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Actualités (1780)

Le projet Adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest par l’amélioration de l’information climatique (Accic) va prendre fin le 30 juin prochain. A l’issue de l’atelier de partage des résultats, ouvert hier, à Dakar, Les responsables du centre régional Aghrymet espèrent un second financement.

Affilié au Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), le centre régional Aghrymet, basé à Niamey, a mis en œuvre le projet Adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest par l’amélioration de l’information climatique (Accic) au cours des trois dernières années. Financé à hauteur de 2,3 milliards de FCfa par la coopération danoise, ce projet, devant prendre fin en juin prochain, attend un deuxième financement. Surtout qu’un de ses responsables, en l’occurrence le Dr Abdou Ali, hydrologue, estime que le programme a réussi à identifier et à corriger les obstacles à l’amélioration de l’information climatique. C’est ainsi qu’Accic a permis de renforcer efficacement les capacités des acteurs en matière de stratégies d’adaptation aux changements climatiques dans les 17 pays de l’espace Cilss.

Le projet a mis à la disposition des techniciens des équipements de pointe pour la gestion des bases de données. De même, plusieurs sessions de formation des utilisateurs de logiciels ont eu lieu. Des acquis de taille ont été identifiés sur les zones pilotes du Burkina, du Niger et du Mali. Il s’agit notamment de la diffusion, sur les radios locales, de bulletins météorologiques réguliers permettant aux producteurs de disposer de l’information climatique. Plus de 100 cadres ont aussi été formés dans les pays du Cilss. Pour Ousmane Ndiaye, représentant du directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), le changement climatique doit être traité comme une priorité sous nos cieux. C’est pourquoi l’agence se réjouit de l’apport du projet Accic qui a pu mettre à la disposition des décideurs et des usagers des informations hydrologiques et climatiques de qualité.

Durant les trois années de mise en œuvre, diverses activités de formation et d’appui aux services météorologiques et hydrologiques ont été conduites. Les participants à l’atelier de Dakar sont partis d’un postulat : la région ouest-africaine est confrontée aux effets de la variabilité et du changement climatiques, avec des conséquences néfastes sur les conditions de vie des populations. Des phénomènes comme les inondations, les sécheresses, les attaques des ennemis de culture, l’érosion côtière et la désertification accentuent la vulnérabilité des populations avec, en particulier, des crises alimentaires répétitives et la dégradation continue de l’environnement.

M. L. DIATTA

C’est au mois de décembre 2015 que la décision d’organiser un concours régional de l’excellence a été prise à Sédhiou. L’objectif visé a été notamment d’assurer l’encadrement des élèves afin d’avoir des lauréats au Concours général sénégalais. Une compétition pour laquelle Sédhiou attend toujours son 1er récipiendaire. La première édition de ce concours a vu la participation de quelque 500 élèves  issus de 102 établissements. La remise des récompenses, qui a eu lieu au Fort Pinet Laprade, au cours d’une cérémonie solennelle, a été présidée par le gouverneur de région, Habib Léon Ndiaye. Le parrain, le directeur général du Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires), Jean Pierre Senghor, n’a pas lésiné sur les moyens pour que la fête soit celle de l’excellence. En plus de l’importante enveloppe octroyée au comité de pilotage, M. Senghor a offert six ordinateurs aux lauréats qui se sont le plus distingués.
Le discours d’usage était prononcé par Hamadou Baldé, professeur de Lettres modernes au lycée de Bounkiling, sur « L’excellence : un levier d’émergence ».

Malamine KAMARA

Porteuses de la fistule, une Sénégalaise, une Guinéenne et une Bissau-guinéenne racontent leur calvaire après avoir bénéficié d’une opération à l’hôpital général de Grand-Yoff. Les trois dames qui ont vécu les moments les plus sombres de leur existence espèrent une nouvelle vie.

La fistule est un trou anormal entre le vagin et la vessie ou le rectum. Cette pathologie qui touche des femmes des milieux défavorisés est souvent le résultat d’un accouchement difficile. Elle survient après un accouchement prolongé sans assistance médicale appropriée. Dans un document remis à la presse, les spécialistes expliquent que les conséquences de la fistule sont dues au fait que la femme, en donnant naissance, voit la pression de la tête du bébé coincé dans le bassin contre l’os pelvien de la mère pendant longtemps. Ce qui souvent bloque la circulation sanguine vers une zone de tissus mous de la vessie. La mère est alors incapable de contrôler l’écoulement de l’urine ou des matières fécales à travers le vagin. A cause de cette incontinence, les porteuses de la fistule sont le plus souvent exclues de la vie quotidienne, de la communauté et souvent abandonnées par leurs maris et leurs familles. « Non seulement elles sont isolées socialement et psychologiquement, mais elles ne peuvent exercer aucune activité économique ; ce qui aggrave leur pauvreté et souffrance », a expliqué Andréa Wojnar Diagne, représentante-résidente au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). C’est le cas d’Oumy Sylla. Agée aujourd’hui de 37 ans, elle vit avec la fistule depuis 22 ans. Elle l’a contractée en 1994, lors d’un accouchement à l’hôpital Simon Mendes, en plein cœur de Bissau. Depuis, cette femme qui a accouché dans des conditions atroces a perdu tout espoir. « Lors de l’accouchement, j’ai perdu mon bébé et contracté la fistule », s’est-elle souvenue sur son lit à l’hôpital général de Grand Yoff où elle vient d’être opérée. « Les sages-femmes ont forcé pendant plusieurs heures pour enlever de mon ventre un mort-né. C’était atroce. Ce que j’ai vécu cette nuit d’avril 1994, je ne peux pas l’expliquer. C’était très dur. C’est là que j’ai contracté la fistule. Je n’arrive plus à retenir mes urines. Ça sort de partout. En plus, il y a une odeur insupportable », a confié Oumy Sylla qui s’exprime en créole. Par la suite, elle fond en larmes avant de rendre hommage à son mari. « Il m’a soutenu. Il était toujours à mes côtés. Malheureusement, il n’a pas de moyens me permettant de bénéficier d’une prise en charge correcte », a-t-elle reconnue.

Redevenir une belle femme
Oumy, qui vient d’être opérée, espère pouvoir s’en sortir, reprendre correctement sa vie et oublier le passé. Car depuis 1994, elle vivait en cachette. Heureusement que son mari a eu l’idée de l’amener au Sénégal, il y a seulement quelques mois. Ce voyage a porté ses fruits, puisqu’elle est sur le point de redevenir ce qu’elle était au Sud de la Guinée-Bissau. Une belle dame qui rêvait d’avoir des enfants. « Même si je ne suis pas encore guérie complètement, je sens des améliorations », a-t-elle lâché. Allongée juste à côté, Dado Mballo, originaire du village de Mampatim, dans la région de Kolda, a le même destin qu’Oumy Sylla. Mariée à l’âge de 11 ans, la jeune fille tombe en état de grossesse un an après.

Loin des structures de santé, elle n’a pas pu bénéficier d’un bon suivi médical. Conséquence : elle a accouché dans des conditions difficiles et a perdu son bébé pendant l’accouchement qui a eu lieu à domicile. Depuis lors, tout est noir pour la jeune fille porteuse de la fistule.

Elle a vécu avec cette pathologie pendant 6 ans, isolée des siens. « A cause des urines, je ne pouvais pas être avec des gens. Je me cachais. Ça a été très dur pour moi et ma maman », a-t-elle confié. Dado Mballo qui se sent mieux depuis la réparation de sa fistule espère pouvoir retrouver sa famille et ses copines.

Abandonnée par son mari à cause de la fistule, Mariama Sadio Diallo, originaire de la Guinée, tente, elle aussi, de retrouver le sourire grâce aux médecins du Service d’urologie. Sur son lit d’hôpital, elle rêve déjà de reprendre une nouvelle vie avec un nouveau mari. « Je suis encore jeune. Je peux me remarier, parce que je n’ai que 25 ans. C’est la fistule qui m’a rendu vieille », a-t-elle souligné en essayant d’oublier la douleur et la frustration d’être abandonnée par l’homme de sa vie. Celui qui est responsable de sa première grossesse avec pour conséquence un accouchement difficile et une fistule. Grâce à cette réparation, ces trois dames reprennent une nouvelle vie.

Eugène KALY

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La Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, célébrée le 23 mai 2016 à l’hôpital général de Grand Yoff sous le thème « Elimination de la fistule en l'espace d'une génération », a été une occasion pour les acteurs de la santé de dénoncer les mariages et grossesses précoces.

« Pour faire en sorte qu’aucune femme ne souffre plus de la fistule, il est essentiel de protéger les filles contre les mariages et grossesses précoces et de promouvoir leur éducation », a lancé Andréa Wojnar Diagne, représentante-résidente au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Selon elle, « pour prévenir la fistule, nous devons assurer un accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité, afin que chaque accouchement soit sans danger ».

Mme Diagne a révélé que, chaque année, le Sénégal enregistre 400 nouveaux cas de fistule. « Bien qu’alarmants, ces chiffres semblent malheureusement sous-estimés. Pour une intervention efficace, il est donc important que le pays puisse disposer de données fiables », a-t-elle soutenu, convaincue qu’il est possible d’éradiquer la fistule comme cela a été fait pour les autres maladies. La représentante-résidente de l’Unfpa a aussi informé que, chaque jour dans le monde, plus de 800 femmes meurent de complications liées à la grossesse. Le directeur de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant, Dr Mamadou Bocar Daff, a promis de lutter contre les facteurs favorisant les fistules obstétricales. Les députés sénégalais sont aussi engagés dans ce combat. « Ils ont visité, entre 2014-2015, environ 970 villages, plus de 33.000 personnes sensibilisées, au moins 300 malades prises en charge, dont plusieurs d’entre elles sont guéries et réinsérées socialement et économiquement », a soutenu Dr Daff. Il a estimé qu’il n’est pas difficile de réparer les 400 cas de fistule enregistrés, chaque année, au Sénégal.

E. KALY

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Le Sénégal dispose désormais d’une plateforme nationale pour l’élimination des fistules. Elle regroupe, entre autres acteurs, des partenaires techniques et financiers, des Ong et le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Son objectif est de renforcer la synergie des actions et de faire des plaidoyers pour l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive. Elle se chargera aussi de chercher des moyens et de sensibiliser les femmes des milieux défavorisés sur les facteurs de risques de la fistule.

E. K.

Le nouveau directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (Sn Hlm), Mamadou Kassé, a pris fonction hier. Au cours de la cérémonie d’installation, il a réaffirmé sa forte ambition de rendre à la Sn Hlm ses lettres de noblesse.

L’ingénieur urbaniste-aménagiste Mamadou Kassé a succédé à l’inspecteur des Impôts Ibrahima Wade à la tête de la Société nationale des habitations à loyer modéré (Sn Hlm). La cérémonie de passation de service s’est déroulée, hier, au siège de la structure, en présence de nombreuses personnalités. Souhaitant plein succès au nouveau directeur général, Ibrahima Wade a rappelé qu’à son arrivée, en 2012, la Sn Hlm traversait des « difficultés de trésorerie très sérieuses ».

« Aujourd’hui, je suis fier de ce que nous avons pu faire en fonction des moyens mis à notre disposition », s’est-il réjoui. Tous les programmes de la Sn Hlm ont été ainsi relancés, a-t-il dit. Il s’agit notamment de la viabilisation d’une partie du site de Diamniadio, des chantiers de Ziguinchor avec 102 logements, dont 52 déjà construits, de Vélingara, de Fatick, de la construction de 200 logements à Saint-Louis, etc. La Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs), a précisé M. Wade, a donné son accord à la Sn Hlm pour la réalisation de 700 logements à travers le pays, dont 350 seront construits à Ndiakhirate. Au chapitre de la modernisation, il a informé que le manuel de procédures de la Sn Hlm vient d’être validé de même que l’accueil.

Après avoir rendu hommage au directeur général sortant pour son patriotisme, Mamadou Kassé a renouvelé son engagement à relever le défi et son ambition d’accompagner le personnel pour l’atteinte des objectifs de la Sn Hlm « qui s’inscrivent en droite ligne des orientations définies par le chef de l’Etat dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ».

Pour ce faire, le nouveau directeur a estimé que « la Sn Hlm devra naturellement prendre le train de l’émergence en imprimant la cadence requise et en faisant étalage de son expérience et de son expertise pour s’ériger en leader dans l’accès du plus grand nombre de Sénégalais à un logement ». « Notre objectif, a-t-il renchéri, c’est de rendre à la Sn Hlm ses lettres de noblesse en la hissant au rang des fleurons de la promotion immobilière ».

Appui de l’Etat
Mamadou Kassé reste convaincu que la réussite de cette mission passe nécessairement par l’adhésion totale et l’engagement du personnel. Il a ainsi lancé un appel au personnel de la société pour qu’ensemble ils puissent relever le défi de l’efficacité, de la croissance et de l’émergence par la créativité. Pour sa part, le président du conseil d’administration de la Sn Hlm, Amadou Moustapha Fall « Che », a sollicité davantage d’appuis des pouvoirs publics pour redonner à la structure son lustre d’antan, à savoir mettre à la disposition des populations des habitations à vente modérée.

« Nous sommes les pionniers dans l’habitat social dans le pays. Si nous voulons promouvoir ce type de logements, nous devons passer par la Sn Hlm », a-t-il insisté. Nul doute, a affirmé M. Fall, que le nouveau directeur général va poursuivre les chantiers déjà ouverts en réalisant beaucoup d’unités d’habitation en parfaite intelligence avec le personnel.

Le secrétaire général de la Cnts de la Sn Hlm, Ibrahima Camara, s’est inscrit sur cette lancée en demandant à l’Etat de mettre à la disposition de la société de vastes réserves foncières de 500 à 1.000 ha au Lac Rose, Bambilor, entre autres, afin de pouvoir vendre les logements à moins de 10 millions de FCfa. Le ministre-directeur des Moyens généraux (ex-Dage) de la présidence de la République, Abdoulaye Ndour, a salué l’engagement du nouveau directeur « pour servir le Sénégal et accompagner la Sn Hlm, afin que demain, au soir du bilan, le personnel sache qu’il a fait et beaucoup fait ».

« Plus et mieux pour l’intérêt du personnel et du pays », a-t-il déclaré. M. Ndour a aussi promis tout l’appui du président de la République à la Sn Hlm pour « permettre à beaucoup de Sénégalais de trouver un toit et de vivre décemment ». Nombreux ont été les orateurs qui ont salué les qualités humaines du nouveau directeur général ainsi que son engagement à servir la nation.

Souleymane Diam SY

Le plan d’actions national de planification familiale au Sénégal, qui s’est fixé un objectif de 45 % à l’horizon 2020, a servi de prétexte à la région médicale de Thiès de réunir, dans ses locaux, des journalistes et des communicateurs traditionnels pour améliorer la sensibilisation communautaire sur l’espacement des naissances. Pour camper le sujet sur la promotion de la planification familiale dans la région de Thiès, le médecin-chef de région, Dr Malick Ndiaye, a indiqué qu’avec un taux de couverture de 24 %, Thiès vient derrière Dakar qui est à 33 %. « Sachant qu’il est dans la corde de notre région de réussir le pari d’ici à 2020, il est nécessaire qu’une vaste campagne d’explications, d’échanges sur les offres des techniques en matière de planification familiale, soit entretenue pour agir positivement sur la santé de la mère et de l’enfant », a-t-il lancé.

Dans ce sillage, Dr Ndiaye a révélé qu’au niveau de l’offre de services sur la planification familiale, les matrones sont si bien formées qu’à l’échelle de la case de santé, les femmes en couple peuvent, aujourd’hui, être servies. A l’issue d’échanges variées et enrichissantes sur les approches et surtout les messages clés à même de faire évoluer les populations sur certaines croyances, coutumes et interprétations souvent erronées de l’enseignement religieux sur la planification familiale, un engagement fort des acteurs a été constaté pour le bien-être de la mère, de l’enfant et, par ricochet, de toute la famille. Le-médecin-chef de la région médicale de Thiès rappelant ainsi : « Toutes nos actions en matière de planification sont circonscrites au sein du couple ».

Mbaye BA

Après l’ouverture, lundi dernier, à Dakar, de la11ème Conférence internationale du réseau Nta (Comptes de transferts nationaux), les travaux se poursuivent à Saly. L’emploi des jeunes a été au cœur des débats et les leaders politiques ont été invités à mettre davantage l’accent sur des actions ambitieuses en faveur de cette frange de la population qui constitue l’avenir. Pour Latif Dramani, coordonnateur du Centre de recherche en économie et finance appliquée de l’Université de Thiès (Crefat), « pour que le dividende démographique contribue au bien-être du continent, il faut une volonté forte des leaders politiques qui doivent prendre les bonnes décisions ». A l’en croire, si la jeunesse a des emplois décents, le continent pourrait décoller comme l’Europe, l’Asie et les Amériques.« Les décisions de ceux qui dirigent sont très importantes, à l’image de ce qui est fait au Sénégal avec le Plan Sénégal émergent et dans d’autres pays. Il faut aussi mettre le focus sur le travail des jeunes qui aspirent à se marier, à avoir une maison, des conditions de vie décentes. Il faut donc qu’ils aient un emploi décent pour réaliser leur potentiel », a fait savoir M. Dramani.

A son avis, les jeunes africains ne doivent plus être tentés par l’émigration clandestine. « Le potentiel est là. Il faut l’exploiter en donnant de l’emploi aux jeunes avec des projets structurants pour créer des emplois massifs, mais aussi insister sur la bonne gouvernance, car on veut la paix et la stabilité pour que tout se passe bien », a-t-il relevé.

S.O.F.

Quatorze élèves de l’Inspection d’académie (Ia) de la région de Kaffrine ont été primés, lundi dernier, lors de la première édition de la journée de l’excellence. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

La remise des prix dans le cadre de la journée de l’excellence à Kaffrine a été l’occasion pour Adama Diouf, président du Conseil départemental, de faire la genèse de ce projet. Selon lui, c’est suite à un diagnostic identifiant les forces et les faiblesses de l’école dans la circonscription que le besoin de promouvoir l’excellence dans les disciplines scientifiques et le français s’est fait sentir. C’est ainsi qu’est né ce concours départemental.

Ainsi, 14 élèves ont été primés. Cette initiative a été saluée, parce que s’inscrivant dans l’optique des orientations du ministère de la Gouvernance locale, a noté Abdoulaye Diouf Sarr. « Nous devons exercer pleinement les compétences qui nous sont assignées en matière d’éducation.

C’est ainsi que, cette année, tous les lycées et collèges seront clôturés et équipés en ordonnateurs », a informé le président Adama Diouf. Profitant de cette occasion, l’inspecteur de l’enseignement à la retraite a lancé un appel aux enseignants de revenir à la raison dans le but de sauver l’année scolaire et éviter les affres d’une année blanche. Pour sa part, le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, a salué cette belle initiative.

Selon lui, elle prouve que le département de Kaffrine est en train de se faire une place parmi les départements d’excellence. Il a étayé son propos en donnant l’exemple de la distinction des filles de Kaffrine au concours « Miss sciences » et au championnat de la dictée où les deux lauréats pour les premières places sont issus de cette région. Parlant de son département, le ministre a révélé que tous les collectivités locales ont vu leurs fonds de dotations augmenter considérablement. Il a aussi suggéré aux responsables de collectivités décentralisées de prendre l’exemple de Kaffrine pour que ces transferts financiers puissent bénéficier en priorité aux secteurs clés comme l’éducation et la formation.

Elimane FALL

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a signé un accord-cadre de partenariat avec l’entreprise chinoise Huawei. Cette dernière organise, chaque année, un séjour culturel et d’entreprise des étudiants en provenance de plusieurs pays.

Dénommé « Seed for the future », ce programme entre dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) du groupe Huawei qui, selon son directeur général au Sénégal, Yu Yong, a permis à plus de 1.700 étudiants du monde entier de visiter la Chine.

Pour le Sénégal, 10 étudiants sont choisis après une sélection « rigoureuse et équitable », selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane. Une opportunité pour ces étudiants de se familiariser avec l’environnement de l’entreprise évoluant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

« Ce partenariat avec Huawei contribue à la mise en œuvre d’une recommandation présidentielle demandant à ouvrir l’espace sénégalais de l’enseignement supérieur et de la recherche au monde.

Ceci, afin d’encourager la mobilité des étudiants et chercheurs en favorisant les parcours comprenant des périodes d’études et d’activités dans d’autres établissements, notamment à l’étranger », a affirmé le Pr Mary Teuw Niane.

Il a dit espérer aussi que cette collaboration naissante « sera fructueuse pour les deux parties et contribuera à la formation de ressources humaines de qualité indispensables à l’attraction et au développement de grandes entreprises, comme Huawei, au Sénégal ». 

O. NDIAYE

Les personnels aériens n’ont plus besoin de se rendre à l’étranger pour les besoins des conditions d’aptitude médicale. Grâce à la coopération avec la Banque mondiale, l’hôpital militaire de Ouakam vient de disposer d’un centre d’expertise médicale d’un coût global de 300 millions de FCfa.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a présidé, hier, l’inauguration du Centre d’expertise médicale du personnel aéronautique (Cempa) dont vient de se doter l’hôpital militaire de Ouakam.

D’un coût de 300 millions de FCfa, l’infrastructure comprend une salle d’administration, un bureau pour le médecin-chef, des services Orl, d’ophtalmologie, de biométrie et des toilettes. Elle vise à répondre aux besoins d’expertise médicale des personnels aériens qui étaient obligés de se rendre à l’étranger pour satisfaire aux conditions d’aptitude médicale.

Selon le ministre des Forces armées, ce centre permettra de réaliser « un gain réel en termes d’autonomie, de maîtrise de rendez-vous médicaux, de facilité d’accès et de coûts de ces visites, au bénéfice des personnels navigants et de leurs employeurs ». 

Il a souligné que grâce au démarrage des activités du Cempa, l’armée de l’air pourra désormais soumettre son personnel navigant à la visite d’aptitude dans des conditions bien plus faciles que celles occasionnées par les déplacements à l’étranger.

« Nul doute que le chef d’état-major de l’armée de l’air saura tirer profit de cette nouvelle opportunité pour gagner en disponibilité opérationnelle du personnel navigant », a dit, avec conviction, Augustin Tine. Le ministre a ajouté que la mise en place du centre d’expertise s’inscrit dans le cadre de la sécurité de la navigation aérienne au Sénégal et dans la sous-région.

Il a plaidé pour que la qualité des services qui y seront offerts corresponde aux standards internationaux, compte tenu de la vocation sous-régionale du centre. Augustin Tine a indiqué que les deux partenaires d’exécution, que sont l’Anacim et la Direction de la santé des armées, devront travailler en parfaite synergie pour le bénéfice de tous les acteurs. Il a assuré que son département veillera à jouer sa partition pour un bon fonctionnement du centre.

Le représentant du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Abdoulaye Ndiaye, a soutenu que le Cempa est le fruit de la coopération avec la Banque mondiale, notamment dans le cadre du Projet régional de sécurité et de sureté du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Il a estimé que cette structure permettra de crédibiliser davantage notre système d’aviation civile, en plus de constituer un élément majeur de la stratégie de mise en œuvre du projet « Hub aérien régional » du Pse.

« Sa mise en service contribuera à relever le plateau médical de l’hôpital militaire de Ouakam, mais également renforcera la vocation aéronautique de notre capitale qui a le privilège d’abriter le bureau régional de l’Oaci pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la Commission africaine de l’aviation civile et le siège de l’Asecna », a poursuivi, avec satisfaction, le représentant du ministre du Tourisme et des Transports aériens.

Abdoulaye Ndiaye a soutenu que le centre, maillon essentiel dans la chaine de sécurité de l’aviation, permettra aussi la préservation de certaines informations concernant le personnel aéronautique militaire.

Diégane SARR

 

Les épreuves du concours d'Entrée en sixième et de l'examen du Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee) ont démarré, hier, sur toute l'étendue du territoire national et en Gambie. A Dakar, les évaluations nationales se sont bien déroulées. Quant aux candidats, ils jugent les épreuves abordables.

Dans l’enceinte de la cour de l’école El Hadji Doudou Mbathie de Yarakh, élèves et surveillants observent la pause à l’ombre d’un arbre. Les uns dégustent des aliments pour tromper la faim et engagent des échanges sur divers sujets, histoire de vaincre le stress. Les autres, rigueurs du mois béni du Ramadan obligent, guettent un petit sommeil sur une natte pour récupérer.

Les candidats Oumar Moustapha Fall, Fatou Ndongo et leurs camarades, trouvés sur place, ont l’air jovial. Ils habitent loin de leur centre d’examen. C’est pourquoi ils ont préféré rester dans la cour de l’établissement pour ne pas être en retard pour les épreuves de l’après-midi.

Les premières épreuves, à savoir « Langue et communication et Contrôle des ressources », disent-ils, sont abordables. Le Texte suivi de question est, selon eux, « très facile ». Ces candidats au Cfee et à l’Entrée en sixième ont terminé leur programme scolaire à temps.

Dans les centres d’examen visités à Dakar, les épreuves des examens du Cfee et de l’Entrée en sixième se sont déroulées sans couacs. Aucun dysfonctionnement n'a été noté par les chefs des centres, à part quelques absences des candidats.

Sur les 158 candidats qui devraient composer au centre El Hadji Doudou Mbathie, seuls deux étaient absents. Selon M. Sy, adjoint au chef du centre, par ailleurs directeur de l’Ecole Hann Montagne, « aucun couac n’a été noté dans le déroulement de l’examen ».

A l’école Dalifort, c'est le même constat. L'évaluation se passe comme prévue. Aucune anomalie n'a été notée par le chef du centre. « L’examen se déroule dans de bonnes conditions. Les épreuves sont en nombre suffisant. Il y a même un surplus », déclare Mamadou Diallo. Il est 11 heures à notre arrivée dans ce centre. Certains candidats, bien inspirés, ont fini de se pencher sur les premières épreuves. Ils se réunissent par affinités et par groupes dans la cour de l’école. Avant d’entamer l’épreuve du dessin, le chef de centre et ses collaborateurs patientent pour que tous les candidats rendent leurs copies.

Espoir d’un bon taux de réussite 
Sadio Bou Shab, élève aux cours privés El Hadji Fadilou Mbacké, et Kardiatou Sow, élève à l’école Dalifort, toutes deux candidates, ont bon espoir que l’année prochaine, elles iront en classe de 6ème et obtiendront leur Cfee. A l’image de leurs camarades d’El Hadji Doudou Mbathie, elles jugent les épreuves « très abordables ».

Mamadou Dramé, enseignant à l’école Dalifort, trouvé sur les lieux, juge, lui aussi, les premières épreuves abordables « pour les élèves qui ont suivi tout le programme scolaire ». « Dans notre école, se réjouit-il, nous avons terminé notre programme à temps.

D’ailleurs, les enseignants qui avaient les Cm2 n’ont pas suivi les mouvements d’humeur des syndicats. Nous espérons avoir un bon taux de réussite au Cfee et à l’Entrée en sixième ».

Sur les 188 candidats appelés à composer dans ce centre, six absences ont été notées au premier jour. Outre cet impair, il y a eu suffisamment de surveillants pour veiller au bon déroulement de l’examen, d’après le chef du centre.

Au centre d’examen Mour Seck de Petit Mbao, un silence de cathédrale y règne aux premières heures de la matinée. Les 292 candidats sont concentrés sur leurs copies. De l’avis de Mme Bâ, le chef du centre, il n’y a aucun dysfonctionnement dans la tenue de l’examen. Sur place, on constate qu’un bon nombre de surveillants sont dans les salles d’examen.

La même atmosphère prévaut au centre Kawabata Yasunari (Ecole japonaise). Ici, le chef du centre, Ismaïla Camara, n’a pas souhaité s’épancher sur le déroulement de l’examen dans cette école.

C’est l’Inspection de l'enseignement et de la formation (Ief) de Grand Dakar qui est habilitée à avancer des statistiques sur le nombre de candidats présents et absents et à apprécier la tenue de l’examen proprement dite, dit-il.

Dans l’après-midi, les élèves se sont penchés sur les épreuves de « Découverte du monde », à savoir l’Histoire, la Géographie, l’Education et l’Initiation scientifique et technique. Aujourd’hui, ils vont composer en mathématiques et en développement durable.

Souleymane Diam SY

5.568 candidats et 536 surveillants mobilisés à Bambey
Dans le département de Bambey, sur un total de 27 centres, le nombre de candidats à l’entrée en 6ème et au Cfee est de 5.578. Dans ce lot, 282 passent les épreuves en franco-arabe. Les filles sont au nombre de 3.172 contre 2.406 garçons. Quelque 149 absences (99 filles et 50 garçons) sont enregistrées.

Les 140 sont des candidats libres pour le Cfee. Selon l’Inspecteur départemental de l'éducation et de la formation (Ief), Bassirou Tine, le taux de présence est ainsi de 97,33 %.

Du côté des surveillants, les 536 convoqués ont tous répondu présents. Le préfet Papa Elhadji Madické Dramé et sa délégation ont pu le constater dans les cinq centres d'examens visités hier matin. La bonne organisation des examens est à saluer dans le département de Bambey.

Dans les zones rurales, des comités d’accueil sont mis en place, en rapport avec les associations des parents d’élèves, pour mettre les surveillants et les examinateurs dans de bonnes conditions de travail.

Dans les 5 centres d'examen de la commune de Bambey, tous les candidats inscrits ont aussi répondu présents. Il en est de même du côté des surveillants dans les centres d’examen de Bambey 2, de Cheikh Awa Balla Mbacké et de Bambey 3.

D’où la satisfaction des parents d’élèves, des enseignants et des autorités. Malgré les contraintes liées au Ramadan et à la forte canicule qui sévit dans la zone, les acteurs du système éducatif de Bambey ont un seul objectif : relever le défi de la bonne organisation des examens. 

Au premier jour, les épreuves sont jugées abordables par les candidats. Signalons que la sécurité est bien présente sur les lieux d’examens.

Mamadou Aicha NDIAYE

...A Sédhiou, 113 candidats sans extrait de naissance ont pu composer...
L’entrée en 6ème et le Cfee se sont bien déroulés dans la commune de Sédhiou. La délégation officielle, conduite par le préfet Ibrahima Fall et comprenant le nouvel Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief), Alioune Bâ, et les partenaires sociaux, a visité les centres de la commune. Partout le constat est le même : un taux de présence qui avoisine les 100 % pour ce qui est des candidats. Les rares absences enregistrées sont des candidats individuels ou libres.

Pour les surveillants, parmi les 342 convoqués, un seul est absent, et il a été immédiatement remplacé. Les élèves qui n’ont pas d’extrait de naissance, au nombre de 113, ont été autorisés à passer l’examen en application des instructions données par le ministre de l’Education nationale. Leur situation sera régularisée après l’examen grâce aux audiences foraines.

Pour la région, le nombre de candidats est de 12.811. Les 5.299 inscrits concernent le département de Sédhiou. Parmi eux, il y a 2500 filles (soit 47,7 %) et 2.799 garçons. Sur l’ensemble de la région, le Cfee et l’entrée en 6ème se déroulent sans problème.

Malamine KAMARA

...Bon déroulement des épreuves à Mbacké...
Sous la conduite du préfet Mamadou Lamine Mané, les autorités administratives et académiques de Mbacké ont procédé à la traditionnelle tournée au niveau des centres d’examen. Cinq centres d’examen sur les 13 que compte la commune ont été visités.

 En dépit du bon déroulement des examens, l’inspecteur d’académie Moustapha Guèye a constaté et déploré l’absence de quelques candidats et surveillants. A l’en croire, « les candidats ont répondu massivement présent, les enseignants qui avaient été commis sont présents, les centres d’examens ont été préparés par les directeurs d’école ». En fin de compte, a-t-il dit, « tout se passe normalement ».

Évidemment, comme dans tout examen, a ajouté M. Guèye, « nous avons relevé çà et là des absences chez les élèves. Il s’agit de candidats libres. L’Ia a reconnu que, malgré des difficultés de coordination, dans l’ensemble, tout se passe bien.

Évoquant l’absence de certains surveillants, Moustapha Guèye a indiqué que, comparé aux années précédentes, une nette régression du nombre d’absents est notée. Par contre, il a tenu à préciser que « pour les absences justifiées, il n’y aura pas de problèmes, mais pour les absences non justifiées, les décisions qui s’imposent seront prises ». Pour rappel, le département de Mbacké compte 5.587 inscrits avec une majorité de filles. Du côté des candidats, Moussa Fall et Aïssatou Samb de l’école Mame Mor Diarra, tous les deux sereins et souriants, trouvent abordables les premières épreuves et sont optimistes pour la suite des examens.

Mamadou DIEYE

...Plus de 17.200 candidats à Kolda
Les épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et de l’Entrée en 6ème ont démarré, hier, à Kolda, à l’instar des autres régions du pays. L’Inspection d’académie de Kolda compte 17.201 candidats, dont 2.034 dans l’Ief de Médina Yoro Foulah.

Aucune difficulté majeure n’a été signalée dans les différents centres d’examen répartis dans les trois Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) qui composent l’Académie de Kolda. Les candidats jugent abordables les premières épreuves de la journée et espèrent qu’il en sera ainsi pour la suite de l’examen.

C’est le cas notamment au centre Ousmane Senghor, situé dans le quartier Sikilo-ouest de la commune de Kolda, où le chef du centre, Lamine Diatta, déplore l’absence de 5 candidats. 

Par contre, au centre de Doumassou Plateau, aucune absence n’a été répertoriée. Tous les candidats inscrits sont présents, selon Sitafa Sambou, chef dudit centre. « Il n’y a aucune difficulté majeure, les épreuves se déroulent normalement.

Nous sommes dans les dispositions de pouvoir accompagner nos candidats jusqu’à la fin des épreuves. D’ailleurs, ce matin (hier, Ndlr), avant le démarrage des épreuves, c’était le mot qui revenait.

Nous sommes en équipe, nous travaillons en équipe, et la communication passe bien », se réjouit-il. Les autorités administratives et académiques de Kolda ont pris toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement des épreuves. Une délégation officielle conduite par l’adjoint au préfet, Mame Balla Ndiaye, s’est rendue dans les différents centres d’examen de la commune .

On a une satisfaction par rapport à l’organisation matérielle de l’examen. Sur les autres aspects liés notamment à l’administration des épreuves, on nous a dit que tout se passe très bien ; les candidats sont présents et il n’y a pas un fort taux d’absence ». déclare-t-il. 

Des missions ont été aussi dépêchées par l’Inspection de l’éducation et de la formation de Kolda dans les zones rurales pour vérifier le bon déroulement des épreuves.

Mamadou Aliou DIALLO

L'évolution de la science et de la technologie a révélé une cohabitation dangereuse entre l'homme et les produits chimiques de synthèse. Pour une meilleure gestion de ces produits, un atelier de deux jours a été ouvert, hier, à Dakar, afin d’outiller les acteurs sur les systèmes d’échange d’informations.

Au Sénégal, les produits chimiques sont utilisés dans plusieurs secteurs. Dans l’agriculture, ils servent d’intrants agricoles (pesticides, engrais). Dans les industries, plusieurs entreprises les utilisent comme matières premières ou les produisent. Dans la santé, ils sont utilisés comme désinfectants et/ou médicaments. Ainsi, plusieurs couches de la population vivent consciemment ou inconsciemment au sein d’unités industrielles ou commerciales, d’exploitations agricoles, de laboratoires ou de structures qui manipulent des produits chimiques avec toutes les conséquences sanitaires que cela englobe.

Face à cette situation, la communauté internationale a réagi à travers la signature de conventions et le financement de projets et programmes relatifs à la gestion écologiquement rationnelle de ces produits chimiques, aux échanges d'informations, d'expériences et de compétences entre les pays, ainsi qu'au renforcement des capacités des parties impliquées dans la gestion de ces produits nocifs.

C'est dans ce cadre que le ministère de l'Environnement et du Développement durable, à travers la direction de l'Environnement et des Etablissements classés, a organisé, hier, un atelier national sur l'échange d'informations relatives à la gestion des produits chimiques sur financement du programme des Nations unies sur l’environnement. Il vise à renforcer la capacité des pays, afin qu’ils accèdent aux informations adéquates pour la bonne gestion des produits chimiques. « Il est nécessaire d’avoir un réseau d’échange d’informations sur les produits chimiques. D’abord, parce que toutes les conventions environnementales ont actuellement un aspect spécifique lié à l’accès et à la gestion des produits chimiques. Ensuite, parce que sans information, il est impossible d’entreprendre des mesures pour la protection de l’environnement et la santé. Enfin, il est important, dans un pays aussi dynamique que le Sénégal, que les acteurs puissent avoir un système, un outil pour communiquer les informations sur la dangerosité, la bonne utilisation, la manière d’entreposer, etc., les produits chimiques », a expliqué Cyrille-Lazare Siewé, membre du Bureau exécutif du Pnue et responsable du projet depuis presque dix ans.

Selon lui, l’échange des produits chimiques est important parce que couvrant tous les aspects de la vie humaine et faisant partie du développement. Mais il est aussi important qu’ils soient gérés de la manière la plus écologique possible dans ce contexte où l’on parle beaucoup d’agriculture durable.

Sur le plan sanitaire, a souligné Dr Aminata Touré du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ces produits chimiques peuvent altérer le fonctionnement des organes de l’homme et des animaux.

Au sortir de ces deux jours de formation, il est attendu plus de cohérence dans l’approche de la mise en place des outils de gestion des produits chimiques, la création d’un réseau d’experts dans la gestion, l’accès à la science, etc.

Ndiol Maka SECK

L’excision est en passe d’être éradiquée à Kandia, dans le département de Vélingara, grâce à l’Ong World Vision. C’est le constat fait par des journalistes sénégalais et français qui viennent d’y effectuer une tournée.

La campagne de sensibilisation menée par l’Ong World Vision contre les Mutilations génitales féminines (Mgf) dans la commune de Kandia, département de Vélingara, commence à porter ses fruits. Les communautés qui pratiquaient l’excision jusqu’à une date récente ont décidé de tourner le dos à cette pratique néfaste pour la santé des jeunes filles et des femmes. Ainsi, les quelques rares exciseuses qui sont encore en vie ont rangé leurs couteaux pour se conformer à la loi interdisant les Mgf au Sénégal. « Depuis plus de 5 ans, il n’y a pas eu d’excision de filles dans ce village. Nous avons décidé de renoncer à cette pratique parce que le gouvernement l’a interdite et que les agents de l’Ong World Vision nous ont appris que c’est mauvais pour la santé des filles. Et contrairement à ce que nous croyions, l’excision n’est pas une recommandation religieuse », déclare Thiékèdjé Mballo, 85 ans, ancienne exciseuse domiciliée au village de Demba Mballo. Elle déclare avoir définitivement tourné le dos à l’excision à l’instar de ses collègues des villages environnants. Mariama Mballo, du village de Saré Niaré, plaide également pour l’éradication de cette pratique ancestrale. Elle dit avoir perdu une de ses fillettes décédée à la suite d’une hémorragie quelques semaines seulement après avoir été excisée. C’est aussi le combat que mène Kankou Baldé, grand-mère leader à Kayel Bessé, un village situé à quelques encablures de la commune de Vélingara. Elle se bat, depuis quelques années, contre l’excision et ses conséquences néfastes sur la santé des femmes.

Les femmes excisées éprouvent énormément de difficultés pour accoucher, selon Bita Sabaly, matrone au poste de santé de Kandia. Elle plaide pour une éradication définitive de cette pratique. Pour ce faire, l’Ong World Vision a mis en place des cellules d’alerte et de veille dans les villages pour veiller à la protection des enfants, notamment des jeunes filles. Certes, il n’existe aucune statistique officielle qui vient corroborer ces déclarations des villageois. Mais les témoignages des exciseuses, des chefs de village et du personnel de santé sur l’engagement des communautés à abandonner l’excision et la baisse du nombre de cas d’hémorragie des filles excisées référées dans les structures sanitaires prouvent que l’excision est en nette baisse et pourrait même disparaitre dans les 5 années à venir. C’est, du moins, la conviction d’Oumarou Diallo, chargé des projets santé au sous-bureau de World Vision à Vélingara.

Mamadou Aliou DIALLO

Au Sénégal, des efforts sont en train d’être consentis par les autorités et les populations dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu). L’objectif étant d’assurer une plus large prise en charge des couches défavorisées à partir de l’assurance maladie via un système mutualiste. Mais, force est de reconnaître que la question de l’accès au médicament dans le paquet de services demeure un casse-tête. D’où la portée de ce don de médicaments remis par l’association  italienne de bénévoles, Aurora, que dirige Simone Canapini. Souleymane Diop, le responsable local de la filiale sénégalaise d’Aurora, sis aux Parcelles assainies, unité 3, à Thiès, affirme que, pour cette livraison, 20.051 boîtes de clompramine, entre autres médicaments, très utiles dans la prise en charge des malades destinés à la psychiatrie, ont été partagés aux hôpitaux de Thiaroye, Fann, Thiès, Fatick, Kaolack et Ziguinchor. La dernière région citée bénéficie également d’une unité complète de réanimation estimée à 10 millions de FCfa. « Ces médicaments ont été fournis à partir d’une expression des besoins des structures sanitaires », a-t-il précisé. Selon lui, il ne s’agit que du premier jet de l’année en cours. Car « d’ici septembre prochain, notre objectif est de tripler le volume de l’appui donné l’année dernière et qui a atteint 250 millions de FCfa », soutient-il.

Outre le volet santé, l’association intervient dans la formation sanitaire et le développement rural, avec des projets de soutien à l’agriculture et à la production d’énergie à partir du Jatropha dont l’huile est utilisée pour l’alimentation des motopompes destinées à l’irrigation. Les représentants des structures de santé, venus de Thiaroye et de la région médicale de Thiès, ont remercié l’association Aurora et témoigné de leur engagement dans un secteur social comme celui de la santé des populations. « Dans notre combat contre toutes les maladies, le médicament est un élément indispensable. Donc, tout acte qui permet sa disponibilité constitue un geste apprécié à sa juste valeur », confie Mme Fatou Diop, au nom de ses collègues.

Mbaye BA

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Le Sénégal travaille activement sur la rédaction d’un document d’orientation nationale, en vue de capturer effectivement le dividende démographique. Le texte sera d’ailleurs adossé au Plan Sénégal émergent, selon le Premier ministre qui a présidé, hier, à Dakar, l’ouverture d’un Symposium international sur le dividende démographique et le développement en Afrique.

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne est persuadé que la capture du dividende démographique est au cœur des préoccupations du chef de l’Etat. C’est dans cette perspective qu’un document d’orientation nationale est en cours de finalisation, de concert avec le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Ce document est d’ailleurs adossé au Pse, considéré à juste raison comme le référentiel de développement économique et social du Sénégal. Le Premier ministre a d’ailleurs rappelé que le Pse veut capter le bonus démographique pour le transformer en dividende démographique. Pour cela, il faudra une transformation structurelle de notre économie. Ce qui est en train de se faire, car le Pse a décidé d’allouer pas moins de 45 milliards de FCfa à la formation professionnelle. C’est dire que l’employabilité des jeunes, élément majeur du dividende démographique, deviendra une réalité sous nos cieux.

Le gouvernement du Sénégal est convaincu qu’il faut donner du métier aux jeunes, car le bonus démographique n’est qu’un potentiel à transformer dans le cadre du renforcement du capital humain. Une ambition qui requiert effectivement des ressources additionnelles et une lutte contre la corruption et toute autre forme de prévarication et de gaspillage des deniers publics, selon M. Dionne. Pour le chef du gouvernement, la population africaine est de plus en plus jeune. Dix à onze millions de jeunes arrivent annuellement sur le marché du travail en Afrique sub-saharienne. Il faut donc leur apporter des réponses innovantes et pertinentes en termes de santé, d’éducation, de formation et d’emplois. C’est tout l’intérêt d’une capture effective du dividende démographique. M. Dionne est convaincu qu’il faut renforcer les capacités productives des Etats africains. Une manière aussi d’apporter un véritable coup d’accélérateur au processus d’industrialisation de nos économies. Le Premier ministre a été formel : « Il faut faire preuve d’innovation, ne pas continuer à exporter des matières premières. Sinon, l’Afrique va encore continuer d’exporter le travail dévolu à sa jeunesse ».

Investissements massifs en santé, éducation et formation
En définitive, selon les experts présents au symposium, la jeunesse de la population peut se transformer en menace si les bonnes stratégies ne sont pas développées.

Abondant dans le même sens, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, Mabingue Ngom, a lancé un appel pressant en direction des gouvernements africains. L’urgence, selon lui, réside dans la mise en place d’investissements stratégiques dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la formation, etc. L’Unfpa a beaucoup insisté sur la prise en charge de la jeunesse féminine. Idem pour Pape Arona Traoré, représentant de la jeunesse africaine. Il a rappelé qu’à ce jour la jeunesse représente 60 % de la population africaine et 45 % de la main d’œuvre. D’où le vibrant appel lancé aux décideurs, afin qu’ils travaillent à donner du travail aux jeunes. La jeunesse africaine en appelle désormais à une parité générationnelle dans le cadre d’investissements à même d’aboutir à l’autonomisation des jeunes. Une déclaration de la jeunesse panafricaine sera d’ailleurs remise aux chefs d’Etat de l’Union africaine (Ua) qui vont se réunir, en juillet, à Kigali.

Mamadou Lamine DIATTA

La Banque mondiale appelle à la baisse de la fécondité et à l’accès au travail
Les priorités pour accélérer la réalisation du dividende démographique sont connues. Pour Louise Cord, directrice des opérations du bureau régional de la Banque mondiale, il importe de commencer par accélérer la transition de la fécondité et d’améliorer l’accès au travail de qualité. En ce qui concerne la fertilité, normalement, une transition de cet ordre est causée par une chute de la mortalité infantile. Cependant, en Afrique sub-saharienne, la mortalité infantile a dramatiquement baissé (le déclin le plus rapide a eu lieu au Sénégal), mais les taux de fécondité n’ont pas baissé ou ont baissé très lentement. La Banque mondiale est convaincue que le Sénégal mettra l’accent davantage sur les populations les plus pauvres, car le taux de fécondité des 20 % les plus pauvres est de 7 naissances par femme contre 5 en moyenne dans le pays. L’institution financière a constaté aussi que beaucoup de progrès ont été faits au Sénégal pour améliorer l’accès à l’éducation. Mais il faut aller au-delà et cibler les filles, surtout les filles les plus défavorisées qui achèvent rarement leur cycle primaire (20 % contre 60 % pour l’élève moyenne). Il faudra mettre en œuvre des interventions critiques pour faire baisser le nombre d’abandons scolaires aux niveaux primaire et secondaire, notamment à travers les programmes de bourses et de transferts en espèces.

Toutefois, a noté la banque, le dividende démographique demeure faible. Au Sénégal, le taux de dépendance étant le plus élevé que pour les pays de la sous-région, on estime que le dividende démographique contribue seulement pour un demi-point de la croissance économique, alors qu’il devrait atteindre au moins un point entier ou plus. Un taux de fertilité trop élevé à 5 naissances pour chaque femme, avec un manque d’emplois de qualité pour la population active, limite le dividende démographique au Sénégal. Mais le pays est dans une trajectoire marquée par un fort engagement politique qui peut engendrer des résultats rapides.

M. L. DIATTA

Le mobile banking est en pleine explosion dans les pays en développement. Au Sénégal, le taux va progresser avec la plateforme « Natt » de l’ingénieur Maby Mansour Ndoye. Son innovation permet à tous les membres possédant un compte dans la plateforme de faire des dépôts grâce à leur téléphone portable et d’accéder aux financements à tour de rôle.

Au Bangladesh, le père du microcrédit, Muhammad Yunus, par ailleurs Prix Nobel de la Paix en 2006, a permis à des millions de pauvres de sortir des bas-fonds de la misère. Au Sénégal, Maby Mansour Ndoye, né à Rufisque il y a 30 ans, rêve d’offrir un avenir radieux à des milliers de Sénégalais. Cet ingénieur en télécommunication, diplômé de l’Université de l’Atlantique, croit fermement que son application « Natt » est la parade aux problèmes d’accès aux financements des couches vulnérables. L’application est inspirée par le versement des cotisations d’un groupe, d’une association, jusqu’à ce que tous les membres reçoivent leur versement à leur tour.

A la différence du système informel avec tous ses problèmes, ce jeune sénégalais, qui a des compétences en sécurité informatique, en téléphonie sur Ip et en configuration du Système Linux, a apporté une touche numérique à ce modèle d’accès aux financements bien connu au Sénégal. « Nous voulons donner une solution africaine en utilisant les Tic à l’épargne et à l’accès aux financements. Nous sommes partis des besoins des Sénégalais pour mettre au point cette application », brosse le développeur.

L’incitation à l’épargne
L’Afrique, prêche-t-il, doit tracer son chemin du développement en mettant l’accent sur les technologies à portée de main, des innovations répondant aux besoins de ses populations. Ce pari n’est pas un idéal pour Maby Mansour Ndoye. « C’est bien de copier ce qui se fait de mieux ailleurs. Mais cela ne correspond pas souvent à nos besoins et réalités », constate l’innovateur. Son application « Natt » obéit à cette catégorie de solutions locales à un problème local. En réalité, l’application permet à chaque membre de réaliser une épargne, soit par jour, soit par semaine, soit par mois, ou encore selon une périodicité de son choix. Le système répartit les clients par catégorie A, B, C et D. « Le « Natt » proprement dit repose sur un financement mutuel à tour de rôle entre les adhérents. Dans notre modèle, nous avons 4 clients : A, B, C et D. chacun donne une cotisation mensuelle. Au premier mois, c’est le membre A qui reçoit les cotisations des membres B, C et D. Au deuxième mois, c’est C qui encaisse les cotisations de A, B et D, ainsi de suite », explique Maby Mansour Ndoye. La modicité de la contribution est relative.

L’intérêt, c’est qu’elle incite les membres à cultiver l’épargne dans des zones où le pouvoir d’achat des Sénégalais est très faible. Ce montant est fixé dans le but d’amener plus de membres à faire plus d’épargne. « Aujourd’hui, l’application aidera les ménages à disposer de l’épargne. Auparavant, ils consommaient tous leurs revenus. Ce système permet l’accès aux institutions financières pour tous et surtout dans la zone rurale peu couverte par ces structures. Les Sénégalais peuvent donc avoir un compte bancaire partout où ils se trouvent, affirme le directeur adjoint de Sen world services (Sws) qui a participé au Falling Labs Dakar 2016, organisé par la Fondation Friedrich Nauman pour la liberté, en présence de sa directrice, Inge Herbert.

Pas d’endettement
L’adhérent n’a pas besoin de se déplacer pour faire un dépôt. A l’aide de son téléphone, il peut envoyer sa cotisation qui n’est pas thésaurisée. « Nous avons pensé à la sécurisation et à la fiabilité du système. Cet argent circule. Ce n’est pas comme cela se fait avec le modèle des femmes dans des quartiers », assure l’ingénieur. C’est par cette formule que « Natt » compte prévenir les conflits nés des détournements ou des retards de versement des cotisations à un membre. Le concepteur est allé plus loin dans la prévention des problèmes susceptibles de contrarier son rêve de démocratiser l’accès aux financements et de faire bondir le taux d’épargne, y compris dans des zones pauvres. Les banques et les opérateurs télécoms font partie du système. Les institutions financières vont gérer l’argent, alors que les opérateurs de téléphonie assureront les services liés au Tic.

Maby Mansour Ndoye croit qu’il faut des actions globales pour éradiquer la pauvreté. Ce combat, défend-il, doit être porté, avant tout, par chaque personne. De ce fait, les initiatives individuelles vont concourir, de façon globale, à l’atteinte des objectifs d’élimination de la pauvreté. Ce modèle n’enferme pas les pauvres dans un cycle d’endettement. Mais sa viabilité sera tributaire de la taille de ses adhérents. C’est un défi que le concepteur est tenu de relever s’il tient à concrétiser son rêve. Il y a une traçabilité des souscripteurs, y compris pour les Sénégalais de la Diaspora. L’innovation « Natt » a été primée lors du West Africa awards 2016, le 8 juin dernier. Cette rencontre regroupe les géants de la télécommunication et du Tic en Afrique.

Idrissa SANE

La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été célébrée hier. Au Sénégal, selon les statistiques, rien n’a changé, parce que 10 % de la population générale sont toujours porteuses du gène. Cependant, la drépanocytose prend des proportions inquiétantes chez les enfants où 1.700 naissent chaque année avec la forme la plus grave.

Découvert en 1910, la drépanocytose prend de l’ampleur dans les pays sous-développés. Au Sénégal, 1 personne sur 10 est porteuse du gène de la drépanocytose. Ce qui, d’après le Pr Ibrahima Diagne, point focal chargé de la lutte contre la drépanocytose au ministère de la Santé, donne un taux de 10 % de la population générale. « La plupart des Sénégalais sont As, une forme de drépanocytose moins grave, parce que l’on peut vivre pendant 100 ans avec sans tomber malade », a précisé le Pr Diagne. Par contre, a-t-il révélé, chaque année, 1.700 enfants naissent avec la drépanocytose, notamment la forme la plus grave de la maladie. « Ils sont ainsi porteurs de cette maladie à vie », a affirmé M. Diagne.

Il a rappelé que la drépanocytose est tellement sévère que si l’enfant n’a pas une bonne prise en charge, il peut mourir avant d’atteindre l’âge de 5 ans. « Au Sénégal, nous ne pouvons pas donner le chiffre exact du nombre de personnes porteur de la drépanocytose, mais nous connaissons combien de malades sont dans nos structures de santé. Au Centre national de transfusion sanguine (Cnts), 2.000 adultes sont pris en charge, à Albert Royer, plus de 3.000 enfants sont suivis, à Saint-Louis, ils sont près de 200 malades enregistrés, pour ne citer que ces exemples », a souligné le spécialiste. Le Pr Ibrahima Diagne a informé que toutes ces personnes sont prises en charge par leurs parents. Pour le moment, c’est l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose qui mène des activités de sensibilisation et de dépistage sur le terrain pour soulager les malades. Elle organise des campagnes de sensibilisation et de dépistage à Dakar et dans les régions. 9.167 personnes sont dépistées entre 2011 et 2015.

Selon le président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose, Maguèye Ndiaye, 9.167 personnes ont été dépistées entre 2011 et 2015. Parmi elles, 909 sont déclarées positives.

Mener le plaidoyer
Le Pr Diagne a promis de mener un plaidoyer auprès des autorités et des responsables des institutions internationales pour que la prise en charge des drépanocytaires soit beaucoup plus allégée. « Le dossier a été déposé au ministère de la Santé pour la subvention de cette prise en charge, en particulier des médicaments », a-t-il indiqué. L’autre combat que le Pr Diagne compte mener consistera à pousser les décideurs à faire de la drépanocytose une priorité de santé publique. « Pour le moment, les organismes internationaux et les Etats reconnaissent la drépanocytose comme un problème de santé publique. Il y a une nuance entre problème et priorité de santé publique », a signifié notre interlocuteur. Selon lui, « reconnaître la drépanocytose comme problème de santé veut dire tout simplement que c’est une maladie grave, fréquente, qui nécessite des moyens de prise en charge ». Poursuivant, il a soutenu : «  Par contre, quand on parle de priorité, cela permet de sensibiliser les bailleurs, pour qu’ils mobilisent des fonds pour la prise en charge de la drépanocytose, comme ils le font dans le cadre de la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose ». En présidant la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, le directeur général de la Santé, le Dr Papa Amadou Diack, a rappelé que la prévention primaire et la prise en charge précoce des patients sont les deux axes stratégiques définis par le ministère pour lutter contre cette maladie.

Eugène KALY

Pr Ibrahima Diagne, point focal lutte contre la drépanocytose : « Les personnes porteuses du gène As ou Ss doivent éviter de se marier »
Le Pr Ibrahima Diagne, point focal chargé de la lutte contre la drépanocytose au ministère de la Santé, a invité les jeunes à se faire dépister de la drépanocytose avant le mariage. Selon lui, on peut vivre avec le gène de la drépanocytose, notamment la forme As, sans être malade. La seule inquiétude, d’après le spécialiste, est que quand on se marie avec quelqu’un qui a la même forme de gène (As), l’enfant peut avoir Ss, la forme la plus grave de la maladie. « Il pourra recevoir du père S et de la mère S, et devient porteur du gène Ss qui le condamne à vivre toute sa vie avec cette maladie », a souligné le Pr Diagne.

Il a expliqué que, « pour éviter d’avoir dans la famille à gérer ces situations extrêmement difficiles, l’idéal est d’éviter, autant que possible, les unions entre les personnes porteuses du gène As ». Il est ainsi recommandé aux porteurs de trait drépanocytaire Aa de se marier avec ceux As ou Ss pour éviter que l’enfant devienne Ss.

« Cependant, si le couple décide de se marier en connaissant sa situation et les risques qu’encourent l’enfant, il doit se préparer à sa prise en charge », a-t-il averti.

E. KALY

Les jeunes membres d’AfriYan veulent profiter du symposium de haut niveau sur le dividende démographique, dans le cadre de la 11ème Conférence internationale du Réseau des Nta (Transferts des comptes nationaux) qui s’ouvre aujourd’hui à Dakar, pour présenter leurs préoccupations aux chefs d’Etat.

Ils espèrent ainsi que leur feuille de route sera adoptée par les chefs d’Etat au prochain Sommet de Kigali. « Nous allons profiter de la rencontre de Dakar pour décliner aux dirigeants africains nos attentes », a indiqué Ameth Guèye du Groupe AfriYan. Selon lui, les préoccupations recueillies sur la toile auprès des jeunes tournent autour des questions de l’emploi, de l’éducation et de la santé. « C’est à partir de ces informations qu’une formulation sera faite et mise à la disposition des décideurs africains », a soutenu ce chargé de programme d’AfriYan.

Selon lui, « les jeunes veulent, après leurs études, trouver du travail ». Ce qui passe par une formation de qualité, afin qu’ils puissent rivaliser avec leurs camarades des autres continents et assurer la relève. « Donc, les autorités africaines doivent associer ces derniers dans la prise des décisions, pour que, dans l’avenir, ils puissent continuer le travail déjà entamé. Nous voulons aussi que notre santé soit prise en charge par les chefs d’Etat et de gouvernement », a souhaité jeune Ameth Guèye. La déclaration de la jeunesse africaine sera remise au ministre des Affaires étrangères du Tchad.

« Nous espérons que cette déclaration sera remise à Idriss Déby Itno du Tchad, président en exercice de l’Union africaine », a-t-il souligné.

E. KALY

Tout est fin prêt pour un bon déroulement des examens de fin d’année, de l’avis de Moustapha Guèye, l’inspecteur responsable de l’Iden de Mbacké. Il a révélé que, pour le Cfee, ils vont se déployer dans 27 centres, dont 14 en zone rurale et 13 dans la commune de Mbacké, pour un total de 5.587 candidats (3.376 filles et 2.211 garçons), soit 1.040 postulants de plus que l’année dernière. Pour l’instant, a-t-il renchéri, les centres sont préparés, les intéressés sont informés et les commissions en place. Concernant le Bfem, 2.909 candidats sont inscrits contre 2.914 en 2015. Il y a également 14 centres comme l’an dernier, avec un seul centre rural, Taïf, et un seul centre secondaire, Sadio, qui dépend du premier nommé. Mamadou Lamine Mané, le préfet du département, effectuera une visite des sites le jour des examens.

Mamadou DIEYE

Pour réduire davantage le taux de mortalité maternelle et infantile, une alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent a été lancée. Ses membres seront chargés d’orienter les femmes en état de grossesse dans les structures de santé pour éviter des décès maternels.

Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Couverture maladie universelle : Le taux passe de 20 à 40% de 2012 à 2015
Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Volonté politique affirmée, appropriation du projet et engagement des techniciens sur le terrain. Tout cela, constate le vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau, a permis au Sénégal d’être premier dans la réalisation de la Grande muraille verte.

La Grande muraille verte au Sénégal, c’est 40.000 ha reboisés, plus de 15.000 mises à défens, des centaines d’emplois créés. Quels sont les secrets de notre pays ? C’est ce qu’a voulu savoir Tuferci Harun, vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau, en prenant part à la visite de terrain effectuée, jeudi dernier, par l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (ApGmv). Visite qui entre dans le cadre de la 5ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’ApGmv.

Deux sites étaient au programme : Mbar Toubab et Koyli Alpha, dans la région de Louga. Ramadan, soleil et accès difficile. Tout pour décourager les visiteurs. Mais pour l’officiel turc, ce périple méritait d’être fait. « Je ne regrette pas d’être venu, car ce que j’ai vu est impressionnant. J’ai beaucoup appris et je comprends maintenant pourquoi le Sénégal est devant tous les pays dans ce projet majeur qu’est la Grande muraille verte », s’est exprimé, satisfait, Tuferci Harun.

Il a visité la parcelle de plantation du village de Mbar Toubab, la réserve communautaire. Il a aussi dit avoir remarqué trois choses à la base de la réussite du Sénégal : volonté politique affirmée, bonne appropriation du projet et engagement des techniciens sur le terrain. « Quand tout cela est réuni, on ne peut qu’obtenir de bons résultats », a commenté le vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau.

Tuferci Harun a pu également mesurer l’enjeu de la Grande muraille verte. Des terres dégradées, un écosystème à reconstruire, un bétail nombreux, des populations plein d’espoir. « Nous sommes venus aussi pour enregistrer les besoins du Sénégal. L’idée est de bien cibler nos interventions pour plus de résultats sur le terrain », a-t-il expliqué, annonçant une formation de haut niveau en faveur de trois cadres sénégalais en Turquie. « En réalité, cette formation qui se fera renforce une riche coopération dans le domaine entre le Sénégal et la Turquie. Le mois dernier, des agents des Eaux et Forêts du Sénégal ont bénéficié d’un renforcement de capacités en Turquie », a précisé M. Harun, « impressionné » par le travail accompli par notre pays. Il a également rappelé qu’il y a juste un mois, la Turquie a signé un protocole avec l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte. Partenariat, a dit le vice-ministre, qui permettra de monter des projets pour le développement des activités de la muraille verte.

Abdoulaye DIALLO

Dr Abakar Mahamat Zougoulou, directeur scientifique Apgmv : « L’originalité du Sénégal se trouve dans l’implication des femmes »
Dr Abakar Mahamat Zougoulou, directeur scientifique et technique de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (ApGmv), est lui aussi séduit par la volonté politique affichée par le Sénégal dans la réalisation de la muraille verte. Il était de la visite de terrain. Il a pu voir l’engouement des populations et a échangé avec les principaux acteurs. Dr Zougoulou a été particulièrement frappé par l’enthousiasme des femmes dans le jardin polyvalent du village de Koyil Alpha, dans la commune de Mboula, département de Linguère. Dans ce jardin, les arbres fruitiers (goyaviers, manguiers, citronniers) se tutoient. Toutes sortes de légumes y poussent aussi, impactant qualitativement les repas.

Pour le directeur scientifique et technique de l’ApGmv, pas de doute : si le Sénégal a pu progresser si vite et obtenir les résultats qu’il a, c’est parce qu’il a très tôt impliqué les femmes.

L’originalité du Sénégal se trouve indiscutablement dans l’implication précoce des femmes », a soutenu Dr Zougoulou, espérant que le Sénégal servira de modèle aux autres pays pour que la Grande muraille verte puisse se dresser très rapidement au bénéfice de l’humanité toute entière.

A. DIALLO

Colonel Pape Waly Guèye, Dg Angmv : « Ce que nous faisons a une valeur mondiale »
Le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte (AnGmv), le colonel Pape Waly Guèye, qui a accueilli la délégation de l’ApGmv, est largement revenu sur l’importance du projet pour l’humanité. « Préserver et lutter contre la désertification et la dégradation des terres dépassent le cadre d’un Etat. Un arbre qui est planté bénéficie à toute la planète. C’est pourquoi j’ai l’habitude de dire que ce que nous faisons a une valeur mondiale », a-t-il souligné. Le Colonel Guèye a rappelé, à l’attention des experts de l’ApGmv, que la plantation de Mbar Toubab, qui couvre une superficie de 200 ha, présentait, au départ, comme une bonne partie de la zone sylvo-pastorale, un couvert végétal très faible et un tapis herbacé qui, dès la fin de la saison sèche, disparaissait à cause du surpâturage et des feux de brousse.

Les activités menées dans le cadre de la muraille verte, a renchéri le Dg de l’AnGmv, ont permis de réhabiliter ces espaces dégradés par diverses agressions. « Ce qui est intéressant, c’est que nous avons enregistré une forte implication des populations dans toutes ces réalisations  », a fait remarquer le colonel Pape Waly Guèye qui a profité de cette visite de terrain pour partager deux projets majeurs qui accompagnent le Sénégal : Action contre la désertification 2016-2020 d’un montant global de 3 milliards de FCfa et le projet Front local environnemental pour une union verte (Fleuve) 2016-2018 d’un financement de 1,7 milliard de FCfa. Ces deux projets permettent de développer des activités favorisant la gestion durable de la biodiversité. Ils permettent aussi et surtout de mettre en place des réserves naturelles communautaires. L’enjeu est énorme. Le bétail y trouve son compte. L’herbe est disponible en toute saison. Les populations aussi, notamment les femmes qui se font des revenus avec le développement de l’écotourisme et de micro entreprises basées sur la valorisation des produits forestiers. « L’importance de la Grande muraille verte n’est plus à discuter. Ce que nous voulons, c’est l’augmentation des réserves communautaires et des jardins polyvalents », s’est réjoui Gory Bâ, maire de Mboula, qui a chaleureusement accueilli la délégation de l’ApGmv.

A. DIALLO

Notre pays sera à l’honneur avec la tenue, du 16 au 21 octobre prochain, du 14ème Congrès panafricain d’ornithologie (Paoc). Pour cette première en Afrique francophone, les chercheurs, les organisations internationales et les Etats vont se pencher sur la question cruciale des changements climatiques en termes de menaces ou d’opportunités pour les oiseaux en Afrique. Le 14ème Congrès panafricain d’ornithologie répond ainsi à une préoccupation manifestée depuis longtemps de réunir les spécialistes du continent et d’ailleurs pour débattre sur les questions majeures relatives à l’oiseau, son milieu de vie et sa valorisation.

Pour la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, au-delà de sa dimension continentale, la rencontre encourage les initiatives sous-régionales ou nationales dans le domaine de l’ornithologie. Le congrès renforce aussi le niveau d’engagement des parties prenantes dans la conservation de la biodiversité. Aujourd’hui, poursuit l’autorité, des milliers d’oiseaux migrent, chaque année, entre l’Afrique et l’Europe. L’effort de sauvegarde de leurs habitats, que sont des zones humides, des milieux arides et des forêts, est l’affaire de tous les pays qui partagent ces ressources.

Mme Ndiaye est aussi d’avis que les difficultés liées aux défis majeurs enregistrés ces dernières années recommandent des mesures d’urgence pour mieux gérer les ressources bien fragiles et très exposées aux menaces et pressions exercées par l’homme et/ou la nature.

Abondant dans le même sens, le président du comité d’organisation, le colonel Abdoulaye Ndiaye, spécialiste en ornithologie, laisse entendre qu’à l’heure où la planète est éprouvée par les changements climatiques, le congrès va tenter d’analyser les menaces dont les oiseaux font face. Il s’agira notamment d’évoquer les migrations des oiseaux de même que leur rôle dans l’équilibre de l’écosystème. Ainsi, les résultats scientifiques qui seront partagés pendant la rencontre permettront de mesurer l’état de santé des écosystèmes en général et de l’avifaune en particulier. Pour le comité d’organisation, les éminents ornithologues qui viendront à Dakar mettront à la disposition des participants des informations capitales, en vue de la conservation et de la valorisation des oiseaux. Ce qui permettra d’éclairer la prise de décision dans le cadre d’élaboration de politiques, programmes et projets dans les différents départements sectoriels ayant des impacts sur les oiseaux. Par ailleurs, le ministère de l’Environnement remercie vivement les partenaires qui ont permis la tenue de cette rencontre, à savoir le Prcm, Wetlands International Afrique, Birdlife International et la fondation Mava, tous engagés aux côtés des acteurs de la sous-région afin d’assurer une meilleure conservation du capital naturel en général et des oiseaux et de leurs habitats en particulier.

L’expert Samuel Diémé, de la direction des Parcs nationaux, reconnaît que ce congrès consacre une longue tradition de gestion intégrée et durable des oiseaux et de leurs habitats. Selon lui, le Sénégal est marqué par une volonté politique qui s’est très tôt traduite par la ratification de conventions internationales sur les espèces migratrices, sur les zones humides d’importance internationale, sur la protection des oiseaux et de leurs habitats, de même que sur la conservation de la biodiversité biologique. La mise en place d’un réseau d’aires protégées dont certaines ont une vocation essentiellement ornithologique est aussi en ligne de mire.

M. L. DIATTA

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