banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1305)

L’entrée en vigueur de la loi interdisant les sachets plastiques est bien accueillie par les commerçants à Kolda. Mais ces derniers déplorent l’incompréhension des clients.
Près de dix jours après son entrée en vigueur, la loi interdisant les sachets plastiques continue d’alimenter les conversations à Kolda. Si la plupart des personnes interrogées approuvent la décision, d’autres déplorent l’absence de mesures d’accompagnement pour faciliter son application. Au marché central, certains commerçants se disent prêts à utiliser les nouveaux sachets. Ils déplorent cependant l’incompréhension des clients, notamment les femmes qui peinent à oublier ces anciens emballages. « L’interdiction de ces sachets est une bonne chose. Mais, on a beaucoup des difficultés avec les clients qui ne semblent pas comprendre l’importance de cette loi pour la santé des populations. On souhaite que le gouvernement prenne les mesures pour permettre aux commerçants de disposer de ces sachets le plus tôt possible. Certains clients menacent d’aller acheter ailleurs si on ne leur donne pas de sachet pour emballer leurs condiments», explique un commerçant.
Il se sent un peu gêné face à l’incompréhension de certains clients qui, à défaut d’obtenir un sachet plastique, réclament à cor et à cri un récipient pour pouvoir transporter leurs provisions à la maison. « Nous sommes pressés de disposer des nouveaux emballages pour éviter de perdre nos clients », renchérit cet autre commerçant qui demande une meilleure sensibilisation des populations pour faciliter leur compréhension sur le bien-fondé de cette loi. Pour d’autres commerçants, il faut à tout prix éviter les querelles inutiles avec les clients. Ils déclarent avoir besoin d’un peu plus de temps pour épuiser leur stock de sachets qu’ils avaient acheté bien avant l’entrée en vigueur de cette loi.  
En tous les cas, les sachets plastiques font encore partie du décor qui orne certaines artères de la commune de Kolda. On les retrouve partout, dans les quartiers, sur les bordures des rues et des terrains vagues. Les décharges d’ordures ménagères, les caniveaux d’évacuation des eaux usées et de certains espaces sont également jonchées de sachets qui se déplacent au gré du vent et de la poussière dans une indifférence totale des populations qui ne semblent pas être conscientes des dangers qu’ils représentent pour la santé humaine.

Mamadou Aliou DIALLO


La commune de Nioro du Rip fait face à un véritable défi environnemental : l’érosion hydrique et le ravinement. Nombreuses sont les initiatives prises pour régler ce problème écologique, mais jusqu’à présent rien n’est encore fait. Pour Abdoulaye Bâ, maire de la commune, il est possible de transformer cette grosse contrainte en atout pour le développement durable de Nioro du Rip.
Nioro du Rip, ancienne capitale du Rip-Badibou médiéval, alors province autonome de l’Empire du Mali, s’appelait Paos Dimba. Aujourd’hui, Nioro est une petite ville d’environ 21.000 habitants, située à 247 km au Sud de Dakar et à 55 km au Sud-Est de Kaolack. Ville carrefour, Nioro du Rip est traversée en longueur par la RN 4 dite transgambienne qui la relie à Farafenni, première localité gambienne distante de 28 km. La ville se trouve dans le bassin versant du « Rip Baobolong », un affluent du fleuve Gambie, qui abrite la partie orientale de la ville. La commune de Nioro du Rip s’étend sur 344 ha. Depuis plusieurs années, elle fait face à deux phénomènes environnementaux majeurs : l’érosion hydrique et le ravinement. Lesquels sont à l’origine, selon Abdoulaye Bâ, maire de Nioro, « de pertes énormes en termes de terres arables, d’infrastructures, de maisons ». « Sauver Nioro du Rip de l’érosion hydrique et du ravinement est une préoccupation majeure largement partagée par les populations, les autorités locales ainsi que les décideurs », écrit le maire de Nioro du Rip, Abdoulaye Bâ, dans un document de plaidoyer intitulé « Erosion hydrique et ravinement à Nioro : enjeux et défis pour un développement durable ».
Ce rapport est conçu par le Pr Soulèye Wade, un natif de Nioro, de l’Institut des sciences de la terre (Ist) de l’Université Cheikh Anta Diop. « Le document vise, selon son concepteur, à mettre en exergue les défis environnementaux majeurs auxquels la ville de Nioro du Rip et ses populations sont confrontées dans un contexte de changement climatique exacerbé ». Il s’agit de l’érosion hydrique et du ravinement associés qui occasionnent du même coup la perte d’importants volumes d’eaux pluviales qui se jettent par ruissellement dans le bassin du Baobolong. Pour le Pr Soulèye Wade, cette grosse contrainte pourrait être transformée en atout pour le développement durable de Nioro du Rip. « Il suffit, à son avis, de mettre en œuvre un système de canalisation afin de protéger la ville et de mobiliser les ressources hydriques pour l’agriculture, l’élevage et la pisciculture ».
Malheureusement, regrette le maire de Nioro, « rien n’a été exécuté dans le Plan directeur d’assainissement de Nioro couvrant la période 2001-2015 ». Abdoulaye Bâ, qui fait constater que Nioro est la seule ville au monde scindée en deux à cause du ravinement, déclare : «l’Etat n’a pas la volonté de régler ce problème. C’est inacceptable pour une ville historique qui a besoin de plus de considération». Pour qu’une solution soit trouvée, M. Bâ a, soutient-il, relancé le combat « en cherchant d’autres partenaires » dès son arrivée à la tête de la mairie.

Des solutions techniques durables préconisées
Lors du lancement des travaux de réhabilitation de la Transcôtière africaine Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib, le maire de Nioro du Rip avait fait observer au président de la République, Macky Sall, que le principal défi auquel les populations du département restent confrontées est relatif à « l’extraordinaire processus de ravinement ». « Ce fléau menace les communes de Ngayène, de Paos Koto, de Porokhane, de Keur Maba Diakhou, de Wack Ngouna, de Kaymor et plus particulièrement de la commune de Nioro », a-t-il alerté, soulignant que « le département de Nioro n’a pas de problèmes d’inondation, mais de ravinement». Selon Abdoulaye Bâ, cette question est « trop sérieuse pour être laissée aux seules mains des populations ». C’est pourquoi, a-t-il insisté, « elles vous lancent un vibrant appel pour que les préoccupations environnementales de notre département soient considérées avec la plus grande attention ». Il a même souhaité que « ces préoccupations soient érigées en priorité nationale, conformément à la résolution issue des concertations citoyennes du département en octobre 2008 ».
Des solutions techniques durables ont été envisagées. Il s’agit, énumère l’édile de Nioro, « du renforcement et du dimensionnement des ouvrages hydrauliques de la ville, avec comme objectif de faire transiter les débits exceptionnels ; de la création de bassins d’orage sur tous les axes hydrauliques en amont de la ville pour niveler les crues et de l’érection de retenues collinaires en amont de la ville, pour assurer un bon stockage des eaux de ruissellement pour une utilisation en saison sèche ».
Pour mettre en œuvre ces solutions, souligne M. Bâ, la collectivité locale a besoin d’un financement estimé sur la base de 4 km de réseaux de drainage et 200 ha de terres aménagées, à 2,04 milliards de FCfa.

ASSEMBLEE GENERALE DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MAIRES FRANCOPHONES : Nioro parmi les cinq communes ayant présenté leurs projets
Selon le maire de Nioro, le Pr Soulèye Wade a présenté son document de plaidoyer lors du séminaire international sur le climat qui s’est déroulé à Dakar du 11 au 13 septembre 2015 avec l’Association internationale des maires francophones (Aimf). Seules cinq communes ont eu à se livrer à cet exercice. Il s’agit, précise-t-il, des mairies de Ziguinchor, de Guédiawaye, de Djiolor, de Saint-Louis et de Nioro du Rip. « Lors de la présentation du projet de la commune de Nioro du Rip, des partenaires comme l’Union mondiale pour la protection de la nature (Uicn) ont manifesté leur intérêt. Nous espérons que les bailleurs de fonds vont nous aider à résoudre ce problème », a-t-il estimé. Abdoulaye Bâ est convaincu que les problèmes environnementaux auxquels fait face la commune de Nioro peuvent être transformés en opportunités. « Par exemple, avance-t-il, toutes les eaux de ruissellements peuvent être récupérées au bénéfice de l’agriculture ».

Souleymane Diam SY


La Faculté des Sciences juridiques et politiques, en partenariat avec l’Université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, enrichit son offre de formation à travers le Master Professionnel en droit et gestion des activités maritimes dit Master Promer. Cette nouvelle filière a été officiellement lancée samedi dernier.

La Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar étoffe son offre de formation. En partenariat avec l’Université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, elle vient de mettre en place un Master professionnel en droit et gestion des activités maritimes dit Master Promer en double diplomation. Le lancement officiel de cette filière qui a eu lieu samedi dernier a été marqué par un cours inaugural portant sur les enjeux et les nouveaux défis du droit de la mer donné par le juge Tafsir Malick Ndiaye.
Coordonné par le Pr Ibrahima Khalil Diallo, ce master participe d’une volonté des autorités académiques de doter davantage l’Ucad d’une offre de formation diversifiée pour permettre et réussir l’employabilité des étudiants. Les enseignements ont commencé depuis le mois de septembre dernier avec 22 auditeurs composés d’étudiants titulaires d’une Maîtrise ou d’un Master 1 en Sciences juridiques et de professionnels du secteur maritime justifiant d’une Validation d’acquis professionnels (Vap).

« C’est un master qui ne vient pas seulement s’ajouter à ce qui existe déjà dans notre faculté, mais il veut participer à l’amélioration de la qualité de l’offre d’enseignement et réussir le pari de l’adéquation entre formation et emploi », a estimé le doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, Pr Mamadou Badji.
Le Sénégal, avec sa façade maritime longue de plus de 700 km et qui en fait le premier pays de l’Uemoa du point de vue de la longueur des côtes, « ne peut pas ne pas avoir une formation de cette nature », pense-t-il. Car « cette ouverture sur la mer est un véritable privilège en termes économiques par rapport à nos voisins, notamment ceux de l’hinterland ». Néanmoins, à côté de ces avantages, le Pr Badji a noté que coexiste un certain nombre de problèmes tant au niveau des acteurs individuels qu’à celui des Etats. « La mer est l’objet d’enjeux majeurs et vitaux. Cette situation ne pourrait et ne saurait être ignorée par l’Ucad et la communauté des chercheurs. C’est pourquoi une offre d’enseignement relative à ce sous-secteur d’activité est la bienvenue », a ajouté le Pr Badji.
Le coordonnateur du Master, le Professeur Diallo, est largement revenu sur les nombreuses opportunités qu’offre le secteur maritime du fait des nombreux métiers liés à la mer. « Notre objectif est de donner des enseignements de qualité pour former des juristes maritimes aptes à répondre aux besoins du milieu. Pour ce faire, nous comptons faire de ce Master une référence en Afrique en matière de formation maritime avec comme appui scientifique une revue trimestrielle appelée « La Gazette maritime de Dakar », a déclaré le Pr Ibrahima Khalil Diallo.

Pour atteindre leurs objectifs, les initiateurs de ce Master peuvent compter sur l’appui, entre autres, de la Communauté des acteurs portuaires (Cap/Dakar). Son président Mamadou Guèye a, en effet, assuré de tout leur soutien à cette filière, car estimant que le secteur maritime a besoin de ressources humaines de qualité pour exploiter au maximum ses potentialités.

Elhadji Ibrahima THIAM


Malgré les efforts consentis pour lutter contre les mariages précoces et les grossesses non désirées, le phénomène persiste encore dans la région de Kolda.
Quarante-six cas de grossesses non désirées ont été enregistrés durant l’année scolaire 2014/2015 à Kolda. Dix-sept parmi les élèves qui étaient tombées enceintes ont pu réintégrer, cette année, le système scolaire. Ces chiffres ne constituent cependant que la partie visible de l’iceberg puisqu’ils ne concernent qu’une quinzaine de collèges de la commune de Kolda. Il n’existe pas de données fiables sur la situation dans l’ensemble de la région. Ces 46 filles ont bénéficié d’un accompagnement médical de l’Inspection médicale des écoles et du Centre de conseils pour adolescents.
Elles ont eu également une prise en charge psycho-sociale par le Caosp, l’Aemo pour ce qui concerne le volet juridique et le Service régional de l’action sociale pour qui relève des questions sociales. Ces services ont mis en place, l’année dernière, un consortium des acteurs étatiques dans le cadre de la protection de l’enfance. Ils offrent aux victimes d’abus sexuels un paquet de services qui va de l’accompagnement psychologique à la prise en charge médicale en passant par les volets social, juridique et suivi scolaire.

« Il faut dire que les statistiques sont très partielles. Je ne pourrai donc parler que des données que nous avons à l’Inspection médicale des écoles. Et c’est une situation qui ne couvre pas l’ensemble des écoles du moyen secondaire. Mais, pour avoir une idée sur le nombre de cas de grossesses que nous avons reçues l’année dernière, nous avons enregistré 46 filles en état de grossesse pour, à peu près, une quinzaine d’établissements du moyen secondaire », déclare Djiby Guissé,  assistant social et coordonnateur de l’Inspection médicale des écoles. Il demande aux chefs d’établissement scolaire de veiller à l’application de la circulaire de 2007 relative aux grossesses non désirées et aux mariages précoces des élèves en référant les cas enregistrés dans leur école à son service pour permettre à celles-ci de bénéficier d’un accompagnement. Ce qui facilitera ainsi leur réintégration dans le système scolaire. Il demande également aux parents d’élèves, qui sont prompts à retenir leurs filles à la maison dès qu’ils constatent leur état de grossesse, d’éviter ce genre de réaction pour permettre à l’Inspection médicale des écoles de prendre les mesures idoines en vue de faciliter leur réinscription à l’école.

Mamadou Aliou DIALLO


L’Ambassade du Japon au Sénégal a octroyé à la Ligue sénégalaise contre le cancer et au Centre de santé de Thiès un don d’un montant de près de 140 millions de FCfa. Cette enveloppe va permettre à ces deux structures de financer certains de leurs projets.
C’est un appui de taille que vient d’apporter l’Ambassade du Japon au Sénégal à la Ligue sénégalaise contre le Cancer (Lisca) et au centre de santé de Thiès. Elle a octroyé à chacune de ces deux structures une subvention dans le cadre du programme Assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine (Apl) que déroule le gouvernement japonais. Les deux contrats de don ont été signés, le 7 janvier, par Son Excellence Takashi Kitahara avec, d’un côté, la présidente de la Lisca, Fatma Guénoune et, de l’autre, le médecin chef du centre de santé de Thiès, Mamadou Moustapha Diop.  
La subvention reçue par la Lisca est de l’ordre de 93,1 millions de FCfa. Elle est destinée à financer le « Projet d’aménagement de matériels médicaux de dépistage du cancer du sein », notamment l’achat et l’installation d’une mammographie et de ses accessoires.
 Ce matériel va ainsi permettre de mettre en évidence des cancers de petite taille, à un stade précoce, avant l’apparition de symptômes. Ainsi, environ 500 femmes sénégalaises, par an, vont pouvoir bénéficier du dépistage du cancer du sein à moindre coût. « Un cancer détecté précocement peut être traité, d’où la portée et l’importance de l’appareil de mammographie que nous allons acquérir avec ce don du Japon. Il va permettre aux femmes de se dépister tout au long de l’année sans attendre le mois d’octobre dans le cadre des activités du « Octobre rose », s’est félicitée Mme Fatma Guénoune. Elle a rappelé qu’au Sénégal, le cancer du sein est au deuxième rang des décès par cancer chez les femmes. Rien qu’en 2014, plus de 400 décès ont été enregistrés par l’Oms alors que les malades auraient pu être guéries si le cancer du sein avait été détecté plus tôt.

Extension de la maternité et du pavillon d’hospitalisation
L’accord signé avec le centre de santé de Thiès porte sur le « Projet de l’extension de la maternité et du pavillon d’hospitalisation ». La subvention est estimée à 46,6 millions de FCfa. En effet, il s’agit de la construction d’un bloc opératoire et de dix salles d’hospitalisation. Une fois ce projet réalisé, ce centre de santé pourra recevoir 1440 malades supplémentaires par an en hospitalisation dans la maternité et 2160 autres patients au pavillon et offrir également des services médicaux à faibles coûts aux habitants de la cité du Rail et de sa banlieue dans un environnement plus sûr.

Ce n’est pas la première fois que le Japon pose un tel acte en direction du centre de Santé de Thiès. Son médecin chef Mamadou Moustapha Diop a rappelé qu’en 2010 déjà, le gouvernement nippon avait mis à leur disposition un financement non remboursable et qui avait permis la construction d’un bloc laboratoire et de santé bucco-dentaire. Sans oublier qu’une salle de radiologie avait été construite grâce au soutien de la société japonaise Mitsubishi-Corporation Bureau de liaison de Dakar dans le cadre la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). « Ces édifices dont le coût de réalisation est d’un montant de cinquante millions de FCfa contribueront sans nul doute à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile dans la région de Thiès où nous sommes passé d’un taux de mortalité maternelle de 52 décès pour 100.000 naissantes vivantes en 2009 à 12 décès pour 100.000 naissances vivantes en 20015», a déclaré le Dr Diop.   Son Excellence Takashi Kitahara a indiqué que ces accords de don traduisent la haute priorité que le Japon accorde à sa coopération au Sénégal en matière de santé, notamment pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. A ce propos, il a soutenu que « le Japon apporte non seulement des appuis à la politique du gouvernement du Sénégal, mais aussi des aides au profit des organisations locales d’encadrement des populations à travers le programme Apl ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Le président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose (ASD), Maguèye Ndiaye, a plaidé, vendredi, pour le dépistage précoce de cette maladie chez les enfants, surtout en milieu scolaire, où elle fait ‘’beaucoup de ravages’’.
‘’Depuis deux ans, nous avons mis en place un plan d’actions national qui implique le dépistage en milieu scolaire. Actuellement, nous avons, à peu près, 800 élèves qui ont été dépistés gratuitement, dans plusieurs localités du pays. C’est à nous donc de mettre tout cela dans une formule bien déterminée, qui permettra de le soumettre aux autorités scolaires’’, a déclaré M. Ndiaye.  Il s’exprimait à l’occasion d’une session d’information et de sensibilisation sur la drépanocytose, organisé à Mbour à l’intention des relais communautaires.
 Selon lui, il est ‘’très difficile’’ d’avoir ‘’une scolarité normale’’ quand on a la drépanocytose. Et c’est ce qui justifie l’organisation, ce samedi, à l’école élémentaire Cheikh Ahmadou Lô de Mbour, d’une séance de dépistage gratuit de la maladie.

 ‘’Le fait de faire des dépistages dans les établissements scolaires nous permet de dire aux autorités éducatives que cette maladie est bien là et que l’enfant drépanocytaire mérite une attention particulière par rapport aux autres élèves. C’est aussi une manière à nous de montrer au ministère de l’Education nationale que c’est une maladie qui peut toucher tout le monde, fait mal’’, a lancé le président de l’ADS. D’après Maguèye Ndiaye, la situation de la drépanocytose est ‘’très alarmante’’ au Sénégal pour plusieurs raisons.
‘’D’une part, le Sénégal est un pays pauvre et le ministère de la Santé et de l’Action sociale, dans son protocole de prise en charge, est très lent. C’est une maladie qui a été découverte depuis 114 ans et jusqu’à présent il n’y a aucune forme de prise, alors que la prise en charge annuelle d’un drépanocytaire tourne autour de 500 mille francs CFA. Les malades se débrouillent seuls et il n’y a pas assez de médecins spécialisés’’, a-t-il dénoncé.

 Il a déploré l’absence d’un recensement correct des drépanocytaires. Les seules statistiques disponibles indiquent que cette maladie toucherait entre 8 et 10% de la population.
 Organisée en collaboration avec la cellule départementale de Mbour de l’ASD, la session d’information et de sensibilisation des relais communautaires a eu pour cadre l’Unité de traitement ambulatoire (UTA) de l’Etablissement public de santé de niveau (EPS1) de Mbour.
 ‘’Nous avons estimé que, pour lutter efficacement contre la drépanocytose, il faut démultiplier l’information et la sensibilisation et offrir aux relais communautaires, qui constituent des éléments extrêmement essentiels dans le dispositif médical, la possibilité d’avoir la bonne information par rapport à cette maladie’’, a expliqué M. Ndiaye, pour justifier la pertinence d’une telle activité.

(APS)


Le maire de Thiès-nord, Lamine Diallo, a remis, vendredi, des médicaments aux 10 postes de santé de cette commune, ainsi qu’au district sanitaire de la ville de Thiès.
La valeur de ces médicaments s’élève à 8 millions de francs Cfa. Ce geste a été rendu possible grâce au fonds de dotation 2015.  Selon Lamine Diallo, en 2016, le conseil municipal élevera au rang de priorités les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’aménagement de Thiès-Nord.

 Il a promis au titre de cette même année, un appui supplémentaire de 400 000 francs CFA à chaque poste de santé de la commune Thiès-Nord.  Il a ajouté que, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (CMU), une enveloppe de quatre millions FCFA sera dégagée pour soutenir les populations. De plus, le conseil municipal allouera à chaque poste de santé une subvention de 500.000 francs, pour le payement des factures d’eau et d’électricité.
 Selon lui, les postes de santé de Pogniène et Keur Issa seront réhabilités pour un montant de 14 millions de francs. Il ajoute que la santé de façon générale bénéficiera d’une enveloppe de 43 millions de francs Cfa.

(APS)


« Le ver de Guinée sera la première maladie parasitaire à être éradiquée sans l’utilisation de vaccins ou de traitements curatifs », renseigne le Centre Carter qui rappelle que cette pathologie, « considérée comme une maladie tropicale négligée (…), est contractée lorsque des gens consomment de l’eau contaminée par des larves de ver de Guinée ». C’est « après un an, qu’un ver long d’un mètre émerge lentement du corps par une cloque douloureuse dans la peau », fait-on savoir. Pis, cette maladie parasitaire invalidante peut empêcher aux personnes qui l’attrapent de s’occuper d’elles-mêmes et de leurs activités pendant un long moment. Si elle touche des enfants, elle peut également les éloigner de l’école.

Un vaccin ou un traitement médical n’étant pas encore disponible pour cette maladie, l’accent est mis sur « les interventions dans les communautés, afin de les éduquer à changer leurs comportements », précise le Centre Carter. Ainsi, l’une des principales stratégies mises en place consiste à « leur apprendre notamment à filtrer de l’eau qu’elles boivent et à éviter la contamination en empêchant que toute personne chez qui le ver émerge n’entre pas dans des sources d’eau ».

M. GUEYE


Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire veut un système de gestion des ordures plus cohérent et durable. C’est dans ce cadre qu’il a présidé hier un atelier de partage sur la situation de référence et procéder à la mise en place d’un nouveau système.
L’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg), qui a eu en charge le nettoiement de la capitale de novembre 2011 à mars 2013, a déjà élaboré un document portant mécanisme de gestion des déchets solides dans la région de Dakar. Pour sa mise en œuvre efficace et durable selon une démarche inclusive et participative, elle a  organisé hier un atelier pour partager avec l’ensemble de l’encadrement technique sur la situation de référence et procéder à la mise en place d’un système cohérent et durable de gestion des déchets solides, intégrant les aspects institutionnel, humain, technique et financier.
La rencontre a été présidée par Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Selon M. Sarr, l’Ucg a entamé un vaste programme de remise à niveau sur toute l’étendue de la région de Dakar. Ces opérations, soutient-il, donnent des résultats très satisfaisants qui présentent Dakar sous un visage plus reluisant avec des artères bien nettoyées et bien dégagées. Tout le monde, poursuit-il, constate que l’insalubrité a fortement reculé dans la capitale. Il a saisi cette occasion pour féliciter le coordonnateur de l’Ucg et son équipe pour ce « travail remarquable » accompli durant ces deux derniers mois. Il a rappelé avoir donné des orientations au coordonateur de l’Ucg en vue de la mise en place d’un système cohérent, efficace et durable de la gestion des déchets solides dans la région de Dakar. Dans ce cadre, l’Ucg a réalisé une étude exhaustive sur la situation de référence du système actuel de gestion des déchets solides de la région de Dakar. Constatant des dysfonctionnements, Abdoulaye Diouf Sarr affirme qu’il s’avère nécessaire voire impératif de procéder à la restructuration et à la réorganisation de tout le système.
Le ministre de la Gouvernance locale a profité de cette occasion pour inviter l’ensemble des acteurs à se mobiliser davantage autour de l’objectif commun : faire de Dakar une capitale propre, l’une des plus propres d’Afrique. «Faire de Dakar une capitale propre nécessite une grande mobilisation, une détermination et l’engagement de tous les acteurs du système», a-t-il dit aux participants.
Coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne est revenu sur le ramassage et la collecte des ordures depuis deux mois. Il a soutenu que des résultats significatifs ont été obtenus, puisque de nombreux dépôts sauvages ont été nettoyés tout comme les grandes artères de la capitale.

Aliou KANDE


Le premier Laboratoire national de santé publique du Sénégal sera inauguré dans le courant de l’année dans la région de Thiès. Il aura, entre autres missions, la coordination des activités du réseau des laboratoires des structures de santé. Ces informations ont été données hier par le directeur des laboratoires. Le Pr Ahmad Iyane Sow a rencontré les journalistes dans le cadre de la préparation du Forum international de la biologie africaine (Fiba).

Le Sénégal disposera bientôt d’un Laboratoire national de santé publique. Il sera implanté dans la région de Thiès. Ce sera un laboratoire de haut niveau de sécurité. Le directeur des laboratoires, le Pr Ahmad Iyane Sow qui a fait cette annonce, a informé que ce laboratoire sera inauguré dans le courant de l’année. Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse organisée en prélude au Forum international de la biologie africaine (Fiba) prévu du 13 au 14 janvier à Dakar. D’ailleurs, il est le président du comité d’organisation de ce Forum qui permettra aux 300 participants de débattre sur quatre thèmes majeurs. Il s’agit de la recherche en biologie, de la biologie au service de la santé publique, de la place du laboratoire dans la prise en charge des maladies et de la problématique de la vente illicite des médicaments. Le dernier thème fera l’objet d’une table ronde.

Selon le Pr Sow, le laboratoire sera le siège du Réseau national des laboratoires, mais aussi le bras technique de la direction des laboratoires. Cet outil de référence nationale se chargera de faire de la recherche, de la routine et s’occupera de la santé publique dans son ensemble. Il aura, entre autres missions, la coordination des activités des laboratoires des hôpitaux et des centres de santé.
Le Pr Rokiatou Bâ de la direction des laboratoires a révélé que le Sénégal compte 200 laboratoires. « Tous les hôpitaux et centres de santé du Sénégal disposent au moins d’un laboratoire », a ajouté le Pr Ahmad Iyane Sow. Il s’est félicité du fait que notre pays est l’un des rares en Afrique à disposer d’un bon maillage en laboratoires. « Dans chaque structure de santé, il y a un laboratoire », a-t-il informé. Il a expliqué que la mission de la direction des laboratoires est de faire en sorte que ces structures fonctionnent normalement en respectant les normes internationales.  « C’est pour cette raison que nous avons un programme de formation de supervision dans ces laboratoires. Mais il manquait dans ce réseau de laboratoires ce que j’appelle le chapeau de la pyramide, c'est-à-dire un laboratoire de haut niveau », a soutenu M. Sow. Informant que des chercheurs de l’Ufr des sciences de la santé de l’université de Thiès ainsi que d’autres personnels seront affectés dans ce labo national de santé publique construit par l’Etat grâce au concours financier des partenaires. Juste signaler qu’il est prévu au cours de ce forum 120 communications orales et écrites à l’Ucad II et à la place du Souvenir. L’actualité de la biologie sera largement évoquée par les participants. Selon le Pr Rokiatou Ba de la direction des laboratoires, les maladies tropicales négligées et émergentes ainsi que les résistances aux antimicrobiennes seront particulièrement abordées. Une conférence sur les nouvelles technologies sera organisée, a ajouté Pr Sow, selon qui le forum de Dakar va combler un vide parce qu’en dehors de quelques foras sur le Sida, la biologie n’a jamais fait l’objet d’une rencontre internationale. « On parle peu de la biologie », a-t-il regretté.  

Eugène KALY


Le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, alors que les capacités d’hébergement sont réduites. Les autorités essaient de faire face avec l’érection de nouveaux blocs d’hébergement. Mais elles se heurtent à l’impatience des étudiants qui dénoncent le non-respect des engagements pris.
Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), Ibrahima Diao, a procédé à la désignation, en compagnie d’autorités et de sociétés qui doivent exécuter les travaux, des lieux devant accueillir les 6 pavillons de 2000 lits pour palier le problème de l’hébergement à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Pour Baba Bâ, directeur de la maintenance, des constructions et des équipements de l’enseignement supérieur, cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités de doter les universités du Sénégal de moyens d’hébergement adéquats. « Nous sommes venus avec les entreprises pour visiter les lieux retenus et veiller à la diligence afin que les bâtiments soient livrés dans 12 mois », a-t-il expliqué. Cette démarche traduit, selon Ibrahima Diao, la volonté des autorités de mettre les étudiants dans les conditions de performance. Dans ce cadre, un programme d’urgence de 100 modules du Fesman est en train d’être installé en guise de palliatif.  Cette mesure est prise pour améliorer les conditions sociales et amoindrir les problèmes de logement, selon le directeur du Crous, qui annonce la création de 400 lits supplémentaires d’ici fin janvier. Les entrepreneurs en charge de l’érection de ces deux projets ont pris des engagements pour un respect strict des délais.                         

…Les étudiants boudent la rencontre
Depuis quelques temps, un mouvement d’humeur secoue l’Ugb. En effet, les étudiants, par la voix de Daouda Mbaye, président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités en ce qui concerne l’hébergement. Selon eux, les délais d’exécution des travaux donnés ne sont pas respectés pour les modules d’urgence comme pour les nouveaux pavillons.
De même, le Wifi à l’heure du numérique est absent dans l’espace universitaire. Et l’eau, cette denrée précieuse si elle ne coule pas à flots, s’égoutte avec sa couleur noirâtre. Ceci se justifie, selon M. Mbaye, par le fait que « l’effectif initial a été multiplié par 18, créant un surpeuplement ». Le plus grand problème demeure, selon les étudiants, la question des bourses qui, jusque-là, ne sont pas encore payées. Mais pour le directeur du Crous, « ce retard était dû à la fin d’année, mais d’ici peu, les étudiants vont percevoir leur pécule », déclare-t-il.
Loin de vouloir baisser les bras, les étudiants ont dit leur volonté de continuer les mouvements de grève et de bloquer tous les enseignements jusqu’à ce que le projet démarre effectivement. En outre, Daouda Mbaye et ses camarades se sont désolés du nombre de 100 modules annoncés par les autorités, alors que 200 ont été exigés et promis.

A. M. NDAW


Cent trente-cinq élèves de différents établissements de la région de Dakar ont reçu, avant-hier, leur diplôme de fin de formation du programme «English Access Microscholarship Program» (Access) initié par l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar.
Après deux années de cours intensifs en anglais et en leadership, 135 récipiendaires ont reçu, ce 6 janvier 2016, leur diplôme. C’est dans le cadre du Programme «English Access Microscholarship Program» (Access) sponsorisé par le département d’Etat américain. Ces élèves proviennent des Cem Unité 19 des Parcelles Assainies, Yoff village, Mbao, Fadilou Diop de Pikine et Joseph Corréa de Guédiawaye.
Dans l’amphithéâtre de la Fastef bondée où s’est déroulée la cérémonie, les élèves ont offert de très belles prestations en anglais devant l’ambassadeur des Etats-Unis, James Peter Zumwalt, le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale Joseph-Pierre Ndiaye et leurs parents. La question de la citoyenneté et l’engagement communautaire au service du développement du Sénégal ont été les messages essentiels déclinés à travers ces sketchs. Car, au-delà de l’apprentissage de l’anglais, la problématique du leadership et du don de soi pour le bien de la communauté est également au cœur du programme « Access ». Un fait que Son Excellence Zumwalt n’a pas manqué de souligner avec force.
« Le programme "Access" va au-delà de l'enseignement de la langue anglaise. L'apprentissage des compétences en leadership est aussi partie intégrante du programme pour vous préparer à répondre aussi bien aux défis qu'aux opportunités. J'espère que vous avez apprécié ces activités de formation en leadership qui devraient vous permettre de mettre en valeur toutes vos potentialités. Vous êtes maintenant armés pour vous construire un brillant futur, mais aussi pour vos parents, pour votre communauté et pour votre nation », a-t-il dit aux bénéficiaires. Il a appelé les élèves à cultiver les valeurs de citoyenneté et du service à la communauté et d’en faire un sacerdoce.
Le programme « Access » est financé par le département d'Etat américain pour aider les jeunes élèves sénégalais à améliorer leur anglais à travers un programme intensif extra-curriculum et des camps de formation en langues. Grâce à l'enthousiasme des élèves sénégalais, l’Ambassade des Etats-Unis a étendu le programme à huit autres localités du Sénégal, à savoir Thiès, Tivaouane, Mbacké, Louga, Fatick, Kaolack et Ziguinchor, a fait savoir M. Zumwalt. Ainsi, au total, le Sénégal compte 600 bénéficiaires. Ce qui fait de lui, souligne l’Ambassadeur, « le pays africain où il y a le plus d’élèves qui bénéficient de ce programme ».
Le directeur de Cabinet du ministre de l’Education nationale s’est félicité de constater que le Programme « Access » se poursuit sans discontinuer depuis 2004. Saluant l’esprit qui sous-tend ce programme, Joseph-Pierre Ndiaye a rappelé que l’appui apporté par les Etats-Unis au Sénégal dans le domaine de l’éducation dépasse largement le programme « Access » et est multidimensionnel. Il a émis le souhait de voir ce programme profiter à davantage d’élèves.  Le représentant des chefs d’établissement, Mouhamadou Mbengue, a insisté sur la pertinence et l’apport de ce programme pour les élèves qui en ont bénéficié. En effet, selon lui, ces derniers, en plus d’avoir le sens élevé de la citoyenneté et de l’engagement communautaire, ont vu leurs résultats scolaires s’améliorer. « Les élèves des classes de 3ème et de 4ème sélectionnés dans ce programme ont eu de meilleurs résultats que leurs autres camarades. Au Bfem, ils font aussi les meilleures performances », a-t-il indiqué.

Elhadji Ibrahima THIAM     


Au cours d'une conférence de presse tenue hier à Guédiawaye, la Fédération des élèves et étudiants de Guédiawaye (Feeg) a dénoncé ce qu'elle considère comme un manque de considération notoire de la part des autorités municipales.
Les élèves et étudiants de Guédiawaye ont laissé éclater leur colère contre les autorités municipales à qui ils reprochent d'être indifférentes par rapport à la situation difficile qu'ils vivent à cause des conditions d'études draconiennes dans lesquelles ils sont englués. Au cours de la conférence de presse tenue, hier, ils ont listé les nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés. D'abord, ils ont évoqué des problèmes liés au logement ayant obligé certains d'entre eux à se rapprocher des universités où les concernés sont en train d'étudier. Ils ont aussi mentionné le transport tout en faisant la corrélation avec la conjoncture économique difficile. Les difficultés liées au repas et qui font que certains de ces étudiants sont obligés quotidiennement de sauter au moins un repas ont aussi été soulevées. Abstraction faite des problèmes pédagogiques qui, selon les responsables de cette structure, font que beaucoup d'entre eux finissent même par arrêter leurs études. Le président de la Feeg, Pape Samba Niang, a précisé que la situation des élèves qui sont dans les régions est plus alarmante, car leurs ressources ne leur permettent pas d'assurer les charges suscitées. En outre, M. Niang a dénoncé ce qu'ils considèrent comme un favoritisme dont les étudiants républicains de Guédiawaye font l'objet auprès de l'institution municipale. « 150 vignettes leur ont été remises pour leur transport dans les bus de Dakar Dem Dikk et la grande part des demi-bourses octroyées par la mairie leur est réservée », a-t-il argumenté.

Le maire étant en voyage, nous avons interrogé son chef de cabinet Cheikh Mbacké Fall. Il a indiqué que le maire est dans les dispositions de satisfaire les doléances formulées par les élèves et étudiants, mais l’institution municipale est confrontée à des difficultés financières faisant qu'elle n'a pas les moyens de répondre favorablement aux revendications de la Feeg.

Abdou DIOP


Une campagne de sensibilisation, de conscientisation et d’actions est menée auprès des populations pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable (Odd). C’est une initiative de l’Unicef, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale.
La mythique salle du Théâtre national Daniel Sorano a été transformée dans la matinée du 4 janvier 2016 en classe pédagogique. Les Objectifs pour le développement durable (Odd) ont ainsi été présentés au public, surtout aux jeunes dont des élèves. Pour rendre beaucoup plus compréhensible ce concept, la Direction de l’enseignement élémentaire a fait appel à une approche pratique, à savoir faire porter le message par les pédagogues qui, à travers une leçon de classe, essaient de s’approprier les Odd. Il s’agit de « la plus grande leçon du monde ».
En plus de cette animation, les artistes ont été également mis à contribution pour élargir le champ de sensibilisation. Les Odd font partie du nouveau programme de développement post-2015 intitulé « transformer notre monde : le programme de développement durable à l’horizon 2030. Ils ont été annoncés en septembre 2015 par les Nations Unies ». A travers ses 17 objectifs, les Odd visent à rendre notre planète équitable, saine et durable d’ici à 2030. Pour y arriver, les jeunes doivent impérativement prendre connaissance de ces objectifs afin de pouvoir dès maintenant contribuer à leur réalisation. C’est toute la pertinence d’impliquer au départ le secteur de l’éducation, car c’est le lieu par excellence de formation du citoyen de demain.

Les jeunes, acteurs centraux
Dans son intervention, la représentante-résidente de l’Unicef à Dakar Laylee Moshri note que les Odd permettront d’achever la tâche entamée avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Selon l’agenda 2030, les enfants et les jeunes constituent des agents essentiels du changement et trouveront dans ces nouveaux objectifs l’aspiration qui leur permettra de mettre leur infinie capacité d’action au service de la création d’un monde meilleur.
L’Unicef a demandé aux jeunes d’être à l’avant-garde de ces Odd et d’être aussi engagés pour leur réalisation. Puisque « les résultats auxquels parviendra la communauté internationale profiteront aux jeunes qu’à aucune autre cible », a soutenu la représentante résidente de l’Unicef.
L’ambassadeur de la jeunesse mondiale, Ousseynou Camara, a, dans son intervention, réitéré la disposition et l’engagement de la jeunesse sénégalaise à travailler auprès du gouvernement pour la réalisation des Odd. Toutefois, il a tenu à plaider en faveur des objectifs 4 et 8 relatifs à l’éducation et à la jeunesse, afin d’assurer pour tous une éducation de qualité inclusive, équitable. M. Camara estime que la réalisation  effective de ces objectifs devra non seulement passer par une sensibilisation des enfants et des jeunes, mais aussi par une prise de conscience de la nécessité d’agir. Il a invité tous ses pairs à jouer un rôle de consultants, d’acteurs volontaires ou bénévoles, d’entrepreneurs sociaux ou encore de relais d’information auprès du gouvernement et des organisations pour la réalisation des objectifs.

SERIGNE MBAYE THIAM, MINISTRE DE L’EDUCATION : « Repenser les programmes et les méthodes d’enseignement »
Pour le ministre de l’Education nationale qui présidait la cérémonie, « la plus grande leçon du monde » sur les Odd n’est qu’un prétexte pour montrer l’urgence qu’il y a à repenser les programmes et les méthodes d’enseignement pour que les 17 objectifs soient atteints. Pour Serigne Mbaye Thiam, « il faut très tôt intégrer l’ambition de développement durable dans l’esprit des enfants ». Ainsi, en lançant  l’idée de « la plus grande leçon du monde », « on cherche à exhorter  et  à inviter les enseignants et les enseignantes du monde à préparer un plan de leçon où ils proposent des idées en lien avec les principes et les thèmes des Odd ».   

Pape  Coly  NGOME


La commune de Diass bénéficie d’importants investissements dans le domaine de l’éducation. En effet, entreprises et autorités locales s’emploient à mettre les élèves dans de bonnes conditions de réussite. 
Le lycée de Diass a réceptionné, hier, quatre salles de classes construites et équipées par les Ciments du Sahel (Cds). Chacune respecte les normes requises et comporte un casier mural et 25 tables-bancs de qualité récemment commandées à l’usine. Un investissement qui a ravi le maire de la commune de Diass, Samba Aliou Ciss.  « Ce n’est pas la première fois que les Cds posent de tels actes dans la commune.
C’est l’une des entreprises qui respectent le plus la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). De telles actions vont nous conduire à l’émergence. Au niveau de la commune, nous croyons à l’éducation et à la formation parce que c’est la seule voie pour pouvoir profiter des projets », estime M. Ciss. Aliou Sarr, responsable environnement et Rse aux Cds, a rappelé la nécessité de miser sur la formation pour doter la commune de ressources humaines de qualité.
« Quand on parle d’émergence, cela ne va pas sans les ressources humaines de qualité. Il faut avoir des hommes bien formés pour aspirer à l’émergence. C’est pourquoi au niveau des Cds nous mettons beaucoup l’accent sur la formation ». Poursuivant, il avance que la formation regroupe les conditions de réussite, surtout l’investissement dans la construction des salles de classe, les fournitures, les équipements. C’est pourquoi, cette année, le Pdg des Cds a dégagé une enveloppe de 150 millions de FCfa pour couvrir les besoins en fournitures, matériels scolaires et la construction de salles de classe », souligne M. Sarr.
Le proviseur du lycée de Diass, El hadji Abdoulaye Diop, s’est réjoui de cet « énorme investissement ». Il a demandé aux élèves d’être à la hauteur de cet apport des partenaires. « La communauté scolaire et les partenaires font des pieds et des mains pour vous mettre dans de bonnes conditions d’études. Vous ne devez pas décevoir. La meilleure façon de motiver nos partenaires afin qu’ils investissent davantage dans votre lycée est de faire de brillants résultats scolaires ».

Amath Sigui NDIAYE


La première édition du Forum international de la Biologie en Afrique (Fiba) est prévue à Dakar du 13 au 14 janvier. Cet évènement verra  la participation des sommités de la biologie en Afrique, mais aussi de spécialistes venant d’Europe et d’Amérique, renseigne un communiqué parvenu à la rédaction.

Le Fiba est une rencontre des professionnels de la Biologie médicale qui se tiendra désormais en Afrique chaque année. Trois cents participants y sont attendus. Parmi les biologistes de réputation mondiale, le communiqué cite les professeurs Mireille Prince-David du Togo, Souleymane Mboup du Sénégal, Bréhima Koumaré du Mali, Daniel Sess et  Mireille Dosso de la Côte d’Ivoire ainsi que Robert Guiguimdé du Burkina Faso. Le Comité scientifique sera présidé par les Professeurs Ogobara Doumbo du Mali et Meïssa Touré du Sénégal. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, le Pr Awa Marie Coll Seck.

E. KALY


Dans notre édition d’hier, en page Education et Santé, on a publié une interview accordée au Soleil par Adama Dieng. C’était une méprise. L’interviewé s’appelle, en réalité, Abdou Ami Dieng dont nous reproduisons ici la photo (en lunettes) en compagnie du Président Codé et d’un malade guéri (homme avec un trophée). Nous nous excusons auprès des Sieurs Abdou Ami Dieng et Adama Dieng, mais aussi de nos lecteurs.

(Photo : OIM)


L’année universitaire risque de connaître des perturbations si le gouvernement ne respecte pas ses engagements. Hier, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a déposé un préavis de grève suivi de rassemblement dans les cinq universités publiques du Sénégal.
Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) est passé hier à l’acte comme promis. Il a déposé un préavis de grève sur la table du gouvernement avec ampliation aux cinq recteurs des universités publiques du Sénégal. «Nous avons déposé notre préavis de grève. Pour marquer le coup, nous avons observé un débrayage à partir de 9h suivi d’un rassemblement devant le rectorat de l’Ucad », a confié au bout du fil, Dr Yankoba Seydi, coordonnateur de la section Saes de la première université publique du Sénégal. Il a précisé que dans les autres universités publiques du Sénégal, le mot d’ordre (débrayage et rassemblement) a été respecté. «Nous attendons un mois pour voir la réaction du gouvernement. D’ici le 5 février, si rien n’est fait, nous décréterons une grève illimitée», a-t-il ajouté.
Il a souligné que les points majeurs des accords signés avec le gouvernement sont restés entiers. «Rien n’a été fait. La réforme des titres est encore au secrétariat général du gouvernement. A quand son adoption en Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale ? », s’interroge M. Seydi. Il soutient que contrairement à ce que raconte le gouvernement, rien ne bouge dans l’enseignement supérieur. Il cite comme exemple les chantiers des universités de Diamniadio et du Sine Saloum de Kaolack. « L’université de Diamniadio ne peut pas ouvrir en 2016, car même les études de faisabilité ne sont pas faites », a indiqué le coordonnateur du Saes de l’Ucad. Il a déploré le fait que le gouvernement signe des accords qu’il ne respecte pas.

« Ces accords datent de 2011 avec l’ancien régime. Nous les avons renégociés avec le gouvernement de Macky Sall. Il ne faut pas que l’opinion pense que nous sommes des va-t-en-guerre», a rappelé Yankoba Seydi. «Depuis la signature du protocole d’accords entre le gouvernement et le Saes intervenue le 16 mars 2015, notre syndicat attend toujours l’exécution des points contenus dans ledit protocole. Plus de neuf mois après, le gouvernement traîne le pas », lit-on dans le communiqué du Saes. «La question du budget des universités reste sans solution ; la réforme des titres universitaires attend toujours au Secrétariat général du gouvernement ; la revalorisation de la pension de retraite ainsi que celle de la prime académique sont sans suite ; la prise en charge sanitaire cherche encore solution, tout cela malgré les engagements signés du gouvernement depuis plus de 9 mois. Dans les campus, les recteurs ont choisi le pourrissement », dénoncent les enseignants.

Aliou KANDE


Lundi dernier, les étudiants de l'Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) ont exigé du gouvernement le respect des engagements relatifs à la mise en place d'un Centre régional des œuvres sociales et universitaires. À défaut, ils menacent d'interrompre les cours jusqu'à la satisfaction de cette doléance. Les étudiants, qui s'exprimaient lors d'un point de presse, ont réclamé l'autonomisation de leur université, concernant les œuvres sociales. Leur porte-parole, Ousmane Bâ, a fait savoir qu'ils ne vont plus accepter que l'Uasz continue à dépendre de l'Ucad (Université Cheikh Anta Diop de Dakar). « Parce qu’explique-t-il, notre université est située à 450 km de Dakar ». Ousmane Bâ et les siens ont insisté sur cette doléance, « afin que l'Université Assane Seck de Ziguinchor parvienne enfin à assurer une bonne restauration, un hébergement décent et un service médical de qualité à ses étudiants ».

Les étudiants ont tenu à rappeler que, l'année dernière, le manque de Centre régional des œuvres sociales universitaires les avait poussés à observer plusieurs grèves ayant finalement conduit à une session unique des examens. Pourtant, se remémorent-ils : « Le gouvernement, à travers le ministre de l'Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, avait pris des engagements fermes pour rendre l'Université Assane Seck de Ziguinchor autonome sur le plan des œuvres sociales, à partir du 1er janvier 2016 ».

Moussa SADIO


Le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) du ministère de la Santé et de l’Action sociale organise depuis hier à Dakar, en collaboration avec l’Unicef, une formation, en vue de « préparer le Sénégal à faire face à une éventuelle introduction du virus Ebola ». Cette initiation qui prend fin le 8 janvier est destinée aux agents du contrôle sanitaire aux frontières aériennes et maritimes.

La formation porte sur : « Les procédures opérationnelles normalisées face à la fièvre à virus Ebola ». Selon le représentant de l’Unicef, Georges Ameh, ces sessions vont permettre aux participants de partager des expériences en matière de lutte contre la maladie à virus Ebola, notamment dans les domaines de la coordination, de la surveillance épidémiologique, de la logistique d'urgence, de la communication, de la prise en charge psycho-sociale, entre autres. La directrice de l’exploitation et des opérations aéroportuaires des Aéroports du Sénégal (Ads), Awa Gueye Diagne, a souligné que cette formation est une occasion pour remercier le ministère de la Santé pour son leadership dans la lutte contre la maladie à virus Ebola au niveau des frontières aériennes.

Elle a expliqué que le dispositif de lutte mis en place par les Ads et qui dure depuis près de deux ans a été salué par des acteurs tels que le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (Cdc : Center for diseases control) d’Atlanta aux Etats-Unis, l’Oms et l’Organisation internationale de la migration (Oim). « L’évaluation des experts de l’Oms a donné un satisfécit de plus de 70% au plan d’urgence mis en œuvre au niveau de l’aéroport de Dakar », a fait savoir Mme Diagne.

E. KALY


Ebola a disparu, mais il existe d’autres menaces pour l’Afrique. C’est la conviction du Dr Ibrahima Socé Fall, directeur pour la sécurité sanitaire et les situations d’urgence pour l’Oms/Afrique. Il s’exprimait lors des consultations médicales organisées par le Conseil de quartier des Hlm Rufisque.

La dernière note de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui déclare la Guinée comme pays avec zéro Ebola ne doit pas être un motif pour nos pays de dormir sur leurs lauriers. Loin s’en faut. Car, selon le Dr Ibrahima Socé Fall, directeur pour la sécurité sanitaire et les situations d’urgence pour l’Oms/Afrique, d’autres risques sont présents en Afrique. « Si hier le risque était Ebola, demain ce sera autre chose. Donc, il est important que les systèmes soient préparés pour être en mesure de faire face à tout ce genre de risques », a souligné ce responsable de l’Oms basé au Congo Brazzaville. Ibrahima Socé Fall était le parrain des journées médicales organisées, ce week-end, par le Conseil de quartier des Hlm Rufisque et environs.
A cette occasion, il a rappelé qu’en dehors d’Ebola, il existe « d’autres maladies à risque épidémique » dans le continent. « Aujourd’hui, a expliqué ce spécialiste, on a de grosses épidémies que ce soit en Tanzanie ou au Congo. Il y’en a d’autres virales qui ne sont pas connues. Ebola est connu aujourd’hui, on parle de fièvre de la vallée du rift, de Chikungunya, de la fièvre de Crimée Congo, ce sont des épidémies qui sont là dans la sous-région ».
Il a profité des journées médicales de son quartier pour rappeler l’importance de l’environnement dans la santé des populations. « La mission de santé publique doit commencer par la prévention et la promotion de la santé pour être sûr que les gens vivent dans un environnement favorable à la santé. Aujourd’hui, il y a beaucoup de maladies qui sont liées aux facteurs environnementaux à l’usuel. Et la plupart des maladies proviennent d’une détérioration de l’environnement », a ajouté Dr Fall.

Ces journées de consultations, deuxième édition du genre, entrent dans le cadre des 72 heures organisées par le Conseil de quartier des Hlm Rufisque. « En 2013, nous avions, à l’occasion du cinquantenaire de notre quartier, organisé une autre manifestation de ce type. Je dois, en outre, préciser que mis à part ces consultations, nous allons dérouler des programmes axés sur d’autres secteurs socioéconomiques afin de mieux promouvoir le développement local dans notre quartier », a indiqué Ibrahima Khalil Ndiaye, président du Conseil de quartier des Hlm.
A l’issue de ces journées, 226 personnes ont été consultées en médecine générale, 42 enfants en pédiatrie, 28 patientes en gynécologie et 37 en ophtalmologie. Aussi, 150 enfants ont été circoncis.

Maguette NDONG


Avec un potentiel nutritionnel impressionnant, le moringa (nebeday) bio constitue un supplément alimentaire pour les femmes enceintes et les enfants. C’est ce qu’a compris l’Ong Sos environnement qui, en partenariat avec l’Ong française « Enfants du monde », exploite, à Pointe Sarène, un site de production de cette ressource végétale sur une superficie d’un hectare en guise d’expérimentation.
Pour faire face aux nombreuses maladies apparues avec le changement des habitudes alimentaires, l’Ong Sos environnement a mis en place un site de production de feuilles de moringa (nebeday) bio d’un hectare au village de Pointe Sarène. Ce site, qui constitue la première phase d’un projet de cinq ans, va permettre d’avoir une productivité de cinq à sept tonnes de feuilles de moringa bio. Le projet est financé à hauteur de 30 millions de FCfa par l’Ong française « Enfants du monde ».
Christian Luraschi en est le référent pour cette action humanitaire au Sénégal. Lors d’une visite du site, le Dr Doudou Tamba, directeur scientifique de l’Ong Sos environnement, a indiqué que cette exploitation est essentiellement destinée à la lutte contre la malnutrition et qu’une partie de la production sera distribuée aux femmes enceintes et aux enfants à bas âge. « La culture du moringa bio est intéressante, parce que c’est le meilleur complément alimentaire végétal dont la culture est très simple. Les populations gagneraient beaucoup en santé et en économie à produire ce type de plantes », a fait savoir M. Tamba.
Selon lui, ce projet a été mis en place dans le cadre des écovillages. « Il s’agit de faire de la production durable avec de l'agriculture biologique. Et nous voulons vulgariser ce modèle à travers tout le Sénégal, parce qu’il n’y a pas mieux que le moringa en matière de supplémentation alimentaire à partir de végétaux locaux », a-t-il noté.
Christian Luraschi a, de son côté, fait savoir : « Nous voulons développer une agriculture durable et en permaculture pour la production de feuilles de moringa bio en mettant à disposition de la poudre de feuilles en quantité suffisante et qualité optimale pour la supplémentation de 456 enfants du village de Pointe Sarène ». Selon lui, ils veulent « aussi créer un modèle capable de s’autofinancer en formant notamment les villageois pour leur permettre de comprendre et d’appliquer la permaculture dans le cadre d’une agriculture durable ».
Le moringa bio a des vertus diététiques, agronomiques et médicinales. Cette ressource végétale est utilisée pour soigner plusieurs pathologies (diabète, hypertension artérielle, infections de la peau, ulcère à l’estomac, les douleurs gastriques, etc.). Ses feuilles peuvent servir aussi à reconstruire et à renforcer les os fragiles, à combattre les anémies et la malnutrition, à guérir les pertes de sang, la dysenterie, les infections cutanées, etc.

Samba Oumar FALL


Le Programme de renforcement et de consolidation des acquis (Prca) du ministère de l’Environnement et du Développement durable, clôturé en juin dernier, a eu des résultats satisfaisants. Il a permis la réalisation d’une diguette dans l’îlot aux oiseaux (Parc national de la Langue de Barbarie à Saint-Louis) et a doté la réserve spéciale de faune de Gueumbeul de 7,8 Km de grillage.
Après les régions de Thiès et Kaffrine, celles de Saint-Louis et Louga ont accueilli au début du mois de novembre, la délégation du ministère de l’Environnement et du Développement durable venue voir les réalisations du Programme de renforcement et de consolidation des acquis (Prca). La première étape a été l’îlot aux oiseaux situé dans la Langue de Barbarie au milieu du fleuve Sénégal. Il fait face aux villages de Dégou Niayes et de Mboumbaye dans la commune de Ndiébène Gandiol (département de Saint-Louis). L’îlot fait partie du Parc national de la Langue de Barbarie.
Selon le lieutenant Cheikh Amadou Diallo, l’îlot de reproduction des oiseaux constitue une grande attraction touristique. Colonisé par des graminées, des herbacées rampantes et des arbustes, il est entièrement dédié à la reproduction des oiseaux migrateurs. « Avant l’ouverture de la brèche, l’ilot faisait deux hectares. Maintenant, il s’est beaucoup rétréci. Une bonne partie est perdue», a confié M. Diallo, adjoint au conservateur du Parc national de la Langue de Barbarie. Chaque année, il accueille des milliers d’oiseaux migrateurs qui se relaient pour y construire leurs nids et s’y reproduire. Les pourpiers de mer recouvrent une bonne partie du couvert végétal particulièrement recherché par les nombreuses espèces nidificatrices d’oiseaux migrateurs constitués principalement de pélicans gris et blancs en nombre impressionnant, de mouettes à tête grise, de goélands railleurs, de sternes (royale, caspienne, fuligineuse).
Avec sa faune ailée abondante et diversifiée, son milieu paradisiaque, l’îlot de reproduction offre aux visiteurs un spectacle exceptionnel et mémorable. Selon M. Diallo, près de 99% des touristes qui visitent le parc sont attirés par l’îlot aux oiseaux. Cependant, ce site touristique est menacé par la brèche ouverte sur la Langue de Barbarie en 2003. C’est dans ce cadre que le Fonds mondial pour l’environnement (Fem) y a construit une diguette de 166 mètres linéaires pour faire face à l’érosion. En 2014, le Prca a, à son tour, réalisé 180 mètres linéaires. Seulement, l’ilot n’est pas entièrement protégé puisqu’il reste encore 150 mètres à réaliser pour qu’il soit à l’abri. «Avec la diguette, nous voulons récupérer ce qui était perdu et protéger ainsi l’îlot», explique M. Diallo. Il soutient que la brèche qui migre vers le sud représente une véritable menace pour l’îlot. «La brèche constitue une réelle menace pour l’îlot. Je ne pense pas que la diguette pourra le protéger pour une longue période», alerte M. Diallo.
La réserve spéciale de faune de Gueumbeul a également reçu l’appui du Prca. Une clôture en grillage de 7,8 Km a été réalisée par le programme. Il a permis aussi le dessouchage des cactus sur une superficie de 400 ha. Une moto Squad et une radio de transmission complètent la dotation du Prca à la réserve. « Le Prca a impacté positivement sur la réserve. Nous regrettons sa clôture. Nous souhaitons l’arrivée d’un autre projet pour pérenniser les acquis surtout pour le dessouchage qui est une activité permanente », a souligné le commandant Thialao Sarr, conservateur  de la réserve.

SOULEYMANE DIALLO, DIRECTEUR DE CABINET DU MEDD : «Le Prca a atteint ses objectifs avec un taux d’exécution de près de 98% »
Directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo a conduit une mission dans les régions de Thiès, Kaffrine, Saint-Louis et Louga pour voir l’état des réalisations du Prca. Il tire un bilan satisfaisant.

Vous venez de boucler une mission dans quatre régions où intervenait le Prca. Que retenez-vous de cette visite ?
Le Prca nous a légué un patrimoine assez important. Il nous a permis de relever les infrastructures en matière de biodiversité. Nous avons été récemment dans la Petite côte où le Prca a mis l’accent sur la préservation de la biodiversité marine. Il en est de même à Saint-Louis où le programme a aidé à la préservation de la faune et de la flore  dans la Langue de Barbarie et la réserve de Gueumbeul. Nous avons pu équiper cette réserve de miradors, de moto Squad, d’une grille de protection et d’une radio de transmission. Au niveau de la Grande muraille verte, le Prca a permis la création d’une réserve communautaire à Koyli Alpha qui va bientôt démarrer. La clôture a déjà été posée. A Widou Thingoly, les réalisations sont visibles puisqu’il y a l’équipement de la base vie de l’Agence nationale de la Grande muraille verte avec des bâtiments, des  éco-loges, un jardin polyvalent et des pare-feux. Avec le Prca, la biodiversité reprend et la population se fixe avec la création de revenu.

Avez-vous le sentiment que le Prca a atteint ses objectifs ?
Globalement, le Prca a atteint ses objectifs avec un taux d’exécution de près de 98%. Mais il faut dire que le Prca n’a pas pu faire tout ce  qui était prévu. Par exemple dans la réserve de Koyli Alpha, c’est la Fao qui va terminer la suite des travaux. Elle va s’atteler à l’introduction des espèces et la construction et l’équipement du forage. D’une manière générale, on peut dire que le Prca a changé la donne en matière d’environnement au Sénégal. A Saint-Louis, sur l’ilot aux oiseaux, la construction de la diguette a permis le retour des espèces et a eu un impact sur le tourisme.

Comment faire pour pérenniser les acquis surtout pour l’ilot aux oiseaux menacé par la brèche ?
Une diguette a été construite pour protéger cet ilot qui était victime de l’avancée de la mer. Tous les travaux ont été faits de manière participative  avec l’implication des communautés. Ce qui va favoriser sa  pérennité. Nous avons remarqué qu’avec le Prca, les communautés adhèrent à tous les projets et participent à la préservation des ouvrages. Ce qui est très important.

KOYLI ALPHA : Une réserve communautaire en cours de réalisation
Koyli Alpha dans, la commune de Mboula, arrondissement de Yang Yang (département de Linguère), est l’un des villages bénéficiaires des financements du Prca. Une réserve communautaire est en cours de réalisation dans cette zone où intervient l’Agence nationale de la grande muraille verte.
A l’image de Bandia (département de Mbour), Maka Yope (département de Koungheul), le village de Koyli Alpha (commune de Mboula, arrondissement de Yang Yang, département de Linguère) aura bientôt sa réserve communautaire. Les travaux sont avancés et l’ouverture est prévue avant fin 2016. C’est une initiative du Prca qui appuie ainsi l’Agence nationale de la grande muraille verte (Angmv) qui intervient dans la zone. Déjà, la réserve d’une superficie de 600 ha soit dix Km, est clôturée grâce au financement du Prca.
Selon le colonel Pape Sarr, directeur technique de l’Angmv, le forage sera construit bientôt puisque le marché a été déjà attribué. Quatre échantillons de miradors sont entreposés dans le village en attendant leur montage. Avant le démarrage des activités de l’Angmv, explique-t-il, l’écosystème de la zone était complètement dégradé. Avec cette réserve, il y aura le développement de l’écotourisme et la reconstitution de la faune et de la flore. «Nous allons introduire des animaux (oryx et impalas) adaptés au milieu. Ce serait également intéressant d’avoir des girafes», a précisé le colonel Pape Sarr qui recevait une délégation du ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Il a précisé que la Fao va poursuivre la mise en œuvre de la réserve par la construction des infrastructures restantes et l’introduction des animaux qui se fera avant la fin de l’année 2016. Les populations de ce village seront les grands bénéficiaires de cette réserve. Le forage desservira le village. «Nous espérons avoir beaucoup plus de retombées avec le démarrage des activités de la réserve. Les jeunes y trouvent déjà leurs comptes et parviennent à prendre en charge les besoins de leurs familles. Maintenant, ils n’ont plus besoin d’aller chercher du travail ailleurs», s’est félicité Abass Bâ, le chef du village. Widou Thingoly, un autre village de la commune de Tessékéré (arrondissement de Yang Yang), a eu à bénéficier des financements du Prca. Il a construit un bâtiment à usage de bureau, cinq éco-loges et un restaurant pour la base vie de l’Angmv.
«Avec le Prca, c’est du concret. En dehors des éco-loges et du bâtiment administratif, la clôture de la réserve de Koyli Alpha, son forage et les quatre miradors, il a permis l’ouverture de près de 100 km de pare-feux à Mbar Toubab. Il nous a apporté un plus. Il a été fondamentalement important et a permis d’étendre la grande muraille verte », s’est félicité le colonel Pape Sarr. Dans les régions de Thiès et Kaffrine, le Prca a contribué à la reconstitution de la biodiversité notamment à Joal et Maka Yope et à la lutte contre les feux de brousse.

Dossier réalisé par Aliou KANDE


Le maire de Diakhao (région de Fatick) vient de procéder à la pose de la première pierre des travaux d’extension du poste de santé de la localité. Ainsi, une vieille doléance des habitants sera satisfaite.
Les populations de Diakhao veulent un centre de santé à la place d’un poste de santé. Ce vœu va bientôt devenir une réalité. Le député-maire de ladite commune, Papa Birame Touré, a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre des travaux d’extension de ce poste de santé. C’était en présence des autorités administratives, locales et politiques. Le coût est évalué à 50 millions de FCfa.
A l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre pour l’extension du poste de santé, en vue de son érection en centre de santé, Papa Birame Touré, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, a indiqué que le poste de santé, construit depuis 1968, n’a jamais fait l’objet de travaux de réfection ou de transformation majeure. Selon lui, cela a limité le plateau technique de telle sorte que les populations sont obligées de se déplacer vers  Fatick et Diourbel pour se faire soigner. « Nous avons exprimé le vœu que ce poste de santé soit érigé en centre de santé », a-t-il déclaré.
Aussi, l’édile de Diakhao a soutenu que, suite aux discussions avec les autorités sanitaires pour que ce poste soit érigé en centre de santé, il fallait faire un minimum d’aménagement. Pour ce projet, a-t-il indiqué, il s’agit de construire un bâtiment R+1 pour abriter la partie technique au rez-de-chaussée et l’administration à l’étage. Quant à l’ancien bâtiment, il sera transformé pour abriter des salles d’hospitalisation d’une capacité de 10 lits. M. Touré a tenu à remercier l’Etat du Sénégal qui a assuré une partie du financement dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci). La seconde phase des travaux sera consacrée à la construction de logements pour les médecins, les sages-femmes et  l’infirmier. « Notre ambition, c’est de rendre ce centre opérationnel pour que les populations ne quittent plus Diakhao pour aller se faire soigner ailleurs », a déclaré le maire, faisant savoir que les travaux vont durer 5 mois.

Papa Birame Touré a également procédé à la pose de la première pierre de l’aménagement de la place publique appelée « Wassila » qui va coûter 43 millions de FCfa. Après la réalisation des deux phases de ce projet d’aménagement, la place « Wassila » commence à devenir très attrayante avec une tribune, des portiques, des boutiques, le revêtement des bancs. Le maire a tenu à remercier le Programme national de développement local (Pndl) pour son appui financier. De même, il a annoncé le projet d’extension du marché de Diakhao pour mieux offrir aux occupants de bonnes conditions et des garanties de sécurité grâce à l’appui financier du Prodel/Giz. « Tous ces projets rentrent dans le cadre du projet de modernisation et d’investissement que nous avons présenté il y a 2 ans lors d’un forum », a rappelé le député-maire de la commune de Diakhao.

Oumar  Ngatty BA


Au quartier Bagdad de Touba, la corvée d’eau était le lot quotidien des femmes. C’est pour soulager ces dernières que l’honorable député, Abdou Lahad Seck « Sadaga », a pris l’initiative de contribuer pour un kilomètre d’adduction d’eau. Samedi dernier, les femmes ont dansé et chanté pour remercier M. Seck qui a livré les tuyaux pour le raccordement au réseau d’adduction d’eau. Khadim Sylla, au nom du député, a déclaré que ce dernier, très affecté par les difficultés des femmes épuisées par la corvée d’eau, n’a pu s’empêcher d’agir. « Aujourd’hui, il est conscient que la corvée d’eau à Bagdad sera bientôt un mauvais souvenir », a transmis M. Sylla. Anta Mbengue, porte-parole des femmes, a promis qu’elles feront la fête dès la fin des travaux d’adduction. « Nous prions le Tout Puissant de rétribuer le député à la hauteur de son acte », a-t-elle sollicité, insistant sur leur vécu : « Nous sommes fatiguées, nous faisons plusieurs fois cette distance pour avoir de l’eau dans nos foyers ». Les populations de Bagdad souffrent aussi du déficit d’éclairage de leur quartier et du chômage des jeunes. Elles ont ainsi lancé un appel aux autorités municipales qui, selon elles, ont laissé en rade leur localité.

Mamadou DIEYE


CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.