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Actualités (3083)

La capitale rwandaise accueille, à partir d’aujourd’hui jusqu’au 28 mars, la 3ème édition du Next Einstein Forum. Plus de 1200 scientifiques, décideurs, chefs d’entreprise, leaders de la société civile et entrepreneurs sont attendus à cette rencontre où seront présentées les contributions de l’Afrique à l’effort scientifique mondiale et la façon dont elles influent sur la transformation du continent.

Après Dakar, en 2016, le Next Einstein Forum (Nef), qui promeut le développement de la science en Afrique, se tient du 26 au 28 mars 2018 à Kigali. Plus de 1200 scientifiques, décideurs, chefs d’entreprise, leaders de la société civile et entrepreneurs sont attendus à cette rencontre où seront présentées les contributions de l’Afrique à l’effort scientifique mondial et la façon dont elles influent sur la transformation du continent. Le Nef est une initiative de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (Aims) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch. Il est organisé tous les deux ans dans un pays africain.

Thierry Zomahoun, président directeur général de l’Aims et fondateur et président du Nef, a assuré que cette rencontre est loin d’être « une conférence de plus ». « Elle présentera des découvertes scientifiques innovantes qui transforment notre façon de vivre et de relever les défis mondiaux et locaux sur le continent. La science est essentielle pour le progrès de l’Afrique. Le forum le démontrera concrètement aux dirigeants politiques et économiques afin de galvaniser leur soutien aux scientifiques africains », a-t-il déclaré. Parmi les moments forts du programme, on peut noter les sessions de présentation des lauréats du Nef qui dévoilent les meilleurs scientifiques africains de moins de 42 ans. Le programme comprend également des discussions sur l’innovation numérique en Afrique, l’accélération du processus de mise sur le marché en Afrique, l’introduction du concept d’économie circulaire à faible empreinte de carbone. Des échanges relatifs au leadership scientifique, à la dynamique scientifique mondiale, à l‘agriculture intelligente face au climat, à la santé de précision, à l’égalité entre les femmes et les hommes en science et en technologie rythmeront aussi cette rencontre.

Le Nef lancera également son concours d’innovation axé sur la recherche (le Nef Ci2i), où 16 finalistes vont concourir pour un prix de 25 000 dollars dans trois catégories : les innovations en matière de données et de technologies de pointe, les innovations intelligentes face au climat et les innovations en médecine personnalisée.

De notre envoyé spécial à Kigali, Elhadji Ibrahima THIAM

Pour la construction du Centre des grands brûlés, le ministre de la Santé et de l’Action sociale et le directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) ont signé une convention de partenariat.


Dans le cadre de la construction du Centre des grands brûlés, prévu dans l’enceinte de l’hôpital Fann, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et le directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), Aliou Sall, ont signé une convention de partenariat. Cette dernière vient en appoint au « Lions Club » qui a décidé de prendre en charge l’équipement de l’infrastructure.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, revenant sur l’importance de la convention, a remercié le «Lions Club» pour son appui en faveur de la solidarité mondiale, de même que le directeur général de la Cdc pour «cette innovation en croyant au projet, dans le cadre d’un partenariat avec une institution financière et un ministère». Pour Abdoulaye Diouf Sarr, cela prouve qu’à la Cdc on comprend que les ressources doivent servir à des investissements socialement très rentables. «C’est un ancien projet que le «Lions Club» et le ministère ont mis sur la table. Le terrain est déjà disponible au sein de l’hôpital Fann. Le «Lions Club» était déjà dans une dynamique de prendre en charge l’équipement du centre ; ce qui est extrêmement important. En ce moment, on rencontre un troisième partenaire qui semble être le plus déterminant et qui va nous aider à faire tout l’arrangement financier, pour que la mise en œuvre du chantier, en termes de réalisation, puisse démarrer le plus rapidement possible», a-t-il expliqué. Selon lui, le Sénégal va combler un gap essentiel dans la prise en charge des grands brûlés en matière d’urgence.

A son tour, le directeur de la Cdc, Aliou Sall, a réaffirmé que ce projet est urgent et stratégique. «Nous ne pouvons plus nous permettre d’assister, au Sénégal, au triste sort de ces grands brûlés qui ne savent pas où aller puisqu’il n’y a pas de structures spécialement dédiées à ce genre de cas d’extrême urgence», a-t-il dit. A son avis, il s’agit de mettre à disposition ce centre spécialisé. «Nous avons rappelé aussi le caractère stratégique de ce projet parce qu’il répond à la logique de positionner le Sénégal comme un hub de santé avec des plateaux spécialisés permettant de répondre à des cas extrêmes », a souligné M. Sall qui a promis que, dès la validation du planning, la Cdc pourra réaliser l’infrastructure en l’espace de 12 mois.

Oumar KANDE

Avec un taux de déforestation qui atteint les 40.000 ha chaque année et une dégradation de plus en plus intense, l’Etat a pris le soin de lutter contre les menaces en durcissant la loi avec le nouveau Code forestier. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, l’a rappelé, hier, à Mbao, à l’occasion de la Journée internationale des forêts.

Une loi plus coercitive, des sanctions plus sévères. Le nouveau Code forestier sénégalais ne fait pas de place aux pilleurs. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a donné, hier, des explications sur les sanctions encourues par les coupeurs de bois et toute autre personne impliquée dans le trafic. Même les commanditaires seront dorénavant condamnés. « Nous avons révisé le Code forestier pour assurer juridiquement une meilleure protection des forêts », a déclaré Mame Thierno Dieng, expliquant que la première mesure est relative au fait de vouloir « mieux caractériser les incriminations ». Car, « dans l’ancien Code forestier, il n’y avait pas la notion de commanditaire », a-t-il justifié.

C’était à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des forêts qui a eu lieu au cœur même de la forêt classée de Mbao, considérée, à l’heure actuelle, comme « l’unique poumon vert de Dakar ». L’occasion était belle pour le ministre de rappeler qu’avec le nouveau Code forestier les « peines privatives de liberté et pécuniaires » ont été relevées. « Dans l’ancien Code, a-t-il expliqué, on pouvait faire un acte très grave et, par le biais d’une transaction financière, se retrouver libre. Aujourd’hui, dans le nouveau Code, la gravité de certaines fautes exclut la possibilité d’une transaction financière. Aussi, le sursis ne peut plus exister quand il y a la coupe de bois ».

A travers le durcissement de la loi, a ajouté le Pr Dieng, l’Etat réaffirme son engagement à mettre un terme au phénomène de coupe de bois qui sévit essentiellement dans le sud du pays. D’ailleurs, selon les chiffres de la Fao, la déforestation au Sénégal est estimée à 45.000 ha/an entre 1990 et 2000. Depuis 2010, cette déforestation est de 40.000 ha/an.

La Journée internationale des forêts est « une invite » faite à chaque pays par la communauté internationale de réfléchir sur la gestion durable de sa forêt.

Pour le ministre, elle doit constituer « une mobilisation de la communauté nationale » afin de veiller à une gestion durable des ressources forestières dans, autour et en dehors des villes.

Mame Thierno Dieng a, à cet effet, insisté sur la notion d’aménagement. « L’aménagement permet de pérenniser la forêt, c’est-à-dire on exploite la forêt conformément à une aire géographique et de temps. Cela permet de laisser les aires au repos et de ne couper que les arbres dont le potentiel de repousse est très important. Tout ceci, pour que les populations puissent disposer de toutes les ressources que peut leur procurer la forêt, mais en la laissant aussi intègre et pérenne », a-t-il laissé entendre.

Ce souci de préservation et d’aménagement est partagé par les populations des huit villages environnants de la forêt classée de Mbao. Au nom des chefs de village, El Hadj Youssou Sarr a promis de continuer la sensibilisation des populations dans le but d’amoindrir les menaces sur cette forêt. Actuellement, le plan d’aménagement de la forêt classée de Mbao est déjà esquissé et des aires de loisir installées dans l’arboretum.

Maguette NDONG

Le Sénégal a réussi un passage de témoin très apprécié à Brasília, hier, à la clôture du 8ème Forum mondial de l’eau (Fme). Notre pays prend le relais dans un contexte marqué par des sujets clé : sécurité, suivi, environnement, investissements, partenariat. Voilà la feuille de route pour Dakar 2021.

Le monde s’enthousiasme pour la 9ème édition du Fme. Dans son discours, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a donné des assurances sur l’engagement du Sénégal à avoir une parfaite organisation. Tout sera mis en œuvre pour que notre pays abrite ces rencontres de haut niveau sur l’eau. Mansour Faye a transmis les salutations et les assurances du Chef de l’État, Macky Sall. Il a annoncé la mise sur pied de commissions pour donner du contenu au Comité national dirigé par Abdoulaye Sène.

Présent à Brasilia, Youssou Ndour a indiqué que le travail doit se faire sans relâche. Réussir le forum de 2021 est un gros challenge qui commence aujourd’hui. Ce n’est pas une mince affaire, insiste-t-il. Selon le ministre Mansour Faye, le Sénégal accueille le reste du monde dans un contexte de réalisation de grands projets dans les domaines de l’Eau potable et de l’Assainissement : Kms3, le dessalement, l’assainissement des dix Villes, la réforme de l’hydraulique rurale, la construction de forages dans les centres de l’intérieur, etc.

Après la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), place donc aux Objectifs du développement durable (Odd). En route pour Dakar, le monde réclame des mesures énergiques. La volonté politique est considérée comme un déterminant des mutations face aux changements climatiques, la prise en charge des groupes vulnérables, la coopération autour des eaux frontalières, etc. Un véritable changement de paradigme est demandé dans la relation à la gouvernance de l’eau.

Brasília a engrangé des acquis notamment la consolidation du processus régional travaillant à partir des bonnes pratiques et résistances. Il y eu un Forum citoyen pour encourager une gestion participative de l’eau. Il a réuni les États, la Société civile, des entreprises et des organismes de bassin. Le principe fédérateur est le suivant dans ce dialogue aux 3.500 participants : l’eau est un bien commun. La gestion doit aller de pair avec l’éradication des maladies, la prévention de la pollution et autres désastres.

Awa Guèye, membre de l’Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement du Sénégal (Ajpeas) a été un des porte-paroles de la relève sur l’impérieuse nécessité de préserver cette précieuse ressource pour les générations futures. Elle insiste sur l’Agenda 2030, avec les Objectifs du développement durable. L’accès à la ressource doit se faire dans un cadre de coopération apaisé. Youssou Ndour qui a été un des symboles de la candidature sénégalaise, a clôturé en musique, tout en lançant des messages sur son pays et sur l’Afrique.

Habib Demba FALL (Correspondance particulière)

Le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) vient de doter 5 communes de la région de Kaffrine (centre du Sénégal) d’autant d’ambulances médicalisées. L’objectif est de faciliter l’accès aux soins aux populations riveraines de cette vaste circonscription administrative souffrant d’enclavement.

La cour centrale de la gouvernance de Kaffrine a abrité, hier, la cérémonie de réception des ambulances médicalisées offertes par le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) à des communes de ladite région.

La manifestation a été présidée par le chef de l’exécutif régional en présence du coordonnateur de ce projet gouvernemental. A l’occasion, le gouverneur Jean Baptiste Coly a mis en exergue le soulagement des populations bénéficiaires confrontées à l’enclavement dont souffrent leurs localités, souvent isolées des centres urbains. D’où les longues distances parcourues pour pouvoir accéder aux soins. « Le Puma vise à offrir un modèle de protection dans lequel les prestations fournies aux zones frontalières, conformément aux valeurs de solidarité et de partage, constituent les fondements de la société sénégalaise. C’est dans cette mouvance qu’il faut inscrire la remise de 3 ambulances médicalisées haut de gamme pour améliorer le bien-être de toutes les couches de la population de Pathé Thiangaye, Ndioum Nginth et Dianké Souf et, au-delà, de la région de Kaffrine en général », a déclaré Moussa Sow, coordonnateur du Puma. Il a rappelé que les localités de Ribot Escale et de Ngainth Pathé ont également bénéficié de cette dotation. Ce qui porte à 5 le nombre d’ambulances médicalisées pour ladite région et dont le coût est estimé à plus de 200 millions de FCfa.

Moussa Sow a, par ailleurs, rappelé les réalisations en cours et celles prévues dans la région de Kaffrine, lesquelles concernent la construction de postes de santé, l’électrification rurale, l’adduction d’eau et la construction d’unités de transformation de produits locaux au bénéfice des femmes.

Elimane FALL

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a tenu une rencontre à Saint-Louis pour partager son plan stratégique 2018-2022. Tout en saluant la tendance baissière du taux de prévalence du Vih/Sida, Safiétou Thiam, directrice exécutrice du Cnls, a soutenu qu’il existait une certaine vulnérabilité dans la région nord.

Au cours d’une rencontre, la première d’une tournée qui permettra au Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) de présenter son plan stratégique 2018-2022 d’un coût de 62 milliards de FCfa, Safiétou Thiam, directrice exécutive du Cnls, a rappelé qu’à Saint-Louis une certaine vulnérabilité est notée. Cet état de fait est dû, selon elle, « à la pauvreté avoisinant un taux de 50 % et à la mobilité des populations, car Saint-Louis est une ville frontière ». Mais, a soutenu la responsable du Cnls, l’an dernier, la question centrale a concerné la rupture des intrants et autres réactifs pour le dépistage, ainsi que le manque de formation des agents qui ne maîtrisaient pas les nouveaux protocoles. Maintenant, « toutes ces questions ont étés résolues, car la Pharmacie régionale d’approvisionnement a fait part de la disponibilité des intrants », a-t-elle souligné. Ces rencontres s’inscrivent également dans la dynamique enclenchée par le Cnls pour accélérer la lutte et, à l’horizon 2030, faire reculer considérablement le Vih/Sida dont le taux national de prévalence tourne autour de 0,5 %.

Mme Thiam a également souligné la nécessité de mettre en place des systèmes de rattrapage parce que Saint-Louis est à 0,9 % de taux de prévalence pour la dernière enquête de 2011 ». Ce qui devrait permettre de réussir les objectifs intermédiaires, pas encore atteints, et, au finish, réussir une lutte coordonnée sur l’échelle nationale.

Lors de ce déplacement, elle a rencontré les jeunes, les acteurs du secteur de la santé, de même que des Personnes vivant avec le Vih. Ces dernières ont demandé plus d’appui afin de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Une requête que la directrice exécutive du Cnls va porter vers les plus hautes autorités du pays.

Amadou Maguette NDAW

Le gouvernement commence à apporter une réponse à la requête du privé supérieur qui réclame, depuis quelques mois, le paiement des montants que le l’État lui doit. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan soutient qu’à la date d’hier,  dans le budget 2018, sur les 5 milliards de FCfa prévus, à la date d’aujourd’hui (ndlr : hier), 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés.

Une petite bouffée d’oxygène pour les établissements supérieur d’enseignement privé. Le gouvernement a commencé à débloquer de l’argent pour ces écoles et instituts qui comptent une part importante d’étudiants sénégalais. A en croire le service de communication du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, «dans le budget 2018, 5 milliards de FCfa sont prévus. À la date d’aujourd’hui (ndlr : hier) 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés». Et le communiqué ajoute qu’«en avril, le reliquat de 1.714.600.000 de FCfa sera réglé. L’apurement de la dette se poursuivra progressivement avec les services du ministère des finances», précisant que le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, évalue la dette à 9 milliards de FCfa.

Du côté du privé supérieur, le président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes), Mamadou Gningue, confirme que sur le montant global de la dette de 2017, le ministre Mary Teuw Niane a dit avoir utilisé les 5 milliards de FCfa dans son budget 2018 pour le privé supérieur en engageant d’abord 3.284.400.000 de FCfa et une deuxième partie équivalant à 1.714.600.000 de FCfa et il a envoyé aux Finances pour paiement.

Toutefois, précise Mamadou Gningue, «à la date d’aujourd’hui, nos établissements n’ont pas encore reçu de paiements effectifs ; en tout cas, au niveau de la Cepes qui regroupe le plus grand nombre d’établissements». Mieux, ajoute Mamadou Gningue, «pour le compte de 2018, nous devrions recevoir, à cette date, 50 % de a facture globale, soit 7 milliards de FCfa, mais rien n’est encore engagé». Du côté de la Fepes, des sources confirment que les bons d’engagement sont bien arrivés au Cof qui fait les mandats.

Daouda MANE

 

L’Association des femmes de l’Office national de l’assainissement  du Sénégal a profité de la Journée mondiale de l’eau, célébrée hier, pour sensibiliser les femmes de la Cité Bissap à une meilleure utilisation du réseau d’assainissement. Elles ont été également invitées à se mobiliser contre le vol des plaques des égouts.

Les femmes de l’Onas ont choisi la Cité Bissap pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. A cette occasion, elles ont sensibilisé les habitantes de ce quartier sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement dont celle d’éviter de jeter les déchets dans les égouts. Selon la première vice-présidente de l’Association des femmes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal, Madjiguène Guèye Datt, l’assainissement  est crucial pour une bonne santé. Elle a fait savoir que le choix de la Cité Bissap n’est pas fortuit, car dans ce quartier, la situation n’est pas des meilleures et les populations sont fréquemment confrontées à l’engorgement de leur système d’assainissement. Selon Mme Datt, cheveux, couches, sacs plastiques, serviettes hygiéniques, morceaux de tissus… sont très souvent introduits dans les bouches d’égout et s’accumulent au fond des conduites qu’ils bouchent petit à petit. Un système d’assainissement, a-t-elle donc rappelé, est conçu pour recevoir uniquement des eaux usées domestiques. Tous les autres déchets doivent, à son avis, être évacués avec les ordures ménagères. Ainsi, à travers le plaidoyer, la mobilisation sociale, l’information, la sensibilisation et la communication, les femmes de l’Onas ont voulu amener des Sénégalais à un changement de comportement. Dans la même vaine, la première vice-présidente a demandé aux femmes de la Cité Bissap de se mobiliser contre le vol des plaques d’égouts, devenu de plus en plus fréquent et qui constitue un manque à gagner énorme.

Adja Coumba Sy, responsable des femmes dudit quartier, a magnifié cette initiative tout en saluant le choix de leur localité. « Avant cette opération, nous étions obligées de débourser pour curer nos égouts ou de le faire de façon informelle. Ce qui n’était pas évident, car cela demande des moyens. Aujourd’hui, si l’Onas nous offre gratuitement ce service, nous ne pouvons que nous en féliciter », a-t-elle affirmé. Mme Sy a, à son tour, invité l’Onas à multiplier cette opération dans l’avenir. L’Association des femmes de l’Onas a profité de cette cérémonie pour offrir un lot de produits détergents aux femmes de la Cité Bissap.

Samba Oumar FALL

L’Etat du Sénégal a lancé dernièrement un appel d’offres pour le contrat d’affermage de l’hydraulique urbaine. En concurrence avec deux autres sociétés (Suez et Veolia), la Sénégalaise des eaux (Sde), s’appuyant sur ses performances et sa reconnaissance, estime être en avance pour gagner ce nouveau contrat.

« Quand une société a ce  niveau de performance, de relation avec la société de patrimoine avec l’Etat du Sénégal, cela nous donne forcément une avance par rapport à nos concurrents ». Des mots de confiance du directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), qui est en concurrence avec deux autres sociétés, Suez et Veolia, pour l’appel d’offre de l’Etat du Sénégal pour un nouveau contrat d’affermage de l’hydraulique urbaine. Des propos tenus par Abdoul Ball en marge de la célébration, hier, de la Journée mondiale de l’eau. La Sde organisait, à cette occasion, une présentation au grand public de son rapport de Responsabilité sociétale d'entreprise (Rse). « Nous avons été là pour être performants, répondre aux sollicitations de l’Etat et de la Sones. Ces relations sont saines et équilibrées. Et cela nous met dans une situation de confiance et de sérénité pour cet appel d’offres. Ce qui est normal, et cela plaide en notre faveur », a ajouté M. Ball. Il faisait ainsi référence à leur collaboration avec l’Etat du Sénégal depuis la réforme de l’eau, en 1996, et aussi leur reconnaissance à l’international. Une reconnaissance qui, selon lui, leur a permis d’exporter leur modèle dans beaucoup de pays comme la République démocratique du Congo et à La Mecque, en Arabie saoudite. « L’Etat choisit ce mode d’appel d’offres que nous respectons. Quand d’autres sociétés s’intéressent au Sénégal, c’est parce qu’il y a un niveau de performance, de travail et de progrès qui a été fait pour que cela ouvre le marché. Mais, nous sommes confiants par rapport à cela », a expliqué le Dg de la Sde.
Adjudicataire du contrat d’affermage avec l’Etat du Sénégal, en 1996, suite à la réforme de l’hydraulique, la Sde a, par la suite, été prolongée avec 6 avenants à ce contrat. Aujourd’hui, avec cet appel d’offres qui sera dépouillé en septembre prochain, un nouvel adjudicataire sera retenu.

Avec cette reconnaissance à l’international brandie par le Dg de la Sde comme un avantage, il se trouve qu’en interne les problèmes subsistent avec souvent la disponibilité permanente de l’eau et surtout sa qualité dans certaines zones de Dakar. Pour Abdoul Ball, les résultats et performances enregistrés ne signifient pas qu’il n’y a pas de problèmes. « Nous ne nions pas les efforts à faire pour rester dans la dynamique de la performance. Quand nous faisons des enquêtes de satisfaction clientèle, nos clients disent qu’ils sont globalement satisfaits de l’activité, des performances et du service rendu avec 80 % de niveau de satisfactions, mais aussi des points d’amélioration qui sont notés, en particulier faire en sorte qu’il ait de l’eau 24h/24 dans la région de Dakar. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas », a-t-il précisé.  M. Ball a annoncé des solutions à la fois conjoncturelles et structurelles pour venir à bout de ces difficultés. « D’abord, nous participons, avec l’Etat, à la réalisation de programmes d’urgence. Quand l’eau a manqué, l’Etat du Sénégal et la Sones ont fait confiance à la Sde pour réaliser des forages.  En 2014, des programmes d’urgence ont été déroulés. Nous en sommes au quatrième pour résorber ce déficit en attendant des programmes structurants comme Keur Momar Sarr 3 et l’Usine de dessalement. Ces projets vont résoudre le problème d’approvisionnement en eau à Dakar ».  

Oumar NDIAYE

 

La 12ème édition du Sommet mondial des Comités d’éthique et de bioéthique a été lancée hier à Dakar. Présidant la plénière, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a invité les acteurs de la science à cultiver l’éthique pour un développement durable et inclusif garantissant le respect de la dignité humaine.  

Pour anticiper sur les effets pervers que peut entrainer parfois l’évolution de la science et de la technologie, l’éthique et la bioéthique devront être au cœur des préoccupations. Après la dernière édition, qui a eu lieu, il y a deux ans, à Berlin, le 12ème Sommet mondial des Comités d’éthique et de bioéthique se tient à Dakar du 22 au 24 mars, soit la première rencontre du genre sur le continent africain. Cette rencontre portant sur «Bioéthique, développement durable et société», est une occasion pour les acteurs de revenir sur la nécessité d’avoir une science au service du développement, dans le respect d’une certaine éthique.

Dr Aïssatou Touré, présidente du Comité de pilotage du Sommet mondial, a expliqué que la bioéthique et le développement durable constituent un duo indissociable pour un futur inclusif. Pour la spécialiste, le souci de développement avec les progrès économiques marqués par l’utilisation de la technologie doit être mis en balance avec le souci de préservation de l’humanité, de la dignité de l’homme, pour que ce développement soit durable et inclusif.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a abondé dans  le  même sens, affirmant que parler de bioéthique, du développement durable et de sociétés reste pertinent si l’on est attentif aux multiples problématiques qui traversent nos espaces de vie. « Nos Etats essaient de prendre en charge les différents défis pour implémenter un développement durable. Si des dispositions ne sont pas prises, ce processus, jalonné d’intempéries, pourrait freiner notre marche vers le développement ou le déshumaniser », a-t-il constaté. Selon lui, l’homme continue de faire face à des difficultés aussi complexes que variées. « Il est clair que la vitesse avec laquelle apparaissent ces problèmes ne permet pas souvent à notre système législatif et réglementaire de produire le dispositif opposable pour y faire face », a déclaré le ministre. Il a ainsi recommandé la mise en place d’un dispositif de transition, d’anticipation et d’accompagnement à travers les Comités nationaux d’éthique et de bioéthique. Car, a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr, « au-delà des mutations sociales et sociétales, l’avancée de la science déclenche des alertes pour la préservation de la dignité humaine ».

De même, il a constaté qu’avec le développement de la science et de la technologie, l’avenir de l’humanité semble être entre les mains des hommes de la recherche. Seulement, a dit le ministre, il existe des lanceurs d’alerte parce que « la tragique actualité nous rappelle sans fin Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, le spectre du clonage de l’homme à des fins de reproduction… ».  Sur ce, il a demandé aux pays africains de se préparer pour ne pas être surpris au moment où les pays développés légifèrent sur l’euthanasie, la vente d’organes, le choix du sexe de l’enfant, le clonage humain, etc.

O. KANDE  

 

Les sciences de la terre ont permis de faire des découvertes impressionnantes, malgré qu’elles soient méconnues des populations, d’après Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie.   

« Les Journées des sciences de la terre (Jst) qui sont à leur 5ème édition nous offrent, chaque année, l’occasion de revisiter la richesse d’une discipline majeur : la géologie. Et par la même occasion, de découvrir toutes les disciplines connexes qui se sont progressivement émancipées de sa tutelle, au fur et à mesure qu’elles ont déterminé leur objet particulier et défini leurs méthodes d’investigation », a déclaré Aïssatou Sophie Gladima. Elle présidait, le 20 mars 2018, la cérémonie d’ouverture de ces journées dédiées aux sciences de la terre et célébrées en Afrique et au Moyen-Orient. Selon le ministre des mines et de la Géologie, cette discipline a permis de faire des découvertes impressionnantes.

« Ces découvertes se sont, pour ainsi dire, sédimentées au cours des siècles, allant de la description des roches (pétrographie) à l’étude des caractères physiques de la terre (géophysique), à l’aide d’appareils comme le sismographe, en passant par la paléontologie, la tectonique et la volcanologie », a affirmé Mme Gladima. Cette raison, a-t-elle avancé, motive le fait qu’ils ont voulu « donner une orientation pédagogique à ces journées en associant certes la communauté des chercheurs, mais en titillant surtout la curiosité du plus grand nombre, particulièrement les élèves et les étudiants qui, faute d’informations suffisantes, ont déserté les sciences ».

En effet, a-t-elle souligné, les sciences de la terre, aux applications pourtant multiples, restent peu connues des populations, notamment les élèves et étudiants, si elles ne sont pas tout simplement considérées, à tort, comme des cités interdites, des matières difficiles réservées à quelques audacieux fascinés par les roches.  Poursuivant, le ministre a affirmé : « En réalité, parler des sciences de la terre revient à considérer celles-ci, dans tout ce qu’elles renferment comme curiosités intellectuelles, comme objet d’étude particulière, à la lumière des grandes découvertes scientifiques qui ont sanctionné l’effort patient et intrépide de chercheurs curieux de savoir ce que cache cette planète, ce que regorge le sous-sol et quelles en sont les applications possibles pour le développement de l’humanité ».

Pour Aïssatou Sophie Gladima, « la géologie et ses différentes spécialités et applications nous introduisent au cœur d’une problématique majeure : dompter la nature, découvrir progressivement les mystères de la terre et mettre les sciences de la terre au service du développement intégral de l’homme ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Après la fermeture de l’école primaire Cheikh Touré de Guet Ndar, à Saint-Louis, le préfet dudit département vient d’ordonner celle de l’école maternelle, sise dans le même complexe scolaire.

Le préfet du département de Saint-Louis, Mariama Traoré, a sorti, hier, l’arrêté n°154 du 19 mars 2018 pour fermer l’école maternelle Cheikh Touré, sise au quartier Guet Ndar, dans la Langue de Barbarie. Ce complexe scolaire était constitué d’une école primaire qui a été le premier à être fermé avec l’avancée de la mer, avant que l’autorité préfectorale ne décide, pour cause de préservation de la sécurité publique, de fermer totalement cet établissement. En fait, il y a quelques jours, avec la forte houle notée à Saint-Louis, les toilettes de cette école se sont effondrées et des pans entiers de l’édifice menaçaient de s’abattre.

Dans le souci de reloger le millier d’élèves que compte l’école, Cheikh Yaba Diop, inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de la commune de Saint-Louis, a mis en place un plan de leur redéploiement dans d’autres écoles de la ville.
Une démarche, a-t-il rappelé, faite « de concert avec les parents d’élèves ». Ainsi, en dehors des élèves de la maternelle et des classes de Ci (Cours d’initiation) et de Cp (Cours préparatoire), redéployés dans l’annexe de l’école, tous les autres suivront désormais les enseignements à Léontine Gracianet, Alfred Doods et Ndatté Yalla, établissements situés dans l’île et la Langue de Barbarie. Pour réussir leur intégration dans ces écoles, le système de l’alternance (certains suivent les cours le matin et d’autres l’après-midi) sera de mise.  Il faut rappeler que Cheikh Touré était l’une des plus belles écoles de Saint-Louis. Elle a bénéficié, depuis plus de 15 ans, du soutien d’un partenaire français, « l’Association Fidei », qui y a mis plus de 100 millions de FCfa. D’ailleurs, cet investissement avait permis à l’école de se doter d’une salle informatique équipée d’une trentaine d’ordinateurs portables, d’une bibliothèque avec plus de 10.000 livres,  d’une salle de couture pour les élèves en situation difficile et d’autres infrastructures scolaires.

Il faut aussi noter que, lors des visites du président français Emmanuel Macron et du Grand Duc du Luxembourg, les autorités, pour faire prendre conscience du drame de l’avancée de la mer à Saint-Louis, avaient amené leurs hôtes à l’école Cheikh Touré.

Amadou Maguette NDAW

Au milieu d’une mine, un « surface miner » extrait, puis étale le calcaire, des roches sédimentaires composées essentiellement de carbonate de calcium mais aussi de magnésium. Il est utilisé à 80 % pour la fabrication du ciment. La matière est ensuite convoyée par des pelles mécaniques jusqu’aux deux concasseurs qui réduisent les minerais en petites parties. Le broyeur principal a une capacité de 7 tonnes par heure. Il est géré depuis une salle de commande… Nous sommes à la cimenterie Dangote. Cette opération de charme se déroule devant une trentaine d’élèves de séries scientifiques du lycée de Pout, région de Thiès. C’est pour susciter en eux une vocation pour les géosciences qu’a été initiée cette immersion dans ces mines de calcaire. Une activité entrant dans le cadre de la célébration des Journées des sciences de la terre (Jst) organisées, cette année, par le ministère des Mines et de la Géologie sur le thème : « Géoressources et résilience des populations dans l’espace francophone ».Selon le directeur régional des Mines et de la Géologie, Lamine Diouf, cette thématique cadre parfaitement avec la vision du chef de l’Etat qui, en recevant le rapport de 2014 du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal (Itie-Sénégal), disait qu’il devrait « populariser la connaissance des questions relatives au secteur extractif et renforcer la compréhension du niveau des contributions dudit secteur au développement économique et social du Sénégal en vue d’améliorer la bonne gouvernance dans toutes les composantes de la chaîne de valeurs ». Par ailleurs, il dit avoir noté un engouement de la part des élèves. « A travers les présentations des responsables de Dangote, ils ont pu avoir connaissance des opportunités qu’offre le secteur des mines en termes d’emplois. Cela va leur permettre de pouvoir s’orienter vers ces métiers dans ce contexte de découverte de pétrole mais également d’ouverture de mines aussi bien dans la région de Thiès qu’au Sénégal oriental », a estimé M. Diouf.Dans le même registre, le sous-préfet de Keur Moussa, Mokhtar Mbengue, a incité les élèves à choisir les métiers de leur temps comme ceux qu’offrent les sciences de la terre. Pour sa part, le directeur général de Dangote, Luck Haelterman, a relevé que les ressources naturelles découvertes au Sénégal peuvent être une opportunité si et seulement si elles sont travaillées sur place et non exportées vers l’étranger.

Ndiol Maka SECK

Depuis plus de vingt ans, l’avènement de la loi 96-07 du 22 mars 1996 a fini de transférer la gestion de l’environnement et des ressources naturelles aux collectivités locales. Mais, force est de constater qu’elles ne sont pas suffisamment outillées dans ce domaine de compétence.

Le projet « Dunda ak kéew gi » ; gouvernance locale pour l’adaptation et la résilience aux changements climatiques dans six communes du Plateau de Thiès », une zone écologique, économique et sociale clef dans la préservation de l’environnement et des ressources naturelles,  a fait l’objet d’un Comité régional de développement. Il a été présenté par le Groupe de recherches et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) en présence des autorités administratives des départements de Thiès, Mbour et Tivaouane, où se trouvent les six collectivités locales concernées, des services techniques de l’Etat, des organisations communautaires de base et des autorités locales.
Selon son coordinateur, André Demba Wade, le Graim va accompagner et appuyer techniquement les élus locaux. Pour les populations, se sera dans le développement et l’utilisation d’outils d’aménagement environnemental tout comme la mise en œuvre d’actions d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques.

Il a suggéré une concertation permanente avec les différents acteurs demeurant dans la zone d’intervention du projet en vue de renforcer la cohérence des actions à mener. « Et cela passe par une sensibilisation tous azimuts des populations aux impacts des changements climatiques sur leurs outils de productions, leur cadre et niveau de vie. D’où leur formation sur la prise d’initiatives et de solutions durables », a-t-il lancé.

Pour y arriver, M. Wade a insisté sur l’engagement et les compétences des jeunes et des femmes en termes de gouvernance environnementale. « Etant présent sur le Plateau de Thiès depuis 2005, nous savons que les résultats obtenus, avec la création du pôle d’acteurs présents sur le terrain expérimenté dans la zone de Notto et qui a porté ses fruits, devraient pouvoir être reconduits dans les autres collectivités locales touchées par le projet « Dund ak kéew gi », a-t-il ajouté.

Dans son adresse, Mbassa Sène, l’adjoint au gouverneur de Thiès en charge des questions administratives, a rassuré le Graim et ses partenaires, que sont Suco, un organisme de coopération  internationale canadien actif dans l’agro-environnement, l’agriculture durable et le développement local ainsi que le réseau Environnement de spécialistes québécois, de leur disponibilité. Le coût de ce projet est estimé à un million de dollars canadien sur une durée de 3 ans.

Mbaye BA

Devant les acteurs de la santé et les partenaires, le Dr Abib Ndiaye, médecin-chef de la région médicale de Tambacounda, s’est réjoui des efforts notés, durant l’année 2017, dans le domaine de la santé. En atteste la baisse assez significative des cas de décès maternels et infanto-juvéniles passés de 133 cas en 2015 à 115 en 2017. C’est également le cas pour les accouchements assistés par un personnel qualifié qui se situent à 50 % en 2017 contre 19 % en 2015. Ces informations ont été données lors de la Revue annuelle conjointe des performances du secteur de la santé dans la région orientale.

Le médecin-chef de région s’est aussi réjouie de la convention que la région médicale a signée avec la Jica et qui s’est ressentie dans les performances sanitaires, particulièrement dans l’utilisation des services et surtout dans le cadre de la couverture et du suivi des femmes en état de grossesse. C’est ainsi que le taux de prévalence contraceptive est passé de 9 % en 2015 à 11 % en 2017, même si les objectifs fixés étaient de 20 %.« L’implication des partenaires est à saluer à tous les niveaux, car c’est eux qui nous permettent de mettre en œuvre notre Pta (Plan de travail annuel », a expliqué le Dr Ndiaye tout en saluant les efforts de la directrice de l’hôpital régional de Tambacounda. A l’en croire, depuis l’arrivée de Mme Aïda Babillas Ndiaye à la tête de la structure hospitalière, de réels progrès sont en train d’y être notés. A titre d’exemple, il a cité la stabilisation du climat social.

Pape Demba SIDIBE

Le ministère de l’Education nationale, réagissant à une information relative à une enquête sur l’appartenance syndicale qui constituerait une menace à la liberté syndicale, a précisé qu’aucune enquête de ce type et aux fins alléguées n’est menée.

Il y a quelques jours, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) indiquait avoir appris, « avec surprise et indignation, l’organisation d’une enquête nationale sur l’appartenance syndicale ou la non syndicalisation de tous les enseignants dans le cadre d’un recensement exhaustif à tous les niveaux ». Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le ministère de l’Éducation nationale a tenu « à préciser qu’aucune enquête de ce type et aux fins alléguées n’est menée ».

« Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que c’est à la demande des syndicats que les services compétents de l’administration prélèvent à la source, sur le salaire de chaque enseignant qui le souhaite, sa cotisation syndicale mensuelle communément appelée check-off pour la reverser au syndicat désigné par l’enseignant lui-même », lit-on dans le communiqué.

Le document de poursuivre qu’il « est, dès lors, logique de comprendre que, pour prélever une cotisation syndicale du salaire d’un enseignant pour la reverser à son syndicat d’appartenance, le ministère de l’Éducation nationale est tenu de connaître l’organisation syndicale à laquelle le check-off prélevé doit être reversé ».  

« Si, comme le dénonce le Sudes dans sa déclaration, demander à un enseignant son syndicat d’appartenance  est « susceptible d’ouvrir la voie à de graves dérives dans la gestion du personnel comme le clientélisme, le favoritisme, l’ostracisme, la discrimination », la logique voudrait que les check-off ne soient plus prélevés par l’Administration.

En conséquence, il reviendrait désormais à chaque enseignant de verser directement sa cotisation au syndicat de son choix. Ce nouveau dispositif dispenserait l’Administration de connaître l’appartenance syndicale des enseignants »,   propose-t-on dans le communiqué.

Ainsi, poursuit-il, « serait satisfaite l’exigence, réclamée par le Sudes dans sa déclaration, « d’une suppression à jamais de la rubrique appartenance syndicale dans les fiches de renseignements et autres documents administratifs, quelle qu’en soit la motivation ».

Oumar KANDE

Les enseignants restent déterminés à faire respecter les accords signés avec le gouvernement. Et ce n’est pas l’augmentation de 15.000 FCfa faite par l’Etat, le 16 mars 2018, au cours de leur rencontre, qui va les faire reculer. « Nous ne nous battons pas pour des miettes. Les enseignants du Sénégal se battent pour l’équité et la justice sociale, pour la revalorisation de la fonction enseignante », a déclaré Abdoulaye Ndoye, le week-end dernier, au terme d’une réunion d’évaluation faite au siège du Sels/A à Rufisque. Cette rencontre du G6 a réuni les secrétaires généraux du Sels/A, du Sels, du Snelas/Fc, de l’Uden, du Saemss et du Cusems.

A cette occasion, Abdoulaye Ndoye a rappelé que même les instructions du Premier ministre n’ont pas été respectées. Il s’agit, selon lui, de donner suite à des questions comme « la création du corps des administrateurs scolaires, du reversement des Meps dans le corps des professeurs de collège, des lenteurs administratives qui persistent et les rappels ». C’est sur cette base que le G6 a décidé de dérouler son 6ème plan d’actions à partir d’aujourd’hui. Il s’agit donc de faire débrayage aujourd’hui et demain. Mercredi, il est prévu une grève totale et jeudi, les enseignants bouderont les classes.

Ce plan d’actions se poursuivra après les fêtes. Car il est prévu un débrayage à 9 h le mercredi 11 avril suivi d’une grève totale le jeudi 12 et une marche nationale à Ziguinchor. De même, le vendredi 13 avril, il sera observée une grève totale.

Maguette NDONG

L’ingénieur Babacar Birane a été l’une des attractions du Parc des innovations organisé par la compagnie aérienne Delta. Ce Sénégalais a pris le risque d’abandonner un poste dans une grande entreprise en Europe pour se lancer dans l’accompagnement des jeunes pouces. Leur start-up offre des services à des entreprises y compris celles basées aux États-Unis.

Le jeune Babacar Birane ne réalisera pas son rêve d’être un officier supérieur dans l’armée sénégalaise. L’ancien pensionnaire du Prytanée militaire de Saint-Louis n’avait pas réussi à intégrer la classe restreinte de ceux retenus pour poursuivre leur formation à l’Ecole Saint Cyr. C’est le sort du destin. Par contre, c’est dans un autre domaine qu’il va se distinguer. Donc, après être recalé au concours d’entrée à l’Ecole militaire de Saint Cyr, Babacar s’envole pour la France et s’inscrit à l’Ecole d’économie de Grenoble où il est ressorti avec un diplôme d’ingénieur économique spécialisé dans la qualité et le management de projet. Puis, il s’est fait une place dans le coaching des pouces. Raison pour laquelle il a été choisi par la compagnie Delta pour partager son expérience le 3 mars 2018 à Dakar.

Ce Sénégalais a eu la chance de travailler dans de grandes entreprises. D’abord, à Schneider Electric, ensuite à Airbus dans son programme A350. C’était en 2013. « J’ai travaillé à Airbus juste après ma sortie de l’Ecole d’ingénieur économique de Grenoble. J’étais dans le département qui s’occupait du dernier modèle d’avion A350-900 », raconte le spécialiste de l’ingénierie économique. Il faisait partie du groupe qui s’occupait des modèles devant aider à maîtriser les contraintes. La maîtrise de cette contrainte est indispensable pour la réalisation de certains objectifs ou à l’amélioration de la croissance et de la performance de la compagnie. « J’étais recruté pour travailler dans un groupe chargé de monter un « staffing tool ». C’est un outil qui permet à Airbus d’analyser, par rapport aux « mailes stones », des étapes de développement. Cette analyse a pour but d’identifier les types d’ingénieurs dont l’entreprise aura besoin pour son développement et lui permettant d’avoir un équilibre entre les ressources humaines et la contrainte de 30 % en interne pour des métiers stratégiques », explique l’ingénieur financier. Malgré les avantages, ce jeune qui a grandi à Yarakh abandonne tout et revient au bercail à ses risques et périls. Obsédé par l’idée de voler de ses propres ailes, il monte « Concree », un incubateur d’entreprises. L’ingénieur offre des services à des entreprises en quête de performance et de croissance. Il a résolu les problèmes de plusieurs entreprises aux Etats-Unis, notamment dans le Nevada… « Concree est un incubateur virtuel qui permet à un entrepreneur d’avoir accès à une communauté d’acteurs pouvant l’aider à progresser dans son projet.

Un terrain vierge
Cette communauté est composée de plusieurs entrepreneurs qui connaissent des problématiques de l’entreprenariat », souligne-t-il. « Concree » est une plateforme de partage de bonnes pratiques que les jeunes entrepreneurs peuvent utiliser pour modéliser leur projet, le tester, le valider, avant d’avoir accès à des outils pour le Business-plan. « Nous utilisons plus de technologies pour apporter des résultats permettant à l’entrepreneur de mieux réussir. Nous nous sommes dit qu’il est possible de décliner cette technologie en une solution utilisable par d’autres incubateurs », brosse Babacar Birane primé au Mandela Washington fellowship et au Forum de l’entrepreneuriat en Afrique francophone en 2016.

Ce diplômé en ingénierie financière est revenu au pays, dit-il, pour accompagner le bouillonnement du secteur de l’innovation numérique et de l’écosystème des start-up. « Nous pouvions rester en Europe. Mais, nous avons pris la décision de rentrer pour accompagner les jeunes porteurs de projets », soutient Babacar. Il conseille aux jeunes entrepreneurs de cultiver le goût du risque, d’être patient et de lutter contre le découragement. Comme quoi les fruits de l’entrepreneuriat peuvent tarder à mûrir. « Ce n’est pas facile d’entreprendre. L’entrepreneur doit s’armer de patience et apprendre de ses erreurs », s’adresse-t-il aux jeunes qui ont pris part au Parc d’innovation organisé par la compagnie aérienne Delta à la Place du Souvenir au début du mois de mars 2018.

Idrissa SANE

 

Lors de Journée mondiale de l’alimentation scolaire organisée à Mpal (trentaine de kilomètres de Saint-Louis), il a été révélé que près de 45.000 élèves de 204 écoles élémentaires et 66 écoles maternelles ont bénéficié, en 2017, de repas.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’alimentation scolaire dénommé Food for éducation, financé au Sénégal par le département américain de l’Agriculture (Usda), pour un coût global de cinq milliards FCfa sur trois ans (2016-2018), le conseiller technique de ce projet, Idrissa Bâ, spécialiste des cantines scolaires, a révélé que près de 8 millions de repas ont été servis, en 2017, par Counterpart international, dans 270 écoles de la région Nord, dont 204 écoles élémentaires et 66 écoles maternelles. Ce faisant, près de 45.000 élèves ont bénéficié de ces repas et près de 900.000 tonnes de vivres ont été utilisées pour la préparation de ces mets riches en vitamines et en oligo éléments, équilibrés et variés.

Le Consultant Idrissa Bâ s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation scolaire organisée à Mpal (trentaine de kilomètres de Saint-Louis) par Counterpart international. En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Cheikh Tidiane Ndiaye, des représentants de l’Inspection d’académie (Ia) de Saint-Louis, de l’Agence nationale de la case des tout-petits et d’autres invités, M. Bâ a précisé que le panier alimentaire, qui a toujours été mis à la disposition de ces 270 écoles primaires et préscolaires de neuf arrondissements de la région Nord, est constitué de riz, de farine, de maïs enrichie, d’huile enrichie à la vitamine A, de lentilles et de petits pois.

Cette année, à Mpal, lors de cette célébration placée sous le thème : « Consommer local », le riz localement cultivé et moulu en couscous, accompagné d’une sauce au poulet, a été encore servi aux élèves des écoles maternelles de Mpal, Grand-Mpal, Thialène et de la case des tout-petits de la sainte cité de Mame Rawane Ngom. Les enfants ont bien apprécié ce repas. Le responsable du Bureau de Counterpart à Richard-Toll, Abdoul Aziz Fall, a souligné que le thème  est d’actualité en raison de la crise alimentaire qui frappe beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne, particulièrement le Nord du Sénégal où l’Ong intervient, depuis 2001, dans la sécurité alimentaire à travers la mise en place de cantines scolaires et des programmes d’urgence. Il a rappelé que ce projet américain a fortement contribué à l’atténuation progressive des disparités entre milieux urbains et milieux ruraux vulnérables, entre filles et garçons, mais aussi à freiner le taux d’abandon.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

« Résoudre les problèmes des femmes pour parvenir à leur autonomisation à travers la formation professionnelle et technique de qualité ». Tel a été le thème de la Journée nationale genre et formation professionnelle et technique et de l’artisanat organisée le 9 mars à Fatick.

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a souligné, à Fatick, lors de la Journée nationale dédiée à ce secteur, que cette dernière est instituée « pour l’intégration du genre à tous les niveaux du système de formation de notre secteur ». Devant ses collègues Matar Bâ (ministre des Sports) et Mbagnick Ndiaye (ministre de l’Intégration africaine et du Nepad), il a indiqué que « cette initiative, au lendemain de la célébration de la Journée de la femme, exprime le choix fait de la qualification des femmes et des jeunes comme instrument primordial de valorisation du capital humain par le président Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal émergent ».

M. Talla a déclaré que cette option du chef de l’Etat « s’inscrit dans une dynamique irréversible de réformes tenant compte des potentialités et du poids économique des femmes pour le développement socioéconomique du pays. La participation des femmes devient alors une préoccupation majeure dans les politiques de développement durable ».

D’où la nécessité de les accompagner dans la formation pour leur offrir la chance d’une meilleure reconnaissance de leurs compétences et favoriser leur accès à des emplois et à des postes de responsabilités. Alioune Fall, au nom de la marraine, Mme Marième Sall, présidente de la Fondation “Servir le Sénégal”, a saisi la balle au bond pour interpeller la conscience de tout un chacun sur l’autonomisation des femmes qui « (…) est un enjeu central dans la construction du développement national ». Car « comment pourrait-on envisager le développement en laissant la moitié de la population ou plus dans le manque de formation, de qualification et dans la dépendance totale ? », s’est-il interrogé. M. Fall a, dès lors, insisté sur les perspectives valorisantes de la formation pour les ressources humaines, sa fonction de rééquilibrage social entre les genres et catégories et sa capacité à conférer la pleine autonomie à l’individu.

Le ministre Mamadou Talla a profité de l’occasion pour visiter le nouveau lycée d’enseignement professionnel et technique qui a ouvert ses portes, en début d’année 2018, en dépit des difficultés qu’il rencontre et listées par le proviseur Mbagnick Faye. Selon ce dernier, l’établissement manque, entre autres, d’équipements et de professeurs techniques (en électricité et en froid climatisation), en sciences physiques et en espagnol ».

Mohamadou SAGNE

 

Mme Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie, plaide pour que les apprenants embrassent les séries scientifiques pouvant contribuer au développement économique d’un pays.  

Dans le cadre de la 5ème édition des Journées des sciences de la terre en Afrique et au Moyen-Orient, le ministère des Mines et de la Géologie a organisé, le 17 mars 2018, une excursion géologique aux Mamelles, à côté de la Mosquée de la Divinité. « Nous voyons que les élèves n’embrassaient pas souvent les carrières scientifiques. Pour les aider à comprendre ces filières, il faut qu’ils viennent sur le terrain, pour voir ce que c’est la géologie, son rôle et ce que les géoressources peuvent apporter dans le développement économique d’un pays », a déclaré Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie.

A l’en croire, le Chef de l’Etat a des projets ambitieux et que ces travaux nécessitent des matériaux, tels que le basalte ou les produits de substitution. « Nous avons des problèmes d’accès à ces sites. Le temps de recherche de ces matériaux ralentit un peu la contribution des sociétés minières qui doivent fournir ces intrants pour la construction d’infrastructures dont le président a besoin », a-t-elle expliqué. Mme Gladima est d’avis qu’il faut « aller au-delà des clichés pour convaincre aussi les femmes à embrasser les métiers de géologue et de scientifique ».

Interrogé sur l’érosion côtière et l’avancée de la mer, elle a indiqué que c’est un phénomène qui ne s’arrêtera jamais, préconisant néanmoins la mise en place de digues pour réduire son impact environnemental.    
Pour sa part, Dr Rokhaya Samba Diène, directrice de la Prospection et de la Promotion minière au ministère des Mines et de la Géologie, a soutenu que même des élèves de l’élémentaire se sont déplacés sur le site durant l’excursion. « La géologie, ce n’est pas seulement l’étude des roches. Elle mène à tout. Ceux qui travaillent sur les routes sont des ingénieurs géologues de conception. Nous demandons aux élèves de ne pas avoir peur », a-t-elle souligné.

Aujourd’hui, se tient, à partir de 10h, à la Place du Souvenir, une exposition. Le clou des journées (demain) est la tenue d’une conférence sur : « Géoressources et résilience des populations dans l’espace Francophone ». Des activités similaires sont aussi organisées dans les régions grâce aux sociétés minières qui y sont implantées.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le gouvernement et les syndicats d’enseignants n’ont pas d’accord sur certains points des négociations. Sur la question de l’indemnité de logement, les propositions du gouvernement n’ont pas trouvé l’assentiment des organisations syndicales. Ces dernières ont promis de retourner à la base pour étudier aussi la proposition de pause sur la lutte demandée par le Premier ministre.   

L’indemnité de logement a constitué, hier, le point d’achoppement entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants regroupés au sein du Groupe dit G6, c’est-à-dire les organisations syndicales les plus représentatives. Plusieurs rencontres en amont ont eu lieu et ont été ponctuées par des propositions du gouvernement qui ont été détaillées par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. « La première rencontre s’est tenue le 6 mars. Au cours de cette rencontre, où  j’ai représenté le gouvernement, nous avons demandé aux organisations syndicales de faire des contre-propositions parce que, jusqu’à présent, nous n’avions pas entendu quelque chose de leur part. Deux contre-propositions ont été faites. La première d’une partie des organisations syndicales qui parlait d’alignement de l’indemnité de logement et l’autre partie qui parlait d’augmentation substantielle.  Pour cette partie, les montants qui étaient proposés variaient  entre 20.000  et 30.000 FCfa en 2018, encore  20.000 et 30.000 FCfa en 2019 », a détaillé Serigne Mbaye Thiam. Pour lui, ces contre-propositions des organisations syndicales n’étaient pas supportables pour les finances publiques. C’est ainsi que d’autres propositions sont venues du gouvernement pour faire passer l’indemnité de logement de 70.000 à 72.000 FCfa. « Les organisations syndicales ont marqué leur désaccord. Le gouvernement a réfléchi à son niveau et a porté sa proposition, le 9 mars, qui était d’augmenter l’indemnité de logement à 22 %, en  faisant  passer l’augmentation de 72.000  à 73.200 FCfa. Au cours de cette rencontre aussi, il n’y a pas eu d’accord », a ajouté M. Thiam.

Proposition de pause
Lors de la troisième rencontre, tenue le 12 mars 2018, le gouvernement est encore revenu pour faire une proposition. Selon le ministre de l’Education nationale, au cours de cette rencontre, l’Etat a proposé que l’indemnité de logement puisse passer par enseignant et par mois de 60.000  FCfa à 75.000  FCfa.  Ce qui correspond, d’après lui, à une augmentation de 25%.

 « Au cours de cette rencontre également, les syndicats n’ont pas bougé de leurs propositions en restant sur les mêmes montants. Pour le gouvernement, c’était la proposition ultime à faire », a-t-il tenu à préciser.  C’est ainsi que, lors de cette rencontre d’hier, présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a été aussi proposé aux syndicats d’enseignants une pause. Il a été réitéré, selon le ministre de l’Education, la disponibilité du gouvernement à prendre en charge toutes les préoccupations qui concernent les organisations syndicales.

« Le Premier ministre, en présence du ministère de l’Economie et des Finances, a dit que le gouvernement ne peut pas dépasser le montant de 75. 000 FCfa par enseignant et par mois, qui correspond à une augmentation de 25 % de l’indemnité de logement. Nous avons expliqué aux syndicats d’enseignants et aux enseignants, de façon générale, que nous pensons qu’à l’issue d’une lutte, on a obtenu un gain important si on a une augmentation de 25%, si on a demandé une revalorisation de l’indemnité de logement », a ajouté Serigne Mbaye Thiam. Il s’est dit dans l’attente d’un retour au gouvernement des organisations syndicales sur les deux propositions, à savoir l’augmentation de 25% de l’indemnité de logement et sur la pause dans la lutte syndicale

SOULEYMANE DIALLO, PORTE-PAROLE DU G6 : « NOUS SORTONS DÉÇUS DE CETTE RENCONTRE »
Après toute une journée de discussions avec le gouvernement, Souleymane Diallo, porte-parole du regroupement des syndicats d’enseignants appelé G6, a parlé de déception. « C’est avec une très grande déception que nous sortons de cette rencontre. Nous pensions que quand le Premier ministre du Sénégal convoque les enseignants dans un contexte caractérisé par une crise du secteur, qu’il proposerait des propositions acceptables sur l’indemnité de logement », a déclaré le secrétaire général du Sels.

Pour lui, les propositions du gouvernement sur la question de l’indemnité de logement sont en-deçà de leurs attentes. « L’indemnité de logement existe déjà. Nous demandons juste une revalorisation. Il y a la question de l’alignement articulée à une augmentation substantielle de l’indemnité de logement. Mais, nous n’avons ni l’alignement  ni l’augmentation substantielle très en-deçà même de nos attentes », a poursuivi M. Diallo.

Par rapport à la dernière proposition du gouvernement portant sur une augmentation de 25 % de l’indemnité de logement et aussi sur celle de la pause sur la lutte syndicale, il a parlé de retour à leur base, seule habilitée, selon lui, à fixer des orientations pour la suite.

Oumar NDIAYE

En prélude à la Journée mondiale de l’eau, qui sera célébrée le 22 mars, le ministère de l’Hydraulique a organisé, le 10 mars passé, une randonnée pédestre dont le point de départ a été la Place du Souvenir. A la tête des randonneurs, il y avait le directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (Dage) dudit ministère. Les marcheurs ont bravé la forte chaleur pour faire quelques kilomètres, une manière pour eux «d’informer les Sénégalais» sur la Journée mondiale de l’eau qui sera célébrée, cette année, sous le thème : «Eau et économie verte».

D’après le Dage du ministère de l’Hydraulique, Mamadou Diokhané, la célébration de cette année sera faite sous forme de panel où des universitaires, des scientifiques et tous les acteurs de l’eau seront invités à débattre sur le thème susmentionné. M. Diokhané a aussi profité de cette randonnée pédestre pour revenir sur les différentes réalisations faites par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en matière d’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Selon lui, depuis plusieurs années, il y avait une iniquité dans l’accès à ses services entre le monde  rural et le milieu urbain. Des disparités qui sont en train d’être corrigées grâce aux nombreux efforts réalisés par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et l’Office des forages ruraux (Ofor) en termes d’alimentation en eau potable, de fourniture de systèmes d’assainissement adéquats.

«Nous sommes maintenant arrivés à donner de l’eau potable, de l’eau non saumâtre à des populations du monde rural qui ont aussi droit d’avoir accès à de l’eau qui ne l’est pas. Depuis 2014, nous nous sommes dit qu’il faut réformer le secteur. Ce qui a été fait. Tout ce qui est assainissement rural est confié à l’Onas », a expliqué Mamadou Diokhané.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale s’est engagé à poursuivre les efforts pour promouvoir davantage la santé communautaire afin de mieux atteindre la population à la base avec les politiques de santé.

Représentant le ministre Abdoulaye Diouf Sarr au premier forum de l’Afrique de l’Ouest sur la santé communautaire, le secrétaire général du département de la Santé a réitéré « l’engagement du gouvernement et du ministère de la Santé et de l’Action sociale à poursuivre les efforts pour davantage promouvoir la santé communautaire. Ce, à travers des communautés plus fortes et plus engagées ». Alassane Mbengue a rappelé que le Sénégal a très tôt opté pour un système de santé qui intègre la participation communautaire en vue de répondre, de manière efficace, aux nombreux défis. «L’avènement de l’épidémie du Vih/Sida a fini de placer l’approche communautaire au cœur des réponses aux défis. La lutte contre le paludisme et la tuberculose ainsi que les programmes de nutrition ont intégré une dimension communautaire ayant permis de mettre à l’échelle des interventions dont les résultats sont, aujourd’hui, reconnus et partagés. Plus récemment, les programmes de santé maternelle et infantile ont connu des avancées majeures avec cette approche, notamment dans le domaine de la planification familiale et de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile», a affirmé le secrétaire général du ministère de la Santé.

Pour Alassane Mbengue, des programmes innovants comme la Couverture maladie universelle (Cmu), basée sur l’engagement des collectivités territoriales pour l’installation de mutuelles de santé, sont un prolongement significatif de cette approche communautaire. En outre, « l’érection d’une Cellule de coordination de la santé communautaire au sein de la Direction générale de la santé marque la volonté d’aller vers l’institutionnalisation de la santé communautaire».

Donner à l’acteur communautaire toute sa place

Dans ce même élan, il a indiqué que l’ouverture de la filière Santé communautaire dans les programmes d’enseignement supérieur des universités, telles que Alioune Diop de Bambey, ainsi que l’intégration en vue des diplômés dans la fonction publique sont à saluer.

M. Mbengue a toutefois demandé de relever les défis, car des avancées significatives ont été obtenues. Mais, a-t-il dit, «ensemble, nous avons la capacité d’aller plus loin». «Aller plus loin, c’est véritablement réussir les processus d’institutionnalisation dans nos différents pays. C’est surtout donner à l’acteur communautaire toute sa place et créer les conditions favorables en vue de lui permettre de jouer pleinement son rôle. Le département compte sur la participation de tous acteurs pour réussir cette mission», s’est projeté le Sg du ministère de la Santé.

Ce forum qui a regroupé tous les pays de la Cedeao, en plus de la France, de la République démocratique du Congo (Rdc) et de l’Ethiopie, a été une occasion de valoriser l’approche communautaire basée sur la  participation et la «multisectorialité» et l’échange d’expériences.

Le représentant du Burkina Faso, Albert Hiene, parlant au nom des pays invités, a remercié le Sénégal d’avoir abrité ce premier forum du genre pour permettre de réfléchir sur l’institutionnalisation de la santé communautaire qui est devenue une priorité en Afrique. Même avis chez le représentant de l’Oms, Farba Lamine Sall, qui a pensé que, compte tenu des difficultés de couverture en soins en Afrique subsaharienne, la santé communautaire est une opportunité.                       

Oumar KANDE

 

La tuberculose tue plus de 5.000 personnes chaque jour, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Et aucun pays n’est épargné. Face à ce fléau, le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) veut une réponse multisectorielle pour accélérer la riposte.

La tuberculose est une maladie qui touche le plus les enfants et les jeunes. En effet, 65 % des tuberculeux sont âgés entre 15 et 35 ans, selon un document remis à la presse. Au Sénégal, les derniers chiffres enregistrés en 2017 ont  révélé 13.235 cas, toutes formes confondues, avec un taux de succès du traitement de 89 %.
En prélude à la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le 24 mars prochain, dont le thème est : « Mobilisons les leaders pour mettre fin à la tuberculose », le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) a organisé, le 13 mars 2018, à son siège, à Dakar, une rencontre de partage sur les cas de tuberculose dont 7.000 manquants restent à être soignés. Car ceux en charge de soigner les tuberculeux veulent traiter 20.000 patients suivant le plan stratégique 2018-2022.

D’après le Dr Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Pnt, les cas manquants sont ceux qui ne se sont pas présentés dans les structures sanitaires pour se faire soigner. « Ils n’ont pas abandonné le traitement », a-t-elle précisé. Pour ces cas, il faut une réponse multisectorielle qui permettra d’accélérer la riposte nationale et mondiale.

A en croire Mme Diouf, les déterminants sociaux de la maladie sont l’ignorance, la stigmatisation et la pauvreté. Dès lors, il faudra appuyer sur tous les leviers techniques et ministériels pour éradiquer cette pathologie dont les régions à forte charge au Sénégal sont Dakar, Thiès, Diourbel, Kolda, Diourbel et Ziguinchor. « Pour éviter la tuberculose, il faut que les maisons soient bien aérées, nettoyées et ensoleillées. Si on ne soigne pas ces cas, on ne va pas infléchir la courbe », a-t-elle expliqué. La coordonnatrice du Pnt a aussi fait savoir que chez les étudiants, du fait de la promiscuité, la tuberculose s’y développe. L’édition 2018 de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose sera marquée d’abord par le lancement de l’approche multisectorielle le 20 mars à Dakar.

Une mobilisation sociale aura ensuite lieu à Touba, le 24 mars, en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Serigne Mansour Sy cissé

 


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