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Actualités (1756)

Les directeurs régionaux du mécanisme d’Harmonisation pour la santé en Afrique (Hha) s’engagent à mener un plaidoyer pour aider les dirigeants africains à trouver des ressources auprès des bailleurs afin de financer et d’améliorer la santé des populations. 

Le mécanisme d’Harmonisation pour la santé en Afrique (Hha) s’est réuni à Dakar du 30 au 31 mars 2017. A l’issue de cette 9ème réunion, les directeurs régionaux ont pris plusieurs décisions dont celle d’appuyer les pays africains à développer leur système de santé. En conférence de presse, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, et le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, Mabingué Ngom, se sont engagés à aider et à améliorer le secteur de la santé en Afrique. Ils ont promis de continuer à renouveler le partenariat et de définir de nouvelles priorités. « Nous allons travailler avec les ministères de la Santé, à travers nos bureaux pays, pour ensemble résoudre des problèmes de santé de nos concitoyens », a indiqué Dr Moeti.

Feuille de route
Pour sa part, Mabingué Ngom a fait savoir que les membres du mécanisme ont identifié un certain nombre de domaines où ils envisagent de travailler avec les dirigeants africains pour venir en appui aux initiatives de développement de santé en cours au niveau des pays. Les membres de Hha vont même mener un plaidoyer pour aider les autorités en charge des questions de santé à trouver des financements qui permettront d’améliorer les politiques de santé mises en place en Afrique. Selon M. Ngom, la réunion de Dakar a permis de prendre la décision de concentrer tous les efforts pour accompagner les initiatives des plus hautes autorités africaines en matière de santé. « La lettre que nous allons signer fait mention de la feuille de route de l’Union africaine pour la capture du dividende démographique qui passe absolument par une accélération de la transition démographique, par de faibles taux de mortalité maternelle et de fécondité », a-t-il souligné. La réunion a aussi permis de redynamiser le mécanisme pour appuyer les États africains dans la marche vers la prospérité, car les partenaires se sont engagés à mobiliser des ressources nationales et internationales pour permettre de financer les politiques de santé mises en place.

Cependant, le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est convaincu qu’un système de santé fort doit être financé en grande partie par les ressources nationales. Dr Matshidiso Moeti a rappelé que le rôle des agences du système des Nations unies est d’amener des partenaires à mieux coordonner les initiatives des différentes politiques de santé des pays africains. « Pour améliorer la santé des Africains, il faut que le système de santé soit fiable et capable de prendre en charge des malades et de prévenir des maladies », a avancé la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique.

Eugène KALY

Le Grand prix du président de la République pour les sciences, édition 2017, a été officiellement lancé, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a procédé, hier, à l’installation du jury national du Grand prix du président de la République pour les sciences édition 2017. La régularité de l’organisation de ce prix atteste, selon le Pr Doudou Bâ, président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts), que le Sénégal fait de la promotion des sciences un levier essentiel du développement durable. « Ce Prix constitue non seulement une récompense importante, mais également une source de motivation et un moyen de promouvoir l’excellence », a soutenu M. Bâ. L’univers de la recherche, soumis à des évolutions et à des mutations, impose des contraintes auxquelles les États doivent apporter des réponses. « Nous devons nous donner des moyens pour répondre aux exigences du monde de la recherche », a ainsi recommandé le président de l’Ansts.

Le Grand prix du président de la République, organisé par l’Ansts et le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est une « haute compétition scientifique ». Son objectif essentiel, a fait remarquer Mary Teuw Niane, se résume à la valorisation de la recherche et des activités scientifiques et techniques afin de pouvoir déboucher sur des applications pratiques susceptibles de favoriser le développement scientifique, économique, social et culturel de notre pays. En réalité, la maîtrise de la science et de ses applications est le gage de préservation de l’autonomie des pays, notamment dans le domaine économique. Les progrès scientifiques d’un pays influent généralement positivement sur son niveau. D’où les enjeux pour le ministre de l’Enseignement et de la Recherche de s’engager dans la promotion des sciences, des technologies et des innovations. « La vitalité des activités scientifiques et technologiques et le niveau d’utilisation des résultats de la recherche dans l’appareil productif constituent des facteurs déterminants de la capacité d’une Nation à assurer son développement », a déclaré Mary Teuw Niane.

I. SANE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, et les directeurs des services de ce département ont effectué le 30 mars 2017 une visite à la cité religieuse de Médina Gounass. Les autorités ont passé en revue les mesures prises pour couvrir les besoins en eau durant le « Daaka », grand rendez-vous de la foi, et au-delà de cette période d’affluence.

La cité religieuse de Médina Gounass ne cesse de s’agrandir. A l’entrée, en venant de Manda Douane, près du centre de santé, de belles villas bousculent l’architecture atypique des chaumières. Un château d’eau d’un volume de 200 m3, porté par des pieux en béton armé de plus de 20 mètres, surplombe les nouvelles habitations. Les ouvriers sont au pied de l’ouvrage réalisé par l’Office des forages ruraux (Ofor).

A l’ombre du château, un local qui abritera le groupe électrogène est en finition. L’ouvrage s’impose par sa stature. La délégation ministérielle laisse les ouvriers sur le site et fait cap sur le site du « Daaka » (retraite spirituelle), dans la partie nord de la cité.

Sur un site isolé, les tentes, faites de paille, perlent une dénivellation arbustive. Le lieu s’apprête à accueillir la retraite spirituelle dont l’ouverture est prévue le 8 avril. Non loin d’un château, des ouvriers travaillent sur le site d’implantation du nouveau forage où est positionné l’engin embarqué dans un camion.

La fosse à boue est délimitée. Il en est de même pour le trou de forage. L’engin n’est pas encore entré en activité. Quelques jours nous séparent de la retraite spirituelle. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, se veut pragmatique : « quand est-ce que vous pouvez avoir de l’eau ? » demande-t-il. Sur un ton posé, le technicien Souleymane Sagna répond : « Si cela ne dépendait que nous, d’ici à 6 jours, nous pouvons terminer les travaux. Mais, il y a des paramètres que nous maîtrisons et d’autres pas ». La date avancée est réaliste.

Le ministre de l’Hydraulique tient à la disponibilité des services durant le « Daaka ». Il a donné des instructions pour le démarrage des travaux de réalisation de la conduite de refoulement vers le château d’eau situé à quelques mètres du forage. « Il ne faut pas attendre la fin de la réalisation du forage. Il faut commencer dès à présent pour gagner du temps », suggère-t-il. Le message est clair. Les services doivent relever tous les défis qui pourraient entraver la disponibilité de la ressource durant ce grand rendez-vous de la foi. L’espoir est permis.

Le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale croit bien que toutes ces mesures peuvent conjurer les pénuries. « Cette visite s’inscrit dans la revue des mesures prises pour assurer un approvisionnement correct en eau durant ce grand évènement religieux qui reçoit les pèlerins de la sous-région et qui dure plus que tous les autres évènements religieux. Les fidèles passent 9 jours. Avec le forage en construction et ces ouvrages existants, nous avons espoir que nous n’aurons pas de problème d’eau », laisse entendre Diène Faye. Poursuivant il a fai remarquer : « Le président de la République nous a instruits de venir s’enquérir de l’approvisionnement en eau à Médina Gounass ».

Unité de potabilisation de l’eau
La fulgurante croissance démographique de la cité religieuse de Médina Gounass commande la diversification des sources d’approvisionnement. L’Ofor a opté pour la mise en place d’une unité de potabilisation de l’eau du fleuve Gambie à la demande du khalife de la localité, Amadou Tidiane Bâ, qui a exprimé sa satisfaction par rapport aux réalisations du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des habitants de Médina Gounass.

Idrissa SANE

La Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fnapees) a effectué une tournée dans la région de Tambacounda. Cette activité entre dans le cadre de son plan d’actions visant à rencontrer les structures régionales pour un renforcement de capacités.

Se prononçant sur les menaces brandies par certains syndicats de l’enseignement, Bacary Badiane, président de la Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fnapees), a souligné : « Non respect des accords ne signifie pas que rien n’a été fait depuis leur signature. On peut dire qu’il faut accélérer, que ce qui a été fait n’est pas suffisant ». Selon le président de la Fnapees, en tournée dans la région de Tambacounda, l’État a pris sur lui la décision de régler des problèmes, je pense qu’il faut donner le temps au temps », a-t-il clamé, informant que des réunions se tiennent régulièrement, dans la mesure où le premier mardi de chaque mois le ministre de l’Éducation nationale rencontre les syndicats d’enseignants. « Nous, Fnapees, faisons tout pour que la paix revienne dans l’espace scolaire, car il faut donner la chance aux enfants qui ont droit à l’éducation ». D’ailleurs, Bacary Badiane s’est dit optimiste, car quelque chose est en train de bouger pour un espace scolaire apaisé.

Pour lui, le combat à gagner est de faire en sorte que tous les points qui ont été acceptés par l’État soient satisfaits. Il a précisé qu’il y a un important stock de dossiers d’enseignants dans les ministères. C’est le cas des enseignants qui ont leur Cap (Certificat d’aptitude professionnelle) depuis belle lurette et qui attendent toujours un reclassement. A ce niveau, même si les arrêtés sortent, les mises en solde prennent beaucoup de temps, a regretté le président de la Fnapees. « Nous suivons ces questions, et si on arrive à régler ces problèmes de carrière des enseignants, des rappels, des avancements, etc., nous connaitrons une paix durable dans l’espace scolaire et universitaire ».

Sur la lancinante question de l’état civil des élèves, surtout ceux en classes d’examen, « nous considérons que la responsabilité est partagée », a déclaré Bacary Badiane. Famara Dahaba, président de l’Union régionale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants de Tambacounda, a reconnu que l’obtention de la pièce d’état civil est une affaire très prise au sérieux par les Unions départementales qui font d’excellentes choses à ce niveau afin d’aider les enfants à disposer de cette pièce.

Le président de la Fenapees a ajouté que la question des nombreux abris provisoires a aussi été débattue lors de cette tournée. « Dans les régions, nous avons des établissements totalement en abris provisoires et qui font d’excellents résultats ». A l’en croire, tout doit être mis en œuvre pour l’amélioration de l’environnement scolaire dans ces établissements. M. Badiane a informé qu’un Conseil fédéral sera programmé à l’issue de cette tournée nationale pour revoir tout ce qui a été recueilli dans les régions.

Pape Demba SIDIBE

A l’échelle mondiale, plus de 80 % des eaux usées retournent dans l’écosystème sans être traitées ou réutilisées, a déploré Fatim Kanté, étudiante à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et présidente de « Campus Eau ». Une organisation scientifique et culturelle mise en place, en 2006, à l’Ugb, par le Pr Adrien Coly. F. Kanté s’exprimait à l’occasion de la 10ème édition des 72 heures de « Campus Eau » qui s’est déroulée en présence des autorités administratives et universitaires de Saint-Louis, des représentants de la mairie de Barcelone, de l’Ong Mon 3, de la Fondation Solidarité de l’Université de Barcelone, des services des Eaux et Forêts, de l’Environnement, de l’Ong Ymca, de la Sde, etc.

Fatim Kanté a précisé que près de 2 milliards de personnes utilisent une source d’eau contaminée par des matières fécales ; ce qui les expose au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la typhoïde et la poliomyélite. Selon elle, la mauvaise qualité de l’eau, les mauvaises conditions sanitaires et d’hygiène causent environ 842.000 décès chaque année. « Il est donc nécessaire pour « Campus Eau » de poursuivre ses actions de sensibilisation des acteurs universitaires et des populations environnantes sur la question fondamentale de l’eau ». Elle a surtout insisté sur les menaces que constitue le gaspillage des eaux, mais aussi le rejet des eaux usées dans la nature. Les échanges qui ont suivi ont permis à une vingtaine d’intervenants d’attirer l’attention de l’assistance sur l’intérêt de la recherche sur les eaux usées et les moyens de récupération possible, sur les risques liés au rejet des eaux usées dans la nature. La gestion des ressources en eau, le danger que constitue le rejet des eaux pour l’écosystème, la nécessité de créer un forum d’échanges et de discussion entre chercheurs de tous horizons ont aussi été évoqués.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une délégation allemande, conduite par Dr Beate Merk, ministre des Relations internationales de la Bavière, a visité, le 30 mars 2017, le Groupe « Nadji bi » qui s’investit dans l’énergie solaire à Mbour.

Le solaire peut être « un modèle de développement stable en matière d’énergie et permettre au Sénégal d’être autonome dans l’approvisionnement de l’électricité », a indiqué Dr Beate Merk, ministre des Relations internationales de la Bavière, en Allemagne. Elle a visité, le 30 mars 2017, le Groupe « Nadji bi » basée à Mbour et spécialisée dans la fabrique de kits solaires.

A la fin de sa visite, Mme Merk a soutenu que si on met en relation la disponibilité des jeunes et le potentiel énergétique du pays, on peut arriver à en faire un modèle de développement stable dans le domaine de l’énergie électrique. Elle a notamment déclaré qu’il est important, pour les populations, d’avoir accès aux différents services énergétiques, particulièrement à l’électricité, en utilisant des moyens disponibles sur place.

Après avoir vu la production locale de produits solaires, réalisés par la société privée panafricaine « Nadj bi », la ministre allemande a estimé que l’avantage de l’énergie solaire est qu’elle donne une certaine autonomie en approvisionnement d’énergie et en accès à des services énergétiques de base. Dr Merk a, par ailleurs, souligné que la coopération internationale allemande (Giz) est en train de travailler sur la thématique. « Nous allons voir ensemble dans quelle mesure nous pouvons apporter notre contribution », a-t-elle soutenu.

Mme Beate Merk a également déclaré être « impressionnée » par les possibilités qu’offre l’énergie solaire aux populations, surtout aux jeunes de trouver du travail et à la recherche de pouvoir aussi développer d’autres produits, permettant ainsi à des groupes d’individus de gagner de l’argent et de prendre en charge leurs besoins quotidiens.
Pour sa part, le directeur exécutif de « Nadj bi » au Sénégal, Julien Potron, a avancé que, dans un contexte où sa société est en train d’augmenter ses activités de recherche, de développement et de production de kits solaires, la visite de la délégation venue de la Bavière est une excellente opportunité de mettre « la lumière » sur les activités que mène son groupe et qui, à l’en croire, peuvent permettre au Sénégal de disposer des connaissances permettant d’apporter des solutions dans le domaine de l’énergie.

Son espoir est de voir la coopération allemande soutenir les efforts de production locale, de recherche au développement et de formation des jeunes, étant convaincu que l’émergence et le développement passent par le savoir, entre autres retombées de cette visite, une coopération universitaire dans la recherche et le développement. Donc, « si la coopération peut aider sur le plan technique, cela arrangerait beaucoup », a lancé le responsable de « Nadj bi ». M. Potron a invité les autres collectivités locales à s’inspirer de la commune de Ndiaganiao afin de mettre à la disposition des populations de l’électricité et à moindre coût.

Amath Sigui NDIAYE

Idrissa Tall, maire de Nguidilé, a remis, le 3 avril 2017, un important lot de matériel médical aux structures de santé de la commune et à l’hôpital régional de Louga.

Les postes et cases de santé de Nguidilé ont reçu leur part. Mais, c’est surtout l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye qui est le principal bénéficiaire du don de matériel médical remis, le 3 avril 2017, par le maire Idrissa Tall. « En offrant ce matériel, nous le faisons d’abord et avant tout pour nos populations qui sollicitent quotidiennement les services de l’hôpital régional », a expliqué le maire de Nguidilé, une commune rurale sise à la périphérie de la capitale du Ndiambour.

Le don est composé essentiellement de blouses, de blocs opératoires, d’appareils de rééducation kinésie, de fauteuils roulants et de médicaments. Le tout est estimé à 6 millions de FCfa. Un montant « très important » salué à juste titre par Ibra Guèye, le sous-préfet de Mbédienne. « Ce geste ne me surprend pas venant de Idrissa Tall, que je félicite pour tout ce qu’il fait pour les populations », s’est réjoui M. Guèye qui a présidé cette cérémonie de remise en présence du vice-président du Conseil départemental de Louga, Badara Samb, et des représentants des structures de santé bénéficiaires.

Le maire Idrissa Tall a précisé que ce matériel remis n’est qu’un début. Il a annoncé d’autres équipements en faveur des structures de santé. Avec le même objectif : renforcer les plateaux médicaux pour permettre aux établissements de santé d’offrir des soins de qualité aux populations.

Abdoulaye DIALLO

Le spectre du stress hydrique s’éloigne de Kédougou où la Sones a entrepris la construction de forages. Cette contrée, dénommée la « Terre des hommes », sera alimentée à partir d’une unité de traitement. Une alternative pour cette région au sous-sol riche mais dont la nappe est pauvre. Cette contrainte sera surmontée avec le projet de transfert d’eau à partir du village d’Itato pour un coût global de plus de 2 milliards de FCfa.

La ville de Kédougou est gagnée par une chaleur d’étuve ce jeudi 30 mars 2017. Pourtant, le soleil n’est pas au zénith à la « Terre des hommes ». Derrière le marché, sur les berges d’une mare, les techniciens ont terminé la construction d’un forage. Peu avant 11 heures, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, le secrétaire en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, le directeur général de la Sones, Charles Fall, ainsi que des techniciens ont procédé à ce qu’il est convenu d’appeler les premières inspections.

Les premiers lâchages des eaux ont fait jaillir une onde de joie. L’effervescence emplissant le site. Les femmes, les jeunes filles et les notables entrevoient le futur avec moins d’angoisse. La psychose hydrique se dissipe au fond des ouvrages. Trois forages sont fonctionnels. « Les Kédovins attendaient la résolution de ces problèmes depuis des décennies. Les autorités ont pris en charge un problème crucial des habitants de cette commune », s’exclame Balla Coulibaly. La construction de ces ouvrages est une concrétisation des promesses des autorités. « Chose promise, chose due », le refrain d’un communicateur traditionnel n’a rien de dithyrambique.

La résorption du déficit en production suit son cours. Les premières victimes de la corvée entrevoient le bout du tunnel. « Nous n’avons l’eau qu’une partie de la journée. A Kédougou, à un moment de l’année, même les puits tarissent », murmurent deux dames. L’étiage pendant la période de soudure est désormais cerné par des forages. Ces ouvrages vont réduire sa durée. L’aube des lendemains meilleurs se pointe alors. L’autorité centrale en a fait une priorité. C’est une question de justice sociale. La sécurisation des besoins en eau pour les populations des grands centres périphériques est une priorité. « Nous avons entrepris la construction de 5 forages ; 3 sont déjà fonctionnels. Nous aurons une production journalière de 900 m3 par jour. Nous aurons assez de volume d’eau pour approvisionner la ville », assure le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La disponibilité des services n’a pas de coût. Sur fonds propres, la Sones a densifié le patrimoine avec 5 forages entre 2016 et 2017. Elle va équiper les trois forages. Ces ouvrages vont porter la production à 2019 m3 par jour contre 1029, le pic antérieur à la réalisation de ces ouvrages. Soit une augmentation de 97 %. « En un an, la Sones a dépensé plus de 500 millions de FCfa pour augmenter la production journalière pour la ville de Kédougou », déclare le directeur général de la Sones, Charles Fall.

5 forages entre 2016 et 2017
Loin des berges d’un bassin situé au quartier Dalaba, sur la route de Tambacounda, derrière le hangar de la gare routière, un nouveau forage intègre le décor. C’est dans l’enceinte que se trouve l’une des rares riches poches. Les nappes riches ne courent pas les sous-sols dans cette région. L’ouvrage n’est pas encore raccordé. Mais, il soulève des interrogations qui ont comme dénominateur commun la satisfaction des besoins en eau des populations. « Est-ce que ce forage peut alimenter les quartiers environnants la gare ? » ; « Est-ce qu’il ne faudrait pas un petit château d’eau dans un premier temps ou des bâches pour alimenter la ville ? » ; Le jeu de questions-réponses entre le ministre, le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale et les techniciens ont permis d’arrêter une solution.

En attendant la construction d’un grand château d’eau, il a été retenu d’assurer un approvisionnement correct des populations. L’apport additionnel est en ligne de mire. La « Terre des hommes » étend ses tentacules. Des maisons se déploient de part et d’autre de l’artère principale qui éventre la commune en deux. Rien que sur cette route, les concessions ont dépassé le lycée technique, l’ancienne limite des habitations. Cette dynamique démographique contraste avec la particularité statique des nappes de cette zone. « C’est une zone rocheuse. Elle est caractérisée par des nappes de fractures. Nous pouvons obtenir de l’eau lorsque la nappe est fracturée. Si la roche est compacte, nous avons peu d’eau. Dans cette partie du Sénégal, toutes les grandes villes (Bakel, Kidira et Kédougou) ont des problèmes d’eau, parce que nous avons des nappes discontinues. Ce sont des nappes de faibles débits. Les bons débits tournent entre 25 et 30 m3 par heure. Donc, dans ces villes comme à Kédougou, il faudra beaucoup de forages », conseille Dr Same Diouf, hydrogéologue et géophysicien. La courbe des investissements pour l’approvisionnement correct en eau va suivre l’évolution démographique.

Le transfert d’eau à partir du fleuve Gambie
Une bonne nouvelle pour les générations actuelles et futures : la diversification des sources est à un stade avancé. « La solution durable, c’est le transfert d’eau à partir de Itato. C’est ce projet qui va permettre aux populations de Kédougou d’avoir de l’eau 24 heures sur 24. Avec la construction du barrage de Sambangalou, le fleuve Gambie va se réguler », a fait savoir le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Les autorités construiront une station de traitement d’eau d’une capacité de 1.400 m3 par jour à Itato. L’eau sera acheminée à travers une conduite de refoulement en fonte DN 200 entre Itato et Kédougou. Elle sera d’une longueur d’environ 10 km. Une pompe d’une capacité de 90 m3 par heure refoulera l’eau dans le réseau et un forage d’une capacité de 400 m3 sera construit à Kédougou. Le coût global des travaux est évalué à 2.285.256.313 FCfa.

A «la Terre des hommes», l’eau…ne s’infiltre pas
La zone de Kédougou est rocheuse. La consolidation de ces roches en surface complique l’infiltration de l’eau. Conséquence : malgré une précipitation abondante, la nappe ne se recharge pas à la hauteur des quantités de pluies enregistrées. « Il pleut beaucoup à Kédougou, mais l’eau ne s’infiltre pas. Il y a une couche argileuse en haut qui empêche l’infiltration ; ce qui fait que l’eau ruisselle et regagne les fleuves et les marigots. Il faut que les populations de Kédougou comprennent que leur sous-sol n’est pas riche en eau », affirme Dr Same Diouf.

Idrissa SANE

Les femmes médecins du Sénégal promettent de mener un plaidoyer pour avoir le même traitement salarial que leurs collègues hommes. Car jusque-là, ces derniers sont mieux rémunérés. Ce qui constitue, selon elles, une injustice car tous sortis des mêmes écoles.

Les femmes médecins du Sénégal ont célébré, avec quelques jours de retard, la Journée internationale des droits des femmes sous le thème : « La problématique du travail de la femme dans le secteur de la santé ». La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck.

Dans son propos, la représentante de Onu Femme a regretté le fait que les femmes, dans tous les secteurs de la vie professionnelle, n’ont pas le même traitement salarial que les hommes. Surtout lorsque ces derniers ont les mêmes diplômes et font le même travail. Interpelée sur cette injustice, la nouvelle présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal (Afems), Dr Aminata Sophie Coulibaly, a confirmé cet état de fait. C’est pourquoi elle a plaidé pour la révision des lois du travail pour que les femmes et les hommes puissent bénéficier du même traitement salarial. A son avis, ce n’est pas élégant que les hommes soient mieux payés que les femmes alors qu’ils ont fréquenté les mêmes écoles et ont les mêmes capacités intellectuelles. « Mieux, nous faisons le même travail », a précisé Dr Coulibaly qui a prôné « travail égal, salaire égal ». Ainsi, elle a informé que l’Afems va mener un plaidoyer au niveau du ministère de la Santé pour que soit corrigée cette injustice. Pour le Pr Awa Marie Coll Seck, cette différence salariale est surtout notée dans le privé. « Cela n’existe pas dans le public.

Cependant, elle a précisé que le problème se situe au niveau de l’impôt. « Au Sénégal, les femmes paient plus d’impôts que les hommes, parce qu’étant considérées comme une catégorie qui a moins de charges. D’ailleurs, les femmes mènent des combats pour que l’on corrige cet impair, car la plupart d’entre elles ont des charges familiales », a expliqué le ministre de la Santé.

Revenant sur le thème de la journée, Dr Coulibaly a affirmé que les femmes médecins n’ont pas de problèmes majeurs dans l’exercice de leur profession. « Elles se spécialisent et font le même travail que les hommes », a-t-elle souligné. Mais, en dehors des lieux de travail, les femmes médecins, comme toutes les travailleuses, sont confrontées à des difficultés. Sur ce, la présidente de l’Afems a donné l’exemple de la femme médecin-chirurgien qui est obligée d’allier sa vie professionnelle à celle de sa famille. Par conséquent, cela entraine beaucoup de stress dans sa vie quotidienne.

Eugène KALY

Une plateforme des médias sur les questions environnementales. Telle est la principale proposition formulée à l’issue du deuxième symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf).

Le 2ème symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) s’est tenu les 30 et 31 mars derniers à Ben Guérir, non loin de Marrakech, au Maroc. Durant ces deux jours, les journalistes, venus de 27 pays de l’espace francophone, ont réfléchi sur le thème : « Médias, environnement et développement durable ». Pour faire face aux changements climatiques, les participants ont souhaité la création d’une plateforme des médias sur les questions environnementales et le renforcement des capacités.

L’idée de mettre en place une plateforme des médias sur les questions environnementales a été retenue lors de la présentation des rapports du symposium de Ben Guérir. Il est aussi question de renforcer les capacités des journalistes. L’Upf compte pérenniser ce forum après Monaco et Ben Guérir. A la clôture des travaux, le président de l’Upf, notre compatriote Madiambal Diagne, a salué la densité des débats et la richesse des discussions ; ce qui démontre l’intérêt que l’association des journalistes francophones accorde aux questions d’environnement. Il a remercié les autorités marocaines qui ont offert un cadre fabuleux qu’est la nouvelle université Mohammed VI de Ben Guérir.

Le représentant de l’Oif, Tidiane Dioh, s’est surtout réjoui de la crédibilité de l’Upf depuis la relance, à Dakar, en 2014. Il a pris l’engagement de l’Oif d’apporter, à nouveau, son soutien pour les prochaines assises de Conakry en 2017. Sur les questions d’environnement, M. Dioh a souligné que tout le monde est touché par le problème. « La planète va  mal », a-t-il dit avant d’inviter à plus de formation pour les journalistes.

Sur ce point, Madiambal Diagne a annoncé que Reporters sans frontière (Rsf) et l’Upf envisagent un programme de renforcement de capacités. Selon lui, il faut plus de vie dans les sections membres que l’Upf est prête à appuyer, mais surtout à envoyer des experts sur leur demande. Un partenariat est même souhaité avec les pays qui disposent d’écoles ou d’institutions de formation. De son côté, M. Tallal de l’Ocp, partenaire de l’organisation, a dit toute sa satisfaction d’être associé à la thématique. Pour lui, le chantier ne peut être mené qu’ensemble, les entreprises et la presse. Les médias, à ses yeux, doivent éveiller la conscience des populations face aux dangers.
 
Donner plus de place à l’environnement
Lors des débats sur la place réservée par les médias africains aux questions environnementales, Tidiane Dioh de l’Oif  a expliqué qu’il est constaté que les pays du Nord mettent plus de moyens, notamment pendant les évènements comme la Conférence des parties, contrairement à ceux du Sud. Mamoudou Ibra Kane, Directeur du Groupe Futurs médias, qui a reconnu que de nombreux efforts sont faits au Sénégal, a souligné que la Coupe du monde ou certains évènements sportifs sont mieux couverts avec une forte présence de journalistes pendant un mois.

Pour le président de la section Upf Sénégal, El Hadji Abdoulaye Thiam, « Le Soleil » est l’un des premiers journaux à offrir régulièrement des éditions spéciales sur les problèmes d’environnement. Le constat est que ces sujets sont rarement appelés à la Une des journaux sénégalais, sauf lorsqu’il y a des déplacements des hautes autorités suite à des dégâts matériels et humains causés par une mer en furie, a-t-il expliqué.

Notre consœur de l’Aps, Sokhna Bator Sall, et Aïssatou Diouf d’Enda Tiers monde sont revenues sur deux sujets : «Les médias doivent-ils prendre position ?» et « Le rôle des réseaux sociaux pour la sensibilisation ». Mme Sall a donné son point de vue sur les nombreux cas rencontrés sur le terrain et la diffusion d’informations après constat des faits sur les lieux.

Parlant de la place des réseaux sociaux, Mme Diouf a donné l’exemple de la sensibilisation des populations lors d’une construction sur la corniche arrêtée sur décision du chef de l’État qui s’était rendu sur les lieux après l’alerte menée sur les réseaux.

Avant de se quitter, les participants ont eu des visites guidées sur certains sites, notamment le centre d’épuration de Marrakech, le nouveau Musée de l’eau et le site de l’Office chérifien des phosphates où ils ont planté des arbres sur les surfaces réhabilitées.

El Hadji Abdoulaye THIAM (envoyé spécial)

Les autorités sanitaires continuent de déployer des efforts pour soulager les personnes souffrant de la pathologie rénale. Selon le directeur général de la Santé, Papa Amadou Diack, 319 patients sont dialysés dans le public. Il s’exprimait, samedi, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du rein.

Présidant la cérémonie d’ouverture des activités de l’Amicale des insuffisants rénaux de la clinique Abc hémodialyse, organisée dans le cadre de la Journée mondiale du rein, le directeur général de la Santé a relevé les efforts de l’État du Sénégal pour améliorer l’offre de dialyse. Selon Papa Amadou Diack, il existe 9 centres de dialyse fonctionnels dans le public. Il s’agit de ceux de l’hôpital Aristide Le Dantec, l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy), Kaolack, Saint-Louis, Matam, Touba, Tambacounda et Ziguinchor.

Citant les efforts déployés par les autorités dans la prise en charge des malades, il a indiqué que Saint-Louis est passé de 6 à 21 postes d’hémodialyse, l’hôpital militaire de Ouakam est en cours d’installation et le Centre de Ashir (Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux) va bientôt démarrer ses activités. Il sera suivi de l’hôpital Dalal Jamm. « Six autres centres sont en cours de construction. Pour certains (Louga, Thiès, Diourbel, Ndioum, Kolda et Sédhiou), les travaux ont bien avancé », a souligné M. Diack.

Évoquant des statistiques de janvier 2017, il a fait comprendre que 319 patients sont dialysés dans le public et 273 dans le privé, dont 49 en dialyse péritonéale. D’après le directeur de la Santé, en plus de la dialyse, la transplantation rénale est en cours de mise en place. « Il existe à l’hôpital Aristide Le Dantec une équipe multidisciplinaire qui est prête à effectuer la transplantation rénale. Hoggy et Dalal Jamm inscrivent également la transplantation rénale dans leurs perspectives », a informé Papa Amadou Diack, ajoutant que les instances de travail sont à pied d’œuvre. D’ailleurs, un organe de régulation sera mis en place et le partenariat avec les structures expérimentées a déjà démarré.

Pour Alioune Badara Cissé, directeur général de la clinique Abc hémodialyse, le Sénégal a fait un pas « très important » en votant la loi sur la greffe de rein.

Cherté du traitement
vPar ailleurs, malgré les efforts des autorités, il reste encore beaucoup à faire pour ce qui est de la prise en charge complète des personnes souffrant de l’insuffisance rénale dans notre pays. De l’avis de Ndèye Coumba Diagne, présidente de l’Amicale des hémodialysés de la clinique Abc, « les malades sont fatigués et 1.000 personnes sont actuellement en danger ». Diène Ngom, un autre patient, a relevé la cherté des analyses qui sont faites pratiquement tous les trois mois. « Certes, l’État a fait beaucoup d’efforts en essayant de rendre cette maladie presque traitable, à travers la mise en place de plusieurs centres où le traitement est gratuit, mais ce n’est qu’une goutte d’eau par rapport au grand nombre de personnes souffrant de cette maladie », a-t-il laissé entendre.

La Journée mondiale du rein est célébrée, cette année, sous le thème : « Maladies rénales et obésité ». En effet, l’obésité constitue l’un des facteurs de risque de la pathologie rénale aux côtés de l’hypertension artérielle, les glomérulonéphrites (affection rénale progressive touchant les glomérules, les unités individuelles de filtration du rein qui produisent l’urine), le diabète et les maladies infectieuses. A en croire le directeur de la Santé, près de 600 millions de personnes souffrent de cette maladie dans le monde. Pis, les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) font état d’une augmentation de la prévalence de l’insuffisance rénale de 17 % dans les 10 ans à venir.

Ibrahima BA

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) continue de sensibiliser les dirigeants africains pour qu’ils fassent du dividende démographique l’une des priorités de leur politique en investissant dans la jeunesse.

« Exploiter le dividende démographique par l’investissement dans la jeunesse ». Ce thème a fait l’objet d’une discussion, le 26 mars 2017, à Dakar, lors d’un dîner de travail entre le gouvernement du Sénégal, le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), la Commission de l’Union africaine (Cua) et la Commission économique pour l’Afrique (Cea). Plusieurs personnalités ont pris la parole pour tracer la voie à suivre, laquelle permettrait aux pays africains de capturer le dividende démographique.

Pour Mabingué Ngom, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, cette rencontre a été une opportunité d’encourager les ministres de l’Économie et des Finances du continent à poursuivre la mobilisation. « Nous devons passer à la vitesse supérieure si nous voulons réussir le pari de la capture du dividende démographique », a-t-il soutenu, appelant à « mettre l’accent sur les actions d’envergure ».

Pour capturer le dividende démographique, les dirigeants africains sont invités à investir dans l’éducation, la création d’emplois productifs et la Santé de la reproduction, notamment la planification familiale. « Ils doivent aussi travailler à l’amélioration de la bonne gouvernance », a-t-il plaidé, soulignant qu’un investissement dans l’éducation et la formation professionnelle peut aider à l’amélioration de la productivité du travail. « C’est une démarche intégrée. On ne peut pas réaliser le dividende démographique en travaillant comme on le faisait il y a une dizaine d’années. Il nous faut aller vers un partenariat national et international », a proposé M. Ngom qui s’est dit satisfait de l’engagement des agences du Système des Nations unies, du Nepad, de la Banque africaine de développement, entre autres organismes qui travaillent pour la réalisation du dividende démographique en Afrique.

Un élan se dessine en Afrique
Après le lancement de la feuille de route du dividende démographique, lors du dernier Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, les choses commencent à bouger. « Nous avons noté des mouvements, parce qu’entre temps nous avons rencontré plusieurs chefs d’État. J’étais impressionné par le leadership du président béninois, mais surtout par son esprit d’action et de sacrifice pour les jeunes. Je suis confiant que le Bénin sera un modèle de réussite en ce qui concerne la capture du dividende démographique », a soutenu le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa. Mabingué Ngom a également souligné que le président en exercice de l’Union africaine, le Guinéen Alpha Condé, maîtrise bien le dossier du dividende démographique et s’est engagé pour sa réussite. « Nous sommes satisfaits de l’élan qui se dessine, parce que beaucoup de chefs d’État veulent résolument appliquer la politique du dividende démographique. Nous devons garder ce mouvement, car il y a encore beaucoup de chantiers dans ce domaine », s’est-il réjoui.

Eugène KALY

Au Sénégal, des centaines de travailleurs sont victimes d’accidents de travail. Pour les prévenir et veiller à la santé et à la sécurité au travail, les représentants syndicaux de l’Unsas sont formés sur les modes de prévention.

Les délégués syndicaux de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) ont reçu, les 29 et 30 mars 2017, une formation sur la santé et la sécurité au travail. Cet atelier, organisé en collaboration avec la Commission ouvrière d’Andalousie (Espagne), entre dans le cadre du projet « Renforcement de la santé, sécurité au travail et intégration des questions environnementales dans l’agenda syndical de l’Unsas ».

Pour Mame Sèye Seck, coordonnatrice dudit projet, cette formation permettra d’informer et de sensibiliser les bénéficiaires sur les questions de santé et de sécurité. Elle a révélé que, chaque année, des milliers de travailleurs perdent la vie à la suite d’accidents de travail ou de maladies professionnelles. Pourtant, bon nombre de ces vies auraient pu être sauvées grâce à une politique adéquate de gestion des risques sur le lieu de travail. « Ces accidents, ces maladies et ces décès, liés au travail, posent l’urgente nécessité de leur participation effective au processus de prise en charge de la santé et de la sécurité sur les lieux de travail », a-t-elle soutenu, suggérant aux employeurs et aux travailleurs de collaborer afin de prévenir les risques d’accidents et de préserver la santé et la sécurité au travail.

Pour éviter les risques d’accident, les travailleurs sont appelés au respect du port des instruments de protection en observant les règles établies à cet effet. « Les employeurs ont l’obligation de créer les meilleures conditions qui préservent la santé et offrent la sécurité aux employés », a souligné Mme Seck. Elle a ajouté que la productivité de l’entreprise est largement tributaire de leur capacité à offrir un maximum de sécurité et une bonne protection dans leur entreprise.

Profitant de la tribune, la coordonnatrice du projet a remercié les partenaires espagnols qui ont permis de renforcer les capacités d’intervention des membres de l’Unsas dans la santé et la sécurité au travail. Cette coopération, qui a démarré en 2007, met l’accent sur les changements de comportements et le développement d’une culture de prévention des risques professionnels avec des activités articulées dans plusieurs axes.

Quant au secrétaire général de l’Unsas, Mademba Sock, il a insisté sur la prévention pour faire face aux risques des accidents de travail dans les entreprises.

Eugène KALY

Le chef de l’État invite les universitaires à faciliter aux Sénégalais l’accès à des soins de santé de qualité. Il annonce que le gouvernement va ouvrir plus de postes au concours d’agrégation en médecine.

Le président de la République décline la place fondamentale que les universitaires doivent assumer dans la lutte contre les maladies et les épidémies. Il invite les lauréats à marcher sur les pas de leurs maîtres en facilitant l’accès équitable aux spécialités médicales les plus pointues aux Sénégalais. « Je vous invite à œuvrer davantage pour offrir aux Sénégalais des soins de qualité, à travers notamment la promotion de la santé de la mère, de l’enfant, ainsi que la lutte contre les épidémies, les maladies chroniques, les maladies à soins coûteux », s’exprime-t-il.
Du reste, l’État du Sénégal s’est inscrit dans cette perspective avec l’ouverture des Unités de formation et de recherche en sciences de la santé (Ufr2S) dans les trois régions où des spécialistes dans les hôpitaux régionaux sont déployés. « Le gouvernement a pris l’option d’ouvrir suffisamment de postes pour le Concours d’agrégation de médecine dont les lauréats feront l’objet d’affectation dans les régions pour participer à l’amélioration de la qualité des soins, mais également à la formation », informe le chef de l’État.

Au regard de ces résultats et de ces défis, toutes les parties prenantes du système éducatif doivent, selon Macky Sall, œuvrer à la consolidation des réformes en mettant l’accent sur la certification des enseignements et des diplômes par un encadrement plus rapproché du Cames et de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup).

Tout compte fait, le chef de L’État convie les universitaires à « réfléchir en profondeur sur le système de santé de notre pays », à l’occasion de la célébration du centenaire de l’École de médecine de Dakar qui a comme parrain feu docteur Félix Boigny, ancien président de la République de Côte d’Ivoire.

I. SANE

Soixante doctorants du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique se familiarisent aux outils et méthodologies de recherche sur la gestion des entreprises et des organisations. C’est dans le cadre de la 12ème édition des Doctoriales de l’École doctorale en Science de gestion de l’Université internationale de Dakar.

La 12ème édition des Doctoriales du management de l’Université internationale de Dakar, ouverte depuis le 27 mars 2017, se poursuit jusqu’au 4 avril prochain. Cette rencontre scientifique et académique, organisée, chaque année, par l’École doctorale en Science de gestion de ladite institution, a pour finalité de permettre aux doctorants de suivre des séminaires de formation dans différents domaines relevant de leurs recherches, mais également de formations transversales relatives à la méthodologie de recherche, l’ingénierie pédagogique, l’ingénierie de consulting, etc.

« Ces formations vont au-delà des spécialités des doctorants (management, gestion, marketing, etc.). Elles rejoignent les objectifs de l’École doctorale qui sont de former des futurs enseignants-chercheurs et/ou des consultants », a précisé Dr Abdelfettah Zakaria Mekouar, directeur de l’École doctorale en Science de gestion de l’Université internationale de Dakar.

A l’en croire, le système doctoral consistait simplement à permettre à des jeunes en activité ou en plein temps de pouvoir s’inscrire en Doctorat et de mener une recherche qui se solde par la soutenance d’une thèse. « Par le passé, en aucun moment, les responsables des écoles n’ont pensé à dispenser à ces jeunes doctorants des formations parallèles pour les préparer à des métiers comme l’enseignement, la recherche, le consulting, etc. D’ailleurs, après la soutenance de leurs thèses de doctorat, certains docteurs sont recrutés, mais dès qu’on leur donne l’amphi, ils ont du mal à faire passer le message, à bien gérer la salle, à concevoir des supports et des méthodes innovantes en matière pédagogique, bien qu’ils soient pointus, spécialisés et experts dans leurs disciplines », a expliqué M. Mekouar.

Pour lui, être communiquant pour transmettre son savoir est une autre paire de manche. Et c’est suite à ce constat qu’ils ont mis en place des formations parallèles. Les séminaires de cette année sont axés sur la métrologie de recherche. Les doctorants participent aussi à des conférences et ateliers thématiques et présentent l’état d’avancement de leur recherche ainsi que leurs premiers résultats. « Depuis l’institution des doctoriales, l’amélioration de la qualité de nos docteurs est nette, aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan des compétences en matière de recherche, et même sur le plan professionnel. Pas mal de doctorants nous disent qu’après la soutenance de leur thèse, leur carrière professionnelle a complètement changé », s’est félicité le directeur de l’École doctorale.

Selon lui, l’école reçoit parfois des doctorants qui viennent avec une page blanche, aucune idée sur leur sujet, encore moins sur la problématique de recherche. Ces séminaires les aident à concevoir et finaliser leurs projets de thèse. Sept soutenances de thèses en Sciences de gestion sont inscrites cette année au programme.

Ndiol Maka SECK

Le collège Fadilou Diop de Pikine a organisé une fête en l’honneur du principal sortant, Abdoulaye Sall. Un professeur de classe exceptionnelle présenté comme un éducateur de référence, un serviteur infatigable de la nation qui a été donné en exemple aux générations actuelles et futures. D’autres professeurs à la retraite ont aussi été fêtés. La cérémonie a été empreinte d’émotions, les témoignages unanimes. Élèves, professeurs, la hiérarchie et même les vendeurs établis aux alentours du collège ont tenu à apporter leur témoignage sur Abdoulaye Sall dont les qualités sont jugées rarissimes.

Pour le président de la Fédération départementale des Associations de parents d’élèves, Ngor Faye, « le professeur Abdoulaye Sall constitue une référence dans l’édification d’une nation d’harmonie et de développement. « Un homme qui a subi toutes les peines de la vie et qui n’a jamais renoncé », a-t-il soutenu. C’est pourquoi il pense que le nom d’Abdoulaye Sall restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire éducative du Cem Fadilou Diop.

L’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Pikine, Ismaëla Diallo, a salué en Abdoulaye Sall son humilité et son respect de la hiérarchie. Au nom de ses collègues professeurs, le proviseur du collège Mame Yelli Badiane a évoqué un exemple à suivre, un modèle à perpétuer. Quant à Mme Bâ, nouveau principal du collège Fadilou Diop, elle a salué en son prédécesseur un homme multidimensionnel, généreux, à qui elle a du mal à trouver un qualificatif. « D’ailleurs, c’est grâce à lui que mon intégration n’a pas été difficile. Il m’a balisé le terrain et je me suis facilement adaptée », a-t-elle indiqué. Dans son intervention, Abdoulaye Sall a indiqué qu’il est important à tout chef d’établissement d’évaluer le chemin parcouru au sein de l’établissement scolaire, précisant que c’est à partir de cette évaluation qu’on aura une idée du legs laissé aux générations futures et ce qui reste à faire.

Abdou DIOP

Les 22 écoles élémentaires de la commune de Tambacounda viennent de bénéficier de fournitures scolaires. Les lots sont constitués de cahiers, stylos, craies, ardoises, etc. Ils ont été remis à l’inspecteur Amadou Dia. Le député maire de Tambacounda, Mame Balla Lô a, lui-même, procédé à la remise de ces fournitures scolaires estimées à 14,5 millions de FCfa. Dans son adresse, il a soutenu que le Conseil municipal est disposé à appuyer davantage l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief), dans le seul but d’améliorer les résultats scolaires. Il a également souhaité que cette tradition soit pérennisée, afin que les écoles se sentent soutenues.

Pour l’inspecteur Dia, ces fournitures scolaires constituent un important intrant pédagogique et facilitent le travail des enseignants. Il a aussi fait un plaidoyer pour créer les conditions d’épanouissement des élèves en termes d’espaces de jeux, de toilettes modernes et de construction de murs de clôture. M. Dia a remercié les directeurs d’école qui, malgré les difficultés, se battent pour atteindre les objectifs d’amélioration des résultats scolaires. De même, il s’est également félicité du travail de la Commission éducation de la mairie.

La résorption des abris provisoires dans la commune de Tambacounda est une autre préoccupation que l’État doit prendre en charge. Le maire a, dans ce cadre, suggéré de procéder au recensement des « daaras » (écoles coraniques) afin de trouver des stratégies d’accompagnement pour leur modernisation. Mame Balla Lô a déclaré aussi ne ménager aucun effort pour soutenir ces établissements dans l’électrification, l’adduction d’eau et le gardiennage. Saisissant cette occasion, il a annoncé son souhait d’organiser une cérémonie de récompense pour encourager les meilleurs élèves de la commune.

Pape Demba SIDIBE

Le président de la République, Macky Sall, a élevé des Professeurs et des Maîtres de conférences agrégés au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion. Cette distinction est la reconnaissance de la nation à ces Sénégalais qui transmettent le savoir et soignent leurs compatriotes.

La cérémonie de décoration des lauréats du 17ème Concours d’agrégation de médecine humaine, de pharmacie, d’odontostomatologie et de productions animales du Cames est empreinte de solennité. Elle s’ouvre par l’exécution de l’hymne national. S’ensuit la remise des insignes. D’abord aux encadreurs et ensuite aux candidats. Mohamadou Guélaye Sall, Professeur de pédiatrie et de nutrition, est le seul à être élevé au grade de Commandeur. Il fait partie, avec d’autres universitaires, de l’équipe d’encadrement. Les candidats ont été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion. Cette décoration est une reconnaissance du mérite des candidats et aussi de la performance du système d’enseignement supérieur du Sénégal. « En décidant de vous distinguer dans l’Ordre national du Lion, je veux vous exprimer ma fierté et celle de la Nation toute entière pour vos brillants résultats au 17ème Concours d’agrégation du Cames », fait savoir le président de la République, Macky Sall.

Poursuivant, il relève la particularité de l’une des missions les plus « sacrées » : celle qui consiste à donner le savoir et à soigner. « Cette reconnaissance de la Nation, souligne le chef de l’État, est d’autant plus méritée que vous avez le grand mérite de pratiquer la médecine tout en enseignant ». Cette cérémonie célèbre aussi la performance du système d’enseignement supérieur du Sénégal. La preuve : le Sénégal a présenté 35 candidats et a obtenu 34 lauréats, soit un taux de réussite de 97 %.

En plus, le Sénégal compte 21 majors sur les 66 disciplines concernées. « Ces performances ont permis à notre pays d’occuper la première place en termes de pourcentage d’admis par rapport au nombre de candidats parmi les États qui avaient présenté plus de 20 candidats », se félicite M. Sall qui ajoute : « Vos exploits sont une preuve éloquente que notre enseignement supérieur regorge de talents qui, au-delà de leur mission d’enseignement et de formation, sont également d’un grand apport pour le système de santé ».

Le discours du président de la République est porteur des efforts que le gouvernement a fournis pour démocratiser davantage l’accès aux soins de qualité. Parmi ces mesures, Macky Sall cite la généralisation des centres de dialyse, le programme national de Couverture maladie universelle, l’équipement des structures sanitaires, l’ouverture des hôpitaux de Ziguinchor, Fatick et « Dalal Diam » de Guédiawaye et le projet médical City.

Toutefois, la capitalisation de ces lourds investissements nécessite le dévouement de tous les agents. « Le succès de nos efforts dans le domaine de la santé publique dépendra, en grande partie, de tous, en particulier des universitaires », laisse entendre le président de la République.

Idrissa SANE

Ben Guérir, à une cinquantaine de kilomètres de Marrakech, au Maroc, abrite, depuis hier, le 2ème symposium de l’Union de la presse francophone (Upf) sur le thème « Médias, environnement et développement durable ». Près de 150 journalistes, venus de 27 pays de l’espace francophone, réfléchissent sur l’avenir de la planète.

C’est hier matin, à l’Université Mohammed V, que le 2ème symposium de l’Upf (Union de la presse francophone), regroupant près de 150 journalistes, a été ouvert. Cette rencontre fait suite à celle organisée à Monaco en 2016. Le Maroc a été choisi pour abriter ces Assises après la Cop22 de Marrakech. Il s’agit pour l’Upf de poursuivre la réflexion sur les questions d’environnement et de développement dans le continent africain, l’un des plus affectés par les changements climatiques.

Accueillant les participants, venus de 27 pays, dont le Sénégal, Mme Meriem Oudghiri, présidente de la section marocaine de l’Upf, s’est réjouie du choix de son pays avant d’ajouter que les journalistes ont le devoir de militer pour une nouvelle justice climatique. Selon elle, il faut faire du symposium un laboratoire d’idées où sont débattues mutuellement les bonnes pratiques.

Pour sa part, le représentant de l’Office chérifien des phosphates s’est dit fier de partager le partenariat privilégié avec l’Upf. De son côté, le président international de l’Upf, Madiambal Diagne, a d’abord rendu hommage à deux confrères disparus au cours de ce mois, Hervé Laurent de la France et Ibrahima Famakan Coulibaly du Mali, ancien vice-président de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, la rencontre de Ben Guérir participera à l’animation scientifique et culturelle de la nouvelle université, pôle scientifique de la ville verte. Il n’a pas manqué de remercier le royaume chérifien et les nombreux sponsors qui ont accompagné son association.

Représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Tidiane Dioh, responsable des médias, a souligné le rôle éminent, l’engagement fidèle et la contribution militante du Maroc en Francophonie. Aux participants, le messager de Mme Michaëlle Jean a déclaré qu’à travers leurs réflexions, il est question, en réalité, de l’avenir même des populations vivant dans le pourtour méditerranéen, de leur présent et de leur avenir. « A travers ce symposium, l’Upf fait œuvre utile, voire essentielle, en permettant aux points de vue de s’exprimer, aux solutions de se dessiner », a dit M. Dioh. Il est d’avis qu’aucune avancée ne sera possible sans une parfaite connaissance des enjeux environnementaux.

De notre envoyé spécial Abdoulaye THIAM

Le Centre hospitalier national de Pikine a reçu de la République populaire de Chine un don en médicaments et matériels médicaux. D’un coût de 65 millions FCfa, cette aide va contribuer au renflouement du stock de produits pharmaceutiques ainsi qu’au relèvement du plateau technique de l’hôpital qui a reçu du même donateur, au mois d’avril dernier, une valeur de 45 millions de FCfa. Soit un total d’un peu plus de 110 millions de FCfa. Le directeur de l’hôpital de Pikine, Mohamed Abdallah Guèye, a soutenu que cette contribution témoigne de l’intérêt que le gouvernement chinois accorde au système de santé sénégalais en général, mais aussi au relèvement du plateau technique de cette structure sanitaire en particulier. Il a rappelé l’envoi de deux missionnaires chinois issus de différentes catégories socioprofessionnelles (médical et paramédical), précisant que leur présence est bénéfique pour l’hôpital en termes de résorption du déficit en personnel constaté au niveau de certains services, notamment l’anesthésie-réanimation, le bloc opératoire, l’imagerie médicale, la chirurgie, l’Orl, l’ophtalmologie, les urgences, le laboratoire et surtout la kinésithérapie avec l’introduction d’une nouvelle activité (l’acupuncture).

M. Guèye a indiqué également que, dans le souci d’appuyer le ministère de la Santé et de l’Action sociale, sa politique en vue de l’atteinte de l’objectif « Santé pour tous », la Chine a procédé à l’installation, au sein l’hôpital de Pikine, d’un Centre de recherche anti-paludisme dont le démarrage va contribuer à combattre cette maladie et à réduire sensiblement la mortalité infanto-juvénile.

Dans le cadre de la coopération bilatérale, le gouvernement chinois a initié un important programme de formation. Quinze agents de l’hôpital en sont déjà bénéficiaires depuis 2007. Le conseiller économique et commercial de l’ambassade de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Yifeng, a avancé qu’avec ce don, l’hôpital va pleinement jouer son rôle au service sanitaire de la population locale.

Pour le directeur des Établissements de santé, Diamé Bop, notre pays doit mettre en place un programme hardi de formation afin de respecter nos engagements internationaux en matière sanitaire. Pour lui, la Chine est en train d’accompagner le Sénégal dans ce sens.

Abdou DIOP

Les régions situées au Nord du Sénégal font partie des zones les plus touchées par la malnutrition, selon une étude réalisée à Matam (Sénégal) et à Gorgol (Mauritanie).

Les résultats de l’« Analyse causale de la sous-nutrition transfrontalière : Sénégal (région de Matam), Mauritanie (Gorgol) » ont été publiés le 29 mars à Dakar. Cette étude a été réalisée dans le but de comprendre la persistance de la malnutrition, malgré les nombreuses interventions dans cette zone. Selon Dr Emilie Buttarelli qui a présenté les résultats, c’est la première fois que l’Ong Action contre la faim (Acf) réalise une étude dans ces deux localités. Cette étude, menée dans la zone du Walo transfrontalière entre le Sénégal (région de Matam) et la Mauritanie (région de Gorgol) en 8 mois, a démarré en août 2016 pour se terminer en mars 2017.

Parmi les causes de la malnutrition, Dr Buttarelli a cité le changement climatique, l’insécurité alimentaire dans les ménages, la mauvaise pluviométrie ou le mauvais rendement agricole. L’analyste a affirmé qu’il n’y a pas une explication toute simple à la sous-nutrition. Il a indiqué que dans les repas, les villageois consomment une très grande quantité d’huile, peu de légumes et beaucoup de riz. C’est pourquoi 14 % des ménages ont une mauvaise alimentation. Dr Maty Diagne Camara, chef de la Division de l’alimentation et de la nutrition au ministère de la Santé et de l’Action sociale, a salué ce travail très important. Poursuivant, elle a relevé que la région du Nord pose beaucoup de problèmes de malnutrition, malgré les nombreuses interventions. Ce qu’elle considère d’ailleurs comme un fardeau. Mme Camara a aussi fait savoir qu’il y a une disparité dans l’épidémiologie de la malnutrition. « On a des zones comme Matam, Saint-Louis, Louga et Tambacounda qui, depuis longtemps, sont dans des situations de malnutrition », a-t-elle révélé.

Face à ces interventions multisectorielles, Mme Camara a plaidé pour un travail de synergie pour vaincre le mal dû à la rareté des ressources pastorales, halieutiques, agricoles et à la mauvaise utilisation des terres. Elle a aussi souligné que des familles mangent trop salé avec beaucoup d’huile. Par ailleurs, les femmes et les enfants payent, à son avis, le plus lourd tribut à la malnutrition. « Les femmes, pour éviter d’avoir des difficultés à l’accouchement, diminuent leur alimentation au cours de leur troisième trimestre de grossesse. Cela donne des enfants de faible poids à la naissance », a-t-elle confié.

Fabrice Carbonne, directeur pays de l’Ong Action contre la faim (Acf) a reconnu que l’agriculture ne suffit pas forcément pour transformer la production agricole en impact nutritionnel. « Il faut offrir l’intégralité des services : eau, assainissement, pour donner un remède aux populations. Le bon diagnostic permet d’administrer le meilleur remède au patient », a-t-il affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (AnCmu) peine à payer ses dettes vis-à-vis des structures de santé après services rendus. Le ministre de la Santé a reconnu cette difficulté. « C’est un véritable problème », a lancé Awa Marie Coll Seck. Pour corriger ce dysfonctionnement, elle a demandé aux structures de santé de présenter, chaque mois, une facture pour permettre à l’Agence de payer rapidement. Elle a constaté que certaines structures de santé accumulent des remboursements qui peuvent aller jusqu’à 500 millions de FCfa avant de les déclarer. « Parfois, l’Agence n’a pas de liquidité sur place. Elle est obligée souvent d’attendre pour payer. Ce qui est préférable est que, chaque mois, les structures présentent des factures », a rappelé le ministre de la Santé.

C’est d’ailleurs la nouvelle stratégie utilisée par l’AnCmu qui a mis en place des bureaux régionaux.

Signalons que plus de 2 millions de personnes sont, aujourd’hui, inscrites dans les mutuelles de santé au Sénégal. Notre pays, d’après le ministre de la Santé, est à 50 % de taux de couverture sanitaire. L’objectif étant d’atteindre 75 % d’ici la fin de l’année 2017.

E. KALY

Le Pr Awa Marie Coll Seck a, lors de la 7ème Revue annuelle conjointe (Rac), salué les progrès enregistrés ces dernières années dans le secteur de la santé. Selon elle, l’État a fait beaucoup d’efforts dans le recrutement des agents de santé, la construction de nouvelles structures, l’achat d’équipements, entre autres.

La septième Revue annuelle conjointe (Rac) du Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) 2009-2018 a regroupé, le 30 mars, des acteurs de la santé et des partenaires techniques. Elle a permis à ces derniers de débattre sur les performances réalisées dans le secteur de la santé durant l’année 2016. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a évoqué plusieurs points parmi lesquels le recrutement du personnel. Le Pr Awa Marie Coll Seck a, dans ce cadre, révélé que, ces 4 dernières années, l’État a recruté environ 4.000 agents de santé. « Chaque année, nous recrutons 1.000 agents. Malgré cet effort, la demande reste encore forte, puisque nous recevons chaque jour des demandes des jeunes qui, après leur formation, souhaitent intégrer les structures de santé », a informé le ministre pour qui le Sénégal n’est pas confronté à la non disponibilité des ressources humaines en santé, comme c’est le cas dans certains pays. Elle a rendu un hommage au Japon qui a permis à son département de doter, en dehors du recrutement de l’État, les 1.600 postes de santé du pays en personnel. Aujourd’hui, beaucoup de postes de santé ont un infirmier et une sage-femme, s’est-elle félicitée. Le gouvernement, d’après le Pr Seck, est également en train de trouver une solution au déficit de spécialistes en santé. C’est ainsi que des bourses de spécialisation ont été mises à la disposition des médecins qui sont en formation depuis 4 ans. « Ils seront affectés à la fin de leur formation dans les régions », a assuré Mme Seck, ajoutant qu’elle travaille aussi à doter les structures de santé de techniciens supérieurs, pour une meilleure prise en charge des populations.

Redoubler d’efforts
Comme par le passé, la mortalité maternelle et infantile a occupé les débats. Pour le ministre de la Santé, les décès des femmes et des enfants ont connu une baisse. « La mortalité maternelle, par exemple, est passée de 510 décès en 1992 à 315 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2015. Le taux de décès infantile est, aujourd’hui, de 45 pour 1.000 naissances vivantes, alors qu’il y a quelques années, nous étions à 72 décès pour 1.000 naissances vivantes », a indiqué le Pr Awa Marie Coll Seck. « Tous ces indicateurs montrent que nous sommes en train de faire des progrès. Cependant, nous devons redoubler d’efforts pour baisser davantage ces taux, car une femme qui meurt en donnant la vie, à mon avis, c’est trop », a-t-elle regretté.
Le ministre de la Santé a aussi révélé que des résultats satisfaisants ont été enregistrés dans la lutte contre des maladies, telles que le Sida, le paludisme et la tuberculose, avec d’excellents taux de guérison. Cependant, des difficultés sont encore notées dans la prise en charge des maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète, les cancers, les maladies rénales, etc., a reconnu Awa Marie Coll Seck, concluant que des politiques de prévention ont été mises en œuvre pour faire face à ces pathologies meurtrières.

Moins de rupture de médicaments notée
Au Sénégal, le budget de la Santé est passé d’environ 120 milliards à 165 milliards de FCfa entre 2012 et 2016. Cette hausse a permis la construction d’infrastructures dont certaines ont été inaugurées. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a cité des centres de santé au niveau périphérique, mais aussi des hôpitaux comme celui de la Paix de Ziguinchor et de Fatick. « Nous avons aussi les hôpitaux de Matam et Dalal Jamm. C’est vous dire qu’en matière d’infrastructures, nous avons fait des progrès », a-t-elle souligné.
 
Sur le plan des équipements, plusieurs hôpitaux et centres de santé sont dotés de scanners et autres matériels qui ont permis d’améliorer le diagnostic. Pour ce qui concerne les médicaments, il y a moins de rupture. « Avant 2012, il y avait 120 médicaments qui étaient régulièrement en rupture. Aujourd’hui, nous sommes à une dizaine de médicaments en rupture. C’est dire tous les efforts que nous avons fait en matière de rationalisation des médicaments, avec des stratégies mises en place par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), et qui permettent de mettre les médicaments à la disposition des populations, quelle que soit leur zone d’habitation », a expliqué Mme Seck qui a parlé de démocratisation de l’accès aux médicaments au Sénégal.

Eugène KALY

Lors de la sixième édition du Concours « Miss Mathématiques/Miss Sciences », organisée par l’inspection d’académie (Ia) de Tambacounda, une vingtaine d’élèves de collèges et lycées de la région ont été récompensées.

Seynabou Thiam, du lycée de Goudiry, et Abigahel Mallou, du collège Jean XXII de la commune de Tambacounda, ont respectivement décroché les premiers prix en mathématiques et sciences du Concours « Miss Maths/Miss Sciences ». Elles ont reçu leurs récompenses lors d’une cérémonie organisée par l’Inspection d’académie de Tambacounda. Des distinctions ont aussi été décernées aux douze dauphines de chacune des deux lauréates classées premières dans les deux disciplines.

La cérémonie était présidée par le gouverneur Elhadji Bouya Amar, en présence d’acteurs de l’éducation, de partenaires techniques et financiers, de parents, entre autres. Le clou de la cérémonie a été la prestation des élèves des collèges de Qinzambougou et Thierno Souleymane Agne qui ont déclamé des poèmes dédiés aux mathématiques, aux sciences, à la lecture et à l’école d’une manière générale.

Cette activité, désormais inscrite dans l’agenda de l’éducation dans la région orientale, est une initiative du ministère de l’Éducation nationale visant à donner le goût des maths et des sciences aux filles, a souligné l’inspecteur d’académie Alassane Niane. Il a souligné que l’ouverture, en juin, du Bloc scientifique et technique du lycée de Tambacounda contribuera à la réalisation de cet objectif.

Pour lui, cette initiative est née du bilan du Programme décennal de l’éducation et de la formation (Pdef) qui avait fait état « d’insuffisances dans la promotion des sciences et des mathématiques » et de « disparités entre les filles et les garçons ». D’où cette recommandation, à travers le Programme d’amélioration de la qualité et de l’équité dans l’éducation de base (Paqueeb), de « renverser cette tendance lourde », pour qu’à l’horizon 2025 90 % des élèves soient inscrits dans les filières scientifiques.

Pour la responsable du bureau genre de l’Ia de Tambacounda et présidente du comité de pilotage, Marie Françoise Diouf Diarra, cette manifestation commence à porter ses fruits. Elle en veut pour preuve les résultats aux examens 2016. Le taux de réussite des filles au Bfem était de 64,69 % contre 70,69 % chez les garçons. Au Bac, il était de 45,36 % chez les filles, contre 38,03 % chez les garçons.

Pape Demba SIDIBE

Peu d’initiatives communautaires ont été développées pour la sécurité alimentaire et la diversification alimentaire au niveau des ménages dans la région de Thiès. D’où un plaidoyer pour impliquer davantage les acteurs communautaires.

La lutte contre la malnutrition a été au centre des discussions à la réunion du Comité régional spécial présidée, ce 28 mars, par Mbassa Sène, l’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives. Les participants souhaitent une implication effective des acteurs communautaires. Il s’est agi, lors de cette rencontre, de définir le cadre conceptuel d’approche multisectorielle en tenant compte des résultats du premier trimestre de l’année 2017 que la responsable régionale de la cellule de Thiès, Mme Néné Awa Sy, a d’emblée présenté comme suivant une courbe descendante par rapport à ceux de l’année écoulée. La région de Thiès est, en effet, à un taux de couverture de 60% contre 68% en 2016, cela dans 9 districts sanitaires sur 32 communes couvertes. Toutefois, fait remarquer Mme Sy, « des sources de l’Enquête Smart 2015 du ministère de la Santé et de l’Action sociale indiquent que le taux global de la Malnutrition aiguë globale (Mag) est de 9% (précaire), tandis que celui de la Malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans est de 15,9% (satisfaisant) et le taux d’Insuffisance pondérale est de 14% (précaire) ».

Non-effectivité des engagements pris par les collectivités locales
Les cibles pour les activités de nutrition communautaire montrent que 150.288 enfants de 0-23 mois, 337.830 de 6-59 mois et 446.557 Far (Femmes en âge de reproduction) ont été suivis au niveau de 301 sites. Aussi, 888 quartiers et 1.362 villages ont été couverts par les activités de prise en charge de la malnutrition aiguë, soit 68%.

Le nombre d’enfants de moins de 2 ans ayant bénéficié de séances de Suivi promotion de la croissance (Spc) était de 42.200 enfants en décembre. Le rapport note également que le pourcentage d’enfants 0-23 mois suivis ayant un gain de poids adéquat est de 37.379, soit 90% pour un taux de 80% attendus. Le pourcentage d’enfants de moins de 2 ans souffrant d’insuffisance pondérale a atteint un niveau de 1,93% pour moins de 1 % attendu. Pour autant, beaucoup de causeries ont été réalisées avec une présence massive (26.350 mères/gardiens, soit 95,39%).

A l’analyse, le constat, souligne Mme Néné Awa Sy, « est que peu d’initiatives communautaires ont été développées pour la sécurité alimentaire et la diversification alimentaire au niveau des ménages avec une couverture encore moyenne pour les activités de Spc au niveau régional (38%) et une consommation en sel non iodé constatée au niveau des zones de production artisanale, notamment à Kayar (village de Mbawane) et à Joal. Il s’y ajoute également une irrégularité dans le contrôle qualité du sel iodé commercialisé faute de moyens matériel et humain nécessaires pour faire un contrôle adéquat ».

La coordinatrice de la Cellule régionale de Thiès de lutte contre la malnutrition souligne aussi la non-effectivité des engagements pris par les collectivités locales. Il est impérieux aujourd’hui de travailler à une bonne implication des acteurs communautaires (chefs de quartiers et villages, relais, « Badianou Gokh », leaders coutumiers et religieux), des autorités administrative et sanitaire, de même qu’à une contribution des collectivités aux activités de nutrition communautaires. On peut déjà noter la mise en place de greniers de l’enfant à Thiadiaye, Joal, Popenguine, Mékhé et l’extension cette année du Prn (Programme de renforcement de la nutrition) au niveau des collectivités de Thiadiaye, Joal, Mékhé et Tivaouane.

Parmi les recommandations figurent, selon Mme Sy, « le développement des initiatives en faveur de la diversification alimentaire au niveau des ménages et la généralisation des greniers de l’enfant tout en effectuant un suivi régulier des plans d’actions issus des revues avec les collectivités locales dont la participation aux activités de nutrition communautaire doivent être renforcées ».

Mohamadou SAGNE

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