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Actualités (1547)

Responsable du programme négociations internationales à l’Institut de la francophonie pour le développement durable (Ifdd), organe subsidiaire de l’Oif, Arona Soumaré décortique les raisons pour lesquelles les pays africains sont techniquement limités pour accéder aux financements internationaux sur le climat.

L’expertise africaine en matière d’accès aux financements sur le climat est jugée très faible. Que fait votre institution pour combler ce manquement ?
Nous venons juste d’organiser à Dakar un atelier régional pour les 14 pays d’Afrique francophone. La réunion s’inscrit dans la perspective de mise en œuvre de l’accord de Paris adopté en décembre dernier à l’issue de la Cop 21. Un des points importants de cet accord, c’est la question de l’accès direct aux financements climat. Il s’agit notamment des 100 milliards de dollars à partir de 2020 que la communauté des bailleurs de fonds s’engage à injecter dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques dans les pays les plus vulnérables. Une chose est de mettre en place des mécanismes de financement, une autre est de savoir comment les pays peuvent avoir accès à ces financements. Mais il faut rappeler qu’avant la mise en place effective des 100 milliards de dollars, des initiatives sont en train d’être prises comme les programmes d’action à court terme pour renforcer les capacités des pays africains. 2020 n’est qu’un horizon et les pays doivent se préparer dès maintenant. A Paris, beaucoup de pays africains ont soumis à l’appréciation de la communauté internationale des contributions prévues déterminées au niveau national. Maintenant, il faut traduire ces contributions en actions et en plans opérationnels. Les pays doivent donc se préparer pour pouvoir soumettre des projets bancables. Il est extrêmement désolant de voir des financements disponibles sans que les pays vulnérables puissent y accéder faute de capacités techniques. Il faut donc outiller les acteurs et les familiariser aux procédures délicates du fonds d’adaptation et du Fonds vert climat (Fvc). Il faut aussi qu’on s’inspire de l’exemple du Centre de suivi écologique (Cse) du Sénégal, la première entité d’Afrique francophone à être accréditée par le Fvc. Nous avons donc réuni 14 pays francophones à Dakar et nous allons passer en revue les modalités d’accès à ces fonds. Les pays doivent soumettre leurs projets en anglais, mais nous avons tenu nos travaux en français. Cela s’inscrit dans une coopération Sud-Sud et il y aura un dispositif d’accompagnement des pays qui en ont le plus besoin et de tous les pays d’Afrique francophone en général.

Quelles sont les différentes étapes qu’un pays donné doit franchir pour accéder à ces fonds ?
La première étape, c’est d’abord l’accréditation auprès de ces fonds. C’est l’étape la plus cruciale. Hormis le Cse du Sénégal, une entité marocaine a été accréditée la semaine dernière lors du Conseil d’administration du Fonds vert. L’objectif est également d’avoir le maximum d’entités africaines francophones accréditées. Le second défi est de permettre aux Africains de monter des projets bancables. L’Ifdd s’inscrit dans une logique d’appui des pays francophones dans tous les processus de négociations. Nous les avons appuyés en amont de Paris pour qu’ils puissent avoir leur mot à dire au cours des négociations. Aujourd’hui, nous sommes en route vers Marrakech (novembre 2016) pour les besoins de la Cop 22. Ce sera la Cop de la mise en œuvre des solutions. Les contributions prévues déterminées au niveau national doivent être mises en œuvre. On va accompagner les pays pour les rendre opérationnelles. Le second volet est l’intégration du climat dans les questions de développement d’autant que les pays s’inscrivent de plus en plus dans une logique de développement sobre en carbone. On va les accompagner en insistant sur des questions comme l’efficacité énergétique dans le Btp, la question des villes durables, de même que celle du genre et du climat. Un dispositif est en train d’être mis en place en direction de la Cop 22 pour que les questions qui n’ont pas trouvé de solutions à Paris puissent l’être à Marrakech. On a aussi remarqué que depuis la Cop de Paris, de plus en plus d’acteurs du secteur privé s’impliquent dans les questions de changements climatiques ; ce qui est une bonne nouvelle. Des initiatives sont en cours sur l’électrification de l’Afrique et son programme d’adaptation.

Comment appréciez-vous le leadership du Sénégal en Afrique sur la question du financement climatique ?
Le Sénégal montre la voie à travers le Centre de suivi écologique (Cse). Il s’agit réellement d’un centre d’excellence. Nous l’avons déjà vu avec le fonds d’adaptation qui, en son temps, avait alloué 8,5 millions de dollars au Sénégal dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière de Rufisque à Saly Portudal. De même, le Cse est en train de mettre en place tout un dispositif d’accompagnement au profit de certains pays d’Afrique francophone. C’est le cas de la Guinée et du Niger qui sont en train de bénéficier de l’expertise du centre sénégalais. L’Ifdd va appuyer prochainement le Cse à exporter l’expertise vers des pays limitrophes, mais aussi vers un pays comme Haïti qui en vraiment besoin. Je crois qu’il faut se féliciter de l’existence de ce centre de compétences francophones qu’est le Cse. Il s’agit d’un pôle régional qui se bâtit à partir de Dakar pour appuyer techniquement les pays africains. Cela montre qu’il y a une expertise qui se développe dans les pays du Sud sur les questions climatiques.

Propos recueillis par Mamadou Lamine DIATTA


Un « dynamisme nouveau » devrait être insufflé à la lutte contre le Sida pour les cinq prochaines années, a déclaré, lundi, à Dakar, le directeur de l’équipe régionale d’appui de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Djibril Diallo.
« Ce sera un dynamisme nouveau qui va être insufflé à la lutte contre le Sida pour avoir l’engagement des Etats mais aussi de la société civile, de la presse nationale, sous-régionale et internationale », a déclaré Djibril Diallo, le directeur de l’équipe régionale d’appui de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. C’était à l’ouverture d’une consultation régionale de la société civile de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en vue de la réunion de haut niveau sur le Vih/Sida, prévue en juin prochain (8-10), au siège des Nations Unies à New York.
Cette rencontre, organisée de concert avec les représentants des Etats et des différentes parties prenantes à la riposte contre le Sida, sera consacrée aux « nouvelles priorités » de la riposte contre le Sida, a-t-il dit. Elle sera « une occasion extraordinaire de mobiliser davantage la communauté internationale en faveur de l’accélération de la réponse en vue de mettre fin l’épidémie d’ici 2030 », a indiqué Djibril Diallo. Cette réunion est convoquée tous les cinq ans par le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, en collaboration avec les représentants des Etats membres, en consultation étroite avec le directeur exécutif d’Onusida. « C’est une opportunité de se fixer des objectifs ambitieux à moyen terme et de réaffirmer la réponse au Sida comme un modèle précurseur pour atteindre les Objectifs de développement durable », a-t-il expliqué, devant les représentants de la société civile ouest-africaine et du centre.

Cette rencontre vise par ailleurs à « faire ressortir la spécificité de l’Afrique de l’Ouest et du Centre » comme une grande région où il y des pays comme le Sénégal, avec un faible taux de prévalence du Vih/Sida et d’autres zones de concentration qui demandent une attention particulière. Mais « cela ne veut pas dire que la communauté internationale doit se détourner de ces pays à faible prévalence », les acquis enregistrés dans la lutte contre le Sida devant être maintenus, a poursuivi le directeur de l’équipe régionale d’appui de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Djibril Diallo.

 (Aps)


Selon un rapport de l’Ong WaterAid, 21,5% de Sénégalais n’ont pas encore accès à l’eau potable. Ce document est publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau prévue ce 22 mars.
« On estime que 21,5 % des personnes au Sénégal n’ont toujours pas accès à l’eau potable », lit-on dans un communiqué de l’Ong WaterAid. Paradoxalement, estime Barbara Frost, directrice générale de WaterAid, « l’eau potable est un droit et pourtant un habitant de la planète sur dix n’y a pas accès ».
Pour cette raison, « nous appelons notre gouvernement et les dirigeants de la planète à tenir les promesses exprimées dans les Objectifs mondiaux de développement durable de l’Onu et de garantir la possibilité pour chaque individu de faire valoir son droit à l’eau potable d’ici à 2030 », indique Mariame Dem, Directrice régionale de WaterAid Afrique de l'Ouest. C’est justement dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau prévue ce 22 mars que WaterAid, présente dans 37 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique centrale et du Pacifique, a publié un rapport intitulé  « L’eau : à quel coût ? ». Selon cette Ong, « dans le monde, environ 650 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et plus de 2,3 milliards n’ont pas accès à des sanitaires de base, avec les conséquences dévastatrices qui en résultent ».
Le rapport mentionne aussi que près de 315.000 enfants de moins de cinq ans meurent, chaque année, de maladies diarrhéiques. « Et 50 % des cas de malnutrition sont liés aux diarrhées chroniques résultant d’un manque d’accès à l’eau potable et à de bonnes conditions d’assainissement et d’hygiène dont le lavage des mains au savon », poursuit le document. Barbara Frost, directrice générale de WaterAid, de noter qu’il est « révoltant de constater que l’eau – qui est essentielle à la vie – va coûter à un habitant d’un pays en développement jusqu’à la moitié de ce qu’il gagne, pour une quantité d’eau qui ne représente qu’environ un tiers de la consommation quotidienne dans les pays industrialisés ». Ainsi « WaterAid rappelle aux gouvernants leurs promesses d’éradiquer l’extrême pauvreté et de créer un monde plus juste et plus durable ». Surtout que, renseigne le communiqué, ces engagements sont inscrits dans les Objectifs mondiaux de développement durable de l’Onu, dont l’Objectif n°6, l’accès partout et pour tous à l’eau potable et à des toilettes sûres et décentes d’ici 2030. « Cette promesse est réalisable, mais il faudra pour cela un changement de cap majeur sur le plan politique et d’importants moyens financiers », note-t-on dans le communiqué.

Oumar NDIAYE


Le lancement d’un nouveau partenariat public-privé entre Bayer et l’Usaid traduit une volonté d’offrir un éventail de choix contraceptifs abordables aux femmes. Appelés Mycrogynon-Fe, ces nouveaux produits permettront de répondre à la demande croissante de contraceptifs au Sénégal où, selon Bocar Mamadou Daff, Directeur de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant, « le taux de besoins non satisfaits atteint 25% ». Cette initiative épouse également les ambitions de l’Etat du Sénégal qui élabore son deuxième Plan national d’actions de planification familiale pour atteindre 45%  à l’horizon 2020.
Sandra Clark, première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal, a axé son intervention sur « l’importance de ce partenariat public-privé dans l’atteinte des Objectifs du développement durable (Odd) ». Cette initiative ne serait possible, estime-t-elle, sans l’engagement du gouvernement sénégalais à leurs côtés. Elle s’est également réjouie qu’elle s’étende au Sénégal pour assurer aux femmes un accès à un approvisionnement durable de contraceptifs abordables et de qualité.
En rappelant la devise de Bayer, « la science pour le meilleur », Amechi Nwachuku, représentant du groupe basé en Allemagne, inscrit cette action dans une « perpétuelle innovation » pour venir en aide aux 200 millions de femmes dans le monde que les coûts des contraceptifs rebutent.
Selon Abdoulaye Diop, secrétaire général de l’Association sénégalaise des gynécologues et obstétriciens (Asgo), « les contraceptifs oraux combinés sont efficaces à 99% lorsqu’on les utilise régulièrement et correctement ». Ils offrent également aux femmes une méthode réversible facile à interrompre et permettent un retour rapide à la fertilité. Microgynon-Fe serait la méthode contraceptive la plus utilisée dans le monde. « La contraception est un enjeu national », souligne le docteur Diop. Ce produit nouveau réduit les avortements clandestins et a un impact positif dans le syndrome prémenstruel. Il n’a aucune action délétère sur la fertilité.

Alassane Aliou MBAYE


Afin de promouvoir une bonne protection des ressources en eau, la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) a organisé un atelier sur la police de l’eau à l’intention d’une trentaine d’agents.
Ils sont plus d’une trentaine d’agents à avoir été formés à la police de l’eau au cours d’une session qui s’est déroulée à Thiès et organisée par la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en collaboration avec le Pepam et la coopération luxembourgeoise, partenaire technique. Cette formation, comme l’a indiqué Moctar Sall, point focal du projet SEN/030 tome 2, portant sur le renforcement des capacités du personnel du secteur de l’eau et de l’assainissement, « vise à promouvoir une bonne protection des ressources en eau qui se fait sous forme de police de l’eau ».
Ainsi, les dispositions relatives à la police de l’eau ont été expliquées aux différents participants composés pour la plupart des personnels des brigades de l’eau. Ceci, pour leur permettre de s’imprégner de l’ensemble des dispositions juridiques et réglementaires applicables en matière de Gestion intégrée des ressources en eau. Notamment le Code de l’eau et ses textes d’application (décrets et arrêtés), le Code de l’assainissement et les documents de planification stratégique des ressources en eau, le Code de l’environnement et le Code l’hygiène pour être en phase avec la politique de bonne gouvernance de l’eau à travers son programme : « Appui à l’exécution nationale : volet eau- assainissement », qui a justifié le projet SEN/030 tome 2. Selon le formateur Moustapha Kâ, consultant en police de l’eau, bonne gouvernance et droits de l’Homme, « la police de l’eau est conçue comme l’ensemble des mesures de prévention et de répression destinées à la lutte contre la pollution des eaux, la protection des installations hydrauliques et les diverses formes de violations des conditions d’usage et de commercialisation de la ressource ». Il avance aussi que « la matière essentiellement régie par le Code de l’eau, le Code l’assainissement, le Code de l’environnement et leurs textes réglementaires d’application a vocation à s’appliquer à plusieurs services publics et privés ne relevant pas de la tutelle, ni de l’autorité du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ». Pour Moctar Sall, point focal du projet, « l’application de cette police de l’eau dont sont largement tributaires les politiques et programmes hydrauliques nécessite chez les acteurs une connaissance suffisante du cadre législatif et réglementaire applicable ». La finalité de la rencontre de Thiès est de faire une revue des dispositions législatives et réglementaires applicables à la police de l’eau et de l’assainissement en vue d’assurer l’efficacité des surveillances, contrôles, enquêtes sur les infractions à l’eau ou à l’assainissement, de l’instruction des demandes d’autorisations et des déclarations des usagers et concessionnaires du service public hydraulique. Des visites de terrain et des séances de simulation ont été effectuées pendant la session pour mettre en pratique les connaissances acquises à travers des opérations de constat, d’arrestation, d’établissement de procès-verbaux suite aux interrogatoires et auditions des mis en cause et des témoins.

Mohamadou SAGNE


Dans son atelier au village artisanal de Diourbel, le découragement était palpable. Des limes, des marteaux, de grosses pinces et des barres de fer sont çà et là sous le hangar. Samba Gningue n’était pas présent sur les lieux. Personne n’était à son atelier à notre arrivée. Ce n’est plus la période faste. Le maître  avait 18 apprentis en 1983. L’inventeur du four solaire était l’un des formateurs engagés par le Bureau international du travail pour dispenser des formations dans les chambres de métiers à travers le Sénégal.
L’atelier de Samba Gningue est désert ce mercredi 16 mars 2016 aux environs de 17 heures. Des morceaux de fer, des portes et des fenêtres jonchent le sol. A l’intérieur, un mont de ferraille encombre la pièce où deux armoires sont installées. Le maître des lieux échange à l’entrée avec d’autres responsables d’atelier. Ils ne sont pas sous pression. En 1983, il avait une trentaine d’apprentis. Aujourd’hui, seul son fils est resté avec lui. C’est au milieu des années fastes qu’il a laissé éclore sa créativité. C’est au milieu de ces années également qu’il a fabriqué le réchaud solaire muni d’un anneau pour la casserole, d’une rosette réflectrice extérieure et d’une rosette intérieure.
« Le four solaire permet de cuire des aliments, de chauffer l’eau. Cela facilite la cuisson dans des zones où les populations n’ont pas toujours les moyens de supporter la recharge de la bouteille de gaz », affirme Samba Gningue. La portée de l’innovation a été bien appréhendée aussi bien par les partenaires que par les groupements de femmes du monde rural. A l’époque, le Club Tiers monde Saint-Dominique de Saint-Herblain s’est lancé dans la promotion de cuisson solaire. Il s’ensuit la décision prise par les autorités sénégalaises de mettre en place un cadre d’application de l’énergie solaire. Depuis lors, son four solaire est tombé en désuétude. « Je crois que je n’ai vendu que trois fours solaires. J’en ai gardé un. Nous n’avons pas de partenaires. Nous travaillons sur commande. Aujourd’hui, les freins à la commercialisation tuent l’invention et la créativité à Diourbel », regrette M. Gningue qui est né le 27 janvier 1952 à Diourbel.

Vivre de l’invention
L’innovation est une réponse locale à un problème local. Le four solaire, s’il était utilisé à grande échelle, pourrait réduire de façon nette le déboisement dans les zones rurales. Ce n’est pas pour rien que la présidente du Club Tiers Monde Saint-Dominique Herblain, Elisabeth Bazin, avait déclaré : « j’étais de passage au village…Et voilà qu’on me dise qu’avec la lumière du soleil on pourrait cuisiner. En plus, on me fait goûter un gâteau cuit avec la lumière du soleil. On me dit que le "Ngourbane", le "Dakhine", le "Yassa", bref tous les plats qui fatiguent tant nos femmes, nos mamans qui se brûlent souvent par accident peuvent être préparés avec le soleil sans surveillance et sans allumage ».
En plus des retombées au plan environnemental, cette innovation soustrait les femmes de la charge de recherche du bois de chauffe et de l’exposition à la fumée. Les efforts déployés pour la formation des femmes, l’installation d’un atelier de menuiserie pour la construction des fours, la mise à la disposition des documents pratiques n’ont pas produit les effets attendus. « Nous avions fait tout ce qui était à notre portée. Mais ces genres d’initiatives devraient être portées par des autorités au plus haut niveau », estime le concepteur.
Samba Gningue a été formé à la Société industrielle commerciale et de métallurgie (Sicm) sise à la Sodida à Dakar vers les années 70. Par la suite, il a travaillé comme formateur pour le compte du Bureau international du travail (Bit). Ce passage lui a permis d’élargir son champ de compétence. « Nous étions quatre Sénégalais sélectionnés par le Bit dans le cadre d’un appui à l’innovation technologique pour former des agents des chambres de métiers à travers le Sénégal », informe-t-il.
La ligne de crête de l’inventeur, c’est l’innovation au service du développement. Mais depuis quelques années, il ne s’accroche pas à cette philosophie, car il faut que les créateurs vivent de leurs œuvres. C’est ainsi qu’il a apporté une touche artistique à la conception des fenêtres et des portes métalliques. « Je ne me consacre pas à la recherche pour mettre au point des inventions. La recherche exige du temps et de l’énergie. Si au bout du compte nous n’avons pas beaucoup d’unités vendues, ce qui n’est pas rentable », confesse l’illustre inconnu du village artisanal de la région de Diourbel.

Idrissa SANE


Pour relever les défis en matière de santé publique, des experts préconisent le partenariat et la coopération Sud-Sud et Sud-Nord, mais aussi d’investir dans la recherche et la formation. C’était lors du panel organisé, samedi dernier, sur la santé publique, dans le cadre de la deuxième édition du Forum Crans Montana à Dakhla.
La santé publique préoccupe les décideurs à travers le monde, notamment en Afrique. Le Forum Crans Montana qui se tient à Dakhla a réservé un panel à cette problématique. Il a réuni beaucoup d’experts. Les intervenants sont convaincus que la prévention et l’accès aux soins sont les enjeux majeurs de la santé publique. S’agissant de la prévention, Dr Xavier Crespin, directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), a indiqué qu’il faut miser sur la recherche, la formation, la création de structures de production de médicaments, le renforcement de la coopération régionale et même au-delà, etc.
Pour lui, l’Afrique au Sud du Sahara est la partie du monde qui paie le plus lourd tribut aux épidémies. « Notre système de prévention est encore fragile pour faire face à la récurrence des maladies », a-t-il regretté. A son avis, la propagation de la maladie à virus Ebola en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia avec 11.000 morts dont 500 acteurs de la santé sur 28.000 cas signalés est révélatrice de la fragilité du système sanitaire de nos pays.
Dans ce sillage, avance-t-il, la Cedeao a élaboré un Plan stratégique axé sur 13 programmes dont la lutte contre les faux médicaments, l’amélioration de la santé du nouveau-né, des personnes âgées, la promotion de la gouvernance du système de santé, l’investissement dans les ressources humaines, la réduction de la mortalité et de la morbidité, le partenariat, la coopération, etc.
Le directeur de l’Agence expertise France, Dr Gilles Regan, a, de son côté, rappelé que la santé et l’éducation sont au centre des préoccupations des gouvernements en Afrique. Pour lui, il existe des opportunités pour faire avancer l’agenda de la santé. Seulement, constate-t-il, « il y a un problème de financement ». La Couverture maladie universelle fait partie des solutions, même si elle n’est pas la seule, précise-t-il. Sa conviction est que les problèmes en matière de santé doivent être examinés localement avec une approche centrée sur les populations. Pour les solutions globales, ajoute-t-il, elles doivent être basées sur une approche centrée sur les outils, les innovations. C’est la raison pour laquelle il a invité les pouvoirs publics à investir dans la recherche et l’innovation.

Manque d’engagement
C’est dans le même contexte que Dr Gilles a déploré le manque d’engagement des sociétés africaines dans la lutte contre certaines épidémies à l’image de la maladie à virus Ebola. « L’absence d’engagement des sociétés civiles et des communautés a contribué à la propagation rapide de cette épidémie dans les zones périphériques », a-t-il fait remarquer.
Le ministre marocain de la Santé, El Houssein El Ouardi  a, pour sa part, tiré quatre enseignements de la propagation des maladies épidémiques que les pays africains ont directement ou indirectement connues : l’effondrement du système sanitaire, la méconnaissance du règlement sanitaire international dans plusieurs pays, l’absence de préparation des systèmes sanitaires des pays ainsi que celle de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). « L’Oms est elle-même insuffisamment préparée pour faire face à ces épidémies », a-t-il affirmé. L’urgence pour tout pays, à son avis, c’est la Couverture maladie universelle. C’est dans ce sens d’ailleurs, souligne le ministre marocain de la Santé, que le prix du médicament a été baissé de 20% à 80% dans son pays.

De notre envoyé spécial à Dakhla (Maroc), Souleymane Diam SY


Le lycée français Jean Mermoz de Dakar a organisé, samedi dernier, la septième édition de son carrefour des métiers. Plus de 100 professionnels sont venus expliquer aux élèves de Troisième et de Seconde les détails de leur métier pour les aider dans leur orientation.
Dans les allées du lycée français Jean Mermoz, Rena et son groupe passent de salle en salle. Formulaires à la main, ils notent les réponses données par les professionnels invités par leur établissement pour expliquer leur métier. Rena et son groupe veulent devenir médecin et sont attentifs aux explications. Organisé depuis sept ans, le carrefour des métiers est dédié aux élèves de Troisième et de Seconde, pour leur orienter sur leur parcours professionnel.
Plusieurs métiers ont été conviés, selon le proviseur Marc Demeuliemeester, pour donner des explications aux élèves. « Nous sommes dans le cadre de l’éducation à l’orientation pour nos élèves. Nous estimons qu’en classe de Troisième et de Seconde, c’est le moment de parler métier à nos élèves pour les aider dans leur orientation », explique-t-il. Pour préparer ce carrefour, un test a été organisé à l’intention des élèves. « En fonction de leurs résultats, nous les avions orienté sur quatre métiers où ils doivent aller pour demander des informations, poursuit le proviseur adjoint David Ballieu.
Les métiers les plus demandés sont ceux qui ont plus de renommée sociale, à savoir médecin, juge, avocat ou ingénieur. Dans les autres salles, le ballet des groupes de quatre élèves continue avec des jeunes  toujours attentifs aux explications. Dans la salle dédiée aux métiers de la communication, la journaliste Pauline Bouvier explique aux élèves les détails de son métier. Parmi les questions qui reviennent le plus, selon elle, le salaire, le parcours à faire, la journée type d’un journaliste, etc.
Dans la salle contiguë où se trouvent les métiers de l’informatique, la responsable de la Sonatel qui dit avoir accueilli une vingtaine d’élèves, note un réel intérêt des élèves qui, soutient-elle, posent des questions pertinentes.
Partenaire de l’école dans l’organisation de ce carrefour des métiers, l’Association des parents d’élèves se dit satisfaite de ce carrefour des métiers qui, selon la présidente Mme Gaudfroy, est fait pour susciter certaines vocations chez les élèves. Avec un effectif de 2.500 élèves, le lycée français Jean Mermoz organise aussi, d’après son proviseur, en plus de ce carrefour des métiers, une foire de l’enseignement supérieur où des universités françaises et écoles viennent expliquer aux élèves leurs offres de formation. « Tout cela pour aider et accompagner les élèves », dit-il.

Oumar NDIAYE


L’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) a célébré, jeudi dernier, la journée de l’excellence en distinguant 53 étudiants. Ces derniers ont  reçu des diplômes, des tablettes, des livres, entre autres. Le Directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Mamadou Sangharé, au nom du parrain général, Pr Mary Teuw Niane, a magnifié l’excellence et le sérieux de la communauté universitaire de Bambey qui, avec ses dirigeants, accomplissent une mission historique dans l’enseignement supérieur et la recherche. Il a exhorté les récipiendaires à garder le cap dans leur environnement socioprofessionnel.
Les critères de sélection illustrent leurs performances, leur talent et leur rigueur scientifique. Le recteur Lamine Guèye a remercié les composantes de la communauté pour le travail effectué et les efforts constants réalisés.
Selon lui, l’accomplissement de la mission du corps professoral témoigne de la qualité de la formation, car les cours, les contrôles contenus, les examens sont réalisés conformément au quantum horaire. Un sacrifice consenti par des enseignants engagés, des administratifs dévoués et des étudiants conscients.
En somme, affirme-t-il, « les résultats de 2014-2015 sont une œuvre collective, gouvernementale et des partenaires. Pour 2015-2016, les défis s’articulent dans le maintien du  cap de l’excellence, de la normalisation de l’année universitaire, une année qui démarre en octobre et se termine en fin juillet pour un meilleur rendement ».
Les parrains Pr El hadj Issa Sall, président de l’Université du Sahel, Fatou Sow Sarr, Directrice du laboratoire genre de l’Ifan, ont rappelé leur cursus, leurs  convictions, avant de donner des conseils. Des citoyens parrains très engagés par leur audace, leur engagement pour leur patrie, leur continent et le monde, ont remis plusieurs lots aux récipiendaires. Les primés ont remercié les organisateurs et promettent de faire mieux.

Mamadou Aicha NDIAYE


La protection de l’environnement est une affaire de tous. C’est dans ce sens que le Forum Crans Montana qui se tient à Dakhla a réuni, samedi dernier, des guides religieux venus d’horizons divers pour échanger sur les défis autour de la préservation de l’environnement.
« Tout le monde doit être activiste dans la préservation de l’environnement. Tant que nous ne considérons pas tout ce qui nous entoure comme sacré, nous ne pourrons pas éviter le changement climatique ». C’est un signal fort que vient de lancer Swami Agnivesh, guide religieux indien, lors du panel sur le thème : « les leaders religieux se penchent sur l’éducation et la protection de l’environnement », samedi dernier, au Centre de conférence de Dakhla. Pour ce leader religieux bouddhiste, la protection de l’environnement passe par un apprentissage très accru de l’éducation confessionnelle en incluant des valeurs éthiques aux enfants. De l’avis du représentant du Conseil des musulmans d’Ouganda, Sheikh Shaban Ramadhan Mubaje, également mufti, son pays, avec 9.500 mosquées, 9 millions de musulmans sur une population estimée à 35 millions d’habitants,  a engagé un vaste programme de préservation de l’environnement dénommé « le vendredi vert ».
Celui-ci se déroule une fois par an et chaque deuxième vendredi du mois de Ramadan. Le but est d’inviter tous les imams à prêcher sur la protection de l’environnement. Et juste après les prières, les fidèles des différentes mosquées reçoivent des plants d’arbres qu’ils essaient de semer.
Grâce à ce projet, révèle-t-il, les fidèles ont réussi à planter 250.000 arbres. « L’Ouganda est un pays où il y a énormément de forêts et la plupart des personnes qui vivent en ville possèdent des jardins dans leurs domiciles », se réjouit Sheikh Shaban Ramadhan Mubaje.
Le député français, Jean Lassalle, est d’avis que la préservation de l’environnement doit commencer par la « culture des peuples ». L’éducation à la religion et à l’environnement sont de belles et admirables idées. Cependant, a-t-il fait observer : « en plus de s’attaquer au changement climatique, il est aussi réel de voir la question de la migration, au sens où une vague de jeunes sera confrontée à cette nébuleuse ».

S. D. SY (envoyé spécial)


La région de Matam reçoit beaucoup de nouveaux enseignants, mais après deux à trois ans d’exercice, ces derniers demandent à quitter, laissant derrière eux un déficit en personnel rarement comblé. Cette situation a un impact négatif sur la qualité de l’éducation au niveau local.
Qu’est ce qui explique le déficit récurrent d’enseignants dans  votre circonscription ?
La région de Matam a la particularité d’être une zone de départ pour les enseignants. Ces derniers expriment le désir de s’en aller au bout de deux à trois ans. Chaque année, on enregistre plus de 1.000 demandes de départ. En 2014/2015, par exemple, 1.400 enseignants ont demandé à quitter. Rien que dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kanel, 125 enseignants ont quitté l’année dernière, laissant derrière eux un vide difficile à combler. Seulement 25 arrivées ont été enregistrées. La raison principale évoquée est relative aux conditions extrêmement difficiles.

Ces départs n’ont-ils pas un impact négatif sur les performances scolaires ?
Bien sûr que oui ! Les résultats issus de la première évaluation du Programme d’amélioration de la qualité dans l’éducation de base (Paqeeb) l’ont suffisamment montré. Matam fait partie des académies qui n’ont pas réalisé le taux de performance de 80%. Les évaluations ont démontré l’importance de l’expérience dans les résultats et à ce niveau, il faut dire que l’académie de Matam a été pénalisée par la jeunesse et l’inexpérience de ses enseignants. Nous recevons de jeunes enseignants fraîchement sortis des écoles de formation qui ont besoin d’avoir un renforcement de capacités. Mais avant que ce renforcement des capacités impacte les résultats, ces enseignants prennent le départ vers d’autres académies. Ce qui fait qu’avec l’instabilité du personnel, ça sera difficile de gagner le pari de la qualité dans le court terme.

Quelles sont les initiatives locales prises pour renverser la tendance à Matam ?
Il y a quand même une dynamique de changement qui est en train de s’opérer. Il s’agit de l’engagement de la communauté, des partenaires et des différents acteurs par une synergie d’actions avec des  coordinations régulières entre Ia et Ief. Et cela a commencé avec la tenue des assises de l’éducation au niveau local pour faire un diagnostic sans complaisance du système, situer les responsabilités et  élaborer des stratégies et des plans d’actions visant à améliorer les enseignements/apprentissages. C’est ainsi qu’après la tenue des assises de l’éducation au niveau local, une nouvelle feuille de route a été établie avec l’accompagnement financier de la mairie de Matam.  Un accent particulier sera mis sur la formation continue des enseignants, les cours de renforcement pour les élèves et l’organisation annuelle d’une journée de l’excellence. En plus, nous  allons travailler pour que l’expérience de  la commune de Matam soit mise à l’échelle avec toutes les collectivités locales pour qu’elles puissent accompagner les sessions de formation. Si nous parvenons à  dérouler cette feuille de route correctement, je crois qu’à la prochaine évaluation du Paqeeb, Matam va sortir la tête de l’eau et pourra afficher de meilleurs résultats. Sur le plan des infrastructures, l’Etat a fait beaucoup d’efforts. Dans le cadre des nouveaux programmes et projets, Matam a pu bénéficier de 29 nouvelles écoles et des blocs scientifiques et technologiques. Tout ceci pour dire que des jalons sont posés pour avoir un rendez-vous avec la qualité.

Pape  Coly  NGOME


Le délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose, par ailleurs président du rassemblement dénommé « Code citoyen », a apporté son soutien aux établissements d’enseignement moyen et secondaire du département de Koungheul. Il leur a remis un important lot de manuels scolaires et d’équipements informatiques.
Les établissements d’enseignement moyen et secondaire du département de Koungheul ont reçu un important don de livres et d’ordinateurs. Le bienfaiteur est le délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose, Seydou Sy Sall, par ailleurs président du Code citoyen (comportement et défis citoyens). La cérémonie symbolique de remise du don a eu lieu d’abord dans les locaux de l’Inspection de l’éducation et de la formation de Koungheul, puis au Cem d’Ida Mouride (une localité située sur la Rn6 à environ 15 km).
Le don est composé de 500 livres, des œuvres au programme pour les classes de troisième (250 livres d’« Une si longue lettre » de Mariama Ba et 250 autres de « Vol de nuit » d’Antoine de Saint-Exupéry) et de 24 ordinateurs. Le donateur soutient que l’informatique est devenue un outil indispensable dans ce monde. Il a toutefois relevé qu’il y a une fracture numérique entre pays développés et ceux en voie de développement, mais également entre zones urbaines et rurales. Koungheul, souligne M. Sall, fait partie des zones où l’outil informatique n’est pas bien développé. C’est ce qui explique son geste en vue de corriger les disparités.
L’autre raison est liée au fait que les élèves de troisième n’ont pas individuellement ces deux œuvres au programme : « Vol de nuit » et « Une si longue lettre ». « Par ce geste, nous avons voulu apporter notre contribution à la bonne marche de l’éducation dans le département et combler le déficit en manuels et équipements informatiques dans les Cem et lycées du département », a déclaré M. Sall. Il a précisé que les Cem de Koumpentoum et de Koutiaba Wolof en font partie.
Modou Ngom, le secrétaire général de l’Ief de Koungheul, a salué le geste du donateur. Il a indiqué que ce matériel permettra aux enseignants et élèves de travailler correctement. « Les œuvres au programme vont aider les élèves à mieux maîtriser les leçons qu’ils apprennent en classe », a-t-il fait remarquer.
Au Cem de Ida, corps enseignant, élèves, parents ont, à l’unanimité, remercié le donateur pour ce geste qui est une première pour l’établissement qui polarise près de 14 villages. «L’école a besoin de partenaires. Votre geste est très important. C’est une première dans notre Cem », a déclaré M. Sané, parlant au nom des enseignants. « Nous n’oublierons jamais ce don. Nous allons redoubler d’efforts. Avant, on se croyait à l’époque préhistorique. Maintenant l’ordinateur ne sera plus un secret pour nous », a confié Ibou Diop, le président du gouvernement scolaire. Il n’a pas manqué de faire part de certaines doléances qui ont pour noms absence d’eau, d’électricité et de panneaux de signalisation. Des doléances dont le délégué général dit avoir pris bonne note et auxquelles il a promis de trouver une satisfaction.

Aliou KANDE


Un ancien étudiant de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, devenu président de l’Association des jeunes travailleurs de l’université (Ajtu), a déploré le sentiment de tristesse qui anime aujourd’hui les enseignants-chercheurs, le Personnel administratif, technique et de service (Pats) des universités et les étudiants.
L’Association des jeunes travailleurs de l’université (Ajtu) de Saint-Louis a organisé hier une conférence publique sur l’éthique et la responsabilité dans la fonction universitaire. Elle a été introduite par le recteur honoraire, le Pr Ahmadou Lamine Ndiaye, premier recteur de l’Ugb (dès son ouverture en 1990). Une occasion pour Mame Boubou Diop, ancien étudiant à l’Ugb, par ailleurs président de l’Ajtu, de déplorer le fait que l’université sénégalaise soit marquée depuis des années par des troubles « qui participent à l’évaporation de tous les investissements consentis par des précurseurs qui avaient justement misé sur l’excellence ». Dans cet univers, a-t-il poursuivi, les mots d’ordre ont pris le dessus sur l’ordre et le devoir reconnus et attendus de chaque acteur partie intégrante du système.
De l’avis de M. Diop, on a atteint les limites tolérables de l’absence d’éthique et de responsabilité vis-à-vis des missions confiées aux uns et aux autres. « Nous risquons, si rien n’est fait, de nous retrouver fatalement dans un environnement qui asphyxie les facultés intellectuelles et qui compromet toute avancée significative au service de notre patrie », déclare-t-il, rappelant que « le patriotisme commence là où l’on occupe un emploi et donc une responsabilité ».
L’université, a-t-il souligné, jadis considérée comme le lieu de toutes les possibilités et opportunités, est en voie de devenir un endroit de toutes les permissivités à tel point que les jeunes travailleurs de l’Ugb ont jugé nécessaire de faire appel au Pr Ahmadou Lamine Ndiaye, dont le passage a laissé une empreinte indélébile en terme de rigueur, de professionnalisme, d’éthique et de responsabilité.
Il a également indiqué que les nombreuses interventions ont donné une idée de l’ardent désir et de l’intérêt légitime des étudiants et des jeunes travailleurs de l’Ugb à écouter et surtout à entendre le Pr Ahmadou Lamine Ndiaye délivrer un message fort qui s’articule essentiellement autour du patrimoine que les anciens leur ont légué. Un patrimoine qui ne doit être ni oublié, ni dilapidé dans des attitudes contraires à l’éthique et à la responsabilité qui incombent à tous les travailleurs en poste dans les universités publiques sénégalaises.
Mame Boubou Diop a enfin rendu un vibrant hommage aux Pr Ahmadou Lamine Ndiaye, Ndiawar Sarr, Mary Teuw Niane, Lamine Gueye et Baydallaye Kâne, qui ont fait passer l’Ugb d’un petit « village » perdu dans l’anonymat à un grand centre d’excellence.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Tenir compte des réalités locales quand on délocalise des programmes de formations. C’est ce que souhaite Simon Chabot, directeur des relations internationales de l’Ecole nationale d’administration publique (Enap) du Canada. Malheureusement, « beaucoup d’universités américaines et européennes ne tiennent pas compte des réalités locales quand elles délocalisent certains de leurs programmes de formations, notamment en Afrique. Elles importent seulement les contenus des formations qu’elles dispensent en Europe et en Amérique », explique Simon Chabot.
Le directeur des relations internationales de l’Enap du Canada s’exprimait lors de la signature de partenariat entre son institution et le Groupe Ecole supérieure de commerce de Dakar (SupdeCo). Un partenariat qui permettra la délocalisation, à Dakar, du Master en administration publique de l’Enap du Canada. « C’est la première fois que ce master est délocalisé en Afrique de l’Ouest. Notre souci est de créer un partenariat qui sera bénéfique pour les deux parties. Il y aura une innovation parce que même si l’essentiel du corps professoral viendra du Canada, nous allons aussi nous appuyer sur les enseignants de SupdeCo », poursuit-il.
L’autre innovation, ajoute-t-il, c’est que la formation nord-américaine en management sera dispensée en français. « Le management nord-américain a quelques avantages qui font qu’il est très tendance actuellement. La culture du résultat, l’importance de la planification stratégique, sont autant d’éléments qui font que ce management est très prisé. Il faut une administration de qualité pour soutenir le développement. Nous allons aussi prendre en compte les spécificités locales », affirme-t-il.
Ce master qui va démarrer en octobre prochain sera aussi ouvert aux Africains d’autres pays, selon Aboubacar Sédikh Sy, président directeur général du Groupe SupdeCo. « Nous avons cherché ce partenariat pour s’ouvrir. Nous sommes à l’ère de l’universalité du savoir. Ce qui impose une ouverture vers les autres », soutient-il.

Oumar NDIAYE


Des cadres de l’environnement et du développement durable de 13 pays francophones sont en conclave depuis hier à Dakar pour un atelier régional de renforcement des capacités sur un meilleur accès aux finances climat.
L’Etat du Sénégal a été félicité par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) pour son rôle pionnier en Afrique dans l’accès direct aux financements climat. C’est ainsi que le Centre de suivi écologique (Cse) est reconnu comme la première entité à avoir été accréditée par le Fonds vert climat (Fvc) dans la sous-région francophone. Pour Souleymane Diallo, directeur de cabinet du  ministre de l’Environnement et du Développement durable, l’initiative de renforcement des capacités des cadres arrive à son heure pour les pays francophones, souvent confrontés à la barrière linguistique qu’imposent les procédures des grands fonds climat. L’anglais étant à ce jour la seule langue de travail pour l’accès à leurs ressources. En cela, le Canada et la Principauté de Monaco ont été vivement remerciés pour avoir apporté leur soutien à la tenue de cette rencontre sur le financement climat. L’atelier se tient juste trois mois après la 21ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique qui a abouti à l’accord de Paris. Ledit accord a reconnu et insisté sur la nécessité d’augmenter le financement climatique en volume et en qualité, avec une mention claire sur le rôle significatif du financement public.
Venus du Mali, de la Guinée, de Madagascar, de la Côte-d’Ivoire, du Burkina, de Haiti, du Gabon, de la Rdc, du Togo, du Niger, du Tchad de Djibouti et du Sénégal, les participants auront l’opportunité de se familiariser davantage avec les politiques et procédures des mécanismes financiers. La perspective étant un meilleur accès aux ressources financières. C’est dans ce sens que le Sénégal, à l’image de plusieurs pays africains, a travaillé sur ses Contributions prévues et déterminées au niveau national. Ces contributions des pays sur l’horizon 2020-2030 voire 2050 permettent de voir les tendances d’émissions mondiales et de proposer des solutions sur l’échelle planétaire afin de limiter l’augmentation de la température à moins de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré industriels.
De son côté, Arona Soumaré, responsable du programme négociations internationales à l’Institut de la francophonie pour le développement durable (Ifdd), a réitéré l’engagement à poursuivre les efforts nécessaires à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation face à leurs effets. Les négociations multilatérales entre les parties ont généré deux fonds importants, à savoir le fonds vert et le fonds d’adaptation dont les rôles sont, d’une part, d’accompagner financièrement et techniquement les pays sur des trajectoires sobres en carbone et, d’autre part, de soutenir leurs efforts de résilience face aux effets des changements climatiques.
Pour accéder à ces fonds, les pays africains doivent d’abord être accrédités auprès de ces institutions susmentionnées. Il faut aussi connaître les politiques et conditions de financement retenus et mettre en place des dispositifs institutionnels et réglementaires favorables aux financements climat. Enfin, il faut monter des projets acceptables et en phase avec les besoins pour aller chercher tous les 100 millions de dollars censés être mobilisés annuellement à l’échelle internationale.

Mamadou Lamine DIATTA


Londres a accueilli le 10 mars dernier la première session de dialogue du Groupe de haut niveau sur l’accès aux traitements. Une occasion pour les participants d’identifier les solutions et les obstacles qui freinent l’accès aux médicaments, aux vaccins. L’innovation dans les technologies de la santé a aussi été abordée.
Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a mis en place, l’année dernière, un Groupe de haut niveau sur l’accès aux traitements. L’objectif étant de « remédier au manque de cohérence dans les législations sur la propriété intellectuelle et des politiques d’accès aux soins de santé ». Selon un communiqué qui nous est parvenu, cette structure s’est réunie le 10 mars 2016 à Londres. Cette première session de dialogue interactif a vu la participation de « centaines de représentants du secteur de la santé, des gouvernements, de la société civile, d’organisations multilatérales et du milieu universitaire originaires du monde entier », lit-on dans la note qui renseigne que le but poursuivi à travers cette activité a été « d’identifier des solutions, mais aussi les obstacles concernant l’amélioration de l’accès aux médicaments, aux vaccins et aux produits diagnostiques, ainsi que l’innovation dans les technologies de la santé ». Pour Michael Kirby, membre du Groupe de haut niveau et président du comité consultatif d’experts, « Le temps presse !» Surtout que « dans tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres, des personnes meurent chaque jour faute d’accès aux services de santé dont elles ont besoin, ou parce qu’elles ne peuvent pas en assumer les frais ». C’est pourquoi le Groupe de haut niveau sur l’accès aux traitements a lancé « un appel public à contributions ». Ainsi, les acteurs concernés, tous domaines confondus, sont invités à soumettre leurs idées sur la question. Et le dernier décompte fait état de 170 contributions déjà reçues.
Lors de cette session de dialogue, « les participants ont en outre réfléchi aux moyens dont les nouveaux ou anciens mécanismes (regroupements de brevets, partenariats public-privé et sources de financements alternatives pour la recherche et le développement, par exemple) qui pourraient être utilisés pour améliorer l’accès aux médicaments sans compromettre l’innovation », souligne le communiqué.

Innovation technologique
Dans ce cadre, Corey Salsberg, responsable des politiques internationales en matière de propriété intellectuelle chez Novartis, a fait remarquer « qu’en matière d’innovation, le système des brevets a grandement contribué à stimuler la recherche et le développement biopharmaceutiques, ainsi qu’à la mise au point de nouveaux médicaments et des traitements de demain ». Toutefois, M. Salsberg se garde de dire que ce système est parfait. « Mais force est de constater qu’il remplit les fonctions pour lesquelles il a été conçu.  Il reste des lacunes sur le plan des besoins médicaux non satisfaits et de l’accès dans certains domaines », précise-t-il appelant à consolider les réussites et à « ne pas démanteler ce qui a bien fonctionné ».
Seulement, certains ont émis le souhait de dissocier la recherche-développement de la production et de la distribution. « De nombreuses réponses sont possibles. La recherche-développement pourrait être financée par des subventions et des aides publiques ou l’attribution de prix pour récompenser les innovations réussies ainsi que par le biais de mécanismes d’incitation fiscale », a proposé Frederick Abbott, coprésident du Comité sur le droit international de la santé (Committee on Global Health Law).
Selon lui, « dissocier la recherche-développement de la production ne signifie pas que les sociétés pharmaceutiques ne pourront plus réaliser des bénéfices substantiels en cas de succès. Tout dépend des investissements que l’on est prêt à consentir. Les subventions et les prix reçus pour le développement de nouveaux traitements, vaccins ou produits de diagnostic peuvent en principe offrir de très bons rendements », a-t-il expliqué.
Certainement que toutes ces préoccupations seront tranchées dans les discussions à venir. Notamment lors du prochain dialogue qui se aura lieu à Johannesburg, en Afrique du Sud, dans le cadre de la préparation du rapport du Groupe de haut niveau qui sera publié en juin 2016.

Maïmouna GUEYE


Des chefs d’établissement, des inspecteurs, des enseignants, membres de la Cosydep de Tambacounda suivent une formation sur l’analyse budgétaire. Cet atelier entre dans le cadre du dispositif de suivi des politiques éducatives au Sénégal.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence) dans le secteur de l’éducation, les membres de la Coalition des Ong en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) de Tambacounda sont à l’école de l’analyse budgétaire et du suivi citoyen, dans le cadre du dispositif de suivi des politiques éducatives au Sénégal (Discpes). Cette formation de deux jours est destinée aux chefs d’établissement, aux inspecteurs, aux enseignants membres de la Cosydep issus des quatre départements de la région de Tambacounda sur l’utilisation des outils, le contrôle citoyen à travers le suivi/mise en œuvre du plan national sectoriel et de l’exécution des budgets.
Le secrétaire général de l’Inspection d’académie, Malang Mané, a relevé que dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation, « la participation citoyenne est devenue, à côté de la libre administration, un principe », tout comme elle est un « acte majeur d’intervention », dans le Paquet. Il a salué les actions entreprises par la Cosydep, en vue d’aider à « atteindre davantage » les objectifs fixés en matière d’éducation. « Le contrôle citoyen est devenu un impératif, mais aussi un moyen pour que la gestion soit davantage participative », a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison, a-t-il indiqué, que l’inspection d’académie « ne cesse d’œuvrer dans le sens de renforcer cette participation citoyenne, à travers des rencontres périodiques de dialogue social, la mise en place d’un comité régional de dialogue social, ainsi que les « nombreuses initiatives visant à faire de la reddition des comptes une réalité ». Cela rentre, selon la coordinatrice régionale de la Cosydep, Louise Diène Seck, « dans le cadre de la mise en œuvre du Paquet dont le soubassement est la qualité, la gouvernance qui constitue une composante de taille pour que l’éducation de qualité soit une réalité au Sénégal ». Aujourd’hui, souligne Mme Seck, « nous sommes là pour échanger sur la politique éducative régionale et, au-delà, sur l’analyse budgétaire et le suivi citoyen, en prélude à la revue sectorielle de l’éducation régionale ». Elle a ajouté qu’il faut s’attendre à l’élaboration d’un rapport régional qui sera la contribution de la société civile sur la mise en œuvre du Plan de travail annuel (Pta) 2015 dans la région de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE


Contrairement aux villes où seule la Sde est chargée de fournir l’eau aux populations, dans les zones rurales, l’Office des forages ruraux (Ofor) a diversifié les concessionnaires. Le Secrétaire général de l’Ofor, Amadou Bèye Ndiaye, justifie la diversification des fermiers dans cet entretien.
La délégation du service public de l’hydraulique rurale est effective depuis juillet 2015 dans le périmètre de Notto-Ndiosmone-Palmarin et Gorom-Lampsar. Pouvez-vous revenir sur le bilan de cette  délégation ?
La première Délégation de service public (Dsp) est effective depuis le 1er juillet 2015. Elle concerne près de 400.000 personnes pour 1.150 km de conduite dans les régions de Thiès, de Fatick et de Saint-Louis. Le périmètre est constitué de 14 sites. En termes de résultats obtenus, la qualité de l’eau s’est nettement améliorée, les problèmes de continuité du service ont pour l’essentiel été résolus. Sur la tarification, les prix pour l’agriculture et l’élevage sont passés d’une moyenne de 350 F/m3 à 200 FCfa/m3. Pour ce qui concerne les usagers, ils sont à 275 FCfa/m3 contre 350 FCfa/m3.
Quelle est la particularité du deuxième contrat de délégation de service public signé entre l’Ofor et Aquatech ?
A terme, la gestion de tous les ouvrages hydrauliques en milieu rural sera confiée à des délégataires de service public. C’est un processus irréversible, mais progressif, car chaque zone a ses spécificités, ses catégories de consommateurs et ses systèmes de production d’eau. Il est alors procédé à des études relatives à l’état des lieux, à la qualité des ouvrages existants, à la projection de la consommation et à la nature des clients pour déterminer le type de Délégation du service public à mettre en place.
Dans les régions de Diourbel et de Thiès, l’Ofor a retenu, à l’issue de la procédure de passation, le groupement Aquateh-Munif Group.Sa avec lequel le contrat d’affermage est signé. Aquatech est un important gestionnaire privé d’installations de traitement d’eau au Canada. Il est spécialisé dans les opérations de services d’eau, en gestion de la production, en distribution et en gestion commerciale. Dans cette délégation de service public, il est en groupement avec Munif, entreprise sénégalaise spécialisée dans la fourniture et la pose d’équipements d’exhaure, d’électropompes et de motopompes. La diversification des partenaires privés, des concessionnaires nous permettra de comparer les performances, de réduire les maladies hydriques par le traitement bactériologique et de maximiser le rendement des réseaux existants et leur extension pour une meilleure accessibilité au service public de l’eau.

Quelle est la place des collectivités locales dans la reforme de l’hydraulique rurale ?
Avec l’Acte 3 de la décentralisation, la communalisation est devenue universelle au Sénégal. Ainsi, la commune devient la collectivité locale de base qui doit être la première à s’occuper des préoccupations des citoyens. A cela s’ajoute la mission d’assistance aux collectivités locales en matière d’hydraulique rurale conférée à l’Ofor. Il s’avère logique que les collectivités locales, notamment les communes, occupent une place non moins importante dans cette réforme. C’est dans ce cadre que l’Ofor a signé avec l’Association des maires du Sénégal (Ams) une convention de partenariat pour la mutualisation de leurs moyens humains et matériels afin d’améliorer l’accès à l’eau potable aux populations du monde rural.
L’Ofor accompagnera les collectivités locales dans l’étude, le suivi et l’évaluation de l’exécution de leurs projets hydrauliques, mais aussi dans la mise en place de mécanismes de financement appropriés. Pendant la phase transitoire, les maires seront impliqués dans le processus actuel de gestion des ouvrages, en attendant la mise en place des Délégations des services publics.

Est-ce qu’il y a une harmonisation des interventions entre l’Ofor et le Pudc ?
Il faut dire que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est une innovation majeure. Le Pudc est notre partenaire naturel. Nous travaillons ensemble. Il y a des échanges féconds et permanents au bénéfice des populations.

L’Ofor existe depuis un an. Y a-t-il des contraintes particulières dans la mise en œuvre de la réforme ?
Nous n’en connaissons pas. Nous voyons plutôt des opportunités énormes pour finaliser notre mission qui consiste à assurer une disponibilité constante et une qualité éprouvée de l’eau dans le monde rural au meilleur prix avec une organisation moderne, performante, rentable et citoyenne.

Propos recueillis par Idrissa SANE


L’amicale des femmes du ministère de la Culture et de la Communication a organisé, ce 15 mars, dans ses locaux, une journée de don de sang sous le thème « Sauvons des vies par une culture du don de sang ».
Immeuble Adja Fatou Nourou Diop aux allées Papa Guèye Fall. Les locaux du ministère de la Culture et de la Communication rompent avec leur ambiance habituelle. Son hall, plongé dans une musique qui rappelle les chants nocturnes, est bondé de monde. Il faut se frayer un chemin pour passer. L’ensemble des services du ministère, les membres d’associations culturelles et de structures telles que la troupe Bakalama, les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès, le Ballet national la Linguère de Sorano, entre autres, ont répondu massivement à l’appel de l’Amicale des femmes dudit ministère.
La salle de réunion est transformée en un laboratoire de prélèvement sanguin. Des aiguilles, des micro-perfuseurs, des ponctions veineuses, des tampons désinfectant, des compresses stériles et des ouates sont soigneusement rangés sur une table installée le long de la salle. Adossé sur une chaise à l’entrée, Birane Niang, Secrétaire général du ministère de tutelle, donne l’exemple. Représentant le ministre Mbagnick Ndiaye, M. Niang a félicité l’Amicale des femmes initiatrice de cette activité. « Au Sénégal, des milliers de personnes meurent parce que le sang dont ils ont besoin n’est pas disponible dans les structures de santé. C’est pourquoi cette journée de don de sang est symbolique. Elle constitue un acte citoyen de haute portée », soutient-il. Ainsi informe Birane Niang, cet évènement sera inscrit dans l’agenda du ministère de la Culture et de la Communication.
Selon Mme Awa Bambara, Secrétaire générale de cette amicale, cette journée de don de sang est le premier plan d’actions pour 2016.Par ailleurs, Assane Samb, représentant du ministère de la Santé et de l’Action sociale, estime que cette initiative va dans la même direction des activités menées par leur département. « Le ministère apportera toujours sa contribution pour accompagner des actions sociales de ce genre », précise-t-il.

Marame Coumba SECK


Réfléchir sur les nouvelles mesures à prendre afin d’assurer une gestion durable des ressources fauniques en général et floristiques en particulier. Tel est l’objectif de l’atelier ouvert de 15 mars à Dakar.
Des représentants de 20 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre se réunissent du 15 au 18 mars à Dakar pour une meilleure organisation de la gestion du commerce national et international des espèces de la faune et de la flore. Il est organisé par l’Ong Born free Usa en collaboration avec la Convention internationale sur le commerce d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Souleymane Diallo a salué la collaboration des autorités américaines qui ont aidé à la tenue de l’atelier.
En vue de la 17e Cop qui se déroulera au mois de décembre prochain en Afrique du Sud, la communauté internationale a posé sur la table des négociations, lors des rencontres internationales, des projets de propositions d’espèces aux annexes de la Convention internationale sur le commerce d’espèces de faune et flore sauvages (Cites). Les inscriptions aux annexes de la Cites impliquent de grandes restrictions sur le commerce international des espèces concernées, tout en demandant la prise de mesures appropriées au niveau national pour leur mise en œuvre. C’est pourquoi l’atelier en cours va permettre aux participants d’harmoniser leurs points de vue sur les propositions à mettre sur la table lors de la 17e Cop.

A en croire Souleymane Diallo, il s’agit pour les espèces fauniques, des cas de transfert du Lion, des Pangolins d’Afrique, des Perroquets gris d’Afrique de l’annexe 2 à l’annexe 1. Pour ce qui est des transferts à l’annexe 2, les espèces fauniques comme les tortues à carapace molle et les caméléons nains d’Afrique sont concernés.
Le Sénégal a proposé et obtenu le transfert du bois de vène, une espèce floristique de l’annexe 3. Ce qui voudrait dire que pour commercialiser ce bois, au niveau national comme international, il faut obligatoirement un certificat d’origine. Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, le Sénégal va proposer, une nouvelle fois, le transfert, à l’annexe 2 de la convention, du bois de Vène. « Il s’agira pour les autorités de demander un permis d’exploitation validé par un comité scientifique », note-t-il.

Babacar Bachir SANE 


Les populations des régions de Louga, de Saint-Louis et de Matam ne seront plus contraintes d’aller jusqu’à Dakar pour faire certains examens. Car le laboratoire d’anatomie pathologique, aménagé au Centre hospitalier régional de Saint-Louis, vient de démarrer ses activités. Cette unité pourrait même accueillir de nombreux patients qui viendront des quatre coins du Sénégal et même des pays de la sous-région.
Selon le représentant du directeur de l’hôpital régional de Saint-Louis, Mbaye Diallo, ce laboratoire, qui permettra de diagnostiquer dans de très bonnes conditions les tissus humains, de détecter le cancer, est le sixième au Sénégal et la première unité d’anatomie pathologique aménagée dans les régions de l’intérieur de notre pays.
Grâce à une étroite collaboration avec l’Université Gaston Berger, des partenaires belges et Sénégal/Santé, le Chr de Saint-Louis a pu aménager ce laboratoire et bénéficier en même temps des équipements nécessaires au démarrage de cette unité.
Avec la mise en place de ce laboratoire à l’hôpital à Saint-Louis, a-t-il précisé, cet établissement public de santé parviendra à relever son plateau technique et améliorer le traitement des nombreux malades qui le fréquentent régulièrement.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le Directeur général de l’Ana a révélé l’existence de négociations très avancées avec des privés brésiliens pour le financement d’un des plus grands projets de crevetticulture de l’Afrique de l’Ouest. De grands promoteurs sénégalais se positionnent aussi dans ce projet porteur pour la production de la crevette, un produit à forte valeur ajoutée. Selon le Dr Maguette Ba, on attend un financement qui se situe entre 50 et 100 millions de dollars (de 30 à 60 milliards de FCfa). C’est la Petite-Côte qui est ciblée pour ce projet innovant. Les sites ont été pré-identifiés et les études sont en cours.
L’avant-projet sommaire sera déposé pour le financement afin de voir comment est-ce que ce privé brésilien entend travailler en partenariat avec des privés du Sénégal. Un mémorandum d’entente a été déjà signé entre le ministre brésilien des Affaires étrangères et quatre ministres de la République du Sénégal. Ce document est en train d’être mis en œuvre. Il y a aussi d’excellentes perspectives dans le domaine du poisson marin. Deux projets pilotes sont en cours de préparation avec le Maroc et le Koweit. Pour sa part, la Corée du Sud a décidé de financer à hauteur de 2,5 milliards de FCfa un projet de pisciculture en mer, appelée mariculture que Joal Fadiouth va abriter.

M. L. DIATTA


Paludisme 2Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique national de lutte contre le paludisme (2016-2020), le Sénégal veut intensifier la distribution des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). L’objectif est d’atteindre une couverture universelle dans la distribution d’ici décembre 2016.

Dans une courte vidéo projetée, ils sont ministres, haut fonctionnaires internationaux, chefs d’entreprises, sportifs et même élèves à s’engager pour « zéro palu ». Pour arriver à cet objectif, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, a lancé, hier, une campagne de distribution de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Elles seront distribuées sur l’ensemble du territoire pour avoir une couverture universelle. « L’objectif est de distribuer 8 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée de vie pour avoir au moins 80 % de couverture d’ici décembre 2016 dans tout le territoire national », affirme le  Professeur Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action Sociale.

Cité en exemple dans la lutte contre le paludisme, le Sénégal veut ainsi aller plus loin avec cette stratégie de distribution de moustiquaires. L’ambition aujourd’hui, selon le ministre de la Santé, est d’aller à une « pré-élimination du paludisme ». Elle avance que cet objectif est à portée de main. « Il suffit juste de maintenir et de redoubler les efforts qui ont été faits jusqu’ici », indique-t-elle, soulignant que les efforts du Sénégal ont fait baisser les cas de décès dus au paludisme de plus de 70 % par rapport à 2000, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé.

Ces résultats, justifie le Pr. Awa Marie Coll Seck, sont le fruit de plusieurs approches allant du communautaire à l’aide des Partenaires techniques et financiers, en passant par l’appui du secteur privé. L’un des partenaires, le Presidential malaria initiative (Pmi), un mécanisme d’appui mis en place par les Etats-Unis en 2006, a salué les efforts du Sénégal dans la lutte contre le paludisme. « Le Sénégal a véritablement émergé comme leader dans la lutte contre le paludisme et l’engagement du Programme national de lutte contre le paludisme du Sénégal a été déterminant dans la réalisation des avancées au cours des cinq dernières années. Les Etats Unis sont déterminés à continuer leur appui dans la marche vers l’élimination du paludisme en tant que défi majeur de santé publique », affirme le contre-amiral, Timothy Ziemer, coordonnateur des Etats-Unis pour la lutte contre le paludisme dans le monde.Des partenaires comme le Fonds mondial de la lutte contre le paludisme, le Sida et la Tuberculose, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé ont assuré de leur soutien à l’ambition du Sénégal d’atteindre la pré-élimination du paludisme.

Oumar NDIAYE


KoldaL’Ong « Guné » vole au secours des élèves des collèges et lycées de Kolda. Elle vient de leur offrir 752 manuels pédagogiques dans les disciplines scientifiques et littéraires. C’est dans le cadre de l’exécution du Projet pour la réduction des abandons scolaires des filles dans le moyen/secondaire. Ce don qui comprend 326 livres de Français, 145 ouvrages de Mathématiques, 148 manuels de Sciences de la vie et de la terre (Svt) et 133 livres de Physique et de Chimie pour un coût global estimé à environ 2 millions de FCfa, est obtenu grâce à l’appui de l’Agence catalane de coopération pour le développement (Espagne).

Ces manuels sont destinés à 7 établissements scolaires de la commune de Kolda dont le lycée de Bouna Kane, les Cem 1 et 2, le complexe scolaire Pinal Fuladu et les Collèges de Saré Moussa, Gadapara et Sikilo nord. Les représentants des associations des parents d’élèves, des chefs d’établissements scolaires, de la société civile et des élèves ont pris part à la cérémonie de remise symbolique de ces ouvrages. Ils saluent unanimement ce geste d’une haute portée humanitaire de l’Ong «Guné» et de son partenaire catalan qui ont déjà à leur actif plusieurs actions en faveur de l’école à Kolda.

L’Ong «Guné» a, en effet, organisé, durant de ces derniers mois, une série de cours de renforcement des capacités des enseignants, des élèves, de la société civile, des responsables en charge des questions pédagogiques des établissements scolaires bénéficiaires, des organisations communautaires de base et des membres des gouvernements scolaires, entre autres.

Les enseignants ont estimé qu’au-delà de ces cours de renforcement, les élèves qui éprouvent des sérieuses difficultés dans les matières scientifiques et en Français ont également besoin de livres pour mieux comprendre ces disciplines. Ils ont alors soumis une requête dans ce sens à l’Ong «Guné» qui vient d’accéder à leur doléance.

Mamadou Aliou DIALLO


EbolaUn relâchement est constaté dans la sensibilisation et la surveillance communautaire de la maladie à virus Ebola. C’est pourquoi la direction de la prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé des caravanes de sensibilisation dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou.

A Sara Guillé, quartier périphérique de Tambacounda, Pape Saboye Mbaye, le responsable départemental de l’éducation pour la santé reprend devant les populations les questions-réponses en insistant sur l’hygiène et la propreté et les signes qui doivent alerter. Dr Abdou Latyr Diop, assistant du directeur de la prévention, est revenu sur l’analyse de la situation épidémiologique qui suscite auprès des autorités du ministère de la Santé et de l’Action sociale un renforcement de la surveillance communautaire. C’est dans cette perspective qu’un plan de sensibilisation a été élaboré. Il s’agit pour lui de contribuer, par la sensibilisation des populations, à la prévention de la maladie à virus Ebola dans les cinq régions ciblées. Ainsi, la mise en œuvre des activités de prévention a été évaluée dans les régions  ciblées. Pour cela, les autorités administratives et sanitaires ont été rencontrées afin de discuter de la nécessité de poursuivre les activités de prévention.

Les caravanes organisées dans les régions ciblées ont permis de réaliser 10.000 visites à domicile. Des causeries au nombre d’une cinquantaine ont aussi été organisées, de même que 50 mobilisations sociales.

Pape Demba SIDIBE


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