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Actualités (1641)

Le Conseil départemental de Koungheul, dans la région de Kaffrine, s’est engagé à enrôler 1000 personnes dans les mutuelles de santé. Les frais d’adhésion sont inscrits dans le budget 2017-2018. Le président de l’institution, le ministre conseiller Assane Diop, en a fait la révélation lors de la finale des phases départementales du championnat national populaire dont il était le parrain.

La 3ème édition des phases départementales du championnat national populaire de Koungheul a été parrainée par le ministre conseiller Assane Diop. Ce dernier, en marge de la cérémonie, a annoncé l’enrôlement de 1000 personnes dans les mutuelles de santé afin de les aider à bénéficier de la Couverture maladie universelle. Ce responsable de l’Alliance pour la République (Apr) qui avait à ses côtés l’envoyée spéciale du chef de l’Etat, Aminata Touré, et d’autres responsables politiques de la région, ne manquait pas de mots pour justifier cette mesure sociale.

« Nous avons l’obligation d’accompagner cette initiative majeure du président Macky Sall, de respecter un des piliers de son programme politique, afin que chaque Sénégalais puisse avoir accès aux soins de qualité, indépendamment de sa situation sociale, à travers la Couverture maladie universelle  », a soutenu l’ancien directeur exécutif du Bureau international du travail (Bit). Il a laissé le soin aux services compétents de l’Etat de définir les critères de sélection des 1000 futurs bénéficiaires de cette mesure. « C’est un acquis social important pour les bénéficiaires indigents. Koungheul étant un département qui a des problèmes de santé, ce dispositif constitue une opportunité d’élargir l’accès aux soins aux personnes qui sont dans le besoin  », a poursuivi M. Diop. L’occasion s’apprête donc, pour ce dernier, de revisiter l’histoire politique de Koungheul qui, au même titre que Kaffrine et Matam, sert « de baromètre à l’échelle nationale lors des joutes électorales ». « Le département de Koungheul a toujours joué un rôle politique majeur au Sénégal. Et aujourd’hui plus que jamais, tous les responsables de l’Apr sont dans de très bonnes dispositions pour gagner ensemble les élections législatives et présidentielle prochaines  », a souligné Assane Diop. Pour sa part, Aminata Touré, venue répondre à l’invitation du président du Conseil départemental de Koungheul, a loué l’esprit d’ouverture du parrain. Ce qui explique, d’après elle, sa proximité avec le président Macky Sall qui en a fait un ministre conseiller. 

Elimane FALL

Les femmes de l’Institut Pasteur ont organisé une randonnée pédestre pour sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques.

L’Amicale des femmes de l’Institut pasteur (Afip) a organisé, une randonnée pédestre. Le but, c’est de sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques. « Avec notre charge de travail, nous n’avons pas le temps de faire du sport. C’est pourquoi 3.000 personnes ont été conviées à cette activité sportive. Notre amicale compte 110 membres », a justifié la présidente de l’Afip, Marième Sy Dieng. La structure aide des Sénégalais à revenus modestes à accéder à certaines analyses. L’Afip a collecté des dons pour les détenues de la prison de Liberté 6 et la pouponnière de la Médina.

L’initiative de l’Afip a été soutenue par Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du service public. « Nous sommes venus les soutenir. Nous avons aussi un dispositif médical de suivi au niveau de la Fonction publique. Il y a un lien entre ce que nous faisons et ce que l’Institut Pasteur est en train de faire. Il doit continuer dans cette dynamique de déconcentration de sa structure », a fait remarquer le ministre.

De son côté, Dr. Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar est revenu sur les missions essentielles de leur institution à savoir la promotion de la santé publique, la recherche et la formation. « Notre spécificité, c’est la production de vaccins. Nous avons un rôle à jouer dans la lutte contre les épidémies comme celle d’Ebola. Au Sénégal, nous faisons beaucoup d’analyses. Nous voulons nous rapprocher des populations », a indiqué Dr. Amadou Sall. L’Institut va construire une usine à Diamniadio sur un site offert par le président de la République, Macky Sall. Le coût de la construction est estimé à 23 millions d’Euros. La fabrication des vaccins doit démarrer en 2019

Serigne Mansour Sy CISSE

La réussite en entreprenariat requiert de la patience, de l’abnégation, de la culture du risque. C’est ce qui est ressorti d’une conférence organisée à Kaffrine. 

Comment réussir en entreprenariat ? Cette question a été au centre des réflexions à Kaffrine. Le président de l’Institut supérieur d’informatique (Isi) qui a animé une conférence a partagé son expérience avec la jeunesse de cette collectivité locale. Le début de l’entreprenariat, a-t-il insisté, ne peut pas être facile. C’est pour cela qu’il a invité les jeunes à s’armer de patience et d’être animés par une passion et une conviction pour tirer son épingle du jeu. «  L’entame était loin d’être évidente. Il nous a fallu une bonne dose d’abnégation et de confiance en soi pour s’en sortir. Cela doit être le crédo de chaque jeune Sénégalais pour développer son potentiel  », a conseillé le conférencier, un natif de Kaffrine.

Choisi comme modèle par la jeunesse du Ndoucoumane, le président d’Isi a eu droit à des témoignages de la part de sa famille, de ses amis et du président du Conseil département de Kaffrine. « Je me rappelle du garçon gringalet de l’époque, à la mise discrète, alors que les autres se pavanaient en costume cravate. Il dégageait déjà des dons exceptionnels pour les affaires  », a rapporté ce dernier. Aujourd’hui, le savoir-faire sénégalais en matière d’enseignement supérieur s’exporte bien dans la sous-région. La preuve, l’Institut supérieur d’informatique est présent en Mauritanie. Au Sénégal, en plus de Dakar, Isi a des antennes à Keur Massar, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Le groupe, fondé par Abdou Samb, compte plus de 2.800 étudiants. « Nous comptons ouvrir un établissement dans la capitale économique de la Mauritanie, Nouadhibou, après celle de Nouakchott. Ce qui nous assure le leadership dans le segment de l’enseignement supérieur privé dans ce pays. Ce développement à l’international traduit la qualité du label Isi », a soutenu le promoteur du groupe, en marge d’une conférence publique axée sur jeunesse et entrepreneuriat privé.

Elimane FALL

Après la billetterie électronique, Moustapha Ndiaye a lancé une plateforme qui génère à temps réel ou en différé des informations sur la vitesse d’une voiture. La technologie renseigne également si celle-ci est surchargée ou pas. La plateforme offre une vue d’ensemble sur les artères où le trafic est dense et sur les voies où il est fluide.

Le samedi est un jour ouvrable dans cette startup, sise à la Cité Soprim, non loin de la pharmacie Mame Diarra Boussou. Au premier étage, dans une salle à la porte entrebâillée, des secrétaires sont derrière leur ordinateur. Dans d’autres compartiments, des ingénieurs vérifient les assemblages des appareils. Des jeunes s’apprêtent à descendre sur le terrain pour faire des expositions. Au total, 23 jeunes travaillent dans cette startup.

Leur employé est un jeune. Il se nomme Moustapha Ndiaye. Il a démontré que les nouvelles technologies ne constituent pas une menace pour des emplois. Bien au contraire. Elles offrent des opportunités de création d’emplois. Dans son bureau encombré d’ordinateurs, d’onduleurs et d’unités centrales, l’informaticien continue de tisser sa toile. Sa solution intégrale de géolocalisation est utilisée par plusieurs services et entreprises de la place. « C’est un centre de contrôle et de commandement du transport urbain et interurbain. Il est mis en service depuis le 28 avril 2015 », informe ce spécialiste des technologies embarquées. C’est plus qu’un système de géolocalisation. Cette technologie aide à contrôler à distance les véhicules d’une entreprise, d’un Gie, y compris la consommation de carburant. « A partir de la plateforme, nous pouvons contrôler la consommation de gasoil, remonter les itinéraires parcourus par les véhicules et vérifier si la voiture est surchargée, les ouvertures des portes… », détaille le concepteur.

L’aide aux constats en cas d’accident
Le concepteur souhaite mettre cette plateforme à la disposition des autorités publiques du secteur du transport. L’outil est muni d’une technologie qui détecte tous les excès de vitesse à temps réel ou en différé. Ces informations, générées par la plateforme, sont essentielles pour éclairer la survenue des accidents en cas de choc ou de collision. « La plateforme est fonctionnelle. Elle fournit des informations à temps réel et en différé. Avec cet outil, nous pouvons expliquer la survenue des accidents et surtout ceux liés à l’excès de vitesse », affirme Moustapha Ndiaye.

L’ingénieur n’est pas dans la réaction. Il est dans la prévention. Le dispositif lance des signaux d’alarme en cas d’excès de vitesse. Le propriétaire de la voiture, la société, ou encore l’administration d’un parc automobile a la possibilité de demander au conducteur de lever le pied sur l’accélérateur. « Il y a beaucoup de cas d’accidents au Sénégal. Avec cette plateforme, le propriétaire du ou des véhicules peut émettre des signaux d’avertissement aux conducteurs pour qu’ils ralentissent », dévoile l’informaticien qui souhaite travailler avec les services qui ont en charge le transport et de lutter contre les accidents de circulation. Le transport est le champ d’intervention de Moustapha Ndiaye. Cette innovation est un train de solutions aux nombreux problèmes du trafic urbain et interurbain. La plateforme offre une vue large sur la circulation à Dakar à un temps donné. Sur la base de ces informations, les conducteurs peuvent décider d’emprunter une voie où la circulation est plus fluide. «A partir d’un clic, les automobilistes peuvent voir tous les tronçons où il y a des embouteillages. Partant de ce constat, l’automobiliste a le choix de s’engager sur une voie où la circulation est fluide ou sur celle où le trafic est dense », explique cet autodidacte qui a reçu, par la suite, une formation au Centre national de qualification professionnelle (Cnqp).

Saisir les opportunités des Tic
Cette plateforme ne sera pas une dernière pour ce Sénégalais qui effectue des « voyages d’approfondissement de connaissances » en Chine. Sa vie est associée à jamais aux nouvelles technologies qui l’ont mis sous les feux des projecteurs. Depuis l’invention de la billetterie, il enchaîne des interviews avec des chaines de télévisions sénégalaises et étrangères. Ce centre est une sorte de prolongement de la billetterie électronique, brevetée à l’Oapi depuis le 30 septembre 2015 sous le numéro 17.225. Cette billetterie fournit des informations sur la compagnie du Gie, le numéro de série, la ligne, l’itinéraire, la section, le prix, l’heure et les coordonnées géographiques. Toutes les informations sont générées instantanément dans le bus.

Idrissa SANE

Le directeur du Centre hospitalier régional (Chr) de Saint-Louis, Dr Ousmane Guèye, et ses proches collaborateurs ont réceptionné officiellement une chambre mortuaire neuve de 6 blocs. Cette chambre a été offerte aux populations de la ville tricentenaire par la Fondation Servir le Sénégal de la Première dame, Mme Marième Faye Sall.

La Fondation Servir le Sénégal a réhabilité la morgue du Centre hospitalier régional de Saint-Louis. La réhabilitation de la chambre mortuaire est une réponse à un problème très sensible pour les techniciens. C’est pourquoi le Dr Ousmane Guèye et son staff ont salué l’action de la Première dame qui ne cesse de poser des actions d’une portée sociale. Pour beaucoup d’intervenants, Mme Marième Faye Sall vient de satisfaire ainsi une vieille doléance des populations de la vieille cité. 

Les équipements flambants neufs ont été réceptionnés en présence des autorités municipales et d’une forte délégation de la Fondation Servir le Sénégal. Le directeur de l’établissement hospitalier, Ousmane Guèye, s’est réjoui de la promptitude de la Première dame à traiter les problèmes de l’hôpital. « Les actions entreprises par Mme Marième Faye Sall permettent à ce Chr de mieux faire face aux problèmes de santé publique des populations de la région Nord et de certaines localités des pays de la sous-région », a témoigné M. Guèye.

Mb. Kh. DIAGNE

Le lancement du court métrage intitulé « Green movies » (les images vertes), du jeune entrepreneur Mamadou Sakho, directeur de la structure « Jenna », a servi de prétexte pour les spécialistes d’échanger sur les conséquences des changements climatiques à l’Espace Harmattan. Le film est une invite à l’action des jeunes.

Les effets du changement climatique ont fini par mettre d’accord tout le monde sur l’impérieuse nécessité d’agir pour la préservation de l’environnement. Mamadou Sakho, de la structure « Jenna », en collaboration avec l’espace Harmattan de Dakar, a trouvé la bonne formule, vendredi dernier, en organisant un panel sur les changements climatiques.

La projection de « Green movies », un court métrage, met en lumière des comportements et attitudes qui portent préjudice aux écosystèmes. Mais, son réalisateur, Mamadou Sakho, s’est aussi intéressé aux mesures d’atténuation comme la lutte contre le péril plastique, le recours aux énergies renouvelables, la culture des comportements éco-citoyens.

Le directeur de l’Espace Harmattan, Abdoulaye Diallo, a réitéré sa volonté d’accompagner toutes les productions quelle que soit la thématique abordée par l’auteur. Pendant une heure d’horloge, ils ont été nombreux à échanger sur la problématique de la sauvegarde de l’environnement. Les recommandations de Mme Aïda Diongue Niang de l’Anacim (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie), de Mme Mame Coumba Ndiaye de l’Aeme (Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie), de Pr Pascal Sagna de l’Ucad, de Mme Madeleine Diouf Sarr, de la Direction de l’environnement et des établissements classées (Deec), et de Kader Kamara ont été pertinentes, en ce sens qu’elles constituent un bréviaire pour les jeunes entrepreneurs.

A la lumière des accords de Paris de 2015 et les engagements des parties prenantes d’appliquer des mesures pour maintenir, à partir de 2020, la hausse de la température mondiale à moins de 2°C, cela, jusqu’à l’horizon 2050, les panélistes ont formulé des recommandations. Il s’agit, entre autres, de la prise d’initiatives pour venir en appui, sur le plan technique, aux services qui sont dans le besoin. A cela s’ajoute la mise en place d’un système d’alerte précoce pour aider les agriculteurs, les pêcheurs et les populations à faire face aux phénomènes des changements climatiques.

Recommandations
L’amplification des conséquences des changements climatiques est plus que réelle avec une urbanisation galopante (projection de 5 milliards de personnes qui vont vivre en ville). Pour la ville de Dakar, des mesures ont été proposées afin d’accroître sa résilience. Parmi elles, les spécialistes énumèrent la territorialisation des politiques publiques, l’organisation des séances d’Iec, « la réinvention de la ville dans ses fonctions », etc.

Pour la maîtrise de l’énergie, la recommandation forte était son utilisation rationnelle au sein des foyers et surtout de faire recours à l’énergie de substitution. Prenant la parole, Kader Kamara a conseillé les jeunes de se lancer dans l’entreprenariat, alors que Madeleine Diouf Sarr a invité au respect des engagements, afin que le réchauffement global soit maintenu au dessous de 2°C d’ici à 2050. Pour ce faire, il faut que des mesures soient prises dans les domaines comme l’énergie, la déforestation, l’agriculture, la gestion des déchets, les transports.

B. B. SANE

Les émigrés de Syllycounda ont construit un poste de santé pour leur village situé dans la commune rurale de Diambaty, département de Bounkiling. Jusqu’ici, la localité ne disposait que d’une case de santé qui polarisait 35 villages. Pour certains services de soins, les habitants de ces localités étaient obligés de se rendre à Diaroumé ou dans d’autres postes de santé plus éloignés.

L’infrastructure a coûté 3 millions de FCfa. La cérémonie de réception a enregistré la présence des autorités administratives et sanitaires ainsi que des populations. Les intervenants ont magnifié l’apport des émigrés dans le développement de leur terroir. L’un des représentants de la diaspora a laissé entendre que c’est de leur devoir de participer à la résolution des problèmes que rencontrent leurs parents. Ces derniers ont remercié l’Ong Amref qui a équipé le poste de santé. Le directeur régional d’Amref pour l’Afrique de l’Ouest a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour le démarrage des activités. Pour sa part, le médecin-chef du district sanitaire de Bounkiling a promis l’affectation d’agents qualifiés.

Malamine KAMARA

Le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam) pourrait avoir un centre dans la capitale sénégalaise. Lors d’une visite d’une délégation de cette structure d’enseignement supérieur à Dakar, plusieurs contacts ont été noués. Cette visite qui fait suite à la remise du titre et des insignes de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall par le Cnam en décembre dernier.

Suite à la remise du titre et des insignes de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall par le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam), une délégation de cette structure de formation a séjourné au Sénégal pour voir les possibilités de partenariat. Comme il le fait dans chaque pays où il est installé, le Cnam s’appuie sur une structure locale pour dérouler ses activités. Ainsi, au Sénégal, il est en train de chercher des champs de coopération avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et aussi le Réseau des Instituts supérieurs d'enseignement professionnel (Isep). Déjà présent au Maroc et en Côte d’Ivoire, le Cnam compte se déployer dans notre pays suite à un accord de coopération avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche signé, en décembre dernier, en marge de la remise du titre de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall. Avec une grande expérience de formation surtout continue et aussi de Validation des acquis de l’expérience (Vae), le Cnam compte mettre cette expertise au Sénégal pour satisfaire les besoins de formation exprimés dans le cadre du Plan Sénégal émergent, en concertation avec les pouvoirs publics, les acteurs économiques et les établissements d’enseignement supérieur. Selon Didier Bouquet, directeur général des Services du Cnam et chef de la délégation, des perspectives de collaboration sont ciblées. « Il y a des besoins de formation. Nous avons déjà programmé de travailler avec l’Uvs pour adapter certaines de ses formations dont nous disposons dès le mois de mars. Il y a une volonté de professionnaliser l’enseignement supérieur au Sénégal et nous avons de l’expérience dans ce domaine », a-t-il expliqué. Le Cnam et l’Ucad étudient l’ouverture d’un centre à l’Université de Dakar.

Il y a déjà le renouvellement d’un accord de coopération de recherche avec une école doctorale de l’Université Cheikh Anta Diop et la mise en place d’un comité de l’accord-cadre avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche lors de cette visite.

Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, compte aussi s’appuyer sur l’expérience du Cnam dans la professionnalisation des filières que veut entamer la structure qu’il dirige. Ainsi, l’Ecole supérieur polytechnique (Esp) et l'Ecole normale supérieure d'enseignement technique et professionnel, toutes deux logées à l’Ucad, seront concernées en cas de partenariat avec le Cnam.
Le Cnam est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur. Il forme des ressources humaines dans les domaines des sciences industrielles et technologies de l'information et aussi de management. Il compte au Sénégal plusieurs alumni dont le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

O. NDIAYE

Le gouvernement a dépensé 7 milliards de FCfa dans le secteur de l’éducation à Saint-Louis. L’information a été donnée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, en présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang.

L’Etat a augmenté la capacité d’accueil des écoles élémentaires de la région de Saint-Louis. Les investissements dans ce secteur s’élèvent à 7 milliards de FCfa. « Avec cet investissement, nous avons augmenté la capacité d’accueil et amélioré l’environnement et les apprentissages. Nous avons développé l’enseignement des sciences, de la technologie et de l’informatique », a souligné le ministre. Dans cette région, les autorités posent les jalons du renouveau de l’enseignement des sciences et des mathématiques avec le démarrage de la construction de deux blocs scientifiques et technologiques, l’un à Dagana et l’autre à Podor. Celui de Saint-Louis est en cours de rénovation. « Ces chantiers sont financés par l’Etat du Sénégal et la Banque mondiale pour un montant global de 414.686.711 FCfa », a affirmé Serigne Mbaye Thiam qui a révélé que 740 millions de FCfa sont mobilisés pour exécuter d’autres projets conformément aux orientations stratégiques de son département.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a signé, hier, une convention avec l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida). Cet accord permettra d’assurer un soutien stratégique aux activités d’enseignement et de recherche relatives à l’agriculture.

Après la mise en œuvre, en 2016, du projet « Le domaine de l’Ucad rurale », situé à Niakhène, dans le département de Tivaouane, l’Université de Dakar a signé, hier, avec l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), une convention de partenariat en présence du recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, et du directeur général de l’Anida, El Hadj Malick Sarr.

L’Anida, qui a pour but de promouvoir le développement d’une agriculture moderne, diversifiée, basée sur la maîtrise de l’eau, sera un partenaire de choix dans la promotion des emplois durables pour les jeunes.

« L’enseignement classique ne suffit plus. L’Etat ne peut pas recruter tous ses diplômés. C’est pourquoi il faut à la fois le savoir et le savoir-faire pour réaliser les objectifs de développement », a argumenté le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce partenariat se matérialisera par la construction d’infrastructures comme les ouvrages hydrauliques. Le directeur général de l’Anida a, de son côté, révélé que la réalisation d’un forage est inscrite dans le budget 2017.  « La construction d’un forage a déjà été approuvée dans le budget de 2017 par le conseil d’administration de l’Anida », a annoncé El Hadj Malick Sarr, considérant la maîtrise de l’eau comme un aspect important pour le développement de l’agriculture. « Nous ne pouvons pas avoir une agriculture moderne en travaillant que 4 mois sur 12 », a-t-il défendu.

L’Anida a pour mission d’assurer la création et la mise en valeur de fermes agricoles modernes intégrées en facilitant l’accès des promoteurs aux terres. L’agence prévoit de faire des prospections avec les étudiants et les formateurs de l’Ucad.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’organisation Staesen a initié, depuis hier, une formation de trois jours à l'intention des éducateurs qui servent dans le préscolaire. Il est attendu que les bénéficiaires élaborent leurs fiches pédagogiques en utilisant les Tic.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont un intrant pédagogique. C’est la raison pour laquelle l’organisation Staesen a lancé une formation des éducateurs sur l’utilisation des Tic afin de faciliter les enseignements/apprentissages dans le préscolaire. Huit éducateurs seront formés à Dakar, les autres bénéficiaires viennent des régions. Ils seront initiés à la production de supports, d’outils de planification et d’évaluation. Ces éducateurs seront accompagnés, au sein de leur établissement, à l’utilisation de leurs connaissances informatiques. L’objectif attendu, c’est de voir ces éducateurs concevoir les fiches en exploitant les opportunités des nouvelles technologies. « Les enseignants utilisent des fiches pédagogiques et des fiches d’évaluation dans leur travail au quotidien. Ces fiches en papier peuvent disparaître », a évoqué le directeur national de Staesen, El Hadj Daouda Diagne.

La numérisation des fiches pédagogiques va non seulement alléger les charges de travail des enseignants, mais elle aide à leur protection et à leur sécurisation. Les éducateurs détenteurs peuvent les partager avec d’autres qui ont moins d’expérience en pédagogie. Les formés seront chargés de démultiplier cette formation dans la zone où ils officient. « Nous voulons que la majeure partie des éducateurs bénéficient des connaissances qui sont acquises durant cet atelier. Nous attendons la production d'une fiche de capitalisation. C'est une expérience que nous voulons partager avec tout le monde au bénéficie de l'éducation dans sa globalité », a ajouté M. Diagne.

Le recours aux technologies pour améliorer les apprentissages et connaissances cadre avec la politique de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits. Le responsable des Tic à l’Anctp Mohamed Adama Thiam, a promis que la structure va accompagner cette initiative. « L'Agence nationale de la case des tout-petits est membre du groupe thématique "Petite enfance". Et en cela, elle doit apporter sa pierre à l'édifice en accompagnant le processus », a-t-il souligné. Éducatrice à l'Association pour le bien-être communautaire (Abec), Soda Marème Thiam a jugé pertinente cette mise à niveau. "C'est une grande satisfaction pour nous, car la formation va nous permettre de mieux gérer nos classes. Après la formation, nous pourrons bien tenir nos fiches et les garder", a-t-elle apprécié.  

Abdou DIOP

La phase 2 du Projet d’appui au renforcement du système de santé du Sénégal (Parss 2) a été lancée il y a quelques jours. Mise en oeuvre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, avec l’assistance technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), elle est élargie à tout le pays.

La phase 1 de ce programme, déroulée entre 2011 et 2014, avait ciblé les régions de Tambacounda et Kédougou. Elle a permis l’élaboration d’un guide national sur la gestion du Plan de travail annuel, des ressources et l’organisation de l’environnement de travail avec les 5S (Séparer, situer, scintiller, standardiser et suivre les règles). Cet outil vise à améliorer les capacités et la qualité du système de gestion sanitaire.

La première étape a vu la réalisation de diverses activités menées conjointement entre les parties sénégalaise et japonaise. Elles ont permis d'atteindre les objectifs d'amélioration des capacités de planification, de suivi-évaluation et de gestion des resources humaines, financières… Outre la consolidation de ces guides et outils, la phase 2 offre l’occasion à la Jica de participer, pour la première fois, à la mise en oeuvre du Financement basé sur les résultats (Fbr) initié par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas). « Les manuels et guides élaborés permettent au Msas du Sénégal de poursuivre son action de renforcement des capacités de gestion sur tout le territoire national. Plusieurs partenaires au développement du secteur de la santé au Sénégal se sont impliqués lors de l'élaboration des manuels et guides », s’est félicité Yuji Moriya, représentant-résident de la Jica. Une évaluation d'impact est prévue et les résultats seront largement partagés pour contribuer à l'amélioration de ce système qui continue de faire ses preuves. La planification des activités du projet est en cours.

Par ailleurs, selon Yuji Moriya, la Jica met actuellement en œuvre, au Sénégal, un programme pour la réalisation de la Couverture sanitaire universelle de 2016 à 2020. L'accent est mis sur la santé maternelle et infantile, le management et les ressources humaines de la santé au profit surtout des populations vivant dans les zones reculées et des personnes vulnérables.

Alassane Aliou MBAYE

Une trentaine de médecins sénégalais bénéficient d’une session de mise à niveau sur les maladies émergentes comme le paludisme, le Vih/Sida, la tuberculose et la maladie à virus Ebola. D’autres praticiens ont été formés par le Collège royal des médecins de Londres.

Ouvert en février 2015, le cours de renforcement de capacités sur les maladies cibles de l’Objectif du millénaire du développement est à sa dernière étape. En effet, ce 5ème cours, qui a débuté hier, marque la fin d’une formation continue des médecins de l’Afrique de l’Ouest francophone. Au total, 120 médecins du Sénégal et des pays de la sous-région ont été formés.

Le coordonnateur du cours, le Pr Mamadou Mourtalla Kâ, en tirant un bilan positif, a rappelé que l’objectif de cette formation était de faire en sorte que les médecins bénéficiaires acquièrent des connaissances et des techniques. Ces compétences sont nécessaires pour placer le système de santé sur le chemin de la performance. Organisé par le Collège royal des médecins de Londres, en association avec le Collège ouest-africain des médecins et l’Ufr Santé de l’Université de Thiès, ce cours permettra aux nouveaux bénéficiaires de jouer pleinement leur rôle en incarnant le leadership nécessaire, dans ce contexte où les malades sont de plus en plus exigeants. Le Pr Kâ a affirmé que cette nouvelle culture de formation médicale continue cadre parfaitement avec la philosophie du Royal collège of physicians de Londres qui en est le principal initiateur. Il a rappelé que les quatre dernières sessions du cours avaient vu la participation de spécialistes britanniques.

Cette session, a-t-il informé, sera entièrement animée par des enseignants sénégalais. Ainsi, les premiers jours de travaux seront consacrés à quatre pathologies. Il s’agit du Vih/Sida, du paludisme, de la tuberculose et de la maladie à virus Ebola. Le dernier jour est réservé aux aspects pratiques. Une partie sera dirigée par l’Institut Pasteur de Dakar, leader dans la lutte contre les maladies émergentes. L’un des formateurs, le Pr Bernard Diop, spécialiste de maladies infectieuses, a affirmé qu’à la fin du cours, une trentaine de médecins hospitaliers et de districts seront outillés. « L’apparition des maladies émergentes et ré-émergentes comme la maladie à virus Ebola et Zika doivent mettre en alerte, en permanence, les acteurs de la santé, pour une riposte adéquate », a défendu M. Diop.

Eugène KALY

Située à l’entrée du village de Ngor, cet établissement, selon les autorités pédagogiques, est sans toilettes depuis deux mois. Une situation qui pose des problèmes d’insalubrité au sein de l’école et ses environs.

Perdue au milieu des immeubles qui la ceinturent, l’école Alieu Samb est bien connue des Ngorois. Située à l’entrée de ce village à majorité lébous, seules de petites ruelles y mènent. Pas une enseigne, ni un tableau d’indication pour orienter un visiteur. Seuls les éclats de rire émanant des salles de classe peuvent attirer l’attention d’un désorienté.

Dans l’enceinte de l’établissement, on se croit en période d’hivernage. La nappe phréatique affleure. La cour est boueuse par endroit. Le décor renvoie aux inondations dans la banlieue. « Il suffit de creuser un peu pour que l’eau des profondeurs jaillisse », a renseigné la directrice de l’école, Seynabou Diallo. Des plantes d’eau douce poussent çà et là. Derrière les trois salles de classe, en face du bâtiment principal, s’étend un petit ruisseau. Les opérations de pompage n’ont pas produit les résultats escomptés. A ce décor peu enviable, créé par les précipitations, l’insalubrité est ambiante. Selon la directrice, l’établissement est dépourvu de toilettes depuis deux mois. « A ma grande surprise, au retour des fêtes de Noël, elles ont été démolies par les autorités municipales en plus d’un bâtiment qui était en délabrement avancé, sans au préalable nous aviser », s’est-elle indignée. Pour Mme Diallo, la démolition des huit box supposait, d’abord, la construction de toilettes provisoires. Ainsi, 630 élèves se retrouvent sans toilettes depuis deux mois. Une situation qui pose un problème d’insalubrité au sein de l’école. « Les voisins viennent régulièrement se plaindre au près de nous, car certains élèves ont fait de la devanture ou des alentours de leurs maisons des toilettes spontanées », a-t-elle déploré.

Trois box en cours de construction
A l’aile droite du bâtiment principal, trois box en cours de construction sortent déjà de terre. Ils sont le fruit de la récente manifestation des élèves devant la mairie de la localité. Autre problème soulevé par le personnel, le canal à ciel ouvert situé à 300 mètres de l’école, un terreau fertile pour la prolifération des moustiques. Par ailleurs, la directrice a invité les autorités locales à créer des conditions d’assainissement pour la viabilité de cette école qui date de 1992. Parmi ces conditions, la construction de canaux d’évacuation d’eau pour débarrasser l’établissement de son cours d’eau qui, à l’en croire, abrite des reptiles.

Marame Coumba SECK

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé, hier, à la Chambre de commerce de Dakar, un comité régional de développement sur la prise en charge des urgences médicales au Sénégal. Awa Marie Coll Seck a annoncé l’augmentation de la capacité d’accueil des services.

L’accueil et les urgences constituent les maillons faibles du système de santé au Sénégal. Ce constat a été confirmé, hier, par le médecin-chef de la région de Dakar, Dr Ndèye Maguette Ndiaye. Elle a remarqué que les services des urgences et d’accueil des structures sanitaires de la région ont, pour la plupart, une faible capacité d’accueil. Conséquence : les accidentés de la circulation durant la nuit font le tour des hôpitaux pour trouver une place dans un service des urgences. La praticienne qui a introduit le thème : « Gestion des urgences médicales dans la région de Dakar », a décelé un déficit de communication entre les acteurs, avant de déplorer le non respect de la pyramide sanitaire. En réponse à ce diagnostic sur les urgences, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rassuré que « les choses vont s’améliorer ». Awa Marie Coll Seck a promis, devant le gouverneur de Dakar, les préfets et sous-préfets, l’augmentation de la capacité d’accueil des services et unités d’urgence.

Au Sénégal, seul l’hôpital Principal  a, pour le moment, un service d’accueil et d’urgence digne de ce nom. Le  ministre de la Santé a reconnu que les structures d’accueil et des urgences n’ont pas assez d’espace pour recevoir le maximum de  patients. « Nous allons renforcer  la capacité d’accueil des services pour une meilleure prise en charge des urgences », a annoncé le Pr Seck. Elle a dit compter sur un système de régulation basé sur l’orientation du malade vers une structure où il pourra bénéficier des soins dès son arrivée. « Il y a une régulation qui se fait et qui va être renforcée par le Samu national en collaboration avec la Brigade nationale des sapeurs pompiers. Il s’agira, pour les parents du malade, d’appeler au 1515 pour recevoir des informations sur l’hôpital qui peut traiter leur patient. Cela leur épargnera de faire le tour des structures », a expliqué le ministre. Avec ce système, les hôpitaux seront mieux préparés pour gérer les cas qui nécessitent une intervention d’urgence. Cette solution n’exclut pas l’augmentation des financements afin d’aider les hôpitaux à construire des services d’accueil et des urgences bien équipés. Déjà les centres de santé ont commencé à ouvrir des services d’urgence. Mais, la réduction des temps d’attente ne peut pas se passer de la disponibilité des urgentistes. Ceux qui sont en formation seront recrutés, a promis le ministre.

Eugène KALY

Le délégué général des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose déplore la non mise en œuvre des plans d’urbanisme dans les villes du Sénégal. Selon Seydou Sy Sall, à Dakar, près de 40 % de l’agglomération ne sont pas bien urbanisés.

« Près de 40 % de l’agglomération dakaroise ne sont pas bien urbanisés. Et il ne peut pas y avoir une transformation structurelle de l’économie sans une bonne urbanisation et une industrialisation ». Ces propos sont de Seydou Sy Sall, délégué général des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Il prenait part, hier, au séminaire mensuel de l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep), axé sur « Agenda post-Quito : quels défis urbains pour l’Afrique ». L’objectif de la rencontre est de rappeler les principales conclusions de la Conférence internationale Habitat III de Quito, tenue en fin 2016, et de discuter des axes prioritaires du Nouvel agenda urbain, du point de vue africain.

Il a aussi été question des perspectives pour relever les défis urbains du continent en phase avec la vision 2063 et l’agenda 2030. « En termes de défis, il faut anticiper mais aussi planifier le développement et le renouvellement des villes », a préconisé M. Sall. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, toute une planification a été développée à Diamniadio à travers un Master plan. C’est ainsi, a avancé le délégué général, que ce pôle est divisé en quatre espaces. Il s’agit d’un Centre de conférence, espace événementiel pour positionner Dakar sur l’échiquier mondial, d’un pôle de recherche avec l’université, d’un espace dédié à l’industrie et les services et d’une zone réservée aux activités financières, aux banques et aux assurances. « Quinze ministères techniques seront délocalisés à Diamniadio. Il s’agira également de donner aux logements une vie juridique avec des titres », s’est félicité Seydou Sy Sall.

De son côté, Mamadou Jean-Charles Tall a regretté le fait que la qualité urbaine ait beaucoup chuté dans les villes sénégalaises.

« A notre temps, pour récompenser un élève qui avait bien travaillé à l’école, son père l’envoyait en promenade à Rufisque. Quel parent ose, aujourd’hui, amener son enfant dans cette ville en guise de récompense », a ironisé l’architecte enseignant. Pour lui, l’urbanisation est d’abord une contrainte si elle n’est pas maîtrisée. C’est pourquoi il est nécessaire, selon lui, d’opérer « une rupture épistémologique ». « Les maires ne s’entourent plus d’urbanistes. Ils préfèrent s’allier avec les géomètres pour mieux morceler les terrains. C’est ce qui est d’ailleurs à l’origine de nombreux problèmes fonciers », a déploré M. Tall qui a totalisé 36 ans d’expérience comme architecte. Pour relever les défis, a-t-il dit, il faut une véritable révolution.

Ndiol Maka SECK

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a procédé, hier, au lancement de « l’opération sans déchet plastique au Sénégal ». Une initiative de la société « Proplast » qui a signé, à l’occasion, des conventions de partenariat avec l’Ucg à travers le Programme national de gestion des déchets (Pngd) et le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

La lutte contre le péril plastique va prendre une nouvelle ampleur avec le lancement de l’opération sans déchet plastique au Sénégal. Avec la signature des conventions de partenariat, hier, à la salle de conférence du ministère de l’Environnement, entre les industries du plastique, les récupérateurs, les éboueurs et les autorités, à travers les ministères de l’Environnement et de la Gouvernance locale, c’est une nouvelle forme de lutte qui commence. Si l’on se fie aux propos de Macoumba Diagne, directeur général de l’entreprise Proplast, l’opération sans déchet plastique au Sénégal va installer des points de collecte de déchets plastiques dans toutes les communes du Sénégal, dans une perspective de leur valorisation. Une initiative qui cadre avec la seconde phase de la loi 2015-09 du 04 mai sur l’interdiction de la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques de faible  micronnage  et à la gestion écologiquement responsable des déchets plastiques. Il s’agit, au cours de cette seconde phase, comme l’a expliqué Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Ucg, à travers une gestion rationnelle des déchets, de mettre à disposition du matériel de collecte sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre Abdoulaye Baldé a énuméré les conséquences de la prolifération des déchets plastiques sur l’environnement, la pêche, l’agriculture et la préservation de la santé des populations. C’est pourquoi, il a salué l’initiative de Proplast qui contribuera à la protection de l’environnement et à la création de nouvelles sources de revenus.

Il s’est aussi engagé à soutenir l’initiative à travers l’acquisition de 100 poubelles en plastique de Récuplast tout en invitant les populations à participer à l’opération. De même, M. Baldé a salué le partenariat stratégique entre l’Ucg et Proplast qui va aider à l’amélioration de la collecte des déchets et à la lutte contre la pauvreté.

B. B. SANE

L’Institut Pasteur de Dakar et celui de Shanghai défissent un cadre de collaboration pour combattre la fièvre jaune, la fièvre de la Vallée du Rift, la dengue, l’encéphalite japonaise, le virus Zika, et le virus Ebola.

L’Institut Pasteur de Dakar et celui de Shanghai ont signé hier une convention. L’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar Dr Amadou Alpha Sall est revenu sur l’intérêt de définir un cadre de coopération entre les deux institutions. « Ce partenariat est fait pour durer longtemps. Il nous faut aujourd’hui collaborer pour lutter contre les épidémies qui représentent une grosse part de nos activités dans plusieurs pays », a justifié Dr. Amadou Alpha Sall.

Cette convention vient à son heure d’autant plus que la circulation des virus est facilitée avec la modernisation des moyens de transport. Une épidémie qui se déclare en Afrique peut toucher l’Asie à moins de quelques jours du fait de la mobilité des personnes. Aujourd’hui l’Afrique et l’Asie connaissent les mêmes épisodes d’épidémies. « L’objectif de ce partenariat est de s’assurer que nous allons travailler ensemble pour maîtriser la menace. C’est pourquoi, nous luttons contre ces épidémies pour le bénéfice des populations », a expliqué l’administrateur de l’Institut Pasteur de Shanghai qui met en valeur les enjeux de cette coopération dans un contexte de recrudescence des maladies virales en citant une célèbre phrase de Winston Churchill qui disait : « la différence entre un optimiste et un pessimiste, c’est que l’optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté, alors qu’un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité.»  

Les deux institutions s’engagent à combattre la fièvre jaune, la fièvre de la Vallée du Rift, la dengue, l’encéphalite japonaise, le virus Zika et le virus Ebola. Cette dernière maladie mobilise beaucoup de chercheurs de l’Institut Pasteur. Le directeur général de l’Institut Pasteur de Shanghai Dr Hong Tang a rappelé que ce partenariat a été porté par les deux gouvernements Sénégalais et Chinois. « Nous allons avoir une collaboration très franche avec l’Institut Pasteur de Dakar », a confié Dr Hong Tang.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis) sensibilise les députés sur les enjeux de l’intégration des questions de nutrition dans les politiques publiques. Les députés ont promis d’intensifier le plaidoyer afin de réduire les incidences de la malnutrition au Sénégal. 

La lutte contre la malnutrition est une affaire de tous. Les députés ont renouvelé leur engagement à combattre les conséquences de la malnutrition. Leur engagement est fondé sur la préservation de la santé des enfants et des femmes enceintes. Les études ont déjà mis en évidence que la malnutrition a des incidences négatives sur la croissance de l’enfant. En outre, elle réduit ses chances de participation à la vie active de son pays. « Les députés de la 12ème législature sont conscients que 30 % des femmes enceintes sont carencées. Cela a des conséquences sur le quotient intellectuel de l’enfant. Si ce dernier souffre de malnutrition, ses chances de devenir quelqu’un demain sont amoindries », a souligné Dr Mbayang Dione, de la Commission santé de l’Assemblée nationale. Au sein de l’hémicycle, un travail est en cours pour porter sur les fonts baptismaux un réseau de députés engagés pour la mise à l’échelle des politiques de nutrition. Cette prise de position cadre avec les orientations nationales, à travers la création d’espaces d’harmonisation des interventions et de définition des objectifs. « Partant des ambitions affichées dans le Pse, notamment son axe 2 « Capital humain, Protection sociale et Développement durable », ainsi que les orientations à l’échelle régionale et internationale, le gouvernement, via la Clm, a élaboré un Plan stratégique multisectoriel de nutrition (Psmn) », a informé le coordonnateur de Scaling up nutrition, Seydou Ndiaye.

L’implication de ceux qui siègent à l’Assemblée nationale a élevé le niveau de prise conscience. Le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) a indiqué que le contexte est favorable pour engranger d’autres points avec le Plan stratégique de lutte contre la malnutrition en cours de finalisation. Il couvrira la période 2017 et 2021. « Nous demandons aux députés de raviver davantage le flambeau de la croisade pour que nous puissions consolider nos acquis », a-t-il plaidé. Le coordonnateur de la Clm a également magnifié l’apport des organisations de la société civile à qui les services de l’Etat doivent la disponibilité et l’accessibilité des services nutritionnels.

Cette remobilisation intervient dans un contexte où les indicateurs ne sont pas au vert. Le président de Ahdis, Amécodou Diouf, a donné un aperçu sur les enjeux de la lutte avant de brosser les défis qui interpellent tous les acteurs. La prévalence de la malnutrition chronique est encore élevée au Sénégal. « La prévalence de la malnutrition chronique est de 20,3 % selon l’enquête Smart 2015. Elle touche particulièrement les régions de Kaolack, Kafrine, Kédougou et Tambacounda. A Sédhiou, sa prévalence est de 30 % », a rapporté M. Diouf. Mais, le Sénégal est un bon élève si on fait la comparaison avec les indicateurs des pays de la sous-région.

Idrissa SANE

Le forum du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) sur le développement de l’Index africain de citation est ouvert hier à Dakar. Cette rencontre de deux jours permettra aux parties prenantes d’échanger sur la manière de capitaliser l’opportunité qu’offre l'index que le Codesria va de mettre en place.

Tout part d’un constat. Les évaluations et classements pour l’Afrique se font ailleurs sans prendre en compte les réalités africaines. Conséquence : l’évaluation des recherches des Africains ne prend pas en compte plusieurs paramètres.

Les recherches scientifiques réalisées par les Africains ont toujours souffert de l’absence d'un index régional à partir duquel les productions pourraient être évaluées. C’est pour cette raison que le Codesria a lancé l’Index africain de citation. Celui-ci dénombre les reprises des articles des scientifiques africains. Cet outil, selon les intervenants, quantifiera la productivité scientifique et mesurera l’influence d’un scientifique à partir du nombre de citations tirées de ses publications. Selon le directeur exécutif du Codesria, Ebrima Sall, l’index qui a reçu l’accord des autorités africaines va s’intéresser à tous les champs de recherches, les sciences sociales comme celles exactes. Dans son allocution, le directeur de l’Observatoire de la science, technologie et innovation (Oasti) de la Commission de l’Union africaine, Philipe Mawoko, a précisé que sa structure soutient l’initiative du Codesria. « L’observatoire est un bureau technique de l’Union africaine. Dans notre travail de collecte, nous avons décelé des limites. L’index sera d’un appui considérable », a-t-il déclaré.

Le chef du secteur Sciences sociales et humaines de l’Unesco, Dr Maréma Touré, a abondé dans le même sens. Le Codesria et l’Unesco, a-t-elle soutenu, partagent plusieurs valeurs et les mêmes principes, comme celui qui considère le savoir comme une richesse.

Mme Touré a également estimé que l’index mis en place par le Codesria est un acte de plus de la décolonisation de la recherche. Pour classer cet outil parmi les plus cotés à travers le monde, les intervenants ont invité les chercheurs à citer les productions des scientifiques du continent noir.

Sokhna Anta NDAYE (Stagiaire)

Les abris provisoires vont peu à peu disparaître dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor. Le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de l’Agence française de développement (Afd), va s’attaquer à cette problématique en mettant en œuvre le Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Il est ainsi prévu la construction de 22 collèges et 8 écoles élémentaires pour la composante 1. Dans ce lot, l’académie de Sédhiou aura 9 collèges de 59 salles de classe et 3 écoles élémentaires. Pour la seconde composante, les activités tourneront autour de l’amélioration des apprentissages et le renforcement des compétences des élèves et des enseignants. « Ce projet favorisera le développement des compétences des élèves de l’élémentaire au moyen, la cohésion sociale et la lutte contre les inégalités », a relevé le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. L’une des innovations de ce projet, c’est la formation continue en mathématiques, sciences et français avec l’utilisation des Tic. Selon M. Thiam, la troisième composante vise à favoriser la mobilisation sociale, l’évaluation et le pilotage. Il s’agit de mobiliser toute la communauté autour des questions de l’école. « Les différentes couches de la société doivent travailler pour la réussite du projet », a lancé Ousmane Diallo d’Aide et Action.

Pape Coly NGOME

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de France effectue une mission à Dakar, du 21 au 23 février 2017, afin d’identifier les besoins de formation exprimés dans le cadre du Plan Sénégal émergent, en concertation avec les pouvoirs publics, les acteurs économiques et les établissements d’enseignement supérieur. Lors de la visite d’Etat du Son Excellence Monsieur Macky Sall à Paris, en décembre 2016, ce dernier s’est vu remettre le titre et les insignes de Docteur Honoris Causa du Conservatoire national des arts et métiers. Au cours de cette cérémonie, une convention cadre de coopération bilatérale a été signée entre l’administrateur général du Cnam, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Sénégal, le Pr Mary Teuw Niane et le secrétaire d’Etat français, Thierry Mandon. Cette convention définit les domaines de coopération ainsi que les modalités de mise en œuvre en matière de formation professionnelle supérieure de ce partenariat.

Omar DIOUF

La lutte contre le Sida est à un vrai tournant. Malgré les énormes progrès de la recherche ayant permis de prévenir la transmission de la maladie de la mère à l’enfant et une bonne prise en charge des personnes vivant avec le Vih, le défi du financement se pose actuellement. Les donateurs semblent s’essouffler au moment où les responsables de la lutte sur le plan mondial demandent de maintenir les efforts. Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour la lutte contre le Sida, le Malien Michel Sidibé revient, dans cet entretien, sur l’état de la lutte au niveau international et les perspectives.

Comment se présente actuellement la lutte contre le Sida dans le monde ?
La lutte contre le Sida nous a obligés à créer ce que j’appelle un mouvement social. C’est la première fois, dans la lutte contre une maladie, que nous avons un tel mouvement social dans la plupart des pays du monde. Ce mouvement nous a aidés à briser la conspiration du silence. Il y a eu des moments où on ne voulait même pas parler de cette maladie. On se cachait et c’était la maladie des autres. Une maladie de l’exclusion, de la discrimination, de la stigmatisation. Grâce à ce mouvement social, nous pouvons, aujourd’hui, dire que nous avons changé la face de cette épidémie. Nous sommes passés de cette période où on pensait que c’était pratiquement fini quand on était séropositif. Nous avons, aujourd’hui, 17 millions de personnes sous traitement. De même, nous avons réduit la mortalité, due à cette maladie, de 45 %, les nouvelles infections de 35 %. Actuellement, nous pouvons dire que, dans la plupart des pays, il n’y a plus d’enfants qui naissent avec le Sida. Des pays comme le Cuba et la Thaïlande ont déjà annoncé qu’ils n’ont plus d’enfants qui viennent au monde avec cette maladie. Nous voulons que cela devienne une réalité partout. Dans notre région, l’Afrique de l’Ouest et du Centre, nous sommes le parent pauvre de cette réponse. Trois personnes sur quatre n’y ont pas accès au traitement. Donc, il y a un besoin urgent de rattrapage. C’est pourquoi nous avons prévu de faire un plan d’urgence pour permettre à ces pays de bénéficier des mêmes appuis, ressources financières et programmes pour aller plus vite. De nos jours, 30 % des décès sur le plan mondial sont enregistrés dans ces régions de l’Afrique. En plus cela, ce qui nous inquiète le plus, c’est que nous avons 1.400.000 personnes vivant avec le Vih, sachant qu’elles sont positives et n’ont pas accès au traitement. C’est très dangereux !

Quelle analyse faites-vous de l’expérience du Sénégal ?
Au Sénégal, des progrès énormes ont été faits. Il y a une réduction de la prévalence et une augmentation de la couverture ; 67% des personnes malades sont sous traitement. Il y a aussi une réduction de la mortalité et des nouvelles infections. Le Sénégal continue d’être un pays modèle pour nous. J’ai demandé aux hautes autorités de ce pays, en particulier le président Macky Sall, de faire en sorte que le Sénégal continue d’être un modèle pour nous, surtout pour l’élimination de la transmission mère-enfant. Nous voulons que le Sénégal soit le premier pays de la sous-région à annoncer qu’il y a plus de transmission du Sida de la mère à l’enfant.

Le grand défi que nous avons dans la lutte contre le Sida, c’est la complaisance. Beaucoup commencent à se dire que les succès, les résultats, les médicaments sont là et que ce n’est plus un problème. Nous sommes un peu victimes de notre succès ; ce qui est très grave. Il faut donc rester vigilant. C’est comme dans un combat de boxe, il suffit de baisser la garde pour prendre un coup fatal. Nous risquons d’avoir un rebond dans l’épidémie. Si c’est le cas, il sera très difficile de combattre la maladie, parce qu’il y aura des résistances et des difficultés pour contrôler l’épidémie. Il est important de se battre pour que de nouvelles infections chez les adultes, particulièrement chez les jeunes filles, soient contrôlées. Nous avons demandé au Sénégal, encore une fois, de nous aider à porter notre résolution 1983 au Conseil de sécurité et que nous puissions avoir un rapport et une déclaration présidentielle pour nous permettre de continuer à faire le suivi. Cette résolution, très essentielle, traite des liens entre les situations de conflits, de violence contre les femmes, de rupture et l’infection qui croît dans de telles situations et comment les traiter.

Les situations de conflit surtout en Afrique sont aussi un autre problème à résoudre dans la lutte…
C’est pour cette raison que nous allons encore vers le Conseil de sécurité pour porter un rapport qui fera le point sur la situation dans les zones de conflit, sur l’impact humain et les infrastructures, la baisse de la couverture, les réseaux qui sont complètement démantelés, les personnes vivant avec le Vih qui n’ont plus accès au traitement, la violence contre les femmes…

L’objectif est de faire donc l’analyse systématique de cette situation et porter au Conseil de sécurité un rapport qui pourrait nous permettre d’avoir une déclaration présidentielle qui viendrait du président du Sénégal pour permettre d’aller un peu plus loin dans la prise en compte des pays qui sont en conflit.

Où en est votre programme Prévenir la transmission de la mère à l’enfant (Ptme) ?
Il y a quelques années, j’ai lancé l’idée qu’il ne fallait pas qu’un enfant naisse avec le Sida. En ce temps-là, nous avions les médicaments et donnions 18 comprimés par jour. Aujourd’hui, nous n’en donnons qu’un seul. Si nous arrivons à tester les mères et détectons qu’une d’elles est positive, nous pouvons la mettre tout de suite sous traitement et que l’enfant naisse sans le Sida. C’était inacceptable et même criminel de laisser un enfant naître avec le Sida lorsque la science et la technologie permettent le contraire. Quand j’ai lancé cette initiative, on pensait que c’est un rêve pieux. Mais, aujourd’hui, nous avons 95 pays dans le monde qui ont moins de 50 enfants qui naissent avec le Sida par an. Bientôt beaucoup de pays vont annoncer qu’ils n’ont plus d’enfants qui naissent avec cette maladie. Nous aurons donc une génération d’enfants qui viennent au monde sans avoir le Sida. Au Sénégal, nous en sommes à un taux de couverture de 60 % des femmes enceintes qui ont la maladie. Pour aller vers l’élimination, il est important, pour nous, d’atteindre les 90 %. Nous avons toutes les approches, les méthodes de travail, les stratégies et les appuis programmatiques qui sont nécessaires. Je suis persuadé que cet appel pour que le Sénégal devienne l’un des premiers pays à ne plus avoir de bébés qui naissent avec le Sida est possible.

On parle de compétition au niveau mondial entre le Sida et les nouveaux phénomènes de santé publique comme le cancer pour mobiliser des fonds. Comment faire pour maintenir le niveau de financement de la lutte contre le Sida ?
Quand j’ai rejoint l’Onusida, nous avions à peine 300 millions de dollars par an pour combattre la maladie. Aujourd’hui, nous avons 22 milliards de dollars par an. Le Sénégal était présent à la reconstitution du Fonds mondial à Montréal. A l’ouverture, il y avait le président Macky Sall qui était avec le Premier ministre canadien. Actuellement, le grand problème que nous aurons dans le futur, c’est d’éviter d’avoir une fatigue des donateurs et que ces derniers aient l’impression que c’est déjà gagné et réduisent, du coup, leurs contributions. Je l’avais mentionné dernièrement lors d’une rencontre sur le Sida à Durban, en Afrique du Sud. C’est la première fois que je vois une baisse des ressources des donateurs au moment où les pays qui en reçoivent augmentaient leurs ressources domestiques chaque année. C’est un débat qu’il faut mener. Il faut le faire à travers un plaidoyer très fort pour faire comprendre au monde que si nous ne continuons pas à investir dans la lutte contre le Sida, il y aura un grand risque de rebond dans l’épidémie. Un rebond qui fera que nous ne pourrons plus contrôler la maladie. Ce serait alors malheureux avec tous les investissements que nous avons pu faire. C’est un moment clé dans la lutte contre cette maladie.

2030 est fixé comme date pour en finir avec l’épidémie du Sida. Peut-on s’attendre à l’élimination de la maladie à terme de ce délais ?
Il n’y aura pas d’éradication du Sida parce qu’il y a au moins 35 millions de personnes qui vivent avec la maladie dans le monde. Ce que nous voulons en 2030, c’est un contrôle de l’épidémie, que le Sida ne soit plus un problème de santé publique. Je pense qu’en 2030, nous pouvons y arriver. Ce qu’il faut faire, c’est de continuer à investir dans la recherche scientifique. L’innovation nous a aidés à ce qu’on donne un seul comprimé au malade aujourd’hui au lieu de 18 comprimés auparavant. Il nous faut la cure. Aussi, le vaccin peut être mis au point un jour.

Faites-nous le point sur la recherche ?
La recherche fait des progrès. Nous pouvons aller vers une cure fonctionnelle. Mais, ce qui est très important, c’est que nous aurons bientôt un vaccin qui ne va pas couvrir à 100% mais qui sera meilleur que celui que nous avons actuellement. Ajouté à plusieurs outils que nous avons aujourd’hui, cela peut nous aider à réduire rapidement l’infection. Toutefois, n’oublions pas que si les malades sont mis sous traitement, nous pouvons réduire de 96 % la transmission.

Etes-vous optimiste pour gagner la lutte ?
Je suis très optimiste pour l’avenir. Ce qui s’est passé avec la lutte contre le Sida est une révolution. C’est la première fois que nous avons placé l’homme au centre de la préoccupation au lieu de la maladie. Les malades sont devenus de vrais acteurs du changement et n’ont pas été que des bénéficiaires passifs de traitement. Ils ont demandé aux Etats d’investir comme en Afrique du Sud où ils ont amené leur Etat au tribunal pour bénéficier des médicaments. Le Sida est un mouvement dynamique, de transformation auquel je crois.

Quels sont les nouveaux défis pour l’Afrique ?
L’Afrique a beaucoup progressé dans cette lutte. Elle va beaucoup plus vite que certains continents. N’oublions pas des pays comme le Botswana et le Swaziland étaient marqués par la maladie jusqu’à ce qu’on se demandait s’ils n’allaient pas disparaitre de la carte parce que la prévalence y était très élevée. Aujourd’hui, nous voyons ces pays avoir plus de 90 % de leurs personnes vivant avec le Vih sous traitement. Ils ont éliminé la transmission de la mère à l’enfant. Des pays comme l’Afrique du Sud, qui a le plus grand programme de traitement dans le monde entier, est le deuxième plus grand financier en termes d’affectation des ressources avec plus de 2 milliards de dollars par an provenant de son budget. C’est une transformation extraordinaire qui me donne de l’espoir.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

Le Sénégal, à l’instar des autres pays, a célébré, hier, la Journée internationale de la langue maternelle. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour le meilleur écrivain ou utilisateur des langues locales.

Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour récompenser le meilleur écrivain ou utilisateur des langues nationales. A cette mesure s’ajoutent l’incitation à l’utilisation des langues nationales dans la mise en œuvre des politiques sectorielles pour la réalisation des résultats du Pse, la création d’un cadre d’harmonisation des écrits en langues nationales et l’institution d’un fonds national destiné au financement de l’alphabétisation et des productions en langues nationales.

M. Touré qui s’exprimait, hier, lors de la Journée internationale de la langue maternelle, a défini à cette occasion l’éducation multilingue comme étant l’accès à la langue maternelle et à d’autres langues parlées au Sénégal, pour ainsi donner corps à la diversité linguistique et culturelle. Laquelle s’enrichit par l’utilisation à la fois des langues nationales et des langues étrangères. Tout compte fait, le gouvernement a pris l’option de codifier toutes les langues nationales. Mieux, les autorités veulent en faire des supports d’enseignement et d’outils de travail. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation a rappelé que depuis octobre 2002 le bilinguisme est en cours d’expérimentation dans l’élémentaire. Un plan de mise à l’échelle est adopté par le ministère de l’Education nationale et le démarrage est prévu en octobre prochain, avec l’appui des partenaires.

Le thème de cette année est : « Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue ». Il dénote de la volonté des autorités de placer les langues nationales au cœur du développement. Au cours de cette rencontre, le directeur de l’Unesco Breda a réaffirmé l’engagement de l’organisme en faveur de la diversité linguistique et du multilinguisme. « Les langues expriment ce que nous sommes. Elles structurent nos pensées et notre identité. Il ne peut y avoir de dialogue authentique ni de coopération internationale efficace sans le respect de la diversité linguistique qui œuvre à la compréhension de chaque culture » a-t-il souligné.

Eugène KALY

Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a tiré un bilan satisfaisant de la mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations. « En 2015 et en 2016, il n’y a pas eu de déplacement des populations à cause des inondations », a affirmé M. Diop en faisant le point sur le projet de dépollution de la Baie de Hann. A cet effet, il a avancé que l’adhésion des populations est acquise et que les études techniques sont réalisées. Aussi, l’augmentation de la capacité de traitement de la station de Cambérène est en ligne de mire. « Nous allons porter la capacité de traitement de la station de Cambérène de 19.000 m3/jour à 92.000 m3/jour. Il est prévu la réalisation de 120.000 systèmes d’assainissement individuel au niveau des ménages », a indiqué le ministre Mansour Faye.

I. SANE

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