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Actualités (2321)

Dans les trois districts qu’elle a sillonnés, à savoir Saint-Louis, Louga et Rufisque, la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) a pu dépister et traiter environ 1000 femmes. Ce week-end, Rufisque a abrité ces journées de dépistage.

A travers ses journées de consultations gratuites sur le cancer organisées seulement dans trois districts sanitaires, la Ligue sénégalaise contre le cancer a pu dépister un millier de femmes. L’annonce a été faite ce week-end à Rufisque par la présidente de la Lisca, Dr Fatma Guenoune. « Avec les trois districts (Saint-Louis, Louga et Rufisque), nous avons atteint 1.000 femmes dépistées du cancer du col et du cancer du sein. Nous avons un objectif d’atteindre les 78 districts du Sénégal et nous tenons à être accompagnées », a dit Dr Guenoune en marge des journées consultations organisées dans la « vieille ville ». Selon elle, les cancers féminins (sein et col de l’utérus) sont les premiers cancers au Sénégal. Donnant l’exemple du cancer du col, la présidente de la Lisca signale qu’environ 175 nouveaux cas sont dénombrés chaque année au Sénégal. « Malheureusement, 75 % des cas arrivent très tardivement à un moment où on ne peut pas faire grand-chose pour les accompagner », a ajouté Dr Guenoune.

Ces journées de consultations (les 23 et 24 septembre) ont été précédées de formation au profit des sages-femmes aux techniques de dépistage. « Nous tenons beaucoup à cette formation parce que c’est un transfert de connaissances et de technologies pour que partout au Sénégal, dans tous les districts sanitaires, que les sages-femmes puissent faire le dépistage des lésions précancéreuses. Elles sont en contact permanent avec les femmes, c’est donc sur elles qu’on doit s’appuyer », a expliqué le Pr Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec. Ce dernier a plaidé pour la mise en place d’un programme national de dépistage du cancer qui sera validé par l’Oms. La Lisca est accompagnée par Dp Word dans ces journées de consultations. Une occasion saisie par Dp Word pour remettre un appareil de cryothérapie servant à détruire les lésions précancéreuses. « L’appareil permet de traiter la lésion précancéreuse ; c'est-à-dire pas le cancer en tant que tel, mais la lésion qui peut devenir un cancer. Une fois traitée, la femme est guérie et on la recontacte dans un an. On utilise un gaz appelé l’oxyde de carbone et cet appareil peut traite 50 femmes », a expliqué Dr Guenoune. Alassane Diop de Dp Word a souligné que son entreprise fait équipe avec la Lisca dans ce combat permanent contre ce mal qui est le cancer du col de l’utérus.
Au nom du médecin-chef, Dr Aminata Guèye du district de Rufisque estime que cet appareil vient à point nommé, parce que Rufisque est une zone stratégique qui a un besoin réel en dépistage. A ce titre, elle a assuré que toutes les femmes seront dépistées aux points de santé.

Maguette NDONG

Les acteurs du système éducatif et des partenaires ont échangé sur le thème général : « consolidation de la confiance entre acteurs au service des performances scolaires ». L’objectif, c’est de consolider la pacification de l’espace scolaire.

L’ouverture de la seconde édition des concertations partenariales a été marquée par une minute de silence et des prières à la mémoire du défunt Khalife des Tidianes de Tivaoune, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine. Durant trois jours, des parents d’élèves, des syndicats d’enseignants, des acteurs de la société civile et des responsables de la gestion de l’éducation ont réfléchi et échangé sur les stratégies à mettre en œuvre pour une école pacifiée. Ils ont aussi proposé des solutions pour améliorer la performance du système éducatif. Il s’agit, dans cette rencontre, d’évaluer la mise en œuvre des recommandations, des concertations partenariales de l’année dernière et de définir des stratégies de consolidation de la confiance entre acteurs.

S’agissant du premier point, tous les acteurs ont bien noté la stabilité de l’espace scolaire l’année dernière. Un défi relevé grâce au respect des engagements issus des concertations de l’année dernière. Dans leurs interventions, la présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap Ndiaye, Baba Ousseynou Ly, président du comité du dialogue social secteur de l’éducation et de la formation, et les représentants des parents d’élèves ont tous salué l’esprit de dépassement de toutes les parties prenantes qui a abouti à l’apaisement du climat social. Les différents acteurs et les partenaires souhaitent capitaliser cet acquis. Cependant les syndicats n’ont pas manqué de poser quelques préalables qu’il faut régler d’avance à savoir le respect des engagements signés avec le gouvernement. Il s’agit, entre autres, des questions relatives à l’acquisition de parcelles, le système de rémunération des agents de l’Etat, le paiement à temps des salaires et des indemnités. « C’est vrai, le ministre de l’Education nationale a beaucoup fait ces dernières années. Nous saluons ces efforts. Par contre, ses collègues en charge du Renouveau urbain, des Finances et de la Fonction publique continuent de faire traîner les dossiers », se désole Abdou Faty, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal/authentique.

Le ministre de l’Education nationale a reconnu les sacrifices consentis par les différentes parties pour arriver à la stabilisation de l’espace scolaire l’année dernière. Pour le ministre de l’Education nationale, ces assises entre acteurs et partenaires du système éducatif constituent une réunion de famille. C’est un cadre de réflexion pour bâtir une école viable, stable et pacifiée. Serigne Mbaye Thiam précise également qu’il s’agit aujourd’hui de renforcer la stabilité du système éducatif pour la consolidation de la confiance entre acteurs. A la fin de la rencontre, les participants ont élaboré un plan de travail annuel pour 2017/2018 et un dispositif de suivi-évaluation.

Pape Coly NGOME

L’ancien directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, a passé le témoin à son successeur Seyni Ndao hier. Ce dernier a promis d’agir dans la continuité de l’action de son prédécesseur.

Le nouveau directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao, a pris le flambeau hier de son prédécesseur Lansana Gagny Sakho qui a passé près de trois ans dans cette structure. La passation de service tenue dans les locaux de l’Office des forages ruraux (Ofor) a été l’occasion pour le personnel de remercier l’ancien directeur général Lansana Gagny Sakho pour le travail abattu dans le cadre de la réforme de l’hydraulique rurale, mais aussi de l’amélioration des conditions de travail des agents. Le porte-parole du personnel, Moundor Madioune, par ailleurs directeur des travaux à l’Ofor, a indiqué que le directeur général sortant a révolutionné le fonctionnement des forages ruraux. Il a aussi assuré au directeur général entrant Seyni Ndao que les agents de l’Ofor sont à sa disposition et vont l’accompagner dans sa mission.

Même avis chez le président du Conseil d’administration de l’Office des forages ruraux (Ofor), Docteur Paul Faye. Selon ce dernier M. Sakho a sorti l’Ofor de terre et a presque achevé la réforme de l’hydraulique rurale. Il a invité son successeur à s’inscrire dans la même dynamique pour le bien-être des populations rurales. Le personnel a souhaité bonne chance à l’ancien directeur général de l’Ofor promu nouveau directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas).

Le directeur sortant Lansana Gagny Sakho a fait savoir que depuis sa nomination le 06 octobre 2014, sa vison était de faire qu’il y ait dans chaque foyer un point d’eau et de bâtir une infrastructure de qualité dans le domaine de l’hydraulique rurale. Il a aussi souhaité bonne chance à son successeur et a rappelé que le succès permanent de l’Ofor nécessite l’engagement de tous les agents qui ont toujours travaillé à ses côtés.

L’actuel directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, s’est inscrit dans cette lancée, remerciant le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de l’Hydraulique pour la confiance portée sur sa personne. « Je mesure l’ampleur de la tâche qui m’attend, mais je suis sûr qu’avec votre soutien, je vais réussir», a dit Seyni Ndao en s’adressant aux agents de l’Ofor. Il a également indiqué qu’il sera disponible pour tous les agents afin de travailler pour faire plus que ses devanciers qui ont déjà beaucoup fait. Il a aussi souhaité bonne chance à son prédécesseur qui dirige maintenant l’Onas. Des prières ont été formulées à la mémoire de Al Amine rappelé à Dieu vendredi.

Oumar KANDE

Le réseau « Siggen Jiggen » a formé des agents des collectivités sur les techniques de plaidoyer pour la mobilisation des fonds en faveur de la santé de la mère, de l’enfant et notamment de la planification familiale.

La présidente du réseau « Siggil Jiggen », Safiétou Diop, a décliné les objectifs du programme « Néma » de l’Usaid. L’outil sera utilisé dans plusieurs domaines d’activités. Elle a rappelé que le programme met l’accent sur le plaidoyer en direction des municipalités, des maires en vue de la mobilisation des fonds pour la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant. « Il est nécessaire que les collectivités locales participent au financement de la planification familiale, à la santé maternelle », a plaidé Safiétou Diop. Le volet santé, ajoute-t-elle, est capital pour le développement de la communauté et « nous réseau «siggil Jiggen», sommes membres du consortium "Nema" et devons mettre en ouvre ce programme, dans ces localités. En plus la pérennisation de ce programme est déjà inscrite dans l’agenda de cette organisation ». C’est dans cette logique qu’elle développe une politique active de transfert des compétences. « Au lieu de faire venir le réseau pour plaider, nous venons former des porte-paroles qui vont maintenant se charger du plaidoyer en direction de leurs collectivités respectives », a précisé la présidente du réseau « Siggil Jiggen ». Ce programme va durer cinq ans. Mais le réseau « Siggil Jiggen » souhaite que toute la communauté capitalise les acquis en continuant à se servir des connaissances et des compétences acquises durant le programme. « Nous attendons de ce programme que les décideurs, les leaders, les autorités religieuses et administratives de Touba et de Diourbel s’en approprient pour le perpétuer. Il s’agît d’autonomiser notre communauté, d’autonomiser notre pays, de prendre notre souveraineté en matière de santé », a insisté Safiétou Diop. Evoquant l’implication des religieux comme les imams présents à cet atelier, Mme Diop fera savoir que leur apport est capital. « Ils sont une catégorie de leaders responsables. Nous sommes dans une communauté de foi, c’est pourquoi nous impliquons les femmes leaders, les jeunes et les imams les leaders religieux », dit-elle. Durant la première année de mise en œuvre, le réseau a travaillé avec des postes de santé des communes de Tocky, de Ngoye Aliou Sylla, alors que pour les districts de Bambey et de Mbacké, ce sont les postes des communes de Sadio et de Touba Mosquée qui sont ciblés. Ces interventions ont porté leurs fruits car, selon le point focal du réseau à Diourbel, des municipalités ont accordé des financements pour soutenir les activités de la santé de la mère et de l’enfant. Les communes de Ndoye Aliou Sylla, de Sadio et de Tocky ont respectivement dégagé trois millions de FCfa, un million et 200.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

Les autorités administratives ont pris des mesures pour assurer une bonne rentrée des classes à Saint-Louis. En plus de l’évacuation des eaux de pluie des établissements scolaires, les 210 familles qui occupent des écoles seront relogées sur un autre site.

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire 2017/2018, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, a donné des instructions aux services d’hygiène relatives aux opérations de nettoiement, de désherbage, de remblai, de désinfection et de désinsectisation afin d’améliorer l’environnement des établissements scolaires. L’objectif est d’assurer une bonne rentrée des classes le 9 octobre prochain. L’autre mesure prise est l’évacuation des eaux de pluies qui ont envahi la cour des écoles. Ce sont les sapeurs-pompiers, en collaboration avec les collectivités locales, qui se chargeront de ces opérations. Faudrait-il aussi rappeler que les 210 familles victimes de l’avancée de la mer dans la Langue de Barbarie qui occupent des écoles primaires des quartiers de « Dodds » de Santhiaba, de « Cheikh Touré » de Guet-Ndar seront relogées dans d’autres zones en collaboration avec les autorités municipales. L’adjoint au gouverneur a souhaité que l’Etat puisse aider les autorités administratives et municipales de la région nord à construire et réhabiliter des classes détruites par la dernière tempête accompagnée de vents forts qui ont balayé la partie nord de notre pays. Dans la foulée, il a demandé aux préfets des départements de Dagana, de Podor et de Saint-Louis d’organiser des Cdd pour trouver des solutions les plus adéquates aux problèmes de l’école.

Il a enfin vivement félicité l’inspecteur d’académie, Boubacar Sow, pour la qualité et la pertinence de son rapport de présentation qui a fait une cartographie des établissements scolaires de la région nord et qui a donné aux membres du Crd une idée précise des problèmes scolaires notés dans le département de Saint-Louis, le Delta et la Vallée du fleuve Sénégal.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpaa) a organisé un atelier pour la mise en place d’un sous-comité du dialogue social.

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a relevé les enjeux de la promotion du dialogue social dans tout secteur de la vie active. C’était lors d’une rencontre tenue il y a quelques jours à Dakar. « La pertinence et l’efficacité du dialogue social sont un impératif au développement des compétences techniques et professionnelles », a souligné, avant-hier, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Par contre l’absence de culture de dialogue peut avoir des conséquences sur la performance, surtout si les acteurs ne parlent pas le même langage sur des sujets d’intérêts communs. « L’idée de conflit ou de confrontation constitue un obstacle aux progrès et entretient un climat nuisible à la synergie des efforts  », a déclaré le ministre.

Matérialisation des accords
Le secrétaire général du Cadre unitaire des enseignants du moyen-secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, s’est félicité de l'initiative des autorités de mettre en place un sous-comité du dialogue social pour l'enseignement et la formation. Il reste convaincu que la meilleure solution pour un dialogue social est la matérialisation des accords signés entre le gouvernement et les syndicats des enseignants. « Il reste encore des efforts à faire du côté du gouvernement comme la signature définitive des décrets d'application. Nous sommes à la veille de la rentrée des classes, le gouvernement devait mettre à profit cette période pour résoudre définitivement les problèmes de l’école sénégalaise », a confié le syndicaliste Abdoulaye Ndoye, qui regrette la situation des professeurs contractuels de Maths, de Svt ou ceux de Français qui ont un diplôme en Sociologie, d’Economie, etc. Pour Abdoulaye Ndoye, le reversement des maîtres d’éducation physique dans le corps des professeurs de collège est aussi un problème. « L’alignement des indemnités de logement reste une priorité pour le Cusems. Après la publication du pré-rapport qui a fait l’objet d’un partage entre les partenaires sociaux, le gouvernent et les amendements apportés, jusqu’à présent, nous n’avons aucune information », a-t-il ajouté.

La présidente du Haut conseil du dialogue social (Hcds), Innocence Ntap Ndiaye, a magnifié la mise en place d’un comité qui intervient dans un contexte d’élaboration du Plan d’actions prioritaires 2019-2023 du Plan Sénégal émergent. « Le sous-comité du dialogue social du secteur de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat ne sera que ce que vous en ferez. L’appui du ministère étant acquis, il vous reste à faire de ce cadre un outil de promotion de la gestion et de la gouvernance démocratique dans votre secteur », a exhorté la présidente du Haut conseil du dialogue social (Hcds).

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Sénégal a mis en place de nouveaux modules de formation des enseignants pour relever les défis de la qualité. Les principaux bénéficiaires saluent cette nouvelle politique qui rompt avec le recrutement au rabais de ceux chargés de transmettre le savoir.

Le développement du capital humain est un pilier fondamental du Programme Sénégal Emergent (Pse). Au sein du ministère de l’Education nationale, cet axe est en train d’être traduit en acte. Depuis 2014, beaucoup d’initiatives ont été prises dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). A titre illustratif, la durée de la formation est passée de trois mois à neuf dans des structures de formation comme des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) pour les enseignants du préscolaire et de l’élémentaire. Le niveau de recrutement des enseignants devant subir le concours est également relevé. Le baccalauréat est le diplôme requis pour se présenter au concours d’entrée à l’école de formation des enseignants. Pour dispenser des cours dans le moyen et secondaire, la Fastef est le passage obligé. « Si je compare notre formation à celle d’une dizaine d’années avant, je peux dire que nous avons été bien formés. Le temps de la formation a été augmenté et nous avons bénéficié de plusieurs modules, notamment la psychologie, la législation et le relèvement du niveau linguistique », a noté Pape Arona Ngom, qui fait partie de la première promotion des enseignants formés depuis l’entrée en vigueur de la réforme. Comme lui, l’instituteur Amadou Guèye en service dans la banlieue de Dakar certifie qu’il y a des améliorations dans la formation des enseignants. « J’étais volontaire de l’éducation. Je suis entré dans l’enseignement sans formation. C’est à travers des cellules d’animations pédagogiques et par des encadrements rapprochés que je suis parvenu à m’améliorer académiquement et pédagogiquement. Actuellement, j’ai fait une vingtaine d’années de service, mais je sais qu’il y a beaucoup de choses qui me manquent. Par exemple, avec le curriculum de l’éducation de base, j’éprouve d’énormes difficultés », a reconnu Amadou Guèye. Le professeur de collège Ndèye Fatou Ndiaye ne rame pas à contre-courant de l’argument des deux premiers enseignants.

Supprimer les corps intermédiaires
Pour cette dame qui capitalise une vingtaine d’années d’expérience, la formation initiale est primordiale pour embrasser le métier d’enseignant car elle estime que pour transmettre le savoir, il faut nécessairement disposer d’un minimum de connaissances et de compétences. « Les modes de recrutement et la durée de la formation des enseignants que nous avons connus il y a quelques années n’étaient pas conformes à une éducation de qualité. C’est pourquoi les nouvelles réformes entreprises par les autorités éducatives dans le domaine de la formation initiale et continue des enseignants ont été bien magnifiées par la communauté et les défenseurs d’une éducation de qualité », constate Mme Ndiaye.

Au sein des organisations syndicales, les responsables saluent la nouvelle politique des autorités d’ériger la formation des enseignants au rang des priorités. Aujourd’hui, note le docteur Diaouné, grâce aux luttes syndicales, la formation diplômante a été ouverte au sein des Crfpe et à la Fastef.

Le ministère de l’Education veut aller plus loin. C’est dans cette perspective que des outils de formation et d’autoformation seront mis en place, avec notamment les projets de Ressources numériques pour tous et le projet « Sankoré ». Cette vision et cette politique de repenser et de redéfinir la formation devraient régler la question de l’équité et celle liée à la gestion démocratique de la carrière des enseignants. A en croire le directeur de la formation et de la communication, Mouhamadou Moustapha Diagne, l’objectif est de supprimer tous les corps intermédiaires (instituteurs adjoints, vacataires, volontaires) pour recruter maintenant que des enseignants qualifiés. La formation des enseignants devient, à l’heure actuelle, une exigence et un défi à relever. Elle doit aussi être évolutive et diversifiée au regard des exigences qu’impose le métier d’enseignant de nos jours. C’est pourquoi le ministère de l’Education nationale expérimente plusieurs modules de formation. C’est le cas de l’éducation inclusive. En effet depuis quelques temps, des enseignants sont mis à niveau pour prendre les besoins spécifiques des enfants vivant avec un handicap.

Pape Coly NGOME

Dans sa phase de mise en œuvre et de son expansion, le projet d’éducation inclusive n’intervient que dans le cycle élémentaire. L’objectif au départ était de faciliter la réalisation de la scolarisation universelle. Autrement dit, faire en sorte que tous les enfants en âge d’aller à l’école soient pris en charge sans discrimination. Ce pari est en train d’être gagné. Aujourd’hui, avec la réussite de ces élèves non-voyants à l’entrée en 6e, une autre question se pose aux autorités éducatives et aux partenaires : où vont-ils poursuivre leurs études ? Deux possibilités semblent se dégager. Soit on construit un collège pour les élèves déficients visuels, soit l’Etat ouvre des classes de sixième dans des collèges ordinaires. Des deux côtés (gouvernement et partenaires), la réflexion se poursuit pour trouver la bonne formule avant la rentrée.

P. C. NGOME

L’universitaire Pape Coumba Lô déconseille le déguerpissent des populations le long du littoral à Saint-Louis. C’était lors d’une rencontre de validation du plan d’actions du Forum national du littoral.

Le Professeur Pape Coumba Lô sonne une nouvelle alerte. Le déguerpissent des populations de Gokhou Mbathie, de la Langue de Barbarie et du littoral à Saint-Louis va ouvrir la voie à la mer. Autrement dit, l’avancée de la mer va s’accélérer. C’est l’analyse de l’universitaire spécialiste de l’érosion côtière. Il prend l’exemple de l’ouverture de la brèche de la Langue de Barbarie. « Déguerpir les populations de la Langue de Barbarie voudrait dire donner libre court à la mer. Si ces riverains sont délogés, d’ici 3 ou 4 ans il n’y aura plus la Langue de Barbarie. Si celle-ci cède, c’est toute l’île du nord au sud qui sera menacée », prédit l’universitaire en marge du Forum national sur le littoral. La brèche de la Langue de Barbarie ne cesse de s’élargir. De quatre kilomètres, elle s’étire aujourd’hui sur huit kilomètres, accentuant le recul de trait de côte sur plusieurs parties de la ville de Saint-Louis qui est plus que vulnérable. « Nous devons faire en sorte que la Langue de Barbarie soit mieux protégée. Le quartier de Doune Baba Dièye a disparu », défend Papa Coumba Lô.

Les conséquences de l’érosion côtière ont poussé les défenseurs de l’environnement à lancer une plateforme chargée de réfléchir sur les actions à entreprendre pour gérer l’avancée de la mer. Les acteurs ont élaboré un plan d’actions qui accorde une place importante à la capitalisation des bonnes pratiques.

« Après avoir identifié les contraintes, nous allons travailler sur la capitalisation des acquis. Il est aussi important de renforcer la capacité des acteurs. Ce forum va mener des actions afin d’influer sur les politiques publiques en matière de gestion du littoral », a expliqué Ibrahima Fall, responsable des programmes à l’Ong Green Sénégal. Au cours de cette rencontre, plusieurs intervenants ont insisté sur la prise en compte des réalités des localités car la perception de l’avancée de la mer à Saint-Louis n’est pas la même à Ziguinchor. Le travail pour fédérer les acteurs a débuté depuis septembre 2016. La mise en place d’un cadre harmonisé d’interventions contribuera à aider à la bonne prise de décisions. « Les problèmes du littoral sont nombreux. Il était nécessaire de mettre en place le forum des acteurs. Nous avons élaboré un plan d’actions que nous avons soumis à l’Assemblée pour validation », fait remarquer Ibrahima Fall, chargé de programme à Green Sénégal. Après l’élaboration de ce plan, l’autre défi, c’est la mobilisation des fonds pour sa mise en œuvre.

I. SANE

Le Sénégal prépare, depuis quelques années, sa transition vers une croissance verte. Un document stratégique est d’ailleurs en vue. Grace à une volonté politique manifeste, le Sénégal est dans une bonne dynamique vers une économie plus verte.

Le Sénégal est sur une bonne dynamique de développement compatible avec les principes de la croissance verte. Sur le plan politique, l’engagement de l’Etat est ressenti. Mais des efforts restent à faire pour instaurer la transition entre 2018 et 2035, date à partir de laquelle on parlera d’une croissance verte transformative. C’est du moins l’avis de Mallé Fofana, expert en planification à l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi). Il l’a dit hier lors de l’atelier national de validation des enjeux et secteurs prioritaires de croissance verte au Sénégal co-organisé par son institution et le gouvernement. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’atelier méthodologique pour l’élaboration de la Stratégie nationale pour la croissance verte au Sénégal tenu au mois de mai 2017. L’objectif principal est de procéder au partage et à la validation des résultats de l’analyse sur les enjeux et secteurs prioritaires de croissance verte au Sénégal. Ceci, dans le but d’identifier et de proposer des axes stratégiques prioritaires qui tiennent compte des orientations prioritaires de l’Etat telles que déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse), la Stratégie nationale de développement durable (Sndd) et la Contribution déterminée au niveau national (Cdn).

« Pour l’élaboration du document stratégique de croissance verte, nous sommes en train de voir comment identifier les enjeux en termes de secteurs prioritaires que la croissance verte doit prendre en compte. Pour le faire, nous sommes obligés de voir le niveau de corrélation ou les niveaux d’influence des secteurs prioritaires de l’Etat (agriculture, foresterie, industrie, énergie)  », a fait comprendre Mallé Fofana. Selon lui, il est clair que les secteurs prioritaires ont un impact sur le changement climatique. Maintenant il faudrait voir comment avoir une croissance assez forte qui tient compte de l’environnement.

Pour sa part, le représentant résident de Gggi au Sénégal a relevé que la croissance verte doit concerner les secteurs traditionnels comme les nouveaux secteurs innovants. « Une croissance rapide est indispensable pour répondre aux besoins de développement des populations du Sénégal. Cependant, la croissance ne peut s’inscrire dans la durée que si elle est en même temps partagée par tous et respectueuse de l’environnement », a dit Mouhamadou Tounkara.

Ndiol Maka SECK

L’Association pour le développement « Gabou » compte renforcer la lutte contre les grossesses et mariages précoces. Elle a levé un coin du voile sur son plan d’actions.

La lutte contre les grosses non désirées et les mariages précoces se poursuit dans la région de Sédhiou. Une association soutenue par  Osiwa est déjà sur le terrain en attendant le démarrage des cours. Désormais, l’Association pour le développement « Gabou » va jouer sa partition dans la croisade contre ces fléaux dans le système éducatif.

L’association Gabou vient de signer un protocole avec la fondation Osiwa. La cérémonie de signature s’est déroulée à la chambre de commerce de Sédhiou en présence de l’adjoint au préfet. Selon le président de l’association, Moussa Dramé, les filles sont certes les principales victimes de ces pratiques néfastes, mais on oublie qu’elles constituent aussi un frein au développement en général, à l’éducation en particulier. Pour ce dernier, la lutte contre ces fléaux doit être l’affaire de tous. Il ne perd pas de vue que l’implication des victimes est un aspect essentiel dans la lutte.

« Pour atteindre les objectifs fixés à l’association, il faut la participation des principales victimes, les filles qui doivent apprendre à dire non sans faiblesse, les parents d’élèves, les enseignants et les autres composantes de la communauté éducative doivent faire preuve d’engagement pour une victoire finale », a plaidé le président de l’association, Moussa Dramé. Ce dernier a dévoilé un aspect du plan actions. Il est prévu l’organisation de 30 fora dans les départements de Sédhiou, Goudomp et Bounkiling. Ces fora seront des espaces de plaidoyer en français et en langues locales afin de sensibiliser les populations sur l’ampleur de ces fléaux et leurs conséquences. L’autre dimension du projet, c’est la prise en charge psycho-sociale des victimes qui sera organisée dans des établissements scolaires avec l’implication des enseignants et des équipes de psychologues. L’adjoint au préfet s’est félicité de ce partenariat. Il a salué le choix porté sur cette association de développement très connue dans la région grâce au dynamisme de ses dirigeants.         

Malamine KAMARA



Les résultats de recherches épidémiologiques menées par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) sur le Magal de Touba confirment un enjeu sanitaire de ce rassemblement qui mobilise, chaque année, entre 4 et 5 millions de pèlerins.  Dans un communiqué de l’Ird, l’épidémiologiste et spécialiste des maladies infectieuses, Cheikh Sokhnade soutient que « grâce au registre des consultations et des actes de soins effectués dans les structures de santé de la région, nous avons pu évaluer le nombre et l’importance relative des pathologies rencontrées durant le pèlerinage de 2015 ».  Selon ce rapport, 32.229 contacts médicaux ont été enregistrés pendant les 5 jours du Grand Magal en 2015. Ce chiffre est jugé important au regard du nombre de pèlerins. Aussi, apprend-on que 12 % de ces recours aux services de santé sont motivés par des coups de fatigue, 11 % par des traumatismes et des accidents de la route notamment, 10,5 % par des maux de tête, 10 % par des causes gynéco-obstétricales et 6,5 % par des problèmes cardio-vasculaires.

Les recherches révèlent également que près de 40 % des motifs de consultation sont liées aux maladies infectieuses avec un taux élevé de fièvre, de paludisme avéré, d’affections diarrhéiques et d’infections respiratoires. « Cette importante morbidité pourrait être liée à la forte densité humaine, au déficit en installations sanitaires, au climat brûlant de cette région et aux ressources médicales assez limitées sur place », a estimé Cheikh Sokhna. L’intérêt de ces recherches est « d’améliorer l’offre de santé et, à terme, de prévenir l’éventuelle mondialisation d’infections locales ».

Ibrahima BA

 

Le démarrage des cours le jour de la rentrée dans 50 établissements scolaires. C’est l’ambition  des acteurs du système éducatif du département de Ziguinchor. Ils étaient hier en réunion pour échanger sur les dispositions à prendre par les établissements et les parents d’élèves.

Les autorités administratives travaillent au démarrage des cours dans 50 établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. A cet effet, un Comité départemental de développement (Cdd) a été organisé pour préparer la rentrée des classes de l’année 2017/2018. Selon le préfet Ibra Fall, le démarrage effectif des cours le jour de la rentrée des classes va concerner 30 écoles élémentaires, 5 établissements préscolaires, 10 collèges d’enseignement moyen (Cem) et 5 lycées dans le département de Ziguinchor. La concrétisation de cette ambition passe par la sensibilisation des parents qui sont invités à inscrire leurs enfants avant le jour de la rentrée le 9 octobre prochain. Au cours de cette rencontre, des acteurs ont plaidé pour une implication plus effective des collectives locales dans la gestion des établissements scolaires.

Les acteurs ont aussi demandé aux collectivités locales de dégager des ressources financières pour réhabiliter des écoles, des collèges, des lycées et pour la prise en charge des vigiles. Rappelons que depuis trois ans, le ministère de l’Education nationale s’investit pour l’effectivité des cours le jour de la rentrée déclinée à travers le concept « Ubi Tey Jang Tey ».

El Hadj Moussa SADIO

 

La tenue du deuxième congrès du Sels/Authentique a été l’occasion pour le secrétaire général Abdou Faty d’appeler ses camarades enseignants à préserver les intérêts des enfants dans leurs revendications syndicales.

Epargner les enfants au moment des grèves répétitives des enseignants, tel est le souhait de Abdou Faty, le secrétaire général du Sels/Authentique qui a été reconduit à l’occasion du deuxième congrès ordinaire tenu ce week-end à Rufisque.

« Nous enseignants devons sortir les enfants de nos préoccupations. Si nous avons des difficultés, que les enfants soient épargnés pour que l’on soit rivé sur les enseignements-apprentissages et qu’on ne confond pas les torchons aux serviettes », a-t-il fait comprendre. Il a aussi profité de l’occasion pour appeler les parents d’élèves à mettre un terme à leur « position attentiste », estimant qu’ils doivent avoir le réflexe de savoir si l’élève a bien travaillé en classe et de lui trouver un répétiteur à la maison. Pour le secrétaire général de l’organisation syndicale, « chacun doit apporter sa pierre à l’édifice » pour la mise en place d’un enseignement de qualité au Sénégal. Placé sous le thème : « La qualité, comment ? », Abdou Faty estime qu’elle doit être l’affaire de tous.

Notamment « des parents d’élèves, des enseignants, des autorités, des comités de gestion ». Revenant sur les nouveaux défis qui se posent au bureau nouvellement élu, Abdou Faty s’est montré solidaire aux élèves-maîtres. « Cette question risque d’être le préalable  lors de la rencontre avec le ministre de l’Education les 23, 24 et 25 septembre prochains. Si cette question n’est pas réglée à l’ouverture, nous allons déposer un préavis de grève », a-t-il indiqué, tout en rappelant qu’il est « inadmissible » qu’avec tous les efforts consentis, des élèves-maîtres qui ont des « profiles de bacheliers, de doctorants, de maîtrisards », soient laissés en rade.                 

M. NDONG

 

Une prise en compte de leurs préoccupations dans le prochain contrat d’affermage pour la gestion de l’hydraulique urbaine. C’est ce que réclame le cadre unitaire qui regroupe l’ensemble des syndicats de la Sénégalaise des Eaux (Sde). Suite à l’appel d’offre international lancé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour le choix d’un nouvel opérateur dans la gestion de l’hydraulique urbaine, ce cadre se dit étonné de ne pas être associé au processus. Avec 5 % d’actions dans le capital de la Sde, ces travailleurs protestent contre ce qu’ils appellent « une exclusion des syndicats » dans le processus de sélection d’un nouvel opérateur pour la gestion de l’hydraulique urbaine. Elimane Pouye, coordonnateur du cadre unitaire, estime qu’en 1996, à l’époque de la privatisation, « malgré le désaccord des travailleurs », le gouvernement d’alors avait ouvert des négociations jusqu’à la signature d’un accord avec les syndicats et les centrales syndicales. Elimane Pouye et ses camarades se posent ainsi des questions sur ce qui se cache derrière ce processus. 

« Le gouvernement sera responsable de toute perturbation née de ce processus unilatéral de réforme après plus de 20 de modèle de gestion cité en exemple de réussite partout dans le monde », affirme Elimane Pouye. Le contrat d’affermage liant l’Etat du Sénégal par l’intermédiaire de le Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et la Sénégalaise des Eaux (Sde) signé depuis 1996 prolongé avec plusieurs avenants prend fin le 31 décembre 2018. Le gouvernement du Sénégal vient de lancer un appel d’offre international pour le choix d’un nouvel opérateur.

O. NDIAYE

 

L’ancien directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, a reçu un diplôme d’honneur des autorités religieuses de Touba. C’est le président de «Maou Rahmati», Serigne Cheikh Aliou Mbacké qui a remis la distinction à l’actuel directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). La ville sainte magnifie ainsi les efforts déployés au cours de ces dernières années pour satisfaire les besoins en eau surtout durant la période du Magal. Cette distinction symbolique  atteste la satisfaction du khalife général Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, des autorités religieuses et des populations. Pour rappel, l’ancien directeur de l’Ofor  était le vendredi dernier  à Touba pour lancer la phase préparatoire du grand Magal de Touba 2017.  Il a élaboré un plan d’actions qui permet à l’équipe du coordonnateur du Magal de prendre les devants et d’assurer un bon approvisionnement en eau potable lors de cet événement de grande affluence. Cette distinction a été remise en présence de Serigne Moustapha Moussa, chef du village de Darou Minam et proche collaborateur du président de «Maou Rahmaty» et de Seyni Ndao, nouveau directeur de l’Ofor.                

Mamadou DIEYE

 

Un Call center a été lancé pour satisfaire les besoins en informations sanitaires des Sénégalais. Ces derniers peuvent bénéficier des services en appelant au 33.860.44.00 ou via WhatsApp et Skype (Allolydia).

« Ce centre  limitera les bousculades et les longues files d’attente devant  les établissements de santé », a justifié  Pape Alassane Diop, directeur de l’Ong Dkt, une structure qui intervient dans le domaine du marketing social, de la planification, la lutte contre le Vih/Sida.

L’interlocutrice des usagers est une sage-femme qui répondra aux questions sur la santé de la reproduction, la sexualité et sur d’autres sujets.  « Le travail du pharmacien sera allégé. Nous ciblons les femmes vulnérables et personnes de tout âge qui désirent avoir des informations sur la vie de couple. A ce jour, nous recevons 150 appels/j  à court terme, nous voulons arriver à 1000 », a souhaité Pape Assane Diop. Pour sa part la Représentante résidente de l’Unfpa a bien apprécié l’ouverture d’un centre spécialisé pour répondre à cette demande.

« L’année dernière, avec le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, nous avions lancé une ligne verte ‘’Guindima’’ au 200-365.   En treize mois, nous avons reçu 186.000 appels. Cela veut dire qu’il y a autant de jeunes qui cherchent des informations. Nous l’avons fait sans publicité. La seule chose qui peut les empêcher, c’est le paiement des unités.

Mais ils peuvent passer par WhatsApp etc. Je ne doute pas de son appropriation », croit la Représentante de l’Unfpa. Ce  center d’appels  « Lydia » est le premier centre  régional dédié aux questions sur la santé de la reproduction.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’hôpital de la paix de Ziguinchor est paralysé par une grève de l’intersyndicale qui réclame le paiement des indemnités de motivation, de transport et de fonction ainsi que le versement des cotisations sociales.

Les agents de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor ont observé une grève de 24 heures renouvelables. Cette grève a été décrétée par l’intersyndicale regroupant le Sames, le Sas, le Syntras et le Sutsas.  Les organisations syndicales exigent le paiement des indemnités de motivation et de transport des mois de juillet et août ainsi que les indemnités de fonction de juin, juillet et août sans compter les frais de mission. En outre les responsables des syndicats Jérôme Henry Diouma Diagne, Emile Badji Goudiaby, Bacary Diémé et ont exigé le versement « sans délai » des charges sociales  à l’Ipres à la Caisse de sécurité sociale. Les syndicalistes ont également dénoncé la récurrence des ruptures  de consommables (transfuseurs, seringues, compresses, perfuseurs, kits de césarienne), des produits d’entretien (eau de javel, savon, etc.). Aussi, les organisations syndicales ont regretté la fréquence de l’arrêt de travail des agents chargés du nettoiement avec comme conséquence l’insalubrité de l’établissement hospitalier. En réponse aux doléances, le directeur de l’hôpital a promis que les questions soulevées seront prises en charge de manière graduelle. « Ces problèmes s’expliquent par des retards de mobilisation des ressources financières », a souligné le directeur de l’hôpital de la Paix, Fadel Sarr.

El Hadj Moussa SADIO

Pour participer au renforcement de la productivité des entreprises sénégalaises, l’Office national de formation professionnelle a ouvert une session de formation au profit de 20 agents de l’administration et du secteur privé.

L’Office national de formation professionnelle (Onfp) a ouvert hier une session de formation au profit de 20 agents des entreprises publiques et du secteur privé pour valoriser la fonction « Responsable formation ». Cette formation est organisée en collaboration avec  le Centre Inffo, structure publique qui s’occupe de la formation professionnelle continue en France. « La fonction formation mérite d’être valorisée puisqu’elle est un investissement dans l’entreprise. Il faut savoir rentabiliser un investissement », a déclaré Sanoussi Diakité, directeur de l’Onfp, à l’ouverture des travaux.

Selon le directeur, les bénéficiaires de la formation qui viennent de divers secteurs seront dotés de compétences liées aux activités de conception d’un parcours pédagogique. « Ils seront en mesure de faire un suivi de la formation en accompagnant notamment les salariés dans la mise en œuvre de leur projet professionnel et en valorisant les acquis d’expérience et d’apprentissage », a dit M. Diakité. Le directeur de l’Onfp a souligné que les agents vont directement agir sur la productivité du travail et la croissance dans les entreprises. Il a déploré le fait que la formation soit souvent laissée en rade dans les entreprises, alors qu’elle peut permettre d’avoir des agents plus aptes à accompagner le développement des activités.

Le coût de la formation s’élève à 19 millions de FCfa. Elle va durer 10 jours. Vincent Joseph, expert du centre Inffo, a estimé que l’objectif est de mettre la formation au service du développement des compétences professionnelles. Selon lui, il s’agira pour les futurs professionnels de la formation d’être en mesure d’identifier les besoins en capacité de développement des compétences aux plans individuel et collectif pour aider à l’amélioration de la compétitivité des entreprises dans une logique de promotion sociale. Les bénéficiaires doivent aussi être en capacité de proposer des actions de formation sur mesure en fonction des problématiques particulières dans les organisations publiques ou privées.

Babacar DIONE

Cet engagement a été pris par le directeur général de la cimenterie de Rufisque, Youga Sow, à l’occasion de la célébration de la fête de l’excellence qui a permis de récompenser 70 élèves.
Dans le cadre de son action pour accompagner l’Etat à développer l’éducation, la Sococim s’est engagée à réhabiliter, chaque année, deux écoles dans le département de Rufisque. Youga Sow, le directeur général de la cimenterie de Rufisque a tenu cette promesse, à l’occasion de la célébration de la 14ème édition de la fête de l’excellence au Centre culturel Maurice Guèye.

«C’est un engagement que nous prenons désormais de réhabiliter deux écoles chaque année, une à Rufisque, une à Bargny », a dit M. Sow, rappelant que ces mêmes efforts seront faits dans le secteur de la santé. « Nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat ou aux collectivités locales, mais nous souhaitons encore aller plus loin dans le cadre de la Rse », a ajouté Youga Sow. Cette année, la cérémonie a permis de récompenser 70 élèves du primaire et du moyen secondaire du département de Rufisque.  Trois élèves vont bénéficier de la bourse Sococim pour poursuivre leurs études supérieures. Il s’agit principalement de deux scientifiques et d’un littéraire qui ont tous eu la mention au bac. «Notre bourse fait deux fois celle de l’Etat (75 mille francs cfa, ndlr) et permet au bénéficiaire de pouvoir se prendre en charge pour une bonne formation. «Nos bourses d’étude participent à maintenir la matière grise dans notre pays», a expliqué le directeur général de la cimenterie, regrettant les nombreux étudiants qui partent étudier à l’étranger et qui y restent après la fin de leurs études. « Les pourcentages sont énormes », a-t-il déploré mettant en avant la nécessité pour le Sénégal de disposer de ses meilleures ressources humaines pour pouvoir se développer. Pour M. Gningue, le représentant de l’inspecteur d’académie de Rufisque, Sococim fait partie de ces entreprises qui accompagnent l’Etat dans sa politique de qualité.

M. NDONG

Le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), a célébré son anniversaire le 12 septembre 2017. Le président en exercice de la structure, Ibrahima Boubacar Keita, a envoyé un discours dans lequel il indique qu’il « est impérieux de rechercher des solutions pertinentes et innovantes » pour une meilleure utilisation des sols.

Le 44ème anniversaire de la création du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) créé depuis 1973 a été célébré le 12 septembre. Le président malien qui est aussi président en exercice du Cilss, a adressé un message aux pays membres.

C’est ainsi que la 32ème journée du Cilss se tient autour du thème : « Utilisation et occupation des terres, l’atlas des paysages du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, un outil de planification et d’aide à la décision ». Pour le président malien, ce thème occupe une place importante dans le développement agro-sylvo-pastoral dans les zones rurales. « Cette question d’utilisation et d’occupation des terres a suscité une réelle préoccupation au niveau régional. Les ministres africains ont lancé un appel, le 15 juin à Ouagadougou, en direction de la communauté internationale afin de promouvoir des partenariats pour réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 10 millions d’emplois pour les jeunes et les femmes. Ils ont demandé aux pays africains de créer les conditions nécessaires au développement de nouvelles opportunités d’emplois en identifiant les sites où l’accès à la terre peut être renforcé », explique le président en exercice du Cilss. Pour toutes ces raisons, dit-il, « il est impérieux de rechercher des solutions pertinentes et innovantes pour une prise en charge de cette question ». Ibrahima Boubacar Keita, président du Mali, salue le fait que Cilss consacre sa 32ème journée aux questions d’utilisation et d’occupation des sols pour donner des opportunités à tous les acteurs d’approfondir leurs réflexions dans la quête de solutions.

Le président en exercice du Cilss révèle aussi que la structure qu’il dirige, en partenariat avec ses partenaires tels que l’Usaid, l’Institut géologique des Etats-Unis, vient de produire un ouvrage intitulé « Atlas sur les paysages de l’Afrique de l’Ouest, une fenêtre dans un monde  en pleine évolution ». Le président malien de poursuivre que cet atlas a montré qu’entre 1975 et 2013 les paysages du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ont subi des transformations occasionnées principalement par la forte croissance démographique et une demande grandissante pour les denrées alimentaires, l’expansion agricole étant le changement le plus spectaculaire au sein des paysages de l’Afrique de l’Ouest.

L’atlas a aussi montré que les transformations des paysages de l’Afrique de l’Ouest ne sont toujours pas catastrophiques car « nombreux sont les exemples positives comme l’augmentation de la biodiversité sur les terres agricoles, la régénération du couvert arboré, l’utilisation de techniques de préservation de l’eau et du sol pour améliorer la productivité des terres ». Selon Ibrahima Boubacar Keita, cet ouvrage constitue un outil de planification et d’aide à la décision et un véritable support de plaidoyer pour plus d’investissements dans la préservation des ressources naturelles. Il demande, en outre, aux partenaires techniques et financiers d’accompagner les institutions régionales qui œuvrent, comme le Cilss, à l’amélioration des conditions de vie des Etats membres.

O. KANDE

 

Pour une meilleure compréhension par ses membres de certaines problématiques, la communauté des professeurs d’Histoire et de Géographie a tenu, ce samedi, un panel sur « la méthodologie du commentaire historique et l’harmonisation de la grille d’évaluation à l’heure des réformes de l’Uemoa au Bfem et au Bac ».

Dans un souci de formation continue de ses membres, la communauté des professeurs d’Histoire et de Géographie, regroupant 12 000 membres à travers le Sénégal, a tenu un panel pour aider ses membres à mieux s’approprier la méthodologie du commentaire historique, la grille d’évaluation harmonisée et les réformes visant la mise en place d’un baccalauréat Uemoa. Autour du thème, «la méthodologie du commentaire historique et l’harmonisation de la grille d’évaluation à l’heure des réformes de l’Uemoa au Bfem et au Bac», les intervenants sont revenus sur le commentaire historique et sur les réformes de l’Uemoa. « Depuis 2016, on a introduit au baccalauréat une grille de correction pour permettre aux professeurs de la zone Uemoa d’harmoniser les évaluations. C’est important de regrouper des professeurs de la Fastef et des spécialistes de la réforme pour permettre aux professeurs d’avoir la bonne méthode d’évaluation», explique El hadji Moustapha Mbow, le coordonnateur « d’Histoire-Géographie communauté ». Pour ce dernier, le panel sur le commentaire historique est d’une grande utilité pour les professeurs d’Histoire et de Géographie car les deux parties de cet exercice (le contexte historique et la portée historique) sont équivoques et ont toujours fait l’objet de discussions au sein de leur communauté car les professeurs sortent d’écoles différentes.

Grille d’évaluation
Cheikh Kaling, formateur à la Fastef, est revenu sur les deux parties du commentaire historique, en indiquant qu’il s’agit d’une partie interne au texte et d’une partie externe avec l’auteur, le contexte, entre autres. La nouveauté avec ces réformes, ajoute-t-il, la grille d’évaluation fournit des indications qui aident les professeurs à évaluer les élèves. Pour sa part, le professeur Hadji Djigo, membre de la Commission nationale Histoire et Géographie, a indiqué qu’une équipe d’experts internationaux a été retenue et le travail a commencé pour l’harmonisation du baccalauréat dans l’espace ouest-africain. Dans un premier temps, ajoute-t-il, cette harmonisation va concerner les quatre disciplines pilotes que sont l’Histoire et la Géographie, les Sciences de la Vie et de la Terre (Svt), les Mathématiques et le Français. C’est ainsi qu’en 2016, 25 établissements sénégalais ont été choisis pour administrer des épreuves tests de l’Uemoa. « C’est pourquoi il y eu une évolution des épreuves d’Histoire et de Géographie en 2016. Le glissement est en train de s’opérer vers le Bac Uemoa. Même avec le Bfem, le format est en train de glisser vers l’harmonisation des épreuves dans la zone », a soutenu M. Djigo. Pour ce professeur, ce qui va changer avec cette réforme, c’est qu’il y aura une évaluation fondée sur des critères à respecter par les correcteurs. Cela vise, à son avis, à réduire les échecs abusifs mais aussi les réussites abusives lors des examens dans la zone de l’Uemoa.

La marraine de la rencontre, Amy Sarr Fall, directrice d’ « Intelligence magazine », a affirmé que cela est une excellente initiative qui montre la détermination des professeurs de ce pays à accompagner les élèves et étudiants. Elle a insisté sur la complémentarité qu’il y a entre le travail des professeurs d’Histoire qui apprennent le passé et les médias qui commentent le présent. «On a besoin de l’implication des professeurs d’Histoire et de Géographie pour qu’ils façonnent la conscience des jeunes élèves sénégalais et africains qui sauront qui ils sont», confie Amy Sarr Fall. La rencontre s’est déroulée en présence des syndicalistes de l’enseignement, d’une centaine de professeurs et du secrétaire général de l’Association des professeurs d’Histoire et de Géographie, Moustapha Sène.

Oumar KANDE

 

En pleine discussion sur les nouveaux paquets de cigarettes avec l’image d’un homme moribond dans un état pitoyable, Fadel Diouf, s’adressant à ses amis, juge insensée cette stratégie mise en place pour dissuader les fumeurs. Pour justifier sa thèse, tel un spécialiste en la matière, il évoque l’effet de dépendance à la nicotine qui fait que si l’on est habitué à la cigarette, on ne peut plus arrêter. 

Accroupi devant un immeuble à la Zone de captage, un vendeur de fruit qui requiert l’anonymat, cigarette à la main, fume. Il semble bien se plaire dans son activité favorite. De loin, l’allure est jeune avec son jean et ses baskets. De près, le visage porte déjà les stigmates de la vieillesse et des méfaits de la cigarette. « S’il y avait l’image de deux, voire trois personnes raides mortes sur le paquet de cigarette, cela ne saurait être une entrave pour mon goût à la cigarette », affirme-t-il d’un ton ferme. Pour lui, c’est au fumeur de prendre sa propre décision d’arrêter de fumer. Cependant, il reconnaît que la cigarette est dangereuse pour sa santé et qu’il envisage d’arrêter de fumer d’ici peu de temps, car « mes enfants me le demandent », dit-il avec un sourire qui laisse apparaître des dents marron.

A côté de lui, son compagnon affirme le contraire. « La première fois que j’ai vu ces nouveaux paquets, je n’ai fumé qu’une seule cigarette ce jour-là. À chaque fois que j’entamais une, et que l’image me venait à l’esprit, je la jetais », témoigne ce fumeur qui, à peine sa cigarette mise en cendre, commence aussitôt une autre.

A. B. DIATTA (Stagiaire)

Dans le cadre du programme de réhabilitation de 7 lycées de la région de Dakar, le lycée Abdoulaye Sadji pourra, dès la rentrée prochaine, se féliciter d’un nouveau revêtement. Grâce à un financement de l’Etat, la couverture de l’étage supérieur sera complètement refaite.

Ils sont perchés en haut du bâtiment, les pieds bien cramponnés sur la charpente. A près de vingt mètres d’altitude, casque de sécurité à la tête, ils s’attèlent à monter la structure qui doit supporter le toit de cet imposant bâtiment. Ces charpentiers travaillent par équipe et indépendamment les uns des autres. Le spectacle qu’ils donnent à voir, juste au dessus des fils électriques, des têtes des passants et des voitures, est d’autant plus captivant qu’on se pose des questions quant au respect des normes de sécurité. Quelque peu effrité sur les côtés, le vieux bâtiment, lui, ne s’en pose aucune. Il doit bien se réjouir d’avoir la chance de se faire redorer un tout petit peu le blason, à défaut de se faire retaper complètement.

Sis au quartier Keury Kaw et à quelques pâtés de maisons de la route nationale N1, cette vieille bâtisse de 79 ans a subi l’épreuve du temps. Malgré ses rides, la « vieille dame » aux façades décrépies reste toujours généreusement ouverte aux visiteurs. Juste à l’entrée du lycée se trouve le bureau des surveillants. Il n’y a pas affluence pendant les vacances. Mais M. Guèye, un des surveillants est là. Il y a également quelques élèves qui viennent retirer leurs bulletins ou relevés de notes. Dans une ambiance taquine, on leur donne le fruit de leur travail avant de se consacrer à nous. « Il n’y a pas de problème. C’est juste des travaux de réhabilitation de la toiture », précise-t-il. Même s’il ne maîtrise pas les détails du projet et ne peut, par conséquent, répondre à la plupart des questions y afférant, il a l’amabilité de nous guider dans la cour et de tenter de nous trouver un interlocuteur parmi les charpentiers.

En sortant de son bureau pour les classes, il se rappelle de vieux souvenirs. « Quand je faisais la sixième, j’étais dans la classe que vous voyez là-bas », indique-t-il. Dans la cour, à proximité des couloirs, sont entassés des stères de poutrelles. Quelques jeunes ouvriers s’affairent tout autour. « Les travaux ont démarré tout juste après le bac. Là, ils s’évertuent à terminer avant l’ouverture des classes », glisse M. Guèye en passant devant un petit groupe d’ouvriers. « Il y a plusieurs équipes de charpentiers. Ils travaillent indépendamment et ne se connaissent même pas. Lui par exemple, il va bientôt finir », ajoute-t-il avant d’interpeler un certain M. Mbaye, le chef d’équipe.

Malheureusement, celui-ci ne veut rien dire qui porte sur le chantier. « Je ne peux vous donner aucune information sur ce chantier », exclut-il d’emblée toute possibilité d’entretien. Nos tentatives d’approcher d’autres ouvriers, malgré l’aide de M. Guèye, s’avèrent également vaines. Il faut croire que les équipes sont pressées par le temps ainsi que les délais de livraison qui vont bientôt arriver à échéance, avec la rentrée des classes qui approche à grands pas.

Moussa SONKO (Stagiaire)

Malgré la signature du décret d’application de la loi sur le tabac au Sénégal, certains tardent à s’y conformer. Les nouveaux paquets de cigarettes visant à décourager les fumeurs ne semblent pas non plus freiner les ardeurs des amoureux de la cigarette.

Les fins nuages de fumées disséminées dans l’air saisissent la gorge comme une main invisible à l’entrée du box réservé aux fumeurs dans ce restaurant sis au Jet d’eau. L’odeur intempestive de la cigarette et les nuées de fumée faisant que les gens se distinguent à peine, ne semblent pas déranger les amoureux de la clope. Une dizaine de tables est dressée. Sur chacune d’elle, un cendrier est mis à la disposition du client fumeur. A côté, se trouve la salle des non-fumeurs avec la mention « défense de fumer » inscrite sur la façade.

« Les clients non-fumeurs se sont beaucoup plaints de la fumée du tabac qu’ils ne supportaient pas du tout. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en place un endroit exclusivement réservé aux fumeurs », indique Mme Ndiaye, gérante du restaurant. Elle dit être au courant de la loi anti-tabac et essaie autant que faire se peut de l’appliquer dans son restaurant. Si certains gérants de restaurant essaient de se conformer à la loi, d’autres n’en font pas pareil. Cependant, ils usent de leurs propres stratégies pour protéger les non-fumeurs.

C’est le cas de Mme Guindo, gérante d’un restaurant à Hann Mariste. Dans son restaurant, il n’y a aucun endroit où l’on voit l’interdiction de fumer. Cependant, « quand je vois un client fumer ou qui s’apprête à le faire, je l’en dissuade et il sort gentiment », confie-t-elle, soulignant que c’est une question de conviction. Car « avant même qu’on ait voté la loi, j’interdisais la cigarette au sein de mon établissement », poursuit-elle, souriante. Ce cas de figure est pratiquement le même dans presque tous les restaurants.

La loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac au Sénégal, malgré la signature du décret d’application, peine à se faire respecter. L’usage du tabac est interdit dans les lieux publics comme les restaurants, les cafétérias, les halls d’entrée, les toilettes, les cages d’escaliers, les bâtiments extérieurs comme les abris et les hangars, etc. A présent, il n’est pas rare de voir dans les artères de Dakar des gens fumer, en marchant ou assis entre amis sans se soucier de leur environnement direct. « La loi en vaut-elle la peine ? », se demande Moussa Thiam. Ce fumeur de cigarette s’étonne même de constater que beaucoup continuent de fumer à tous les endroits.

A l’arrêt du bus de Castors, sous un soleil de plomb, Cheikh Mbacké, cigarette à la main, hèle les clients à destination de Pikine. Il dit ne pas avoir connaissance de la loi concernant le tabac et qu’il va d’ailleurs bientôt arrêter de fumer. « Parfois j’ai des altercations avec les clients quand je me mets à fumer au cours du trajet », lance l’apprenti derrière son petit sourire narquois.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

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