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Actualités (2017)

Des acteurs de l’assainissement de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Mali veulent capitaliser l’expérience sénégalaise en matière de traitement et de stabilisation des boues de vidange, ainsi que de l’organisation de cette filière. Ils sont en mission de « Benchmarking » (partage de bonnes pratiques) du 16 au 18 août au Sénégal.

Les délégués de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Mali du secteur de l’assainissement ont visité, hier, la station d’épuration des Niayes. Sur ce site, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a démontré qu’il est possible de traiter les boues de vidange en ayant recours à une technologie simple et accessible. Il s’agit de l’omni processor qui a été la principale attraction lors de cette visite. Cette mini usine, mise à la disposition du Sénégal grâce à la Fondation Bill et Melinda Gates, a donné une nouvelle dimension à la valorisation des boues de vidange. En plus de l’énergie, les ingénieurs ont expliqué en détail le processus de production d’eau potable à partir des boues de vidange. « Il y a un processus qui permet de chauffer la boue. Ainsi, la vapeur se dégage pour être captée par un dispositif mécanique. Celui-ci permet de rabaisser la température pour qu’elle devienne liquide.

Nous faisons passer ce liquide dans un système de tamisage mécanique. Une fois ce traitement fait, nous passons au traitement électrostatique ou osmose qui permet d’éliminer les bactéries », explique l’ingénieur Abdoulaye Guèye de l’entreprise Delvic.

Après cette étape, suit la vérification du Potentiel hydrogène (Ph) et de tous les éléments qui entrent en compte dans l’appréciation de la potabilité de l’eau. Suite à ce contrôle, les techniciens peuvent ajouter des additifs en cas de besoin.

Le laboratoire national du Sénégal, qui assure le contrôle de toutes les denrées alimentaires consommées dans le pays, a attesté, il y a juste un mois, de la potabilité de cette eau issue des boues de vidange. Laquelle a été bue par des ingénieurs sénégalais et des hôtes venus des autres pays d’Afrique. Le défi, c’est de faire tomber les barrières socioculturelles pour espérer sa consommation ou son utilisation à grande échelle.

Les techniciens (Dr Bécaye Diop et Dr Mbaye Mbéguéré) ont fourni des informations sur les différents outils en cours d’utilisation au Sénégal. « C’est une visite enrichissante. Je pense que nous devons exporter ces pratiques afin de tirer plus de profit du secteur de l’assainissement », a confié Siaka Coulibaly, un opérateur économique ivoirien évoluant dans le secteur de l’assainissement.

L’objectif de cette mission de « Benchmarking » est de donner aux pays la possibilité de capitaliser les méthodes en cours d’utilisation pour valoriser les boues de vidange et aussi fournir des informations aux hôtes sur le travail en cours pour la modernisation de la filière des boues de vidange au Sénégal. « L’Onas a développé des outils reconnus dans le monde. L’objectif, c’est d’amener les pays membres du Resop (Partenariat par les pairs pour le renforcement des capacités des opérateurs d’assainissement), à venir voir ces outils afin de mieux affiner leur système de gestion des boues de vidange », a expliqué Dr Mbaye Mbéguéré, coordonnateur du Resop.

Selon Bassirou Sow, de la cellule de communication de l’Onas, cette structure a reçu au cours des dernières années des techniciens de l’assainissement des pays de la sous-région qui viennent s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’assainissement. « L’Onas occupe une position de leader en matière de traitement des boues de vidange. C’est pour cela qu’il a été choisi pour accueillir le projet pilote de gestion de boues de la Fondation Bill et Melinda Gates. Ce programme est en train de produire de bons résultats », a relevé M. Sow.

Signalons que cette mission entre dans le cadre de la signature d’une convention entre l’Onas et l’Association africaine de l’eau (Aae).

Idrissa SANE

Le projet de décret portant application de la loi sur l’interdiction du tabac vient d’être signé par le président de la République. Cet acte est l’aboutissement d’un long combat, selon le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Messages écrits et iconographiques couvrant 70 % des paquets, interdiction de la publicité, de la promotion et du parrainage du tabac et des produits du tabac, interdiction de fumer dans les lieux publics et annexes. Ce sont, entre autres, les mesures fortes contenues dans le décret d’application de la loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac. Elle a été votée à l’Assemblée nationale en 2014 avec un processus de deux années jusqu’au projet de décret d’application signé le 26 juillet dernier par le président de la République, Macky Sall, et le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pour le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, « l’adoption de cette loi et son décret d’application constituent des étapes majeures dans la politique nationale de protection de la santé des populations ». Dans la mise en œuvre « efficace » de cette nouvelle loi, elle liste plusieurs actes déroulés avec l’installation du Comité national de lutte contre le tabac et de ses démembrements régionaux. Un Programme national de lutte contre le tabac a été aussi créé en juillet 2015. La loi anti-tabac, selon  le ministre de la Santé, a, en outre, bénéficié, en mai 2016, d’une convention de financement d’un montant de 800.000 dollars américains (400 millions de FCfa) de la part de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Dans le décret d’application, fort de 22 articles, il est dit que la publicité, le parrainage et la promotion sont désormais interdits au Sénégal. « Sont interdits, toutes activités nationales ou transfrontalières de publicité et de promotion directe ou indirecte, quel que soit le support en faveur du tabac, de ses produits (…), tous partenariats, protocoles d’accords dans le dessein de promouvoir notamment le tabac, les produits du tabac et dérivés avec les sociétés qui les fabriquent, commercialisent et distribuent », dit le texte.

Pour le conditionnement et l’étiquetage, le texte fixe des règles par « une combinaison de messages et d’images », informe Alphonse Ousmane Thiaw, chargé de la législation au ministère de la Santé et de l’Action sociale. « Sur chacune des faces principales du paquet, de la cartouche, du carton ou toute forme de conditionnement extérieur, doivent être imprimés une image en couleur et un message écrit associé », précise le texte.

Ces mises en garde doivent couvrir 70 % du paquet, selon la loi qui, sur cet aspect, veut avoir un niveau d’emballage qui « soit déconcertant pour le consommateur », affirme M. Thiaw.

Sur les lieux d’interdiction, la loi parle de lieux annexes et les parties communes. Les lieux concernés sont les couloirs, ascenseurs, cages d’escaliers, halls d’entrée, cafétérias, toilettes, salons, salles de repas, bâtiments extérieurs, comme abris et hangars, de même que tout véhicule qui constitue un lieu de travail.

L’interdiction concerne aussi la vente de cigarettes aux mineurs et par les mineurs à 200 mètres des établissements scolaires et des hôpitaux. « Tout ceci est fait pour protéger la couche jeune qui est vulnérable »,  explique le Pr Awa Marie Coll Seck.

Oumar NDIAYE

Période transitoire : 6 et 9 mois pour se conformer à la loi
« Les fabricants, les producteurs et les importateurs du tabac et des produits du tabac disposent d’un délai de neuf mois, à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, pour s’y conformer. Toutefois, ce délai est de six mois pour les personnes visées par les dispositions relatives au conditionnement et à l’étiquetage », dit le décret d’application. Ce qui, d’après Alphonse Thiaw, permet aux industriels du tabac ainsi qu’aux gérants des lieux où le tabac est interdit de se conformer à la loi.

S’agissant des sanctions, elles sont de deux ordres, selon toujours M. Thiaw, c’est-à-dire la peine et l’amende. Pour les peines de prison, elles peuvent aller de 5 à 10 ans de prison pour les délits liés au non-respect des normes de fabrication et des amendes fixées de 50.000 à 500 millions de FCfa.  

O. NDIAYE

Chargé de centraliser et de coordonner les actions contre les risques d’urgence sanitaire (accidents, catastrophes et épidémies), le Centre des opérations d’urgence sanitaire dont la première pierre a été posée hier sera livré dans 7 mois.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a présidé, hier, la cérémonie de pose de la première pierre du futur siège du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), au Centre anti poison de l’hôpital Fann. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, James Zumwalt, et d’autres acteurs de la santé. La réception du bâtiment équipé est prévue dans sept mois.

Cette structure sera chargée de centraliser et de coordonner les actions contre les risques d’urgence sanitaire comme les accidents, les catastrophes, les épidémies, etc. La construction de ce centre constitue « une nouvelle étape cruciale » dans la lutte contre toute sorte de menaces, a déclaré le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Cette structure de coordination permettra de « recueillir toutes les données sanitaires nécessaires » afin de donner une réponse adéquate à d’éventuels risques sanitaires. « Cette équipe a déjà travaillé sur Ebola, Zika et Chikungunya », a noté Awa Marie Coll Seck, saluant le soutien de la coopération américaine. Pour elle, « c’est un appui qui permet de faire face à des catastrophes » et de maintenir la santé à l’échelle non seulement nationale, mais aussi continentale et mondiale.

Le projet remonte à 2014, après le bilan de la gestion du cas importé de la maladie à virus Ebola au Sénégal. Un travail qui a mobilisé, jour et nuit, les acteurs de la santé, mais qu’il fallait pérenniser à travers une structure « à part », mais rattachée au ministère de la Santé et de l’Action sociale. C’est dans ce cadre qu’a été mis en place, en décembre 2014, par arrêté ministériel, le Cous.

Agir vite et bien
D’après le Dr Abdoulaye Bousso, coordonnateur du Cous, l’établissement aura pour mission principale de gérer des urgences sanitaires. Une tâche axée sur quatre points : la préparation, la prévention, la réponse et le rétablissement. Le médecin, qui dirige une équipe de 13 personnes, a précisé que ce centre entre dans le cadre d’une initiative sous-régionale de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas). A terme, chaque Etat africain devra se doter d’une telle structure pour « travailler ensemble et échanger des informations ».

« Une fois achevé, ce centre sera un exemple concret de nos liens bilatéraux et servira de rempart contre d’autres épidémies qui pourraient survenir », a déclaré M. James Zumwalt, ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal. Le programme de coopération pour l’engagement biologique des Etats-Unis et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies projettent de tenir des ateliers et des exercices de simulation pour renforcer l’expertise du personnel du Cous.

Le centre sera bâti sur une superficie de 1.000 m2. Ces nouveaux locaux permettront d’accueillir une cinquantaine de personnes en période de crise. Le projet est financé à hauteur d’un milliard de FCfa par l’Agence de réduction des menaces du département de défense américain. Un espace de repos sera aménagé afin d’accueillir les équipes 7j/7 et 24h/24.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Depuis quelques  années, les résultats enregistrés au baccalauréat ne cessent de chuter au centre du lycée Ibou Diallo de Sédhiou. Parmi la minorité ayant décroché le sésame figure un ancien militaire, Abdoulaye Biaye. Il a 50 ans et il était inscrit en série L2. Né dans la capitale du Pakao, il s’engagea dans l’armée il y a trente ans de cela. Après deux ans de service, il a eu la chance d’être rengagé. Il changera plusieurs fois de corps, passant de l’armée de l’air à la section commandos. Son cursus a connu plusieurs étapes après le Cat 1. Il bénéficiera ainsi de plusieurs formations et effectuera plusieurs missions onusiennes. Après 25 ans de loyaux services dans la grande muette, il la quitte, frappé par la limite d’âge. Il entame ainsi une vie civile pleine d’ambitions. Trouver un emploi fut impossible, surtout qu’il n’avait pas encore décroché le baccalauréat. Revenu à Sédhiou, l’ancien militaire, qui n’avait que le niveau de la Seconde,  s’inscrit directement en classe de Terminale. Il y a deux ans, il avait échoué. Point découragé, il a fait sien l’adage « la réussite est au bout de l’effort ». C’est ainsi que l’année dernière, il passe les épreuves du baccalauréat sans succès. « Cette année, la chance m’a souri et mon exemple doit être suivi par tous ceux qui ont échoué », conseille Abdoulaye Biaye, fier.

A ceux qui ont échoué aux examens, il demande de bien se préparer pour les joutes à venir. D’ailleurs, notre bachelier de 50 ans ne manque pas d’ambition. Il veut être administrateur civil.

Malamine KAMARA

Le sous-secteur de l’enseignement privé enrôle plus de 30% de l’effectif total des apprenants du supérieur (environ 18% au moyen secondaire, 15% à l’élémentaire et plus de 45% de la petite enfance). Lors des journées nationales de l’enseignement privé organisées récemment, le chef de la Division de l’enseignement privé, Malick Soumaré, est revenu largement sur la situation générale du sous-secteur.

Qu’est-ce qui a motivé la tenue des journées nationales de l’enseignement privé au Sénégal ?
Un secteur qui fonctionne (en bien comme en mal) doit régulièrement s’arrêter et réfléchir, avec ses principaux acteurs, sur les raisons de ses performances ou contreperformances. C’est une culture de l’évaluation qui doit intégrer toutes nos pratiques, aussi bien dans nos classes que dans nos organisations. La reddition des comptes en est l’expression la plus répandue aujourd’hui. Ainsi, après trente ans de présence institutionnelle dans l’organigramme du ministère de l’Education nationale (19 juillet 2016) et un an après la décision présidentielle à l’issue des Assises de l’éducation et de la formation (6 août 2015), il fallait mesurer le chemin parcouru, les bons points engrangés et les défis à relever pour être en phase avec les politiques structurantes du pays : le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), le Plan Sénégal émergent (Pse) et l’Acte 3 de la décentralisation.

Aujourd’hui, quels sont les défis et les enjeux de l’enseignement privé au Sénégal ?
L’enjeu majeur, c’est d’être en phase avec la décision présidentielle issue des Assises de l’éducation et de la formation. Il nous faut opérationnaliser la directive et « contribuer à un enseignement privé de qualité ». Positionner l’enseignement privé comme vecteur essentiel de construction du capital humain est l’objectif poursuivi. Cela passera par une place et une responsabilité accrues accordées au sous-secteur dans toutes les politiques structurantes du pays.

La promotion d’un enseignement privé de qualité fait partie des dix décisions prises par le président de la République lors du Conseil présidentiel sur les Assises de l’éducation et de la formation. En tant responsable du sous-secteur, quels sont les leviers à activer pour concrétiser cette décision ?
Nous devons, dans un premier temps, accompagner l’environnement juridique, fiscal et budgétaire de l’enseignement privé. Ensuite, il s’agira de redéfinir une tutelle cohérente et forte intégrant la politique d’un enseignement privé inclusif et de qualité ; soulager les ménages dans leurs options et leurs choix en définissant des règles compatibles avec leurs ressources et faire de la diversification de l’offre une réalité.

Il y a quinze à vingt ans, l’enseignement privé était considéré comme une alternative, une école de seconde chance. Aujourd’hui, il est devenu une option. Comment expliquez-vous cette mutation ?
Les contraintes liées au développement de la société du savoir font que les modèles les plus efficaces sont nécessairement privilégiés. La construction de nos villes et la forte urbanisation n’ont pas été accompagnées par des infrastructures socio-éducatives correspondantes. Le déficit du foncier et la demande d’éducation ont contribué à développer des offres de formation alternatives qui règlent les attentes immédiates des populations. L’école privée au Sénégal, dans sa majorité, n’est pas une école pour familles aisées, mais une réponse concrète à des attentes insatisfaites par les pouvoirs publics. C’est une option et une rupture privilégiant la demande à l’offre.

Propos recueillis par
Pape Coly NGOM

La gestion de l’information sanitaire est une déterminante de la performance des cases, postes, centres de santé et hôpitaux. Bref, de la politique sanitaire d’une manière plus large. Ce sont autant de raisons qui ont poussé les autorités à donner leur accord pour l’utilisation à grande échelle du logiciel Dhis2. Cette innovation permet, en un clic, d’avoir accès à l’information sanitaire en temps réel.

« La disponibilité de données fiables et appropriées concernant les aspects socio-économiques, culturels, démographiques et épidémiologiques faciliteront le choix des domaines d’action prioritaires, la planification des interventions de santé publique et l’évaluation des progrès accomplis ». Ces propos de la représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, démontrent la pertinence de la production de données fiables dans la quête d’un système sanitaire performant. Le Sénégal s’est inscrit sur cette voie. La plateforme web de traitement et d’analyse des informations sanitaires sera utilisée à grande échelle après 2 ans d’expérimentation dans 76 districts.

L’annonce a été faite lors du lancement officiel de la plateforme Dhis2, en cours d’utilisation dans 101 pays à travers le monde. Cet outil est utilisé dans 42 pays africains. « Nous allons vers le passage à l’échelle de l’utilisation de cette plateforme », a fait savoir Oumou Kalsoum Diallo de la Direction de la planification, de la recherche et des statistiques. Elle a également abordé les perspectives et les défis dans son intervention. Les défis, a-t-elle évoqué, c’est de disposer d’un système d’informations sanitaires performant, innovant et émergent, pour tendre vers la couverture sanitaire universelle.

A ces défis, Dr Diallo a ajouté l’appropriation de cette innovation par les acteurs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, d’autant plus que Dhi2 peut fonctionner sous Android ou dans des zones non couvertes par la connexion Internet. « Il reste à maintenir la flamme. Avoir l’outil est une chose, mais savoir tirer profit de ces opportunités doit être notre priorité. Avec cette plateforme, notre système d’informations sanitaires retrouve sa crédibilité et son lustre d’antan », a-t-elle déclaré.

Saut technique
Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, s’est félicitée du passage à l’échelle du Dhi2. Selon elle, ce saut technique est un indicateur de la qualité de nos ressources humaines et aussi des performances du système sanitaire. « J’aime avoir autour de moi des agents qui brillent. La mise en place de cette plateforme démontre que nous sommes un grand pays, un grand peuple », a-t-elle laissé entendre. Le Pr Seck a décliné la place centrale de l’information sanitaire dans l’atteinte des objectifs, l’élaboration des stratégies et aussi la surveillance épidémiologique.

L’approximation des erreurs dans la production de ces données peut avoir, entre autres, des conséquences éco-systémiques, tant sur l’élaboration des stratégies, leur réédification que sur la surveillance des maladies. « Jusqu’ici, le système d’information a été le maillon faible du système. Or, un système de santé performant repose sur un bon système de gestion de l’information sanitaire. Ces données aident les décideurs et les gestionnaires à prendre des décisions éclairées », a affirmé le ministre de la Santé qui a félicité le Dr Siaka Coulibaly, Oumou Kalsoum Diallo et toute l’équipe pour ce saut technique que le système sanitaire vient d’accomplir.

Ce logiciel, mis au point à l’Université d’Oslo, en Norvège, permet, en un clic, à un gestionnaire, au ministre ou à tout autre décideur, d’avoir des informations sanitaires en temps réel. « C’est une révolution que nous sommes en train de vivre. Nous ferons recours à ce logiciel au ministère pour les partenaires, mais il ne sera pas seulement utilisé dans les districts et les hôpitaux. Nous pensons qu’il sera utilisé sur toute l’étendue du territoire d’ici la fin de l’année », a souhaité Awa Marie Coll Seck.

La représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, est revenue sur les enjeux d’asseoir une bonne gestion de l’information sanitaire. « Nous évoluons dans un contexte d’émergence et de réémergence de certaines pathologies. Il est donc impérieux pour les pays en développement d’avoir un système d’information sanitaire permettant, d’une part, un suivi continu et exhaustif du profil épidémiologique et, d’autre part, une gestion rationnelle des ressources ».

Idrissa SANE

Le Comité du dialogue social du secteur de l’éducation et de la formation veut aller, pas à pas, vers une unité syndicale dans l’enseignement. Selon Mamadou Diop « Castro », cela commence d’ailleurs à se construire par la mise en place des cadres d’actions.

L’unité syndicale dans le secteur de l’enseignement. Le Comité du dialogue social du secteur de l’éducation et de la formation veut en faire un processus qui, s’il aboutit, va permettre aux pouvoirs publics d’avoir des interlocuteurs crédibles et fiables. Ce sera une opportunité pour eux de mettre facilement en œuvre les politiques publiques concernant l’enseignement, selon Mamadou Diop « Castro », ancien secrétaire général de l’Uden et actuel président du Comité du dialogue social du secteur de l’éducation et de la formation. « Le paysage syndical du secteur de l’éducation et de la formation est caractérisé par une floraison d’organisations. Ceci se manifeste par une perte d’hégémonie syndicale dans ce secteur. Dès lors, les organisations syndicales de l’enseignement  sont condamnées  à cheminer ensemble pour répondre aux aspirations de leurs mandants. Pour accompagner la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’éducation, il faut un mouvement syndical uni et fort. Il y va même de l’intérêt des pouvoirs publics », estime M. Diop.

Le Comité du dialogue social du secteur de l’éducation et de la formation a ainsi invité acteurs et organisations du secteur de l’éducation à réfléchir sur cette problématique. L’ancien secrétaire général de l’Uden rappelle qu’un processus unitaire semble se construire dans l’enseignement. « Il y va d’abord du Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement (Cuse) qui a ouvert la voie à certaines modalités d’unités d’échanges et d’actions, puis à l’avènement du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen et du secondaire. Les syndicats signataires de ces cadres s’engagent à gérer ensemble des plateformes communes et s’interdisent toute négociation séparée », note-t-il.

Créé en 2010,  le Comité du dialogue social du secteur de l’éducation et de la formation est resté à la naissance du Haut conseil du dialogue social pour devenir la seule branche fonctionnelle de cette structure. Il est composé de représentants des trois familles d’acteurs que sont les employeurs (Etat et employeurs privés), les syndicats et les organisations de la société civile actives dans le domaine de l’éducation.

Oumar NDIAYE

Une partie de la vieille conduite alimentant le haut et le bas Plateau de Dakar a été renouvelée depuis samedi dernier. Ces travaux vont assurer le remplissage optimal des 6 réservoirs de 1.000 mètres cubes chacun et du château d’eau de 2.000 mètres cubes des Madeleines. Le gouvernement a réservé plus de 6 milliards de FCfa pour sécuriser l’alimentation en eau de Dakar.

Sans entrave à la circulation sur l’autoroute, dans le sens Patte d’Oie-Malick Sy, deux ouvriers délimitent le tracé de la canalisation entre l’échangeur et la bretelle des Hlm. C’était samedi dernier aux environs de 23 heures. Un autre conduit une machine équipée d’une lame circulaire qui tronçonne le goudron par petits rectangles. Une grue tournoie en sifflotant. Elle décape et excave. Des monticules de sable s’amoncellent de part et d’autre de la tranchée. La grue soulève des conduites et les dépose au fond de la tranchée. Au fond de cette excavation, trois ouvriers ajustent la pose des conduites.

Un peu plus loin, dans le sens des Hlm, trois ouvriers, à l’aide de pelles, extraient du sable pour mieux repérer l’ancienne conduite.

Les engins ronronnent sous les projecteurs. Des ouvriers se concertent de temps en temps. Le travail requiert une ingéniosité. Les automobilistes qui avaient la première intention d’emprunter la bretelle ralentissent. Ils jettent un regard et poursuivent leur trajet. Plus d’une vingtaine d’ouvriers parés de gilet orange sont sur le chantier.

Le renouvellement de la conduite vétuste qui alimente Dakar-Plateau a dépassé l’étape de la théorie. Cette conduite vieille de plus d’une trentaine d’années avait déjà émis des signaux de détresse par l’occurrence des fuites. Elle peut à tout moment lâcher.

« Nous allons renouveler cette conduite vétuste qui présente des fuites récurrentes. Ces travaux entrent dans le cadre de la sécurisation de l’approvisionnement en eau du centre-ville », a confié le directeur général de la Sones, Charles Fall.

Ce n’est pas une simple opération de rechange. Les ouvriers posent une conduite plus durable et plus résistante à la corrosion. La conduite ne sera plus le siège des fuites. En aval, le château d’eau de 2.000 mètres cubes et les 6 réservoirs de 1.000 mètres cubes seront remplis avec moins de dépense d’énergie. « Lorsque nous avions mis en service le château d’eau de 2.000 mètres cubes, les défaillances qui existaient sur l’ancienne conduite sont apparues. Il fallait qu’on mette en place un dispositif en urgence pour renouveler ce premier tronçon sur un kilomètre. Cette phase de renouvellement sera suivie par d’autres sur l’Avenue Malick Sy jusqu’aux Madeleines », a dévoilé le chef de projet à la Sones, Abdou Diouf.

Peu après minuit, un camion de l’entreprise chargée de conduites s’immobilise sur la pente de la bretelle. Le conducteur de la grue vient de soulever une autre conduite qu’il pose avec habilité au fond de l’excavation. La nuit a enveloppé les abords de la bretelle. Ici, on a l’impression d’être en plein jour. « Normalement, nous devons finir avant 4 heures », nous souffle un agent de l’entreprise. Son assertion est teintée de nuances.

Quoiqu’il en soit, un jalon du renouveau de l’alimentation en eau du haut et du bas Plateau de Dakar est posé. « Les conduites d’alimentation du lac de Guiers (Alg) arrivent au point B, c’est-à-dire à l’usine des eaux, où on a des réservoirs et des pompes de reprise pour alimenter les Madeleines où il y a un dispositif qui permet de remplir simultanément des réservoirs au sol et le château d’eau », a expliqué Abdou Diouf.

Des enseignements sont tirés de la panne de l’Usine de Keur Momar Sarr qui avait plongé Dakar dans une longue pénurie.

Aujourd’hui, le gouvernement a décidé de prendre à bras-le-corps d’éventuels dysfonctionnements par anticipation. Des moyens conséquents sont déjà dégagés. Le schéma est élaboré. « Nous avons  un programme plus global de sécurisation d’adduction d’eau potable de Dakar d’un coût de 6,5 milliards de FCfa et financé par l’Agence française de développement et le gouvernement du Sénégal », a souligné Charles Fall. L’accroissement continu de la population de Dakar pose un défi permanent de couverture des besoins en eau potable.

Idrissa SANE

Usine de Keur Momar Sarr : Vers la mise en place d’un dispositif plus sécurisé pour prévenir les pannes
Les longues pénuries d’eau de septembre 2013 sont encore gravées dans la mémoire des Dakarois. La capitale sénégalaise avait vécu la pire pénurie de son histoire, suite à la panne de la pièce du système anti-bélier de l’Usine de Keur Momar Sarr. Les autorités ont capitalisé cette expérience douloureuse en exploitant d’autres technologies moins complexes. « Nous travaillons aussi sur le dispositif anti-bélier de Keur Momar Sarr. La pièce qui relie les ballons anti-bélier sera déplacée et les trois ballons seront remplacés par 6 autres horizontaux. Ainsi, nous aurons un dispositif beaucoup plus simple et sécurisé », a révélé le directeur général de la Sones.

I. SANE

Face à une médecine moderne ou conventionnelle sans éthique, le chercheur Dr Erick Gbodossou plaide pour la valorisation de nos plantes qui constituent notre or vert. Tout l’intérêt de son ouvrage intitulé « Ethique, sciences et développement » et dédicacé, samedi dernier, à Dakar.

« Ethique, sciences et développement », une œuvre du Dr Erick Gbodossou, a été présenté, samedi dernier, à « Keur » Birago Diop, au Point E.  Dans ce livre de 130 pages, l’auteur promeut la médecine traditionnelle et indexe les faux médicaments. « Le 14 juin 2013, une saisie record a été effectuée dans 23 pays africains, dont le Sénégal, avec quelque 550 millions de faux médicaments confisqués lors d’une opération douanière menée depuis Paris par l’Organisation mondiale des douanes (Omd) », signale-t-il à la page 112. Ces produits contrefaits sont constitués de faux antibiotiques, d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires. Ils sont utilisés aussi contre l’hypertension artérielle et le diabète. L’on y retrouve également des compléments alimentaires illicites, le tout pour une valeur de 275 milliards de dollars (206 millions d’euros).

Parlant de la manière dont la médecine traditionnelle est pratiquée, Dr Gbodossou pense qu’elle est de plus en plus mécanique. « On peut rentrer par une porte, sortir de l’autre et avoir, à la sortie, tout un bilan biologique et une ordonnance sans contact humain.

Devant les nombreux échecs des traitements symptomatiques, la médecine moderne prend conscience de la puissance du psychisme, crée la psychiatrie, la psychanalyse, la psychologie, la parapsychologie…, mais retombe dans l’erreur du système, en ne considérant que l’homme biologique » (p.14-15). Et pourtant, jusqu’à une époque récente, la médecine traditionnelle fut même interdite dans certains pays africains. Mais elle a toujours existé, parce que près de 85 % de la population africaine s’adresse à elle, non seulement pour des besoins sanitaires, mais pour recevoir une éducation sanitaire.

Dr Erick Gbodossou précise : « Le médecin reconnaît lui-même que la plupart des maladies d’aujourd’hui sont psychique et psychosomatique. C’est par là que le traitement devrait commencer et non par l’administration systématique de sachets, comprimés, gélules et piqûres. C’est une situation critique qui mérite l’attention des médecins et de tous ».

Le fondateur du Centre expérimental des médecines traditionnelles africaines (Cemetra) de Fatick constate que le médecin peut abandonner le malade après diagnostic avec l’étiquette « on ne peut rien faire ». Selon lui, « même si ce comportement n’est pas anti-médiscal, il n’est certainement pas humain (…) ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Mobilisées derrière le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, les autorités municipales ont organisé, hier, dans la capitale du Nord, une randonnée pédestre pour sensibiliser les populations. Elles voulaient également attirer l’attention des pouvoirs publics et de la communauté internationale sur les conséquences désastreuses engendrées régulièrement par les changements climatiques et l’avancée de la mer. Ainsi, plus de 700 participants ont sillonné, pendant deux tours d’horloge, les rues, ruelles et artères des quartiers de la Langue de Barbarie, notamment Guet-Ndar, Santhiaba, Hydrobase, Gokhou-Mbathie, l’île de Ndar (Lodo et Sindoné) et du faubourg de Sor.

Mansour Faye s’est réjoui de cette randonnée pédestre qui a permis en même temps aux participants d’améliorer leur état de santé et de sensibiliser les populations sur l’érosion côtière et maritime, les fortes houles récurrentes qui ont détruit de nombreuses maisons à Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, bref, dans toute la Langue de Barbarie. S’adressant à l’Etat et à la communauté internationale, le maire a laissé entendre que si rien n’est fait pour protéger cette ville tricentenaire contre l’avancée de la mer, Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, Hydrobase, entre autres localités de la Langue de Barbarie, seront rayées de la carte du Sénégal. L’île de Saint-Louis risque également de disparaître en même temps d’ici à 50 ans.

M. Faye a également déploré l’extraction et l’exploitation abusive et anarchique du sable marin qui ne militent pas en faveur des actions de protection de grande envergure entreprises régulièrement par le gouvernement et ses partenaires pour protéger les populations contre l’avancée de la mer.

Abondant dans le même sens, les proches collaborateurs du maire ont rappelé le programme d’urgence d’installation des brise-lames sur 4 km entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, qui pourrait coûter globalement 8 milliards de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les longues pénuries d’eau de septembre 2013 sont encore gravées dans la mémoire des Dakarois. La capitale sénégalaise avait vécu la pire pénurie de son histoire, suite à la panne de la pièce du système anti-bélier de l’Usine de Keur Momar Sarr. Les autorités ont capitalisé cette expérience douloureuse en exploitant d’autres technologies moins complexes. « Nous travaillons aussi sur le dispositif anti-bélier de Keur Momar Sarr. La pièce qui relie les ballons anti-bélier sera déplacée et les trois ballons seront remplacés par 6 autres horizontaux. Ainsi, nous aurons un dispositif beaucoup plus simple et sécurisé », a révélé le directeur général de la Sones.

I. SANE

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a réitéré son engagement à tout mettre en œuvre pour doter Richard-Toll d’un réseau performant d’évacuation des eaux usées et pluviales. Accompagné du député-maire de Richard-Toll, Dr Mame Diop, et des membres de son staff, le Dg de l’Onas a passé en revue les trois stations de pompage dont dispose cette commune, avant de s’entretenir avec ses agents et autres ouvriers mobilisés dans le cadre des travaux de curage des canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. Il s’est dit très sensible aux nombreux désagréments que vivent les populations de cette ville sucrière, dus aux énormes difficultés liées à l’évacuation des eaux usées. 

Alioune Badara Diop a tenu à rassurer le député-maire Mame Diop en annonçant sa ferme décision de mettre en place, à Richard-Toll, un véritable réseau d’assainissement qui permettra d’améliorer le cadre de vie des populations. Il a vivement félicité ces mêmes populations pour les efforts constants et louables qu’elles ne cessent de déployer pour contribuer efficacement à l’entretien des ouvrages de drainage des eaux usées et pluviales. Il leur a demandé de continuer sur cette lancée, qualifiant ce geste de « comportement citoyen, qui a permis aux ouvriers de curer un réseau d’assainissement de 5 kilomètres, et d'éviter de jeter des ordures dans ces canaux d'évacuation ».

Le député-maire Mame Diop s’est réjoui de cette visite du Dg de l’Onas, qui s’est ensuite rendu à Dagana et à Podor, pour constater de visu l’état d’avancement des travaux de curage du réseau d’assainissement de cette partie de la région Nord.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La cohorte de 217 instituteurs adjoints, dont 7 arabisants, est en formation continue diplômante depuis le 1er août 2016 au Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Sédhiou. Mais, c’est une semaine après seulement qu’aura lieu l’Amphi de rentrée, en présence de la communauté éducative et de l’inspecteur d’académie Cheikh Dione. Ce dernier a insisté sur la portée pédagogique de cette formation dont les élèves seront les grands bénéficiaires, parce qu’ils auront droit à un enseignement de qualité.

Les stagiaires, par la voix de leur porte-parole, Issagha Camara, de l’école élémentaire de Karcia, donnent la même appréciation. Ils estiment que cette formation de deux mois les privent de vacances certes, mais c’est une bonne chose, en raison du changement de statut qu’elle va engendrer. Ils passeront, en effet, d’instituteurs adjoints à instituteurs pleins.

Les jeunes enseignants ont été replongés dans l’univers des maitres d’autrefois, considérés comme des modèles dans la société, avec de grandes qualités qui semblent perdues à jamais par les actuels jeunes enseignants. L’inspecteur d’académie a déclaré à l’endroit des stagiaires : « Vous devez soigner votre manière de vous habiller, de vous exprimer, car vous êtes des références pour vos élèves ».

Parlant des nombreuses grèves que connaît le secteur de l’éducation, l’Ia de Sédhiou a condamné cette forme de lutte, même si elle ne touche pas les classes d’examen. Mais les grèves affectent sérieusement les élèves des autres niveaux qui accumulent ainsi des lacunes qu’ils traînent jusqu’à l’université. Ceux qui ont pris la parole à sa suite ont également regretté les nombreuses perturbations dans l’académie et le faible taux de réussite pour le baccalauréat enregistré au centre du lycée Ibou Diallo de Sédhiou.

Malamine KAMARA

Déplorant l’exclusion définitive d’Alpha Mamadou Sall et de Mouhamed Diouf, respectivement présidents de la Commission sociale (Comsoc) des étudiants et de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), les pensionnaires du campus social de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, ont tenu, samedi dernier, un point de presse pour décréter une grève illimitée. Ils exigent la réintégration immédiate de leurs camardes.

La décision d’exclure ces deux étudiants de l’Ugb a été prise par le Conseil de discipline à la suite des troubles qui ont secoué récemment cette institution universitaire. Les étudiants sont allés jusqu’à séquestrer le recteur. Une attitude qui n’a pas été bien appréciée par les autorités universitaires de Saint-Louis qui leur ont reproché également le fait de manger pendant plusieurs jours au restaurant universitaire sans tickets.

De sources proches du rectorat, les étudiants, malgré la médiation de certaines autorités administratives et religieuses, n’ont pas voulu adresser des excuses écrites aux autorités universitaires de Saint-Louis.

Mb. Kh. DIAGNE

Les enfants payent un lourd tribut à la dégradation de l’environnement. Selon l’Organisation internationale du travail, 40 % des enfants des pays en développement sont exposés à des substances toxiques.

L’Organisation internationale du travail estime qu’il y a, dans le monde, environ 250 millions d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent. 40 % d’entre eux sont exposés à des substances toxiques dans les zones rurales des pays en développement. Cela vient corroborer les résultats auxquels avait abouti le Pr Bruce Lanphear qui a démontré qu’aux Usa, sur un échantillon national de 100 enfants, 89 étaient contaminés au mercure (issu du poisson), tous au plomb (provenant des pesticides aux produits actifs extrêmement persistants) et tant d’autres effets négatifs. Malgré des concentrations qui semblent insignifiantes, l’impact sur le développement des cerveaux des enfants est considérable. Ces toxines sont, par ailleurs, à l’origine de maladies comme l’autisme ou le Tdah. D’après ce chercheur qui a consacré 30 ans de sa vie à étudier ce phénomène, l’Organisation mondiale de la santé et d’autres agences s’accordent à dire qu’il n’existe aucune concentration de toxines dans le sang qui soit sans risque.

Ainsi, il est prouvé que pour 100 ppb de plomb présent dans le sang d’une femme enceinte, le quotient intellectuel (Qi) d’un enfant diminue de 5 points. Les illustrations sur les conséquences dramatiques des toxines sur cette couche sont énormes. Des enfants atteindront de plus en plus, si des mesures courageuses ne sont pas prises, à peine un Qi de 85 qui est la moyenne. Il exhorte les pays à agir pour que tous les produits chimiques fassent l’objet d’une évaluation avant d’être mis sur le marché.

L’impact des toxiques sur un cerveau en développement est permanent. Les enfants, plus sévèrement exposés aux toxiques, n’atteindront pas la même capacité cognitive que celle des enfants qui sont moins soumis à ces produits.

Pas un taux d’exposition aux toxiques sans risque
Cette étude démontre qu’il n’existe pas un taux d’exposition aux toxiques sans risque. Elle met également en relief l’inefficacité de la réglementation fondée sur un leurre de l’industrie chimique. Le professeur en veut pour preuve les produits chimiques pharmaceutiques utilisés dans les troubles comportementaux, tels que la Ritalin prescrits dans le traitement du trouble du déficit de l'attention /hyperactivité (Tdah) qui restent actifs à des taux aussi bas, voire plus encore que les toxiques se trouvant dans le sang (plomb).

En outre, selon un rapport mondial sur la prévention des traumatismes chez l’enfant sorti en 2009, les enfants vivant dans des collectivités agricoles courent un risque d’intoxication aiguë par des pesticides. En Amérique centrale, environ 12 % de tous les empoisonnements par des pesticides qui se sont produits en 2000 concernaient des enfants de moins de 15 ans, soit une incidence de 5,7 pour 100.000.

Il est toutefois possible d’éviter l’exposition aux toxiques ou aux produits chimiques de toxicité inconnue. La première solution est de revoir la réglementation sur les produits chimiques et d’inciter les gouvernements à engager la réflexion pour des mesures coercitives contre les industriels peu soucieux du bien-être des populations. Il y a également, dans la pratique quotidienne, plusieurs moyens pour se parer contre l’exposition des enfants aux toxiques. Il est important de choisir des produits bio, de manger du poisson avec un faible taux de mercure pour les femmes enceintes, de ne pas utiliser des pesticides dans ou autour de la maison… Mais tout ceci ne saurait se faire sans une politique de sensibilisation soutenue par les Etats.

Alassane MBAYE

Les établissements d’enseignement moyen et secondaire du département de Kaffrine ont reçu leurs subventions. Elles s’élèvent à plus de 44 millions de FCfa. La cérémonie de remise a été présidée par le préfet du département, en présence des autorités scolaires. Cette subvention allouée aux collèges et lycées du département est destinée à financer la construction de murs de clôture, un bloc administratif et des salles de classe, pour un montant total de 40 millions de FCfa. Les lycées de Nganda et de Gniby, les Cem de Ngodiba et Kathiote sont les principaux bénéficiaires. S’agissant du matériel informatique, une enveloppe de 4,95 millions de FCfa est dégagée pour équiper trois lycées et trois collèges.

Au cours de la cérémonie de remise des subventions aux écoles, le président du Conseil départemental a aussi félicité le corps enseignant, les élèves, bref, la communauté éducative du Ndoucoumane pour les résultats encourageants obtenus, cette année, aux différents examens scolaires. Le taux de réussite au bac est passé de 27,77 % en 2015 à 32,71 % cette année. Pour le Bfem, la barre des 65 % est franchie. Toutes choses qui font dire au président Diouf que des dispositions et des initiatives ont été prises, cette année, par les autorités scolaires et les enseignants pour améliorer les enseignements/apprentissages.

Le Collectif des chefs d’établissement et les autorités administratives de Kaffrine ont tous salué les efforts que le Conseil département a consentis pour améliorer la qualité de l’éducation au niveau local. En plus de l’éducation, les secteurs comme la sécurité, les groupements féminins, la santé et le sport ont aussi reçu des subventions.

Pape Coly NGOME

« Le bon sens et l’intérêt supérieur du pays commandent un profond exercice d’évaluation inclusive et désagrégée ; ce qui, au-delà des classes d’examens, concernerait l’ensemble des résultats du système dans tous les domaines, à tous les niveaux et débouchant sur des mesures fortes de correction et une documentation des bonnes pratiques ». Ces propos sont contenus dans une déclaration dite de fin d’année de la Coalition des Ong en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).

Cette structure, faisant le bilan de l’année scolaire, parle de ressemblances avec les autres qui l’ont précédée par  les difficultés du gouvernement à parachever l’application des accords signés, les grèves d’enseignants, l’insuffisance du quantum horaire, la démotivation des enseignants et apprenants, la colère des parents, les résultats médiocres aux différents examens avec 37 % au baccalauréat et 49 % au Bfem.

La Cosydep demande aussi de prendre les deux mois de vacances scolaires comme une occasion pour, dit-elle, « d’une part, finaliser les mécanismes permettant l’application des accords sans une quelconque autre médiation et, d’autre part, s’entendre sur les correctifs à apporter au fonctionnement du système à partir des recommandations consensuelles issues des Assises nationales de l’éducation et de la formation (Anef) ».

Sur le concept « Ubbi Tey-Jàng Tey » ou démarrage effectif des cours dès le 1er jour de la rentrée officielle des classes, la Cosydep et ses partenaires disent encourager l’ensemble des acteurs qui ont manifesté leur fierté d’avoir donné forme et contenu à cette ambition. « La 3ème édition de la campagne « Ubbi Tey-Jàng Tey » doit renforcer le processus en enregistrant l’alignement d’un plus grand nombre d’écoles. « Il appartient au gouvernement d’accompagner et de soutenir cette aspiration citoyenne collective en créant les conditions pour « une année scolaire qui débute à temps et dure le temps qu’il faut », note enfin la Cosydep.

Oumar NDIAYE

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) va démarrer, aujourd’hui, la réhabilitation de la conduite Dn 700 sur l’itinéraire échangeur de Hann et la bretelle des Hlm. Ces travaux entrent dans le cadre de la mise en œuvre du programme de sécurisation des ouvrages névralgiques de l’approvisionnement en eau potable de Dakar.

« Dans le cadre du programme de sécurisation des ouvrages névralgiques de l’Aep de Dakar, la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) procède à la pose de la conduite Dn 700, pour une amélioration de la qualité du service. », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

I. SANE

Deux ans après son vote à l’Assemblée nationale, le président de la République vient de signer le décret d’application de la loi anti-tabac. Une décision diversement appréciée par les citoyens.

« Bonjour, avez-vous de la cigarette ? » « Non ! » lance le boutiquier d’un ton direct. Dans ce magasin situé à quelques pas du lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, pas de trace de tabac sur les étagères. « Depuis un an et demi, je ne vends plus de cigarettes », informe Mandiaye, le gérant des lieux. Le trentenaire, teint noir, dit avoir arrêté en raison de sa proximité avec le lycée. Dans la loi anti-tabac, la vente de cigarettes est interdite à moins de 200 mètres des établissements scolaires. Selon le boutiquier, qui ne semble pas être intéressé par les bénéfices que peuvent engendrer la vente de tabac, on doit tout simplement interdire la vente de cigarettes dans le pays ou même la vente au détail. Ce, pour dissuader certains jeunes qui s’y adonnent. La loi, adoptée en 2014, a finalement été promulguée depuis quelques jours par le président Macky Sall. Elle ouvre la voie à une série de mesures dont l’interdiction du tabac dans les lieux publics ainsi que sa vente aux mineurs.

A l’entrée de la boutique, cigarettes à la main, deux hommes discutent. Malgré la forte chaleur que la pluie de la matinée n’a pas altérée, les deux fumeurs, éloignés des flaques d’eau qui recouvrent les nids-de-poule, prennent du plaisir tout en suant. Interpellés sur la loi anti-tabac, l’un d’eux, Aliou Diallo, bonnet traditionnel sur la tête, se dit tout à fait en faveur de la loi. « Cela relève du bons sens. On ne peut pas fumer à côté des non-fumeurs. Personnellement, je ne fume pas au milieu des gens ni dans ma chambre », indique le jeune homme, tout en sueur. Il ajoute cependant que la cigarette n’a d’effets nocifs que pour ceux qui ne pratiquent pas de sport. « Même les médecins vous le confirmeront. Quand on fait du sport, on peut fumer à volonté sans risque pour la santé », explique-t-il.

Pour son compagnon, les priorités sont ailleurs. « Pourquoi les autorités ne s’attaquent-elles pas à la drogue et à la bière qui se vendent comme de petits pains dans les quartiers populaires », argue-t-il. « On ne peut pas interdire aux gens de fumer. Moi je le faisais au début pour le fun, mais maintenant, je suis accro. Si je ne fume pas après avoir mangé, j’ai le ventre creux », confie-t-il.

Rappel à l’ordre
Non loin de là, dans un restaurant, la pancarte « interdit de fumer » accrochée à l’entrée interpelle tout fumeur. L’une des serveuses ayant requis l’anonymat indique que, malgré cette affiche, des clients persistent, mais c’est sans compter avec la détermination des serveuses. « Certains ne font pas attention à l’affiche quand ils entrent dans le restaurant. Raison pour laquelle, parfois, on est obligé de les rappeler à l’ordre », indique la jeune femme au teint mat. Au jardin public de Rufisque, la forte canicule n’a pas empêché des jeunes de jouer au football dans le terrain de handball tandis que d’autres jouent au basket. L’endroit ne désemplit pas en cette période de vacances. Bien à l’abri du soleil, journaux entre les mains, six vieux palabrent en toute gaieté. Moussa Sidibé, gencives noires, indique que lui-même était fumeur. Il pense qu’une telle loi n’a pas d’importance pour la population. Selon lui, il y a d’autres urgences. Un discours que n’approuve pas son camarade Ibrahima Seck. « Il ne faut pas politiser les choses. Ça, c’est une question de santé publique. Moi j’ai eu à fumer, mais je le regrette maintenant. La fumée est plus nocive pour le non-fumeur que pour le fumeur », indique le vieil homme d’un ton plus mesuré. Sur la même lancée, un autre révèle que récemment, un de ses neveux a piqué une crise en pleine journée. « Tout ça à cause de la cigarette et du café qu’il allie tout le temps ».

Au marché Hlm de Dakar, Saïd Dieng ne tolère pas le tabac dans son magasin d’encens. L’ancien pensionnaire du « daara » de Koki confie recevoir des clients qui achètent de l’encens pour chasser l’odeur de la cigarette dans leurs chambres. Il invite les autorités à faire le suivi de cette mesure.

Plus loin, Ndèye Maty Niang vient d’ouvrir sa cantine de tissus. La jeune dame vêtue d’une tenue en wax pense que la loi pourrait assurer la protection des fumeurs passifs. « On devrait même augmenter le montant des amendes ». La solution, pour elle, serait l’arrêt de l’importation de la cigarette et l’augmentation des taxes qui y sont appliquées.  « Si la cigarette coûte 300 FCfa, elle pourra dissuader les fumeurs », confie-t-elle avec un sourire qui laisse découvrir sa denture blanche.

Ibrahima NDIAYE et
Mamadou DIAGNE (stagiaires)

Messages d’avertissement et espaces fumeurs pour se conformer à la loi
Les industriels du tabac ont six mois pour ajouter des messages d'avertissement sur les paquets de cigarettes pour sensibiliser sur les dangers du tabac. Les gérants d'établissements comme les restaurants ou les hôtels disposent, eux aussi, de neuf mois pour interdire la cigarette dans leurs locaux à défaut d’aménager des espaces dédiés aux fumeurs. Une des recommandations de la loi.

I. NDIAYE et M. DIAGNE (stagiaires)

Cinq  sur les quinze villes retenues pour élaborer des plans d’accélération de la riposte au Vih/Sida se sont réunies, à Thiès, pour un atelier de planification de deux jours (11-12 août 2016). Il s’agit de Thiès, Saint-Louis, Kaffrine, Kaolack et Fatick.

La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, a présidé, à Thiès, l’atelier d’élaboration des plans d’accélération de la riposte au Vih/Sida. Cette rencontre a réuni cinq des quinze villes sénégalaises ciblées à cet effet. Selon le Dr Thiam, les résultats d’une étude sur la pandémie du Sida dans le pays ont montré que sur 45.000 Personnes vivant avec le Vih (PvVih), 56 %, soit 25.000, vivent dans les quinze villes retenues pour l’élaboration de plans d’accélération de la riposte au Vih.

« Dans ce renforcement des stratégies de lutte contre le Vih/Sida, l’élaboration des plans d’accélération de la riposte s’inscrit en droite ligne de la vision du président Macky Sall sur un point du Plan Sénégal émergent, à savoir le développement du capital humain qui passe inéluctablement par une population en bonne santé », a-t-elle déclaré.

En choisissant de placer les maires des villes ciblées au cœur de l’élaboration des plans d’accélération de la riposte contre le Sida, Dr Safiétou Thiam a indiqué qu’il s’agit d’abord de partager avec eux les différentes stratégies de lutte contre la pandémie, puis d’échanger sur le niveau atteint par le Sénégal dans le processus d’élimination du Sida d’ici à 2030. « Dans ce sillage, les collectivités locales ont un rôle important à jouer dans l’accompagnement financier au moment où le flux sur le plan mondial diminue. Donc, il faut de plus en plus réfléchir sur les voies et moyens efficaces pour mobiliser les ressources internes auprès des collectivités locales et des autres partenaires privés locaux », a-t-elle souligné. Car d’ici à 2020, le Sénégal veut que 90 % de la cible puisse connaître leur situation sérologique et parmi les personnes dépistées positives, que les 90% aient accès aux antirétroviraux et le programme de prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant renforcé.

Sur toutes ces questions, Amadou Moustapha Dia, président du Réseau national des Personnes vivant avec le Vih (Rnp+), a salué tous les efforts consentis par les pouvoirs publics, mais a surtout invité les collectivités locales à joindre l’acte à la parole au sortir de ce conclave. « Outre l’accès aux antirétroviraux, beaucoup de personnes vivant avec le Vih ont des problèmes pour manger à leur faim, disposer de l’argent pour pouvoir se déplacer vers les lieux de prise en charge médicale, etc. C’est là que nous attendons les collectivités locales », a-t-il plaidé.

Sous ce registre, Fatick et Saint-Louis ont indiqué qu’elles ont toujours fait de la discrimination positive à l’endroit des associations de PvVih, parce que dans leurs budgets respectifs, le volume des provisions du chapitre Santé et Action sociale est suffisamment alloué dans la confection du budget. « En vue de tendre vers l’autonomisation de l’association des PvVih à Fatick, outre l’accompagnement direct que nous faisons en tant que collectivité locale, nous  diligentons un partenariat international pour leur permettre de mieux pouvoir se prendre en charge », a expliqué Aïda Diouf, première adjointe au maire de Fatick.

Après avoir évoqué les difficultés liées à la confidentialité qui font qu’il n’est pas facile de les concilier aux exigences administratives où la traçabilité est la règle, le maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, a affirmé son engagement ferme à accompagner les plans d’accélération de la riposte au Sida dans sa commune. Une conviction entièrement partagée par le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, qui a accueilli cette rencontre.

Mbaye BA

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a décidé d’annuler provisoirement le marché de construction de l’Université du Sine-Saloum, El hadji Ibrahima Niass de Kaolack. Une décision motivée, selon le Pr Mary Teuw Niane, par des manquements du groupement contractant.

Le marché de construction de l’Université du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niass de Kaolack est provisoirement annulé. Une décision que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, explique par des manquements du groupement contractant,  Awiai/Ergc. « Ce groupement est arrivé premier dans le classement pour les lots 1 et 2 de la construction de l’Université du Sine-Saloum. Le lot 1 qui est de 24 milliards de FCfa concerne la partie de Kaolack, le rectorat, le campus pédagogique. Le lot de 17 milliards, pour la partie de Kaffrine et Fatick.  Il est demandé à chaque groupement d’avoir au moins un tiers pour des entreprises sénégalaises », a expliqué, hier, le ministre de l’Enseignement supérieur, en marge de l’ouverture de l’atelier sur les écosystèmes de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio.

Le Pr Mary Teuw Niane a détaillé les péripéties qui l’ont poussé à annuler l’attribution provisoire du marché de la construction de l’Université du Sine-Saloum, El hadji Ibrahima Niass de Kaolack. « Le marché de construction a été attribué le 8 avril 2015. Nous avons anticipé sur le contrat en demandant à la Dcmp (Direction centrale des marchés publics) son avis.  Le dossier financier est géré par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Il a pris beaucoup de retard entre le ministère des  Finances et la société. Nous avons écrit à la société pour une mise en demeure de signer une convention avec le ministère des Finances le 29 mars 2016 », poursuit-il, précisant que c’est après qu’une demande d’annulation provisoire a été envoyée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à la Dcmp du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Le Pr Niane affirme avoir eu l’aval de la Dcmp pour procéder à l’annulation provisoire, parce que, dit-il, la société contractante n’a pas répondu suite à la mise en demeure du ministère des Finances pour produire les papiers demandés, c’est-à-dire la convention avec la banque avec laquelle elle compte travailler pour le financement. « J’ai écrit à la Dcmp le 22 juillet 2016 pour lui demander un avis pour l’annulation du marché provisoire. Le 26 juillet, la Dcmp m’a écrit favorablement pour l’annulation. Le 4 août 2016, j’ai notifié à la société l’annulation provisoire, et le 8 août, la société a déposé un recours gracieux que je vais examiner et répondre aujourd’hui », ajoute-t-il.

Rappelons que la pose de la première pierre de l’Université du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niass de Kaolack a eu lieu le 16 avril 2015. Le démarrage des cours était prévu pour octobre 2016. Une ouverture qui a été reportée à octobre 2017.

Oumar NDIAYE

L’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio ouvrira ses portes en octobre 2018 avec une première cohorte de 400 apprenants.  L’objectif est d’aller à 5.000 apprenants dans les filières liées à l’automobile (4) et aux technologies de l’information et de la communication (14). Pour le Pr Oumar Niang, coordonnateur de l’Isep, la formation sera déroulée en alternance (entreprise et institut). Cet Isep aura aussi un centre de prestations de services pour les entreprises afin de les accompagner et de faciliter la formation des apprenants.

Le financement est de 5 milliards de FCfa, dont 4,5 milliards de dons de l’Agence coréenne de coopération (Koica)  et 500 millions de FCfa de prêt de la Banque mondiale.

O.NDIAYE

Le président du Conseil départemental ou le maire sera à la tête du Conseil d’administration des hôpitaux de niveau 1 et 2. C’est le principal changement induit par le projet de loi n°22/2016 modifiant la loi n°98-12 du 02 mars 1998 relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des établissements publics de santé voté, hier, à l’Assemblée nationale.

Un vote sans débats. Cela arrive très rarement à l’Assemblée nationale. Le projet de loi n°22/2016 modifiant la loi n°98-12 du 02 mars 1998 relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des établissements publics de santé est passé comme lettre à la poste. L’adoption de cette loi a été proposée par le député Maguette Diaw qui estime que cette nouvelle disposition est claire et qu’elle n’induit que le remplacement du président du Conseil régional, soit par le président du Conseil départemental, soit par le maire à la tête du Conseil d’administration des hôpitaux de niveau 1 et 2.

« Avec l’Acte 3 de la décentralisation, des hôpitaux régionaux et ceux de niveau 1 se sont retrouvés sans Conseil d’administration. Ils ont fonctionné avec des difficultés », a justifié le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck. Cette contrainte a été levée, hier, à l’unanimité. « Comme le poste de président du Conseil régional n’existe plus, nous avons fait des propositions, afin que le président du Conseil départemental dirige le Conseil d’administration. S’agissant des structures se trouvant dans les villes qui ne sont pas des départements, c’est le maire qui sera le président du Conseil d’administration », a expliqué le ministre qui a dit espérer que l’implication des collectivités locales et des maires pourrait avoir des retombées positives sur l’augmentation des fonds alloués par l’administration locale. Parce que les présidents et les maires seront bien informés sur le fonctionnement de ces structures sanitaires.

« Il y a des éléments qui doivent favoriser l’augmentation des fonds alloués par les collectivités locales aux hôpitaux. Les maires et les présidents du Conseil départemental sont à un bon niveau d’information sur les problèmes. Ils pourront aussi contrôler l’utilisation de leurs ressources financières », a estimé Awa Marie Coll Seck.

Lors de la commission technique, les députés qui y avaient pris part ont remis au goût du jour le relèvement des plateaux techniques dans le but de permettre à ces établissements sanitaires d’assumer leurs nouvelles missions conformément à leur nouveau statut. « Un vibrant plaidoyer a été fait au profit des établissements publics de santé des zones limitrophes.

Le cas spécifique de l’hôpital régional de Tambacounda a été évoqué pour le relèvement de son plateau technique, car accueillant un afflux massif de malades venant du Mali, de la Gambie et de La Guinée », a rapporté le député Mbayame Guèye Dione Bâ. En réponse à cette requête, le ministre de la Santé a assuré que les mesures idoines seront prises et qu’une tournée sera organisée entre octobre et novembre pour faire un état des lieux des équipements des établissements qui se trouvent à l’intérieur du pays.

Idrissa SANE

Construction de cantines et de gargotes : Les députés contre l’anarchie aux abords des hôpitaux
Les structures sanitaires étouffent. Leur devanture est défigurée par des gargotes, des cantines et des tabliers. Les députés ont élevé la voix contre la construction anarchique des cantines aux abords des hôpitaux. « Revenant sur la sécurité autour des établissements publics de santé, vos commissaires ont constaté, pour le déplorer, qu’elle y est souvent absente du fait de l’indulgence, voire de la permissivité des autorités des collectivités locales qui autorisent l’implantation d’abris de fortune », lit-on dans le document distribué aux députés et aux journalistes.

I. SANE

Les nouveaux services et chantiers de l’hôpital d’enfants Albert Royer ont été présentés au ministre de la Santé et de l’Action sociale. Le Pr Awa Marie Coll Seck s’est félicitée des progrès notés en quelques mois dans cette structure hospitalière qui, avec de nouvelles infrastructures, pourrait améliorer son plateau technique.

L'hôpital d'enfants Albert Royer a reçu, hier, le ministre de la Santé et de l'Action sociale. Le Pr Awa Marie Coll Seck, entourée de membres de son cabinet et du directeur général de la Santé, a visité les services en chantier. Elle a fait aussi le tour du pavillon des urgences vidé de ses malades, parce qu’il doit faire l’objet d’une extension, en plus de sa réhabilitation entière.

Le nouveau service spécialisé dans la prise en charge des enfants drépanocytaires et les chantiers de la future maternité ont également accueilli le ministre de la Santé qui a profité de sa visite pour procéder à la pose de la première pierre du futur centre dénommé Pôle mère-enfant.

Tous ces chantiers et bâtiments qui sont en train de changer le visage cette structure spécialisée dans les soins des enfants ont fait dire au Pr Seck qu’Albert Royer a fait des progrès. « En quelques mois, des services comme la radiologie ont trouvé un nouveau souffle », a-t-elle souligné, se réjouissant de la mise en place prochaine d’un service dédié à la prise en charge des enfants drépanocytaires. « Ce qui montre que les choses bougent dans le domaine de la santé, parce qu’il y a quelques années, il était imaginable de penser à ce genre de structures », a indiqué le ministre, promettant de doter l’hôpital Albert Royer d’une Irm (Imagerie par résonance magnétique). C’est une technique d'imagerie médicale permettant d'obtenir des vues en deux ou trois dimensions de l'intérieur du corps de façon non invasive avec une résolution en contraste relativement élevée.

Le directeur de l'hôpital d'enfants Albert Royer, Thierno Ndiaye, a profité de la présence du ministre de la Santé pour lister les équipements obtenus par l’établissement ces deux dernières années grâce au gouvernement et aux partenaires. Il s’agit d’une centrale d’oxygène, d’une table radio numérisée, d’une ambulance médicalisée, d’un équipement de plus de 300 millions de FCfa pour le service de chirurgie pédiatrique. A cela s’ajoute le renouvellement de l’outillage et du matériel du service technique de maintenance d’Orl et d’odontostomatologie.

Après avoir présenté les nouveaux services au ministre de la Santé, M. Ndiaye a annoncé la construction d’un Pôle mère-enfant au sein d’Albert Royer. Cette maternité, qui ne prendra en charge que les grossesses à risque, permettra d’augmenter les chances de survie des enfants. La structure a aussi pour vocation de réduire les délais de réanimation au niveau de la néonatologie ou au bloc opératoire du service de chirurgie pédiatrique.

Awa Marie Coll Seck a félicité le directeur d’Albert Royer et ses collaborateurs, parce que l’hôpital fait partie des premières structures sanitaires où les agents, par catégorie socioprofessionnelle, se distinguent par la couleur de leurs blouses. Elle a aussi réceptionné des équipements et matériels médicaux offerts par des partenaires de l’hôpital.

Eugène KALY

La loi anti-tabac est entrée en vigueur, depuis hier, au Sénégal, avec la signature du décret d’application par le chef de l’Etat. Il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics. Tous ceux qui ne respecteront pas la loi risquent une amende allant de 50.000 à 100.000 FCfa et une peine d’emprisonnement de 10 ans.

Les acteurs de la lutte contre le tabac peuvent jubiler. La loi anti-tabac, votée en 2014, est, en effet, entrée en vigueur, depuis hier, sur l’ensemble du territoire national, après la signature du décret d’application par le président de la République. Malgré plusieurs rencontres entre députés, acteurs de la lutte contre le tabac et des représentants de l’Etat, ce décret manquait dans l’arsenal pour l’application de la loi anti-tabac. Le président de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), Dr Abdoul Aziz Kassé, avait expliqué que le blocage était dû aux lenteurs administratives. Lesquelles sont aujourd’hui levées. Avec la signature du décret d’application, il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics.

De plus, la vente de tabac aux mineurs est prohibée. La loi interdit aussi la vente de cigarettes à 200 mètres des établissements scolaires. Elle bannit également la publicité sous toutes ses formes, de façon directe ou indirecte, mais aussi le parrainage des manifestations culturelles et sportives par des industries du tabac. Les industriels ont d’ailleurs six mois pour se conformer à la loi. Ils doivent notamment ajouter à leur paquet de cigarettes des messages d'avertissement qui occuperont 60 % de la face dudit paquet.

Les gérants d'établissements comme les restaurants ou les hôtels disposent, eux aussi, d'un délai de neuf mois pour interdire la cigarette dans leurs locaux ou aménager des espaces fumoirs. Le texte de loi comprend également le respect de la non-ingérence de l'industrie du tabac dans les politiques nationales de santé. Elle interdit aux employés de l'industrie du tabac de faire partie d'un groupe qui élabore ou applique des mesures de lutte anti-tabac. L’autre nouveauté est que désormais les associations de lutte contre le tabac peuvent se constituer partie civile dans un procès lié au tabac.

Toutefois, elles devront être régulièrement déclarées et reconnues au moins un an avant les faits visés. « Les contrevenants à cette loi (fumeurs indisciplinés, fabricants, importateurs, commerçants…) risquent des peines allant d’un an à dix ans de prison et des amendes de 50.000 à 100.000 FCfa », avait indiqué le sectaire général de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), Djibril Wélé. Le ministre de la Santé et l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, avait déclaré, après le vote, que le Sénégal a la meilleure loi en matière de lutte contre le tabac en Afrique.

Eugène KALY

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