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Actualités (1636)

Le plan d’actions du Cadre national des services climatologiques a été validé, hier, à l’issue d’un atelier qui a réuni les techniciens de plusieurs départements ministériels. Les participants ont reconnu l’urgence de la fourniture d’informations climatologiques de qualité dont la demande ne cesse de croître face aux phénomènes de changements et de variations climatiques.

Procédant à l’ouverture officielle des travaux de l’atelier de validation du Cadre national des services climatiques, Amady Sy, directeur de cabinet du ministre du Tourisme et des Transports aériens, a précisé que ce nouveau cadre regroupe l’Etat et ses partenaires traditionnels. Il s’agit notamment du Pnud, de la Fao, du Pam, de l’Oms, de l’Unesco et de l’Organisation mondiale de la météorologie (Omm).

Ce cadre vise ainsi à soutenir les efforts du gouvernement afin d’assurer l’accessibilité des informations climatiques de qualité aux différents usagers et réduire au mieux l’impact des changements climatiques sur les populations et l’environnement. En clair, il  permettra de traduire les avancées scientifiques dans le domaine du climat en outils de prise de décision au bénéfice de la société.

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Magaye Marame Ndao, a rappelé que cette nouvelle plateforme d’échanges est bâtie autour de cinq piliers. Il s’agit d’abord d’une interface entre usagers et fournisseurs de services climatologiques. C’est aussi un système d’informations, d’observation et de suivi en climat. De même, il représente un instrument de recherche, de modélisation, de prévision et de renforcement des capacités.

Le représentant du Pnud a vivement salué l’approche participative du processus de formulation du cadre national coordonné par l’Anacim, en collaboration avec les ministères concernés. Ces consultations ont ciblé les secteurs prioritaires que sont l’agriculture (sécurité alimentaire), la gestion des risques de catastrophes, la santé, le tourisme et la gestion des ressources en eau.

Pour sa part, le chargé des relations extérieures de l’Omm, Christian Blondin, a affirmé que ce cadre permettra la réduction de la vulnérabilité des populations aux risques climatiques par la fourniture de meilleurs services climatologiques. Il s’agit ainsi d’un instrument important, au vu des effets désastreux des changements climatiques comme la recrudescence des phénomènes extrêmes, parmi lesquels les inondations, les sécheresses ou les vagues de chaleur.

Abondant dans le même sens, Dr Arame Tall Diop, représentante régionale du Cadre mondial pour les services climatologiques, a insisté sur la mise en œuvre des actions déjà identifiées afin de réduire au mieux les impacts des changements climatiques.

M. L. DIATTA

Le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique 3Fpt qui vient d’être présenté aux acteurs des régions de Tambacounda et Kédougou semble ouvrir une nouvelle ère pour résoudre l’employabilité. Surtout que, dans ces zones, les centres de formation y sont presque inexistants. C’est pourquoi l’adjoint au gouverneur de Tambacounda chargé du développement a plaidé pour une discrimination positive en faveur de cette région.

Alassane Niane, l’inspecteur d’académie, a estimé qu’il faut un appui conséquent aux structures de formation professionnelle de la région de Tambacounda en termes de financement. Les crédits alloués étant faibles pour faire face aux charges et ne permettant pas d’ouvrir des perspectives pour recruter beaucoup de demandeurs de formation. Le lycée technique de Tambacounda, en gestation et dont les locaux sont en train d’être construits depuis plus de huit ans, devrait jouer son rôle.

Lors de l’atelier d’information et de sensibilisation des acteurs économiques sur les missions du 3Fpt, Dame Diop, directeur de ce fonds, a souligné que l’Etat a mis en place un projet de Formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité (Fpec). Selon lui, les régions de Tambacounda et Kédougou peuvent attendre beaucoup de ce fonds qui cadre avec la vision du chef de l’Etat. Car elles ont des potentialités économiques immenses.

Pape Demba SIDIBE

« Les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine peuvent marcher d’un même pas vers les standards internationaux dans le domaine de l’enseignement supérieur », a estimé le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de le Recherche, à l’occasion d’une remise de don de matériel de l’institution sous-régionale à son département. Un matériel informatique pour la production des annuaires statistiques de l'enseignement supérieur couvrant les années académiques 2010-2011, 2011-2012, 2012-2013 et 2013-2014.

« Les données statistiques fiables ont longtemps fait défaut dans le domaine de l’enseignement supérieur. Cela a été toujours une préoccupation forte des Etats membres de l’Uemoa. La mise à disposition de ces données permettra de faire une bonne évaluation et une bonne prise de décision », a-t-il ajouté. Cette remise de don entre dans le cadre du Projet d'appui à l'enseignement supérieur (Paes) de l’Uemoa. Selon le représentant-résident de l’Uemoa à Dakar, Dossolo Diarra, par le biais du Paes, l’organisme veut faire jouer à l’enseignement supérieur un rôle important. Le Paes, démarré en 2006, va bientôt connaitre une seconde phase.

O. NDIAYE

Sur les 16 Inspections d’académie (Ia) que compte le Sénégal, seule celle de la région de Thiès est dirigée par une dame. Le Réseau pour la promotion et la responsabilisation des femmes enseignantes aux postes de direction a encore du pain sur la planche.

Face à la presse, la coordonnatrice du réseau, Mme Rokhaya Fall Diop, a déploré le fait que, sur les 40 lycées de la région de Thiès, aucun n’est dirigé par une femme. « Nous avons un censeur dame et 8 principales de collèges modernes ; une situation qui reflète le taux de 11 % de femmes à la tête d’établissements scolaires du préscolaire au moyen secondaire », a-t-elle indiqué.

Après plus d’une année de travail, le Réseau pour la promotion et la responsabilisation des femmes enseignantes aux postes de direction se fixe un objectif de 20 % d’accès des femmes aux postes de responsabilité dans l’académie de Thiès. « Déjà, le taux d’accès est passé de 7 % environ à 9 % », a signalé Mme Diop.

A quarante-huit heures de la clôture de l’ouverture du dépôt des dossiers de candidatures, Rokhaya Fall Diop lance un appel pressant à ses 923 collègues enseignantes qui trainent encore les pieds à s’engager. Car, au-delà des postes réservés mis en compétition pour les femmes, elles ont aussi la possibilité de postuler tout comme leurs collègues hommes aux postes disponibles sur le Mirador.

Selon Khady Sow Diop, les pesanteurs sociales liées surtout à la stabilité de la famille ont pendant longtemps limitées les dames dans leurs carrières professionnelles. « Malgré tout, le réseau est en train de travailler dans leur mise en confiance, afin qu’elle prépare davantage leur cercle familial à les accompagner dans cette quête légitime », a-t-elle confié.

Mbaye BA

Le Sénégal a un taux global d’accès à l’eau potable de 87,2 %. Par contre, des retards sont notés dans l’accès à l’assainissement. Les taux sont de 62,2 % pour les villes, contre 36,7 % pour le milieu rural. Malgré tout, le pays a dépassé de loin la moyenne dans la sous-région.

En Afrique de l’Ouest, le Sénégal affiche les meilleurs indicateurs en matière d’accès à l’eau potable. En décembre 2015, le taux d’accès global a été de 87,2 %, contre 86,6 % en décembre 2014. Ces statistiques ont été dévoilées lors de la revue sectorielle du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam). « Les performances restent satisfaisantes avec un taux d’accès global de 98 % à l’échelle du périmètre affermé. Les résultats sont très encourageants, du reste dans les autres centres urbains », souligne le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Les perspectives de consolidation des acquis sont réelles. L’augmentation continue des demandes commande l’accroissement des investissements. « Le gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé à résoudre le problème de la production d’eau potable en milieu urbain à travers le bouclage du programme d’investissement de la Sones à court, moyen et long termes pour un montant de plus de 600 milliards de FCfa », révèle le ministre. Ce financement sera destiné à la réalisation des projets Kms 3 et à l’Usine de dessalement des Mamelles.

Aussi, le gouvernement accorde-t-il un grand intérêt à la satisfaction des besoins en eau dans le monde rural. La Bad, l’Ue, la Belgique, le Japon, la Corée, entre autres partenaires, ont permis de donner un nouveau souffle à l’hydraulique rurale, sans compter la réalisation de plus de 250 systèmes d’Adduction d’eau potable (Aep) dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). « Dans une phase d’accélération qui va démarrer dès juillet 2016, avec la coopération chinoise soutenue par Eximbank, le Sénégal va réaliser en milieu rural 181 nouveaux forages équipés de châteaux d’eau et réseaux, sans compter 70 renouvellements d’ouvrages de captage », rapporte Mansour Faye. Au juste, la mise en œuvre de la réforme dans le domaine de l’hydraulique rurale a produit les effets escomptés.

La question de la qualité
Selon le coordonnateur du Pepam, Amadou Diallo, plus d’un million de Sénégalais boivent de l’eau qui a une forte teneur en fluor et en sel. Dans le domaine de l’assainissement, de bons résultats sont également obtenus, même s’ils sont en deçà des objectifs fixés par les Omd. Toutefois, le Sénégal a une bonne place dans la sous-région. Le sous-secteur de l’assainissement, admet le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, affiche des performances un peu plus modestes, mais très encourageantes comparées à la moyenne dans la sous-région. Les taux d’accès sont respectivement de 62,2 % et 36,7 % dans le milieu urbain et dans le monde rural.

Consolidation des acquis
Un partenaire comme l’Agence française de développement (Afd), par la voix de sa directrice, Laurence Hart, a confirmé la bonne note sans oublier de mentionner des défis à relever. Aujourd’hui, plus que par le passé, les partenaires restent sur le front de la consolidation des acquis. Ils ont levé le voile sur les nouveaux mécanismes d’accompagnement du Sénégal. « Nous souhaitons diversifier les modes d’appui au gouvernement du Sénégal, en vue de l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et ceux d’un développement durable dans le secteur », rassure la représentante de l’Usaid-Sénégal, Agathe Sector.

Idrissa SANE

La Tunisie est l’un des pays où le système de santé est le plus performant en Afrique. Elle dispose d’infrastructures de pointe, d’un personnel qualifié et d’une offre médicale à la fois développée et diversifiée. Presque la totalité de la population bénéficie d’une couverture de base du risque maladie (98 %). Actuellement, le pays développe le tourisme médical et compte nouer des partenariats féconds avec l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

S’il y a un secteur qui a fait des avancées significatives en Tunisie, c’est bien celui de la santé. Le pays est devenu une référence en la matière. Le premier facteur d’attractivité du secteur est, de loin, la qualité de ses ressources humaines, l’offre de  soins et une formation performante touchant tous les métiers de la santé. Ce facteur  se trouve conforté par une infrastructure de soins publique et privée, la plus performante de la région, des capacités médicales avancées et une offre développée et diversifiée. Un rapport qualité-coût compétitif ; des supports d’attractivité complémentaires dont une forte compétitivité des services de thalassothérapie ; une  importante offre touristique et une large capacité d’hébergement. La politique de santé, initiée depuis plusieurs années, a permis d'étendre la couverture sanitaire à toutes les régions du pays, l’éradication de plusieurs pathologies transmissibles (le paludisme en 1979 et la bilharziose en 1984), l’amélioration de l’espérance de vie, la baisse de la mortalité infantile, la généralisation de la vaccination obligatoire et  l’amélioration du  taux de couverture médicale.

« Le système de santé de la Tunisie a ses bases historiques et est structuré en trois lignes. Dans la première, il y a les centres de soins de base, plus de 2000 disséminés sur toute l’étendue du territoire. Il n’y a pas un endroit en Tunisie qui n’est pas accessible en 15 ou 20 minutes », a expliqué Dr Karim Aoun, directeur général de la Santé. Il recevait des journalistes africains venus couvrir la quatrième édition du salon « Tunisia health expo » (2-5 mars 2016).

En dehors de ces centres, il y a les hôpitaux de circonscription qui complètent la première ligne. « Dans la deuxième ligne, il y a les hôpitaux régionaux. Il y a au moins un hôpital régional par gouvernorat ; la Tunisie étant divisée en 27 gouvernorats. Dans la troisième ligne, figurent les hôpitaux universitaires et les instituts. Nous avons quatre facultés de médecine, une faculté de pharmacie et une autre en médecine dentaire. En plus, nous avons 9 écoles supérieures de formation de techniciens », a précisé Dr Aoun. Au total, a-t-il confié, le pays compte 2019 centres de soins de base, 108 hôpitaux de circonscriptions et maternités périurbaines, 34 hôpitaux régionaux et 24 centres universitaires. A ce dispositif, il faut ajouter les trois hôpitaux militaires, 6 polycliniques et un centre national de greffe de moelle osseuse. Le pays compte plus de 10.000 médecins. A côté du public, le privé se positionne avec 5.732 cabinets médicaux, 1808 cabinets dentaires, 99 cliniques, 222 centres d’analyses médicales et 138 centres d’imagerie médicale.

Un médecin pour 777 habitants
Ce maillage territorial et la qualité des ressources humaines font que les indicateurs de santé sont réputés être parmi les meilleurs des pays d’Afrique et du Maghreb. Selon le directeur de la Santé, en 2014, le taux de mortalité infantile était de 23,1/1000 naissances vivantes ; une espérance de vie à la naissance de 74,9 ans et un médecin pour 777 habitants. En 2011, il y avait 19.632 lits dans le public contre 3.658 dans le privé. En outre, presque la totalité de la population bénéficie d’une couverture de base du risque maladie (98 %).

La Tunisie est le pays du Maghreb où le système d'assurance maladie est le plus largement étendu. « Nous avons la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Selon  le régime choisi, le patient est pris en charge, que ce soit dans le public ou le privé. En Tunisie, toute la population est pratiquement couverte par la Cnam. Ceux qui n’ont pas les moyens, sont pris en charge gratuitement par le ministère des Affaires sociales », a-t-il ajouté. En plus, la Tunisie est la deuxième destination mondiale pour la thalassothérapie. La prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux n’est plus un problème. Le pays dispose actuellement de 143 centres de dialyse pour l’ensemble des secteurs confondus avec une capacité de 2448 machines réparties sur tout le territoire. L’industrie pharmaceutique est en plein essor avec près de 29 unités de fabrication. Entre 1987 et 2008, la consommation couverte par la production locale est passée de 8 à près de 50 %.

Tourisme médical : Le secteur privé se positionne comme fer de lance
Grâce aux performances accomplies par tous les opérateurs du secteur de la santé, la Tunisie accède maintenant au cercle des pays exportateurs de produits et services de santé. D’ailleurs, la 4ème édition du salon «Tunisia health expo », qui s’est tenue du 2 au 5 mars dernier, était placée sous le label «Tunisie, destination santé ». Le pays reçoit des patients venus d’Afrique, mais également d’Europe. Cette offre de produits et services de santé est en grande partie liée au dynamisme du secteur privé national. Depuis quelques années, ces structures privées se positionnent pour développer le tourisme médical. « 50% de nos patients viennent de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En 2015, nos médecins ont réussi une opération de siamois venus du Cameroun », renseigne Tarek Amdouni, le secrétaire général du Centre hospitalier international Carthagène. Il confie que cette structure a signé des conventions avec des mutuelles de santé de quelques administrations sénégalaises comme les impôts et domaines, les douanes. Cette clinique a également un projet de partenariat avec le ministère de la Fonction publique. Selon une note transmise par l’ambassade de Tunisie à Dakar, une convention relative aux évacuations sanitaires entre le Sénégal et la Tunisie a été signée à Tunis, en octobre 2005. « Les exportations de services de santé représentent le quart de l’activité du secteur privé en Tunisie, et avec le service hébergement induit, elles contribuent à près de 40 % des exportations des services du pays », lit-on dans le magazine « Tunisie destination santé ».

D’après ce même magazine, les cliniques tunisiennes reçoivent plus de 20.000 patients européens. Et selon les estimations, plus de 100.000 patients libyens ont reçu des soins en Tunisie rien qu’en 2011. Le ministère du Tourisme compte accompagner cette politique d’exportation des produits de santé. « Certains réceptifs hôteliers vont se reconvertir en centres d’accueil médical. Nous comptons assister et accompagner certains pays africains pour se faire soigner dans de bonnes conditions », a confié Amel Hachem, chargée du tourisme médical à l’Office national du tourisme tunisien (Ontt). Mme Hachem a précisé que l’objectif du gouvernement est de faire de la Tunisie un hub régional dans le tourisme médical.

Par Aliou KANDE, de retour de Tunis

La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, et le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, ont signé un mémorandum d’entente, informe un communiqué qui nous est parvenu. L’objectif est de renforcer leur coopération au service de l’éducation, de la formation et du développement durable en Afrique subsaharienne. « Désormais, nous travaillerons ensemble pour agir par l’éducation et la formation pour tous ; ce qui offrira aux jeunes des perspectives d’avenir concrètes », a déclaré Michaëlle Jean.  Makhtar Diop est, lui, convaincu que « pour que l’Afrique puisse bénéficier de son dividende démographique, il est impératif d’améliorer la qualité de l’enseignement et de donner aux étudiants les compétences qui correspondent aux besoins du marché de l’emploi ». À son avis, à travers ce partenariat, la Banque mondiale et l’Oif travailleront  à  faciliter la transition des jeunes vers des emplois productifs.

Il a informé que, dans les 10 prochaines années, 11 millions de jeunes  vont entrer sur le marché du travail. La collaboration entre ces deux institutions permettra d’accompagner des programmes d’éducation de base et de formation professionnelle. Elle participera également au développement des compétences des maîtres et à l’élaboration de programmes d’enseignement, en accord avec les besoins des pays d’Afrique subsaharienne.

E. KALY

Le Cadre de concertation des interventions sur l’éducation des filles (Ccief), en partenariat avec Plan international et le Réseau national des jeunes filles et femmes leaders du Sénégal (Renajelf), a organisé un atelier de renforcement de la participation des filles dans les instances communautaires de base. Vingt jeunes filles des gouvernements scolaires ont pris part à la formation. L’objectif est de promouvoir les droits des filles à travers le renforcement de leurs capacités et le développement de leur leadership transformationnel. Pendant trois jours, les 20 filles venues de la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, des établissements John F. Kennedy et Martin Luther King ont été formées sur les notions et concepts de genre, de plaidoyer et de leadership.

Fatoumata Bintou Rassoul Diop Guèye de Mariama Bâ et Oumy Diaw Diallo du lycée Kennedy se sont félicitées de la pertinence de l’atelier. Car elles estiment que la formation va leur permettre de mieux préparer leur vie future. Ndèye Yacine Faye, une des formatrices, par ailleurs la chargée de communication du « Renajelf », est, elle aussi, satisfaite de la formation. A l’en croire, le Sénégal a besoin d’un leadership fort, surtout chez la gente féminine. « C’est peut-être ce qu’a compris le Ccief qui a organisé cette session de formation dont le but visé est de mieux outiller les collégiennes et lycéennes pour un  développement de leur leadership ».

Selon Marie Siby Faye, coordinatrice du Ccief, « la promotion de l’éducation des filles, c’est aussi de faire en sorte que les enfants qui sortent des établissements secondaires puissent, une fois à l’université, développer un comportement de leader ». Elle a soutenu que ces 20 premières filles à être formées en leadership, constituent une pépinière de leaders. Elles vont démultiplier les acquis en leadership dans d’autres établissements scolaires.

Pape Coly NGOME

La capitale ivoirienne abrite, du 7 au 9 juin 2016, le 2ème forum ministériel africain sur l’intégration des Tic dans l’éducation. Le thème est : « Promouvoir des sociétés du savoir inclusives en Afrique pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 pour l’Afrique et des Odd », informe un communiqué.

Le deuxième forum ministériel africain sur l’intégration des Tic dans l’éducation est prévu à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 7 au 9 juin prochain. Cette rencontre, informe un communiqué de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), est conjointement organisée par le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique de Côte-d’Ivoire, Global e-schools and communities initiative (Gesci), le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Intel, l’Unesco, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et Microsoft.

Le forum sera une « une plateforme de haut niveau pour le partage de savoirs et d’expériences sur comment intégrer, de manière effective et efficace, les Tic dans l’éducation et la formation », informe le communiqué. Ceci, dans le but, lit-on dans le document, « d’offrir à tous les Africains un accès à une éducation de qualité et à des opportunités pertinentes d’apprentissage tout au long de la vie ».

Il est aussi question « d’outiller les apprenants de compétences nécessaires leur permettant de devenir des acteurs à part entière de la société du savoir et de promouvoir, à travers l’éducation, une culture d’alphabétisation numérique et la créativité nécessaires pour renforcer les capacités africaines d’innovation de l’industrie des Tic ». De même, le forum doit servir de cadre pour le développement de partenariats qui feront avancer l’intégration des Tic dans l’éducation et le développement de sociétés du savoir en Afrique. Plusieurs questions y seront discutées. Notamment les leçons apprises des politiques et stratégies nationales sur les Tic dans l’éducation et la formation ; l’application des Tic dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (Stem) ; les modèles prometteurs d’intégration des Tic dans le Développement des compétences techniques et professionnelles (Dctp) pour l’emploi des jeunes et l’entreprenariat ; l’intégration des Tic, le leadership partagé, la mise en cohérence des politiques et les sociétés du savoir inclusives, ainsi que le rôle de l’éducation et des Tic.

Environ 150 participants sont attendus, dont 20 ministres africains en charge de l’Education, du Développement, des Compétences techniques et professionnelles, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Des représentants d’organismes de coopération et de développement, d’institutions de recherche, du secteur privé et de la société civile devront également y prendre part.

Daouda MANE

En dépit du faible taux de prévalence du Vih/Sida au Sénégal (0,7 % dans la population générale), la propagation de cette maladie inquiète dans le département de Koungheul (région de Kaffrine). « Pour la seule année 2015, des dizaines de cas ont été enregistrés dans les structures sanitaires et pour la plupart, ils concernent des jeunes », a informé Mohamed Sidi Ndao, le directeur du Centre départemental de l’éducation populaire et des sports (Cdeps). C’était en marge d’une session de formation à l’intention des Volontaires des activités socio-éducatives (Vase) de Kaffrine et Fatick.

Le thème de l’atelier, initié par le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, a porté sur la santé de la reproduction, y compris la planification familiale. D’ailleurs, ce sont ces relais qui devront pallier l’absence des Centres conseils pour adolescents (Cca) dans leurs zones d’intervention. « Ces cas détectés majoritairement chez les jeunes nous interpellent sur les stratégies à mettre en œuvre pour freiner la propagation des Ist/Vih/Sida dans le département. Donc, l’arrivée des volontaires pour nous appuyer dans la sensibilisation est à saluer », a souligné M. Ndao.

Au total, 14 volontaires civiques ont été formés sur les techniques et moyens contraceptifs, en vue de les diffuser chez les jeunes dans leurs localités respectives. L’Ong Fhi 360 est le partenaire technique du département de la Jeunesse dans l’organisation de ces sessions de formation à travers les différentes régions du Sénégal.

Elimane FALL

De jeunes sénégalais cultivent de plus en plus l’entreprenariat. Et ils étaient 20 à présenter des projets innovants allant de l’alerte de la montée des eaux de la mer, à la gestion de la consommation énergétique à distance, en passant par la plateforme d’accès mutualisé au financement. Le Falling walls lab de Dakar était aussi une plateforme d’exposition de la richesse des inventions des jeunes sénégalais.

Les jeunes sénégalais n’attendent plus tout de l’Etat. Ils ont pris leur destin en main. Ils étaient plus d’une vingtaine de startupers à présenter des projets et des applications, les uns plus innovants que les autres. Parmi eux, Maby Mansour Ndoye. Ce dernier a mis au point une plateforme « Natt » qui aide les Sénégalais à accéder au financement à tour de rôle. Le jeune Papa Médoune Ndiaye rêve de réduire le déficit énergétique à partir des déchets, alors que Ousseynou Ndiour a mis en place un système qui alerte contre la montée du niveau de la mer. Un ingénieur en télécommunication a inventé un appareil permettant de réguler la consommation d’énergie d’un ménage. La liste des inventeurs qui ont participé au Falling walls lab de Dakar est loin d’être exhaustive.

La diversité des projets et des innovations est symptomatique du bouillonnement de l’univers de la création et des inventions. La Fondation Friedrich Naumann liberté a décidé d’accompagner le frémissement de l’univers porteur d’emplois et d’auto-emplois au Sénégal. « Falling walls lab a pour but de faire tomber les murs. Il s’agit d’amener des jeunes à concrétiser leurs idées, à mettre leurs projets en œuvre. Nous avons reçu plus de 113 candidats. Nous en avons présélectionné 20, et nous allons retenir 3 qui présenteront leur projet à Berlin », soutient la directrice de la Fondation Friedrich Naumann, Inge Herbert.
Le grand amphithéâtre de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de Dakar était le théâtre d’une démonstration des ingénieurs, des porteurs de projets, des jeunes qui savent prendre des risques. Leur intervention a pris les allures d’un plaidoyer de la culture de l’entreprenariat. « Ce n’est pas sûr d’attendre l’Etat qui ne viendra peut-être jamais. Il est important de prendre des initiatives. A partir des pneus usés, nous avons créé des revêtements. Nous pouvons également faire du pavage avec les pneus usés », déclare Yaye Souadou Fall qui a été distinguée au Sommet de la Cop 21 de Paris.

Au-delà de la création d’un espace pour exposer leurs inventions et innovations, le Falling walls lab s’appuie sur les Tic pour promouvoir l’esprit d’entreprise. L’économie numérique n’est pas une fiction. Les Tic ont donné un nouveau souffle à la créativité et à l’innovation au Sénégal qui se classe 6ème des pays où l’on  dénombre plus d’innovateurs et d’inventeurs en Afrique. C’est pour cette raison que le Falling walls lab a reçu le concours de Baobab Entrepreneurship de l’Apix. La finale est prévue à Berlin, en Allemagne, le 8 novembre 2016.

Idrissa SANE

La seconde phase du paiement des impenses du projet de dépollution de la Baie de Hann a eu lieu, hier, à la préfecture de Pikine. Ainsi, 650 millions de FCfa ont été distribués à des personnes affectées par le projet. Près de la moitié du montant des impenses, estimées à deux milliards de FCfa, est déjà remise aux personnes « impactées ». Le reste sera payé avant la fin du deuxième trimestre de l'année en cours.

La deuxième phase du projet d’indemnisation des personnes affectées par la libération des emprises, dans le cadre du projet de dépollution de la Baie de Hann, s’est déroulée dans un climat convivial et apaisé. Après une première phase au cours de laquelle plus de 300 millions de FCfa ont été distribués aux familles affectées, voilà que 650 autres millions viennent d’être partagés à des personnes également concernées. Une tribune que le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, et le préfet de Pikine, Pape Demba Diallo, ont mise à profit pour expliquer davantage les tenants et les aboutissants du projet en insistant sur la volonté de l’Etat du Sénégal de le mener de la manière la plus transparente.

Le projet de dépollution de la Baie de Hann vise à restaurer les qualités écologiques de cette crique par la mise en place d’un réseau d'assainissement collectif qui va commencer de Colobane à Mbao avec une station d'épuration et un émissaire en mer qui sera long de trois kilomètres. Le coût du projet est de 42 milliards de FCfa. Un montant entièrement bouclé. Les impenses, quant à elles, sont estimées à deux milliards de FCfa payés à hauteur de la moitié de cette somme (un milliard environ).

Le directeur général de l’Onas a affirmé que les décaissements obéissent à une procédure, rassurant que, néanmoins, l’État veillera à payer le reste avant la fin du deuxième trimestre de l’année en cours. D’ailleurs, les études techniques, sociales et environnementales sont totalement terminées. M. Diop a révélé que la procédure de sélection des entreprises contractantes devant effectuer les travaux a été entamée vers la fin de l’année 2015. Ses entreprises sont divisées en trois lots. Un lot pour la réalisation des émissaires, un autre pour la station d’épuration et le troisième pour la réalisation de la station de l’inter-secteur principal.

Lorsque ces travaux vont commencer, il sera lancé le quatrième et dernier lot qui consistera à réaliser les réseaux secondaires et les raccordements. En effet, la remise des chèques est accompagnée d'une sommation de libérer les lieux d'une durée de 45 jours compte tenu du fait que les travaux doivent démarrer dans les meilleurs délais. Alioune Badara Diop a loué le travail du préfet qui a mis en place une commission départementale de recensement et d'évaluation des impenses. « L'évaluation s'est faite de manière consensuelle et transparente. Les populations ont signé les conventions de réconciliation et les paiements se déroulent dans de bonnes conditions », a-t-il précisé.

Le préfet de Pikine a, pour sa part, invité les familles ou personnes ayant reçu leurs chèques de libérer les lieux avant l’expiration des délais de 45 jours. La dame Khoudia Dieng qui a reçu un chèque a salué la diligence avec laquelle les paiements sont en train d’être opérés. « Je suis satisfaite et je remercie l’Etat du Sénégal qui a dirigé ces opérations dans la paix et la stabilité », a-t-elle indiqué.

Abdou DIOP

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat et l’hôtel Terrou-bi ont signé, hier, une convention de partenariat. Elle s’inscrit dans le cadre de la formation professionnelle duale.

Pour être en cohérence avec l’axe II du Plan Sénégal émergent (Pse) ayant trait au capital humain et répondre aux exigences de compétences, la formation et l’apprentissage doivent constituer les leviers sur lesquels s’appuient les pouvoirs publics. Le partenariat entre l’hôtel Terrou-bi et le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat porte cette ambition. Ce format dont la partie théorique est assurée par les centres publics est en gestation depuis deux ans. Grâce à la perspicacité de la Direction des examens et concours et de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation, il a été possible d’établir les curricula, les niveaux de formation « pour, en un temps court, mettre sur le marché des jeunes opérationnels, parce qu’ayant déjà été acteurs dans l’entreprise. Ces apprentis, grâce à la convention, vont acquérir de l’expérience, un certificat de travail et une validation de leurs compétences par un diplôme d’Etat », indique le ministre Mamadou Talla, tout en invitant les autres entreprises à s’en inspirer.

Il a aussi appelé les jeunes à s’orienter vers les domaines d’activités où la demande est importante. Le projet de réforme de la formation professionnelle est en phase avec cet objectif que se sont assignés les pouvoirs publics. Le ministère de tutelle est doté d’une loi d’orientation qui constitue le « levier sur lequel il compte s’appuyer pour participer au renforcement du capital humain sans lequel le défi de l’émergence ne saurait être relevé », affirme-t-il.

Dans le cadre du projet de Formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité (Fpec), un centre de référence dans les métiers liés à l’hôtellerie, à la restauration et au tourisme est prévu à Diamniadio. Ce, pour répondre aux nombreuses demandes allant dans ce sens. Ce partenariat est déjà un acquis dont « vont bénéficier les entreprises sénégalaises dans les années à venir, car l’enjeu de demain, c’est la compétence », dit Kamil Rahal, directeur général de Terrou-bi. Sept métiers, selon le directeur de l’exploitation, sont en difficulté de recrutement. C’est la raison pour laquelle il juge nécessaire de cultiver la compétence.

Pour Mansour Kama, président du conseil d’administration du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt), par ailleurs président de la Confédération nationale des employeurs, il est important, pour ce que représente le tourisme dans le Pse, que soit comblé le gap entre les exigences du secteur et le déficit de ressources humaines de qualité en la matière, et de s’inscrire dans une dynamique constante de mise à niveau. « Les entreprises régulièrement établies, informe-t-il, pourront présenter leurs projets pour bénéficier de l’appui de 3Fpt ».

Alassane Aliou MBAYE

Le Conseil départemental de Kébémer a offert, le 13 mai, un important lot de matériel informatique composé d’ordinateurs, d’imprimantes et de photocopieuses aux collèges et lycées de la collectivité locale.

Modou Diagne Fada a terminé, vendredi dernier, sa tournée de trois jours dans le département de Kébémer par la remise d’un important lot de matériel informatique d’une valeur de 30 millions de FCfa destiné aux collèges et lycées. Pour le président du Conseil départemental de Kébémer, l’objectif visé à travers cet équipement est  clair : offrir aux collèges et lycées du département les meilleures conditions possibles pour étudier et s’épanouir dans un cadre scolaire de qualité et modernisé. « Comme tout le monde le sait, nous n’avons pas beaucoup de ressources. Mais si nous avons consenti autant d’efforts, c’est parce que l’éducation est justement une priorité pour le Conseil départemental que je dirige », a justifié M. Diagne.

Selon lui, ce don de matériel informatique qui vient à point nommé comble les vides constatés dans les infrastructures scolaires et va faciliter les conditions d’études des élèves. Le député et patron du parti Ldr (Les démocrates réformateurs) a demandé aux bénéficiaires d’en faire un bon usage pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « C’est un effort financier exceptionnel qui vient d’être fait. Il est donc important de rationaliser cet investissement par un usage efficace », a expliqué le président du Conseil départemental de Kébémer.

Modou Diagne Fada a profité de la cérémonie de remise de don pour revenir sur les autres réalisations du Conseil départemental dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de la pêche avec l’octroi de gilets de sauvetage. « Ce que nous avons fait, aucun Conseil départemental ne l’a fait. Et ce n’est que le début dans la prise en charge des préoccupations des populations », a-t-il assuré.

Abdoulaye DIALLO

200 enseignants des universités publiques et privées vont bénéficier d’une formation de base en didactique. Une activité contenue dans la mise en œuvre du Projet d’appui à l’enseignement et à la recherche (Paes) financé par l’Uemoa.

Enseigner et évaluer autrement. Avec l’élargissement de la carte universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut aussi placer la qualité au niveau du personnel enseignant. Et grâce au financement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), dans le cadre de son Projet d’appui à l’enseignement et à la recherche (Paes), 200 enseignants des universités publiques et privées vont bénéficier d’une formation de base en didactique. Plusieurs disciplines sont concernées, surtout celles professionnelles, avance  le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, point focal du Paes au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « Il est important de savoir qu’enseigner aussi s’apprend. Entrer dans le système Lmd, c’est certes apprendre autrement pour les étudiants, mais c’est aussi enseigner et évaluer autrement pour les enseignants », estime le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour lui, l’enseignement supérieur a deux grands défis à relever au Sénégal : l’accès et la qualité. « Il ne s’agit ni d’accueillir plus d’étudiants au détriment de la qualité des enseignements ni chercher la qualité des enseignements en commençant par fermer la porte de nos universités à la jeunesse de notre pays. Non, il s’agit bien plutôt, malgré l’ampleur de la tâche, d’élargir l’accès à l’enseignement supérieur tout en préservant et même tout en renforçant la qualité de nos enseignements », poursuit-il. Financé par l’Uemoa pour les 8 pays qui la composent, le Paes est entré en vigueur en 2006. La deuxième phase va bientôt démarrer. D’un montant de 5 milliards de FCfa, ce projet, en plus d’avoir doté d’équipes le secteur de l’enseignement supérieur, a aussi donné des bourses pour des travaux de recherche pour les étudiants de la zone communautaire à travers un Fonds d’appui compétitif.

« Au Sénégal, les chercheurs financés ont terminé leurs travaux de recherche et déposé leur rapport. D’autres sont très bien avancés », informe le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue.

Oumar NDIAYE

Le Diocèse de Dakar couvre encore le département de Mbour et une partie de celui de Fatick et cette situation, l’abbé Jean Marie Ndour la juge paradoxale. « Ce n’est pas assez pertinent dans la mesure où la pastorale est une question de proximité. Le Doyenné du Sine compte une dizaine de paroisses, de même que la Petite Côte, mais la seule paroisse de Saint-André peut contenir plus de chrétiens que le Diocèse de Kolda », indique le Curé. Selon lui, une ville comme Mbour mérite plus que deux paroisses. « L’évêque a l’intention de créer une troisième paroisse. Il y a même une place pour une quatrième paroisse dans la ville de Mbour, mais il faut des moyens », fait-il remarquer.  La particularité de la paroisse Saint-André, c’est le nombre de communautés religieuses qu’elle regroupe. «Nous sommes à six ou sept communautés », précise le curé. En plus des Jésuites qui se trouvent sur le territoire de la paroisse, il y a les piaristes, les gabrielistes, les Sœurs du Bon Pasteur, le Christ Roi, les Saints Cœurs de Marie, entre autres. Et pour l’animation, l’équipe pastorale fait de son mieux pour animer cette grande paroisse qu’il faut éclater.  En politique sanitaire, la paroisse Saint André participe beaucoup à la politique de la santé, avec notamment la Congrégation des sœurs de Notre Dame de Sacré Cœur qui tient un dispensaire et une maternité à Gandigal.

Les Sœurs du Saint Cœur de Marie disposent d’un dispensaire à Diamaguène. Il s’y ajoute que la paroisse participe à la politique de l’Etat concernant la Couverture maladie universelle (Cmu). «Depuis plus d’un an, on a mis en place une mutuelle de santé en partenariat avec le Crs et qui compte environ 400 adhérents. On est aussi dans la fédération des mutuelles de santé du département qui compte neuf mutuelles », précise-t-il avant de se féliciter de l’engagement de la communauté et du dynamisme associatif des membres de sa paroisse.

 

La paroisse Saint-André qui vient de souffler ses dix années d’existence ne dispose pas encore d’infrastructures adéquates. Les messes, cours de catéchèse, les réunions du conseil paroissial, les manifestations culturelles se font au foyer, en plein air. Aujourd’hui, le rêve des paroissiens, c’est d’avoir une église de 1500 places adaptées aux célébrations religieuses du calendrier liturgique. Mais il reste à trouver les fonds pour la construction.

Depuis quelques années, Mbour vit une croissance démographique extraordinaire. Cette ville qui rassemble des familles venues d’horizons divers est divisée, depuis 2005, en deux paroisses.  Mais le paradoxe est qu’elle ne dispose que d’une seule église, à savoir celle de la paroisse Sainte-Marthe.  Forte d’une communauté de plus de 4.000 fidèles, la paroisse Saint-André, érigée en août 2005, par le cardinal Théodore Adrien Sarr, ne dispose toujours pas d’espace digne de ce nom pour accueillir ce beau monde pendant la messe du dimanche, mais aussi pendant les périodes de grande fréquentation (Noel, Pâques, chemins de croix, fête patronale, première communion, confirmation, etc.). Une situation déplorée par le curé de la paroisse l’abbé Jean Marie Ndour, qui indique que les messes sont célébrées en plein air. « Jusqu’à présent, on n’a pas de salle paroissiale. Tout se fait au foyer. La catéchèse se fait sur le même site avec, parfois, trois à quatre groupes, idem pour les réunions du conseil paroissial et toutes les autres réunions. On n’a aucune salle et parfois certaines activités sont même délocalisée dans d’autres sites », assure-t-il. Aujourd’hui, la construction d’une église est devenue plus qu’une nécessité et l’abbé Jean Marie Ndour résume l’urgence du défi. « Il nous faut une église de 1500 places. Quand on voit l’assistance qui vient ici pendant la messe dominicale hebdomadaire, les offices des funérailles, des mariages et autres, il nous faut, au moins, une église de 1500 places », indique-t-il. Mais cette ambition des paroissiens est freinée par un problème de fonds. En effet, il faut une enveloppe de 300 millions de francs Cfa pour concrétiser ce vieux rêve. Selon Abbé Jean Marie Ndour, toutes les études préparatoires (architecte, topographique, géotechnique) ont été faites, de même que les plans béton. Il reste, selon lui, à demander l’autorisation de construire et de commencer les fondations avant l’hivernage ou au plus tard, au sortir d’octobre. Pour le curé, c’est une question de moyens certes, à laquelle il faudra ajouter les demandes à l’extérieur. « Une communauté chrétienne telle que nous sommes aujourd’hui ne peut pas financer un lieu de culte dont le coût  avoisine les 300 millions de francs CFA. C’est un grand rêve, mais rares sont ceux qui sont prêts à débourser des sommes consistantes pour l’Église », indique-t-il. « Des demandes ont été faites à l’extérieur, à la solidarité des églises d’Europe comme cela se faisait avant en France avec l’aide à  l’église en détresse et quelques diocèses en Allemagne, mais avec la crise des migrants en Europe, tous ces organismes ont reçu injonction de se solidariser avec les chrétiens du Moyen-Orient », ajoute-t-il.

Pour le curé, cette option résulte d’un contexte mondial que les gens ne maîtrisent pas et qui est fortement ressenti par l’Église. « Il faut régler la question des migrants et c’est comme qui dirait que nous ne sommes pas prioritaires. Mais il y a d’autres partenaires. On a des promesses et l’on pense que si l’on arrive à mobiliser ces fonds-là, on peut démarrer les gros travaux », assure-t-il. L’Etat aussi sera sollicité, selon le curé qui a rappelé que la commune de Mbour avait inscrit, dans son budget de l’année dernière, la subvention pour la construction de l’Église. « La municipalité a donné 1 million de FCfa et elle promet de reconduire la subvention cette année », fait-il savoir.

S.O. F

La cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar est vieille de 80 ans. L’anniversaire de l’Eglise mère de l’archidiocèse a été célébré le 07 février 2016.

Consacrée le 02 février 1936  sous le patronage de Notre-Dame des Victoires par le cardinal Jean Verdier, archevêque de Paris, la cathédrale de Dakar a fêté ses 80 ans. Il faut rappeler que l’œuvre du Souvenir africain en vue de la construction d’une cathédrale dans la capitale sénégalaise qui sera édifiée en mémorial des Français morts en Afrique et des Africains morts en France a débuté en 1911. L’idée est de Mgr Hyacinthe Jalabert qui était à l’époque vicaire apostolique de la Sénégambie.

Il était assisté par le bienheureux père Daniel Brottier. Ces derniers donnèrent le feu vert à l’architecte Charles Albert Wulfflef pour la concrétisation de ce projet au sortir de la Première guerre mondiale. C’est ainsi que les travaux commencent sur le site qui était un ancien cimetière désaffecté en 1921. Le 11 novembre 1923, Mgr Luis Lehusnsec procède à la pose et à la bénédiction de la première pierre. Six ans après, en mars 1929, Mgr Augustin Grimault ouvre la nef centrale aux célébrations liturgiques. Cette ouverture est suivie en septembre 1933 par la consécration des cinq cloches logées dans les tatas soudanais. Les deux tours se chargeront de veiller sur l’édifice de part et d’autre. Mais la date 02 février 1936 marque la consécration de la cathédrale de Dakar sous le patronage de Notre-Dame des Victoires. Plusieurs archevêques qui ont servi à Dakar, ont fait de cette église leur siège. Parmi ces évêques et cardinaux, il y a trois évêques sénégalais. Il s’agit de Mgr Hyacinthe Thiandoum, premier cardinal de l’histoire de l’Eglise sénégalaise à diriger l’archidiocèse de Dakar. Le natif de Popenguine, lieu de pèlerinage, a été remplacé par le cardinal Théodore Adrien Sarr aujourd’hui archevêque émérite de Dakar. Le cardinal Sarr admis à la retraite céda le siège à Mgr Benjamin Ndiaye, l’actuel archevêque de Dakar. Le curé de la cathédrale abbé Gérard Marie Diène ne s’est pas empêché, au cours de la cérémonie célébrant les 80 ans de ce temple religieux, de dire que la cathédrale de Dakar est belle. Cette beauté se voyait à travers les lignes architecturales sobres mais splendides de l’édifice qui se distingue par des couleurs et décorations discrètes mais combien apaisantes. « La beauté de la cathédrale de Dakar s’entend avec les voix des hommes qui s’y retrouvent pour chanter les merveilles de Dieu », avait dit abbé Gérard Marie Diène. Cette beauté s’étend aussi par son grand et paisible silence qui met chaque fidèle chrétien dans les dispositions pour écouter le Seigneur. La beauté de la cathédrale de Dakar s’étend également avec les grandes orgues qui se marient à merveille avec l’ambiance. C’est tout cela qui est la cathédrale de Notre-Dame des victoires de Dakar qui est sur la voie du centenaire. 

Eugène KALY

L’enseignement de la veillée du pèlerinage marial de Popenguine édition 2016 sera  animé par  abbé Grégoire Diouf,  vicaire à la paroisse   Saint Jean de Karang. Le thème de l’enseignement portera sur « Sacrement et Réconciliation ».   Abbé Grégoire Diouf a été désigné pour donner cet enseignement, par la Coordination nationale de l’Apostolat des Laïcs.  Abbé Grégoire est prêtre du diocèse de Kaolack. Il est originaire de la paroisse Saint Paul du département de Foundiougne. Il a reçu l’ordination sacerdotale à la cathédrale Saint Théophile de Kaolack, le 24 novembre 2012, des mains de Son excellence Mgr Benjamin Ndiaye, alors pasteur diocésain du Saloum. Sa devise sacerdotale: « Ma vocation, c’est l’amour » (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus). Agé de 38 ans, le prêtre sert actuellement à Karang où il est affecté depuis octobre 2012. Ce prêtre kaolackois voue une grande dévotion à la Miséricorde Divine. « Depuis le début de l’Année Sainte de la Miséricorde, je me rends, tous les jours, à 15h, à l’église de ma paroisse pour réciter le chapelet de la Divine miséricorde », témoigne-t-il. « En tant que prêtre, j’aime ouvrir ma prière à ceux qui se confient à moi, particulièrement lorsqu’ils sont malades ou en difficulté », ajoute-t-il dans le site de l’archidiocèse de Dakar Seneglise.  En donnant cet enseignement, il a accepté de lever un coin du voile, révélant qu’il abordera, avec les fidèles, des différentes considérations sur le sacrement de réconciliation, notamment sur le péché. Il confie aussi qu’il mettra l’accent sur les principaux éléments de la confession, en vue d’encourager les fidèles à la pratiquer plus souvent. En attendant, le vicaire de Karang poursuit sa préparation dans la prière et la réflexion.

E. KALY

Les populations de Popenguine Ndayane et Sérère, en majorité des musulmans, sont bien impliquées dans l’organisation du pèlerinage marial de Popenguine. Ils font de ce pèlerinage à caractère international leur propre événement parce que sa réussite est une fierté pour la grande commune de Popenguine. Composé de pêcheurs lébous, les habitants de Popenguine Ndayane et Sérère seront au cœur du pèlerinage marial. Des réunions sont organisées dans la mairie où toutes les populations sont impliquées pour la réussite du pèlerinage marial de Popenguine. Les habitants des différents quartiers et de différentes religions font de ce pèlerinage leur bien. « Le pèlerinage est un événement de tout le monde. Les populations de Ndayane ne seront pas en reste même si nous sommes des musulmans. C’est notre pèlerinage », a lancé cette vendeuse de poisson répondant au nom de Binta Ndour. Selon elle, le pèlerinage de Popenguine ne peut pas se faire sans les populations de Ndayane. « Certes, c’est un événement chrétien mais nous sommes tous des frères et sœurs. Nous avons le même grand-père », a signalé la dame, les yeux levés mais remplis de bonheur et de fierté. Fatou Diouf est du même avis. Elle accueille à chaque pèlerinage des chrétiens qui viennent des autres régions du Sénégal. « En plus de cet accueil, je participe aux activités du pèlerinage notamment dans la préparation des repas, le balayage du sanctuaire et des artères de la ville pour que les pèlerins puissent passer un agréable séjour. Nous sommes tous des enfants de Dieu », a souligné Mme Diouf qui est fière parce qu’estimant que Popenguine est la terre du dialogue islamo-chrétien. « J’ai reçu une éducation catholique pour avoir passé plus de temps chez les religieuses. Donc, le pèlerinage est le seul événement où je peux participer en rendant aux chrétiens ce qu’ils m’ont donné », a-t-elle reconnu. En soutenant avec insistance qu’elle ne peut pas être en reste de l’organisation du pèlerinage. Le représentant de l’imam de Popenguine Sérère, Ousmane Faye, est aussi engagé dans la réussite de cet événement religieux. « Pendant le pèlerinage, toutes les populations de Popenguine Sérère portent des tee-shirts et se rendent au sanctuaire pour prier notre Dame de Popenguine. C’est notre mère. Nous sommes un seul peuple », a-t-il signifié. Daba Ciss quant à elle garde encore en mémoire les sacs de riz reçus l’année dernière. « Ce riz m’a permis de prendre en charge mes hôtes parce qu’il y avait des pèlerins dans presque toutes les maisons de Popenguine-Ndayane », a soutenu cette mère de famille très fière d’avoir des frères et sœurs chrétiens. « Moi, ma maison est fin prête pour accueillir des pèlerins. L’année dernière, j’ai quitté ma chambre en la laissant à mes cousins catholiques. C’est un plaisir pour moi parce que le cardinal Thiandoum était mon grand frère. Ce pèlerinage nous appartient. C’est notre patrimoine », a indiqué Salimata Dioum. Assis aux bords de la mer, Mamadou Niang, pêcheur de profession, n’est pas originaire de Ndayane. Cependant, l’homme apprécie la bonne entente entre chrétiens et musulmans de Popenguine. « Ce que je vois ici est unique au monde. Les chrétiens et les musulmans partagent tout ensemble. Chacun respecte l’autre dans sa religion. C’est un exemple à montrer aux autres peuples », a suggéré ce pêcheur.

Eugène KALY

Chaque année, le pèlerinage marial draine beaucoup de monde. Avant et pendant cet événement religieux d’envergure internationale, la cité religieuse vit aussi au rythme de l’activité commerciale qui constitue un réel coup de fouet pour l’économie locale.

Pendant trois jours, la communauté chrétienne va se retrouver pour célébrer la Pentecôte. Mais au-delà de son caractère culturel et religieux, le pèlerinage marial revêt un caractère commercial, avec un impact indéniable sur la vie économique locale. L’effet en retour sur la cité est considérable. Autour de ces grands moments de prières et de dévotion, un véritable commerce s’est développé sur place avec la nuée de commerçants qui s’installent dans les différentes artères de la ville pour réaliser un bon chiffre  d’affaires. Selon les autorités municipales, plus de 3.000 vendeurs officient à Popenguine pendant le pèlerinage et côtoient quotidiennement les milliers de pèlerins. « Le pèlerinage reste un marché très lucratif pour les commerçants venus de tous les coins du pays, mais aussi de la commune de Popenguine », affirme Ablaye Sène. « C’est une occasion pour beaucoup d’entre eux de se faire beaucoup d’argent », assure-t-il. « Que ce soient les vendeurs d’objets de piété qui envahissent le chemin menant à la Grotte ou au Sanctuaire, les marchands de souvenirs, les restaurateurs, les transporteurs, les boutiquiers, les boulangers, les vendeuses de poisson, les bouchers, tout le monde y trouve son compte », soutient-il.

La cité religieuse n’ayant pas assez de sites d’accueil, d’hébergement, beaucoup de pèlerins se rabattent sur les maisons mises en location par des propriétaires vivant souvent à Dakar ou ailleurs. Mais il faut s’y prendre très tôt et faire une réservation un ou deux mois avant la Pentecôte. « La location de maison est aussi devenue une véritable activité économique et beaucoup de propriétaires se frottent les mains à l’occasion de la Pentecôte. En trois jours seulement, ils gagnent ce qu’ils auraient gagné en deux ou trois mois », indique Sophie Faye. Selon elle, beaucoup de quartiers qui sont presque inexistants en temps normal, revivent pendant le pèlerinage. « Il faut aussi préciser que la restauration marche très bien durant la période du pèlerinage ; ce qui a eu une forte répercussion sur toute la chaîne des commerçants : les boutiques, les boulangeries, les vendeurs de poisson, de viande, etc. », relève cette dame qui délaisse toutes ses activités pour tenir une gargote. Une activité qui, selon elle, rapporte beaucoup lors de ce très grand rassemblement. Tous les chemins menant à Popenguine, les chauffeurs de l’axe Sindia-Popenguine ne se plaignent pas. Pour Bass Ndiaye, « tous les jours devaient être Pentecôte ».

L’économie étant le support de tout développement, le commerce qui se développe à Popenguine pendant le pèlerinage reste très important, parce que les marchands qui y participent, en plus de payer la location des stands, s’acquittent également de taxes qu’ils versent à la municipalité. Mais pour le maire, Mamadou Mansour Thiandoum, les retombées économiques ne sont pas très perceptibles. « La municipalité, à travers la location des espaces et des publicités, y gagne beaucoup », soutient le maire. « En dehors de ça, il n’y en a pas beaucoup. On ne peut pas faire de taxes sur les stationnements et aussi sur les places », indique M. Thiandoum qui assure que les « retombées ne sont pas ce qu’elles devraient être ». Comme chaque année, une affluence record est attendue. Et les commerçants s’attendent à une bonne crue pour réaliser encore d’excellentes affaires.

S. O. F.

A cheval entre les régions administratives de Thiès et de Fatick, la paroisse Notre Dame de la paix de Thiadiaye fait partie du doyenné du Sine. Elle regroupe 74 villages avec une population de 15 000 fidèles qui, chaque dimanche, viennent  prier et rendre témoignage des œuvres du Christ.

Après son jubilé d’or, le 05 mai 2014, la paroisse Notre Dame de la Paix de Thiadiaye est sur la voie  de la maturité. Cette paroisse qui regroupe 74 villages repartis en six secteurs pastoraux est l’une des plus grandes du doyenné du Sine. Sa position géographique stratégique qui fait d’elle un carrefour a convaincu l’autorité diocésaine à la choisir parmi des églises qui abritent des portes saintes. La porte sainte de la paroisse Notre Dame la Paix de Thiadiaye est ouverte le 1er janvier par l’archevêque de Dakar Mgr Benjamin Ndiaye. Elle permettra aux fidèles catholiques du Sine qui sont à cheval entre les régions administratives de Thiès et de Fatick de franchir cette porte pour prier. Selon la croyance chrétienne, la porte d’entrée dans le royaume de Dieu, est la foi. C’est par la porte du baptême que chaque fidèle chrétien entre visiblement dans l’Eglise.  La paroisse de Thiadiaye, en plus de la commune du même nom, couvre une partie de Sessène, de Tattaguine, des  communautés rurales de Nguéniène et de Loul Sessène. L’ensemble de la population de ces communautés, selon le curé, abbé Louis Alphonse Ndong, est estimé à plus de 15 000 catholiques dispersés dans plusieurs villages répartis en 06 secteurs pastoraux. Abbé Louis Alphonse Ndong a indiqué que trois prêtres du clergé diocésain, des religieuses de la congrégation des sœurs missionnaires de l’Evangile essaient de se dévouer au service des populations pour annoncer Jésus-Christ. « Nous sommes une paroisse vivante parce que, chaque dimanche, nos offices sont remplies », s’est réjoui le prêtre qui a rendu un hommage à la chorale de la paroisse qui propose de beaux chants aux fidèles catholiques.  Comme toutes les paroisses, les prêtres de Thiadiaye sont aidés dans leurs missions d’évangélisation par  des mouvements d’actions catholiques notamment l’association des femmes, les scouts et guides, la Jec, la légion de Marie, le Renouveau charismatique, les enfants du cœur  qui tous œuvrent pour la bonne marche de la paroisse mais surtout le bien être de l’église et de ses fidèles.

Sacrement de baptême
 Les trois prêtres et les religieuses des lieux s’appuient sur les catéchistes chargés d’enseigner et de préparer des jeunes et des adultes aux sacrements de baptême, de la première communion et de la confirmation. « Ces catéchistes sont dans tous les villages. Ce sont nos relais parce qu’en plus de l’enseignement de la catéchèse, ils nous donnent des informations concernant le village. C’est eux qui nous annoncent parfois le décès d’un membre de la communauté en nous permettant d’aller célébrer les messes dans ces lieux. Ils jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement de la paroisse », a reconnu abbé  Louis Alphonse Ndong qui a informé que ces paroissiens reçoivent des formations leur permettant de mieux maîtriser ce qu’ils font notamment les enseignements donnés aux jeunes et adultes.  D’ailleurs, 123 adultes ont été baptisés pendant la fête pascale. « Les catéchistes nous aident à réussir notre mission, c’est-à-dire faire en sorte que Jésus soit au cœur de la vie des fidèles. Cette tâche passe par une formation solide des catéchistes chargés, à leur tour, de former des enfants avant leur premier sacrement »,  a souligné le curé de la paroisse de Thiadiaye. Il a affirmé que  sa priorité  est que les jeunes soient encadrés et connaissent bien Jésus-Christ.  « Nous voulons que nos jeunes, surtout des lycéens, soient de vrais témoins de Jésus-Christ », a-t-il soutenu.  L’abbé Louis Alphonse Ndong a remercié les populations de Thiadiaye et des villages environnants qui, malgré leurs conditions de vie parfois difficiles, sont fidèles à l’église et aux enseignements de Jésus-Christ. « Nous avons constaté que même pendant l’hivernage et malgré le changement de calendrier, nos messes sont pleines. Cela montre de plus en plus l’adhésion des fidèles du Sine aux enseignements de Jésus-Christ », a signalé le prêtre natif de Fadiouth.  L’ancien directeur adjoint des Œuvres de l’archidiocèse de Dakar et son équipe rencontrent  quelques difficultés puisque pendant l’hivernage, ils ne peuvent pas accéder à certains villages pour dire la messe.

Eugène KALY

La paroisse Notre Dame de la Paix de Thiadiaye ne vit que de quêtes
Comme toutes les paroisses de l’archidiocèse de Dakar et même du Sénégal, Notre Dame de la Paix de Thiadiaye vit principalement des quêtes.  « Nous avons, en plus des quêtes, une cantine, une poulaille  des offrandes de messe qui nous permettent de faire vivre la paroisse », a souligné le curé l’abbé Louis Alphonse Ndong.  Le prêtre a fait remarquer  que les églises villageoises n’encaissent pas beaucoup d’argent pour ce qui concerne les quêtes. « Nous sommes obligés de faire la compensation afin d’entretenir toutes les églises de la paroisse », a soutenu le guide  religieux qui a un projet de maraîchage. Lequel permettra d’employer les jeunes catholiques qui produiront des légumes qui seront mis à la disposition des populations pour les besoins de consommation.

E. KALY

L’artère principale de Popenguine abrite des boutiques. On y trouve aussi des étals temporaires tenus par des femmes,  la matinée, pour vendre le petit-déjeuner  et la nuit, pour servir le dîner. Ici, comme dans les rues secondaires, on tombe de temps à autre, sur des salons de coiffure, de couture, des ateliers de menuiserie, ou des gares-routières de motos Jakarta. 

Les jeunes n’attendent pas tout du ciel, à Popenguine. Des jeunes filles tiennent des salons de coiffure, sur le virage, près de « Térou Gal ». En face, des touristes et quelques résidents mangent à l’intérieur avec une vue sur la mer.  De part et d’autre, les femmes vendent des poissons à l’arrêt du clando en face de la rue du Centre de santé.

A l’embranchement de la route menant vers la Senelec, des jeunes, certains debout, d’autres sont sur leur moto. Dès que le client ou la cliente embarque, ils donnent un coup de pédale et démarrent en trombe avant de disparaître vers le quartier Thioupame. « Tous ceux qui sont ici, ont des activités principales comme la maçonnerie, la plomberie. Lorsqu’ils ne sont pas dans des chantiers, ils utilisent leur Jakarta pour arrondir les angles », indique Badara Ciss. Les « boys Jakarta » peuvent gagner 2.000 à 7.000 francs Cfa par jour. Ce moyen de transport a fait son renouveau dans cette bourgade jadis calme.  Près de la Sénélec, des chemises bâties flottent sur un arbre. A travers les fenêtres d’un atelier, les propriétaires observent tous ceux qui les admirent. L’atelier est un local modeste. Il est scindé en deux, un petit compartiment est réservé à la couture, alors que l’autre est destiné à la coiffure. Le propriétaire, Moustapha Ndiaye, un homme géant, la barbe bien fournie, refuse la fatalité malgré son handicap.

La vie continue
L’homme qui a reçu une formation à l’école de coiffure, Mame Diarra Boussou, sous la direction d’Arame Guèye, transcende, avec philosophie, toutes les péripéties de bâtir un atelier à la dimension de son ambition. « Nul n’est prophète chez-soi. J’avais engagé une fille qui s’occupait de la coiffure pour les femmes, et les filles. Je l’ai payée 60.000 francs Cfa par mois. Les choses marchaient, après elle s’est  mise à compter le nombre de têtes qu’elle tressait avant de réduire ses heures de travail. Elle a fini par abandonner, sous l’influence d’autres femmes », raconte Moustapha Ndiaye.  Le maître essaie avec une autre fille. Celle-ci, comme la première, lui joue les tours. La vie continue. Il réaménage son local. Il n’a pas encore réalisé ses ambitions. Mais il peut remercier le ciel. « Je suis autonome grâce à la coiffure et à mes  petites activités. De façon globale, les périodes de pic, ce sont les fêtes de Tabaski et de Korité », renseigne Moustapha Ndiaye.

Devant l’école élémentaire, des boutiques sont tenues par des maures et des peulhs. Sur les bas-côtés, de l’artère principale, près d’un établissement scolaire, enveloppé dans une blouse bleue, un menuisier métallique, à l’aide d’un petit marteau, réajuste sur un portail, des motifs ornementaux. Après cette séquence, il assemble. Les jours ne sont pas toujours roses. Son travail est lié à la progression des habitats sur leur finition. « Depuis plusieurs années, je gagne ma vie à Popenguine dans cet atelier, mais il faut reconnaître qu’il y a des périodes de vaches maigres », glisse le menuisier.

Dieynaba Guèye, assise confortablement dans un fauteuil, à l’entrée de sa boutique cosmétique compte faire des affaires le temps du pèlerinage. Ses rayons sont achalandés. Les recettes, comme les marées, ne sont pas statiques. Loin des rues des plages, derrière, le centre Kisito, se trouvent des maisons les pieds dans l’eau.  Beaucoup inhabitée. Elles sont fermées. Et parfois, seule une chambre est ouverte pour le vigile. « Des personnes aisées ont construit de belles maisons mais elles ne viennent rarement. Les propriétaires ont engagé des jeunes pour les garder mais le niveau de rémunération, de façon globale, n’est pas intéressant. Il n’y a que quelques uns  qui sont bien payés », dévoile un homme rencontré sur un site de forte érosion.

E. KALY

Plusieurs célébrations eucharistiques ont été programmées pour le prochain pèlerinage marial de Poponguine, prévu du 14 au 16 mai 2016, sur le thème : « Comme Marie, Soyons témoins de la Miséricorde Divine ».  Une dizaine de messes sera célébrée pour des milliers de fidèles attendus, dont la presque totalité aura lieu sur le site du pèlerinage, c’est-à-dire au niveau du sanctuaire et de la basilique mineure. La seule messe prévue en dehors de la « cité religieuse catholique » est celle des marcheurs, le samedi 14 mai, à 18h30, au Foyer de Charité du Cap des Biches. Celle-ci sera présidée par l’Abbé Eugène Diouf, vicaire à la Cathédrale de Dakar et Aumônier des jeunes du doyenné de Plateau-Médina.  A la même heure, sera célébrée la première messe, à Poponguine, de la 128ème édition du pèlerinage, sous la Tente de la Rencontre, par le recteur du sanctuaire marial de Popenguine, Fr Marie Jean de Cumond. Le lendemain, dimanche de Pentecôte, les fidèles pourront prendre part à cinq célébrations eucharistiques, dès 7h à la Basilique Mineure Notre Dame de la Délivrande et à 10h au Sanctuaire marial, avec Mgr Martin Happe, évêque du diocèse de Nouakchott en Mauritanie.  Une seconde messe est prévue à la Basilique à 13h. En début de soirée, l’Abbé Léopold Dial Faye du diocèse de Thiès présidera la messe des Scouts et Guides à 18h au Sanctuaire. Il sera suivi, à 22h, par une veillée ou messe des marcheurs qui sera présidé par l’évêque de Saint-Louis, Mgr Ernest Sambou.  Avant la messe solennelle de la 128ème édition du pèlerinage marial de Poponguine avec Mgr Jean Noël Diouf de Tambacounda comme célébrant principal, Abbé Louis Paul Ndiaye, vicaire à la paroisse Saint Jean Baptiste de Niakhar, célébrera une messe sur l’esplanade de la Basilique, le lundi 16 mai, à 7h du matin.
Deux autres messes sont programmées à la Basilique, le lendemain, à 6h et à 7h pour les délégations des diocèses de Kolda, Ziguinchor et de la Gambie. Ces célébrations eucharistiques mettront fin aux activités de la 128eme édition du pèlerinage marial de Popenguine.

E. KALY


Le port du badge obligatoire pour tous pèlerins, même les religieux
A chaque édition, des mesures et des innovations, pour la 128eme édition du pèlerinage marial de Popenguine, le port du badge, par chaque pèlerin, est  la mesure phare. Le badge permettra  de distinguer les vrais pèlerins des touristes et commerçants et d’aider l’Etat à mieux cerner la question de la sécurité.

Le port obligatoire du badge semble être la mesure phare du pèlerinage marial de Popenguine, édition 2016. Même si certains laïcs et prêtres, sans le dire, ne sont pas d’accord. Ils sont obligés, cependant, de se plier à la mesure puisque depuis quelques semaines, il a été demandé aux curés et administrateurs de paroisse de l’archidiocèse de Dakar de faire en sorte que leurs fidèles portent des badges durant le pèlerinage. « Désormais, tous les pèlerins devront se munir, chacun, d’un badge, à l’image de ce qui se fait aux Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) », lit-on, chaque dimanche, à la fin de la messe dans les églises.  Cette nouvelle mesure entre en vigueur dès cette 128ème édition du pèlerinage marial de Poponguine, programmé  du 14 au 16 mai 2016. La  démarche d’après les organisateurs du pèlerinage permet non seulement de donner une estimation plus juste des pèlerins qui s’intéressent aux offices religieux, de distinguer les vrais pèlerins des touristes et commerçants. Les pèlerins qui se rendront à Poponguine, le dimanche ou le lundi, qu’ils soient prêtres, religieuses, et laïcs, adultes comme enfants sont invités à porter leurs badges.

Nous pensons que les fidèles devraient mieux participer à la prise en charge de leur Eglise et de ses activités », a écrit le président du comité d’organisation. Cependant, les badges sont vendus au prix de 500 francs Cfa. Il y a un caractère commercial même s’ils vont aider les membres du comité d’organisation à donner un coup de mains aux autorités en ce qui concerne les mesures sécuritaires que ces dernières ont déjà prises pour le pèlerinage 2016. Lequel est organisé dans un contexte de terrorisme et autres conflits où plusieurs pays ont été déjà frappés lors des grands rassemblements comme celui de Popenguine. Pour mieux sécuriser les pèlerins chrétiens, l’Etat a décidé d’augmenter les effectifs des forces de l’ordre et de sécurité. Les éléments de la gendarmerie seront à côté des pèlerins notamment aux foyers de marches. Ils se chargeront de faciliter l’arrivée et le retour des pèlerins.

E. KALY

En milieu rural où la pauvreté et la précarité sont les choses les mieux partagées, il n’est pas toujours aisé pour les fidèles chrétiens de vivre pleinement leur foi. Malgré leurs conditions économiques et sociales très difficiles, hommes, femmes, adultes et jeunes parviennent à allier leur vie quotidienne et leur foi, mais aussi à trouver Dieu en toutes choses.

La religion a toujours occupé une place prépondérante dans notre société, plus particulièrement dans la vie de tout homme. Mais aujourd’hui, la pratique de la foi représente un réel défi, surtout pour les populations du milieu rural, qui, tenaillées par la misère et la précarité, suent eau et sang pour vivre dignement et subvenir aux impérieux besoins de leurs familles. Ces disciples du Christ parviennent à faire de leur travail un élément de croissance personnelle, communautaire, mais aussi spirituelle.

Que ce soit à Fissel, Mbodiène, Nguéniène ou ailleurs, ils sont nombreux ces fidèles qui, malgré leurs activités, parviennent toujours à trouver par la force des prières cet équilibre leur permettant de répondre à leur façon à la volonté du Seigneur et de renforcer leur foi.
À Fissel, la paroisse accueille chaque dimanche une petite centaine de fidèles venus des quartiers de la ville, mais aussi des villages alentours qui comptent beaucoup plus de chrétiens. Là, se rassemble chaque semaine, mais aussi pendant les fêtes de Noël et de Pâques, une communauté chrétienne vivante et dynamique. En ces hommes, femmes, jeunes et vieux qui se veulent de grands disciples de Jésus Christ, se trouvent une vraie foi et un attachement fidèle à l’Eglise.  Âgé de 64 ans, Marcel Faye estime qu’il est très difficile de vivre sa foi au quotidien si l’on ne croit pas en Dieu. Cet originaire du village de Lambayenne, unique catholique de sa famille paternelle et maternelle réunie vit sa foi comme il se doit. « Je n’éprouve aucune difficulté pour vivre ma foi. Je crois les yeux fermés. C’est vrai que les conditions sont difficiles, mais ce n’est pas un motif valable pour délaisser la religion. Quand on croit en une religion, le travail ne doit pas être un handicap pour pratiquer sa foi », soutient-il, même s’il reconnaît que certaines situations peuvent des fois pousser le fidèle à perdre la foi. Depuis sa plus tendre enfance, Marcel travaille pour Jésus-Christ tout en restant cultivateur. Il enseigne également la catéchèse. Avec une persévérance reconnue, l’Eglise l’a engagé le 26 janvier 2000 comme le gardien du temple. Marcel Faye veille également à ce que ses enfants soient et demeurent des soldats de la foi. « Je les motive surtout dans la pratique des vertus morales et chrétiennes, au cœur d’un engagement sincère », relève-t-il.

La prière est une arme efficace
Pour Yacinthe Diouf, la pauvreté en milieu rural est bien une réalité, mais, soutient-il, « dans la Bible, Dieu a dit les plus pauvres qui ont un cœur pur seront rétribués ». Ce vieil homme aujourd’hui âgé de 68 ans dit garder un contact permanent avec le Seigneur. « La prière est une arme efficace contre toute chose », soutient-il.   « Notre foi, c’est ce qu’il y a de plus important. C’est notre force, c’est ce qui nous permet d’avancer, ce qui nous aide à surmonter les épreuves, et tant qu’on a la foi on n’est jamais perdant », assure-t-il. Depuis sa naissance en 1948, ce soldat de la foi dit n’avoir jamais sollicité les services d’un charlatan pour bénéficier d’une quelconque prière. « J’ai toujours compté sur la générosité divine. Je me suffis à Dieu, car j’estime que sa récompense est plus importante que tout. Dieu est miséricorde et quand on est avec lui, on ne se soucie pas du lendemain », fait savoir cet homme armé de sa Bible traduite en sérère. Comme beaucoup de chrétiens dans cette zone, Yacinthe vit pleinement sa foi en famille. Cet homme a éduqué tous ses enfants dans la foi. Aujourd’hui, sa fille aînée est une religieuse.
À Mbodiène, de l’autre côté de la Petite-Côte, la paroisse Saint-Benoît l’Africain accueille depuis plus de 48 ans des chrétiens heureux de vivre leur foi et qui répondent présents aux grands rassemblements. Édouard Diouf qui a bouclé sa belle carrière d’enseignant est aujourd’hui à la retraite. Ancien président du conseil paroissial, il vit très bien sa foi. « Je rends à Dieu la place qui Lui est due chaque jour de ma vie », informe le vieil homme qui, malgré son âge, continue d’aller au champ. « Pendant l’hivernage, nous sommes occupés par les travaux champêtres, mais cela ne nous empêche nullement d’aller à la petite messe ». Pour Édouard Diouf, la vieille génération a plus de chance parce qu’à l’époque, les jeunes devenaient enfants de chœur jusqu’à 15 ans. « Aujourd’hui, il y a des jeunes qui le font, mais ils ne sont pas nombreux. À l’époque, il y avait une maison habitée par des catéchistes on allait prier le matin et le soir, et apprendre trois heures de catéchisme. Après l’école également, on apprenait la catéchèse. Cela nous a beaucoup aidés dans le raffermissement de notre foi », relève-t-il. Selon lui, beaucoup de jeunes sont aujourd’hui très engagés, mais la vieille garde l’était encore plus. Guide en hôtellerie, André Sarr a toujours la foi en bandoulière. Il a appris à faire du Christ sa vie de tous les jours pour vaincre les obstacles majeurs susceptibles de perturber son engagement. « La foi est ancrée en moi depuis longtemps, et je n’hésite pas quand il s’agit de la pratiquer », jure-t-il la main sur le cœur. Actuellement, André vit des difficultés. L’hôtel dans lequel il travaillait a mis la clef sous le paillasson. Mais le jeune homme reste endurant. « Le doute ne m’a jamais habité. Je m’en remets à Dieu, sans inquiétude particulière », indique André qui ne fait pas partie de cette catégorie de chrétiens occasionnels. Il trouve toujours le temps de remercier Dieu pour toutes les bénédictions quotidiennes qu’Il lui offre. Malgré sa situation, André soutient être toujours au chevet de l’Église pour laquelle il travaille avec désintérêt.

Comme lui, Jeanne Ndew Diop, une vendeuse de profession, vit Dieu au quotidien. Et elle n’hésite jamais à prier, à rendre grâce au Seigneur pour tous les bienfaits dont Il la gratifie. Selon elle, aucune activité ne doit être considérée comme prioritaire à la prière. Elle entretient bien sa foi, va régulièrement à l’Église et vaque pleinement à ses activités. À la maison, Jeanne veille aussi à la mise en pratique de ses enfants. « Le matin, ils prient avant d’aller à l’école, ils prient aussi avant de manger ».

Samba Oumar FALL

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