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Actualités (1547)

L’Institut africain de santé sociale (Lass) donne un coup de pouce à 25 jeunes issus des « daaras ». Ces sortants bénéficieront d’une formation en santé pour obtenir soit le diplôme d’aide-soignant, soit de matrone, ou de gestionnaire en pharmacie. Les responsables de l’Institut veulent aider ces derniers à s’insérer dans le tissu socio-économique. La cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu dans des locaux de l’établissement en présence des responsables des « daaras ». « En général, les sortants des « daaras » sont souvent confrontés à un problème de qualification professionnelle. Nous voulons leur donner l'opportunité d’acquérir une qualification, en vue de leur insertion », a justifié la directrice de cette école, Ndèye Sokhna Dieng Simakha. Pour prétendre à cette formation, il faut être un sortant d’une école coranique qui respecte les textes en vigueur et être dans la fourchette d’âge de 18 à 35 ans. La sélection se fera en collaboration avec les inspections d’académie du Sénégal. Ce sont les inspections qui désigneront les « daaras » où il faudra sélectionner les candidats. Au nom du « daara » Mame Diarra Bousso de Porokhane, où 13 élèves ont été sélectionnées pour faire partie de cette première promotion, Sokhna Mame Awa Dème Ndiaye a salué l'initiative. 

Abdou DIOP

Mère d’un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale (Imc), Mme Raby Kane Diallo est la présidente de l’Association des familles d’enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale (Afen/Imc). Elle a rappelé le devoir moral des parents à soutenir leurs enfants malades.

C’est avec philosophie qu’elle a accepté de présider les destinées de cette association. Pour elle, c’est avant tout une question de principe. Le siège de l’association est à Thiès, mais certains de ses membres sont de Pout, du département de Tivaouane, de Guédiawaye. « C’est un devoir, pour moi, de contribuer à travers l’association en créant les conditions d’une prise en charge adéquate de tous les enfants », rappelle-t-elle. Raby Kane Diallo est toujours engagée dans des actions sociales.

C’est dans cette dynamique qu’elle apporte beaucoup au Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim). « Je suis employée de cette organisation en tant qu’assistante tout en assumant mes responsabilités de présidente de l’association qui compte plus de 150 membres (parents). Mais, chacun joue un rôle important. Chaque membre mène des activités de sensibilisation dans sa localité afin de lever des équivoques et des préjugés », indique-t-elle.

L’association déroule ses activités en attendant l’obtention d’une reconnaissance juridique. Elle n’a pas encore tous les moyens de sa politique. Malgré tout, des actions de plaidoyer et de sensibilisation sont régulièrement menées pour renforcer les acquis du Serfa.

M. SAGNE

L’association « House of peace and sharing » (Hps) a organisé, samedi, une journée de sensibilisation sur le cancer du col de l’utérus. Les médecins ont invité les femmes à cultiver le dépistage précoce. Cette séance de sensibilisation a eu pour cadre l’Hôpital américain des Hlm Grand Yoff.

Le cancer est la maladie qui tue le plus à travers le monde. C’est pour cela que l’association « House of peace and sharing » (Hps) a préféré mettre l’accent sur la prévention dans ses activités de célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer.

Au cours de cette rencontre, Dr Mamadou Sow a invité les femmes à cultiver le dépistage précoce surtout que cette maladie a une phase silencieuse qui peut être longue. Le malade, en arrivant à un stade avancé, a peu de chances de guérir. « Le cancer se soigne à condition que le malade se présente un peu tôt à l’hôpital », a-t-il précisé. Des propos confirmés par une femme guérie. Cette dernière a salué le travail des médecins et surtout l’accompagnement des associations comme Hps. Elle aussi a insisté sur le dépistage précoce. « Je rends grâce à Dieu et aux médecins de m’avoir guérie. C’est possible de s’en sortir, mais il faut avoir un soutien et surtout se faire dépister tôt », a témoigné Fatou Pouye. L’autre attitude à respecter, c’est le régime alimentaire. Le nutritionniste Ousseynou Samb a conseillé une alimentation saine et équilibrée. C’est un moyen de prévention. « Une alimentation équilibrée, une activité physique et le maintien d’un poids normal diminuent les risques de survenue de ces cancers », a-t-il déclaré.

Seynabou BOP (stagiaire)

Situé en plein cœur de la ville de Thiès, sur la rue 16, Avenue Birame Bèye, au quartier Escale Sud, le Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) s’emploie, tous les jours, à offrir la joie de vivre à des enfants atteints d'infirmité motrice cérébrale (Imc) et leur assurer une prise en charge médicale.

La conviction et la compassion insufflent de l’énergie au Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) de Thiès. Les agents sont au chevet des enfants handicapés et atteints d’insuffisance motrice cérébrale. C’est une prise en chargé spécifique. Aux agents, il leur faut de la patience. « Ici, nous accueillons une vingtaine d’enfants par jour dans la crèche. Mais, près de 200 enfants handicapés ou atteints d’insuffisance motrice cérébrale ont été recensés et suivis régulièrement par nos équipes de relais », dévoile l’une des éducatrices, Béatrice Bebga. Elle assure l’intérim de la coordonatrice du Projet de promotion et de développement de la rééducation des enfants Imc. C’est l’un des rares espaces de prise en charge de cette catégorie de population. L’accès à l’éducation, à la santé et particulièrement aux soins spécialisés et la lutte contre la discrimination sont le crédo de cet établissement. « Des enfants souffrent de marginalisation du fait des troubles de psychomotricité qui limitent ou retardent les apprentissages sociaux (troubles des sens, du langage, de la motricité, perte de contrôle sphinctérien…) », fait remarquer André Demba Wade, le coordonnateur du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim), porteur du projet appuyé par l’organisation belge Plan Bobath.

Il est impossible de visiter ce service et de ne pas être envahi par la compassion et la tristesse. Les plus fragiles versent des larmes, selon l’animatrice Béatrice Bebga. Ici, dit-elle, on trouve « des enfants qui ont perdu leur autonomie et se trouvent dans une situation de dépendance totale qui leur enlève toute possibilité de satisfaire eux-mêmes leurs propres besoins dont se nourrir, s’habiller, se déplacer, parler ». Aussi, tous les jours sont ouvrables dans ce service pour les 10 femmes relais, d’après Aïssatou Ndiaye. C’est l’assistance en permanence, car les enfants ont perdu toute autonomie. « Ce n’est pas une chose aisée de prendre en charge des enfants atteints de motricité. Cela demande beaucoup de moyens et de temps », confesse Mme Bebga. L’enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale, énumère-t-elle, a besoin de s'asseoir, se tenir debout, se coucher, se déplacer, du matériel orthopédique adéquat et une alimentation appropriée, ainsi que des interventions en cas de crise. Ces besoins ont un coût que toutes les familles ne peuvent pas supporter. Au Serfa, la participation symbolique par ménage est de 5.000 FCfa par mois, voire 3.000 FCfa pour les familles démunies.

C’est pour cette raison que le service sollicite l’appui du Programme des bourses de sécurité familiale et l’attribution des cartes d’égalité des chances. Le Serfa n’importe plus les appareils de la Belgique. Il fait confiance à l’expertise des artisans locaux. Mais, l’apport de l’organisation belge a été toujours déterminant au fil des années. La rééducation à domicile, l’information et la sensibilisation des enfants, la promotion de leurs droits, la formation des agents et l’équipement du service sont à verser dans le compte des interventions de Plan Bobath. Toutefois, la poursuite de cette difficile mission requiert, aujourd’hui, l’intervention de l’Etat, des collectivités locales, de la communauté et des partenaires.

Mohamadou SAGNE

Six malades sélectionnés par le comité médical et scientifique seront évacués dans les prochaines heures à l’Hôpital Cheikh Zaid de Rabat au Maroc. C’est dans cet établissement hospitalier qu’ils bénéficieront des séances de radiothérapie. Cette évacuation entre dans le cadre de la continuité de leur prise en charge qui a débuté au Sénégal avant la panne de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Selon le ministre de la Santé, toutes les dispositions sont prises pour que ces patients aient un traitement adéquat. La prise en charge de chaque malade est évaluée à 3 millions francs Cfa sans compter les billets d’avion, les frais d’hôtel, le passeport, entre autres dépenses supportées par l’Etat. « Le Sénégal est en train de négocier avec la Mauritanie pour qu’elle puisse accueillir des malades sénégalais » a informé, le Professeur Awa Marie Coll Seck. Elle a assuré que tous les malades qui seront sélectionnés par les membres du comité seront totalement pris en charge. « Ils n’auront pas de problèmes. Tout sera fait dans la transparence. Nous ferons le bilan après» a souligné Mme Seck. Trois malades qui ont besoin de la radiothérapie sont déjà évacués au Maroc grâce aux ressources financières de l’État. Ces derniers se portent bien d’après le ministre de la Santé qui a révélé que chaque mois au moins 350 patients bénéficient des services de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec.

E. KALY

L’Ecole supérieure des métiers, du management et des langues (Estel) a procédé, hier, au lancement de sa plateforme éducative Dakar open campus (Doc). C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Mary Teuw Niane. Ce dernier a annoncé la construction de 50 centres numériques dans des grandes villes.

Aménagé dans un espace de 6.000 m2 entièrement dédié à l’enseignement, Dakar open campus (Doc) est un espace de partage de connaissances, d’idées et d’expériences. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a annoncé un important programme de construction de 50 espaces numériques. « Ils seront destinés à toutes les grandes villes du pays pour des activités de formation et de mise en place de filières d’enseignement supérieur. Ainsi, les étudiants bénéficieront de nouvelles formations innovantes grâce au numérique qui est un vecteur d’accès au savoir et à la culture », a révélé Mary Teuw Niane au cours de la cérémonie d’ouverture de Doc qui a vu la participation de sept établissements d’enseignement supérieur parmi lesquels l’Ecole supérieure des métiers, du management et des langues (Estel) et Brest business school (établissement membre de la Conférence des grandes écoles françaises). Au total, 1.000 étudiants sont attendus à cet événement. Un effectif qui, selon la direction, sera multiplié par quatre dans les trois prochaines années. En partenariat avec des écoles tournées plus vers l’innovation pédagogique, Dakar open campus favorise l’enseignement à distance, sans négliger le modèle classique de transmission et d’acquisition des connaissances. Une initiative qui, pour Mary Teuw Niane, s’inspire de l’actuelle politique de l’enseignement supérieur du gouvernement. Laquelle est orientée vers la société de l’intelligence de l’information, de la connaissance et de la maîtrise technologique. Ces Tic sont, selon les intervenants, une opportunité que les pays comme les nôtres doivent saisir pour accélérer leur marche vers l’émergence. « Le développement économique et social du pays requiert la mise en place des systèmes de recherches scientifiques, technologiques et d’innovations performantes », a laissé entendre le ministre. Il a reconnu que l’enseignement supérieur privé est devenu incontestablement un partenaire du pouvoir public, au regard de sa contribution à la satisfaction des besoins en formation.

Marame Coumba SECK

Les autorités sanitaires travaillent à apporter des solutions à la panne de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. En conférence de presse hier dans les locaux de son ministère, Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé l’acquisition de 3 nouveaux accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois, dont deux pour Dalal Jamm et un autre destiné à l’Hôpital Aristide Le Dantec.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, entouré de ses proches collaborateurs et des spécialistes des maladies liées aux cancers, a fait le point sur la panne de l’appareil de radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Face aux journalistes, le Professeur Awa Marie Coll Seck a promis que le Sénégal va acquérir 3 accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois. « Le Sénégal disposera de trois accélérateurs de particules. Le fabricant devrait nous livrer la commande au mois de juin s’il plaît à Dieu », a informé le ministre de la Santé. La fabrication d’un accélérateur de particules, précise-t-elle, peut durer 4 mois alors que le transport et son installation pourraient prendre 2 mois. «  Ce qui fait un total de 6 mois. Mais nous sommes en train de négocier pour que le fabricant réduise ces délais parce que nous sommes dans l’urgence », a déclaré le Pr. Awa Marie Coll Seck qui a regretté que cette panne survienne plus tôt que ce qui a été prévu après les dernières réparations. « L’appareil était tombé en panne en avril mais après réparation, il était prévu qu’il puisse tenir pendant au moins 18 mois. Malheureusement, la panne est survenue avant le délai fixé. Ce n’est nullement un problème de laxisme », s’est défendue, Awa Marie Coll Seck. Toutefois, elle a reconnu qu’avec cette panne, son département traverse une période difficile. Le ministre a rappelé que le gouvernement avait déjà commandé, en procédures d’urgence, grâce à un partenariat avec une banque internationale basée à Khartoum au Soudan, des accélérateurs de particules pour les services de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec et Dalal Jamm. Ces machines, a-t-elle ajouté, devraient être réceptionnées au mois de décembre. Mais l’institution financière n’a pas pu lever des fonds à cause de l’embargo imposé au Soudan. « Aujourd’hui, c’est le gouvernement du Sénégal, sur ses fonds propres, qui va acquérir ces appareils. Mais il faut que les gens sachent que l’achat d’un accélérateur de particules n’est pas simple », a signifié Mme Seck qui a demandé au peuple sénégalais d’être patient car « les choses vont bouger dans le bon sens ». « Nous allons nous appuyer sur nos expériences pour sortir de cette crise », a fait savoir le Professeur Awa Marie Coll Seck. A cette occasion, elle a invité les Sénégalais à adopter des comportements qui ne les exposent pas aux cancers. Selon les statistiques, de l’Organisation mondiale de la santé, 14 millions de nouveaux cas sont attendus par an dans le monde. Au Sénégal ce sont au moins 15.000 cas qui sont enregistrés par an.

Eugène KALY

Le Sénégal va se doter d’un plan national de lutte contre le cancer. Sa mise en œuvre est évaluée à plusieurs dizaines de milliards de FCfa.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale compte sur le plan national de lutte contre le cancer pour inverser la prévalence et la mortalité qui sont encore très élevées au Sénégal. Ce plan multisectoriel comporte plusieurs volets, à savoir la prévention, le dépistage, la prise en charge thérapeutique, la chimiothérapie, entre autres. « Nous sommes en train de mettre en œuvre ce plan avec les moyens qui sont à notre disposition. Nous allons rencontrer les bailleurs pour revoir les coûts parce que ce plan est évalué à plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa », a indiqué Awa Marie Coll Seck. Le Professeur Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’Hôpital Aristide Le Dantec a confirmé les propos du ministre en soulignant que ce plan englobe tous les aspects de la lutte contre les cancers. « Aujourd’hui, malheureusement, 50% des malades hospitalisés dans l’institut du cancer de l’hôpital Le Dantec le sont pour des soins palliatifs. Ce plan permettra d’éviter ces problèmes douloureux», a estimé le cancérologue. Il a souhaité que ce plan soit mis en œuvre, le plus rapidement possible. En outre, le ministre de la santé a annoncé la création des pôles régionaux de traitement de cancers. « Nous ne voulons plus que les gens quittent des régions pour venir se faire traiter à Dakar. Nous allons décentraliser la prise en charge du cancer », a-t-elle promis.

E. KALY

A la veille de la commémoration de la disparition de l’auteur de « Nation Nègres et Cultures »), le club Cheikh Anta Diop organise les 48heures d’hommage au parrain de l’Ucad.

Les activités marquant la commémoration de la disparition de Cheikh Anta Diop ont commencé depuis hier dans le campus social de Dakar. Les membres du Club Cheikh Anta Diop ont organisé des activités qui ont permis de retracer le parcours du savant et donner aux visiteurs un aperçu sur son immense travail de restauration de la dignité et de l’affirmation de l’identité de l’homme noir. A l’allée Balla Gaye, les discours du scientifique sont diffusés, des photos sont exposées. Les membres du club vêtus de T-shirt à l’effigie du pharaon distribuent des brochures et des dépliants aux étudiants et aux passants. Cette association veut introduire une rupture dans la commémoration de la disparition de Cheikh Anta Diop. « La commémoration doit être inscrite dans les agendas. Nous n’avons pas des partenaires pour donner un cachet populaire à cet événement », a déploré le président du Club, Moustafa Thiam qui précise tout de même : « Il n’ya que la Fondation Ucad et les autorités administratives du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) qui nous aident à financer ces activités. Si nous faisions du folklore, les sponsors allaient se bousculer à nos portes. Pourtant Cheikh Anta Diop mérite qu’on le vulgarise son œuvre ». Aujourd’hui, une conférence et une exposition sont prévues pour revisiter la vie et l’œuvre de Cheikh Anta DIOP avant le pèlerinage à Caytou, son village natal, le 12 février prochain.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La définition d’un mécanisme de financement du Réseau national des exploitants atténuera la pression sur les réserves forestières. C’est ce qui est ressorti d’un atelier organisé par le Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede 2).

La décentralisation de la gestion des ressources forestières requiert une meilleure organisation des exploitants. L’atelier sur la validation des mécanismes de financement de la production du bois-énergie et du dispositif pour la gestion des camions des producteurs locaux, organisé par le « Progede 2 », s’inscrit dans cette perspective. « Des dispositions ont été prises pour inscrire tous les prélèvements dans les plans d’aménagement. Le défi, c’est le respect des prescriptions techniques. Nous pensons que les acteurs locaux engagés dans la lutte contre les feux de brousse et le reboisement doivent tirer profit des ressources. De ce fait, ils seront plus motivés dans leur protection », a argumenté le responsable des opérations du Progede 2, le colonel Alassane Ngom. Au cours de cet atelier, il sera question de la validation des mécanismes de financement du Réseau national des producteurs forestiers et du manuel pratique de gestion des deux camions. La recherche de consensus, a rappelé M. Ngom, est un principe qui détermine, en grande partie, la réussite d’un projet et d’un programme. L’organisation et la série de formations offertes aux exploitants doivent, d’une part, aboutir à l’appropriation des principes d’une exploitation rationnelle et, d’autre part, à la valorisation des potentiels sans dégrader les écosystèmes. Ces acquis, enregistrés par le Progede 2, ont atténué la pression sur les formations forestières. « Le Progede 2 a accompagné les producteurs locaux de charbon de bois vers une structuration basée sur un schéma organisationnel qui a introduit une nette distinction entre les Comités inter-villageois de gestion des forêts manégées et les organisations de producteurs locaux qui se positionnent comme des exploitants de la ressource », a fait savoir l’adjoint au chef de service des Eaux et Forêts, Ousmane Cissokho. Le réseau, fort de 10.630 membres, dont 3.271 femmes, a conscience que la pérennisation de ses activités génératrices de revenus dépend de ses actions de préservation et de conservation. L’éveil de conscience a amené ces exploitants à revoir leurs rapports avec les forêts. « L’exploitation des ressources forestières ne doit plus aboutir à une quelconque dégradation. Bien au contraire, elle doit s’inscrire dans la logique d’un traitement sylvicole propre contribuant plutôt à leur développement », a relevé le colonel Cissokho.

L’identification des niches de création de richesse et l’autonomisation des exploitants s’avèrent importantes pour la préservation des forêts. L’élaboration des mécanismes de financement des différentes organisations et le dispositif de gestion des camions aideront les bénéficiaires à relever de nouveaux défis. « Autant les moyens financiers sont indispensables pour vous faciliter à assumer vos rôles et responsabilités et le développement de votre organisation, autant ceux-ci peuvent être sources de division et de distorsion s’ils ne sont pas bien gérés », a prévenu Ousmane Cissokho. L’atelier a réuni des membres des associations de plusieurs régions.

1 million d’hectares de forêts aménagés
L’implication des populations dans la lutte contre la déforestation a porté ses fruits. Le  Progede 2 a aménagé un million d’hectares de forêts à travers le Sénégal. Les autorités ont reconnu l’apport inestimable de ce projet dans la restauration des écosystèmes forestiers. « Le Progede 2 a accompli un travail d’une grande utilité à la fois pour les services des Eaux et Forêts et pour toute la nation sénégalaise. Elle a aménagé un million d’hectares de forêts », a révélé l’adjoint au chef de service des Eaux et Forêts.

Idrissa SANE

Les membres du Comité de pilotage représentant la Commission nationale de gestion des produits chimiques sont, depuis hier, en conclave de deux jours à Dakar pour valider les différents rapports sur « L’évaluation initiative de Minamata » (Mia) du Sénégal. L’un des objectifs, c’est de faciliter la prise de décision politique et la hiérarchisation des futurs domaines d’interventions.

Le Sénégal a adopté la Convention de Minamata sur le mercure le 11 octobre 2013 et l’a ratifiée le 03 mars 2016. A travers cet acte, il s’agit d’adhérer au traité mondial visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et les rejets anthropogéniques de mercure et de leurs dérivés. Le Sénégal est ainsi devenu le 23ème pays à ratifier la convention avec le soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) dans l’élaboration de son rapport sur l’évaluation l’Initiative de Minamata. Ces éclairages ont été apportés par la directrice de l’Environnement et des Etablissements classés, Maryline Diarra, qui a présidé, hier, l’ouverture de l’atelier de validation du profil national et des priorités pour les interventions futures. Cet atelier, organisé par la direction de l’Environnement et des Etablissements classés, en collaboration avec l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) qui co-exécute le projet avec l’Onudi (Organisation des Nations unies pour le développement industriel), permettra de minimiser, voire d’éliminer, l’utilisation du mercure. Il s’agira, pour cette dernière, de peaufiner le rapport final de la Mia afin d’accéder aux financements du Fem.

Laura Calaguig et Just Dittkrist de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) ont respectivement affirmé leur soutien aux efforts du Sénégal pour l’élaboration de son rapport final. D’ailleurs, M. Dittkrist a présenté les grandes lignes du projet du Sénégal qui fera l’objet d’une validation de la part des membres du Comité de pilotage. « Les financements des bailleurs dépendront de la richesse du projet pour l’élimination de l’utilisation du mercure », a-t-il souligné. Pour rappel, les points importants de la Convention de Minamata comprennent, entre autres, une interdiction de la création de nouvelles mines de mercure, l’élimination de celles déjà existantes, la suppression et la réduction progressive de l’utilisation du mercure dans certains produits et procédés, ainsi que des mesures de contrôle des émissions dans l’air et des rejets dans le sol et l’eau. A cela, il faudra ajouter la mise en place d’un système de contrôle des sites d’orpaillage. La convention porte également sur le stockage provisoire de mercure et des composés du produit...

B. B. SANE

Situé au quartier Aladji Pâthé, une zone d’habitation qui ne cesse d’étendre ses tentacules, le lycée de Keur Massar dépasse, aujourd’hui, sa capacité d’accueil. Il est envahi par les eaux durant chaque hivernage, empêchant le démarrage à temps des cours. Malgré tout, l’établissement a un taux de réussite de 50 %.

« Jusqu’au mois de novembre, notamment le 7, nous n’avions pas encore procédé au désherbage de la cour qui, après l’hivernage, a été envahie par les herbes  », se désole le proviseur du lycée, Diène Ngom, soutenant que l’administration locale, notamment la mairie de Pikine et celle de la localité, n’avait ménagé aucun effort pour l’effectivité du concept « Oubi tey, Jang tey » (démarrage des cours le jour de la rentrée). En plus de l’environnement, l’établissement est confronté à la gestion d’un flux croissant d’élèves. Située dans une zone en pleine expansion, l’école reçoit plusieurs lycéens. Alors que, jusqu’ici, informe M. Ngom, l’établissement n’a que dix sept salles de cours. « Avec vingt huit cours pédagogiques pour dix sept salles, c’est une grande gymnastique qu’il faut faire pour ménager les emplois du temps afin de respecter le quantum horaire », s’est-il désolé. Selon lui, les effectifs dans les cours dépassent en moyenne 80 lycéens.

En effet, a indiqué le proviseur, beaucoup de demandes d’inscription sont déclinées bien que le lycée soit le seul dans cette localité, en dehors du nouveau lycée de la zone de recasement.
Pour régler le problème, il a suggéré à l’administration locale d’anticiper sur l’augmentation des élèves en construisant de nouveaux bâtiments.

Marame Coumba SECK

Le processus de mis en place des organisations estudiantines de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) est enclenché. Le directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Amadou Tidiane Ndiaye a présidé le week-end dernier, un atelier à Mbour qui a pour but de définir les critères de choix des étudiants devant siéger dans des instances de prise de décisions. « La rencontre a pour objectif de réfléchir sur les modalités de désignation des représentants des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) au sein des instances et structures de l’institution universitaire » a expliqué Amadou Tidiane Ndiaye, directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ancien coordonnateur adjoint de l’Uvs qui a une spécificité : celle d’avoir des Espaces numériques ouverts qui seront portés à 54 à travers le Sénégal. Le représentant du directeur de l’Enseignement supérieur, Daha Chérif Bâ a jeté un regard rétrospectif sur les incompréhensions qu’avait entrainées la création d’une université virtuelle. Heureusement que les inquiétudes se dissipent. Mieux l’institution aborde un nouveau tournant dans son existence. « Le ministre Mary Teuw Niane a lancé des projets qui sortent de terre. L’Université virtuelle avait suscité des réticences qui sont dépassées présentement », a déclaré, Daha Chérif Bâ qui a invité les différents acteurs du système à privilégier le dialogue dans la recherche de solutions aux problèmes. 

Amath Sigui NDIAYE

Journée mondiale de lutte contre le cancer : A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, samedi, la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Chaque année, 15.000 personnes contractent cette maladie dans le pays.

La célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer a été marquée par des échanges sur les thèmes liés à cette pathologie. C’était samedi dernier au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips). Au cours de cette journée, le chef du Service de radiothérapie de l’hôpital Dalal Jamm, le Pr Macoumba Gaye, a introduit le thème : « La place de la radiothérapie dans le traitement du cancer ». Dans son exposé, il a d’emblée fait l’état des lieux de la maladie au niveau national. Le Pr Gaye a révélé que le Sénégal enregistre, chaque année, 15.000 nouveaux cas de cancer.

Aussi la mortalité liée au cancer est l’une des plus élevées au Sénégal. Selon les statistiques fournies par le Pr Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec, le taux de mortalité au Sénégal se situe entre 60 à 70 %. Le spécialiste a plaidé pour la mise en place du programme de diagnostic et de dépistage précoce. « Il faut trouver des gens qui ne se plaignent de rien et leur proposer un dépistage. C’est ce qui se fait partout dans le monde », a souligné le Pr Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec. Ce qui est loin d’être le cas au Sénégal où des malades se présentent dans les structures de santé tardivement, compliquant leur prise en charge. De façon plus globale, la prévalence non négligeable contraste avec l’insuffisance des structures spécialisées dans le traitement de cette pathologie. Macoumba Gaye en veut pour preuve l’unique appareil de radiothérapie dont dispose le pays sans compter le manque criant de ressources humaines. Le Sénégal n’a que deux radiothérapeutes pour suivre tous les malades souffrant de cancer. « C’est une situation qui nécessite une solution urgente, car le cancer a un rythme de progression rapide qui est dangereux pour les cellules et les organes du corps humain », a prévenu le cancérologue. Il a expliqué que « la radiothérapie se sert de radiations pour cibler les cellules cancéreuses et les réduire, tout en préservant au maximum les tissus sains et les organes voisins ». La radiothérapie, selon lui, « peut être associée à une chirurgie ou à une chimiothérapie ». C’est pour toutes ces raisons que les spécialistes ont recommandé la multiplication et la décentralisation des structures spécialisées dans le traitement.

Au cours de cette rencontre, des voix autorisées ont assuré que les malades évacués sont bien traités et que le gouvernement travaille à l’acquisition d’un nouvel appareil de radiothérapie en procédure d’urgence. Aujourd’hui, l’Etat semble aussi faire de la formation des ressources humaines dans les domaines de la radiothérapie, de la physique et de la manipulation sa priorité.

Pape Coly NGOME

Les autorités sanitaires vont évacuer d’autres malades à l’étranger pour les séances de radiothérapie en attendant l’acquisition de nouveaux appareils par le Sénégal. L’information a été donnée par le chef de Division des maladies non transmissibles, Dr Marie Kâ Cissé.

Le chef de Division des maladies non transmissibles, Dr Marie Kâ Cissé, a annoncé, samedi dernier, qu’un autre groupe de personnes atteintes de cancer seront évacuées au Maroc dans les prochains jours. Ces malades seront admis aux services de radiothérapie des structures du royaume chérifien. Elle a d’ailleurs assuré à cette occasion que les premiers malades référés au Maroc se portent bien. Interpelé sur les critères de choix des malades, le Pr Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’hôpital a soutenu qu’ils sont purement médicaux et scientifiques. « Tous les malades qui ont besoin de radiothérapie et qui n’ont pas les moyens d’aller en Tunisie ou au Maroc pour se faire traiter, devraient être évacués si les médecins qui suivent leur dossier sont d’accord. C’est juste une indication de radiothérapie », a-t-il souligné. M. Diop a rappelé que la radiothérapie n’est pas le seul moyen de traitement des cancers.

La chirurgie et la chimiothérapie restent les éléments les plus importants dans le dispositif de traitement de cette pathologie. La radiothérapie vient souvent en complément pour éviter qu’il ait une récidive. Même si le Pr Macoumba Gaye, agrégé en radiothérapie et chef du service de l’Unité de cancer de l’hôpital Dalal Jamm, a estimé que 70% des cancéreux sénégalais ont besoin de la radiothérapie.

Elle est incontournable dans la prise en charge de 100 types de cancers qui sont détectés dans le monde. La radiothérapie, a-t-il ajouté, favorise la guérison de 30% des malades souffrant de cancer. Toutefois, ni la chirurgie et encore moins la radiothérapie ne sont efficaces contre les cancers qui sont à un stade avancé. « C’est pour cette raison que nous avons, à l’hôpital Aristide Le Dantec, une stratégie thérapeutique et des réunions de concertation pluridisciplinaire chaque semaine. Car personne n’a le droit de traiter un cancer si le dossier du malade n’est pas étudié, validé et signé lors de cette réunion», a précisé le Pr Mamadou Diop.

Selon lui, cette réunion nécessite la participation d’un chirurgien spécialiste de l’organe concerné, un radiothérapeute, un chimiothérapeute, un radiologue pour réévaluer toute l’imagerie, un pathologiste, c’est-à-dire celui qui fait le diagnostic au microscope. « Toutes ces personnes doivent être au moins présentes et même le malade, parce que vous ne pouvez pas enlever l’organe d’une personne sans qu’elle ne donne son accord », a détaillé le spécialiste des maladies cancéreuses. Il a affirmé qu’à partir du moment où les médecins décident de prodiguer un traitement par la radiothérapie à un malade, « il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas évacué si les fonds sont disponibles. Donc, ce sont des critères purement scientifiques et médicaux », a soutenu le cancérologue.

Eugène KALY

L’Institut Conficius de l’Ucad est plongé dans un calme. Deux vigiles prennent un bain de soleil, l’un dans la cour intérieure et l’autre dans l’arrière-cour. Une secrétaire sort et rentre des bureaux. Sur le flanc droit du bâtiment, le couloir est inanimé. Il n’y a pas de queue devant la salle de consultation du Dr Mame Awa Ly Fall. La médecine chinoise ne fait pas encore courir les Sénégalais. La jeune praticienne ne désespère pas. Elle a une cartographie détaillée des points d’acupuncture dans sa tête. Elle a levé un coin du voile sur l’efficacité thérapeutique de la médecine de l’Empire du Milieu.

A l’Ucad II, l’Institut Conficius se distingue des autres bâtiments par son architecture. Le mur de la devanture, carrelée, porte des inscriptions en chinois. D’autres en couleur rouge sont écrites sur la baie vitrée. Un temple en miniature est dans l’arrière-cour. L’édifice véhicule la culture de l’Empire du Milieu. Dans une salle, une passionnée de la culture chinoise, Mame Awa Ly Fall, 29 ans, attend ses patients. Cette Sénégalaise est une ambassadrice des pratiques médicinales de la Chine.

Née à Guéoul, où elle a fait ses études primaires et son premier cycle secondaire, Mame Awa Ly Fall décroche le baccalauréat avec la mention Bien à Louga. Elle fait sa première année à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2006. Elle s’envolera pour la Chine en 2007. Elle est subjuguée par la richesse culturelle chinoise. « J’étais toujours intéressée par la culture chinoise. Lorsqu’on m’a informée qu’il y avait des bourses de la Coopération chinoise, j’ai déposé et j’ai été attributaire », raconte Mame Awa Ly Fall.

Piqûres d’aiguille sans douleur
La native de Guéoul était partie pour suivre sa formation en médecine occidentale. Mais, une fois dans son pays d’accueil, elle est fascinée par la médecine chinoise avec ses branches comme l’acupuncture, la diététique chinoise, le grattage ou encore l’usage des ventouses dans des traitements. Sur une armoire, le corps des mannequins tatoués de points de la tête aux pieds. Chaque point a son importance. Mame Awa Ly Fall connaît par cœur les fonctions d’au moins 200 à 300 points. Elle livre leurs secrets d’abord en langue chinoise avant d’apporter des éclairages en français ou en anglais.

Elle sait insérer les aiguilles dans plusieurs points du corps sans que le sujet ne ressente une douleur. Tout est dans la finesse de l’acte. Mais, la technique exige une connaissance fine du corps humain. Mame Awa Ly Fall a dans sa tête une cartographie détaillée des points d’acupuncture et des méridiens sur lesquels le praticien doit agir pour rétablir l’équilibre suite à une infection bactérienne virale. Elle a passé 9 ans en Chine. Sa vie était partagée entre des Universités de médecine chinoise de Hunan, de Beijing, où elle a obtenu son Bachelor, et les hôpitaux comme Jiangsu Province Chinese Medicine Hospital, Clinical observation et Dong Zhi Men Hospital. C’est à l’Empire du Milieu qu’elle est partie chercher le savoir, disons les secrets d’une médecine peu connue au Sénégal et qui est pourtant plus proche de notre culture.

La fonction d’autorégulation de l’organisme
L’acupuncture fait partie de la culture chinoise. Mais, elle ne se transmet pas de père en fils. C’est une branche de la médecine enseignée dans des universités. Les aiguilles insérées dans le corps stimulent les fonctions psychologiques, organiques et psychiques et régulent la circulation de l’énergie corporelle. « La médecine chinoise est une médecine naturelle. Elle fait recours à des plantes. Avec l’acupuncture, on utilise des aiguilles pour stimuler le corps. Les injections ont une douleur équivalente à une piqûre de moustique. Ce sont de petites aiguilles conçues spécifiquement pour cette pratique médicinale. Mais, il faut connaître les points sur lesquels il faut piquer », avertit la spécialiste de la médecine chinoise qui a reçu une formation solide en massage pédiatrique. Tout est aussi mesuré. Les deux chronomètres posés sur la table servent à cela.

La praticienne ne tarit pas d’éloges à l’égard de cette médecine qui est, pour elle, plus adaptée à nos réalités et à notre culture et aussi à la moyenne du pouvoir d’achat de la masse. Ce traitement n’exige pas une prise abusive de médicaments. Le praticien donne un coup de pouce à l’organisme qui s’autorégule. « La médecine chinoise est trop proche de notre phytothérapie. Les Chinois ont des livres spécifiques sur les plantes médicinales, la physiologie du corps humain, le rapport entre l’homme et la nature. Ce sont des livres qui datent de plus de 2000 ans.

Par contre, en Afrique, nous avons une tradition orale, nous avons perdu beaucoup de secrets thérapeutiques en cours de route. Les détenteurs de ces savoirs meurent sans les transmettre à leurs descendants », regrette Mame Awa Ly Fall. A l’institut Conficius, on ne fait pas encore la queue. La praticienne ne désespère pas. De bouche à oreille, la nouvelle se répand. L’efficacité thérapeutique en matière de rhumatisme, d’arthrose, de constipation, de régulation de l’énergie corporelle, entre autres, produira bientôt ses effets. Ce n’est pas un abus de langage de considérer Mame Awa Ly Fall comme une ambassadrice de la médecine chinoise au Sénégal. Son rêve, c’est l’intégration de cette médecine dans des structures hospitalières. D’autant plus que certaines techniques médicinales ont montré depuis belles lurettes leurs limites. « Mon rêve, c’est d’intégrer ce modèle en Afrique. En Chine, 90% des hôpitaux ont fait l’intégration, c’est-à-dire ils font à la fois une médecine occidentale et une médecine chinoise, et les résultats sont là. La médecine chinoise comporte plusieurs branches.

Il y a la diététique. Beaucoup de personnes ignorent que notre alimentation a une influence sur notre santé », dévoile l’ancienne présidente de l’Association des étudiants sénégalais en Chine entre 2014 et 2016.

Idrissa SANE

Le président la République avait demandé, lors du dernier conseil des ministres, que Plan national de lutte contre le cancer soit financé et mis en œuvre. Cette sortie du chef de l’Etat est accueillie comme un soulagement par les autorités sanitaires, les spécialistes de cette maladie et tous ceux qui interviennent dans la lutte contre le cancer. « Nous approuvons cette décision du président Macky Sall parce qu’elle est extrêmement importante. On ne peut pas lutter, de manière efficace, contre le cancer si nous n’avons pas un plan national de lutte contre le cancer », a déclaré le directeur de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec. Le Pr Mamadou Diop a révélé que l’absence de ce plan national est un obstacle à la mobilisation des fonds destinés à soutenir les activités de prise en charge des cancers. « Ce plan est fondamental parce qu’englobant tous les aspects de lutte contre le cancer », a-t-il souligné. Six séminaires ont été organisés en vue de sa mise en œuvre.

E. KALY

En marge de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le « Club ladies » a remis une enveloppe symbolique de trois millions de FCfa à la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca). Le « Club ladies » manifeste ainsi son soutien à toutes les organisations engagées dans la promotion de la solidarité et la lutte contre la pauvreté. Oumy Ndour, l’administratrice de cette association, a indiqué : « Cette modeste contribution témoigne de l’affection et de la compassion que notre structure a en l’endroit de toutes les personnes souffrant de cancer ». Elle a justifié leur engagement par le fait que les pouvoirs publics ne peuvent pas tout faire. Par conséquent, chaque citoyen doit apporter son soutien aux malades. « Nous estimons qu’il est nécessaire, dès fois, de chercher des ressources additionnelles pour appuyer le gouvernement dans l’accomplissement de ses missions régaliennes. Nos actions sont fondées sur l’esprit d’entraide et de solidarité », s’est exprimée la journaliste qui a remis le chèque à la présidente de la Lisca, Fatima Guénoune. Pour cette dernière, ce geste des membres du « Club ladies » illustre leur attachement aux valeurs de partage, de solidarité et d’entraide.

P. C. NGOM

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, en compagnie de son ministre délégué Pape Gorgui Ndong, s'est rendu, hier, à Yeumbeul sud où des opérations de démolition des maisons abandonnées ont été lancées.

Des murs cèdent les uns après les autres sous le coup des pelles mécaniques. La scène attire les curieux. Les opérations de démolition des maisons abandonnées sont entrées dans une phase active à Yeumbeul Sud. Les maisons désaffectées du quartier Afia 5 seront bientôt rasées. Ces opérations ont été lancées, avant-hier, en présence du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il inscrit ces opérations dans le souci d’amélioration du cadre de vie des Sénégalais. « L'objectif du président de la République n'est point de détruire pour le simple plaisir de détruire, mais justement pour reconstruire des équipements socio collectifs qui seront utiles à toute la communauté », a expliqué Diène Farba Sarr. Sur ces emprises libérées, le gouvernement va y construire, dans les années à venir, des écoles, des mosquées et des postes de santé. A vrai dire, ces maisons abandonnées sont des repaires de bandits, de malfrats et de serpents venimeux. « On ne peut pas parler d'émergence sans parler de cadre de vie. Il faut donc démolir ces maisons et aménager les espaces libérés pour le bien-être de la communauté », a ajouté le ministre. Il a aussi révélé que le chef de l’Etat a décidé d’accorder une rallonge de 500 millions de FCfa dans le cadre de la loi de finances rectificative pour prendre en charge les coûts de requalification. Par ailleurs, le ministre Pape Gorgui Ndong a annoncé que la requalification va débuter après les opérations de démolition. C’est dans ce sens que le ministre du Renouveau urbain a signé une convention avec les collectivités locales.

Abdou DIOP

L’ambassadeur du Japon à Dakar, Takashi Kitahara, et la directrice pays de l’organisation « Marie Stopes International » Sénégal, Mme Ndèye Sanou Gning, ont procédé, hier, dans le cadre de l’assistance aux projets locaux de promotion de la sécurité humaine, à la signature d’un contrat de don estimé à 47 millions de FCfa.

L’ambassadeur du Japon à Dakar et la directrice pays de l’organisation Marie Stopes International Sénégal ont procédé, hier, dans les locaux de l’ambassade du Japon au Sénégal, à la signature d’un contrat de don entrant dans le cadre de l’assistance aux projets locaux de santé reproductive et de sécurité humaine. D’un montant de 71.955 euros, soit environ 47 millions de FCfa, cet appui doit permettre à l’Ong Marie Stopes International Sénégal d’acquérir deux véhicules avec des équipements médicaux, pour la promotion de la santé reproductive, indique un communiqué de l’ambassade du Japon au Sénégal, reçu hier. Une fois ce projet réalisé, précise-t-on, l’Ong sera en mesure de faire des déplacements, notamment en zone rurale, pour offrir des services liés à la santé reproductive, comme le planning familial, à environ 13.000 femmes chaque année.

 Le gouvernement du Japon a toujours apporté son soutien au Sénégal, de façon constante, dans le secteur de la santé, plus particulièrement la santé maternelle et infantile, ainsi que pour le renforcement des capacités des personnels soignants, souligne le communiqué. Le Japon a également mis l’accent sur le soutien pour des rôles plus actifs des femmes et l’amélioration de leurs positions au sein de la société. C’est dans cet esprit, lit-on dans le document, que le Pays du soleil levant a décidé de contribuer à ce projet qui pourra améliorer le taux de contraception et de mortalité infantile, mais aussi augmenter les opportunités d’éducation pour les femmes.

M. SY

L’association Kapy production a collecté, il y a quelques jours, à Linguère, en collaboration avec la banque de sang de l’hôpital Maguette Lô, 33 poches de sang. Ainsi les membres de la structure veulent prévenir la pénurie de ce produit essentiel pour plusieurs acteurs médicaux. Le directeur de l’établissement, Abou Sarr, a estimé que l’activité a connu un succès, car les objectifs ont été atteints. Dans la foule, certains ont reconnu que c’est pour la première fois qu’ils se sont soumis à cet acte. « Le don de sang est un acte citoyen. Je lance un appel aux citoyens de Linguère surtout à la jeunesse à donner du sang. Ceux qui en ont besoin sont nos sœurs, nos frères et nos parents », a confié Mamadou Sophie Cobar. Comme ces derniers, l’initiateur de cette journée, Yaba Ndiaye, s’est réjoui du grand rush. Il compte pérenniser cette activité pour prévenir les ruptures récurrentes de sang à l’hôpital Maguette Lô de Linguère.

Masse NDIAYE

Les autorités académiques ne veulent pas négliger un maillon du système éducatif. L’Inspection d’éducation et de la formation de la région de Sédhiou a organisé une session de formation de 80 animateurs communautaires. Ces derniers sont issus des départements de Goudomp, Bounkiling et Sédhiou. Les bénéficiaires auront en charge l’éducation des tout-petits. L’initiative a été saluée par les participants. « On ne doit pas entrer dans l’enseignement sans formation », a défendu l’un des bénéficiaires de la formation au cours d’une cérémonie au Crfpe de Sédhiou. Ce programme que le ministère de tutelle est en train de dérouler a été conçu par l’ancien inspecteur de l’éducation et de la formation Sédhiou El Hadji Cissé, aujourd’hui à la retraite. Le programme vise à améliorer le taux brut de scolarisation (Tbs) dans le préscolaire, selon le directeur de cet ordre d’enseignement, Ousmane Diouf. Aussi, il met en avant l’implication des communautés, leur engagement devant favoriser la satisfaction des besoins de tous les enfants en âge d’aller à la maternelle.

C’est pour cette raison que les bénéficiaires sont recrutés au sein de la communauté parmi les jeunes. Selon certains intervenants, si les populations acceptent de libérer leurs enfants, c’est parce qu’on leur a montré les avantages que l’enfant peut avoir en passant par le préscolaire avant de faire le cycle élémentaire. C’est pour cela que le Programme de l’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) accorde une grande importance à l’éducation des tout-petits.

Le directeur de l’Enseignement préscolaire a remis un important lot d’outils didactiques, pour un coût d’environ trois millions de FCfa, à répartir entre les trois Inspections de l’éducation et de la formation.

Malamine KAMARA 

Le Pr Mamadou Diop fait une radioscopie sans complaisance de la panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec. Au cours de cet entretien, le directeur de l’Institut du cancer a révélé que cette machine est tombée en panne à plusieurs reprises et qu’elle ne répond plus aux critères d’efficacité ni ne sureté. En somme, son usage expose les malades et le personnel à la radioactivité. Mais, l’universitaire ne veut pas que l’on résume le problème de lutte contre les cancers à l’acquisition de nouvelles machines de radiothérapie.

La panne de l’appareil de radiothérapie fait l’actualité. Pouvez-vous revenir sur ce problème ?
L’appareil a connu des pannes successives au fil des années qui nous ont conduits à procéder à plusieurs maintenances. Cette panne ne date pas d’aujourd’hui. Mais, nous sommes arrivés à un point où cette machine constituait un danger pour les patients et pour le personnel. C’est ce qui nous a amenés à demander son arrêt. C’est un appareil qui date de longtemps. C’était un don de la défunte Arc de la France, une Association de la recherche sur le cancer. C’était en 1989. Cet appareil a connu plusieurs changements de sources parce qu’il s’agit de sources radioactives. Une source a une durée de vie. Il faut renouveler les sources radioactives, car il y a des mesures draconiennes de radioprotection à respecter. C’est en 2009 qu’il y a eu réhabilitation, un changement de tous les accessoires, à savoir la table et le statif. Par la suite, l’unité de la radiothérapie a été réhabilitée. Mais, l’appareil est resté le même. Son état motive notre décision de cesser nos activités.

Pourtant, vous avez souvent attiré l’attention des autorités sanitaires sur la fréquence des pannes…
Nous avons informé, à plusieurs fois, les autorités sur la nécessité d’acquérir des appareils beaucoup plus performants. Il faut admettre que le cobalt est bien, mais en termes de radiothérapie, il est un peu dépassé. En fait, tous les équipements se modernisent en médecine. Les appareils d’échographie qui existaient il y a trente ans ne sont plus d’actualité. Malheureusement, cette évolution n’a pas été le même pour cet appareil de radiothérapie.

Donc, en termes d’efficacité thérapeutique, le nombre de localisation qui peut être pris en charge n’est pas possible avec le cobalt, alors qu’avec l’accélérateur on peut irradier les tumeurs beaucoup plus profondes et être plus précis dans son ciblage. Ce n’est pas seulement le cobalt, mais la dosimétrie, c’est-à-dire calculer les doses que doit recevoir la tumeur et protéger les organes sains qui sont au autour. Ceci est extrêmement important en radiothérapie.

Dans ce projet de renouvellement du cobalt, il y a également un scanner qui va être dédié à la radiothérapie qui pourra faire une dosimétrie beaucoup plus précise. Avec ces accessoires, nous aurons une grande efficacité sur la tumeur, notamment l’organe qui est atteint, et une meilleure protection des organes sains qui sont aux alentours de la tumeur. Ce sont des avantages de l’accélérateur de particule par rapport au cobalt.

Avez-vous le sentiment que vous n’avez pas été suivi ?
Je pense sincèrement que c’est un problème qui concerne la prise en charge des cancers. Dans tous les pays en voie de développement comme le Sénégal, les autorités sanitaires se sont focalisées sur les maladies infectieuses pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui, on peut dire que la mortalité liée au paludisme, à la tuberculose et au Sida est à un niveau assez acceptable. Nous avons concentré toutes nos énergies sur les maladies infectieuses comme si nous n’étions pas concernés par les maladies chroniques que sont les cancers, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, rénales... Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a une transition épidémiologique évidente. Nous avons toujours essayé d’attirer l’attention des autorités pour qu’elles fassent cette réorientation des priorités en termes de santé. Je suis heureux de constater qu’une nouvelle culture de la santé est en train de prendre place chez les décideurs publics. C’est important. Je suis également content d’entendre que le président de la République demande de financer le Plan national de lutte contre le cancer parce que c’est la seule solution pour régler l’ensemble des problèmes. Il ne s’agit pas seulement d’une machine qu’il faut changer. Il faut penser à l’ensemble du territoire national, aux ressources qui travailleront et feront fonctionner ces machines. Il faut penser au diagnostic du cancer, au bilan d’extension qui demande une imagerie performante, des Irm mixtes et nucléaires. C’est tout un ensemble. Nous ne devons pas penser que dès que nous aurions une nouvelle machine, le problème sera réglé. La prise en charge du cancer est holistique. Il y a une prévention primaire qui consiste à informer, sensibiliser et agir sur le mode de vie des populations. La prévention secondaire revient, elle, à détecter très tôt les lésions précancéreuses. Il faut une culture du diagnostic précoce ; ce qui demande des programmes de dépistage. Il y a également la prise en charge thérapeutique qui exige des infrastructures, des équipements et des ressources humaines qualifiées. Partout à travers le monde, les patients arrivent à un stade avancé dans les hôpitaux. Ils ont besoin de soins, de soutien psychologique, physique et social et des traitements pour soulager les douleurs. C’est tout un ensemble de mesures qui sont dans le Plan national de lutte contre le cancer. Lorsque nous entendons la plus haute autorité dire qu’il faut financer ledit plan, nous disons, enfin, que nous aurons des solutions durables. C’est le financement de ce plan qui va régler le problème de manière pérenne.

C’est difficile d’évacuer une personne qui a une douleur. Comment atténuer la souffrance durant l’évacuation ?
La prise en charge de la douleur dans la médecine moderne est une priorité. Quelle que soit la maladie, nous devons faire en sorte que la personne ne souffre pas sur le plan physique. C’est fondamental. L’atténuation de la douleur est intégrée dans le projet du Centre anticancéreux qui est actuellement fini et doit être financé par la République de Corée du Sud. Dans ce centre, il y aura un service qui s’occupera de la douleur. Celle-ci varie d’un patient à un autre. Aujourd’hui, l’arsenal de la prise en charge de la douleur doit être mis en place et institutionnalisé de manière progressive. Il est nécessaire d’avoir un service dédié au traitement des douleurs tout en continuant à s’intéresser aux causes. Un malade qui est évacué peut continuer à prendre des médicaments, des injections. Nous ne sommes plus à l’ère où on disait, de toute façon, vous êtes malade, donc vous devez souffrir. Nous avons l’arsenal thérapeutique pour prendre en charge toute sorte de douleur.

Certains Sénégalais pensent que l’argent généré par les examens devrait servir à assurer la maintenance, voire l’acquisition d’une nouvelle machine ?
C’est une excellente question. Vous savez que l’Institut du cancer, l’unité de radiothérapie, la chirurgie effectuée au niveau du service de cancérologie et la chimiothérapie sont dans un hôpital qui s’appelle Aristide Le Dantec. Cet hôpital a plus de 100 ans. Il a une administration qui gère toutes les ressources et les dépenses. On ne peut pas dire qu’un malade a payé pour la radiothérapie et que cette somme doit revenir à notre unité. Cela ne marche pas ainsi. La caisse de l’hôpital est commune. La maintenance a toujours été assurée tant bien que mal. Ce n’est pas cela le problème. La radiothérapie est moins chère au Sénégal. Aujourd’hui, la radiothérapie curative, c’est-à-dire pour traiter et guérir une tumeur, est facturée à 150.000 FCfa. Le malade paie cette somme pour toutes les séances de radiothérapie qui peuvent durer un mois ou plus. Je vous signale qu’en Mauritanie, avec la panne de cet appareil, les Mauritaniens paient 200.000 FCfa, mais les étrangers sont obligés de débourser 800.000 FCfa. Au Sénégal, le tarif est le même pour les Sénégalais et les étrangers. Je pense que c’est une bonne chose puisque nous sommes tous des Africains. A Bamako, la radiothérapie est à 200.000 FCfa pour les Maliens et plus de 900.000 FCfa pour les étrangers. Pourtant, les Maliens se font toujours traiter au Sénégal en payant 150.000 FCfa comme les Sénégalais. S’agissant d’une radiothérapie palliative ou symptomatique, un patient paie juste 50.000 FCfa. En plus, il y a le service social où certains malades ne paient que 50 %. Si on se basait seulement sur les ressources générées par la radiothérapie pour la maintenance, la réhabilitation ou l’achat des éléments de cette machine, l’appareil serait à l’arrêt depuis très longtemps. Ce n’est pas comme ça qu’il faut réfléchir. C’est un tarif social. Il suffit de se renseigner sur le coût de la radiothérapie dans les autres pays ou dans le monde pour se rendre compte que le Sénégal a le tarif le plus bas à l’hôpital Aristide Le Dantec. Malheureusement, c’est la seule machine du pays. Il y a un problème de planning. A cela s’ajoutent des temps d’attente. On ne peut pas faire la chirurgie et la chimiothérapie et attendre trois mois, voire plus, pour faire la radiothérapie. Cela ne sert plus à rien parce qu’il y a une poursuite évolutive de la maladie. Elle ne s’arrête pas.

Le ministère de la Santé a annoncé de nouvelles acquisitions. Avez-vous une idée de la date d’arrivée de ces machines ?
Nous savons que le ministère de la Santé a décidé d’acheter un nouvel appareil. L’argent est débloqué. C’est en procédure d’urgence. Il ne s’agit pas d’enlever un appareil et de mettre un autre. Il y a tout un environnement à revoir. C’est un nouvel appareil. Le bunker doit être modifié, notamment la hauteur. Nous avons réfléchi et avons pensé que ce n’était pas la peine puisque cela va être très compliqué d’aller en hauteur. Finalement, nous avons retenu l’option de creuser pour gagner en hauteur. En plus, il y a la dosimétrie, il ne faut pas que l’on fasse le focus sur l’appareil. En fait, avant de traiter un malade, on fait la simulation de traitement pour savoir combien de doses doit recevoir l’organe atteint et les organes sains et avoir une précision sur la dose que peut tolérer chaque organe. C’est le rôle du physicien-médico. Dans cette commande, il y aura un scanner parce que notre simulateur est obsolète. Nous aurons un scanner qui sera dédié à la radiothérapie pour faire une meilleure dosimétrie.

Il y a également l’environnement, notamment les travaux de génie de civil. Nous essayons de réduire les délais de renouvellement. Il ne s’agit pas seulement de changer l’appareil. Il y a d’autres accessoires à acheter et quelques travaux de génie civil qu’il faut entreprendre. Dans le bâtiment annexe, où il n’y a pas que la radiothérapie, il y a des salles de consultation, d’enseignement, de réunion, de concertation pluridisciplinaire où les décisions sont prises pour le traitement de malades. Nous sommes dans un centre hospitalo-universitaire où nous recevons des étudiants en médecine, des médecins en spécialisation et parmi eux, on note bon nombre d’étrangers. L’Etat doit donner des bourses aux médecins sénégalais. Malheureusement, dans ce pays, il n’y a pas encore de politique de ressources humaines pour la spécialisation. L’Etat ne donne pas de bourses aux médecins sénégalais qui veulent faire une spécialisation. C’est pourquoi nous attendons beaucoup de la décision de financement du Plan national de lutte contre le cancer.

Ne faudrait-il pas plus d’un appareils par rapport au nombre de malades ?
Un accélérateur de particule et un scanner nous suffisent pour faire le travail correctement. Mais, il y a deux accélérateurs de hautes énergies qui sont prévus pour l’hôpital Dalal Jamm. Si l’hôpital Principal et l’hôpital de Grand Yoff peuvent en disposer, ça serait bien. Si nous partons aussi du principe qu’il faut un appareil pour 200.000 habitants, vous avez l’idée du nombre d’appareils de radiothérapie que le Sénégal doit avoir. Ce sont les normes internationales. Le Sénégal n’est pas le seul pays concerné par le déficit d’appareils de radiothérapie. Il y a cette transition épidémiologique qui fait qu’il faut, à partir de maintenant, que l’on se dise que les problèmes de santé dans les 30 prochaines années ne seront pas le paludisme, les maladies infectieuses, mais les maladies chroniques.

Entretien réalisé par Eugène KALY

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a lancé, hier, à Kolda, le Projet de santé maternelle et infantile dénommé « Women investment network ». Ce programme va contribuer à inverser la courbe de la mortalité maternelle et infantile dans les régions de Kolda et Sédhiou.

Un nouveau programme pour réduire la mortalité maternelle et infantile dans les régions de Kolda et Sédhiou. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a lancé, hier, à Kolda, le Projet « Women investment network » (Win) initié par l’Agence pour le développement du marketing social (Ademas), en collaboration avec Population services international (Psi). Ce projet, qui est financé par un donateur américain, pour un montant d’un million de dollars Us, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’offre de services sanitaires pour la mère et pour l’enfant à travers des unités mobiles qui seront déployées dans la région de Kolda.

Le projet sera élargi à la région de Sédhiou. « L’objectif de Win est d’augmenter l’accès aux services de santé dans les zones encore insuffisamment couvertes afin de répondre aux besoins des populations et de renforcer l’équité dans la mise en œuvre des programmes de santé. Nous avons l’habitude de dire que les régions périphériques sont des régions éloignées, mais où vivent des Sénégalais comme les autres. Nous devons appuyer ces zones. C’est pourquoi toutes les initiatives qui iront dans ce sens, seront soutenues par le ministère de la Santé et de l’Action sociale », a affirmé Awa Marie Coll Seck. Elle a remercié la donatrice, Mme Diane Powell, pour ce geste qui va sauver de nombreuses vies dans ces régions qui souffrent d’un déficit de personnel de santé qualifié et d’infrastructures sanitaires. Elle a également salué l’initiative de l’Ademas qui vient compléter les efforts du gouvernement en matière de santé. La clinique mobile offrira divers services comme le suivi de la grossesse, l’accouchement assisté par un agent qualifié, le suivi de la mère et de l’enfant après l’accouchement, la vaccination, la promotion de l’espacement des naissances et l’adhésion aux mutuelles de santé. Awa Marie Seck a insisté aussi sur la nécessité pour l’équipe de la clinique mobile, qui est composée de sages-femmes, d’infirmiers et de médecins, de travailler en étroite collaboration avec l’équipe du district, les infirmiers chefs de poste et les sages-femmes en service dans des postes de santé. Le choix des régions de Kolda et de Sédhiou pour la mise en œuvre de ce projet n’est pas fortuit. Selon les statistiques officielles, la mortalité maternelle est de 588 pour 100.000 naissances vivantes à Kolda et de 549 pour 100.000 naissances vivantes à Sédhiou, alors que la moyenne nationale est de 434 décès pour 100.000 naissances vivantes. Il en est de même pour ce qui est de la mortalité infanto-juvénile qui est de 157,4‰ dans la région de Kolda et de 126,3‰ à Sédhiou, contre 78,7‰ au niveau national.

Mamadou Aliou DIALLO

Une bonne nouvelle pour les agents communautaires. Le ministre de la Santé et de l’Action a annoncé leur intégration dans la fonction publique. Ces agents jouent le rôle d’infirmer chef de poste ou de sage-femme dans des postes de santé. En outre, Awa Marie Coll Seck a affirmé que plus d’infirmiers, de sages-femmes et de médecins seront déployés dans des structures sanitaires de l’intérieur du pays. Ce vaste programme concerne toutes les régions du pays à l’exception de Dakar et de Thiès qui concentrent plus de ressources humaines qualifiées du système. Ces informations ont été données, jeudi, à Kolda, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. 

M. A. DIALLO

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