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Actualités (2455)

Nouvellement portée sur les fonts baptismaux, l’association SnLab Vivant Sol et Climat ambitionne de jouer sa partition dans la recherche de réponses aux problèmes liés aux changements climatiques et à la préservation du patrimoine naturel.

Les responsables de l’association SnLab Vivant Sol et Climat, nouvellement créée, ont tenu une rencontre, le 3 décembre 2016, au Centre national de formation et d’action (Cnfa) de Rufisque. Une occasion pour présenter leur projet. Cette initiative obéit à une logique de développer des moyens adéquats pour apporter une nouvelle réponse aux enjeux d’innovation contemporains où les citoyens (usagers en général) pourraient contribuer aux solutions envisageables. L’ambition est de créer une véritable dynamique d’échanges entre les parties prenantes à travers un réseau de chercheurs, d’experts, de professionnels, d’entreprises et d’institutions publiques qui vont travailler ensemble dans le but de développer de nouveaux modèles et méthodologies permettant la préservation de notre patrimoine naturel et le bien-être des citoyens.

Président de SnLab Vivant Sol et Climat, Galaye Seck a indiqué que cette structure s’engage à développer un processus d’intermédiation entre ses parties prenantes ayant des intérêts divergents, mais des objectifs communs en termes d’innovation et de résultat, c’est-à-dire la satisfaction des acteurs à la base. «Les pays du Sud, notamment ceux d’Afrique, sont les plus concernés par les changements climatiques et en subissent les impacts. Lors de la Cop 22 à Marrakech, des mesures de soutien de plusieurs milliards de dollars ont été annoncées pour soutenir les technologies propres, le renforcement des capacités pour rendre compte des plans d'actions sur le climat et les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau dans les pays en développement », a-t-il laissé entendre.

A en croire Galaye Seck, cette association s’engage à mettre à disposition des usagers, des compétences et un réseau d'experts confirmés, afin de leur faire bénéficier de leurs expertises et de leurs appui-conseils technique et méthodologique dans des domaines clés tels que la fertilisation des sols par la méthode de séquestration du carbone, la professionnalisation des groupements paysans par la formation, l’introduction d’une démarche qualité au sein de ces groupements. Cela, afin de rendre plus compétitifs leurs productions, le développement de l'élevage familial avec le soutien d’un réseau de services vétérinaires, l’agro-écologie...

Abdou DIOP

Les albinos ne sont pas encore sortis de l’auberge au Sénégal. En 2016, 17 d’entre eux ont perdu la vie à cause de cancer de la peau évitable, s’ils avaient accès à la crème solaire et aux traitements afférents. C’est le tableau émouvant peint par l’Association des albinos du Sénégal qui a reçu, le 5 décembre, un don de crème solaire au siège de l’Association « Prévenir », à l’occasion de la célébration de la journée internationale du handicap.

Le diagnostic est sans complaisance. Au Sénégal, les albinos vivent encore un drame social qui ne semble pas émouvoir certains. La preuve, cette année, 17 d’entre eux ont perdu la vie. Ils souffraient du cancer de la peau pour l’essentiel. « La situation des albinos est catastrophique au Sénégal. Nous avons perdu 17 de nos membres en 2016 », s’est alarmé le président de l’Association des albinos du Sénégal, Mouhamadou Bamba Diop.

Beaucoup d’albinos vivent de la mendicité. Par conséquent, ils n’ont pas les moyens de payer la crème solaire pour ceux qui n’ont pas le cancer de la peau. En outre, ceux qui ont le cancer ne peuvent pas accéder à la chimiothérapie et aux autres examens. « Il faut 35.000 FCfa de crème solaire par semaine pour chaque albinos pour se protéger. Cela équivaut à 1 million de FCfa chaque année », a évalué le président de l’Association pour relever tout le poids du don de médicaments de la Sonatel d’une valeur de 2 millions de FCfa via Jokko santé pour aider cette couche de la population à se protéger contre les rayons du soleil. Tous les malades, quel que soit leur lieu de résidence, grâce à la plateforme de biens et de services en santé, auront la possibilité d’avoir accès aux médicaments en fonction de la disponibilité du stock.

En plus des contraintes d’accès aux soins de santé, le système éducatif ne favorise pas la scolarisation des personnes souffrant de cette maladie. Selon Mouhamadou Bamba Diop, le taux d’analphabétisme est de 98 % chez les albinos au Sénégal. « Le système éducatif sénégalais n’a pas pris en compte les spécificité des albinos. Au cours du dernier recensement national, les albinos ne sont pas comptabilisés. Cela est très grave. Nous vivons une discrimination. Aujourd’hui, nous sommes plus de 10.000 », dénonce le président de l’Association nationale des albinos du Sénégal qui a salué la mise en œuvre de programmes sociaux.

Toutefois, il invite les autorités à un meilleur ciblage des albinos. Face à cette situation dramatique, le Dr Abdoul Aziz Kassé, par ailleurs président de l’Association « Prévenir » annonce le déroulement d’un plan stratégique pour prévenir les cancers de la peau. « Il n’y a pas une prise en charge globale des albinos au Sénégal. Il nous faut un changement. Il faut que les autorités politiques s’emparent de cette problématique de l’albinisme. Nous allons dérouler notre plan stratégique. Nous allons mener un travail de longue haleine », informe-t-il.

Prenant la parole, la marraine de l’Association des albinos du Sénégal, le Pr Amsatou Sow Sidibé, a salué la responsabilité sociétale d’entreprise de la Sonatel, et par ricochet, le travail de Rokhya Solange Ndir Mbengue de la Fondation Sonatel. Elle a réitéré leur engagement à poursuivre l’assistance de cette couche de la population.

Idrissa SANE

« Mains solidaires », une association sénégalaise de bienfaisance a remis, samedi dernier,  des maillots, un ordinateur, mais aussi et surtout un important lot de livres au Cem de Bandègne, dans le département de Louga.

L’ambiance était joyeuse, samedi dernier, à l’hôtel de ville de Bandègne. Enseignants, parents d’élèves, notables et conseillers municipaux, unis derrière le maire Assane Seck, étaient exceptionnellement mobilisés pour remercier l’Association « Mains solidaires ». C’est que cette association sénégalaise de bienfaisance a bien fait d’offrir des livres à Bandègne. Le lot est estimé à 500 livres. Le Collège d’enseignement moyen (Cem) de cette commune rurale, très enclavée, en avait vraiment besoin. Ici, le livre est inaccessible. Peu d’élèves en disposent. Et cela impacte, bien évidemment, sur la qualité des enseignements/apprentissages.

« Nous ne trouvons pas les mots pour saluer ce don. L’association vient en aide à des enfants, le plus souvent démunis, pour leur donner accès à une éducation de qualité », s’est réjoui Omar Ngalla Ndoye, qui s’est exprimé au nom du principal du Cem de Bandiène. « Ces livres vont également faciliter le travail des enseignants qui n’auront plus à faire des heures et des heures pour se faire comprendre », a-t-il ajouté, remerciant vivement l’Association « Mains solidaires ».

Dans son propos, le maire de Bandègne, Assane Seck, a lui aussi dit sa joie de recevoir ce don de livres. « Ce geste de haute portée sociale et humanitaire vient renforcer les efforts de la mairie dans le domaine de l’éducation », a-t-il déclaré, espérant que Bandègne et « Mains solidaires » vont élargir leur partenariat dans d’autres secteurs stratégiques.

« Nous reviendrons certainement à Bandègne pour célébrer d’autres actions de développement », a promis le président de l’Association « Mains solidaires », Paul Sédar Ndiaye, précisant que ce don de livres est une manière, pour l’Association, de participer à l’accroissement de la qualité de l’éducation donnée aux enfants.

« Mains solidaires » n’est pas à sa première action. Des écoles de Diourbel et de Thiès ont aussi bénéficié de livres, matériel informatique et jouets de l’Association. Paul Sédar Ndiaye et ses amis donnent rendez-vous en début janvier pour une autre activité. Toujours avec le même objectif : aider les nécessiteux, apporter le sourire et contribuer au développement du Sénégal.

Abdoulaye DIALLO

Le lycée Jean Mermoz de Dakar organise, depuis samedi dernier, un forum de l’enseignement supérieur français regroupant des élèves des classes de Première et de Terminale. Une trentaine d’établissements français a fait le déplacement pour les aider dans leurs choix d’orientation post-bac. L’idée, selon Damien Dessens, proviseur adjoint de cet établissement, est de permettre à leurs apprenants et à ceux d’autres lycées à programme français de Dakar et de Saly de bénéficier d’informations les plus larges possibles sur un maximum de secteurs de formation du supérieur. Ainsi, diverses filières ont été prises en charge. 

« Nous voulons construire un vrai lien entre les lycées et les établissements du supérieur qui prend en compte l’aspect franco-français, mais aussi cette nécessaire ouverture multiple sur l’enseignement supérieur en général avec des partenariats. Plus on tissera de liens, plus on rapprochera les personnes, davantage les élèves en bénéficieront en termes de construction de parcours du supérieur. En termes de réformes, nous souhaitons avoir un vrai lien entre ce qui se passe dans l’enseignement secondaire et celui-là supérieur », informe M. Dessens.

Au cours de ce forum, ajoute-t-il, les élèves pourront aller à la rencontre des intervenants, les interroger sur les différents cursus et comparer leur appétence aux différents secteurs et la capacité qu’ils ont à y réussir. Il est ensuite prévu un cycle de conférences sur toutes ces filières et, de manière transversale, sur les études en général.

Alassane Aliou MBAYE

Président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes) et de l’Itecom, Mamadou Gningue, dans cet entretien, revient sur la place du privé dans l’enseignement supérieur. Il a, toutefois, soulevé les différentes entraves à son essor, notamment le non paiement par l’Etat de ses engagements, la cherté de la fiscalité. Mamadou Gningue a aussi dénoncé la démarche de l’Autorité nationale d’assurance qualité (Anaq) dont le dernier rapport, estime-t-il, « discrédite » le privé supérieur. Il a appelé l’institution à revoir son référentiel et la composition de ses équipes d’enquête.

L’année scolaire a démarré. Quelle est la situation pour le privé supérieur ?
C’est vrai que nous avons démarré l’année scolaire 2016-2017 convenablement. Nous avons démarré, pour la plupart, en octobre. Certains établissements démarrent en novembre pour des raisons d’effectifs ou qui leur sont propres. Les parents qui nous font confiance continuent toujours de nous envoyer leurs enfants. Il faut quand même noter que depuis 2013, il y a eu des changements majeurs dus à l’orientation des bacheliers de l’Etat dans le privé. Aujourd’hui, ils sont environ 18.000 à faire leurs humanités dans les établissements d’enseignement privé. Cela a apporté des perturbations dans la rentrée classique. Des années scolaires continuent dans plusieurs étapes, ce qui nous donne une rentrée à plusieurs vitesses.

Les établissements ayant reçu les bacheliers rencontrent d’énormes difficultés. L’Etat n’ayant pas versé les sommes dues. Qu’en dites-vous ?
Effectivement, c’est un très grand problème. Il faut l’appeler non-respect des engagements parce que dans le contrat initial, les établissements privés ont accepté de subventionner l’Etat : plus de 50 % sur le tarif habituel pour soutenir la politique de l’Etat. Le contrat stipulait aussi que dès la réception des étudiants, l’Etat devrait verser 50 % de la facture aux établissements. Parce que l’éducation coûte cher. Il faut entretenir les étudiants, il faut des moyens humains, matériels… L’Etat n’a pas respecté le contrat initial.

Le comble a été l’année dernière où jusqu’en fin d’année, l’Etat n’a même pas versé un acompte aux établissements. C’est récemment que certaines écoles, peut-être, une vingtaine ou une cinquantaine, ont reçu des acomptes faibles. Par exemple, l’Itecom n’a reçu qu’1/10è de ce qu’on lui doit. Avec 1.000 à 1.200 étudiants dans chaque école, imaginez ce que cela constitue comme problèmes liés au fonctionnement, au paiement des salaires des professeurs et vacataires, etc. Nous avons tant bien que mal essayé de fonctionner durant le premier semestre, mais le second a été très pénible. Beaucoup d’enseignants ne sont pas encore payés. Tout cela risque d’hypothéquer l’année nouvelle qui s’annonce déjà.

Où se situe le problème ?
Je crois que c’est un problème systémique, c’est-à-dire, une affaire gouvernementale. Toutefois, le premier majeur se trouve au ministère des Finances et au Trésor public. A mon avis, ce ministère ne place pas l’Enseignement supérieur, voire l’Education parmi ses priorités. Le règlement des sommes dues aux étudiants (parce que l’Etat n’apporte pas un appui aux établissements) doit être une priorité. Nous les prenons entièrement en charge en assurant leur scolarité, leur tenue… C’est nous qui aidons l’Etat et non le contraire.

Est-ce à dire que tout cela a impacté le rapport 2015 de l’Anaq-Sup dont les résultats ne sont guère reluisants pour le privé supérieur ?
Oui et non. Le premier majeur, en ce qui concerne ce rapport réside dans la démarche au regard de laquelle cette enquête a été menée par l’Anaq. Nous souhaitons que cette institution demeure et qu’elle soit renforcée et qu’elle reste un levier important d’installation de la qualité. Mais le privé supérieur est inquiet, parce que tout le monde sait que les enquêtes préliminaires qui ont mis en place l’Anaq avaient clairement formulé que le minimum de qualité que l’on trouve dans le supérieur se retrouvait à 90 % dans le privé.

Nous pensons que les résultats de l’Anaq ne traduisent pas du tout la réalité. Il y a eu des problèmes dans la composition de l’équipe d’enquête. Mais surtout, le référentiel doit être adapté en tenant en compte de la dynamique nouvelle de l’enseignement supérieur dans le monde, mais également de l’approche professionnelle ou professionnalisante, pilier fondamental de l’enseignement privé supérieur. Par ailleurs, on a l’impression que les experts qu’on nous envoie dans les enquêtes ont des problèmes spécifiques à régler avec le privé. Car, au moment où nos étudiants réussissent à 80 % et s’insèrent à 90 % dans le monde de l’entreprise, ces experts viennent nous dire que 60 % de nos écoles ne répondent pas aux normes. Il y a matière à réfléchir dans la démarche et dans le choix des experts. Les équipes doivent être recomposées avec une bonne présence de professionnels qui maîtrisent les secteurs pour lesquels nous formons nos étudiants.

Vous contestez donc le rapport de l’Anaq-Sup ?
Fortement. Je suis moi-même membre du Conseil d’administration de l’Anaq, mais je trouve que nous devons revoir la démarche, même si nous reconnaissons qu’il y a beaucoup à faire dans le privé. L’Anaq doit jouer son rôle d’accompagnement, de formation, d’information et non pas seulement celui de police, qui cherche à abattre des écoles privées. Nous savons que ce n’est pas le vœu du secrétaire exécutif de l’Anaq que nous connaissons bien pour son engagement pour l’enseignement privé ni le vœu du ministère, mais certainement l’intervention d’experts mal avertis. Le privé, aujourd’hui, totalise 40 % des effectifs des étudiants sénégalais, a fait accréditer plusieurs de ses diplômes par le Cames et d’autres institutions sur le plan international.

Pourtant nombreux sont les établissements d’enseignement privé supérieur dotés d’une cellule interne d’assurance qualité. Pour vous, outre ce que vous venez d’énumérer, qu’est-ce qui n’a pas vraiment marché ?
C’est ce que je viens de dire. Effectivement les cellules ont été installées, l’Anaq a formé théoriquement les référents qualité. Pour moi, il faut faire attention dans l’appréciation. Plusieurs écoles n’ont pas terminé le processus. Certainement, elles ont été comptabilisées. Ensuite, la plupart des grandes écoles ne fait pas encore partie de l’Anaq parce que leurs diplômes étaient déjà accrédités par le Cames. Dans le rapport, on doit donc faire très attention dans la manière de délivrer l’information. Le privé insère, forme dans des secteurs innovants. Les équipes d’enquête ne se sont pas focalisées sur la qualité globale, mais sur le corps professoral. Leur jugement repose sur le titre : professeur titulaire ou pas ? Mais la question n’est pas là. Il faut d’abord accompagner ces écoles à former des professeurs titulaires, avoir des textes réglementaires qui permettent la mobilité des professeurs des universités. La question doit porter sur la qualité, le taux d’insertion des étudiants. Des questions qui n’ont pas occupé une place importante dans le rapport qui se trouve ainsi biaisé.

Aujourd’hui, quelle est la part du privé dans l’enseignement supérieur, voire dans l’économie du pays ?
Ce qui est important avec le privé, c’est sa dynamique d’évolution. En 1994, il représentait environ 10 %. Aujourd’hui, il compte entre 40.000 et 45.000 étudiants. Nous avoisinons les 40 % de l’effectif total avec un très fort taux de présence d’étudiants étrangers (20 à 25%) avec des chiffres d’affaires élevés. Il participe à la création d’emplois. Chacune des écoles a au moins 50 voire 100 Contrats à durée indéterminée (Cdi) signés. Chaque établissement qui s’installe, dans sa zone, crée un microenvironnement économique d’emplois, distribue des salaires, des vacations, paye des impôts.

C’est l’occasion d’attirer l’attention de l’Etat qui doit revoir sa politique d’imposition de ces écoles qui n’est pas du tout conforme à notre métier et à la pratique. Nous sommes d’accord pour participer à l’économie, à payer des impôts, mais là où des réductions sont accordées à des hôtels, nous pensons que la fiscalité ne doit pas être excessive pour nous qui formons les ressources humaines de demain. Nous ne recouvrons pas la Tva, mais on nous impose à la payer. Tout cela requiert une rencontre avec le président de la République que nous félicitons pour son soutien global au supérieur privé. Des félicitations qui s’adressent également au ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane. Nous souhaitons ardemment une réflexion sur la place de l’enseignement privé supérieur qui peut apporter et doit apporter sa pierre dans la construction du pays.

Propos recueillis par Daouda MANE

A la faveur de la réception technique de deux forages dans les départements de Foundiougne et de Nioro, Niokhor Ndour, patron de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Degpre), se prononce sur les stratégies mises en œuvre au Sénégal pour l’atteinte de l’objectif d’accès à une eau potable de qualité pour tous les Sénégalais.

Vous venez de procéder à la réception technique  de deux forages dans les localités de Ndiayène Moussa et Keur Madiabel. Quelle est la finalité de ces investissements ?
L’objectif visé à travers ces opérations est d’évaluer les potentialités de la nappe Sine-Gambie qui entre dans le projet d’évaluation des potentialités des ressources en eau du Sénégal dans le cadre des transferts à envisager pour les zones à eau saumâtre sur instruction du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. L’objectif est de trouver une solution durable à la problématique de la qualité de l’eau dans des régions comme le Sine Saloum où la forte concentration du fluor et du sel dans l’eau pose problème.

Nous avons entrepris des études pour évaluer les potentialités de la nappe dans ladite zone, nous avons effectué des analyses pour tester la qualité de l’eau. C’est pourquoi, nous étions à Ndiayène Moussa et Keur Madiabel pour l’inauguration technique de deux forages d’essai à haut débit pour évaluer la nappe en vue d’éventuels transferts dans des zones à eau saumâtre.

Pendant longtemps, la problématique de la qualité de l’eau s’est posée au centre du pays avec un niveau de fluor anormal. Est-ce qu’aujourd’hui, il ya une stratégie nationale pour trouver une solution durable à ce problème ?
Effectivement ! Sur instruction du ministre de tutelle et du président de la République, l’objectif global est de régler le problème de l’accès. Des stratégies sont menées pour une amélioration de la qualité de l’eau, avec la méthode des transferts d’eau. Cela ne date pas d’aujourd’hui, car comme vous le savez Dakar est approvisionnée à partir du Lac de Guiers par un système de transfert, les Iles du Saloum sont alimentées par une batterie de forages à Tassette par un système de transfert tout au long de la conduite dans la région de Fatick. Cette politique a été démarrée dans la zone de Fatick et a donné de bons résultats.

Pourquoi ne pas l’étendre dans la région de Kaolack et une partie de celle de Fatick où on a des zones où la qualité de l’eau laisse à désirer ? C’est en tout cas l’option forte du ministère et nous sommes chargés d’identifier et d’évaluer les nappes susceptibles, dans le cadre de transfert d’eau, d’améliorer substantiellement la qualité de l’eau potable dans des zones comme Kaolack.

Est-ce à dire que cette méthode de transfert d’eau est maitrisée pour l’amélioration de la qualité dans les zones à eau saumâtre ?
Certainement ! Pour le cas du Lac de Guiers on a mis en place un plan de gestion, effectué une étude qui avait permis de dire que, pour régler de manière durable le problème de Dakar, il fallait utiliser les ressources renouvelables pour assurer l’alimentation en eau des populations.

Il y a l’exemple de Tassette-Ndiosmone-Palmarin, il y a également des systèmes de petits transferts avec un forage qui alimente une cinquantaine de kilomètres : c’est le cas de Keur Socé  avec le Pepam-Aqua. Dans le cadre de l’étude qu’on avait faite dans le  Plan d’actions de gestion intégrée des ressources en eau (Pagir), on a utilisé ce système à Badianène, Kaffrine et dans le Khatali, avec cette nappe profonde.

On a fait des simulations pour convenir qu’il est possible d’alimenter des zones à problèmes, d’autant que comme le dit souvent le ministre Mansour Faye, 2000 forages, c’est 2000 problèmes, pour évoquer les difficultés nées de la multiplication des forages à petits débits sur l’ensemble du territoire.

C’est beaucoup d’énergie dépensée pour peu d’eau. Prenez le cas de la zone de Kaolack, il n y a aucun forage à plus de 80 m3 /H, alors qu’avec celui de Keur Madiabel, c’est 240 m3 d’un seul coup, imaginez si on met en place une batterie de forages de cette puissance, les possibilités offertes  en termes d’approvisionnement correcte des populations et de transfert en direction de zones à eau saumâtre. Donc, on peut considérer qu’avec l’amplification de cette méthode, la problématique de la qualité de l’eau dans certaines zones ne sera sous peu qu’un vieux souvenir dans notre pays.

Le docteur en sciences économiques et de gestion, Papa Samba Diop, a démontré que la réduction des coûts de services de l’eau et de l’assainissement n’affecterait pas la performance des services et des entreprises en charge de ces questions. Les conclusions de ses recherches ont été validées par des universitaires de renom.

Les conclusions de la thèse de Papa Samba Diop tranchent avec l’idée d’augmentation du prix de l’eau agitée par certains analystes. Le candidat, en partant d’hypothèses qui ont été confirmées, a démontré qu’il est bien possible de réduire les services de l’eau tout en conservant la performance des sociétés concessionnaires dans plusieurs pays d’Afrique. Du moins, c’est la quintessence des résultats de sa thèse de doctorat intitulé : « Paradoxe entre gratuité de services et une amélioration des performances dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique : Enjeu d’une contextualisation des outils de Benchmarking et types de factures ».

Le chercheur a émis deux hypothèses. La première : l’augmentation de la performance des Services de l’eau et de l’assainissement (Sea) est à la fois dépendante de la hausse des taux de couverture et de l’accroissement de leur chiffre d’affaires. La seconde hypothèse a été construite sur le fait que la facturation, avec une gratuité partielle et par application de « prix mémoires », réduit les coûts de services en augmentant la performance des Sea. « Le paradoxe annoncé dans cette thèse devrait trouver une réponse qui concilie à la fois « amélioration et augmentation des performances » et « réduction des coûts de service » dans le secteur de l’eau et de l’assainissement », brosse le candidat au grade de docteur.

Après la formulation de ces hypothèses, Dr Papa Samba Diop, ouvre la page de présentation des outils. Il précise que le calcul des valeurs réelles de performance des Sea est conditionné à l’utilisation d’un modèle de régression linéaire à partir de données exhaustives recueillies. Ensuite, il considère la performance comme une variable à expliquer. L’échantillon de base était riche de 700 observations.

Il a été stabilisé avec 225 observations pour procéder à deux régressions. La première est faite avec des données consolidées, afin de disposer de nouvelles valeurs appelées ajustées des performances comparativement aux valeurs initiales considérées comme étant relatives. La seconde régression a été réalisée en tenant compte des performances ajustées et des variables explicatives qui sont le « taux de couverture » et le « chiffre d’affaires ».

La deuxième étape de la méthodologie consistait à lever le paradoxe entre l’exigence d’augmentation des chiffres d’affaires ou des ressources financières des Sea pour garantir l’amélioration de leur performance et la satisfaction de l’exigence de réduire les coûts de service. Cela suppose, selon le candidat, la nécessité d’avoir un autre type de facturation appelé « prix mémoires » avec une gratuité partielle.

Cette nouvelle facturation doit reposer sur deux principes. « Une forte dissuasion incite les usagers à réduire leurs consommations : l’intérêt est de cadrer l’usager pour qu’il reste dans la tranche gratuite. Il est rappelé que la gratuité proposée est de 20 m3 supérieure à la consommation de 15 m3 nécessaire pour une famille de 10 personnes et en supposant une consommation journalière de 25 litres par personne », explique le chercheur pour qui les différents prix mémoires dans les tranches qui viennent après celles gratuites ne devraient pas connaître de hausses substantielles par rapport aux prix en vigueur.

Des réductions de 62 %
En se servant des outils présentés, Papa Samba Diop a affirmé que 32,8 % des usagers, qui consommaient entre 0 et 20 m3 par bimestre et qui avaient l’habitude de payer des factures allant jusqu’à 3.258 FCfa, bénéficieraient d’une gratuité. Tandis que 58,4 % des usagers qui ont une consommation tournant entre 20 et 70 m3 par bimestre verraient leur facture passer de 32.900 à 12.500 FCfa.

Soit une baisse de 62 %, alors que 6,8 % des usagers qui utilisaient plus de 80 m3 par bimestre verraient leurs consommations passées de 140.980 à 267.570 FCfa, soit une baisse de 90 %. « Nous confirmons qu’il est possible d’atteindre une efficacité économique dans le secteur de l’eau et de l’assainissement par réduction des coûts de service, tout en assurant une amélioration des performances », a défendu le candidat encadré par les Professeurs Seydi Ababacar Dieng et Mouhamed El Bachir Wade.
L’étude a été présentée sous la bannière de l’Ecole doctorale des sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Les entrepreneurs qui ne respecteraient pas les délais d’exécution des chantiers à l’Université Assane Seck de Ziguinchor seront sanctionnés. L’annonce est du gouverneur de la région de Ziguinchor, Al Hassan Sall. Il a ainsi rassuré la communauté universitaire de son engagement à s’investir personnellement pour assurer un suivi régulier des chantiers en cours.  

Le gouverneur de la région de Ziguinchor a averti que des mesures seront proposées aux autorités compétentes pour rectifier les lenteurs décelées dans l’exécution des chantiers à l’Université Assane Seck. « Tous les 15 jours, assure-t-il, nous ferons le point de la situation. Et gare aux entrepreneurs qui traîneront ou qui ne respecteront pas les plannings d’exécution de ces chantiers.

Nous allons tout faire pour que les délais soient respectés », a-t-il déclaré. Le gouverneur s’exprimait au terme d’une visite de chantiers qu’il a effectuée à l’Université Assane Seck, en compagnie du recteur, Pr Courfia Kéba Diawara. Il n’a pas manqué de demander aux entrepreneurs de transmettre les plannings d’exécution de leurs chantiers au recteur de l’université, aux services de ladite institution et à l’administration territoriale pour que le suivi qui s’impose puisse être fait.

Selon le patron de l’administration territoriale de la région de Ziguinchor, l’Etat compte investir plus de 9 milliards de FCfa en termes d’infrastructures (blocs pédagogiques, amphithéâtres, Cité des enseignants du supérieur, etc.) à l’Université Assane Seck de Ziguinchor. « En tout cas, 9 projets hautement stratégiques devront permettre à l’Université Assane Seck de monter en puissance, de jouer le véritable rôle qui est le sien et de faire en sorte que les acteurs de l’institution puissent évoluer dans d’excellentes conditions de travail, d’études et de vie », a-t-il poursuivi.

A l’en croire, « le chef de l’Etat en personne tient à ce que ces travaux soient réalisés dans les délais ». Auparavant, le gouverneur avait procédé à la réception de véhicules acquis dans le cadre du Contrat de performance de l’Université Assane Seck. Il s’agit de 4 bus destinés essentiellement aux sorties pédagogiques des étudiants et de 3 pick-up (véhicules de liaison) pour améliorer les conditions de travail du personnel administratif.

Al Hassan Sall a également réceptionné 57 lampadaires solaires qui ont été installées à l’université pour faciliter la mobilité nocturne des étudiants. Quant au recteur, Pr Courfia Kéba Diawara, il a exprimé la gratitude de la communauté universitaire au président de la République, Macky Sall, pour sa sollicitude constante à son institution.

 

El Hadj Moussa SADIO

L’Union européenne et la représentation diplomatique française au Sénégal vont appuyer l’Ong « Nébéday » dans son projet de reboisement de 100.000 arbres dans la forêt communautaire de Sagakho et dans 5 Aires marines protégées (Amp) des départements de Foundiougne et de Mbour.

L’opération « 100.000 arbres » lancée par l’Ong Nébéday sera renforcée par la plantation de 18.000 arbres complémentaires. C’est le résultat du partenariat scellé entre cette organisation de protection et de défense de l’environnement, l’Union européenne et la France, à travers leurs représentations diplomatiques au Sénégal. La cérémonie de lancement de cette initiative conjointe a eu pour cadre deux écoles élémentaires de la commune de Toubacouta, dans le département de Foundiougne. Dans ce cadre, une cinquantaine d’arbres a été symboliquement plantée par les représentants européens et français dans les établissements scolaires de Diama et de Keur Alioune Guèye.

« L’action Nébèday est dans le prolongement des engagements de la France et de l’Union européenne lors de la Cop22 de Marrakech et de la Cop21 de Paris qui a été l’occasion de signer un accord international sur  la lutte contre les changements climatiques. Nous estimons que Nébéday fait un travail avec les populations de la région qui va en droite ligne de  ces engagements. Donc il est nécessaire que les Etats appuient les communautés locales », a justifié Jean Yves Bertrand, conseiller environnement et développement durable de l’ambassade de France à Dakar.

Une vision partagée par son collègue de l’Union européenne, Stéphane Meert. « Planter une cinquantaine d’arbres peut paraitre insignifiant, mais il s’agit d’une mobilisation en faveur de la défense et de la protection de l’environnement, de faire adopter par les plus jeunes un comportement en faveur de l’environnement », a-t-il noté.

Cette démarche conjointe permet aussi de renforcer ce projet de reboisement dans 5 Aires marines protégées (Amp) du Niombato   « Le défi de notre organisation est de procéder à chaque début d’hivernage à des opérations de reboisement pour contribuer à la lutte contre la déforestation qui fait perdre au Sénégal 215 hectares de forêt, soit l’équivalent de 300 terrains de football, par jour.

Cette année, on a voulu amplifier le mouvement en se fixant un objectif de 100.000 arbres, on a atteint un résultat de 235.000 arbres grâce au soutien de l’Union européenne, de l’ambassade de France et d’entreprises du secteur privé », s’est réjoui Jean Goepp, directeur de l’Ong « Nébéday » qui revient de la Cop22 de Marrakech avec le responsable de la production de bio-charbon de l’Ong, Clément Sambou.

 

 

Elimane FALL

Les travaux de construction, de réhabilitation et d’extension de collèges dans la région de Dakar, exécutés dans le cadre du projet d’Appui au développement de l’enseignement moyen (Adem),  avancent à un rythme satisfaisant. Cependant, des lenteurs sont notées dans certains sites.

La quatrième réunion du comité de pilotage du projet d’Appui au développement de l’enseignement moyen (Adem) dans la région de Dakar avait pour objectif principal de faire l’état d’avancement des constructions scolaires. Les difficultés rencontrées dans les travaux et les impacts financiers ont ainsi été examinés lors de cette rencontre.

D’après les résultats tirés des visites de terrain, les travaux connaissent un niveau d’exécution satisfaisant. Pour certains chantiers, les délais contractés seront respectés et les ouvrages seront livrés avant la date indiquée au départ. C’est le cas par exemple du Cem de Keur Massar dont les travaux ont été lancés par le président de la République et de deux autres collèges.
Par contre, pour d’autres, des entreprises adjudicataires n’avancent pas au rythme souhaité. Le ministre de l’Education nationale a indiqué qu’il est retenu de leur servir des mises en demeure et de prendre des mesures de résiliation de ces marchés. Les autres difficultés notées sont relatives au déficit de communication avec les parties concernées (élèves, parents, collectivités locales, autorités administratives, scolaires et la communauté…).

Ce qui a entraîné parfois des réticences de la part de certaines couches de la population et même une opposition aux constructions. A cet effet, Serigne Mbaye Thiam a demandé à ce que ce volet soit renforcé pour une meilleure compréhension et une appropriation du projet par toutes les parties.
Il a été aussi noté l’absence de raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité dans cinq collèges. Sur ce point, le ministre a indiqué que son département et les collectivités locales concernées vont mutualiser leurs efforts pour trouver une solution à la situation.

La représentante de l’Afd, Valérie Tehio, après avoir donné une appréciation positive de l’évolution des chantiers, a réitéré l’appui et l’accompagnement de l’Afd pour l’atteinte des objectifs du projet. Elle a aussi fait part de quelques inquiétudes. Mais elle se dit rassurée, car le comité de pilotage a donné des indications pour y remédier.

A en croire le ministre de l’Education nationale, des dispositions sont prises pour que tous les ouvrages de cette tranche puissent être livrés avant la rentrée prochaine.

 

Pape  Coly NGOME

Le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef) a organisé un forum, le week-end dernier, à Dakar sur le thème : « Le mouvement syndical enseignant face aux défis de l’émergence. Quels rôles pour des revendications efficaces ».

Le Directeur des ressources humaines du ministère de l’Education, Ibou Ndiathie, a présidé, le week-end dernier, le forum du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef). Cette rencontre est organisée un an après la création de ce syndicat. Il intervient dans un contexte marqué par la préparation des élections de représentativité. Selon Mbaye Sarr, secrétaire général du Sadef, l’heure est venue de faire le syndicalisme autrement.

Il s’agit de se tourner vers un syndicalisme de développement, en rompant d’avec les méthodes classiques. « Notre rôle n’est pas de recopier ce qui a été fait jusqu’ici par les autres formations syndicales. Nous voulons aller vers d’autres perspectives pour le mieux-être de la famille enseignante. Nous prônons un syndicalisme de rupture, tourné vers le développement », a-t-il déclaré.

Eclairer l’action syndicale
Le secrétaire général de la Cnts/Fc, invité d’honneur de la rencontre, a affirmé que la tenue des Assises sur l’interrogation sur la pratique syndicale, démontre que le Sadef est une organisation syndicale d’élite. Cheikh Diop a indiqué que le syndicalisme est un secteur qui peine à faire aboutir les revendications, un secteur frappé par la dispersion des forces. Et dans une situation pareille, il est bon d’entamer une réflexion profonde pour éclairer l’action syndicale, afin qu’elle soit plus efficiente.

De l’avis de Cheikh Diop, la dispersion des forces a entraîné la désunion des entités du mouvement  syndical, ce qui a abouti au corporatisme. En introduisant le thème du forum, l’ancien ministre de l’Education nationale, Kalidou Diallo, a fait  un rappel historique du mouvement syndical enseignant au Sénégal. Il a également souligné le rôle que le syndicalisme a joué dans la transformation de la société et les acquis obtenus à partir de fortes luttes. L’ancien secrétaire général du Sudes a soutenu que le syndicalisme dans le secteur de l’éducation notamment, doit être repensé et réorienté vers d’autres priorités.
Dans son intervention, le Directeur des ressources humaines du ministère de l’Education nationale a salué l’approche du Sadef. Laquelle consiste à opérer une rupture dans la façon de faire et d’agir dans les organisations syndicales. Pour Ibou Ndiathie, la tenue de ce forum est une idée lumineuse qui permet de dire que, maintenant, il y a des gens qui commencent à comprendre que d’autres formes de lutte existent.

 

P. C. NGOME

La Commission nationale du Sénégal pour l’Unesco, en collaboration avec le bureau régional de l’Unesco à Dakar, a rendu public le rapport mondial 2016 de suivi sur l’éducation. Lequel révèle que seuls 70% des enfants des pays à faible revenu vont achever l’école primaire d’ici à 2030.

Le rapport 2016 de suivi de l’éducation intitulé « l’éducation pour les peuples et la planète : créer des avenirs durables pour tous » montre, selon le Directeur du bureau régional de l’Unesco à Dakar, que si les tendances actuelles continuent, le monde aurait un demi-siècle de retard par rapport à la cible 4.1 du 4ème Objectif de développement durable (Odd). Laquelle recommande un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité pour toutes les filles et tous les garçons dans nos pays.

Pour le Sénégal, Gwang-Chol Chang a affirmé qu’il est en bonne voie dans la réalisation du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence du secteur de l’éducation et de la formation (Paquet-Ef). Poursuivant, il a indiqué que pour atteindre l’Odd4 d’ici à 2030, beaucoup de pays devront opérer des changements structurels de fond, redéfinir la gouvernance des systèmes éducatifs, réorienter les enseignements/apprentissages et revoir à la hausse l’aide publique au développement, ainsi que le financement de l’éducation. Sur ce dernier point, le Sénégal a consacré beaucoup d’efforts, soutient le Directeur du bureau régional de l’Unesco à Dakar.

Il est ressorti du rapport, qu’au rythme actuel, seuls 70% des enfants des pays à faible revenu vont achever l’école primaire d’ici à 2030. Une situation qui doit être infléchie par l’adoption de nouvelles stratégies, des innovations, des ressources, le tout piloté par une volonté politique.

Pour Mme Lily Neyestani-hailu, spécialiste en éducation à l’Unesco Dakar, l’Odd4, qui vise à assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, constitue le premier pilier sur lequel reposent les autres.

De l’avis de Sambou Touré, conseiller technique n°1 du ministre de l’Education nationale, le gouvernement du Sénégal est en train de faire des efforts dans les domaines de l’éducation et de la formation. « A travers le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence, le ministère de l’Education nationale a entamé de nouvelles réformes et orientations visant à rendre notre système éducatif beaucoup plus performant et crédible », précise-t-il.

Selon lui, en réalité, l’Etat du Sénégal a bien compris que le développement durable est l’une des voies de l’émergence. « Combiné au capital humain et à la protection sociale, le développement durable représente le second axe du Plan Sénégal émergent (Pse). Mieux, les autorités ont choisi, pour atteindre cet axe 2 du Pse, de concrétiser l’éducation de qualité pour tous, la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant, l’accès à un cadre de vie amélioré et la réduction de la dégradation de l’environnement.

P. C. NGOME

La Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) a organisé, du 29 novembre au 1er décembre, des ateliers sur l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les zones rurales de Tambacounda, Kolda et Sédhiou, renseigne un communiqué parvenu à la rédaction. Ces rencontres, initiées dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ont servi de cadre pour lancer les Plans de gestion des ressources en eau des trois régions ciblées. L’objectif principal étant « de permettre aux parties prenantes d’échanger et de s’informer mutuellement sur la problématique que posaient les ressources en eau et sur la valorisation des ressources naturelles dans les différentes zones », lit-on dans le document.

D’ailleurs, le projet en question « vise l’amélioration des conditions de vie des populations concernées par la création des conditions d’émergence de nouveaux acteurs dans les métiers de l’eau au niveau local, et la réorientation des tâches des structures de l’Etat vers des activités de planification et de coordination sectorielle ».
Pour Niokhor Ndour, Directeur de la Dgpre, « le projet compte réaliser des ouvrages d’hydraulique et d’assainissement individuel et collectif et des plans de gestion des ressources en eau dans les sous Unités de gestion et de planification (Ugp) ». Dans le domaine de l’hydraulique, informe le communiqué, « 40 nouveaux forages » seront construits à raison de 16 pour la région de Sédhiou, 19 pour Kolda et 15 pour Tambacounda. Aussi, a-t-il été annoncé la réhabilitation de 10 autres forages dans les localités ciblées.

Seynabou BOP (stagiaire)

Une signature de convention de partenariat a eu lieu, hier, entre le ministère de l’Education nationale et Microsoft. Cet accord vise à mettre en place un Système d’information et de gestion de l’éducation nationale (Simen).

Le ministère de l’Education et Microsoft ont signé une convention de partenariat. Cette signature entre dans le cadre d’un accompagnement au projet Système d’information et de gestion de l’éducation nationale (Simen), mis en œuvre par le ministère de l’Education nationale. Son démarrage est prévu à la prochaine rentrée avec le système d’identification scolaire.

Selon Amr Kamel, Directeur général de Microsoft pour l’Afrique subsaharienne, le Simen vise une meilleure utilisation des Tic dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques éducatives du Sénégal. A l’en croire, l’amélioration des services rendus aux usagers, le renforcement des performances, les rendements scolaires et l’amélioration de la qualité de la gestion du système éducatif sont, entre autres, les objectifs visés par le projet.

Momar Dieng, Coordonnateur du projet a précisé qu’avec ses 4 composantes (ingénierie logicielle, connectivité et infrastructure, formation et communication et les ressources humaines), le projet sera d’un apport important dans la révolution du système éducatif. Il permettra de renforcer la démocratisation de la formation, tout en mettant à la disposition des enseignants et des élèves des ressources importantes et diversifiées nécessaires à leur formation et leurs apprentissages. Il pourra également améliorer considérablement la gouvernance et la gestion de tout le système éducatif. Les syndicats d’enseignants, par la voix d’Amadou Diaouné, ont apprécié ce projet, estimant qu’il constitue un moyen pour révolutionner le système éducatif. Toutefois, M. Diaouné a demandé au ministre de l’Education nationale de mettre un accent particulier sur la formation. Car, selon lui, beaucoup d’enseignants sont encore analphabètes sur le plan numérique.

Pour le ministre de l’Education nationale, ce projet s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre de la directive n°1 du Conseil présidentiel qui fait suite aux Assises de l’éducation et de la formation. Directive qui porte sur la réorientation du système éducatif vers l’enseignement des sciences, des technologies, de l’entreprenariat et du numérique. Serigne Mbaye Thiam a souligné que ce partenariat avec Microsoft matérialise à souhait l’engagement et la détermination du gouvernement à ne ménager aucun effort pour la réussite de l’école numérique. Il a aussi remercié les gouvernements canadien et japonais pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de ce projet.

Pape Coly NGOME

Notre pays a été choisi par les membres du Conseil des gouverneurs du Conseil mondial de l’eau pour accueillir le Forum mondial sur l’eau en 2021. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement estime que ce choix est lié aux efforts du Sénégal dans le domaine de l’hydraulique.

Le  Forum mondial de l’eau se tiendra au Sénégal en 2021. Notre pays vient d’être choisi par les membres du Conseil des gouverneurs du Conseil mondial de l’Eau pour accueillir ce grand évènement de la gouvernance mondiale de l’eau. Selon le communiqué du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la candidature de Dakar a été approuvée à l'unanimité par vote réalisé lors de la 69ème réunion du Conseil des gouverneurs, tenue à Marseille. « La sélection a suivi un processus d'évaluation rigoureux. Le thème du 9ème Forum mondial de l'eau sera « La sécurité de l'eau pour la paix et le développement ».

« Le Forum mondial de l'eau est le plus grand évènement hydrique au monde réunissant, tous les trois ans, plus de 20.000 participants : organisations internationales, dirigeants politiques, parlementaires et maires, représentants de la société civile, professionnels de l'eau et scientifiques », note le communiqué.

Selon la même source, le  Sénégal a été choisi pour son programme et surtout pour les performances considérables qu’il a réalisées en matière  d’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement adéquats.

Avant le Forum mondial de l’Eau de Dakar en 2021, le prochain qui se tiendra pour la première fois dans l'hémisphère sud, est prévu pour le printemps 2018 à Brasilia, au Brésil, sous le thème central «Partager l'eau».

Signalons que le Conseil mondial de l’eau est une collaboration internationale d’Ong, de gouvernements et d’organisations internationales pour résoudre les problèmes liés à l’eau dans le monde. Fondée en 1996, il a son siège à Marseille, en France et regroupe des centaines d’organisations à travers 50 pays.

Oumar NDIAYE

L’insuffisance du personnel médical et les ruptures momentanées des antirétroviraux constituent un casse-tête pour les Personnes vivant avec le Vih dans la région de Kolda.

La région de Kolda détient le plus fort taux de prévalence de Vih/Sida au Sénégal. Il est de 2,4%, alors que la moyenne nationale est de 0,7%. Actuellement, plus de 2.000 personnes infectées par le virus sont prises en charge dans les différentes structures sanitaires de la région. Le département de Kolda, qui abrite les principales structures de santé, concentre le plus fort taux de personnes souffrant de cette maladie par rapport à Médina Yoro Foulah et Vélingara. Cela s’explique par le fait que de nombreux malades viennent se faire traiter à Kolda où ils sont enregistrés, alors qu’ils ne résident pas dans ce département. La situation géographique de Kolda qui est une région carrefour entre trois pays de la sous-région explique aussi, en grande partie, ce fort taux de prévalence du Vih/Sida dans la région. En effet, de nombreux malades venant des pays limitrophes viennent se faire soigner à Kolda où les structures sanitaires sont nettement meilleures par rapport à celles de leur pays d’origine.

Il faut cependant préciser que les Personnes vivant avec le Vih/Sida (PvVih) éprouvent de nombreuses difficultés pour se faire soigner dans la région de Kolda. « Il n y a pas suffisamment de personnel impliqué dans la prise en charge. Aujourd’hui, la région médicale de Kolda en collaboration avec les différents districts sanitaires est en train de faire des efforts pour essayer la délégation des tâches en renforçant les capacités des infirmiers pour qu’ils puissent suivre ces personnes, d’autant plus qu’il n y a pas suffisamment de médecins pour les prendre en charge », déclare le Docteur Thierno Chérif Sy, Coordonnateur régional de l’Initiative sénégalaise d’accès aux antirétroviraux.

Il tenait ces propos le 1er décembre 2016, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le Sida. Il estime que la disponibilité des antirétroviraux pose également problème chez certains malades qui sont, pour la plupart, issus de familles démunies et vivant dans des villages éloignés. Ainsi, ils finissent généralement par se décourager et abandonner le traitement à cause des ruptures momentanées des médicaments.

Mamadou Aliou DIALLO

…3,1% de taux de prévalence enregistrés à Madina Wandifa
La commune de Madina Wandifa (région de Sédhiou) a abrité la célébration de la journée régionale de lutte contre le Vih/Sida. Ce département de Bounkiling enregistre, en effet, le taux de prévalence du Vih (3,14 %) le plus élevé de la région, voire du pays. Dans le département de Sédhiou, il est de 1,1 % et de 0,7 % au niveau national. Les causes ont été analysées pendant la cérémonie officielle à laquelle a assisté l’adjoint au préfet de Bounkiling. De l’avis du point focal du Vih-Sida dans le département, Théophile Isaac Coly, la porosité des frontières favorise une grande mobilité des populations, avec tout ce que cela comporte comme possibilité de propagation du Vih. La fréquence des marchés hebdomadaires (7 jour sur 7) a également beaucoup contribué  à la propagation du Vih.

Des propositions pour faire baisser le taux de prévalence ont été faites. Elles consistent à sensibiliser les guides religieux pour qu’ils mettent l’accent, et sans tabou, sur ce phénomène. Il est également préconisé un retour à nos valeurs ancestrales faites de pudeur. Aussi, est-il admis de recourir à d’autres formes de sensibilisation des populations afin de les amener à mieux appréhender le danger que constituerait pour l’humanité la progression continue du Vih/Sida.
Un plaidoyer a été également mené pour que le district sanitaire soit doté de plus de médecins.

Malamine KAMARA

Le Secrétaire général de la Commission nationale burkinabè de l’Unesco, Sanmalmé Aristide Dabiré, regrette dans cet entretien la méconnaissance d’importants résultats de recherches conduites par les scientifiques africains. Il ne trouve pas d’importance à faire la recherche, si les résultats sont gardés dans des tiroirs.

Quel est l’enjeu de la formation des journalistes en journalisme scientifique ?
Nous pensons que les journalistes ont un rôle fondamental à jouer dans la vulgarisation des résultats de la recherche. Ils ne peuvent bien remplir cette mission essentielle qu’ayant les outils qu’il faut. D’où l’importance de cette formation qui aidera les bénéficiaires à s’approprier les techniques du journalisme scientifique.

A l’issue de cette formation, il est attendu des journalistes qu’ils informent les populations des résultats des recherches, des innovations technologiques et des inventions. Les sciences ne doivent pas être étrangères à nos populations. De nos jours, les questions du changement climatique, la sécheresse, la famine affectent des populations. Ce sont des phénomènes que les sciences peuvent aider à expliquer et à solutionner.

Est-ce que les résultats des recherches sont bien connus en Afrique ?
C’est bien dommage ! Les résultats des recherches ne sont pas bien diffusés en Afrique. Certains ont l’habitude de dire que des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche. Cela n’est pas exact. Il y a beaucoup de découvertes en Afrique qui ne sont pas connues.

C’est pourquoi les journalistes doivent aller à la rencontre des chercheurs pour la vulgarisation des résultats des recherches. Le défi pour les journalistes, c’est de rendre digeste le lexique scientifique. Nous pensons, avec cette formation, que cette question sera résolue. Cet atelier revêt des enjeux essentiels qui doivent favoriser le traitement des questions scientifiques avec plus de profondeur et de rigueur.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que les résultats soient bien vulgarisés ?
La valorisation des résultats des recherches passe par leur vulgarisation, leur présentation au grand public. Au Burkina Faso, nous avons l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche. Elle est chargée de vulgariser les résultats des recherches, les inventions et les innovations technologiques.

Nous ne pouvons pas avoir un développement durable sans l’appropriation des fruits des recherches, les opportunités offertes par les sciences et les technologies. On a encore l’impression que la question des sciences est encore réservée aux spécialistes en Afrique. Cela ne devait pas être le cas. Il ne sert à rien de faire des recherches dont les résultats resteront dans des tiroirs. Il faut que les populations sachent en quoi ces découvertes peuvent leur être utiles.

C’est un travail que nous devons poursuivre pour que les populations soient mieux informées des travaux des chercheurs.

Propos recueillis par Idrissa SANE (Envoyé Spécial à Ouagadougou)

 

Une délégation américaine composée de sommités scientifiques a effectué une visite, le 27 novembre 2016, au Centre expérimental des médecines traditionnelles (Cemetra) de l’association Malango de Fatick. Ce déplacement entre dans le cadre d’un partenariat multisectoriel entre Prometra (Promotion des médecines traditionnelles) international et la Fondation Andrew Young.

La directrice exécutive de la Fondation Andrew Young, Cathy Withe, a conduit la délégation américaine qui a effectué une visite au Centre Malango de Fatick. Composée de sommités scientifiques, cette délégation a été accueillie par le président de Prometra (Promotion des médecines traditionnelles) international. Après des échanges avec le maître des lieux, les chercheurs américains ont longuement discuté avec des personnes vivant avec le Vih et traitées dans ce centre.

A l’issue de ces rencontres, le président de Prometra international, Dr Erick Gbodossou, a magnifié cette visite : « Les raisons de votre venue au Sénégal sont absolument honorables, parce que vous êtes à l’école des guérisseurs », s’est-il plu à dire. Il a expliqué que ces chercheurs américains ont fait des recherches sur les malades du Vih-Sida qu’ils soignent. M. Gbodossou a indiqué qu’ils ont vu et sont très touchés par les réalités du centre Malango. Pour lui, ces chercheurs se sont rendus comptent que les limites de la médecine conventionnelle peuvent trouver des solutions au Centre Malango.

« Hier, c’était "l’or jaune" qui faisait la loi, aujourd’hui, c’est "l’or noir" qui a le pouvoir, et ce sera "l’or vert" qui va diriger le monde demain », a-t-il déclaré, relevant que le centre Malango est le plus grand gisement « d’or vert » de demain qui va faire courir le monde. « Nous allons vers l’émergence. Nous avons dans ce pays un président pionnier. Nous pensons que s’il est bien informé de ce que nous faisons ici,  il aura l’appui qu’il veut et nous pourrons l’accompagner dans cette politique qui va nous conduire vers le développement endogène et durable », a-t-il soutenu.

Cathy Withe, directrice exécutive de la Fondation Andrew Young aux Etats-Unis, a expliqué qu’ils sont venus pour apprendre sur le savoir-faire et la manière de conduire tous les traitements médicaux au Centre Malango. Selon elle, le travail qu’accomplit Prometra international au Sénégal dépasse leurs attentes et a des impacts non seulement locaux, mais globaux et internationaux.

Elle a promis que  la Fondation Andrew Young va poursuivre son engagement aux côtés  de l’école de médecine de Moside d’Atlanta et de Prometra international. Mme Withe a fait savoir que le fait d’écouter les patientes décrire leurs expériences les motive davantage à apporter leur aide à toutes les femmes qui en ont besoin où qu’elles se trouvent.

Koffi Kandouani, chercheur américain spécialisé dans la médecine alternative complémentaire, est chargé de regrouper tout le savoir-faire qui existe au Sénégal, notamment au  Centre de Malango à Fatick. Selon lui, aux Etats-Unis, les gens l’appellent le guérisseur traditionnel, mais il n’est pas guérisseur.Il estime que la médecine traditionnelle existe depuis des siècles, mais jusqu’à aujourd’hui, elle n’a pas le crédit de la communauté occidentale. En tant que chercheur, M. Kandouani ne considère pas pour l’instant que l’herbe qui est utilisée dans le traitement du Vih/Sida est un vrai médicament, une vraie solution, parce qu’il faut y aller étape par étape dans les recherches.

« Aujourd’hui, il s’agit de faire converger les recherches que nous sommes en train de conduire à Atlanta et l’expérience vécue  au Centre Malango par étape pour arriver à une conclusion qui soit la plus réaliste et la plus optimale », a-t-il déclaré.

 

Oumar  Ngatty BA

Cette année, 90 cas de tuberculose sont décelés dans le district sanitaire de Tambacounda, contre 120 en 2015. Soit une baisse de 30 cas. L’engagement des techniciens et la caution communautaire donnée à la croisade contre cette pathologie ont beaucoup  contribué à l’obtention de ces résultats.

Une journée régionale de plaidoyer sur la tuberculose a eu lieu à Tambacounda. De 120 cas en 2016, le nombre de personnes affectées par cette maladie est passé à 90 au niveau du district sanitaire. Lors de cette rencontre, Coura Seck, point focal de la lutte au niveau dudit district, a évoqué les contraintes qui existent dans les quartiers périphériques où les habitants vivent dans la promiscuité, dans des chambres caractérisées par un manque d’aération. Elle a aussi attiré l’attention des malades sur la nécessité de respecter les 6 mois de traitement et le contrôle.

Le district sanitaire de Tambacounda est retenu comme zone pilote de la lutte contre la tuberculose. Dans ce cadre, les postes de santé des quartiers Pont de Gouye et Dépôt sont retenus comme structures sanitaires pilotes. Le quartier du Pont a réuni pour l’occasion une mobilisation à l’initiative de l’Infirmier chef de poste Amadou Diallo, ont témoigné le délégué de quartier et les membres du Comité de développement du quartier.
Les visites à domicile, la recherche des perdus de vue et une campagne de plaidoyer sont, selon Coura Seck, des actions qui donnent des résultats souhaitables comme la prise de conscience des communautés.

Pape Saboye Mbaye, responsable de l’Education pour la santé, a magnifié le rôle des animateurs sanitaires de Tambacounda qui sont les devancières des « Badianou Gokh » (marraines de quartier) dans l’appropriation communautaire des actions envers les populations, surtout dans le domaine de la santé.

Pour sa part, Dame Fall, de la région médicale, a attiré l’attention sur l’arrêt précoce des médicaments qui rend tenace la guérison et crée des récidives difficiles à soigner. Il a aussi explicité les fausses informations sur la maladie. Quant à Bounama Kanté, l’adjoint au maire chargé de la santé, il a insisté sur l’encadrement et le soutien du malade afin d’éviter la propagation. Il a salué les efforts du corps médical et des populations de Tambacounda pour enrayer cette pathologie.

 

Pape Demba SIDIBE

Forte d’une cinquantaine d’organisations de femmes, la plateforme « And Jeggoo » compte lancer sa mutuelle de santé pour une meilleure prise en charge sanitaire de ses membres. La responsable Mme Faye Rosalie Dione se fixe un  objectif de 5.000 adhérents dans les trois mois à venir pour un bon démarrage de la mutuelle.

En assemblée générale constitutive tenue le week-end dernier à Thiès, la coordinatrice nationale et ministre conseiller auprès du président de la République, Zahra Iyane Thiam, a laissé entendre que la structure à mettre en place est en phase avec la vision du chef de l’Etat sur la Couverture maladie universelle et dans laquelle les mutuelles occupent une bonne place.

Par conséquent, elle souligne que « l’idée de l’ouverture de la mutuelle de santé procède de la volonté des membres d’unir leurs forces et leurs moyens pour mettre en œuvre les différentes actions de solidarité liées au programme d’activités de la plateforme « And Jeggoo », notamment dans le domaine sanitaire, ainsi que dans d’autres projets d’intérêt communautaire.

 

Mohamadou SAGNE

En tournée dans la région de Fatick, le nouveau secrétaire général national du Saems/Cusems, Sawrou Sène, a déclaré que les redéploiements des enseignants remettent en cause le mouvement national. Aussi, a-t-il invité le gouvernement à respecter les accords signés avec les syndicats d’enseignants.

Le nouveau secrétaire général national du Syndicat Saems/Cusems, Sawrou Sène, a pris contact, mercredi dernier, à Fatick, avec la base lors d’une assemblée générale tenue au lycée Coumba Ndoffène Diouf. Lors de cette rencontre, il s’est prononcé sur les redéploiements des enseignants, en ce sens qu’ils «remettent en cause le mouvement national», a-t-il affirmé. Il est aussi revenu sur les accords signés avec le gouvernement du Sénégal. Selon lui, son syndicat a la ferme volonté de faire aboutir ces accords.

Il s’agit, a-t-il rappelé,  des passerelles professionnelles, du corps des administrateurs scolaires, de la question de la formation des détenteurs de diplômes spéciaux, du système de rémunération des agents de la fonction publique. Sur les lenteurs administratives soulevées par les militants, Sawrou Sène a saisi cette occasion pour interpeler le ministre de la Fonction publique « qui avait indiqué la dématérialisation de ces actes, ce qui permettrait une fluidité de leur sortie».

Concernant le paiement des indemnités liées aux différents examens, M. Sène a souhaité  que le gouvernement s’en acquitte le plus rapidement possible. Il a également évoqué le retard des salaires des professeurs contractuels noté à Dakar, invitant ainsi le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités pour le paiement à temps de ces salaires. De plus, il a plaidé pour le paiement intégral des salaires des sortants de la Fastef.

Sur la question relative au Code de déontologie, le secrétaire général national du Saems/Cusems a averti que tant que le passif qui existe entre le gouvernement et les syndicats n’est pas réglé, son syndicat n’est pas prêt pour signer un Code de déontologie. « Nous invitons le gouvernement à passer à la vitesse supérieure par rapport au système de rémunération », a-t-il déclaré, soulignant que la dynamique actuelle permet d’espérer un climat apaisé.

 

Oumar Ngatty BA

La construction de la Cité des enseignants du supérieur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, ainsi que de l’incubateur, étant bouclée, il sera procédé, incessamment, à la remise des clés de ces deux infrastructures.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, va bientôt remettre les clés de la Cité des enseignants du supérieur et celles de l’incubateur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, à ses collègues Mary Teuw Niane et Aly Ngouille Ndiaye. Ces derniers sont respectivement ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et ministre de l’Industrie et des Mines.

La Directrice générale de  l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics, Socé Diop Dione, qui a visité les chantiers, mercredi dernier, avec le recteur de l’Université Assane Seck, Pr Courfia Kéba Diawara, s’est déclarée « très satisfaite » de la qualité des travaux et du respect des délais d’exécution.
Certainement que les enseignants du supérieur vont bien apprécier cette nouvelle cité que l’Etat vient de leur réaliser pour les mettre dans des conditions encore meilleures. L’édifice est majestueux et entouré de caïlcédrats et d’anacardiers. L’environnement est verdoyant et propice au repos, ainsi qu’à la concentration. Il est composé de 16 appartements, d’un restaurant et d’une salle de réunion. Son coût est estimé à 350 millions de FCfa.

Quant à l’incubateur, qui est d’une capacité de 300 m2, il a coûté 200 millions de FCfa à l’Etat, à travers le ministère des Mines et de l’Industrie. Il est destiné à la transformation des produits halieutiques, ainsi que des fruits et légumes. Cette infrastructure sera aussi d’un grand apport pour la région quand on sait que beaucoup de produits y pourrissent faute de moyens pour les transformer ; leur écoulement rapide et conservation posant souvent des problèmes sérieux aux producteurs.

Par ailleurs, un bloc pédagogique, d’un coût de 300 millions de FCfa, est en construction à l’Université Assane Sek de Ziguinchor. Les travaux sont bien avancés. Le projet d’extension de cette université connaît également un bon niveau d’exécution. Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 6 milliards de FCfa. Il est prévu, entre autres, 3 Unités de formation et de recherche (Ufr) : Sciences, Mathématiques et Informatique, ainsi que des blocs pédagogiques, salles multimédia, amphithéâtres, etc. La fin des travaux est prévue en juin 2017.

 

El Hadj Moussa SADIO

Randonnée pédestre, dépistage gratuit du diabète sont, entre autres, les activités phares ayant marqué les 72 heures d’activité initiées par l’Association régionale des diabétiques de Tambacounda. Les principales cibles étaient les personnes handicapées.

L’Association régionale des diabétiques de Tambacounda a organisé 72 heures d’activités de sensibilisation en vue d’éveiller les consciences sur le diabète qui connaît actuellement des proportions inquiétantes dans cette partie orientale du pays. La dernière journée réservée au dépistage gratuit des personnes vivant avec un handicap.

Selon le Dr Ousmane Diène du Centre de santé de Tambacounda, l’objectif était d’offrir des soins à ce groupe vulnérable. Surtout que la sédentarité, les difficultés liées à la mobilité de ces personnes sont des facteurs de risque de diabète. D’ailleurs, « quelques cas ont été détectés comme étant des diabétiques », a-t-il informé. Il s’agit précisément de 30 cas sur les 148 personnes vivant avec un handicap qui ont subi le dépistage.

D’autres pathologies comme l’hypertension artérielle ont été également détectées. Sur ce plan, Dr Diène a signifié que le diabète s’associe souvent aux maladies cardiovasculaires. Pour cette raison, il a indiqué qu’aucun cas de diabète n’est à prendre avec légèreté et « c’est d’ailleurs le but recherché pendant cette journée de dépistage, pour éviter que les cas détectés ne se compliquent ».

La randonnée pédestre, un des temps fort des 72 heures de l’Association régionale des diabétiques de Tambacounda, a vu la participation effective d’Awa Diop Ndiaye, adjointe au gouverneur chargée du développement et du médecin-chef de région, Dr Habib Ndiaye, de militaires, sapeurs-pompiers, policiers. Une occasion pour l’adjointe au gouverneur d’insister sur la prévention par le changement des mentalités sur les équilibres alimentaires.
El Hadj Ibrahima Camara, président de l’antenne régionale des diabétiques de Tambacounda, s’est réjoui de la tenue de ces 72 heures qui ont démarré avec des tables rondes, une caravane de sensibilisation sur cette maladie (qui a causé, cette année, plus de 18 amputations dans la ville) un forum, une randonnée pédestre.

La cible principale, a rappelé le président Camara, est constituée des personnes handicapées. Puisque certaines d’entres elles peinent à subvenir à leurs besoins, il a préconisé de les accompagner afin de leur permettre de se faire consulter. M. Camara a aussi réitéré la volonté d’avoir un centre de dépistage du diabète et des autres maladies chroniques.
Pour Moussa Sané, directeur du Centre de formation des personnes handicapées de la région de Tambacounda, c’est la première fois que cette structure accueille une telle activité qui a inclus des personnes handicapées.

 

 

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre Sida, le directeur de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a relevé, hier, la nécessité de mettre l’accent sur la prévention, afin d’atteindre l’objectif de 2030 visant à l’élimination de la pandémie.  

« Lever la main pour la prévention du Vih ». Tel est le thème de la Journée mondiale du Sida célébrée aujourd’hui. La commémoration  de l’édition de cette année, a souligné, hier, face à la presse, le directeur  régional  de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Djibril Diallo, est une façon de revoir l’état d’avancement de la lutte contre le Sida. Cette commémoration est un moment pour l’institution internationale de soutenir la promotion des efforts de prévention du Vih, qui sont « fondamentaux à la réponse en parallèle à l’accélération de l’accès au traitement ».

C’est également une opportunité pour le Bureau régional d’exposer le traitement comme une mesure de prévention dans les 25 pays couvrant la région.
Une campagne autour du thème de la journée sera menée en vue d’insuffler « une nouvelle vie dans les efforts de prévention et à inspirer les gens à repenser la prévention du Vih pour une nouvelle génération ». Aujourd’hui, même si la réponse mondiale est en train de s’accélérer, des millions de personnes sont laissées de côté en Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon l’Onusida, l’écart dans l’accès à la prévention, au dépistage et au traitement du Vih augmente.

En effet, 4,7 millions de personnes vivant avec le Vih ne reçoivent pas de traitement dans cette partie du continent africain. Aussi, 330.000 adultes et enfants sont-ils décédés des causes liées au Sida en 2015.  « Seulement 1,8 million de personnes vivant avec le Vih recevaient un traitement antirétroviral à la fin de 2015 », a indiqué Djibril Diallo.  De manière plus détaillé, il s’agit d’un taux de couverture de 28% (20% chez les enfants et 29% chez les adultes).

Le Nigeria totalise jusqu’à 60% des infections
Malgré les efforts réalisés ces dernières années, le Vih continue de sévir en Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon l’Onusida, 410.000 nouvelles infections ont été enregistrées en 2015 dans la région. Et la situation reste préoccupante dans certains pays comme le Nigeria qui totalise jusqu’à 60% du nombre total des infections liées au Vih dans la région.

La célébration de la Journée mondiale du Sida de cette année permettra d’accentuer les efforts pour atteindre les objectifs des trois 90-90-90. « Il s’agit de faire en sorte que d’ici à 2020, 90% des personnes qui vivent avec le Vih sachent leur statut, que 90% de ces personnes qui savent leur statut aient accès à un traitement, que les 90% ayant accès à ce traitement aient une charge virale qui leur permet de ne plus contaminer d’autres », a expliqué le directeur de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’autre point qui va focaliser les attentions durant cette célébration demeure le Plan de rattrapage régional ou plan d’urgence dont le lancement est prévu en marge du prochain sommet de l’Union africaine (Ua) en janvier 2017 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Pour rappel, l’Onusida avait lancé, à travers son directeur exécutif, un appel au mois de juin dernier, à la communauté internationale, afin que  « l’Afrique de l’Ouest et du Centre ne soient pas les oubliées de cette lutte contre le Sida » dans le cadre de l’objectif de 2030.

Ce face-face avec la presse a été un prétexte pour l’artiste Baba Maal, ambassadeur de l’Onusida pour l’initiative « Protect the goal », de présenter sa chanson dédiée à la lutte contre le Sida, dont l’objectif principal est d’accélérer les différents objectifs qui ont été fixés par les acteurs.

 

 

Ibrahima BA

Pour apporter des solutions et des réponses aux problèmes de la société, le Collège des écoles doctorales de l’Université Cheikh Anta Diop compte travailler une approche inter et pluridisciplinaire. Il a organisé, hier, après ses premières « Doctoriales », une Fête de la science.

Une équipe de doctorants biologistes travaillant sur le dosage de farine de poisson qui est exportée. Une autre avec des résultats sur des réponses à certaines maladies parasitaires ou encore des jeunes chercheurs en cryptologie qui mettent en place une technique basée sur l’algèbre pour avoir une meilleure sécurité informatique. Tous ces résultats de recherche proviennent d’équipes ou de laboratoires de jeunes chercheurs et docteurs de l’Université Cheikh Anta Diop.

Pour la première édition de la « Fête de la science » organisée par le Collège des écoles doctorales de l’Ucad, des travaux sur ces thèmes de recherche cités sont exposés pour valoriser le travail des étudiants et chercheurs de cette université.
Une façon de privilégier une approche pluri et interdisciplinaire pour apporter des réponses aux problèmes de la société. Une démarche que compte adopter le Collège des écoles doctorales de l’Université Cheikh Anta Diop. Suite à leurs premières « Doctoriales » communes, ce collège a poursuivi les rencontres par cette « Fête de la Science ».

Selon le Pr Hamidou Datt, directeur de l’école doctorale « Mathématiques et Informatique » et président du Comité d’organisation, cette fête est organisée pour susciter d’abord une interdisciplinarité des écoles doctorales. « Auparavant chaque équipe ou laboratoire d’une équipe de recherche se concentrait sur lui-même ou elle-même.


Pour apporter une solution aux problèmes de la société, qui est une des missions de l’université, il faut une approche inter et pluridisciplinaire. Les problèmes d’aujourd’hui sont complexes et appellent tous les champs de compétences pour leur solution », déclare-t-il.

Cette « Fête de la science » qui s’est tenue hier à la Place du Souvenir a regroupé toutes les équipes et tous laboratoires de recherche des écoles doctorales de l’Ucad, qui ont présenté au public les résultats de leurs recherches. L’Ucad veut ainsi miser sur la recherche pour remplir sa mission de service à la société.

C’est ainsi que, selon le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines et vice-recteur, Amadou Abdoul Sow, l’Ucad a décidé d’allouer 10 millions de FCfa par année aux écoles doctorales pour les soutenir. L’espace « Ucad 3 » est aussi réservé aux écoles doctorales et à la recherche.

 

 

Oumar NDIAYE

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