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Actualités (1636)

L’Université Renmin de Chine (Université du peuple de Chine) souhaite davantage collaborer avec les universités africaines. L’information a été donnée, hier, à Pékin, par le Pr Zhi Yiyong, le vice-président chargé des Relations internationales et du Développement du Réseau des alumni (anciens) de cette prestigieuse université pékinoise d’où l’essentiel de l’élite de la Chine est formée. C’était à l’ouverture de la quatrième session de formation du Centre de presse Chine-Afrique (Capc) à Ruc. Elle est en partenariat avec les universités du Caire en Égypte et de Stelenbosch en Afrique du Sud. La Ruc est une institution publique interdisciplinaire en sciences humaines et sociales, en sciences économiques et en droit. Elle est parmi les trois meilleurs établissements d’enseignement supérieur en Chine et est l’un des centres de formation privilégié des élites intellectuelles, économiques et politiques du pays. Ses 30.000 étudiants sont répartis entre 26 Facultés. Ils sont encadrés par 3.580 enseignants-chercheurs. Chaque année, plus de 3.000 étudiants sont reçus à l’issue d’un concours dont le dernier a enregistré 9 millions de candidats.

De notre correspondant à Beijing Aly DIOUF

En Afrique, environ 4,5 % de la population souffrent de pathologies liées à des déficiences auditives. Pour faire face, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, invite les dirigeants africains à élaborer une stratégie de prévention.

La Journée mondiale de l’audition a été célébrée le 3 mars 2017. L’accent est mis, cette année, sur les incidences de la perte auditive, notamment sur le plan économique. Dans son message, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, a révélé que 360 millions de personnes, soit 5 % de la population mondiale, souffrent de déficiences auditives. La majeure partie de ces patients vivent dans les pays sous-développés. Le Dr Moeti a souligné que les déficiences auditives, non traitées, font peser une lourde charge financière sur l’économie à l’échelle mondiale. C’est pourquoi elle a plaidé pour l’élaboration de stratégies pour la prévention de ce handicap. Selon des estimations de l’Oms, « le coût s’élève à 750 milliards de dollars par an ; ce qui équivaut aux dépenses de santé annuelles combinées du Brésil et de la Chine, ou encore au produit intérieur brut (Pib) des Pays-Bas ».

Dans le message, on peut lire « qu’en Afrique près de 4,5 % de la population vivent avec cette incapacité invisible qui passe souvent inaperçue ». A signaler que « les causes des déficiences auditives sont liées à des complications à la naissance mais aussi à des infections au niveau de l’oreille, à l’exposition à des nuisances sonores excessives, au vieillissement… ».

La directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique a expliqué que « chez les enfants, la déficience auditive peut influer sur l’élocution et l’acquisition du langage ». Selon elle, cette carence peut « affecter considérablement le rendement scolaire et favoriser l’exclusion ». Malheureusement, la production mondiale d’appareils auditifs reste globalement insuffisante. Le Dr Matshidiso Moeti a, en outre, informé que dans « les pays à revenus faibles, moins d’une personne sur 40 a besoin d’un dispositif d’aide à l’audition ». En plus de ce manque de matériel, les pays sous-développés n’ont pas assez de médecins formés en Orl pour la prise en charge des populations atteintes de cette maladie.

Le Dr Moeti a indiqué que la seule bonne nouvelle est que les interventions visant à remédier à la déficience auditive sont rentables. De même, le diagnostic et l’intervention précoces, à l’en croire, sont essentiels. Ils permettraient, en effet, d’éviter la moitié des déficiences auditives.

Eugène KALY

Le lancement du Projet de formation-insertion (Pfi) dans les régions centre (Fatick, Diourbel, Kaolack, Kaffrine) a servi de cadre au directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) qui a révélé que, pour l’année 2016, près de 3.000 bons de formation ont été octroyés à de jeunes sénégalais pour leur permettre d’avoir une qualification professionnelle.

Le 3Fpt a initié une nouvelle approche d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes à travers l’octroi de bons de formation. Dans ce cadre, des milliers de jeunes ont bénéficié, l’année dernière, de ces offres de formation. « En 2016, sur l’ensemble du territoire, nous avons distribué près de 3.000 bons de formation à près de 3.000 jeunes de toutes les régions du Sénégal », a annoncé Dame Diop, directeur général de 3Fpt.

Il a indiqué que cette nouvelle démarche, qui a donné des résultants encourageants, « constitue (notre) réponse à la qualification des jeunes ». Selon lui, les acteurs des filières de l’enseignement technique professionnel doivent faire preuve d’imagination pour résoudre l’équation de l’insertion des jeunes dans le marché du travail. « Il y a beaucoup de jeunes qui ont besoin de formation professionnelle dans les domaines de la technique, de l’économie, la santé... et que ces bons peuvent aider à acquérir », a justifié M. Diop, précisant que le coût global de cet appui est de 225 millions de FCfa provenant de fonds publics.

Le lancement de ce projet a été présidé par Jean Paul Malick Faye, adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement. Lors de cette cérémonie, il a été procédé à une remise symbolique de quelques bons de formation à de jeunes bénéficiaires de la région de Kaolack.

Elimane FALL

Le médecin-chef de la région de Saint-Louis, Dr Kalidou Konté, a révélé que 10 cas de lèpre ont été enregistrés dans la région, dont cinq dans le département de Podor.

La lèpre n’est pas entièrement éradiquée dans la région de Saint-Louis, « mais elle est devenue rare », a déclaré le Dr Kalidou Konté. Le médecin-chef de région s’exprimait à l’occasion de la célébration de la 64ème édition de la Journée de lutte contre cette maladie, initialement prévue le 29 janvier dernier et qui a accusé quelques jours de retard dans la ville de Saint-Louis.

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, s’est réjoui de l’organisation d’un atelier de partage des résultats des activités menées dans le cadre de la lutte contre la lèpre. Abondant dans le même sens, Gora Sèye, chef du Service régional de l’Action sociale, a rappelé l’importance de cette célébration et de cette rencontre d’échanges et de partage « qui ont permis de réfléchir encore sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour faire face à cette maladie honteuse et handicapante ».

Ainsi, compte-tenu des efforts constants et louables déployés par les pouvoirs publics, plusieurs projets et programmes ont été réalisés par l’État, par l’entremise de la Direction générale de l’Action sociale. Ces efforts ont permis le recul de la lèpre dans notre pays, notamment à Saint-Louis. De l’avis de M. Fall, il faut nécessairement impliquer les collectivités locales dans toutes les actions de lutte contre cette pathologie.


Des actions à Diambo, un village de reclassement social
Diambo, un village du département de Podor, situé à quatre km de Tarédji, dans l’arrondissement de Gamadji Saré, est sous la couverture spatiale de la commune de Guédé. C’est l’un des rares villages de reclassement social où les activités du Programme d’appui aux personnes affectées par la lèpre (Papalf) se sont déroulées avec succès. Le chef du Service régional de l’Action sociale de Saint-Louis, Gora Sèye, a saisi l’occasion de la Journée de lutte contre la lèpre pour revenir sur ces actions marquées par la dotation de pirogues aux lépreux du village. Aussi ces populations affectées ont-elles pu bénéficier d’activités génératrices de revenus, de kits scolaires et de sessions de formation pour leurs enfants.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le projet d’appui institutionnel au ministère de l’Environnement et du Développement durable (Meed) a été lancé hier à Dakar. Il est financé à hauteur de 722 millions de FCfa, pour 23 moi,s par l’Union européenne (Ue) à la faveur d’une convention de subvention conclue avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

Suite à la signature du protocole d’accord, le 02 février dernier, le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en compagnie des parties prenantes, a procédé, à l’issue d’une rencontre tenue hier, au démarrage effectif du projet de réforme institutionnelle. Mme Ramatoulaye Ndiaye qui a présidé la rencontre en l’absence du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, a souligné que « la réforme institutionnelle au sein du ministère s’inscrit dans la dynamique d’une administration de l’environnement moderne et performante ».

Mieux, a-t-elle précisé, « elle est devenue une exigence depuis l’adoption du Plan Sénégal émergent et la loi de révision constitutionnelle qui consacre un certain nombre de droits en matière d’environnement ». C’est pourquoi elle a noté l’exigence de mue du ministère, en vue de pouvoir jouer sa partition. Mme Ndiaye a remercié le représentant de la Délégation européenne pour son soutien constant au secteur de l’environnement, tout comme le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, par le canal de qui l’appui au secteur est apporté. Plusieurs orateurs ont pris part à la rencontre, notamment l’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne, Stéphane Meert, qui a insisté sur l’atteinte des objectifs. Il a précisé que le projet durera près de deux ans et sera financé sous forme de dons. « C’est le leadership des agents du Meed qui déterminera le succès du projet », a-t-il lancé. Une manière d’interpeller les agents du ministère.

Franche collaboration des parties
M. Meert a réaffirmé le soutien de l’Ue pour garantir le mieux vivre des populations sénégalaises. Cheikh Tidiane Senghor, pour le compte du bureau de l’Ordonnateur national du Fed au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, a précisé une nouvelle fois les objectifs du projet avant de souligner qu’il permettra de rehausser la qualité de la coopération avec l’Ue dans un des secteurs de concentration du 11ème Fed, notamment l’environnement et le développement durable. Une tâche qui se fera à travers l’adoption et l’opérationnalisation du nouvel organigramme du Meed ; le renforcement du positionnement institutionnel et du rôle transversal du Meed dans l’élaboration et la coordination politique de l’environnement du développement durable et de la lutte contre les changements climatiques...

Il a souligné le rôle de l’Ue qui demeure l’un des principaux partenaires techniques et financiers, avant de remercier toutes les parties prenantes au projet. M. Senghor a exhorté ces derniers de renforcer la collaboration pour la réussite du projet. Le représentant du Bureau Afrique de l’Office des Nations unies pour les projets et services (Unops), Farook Doomun, et Noujoud Asia Ghemri, chef du projet, ont tour à tour donné les grands axes du programme tout en souhaitant une franche collaboration entre les parties.

Pour sa part, le conseiller technique du Premier ministre, Cheikh Ndiaye Sylla, a apporté des remarques sur la mise en œuvre du projet qui doit tenir compte des concertations externes, travailler sur les textes juridiques et récupérer les prérogatives du ministère. Pour ce dernier, le ministère de l’Environnement a toutes les compétences pour faire le travail qui sied pour la réforme institutionnelle.

B. B. SANE

Le Sénégal et le Mali ont bénéficié des financements du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) d’un montant de 1.000 000 de dollars pour élaborer leurs plans d’actions nationaux, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Alliance gold council (Agc). Ce projet d’une durée de deux ans a été lancé hier.

Le secteur de l’extraction minière à petite échelle est une source majeure d’émission et de libération de mercure dans l’atmosphère, causant ainsi la pollution de l’environnement et présentant de graves risques pour la santé. Dès lors, chaque pays ayant ratifié la Convention de Minamata a l’obligation d’élaborer un plan d’actions national pour la réduction de l’utilisation du mercure dans le secteur. C’est dans ce cadre que le Sénégal et le Mali ont reçu un financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) pour élaborer des plans d’actions nationaux de gestion du mercure dans le domaine de l’orpaillage à petite échelle. Une réunion régionale a été tenue, hier, par le Comité de pilotage, avec les partenaires internationaux, dans le but de définir ces plans. « Ce projet permettra à nos pays de pouvoir déposer leurs plans d’action nationaux à la date de rentrée en vigueur de la Convention de Minamata, dans trois ans, afin d’arriver à une gestion rationnelle du mercure », a précisé Cheikh Fofana, directeur adjoint de l’Environnement et des Établissements classés (Deec).

Représentant le ministre de l’Environnement, Diomaye Dieng a mis en garde les acteurs contre l’utilisation du mercure. « Le mercure est le seul métal liquide omniprésent à l’échelle mondiale et qui, tout en étant une source naturelle, est utilisé dans différent outils et activités de la vie quotidienne. Avec des caractères de polluants organiques persistants, le mercure est un produit très toxique et très mobile; ce qui fait qu’on le retrouve pratiquement dans toutes les matrices de l’environnement (air, eau, sol et sédiment) et sous différentes formes dont la plus redoutable reste le méthylmercure », a fait savoir M. Dieng. A l’en croire, son caractère de bioamplification et de bioaccumulation font qu’il se retrouve sur toute la chaîne alimentaire et porte gravement atteinte à la santé humaine (cancers, malformations congénitales, troubles de la reproduction, etc.).

Le conseiller technique du ministre de l’Environnement a indiqué que les rejets de mercure constituent également un facteur d’aggravation de la pauvreté dans les pays en développement et nécessitent des efforts des gouvernements pour un développement durable. « L’élaboration de ce plan d’actions national exige à nos États de fixer des objectifs de réduction, voire d’élimination, du mercure ; de prendre des mesures et de déployer des stratégies en mettant l’accent, entre autres, sur le principe de prévention et de réduction des pollutions, les mesures administratives et de contrôle ; la sensibilisation des orpailleurs ; le transfert de technologies ; la promotion des meilleures technologies disponibles et de meilleures pratiques environnementales ; le financement innovant, etc. », a-t-il énuméré.

De son côté, Youssoupha Seck, président de la Coopérative sénior des orpailleurs de Kédougou, s’est réjoui d’un tel projet. « Nous avons senti, aujourd’hui, la présence de l’État aux côtés des acteurs. Tous les aspects juridiques liés à notre activité sont quasiment réglés par le ministère des Mines avec le nouveau code minier et l’adoption de trois arrêtés ministériels », a-t-il laissé entendre. Pour lui, l’orpailleur est devenu un entrepreneur.

Ndiol Maka SECK

La direction de l’Action sociale et l’Ong Sightsavers ont organisé un atelier de formation à l’intention des professionnels des médias. Les deux structures ont mis en valeur les enjeux de l’intégration des Objectifs de développement durable (Odd) dans les projets et programmes d’inclusion sociale. Les échanges ont porté sur « Les Odd et le handicap ».

Ce thème a été introduit par le sociologue Mamadou Wane, lequel a affirmé que le Sénégal fait face à plusieurs défis en termes de prise en charge des préoccupations des personnes vivant avec un handicap. Toutefois, sur le plan de l’accès à l’éducation, des progrès ont été accomplis. C’est, du moins, ce qui apparaît dans l’intervention de l’inspecteur Saliou Sène qui a tracé le chemin parcouru pour la satisfaction des besoins de cette couche vulnérable. Sur ce, il a cité, entre autres, l’accès à l’éducation. « D’énormes avancées sont notées en matière d’éducation inclusive », a soutenu M. Sène qui a également affirmé que le rythme d’investissement accompagne cette volonté politique. Selon l’inspecteur, une ligne budgétaire de 100 millions de FCfa a été réservée à l’éducation inclusive. Il n’a pas aussi perdu de vue que des contraintes subsistent, à savoir l’adaptation de l’offre aux besoins spécifiques des élèves vivant avec un handicap, les constructions qui facilitent la mobilité de ces apprenants, etc. Du reste, le Programme national de réadaptation à base communautaire s’inscrit dans cette quête de solutions aux problèmes de la composante éducation inclusive.

Pape Coly NGOME

La survenue des risques peut induire les dysfonctionnements des centres de formation professionnelle ou retarder l’atteinte des objectifs. Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat va poursuivre la cartographie des risques.

Le ministre de la Formation professionnelle de l’Apprentissage et de l’Artisanat a procédé, hier, à la restitution de l’enquête sur la cartographie des risques dans son département. Les techniciens ont démontré que la prévention des risques et catastrophes contribue à l’atteinte des objectifs. « La mitigation des risques les plus récurrents et présentant un niveau de criticité élevé contribuerait, à coup sûr, à l’atteinte des objectifs de nos établissements », a laissé entendre la directrice de cabinet dudit ministère, Mme Sané Ndiaye. Aujourd’hui, la pérennité des entreprises et des organisations dépend fortement de leur capacité de faire face aux chocs, aux événements extrêmes. C’est pour cette raison que ce département travaille à répertorier les risques. « Nous évoluons présentement dans un environnement économique en perpétuelle mutation et ou la rentabilité et la survie même des organisations dépendent de leur efficacité, de leur degré d’adaptation aux conditions du marché et de leur capacité à gérer les risques en agissant en temps opportun aux changements et aux menaces », a signifié Youssou Bâ de l’Iaaf.

En réalité, des événements non prévisibles peuvent, à tout moment, donner un coût d’arrêt à la mise en œuvre d’une feuille de route engendrant des contreperformances ou des retards dans la réalisation des objectifs. « L’audit, basé sur les risques, est un préalable pour l’atteinte des performances. L’occurrence des événements non prévisibles peut empêcher d’atteindre les objectifs », a lancé Ibrahima Faye qui représentait le vérificateur général de l’État à cette cérémonie. Il a encouragé le ministère de la Formation professionnelle pour cette initiative mise en œuvre dans un contexte de renouveau de l’administration publique du Sénégal. « Ce qui compte, ce sont les résultats, les performances, et non la course vers la consommation des crédits », a défendu M. Faye, rappelant que le Sénégal a internalisé certaines directives de l’Uemoa qui intègre la prévention des risques. Pour le directeur du Bureau organisation et méthode, Ibrahima Ndiaye, l’exercice à laquelle ce département s’est apprêté s’inscrit en droite ligne des réformes entreprises et visant à répondre aux exigences de performance. La directrice de cabinet du ministère de la Formation professionnelle a relevé la pertinence de la culture de prévention des risques. « Il n’est point besoin de démontrer l’importance de la consolidation des registres de risques dans l’atteinte des objectifs assignés à nos structures de formation avec cette volonté encore réaffirmée d’orienter 30 % des jeunes vers la formation professionnelle et technique », a souligné Mme Sané Ndiaye. 

Au regard de la pertinence d’une telle option, la Coopération luxembourgeoise a promis de poursuivre le partenariat. « La 4ème génération du Programme indicatif de coopération va accorder une place importante à la formation professionnelle », a révélé le représentant régional de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement, Quentin Bourdeaux.

Idrissa SANE

Les Universités d’Oregon, aux États-Unis, et Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, ont convenu de créer un centre pour faire avancer la recherche sur les questions de croissance durable. Il sera logé au sein de l’Ucad et s’emploiera à relever les défis mondiaux du développement durable, de la croissance équitable et de la gestion responsable des ressources naturelles.

Le Réseau Afrique-Oregon pour la durabilité est le groupe de coordination pour les partenariats de recherche appliquée de l’Université d’Oregon en Afrique subsaharienne. Après avoir fait la preuve de la viabilité du concept de création d’un centre de recherche binational au Gabon, l’Université d’Oregon est en train de s’associer avec des institutions partenaires dynamiques et engagées pour créer un solide réseau de centres de recherche binationaux à travers le continent. Le Sénégal a les atouts pour réaliser ce projet : une vision politique, une infrastructure de l’éducation supérieure et la capacité d’appliquer les acquis de la recherche au développement démocratique et participatif. Pour sa part, l’Université d’Oregon apporte à la collaboration une expertise d’envergure internationale dans les études interdisciplinaires de durabilité, un modèle éprouvé de recherche binationale, et un engagement profond pour les partenariats basés sur le respect mutuel et l’humilité, le respect du savoir local et la résolution de problèmes communs.

L’Université d’Oregon travaillera avec des partenaires pour établir un centre conjoint local dirigé par un directeur du centre local chargé de recruter des chercheurs et des praticiens locaux. Il s’agira ensuite de travailler avec eux pour définir les besoins et les opportunités, d’assurer la liaison avec le directeur exécutif du réseau pour former des équipes de recherche collaboratives avec des partenaires aux États-Unis et avec d’autres centres africains du Réseau, de rechercher des financements pour les projets… Le directeur du Centre Sénégal-Oregon travaillera dans des bureaux mis à disposition par l’Ucad et, en collaboration avec le directeur exécutif du Réseau, gèrera des subventions de recherche spécifiques pour des travaux conjoints entre des chercheurs sénégalais et d’autres pays. Cette collaboration entre les deux institutions universitaires bénéficiera de l’appui considérable du gouvernement sénégalais parce qu’elle est porteuse d’enjeux. La mission globale du Centre Sénégal-Oregon sera de faire avancer la recherche et de fournir une formation qui répond aux besoins de développement durable du Sénégal, de la région de l’Afrique de l’Ouest et, par extension, du continent africain dans son ensemble. Les parties s’efforceront d’y parvenir par le biais de deux types d’activités principales : les collaborations de recherche à long terme et la formation mutuelle bidirectionnelle. Les programmes d’activités spécifiques dépendront de la disponibilité des fonds.

Alassane Aliou MBAYE

Chaque année, le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) publie les résultats de ses enquêtes sur le niveau des élèves dans certaines disciplines. Pour l’année 2016, des enfants âgés de 9 à 16 ans ont été évalués. Le coordonnateur du Lartes, Abdou Salam Fall, est largement revenu, dans cet entretien, sur les causes du faible niveau des élèves. Leur enquête a également révélé que les enfants issus des ménages dirigés par une femme ont les meilleures performances à l’école.

Le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) vient de publier les résultats d’une enquête. Pouvez-vous nous faire l’économie de cette étude ?
Les résultats du baromètre « Jàngandoo 2016 » ont touché 16.199 ménages et 22.764 enfants âgés de 9 et 16 ans. Ils montrent qu’au niveau médian les performances des enfants de 9 à 16 ans restent faibles à l’échelle nationale. On note que les enfants de la cible de « Jàngandoo » ont réussi la lecture à hauteur de 16 %, 20 % pour les mathématiques et 22 % pour la culture générale. Il est aussi apparu que près d’un enfant sur 6 réussit le test de lecture et un enfant sur 5 réussit les tests de mathématiques et de culture générale. « Jàngandoo » indique que l’environnement où évoluent les enfants contribue à la qualité des apprentissages. Ainsi, des écarts de performance sont notés selon les lieux d’apprentissage des élèves. A titre illustratif, les écoles privées en français ont de meilleurs résultats : 42 % en lecture, 44 % pour les mathématiques et 46 % pour la culture générale.

Les enfants des ménages dirigés par des femmes ont de meilleures performances. Aussi, il y a un écart de performance d’environ 6 points en faveur des ménages dirigés par une femme quel que soit le domaine évalué. Les enfants qui ont fréquenté le préscolaire avant l’élémentaire ont eu de meilleures performances dans les trois disciplines. Si nous prenons la cible lecture, les performances s’élèvent à 35,6 % chez les enfants de l’école formelle qui ont fréquenté le préscolaire contre 15,1 % chez ceux qui n’ont jamais connu une éducation préscolaire. Au-delà de ces déterminants socio-économiques, les performances des enfants varient également en fonction de la situation géographique. Par contre, les écarts entre garçons et filles restent peu significatifs quels que soit le domaine évalué, les conditions matérielles, sociales et géographiques. Les garçons et filles réalisent le même taux de réussite en mathématiques (22 %) et en culture générale (23 %).

Est-ce que le pouvoir d’achat des parents a une influence sur le rendement scolaire d’un enfant ?
L’enquête a aussi révélé que les enfants issus des ménages avec un bon niveau de vie obtiennent les meilleures performances en lecture (32 %), en mathématiques (34 %) et en culture générale (37 %). Entre Dakar et les autres régions du pays, on note des écarts de performance avec des taux de réussite les plus élevés dans la capitale en lecture (28 %), en mathématiques (34 %) et en culture générale (38 %). Après Dakar, Ziguinchor enregistre la meilleure performance en lecture (22 %) et en culture générale (25 %), suivie de la région de Thiès avec 27 % en mathématiques. De manière spécifique, les élèves issus du milieu rural sont davantage en difficultés en lecture, les enfants de la région de Dakar ont réussi à hauteur de 30 %, 35 % en mathématiques et 39,4 % en culture générale. Les élèves des ménages dirigés par une personne instruite ont de meilleures performances. En lecture, les élèves vivant dans un ménage dont le chef a un niveau supérieur ont de meilleurs résultats (41 %) comparés aux élèves dont les parents n’ont aucun niveau (12 %), 11 % pour les alphabétisés et 31 % pour ceux du niveau secondaire et 13,4 % chez les parents avec un niveau coranique.

Quels sont les mécanismes mis en place pour améliorer les résultats des élèves ?
A l’heure actuelle, cinq collectivités locales mettent en œuvrent la remédiation. Il s’agit des communes de Médina, Ndiarème Limamoulaye, Rufisque-Est, Malicounda et Thiès pour le volet arabe. La remédiation a concerné 1.480 enfants. Aussi, 70 remédiateurs et 70 enseignants en arabe ont été renforcés et utilisent le guide en arabe dans les classes et les « daaras ».
De manière plus globale, « Jàngandoo » s’appuie sur les performances enregistrées selon les caractéristiques et les parcours des enfants pour décliner des pistes d’action. Il s’agit d’une meilleure structuration des enseignements dans toutes les offres d’apprentissage à envisager afin d’installer un socle minimal de compétences requises pour un enfant dans l’éducation de base. De même, il est utile de favoriser un enseignement pertinent, sur mesure et à partir de situations concrètes et réelles de vie courante visant l’autonomie des enfants dès les premières années d’apprentissage.

Propos recueillis par Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Les autorités vont procéder à la réception de plusieurs amphithéâtres rénovés la semaine prochaine. L’information a été donnée par la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.

Les étudiants et les professeurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar peuvent pousser un ouf de soulagement. Trois amphithéâtres seront ouverts aux enseignements après leur rénovation.

La pré-réception a été faite, hier, par Mme Socé Diop Dione, directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Accompagnée de l’entrepreneur et de ses collaborateurs, Mme Dione a fait le tour des bâtiments, vérifiant les derniers détails, une manière d’inciter les entreprises à faire les dernières retouches. Elle a rappelé que ces édifices étaient complètement délabrés. « C’est pour cette raison que l’État a mis en place des crédits nécessaires pour faire la réhabilitation. Nous procédons à une pré-réception avec l’entreprise avant la réception », a informé Socé Diop Dione. Tous les bâtiments en état de délabrement de l’Ucad seront réhabilités grâce à un prêt de la Banque mondiale qui s’élève à 2,8 milliards de FCfa. La directrice a fait savoir que la Banque mondiale a financé la réhabilitation de ces ouvrages à hauteur de 35 % et l’État à hauteur de 65 %. « C’est un prêt remboursable. C’est donc l’État qui a financé la totalité des travaux de réhabilitation », a-t-elle précisé.

En faisant l’état des lieux des travaux, Mme Dione a informé que les travaux des autres bâtiments sont presque achevés. Il s’agit du rectorat, de l’auditorium, de l’amphi 7 des Sciences juridiques, de l’Office de Bac... « Je suis satisfaite parce qu’au début nous avions des difficultés pour libérer les locaux qui étaient occupés par les étudiants en période d’examen », s’est-t-elle exprimée. Certains étudiants ont tenu à exprimer leur satisfaction. Ils ont saisi cette opportunité pour féliciter la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics pour la qualité des travaux. Socé Diop Dione a reçu aussi les félicitations du chef de Division technique de l’Ucad, Ousseynou Diagne.

Eugène KALY

L’Association « Jamrek » a procédé, samedi, à la remise symbolique d’un lot de matériel médical destiné à différents postes de santé. A travers ce geste, les membres de l’organisation veulent contribuer au relèvement du plateau médical sénégalais.

«Jamrek» est une association à but non lucratif créée aux Usa, en 2016, par des Sénégalais de la diaspora. Ses membres sont soucieux du développent social et économique de leur pays. Son but est de mener des actions concrètes sur le terrain. Jamrek s’investit principalement dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Dans le cadre de leurs activités, les membres de cette structure ont procédé, samedi, à la remise symbolique d’équipements aux postes de santé. L’objectif de l’organisation est de promouvoir un meilleur accès aux soins de santé. Par cet élan, les fondateurs de «Jamrek» veulent participer au développement social et économique des populations vulnérables. Le président de l’Association «Jamrek» section sénégalaise, Matar Fall dit Xuman, a rapporté qu’une dizaine de postes de santé seront équipés. « Nous sommes allés au-delà des postes de santé qui étaient initialement ciblés. En tout, plus de 18 postes de santé ont pu bénéficier de ce matériel. Le projet a pris une ampleur nationale », s’est-t-il réjoui. Rappelons qu’en décembre la structure a bénéficié d’un lot important de matériel médical qui servira à doter des centres de santé et hôpitaux de consommables. Les structures sanitaires de Thiès, Diakhao, Latmingué, Grand Médine, Guiguinéo, Fatick, Kamatane, Tambacounda sont, entre autres, les principaux bénéficiaires.

Selon Pape Alassane Samb, président de l’association «Jamrek» au niveau international, « la population sénégalaise est confrontée à des difficultés pour parfois bénéficier convenablement de services sanitaires. Nous allons essentiellement concentrer nos énergies à soutenir ce secteur qui est véritablement essentiel », a-t-il souligné.

De son côté, Dr Bernard Mikes qui s’active depuis 2003 dans le monde humanitaire a apprécié l’engagement du corps médical au Sénégal. « Malgré le peu de moyens, ils sont animés par la détermination à bien faire le travail », a-t-il témoigné.

Oumar BA

L’Institut des sciences de la terre (Ist) a procédé, avant-hier, à la cérémonie de réception d’un matériel pédagogique acquis grâce à un financement de Sabodala Gold operations, en présence de Rokhaya Samb Diène, directrice de la Prospection et de la Promotion minière, du représentant du recteur de l’Ucad, le Pr Joseph Sarr, et du directeur de cette filiale de Téranga Gold corporation.

Mis à la disposition de l’Institut des sciences de la terre (Ist) en quatre tranches, ce financement de soixante cinq millions de FCfa a permis à cet établissement d’enseignement supérieur d’acquérir des matériels pédagogiques et d’équipements scientifiques. L’enveloppe a servi aussi au renforcement du parc automobile et à la restauration des toilettes. « Cet appui financier de Sabodala Gold Operations a permis, en premier lieu, l’achat de matériel informatique et de logistiques de géologie appliquée, des équipements pour les travaux dirigés et pratiques, notamment des matériaux de confection de la mince », a informé le directeur de l’établissement, Dr Mababa Diagne.

En effet, avec l’équipement de l’atelier de la mince, un laboratoire d’identification des roches et des minéraux appelé laboratoire de pétrologie et de minéralogie, ainsi que celui de la géotechnique ont été équipés. C’est le lieu de détermination et de gonflement des sols. Ainsi, les étudiants n’auront plus besoin de sortir de l’école pour la réalisation de leurs mémoires.

La réception de ces équipements pédagogiques, selon le personnel enseignant, a favorisé, depuis 2015, début de décaissement des fonds attribués à cette institution, le relèvement du niveau du plateau technique avec comme retombées l’amélioration des conditions d’études et de recherches.

Cet appui à la formation, une clause de toutes les conventions de sociétés minières et du code minier, a permis également à l’Ist, une école d’ingénierie, de disposer d’une salle de conférence munie de quinze ordinateurs où sont dispensés les cours de travaux dirigés et pratiques. Par ailleurs, le directeur de Sabodala Gold Operations, Abdou Aziz Sy, a indiqué que cette activité de réception symbolique s’inscrit dans la logique de l’entreprise de soutenir la formation, en particulier celle des géologues.

Marame Coumba SECK

En sus du programme de surveillance de l’environnement et de sécurité en Afrique (Mesa), qui prend fin au mois de septembre, les représentants de plusieurs structures régionales et nationales impliquées dans la gestion de l’environnement étaient, hier, à Dakar, en atelier de deux jours d’information sur les procédures d’élaboration et de soumission des projets de la subvention de 30 millions d’euros (plus de 19,6 milliards de FCfa) du programme Gmes Africa.

Cet atelier de Dakar a comme objectif principal le partage des informations sur les formulaires et procédures d’élaboration et de soumission des projets du programme de surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité en Afrique (Gmes). En présidant cette rencontre, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, a relevé la priorité pour les pays africains d’avoir accès à l’information spatiale et de tirer profit des expériences réussies de gestion des ressources naturelles. Une situation qui a conduit, selon lui, à la mise en place du programme de surveillance de l’environnement et de la sécurité (Mesa). Un projet qui, à l’en croire, va renforcer les acquis de toutes les initiatives précédentes dans l’utilisation de l’information spatiale. Pour M. Diallo, Gmes Africa offre un cadre d’analyse à travers son programme de subvention de financement de projets/programmes couvrant, d’une part, les volets « ressources naturelles et ressources en eau » et, d’autre part, les volets « ressources marines et côtières ».

Il n’a pas manqué de féliciter la Commission de l’Union africaine qui ne cesse, à son avis, de promouvoir l’intégration à l’échelle du continent pour impulser un développement endogène durable et inclusif, tout comme l’Union européenne pour son accompagnement financier.

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, les Dr Johnson Boanuh, pour le compte de la Cedeao, et Mahama Ouédraogo, de la Commission de l’Union africaine, ont tour à tour salué l’initiative et remercié l’Union européenne qui a contribué à hauteur de 29,5 millions d’euros (plus de 19,3 milliards de FCfa) pour le programme Gmes.

B. B. SANE

Les académiciens ont recommandé au Sénégal de se doter d’un cadre juridique et réglementaire lui permettant de saisir les opportunités des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) et de minimiser les risques au cas où les autorités décideraient de s’engager définitivement dans la voie des biotechnologies.

Les Organismes génétiquement modifiés (Ogm) sont au centre des controverses depuis les années 1996. Deux blocs s’affrontent. D’une part, l’Union européenne, en majorité défavorable, et, d’autre part, les Usa, la Chine, le Canada, l’Argentine et l’Inde favorables. Il fallait donc s’attendre à ce que le Pr Yaye Kène Gassama fasse un éclairage conceptuel avant d’entrer dans le vif du sujet. La transgénèse, a rappelé l’universitaire, est la production de plantes, d’animaux ou de microorganismes génétiquement modifiés (Gm). Grâce à cette technologie, les chercheurs produisent des êtres vivants (animaux ou végétaux) présentant des caractères nouveaux qui n’auraient pas pu exister naturellement. Les biotechnologies ont permis de dépasser les contraintes imposées par les sécheresses, l’aridité des sols, la rareté de l’eau, la salinisation des terres ou encore le réchauffement de la planète. Partout où elles sont utilisées, elles ont fait bondir à la fois les rendements et les revenus des producteurs. « D’autres Ogm sont mis sur le marché avec des caractères spécifiques. C’est le cas notamment du maïs résistant à la sécheresse ou riche en alpha amylase pour la production de biocarburant, du riz doré enrichi en provitamine A et du riz enrichi en fer, du manioc résistant aux virus et du coton résistant aux insectes et nécessitant moins d’engrais azotés », a rapporté Mme Gassama.

80 % des médicaments issus de la transgénèse
Sur le plan de la recherche médicale, l’humanité vit une montée en puissance de la transgénèse au point que toutes les avancées scientifiques récentes ont été enregistrées grâce aux biotechnologies mises en évidence en 1985. « Il s’agit du domaine où les avancées scientifiques sont les plus consistantes et les plus rapides. Sur le plan de la santé humaine et animale, pratiquement 80 % des médicaments et de vaccins sont issus de la transgénèse », a affirmé la vice-présidente de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Aussi, il a été démontré qu’il est possible d’augmenter la productivité du riz par le transfert de gènes de la photosynthèse, d’accroître la résilience des cultures face aux changements climatiques, de fabriquer de vaccins recombinants pour la santé humaine et animale, de développer des moustiques qui ne transmettent pas le paludisme…

Les recherches, conduites par l’Oms, l’Ocde, la Fao et de nombreuses académies américaine, française, australienne, allemande, anglaise, chinoise, ont confirmé l’innocuité des Ogm. En termes clairs, « les aliments Gm ne présentent pas plus de risques sur la santé humaine et animale que les aliments conventionnels ».

Le principe de précaution
Toutefois, les seuls inconvénients connus et établis sont l’érosion de la biodiversité agricole et les conséquences sur l’environnement. C’est pour cette raison que le Sénégal doit adopter le principe de précaution. « L’introduction et la dissémination des Ogm au Sénégal nécessitent la mise en œuvre de véritables stratégies pour minimiser ces impacts négatifs éventuels », a recommandé le Pr Yaye Kène Gassama. Pour elle, l’efficacité agronomique des Ogm (productivité, résistance aux herbicides et aux insectes, durée de conservation post-récolte prolongée) ne doit pas reléguer au second plan certains principes. « L’approche par précaution, fortement préconisée par les autorités du Sénégal, les populations et les acteurs de développement, devrait être appliquée avec rigueur en cas d’introduction de cultures transgéniques », a tranché l’universitaire. Tout compte fait, l’étude sur les Ogm, menée au Sénégal, dans 14 régions, a révélé que 60 % des populations enquêtées, tous secteurs confondus (chercheurs, agents de l’administration publique, acteurs de la société civile, secteur privé, acteurs du monde rural), sont « pro-Ogm » et par conséquent, ils sont favorables à leur introduction, à leur production et à leur commercialisation au Sénégal.

Idrissa SANE

Les multinationales dictent leurs lois sur le marché des semences transgéniques. Elles ont soumis l’achat des semences à des conditions qui lient les producteurs à leur firme. Ce contrat proscrit l’échange de semences entre les producteurs. Pourtant, c’est ce troc qui avait contribué à protéger les paysans dans le passé. « Les semences transgéniques sont vendues avec l’obligation d’acheter de nouvelles semences chaque année. De plus, les semences transgéniques commercialisées, à ce jour, par les entreprises privées, sont plus chères que les semences traditionnelles », a comparé le Pr Yaye Kène Gassama.

I. SANE

Suivant les recommandations de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, présentées par le Pr Yaye Kène Gassama, vice-présidente et chargée de la Section sciences fondamentales appliquées et de l’innovation, le président Macky Sall a insisté sur le renforcement du statut de l’Autorité nationale de régulation de biosécurité. « Il est nécessaire de se doter aussi d’un dispositif juridique adapté et combiné à un système d’information performant basé sur des données scientifiques objectives permettant d’évaluer le rapport coûts/avantages/risques », a-t-il soutenu. En rejoignant l’Ansts sur cette recommandation de renforcer de l’Autorité nationale de régulation de biosécurité, le chef de l’Etat a instruit les ministères concernés (les départements la Recherche et de l’Environnement), d’engager, dans les meilleurs délais, des concertations, en vue de modifier la loi sur cette institution en tenant compte des recommandations adoptées par l’Académie. Pour le chef de l’Etat, il faut engager une réflexion sérieuse afin d’élaborer une stratégie facilitant l’utilisation optimale des Ogm tout en atténuant les risques. C’est pourquoi il a appelé au respect de l’éthique et de la responsabilité sur cette question des Ogm. Autre recommandation de l’Ansts à laquelle le chef de l’Etat compte tenir, c’est la protection des paysans contre les multinationales évoluant dans le secteur des biotechnologies. « Je souscris parfaitement aux recommandations formulées, notamment celles allant dans le sens de soutenir et de protéger les agriculteurs contre les multinationales dans le secteur des biotechnologies, de développer et de renforcer les moyens de la recherche afin de valoriser notre biodiversité », a-t-il souligné.

Des moyens qui, selon lui, s’ils sont accrus dans le domaine de la recherche académique pourront faire du Sénégal un producteur de brevets et donc, créateur d’Ogm maîtrisés, « tenant compte de notre biodiversité locale ». « Il faut aussi insister, a ajouté Macky Sall, sur la nécessité de protéger le consommateur à travers l’accès à l’information scientifique et la mise en œuvre de stratégies de communication, de sensibilisation et de formation, de veiller sur les principes de précautions et de prévention. Ces principes ayant pour but d’assurer un niveau élevé de protection de la santé, de la sécurité des consommateurs et de notre environnement ». Le président de la République a aussi demandé une réorientation des femmes dans les filières scientifiques conformément aux décisions du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur et surtout sur la problématique de l’utilisation des Ogm. Ceci permettra, à son avis, d’avoir à terme des entrepreneurs et des techniciens compétents et conscients des risques liés à l’utilisation des Ogm.

O. NDIAYE

L’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) au Sénégal doivent se faire suivant des principes de précaution, selon le président Macky Sall qui a beaucoup insisté sur la régulation. Il présidait, hier, la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). La thématique de cette séance était axée sur « Les Organismes génétiquement modifiés : état des lieux, enjeux et perspectives au Sénégal ».

« Le oui…mais », c’est le titre d’un rapport qui résume bien la position du Sénégal sur les Organismes génétiquement modifiés. L’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) répondent à ce dilemme que pose toute innovation technologique surtout quand elle concerne un choix qui va impacter sur notre façon de vivre. Pour répondre scientifiquement à cette interrogation, le président de la République avait instruit l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) de faire une étude pour une éventuelle introduction, commercialisation et production des Ogm dans notre pays. Les Ogm sont, avec les technologies de l’information et de la communication, de vrais marqueurs de ce 21ème siècle. Leur utilisation pourrait permettre de relever plusieurs défis auxquels est confronté le monde actuel. Le président Macky Sall veut que l’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés au Sénégal se passent selon une analyse scientifique de la situation permettant d’évaluer le rapport coûts/avantages/risques. D’après le chef de l’Etat, il est indéniable que les Ogm peuvent aider à relever les plus grands défis de l’heure comme l’insécurité alimentaire, les problématiques de la santé publique, la conservation durable des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques. « C’est pourquoi j’ai tenu à avoir l’avis éclairé des membres de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal sur la problématique des Ogm qui demeure un enjeu important de développement », a-t-il affirmé. Macky Sall intervenait à la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal qui s’est tenue hier. Laquelle portait sur « Les Organismes génétiquement modifiés : état des lieux, enjeux et perspectives au Sénégal ». Le Sénégal, à l’instar d’autres pays, pourrait tirer de ces technologies des avantages socio-économiques considérables, car posant un certain nombre de préalables avec les controverses suscitées, à travers le monde, sur leur utilisation. Ce qui fait dire au président Sall qu’il faut prendre une décision en se basant sur des données scientifiques claires. « Ce n’est que de cette manière que nous pourrons décider d’accepter ou de rejeter les Ogm », a-t-il dit. Poursuivant, le président de la République a indiqué : « Je dois vous dire que je suis pour l’utilisation des Ogm sur la base de précautions prises et d’une régulation dynamique qui doivent l’accompagner. Il faut franchir le pas et décider sinon, nous allons discuter, philosopher. Nous avons des impératifs en matière d’autosuffisance alimentaire, de sécurité alimentaire et dans d’autres domaines ».

Oumar NDIAYE

La lutte contre la malnutrition est en passe d’être gagnée dans les zones d’intervention du projet Action pour une sécurité alimentaire endogène (Asae).

La lutte contre l’insécurité alimentaire commence à porter ses fruits dans les communes de Kolibantang, Niagha, Tanaff et Baghère, dans le département de Goudomp, région de Sédhiou, ainsi que dans les localités de Saré Yoba Diéga, Tankanto escale et Saré Bidji, région de Kolda. C’est, du moins, ce qu’a déclaré Ibrahima Thiédo Baldé, coordonnateur de l’Association d’appui accompagnement aux initiatives de développement de la gérance locale, des langues nationales et de l’éducation (Aigle).

La mise en œuvre du projet Action pour une sécurité alimentaire endogène (Asae) par l’Aigle a porté ses fruits. La malnutrition a reculé dans les collectivités précitées. Ce projet d’une durée de 12 mois est financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa) pour un montant de 80 millions de FCfa. « Son objectif prioritaire, c’est de préserver les acquis des projets que nous avions antérieurement exécutés dans cette zone en contribuant à l’amélioration des conditions économiques et sociales des ménages pauvres par le renforcement d’une production satisfaisante, garantissant une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les régions de Kolda et Sédhiou », a souligné M. Baldé. L’évaluation à mi-parcours a permis, selon lui, de mesurer les impacts sur le vécu quotidien des populations. Il a annoncé la construction de 24 bergeries, 16 poulaillers et 2 unités de transformation et de stockage de produits agricoles, mais aussi l’organisation des groupements de promotion féminine de ces collectivités locales en coopératives agricoles.

Le projet met l’accent sur la formation des bénéficiaires. Ces derniers sont initiés aux techniques de transformation des céréales et des légumineuses, aux techniques de gestion et de leadership entrepreneurial. Les femmes sont également accompagnées dans l’aménagement des périmètres agricoles pour la culture du fonio, du manioc et de la patate douce. Ces activités génératrices de revenus sont une réponse à la pauvreté qui affecte une partie des habitants de ces collectivités locales.

Mamadou Aliou DIALLO

L’hôpital de la paix de Ziguinchor souffre d’un manque de matériels et de ressources financières. Des autorités ont promis de trouver des solutions à ce problème.

Deux ans après son inauguration, l’hôpital de la paix de Ziguinchor ne fonctionne pas en plein régime. L’établissement manque presque de tout. Les syndicalistes qui étaient en mouvement d’humeur, il y a quelques jours, avaient présenté une situation inquiétante. L’établissement hospitalier n’est pas doté de centrale d’oxygène, ni d’ambulance médicalisée, encore moins de scanner. « L’hôpital de la paix n’est que l’ombre de lui-même », avait lancé le porte-parole des syndicalistes, Bacary Diémé. L’inauguration de cette structure dont la construction a duré 10 ans a suscité tous les espoirs parce que la carte sanitaire s’est élargie. Mais, deux ans après le démarrage des activités hospitalières, des contraintes de tout ordre empêchent les praticiens de fournir des prestations de façon continue. A titre illustratif, la pédiatrie ne fonctionne pas. « On est obligé de référer les nouveau-nés vers l’hôpital régional », s’est désolé M. Diémé. Construit par l’Etat du Sénégal, l’hôpital de niveau 2 offre un éventail de services. Les activités ont démarré depuis le 22 avril 2014 sur instruction du président de la République, Macky Sall. Face à cette situation, les autorités comptent apporter des remèdes. « Nous l’avons ouvert en mettant un équipement, mais il reste encore beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Nous travaillons à résoudre ces questions », a reconnu le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Awa Marie Coll Seck a promis que le plateau technique sera relevé tout en regrettant le fait que les travailleurs continuent de réclamer des primes alors que l’hôpital traverse des difficultés. Elle a aussi annoncé que la structure recevra bientôt sa subvention.

Eugène KALY

Le Conseil départemental de Koungheul, dans la région de Kaffrine, s’est engagé à enrôler 1000 personnes dans les mutuelles de santé. Les frais d’adhésion sont inscrits dans le budget 2017-2018. Le président de l’institution, le ministre conseiller Assane Diop, en a fait la révélation lors de la finale des phases départementales du championnat national populaire dont il était le parrain.

La 3ème édition des phases départementales du championnat national populaire de Koungheul a été parrainée par le ministre conseiller Assane Diop. Ce dernier, en marge de la cérémonie, a annoncé l’enrôlement de 1000 personnes dans les mutuelles de santé afin de les aider à bénéficier de la Couverture maladie universelle. Ce responsable de l’Alliance pour la République (Apr) qui avait à ses côtés l’envoyée spéciale du chef de l’Etat, Aminata Touré, et d’autres responsables politiques de la région, ne manquait pas de mots pour justifier cette mesure sociale.

« Nous avons l’obligation d’accompagner cette initiative majeure du président Macky Sall, de respecter un des piliers de son programme politique, afin que chaque Sénégalais puisse avoir accès aux soins de qualité, indépendamment de sa situation sociale, à travers la Couverture maladie universelle  », a soutenu l’ancien directeur exécutif du Bureau international du travail (Bit). Il a laissé le soin aux services compétents de l’Etat de définir les critères de sélection des 1000 futurs bénéficiaires de cette mesure. « C’est un acquis social important pour les bénéficiaires indigents. Koungheul étant un département qui a des problèmes de santé, ce dispositif constitue une opportunité d’élargir l’accès aux soins aux personnes qui sont dans le besoin  », a poursuivi M. Diop. L’occasion s’apprête donc, pour ce dernier, de revisiter l’histoire politique de Koungheul qui, au même titre que Kaffrine et Matam, sert « de baromètre à l’échelle nationale lors des joutes électorales ». « Le département de Koungheul a toujours joué un rôle politique majeur au Sénégal. Et aujourd’hui plus que jamais, tous les responsables de l’Apr sont dans de très bonnes dispositions pour gagner ensemble les élections législatives et présidentielle prochaines  », a souligné Assane Diop. Pour sa part, Aminata Touré, venue répondre à l’invitation du président du Conseil départemental de Koungheul, a loué l’esprit d’ouverture du parrain. Ce qui explique, d’après elle, sa proximité avec le président Macky Sall qui en a fait un ministre conseiller. 

Elimane FALL

Les femmes de l’Institut Pasteur ont organisé une randonnée pédestre pour sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques.

L’Amicale des femmes de l’Institut pasteur (Afip) a organisé, une randonnée pédestre. Le but, c’est de sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques. « Avec notre charge de travail, nous n’avons pas le temps de faire du sport. C’est pourquoi 3.000 personnes ont été conviées à cette activité sportive. Notre amicale compte 110 membres », a justifié la présidente de l’Afip, Marième Sy Dieng. La structure aide des Sénégalais à revenus modestes à accéder à certaines analyses. L’Afip a collecté des dons pour les détenues de la prison de Liberté 6 et la pouponnière de la Médina.

L’initiative de l’Afip a été soutenue par Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du service public. « Nous sommes venus les soutenir. Nous avons aussi un dispositif médical de suivi au niveau de la Fonction publique. Il y a un lien entre ce que nous faisons et ce que l’Institut Pasteur est en train de faire. Il doit continuer dans cette dynamique de déconcentration de sa structure », a fait remarquer le ministre.

De son côté, Dr. Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar est revenu sur les missions essentielles de leur institution à savoir la promotion de la santé publique, la recherche et la formation. « Notre spécificité, c’est la production de vaccins. Nous avons un rôle à jouer dans la lutte contre les épidémies comme celle d’Ebola. Au Sénégal, nous faisons beaucoup d’analyses. Nous voulons nous rapprocher des populations », a indiqué Dr. Amadou Sall. L’Institut va construire une usine à Diamniadio sur un site offert par le président de la République, Macky Sall. Le coût de la construction est estimé à 23 millions d’Euros. La fabrication des vaccins doit démarrer en 2019

Serigne Mansour Sy CISSE

La réussite en entreprenariat requiert de la patience, de l’abnégation, de la culture du risque. C’est ce qui est ressorti d’une conférence organisée à Kaffrine. 

Comment réussir en entreprenariat ? Cette question a été au centre des réflexions à Kaffrine. Le président de l’Institut supérieur d’informatique (Isi) qui a animé une conférence a partagé son expérience avec la jeunesse de cette collectivité locale. Le début de l’entreprenariat, a-t-il insisté, ne peut pas être facile. C’est pour cela qu’il a invité les jeunes à s’armer de patience et d’être animés par une passion et une conviction pour tirer son épingle du jeu. «  L’entame était loin d’être évidente. Il nous a fallu une bonne dose d’abnégation et de confiance en soi pour s’en sortir. Cela doit être le crédo de chaque jeune Sénégalais pour développer son potentiel  », a conseillé le conférencier, un natif de Kaffrine.

Choisi comme modèle par la jeunesse du Ndoucoumane, le président d’Isi a eu droit à des témoignages de la part de sa famille, de ses amis et du président du Conseil département de Kaffrine. « Je me rappelle du garçon gringalet de l’époque, à la mise discrète, alors que les autres se pavanaient en costume cravate. Il dégageait déjà des dons exceptionnels pour les affaires  », a rapporté ce dernier. Aujourd’hui, le savoir-faire sénégalais en matière d’enseignement supérieur s’exporte bien dans la sous-région. La preuve, l’Institut supérieur d’informatique est présent en Mauritanie. Au Sénégal, en plus de Dakar, Isi a des antennes à Keur Massar, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Le groupe, fondé par Abdou Samb, compte plus de 2.800 étudiants. « Nous comptons ouvrir un établissement dans la capitale économique de la Mauritanie, Nouadhibou, après celle de Nouakchott. Ce qui nous assure le leadership dans le segment de l’enseignement supérieur privé dans ce pays. Ce développement à l’international traduit la qualité du label Isi », a soutenu le promoteur du groupe, en marge d’une conférence publique axée sur jeunesse et entrepreneuriat privé.

Elimane FALL

Après la billetterie électronique, Moustapha Ndiaye a lancé une plateforme qui génère à temps réel ou en différé des informations sur la vitesse d’une voiture. La technologie renseigne également si celle-ci est surchargée ou pas. La plateforme offre une vue d’ensemble sur les artères où le trafic est dense et sur les voies où il est fluide.

Le samedi est un jour ouvrable dans cette startup, sise à la Cité Soprim, non loin de la pharmacie Mame Diarra Boussou. Au premier étage, dans une salle à la porte entrebâillée, des secrétaires sont derrière leur ordinateur. Dans d’autres compartiments, des ingénieurs vérifient les assemblages des appareils. Des jeunes s’apprêtent à descendre sur le terrain pour faire des expositions. Au total, 23 jeunes travaillent dans cette startup.

Leur employé est un jeune. Il se nomme Moustapha Ndiaye. Il a démontré que les nouvelles technologies ne constituent pas une menace pour des emplois. Bien au contraire. Elles offrent des opportunités de création d’emplois. Dans son bureau encombré d’ordinateurs, d’onduleurs et d’unités centrales, l’informaticien continue de tisser sa toile. Sa solution intégrale de géolocalisation est utilisée par plusieurs services et entreprises de la place. « C’est un centre de contrôle et de commandement du transport urbain et interurbain. Il est mis en service depuis le 28 avril 2015 », informe ce spécialiste des technologies embarquées. C’est plus qu’un système de géolocalisation. Cette technologie aide à contrôler à distance les véhicules d’une entreprise, d’un Gie, y compris la consommation de carburant. « A partir de la plateforme, nous pouvons contrôler la consommation de gasoil, remonter les itinéraires parcourus par les véhicules et vérifier si la voiture est surchargée, les ouvertures des portes… », détaille le concepteur.

L’aide aux constats en cas d’accident
Le concepteur souhaite mettre cette plateforme à la disposition des autorités publiques du secteur du transport. L’outil est muni d’une technologie qui détecte tous les excès de vitesse à temps réel ou en différé. Ces informations, générées par la plateforme, sont essentielles pour éclairer la survenue des accidents en cas de choc ou de collision. « La plateforme est fonctionnelle. Elle fournit des informations à temps réel et en différé. Avec cet outil, nous pouvons expliquer la survenue des accidents et surtout ceux liés à l’excès de vitesse », affirme Moustapha Ndiaye.

L’ingénieur n’est pas dans la réaction. Il est dans la prévention. Le dispositif lance des signaux d’alarme en cas d’excès de vitesse. Le propriétaire de la voiture, la société, ou encore l’administration d’un parc automobile a la possibilité de demander au conducteur de lever le pied sur l’accélérateur. « Il y a beaucoup de cas d’accidents au Sénégal. Avec cette plateforme, le propriétaire du ou des véhicules peut émettre des signaux d’avertissement aux conducteurs pour qu’ils ralentissent », dévoile l’informaticien qui souhaite travailler avec les services qui ont en charge le transport et de lutter contre les accidents de circulation. Le transport est le champ d’intervention de Moustapha Ndiaye. Cette innovation est un train de solutions aux nombreux problèmes du trafic urbain et interurbain. La plateforme offre une vue large sur la circulation à Dakar à un temps donné. Sur la base de ces informations, les conducteurs peuvent décider d’emprunter une voie où la circulation est plus fluide. «A partir d’un clic, les automobilistes peuvent voir tous les tronçons où il y a des embouteillages. Partant de ce constat, l’automobiliste a le choix de s’engager sur une voie où la circulation est fluide ou sur celle où le trafic est dense », explique cet autodidacte qui a reçu, par la suite, une formation au Centre national de qualification professionnelle (Cnqp).

Saisir les opportunités des Tic
Cette plateforme ne sera pas une dernière pour ce Sénégalais qui effectue des « voyages d’approfondissement de connaissances » en Chine. Sa vie est associée à jamais aux nouvelles technologies qui l’ont mis sous les feux des projecteurs. Depuis l’invention de la billetterie, il enchaîne des interviews avec des chaines de télévisions sénégalaises et étrangères. Ce centre est une sorte de prolongement de la billetterie électronique, brevetée à l’Oapi depuis le 30 septembre 2015 sous le numéro 17.225. Cette billetterie fournit des informations sur la compagnie du Gie, le numéro de série, la ligne, l’itinéraire, la section, le prix, l’heure et les coordonnées géographiques. Toutes les informations sont générées instantanément dans le bus.

Idrissa SANE

Le directeur du Centre hospitalier régional (Chr) de Saint-Louis, Dr Ousmane Guèye, et ses proches collaborateurs ont réceptionné officiellement une chambre mortuaire neuve de 6 blocs. Cette chambre a été offerte aux populations de la ville tricentenaire par la Fondation Servir le Sénégal de la Première dame, Mme Marième Faye Sall.

La Fondation Servir le Sénégal a réhabilité la morgue du Centre hospitalier régional de Saint-Louis. La réhabilitation de la chambre mortuaire est une réponse à un problème très sensible pour les techniciens. C’est pourquoi le Dr Ousmane Guèye et son staff ont salué l’action de la Première dame qui ne cesse de poser des actions d’une portée sociale. Pour beaucoup d’intervenants, Mme Marième Faye Sall vient de satisfaire ainsi une vieille doléance des populations de la vieille cité. 

Les équipements flambants neufs ont été réceptionnés en présence des autorités municipales et d’une forte délégation de la Fondation Servir le Sénégal. Le directeur de l’établissement hospitalier, Ousmane Guèye, s’est réjoui de la promptitude de la Première dame à traiter les problèmes de l’hôpital. « Les actions entreprises par Mme Marième Faye Sall permettent à ce Chr de mieux faire face aux problèmes de santé publique des populations de la région Nord et de certaines localités des pays de la sous-région », a témoigné M. Guèye.

Mb. Kh. DIAGNE

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