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Actualités (1305)

Une vingtaine d’autorités nationales des pays membres du Cilss prennent part, depuis lundi dernier, à l’initiative de la Fao, à un séminaire de renforcement des capacités sur la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam.

Pour améliorer les capacités institutionnelles des pays dans la gestion des produits chimiques sur le plan national et international, une vingtaine d’autorités nationales désignées provenant des pays membres du Cilss se réunissent, du 28 novembre au 1er décembre 2016, pour partager leurs expériences et renforcer le dialogue entre les pays de la région. Organisée par la Fao, cette session de formation et de renforcement de la coopération dans la mise en œuvre des obligations de la Convention de Rotterdam permettra aux participants d’être mieux outillés pour l’application des obligations de ce texte qui vise la protection de la santé humaine et de l’environnement.

Entrée en vigueur le 24 février 2004, la Convention de Rotterdam vise à doter les pays d’infrastructures appropriées pour contrôler l’importation et l’utilisation des produits chimiques et des pesticides dangereux. Elle fournit des outils juridiques internationaux dans le domaine du commerce international de certains produits chimiques dangereux, afin de protéger la santé des personnes et l’environnement contre des dommages éventuels. En outre, elle contribue à l’utilisation écologiquement rationnelle de ces produits chimiques dangereux, notamment en facilitant l’échange d’informations entre les parties et en instituant un processus national de prise de décisions applicables à leur importation et à leur exportation.

Ces trois dernières décennies, informe la Fao dans un communiqué, la croissance spectaculaire de la production et du commerce de produits chimiques a, en effet, suscité des inquiétudes concernant les risques potentiels posés par ces substances, rendant les pays particulièrement vulnérables à cette menace. Toutefois, les pays membres du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) jouent un rôle important dans la gestion de cette problématique qui présente des risques inacceptables pour les populations, l’environnement et la santé publique.

Pour la Fao, promotrice des modes de production agricole respectueux de l’environnement, il est essentiel d’accompagner ces pays et de les aider à une gestion raisonnée des pesticides. C’est ce qu’a confirmé Reda Lebtahi, au nom du représentant adjoint par intérim de l’institution onusienne au Sénégal. « Nous devons offrir aux producteurs des possibilités d’atteindre des objectifs de productions notables, tout en minimisant les risques phytosanitaires, sanitaires et environnementaux des pesticides pour une agriculture saine et durable », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture. « La Fao ne ménagera  aucun effort dans l’appui au renforcement des capacités des pays membres du Cilss en matière de gestion des pesticides », a-t-il ajouté.

Quant à Cheikh Fofana du ministère de l’Environnement et du Développement durable, il a invité, au regard de la mondialisation de l’économie et de la nature des échanges, à « plus de prudence et de rigueur dans la gestion des produits chimiques et de leurs déchets, à travers l’adoption de règlements internes et de comportements plus responsables de la part des acteurs économiques ».

 

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Sénégal a accueilli la formation de formateurs à l’approche globale du changement climatique. Une dizaine de pays ont pris part à cette rencontre destinée aux facilitateurs et aux coordonnateurs du réseau des écoles associées de l’Unesco.

L’Unesco a initié une formation de formateurs à l’approche globale du changement climatique. Elle vise à mieux impliquer la communauté  éducative dans la prévention et la gestion des changements climatiques. Une cinquantaine de participants venus d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique a pris part à la rencontre. Il s’agit principalement des facilitateurs et coordonnateurs, tous des enseignants des écoles membres du Réseau des écoles associées de l’Unesco. La formation a pour objectif de mettre à la disposition des acteurs de l’école des outils et compétences leur permettant de bien intégrer la notion de développement durable, en particulier les enjeux du changement climatique, dans les enseignements/apprentissages.

Selon le directeur du bureau de l’Unesco à Dakar, cette formation vise à soutenir les écoles dans leurs efforts pour lutter contre le changement climatique en intervenant à tous les niveaux scolaires, afin de permettre aux jeunes de prendre une part active dans ce processus. Wang-Chol  Chang est  persuadé que les résultats qui vont sortir des travaux, avec les échanges d’expériences entre pays du Nord et pays du Sud, et les perspectives, pourront contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Venue présider la rencontre, la directrice de l’enseignement élémentaire du Sénégal s’est réjouie du choix porté sur notre pays pour abriter cette session de formation. Pour Khady Diop Mbodj, « l’école est le lieu d’action privilégié pour promouvoir la protection et la restauration de l’environnement en agissant sur les comportements ».

Mme Mbodj a précisé que le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a pris l’option d’intégrer l’éducation du développement durable dans son système éducatif. « D’ailleurs, la thématique occupe déjà une bonne place dans les programmes scolaires, à travers le Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence : ndlr), mais aussi le Plan Sénégal émergent (Pse) ».

Après la formation, chaque école va élaborer et mettre en œuvre un plan d’action global sur le changement climatique à l’échelon local. Pour encourager l’apprentissage mutuel, les écoles vont également procéder à des échanges et au partage d’expériences avec d’autres participants aux niveaux national et international. Les participants  vont aussi démultiplier ce qu’ils ont appris auprès de leurs pairs.

 

Pape  Coly NGOME

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) est venue au secours des populations de la Cité Ballabey qui ont manifesté, le week-end dernier, pour déplorer une pénurie d’eau liée à la panne du forage de Transrail.

Suite à une manifestation organisée le week-end dernier par les habitants de la Cité Ballabey de Thiès pour déplorer une pénurie d’eau due à la panne du forage de Transrail, la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) précise que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a accordé « une très grande attention » à la situation de cette cité qui ne fait pas partie du périmètre affermé. Selon un communiqué qui nous est parvenu, « malgré cette non-appartenance à la zone d’intervention de la Sones en termes d’accès à l’eau potable, les autorités ont instruit la société de patrimoine d’intervenir au titre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) ».

Toutefois, précise-t-il, il n’est pas encore possible, pour la Sones, de faire des investissements dans cette localité dont l’approvisionnement est assuré par un réseau privé dans lequel le service est toujours gratuit. « Une équipe a été dépêchée sur les lieux. Elle a travaillé en étroite collaboration avec les habitants. Une pompe de secours a été installée. Le débit était faible. La Sones a commandé, à l’étranger, une nouvelle pompe. Le problème du débit n’est pas pour autant réglé », lit-on dans le document. L’investissement est estimé à une vingtaine de millions de FCfa. Le directeur général de la Sones, Charles Fall, a effectué une visite, en mars dernier, avec son équipe technique, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Par ailleurs, informe toujours la même source, au-delà de cet investissement, l’équipe a fait trois recommandations. Il s’agit de continuer à pomper avec le débit en mettant l’installation sous surveillance, à créer un nouveau forage à côté de l’ancien et à incorporer la Cité Ballabey dans le réseau Sones. « La Sones a associé à ces efforts la société d’exploitation, à savoir la Sénégalaise des Eaux (Sde). Celle-ci a tout de suite mis en place un dispositif de camions-citernes dans un périmètre qui ne figure pas dans son rayon de rentabilité. La Sde continue à gérer la situation », renseigne le communiqué.

Pour la Sones, la solution durable reste l’incorporation de la Cité Ballabey dans le périmètre affermé. Toutefois, il appartient aux habitants d’en faire la demande pour pouvoir bénéficier des investissements au même titre que tous les consommateurs établis sur le périmètre affermé, précise la Sones.

 

Ibrahima BA

Les meilleurs élèves de l’élémentaire de la commune de Linguère, 15 enseignants à la retraite et 2 autres à titre posthume, ont été primés, le 26 novembre 2016. C’était lors de la deuxième édition de la journée de l’excellence.

Le maire de Linguère, par ailleurs ministre de l'Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a présidé, le 26 novembre, la deuxième édition de la journée de l'excellence. A l’occasion, les 88 meilleurs élèves des 9 écoles élémentaires ont été primés, ainsi que 17 instituteurs (dont 2 à titre posthume). L'école Birame Seck a aussi été récompensée pour ses bons résultats obtenus au Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee).

M. Ndiaye a salué ce qu’il a qualifié d’une « grande innovation pour la mairie ». Pour cette raison, il a dit vouloir perpétuer cette fête durant tout son mandat. Ally Ngouille Ndiaye a, dans ce cadre, rappelé la contribution de la municipalité dans la confection des blouses pour les élèves, dans l’achat des fournitures. Tout cela « pour que les écoles soient des lieux où les élèves aiment se retrouver avec les enseignants ».

Concernant les enseignants qui ont été honorés, l'édile de Linguère a indiqué qu’ils ont fait leur preuve. Donc, c’est une sorte d'émulation pour la jeune génération, a-t-il déclaré.

Mbaye Dièye, Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère, a invité les chefs d’établissement à « améliorer de manière effective la gestion des écoles de Linguère ». Quant à l'autorité administrative, Mamadou Bachir Ndao, il a remercié le maire Aly Ngouille Ndiaye qui traduit en actes concrets la vision du chef de l'Etat. Il a ainsi suggéré de perpétuer ce genre d'évènements au bénéfice de l'éducation.

 

Masse NDIAYE

Montrer l’importance des mathématiques dans les formations et leurs applications dans la vie courante. Tel est l’objectif principal de la Conférence internationale de mathématiques au Baol (Cimab) ouverte hier à l’Université Alioune Diop de Bambey.

La première Conférence internationale de mathématiques au Baol, (Cimab) a été ouverte, hier, à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb). C’était sous la présidence du Pr Lamine Guèye, recteur de ladite institution et du Directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Mamadou Sangharé. Plusieurs sommités scientifiques, politiques et coutumières prennent part à ces assises dont l’objectif est de s’interroger sur l’importance des Mathématiques dans les formations et leurs applications dans la vie courante, dans un monde marqué par l’innovation.

Plusieurs mathématiciens, enseignants-chercheurs de la sous-région et des universités publiques du Mali, du Bénin, Burkina Faso, participent également à cette manifestation scientifique qui se déroule du 29 novembre au 1er décembre 2016.
Le président du Comité scientifique, Dr Ibrahima Faye, directeur de la recherche, a rappelé les orientations prises et la mise en œuvre des directives présidentielles sur les Sciences, technologies et mathématiques (Stem). Les différents orateurs ont expliqué les rôles des sciences, des mathématiques, leur importance et leur place dans les découvertes scientifiques et techniques depuis plusieurs siècles. Dr Moussa Dieng et Mouhamadou Ngom de l’Ufr Satic (Sciences appliquées aux technologies de l’information et de la communication), sont aussi revenus sur les réalisations et inventions obtenues grâce à la science, en particulier les mathématiques.

Le Recteur de l’Uadb, le Pr Lamine Guèye, citant le philosophe et égyptologue congolais Théophile Obenga, dans son ouvrage consacré à « La géométrie égyptienne », a fait remarquer « qu’aucune science exacte ne peut se développer sans les mathématiques, dont l’histoire remonte à l’Égypte antique. Le recteur a également évoqué un natif du Baol, en l’occurrence Cheikh Anta Diop, né à Thieytou, à 25 km de Bambey. Il est un précurseur des sciences « égyptologue, paléontologue, physicien et linguiste », a-t-il énuméré. Selon le recteur de l’Uadb, Cheikh Anta Diop disait : « Le Nègre ignore que ses ancêtres, qui se sont adaptés aux conditions matérielles de la vallée du Nil, sont les plus anciens guides de l’humanité dans la voie de la civilisation ; que ce sont eux qui ont créé les arts, la religion, la littérature, les premiers systèmes philosophiques, l’écriture, les sciences exactes (physique, mathématiques, mécanique, astronomie, calendrier...), la médecine, l’architecture, l’agriculture, etc., à une époque où le reste de la Terre (Asie, Europe : Grèce, Rome...) était plongé dans la barbarie ».

Plusieurs intervenants ont souligné les manquements et carences observés chez des apprenants qui ne sont pas uniques responsables. Selon le Pr Mamadou Sangharé, les réformes des curricula devraient apporter un remède aux questions de logique, d’intuition et de calcul pour davantage aider les apprenants et étudiants. Ces derniers ont apprécié cette conférence en ce sens qu’elle leur permet « d’apprendre beaucoup de choses et d’approcher des experts en la matière pour un renforcement de capacités ».

Mamadou Aicha NDIAYE

Pour mieux accompagner ses doctorants et chercheurs, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a mis en place un Bureau d’appui à la recherche et à l’innovation. Le Pr Pape Ndiaye, Directeur de la recherche et de l’innovation de l’Ucad, a fait cette annonce lors des premières « Doctoriales » organisées par Collège des Ecoles Doctorales.

Une première dans l'espace universitaire. Les 7 écoles doctorales  que compte l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) organisent, de façon commune, leurs premières « Doctoriales ». Sous le thème principal «Recherche et Emergence»,  les «Doctoriales » 2016 veulent inciter les doctorants et docteurs à prendre conscience des atouts de leur formation par la recherche et à préparer leur insertion professionnelle, tout en la facilitant, aussi bien dans le secteur privé que dans celui public.

Ainsi, pour mieux les appuyer, l’Ucad a mis en place un Bureau d’appui à la recherche et à l’innovation. Selon le Directeur de la recherche et de l’innovation de l’Ucad, Pr Pape Ndiaye, ce bureau va appuyer et accompagner les chercheurs qui sont à l’université dans les domaines du montage de projet, sur le plan juridique, de la communication et de la publication, entre autres, pour leur permettre de mieux valoriser leurs travaux de recherche.

Il est aussi prévu une aide pour le transfert des résultats de la recherche dans le champ de la vie active, soit dans le domaine médical ou de l’industrie. Le Pr Pape Ndiaye a aussi appelé le secteur privé à renforcer le partenariat avec l’université pour relever le faible taux de transfert des résultats de la recherche à l’industrie.

Ces premières « Doctoriales » ouvertes aux doctorants de tous les champs disciplinaires et aux docteurs ayant soutenu leur thèse de doctorat au cours de l’année académique 2016 seront aussi une occasion pour eux de présenter leurs travaux de recherche. Des recherches pour le doctorat qui devront se faire, pour les boursiers de l’Etat, en co-tutelle avec un encadreur sénégalais et un autre étranger.

Pour Pr Soukeyna Tine du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’Etat du Sénégal veut ainsi encourager les collaborations avec l’extérieur. « Mais la soutenance de ces thèses se faira au Sénégal », précise-t-elle, soulignant que cette option est prise « pour protéger les résultats de ces recherches ».

Ces  premières « Doctoriales » vont se poursuivre aujourd’hui avec la « Fête de la Science » qui sera célébrée à la Place du Souvenir et aussi par une visite des doctorants. Les 7 écoles doctorales de l’Ucad sont : « Arts, cultures, civilisations » (Arciv), « Eau, qualité et usages de l’eau » (Edeque),  « Études sur l’Homme et la société » (Ethos), « Sciences juridiques, économiques et de gestion » (Jpeg),  « Maths, informatique » (Mi), « Sciences de la vie, de la santé et de l’environnement » (Sev),  « Physique, chimie, sciences de la terre, de l’univers et de l’ingénieur » (Pcstui).

 

Oumar NDIAYE

Le budget du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie est arrêté, pour l’exercice 2017, à la somme de 73.615.979.560 de FCfa, contre 24.244.154.520 de FCfa en 2016, soit une hausse de 49.371.825.040 de FCfa en valeur absolue et 203,64% en valeur relative. Le ministre a annoncé la fin des travaux des espaces verts à Dakar en décembre.

Pourtant, malgré cette hausse record, certains députés ont jugé le budget encore « insuffisant » au regard des problèmes récurrents, tels que les inondations, l’habitat social et le cadre de vie. Ils ont vivement plaidé,  à cet effet,  son augmentation et suggéré au ministre de présenter, à l’avenir, le budget  sous la forme d’un budget-programme, avec en annexe, le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd).

Se prononçant sur la gestion du cadre de vie, les députés ont estimé que la quasi-totalité des villes du Sénégal souffre de problème de gestion d’ordures. Ils ont, dans ce même sillage, soulevé la question de la réhabilitation de la Place de l’Indépendance ainsi que celle de l’Obélisque. En ce qui concerne les projets de la région de Dakar, le ministre Farba Sarr a principalement cité la Place de la Nation (Obélisque), Sacré Cœur, la Patte d’oie, les Allées Serigne Saliou, le Stade Amadou Barry Guédiawaye, etc. 

« Tous ces programmes sont presque à 60% de taux de réalisation et seront terminés en décembre », a-t-il dit, la Place de la Nation sera d’ailleurs livrée le 31 décembre 2016, selon monsieur le ministre. Quant à la Place de l’Indépendance, qui a suscité beaucoup de débats, le ministre a informé que le Premier ministre avait arbitré à l’époque et demandé à son ministère de réaliser les travaux de la Place de l’Obélisque.

Dans ce même ordre, l’existence de bâtiments inachevés depuis plusieurs années, dans beaucoup de villes, pose des problèmes que les députés ont assimilé à de la « pollution ». Ils ont préconisé, dans la législation, des délais pour toute autorisation de construire, sollicitant  le renforcement des ressources de la direction du Cadre de vie et de la direction de lutte contre l’Encombrement. Le ministre réitère la détermination  de son département à veiller au « respect scrupuleux » des règles de lotissement.

« A la suite de l’exécution des travaux, les services techniques délivreront un certificat de conformité », a-t-il dit. Diène Farba Sarr a martelé que ses services ne lésineront pas sur le respect des normes de lotissement, informant du projet de réalisation d’un Système d’information géographique (Sig) des projets  d’habitat qui pourra être consulté par le public. Ce qui permettra également de connaître les promoteurs immobiliers agréés et de mieux suivre l’avancement et le respect des normes des travaux.

Près de 20 milliards de FCfa pour le projet d’assainissement de Diamniadio
En ce qui concerne le volet assainissement, les députés ont, pour l’essentiel, salué « l’important travail » abattu dans plusieurs localités, notamment lors de l’hivernage passé.  Toutefois, ils ont souhaité la réalisation d’ouvrages à Touba, Joal Fadhiouth, Darou Marnam, entre autres. Le ministre a informé que cette année, près de 20 milliards de FCfa sont prévus pour le projet d’assainissement de Diamniadio. Concernant l’embellissement de Touba, le ministre a noté qu’une mission de son département s’est rendue sur les lieux et a travaillé avec le maire de la commune pour l’identification du site et des grands boulevards ciblés.

Et pour la place publique de Birkilane et la construction de logements dans cette ville, les équipes sont en train d’effectuer des missions de reconnaissance. S’agissant du volet restructuration, les députés ont sollicité, du fait de leur statut de villes touristiques, la restructuration des communes de Cap-Skiring et de Kaffountine afin de les rendre plus attractives. Il en est de même pour la commune de Sédhiou.  Ils ont aussi déploré la non prise en compte de l’aménagement d’espaces verts dans les lotissements.

Les travaux de Building administratif bouclés sous peu
Les députés ont aussi posé le problème de délai imparti à l’entrepreneur dans les travaux du Building administratif qui ont coûté 17 milliards de FCfa.  En réponse, le ministre a souligné que la responsabilité revient à celui qui suit les travaux. Il a toutefois précisé que le projet devrait être bouclé dans un délai de trente mois, relevant, au passage qu’au début des travaux, il y avait un retard de trois mois dû aux déménagements. Il convient alors d’attendre au bout de 36 mois en intégrant une marge de débordement de trois mois.
 
Forte évolution de construction de logements sociaux
Le ministre a indiqué qu’en 2013, le déficit en logements était de 322.000. Concernant l’offre, elle se stabilisait à 5.000 logements. Elle était faible par rapport à la demande. En 2012, elle était de 4.000 logements. En 2014, de 5.200 logements, en 2015 de 7.200 logements et en 2016, de 10.000 logements. La progression est, dès lors, nette même si l’objectif du Plan Sénégal émergent (Pse) est fixé à 15.000 logements par an.

A « Jaxaay », les occupants irréguliers seront déguerpis
Il est prévu, selon le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, par la Sn Hlm, la réalisation, à Kaolack, sur une superficie de 75 ha, un programme de 200 logements par tranche de 50, dès la fin 2017. Egalement, il sera procédé à la construction de 100 logements sociaux à Joal. Concernant les logements non achevés de « Jaxaay », Diène Farba Sarr a informé que les contrats concernant les entreprises défaillantes sont en cours de résiliation. Les procédures sont longues mais les services sont à pied d’œuvre. Le ministre a indiqué qu’un recensement des logements squattés est en cours. Il est clair que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour faire déguerpir les occupants irréguliers et procéder à l’achèvement  des constructions. « Concernant les maisons abandonnées, toutes les dispositions sont prises pour leur démolition », a-t-il dit.

Oumar BA

Le ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Télé-services de l’Etat a fait face, avant-hier, aux députés pour le vote du budget de son ministère. Khoudia Mbaye a indiqué que notre pays s’achemine vers les 4.000 km de fibre optique avec 2.580 km déjà réalisés. Le budget dudit ministère a été arrêté à la somme de 13.928.423.740 de FCfa contre 21.365.953.240 de FCfa en 2016, soit une baisse de 7.437.529.500 de FCfa en valeur absolue et 34,81% en valeur relative.

Entre 2012 et 2016, le gouvernement a porté la fibre optique de 500 à 2.580 km. La révélation a été faite, avant-hier, par le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Télé-services de l’Etat, Khoudia Mbaye, à l’occasion du vote de son budget pour la gestion 2017. « En arrivant en 2012 au pouvoir, nous avons trouvé 500 km de fibre optique. Aujourd’hui, nous nous cheminons vers les 4.000 km. A ce jour, nous avons réalisé 2.580 km de fibre optique pour offrir le support à tous les services qui doivent supporter le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication », a-t-elle déclaré devant les députés.

Toujours, selon Khoudia Mbaye, l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a permis la connexion de 785 structures à l’Intranet gouvernemental par le biais de la fibre optique et au déploiement de 50 salles multimédia dans le système éducatif, à la formation en informatique de 11 non-voyants, au déploiement de 4 plateformes dématérialisées déjà fonctionnelles (Télédac, Bureau de mise à niveau, Fichier unifié et Ecole nationale d’administration).

Le ministre a insisté sur l’ambition du président de la République de développer le Sénégal à travers le référentiel du Plan Sénégal émergent (Pse) d’ici à 2035. Mme Khoudia Mbaye pense que la dette d’un pays doit servir à le développer. « Au Sénégal, le visage est en train d’être transformé grâce au leadership d’un homme qui fait bouger les choses et de son équipe », a affirmé Mme le ministre. Les classements Doing business (147ème/190 pays), Indice Davos (112ème/138 pays) et Mo Ibrahim (10ème/154 pays) sont des performances dont Khoudia Mbaye se félicite.

Cherté du tronçon autoroutier Dakar-Diamniadio-Aibd
La question du tronçon Dakar-Diamniadio-Aibd n’a pas été omise lors de son passage à l’hémicycle. Sur ce, elle indique que les bénéfices seront mis dans un compte séquestre et distribués au bout de 15 ans. Les députés ont déploré la cherté de ce tronçon alors qu’il est financé à hauteur de 80% par l’Etat du Sénégal. Toute proportion gardée, ils ont des inquiétudes légitimes sur le niveau des tarifs qui seront pratiqués sur l’autoroute à péage.

Mais Khoudia Mbaye a expliqué que des pays comparés au Sénégal ont réalisé leurs infrastructures à partir des budgets de l’Etat qui a la liberté de fixer les coûts. « Nous sommes partis sur un partenariat public-privé qui date de 2009 », a-t-elle annoncé.  « Ce premier tronçon nous a permis de revoir nos calculs et engagements sur le deuxième tronçon. L’avenant signé pour le deuxième tronçon a pris en compte tout ce que nous considérions comme insuffisance dans la réalisation du premier. Une évaluation est prévue chaque 6 mois pour le volet technique et tous les ans pour l’aspect financier. Nous allons continuer de discuter pour la réduction du péage », a déclaré Mme le ministre. Selon elle, le président de la République a instruit les ministres de renforcer leurs capacités en négociation pour entreprendre de très bonnes choses.

Parlant du déficit d’éclairage sur l’autoroute Dakar-Diamniadio-Aibd, qui est un motif d’inquiétude et favorise l’irruption de coupeurs de route, Khoudia Mbaye a d’abord précisé qu’une réévaluation des coûts sera faite. « Sur la partie urbaine, il y a un éclairage et sur le tronçon rural ou semi-rural, il n’y a pas d’éclairage. Nous avons une proposition sur l’éclairage qui est en train d’être étudiée au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Dans les pays développés, la tendance, c’est de supprimer l’éclairage sur les tronçons ruraux, parce que des études montrent que plus ils sont éclairés, plus les conducteurs se sentent en sécurité et plus il y a un risque de relâchement qui cause des accidents. Il faut mesurer ces situations et en tirer les conséquences », a souligné le ministre.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

Les députés ont adopté, à l’unanimité, hier, le projet de budget du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions. Ledit budget a connu une hausse de 33,54 %  en valeur relative. A l’occasion, Mansour Sy a révélé que 234.960 emplois décents ont été enregistrés de 2012 à 2015.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a déclaré que 234.960 emplois décents ont été enregistrés de 2012 à 2015. Il a précisé que ce nombre représente les contrats visés à l’inspection du Travail, le recrutement de la Fonction publique, les recrutements au ministère de l’Education et au ministère de l’Enseignement technique.

Selon le ministre Mansour Sy, l’objectif était d’avoir 35.000 contrats en 2012. Le cumul des emplois visés de 2012 à 2015 est de : pour le privé 189.500 ; la Fonction publique 18.931 ; l’Enseignement 15.269 et pour la formation professionnelle 502. Soit un total de 259.202 emplois décents de 2012 à 2015. Le ministre a précisé que les statistiques de 2016 ne sont pas encore prises en compte mais qu’à partir de 2017, elles seront trimestrielles.

Le budget du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions  a été voté à l’unanimité, hier, par les députés. Il s’élève à 3.008.704.240 de FCfa  contre 2.252.965.640 de FCfa en 2016, soit une hausse de 755.738.600 de FCfa en valeur absolue et 33,54 % en valeur relative.  Selon le ministre Mansour Sy, cette importante augmentation   permettra au gouvernement de prendre en charge tout ce qui est nécessaire pour un bon dialogue social national.

Sécurité sociale pour les travailleurs de la diaspora
Ainsi, pour l’année 2017, le gouvernement «va contribuer grandement » au financement du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique  en renforçant les moyens de l’Administration du travail, du Haut conseil du dialogue social, mais surtout de prendre en charge le financement de certains aspects du Pacte de stabilité sociale pour que le Sénégal puisse créer les conditions d’une bonne application du Plan Sénégal émergent.

Au cours des débats, les représentants du peuple ont évoqué plusieurs questions relatives à la retraite, notamment les pensions de retraite, le reversement des cotisations sociales des travailleurs, la défiscalisation des pensions, la sécurité sociale, l’audit de l’Ipres, entre autres.

Pour la question relative aux travailleurs de la diaspora, le ministre a fait savoir que le gouvernement est en train de tout mettre en œuvre pour que ces travailleurs puissent jouir de leurs droits en matière de sécurité sociale. Mansour Sy a estimé que ceux-là qui travaillent dans des pays étrangers qui cotisent comme les autres et dont les familles sont restées au bercail, doivent bénéficier des prestations sociales. C’est l’intérêt de l’augmentation de ce budget qui, selon M. Sy, va permettre de poursuivre le travail d’élaboration et de signature de convention dans lequel s’est lancé le gouvernement.

«Des conventions sont élaborées, d’autres signées. Avec ce budget, le Sénégal pourra aller vers la généralisation des conventions », a infirmé le ministre qui a regretté la signature, par certains Sénégalais, à l’insu de l’administration sénégalaise.

Tata SANE

La capitalisation des pensions pour une bonne retraite

S’agissant de la question relative à la retraite, Mansour Sy a rappelé que le gouvernement est en train de réfléchir sur la capitalisation des pensions. « Il faut réfléchir sur un autre système pour avoir des retraites supplémentaires.

Contrairement au système actuel de répartition, le système de capitalisation permettra au travailleur d’avoir une autre pension au moment du départ », a expliqué le ministre. Aussi, a-t-il  annoncé l’idée de la mise en place, par le gouvernement, d’une pension minimale comme le salaire minimum. «La tenue de la conférence sociale avant la fin de l’année 2016 va nous aider à réfléchir sur la question de la réforme de la retraite au Sénégal », a-t-il fait savoir.

Non sans faire remarquer la préoccupation du président Macky Sall sur la question des pensions retraite. «De 2012 à 2015, les pensions des retraités ont connu une hausse de 40 %. Cela témoigne de l’engagement du président Sall à faire de cette question une de ses préoccupations», a informé le ministre du Travail.

Mansour Sy a informé que les élections sectorielles de représentativité auront lieu cette année. L’élection va démarrer dans le secteur de l’Education et de la Formation professionnelle. « Il sera question de calculer le nombre de militants pour chaque centrale syndicale », a souligné Mansour Sy.

 

T. SANE

Le Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), a organisé, ce 28 novembre, un atelier d’échanges sur le projet de mise en place de l’observatoire national sur les grossesses en milieu scolaire.

Dans le cadre de la promotion de la santé de la reproduction des adolescent(e)s dans les établissements d’enseignement moyen secondaire et de la prévention des grossesses en milieu scolaire, il est prévu la mise en place de l’observatoire national sur les grossesses en milieu scolaire. C’est ce qui motive la tenue d’un atelier d’échanges sur ledit projet. Il s’agit, à travers cet organe de veille et d’alerte, de rendre visible le problème des grossesses précoces et non désirées, de fournir des données à des fins de plaidoyer et d’assurer le suivi des actions menées, tant au plan de la prévention, que de l'encadrement des filles mères pour leur réintégration dans le système éducatif.

Car, estime Babacar Fall, coordonnateur du Geep, « ce phénomène est une entrave à la qualité de l’éducation et réduit l’impact des investissements qui y sont engagés ». Il est donc nécessaire, selon lui, face à la vulnérabilité des jeunes filles, au tabou que constitue la sexualité, de mettre en place un dispositif fiable, afin que les décideurs puissent fonder leurs décisions sur des études menées. Il a aussi insisté sur l’importance de l’institutionnalisation de l’éducation sexuelle.

Le représentant résident adjoint de l’Unfpa au Sénégal, Boureima Diadié, a, quant à lui, invité les participants à porter la réflexion sur les causes et les conséquences économiques de ces grossesses dans une approche multisectorielle et pluridisciplinaire pour dépasser le seul cadre de l’éducation.

Un rapport portant sur l’état des cas de grossesses recensés dans les établissements du public au cours de l’année scolaire 2015-2016 a été présenté à cette occasion. Il s’inscrit dans le prolongement de l’étude exploratoire réalisée par le Geep en 2014. Il fait état de 1.162 cas de grossesses d’adolescentes âgées de 13 à 19 ans. Au vu des enjeux qu’implique ce fléau, cette étude met en relief la nécessité d’une mise en place d’un système d’information sur la santé scolaire prenant en compte les grossesses chez les élèves.

Hausse des cas de grossesses à Tambacounda et à Matam
Cette hausse est liée, selon le rapport, à la forte prévalence des mariages précoces en rapport avec la migration internationale. A Matam, 54,41% de ces cas concernent des filles mariées à des émigrés. C’est dans cette localité aussi qu’est observé le plus fort pourcentage d’adolescentes mariées mères. Les grossesses sont plus précoces dans les régions de Kolda, Kédougou, Tambacounda et Saint-Louis. Dans ces localités, le pourcentage des filles-mères âgées entre 13 et 15 ans dépasse 60%. De plus, la fécondité est plus précoce chez les filles célibataires que chez celles qui sont dans les liens du mariage.

Le premier cycle, nid de grossesses
Si l’on prend en compte le niveau d’étude, les grossesses chez les adolescentes sont plus constatées dans le premier cycle que dans le second. 76, 9% des cas de grossesses concernent des filles qui sont dans les classes entre la 6ème et la 3ème contre 23,1% dans le secondaire. A Kédougou, les 21 cas de grossesses recensés touchent des filles du premier cycle.

En ce qui concerne la situation scolaire des filles mères, 44,3% ont fait l’objet d’une suspension d’étude ou d’abandon, 37,3% ont redoublé et 5% sont passées en classe supérieure.


Toutefois, indique le rapport, dans de nombreux établissements, l’implication des autorités scolaires, des parents d’élèves et des clubs ont permis de réduire les cas de grossesses et de lutter contre les mariages précoces.

Alassane Aliou MBAYE

L’eau potable avait tout son pesant d’or dans les îles du Saloum bordées par des eaux salées et assises sur une nappe de forte conductivité électrique. Les femmes, à bord de pirogues, parcouraient de longues distances pour chercher l’eau sur la terre ferme avec tous les risques. Elles étaient parfois obligées de boire une eau salée pour ne pas mourir de soif. L’Office des forages ruraux (Ofor) a mis fin à ce triste cycle grâce à des investissements évalués à 8 milliards de FCfa.

Sur le ponton en bois de Ndangane, l’horizon est chargé de nuages. Les membres de la délégation, à bord de deux vedettes, sortent du débarcadère. Les vedettes lèvent l’ancre en trombe. Elles se suivent dans les chenaux aux berges peuplées d’une mangrove dense. L’itinéraire est sinueux, mais on ne s’ennuie jamais. Nous sommes bien dans les îles du Saloum. A partir des vedettes, on peut apercevoir, çà et là, aux rivages des îles dépassées comme Marlotte, de belles villas et des complexes hôteliers à l’architecture exotique. A l’arrière-plan, les habitats modestes apportent une touche de charme à la répartition globale des habitats.

Sur le trajet, on croise une embarcation de touristes et deux pirogues motorisées sortir des chenaux, comme celui avec l’inscription « Congo » ou encore « Cheikh Sadibou ». Au bout de deux heures de navigation, nous accostâmes sur l’île de Djirnda. Après le rivage, le sel a laissé ses marques sur les murs des classes et des maisons. Les édifices ne sont pas les seules victimes des actions de l’intrusion du biseau salé. La nappe souterraine a une conductivité électrique qui dénature le caractère vital de l’eau.

Dans cette île, depuis l’aube des temps, l’eau consommée est impropre. Au milieu du village, un local avec des inscriptions « Access to water foundation » confirme que l’accès était une grande équation. La vieille Aïssatou Thior, l’allure frêle, dégage une réserve d’énergie malgré ses 68 ans pour accompagner la délégation. Elle n’est pas de Djirnda. Mais elle viendra désormais chercher une eau potable dans cette île. « Je viens de l’île de Maya. L’accès à l’eau était un fardeau angoissant pour les femmes qui se déplaçaient d’île en île pour chercher de l’eau. Parfois on peut quitter nos maisons à l’aube pour revenir à la tombée de la nuit », se souvient la vieille Aïssatou Thior. Elle réajuste son boubou multicolore et regagne la foule de femmes. Ces dernières dansent aux sons des sonorités sérères.

Binta Sarr, apparemment plus jeune qu’Aïssatou Thior, vit encore le post-stress hydrique. Les stratégies d’adaptation sont encore fraîches dans sa tête. Elle fait remonter le souvenir du captage de l’eau des pluies, la décantation des eaux salées et saumâtres et la primauté accordée à la satisfaction de la consommation des enfants. Le mésusage n’avait pas droit de cité.

La notion de denrée vitale collée à l’eau avait son pesant d’or à Djirnda. « L’eau que nous buvions était trop salée. Dans le passé, nous faisions le captage des eaux à partir de la troisième pluie en début d’hivernage. Durant la saison sèche, c’était le calvaire. On se rabattait sur les mares des environs qui sont douces à une période de l’année, sinon on quitte Djirnda », se souvient Binta Sarr. L’eau potable coule désormais à Djirnda. C’est le début d’un nouveau cycle de vie. A la mairie, on comprend alors pourquoi les autorités municipales ont formulé la demande pour le raccordement d’autres îles. Après des échanges avec les autorités administratives et municipales, la délégation reprend le large. Les deux vedettes déchirent les eaux tranquilles. C’est peut-être le signe que cette mission a été bénie. Entre Djirnda et Niodior, les bolongs ne se laissent pas distraire par les ambitions expansionnistes des forêts de mangroves.

La fin d’un cycle
Au détour d’une île sur notre droite, les deux vedettes se jettent sur un autre chenal. Au loin, les toits des habitats. Niodior est perché sur une élévation. Sur le rivage, une foule de femmes et de jeunes filles a littéralement envahi l’espace. Cette forte mobilisation illustre tout le symbolisme du raccordement de cette île. Avec des claquements de calebasses et les cliquetis des couvercles des marmites, de pures notes sérères emplissent le rivage. Les femmes s’élancent et déploient une chorégraphie qui sent le soulagement. La fin de la corvée est programmée par les ouvrages hydrauliques comme les bornes fontaines.  Elles auront désormais le temps de vaquer à d’autres occupations. Sur la pente du rivage, un château posé sur terre n’est que l’ombre de lui-même. Mais ici, personne ne jettera une pierre sur cet ouvrage. Il fait son temps. « Je n’ai pas les mots pour vous remercier. Ma joie est grande. Ici, l’eau était de l’or pour nous parce que sans eau, point de vie. Tout le village est derrière le président de la République Macky Sall », s’exprime, au nom de la communauté, un homme de teint clair.

Les rayons du soleil ont dépassé le zénith. La délégation fait cap vers Bassoul. Les femmes l’accompagnent comme elles l’avaient accueillie. Elles sont restées sur le terre-plein dansant, chantant jusqu’à ce que les deux vedettes disparaissent de leur regard. Comme à Djirnda et Niodior, d’autres îles seront touchées par le programme spécifique élaboré par les nouvelles autorités. « Le projet d’un montant de près de 8 milliards de FCfa permettra de desservir en eau potable près de 80.000 personnes souffrant de la rareté des ressources en eau douce. La population touchée par le projet est répartie dans les localités de Fayil, Diouroup, Diarrère, Mboudaye, About, Ngadior, Diamniadio, Vélingara, Mounde, Djirnda, Niodior, Dionewar Diogane, Bassoul, Bassar, Thialane, Sourou, Sangako, Diambang, Djinack, Betanti, Missirah Bossikang », a assuré le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho. Le raccordement de ces îles est une question de justice sociale.

Idrissa SANE

Les îles du Saloum boivent l’eau potable sans traverser les bolongs. L’Office des forages ruraux (Ofor) a desservi les îles à partir de la terre ferme en utilisant des conduites sous-marines. L’ingéniosité a levé les barrières naturelles. Les insulaires ont du mal à y croire.

La traversée des bolongs n’est pas un long fleuve tranquille. De temps en temps, des roulements de vagues viennent harceler les embarcations. Elles nous font remonter à l’esprit la complexité du raccordement, les travaux de pose des tuyaux dans le fond marin ou encore les faire traverser dans l’enchevêtrement des branches et des racines des mangroves. Mais les boulots houleux par endroit nous donnent un aperçu sur les risques qu’encouraient les femmes à bord de légères embarcations à la recherche d’eau potable.

Entre Niodior et Bassoul, des échancrures sont les seuls indices des travaux entrepris dans les forêts de mangrove. Les pirogues, des voiliers, parcourent les bolongs sans entrave aucune. La pose de ces conduites était presque une mer à boire pour les ingénieurs de la Cse et les techniciens de l’Ofor. La complexité se mesure aussi par la distance qui sépare les îles, sans compter la densité de la mangrove. « Le raccordement des îles n’était pas du tout facile. Ce sont des canalisations qui passent dans des marécages, dans certaines parties et dans les fonds marins, dans d’autres. Les tuyaux sont posés au fond et épousent les fonds marins. Ils sont fixés par des blocs de béton », explique le chef du service hydraulique de la Cse, Mamadou Lamine Mbow.

De façon claire, il y a 72 km de tuyaux sous-marins et 42 km de tuyaux qui traversent les formations de mangroves. L’ingéniosité a levé les barrières naturelles. Au début, beaucoup d’insulaires ne pouvaient pas imaginer la concrétisation d’un scénario d’alimentation de la mer à partir de la terre. « Il est prévu des systèmes de transfert d’eau potable. Pour cela, nous avons retenu deux options. La première, c’est le piquage sur la conduite Notto Ndiosmone Palmarin », renseigne El Hadj Ababacar Fall, chef de projet à l’Ofor. L’autre voie d’alimentation de ces îles est la construction d’un centre de captage à Simondiène dans la zone de Toubacouta. Les deux solutions permettront de desservir 25 villages.

I. SANE

Une quarantaine de jeunes filles bénéficient d’une formation sur le leadership. L’initiative est de l’Agence pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac).

Plus de 50 cas de grossesses précoces ont été recensés en 2016 dans la commune de Kolda. Ces chiffres ne représentent, cependant, que la partie visible de l’iceberg, puisque la majorité des cas ne sont pas notifiés aux services compétents. Il n’y a pas ainsi de statistiques fiables pour permettre d’avoir une idée précise sur la situation dans toute la région de Kolda. La révélation a été faite vendredi dernier par Abdoulaye Coly, psychologue-conseil et directeur du Centre académique de l’orientation scolaire et professionnelle (Caosp) de Kolda. C’était lors de l’atelier de formation sur le leadership féminin d’une quarantaine de jeunes filles des Cem de Gadapara et Sikilo-nord dans la commune de Kolda.

Cette formation qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Genre et santé en milieu scolaire » est initiée par l’Agence pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac). Elle est exécutée en partenariat avec le Consortium des acteurs étatiques de la protection qui regroupe des services étatiques de la région de Kolda dont l’Action sociale, le Caosp, le Centre conseils pour adolescents et l’Inspection médicale des écoles. « Ce projet vise à renforcer les capacités des jeunes filles en leur donnant toutes les notions leur permettant de devenir des leaders. L’Anrac ne voulait pas simplement se limiter à des dons de kits scolaires. Elle a voulu créer ce dynamisme de tel sorte que les jeunes filles formées puissent être des leaders, qu’elles soient capables au sein de l’établissement d’être des modèles de réussite et de leadership », déclare Abdoulaye Coly.

Il plaide en faveur d’une démultiplication de ce modèle dans les autres établissements scolaires de la commune pour permettre aux jeunes filles de servir de relais dans la lutte contre les grossesses précoces et les mariages forcés. Il espère que cette démarche permettra de réduire le taux élevé de déperdition scolaire chez les jeunes filles, notamment dans le moyen secondaire.

La présidente des jeunes filles leaders, Khadiatou Lèye, élève en classe de 4ème B au Cem de Sikilo-nord, salue cette initiative. « C’est une excellente initiative qui nous permettra, nous jeunes filles leaders, de défendre nos droits. Je remercie sincèrement les initiateurs de ce projet qui nous apprend à nous abstenir pour éviter les grossesses précoces et mariages forcés ».

Mamadou Aliou DIALLO

L’eau potable coule à l’île de Bassoul. L’achèvement des travaux de construction d’un nouveau château d’eau et de deux réservoirs briseront le cycle de pénurie. Les femmes ne vont plus parcourir une trentaine de kilomètres à bord des pirogues pour chercher de l’eau à Toubacouta.

Une foule immense sur le terre-plein du débarcadère de Bassoul. Des femmes vêtues de tenues de couleur verte dégradée entonnent des chansons. D’autres se défoulent sur la piste.

L’ambiance est à la fête. L’onde de joie déborde sur le rivage. Loin de la rive, au milieu, deux réservoirs désaffectés et un local ne font plus partie du réseau. Depuis qu’ils sont tombés en désuétude, l’inquiétude des habitants ne cesse d’emplir. Les braves dames s’exposaient à tous les risques pour aller chercher la source de vie. « C’est un véritable soulagement pour les habitants de Bassoul. Les femmes parcourraient une trentaine de kilomètres avec des pirogues pour aller acheter de l’eau à Toubacouta où le bidon est revendu à 600 FCfa. Aujourd’hui, elles ont de l’eau chez elles. Ce projet aura beaucoup d’impacts socio-économique à Bassoul », a laissé entendre le maire de la commune, El Hadj Ndong. Derrière la mairie, une vieille fontainière, le foulard enroulé autour de la tête, vend de l’eau aux filles et aux femmes. C’est le signe d’une nouvelle vie. C’est aussi une ironie de l’histoire. Les deux filles qui refusent de sourire devant l’objectif de notre reporter-photographe ont plus de chance que leur maman et leurs aînés. « Ici, à Bassoul, personne ne pouvait imaginer un jour que nous aurions une eau aussi agréable que celle que nous avons maintenant et que nous pouvions l’avoir sans traverser des marigots », raconte une vieille dame qui a ajouté : « Cette année, c’est le président de la République Macky Sall qui m’a amenée au pèlerinage à la Mecque. Ici, tous prient pour lui. Nous lui seront reconnaissants ».

Sous le soleil tapant, une longue procession arpente la pente qui nous conduit de l’autre côté de Bassoul. Les deux parties sont reliées par un ponton en bois. En contrebas dans la zone de marnage, des conduites rossent les vases par endroit. La procession est animée. Des femmes, des enfants, des jeunes filles se dirigent vers la partie élevée de l’île. Ici, le coulage du château est dans une phase terminale. Il en est de même pour le réservoir. Des ouvriers s’affairent à donner un dernier coup de lime au raccordement. Tandis que d’autres sectionnement du fer. Ces ouvrages sont stratégiques. Ils devront étancher la soif d’autres îles en aval de Bassoul. « 14 îles ont déjà accès à l’eau potable. Trois autres sont en attente. En aval de ce château d’eau, 7 autres îles seront alimentées après la mise en service de ces ouvrages », assure Mamadou Lamine Sow de la Cse. De belles perspectives s’ouvrent pour les insulaires.

I. S.

Le lycée moderne de Kaolack, situé à l’entrée ouest de la capitale du Saloum, va porter le nom de l’ancien président du Sénat, feu Abdoulaye Diack. Le Conseil départemental de ladite circonscription a délibéré dans ce sens lors de sa session ordinaire du 25 novembre dernier. La proposition sera soumise au ministre de tutelle pour approbation.

Abdoulaye Diack, homme politique de premier plan de la région de Kaolack, va voir son nom à la tête du lycée mixte de la capitale régionale. Une reconnaissance des autorités politiques locales à un des principaux acteurs politiques du Saloum. Le président du Conseil départemental, initiateur de ce projet, en donne la justification. « Abdoulaye Diack est un acteur politique de premier ordre qui a marqué l’histoire politique de la région. Il a été le premier président du Conseil régional en 2017. On lui doit le siège de l’actuelle institution départementale qu’il a personnellement négociée et achetée pour le compte de l’ancien conseil régional. Dès lors, il était normal qu’on baptise la salle de conférence à son nom, en plus de celui du lycée mixte. La délibération a été votée à l’unanimité, majorité et opposition confondues », a souligné Baba Ndiaye, à l’issue de la session du Débat d’orientation budgétaire (Dob).

Cette proposition sera soumise pour approbation au ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Un secteur qui fait par ailleurs l’objet d’un traitement particulier dans les propositions pour le budget 2017. Il a été ainsi proposé comme objectifs stratégiques le renforcement des infrastructures, de l’environnement scolaire de base et l’amélioration de l’offre et de la qualité de l’enseignement dans le moyen secondaire et la promotion du numérique dans les collèges.

Le volet sanitaire n’est pas en reste avec l’objectif d’amélioration de la couverture sanitaire, la qualité des prestations et l’accessibilité aux soins. A ce propos, le président de l’institution départementale, qui préside le conseil d’administration de l’hôpital régional, a annoncé le projet d’érection de cet Etablissement public de santé (Eps) en hôpital de niveau 3, dans le cadre du projet d’établissement de la structure sanitaire. « Le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse polarise toutes les régions centrales, voire la sous-région. Avec ce statut, il peut prétendre à un relèvement plus conséquent de son plateau technique et abriter des services spécialisés comme un institut de cancérologie », a-t-il argumenté.

Elimane FALL

Les rideaux sont tombés sur l’atelier du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie (Mruhcv) sur la gestion des inondations 2016. Pour la gestion de l’hivernage 2016 et la réponse réactive aux inondations, le Mruhcv, en liaison étroite avec ses partenaires, au premier rang desquels les collectivités locales et les structures techniques membres du Comité national de gestion des inondations (Cngi), a très vite posé les bases d’une mise en œuvre d’actions spécifiques de réduction des vulnérabilités face aux inondations. Cela grâce au fonds spécial de gestion des inondations. En effet, lors du conseil interministériel du 16 juin 2016, était approuvée une Matrice d’actions prioritaires (Map) pour un montant global de 1,9 milliard de FCfa. Ce fonds a permis de dérouler un plan d’action dans une démarche de solidarité et de conjugaison des efforts dans les interventions.

Plusieurs villes ayant connu des inondations, le Mruhcv a organisé des visites dans les localités touchées (Kaffrine, Kounguel, Kaolack, Kaoune, Ourossogui, Dendody, Diandioly, Matam et Saint-Louis…) pour appuyer et réconforter les populations. Cela en relation avec les Comités régionaux de gestion des inondations présidés par les gouverneurs. Selon Mamadou Alpha Sidibé, conseiller technique de Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, l’objectif des visites a consisté à faire l’état des lieux dans les zones inondées et à rétablir les conditions normales de vie, en les améliorant, si possible, dans les localités durement frappées. Dans tous les cas, ces visites ont servi à la prise en charge rapide et efficace des préoccupations des populations plongées dans le désarroi et atténuer ainsi les conséquences dramatiques des inondations.

A l’issue de la tournée, les recommandations du ministre dans les zones inondées se résument ainsi : veiller au bon fonctionnement des stations de pompage et aux réseaux de canalisation, doter les différentes localités concernées par les inondations de motopompes et carburant, réhabiliter le système de refoulement de la station de Keur Niang à Touba, mettre en place des missions composites pour prendre en charge les points endémiques qui nécessitent des travaux structurants.

Amath Sigui NDIAYE

La cérémonie officielle marquant le lancement des festivités des dix ans d’existence du Centre hospitalier national de Pikine (Chnp) a eu lieu ce 25 novembre. Elle constitue un moment d’échanges entre les responsables et la population. Elle est placée sous le thème : «le renforcement de la prise en charge de la maladie: la place de l’hôpital».

Le Centre hospitalier national de Pikine (Chnp) fête ses dix ans d’existence. Pendant cette décade, l’établissement espère avoir diversifié son offre de soins et développé des pôles médicaux d’excellence reposant sur un projet médical pour développer la qualité de la prise en charge et répondre au mieux aux besoins de la population.

L’ouverture de nouveaux services, un des enjeux de santé majeur de demain, est considérée par les responsables de ce centre hospitalier comme un exemple. Il s’agit surtout de faire connaître ses offres de soins, ses services et de contribuer à améliorer les connaissances des populations du système de santé. Etablir des partenariats pérennes en vue d’assurer les financements de ses projets est un autre domaine visé par cet établissement public de santé. Il en est de même de l’amélioration de la connaissance des populations dudit centre hospitalier, ainsi que des moyens déployés pour rendre les soins accessibles à tous, que les patients proviennent de la zone urbaine ou périphérique.

Le directeur du Chnp, Mohamed Abdallah Guèye, considère que l’atteinte des objectifs de performance n’a pu être possible que grâce à la disponibilité d’un personnel compétent, dynamique et dévoué, ainsi que des partenaires sociaux consciencieux qui ont consenti beaucoup de sacrifices, tout en renonçant à beaucoup d’avantages en vue d’accompagner la structure dans sa politique de renforcement du plateau technique.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, a salué les performances réalisées par cette structure hospitalière. Elle a insisté sur la nécessité d'arriver à un meilleur accueil des malades dans les structures sanitaires.

Abdou DIOP

L’Alliance nationale contre le Sida (Ancs) ambitionne d’élargir son champ d’intervention. Lors d’une cérémonie d’hommage aux personnes qui se sont illustrées dans la lutte contre l’épidémie, la présidente du conseil d’administration (Pca), Rokhaya Nguer, a exprimé ce souhait. Elle a justifié cette option par la nécessité d’adapter les orientations au nouveau contexte avec les Objectifs du développement durable (Odd).

Pour elle, l’Ancs est à un tournant qui requiert une adaptation au contexte des Odd, de l’accélération de la fin du Sida à l’horizon 2030, notamment l’atteinte des trois 90. C’est ainsi que l’Ancs envisage de prendre en charge d’autres problématiques (les droits humains, l’égalité des genres, les questions d’environnement et de développement).

Toutefois, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, souhaite que les acteurs communautaires donnent leurs avis par rapport à l’intention d’intégrer dans les missions de l’Ancs, la prise en compte d’autres maladies et problématiques. « Je sais que vous voulez passer à un autre niveau. Mais je vous invite à prioriser le Vih/Sida dans vos actions. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes considèrent que le Vih/Sida est une maladie chronique comme les autres. Mais il faut laisser aux acteurs communautaires le choix », conseille le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.
Elle a magnifié l’apport de l’Ancs dans l’atteinte des résultats du Sénégal en matière de lutte contre le Vih/Sida et a rappelé le contexte très difficile au début de la croisade contre l’épidémie au Sénégal dans les années 96.

La cérémonie a aussi été une occasion pour le ministre de la Santé de rendre hommage à des figures de la lutte : Ismaëla Goudiaby, Abdou Latif Guèye, Abdoulaye Mbengue. A cette liste, il faudra ajouter Débo Sow, Souadou Seck, Ndèye Fatou Diallo, Pa Alpha Ndiaye, Serigne Mbodj, Sidi Fall, Moustapha Sylla, Mouhamed Mobj, Mame Arame Thiam, Ali Ba. « Cette soirée de souvenir et de reconnaissance, à travers la célébration de ces quelques personnes, est une opportunité pour montrer que l’engagement et l’effort doivent rester au niveau le plus élevé d’exigence », a déclaré Rokhaya Nguer.

Idrissa SANE

Le Sénégalais Abdoulaye Touré n’est pas revenu de la Cop22 de Marrakech uniquement avec le trophée Initiatives Climat Afrique francophone.

L’inventeur des lampadaires, kits et fours solaires a signé trois accords avec trois organisations dont une suisse, une espagnole et un groupement indien. « J’ai signé trois accords de financement pour la construction d’un centre de formation des jeunes et des femmes sur la fabrication des équipements solaires », a révélé l’inventeur qui est venu remercier le « Soleil » pour avoir contribué davantage à le mettre sur orbite après la parution d’un article au début de la Cop22. « Après la parution de l’article, les gens m’ont contacté par facebook de l’Ile de la Réunion. J’ai reçu aussi des coups de fil d’émigrés sénégalais qui souhaitent avoir des kits dans leur village », a ajouté M. Touré pour qui la participation du Sénégal à cette Cop22 a été une grande réussite.

En plus d’Abdoulaye Touré, le Gie Malèye Diène de Yarakh, les femmes de Fimela, qui s’investissent dans le reboisement de la mangrove, ont été récompensés. Rappelons que l’Agence sénégalaise de promotion industrielle et de l’innovation technologique (Aspit) a supporté financièrement la conception et le transport des prototypes que l’inventeur a exposés à la Cop22.                    

I. SANE

Dans le cadre de son programme international de leadership, Ashinaga Sénégal à procédé, ce 24 novembre, à la cérémonie de clôture de son Camp d'études 2016. Neuf étudiants subsahariens, dont un Sénégalais, ont bénéficié de bourses d’études supérieures à l’étranger pour la promotion 2016.

Dans un costume bleu sombre assorti d'une chemise blanche, il fait le tour des stands pour expliquer aux visiteurs, collaborateurs et journalistes les différentes activités d’Ashinaga (qui signifie en japonais le but du cœur) en Afrique subsaharienne, en particulier au Sénégal. Enthousiaste, le sourire aux lèvres, Matar Diop fait partie des neuf étudiants subsahariens qui ont bénéficié de bourses d’études supérieures à l’étranger.

Francophone, comme le sont les huit autres camarades venus de huit pays différentes, notamment la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, les îles Comores, le Burundi, le Burkina Faso, le Togo, le Cameroun et Madagascar, trois destinations s’offrent à lui, en particulier le Canada, la France et la Belgique. « J’ai choisi la France pour poursuivre mes études cette fois-ci en sciences politiques », renseigne cet étudiant sénégalais qui a été retenu parmi cinq autres de la même nationalité. Après 18 mois de formation en Administration des Affaires, il va continuer des études en France, cette fois-ci en Sciences politiques.

Dans le but de les préparer pour leurs études à l’étranger, cette organisation à but non lucratif a organisé un camp d’études. Dakar a ainsi été le point de ralliement de 8 étudiants venus de pays différents pour bénéficier d’une formation académique de 5 mois au cours de laquelle l’accent a été mis sur le leadership.

De 6 étudiants en 2015, le nombre de bénéficiaires de bourses d’études supérieures à l’étranger par Ashiniga est passé à 9 cette année, et atteindra la barre des 15 au prochain camp d’études.

Des projets d’élargissement des programmes en cours
Présente dans quatre continents avec un bureau au Japon, aux Etats-Unis, en France, en Ouganda et au Sénégal, l’organisation accompagne actuellement 67 étudiants venant de 34 pays d’Afrique subsaharienne inscrits dans des Universités comme l’Ecole des études orientales et africaines et l’Université de Strasbourg.

De nouveaux bacheliers ont été retenus du fait de leur vulnérabilité sur le plan social. « Le premier critère de sélection pour bénéficier de ces bourses d’études à l’étranger, c’est d’être orphelin ou orpheline d’un ou des deux parents avec l’assurance de retourner au pays en partance après les études. Une manière d’éviter la fuite des cerveaux dont l’Afrique a été victime depuis longtemps », précise le Directeur d’Ashinaga  Sénégal,  Tomoyuki Nakamizu.

Cette organisation qui œuvre pour la solidarité compte élargir ces domaines d’intervention en offrant des bourses supplémentaires aux élèves du primaire et du moyen secondaire. « Un autre programme d’attribution de bourses d’études supérieures dans les universités et instituts sénégalais sont en phase de formulation », informe M. Nakamizu. Selon lui, une lycéenne, après trois mois d’immersion de langue, a été envoyée au Japon pour poursuivre ses études.

Toujours dans le cadre du projet d’élargissement de ses actions, par le biais de ses membres, Ashinaga Sénégal va procéder bientôt à la collecte de dons de bonnes volontés pour prendre en charge plus d’élèves en situation défavorisée. Ainsi, grâce aux étudiants de la promotion 2016, quelques manuels en mathématiques, en histoire, en géographie, en littérature, entre autres, ont été collectés pour améliorer les conditions scolaires des élèves dans un lycée et une école primaire qui se trouvent dans la région de Diourbel.

Marame Coumba SECK

Réunis à Stockholm, en 2014, les parlementaires de toutes les régions du monde se sont engagés à établir un plan de travail pour la mise en œuvre du Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd), au-delà de 2014. Selon Mme le député Mously Diakhaté, présidente du Réseau des parlementaires sénégalais en population et de développement, « nos pays ne connaîtront pas les voies de l’émergence et du développement, s’ils ne profitent pas de cette formidable opportunité qui leur est offerte à travers la réalisation du dividende démographique ». Laquelle ne se fera qu’en plaçant les jeunes au cœur de toutes les politiques de développement et en les considérant comme des partenaires à part entière. Mme Diakhaté a réaffirmé la détermination des parlementaires à garantir l’accès de tous à l’ensemble des droits et libertés énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cela, afin d’étendre pleinement les principes d’égalité, de dignité et de droits aux générations futures et de garantir le développement durable. Selon elle, le Gouvernement du Sénégal, à l’instar de bon nombre de pays africains, a placé la problématique des jeunes au cœur des politiques de développement.

I. BA

Une couveuse électrique complète, une lampe photothérapie Led sur pied, des berceaux, un aspirateur de mucosité, un pousse-seringue, des perfuseurs, des thermomètres électriques, entre autres, ont été remis à la pédiatrie de l’hôpital régional de Tambacounda, à l’Orphelinat Eudekeur et au village d’enfants Sos. Ce don, évalué à plus de 8 millions de FCfa, comprend aussi des denrées alimentaires comme du riz, de l’huile. Le geste émane du club des actionnaires de Duopharm (composés de grossistes et détaillants de produits pharmaceutiques) dans le cadre de ses activités annuelles de solidarité.

Selon le Dr Samba Salif Diallo, pharmacien à Tambacounda, le Centre hospitalier régional de Tambacounda est une structure sanitaire sous-régionale qui a besoin d’être doté d’un plateau technique relevé pour pouvoir faire face aux sollicitations. C’est pourquoi, soutient-il, « ce matériel contribuera grandement dans la prise en charge sanitaire des mômes ». Pour Dr Ndèye Ndoye Cissé, présidente de la commission technique, cette action s’inscrit dans le cadre des activités sociales menées depuis 2014. Un motif de satisfaction pour Awa Ndiaye Diop, adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du développement, selon qui, le matériel remis va redonner le sourire aux enfants.

Pape Demba SIDIBE

Mbour - Pour sa première sortie réservée à la Petite-Côte, Pape Gorgui Ndong affirme que cette rencontre qui se tient à Saly depuis jeudi fait suite au Cngi du 03 mai dernier qui leur avait permis de définir les principes généraux d’une gestion efficace et efficiente des inondations en érigeant la concertation comme instrument de coordination et de mise en cohérence des interventions des acteurs.

Les recommandations de cette réunion avaient permis également d’élaborer une matrice d’actions prioritaires (Map) dont la dotation a été arrêtée à 1,9 milliard de FCfa lors du conseil interministériel présidé par le Premier ministre, en juillet 2016. La rencontre, après celles qui permettaient de réunir en comité restreint de suivi et de veille pendant la durée de l’hivernage, est aussi pour le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, un temps fort de prise de contact et de partage avec l’ensemble des acteurs du Comité national de gestion des inondations (Cngi). 

« Nous sommes tous conscients que la gestion du risque d’inondation ne s’appréhende pas une fois pour toute. Elle demande de s’inscrire dans une démarche de progrès continu ». Ce progrès se matérialise par la mise en œuvre du Programme décennal de gestion des inondations (2012-2022) qui, vous en conviendrez avec moi, donne des résultats tangibles », a indiqué Pape Gorgui Ndong en ouvrant les travaux.

La rencontre vise, selon lui, à faire le bilan des efforts du ministère et le niveau de réussite de la campagne 2016, d’une part, à travers les ouvrages en cours de réalisation dans la phase intermédiaire et, d’autre part, à travers la Matrice d’actions prioritaires (Map) qui permet chaque année de faire face aux différents sinistres liés aux inondations et ceci sur toute l’étendu territoire national.

Il a également avancé que la Matrice d’actions prioritaires (Map) de cette année a pris en charge les activités du Projet de construction des logements sociaux et de lutte contre les inondations et les bidonvilles (Pclslib), de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp), du Service national d’hygiène (Snh), de la Direction de la protection civile (Dpc) et les actions de coordination et de suivi du président du Comité national de gestion des inondations (Cngi).

Pape Gorgui Ndong a par ailleurs fait part des visites effectuées pendant l’hivernage, par Diène Farba Sarr, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie consistant à faire l’état des lieux des zones inondées et de rétablir les conditions normales de vie en les améliorant si possible dans les localités durement frappées par les inondations. « Cette année, accompagné par la plupart d’entre vous, la délégation du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie s’est rendue dans 15 localités et visité 63 sites. Partout où il est passé, il a tenu à rappeler aux populations et aux différents acteurs les efforts consentis par le Gouvernement pour résoudre les inondations au Sénégal, malgré le caractère « invisible de l’investissement et la rareté des ressources », a souligné M. Ndong.

Il a invité tout un chacun à faire un bilan exhaustif de ses activités pour faire de la rencontre un moment de partage et de capitalisation des expériences et leçons apprises, surtout de réflexions sur des orientations nouvelles pour l’hivernage prochain.

Amath Sigui NDIAYE

Le Sénégal accueille, depuis, hier, la conférence internationale des Réseaux des parlementaires pour la population et le développement. Cette rencontre, qui revient sur le rôle des députés dans la réalisation du dividende démographique, est également une occasion pour réfléchir sur les défis qui interpellent l’Afrique en matière de prise en charge des enjeux et problèmes majeurs liés à la capture du dividende démographique.

Avec une projection de 2,4 milliards d’habitants en 2050 et 4,2 milliards de personnes à l’horizon 2100, la situation démographique du continent africain suscite une préoccupation. L’enjeu de l’heure est de voir comment tirer pleinement profit de cette population majoritairement jeune, en la transformant en un atout considérable de développement économique et social.
La conférence internationale des Réseaux parlementaires pour la population et le développement ouvert, hier, à Dakar sur le thème : « Dividende démographique et développement de l’Afrique » est une occasion pour les participants de revenir sur les défis démographiques auxquels fait face le continent. Mais également les « enjeux démographiques et l’opportunité que représente l’inscription du dividende démographique au titre des priorités internationales et continentales ».

Aujourd’hui, en dépit des résultats enregistrés ces dernières années sur le plan de la croissance et du développement, l’Afrique doit trouver une solution face aux changements climatiques, mais aussi et surtout au contrôle de sa démographie. D’après Mabingué Ngom, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unis pour la population (Unfpa), l’Afrique se heurte au retard de sa transition démographique. Elle demeure la seule région du monde n’ayant pas encore complété sa transition démographique.

Un Indice synthétique de fécondité de 5,5 enfants par femme
« L’Afrique se singularise par un rythme d’accroissement démographique estimé à 2,5%, deux fois plus important que la moyenne mondiale qui est de 1,2%. Mais encore, 11 pays africains affichent une croissance démographique dépassant les 3%, parmi lesquels figurent 9 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre », indique  Mabingué Ngom, soulignant que sans une transition démographique beaucoup plus rapide, l’Afrique va « inéluctablement » vers une explosion de sa population. 

A ces chiffres s’ajoute un Indice synthétique de fécondité de 5,5 enfants par femme en Afrique de l’Ouest et du Centre, deux fois supérieurs à la moyenne mondiale se situant à 2,5. Selon Mabingué Ngom, dans la région, seule une femme mariée sur quatre utilise une méthode moderne de contraception contre une femme sur deux dans le monde. « Une population de plus en plus nombreuse et de plus en plus jeune engendre déjà des conséquences néfastes qui sapent la valorisation des investissements réalisés. Il faut d’ailleurs dire que la crise de la jeunesse est aujourd’hui une menace sérieuse pour la paix, la stabilité et la sécurité », souligne-t-il.

La Conférence de Dakar est une occasion, a avancé Awa Guèye, première vice-présidente de l’Assemblée nationale du Sénégal, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, de poser les jalons qui feront progresser la connaissance et la compréhension globale du concept de dividende démographique, ainsi que le rôle des parlementaires dans le processus. Pour elle, la population jeune constitue un formidable capital pour le développement, un architecte potentiel de la transformation de la société. « Les jeunes constituent le potentiel de progrès économique et social qui peut conduire aujourd’hui nos pays sur la voie de l’émergence. Pour qu’ils puissent être la solution et non le problème, il faudrait que les pays puissent exploiter le dividende démographique », laisse-t-elle entendre.

A l’en croire, le rôle fondamental des parlementaires est de faire le plaidoyer pour des lois et des textes réglementaires favorables aux questions de population, de genre, de jeunesse, de Vih/ Sida, de santé et droits en matière de reproduction. Car, avance-t-elle, il sera « difficile » de parler de développement durable des pays du continent sans pour autant ne pas faire un investissement approprié dans la santé des adolescents et des jeunes, l’éducation et le développement des compétences, l’emploi et l’entreprenariat…

Ibrahima BA

Un collectif de germanistes des Universités Cheikh Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et de Thiès ainsi que des professeurs d’allemand du Moyen Secondaire compte saisir le président de la République. Ceci afin de le sensibiliser sur les conséquences de la suppression de l’allemand comme langue enseignée au collège. 

« Quand on tourne le dos à une langue, on tourne le dos au pays qui le parle ». Cette phrase prononcée par le Pr Djibril Samb a reçu des applaudissements nourris dans l’amphithéâtrale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Les germanistes des Universités Cheikh Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et de Thiès, ainsi que des professeurs d´allemand du Moyen Secondaire, étaient réunis dans cette salle pour présenter des arguments contre la suppression décidée par l’Etat de l’allemand comme langue vivante enseignée au collège. Une rencontre a vu la participation d’universitaires comme Pr Djibril Samb, philosophe et écrivain, Pr Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République, d’hommes et femmes politiques, l’ancien ministre Mamadou Lamine Bâ, Ndèye Lucie Cissé, vice-président de l’Assemblée nationale.

Le Pr Maguèye Kassé, qui dirige ce collectif, a parlé d’initiatives prises dans ce sens d’informer les autorités sur les conséquences que pourrait avoir la suppression de l’allemand comme langue enseignée au collège. Une décision prise, il y a deux ans, par décret présidentiel et dont l’application est intervenue cette année, suite à la généralisation des sciences physiques dans les classes de 4ème. Comme conséquence, Pr Maguèye Kassé cite surtout « la coopération très dynamique » entre l’Allemagne et le Sénégal et surtout « à ces nombreux jeunes qui veulent embrasser le métier d’enseignants d’allemand ». Par rapport aux initiatives, Pr Kassé compte faire une lettre circonstanciée adressée au président de la République. Une démarche approuvée par le Pr Hamidou Dia qui demande aux germanistes de présenter des arguments aux autorités pour que la mesure soit rapportée. « Conscient », comme il dit, de l’apport de la civilisation allemande au monde, Pr Hamidou Dia veut que cette langue continue à être enseignée au Sénégal. « L’Allemagne a aussi beaucoup apporté à la philosophie, aux mathématiques, aux sciences physiques. Si on veut aller vers le pragmatisme, comme l’ont dit ceux qui ont souhaité cette mesure, cela doit être sous-tendu par une philosophie, par un concept. L’enseignement des sciences doit s’accompagner de celui des humanités et des lettres », soutient-il.

Le collectif des germanistes a fait déjà circulé une pétition qui a enregistré un grand nombre de signatures et compte aussi poursuivre la lutte par un plaidoyer auprès des autorités.

Oumar NDIAYE

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