banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3275)

Le ministère de l’Education nationale, en rapport avec la Fao, a initié un nouveau type de cantines scolaires au Sénégal. La ville de Linguère, dans la zone sylvo-pastorale, avec une forte transhumance, a été ciblée pour permettre à certains enfants d’équilibrer leur alimentation. Les acteurs de l’éducation, les autorités administratives, locales et la Fao ont ainsi organisé une journée de réflexion et de partage sur les cantines scolaires qui jouent un rôle prépondérant sur la réussite des potaches. Au champ scolaire de Mbadiène, les 300 chérubins qui fréquentent l’école primaire évoluent dans un environnement propre avec un matériel didactique adéquat. Ils sont surtout bien nourris grâce à la cantine scolaire qui, outre l’appui de la Fao, bénéficie aussi d’une subvention annuelle de 100.000 FCfa allouée par le conseil rural de la localité.

Aida Ndao, une maman, dont les 3 enfants fréquentent l’école, salue cet important coup de main apporté par la cantine scolaire dans l’alimentation des enfants. « C’est vraiment une grosse épine que l’on nous enlève du pied, car la vie est souvent très dure dans le monde rural », souligne-t-elle. Pour témoigner de l’utilité de la cantine scolaire dans la restauration des enfants, Mme Ndao note que, très souvent, ses enfants lui demandent de retarder l’heure du déjeuner, parce qu’ils sont rassasiés au retour de l’école.

Pour l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère, Mamadou Alioune Diallo, « l’enfant a besoin d’un certain nombre de nutriments pour assurer sa croissance, mais aussi pour lui permettre d’assurer une certaine attention au niveau des enseignements apprentissages ». Donc la nutrition est fondamentalement liée à l’acquisition des savoirs et à la construction biologique de l’enfant, ajoute-t-il, soulignant que ces champs-là sont des occasions pour permettre à l’enfant de se nourrir sainement et acquérir la croissance qu’il faut. « Le gouvernement veut installer des cantines scolaires durables qui continuent de fonctionner sans l’aide extérieure et la Fao a répondu à ce projet qui consiste à accompagner les populations en mettant en place des champs communautaires destinés à approvisionner les cantines en vivres de qualité, des aliments locaux adaptés au modèle alimentaire local », a laissé entendre Komlan Kwadjode, consultant en nutrition au bureau de la Fao au Sénégal.

Selon M. Seck, le chef des cantines scolaires au ministère de l’Education nationale, cette mission entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de la Fao pour préparer la campagne agricole 2018 et éventuellement remettre des produits aux écoles qui n’ont pas eu à récolter suffisamment de vivres dans leurs champs. Ainsi 56 sacs de 50 kg de niébé, 32 sacs de 50 kg de mil, 30 bidons d’huile de 20 litres et 7 sacs de sel iodé pour une valeur de 2.500.000 de FCfa ont été offerts aux sept écoles bénéficiaires du département de Linguère.

Masse NDIAYE

Dans le cadre de l’élaboration du document de politique nationale de l’orientation scolaire et professionnelle, plusieurs étapes ont été déjà franchies. L’atelier organisé par le Centre national de l’orientation scolaire et professionnelle obéit à la logique de consolidation et de validation technique dudit document.

L’atelier de consolidation et de validation initié par le Centre national de l’orientation scolaire et professionnelle (Cnosp) fait suite à un diagnostic de l’orientation effectué dans toutes les académies du Sénégal, sous l’impulsion des gouverneurs de région, des inspecteurs d’académie et des directeurs de centres régionaux de l’orientation scolaire et professionnelle. Ceci, à travers des journées de partage avec tous les acteurs du système éducatif sénégalais (élèves, enseignants, chefs d’établissements, parents, société civile, structures de prise en charge des enfants et adolescents, etc.). Ces acteurs ont fait l’état des lieux de l’orientation scolaire et professionnelle, en évoquant les points forts et faibles, les attentes par rapport à ce document et à son impact dans les enseignements-apprentissages.

Les rapports académiques ont fait l’objet d’une synthèse qui a été consolidée et validée à l’issue d’un atelier qui a regroupé l’ensemble des membres du comité technique national. Un travail précédé par un « benchmarking » sous-régional et international effectué par le consultant en plus des entretiens auprès des personnes-ressources pour s’inspirer de bonnes pratiques en matière d’Osp et enrichir le document. Cet atelier de validation a aussi été convoqué pour faire la revue du contenu et l’amender si nécessaire, avant de présenter le document final aux autorités compétentes. Le directeur national de l’orientation scolaire et professionnelle considère que l’orientation est une question qui concerne la réussite de l’individu tout au long de sa vie. « Par conséquent, l’orientation scolaire devient centrale et stratégique non seulement dans la vie d’un individu. Elle est aussi au cœur des politiques publiques d’un Etat », a-t-il indiqué.
Le conseiller du chef de l’Etat en éducation, Boubacar Sidibé Sy, a déclaré qu’il est heureux que, sous l’égide du ministère de l’Education nationale, que cette réflexion ait été menée par le Cnosp avec l’ensemble des ministères impliqués et parties prenantes de façon participative.

La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj, a jugé cette activité d’autant plus importante qu’il s’agit pour elle, de définir une vision et des orientations stratégiques dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale définie pour l’orientation scolaire faite dans une approche inclusive et participative.

Abdou DIOP

 

La loi d’orientation sur l’habitat social a inspiré des compatriotes qui se sont réunis au sein d’une coopérative d’habitat social forte de 4.150 membres, en grande partie des femmes déjà victimes des agissements de promoteurs immobiliers. Leur président, Alioune Badara Guèye, a invité le chef de l’Etat à mettre à la disposition de cette coopérative une assiette foncière. Au cours d’une vaste mobilisation tenue à la place Serigne Fallou, à Guédiawaye, M. Guèye a expliqué la portée de la loi d’orientation sur l’habitat social. « La loi N 23-2016 portant sur l’habitat social est en phase avec le Pse et favorise l’émergence d’un écosystème de construction », a-t-il révélé.

Les membres de ladite coopérative ont vanté les mérites de cette loi qui, selon eux, est venue réparer une injustice foncière qui avait été préjudiciable au citoyen lambda. « Aujourd’hui, le besoin prioritaire des familles, c’est un toit. Cette coopérative est ainsi née consécutivement à de multiples scandales fonciers et immobiliers ayant fait des milliers de victimes dans le pays et dans la diaspora. D’où un préjudice qui se chiffre à plusieurs milliards », a indiqué Alioune

Badara Guèye. Poursuivant, il a rappelé qu’entre 2000 et 2012, « les populations avaient souscrit à plusieurs programmes proposés par des promoteurs immobiliers. La plupart d’entre elles ont été arnaquées. D’où, la pertinence de cette loi d’envergure nationale qui confère aux populations sénégalaises la possibilité de bénéficier de la gratuité de l’assiette foncière au niveau des différents pôles urbains ».

Selon M. Guèye, cette loi d’orientation sur l’habitat social permet également aux populations de bénéficier des dispositions du Fonds de garantie des logements sociaux (Fogalos) et de la prise en charge des Voiries-réseaux-divers (Vrd) par l’Etat du Sénégal, sans compter l’exonération totale sur l’importation des matériels et matériaux.

Abdou DIOP

 

Des lots de serviettes hygiéniques ont été remis à des élèves fréquentant des établissements scolaires de la commune de Saint-Louis.

Des filles des établissements scolaires de Pikine Guinaw Rail, Bango, Ngallèle-Bango, Ngallèle, dans la commune de Saint-Louis, ont reçu des serviettes hygiéniques. Ces lots ont été offerts dans le cadre d’un partenariat entre Plan/Sénégal, Young african leaders for change, l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de la commune de Saint-Louis et le comité régional chargé de coordonner les activités relatives à la scolarisation des filles. Le directeur de l’antenne régionale de Plan/Sénégal, Cheikhou Ndiaye, s’est réjoui de cette initiative, qui permettra à Young african leaders for change et à ses partenaires de la commune de Saint-Louis, de contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école. M. Ndiaye a laissé entendre que cette activité, initiée par la jeune fille Mame Binta Gaye, est en phase avec les objectifs de Plan/Sénégal, consistant à aider les enfants à faire valoir leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux.

Abondant dans le même sens, Ndèye Fatou Dieng, responsable du bureau Genre de l’Ief de Saint-Louis/commune et Marième Diagne, coordonnatrice des comités communal et régional de la scolarisation des filles, ont félicité Mame Binta Gaye pour le réflexe qu’elle a eu en organisant ce programme de distribution de serviettes hygiéniques aux jeunes filles des écoles de Saint-Louis, Ngallèle et Bango, et de sensibilisation pour le maintien des jeunes filles à l’école. Mlle Gaye fait partie du groupe Young african leaders for change, constitué de 4 jeunes leaders sénégalais ayant représenté notre pays aux Etats-Unis grâce au Pan african youth leadership program.

Mmes Dieng et Diagne ont aussi déploré le fait que ces jeunes filles, issues de familles démunies et souvent confrontées à d’énormes difficultés pour disposer de serviettes hygiéniques, soient obligées de rentrer chez elles, de s’absenter de l’école pendant au moins cinq jours. Une situation souvent à l’origine de nombreuses déperditions scolaires.

Quant à Mame Binta Gaye, elle a rappelé qu’éduquer, c’est éduquer un individu, « mais éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation ». Selon elle, la vision de Young african leaders for change est de renforcer les capacités des jeunes filles en les maintenant à l’école. « Nous voulons qu’elles restent à l’école, qu’elles soient confiantes et qu’elles puissent participer au développement de la communauté », a-t-elle affirmé, soulignant qu’elles ont la vocation d’être des mères, « mais leur place n’est pas seulement à la maison. Elles ont aussi des responsabilités dans la société, et nous savons qu’investir sur l’éducation des filles, c’est investir sur l’amélioration des conditions de vie de toute une nation », a-t-elle souligné.

Mame Binta Gaye s’est réjouie d’avoir eu l’occasion de séjourner avec ces trois autres jeunes leaders sénégalais à Washington, au Texas et à Chicago, dans le cadre d’un programme panafricain d’échanges culturels, initié par les Etats-Unis. Ce séjour leur a permis d’acquérir des connaissances avérées dans les domaines du leadership, de l’entreprenariat et du bénévolat.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avec l’ouverture d’Heinrich Böll, le Sénégal accueille désormais cinq fondations allemandes. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette attirance pour le Sénégal ? Eléments d’explication.

Le 2 mai dernier, la Fondation politique verte Heinrich Böll a ouvert ses portes au Sénégal. Le bureau de Dakar est le 33ème à travers le monde et seulement le 6ème en Afrique et en particulier le tout premier en Afrique francophone. Partageant les mêmes idéaux que le parti vert allemand, la Fondation Heinrich Böll axe ses interventions sur des questions d’écologie, de développement durable, de démocratie, des droits humains et de justice. En s’installant au Sénégal, elle grossit le rang des fondations allemandes qui y sont déjà présentes. En effet, avant Heinrich Böll, il y a eu Konrad Adenauer, Friedrich Neumann, Friedrich Ebert et Rosa Luxembourg. Cette forte présence interpelle forcément. Pourquoi donc cet engouement des fondations politiques allemandes pour le Sénégal ?

Fondation politique, une tradition allemande
Il faut souligner que le concept de « fondation politique » est une spécificité allemande. Il trouve son origine au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le traumatisme qu’avait créé ce conflit a poussé la société allemande à développer une vaste campagne d’éducation politique et civique de la population. « C’était une manière d’éviter de retomber dans ce qui s’est passé », explique Usha Ziegelmayer, directrice du bureau de Dakar d’Heinrich Böll.

Autre remarque, toutes ces fondations ont, chacune, la particularité d’être proche, sur le plan idéologique, d’un parti politique. La Fondation Konrad Adenauer est ainsi apparentée aux chrétiens-démocrates, c’est-à-dire le parti conservateur Cdu dont la figure de proue est la chancelière Angela Merkel. La Fondation Friedrich Hebert, qui travaille beaucoup avec les syndicats, est proche des socio-démocrates Spd. La Fondation Friedrich Neumann dont l’un des sujets de prédilection est la question des droits de l’Homme prêche les mêmes idéaux que les libéraux du Fdp, alors que la Fondation Rosa Luxembourg est associée à la Gauche allemande. « Tout parti politique qui obtient deux mandats au Parlement a le droit de créer une fondation qui véhicule les mêmes idéaux. Cependant, il lui est interdit de la financer. Les financements doivent provenir de fonds publics et du contribuable allemand. Malgré tout, les fondations sont libres de mener leurs activités comme elles l’entendent, sans aucune influence des autorités publiques », a expliqué Barbara Unmüssig, présidente de la Fondation Heinrich Böll.

Le choix de s’installer au Sénégal s’explique, selon elle, par le souci de mieux s’ancrer en Afrique francophone afin d’en mieux saisir les dynamiques. « Pour comprendre l’Afrique et les défis sociaux, politiques, économiques et culturels qui l’interpellent, il faut y avoir un pied. En ouvrant ce bureau, nous jetons donc un pont de plus entre le Sénégal et l’Allemagne, mais aussi entre l’Afrique francophone et l’Allemagne », a-t-elle ajouté.
Quant à Usha Ziegelmayer, elle croit savoir que l’engouement des fondations allemandes pour le Sénégal s’explique par la stabilité politique que connaît depuis toujours le pays. A cela s’ajoute le dynamisme et la diversification des acteurs de la société civile. « C’est des atouts et facteurs qu’on ne retrouve pas dans tous les pays », a indiqué la directrice du bureau de Dakar.

De l’avis de Stephan Röken, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Sénégal, ce qui fait la singularité des relations entre l’Allemagne et le Sénégal, ce n’est pas la coopération économique, mais plutôt la présence de cinq fondations politiques allemandes. « Seule l’Afrique du Sud compte autant de fondations allemandes sur le continent africain. C’est un cas de figure rare pour être souligné au moment où, dans certains pays, la présence de ces Fondations n’est pas souhaitée, car étant des espaces de débats, d’expression de l’opinion plurielle et de liberté », a-t-il souligné.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

En visite le 31 mai 2018 dans le Sine, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé l’installation prochaine d’un scanner au Centre hospitalier régional. Selon lui, « Fatick doit disposer d’un scanner. Le délai fixé est calé pour les trois prochains mois. La salle devant abriter cette nouvelle unité est quasi prête. Il ne reste qu’à réceptionner le matériel ». Abdoulaye Diouf Sarr a aussi assisté à la finalisation de la télémédecine dotée d’une unité de dialyse que l’hôpital régional devrait inaugurer le plus rapidement. Le ministre de la Santé a souligné les efforts extrêmement importants qu’il convient de faire en termes d’aménagement, de manière globale, pour parfaire l’humanisation de l’hôpital régional. Abdoulaye Diouf Sarr s’est dit « rassuré » du travail que mène l’administration de l’établissement de santé. Poursuivant, il a indiqué que les prochains « investissements devraient positionner le Centre hospitalier de Fatick comme étant l’hôpital devant prendre en charge les besoins, étant entendu qu’il est situé sur une zone accidentogène, donc doit être en mesure de prendre en charge les urgences ». L’autre temps fort de la visite du ministre de la Santé à l’hôpital de Fatick a été la rencontre avec les syndicats avec qui il a eu des échanges sur tous les points de revendications soulevés dans leur plateforme. Le ministre les a rassurés sur les efforts qui sont en train d’être faits par l’Etat pour leur satisfaction.

Il s’est ensuite rendu à Diakhao Sine où il a visité les nouveaux locaux du poste de santé de la localité d’un coût de 70 millions de FCfa financé à travers le Budget consolidé d’investissements (Bci) et une contribution locale. Le passage de ce poste en centre de santé est souhaité par les populations, comme l’a souligné le député-maire de la ville, Pape Biram Touré.

Le ministre s’était auparavant rendu dans le village de Ndiambour Sine pour la supervision du début de fonctionnement du poste de santé de cette zone très importante mis à la disposition des habitants par le président Macky Sall. Il a profité de l’occasion pour remettre une ambulance médicalisée pour les évacuations sanitaires. Ce qui est, selon lui, « très significatif pour les habitants de ce village qui avaient fait de cette doléance une préoccupation majeure ».

Mohamadou SAGNE

 

La prise en charge sanitaire des populations à travers les mutuelles de santé s’accroît d’année en année. Actuellement, ils sont des millions de Sénégalais à bénéficier de prise en charge sanitaire.

Grâce à la politique d’incitation des mutuelles de santé sur l’étendue du pays, plusieurs Sénégalais peuvent désormais bénéficier de prise en charge sanitaire. Et au 31 décembre 2017, ils sont 2.884 902 bénéficiaires dénombrés dans toutes les catégories socioéconomiques. Ce chiffre a été avancé, hier, à Rufisque par le directeur de l’Agence de la couverture maladie universelle (ACmu), Dr Bocar Mamadou Daff, à l’occasion de l’installation de prestataires privés dans la Cmu. Pour lui, le taux de couverture du risque maladie est passé en 2017 à 49,3 % dont les 20 % sont constitués des bénéficiaires des mutuelles de santé. Il s’y ajoute, selon lui, que le taux de pénétration des mutuelles de santé est de 42,4 % au 31 décembre 2017. En tant que projet pilote, l’installation des prestataires privés dans la Cmu va inciter les mutuelles à fréquenter les structures de santé privées. « Ce projet est une opportunité qui permettra à la fois au secteur privé de pouvoir se déployer sur l’ensemble du territoire national et d’avoir suffisamment de ressources pour vivre et se développer », a indiqué le Dr Daff qui a rappelé que le secteur de santé est « un et unique » au Sénégal.

Seulement, a-t-il précisé, à Rufisque, « la Cmu a pour vocation de renforcer le système d’une façon générale en mettant en place dans la cartographie aussi bien le secteur privé que le secteur public ». Ainsi donc, ce projet est une opportunité à saisir par les privés. « Au minimum 10 millions de personnes vont pouvoir avoir un service de qualité. Au-delà du secteur public, si on met en place un secteur privé viable, c’est une compétition qui va se créer, c’est une émulation qui va se faire. Donc, il y aura des services de qualité et le renforcement du niveau de satisfaction des populations », a rappelé le directeur de la Cmu.

Avant Rufisque, les départements de Thiès et de Kaolack ont déjà reçu ce projet pilote. Mais dans la « vieille ville », la Cmu a pris le soin de rectifier la tarification jugée élevée dans les structures de santé privées.

Maguette NDONG

 

Le Sénégal va jeter les bases de la valorisation des résultats de recherche et d’un écosystème propice à la concrétisation des projets innovants. La direction générale de la Recherche a convié des jeunes entrepreneurs et des spécialistes à un échange de bonnes pratiques au cours d’un atelier ouvert le 31 mai 2018 à Dakar.

Le Sénégal jette les bases de l’utilisation des fruits de la recherche et d’encadrement de l’effervescence dans l’univers des innovations, dans la course à la création des pouces ou des jeunes entreprises. Les innovateurs, les chercheurs, et les directeurs des institutions de recherche ont amorcé la réflexion dans l’optique d’affiner « une stratégie de promotion des incubateurs d’entreprise et d’accompagnement des startups ». « Le Sénégal veut disposer de projets, de programmes, pour donner un nouvel élan à la recherche, à côté de l’innovation. Il a décidé d’en faire un levier de développement », a fait remarquer le directeur de la recherche et de l’innovation, Amadou Thierno Gaye.
A sa suite, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Malick Sow, a mis en avant la priorité accordée à la construction d’un écosystème favorable à la recherche, à l’éclosion de la créativité, à l’entreprenariat. « Il est nécessaire de mettre en place un incubateur afin d’accompagner les chercheurs, les startups. Le Sénégal accorde une priorité à la valorisation des travaux des chercheurs », a souligné M. Sow.
L’atelier fera office d’une plateforme de partage d’expériences entre les chercheurs, les dirigeants des startups. Les participants ont dégagé des mesures d’accompagnement des porteurs de projet. Il est attendu l’élaboration d’un cadre juridique légal, la mise en place des outils et mécanismes de financement des startups.

Il faut rappeler que les universités publiques sénégalaises sont à la page de la création des incubateurs. Ces services ont pour mission de favoriser « l’émergence et la concrétisation de projets de création d’entreprises innovantes valorisant les connaissances et les résultats de recherche ». L’incitation à l’innovation et à l’entreprenariat est perçue comme une voie alternative au sous-emploi, au chômage des diplômés. « Les universités ont tout à gagner en impulsant des innovations, en créant les conditions de valorisation économique des résultats de la recherche », a défendu Malick Sow.

La direction générale de la Recherche et de l’Innovation a engagé la réflexion dans un contexte où les technologies de l’information et de la communication ont favorisé l’éclosion des pouces, la concrétisation des projets. Aujourd’hui, les plus hautes autorités ont concrétisé leur engagement à encourager cet élan par la mise en place de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide en mars 2018.

Idrissa SANE

 

Les travaux d’assainissement de la commune de Joal-Fadiouth sont dans leur dernière phase. Ils seront bouclés dans deux mois, selon le directeur général de l’Onas qui était en visite dans la localité le 29 mai dernier.

Les problèmes d’inondation dans la commune de Joal-Fadiouth seront bientôt un vieux souvenir. Avec la réalisation des projets en cours initiés par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), une vieille doléance des populations et des autorités locales sera satisfaite. « Nous allons donner à 30.000 personnes l’accès à l’assainissement, une station de boue de vidange, des stations, des relais de branchement communautaire et surtout la génération d’emplois à travers le traitement que nous allons faire des eaux usées dans la commune de Joal-Fadiouth », a déclaré Lansana Gagny Sakho, directeur général de l’Onas. Selon lui, c’est un effort énorme que l’Etat a consenti pour combler un vide dans cette localité du pays. Puisque, selon lui, c’est la première fois qu’il y a un projet englobant des actions liées à l’écosystème dans la région. « Vous prenez Matam, Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Joal, c’est la première fois, depuis que ces localités existent, qu’elles ont un système d’assainissement ». Cela veut dire, à ses yeux, qu’il y a une volonté politique du chef de l’Etat qui veut casser la césure sociale entre les centres urbains et les centres ruraux pour que les gens des villes, au même titre que ceux des campagnes, aient exactement les mêmes qualités de vie. La visite de chantier a permis à M. Sakho et ses collaborateurs « de savoir que les travaux vont se terminer dans deux mois ». Il n’a pas manqué de demander aux populations de s’approprier ces ouvrages et d’en faire un bon usage. La mise en œuvre du projet devrait permettre de soulager les populations avec l’évacuation des eaux usées. Pour Boucar Diouf, « il nous apporte un grand soulagement et beaucoup de satisfaction ». Avant, a-t-il renseigné, la commune souffrait des inondations qui constituaient la maladie principale. « Les populations ne peuvent plus accéder au centre de santé. La conséquence : il y a un problème de santé, sans oublier les nombreuses incommodités », a-t-il signalé. D’où l’importance pour lui, d’avoir un projet pour l’assainissement des eaux pluviales à Joal-Fadiouth.

Aliou Niang du Projet eau assainissement en milieu urbain (Peamu) a souligné que « le projet permet de faire une adduction d’eau vers les maraîchers qui pourront profiter des eaux épurées vers leurs zones d’activités ». Ce qui devrait donc, de l’avis du directeur général de l’Onas, combler le déficit en eau pour ces travailleurs de la terre. « Vous savez que l’accès à l’eau est un problème très difficile, mais avec cette station de boue de vidange, on va avoir de l’eau qu’on va traiter et déjà des conventions sont signées », a-t-il indiqué.

Ousseynou POUYE

 

Le nouveau directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) a été installé hier. Une occasion pour Pape Ibrahima Faye de lancer un appel pour aider à sensibiliser dans le sens de l’apaisement au sein de l’Ugb.

Après le recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, Pape Ibrahima Faye, directeur général du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) a été installé, hier. Lors de cette cérémonie, M. Faye s’est réjoui du choix porté sur sa personne, tout en soulignant l’énormité de la tâche. Par conséquent, il compte s’investir pour mériter la confiance placée en sa « modeste personne par les plus hautes autorités du pays ». Il a indiqué que sa mission consistera, avec l’accompagnement du ministre Mary Teuw Niane, en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et l’Innovation, « à pacifier l’université, car son dessein est de produire des ressources humaines de qualité pouvant servir le pays ». Dans cette même logique, le Dg du Crous a lancé un appel aux populations pour aider à sensibiliser dans le sens de l’apaisement au sein de l’Ugb. Pape Ibrahima Faye a ainsi souligné que « la tâche est lourde, mais pas impossible. La paix dans cet espace est le gage de toute réussite et pour y arriver, on doit adopter une posture conciliante ».

Pour réussir sa mission, le nouveau responsable des œuvres sociales de l’Ugb a manifesté son intension d’ouvrir des discussions inclusives avec toutes les parties du Crous « pour des échanges francs, en rétablissant la vérité des chiffres, car le Crous n’a que son budget de fonctionnement ».

S’agissant de l’environnement de l’université, marqué par le chaos ambiant, Pape Ibrahima Faye a fait savoir que pour les œuvres sociales, « tout marche actuellement ». L’hébergement, la restauration, tout se déroule normalement. Cependant, « c’est au niveau de l’administration qu’il y a des problèmes, mais le personnel du Crous est expérimenté. C’est pourquoi, dans ce travail de reconstruction, je ne me fais pas de soucis », a-t-il estimé, saluant les efforts du chef de l’Etat dans l’augmentation des bourses et la diminution des tickets de restaurant.

Divergences entre syndicalistes du Crous

Lors de la cérémonie d’installation du nouveau du Crous, Pape Ibrahima Faye, des divergences ont été notées entre syndicalistes du Crous. Mais M. Faye met ces quiproquos dans « la passion de vouloir faire ». Il a, à cet effet, invité les protagonistes « à mettre toute cette énergie pour résoudre le problème des étudiants que nous devons servir convenablement, et je sais que le personnel du Crous est assez outillé pour relever tous ces défis », a-t-il avancé.

Les étudiants invités à rejoindre le campus social

Le nouveau directeur du Crous a loué la responsabilité et l’ouverture d’esprit des étudiants de l’Ugb de Saint-Louis dans cette épreuve, après la mort de Mouhamadou Fallou Sène, le 15 mai dernier. Il leur a demandé de revenir au campus social, car « la sécurité, les restaurants, l’hébergement sont là ». Pour mettre l’université sur les rails, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur sont annoncées pour faire l’état des lieux et reconstruire ce qui doit l’être.

Amadou Maguette NDAW

 

Les autorités sénégalaises veulent rendre le tabac inaccessible aux populations. Elles comptent ainsi appliquer une des dispositions de la loi anti-tabac qui interdit la vente au détail de la cigarette.

Le Sénégal va appliquer, dans les prochaines semaines, l’une des dispositions des 35 articles de la loi anti-tabac votée en 2014. Cette disposition interdit la vente au détail de la cigarette. Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, Dr Oumar Bâ, tout vendeur de cigarette doit avoir une autorisation du préfet et du gouverneur avant de se lancer dans ce commerce. « Ils seront soumis aux mêmes procédures que les vendeurs de la boisson alcoolisée : avoir une licence », a affirmé le Dr Bâ, soulignant que le ministère de la Santé est en train de revoir les textes réglementaires pour faire appliquer cette partie de la loi.

Cet article de la loi interdit aussi la vente de la cigarette à côté des établissements scolaires et dans certains endroits comme les entreprises et les structures de santé. « Pour acheter, il faut se rendre dans un dépôt de vente », a-t-il fait savoir. Cette disposition vise à rendre inaccessible le tabac aux populations. « Le fait de ne pas vendre au détail pourrait décourager des fumeurs, surtout si les autorités augmentent les taxes pour rendre le tabac beaucoup plus cher. Nous travaillons à rendre le tabac inaccessible en termes de prix », a lancé le Dr Ba, soulignant : « C’est pour cette raison que nous sommes en train de mettre en place des mesures pour réglementer cette vente sur l’ensemble du territoire ».

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, a salué les mesures déjà prises pour faire appliquer la loi anti-tabac. Il s’agit de la signature des décrets d’application de la loi anti-tabac qui a permis au Programme national de lutte contre le tabac de réaliser d’importantes actions telles que l’apposition d’images « de mises en garde sanitaires » associées à des messages pertinents sur les paquets de cigarettes, l’élaboration de signalétiques portant interdiction de fumer dans les lieux publics, l’élaboration d’un plan de communication…

Le représentant de l’Oms, Dr Farba Lamine Sall, a axé une partie de sa communication sur le thème « Tabac et cardiopathies ». Selon lui, la consommation de tabac et l’exposition à la fumée sont à l’origine de près de 12 % des décès causés par les cardiopathies. Il a rappelé que le tabagisme tue plus de 7 millions de personnes chaque année. « Il est l’une des plus grandes menaces pour la santé publique auxquelles le monde est confronté », a-t-il relevé, invitant les autorités africaines à faire des efforts pour sensibiliser davantage les populations sur les effets néfastes de la consommation de tabac.

Eugène KALY

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a remis, le 31 mai 2018, le titre de Docteur Honoris causa à Wilfried Kraus, chef adjoint du département en charge du développement durable, du climat, de l’énergie au ministère fédéral allemand de l’Education et de la Recherche.

Pour services rendus à l’Ucad, Wilfried Kraus, chef adjoint du département du développement durable, du climat, de l’Energie au ministère allemand de l’Education et de la Recherche, a reçu le titre de docteur Honoris Causa, le 31 mai 2018. L’Assemblée de l’université a décerné ce prix à ce diplômé en droit en service depuis 1988 dans l’administration allemande. M. Kraus a, en effet, permis l’instauration, à l’Ucad, du programme doctoral Economie du changement climatique du Centre ouest africain pour le changement climatique et l’utilisation adaptée des sols (Waskal). C’est un programme commun pour les pays de la Cedeao, excepté le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée- Bissau, le Liberia et la Sierra Leonne. L’Ucad a été sélectionnée en 2009 pour l’abriter.

Le professeur Mbaye Thiam, porte-parole de l’Ucad, a indiqué que le choix de M. Kraus est pertinent et s’explique par le rôle qu’il a joué dans le programme Wascal conçu pour répondre aux défis du changement climatique en améliorant la résilience.

Pour le représentant du recteur de l’Ucad, Mamadou Badji, doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), le programme Wascal, appuyé par l’Allemagne, symbolise à la fois la volonté d’intégration de nos Etats dans le domaine de l’Enseignement supérieur, la coopération entre l’Allemagne et le Sénégal. C’est aussi une réponse au changement climatique. Le doyen de la Fsjp a affirmé que le programme Economie du changement climatique de Wascal est d’actualité, vu les effets de la variation climatique sur les pays d’Afrique de l’ouest qui sont les plus exposés, alors que l’Afrique ne contribue qu’à moins de 3 % dans les émissions de gaz à effet de serre.
Le récipiendaire Wilfried Kraus, qui s’est dit « très honoré » de recevoir ce titre de l’Ucad, réservé à un nombre restreint, a remercié les autorités universitaires et étatiques du Sénégal. Prononçant une leçon sur le thème, « développer des résiliences face au changement climatique par la coopération internationale : le modèle Wascal en Afrique de l’ouest », M. Kraus a expliqué que le programme Wascal est une solution ouest africaine pour le développement durable. Considérant ce programme comme une réussite, il a plaidé pour que Wascal soit, dans le futur, un institut africain gouverné par des Africains pour la recherche et la formation des jeunes dans les domaines du développement durable. Avec 250 diplômés de ce programme doctoral, il a indiqué que l’objectif de l’Allemagne, qui va soutenir Wascal pendant 10 autres années, est d’arriver, dans 4 ans, à former 1.000 diplômés.

Oumar KANDE

 

En présence du Pr Olivier Sagna, directeur des études et de la coopération au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Ousmane Thiaré, nouveau recteur de l’Ugb, a été officiellement installé dans la sobriété. Il a lancé un appel à toute la communauté universitaire, afin que les enseignements redémarrent le plus rapidement possible au sein de cette institution.

Le Pr Baydallaye Kane, ancien recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a passé le témoin à son collègue Ousmane Thiaré. D’emblée, le nouveau recteur s’est réjoui du travail abattu par son prédécesseur. Les premiers mots du Pr Thiaré sont allés à l’endroit de la communauté universitaire. « Je lance un appel à toutes les forces vives afin que notre université retrouve son esprit d’antan fait d’excellence et d’abnégation, malgré les secousses récentes », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté d’apaiser la tension en « travaillant à faire de sorte que les activités pédagogiques et de recherche, éléments importants pour toute université, redémarrent vite ».

Concernant le chaos à l’Ugb, né des événements du 15 mai dernier, le nouveau recteur a fait savoir que beaucoup de choses ont été détruites. Mais « nous sommes en train de faire le point, et après, nous nous en référerons à notre ministre de tutelle pour des appuis, afin que le travail recommence le plus rapidement possible », a-t-il indiqué.

Concernant le redémarrage des activités du rectorat, épine dorsale de toutes les activités administratives de l’université, le Pr Thiaré a dit que des actions sont menées, afin de trouver les moyens de reloger tous ceux qui étaient au niveau du rectorat, afin que le travail puisse reprendre normalement.

Cette cérémonie a été une occasion pour le premier responsable de l’Ugb d’appeler les étudiants au dialogue, tout en rappelant qu’il y a des années, « j’étais à votre place, ici, dans cette université ». « Nous allons privilégier, avec les étudiants, le dialogue et la concertation pour lever les équivoques ». C’est pourquoi, « je leur lance un appel pour que l’on puisse, sous peu, se rencontrer et échanger sur la situation de notre université », a dit le Pr Thiaré.

Amadou Maguette NDAW

Les délégués d’une dizaine de quartiers de Thiaroye Azur ont pris l’engagement de jouer un rôle moteur dans l’accompagnement de l’exécution du projet de dépollution de la baie de Hann. Ils ont mis sur pied un comité ad hoc de suivi dudit projet à Thiaroye Azur où 70% des ménages seront raccordés aux égouts.

Thiaroye Azur est une bande de terre coincée entre le village traditionnel de Thiaroye sur Mer, la mer et Rufisque. Cette agglomération de 21.000 âmes ne rame pas à contre-courant du projet de dépollution de la baie de Hann. Il ne pouvait pas en être autrement. Les délégués des quartiers Sepco 1, Sepco 2, Safco 1, Safco 2, Cité Alizé, Cité Ousmane Fall (Cof) de la Société africaine de raffinage (Sar), Cité Recherche scientifique et technique (Rst), Cité de la Direction de la protection des végétaux, Socabeg ont porté sur les fonts baptismaux un comité ad hoc de suivi du projet de la dépollution de la baie. « L’intervention du directeur général de l’Onas nous rassure. Notre défi, c’est de mobiliser toutes les populations pour la mise en œuvre du projet, car il y va de notre intérêt avec l’assainissement des différents quartiers de Thiaroye Azur », a dit le président de l’Inter-amicale de Thiaroye Azur, Mamadou Diouf.

Auparavant, la porte-parole du jour, Adja Astou Mbaye, a identifié les problèmes d’assainissement de leur agglomération. Elle est convaincue que l’assainissement des quartiers sera réglé avec la dépollution. « Le projet de dépollution de la Baie de Hann vient à son heure. Au-delà de la dépollution de la baie, il y aura un impact économique et social direct et indirect sur l’environnement, la santé des populations et les ménages, en ce sens qu’il réduira les charges des familles liées aux vidanges des fosses septiques et les problèmes d’hygiène et santé », a évoqué Adja Astou Mbaye.

70% des ménages branchés à l’égout
Le temps de l’incompréhension semble s’éloigner à Thiaroye Azur où les populations nourrissent toutes les attentes par rapport à la restauration de la baie qui s’étend du Port autonome de Dakar jusqu’à Mbao. « Thiaroye Azur continue à fonder de grands espoirs sur « le projet de dépollution de la baie de Hann » pour trouver des solutions durables voire définitives aux problèmes d’assainissement en général et d’évacuation des eaux de pluies et des eaux usées en particulier », s’est exprimée Mme Mbaye. Les populations ont pris l’engagement d’être des bénéficiaires acteurs dans sa mise en œuvre. Au-delà de la restauration des écosystèmes, il y a un versant de mesures sociales qui se déclinent en termes de pose des branchements sociaux, de création d’emplois. Dans cette perspective, le projet transformera le cadre de vie des milliers de personnes dans cette agglomération. « 70 % des ménages auront des branchements à l’égout », a assuré le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

En réponse aux 30 % des ménages restants, une question posée par plusieurs intervenants comme Boubacar Barry, le directeur général de l’Onas a répondu qu’il n’est pas exclu que d’autres financements soient recherchés pour raccorder tous les ménages. Aussi l’Onas a apporté des réponses à la collecte, à l’évacuation et au traitement des eaux usées. « La réalisation de l’intercepteur du projet de dépollution de la baie de Hann constituera donc une opportunité pour réaliser un exutoire pour les eaux usées collectées par le réseau semi-collectif de Thiaroye Azur », a souligné le directeur général de l’Onas. Il en est de même pour le système semi-collectif du quartier Ousmane Fall qui recueille les eaux usées de l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye.

Du fait de l’affleurement de la nappe, le déversement des eaux usées, les familles avaient une facture salée de la vidange. « Il y a des familles qui dépensent entre 25.000 et 30.000 FCfa par vidange parce qu’il y a une fosse commune pour des maisons dans certaines cités », a expliqué la présidente des résidents de la Cité Sepco1.

L’absence d’un système digne d’assainissement remet au goût du jour la non priorisation de l’assainissement durant la viabilisation, le lotissement. C’est toujours après l’installation des populations que les problèmes d’assainissement sont soulevés. C’est une incohérence qu’il faudra régler.

Idrissa SANE

La rencontre entre le chef de l’Etat et la Coordination nationale des étudiants du Sénégal (Cnes) s’est tenue sans les représentants de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl). Les jeunes pensionnaires du campus social universitaire de Sanar ont boycotté cette réunion, estimant que la Cnes, étant une organisation responsable et crédible, devait être dignement représentée par des étudiants qui ont la qualité de représentant. Et dans un communiqué, les étudiants continuent de réclamer justice pour leur camarade Mouhamed Fallou Sène, tué le 15 mai dernier, lors des affrontements à l’Ugb entre les étudiants et les forces de l’ordre. Ils exigent aussi le départ des ministres impliqués dans cette crise universitaire. Par conséquent, la Cesl n’a pas jugé nécessaire de prendre part à une rencontre avec des coordonnateurs qui n’ont pas la qualité de représentant légal de la Cnes. La Cesl a ainsi demandé aux étudiants de n’accorder aucun crédit aux spéculations portant reprises des activités pédagogiques. Elle a aussi réitéré son engagement et sa disponibilité pour la cause de l’étudiant.

A. M. NDAW

19 milliards de FCfa ! C’est ce que réclame la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur à l’Etat du Sénégal. Et si les engagements ne sont pas honorés d’ici à 10 jours, les 50.000 étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés risquent d’être exclus.

La Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur menace de renvoyer les 50.000 étudiants orientés dans ses structures. Selon leur chargé de communication, Souleymane Kane, l’Etat a 10 jours pour payer les 19 milliards FCfa qu’il leur doit. A l’en croire, « les conditions que l’Etat nous a posées sont incomparables. C’est pratiquement le 1/3 de la scolarité que l’Etat paie. Néanmoins, on les a acceptées, mais il s’est trouvé que, depuis 2016, il y a accumulation de dettes ».

Le contrat liant ces institutions à l’Etat stipule que lorsque l’étudiant est orienté, l’Etat paie les 50% dès l’inscription, ensuite les 25% après le 1er semestre et le reliquat après le dépôt du rapport qui concerne l’année.

« Malheureusement, chaque année, l’Etat augmente et il est arrivé une fois où il n’a pas versé un rond pendant toute une année scolaire ; ce qui s’est ajouté aux autres dettes des années précédentes », a-t-il fait savoir, soulignant éprouver « d’énormes problèmes pour payer nos enseignants ».

Leur seul interlocuteur étant le ministère de l’Enseignement supérieur, « ce dernier a fait les états et les a envoyés au ministère des Finances, mais il se trouve qu’il y a des blocages là où on ne peut accéder », a regretté M. Kane, soulignant que des correspondances ont été envoyées au Premier ministre et au ministre de l’Economie et des Finances, « mais elles sont restées sans suite ». Il, juge inconcevable que le chef de l’Etat reçoive, le 28 mai 2018, les étudiants, sans ceux des établissements d’enseignement supérieur privé. « Dans les 10 jours, si l’Etat ne réagit pas, si la situation n’évolue pas, les étudiants qui sont au nombre de 40.000 à 50.000 seront tous renvoyés », a-t-il averti.

Les étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés réclament l’apurement des arriérés de scolarité dus par l’Etat. Selon leur porte-parole, Zakariya Niasse, leur coordination, regroupant l’ensemble des sections des étudiants orientés dans les universités privées, n’exclut pas de descendre dans la rue pour dénoncer le « traitement discriminatoire » dont ils sont l’objet.

« Nous n’avons pas encore fixé la date de la marche. Nous allons incessamment tenir une assemblée générale à l’issue de laquelle nous allons arrêter le jour de la marche », a déclaré M. Niasse.

Mamadou Lamine DIEYE

Les enseignants-chercheurs du Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information) ont mis en place, depuis hier, une section du Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur), renseigne un communiqué qui nous est parvenu. Membres affiliés à la section Saes de la Faculté des Lettres, depuis plus de deux décennies, ils ont décidé de défendre eux-mêmes leurs intérêts matériels et moraux. Surtout « au regard des spécificités structurelles inhérentes au Cesti (École de journalisme) », lit-on dans la note.

Ladite section a été installée par Malick Fall, secrétaire général national du Saes. « La section Cesti du Saes espère que l’administration universitaire et la direction de l’institut l’accueilleront comme un partenaire privilégié, dans le but de créer et de maintenir un dialogue social de qualité, au bénéfice de l’enseignement et de la recherche », souhaite la nouvelle entité qui compte œuvrer pour « une démarche constructive et responsable ».

Le bureau est ainsi composé : Secrétaire général : Mouminy Camara, Secrétaire général adjoint : Sellé Seck, Trésorier : Yacine Diagne, Chargé des revendications : Sahite Gaye, Chargé de l’organisation et de la communication : Bernadette Sonko.

Les populations impactées par la libération des emprises dans le cadre du projet de dépollution de la Baie de Hann sont sommées de libérer les emprises dans un délai de 20 jours. C’était à l’occasion de la cérémonie de remise des chèques d’indemnisation des mains du préfet de Dakar.

Le projet de dépollution de la Baie de Hann est entré dans sa phase active avec la remise des chèques aux populations impactées par la libération des emprises. Le 28 mai 2018, sous la présence des autorités préfectorales du département de Dakar et des responsables de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), des bénéficiaires de la commune de Hann Bel Air ont aussi reçu le premier lot de chèques d’indemnisation, à l’image de leurs concitoyens du département de Pikine.

Selon le préfet de Dakar, Alioune Badara Sambe, les montants varient de 160.000 à 60 millions de FCfa. M. Sambe a saisi l’occasion pour servir une sommation aux bénéficiaires afin qu’ils puissent libérer les emprises dans un délai de 20 jours. Devant le maire de la commune de Hann Bel Air, le préfet de Dakar n’a pas manqué de souligner le caractère inclusif et social du processus de conciliation qui a abouti à cette opération d’indemnisation des impactés du projet. « L’Etat a pris en charge tous les aspects liés au foncier, même pour le cas des titres précaires », selon le préfet de Dakar. Environ 17 personnes ont été impactées par le projet dans la zone de Hann Bel Air. On en trouve également à Thiaroye et à Mbao, selon les déclarations du secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara. Revenant sur la portée d’un tel projet, le maire de la commune de Hann Bel Air, a insisté sur son caractère révolutionnaire. Selon Babacar Mbengue, le projet de dépollution de la Baie de Hann fait partie aujourd’hui des projets à citer en exemple en matière de restructuration. M. Mbengue a saisi l’occasion pour saluer l’esprit d’ouverture des populations impactées, ainsi que l’engagement du président Macky Sall et l’accompagnement des pouvoirs publics dans la mise en œuvre dudit projet.

Selon le secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara, la remise des chèques d’indemnisation et la libération des emprises est un pas décisif dans la réalisation de ce projet dont le démarrage des travaux est prévu d’ici la fin de l’année. Le chantier s’étale sur trois ans, selon les prévisions de l’Onas. Pour le moment, l’Etat a déjà injecté près de 2 milliards de FCfa dans le dédommagement des impactés du projet, a révélé M. Camara, soulignant qu’il reste encore des conciliations à boucler sur le terrain concernant certains impactés.

Seydou Prosper SADIO

La France a offert 103 bourses d’études à des étudiants sénégalais. Lors d’une réception à l’honneur des boursiers, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a soutenu qu’en une année, le nombre d’étudiants sénégalais en France a augmenté de 40%.

Les différents secteurs de la coopération française ont offert 103 bourses à des jeunes sénégalais. En général, 103 bourses sont octroyées, cette année, par l’ambassade de France au Sénégal. Ce sont 22 bourses doctorales et 4 bourses post-doctorales qui ont été attribuées à des candidats sénégalais. La thématique dominante de ces bourses est les sciences et les techniques. Il y a aussi 33 bourses de stage programmées par les autres secteurs de coopération, notamment la culture, l’innovation et l’économie numérique, la gouvernance et la coopération non-gouvernementale.

Lors de la réception organisée dans sa résidence pour les boursiers, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, a indiqué que la France est heureuse d’apporter sa pierre au développement de la formation et de l’Enseignement supérieur du Sénégal. « Il est essentiel de repenser la question de l’employabilité des jeunes dans un pays en rapide mutation. Le Président Macron a fait de l’éducation la priorité de son intervention en Afrique et au Sénégal. Cette mobilité est un critère de rayonnement », a dit l’ambassadeur, rappelant les relations profondes et le partage de valeurs entre la France et le Sénégal. Il a souligné que la France accueille 310.000 étudiants étrangers chaque année sur son territoire.  Actuellement, il y a 10.000 étudiants sénégalais en France, ce qui représente une augmentation de 40% du nombre d’étudiants sénégalais inscrits en France.

Poursuivant, il a indiqué que plusieurs mesures sont prises par la France pour faciliter la mobilité et l’obtention de visas, avec « le passeport talent qui facilite l’entrée et le séjour en France pour les jeunes diplômés, les chercheurs, les sportifs, les artistes ». L’ambassadeur de révéler aussi qu’après la formation, la France prévoit maintenant des autorisations provisoires de séjour avec la carte de séjour entrepreneur ; les étudiants africains titulaires de diplômes africains peuvent bénéficier maintenant de visa de circulation pour aller et venir.

Pape Birama Thiam, directeur de la Coopération technique de la Présidence de la République, participant à la rencontre, a remercié les autorités françaises pour ces bourses offertes. M. Thiam soutient que 2018 est une année faste pour la coopération entre le Sénégal et la France. Il a réaffirmé que le Pse accorde une grande importance à l’éducation, notamment avec le pilier 2 qui vise le renforcement du capital humain par la formation. Aux boursiers, il a recommandé d’aller se former et de revenir pour participer au développement du Sénégal.

Oumar KANDE

La journée mondiale sans tabac sera célébrée demain. La cérémonie aura lieu à Dakar au marché Gueule Tapée et à l’Ucad sur le thème « Le tabac vous brise le cœur ». Pour le Pr Serigne Abdou Bâ, de l’hôpital Aristide Le Dantec, le tabac détruit toutes les artères de l’homme.

Le Pr Serigne Abdou Bâ, chef du Service de cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a été choisi pour décortiquer le thème de la journée mondiale sans tabac prévue demain sur : « Le tabac vous brise le cœur ». Selon lui, le tabac brise plus que le cœur, puisqu’il détruit les artères du fumeur. Il est le deuxième facteur de risque des maladies cardio-vasculaires après l’hypertension artérielle.

Serigne Abdou Bâ a rappelé que les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde. Au Service cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, ce sont les cardiopathies ischémiques qui occupent la première place des hospitalisations à cause du tabac. « Pourtant, il y a 30 ans, on voyait très peu de cardiopathies, mais aujourd’hui, elles font partie de nos activités quotidiennes, même si beaucoup de malades n’arrivent pas dans nos services à cause du phénomène des crises cardiaques qui se termine souvent par une mort subite », a regretté Pr Bâ.

Dans sa présentation, le spécialiste des maladies du cœur a indiqué que le tabac est responsable des nombreuses crises cardiaques au Sénégal. « Malheureusement, la première manifestation de la crise cardiaque est la mort subite. Si le patient a la chance d’être hospitalisé, il s’en sort avec des séquelles tout le reste de sa vie, parce que le cœur est un organe unique et quand il subit des dommages, c’est catastrophique, car la réparation est souvent difficile », a-t-il averti, soulignant que le tabac attaque aussi le cerveau en provoquant des Accidents vasculaires cérébraux. Il diminue la quantité d’oxygène du sang. Le tabac favorise la formation de caillot (infarctus Avc…), entraîne une inflammation des vaisseaux sanguins et diminue le taux du bon cholestérol. « La consommation de la cigarette peut également être source de dysfonctionnement érectile et d’atteinte cardiaque », a ajouté Pr Serigne Bâ.

Dr Oumar Bâ, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, s’appuyant à une enquête nationale, a révélé qu’au Sénégal, un demi-million, soit 6% des adultes, fument, dont 11% d’hommes et 1,2% de femmes. L’étude a montré que 3 adultes sur 10 ont déclaré avoir été exposés à la fumée du tabac à l’intérieur de leur lieu de travail et près de 3 adultes sur 10 (28,8%) sont aussi exposés à la fumée de tabac au restaurant. D’où la nécessité de l’application de la loi anti-tabac votée à 2014.

Malheureusement, le Programme national de lutte contre le tabac n’a pas de moyens pour faire appliquer cette loi. Dans les espaces publics, les entreprises, les restaurants, les hôtels, etc., certains fument sans être interpellés. « Nous sommes en train de travailler pour que la loi soit progressivement appliquée. C’est un long processus. Nous allons y arriver », a assuré Dr Oumar Bâ.

Eugène KALY

A Dakar, la Journée internationale de l’hygiène féminine a été célébrée au Cedaf de l’Unité 24 des Parcelles assainies. Cette activité a été couplée à une matinée de consultations médicales gratuites. Plusieurs filles ont, à l’occasion, été sensibilisées sur leur hygiène intime. La présidente de l’Association santé mobile Sénégal, Fatou Bintou Thiam, a souligné qu’au Sénégal, la menstruation des femmes est considérée comme tabou, ce qui ne facilite pas la communication sur sa gestion efficiente. « Les mauvais comportements et pratiques observés en matière de Gestion de l’hygiène menstruelle (Ghm) ont eu un impact non négligeable sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles, notamment sur leur épanouissement. Cette rencontre a permis de rassembler plus de 100 filles âgées de 9 à 20 ans venues de 5 écoles de la commune pour bénéficier d’une formation gratuite sur l’hygiène des menstrues », a-t-elle affirmé. Cette année, les organisatrices ont retenu comme thème « l’autonomisation des jeunes filles ». A l’en croire, il s’agit de faire un plaidoyer auprès des autorités. « Nous avons fait des consultations gratuites, des dépistages en Vih et des tests urinaires. C’est ainsi que nous avons aidé et sensibilisé beaucoup de jeunes filles à ne pas traîner ces infections en prenant conscience de leur hygiène menstruelle », a-t-elle expliqué. Pour le Vih, 75 filles ont été consultées, mais tous les tests ont été négatifs. L’équipe médicale a aussi procédé à 80 tests urinaires. Un seul cas d’infection fut identifié. Le test diabétique a aussi révélé une seule malade.

Des médicaments leur ont été offerts avant qu’elles ne soient orientées vers d’autres établissements sanitaires pour un suivi médical. Mme Thiam a révélé qu’elles ont effectué, récemment,  des tournées entre Ziguinchor et Fatick et 800 serviettes hygiéniques ont été distribuées.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’annonce de l’augmentation des bourses des étudiants et de la baisse du prix des tickets de restauration a été bien appréciée par les étudiants de l’Ucad. Du campus social au campus pédagogique, les étudiants au fait de cette information n’arrêtaient de la commenter. Sur le hall de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh), Mouhamadou Diallo, debout, son sac en bandoulière, scrutait les dernières informations du tableau d’affichage de son département. Il a salué la décision du chef de l’Etat suivie de la suspension du mot d’ordre de grève à l’Ucad. « C’est une bonne chose du chef de l’Etat de vouloir apaiser le milieu universitaire.

La Faculté des Lettres est en retard et la grève est arrivée au moment où on devait commencer nos examens. Je veux qu’on retourne dans les amphis pour continuer nos examens », a déclaré l’étudiant en 3ème année de géographie. Toutefois, il a martelé que même si les étudiants doivent retourner dans les amphis, justice doit être faite pour le défunt Fallou Sène.

Même avis chez Doudou Sèye, en Licence 3 du Département d’histoire, qui trouve ces mesures du Président louables, vu que les apprenants vivent dans des conditions difficiles et viennent pour l’essentiel de l’intérieur du pays. Il a soutenu aussi que cela ne doit pas occulter toutefois le fait que la justice devra être rendue pour Fallou Sène. Son ami, Kéba, inscrit en deuxième année d’Histoire, intervient et appuie la thèse de Doudou Sèye. Venant de la Casamance, il a apprécié positivement la mesure du chef de l’Etat, car, à son avis, seule la bourse aide l’étudiant à se prendre en charge.

O. KANDE

Après leur rencontre avec le président de la République, les étudiants de l’Ucad ont salué la mesure. D’ailleurs, le collectif des étudiants a annoncé la suspension du mot d’ordre de grève et prévoit la reprise des cours dès aujourd’hui.

Un jour après leur rencontre avec le chef de l’Etat, le collectif des étudiants de l’Ucad a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève. « Les étudiants sont très contents de cette mesure d’augmentation des bourses et de la baisse des tickets. C’est à saluer », a affirmé Franck Daddy Diatta, porte-parole du collectif des étudiants, lors d’un point de presse tenu en face du Centre des œuvres universitaire de Dakar (Coud).

Cependant, le responsable syndical a soutenu que l’autre point de revendication n’est pas encore satisfait, à savoir : rendre justice à Fallou Sène. « Que justice soit faite sur la mort de Fallou Sène le plus rapidement possible. Il faut aussi que les engagements pris par le président soient respectés scrupuleusement. C’est pour cela que nous avons suspendu le mot d’ordre de grève, nous ne l’avons pas levé. Nous le suspendons pour permettre au gouvernement de réaliser les engagements qu’il a pris », a laissé entendre le jeune leader. Franck Daddy Diatta a assuré que dès ce mercredi, les cours reprendront dans toutes les facultés et établissements de l’Ucad.

En outre, l’étudiant, inscrit en Master 2 à la Faculté des sciences juridiques et politiques, a salué le fait que le Président ait décidé d’offrir 5 ambulances et une trentaine de bus aux universités, de même que son engagement à renforcer le personnel médical des universités, d’augmenter le nombre de lits pour le logement.

Par rapport à la division notée chez les responsables des étudiants, le porte-parole de l’Ucad dit « fustiger le comportement des autres universités et facultés qui n’ont pas répondu à l’appel du Président ». Pour lui, cela est « irresponsable et irrespectueux ».

« Nous sommes légitimes et nos mots d’ordre sont suivis, parce que nous constituons 80% des étudiants du Sénégal », a argué le porte-parole du collectif des étudiants de l’Ucad.

Oumar KANDE

HAUSSE DES BOURSES ET BAISSE DES TICKETS : LES ÉTUDIANTS APPRÉCIENT POSITIVEMENT
L’annonce de l’augmentation des bourses des étudiants et de la baisse du prix des tickets de restauration a été bien appréciée par les étudiants de l’Ucad. Du campus social au campus pédagogique, les étudiants au fait de cette information n’arrêtaient de la commenter. Sur le hall de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh), Mouhamadou Diallo, debout, son sac en bandoulière, scrutait les dernières informations du tableau d’affichage de son département. Il a salué la décision du chef de l’Etat suivie de la suspension du mot d’ordre de grève à l’Ucad. « C’est une bonne chose du chef de l’Etat de vouloir apaiser le milieu universitaire.

La Faculté des Lettres est en retard et la grève est arrivée au moment où on devait commencer nos examens. Je veux qu’on retourne dans les amphis pour continuer nos examens », a déclaré l’étudiant en 3ème année de géographie. Toutefois, il a martelé que même si les étudiants doivent retourner dans les amphis, justice doit être faite pour le défunt Fallou Sène.

Même avis chez Doudou Sèye, en Licence 3 du Département d’histoire, qui trouve ces mesures du Président louables, vu que les apprenants vivent dans des conditions difficiles et viennent pour l’essentiel de l’intérieur du pays. Il a soutenu aussi que cela ne doit pas occulter toutefois le fait que la justice devra être rendue pour Fallou Sène. Son ami, Kéba, inscrit en deuxième année d’Histoire, intervient et appuie la thèse de Doudou Sèye. Venant de la Casamance, il a apprécié positivement la mesure du chef de l’Etat, car, à son avis, seule la bourse aide l’étudiant à se prendre en charge.

O. KANDE

Pour procéder au recyclage écologique des déchets électroniques, tout en créant de la richesse grâce à l’économie circulaire, l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a lancé le projet « e-déchets ». Ce dernier se veut une réponse écologique et économique face aux déchets électroniques.

Anticiper sur les effets négatifs des déchets électroniques. Tel est l’objectif du projet « e-déchets » lancé par l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie). C’est dans ce cadre qu’elle a mis sur pied une unité de recyclage des Déchets des équipements électriques et électroniques (Deee). Un document reçu de l’Adie fait noter que la collecte de ces déchets permet de limiter le gaspillage des ressources naturelles nécessaires à leur conception, mais aussi d’éviter la dissémination de polluants très toxiques pour l’environnement.

Néanmoins, les équipements contiennent des éléments valorisables qui, exploitées, peuvent permettre d’instaurer un cercle vertueux et économiquement rentable de gestion des déchets électroniques. « Ces déchets sont de plusieurs natures. Répertoriés en différents niveaux de danger, tous ces déchets peuvent avoir un impact nocif sur la santé humaine et sur l’environnement.

Afin d’éviter que le danger se propage, il est impératif de savoir classifier ces éléments avant de pouvoir se lancer dans le démantèlement de matériels électroniques », lit-on dans le document.

Plus de 74 tonnes de déchets électroniques traités
Dans le sens du démantèlement des déchets électroniques, l’Adie rappelle qu’en 2016, elle a eu à effectuer un traitement record de 50 tonnes de déchets électroniques. Toutefois, compte tenu du pourcentage de renouvellement assez faible des équipements informatiques, la tendance a été faible en 2017 avec 24,5 tonnes de déchets électroniques démantelés. Le communiqué d’informer aussi qu’un Comité national stratégique a été mis sur pied dès le début de l’année 2017 afin d’associer à ce projet les acteurs de l’écosystème sénégalais à travers une démarche participative.

L’une des perspectives à court terme du projet est de proposer un cadre légal et réglementaire spécifique pour accompagner la filière même de gestion des déchets électroniques. Par ailleurs, l’Adie envisage de mettre sur pied un grand centre de traitement des Deee au Sénégal qui pourra constituer une référence africaine et prendre en charge le démantèlement de ces déchets dans la sous-région.

Oumar KANDE

L’Institut Pasteur de Dakar a acquis, grâce à la fondation belge Praesens, un camion laboratoire mobile. Ce dernier va aider à mieux gérer les épidémies, surtout dans les zones enclavées où le véhicule peut, sans difficultés, effectuer des diagnostics, des tests et communiquer en temps réel les données.

Dr Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, a réceptionné, le 25 mai 2018, le premier camion laboratoire mobile mondial. Ce dernier est offert par la fondation belge Praesens. Le Sénégal est ainsi le premier pays au monde qui va expérimenter cet équipement. Il est décrit comme un véritable laboratoire. D’après le Dr Amadou Sall, il est compact, sûr et confortable. « Il est entièrement équipé et facile à déployer. Il réunit toutes les conditions pour effectuer des diagnostics et autres tests demandant de la précision dans un environnement qui permet de communiquer des données et des résultats en temps réel », a-t-il expliqué, ajoutant que le camion est équipé pour traiter les pathogènes jusqu’au niveau IV. En plus, il intègre des technologies modernes avancées et émergentes. Il a cité comme exemple, les technologies moléculaires, les tests pathogènes multiplex et les applications.

Le camion laboratoire mobile est présenté comme un outil efficace dans la riposte contre les épidémies telles que les maladies à virus (Ebola, Zika et dengue). Dr Sall a indiqué que le camion mobile réunit toute la puissance d’un laboratoire traditionnel dans un véhicule agile qui permet de détecter la menace et prendre rapidement des décisions médicales. Il dispose également d’un large éventail de pathogènes capables de détecter à travers n’importe quel type d’échantillon clinique. Le camion permettra d’éviter le transport des échantillons cliniques infectieux vers des laboratoires centralisés, ce qui réduira considérablement le temps que l’on met pour connaître un résultat. « Le camion laboratoire mobile est un outil idéal pour les activités de surveillance des maladies. Il devrait contribuer à accroître la vitesse de réaction lors des épidémies et aider à mieux contrôler les risques », lit-on dans un document remis à la presse. Par conséquent, il renforce les systèmes de santé face aux urgences et contribue, de manière significative, à la sécurité sanitaire humaine. Selon le Dr Sall, le camion laboratoire mobile est fait pour révolutionner la gestion des épidémies dans les zones isolées grâce à un accès rapide et innovant aux tests de diagnostic moléculaires accélérés. Avant sa mise en circulation officielle, le camion a été testé dans les localités de Louga, Saint-Louis, Kédougou, Barkédj, Linguère, Dahra, Sokone. Le président de la fondation Praesens, Dr Rudi Pauwels, était heureux de remettre les clés du camion à son collègue sénégalais, Dr Amadou Sall qui a promis de mettre des moyens pour que le camion soit bien entretenu. Les deux chercheurs belge et sénégalais ont pris part au symposium sur le thème : « Solutions communautaires pour une meilleure sécurité sanitaire mondiale » qui a eu lieu au Phare des Mamelles devant un parterre de scientifiques.

Eugène KALY


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.