte contre le tabagisme. Ils ont ainsi été sensibilisés sur les méfaits du tabac, notamment ses conséquences sanitaires et économiques. Les animateurs de l’atelier, en l’occurrence les responsables de la Listab (Ligue sénégalaise contre le tabac), du ministère de la Santé et du Programme national de lutte contre le tabac au Sénégal s’y sont employés avec la pédagogie qui sied. Motivant les responsables, travailleurs, délégués du personnel des hôtels, bars, restaurants et autres lieux de distraction du Cap-Skirring, ainsi que le secrétaire général de l’Union régionale des syndicats Cnts à s’investir pleinement dans la sensibilisation et la mobilisation de la populations pour mener une lutte sans merci contre le tabac.

Le pneumologue et cancérologue Dr Oumar Bâ, par ailleurs coordonnateur du Comité national de lutte antitabac au ministère de la Santé, s’en est félicité. Il a, dans ce cadre, exhorté les acteurs à aider à « briser la progression du tabac, pour qu’on n’ait pas de plus en plus d’enfants qui fument », tout en faisant comprendre les méfaits du tabagisme à leurs compatriotes pour convaincre ces derniers à arrêter de fumer.

Quant aux hôteliers, il leur a été demandé d’appliquer la loi antitabac dans sa toute sa rigueur au niveau de leurs établissements. Ces derniers se sont engagés à respecter la mesure, de même que le patron de l’Union régionale des syndicats Cnts de Ziguinchor, assurant du soutien de sa centrale syndicale au Comité national de lutte contre le tabagisme dans son combat.

El Hadj Moussa SADIO

Avec son programme de construction de 251 forages ruraux, l’Ofor (Office des forages ruraux) va étancher la soif de plus d’un million de ruraux additionnels. Le matériel pour le démarrage des travaux a été réceptionné samedi dernier. L’entreprise chinoise, chargée d’exécuter le programme, a 16 mois pour faire jaillir l’eau dans les localités concernées.

Dans certaines zones rurales, la corvée d’eau est une tâche sans fin surtout pour les femmes. Du matin au soir, ces dernières parcourent des kilomètres à pied pour quelques litres d’eau dont la qualité laisse à désirer. Mais, cette difficulté sera bientôt un vieux souvenir au Sénégal. En effet, l’Office des forages ruraux (Ofor) a réceptionné, le 20 mai, deux camions d’élévation et trois foreurs pour le démarrage de la phase d’exécution de son programme de 251 forages.

Ainsi, plus d’un million de personnes additionnelles auront accès à l’eau potable. « Avec la réception de ce matériel, nous sommes dans l’opérationnel. Nous avons commencé à travailler depuis trois mois. Le processus d’implantation des forages est presque terminé. Maintenant il ne reste qu’à les creuser. C’est un défi très important. Il faut exécuter l’ensemble du programme des 251 forages sur un délai de 16 mois », a annoncé Lassana Gagny Sakho, directeur général de l’Ofor.

Pour lui, le plus dur a été fait. « Il faut maintenant passer à l’exécution le plus rapidement possible, parce que le problème d’accès à l’eau est une question de santé publique ». Poursuivant, il a indiqué que malgré tous les investissements qui ont été faits et il existe aussi des zones qui ont toujours des difficultés. « Il y a aussi un certain déséquilibre. Les régions Sud, c’est-à-dire Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Tambacounda, ont un taux de forages et d’eau relativement faible comparée à la zone Centre : les régions de Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Thiès, Saint-Louis et Louga », a-t-il relevé.

«Une famille, un point d’eau potable»
A en croire M. Sakho, avec ce programme, ils ont essayé d’équilibrer, mais aussi d’être efficients dans le choix des forages. Le tout, en toute transparence avec une implication des collectivités locales, des services déconcentrés de l’Hydraulique et surtout de l’administration territoriale. « A la fin de ce programme, on aura plus un problème d’accès à l’eau. Mais naturellement, il y a une phase importante qui correspond à la vision de l’Ofor que nous devons développer très vite, c’est-à-dire «Une famille, un point d’eau potable». Il faudra donc trouver les investissements pour ramener les points d’eau dans les maisons afin que les femmes et les enfants n’aient plus à faire des kilomètres pour aller en chercher », a-t-il soutenu, affirmant se battre pour voir le même confort qui existe dans les centres urbains (des points d’eau dans chaque maison), dans le monde rural. « Nous y arriverons, parce que cela est conforme à la vision du chef de l’Etat, Macky Sall », a mentionné le directeur général de l’Ofor.

Les travaux seront exécutés par l’entreprise chinoise Cgcoc qui est prête à relever le défi. « Nous avons beaucoup d’expériences dans la réalisation de forages avec une bonne organisation, beaucoup d’investissements et des professionnels », a rassuré son directeur général, Wang Wei. Selon lui, des bases seront implantées dans chaque région en collaboration avec des ingénieurs, techniciens et ouvriers locaux. « Il nous faut plusieurs équipes qui travaillent en même temps, parce que le délai est très court », a estimé M. Wei.

Ndiol Maka SECK

C’est parti pour un Vsd éco-citoyen avec le démarrage, hier dans la matinée, au Parc zoologique de Hann, de la 12ème édition du Festivert. Le coup d’envoi des activités a été donné, lors de la cérémonie d’ouverture, par Mme Ramatoulaye Ndiaye, secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Il y avait du monde, hier, à l’occasion de l’ouverture de la 12ème édition du Festivert. Outre les élèves des établissements de la commune de Hann, la cérémonie a été rehaussée par la présence de la secrétaire générale du ministère de l’Environnement, Mme Ramatoulaye Ndiaye, du conseiller technique du ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Mame Anta Guèye, de Son Excellence l’ambassadeur de la République de la Suisse, Mme Dagmar Schmidt Tartagli, du Dg de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (Aner), Djiby Ndiaye, du directeur du Parc de Hann, le commandant Ibrahima Ndiaye, pour ne citer que ceux-là.

Dans son mot de bienvenue, Djiby, l’un des Frères Guissé, a précisé que le Festivert, qui rentre dans sa 12ème année, est une plateforme pour les enfants. Une plateforme pour la conservation et la sauvegarde du Parc de Hann. « Nous n’avons pas connu très tôt les effets négatifs de l’homme sur l’environnement. C’est pourquoi nous ne nous sommes pas érigés en soldats pour la sauvegarde de la Baie de Hann », s’est-il désolé.

Activités sportives et musicales
Le Dg de l’Aner a, pour sa part, souligné que le thème du festival : « La promotion des énergies renouvelables pour un développement durable », est en parfaite cohérence avec la dynamique impulsée par le chef de l’Etat à travers l’éducation, l’information et la communication, sur l’option de préservation de l’environnement. A son avis, la maîtrise du sous-secteur des énergies est un enjeu pour l’atteinte de l’accès universel à l’énergie. Djiby Ndiaye a ainsi promis d’apporter son soutien au Festivert.

Ce soutien au Festivert a été annoncé par Mme l’ambassadeur de la Suisse au Sénégal, la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable et le conseiller technique du ministère de l’Energie qui ont tous salué la tenue d’une telle activité éco-citoyenne. Au cours de la cérémonie d’ouverture, une centaine de prix ont été décernés aux meilleurs élèves de 30 établissements scolaires de la région de Dakar qui ont pris part au concours organisé par le Centre d’éducation environnementale logé au ministère de l’Environnement.

Aujourd’hui, il est prévu un panel sur la « Promotion des énergies renouvelables pour un développement durable » qui va regrouper, de 15 h à 18 h, des experts sur la question. D’autres communications auront lieu sur les politiques publiques environnementales (exemple de la France et du Sénégal) et sur la Rse pour promouvoir le développement durable. Il y aura également, une kermesse, des signatures de contrats et préliminaires dans le domaines de la lutte et le concert live avec des artistes de renom comme Souleymane Faye, Momo Dieng, Lingstar, Akhlou Brix, Paradise, Waly Seck.

Le dimanche, outre la randonnée pédestre et le camping géant, un document de plaidoyer sera destiné aux députés et membres du Conseil économique, social et environnemental. de même, il y aura le concert de clôture où sont annoncés Big Dee, Da Brains, les Frères Guissé, Canabasse et Viviane.

Babacar Bachir SANE

Une alliance objective entre l’Europe et l’Afrique sur la lutte contre le réchauffement climatique. C’est là une idée défendue par le Ministre-Président du gouvernement de la Wallonie, Paul Magnette. En visite au Sénégal cette semaine, Paul Magnette était l’invité de l’Institut Africain de Management (Iam), dans le cadre de ses cycles de conférences «le Cercle du Perchoir ».

En plus de ses fonctions de Ministre-Président du gouvernement de la Wallonie, Paul Magnette est aussi considéré comme l’un des plus grands analystes des questions de la citoyenneté et de la construction européennes. En visite au Sénégal du16 mai au 21 mai, il a été convié par l’Institut africain de management (Iam), dans le cadre de ses cycles de conférences «le Cercle du Perchoir », initiées depuis trois ans. Pour Paul Magnette, qui parlait de la coopération entre l’Afrique et l’Europe, ces deux continents doivent avoir des convergences sur le climat où ils peuvent jouer un rôle de leader. « Nous devons inscrire notre partenariat dans le cadre d’une grande ambition partagée dans laquelle l’Europe et l’Afrique peuvent, ensemble, prendre le leadership. Cette grande ambition est évidente, c’est la lutte contre le réchauffement climatique », a-t-il suggéré. Ministre fédéral du Climat et de l’Environnement de la Belgique, pendant plusieurs années, Paul Magnette, s’est dit témoin de plusieurs grandes conférences sur le climat, de Copenhague en 2009 à Paris en 2015. « J’ai été, pendant 6 ou 7 ans, ministre du Climat et de l’Environnement. J’ai ainsi, pendant tout ce temps, pu participer à toutes les grandes conférences sur le climat, de Copenhague à Paris. Ce que j’ai pu voir dans ces conférences, c’est que se reconstruisait une alliance objective entre l’Europe et la plupart des pays africains. L’Union européenne, peut être leader mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique. Lors de cette visite au Sénégal, Paul Magnette a mis l'accent sur la coopération de la Wallonie et de la fédération Wallonie-Bruxelles avec le Sénégal ainsi que sur les opportunités économiques. Une visite qui constitue une première en Afrique de l'Ouest du ministre-président wallon.

Paul Magnette a eu des rencontres avec le Président Macky Sall et le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le Sénégal fait partie des pays prioritaires de la Wallonie pour la coopération au développement. En 2017, le budget wallon alloué à la coopération est de 262.000 euros environ et de 245.000 euros pour la fédération Wallonie-Bruxelles. Entre 2002 et 2016, la Wallonie a octroyé 5,8 millions d'euros pour 115 projets développés au Sénégal.

Auparavant, Moustapha Guirassy de l’Iam s’est dit «très heureux» de recevoir le ministre wallon dans son établissement.

O. NDIAYE

Une semaine de préparation et de tests à la Place de Souvenir pour la centaine de collégiens du Sénégal, de la Gambie et du Mali. Ces élèves de Seconde et Première scientifiques vont s’essayer à la robotique. C’est ainsi qu’un championnat panafricain de robotique est organisé depuis l’année dernière pour eux. Le championnat panafricain de robotique (PARC) qui est à sa deuxième va se terminer aujourd’hui au cours d’une finale au Stadium Marius Ndiaye sur le thème «Made in Africa». Il est organisé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’Association SenEcole. Ceci dans le cadre de la promotion de la science et de la technologie au service du développement. Près de 300 collégiens et lycéens provenant des régions du Sénégal, de la Gambie et du Mali vont concevoir, construire, programmer des robots et proposer des solutions à l’Afrique grâce à la science et à la technologie.

O. NDIAYE

La région médicale de Kaolack a effectué sa campagne de distribution de masse de médicaments dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées. Une vingtaine de maladies, dont 10 endémiques, ont été ciblées dans cette opération menée avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

La campagne de distribution de masse de médicaments contre les maladies tropicales négligées a eu lieu à Kaolack du 16 au 19 mai 2017. Au Sénégal, la mise en œuvre du 3ème Plan stratégique de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées s’inscrit dans une dynamique d’élimination et de contrôle, d’ici à 2020, des maladies à chimiothérapie préventive comme l’onchocercose, la filariose lymphatique, les schistosomiases et le trachome. Les maladies tropicales négligées sont des pathologies transmissibles d’origine parasitaire, bactérienne et virale. Parmi ces maladies ciblées dans la région africaine par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 10 sont endémiques au Sénégal, les 5 sont à chimiothérapie préventive et les 5 autres à prise en charge au cas par cas, à l’instar du ver de guinée et de la rage. Ces maladies touchent plus d’un milliard de personnes à travers le monde, soit une personne sur sept, dont la moitié des cas en Afrique.

Selon le Dr Doudou Sène, médecin-chef de la région, « l’objectif de la campagne est de couvrir géographiquement 100 % les quartiers ou villages par la chimio-prévention ». Selon lui, « 65 % des cas peuvent être pris en charge par cette campagne ». Il a indiqué que, depuis les années 2000, le contexte a changé grâce au regain d’intérêt de la communauté scientifique, des firmes pharmaceutiques et des bailleurs de fonds. Dans la région de Kaolack, l’opérationnalisation de la distribution s’est faite à travers les 4 districts sanitaires de Kaolack, Nioro, Guinguinéo et Ndoffane.

Elimane FALL

Ce sont quelque 60.000 âmes réparties dans 9 communes de la région de Tambacounda qui bénéficieront de l’intervention du consortium « Eau Vive » - chef de file Grdr-Caritas commis par l’Etat dans le cadre du projet à travers le programme Sanitamba-Ue mis en œuvre par l’Union européenne.

La défécation à l’air libre sera bientôt un vieux souvenir dans les communes de Bamba Thialène, Koar, Koulor, Kouthiaba, Maka, Méréto, Missira, Néttéboulou et Niani Toucouleur grâce à un accès durable aux ouvrages d’assainissement améliorés. Lors du Comité régional de développement (Crd), l’adjointe au gouverneur chargé du développement, Awa Ndiaye Diop, s’est félicitée de recevoir ce projet d’envergure qui vient renforcer les initiatives que l’Etat est en train de mener pour relever le taux d’accès à l’assainissement. Ce, d’autant plus que la région enregistre l’un des taux de défécation à l’air libre les plus élevés du pays. Une situation qui s’explique, selon Mme Diop, par l’étendue et le taux élevé de ruralité de la région. « Conformément à la Stratégie nationale d’assainissement rural qui recommande l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement, nous devons conjuguer les efforts pour les populations », a-t-elle soutenu, affirmant que « l’assainissement n’est pas un luxe mais une question de dignité ». Awa Ndiaye Diop a vivement remercié les partenaires dont l’action permettra de disposer de latrines améliorées.

Quant à Abibou Bâ, de la Direction nationale de l’assainissement, le choix de ce consortium, après une compétition, s’explique par la qualité du travail qu’il a déjà effectué dans ce cadre. Pour sa part, abbé Bertin Sagna de la Caritas, au nom du consortium, a relevé que la région de Tambacounda a un taux de ruralisation de plus de 76,3 % qui dépasse fortement la moyenne nationale (54,8 %). Ce qui explique le taux de défécation à l’air libre parmi les plus élevés du pays. D’où la mise en place de ce programme d’un montant de 950 millions de FCfa pour améliorer les conditions d’existence de quelque 60.000 individus dans 120 villages. Aussi, 5.000 élèves répartis dans 50 écoles élémentaires seront concernés par le projet, a ajouté l’adjointe au gouverneur.

Pape Demba SIDIBE

C’est un important lot de matériel et une ambulance médicalisée destinés au district sanitaire de Ngaye Mékhé qui a été réceptionné, avant-hier, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck. Le tout estimé à 350 millions de FCfa.

Un geste de « haute portée » que vient de faire la Fondation Hôpital assistance internationale, comme l’a affirmé le ministre de la Santé. Car, selon Awa Marie Coll Seck, « ce matériel vient renforcer les efforts de l’Etat dans le relèvement du plateau technique de nos structures sanitaires. Une directive du président Macky Sall qui a placé le secteur de la santé au cœur des ses préoccupations, pour une amélioration des conditions d’accès aux soins de l’ensemble de nos populations et plus particulièrement des couches défavorisées ». Le matériel, a souligné le médecin-chef du district sanitaire de Mékhé, Dr Moustapha Faye, est composé d’un appareil d’échographie, d’une ambulance médicalisée, de 40 lits médicalisés, d’appareils de laboratoire, de 8 armoires, de fauteuils roulants, de chariots, etc., d’une valeur estimée à 350 millions de FCfa.

Ces équipements de « haute qualité » contribueront à l’amélioration de l’accessibilité géographique et financière à des soins de qualité, a dit le ministre de la Santé. Le Pr Seck a ainsi remercié les généreux donateurs de la Fondation Hôpital assistance internationale (Hai) qui, par ce don, contribuent à soulager des milliers de personnes défavorisées, particulièrement les femmes et les enfants, pour qui l’accès aux soins est toujours difficile compte tenu de l’éloignement des structures sanitaires spécialisées. Elle a annoncé la réception de plus d’une centaine d’ambulances médicalisées, notant que le district de Mékhé en bénéficiera.

Bloc opératoire
Dans cette dynamique, Mme Seck s’est réjouie que le district de Mékhé, qui a été réhabilité dans le cadre du Bci, soit doté d’un bloc opératoire entièrement équipé et d’un service de radiologie. Mais, comme l’a indiqué le médecin-chef du district, il convient de résoudre le problème de l’électricité et l’affectation de ressources humaines qualifiées pour son fonctionnement. « Nous savons que les services du ministère de la Santé sont en train de s’activer et nous espérons, sous peu, que ce bijou sera fonctionnel pour le bien des populations de Mékhé », a soutenu Dr Moustapha Faye.

Le maire de le commune, Maguette Wade, tout comme la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, Mme Seynabou Gaye, ont manifesté toute leur satisfaction et exprimé la gratitude des populations à l’égard des généreux donateurs pour ce « geste de haute portée sociale et de générosité ».

Le président de la fondation, Jean-Jacques Schlegel, présent à la cérémonie en compagnie de Mme Rose Angèle Faye, la coordonnatrice pour le Sénégal, a énuméré leurs nombreuses actions allant dans le sens d’équiper des cases et postes de santé de plusieurs communes et villages. Et cela, depuis le début de l’année 2015, mais également contribuer à l’amélioration des plateaux techniques de plusieurs structures sanitaires dont très prochainement l’hôpital Matlaboul Fawzaïni de Touba et l’hôpital Elhadji Abdoul Aziz Sy de Tivaouane. Il a fait noter que la cérémonie de remise de matériel médical de Mékhé est la 6ème du genre à travers le Sénégal et s’inscrit dans la phase n°6 du Plan national Sénégal.

M. Schlegel a magnifié la qualité exceptionnelle du soutien tant sur le plan institutionnel que technique que le président Macky Sall a bien voulu leur apporter, de même que le Premier ministre, soulignant que sa fondation partage avec le Sénégal les mêmes visions dans ce vaste secteur de la santé.

Mouhamadou SAGNE

La cérémonie de dédicace du livre « Actes des premières journées scientifiques de l’enseignement privé » s’est tenue avant-hier au Monument de la renaissance africaine. Les acteurs de l’enseignement privé ont appelé à la mise sur pied d’une structure les regroupant avec des représentants de l’Etat pour une meilleure prise en charge du secteur.

Sur initiative des acteurs de l’enseignement privé, appuyés par le ministère de l’Education nationale, une rencontre de publication des travaux du livre intitulé « Actes des premières journées scientifiques de l’enseignement privé » s’est tenue avant-hier au Monument de la renaissance africaine. Plusieurs acteurs de l’enseignement ont rehaussé cette rencontre de leur présence. Ses organisateurs sont persuadés que l’enseignement privé est un secteur avec lequel il va falloir désormais compter.

Président du Comité scientifique des Journées nationales de l’enseignement privé du Sénégal, le Pr Mamadou Kandji a souligné que cet ouvrage répond au vœu de réfléchir sur l’évolution de l’enseignement privé au Sénégal en termes d’historique, de mutations, de ruptures, mais surtout de perspectives. « Nous avons analysé les différents développements subis par l’enseignement privé. Il fallait également voir quelles sont les perspectives, c’est-à-dire ce que nous comptons faire pour cet enseignement privé », a-t-il affirmé.

A cet égard, différentes thématiques ont été abordées dans le livre dont le sport, la culture... Ils ont, entre autres, évoqué l’enseignement privé dans le contexte du Sénégal émergent et les problématiques, y compris les relations dans le cadre d’un partenariat public-privé. « Il s’est aussi agi de voir l’enseignement privé dans les pôles d’émergence à travers des communications qui ont regroupé l’ensemble des partenaires et acteurs de l’enseignement privé au Sénégal. Nous avions, dès le départ, pris le pari de rassembler l’ensemble des communications passées au peigne fin afin de les traduire en actes. C’est ce qui a produit, aujourd’hui, un livre », a informé M. Kandji.

Les universités publiques n’étant pas en mesure de satisfaire toute la demande en termes d’accueil des étudiants, un avis partagé par les autorités politiques et académiques, « l’enseignement privé est, aujourd’hui, un secteur avec lequel il va falloir compter », a-t-il dit. Poursuivant, l’universitaire a indiqué qu’ « il est d’égale dignité avec l’enseignement public ». Selon lui, beaucoup d’organisations ont formulé le vœu ardent de voir la mise en place d’un cadre national de concertation qui regroupe les acteurs et les gouvernants. « L’importance accrue du diplôme pour l’insertion professionnelle a renforcé la pression sur la réussite scolaire. De plus, la multiplication des organismes proposant de dispenser des cours privés est une raison supplémentaire qui plaide en faveur de l’enseignement privé », a rappelé Mamadou Kandji.

Oumar BA

Olivier Rue est docteur en océanologie côtière ayant travaillé sur l’évolution des systèmes côtiers de l’Afrique de l’Ouest depuis 1984. Il a séjourné, pendant 7 ans, au Sénégal pour le compte du Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (Grdr). Dans cet entretien, il revient sur le fonctionnement des systèmes côtiers, les défis que le Sénégal est appelé à relever et les menaces qui pèsent sur le littoral du pays.

Quelles sont, aujourd’hui, les urgences du Sénégal pour la préservation de ses zones côtières et littorales ?
Aujourd’hui, le niveau de la mer monte de plus en plus vite. Avant, on était dans les 50 cm, mais maintenant, on se rapproche du mètre par siècle. Le système côtier de toute l’Afrique de l’Ouest s’est construit sur des conditions de basse énergie, c’est-à-dire que, depuis 6.000 ou 7.000 ans, il n’y avait pas beaucoup de vagues. Le niveau de la mer ne bougeait presque pas. On avait du sable fin qui arrivait du désert et qui tombait en pluie sur les plages. Et d’un seul coup, on change le système dynamique. Alors, la capacité de résilience de ces milieux n’est plus adaptée à l’énergie de la houle ou du vent. Evidemment, on a une vulnérabilisation de plus en plus importante de tous ces systèmes côtiers. Mais, il faut être très prudent. On a toujours tendance à externaliser nos problèmes et à faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre. A Popenguine, j’ai vu une réserve naturelle où il n’y a pas eu du tout d’érosion à la plage. Cependant, quand on se déplace à quelques kilomètres, là où il y a des constructions, on voit rapidement une érosion. Si c’était le changement climatique, le sable reculerait aussi bien des deux parties. Cela veut dire que la fossilisation des gisements sédimentaires, c’est-à-dire des sables, des dunes ou des plages, sous du béton et du goudron, en bloquant la mobilité, fragilise et vulnérabilise complètement le système côtier. Il faut laisser fonctionner un système côtier avec du sable fin. Il existe des respirations sédimentaires naturelles et saisonnières. La question de l’aménagement des systèmes côtiers est au moins aussi responsable que l’élévation du niveau de la mer sur la vulnérabilisation des côtes. Il faudrait tracer la ligne des 100 ans et non la ligne des 100 mètres. Autrement dit, faire une projection du niveau de la mer dans 100 ans et tracer le trait de côte avec une belle carte en couleur. Là, on peut voir toute la bande de terre qui va disparaître.

Aujourd’hui, on a les moyens de faire cette modélisation. On saura les secteurs qui sont les plus menacés. Il faut aussi voir comment associer les populations des territoires côtiers dans les projets d’aménagement des zones côtières. Elles ont un savoir faire ancestral. Les experts connaissent les choses générales, mais ne savent rien sur les territoires.

Revenons-en aux urgences du Sénégal…
Le gouvernement mauritanien a lancé un projet de construction d’un port militaire et de pêche multifonction à N’diago, à 10 km de Saint-Louis, qui est complètement passé inaperçu. C’est une ancienne embouchure du fleuve Sénégal, mais assez au nord. Du point de vue sédimentaire, le sable qui arrive du même côté va s’accumuler au Nord de la digue. Conséquence : il y aura érosion au Sud. Tout le sable qui alimente la Langue de barbarie vient de la Mauritanie. Il y a le poisson, le pétrole et le sable comme ressources partagées par les deux pays dans cette partie.

Pour le fleuve, il y a eu l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Pourquoi, pour le sable, on ne ferait pas une organisation de protection ouest-africaine du système côtier ?
Le sable traverse les frontières sans donner de carte d’identité. On a un transit littoral très important du Nord vers le sud qui alimente déjà beaucoup moins les plages depuis la construction du port de Nouakchott. Ce qui cause des phénomènes d’érosion très importants, notamment sur la Langue de Barbarie. Et si jamais on bloquait le transit sédimentaire juste au niveau du bas delta, je pense très sincèrement que Guet-Ndar partira. Et par conséquent, je ne donne pas à cette pauvre île de Saint-Louis 6 mois pour disparaître à son tour. Je ne suis pas en train de vous dire qu’il ne faut pas tenir en compte l’élévation du niveau de la mer et des autres agents dynamiques qui vulnérabilisent la côte, mais les hommes la vulnérabilisent encore plus.

Vous voulez-dire qu’il y aurait des conséquences beaucoup plus dramatiques que celles causées par l’ouverture de la brèche de Saint-Louis ?
Avec la brèche, tout le monde a crié, mais ce n’était pas si grave que cela. L’embouchure s’élargit parce que l’alimentation en sable est moins rapide que l’érosion de l’autre côté. Le bout de la Langue de Barbarie, là où il y a les hôtels (Ndr : Hydrobase), est en train de grossir parce que le sable de la Mauritanie arrive. Et de nouveau, l’énorme bulldozer avance et va repousser l’embouchure vers le sud. Cela continuera tout naturellement ainsi tant qu’on a les vents de Nord-Ouest ici pendant toute la saison sèche. Par contre, l’ancienne Langue de Barbarie où il y avait le parc des oiseaux du même nom va disparaître. Toutefois, une nouvelle Langue de Barbarie est en train de se construire. Pour l’instant, la seule chose à faire, c’est de protéger la rive d’en face. L’ouverture de la brèche a même des effets positifs puisqu’elle a permis à la mangrove de se régénérer considérablement dans le bas delta du fleuve Sénégal.

Mais revenons-en au port militaire et de pêche que la Mauritanie est en train de construire. Pour moi, la solution n’est pas de dire qu’il ne faut pas l’ériger, mais plutôt de ne pas le faire avec des digues qui bloquent le transit sédimentaire. Dans ce cas, on protège la Langue de Barbarie, l’île de Saint-Louis et toute la côte sénégalaise. Il faut aider au maximum les systèmes côtiers à se protéger naturellement. Leur résilience dépend de la mobilité sédimentaire. Plus on laisse le sable se déplacer comme il veut, plus on protège les côtes.

Existe-t-il d’autres infrastructures qui impactent négativement le bon fonctionnement du système côtier sénégalais ?
Oui, en 2002, je suis intervenu au moment où l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) a décidé de la construction du barrage de Sambangalou. La Gambie, c’est le dernier grand fleuve naturel non aménagé de la sous-région. C’est l’un des plus grands estuaires au monde. On peut avoir une pleine mer à l’entrée, à Banjul, et une pleine mer à 500 km, et entre les deux, une basse mer. Il peut contenir une marrée entière parce que c’est une vallée ennoyée. En saison sèche, le débit du fleuve Gambie ne constitue rien. Ce n’est que de l’eau salée qui rentre et qui sort avec des mangroves sur les côtés. Mais, pendant l’hivernage, il se gonfle. L’augmentation du débit et la marrée favorisent un curetage de tous les estuaires. Tout le matériel sédimentaire qui s’était accumulé durant la saison sèche ressort en mer. Il est repoussé par les houles d’Ouest vers le Saloum. Les îles du Saloum sont donc construites par les déjections naturelles du fleuve Gambie. Si on met un barrage à Sambangalou, on régularise le régime du fleuve, c’est-à-dire qu’il y aura plus de crues.

Du point de vue biologique, la plupart des poissons ont des systèmes de reproduction qui fonctionnent sur la base de signaux. Un changement de vitesse de courant est couplé à leur système de reproduction. Et du coup, si on régularise le système du fleuve, on a des effets en cascade sur tout l’écosystème fluvial. Mais le plus grave, c’est que si jamais il n’y a plus l’effet de chasse de l’hivernage sur les estuaires de la Gambie, il n’y aura plus ces rejets en mer de sédiments en suspension qui viennent se rabattre sur le Saloum et qui nourrissent toutes les îles portant ce nom. Et comme on a des houles de plus en plus agressives depuis 50 ans, le Saloum va redevenir une bande à rien.

Le Sénégal est devenu un pays pétrolier et gazier. L’exploitation de ces ressources peut-elle impacter le système côtier ?
Bien sûr que les forages pétroliers off-shore représentent un risque. Car, si on commence l’exploitation, on aura de gros bateaux qui viendront se positionner soit sur le site soit sur le terminal pétrolier le plus proche. Si par malheur, comme c’est déjà arrivé, il y a une panne de moteur d’un pétrolier plein au large, cela peut entraîner une catastrophe, s’il n’y a pas de remorqueur pour aller tirer le bateau. Je ne sais pas s’il y en a au Sénégal ou pas. Mais, le risque est encore beaucoup plus grand en Mauritanie. Car dans ce pays, si un pétrolier rentrait dans le banc d’Arguin, un remorqueur ne pourrait pas y entrer. Dans ce cas, le pétrole pourrait se déverser et les conséquences sur les ressources naturelles seront incommensurables.

Propos recueillis par Ndiol M. SECK

L’Université Mohammed VI polytechnique de Ben Guérir est un établissement de classe mondiale. Elle adopte un modèle d’enseignement et de recherche entièrement tourné vers l’innovation et l’expérimentation. L’université ambitionne, à travers des programmes de recherches ciblés (eau, agriculture et environnement, ressources naturelles et sécurité alimentaire, biotechnologie, génie industriel et chimique, énergies renouvelables), d’apporter des réponses aux principaux défis et enjeux auxquels est confronté le continent africain, tels que la sécurité alimentaire, le développement économique, l’industrialisation durable et la politique publique. L’Université Mohammed VI polytechnique entend contribuer à l’essor de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée en Afrique en scellant des partenariats avec le tissu universitaire africain. Ouverte sur le monde, l’université développe des partenariats académiques et industriels étrangers de premier plan et s’inscrit dans une dynamique de niveau international. Dans le but de renforcer sa vocation internationale, elle fait appel aux services d’éminents professeurs, chercheurs et hauts potentiels marocains et étrangers. Par la diversité de leurs origines et la complémentarité de leurs compétences, ils seront les initiateurs d’un véritable écosystème de savoir.

Le Centre international de développement des engrais est une organisation internationale publique basée sur la science qui travaille à atténuer la faim dans le monde entier en introduisant des pratiques agricoles améliorées et des technologies d’engrais pour les agriculteurs et en reliant ces derniers aux marchés. Basé à Muscle Shoals, en Alabama, aux États-Unis, l’organisation a des projets dans plus de 25 pays.

De nos envoyés spéciaux à Ben Guérir El Hadji Abdoulaye THIAM et Aliou KANDE

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp), à travers le Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT), viennent de signer une convention de partenariat. Avec cet accord, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp), consent à financer la construction de huit (8) Espaces Numériques Ouverts (Eno). Une partie de ces Eno financés par l’Artp seront livrés cette année.

Une signature de convention historique et bénéfique. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp), à travers le Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT) viennent de signer un contrat de partenariat pour le financement des Espaces Numériques Ouverts (ENO). Projet phare de l’enseignement supérieur, contenus dans l’Université Virtuelle du Sénégal, les Espaces Numériques Ouverts (ENO) qui seront au nombre de 50, vont être implantés dans tous les départements du Sénégal. Une manière pour le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de démocratiser et de décentraliser le savoir en l’amenant au cœur des communautés via le numérique. Pour ces Espaces Numériques Ouverts, l’Artp a décidé, sans aucune contrepartie, de financer la construction et l’équipement de huit (8) Espaces Numériques Ouverts au Sénégal. En raison six cent millions (600.000.000) CFA de francs par ENO, pas moins de quatre milliards quatre cent (4.800.000.000) de francs CFA. Une occasion saisie par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Pr Mary Teuw Niane, pour saluer ce geste de l’Artp, qu’il juge « historique ». « Je suis heureux de réaliser que des sénégalais, à la tête de structures nationales, sont en mesure de faire bénéficier à notre système éducatif des ressources dont il a besoin pour faire face aux engagements imposés par la mise en œuvre des réformes en cours dans les différents ordres d’enseignements » a affirmé, Pr Mary Teuw Niane, lors de la cérémonie de signature de la convention de financement. Établissement d’enseignement et de formation représentant l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) dans la collectivité territoriale constituée par le département, l’Espace Numérique Ouvert (ENO) est chargé de la mise en œuvre de la politique de formation et d’éducation des communautés élaborée à partir des Décisions Présidentielles sur l’Enseignement Supérieur. Sa mission est de développer les programmes et projets d'enseignement et de formation mis en œuvre dans le cadre de l’offre de formation de l’UVS, de développer le service à la communauté, de soutenir la mise en place d’une activité de télémédecine performante et d’apporter son expertise au développement d’activités professionnelles en rapport avec les domaines de compétences des personnels.

Rapprocher l’université des populations
Dans le cadre de son programme de développement de l’enseignement supérieur, l’Etat ne veut pas oublier aucun département. D’où un maillage du territoire national des ENO. Actuellement 16 ENO sont en construction. A terme, c’est tout un réseau de 50 ENO qui sera réalisé sur l’ensemble du territoire national. Certains seront réceptionnés et opérationnels à la rentrée prochaine, selon le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. « Nous avons prévu d’en construire au moins un dans chaque département. Certains départements vont en héberger plusieurs. Aucun département du Sénégal ne sera oublié. La politique de maillage du territoire national permettra un meilleur accès à la formation. Elle rapprochera l’Université des populations. Elle fera de l’Université l’affaire de la société en ouvrant ses portes à toutes les populations pour des prestations que l’Université n’avait pas coutume à leur offrir » a explique Pr Mary Teuw Niane. Ces Espaces Numériques Ouverts sont une composante de l’Université Virtuelle du Sénégal, l’une des reformes phares issues du Conseil Présidentiel sur l’Enseignement Supérieur, après les concertations menées dans ce secteur en 2013. « L’Université Virtuelle crée, de nos jours, entre l’enseignant et l’étudiant, une proximité électronique permettant de réaliser beaucoup d’économie en termes de déplacement et de temps sans oublier les aspects liés au confort que cela offre, en toile de fond » a ajouté, Abdou Karim Sall, Directeur Général de l’Artp et aussi administrateur du Fonds de développement du service universel des télécommunications, (FDSUT). Quatre (4) de ces Espaces Numériques Ouverts financés par l’Artp, seront construits cette année. Les quatre (4) autres, constituant l’autre moitié, seront construits entre 2018 et 2021, en raison d’un Espace Numérique Ouvert par an durant cette période. Cette cérémonie de signature de partenariat s’est déroulée en présence d’Aly Coto Ndiaye, président du comité de direction de Fonds de développement du service universel des télécommunications, (FDSUT) et des membres du comité de direction.

Abdou Karim Sall, directeur général de l’Artp : « Le numérique offre des raccourcis dans l’enseignement »
Dotation des établissements scolaires et universitaires du pays d’équipements informatiques et de connectivité, convention avec des universités publiques etc… Le Fonds de développement du service universel des télécommunications, est en train de financer la connectivité dans les écoles du Sénégal et à tous les niveaux : préscolaire, primaire, secondaire et universitaire. Des actions qui entrent dans le cadre de ses axes stratégiques. Lors de la signature de partenariat, qui a coïncidé avec la célébration la Journée Mondiale des Télécommunications et de la Société de l’Information, célébrée chaque 17 mai, Abdou Karim Sall, le Directeur Général de l’Artp, a rappelé l’importance du numérique aujourd’hui dans le monde de l’enseignement. « Notre partenariat avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a pour socle le numérique qui offre, aujourd’hui, beaucoup de raccourcis surtout dans le monde de l’enseignement » a-t-il dit. Un partenariat qu’il veut continuer à l’avenir entre les deux structures. « Nous estimons ainsi que forts d’une solidarité efficace entre nos deux secteurs, il est à parier que nous serons parfaitement bien placés pour répondre aux besoins de notre pays en termes de formation et en termes de qualité des ressources humaines » espère-t-il.

Le ministre de l’Éducation nationale est catégorique : « Il n’y a ni fuite ni fraude sur l’épreuve de mathématiques du Concours général ». Interrogé sur le sujet, hier, à Louga, Serigne Mbaye Thiam a rappelé ce qui s’est réellement passé. « Ce qu’il y a, c’est une négligence de la part du professeur qui a proposé l’épreuve », a dit le ministre en marge du lancement de la phase 2 du Projet d’éducation inclusive. Le professeur d’université qui a proposé l’épreuve, a-t-il expliqué, a eu la négligence de ne rien changer dans l’exercice tiré d’un concours fait, il y a deux ans en France. « Les professeurs du lycée Seydou Nourou Tall ont trouvé cet exercice dans l’Internet et l’ont proposé à leurs élèves dont la responsabilité ne peut être engagée », a précisé Serigne Mbaye Thiam, soutenant que la décision de reprendre l’épreuve de mathématiques répond au souci de garder le caractère prestigieux du Concours général.

A. DIALLO

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a procédé, hier, à l’inauguration de deux pavillons d’hébergement pouvant accueillir 240 apprenants à l’Institut islamique de Koki.

C’est peu après 9 heures que le cortège ministériel est arrivé à Koki. Sur place, l’ambiance était festive. Talibés, enseignants, guides religieux, élus locaux et populations de Koki étaient exceptionnellement mobilisés pour accueillir Serigne Mbaye Thiam et sa délégation. Le ministre n’a pas perdu de temps, fonçant tout droit vers les nouvelles infrastructures. D’abord, le pavillon des garçons. Ensuite, celui des filles. Partout, il a fait le même constat : la remarquable qualité des travaux. « Rien à dire sur les pavillons sinon qu’ils sont d’une qualité remarquable », s’est réjoui M. Thiam qui a coupé les rubans en présence de Serigne Makhtar Nar Lô, guide religieux et responsable du « daara » de Koki.

Après avoir remis « symboliquement » les clés de ces deux pavillons construits dans le cadre du Programme d’amélioration de l’environnement physique des « daaras », le ministre a visité le complexe islamique avant de s’entretenir avec l’immense foule qui l’attendait sous une bâche spécialement aménagée au milieu du village. Les discours étaient les mêmes. Tous saluant l’inauguration de ces pavillons qui viennent renforcer la capacité d’hébergement de l’institut. Une pluie de remerciements à l’endroit du président de la République. L’action de Macky Sall en faveur de l’enseignement arabo-islamique a été vivement magnifiée.

Dans son propos, le ministre a rappelé la place du « daara » de Koki, créé en 1939, dans l’éducation religieuse et la lutte contre l’ignorance au Sénégal. « L’Etat ne va pas s’arrêter avec ces deux pavillons qui ont coûté 139 millions de FCfa. Nous allons davantage accompagner le « daara » dans son développement », a promis Serigne Mbaye Thiam. L’occasion était belle pour rappeler les « efforts remarquables » accomplis par le gouvernement pour promouvoir l’enseignement arabo-islamique : l’organisation d’un Bac arabe unique, l’introduction de l’arabe au Concours général, l’ouverture d’une section arabe à l’Ecole nationale d’administration (Ena) et la mise en œuvre d’un important programme de construction de « daaras ». « Avec l’appui de la Banque islamique de développement (Bid), le Sénégal est en train de construire 54 « daara » modernes sur toute l’étendue du territoire national », a partagé le ministre.
Il a promis d’équiper, dans les semaines à venir, l’institut islamique de Koki en matériel scientifique et sportif. Un engagement vivement salué par les étudiants et les responsables de l’établissement qui ont formulé des prières pour le chef de l’Etat et pour un Sénégal de paix et de prospérité.

…Et lance la phase 2 du Projet d’éducation inclusive à Louga
Serigne Mbaye Thiam a présidé, hier, à Louga, le lancement de la phase 2 du Projet d’éducation inclusive, fruit d’un partenariat entre l’Etat du Sénégal et l’Ong Sightsavers.
Après Koki, où il a inauguré deux pavillons d’hébergement, le ministre de l’Éducation nationale a présidé la cérémonie de lancement de la phase 2 du Projet d’éducation inclusive dans la commune de Louga. La phase 1 dudit projet (2012-2016) avait permis l’enrôlement de 165 enfants déficients visuels de la banlieue (Guédiawaye, Thiaroye et Rufisque) dans le système éducatif. Avec le lancement de la phase 2, qui va couvrir la période 2017-2021, c’est autant d’enfants déficients visuels de Dakar, Kaolack et Louga qui auront la chance d’accéder aux services de l’éducation nationale. « Il n’est pas question de laisser des enfants en rade. Le défi à relever est énorme. Mais, avec l’accompagnement des partenaires, des progrès énormes seront accomplis », a dit le ministre.
 
Serigne Mbaye Thiam a vivement remercié Sightsavers pour son engagement en faveur d’une éducation inclusive de qualité pour les filles et garçons en situation de handicap. « Ces filles et garçons ont les mêmes droits que les autres enfants. En leur donnant la chance d’accéder au savoir, on ne fait que corriger une injustice », a-t-il soutenu. Sur ce, il a invité la société civile et les collectivités locales à s’impliquer pour permettre à tous les enfants d’obtenir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. « C’est une nouvelle vision mondiale de l’éducation qui exige des écoles adaptées, des enseignants bien formés. Un défi auquel le Sénégal ne peut se soustraire », a encore souligné le ministre qui peut compter sur le soutien technique et financier de Sightsavers. « Le Sénégal qui a fait beaucoup d’efforts pour promouvoir l’éducation inclusive peut, à juste raison, compter sur notre soutien technique et financier », a précisément dit Bacary Marone, directeur régional de Sightsavers en Afrique de l’Ouest.

Selon lui, ce projet d’éducation inclusive que va abriter l’école régionale de Louga, première école francophone de la ville, ouvre des perspectives heureuses à tous les enfants déficients visuels du Ndiambour. « Le projet vise aussi à promouvoir l’égalité des chances. Et cela me parait extrêmement important dans ce monde de savoir et de compétition », a fait remarquer M. Marone qui invite enseignants et parents à se mobiliser pour la réussite du projet.

Abdoulaye DIALLO

La région de Matam accueille, pour la 2è fois, la cérémonie officielle de lancement des activités marquant la Semaine nationale de l’école de base. Cette année, la Semaine a pour thème : « L’utilisation des langues nationales dans l’enseignement élémentaire, facteur d’amélioration des performances scolaires ». Le coût global de la mise à l’échelle de l’utilisation des langues nationales dans notre système éducatif est estimé à plus de 17 milliards de FCfa sur 5 ans.

C’est le stade régional de Matam qui a servi de cadre pour abriter les manifestations marquant la célébration de la 21ème édition de la Semaine nationale de l’école de base. En cette matinée du 15 mai, le climat est doux et les populations de la région sont sorties en masse pour relever le défi de la mobilisation et de l’animation. Et comme par le passé, la région a sorti et présenté toutes les facettes de sa culture. Déjà à 10 heures, les gradins du stade et les deux tribunes annexes ont fini de faire le plein. Toute la communauté éducative de l’académie, parents d’élèves, élèves, autorités administratives, locales et coutumières, partenaires de l’éducation, tous se sont donné rendez-vous au stade régional de Matam pour communier et réfléchir sur le thème de la Semaine.

Les partenaires techniques se sont eux aussi mobilisés en masse, avec des milliers d’ouvrages, de documents et autres livres scolaires et pédagogiques. Exposés dans des stands, cette diversité de documents témoigne du dynamisme et de l’engagement des partenaires et autres techniciens de l’éducation à mettre à la disposition des élèves le maximum de moyens d’apprendre. Ce qui fait dire au président du Conseil départemental de Matam que « la région a été la capitale de l’éducation, le temps d’une journée ».

Mais, selon Amadou Djibril Diallo, la Semaine a surtout permis aux différents acteurs de l’éducation de se retrouver et d’échanger sur le thème retenu, mais aussi de magnifier les valeurs cardinales de notre société. M. Diallo s’est également réjoui du choix porté sur leur localité pour abriter cette journée. Sur ce, au nom de toute la région et de tous les élus locaux, il a renouvelé au ministre de l’Éducation nationale son estime et sa considération.

Abordant le thème dans son discours, le ministre Serigne Mbaye Thiam a soutenu que le choix se justifie par l’option et l’engagement du ministère de l’éducation à réaffirmer sa volonté à respecter la directive présidentielle n°6. Celle-là qui consiste à développer l’alphabétisation et à renforcer les langues nationales. Il a ajouté que l’édition 2017 de la Semaine nationale de l’école de base coïncide avec le moment où le ministère a pris l’option de mettre à l’échelle les expériences d’enseignement bilingue, langues nationales/français afin de relever les performances des élèves.

17 milliards de FCfa pour la mise à l’échelle
Le ministre de l’Éducation a aussi indiqué que le système éducatif s’est, aujourd’hui, doté d’un document de cadrage harmonisé qui, tout en mettant en cohérence les expériences d’enseignement bilingue en cours, constitue un véritable instrument de planification des interventions. Le coût global de la mise à l’échelle de l’utilisation des langues nationales dans notre système éducatif est estimé à plus de 17 milliards de FCfa sur 5 ans.

Serigne Mbaye Thiam a davantage insisté sur l’implication de la communauté, même si le rôle de l’enseignant et l’accompagnement des partenaires demeurent nécessaires. « La juste perception et l’effectivité des rôles respectifs des différentes parties prenantes restent un gage de succès dans cette grande entreprise. Les efforts conjugués des uns et des autres, chacun selon sa spécificité et ses capacités, permettront de se placer résolument sur la rampe du succès », a-t-il conclu.

L’Unesco, un des partenaires techniques et financiers, a réitéré sa détermination à soutenir la politique éducative du gouvernement du Sénégal. La directrice par intérim de cette institution onusienne, Lily Neyestani-Hailu, après avoir loué les efforts du Sénégal dans le secteur, a invité les acteurs et la communauté à faire en sorte que l’objectif de développement durable n°4 puisse être atteint.

A Matam, la cérémonie de lancement de la Semaine de l’école de base a servi de prétexte pour récompenser des élèves et acteurs de l’école les plus méritants. La mutuelle des enseignants du Sénégal a également fait un geste de solidarité et d’accompagnement remarquable. Elle a offert une enveloppe et une photocopieuse à l’académie. Une contribution fortement appréciée par l’inspecteur d’académie Seydou Sy.

Pape Coly NGOME

Manche de la chemise relevée, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye se prête à un exercice initié par l’Amicale des Femmes du Ministère de la Culture et de la Communication. Les femmes de son département ministériel, dans le cadre de leurs activités, ont organisé ce mardi, une opération de don de sang pour le compte du Centre National de Transfusion Sanguine. Ainsi le ministre Mbagnick Ndiaye, en donnant le coup de départ lui-même de cette opération, a voulu accompagner les femmes du Ministère de la Culture et de la Communication dans leur élan de solidarité à l’endroit de personnes qui en ont besoin. En cette veille de mois de Ramadan, qui est synonyme de période de répit dans les dons de sang, l’opération de l’Amicale des Femmes du Ministère de la Culture et de la Communication tombe bien. « Les femmes du Ministère de la Culture et de la Communication organise à chaque mois, une opération de don de sang. C’est extrêmement important pour les services sanitaires du Sénégal, parce que donner du sang, c’est participer à sauver des vies. Les femmes savent l’importance de la vie car ce sont elles qui donnent naissance. Donnant naissance, elles maitrisent mieux que quiconque la valeur du sang » explique le ministre Mbagnick Ndiaye. Regroupant toutes les femmes du Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, l’amicale a pour vision, selon secrétaire général, Hawa Ba Mara, de mettre à la disposition de ses membres un cadre d’épanouissement et de développement professionnel. Ainsi dans le cadre de ses activités, elle organise entre autre, une opération de don de sang, des rencontres autour des questions culturelles et de développement, une conférence religieuse annuelle, etc.

O. NDIAYE

Faire baisser le taux de la mortalité maternelle et infantile dans la région de Tambacounda. C’est une des ambitions de l’association Aide médicale pour le développement (Amd) de Monaco qui vient de doter la structure sanitaire de la commune de matériels médicaux (unité d’échographie moderne en plus d’un onduleur) et d’un véhicule pour aller faire des visites médicales des femmes dans les coins les plus reculées du département. Il s’y ajoute la construction et l’équipement d’une maternité flambant neuf.

L’association Aide médicale pour le développement (Amd) de Monaco, à côté des autorités sanitaires sénégalaises et organismes internationaux, met tout en œuvre pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile. Hier, elle a offert au centre de santé de Tambacounda une unité d’échographie mobile afin de faire baisser drastiquement le taux, encore élevé, de la mortalité maternelle et infantile dans la région. Cet appareil va grandement contribuer à l’amélioration de la prise en charge sanitaire du pôle mère-enfant. En effet, il va permettre la détection et le suivi des femmes enceintes, pour une prise en charge efficace et efficiente. Mieux, a expliqué Laetitia Vecchierini, responsable du programme pour la coopération de Monaco, des sessions de formation seront initiées à l’intention du personnel de santé, pour une meilleure utilisation du matériel mais aussi pour pouvoir mieux faire face aux multiples charges dans la gestion du couple mère-enfant.

La coopération de Monaco, a-t-elle avancé, appui l’association Aide médicale pour le développement dans l’accompagnement du personnel et la réalisation de la maternité. Cette maternité, a constaté Mme Vecchierini, fonctionne normalement et permet, aujourd’hui, une meilleure prise en charge des femmes qui se font consulter sans grande difficulté.

L’adjoint au maire Bounama Kanté, qui a pris part à la cérémonie de remise du matériel échographique, s’est réjoui du geste. « Grâce à ce don, la prise en charge du pôle mère-enfant sera mieux renforcée et les femmes mieux suivies », a-t-il soutenu, appelant à « une gestion efficace et responsable de l’unité », afin qu’elle soit durable et profitable aux populations.

C’est aussi l’avis de Mada Diakhaté Mbaye. Cette sage-femme s’honore de disposer d’un matériel pouvant sauvé les femmes qui donnent la vie. Le district sanitaire de Tambacounda est en train de réussir sa mue en se dotant de services à la pointe du progrès et d’un cadre attrayant.

Pape Demba SIDIBE

Avec la participation d’une centaine de jeunes chercheurs français, ivoiriens et sénégalais, des experts, des communications orales, les prochaines journées médicales (18, 19 et 20 mai) de l’hôpital Principal de Dakar (Hpd) feront un zoom sur l’infection à Vih/Sida. L’occasion sera belle pour œuvrer à l’élimination de la pandémie attendue à l’horizon 2030. Le Comité scientifique, dirigé par le médecin-colonel Abdoul Razack Ndiaye, a fait face, hier, à la presse pour revenir sur l’importance de ces journées.

« Hôpital de référence en perpétuelle mutation », l’Hpd entend, par ces journées régulièrement tenues, coller à l’une de ses missions qui est de faire de la recherche, de la formation médicale continue, pour permettre au personnel de santé d’être à niveau sur les avancées, a d’emblée indiqué le Pr Abdourahmane Niang. Considérant l’infection à Vih/Sida comme un « fléau majeur, mais surtout un problème de santé publique », M. Niang est aussi revenu sur la nécessité pour l’Hpd, un hôpital d’instruction du service de santé des Armées, de « rendre la troupe opérationnelle tout en protégeant la famille des soldats » par cette lutte engagée pour l’élimination de la pathologie.

« Avec 36,7 millions de Personnes vivant avec le Vih (Pvvih) dans le monde et plus d’un million de décès (…) selon les chiffres de l’Onusida, l’espoir est permis quant à une élimination de la pandémie, d’autant plus que nous avons 18,2 millions de personnes sous traitement sur les 36 millions de Pvvih. De nombreuses infections ont pu également être évitées chez les nouveau-nés et 1,6 million d’enfants ont été préservés. Nous assistons donc à une diminution des infections qui permettent aux chercheurs, avec les études et modélisations disponibles, d’envisager une élimination de la maladie », a soutenu le Pr Khadidiatou Bâ Fall.

L’élimination de la pandémie à l’horizon 2030 se fera avec un dépistage systématique de « 90 % des patients, mais aussi par le traitement de 90 % de ces patients dépistés qui devront également être mis sous contrôle virologique ». De nombreux défis devront être relevés pour parvenir à éteindre l’infection. Il s’agira de dépister et contrôler. Le dépistage aura pour cible la communauté avec un recours à l’information, l’éducation et la communication. Mais surtout inciter à des « auto-tests » avec une « implication de chaque personne ». L’objectif de la stratégie étant de parvenir à une « diminution de la charge virale communautaire », selon le médecin-lieutenant-colonel Khadidiatou Bâ Fall.

La prévention est aussi de rigueur dans cette politique de santé. Les perspectives ouvertes par cette quête à l’élimination étant aussi d’atteindre des cibles prioritaires (jeunes, populations vulnérables), la promotion du préservatif (qui a permis d’éviter 45.000 infections), la promotion de la circoncision masculine volontaire…
Revenant sur la réalité locale, le Pr Fall a rappelé le taux de prévalence national qui est de 0,7 % avec des disparités dans les différentes régions. Mais aussi des populations clés qui seraient plus touchées : travailleuses de sexe (18 %), hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (21 %), usagers de drogues (9 %).

Symposium sur les traumatismes de la tête et du cou
Les journées médicales, qui ont pour parrain le Dr Ibra Ndoye, verront la tenue du symposium sur : « Les traumatismes de la tête et du cou ». Un thème retenu du fait que ces « traumatismes constituent un fléau grave et fréquent touchant particulièrement des jeunes », a dit le Pr Abdourahmane Niang. « Nous notons de nombreux accidents de la circulation. 15 % des urgences concernent les traumatismes en milieu hospitalier. Il y a une urgence de prévenir, d’autant plus que nous connaissons de nombreux handicaps ou séquelles majeurs avec ces traumatismes pour lesquels il y a un impératif de rapidité dans la prise en charge qui nécessite toute une stratégie », a expliqué le médecin-colonel Niang.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

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