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Actualités (1883)

Le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain et du Cadre de vie, en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a effectué une visite, le 8 mai, dans la commune de Thiaroye-sur-Mer pour faire l’état des lieux dans les zones inondables, en perspective de l’hivernage en cours.

Accompagné de techniciens et de son staff, ainsi que du maire de Thiaroye-sur-Mer, Pape Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain et du Cadre de vie, en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, a visité les points bas de cette commune. L’objectif de ce déplacement est de permettre aux techniciens de faire l’état des lieux et de réfléchir à des solutions structurelles qui régleront pour de bon les difficultés auxquelles la localité fait face, notamment en matière de lutte contre les inondations.

M. Ndong a affirmé que le problème de Thiaroye est lié principalement à l’absence de canalisation, estimant néanmoins que cela ne doit pas poser de problème majeur en ce sens que la localité est très proche de la mer. Il a noté que les solutions structurelles vont inévitablement passer par la restructuration de la commune qui, a-t-il souligné, va aider à faire face aux inondations de manière définitive.

Le ministre délégué a aussi fait savoir qu'il faudra, entretemps, s’atteler à des travaux pré-hivernaux pour pour soulager la population lors de la prochaine saison des pluies tout en expliquant que le chef de l’État a une autre vision de l’urbanisme. « Il ne veut plus un urbanisme de réparation. Il propose un autre modèle d’urbanisation à travers le nouveau plan d’aménagement et les 27 pôles urbains mis en place à travers le pays par le ministère du Renouveau urbain et du Cadre de vie », a-t-il affirmé. Poursuivant, il a déclaré que « Thiaroye-sur-Mer sera un modèle de restructuration réussie et le travail se fera de façon participative ». Selon lui, le travail de planification de cette commune ne date pas d'aujourd'hui. « Une équipe de la Direction de l’urbanisme et de l’architecture (Dua) est à Thiaroye-sur-Mer depuis un certain temps pour travailler avec la population à proposer au gouvernement un modèle de restructuration. Elle sera encadrée et mise en rapport avec l’Association des jeunes que nous avons trouvée ici et qui est composée d’ingénieurs et de topographes ayant déjà commencé le travail topographique », a-t-il soutenu. Il s’agira, pour le ministre, de mettre en place un réseau de voirie et d’équipements socio-collectifs. Maire de Thiaroye-sur-Mer, Ndiaga Niang a salué la visite du ministre délégué en indiquant qu’il faut développer des synergies et mutualiser les efforts pour pouvoir venir à bout des inondations. Il a affirmé que l’association «And Soukhali Thiaroye-sur-Mer », composée de géomètres et de techniciens, sera mise à contribution dans cet élan de restructuration de la commune.

Abdou DIOP

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), est en train de dérouler en Afrique de l’Ouest et au Sahel son programme « Prévenir l’extrémisme violent par l’éducation ». Un partage d’expériences est prévu pour apprendre des bonnes pratiques dans la zone.

C’est connu, l’éducation est un rempart puissant face à l’extrémisme qui est, aujourd’hui, un vrai marqueur des relations internationales. A cet effet, une rencontre, initiée par l’Unesco et l’Oif, se tient actuellement à Dakar pour discuter des approches et partager les bonnes expériences. Avec une augmentation des manifestations d’intolérance, de radicalisation et d’extrémisme violent, il est devenu crucial, selon Gwang-Choi Chang, directeur régional de l’Unesco à Dakar, de redoubler d’efforts pour doter les citoyens de connaissances, de compétences et de valeurs basées sur le respect des droits humains, y compris l’égalité de genre, la justice sociale et la diversité, en vue de garantir les droits et devoirs de tous, pour une citoyenneté responsable, et construire un monde meilleur de paix et de justice pour tous.

Cette rencontre réunit des acteurs de l’éducation de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel qui travaillent dans les ministères de l’Éducation, des parlementaires, des élus locaux, des experts et membres de la société civile. L’Unesco, dans le cadre de ce programme, compte aider les pays à intégrer les messages de paix, du vivre ensemble, et prévenir l’extrémisme violent à travers les programmes d’enseignement et la formation des enseignants. Pour l’instant, c’est l’éducation formelle publique qui est concernée. « Cela ne veut pas dire qu’il faut exclure l’éducation non formelle, religieuse ou privée. Ces secteurs d’enseignements s’adressent à tout le monde », explique le directeur régional de l’Unesco à Dakar.
Reprenant un discours de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, Gwang-Choi Chang rappelle que l’extrémisme violent peut commencer sur les bancs de l’école. « Donc, l’école peut être un bon endroit pour le combattre », estime-t-il.

Bonnes pratiques
En visite au Sénégal, en août 2016, la directrice générale de l’Unesco avait fait le déplacement dans un centre du Réseau d’éducation Université Cheikh Ahmadou Bamba qui comprend presque tous les niveaux de l’enseignement : préscolaire, primaire, secondaire et supérieur. Présenté par l’Unesco comme modèle de prévention de l’extrémisme violent par l’éducation, ce réseau d’éducation fera l’objet de partage d’expériences lors de cette rencontre. « L’une des causes de l’extrémisme violent trouve sa base dans la religion. Le Réseau d’éducation Université Cheikh Ahmadou Bamba a l’avantage de travailler d’abord dans l’éducation islamique. En plus de cela, il permet à l’enfant de connaître, de manière objective et assez profonde, le message de l’Islam à travers une lecture des grandes figures de l’islam sénégalais qui est non-violent. L’enfant a aussi la chance d’acquérir un savoir-faire avec les centres d’enseignement professionnel », présente Serigne Djigal. Il représentait, à cette rencontre, Serigne Mame Mor Mbacké Mourtada, président du Réseau d’éducation Université Cheikh Ahmadou Bamba. Avec des centaines de milliers de pensionnaires dans le secondaire et l'élémentaire à travers les écoles « Al Azhar », ce réseau travaille aussi à lever les barrières linguistiques avec 3 langues d’enseignement : l’arabe, le français et l’anglais.

O. NDIAYE

La campagne nationale de distribution de masse de médicaments contre les maladies tropicales négligées a été lancée avant-hier à Guédiawaye. Elle va durer du 9 au 27 mai. Le Sénégal s’est inscrit dans une dynamique d’élimination et de contrôle, d’ici à 2020, des maladies à chimiothérapie préventive de masse que sont la bilharziose, le trachome, la filariose lymphatique, l’onchocercose et les géo helminthiases.

La campagne nationale de distribution de masse de médicaments contre les maladies tropicales négligées a été lancée avant-hier à Guédiawaye. Elle va durer du 9 au 27 mai. Le Sénégal s’est inscrit dans une dynamique d’élimination et de contrôle, d’ici à 2020, des maladies à chimiothérapie préventive de masse que sont la bilharziose, le trachome, la filariose lymphatique, l’onchocercose et les géo helminthiases.

Les maladies tropicales négligées (Mtn) sont des pathologies transmissibles d’origines parasitaires, bactériennes et virales. Elles sont très répandues dans les régions tropicales. Elles sont dites « maladies négligées », car elles n’avaient pas, jusque dans les années 2000, fait l’objet d’une grande attention auprès des décideurs, de la communauté internationale, de l’industrie pharmaceutique et même de la communauté des chercheurs. Parmi ces maladies ciblées dans la région africaine par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 10 sont endémiques au Sénégal. Les 5 sont à chimiothérapie préventive (filariose lymphatique, Onchocercose, les schistosomiases, les géo helminthiases et Trachome) et les 5 autres à prise en charge au cas par cas (la lèpre, le ver de Guinée, la rage, leishmaniose et la dengue).

Ces maladies touchent plus de 1,4 milliard de personnes à travers le monde, soit plus d’une personne sur sept. Selon l’Oms, elles sont à l’origine de plus de 534.000 décès par an dans le monde, environ près de 10 % du nombre de décès dus au fardeau mondial des maladies infectieuses et parasitaires. Cette campagne nationale constitue une stratégie efficace de lutte, mais le représentant du ministre Awa Marie Coll Seck est d’avis qu’elle devra être couplée à un changement de comportement relatif au respect des règles d’hygiène élémentaires, l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement de base, pour garantir un succès durable à la lutte.

Des avancées significatives notées
Le Dr Pape Amadou Diack, directeur général de la Santé, a rappelé qu’au Sénégal tous les 76 districts sanitaires sont diversement affectés par ces Mtn. C’est dire que nous sommes tous exposés. A l’en croire, les Mtn ont un impact important sur la morbidité et sur la mortalité. « Ces affections sont responsables, entre autres, d’anémie, de mauvais état nutritionnel, de retard de croissance chez les enfants d’âge scolaire et par conséquent, d’une baisse de rendement scolaire, de handicap de longue durée, de difformités ou de grossesses à complications », a-t-il soutenu. Dr Diack a affirmé que la morbidité des Mtn est, dans la plupart des cas, non ressentie au moment opportun, insistant sur la nécessité d’accentuer les mesures préventives.

Il a indiqué que, depuis le début des années 2000, le contexte a changé grâce au regain d’intérêt de la communauté internationale et la dynamique qui ne cesse de s’amplifier en faveur du contrôle, de l’élimination et de l’éradication des Mtn. Selon lui, des avancées significatives ont été notées. Il s’agit particulièrement de la mise en œuvre de 3 plans stratégiques de lutte contre les Mtn, respectivement pour les périodes 2007-2011, 2011-2015 et 2016-2020. Mais aussi l’élaboration d’un plan de communication avec la mise en place d’un vaste programme d’Iec/Ccc et de plaidoyer, l’achèvement de la cartographie des Mtn bénéficiant de la chimiothérapie préventive de masse depuis 2013 et le passage à l’échelle de la distribution de masse de médicaments dans tous les districts éligibles. Concernant la maladie du ver de Guinée, il y a eu la certification de l’interruption de la transmission de la dracunculose par la Commission internationale pour la certification de l’éradication de la dracunculose (Ciced). Le Dr Diack est satisfait de l’implication de tous les acteurs dans toutes les étapes du processus. Les objectifs du Sénégal, au cours de la période de 2016 à 2020, sont de maintenir les acquis de l’interruption de la transmission du ver de Guinée, en vue de son éradication, soutenir l’élimination de la lèpre et continuer de réduire davantage les graves incapacités dues à cette affection. Il en est de même pour les autres maladies.

Le Dr Deo Nshimirimana de l’Oms a estimé que, depuis 2007, une nouvelle impulsion a été donnée aux activités de lutte contre les Mtn, avec un engagement croissant de partenaires. Ce qui a permis l’élaboration de la feuille de route 2012-2020 de l’Oms : « Agir plus vite pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées ». Toutefois, il a estimé que des engagements supplémentaires sont nécessaires pour l’élimination des Mtn.

Abdou DIOP

La personne diabétique doit se nourrir comme le reste de la population. « Un diabétique qui pèse 70 kilos et mesure 1,75 mètre et une personne saine qui a le poids identique et les mêmes activités doivent avoir la même alimentation. La seule différence, c’est la qualité de l’alimentation, car la personne diabétique doit manger équilibrée », a fait savoir le Pr Saïd Norou Diop, directeur du centre antidiabétique Marck Sankalé.

« Dans le jargon de la médecine, il est interdit d’interdire », a souligné le Pr Diop, insistant sur une alimentation équilibrée du diabétique. « Le diabétique doit diviser son assiette en trois parties égales. Une première partie réservée au riz, une autre pour les légumes et la troisième pour le poisson. Si le malade respecte ces consignes, son organisme bénéficiera d’une interrelation entre les différentes composantes alimentaires », a-t-il soutenu. Le praticien a rappelé que l’essentiel est d’éviter de manger trop gras et salé. Après le repas, il est recommandé à chaque diabétique de prendre au moins un fruit. « Toutes les personnes qui veulent avoir une alimentation équilibrée sont invitées à manger au minimum trois fruits par jour », a conseillé le diabétologue. Un conseil valable pour la population générale. Les Sénégalais sont invités à consommer les légumes qui jouent un rôle important dans la prévention. Il a révélé que seul un diabétologue est autorisé à prescrire un médicament qui accompagne l’alimentation du diabétique. Ce médicament est prescrit lorsque le taux de sucre du diabétique est élevé. Cependant, Dr Diop a insisté que sur le fait qu’un diabétique doit manger à sa faim, mais équilibré.

Le Pr Saïd Norou Diop a également informé qu’il n’existe ni de riz ni de pain diabétique. « Ce sont juste des produits alimentaires améliorés », a-t-il déclaré.

Les diabétiques veulent être intégrés dans la Cmu
Les membres de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), dirigée par notre confrère Baye Oumar Guèye, sont en train de réfléchir sur leur intégration dans la Couverture maladie universelle. Toutefois, ils sont conscients de la difficulté de la chose due à la cherté de la prise en charge des maladies chroniques. « Mais, nous avons lancé une réflexion », a fait savoir M. Guèye.

E. KALY

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a été très sensible aux doléances que les proviseurs des lycées de la capitale du Nord avaient formulées à l’occasion de l’inauguration de la bibliothèque du Prytanée militaire « Charles Ntchoréré » de Saint-Louis, rebaptisée du nom de feu Charles Camara, un professeur de Lettres émérite qui a tout donné à l’enseignement jusqu’à son dernier souffle.

Quelques mois après, le ministre Mary Teuw Niane a tout mis en œuvre pour envoyer des lots importants de matériels pédagogiques à ces proviseurs. D’autres responsables d’établissements scolaires ont également reçu des mains de Babacar Fall, conseiller technique, chargé de la communication du ministère de l’Enseignement supérieur, une partie de ce matériel.

Les établissements bénéficiaires sont notamment les lycées Cheikh Oumar Foutiyou Tall (ex lycée Faidherbe), Charles De Gaulle, le lycée technique André Peytavin, le lycée des jeunes filles Ahmet Fall, le collège d’enseignement moyen (Cem) Abbé Boilat et le lycée de Ngallèle. Ces derniers ont reçu des ordinateurs, des onduleurs, des photocopieuses et des imprimantes.
Selon Babacar Fall, il est prévu d’autres cérémonies de remise de matériels pédagogiques dans la commune de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En perspective de son ouverture à la prochaine rentrée, l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niasse (Ussein) de Kaolack renforce, depuis hier, à Saly, les capacités de ses enseignants-chercheurs en écriture scientifique et en rédaction de projets pour leur permettre d’être plus performants et compétitifs.

Cette session de formation est organisée grâce à l’appui de l’Usaid-Era qui a fait venir 2 experts de Virginia Tech pour coacher, pendant 4 jours, les enseignants chercheurs de l’Ussein. Selon le recteur, ladite formation va renforcer les capacités de jeunes enseignants-chercheurs à la rédaction scientifique. Le Pr Amadou Tidiane Guiro rappelant que tout enseignant-chercheur est soumis à l’obligation d’avoir une production scientifique, mais aussi de rédiger des articles scientifiques et des articles de vulgarisation. « Nous avons choisi des articles scientifiques qui doivent être publiés dans des revues qui sont cotées. Il est donc très important de renforcer les capacités de nos chercheurs, pour qu’ils puissent être beaucoup plus performants dans la production d’articles scientifiques issus des résultats de leurs recherches », a-t-il indiqué.

M. Guiro a également précisé que « la notoriété d’un chercheur, mais aussi d’une université, repose sur sa recherche qui est évaluée à partir des articles publiés selon les cotes dans les journaux ». La rédaction de projets est aussi au menu de cette de formation. Selon le recteur, tout chercheur qui doit aller en compétition, avec d’autres collègues dans son pays ou sur le plan international, doit proposer des plans de recherches performants, innovants et qui soient bancables, non sans relever que cela obéit à des règles.
Amadou Tidiane Guiro a reconnu la modicité des ressources, malgré les efforts de l’État pour financer un certain nombre de projets. Concernant les fonds disponibles compétitifs, il a indiqué que les chercheurs sont appelés à compétir pour pouvoir y prétendre.

Centre de ressources en langues
Le recteur de l’Ussein est également revenu sur l’importance de la langue utilisée pour les publications : l’anglais. Cette dernière, a-t-il précisé, constitue la langue de communication la plus importante entre les scientifiques du monde. « Aujourd’hui, l’essentiel de la production scientifique est publié en anglais. Il est donc important que tous nos chercheurs publient en anglais », a dit M. Guiro.

C’est dire que les francophones doivent s’adapter en anglais. Ce qui exige un effort supplémentaire. C’est pourquoi à l’Université du Sine-Saloum, l’anglais occupera une place importante dans l’enseignement pour les étudiants. Il est aussi prévu, pour les Masters, que les cours puissent être donnés en français et en anglais. De même, a-t-il souligné, les cours à distance seront délivrés en anglais. Ainsi, des enseignants issus des pays anglophones comme le Kenya, l’Ouganda et l’Afrique du Sud pourront y dispenser des cours. En concluant son propos, Amadou Tidiane Guiro a, dans la foulée, annoncé la mise en place d’un centre de ressources en langues.

Samba Oumar FALL

Le diabète et l’hypertension artérielle prennent de l’ampleur au Sénégal. Pour faire face à ces deux pathologies chroniques, le ministère de la Santé et Sanofi ont ouvert deux cliniques à Dakar. Ces structures jouent ainsi un rôle clé dans la décentralisation de la prise en charge de ces maladies.

Pour décentraliser et améliorer la prise en charge des diabétiques, le ministère de la Santé et les laboratoires Sanofi ont créé des cliniques du diabète et de l’hypertension artérielle au Sénégal. A Dakar, elles sont implantées aux centres de santé Philippe Maguilène Senghor de Yoff et Abdoul Aziz Sy Dabakh des Parcelles Assainies.

« Dans ces cliniques, le patient est dépisté précocement. Il bénéficie automatique d’un conseil de régime s’il est diabétique. Si son taux de sucre est élevé, ce dernier est pris en charge », a expliqué le médecin-chef du centre de santé Abdoul Aziz Sy Dabakh des Parcelles Assainies, Dr Ndèye Khary Ndoye. Poursuivant, elle a indiqué que « si, par contre, le taux de sucre du malade n’est pas élevé, ce denier est conseillé à suivre un régime alimentaire ». Selon elle, « pour sa première consultation, le malade doit être consulté par un cardiologue qui se chargera d’assurer le suivi pendant trois mois ».

Dans le cadre de la journée « Surmonter les challenges des patients diabétiques au Sénégal : rôle des acteurs publics et privés », ces deux cliniques de prise en charge du diabète ont accueilli, le 8 mai 2017, des journalistes et une équipe de Sanofi.

D’après le Dr Nar Julienne Ndène, cardiologue au centre de santé Abdoul Aziz Sy Dabakh des Parcelles Assainies, associer la prise en charge du diabète et celle de l’hypertension artérielle est normale. Car l’on ne peut pas dissocier le diabète de la cardiologie. « Les patients diabétiques doivent passer systématiquement en cardiologie pour un contrôle, parce que le diabète est un facteur de risques de maladies cardiovasculaires », a-t-elle prévenu.

Dr Gora Sarr, cardiologue à la clinique du diabète et de l’hypertension artérielle du centre de santé Philippe Maguilène Senghor, a indiqué que les deux cliniques ont diminué la charge du travail du centre de référence Marc Sankalé où converge la majorité des diabétiques du pays. « Ce concept de clinique du diabète et d’hypertension artérielle a été bien approuvé, d’autant plus que la clinique de Yoff est bien fréquentée par les Yoffois et les populations des autres localités », a signalé Dr Sarr qui a révélé que cette structure reçoit 25 patients par jour pour des consultations relatives à l’hypertension artérielle. Selon le Dr Lamine Cissé, diabétologue, la clinique de Yoff a reçu, de 2011 à 2017, près de 800 patients diabétiques. « Chaque jour, nous recevons de nouveaux cas de diabète. Ce qui lui fait dire que le rythme de fréquentation est « élevé ». Il a souligné que cette décentralisation permet aux patients d’avoir plus accès aux médecins spécialistes dans leurs zones de résidence. Il a ajouté qu’en termes de prise en charge, ces cliniques sont plus communautaires.

Inaugurée en novembre 2014 et équipée par les laboratoires Sanofi, la clinique du diabète et de l’hypertension artérielle du centre de santé Mame Abdoul Aziz Sy des Parcelles Assainies a aussi un taux de fréquentation élevé. Elle reçoit 20 malades diabétiques par jour. « C’est un plus pour les populations des Parcelles Assainies », a reconnu le médecin-chef.
Seyni Diop fait partie des patients suivis dans la clinique du diabète et de l’hypertension artérielle du centre de santé des Parcelles Assainies. Au début de sa maladie, cet homme de 69 ans avait souffert de sa maladie. Mais, l’implantation de la clinique ce quartier a changé sa vie. Il suit normalement son régime alimentaire et son traitement, vaque à ses occupations, oubliant parfois sa maladie.

…Deux autres annoncées à Ziguinchor et Ouroussogui
Les responsables de Sanofi, partenaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ont annoncé deux nouvelles cliniques du diabète et de l’hypertension artérielle à Ziguinchor et Ouroussogui. Dr Amy Ndao Fall, de Sanofi, a indiqué que ces deux cliniques vont s’ajouter aux sept déjà disponibles et implantées dans plusieurs centres de santé du pays après la signature de convention entre le ministère de la Santé et Sanofi. Elle a rappelé que ces cliniques participent à la décentralisation de ces deux maladies chroniques. Pour le directeur pays de Sanofi, Dr Mor Diop, le diabète est une maladie chronique qui fait des ravages dans les pays en développement. « Il doit être combattu par tous. Au niveau de Sanofi, nous sommes engagés à accompagner le gouvernement sénégalais dans ce combat », a-t-il souligné, assurant que leurs labos vont poursuivre l’équipement des cliniques en les dotant du nécessaire.
 
Le directeur du centre antidiabétique Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao a, lui, informé que 2500 nouveaux cas de diabète sont enregistrés chaque année au Sénégal. Il a ajouté que plus de 43.000 dossiers sont suivis dans cette structure. Au Sénégal, l’enquête Steps 2015 a révélé une prévalence de 3 % du diabète.

Eugène KALY

La coopération entre l’Afrique et la Chine se porte à merveille. Sur l’ensemble des bourses accordées par ce pays, les 80 % sont à l’Afrique. Mieux, la Chine a dégagé une enveloppe de 2 milliards de dollars, soit environ 1140 milliards de FCfa, pour le Centre chinois pour la prévision des maladies à Addis-Abeba.

Selon Feng Yong, de la Commission nationale de santé et de la planification familiale de la République populaire de Chine, 80 % de l’ensemble des bourses chinoises accordées aux étudiants étrangers reviennent à l’Afrique. Il animait, hier, à Beijing, une conférence sur la coopération sanitaire avec le continent noir. Concernant précisément le domaine de la santé, M. Feng a souligné que son pays a construit, ces cinq dernières années, 100 hôpitaux et cliniques en Afrique, organisé 120.000 sessions de formation, accordé des bourses d’études à 150.000 étudiants et renforcé les capacités de 500.000 professionnels.

Depuis 1963, a-t-il ajouté, la Chine a envoyé des équipes médicales dans une quarantaine de pays africains. A l’en croire, présentement, 989 professionnels de la santé chinois sont en mission sur le continent. En 2015, a précisé Feng Yong, la Chine a dispensé 113 sessions de formation médicales à des Africains, formé 2.102 personnes et accordé 812 bourses à des Africains dans le domaine de la santé.

Le 24 avril dernier, en Afrique du Sud, s’est tenue la cinquième table ronde Chine-Afrique à laquelle ont pris part 350 chercheurs et officiels. La Chine effectue des opérations de cataracte dans plusieurs pays africains, tels que l’Éthiopie, le Ghana ou le Maroc. Le pays a aussi aidé à endiguer la malaria aux Comores et au Malawi. Il entretient, en outre, une coopération pharmaceutique avec des pays comme le Mali, le Nigeria et l’Ouganda. De même, il a appuyé les pays affectés par la maladie à virus Ebola en leur construisant des hôpitaux et en donnant du matériel médical.

Dans la cadre de la coopération Sud-Sud, la Chine a dégagé une enveloppe de 2 milliards de dollars, soit 1140 milliards de FCfa environ, pour le Centre chinois pour la prévision des maladies à Addis-Abeba, en Éthiopie. Ce centre aura une antenne au niveau de chacune des cinq régions du continent. Au titre des engagements pris par son pays, M. Feng a rappelé que la Chine va assister l’Afrique à développer son système de santé publique et sa politique sanitaire. Ainsi, la République chinoise est disposée à appuyer les Africains dans la surveillance des maladies, le renforcement de la prévention et le traitement de la malaria, le renforcement de la santé de la reproduction, infantile et maternelle. Il va aussi appuyer la coopération entre une vingtaine d’hôpitaux en Afrique et autant en Chine.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

Les 794 élèves de l’école élémentaire El Hadji Moctar Thiam, sise à Thiès, ont vibré à l’unisson, le temps d’un « Undokaï », un modèle conceptuel japonais de l’activité d’éducation physique à l’école élémentaire, sous l’œil vigilant de la coordonnatrice de la Jica au Sénégal, Mme Shiva.

Un modèle conceptuel japonais de l’activité d’éducation physique à l’école élémentaire dénommé « Undokaï » a mobilisé les élèves de l’école El hadji Moctar Thiam des Hlm route de Dakar à Thiès. C’était en présence de leurs parents, enseignants, de la coopération japonaise et des autorités académiques locales. Durant quatre heures d’horloge, les enfants, encadrés par des volontaires japonais et leurs enseignants, ont allié la culture physique à la discipline. Après avoir participé à la décoration de la cour de leur école avec des guirlandes, des drapeaux sénégalais et japonais qu’elles ont confectionnés, les trois équipes (rouge, verte, jaune) ont rivalisé à travers des jeux japonais comme la lutte à corde, la course d’obstacle, la course avec un bâton, la danse, la lancée de balles aux paniers, la lutte du cheval, etc. Selon les organisateurs, cette fête sportive japonaise vise à contribuer à la formation des jeunes élèves à avoir un esprit d’ouverture, de coopération, tout en renforçant chez eux la discipline et l’endurance face aux épreuves. « Aujourd’hui, tout le monde accepte que le sport est un intrant important dans la quête d’une bonne santé ; autrement dit, un esprit sain dans un corps sain. D’où toute la pertinence du développement de l’éducation physique et sportive dans nos écoles élémentaires », a confié Ousmane Badiane, le directeur de l’école El Hadji Moctar Thiam.

Très séduit par cette journée « Undokaï », organisée par la coopération japonaise dans son établissement, Ousmane Badiane lance un appel aux autorités académiques du Sénégal pour qu’elles pensent à doter toutes les écoles élémentaires du pays d’un maître d’éducation physique et sportive. « Il aura en charge de susciter l’engouement chez les enfants et ses autres collègues enseignants. En sachant que, chez l’enfant, l’acquisition des connaissances s’acquiert plus facilement dans le jeu, il est important de nous inspirer davantage de ce modèle conceptuel japonais, « Undokaï », en puisant dans nos jeux traditionnels », a-t-il indiqué.

Sur la même lancée, l’inspecteur Thiam de Thiès-ville a affirmé avoir assisté à une matinée récréative et studieuse à l’école El Hadji Moctar Thiam avec la Jica qui appuie l’éducation dans plusieurs aspects. « En faisant ainsi plaisir aux enfants dans une rivalité saine, loyale, à travers des activités sportives et des jeux, on suscite déjà chez eux la rigueur, l’esprit de groupe, le fair-play, entre autres. Des éléments indispensables dans la construction des futurs hommes et femmes qui auront à charge de construire le Sénégal dans l’avenir », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

Le Cdeps de Kolda a abrité, samedi dernier, la finale de la 2ème édition du tournoi de génie en herbe regroupant les collèges et lycées de la commune. Pour l’enseignement moyen, le collège privé Saint Benoit s’impose devant le Cem1 de Kolda, alors que pour le secondaire, le lycée Alpha Molo Baldé s’incline devant le lycée privé Saint Benoit. Les deux vainqueurs ont reçu, chacun, une enveloppe financière d’un montant de 30.000 FCfa et des cadeaux. Les deux vaincus n’ont cependant pas été oubliés puisqu’ils empoché, chacun, la somme de 20.000 FCfa et des cadeaux.

Le thème de cette 2ème édition a porté sur : « L’éducation et la citoyenneté active au service du développement ». Ce tournoi est organisé par la Coordination des jeunes pour le développement de Kolda (Cojedek) grâce au soutien de ses partenaires dont le Centre régional de gouvernance participative (Crgp) qui a été mis en place en 2012 par le Forum civil. Depuis sa création, le Crgp a initié un certain nombre de concepts novateurs pour promouvoir la bonne gouvernance et la citoyenneté dans la région de Kolda. Ce programme de Promotion de la bonne gouvernance et de la citoyenneté dans la région de Kolda (Pbglc/Kd) est financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid). Il est mis en œuvre par le Consortium Forum civil, Fondation Guné (Espagne) et l’Association Guné de Kolda.

« C’est dans ce cadre que le Centre régional de gouvernance participative, qui soutient beaucoup de structures œuvrant dans la promotion du développement de la région de Kolda, a accepté d’accompagner la Cojedek, une association de jeunes dynamiques et déterminés à œuvrer pour le développement de Kolda, pour l’organisation de leur deuxième édition du tournoi de génie en herbes », a déclaré Ibrahima Seydi, Coordinateur du Crgp.

Ce tournoi vise, selon lui, à rehausser le niveau intellectuel des élèves qui sont interrogés sur des questions de culture générale, de cours, de gouvernance et de citoyenneté devant un jury composé de professeurs dans les différentes disciplines pour évaluer leurs connaissances.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a appelé les jeunes médecins à plus de responsabilité dans la délivrance des certificats médicaux. C’était lors de la sortie de la première promotion du système Lmd (Licence-Master-Doctorat) de la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Centenaire en 2016, la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, qui fût l’Ecole de Médecine de Dakar, a fêté, samedi dernier, sa première promotion issue du système Lmd (Licence-Master-Doctorat). Ces 228 sortants ont satisfait à tous les crédits qu’exige ce système d’enseignement en vigueur dans toutes les universités du Sénégal depuis 2011.

Un des parrains de cette promotion, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a appelé ces nouveaux médecins à une éthique de responsabilité et de conviction dans l’exercice de leur fonction. Surtout par rapport à leur responsabilité pénale sur la délivrance des certificats médicaux de complaisance qui demeure un vrai problème au niveau de la justice. « Vous serez confrontés à ce qui arrive dans nos tribunaux et qu’on appelle certificat médical de complaisance », a-t-il rappelé à l’endroit des médecins sortants. Le ministre a fait savoir que « cela a une répercussion grave. Lorsqu’il est délivré un certificat médical qui fait 21 jours, immédiatement le juge est lié. C’est le mandat de dépôt. C’est une atteinte grave à la liberté si cela ne correspond pas à l’état des blessures. Donc, à l’état physique de celui qui est venu pour être consulté ». Ainsi, Me Kaba les invite à peser leur responsabilité au moment de délivrer ce certificat médical. Car, a-t-il dit, « cela peut peser sur la vie d’un homme, sur son honneur, parce qu’il risque d’aller en prison ». La Faculté de Médecine de l’Ucad, considérée comme la tête de file de l’excellence dans cette université, veut tenir ce flambeau en l’adaptant aux nouvelles exigences de la formation universitaire et post-universitaire. Avec ce basculement dans le système Lmd, l’excellence sera maintenue, selon les autres parrains de cette promotion ( les professeurs Abdoulaye Samb, Abdoul Kane et Pr Marie Edouard Faye Diémé), tous enseignants à ladite Faculté. Une Faculté que le président Macky Sall avait même honorée récemment lors d’une cérémonie d’hommage à ses 34 nouveaux agrégés au dernier concours d’agrégation du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). « Cette reconnaissance du président Macky Sall est la preuve de l’excellence de l’Ecole de Dakar. Elle montre qu’elle garde toujours sa place et reste une référence pour la médecine », a ajouté Me Sidiki Kaba.

Pr Abdoul Kane : « La spécialisation est l’enjeu pour le futur »
Former des médecins spécialistes en quantité et en qualité. Tel est l’enjeu pour le futur de la formation en médecine, selon le Pr Abdoul Kane, un des parrains de cette Promotion de 2017. « Si nous ne le faisons pas, nous n’aurons jamais atteint la médecine de qualité que nous sommes en droit d’avoir », a-t-il reconnu. Pour atteindre ces résultats, il a préconisé plusieurs solutions dont trouver des financements alternatifs à côté de l’Etat « qui ne peut pas tout faire ». « Il faut l’octroi de bourses et de motivations pour les praticiens. Les étudiants en fin de cursus devraient être dans la sécurité matérielle pour pouvoir continuer leurs études. C’est avec cela que nous aurons en qualité et en quantité suffisante des cardiologues, des neurochirurgiens, des oncologues, des radiothérapeutes, etc. », a assuré M. Kane. Les autres parrains de cette promotion, les professeurs Abdoulaye Samb et Marie Edouard Faye Diémé, n’ont pas manqué de demander aux jeunes médecins de suivre la voie de leurs ainés avec responsabilité. Vice-doyen de la Faculté de Médecine, le Pr Abdoulaye Samb est revenu sur les différentes étapes de l’instauration du système Lmd au sein de l’Ucad. Une application qui a commencé en 2003 avec son adoption par l’assemblée de l’Ucad, sa généralisation par l’Uemoa, avec une directive lors de la rentrée 2010-2011, et son instauration au Sénégal par une loi en 2011. Un système qui, a-t-il dit, a pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, de produire des cadres qualifiés et opérationnels et de savoirs pertinents.

Oumar NDIAYE

Une centaine de personnes, issues des couches vulnérables et malades de la cataracte, ont bénéficié, samedi dernier, au district sanitaire de Thiadiaye, dans le département de Mbour, d’une intervention chirurgicale gratuite. Cette action sociale a été possible grâce à l’appui de l’Association pour l’éducation et le développement social (Aeds).

L’objectif, selon les organisateurs, est de réduire la cataracte, une affection qui frappe en particulier les personnes âgées, lesquelles, pour la plupart, n’ont pas les moyens nécessaires pour se payer une opération. Les malades sont venus de Thiadiaye, Ndiaganiao, Fissel et Sandiara. Ibrahima Sarr, responsable chargé de programme de l’Aeds, a expliqué que cette campagne d’opération gratuite de cataracte se déroule en quatre phases, ciblant chacune 100 personnes.

La première, a-t-il dit, a été menée à Bambey et a connu un grand succès. « Avant de procéder à l’intervention chirurgicale, une série de dépistages a été menée dans le district de Thiadiaye. Nous avons reçu beaucoup de patients et avons choisi les 100 cas les plus graves qui doivent passer l’opération », a indiqué M. Sarr. Après l’intervention chirurgicale, a-t-il précisé, chaque patient opéré a droit à une suivie médicale jusqu’à guérison, notant que chaque phase, a coûté plus de 5 millions de FCfa. Mohamed Moustapha Diop, point focal de l’Aeds à Thiadiaye, a demandé à ce que ce geste soit étendu à toute la zone qui regorge de personnes vulnérables frappées par un degré de cataracte inquiétant. L’imam Ousmane Dieng, un des bénéficiaires de cette campagne, a félicité l’Aeds pour cette action humanitaire.

« La cataracte touche une grande partie des populations de la zone qui n’ont pas les moyens de se faire opérer. Si l’Aeds vient jusqu’ici les aider à abréger leur souffrance, c’est une action à magnifier. La demande est forte et notre souhait est que la troisième et la quatrième phase de cette campagne se déroulent à Thiadiaye, pour qu’une plus grande partie des malades puissent en bénéficier », a-t-il proposé.

Samba Oumar FALL

La campagne nationale d’enrôlement dans les mutuelles de santé a été lancée samedi dernier à Wakhinane Nimzatt (Guédiawaye). En marge de la cérémonie officielle, le directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu), Seydi Aboubacar Mbengue, a visité quelques maisons, en compagnie de responsables de mutuelles de santé, pour sensibiliser les habitants à adhérer aux mutuelles.

La campagne d’intensification d’enrôlement des populations dans les mutuelles de santé a démarré à Wakhinane Nimzatt (Guédiawaye). A travers ce lancement, le Dg de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) a expliqué qu’il est surtout question d’accompagner les responsables des mutuelles de dans le cadre des visites à domicile. Ils font le tour des maisons, rencontrent les population et leur expliquent ce qu’est la Cmu, notamment les objectifs d’une mutuelle de santé, ses avantages, mais aussi la démarche à adopter pour l’adhésion, les différents services offerts, etc.

Vu la participation des édiles de la localité, Seydi Aboubacar Mbengue a indiqué avoir pensé qu’il fallait adopter la démarche dite « Les maires s’engagent ». A ce propos, le maire de la commune de Wakhinane Nimzatt, Racine Talla, a marché avec les mutualistes et visité avec eux quelques maisons pour sensibiliser la population. M. Mbengue s’est dit heureux de constater, dans plusieurs maisons visitées, que les occupants ont déjà adhéré dans les mutuelles de santé. Il considère, néanmoins, qu’il y a beaucoup de gens qui ne l’ont pas encore fait. « Il faut aller à la rencontre de ces gens-là, leur faire comprendre qu’il faut une cotisation de 3.500 FCfa par personne et par an qui va permettre au bénéficiaire d’être couvert par la Cmu à hauteur de 80 % à chaque fois qu’il tombe malade ou qu’il a besoin de médicaments », a-t-il indiqué, soulignant avoir été « agréablement surpris de constater que l’administration territoriale, à travers l’adjoint au sous-préfet, Massène Sène, a décidé de s’engager en les accompagnant dans la mise en place des 674 mutuelles de santé à travers le pays ».

Le directeur de l’ACmu s’est aussi réjoui que « le message du président de la République, Macky Sall, ait été entendu par l’administration territoriale, les maires et même par les populations » et a salué « l’existence de volontaires de la Cmu ». Il est d’avis que tout ceci mis ensemble va permettre d’atteindre les objectifs fixés.

Seydi Aboubacar Mbengue a révélé qu’ « aujourd’hui plus de six millions d’enfants sont gratuitement pris en charge dans les structures de santé. Plus de 40.000 femmes ont bénéficié de la césarienne, entre 550 et 600 personnes bénéficient de la dialyse et plus 520.000 personnes âgées bénéficient de soins de santé à travers le Plan sésame ». Poursuivant, il a rappelé l’initiative de l’État d’intégrer les élèves dans la Cmu. Ils en sera de même avec les écoles coraniques. « Les ateliers départementaux sont en train de se tenir. Le mois prochain, durant le Ramadan, nous allons faire entrer dans la Cmu les «daaras» », a confirmé le directeur général de l’ACmu.

Abdou DIOP

En marge de la cérémonie officielle de rentrée solennelle de la Commission sociale (Comsoc) des étudiants de l’Université Gaston Berger, les responsables ont offert à leurs camarades en difficulté 150 bourses pour faire face à certaines dépenses urgentes. Selon le secrétaire général de cette structure, ces allocations sont estimées à 3.750.000 FCfa, dont une enveloppe financière de 1.500.000 FCfa et 2.250.000 FCfa, représentant le coût global des tickets de restauration. La somme allouée à chaque bénéficiaire équivaut à 25.000 FCfa.

Après avoir reçu cette enveloppe financière des mains du secrétaire général de la commission, Cheikh Ndiguel Bèye, le directeur du Crous, Ibrahima Diao, a remercié ces nouveaux responsables de la Comsoc qui se soucient constamment des difficultés auxquelles certains de leurs camarades étudiants sont quotidiennement confrontés pour survivre. Pour M. Bèye, cette action est une « matérialisation de la volonté » de ses prédécesseurs. « Elle nous permet de contribuer efficacement à la promotion de la solidarité et à la résolution de certains problèmes sociaux dans l’espace universitaire ». Il s’est aussi réjoui des efforts déployés par le Rectorat et le Crous pour offrir à la Comsoc un nouveau siège équipé, deux nouveaux bus et mettre à leur disposition 100 modules Fesman bien aménagés et entièrement équipés pour les besoins de l’hébergement de certains étudiants.

Cependant, il n’a pas manqué de remettre sur le tapis les problèmes récurrents de coupures d’eau dans le campus. Le directeur du Crous a pris bonne note des doléances exprimées par les étudiants, avant de réitérer l’engagement des autorités universitaires de Sanar à poursuivre cette étroite collaboration avec la Comsoc pour résoudre ensemble ces problèmes sociaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de l’Education nationale s’est félicité de la qualité des enseignements et de l’organisation de certains établissements d’enseignement arabo-islamique de Dakar. En visite à l’Institut Ahmadou Sahir Lô de Boune et au « daara » moderne d’Aïcha Oumoul Mouminine de Grand Yoff, il a promis à ces deux structures l’accompagnement de l’Etat.

Serigne Mbaye Thiam a démarré une série de visites auprès de certaines structures privées d’enseignement arabo-islamique de la région de Dakar. Pour sa première sortie, il s’est d’abord rendu à l’Institut Ahmed Sahir Lô de Boune-Yeumbeul (commune de Thiaroye). Créé en 1996 par Mouhamadou Bara Niang, ce « daara » compte actuellement 1.500 apprenants, tous logés, nourris et soignés par l’établissement. Depuis sa création, il fonctionne avec ses propres moyens. Dans ce cadre, beaucoup d’initiatives sont prises pour l’autofinancement de quelques activités primordiales de l’établissement. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une boulangerie, d’une cuisine, d’une infirmerie, d’une salle informatique, d’une mosquée et de projets générateurs de revenus. Dans ce « daara », en plus de la mémorisation du saint Coran, l’anglais, l’informatique et le programme officiel y sont également enseignés jusqu’au secondaire. Toutes choses qui font dire au ministre de l’Education nationale que l’Institut Amadou Sahir Lô s’inscrit dans les orientations définies par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour la modernisation des « daaras ». Ainsi, au nom du président de la République et du Premier ministre, Serigne Mbaye Thiam a remercié Mohamed Niang, le de l’institut, pour les efforts fournis au niveau de l’établissement, aussi bien dans la qualité des enseignements/apprentissages que dans leur organisation.

Des lauréats au Concours général
Il a tenu à assurer que, pour l’engagement et la détermination du personnel de l’institut et pour les préoccupations exprimées, ce dernier aura l’oreille attentive de l’Etat. Selon lui, l’Etat va entreprendre des actions comme il l’a déjà fait à Coki. Aux 1.500 pensionnaires de l’institut, le ministre de l’Education les a exhortés à redoubler d’effort pour mériter les sacrifices que leurs parents ont consentis pour leur instruction et leur réussite. Après l’institut Ahmed Sahir Lô, Serigne Mbaye Thiam s’est rendu au « daara » Aïcha Oumoul Mouminine de Grand Yoff. Un établissement d’enseignement arabo-islamique de jeunes filles créé en octobre 1996 par Adja Binta Thiaw. Il compte un effectif de 1.500 apprenantes, réparties entre le préscolaire, l’élémentaire, le moyen et le secondaire. Elles sont toutes logées, nourries et soignées au « daara ».

En plus de la mémorisation du saint Coran, l’enseignement arabo-islamique, le programme officiel y est enseigné jusqu’à la Terminale. Le « daara » s’est distingué par ses performances scolaires et l’exemplarité de ses enseignements. Il fait partie des rares écoles coraniques à avoir des lauréats au Concours général. A en croire Rokhya Guèye, enseignante et porte-parole d’Adja Binta Thiaw, ce « daara » a été créé aux Parcelles assainies dans un contexte marqué par la crise des valeurs, la dégradation des mœurs, la déperdition scolaire et un déficit d’éducation religieuse de la jeune fille musulmane sénégalaise. A cela s’ajoute un réel besoin de retour aux valeurs morales et éthiques exprimé par les populations et les politiques. A la même période, les populations aspiraient à une autre forme d’éducation qui n’était pas prise en compte par l’école formelle. Partant de toutes ces considérations, Adja Binta Thiam a décidé d’ouvrir cette école avec un effectif de 30 élèves au départ. Avec la demande de plus en plus croissante des populations, l’école s’est agrandie et le problème d’espace s’est posé. C’est ainsi qu’elle a été transférée à son site actuel (derrière l’hôpital général de grand Yoff). En recevant le ministre de l’Education, les responsables de l’établissement se sont dits émus, car jamais une autorité éducative ou gouvernementale ne leur a rendu visite. Le personnel enseignant a saisi l’occasion pour solliciter son intégration dans la fonction publique. L’octroi de manuels scolaires et l’équipement de la salle informatique ont aussi été demandés. Dans son intervention, Serigne Mbaye Thiam s’est réjoui de la qualité des enseignements dispensés et de l’hygiène qui caractérisent le « daara » internat Aïcha Oumoul Mouminine d’Adja Binta Thiaw. Il a promis que l’Etat va apporter son concours pour encourager et accompagner tous les « daaras » modernes non publics de référence.

Pape Coly NGOME

Les étudiants percevront leurs bourses dès ce matin. L’assurance est du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. « En collaboration avec Ecobank, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que le paiement effectif des bourses des étudiants démarre à partir de ce lundi 08 mai 2017 à 08 heures au niveau des guichets Ecobank », lit-on dans le communiqué du ministère. Ce paiement, poursuit le ministère, « prend en charge aussi bien les nouveaux bacheliers boursiers que les anciens étudiants détenteurs de bourses ». Rappelant le rôle prépondérant que jouent les bourses dans le cursus universitaire des étudiants, le ministère affirme que « l’Etat du Sénégal est plus que jamais disposé à les accompagner dans leurs études ».

Des porteurs et initiateurs de projets de 14 pays africains échangent, à Mékhé (région de Thiès), leurs expériences et savoir-faire dans l’innovation technologique.

Un séminaire international sur le climat et ses effets négatifs se tient à Mékhé, dans la région de Thiès. Mme Meriem Houzir, un des responsables du réseau Initiative climat, qui a expliqué les raisons ayant sous-tendues la mise sur pied de cette organisation, a indiqué que cette dernière « est liée aux changements climatiques qui se manifestent sous diverses formes dont l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes (ouragans, cyclones...), des fortes sécheresses, des inondations. Il s’en suit des migrations vers des pays voisins, une dégradation des conditions de vie et une baisse des revenus des populations les plus vulnérables ».

Mme Houzir a, cependant, noté quelques actions engagées pour faire face à ces phénomènes naturels afin de les atténuer dans le futur et en même temps s’adapter à de nouvelles variables (hausse de la température, raréfaction des ressources en eau, désertification). Selon elle, « ce sont des actions riches et diverses qu’il est apparu essentiel de faire connaitre au plus grand nombre pour créer un élan collectif plus ample, multiplier et renforcer les initiatives en cours ».

D’ailleurs, ces difficultés sont à l’origine de la création de l’organisation « Initiative Climat’ » dont l’objectif, a souligné cette responsable, « est de contribuer, de façon positive, à la prise de conscience sur les enjeux des changements climatiques et leurs impacts sur le développement humain. Cela, dans le but de renforcer les échanges entre les différents acteurs du territoire ». Concrètement, « il s’agit de faire connaitre des projets en matière de lutte contre les effets des changements climatiques en vue d’un transfert dans d’autres pays », a-t-elle ajouté.

Le Sénégal honoré
Le choix de Mékhé, par les organisateurs du réseau Initiative Climat, pour abriter cette rencontre est donc tout à l’honneur du Sénégal à travers Abdoulaye Touré, porteur de l’initiative Palette qui vise à préserver le patrimoine culturel et traditionnel aux moyens de nouvelles technologies émergentes. « Un projet qui met à disposition des outils pédagogiques (albums, recueils de texte…) pour expliquer aux plus jeunes les fondements de la science et de la technologie », a expliqué M. Touré qui a également mis au point et diffusé des fours solaires pour la cuisson des aliments (premier prototype en 2003) et des lampadaires solaires pour l’éclairage public (2013).

Aujourd’hui, a-t-il souligné, « nous développons des kits solaires pour l’électricité domestique et les pompes solaires pour le pompage de l’eau. Notre action a consisté à former différents acteurs en vue de construire et d’utiliser des équipements solaires pour la cuisson et l’éclairage ». Abdoulaye Touré a même été nominé récemment lors de la Cop22, en 2016, au Maroc, en même temps que des femmes de Cayar qui œuvrent dans des activités visant directement la résilience aux changements climatiques à travers la mise en œuvre du projet « Amélioration des techniques de traitement et de conservation des produits halieutiques ».

Il y a également le projet de replantation de la mangrove, des rôniers et autres espèces continentales pour la restauration de l’équilibre environnemental mis en œuvre par la Carem, une organisation à vocation environnementale ayant pour but la régénération de l’écosystème mangrove, la conservation de la biodiversité marine et terrestre et la promotion d’un développement économique local durable en faveur des populations.

Des initiatives d’autres pays comme le Cameroun, avec le projet de production énergétique alternative au charbon de bois et au bois à moindre coût, pour les populations les plus défavorisées et plus soucieuses de l’environnement, sont présentées lors de cette rencontre d’une dizaine de jours.

Mohamadou SAGNE

L’Ong Handicap international vient d’offrir un important lot de matériel médical à l’hôpital régional de Kolda. Ce don va participer à l’équipement du Centre régional d’appareillage et d’orthopédie (Crao) de ladite région.

Les personnes vivant avec un handicap dans la région de Kolda n’ont plus besoin d’aller à Ziguinchor ou à Dakar pour se faire soigner. Le centre hospitalier régional vient, en effet, de bénéficier d’un important lot de matériel d’appareillage et d’orthopédie offert par l’Ong Handicap international. Ce don, d’un coût global de 14 millions de FCfa, va permettre d’équiper le Centre régional d’appareillage et d’orthopédie (Crao) de Kolda dont le coût des travaux est estimé à environ 35 millions de FCfa.

Ce matériel permettra ainsi de relever le plateau technique du centre hospitalier régional de Kolda et d’améliorer, de façon significative, la qualité de l’offre des soins médicaux. Les enfants présentant des défiances qui pourraient devenir un handicap seront également traités sur place grâce à la générosité de Handicap international.

Le directeur du centre hospitalier régional de Kolda, Cheikh Mbaye Seck, salue ce geste d’une haute portée humanitaire de Handicap international. « Aujourd’hui, si l’hôpital a les possibilités de construire ce centre d’appareillage et d’orthopédie, c’est grâce à l’État du Sénégal, à travers les contrats pluriannuels d’objectifs, et de moyens sur lesquels nous avons ponctionné environ 35 millions de FCfa pour pouvoir l’ériger. Handicap nous avait assurés de son accompagnement avant même que ne démarrions les travaux, parce qu’étant est dans les procédures de passation des marchés, la voilà amenant déjà le matériel », se réjouit-il.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que l’Ong Handicap international vole au secours des personnes vivant avec un handicap dans la région de Kolda où elle intervient depuis plusieurs années. « C’est une longue collaboration fructueuse que Handicap international a sur Kolda depuis plusieurs années, d’abord avec les autorités, ensuite avec le centre hospitalier régional pour un appui à donner aux enfants présentant des défiances ainsi qu’aux personnes en situation de handicap. Cette collaboration, qui remonte déjà à plusieurs années, s’est construite au fil du temps et, aujourd’hui, on parle d’installation d’un Centre régional d’appareillage et d’orthopédie à l’hôpital de Kolda.

La première initiative a été donc la remise de cet équipement à l’hôpital pour équiper ce centre », déclare, de son côté, Catherine Gillet, directrice du programme Afrique Cap Ouest à Handicap international.

Mamadou Aliou DIALLO

En présence de l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, de la directrice générale de l’Action sociale, Mme Khadissatou Gaye Alainchar, l’association Handicap Form Educ a célébré, le 4 mai 2017, dans la capitale du Nord, la Journée internationale du fauteuil roulant. Même si cette date n’est pas encore inscrite dans l’agenda des Nations unies, elle est célébrée depuis 2008 par plusieurs pays. Le thème choisi par le Comité de pilotage porte sur « La promotion des industries locales de fabrication de fauteuils roulants et d’aides techniques ».

M. Fall s’est réjoui de l’organisation de cette journée qui a permis d’évaluer les capacités productives de cette structure, en vue de la redynamiser. Il a rappelé que sur le plan juridique, la loi d’orientation sociale 2010-15 sur le handicap, en son article 10, stipule que l’État doit prendre en charge les frais des appareils orthopédiques et des aides techniques nécessaires aux personnes handicapées titulaires de la carte d’égalité des chances qui ne bénéficient pas de couverture sociale. Aussi, l’État et les organismes publics doivent-ils favoriser la création d’industries de fabrication d’appareils orthopédiques et d’aides techniques.

Pour Yatma Fall, malgré tous les efforts déployés par le gouvernement, les Ong et autres partenaires, la couverture nationale des besoins en appareillage est insuffisante et on note une absence de maîtrise des statistiques sur les véritables besoins en appareillage sur le plan national.

L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, la directrice générale de l’Action sociale, Dr Khadissatou Gaye Alainchar, et le chef du Service régional de l’Action sociale, Gora Sèye, ont insisté sur la nécessité de contribuer à une meilleure prise de conscience des populations sur l’impact des fauteuils roulants et de l’appareillage dans la vie des personnes handicapées.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Ong coréenne « Better World » célèbre, le 13 mai prochain, la fête des Mères au Centre culturel de Rufisque. La cérémonie va enregistrer la présence de Son Excellence Mme Hyo-eun Kim, ambassadeur de Corée à Dakar. Au programme de cette journée, il est prévu un examen de production d’écrits sur le thème « L’amour et la santé maternelle » organisé pour 3.000 élèves en classe de CM1 répartis dans 27 écoles de Rufisque.

L’Organisation coréenne Better World s’est engagée, depuis quelques années, à œuvrer, sans relâche, pour le bien-être de la population sénégalaise, avec le soutien du gouvernement de la République de Corée et de l’Agence coréenne de coopération internationale, la Koica. Dans cette perspective, elle organise, le samedi 13 mai 2017, la fête des Mères au Centre culturel de Rufisque. Au programme de cette journée, il y aura l’élection de la « meilleure maman et du meilleur bébé de l’année 2017 » ainsi qu’un examen de production d’écrits sur le thème « L’amour et la santé maternelle », organisé pour 3.000 élèves en classe de CM1 répartis dans 27 écoles de Rufisque, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. Ce projet a pour objectif de réduire le risque de mortalité maternelle et infantile de la localité susmentionnée. Pour cela, Better World a procédé à la rénovation de 7 maternités de la zone de Rufisque en les équipant de technologie de dernière génération, de matériel bureautique et de produits de base, précise le texte. « Services de santé maternelle et du nouveau-né dans le département de Rufisque » est un projet de l’Ong Better World d’un montant de 2,2 millions de dollars. Ce programme est totalement en accord avec les orientations du gouvernement qui fait de la santé l’un des axes stratégiques de son Plan Sénégal émergent (Pse). Il marque la volonté du gouvernement coréen d’appuyer le Sénégal pour développer des services de santé de qualité et accessibles à tous, afin d’améliorer significativement les conditions de vie des populations sénégalaises. Toujours dans la perspective d’améliorer la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant, ainsi que le suivi médical des grossesses, cette Ong a dispensé 6 jours de formation aux professionnels de la santé maternelle des 27 postes de santé du district sanitaire de Rufisque, rapporte le texte. Pour encourager les futures mères à se faire suivre et à accoucher dans les sept centres de santé « Better Maman », l’Ong Better World a également mis en place des campagnes d’information. Elle propose ainsi aux femmes enceintes des équipements gratuits pour les soins de la maman et du futur bébé : le « Healthy et Better Maman kits » et le « Happy Maman kit ».

Divers programmes sont aussi mis en place pour sensibiliser les communautés, tels qu’une émission de radio en wolof et en peulh, des formations pratiques et des réunions d’information, relève le communiqué.

Babacar DRAME

Les sages-femmes d’État du Sénégal, à l’instar de leurs collègues des autres pays, ont fêté, hier, la Journée internationale qui leur est dédiée. Elles ont saisi ce moment de mobilisation sur la profession pour demander la signature du décret d’application de la loi portant création de l’Ordre national des sages-femmes et promulguée l’année dernière.

Après le vote, par l’Assemblée nationale, de la loi portant création de l’Ordre national des sages-femmes au Sénégal, ces dernières attendent toujours le décret d’application. La présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal, Bigué Bâ Mbodj, a indiqué que l’application de la loi facilitera l’installation, dans les six prochains mois, des organes de l’Ordre. Elle s’exprimait, hier, lors de la célébration de la Journée internationale des sages-femmes.

Mme Mbodj a rappelé que l’objectif de l’Ordre national des sages-femmes est de réglementer la pratique quotidienne du métier de sage-femme, en veillant au respect des normes et protocoles, mais aussi à celui des curricula de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) dans les institutions de formation. « L’Ordre garantira ainsi la protection du public contre les praticiens incompétents ou peu scrupuleux », a-t-elle déclaré.

Évoquant ce métier, le Pr Cheikh Tidiane Cissé de l’Ucad a invité les sages-femmes à humaniser leurs services en adoptant de nouveaux comportements, parce que les plaintes contre elles sont encore nombreuses. « Je vous exhorte à normaliser davantage votre profession, car chaque sage-femme doit être son propre ordre », a-t-il avancé, les appelant aussi à renouveler régulièrement leurs connaissances, puisque la médecine évolue très vite, surtout dans le contexte des Technologies de l’information et de la communication (Tic).

La Journée internationale des sages-femmes est célébrée cette année sur le thème : « Sages-femmes, femmes et familles : partenaires à vie ». Au Sénégal, cette journée a été un prétexte pour les sages-femmes de partager les bonnes pratiques et de faire un diagnostic sans complaisance de leur travail au quotidien.

Pour coller au thème et montrer leur volonté d’être avec les femmes et les familles, les sages-femmes, d’après Bigué Bâ Mbodj, ont choisi de réfléchir, avec les acteurs de la santé, sur le rôle qu’elles devraient jouer pour l’abandon des Mutilations génitales féminines (Mgf) et ses conséquences sur le plan sanitaire. Lesquelles constituent une violation des droits des femmes qui, de l’avis de la présidente de l’association, sont « des piliers de la famille omniprésente, celle-là qui conforte, conseille, éduque, nourrit, prévient et guide. Et là voilà, à cause de la fistule obstétricale, réduite à un véritable renégat par sa communauté ».

Elle a informé que 400 nouveaux cas de fistules obstétricales sont attendus par an au Sénégal. Les sages-femmes pourraient aider à réduire considérablement ces cas, surtout que, d’après la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Andréa Wojnar Diagne, en plus de sauver des vies, elles soutiennent la promotion des familles, contribuent à l’autonomisation des femmes et à la préservation de la santé des enfants.

Les sages-femmes s’engagent à inscrire les nouveau-nés à l’état civil
Les sages-femmes sénégalaises se sont engagées à accompagner le Centre national de l’état civil dans son projet « Un nouveau-né, un extrait de naissance ». Lequel permettra, selon la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal, d’inscrire à l’état civil tous les enfants qui naissent dans une maternité où officie une sage-femme. Bigué Bâ Mbodj a souligné que la déclaration à la naissance est un droit de chaque enfant. Cet engagement a été pris, hier, par les sages-femmes d’État du Sénégal devant la directrice du Centre national de l’état civil.

Eugène KALY

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) compte mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour préserver le massif du Fouta-Djalon. Source de plusieurs cours d’eaux d’Afrique de l’Ouest, ce massif est dans une situation de dégradation très avancée, selon Mahamane Dédéou Touré, chargé de Programmes régionaux eau de la Cedeao.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à qui doit revenir la gestion du massif de Fouta-Djalon, compte mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour cette zone géographique et hydrique de l’Afrique de l’Ouest. Situé aux confins de la Guinée, de la Guinée-Bissau et du Sénégal, le massif du Fouta-Djalon est la source de plusieurs fleuves et cours d’eaux d’Afrique de l’Ouest. D’où son appellation de « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest.

« Ce massif est dans une situation de dégradation très avancée. Face à cela, l’Union africaine avait mis en place un programme régional d’aménagement intégré du massif du Fouta-Djalon pour parer à la situation. La responsabilité de la préservation de ce massif incombe à notre région. C’est pourquoi la Cedeao est en train de le prendre en charge », a indiqué, hier, Mahamane Dédéou Touré, chargé de Programmes régionaux eau de cette structure sous-régionale, lors de l’atelier sur l’élaboration d’un atlas de l’eau du massif du Fouta-Djalon organisé, à Dakar, par le Centre de coordination des ressources en eau (Ccre-Cedeao).

Cette rencontre a vu la participation d’organes sous-régionales de gestion des eaux et aussi de mise en valeur des fleuves et cours d’eau comme l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg).

El hadji Lassana Fofana, commissaire de l’Omvg, a loué l’esprit communautaire qui a sous-tendu la création de ces organismes d’intégration et de gestion de l’eau. Il a appelé à ce même esprit pour la préservation du massif du Fouta- Djalon. Une des actions pour sa préservation : l’élaboration d’un atlas du massif du Fouta-Djalon qui sera une monographie des ressources en eau et des problématiques connexes. « Il s’agira de faire un peu l’inventaire de la situation pour sensibiliser les décideurs, tous les acteurs, sur les enjeux et défis liés à la préservation et à la gestion durable du massif du Fouta-Djalon », a expliqué M.Touré.

Un inventaire que la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a appelé pour évaluer les potentialités, en vue de développer des stratégies d’adaptation face aux phénomènes de changement climatique, de déforestation, entre autres. Selon elle, l’élaboration d’un atlas du massif du Fouta-Djalon offrira l’opportunité de décrypter les différentes contraintes liées à la disponibilité de l’information sur nos ressources en eau de surface et du sous-sol, leur abondance et leur fragilité.

Oumar NDIAYE

Le week-end de la fête du travail a été mis à profit par l’Association islamique Sopey Mouhamed (Aism) de Thiénaba pour organiser une randonnée pédestre afin de sensibiliser les populations à garder le cap dans la lutte contre le paludisme.

« Au regard des acquis obtenus dans la lutte contre le paludisme à Thiénaba durant plus d’une décennie, grâce à un engagement solide de la communauté, sous l’impulsion de l’Association islamique Sopey Mouhamed (Aism), nous pensons pouvoir éliminer la maladie dans la zone au maximum dans les trois prochaines années », a déclaré El Hadji Diop, le président de l’Aism. Ces propos ont été tenus lors de la randonnée pédestre organisée par cette association durant le week-end de la fête du travail. Plus de 300 marcheurs de tous âges, dont une écrasante majorité de jeunes filles et de jeunes garçons, ont pris part à cette marche de sensibilisation sur le paludisme. Les randonneurs ont effectué cinq kilomètres à pied à travers les artères de la commune de Thiénaba pour porter les messages aux populations sorties devant leurs concessions les acclamer.

La promotion de l’utilisation de la Moustiquaire imprégnée à long durée d’action (Milda), la référence précoce de toute personne ayant le corps chaud et surtout l’appel au renforcement du désherbage, du balayage des coins, recoins et alentours des concessions dans les 38 villages de la commune de Thiénaba ont rythmé la randonnée pédestre.
Après avoir organisé les femmes dans la lutte contre le paludisme, à travers les comités de salubrité, les caisses de solidarité, les foires annuelles du paludisme où les produits et productions faites par les populations saines et sauves du paludisme sont exposés, l’Aism a choisi, cette année, la randonnée pédestre pour élargir sa cible auprès de la jeunesse. « Avec les clubs faire reculer le paludisme dans les établissements scolaires, la coupe des associations sportives et culturelles pour récompenser le village le plus propre pendant l’hivernage, l’Aism entend boucler la boucle au niveau des jeunes », a soutenu M. Diop.

Au nom du khalife général de Thiénaba, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck, son fils, Serigne Baye Madické Seck, a donné le départ de la randonnée. Auparavant, il a tenu à préciser devant les jeunes : « Être utile à sa communauté est un devoir pour tout musulman ». L’adjoint au préfet de Thiénaba, l’adjoint au maire, Adama Diop, les représentants du médecin-chef de région, Ablaye Seck, du médecin-chef du district sanitaire de Khombole, Alioune Niasse, tout comme les parrains ont participé à la procession.

Mbaye BA

Le professeur agrégé de Philosophie Mamoussé Diagne suggère la mise en place, au Sénégal, du système de l’« éméritat » pour permettre aux enseignants de rang magistral à la retraite de continuer à percevoir leurs salaires et de fournir les mêmes prestations en attendant leur remplacement par de jeunes chercheurs bien formés.

« Nous leur [les autorités] prions de mettre en place un système qui existe déjà en Côte d’Ivoire, au Bénin, et maintenant au Gabon. C’est le système de l’éméritat », a plaidé le professeur agrégé de Philosophie Mamoussé Diagne qui a pris sa retraite de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). S’exprimant dans un entretien publié dans l’édition d’hier du quotidien l’As, le philosophe a expliqué : « Quand les professeurs atteignent 65 ans, ils sont théoriquement retraités de l’université ». Néanmoins, « ils restent attachés à l’université en percevant leurs salaires et fournissant les mêmes prestations jusqu’au moment où ils sont remplacés par des enseignants bien formés et bien encadrés (…) », a-t-il fait remarquer. « Mais, les mettre à la porte comme cela se fait actuellement, c’est une énorme perte pour des pays comme les nôtres. D’autant que la totalité des enseignants du continent au niveau magistral ne fait pas l’équivalent en masse critique sur le plan intellectuel de Harvard ou de Princeton, soit une seule université américaine », a déploré l’universitaire.

Selon le Pr Diagne, « il y a des départements dans lesquels on n’a plus d’enseignants de rang A ou alors il n’y a plus que des Assistants ou des Maîtres assistants ». « Donc, sur ce plan, a-t-il commenté, il y a une régression du niveau des contenus des enseignements. Et cela fait que les étudiants formés ne peuvent plus être très qualifiés. D’où la reproduction de cette médiocrité au sens littéral du terme ».

L’enseignant à la retraite à l’Ucad qui continue toujours à servir au département de Philosophie, à travers l’encadrement de certains étudiants en année de thèse et autres, a soutenu que « la crise de l’enseignement supérieur est liée au système en vigueur ».

« Ce système est formé à partir de la déstructuration de ce qui se fait », a-t-il encore déploré, signalant que les enseignants à la retraite ont adressé une lettre au président Macky Sall « pour attirer son attention sur cette déstructuration par le sommet ».

« Il faut 27, voire 30 ans pour former les enseignants de rang A. Et lorsque ces derniers partent à la retraite, c’est tout un problème pour les remplacer », a relevé le spécialiste des questions africaines, militant actif des évènements de mai 68 et ancien secrétaire général adjoint de la Cdp Garab gui.

APS

Dans le cadre de sa politique de dotation des établissements scolaires et universitaires du pays d’équipements informatiques et de connectivité, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a signé, hier, une convention de partenariat « gagnant-gagnant » avec l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz).

Une convention de partenariat a été signée entre l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz). Une occasion pour le directeur général de l’Artp d’allouer à l’institution 50 millions de FCfa pour une meilleure connectivité avec le reste du monde. La signature de cette convention dans la capitale du sud entre le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, et le recteur de l’Uasz, Courfia Kéba Diawara, constitue une étape dans le processus entamé, depuis quelques années, par l’Autorité de régulation des télécoms pour doter les établissements scolaires et universitaires d’équipements informatiques et de connectivité.

Selon Abdou Karim Sall, « l’université doit être un vivier de connaissances pour toutes les disciplines afin de permettre aux secteurs public et privé de solliciter des avis pour une meilleure prise en charge des préoccupations de la collectivité ». Conscient de cet état de fait, il n’a pas tardé à matérialiser le projet de convention de partenariat entre sa structure et l’Uasz. Poursuivant, il a ajouté que « le président de la République a inscrit les télécommunications et les Tic, moteur essentiel de croissance économique et social, au cœur de ses préoccupations ». Pour cette raison, M. Sall a invité l’institution universitaire à « s’intéresser à des modules d’enseignement et de recherche sur la régulation » dans la mesure où, pour lui, « la substance générique de la régulation est la recherche de l’équilibre des secteurs comme les télécommunications et les postes dans le cadre d’un développement harmonieux ».
A sa suite, le recteur Courfia Kéba Diawara a exprimé toute sa gratitude avec la signature de cette convention de « partenariat gagnant-gagnant » et a promis de « faire bon usage » de cet appui institutionnel « sans aucun détournement d’objectif ».

Après la visite guidée des « sites numériques », le directeur général de l’Artp a pris d’autres engagements « pour mieux « connecter l’institution au reste du monde ».

Mamadou Lamine DIEYE

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