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Actualités (2803)

Le lycée de Birkelane se débarrasse petit-à-petit de ses abris provisoires. Le président du Conseil départemental vient d’y construire un bloc pédagogique R+1 d’une valeur de 50 millions de FCfa. Le bâtiment, composé de 4 salles de classe, a été visité par le ministre de l’Éducation nationale.

A Birkelane, l’appropriation du slogan « École de la communauté pour la communauté et avec la communauté » est une réalité. Dans ce département de la région de Kaffrine, les abris provisoires occupent une place importante dans les écoles. Pour améliorer l’environnement scolaire et les conditions d’apprentissage des élèves, le Conseil départemental a décidé d’agir. C’est ainsi qu’après le vote du budget, le président de l’institution a pris l’engagement de renoncer à tous ses avantages financiers et à son carburant pour satisfaire quelques préoccupations urgentes des populations.

Ce faisant, le président Mactar Dia a construit un bloc pédagogique (R+1) flambant neuf dans l’unique lycée du département. Le bâtiment est composé de quatre salles de classe, dont un laboratoire scientifique. Le coût global est évalué à 50 millions de FCfa. « La plupart des collectivités locales n’ont pas assez de ressources. Nous n’avons que des fonds de concours et des fonds de dotation. N’empêche, il arrive, dès fois, de faire des sacrifices pour satisfaire les besoins urgents des concitoyens », a renseigné le président du Conseil départemental.

Avec la construction du bloc pédagogique, le collège de Birkelane, transformé en lycée, a vu son environnement amélioré, au grand bonheur des enseignants et des apprenants. Seulement, avec les effectifs pléthoriques et l’insuffisance de salles de classe, parents, élèves et enseignants ont demandé au ministre de l’Éducation nationale des lots d’équipement, la construction d’un lycée moderne et d’une salle informatique. Des doléances auxquelles Serigne Mbaye Thiam a promis de trouver des solutions. Ce dernier qui a effectué le déplacement pour voir les investissements du Conseil départemental s’est félicité de l’engagement de Mactar Dia pour la promotion de l’éducation au niveau local. Il s’est dit ravi de voir que, quelque part, il y a des élus qui comprennent que l’éducation est une compétence transférée et partagée entre le gouvernement, les collectivités locales et la communauté. Au-delà de l’éducation, le président du Conseil départemental de Birkelane participe, à sa manière, à la réalisation des grands programmes entrepris par le chef de l’État, Macky Sall. En plus du bloc pédagogique, 3 postes de santé et 3 salles de conférence religieuse sont en train d’être construits.

Pape Coly NGOME

Les autorités sénégalaises et des experts évaluent, à Dakar, le Plan d’appui intégré à la sûreté nucléaire. Ils veulent opérer des réajustements qui prennent en compte le contexte sécuritaire actuel.

Le Plan d’appui intégré à la sécurité nucléaire du Sénégal, élaboré en 2013, sera passé en revue au cours d’une réunion ouverte avant-hier à Dakar. Des experts sénégalais, africains et américains en nucléaire prennent part à cette rencontre. « Nous allons essayer de voir si les objectifs fixés sont atteints, ceux qui ne l’ont pas été et opérer les réajustements requis par rapport au contexte actuel », a déclaré la directrice générale de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire, Ndèye Arame Boye Faye. Abondant dans le même sens, le conseiller technique du Premier ministre, Babou Diop, a fait savoir que le Sénégal est en train de réajuster ce plan pour mieux le rimer aux préoccupations sécuritaires.

Mme Faye a expliqué, à son tour, que le Plan intégré à la sécurité nucléaire permet de voir, de manière holistique, la sécurité nucléaire d’un pays. « Cette sécurité concerne la protection physique des matières nucléaires, mais aussi la sécurisation des sources radioactives. Les matières nucléaires et les sources radioactives sont des substances utilisées dans plusieurs secteurs du développement d’un pays », a-t-elle souligné.

Au Sénégal, ces sources, d’après Ndèye Arame Boye Faye, sont bien présentes dans divers domaines, citant, entre autres, la médecine, l’industrie, la recherche et l’agriculture. Elle s’est arrêtée sur l’industrie pour rappeler que ceux qui font de la recherche sur le pétrole utilise des sources radioactives. A son avis, « la particularité de ces sources est qu’elles sont énergétiques et que si elles ne sont pas bien utilisées aux endroits indiqués, elles peuvent provoquer des incidents avec morts d’hommes. C’est pourquoi la communauté internationale a mis des gardes-fous pour protéger l’utilisation de ces sources radioactives par la mise en place des instruments juridiques et de plans comme celui du Sénégal dont il sera question ». Elle a ajouté que les plans de la sécurité nucléaire permettent de faire en sorte que des mesures appropriées soient prises pour protéger ces sources contre une utilisation malveillante, en particulier par des terroristes.

« Actuellement, nous sommes dans un contexte mondial assez délicat faisant que la communauté internationale pense que les terroristes peuvent accéder à ces sources et les utiliser dans les engins explosifs. C’est pourquoi la sécurité nucléaire est devenue un enjeu majeur », a indiqué la directrice générale de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire.
L’État du Sénégal est conscient de cela. Il a pris des mesures pour protéger ces sources nucléaires. En présidant cette rencontre, le conseiller technique du Premier ministre a informé que le Sénégal a déjà réactualisé les éléments qui permettent le contrôle des substances radioactives dans leur utilisation, stockage et gestion des installations associées. Déclinant les objectifs de la réunion de Dakar, Babou Diop a évoqué la mise en œuvre des activités de sécurité nucléaire au Sénégal, l’identification des réalisations ainsi que des besoins nationaux, la proposition d’un plan de mise en œuvre efficace et efficient pour les trois prochaines années, en fonction des priorités identifiées, la sensibilisation sur le système de gestion de l’information sur la sécurité nucléaire, etc.

Eugène KALY

La Fondation turque Maarif, chargée de la gestion des écoles du groupe éducatif turc Yavuz Selim dans plusieurs pays africains, n’envisage pas de représailles contre le personnel déjà en place, a assuré, mardi, à Dakar, le chef du département Afrique de ladite structure, Tuncay Cilesiz.

« En aucun cas, les écoles ne seront fermées, aucun enseignant ou membre du personnel ne sera licencié. Nous allons revoir à la baisse les tarifs qui sont exorbitants. Nous cherchons à toucher le maximum d’enfants et entreprendre la mise en œuvre des écoles », a-t-il déclaré. Le chef du département Afrique de la Fondation Maarif s’exprimait à la résidence de l’ambassadeur de Turquie à Dakar lors d’une réunion d’information. La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation venue de Turquie pour une visite d’information sur les statuts et les activités de cet organe dédié à l’éducation.

Maarif assure la gestion des écoles fondées dans plusieurs pays africains par le groupe éducatif turc Yavuz Selim. Cette décision a été prise par le gouvernement turc après le coup d’État de juillet 2016. Les parents des élèves inscrits dans les écoles du groupe scolaire au Sénégal ont protesté dans les rues de Dakar contre le transfert de la gestion de ces établissements de Yavuz Selim à la Fondation Maarif.

APS

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Bounkiling a récompensé ses 20 meilleurs élèves filles. La cérémonie a eu lieu, le week-end dernier, en présence du préfet de ladite localité, du maire, du président du Conseil départemental, des autorités académiques et du parrain, le tout nouveau ministre conseiller Jean Pierre Senghor. Les lauréates qui ont été choisies dans les cellules ont reçu des outils pédagogiques et un lot de matériel informatique.

« J’ai accepté d’être le parrain de cette manifestation dès que la proposition m’a été faite, parce que j’ai toujours soutenu les filles qui excellent dans les matières scientifiques », a déclaré M. Senghor. Il a conseillé aux récipiendaires de « continuer à être les meilleures et de refuser les grossesses et mariages précoces ». Par la même occasion, il a invité les parents à « laisser les filles poursuivre leurs études ».

L’Inspecteur de l’éducation et de la formation a salué tous les efforts consentis pour récompenser les meilleures élèves, mais le combat de la scolarisation des filles est loin d’être gagné puisqu’à côté des mariages et grossesses précoces, d’autres fléaux demeurent.

Résultat : dans le département de Bounkiling, le taux brut de scolarisation (Tbs) chez les filles est de 8,74 % au préscolaire contre 26,90 % au niveau régional. Pour l’élémentaire, il y a une certaine embellie puisqu’on enregistre un taux de 86,23 % contre 96,3 % pour le niveau national. Concernant l’enseignement moyen, le Tbs chez les filles est de 27,61 %, contre 54,8 % pour la région et 59,8 % au niveau national. Les contreperformances sont plus inquiétantes surtout dans le taux d’achèvement (10,51 % contre 26,6 % au niveau régional et 70 % au niveau national).

Les raisons à l’origine de l’abandon précoce des études par les filles ont été analysées. La principale recommandation formulée est de faire disparaître toutes ces contreperformances, pour que les filles aillent à l’école et y restent aussi longtemps que possible.

Malamine KAMARA

Dr Adrien Sonko, coordonnateur du Projet d’appui de la santé de la mère et de l’enfant (Pasme), a annoncé la construction de nouveaux centres de santé et la réhabilitation des structures sanitaires des régions de Kolda, Sédhiou et Louga. Il s’agit de la construction de centres de santé de dernière génération avec des blocs opératoires à Sakal et Keur Momar Sarr. Un centre de transfusion sanguine est prévu à l’hôpital régional de Louga. « En plus, nous allons y construire un service d’accueil et des urgences. Nous envisageons aussi de réhabiliter la maternité et le service de la pédiatrie de l’hôpital régional », a-t-il informé. Les régions de Kolda et Sédhiou bénéficieront, elles aussi, de deux nouveaux centres de santé modernes avec des blocs opératoires et des espaces pour adolescents. Ces structures sanitaires seront érigées à Bounkiling, Sédhiou et Médina Yoro Foula (Kolda). Il est également prévu la réhabilitation de tous les centres de santé de ces deux régions, des Services d’accueil et des urgences des hôpitaux régionaux de Kolda et Sédhiou. Toutes ces infrastructures sont évaluées à 16 milliards de FCfa. Le financement est porté par l’Agence française de développement avec une contrepartie sénégalaise de près de 2 milliards de FCfa.

E. KALY

Les régions médicales de Louga, Kolda, Sédhiou et des services centraux du ministère de la Santé ont reçu de la France des équipements médicaux et logistiques. Ce matériel permettra de renforcer la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

Le gouvernement français soutient le Sénégal dans sa croisade contre la mortalité maternelle et infantile. Cela, à travers l’Agence française de développement (Afd) qui a offert du matériel médico-technique et logistique. Estimé à 486.273.849 FCfa, ces équipements vont aider à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant. Les régions bénéficiaires sont Sédhiou, Kolda et Louga.

Le matériel est composé de 9 véhicules, dont 4 pour les services centraux : Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), Direction des infrastructures et équipements médicaux (Diem), Centre national de transfusion sanguine (Cnts) et l’Unité de coordination du Projet d’appui de la santé de la mère et de l’enfant (Pasme). Les autres véhicules sont destinés aux régions médicales de Louga, Kolda et Sédhiou pour des activités de supervision et de sensibilisation.

La France a également offert à ces trois régions 59 motos pour les postes de santé. Elles ont reçu, entre autres, un équipement complet de bloc opératoire et de réanimation du nouveau-né, 66 tables chauffantes pour coin de nouveau-né, 15 doppler fœtal, et 8 cardiotocographes. En coprésidant la cérémonie de réception dudit matériel avec l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a invité les agents de santé des régions bénéficiaires à redoubler d’efforts afin de permettre au Sénégal d’atteindre ses objectifs dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Pour le diplomate français, ces équipements permettront de renforcer l’offre de soins et d’améliorer la prise en charge adaptée des urgences obstétricales dans les trois régions. M. Bigot a constaté que, malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics, il y a encore des besoins énormes pour freiner la mortalité maternelle.

Pour le Dr Ababacar Mbaye, médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou, « ce matériel aidera, de façon significative, à la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans ces régions ». Le taux de mortalité maternelle dans les régions de Tambacounda, Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, variant entre 600 à 700 décès pour 100.000 naissances vivantes, est deux fois supérieur à la moyenne nationale (315 décès pour 100.000 naissances vivantes).

Eugène KALY

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea) tient sa Triennale, à Dakar, du 15 au 17 mars, soit 5 ans après celle de Ouagadougou (2012). Dans cet entretien, sa Secrétaire exécutive, Mme Oley Dibba Wadda, revient sur les enjeux de la rencontre, véritable foire d’idées et de partage d’expériences et de savoirs.

L’Adea tient, du 15 au 17 mars 2017, sa triennale, l’un des évènements internationaux majeurs de l’éducation et de la formation en Afrique, après celle de 2012 à Ouagadougou. Quelle est la principale thématique et quelles seront les attentes ?
Le principal thème de la Triennale de l’Adea mettra l’accent sur la « Revitalisation de l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Afrique. L’attente de la Triennale est de veiller à ce que les pays africains assument entièrement l’appropriation des buts et stratégies relatifs à la mise en œuvre du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 et prennent des engagements fermes et crédibles qui peuvent être reflétés à travers des cadres d’actions, en vue d’opérer les changements nécessaires au niveau des systèmes éducatifs pour atteindre les buts fixés. Il est également question de l’identification et de l’élaboration de stratégies, d’outils et de ressources nécessaires combinés avec des accords de partenariat concrets entre les différentes parties prenantes par le partage d’informations pour la planification et la mise en œuvre réussies des cadres d’action relatifs à ces buts.

Vous l’évoquiez tantôt, le continent s’est doté d’un Agenda (Agenda 2063) qui fait partie intégrante des Odd 2030. C’est sûr, l’éducation est essentielle pour la réalisation de cet Agenda ainsi que des Odd. Est-ce que, dans sa forme actuelle, le secteur éducatif africain est en mesure de remplir efficacement le rôle ?
L’éducation est essentielle à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Afrique ainsi que des Objectifs de développement durable. Il est important de comprendre et réaliser que le système éducatif actuel ne saurait prolonger « le statu quo actuel ». Si nous voulons atteindre les deux Objectifs, il est nécessaire de passer en revue l’architecture actuelle de l’éducation en Afrique. Il faut disposer d’approches d’enseignement et d’apprentissage de qualité dans les écoles et garantir une approche de l’enseignement qui est « centrée sur l’apprenant ». Il est nécessaire de garantir un système éducatif conçu par les Africains, pour l’Afrique, qui est en résonance avec les réalités actuelles et futures du continent.

L’Agenda 2063 est un programme à long terme, alors que les jeunes veulent une bonne formation et un emploi dans l’immédiat. Qu’en pensez-vous ?
Il est vrai que l’Agenda 2063 de l’Afrique est assorti d’un but à long terme. C’est précisément ce vers quoi il nous faut tendre, à savoir une vision à long terme. Dans le même temps, nous devons nous rendre compte qu’il nous faut fixer des cibles et des étapes importantes à court et moyen termes pour nous permettre de réaliser cette vision ; et cela est faisable. Nous devons nous rappeler que sans une vision, il n’existe pas de motivation pour y arriver. C’est ce qui rend l’Agenda 2063 unique. Nous devons également nous rendre compte que l’Afrique n’est pas un pays, mais un continent avec 54 pays, ayant chacun sa grande diversité. Les approches ne peuvent être « uniformes », dans la mesure où elles doivent être spécifiques au contexte et réparties en des plans et actions réalistes. Nous devons également comprendre que les retombées en termes d’investissement dans l’éducation sont à long terme. Ce qui requiert de la patience et de l’engagement. Au même moment, il nous faut travailler sur des actions à court terme, concrètes et immédiates qui mettent l’accent sur la fourniture de compétences requises et nécessaires pour permettre à nos jeunes de s’auto-employer et/ou d’être employables. Les compétences fournies devraient aussi inclure les compétences d’autonomie fonctionnelle et émotionnelle qui les préparent au monde du travail et à la vie en dehors de la salle de classe.

De jeunes talentueux, le continent n’en manque pas. Mais, le talent tarde à éclore à cause d’un manque d’encadrement et de moyens. L’Adea compte-t-elle plaider pour que l’Afrique profite du savoir-faire de ses fils ?
L’Afrique ne manque pas de talents jeunes. Ce dont les jeunes ont besoin, c’est la possibilité de débloquer leurs potentiels. Nos jeunes désirent disposer de moyens d’action leur permettant de s’occuper de leurs propres affaires. Le continent a besoin de leaders éthiques de grande qualité, confiants et autonomisés, dotés de compétences constructives et critiques et d’innovantes compétences d’autonomie fonctionnelle, ainsi que de connaissances sur le développement économique durable. Nous devons nous assurer que nous soutenons et cultivons les valeurs et principes africains et fournissons les compétences d’autonomie fonctionnelle et les connaissances par la formation, le coaching, le mentorat et l’orientation afin de renforcer les qualités, caractéristiques et attributs de leadership chez nos jeunes.

Seuls quelques pays africains disposent d’un fonds national pour la jeunesse et seule une poignée d’organisations disposent de stratégies d’implication des jeunes. Aussi, très peu de leaders en position d’influence, d’autorité et doté de moyens ont pris des mesures ou déployé des efforts délibérés visant à assurer l’encadrement et le coaching des jeunes. Et pourtant, ceux-ci constituent 60 % de la population africaine et, qui plus est, sont les plus marginalisés. Nous avons besoin de solutions aux questions brûlantes auxquelles les jeunes sont confrontés, par exemple, « comment les sociétés peuvent tirer parti d’un « afflux des cerveaux » ?

Bon nombre de changements transformationnels sont en train de s’opérer. Ce ne sont pas tous les milieux académiques qui sont outillés pour s’attaquer à ces changements. L’on court un risque que le statu quo impose de faire « les choses comme si de rien n’était lorsque rien n’est plus comme auparavant ». Un changement massif de mentalité est nécessaire. Les jeunes éprouvent des difficultés à survivre. Ils ont le sens de l’innovation, la créativité, l’énergie et la force, mais ces aptitudes ont été maintenues en latence ou mises en veilleuse et doivent maintenant être ressuscitées. Ils manquent également de ressources et peu de personnes écoutent leurs appels. Lorsque les jeunes ne sont pas qualifiés, leur niveau de productivité est plus faible. Ils ont besoin d’un soutien psychosocial et de programmes de renforcement des compétences personnelles. Il est nécessaire de disposer de plus de formations axées sur les compétences.

Les jeunes devraient apprendre une ou plusieurs compétences de sorte qu’à l’âge de 21 ans, même s’ils ne sont pas employés, ils soient à même de fournir des services liés à leurs compétences. Cette démarche suscite le développement économique. Il est essentiel de former les jeunes aux compétences nécessaires afin de développer leurs économies et pas seulement aller simplement à l’école. Les jeunes ont besoin de compétences pour être productifs. Il existe un grand besoin et une réelle opportunité de développer leurs compétences si l’on s’attend à quelque forme de productivité et de croissance accrues que ce soit. Le taux de chômage chez les jeunes est alarmant. Pour la plupart, cette main-d’œuvre inexploitée a besoin de « formations adaptées » et de renforcement de capacités pour se rendre avec son ensemble de compétences sur le marché du travail du 21ème siècle, ainsi que pour commencer à soutenir la concurrence avec les travailleurs du monde entier.

Le plus grand défi des systèmes éducatifs africains reste la qualité. Plusieurs initiatives sont développées, mais les résultats demeurent mitigés. Pourquoi ?
Je suis totalement d’avis que le défi qui se pose aux systèmes éducatifs africains demeure la « qualité ». Il n’est un secret pour personne qu’aller à l’école ne se traduit pas nécessairement par un apprentissage de qualité. Il nous faut évaluer ce qui est enseigné dans les salles de classe et par qui. Le continent est confronté aux problèmes de recrutement et de la rétention des enseignants de qualité. La profession d’enseignant a été sérieusement dévalorisée.

Les enseignants ont besoin de moyens d’incitation pour les motiver à dispenser les enseignements. Le corps enseignant doit être la profession la plus valorisée, parce que c’est ce qu’il dispense comme apprentissages et la façon dont il le fait qui produiront la trempe d’apprenants que le continent recherche ardemment. Nous devons réviser nos programmes d’études et repenser ce que nous enseignons à nos enfants dans les salles de classe. Nous devrions poser des questions critiques pour savoir si ce qui est enseigné dans les salles de classe sera pertinent ou pas plus tard dans la vie lorsqu’ils quitteront l’école.

La centralité de l’élève est souvent perdue de vue dans les grèves récurrentes qui écornent excessivement le quantum horaire. Que faire ?
Premièrement, nous devons nous assurer que l’éducation est priorisée comme bien public mondial. Deuxièmement, nous devons valoriser les enseignants et la profession d’enseignant. Troisièmement, nous devons nous assurer que l’enseignement requis est dispensé et les ressources didactiques appropriées en résonance avec la réalité du contexte sont enseignées dans les écoles. Quatrièmement, la responsabilité de chaque adulte devrait être de s’intéresser à ce que fait chaque enfant (qu’il soit à l’école ou pas). Il nous incombe de former nos jeunes et de leur inculquer des valeurs qui feront d’eux les leaders de demain.

L’autre élément essentiel du système reste l’enseignant. Sauf que ce métier est plus devenu une sinécure qu’un sacerdoce, c’est-à-dire que ce n’est plus une vocation. Comment faire pour inverser la tendance ?
Comme je l’ai indiqué précédemment, le corps enseignant a été dévalorisé. Nous devons proposer des moyens incitatifs qui attirent et retiennent les enseignants appropriés. Nous devons créer des cheminements de carrière pour le corps enseignant afin d’encourager une évolution liée au développement personnel et professionnel. Nous devons investir dans nos enseignants et leur fournir des systèmes de soutien et d’apprentissage par les pairs.

Le Sénégal, afin de revaloriser la fonction enseignante, vient de lancer le Grand prix du chef de l’État pour l’enseignant. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
C’est une excellente initiative et les mesures incitatives dont le Sénégal donne l’exemple et d’autres meilleures pratiques devraient être partagées et reproduites dans d’autres régions du continent africain.

Propos recueillis par Daouda MANE

L’Inspection d’académie de Saint-Louis a mis à profit la célébration de la Journée internationale des droits des femmes pour primer les 20 lauréates du concours « Miss Maths/Miss Sciences ». Cette fête de la jeunesse s’est déroulée à l’auditorium de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, en présence des autorités administratives, académiques, coutumières et religieuses et des parents de ces élèves méritantes qui ont subi, avec succès, les épreuves de ce concours très sélectif organisé le 2 mars dernier.

La célébration de l’excellence en mathématiques, sciences de la vie et de la terre (Svt) et physique-chimie, organisée au niveau régional par l’Inspection d’académie de Saint-Louis, en étroite collaboration avec Plan/Sénégal, a suscité un engouement populaire. A cette occasion, les parents, amis, voisins et sympathisants des lauréates ont pris d’assaut l’auditorium de l’Ugb, dès les premières de la matinée, pour assister à cette grande fête de l’école.

Selon Mme Guèye Khady Niang, chargée du bureau genre à l’Inspection d’académie de Saint-Louis, il n’y a que les sciences qui peuvent permettre de développer le monde, « c’est à travers elles que les programmes de développement mis en œuvre par l’État peuvent réussir ».

Elle a aussi révélé qu’un taux de 25 à 30 % d’intégration des filles dans les séries scientifiques est enregistré à Saint-Louis, rappelant que des politiques et stratégies sont déroulées pour renforcer les acquis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, encourage les femmes et les filles à embrasser les métiers du pétrole et du gaz, rappelant qu’aujourd’hui il n’y a plus de frontière dans la qualification.

C’est un constat : femmes et jeunes filles s’activent dans plusieurs secteurs d’activités au Sénégal (restauration, couture, coiffure, horticulture, aviculture, peinture). On les retrouve aussi dans la mécanique, le génie civil, l’industrie. C’est une « excellente chose » et cela prouve « les avancées enregistrées ». Mais, pour Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la gent féminine doit voir « encore plus grand et viser loin » en embrassant les métiers du pétrole et du gaz. « Il y a une place pour les filles dans ces filières porteuses. Et elles doivent absolument la prendre », a-t-il souligné, samedi dernier, à Louga, à l’occasion de la Journée nationale genre et formation professionnelle sur le thème : « Promouvoir l’équité et l’égalité des genres pour une formation de qualité au service du développement ».

Des centaines de femmes actives et de filles en formation, venues de toutes les régions du Sénégal, ont pris part à cette journée organisée par le bureau Genre du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Ce fut de grands moments d’échanges et de partage. M. Talla a dit sa fierté d’être à Louga et enregistré les doléances : accès au financement, à la commande publique et insertion sur le marché du travail. Il a aussi et surtout délivré un message d’espoir aux filles qui l’écoutaient en leur demandant de persévérer. « Vous avez la volonté et la détermination, il n’y a pas de raison que vous ne réussissez pas. Je le dis parce que je sais que vous pouvez aussi compter sur l’appui et le soutien indéfectible du président de la République, Macky Sall », a dit le ministre, s’adressant aux filles. Il a insisté : « Au Sénégal, sous l’impulsion du président Sall, il n’y a pas de frontière dans la qualification. C’est pourquoi je vous invite à embrasser les métiers du pétrole et du gaz ».

19 centres de formation professionnelle
Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a profité de cette rencontre nationale pour revenir sur les acquis et les projets et programmes de son département. Beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer l’accès à la formation professionnelle. 19 Centres de formation sont mis en place. Le nombre de gens en formation initiale et continue a quasiment triplé entre 2012 et 2016. Dans le cadre de « l’apprentissage rénové », 10.000 apprentis ont été formés. Des fonds sont mis en place pour accompagner les diplômés à créer leurs propres entreprises. Et plus de 3.000 bourses octroyées, en majorité aux filles, avec un objectif à atteindre en 2025 : 25 à 30 % des diplômés issus de la formation professionnelle. « C’est pour vous dire les efforts accomplis. Et je peux encore citer d’autres acquis enregistrés », a fait savoir Mamadou Talla, annonçant, dans la foulée, l’ouverture prochaine du Site d’exposition et de commercialisation artisanale (Seca) de Mékhé.

Lieu de rendez-vous entre professionnels, ce Seca sera aussi un cadre d’échanges et d’exposition de produits artisanaux. Une enveloppe de 150 millions de FCfa a été dégagée pour les besoins de son équipement en matériel moderne. Deux autres centres du même type sont prévus par le gouvernement. L’un à Thionck Essyl, dans le département de Bignona, et l’autre à Mbour. Ces Seca, a précisé le ministre, ne sont pas mis en place pour remplacer les villages artisanaux. « Non, ces Seca sont créés pour venir en complément aux villages artisanaux », a-t-il soutenu. L’objectif à atteindre est clair : réussir le triptyque « Formation-Équipement-Exposition ». Pour le plus grand bonheur des artisans et du pays.

Abdoulaye DIALLO

Pour faire face à un problème social tel que les violences faites aux jeunes, particulièrement aux filles dans le système éducatif, une rencontre d’échanges et de sensibilisation des adolescentes s’est tenue au lycée Ahmadou Ndack Seck de Thiès.

« Aux filles qui vont à l’école, je leur demande de ne pas s’aventurer à avoir un conjoint, encore moins de chercher un copain avant la fin de leur cursus scolaire ou universitaire. Pour avoir été victime d’une grossesse précoce, j’accuse, aujourd’hui, un retard de trois années scolaires sur ma promotion. Je suis en classe de Terminale S1, mais le fardeau est trop lourd », a confié E. Thiam. Selon elle, partagée entre les caprices d’un conjoint, la responsabilité d’une jeune femme mère et surtout le regard pesant des autres, il faut beaucoup de courage. « J’avoue avoir souvent des regrets, de m’en vouloir d’avoir cédé à des écarts d’adolescentes », a-t-elle ajouté. Mme Thiam s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges et de sensibilisation des adolescentes initiée au lycée Ahmadou Ndack Seck dans le cadre d’un projet conduit par Mme Ndèye Nar Bèye Diba, le point focal au niveau de l’inspection d’académie de Thiès.

« Ces actions rentrent dans le cadre d’une sensibilisation permanente des jeunes filles dans le système éducatif sur les risques liés aux grossesses contractées durant leur cursus. Outre les questions de santé, le retard, voire l’abandon, de leurs études après tant d’années de sacrifices des parents, mais aussi des victimes demeure une des conséquences terribles pouvant les affecter toute la vie », a-t-elle souligné.

Pour Mme Diba, la délicatesse de la question fait qu’une équipe pluridisciplinaire les accompagne dans le travail. « Grâce à des partenaires comme Equitas, Raddho, entre autres, des psychologues, des professionnels de la santé et des juristes nous aident à partager avec les élèves, les professeurs, l’administration des établissements… », a-t-elle révélé.

Dans son adresse, Ibrahima Samb, proviseur du lycée, a déclaré bien accueillir les alertes lancées à la cible adolescente de son établissement. « Avec un effectif de 3.000 élèves, dont un nombre important de filles qui occupent très souvent les premières places, de telles rencontres sont à saluer et à démultiplier », a-t-il soutenu.

Selon une enquête commandée par le ministère de l’Éducation nationale, sur les grossesses en milieu scolaire, Thiès est à 6 %. Et contrairement à ce qu’insinuent de nombreuses personnes, les cas impliquant des enseignants sont de l’ordre de 2 % et leurs auteurs sont sanctionnés à la hauteur de la faute.

Mbaye BA

Le médecin-chef de la région de Tambacounda, Dr Habibou Ndiaye, a salué « la volonté des autorités sanitaires et administratives de faire en sorte que tous les infirmiers et sages-femmes qui sortent du Centre régional de formation en santé (Crfs) soient recrutés et affectés à Tamba ». Il s’exprimait à l’occasion des Journées régionales de la santé et de l’action sociale. Selon ce dernier, les laisser à Tambacounda est une manière de « mieux fidéliser le personnel » et « éviter que les agents de santé affectés soient amenés à repartir peu de temps après ». M. Ndiaye a aussi suggéré la formation sur place d’infirmiers-anesthésistes, avec l’appui du médecin-anesthésiste de l’hôpital régional et sous la supervision de la Faculté de Médecine de Dakar et de l’Endss (École nationale de développement sanitaire et social), afin de doter les blocs opératoires de Goudiry et Maka, fermés depuis cinq ans faute d’anesthésistes, du personnel dont ils ont besoin. « Nous pensons qu’il faut dépasser cette question et faire ce que d’autres pays comme le Bénin, le Togo, etc., ont réussi », a-t-il proposé tout en soulignant que dans ces États des infirmiers opèrent et anesthésient.

Concernant le bloc opératoire de Koumpentoum, le médecin-chef de région a indiqué que « le personnel est disponible, il n’attend que l’équipement, prévu d’ici au mois d’avril, pour démarrer ».

P. D. SIDIBE

La région médicale de Tambacounda, en partenariat avec l’administration centrale, a initié des activités visant à réduire la mortalité maternelle. Car il urge de faire face à l’hémorragie, l’hypertension artérielle et l’anémie, les trois causes principales de mortalité maternelle à Tambacounda.

Lors des Journées régionales de la santé et de l’action sociale, le médecin-chef de la région médicale de Tambacounda, Dr Habibou Ndiaye, a présenté la situation sanitaire, fait des recommandations et annoncé les mesures envisagées pour réduire le nombre de décès maternels. Pour lui, il s’agira de « mettre en place un paquet de prestations en termes de vaccination, de suivi nutritionnel et de consultations prénatales ». Le taux de mortalité maternelle est très élevé dans cette partie du Sénégal. Rien qu’en 2016, a-t-il révélé, 117 cas de décès maternels ont été enregistrés, dont les 72 à l’hôpital régional de Tambacounda.

« On ne doit pas dépasser 15 décès maternels par trimestre. C’est très ambitieux, mais possible », a-t-il déclaré, invitant à lutter contre les trois principales causes de décès maternels : l’hémorragie, l’hypertension artérielle et l’anémie. « Le tiers des femmes que nous perdons à l’hôpital régional est dû à un problème de sang », a-t-il relevé, ajoutant que depuis le mois de décembre, grâce au Comité régional de promotion du don de sang, l’hôpital n’a plus de problème de sang.

Le médecin-chef de région qui a annoncé la construction d’un centre de transfusion sanguine a appelé les Comités de veille et d’alerte, coordonnés par les délégués de quartier, les chefs de village, les imams, les « Bajenu Gox » (marraines de quartier) et les tradipraticiens, à faire « un travail régulier d’identification et de recensement des femmes enceintes ». Cela permettra de « les convoyer, en collaboration avec les autorités administratives, vers les structures sanitaires », a relevé le Dr Ndiaye, informant de la mise en place de « maisons d’accueil dans les centres de santé et dans certains postes de santé, à l’image de ce qui se fait à Kaffrine, Koungheul et Kolda, pour que les femmes puissent accoucher sans risque ». A son avis, « l’idée est de faire venir les femmes à terme, peu avant la délivrance, pour éviter qu’elles ne viennent en urgence et parcourent de longues distances, au risque de perdre la vie en cours de route ». Sur la surveillance des décès maternels, un comité technique restreint, mis sur pied depuis deux ans, suit la situation, fait des comptes-rendus aux médecins-chefs de districts et envoie des rapports au commandement territorial. Habibou Ndiaye a également souhaité l’augmentation de la subvention « régulièrement » accordée par l’État à l’hôpital régional. De même, il a invité les collectivités locales de Tambacounda à venir en appui aux structures de santé comme cela se fait dans les autres régions.

Pape Demba SIDIBE

La rentrée solennelle académique 2016-2017 de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) a été une occasion pour présenter un nouveau schéma de formation.

Le directeur de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) de Dakar, le Pr Yalace Kaboret, a présenté, hier, lors de la rentrée solennelle académique, le nouveau schéma de formation. Désormais, la formation des médecins vétérinaires va durer 6 ans. Elle comprend un premier cycle (S1 à S6) et un deuxième allant de S7 à S10, donnant l’équivalent de Master 1, puis un semestre d’approfondissement pour développer la mobilité des étudiants et des enseignements optionnels dont la validation permet de préparer et de soutenir la thèse du docteur vétérinaire dans le dernier semestre. L’Eismv a enregistré, cette année, un effectif de 345 étudiants provenant de plusieurs pays d’Afrique.

Le directeur de l’établissement a rappelé que la formation s’appuie sur une solide base en biologie générale et comporte une part importante d’enseignements cliniques avec un taux de réussite de 92 %. L’École des vétérinaires propose aussi 4 Masters : santé publique vétérinaire, production animale et développement durable, qualité des aliments de l’homme et gestion de la surveillance sanitaire de la faune sauvage. Les activités de ces enseignements ont démarré le 25 novembre et se poursuivent avec l’inscription de 35 apprenants africains.

M. Kaboret a promis de garantir la qualité de la professionnalisation des enseignements pour une meilleure employabilité des diplômes de l’école. Il a rassuré que le personnel enseignant-chercheur est de haute qualité, mais surtout totalement « africanisé », avec un changement générationnel de près de 70 % et dont la carrière évolue à travers le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

La rentrée solennelle académique 2016-2017 avait pour thème : « l’Afrique face aux défis et enjeux de la résistance aux antimicrobiens ». Il a été introduit, sous forme de leçon inaugurale, par le Pr Amy Gassama Sow, enseignante-chercheure à l’École supérieure polytechnique de l’Université de Dakar. Elle a déploré l’émergence des résistances antimicrobiennes dans le monde qui, malheureusement, constituent une menace de santé publique majeure. Car pouvant conduire à la mort de plus de 4 millions de personnes par an en Afrique si rien n’est fait.

Eugène KALY

Le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cndreao), groupe thématique éducation de base, a organisé un panel sur les enjeux de l’éducation inclusive. La rencontre, qui s’est déroulée dans les locaux de l’Unesco/Breda, a regroupé une vingtaine de personnes. Le thème a été introduit par les Inspecteurs de l’éducation et de la formation (Ief) Cheikh Tidiane Sarr et Diné Diop. Ils partagent l’idée selon laquelle le sous-secteur de l’éducation inclusive est une préoccupation majeure aussi bien pour les gouvernements que pour les communautés. Les panélistes sont revenus sur l’impérieuse nécessité de promouvoir l’éducation inclusive au Sénégal, vu le nombre important d’exclus du système éducatif classique, parce que portant un handicap. L’éducation faisant partie des droits fondamentaux de l’enfant, ils estiment qu’il n’est pas normal de priver un enfant de ce droit à cause de sa situation de handicap. Au Sénégal, des initiatives sont prises avec la création de trois écoles inclusives dans la banlieue, mais cela ne suffit pas, vu le nombre d’enfants à besoins éducatifs spéciaux. C’est pourquoi le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest plaide pour promouvoir une éducation inclusive, dynamique, performante et démocratique. Dans les débats, les questions liées à la rareté des ressources financières, à l’insuffisance de la sensibilisation et à la mobilisation ont également été évoquées comme étant des obstacles à la promotion de l’éducation inclusive. « Mais, un des défis de l’éducation inclusive, c’est aussi et surtout la formation des enseignants », a indiqué l’inspecteur Cheikh Tidiane Sarr. Selon lui, la Fastef et les Centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (Crfpe) doivent renforcer leur dispositif de formation pour prendre en charge la pédagogie de l’inclusion. A la fin de la rencontre, des recommandations ont été faites à l’endroit des décideurs, pour une meilleure prise en charge de l’éducation inclusive. De la même manière, de vastes campagnes de sensibilisation doivent être déroulées pour une bonne appropriation du sous-secteur.

Pape Coly NGOME

Mouhamadou Moustapha Ndao, gouverneur de la région de Diourbel, a effectué, le 9 mars 2017, une visite de chantier à l’Université Alioune Diop de Bambey. Il a démarré par le Centre médico-social, niché au quartier Léona, puis la Cité des enseignants, les laboratoires, les blocs scientifiques et la bibliothèque universitaire.

Dans le cadre de la préparation de la célébration des 10 ans de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), le gouverneur de Diourbel, Mouhamadou Moustapha Ndao, a effectué une visite dans cet établissement d’enseignement supérieur. Accueilli par le recteur, le Pr Lamine Guèye, et ses collaborateurs, le chef de l’exécutif régional a pu s’enquérir de l’évolution d’une dizaine de chantiers dont certains sont terminés et d’autres en cours de réalisation. Entre autres, la Maison de l’Université Alioune Diop de Bambey, un projet financé par l’État dans le cadre du Bci (Budget consolidé d’investissements) 2014 pour un coût de 258.106.319 FCfa. Il s’agit de quatre complexes de logements et d’un restaurant. Chaque complexe comprend 16 appartements.
Le Projet d’extension de l’Uadb, qu’on appelle aussi le bloc pédagogique du Pgf-Sup (Programme de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur), est un imposant bâtiment de 210 mètres de long sur 28 mètres de large. Les travaux sont estimés à 4. 598.852.238 FCfa. Le projet de construction de la nouvelle bibliothèque centrale de 1.000 places comprend des salles d’études, de lecture, de reprographie, de réunion, de conférences et des bureaux. Il a coûté 364.880.511 FCfa, sans compter l’équipement.

Quant au projet de construction du Centre médical universitaire (Cmu), il est composé de salles d’odontologie, de consultations, d’hospitalisation, de soins, d’une pharmacie et de bureaux. Il est financé à hauteur de 250.000.000 de FCfa. Le ministère de tutelle a prévu un budget de 150.000.000 de FCfa pour les équipements médicaux et le mobilier de bureau. Le projet de construction des laboratoires est un bâtiment composé de 6 salles polyvalentes de 100 places chacune et de 9 bureaux. Il est financé à 300.000.000 de FCfa par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La construction du deuxième restaurant des étudiants de 500 places est toujours financée à hauteur de 250.000.000 FCfa par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il est piloté par la Direction de la maintenance, des constructions et des équipements de l’Enseignement supérieur.

De même, le forage et le château d’eau sont financés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour permettre à l’Uadb d’avoir de l’eau douce. Les travaux sont terminés, l’ouvrage réceptionné et une partie de l’université est, aujourd’hui, alimentée par ce dispositif hydraulique. Le mur de clôture de l’Uadb, construit à coût de 150.000.000 de FCfa, est réceptionné. Le projet de construction du restaurant du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes)/section Uadb est réalisé sur fonds propres par ledit syndicat.

Mamadou Aicha NDIAYE

La Directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Socé Diop Dione, affirme que toutes les infrastructures en construction dans les universités publiques du Sénégal seront réceptionnées avant la prochaine rentrée académique, sauf celles de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Dans cet entretien, elle avance que 60 % des chantiers abandonnés par l’ancien régime sont achevés par l’actuel gouvernement qui a dépensé plus de 60 milliards de FCfa.

Quelles sont les missions de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics ?
L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics a été créée pour juguler l’inefficacité et l’inefficience notées dans l’exécution des projets de construction. Elle est logée au sein du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Donc, sa création répond à un besoin d’efficacité. Les autorités voulaient aussi, par la même occasion, avoir une grande efficacité dans l’utilisation des ressources financières et dans l’absorption des crédits.

Pouvez-vous nous faire le point sur les constructions dans les universités publiques ?
Je voudrais avant tout préciser que l’Agence est une structure transversale. Nous travaillons avec tous les ministères. Pour le ministère de la Formation professionnelle, nous avons deux types de projet. Il y a de nouvelles constructions et des projets qui étaient à l’abandon avant l’avènement de la deuxième alternance. Les crédits nécessaires ont été mis à notre disposition pour terminer ces projets. Il s’agit notamment du lycée de Fatick qui est en cours de finition. Nous avons aussi les lycées techniques de Tambacounda et de Kolda pour lesquels les travaux se poursuivent. Par contre, pour le Centre de formation professionnelle de Thiaroye, le contrat a été résilié, parce que l’entreprise n’avait pas pu terminer les travaux. Nous attendons que les crédits soient versés dans nos comptes pour poursuivre les travaux.

La même situation est notée à Kolda et à Tambacounda. Nous avons tenu une réunion avec le ministre de la Formation professionnelle qui doit nous verser les crédits pour achever les chantiers. Nous avons déployé une mission à Kolda et à Tambacounda. Les gros œuvres sont terminés à 100 %. Il ne reste que le carrelage, la peinture et l’étanchéité. La menuiserie a été posée. Mais, il y a eu des vols et des dégradations. Donc, nous devons tout reprendre.

L’Agence a démarré les chantiers du lycée de Sandiara dont les travaux sont en cours. Les gros œuvres sont très avancés. Nous avons presque un taux d’exécution de 40 %. En plus, nous avons 5 centres de formation professionnelle. Les trois sont terminés et réceptionnés. Il s’agit de ceux de Agnam, Sinthiou Babambé et Kaolack. En revanche, la procédure de résilience est en cours pour le Centre Diawara, parce que l’entreprise a été défaillante. S’agissant du Centre de Toucar, à Fatick, les travaux sont en cours. Ils ne sont pas terminés. Mais, nous allons faire la réception en avril 2017.

Vous avez aussi sous votre responsabilité des chantiers dans des universités publiques. Est-ce que le niveau d’exécution est satisfaisant ?
Nous avons hérité des chantiers dans l’enseignement supérieur. En réalité, ce sont des chantiers qui étaient abandonnés. Je peux citer ceux de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, notamment des infrastructures de la Faculté des Sciences et de la Faculté de Médecine. Ces travaux sont terminés à 100 % et les infrastructures réceptionnées. Nous y avons achevé trois cuisines/restaurants. A Saint-Louis, nous avons terminé la construction de la bibliothèque universitaire (Bu). Il en est de même pour le bloc d’hébergement. Il y a aussi la réalisation des Espaces numériques ouverts (Eno). Nous allons bientôt réceptionner l’Eno de Kolda où nous avons rencontré de petits problèmes. Nous avons fait des appels d’offres et attribué le marché sans que le site ne soit affecté. Nous avons constaté qu’il fallait faire des études préalables. Nous avons commis un laboratoire sol qui est parti. Tout cela engendre des travaux supplémentaires. L’Eno de Diourbel est en phase de finition. A Tambacounda, les travaux avancent. D’ici au mois juin, tous les Eno seront réceptionnés, sauf celui de Fatick.

Nous avons également terminé les travaux de « 4-4-44 » à Thiès. Idem pour l’auditorium et l’hôtel des rails qui sert de logements pour les étudiants. Nous avons aussi construit un bâtiment à l’École polytechnique de Thiès. C’est le premier bâtiment qui y a été érigé par le Sénégal.

Pour les antennes délocalisées de l’Université Gaston Berger à Louga et l’antenne de Ziguinchor à Kolda, les travaux sont très avancés. Nous avons, en outre, démarré le chantier de l’Université de Tambacounda qui est actuellement à l’arrêt, en attendant que les crédits soient versés dans le compte de l’Agence.

Il y a aussi le projet de 34 milliards de FCfa de la Banque mondiale…
C’est un grand projet sous forme de prêt remboursable. C’est un projet de 34 milliards de FCfa pour l’extension des universités et la construction de l’Isep de Thiès. Une enveloppe de 6 milliards de FCfa est destinée à l’extension de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le même montant est alloué aux travaux d’extension de Thiès. La construction de l’Isep de Thiès s’élèvera à 7 milliards de FCfa. Pour l’Université de Bambey, il est prévu 5 milliards de FCfa. Les travaux d’extension de l’Université Assane Seck de Ziguinchor reviendront à 6 milliards de FCfa.

Concernant l’Université de Dakar, nous n’avons pas de réserves foncières pour construire de nouvelles infrastructures. C’est pour cela que nous avons programmé la réhabilitation des amphithéâtres. Le niveau de réalisation est satisfaisant pour les Universités de Bambey et Saint-Louis. Le planning est respecté. Nous tablons sur août 2017. Les clés seront remises aux bénéficiaires. Pour l’Université de Thiès, la fin des travaux est prévue pour décembre 2017, alors que pour l’Isep de la même localité, l’achèvement des travaux est programmé pour juin 2017.

Quelle est la situation sur le programme de réhabilitation à l’Ucad ?
Nous avons terminé trois amphithéâtres sur les cinq. La réhabilitation des amphis communs (Boilat, Jean Capelle, Mbaye Guèye) et celle de l’amphi 7 sont terminées. Ces derniers sont mis au service des étudiants. Toutefois, il reste l’auditorium pour lequel il ne reste que la pose des chaises. Nous avons commandé le revêtement au sol à l’extérieur. S’agissant des chantiers de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, la première tranche et la seconde phase seront respectivement livrées en mars et en fin avril 2017. Pour l’Office du baccalauréat, nous avions des problèmes pour le déménagement. Les travaux seront terminés d’ici janvier prochain. Il en est de même pour le rectorat.

Dans les universités, vous gérez aussi la construction des logements. Est-ce que le rythme d’exécution est satisfaisant ?
Nous avons réalisé des logements d’une capacité de 1.444 lits à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 9 mois, alors que les travaux devraient durer 12 mois. Ces logements et la Cité des enseignants de Dakar ont été inaugurés par le président de la République. Les Cités des enseignants du supérieur de Bambey et de Ziguinchor sont achevées. Il ne reste que leur réception. Je suis très satisfaite des réalisations, parce que nous sommes à un taux de résiliation de 0,01 %. Nous avons également achevé plusieurs dizaines de projets abandonnés par l’ancien régime qui s’estiment à 60 %. Et ce, grâce au financement de l’État. Si je prends l’exemple de Thiès, nous avons investi 16 milliards de FCfa de 2012 à 2017, rien que pour les projets gérés par l’Agence. Je peux citer, entre autres, les chantiers à l’Université de Thiès, les Centres de services fiscaux et le stade Lat Dior. De façon globale, je peux confirmer que toutes les infrastructures des universités publiques seront réceptionnées sauf celles de l’Université de Ziguinchor. Tous les travaux seront terminés avant la prochaine ouverture.

Certains chantiers ont connu des retards. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ?
En réalité, il n’y a pas beaucoup de retard dans les constructions. Les seuls retards sont liés aux versements des acomptes. Sur ce point, je condamne les entreprises parce que lors des soumissions, elles présentent des dossiers attestant une assise financière. C’est l’une des conditions qui détermine leur sélection. Par la suite, lorsqu’elles gagnent le marché, si elles commencent les chantiers, elles invoquent qu’elles attendent des acomptes. Elles n’ont pas de raison de le faire. Je suis contre cette attitude. Le problème qui se pose, c’est celui du moins disant. Si vous lancez un appel d’offres, le code des marchés veut qu’on l’attribue au moins disant. Je ne suis pas d’accord. Nous devons le revoir. Les marchés doivent être attribués au mieux disant. L’entreprise peut remplir les critères de qualification sans pourtant être capable d’exécuter les marchés. Je pense qu’il faut voir le passé de l’entreprise à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Avec le moins disant, quelqu’un arrive et gagne le marché sans être capable de l’exécuter. Je suis pour l’attribution des marchés aux entreprises mieux disant.

Entretien réalisé par Daouda MANE et Idrissa SANE

L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a remis, le 9 mars 2017, un chèque d’environ 25 millions de FCfa au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ce don est dédié aux personnes à mobilité réduite. D’ailleurs, l’Inde compte partager avec le Sénégal les techniques de fabrication de prothèses.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a reçu des mains de l’ambassadeur de la République de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, un chèque de 50.000 dollars (environ 25 millions de FCfa). Ce don est destiné aux personnes à mobilité réduite. L’objectif, selon M. Kumar, est d’améliorer leurs conditions de vie.

L’Inde, un pays réputé dans le domaine de la fabrication de prothèses de qualité, compte aussi appuyer le Sénégal dans ce secteur. Le diplomate a affirmé que le prix des prothèses de dernière génération est très bas dans son pays, parce que la technologie y est développée. D’où le transfert de technologie dont bénéficiera le Sénégal à partir du mois de juin prochain.

Dans un premier temps, 200 personnes à mobilité réduite seront appareillées, a annoncé le ministre de la Santé. « Une étude rigoureuse sera effectuée pour choisir ces personnes qui bénéficieront de ce programme dont a déjà bénéficié l’Ile Maurice, toujours en collaboration avec l’Inde », a-t-elle informé.

La cérémonie a été l’occasion pour le Pr Seck de féliciter la directrice du Centre national d’appareillage orthopédique, Bineta Diabel Bâ Mbacké, qui est parvenue à nouer ce partenariat avec l’Inde. « L’État ne peut pas tout faire, tous les établissements sanitaires doivent chercher des partenaires », a affirmé le ministre.

Ce programme, qui s’annonce comme un complément de la carte d’égalité des chances, permettra de prendre en charge le cas spécifique des handicapés moteurs. Ces derniers bénéficieront ainsi d’appareils de qualité à un coût moindre.

Le Pr Awa Marie Coll Seck a, en outre, salué le partenariat entre l’Inde et le Sénégal. L’initiative sur la Télémédecine, lancée depuis quelque mois avec certains hôpitaux, en est une parfaite illustration.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

Les femmes de Dakar Plateau s’engagent dans lutte contre la tuberculose. Cela, à travers des interventions communautaires.

Sur 100 cas, les 80 % ont contracté la tuberculose contagieuse, selon Dr Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). Pour lutter contre cette maladie, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad), appuyée par de bonnes volontés, a initié des journées communautaires de sensibilisation sur la tuberculose et le Sida. Les activités ont été lancées, le 7 mars 2017, au quartier Kayes Findiw, autour du thème : « La croisade des femmes contre la tuberculose dans Dakar-Plateau ».

Durant cette campagne, les populations ont la possibilité de faire le dépistage gratuit sous la supervision d’une équipe médicale composée de trois médecins. Dr Diouf a souligné que la région de Dakar est une ville particulière en matière de lutte contre la tuberculose dans la mesure où elle regroupe la moitié des cas de cette maladie du pays. « Face à cela, nous devons mener une riposte efficace de détection. Il faut un dépistage et un traitement précoces pour maitriser la transmission », a-t-elle déclaré, soulignant que le Pnt a commencé à développer les interventions communautaires depuis 2012 avec une prise en charge gratuite des patients et un accompagnement sur le plan nutritionnel. Ce qui est important pour gagner la bataille. La coordonnatrice du Pnt a invité à l’implication de tout le monde. « L’union de nos efforts va faire disparaitre cette maladie », a ajouté la coordonnatrice du Pnt.

Dans son intervention, Abdou Khadre Gaye, président de l’Emad, a souligné que son organisation travaille dans le programme depuis 2012. Elle fait partie des Ong qui interviennent dans 76 districts sanitaires sous la coupole de l’Ong Plan et du Pnt dans les districts de Dakar, Rufisque, Diamniadio, Popenguine, Mbour, Touba et Mbacké.

Le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, a invité les populations à aller se faire dépister très tôt. « Nous devons préserver notre santé ; la maladie n’est pas une honte. Donc, il ne faut pas s’en cacher. Un mal contagieux peut nuire aux proches », a affirmé M. Ndoye qui s’est dit disposé à porter le plaidoyer pour la lutte contre la tuberculose.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Association des secrétaires et assistantes de direction de la Cour des comptes (Asacc) a organisé, ce 8 mars, une cérémonie de don de sang à son siège aux Almadies. En début de matinée, 22 poches étaient déjà collectées. Selon El hadji Elimane Gassama, chargé de la sensibilisation et de la fidélisation des donneurs au Centre national de transfusion sanguine (Cnts), en cette période d’accidents fréquents sur les routes, rescapés et autres victimes ont besoin de sang pour se tirer d’affaire. M. Gassama a soutenu que le besoin du liquide vital est également réel au Service cancérologie de l’hôpital Le Dantec. Toutefois, il a précisé qu’au niveau du Cnts aucune pénurie n’est notée. « C’est nous, femmes, qui mourons en donnant la vie à l’accouchement et perdons beaucoup de sang. C’est une bonne façon de donner de notre sang », a souligné, pour sa part, Mme Bâ Awa Mané, présidente de l’Asacc. Au final, 80 poches ont été collectées.

S. M. S. CISSE

L’Association « And défar dakhar » a organisé une randonnée pédestre dimanche dernier à Mbour. Mme Kébé Khadidiatou Sarr, directrice de l’Hôpital général de Grand Yoff, par ailleurs marraine de la manifestation et membre du mouvement « Leungo », a lancé un appel en direction des populations, leur demandant d’adhérer aux mutuelles de santé pour que, d’ici fin décembre 2017, le taux de Couverture maladie universelle (Cmu) atteigne les 75 %. Le thème choisi pour cette activité a été: « Tous, adhérons à la Couverture maladie universelle pour un Sénégal émergent ». Pour Mme Kébé, dans le Plan Sénégal émergent, le capital humain constitue un volet majeur. Aussi, elle a renseigné qu’aujourd’hui le taux de couverture maladie a atteint 40 %, sur un objectif de 75 % d’ici à fin décembre 2017. La directrice de l’Hôpital général de Grand Yoff a avancé que cet objectif ne pourrait être atteint que lorsque les populations adhéreront massivement aux mutuelles de santé. Cette randonnée à laquelle ont participé plusieurs autorités dont le préfet Saër Ndao, a été l’occasion pour communiquer avec les populations sur la Cmu. Ces dernières ont pris l’engagement d’intégrer les mutuelles de santé.

Amath Sigui NDIAYE

L’insuffisance rénale terminale (Irt) chronique reste un problème de santé publique au Sénégal où des centaines de personnes sont sous dialyse. Hier, lors de la célébration de la Journée mondiale du rein, les spécialistes ont informé que les personnes obèses présentent plus de risque de développer cette maladie.

La Journée mondiale du rein, célébrée hier, avait comme thème : « Maladie rénale et obésité ». L’obésité est définie comme étant une augmentation excessive de la masse grasse. Elle est en constante augmentation au Sénégal pour des raisons qui ont pour noms : inadaptation des régimes alimentaires, sédentarité galopante... Malheureusement, elle peut être un facteur de risque de la maladie rénale.

Selon le directeur général de la Santé, Dr Papa Amadou Diack, les personnes obèses présentent près de 83 % de risque de développer une maladie rénale chronique (Mrc). Il a informé que 24,9 % de la Mrc chez la femme est associée à l’obésité. Chez l’homme, le taux est de 13,8 %.

Le Pr Boucar Diouf, chef du Service néphrologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a indiqué que les personnes en surpoids présentent 2 fois plus de risque de développer une insuffisance rénale terminale (Irt) nécessitant un traitement de suppléance par dialyse ou greffe. Il a aussi averti les populations de l’excès de graisse, étroitement lié au développement du diabète et de l’hypertension artérielle (deux maladies chroniques responsables, à elles seules, de 50 % des cas d’Irt). « Mais, indépendamment du diabète et de l’hypertension artérielle, l’excès de poids, notamment de la graisse au niveau du ventre, est un facteur majeur de risque d’insuffisance rénale. D’où l’utilité de dépister annuellement chez les personnes obèses », a conseillé M. Diouf. Les mêmes conseils sont prodigués par le directeur de la Santé qui a expliqué qu’au vu de toutes ces données, la prévention de l’obésité est fondamentale.

Plus de prévention
La Journée mondiale du rein est une occasion, selon le chef du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), Dr Aloyse Diouf, de sensibiliser les populations sur le changement de comportements en mettant l’accent sur la prévention. Il a indiqué que quand les populations sont bien informées, elles prennent leurs dispositions. En plus de la prévention, l’État s’est engagé à améliorer l’offre de la dialyse.

Papa Amadou Diack a rappelé que le Sénégal compte, aujourd’hui, 9 centres de dialyse fonctionnels dans le public. Mieux, le centre de Saint-Louis a vu ses postes d’hémodialyse passés de 6 à 21. Le centre de l’Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux (Ashir) va bientôt démarrer ses activités. Il sera suivi de Dalal Jamm, dans la banlieue dakaroise.

Au Sénégal, environ 319 patients sont dialysés dans le public et 273 dans le privé. En attendant que l’État dispose de statistiques, le directeur de la Santé a révélé que près de 600 millions de personnes dans le monde souffrent de cette pathologie qui n’épargne aucun pays. L’Oms prévoit d’ailleurs une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17 % dans les 10 ans à venir.

Eugène KALY

Une équipe d’archéologues, d’ethno-archéologues, d’archéo-botanistes et de paléo-environnementalistes a exhumé des bifaces, des vases, des forteresses... datant de plusieurs milliers d’années. Les fouilles datent de plus de 300.000 ans.

Les bassins versants de la Falémé, un affluent du fleuve Sénégal long de 414 kilomètres, cachent des trésors. L’équipe du programme « Peuplement humain et paléo-environnement en Afrique », dirigée par le Pr Eric Huysecom, vient d’y exhumer une richesse qui va éclairer la préhistoire du Sénégal. Des vases, des bifaces, de la poterie, de la céramique, etc., attestent d’une présence humaine qui remonte à plus de 300.000 ans.

Après le Kenya et l’Afrique du Sud, la Falémé se classe sur la liste des sites les plus importants sur le continent noir par la diversité de leurs objets et par leur ancienneté. En Afrique de l’Ouest, c’est le « hot-spot » historique le plus important. « La Falémé prend place dans ces sites de référence. Elle se caractérise par la richesse qualitative et quantitative des objets », a dévoilé M. Huysecom. Le façonnage des bifaces rappelle, à bien des égards, la fabrication du matériel chez les Bédiks et les Bassaris qui seraient venus des zones de la Falémé dans leur mouvement migratoire.

Les scientifiques ont découvert un atelier dans le sous-sol de fabrication de bifaces, de matériaux de pierre de différentes formes. Certains objets sont inachevés. « Ce sont des outils antérieurs à 300.000 ans et qui sont découverts in situ, c’est-à-dire que nous avons trouvé dans l’atelier les gestes inachevés nous permettant de remonter la chaîne opératoire. C’est une grande première en Afrique de l’Ouest », a défendu l’universitaire.

La zone était sous l’influence des fluctuations de plusieurs paramètres climatiques. Ces variations ont entraîné à la fois l’érosion sédimentaire et des dépôts sédimentaires qui ont permis aux archéologues de mieux comprendre l’évolution du climat dans cette zone au fil des siècles. Contrairement à l’idée très répandue jusqu’ici, les hommes de l’Afrique de l’Ouest ont développé à une échelle réduite la transformation de l’or. Les scientifiques sont en train d’étudier les creusets pour mieux reconstituer cette activité aurifère, surtout que les sites sont à la confluence des empires du Ghana et du Mali. « Nous avons analysé les creusets et nous n’avons pas vu de traces d’or. C’est le seul métal qui ne laisse pas de traces. Nous avons une grande maison. Ces creusets sont en général utilisés pour fondre le métal », a expliqué le chef d’équipe. Poursuivant, il a précisé : « Mais, nous avons mis en évidence des forteresses liées à la production de l’or. On dit que l’or était transporté vers l’Égypte, le Proche-Orient. Cependant, il y a eu un processus de transformation de l’or dans la Falémé. Nous sommes tombés dans des villages qui ont manifestement transformé l’or ».

Des canons datant du 18ème siècle
Dans le village de Farabana, les chercheurs sont tombés sur un établissement précolonial avec des canons datant du 18ème siècle. Il s’agit d’un fort révélateur d’une présence discrète des Français dans cette zone. « A Farabana, la fouille et les recherches historiques sur un établissement précolonial, remontant au début du 18ème siècle et armé de canons en fonte, permettent d’aborder l’un des aspects les plus méconnus de l’archéologie coloniale en Afrique, à savoir les premières installations occidentales précoloniales à l’intérieur du continent, mais aussi leur rôle dans le basculement progressif de l’Afrique vers la domination coloniale. Ce site permet donc d’étudier les transitions induites par l’avènement des premiers comptoirs européens précoloniaux », ont décrit les chercheurs. Les travaux, qui ont mobilisé des équipes de chercheurs venus d’Espagne, de la France, de la Belgique, du Cameroun et du Sénégal, serviront de base pour la Commission chargée de réécrire l’Histoire du Sénégal. « Cette équipe balise, défriche une période de la préhistoire du Sénégal. Vous nous permettez d’avoir un socle solide pour écrire l’histoire du Sénégal », a noté le rapporteur général de l’Histoire générale du Sénégal, le Pr Mamadou Lamine Fall.

Idrissa SANE

Les populations de Linguère viennent de bénéficier d’un important lot de matériel médical composé de 33 paires de lunettes, 104 draps et 26 lits d’hospitalisation.

Du matériel médical, des draps et des paires de lunettes ont été offerts aux structures sanitaires du département de Linguère. Le don est de Diamil Sow, une conseillère départementale et présidente de la Commission coopération et décentralisation. Les structures bénéficiaires sont l’hôpital Maguette Lô, le dispensaire, les postes et cases de santé de Linguère. La cérémonie de remise a eu lieu dans la salle de réunion de la mairie. Elle a été présidée par le maire Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines.

Ce geste a été apprécié à sa juste valeur en ce sens qu’il va contribuer à améliorer la qualité de la prise en charge des malades, mais également le relèvement du plateau technique. Un appel a même été lancé aux populations pour l’entretien et la sauvegarde de ce matériel médical.

Mme Sow a retracé le processus qui a abouti à l’acquisition de ce lot de matériel médical. « J’avais entrepris des démarches auprès des partenaires français qui ont ainsi accordé une suite favorable à ma requête pour un montant de plus de 5 millions de FCfa de lits, de draps et de paires de lunettes », a-t-elle avancé, ajoutant avoir « toujours rêvé faire des actions pour le Djolof, travailler pour (s)on pays et s’occuper des populations ». Elle a, par la même occasion, rappelé les actions qu’elle a menées pour l’éducation et les populations. « J’ai doté, le mois passé, certaines écoles maternelles de Linguère de matériel didactique et informatique ».

Le maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, a exprimé son sentiment de satisfaction. « Nous venons pour la deuxième fois organiser un pareil évènement pour réceptionner du matériel venant de l’extérieur de la part de compatriotes. C’est un déclic depuis que Mamadou Ndiaye nous a envoyés une benne citerne », a indiqué le ministre.

Masse NDIAYE

Les jeunes Sûkyö Mahikari Sénégal ont lancé, samedi dernier, des activités de protection de l’environnement qui se déclineront par des opérations de reboisement.

Les jeunes de Sûkyö Mahikari sont déterminés à sauvegarder l’environnement. Ils ont dévoilé, samedi dernier, leur plan d’actions devant plusieurs anciens ministres du Sénégal et le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Ils vont ainsi investir le Parc forestier et zoologique de Hann où ils dérouleront des activités comme le rempotage de graines et l’aménagement du jardin botanique. La 12ème édition du rassemblement régional, qui entre dans le cadre du programme de la Grande muraille verte, est programmée pour le mois d’août. Selon Mamadou Diallo, près de 200 participants qui viendront de toute l’Afrique sont attendus à cette rencontre. « En plus de ces camps nationaux et internationaux, le groupe des jeunes s’investira dans diverses activités de reboisement dans le cadre du programme des 100 arbres », a-t-il indiqué.

Les jeunes de ce mouvement, a fait savoir M. Diallo, ont entamé les travaux de recherche sur les 9 fléaux qui touchent l’environnement. Il s’agit, entre autres, du réchauffement climatique, de l’augmentation des gaz à effet de serre, de la destruction de la couche d’ozone, de la désertification et de la pollution des eaux. Ces recherches serviront à éveiller la conscience des jeunes sur les défis environnementaux.

Cet engagement éco-citoyen a été salué par le directeur de Sûkyö Mahikari Sénégal, Djibril Diagne, qui a magnifié les actions menées par ces militants de la défense de l’environnement. Pour lui, le projet de la Grande muraille verte a été une opportunité pour la mise en œuvre du plan d’actions de cette organisation et a servi aussi de levier pour la culture de solidarité entre les jeunes du monde. C’est ainsi, a révélé M. Diagne, qu’au cours de ces 12 dernières années, 2.569 jeunes de différents pays africains ont participé aux activités de reboisement et plus d’un million d’arbres ont été plantés sur une superficie d’environ 5.600 hectares. « Ces efforts ont été consentis pour contribuer à stopper l’avancée du désert. Sans les arbres, les pluies se font rares. Par contre, si les arbres sont plantés et s’ils grandissent, les pluies deviennent plus abondantes et la saison des pluies se prolonge.

Par conséquent, des terres désertiques peuvent se transformer à nouveau en prairies et en forêts », a souligné Djibril Diagne. Il est d’ailleurs heureux de constater que les résultats des activités de reboisement font que le couvert végétal se reconstitue et les sols se régénèrent. « Le reboisement se révèle être avantageux pour les populations locales », a estimé M. Diagne.
Le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Doudou Ndoye, a salué les actions menées par les jeunes de Sûkyö Mahikari pour la protection de l’environnement.

Eugène KALY

Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/A) mobilise les troupes dans la perspective des élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation prévues aux mois d’avril et mai prochains. Une délégation de son Bureau exécutif national s’est rendue, le 4 mars dernier, à Kolda pour rencontrer les responsables des sections locales de Vélingara, Kolda, Médina Yoro Foulah et Sédhiou. Cette rencontre, qui marque le démarrage officiel de la campagne pour ces consultations électorales, a permis au Sels authentique de peaufiner sa stratégie, en vue de remporter cette élection.

Pour Seydou Mandiang, membre du Bureau exécutif national et représentant du Sels/A dans le Comité électoral national, il n’y a pas l’ombre d’un doute sur la victoire de la liste du Sels lors de ces consultations électorales. Son ambition, « gagner, être la première force syndicale dans les différents collèges auxquels le Sels/A participe », a-t-il déclaré devant ses camarades des régions de Kolda et Sédhiou.

M. Mandiang ne perd cependant pas de vue que la bataille sera très rude entre les différentes listes en compétition et que le Sels/A devra batailler fort s’il veut être parmi les syndicats les plus représentatifs de ce pays. Pour réussir ce pari, les camarades d’Abdou Faty, secrétaire général du Sels authentique, ont déjà leur solution. Ils comptent se focaliser sur le travail de terrain et une communication de proximité pour amener les militants et les sympathisants à voter massivement pour leur liste.

Seydou Mandiang, par ailleurs secrétaire général de la section de Rufisque du Sels authentique, a tenté de rassurer certains de ses camarades qui s’interrogent sur la pertinence de ces élections de représentativité syndicale. « Cette élection a été une forte demande exprimée par les organisations syndicales. Elles visent à rationaliser la table de négociation avec l’État dans ce contexte sénégalais caractérisé par la pléthore de syndicats dans le secteur de l’éducation », a-t-il expliqué.

Mamadou Aliou DIALLO


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