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Actualités (3287)

Les délégués d’une dizaine de quartiers de Thiaroye Azur ont pris l’engagement de jouer un rôle moteur dans l’accompagnement de l’exécution du projet de dépollution de la baie de Hann. Ils ont mis sur pied un comité ad hoc de suivi dudit projet à Thiaroye Azur où 70% des ménages seront raccordés aux égouts.

Thiaroye Azur est une bande de terre coincée entre le village traditionnel de Thiaroye sur Mer, la mer et Rufisque. Cette agglomération de 21.000 âmes ne rame pas à contre-courant du projet de dépollution de la baie de Hann. Il ne pouvait pas en être autrement. Les délégués des quartiers Sepco 1, Sepco 2, Safco 1, Safco 2, Cité Alizé, Cité Ousmane Fall (Cof) de la Société africaine de raffinage (Sar), Cité Recherche scientifique et technique (Rst), Cité de la Direction de la protection des végétaux, Socabeg ont porté sur les fonts baptismaux un comité ad hoc de suivi du projet de la dépollution de la baie. « L’intervention du directeur général de l’Onas nous rassure. Notre défi, c’est de mobiliser toutes les populations pour la mise en œuvre du projet, car il y va de notre intérêt avec l’assainissement des différents quartiers de Thiaroye Azur », a dit le président de l’Inter-amicale de Thiaroye Azur, Mamadou Diouf.

Auparavant, la porte-parole du jour, Adja Astou Mbaye, a identifié les problèmes d’assainissement de leur agglomération. Elle est convaincue que l’assainissement des quartiers sera réglé avec la dépollution. « Le projet de dépollution de la Baie de Hann vient à son heure. Au-delà de la dépollution de la baie, il y aura un impact économique et social direct et indirect sur l’environnement, la santé des populations et les ménages, en ce sens qu’il réduira les charges des familles liées aux vidanges des fosses septiques et les problèmes d’hygiène et santé », a évoqué Adja Astou Mbaye.

70% des ménages branchés à l’égout
Le temps de l’incompréhension semble s’éloigner à Thiaroye Azur où les populations nourrissent toutes les attentes par rapport à la restauration de la baie qui s’étend du Port autonome de Dakar jusqu’à Mbao. « Thiaroye Azur continue à fonder de grands espoirs sur « le projet de dépollution de la baie de Hann » pour trouver des solutions durables voire définitives aux problèmes d’assainissement en général et d’évacuation des eaux de pluies et des eaux usées en particulier », s’est exprimée Mme Mbaye. Les populations ont pris l’engagement d’être des bénéficiaires acteurs dans sa mise en œuvre. Au-delà de la restauration des écosystèmes, il y a un versant de mesures sociales qui se déclinent en termes de pose des branchements sociaux, de création d’emplois. Dans cette perspective, le projet transformera le cadre de vie des milliers de personnes dans cette agglomération. « 70 % des ménages auront des branchements à l’égout », a assuré le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

En réponse aux 30 % des ménages restants, une question posée par plusieurs intervenants comme Boubacar Barry, le directeur général de l’Onas a répondu qu’il n’est pas exclu que d’autres financements soient recherchés pour raccorder tous les ménages. Aussi l’Onas a apporté des réponses à la collecte, à l’évacuation et au traitement des eaux usées. « La réalisation de l’intercepteur du projet de dépollution de la baie de Hann constituera donc une opportunité pour réaliser un exutoire pour les eaux usées collectées par le réseau semi-collectif de Thiaroye Azur », a souligné le directeur général de l’Onas. Il en est de même pour le système semi-collectif du quartier Ousmane Fall qui recueille les eaux usées de l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye.

Du fait de l’affleurement de la nappe, le déversement des eaux usées, les familles avaient une facture salée de la vidange. « Il y a des familles qui dépensent entre 25.000 et 30.000 FCfa par vidange parce qu’il y a une fosse commune pour des maisons dans certaines cités », a expliqué la présidente des résidents de la Cité Sepco1.

L’absence d’un système digne d’assainissement remet au goût du jour la non priorisation de l’assainissement durant la viabilisation, le lotissement. C’est toujours après l’installation des populations que les problèmes d’assainissement sont soulevés. C’est une incohérence qu’il faudra régler.

Idrissa SANE

La rencontre entre le chef de l’Etat et la Coordination nationale des étudiants du Sénégal (Cnes) s’est tenue sans les représentants de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl). Les jeunes pensionnaires du campus social universitaire de Sanar ont boycotté cette réunion, estimant que la Cnes, étant une organisation responsable et crédible, devait être dignement représentée par des étudiants qui ont la qualité de représentant. Et dans un communiqué, les étudiants continuent de réclamer justice pour leur camarade Mouhamed Fallou Sène, tué le 15 mai dernier, lors des affrontements à l’Ugb entre les étudiants et les forces de l’ordre. Ils exigent aussi le départ des ministres impliqués dans cette crise universitaire. Par conséquent, la Cesl n’a pas jugé nécessaire de prendre part à une rencontre avec des coordonnateurs qui n’ont pas la qualité de représentant légal de la Cnes. La Cesl a ainsi demandé aux étudiants de n’accorder aucun crédit aux spéculations portant reprises des activités pédagogiques. Elle a aussi réitéré son engagement et sa disponibilité pour la cause de l’étudiant.

A. M. NDAW

19 milliards de FCfa ! C’est ce que réclame la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur à l’Etat du Sénégal. Et si les engagements ne sont pas honorés d’ici à 10 jours, les 50.000 étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés risquent d’être exclus.

La Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur menace de renvoyer les 50.000 étudiants orientés dans ses structures. Selon leur chargé de communication, Souleymane Kane, l’Etat a 10 jours pour payer les 19 milliards FCfa qu’il leur doit. A l’en croire, « les conditions que l’Etat nous a posées sont incomparables. C’est pratiquement le 1/3 de la scolarité que l’Etat paie. Néanmoins, on les a acceptées, mais il s’est trouvé que, depuis 2016, il y a accumulation de dettes ».

Le contrat liant ces institutions à l’Etat stipule que lorsque l’étudiant est orienté, l’Etat paie les 50% dès l’inscription, ensuite les 25% après le 1er semestre et le reliquat après le dépôt du rapport qui concerne l’année.

« Malheureusement, chaque année, l’Etat augmente et il est arrivé une fois où il n’a pas versé un rond pendant toute une année scolaire ; ce qui s’est ajouté aux autres dettes des années précédentes », a-t-il fait savoir, soulignant éprouver « d’énormes problèmes pour payer nos enseignants ».

Leur seul interlocuteur étant le ministère de l’Enseignement supérieur, « ce dernier a fait les états et les a envoyés au ministère des Finances, mais il se trouve qu’il y a des blocages là où on ne peut accéder », a regretté M. Kane, soulignant que des correspondances ont été envoyées au Premier ministre et au ministre de l’Economie et des Finances, « mais elles sont restées sans suite ». Il, juge inconcevable que le chef de l’Etat reçoive, le 28 mai 2018, les étudiants, sans ceux des établissements d’enseignement supérieur privé. « Dans les 10 jours, si l’Etat ne réagit pas, si la situation n’évolue pas, les étudiants qui sont au nombre de 40.000 à 50.000 seront tous renvoyés », a-t-il averti.

Les étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés réclament l’apurement des arriérés de scolarité dus par l’Etat. Selon leur porte-parole, Zakariya Niasse, leur coordination, regroupant l’ensemble des sections des étudiants orientés dans les universités privées, n’exclut pas de descendre dans la rue pour dénoncer le « traitement discriminatoire » dont ils sont l’objet.

« Nous n’avons pas encore fixé la date de la marche. Nous allons incessamment tenir une assemblée générale à l’issue de laquelle nous allons arrêter le jour de la marche », a déclaré M. Niasse.

Mamadou Lamine DIEYE

Les enseignants-chercheurs du Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information) ont mis en place, depuis hier, une section du Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur), renseigne un communiqué qui nous est parvenu. Membres affiliés à la section Saes de la Faculté des Lettres, depuis plus de deux décennies, ils ont décidé de défendre eux-mêmes leurs intérêts matériels et moraux. Surtout « au regard des spécificités structurelles inhérentes au Cesti (École de journalisme) », lit-on dans la note.

Ladite section a été installée par Malick Fall, secrétaire général national du Saes. « La section Cesti du Saes espère que l’administration universitaire et la direction de l’institut l’accueilleront comme un partenaire privilégié, dans le but de créer et de maintenir un dialogue social de qualité, au bénéfice de l’enseignement et de la recherche », souhaite la nouvelle entité qui compte œuvrer pour « une démarche constructive et responsable ».

Le bureau est ainsi composé : Secrétaire général : Mouminy Camara, Secrétaire général adjoint : Sellé Seck, Trésorier : Yacine Diagne, Chargé des revendications : Sahite Gaye, Chargé de l’organisation et de la communication : Bernadette Sonko.

Les populations impactées par la libération des emprises dans le cadre du projet de dépollution de la Baie de Hann sont sommées de libérer les emprises dans un délai de 20 jours. C’était à l’occasion de la cérémonie de remise des chèques d’indemnisation des mains du préfet de Dakar.

Le projet de dépollution de la Baie de Hann est entré dans sa phase active avec la remise des chèques aux populations impactées par la libération des emprises. Le 28 mai 2018, sous la présence des autorités préfectorales du département de Dakar et des responsables de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), des bénéficiaires de la commune de Hann Bel Air ont aussi reçu le premier lot de chèques d’indemnisation, à l’image de leurs concitoyens du département de Pikine.

Selon le préfet de Dakar, Alioune Badara Sambe, les montants varient de 160.000 à 60 millions de FCfa. M. Sambe a saisi l’occasion pour servir une sommation aux bénéficiaires afin qu’ils puissent libérer les emprises dans un délai de 20 jours. Devant le maire de la commune de Hann Bel Air, le préfet de Dakar n’a pas manqué de souligner le caractère inclusif et social du processus de conciliation qui a abouti à cette opération d’indemnisation des impactés du projet. « L’Etat a pris en charge tous les aspects liés au foncier, même pour le cas des titres précaires », selon le préfet de Dakar. Environ 17 personnes ont été impactées par le projet dans la zone de Hann Bel Air. On en trouve également à Thiaroye et à Mbao, selon les déclarations du secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara. Revenant sur la portée d’un tel projet, le maire de la commune de Hann Bel Air, a insisté sur son caractère révolutionnaire. Selon Babacar Mbengue, le projet de dépollution de la Baie de Hann fait partie aujourd’hui des projets à citer en exemple en matière de restructuration. M. Mbengue a saisi l’occasion pour saluer l’esprit d’ouverture des populations impactées, ainsi que l’engagement du président Macky Sall et l’accompagnement des pouvoirs publics dans la mise en œuvre dudit projet.

Selon le secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara, la remise des chèques d’indemnisation et la libération des emprises est un pas décisif dans la réalisation de ce projet dont le démarrage des travaux est prévu d’ici la fin de l’année. Le chantier s’étale sur trois ans, selon les prévisions de l’Onas. Pour le moment, l’Etat a déjà injecté près de 2 milliards de FCfa dans le dédommagement des impactés du projet, a révélé M. Camara, soulignant qu’il reste encore des conciliations à boucler sur le terrain concernant certains impactés.

Seydou Prosper SADIO

La France a offert 103 bourses d’études à des étudiants sénégalais. Lors d’une réception à l’honneur des boursiers, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a soutenu qu’en une année, le nombre d’étudiants sénégalais en France a augmenté de 40%.

Les différents secteurs de la coopération française ont offert 103 bourses à des jeunes sénégalais. En général, 103 bourses sont octroyées, cette année, par l’ambassade de France au Sénégal. Ce sont 22 bourses doctorales et 4 bourses post-doctorales qui ont été attribuées à des candidats sénégalais. La thématique dominante de ces bourses est les sciences et les techniques. Il y a aussi 33 bourses de stage programmées par les autres secteurs de coopération, notamment la culture, l’innovation et l’économie numérique, la gouvernance et la coopération non-gouvernementale.

Lors de la réception organisée dans sa résidence pour les boursiers, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, a indiqué que la France est heureuse d’apporter sa pierre au développement de la formation et de l’Enseignement supérieur du Sénégal. « Il est essentiel de repenser la question de l’employabilité des jeunes dans un pays en rapide mutation. Le Président Macron a fait de l’éducation la priorité de son intervention en Afrique et au Sénégal. Cette mobilité est un critère de rayonnement », a dit l’ambassadeur, rappelant les relations profondes et le partage de valeurs entre la France et le Sénégal. Il a souligné que la France accueille 310.000 étudiants étrangers chaque année sur son territoire.  Actuellement, il y a 10.000 étudiants sénégalais en France, ce qui représente une augmentation de 40% du nombre d’étudiants sénégalais inscrits en France.

Poursuivant, il a indiqué que plusieurs mesures sont prises par la France pour faciliter la mobilité et l’obtention de visas, avec « le passeport talent qui facilite l’entrée et le séjour en France pour les jeunes diplômés, les chercheurs, les sportifs, les artistes ». L’ambassadeur de révéler aussi qu’après la formation, la France prévoit maintenant des autorisations provisoires de séjour avec la carte de séjour entrepreneur ; les étudiants africains titulaires de diplômes africains peuvent bénéficier maintenant de visa de circulation pour aller et venir.

Pape Birama Thiam, directeur de la Coopération technique de la Présidence de la République, participant à la rencontre, a remercié les autorités françaises pour ces bourses offertes. M. Thiam soutient que 2018 est une année faste pour la coopération entre le Sénégal et la France. Il a réaffirmé que le Pse accorde une grande importance à l’éducation, notamment avec le pilier 2 qui vise le renforcement du capital humain par la formation. Aux boursiers, il a recommandé d’aller se former et de revenir pour participer au développement du Sénégal.

Oumar KANDE

La journée mondiale sans tabac sera célébrée demain. La cérémonie aura lieu à Dakar au marché Gueule Tapée et à l’Ucad sur le thème « Le tabac vous brise le cœur ». Pour le Pr Serigne Abdou Bâ, de l’hôpital Aristide Le Dantec, le tabac détruit toutes les artères de l’homme.

Le Pr Serigne Abdou Bâ, chef du Service de cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a été choisi pour décortiquer le thème de la journée mondiale sans tabac prévue demain sur : « Le tabac vous brise le cœur ». Selon lui, le tabac brise plus que le cœur, puisqu’il détruit les artères du fumeur. Il est le deuxième facteur de risque des maladies cardio-vasculaires après l’hypertension artérielle.

Serigne Abdou Bâ a rappelé que les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde. Au Service cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, ce sont les cardiopathies ischémiques qui occupent la première place des hospitalisations à cause du tabac. « Pourtant, il y a 30 ans, on voyait très peu de cardiopathies, mais aujourd’hui, elles font partie de nos activités quotidiennes, même si beaucoup de malades n’arrivent pas dans nos services à cause du phénomène des crises cardiaques qui se termine souvent par une mort subite », a regretté Pr Bâ.

Dans sa présentation, le spécialiste des maladies du cœur a indiqué que le tabac est responsable des nombreuses crises cardiaques au Sénégal. « Malheureusement, la première manifestation de la crise cardiaque est la mort subite. Si le patient a la chance d’être hospitalisé, il s’en sort avec des séquelles tout le reste de sa vie, parce que le cœur est un organe unique et quand il subit des dommages, c’est catastrophique, car la réparation est souvent difficile », a-t-il averti, soulignant que le tabac attaque aussi le cerveau en provoquant des Accidents vasculaires cérébraux. Il diminue la quantité d’oxygène du sang. Le tabac favorise la formation de caillot (infarctus Avc…), entraîne une inflammation des vaisseaux sanguins et diminue le taux du bon cholestérol. « La consommation de la cigarette peut également être source de dysfonctionnement érectile et d’atteinte cardiaque », a ajouté Pr Serigne Bâ.

Dr Oumar Bâ, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, s’appuyant à une enquête nationale, a révélé qu’au Sénégal, un demi-million, soit 6% des adultes, fument, dont 11% d’hommes et 1,2% de femmes. L’étude a montré que 3 adultes sur 10 ont déclaré avoir été exposés à la fumée du tabac à l’intérieur de leur lieu de travail et près de 3 adultes sur 10 (28,8%) sont aussi exposés à la fumée de tabac au restaurant. D’où la nécessité de l’application de la loi anti-tabac votée à 2014.

Malheureusement, le Programme national de lutte contre le tabac n’a pas de moyens pour faire appliquer cette loi. Dans les espaces publics, les entreprises, les restaurants, les hôtels, etc., certains fument sans être interpellés. « Nous sommes en train de travailler pour que la loi soit progressivement appliquée. C’est un long processus. Nous allons y arriver », a assuré Dr Oumar Bâ.

Eugène KALY

A Dakar, la Journée internationale de l’hygiène féminine a été célébrée au Cedaf de l’Unité 24 des Parcelles assainies. Cette activité a été couplée à une matinée de consultations médicales gratuites. Plusieurs filles ont, à l’occasion, été sensibilisées sur leur hygiène intime. La présidente de l’Association santé mobile Sénégal, Fatou Bintou Thiam, a souligné qu’au Sénégal, la menstruation des femmes est considérée comme tabou, ce qui ne facilite pas la communication sur sa gestion efficiente. « Les mauvais comportements et pratiques observés en matière de Gestion de l’hygiène menstruelle (Ghm) ont eu un impact non négligeable sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles, notamment sur leur épanouissement. Cette rencontre a permis de rassembler plus de 100 filles âgées de 9 à 20 ans venues de 5 écoles de la commune pour bénéficier d’une formation gratuite sur l’hygiène des menstrues », a-t-elle affirmé. Cette année, les organisatrices ont retenu comme thème « l’autonomisation des jeunes filles ». A l’en croire, il s’agit de faire un plaidoyer auprès des autorités. « Nous avons fait des consultations gratuites, des dépistages en Vih et des tests urinaires. C’est ainsi que nous avons aidé et sensibilisé beaucoup de jeunes filles à ne pas traîner ces infections en prenant conscience de leur hygiène menstruelle », a-t-elle expliqué. Pour le Vih, 75 filles ont été consultées, mais tous les tests ont été négatifs. L’équipe médicale a aussi procédé à 80 tests urinaires. Un seul cas d’infection fut identifié. Le test diabétique a aussi révélé une seule malade.

Des médicaments leur ont été offerts avant qu’elles ne soient orientées vers d’autres établissements sanitaires pour un suivi médical. Mme Thiam a révélé qu’elles ont effectué, récemment,  des tournées entre Ziguinchor et Fatick et 800 serviettes hygiéniques ont été distribuées.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’annonce de l’augmentation des bourses des étudiants et de la baisse du prix des tickets de restauration a été bien appréciée par les étudiants de l’Ucad. Du campus social au campus pédagogique, les étudiants au fait de cette information n’arrêtaient de la commenter. Sur le hall de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh), Mouhamadou Diallo, debout, son sac en bandoulière, scrutait les dernières informations du tableau d’affichage de son département. Il a salué la décision du chef de l’Etat suivie de la suspension du mot d’ordre de grève à l’Ucad. « C’est une bonne chose du chef de l’Etat de vouloir apaiser le milieu universitaire.

La Faculté des Lettres est en retard et la grève est arrivée au moment où on devait commencer nos examens. Je veux qu’on retourne dans les amphis pour continuer nos examens », a déclaré l’étudiant en 3ème année de géographie. Toutefois, il a martelé que même si les étudiants doivent retourner dans les amphis, justice doit être faite pour le défunt Fallou Sène.

Même avis chez Doudou Sèye, en Licence 3 du Département d’histoire, qui trouve ces mesures du Président louables, vu que les apprenants vivent dans des conditions difficiles et viennent pour l’essentiel de l’intérieur du pays. Il a soutenu aussi que cela ne doit pas occulter toutefois le fait que la justice devra être rendue pour Fallou Sène. Son ami, Kéba, inscrit en deuxième année d’Histoire, intervient et appuie la thèse de Doudou Sèye. Venant de la Casamance, il a apprécié positivement la mesure du chef de l’Etat, car, à son avis, seule la bourse aide l’étudiant à se prendre en charge.

O. KANDE

Après leur rencontre avec le président de la République, les étudiants de l’Ucad ont salué la mesure. D’ailleurs, le collectif des étudiants a annoncé la suspension du mot d’ordre de grève et prévoit la reprise des cours dès aujourd’hui.

Un jour après leur rencontre avec le chef de l’Etat, le collectif des étudiants de l’Ucad a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève. « Les étudiants sont très contents de cette mesure d’augmentation des bourses et de la baisse des tickets. C’est à saluer », a affirmé Franck Daddy Diatta, porte-parole du collectif des étudiants, lors d’un point de presse tenu en face du Centre des œuvres universitaire de Dakar (Coud).

Cependant, le responsable syndical a soutenu que l’autre point de revendication n’est pas encore satisfait, à savoir : rendre justice à Fallou Sène. « Que justice soit faite sur la mort de Fallou Sène le plus rapidement possible. Il faut aussi que les engagements pris par le président soient respectés scrupuleusement. C’est pour cela que nous avons suspendu le mot d’ordre de grève, nous ne l’avons pas levé. Nous le suspendons pour permettre au gouvernement de réaliser les engagements qu’il a pris », a laissé entendre le jeune leader. Franck Daddy Diatta a assuré que dès ce mercredi, les cours reprendront dans toutes les facultés et établissements de l’Ucad.

En outre, l’étudiant, inscrit en Master 2 à la Faculté des sciences juridiques et politiques, a salué le fait que le Président ait décidé d’offrir 5 ambulances et une trentaine de bus aux universités, de même que son engagement à renforcer le personnel médical des universités, d’augmenter le nombre de lits pour le logement.

Par rapport à la division notée chez les responsables des étudiants, le porte-parole de l’Ucad dit « fustiger le comportement des autres universités et facultés qui n’ont pas répondu à l’appel du Président ». Pour lui, cela est « irresponsable et irrespectueux ».

« Nous sommes légitimes et nos mots d’ordre sont suivis, parce que nous constituons 80% des étudiants du Sénégal », a argué le porte-parole du collectif des étudiants de l’Ucad.

Oumar KANDE

HAUSSE DES BOURSES ET BAISSE DES TICKETS : LES ÉTUDIANTS APPRÉCIENT POSITIVEMENT
L’annonce de l’augmentation des bourses des étudiants et de la baisse du prix des tickets de restauration a été bien appréciée par les étudiants de l’Ucad. Du campus social au campus pédagogique, les étudiants au fait de cette information n’arrêtaient de la commenter. Sur le hall de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh), Mouhamadou Diallo, debout, son sac en bandoulière, scrutait les dernières informations du tableau d’affichage de son département. Il a salué la décision du chef de l’Etat suivie de la suspension du mot d’ordre de grève à l’Ucad. « C’est une bonne chose du chef de l’Etat de vouloir apaiser le milieu universitaire.

La Faculté des Lettres est en retard et la grève est arrivée au moment où on devait commencer nos examens. Je veux qu’on retourne dans les amphis pour continuer nos examens », a déclaré l’étudiant en 3ème année de géographie. Toutefois, il a martelé que même si les étudiants doivent retourner dans les amphis, justice doit être faite pour le défunt Fallou Sène.

Même avis chez Doudou Sèye, en Licence 3 du Département d’histoire, qui trouve ces mesures du Président louables, vu que les apprenants vivent dans des conditions difficiles et viennent pour l’essentiel de l’intérieur du pays. Il a soutenu aussi que cela ne doit pas occulter toutefois le fait que la justice devra être rendue pour Fallou Sène. Son ami, Kéba, inscrit en deuxième année d’Histoire, intervient et appuie la thèse de Doudou Sèye. Venant de la Casamance, il a apprécié positivement la mesure du chef de l’Etat, car, à son avis, seule la bourse aide l’étudiant à se prendre en charge.

O. KANDE

Pour procéder au recyclage écologique des déchets électroniques, tout en créant de la richesse grâce à l’économie circulaire, l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a lancé le projet « e-déchets ». Ce dernier se veut une réponse écologique et économique face aux déchets électroniques.

Anticiper sur les effets négatifs des déchets électroniques. Tel est l’objectif du projet « e-déchets » lancé par l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie). C’est dans ce cadre qu’elle a mis sur pied une unité de recyclage des Déchets des équipements électriques et électroniques (Deee). Un document reçu de l’Adie fait noter que la collecte de ces déchets permet de limiter le gaspillage des ressources naturelles nécessaires à leur conception, mais aussi d’éviter la dissémination de polluants très toxiques pour l’environnement.

Néanmoins, les équipements contiennent des éléments valorisables qui, exploitées, peuvent permettre d’instaurer un cercle vertueux et économiquement rentable de gestion des déchets électroniques. « Ces déchets sont de plusieurs natures. Répertoriés en différents niveaux de danger, tous ces déchets peuvent avoir un impact nocif sur la santé humaine et sur l’environnement.

Afin d’éviter que le danger se propage, il est impératif de savoir classifier ces éléments avant de pouvoir se lancer dans le démantèlement de matériels électroniques », lit-on dans le document.

Plus de 74 tonnes de déchets électroniques traités
Dans le sens du démantèlement des déchets électroniques, l’Adie rappelle qu’en 2016, elle a eu à effectuer un traitement record de 50 tonnes de déchets électroniques. Toutefois, compte tenu du pourcentage de renouvellement assez faible des équipements informatiques, la tendance a été faible en 2017 avec 24,5 tonnes de déchets électroniques démantelés. Le communiqué d’informer aussi qu’un Comité national stratégique a été mis sur pied dès le début de l’année 2017 afin d’associer à ce projet les acteurs de l’écosystème sénégalais à travers une démarche participative.

L’une des perspectives à court terme du projet est de proposer un cadre légal et réglementaire spécifique pour accompagner la filière même de gestion des déchets électroniques. Par ailleurs, l’Adie envisage de mettre sur pied un grand centre de traitement des Deee au Sénégal qui pourra constituer une référence africaine et prendre en charge le démantèlement de ces déchets dans la sous-région.

Oumar KANDE

L’Institut Pasteur de Dakar a acquis, grâce à la fondation belge Praesens, un camion laboratoire mobile. Ce dernier va aider à mieux gérer les épidémies, surtout dans les zones enclavées où le véhicule peut, sans difficultés, effectuer des diagnostics, des tests et communiquer en temps réel les données.

Dr Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, a réceptionné, le 25 mai 2018, le premier camion laboratoire mobile mondial. Ce dernier est offert par la fondation belge Praesens. Le Sénégal est ainsi le premier pays au monde qui va expérimenter cet équipement. Il est décrit comme un véritable laboratoire. D’après le Dr Amadou Sall, il est compact, sûr et confortable. « Il est entièrement équipé et facile à déployer. Il réunit toutes les conditions pour effectuer des diagnostics et autres tests demandant de la précision dans un environnement qui permet de communiquer des données et des résultats en temps réel », a-t-il expliqué, ajoutant que le camion est équipé pour traiter les pathogènes jusqu’au niveau IV. En plus, il intègre des technologies modernes avancées et émergentes. Il a cité comme exemple, les technologies moléculaires, les tests pathogènes multiplex et les applications.

Le camion laboratoire mobile est présenté comme un outil efficace dans la riposte contre les épidémies telles que les maladies à virus (Ebola, Zika et dengue). Dr Sall a indiqué que le camion mobile réunit toute la puissance d’un laboratoire traditionnel dans un véhicule agile qui permet de détecter la menace et prendre rapidement des décisions médicales. Il dispose également d’un large éventail de pathogènes capables de détecter à travers n’importe quel type d’échantillon clinique. Le camion permettra d’éviter le transport des échantillons cliniques infectieux vers des laboratoires centralisés, ce qui réduira considérablement le temps que l’on met pour connaître un résultat. « Le camion laboratoire mobile est un outil idéal pour les activités de surveillance des maladies. Il devrait contribuer à accroître la vitesse de réaction lors des épidémies et aider à mieux contrôler les risques », lit-on dans un document remis à la presse. Par conséquent, il renforce les systèmes de santé face aux urgences et contribue, de manière significative, à la sécurité sanitaire humaine. Selon le Dr Sall, le camion laboratoire mobile est fait pour révolutionner la gestion des épidémies dans les zones isolées grâce à un accès rapide et innovant aux tests de diagnostic moléculaires accélérés. Avant sa mise en circulation officielle, le camion a été testé dans les localités de Louga, Saint-Louis, Kédougou, Barkédj, Linguère, Dahra, Sokone. Le président de la fondation Praesens, Dr Rudi Pauwels, était heureux de remettre les clés du camion à son collègue sénégalais, Dr Amadou Sall qui a promis de mettre des moyens pour que le camion soit bien entretenu. Les deux chercheurs belge et sénégalais ont pris part au symposium sur le thème : « Solutions communautaires pour une meilleure sécurité sanitaire mondiale » qui a eu lieu au Phare des Mamelles devant un parterre de scientifiques.

Eugène KALY

Une dizaine de professeurs de Sciences de la vie et de la terre de sept régions du Sénégal se sont réunis au Centre régional de formation des personnels de l’éducation de Dakar. Cette activité est initiée par le projet pilote « édu conservation » mis en place depuis 2013 par une organisation qui s’active dans la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

La dégradation de l’environnement et le réchauffement climatique ne sont plus une affaire des gouvernants ou des décideurs. Ces phénomènes naturels sont devenus plus que préoccupants et interpellent tout le monde. C’est pourquoi, certaines organisations ont décidé d’apporter leur contribution à la recherche de solutions à ces phénomènes qui rendent difficile la vie sur terre. C’est dans cette perspective que le projet pilote « édu conservation » a vu le jour. Il est expérimenté dans trois pays africains (Maroc, Congo et Sénégal).

Le projet est déroulé en milieu scolaire. Les professeurs de Sciences de la vie et de la terre (Svt) des collèges sont ciblés pour une formation. Mais les bénéficiaires directs sont les élèves des classes de 5ème. Selon la directrice générale du projet, Claire Duval, le choix porté sur les élèves s’explique par le fait qu’ils sont des récepteurs. Ils adoptent, par la suite, des comportements citoyens vis-à-vis de la protection de la nature. A l’en croire, l’éducation à la conservation sera un moyen essentiel, incontournable pour pouvoir préserver notre planète.

Fatoumata Bâ Diallo, la directrice de l’Enseignement moyen secondaire général, a salué la pertinence du projet. Selon elle, l’éducation à la conservation de la biodiversité a un intérêt majeur pour les ministères de l’Education nationale, de l’Environnement et du Développement durable. « Former des enseignants pour former des élèves à avoir des attitudes et des comportements susceptibles d’appuyer le processus de protection de cette nature est d’une grande pertinence », s’est-elle félicitée, soulignant que quand on veut se développer, il faut s’appuyer sur les porteurs d’avenir, et les enfants, comme la jeunesse, sont des porteurs d’avenir. Poursuivant, elle a indiqué que l’école est un bon terreau pour faire germer les graines de l’avenir. « Quand on veut instaurer des pratiques, des attitudes et des comportements citoyens, il est évident que le cadre le plus approprié est sans nul doute l’école », a-t-elle déclaré.

Pape Coly NGOME

Dans le cadre de la stratégie d’intégration du handicap dans les politiques et programmes publics des pays de l’Union africaine (Ua), le Sénégal est choisi comme pays pilote de la phase 2 du projet de l’architecture de l’Ua relatif au domaine du handicap (Auda). Dakar a abrité dans ce sens un atelier de renforcement de capacités pour 25 pays africains.

Prendre en compte les personnes vivant avec un handicap dans l’élaboration des politiques et programmes des pays africains, est l’objectif du projet de l’architecture de l’Union africaine relatif au domaine du handicap (Auda). Compte tenu des résultats du Sénégal « qui excelle » dans ce sens, notre pays a été choisi comme Etat membre pilote pour l’exécution de la phase 2 du projet Auda avec la Namibie pour tout le continent. Dans ce cadre, Dakar a abrité, du 21 au 25 mai 2018, un atelier de renforcement des capacités des représentants de 25 Etats africains sur les stratégies d’intégration du handicap. Pendant 5 jours, indique Thomas Ongolo, conseiller technique en matière de handicap à la Commission de l’Ua, les fonctionnaires, venus de ces pays africains, ont été sensibilisés sur l’intégration du handicap dans les politiques publiques. « Cela est devenu une nécessité », dit-il exhortant à s’assurer que tous les pays de l’Ua intègre cette donne.

Le Sénégal, pays pilote, peut constituer un exemple selon les responsables de ce programme de l’Ua. La directrice générale de l’Action sociale, au ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Khadiassatou Gaye Alainchar, a rappelé que cet atelier régional sera capitalisé dans la mise en œuvre du projet Auda dont le Sénégal est le pays pilote. Elle pense que ce choix est un grand honneur, car le Sénégal a, à son actif, plusieurs réalisations dans ce sens avec la loi d’orientation sociale. Elle a estimé que le Conseil interministériel, présidé par le Premier ministre récemment sur la question, démontre aussi l’importance accordée aux personnes handicapées pour qu’elles puissent apporter leur contribution au développement du pays. Elle a aussi souligné les efforts fournis par le Sénégal avec notamment la carte d’égalité des chances qui assure aux bénéficiaires des avantages dans le domaine de la santé, de l’éducation, du transport, des finances et de la réadaptation.

Pour échanger les expériences réussies, le Sénégal va travailler avec la Guinée comme pays partenaire d’exécution.

Du côté des responsables de l’Ua, on estime que ce programme de formation concerne l’ensemble des pays africains. Lefhoko Kesamang de la Commission de l’Ua a félicité le Sénégal pour ses efforts dans ce domaine. « Le Sénégal va être un partenaire de choix pour développer ce programme dans les pays de l’Ua. On a besoin davantage de ressources pour l’intégration du handicap dans les politiques publiques », a-t-il soutenu. Même avis pour la directrice de la Giz (coopération allemande) au Sénégal qui finance ce programme. Friederike Von Stieglitz a confirmé que l’intégration du handicap est une question de droits humains. Elle a rassuré quant à la continuité de l’appui de l’Allemagne pour le Sénégal et pour la réussite de ce programme africain.

O. KANDE

Les trafiquants de bois deviennent plus agressifs. Ils n’hésitent pas à s’attaquer à quiconque veut les empêcher d’accomplir leur forfait. Les mesures prises par les autorités sénégalaises pour enrayer le trafic illicite de bois en destination de la Gambie rendent les trafiquants de bois plus agressifs. Se sentant de plus en plus acculés dans leurs activités, de nombreux cas d’agressions physiques sur des agents des Eaux et Forêts et des membres des Comités villageois de lutte contre le pillage de la forêt ont été enregistrés au cours des 2 dernières années dans la région de Kolda. Le dernier cas en date remonte au mois d’avril dernier avec l’assassinat de Moustapha Guèye, du village de Sam Yoro Guèye (commune de Niaming, département de Médina Yoro Foulah).

Par ailleurs, les trafiquants ne se contentent plus de couper le venn, ils s’attaquent désormais au kapokier et à d’autres espèces. Ce qui veut dire que le combat contre la coupe abusive de bois n’est pas encore gagné. Cependant, il faut reconnaître que le phénomène a nettement baissé entre 2017 et 2018 par rapport aux années passées. Les opérations combinées des forces de défense et de sécurité, l’augmentation du nombre d’agents des Eaux et Forêts dans les zones sensibles et la mise en place des Comités villageois de surveillance de la forêt dans les localités frontalières avec la Gambie y sont pour quelque chose. La confiscation des moyens de transport utilisés par les trafiquants (chevaux, ânes, motos et tracteurs), ainsi que le matériel de coupe comme les scies et les coupe-coupe et le durcissement des sanctions contre les contrevenants ont également eu un effet dissuasif auprès de certains.

Mamadou Aliou DIALLO

L’augmentation des bourses et allocations et la baisse des tickets de restauration. Telles sont les mesures fortes prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, hier, à l’issue d’une rencontre avec les étudiants des universités du Sénégal. La demi-bourse passe de 18.000 à 20.000 FCfa, la bourse entière de 36.000 à 40.000 FCfa et la bourse de 3è Cycle de 60.000 à 65.000 FCfa. Pour les tickets de restaurant, ils baissent de 150 à 100 FCfa pour le déjeuner et le dîner et de 75 à 50 FCfa pour le petit déjeuner.

D’après le communiqué de la présidence de la République, «d’autres décisions de portée sociale et pédagogique ont été annoncées», sans pour autant les préciser. Quoiqu’il en soit, en prenant de telles mesures, le président de la République répond favorablement aux principaux points de revendication des étudiants regroupés dans une coordination dénommée Coordination nationale des étudiants du Sénégal (Cnes). Il s’agit notamment de l’augmentation des bourses et allocations et la baisse des tickets de restauration. Même si l’on ne connaît pas le montant exact de la hausse, les étudiants, selon le journal «Sud Quotidien», ont proposé 25.000 FCfa pour la demi-bourse en lieu et place de 18.000 et 50.000 FCfa pour la bourse entière contre 36.000 actuellement. Et pour les tickets de restaurant, ils demandent que la baisse passe de 150 à 100 FCfa pour le déjeuner et le dîner et de 75 à 50 FCfa pour le petit déjeuner.

Hier donc, le chef de l’Etat a décidé que la demi-bourse passe de 18.000 à 20.000 FCfa, la bourse entière de 36.000 à 40.000 FCfa et la bourse de 3è Cycle de 60.000 à 65.000 FCfa. Pour les tickets de restaurant, ils baissent de 150 à 100 FCfa pour le déjeuner et le dîner de 75 à 50 FCfa pour le petit déjeuner.
Depuis le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène de l’Ugb, originaire de Patar, dans la région de Diourbel, lors des affrontements entre étudiants et gendarmes le 15 mai dernier, le chef de l’Etat, Macky Sall, n’a cessé d’appeler au calme et surtout a pris de nombreuses mesures tendant à apaiser le climat social au sein des universités.

Entre autres, ouverture d’une instruction judiciaire, audit du système de paiement des bourses confié à l’Inspection générale d’Etat (Ige), limogeage du Recteur et du directeur du Crous de l’Ugb, rencontres avec les étudiants comme le souhaitaient ces derniers, soutien à la famille du défunt (10 millions de FCfa et deux billets pour La Mecque, emplois à deux membres de la famille du défunt Fallou Sène, sa veuve une fois sa période de viduité terminée, et son frère, son fils déclaré «Pupille de la Nation»). Toutefois, il n’a jamais répondu favorablement à la demande des étudiants de démettre 3 à 4 de ses principaux ministres (Forces armées, Economie, Enseignement supérieur, Intérieur).

Hier, le président Macky Sall a, par ailleurs, désigné l’artiste-musicien, Omar Pène, comme «Ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine». Ce dernier, très lié aux étudiants depuis quelques décennies, s’était impliqué dans la résolution de la crise. L’artiste-musicien a, selon le communiqué de la présidence de la République, «demandé aux étudiants de reprendre le chemin des amphis».

Daouda MANE

La Banque africaine de développement (Bad) a signé, hier, à Busan, en Corée du Sud, lors de ses assemblées annuelles, une lettre d’intention avec l’Institut africain des sciences mathématiques. Laquelle vise à identifier des opportunités de partenariats potentiels entre les deux institutions.

Une lettre d’intention entre la Banque africaine de développement (Bad) et l’Institut africain des sciences mathématiques (Aims en anglais) a été signée, hier, à Busan, en Corée du Sud, lors des assemblées annuelles de la Bad (21 au 25 mai). Selon le communiqué, cette lettre vise à identifier les opportunités de partenariats potentiels entre les deux institutions. Le document renseigne que les organisations étudieront spécifiquement les moyens de renforcer l’éducation et la recherche dans les sciences mathématiques à travers l’Afrique. Cette lettre, précise-t-on, illustre une intention de collaboration qui offrira la possibilité de mobiliser des ressources destinées à développer et renforcer les qualifications avancées en sciences, en technologie et en innovation, ainsi que les connaissances nécessaires pour conduire l’économie moderne en Afrique.

Jennifer Blanke, vice-présidente de la Banque chargée de l’agriculture et du développement humain et social, et Thierry Zomahoun, président et directeur général de l’Aims, sont les signataires de cette lettre d’intention. « Les mathématiques et la science jouent un rôle essentiel dans la promotion du développement humain et de l’innovation en Afrique. Ce qui est vraiment enthousiasmant pour nous, c’est qu’il s’agit de rechercher des solutions africaines aux défis africains. Et ce, dans tous les domaines où nous travaillons. Nous sommes ravis de faire cela et de le faire avec l’Institut africain des sciences mathématiques », a déclaré Mme Blanke.

La Bad et l’Aims affirment que l’un des résultats possibles de cette lettre pourrait être la mise en place d’un programme de partenariat destiné à renforcer l’expertise en sciences mathématiques en Afrique. Ce programme de partenariat serait chargé de contribuer au développement d’une communauté africaine jeune et solide de scientifiques et de technologues de classe mondiale. « Nous sommes en train de parler de la mutation de l’Afrique et c’est une passion qui anime l’Aims. Ce que je crois personnellement, c’est que rien n’est possible sans les individus », a soutenu M. Zomahoun.

L’Aims a été créé en septembre 2003 en tant que moyen d’intervention de l’Ua-Nepad pour le renforcement des capacités en sciences mathématiques sur le continent. Il s’agit d’un réseau panafricain de centres d’excellence permettant aux étudiants d’Afrique les plus doués de devenir les innovateurs qui mèneront le continent vers l’autosuffisance scientifique, éducative et économique.

De notre envoyé spécial à Busan : Aliou KANDE

 

La Banque africaine de développement (Bad) a signé, hier, à Busan, en Corée du Sud, lors de ses assemblées annuelles, une lettre d’intention avec l’Institut africain des sciences mathématiques. Laquelle vise à identifier des opportunités de partenariats potentiels entre les deux institutions.

Une lettre d’intention entre la Banque africaine de développement (Bad) et l’Institut africain des sciences mathématiques (Aims en anglais) a été signée, hier, à Busan, en Corée du Sud, lors des assemblées annuelles de la Bad (21 au 25 mai). Selon le communiqué, cette lettre vise à identifier les opportunités de partenariats potentiels entre les deux institutions. Le document renseigne que les organisations étudieront spécifiquement les moyens de renforcer l’éducation et la recherche dans les sciences mathématiques à travers l’Afrique. Cette lettre, précise-t-on, illustre une intention de collaboration qui offrira la possibilité de mobiliser des ressources destinées à développer et renforcer les qualifications avancées en sciences, en technologie et en innovation, ainsi que les connaissances nécessaires pour conduire l’économie moderne en Afrique.

Jennifer Blanke, vice-présidente de la Banque chargée de l’agriculture et du développement humain et social, et Thierry Zomahoun, président et directeur général de l’Aims, sont les signataires de cette lettre d’intention. « Les mathématiques et la science jouent un rôle essentiel dans la promotion du développement humain et de l’innovation en Afrique. Ce qui est vraiment enthousiasmant pour nous, c’est qu’il s’agit de rechercher des solutions africaines aux défis africains. Et ce, dans tous les domaines où nous travaillons. Nous sommes ravis de faire cela et de le faire avec l’Institut africain des sciences mathématiques », a déclaré Mme Blanke.

La Bad et l’Aims affirment que l’un des résultats possibles de cette lettre pourrait être la mise en place d’un programme de partenariat destiné à renforcer l’expertise en sciences mathématiques en Afrique. Ce programme de partenariat serait chargé de contribuer au développement d’une communauté africaine jeune et solide de scientifiques et de technologues de classe mondiale. « Nous sommes en train de parler de la mutation de l’Afrique et c’est une passion qui anime l’Aims. Ce que je crois personnellement, c’est que rien n’est possible sans les individus », a soutenu M. Zomahoun.

L’Aims a été créé en septembre 2003 en tant que moyen d’intervention de l’Ua-Nepad pour le renforcement des capacités en sciences mathématiques sur le continent. Il s’agit d’un réseau panafricain de centres d’excellence permettant aux étudiants d’Afrique les plus doués de devenir les innovateurs qui mèneront le continent vers l’autosuffisance scientifique, éducative et économique.

De notre envoyé spécial à Busan : Aliou KANDE

 

Une rencontre a réuni, à Saint-Louis, divers acteurs s’activant dans la vulgarisation de la Stratégie nationale de développement durable au Sénégal. Ce rendez-vous a permis de les sensibiliser sur l’utilisation rationnelle et durable des ressources.

L’atteinte des Objectifs pour le développement durable reste une préoccupation majeure pour l’Etat, les partenaires au développement et les structures d’appui. C’est tout le sens de la vulgarisation de la Stratégie nationale de développement durable au Sénégal (Sndd), un programme national d’actions qui fait la synthèse des principales problématiques de développement au niveau national et régional. A cet effet, une rencontre s’est tenue à Saint-Louis.

Khadim Hanne, adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, a rappelé que l’objectif général est de vulgariser la Sndd auprès des acteurs des niveaux déconcentrés et décentralisés. L’importance de ces réunions se trouve, selon lui, dans le fait qu’elles permettent « de mieux intégrer le développement durable dans la planification politique au niveau local. Quant à Mme Noujoud Asia Ghemri, cheffe du projet Unops, elle a souligné que les divers acteurs doivent « démultiplier les efforts avant d’atteindre les Objectifs de développement durable ».    

La stratégie consistera à mettre en place des systèmes flexibles pour améliorer en permanence la gestion des affaires publiques, afin de promouvoir la cohérence entre les différentes mesures prises (politiques, stratégies, programmes sectoriels, etc.). Aussi, est-il question de se départir de l’idée que l’État est le seul responsable du développement. Cela, pour évoluer vers une conception selon laquelle il est également du ressort de la société toute entière (y compris les différentes catégories d’intervenants socioéconomiques).

C’est pourquoi, a ajouté Mme Ghemri, il  est important de se détourner des modes de prise de décision centralisés et rigides pour aller vers des mécanismes autorisant le partage des enseignements de l’expérience et des solutions pour l’avenir, la négociation dans un climat de transparence, la coopération et la concertation. Elle demeure donc un processus de planification stratégique, participatif et destiné à atteindre, de manière équilibrée et intégrée, à tous les niveaux, des objectifs économiques, sociaux et environnementaux, dans une perspective d’équité intra et intergénérationnelle.

Amadou Maguette NDAW

 

Amadou Clédor Fall, Pdg de Diara S.A. a enrôlé 2.000 personnes du quartier Diamaguène de Thiès dans la Cmu.

Amadou  Clédor Fall, président directeur général de Diara Sa, a dégagé 7 millions de FCfa pour accompagner 2.000 personnes à accéder à la Couverture maladie universelle (Cmu) au quartier Diamaguène et environs, dans la commune de Thiès. « Nous avons choisi de nous investir librement dans ce chantier en tant que militant du social, de la solidarité. Tant que Dieu nous prête vie et nous donne la capacité financière d’aider, nous n’hésiterons pas de mettre la main à la poche chaque année », a-t-il soutenu. D’ailleurs, pour éviter toute équivoque, M. Fall a martelé qu’il ne fait partie d’aucun parti politique.

A l’occasion, Aly Bâ, président du Comité de santé du poste de santé El hadji Gaye de Grand Thiès, a rappelé les difficultés qui risquent de plomber la bonne marche de leur établissement. Et de citer le retard de la compensation que l’Etat doit verser aux structures de santé, précisant que le poste de santé attend 9 millions de FCfa de l’Etat. A l’en croire, cela a fait chuter leur approvisionnement en médicaments de plus d’un million de FCfa à environ 300.000 FCfa le mois. Pour M. Bâ, ce gap ralentit sensiblement les rentrées au sein du poste de santé au risque de faire baisser dangereusement le chiffre d’affaires, eu égard aux charges que le Comité de santé se doit d’honorer. « D’ailleurs, cette situation que nous vivons est  partagée  par l’ensemble des structures sanitaires du pays. Même si nous reconnaissons la pertinence du choix, il urge de corriger les lenteurs dans le recouvrement des crédits faits à l’Etat, sinon nous allons droit au mur », a-t-il lancé.

Un état de fait reconnu par le coordonnateur de la Cmu à Thiès, Mamadou  Ndiaye  Sow,  qui a eu à évoquer récemment, à Touba-Toul, qu’une enveloppe de 200 millions de FCfa est tombée dans l’escarcelle des structures sanitaires de la région. « C’est vrai que ce n’est pas la totalité, mais cette somme est uniquement destinée à la région médicale de Thiès », a-t-il précisé.

Mbaye BA

 

Les difficultés dans la lutte contre les cancers sont mises en exergue dans une étude réalisée dans cinq structures de santé de Dakar et de Thiès. Selon les enquêteurs, il n’y a pas une ligne budgétaire destinée à la lutte contre ces maladies.   

L’Ong Amref, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, a commandité une étude intitulée : « Evaluation rapide sur le cancer au Sénégal ». Cette dernière, qui a duré 4 mois, avait pour objet de faire l’état des lieux sur la prévention, le  contrôle et la prise en charge des maladies liées aux cancers. Elle a été réalisée à l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec, dans les hôpitaux de Fann, de Grand-Yoff, à Principal et à l’hôpital régional de Thiès. L’étude a montré qu’il y a des difficultés dans la prise en charge des cancers : de  la coordination jusqu’aux services offerts aux malades, en passant par la chaine d’approvisionnement, le management…

En présentant les résultats, le Pr Issa Wone, consultant en santé publique, a pointé du doigt le manque de financement. « L’étude a montré que la lutte contre les cancers n’est pas financée au Sénégal. Il n’y a même pas une ligne budgétaire », a-t-il regretté. L’absence de ressources financières est, selon lui, à l’origine de l’arrêt de beaucoup d’activités concernant la lutte contre les cancers. M. Wone a aussi cité la mise en place du registre des tumeurs. « Il y a des problèmes profonds dans la prise en charge du cancer au Sénégal qui pourtant constitue le défi du troisième millénaire », a dénoncé le consultant.

Le Pr Mamadou Diop, de l’Institut de lutte contre les cancers de l’hôpital Aristide Le Dantec, a confirmé les informations publiées dans l’étude. D’ailleurs, il a informé qu’il a été mis fin à la mise en place du registre des tumeurs au niveau de l’hôpital Aristide Le Dantec. « Pourtant nous avions commencé à le faire, mais faute de moyens financiers, nous étions obligés d’arrêter », a-t-il souligné.

Les enquêteurs ont également constaté l’insuffisance des ressources humaines puisque le Sénégal dispose de très peu de spécialistes en cancérologie.
Concernant les médicaments, l’étude a montré que, malgré les efforts de la Pharmacie d’approvisionnement nationale (Pna) pour les rendre accessibles, ceux de deuxième ligne ne sont pas disponibles. « Or ces médicaments sont les plus efficaces dans la lutte contre le cancer », a estimé l’enseignant consultant.
Le directeur régional d’Amref/Afrique de l’Ouest, Dr Bara Ndiaye, a appelé à la mise en place d’actions urgentes pour lutter contre les maladies non transmissibles, en particulier les cancers, qui font des ravages dans les pays en développement.   

Eugène KALY

 

L’organisation Action solidaire internationale a lancé, le 24 mai 2018, le Projet Clubs changement climatique (Projet 3C). L’objectif est de sensibiliser les jeunes sur les effets du réchauffement climatique.

Une étude du Comité de pilotage de la Cop22 (Maroc) a révélé que l’école africaine n’assure pas son rôle de sensibilisation sur le changement climatique. A ce propos, Babacar Mbaye, d’Action solidaire internationale (Asi), a indiqué que seuls 13 % des jeunes interrogés disent avoir été sensibilisés sur la lutte contre le réchauffement climatique au cours de leur parcours scolaire ou universitaire. Alors que 86 % des jeunes, a-t-il signalé, subissent les conséquences de ce phénomène. M. Mbaye s’exprimait au lancement du Projet Clubs changement climatique (Projet 3C), le 24 mai 2018, initié avec l’appui de l’ambassade de France au Sénégal.

Pour le directeur exécutif d’Asi, Mamadou Barry, ce projet entend résorber le déficit de communication, de mobilisation et de sensibilisation des jeunes sur les concepts et enjeux liés au changement climatique. En collaboration avec les départements ministériels concernés, « nous chercherons à relever le taux de prise de conscience ou de sensibilisation des jeunes de 13 à 50 % au moins », a-t-il dit.

De son côté, la directrice de l’Environnement et des etablissements classés (Deec), Marilyn Diarra, par ailleurs marraine dudit programme, est d’avis que « les préoccupations liées au changement climatique et, de façon générale, au développement ne peuvent être portées que par la société civile ». « Nous devons travailler beaucoup plus en concertation, pour qu’effectivement les stratégies élaborées puissent être réellement mises en œuvre sur le terrain », a-t-elle fait observer. Pour Pierre Ives Bertrand, conseiller en environnement et développement durable à l’Ambassade de France au Sénégal, la particularité du projet, c’est de travailler sur le renforcement des capacités de résilience des populations et le plaidoyer.

Souleymane Diam SY

Ils étaient nombreux dans la rue, hier, pour dénoncer les bavures policières notées dans les universités sénégalaises et réclamer justice pour leur camarade Fallou Sène. Par cette marche pacifique, encadrée par la police, les étudiants de Thiès ont exprimé leur solidarité à leurs camarades de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

« Justice pour Fallou », « Plus jamais ça ! » « Indemnisation immédiate des victimes ! » « Evacuez Ousmane ! » « Police, hors la loi », « Mary Teuw, démission », etc. Les messages sur les pancartes et T-shirts sont nombreux et quelquefois hostiles aux forces de l’ordre et aux autorités en charge de l’Enseignement supérieur.

A l’image de leurs autres camarades du Sénégal, des centaines d’élèves et étudiants de Thiès ont marché, hier, de la station Edk à la préfecture, en passant par la Promenade des Thiéssois et devant la mairie, pour exprimer leur solidarité aux étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis dont un des leurs a été tué d’une balle lors d’une manifestation estudiantine le 15 mai dernier.

« A travers cette marche, nous voulons que justice se fasse et que toute la lumière soit faite sur la mort de Fallou Sène, notre camarade tué par les forces de l’ordre, alors qu’il essayait de défendre la cause des étudiants », a déploré Samba Gningue, président de la Coordination des étudiants thièssois.

« Nous disons non à ce qui se passe à l’université qui n’est pas un champ de bataille ou de tuerie. Nous disons à l’Etat du Sénégal de payer à chaque fois les bourses, qui ne permettent même pas de régler les problèmes des étudiants, à date échue. Il ne faut pas attendre qu’il y ait mort d’homme pour essayer de se rattraper », a renchéri Collin Ernest Coréa, étudiant en Master 1 en Banque-Finance- Assurance à l’Université de Thiès. Selon le président de l’Amicale de l’Ufr Sciences économiques et sociales (Ses) de l’Université de Thiès, Daniel sylvain Diémé, cette marche pacifique est initiée pour dénoncer les bavures policières notées également à Thiès et celles qui ont occasionné la mort de Fallou Sène à l’Ugb.

« Nous dénonçons l’injustice dont les étudiants sont victimes à chaque fois qu’ils sont dans la rue pour réclamer le payement de leurs bourses. L’argent qui a été remis à la famille de Fallou Sène ne nous intéresse pas. Tant que justice ne sera pas rendue à notre camarade, nous allons poursuivre la lutte en élaborant d’autres plans d’actions », a-t-il assuré.
À l'issue de la manifestation, un mémorandum a été remis au préfet.

Ndiol Maka SECK

Les étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis se sont encore retrouvés dans la rue pour manifester leur colère. Hier, ils ont organisé une marche pacifique et bien encadrée par les forces de l’ordre pour inviter le gouvernement à mobiliser toutes les énergies en vue de traquer, de neutraliser et de punir sévèrement l’auteur de ce crime commis sur la personne de Mouhamadou Fallou Sène. Cet étudiant originaire de Patar (département de Diourbel) et inscrit en 2ème année de Lettres modernes était âgé de 26 ans. Il était marié et père d’un enfant. Après avoir sillonné les rues, ruelles et artères du faubourg de Sor, dans la commune de Saint-Louis, les marcheurs se sont adressés à la presse pour déplorer, par la voix de leur porte-parole, Babacar Cissé, « la violence faite aux étudiants », «le non respect des franchises universitaires», « la maltraitance faite aux étudiants sénégalais », etc. Ils ont longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de prendre en charge la famille du défunt Fallou Sène sur tous les plans et à tous les niveaux. Les jeunes pensionnaires du campus social de l’Ugb ont tenu vaille que vaille à faire comprendre à l’ensemble de leurs concitoyens qu’ils n’ont pas reçu de l’argent de la présidence de la République et qu’ils demeurent incorruptibles. D’autres étudiants sénégalais, des ressortissants de la cité religieuse de Mame Rawane Ngom, ont également organisé une marche à Mpal (à une trentaine de kilomètres de Saint-Louis) pour développer les mêmes arguments et exprimer les mêmes doléances.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les élèves du lycée Alpha Molo Baldé de Kolda demandent que justice soit faite après la mort de l’étudiant Fallou Sène lors des manifestations estudiantines survenues le 15 mai dernier à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Avec le renfort des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) et de ceux de l’Ugb originaires de la région de Kolda, ils ont organisé, hier, une marche pacifique pour réclamer des sanctions exemplaires contre les auteurs de ce drame. Aucun incident n’a été signalé durant cette manifestation qui, faut-il le rappeler, a été autorisée par le préfet de Kolda. Scandant des slogans comme  « Je suis Fallou Sène » ou « Que justice soit faite sur la mort de Mouhamadou Fallou Sène », les marcheurs ont pris départ devant le lycée Alpha Molo Baldé pour se rendre à la gouvernance où ils ont fait une déclaration à la presse. « (…) Nous tenons à réitérer que l’université n’est pas un champ de bataille, mais un temple du savoir. Nous ne voulons pas aller à l’université pour être assassinés », a déclaré Souleymane Baldé, président de l’Association des étudiants ressortissants de la région de Kolda à l’Ugb et coordinateur du mouvement estudiantin local. Il a demandé aux plus hautes autorités de ce pays de tout mettre en œuvre pour retrouver les coupables, afin que de pareils évènements ne se reproduisent plus dans les universités sénégalaises, non sans rappeler le cas de l’étudiant Bassirou Faye qui avait également trouvé la mort, en 2014, dans des circonstances similaires.

Mamadou Aliou DIALLO


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