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Actualités (1429)

L’inspection d’académie de la région de Thiès a fêté le départ à la retraite de 18 formateurs. Ces derniers ont assuré une formation de qualité aux enseignants de la région. La cérémonie a eu comme marraine l’inspectrice d’académie de Fatick, Khadidjatou Diallo.

Il y avait du monde à la mairie de Thiès lors de la cérémonie d’hommage rendu aux formateurs qui sont partis à la retraite. Ces cadres avaient servi au Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe). Leurs collègues enseignants, les autorités administratives et locales avaient pris part à cette cérémonie teintée d’émotion. Lors de son intervention, l’ex-inspectrice d’académie de Thiès, Khadidjatou Diallo, marraine de la cérémonie, a loué le travail abattu par ces cadres. « Vous êtes venus au Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) au moment où l’institution était dans la tourmente. Mais, grâce à votre professionnalisme et votre talent, vous êtes parvenus à relever le défi. Cela montre que vous êtes les piliers du système. Vous demeurez des modèles et des références pour les générations à venir », a-t-elle noté.  En faisant de moi la marraine, a ajouté l’inspectrice, vous me manifestez votre reconnaissance, votre attachement, votre affection au moment où je dois continuer ma mission ailleurs. Au cours de cette cérémonie, le nouvel inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé, a rappelé que la fonction enseignante est un sacerdoce et que l’exercice de ce métier requiert de la passion, de l’amour et de la compétence.

P. C. NGOME

Le coup de fraicheur sur la capitale sénégalaise a poussé des Dakarois à changer leur mode vestimentaire. Dans les rues, transports publics et marchés, on les croise enveloppés d’habits lourds. La baisse des températures impose un style d’habillement adapté.

Coup de fraicheur sur Dakar. La baisse des températures a entraîné un changement de port vestimentaire. Dans les rues et les transports en commun, on croise des femmes, des hommes et des jeunes emmitouflés dans des habits lourds. Au marché Diamagueune, dans la banlieue dakaroise, une foule de clients entoure les ballots de friperie, non loin des cantines des marchands de viande. Abdoulaye, technicien de surface de son état, joue aux coudes au milieu de ce beau monde. Le bonhomme se lève à l’aube au moment où les températures sont plus faibles. Il n’a pas le choix. Le changement d’habillement s’impose au technicien. « Je suis venu dans cette boutique pour acheter des habits lourds pour se protéger contre le froid », confie cet habitant de Fasse Mbao, vêtu d’une chemise bleue ciel assortie d’un pantalon. Des stands sont parés de guirlandes. Chaque vendeur cherche à tout prix à attirer les clients. Des costumes et des pull-overs sont bien exposés. Ces habits ont la cote par ces temps de fraicheur. Même les jeunes filles se plient à la rigueur de la baisse des températures. Enveloppée dans un jean noir et un « body », Marie Aïssatou Samb marche d’un pas léger. Elle cherche des vêtements adaptés au froid. Elle a rangé ces tenues courtes jusqu’à nouvel ordre. « Je ne mettrai pas de jupes courtes ni de petits body durant la période de fraicheur. C’est pour cette raison que je suis venue acheter des jeans, des chemises et des chaussures fermées pour me protéger du froid », justifie-t-elle. Sur le même alignement, l’exposition des habits lourds prend une autre allure. Les mannequins ont enfilé des jeans et des blousons. « C’est la période des habits lourds et serrés.

Prix abordables
De nos jours, les clients exigent également des vêtements qui sont à la mode », dévoile un propriétaire d’une cantine. Loin de la banlieue, au marché Colobane, les vendeurs détaillants et les clients disputent des articles çà et là ; les trottoirs sont transformés en espace d’exposition. Leurs installations débordent. Les conducteurs klaxonnent pour se frayer un chemin ce jeudi 28 décembre 2016. Les bus Tata, les cars Ndiaga Ndiaye et des particuliers se voient obligés de rouler au ralenti. Il y avait de l’affluence sur les dépendances du marché Colobane. L’espace conserve sa réputation : la plateforme de vente de friperie au Sénégal. Pour des raisons personnelles, certains acheteurs portent leurs choix sur la friperie appelée « feug diay ». « J’aime bien la friperie, car c’est moins cher, surtout en cette période. J’achète beaucoup d’habits lourds », renseigne Cheikh Diop, un étudiant, son sac blanc bourré d’habits lourds. Dans la foule, une dame s’emploie à sélectionner quelques tenues pour ses enfants. Pour elle, c’est l’accessibilité des prix qui l’a poussée à venir à Colobane.

« Avec 300, 500 ou 1.000 FCfa, vous pouvez avoir des habits de bonne qualité », raconte-t-elle. Mais, ce n’est pas seulement les clients qui ont revu leur habillement. Les commerçants aussi ont renouvelé leur stock pour se faire plus de recettes par ces temps qui courent. « Pour le moment, je n’ai que des vêtements lourds, et ça fait l’affaire », atteste Masse Ndiaye. Son camarade Baye Latte Gaye a diversifié son stock depuis quelques temps. « Je ne veux pas exclusivement des habits d’été », dit-il. Le coup de fraîcheur n’a donc pas uniquement imposé un port vestimentaire plus adapté.

Seynabou BOP (stagiaire)

Sponsorisés par le département d’Etat américain, 150 récipiendaires du programme « Access » ont reçu, le 28 décembre 2016, leur diplôme sanctionnant deux années de cours intensifs en anglais et en leadership.

Le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a accueilli, le 28 décembre 2016, la cérémonie de remise de diplômes de fin de formation à des bénéficiaires du programme « English access microscholarship program » communément appelé programme « Access ». Cette rencontre était organisée en collaboration avec le Dakar english language center (Delc) et l’English language institut (Eli), en présence des parents d’élèves et du corps professoral.

Les récipiendaires, au nombre de 150, ont reçu leur diplôme sanctionnant deux années de cours intensifs en anglais et en leadership. Mme Martina Boustani, première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, a reconnu le mérite qui revient à ces bénéficiaires et à leurs parents. « Le programme « Access » est l’un des projets prioritaires de l’ambassade des Etats-Unis, du fait qu’il permet de tisser des relations avec la génération montante du Sénégal, à travers des cours de renforcement en anglais et des activités extrascolaires », a-t-elle souligné. Joseph Pierre Ndiaye, directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale, s’est félicité de l’esprit d’équipe développé par le programme « Access » qui contribuera, sans aucun doute, à l’émergence de nouveaux types de citoyens. Il a aussi loué les efforts inlassables déployés par le personnel du programme « Access ».

De son côté, Sokhna Fatou Fall, récipiendaire et élève au Cem de Yoff, a exhorté les élèves à suivre le programme « Access » qui existe dans neuf autres localités : Richard-Toll, Koungheul, Thiès, Tivaouane, Mbacké, Louga, Fatick, Kaolack et Ziguinchor. Il concerne plus de 600 élèves.

Serigne Mansour Sy CISSE

La prévention et la riposte constituent des composantes essentielles dans un dispositif sanitaire. C’est tout le sens de la mise en place du Programme de formation en épidémiologie de terrain (Fetp) par les Etats-Unis. Au Sénégal, 66 professionnels de la santé ont bénéficié de ce programme en trois cohortes, après le Vietnam et le Kenya.

Le constat est amer. Avant l’avènement du Programme de formation en épidémiologie de terrain (Fetp), quand une épidémie survint dans les districts et postes de santé, il fallait attendre l’arrivée des professionnels de la santé au niveau central pour les investigations et la riposte. Aujourd’hui, tel n’est plus le cas. Les 66 bénéficiaires du Fetp, issus des districts sanitaires du pays, sont capables de faire les investigations et de prendre des décisions. Cette avancée notoire qui permet à l’Etat de gagner du temps et d’économiser de l’argent a été magnifiée par le conseiller-résident du Fetp au Sénégal, le Dr Ditu Kazambu.

Le Fetp est un programme de formation de trois mois du gouvernement américain à travers son Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (Cdc) basé au Sénégal. Il se fixe comme objectif de doter les acteurs de terrain des capacités dans la détection, l’investigation, le contrôle et la prévention efficace des maladies.

Après le Vietnam et le Kenya, le Sénégal est le premier pays francophone à bénéficier de ce programme. Selon le Dr Kazambu, le système de surveillance de santé où les bénéficiaires sont issus s’est beaucoup amélioré avec l’avènement du Fetp. « Auparavant, des professionnels de santé des postes et centres de santé produisaient des données, mais n’étaient pas capables de les analyser et de les utiliser. Aujourd’hui, ils sont capables de les analyser et de prendre des décisions grâce à ce programme », s’est-il félicité.

Objectif : un épidémiologiste pour 200.000 personnes
Pour sa part, le Dr Michael Kinzer, directeur du Cdc, a rappelé que l’objectif est d’amener les pays à adopter le Fetp et à l’intégrer dans leur système de santé. Le but du Fetp, c’est d’avoir un épidémiologiste pour 200.000 personnes, a-t-il souhaité.

Présidant la rencontre, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, a réaffirmé l’intérêt que le gouvernement accorde à ce programme compte tenu « de la recrudescence des maladies émergentes dans un environnement où la sécurité sanitaire mondiale est plus qu’une préoccupation ». « Notre pays, a-t-il indiqué, s’honore d’être le premier pays d’Afrique francophone à bénéficier de ce programme dans le contexte post-Ebola ». A l’occasion, il a réaffirmé la reconnaissance du gouvernement sénégalais à l’endroit des Etats-Unis pour l’accompagnement et la formation des cohortes successives depuis le démarrage du programme. Ce dernier, de l’avis de M. Wone, est un « moyen efficace » pour le renforcement des capacités des pays dans la surveillance épidémiologique et la riposte aux épidémies. Il a affirmé que les bénéficiaires seront des experts en épidémiologie de terrain au grand bénéfice de notre système de santé tout entier. Ibrahima Wone a magnifié le travail du Cdc aux côtés des ministères de la Santé à travers le monde depuis 1980. « Le gouvernement, a-t-il dit, s’engage à poursuivre ce cheminement avec le Cdc et ses partenaires, pour qu’à la fin de ce projet, des compétences sûres et crédibles soient présentes dans notre pyramide de santé ».

Le Pr Ibrahima Seck, conseiller technique n°1 du ministre de la Santé a, de son côté, salué l’initiative. Il est d’avis que le Fetp a réellement contribué au changement du système de surveillance épidémiologique. « La finalité de la surveillance, a-t-il poursuivi, n’est pas seulement l’information, mais c’est surtout l’action, la prise de décision ».
Au cours de la rencontre, les bénéficiaires ont échangé sur des cas d’écoles survenus dans certains districts sanitaires du pays.

Souleymane Diam SY

Le préfet Alyoune Badara Diop a procédé, le 21 décembre, au lancement du projet « Show » qui vise à réduire sensiblement la mortalité maternelle et infanto-juvénile dans le district sanitaire de Louga.

Malgré les progrès enregistrés, la mortalité maternelle et infanto-juvénile reste préoccupante dans le district sanitaire de Louga. Beaucoup de femmes y meurent à la suite d’une grossesse ou d’un accouchement. L’arrivée du projet Show ((Strengthning health of outcomes for women and children) est donc une bonne nouvelle pour les populations du Ndiambour. Financé par « Affaires mondiales Canada » à hauteur de 4 milliards de FCfa, ce projet se fixe comme objectif de réduire sensiblement la mortalité maternelle et infantile, spécifiquement chez les adolescentes-mères et leurs enfants.

« C’est un projet d’une importance capitale. Nous devons tous nous engager pour sa mise en œuvre », s’est exprimé Alyoune Badara Diop, le préfet de Louga, à l’occasion de son lancement. Le corps médical, les autorités religieuses et coutumières, les élus, les associations de jeunes ainsi que les groupements de femmes étaient massivement représentés.

Dans la région, seuls les districts sanitaires de Louga et de Kébémer sont concernés. Mais, le projet touche, en réalité, d’autres régions, à savoir Kédougou, Tambacounda, Ziguinchor, Sédhiou, Kaolack et Dakar. Sur le terrain, il se concrétisera par des activités de sensibilisation, de communication et de plaidoyer, et l'organisation des communautés afin de mieux prendre en compte leurs propres problèmes de santé. « Il n’y a pas de pérennisation sans appropriation. Voilà pourquoi il faut l’implication de tout le monde pour la réussite du projet », a indiqué Aliou Faye, responsable régional de l’Ong Plan. Il a assuré que les districts concernés seront dotés de moyens techniques leur permettant d’offrir des services de qualité aux adolescentes, aux nouveau-nés et aux enfants vivant dans la pauvreté. L’occasion a été saisie pour rendre hommage aux sages-femmes de la région. « Vous rendez un immense service à la nation », a déclaré le préfet, s’adressant à elles et leur demandant d’être davantage « disponibles et accueillantes ». Alyoune Badara Diop a aussi invité les hommes à soutenir leurs conjointes dans le cadre de la santé maternelle et infanto-juvénile. Cela permettra, a-t-il dit, de booster les indicateurs et d’aider le Sénégal à atteindre les Objectifs de développement durable.

Abdoulaye DIALLO

La Sénégalaise Fama Mbengue a subi, avec succès, une pose d’implant cochléaire. Ce dernier est une « solution de réhabilitation auditive permettant d'accéder au monde du son ». L’opération a été réalisée en Italie dans le cadre d’un protocole de coopération entre le Groupe italien Otologico Piacenza et l’hôpital Principal de Dakar.

« Une opération de pose d’implant cochléaire a été menée, le 22 novembre 2016, sur une patiente sénégalaise du nom de Fama Mbengue, sourde à la naissance à cause d’une malformation congénitale de l’oreille », renseigne un communiqué de l’hôpital Principal de Dakar. Cette opération (implant cochléaire) est une « solution de réhabilitation auditive dont le fonctionnement est différent d'une aide auditive traditionnelle », précise la même source, soulignant : « Alors que les aides auditives amplifient les sons acoustiques, le système d'implant cochléaire transforme les sons acoustiques en signaux électriques transmis vers le nerf auditif. Ainsi, l'implant cochléaire va se substituer à la cochlée déficiente ».

Cette prouesse a été réalisée en Italie dans le cadre d’un protocole de coopération entre le Groupe italien Otologico Piacenza du Pr Mario Sanna et l’hôpital Principal de Dakar. « Le projet a été mené, pour la partie italienne, par Mme Emanuela Todino et, pour la partie sénégalaise, par le médecin-colonel Bamba Sissokho, otorhinolaryngologiste, chef du département « Tête et cou » de l’hôpital Principal de Dakar », lit-on dans la note où l’on parle de « lueur d’espoir pour les patients sénégalais atteints d'une surdité profonde ou sévère ». En effet, « dans un délai de 30 jours », lorsque le système sera réactivé, Fama Mbengue pourra « entendre, pour la première fois, la voix de sa mère et des autres membres de sa famille », se réjouit-on dans le communiqué qui informe que cette fille « est la deuxième patiente sénégalaise à recevoir un implant cochléaire, la première patiente étant une Saint-Louisienne qui a été opérée en France ».

Ce protocole de coopération pourrait ainsi « ouvrir de nouvelles voies pour une prise en charge moins onéreuse de la surdité au Sénégal ». Car « le coût global de l'implant cochléaire est estimé à environ 13 millions de FCfa en France ou au Maroc ». Le défi « serait » donc, selon le Dr Bamba  Sissokho, « de réaliser ultérieurement  ce type d'intervention à l'hôpital Principal de Dakar, avec la collaboration du Groupe Otologico ». Dans le communiqué, on fait également savoir que « les implants cochléaires sont conçus pour les adultes et les enfants atteints d'une surdité sévère à totale et n'ayant pas une compréhension de la parole suffisante avec leurs aides auditives classiques ». Ils permettent aux personnes atteintes de « surdité sévère à profonde » d’avoir une vie sociale épanouie, en ce sens qu’elles peuvent rapidement « se sentir socialement isolées, du fait que leur surdité affecte leur communication et leurs interactions avec les autres ». Ainsi, « la plupart des utilisateurs d'implants cochléaires entendent suffisamment pour prendre part aux conversations. Ils peuvent ainsi mieux appréhender les situations du quotidien et renouer contact avec leur famille, leurs amis et leurs collègues de travail », informe le communiqué.

Maïmouna GUEYE

Suite au camp d’étude (annuel) des étudiants de l’Institut Confucius et de certains membres du personnel en Chine, le centre a procédé à une cérémonie de restitution du voyage sous le thème : « Mon séjour en Chine ».

Une série de plantations d'arbres pour donner à la cérémonie un aspect sensibilisateur sur l’importance de la préservation de l’environnement. Dans ce magma d’étudiants, d’enseignants, d’invités ou d’amis de la Chine, l'hymne d'ouverture chanté en chinois, « Mo LI hua », a retenti dans la poitrine des étudiants après quelques jours d’immersion dans le pays des dragons. En effet, un film retraçant tout le séjour du camp d'automne et d'hiver à été projeté, laissant la place aux témoignages de ces derniers. Cette cérémonie, intitulé « Mon séjour en Chine », a été l'occasion, pour les étudiants qui ont participé au camp d'automne et d'hiver en Chine pour cette année, d'exprimer leurs impressions sur les plans politique, économique et social sur ce pays qui noue une solide coopération avec le Sénégal dont l'Institut Confucius de Dakar est le fruit.

Conscient de l’énorme potentiel économique que recèle le continent africain, en particulier le Sénégal, leur projet pédagogique qui consiste principalement à l’apprentissage de la langue et de la culture chinoise, par le biais d’un processus de renforcement des capacités, l’Institut Confucius, au-delà de sa mission classique de diffusion de la langue et de la culture chinoises, veut relever le défi du sous-emploi et du manque de qualification. Surtout que, dans de nombreux pays africains, la plupart des demandeurs d’emploi n’ont jamais fréquenté l’école. « Aucun projet pédagogique ou économique ne peut ignorer cette réalité d’une grave acuité », a soutenu le directeur exécutif de l’Institut Confucius de Dakar, le Pr Mamadou Fall.

Ce programme, selon lui, sera consolidé par des experts, des enseignants et volontaires de Chine, mais aussi par une expertise locale. Réparti en trois étapes, il consistera, premièrement, à former une force de travail diversifiée des enseignants et des instructeurs à partir d’un recrutement local- deuxièmement, le profilage des entreprises locales chinoises de leurs demandes en main-d’œuvre qualifiée et en services et, enfin, la mise en œuvre d’un programme conforme aux normes académiques pour donner à l’Institut Confucius toute sa place dans la professionnalisation des filières décidée par les autorités rectorales.

L’institut Confucius a ainsi son propre label de formation professionnelle. Il a mis en place un programme dénommé Triple pédagogie qui est en phase avec le plan de développement 2016-2020. Il consistera à apprendre à parler et à écrire le mandarin, tout en faisant une immersion dans la culture et le savoir-faire chinois.

Les voyages de séjour en chine constituent, sous ce rapport, un aspect essentiel. « Un accent particulier est aussi mis sur l’enseignement de la langue et de la culture chinoises à des enfants pour développer chez eux les compétences linguistiques et les pratiques et en même temps les valeurs culturelles de la Chine », a renseigné M. Fall. Poursuivant, il a informé qu’un programme d’apprentissage et de formation axé sur le codage, le développement d’applications et la création de sites web pour ces derniers est en phase de formulation.

Pour les moyennes et les petites entreprises qui souhaitent changer d’équipements ou acquérir leurs équipements en Chine, cette formation professionnelle est une voie pour le transfert de technologie et la maîtrise technique, les problèmes de gestion, d’environnement, d’organisation et d’amélioration du système et service de production, des unités de transformation des produits locaux dans le cadre de l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des produits alimentaires.

Marame Coumba SECK

Le Collège de médecine Saint Christopher Iba Mar Diop de l’Université El hadji Ibrahima Niass a organisé, hier, sa cérémonie de graduation pour ses diplômés en Doctorat d’Etat en Médecine ainsi qu’en Licence en Sciences médicales. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a présidé la cérémonie, a lancé un appel aux jeunes médecins à  plus de rigueur et de maitrise des nouvelles technologies par rapport aux enjeux de la médecine du futur.

En quoi sera faite la médecine de demain avec l’utilisation des nouvelles technologies et de la génétique ? Pour la cérémonie de graduation de ses diplômés, le Collège de médecine Saint Christopher Iba Mar Diop de l’Université El hadji Ibrahima Niass a  décidé de parler des enjeux de la médecine du futur. Une médecine qui s’entrevoit, aujourd’hui, avec une grande place des nanotechnologies et de la génétique.

Pour le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a présidé cette cérémonie, cette médecine de demain doit se pratiquer avec «responsabilité et rigueur». C’est pourquoi il a appelé les jeunes médecins sortant à une utilisation judicieuse des nouvelles technologies dans leur domaine. « Ces technologies qui nous procurent plus de confort et de performances dans nos activités domestiques et professionnelles exigent de l’effort, de la rigueur et de la maîtrise, surtout dans le domaine qui est le vôtre, où toute négligence, indélicatesse ou même retard peut signifier l’irréparable », a expliqué M. Dionne.

Au nombre de 108 et venant de 28 pays, ces nouveaux docteurs d’Etat en Médecine sont des promotions 2013, 2014, 2015 et 2016. Leurs sujets de thèse, à la fois en recherche clinique, fondamentale et épidémiologique, ont porté,  selon le Pr El hadji Ibrahima Hamet Diop, président de l’université, sur Médecine et spécialités médicales, Chirurgie et spécialités chirurgicales, Prévention et enquête, Gynécologie, Pédiatrie, Sciences fondamentales.

Implanté au Sénégal entre 2000 et 2003, le Collège de médecine Saint Christopher Iba Mar Diop de l’Université El hadji Ibrahima Niass a vu ses premiers diplômés présenter leur thèse de Doctorat d’Etat en médecine à partir de 2009.

Promotion d’une culture scientifique
Le Premier ministre a aussi invité les nouveaux récipiendaires à bien prendre conscience des défis qui les attendent, « dans un monde de plus en exigeant, qui réclame tous les jours plus d’ingéniosité pour apprivoiser les nouvelles technologies de l’information et de communication ». Poursuivant, il a précisé : « C’est avec des hommes et des femmes bien formés, hautement imprégnés de la mystique du travail et des valeurs d’éthique que nous poursuivrons la construction d’un pays stable et prospère. La promotion d’une culture scientifique est un choix irréversible pour le gouvernement. La formation de jeunes médecins, pharmaciens et dentistes de type nouveau participe donc à la promotion de l’indispensable capital humain, pierre angulaire du Pse ». Dans ce cadre, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l’Etat du Sénégal à accompagner  les Facultés et Unités de formation et de recherche (Ufr) en Sciences de la santé des universités du Sénégal qui, selon lui, se sont inscrites dans une dynamique d’adaptation de leurs enseignements et programmes aux besoins de la société, à travers de nouvelles méthodes pédagogiques et d’évaluation. « Des réformes majeures ont été engagées. Elles sont relatives à la reconnaissance, au classement et à l’équivalence des diplômes de l’enseignement supérieur. L’objectif est justement d’harmoniser et de simplifier les procédures et mécanismes de reconnaissance, d’équivalence et de classement des diplômes de l’enseignement supérieur », a rappelé le M. Dionne, soutenant que « tout le monde peut être, aujourd’hui, rassuré sur la qualité de notre dispositif d’évaluation et de veille sur la qualité des diplômés sortants de nos établissements d’enseignement supérieur ».

Oumar NDIAYE

La Direction générale de la Santé, à travers la Cellule de santé communautaire,  a organisé, hier, un atelier de partage axé sur les résultats phares de la mise en œuvre du Plan stratégique national de santé communautaire (Psnsc). En tout, 1.723 cases de santé et 4.352 sites communautaires ont été mis sur pied.

Les participants à la deuxième session plénière du Comité national de pilotage de la santé communautaire ont échangé sur divers thèmes dont l’analyse des résultats de la stratégie des sages-femmes itinérantes dans les régions de Sédhiou et Matam. Il a également été question de veiller au partage des résultats de la cartographie des acteurs, des infrastructures et des services communautaires. Le partage des différents documents stratégiques en santé communautaire et des grandes orientations du Plan de travail annuel 2017 de la Cellule de santé communautaire (Csc) était également au cœur des échanges.

Créée en 2012, la Csc constitue la manifestation concrète de la volonté du ministère de la Santé et de l’Action sociale de renforcer la gouvernance et le ménagement de la santé communautaire. C’est un organe en charge d’assurer la coordination de toutes les interventions en santé. Le caractère à la fois multidimensionnel et transversal de la santé communautaire a été officialisé et apparait dans tous les échelons du système de santé.

Le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, venue présider la rencontre, a salué « le choix porté sur le partage des résultats phares de la cartographie des infrastructures et des acteurs communautaires ». Elle a relevé, entre autres acquis, la stratégie des sages-femmes itinérantes dans les régions.  Le ministre a ainsi invité à une « meilleure propagation de cette stratégie innovante ».

Le Dr Khady Seck, coordonnatrice de la Csc, a réitéré son vœu de mettre l’accent sur trois volets en invoquant notamment quelques résultats. Parmi ces derniers figurent la cartographie communautaire qui met l’accent sur les infrastructures existantes et des services offerts à travers les 14 régions du Sénégal. « Nous avons aussi partagé le résultat de stratégies innovantes développées dans les régions : il s’agit de la stratégie des sages-femmes itinérantes où des sages-femmes diplômées d’Etat acceptent d’exercer dans des zones très reculées », a-t-elle déclaré, soulignant que la cartographie consiste à recenser toutes les infrastructures communautaires. « Nous avons pu recenser environ 6.000 structures, dont 1.500 cases de santé et le reste en sites communautaires. Ce qui prouve que les acteurs communautaires font de la prévention et de la promotion de la santé », a-t-elle indiqué.

Le troisième point de la rencontre a porté sur la production d’un document-cadre qui permet de renforcer le rôle de coordination afin d’harmoniser les interventions en santé communautaire. « Le défi demeure dans la coordination multisectorielle. Nous voulons, à l’issue de cette stratégie de sages-femmes itinérantes, passer à une échelle supérieure. Et ceci, va concerner toutes les autres régions du Sénégal où les besoins se font sentir, notamment les vastes régions », a soutenu Dr Khady Seck.

 

Oumar BA

La Semaine Jeunesse Sida est, cette année, organisée du 19 au 26 décembre 2016 à Kédougou. Une zone frontalière et aurifère marquée par un taux de prévalence du Vih de 1,7 %, soit deux fois plus que la moyenne nationale (0,7 %).

En partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), l’Onusida et l’Unfpa, le Projet promotion des jeunes (Ppj) du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne va mettre à profit cette semaine pour dépister au moins 6.450 jeunes et sensibiliser au moins 15.000 adolescent(e)s et jeunes sur les comportements et pratiques à risque de contamination du Vih/Sida. Selon un communiqué de presse, cette semaine, avec comme thème : « Prévention du Vih dans les zones frontalières et aurifères : les jeunes s’engagent », a été lancée dans la localité de Bantaco, à 40 kilomètres de Kédougou.

« L’initiative entre dans le cadre global de l’engagement national pour « un Sénégal sans Sida à l’horizon 2035 », en référence à l’atteinte de l’objectif des « Trois 90 » d’ici à 2020 : 90 % des Personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique ; 90 % des Personnes vivant avec le Vih dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement indétectable », note le communiqué.              

 

O. NDIAYE

Le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a présidé, à Yeumbeul Nord, le lancement du projet « Vivre avec l’eau ». A terme, 920.000 personnes devraient être soulagées des effets néfastes des inondations.

Le lancement du projet « Vivre avec l’eau » fait suite à la phase test qui a obtenu des résultats probants. Ainsi, les bailleurs ont consenti au financement dudit projet qui vise à améliorer la résilience aux inondations à 920.000 personnes dans 10 communes des départements de Pikine, Guédiawaye, Rufisque et Dakar. Il s’agira d’installer des infrastructures d’évacuation des eaux de pluies dans les zones les plus vulnérables, de contribuer à améliorer la gestion des déchets solides par le biais de la formation des populations au compostage, à la fabrication d’éco-briques et à l’organisation d’actions days (ou « set sétal »). L’organisation et le renforcement des capacités des femmes sont également visés. Il sera aussi question de concevoir des plans d’urgence contre les inondations, d’organiser les populations et de les former à l’application de ces dits plans.

Ce projet sera mis en œuvre dans les communes de Yeumbeul Nord, Yeumbeul Sud, Malika, Rufisque Ouest, Wakhinane Nimzatt, Grand-Yoff, Mbao, Médina Gounass, Djeddah Thiaroye Kao, Thiaroye Gare. Pape Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, s’est félicité que les activités de réalisation d’infrastructures, de nettoiement des bassins de rétention, de recherche et de sensibilisation ont déjà démarré à Yeumbeul Nord. Il a constaté les effets positifs de ces actions sur les populations de cette commune.

Par conséquent, il a promis que tous les efforts requis seront fournis afin d’apporter un appui à ce projet et faciliter sa synergie avec les initiatives locales et nationales en cours  et/ou à venir. Le directeur du projet « Vivre avec l’eau », Abdoulaye Diagne, a rappelé qu’il fait partie des nombreux projets du programme Braced (Building resilience and application to climate extremes) financés par le gouvernement britannique à travers son Department for international developement (Dfid) dont l’objectif est d’aider 5 millions de personnes à faire face aux extrêmes climatiques. « Sa particularité repose sur sa mise en œuvre basée sur une approche inclusive et communautaire », a-t-il expliqué.

Abdou DIOP

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a décidé de déposer un préavis de grève si la question de la retraite n’est pas bien traitée par le gouvernement. Contenu dans l’accord de mai 2016, le Saes conditionne la stabilité de l’enseignement supérieur à la matérialisation de ce point.  

Une intransigeance du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) sur la question de la retraite. D’ailleurs, ce syndicat conditionne la stabilité dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur par la résolution ou la matérialisation de la question de la retraite figurant dans l’accord avec le gouvernement de mai 2016. Malick Fall, secrétaire général du Saes, parle de la retraite comme une question fondamentale pour « tous les travailleurs ».

Ainsi, ce point, qui figurait dans leur plateforme revendicative de l’année dernière, est devenu une fixation pour eux. « La stabilité de l’enseignement supérieur dépend de cette question de la retraite. Nous demandons une matérialisation de ce point contenu dans l’accord signé avec le gouvernement en mai 2016 », explique-t-il. D’où le préavis de grève que le Saes compte déposer, selon M. Fall, « si rien n’est fait d’ici à la fin du mois de décembre ».

Sur cette question, le Saes avait fait des propositions au gouvernement pour une augmentation des cotisations de retraite de ses membres qui devraient être discutées lors de la deuxième Conférence sociale, initialement prévue au mois de juillet passé avant d’être reportée sine die. Le nouveau bureau du Saes se dit animé d’une volonté d’apaisement dans le sous-secteur de l’enseignement « malgré les dysfonctionnements qui demeurent ». Parmi ces derniers, M. Fall cite les problèmes des cinq universités publiques qui croulent sous le poids des dettes liées à leur fonctionnement et qui souffrent de déficits d’infrastructures et d’enseignants.

« La situation à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, décrit Malick Fall,  est caractérisée par des déficits de budgets et d’infrastructures criants, un personnel vieillissant (1.350 environ), avec beaucoup de départs à la retraite, et une massification d’étudiants inquiétante (environ 90.000) dans un espace universitaire de plus en plus exigu. Des dettes liées au paiement des heures complémentaires, des vacations et des fournitures de service restent à être honorées ».

Sur les trois autres points contenus dans l’accord signé avec le gouvernement (l’application de la réforme des titres, l’indemnité compensatrice du droit au logement, l’orientation des bacheliers), le Saes parle de fortunes diverses avec des avancées sur quelques questions.

Oumar NDIAYE

L’importance de l’éducation n’est plus à démontrer, selon la Fédération « Pencum Ndakaru » qui plaide pour un enseignement de qualité. Le président du conseil d’administration de ladite entité, Djibril Ndour, l’a affirmé lors d’une signature de conventions.

La Fédération « Pencum Ndakaru » a organisé, à son siège à Yoff, une cérémonie de signature de cinq protocoles d’accords axés sur l’éducation des enfants, leur épanouissement et prise en charge, la capitalisation et le renforcement du pouvoir économique des dispensateurs de soins et des ménages, etc. Ces protocoles ont été signés respectivement avec les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) des Almadies, des Parcelles Assainies, de Pikine, de Guédiawaye et de Diamniadio. Dans son intervention, le Président du conseil d’administration (Pca) de la Fédération « Pencum Ndakaru »,

Djibril Ndour, a souligné que ce partenariat va permettre de renforcer la capacité de 80 enseignants en français et en mathématiques, d’organiser des cours de soutien au profit d’élèves des écoles publiques ayant des difficultés dans ces deux matières, de doter 6 écoles élémentaires de matériels de reprographie pour les supports d’apprentissage et l’organisation des évaluations dans les structures, de promouvoir l’hygiène en milieu scolaire… A en croire M. Ndour, cet appui visant à promouvoir un enseignement de qualité et à rendre efficaces les enseignements est estimé à 26.491.199 FCfa.

Il a fait savoir que le projet touchera les communes de Cambérène, Dalifort, Djeddah Thiaroye Kao, Ouakam, Sam Notaire, Sébikhotane et Yoff. Pour l’Inspecteur de l’éducation et de la formation de Diamniadio, Baboucar Diouf, cette convention est un moyen capable de donner aux enseignants des outils pour l’atteinte de leurs objectifs. L’adjoint au sous-préfet des Almadies, Abdoulaye Sall, a salué ce partenariat, non sans rassurer de la bonne gestion des ressources mises à la disposition des écoles.

Serigne Mansour Sy CISSE

A l’occasion de la 22ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Cop 22), le Comité de pilotage a commandé la première étude panafricaine sur le réchauffement climatique. Celle-ci a été conduite auprès de jeunes nés dans les années 1980 à 2000, appelés les « millenials », et issus de 19 pays africains.

Sur commande du Comité de pilotage de la Cop 22, une étude a été  réalisée du 7 au 16 novembre 2016 dans 19 pays d´Afrique. Cette enquête est la première à chercher à connaitre l’opinion des « millenials » (jeunes nés dans les années 1980 à 2000) en Afrique sur le changement climatique, leurs craintes et préoccupations, mais également leur volonté d´agir et les moyens qu´ils veulent se donner. Car ils sont la dernière génération à pouvoir enrailler les changements climatiques. 73% des jeunes interrogés considèrent l´accès à l´eau et le développement des énergies renouvelables comme les initiatives les plus pertinentes pour lutter contre le réchauffement climatique.  69 % veulent être acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique et considèrent que c´est notamment en triant les déchets qu´ils peuvent y parvenir.

Le réchauffement climatique est responsable de changements considérables dans notre environnement surtout en Afrique, continent particulièrement vulnérable face aux changements climatiques. Les « millenials » africains subissent directement ces phénomènes. 86% des jeunes interrogés constatent des pluies imprévisibles plus fréquentes, 79 % signalent l´augmentation des maladies des cultures et du bétail, 77 % constatent l’avancée de la désertification, 73 % ont remarqué la multiplication des incendies forestiers.

Impact sur l’agriculture et la sécurité alimentaire
Ces conséquences ont un impact sur l´agriculture et la sécurité alimentaire. Or, l´Afrique va devoir tripler sa production agricole, d'ici à 2050, pour subvenir aux besoins d´une population qui aura doublé. D´où l´importance de l’initiative pour l’Adaptation de l’agriculture en Afrique (Aaa), impulsée par le Maroc, qui a vocation à garantir le financement de l’adaptation de l’agriculture africaine et à augmenter la productivité agricole sur le continent en captant 30 % du plan d´investissement prévu à partir de 2020 pour l’adaptation des pays en voie de développement. Cela représente 30 milliards de dollars par an pour le développement de l’Afrique.
Pour 76 % des « millenials » africains, ce sont les gouvernements qui doivent, en premier lieu, agir contre le réchauffement climatique, mais plus de la moitié (53 %) leur reprochent de ne pas en faire assez. Les alternatives se trouvent donc, selon eux, au niveau supranational par l´action de l´Union africaine (pour 75 % d’entre eux) et plus généralement des organisations internationales (73 %), et au niveau infranational grâce aux acteurs privés (69 %) et aux organisations non gouvernementales (68 %).

O. BA

Une journée dite « Wallu Dome » (sauver son bébé) a été organisée à Pikine par la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Une occasion pour sensibiliser les populations sur l’importance de bien nourrir les enfants.


Dans le cadre de la sensibilisation des populations sur la nutrition des enfants,  la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) a organisé, à Pikine, un village-enfants. A l’intérieur, sont aménagés plusieurs stands devant lesquels attendent des femmes, les unes tenant la main de leurs enfants, les autres portant les leurs dans les bras. Ce village-enfants entre dans le cadre de la nouvelle politique de nutrition. A ce titre, la Cellule de lutte contre la malnutrition initie des activités promotionnelles ou pédagogiques au cours desquelles des services de qualité sont offerts aux  enfants. Porte-parole et coordonnateur de la Clm, Abdoulaye Kâ pense que cette activité témoigne de l’attention particulière que les autorités portent sur les couches les plus vulnérables, notamment sur les enfants âgés de moins de deux ans. Il rappelle qu’à partir de six mois le lait maternel ne suffit plus pour couvrir les besoins nutritionnels des enfants. Il est ainsi important d’introduire une alimentation complémentaire adaptée qui garantit à l’enfant une meilleure croissance, une  bonne santé et un bon développement. C’est d’ailleurs la quintessence des messages qui ont été livrés  au cours de cette journée « Wallu Dome » (sauver son bébé) organisée à travers ce village, en présence du maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo. «Il faut pratiquer l’allaitement maternel exclusif de la naissance à l’âge de six mois et introduire les aliments complémentaires dès l’âge de six mois tout en continuant d’allaiter au sein jusqu’à l’âge de deux ans ou plus », explique le porte-parole de la Clm. Selon lui, le nombre approprié de repas dépend de la densité énergétique des aliments locaux  et des quantités habituelles consommées par repas ». Dans ce cadre, la Clm a réalisé un guide de recettes basé sur les produits locaux,  des services classiques. Après les consultations, les enfants seront orientés, en cas de besoin, vers le district de santé.
Le maire de Pikine indique qu’au sortir de cette journée, une évaluation sera faite et il sera question de voir ce qu’il sera possible de faire en relation avec le district sanitaire, la pédiatrie, les relais communautaires, etc., pour s’approprier ce programme.
Abdou DIOP

Une journée de don de sang s’est tenue hier sur le chantier de la mosquée «Massalikoul Djinane» de Colobane. Elle a permis à l’équipe du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) de collecter 71 poches sur une centaine d’inscrits en début de journée. Pour le médecin Omar Kane, ce geste humanitaire sauve des vies. A l’en croire, il y a d’abord des critères avant de prendre le sang d’une personne.

Les hypertendus et hypotendus, les diabétiques sévères, les personnes vivant avec des maladies transmissibles et infectieuses ne sont pas aptes à donner de leur sang. Il a aussi énuméré les personnes ayant des crises d’asthme, les femmes en période de menstrues, les patients souffrant d’anémie. Cela permet de veiller à la sécurité du donneur et du receveur.

Interrogé, l’ouvrier donateur Abdou Aziz Coly a invité les populations à donner de leur sang. « On peut donner du sang qui, un jour, peut être très utile », a-t-il expliqué, avant de souligner sa satisfaction d’avoir accompli un acte de bonté.
Organisée par la société Eiffage, cette activité entre dans le cadre de la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse) et de la Responsabilité citoyenne de l’entreprise (Rce).

S. M. S. CISSE

Créée il y a seulement un an, l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc) compte près d’un million de bénéficiaires enrôlés par 671 mutuelles de santé communautaire. Ce chiffre a été fourni par André Demba Wade, coordonnateur du programme Masmus-Unamusc. C’était à Thiès lors d’un atelier d’auto-évaluation du plan stratégique de l’Unamusc. Il a indiqué que ces bénéficiaires sont issus de 11 unions régionales représentant 45 unions départementales de mutuelles de santé communautaire à l’échelle du Sénégal. Cela, « en attendant d’étendre le programme à 3 autres régions (Tambacounda, Matam et Kédougou) ».

Selon Hilère Ngongong, gestionnaire du Programme solidarité mutualiste de Belgique, « l’Union a amélioré son positionnement dans le processus de mise en œuvre de la Couverture maladie universelle (Cmu), aidée en cela par son partenaire technique et financier, l’organisation belge de Micro-assurance mutuelle de santé (Masmus) grâce à qui une reconnaissance juridique a été accordée en décembre 2015 ».

Aujourd’hui, ajoute M. Ngongong, « l’union est reconnue comme interlocutrice de l’Agence dans le cadre de la Cmu de base à travers les mutuelles de santé et les représente dans les instances d’élaboration de proposition de conventions avec les différents partenaires dont le ministère de la Santé et les partenaires techniques et financiers ».

Le président Demba Mame Ndiaye a tiré un bilan positif de l’union qui, selon lui, « est parvenue, par l’intermédiaire de ses membres, à avoir des partenaires qui l’accompagnent dans la mise en œuvre de son plan d’actions stratégique et disposer d’un siège à Kaolack avec une équipe technique qui assure la coordination des activités ». Pour autant, tout n’est pas rose, dans la mesure où cette structure « manque d’équipements et de mobilier pour son fonctionnement ».

En attendant, le président Demba Mame Ndiaye pense déjà aux prochaines journées de la mutualité qui, souligne-t-il, « devraient constituer des moments forts de mobilisation et de sensibilisation pour pousser les populations à adhérer davantage aux mutuelles et permettre à notre pays d’atteindre 75 % de taux d’enrôlement d’ici la fin de l’année 2017 ».

 

Mohamadou SAGNE

La société informatique Sunusoft veut équiper les écoles sénégalaises de logiciels pour la gestion pédagogique et du personnel. Une façon, selon Amadou Carter Diop, directeur général de cette entreprise, d’utiliser l’informatique comme un outil pour une bonne performance dans la gestion administrative et pédagogique des écoles. Cette société, qui organisait la deuxième édition des « Solutions cloud for education », a profité de l’occasion pour faire des démonstrations sur des logiciels dédiés à l’école comme « Lycolles ».

Avec comme thème « Les Tic, vecteur d’impulsion du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) du secteur de l’éducation », cette deuxième édition a été une occasion pour la société Sunusoft de sensibiliser chefs d’établissement, présidents de Comité de gestion, présidents de Conseil départemental, Inspecteurs de l’éducation et étudiants en informatique sur les apports du numérique dans l’éducation.
Le logiciel « Lycolles » a été présenté par des chefs d’établissement qui ont commencé à l’utiliser comme outil de gestion pédagogique et du personnel dans leurs écoles.  

 

Oumar NDIAYE

En aucun cas, le Groupe Yavuz Selim ne doit être fermé, selon des responsables syndicaux de l’enseignement sénégalais qui ont marqué, hier, leur soutien à l’administration de l’école.  

La décision du gouvernement de retirer l’exploitation du Groupe Yavuz Selim à l’association Baskent Egitim au profit de Maarif heurte la conscience des syndicalistes. D’après le secrétaire général du Cadre unitaire des enseignants du moyen-secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, la menace de fermeture de l’école Yavuz Selim en pleine année scolaire trouble les élèves qui sont la centralité de l’éducation.

En conférence de presse, hier, après un tête-à-tête avec l’administration de l’établissement, le responsable syndical a dit sa préoccupation face à une volonté réelle de bafouer leur souveraineté à travers une décision unilatérale. « Nous informerons nos instances qui prendront les décisions qui s’imposent », a expliqué le syndicaliste, non sans regretter l’avenir sombre des enfants.
Le 1er secrétaire général adjoint de l’Union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal, Diab Sène, a prévenu que les syndicalistes n’accepteront pas que le corps enseignant soit dévoyé.

Car l’appel à candidatures, lancé par le gouvernement turc, montre que le corps professoral et administratif sera recruté sans le profil adéquat. Ce qui mènera tout droit à une fermeture de l’école. Il bat aussi en brèche l’information selon laquelle les Turcs de Yavuz Selim sont une menace sécuritaire pour notre pays, parce que ce groupe est au Sénégal depuis 20 ans. Il a ajouté que nombreux sont les élèves bénéficiaires de bourses et originaires de familles démunies. Et si jamais l’école est fermée, ils seront dans des difficultés, leurs parents ayant des soucis pour assurer leur scolarité. « Le peuple doit se dresser contre cette forfaiture », a invité le syndicaliste.

Le secrétaire général du Syndicat unique des enseignants (privés) du Sénégal (Sudes), Mamadou Kaly Traoré, a fustigé la traque contre des enseignants en Turquie. Pour lui, il faut une reculade du gouvernement sénégalais dans sa décision de vouloir fermer Yavuz Selim.

De son côté, le censeur des études du Groupe Yavuz Selim, Mamadou Ndoye, a précisé que, jusqu’à nos jours, aucune notification officielle ne leur a été fournie par l’Etat. « Nous voulons que nos enseignements continuent. Pendant la fête de Noël, nous comptons organiser les examens blancs », a-t-il annoncé.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

...A Kaolack, les parents d’élèves interpellent le chef de l’Etat

L’agrément du groupe scolaire Yavuz Selim ayant été retiré à l’association Baskent Egitim au profit de la fondation Maarif, proche du président turc, Erdogan, les parents d’élèves de Kaolack interpellent le président de la République pour dénoncer l’arrêté du ministre de l’Education nationale.

L’Association des parents d’élèves (Ape) du groupe scolaire Yavuz Selim de Kaolack est en colère contre le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Ce dernier est coupable, selon elle, d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants. En cause : l’arrêté retirant la gestion du groupe scolaire au mouvement Baskent Egitim pour la confier à la fondation Maarif. Pour les parents d’élèves de Yavuz Selim, c’est une procédure de fermeture de l’établissement qui ne dit pas son nom. « Comment un gouvernement peut se lever un beau jour et décider de changer de gestionnaire d’une école privée, hypothéquant ainsi l’avenir de milliers d’élèves et de centaines de membres du personnel pédagogique et administratif ?

C’est inadmissible dans un Etat de droit  », s’est offusqué, au cours d’un point de presse tenu le week-end dernier, Kéba Konaté, porte-parole de l’Ape de la capitale du Saloum. Lors de cette rencontre, les parents d’élèves ont étalé leur rancœur sur cette affaire aux relents de contentieux diplomatiques sénégalo-turcs. « Nous avons la triste impression que nos enfants paient au prix fort une tentative de coup d’Etat avorté en Turquie et dont les conséquences ont des ramifications planétaires », a analysé M. Konaté. Les parents d’élèves comptent ainsi dérouler un plan d’actions local, en vue de faire reculer le gouvernement sénégalais. Ils ont posé le premier acte en se rendant chez les principales familles de la capitale du Saloum. En concertation avec leurs pairs au niveau national, ils comptent élaborer un mémorandum à adresser au président Macky Sall.

Ils rappellent que le réseau Yavuz Selim, implanté depuis 1997 au Sénégal, compte 3.000 élèves, de la maternelle au secondaire, en passant par le collège. Des centaines de travailleurs sont aussi dans l’encadrement pédagogique et administratif.
     

Elimane FALL

Dans une dynamique de sauver la jeunesse des comportements déviants, une plateforme d’organisations de la société civile travaille à faire éviter aux jeunes la consommation de drogues.


Le Réseau national des intervenants de la société civile sur les drogues (Rnsd), en partenariat avec West african civil society institut (Wacsi), Open society initiative for west Africa (Osiwa) et l’association « Domou Battoire » a organisé, hier, une journée de mobilisation sur le thème « les stratégies de plaidoyer pour la prévention, l’accès aux soins et le respect des droits humains au profit des consommateurs de drogues ». La rencontre, organisée au quartier « Abattoirs » de la Médina, a réuni beaucoup de personnes dont des artistes et des acteurs de la société civile.

Cette activité, précisons-le, entre dans le cadre de la campagne mondiale « Support. Don’t punish » (Soutenez. Ne punissez pas). Selon Dr Idrissa Ba, coordonnateur du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad), la drogue n’est pas seulement une affaire des populations de la Médina, mais un phénomène qui concerne tout le monde. Aujourd’hui, faut-il un autre regard sur les consommateurs de drogue.

« L’Afrique de l’Ouest est une plaque tournante du trafic de drogue. Nous devons revoir notre comportement. La drogue est un problème de santé publique. Beaucoup d’Etats ont concentré leurs efforts sur la lutte contre la drogue. Mais, nous devons reconnaître que son éradication ne s’est pas encore réalisée », a affirmé clairement Dr Ba qui a ajouté que « dans la stratégie de lutte, il est pertinent de passer par la répression pour dissuader les consommateurs, mais la prévention et la sensibilisation sur les dangers sont aussi non  négligeables ». Dr Idrissa Ba a terminé en soulignant que « la stigmatisation doit laisser la place à la réinsertion sociale ».

Prenant la parole, le vice-président du Rnsd, Bamar Guèye, a invité les jeunes à suivre les enseignements du Coran pour ne pas se fourvoyer. Il a exhorté les uns et les autres à unir leurs forces pour combattre la drogue. « Nous sommes tous responsables. Donc, personne ne doit fuir ses responsabilités », a déclaré M. Guèye. Pour sa part, l’adjudant de police Massamba Sarr, membre du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild), a souligné que « chacun de nous a un rôle à jouer dans la lutte ».

Ancien toxicomane, Ousmane a invité les populations à ne pas fuir les drogués, mais plutôt à leur accorder une réelle prise en charge. « Ceux qui utilisent la drogue ne le font pas de gaieté de cœur. Il faut les aider », a-t-il souligné. La troupe théâtrale « Lu diot yomb » a sensibilisé le public sur les dangers de la drogue.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Quelque 1.200 enfants ont été retirés depuis six mois des rues dakaroises a déclaré, lundi à Dakar, le directeur des Droits et de la Protection de l’enfance au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Niokhobaye Diouf.

« En soixante sorties, on a retiré près de 1.200 enfants sénégalais et étrangers de la rue dans la région de Dakar » a dit Niokhobaye Diouf qui prenait part au lancement du rapport 2016 sur le bien-être des enfants. Lequel rapport intitulé « Adopter la bonne approche : combler l’écart entre politiques et – pratiques » est l’œuvre du Forum africain sur les politiques de l’enfant (Acpf) en partenariat avec l’Observatoire international de la démocratie et de la gestion des crises et conflits (Oidec). « 300 enfants sont retournés dans leurs pays et on est en train de préparer le retour de 34 autres enfants en Guinée Bissau », a-t-il dit à la presse en marge de la cérémonie. « Les missions de retrait vont continuer, c’est une priorité même si il y a des récidives », a-t-il ajouté. La cérémonie de lancement du rapport 2016 sur le bien-être de l’enfant africain a été présidée par le Premier ministre, Mouhammed Boun Abdallah Dionne.    
(APS) 

Des progrès constants sont enregistrés au Sénégal dans la promotion de la planification familiale. Seulement, en 2016, une baisse de 29.000 utilisatrices additionnelles est notée par rapport à l’année dernière. Pour le Dr Ndèye Marième Ndiaye, chef de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), cela ne signifie pas un désintérêt pour la planification familiale.

Au contraire, elle estime qu’il est, aujourd’hui, nécessaire de prendre en charge les défis de la création de la demande pour voir comment la faire autrement. Ainsi, elle milite pour la révision des stratégies de communication afin de toucher les adolescents et les jeunes qui sont laissés en rade.

Une baisse des nouvelles utilisatrices de la planification familiale est notée au Sénégal entre 2015 et 2016. Selon vous, qu’est-ce qui explique cette situation ?
Le Sénégal a, jusque-là, fait des efforts dans la promotion de la planification familiale. Son leadership dans ce domaine a été réaffirmé en 2012, lors du Sommet de Londres sur la planification familiale où le ministre de la Santé et de l’Action sociale a émis le souhait d’atteindre 27 % de prévalence contraceptive en 2015. Malgré le fait qu’on n’ait pas atteint cet objectif, le Pr Awa Marie Coll Seck a maintenu l’objectif de 45 % de prévalence contraceptive pour 2020. Dans ce cadre, beaucoup d’interventions à haut impact ont été menées.

C’est ainsi que la disponibilité des produits contraceptifs a été réglée au Sénégal. Nous sommes maintenant dans une phase de transition dans la distribution des médicaments au niveau de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) qui a initié deux stratégies majeures pour rapprocher les produits pharmaceutiques des populations. Il s’agit précisément du « Diégué sina » (je me suis rapproché, Ndlr) et du « Yeksina » (je suis arrivé, ndlr). Ce sont des acquis importants pour le Sénégal.

A la fin de l’année 2015, il s’est trouvé que nous nous sommes concentrés à élaborer le Nouveau cadre stratégique de planification familiale (2016-2020). Cette option est choisie pour coller à notre Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) pour la période 2009-2018. Car la planification familiale se situe au niveau de l’objectif 1 du Pnds qui englobe la lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Donc, ce Nouveau cadre stratégique intègre bien la planification familiale et va au-delà du délai du Pnds en ce sens qu’il est doté de plans d’exécution annuels. Cette étape de transition a été très sensible. Si on ne la gère pas bien, cela peut conduire à des baisses. Mais, les gens n’ont jamais arrêtés de travailler. La diminution du nombre de nouvelles utilisatrices au Sénégal en 2016 par rapport à 2015 ne signifie pas un désintérêt pour la planification familiale.

Au contraire, à côté des partenaires, l’Etat contribue pour beaucoup dans la mobilisation des ressources en faveur de la planification familiale. Chaque année, une ligne budgétaire de 300 millions de FCfa est dégagée pour l’achat des produits contraceptifs. Les municipalités contribuent aussi dans les activités opérationnelles. L’appui des bailleurs qui accompagnent les politiques de l’Etat dans la mise en œuvre des stratégies de planification familiale pour atteindre les objectifs fixés est aussi très important. Il faut leur accompagnement continu.

Avec ce Nouveau cadre stratégique que vous avez élaboré, allez-vous laisser de côté le Plan d’actions national de planification familiale ?
Nous avons bien identifié les problèmes que nous avons eu à rencontrer lors de la première phase d’exécution des Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf). On sait qu’il est, aujourd’hui, nécessaire de prendre en charge les défis de la création de la demande pour voir comment la faire autrement. Dans la mise en œuvre de la première phase du PanPf, la campagne de communication était axé sur le concept « Moytou nef » (espacement des naissances). Cette campagne était exclusivement destinée aux femmes en union.

La sensibilisation des religieux et des hommes était également visée. Aujourd’hui, on sait que les jeunes doivent être pris en compte. Ils doivent être au centre des débats, surtout la tranche d’âge 15-19 ans et même jusqu’à 24 ans. Car c’est là où l’on trouve le plus de problèmes, notamment la scolarisation, les violences, grossesses précoces, viols, drogues, etc. Pour que les jeunes filles puissent éviter les avortements à risque, les infanticides, la planification familiale est incontournable.

Nos stratégies de communication doivent ainsi être revues pour toucher cette tranche d’âge de la population qui a été laissée en rade. Mais, nous ne pouvons pas le faire sans les parents et les religieux. Car il y a encore dans nos pays le poids des pesanteurs socioculturelles. Nous devons être dans un mouvement national où les gens peuvent discuter de ces questions.

Justement, est-ce que le nouveau cadre stratégique de planification familiale intègre précisément les jeunes ?
Les interventions que nous avons eues à faire sur les jeunes sont essentiellement  basées sur la communication. Maintenant, il est question de savoir comment toucher les jeunes au niveau des écoles, comment sensibiliser les éducateurs, comment intégrer la santé sexuelle et reproductive dans les curricula de l’éducation et de la formation pour protéger les adolescents et les jeunes. Nous travaillons dans une approche multisectorielle pour voir comment adresser les questions de santé sexuelle des jeunes. Car la planification familiale est une intervention préventive et non curative.

Lors de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, les jeunes ont plaidé pour qu’on consacre, au niveau des pays membres, 15 % du budget des Plans d’actions nationaux de planification familiale à la Santé de reproduction des jeunes et des adolescents (Sraj). Est-vous prêts, au Sénégal, à satisfaire cette demande ?
Nous sommes conscients qu’il faut mettre plus de ressources pour accompagner les jeunes. Nous avons, au Sénégal, un plan pour la Santé de reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj) qui couvre la période (2014-2018). Mais, pour la planification familiale, le budget dédié à la communication, où nous ciblons les jeunes, peut prendre 25 à 30 %, parce que cela nécessite beaucoup de moyens.

Quelles relations avez-vous avec les Organisations de la société civile engagées dans la promotion de la planification familiale ?
Nous travaillons depuis de longues années avec les Organisations de la société civile. Ces dernières portent le plaidoyer et ont des activités avec l’offre de services. Nous travaillons beaucoup dans la mobilisation des fonds propres au niveau du pays pour des activités en rapport avec la planification familiale. Nous sommes aussi accompagnés par d’autres partenaires comme les parlementaires, le Conseil économique, social et environnemental. Ces différents acteurs portent des messages de plaidoyer au niveau des populations pour leur meilleure compréhension.

 

Propos recueillis à Abidjan par Maïmouna GUEYE (Envoyée spéciale)

Le rapport africain 2016 sur le bien-être de l’enfant a été rendu public, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le document souligne que le niveau déplorable du bien-être de l’enfant en Afrique est lié à l’inefficacité des structures étatiques chargées de la mise en œuvre des droits de l’enfant, entre autres obstacles.

Si en Afrique des avancées remarquables ont été notées dans l’amélioration de l’accès des enfants aux soins de santé, à l’éducation et aux autres services de base, il n’en demeure pas moins que des millions d’enfants continuent de vivre dans la misère et sont privés de leurs besoins fondamentaux. Ce niveau déplorable du bien-être de l’enfant en Afrique est lié à l’inefficacité des prestations des services publics. C’est ce que souligne le Rapport africain 2016 sur le bien-être de l’enfant sous-titré : « Adopter la bonne approche, combler l’écart entre politiques et pratiques ».

Réalisé par l’African child policy forum (Acpf), en partenariat avec le l’Observatoire international de la démocratie et de la gestion des crises et des conflits (Oidec), le document d’une cent cinquantaine de pages a été rendu public, hier, en présence du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Il relève que les structures étatiques en charge de la mise en œuvre des droits de l’enfant en Afrique sont trop souvent dépassées par leurs mandats multiples et contradictoires et que la plupart d’entre elles souffrent de limitations sévères en termes de capacités : budgets insuffisants, pénurie de ressources humaines, etc. « Les institutions de prise en charge des affaires des enfants sont marginalisées et manquent de l’autorité et des ressources nécessaires pour lancer et efficacement mettre en œuvre les programmes qui ciblent les enfants (…) », indique le rapport;

Le document ajoute que les mécanismes de coordination et de redevabilité ne fonctionnent pas suffisamment et ne peuvent donc pas garantir des services de qualité aux enfants qui représentent 47 % de la population du continent africain. Ainsi, fait-il remarquer, 34 millions d’enfants ne sont pas scolarisés sur le continent, soit plus de la moitié du chiffre mondial des enfants non scolarisés. Les taux les plus élevés de violence physique à l’encontre des enfants se produisent également en Afrique, lit-on dans le document.
Pour le général Mamadou Lamine Cissé, président de l’Assemblée générale de l’Oidec, « le Sénégal est fier de son classement au niveau africain et mondial ». Cela étant, il estime que l’Acpf et l’Oidec ont raison de s’investir et de défendre « cette cause d’une grande noblesse tant il est vrai que la protection et le bien-être de l’enfant en Afrique font face à de nombreux défis ».

Un Code de l’enfant en gestation au Sénégal
De l’avis de l’ancien ministre de l’Intérieur sous le président Abdou Diouf, « il est malheureux de constater que, de plus en plus, les enfants sont la cible d’actes de violence et victimes de conflits armés et non armés. L’enfant constitue un maillon faible de la société et pourtant, c’est lui qui incarne l’avenir. Nous avons donc la conviction que défendre les droits et le bien-être des enfants revient à œuvrer pour une paix et une stabilité de notre société ».

Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pense que les constats relevés dans le rapport méritent que l’on s’y penche et les leçons tirées pour améliorer les pratiques opérationnelles. Car il reste convaincu que la pleine réalisation des droits des enfants et de leur bien-être est un impératif qui s’étend bien au-delà du cadre des affaires sociales en soulevant les questions essentielles de la fonction gouvernementale sur la bonne gouvernance.

« Le renforcement du capital humain requiert des progrès significatifs dans la réalisation des droits et du bien-être des enfants, en vue de leur permettre d’atteindre leur plein potentiel d’innovation et de productivité. Ainsi, le Sénégal compte parmi les pays qui ont réalisé une réduction significative de la morbidité et de la mortalité infantile, qui ont amélioré le taux d’accès à l’enseignement primaire, sans compter la Couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale, etc. », se félicité le chef du gouvernement. Ce qui l’amène à dire que « le Sénégal est sur la voie du progrès en matière de protection de l’enfance ». M. Dionne annonce d’ailleurs que le gouvernement travaille sur un Code de l’enfant qui sera un instrument par lequel, dit-il, « nous allons réaliser des gains sur la voie de la protection de l’enfance ».

Elhadji Ibrahima THIAM

De 120.000 ha, la Réserve naturelle communautaire du Boundou a été créée en juin 2009 par les défuntes communautés rurales  devenues commune (Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura). Il est entamé avec les acteurs le processus d’élaboration du plan pastoral.

La Réserve naturelle communautaire (Rnc) du Boundou, à 155 km de Tambacounda (Sud-Est du Sénégal), est une aire protégée intercommunautaire. Créée en juin 2009 par les communautés      rurales  de  Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, elle vise à protéger un écosystème fragilisé et à préserver les ressources naturelles nécessaires aux activités des populations qui y vivent, souligne Alassane Omar Sy, le maire de Sinthiou Fissa et président du Conservatoire de la réserve naturelle communautaire du Boundou (Corena).

Pour la gestion de cette Rnc, qui a été déléguée au Corena, il est mis en place un plan de gestion initialement défini sur une période de 7  ans et qui décrit l’ensemble des actions de préservation et de développement local proposé pour atteindre les objectifs de la réserve.  Pour Alasane Omar Sy, dans les 20 villages de la réserve, essentiellement de culture Peulh et Diakhanke, la principale activité   économique est le pastoralisme. Les troupeaux de bovins et de petits ruminants sont présents sur l’ensemble de la réserve. A cela, s’ajoute le cheptel impressionnant des transhumants qui y sont accueillis pendant la saison sèche. Par conséquent, le maire de Sinthiou Fissa estime que cette activité constitue une forte pression sur l’environnement et les ressources naturelles, tant par l’occupation des  points d’eau,  que par la recherche permanente de pâturage.

Alassane Diallo, le maire de Koussan, a révélé que ce projet est inscrit dans la coopération Isère/Tambacounda. Le Conseil général de l’Isère est un partenaire global de la réserve. Les structures iséroises compétentes dans le domaine de l’élevage (Fai, Pastoralisme du monde, etc.) ont été mobilisées pour certaines étapes. Ce sont une vingtaine d’éco-gardes qui ont, pour l’occasion, été habillés et déployés.

En plus du matériel de gestion des déchets pour les écoles primaires, le collège et le lycée, l’éducation environnementale est initiée dans ces localités, a indiqué le capitaine Abdou Diouf, conservateur de la Rnc.

Pour lui, afin de gérer au mieux les ressources présentes dans la réserve et de rétablir un équilibre global des écosystèmes, préserver les ressources disponibles, les acteurs impliqués dans le processus de gestion de la Rnc ont sollicité une prestation technique et organisationnelle qui devrait aider, à terme, à disposer d’un document  de planification opérationnelle orienté vers les ressources et l’espace exploités par les troupeaux locaux et transhumants.

Il s’agit, selon Momar Mbaye, expert forestier en charge de l’étude, de l’élaboration du plan pastoral, de mobiliser les compétences des agriculteurs, des éleveurs, des habitants dans l’évolution des pratiques agro-pastorales repérées ou à venir. Il est mis en place, souligne M. Mbaye, la redéfinition de nouvelles conduites de troupeaux compatible au plan de la préservation de la Rnc. Cela permet de restaurer, de ce fait, les équilibres écologiques globaux de cette zone.

Pape Demba SIDIBE

Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (affluent de la Gambie) a été lancé. Il vise la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens de celle-ci.

L’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Hamet Tidiane Thiaw, a lancé le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (Affluent de la Falémé). C’était lors d’un atelier d’informations et d’échanges tenu au conseil départemental de Tambacounda. La rencontre a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, des services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres. Selon l’adjoint au gouverneur, il est question d’arriver à une gestion intégrée des ressources en eau adaptée au contexte national et conforme aux orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).

Pour Hugo Van Tilborg, 2ème secrétaire au bureau de l’Union européenne à Dakar, les infrastructures hydrauliques, souvent mises en avant, ne serviraient à rien si, en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible. Du coup, il a prôné, pour l’amélioration des conditions de vie des populations, l’approvisionnement correct des populations en eau potable.
Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a-t-il relevé.
Une cinquantaine de forages a été réalisée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le projet Pepam-Ue. Pour Hubert Ndèye du Conseil départemental de Tambacounda, il est nécessaire de mettre l’accent sur la valorisation des fleuves comme la Falémé et le Sénégal dans leur partie orientale.

Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a indiqué Niokhor Ndour, Directeur de la gestion et de la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La composante gestion des ressources en eau vise à réduire la pauvreté en milieu rural. Elle est également axée sur la promotion de la gestion durable des ressources hydrauliques, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens du secteur. Le projet cherche à assurer un accès durable à l’eau potable et table sur la réalisation de plans de gestion des ressources en eau dans les 28 sous-Ugp (Unité de gestion et de planification. De même, chaque commune sera dotée d’un plan local Gire (Gestion intégrée des ressources en eau), pour la durabilité de la gestion, mais aussi pour la valorisation des ressources en eau, qui sera adossée à un plan de communication. Il est, en outre, envisagé un schéma directeur d’aménagement pour la période 2016-2030. L’atelier de Tambacounda bouclait une série de rencontres entamées à Sédhiou, puis à Kolda, en vue du lancement de l’étude d’élaboration des plans de gestion des ressources en eau.

 

P. D. SIDIBE

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