banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1756)

Le Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation au changement climatique du Sénégal a été lancé, hier, sur financement de la coopération allemande. Sa mise en œuvre permettra à notre pays de renforcer ses capacités scientifiques pour une meilleure planification et programmation de mesures d’adaptation.

La 16ème Conférence des parties sur les changements climatiques (Cdp16), dans sa décision 1/Cd.16, a demandé aux Pays les moins avancés (Pma) d’élaborer et de mettre en œuvre leurs Plans nationaux d’adaptation (Pna) en s’appuyant sur leurs expériences de la préparation et de la mise en œuvre des Programmes d’action nationaux aux fins de l’adaptation (Pana). Ceci, afin d’identifier leurs besoins d’adaptation à moyen et long termes et de concevoir et mettre en œuvre des stratégies et des programmes, en vue de répondre à ces besoins. C’est dans ce cadre que la coopération allemande (Giz) a initié le Projet d’appui scientifique aux processus de Plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) pour soutenir certains pays, notamment le Bénin et le Sénégal, dans leurs processus Pna.

D’une durée de trois ans, ce projet a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques des pays concernés pour la planification et la programmation de mesures d’adaptation. « A l’instar d’autres pays pilotes, le Sénégal doit, dans le cadre de ce processus, se doter d’institutions capables de produire des données fiables pour une bonne prise en compte de l’adaptation dans tous les documents de politiques et à tous les niveaux », a estimé la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.

Mieux adapter les réponses
Pour Mme Ndiaye, toute stratégie d’adaptation doit tenir compte des besoins actuels et futurs en systèmes supérieurs de veille climatologique et météorologique et d’un rapprochement entre la recherche en matière de climat et l’élaboration des politiques. Toute stratégie, selon elle, devra également prendre en compte le besoin d’incorporer les considérations relatives au changement climatique aux plans et programmes de développement sectoriel, aux activités de sensibilisation et d’éducation des gouvernements, des individus et des institutions, ainsi qu’au besoin d’améliorer les systèmes de prévision et d’alerte rapide.

« Nos pays pourraient alors mieux adapter leurs réponses dans des domaines comme l’agriculture, la santé publique, l’eau, etc., et les bailleurs internationaux pourraient mieux saisir nos besoins actuels et futurs », a-t-elle soutenu.

A l’en croire, le dernier rapport du Giec a mentionné que les changements climatiques vont présenter, au cours des prochaines décennies, de nombreux risques pour nos sociétés. Dans certains cas, ils vont amplifier des risques déjà existants et, dans d’autres, des risques nouveaux apparaitront. « Si certains de ces risques seront limités à un secteur ou à un continent, d’autres auront des effets en cascades, multipliant les menaces pesant sur nos sociétés… Parmi les régions du monde considérées comme les plus exposées au changement climatique, l’Afrique apparaît bien comme l’une des plus vulnérables du fait de la faiblesse et de la défaillance des systèmes d’encadrement et en particulier de l’absence ou de l’inefficacité des politiques de prévention et de protection », a-t-elle laissé Ramatoulaye Dieng Ndiaye.

Pour sa part, la directrice de la Giz Sénégal a souligné que l’adaptation au changement climatique nécessite une bonne collaboration entre acteurs pour une anticipation avérée des conséquences dans le moyen et le long termes. « Le besoin en information scientifique pour la prise de décision interpelle les acteurs scientifiques, fournisseurs de services climatiques, etc. », a-t-elle souligné.

Ndiol Maka SECK

Pour augmenter les performances des élèves et faciliter leur assiduité à l’école, le ministre de la Santé et de l’Action sociale et son collègue en charge de l’Éducation nationale ont lancé le nouveau programme de « Couverture maladie universelle pour les élèves ».

Le gouvernement élargit sa politique sociale et médicale aux autres couches de la société sénégalaise. Après les enfants de moins de 5 ans, la gratuité de la dialyse, la carte d’égalité des chances, les élèves viennent de bénéficier des initiatives sociales du président de la République. En mettant en place le programme de Couverture maladie universelle (Cmu) pour les élèves, une possibilité est offerte à ces derniers de pouvoir adhérer aux mutuelles de santé de leurs localités, moyennant une cotisation annuelle de 1.000 FCfa. Cette initiative de l’État constitue une faveur pour ces apprenants. Car, selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, la cotisation normale est de 3.500 FCfa par personne.

Avec ce nouveau programme, né d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de la Santé et de l’Action sociale, les élèves vont pouvoir bénéficier d’une prise en charge sanitaire équitable, sans disparité régionale ou de genre. De l’avis de Serigne Mbaye Thiam, les apprenants auront, dès maintenant, accès aux services dans les structures de santé (dispensaires, postes, centres de santé et hôpitaux). Il a précisé que ce programme concerne pour l’instant les écoles primaires, collèges et lycées publics du Sénégal.

Au total, plus de 3 millions d’élèves seront enrôlés dans ce programme. « Mais, dans l’avenir, on pourra s’ouvrir aux écoles coraniques et aux établissements scolaires privés », a ajouté M. Thiam.

En s’ouvrant au secteur de l’Éducation, la Cmu vise certes à augmenter son taux d’enrôlement, mais permet aussi de relever un autre défi de l’école : celui d’améliorer la prise en charge sanitaire de l’élève. Ce qui fait dire au ministre de l’Éducation que la santé est aussi un intrant de qualité pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement à travers le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet).

Toutefois, le ministre de l’Éducation a fait savoir que ce programme n’est pas sans défi. C’est pourquoi Serigne Mbaye Thiam en appelle à la mobilisation des parents d’élèves pour qu’il ait le succès escompté. De la même manière, les collectivités locales sont invitées à accompagner cette belle initiative. D’ailleurs, comme l’a souligné le ministre de la Santé, certaines sont déjà sur la bonne voie, car nombre d’entre elles ont doté des mutuelles de santé de leurs localités de locaux qui font office de siège. D’autres ont même recruté des agents pour gérer ces mutuelles. Un engagement que le Pr Awa Marie Coll Seck a magnifié. Mieux, elle a demandé à tous les élus des collectivités locales de s’en inspirer.

Pour le pilotage et le bon suivi de la mise en œuvre de ce programme, un comité de coordination nationale est mis en place.

Pape Coly NGOM

Quatorze milliards de FCfa ont été mobilisés pour la réhabilitation du lac de Guiers. Amadou Bocoum, directeur général de l’Office du lac de Guiers (Olag), devenu récemment Office des lacs et cours d’eau (Olac), a indiqué, dans un entretien, que l’ouvrage hydraulique constitue le plus important pôle de développement agro-industriel du Sénégal avec 20.000 et 25.000 ha qui y sont présentement exploités.

Le directeur général de l’Office du lac de Guiers, devenu récemment Office des lacs et cours d’eau (Olac), Amadou Bocoum, a indiqué que 14 milliards de FCfa ont été dégagés pour remettre en l’état l’ensemble des infrastructures autour du lac, avec notamment le concours de la Banque africaine de développement (Bad) et du Fonds mondial pour l’environnement (Fem).

Dans un entretien réalisé en marge de la tournée économique du président de la République dans la région de Matam, il est revenu sur les projets et programmes de l’Olac. Avec la réhabilitation de la plupart des ouvrages, a-t-il précisé, le lac de Guiers est en mesure de donner de l’eau pour cultiver 57.000 ha supplémentaires. Car sa « capacité de transit sur le système est passée de 1,2 milliard à 2,34 milliards m3 d’eau par an », a estimé M. Bocoum, précisant que « la disponibilité de la quantité n’est pas en jeu ».

Poursuivant, il a informé que le lac de Guiers constitue le plus important pôle de développement agro-industriel du Sénégal avec 20.000 à 25.000 ha qui y sont présentement exploités, dont 10.000 à 12.000 ha pour la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Le projet de « Senegindia » exploite quant à lui 1.000 ha. Autant pour le projet Biosoy dans le bas-Ferlo. Pour lui, le lac de Guiers est la principale zone de production de patate douce. Cette année, a fait savoir M. Bocoum, la zone de Gnith a emblavé 3.000 ha de pomme de terre.

Au-delà de l’approvisionnement en eau de Dakar, il a rappelé que le rôle du lac de Guiers est également « de mettre à la disposition des producteurs de l’eau ». Le directeur général de l’Olac a, en outre, annoncé un important projet, à savoir le Pré-Ferlo qui vise à renforcer la résilience des écosystèmes du Ferlo. Il consiste à prendre de l’eau du lac de Guiers et à l’amener jusqu’à Ranérou. « C’est le plus important projet en matière de transfert d’eau », a noté Amadou Bocoum, soulignant que les études seront bouclées en mai 2017.

De l’eau potable à 113 villages environnants
L’autre défi déjà relevé par l’ex-Olag a été de fournir de l’eau aux populations qui habitent autour de l’ouvrage hydraulique et qui n’en avaient pas. Au cours du Conseil des ministres du 20 décembre 2012, le président de la République avait d’ailleurs trouvé cette « situation injuste ». « On prend l’eau, on l’amène à 250 km du lac de Guiers, c’est-à-dire à Dakar, alors que les gens qui habitent au bord de l’ouvrage hydraulique n’en disposaient pas », s’est-il désolé. L’Olac, a-t-il soutenu, a pris la balle au rebond pour régler définitivement « cette injustice ». « Pour nous, c’est un élément important pour la préservation du lac », a poursuivi le directeur général de l’Office des lacs et cours d’eau, avant de relever que les gens qui habitent autour du lac et qui ne disposaient pas de l’eau participaient quelque part à sa pollution. Ce paradoxe relève, aujourd’hui, du passé, s’est-il félicité. Les 113 villages qui polarisent 50.000 habitants viennent toutes d’avoir de l’eau potable, pour un coût global de 2 milliards de FCfa, grâce à l’Olac. Comme susmentionné, le lac de Guiers se situe à 250 km de la capitale. Ce sont donc ses conduites qui y amènent l’eau. Cette source d’eau fournit près de 50 % de l’eau utilisée à Dakar ; une eau traitée. « Mais, le lac est capable de traiter tout ce qui est demandé », a assuré M. Bocoum. « Nous n’intervenons pas au niveau des usines qui traitent l’eau. Cela relève de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), qui est propriétaire des installations, et de la Société des eaux (Sde qui assure le transport et la distribution », a-t-il ajouté. Le Dg de l’Olac a également indiqué que c’est l’Office qui s’occupe en amont de l’eau brute, laquelle doit, selon lui, être disponible en quantité et en qualité.

Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (texte), Ndèye Seyni SAMB (photo)

Regroupés en association, les populations du quartier Hann Maristes 1, dans la commune de Hann-Bel Air, ont organisé, le week-end dernier, une opération d’assainissement et de désencombrement.

L’Association pour le développement de Hann Maristes I s’est engagée dans la prise en charge des questions d’assainissement, d’environnement et de sécurité de leur cité. Le mouvement a démarré, le week-end dernier, avec une vaste opération d’assainissement et de désencombrement. Selon son président, Oumar Diokhané, l’objectif est d’améliorer le cadre de vie à travers des actions de sensibilisation, d’assainissement et de désencombrement. Dans ce cadre, des opérations de nettoiement ont été effectuées à travers les différentes artères de la Cité, au niveau de certaines places publiques ou lieux de détente et de loisirs.

Mais, la question la plus préoccupante pour les populations de Hann Maristes I reste la zone de haute tension située au milieu du quartier. Étendu sur une superficie d’un plus d’1,5 ha, cet espace, inoccupé et non construit, est constamment occupé par des gros porteurs et des garages de mécaniciens. Selon le président de l’Association pour le développement de Hann Maristes I, l'endroit n’est destiné ni aux gargotiers, ni aux charretiers, encore moins aux garages de gros porteurs, parce que tout simplement le lieu est traversé par des fils de haute tension. Ce qui pose un problème de sécurité.

A en croire Oumar Diokhané, il y a deux mois, tous les occupants ont été sommés de déguerpir, mais voilà encore des propriétaires de parcs de gros porteurs qui récidivent, refusant de céder. Pourtant, des sommations ont été données aux occupants illégaux et le mur de clôture du garage a même été démoli. Néanmoins, ils sont revenus s’installer, créant des encombrements, a-t-il regretté.

Occupation illégale, anarchique
C’est pourquoi l’Association pour le développement de Hann Maristes I, dans le cadre de ses activités citoyennes, a convié la Brigade de gendarmerie de Hann à ses opérations d’assainissement et de désencombrement. Arrivés au niveau de la zone « haute tension », les membres du mouvement et les éléments de la gendarmerie, avec à leur tête le commandant de brigade Moussa Ndiaye, se sont rendus compte qu’effectivement les gros porteurs et les mécaniciens ont occupé à nouveau les lieux. C’est ainsi que M. Ndiaye a demandé aux autorités administratives de prendre les devants. Car, a-t-il estimé, avec un arrêté préfectoral, le travail serait plus facile. Au-delà de ces opérations de déguerpissement, d’assainissement et de désencombrement, l’Association pour le développement de Hann Maristes I souhaite mettre en place un plan d’aménagement de la cité.

Selon Yoro Dia, conseiller municipal à la commune de Hann Bel-Air, par ailleurs secrétaire général de l’association, ce plan d’aménagement va regrouper les mouvements associatifs, les services techniques de l’État, les collectivités locales, les populations et la Senelec. Et dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise, a-t-il dit, la Senelec pourrait s’impliquer pour un réaménagement concerté des aires rétrocédées.

Pape Coly NGOME

Le projet en cours d’exécution « Vivre avec l’eau » a permis d’adopter une stratégie de gestion durable des urgences avec la présence de nombreux acteurs impliqués dans la lutte contre les inondations.

Mis en place en partenariat avec la coopération britannique, notamment le Department for international development (Dfid), le Consortium pour la recherche et le développement (Cres) et le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, le projet « Vivre avec l’eau » a permis de passer de la gestion des urgences à une stratégie de gestion durable des urgences. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, représentant du ministre du Renouveau urbain, qui faisait la présentation sur « La gestion des inondations au Sénégal : contexte, acteurs et examen des actions initiées », lors du forum organisé à Dakar par le Cres, les actions prioritaires, mises en place dans le cadre de ce projet pour la résilience aux inondations, ont permis de stabiliser et de renforcer le cadre institutionnel de la gestion des inondations, de renforcer les capacités des populations en matière de gestion des déchets et du maraîchage ainsi que la mutualisation des efforts pour la réalisation des objectifs fixés. Il a également permis d’avoir une meilleure connaissance des risques d’inondation comme opportunités et non comme contraintes.

Depuis 1989, a-t-il avancé, on a constaté que la récurrence des inondations au Sénégal est liée à la sécheresse des années 70 qui a entraîné un exode rural massif des populations. Celles-ci sont venues habiter dans des zones inondables. C’est ainsi que le taux d’urbanisation s’est accru, passant de 23 % à 45,13 % en 2013.

Avec la reprise des pluies, survenue au début des années 90, le gouvernement sénégalais, pour faire face au phénomène des inondations récurrentes, a mis en place plusieurs projets de gestion des urgences liées à ce phénomène. C’est ainsi que, de 1990 à 2012, plusieurs programmes, dans le cadre de la gestion de ces urgences, ont été initiés dont la Commission nationale de gestion prévisionnelle des inondations (Conagpi), l’Agence nationale de lutte contre les inondations et les bidonvilles (Anlib), le Plan « Jaxaay », le Projet de construction de logements sociaux et de lutte contre les bidonvilles (Pclslb) et le Comité national de lutte contre les inondations (Cnli).Cependant, a noté M. Diallo, toutes ces mesures n’étaient destinées qu’à gérer les urgences. Ce n’est qu’à partir de 2012, avec l’avènement de l’actuel régime politique, qu’un véritable dispositif de lutte contre les inondations a été mis en place avec l’élaboration du Programme décennal de gestion des inondations (Pdgi) pour la période 2012-2022 et la création du ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des zones d’inondation, entre autres initiatives.

Le directeur technique du Programme « Vivre avec l’eau », par ailleurs représentant du Cres, Mamadou Diassé, qui a fait une communication sur l’amélioration du cadre de vie et la résilience des populations urbaines et périurbaines face aux inondations, a noté que son projet a ciblé 860.000 personnes victimes des inondations à Dakar avec des impacts socioéconomiques et psychologiques importants liés à ce phénomène.

Le projet a pour objectif principal d’améliorer le cadre de vie et de renforcer la résilience aux inondations de ces personnes ciblées qui vivent dans les 10 communes du pays choisies par le programme, dont les quatre départements de Dakar.

Mamadou SY

Comment sécuriser la santé reproductive et la maitrise du dividende démographique ? Telle a été la principale interrogation des partenaires techniques et financiers lors de la rencontre de deux jours dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et de dividende démographique au Sahel (Swedd).

L’État, les partenaires techniques et financiers (Ptf) et le secteur privé ont décidé de mutualiser leurs efforts à travers le projet Swedd. Cette initiative permet l’autonomisation des femmes en plus de renforcer la capacité des pays (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger, Burkina Faso et Côte d’Ivoire) à améliorer l’accès à des services de qualité en matière de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle.

Le projet Swedd est, en effet, une initiative de la Banque mondiale, du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et de la Cedeao pour soutenir ces pays de la sous-région et du Sahel dans leurs efforts de capture du dividende démographique et de l’accès aux services de planification familiale. La rencontre des partenaires est aussi mise à profit pour une mobilisation des ressources supplémentaires afin d’assurer la mise en œuvre des différents projets de renforcement des chaines d’approvisionnement.

Dans son intervention, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa s’est réjoui de cette rencontre tout en appelant les parties prenantes à davantage s’imprégner pour une mobilisation correcte des ressources. « Le projet Swedd vient en soutien à ces pays du Sahel dans leurs efforts de capture du dividende démographique, à travers l’autonomisation des femmes et des filles et l’accès aux services de planification familiale, afin d’accélérer la transition vers des taux de mortalité et de fécondité plus faibles », a fait savoir Mabingué Ngom. Sans cette transition démographique, a-t-il fait savoir, il est extrêmement difficile pour un pays d’aller vers une croissance continue, partagée, qui se traduit par une amélioration des conditions de vie des populations. Le renforcement de la chaine d’approvisionnement des produits de santé maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle dans les coins les plus reculés est donc un impératif.

Venu présider la cérémonie d’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministre de la Santé et de l’Action sociale a abondé dans le même sens. Pour Ibrahima Wane, bien qu’étant non bénéficiaire direct du fonds, le Sénégal salue et soutient l’opportunité de ce projet qui entre en droite ligne de la politique en matière de santé des autorités étatiques. « Cette importante rencontre de mobilisation des ressources marque le début du processus de développement durable et un partenariat gagnant-gagnant au profit de nos populations en termes d’accès universel aux services de santé.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

La Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) a procédé, le 1er avril dernier, à Matam, au lancement du Projet d’amélioration de la réponse des communautés les plus vulnérables face aux crises nutritionnelles et alimentaires dans les départements de Podor, Matam, Ranérou et Kanel (Yellitaare).

L’Union européenne, à travers l’Agence espagnole de coopération internationale et de développement (Aecid), vole au secours des départements de Podor, Matam, Kanel et Ranérou touchés par la malnutrition. C’est ainsi qu’elle a octroyé un financement à la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) dans le cadre du Projet d’amélioration de la réponse des communautés les plus vulnérables face aux crises nutritionnelles et alimentaires dans les départements susmentionnés (Yellitaare).

D'une durée de trois ans (2016-2019), ce programme, dont le lancement a eu lieu le 1er avril dernier, à Matam, est financé à partir du « Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique » de l’Union européenne. Son budget global est de 7.027.488 euros, soit 4.610.032.128 FCfa, dont 3.801.474 euros (2.493.766.944 FCfa) en nature.

Selon un communiqué reçu à la rédaction, le projet a adressé les déterminants majeurs de la malnutrition liés à l’accès aux services sociaux de base (eau, hygiène, assainissement, santé, marché, etc.) ; aux pratiques nutritionnelles, sanitaires, alimentaires et familiales ; au niveau de vie ; aux pratiques agricoles, à la disponibilité et aux pratiques alimentaires.

Parmi les interventions prévues, il y a le renforcement des activités spécifiques de nutrition. Il s’agit d’assurer la couverture de plus de 90 % des enfants de moins de 5 ans par les activités de nutrition communautaires ; le renforcement des interventions de lutte contre les carences en micronutriments par la supplémentation de plus de 50 % des enfants de 6-23 mois en poudres de micronutriment. Les autres interventions concernent l’amélioration de la disponibilité des produits agricoles, d’élevage et de pisciculture ; la diversification alimentaire ; le renforcement de l’accès des ménages vulnérables aux services sociaux de base et dans la diversification alimentaire, et l’accès aux services sociaux de base.

Selon Abdoulaye Kâ, coordonnateur national de la Clm, cet ambitieux projet dont l’objectif global est de renforcer la résilience des communautés les plus vulnérables s’adosse à la claire orientation du pays en matière de développement et vient s’ajouter à l’ensemble des projets et programmes nationaux mis en œuvre par la Clm. Il s’appuiera sur un dispositif d’intervention déjà établi et qui se déploie sur l’ensemble du territoire national et dans les zones qu’il cible notamment.

Il a souligné que les zones ciblées par « Yellitaare » présentent une situation nutritionnelle et des caractéristiques socioéconomiques qui retiennent toute son attention. Selon lui, le projet « Yellitaare » va toucher 100.000 bénéficiaires directs et plus de 200.000 bénéficiaires indirects.

Aliou KANDE

Le transfert de technologies dans le domaine de la santé pour les pays les moins avancés est une urgence pour les pays d’Afrique où 28 millions de personnes vont mourir d’une maladie chronique au cours des dix prochaines années. C’est ce qui est ressorti d’un atelier présidé, hier, par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

L’atelier sous-régional sur le transfert de technologies au profit du secteur de la santé s’est ouvert, hier, à Dakar, sur fond de plaidoyer. La secrétaire exécutive de Yolse santé, Safiétou Diaz, a demandé aux pays subsahariens de tirer profit d’une des dispositions de la Déclaration de Doha leur permettant d’exploiter des brevets sans autorisation des firmes propriétaires pour la production des médicaments. « Il faut une certaine volonté politique, aller au-delà des déclarations politiques et agir concrètement. Raison pour laquelle chaque pays doit créer une commission interministérielle dédiée à l’accès aux médicaments et à l’innovation technologique », a recommandé Mme Diaz, regrettant que de nombreux pays au sud du Sahara n’aient pas encore saisi les opportunités des flexibilités prévues par ladite déclaration.

Certains intervenants ont souhaité que l’utilisation des brevets se fasse en tenant compte des intérêts des firmes et des laboratoires propriétaires. C’est ce que le ministre de l’Industrie et des Mines a appelé « l’équilibre ». « Notre orientation est de promouvoir un système juridique équilibré qui évite d’abaisser les standards classiques de la protection ; abaissement qui a pour conséquence de protéger, à titre privé, des objets qui, jusqu’ici, étaient exclus du domaine protégeable comme les découvertes, le vivant, les méthodes de diagnostic ou d’enseignement, les méthodes de commerce, les molécules génériques », a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye. La faible exploitation de cette disposition pour optimiser la production des médicaments est un paradoxe vu les nombreux défis sanitaires qui interpellent le continent noir.

Selon l’Oms et la Banque mondiale, 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé en Afrique, alors que 28 millions d’autres vont mourir d’une maladie chronique au cours des dix prochaines années. Plus grave, une femme enceinte en Afrique subsaharienne a 100 fois plus de risque de mourir en couche qu’en Europe.

28 millions de morts en Afrique
« Le transfert de technologies en matière de santé publique peut renforcer les capacités des pays bénéficiaires pour fabriquer et produire localement des médicaments accessibles et améliorer l’approvisionnement de leur marché local », a souligné le directeur de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit), Makhtar Dia. Pour lui, la mise en place de l’Aspit traduit cette volonté des autorités de promouvoir l’innovation et le respect de la création industrielle.

Le Sénégal s’est doté, depuis 2010, d’un Plan national de développement de la propriété intellectuelle (Pndpi). Sa mission principale, c’est la valorisation des titres de propriété intellectuelle des facteurs de croissance et de développement.

Le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Aboubakrine Sarr, a rappelé que le Sénégal continue d’importer 85 à 90 % de ses besoins en médicaments. Ceci, malgré l’implantation de 5 unités de production depuis une dizaine d’années. 0 son avis, l’instauration d’une commission interministérielle, proposée par l’atelier, va donner un coup de fouet à la fabrication des médicaments dans les pays les moins avancés. « Son installation facilitera également les projets de promotion de l’industrie pharmaceutique locale surtout l’utilisation des autres flexibilités de l’Apic, telles que l’utilisation des licences obligatoires et volontaires », a avancé M. Sarr.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a présidé, hier, l’ouverture des Journées médicales de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. A l’occasion, il a été demandé aux universitaires de s’approprier la Couverture maladie universelle.

La Couverture maladie universelle est l’un des sous-thèmes débattus lors des 18èmes Journées médicales de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Il sera traité aux côtés du thème central : « les Urgences médicales ». En présidant l’ouverture de ces journées, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a invité universitaires, scientifiques et médecins à s’approprier la Couverture maladie universelle (Cmu). « Vous devez apporter les rectificatifs nécessaires pour plus d’efficience », a-t-il lancé. Selon lui, la Cmu demeure une volonté politique d’accès aux soins de qualité par un personnel de santé bien formé et engagé.

Sur ce point, le président du Comité scientifique des 18èmes Journées médicales de la Fac de Médecine, le Pr Serigne Abdou Bâ, est en phase avec le ministre de l’Enseignement supérieur. « Je pense que les universitaires doivent apporter leur contribution et soutenir cette politique », a-t-il indiqué, soulignant que la réussite de la Cmu va résoudre les problèmes que rencontrent les praticiens de santé au Sénégal, parce que, dit-il, dans des pays comme la France, les malades ont une couverture sanitaire. « Dans ce pays, un médecin qui reçoit un malade dans n’importe quelle situation ne se soucie pas de sa poche. Il pratique son art selon les règles. Nous voulons être dans la même situation », a indiqué le Pr Bâ, convaincu que la réussite de la Cmu va sécuriser la pratique médicale au Sénégal. Elle permettra aux populations de bénéficier de soins de qualité.

Concernant les urgences médicales, le ministre a reconnu qu’il y a encore quelques problèmes. Beaucoup d’efforts, à son avis, sont encore à consentir dans l’organisation et la communication. « En effet, dans nos familles, tous les cas de maladies sont considérés comme des urgences et nos services d’accueil et des urgences, pour la plupart, en sont à leur mise en place progressive, tant sur le plan des infrastructures, du matériel que du personnel », a expliqué Mary Teuw Niane.

Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, a déclaré que les thèmes des 18èmes Journées médicales de Dakar s’inscrivent parfaitement dans la réforme des politiques universitaires. « Dans tous les domaines, le défi auquel la recherche est confrontée et que nous devons relever est celui d’une amélioration de la santé des populations, une réponse adaptée à la demande en couverture médicale, humaine et universelle », a-t-il relevé.

Quant au doyen de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie et président du Comité d’organisation, le Pr Amadou Diouf, il a rappelé que ces journées s’inscrivent dans l’enracinement aux valeurs de la Faculté de Médecine.

Eugène KALY

Les malades démunis sont un casse-tête pour le Centre hospitalier national universitaire de Fann qui a initié une randonnée pédestre pour collecter des fonds.

Dans le cadre du programme de collecte de fonds pour les malades cas sociaux, le Service social central du Centre hospitalier national universitaire de Fann a organisé, le 9 avril dernier, une randonnée pédestre. Selon Mme Thioune Nar Seck, chef dudit service, il y a des personnes démunies qui attendent d’être prises en charge. « Sur 300 malades, seuls 100 peuvent honorer les frais médicaux, les 200 attendent d’être soutenus. Nous faisons une réduction de 50 % aux démunis. En 2016, cette diminution a fait perdre à l’hôpital 50 millions de FCfa pour 900 cas traités », a-t-elle révélé, soulignant que la plupart des malades du Chu de Fann souffrent de pathologies cardiaques. « On est dans un hôpital très spécialisé en matière de Cardiologie. Pour certains patients, nous leur achetons une valve cardiaque qui coûte 1.295.000 FCfa l’unité vendue par des privés. Des malades en prennent parfois 2 », a fait savoir Mme Thioune.

De même, elle a indiqué que l’Irm (Imagerie par résonance magnétique) et le Centre cardio-pédiatrique ont été renforcés ; ce qui permet d’aider le personnel soignant dans le diagnostic. « Nous voulons renforcer la caisse sociale de l’hôpital. L’opération cardiaque, qui était de 500.000 FCfa, a connu aussi une baisse de 200.000 FCfa. Et ce, afin d’alléger les frais médicaux », a souligné Mme Thioune. Poursuivant, elle a précisé que le but de cette randonnée est de permettre aux populations sénégalaises de se joindre à eux. Selon elle, l’hôpital est appuyé dans la prise en charge des cas sociaux par trois associations : « Soutoura », « Nur » et le Forum des jeunes catholiques.

Si la randonné a permis de collecter 6 millions de FCfa l’année dernière, Mme Thioune a dit espérer tirer plus de 10 millions de FCfa pour cette édition, avec la contribution des mécènes. La randonnée a mobilisé plus de 300 participants.

Serigne Mansour Sy CISSE

La première génération de la réforme Licence-Master-Doctorat (Lmd) sera bientôt sur le marché de l’emploi avec trois niveaux de qualification. Il s’agit des licenciés, des titulaires d’un Master et des docteurs en Médecine. « Ainsi, on pourra bientôt disposer de spécialités médicales et paramédicales dans diverses spécialités : des masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, techniciens-prothésistes, diététiciens, etc. », a informé le recteur de l’Ucad.

Le Pr Ibrahima Thioub a informé que la Faculté de Médecine continuera à consolider ses diverses spécialités post-doctorales dans divers domaines porteurs d’une forte demande, notamment en gériatrie, médecine d’urgence, nucléaire, légale, neurologie, neurochirurgie... « Avec les pouvoirs publics, nous en déciderons en gardant à l’esprit l’intérêt supérieur de la société », a-t-il ajouté.

Hommage au parrain, le Pr Adrien Diop
En rendant hommage au parrain des 18èmes Journées médicales de la Faculté de Médecine, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a indiqué que ce dernier a ouvert la voie à des milliers de jeunes africains. D’ailleurs, a-t-il dit, c’est grâce aux efforts de ce « chirurgien émérite et formateur hors pair » que certaines opérations dites lourdes sont pratiquées avec succès au Sénégal. Le Pr Adrien Diop a formé des médecins, des chirurgiens sénégalais, du Maghreb, de l’Afrique au sud du Sahara et même de l’Europe. « Tous les médecins, sages-femmes eet infirmiers qui ont été formés à Dakar entre 1964 et 1997 sont passés entre ses mains. Qui a fait mieux que notre maître ? » s’est demandé le Pr Serigne Abdou Bâ. M. Diop a été admis à faire valoir ses droits à la retraite le 30 septembre 1997.

E. KALY

Plus de 400 personnes de la commune de Thiès ont bénéficié, le week-end dernier, de consultations et de médicaments gratuits grâce au mouvement « Présence citoyenne » du Dr Safiétou Thiam. La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida qui s’est engagée à soutenir la politique sociale du président Macky Sall a mobilisé 20 médecins, dont 10 spécialistes, des pharmaciens, des sages-femmes et des laborantins.

Avec l’appui du ministère de la Santé et de la mairie de Thiès, divers équipements ont été déployés au centre de la Croix-Rouge de la ville. Les consultations ont tourné autour de séances de dépistage du cancer du col de l’utérus, du Vih, du diabète, de l’hypertension artérielle, de la prostate, etc. « Les personnes consultées ont, pour la plupart, bénéficié de médicaments mis à la disposition du mouvement grâce au don combiné du ministère de la Santé et d’autres partenaires à hauteur de 1,5 million de FCfa », a expliqué le coordonnateur de la journée de consultation, Dr Ferdinand Faye.

Le spécialiste a informé que les pathologies chroniques sont les plus en vue parmi les malades reçus, citant notamment le diabète et l’hypertension artérielle. Ainsi, il a invité les populations à aller se faire dépister pour prévenir ces maladies chroniques.

Eugène KALY

Toubacouta, dans le département de Foundiougne, a réceptionné, vendredi dernier, une maternité entièrement rénovée. Cette infrastructure est le fruit de la coopération entre la commune et des partenaires comme le groupe de Btp Eiffage, en synergie avec des lycées professionnels de la région de Marseille, en France.

Les femmes de la commune de Toubacouta et des localités environnantes étaient à la fête le week-end dernier. Elles viennent de réceptionner une maternité qui va supplanter l’ancienne qui menaçait ruines, faute de moyens conséquents pour son entretien. Aujourd’hui, c’est un bâtiment réfectionné qui va accueillir les parturientes qui faisaient des dizaines de kilomètres pour bénéficier de soins.

Le chantier, qui a duré près de six mois, a mobilisé une douzaine d’élèves du lycée professionnel Saint Henri, dans la région marseillaise, en France. « Tout est parti du séjour de la dame Anne Vivaldi, un cadre de la santé à la retraite, qui a visité l’ancienne maternité et était choquée des conditions dans lesquelles les parturientes devaient donner la vie. Elle a pris contact avec une association de jeunesse et les autorités communales pour aboutir à cette belle réalisation avec le soutien du groupe Eiffage, à travers ses filiales sénégalaises et françaises », a rappelé Djibril Diamé, président du Comité de santé de la commune.

Il a révélé que les partenaires de la structure sanitaire vont aussi doter cette dernière d’une chaise dentaire et d’un appareil d’échographie. A cet effet, il a sollicité l’appui des pouvoirs publics pour l’affectation du personnel sanitaire susceptible de manipuler les équipements. L’adjoint au maire El Hadj Abdou Diouf a promis de relayer cette doléance des populations.

Pour sa part, Seynabou Wade, représentant l’entreprise de Btp, a souligné que leur fondation, au-delà des infrastructures de ce type, « se propose de bâtir un programme de développement endogène dans les zones les plus reculées du Sénégal, notamment en s’investissant dans des activités de renforcement de capacités et de gestion pour les populations actives, et à faciliter leur accès aux services sociaux de base ».

La commune de Toubacouta, située au centre du Delta du Saloum, est réputée pour ses potentialités éco-touristiques qui en font une destination privilégiée pour les « Tour operator » desservant le Sénégal. Son centre de santé polarise une dizaine de localités du département de Foundiougne.

Elimane FALL

La Déclaration de Doha autorise les pays en voie de développement à utiliser les brevets des firmes pharmaceutiques pour fabriquer des médicaments. Cette flexibilité est une chance pour relancer la fabrication des médicaments en Afrique au sud du Sahara. Une rencontre s’ouvre, aujourd’hui, à Dakar, pour saisir les opportunités de cette disposition.

L’augmentation de la production des médicaments dans des pays en développement passe par le transfert des technologies. Un atelier sous-régional se tient à partir d’aujourd’hui, à Dakar, pour inciter les États à exploiter cette opportunité. Les participants vont réfléchir sur comment explorer cette opportunité qui est, en réalité, une obligation si l’on se réfère à la Déclaration de Doha relative aux Aspects de droits de propriété intellectuelle qui touche au commerce. « Une des dispositions de la Déclaration de Doha indique que les pays en voie de développement peuvent utiliser les brevets sans l’autorisation des firmes qui les ont inventés. Il est prévu que des pays développés accompagnent ceux en voie de développement », a expliqué un conseiller juridique de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit).

Rappelons que les États membres de l’Omc ont adopté à l’unanimité la Déclaration de Doha depuis 2001. Le transfert des technologies entraînera la création d’entreprises et d’emplois et va induire une baisse des prix des médicaments dans les pays les moins avancés. « Le transfert des technologies contribuera à la baisse des prix des médicaments et aidera les pays en voie de développement à atteindre leurs objectifs en matière de politique de santé », a argumenté la directrice de Yolse, Safiétou Diaz.

Mais, l’utilisation des brevets suppose des préalables. Il est nécessaire de créer un environnement favorable à la production des médicaments. « Le transfert des technologies suppose, dans les États d’accueil, qu’il y ait suffisamment de ressources humaines formées capables de les utiliser. Donc, nous avons besoin de former des spécialistes dans le domaine de la pharmacie », a prévenu Mme Diaz.

D’après le directeur général de l’Aspit, Makhtar Dia, les pays de l’Afrique au Sud du Sahara gagneraient à saisir cette opportunité pour relancer la fabrication des médicaments et réduire les importations qui leur coûtent cher. « Le choix du Sénégal pour abriter cette rencontre n’est pas fortuit. Le Sénégal fait partie des pays qui ont introduit cette proposition en 2015 », a justifié le directeur général de l’Aspit.

Il est attendu de cette rencontre la création d’une commission interministérielle dédiée à l’accès aux médicaments et à la promotion de l’innovation pharmaceutique dans tous les pays membres de l’Organisation africaine pour la propriété intellectuelle (Oapi). Parmi ces pays figurent le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal.

I. SANE

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, accompagné du président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Cama, et des autorités administratives, a mis à profit les Journées économiques du Nord pour visiter le stand de l’Office national pour l’assainissement du Sénégal (Onas).

A cette occasion, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr s’est réjoui de l’engagement du directeur général de l’Onas, Alioune Badara Diop, et de son équipe à faire bénéficier Saint-Louis de 1.000 branchements domiciliaires qui seront réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’assainissement des 10 villes financé par l’État du Sénégal, la Banque ouest africaine de développement (Boad) et des institutions financières locales.

Selon les agents de l’Onas, trouvés dans ce stand, ce projet, d’un coût global de 60 milliards de FCfa, permettra d’installer 7 stations de pompage dans la ville tricentenaire, 50 édicules scolaires, une station d’épuration et une autre destinée au traitement des boues de vidange.

Au total, ont-ils précisé, c’est plus de 30.220 mètres linéaires de réseau d’évacuation des eaux pluviales qui seront drainées avec la mise en place de ces infrastructures.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

C’est ce lundi que l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) célèbre son 10ème anniversaire. D’importantes manifestations sont prévues pour cette commémoration dont le thème retenu est : « 10 ans d’innovation dans l’enseignement supérieur ». Un colloque international sera organisé, du 18 au 19 avril 2017, par l’Ufr Economie, management et ingénierie juridique (Ecomij) sur « Développement et gouvernance des territoires en contexte de décentralisation renforcée : contraintes et perspectives ». L’objectif principal de cette rencontre est de produire des connaissances sur la question du développement des territoires du Sénégal articulé à la gouvernance à partir d’un dialogue pluridisciplinaire alliant des approches théoriques et des expériences pratiques grâce aux contributions des universitaires, gouvernants et acteurs territoriaux. La cérémonie officielle d’ouverture est prévue demain 18 avril 2017 à l’Uadb.

M. SAGNE

La gouvernance verte peut être le socle d’un Sénégal émergent pour un développement socioéconomique, selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Le Comité de suivi de la formulation et de la mise en œuvre de la politique environnementale du ministère de l’Environnement et du Développement durable s’est réuni à Dakar. Lors de cette rencontre, la secrétaire générale dudit département ministériel, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a abordé la coupe illicite de bois, la lutte contre le changement climatique, l’érosion côtière, l’impact environnemental de l’exploration et l’exploitation future du pétrole et du gaz, leurs interrelations avec la conservation de la biodiversité, etc.

Selon elle, ces sujets nécessitent le déploiement de stratégies à court et moyen termes promptes à permettre leur prise en charge appropriée. « La réalisation de toutes ces projections ne fera, à n’en pas douter, que renforcer nos acquis et avancées déjà perceptibles », a-elle déclaré. Mme Ndiaye a indiqué que l’exercice 2016 a marqué la première année de mise en œuvre de la nouvelle Lettre de politique du secteur de l’environnement et du développement durable (2016-2020). Ce document de politique, a-t-elle ajouté, arrimé au référentiel national qu’est le Plan Sénégal émergent (Pse) projette, à l’horizon 2025, que la gestion de l’environnement et la gouvernance verte soient le socle d’un Sénégal émergent pour un développement socioéconomique inclusif et durable.

Poursuivant, la secrétaire générale du ministère de l’Environnement s’est félicitée du choix du thème central du 57ème anniversaire de notre indépendance : « Rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». D’ailleurs, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a plaidé pour que la tendance de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles soit inversée. « Il s’agit là, pour nous, d’une voie incontournable dans notre quête d’émergence et de réalisation des Objectifs de développement durable », a-t-elle fait remarquer.

Pour sa part, le colonel Ibra Sounkarou Ndiaye, ingénieur des Eaux et Forêts, a souligné qu’il faut s’assurer que les délinquants ne passent pas par des canaux détournés pour agresser l’environnement comme le font les coupeurs de bois.

S. M. S. CISSE

A l’occasion du lancement officiel des activités du « Mois de la prévention des risques professionnels », le directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css), Assane Soumaré, s’est adressé à la presse pour annoncer la réalisation d’une Cité universitaire de plus de 500 chambres à Dakar, plus précisément à Fass. Les travaux ont démarré depuis l’année dernière. M. Soumaré s’est réjoui de la mise en œuvre de ce projet qui sera réalisé dans le cadre de la politique de promotion des conditions d’études et de séjour des étudiants.

Il a laissé entendre que le chef de l’État, depuis son accession à la magistrature suprême, le 25 mars 2012, n’a jamais raté la moindre occasion pour inviter le gouvernement et l’ensemble de ses partenaires à œuvrer pour une amélioration significative des conditions de vie et d’études des étudiants. Ce programme, a-t-il précisé, permettra aux étudiants d’accéder, dans de très bonnes conditions, à un logement décent pour l’amélioration de leur cadre de vie. Dans cette zone viabilisée et située à quelques encablures de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), les chambres seront équipées de salles de bain, le système de sécurité sera renforcé et des équipements de base très modernes seront mis en place (aires de détente, commerces, restaurants, infirmerie, etc.).

Le Dg Assane Soumaré a également rappelé que la Caisse de sécurité sociale a déjà mis en place, à Bambilor, un programme immobilier de 345 logements sociaux, édifiés sur des parcelles de 150 mètres carrés et qui sont de type F3 tout carrelé avec 2 chambres, un salon et une salle de bain. Il s’agit d’un titre foncier avec viabilisation et diverses commodités. Les travaux sont presque terminés et seront réceptionnés dans les plus brefs délais.

Le site de Bambilor, a-t-il enfin souligné, disposera d’un système électrique intégré, de routes principales et secondaires bitumées, d’un système très performant d’adduction d’eau potable, de divers équipements sociaux (lieux de culte, poste de santé, écoles, etc.).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, à Mbour, sur le thème : « La dépression, parlons-en », une trentaine de malades mentaux ont été consultés gratuitement.

« L’hôpital de Grand Mbour a une unité de psychiatrie qui organise chaque semaine une consultation infirmière (mardi et mercredi) et une consultation médicale pour les besoins en soins en matière de santé mentale au niveau du département de Mbour », a indiqué Babacar Sène, chef du Service administratif et financier de cet établissement public de santé (Eps). Cette unité psychiatrique est fonctionnelle depuis le 18 avril 2016, a ajouté M. Sène qui s’exprimait, le 7 avril, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé.

Après une année d’exercice, près de 100 patients ont été reçus dans cette unité, a informé Dr Mor Touré Guèye, responsable des consultations psychiatriques de l’hôpital de Mbour. S’exprimant sur les consultations gratuites, organisées dans le cadre de la Journée mondiale de la santé, il a indiqué qu’elles ont permises de toucher une trentaine de malades mentaux. Selon lui, les consultations ont été assurées par un psychiatre venu de Dakar, lequel a consulté et offert gratuitement des médicaments. A l’occasion, le Dr Guèye a invité à plus de communication pour mieux faire connaitre la maladie mentale. Parmi les facteurs de vulnérabilité, il a cité la pauvreté, la prise de toxiques, l’anxiété, etc.

Au nom du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Fatma Fall, médecin-chef du district sanitaire de Mbour, a indiqué que l’État du Sénégal accorde un intérêt majeur à la santé mentale. C’est un domaine stratégique, a-t-elle dit, estimant que « qui aspire au développement, aspire à la bonne santé mentale de sa population ». Sa conviction, c’est qu’une personne qui souffre de santé mentale ne peut pas être productive et celui qui ne l’est pas ne peut pas participer au développement de son pays.

Amath Sigui NDIAYE

Les 18èmes journées médicales de la Faculté de Médecine de l’Ucad s’ouvrent lundi prochain à Dakar. Elles seront centrées sur les urgences en Afrique.

La Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), vieille de 100 ans, organise ses 18èmes journées médicales, pharmaceutiques, odontologiques et vétérinaires. Elles sont prévues du 10 au 13 avril à ladite Faculté avec comme thème central : « Les urgences en Afrique : quelles solutions ». Cette tribune sera une occasion pour les spécialistes de la médecine moderne de sensibiliser les populations sur les urgences en leur montrant les gestes qui sauvent pour pouvoir prendre en charge la personne victime d’un malaise depuis son domicile jusqu’à la structure sanitaire.

Près de 1.000 participants, notamment des professeurs, des médecins spécialistes et des étudiants, sont attendus à ces journées qui regrouperont toutes les composantes de la Faculté de Médecine. Il s’agit des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, vétérinaires et étudiants. En conférence de presse, des membres du Comité d’organisation, le Pr Serigne Abdou Bâ, chef du Service de cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, et le Pr Saïd Norou Diop, directeur du Centre de diabétologie Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao, ont décliné les objectifs de cette rencontre scientifique dont la première édition a eu lieu en 1958.

Pour M. Bâ, président du Comité scientifique, ces journées constituent la plus grande manifestation scientifique de l’Ucad. « Elle va nous permettre de discuter sur des thèmes bien précis. Ce sera un espace d’échanges entre les spécialistes venus des différents pays dont certains sont d’anciens étudiants de la Faculté », a-t-il informé. Le Pr Diop a expliqué que ces journées, reportées à plusieurs reprises, restent un espace d’animation scientifique et médicale. Il a déclaré que la Fac de Médecine doit continuer à apporter sa contribution pour le développement de la société sénégalaise en dehors de la formation. En plus du thème central qui sera abordé sous forme de conférence inaugurale, plusieurs sous-thèmes seront au menu de cette rencontre scientifique à caractère international : sécurité alimentaire des aliments, urgences pédiatriques et neuro-pédiatriques, urgences et Couverture maladie universelle, chirurgie générale et pédiatrique, dividende démographique. Ces derniers seront abordés sous formes de tables rondes, de conférences et de symposiums.

La rencontre sera également une occasion de faire l’état d’avancement de leurs recherches et productions. « Ils vont ressortir leurs communications et productions, parce que les universitaires avancent sur la base de leurs productions scientifiques », a fait savoir le Pr Serigne Abdou Bâ. A l’en croire, c’est important pour les universitaires de présenter leurs travaux scientifiques dans ces genres de rencontres. D’ailleurs, plus de 350 communications orales et 60 écrites ont été retenues et programmées. Les journées seront aussi une opportunité de vulgariser les festivités du centenaire de la Faculté de Médecine.

Eugène KALY

Trois institutions de recherche ayant chacune une expertise avérée dans le domaine de la santé se sont données la main pour mieux s’attaquer aux maladies prioritaires dans la sous-région ouest africaine. Cette nouvelle alliance, dénommée West africa global health alliance (Wagha), a été lancée ce 7 avril 2017 à l’Ucad.

Au mois d’octobre dernier, les trois institutions que sont le Medical research council (Mrc) de Grande-Bretagne, à travers son bureau de la Gambie, l’Institut de recherche en santé, surveillance épidémiologie et formation (Iressef) du Pr Souleymane Mboup et l’Ucad, par le biais du Service de parasitologie-mycologie de la Faculté de Médecine, avaient signé une convention de partenariat. Cette collaboration a été vite opérationnalisée avec le lancement, hier, du West africa global health alliance (Wagha).

Les objectifs de cette alliance sont la conduite de la recherche en santé mondiale avec un focus sur les priorités en Afrique de l’Ouest ; le développement de projets de recherche collaboratifs et leur mise en œuvre ; la formation et le renforcement des capacités des chercheurs et personnels d’appui, l’échange de scientifiques, la mise en place de plateformes pour le partage et la mutualisation des ressources et équipements ; la promotion de la recherche biomédicale et sa traduction en évidences scientifiques pour impacter les politiques de santé.

« Nous lançons le West africa global health alliance (Wagha) pour la recherche, la formation et pour une plus grande mobilité des scientifiques de ces trois grandes institutions afin de mieux prendre en charge les grandes questions de santé publique qui se posent dans toute la sous-région », a indiqué le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad. A l’en croire, le Mrc est une vieille institution du Royaume-Uni qui regroupe une expertise et une compétence avérées sur de très nombreuses questions de santé publique. Pareille pour l’Ucad qui fête son centenaire à travers la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie. « Nous sommes en alliance avec l’Institut de recherche en santé, surveillance épidémiologie et formation, créé par le Pr Souleymane Mboup et qui a une très grande expérience et notoriété sur le plan national et international. En mettant ensemble nos forces, nous pensons que ce sera une contribution majeure à la recherche, à la formation, au service à la communauté sur des questions cruciales pour le développement social, économique et culturel de nos sociétés, que sont les problèmes de santé, particulièrement de santé publique », a soutenu Ibrahima Thioub.

Le Pr Souleymane Mboup, directeur de l’Iressef, a estimé que c’est ensemble qu’on est plus fort. « Le Mrc, qui est en Gambie depuis 70 ans, voulait s’étendre en Afrique de l’Ouest. C’est là qu’a commencé le partenariat qui est bénéfique à tout le monde », a-t-il mentionné. Il a poursuivi que cette alliance va lui permettra d’avoir accès à une région beaucoup plus importante. L’Université de Dakar, elle, va bénéficier d’une expertise supplémentaire avec l’expérience de 104 ans de recherche en santé du Mrc. Quant à l’Iressef, qui est une nouvelle institution, elle va abriter une partie de l’équipe du Mrc de la Gambie, mais renforcera aussi son partenariat avec l’Ucad. « Avec ce partenariat, on a la possibilité d’avoir plus de potentiel pour nous attaquer aux maladies prioritaires de notre sous-région avec beaucoup plus de moyens et d’expertise », a conclu le Pr Mboup.

Ndiol Maka SECK

Après près de 15 jours de rupture, la Mixtard, une insuline utilisée pour la prise en charge du diabète, est de nouveau disponible dans les officines de pharmacie. Chargée de réguler la concentration de sucre dans le sang, elle est, de ce fait, indispensable aux malades atteints de diabète. Au moment où cette maladie constitue un véritable problème de santé publique, les pharmaciens et les diabétiques sont confrontés à des ruptures sporadiques de cette insuline.

Derrière son comptoir, à la Pharmacie Dabakh, située près de la police de Grand Dakar, Habibou révèle que c’est la énième fois que le produit subit une rupture. « Ce n’est pas la première fois que la Mixtard se fait rare. Nous sommes confrontés à ce problème au moins tout les 15 jours », regrette-t-il. Les structures qui ravitaillent les pharmacies sont ainsi pointées du doigt. Cette situation n’est pas sans conséquence pour la santé des diabétiques qui sont obligés de trouver des solutions de rechange qui ne sont pas assez efficaces. La Mixtard est un mélange d’insuline d’action rapide et d’insuline d’action prolongée. Ceci signifie qu’il commence à faire baisser le taux de sucre dans le sang une demi-heure environ après l’administration et que l’effet dure environ 24 heures.

S. A. Ndiaye (stagiaire)

Le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technique (First) donne, une fois de plus, aux chercheurs sénégalais l’opportunité de mener des recherches sur les problématiques qui les intéressent et qui auront des impacts sur le plan socio-économique. Depuis 2008, 85 projets ont été financés pour une enveloppe globale de 1.300.443.316 FCfa.

Le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technique (First) a permis à plusieurs Sénégalais de réaliser leur projet de recherche. Depuis 2008, il a accompagné 85 projets pour une allocation globale de 1.300.443.316 FCfa. « Le First vise à promouvoir une recherche de qualité orientée vers les priorités du développement de notre pays », a souligné le directeur de la Recherche, le Pr Amadou Thierno Gaye. Pour l’année 2016-2017, 7 projets sont retenus pour un montant global de 118 millions de FCfa. L’enseignante-chercheure Rokhya Ndiaye Diallo, une des bénéficiaires, a relevé, dans son discours, la contribution de ces financements à leur avancement dans leur carrière et aussi à la proposition de solutions aux problèmes de développement socio-économique du Sénégal. Cette universitaire travaille sur les biomarqueurs génétiques et immunologiques dans la prévention et le suivi du cancer du sein au Sénégal. Mais, le gouvernement a décidé de donner une nouvelle dimension au financement de la recherche. La décision présidentielle n°8 préconise la création du Fonds national de la recherche et de l’innovation (Fnri), en remplacement du First.

« Ce nouveau fonds sera doté d’une enveloppe financière beaucoup plus consistante », a justifié le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il a annoncé l’exploitation de mécanismes innovants de financement. C’est pour cela que le Sénégal a adhéré au projet dénommé (Long erm european african partnership for foodsecurity in Africa) (Leap-Agri). C’est un partenariat conjoint Union européenne et Union africaine de cofinancement des projets dans les domaines de l’agriculture durable, l’alimentation et la nutrition et accès aux produits alimentaires. « Mon département s’inscrit dans une dynamique de trouver d’autres sources de financement destinées à la recherche en développant le partenariat international et en aidant les chercheurs à se préparer pour les fonds internationaux compétitifs », a soutenu le ministre.

En outre, il a précisé que le ministère de l’Enseignement supérieur financera en priorité les projets de recherche qui prennent en considération les orientations politiques du Sénégal, notamment le Plan Sénégal émergent (Pse). Il a saisi cette occasion pour remercier le Comité des évaluateurs des projets soumis au financement First pour la qualité du travail effectué. « Votre contribution a permis de sélectionner des projets de qualité et qui auront un impact certain sur les domaines prioritaires de développement socio-économique de notre pays », a salué le ministre.

Modélisation numérique, robotique, physique des particules…l’Institut sénégalais des sciences et techniques avancées annoncé
Un nouvel institut va enrichir le paysage de la recherche. Il s’agit de l’Institut sénégalais des sciences et techniques avancées. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. « Il s’agit d’un institut qui mènera des recherches de très haut niveau en mathématiques, numérique (Big data, cyber sécurité, calcul scientifique intensif, modélisation et simulation numérique, etc.), robotique, modélisation numérique, traitement des données satellite et imagerie, physique des particules », a-t-il révélé. Cette nouvelle structure s’intéressera également à la physique de la matière condensée, physique de l’atmosphère et des océans, aux nanotechnologies, à la biotechnologie et la génomique. 

Un nouvel élan pour la recherche
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a réitéré la volonté politique des autorités de donner une nouvelle impulsion aux activités de recherche au Sénégal. Cette volonté se traduit, selon Mary Teuw Niane, par la création de la Direction générale de la recherche pour une meilleure gouvernance et une utilisation efficiente des résultats des chercheurs. Il a également évoqué la modernisation des laboratoires, l’abonnement aux bases de données scientifiques internationales (Science direct, Revues Masson, Cairn Info) pour permettre aux chercheurs d’accéder gratuitement aux campus pédagogiques des universités. A cela s’ajoute la relance du concours du Grand prix du chef de l’État pour les sciences. Son département a aussi initié le Projet d’appui à la promotion des enseignantes-chercheures (Papes) qui a alloué une enveloppe de 300 millions de FCfa aux femmes en l’espace de 3 ans.

Idrissa SANE

Lors d’une conférence organisée dans le cadre des journées culturelles de l’Association des étudiants sénégalais de Chine (Aesc), à Beijing, en prélude aux festivités de la fête de l’indépendance, Mamadou Sarr, ministre-conseiller, chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal dans la ville susmentionnée, a abordé le thème : « Études, insertion professionnelle et entreprenariat ».

« Est-ce que la formation que j’ai reçue me permet d’avoir un emploi décent ? » C’est une interrogation, entre autres, proposée par le ministre-conseiller, chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal à Beijing, Mamadou Sarr, aux étudiants sénégalais de Chine. Il abordait, pour le compte de l’Association des étudiants sénégalais de Chine (Aesc), le thème : « Études, insertion professionnelle et entreprenariat », lors d’une conférence organisée dans le cadre des journées culturelles de cette structure, à Beijing, en prélude aux festivités de la fête de l’indépendance. Pour lui, il est important que l’étudiant choisisse une filière qui pourra lui offrir un emploi décent.

Selon M. Sarr, il y a cinq offreurs d’emplois au Sénégal. Il s’agit des secteurs moderne, public, privé, extérieur et rural. Auparavant, il a passé en revue les différentes politiques de formation et d’emploi comme le Programme d’appui à l’emploi, le programme décennal sur l’emploi et la formation, l’Onfp (Office national de formation professionnelle), le Fondef (Fonds de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle), etc.

Il a aussi expliqué les tenants et aboutissants des programmes tels que l’Anpej (Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes), l’Adepme (Agence pour le développement et l’encadrement des Pme), le Bureau de mise à niveau ou encore le Faise (Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur) qui, comme l’a souligné l’ambassadeur, le général Abdoulaye Fall, a accordé une ligne de crédit de 90 millions de FCfa aux femmes sénégalaises de Chine. Un fonds revolving qui devra servir à financer d’autres bénéficiaires.
Ces secteurs, a souligné Mamadou Sarr, peuvent aider à l’insertion des diplômés, mais aussi à la création de l’emploi.

Toutefois, il a remarqué une certaine peur chez les étudiants d’affronter le marché de l’emploi, préférant ainsi pousser le plus loin possible les études ; ce que ne demande pas tout le temps ce marché.

Étudier son marché, se ressourcer, renforcer ses capacités…
Il a aussi demandé au secteur privé de la diaspora d’offrir la chance aux diplômés. Ces derniers peuvent également faire dans l’entreprenariat. Pour cela, ils peuvent recourir aux instruments étatiques susmentionnés. Mais, dans ce cas, a averti Mamadou Sarr, le porteur de projet doit étudier son marché, se ressourcer, renforcer ses capacités, s’ouvrir, innover, faire de la veille concurrentielle et de l’intelligence économique, communiquer, participer aux forums, etc.

Pour sa part, le Pr Mamadou Fall, directeur de l’Institut Confucius de l’Ucad, est revenu sur la politique de cette structure. Constatant une certaine inadéquation entre la formation et l’emploi, surtout au niveau des entreprises chinoises établies au Sénégal, il a mis sur pied un Master approprié. Une initiative qui a fait tâche d’huile puisqu’elle a été dupliquée par l’ensemble des Instituts Confucius. A côté de la langue et de la culture chinoise, a-t-il indiqué, l’Institut Confucius mise désormais sur la formation et, par ricochet, l’emploi.

La diaspora sénégalaise en Chine s’est déplacée massivement pour prendre part à la conférence. Elle était constituée d’étudiants venus des quatre coins de la Chine, mais aussi d’hommes d’affaires influents comme le ministre-conseiller Sourakhata Tirera et Soumboul Sylla, le ministre-conseiller Cheikh Tidiane Sall, le consul général du Sénégal à Guangzhou, Mouhamed El Bachir Diack, etc. C’était sous la présidence de l’ambassadeur Abdoulaye Fall. En plus de cette conférence, l’Aesc, a rapporté Alhassane Diop, son président, a fait son bilan ainsi que certaines activités ludiques et sportives.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

La Direction de l’éducation préscolaire, en partenariat avec l’Unicef, a organisé un atelier de formation sur la confection de matériels ludico-éducatifs à partir de matériaux locaux. A l’occasion, les acteurs de l’éducation préscolaire ont plaidé pour l’accompagnement et le perfectionnement du sous-secteur.

Les structures de la petite enfance sont plus nombreuses que les autres ordres d’enseignement. Mais, elles ne bénéficient d’aucun appui de la part des partenaires. Le constat est de Sophie Mar Sylla, inspectrice de l’éducation et de la formation, chargée du préscolaire à l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand-Dakar. Selon elle, rien que dans la circonscription de Grand-Dakar, on dénombre plus de 80 écoles préscolaires, dont 10 dans le public. Malgré ce petit nombre de structures publiques, elles sont moins nanties que celles du privé.

Ce déséquilibre a poussé Mme Sylla à lancer un appel aux collectivités locales et aux autres partenaires à soutenir l’éducation préscolaire. A l’en croire, l’élémentaire et le moyen-secondaire bénéficient de plus de subventions, de partenariats et d’appui, alors que la base de l’instruction et de l’éducation, c’est le préscolaire.

De plus, la spécialiste de la petite enfance à l’Ief de Grand-Dakar a souligné que l’éducation préscolaire est confrontée à un problème de formation adéquate des acteurs, à l’insuffisance de matériels et à l’absence de contrôle des normes des écoles. « Les structures de la petite enfance pullulent un peu partout, n’importe qui y éduque et n’importe comment. A cela s’ajoute l’insuffisance de moyens de travail », s’est-elle désolée.

Cependant, elle reste optimiste avec des initiatives prises par la Direction de l’éducation préscolaire. C’est le cas de cet atelier de formation sur la confection de matériels ludico-éducatifs. Il est élargi aux membres des comités de gestion de l’école, aux enseignants et aux parents d’élèves. Selon Sécka Mbengue et Mame Aly Dièye, responsables de la formation à la Direction de l’enseignement préscolaire, cette session de formation consiste, à partir d’une mallette pédagogique mise à la disposition des écoles par l’Unicef, à fabriquer des matériels ludico-éducatifs de substitution avec des matériaux locaux. Pour Ousmane Diouf, directeur de l’Enseignement préscolaire, l’objectif visé est de doter suffisamment les structures de la petite enfance d’outils nécessaires pour leur épanouissement et leur éducation.

Après 5 jours de formation, les participants se sont félicités de la pertinence des ateliers et de la qualité des outils confectionnés. Pour Adama Niang Dione, directrice d’école maternelle, « cet atelier permet, à partir de matériaux de récupération (argile, coupures de journaux, morceaux de tissu, de planchettes), de produire un matériel suffisant et varié sur le modèle du kit de l’Unicef. Avec ces produits, bientôt le problème lié à l’équipement au Développement intégré de la petite enfance (Dipe) sera résolu ». Elle a, par la suite, demandé que cette formation de production et de confection soit démultipliée pour outiller davantage les éducateurs et doter les écoles de ressources ludo-éducatives suffisantes. «La créativité et l’expérience sont là. Donc, nous demandons que ce genre d’atelier soit élargi pour combler le vide qui était là », a-t-elle suggéré.

Pape Coly NGOME

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.