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Actualités (3178)

L’ambassade de Chine à Dakar vient d’organiser, en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), le premier séminaire sur l’enseignement du chinois au Sénégal. À cette occasion, l’ambassadeur de Chine à Dakar, Zhang Xun, selon un communiqué de presse de la représentation diplomatique, a encouragé les enseignants de chinois à faire le bilan des expériences et à renforcer les échanges mutuels afin d’améliorer l’enseignement de la langue au Sénégal et de mieux répondre aux attentes des Sénégalais qui apprennent ou voudraient l’apprendre.

Enseignée au Sénégal depuis dix ans, la langue chinoise est étudiée à l’Ucad et dans d’autres instituts d’enseignement supérieur comme l’Ugb, l’Ism, Bem et Cesag.  L’Institut Confucius de l’Ucad, à lui seul, a accueilli plus de 3.000 apprenants. Les responsables des établissements d’enseignement supérieur où les cours de chinois sont dispensés se sont réjouis de leur coopération étroite avec la Chine. Aussi, ils ont exprimé leur détermination à renforcer l’enseignement du chinois dans leurs écoles, selon le communiqué de presse.

L’histoire de l’enseignement du chinois au Sénégal date de  2007 où le siège de l’Institut Confucius a signé deux accords de coopération, respectivement avec l’Ucad et l’Ugb, sur la mise à disposition d’un professeur de chinois pour chacune de ces deux institutions. En 2012, l’Institut Confucius de l’Ucad a été inauguré et son nouveau bâtiment, financé et construit par la partie chinoise, est remis à la partie sénégalaise en 2016. En 2015 et 2016, des professeurs de chinois sont envoyés par l’Institut Confucius à l’Ism et à Bem à la demande de ces derniers.

O. NDIAYE

La majorité de la communauté musulmane sénégalaise a célébré, hier, l’Aïd-el-fitr ou Korité. Dans son sermon, l’imam de la Grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, prenant comme prétexte la polémique sur l’apparition de la lune, a appelé à l’union des cœurs et à la cohésion.

Après avoir commencé le Ramadan à l’unisson, on s’attendait à ce que la communauté musulmane du Sénégal célébrât sa fin dans la communion. Hélas ! Comme c’est le cas très souvent ces dernières années, il y a eu encore deux prières pour l’Aïd-el-fitr. Ce, à cause de l’interprétation que les uns et les autres ont de l’apparition de la lune. Cette question a d’ailleurs été au cœur du sermon de l’imam de la Grande mosquée de Dakar où le chef de l’Etat, Macky Sall, a sacrifié à la prière. Selon Alioune Moussa Samb, il n’est point besoin de polémiquer car les textes, à l’en croire, ont déjà tranché la question : débutez le jeûne quand vous voyez la lune, rompez le quand vous le voyez au 29ème jour, à défaut complétez les 30 jours. « C’est aussi simple que cela. Il aurait été préférable que nous priions dans l’unité puisque nous avions commencé tous ensemble. Mais on a l’impression que chacun fait ce qu’il veut », regrette l’imam.

Il souligne également que, dans la vie, il y a toujours « ceux qui connaissent et savent discerner et ceux qui connaissent mais sans aucune capacité de discernement ». Cela dit, imam Alioune Moussa Samb en appelle au retour aux fondamentaux de l’Islam et au legs des guides religieux sénégalais dont les enseignements, selon lui, sont un viatique pour les musulmans.
Il a invité les uns et les autres à s’inspirer de ces figures qui ont porté haut le flambeau de l’islam. « Il nous faut prêcher l’amour, la fraternité et la solidarité. Sans l’union des cœurs, nous n’irons pas loin.

Alors, vouons-nous du respect, reconnaissons les qualités de l’autre, ne disons pas du mal de lui. C’est là le bon comportement du musulman et c’est pour cultiver ses valeurs en nous que Dieu nous a imposé le mois du Ramadan », a ajouté l’imam.

Les politiques invités à la retenue
Et la transition est toute trouvée pour l’imam pour évoquer, de manière sibylline, les prochaines élections législatives. Rappelant aux politiciens leur devoir de ne pas embraser le pays, l’imam de la Grande mosquée de Dakar a déclaré qu’il est tout à fait possible de faire de la politique sans verser dans des insanités et dans des propos désobligeants.

Pour inviter les politiciens à la retenue, l’imam a invoqué l’histoire rappelant que les chefs religieux de l’époque se vouaient beaucoup de respect et cultivaient la fraternité entre eux. « Inspirons nous d’eux, suivons leurs pas pour la préservation de notre pays », a-t-il lancé du haut de sa chaire. Pour conclure, l’imam, utilisant la parabole du football, a invité toute la communauté musulmane à faire preuve de cohésion, de solidarité et de fraternité agissante.

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM et Mbacké BA (Photos)

Le Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages a pris fin après 6 ans d’exécution. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau.

La gestion inclusive des ouvrages hydro-agricoles à été la principale recommandation de l’atelier de capitalisation du Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages (Barvafor). Lequel a pris fin après 6 années d’exécution dans le bassin arachidier. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau mobilisables.

Ce projet, cofinancé par l’Etat du Sénégal et le royaume de Belgique, a, aujourd’hui, à son actif 27 ouvrages hydro-agricoles dans 20 communes. Ces dernier permettent d’augmenter la production agro-sylvo-pastorale des populations bénéficiaires des zones d’intervention à travers la disponibilité et l’accès durable à l’eau productive. Une enveloppe de plus de 11 millions d’euros en investissements a été injectée dans ce sens pour renforcer la productivité dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

Une note de satisfaction affichée par les intervenants, lors des discussions qui ont suivi les présentations du coordonnateur du projet, Aly Sané Niang et du coresponsable belge, Nicolas Vidmer, sur les réalisations, impacts et autres expériences réussies tout au long du processus. Lequel a abouti, comme l’a indiqué, M. Niang, « à la réalisation de digues de retenue d’eau et digues anti-sel, au rééquipement de forages et la régénération de mangroves ».

Gouvernance transparente
Pour Aly Sané Niang, le projet « permet, aujourd’hui, de mobiliser 10 millions de m3 d’eau sur plus de 2000 ha de terres aménageables pour les cultures de contre saison, riziculture ou maraîchage ». Au bout du compte, a soutenu le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Mamadou Diallo, qui a présidé la rencontre, « ce sont des résultats positifs que les uns et les autres ont su valider en même temps que les éléments de capitalisation du projet après 6 années d’exécution tout en mettant à la disposition des communautés bénéficiaires un important potentiel de valorisation agricole qui vient contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement du Sénégal en matière d’agriculture et de l’équipement rural ».

Maintenant, il est question de se projeter vers l’avenir avec la fin du projet. Car il faut convenir, d’après Nicolas Vidmer, « que la réalisation d’ouvrages hydro-agricoles, tels que les digues de retenues, modifie, d’une manière fondamentale, les usages de la vallée ou du bas-fond en remettant en cause les équilibres fonciers, sociaux et économiques du terroir ainsi modifié ». D’ailleurs, pour éviter ou réduire les risques de conflits, tant fonciers qu’entre usagers de l’eau rendue disponible par l’ouvrage, une gouvernance démocratique et transparente doit être mise en place dans le but d’anticiper et régler les divers sujets de désaccords. L’expérience montre qu’une gouvernance inclusive en tant que modalité d’exploitation, de gestion, d’entretien et de maintenance des ouvrages est impérative pour un usage durable de l’aménagement agricole ».

Le directeur des Basins de rétentions et Lacs artificiels, Youssouf Lô, a magnifié ce pas de géant accompli par le projet qui devrait permettre de lutter contre la pauvreté et l’exode en milieu rural.

Mohamadou SAGNE

L’imam Serigne Moustapha Mbacké a invité, hier, les musulmans à plus de tolérance et à l’entraide pour asseoir une société apaisée. Il a également demandé aux parents de se consacrer davantage à l’éducation de leur progéniture. L’Imam a enfin prié pour un Sénégal paisible.

Les musulmans du Sénégal ont, pour l’essentiel, célébré, dans la communion, l’Aïd-el-fitr communément appelée Korité hier. Dans la ferveur, ils se sont retrouvés de très bonne heure à la mosquée « Massalikoul Djinane » afin de sacrifier au rituel des deux raakas consacrant ainsi la fin du mois béni de Ramadan. Après la prière, l’imam Serigne Moustapha Mbacké ibn Abdoul Khadre est revenu sur les fondements de la religion musulmane. Il a ainsi invité les fidèles musulmans à cultiver l’entraide et la solidarité. L’imam a convié les musulmans à faire barrage « à la division qui guette de plus en plus le monde », a-t-il dit. Il a notamment insisté sur les nombreux bienfaits que renferment ce mois béni. C’est pour ainsi inviter les musulmans à « perpétuer les bonnes pratiques et habitudes qui avaient cours tout au long du mois béni de Ramadan ». Il a demandé aux parents d’être « beaucoup plus vigilants et exigeants quant à l’éducation des enfants ». L’Imam a rappelé que la bonne cohésion de la société dépend du comportement des uns et des autres. « En réalité, ce sont les comportements dans les maisons qui se répercutent sur la société », a-t-il laissé entendre. « La quête du savoir doit être un viatique voire même une exigence pour les enfants appelés demain à gérer la société », a-t-il insisté.

Oumar BA

Les fidèles de la communauté mouride ont convergé, hier, à la grande mosquée où la prière de l’Aïd-el-fitr a été dirigée par l’imam Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadre Mbacké, en présence du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké.

L’imam  Serigne Fallou Mbacké a délivré, au nom du Khalife général, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, un sermon alternant le wolof et l’arabe, devant les autorités administratives et religieuses, entre autres disciples, venus de Touba Mbacké et environs célébrer la prière de Korité. Serigne Fallou Mbacké a transmis les félicitations du Khalife général à toute la Oumma et sollicité l’agreement de l’ensemble des adorations effectuées au cours de ce mois de pénitence. Serigne Fallou Mbacké a rappelé, au nom du Khalife général, que  dans ce mois de ramadan traduit la crainte révérencielle et compte de nombreux bienfaits, notant que « chacun récoltera ce qu’il aura semé ».
Il a insisté sur la crainte révérencielle à tout moment et dans toute entreprise. « Il faut respecter recommandations et éviter ses prohibitions. Cette crainte du Seigneur doit être effective partout, mais surtout à travers  trois chose : la prospérité, la connaissance et le poste électif ». A l’en croire, c’est par la crainte de Dieu qui donne la « baraka ». L’imam est revenu sur la nécessité pour les musulmans de s’acquitter de la « Zakatul Fitr » ou aumône.

Caractère sacré de la cité religieuse
« Il faut redonner à la cité religieuse le respect dû à sa sacralité, sa beauté, éviter toute mondanité et comportements futiles (le port incorrect, entre autres prohibition », a aussi invité l’imam, qui rappelle que telles sont les recommandations du fondateur du mouridisme. Il a alors invité chaque chef religieux a s’y conformer ainsi que les disciples. L’imam a enfin prié pour la paix et la prospérité dans le pays et dans toutes les contrées du monde. Il a aussi prié pour Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.

Mamadou DIEYE

La prière de l’Aïd-el-fitr a été célébrée hier à la grande mosquée omarienne. A l’occasion, l’imam Thierno Seydou Nourou Tall a appelé les Sénégalais à faire un choix utile lors des élections législatives prévues le 30 juillet prochain.

A l’instar des autres familles religieuses du pays, la communauté omarienne a célébré hier la fête de l’Aïd-el-fitr marquant la fin du mois béni du ramadan. La prière a été dirigée par l’imam de la grande mosquée, Thierno Seydou Nourou Tall, en présence du serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, du sous-préfet de Dakar-Plateau et d’autres personnalités de la République.

Dans son sermon, l’imam Thierno Seydou Nourou Tall est revenu sur le sens et la portée de la fête de l’Aïd-el-fitr qui est, selon lui, un « cadeau » offert à la communauté musulmane à travers le Sceau des prophètes (Psl). L’imam a invité les électeurs à faire un « choix utile » lors des élections législatives prévues le 30 juillet prochain. « C’est un grand événement car ce sont les députés qui prennent des décisions à la place du peuple », a-t-il souligné. Aussi a-t-il appelé les populations « à être vigilantes au moment du vote en choisissant de dignes représentants du peuple car il ne s’agit point de choisir pour choisir ». Pour lui, un député a une « grande responsabilité » qu’il doit assumer sans aucun parti pris, sans considération aucune et il ne doit être guidé que par l’intérêt des populations ».

Prières pour la paix
Sa conviction est que « lorsqu’un parlementaire ne représente pas dignement le peuple, il aura trahi Dieu et ses concitoyens qui avaient placé en lui leur confiance et leur espoir ». Une telle attitude relève, a-t-il dit, « de l’hypocrisie ». L’imam est convaincu qu’« aucun pays au monde ne peut pas être gouverné sans une opposition qui a sa place dans une société démocratique ». C’est ce qui lui à faire dire que les populations doivent « cultiver la vérité, la sincérité et la transparence entre elles ».Pour sa part, le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, a insisté sur la dimension de la zakat el-fitr – aumône – que doit s’acquitter tout musulman à la fin du mois de ramadan. Le guide religieux a regretté la situation conflictuelle qui prévaut dans le Golfe. Il a prié pour le retour de la paix dans cette partie du monde, avant d’appeler à s’y investir. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt Khalife général de Pire, Serigne Moustapha Cissé et de l’ancien Premier ministre Habib Thiam ; mais également pour un bon hivernage « sans inondations et moins de dégâts ».

Thierno Madani Tall a rendu un vibrant hommage au Khalife général de la communauté omarienne, Thierno Bachirou Mountaga Daha Tall, et à tous les guides religieux du pays et prié pour que Dieu leur accorde longue vie et santé. Des prières ont été également dites pour le président de la République, Macky Sall, afin qu’il réalise ses ambitions à la tête du pays et pour un Sénégal stable et prospère.

Souleymane Diam SY

 

La communauté layène a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr communément appelée Korité hier. La prière dirigée par Seydina Mame Libasse Thiaw Laye a eu pour cadre la place de Diamalaye, sanctuaire du mausolée Seydina Limamou Laye à Yoff.

Les fidèles layènes ont, très tôt, pris d’assaut la place du mausolée du Mahdi pour marquer la fin du ramadan. Situé sur les abords de la mer, ce lieu de convergence et de piété de la communauté layène était envahi par tous les adeptes de l’enseignement de Seydina Limamou Laye, vêtus de blanc comme il est de tradition. Depuis le début de la matinée, les chants religieux résonnaient sur la place. Par vagues, les fidèles y débarquaient. C’était l’ambiance des grands jours sur cette place mythique sablonneuse unique où les fidèles prient sans y poser des nattes ou tapis. Un endroit très prisé pour la dévotion car bien béni par le Mahdi.

Dans son prêche, Seydina Mame Libasse Thiaw Laye, fils d’Ababacar Thiaw Laye, n’a pas manqué de rappeler aux fidèles les enseignements de Seydina Limamou Laye sur les préceptes de l’islam. Il invité tous les musulmans à un retour à Dieu et à la responsabilité de chacun dans ses actions quotidiennes. Ce qui lui faire dire que le musulman doit croire en Dieu s’il envisage gagner le pari du paradis. « Il faut avoir la foi et avoir peur de Dieu sur tout ce que l’on fait », a-t-il soutenu.

Le représentant du guide des Layènes a dénoncé l’enrichissement illicite, soutenant qu’il ne doit pas être l’œuvre d’un bon musulman. Car, selon le fils du khalife, « Dieu n’a pas permis de prendre ce qui ne nous appartient pas. Il faut donc l’éviter si vous êtes animés d’une bonne foi en islam », a-t-il déclaré.

Seydina Mame Libasse Thiaw Laye interpelle surtout les fidèles musulmans investis d’une mission publique nationale ou internationale à se servir exclusivement de ce qu’ils gagnent dans leur travail. « Tout ce dont vous profitez en dehors de votre salaire est considéré comme enrichissement illicite », a-t-il avoué.

Il a exhorté les fidèles à la patience. En effet, se référant aux préceptes de l’islam, il a indiqué que Dieu accepte la patience et recommande toute sa créature à s’y conformer. « Ne pas être patient conduit à des dérives », a-t-il ajouté. Il a aussi invité les fidèles musulmans à la solidarité, les priant d’éviter « les querelles inutiles ». En cette veille de campagne électorale, il a demandé aux acteurs de veiller aux écarts de langage conduisant à des affrontements. Le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, a représenté le président de la République et son gouvernement à la prière.

Cheikh Malick COLY

C’est dans une ferveur religieuse que la communauté tidiane de Cheikh Ibrahima Niass a célébré, hier, la prière de l’Aïd-el-fitr qui marque la fin du ramadan à l’institut « Darul Kuran Zeyda Mariama Niass » de la Patte d’Oie. La prière a été dirigée par Mohamed Macky Ibrahim Niasse en l’absence du khalife de la famille de Cheikh Ibrahim Niass à Dakar, Mohamed Lamine Ibrahim Niass absent du Sénégal.

Comme l’écrasante majorité des musulmans du Sénégal, les disciples de Cheikh Ibrahima Niass à Dakar ont prié hier à la Patte d’Oie. Dans son sermon, Cheikh Macky Niass est revenu sur le sens du mois béni de ramadan de par son importance et les nombreuses grâces que le disciple peut tirer à travers le respect des recommandations et de la conduite à tenir durant le mois. Il a salué la commémoration à l’unisson de la rupture du jeûne pour les grandes familles religieuses du pays, un acte à pérenniser, selon lui, puisque la fraternité doit être de rigueur chez les musulmans. Il a prié pour tous les dignitaires de la famille de Cheikh Ibrahima Niass, notamment le Khalife de Médina Baye, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, l’imam Cheikh Tidiane Cissé, Baba Lamine Ibrahima Niass, pour ne citer que ceux là, sans omettre Zeyda Mariama Niass qui offre gracieusement, chaque année, la cour de son établissement pour abriter les traditionnelles prières de la Korité et de la Tabaski. Cheikh Macky Ibrahima Niass a plaidé auprès des autorités l’affectation d’un terrain à Dakar qui abriterait la future mosquée de la communauté des disciples de Cheikh Ibrahima Niass à Dakar.

Du côté des autorités, il est à noter la présence du ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam qui a reçu le satisfecit de la communauté de Médina Baye pour les énormes progrès accomplis par son département dans le cadre de la modernisation des « daaras ». Cheikh Macky Ibrahima Niass a vivement remercié le Chef de l’Etat Macky Sall pour les nombreuses actions tendant à faire des communautés religieuses des citoyens à part entière. C’est pourquoi, il a prié pour le succès de la stratégie de gouvernance qu’il est en train d’impulser pour le Sénégal.

Babacar Bachir SANE

L’Aïd-el-fitr ou fête de la Korité a été célébrée dans la pure communion et la piété dans la capitale du Sine. La prière des deux rakaas a été dirigée par l’Imam ratib Mamadou Mbengue en présence du ministre des Sports Matar Bâ, maire de la commune de Fatick, du gouverneur de région, Souleymane Ciss et des chefs de services.

La grande de mosquée de Fatick est en chantier. La place qui fait face au cimetière a servi de cadre à la prière des deux raakas dirigée par l’Imam ratib Mamadou Mbengue. Les fidèles, drapés de leurs beaux boubous, sont venus en masse pour sacrifier à la tradition tout en ayant une pensée pieuse pour les deux disparus, à savoir Serigne Moustapha Cissé, Khalife de Pire et Habib Thiam, ancien Premier ministre. Après la prière, l’Imam ratib, dans son sermon, a d’abord rendu grâce à Dieu. Aussi a-t-il mis l’accent sur le respect des recommandations divines. L’imam ratib a rappelé à tout un chacun que le mensonge et la trahison sont à bannir dans la société. De plus, l’imam Mamadou Mbengue a prié pour des élections législatives calmes et apaisées. Suite de la disparition de Serigne Moustaha Cissé, Khalife de Pire et de l’ancien Premier ministre Habib Thiam, l’imam a présenté ses condoléances aux familles respectives et formulé des prières pour le repos de leurs âmes.

Oumar Ngatty BA

L’imam de la mosquée Ihsane du sud de l’île de Saint-Louis, Mouhammedou Abdoulaye Ibn Serigne El Hadj Madior Cissé, a rappelé dans son sermon les bienfaits du Ramadan, précisant que l’Aïd-el-fitr  est un jour exceptionnel de rétribution des bonnes actions humanitaires et sociales entreprises par les fidèles musulmans durant cette période bénie du Ramadan, mois d’abstinence, de sacrifices et de dévotions. Il a exhorté l’ensemble des fidèles musulmans à vivre dans la solidarité, à craindre Allah et à s’inspirer à tout moment des hadiths du Prophète Mohamed (Psl), des enseignements de nos guides spirituels et autres érudits du saint Coran, pour pratiquer notre religion conformément aux recommandations divines.

Le Khalife de Serigne Madior Cissé a révélé que son père qui a  quitté cette terre il y a dix ans « nous a accompagnés pendant tout ce mois béni du Ramadan et même à cet instant, il est avec nous, il nous entend et il sait ce que chacun d’ente nous fait de bon ou de mauvais ».  De l’avis de l’Imam Abdoulaye Cissé, « on doit s’inspirer des qualités de cet homme de Dieu pour parfaire notre pratique islamique ».

Il a laissé entendre que Serigne El Hadj Madior Cissé a fait des retraites spirituelles pendant 45 années, et « la vie et l’œuvre de ce saint, constituent une chance pour Saint-Louis, le Sénégal, l’Afrique et la Oumma islamique ».

Mb. K. DIAGNE

Le maire Mansour Faye s’est réjoui de ce sermon prononcé par l’Imam Cheikh Diallo axé sur la nécessité d’adosser l’élection des députés à une enquête de moralité, de cultiver des vertus qui tournent autour de la solidarité, du partage, de l’entraide, de l’altruisme, de la modestie et de l’humilité. Le premier magistrat de la ville a précisé que ces recommandations sont en phase avec les actions humanitaires de haute portée morale, religieuse et citoyenne, initiées par le président Macky Sall dès son accession à la magistrature suprême. 

Des actions de grande envergure relatives à la distribution trimestrielle et massive de Bourses de sécurité familiale, à la Couverture de la maladie universelle (Cmu), à la baisse des impôts sur les salaires et autres projets et programmes mis en œuvre par l’Etat dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et pour la sécurité alimentaire.

Mb. Kh. DIAGNE

L’élection des députés doit être assujettie à une enquête de moralité, a déclaré, hier, dans son sermon, l’imam Cheikh Diallo de la grande mosquée de l’île de Saint-Louis.

En présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang et du maire Mansour Faye, l’imam a axé son sermon de l’Aïd-el-fitr sur la nécessité pour l’Etat d’effectuer une enquête de moralité dans l’entourage de tous les candidats à la députation.  Ceci, en vue de séparer, au moment opportun, la bonne graine de l’ivraie, de trier sans complaisance les candidats crédibles, pieux, responsables, honnêtes, sincères, loyaux et capables de représenter le peuple à l’hémicycle. 

Plus explicite, l’imam cheikh Diallo a indiqué que n’importe qui ne doit pas siéger à l’Assemblée nationale. Selon lui, de nombreux députés ne s’intéressent qu’aux avantages liés à leur fonction : salaire, véhicule de fonction, indemnités, voyages et autres facilités. 

De l’avis de l’imam Cheikh Diallo, une enquête de moralité minutieuse pourrait permettre de sélectionner rigoureusement les candidats à la députation, qui n’ont jamais eu maille à partir avec la justice, qui prêchent par l’exemple dans la société, qui sont capables, déterminés et résolument engagés à plaider constamment pour l’intérêt général de ceux qui les ont élus démocratiquement. Il a dénoncé les scènes de violence dégradantes, humiliantes notées dans la dernière législature. 

Pour l’imam du Nord de l’île de Saint-Louis, l’Assemblée nationale ne doit plus être un lieu de règlement de comptes, d’injures, d’invectives, de rudes empoignades entre députés. Ces derniers doivent adopter, à tout moment, des comportements responsables et dignes de la démocratie sénégalaise, des attitudes qui honorent l’Etat et le peuple sénégalais. Ils doivent être des références dans la société parce qu’investis d’une mission divine, noble et exaltante, consistant à voter des lois. 

Rester sur le droit chemin
Auparavant, il a déploré la recherche effrénée du plaisir, rappelant que le ramadan est un exercice pour tout fidèle musulman qui veut se purifier, se repentir, s’amender et se remettre définitivement sur le droit chemin. Pour lui, après un mois d’abstinence et de dévotion, le musulman ne doit pas renouer avec le mal, les péchés et autres pratiques malsaines qui l’éloignent de Dieu. Il a appelé insisté sur la solidarité, appelant les Sénégalais à cultiver la modestie, l’humilité, la piété et l’altruisme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La communauté musulmane de Ziguinchor a célébré la Korité hier dans l’unité et la ferveur religieuse.

A la grande mosquée de Boucotte, l’imam ratib Chérif Ismaïla Aïdara a saisi l’occasion pour enseigner aux fidèles le bon comportement du musulman. Il a également rappelé les relations qui doivent exister entre les citoyens, les autorités administratives et religieuses. Selon le guide spirituel, l’autorité doit toujours prendre en compte les aspirations et les intérêts des populations. Ces dernières aussi doivent respect, obéissance à l’autorité et l’accompagner dans la prise en compte de leurs aspirations. Par ailleurs, l’imam a enseigné que l’autorité religieuse doit aider les fidèles à suivre les enseignements de Dieu. « Mais, en retour, les fidèles également doivent obéissance et respect à l’autorité religieuse », a recommandé Chérif Ismaïla Aïdara. L’imam n’a manqué de mettre l’accent sur le renforcement des relations entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. Il a enfin prié pour la paix en Casamance, au Sénégal et dans la Oumma islamique.

Quant au gouverneur de la région, Guedj Diouf, il a invité les uns et les autres à s’approprier ce sermon de l’imam ratib, estimant qu’il est « riche d’enseignements ». Des prières pour la paix, un bon hivernage et des élections législatives paisibles dans notre pays ont été également formulées lors de la visite de courtoisie que le chef de la circonscription administrative de Ziguinchor a rendue, dans l’après-midi, aux différents chefs religieux de la place.

El Hadj Moussa SADIO

La place Salikégné, au cœur de la ville de Tambacounda, a été, comme les 18 lieux de prière, le point de convergence des fidèles musulmans qui ont célébré à l’unisson l’Aïd-el-fitr. Thierno Souleymane Agne, l’iman Ratib, a prié pour l’unité, la concorde, la communion et des élections apaisées. En présence de Me Sidiki Kaba, garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’imam a formulé des prières ardentes pour un bon hivernage.

L’iman Thierno Souleymane Agne a remercié Dieu qui, par ce mois béni du ramadan, met à l’épreuve de la pénitence et de la solidarité des fidèles qui doivent rester dans la dévotion. « C’est Dieu lui-même qui se charge de rémunérer à sa juste valeur cette recommandation qui est l’un des piliers de l’islam », a-t-il soutenu, invitant les fidèles au pardon et au respect des cinq prières. L’iman a mis en garde contre les tares de la société comme la trahison et le mensonge. Il a prié pour un bon hivernage mais aussi pour des élections apaisées. Me Sidiki Kaba a invité à l’union des cœurs et des esprits dans la paix, priant Dieu d’accepter les prières et les dévotions et d’agréer les vœux. En présence du gouverneur El hadji Bouyé Amar, du maire Mame Balla Lô et du président du Conseil départemental, Alasane Sina Cissokho, le ministre a sollicité des chefs religieux, au cours de sa visite traditionnelle, des prières pour un bon hivernage et des élections calmes et sereines comme c’est souvent le cas dans le pays, tout en souhaitant que la liste de « Benno Book Yaakar » sorte victorieuse et majoritaire. Il a aussi demandé des prières pour l’aboutissement des chantiers du président Macky Sall.

Pape Demba SIDIBE

L’imam Mansour Fall qui a dirigé la prière de l’Aïd au quartier Montagne de Louga a appelé les parents à préparer leurs enfants à affronter les difficultés du monde moderne.

La jeunesse est l’avenir du pays. Et pour l’imam Mansour Fall de Louga, il appartient à chaque parent de prendre ses responsabilités en éduquant et en formant sa progéniture. « C’est la seule et unique manière de préparer la jeunesse à affronter le monde moderne caractérisé par des difficultés de toutes sortes », a fait savoir, hier, l’imam Mansour Fall à l’occasion de son sermon de la fête de l’Aïd-el-fitr.

Chaque père de famille sera responsable de sa famille demain devant Dieu. Le Tout-Puissant lui demandera ce qu’il a fait pour mettre son épouse et ses enfants sur le droit chemin », a expliqué l’imam Fall devant de nombreux fidèles venus accomplir cette prière conformément à la tradition prophétique (Psl).

Il a aussi profité de cette occasion pour appeler la classe politique à aborder les législatives de juillet prochain avec « beaucoup de sérénité et de responsabilité ».
« Il y a une vie après ce scrutin. Nous sommes tous des parents au Sénégal. Le respect doit être de rigueur en tout temps et en tout lieu », a insisté l’imam Mansour Fall, qui appelle précisément la classe politique, opposition comme majorité, à soigner les propos qu’ils mettront sur la place publique. « Les enfants vous écoutent. Et le monde entier vous regarde. Faites preuve de maturité et de responsabilité », a soutenu l’imam Fall, s’adressant toujours à la classe politique.  

En cette veille d’hivernage, l’occasion était aussi belle de formuler des prières pour des pluies abondantes sans dégâts. « Nous devons, à l’unisson, prier Dieu pour un bon hivernage, un Sénégal et un monde de paix et de prospérité », a dit l’imam Mansour Fall qui a terminé son sermon par une forte recommandation : le respect des cinq prières. « Prier à l’heure indiquée, pas avant ni après. C’est ce que recommande Dieu. Tout musulman est tenu de le respecter ».

Abdoulaye DIALLO

L’Aïd el-fitr, appelée Korité au Sénégal, cette fête marquant la fin du ramadan, a été célébrée dimanche à Nimzatt (Mauritanie) où 20.000 de nos compatriotes se sont rendus pour consolider leur foi et leur appartenance à la Fadiliya, la branche soufie de la Khadriya. Ils ont prié sous la direction de leur Khalife général, Cheikhna Cheikh Aya, le continuateur de l’œuvre du vénéré Cheikhna Cheikh Saadbouh (1848-1917) dont le centenaire de la disparition a donné au pèlerinage de cette année une dimension exceptionnelle.

Aïd el-fitre ou Korité. Un grand événement pour la célébration duquel 20.000 fidèles khadres, en provenance du Sénégal, se sont retrouvés, dimanche, à Nimzatt en République islamique de Mauritanie, pour exalter Dieu, se souvenir du prophète Mouhamed (Psl), glorifier Cheikhna Cheikh Saadbouh et rappeler les principes de la Fadiliya, cette branche soufie de la Khadriya. Ces inconditionnels dudit saint homme ont prié sous la direction de l’actuel Khalife général Cheikhna Cheikh Aya et derrière les autres dignitaires de la confrérie. Après les deux « rakas » rituels, le guide suprême des Khadres est revenu sur le sens du ramadan et les bienfaits qui y sont rattachés.

Dans son sermon, il a aussi averti contre les féroces sentiments corrupteurs des cœurs et des âmes avant d’exhorter les fidèles au respect des préceptes de l’Islam. Cheikhna Cheikh Aya a tenu à remercier tous les pèlerins qui ont fait le déplacement pour venir communier avec la famille de Cheikhna Cheikh Saadbouh, à l’occasion du pèlerinage annuel de Nimzatt.

Il a également mis en exergue « l’estime et la sollicitude des présidents Abdel Aziz (Mauritanie) et Macky Sall (Sénégal) envers la communauté khadre ». L’implication des deux chefs d’Etat a donc été magnifiée, tout comme celle des autorités gouvernementales et administratives directement concernées, des responsables des services publics, des média, des forces de l’ordre et de sécurité des deux côtés de la frontière. « Ils se sont tous impliqués très activement pour la prise de toutes les dispositions indispensables au bon déroulement du pèlerinage », a souligné Cheikhna Cheikh Aya, qui, au vu de toutes ces marques de sollicitude, a transmis aux uns et aux autres la gratitude de toute la communauté khadre, avec l’assurance de ses ferventes prières.

Le guide suprême de la communauté khadre a rappelé aux fidèles et aux autorités de la Mauritanie et du Sénégal que « le pèlerinage de cette année est exceptionnel puisqu’il marque le centenaire de la disparition (1917) de Cheikhna Cheikh Saadbouh » dont la commémoration va se décliner sous la forme d’un symposium international et d’un colloque organisés pour rendre hommage au saint homme et vulgariser ses enseignements afin de bâtir un monde de paix et de solidarité. Soulignons que la nouvelle lune, dont l’apparition marque la fin du ramadan, a été aperçue samedi en République islamique de Mauritanie.

La célébration de la Korité a été annoncée dans la nuit du samedi au dimanche par une salve de coups de feu et autres fumigènes sous le ciel de Nimzatt où, chaque année, l’on accueille plus de disciples khadres à l’occasion de cette fête.

De nos envoyés spéciaux Cheikh Aliou AMATH (texte)
et Sarakh DIOP (photo)

L’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaire (Eismv) de Dakar a lancé, le 23 juin, à Dakar, un Master II en gestion et surveillance sanitaire de la faune sauvage. Il comporte deux spécialités, à savoir la Médecine vétérinaire de la faune et aires protégées et l’Epidémio-surveillance de la faune sauvage. Les cours, qui vont durer 12 mois, selon le Pr Rianatou Bada Alambedji, coordonnatrice des stages et formations post-universitaire de l’Eismv, démarrent en novembre 2017. Ce nouveau Master permettra de doter les pays africains de personnels qualifiés dans la surveillance, la prévention, la détection précoce et la riposte rapide contre des maladies émergentes, ré-émergentes et les zoonoses impliquant la faune.

Il va aussi aider les pays membres de l’école à mettre en place des partenariats de recherche pour faire face à ces types de maladies. Le premier semestre de la formation sera consacré aux enseignements en tronc commun. Au second semestre, les étudiants seront regroupés par spécialité. Pour le Pr Yalacé Kabouret, l’ouverture de ce Master s’inscrit dans la vision de l’école qui, par cette formation, veut contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses émergentes dont les conséquences sont souvent catastrophiques. « Elles peuvent compromettre le plan de développement et d’émergence des Etats membres de l’école dont le Sénégal », a indiqué M. Kabouret, soulignant que, ces six dernières décennies, le taux des maladies émergentes a augmenté.

Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé animale, 75 % des maladies qui ont affecté l’Homme ces dernières années sont causées par des agents pathogènes provenant des animaux ou de leurs produits. « Parmi elles, plusieurs ont un potentiel de propagation à grande échelle avec divers modes de transmission. Elles peuvent devenir une menace pour la sécurité sanitaire mondiale », a averti le Dg de l’Eismv.

Le secrétaire général du ministère de l’Elevage, Dr Mamadou Ousseynou Sakho, s’est félicité de la diversification de l’offre de formation proposée par l’Eismv.

Eugène KALY

Les résultats du baccalauréat technique de la session 2017 de la série G sont tombés le 18 juin 2017. Au Centre principal de Kédougou, 10 candidats du centre secondaire de Tambacounda qui présentait 27 candidats, dont 7 individuels, ont été déclarés admis et 8 autorisés à subir les épreuves du second tour. En plus, 2 mentions « Assez Bien » ont été attribuées dans ce centre, dont 1 pour les candidats individuels. Sur les 10 admis d’office, 6 sont du lycée de formation technique et 4 des candidats individuels. Pour l’ensemble du centre principal de Kédougou, 15 admis (Série G) ont été déclarés. Les 10 sont issus du centre secondaire de Tambacounda. Le lycée de Kédougou n’a eu que 5 admis sur une soixantaine de candidats présentés.

Pape Demba SIDIBE

Agriculture, énergie, santé, nanotechnologies et technologies des lasers, Tic et applications. Ces domaines de recherche vont constituer les axes de la coopération scientifique et technique entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Ces deux pays, qui avaient signé un Plan d’action triennal conjoint en mars 2016, vont intensifier leur collaboration dans le domaine scientifique et technique. Avec un système de recherche scientifique performant qui associe universités et centres de recherche spécialisés, l’Afrique du Sud a aussi une grande expérience dans le développement de programmes de coopération entre secteur public et privé.

Le Sénégal veut ainsi s’appuyer sur cette grande expérience. Selon le Pr Mary Teuw Niane qui présidait, avec une délégation sud-africaine, un atelier de partenariat scientifique entre le Sénégal et l’Afrique du Sud, avec cette nouvelle dynamique, les chercheurs des deux pays vont travailler ensemble dans les domaines prioritaires qu’ils auront définis d’un commun accord. L’accent sera aussi mis sur la formation avec des échanges d’étudiants et de chercheurs pour contribuer aux axes de développement du Sénégal.

La délégation sud-africaine, qui comprend le directeur de la Coopération bilatérale du ministère de la Science et la Technologie, des universitaires et membres de recherche, a visité certaines structures de recherche du Sénégal. La chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Sénégal, Clara Kiesewetter, est revenue sur la longue tradition de coopération entre les deux pays qui a commencé par le soutien du Sénégal à la lutte contre l’apartheid. Un partenariat qui s’est élargi à la culture et, aujourd’hui, dans le domaine de la recherche scientifique et technique. L’Afrique du Sud produit, à elle seule, près d’un tiers des publications scientifiques du continent et occupe la première place en Afrique dans de nombreuses disciplines.

O. NDIAYE

Une rencontre entre la Sones, la Sde et l’Association des maraîchers a eu lieu, hier, pour discuter des modalités pratiques de l’exploitation des forages de Thiaroye et Ber Thialane.

Avec la mise en service des forages de Thiaroye et Ber Thialane, un contrat d’exploitation a été signé entre la Sones et la Sde pour la partie de Ber Thialane. Celle de Thiaroye devra être gérée par l’Onas. Les forages de Ber Thialane vont être utilisés par les maraîchers de la zone des Niayes. C’est ainsi qu’une réunion pour voir les modalités pratiques de ce partenariat a été organisé, hier, entre la Sones, la Sde et l’Association des maraîchers de Ber Thialane.

Financé par l’Acdi et l’Uemoa pour un montant de 10 milliards de FCfa, ce projet permettra de mobiliser à peu près 25.000 m3 d’eau, dont les 13.000 à partir des forages de Ber Thialane qui iront profiter aux maraîchers, lesquels se verront déconnecter sur l’ancien système où ils consommaient de l’eau potable. Ladite eau ira désormais aux populations de Dakar.

Pour le directeur général de la Sones, Charles Fall, avec la fin des travaux de ce programme, ils vont aller directement à leur mise en service. D’où cette contractualisation avec la Sénégalaise des eaux qui sera chargée de la gérance et de l’exploitation de ces forages de Ber Thialane. Les préoccupations des maraîchers ont surtout tourné sur la période de facturation et aussi le prix du mètre cube d’eau. Des préoccupations portées par le président de l’Association des maraichers de la zone des Niayes, Massèye Ndiongue, qui a parlé de particularités des exploitants agricoles.

Selon Abdou Baal, directeur général de la Sde, avec ce nouveau contrat de gérance, l’eau sera à la disposition des maraîchers suivant un canevas établi. « Dans un premier temps, nous allons faire une très large communication en direction des maraîchers pour expliquer les détails de ce contrat, de cette nouvelle convention de partenariat. C’est une annexe au contrat d’affermage de la Sde. Il s’agira d’une eau destinée à une utilisation agricole. Toutes les particularités feront l’objet d’accord avec les populations de Ber Thialane », a expliqué M. Baal.

S’agissant du prix, il affirmé que cela a été validé et arrêté par le gouvernement du Sénégal, de même que la périodicité de la facturation qui est bimestrielle. Des détails qui seront portés à l’attention des maraîchers de Ber Thialane. Ce programme concerne à peu près 16 forages, dont 10 situés à Thiaroye et 6 dans la zone des Niayes, précisément à Ber Thialane où ils sont couplés à des réservoirs au sol de 200 m3 et d’une station de pompage pour refouler les eaux. Ces forages sont interconnectés et les eaux refoulées vers la mer pendant l’hivernage pour rabattre les nappes et lutter contre les inondations.

Pour la période hors pluies, les eaux sont refoulées vers les maraîchers pour irriguer les champs des agriculteurs et tout acteur économique évoluant dans le secteur.

Oumar NDIAYE

Pour faciliter aux populations l’accès aux soins, l’Etat du Sénégal est en train de mettre en œuvre le programme de Couverture maladie universelle (Cmu). Dans ce cadre, près de 10 milliards de FCfa ont été remboursés en 2016 aux structures sanitaires. D’ailleurs, l’Agence de la Cmu compte mensualiser ces remboursements.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a salué les efforts de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) dans le cadre de la gratuité des soins. Le Pr Awa Marie Coll Seck a révélé qu’en 2016, près de 10 milliards de FCfa ont été injectés à cet effet. Elle s’exprimait lors d’un atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de permettre aux acteurs impliqués dans la mise en œuvre des initiatives de gratuité d’échanger avec les parties prenantes sur le contenu de ce manuel et d’identifier les goulots d’étranglement. Mme Seck a précisé que les séances de la dialyse, à elles seules, ont coûté environ 3 milliards de FCfa. A cela s’ajoute la prise en charge gratuite de plus de 2 millions d’enfants de 0 à 5 ans. Sans compter les 16.000 césariennes effectuées et les 120.000 personnes âgées de plus de 60 ans et prises en charge dans le cadre du « Plan sésame ».

Le ministre de la Santé a informé que 560 personnes ont bénéficié de la dialyse. Ce qui donne un total de 60.000 séances effectuées dans les structures de santé publiques. Tous ces chiffres font dire au Pr Seck que « la gratuité des soins est une réalité au Sénégal, même s’il y a quelques insuffisances à corriger ».

675 mutuelles installées
Elle a rappelé que 675 mutuelles de santé sont installées sur l’ensemble du territoire par l’ACmu. L’atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu réunit des médecins-chefs de région, de district et plusieurs acteurs de la santé. Il devrait permettre d’adopter de nouvelles procédures de gestion des initiatives de gratuité.

Pour le ministre de la Santé, les responsables des structures de santé qui offrent des soins aux populations bénéficiaires de la Cmu doivent maîtriser les rapports de procédures en vue de donner des pièces justificatives des services offerts dans les délais requis. « Ils doivent aussi connaître comment l’Agence procède aux remboursements. Car nous avons l’intention de mensualiser les rapports, les pièces justificatives, mais surtout les remboursements », a expliqué Mme Seck. Elle a ajouté que l’ACmu est en train d’apporter des améliorations puisque ces remboursements pouvaient être payés en deux ou trois mois. « Mais, nous voulons mensualiser les remboursements », a assuré le ministre, soulignant que le gouvernement est dans une phase d’accélération de la couverture sanitaire, parce que voulant, d’ici la fin de l’année, se rapprocher du taux de 75 % fixé par le chef de l’Etat. En 2016, le taux de couverture sanitaire tournait, au Sénégal, autour de 50 %.

Eugène KALY

La disponibilité des médicaments et l’érection d’unités de soins ambulatoires dans les structures sanitaires. C’est ce que réclament les acteurs engagés au Sénégal dans la lutte contre la drépanocytose.

La célébration de la Journée nationale de lutte contre la drépanocytose a été l’occasion, à Thiès, de faire un plaidoyer pour un accompagnement dans la lutte contre cette maladie héréditaire à soins couteux. Un devoir qui s’impose aujourd’hui surtout pour rendre disponibles les médicaments et doter les structures sanitaires d’unités de soins ambulatoires pour enfants et adolescents drépanocytaires, a indiqué le Dr Moustapha Diop, médecin-chef du district sanitaire du quartier 10e Riaom.

Tout en notant les efforts louables consentis par l’Etat dans cette croisade, le Dr Diop s’est engagé à s’impliquer davantage dans la lutte non seulement en tant que médecin, mais en tant que point focal à Thiès où le constat a été fait d’un manque de spécialistes de la maladie. Au point que certains patients sont obligés d’aller se faire consulter ou traiter au niveau des structures sanitaires spécialisées de Dakar.

Une préoccupation exprimée par les nombreux intervenants, la plupart des malades, devant le Pr Ibrahima Diagne, de l’Ufr Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et point focal national de la lutte contre la maladie. Le Pr Diagne qui a animé le panel sur « Paludisme et drépanocytose » a promis de former des spécialistes pour la prise en charge de la drépanocytose à Thiès. Dans sa présentation, il a fait ressortir les principales causes de cette maladie génétique qui affecte des milliers de personnes et occupe le quatrième rang des consultations à l’hôpital Albert Royer de Dakar.

Mais, il a tenu à insister sur le fait que, généralement, c’est le paludisme qui aggrave le plus souvent la morbidité et la létalité liées à des crises vaso-occlusives, des anémies hémolytiques. « La prévalence dans notre pays est à 10 %, dont 0,5 % de formes majeures. Et chaque année, on note des cas de nouveau-nés drépanocytaires », a indiqué Maguèye Ndiaye, le président national de l’Association de lutte contre la drépanocytose.

Selon lui, « c’est une maladie fréquente et grave qui nécessite que les pouvoirs publics et les populations, notamment en Afrique, lui consacrent toutes les énergies nécessaires ». « Les acquis existent, il est vrai, mais nous avons beaucoup de défis à relever en poursuivant nos efforts, en vue de réduire le nombre de naissances d’enfants porteurs de drépanocytose et réduire sensiblement la morbidité et la mortalité liée à la maladie par une prise en charge appropriée et accessible à tous », a-t-il ajouté.

La formation du personnel de santé devrait également constituer une urgence, afin qu’une meilleure couverture et une prise en charge des patients soient assurées.

Mohamadou SAGNE

Des régions comme Sédhiou, Kaffrine, Kédougou, etc., sont dépourvues d’infrastructures sanitaires de premier choix. Pour combler ce gap et améliorer la carte sanitaire nationale, l’Etat a décidé de réaliser, dans les régions où le besoin se fait le plus sentir, un hôpital régional, pour que les patients ne soient plus obligés d’aller se soigner ailleurs.

Aujourd’hui, la nouvelle approche consiste à associer les populations à tout ce qui les concerne. Celles du Pakao viennent d’être conviées à se prononcer sur le projet de réalisation de l’hôpital régional de Sédhiou. Elles viennent d’approuver, au cours d’un Crd (Comité régional de développement), le projet de construction de cet hôpital régional réclamé et fort attendu.
Cette phase de validation sociale précède le démarrage des travaux qui ne saurait tarder. L’acceptation sociale faite à Sédhiou a vu la participation des autorités administratives et des élus locaux. Selon le chef de la mission, représentant le ministère de la Santé et de l’Action sociale, « la validation technique était déjà faite à Dakar ». Il a précisé que l’infrastructure sera réalisée en deux ans et va coûter 97 milliards de FCfa.

Conçu pour être une référence en matière de santé, cet hôpital sera équipé d’un plateau technique relevé. « A côté du centre de santé, on aura une autre infrastructure et on ne fera plus d’évacuation vers les structures de Kolda ou de Ziguinchor. C’est d’ailleurs le contraire qui se passe aujourd’hui : des évacuations nous viennent maintenant de Kolda ou de Ziguinchor », a confié un infirmer du centre de santé.

Malamine KAMARA

La Sénégalaise des eaux (Sde), s’inscrivant dans une œuvre citoyenne, a apporté sa contribution à la réalisation de la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam avec un chèque de cinq millions de FCfa. Cette infrastructure multifonctionnelle, qui sera inaugurée le 30 juin prochain, est une initiative des éléments français au Sénégal.

D’un coût global de 420 millions de FCfa, la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam, Etablissement public de santé, dispose de toutes les commodités ; ce qui en fait un espace moderne et la place au rang de 3ème service pédiatrique du Sénégal. C’est le premier établissement de santé au Sénégal dédié à la mère et à l’enfant. Elle dispose de trois échographes, de deux blocs opératoires pour la césarienne, de salles de réanimation néo-natale, de soins, de surveillance pour enfants, de quatre chambres d’une capacité de 14 lits, d’un bureau gynécologique, d’un cabinet multi-spécialités. Il y a également une salle de réunion, une bibliothèque médicale, une salle informatique et un ascenseur prenant en compte les personnes à mobilité réduite.

Une école de formation destinée à 11 centres de santé est logée au sein de l’établissement. Les formations commencent au mois de novembre 2017.
La Sénégalaise des eaux (Sde), un des 50 partenaires de ce projet, apporte ainsi une contribution importante à la réalisation d’une œuvre qui témoigne des liens de solidarité entre le Sénégal et la France et de l’humanité de ceux qui ont entrepris l’initiative, notamment les éléments français au Sénégal, et particulièrement le capitaine Hervé Gode qui en est le concepteur.
Cet apport traduit, de l’avis du directeur général de la Sde, Abdoul Baal, la vocation citoyenne de la société dont la mission va au-delà de ses activités de production et de distribution de l’eau. Selon lui, elle s’emploie quotidiennement à contribuer au bien-être des populations et appuie toutes les initiatives allant dans ce sens.

Le général Pascal Facon qui commande les éléments français au Sénégal a abondé dans le même sens pour mettre en évidence cette humanité qui les unit avec les populations de Ouakam. « Les militaires français ne vivent pas à côté des gens. Ils vivent à côté d’eux », dit-il, espérant ainsi que cet établissement apportera une contribution majeure au bien-être des Ouakamois.

Alassane Aliou MBAYE

La problématique des inondations a fait l’objet d’un Conseil interministériel, hier, à la Primature, avec la présence de toutes les parties prenantes. Cette année, l’Etat a décidé de mettre sur la table un montant de 2 milliards de FCfa pour mieux prendre en charge la gestion du phénomène.

La matrice d’actions prioritaires 2017 a été adoptée, hier, à l’occasion d’un Conseil interministériel sur la problématique des inondations présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Les structures impliquées dans la gestion des risques d’inondations comme l’Onas, l’Ageroute, l’Adm, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, la Protection civile et le Service national d’hygiène ont aussi pris part à cette rencontre.

« L’ensemble des acteurs ont exprimé leurs besoins concernant les mesures transitoires qui doivent être mises en œuvre afin de soulager les populations en cas de fortes de pluies », a fait remarquer le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues. Pape Gorgui Ndong a fait face à la presse au terme des travaux. Il a ajouté que la matrice d’actions prioritaires 2017 est dotée d’un budget d’un milliard 900 millions de FCfa en vue de mieux prendre en charge la gestion des inondations au cours de cet hivernage.

Ce programme est aussi censé permettre aux entreprises d’intervenir immédiatement en cas de fortes pluies conformément aux accords-cadres qui lient ces dernières et l’Etat.
Pape Gorgui Ndong a soutenu qu’une équipe avait sillonné, pendant deux mois, les régions, départements et communes pour faire le point sur les mesures transitoires à prendre face au phénomène des inondations. A l’en croire, les régions du Nord feront l’objet d’une attention toute particulière, vu que l’hivernage, d’après les prévisions météorologiques, sera très pluvieux dans cette partie du pays. Les régions de Tambacounda et Kaffrine seront également au centre des actions de lutte contre les inondations. Le ministre délégué a d’ailleurs indiqué qu’une équipe sera déployée, dans les meilleurs délais, à Tambacounda pour soulager les populations victimes de fortes pluies avant-hier. Du fait que l’hivernage de cette année coïncidera avec les élections législatives, les lieux de vote feront l’objet d’une sécurisation particulière.

Il a indiqué qu’en plus des mesures transitoires prévues tout au long de cet hivernage, de nombreux projets sont en train d’être mis en œuvre dans le cadre du Programme décennal de gestion des inondations. M. Ndong a rappelé les efforts qui ont été consentis par les pouvoirs publics pour régler le problème des inondations dans la banlieue.

Diégane SARR


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