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Actualités (2067)

Le Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages a pris fin après 6 ans d’exécution. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau.

La gestion inclusive des ouvrages hydro-agricoles à été la principale recommandation de l’atelier de capitalisation du Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages (Barvafor). Lequel a pris fin après 6 années d’exécution dans le bassin arachidier. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau mobilisables.

Ce projet, cofinancé par l’Etat du Sénégal et le royaume de Belgique, a, aujourd’hui, à son actif 27 ouvrages hydro-agricoles dans 20 communes. Ces dernier permettent d’augmenter la production agro-sylvo-pastorale des populations bénéficiaires des zones d’intervention à travers la disponibilité et l’accès durable à l’eau productive. Une enveloppe de plus de 11 millions d’euros en investissements a été injectée dans ce sens pour renforcer la productivité dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

Une note de satisfaction affichée par les intervenants, lors des discussions qui ont suivi les présentations du coordonnateur du projet, Aly Sané Niang et du coresponsable belge, Nicolas Vidmer, sur les réalisations, impacts et autres expériences réussies tout au long du processus. Lequel a abouti, comme l’a indiqué, M. Niang, « à la réalisation de digues de retenue d’eau et digues anti-sel, au rééquipement de forages et la régénération de mangroves ».

Gouvernance transparente
Pour Aly Sané Niang, le projet « permet, aujourd’hui, de mobiliser 10 millions de m3 d’eau sur plus de 2000 ha de terres aménageables pour les cultures de contre saison, riziculture ou maraîchage ». Au bout du compte, a soutenu le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Mamadou Diallo, qui a présidé la rencontre, « ce sont des résultats positifs que les uns et les autres ont su valider en même temps que les éléments de capitalisation du projet après 6 années d’exécution tout en mettant à la disposition des communautés bénéficiaires un important potentiel de valorisation agricole qui vient contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement du Sénégal en matière d’agriculture et de l’équipement rural ».

Maintenant, il est question de se projeter vers l’avenir avec la fin du projet. Car il faut convenir, d’après Nicolas Vidmer, « que la réalisation d’ouvrages hydro-agricoles, tels que les digues de retenues, modifie, d’une manière fondamentale, les usages de la vallée ou du bas-fond en remettant en cause les équilibres fonciers, sociaux et économiques du terroir ainsi modifié ». D’ailleurs, pour éviter ou réduire les risques de conflits, tant fonciers qu’entre usagers de l’eau rendue disponible par l’ouvrage, une gouvernance démocratique et transparente doit être mise en place dans le but d’anticiper et régler les divers sujets de désaccords. L’expérience montre qu’une gouvernance inclusive en tant que modalité d’exploitation, de gestion, d’entretien et de maintenance des ouvrages est impérative pour un usage durable de l’aménagement agricole ».

Le directeur des Basins de rétentions et Lacs artificiels, Youssouf Lô, a magnifié ce pas de géant accompli par le projet qui devrait permettre de lutter contre la pauvreté et l’exode en milieu rural.

Mohamadou SAGNE

La majorité de la communauté musulmane sénégalaise a célébré, hier, l’Aïd-el-fitr ou Korité. Dans son sermon, l’imam de la Grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, prenant comme prétexte la polémique sur l’apparition de la lune, a appelé à l’union des cœurs et à la cohésion.

Après avoir commencé le Ramadan à l’unisson, on s’attendait à ce que la communauté musulmane du Sénégal célébrât sa fin dans la communion. Hélas ! Comme c’est le cas très souvent ces dernières années, il y a eu encore deux prières pour l’Aïd-el-fitr. Ce, à cause de l’interprétation que les uns et les autres ont de l’apparition de la lune. Cette question a d’ailleurs été au cœur du sermon de l’imam de la Grande mosquée de Dakar où le chef de l’Etat, Macky Sall, a sacrifié à la prière. Selon Alioune Moussa Samb, il n’est point besoin de polémiquer car les textes, à l’en croire, ont déjà tranché la question : débutez le jeûne quand vous voyez la lune, rompez le quand vous le voyez au 29ème jour, à défaut complétez les 30 jours. « C’est aussi simple que cela. Il aurait été préférable que nous priions dans l’unité puisque nous avions commencé tous ensemble. Mais on a l’impression que chacun fait ce qu’il veut », regrette l’imam.

Il souligne également que, dans la vie, il y a toujours « ceux qui connaissent et savent discerner et ceux qui connaissent mais sans aucune capacité de discernement ». Cela dit, imam Alioune Moussa Samb en appelle au retour aux fondamentaux de l’Islam et au legs des guides religieux sénégalais dont les enseignements, selon lui, sont un viatique pour les musulmans.
Il a invité les uns et les autres à s’inspirer de ces figures qui ont porté haut le flambeau de l’islam. « Il nous faut prêcher l’amour, la fraternité et la solidarité. Sans l’union des cœurs, nous n’irons pas loin.

Alors, vouons-nous du respect, reconnaissons les qualités de l’autre, ne disons pas du mal de lui. C’est là le bon comportement du musulman et c’est pour cultiver ses valeurs en nous que Dieu nous a imposé le mois du Ramadan », a ajouté l’imam.

Les politiques invités à la retenue
Et la transition est toute trouvée pour l’imam pour évoquer, de manière sibylline, les prochaines élections législatives. Rappelant aux politiciens leur devoir de ne pas embraser le pays, l’imam de la Grande mosquée de Dakar a déclaré qu’il est tout à fait possible de faire de la politique sans verser dans des insanités et dans des propos désobligeants.

Pour inviter les politiciens à la retenue, l’imam a invoqué l’histoire rappelant que les chefs religieux de l’époque se vouaient beaucoup de respect et cultivaient la fraternité entre eux. « Inspirons nous d’eux, suivons leurs pas pour la préservation de notre pays », a-t-il lancé du haut de sa chaire. Pour conclure, l’imam, utilisant la parabole du football, a invité toute la communauté musulmane à faire preuve de cohésion, de solidarité et de fraternité agissante.

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM et Mbacké BA (Photos)

L’ambassade de Chine à Dakar vient d’organiser, en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), le premier séminaire sur l’enseignement du chinois au Sénégal. À cette occasion, l’ambassadeur de Chine à Dakar, Zhang Xun, selon un communiqué de presse de la représentation diplomatique, a encouragé les enseignants de chinois à faire le bilan des expériences et à renforcer les échanges mutuels afin d’améliorer l’enseignement de la langue au Sénégal et de mieux répondre aux attentes des Sénégalais qui apprennent ou voudraient l’apprendre.

Enseignée au Sénégal depuis dix ans, la langue chinoise est étudiée à l’Ucad et dans d’autres instituts d’enseignement supérieur comme l’Ugb, l’Ism, Bem et Cesag.  L’Institut Confucius de l’Ucad, à lui seul, a accueilli plus de 3.000 apprenants. Les responsables des établissements d’enseignement supérieur où les cours de chinois sont dispensés se sont réjouis de leur coopération étroite avec la Chine. Aussi, ils ont exprimé leur détermination à renforcer l’enseignement du chinois dans leurs écoles, selon le communiqué de presse.

L’histoire de l’enseignement du chinois au Sénégal date de  2007 où le siège de l’Institut Confucius a signé deux accords de coopération, respectivement avec l’Ucad et l’Ugb, sur la mise à disposition d’un professeur de chinois pour chacune de ces deux institutions. En 2012, l’Institut Confucius de l’Ucad a été inauguré et son nouveau bâtiment, financé et construit par la partie chinoise, est remis à la partie sénégalaise en 2016. En 2015 et 2016, des professeurs de chinois sont envoyés par l’Institut Confucius à l’Ism et à Bem à la demande de ces derniers.

O. NDIAYE

Le directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu), Seydi Aboubacar Mbengue, a profité de la cérémonie d’enrôlement de 150 familles pour saluer l’implication des autorités dans la mise en œuvre de la Cmu. Il considère qu’il suffit que Pikine, qui est le plus important département du Sénégal en termes de démographie, décolle pour faire décoller le pays.

« Pikine est une commune où les mutuelles de santé existent. L’Union départementale des mutuelles de santé est en train de se développer et d’installer progressivement ses structures. Et nous pensons que le développement de la Cmu à Pikine va être important pour le pays », a déclaré Seydi Aboubacar Mbengue, le directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu). Il trouve que Pikine est le département le plus important sur le plan démographique dans le pays, tout en rappelant l’objectif d’un taux de couverture de 75 % le 31 décembre 2017. « Il faut que Pikine décolle et fasse décoller le pays, et nous sommes sur la bonne voie », a-t-il soutenu.

M. Mbengue s’exprimait à Guinaw rails où Pape Maël Thiam vient d’enrôler 150 personnes dans les mutuelles de santé. Il a rappelé qu’aujourd’hui plus de six millions de cas d’enfants (un enfant peut être pris en charge à quatre reprises) ont été pris en charge depuis octobre 2013. Plus de 40.000 femmes ont également bénéficié gratuitement de la césarienne.

Le directeur de l’Agence de la Cmu a aussi évoqué la relance du « Plan sésame » qui, a-t-il expliqué, est une initiative du président Abdoulaye Wade. Trouvant excellente l’initiative, le président Macky Sall a considéré qu’elle est sous-financée. « Il a re-financé le programme et, aujourd’hui, le plan sésame est mis en œuvre dans tous les hôpitaux du Sénégal. Il s’agit, pour nous, d’aller vers l’extension vers les centres et postes de santé pour régler l’équité territoriale », a déclaré  Seydi Aboubacar Mbengue. Il est d’avis que cela est une énorme révolution qui est en cours avec un nombre de 674 mutuelles de santé déjà installées dans les 552 communes avec l’engagement des maires, préfets, sous-préfets ainsi que des responsables politiques. « L’objectif qui nous avait été fixé était de mettre en place au moins une mutuelle de santé dans chaque commune. Il me plait de rappeler que la Cmu est une affaire de tout le monde », a-t-il commenté.

Abdou DIOP

Le ministère de la Santé va organiser, dans quelques jours, une cérémonie de réception des appareils de radiothérapie. Deux machines destinées à l’hôpital « Dalal Jamm » pour la prise en charge des cancers sont arrivées samedi à Dakar. Deux autres, dont l’un pour Aristide Le Dantec, sont en phase d’acquisition et pourraient être disponibles à la mi-juillet.

« Le Sénégal disposera de trois accélérateurs de particules. Le fabricant devrait nous livrer la commande au mois de juin, s’il plaît à Dieu », avait promis, en début d’année, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, suite à la panne de la radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec. La promesse de l’Etat est tenue. Selon un communiqué du ministère de la Santé, parvenu à la rédaction, deux accélérateurs de particules commandés par l’Etat sont arrivés samedi 24 juin 2017 à Dakar. Ces deux appareils de radiothérapie, dernière génération, d’après le communiqué, en matière de lutte contre le cancer, seront installés à l’hôpital « Dalal Jamm ».

De même, deux autres machines de même calibre sont en cours d’acquisition. L’une d’elle sera destinée à l’hôpital Aristide Le Dantec qui a perdu son appareil de radiothérapie en janvier dernier après une panne. Laquelle avait installée une crise, poussant le ministre de la Santé à donner des explications en déclarant : « L’appareil était tombé en panne en avril, mais après réparation, il était prévu qu’il puisse tenir pendant au moins 18 mois. Malheureusement, la panne est survenue avant le délai fixé. Ce n’est nullement un problème de laxisme ».

Awa Marie Coll Seck a rappelé que le gouvernement avait déjà commandé, en procédures d’urgence, grâce à un partenariat avec une banque internationale basée à Khartoum, au Soudan, des accélérateurs de particules pour les services de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec et « Dalal Jamm ». Ces machines devraient être réceptionnées en décembre dernier. Malheureusement encore, l’institution financière n’a pas pu lever des fonds à cause de l’embargo imposé au Soudan par les Etats-Unis d’Amérique.

Promesse tenue
Devant la pression des populations, en particulier les malades du cancer, le Sénégal a changé de stratégie. Le ministre avait promis que la fabrication devrait durer 4 mois, sans compter le transport et l’installation qui peut prendre 2 mois. «  Ce qui fait un total de 6 mois. Mais, nous sommes en train de négocier pour que le fabricant réduise ces délais parce que nous sommes dans l’urgence », avait déclaré le Pr Seck. Aujourd’hui, les promesses du ministre de la Santé sont une réalité et cela ferait souffler les malades et leurs accompagnants. L’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec qui avait créé de vives critiques à l’endroit des autorités gouvernementales était un don de l’Arc de la France, une association de la recherche sur le cancer. Elle a offert cet appareil à l’Etat du Sénégal en 1989.

Cette machine qui a connu plusieurs changements de sources a rendu énormément service aux malades sénégalais et de la sous-région.
Ces dernières années, il a connu des pannes successives. « Nous sommes arrivés à un point où la machine constituait un danger pour les patients et le personnel. C’est ce qui nous a amenés à demander son arrêt », avait informé, dans interview accordée au journal « Le Soleil », le Pr Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec. La quatrième machine appartient à un privé qui ambitionne d’offrir les mêmes services aux malades du cancer. Ces appareils seront installés avant la fin de l’année.

Eugene KALY

Une rencontre entre la Sones, la Sde et l’Association des maraîchers a eu lieu, hier, pour discuter des modalités pratiques de l’exploitation des forages de Thiaroye et Ber Thialane.

Avec la mise en service des forages de Thiaroye et Ber Thialane, un contrat d’exploitation a été signé entre la Sones et la Sde pour la partie de Ber Thialane. Celle de Thiaroye devra être gérée par l’Onas. Les forages de Ber Thialane vont être utilisés par les maraîchers de la zone des Niayes. C’est ainsi qu’une réunion pour voir les modalités pratiques de ce partenariat a été organisé, hier, entre la Sones, la Sde et l’Association des maraîchers de Ber Thialane.

Financé par l’Acdi et l’Uemoa pour un montant de 10 milliards de FCfa, ce projet permettra de mobiliser à peu près 25.000 m3 d’eau, dont les 13.000 à partir des forages de Ber Thialane qui iront profiter aux maraîchers, lesquels se verront déconnecter sur l’ancien système où ils consommaient de l’eau potable. Ladite eau ira désormais aux populations de Dakar.

Pour le directeur général de la Sones, Charles Fall, avec la fin des travaux de ce programme, ils vont aller directement à leur mise en service. D’où cette contractualisation avec la Sénégalaise des eaux qui sera chargée de la gérance et de l’exploitation de ces forages de Ber Thialane. Les préoccupations des maraîchers ont surtout tourné sur la période de facturation et aussi le prix du mètre cube d’eau. Des préoccupations portées par le président de l’Association des maraichers de la zone des Niayes, Massèye Ndiongue, qui a parlé de particularités des exploitants agricoles.

Selon Abdou Baal, directeur général de la Sde, avec ce nouveau contrat de gérance, l’eau sera à la disposition des maraîchers suivant un canevas établi. « Dans un premier temps, nous allons faire une très large communication en direction des maraîchers pour expliquer les détails de ce contrat, de cette nouvelle convention de partenariat. C’est une annexe au contrat d’affermage de la Sde. Il s’agira d’une eau destinée à une utilisation agricole. Toutes les particularités feront l’objet d’accord avec les populations de Ber Thialane », a expliqué M. Baal.

S’agissant du prix, il affirmé que cela a été validé et arrêté par le gouvernement du Sénégal, de même que la périodicité de la facturation qui est bimestrielle. Des détails qui seront portés à l’attention des maraîchers de Ber Thialane. Ce programme concerne à peu près 16 forages, dont 10 situés à Thiaroye et 6 dans la zone des Niayes, précisément à Ber Thialane où ils sont couplés à des réservoirs au sol de 200 m3 et d’une station de pompage pour refouler les eaux. Ces forages sont interconnectés et les eaux refoulées vers la mer pendant l’hivernage pour rabattre les nappes et lutter contre les inondations.

Pour la période hors pluies, les eaux sont refoulées vers les maraîchers pour irriguer les champs des agriculteurs et tout acteur économique évoluant dans le secteur.

Oumar NDIAYE

Agriculture, énergie, santé, nanotechnologies et technologies des lasers, Tic et applications. Ces domaines de recherche vont constituer les axes de la coopération scientifique et technique entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Ces deux pays, qui avaient signé un Plan d’action triennal conjoint en mars 2016, vont intensifier leur collaboration dans le domaine scientifique et technique. Avec un système de recherche scientifique performant qui associe universités et centres de recherche spécialisés, l’Afrique du Sud a aussi une grande expérience dans le développement de programmes de coopération entre secteur public et privé.

Le Sénégal veut ainsi s’appuyer sur cette grande expérience. Selon le Pr Mary Teuw Niane qui présidait, avec une délégation sud-africaine, un atelier de partenariat scientifique entre le Sénégal et l’Afrique du Sud, avec cette nouvelle dynamique, les chercheurs des deux pays vont travailler ensemble dans les domaines prioritaires qu’ils auront définis d’un commun accord. L’accent sera aussi mis sur la formation avec des échanges d’étudiants et de chercheurs pour contribuer aux axes de développement du Sénégal.

La délégation sud-africaine, qui comprend le directeur de la Coopération bilatérale du ministère de la Science et la Technologie, des universitaires et membres de recherche, a visité certaines structures de recherche du Sénégal. La chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Sénégal, Clara Kiesewetter, est revenue sur la longue tradition de coopération entre les deux pays qui a commencé par le soutien du Sénégal à la lutte contre l’apartheid. Un partenariat qui s’est élargi à la culture et, aujourd’hui, dans le domaine de la recherche scientifique et technique. L’Afrique du Sud produit, à elle seule, près d’un tiers des publications scientifiques du continent et occupe la première place en Afrique dans de nombreuses disciplines.

O. NDIAYE

Les résultats du baccalauréat technique de la session 2017 de la série G sont tombés le 18 juin 2017. Au Centre principal de Kédougou, 10 candidats du centre secondaire de Tambacounda qui présentait 27 candidats, dont 7 individuels, ont été déclarés admis et 8 autorisés à subir les épreuves du second tour. En plus, 2 mentions « Assez Bien » ont été attribuées dans ce centre, dont 1 pour les candidats individuels. Sur les 10 admis d’office, 6 sont du lycée de formation technique et 4 des candidats individuels. Pour l’ensemble du centre principal de Kédougou, 15 admis (Série G) ont été déclarés. Les 10 sont issus du centre secondaire de Tambacounda. Le lycée de Kédougou n’a eu que 5 admis sur une soixantaine de candidats présentés.

Pape Demba SIDIBE

L’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaire (Eismv) de Dakar a lancé, le 23 juin, à Dakar, un Master II en gestion et surveillance sanitaire de la faune sauvage. Il comporte deux spécialités, à savoir la Médecine vétérinaire de la faune et aires protégées et l’Epidémio-surveillance de la faune sauvage. Les cours, qui vont durer 12 mois, selon le Pr Rianatou Bada Alambedji, coordonnatrice des stages et formations post-universitaire de l’Eismv, démarrent en novembre 2017. Ce nouveau Master permettra de doter les pays africains de personnels qualifiés dans la surveillance, la prévention, la détection précoce et la riposte rapide contre des maladies émergentes, ré-émergentes et les zoonoses impliquant la faune.

Il va aussi aider les pays membres de l’école à mettre en place des partenariats de recherche pour faire face à ces types de maladies. Le premier semestre de la formation sera consacré aux enseignements en tronc commun. Au second semestre, les étudiants seront regroupés par spécialité. Pour le Pr Yalacé Kabouret, l’ouverture de ce Master s’inscrit dans la vision de l’école qui, par cette formation, veut contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses émergentes dont les conséquences sont souvent catastrophiques. « Elles peuvent compromettre le plan de développement et d’émergence des Etats membres de l’école dont le Sénégal », a indiqué M. Kabouret, soulignant que, ces six dernières décennies, le taux des maladies émergentes a augmenté.

Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé animale, 75 % des maladies qui ont affecté l’Homme ces dernières années sont causées par des agents pathogènes provenant des animaux ou de leurs produits. « Parmi elles, plusieurs ont un potentiel de propagation à grande échelle avec divers modes de transmission. Elles peuvent devenir une menace pour la sécurité sanitaire mondiale », a averti le Dg de l’Eismv.

Le secrétaire général du ministère de l’Elevage, Dr Mamadou Ousseynou Sakho, s’est félicité de la diversification de l’offre de formation proposée par l’Eismv.

Eugène KALY

La problématique des inondations a fait l’objet d’un Conseil interministériel, hier, à la Primature, avec la présence de toutes les parties prenantes. Cette année, l’Etat a décidé de mettre sur la table un montant de 2 milliards de FCfa pour mieux prendre en charge la gestion du phénomène.

La matrice d’actions prioritaires 2017 a été adoptée, hier, à l’occasion d’un Conseil interministériel sur la problématique des inondations présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Les structures impliquées dans la gestion des risques d’inondations comme l’Onas, l’Ageroute, l’Adm, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, la Protection civile et le Service national d’hygiène ont aussi pris part à cette rencontre.

« L’ensemble des acteurs ont exprimé leurs besoins concernant les mesures transitoires qui doivent être mises en œuvre afin de soulager les populations en cas de fortes de pluies », a fait remarquer le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues. Pape Gorgui Ndong a fait face à la presse au terme des travaux. Il a ajouté que la matrice d’actions prioritaires 2017 est dotée d’un budget d’un milliard 900 millions de FCfa en vue de mieux prendre en charge la gestion des inondations au cours de cet hivernage.

Ce programme est aussi censé permettre aux entreprises d’intervenir immédiatement en cas de fortes pluies conformément aux accords-cadres qui lient ces dernières et l’Etat.
Pape Gorgui Ndong a soutenu qu’une équipe avait sillonné, pendant deux mois, les régions, départements et communes pour faire le point sur les mesures transitoires à prendre face au phénomène des inondations. A l’en croire, les régions du Nord feront l’objet d’une attention toute particulière, vu que l’hivernage, d’après les prévisions météorologiques, sera très pluvieux dans cette partie du pays. Les régions de Tambacounda et Kaffrine seront également au centre des actions de lutte contre les inondations. Le ministre délégué a d’ailleurs indiqué qu’une équipe sera déployée, dans les meilleurs délais, à Tambacounda pour soulager les populations victimes de fortes pluies avant-hier. Du fait que l’hivernage de cette année coïncidera avec les élections législatives, les lieux de vote feront l’objet d’une sécurisation particulière.

Il a indiqué qu’en plus des mesures transitoires prévues tout au long de cet hivernage, de nombreux projets sont en train d’être mis en œuvre dans le cadre du Programme décennal de gestion des inondations. M. Ndong a rappelé les efforts qui ont été consentis par les pouvoirs publics pour régler le problème des inondations dans la banlieue.

Diégane SARR

La Sénégalaise des eaux (Sde), s’inscrivant dans une œuvre citoyenne, a apporté sa contribution à la réalisation de la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam avec un chèque de cinq millions de FCfa. Cette infrastructure multifonctionnelle, qui sera inaugurée le 30 juin prochain, est une initiative des éléments français au Sénégal.

D’un coût global de 420 millions de FCfa, la maternité Annette Mbaye d’Erneville de Ouakam, Etablissement public de santé, dispose de toutes les commodités ; ce qui en fait un espace moderne et la place au rang de 3ème service pédiatrique du Sénégal. C’est le premier établissement de santé au Sénégal dédié à la mère et à l’enfant. Elle dispose de trois échographes, de deux blocs opératoires pour la césarienne, de salles de réanimation néo-natale, de soins, de surveillance pour enfants, de quatre chambres d’une capacité de 14 lits, d’un bureau gynécologique, d’un cabinet multi-spécialités. Il y a également une salle de réunion, une bibliothèque médicale, une salle informatique et un ascenseur prenant en compte les personnes à mobilité réduite.

Une école de formation destinée à 11 centres de santé est logée au sein de l’établissement. Les formations commencent au mois de novembre 2017.
La Sénégalaise des eaux (Sde), un des 50 partenaires de ce projet, apporte ainsi une contribution importante à la réalisation d’une œuvre qui témoigne des liens de solidarité entre le Sénégal et la France et de l’humanité de ceux qui ont entrepris l’initiative, notamment les éléments français au Sénégal, et particulièrement le capitaine Hervé Gode qui en est le concepteur.
Cet apport traduit, de l’avis du directeur général de la Sde, Abdoul Baal, la vocation citoyenne de la société dont la mission va au-delà de ses activités de production et de distribution de l’eau. Selon lui, elle s’emploie quotidiennement à contribuer au bien-être des populations et appuie toutes les initiatives allant dans ce sens.

Le général Pascal Facon qui commande les éléments français au Sénégal a abondé dans le même sens pour mettre en évidence cette humanité qui les unit avec les populations de Ouakam. « Les militaires français ne vivent pas à côté des gens. Ils vivent à côté d’eux », dit-il, espérant ainsi que cet établissement apportera une contribution majeure au bien-être des Ouakamois.

Alassane Aliou MBAYE

Des régions comme Sédhiou, Kaffrine, Kédougou, etc., sont dépourvues d’infrastructures sanitaires de premier choix. Pour combler ce gap et améliorer la carte sanitaire nationale, l’Etat a décidé de réaliser, dans les régions où le besoin se fait le plus sentir, un hôpital régional, pour que les patients ne soient plus obligés d’aller se soigner ailleurs.

Aujourd’hui, la nouvelle approche consiste à associer les populations à tout ce qui les concerne. Celles du Pakao viennent d’être conviées à se prononcer sur le projet de réalisation de l’hôpital régional de Sédhiou. Elles viennent d’approuver, au cours d’un Crd (Comité régional de développement), le projet de construction de cet hôpital régional réclamé et fort attendu.
Cette phase de validation sociale précède le démarrage des travaux qui ne saurait tarder. L’acceptation sociale faite à Sédhiou a vu la participation des autorités administratives et des élus locaux. Selon le chef de la mission, représentant le ministère de la Santé et de l’Action sociale, « la validation technique était déjà faite à Dakar ». Il a précisé que l’infrastructure sera réalisée en deux ans et va coûter 97 milliards de FCfa.

Conçu pour être une référence en matière de santé, cet hôpital sera équipé d’un plateau technique relevé. « A côté du centre de santé, on aura une autre infrastructure et on ne fera plus d’évacuation vers les structures de Kolda ou de Ziguinchor. C’est d’ailleurs le contraire qui se passe aujourd’hui : des évacuations nous viennent maintenant de Kolda ou de Ziguinchor », a confié un infirmer du centre de santé.

Malamine KAMARA

La disponibilité des médicaments et l’érection d’unités de soins ambulatoires dans les structures sanitaires. C’est ce que réclament les acteurs engagés au Sénégal dans la lutte contre la drépanocytose.

La célébration de la Journée nationale de lutte contre la drépanocytose a été l’occasion, à Thiès, de faire un plaidoyer pour un accompagnement dans la lutte contre cette maladie héréditaire à soins couteux. Un devoir qui s’impose aujourd’hui surtout pour rendre disponibles les médicaments et doter les structures sanitaires d’unités de soins ambulatoires pour enfants et adolescents drépanocytaires, a indiqué le Dr Moustapha Diop, médecin-chef du district sanitaire du quartier 10e Riaom.

Tout en notant les efforts louables consentis par l’Etat dans cette croisade, le Dr Diop s’est engagé à s’impliquer davantage dans la lutte non seulement en tant que médecin, mais en tant que point focal à Thiès où le constat a été fait d’un manque de spécialistes de la maladie. Au point que certains patients sont obligés d’aller se faire consulter ou traiter au niveau des structures sanitaires spécialisées de Dakar.

Une préoccupation exprimée par les nombreux intervenants, la plupart des malades, devant le Pr Ibrahima Diagne, de l’Ufr Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et point focal national de la lutte contre la maladie. Le Pr Diagne qui a animé le panel sur « Paludisme et drépanocytose » a promis de former des spécialistes pour la prise en charge de la drépanocytose à Thiès. Dans sa présentation, il a fait ressortir les principales causes de cette maladie génétique qui affecte des milliers de personnes et occupe le quatrième rang des consultations à l’hôpital Albert Royer de Dakar.

Mais, il a tenu à insister sur le fait que, généralement, c’est le paludisme qui aggrave le plus souvent la morbidité et la létalité liées à des crises vaso-occlusives, des anémies hémolytiques. « La prévalence dans notre pays est à 10 %, dont 0,5 % de formes majeures. Et chaque année, on note des cas de nouveau-nés drépanocytaires », a indiqué Maguèye Ndiaye, le président national de l’Association de lutte contre la drépanocytose.

Selon lui, « c’est une maladie fréquente et grave qui nécessite que les pouvoirs publics et les populations, notamment en Afrique, lui consacrent toutes les énergies nécessaires ». « Les acquis existent, il est vrai, mais nous avons beaucoup de défis à relever en poursuivant nos efforts, en vue de réduire le nombre de naissances d’enfants porteurs de drépanocytose et réduire sensiblement la morbidité et la mortalité liée à la maladie par une prise en charge appropriée et accessible à tous », a-t-il ajouté.

La formation du personnel de santé devrait également constituer une urgence, afin qu’une meilleure couverture et une prise en charge des patients soient assurées.

Mohamadou SAGNE

Pour faciliter aux populations l’accès aux soins, l’Etat du Sénégal est en train de mettre en œuvre le programme de Couverture maladie universelle (Cmu). Dans ce cadre, près de 10 milliards de FCfa ont été remboursés en 2016 aux structures sanitaires. D’ailleurs, l’Agence de la Cmu compte mensualiser ces remboursements.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a salué les efforts de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) dans le cadre de la gratuité des soins. Le Pr Awa Marie Coll Seck a révélé qu’en 2016, près de 10 milliards de FCfa ont été injectés à cet effet. Elle s’exprimait lors d’un atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de permettre aux acteurs impliqués dans la mise en œuvre des initiatives de gratuité d’échanger avec les parties prenantes sur le contenu de ce manuel et d’identifier les goulots d’étranglement. Mme Seck a précisé que les séances de la dialyse, à elles seules, ont coûté environ 3 milliards de FCfa. A cela s’ajoute la prise en charge gratuite de plus de 2 millions d’enfants de 0 à 5 ans. Sans compter les 16.000 césariennes effectuées et les 120.000 personnes âgées de plus de 60 ans et prises en charge dans le cadre du « Plan sésame ».

Le ministre de la Santé a informé que 560 personnes ont bénéficié de la dialyse. Ce qui donne un total de 60.000 séances effectuées dans les structures de santé publiques. Tous ces chiffres font dire au Pr Seck que « la gratuité des soins est une réalité au Sénégal, même s’il y a quelques insuffisances à corriger ».

675 mutuelles installées
Elle a rappelé que 675 mutuelles de santé sont installées sur l’ensemble du territoire par l’ACmu. L’atelier de validation des manuels de procédures de gestion des initiatives de gratuité dans le cadre de la Cmu réunit des médecins-chefs de région, de district et plusieurs acteurs de la santé. Il devrait permettre d’adopter de nouvelles procédures de gestion des initiatives de gratuité.

Pour le ministre de la Santé, les responsables des structures de santé qui offrent des soins aux populations bénéficiaires de la Cmu doivent maîtriser les rapports de procédures en vue de donner des pièces justificatives des services offerts dans les délais requis. « Ils doivent aussi connaître comment l’Agence procède aux remboursements. Car nous avons l’intention de mensualiser les rapports, les pièces justificatives, mais surtout les remboursements », a expliqué Mme Seck. Elle a ajouté que l’ACmu est en train d’apporter des améliorations puisque ces remboursements pouvaient être payés en deux ou trois mois. « Mais, nous voulons mensualiser les remboursements », a assuré le ministre, soulignant que le gouvernement est dans une phase d’accélération de la couverture sanitaire, parce que voulant, d’ici la fin de l’année, se rapprocher du taux de 75 % fixé par le chef de l’Etat. En 2016, le taux de couverture sanitaire tournait, au Sénégal, autour de 50 %.

Eugène KALY

La secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a salué les résultats obtenus par le Progede 2. Il a permis de réduire la pression sur les ressources naturelles dans les zones d’intervention.

Un atelier de partage des résultats de l’inventaire pour l’évaluation des stocks carbone dans les massifs forestiers de la zone d’intervention du Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede2) a regroupé des acteurs de l’environnement. La rencontre, présidée par le a secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a permis de valider les résultats. D’ailleurs, ces derniers ont été jugés satisfaisants par cette dernière qui a reconnu que, dans les zones d’intervention (Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Kédougou Kaolack, Kaffrine et Matam), le projet a permis de diversifier les combustibles et réduire la pression sur les ressources naturelles.

« Le Progede a participé, dans sa zone d’intervention, à la réduction de la déforestation en limitant les émissions de Co2 mais aussi en améliorant les revenus des populations, notamment des femmes et des jeunes », a-t-elle souligné, indiquant que le ministère compte pérenniser ces acquis dans la prochaine phase du projet. Mme Ndiaye s’est félicitée du travail abattu par les responsables du projet qui ont instauré, dans certaines parties du Sénégal, l’égalité des chances en donnant des moyens aux jeunes et femmes de faire face aux difficultés. « C’est un projet qui nous vaut beaucoup de satisfaction parce qu’il a permis de régler les besoins des populations en matière de combustibles domestiques tout en préservant les écosystèmes forestiers », a-t-elle indiqué, soulignant qu’il est important de s’arrêter pour faire le bilan afin de corriger quelques manquements.

Le colonel Alassane Bâ, responsable des opérations du Progede 2, a donné assuré que le projet continuera à préserver les ressources forestières. Il a salué la pertinence d’organiser cette rencontre parce qu’il fallait faire le bilan, mesurer les impacts du Progede et se projeter dans l’avenir puisque la mise en œuvre du projet devra aboutir, entre autres, à la réduction de la déforestation de 71.000 hectares, l’augmentation de la quantité de Co2…

Eugène KALY

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et l’action sociale (Sutsas) a observé, hier, un mouvement d’humeur, paralysant, pendant plusieurs heures, le fonctionnement des structures de santé. Ces travailleurs étaient en sit-in de 10 heures à 13 heures pour exiger du gouvernement le paiement du fonds de la santé pour la motivation nationale du premier trimestre de l’année 2017. Ils réclament également la régularisation des salaires des contractuels du programme de la Jica.

Le paiement du salaire des contractuels du plan dit « Cobra » et des bourses de spécialisation des médecins et autres professionnels de santé, ainsi que la restitution des ponctions opérées sur l’enveloppe des heures supplémentaires de l’année en cours sont dans la plateforme des travailleurs de la santé.

Ces derniers, par l’intermédiaire de leur secrétaire exécutif, Mballo Dia Thiam, menacent d’aller à la vitesse supérieure si les autorités ne donnent pas satisfaction à leurs revendications. D’ailleurs, un communiqué du Sutsas, parvenu à la rédaction, annonce le dépôt d’un préavis de grève le 29 juin prochain. Cependant, les travailleurs de la santé, membres du Sutsas, ont respecté, comme d’habitude, le service minimum et les urgences afin de soulager des patients.

E. KALY

Une prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 59 mois est estimé à 20,3 %, selon l’enquête Smart 2015. Les régions de Kolda, Kédougou, Tambacounda et Kaffrine, dans une situation précaire, dépassent les 20 % et Sédhiou, dans une situation préoccupante, avec une prévalence de 30 %. Ce constat a poussé la plateforme des organisations de la société civile chargée de lutter contre la malnutrition à mener un important travail de plaidoyer auprès de parlementaires et du Conseil économique, social et environnemental.

Ainsi, après les députés, cette plateforme a partagé, le 20 juin, avec les membres du Cese, la situation de la malnutrition au Sénégal tout en demandant un engagement de leur part pour inscrire cette problématique dans les politiques publiques. Après une présentation de la situation par Mohamed Elimane Lô, de l’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis), les conseillers économiques, sociaux et environnementaux ont demandé, par rapport au financement de la lutte contre la malnutrition, d’explorer d’autres sources.

Pour Cheikh Ngaïdo Bâ, il est temps de se tourner vers les multinationales surtout minières qui ont un important volet de Responsabilité sociétale d’entreprise à faire dans leurs zones d’implantation. Explorer ces pistes permettrait, selon lui, d’accroitre les moyens destinés à lutter contre malnutrition. Des membres du Cese ont pris l’engagement d’accompagner cette lutte contre ce fléau qui peut constituer un grand frein dans la scolarité des enfants et aussi leur croissance. L’Etat du Sénégal, de son côté, a mis en place un plan stratégique d’ici à 2020. Il vise à réduire la prévalence nationale de la sous-nutrition aiguë à moins de 10 % et de la malnutrition à moins de 5 %. Ce plan va aussi remédier aux carences en micronutriments à des niveaux de prévalence nationale satisfaisants.

Oumar NDIAYE

Six étudiants africains dont des Sénégalais, issus des milieux modestes, vont poursuivre leurs études à Montpellier Business School (Mbs), en France. Ils ont été choisis, jeudi 15 juin, par un jury composé des responsables de Mbs et des entreprises contribuant au financement de ces bourses. A la fin de la délibération, le directeur général de Mbs, Didier Jourdan, a révélé qu’en 4 ans, 34 étudiants ont bénéficié de ces bourses à raison 25.000 euros (plus de 16 millions de FCfa) par an pour des étudiants dont certains font deux années, d’autres trois de formation. L’école et ses partenaires ont dépensé, depuis 2014, plus d’un milliard de FCfa pour aider les étudiants issus des familles à faibles revenus, à se former dans cette grande école française. 

Vous-venez d’octroyer des bourses aux étudiants et élèves issus des milieux modestes, ils sont combien, cette année, à bénéficier de cette aide ?
Nous venons d’en donner six bourses dont trois pour Sénégal. Les trois autres bourses ont été octroyées à la Côte d’Ivoire. Chaque bourse est équivalente à 25.000 euros par an. Pour les étudiants en Bachelor, leurs bourses sont évaluées à 75.000 euros, car ils suivent une formation de trois ans. Les deux bourses en Masters sont évaluées à 100.000 euros puisque chaque bourse est estimée à 50.000 euros. Ces bourses sont octroyées à ces étudiants grâce aux contributions des entreprises. Elles participent au financement de ces bourses. De notre côté, nous contribuons à rééquilibrer pour que tout cela se passe bien financièrement.

Pouvez-vous faire le bilan de ces quatre dernières années ?
Montpellier Business School est une école de management française. Elle fait partie des 50 meilleures écoles au plan mondial dans son domaine. En 2013, nous avons implanté une filiale à Dakar avec une stratégie particulière, comparée à ce que l’on peut avoir ailleurs. L’objectif de Montpellier Business School était de venir mettre en place, à Dakar, un modèle de co-développement dans le domaine du supérieur entre un pays africain et la France. Ce modèle reposait sur un enjeu important qui permet aux jeunes élèves issus des milieux modestes qui ne pouvaient pas faire une formation de qualité, d’en bénéficier.

A Montpellier Business School, nous recrutons des jeunes à qui nous donnons deux types de programmes. Il s’agit de Master de grandes écoles et un Bachelor international. Nous avons aussi recruté des étudiants qui ont Bac plus 3 en Master et des élèves qui ont eu le Baccalauréat pour le Bachelor. Ils sont tous recrutés sur concours. Nous voulions faire avec ces étudiants, à la fois un co-développement mais sans sacrifier l’excellence académique. Pour cela, il nous faudra trouver à la fois d’excellents élèves même s’ils n’ont pas de moyens pour qu’ils puissent bénéficier de notre formation.

Nous avons réuni un certain nombre d’entreprises autour de nous pour constituer une société dont l’objectif était à but non lucratif. La société qui s’appelle « Mbs Dakar » met tous ses moyens dans cette politique de recrutement des étudiants africains. Ces élèves des milieux modestes bénéficient des bourses. Notre exercice a commencé en 2014. Quatre ans après, nous avons recruté au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun, au Burkina-Faso, 158 étudiants. Ceux-ci ont bénéficié de formations en Master de grandes écoles et d’un programme de Bachelor. Mais, ce qui est important, c’est que sur 158 étudiants, 34 ont bénéficié des bourses. Cela donne un taux de 22% d’étudiants bénéficiaires de bourses. Ils sont venus en France suivre des études sur trois ans pour le Bachelor et deux ans pour le Master. La bourse annuelle correspond à 25.000 euros, soit plus de 16 millions de FCfa. Cette somme prend en charge des droits de scolarité et les frais de vie. L’étudiant, à partir du moment où il a réussi le concours et choisi par jury, bénéficie de la bourse et s’embarque pour Montpellier où il sera logé et disposera de moyens pour mieux suivre ces études. Lesquelles sont entièrement financées.

Avec cette somme, il pourra faire des études dans de bonnes conditions. Ce qui est important, c’est que nous allons continuer à intensifier cette politique parce que, chaque année, les candidats aux bourses sont plus en plus nombreux. En quatre années, nous avons dépensé plus d’un milliard FCfa en bourses pour des étudiants issus des milieux modestes. Certains bénéficiaires ont été déjà diplômés. Ils sont en fonction. D’autres sont encore en France. Mais l’objectif est que ces jeunes reviennent pour contribuer au développement de leurs pays mais surtout du continent africain qui a besoin de l’intelligence construite, d’innovation, d’organisation, bref de toutes ces séances qui échappent souvent à beaucoup de jeunes africains parce que n’ayant pas de moyens d’accéder à ces genres de formation.

Pouvez-vous revenir sur cette politique de l’école basée sur l’égalité des chances ?
Montpellier Business School se caractérise par l’adhésion et la mise en œuvre de valeurs fondamentales. Il s’agit de la diversité par l’égalité des chances, l’ouverture, la responsabilité et la performance globale. En ce qui concerne l’égalité des chances, nous partons du principe que les talents sont partout. Ils sont dans les quartiers les plus défavorisés comme ceux aisés. L’important, c’est de faire en sorte que les jeunes issus des milieux défavorisés trouvent des moyens de faire des études de qualité qui leur permet de réussir dans leur vie.

Comment se fait-il que vous soyez la seule université, à Business School, en France, qui n’est pas à but lucratif ?
Nous venons de recevoir un label de l’Etat français de l’établissement supérieur privé. Ce qui fait que nous basculons à l’intérêt général. Par définition, quelque soient les sommes que nous touchons, il faut que nous les mettions au service des missions de l’intérêt général de l’enseignement supérieur. On ne peut pas faire ce que l’on veut et nous n’avons pas le droit de distribuer des bénéfices de l’école. En plus, beaucoup de nos collaborateurs travaillent gratuitement.

A Business School de Dakar, personne ne touche les indemnités à part les salariés de l’institution. Tout le monde travaille gratuitement, y compris moi, parce que la gérance n’a rien à avoir avec ma fonction à Montpellier Business School. Je suis en situation gratuite. Les gens qui m’accompagnent travaillent aussi gratuitement parce que nous défendons tous des valeurs. Elles sont essentielles. Je n’impose pas aux gens de venir, par contre si je ne prenais pas ces personnes engagées, elles seraient fâchées contre moi.

Les formations sont-elles adaptées aux besoins des entreprises ou au marché d’emplois africains ?
Je vais vous donner un chiffre. 76% de nos étudiants sont recrutés moins d’un mois après leur diplôme. A trois mois après la formation, ils sont 93% à trouver de l’emploi. A 6 mois, ils sont 97% à être employés parce que les 3% restants ont décidé tout simplement d’aller faire autre chose. Nous pouvons dire, en enlevant ceux qui ne sont pas sur le marché du travail, que 97% des étudiants trouvent du travail six mois après leur sortie. C’est la caractéristique des grandes écoles de management. A Montpellier, nous garantissons une formation de qualité à partir du moment où nos étudiants sont sélectionnés sur concours par un jury compétent. Ils reçoivent une bonne formation puisque sur le plan professionnel, nous avons un corps enseignant et de recherche de qualité. C’est pourquoi nous disposons, de plus en plus, d’accréditions mondiales parce que nous donnons des garanties de qualité. Nous nous attachons à ce que notre empreinte sociale soit beaucoup plus vaste et profonde. Je vais vous résumer en une phrase la vision de Montpellier Business School : dans les entreprises, on demande à un manager sa vision. Moi-même, on me la demande, alors que l’on sait que ma vision est de transmettre le savoir. C’est le cœur de ma vision. Ma vision, c’est aussi de rendre fier toutes les parties prenantes de Montpellier Business School qui sont des familles des étudiants, des entreprises et des institutions.

Notre vision, ce n’est pas seulement de nous contenter de recruter des étudiants à Dakar car nous le faisons en Amérique Latine et dans les quartiers délaissés en France parce que la pauvreté est partout. Le talent est aussi partout. Nous sommes des découvreurs de talents mais des découvreurs aventuriers car nous allons les chercher parfois dans les endroits où les autres se contentent de dire on va prendre ceux qui sont uniquement visibles. Les visibles, en règle générale, ce sont des gens qui ont des moyens de financer nos types d’études. Nous prenons évidement ceux qui peuvent payer mais nous nous donnons comme objectif un pourcentage très fourni d’étudiants qui ne paient pas parce qu’ils ont d’excellents résultats. Ces élèves issus des milieux modestes sont aussi bons que les autres. Ils réussissent professionnellement autant que les autres.

Cela veut dire que les clivages sociaux sont finalement des constructions humaines qui justifient la séparation et la ségrégation entre d’un côté ceux qui peuvent faire des études et de l’autre, ceux qui ne peuvent pas le faire. A Montpellier Business School, nous avons décidé de faire autrement en donnant la chance à tout le monde.

Quel est le classement de votre école en France ?
Au niveau des grandes écoles de management, nous sommes dans les 10 premiers. Dans certains classements, nous sommes 6eme et même 11eme. Le classement le plus est important est celui de « Financial Times » où Mbs est classé 46eme mondial. « Financial Times » ne classe que les 100 meilleures écoles mondiales. Les gens pensent que les institutions qui font beaucoup de social ne sont pas bonnes surtout si elles n’ont pas la reconnaissance académique. Nous avons en plus du social, une reconnaissance académique.

Les élèves et étudiants qui viennent chez nous reçoivent, à la fin de leur formation, des diplômes reconnus et sortent avec un peu plus d’humanisme qui peut transformer la société africaine. Nos étudiants sont employés partout dans le monde. Ils forment des antennes des diplômés de Mbs à travers le monde. Cela va se développer davantage car nos étudiants continuent de se constituer en antennes avec l’objectif de participer à l’émergence de leurs pays en améliorant les conditions de vie de leurs concitoyens.

Propos recueillis par Eugene KALY

L’hôpital Principal de Dakar vient de réussir une grande expérience dans le cadre de l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. En visite au Sénégal, le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a salué cette prouesse tout en appelant le Sénégal à devenir l’un des premiers pays en Afrique à réussir l’élimination totale de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida.

Dans le cadre du programme d’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant, l’hôpital Principal de Dakar (Hpd) a piloté une expérience réussie. Sur 83 femmes enceintes vivant avec le Vih/Sida, 78 enfants nés de ces grossesses ont présenté 0 % de transmission du Vih/Sida. Une expérience réussie pour ce programme dont la phase pilote a débuté en 2000. Ces résultats ont été présentés au directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, qui a visité, le 19 juin 2017, cette structure hospitalière.

Présenté par le Dr Ndèye Fatou Ngom et le Pr Khadidiatou Bâ Fall, ce programme couvre la période allant de juillet 2000 à juillet 2014. « C’est une équipe multidisciplinaire constituée de l’infectiologue, du gynécologue, du pédiatre, du biologiste, du pharmacien et autres spécialités si nécessaire. Ainsi, en 14 ans, l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida est une réalité à l’hôpital Principal de Dakar », a expliqué le Pr Khadidiatou Bâ Fall. Avec la réussite de cette expérience, le Sénégal veut être le troisième pays, après Cuba et le Cap-Vert, à avoir une transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida à 0 %.

Selon les derniers chiffres de l’Onusida, il y a, au Sénégal, un taux de couverture de 60 % des femmes enceintes avec la maladie. L’organe des Nations unies chargé de lutter contre cette maladie veut ainsi faire du Sénégal un pays phare en Afrique dans cette approche d’avoir « une génération sans Sida », c’est-à-dire plus d’enfants qui naissent avec le Vih/Sida.

Le directeur exécutif de l’Onusida a exprimé toute sa fierté devant cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar qui, pour lui, montre qu’il y a en Afrique des îlots de progrès pouvant nous amener très loin. « La lutte contre le Vih/Sida a amené de l’innovation et de la créativité. Avec la science, nous avons fait des progrès énormes. Auparavant, les malades prenaient 18 comprimés, maintenant, c’est un seul qui est pris. Avec cette notion d’innover, de créer, d’aller vers des mécanismes nouveaux, nous avons pu avoir ces résultats », s’est félicité Michel Sidibé. Il a ainsi qualifié cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar comme une de ses plus belles expériences tout en appelant à un partage d’expériences des bonnes pratiques avec les autres régions du Sénégal.

« Dire que le zéro transmission mère-enfant était possible il y a quelques années, c’est de la folie. L’hôpital Principal de Dakar, pendant 14 ans, n’a pas eu de naissance avec le Sida. Ce qui veut dire que le Sénégal peut réussir l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida. Il y a un grand leadership dans ce pays qui peut aider en cela », a-t-il ajouté.

La Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme) est une stratégie fondée sur des évidences qui visent à s’assurer que la mère vivant avec le virus ne le transmette pas à son bébé pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Le Sénégal, qui a toujours enregistré de bons résultats dans la lutte contre le Sida en général, a lancé, le 1er décembre 2012, son plan d’élimination de la Transmission mère-enfant du Vih avec des micro-plans dans les 14 régions du Sénégal.

Oumar NDIAYE

L’hôpital Principal de Dakar, en plus d’être une référence sur le plan national, l’est aussi dans la sous-région. Il devait recevoir, avant-hier, deux blessés en provenance du Mali suite à l’attentat qui a eu lieu le dimanche 18 juin 2017 dans la périphérie de Bamako.

Le directeur adjoint de l’Hpd, le médecin-colonel Elimane Mbaye, qui a donné cette information le 19 juin, lors de la visite du directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a parlé de la place de référence qu’occupe la structure dans la sous-région ouest africaine. Une place qui lui a permis de nouer des partenariats surtout avec le système des Nations unies. Cela fait que l’Hpd porte une assistance à la Guinée-Bissau dans le cadre de ce partenariat.

Avec un plan stratégique 2016-2020, l’hôpital Principal de Dakar compte ainsi aller vers de grandes mutations tout en renforçant son cœur de métier qui est le soutien aux forces de défense et de décurité. C’est ainsi qu’un centre de consultations externes, de traitement des grands brûlés et une clinique médicale sont prévus.

O. NDIAYE

L’émergence économique de notre pays ne peut se réaliser sans un Sénégal propre. C’est la conviction du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a lancé, hier, les initiatives « Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation qui visent, selon lui, à améliorer le cadre de vie des populations.

Pour un Sénégal zéro déchet, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé, hier, au lancement de trois initiatives de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) : « Quartier zéro déchet », la plateforme « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Aly Ngouille Ndiaye et des représentants des délégués de quartiers.

Le Premier ministre a rappelé que le développement durable, visé dans l’Acte 3 de la décentralisation, doit se réaliser dans « un Sénégal propre ». « L’émergence économique ne peut se concevoir sans la salubrité », a déclaré Mahammed Boun Abdallah Dionne. C’est la raison pour laquelle « le gouvernement mobilise, chaque année, des moyens importants pour assurer la propreté sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté. Ces initiatives visent, d’après M. Dionne, à accompagner les acteurs dans la mise en place du système communautaire de gestion intégrée et durable des déchets solides.

Le chef du gouvernement s’est, par ailleurs, dit satisfait des « conditions innovantes » préconisées par le ministère de la Gouvernance à travers l’Ucg, avant d’inviter les populations à s’approprier ces initiatives. Il a aussi exhorté les ministres de la Gouvernance locale et de l’Industrie « à travailler ensemble à trouver une solution durable au traitement définitif des déchets dans la région de Dakar ».

Le concept « Quartier zéro déchet » vise, selon le coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne, « à faire des opérations de propreté, de sensibilisation et de recyclage des déchets pour améliorer le cadre de vie des populations ». L’appel à projets pour cette initiative, lancé en janvier 2016, a été sanctionné par la sélection de 43 projets qui vont bénéficier, pendant trois ans, de l’accompagnement de l’Ucg. Ces projets, a-t-il précisé, seront évalués annuellement afin de désigner les quartiers les plus propres de Dakar.

Pour la plateforme Settal 2.0, a expliqué M. Diagne, il s’agit d’une initiative numérique qui va permettre aux populations d’exercer un « contrôle citoyen » sur le dispositif. Alors que la Cellule de veille et de sensibilisation, a-t-il ajouté, va engager des « actions préventives » tout en surveillant les dépôts sauvages. Tout cela s’inscrit, à son avis, « dans une approche intégrée ayant pour but de régler définitivement les problèmes des déchets ». « Avec les industries de la valorisation des déchets, a indiqué M. Diagne, l’Ucg va acheter les matières récupérées, et cette activité va générer une économie locale au niveau du quartier ».

Pour le coordonnateur de l’Ucg, ces trois initiatives conjointes doivent mettre les populations au cœur du dispositif. « Nous voulons passer de la gestion des déchets à la gestion de la propreté urbaine », a-t-il dit. Pour ce faire, les populations doivent, selon lui, jouer leur partition. « L’effort des collectivités locales est certes nécessaire, mais il faudrait davantage l’implication des populations », a-t-il souligné.

Les performances réalisées par l’Ucg magnifiées
Le Premier ministre a magnifié les performances réalisées par l’Ucg depuis sa création. « Jusqu’en 2015, avec l’ancien système, l’Etat mettait 12 milliards de FCfa à la disposition des collectivités territoriales de la région de Dakar pour régler la lancinante question de la salubrité. Mais, dès le mois d’octobre, c’était encore la course pour mobiliser des rallonges budgétaires », a-t-il regretté, soulignant qu’aujourd’hui, « avec ces 12 milliards de FCfa, l’Ucg a atteint un taux de collecte et de couverture de 85,7 % dans la région de Dakar ».

Avec ce même montant (12 milliards de FCfa), a indiqué Mahammed Boun Abdallah Dionne, « l’Ucg est en train de régler le problème de la salubrité sur l’ensemble du territoire national ». Tout en félicitant le ministre de la Gouvernance locale et le coordonnateur de l’Ucg, il les a invités à aider les îles du Sénégal confrontées, de manière permanente, à un problème d’insalubrité.

Une dynamique collective pour une propreté dans les quartiers
Le représentant des délégués de quartiers de la région de Dakar, Ibrahima Badiane, a réitéré leur engagement à soutenir tous les efforts de l’Etat pour procurer aux populations un cadre de vie meilleur. « La participation citoyenne est fondamentale pour une bonne gestion des déchets, car relevant d’une responsabilité partagée », a-t-il rappelé. Pour lui, la collaboration active avec les composantes de la société permettra d’atteindre les objectifs fixés et « de créer une dynamique collective, pour une propreté dans les quartiers et un comportement éco-citoyen ».

Souleymane Diam SY

La protection des ressources naturelles de la réserve de la biosphère du Delta du Saloum constitue une préoccupation des autorités, des partenaires et des communautés. C’est ainsi que diverses stratégies ont été adoptées pour renforcer la préservation des ressources.

Le programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) compte miser sur l’éducation environnementale, pour une durée de deux ans, dans la zone du Delta du Saloum. L’annonce a été faite par le coordonnateur national de micro-financement du Fem, Khatary Mbaye, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, à Diofior, par le Réseau des associations pour la protection des écosystèmes de mangrove (Ropem) en partenariat avec le Fem. A cette occasion, M. Mbaye a salué la forte mobilisation des femmes du Ropem qui fédère plus d’une soixantaine de groupements. Pour une meilleure préservation des ressources naturelles, il a soutenu que, dans le cadre de ce projet, l’accent sera mis sur l’éducation environnementale qui va cibler les écoles de la réserve de la biosphère du Delta du Saloum pour une durée de deux ans.

Aussi, le coordonnateur du programme de micro-financement du Fem a rappelé que dans la zone du Delta du Saloum, la pression sur les ressources naturelles est forte. Selon lui, il y a une exploitation abusive des ressources halieutiques, des coupes considérables de mangrove… Mais, des solutions ont été envisagées avec ce qu’on appelle le repos biologique, si bien que certaines zones sont épargnées pour permettre à la ressource de régénérer. De même, il a indiqué que pour les quatre Aires marines protégées (Amp) du Delta du Saloum soutenues par le programme de micro-financement du Fem, pour un montant de 50 millions de FCfa, ils sont en train de travailler avec les communautés afin de protéger les zones de production du poisson mais aussi pour une gestion durable des ressources naturelles.

Le secrétaire général du Ropem, Mamadou Sarr, a salué le Fem pour son appui financier. Il a rappelé toute la détermination et l’engagement de cette structure à mieux contribuer à la préservation des ressources naturelles. Selon M. Sarr, la mangrove est fortement menacée dans la zone du Delta du Saloum.

La responsable des femmes, Mme Yandé Ndao, secrétaire générale adjointe du Ropem, tout en remerciant le programme de micro-financement du Fem qui a permis au Ropem de se redynamiser, a plaidé pour un soutien aux femmes.

Oumar Ngatty BA

Cette année, les épreuves du concours d’Entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) concernent, dans la région de Tambacounda, 13.440 candidats (6.413 garçons et 6.991 filles). Ils composent dans 85 centres. La délégation officielle, conduite par le gouverneur El hadji Bouya Amar, après la visite des centres de la commune, s’est ébranlée vers les communes rurales de Malème Niani et Koussanar pour constater l’organisation des examens, surtout dans les zones désavantagées.

Les élèves Abibou Diallo et Seydou Bâ, interrogés à l’école Batou Diarra, doyen des établissements de la commune de Tambacounda, ont déclaré être à l’aise dans les sujets qui leur sont proposés au premier jour de l’examen du Cfee et de l’Entrée en 6ème. Et pour cause, ces deux candidats affirment qu’ils ont eu à faire des devoirs similaires en classe. Dans ce centre, les 226 candidats inscrits sont en lice pour l’Entrée en 6ème alors que les 208 cherchent le Certificat de fin d’études élémentaires. Une absence (une fille) y est notée, contrairement au centre de Saint Joseph où 18 absents sont relevés, dont également une fille.

A Sinthiou Malème, situé à 27 km de Tambacounda, le centre rural Mansa kaly Oualy, avec ses 229 candidats (89 garçons et 96 filles), affiche 35 candidats libres. Mais, ils sont tous absents. En classe de 3ème, nous informe-t-on, ces candidats libres sont occupés à faire le brevet sportif. Ainsi, ils ne se sont pas présentés. Un autre cas a retenu l’attention dans ce centre. Il s’agit d’un élève en classe de Première dans un lycée de la commune qui veut un autre Certificat de fin d’études élémentaires conforme avec son nouvel état civil. Heureusement qu’il n’a pas pu tromper la vigilance des examinateurs. Il a été simplement éconduit, car son nom n’était même pas sur la liste.

A Koussanar, à l’école pilote Kouna Sana Sané, le maire, comme partout où la délégation est passée, a totalement pris en charge les examinateurs qui ont fait le déplacement. Dans cette commune, la particularité est que toutes les classes sont ventilées. Un intrant de qualité, a noté le gouverneur El hadji Bouya Amar. Il s’est aussi félicité de l’organisation et de l’application des conclusions du Comité régional de développement (Crd).

Pape Demba SIDIBE

L’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) a démarré hier à Thiès. Dans la matinée, le préfet de Thiès, Alioune Badara Samb, accompagné de l’Inspecteur d’académie, M. Diakham, et de l’Ief (Inspecteur de l’éducation et de la formation), M. Bâ, a visité quelques centres d’examens où il a pu constater l’effectivité du démarrage des épreuves. Dans la commune de Thiès, 41 centres ont été ouverts à 7417 candidats, dont 3437 garçons et 3978 filles. dans les autres localités du département, 7652 candidats (4420 garçons et 3232 filles) sont répartis dans 51 centres.

Il faut souligner que 42.399 candidats sont en lice sur l’ensemble de la région pour l’obtention du premier diplôme scolaire, a signalé le secrétaire général de l’Inspection d’académie, Mamadou Diop. De cet effectif, on relève que les filles (22.441) sont plus nombreuses que les garçons (19.958). Les candidats sont répartis dans les différentes Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) : Thiès-ville et Thiès-département, Mbour 1 et 2 et l’Ief de Tivaouane. L’année dernière, l’académie avait présenté 43.320 candidats. Pour le secrétaire général de l’Ia, le gap de 921 candidats « peut être assimilé à la baisse constatée, cette année, du nombre de candidats libres ».

Cependant, il a noté, avec satisfaction, le bon déroulement des épreuves dans les 244 centres d’examen ouverts. Cette année, aucun cas de forclusion n’a été noté puisque tous les candidats ne disposant pas d’actes de naissance ont été autorisés à composer, en attendant de produire les documents y afférents, a fait savoir M. Diop.

Mohamadou SAGNE

L’examen de l’Entrée en 6ème et du Cfee a démarré, hier, dans de très bonnes conditions dans la région de Fatick qui compte 19.421 candidats, dont 10.262 filles, répartis dans 115 centres. Dans le département de Fatick regroupant 5325 inscrits, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Magatte Diouck, accompagné du préfet Mouhamadou Watt, de l’Inspecteur d’académie, de l’Ief et de parents d’élèves, a visité les 5 centres de la commune. Partout, les autorités ont constaté un bon déroulement de l’examen.

Dans la commune de Fatick, les 5 centres d’examen, que sont Amadou Daly Faye (239 candidats), Moustapha Baïdy Bâ (153 candidats), Collège du Sine (180), Thiagoune Ndiaye (117) et Serigne Khaly Niang (148 ), ont été visités. Au centre Baïdy Bâ, il a été signalé 11 absents. Le chef de centre a tenu à préciser que ces derniers sont tous des candidats libres. Le personnel enseignant a répondu présent et les forces de sécurité veillent au grain. A l’issue de la tournée, les autorités ont salué le bon déroulement de l’examen dans les 5 centres de la commune de Fatick. L’Inspecteur d’académie, Papa Gorgui Ndiaye, espère qu’il n’en sera pas autrement dans les autres centres de la région où, selon lui, il y a un dispositif de suivi. Il a tenu à remercier vivement les parents pour le dispositif mis en place pour la prise en charge du personnel enseignant.

Oumar Ngatty BA

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