banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1446)

Saint LouisMme Sokhna Ndiaye Faye, épouse du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a remis, le week-end dernier, aux responsables des comités de santé de Pikine 700 et de Gokhou-Mbathie d’importants lots de matériel médical destinés aux postes de santé de ces deux quartiers. Ces équipements sont composés de lits, de charriots de service, de tables de consultation, d’aspirateurs, de berceaux pour les nouveau-nés, de tables d’accouchement… Entre autres matériels dont les sages-femmes qui exercent dans ces deux structures sanitaires ont besoin pour faire fonctionner les services de la maternité.

Après avoir rendu un vibrant hommage à Mme Sokhna Ndiaye Faye pour ce geste humanitaire, les responsables du poste de santé de Pikine 700 ont relayé le cri du cœur des populations de cette partie du faubourg de Sor, invitant l’épouse du premier magistrat de la ville tricentenaire à les aider à disposer, dans les plus brefs délais, d’un appareil d’échographie.

A Gokhou-Mbathie, Balla Guèye et Lamine Ndiaye, adjoints au maire de Saint-Louis, le président du Comité de santé et l’Infirmier chef de poste (Icp), se sont réjouis du geste de Mme Faye. Cette dernière a réaffirmé sa volonté d’être constamment au chevet des populations en difficulté, d’assister régulièrement les femmes enceintes, surtout pendant et après la délivrance.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Macky sall DiscourLe chef de l’Etat, Macky Sall, va faire une déclaration portant sur la prochaine réforme constitutionnelle, mardi, à partir de 20h précises, au lieu de 13h, annonce un communiqué du pôle de communication de la présidence de la République.

Le président de la République a déjà reçu les avis du président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, relatifs au projet de révision de la Constitution, renseigne la même source.

Source : APS


Des syndicats du supérieur, de l’élémentaire et du moyen secondaire vont marcher jeudi prochain. A travers cette manifestation, ils exigent du gouvernement le respect des accords signés mais également la restauration de la dignité de l’enseignant.
L’école sénégalaise (de l’élémentaire au supérieur) sera encore paralysée les 18 et 19 février prochains. Sur initiative du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui annonce une grève de 48 heures à partir de jeudi, une marche citoyenne aura lieu le même jour. Selon Yankoba Seydi, coordonnateur de la section Saes de l’Ucad, dix mille enseignants vont prendre part à cette manifestation. «C’est une initiative du Saes mais également du Cusems et du Grand cadre. Dix mille enseignants prendront part à la manifestation», a confié au bout du fil M. Seydi.
Il précise que cette marche est organisée en vue de la restauration de la dignité de l’enseignant, mais également pour le respect des accords signés entre le gouvernement et les syndicats. Il a ajouté que d’autres syndicats ont manifesté leur volonté de se joindre au mouvement et même des organisations de la société civile. « Des responsables d’organisations de la société civile vont marcher avec nous, car ils savent que l’école est menacée. C’est une marche citoyenne. C’est pourquoi nous invitons tout le monde », a-t-il déclaré.
Le départ est prévu à la Fastef et l’arrivée aura lieu au rond point Jet d’eau. Depuis vendredi dernier, note Yankoba Seydi, l’autorité est informée de la tenue de la marche. «Nous avons déposé l’avis de marche depuis vendredi. Nous comptons marcher même si la manifestation est interdite, car c’est un droit reconnu par la Constitution », a averti le coordonnateur du Saes à Dakar.
Mardi et mercredi dernier, le Saes avait observé un arrêt de travail dans les campus des cinq universités publiques du pays. Cette grève faisait suite à l’expiration du préavis de grève du Saes. En conférence de presse lundi dernier et en présence de responsables syndicaux de l’élémentaire et du moyen secondaire, Seydi Ababacar Ndiaye, le secrétaire général du Saes, avait indiqué qu’une discussion serait engagée pour mener ensemble le combat contre le gouvernement. Mieux, il avait annoncé une grande marche qui va mobiliser près de dix mille enseignants. «Nous allons nous liguer pour faire face au gouvernement. On fait des remises gracieuses d’impôts alors que les enseignants sont laissés en rade », avait déploré M. Ndiaye.  

Aliou KANDE


Avec une nouvelle station de pompage et le nouveau château d’eau dont les travaux sont exécutés à 90%, le réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Thiès et ses environs ne devrait plus connaître de perturbations majeures.
Le Directeur général de la Sones, Charles Fall, a effectué, samedi dernier, une visite de chantier à Thiès. Sur place, il a indiqué que deux ouvrages (une nouvelle station de pompage et le nouveau château d’eau) devraient être inaugurés avant la fin de la première quinzaine du mois de mars 2016. Selon lui, ces deux ouvrages vont, à terme, améliorer de manière constante la disponibilité de la ressource en eau. «La nouvelle station de pompage déjà fonctionnelle dispose d’une capacité d’injection de 6.000 mètres cubes supplémentaires utilisables dans le réseau d’eau potable de Thiès. Ce qui a déjà fini d’améliorer l’accès à l’eau des populations des quartiers situés en hauteur comme Mbour 1, 2, 3 et 4, Hlm route de Mbour, route de Dakar ou encore Sofraco ».
A cette station s’ajoute, selon M. Fall, « le nouveau château d’eau d’une capacité de stockage de 2.000 m3 d’eau implanté au quartier Mbour 3 et dont l’entreprise en charge des travaux nous a donné l’assurance d’achever le chantier à la fin de ce mois. L’ouvrage de stockage qui connaît déjà une connexion partielle sera définitivement connecté à la station de pompage qui vient d’être mise en service par la Sones et confiée par la suite à la Sde».
La situation, telle qu’elle est présentée, fait naître des lueurs d’espoir chez une bonne partie de la population de ces zones qui ont beaucoup souffert des désagréments causés par les pannes régulières des forages d’alimentation en eau.

Des réponses durables
La demande pressante des populations qui s’est manifestée dans les quartiers touchés a ainsi motivée «l’élaboration d’un Programme d’investissement prioritaire pour la ville de Thiès d’un montant de plus de 5 milliards de FCfa pour rendre disponible non seulement la ressource en eau potable, mais aussi fournir une eau de qualité », a rappelé le Directeur général de la Sones qui estime aujourd’hui « que nous sommes en train de réussir ce pari, car la station étant connectée à la conduite du Lac de Guiers, l’eau consommée ne comporte plus de calcaire qui auparavant était très décrié par les consommateurs thiessois ». Toutes ces actions, indique M. Fall, visent à apporter des réponses durables aux besoins en eau potable des populations, surtout dans la capitale Dakar où sont consommés plus de 72% de la production nationale d’eau potable. « Les besoins sont donc plus importants à Dakar, vient ensuite la région de Thiès. C’est ainsi que, sous l’impulsion du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la Société nationale des eaux du Sénégal a bouclé un plan de financement de 250 milliards de FCfa pour la construction et la mise en service, en 2020, de la troisième usine de Keur Momar Sarr (KMS3). L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement en eau de Dakar à l’horizon 2035 au plus tôt. Cette usine s’ajoute aux deux usines fonctionnelles sur le site du Lac de Guiers mises en service depuis plus de quarante ans et des stations de traitement et de pompage.

Travaux de réhabilitation du forage de la Cité Balabey
Avec sa délégation, le Directeur général de la Sones s’est aussi rendu à la Cité Ballabey où la Sones a entrepris des actions de réhabilitation du forage de ce quartier, sous la responsabilité de la Régie des chemins de fer. En conséquence, ledit quartier n’est pas connecté au réseau de la Sones. « Ainsi, nous avons envisagé de changer la pompe existante en panne depuis des semaines privant les usagers d’eau du robinet. D’autres travaux sont envisagés pour améliorer le niveau du débit de ce réseau privé qui est très bas », a indiqué Charles Fall. Il estime que « la Sones étant une société de service public, ne fait pas de distinguo entre le public et le privé. Donc, notre devoir est d’accompagner les populations de la Cité Ballabey en réalisant des travaux de traitement du forage qui puissent leur assurer une distribution d’eau potable de qualité ».

Mohamadou SAGNE


L’hôpital régional de Tambacounda a été doté d’une ambulance médicalisée équipée de dernière génération, d’une valeur de 40 millions de FCfa. Les clefs ont été officiellement remises, vendredi dernier, au Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Elle avait à ses côtés le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba. Ce geste de la Fondation Sonatel s’ajoute à celui du ministre de la Santé qui, cette année, a mis deux ambulances à la disposition de cet établissement hospitalier. Soit trois ambulances reçues cette année.
« Ce présent est venu au bon moment, car le besoin était énorme dans cette structure de santé d’une région frontalière d’autres régions du pays, mais également des pays de la sous-région », a déclaré le ministre de la Santé qui a vivement remercié la Fondation Sonatel pour ses appuis variés au secteur de la Santé.
Pour Alioune Ndiaye, directeur général de la Sonatel, cette entreprise «est consciente des enjeux du développement durable, c’est la raison pour laquelle elle s’est lancée dans une démarche volontariste en intégrant la Responsabilité sociétale d’entreprise comme un des piliers de sa stratégie de développement ». D’ailleurs, poursuit-il, « nous entendons, à travers notre engagement citoyen, soutenir les populations défavorisées, en relation avec les autorités du Sénégal ». A en croire le directeur général de la Sonatel, la santé et le bien-être des populations des zones reculées est une priorité pour son entreprise. Dans ce cadre, des actions ont été menées dans la région de Tambacounda l’année dernière. Elles ont essentiellement trait à la formation de 58 sages-femmes sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. Ainsi, deux appareils neufs de cryothérapie ont été mis à la disposition des districts sanitaires de Tambacounda et de Koumpentoum. La maternité du poste de santé de Diawara a également été intégralement équipée. Alioune Ndiaye  a annoncé, pour les 27 et 28 février prochain, la tenue de consultations médicales gratuites au profit de 500 personnes âgées.

Pape Demba SIDIBE


La Journée nationale pour l’éducation des filles a été célébrée cette année sur le thème : « Promouvoir l’éducation des filles et l’inclusion des enfants à besoins éducatifs spéciaux ». La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.
Une table ronde sur la problématique de l’éducation des filles a marquée cette année la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles. A l’occasion, le ministre de l’Education nationale a affirmé que le gouvernement du Sénégal travaille à mettre en œuvre la décision présidentielle numéro 7 visant la promotion de l’inclusion des filles et des enfants à besoins éducatifs spéciaux. Ainsi, Serigne Mbaye Thiam a pris l’option de procéder à la tenue de concertations ouvertes et inclusives avec l’ensemble des acteurs afin de renforcer la mobilisation de la communauté autour de l’école. A l’en croire, c’est ce choix qui a guidé le format de l’organisation de la journée nationale de l’éducation des filles.
Le ministre de l’Education nationale d’ajouter que c’est ainsi que l’occasion a été donnée aux acteurs du niveau déconcentré d’apporter leurs contributions à l’édification de stratégies susceptibles de produire des changements voulus, maîtrisés et durables.
Au Sénégal, les statistiques ont montré que des progrès soutenus sont constatés depuis 2000 à tous les niveaux du système éducatif, du préscolaire au supérieur, aussi bien dans l’accès aux services éducatifs que dans la qualité des apprentissages. Malgré ces avancées, des défis persistent.

Les filles doublement vulnérables
Globalement, on constate que, plus on monte dans les cycles, plus le taux d’abandon et de redoublement des filles augmente. Au même moment, dans les taux de réussite aux examens, les filles sont moins bien classées que les garçons.
De l’avis des acteurs, ces contreperformances chez les filles trouvent leurs explications à plusieurs niveaux : la pauvreté, les mariages et grossesses précoces, l’enclavement, l’analphabétisme et la faible implication de la communauté qui ne favorise pas une bonne fréquentation scolaire pour les filles.
Selon l’inspecteur de l’éducation Saliou Sène, spécialiste en éducation inclusive, la situation est plus préoccupante pour les enfants vivant avec un handicap, surtout quand il s’agit de filles qui deviennent du coup doublement vulnérables. Pour stopper cette discrimination, le ministre de l’Education appelle à un changement de paradigmes pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd). C’est pourquoi, la coordinatrice du Cadre de coordination des interventions pour l’éducation des filles (Ccief), Marie Siby Faye, a expliqué que c’est pour ratisser large que la dimension « inclusion » a été intégrée cette année dans la prise en charge de la promotion de l’éducation des filles à l’école.
Des partenaires stratégiques comme plan international, l’Unicef et la coopération italienne ont réitéré leur volonté d’appuyer davantage les initiatives du gouvernement pour la promotion de l’éducation des filles.  

Pape  Coly  NGOME


Le Syndicat national des travailleurs de la santé a demandé, avant-hier, au gouvernement de respecter ses engagements en appliquant le protocole signé en 2014. « Depuis que nous avons signé ce protocole, la situation des travailleurs est restée entière. Rien n’a changé », a déploré Souleymane Joe Mané, secrétaire général du Syntras au cours d’une Assemblée générale d’échanges sur les accords signés avec le gouvernement. Selon lui, « le régime n’a pas fait évoluer la situation des travailleurs. Dans le domaine de la santé, il n’y a eu aucune amélioration ».

Le leader du Syntras a rappelé qu’un préavis de grève a été déposé le 21 janvier dernier. Il prend fin ce 21 février. « Nous avons décidé de nous mobiliser pour faire face au gouvernement. Nous tendons la main à tous les syndicats du secteur de la santé pour une unité d’action », a déclaré M. Mané, soulignant que les mêmes problèmes restent les mêmes. « Rien n’a bougé depuis que le nouveau régime s’est installé. Le gouvernement ne doit pas faire moins que l’ancien régime. C’est pourquoi nous sommes déterminés à faire face », a-t-il relevé, signalant que les accords portent, entre autres, sur l’augmentation des salaires, le recrutement dans la fonction publique, etc.

B. DIONE


Langue de barbarieGuet-Ndar est un monde à part, un havre de paix où l’on élève le ton à sa guise, où un voisin peut se permettre de réprimander et de corriger sévèrement un enfant têtu, un endroit où grâce à une solidarité agissante, on s’évertue à rendre des services à son prochain sans ostentation. La gestion collective et associative des problèmes sociaux, la dignité et la sincérité sont autant de valeurs qui contribuent à l’équilibre de cette communauté que chacun s’efforce de préserver.

11h30 à Guet-Ndar. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Au lendemain du grand Magal de Touba, la sardinelle, espèce pélagique communément appelée « Yaa-boye » en ouolof et fort prisée par les ménagères est revenue en force. A partir du pont Moustapha Malick Gaye, une belle vue panoramique permet d’apercevoir un quartier populeux, dense et vivant, des ruelles étroites. Derrière les clôtures de bois, de tôles ou de parpaings, les maisons en dur sont aussi nombreuses que les baraques. Ces constructions frappent par leur petite taille et leur entassement dans un espace réduit. Les populations sont confrontées à d’énormes difficultés pour se déplacer dans cette partie de la ville qui reçoit régulièrement des milliers de touristes, hommes d’affaires et autres visiteurs.

Accoudé à la portière d’un taxi urbain, Baye Gaye, un chauffeur rompu à la tâche, âgé d’une quarantaine d’années et domicilié à Pilote Barre dans le Gandiolais, attend un client aux abords du grand marché de Ndar-Toute. Il déclare avoir réalisé déjà un bon chiffre d’affaires. Il est issu d’une grande famille de pêcheurs. Ses frères, mareyeurs ont effectué, pendant une quinzaine d’années, de nombreuses campagnes de pêche en haute mer. Aujourd’hui, ils font le pied de grue chaque matin sur le quai de débarquement de poissons de Diamalaye à Guet-Ndar. Ils achètent et revendent des cageots de sardinelles. Grâce aux revenus tirés de la pêche, souligne-t-il, tous les membres de sa famille ont pu construire de très belles maisons dans le Gandiolais, dans le Toubé et dans d’autres localités de l’arrondissement de Rao.

Le visiteur qui débarque pour la première fois à Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, à hydrobase et dans certaines localités du Gandiolais, se rend compte aisément des efforts déployés constamment par les pêcheurs, les mareyeurs, les vendeuses de poisson et autres transformatrices de produits de mer, en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté, le chômage endémique des jeunes, la délinquance juvénile, le désœuvrement, la mendicité forcée, etc.

Selon ce chauffeur de taxi, c’est avec les ressources financières générées par ses nombreuses campagnes de pêche en mer notamment dans la zone maritime mauritanienne qu’il a pu acheter ce véhicule de transport en commun. Il a mis à la disposition de ses neveux une solide et fonctionnelle pirogue qu’ils utilisent souvent pour aller chercher du poisson en mer.

Malgré les difficultés auxquelles les pêcheurs de la Langue de Barbarie sont quotidiennement confrontés dans l’exercice de leur métier, ces derniers, à en croire Baye Gaye, arrivent à subvenir aux besoins de leurs familles, à se reconvertir au moment opportun, dans d’autres domaines de la vie économique de notre pays. « Nos problèmes, confie-t-il, tournent essentiellement autour du renouvellement des licences de pêche, de l’arraisonnement des pirogues sénégalaises par les gardes côtes mauritaniennes, de la gestion de la brèche (chavirement de nombreuses embarcations frêles et vétustes dans ce canal de délestage des eaux, aménagé en 2003 par l’Etat pour aider les populations de Saint-Louis à faire face aux inondations dues aux eaux de pluies et à la forte crue du fleuve), des problèmes de conservation des produits halieutiques, etc. ».

Renouvellement des licences de pêche
Ce vieux quartier atypique de pêcheurs grouille de monde dans un vacarme indescriptible, exhibant fièrement ses vieilles chaumières, attrayantes dans leur prodigieux enchevêtrement, sa grande mosquée qui trône imperturbable au milieu de Lodo et de Pondokholé (sous-quartiers). Des centaines de pirogues s'alignent sur la plage. A Diamalaye où l’on débarque la sardinelle et le cimetière « Thiaka Ndiaye », le visiteur découvre des tombes hérissées de piquets de bois ou de fer, recouvertes de filets de pêche qui, à l’origine, étaient l’unique moyen de protéger les sépultures contre les chacals et les chiens errants. Guet-Ndar est un monde à part, un havre de paix où l’on élève le ton à sa guise, où un voisin peut se permettre de réprimander et de corriger sévèrement un enfant têtu, un endroit où grâce à une solidarité agissante, on s’évertue à rendre des services à son prochain sans ostentation.

En effet, dans ce quartier, tout le monde est unanime à reconnaître que l’altruisme, l’honnêteté, la loyauté dans les rapports, la gestion collective et associative des problèmes sociaux, la dignité et la sincérité sont autant de valeurs qui contribuent à l’équilibre de cette communauté que chacun s’efforce de préserver.

Aux abords du marché de Ndar-Toute et du monument aux morts, le spectacle est poignant lorsqu’on voit ces braves femmes de la Langue de Barbarie, venues de divers horizons, déployer des efforts pour éviter d’occuper entièrement la chaussée, héler des clients grincheux parfois exécrables, arrogants, capricieux et hautains, jeter dans tous les sens un regard à la dérobée pour surveiller les badauds agressifs, les pickpockets, les jeunes délinquants à la langue mielleuse, les déplacements des agents municipaux et les forces de sécurité qui les rappellent à l’ordre à tout moment. « Mon mari fait partie de ces nombreux pêcheurs qui ont disparu en mer, il y a trois ans.

Actuellement, c’est un  parent mareyeur domicilié à Gokhou-Mbathie qui me ravitaille tous les jours en sardinelles. Je parviens à nourrir ma famille grâce à la revente de ces produits.  Mon commerce est florissant. J’envisage d’aider deux de mes enfants à ouvrir un commerce au grand marché de Sor », confie cette veuve. Elle invite les pouvoirs publics à développer davantage le secteur de la pêche dans notre pays. « Nous tenons à être des citoyennes à part entière et nous allons nous battre pour survivre et exister, pour éduquer nos enfants, pour contribuer à la lutte contre la pauvreté, la délinquance juvénile », déclare-t-elle.

Le commerce est florissant
Une autre interlocutrice est fière d’exhiber son teint cuivré, basané, un visage en forme aérodynamique, très fin sur le tracé des lignes, un nez aquilin. Clinquante dans son Meulfeu (habit maure qui couvre entièrement les attributs féminins), la jeune femme est une métisse sénégalaise d’origine mauritanienne qui manie à merveille la langue Ouolof. Très loquace, elle nous fait comprendre que les pêcheurs demeurent des citoyens qui prêchent par l’exemple, sur tous les plans et à tous les niveaux. « Nous avons appris, dès notre tendre enfance, à lutter contre le chômage endémique des jeunes, le désœuvrement, l’oisiveté, la mendicité », affirme-t-elle. « C’est très rare de voir des individus tendre la main à Gokhou-Mbathie, Guet-Ndar, Santhiaba, à Hydrobase et dans le Gandiolais où l’on remarque de fortes concentrations humaines composées essentiellement de communautés de pêcheurs », selon notre interlocutrice. Dans ces localités, précise-t-elle, si les garçons vont chercher le poisson en mer, les jeunes femmes se lèvent à l’aube pour se ravitailler en sardinelles à Diamalaye et les commercialiser au marché de Sor.

Reportage de
Mbagnick Kharachi Diagne


Moustapha NiasseL’Assemblée nationale a abrité hier le lancement officiel du Guide pour la gestion intégrée des ressources naturelles du littoral à l’usage des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Destiné aux parlementaires, ce document de capitalisation des bonnes pratiques est disponible grâce à un financement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).

Dans la préface du Guide pour la gestion intégrée des ressources naturelles qu’il a bien voulu signer, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a analysé la crise environnementale qui frappe l’Afrique de l’Ouest. Pour M. Niasse, cette situation concerne la surconsommation des ressources naturelles (côtières et marines, notamment). C’est pourquoi il s’est félicité de cette initiative du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (Repes) d’avoir mis l’accent sur le travail de terrain pour une meilleure connaissance des écosystèmes, des agressions subies et des impacts sur la vie des populations.

Le nouveau guide relate les initiatives prises par les parlementaires des six pays de la zone d’intervention du Programme régional et côtier marin (Prcm) en matière de gestion intégrée des ressources marines et côtières. Au Sénégal, le document rappelle que diverses initiatives sont prises par les élus locaux pour contribuer à la gestion de la réserve de biosphère du Delta du Saloum et à la régénération des formations de mangrove. En même temps, les parlementaires ont initié un processus participatif d’élaboration d’une loi littorale, en organisant des fora régionaux qui ont regroupé tous les acteurs et usagers du littoral ainsi que les services techniques de l’Etat.

En Mauritanie voisine, la caravane du littoral initiée par le Réseau des parlementaires et élus locaux a été une opération de communication  et de sensibilisation. Elle a d’ailleurs permis aux parlementaires, aux élus locaux et aux populations de se rencontrer autour de problématiques majeures telles que l’érosion côtière, le changement climatique et ses effets visibles sur le littoral, les problèmes liés à la pêche et ceux très épineux inhérents à l’exploitation d’hydrocarbures et à la prolifération des déchets.

En Gambie, le Parlement est au cœur du processus de création des Parcs nationaux et les élus locaux sont parties prenantes de leur gestion au quotidien. Ainsi, les élus contribuent à offrir aux populations des alternatives à l’exploitation directe des ressources naturelles par la mise en place d’activités génératrices de revenus, grâce notamment au microcrédit, à l’écotourisme et au maraîchage.

Selon le président du Repes, le député Mamadou Lamine Thiam, il  s’agit pour les parlementaires de mener le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour une meilleure protection de l’environnement et des ressources naturelles. En cela, ce guide est un support qui servira d’outil d’aide à la prise de décisions. Makhtar Diouf, représentant du chef de mission de l’Uicn, a estimé que ce guide est le fruit d’un engagement constant des parlementaires sur les questions relatives à la gestion durable des ressources naturelles. Mieux outillés, les députés peuvent désormais mieux participer à la mission d’amélioration de la gouvernance environnementale.

Mamadou Lamine DIATTA


UCADUn mémorandum d’entente a été signé, jeudi, entre l’Ucad et Africa Lead pour la création de l’Institut supérieur d’agriculture et entreprenariat (Isae).

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar va bientôt s’enrichir d’un établissement dédié à l’agriculture avec le soutien du consortium Africa Lead. Il s’agit de l’Institut supérieur d’agriculture et entreprenariat (Isae). Ce dernier « ambitionne d’être un centre d’excellence pluridisciplinaire pour former les étudiants, proposer une formation continue aux professionnels, mais également répondre aux besoins des communautés », a estimé le Pr Kandioura Noba de la Faculté des Sciences et Techniques (Fst). Selon lui, l’agriculture africaine et sénégalaise souffre de nombreux maux parmi lesquels le faible niveau de qualification des acteurs, l’insuffisance des structures de formation ou leur faible capacité d’accueil, les filières insuffisamment couvertes, le peu de diplômés universitaires en agriculture, etc. Dès lors, l’une des stratégies pour améliorer la production et la productivité est la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ouverte aux titulaires d’un Bac+2, de cycle de formation en Licence professionnelle et de Master, la formation concerne des spécialités comme la production végétale, animale, l’agroécologie, la nutrition, l’alimentation, la technologie alimentaire, les sciences de l’eau, le machinisme agricole, etc. David Tardif-Douglin, directeur des Programmes d’Africa Lead, a rappelé que ce consortium créé dans le cadre du programme américain Feed the Future est l’un des principaux de l’Usaid en matière de renforcement des capacités dans le domaine de l’agriculture en Afrique subsaharienne. « Cet institut devrait nous servir de modèle dans d’autres pays comme le Ghana, le Kenya et le Nigeria où nous comptons dérouler un programme de leadership dans l’agriculture », a indiqué M. Tardif-Douglin.

D’après le Pr Ibrahima Thioub, Recteur de l’Ucad, l’Isae va compléter l’architecture académique de cette université dans le domaine de l’agriculture. Selon lui, eu égard à l’importance et à la qualité de ses ressources humaines et de ses infrastructures techniques, aux formations déjà existantes dans le domaine des agrosciences et à sa position stratégique, l’Ucad a toutes les potentialités pour  aider l’Isae à atteindre ses objectifs. « Mais, pour le réussir, elle doit s’ouvrir au monde socio-économique (…). Elle doit également créer les passerelles possibles avec les institutions de formation professionnelle et technique agricole (…) », a-t-il avancé.

Elhadji Ibrahima THIAM


Saint LouisDans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative européenne de centres d’excellence pour la réduction des risques et menaces liés aux substances Chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (Cbrn), le Sénégal, à l’instar d’autres pays de la façade atlantique africaine, bénéficie de projets qui lui permettront de mieux se préparer et intervenir face à de tels problèmes. Ainsi, l’équipe européenne du projet 35 Cbrn « Gestion des déchets chimiques et biologiques dangereux » a organisé, pendant trois jours, dans la capitale du Nord, un atelier de formation destiné aux chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée des régions de Louga, de Thiès et de Saint-Louis. Les travaux ont été ouverts par le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang.

Cette rencontre a été animée par Mme Fagamou Sy Diop, conseillère technique à la Direction de l’environnement et Point focal national des centres Cbrn, Mme Imma Bueno, responsable de la formation sur les déchets biologiques, Thomas Arevalo, responsable de la formation sur les déchets chimiques et Boubacar Dia, chef du Service régional de l’environnement de Saint-Louis. Pour améliorer la gestion des produits chimiques dangereux et des déchets biologiques dans la région atlantique africaine et en Tunisie, il faut une approche sur mesure adaptée aux besoins de chaque pays partenaire. Selon Mme Fagamou Sy Diop, ce programme Cbrn a démarré ses activités en janvier 2014 et devrait s’achever en juillet 2017. Il est financé par l’Union européenne et mis en œuvre, avec l’appui de partenaires espagnols (Fiiapp-Coopération espagnole et Aenor), en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Liberia, en Mauritanie, au Maroc, au Sénégal, au Togo et en Tunisie.

Il comporte deux phases qui permettent de dresser l’état des lieux, de mener une vaste campagne de sensibilisation et de formation au profit du grand public, des personnes concernées par la gestion de ces déchets, des scientifiques et des techniciens de laboratoires.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Muraille verteUne conférence sur les facettes scientifiques du projet de la Grande muraille verte s’est tenue récemment à l’Ucad. Trois exposés et un film intitulé « La science et la Grande muraille verte » ont été présentés à cette occasion.

Les différents aspects scientifiques du projet de la Grande muraille verte ont été présentés au grand public à travers trois exposés et un film-documentaire intitulé « La science et la Grande muraille verte ». C’était dans le cadre du programme d’animation scientifique de l’Ucad. Il s’agit en réalité de la présentation des résultats des études menées par des chercheurs en biologie, en écologie et en science sociale du Cnrs et de l’Ucad.

Lancée à Abuja en janvier 2007 par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, l’initiative de la Grande muraille verte repose sur une approche concertée, multisectorielle mettant en synergie des actions de lutte contre la désertification, la pauvreté et le changement climatique afin de restaurer l’écosystème dans la partie du Sahel allant de Dakar à Djibouti. Longue de 8.000 km et large de 15 km, elle traverse d’Ouest en Est le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie, l’Erythrée et Djibouti. Ainsi, il s’agit de l’installation et de la mise en valeur intégrée d’espèces végétales à valeur économique adaptées à la sécheresse, aux stress hydriques et adoptées par les populations locales, de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices de revenus ainsi que des infrastructures sociales de base.

Parmi les onze pays concernés, le Sénégal est le plus avancé en termes de mise en œuvre, a fait observer le Directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte. « Depuis 2008, l’Etat a fait des efforts gigantesques qui ont permis au Sénégal de devancer les dix autres. D’abord, la première agence nationale dédiée à ce projet a été créée au Sénégal. Ensuite, en termes de bilan, sur les 545 km qui concerne le Sénégal, nous avons réalisé 150 km de bande verte allant de Mbar Toubab à Lougué Thioly sur une largeur minimale de 15 km et des amplitudes qui peuvent se déployer jusqu’à 50 km de part et d’autre de la bande », a déclaré le Colonel Pape Waly Guèye.

Ainsi, la Grande muraille verte a eu des impacts économiques sur le quotidien des populations par le développement d’actions génératrices de revenus. « C’est une révolution dans la zone puisque les populations, en plus de leurs activités traditionnelles d’élevage, de collecte de lait et de collecte d’eau, mènent des activités quotidiennes de maraîchage dans des parcelles que l’Agence a montées dans tous les gros villages, des jardins polyvalents d’environ 5 ha où, annuellement, les populations tirent et autogèrent des recettes d’environ 15 millions de FCfa dans des zones où récolter même 50.000 FCfa était très difficile auparavant », a-t-il argumenté. Au regard de ces réalisations, le Sénégal est un laboratoire, estime le Colonel Guèye, car « tous les autres viennent s’inspirer de l’expérience sénégalaise ».

Elh. I. THIAM


thione seck 3L’artiste-musicien Thione Ballago Seck a été mis en liberté provisoire, vendredi, a annoncé son avocat Ousmane Sèye à la Radio Futurs Médias (Rfm, privée).

Le leader du "Raam Daan" était en prison depuis juin dernier pour les délits présumés de « blanchiment de capitaux », « tentative d’escroquerie », « association de malfaiteurs », « falsification et altération de signes monétaires en cours légal au Sénégal et dans un pays étranger ».

Selon Ousmane Sèye, son état de santé est « précaire » et « incompatible » avec la vie en prison.

Me Sèye dit avoir formulé plusieurs demandes de liberté provisoire avant d’obtenir la sortie de son client des liens de la prévention.

Thione Ballago, père du célèbre artiste-musicien Wally Seck, est l’un des porte-étendards du "mbalax", une variété musicale sénégalaise.

Source : APS


Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a annoncé jeudi la nomination du général de corps d’armée Balla Keïta, du Sénégal, en tant que Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Balla Keïta succède au général de division Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, décédé le 30 novembre 2015, selon le communiqué reçu, soulignant que Ban Ki Moon « profondément attristé par la mort prématurée du général de division Chomu Tumenta, exprime à nouveau sa gratitude pour la contribution de ce dernier au travail des Nations Unies ».

Avec plus de 40 ans d’expérience militaire aux niveaux national et international, Keïta était, depuis le 7 novembre 2015, Commandant par intérim de la Force de la Minusca et auparavant, de 2013 à 2015, Commandant adjoint de la Force de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (Minuad), après avoir été Commandant de secteur, de 2007 à 2010.

Le général de corps d’armée Balla Keïta a aussi occupé divers postes de haut niveau au niveau national, y compris celui d’Inspecteur général des Forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013, indique-t-on dans le même communiqué.

Le général de corps d’armée Balla Keïta, 60 ans, est diplômé de l’École militaire interarmes de Coëtquidan en France, du Command and General Staff College de Fort Leavenworth aux États-Unis et de l’École de guerre de Hambourg en Allemagne.

Le nouveau Commandant de la Force de la Minusca est marié et père de quatre enfants.

Source : APS


Mary Tew Niane MinPour avoir une autonomie dans le domaine de la génétique moléculaire, le Sénégal aura bientôt une plateforme. Elle permettra de mieux maîtriser la médecine moderne, de favoriser le transfert de technologies, le contrôle sanitaire des aliments, entre autres.

Le Sénégal sera bientôt doté d’une plateforme génétique moléculaire. Elle sera érigée à la Cité du savoir de la future ville de Diamniadio. Sa mise en place a fait hier l’objet d’une rencontre entre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Mary Teuw Niane, les représentants des ministères de la Santé, de l’Intérieur et de l’Agriculture, des Agences de recherche et des partenaires français de l’Université d’Evry-Val d’Essonne. Pour M. Niane, cette infrastructure permettra au Sénégal d’avoir une autonomie totale dans le domaine de la génétique moléculaire dont la maîtrise permet d’enrichir de multiples champs d’intérêt parmi lesquels la médecine moderne, le contrôle sanitaire alimentaire, la police judiciaire et la protection de l’environnement. « Elle aidera notre pays dans le transfert de technologies, des compétences et des connaissances. Lesquelles sont indispensables au développement aussi bien scientifique, économique  que social », a soutenu le Pr Niane.

Il a fait savoir que la plateforme sera structurée autour d’un laboratoire en vue de la préparation des échantillons, de l’analyse et de la mise en forme des données.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a expliqué que sa mise en place permettra de traiter, sur place, les données sanitaires et scientifiques et de réduire les délais en évitant que les échantillons soient envoyés en Europe ou dans d’autres pays développés.  Pour Mary Teuw Niane, la génétique moléculaire ouvre la voie à la médecine personnalisée parce que permettant de mieux comprendre l’origine des maladies héréditaires. Elle établit la présence de signatures génomiques, les prédispositions individuelles à de nombreuses maladies en contribuant à leur prévention.

Pour le président de l’université d’Evry Val Essonne, Patrick Curmi, cette plateforme conduira au développement des produits thérapeutiques plus ciblés par la biothérapie génique ou cellulaire pour le traitement des maladies communes. Il s’agit des différents cancers et d’autres maladies rares qui demeurent sans traitement.

Eugène KALY


Cosydep logoLa Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a réuni, à Dakar, ses 14 coordonnateurs régionaux afin d’échanger sur le plan stratégique 2016-2020 qui devrait contribuer au point 4 des Odd.

En vue de contribuer à l’atteinte de l’objectif 4 des Objectifs de développement durables (Odd) qui invite à garantir et à assurer une éducation équitable pour tous mais aussi un apprentissage tout le long de la vie, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) entend se donner tous les moyens. C’est ainsi qu’elle est en train d’élaborer un plan stratégique 2016-2020 lequel, comme l’a souligné son coordonnateur national, Cheikh Mbow, devrait être alimenté par les propositions émanant des 14 coordonnateurs des antennes régionales. Ces derniers ont été conviés à Dakar à un atelier de deux jours.

« Ce plan stratégique devrait se fonder sur les réalités locales et à partir des propositions faites sur la base des problèmes, des préoccupations, des défis au niveau local. Nous allons nous appuyer sur cela pour avoir un plan stratégique pertinent, efficace et qui nous permettra d’avoir moins de regret en 2030 quand arrivera l’heure du bilan », a insisté Cheikh Mbow.  Si la réflexion est juste à son stade préliminaire, on peut d’ores et déjà dire que certaines préoccupations sortent du lot et figureront en bonne place dans ce plan stratégique. C’est le cas notamment pour les questions liées à l’exclusion des enfants soit par leur situation économique, sociale, morphologique ou par rapport à leur zone d’habitation.

Celle liée au décloisonnement et qui fait de l’école une entité partie intégrante de la société est également une préoccupation majeure qui devrait figurer en bonne place dans ce document stratégique. A ce propos, Cheikh Mbow estime qu’il faut établir des liens entre l’éducation et la santé, l’éducation et l’environnement, l’éducation et les valeurs etc. Car, pense-t-il, « nous ne pouvons plus avoir un système éducatif où l’école s’assimile à l’éducation. Nous voulons avoir une éducation qui puisse nous permettre de régler des questions de développement et de société ».

La question du financement et de la gouvernance est aussi une préoccupation majeure pour la Cosydep. L’autre préoccupation concerne la déconcentration et de la décentralisation. Sur ce point, le coordonnateur national de la Cosydep est d’avis qu’il faut faire en sorte que les enjeux et les problèmes soient réglés à la base, dans et autour des écoles et que tous les pouvoirs ne soient plus concentrés au niveau central.

Pour la mise en œuvre de ce plan, la Cosydep peut compter sur le soutien et l’accompagnement du Global partnership for education qui a mis des fonds à sa disposition.

Elhadji Ibrahima THIAM

MENACE DE GRÈVE DES ENSEIGNANTS : LE GOUVERNEMENT INVITÉ À « AIDER À AVOIR UNE ANNÉE SCOLAIRE APAISÉE »
Les clés d’une année scolaire apaisée sont entre les mains du gouvernement. C’est ce que semble dire le coordonnateur de la Cosydep quand il invite les autorités étatiques à « aider les acteurs pour que, cette fois-ci, on vive enfin une année scolaire apaisée ».

Interpelé, en marge de l’atelier d’élaboration du document de planification de la Cosydep, sur les menaces de grèves qui planent sur le système éducatif, Cheikh Mbow regrette que l’école continue de vivre des perturbations malgré toutes les concertations.

« Cette année, nous avions beaucoup d’espoir avec les Assises nationales, le Conseil présidentiel, le déjeuner autour du président de la République où des instructions fermes ont été données. Nous pensions que nous allions enfin savourer une année scolaire sans perturbations. Mais hélas ! ».

Et Cheikh Mbow de s’interroger sur la capacité du Sénégal et des Sénégalais à faire face aux défis. « Soit nous manquons de sérieux, soit nous sommes dans le sabotage, parce que toute la réflexion a été engagée, les maux sont connus, les solutions ont été proposées.

Il suffit simplement de poser des actions et d’appuyer sur les leviers du changement pour qu’on ne connaisse plus ce genre de situation », a-t-il martelé.

Elh. I. THIAM


Visit OP BM 2016Les réalisations du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) ont été visitées par la Directrice des opérations de la Banque mondiale. Louise Cord s’est félicitée de la bonne exécution du projet et de ses impacts positifs sur la vie des populations.

En visite au Sénégal, la directrice des opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, est allée constater de visu les travaux menés depuis deux ans dans la banlieue par le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) dans le cadre de la lutte contre les inondations. Accompagnée de haut responsables venus de Washington, Mme Cord a, à l’issue de cette petite tournée qui l’a menée à Pikine et à Guédiawaye, exprimé sa satisfaction quant à la bonne exécution du projet financé par l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et le Fonds nordique de développement, à hauteur de 108 millions de dollars, soit 54 milliards de FCfa et de ses impacts positifs sur la vie des populations. Cette information est contenue dans un communiqué de l’Agence de développement municipal qui a en charge de l’exécution du Progep.

Sur le terrain, la délégation de la Banque mondiale a pu constater, selon toujours la même source, les importants travaux qui ont permis à nombre de zones de la banlieue de conjuguer au passé les inondations naguère récurrentes dans leurs localités. « Ainsi, de Dalifort à l’exutoire de Gadaye, en passant par Nietty Mbar, le quartier Cheikh Sy, Ecole Madi Ndiaye, les Bassins Wakhinane et Madialé, le lac Thiourour, la délégation de la Banque mondiale a pu constater comment les travaux exécutés par l’Adm ont positivement impacté les conditions de vie des populations », lit-on dans le communiqué.

100.000 habitants protégés
Selon l’Adm, près de 410 hectares de surface ont été protégés des risques d’inondation grâce à la réalisation d’ouvrages de drainage (bassin de stockage, canaux de drainage, exutoire, etc.) dans les communes de Dalifort, Djiddah Thiaroye Kao, Wakhinane Nimzatt, Médina Gounass, Yeumbeul Sud et Yeumbeul Nord. Ainsi, huit bassins d’une capacité cumulée de 315.000 m3 ont permis de protéger environ 100.000 habitants issus de 300 quartiers. De plus, les ouvrages de drainage réalisés dans la Phase 1 du Progep ont positivement impacté l’environnement et les conditions de vie des populations vivant dans les zones concernées.

Elhadji Ibrahima THIAM


Jeune fumeLe mouvement « no smoke » révolution, soutenu par l’Ong « Campaign for tobacco-free kids », a dénoncé la publicité de faux bonbons nommés « nicoteen ». En conférence de presse, la structure a fustigé cette campagne publicitaire à travers des panneaux, des insertions dans les journaux et des spots à la radio, à la télé et dans les cars « tatas » faisant la promotion de « Nicoteen ». Dans un communiqué parvenu à la rédaction, ils ont estimé que cette campagne digitale est « maladroite ».

En guise de riposte, une contre-campagne a été lancée. Une occasion pour les membres de ce mouvement d’expliquer, de façon pédagogique, certains articles de la loi anti-tabac sur leurs différentes plateformes. « Les internautes sénégalais se sont vite mobilisés et ont exigé une pétition. No Smoke Revolution a lancé la sienne le 5 février 2016 pour une implémentation rapide de la loi antitabac du Sénégal», a-t-on  précisé dans le document.

Le mouvement a dévoilé, au cours de la conférence de presse, la deuxième phase de sa campagne. Il a mis en exergue de nouveaux visuels qui montrent les dangers du tabac. Lesquels ont été remplacés par des paquets de bonbons. Dans sa campagne, « No smoking revolution » a comptabilisé des milliers de réactions. « Notre message a été partagé, mais la lutte ne s'arrêtera pas là », ont promis ses membres. Ils ont aussi fait un plaidoyer pour la vulgarisation du contenu de la loi anti-tabac, soulignant que le peuple sénégalais a commencé à oublier cette loi dont les décrets d’application se font toujours attendre. Beaucoup de Sénégalais ignorent que la loi interdit la vente de tabac aux mineurs.

E. KALY


FatickLa nouvelle école primaire Zone-émetteur de Fatick a bénéficié, lundi dernier, d’un lot de livres, de matériel scolaire et informatique. Cet équipement a été offert par Boubacar Siguini Sy, conseiller spécial du président de la République en matière d’éducation. Lors de la cérémonie de remise à laquelle ont pris part les autorités académiques, des enseignants, parents d’élèves et élèves, l’enseignant-chercheur à la Fastef, M.  Sy, a indiqué que les livres  lui ont été offerts.  « Nous avons ajouté du matériel didactique et informatique, du petit matériel de travail comme de la craie, de l’équerre, de l’éponge, du stylo ... pour apporter notre contribution à cette école », a-t-il expliqué.

Le donateur a ensuite expliqué que Zone-émetteur est une nouvelle école qui doit être accompagnée, signalant que 90% du personnel enseignant sont des femmes braves et dynamiques. La mairie a construit 6 salles de classe et le mur par les pionniers. Pour l’heure, l’établissement est confrontée à un problème lié au manque d’eau et de bloc administratif. Selon Siguini Sy, malgré ces difficultés, cette école est parvenue à avoir 100%  à l’entrée en 6ème et 97% au Cfee. Mme Mané Joséphine Diouf du Centre culturel français a insisté sur le bon usage de ce matériel. Aussi, a-t-elle annoncé que des livres d’un coût de 20 millions FCfa seront acheminés au Sénégal. Selon elle, beaucoup d’écoles pourront en bénéficier.

La directrice de l’école, Mame Diarra Diouf et l’Inspecteur d’académie, Sidy Fall, ont vivement remercié le donateur et le Centre culturel français pour cette action « qui va contribuer à l’amélioration des enseignements et apprentissages dans cet établissement.

Oumar  Ngatty BA


Don de sangPlus d’une centaine de personnes ont répondu présent à la journée de don de sang organisée hier par le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. L’activité à haute portée citoyenne s’est déroulée dans les locaux dudit département, sous la présidence du directeur de cabinet, Khalifa Ababacar Dia.

« Cette activité cadre parfaitement avec la mission de construction citoyenne dévolue au ministère », a déclaré M. Dia, parlant au nom du ministre Mame Mbaye Niang. Il a ajouté que « donner son sang pour sauver la vie d’un autre concitoyen est un acte de solidarité agissante conforme à nos normes et valeurs sociales ».

L’équipe médicale dépêchée pour les besoins par le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) a, entre autres, enregistré les dons de sang des agents du ministère en charge de la Bonne gouvernance, ainsi que des Secrétariats d’Etat à l’Alphabétisation et à l’Hydraulique.

E. KALY


Gouv SN Boun 2

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, ce mercredi 10 février 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat saisit l’occasion de la commémoration du trentième anniversaire de sa disparition, pour rendre, au nom de la nation, un vibrant hommage au Professeur Cheikh Anta DIOP, un savant d’exception qui a fortement contribué au rayonnement scientifique, politique et culturel du Sénégal, de l’Afrique et du monde noir.

A ce titre, le Président de la République demande au Gouvernement, en particulier aux Ministres chargés des Infrastructures, de l’Enseignement supérieur, de l’Education et de la Culture, de promouvoir auprès des jeunes et des étudiants notamment, les œuvres, enseignements et recherches de cet illustre fils du Sénégal, et d’engager, dans les meilleurs délais, la réalisation d’un projet de valorisation du village de Thieytou, qui devra intégrer l’édification d’un centre de documentation et d’exposition sur sa vie et son legs.

Abordant la consolidation du rôle et la place centrale de la diaspora dans le Sénégal émergent, le Chef de l’Etat rappelle au gouvernement l’attention particulière qu’il accorde à la forte implication des Sénégalais de l’extérieur dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) et lui indique l’impératif de dérouler un programme spécial de mobilisation de toutes les compétences nationales, en formation ou en activité à l’étranger, en vue de renforcer et de valoriser le capital humain national.

Dès lors, le Président de la République invite le gouvernement à déployer des projets novateurs visant l’optimisation de l’impact socio-économique des transferts financiers des Sénégalais de l’extérieur, et à procéder à l’évaluation des dispositifs du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE).

Poursuivant sa communication autour du Programme de Renouvellement des Gros porteurs, dont il a procédé au lancement, le 06 février 2016, avec la mise à disposition prioritaire de 73 camions de la phase pilote qui concerne 1600 véhicules sur la période 2016-2017, le Président de la République exhorte le Gouvernement à consolider la dynamique de modernisation globale du sous-secteur des transports routiers.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à mettre en œuvre, dans les meilleures conditions requises, ce programme stratégique.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en revenant sur le déjeuner de travail, le 5 février 2016, avec le Président Recep Tayyip ERDOGAN, qui a permis de faire un large tour d’horizon de la coopération bilatérale avec la Turquie et de signer des accords de partenariat bénéfiques pour notre pays.

Il a également informé le Conseil de sa désignation, par l’Union Africaine, pour faire partie d’une délégation de haut niveau composée de 5 Chefs d’Etat, devant se rendre au Burundi pour des consultations, et de sa participation, sur invitation du Secrétaire général des Nations Unies et du Président du Groupe de la Banque mondiale, au Groupe de haut niveau sur l’Eau, composé de 13 personnalités, dont la mission est de mobiliser la communauté internationale en vue de la réalisation de l’Objectif 6 du programme de développement durable à l’horizon 2030, lié à l’eau et à l’assainissement.

Enfin, le Chef de l’Etat a adressé ses félicitations au Ministre de l’Education nationale pour sa récente tournée dans la région de Ziguinchor.

Il a invité le Gouvernement à veiller à la présence des services de l’Etat et à la mise en place d’infrastructures sociales de base sur l’étendue du territoire national, en particulier dans les localités frontalières, en vue satisfaire les besoins légitimes des populations.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux et défis de la stratégie nationale de la promotion des exportations, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine, internationale et du travail accompli par la représentation sénégalaise au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point du suivi de la campagne de commercialisation agricole.

Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des préparatifs de la deuxième conférence sociale prévue en avril 2016 et qui portera sur le thème « La Réforme des retraites au Sénégal, vers des régimes viables et inclusifs ».

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

- Madame Anna Sémou FAYE, Inspecteur général de Police, matricule de solde n°501 939/I, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, en remplacement de Monsieur Léopold DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

- Monsieur Idrissa SENE, Juriste, est nommé Consul de la République du Sénégal à Naples (République italienne), nouvelle création  ;

- Monsieur Cheikh Amadou Tidiane DIALLO, matricule de solde n°373 285/Z, Magistrat avant 05 ans, précédemment Conseiller technique de département, est nommé Secrétaire général du ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur El Hadji Mansour TALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

- Madame Magatte Lo BODIAN, Médiateur pédagogique, titulaire d’un Master en Sciences politiques, matricule de solde 512 912/D, est nommée Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en remplacement de Monsieur Waly FAYE, appelé à d’autres fonctions ;

- Colonel Antoine WARDINI, matricule de solde n°400 865/C, est nommé Directeur du Service civique national, au ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, en remplacement du Colonel Baba DIAKHATE, remis à la disposition de l’Etat-major des Armées.

Le Ministre auprès du Premier Ministre,
Porte-parole du Gouvernement

Anamo DgLes Emirats Arabes Unis vont aider le Sénégal à disposer prochainement de seize nouvelles maisons de l’outil. Elles viendront renforcer les huit déjà fonctionnelles sur l’étendue du territoire. Une annonce faite hier par le directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo).

Le Directeur général de l’Anamo a exprimé, hier, sa satisfaction en dégageant d’heureuses perspectives qui s’ouvrent pour la structure. Par le biais de la coopération avec les Emirats Arabes Unis, l’Anamo va se doter prochainement de 16 nouvelles maisons de l’outil en sus des huit qui fonctionnent déjà. « Jusqu’en 2012, la maison de l’outil n’était qu’une idée généreuse, un concept, mais c’est à l’avènement du président Macky Sall que la matérialisation de cette idée s’est faite »,  à en croire le patron de l’Anamo, Elhadj Malick Mbaye.

Par ailleurs, l’agence annonce l’inauguration, dans les trois prochains mois, à Mbour du premier Centre africain spécialisé en mécatronique. Il s’agira de permettre aux mécaniciens locaux de se mettre à l’heure de l’électronique pour s’adapter aux nouvelles tendances identifiées dans ce domaine. Ce nouveau centre sera installé sur la Petite Côte en partenariat avec la coopération espagnole.

En attendant, l’Anamo compte actuellement sur la coopération turque. Selon Son Excellence, l’ambassadeur de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari, les investissements de son pays dans le domaine de la formation professionnelle ont sensiblement augmenté. C’est tout le sens du démarrage prochain des activités d’une grande usine de fabrication de meubles qui occupera 20.000 m2 sur le site de Diamniadio.

Le directeur de l’agence de coopération et de coordination de la Turquie (Tika), Kutluhan Yucel, a, pour sa part, révélé que les 18 projets majeurs déroulés depuis 2007 concernent beaucoup le renforcement des capacités dans la formation professionnelle et l’artisanat. En tous les cas, l’Anamo a identifié deux niches porteuses en matière de création d’emplois ; il s’agit de la réparation des téléphones portables et de la blanchisserie (Pressing). Rien que pour la première niche en question, les responsables de l’agence estiment que 10.000 jeunes pourraient se fixer dans leurs terroirs et connaître une insertion professionnelle en l’intégrant.

Mamadou Lamine DIATTA


Esp num ThiesUne cinquantaine d’ordinateurs et de tablettes ont été remis, de façon symbolique, aux étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal, précisément à l’Espace numérique ouvert de Thiès (Eno).

Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a remis avant-hier aux nouveaux bacheliers de l’Espace numérique ouvert (Eno) de Thiès des ordinateurs et des tablettes. Deux outils précieux pour leur permettre de pouvoir suivre leurs cours, d’entrer en contact avec leurs professeurs ou tuteurs locaux ou nationaux qui  accompagnent ces étudiants dans leur quête du savoir. Ainsi, une cinquantaine d’ordinateurs et de tablettes leur ont été remis de façon symbolique. « En choisissant d’offrir ces outils précieux pour votre formation universitaire, le président de la République Macky Sall veut certes vous exhorter au travail, mai aussi placer notre pays sur la carte universitaire du futur », a indiqué le Pr Niane.

C’est pourquoi, il a tenu à rappeler aux étudiants de l’Eno de Thiès que sur le chemin de la quête du savoir, il n’y a pas de place pour la facilité, car tout s’acquiert dans le dur labeur, de nombreux sacrifices dans un monde de compétition acharnée. « D’ailleurs, la construction de l’Espace numérique ouvert de Thiès sur le site retenu est imminente, car l’entreprise a été choisie », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’administrateur de l’Eno de Thiès, Alassane Faye, a expliqué qu’ils ont pu faire composer durant les examens leurs étudiants à partir de leurs ordinateurs et d’Internet. « Cela a permis aux professeurs de corriger en temps réel et aux résultats de tomber à temps même si pour certaines épreuves, il a fallu que des étudiants travaillent sur du papier. Nnous pensons qu’au fur et à mesure, ce passage sera vite dépassé », a-t-il indiqué.

Avec 1.543 étudiants répartis dans des filières comme la Sociologie, l’Anglais, les Mathématiques appliquées, les Sciences économiques et de gestion, l’Eno de Thiès est en train de monter en puissance. «Aujourd’hui, notre défi est de nous hisser à la première place des Eno cette année et ensuite nous battre pour en faire un pôle d’excellence dans la carte universitaire du Sénégal », a soutenu M. Faye. Pour atteindre un tel objectif, Mlle Awa Diop dit souhaiter que leurs tuteurs en charge de les accompagner dans une bonne compréhension de leurs cours magistraux respectent leurs rendez-vous et qu’ils se donnent davantage la peine de corriger les devoirs de travaux dirigés. « Si cela est fait et des efforts notoires consentis dans l’amélioration technique de l’environnement numérique où nous baignons, je pense que nous serons en mesure de relever les défis », a-t-elle souligné.

Mbaye BA


Equip biomedicalPour un meilleur entretien des équipements biomédicaux, la Jica a organisé un cours de renforcement des capacités techniques en entretien technique des équipements biomédicaux. Il est destiné à 12 professionnels de la maintenance des pays de la Cedeao et de la Mauritanie.

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) veut aider les pays de l’Afrique francophone à limiter les pannes des équipements biomédicaux. En collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), elle a formé 12 techniciens supérieurs et ingénieurs en gestion, entretien et maintenance des équipements médicaux. Les bénéficiaires sont originaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et de la Mauritanie. La formation s’est déroulée du 18 janvier au 10 février au Centre national de formation des techniciens en maintenance hospitalière de Diourbel.

Les 12 stagiaires ont exprimé leur reconnaissance à la Jica. Leur porte-parole, Abale Liza Honoré, s’est félicité de la qualité de la formation. « Nous voudrions rassurer (…) tous nos encadreurs que nous essayerons d’appliquer les recommandations de la formation reçue », a-t-il promis. Il a également demandé aux responsables de la Jica de continuer à accompagner les autorités sanitaires de l’Afrique afin  qu’elles puissent appliquer et vulgariser la démarche qualité dans les structures de santé, mais aussi à travailler à l’amélioration de la politique nationale en faveur de la maintenance des équipements biomédicaux.

Le chef du bureau de la Jica, Mme Kaori Tanaka, a informé que de 2009 à nos jours, 72 professionnels de la maintenance ont été formés. Selon Mme Tanaka, la Jica s’est engagée dans la formation des professionnels biomédicaux, surtout des chefs de services, en vue d’éviter les pannes répétitives des équipements biomédicaux dans les structures de santé. Elle a promis que l’Institution japonaise continuera à soutenir les gouvernements africains afin qu’ils puissent améliorer la qualité des soins des populations.

Eugène  KALY


Le Soleil ne se couche jamais sur l'empire des Sénégalais de l'extérieur. Ce n'est du Kipling magnifiant, sans avanie, l’empire colonial britannique sous l’ère victorienne. Mais une réalité en 2016. Le voyage fait historiquement partie de nos rites d’initiation pour l’acquisition du savoir, d’un savoir-faire ou d’une vie meilleure. Les Sénégalais de l’extérieur constituent une population dispersée dans plusieurs territoires non immédiatement voisins du Sénégal. Ils choisissent des territoires en raison de la constitution de chaînes migratoires. Ils s’intègrent facilement dans les pays d’accueil sans s’assimiler et ils développent des échanges matériels et immatériels entre eux et avec le pays d’origine. C'est ce qu'on appelle une DIASPORA.

D’après des estimations officielles, cette diaspora sénégalaise serait entre 3 et 5 millions. On peut regretter qu’il n’y ait aucune politique de recensement pour avoir des données fiables. Tout le contraire d’un pays comme l’Inde. Avec ses 28 millions de citoyens ou de personnes d’origine indienne installés à l’étranger, l’Inde a la plus grande diaspora au monde. Le pays de Gandhi (qui vécut en Afrique du Sud de 1893 à 1914), bénéficie des atouts politiques, économiques et culturels de sa diaspora. A travers des associations comme la Global organisation of people of indian origin (Gopio) basée à New York entre autres, l’Inde est parvenue à avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu et la reconnaissance du hindi comme l’une des langues officielles des Nations Unies. Du Soft Power, mais pas que. La diaspora indienne est l’une des premières forces à contribuer à l’économie locale avec l’envoi de 70 milliards de dollars par an. L’Inde est ainsi le premier pays récepteur mondial des envois de fonds. Les Sénégalais de l’extérieur envoient à peu près un milliard de dollars par an. Même si la somme dépasse la fameuse aide au développement, la contribution de la diaspora sénégalaise est globalement moins importante que celle de la diaspora indienne. Un Sénégalais de la diaspora envoie en moyenne 333 dollars par an contre 2.500 pour un Indien de l'extérieur. Ainsi, la diaspora indienne est une référence à travers son implication dans le développement de son pays d’origine. Celle issue de la région du Punjab, estimée entre 1,5 et 2 millions, investit énormément dans son lieu d’origine. Ce qui est à l’origine de disparités régionales entre le Punjab, bien plus développé, et d’autres régions indiennes. Une « meilleure participation à l’investissement économique serait une solution », nous dit-on.

Certes, mais il reste bien des domaines à parfaire notamment dans l’accompagnement et la gestion des risques des non initiés malgré les efforts de structures comme l’Apix, le Faise ou le Fonsis. En effet, si la diaspora sénégalaise demande d'être au fait du pays, cela ne veut pas forcément dire qu’elle désire rentrer définitivement pour y vivre. Les Sénégalais de l’extérieur, souvent qualifiés et expérimentés, veulent aussi être des interfaces efficaces dans la gestion des affaires entre le Sénégal et le pays d’accueil. A la place de l’investissement productif, la préférence va certainement à l’investissement direct étranger. Et pour cela, le Sénégal pourrait tourner son regard du côté de l’Inde pas seulement pour voir des acteurs comme Dharmendra ou Amitabh Bachchan, d’une autre génération, ou Pallavi Kulkarni, d’un Bollywood plus récent.

• Par Moussa DIOP


CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.