sources vecto FR 5 page 001

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1883)

Sept élèves du Groupe scolaire Yavuz Selim ont été primés par l’International olympiade physique aux Olympiades universel projet, un concours scientifique expérimental destiné à des lycéens encadrés par leurs professeurs.

Lors d’une conférence de presse, hier, le directeur général adjoint de l’école, Ibrahim Karadag, a indiqué que le Sénégal est le seul pays africain francophone à avoir obtenu deux médailles d’or dans la catégorie «Mathématiques-Physiques», ainsi que 2 médailles d’argent dans la catégorie «Invention-Chimie». L’établissement compte également des médailles de bronze. Au total, 30 pays ont pris part à ces Olympiades dont 350 participants ont eu à présenter 157 projets de candidature, a-t-il ajouté. « L’objectif, pour nous, était de donner à nos élèves la chance de participer à un projet universel olympiades et pouvoir être évalués par des professionnels dans leurs domaines respectifs », a dit M. Karadag. Le directeur a exprimé sa satisfaction, saluant une tradition chez les élèves du Groupe Yavuz Selim qui remportent des médailles et autres distinctions aux quatre coins du monde pour le compte du Sénégal. « Notre enseignement, a-t-il expliqué, est basé sur les valeurs morales universelles et c’est ce qui explique, aujourd’hui, que nous soyons un fleuron dans le système éducatif sénégalais ». « Ces Olympiades donnent l’opportunité aux élèves d’avoir des bourses », a-t-il a souligné, relevant que depuis près de 6 ans, ils participent à des rencontres internationales où leurs élèves sont distingués et ont eu à hisser très haut le drapeau sénégalais.

Pour l’un des encadreurs des élèves primés, le professeur de physique-chimie Salif Coly, le but essentiel est de permettre aux élèves, qui s’éloignent de plus en plus des matières scientifiques, de se familiariser avec les sciences. « Lors de ces Olympiades, nous avons été primés dans toutes les disciplines où nous avons concouru », a-t-il lancé.

APS

L’Ecole des Sciences de l’agriculture, des fertilisants et de l’environnement (Esafe) à l’Université Mohammed VI polytechnique (Um6) de Ben Guerir, en partenariat avec le Centre international de développement des engrais (Ifdc en anglais), l’Université de Géorgie, l’Institut international de la nutrition des plantes et le Groupe Ocp, a lancé le Master « Sciences et Technologie des engrais ». C’était lors de la 4ème édition du Symphos (8 au 10 mai).

L’un des moments phares de la 4ème édition du Symphos (8 au 10 mai à Ben Guérir) a été le lancement du Master en Sciences et Technologie des engrais. Ce Master est le fruit du partenariat entre l’Ecole des Sciences de l’agriculture, des fertilisants et de l’environnement (Esafe) à l’Université Mohammed VI polytechnique de Ben Guerir, le Centre international de développement des engrais (Ifdc), l’Université de Georgia, l’Institut international de la nutrition des plantes et le Groupe Ocp. Le Dr J. Scott Angle, président du Centre international de développement des engrais, en Alabama, aux Etats-Unis d’Amérique, entouré du directeur de l’Agriculture de l’Université Mohammed VI de Ben Guérir, Mohamed El Gharous, et du Dr Khalil El Mejahed, de l’Ecole des Sciences de l’agriculture, de la fertilisation et de l’environnement, a expliqué les raisons de la création du Master qui va démarrer à la rentrée prochaine. 25 à 30 étudiants, dont des professionnels de l’agriculture, seront retenus après des tests.

Selon ces responsables, ce Master vise à former les lauréats et les professionnels pour acquérir une connaissance approfondie sur les fertilisants, la fertilité des sols et la technologie de développement des engrais avec une forte dimension environnementale. Les bénéficiaires de cette formation auront la capacité de développer les générations futures des engrais et des outils industriels.

Discussions engagées avec l’Isra
L’objectif, a dit Dr J. Scott Angle, c’est de créer un programme important dans l’enseignement de la fertilité des sols pour ceux qui en ont besoin en Afrique. Ce nouveau programme va regrouper des étudiants africains et professionnels qui seront sélectionnés. A en croire les initiateurs du projet, les enseignements seront menés sur la gestion, l’ingénierie, la production des engrais, etc. A son avis, il faut utiliser suffisamment d’engrais, c’est-à-dire au moins arriver à 10 % dans le continent africain. Il a reconnu que les populations manquent de connaissances dans le domaine agricole et seule la formation des ressources humaines pourraient permettre de combler le gap. Ce diplôme qui sera lancé est, selon lui, la meilleure façon d’avoir des fermiers qualifiés qui pourront nourrir leurs familles et les populations. L’engrais, d’après le directeur de l’Ifdc, joue un rôle fondamental pour l’évolution des fermiers. Le directeur de l’Ecole des Sciences de l’agriculture a, de son côté, souligné que l’Université de Ben Guérir a été créée dans le but de répondre aux problèmes de l’Afrique. D’où la collaboration avec des instituts de formation du Ghana, du Nigeria, de l’Éthiopie et de la Côte d’Ivoire. « Ce que nous visons, c’est d’avoir des antennes avec des chercheurs locaux pour mieux réfléchir sur notre agriculture », a-t-il expliqué. « Si on arrive à finaliser ce dossier, dès septembre 2017, les cours débuteront et le Master sera ouvert aux étudiants africains et professionnels de l’agriculture », a-t-il rassuré.

Ce dernier a précisé que des discussions sont aussi engagées avec le Sénégal par le biais de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra). « Notre objectif, c’est d’avoir au moins 14 antennes de notre université en Afrique et aujourd’hui, nous avons des contacts avec des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Ghana », a encore expliqué l’enseignant marocain.

Les titulaires du Master pourront collaborer avec des organisations nationales et internationales pour la production et la formulation des engrais en fournissant des conseils, des compétences et des évaluations dans lesdits domaines. Selon ces experts, aujourd’hui, près de la moitié de la population mondiale est alimentée grâce à l’augmentation de la production alimentaire issue de cultures fertilisées par des engrais minéraux. Ils soutiennent que la plupart des produits fertilisants actuels ont été développés il y a plus de 50 ans. Au cours des 35 dernières années, seuls quelques « nouveaux » produits d’engrais plus efficaces ont été développés et aucun produit n’a été développé à des prix abordables pour les cultures vivrières dans les pays sous-développés. Ils estiment que des engrais innovants et améliorés sont essentiels pour nourrir une population mondiale croissante et assurer une sécurité alimentaire durable et respectueuse de l’environnement.

De nos envoyés spéciaux à Ben Guérir El Hadji Abdoulaye THIAM et Aliou KANDE

Dans le cadre de ses activités annuelles, le Club allemand de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a célébré, samedi dernier, Maguèye Kassé, Professeur titulaire des universités, à travers un film de témoignages.Tenue à l’Ecole des bibliothécaires et archivistes de Dakar (Ebad), la cérémonie a été rehaussée par la présence du doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh), le Pr Amadou Abdoul Sow, et de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Ndèye Lucie Cissé.« Nous souhaiterons pouvoir continuer à chercher des modèles parmi nos enseignants et établir une tradition de mise en valeur des compétences dont ils sont porteurs dans l’enseignement comme dans la richesse », a soutenu, à l’occasion, le président du Club allemand, Moustapha Samb, pour expliquer les raisons d’un tel hommage. Il a donné en exemple le Pr Kassé aux étudiants qui se sont déplacés en masse. À travers un film, ceux qui l’on côtoyé ont témoigné de la grandeur d’esprit de l’homme, de sa générosité intellectuelle mais surtout de son parcours. Une marque d’estime qui va droit au cœur. « Ma joie est immense et je me sens très honoré d’avoir été choisi, cette année, comme parrain de vos journées culturelles. Cet honneur qui m’échoit aujourd’hui de manière singulière, je le partage avec ma famille au sens le plus large, mes amis de toujours et toutes celles et ceux qui me sont proches », a-t-il déclaré. Fidèle à sa profession d’enseignant, le Pr Kassé à fait un petit cours d’histoire de la langue allemande à travers les grands hommes qui l’ont propulsée. « Les études allemandes interdisciplinaires nous permettent de nous approprier les idées fécondes des grands penseurs allemands de l’Universel. C’est cette littérature qui permet de rapprocher les peuples, les cultures et les civilisations dans la dialectique du tout et de l’unicité qui le féconde et le nourrit dans la diversité de ses composantes », a-t-il dit.

La transition était toute trouvée pour parler de l’importance de la langue allemande. Le Pr Ibrahima Diagne, directeur de l’Institut des langues étrangères appliquées (Ilea), s’y est donné à cœur joie. Le thème de cette discussion portait sur « Etudes germaniques en Afrique : approches, enjeux et perspectives ». Le Pr Diagne a ainsi exposé les enjeux et perspectives de l’enseignement de l’allemand dans un contexte où sa pertinence est sujette à polémique.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Du 15 mai au 10 juillet, les diabétiques et autres populations inscrites sur la base de données du ministère de la Santé et de l’Action sociale recevront des messages de sensibilisation sur la conduite à tenir pour prévenir ou éviter l’accentuation de la maladie durant le Ramadan. Cette campagne a été lancée, hier, par le directeur de la Santé, Dr Papa Amadou Diack.

La campagne m-Ramadan a été officiellement lancée hier au centre anti-diabète Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao. Elle vise à préparer les diabétiques avant le Ramadan et les accompagner durant tout le mois, pour qu’ils vivent mieux leur maladie. Il s’agira aussi de prévenir la population contre le diabète durant cette période de forte consommation de sucre et d’aliments gras, et de mettre à niveau le personnel médical pour une meilleure prise en charge de la maladie. Cette campagne entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme m-Diabète qui est une innovation du programme mondial « Be Healthy Be Mobile » lancé conjointement par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et l’Union internationale des télécommunications (Uit). « La pertinence de cette campagne réside dans le fait que nous allons pouvoir utiliser les technologies de l’information et de la communication pour diffuser des messages à l’endroit de nos concitoyens, en particulier des diabétiques, qui pourront, à partir de ceux-ci, mieux suivre leur état de santé. Il s’agit non seulement de messages éducatifs mais aussi de messages qui portent sur leur traitement avec un rappel des rendez-vous et la bonne conduite à tenir », a déclaré le directeur général de la Santé. Selon Papa Amadou Diack, le programme m-Ramadan permettra également aux diabétiques qui pensent pouvoir observer le jeûne de se rapprocher de leurs médecins traitants pour avoir des indications. « Depuis 2014, date de lancement du programme m-Diabète, nous tenons, chaque année, une campagne m-Ramadan. Il s’agit de faire des messages de prévention avant et des messages d’accompagnement pendant le Ramadan concernant l’alimentation, l’activité physique, les modifications dans la prise des médicaments et la surveillance de la maladie pendant cette période », a expliqué le Pr Seydou Nourou Diop, directeur du centre anti-diabète Marc Sankalé. « Fort heureusement, depuis 2014, nous avons une forte adhésion des populations », s’est-il félicité. Ainsi, a noté Dr Diack, 6.000 adhérents ont été enregistré au début. Ensuite, le nombre est passé à 12.000 pour arriver, aujourd’hui, à plus de 50.000 membres. « Nous pensons qu’à travers la nouvelle approche qui sera développée sous peu avec les messages vocaux, nous parviendrons à dépasser les 50.000 adhérents. Ce programme s’inscrit dans la logique de lutte contre les maladies non transmissibles. Nous avons m-Diabète, mais aussi m-Hypertensions artérielles (M-Hta). Là aussi, avec le même procédé, nous allons pouvoir nous adresser aux malades mais également aux prestataires et aux Sénégalais de manière générale », a-t-il dit. Pour lui, les messages pourraient être traduits, à l’avenir, dans les langues nationales pour plus d’efficacité dans la sensibilisation des populations non instruites.

Le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Dr Deo Nshimirimana, a, pour sa part, rassuré que son organisation poursuivra l’appui qu’il accorde au département de la Santé dans le combat qu’il mène contre le diabète et l’hypertension qui, « si rien n’est fait, vont constituer un véritable frein à l’atteinte des Objectifs de développement durable et du Plan Sénégal émergent ».

Ndiol Maka SECK

Le Pr Mary Teuw Niane a révélé, samedi, à Saint-Louis, que les projets initiés par le président Macky Sall, dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sont en cours de réalisation à 97 %, conformément aux 11 décisions issues du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur.

M. Niane s’exprimait en marge d’une grande conférence publique axée sur « Le Pse et la réforme de l’enseignement supérieur » et qu’il animait au profit des Cadres républicains de Saint-Louis. A l’occasion, il a rappelé qu’en 2012 « il n’y avait, à Saint-Louis, que l’Université Gaston Berger (Ugb) comme institution supérieure d’enseignement public ». Aujourd’hui, « mon département est en train de construire un Espace numérique ouvert (Eno) dans le faubourg de Sor et a déjà créé 3 Centres de recherche et d’essais (Cre) à Saint-Louis, Diougob et à Bango », a-t-il fait savoir.

Dans la région Nord, a ajouté le ministre de l’Enseignement supérieur, l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Richard-Toll est fonctionnel et sa directrice a été nommée. Les Eno de Ndioum et d’Ourossogui ainsi que l’Isep de Matam sont en construction. Selon Mary Teuw Niane, la réforme de l’enseignement supérieur se poursuit et apporte des « réponses adéquates à l’épineux problème de l’accès à un enseignement de qualité, aux relations entre le monde du travail et les compétences et résultats de la recherche ». L’ancien recteur de l’Ugb a réitéré son « engagement indéfectible à traduire en acte la vision du président Macky Sall en matière de développement et de promotion de l’enseignement supérieur ».

Auparavant, il s’est adressé aux cadres républicains mobilisés autour de leur coordonnateur, Seyni Ndao, directeur général adjoint de la Saed, pour réaffirmer la farouche volonté du président Macky Sall de redresser l’enseignement supérieur pour en faire un levier de développement économique et social et de le mettre sur la voie de l’excellence.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour une dizaine de jours, l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) devient un pôle de promotion africaine de la recherche et de l’innovation. Le temps d’une Ecole mathématique africaine durant lequel quatre cours dans le domaine des mathématiques pour le traitement du signal et des mathématiques par cryptographie post-quantique seront donnés.

Ils sont 20 participants venus du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Cameroun, du Congo Brazzaville, du Tchad, du Bénin, de la République de Guinée et 40 Sénégalais à bénéficier des cours de l’Ecole mathématique africaine où les fondamentaux théoriques et pratiques sont revisités. Selon directeur de l’Ecole polytechnique de Thiès, Bamba Diaw, ces moments de partage dans la promotion de la recherche et de l’innovation technologique ont été suscités par son institution et le laboratoire d’algèbre de l’Université Cheikh Anta Diop. « Ceci, en collaboration avec le Centre international des mathématiques pures et appliquées (Cimpa) et d’autres partenaires », a-t-il précisé.

En outre, M. Diaw a noté que ces cours contribuent au renforcement des relations dans le domaine de la science en Afrique. « Sachez que l’émancipation de l’Afrique passe par la science et la technologie », a souligné le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, venu rehausser de sa présence la cérémonie officielle de l’Ecole mathématique africaine. Il s’est félicité d’une telle rencontre parce qu’il sait que la bataille pour la maîtrise de la science en Afrique par les Africains peut bel et bien être gagnée. « Cette vision rencontre, au Sénégal, une engagement fort du président de la République, Macky Sall, qui a mis, en l’espace de 5 ans, 302 milliards de FCfa dans l’enseignement supérieur et la recherche de notre pays », a noté le Pr Niane. Il a aussi revisité l’approche de la politique de l’Etat du Sénégal en termes d’innovations dans l’enseignement supérieur de 2012 à 2017.

Mbaye BA

La 14e édition de la caravane « Kébé Santé » a réuni, samedi et dimanche, à Kébémer, 150 médecins exerçant dans 15 spécialités au profit des populations de la région de Louga.

« Kébé santé » se bonifie d’année en année. L’édition de 2017, qui s’est déroulée samedi et dimanche, à Kébémer, a consacré une adhésion populaire jamais constatée. Des centaines de personnes ont envahi les différents sites aménagés pour se faire consulter et bénéficier gratuitement de médicaments. Des personnes du 3e âge mais aussi et surtout des femmes et des enfants. C’est que l’Association « Kébé Santé » a renforcé sa capacité d’intervention en mobilisant un nombre important de médecins, de chirurgiens-dentistes, de pharmaciens et de sages-femmes. Au total, 150 médecins exerçant dans 15 spécialités ont pris part à cette édition de 2017. Une aubaine pour les populations dont la plupart n’ont jamais rencontré un spécialiste. Cette année, l’accent est mis sur trois pathologies : le diabète, le cancer et la tuberculose. « Les patients nous viennent même des autres régions. Ils savent qu’ils ont là l’occasion de se faire voir par un spécialiste », s’est réjoui le Dr Abdou Niang, coordonnateur de « Kébé Santé ». Il a insisté sur la nécessité de combler le gap entre Dakar et les régions. « Nous sommes un même pays. Ce n’est pas normal qu’une catégorie de citoyens soit privilégiée au détriment d’une autre. Et Kébé Santé a été justement mise en place pour vaincre cette injustice », a expliqué Dr Niang. Une enveloppe de 5 millions de FCfa a été dégagée pour l’achat de médicaments. Le thème de « Kébé Santé » 2017 est « La lutte contre les faux médicaments et l’automédication ». Une façon pour l’Association de prendre part au combat contre les médicaments de la rue. Des ateliers de sensibilisation se sont tenus. De riches échanges entre techniciens et populations. Tout cela pour emmener à prendre conscience du danger de ce fléau de médicaments de la rue et de l’automédication.

Kébémer cherche 99 millions de FCfa pour son bloc opératoire
L’international sénégalais de basket-ball Gorgui Sy Dieng avait bien fait de donner du matériel de chirurgie au Centre de santé de Kébémer, sa ville natale. Ce geste de haute portée sociale et humanitaire a été salué par tous les Sénégalais. Seulement, le matériel n’a toujours pas été utilisé faute d’un bâtiment adapté. Kébémer veut un bloc opératoire neuf pour mettre en valeur ce matériel. Un appel a été lancé à la mairie, au Conseil départemental de Kébémer mais aussi et surtout à l’Etat pour la construction de ce bloc opératoire. Des études ont été faites et le montant nécessaire est connu : 99 millions FCfa. « Nous comptons beaucoup sur l’Etat pour mobiliser ce montant et construire ce bloc que tout Kébémer attend avec impatience », a souligné Malick Sow, président local de l’Association « Kébé Santé » qui ambitionne de dépasser les 3.097 consultations de l’édition de 2016.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de remise d’attestations à la première promotion de jeunes sourds-muets formés au Centre de recherches et d’essais de Thiès (Cre). Il s’agit de 15 jeunes sourds-muets, dont 4 filles, qui ont acquis les compétences en assemblage de matériels informatiques et en traitement de texte.

A l’occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur a salué l’engagement des enfants sourds-muets mais aussi félicité leurs parents pour l’accompagnement. « Ceci nous conforte dans le choix de doter les 23 Cre du pays de moyens conséquents, parce qu’ils constituent un espoir pour toutes les couches et catégories de la population », a-t-il confié. Selon lui, cette promotion d’enfants sourds-muets formés en assemblage d’ordinateurs et en traitement de texte prouve que beaucoup de compétences peuvent être acquises en utilisant l’outil informatique.

Pour encourager les récipiendaires, le Pr Niane leur a offert, chacun, un ordinateur portable. Très sensible à l’appel des parents de ces enfants sourds-muets en ce qui concerne leur chance d’obtenir un poste, le ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué qu’avec l’ouverture des Espaces numériques ouverts (Eno), des possibilités pourraient s’offrir.

Babacar Lèye, coordonnateur du Cre de Thiès, a indiqué que toutes les formations y sont gratuites. « C’est donc un moyen d’intégration dans la communauté », a-t-il rappelé. Revenant sur la formation des sourds-muets, il a indiqué qu’au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences, elle constitue un puissant moyen d’intégration dans la communauté. « D’ailleurs, 80 autres sourds-muets sont sur la liste d’attente au Cre de Thiès », a affirmé M. Lèye. Pour toutes ces raisons, il a souhaité que ce projet de formation fasse tache d’huile partout au Sénégal.

Mb. BA

Le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack a testé sa capacité de prise en charge d’un afflux massif de blessés suite à un sinistre. Cela, à travers l’exécution d’un Plan blanc initié par le Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous).

Un ballet incessant d’ambulances débarquant à la chaine des dizaines de blessés, dont certains dans une mauvaise posture. Des familles désemparées venues aux nouvelles et harcelant littéralement les praticiens submergés. Ces scènes, dans cette chaude après-midi du mois de mai, se passent au Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack. Elles sont certes habituelles dans cet hôpital recevant souvent des blessés d’accidents de la route. Sauf que, cette fois-ci, il s’agit d’un exercice de simulation initiée par le Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) pour tester la réactivité dans la prise en charge de blessés d’un sinistre dans cette zone carrefour.

Après près de 4 heures de mise en œuvre du Plan blanc, les organisateurs ont exprimé un réel satisfecit. « Cette simulation devrait nous permettre de planifier la prise en charge intra hospitalière d’un afflux massif de blessés évacués d’un lieu de sinistre, la Route nationale I en l’occurrence. Au total, il y a eu 80 blessés évacués et qui ont été correctement pris en charge au niveau de l’hôpital de Kaolack. Cette structure est habituée à un tel afflux de blessés et le choix porté sur elle après celles de Dakar n’est pas fortuit », a expliqué le Dr Abdoulaye Bousso, coordonnateur du Cous, qui a piloté l’exercice.

La disponibilité des acteurs de la santé, des autorités administratives et des forces de défense et de sécurité a donné à l’exercice de simulation des allures de mobilisation générale pour faire face à ce type de sinistre, malheureusement récurrent dans la région de Kaolack, au cœur de plusieurs accidents de la route meurtriers dont la dernière en date a eu lieu il y a quelques semaines lors du Magal de Porokhane.

« Au delà du sinistre dans le voisinage de l’hôpital, cet exercice permet aussi de réduire les conséquences d’un évènement interne à la structure sanitaire telles qu’un incendie. Car théoriquement, il existe un risque de deux incendies par an pour un hôpital de 500 à 1.000 lits dans notre pays », a relevé Saliou Tall, directeur de la structure qui a accueilli l’exercice en mettant à la disposition du Cous son plateau technique et le personnel hospitalier. A signaler la participation remarquable de la Croix-Rouge régionale à l’exécution de ce Plan blanc.

Elimane FALL

Amadou Sakhir Mbaye et 4 autres unités hospitalières de la région de Louga réalisent, annuellement, 1.000 opérations de cataracte, conformément aux normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

La cataracte, maladie des yeux la plus courante au Sénégal, est bien prise en charge dans les structures hospitalières de la région de Louga. « Depuis 5 ans, nous réalisons annuellement 1.000 opérations de cataracte par an. Preuve que cette pathologie est bien prise en charge dans la région », s’est réjoui Dr Demba Thioub, chef du service ophtalmologie de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga.

Dr Thioub a fait cette révélation, vendredi, en marge d’un atelier de mobilisation et de sensibilisation sur la santé oculaire organisé avec l’appui de SightSavers au profit de personnes vivant avec un handicap. « Peu de régions au Sénégal arrivent à réaliser autant d’opérations de cataracte », a insisté Dr Demba Thioub, soulignant que cette performance de Louga s’inscrit dans les normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé qui recommande 1.000 opérations de la cataracte pour un million de personnes afin de baisser, de manière drastique, cette affection dans le monde.

Cet atelier a été l’occasion pour le M. Thioub de revenir largement sur la santé oculaire et les problématiques de la cécité au Sénégal. L’objectif est de sensibiliser la cible pour un changement de comportement vis-à-vis de la santé oculaire. « Nous avons voulu impliquer les personnes handicapées dans la sensibilisation. Tout le monde doit savoir que la cataracte, le trachome, le glaucome et les autres maladies des yeux n’ont aucune origine mystique et peuvent être guéries et évitées avec certaines mesures préventives », a fait remarquer Dr Demba Thioub.

Il a vivement recommandé le lavage fréquent du visage (surtout pour les enfants) avec de l’eau et du savon. « C’est une manière simple, mais efficace, d’éviter, par exemple, le trachome », a-t-il dit.

Abdoulaye DIALLO

Mettre en place des groupes d’analyse et de suivi budgétaires, tel est l’objectif poursuivi par l’atelier organisé par des associations de la société civile afin d’appuyer l’Etat.

La plateforme des Organisations de la société civile (Osc) pour la nutrition, en collaboration avec l’Ong 3D, a organisé, à Saly Portudal, une rencontre pour mettre en place des groupes d’analyse et de suivi budgétaires. Cet atelier a permis d’élaborer et de mettre en place des groupes de travail pour analyser et suivre le budget alloué à la nutrition à travers l’ensemble des secteurs. Ce qui pourra servir d’outil à la décision pour l’Etat. Pour Seydou Ndiaye, coordonnateur national de la plateforme société civile « Sun Sénégal », notre pays a fait certes beaucoup d’efforts dans la lutte contre la malnutrition, mais des difficultés sont encore notées si l’on se fie aux indicateurs de la nutrition au Nord et au Sud-Est.

C’est pourquoi il a indiqué que le gouvernement a engagé la poursuite de l’institutionnalisation de la nutrition dans l’ensemble des secteurs et des ministères contributifs dans ce domaine, à travers l’élaboration d’un plan stratégique multisectoriel pour le développement de la nutrition d’ici à 2025, en rapport avec les engagements du Sénégal aux niveaux international et national. Au niveau national, cela se fera à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) dont l’un des axes porte sur le développement du capital humain, capable de produire la richesse et de porter la croissance.

Par rapport à l’impact de la malnutrition sur la vie des populations, Seydou Ndiaye est affirmatif : « Plus de 45 % de décès d’enfants ayant moins de 5 ans sont dus à la malnutrition ». A l’en croire, la malnutrition agit sur le développement des enfants, leurs capacités d’apprentissage et d’éducation et donc, à la production.

Le Plan stratégique multisectoriel de la nutrition constitue, à ses yeux, le support d’opérationnalisation de la politique nationale de développement de la nutrition. Il va permettre de mobiliser toutes les parties prenantes sur des plans opérationnels orientés vers la prise en charge des problèmes nutritionnels de manière efficace et durable. Sa conviction, c’est que sa réussite exige la mise en place d’un système de suivi-évaluation qui nécessite, en amont, l’identification d’un cadre de référence, un ensemble de principes, d’orientations conceptuelles, de méthodes et d’outils qui servent de base pour la définition de divers éléments du système.

Amath Sigui NDIAYE

Le ministère de l’Education nationale (Men) organise, à partir de lundi prochain, la Semaine nationale de l’école de base. La cérémonie officielle aura lieu à Matam. La directrice de l’Enseignement élémentaire, maitresse d’œuvre de l’évènement, retrace la philosophie et les orientations de la semaine.

Qu’est-ce qui a motivé l’instauration de la Semaine nationale de l’école de base dans l’agenda du ministère de l’Education ?
La Semaine de l’école de base (Sneb) est une activité phare du ministère de l’Education nationale (Men) qui permet de créer un cadre de dialogue et d’échanges entre les acteurs de la communauté éducative sur les problématiques qui interpellent le système éducatif à la base. C’est aussi l’occasion de développer des stratégies innovantes pour l’amélioration des performances scolaires.

Chaque année, la Sneb offre l’opportunité aux acteurs et partenaires de l’école de mener une large réflexion sur des questions dont le règlement est essentiel au bon fonctionnement de notre système éducatif. A titre d’exemple, les éditions passées ont été saisies pour identifier les mesures à mettre en œuvre pour régler les problèmes relevant de l’état civil, la scolarisation des filles, la citoyenneté, l’environnement scolaire, la paix et la diversité, etc. Cette année, nous en sommes à la 21ème édition.

Pourquoi le choix de la région de Matam pour abriter la journée de lancement de ladite semaine ?
Le choix d’une région dépend des critères qui relèvent du thème, des possibilités qu’offre l’environnement global de cette région pour rendre optimale sa prise en charge et du dynamisme des acteurs locaux. Le thème de cette année porte sur : « L’utilisation des langues nationales dans l’enseignement élémentaire, facteur d’amélioration des performances scolaires ».
Dans le cas précis des langues nationales, Matam a connu plusieurs initiatives en faveur du développement culturel à travers les activités d’associations de renaissance des langues du terroir. Cette région figure également dans la zone impliquée par le Programme national de lecture mis en œuvre par le Men avec l’appui de l’Usaid. C’est également une occasion d’appliquer les règles d’équité en permettant à ces régions dites périphériques d’accueillir ce genre d’activités de dimension nationale.

Pourquoi avoir choisi, cette année, comme thématique majeure les langues nationales ?
Ce thème est en phase avec l’option du Men de mettre à l’échelle l’enseignement en contexte bi-plurilingue dans l’élémentaire, suite à la recommandation forte des Assises nationales de l’éducation et de la formation, la décision numéro 6 du Conseil présidentiel et la Lettre de politique générale qui retiennent la généralisation de l’utilisation des langues nationales dans le système formel. C’est dans ce cadre que le Men, en partenariat avec l’Unesco Breda, a élaboré un modèle d’enseignement bilingue harmonisé et s’engage à démarrer la mise à l’échelle de l’introduction des langues dès le mois d’octobre prochain.

En termes de résultats, qu’est-ce qui est attendu de cette 21ème édition de la Sneb ?
L’opportunité de la présente édition devrait être saisie pour réussir une large information ainsi qu’une forte mobilisation de l’ensemble des parties prenantes au profit de l’adhésion des acteurs et de la communauté à cette importante réforme de notre système d’enseignement qui, sans nul doute, va améliorer la maîtrise des compétences dans les disciplines fondamentales à travers l’amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages. L’un des grands défis de la présente édition reste l’implication communautaire pour que les Comités de gestion d’école (Cge), les Unions de comités de gestion d’école (Ucge) et les différents acteurs jouent effectivement leur rôle dans le fonctionnement de l’école.

Propos recueillis par Pape Coly NGOME

Dans le cadre de sa politique Rse, le Groupe pétrolier Philia a offert six bourses d’excellence aux meilleurs étudiants de Sup de Co Dakar. La cérémonie de remise a eu lieu, avant-hier, en présence d’une délégation de l’entreprise et des autorités de l’école.

Six bourses d’excellence ont été offertes par l’entreprise Philia Sa aux meilleurs étudiants de Sup de Co Dakar, dont quatre garçons et deux filles. Le montant global des bourses est estimé à 12 millions de FCfa. Elles ont été remises, avant-hier, par la directrice des ressources humaines du Groupe, Mme Imane Amourabi, en présence du président directeur général de Sup de Co Dakar, Aboubakar Sédikhe Sy.

Cet évènement, deuxième du genre, marque la poursuite du soutien de l’entreprise au premier Master diplômant en Négoce et Logistique du pétrole en Afrique, lancé par le Groupe Sup de Co il y a de cela cinq ans. « La formation des jeunes est un critère de réussite clé pour le développement de l’Afrique. Le développement des compétences est au cœur de notre engagement sociétal. Soutenir et promouvoir de jeunes talents africains, en leur permettant de suivre une formation de pointe au sein d’une institution sélective et réputée, est une façon concrète de traduire notre engagement en actes », a déclaré, dans un communiqué, le Pdg du Groupe Philia, Jean-Philippe Amvame.

Pour Mme Amourabi, la jeunesse doit comprendre qu’elle est l’avenir. C’est pourquoi la participation de Philia sur le développement de demain se fait, entre autres, à travers ces bourses.
De son côté, le Pdg du Groupe Sup de Co Dakar a mentionné que c’est dans le cadre de sa politique de soutien et d’appui à la formation des jeunes en Afrique que Philia a pensé aider les étudiants les plus brillants sélectionnés grâce à leurs résultats. « Les bourses vont de 1,3 million à 2,5 millions. Ce geste est extrêmement important pour les parents et nous-mêmes, parce qu’il nous encourage à aller de l’avant dans le sérieux, la recherche de l’excellence et la préparation de nos jeunes à affronter des milieux extrêmement difficiles comme celui du pétrole, des banques ou encore des hautes finances », a soutenu Aboubakar Sédikhe Sy, souhaitant que cette initiative de Philia d’octroyer des bourses d’excellence perdure. Il s’agit, selon lui, d’une option stratégique de cette entreprise d’être présente dans la formation. « Elle a conscience que le futur se prépare aujourd’hui. L’Afrique est un continent qui a un futur très prometteur. Mais pour cela, il faut des ressources humaines, des gens qui ont une vision et sont engagés aussi bien du côté des dirigeants que des jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les lauréats, à travers leur porte-parole du jour, Khady Henriette Dieng, ont témoigné leur gratitude et leur reconnaissance à l’égard des dirigeants de Philia « pour cette merveilleuse opportunité ». Ils ont assuré qu’ils travailleront dur pour réussir et mériter cette confiance.

Ndiol Maka SECK

L’Onusida et la télévision numérique chinoise Startimes ont scellé, hier, à Beijing, un partenariat. Les deux structures ont signé un mémorandum d’entente dans lequel elles s’engagent à mettre fin à la pandémie du Sida d’ici à 2030.

Mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici à 2030. C’est le pari que se sont officiellement lancés, hier, à Beijing, l’Onusida et Startimes, la télévision numérique chinoise, opérant dans plusieurs pays africains. Les deux structures ont signé un protocole d’accord d’une durée de deux ans renouvelable. Elles vont travailler ensemble pour améliorer, à travers le réseau de diffusion de Startimes, la sensibilisation sur le Vih et réduire l’opprobre et la discrimination dont sont victimes les Personnes vivant avec le Vih. « Notre objectif est qu’il y ait zéro discrimination, zéro infection et zéro mort », a soutenu le directeur exécutif de l’Onusida, par ailleurs sous-secrétaire général des Nations unies, Michel Sidibé.

Selon lui, il y a 18 millions de Personnes vivant avec le Vih, dont les 12 millions vivent en Afrique. Pour lui, il est possible de contrôler l’épidémie en généralisant le traitement. Startimes se veut le premier opérateur de télévision numérique en Afrique « avec près de 10 millions d’abonnés répartis dans 30 pays africains et couvrant plus de 90% de la population du continent ». L’accord oblige cette télévision numérique chinoise à diffuser des spots de sensibilisation sur le Vih. Un accord qui, a souligné son président, Xinxing Pang, s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité sociétale de Startimes. « Votre réseau, qui sera capable d’informer des millions d’Africains, ne nous aidera pas seulement à donner des traitements à des populations, mais aussi à leur redonner leur dignité », a déclaré M. Sidibé. A l’en croire, grâce à cet accord, « les populations auront les connaissances et les informations pour se protéger ». Et ainsi le contrôle de l’épidémie sera beaucoup plus facile.

Pour sa part, Pang Xinxing a reconnu que « le Sida est l’ennemi public de toute l’humanité ». « Et nous sommes honorés de travailler aux côtés de l’Onusida pour participer à la mission de la lutte contre le Sida », a-t-il dit. Sur initiative du gouvernement chinois, Startimes, a souligné son président, va électrifier 10.000 villages africains à partir de 2017. Elle les dotera ensuite de sa propre chaine de télé.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

L’inspecteur d’académie de Sédhiou a présidé l’amphithéâtre de rentrée de la 5ème promotion du Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de la localité. Elle est forte de 75 élèves-maîtres. Ces futurs enseignants ont un intéressant profil académique, puisque les diplômes dont ils sont détenteurs vont du Doctorat au Baccalauréat ; ce qui réjouit le directeur du Crfpe, Doudou Totala Diédhiou. Pour lui, le profil académique facilitera la formation. Mais, les maîtres d’application n’ont pas reçu, depuis 4 ans, leurs indemnités de prestation. « Je salue l’esprit citoyen de ces maîtres d’application. C’est cet esprit là qui leur permettra, cette année encore, d’assurer la formation alors que, depuis quatre ans, ils n’ont rien reçu », a-t-il informé, demandant à l’inspecteur d’académie de tout mettre en œuvre pour qu’ils puissent percevoir, au moins cette année, leurs indemnités et arriérés. Cheikh Faye, qui a promis de saisir les plus hautes autorités, s’est aussi réjoui du niveau académique des élèves-maîtres, avant de leur demander de faire preuve de modestie.

Même s’ils n’ont pas encore reçu leurs indemnités, les maîtres d’application ne pensent pas pour le moment à la grève. « Mais plutôt à aller dispenser le savoir à nos frères et sœurs », a précisé leur porte-parole, Lamine Thiana.

Des futurs enseignants il est attendu assiduité, ponctualité, régularité. D’ailleurs, cette promotion devra perpétuer la tradition de l’école : ne connaître aucun échec à l’examen de fin de formation.

Malamine KAMARA

Avec la tenue dernièrement de la Conférence sociale sur la question de la retraite, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) réaffirme son désaccord sur les conclusions. Il demande des concertations sectorielles, comme il l’a préconisé depuis le processus de négociation sur la retraite avec l’Etat. « Nos propositions, élaborées et validées par les services techniques du ministère de l’Economie et des Finances, portaient sur l’autonomisation du Fonds national de retraite (Fnr), la mise en place d’une retraite complémentaire, d’une retraite supplémentaire, l’abrogation de la loi sur le principe de l’écrêtement et d’un nouveau processus de suivi et de pilotage du système de retraite. Tout ceci devrait être validé par la Conférence sociale », a expliqué Malick Fall, secrétaire général du Saes.

Lors de ladite conférence, le gouvernement avait retenu les principes de retraite complémentaire et supplémentaire, et aussi une augmentation des cotisations de 35 à 38 %. Une augmentation à supporter par les travailleurs. Une conclusion qui n’agrée pas le Saes, lequel demande une clé de répartition équitable de cette augmentation. « Ces 3 % vont servir à résorber le déficit noté dans le Fnr », selon Malick Fall. « S’il y a un déficit dans le Fnr, ce n’est pas aux travailleurs seulement de le renflouer », a-t-il estimé.

Cependant, le Saes se dit toujours disponible à engager des discussions avec l’Etat sur cette question de la retraite pour éviter toutes perturbations des enseignements, mais n’exclut pas de poursuivre ses mouvements d’humeur.

O. NDIAYE

La région médicale de Kolda va entreprendre une campagne de distribution de masse des médicaments contre les Maladies tropicales négligées (Mtn). Dans ce cadre, le médecin-chef du bureau régional d’immunisation et de la surveillance épidémiologique appelle à la mobilisation.

La région médicale de Kolda déclare la guerre aux Maladies tropicales négligées (Mtn). Elle entame, du 15 au 19 mai prochains, une campagne de distribution de masse des médicaments contre ces affections à travers les districts sanitaires de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah. Sur la dizaine de Mtn recensées au Sénégal, quatre sévissent dans la région de Kolda. Il s’agit notamment de la filariose lymphatique, de la bilharziose, de l’onchocercose et des vers intestinaux. Dans le district sanitaire de Vélingara, toutes les 4 maladies sont répertoriées, notamment l’onchocercose qui sévit à l’état endémique, alors que pour ceux de Kolda et Médina Yoro Foulah, on fait plutôt état de la présence des vers intestinaux, de la filariose lymphatique et de la bilharziose. Les enfants de 5 à 14 ans constituent la principale cible pour le traitement de la bilharziose, alors que les trois autres maladies concernent toute la population, sauf contre indication, c’est-à-dire les femmes enceintes ou allaitantes ou bien les personnes malades.

La région médicale de Kolda se fixe un objectif d’atteindre un taux de couverture géographique de 100 % durant cette campagne. Pour réussir ce pari, tous les villages et quartiers de la région seront traités. Concernant la couverture thérapeutique, le taux varie selon les maladies : de 105 à 80 %.

Docteur Oumar Sané, médecin-chef du bureau régional d’immunisation et de la surveillance épidémiologique, par ailleurs adjoint au médecin-chef de la région médicale de Kolda, estime que même si ces maladies sont considérées comme rares, il n’en demeure pas moins qu’elles ont de graves répercussions sur la santé au niveau communautaire. Par conséquent, elles peuvent avoir des conséquences néfastes sur le développement du pays. Il faut dire que certaines de ces maladies, notamment la filariose lymphatique, sont souvent assimilées, dans la région de Kolda, à des pratiques mystiques par les populations.

Mamadou Aliou DIALLO

Le basketteur sénégalais Gorgui Sy Dieng, à travers sa Fondation, a mis à la disposition de l’hôpital Principal de Dakar un important lot de matériel et d’équipement médical ainsi que du riz fortifié. Le don a été réceptionné par le ministre des Forces armées, Augustin Tine, en présence de son collègue des Sports, Matar Bâ.

La Fondation du basketteur sénégalais Gorgui Sy Dieng a mis à la disposition de l’hôpital Principal de Dakar du matériel et des équipements médicaux de dernière génération. Le don a été réceptionné par le ministre des Forces armées, Augustin Tine, en présence du général de brigade, le médecin directeur de l’hôpital Principal et de plusieurs personnalités. Ce matériel est composé d’une unité d’hémodialyse avec à la clé sept machines. « Avec cette unité, plus de 100 patients peuvent faire, de façon quotidienne, leur dialyse à l’hôpital Principal », a indiqué Mamadou Moustapha Camara, administrateur de la Fondation Gorgui Sy Dieng.

Pour le bienfaiteur, ce matériel de dernière génération va soulager des personnes souffrant d’insuffisance rénale. « Le prix du matériel n’est pas important. Ce qui nous tient à cœur, c’est de rendre service aux Sénégalais », a souligné M. Dieng.

Le président du mouvement des insuffisants rénaux de Dakar, le Pr Elhadj Hamidou Diallo, a salué à sa juste valeur le geste du basketteur sénégalais. « Gorgui Sy Dieng est le premier Sénégalais à venir au secours des 21 hémodialysés de l’hôpital Principal de Dakar. Il nous a offert sept machines d’hémodialyse, dont chacune peut coûter jusqu’à 15 millions de FCfa », a-t-il indiqué, soulignant qu’avec ces machines l’hôpital Principal peut même ouvrir un nouveau centre d’hémodialyse. En plus de cette unité d’hémodialyse, la structure hospitalière a aussi réceptionné un important lot de matériel néonatal. La Fondation n’a pas oublié le service de réanimation qui fait souvent face à des cas critiques venant des autres structures sanitaires. « L’objectif de la Fondation est de réduire le nombre de décès dans les hôpitaux sénégalais », a fait savoir Moustapha Camara.

La Fondation Gorgui Sy Dieng a aussi doté la crèche de la maternité d’une tonne de riz fortifié pour lutter contre la malnutrition.
Le ministre des Forces armées, accompagné de son collègue des Sports, Matar Bâ, a remercié, au nom du président de la République, Gorgui Sy Dieng. Augustin Tine a promis que le personnel ne ménagera aucun effort pour l’entretien et la préservation du matériel. La Fondation Gorgui Sy Dieng envisage de faire les mêmes actions dans la banlieue de Dakar, à la pouponnière de Mbour, à Kébémer et dans les hôpitaux pour enfants Albert Royer et Diamniadio.

Eugène KALY

Un atelier de partage, d’informations et de contributions sur le concept de dividende démographique s’est tenu, le 8 mai 2017, à l’initiative du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjec), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa).

L’évolution en nombre des différentes classes d’âge au Sénégal conduit à maximiser la proportion en âge de travailler et à minimiser celle à charge. Ces propos du secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Gabriel Luciano Preira, mettent en exergue la nécessité de la capture du dividende démographique au niveau de la jeunesse.

L’atelier conjoint de partage d’informations et de contributions sur le concept « dividende démographique », s’inscrit dans cette perspective. Surtout qu’il vise à « renforcer la compréhension » de ce concept « par les cadres de l’administration afin de contribuer à accélérer le processus de capture du dividende démographique ». M. Preira estime que ce changement, bien saisi et bien exploité, peut permettre d’accélérer la croissance économique grâce à une productivité accrue de cette population en âge de travailler. Aussi, il a rappelé qu’en 2012 le Sénégal a enregistré un taux de croissance réel de 6 %. « Ce taux illustre les réelles capacités de notre économie qui doit, par ailleurs, tendre vers la création de plus d’emplois », indique-t-il. Toutefois, M. Preira précise que ces chiffres officiels nous amènent à mieux appréhender les défis majeurs à relever.

Organisée par le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), cet atelier a réuni une trentaine de jeunes membres du Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs). Selon le président de cette structure, Khadim Diop, les jeunes doivent beaucoup s’investir dans le développement du pays pour accompagner le Pse. Par conséquent, il estime que des pistes d’interventions doivent être mises en œuvre dans ce secteur, mais surtout dans l’élaboration des politiques publiques de l’Etat.

La représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal, Andrea Wojnar Diagne, laisse entendre que « les jeunes constituent le potentiel de progrès économique et social qui peut, aujourd’hui, conduire le Sénégal sur la voie de l’émergence ». C’est pourquoi elle invite les pays à exploiter le concept « dividende démographique » qui n’est rien d’autre que l’amélioration de la qualité de l’éducation, de la santé, de l’accroissement des opportunités d’emplois et de bonne gouvernance. Pour elle, le Sénégal ne pourra s’engager sur la voie de l’émergence que lorsque les jeunes seront en bonne santé, bien formés et instruits pour saisir les opportunités de développement. Toutefois, Mme Diagne précise que la maîtrise de la croissance démographique est une condition nécessaire pour la capture du dividende démographique.

Tata SANE

Le président du Mouvement citoyen « Mboro ca canaam », Abdoulaye Ndiaye « Ngalgou », a offert un important lot de matériel au lycée Taïba-Ics de Mboro. Ce geste est fortement apprécié par le proviseur dudit établissement qui n’a pas manqué de souligner la nécessité de suivre l’exemple du donateur pour sauver le lycée. Le don a été remis en marge de l’ouverture des activités socio-éducatives du foyer du lycée.

Pour le donateur, par ailleurs parrain des journées, « il n’est pas normal de laisser ce lycée d’excellence ni à lui-même ni avec l’Etat seul ». Présente à la cérémonie, la présidente du Conseil départemental de Tivaouane a déclaré que le donateur lui a enlevé une grosse épine du pied, puisque c’est à son institution qu’il revient la compétente de gérer les questions d’éducation. Elle a loué le patriotisme et l’engagement de ce mécène qu’elle a qualifié « d’envergure sociale utile à son terroir ».

L’inspecteur départemental de l’éducation de Tivaouane a encouragé le donateur et souhaité que le geste d’Abdoulaye Ndiaye « Ngalgou » puisse faire tache d’huile.
Rappelons que le lycée Taïba-Ics a été inauguré en janvier 1988 par le Pr Iba Der Thiam, ministre de l’Education nationale d’alors.

Ndiol M. SECK

Concept né au début des années 2000, le « Programme Bajenu Gox » s’est bien intégré dans le dispositif de santé. Ces femmes leaders, aujourd’hui au nombre de 10.000 sur le territoire sénégalais, servent de relais communautaires pour sensibiliser sur les questions de santé. « Le bilan d’étape des interventions de plus de 10.000 « Bajenu Gox » à l’échelle nationale et particulièrement au niveau communautaire se chiffre à 1.040.510 activités en termes de plaidoyer, d’orientations, de visites ciblées et d’accompagnement à titre bénévole, gracieux avec des moyens limités », a informé le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Le président Macky Sall veut ainsi élargir le champ d’action de ces femmes qui sont de vrais leaders d’opinion dans leurs communautés. « Nous allons étudier comment vous faire travailler de concert avec les autres ministères comme celui de la Famille et de l’Enfant, a-t-il annoncé aux « Bajenu Gox ». Poursuivant, le chef de l’Etat a déclaré : « Vous pouvez aisément aider dans la déclaration à l’état civil des enfants à leur naissance. Un vrai problème actuellement ».

Concernant les moyens et outils de travail qui demeurent une doléance de ces femmes leaders dirigées par Ndèye Fatou Diallo, le président de la République compte les accompagner. Déjà toutes ces femmes seront inscrites gratuitement aux mutuellement de santé pour la Cmu. M. Sall leur a aussi offert 14 billets pour la Mecque à répartir dans les régions du Sénégal.

O. NDIAYE

Ce n’est pas seulement du matériel roulant et du plateau médical que le système de santé du Sénégal s’est enrichi. S’agissant des ressources humaines aussi, un énorme bond a été noté. Depuis 2012, selon le président Macky Sall, 2.500 prestataires de soins ont été recrutés, dont 1000 sages-femmes d’Etat. Ceci est fait en vue de démocratiser l’accès à des soins de qualité, notamment dans les communes les plus reculées. Prenant exemple sur la région de Sédhiou, le chef de l’Etat a rappelé que, dans cette zone, le nombre de sages-femmes est passé de 18 en 2012 à 47 en 2016.

Dans cette région où il y a plusieurs villages reculés, il existe des sages-femmes itinérantes qui se déplacent de village en village pour accompagner et superviser les matrones et les « Bajenu Gox ». Elles disposent d’appareils d’échographie mobiles qui leur permettent de trouver les femmes dans leurs foyers pour faire des examens.

O. NDIAYE

165 ambulances médicalisées et 4 unités mobiles d’hospitalisation vont enrichir le matériel roulant du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ces équipements, d’un montant de 8 milliards de FCfa, ont été remis, hier, par le président Macky Sall.

Equité et accès. Deux mots clés dans le système de santé sénégalais que le président Macky Sall veut renforcer. C’est ainsi qu’il vient de doter ce secteur de matériel roulant d’un montant de 8 milliards de FCfa. Composé de 165 ambulances et de 4 unités mobiles d’hospitalisation, le matériel a été remis, hier, lors de la rencontre nationale de plaidoyer pour le programme « Bajenu Gox » (marraines de quartier). Ces femmes leaders d’opinion sont chargées de conseiller les personnes vivant dans leurs communautés, surtout les femmes, sur les questions de santé de la reproduction et de l’enfant.

Ce matériel vient s’ajouter aux 150 autres acquises depuis 2012 pour faire un parc roulant de 319 véhicules permettant de référer des malades vivant dans des zones reculées. Une occasion pour le président Macky Sall de réitérer sa volonté politique en matière de santé qui est de démocratiser les soins. Un engagement dans le domaine de la santé matérialisé aussi par la Couverture maladie universelle (Cmu) qui, selon le chef de l’Etat, a permis d’enrôler plus de 2 millions de personnes réparties dans 671 mutuelles de santé dans le Sénégal.

C’est dans le domaine de la Santé de la reproduction (Sr) que le Sénégal a fait des bonds qualitatifs. Devant le chef de l’Etat, Dr Bocar Mamadou Daff, directeur de la Santé de reproduction, a détaillé les indicateurs et statistiques appréciables dans la santé de la mère et de l’enfant. Une baisse significative de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile a été notée ces dernières années, selon lui. D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le taux de mortalité maternelle au Sénégal est passé de 510 décès pour 100.000 naissances vivantes en 1992 à 315 décès en 2015, soit un gain de 195 points en deux décennies.

De l’avis de Dr Daff, pour maintenir les acquis, tout en répondant à la priorité nationale en santé suscitée et renforcée dans le Plan Sénégal émergent, le gouvernement ambitionne de réduire la mortalité maternelle de 392 à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes, d’ici à 2030, la mortalité néonatale qui était de 29 ‰ en 2015 à 10 ‰ et celle infanto-juvénile qui était de 59 ‰ en 2015 à 20 ‰. « Ces performances ont été réalisées grâce à la mise en œuvre de plusieurs initiatives concourant à une autonomisation des groupes vulnérables, à un accès universel aux soins et à une densification de l’offre, surtout dans le milieu rural. Pour parler d’équité et d’accès universel des soins de santé, il faut que cela soit visible dans les coins les plus reculés », a analysé le chef de l’Etat.

Oumar NDIAYE

Une rencontre nationale de plaidoyer a lieu, aujourd’hui, au Grand Théâtre. La cérémonie est placée sous la présidence effective du chef de l’Etat, Macky Sall en présence de la Première dame, Mme Marième Sall, indique un communiqué.

Certes des efforts importants ont été enregistrés dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile. En effet, rappelle un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale, grâce à l’appui des autres secteurs et des partenaires techniques et financiers, le Sénégal a mené de nombreuses actions qui ont contribué à « une baisse significative de la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile ». La réduction de celles-ci est le premier objectif de politique de santé du Pnds (2009-2018). « Le taux de mortalité maternelle est passé de 510 décès pour 100 000 naissances vivantes (Eds 2-1992) à 315 décès en 2015 (source Oms) soit un gain de 195 points en deux décennies », fait savoir le communiqué.

Pour maintenir les acquis, tout en répondant à la priorité nationale en santé suscitée et renforcée dans le Plan Sénégal émergent (Pse), informe le document, le pays s’est fixé, d’ici 2030, « les objectifs de réduire la mortalité maternelle de 392 à 70 décès pour 100 000 naissances vivantes, la mortalité néonatale 29 ‰ en 2015 à 10‰ et la mortalité infanto juvénile de 59‰ en 2015 à 20‰ ». Dans la perspective de l’atteinte de ces objectifs, en plus des initiatives pour améliorer la connaissance et l’utilisation des services de Santé de la reproduction (Sr) et de la Planification familiale (Pf) par les communautés, le ministère a mis en place d’autres stratégies novatrices comme le Programme communautaire pour la promotion de la santé reproductive maternelle néo-natale, infantile et des adolescentes et de la Pf communément appelé « Programme Bajenu Gox » (Pbg).

Selon le ministère, le bilan d’étapes des interventions de plus de 8.000 « Bajenu Gox » à l’échelle nationale et particulièrement au niveau communautaire se chiffre à 1.040.510 activités en termes de plaidoyer, d’orientations, de visites ciblées et d’accompagnement à titre bénévole, gracieux avec des moyens limités. Le renforcement du programme à travers l’élargissement des domaines d’intervention des « Bajenu Gox » et sa pérennisation avec la mise en place d’une stratégie Partenariat public privé (Ppp) sont préconisés. D’où cette rencontre nationale de plaidoyer.

D. MANE

La 14ème édition de la caravane « Kébésanté » se tiendra cette année du 12 au 14 mai à Kébémer et à Ndande. C’est ce qui ressort du point de presse qui s’est tenu, hier, au laboratoire de physiologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « La lutte contre les faux médicaments, les médicaments de la rue et l’automédication » est le thème choisi par les responsables de l’association « Kébésanté ».

« Plus de 30.000 patients ont été consultés depuis la première édition de la caravane en 2003. Elle ne se limite plus au département de Kébémer depuis 5 ans. Cette année, le département de Ndande a été choisie pour faire partie de la caravane », a annoncé le coordonnateur de l’association « Kébésanté », le Pr Abdou Niang. Une augmentation du nombre de participants est en vue. Plus de 100 médecins et spécialistes de 15 domaines seront mobilisés durant ces 72 heures. La caravane « Kébésanté » offre ainsi un important plateau médical aux populations de Kébémer et Ndande qui bénéficieront des meilleurs soins et des médicaments gratuitement. Les médecins offrant leur service de manière bénévole.

Par ailleurs, l’apport logistique et technique d’une dizaine de cliniques privées est attendu. « Un apport important si l’on considère que le département de Kébémer ne dispose pas encore d’un hôpital. Mieux, il est possible que l’association prennent en charge le suivi des patients après diagnostic lors de la caravane ; cela s’est déjà fait », a informé la trésorière de « Kébésanté », Dr Astou Niane.

En ce qui concerne les médicaments qui seront offerts aux nécessiteux, ils sont évalués à 6 millions de FCfa. « Ce qui ne signifie pas qu’il y en aura assez », a avancé Mme Niane. Le budget global, évalué à 16 millions de FCfa, est acquis avec l’aide de partenaires et des fils de Kébémer au Sénégal et de la diaspora. Depuis quelques années, le ministère de la Santé considère « Kébésanté » comme une caravane qui mérite son soutien et sa reconnaissance. C’est pourquoi ses services sollicitent l’association pour lui transmettre son bilan et ses statistiques. Après 13 ans d’expérience dans l’organisation des caravanes annuelles, l’association a mis sur pied un plan stratégique 2017-2021 qui vise à renforcer ses capacités d’intervention. Notamment en trouvant les moyens nécessaires pour améliorer la qualité de l’offre de soins.

Les innovations de cette édition portent sur la mise en place d’une unité prenant en charge les préoccupations spécifiques des personnes âgées, l’introduction de la chirurgie dentaire dans l’offre de service et le déplacement de médecins à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Kébémer pour consulter les prisonniers. La campagne contre le phénomène des faux médicaments va se dérouler pendant 8 mois, de mai à décembre 2017.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.