banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2180)

Tout un dispositif est mis en place par l’inspection d’académie de Louga pour une rentrée des classes 2016-2017 sereine et paisible.­­
Surcharge de travail à l’inspection d’académie (Ia) de Louga. Normal. On est à la veille de la rentrée qui rime avec nettoiement des établissements scolaires et mobilisation des acteurs. « Nous sommes au cœur des préparatifs. Le temps de travail est énorme. Mais Dieu merci, l’académie est fin prête pour une bonne rentrée », a assuré, ce 28 septembre, en conférence de presse, Lamine Fall, secrétaire général de l’Ia de Louga.

Selon lui, toutes les dispositions sont prises pour que l’ouverture des classes se passe conformément aux orientations définies par la tutelle. « Dans les différentes Ief (inspection de l’éducation et de la formation) de Kébémer, Linguère et Louga, l’approche communautaire est mise en avant pour un démarrage effectif des cours dès le premier jour de la rentrée », a souligné M. Fall, saluant l’implication active des syndicats d’enseignants, des parents d’élèves, des élus, des Ong comme Cosydep et des autorités administratives.

« Il nous faut, aujourd’hui, rentabiliser le temps d’apprentissage pour lutter contre les agressions du quantum horaire », a expliqué le Sg de l’Ia de Louga. La région est sur la bonne voie. Etablissements et effectifs sont en hausse. Louga compte, au total, 280 structures de prise en charge de la petite enfance pour un nombre total d’apprenants de 19.911. Dans l’élémentaire, 889 écoles sont enregistrées, enrôlant 109.525 élèves.

S’agissant du moyen secondaire général, l’académie compte 77 collèges et 40 lycées, avec des effectifs respectifs de 34.622 et de 15.019. On note aussi une présence remarquée du réseau franco-arabe. 74 écoles franco-arabes publiques élémentaires sont enregistrées pour un total d’apprenants de 9.171.

« Les effectifs dans les écoles élémentaires franco arabes publiques ont augmenté de 743 élèves, passant de 8.082 en 2014 à 9.171 en 2016. Cette évolution est consécutive à l’ouverture de nouvelles écoles qui commencent à s’étendre », a commenté Lamine Fall tout en invitant la communauté éducative de la région à se mobiliser davantage pour consolider les indicateurs.

« L’académie va rester dans cette dynamique de progrès en sécurisant le temps de travail. L’objectif, bien sûr, est de figurer en bonne place aux examens », a-t-il soutenu, annonçant la tenue, « très prochainement », d’un Crd spécial sur la rentrée scolaire 2016-2017.

Abdoulaye DIALLO

Comme avant chaque rentrée officielle des classes, les enseignants devancent les potaches dans les écoles. Dans certains établissements visités, tout est fin prêt pour accueillir les élèves demain, jour de la rentrée.

Réunion de rentrée à l’école japonaise du quartier « Maristes ». Sur place, enseignants et personnel d’encadrement sont enfermés dans le bureau du directeur. Preuve que la rentrée est bien en vigueur dans cette école primaire. Seul le gardien, posté devant le bureau de la direction, oriente visiteurs et parents venus soit pour inscrire leurs enfants ou demander des informations. « Le directeur est en réunion avec les enseignants. Il ne reçoit que vers 13 heures », répète le gardien à tout visiteur. Dans la cour, quelques parents restent. Ils attendent la fin de la réunion.

A l’école élémentaire El hadji Doudou Mbathie, sise au quartier de Hann-Yarakh, l’ambiance est tout autre. Ici, la réunion entre l’administration et les enseignants vient de finir. « Tout s’est bien passé », précise le directeur Mamadou Mbengue. Ses quinze classes sont toutes prêtes à accueillir les élèves pour la rentrée de demain. Enseignants et administration disent être dans les dispositions de démarrer les cours le jour de la rentrée. Le seul hic, selon le directeur de l’école, c’est le problème des fournitures que la mairie devait assurer. « En vertu des nouvelles dispositions de l’Acte 3 de la décentralisation, il revient aux collectivités locales d’assurer la mise à disposition des fournitures aux élèves », informe M. Mbengue. Pour lui, il y a un problème de compréhension des textes et rôles qui font que les collectivités tardent à matérialiser cela. Ainsi, pour permettre aux élèves de démarrer les cours le jour de la rentrée, le directeur de l’école a fait passer un message de sensibilisation à la mosquée et par crieur public, pour qu’au moins les élèves arrivent le jour de la rentrée avec un cahier et un stylo. « Nous allons poster un gardien à la porte le jour la rentrée pour informer les parents et les élèves d’amener avec eux un cahier et un stylo. Les enseignants pourront faire une remise à niveau en attendant. Nous voulons que le jour de la rentrée soit un jour de démarrage effectif des cours et non de promenade des élèves dans leurs beaux habits », ajoute-t-il. Entre temps, certains parents viennent dans le bureau du directeur qui pour amener des bulletins de naissance, d’autres pour demander des informations. Mamadou Mbengue prend son temps pour donner les explications nécessaires tout en fixant rendez-vous aux parents le jour de la rentrée. Une rentrée officielle qui vient après celle des enseignants…

O. NDIAYE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a révélé que le volume d’investissements au profit du sous-secteur de l’assainissement dépasse largement ce qui a été fait il y a de cela plus de 10 ans. « L’assainissement est un secteur prioritaire pour le président de la République. Ce que nous avons investi au cours de ces trois dernières années est largement supérieur aux investissements réalisés au cours de la décennie précédente », a soutenu Mansour Faye. En tout état de cause, l’atteinte des Objectifs du développement durable concernant l’assainissement requiert une mobilisation accrue des ressources financières.

I. SANE

Le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy et du khalife général des tidjanes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, a apprécié à sa juste valeur les avancées significatives notées dans les négociations entre les différentes parties (Etat et syndicats d’enseignants) pour une pacification définitive de l’espace scolaire au Sénégal.

Le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy et du khalife général des tidjanes avait reçu, vendredi dernier, une forte délégation du Haut conseil pour le dialogue social (Hcds) conduite par sa présidente, Innocence Ntap Ndiaye. La délégation était venue rendre compte au guide religieux les conclusions du séminaire de cinq jours tenu à Saly et consacré à cette question cruciale.

La présidente du Hcds a fait le compte rendu de la rencontre qui a regroupé la quasi-totalité des acteurs de l’école. Innocence Ntap Ndiaye a expliqué à Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine « que l’Etat et les syndicats d’enseignants sont, aujourd’hui, dans de très bonnes dispositions pour œuvrer, ensemble, pour la pacification de l’espace scolaire et que l’année 2016-2017 puisse se dérouler dans un climat apaisé avec zéro grève ».

Pour sa part, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine a magnifié le rôle joué par le Hcds dans la recherche de consensus. « Le Sénégal a toujours été un pays de dialogue et de terre d’accueil. Donc, c’est dans le dialogue et la concertation que tout peut se construire dans un pays comme le nôtre. Et votre structure est ancrée dans cette culture qui a toujours caractérisé notre pays en jouant sa partition dans cette crise qui a trop perduré au détriment de nos enfants, lesquels ont besoin d’être éduqués et formés, car ce sont eux qui constituent l’avenir du pays », s’est exprimé le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy.

Le guide religieux de Tivaouane a indiqué que tout citoyen a le devoir de s’impliquer dans ce dialogue. C’est ce qui lui a donné le droit d’intervenir pour apaiser la situation. Ainsi, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine s’est réjoui du rôle joué par le Haut conseil pour le dialogue social afin d’anticiper sur les éventuelles perturbations. Il a ensuite invité les différentes parties à respecter leurs engagements.

La présidente du Hcds a soutenu que l’Etat a fait beaucoup d’efforts pour satisfaire les doléances des enseignants. Le gouvernement a dégagé une enveloppe de 15 milliards sur les 40 milliards de FCfa prévus pour régler certains points des accords signés avec les syndicats. Ces efforts constituent, pour Mme Ndiaye, « un acte fort qui rétablit la confiance entre les deux parties et qui a fini d’aboutir à un consensus pour sauver l’école sénégalaise des crises récurrentes ». Elle reconnaît que « les syndicats ont également affiché une attitude responsable pour une pacification de l’espace scolaire en direction de la rentrée scolaire sans perturbation ». La présidente du Hcds n’a pas manqué de saluer le rôle que le guide religieux a joué dans la recherche de solutions à cette crise scolaire.

Mohamadou SAGNE

L’expérimentation de l’initiative « Karangué » a été concluante dans le district sanitaire de Thiès. Cette application mobile qui envoie des messages sonores aux femmes enceintes ou allaitantes a fait passer le taux de respect des rendez-vous de 65 à 90 %.

Le rappel des rendez-vous via le téléphone portable est effectif depuis le vendredi 30 septembre 2016 pour les femmes enceintes ou allaitantes demeurant dans le district sanitaire de Thiès. Une application mobile était en cours d’expérimentation. Celle-ci envoie des messages vocaux rappelant les rendez-vous de consultations prénatales et post-natales et de vaccination.

« C’est un nouvel intrant dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Cette application envoie, deux jours à l’avance, des messages sonores de rappel de rendez-vous aux mamans à travers le téléphone mobile. Cette technologie vient d’être introduite officiellement dans notre dispositif au district sanitaire de Thiès », a déclaré le Dr Mamadou Moustapha Diop, médecin-chef du district sanitaire de Thiès. Le passage à grande échelle est conforté par le bon taux de respect de rendez-vous enregistré dans la phase d’expérimentation.

La preuve, le taux de respect des rendez-vous des consultations prénatales et post-natales est passé de 65 % à 90 % entre 2015 et 2016 dans le district sanitaire de Thiès durant ce test. Selon le médecin-chef du district, ce projet, dénommé « Karangué » et conçu par deux étudiants originaires de Thiès inscrits à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, sera d’un grand apport dans la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile au Sénégal. Le projet est soutenu par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. « Cette innovation a été élaborée à partir des opportunités qu’offrent les technologies de la communication.

Le projet a bénéficié d’un appui technique auprès de la Sonatel. Les artistes comme Baaba Maal pour la langue pulaar, Simon Sène pour le sérère et El Hadji Ndiaye pour le wolof ont prêté leur voix pour les rappels des messages vocaux », a souligné le Dr Diop.  Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Farba Lamine Sall, qui a présidé le lancement de l’initiative « Karangué », a apprécié cette innovation qui aura des impacts positifs dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Au nom du ministre Awa Marie Coll Seck, nous félicitons et encourageons ces deux jeunes sénégalais pour leur engagement patriotique.

ous espérons qu’ils inspireront d’autres jeunes, pour qu’ils en fassent autant dans d’autres secteurs », a-t-il laissé entendre. Au cours de cette rencontre, M. Sall a rappelé que la quête de la performance dans le secteur de la santé nécessite l’implication du privé à l’image de la Sonatel qui a signé un partenariat avec le département de la Santé afin d’accompagner la politique sanitaire du Sénégal.

Mbaye BA

L’association « Of peace and sharing » (Hps), qui mène le combat contre les cancers depuis 3 ans, participe activement aux activités d’ « Octobre rose ». Elle a organisé, samedi dernier, à Dakar, une réflexion sur le cancer du sein et du col de l’utérus qui a permis aux spécialistes de donner des conseils aux populations en mettant l’accent sur la prévention.

Dépister, prévenir et traiter : ce sont les principaux objectifs de l’association « Of peace and sharing » (Hps), engagée depuis 3 ans dans la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Les membres de l’Hps ont profité du mois d’Octobre rose pour organiser une réflexion sur le cancer du sein et du col de l’utérus : « Le cas des femmes au Sénégal ». Dans une intervention, le secrétaire général de l’Hps, Luc Léandre Assogba, a affirmé l’engagement de leurs membres dans le combat contre cette maladie.

L’association apporte l’assistance aux femmes atteintes de cancers. Elle prend actuellement en charge 67 patientes. Certaines ont été référées. D’autres ont été contactées après des campagnes de sensibilisation et de dépistage. Lesquelles se sont déroulées à Mbane, Saint-Louis, Bakel, Rufisque et Grand Yoff. « 25 parmi les patientes que nous suivons ont été invitées à la journée de réflexion, dont quatre ont témoigné sur la qualité de la prise en charge et de l’accompagnement », a fait savoir M. Assogba.

Le secrétaire général de l’Hps a avancé que la première patiente suivie depuis la création de l’association se porte bien puisque n’étant plus malade. Il a précisé aussi que leur structure n’a pas les moyens financiers pour suivre la patiente du début à la fin. Elle se contente du suivi. « Nous aidons les malades à chercher les fonds. De notre côté, nous donnons une contribution financière pour que ces dernières puissent faire des examens et acheter des ordonnances », a-t-il expliqué.

L’association est soutenue par des partenaires, des bénévoles et mécènes. « C’est grâce à ces gens que nous arrivons à assurer l’accompagnement des malades », a évoqué Luc Léandre Assogba. Le directeur de la Protection civile, Abdoulaye Noba, qui a pris part à cette réflexion, s’est engagé à accompagner l’Hps dans sa lutte contre le cancer. Il a réitéré que la structure qu’il dirige a pour mission principale de protéger des personnes, des biens et l’environnement. Sur ce, il n’écarte pas un partenariat entre la direction de la Protection civile et l’Hps pour lutter contre les cancers, en particulier celui du sein. La journée de réflexion a été marquée par la conférence sur trois thèmes liés aux cancers. Le premier a porté sur « Cancer cutané au cours de la dépigmentation cosmétique volontaire : les cas se multiplient ». Il a été introduit par le Pr Fatimata Ly de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, également dermatologue-vénérologue. Le deuxième sur « Halte aux idées reçues, combattre les préjugés », par le Pr Claude Moreira, chef du service oncologie pédiatrique du Chu Le Dantec. Il a présenté un exposé sur le cancer des enfants. Le cancérologue a rappelé que le Sénégal enregistre, chaque année, 800 cas de cancers touchant cette catégorie de population. Le troisième thème est l’œuvre du Dr Jeanne Diaw sur « Sexualité des femmes atteintes de cancer du sein ». La sexologue a donné des conseils aux populations en revenant sur la place des relations sexuelles lorsqu’un partenaire tombe malade.

Eugène KALY

Le débat d’orientation budgétaire 2017 de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), qui s’est tenu vendredi, à Saly, a été une occasion de valider les états financiers de 2011 à 2015. Le Conseil de surveillance a délivré un satisfécit à la directrice générale Socé Diop Dione. Cette dernière a invité l’ensemble des ministères à transmettre à temps les programmes de construction pour éviter les retards dans l’exécution des travaux.

Les états financiers de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep) pour la période 2011-2015 ont été validés. Ces états ont été examinés au cours d’un débat d’orientation qui s’est tenu vendredi dernier, à Saly. Le plan d’action de 2017 était l’autre point inscrit à l’ordre du jour. Au cours de cette rencontre, la directrice de l’Acbep a salué la célérité notée dans l’alimentation de leur compte. Laquelle permet d’accélérer l’exécution des chantiers. « Avant la création de l’agence, les crédits tombaient en octobre ; actuellement, nous avons un compte de dépôt au Trésor. Dès que le programme est transmis, le ministère concerné prend une décision de versement et les crédits sont versés dans les comptes de l’agence et sont sécurisés », a fait savoir Socé Diop Dione qui a ainsi invité l’ensemble des ministères à transmettre à temps les programmes de construction pour éviter les retards dans l’exécution des travaux. L’année 2017, a relevé la directrice générale de l’Acbep, sera marquée par l’option d’assurer pleinement la mission dévolue par l’État. « Le président de la République a donné des directives et cela a été traduit dans la circulaire du Premier ministre qui demande à tous les ministères de transmettre les programmes de construction à l’agence et de verser les crédits à temps pour nous permettre de faire une bonne consommation du budget », a-t-elle fait savoir.

Pour le commissaire aux comptes Mor Dieng, les états financiers sont passés de plus de 4,5 milliards de FCfa en 2011 à plus de 57 milliards en 2015. Une situation financière jugée conforme par le commissaire aux comptes. Les intervenants ont estimé que des avancées notoires ont été notées surtout dans les gestions de 2013 à 2015, suite à l’adoption d’un manuel de procédures par l’agence et la résorption de sa dette fiscale. Le commissaire Dieng s’est félicité de la disponibilité de tous les procès-verbaux de réunion à partir de 2013 et le fonctionnement normal du Conseil de surveillance. Toutefois, il a recommandé à l’Acbep de se doter d’un contrat de performance et d’un système d’information. Ces avancées ont été saluées par le président du Conseil de surveillance, Baba Ndiaye, qui a remercié la directrice générale. Depuis 2011, a-t-il dit, il n’y a jamais eu de rapports financiers. Il s’agit, selon lui, d’une première qui entre dans le cadre de l’assainissement des finances publiques. Socé Diop Dione a rappelé que l’agence faisait partie des structures supprimées par le président Macky Sall, puis rétablie au regard de son importance. « L’agence joue un rôle prépondérant dans le Plan Sénégal émergent (Pse), car étant le maître d’œuvre délégué de tous les ministères qui n’ont pas la vocation de construire », a-t-elle indiqué.

L’agence, selon Mme Dione, accompagne également les collectivités locales dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de construction avec l’Acte III de la décentralisation qui confère à ces dernières une place importante dans l’organisation administrative du pays ainsi que dans le processus de développement.

18 projets achevés
En 2016, a-t-elle affirmé, l’Acbep a pu achever 18 projets, dont 15 de construction et 3 de réhabilitation. Elle supervise actuellement l’exécution de 45 chantiers. « L’agence a déjà terminé beaucoup de constructions, notamment les projets qui étaient à l’arrêt depuis 2012. Il y avait, au total, 102 projets pour un montant de 61 milliards de FCfa. Le président Macky Sall a mis les moyens nécessaires et nous avons presque terminé 60 % de ces projets », a-t-elle précisé.

L’agence, toujours selon sa directrice, va se doter d’une feuille de route pour réaliser sa vision, mais aussi d’un contrat de performance pour faciliter la réalisation des engagements.

S. O. F.

Agé de 18 ans, Thierno Sophiane Diallo a résolu l’équation de surveillance à distance des biens et des services. Il a mis au point un appareil fonctionnant avec une application mobile. Le dispositif lance des signaux sonores ou lumineux lorsqu’une personne s’approche de votre voiture, maison ou magasin. Ce candidat au baccalauréat scientifique a intégré un détecteur de mouvements dans le dispositif. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a reconnu que Thierno Sophiane Diallo est l’inventeur de ce dispositif. L’auteur lance un cri du cœur pour la protection de son œuvre que des techniciens ont commencé à produire à grande échelle.

Le marché jeudi est dans l’effervescence à Guédiawaye. Thierno Sophiane Diallo sort des installations des marchands, le visage mince, la mine timide. Le jeune Thierno flotte dans un boubou blanc au col mal ajusté. Le port vestimentaire et la minceur lui donnent l’air d’un talibé. Il ne l’est pas pourtant. Ce jeune âgé de 18 ans a déjà les mains propres. Il a obtenu un brevet de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Il est le premier Africain dans 17 pays qui a conçu le dispositif de contrôle à distance des biens et des services.

La passion pour les inventions remonte à sa tendre enfance. Thierno Sophiane Diallo s’amusait à démonter des systèmes complexes comme les installations électriques pour comprendre leurs mécanismes et leurs principes de fonctionnement. De fil à aiguille, la passion se cristallise. Un jour, alors qu’il était en classe de 4e, en écoutant la Rfi, il a appris que les cas de vol ont augmenté, de façon spectaculaire, en France. L’idée de résoudre cette équation lui a traversé l’esprit. « Lorsque j’ai appris que les vols ont augmenté en France. Je me disais donc, au Sénégal, un pays pauvre, il y aura plus de cas. J’ai alors commencé à réfléchir », confie le candidat au baccalauréat pour l’année scolaire 2016-2017. En 2013, il matérialise son idée. Le dispositif est une boîte munie de deux contacts permettant de basculer entre le système sonore et l’émission d’un signal lumineux. Un téléphone portable est intégré sur la façade latérale. Il est relié à un système de la boîte. L’appareil est doté d’un système qui enregistre les bruits et les conversations d’une ou des personnes qui rôdent autour de votre voiture, de votre magasin ou de votre maison. Le jeune homme a réussi à ajouter un détecteur de mouvements. L’alerte sonore, combinée au détecteur, est, entre autres, l’innovation qui a convaincu le jury de l’Oapi à lui décerner le brevet reconnu dans 17 pays africains. « Son aspect le plus innovent, c’est qu’il permet à un véhicule d’informer son propriétaire d’un vol, quel qu’en soit la distance qui les sépare, en rapportant toutes les paroles du voleur au même moment où il essaie de le voler ». L’appareil est monté à l’intérieur de la voiture.

L’usage modulable
Son usage est modulable. Les usagers peuvent s’en servir pour détecter tous les mouvements et enregistrer à distance tous les mouvements aux abords de leur maison et de leur magasin. Lorsqu’une personne ouvre la porte d’une voiture ou d’un magasin, le propriétaire reçoit à temps réel une alerte sonore ou un signal lumineux. Le jeune inventeur offre ainsi la possibilité à tous de veiller sur la sécurité de leurs biens. « L’appareil de sécurité à distance permet de protéger des zones et des véhicules à distance, en émettant un signal d’alarme sur le téléphone cellulaire de son propriétaire et un signal sonore et lumineux au niveau du véhicule ou de la zone protégée », assure l’élève en classe de terminale au lycée Mame Cheikh Mbaye de Tambacounda.

Aujourd’hui, il n’est pas seulement dans les classes. Il est aussi au Centre de formation Sénégal-Japon. C’est dans cet établissement qu’il travaille à affiner son invention avec l’aide d’autres jeunes sénégalais. En plus de l’utilité publique de l’invention, Thierno Sophiane Diallo rêve de créer beaucoup d’emplois. A condition que les partenaires l’aident à franchir le cap de la production industrielle. « Lorsque j’ai rencontré des sociétés de vente de voitures, leurs responsables ont été émerveillés par l’invention. Lors du meeting des jeunes inventeurs et jeunes entrepreneurs, mes camarades venus d’autres pays ont pris l’engagement de me soutenir à écouler ma production au niveau africain. Le marché est là », théorise l’inventeur. Thierno Sophiane Diallo ne demande pas de l’aide. Il sollicite un partenariat. Il est convaincu qu’il y a un marché national et sous-régional. Il ne croit pas que le partenaire court les risques d’investir à perte. « J’ai rencontré de jeunes inventeurs africains qui ont décollé, parce qu’ils ont obtenu des soutiens, des subventions. Ils ont décroché des partenariats qui leur ont permis de produire à l’échelle industrielle leur invention. Cela est possible avec cette invention. Si nous produisons une quantité importante d’appareils, nous pourrons rentabiliser l’investissement et créer des emplois », estime l’inventeur. C’est l’Association sénégalaise de la propriété et l’innovation technologique (Aspit) qui lui avait accordé une subvention pour la fabrication du prototype. Mais, le passage à la production industrielle est une priorité comme du reste la lutte contre le piratage.

Victime d’un piratage
Thierno Sophiane Diallo tenait à le clamer haut et fort lors de notre passage. Il a constaté, avec amertume, que des techniciens ont réussi à saisir les principes de fonctionnement de son appareil. « J’ai saisi les organes compétents pour attaquer les auteurs de piratage. Au moment où je pensais à protéger mon invention, certains ont commencé à la reproduire à l’échelle industrielle. Ces derniers tuent l’inventivité. L’Etat du Sénégal doit prendre des mesures fermes pour protéger les inventeurs », s’alarme Thierno Sophiane Diallo. Après le secteur de la musique, celui de l’innovation et des inventions sera-t-il gangréné par le piratage ? Cette question remet au goût du jour la protection des œuvres et la lutte contre ces mauvaises pratiques qui découragent les créateurs dans un contexte d’explosion des nouvelles technologies et de la communication.

Idrissa SANE

Astou Sané fait partie des 100 personnes qui vont bénéficier de soins gratuits dans le cadre des deux journées de consultations initiées par l’Association pour la renaissance du patrimoine islamique et de l’expansion de la culture arabe (Arpieca). Cette activité se déroule au centre de santé Philippe Maguilène Senghor de Yoff, sous la houlette de l’ophtalmologue Bocar Diallo. Depuis 5 ans, Mme Sané traine la cataracte, mais faute de moyens, elle n’a pas pu bénéficier d’une opération. Pour le directeur exécutif de l’Ong Aprieca, Daouda Chérif Aïdara, ces opérations sont importantes, parce que la cataracte est un fléau national et les populations ont besoin vraiment d’être soignées. Parlant des nécessiteux, il a soutenu que ces derniers ont des difficultés pour se prendre en charge. « Nous avons vu des gens aveugles, faute de moyens. Cet acte humanitaire a été possible grâce à notre partenaire Abdel Amir society charity Koweit. Nous espérons élargir cet évènement pour toucher les populations du monde rural qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. Nous comptons pérenniser cet élan de solidarité », a indiqué M. Aïdara.      

     Serigne Mansour Sy CISSE

Le Dr Mouhamadou Moustapha Dieng, oncologue-radiothérapeute à l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec, a animé une conférence lors du lancement  d’ « Octobre rose 2016 ».

Le thème a porté sur « La radiothérapie dans la prise en charge du cancer du sein ». Il a souligné que la radiothérapie est un traitement local. Elle peut s’intéresser au traitement du sein ou d’une partie localisée d’une maladie ailleurs dans le corps. Cependant, cet appareil est rare, car seuls 5 pays de l’Afrique noire francophone disposent d’une radiothérapie fonctionnelle. Le Sénégal en fait partie. Notre pays dispose d’une radiothérapie obsolète pour une demande qui tourne autour de 1.000 malades par an. « Nous sommes sous équipés en matière de radiothérapie. Pis, cette dernière ne répond pas aux normes internationales, même si elle rend d’énormes services aux populations, parce que rentrant dans l’arsenal thérapeutique au Sénégal », a soutenu Dr Dieng.

Le spécialiste a fait un plaidoyer pour que cet appareil soit bien entretenu, même s’il ne satisfait que 75 % de la prise en charge des cancers. Cet appareil coûte 1,5 milliard de FCfa. Le Sénégal, d’après l’oncologue, a besoin d’un nouvel appareil, parce que c’est une question de souveraineté nationale.

E. KALY

Pour réduire le nombre de cas de cancers au Sénégal, les spécialistes de la maladie ont concocté un plan national de lutte. Pour le Pr Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer Joliot Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec, l’Etat doit financer ce plan qui englobe des aspects de la prévention primaire comportant un volet communication, « parce qu’il faut informer et éduquer les populations pour changer les comportements », a-t-il souligné. Dans ce plan, il est prévu un volet développement des ressources humaines, puisque cela ne sert à rien, selon le Pr Diop, d’avoir des infrastructures et des équipements pour traiter les malades, si l’on n’a pas de compétences. « En cancérologie, il y a des compétences pour le diagnostic, l’évaluation de l’extension de la maladie, mais également des compétences pour les différentes modalités de prise en charge que sont la radiothérapie, la chimiothérapie et la chirurgie. Il faut donc investir dans les ressources humaines en octroyant des bourses de spécialisation aux médecins », a-t-il revendiqué.

E. KALY

Deux radiothérapeutes pour 14 millions d’habitants
Le Sénégal compte seulement deux radiothérapeutes. «Le seul espoir est que certains sont en formation. Nous espérons que, dans un proche avenir, nous aurons un nombre suffisant de thérapeutes pour mieux s’occuper des 14 millions de Sénégalais », a soutenu Dr Mouhamadou Moustapha Dieng. Il a estimé que les autorités sanitaires doivent convaincre les jeunes médecins à s’intéresser à la cancérologie. « C’est une branche qui fait peur et les médecins préfèrent se spécialiser dans les autres domaines de la santé, alors que la maladie prend de l’ampleur dans notre pays. Ce qui fait que la demande est forte », a reconnu l’oncologue-radiothérapeute.

E. K.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, Mansour Sy, a réitéré, lors de l’ouverture de la session de prérentrée scolaire 2016-2017, organisée par le Haut conseil du dialogue social (Hcds), la totale disponibilité du gouvernement à accompagner cette initiative. Cela, afin de garantir une nouvelle ère de relations apaisées et empreintes de confiance mutuelle.

La session prérentrée de trois jours, débutée le 29 septembre, a pour objectif d’amener les acteurs du secteur de l’éducation (partenaires sociaux, parents d’élèves, organisation de la société civile, etc.) à s’accorder sur des mesures consensuelles pour le respect des engagements pris afin de garantir la stabilité de l’année scolaire 2016-2017. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, « le sous-développement trouve son levain principalement à deux niveaux, à savoir l’ignorance et le déficit en formation. Nous ne parviendrons jamais à juguler ces fléaux sans une politique éducative et de formation volontariste, participative et moderne ; ce qui nécessite un système éducatif de qualité et un climat social apaisé », a-t-il indiqué. Cependant, a relevé Mansour Sy, le système éducatif, malgré les efforts consentis, est en proie, ces dernières années, à des perturbations récurrentes des  enseignements/apprentissages, impactant négativement la qualité des ressources humaines. Cette situation, a-t-il soutenu, interpelle tous les segments de la nation : autorités publiques, enseignants, parents d’élèves, organisation de la société civile et apprenants. C’est pour cette raison, a fait savoir M. Sy, que toute initiative allant dans le sens de l’apaisement durable du climat social, afin de permettre le déroulement d’une année scolaire normale, sera toujours accompagnée par le gouvernement.

Le ministre a, en outre, salué l’option du Haut conseil du dialogue social (Hcds) d’organiser « cette rencontre qui constitue un excellent tremplin pour faire un état des lieux le plus complet possible des engagements respectifs ». Il a ainsi réitéré la totale disponibilité du gouvernement à accompagner cette initiative du Hcds pour qu’au sortir de cette session une nouvelle ère de relation apaisée et empreinte de confiance mutuelle puisse voir le jour.

Pour Mme Innocence Ntap Ndiaye, l’organisation de cette session préventive dénote de l’intérêt particulier accordé par le Hcds au secteur de l’éducation. « L’objectif de cette présente session est d’assurer un suivi-évaluation », a-t-elle indiqué, saluant l’engagement et la détermination des parties prenantes qui ont répondu massivement à l’appel. Selon elle, « cette rencontre vise à offrir aux partenaires de l’école une tribune pour la prise en charge de leurs attentes afin de créer les conditions d’une année scolaire stable et apaisée ». Ainsi, a noté Mme Ndiaye, il est attendu des acteurs de s’accorder sur des mesures et des stratégies de prise en charge des engagements entre le gouvernement et les organisations syndicales d’enseignants. Au nom des organisations syndicales, Abdoulaye Ndoye du Cusems a relevé que leur combat n’est point de détruire l’école sénégalaise. « Notre combat, c’est pour la revalorisation et la réhabilitation de la fonction de l’enseignant pour être en conformité avec l’école de la réussite qui est une des recommandations des Assises nationales de l’éducation et de la formation, mais aussi avec l’objectif du développement durable », a-t-il indiqué.

S. O. F.

Pour satisfaire leurs revendications, plusieurs syndicats de la santé ont décrété deux jours de grève. Dans les structures sanitaires visitées, hier, à Dakar, le service minimum est assuré, malgré l’absence de plusieurs membres du personnel.

« La lutte continue », lit-on sur une affiche placardée à l’entrée du centre de santé Gaspard Kamara de Grand-Dakar. Entre autres, le personnel réclame le règlement des problèmes liés à l’Acte 3 de la décentralisation. Malgré la grève, c’est l’ambiance de tous les jours dans les couloirs de cette structure de santé. Le personnel présent sur les lieux vaque à ses occupations. Les infirmières circulent entre les services. La maternité s’anime au rythme des consultations pré et post-natales. Des femmes enceintes et d’autres avec leurs nourrissons entre les bras attendent leur tour. Seule une partie des agents dont les syndicats sont en grève sont absents. Deux sages-femmes du service indiquent que leur syndicat n’est pas concerné par le mouvement d’humeur.

Ailleurs, le mot d’ordre est plus suivi. Au centre hospitalier national d’enfants Albert Royer, les médecins sont en grève. Mme Diop, préposée à la caisse, note une baisse de la fréquentation depuis ce matin. « Les consultations de routine ne sont pas effectuées. Les rendez-vous sont renvoyés jusqu’à la semaine prochaine », indique la dame qui note, par ailleurs, une baisse dans les recettes des tickets. Dans le service, la plupart des salles de consultation sont fermées. En temps normal, sept pédiatres assuraient les consultations journalières. Ce qui en faisait un total de 115, en plus des urgences prises en compte. Pour ce premier jour de grève, seul un médecin assure l’astreinte.

« On est un peu bousculé, car il faut faire le tri des dossiers pour voir les urgences à prendre en compte », déclare un membre du personnel, qui requiert l’anonymat, sans l’autorisation de son supérieur hiérarchique. Le médecin-chef du service est absent. Pour le second jour du plan d’actions, un autre médecin assurera la prise en charge des urgences.

Sur une affiche qui liste les revendications, le personnel en grève exige un traitement plus équitable dans les salaires entre les agents de la santé dans la Fonction publique. Dans ce sens, la plateforme revendicative indique que le salaire d’un député est trois fois supérieur à celui d’un médecin et celui d’un directeur d’agence lui est supérieur de dix fois.

« Nous voulons que la gestion des hôpitaux soit retournée à la ville de Dakar et de Thiès », déclare Dr Marie Louise Evra Guèye, secrétaire générale de la section Sames du centre hospitalier Abass Ndao. Ici, médecins et infirmiers suivent le mot d’ordre. Dans la salle d’attente et les couloirs du service d’endoscopie, pas l’ombre d’un patient. Les sièges sont vides. Les quatre syndicats sur les six que compte l’hôpital sont en grève. Les quelques membres du personnel en poste assurent le service minimum.

Mme Guèye tire un « bilan mitigé » de ce deuxième plan d’actions. La spécialiste en hépato-gastroentérologie signale que les deux jours d’abstention au travail seront assurés tous les 15 jours jusqu’à satisfaction.

Près de la grande porte de sortie, Mme Dione assure qu’elle a pu faire ses analyses. Dans le service où elle s’est rendue, le personnel n’était pas en grève.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Les élèves du Groupe scolaire Yavuz Sélim ont repris, le chemin des classes. Face à la presse, l’administration rassure que l’école ne sera pas fermée.

La fermeture du Groupe Yavuz Sélim n’est pas à l’ordre du jour. D’après Babacar Ndiaye, enseignant dans ledit établissement, des parents ont manifesté leur inquiétude depuis que des autorités d’Ankara ont affirmé vouloir fermer les écoles du prêcheur Fethullah Gülen, accusé d’être l’initiateur du coup d’Etat raté en Turquie survenu récemment.

« Les autorités nous ont rassuré de la non fermeture de notre établissement. Nous faisons du « Ubi tey, Diang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée). Rien ne nous retient. Nous nous sommes préparés pendant les vacances.

Aussi, les élèves ont été prévenus pour qu’ils achètent leurs matériels », a déclaré cet enseignant du cycle primaire. Babacar Ndiaye a soutenu que les parents qui se sont rapprochés de l’administration ont été rassurés de la continuité des cours. Toutefois, Diassé Seck, professeur en informatique, a affirmé que cette psychose a amené certains parents à retenir leurs enfants à la maison alors que d’autres sont partis inscrire leurs progénitures ailleurs.

« Nous tendons vers la perfection et nous souhaitons avoir un taux de 100 % au prochain Concours général. Dans l’ensemble, nous sommes dans d’excellentes conditions de travail », a ajouté M. Ndiaye, non sans préciser que Yavuz Sélim a un programme sénégalais. De son côté, le directeur du Groupe scolaire Yavuz Sélim, Cascades Harun Ula, a précisé que l’établissement reste une école laïque.

Des structures de santé risquent d’être paralysées, aujourd’hui et demain, à cause de la grève du Sames, du Syntras-Sudtm et du Cnts santé. Les responsables de ces trois syndicats demandent au gouvernement de respecter les engagements pris.

Trois syndicats de la santé et de l’action sociale (Sames, Syntras-Sudtm et Cnts santé) entament, aujourd’hui, un mouvement de grève de 48 heures. Ils exigent le respect des accords signés avec le gouvernement. Ils ont constaté, selon un communiqué parvenu à la rédaction, qu’aucune avancée n’a été notée sur la totalité des points relatifs à leur revendication, notamment la revalorisation des salaires du personnel de santé.

D’après le document, la réponse servie depuis 2014 par le gouvernement n’a pas varié. Pour ce qui concerne les travailleurs municipaux, dont les plus importants points restent la régularité dans le paiement des salaires, la couverture sanitaire et la pension de retraite, rien n’a été réglé. Selon les syndicalistes, le gouvernement n’a pas donné de réponses satisfaisantes et durables sur ces questions.

Les responsables syndicaux ont aussi remarqué des lenteurs dans le recrutement du personnel de santé. « Alors qu’il ne reste qu’un trimestre en 2016, le recrutement du personnel dans le secteur de la santé et de l’action sociale n’est toujours pas effectif. Le ministère en charge de la Fonction publique ne cesse de renvoyer les dates de réunion de la commission de recrutement », ont-ils fustigé.

A cela s’ajoutent des questions internes dont le ministère de la Santé et de l’Action sociale a en charge et qui sont restées en l’état. Elles concernent les salaires des contractuels, la régularité du payement des motivations nationales, la formation des biomédicaux… Suffisant pour que ces syndicalistes décident de dérouler leur deuxième plan d’actions.

Cependant, le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) ne participera pas à cette grève. Selon lui, en prenant part à ce mouvement d’humeur, les membres de cet organe remettraient en cause certains acquis obtenus après les négociations avec le gouvernement.

Eugène KALY

L'inspecteur El Cantara Sarr succède à l'inspecteur Samba Diakhaté à la tête du Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale (Siens). Le tout nouveau secrétaire général a été installé, le 25 septembre dernier, à l'issue du deuxième congrès de ce syndicat.

Le deuxième congrès ordinaire du Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l'éducation nationale (Siens) a pris fin dimanche dernier. Pendant deux jours, le corps de contrôle et d'encadrement de l'éducation a passé en revue toutes les questions relatives à la promotion des cadres de l'éducation et la situation de l'école sénégalaise. Les communications étaient centrées autour du thème général : « Quel syndicalisme pour les corps d'inspecteur de l'enseignement ?

Après les rapports et les conclusions des travaux, des recommandations et de nouvelles orientations ont été données pour l'amélioration des conditions de travail des inspecteurs de l'éducation nationale. Le Bureau exécutif national du Siens a aussi procédé au renouvellement de ses instances. C'est ainsi que l'inspecteur El Cantara Sarr a été élu à l’unanimité nouveau secrétaire général par la commission administrative. M. Sarr est un inspecteur de l'éducation et de la formation en service à Kaolack. Il est formateur au Centre régional de formation du personnel de l’éducation de Kaolack (Crfpe).

Le nouveau patron des inspecteurs de l'enseignement s'engage à relever les défis. « Enseigner, c'est déjà un sacerdoce, diriger un syndicat comme celui des inspecteurs de l'éducation nationale ne sera pas du tout facile. Mais je compte sur la compréhension et l'accompagnement de tous les collègues pour qu'ensemble nous puissions relever les défis du corps et du système éducatif », a déclaré l'inspecteur Sarr.

Poursuivant, il a précisé qu'il va consolider les acquis. Après avoir remercié et rendu un vibrant hommage au secrétaire général sortant pour son bilan satisfaisant durant ses deux mandats, El Cantara Sarr se propose de poursuivre l’œuvre de Samba Diakhaté, tout en la renforçant avec la contribution de tous les membres du syndicat.

Dans sa feuille de route, le nouveau secrétaire du Siens entend renforcer le processus de démocratisation au sein de la structure et promouvoir une politique d'équité et d'égalité pour mettre en valeur les femmes inspectrices.

Pape Coly NGOME

Assurer une disponibilité permanente des produits de santé à travers les 1.247 postes de santé du pays est l’un des principaux objectifs que la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) s’est fixée. A cet effet, elle organise un atelier de partage sur la mise en œuvre de son nouveau schéma directeur.

La Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a tenu un atelier de partage sur la mise en œuvre de son nouveau schéma directeur. Cette structure pharmaceutique veut, à travers sa chaîne d’approvisionnement, assurer une disponibilité permanente des produits de santé à travers les 1.247 postes de santé du pays. Cet atelier de partage du schéma directeur de la Pna a réuni tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement de cette structure pharmaceutique qui, dans le cadre de la mise en œuvre des projets de son Plan stratégique 2014-2018, a initié un modèle de distribution concertée des produits de santé. Selon le Dr Lam Toro Mamadou Seck, depuis 2011, la Pna est en train de transformer sa chaîne d’approvisionnement, pour que les produits de santé soient disponibles là où les patients en ont besoin, c’est-à-dire à travers les 1.247 postes de santé, les 89 centres de santé et les 30 hôpitaux du pays. Selon ce pharmacien logisticien, chargé des projets et initiatives de santé au niveau de la Pna, l’objectif est d’assurer une sécurisation des produits au niveau des points de prestation de santé ou des services. Depuis 2010, a-t-il indiqué, une analyse situationnelle sur la disponibilité du produit a été menée et des goulots d’étranglement ont été identifiés. Il s’agit de problèmes liés à la distribution et à l’acquisition, à l’absence de ressources financières des structures sanitaires, de moyens logistiques et aussi de qualification du personnel. Selon le Dr Seck, des réponses ont été apportées avec la transformation de la chaîne d’approvisionnement.

Autofinancement
« Aujourd’hui, on est à une étape charnière, et la première réponse qu’on a apportée, c’est le « Jegesinaa » (je me suis rapproché en wolof) qui voudrait que les produits soient disponibles au niveau du dépôt des sites pour assurer un approvisionnement à travers la chaîne de distribution du pays qui est à quatre niveaux (niveau central, régional, site et poste de santé) ».

A l’en croire, la Pna assure la distribution au niveau de ses onze antennes régionales à travers les pays, et ces dernières assurent l’approvisionnement des 76 districts sanitaires qui vont à leur tour approvisionner les 1.247 postes de santé. Le « Jegesinaa » a pris en compte toutes les stratégies qui ont été développées pour la disponibilité de ces produits. « On a fait la symbiose de toutes ces stratégies pour sortir le « Yeksinaa » (je suis arrivé, toujours en wolof) qui est la seconde phase du « Jegesinaa ». On règle le problème au niveau intermédiaire et au niveau périphérique, mais tout cela nécessite une adhésion des acteurs », a indiqué le pharmacien-logisticien.

Le souhait de la Pna est que la chaîne de distribution des produits de la santé s’autofinance pour lui assurer une certaine autonomie, a estimé le Dr Lam Toro Mamadou Seck. « La Pna a évalué les coûts sur toute la chaîne. On est arrivé au point où cette chaîne s’autofinance à hauteur de 1,9 million de dollar (1,2 milliard de FCfa). Pour éviter que la Pna ait à supporter cette charge, chaque acteur (Pna, région médicale, district, postes de santé) doit contribuer », a noté le Dr Seck. « Ce qu’on recherche, c’est une souveraineté en termes de disponibilité, de financement » dit-il.

Samba Oumar FALL

Envoyées par la Maison de la femme, des Tchadiennes ont effectué un voyage d’études au Sénégal du 17 au 28 septembre. Elles sont venues pour mieux connaitre l’expérience sénégalaise en matière de radio communautaire et l’offre de services pour les jeunes.

Depuis le 17 septembre dernier, des Tchadiennes, envoyées par la Maison de la femme (une structure mise en place par le gouvernement et qui vise l’amélioration des conditions de vie de cette couche de la population), séjournent dans notre pays. Leur mission a pris fin le 28 septembre prochain. Elles sont venues s’imprégner de l’expérience sénégalaise en matière de radio communautaire et d’offre de services aux jeunes à travers les Centres conseils pour adolescents. Au nombre de cinq (dont trois journalistes), elles ont été reçues, dimanche dernier, à la Société sénégalaise de presse et de publication (Sspp) éditrice du quotidien national « Le Soleil ». Accompagnées du Pr Babacar Fall, coordonnateur national du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep), elles ont eu droit à une brève présentation de la Sspp « Le Soleil » par Daouda Mané, le rédacteur en chef central.

Après, ce fut autour de M. Fall, formateur à la Faculté des Sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef), d’expliquer les raisons de la visite de cette délégation au Sénégal et à la rédaction du « Soleil ».

Selon M. Fall, elles sont venues sur recommandation du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour s’inspirer de l’expérience sénégalaise, en vue de créer une radio communautaire et un Centre conseils pour adolescents. Depuis leur arrivée au Sénégal, elles ont visité, tour à tour, les radios communautaires de Thiénaba, dans la région de Thiès, Afia Fm, Rail-Bi Fm et Manoré Fm. Elles se sont également rendues dans les locaux du Centre conseils pour adolescents de Pikine-Guédiawaye et du Geep. Elles ont également bénéficié d’une formation sur la mise en place d’une radio communautaire et la grille des programmes. C’est dans ce cadre, a expliqué le coordonnateur du Geep, que la délégation a jugé utile d’effectuer une visite au « Soleil » pour voir comment ce média accompagne le gouvernement dans sa politique.

« Au Tchad, les femmes n’ont pas les instruments pour vulgariser leurs actions. Cette radio que nous comptons créer sera leur porte-voix », a déclaré Sakla Djimadoumgar, chargée de la formation à la Maison de la femme. « La visite a été instructive. Nous avons trouvé une expérience que nous comptons copier chez nous », a-t-elle ajouté, indiquant que la délégation a été particulièrement séduite par l’expérience de la radio Afia Fm.

Aliou KANDE

Après les villes, le Sénégal pourrait atteindre la couverture universelle d’accès à l’eau potable dans le monde rural. Le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, fonde cette projection sur le taux d’exécution qui tourne entre 7 0 et 80 % pour le programme de 300 forages, les taux de 80 % pour la première phase et 85 % pour la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Il a aussi annoncé le démarrage d’un nouveau programme de construction de 251 forages en octobre ou novembre pour une enveloppe de 50 milliards de FCfa. Selon Diène Faye au moins 700 forages seront construits d’ici la fin de l’année 2017 pour au moins 120 milliards FCfa. 

L’entretien avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye revient à revisiter l’histoire de construction des forages des années post indépendance à nos jours. L’ingénieur est un homme du sérail. Il est du secteur pour employer le jargon en vogue dans le domaine de l’hydraulique. Hier, c’est en tant que secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale qu’il a donné une conférence de presse. Il a aussi puisé dans son passé pour faire la comparaison des réalisations sous les différents régimes de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Pour lui, c’est à partir de 2013 que le Sénégal a amorcé le virage d’accélération de la construction des forages dans le monde rural. A l’en croire, des ouvrages hydrauliques sortent de terre à un rythme 10 fois supérieurs aux taux de réalisation enregistrés depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

« Depuis l’avènement du président de la République, son excellence Macky Sall, à la magistrature suprême, le rythme est de 10 fois meilleur que ce qui a été fait jusqu’ici. Nous allons au moins réaliser plus de 700 forages d’ici la fin 2017 pour un coût global de 120 milliards de FCfa. Cela est énorme », a-t-il apprécié. Cette forte option traduit la volonté du président de la République, Macky Sall, d’apporter des réponses idoines aux préoccupations des populations du monde rural qui n’avaient pas accès, de façon continue, à cette ressource vitale. C’est dans cette perspective que le ton a été donné d’accélérer le maillage du territoire, afin de réduire les disparités. « Le 11 janvier 2013, le président de la République a annoncé un programme de 300 forages. Il a demandé sa mise en œuvre à partir du 14 février 2013. Ce programme de 300 forages a été réalisé avec le concours de plusieurs bailleurs de fonds et le Budget consolidé d’investissement (Bci). Parmi ces bailleurs, il y a la Belgique, le Japon, le Programme Ida, la Bad et l’Uemoa, entre autres. L’Union européenne est en train de dérouler un important programme », a indiqué Diène Faye. Ce programme de 300 forages a permis à des milliers de Sénégalais vivant en milieu rural d’avoir accès à l’eau. En fait, beaucoup d’ouvrages hydrauliques ont été mis en service avec des effets induits sur la disponibilité de la ressource. « Le taux d’exécution de ce programme de 300 forages tourne autour de 70 à 80 % », renseigne l’ingénieur.

Un coup d’accélérateur avec le Pudc
En plus du programme multi-villages, les autorités ont tenu à lancer le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) pour donner une nouvelle dimension à l’hydraulique rurale. Pour le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, le financement de ce programme sur fonds propres traduit la volonté du président de la République de satisfaire davantage les besoins des Sénégalais vivant dans les zones non desservies. « Avant la fin de l’exécution du programme de 300 forages, le Pudc a été lancé avec un important volet de l’hydraulique rurale. Il était prévu la construction de 62 forages pour la première phase. Nous avons un taux d’exécution de 80%, alors que la deuxième phase est de 95 forages. Mais nous avons soustrait 11 forages. Nous sommes à un taux d’exécution de plus de 85 % », rapporte M. Faye. Le cumul des deux programmes donne un chiffre de 446 forages. Et de belles perspectives s’ouvrent pour des millions de personnes dans d’autres localités. Diène Faye a réitéré l’engagement des autorités et des partenaires chinois de construire plus de 251 forages dans un délai d’un an ou 18 mois tout au plus. C’est une première depuis les indépendances.

Le Sénégal va dérouler, à partir d’octobre prochain, un programme d’une grande envergure de construction de 251 forages, de 181 châteaux d’eau, de plus de 1.000 kilomètres de réseau et de 900 bornes fontaines sur une année. Ce projet, d’un montant global de 50 milliards FCfa a été financé par Eximbank China. « Nous avons signé une convention avec Eximbank de Chine pour la construction de 251 forages. Ce programme va démarrer en octobre au plus tard en novembre », a laissé entendre Diène Faye. Les autorités espèrent que le Sénégal enregistra un bond vers la couverture universelle dans le monde rural. « Avec tous ces ouvrages, le Sénégal peut atteindre la couverture universelle d’ici fin 2018 », a estimé M. Faye.

Idrissa SANE


Iles du Saloum : L’ambition de desservir 400.000 personnes
Le transfert d’eau des zones riches vers d’autres où la nappe est pauvre ou polluée marche. Aujourd’hui, dans les îles du Saloum, l’eau potable coule. L’expérience a aussi porté ses fruits à Bakel et à Goudiry.

Les zones de nappes riches alimenteront les localités assises sur des nappes pauvres ou d’eau de forte conductivité électrique. C’est la solution pour servir les zones non servies jusqu’ici. Le transfert a permis d’avoir une disponibilité de la ressource dans plusieurs villages de Bakel et de Goudiry avec le programme Fabolli, dans la région de Tambacounda. Le transfert est déjà en cours dans une partie des îles du Saloum. « Il y a des zones où l’eau n’est pas propre à la consommation ou bien qui n’ont pas d’eaux souterraines. Nous avons pris l’option de faire le transfert. Cela a débuté sur l’axe Notto Ndiosmone et Palmarin », a évoqué Diène Faye, secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale. Il a ajouté : « Nous sommes aussi en train de faire le transfert dans les Iles du Saloum avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Nous avons fait un captage là où l’eau est douce pour l’amener jusqu’aux îles de Mar. Nous avons prolongé la conduite jusqu’aux îles Bassoul. Le transfert va desservir au moins 400.000 personnes dans les Iles du Saloum ».

Aussi, les autorités ont-elles préconisé le transfert d’eau douce pour les zones de la région de Fatick où la nappe a des concentrations en sel largement supérieures aux normes en vigueur. Sous la direction du président de la République, informe Diène Faye, un champ de captage a été initié derrière Toubacouta pour approvisionner la partie Sud des Iles du Saloum, de Niakhar, Toubaccouta. Ce projet est financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).

Fournir une eau à la portée de toutes les bourses
Le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a précisé que leur souci n’est pas seulement de construire des ouvrages hydrauliques. La disponibilité des services est une finalité avec la délégation du service public. Aujourd’hui, avec la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur, l’occurrence des pannes de forages relèvera bientôt du passé, car les opérateurs privés qui sont tenus de rentabiliser leurs investissements n’ont rien à gagner en laissant des pannes perdurer. « Nous avons adopté une délégation de service public qui colle avec l’Acte 3 de la décentralisation, parce que nous avons des communes d’égale dignité, donc des citoyens d’égale dignité. C’est à l’opérateur de s’occuper de la maintenance. Nous avons dit aux usagers que ce n’est pas normal que vous payez l’eau et, à chaque fois qu’il y a une panne, vous êtes obligés de faire une délégation pour aller voir tel ministre ou personnalité pour le dépannage », a fait savoir Diène Faye. Désormais, avec la réforme, les forages seront gérés par des opérateurs privés qui assureront la maintenance, l’extension du réseau et la continuité des services « Maintenant le grand challenge, c’est de faire en sorte que le coût soit accessible à la bourse des populations. Nous sommes en train de réunir tous les éléments pour y arriver en initiant des branchements particuliers », a évoqué le secrétaire d’Etat, chargé de l’Hydraulique rurale. Il s’est félicité du travail remarquable réalisé par l’Office des forages ruraux (Ofor) qui a bien conduit la délégation de service public pour plusieurs localités.

I.SANE

Les participants à la Conférence mondiale sur le logement et le développement urbain (Habitat III) veulent avoir une même position pour mieux représenter le Sénégal. C’est dans ce cadre que des élus locaux ont bénéficié d’un atelier de renforcement de capacités sur les enjeux et défis de cette rencontre.

Le Sénégal prépare activement la Conférence mondiale sur le logement et le développement urbain (Habitat III) prévue du 17 au 20 octobre prochain à Quito, en Equateur. A cet effet, un atelier de partage du processus préparatoire a été organisé, hier, à l’intention des élus locaux. L’objectif est de permettre un renforcement de capacités de ces derniers et d’échanger sur le processus de préparation, en vue d’une meilleure maîtrise des enjeux et défis du développement urbain.

Pour le secrétaire permanant de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Oumar Bâ, il est bon, avant de quitter le Sénégal, que ceux qui prennent part à cette rencontre internationale affinent leur position. C’est pour cette raison que la rencontre est organisée pour « nous permettre de nous concerter et dégager l’expertise sénégalaise en matière de développement urbain  », a ajouté M. Bâ, soulignant que le Sénégal va donner son opinion sur le thème de la Conférence « Logement et développement durable 2016 ». Ce thème, a-t-il soutenu, est un enjeu important du développement urbain du 21ème siècle, car les villes, sur le plan international, sont confrontées aux mêmes problèmes. Ces derniers ont pour noms : inondations, assainissement, électrification ou encore hydraulique rurale. « Toutes ces questions méritent une réflexion sur le plan mondial. Nous allons débattre avec les experts des autres continents pour essayer de trouver des solutions et prendre ensemble en charge ces préoccupations qui empêchent le développement de nos villes », a souligné Oumar Bâ, faisant remarquer que les maires du Sénégal ne rejetteront pas un soutien ou une assistance sur les questions de développement urbain. En présidant l’ouverture des travaux de l’atelier, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a assuré que les participants sénégalais à la conférence seront bien outillés. C’est dans ce sens, a-t-il dit, que le Sénégal a installé, depuis mai 2014, son Comité national Habitat III. Il est chargé de la préparation de cette rencontre. Ledit comité a permis de prendre en charge l’ensemble des préoccupations.

Eugène KALY

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a précisé que leur souci n’est pas seulement de construire des ouvrages hydrauliques. La disponibilité des services est une finalité avec la délégation du service public. Aujourd’hui, avec la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur, l’occurrence des pannes de forages relèvera bientôt du passé, car les opérateurs privés qui sont tenus de rentabiliser leurs investissements n’ont rien à gagner en laissant des pannes perdurer. « Nous avons adopté une délégation de service public qui colle avec l’Acte 3 de la décentralisation, parce que nous avons des communes d’égale dignité, donc des citoyens d’égale dignité. C’est à l’opérateur de s’occuper de la maintenance. Nous avons dit aux usagers que ce n’est pas normal que vous payez l’eau et, à chaque fois qu’il y a une panne, vous êtes obligés de faire une délégation pour aller voir tel ministre ou personnalité pour le dépannage », a fait savoir Diène Faye. Désormais, avec la réforme, les forages seront gérés par des opérateurs privés qui assureront la maintenance, l’extension du réseau et la continuité des services « Maintenant le grand challenge, c’est de faire en sorte que le coût soit accessible à la bourse des populations. Nous sommes en train de réunir tous les éléments pour y arriver en initiant des branchements particuliers », a évoqué le secrétaire d’Etat, chargé de l’Hydraulique rurale. Il s’est félicité du travail remarquable réalisé par l’Office des forages ruraux (Ofor) qui a bien conduit la délégation de service public pour plusieurs localités.

I.SANE

Le transfert d’eau des zones riches vers d’autres où la nappe est pauvre ou polluée marche. Aujourd’hui, dans les îles du Saloum, l’eau potable coule. L’expérience a aussi porté ses fruits à Bakel et à Goudiry.

Les zones de nappes riches alimenteront les localités assises sur des nappes pauvres ou d’eau de forte conductivité électrique. C’est la solution pour servir les zones non servies jusqu’ici. Le transfert a permis d’avoir une disponibilité de la ressource dans plusieurs villages de Bakel et de Goudiry avec le programme Fabolli, dans la région de Tambacounda. Le transfert est déjà en cours dans une partie des îles du Saloum. « Il y a des zones où l’eau n’est pas propre à la consommation ou bien qui n’ont pas d’eaux souterraines.

Nous avons pris l’option de faire le transfert. Cela a débuté sur l’axe Notto Ndiosmone et Palmarin », a évoqué Diène Faye, secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale. Il a ajouté : « Nous sommes aussi en train de faire le transfert dans les Iles du Saloum avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Nous avons fait un captage là où l’eau est douce pour l’amener jusqu’aux îles de Mar. Nous avons prolongé la conduite jusqu’aux îles Bassoul. Le transfert va desservir au moins 400.000 personnes dans les Iles du Saloum ».

Aussi, les autorités ont-elles préconisé le transfert d’eau douce pour les zones de la région de Fatick où la nappe a des concentrations en sel largement supérieures aux normes en vigueur. Sous la direction du président de la République, informe Diène Faye, un champ de captage a été initié derrière Toubacouta pour approvisionner la partie Sud des Iles du Saloum, de Niakhar, Toubaccouta. Ce projet est financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).

I.SANE

Différents acteurs et partenaires de l’école ont pris part à l’atelier sur la pacification de l’année scolaire 2016-2017. Face aux crises récurrentes qui affectent le système éducatif depuis quelques décennies, ils ont émis leur volonté à travailler main dans la main pour nouer un partenariat qui permettrait au Sénégal d’avoir une école viable, stable et pacifiée.

« Depuis plus d’une décennie, notre système éducatif est confronté à des crises et turbulences qui portent préjudice au quantum horaire. Cette rencontre est une belle occasion de cerner les causes profondes de cette situation », a indiqué Amadou Diaouné, le représentant des organisations syndicales d’enseignants. Selon lui, les solutions les plus pertinentes sont attendues.

Selon lui, « (…) les conclusions qui seront retenues constitueront l’amorce de la restauration de la confiance ».

Pour Mamadou Diop Castro, président du Comité du dialogue social/secteur éducation et formation (Cdsef), cette rencontre va contribuer à renforcer le dialogue social. Elle « marque une étape et ouvre une nouvelle ère dans les relations entre les acteurs du système éducatif. C’est aussi un grand moment de mobilisation et de bilan de critique et d’autocritique pour la restauration de la confiance dans l’espace scolaire, la pratique effective du dialogue social et l’avènement d’un partenariat authentique », a-t-il indiqué, soulignant que « ces assises, qui se veulent une rupture, suscitent beaucoup d’espoir ».

Pour le représentant des associations de parents d’élèves, la recherche de la paix dans l’espace scolaire durant l’année scolaire à venir passe nécessairement par cette rencontre entre les deux parties qui ne sont pas en conflit, mais qui sont divisées du fait d’incompréhensions dues à un manque de communication. « Il faut saluer l’initiative de cet atelier, mettre les vertus du dialogue, de la concertation, pour déboucher sur un consensus dynamique », a indiqué Bacary Badiane. Selon lui, les parents d’élèves fondent beaucoup d’espoir sur cet atelier qui, a-t-il assuré, permettra aux élèves et étudiants de reprendre le chemin des écoles avec l’espoir de passer une année paisible, favorable aux enseignements/apprentissages.

S. O. F.

Le Lions club Dakar international a démarré, samedi dernier, sa semaine de santé. Cela, en prélude au mois rose (octobre). Tenue au poste de santé catholique Notre Dame de la Joie de Guédiawaye, l’initiative a permis de consulter gratuitement 500 personnes.

Selon le biologiste Omar Adamou Arouna, président du Lions club Dakar, un don d’une valeur de 13 millions de FCfa a été offert aux populations bénéficiaires pour les accompagner dans la prise en charge des analyses médicales, la lutte contre le paludisme, etc.

« Nous prenons les patients en charge. Il y aura un suivi pour voir s’ils souffrent d’une quelconque pathologie. Si c’est le cas et que cela nécessite une évacuation vers des hôpitaux spécialisés en cas d’urgence, on va y veiller », a souligné le biologiste, informant que le 1er octobre prochain une marche de sensibilisation contre le cancer du sein sera organisée à Mbour. Du 4 au 7 octobre, un dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein aura lieu aux Hlm Grand Yoff. Le 8 octobre prochain, la commune des Parcelles assainies va accueillir, dans le cadre de l’externalisation de leurs activités, un camp d’opérations de la cataracte. Ce sera au dispensaire ophtalmologique Le Baobab. 100 personnes seront opérées à raison de 10 patients par jour pour un don exprimé à environ 50 millions de FCfa.

Serigne Mansour Sy CISSE

Une plateforme nationale côtière et marine a été mise sur pied, hier, à Dakar, lors d’un atelier de deux jours organisé par « Green Sénégal » en collaboration avec le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm) et le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Il a été prouvé que le littoral sénégalais, avec ses 718 kilomètres de plage, représente une occupation de plus de 50 % des établissements humains et des activités économiques. Les nombreuses sortes d’agressions, allant de l’occupation anarchique, voire illégale, aux diverses formes de pollution que l’on rencontre dans le littoral sénégalais, posent la nécessité d’une gestion intégrée et concertée, en vue de sa protection et de sa valorisation. L’existence de plusieurs plateformes d’acteurs sans aucune forme de synergies a conduit « Green Sénégal », à en croire sa coordonnatrice, Woré Gana Seck, de se fixer comme objectif d’accompagner les processus de concertation entre les différentes catégories d’acteurs qui ont une influence ou des intérêts dans l’élaboration des politiques, la définition des programmes de gestion des ressources naturelles et de l’environnement. C’est dans ce cadre que se situe la mise en place d’une plateforme nationale côtière et marine. « Nous allons travailler sur la problématique de l’économie bleue qui concentre des activités transversales en rapport avec le secteur de la pêche ; élaborer un plan d’actions à soumettre aux bailleurs de fonds… », explique-t-elle. Pour le chargé des opérations du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm), Barthélémy Batiéno, « la complexité de la gestion du littoral exige une synergie des actions. C’est pourquoi l’initiative proposée par Green Sénégal a trouvé l’adhésion de notre structure, notamment la mise en place de la plateforme entre les acteurs du littoral ». Madeleine Diouf Sarr, point focal changement climatique au ministère de l’Environnement, tout comme le Pr Papa Goumba Lô, ont insisté sur le caractère fondamental d’une gestion partagée du littoral, notamment sur les aspects de la pollution marine et de l’érosion côtière. Des présentations sur les impacts du changement climatique sur le littoral, les incidences sur la pêche et les mesures de conservation sont au centre des discussions entre les acteurs du littoral de Saint-Louis jusqu’au Sud, en Casamance.

Une visite du Parc de l’île de la Madeleine, qui constitue un lieu de nidification pour le Phaeton Ethéré, une espèce d’oiseau qu’on trouve seulement au Sénégal et au Brésil, est prévue aujourd’hui.

B. B. SANE

Pollution du littoral de Dakar : Plaidoyer pour l’épuration des eaux déversées en mer
Woré Gana Seck de l’Ong « Green Sénégal » a lancé un appel en direction des ministères de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour le traitement des eaux usées déversées à travers les émissaires du canal 4 de Fass, de la Gueule-tapée et de Fann. La construction d’une station d’épuration des eaux usées déversées dans l’espace du littoral compris entre les Mamelles et la plage de Soumbédioune va influer positivement sur les problèmes de pollution de la mer constatés sur cette partie du littoral. Mme Seck s’est dite choquée du degré avancé de la pollution sur le littoral de Dakar, notamment sur cette partie de la capitale où la biodiversité marine est réduite à sa plus faible dimension. Malgré le fait, a-t-elle ajouté, que Soumbédioune fera bientôt l’objet de la construction d’un quai de pêche, alors qu’il est envisagé, dans un futur proche, la construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer dans cette même partie du littoral dakarois. 

B. B. SANE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.