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Actualités (2331)

Un programme d’échanges scolaires au service de la coopération au développement (Ensa) a organisé une rencontre avec quelque 80 élèves à Saint-Louis. Ces derniers ont, pour la plupart, séjourné en Allemagne ou s’apprêtent à y aller. Cette rencontre doit leur permettre de débattre de beaucoup de sujets ayant trait aux échanges culturels.  Elle a enregistré la participation d’élèves venus de Fatick, de Thiès, de Kaolack, de Dakar, de Saint-Louis, entre autres. Ce projet est une mission de service pour les initiatives de développement initié par le gouvernement allemand. Le programme Ensa soutient les partenariats scolaires entre la Germanie et des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe du Sud-est. Il met en contact des élèves âgés de plus de 14 ans. Ces échanges leur permettent d’apprendre dans un contexte mondial tout en élargissant leur horizon. Pour Martina Krӧger, chef du programme Ensa, ces rencontres créent  des conditions de discussions riches pour un monde globalement équitable. A son avis, dans les thématiques utilisées, les élèves qui sont déjà ou qui s’apprêtent à partir seront outillés sur les questions environnementales, la perception du racisme, comment vivre dans une famille d’accueil, entre autres.

Selon Mme Krӧger, cela permet aux différents bénéficiaires allemands comme sénégalais de regarder le monde sous un angle différent, en comprenant ce qui se fait ailleurs.

Pour Mme Gilberte Raymonde Driesen, coordonnatrice du projet au Sénégal, l'objectif est de permettre à ces élèves d’avoir une idée des relations mondiales. Ils devraient également transmettre leurs expériences acquises aux amis et camarades de classe et travailler ensemble pour un monde plus équitable. Outre le soutien financier (allocation de présence en vol et paquet pour le séjour sur place), le programme Ensa accompagne les groupes scolaires en organisant des séminaires préparatoires entre autres.

A. M. NDAW

Une enquête intitulée : « Feedback de la Réforme de l’hydraulique rurale : cas de Thiès et de Fatick » a révélé que 85% des consommateurs sont satisfaits de la qualité de l’eau alors que 71% ont constaté la diminution des pannes des forages.

Une étude vient de révéler que 87% des consommateurs sont satisfaits de la qualité de l’eau dans les localités de Notto, Ndiosmone, Palmarin, Ngorom et de Lamsar. L’enquête a touché 130 ménages sur les 13.000 alimentés par la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques (Seoh). «  Depuis la mise en œuvre de la réforme, 87% des usagers sont satisfaits de la qualité de l’eau, 85% jugent que l’eau est disponible en quantité suffisante et 53% jugent qu’elle est accessible. Par contre, 70% de l’échantillon pensent que le prix de l’eau est à revoir », rapportent les enquêteurs.

Avant l’entrée en vigueur, c’est-à-dire en 2014, seuls 41% des usagers étaient satisfaits de la qualité de cette denrée précieuse. En outre des enquêteurs indiquent que 71% des usagers ont constaté une baisse des coupures d’eau dans des localités sous délégation de services publics.Avant 2014, la panne des forages était monnaie courante avec des répercussions négatives sur les conditions de vie des populations. Selon l’étude, 60% des personnes avaient affirmé que la panne des forages était fréquente. La donne a changé depuis que les fermiers ont pris le relais dans la zone de Notto, Ndiosmone et Palmarin. « Aujourd’hui, 71% n’ont jamais eu de coupures ou ces coupures sont rares. Toutefois, 21% ont des coupures d’eau qui sont liées à une baisse de pression aux heures de pointe », renseignent les enquêteurs. A vrai dire, c’est l’un des enjeux de la Délégation de services publics de l’eau. En outre, le rapport mentionne que 76% des usagers sont soulagés. Ces derniers ne vivent plus le stress hydrique. Mieux des femmes ne parcourent plus de longues distances pour avoir cette ressource vitale. En plus, les ménages confirment que l'eau est potable et accessible, ils dépensent moins pour couvrir leurs besoins en  eau. Cerise sur le gâteau, ils peuvent s’adonner aux maraîchages sans compter l’amélioration de leur santé ou encore la création d’emplois… Dans ces zones, des populations ont de nouveaux points d’eau. Il s’agit du robinet. En conséquence, des usagers commencent à avoir des préférences pour les robinets au détriment des puits. En dépit de ces bons points de la Réforme, 18% des personnes enquêtées avancent qu’elles ont des difficultés pour avoir cette ressource. Les usagers mettent en cause une tarification hors de portée des bourses et un manque de dialogue sur la fixation des tarifs.

« Cependant les mêmes effets ne sont pas ressentis partout car 18% ont malgré tout quelques difficultés en matière d’accessibilité à l’eau avec une tarification qu’ils jugent coûteuse et dénoncent un manque de dialogue et de compréhension quant à la facturation », écrivent les auteurs de l’étude.

Idrissa SANE

Tirant le bilan de l’année scolaire et universitaire 2016/2017, le président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes), Bacary Badiane, a félicité l’Etat et tous les acteurs du système éducatif pour le bon déroulement de cette année marquée par la stabilité du secteur. Son seul regret, dit-il, est de « constater le déshonneur et la vilenie de la tricherie avec les fuites aux examens de fin d’année ».

Après une année scolaire et universitaire 2016-2017 calme dans l’ensemble, le président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes), Bacary Badiane, a tenu à faire le bilan pour mieux préparer la prochaine rentrée. Il a soutenu qu’en réalité la dernière année scolaire s’est déroulée sans grève cyclique et sans grandes difficultés entre les syndicats d’enseignants et l’Etat. « Avant la rentrée, le Comité de dialogue social comme le Haut conseil du dialogue social avait convié les syndicats d’enseignants à une rencontre à Saly. En compagnie du ministère de l’Education nationale, on a abordé tous les problèmes qui se posaient au sein des syndicats. On avait bien préparé cette rentrée et les enseignants avaient promis une année paisible sans grève. Ils ont tenu parole, ce qui n’a pas hypothéqué le déroulement de l’année scolaire», rappelle le président de la Fenapes. Bakary Badiane remercie ainsi l’Etat qui a beaucoup fait pour que les examens se déroulent correctement de la sixième à la terminale.

Compte tenu de l’accalmie, il souligne que les parents d’élèves pensaient que les résultats allaient s’améliorer. Malheureusement, il regrette les fuites au baccalauréat qui sont venues remettre en cause tout le travail ayant mené à la stabilité de l’espace scolaire. « C’est une affaire honteuse pour le Sénégal. C’est un déshonneur pour tout le monde. Cela a été regrettable et c’est comme si tous les efforts consentis par l’Etat, par nous les parents, les élèves et les enseignants, ont abouti à cette situation qui a quand même jeté un peu le discrédit sur les diplômes et sur les résultats qui auraient dû être meilleurs. On ne méritait pas ça ; que ce soit l’Etat avec les efforts des ministres de la Fonction publique, de l’Economie qui fait beaucoup de rappels pour le enseignants, le ministère de l’Education, les enfants », dénonce Bakary Badiane.

Il lance ainsi un cri du cœur aux parents d’élèves, souvent les premiers responsables en osant payer des fuites pour leurs enfants, ce qui est une très mauvaise leçon donnée à leurs progénitures. « J’ai honte parce que quand on nous dit qu’on vendait des épreuves à 200.000 FCfa. Je ne pense pas que c’est l’élève qui donne cette somme, c’est le parent. Je me demande vraiment quel genre de parents sont-ils ? Cela, nous le déplorons et les parents sont responsables. Nous les appelons à plus de conscience et de retenue, parce qu’accepter que son enfant triche pour réussir, c’est le pire des exemples qu’un parent puisse donner à son enfant », déplore le président de la Fenapes. Pour éviter une pareille situation, il encourage l’Etat à trouver les principaux responsables et les sanctionner à la hauteur de leurs actes.

Toujours dans ce sens, le président de la Fenapes demande de mettre à profit les vacances pour se projeter sur l’année scolaire à venir afin qu’elle soit mieux préparée. « Je pense que les dispositions sont en train d’être prises aux ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle. Nous pensons que ce sera une année meilleure que 2016-2017 », espère-t-il demandant aux syndicalistes d’être dans les mêmes dispositions pour une année stable.

Oumar KANDE

La 21ème conférence Highway Africa de l’Université Rhodes de Grahamstow en Afrique du Sud a pris fin vendredi dernier. Elle a permis à 350 journalistes africains, européens et américains de partager leurs expériences. Les professionnels des médias ont aussi donné leur point de vue sur les questions de développement de l’Afrique.

Le campus de Rhodes University de Grahamstown en Afrique du Sud a reçu des journalistes pour une formation de cinq jours. Les bénéficiaires venus de différents pays de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique ont pris part à la 21ème édition de la conférence Highway Africa organisée depuis une vingtaine d’années par l’Université Rhodes de Grahamstown. Cette formation se tient  chaque année  du 31 août au 2 septembre. Cette année, la conférence a enregistré la participation de 350 journalistes. Pendant trois jours, ils ont échangé sur des thèmes riches et variés qui sont liés à l’environnement des médias et leur management. Les journalistes ont aussi partagé leurs expériences  en permettant aux uns et autres de découvrir comment  chacun travaille dans son pays. Les professionnels des médias ont également échangé sur les questions d’environnement, de santé, de gouvernance locale, notamment leur relation avec des dirigeants africains.

La participation des journalistes aux débats montre que ce sont des personnes qui se soucient du développement continent africain. Selon un des responsables de l’Université Rhodes de Grahamstown, « c’est la plus grande conférence qu’une université africaine organise en faveur des journalistes pour débattre sur les questions des médias mais aussi de développement du continent africain. Chaque année, nous invitons les plus grands journalistes africains et européens à cette conférence. Cette année nous avons battu le record de participation ».  Cette conférence annuelle initiée par une université qui abrite le plus grand département de formation en journalisme en Afrique australe met en relation des journalistes de langues différentes et  des étudiants. « Elle a surtout permis  aux  étudiants en journalisme  dans cette université d’être en contact pendant trois jours  avec de grands journalistes africains et d’apprendre à côté d’eux », a-t-il expliqué. Il a ajouté que les étudiants en journalisme regardent ou écoutent souvent ces journalistes parler à la radio et à la télévision. « La conférence a été une occasion pour nos étudiants de voir comment ces journalistes font la collecte de l’information avant la diffusion », a-t-il souligné. Ajoutant que c’est important de voir que les professionnels des médias européens et américains s’intéressent aussi à la façon dont travaillent leurs confrères africains. Ces derniers exercent parfois dans des conditions difficiles faute de moyens.

De notre envoyé spécial, Eugène KALY

LE JOURNALISME ENSEIGNÉ ET PRATIQUÉ AU SEIN DE L’ÉTABLISSEMENT
L’Université de Rhodes de Grahamstown n’est pas la plus grande de l’Afrique du sud. Elle ne compte que 7.000 étudiants. Contrairement à l’Université de Johannesburg où l’on dénombre plus de 48.000 étudiants. « Nous sommes une petite université mais, en matière de recherche et de formation en journalisme, nous sommes les meilleurs. Nous avons la meilleure offre de formation en journalisme en Afrique australe », a vanté un formateur en journalisme de l’Université de Rhodes. Selon ce dernier, l’université respecte toutes les normes de formation en journalisme. Elle a mis à la disposition des étudiants une radio animée par ces derniers qui leur permet d’allier la théorie à la pratique. L’université a un studio de télévision pour les étudiants en télévision et un grand journal où les articles sont écrits par les étudiants sous la supervision des professeurs. « Nous formons les meilleurs journalistes de l’Afrique », a soutenu notre interlocuteur. D’ailleurs, la conférence est transmise en direct à la radio de l’Université écoutée un peu partout dans la région. En plus du journalisme, l’université offre des formations en sociologie, en droit et en pharmacie.

E. KALY

Les sept étudiants bénéficiaires des bourses de l’Institut Montpellier Business School ont quitté Dakar pour la France hier. L’établissement de détection de talents a organisé une cérémonie de départ des boursiers qui sont considérés par les responsables comme des « ambassadeurs du Sénégal et de l’Afrique ». Au total, cet établissement français va recevoir 60 étudiants africains pour l’année académique 2017-2018.

Dans le cadre de la détection de jeunes talents, Montpellier Business School va accueillir 60 étudiants africains pour l’année universitaire 2017-2018. Hier, à Dakar et à Abidjan, les responsables de l’établissement ont organisé une cérémonie de départ des boursiers vers Montpellier Business School. A Dakar, 07 étudiants de différentes nationalités ont été reçus au concours très sélectif de cette école qui est le 11ème  business school de France et le  40ème au monde. Lors de la cérémonie de départ tenue dans les locaux de l’établissement à Dakar, les responsables et autres donateurs ont exhorté les jeunes sélectionnés à bien représenter le Sénégal et le continent africain en France. Simplice Nicoue, membre du Conseil d’administration de Montpellier Business School et directeur général de l’Ups, a indiqué aux boursiers que la séparation avec les parents est difficile, mais il faut le faire pour aller chercher la connaissance. « Vous partez pour revenir. Vous partez  pour votre famille et pour votre pays, votre continent. Vous partez avec une identité, avec un nom et vous allez pour représenter vos pays et l’Afrique. Là-bas comme Africains, il faudra travailler deux fois plus que les autres pour prouver que vous êtes capables.  Vous êtes les ambassadeurs de vos pays et de l’Afrique que vous devez représenter dignement », confie Simplice Nicoue, qui exhorte les boursiers à rendre dignes leurs parents et de bien présenter leur carrière professionnelle. Même son de cloche chez Aminata Digane Barre, directrice adjointe chargée du développement de l’établissement, qui demande aux jeunes étudiants de ne pas oublier leurs valeurs africaines en Occident, « ce qui est la clef de la réussite ».

Le directeur général du « Soleil », qui est membre du jury social de l’établissement qui procède à la sélection des boursiers avec d’autres donateurs comme la Bicis, KPMG, Dubai Port World, Ups, est allé dans le même sens. Cheikh Thiam a salué le fait que des entreprises offrent des bourses à des élèves dont les parents n’ont pas les moyens de payer leurs études pour qu’ils aillent poursuivre leur formation dans des universités prestigieuses à l’étranger. C’est ainsi que pour les quatre ans, sur 60 boursiers du continent 13 sont entièrement pris en charge par le financement des donateurs, ce qui fait un coût global de plus d’un milliard de francs Cfa. Pour le directeur général du « Soleil », cela est une chance à saisir pour les boursiers car les études dans cette prestigieuse école sont coûteuses. « Le plus difficile a été fait. Faites que dans trois ans, tout le monde vous applaudisse. Regardez devant vous, le temps est long, mais passe très vite et mettez-le à profit pour préparer votre vie professionnelle et revenez travailler au développement de votre pays », conseille Cheikh Thiam, qui soutient que les boursiers ont montré qu’ils sont des champions en réussissant au concours et qu’il faut qu’ils reviennent en champions. Il a aussi souligné que les étudiants non boursiers dont les parents vont payer les études ont les mêmes défis à relever.

Oumar KANDE

MARRIANE OBINE, BOURSIERE : « JE COMPTE SERVIR LE CONTINENT »
Les boursiers qui ont quitté le Sénégal pour la France sont émus et satisfaits d’être retenus par cette école prestigieuse. C’est le cas de la béninoise Marriane Obiné qui, après la licence obtenue dans un établissement à Dakar, va faire son master à Montpellier Business School. « Cela a été un long parcours qui n’a pas été facile, mais je suis très contente. Je vais faire « le master grandes écoles » en tronc commun où c’est l’enseignement général. On se spécialise en deuxième année. Je suis intéressée par les finances et je pense m’orienter en Master 2 vers le management financier », dit-elle. Après ses études, elle compte servir le continent africain. « Je vais revenir au Sénégal et je vais après penser travailler pour d’autres pays africains ».

Le point focal du Programme national d’investissement forestier (Pnif), le lieutenant-colonel Siré Dabo, évoque dans cet entretien l’importance du Pnif dans un contexte de régression de nos formations forestières.

Un rapport provisoire a été élaboré à la fin de l’atelier sur le Programme national d’investissement forestier. Peut-on dire que les principaux objectifs de l’atelier sont atteints ?
L’objectif est de valider le Programme national d’investissement forestier (Pnif) en vue de la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre des activités prioritaires. En plus, les participants ont fait l’analyse des raisons politiques et techniques qui expliquent la baisse des ressources financières destinées au sous-secteur forestier. Ils ont préconisé des mesures pour inverser cette tendance. Les participants ont fait l’examen de la hiérarchisation et de l’estimation des coûts des actions prioritaires à mener sur la base des investissements en cours et en perspective. Nous avons élaboré une feuille de route. Nous allons d’abord consolider le rapport qui sera validé en comité restreint avant d’être envoyé à la Cedeao. Le Pnif doit être un instrument de plaidoyer pour la mobilisation des ressources financières. L’objectif est de relancer le financement du secteur privé. Nous avons impliqué tous les acteurs, l’Etat, le secteur privé, les Ong, les collectivités locales…

Quelles sont les stratégies de mobilisation des fonds ?
Nous avons identifié différents bailleurs pour le financement du Pnif. Le premier bailleur, c’est l’Etat. Nous avons également estimé que le secteur privé a un rôle à jouer. Il en est de même pour les collectivités locales. Nous avons aussi retenu les Partenaires techniques et financiers, ainsi que l’exploitation du Fonds vert, le Fonds d’atténuation, les Ong. Nous avons aussi ciblé le Cilss, l’Uemoa, la Cedeao, la Bad, entre autres.

Il est ressorti des discussions que l’Etat doit augmenter sa contribution pour la restauration des forêts. Qu’en pensez-vous ?
L’Etat augmente de plus en plus sa contribution financière. Mais nous ne pouvons pas dire que c’est suffisant. Nous demandons plus de financement au profit de la restauration de nos forêts.

Est-ce que la promotion des forêts urbaines reste une priorité ?
La promotion de la foresterie a été citée comme une activité majeure dans le Plan national d’investissement forestier. Nous n’avons plus d’arbre dans les grandes villes. Nous devons faire des reboisements dans les grandes villes.

Propos recueillis par Idrissa SANE

Sur les 100.000 cas de paludisme recensés l’année dernière à Tambacounda, il a été déploré 64 décès dont 34 enfants. Suffisant pour engager toute la communauté afin de renforcer les efforts de l’Etat et des partenaires. Dans ce cadre, un demi-million de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) ont déjà été distribuées. En lançant la campagne de chimio-prévention, le préfet de Tambacounda, Mor Talla Tine, a exhorté les populations à respecter les consignes comme dormir sous moustiquaire imprégnée, les trois phases de la campagne et à conduire les malades dès les premiers signes.

Ils étaient nombreux les enfants qui ont suivi leurs mères au domicile du chef de quartier de Pont 3, Ablaye Fané, pour la cérémonie de lancement de cette campagne. Oury Bailo Diallo a déclaré que le paludisme a véritablement régressé. L’enfant de cette dame a été victime de cette maladie mortelle. C’est un symbole pour cette importante activité dont l’enjeu est compris par les populations, a indiqué le préfet Mor Talla Tine. L’autre symbole pour lui, c’est l’engagement du personnel de santé à côté des acteurs de la communauté.L’Etat, en déployant toute la logistique a joué sa partition et s’évertue à porter le message au sein de la communauté. Car toutes les dispositions sont prises sous la supervision des autorités administratives. Il faut aussi, souligne le préfet de Tambacounda, l’engagement des collectivités a été traduit par la mobilisation. Signalons que cette campagne se déroule dans quatre régions du Sénégal (Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou).

Pape Demba SIDIBE

Pendant que certains élèves dédient leurs vacances aux loisirs ou aux petites activités lucratives, d'autres, pour se remettre à niveau ou anticiper sur le programme de la classe supérieure, suivent des cours de vacances. Depuis quelques semaines, ceux-là ont repris le chemin des classes.

Voilà trois heures que le soleil s'est levé sur la cité Tacko, à Rufisque. Aux alentours du Cem, ce n'est pas l'ambiance des grands jours. Les vacances sont passées par là. Rien ne laisse penser qu'il se passe quelque chose à l'intérieur de l'établissement. Il faut franchir le portail et passer par une petite allée bordée de fleurs et d'arbustes touffus pour tomber enfin sur la Direction. A l'entrée de celle-ci, M. Faye, le Principal du Cem Tacko, parle à quelques élèves. « C'est seulement maintenant que vous venez vous inscrire? Ce n'est pas parce que vous êtes élèves de ce Cem que vous allez vous permettre de venir au-delà du délai d'inscription », leur reproche-t-il sur un ton ferme, avant de nous prêter une oreille attentive.

Juste à côté, dans le bureau des surveillants, une affiche indique que les cours de vacances ont lieu du 16 août au 16 septembre. Voilà donc deux semaines que les professeurs ont repris du service. Après un bref entretien avec le Principal, ce dernier appelle Mme Seck, professeur de mathématiques, pour lui demander de bien vouloir nous permettre d'assister à son cours. Ce qu’elle accepte volontiers.

M. Faye nous guide alors jusqu'à la salle. Environ soixante mètres séparent la direction des salles de classe. Le chemin, bordé de fleurs et d'un tapis d'herbes, est recouvert de coquillages et de petites flaques d'eau de la dernière pluie. Au bout du chemin, il suffit d'une enjambée pour abréger les marches et nous retrouver au seuil de la classe. Mme Seck interrompt son cours un instant pour nous accueillir. Après la présentation, elle nous fait signe de prendre place pendant que le Principal, lui, retourne à son bureau. Dans cette salle de quatre rangées de tables-bancs, 8 filles et 6 garçons, tous élèves de la quatrième, suivent sagement le cours. La leçon du jour porte sur les racines carrées. Sur une partie du tableau, on voit une série d'opérations, des « vé » avec un prolongement horizontal de l'oreille droite recouvrant totalement un nombre ou une opération.

D'une voix imposante, Mme Seck explique, exemples à l'appui, les propriétés. « N'oubliez pas ce que je vous ai dit : racine carrée de A sur B est égale à racine carrée de A sur racine carrée de B », rappelle-t-elle. Puis, elle demande aux élèves de prendre quelques minutes pour faire la série d'exercices d'application qu'ils avaient déjà recopiée dans leurs cahiers. Pendant que ces derniers se penchent là-dessus dans un silence de cathédrale, Mme Seck, à pas feutrés, va d'une table à l'autre, aidant, au besoin, les élèves qui ont des difficultés. Là, à la troisième table de la deuxième rangée, elle s'arrête devant une fille qui semble un peu perdue. « Je n'étais pas là, la fois dernière », lui souffle l'élève. Alors, elle s'incline légèrement vers elle pour lui expliquer comment faire.

Tandis que les autres écrivent encore, Ndèye Amy, elle, a tout l'air d'avoir fini. Elle a fermé son cahier et attend tranquillement. « Oui ! », répond-elle à la question de savoir si elle a fini. Ce que Mme Seck vérifie avant de le confirmer par un signe de la tête. Quelques instants plus tard, sa voix résonne à nouveau dans la classe. « On peut corriger ! », lance-t-elle. Aussitôt, des mains se lèvent, claquant des doigts. Constatant que seules les filles sont volontaires, elle lâche : « Les garçons ! Allez, un garçon. Mamadou ». Celui-ci se lève timidement, va au tableau et trouve la solution. Ensuite, une fille prend le relai. Puis, un garçon; ainsi de suite. Tous s'en sortent bien. Sauf qu'à chaque fois, ils font et refont une erreur d'écriture que l'enseignante corrige aussitôt : « Il faut bien écrire le radical. Quand il concerne les deux chiffres de la fraction, il faut qu'il descende jusqu'en bas! Dans un rythme soutenu, les exercices et les explications s'enchaînent successivement. Mme Seck avance dans son cours suivant la compréhension des élèves. Au même moment, les autres professeurs font également cours dans les salles voisines. Ainsi, de 9h à 13h, les enseignements se déroulent dans une bonne ambiance, un calme d'une rare platitude.

Moussa Sonko (stagiaire)

L’hôpital général de Grand Yoff (Hoggy) a réceptionné un lot de matériel médical offert par l’Ong Human appeal international (Hai). Ce geste fait suite à un appel à contribution que la direction de cette structure hospitalière a lancé à cette organisation non gouvernementale pour l’équipement du futur centre mère-enfants en matériels et consommables médico-techniques. Le matériel est composé d’équipements médicaux (tables d’accouchement, pèse-personne, tensiomètres, armoires, réfrigérateurs médicaux, blouses, etc.) ainsi qu’une importante quantité de médicaments. Il comprend également quatre ordinateurs et deux imprimantes. Le directeur de Hai, Talla Oumar Lèye, considère que ce centre est un symbole en ce sens qu’il est dédié à une couche vulnérable de la population correspondant ainsi à l’une de leurs cibles les plus importantes. Il a profité de cette occasion pour rappeler que l’appui du gouvernement, dans sa politique d’amélioration de l’accessibilité des populations à des soins de qualité, reste une de leurs priorités. « C’est dans cette optique que Hai intègre, dans son programme santé, la réalisation d’infrastructures de santé, l’organisation de caravanes sanitaires, de journées de consultations médicales gratuites, de dons de médicaments et de matériel d’hygiène », a-t-il souligné.

En outre, il a indiqué que beaucoup d’actes sont en train d’être posés pour renforcer le partenariat qui lie Hai au gouvernement dont la construction du poste de santé de Mbafaye qui est en phase de finition, le poste de santé amélioré de Rufisque dont le financement est acquis et qui va être construit sur un titre foncier de Hai.

Le chef du service administratif et financier de Hoggy, Al Amine Ndiaye, a affirmé que c’est dans la perspective de réhabilitation des services que la direction a sollicité l’appui de Hai pour équiper le futur centre mère-enfants. Il a salué le geste de Hai tout en invitant les autres Ong à apporter un appui de quelque nature qu’elle puisse être à l’hôpital.

Abdou DIOP

Les missions médicales de la Chine sont présentes en Afrique depuis 54 ans. Au Sénégal, c’est à partir de 1970 que la Chine a commencé à envoyer des équipes médicales. C’est la 16ème équipe médicale composée de 13 membres qui vient de terminer sa mission au Centre hospitalier national de Pikine. Une mission de deux ans qui a commencé le 1er septembre 2015. « Durant les deux dernières années, avec professionnalisme et dévouement, ils ont soigné près de 20.000 patients, procédé à 3.000 opérations et à 30.000 examens et sauvé près de 1.000 malades en état critique », a informé l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun. Selon lui, les membres de l’équipe médicale ont sacrifié leur temps de repos en se rendant à Dakar, Pikine, Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Matam, Foudiougne, pour organiser des consultations gratuites qui ont bénéficié à plus de 3.000 Sénégalais, avec des soins et médicaments offerts à la sensibilisation et à la lutte contre les épidémies. La mission en a même profité pour offrir à deux reprises des appareils médicaux et des médicaments au Centre hospitalier national de Pikine. Elle a aussi pris part aux soins des casques bleus chinois blessés au Mali et transférés à Dakar.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, a loué l’esprit d’abnégation, de courage, d’assiduité et de discipline dont les membres de la seizième équipe médicale chinoise ont fait preuve durant leur mission. A côté de cet appui en termes de personnel médical de la République Populaire de Chine, elle a aussi accordé au Centre hospitalier national de Pikine un don d’un montant de 110 millions de FCfa. Ce qui a permis de relever le plateau technique de ce centre hospitalier situé dans la banlieue de Dakar.

Oumar NDIAYE

A quelques heures de l’Aïd-el-Kébir, les Sénégalais courent dans tous les sens pour avoir un bon repas de fête. Beaucoup ignorent les règles d’hygiène et de nutrition, gages d’une bonne santé. Mohamadou Lamine Sow, ingénieur d’Etat en nutrition alimentation et technologies agro-alimentaires et assistant technique du Cosfam (Comité sénégalais pour la fortification des aliments en micronutriments), évoque les comportements bien présents dans les cuisines sénégalaises, pourtant néfastes à la santé.

Durant cette période festive, certaines habitudes ont tendance à prendre le pas sur ce qui est préconisé pour garder une bonne santé. En cuisine, les gens ont tendance à laisser cramer l’huile qui sert à faire cuire les aliments. C’est une méthode spécialement sénégalaise qui n’est pas sans conséquence. « Puisqu’à une certaine température, des substances cancérigènes apparaissent et lors de la cuisson l’aliment perd ses vitamines. Les protéines aussi sont détruites ». Concernant le mouton, beaucoup de gens pensent que tout ce qui s’y trouve est consommable. Pourtant « il existe des fibres musculaires rouges déconseillées à la consommation, car leur transformation nécessite une certaine température, un pH et des réactions enzymatiques », explique Mohamadou Lamine Sow, ingénieur d’Etat en nutrition, alimentation et technologies agro-alimentaires.

A ce niveau, il estime qu’il y a vraiment « un défaut de sensibilisation ». Car après l’abattage, il faut plusieurs étapes pour que le muscle devienne de la viande, donc consommable sans grand danger. La boulimie est aussi à déplorer chez certaines personnes, dans la mesure où la fréquence rapprochée de l’alimentation peut avoir un impact négatif sur la santé. Car les repas ne sont pas espacés comme il faut. « Après les repas copieux, les gens ont l’habitude de faire une sieste ou de rester sur place, chose qui ne facilite pas la digestion. Enfin les Sénégalais consomment peu de fruits, ce qui ne favorise pas une alimentation équilibrée », ajoute-t-il. La santé est ainsi mise en danger. Et de l’avis de l’assistant technique du Comité sénégalais pour la fortification des aliments en micronutriments (Cosfam), « il y a un risque d’accident cardio-vasculaire pour plusieurs groupes de personnes : celles qui sont âgées, diabétiques, qui ont des problèmes de tension. Les personnes qui ont un rythme cardiaque, ou qui ont déjà eu une crise cardiaque, ou même celles qui souffrent d’un trouble cardiaque. Celles qui sont en surpoids ou qui ont un taux de cholestérol élevé sont également exposées ».

Il explique également que la conservation, une étape ancrée dans le quotidien de tous, doit respecter des règles au risque d’altérer les aliments. « Même s’il existe des moyens de conservation, il faut rappeler qu’elle doit satisfaire plusieurs critères allant de l’état de l’aliment à la température de conservation, en passant par l’hygiène. La recommandation serait de ne préparer que ce dont on a besoin », conseille le nutritionniste. Pour passer de bonnes fêtes et préserver la santé, M. Sow invite à une diversification de l’alimentation avec des légumineuses. Il est primordial de consommer beaucoup de fruits et d’éviter de manger trop gras et trop sucré. D’une manière générale, la consommation de viande rouge doit se faire de façon modérée.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

Ils sont environ 70 étudiants sénégalais actuellement inscrits dans les universités et écoles supérieures en Malaisie. Un chiffre que ce pays veut voir augmenter dans les années à venir.

Avec environ 70 étudiants sénégalais inscrits dans ses universités et écoles supérieures, la Malaisie veut en recevoir plus dans les années à venir. Avec une grande tradition d’accueil d’étudiants, la Malaisie en a actuellement plus de 100.000 venant de divers horizons. Ceci grâce à la réputation d’un enseignement supérieur de qualité. « Actuellement, il n’y a qu’environ 70 étudiants sénégalais en Malaisie, mais nous espérons voir ce nombre augmenter dans les années à venir. En ce qui concerne les domaines d’études, les étudiants sénégalais s’orientent vers diverses disciplines telles que le business management, l’informatique, la langue anglaise et la finance islamique, pour ne citer que celles-là. Nous voulons suggérer au Sénégal de profiter de la haute qualité de l’éducation dispensée par les établissements d’enseignement supérieur en Malaisie », a expliqué Sharrina Abdullah, ambassadeur de Malaisie au Sénégal.

Considérée comme un modèle de pays émergent, la Malaisie va fêter, aujourd’hui, le 60e anniversaire de son indépendance. Un pays qui compte partager ses expériences ayant conduit à son statut de nation émergente avec les pays africains dont le Sénégal. Parmi les expériences ayant conduit à son émergence, il y a aussi l’importance accordée à l’éducation et à la formation, comme l’a reconnu l’ambassadeur Sharrina Abdullah. « En plus des politiques économiques, le gouvernement a beaucoup investi dans l’éducation et la formation », a-t-elle ajouté.

Leadership transformationnel
La coopération bilatérale, dans le cadre de l’éducation entre le Sénégal et la Malaisie, commence à se concrétiser par des accords liant les deux pays. Cela, avec d’abord la visite de l’honorable ministre de l’Enseignement supérieur de la Malaisie au Sénégal en mai 2016, suivie de celle de travail en Malaisie de Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en mars 2017. Un protocole d’accord entre la Malaisie et le Sénégal dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique a été ainsi signé le 21 mars 2017 à Putrajaya, en Malaisie. Dans les domaines d’études des étudiants sénégalais en Malaisie, il y a aussi la formation en finance islamique dont ce pays est un des précurseurs avec The Global university of iIslamic finance (Inceif) qui, selon l’Ambassadeur Sharrina Abdullah, est une université de haut niveau pour la finance islamique. En plus d’avoir très tôt investi dans l’éducation et la formation, la Malaisie s’est surtout appuyée sur un leadership transformationnel incarné par ses dirigeants dont les anciens Premiers ministres, Tunku Abdul Rahman et Mahathir Mohamed. « Tous les anciens Premiers ministres et le Premier ministre actuel de la Malaisie, Dato’ Sri Mohd Najib Tun Abdul Razak, ont marqué de leur empreinte les performances et le développement économique de la Malaisie ».

Au cours des années et sous la direction des différents Premiers ministres, la Malaisie a fait face à plusieurs défis, dont la menace communiste, les disparités économiques et le manque d’harmonie au niveau racial », a soutenu Sharrina Abdullah. Avec son statut de pays émergent, la Malaisie continue de promouvoir, selon toujours l’ambassadeur, une politique étrangère prospective et pragmatique, qui promeut le commerce et attire les investissements étrangers. « Aujourd’hui, étant l’une des principales puissances commerciales, surtout dans la région sud-est asiatique, la Malaisie reste positive et constante dans son effort visant à atteindre un environnement sain et stable, favorable aux échanges commerciaux, au développement des affaires et des investissements, au niveau régional et international », a-t-elle ajouté.

En attendant de recevoir plus d’étudiants sénégalais, la Malaisie a également fourni une assistance technique aux pays en développement, y compris le Sénégal, dans le cadre du Programme malaisien de coopération technique (Mtcp). Des agents de l’Etat peuvent ainsi bénéficier des programmes de formation offerts dans le cadre de ce Mtcp.

Oumar NDIAYE

Une mobilisation des ressources financières à allouer au secteur de l’environnement a été suggérée. Telle a été l’une des recommandations fortes de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier qui a pris fin le 25 août 2017 à Dakar.

L’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier a pris fin le 25 août 2017 à Dakar. Plusieurs recommandations ont été formulées. Les participants ont, entre autres, préconisé une mobilisation interne des ressources financières. « Nous avons proposé que 3 % du budget national soient alloués au secteur de l’environnement, l’adaptation de la nomenclature budgétaire au nouveau concept des changements climatiques », a énuméré Abdoulaye Diatta, le rapporteur du groupe 3.

Les participants ont suggéré l’exploitation des nouveaux mécanismes de financement, l’inventaire national des écosystèmes forestiers, la restauration des écosystèmes forestiers fragilisés pour mieux faire face aux changements climatiques. La liste des recommandations est loin d’être exhaustive. La Cedeao, par la voix du représentant du Commissaire en charge de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, Moussa Léko, a réitéré la volonté de l’institution régionale à accompagner le Sénégal dans la finalisation de la validation du Pnif et la mobilisation des ressources pour sa mise en œuvre.

La Secrétaire générale du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a demandé la mise en place d’une équipe restreinte chargée de consolider le document. Tout compte fait la préservation des forêts n’a pas de prix. Elles ont des fonctions économiques, écologiques et sociales indéniables.

Malgré tout, ces écosystèmes sont menacés par l’homme. A titre illustratif, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal, Racine Kane, a démontré les liens entre les déplacements des populations et la perte du couvert végétal. Selon lui, certains conflits sociopolitiques sont liés à des pressions exercées sur les ressources forestières. « La porosité des frontières, jumelée à la libre circulation des personnes, explique la forte tendance à la transhumance des populations de la sous-région, ce qui justifie la rapide dégradation des zones forestières, notamment au niveau des frontières », a souligné Racine Kane.

Idrissa SANE

Le séjour de la cinquième mission chinoise vient de prendre fin. Une cérémonie a été organisée au Centre hospitalier national de Pikine.

« Une mission s’en va, une nouvelle arrive. Aux membres de la mission sortante, nous adressons nos plus vifs remerciements, ainsi que nos souhaits de bon retour au pays. A ceux de la nouvelle mission, nous leur souhaitons la bienvenue ». Ces mots sont ceux de Mohamed Abdallah Guèye, directeur de l’hôpital de Pikine à l’occasion du départ de la cinquième mission chinoise. Il a relevé en elle un personnel disposant de compétences avérées contribuant positivement aux activités de leurs services d’affectation respectifs.

Sur le plan de leurs qualités intrinsèques, M. Guèye considère que les membres de cette cinquième mission chinoise font preuve d’assiduité et de discipline, de dévouement et d’abnégation au travail. Il a également mis en exergue leur sens des relations et leur respect de la hiérarchie. Il s’est aussi dit séduit par leur capacité de travailler en équipe et d’atteinte des objectifs de service. « Leur présence est aussi bénéfique pour notre structure en termes de résorption du déficit en personnel constaté dans certains de nos services, notamment l’anesthésie-réanimation, le bloc opératoire, l’imagerie médicale, la chirurgie, l’Orl, l’ophtalmologie, les urgences, le laboratoire et surtout la kinésithérapie avec l’introduction d’une nouvelle activité (l’acupuncture) ». « A cela s’ajoutent les nombreux dons en médicaments et matériels de tout genre, contribuant ainsi grandement au relèvement du niveau du plateau technique de notre structure », a-t-il mentionné.

Au nom du ministre de la Santé, le directeur des établissements de santé, Diamé Bob, a rendu un vibrant hommage aux membres de la cinquième mission pour leurs bons et loyaux services. « Dans le cadre des relations entre le Sénégal et la République populaire de Chine, cette dernière a élaboré et mis en œuvre des programmes pour appuyer le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans sa démarche en vue de la réalisation de l’objectif de la santé pour tous et par tous », a affirmé Diamé Bob.

Le Conseiller économique de la république populaire de Chine, You Liseng, a rappelé que cette année marque le cinquantième anniversaire de l’envoi de mission chinoise en Afrique. « Plus de 23.000 travailleurs médicaux chinois ont été envoyés dans 66 pays et régions dont 53 en Afrique », a-t-il informé, précisant que ces travailleurs jouent aussi le rôle de raffermissement des relations sino-africaines ». Signalons que des distinctions ont été remises aux membres de la cinquième mission chinoise.

Abdou DIOP

Le gouvernement compte mettre en œuvre de nouvelles mesures pour soulager au plus vite les victimes des inondations. Il s’agit de l’évaluation de la situation de la banlieue dakaroise, la mise à disposition des ressources financières aux services d’hygiène et de la protection civile pour redonner aux lieux de culte impactés un cadre propice à la célébration de la prière de la Tabaski, l’assistance aux victimes des inondations de Koungueul et de Kahène…

Le Conseil interministériel présidé hier par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a été sanctionné par une nouvelle batterie de mesures. Ces actions qui seront engagées ont pour objectif de soulager les victimes des fortes précipitations. La première consiste à faire un état des lieux dans la banlieue dakaroise, notamment au niveau des points noirs « Tally Carreaux », « Tally Mame Diarra »… « Il a été retenu que le ministre délégué en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues organise une visite avec l’implication de l’ensemble des services de l’Etat engagés dans la lutte contre les inondations», rapporte Seydou Guèye, le ministre porte-parole du gouvernement. Selon lui, « cette visite de supervision aura pour objet de procéder à l’évaluation de la situation et d’apporter des réponses immédiates et urgentes ».

La deuxième mesure concerne l’amélioration du cadre de vie. Sa mise en œuvre sera précédée par la mobilisation des ressources additionnelles. Les lieux de culte, notamment des mosquées, sont ciblés pour les opérations de nettoiement et de remblai. « Il y a également la mise à disposition des ressources adéquates nécessaires au profit du Service national d’hygiène, de la Direction de la protection civile. Ces directions doivent procéder, dans la semaine, au remblai de tous les lieux de culte pour permettre à la Tabaski de se dérouler dans des conditions optimales de salubrité et d’hygiène », ajoute le porte-parole du gouvernement. Des instructions ont été aussi données à l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg) afin qu’elle prenne des mesures idoines pour préserver la salubrité dans les villes.

Assistance aux victimes
S’agissant des localités de Koungueul et de Kahène, en plus de l’évacuation des eaux en urgence, les autorités seront au chevet des victimes dans cette partie du Sénégal. « Il a été recommandé une mission conjointe de la Solidarité nationale et de la Direction de la protection civile pour apporter assistance afin que les victimes soient soulagées », indique M. Guèye. Au cours de cette rencontre, les autorités ont tiré un bilan positif de l’exécution des mesures visant à atténuer les éventuelles conséquences des inondations. Il s’agit des opérations de curage, de faucardage des caniveaux et des bassins et de l’évacuation des eaux. « Le dispositif de pompage fonctionne à Kaolack, la situation est maîtrisée à Ziguinchor, la circulation a repris à Salémata. A Médina Yoro Foulah, il s’agit d’aménager d’autres axes », a énuméré Seydou Guèye.

Idrissa SANE

L’Institut commercial privé « Ya Salam » a lancé, en collaboration avec l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, une Licence professionnelle d’assistanat trilingue. L’objectif est de mettre sur le marché des profils adaptés au marché de l’emploi. La manifestation a été présidée par Baydallaye Kane, Recteur de l’Ugb. Dans son propos, le Pr Kane a loué la qualité de l’enseignement dispensé par l’Institut « Ya Salam », qui a mis des ressources humaines de qualité au profit de l’Ugb. Il a également rappelé la complexité du métier d’assistante en soutenant que cette profession exige beaucoup de vertus.

Selon lui, l’assistante porte en elle l’image de l’institution et « le lancement conjoint d’une Licence professionnelle trilingue français, anglais et en option, allemand, espagnol ou arabe, entre « Ya Salam » et l’Ufr des Lettres et Sciences humaines (Ufr/Lsh) de l’Ugb, va permettre d’accroître la performance de ce genre de ressources humaines », a fait savoir le recteur de l’Ugb. Amadou Lamine Diop, directeur de l’Institut « Ya Salam », est revenu sur l’histoire de cet établissement, tout en disant son désir « d’apporter, aux côtés des professeurs de haut niveau de ce temple du savoir et du progrès qu’est l’Ugb, notre savoir-faire, notre savoir-être, en un mot notre professionnalisme au service de ce programme qu’est la Licence professionnelle d’Assistanat trilingue que nous avons en partage ».

De son côté, le Pr Boubacar Camara, directeur de l’Ufr/Lsh qui héberge cette licence, a dit son souhait d’enrichir le marché de l’emploi de produits répondant aux besoins de l’administration. L’objectif est, selon lui, « d’inculquer aux assistantes des atouts qui leur permettent d’être autonomes, avec une formation en français, anglais et, en option, l’allemand, l’espagnol ou l’arabe ».

Cette rencontre a aussi servi de cadre pour la cérémonie de graduation des 75 étudiants titulaires du Bts de l’Institut commercial privé « Ya Salam ». La marraine est feue Fatoumata Sall, première étudiante à obtenir le Bts en bureautique dans cet établissement privé.

A. M. NDAW

Une trentaine de journalistes africains suivent une formation sur le journalisme scientifique. Cette session qui a démarré le 28 août à Rhodes university Grahamstown (Port Elisabeth), en Afrique du Sud, permettra aux bénéficiaires de mieux rendre accessible l’information scientifique aux populations.

Des journalistes des différents pays d’Afrique sont en formation à l’université Rhodes à Grahamstown située à plus d’une centaine de kilomètres de Port Elizabeth, en Afrique du Sud. La formation porte sur les questions scientifiques.

L’intitulé de cette formation offerte par la Fondation Bill et Melinda Gates et « Highaway Africa Centre » est « Science journalism Workshop». Elle permet, pendant trois jours, aux journalistes d’être outillés sur la rédaction des articles scientifiques, surtout à les rendre accessibles aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.

Au premier jour, les journalistes ont suivi des cours magistraux délivrés par le Pr Steven Lang, journaliste de formation et spécialiste des questions scientifiques (médias et sciences). Il a rappelé qu’un « journaliste doit être simple pour capter son auditoire. Nous n’avons pas besoin d’utiliser les gros mots pour impressionner ceux qui nous lisent, écoutent ou nous regardent ». Au deuxième jour de la formation, les journalistes ont quitté l’université pour collecter de l’information scientifique. Ils ont commencé le travail par la visite de l’Institut sud-africain de la biodiversité aquatique (The south african institute for aquatic biodiversity) où ils ont été reçus par le responsable, Pr Alan Whietfield.

Le directeur de cet institut est d’ailleurs l’enseignant de la seconde session de formation. Il a donné des explications sur les espèces de la biodiversité. Ensuite le groupe a effectué un voyage de plus de 2 heures qui a permis de découvrir des villages montagneux en traversant des champs de diverses cultures et de gros arbres. Ils ont, par la suite, observé un arrêt à « Kowie river », un bras de mer de Grahamstown. Servant de plage pour les populations, elle est très poissonneuse, d’après le Pr Alan Whietfield, et aussi le lieu privilégié des touristes et visiteurs. L’enseignant-chercheur a pris une trentaine de minutes pour retracer l’histoire des différentes rivières et leur rôle dans le développement économique de l’Afrique du Sud. Il a expliqué que l’importance de cette mare fait que des chercheurs européens, asiatiques, chinois et africains n’hésitent pas de venir faire la recherche sur les différents types poissons pêchés dans cet endroit de Port Elizabeth. Après ces explications, cap sur la River de Marina située le long de la mer du Port Alfred. La particularité de ce bras de mer est que son eau est douce. Elle est utilisée pour la culture irriguée, mais aussi par les industries sud-africaines pour la consommation. Le troisième bras de mer visité a attiré l’attention des journalistes. Ici, on observe des dunes de sable à perte de vue en stoppant parfois la circulation de l’eau. Pourtant, d’après le guide, elles n’ont pas de conséquence sur la mer qui garde son potentiel, notamment ses plages et poissons. Lesquels sont pêchés en respectant les normes de la pêche, mais aussi de l’environnement. Aujourd’hui, les journalistes retournent en classe pour rédiger des articles scientifiques de ce qu’ils ont constaté en terre sud-africaine.

De notre envoyé spécial à Port Elizabeth, Eugène KALY

Quelque 300 femmes de Saint-Louis ont effectué le dépistage du cancer du col de l’utérus. Cela, sur initiative de la Lisca et de Dp-World qui a offert au district sanitaire de Saint-Louis un appareil de cryothérapie.

Une session de formation sur les techniques de dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein a enregistré la présence d’une trentaine de sages-femmes de Saint-Louis. Par la même occasion, la société Dp World a offert une machine de cryothérapie, d’une valeur de 2,5 millions de FCfa, au district sanitaire de la ville. Cette manifestation, initiée par la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), a aussi permis de dépister quelque 300 femmes. Elle s’est déroulée au district sanitaire de Saint-Louis où très tôt les femmes sont venues se faire consulter. Pour le Dr Fatma Guenoune, présidente de la Lisca, il est important de sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage précoce pour éviter que « les malades arrivent à un stade tardif ».

Cette action, qui doit se dérouler outre à Saint-Louis, à Louga et à Rufisque, doit permettre, selon les responsables de la Lisca, de réduire le cancer, notamment celui du col de l’utérus.

Le Pr Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer de l’Hôpital Aristide Le Dantec, a rappelé que cette pathologie est la deuxième cause de mortalité chez les adultes au Sénégal. Toutefois, pour lui, réduire le cancer du col est possible avec la facilité du traitement par cryothérapie. En effet, « ce type de traitement est très facile, il suffit de respecter certaines règles qui ne demandent pas beaucoup d’électricité et le diagnostic peut se faire dans n’importe quel poste de santé. Il n’y a pas rendez-vous, ni analyses de laboratoire, c’est pourquoi cette technique est plus adaptée à notre environnement et au niveau de vie de nos populations », a fait savoir le directeur de l’Institut du cancer.

Avec l’appareil de mammographie déjà disponible, ce nouveau don participe à faire bénéficier aux populations de Saint-Louis d’un packaging dans le cadre du dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein. C’est pourquoi, Dr Serigne Amdy Thiam, médecin-chef du district sanitaire, s’est réjoui du don et de la formation au bénéfice des sages-femmes. Il a néanmoins rassuré quant à l’utilisation efficiente de cet appareil mis à leur disposition. Pour Mame Yacine Diagne de Dp World, le partenariat avec la Lisca s’inscrit dans la durabilité avec pour objectifs de participer à la construction d’une société avec des populations en bonne santé. Dans leurs actions, ces deux structures entendent renforcer les capacités des sages-femmes des 78 districts sanitaires que compte le Sénégal.

Sur les 300 femmes consultées, certaines ont été traitées par cryothérapie afin de faire disparaitre les lésions cancérigènes, tandis que d’autres ont été référées.

A. M. NDAW

Sous le label « Cracks de l’année », la station Sud Fm/Ziguinchor a organisé une fête pour récompenser les meilleurs élèves au Cfee, au Bfem et au Bac.

« Cracks de l’année » est une trouvaille de la station régionale de radio Sud Fm/Ziguinchor. Il s’agit d’une fête de l’excellence organisée pour primer les meilleurs élèves au Cfee, au Bfem et au Bac. Les derniers en date ont été honorés, la semaine dernière, lors d’une cérémonie solennelle riche en couleurs, sons, lumières. L’édition 2017, la quatrième du genre, a récompensé 14 lauréats parmi lesquels des enseignants qui se sont les mieux distingués.

La marraine était la directrice exécutive de la Fondation Sonatel, Mme Aminata Fall Sidibé, et le parrain le député-maire Abdoulaye Baldé. Notre confrère Ignace Ndeye, chef de la station de radio Sud Fm/Ziguinchor, s’est réjoui de l’intérêt que les autorités régionales et nationales, ainsi que les populations accordent à cette fête des « Cracks de l’année ». Ces dernières l’ont démontré de fort belle manière par leur présence massive et des « sacrifices énormes » pour la réussite de cette célébration de l’excellence dans les écoles de Ziguinchor. M. Ndeye les a remerciées en sa qualité de représentant du groupe Sud communication et de son directeur général. Il n’a pas manqué de leur exprimer sa fierté de les avoir comme partenaires et de leur être redevable de contribuer à inscrire désormais « Cracks de l’année » dans l’agenda éducatif de la région.

Le patron de Sud Fm « 95.6 » a assuré de la détermination de cette fréquence de continuer à sensibiliser et à éduquer la masse « pour une culture de l’excellence chez nos jeunes apprenants afin d’en faire des Cracks ». Ainsi donc Ignace Ndeye s’est fait un devoir de demander aux autorités et à ses partenaires de continuer à soutenir « Cracks de l’année », qui constitue l’une des activités phares de la radio Sud Fm dans la région, à côté de la célébration du « bébé de l’année » et de bien d’autres émissions, non moins importantes pour la promotion de l’éducation et de la santé, notamment celle de la mère et de l’enfant. Il a estimé, sans fausse modestie, que la radio Sud Fm/Ziguinchor est en train, à sa manière, de contribuer à cultiver l’espoir en Casamance, à travers la promotion de ceux qui, demain, auront en main le destin de notre jeune nation.

M. Ndeye a félicité et encouragé les heureux lauréats à persévérer dans l’effort. Ces derniers ont reçu du matériel didactique, des tablettes électroniques et des ordinateurs portables grâce au soutien de la Fondation Sonatel. Quant à l’administration territoriale, elle a assuré de son soutien indéfectible à notre confrère de Sud Fm/Ziguinchor dans sa contribution à la culture de l’excellence dans les établissements scolaires de la région.

El Hadj Moussa SADIO

Dans le cadre de la campagne #PREVENTIONVIH, le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), en partenariat avec le réseau Youth women for action/Sénégal (Ywa), a organisé, dimanche dernier, à la plage Malibu, à Guédiawaye, un forum sur l’engagement des jeunes dans la lutte contre le Sida et des tests de dépistage gratuits du Vih.

Mettre fin au Vih/Sida, tel est l’objectif du Conseil national de lutte contre le Sida au Sénégal (Cnls) qui, pour mieux atteindre sa cible, a noué un partenariat avec le réseau des jeunes leaders (Ywa). Pour mener à bien cette mission, de jeunes volontaires ont été formés pour diffuser des messages de prévention à leurs pairs. Ces derniers, de concert avec les jeunes du réseau Ywa, se sont répartis en groupes de deux à trois volontaires sur la plage pour inciter leurs pairs à aller faire le dépistage.

« Nous avons décidé de cibler les jeunes, parce qu’ils représentent plus de la moitié de la population. Nous pensons également que ceux qui sont protégés aujourd’hui, seront les adultes indemnes de Vih dans quelques années », a affirmé Dr Safiatou Thiam, Secrétaire exécutive du Cnls. Sur un objectif de 100 à 150 jeunes, plus de 135 ont fait le dépistage lors de ces activités. Elle a informé que, chaque week-end, le nombre de personnes dépistées sur les plages, durant les vacances, tourne autour de 200 jeunes grâce au programme « Vacances sans Sida » mis en place depuis 2016 par le Cnls.

L’importance du dépistage, selon elle, réside dans le fait qu’il permet à la personne de connaître son statut. Si la personne est séronégative, elle doit faire un plan pour le rester, si elle est séropositive, elle doit aussi faire un plan pour ne pas tomber malade et éventuellement transmettre le Vih. « Si nous parvenons à traiter 90% des personnes qui ont le Vih au Sénégal, nous pensons que nous pourrons rompre la chaîne de transmission et espérer la fin de l’épidémie du Sida d’ici à 2030 », a fait savoir Safiatou Thiam.

Réticents au départ, certains jeunes ont trouvé un intérêt particulier à se faire dépister gratuitement. « Quand on m’a proposé d’aller faire le dépistage, des tas de questions se sont bousculées dans ma tête. A présent, je connais mon statut et je saurai à quoi m’en tenir », a témoigné Adama Sarr, un jeune dépisté.

Le conseil départemental de Guédiawaye a tenu à participer aux activités de sensibilisation. Car « il y a moins de 15 jours, on a découvert un cas de personne vivant avec le Vih dans la commune de Ndiarème Limamou Laye (une des cinq communes de Guédiawaye). Donc nous saisissons l’intérêt de faire le dépistage, d’où notre présence », a affirmé Maderby Niang, son secrétaire général. Il est à noter également la présence de la chanteuse Coumba Gawlo Seck, engagée aux côtés du Cnls pour la lutte contre le Sida en tant qu’ambassadrice des volontaires.

Elle a lancé un message fort à la jeunesse, particulièrement aux jeunes filles. « Ne soyez pas aveuglées par l’aspect lucratif du mariage. Faites les tests de dépistage avant le mariage pour ne pas mettre en péril votre vie », a-t-elle conseillé aux jeunes filles.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Paiement des primes de recherche du second semestre, per diem de voyage d’études, heures complémentaires du premier semestre, indemnités plein temps. C’est ce que réclame la coordination campus de Dakar du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) à travers un sit-in tenu devant le rectorat hier lundi. Ceci, disent-ils, pour exiger le paiement intégral et immédiat des sommes dues et estimées à plus d’un milliard de FCfa. « La coordination Saes du campus de Dakar tient à prendre à témoin l’opinion publique sur ces agissements et ce manque de considération qui risquent de perturber le calme qui règne à l’Ucad. La coordination Saes du campus de Dakar tiendra pour responsables les autorités à différents niveaux pour toutes perturbations à venir », ont écrit les syndicalistes dans un communiqué de presse. La coordination Saes du campus de Dakar a aussi rappelé « pour le saluer et le magnifier l’esprit de sacrifice des enseignants de l’Ucad pour un retour à une année académique normale ». Pour la coordination Saes du campus de Dakar, ses membres ont accepté de surseoir à une partie de leurs vacances pour terminer les cours, évaluations, résultats et encadrements. « Malgré ces énormes sacrifices consentis par ces patriotes pour normaliser l’année universitaire, les autorités n’ont fait aucun effort pour respecter le paiement des sommes dues », indiquent-ils. Un délai a été donné aux autorités rectorales pour trouver une solution à cette situation d’ici à mercredi.

O. NDIAYE

Suite à un délestage qui a duré 12 heures, le directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba demande qu’on mette cette structure sanitaire hors délestage.

Le Cdd préparatoire du Grand Magal de Touba a servi de tribune aux services concernés pour étaler au grand jour les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Le directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba, le seul de niveau 3 de la région de Diourbel, n’a pas manqué de dire ses difficultés et craintes. Le Dr Amadou G. Diouf a évoqué une coupure d’électricité de 12 heures d’affilée due à une grosse panne qui a nécessité une longue intervention pour être réparée. « Une situation qui nous a beaucoup apeurés », raconte-t-il. Surtout qu’il est arrivé, vers la fin de cette coupure, que « le groupe électrogène de l’hôpital tombe en surchauffe... ».

Il a ainsi tenu à attirer l’attention des autorités pour qu’on mette l’hôpital sur une ligne hors délestage et éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Il a également indiqué que si jamais le groupe électrogène en surchauffe s’était arrêté, une grosse catastrophe aurait pu se produire, parce qu’il y avait des malades en réanimation branchés sur des machines et d’autres en train d’être opérés. « Donc vous pouvez comprendre que c’est une situation très délicate qu’il faut éviter à l’avenir », lance-t-il.

Le Dr Diouf a également alerté sur le forage de l’hôpital, en panne depuis le début du mois d’août. « Cela fait trois semaines. Ce sont les camions citernes du Comité d’initiatives eau de Touba (Ciet), Maou Rahmaty, qui nous approvisionnement en eau », fait-il savoir. Les services de l’hydraulique et de l’Ofor s’attèlent a résoudre le problème. Malheureusement, après une tentative pour redémarrer le forage, ils se sont rendus compte que le problème se situe à la nappe phréatique et la solution, à court terme, préconisée est de brancher l’hôpital sur le nouveau forage Rahmatoul Ahad avant le Magal. La solution à long terme, selon eux, est de faire un autre forage.

Pour rappel, l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba reçoit des patients en provenance de toutes les localités du pays et de la sous-région.

Mamadou DIEYE

L’Ong américaine Aflk (American friends of Le Korsa) a remis au Centre hospitalier régional de Tambacounda des équipements médicaux d’une valeur de plus de 300 millions de FCfa. Ce matériel est destiné au bloc chirurgical, au cabinet dentaire, au service des urgences, etc.

Le Gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, a présidé la cérémonie de remise d’équipements médicaux au Centre hospitalier régional. Il s’est félicité de ce geste de Aflk (American friends of Le Korsa), une Ong américaine qui n’est pas à son premier coup d’essai. En plus de la santé, elle appuie aussi le secteur de l’éducation où 1.400 élèves ont reçu, pendant un mois, des repas pour faire face aux journées discontinues et aux rigueurs du climat dans la région orientale, souligne M. Amar. Durant les trois jours du baccalauréat, les candidats ont aussi été restaurés grâce à cette Ong. Le matériel offert est composé de fauteuil dentaire, de lits de réanimation, de chariots brancard, de moniteurs d’anesthésie et de réanimation, du linge de bloc opératoire et d’hospitalisation, du matériel chirurgical. Le coût est estimé à 304 millions de FCfa. Pour Moussa Diogoye Sène, représentant de l’Ong Aflk dans la région, il s’agit de contribuer à une meilleure prise en charge des patients. Selon lui, cette donation fait suite à celle de 2015 où le Korsa avait remis des équipements médicaux de plus de 280 millions de FCfa pour faciliter les soins à l’hôpital régional de Tamba. En plus du Centre hospitalier régional, ce matériel est également destiné à la Maison médicale de Wassadou. Un projet de collecte d’équipements rendu également possible grâce au soutien de l’association américaine Project Cure, en tenant compte des besoins des structures sanitaires, informe M. Sène. « C’est une véritable épine du pied qui nous est enlevé », déclare Thérèse Aïda Ndiaye, directrice de cet hôpital de niveau 2 confronté à un manque de personnel de qualité. Sur un effectif de 238 agents, il ne compte que 20 médecins, regrette la directrice. Le renforcement du personnel est nécessaire pour gérer les cas de chirurgie, de traumatisme souvent causés par les accidents, mais aussi au niveau de la maternité qui ne compte qu’un seul gynécologue, ajoute Mme Ndiaye.

Pape Demba SIDIBE

La Société des amis de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Sa-Ansts) a tenu son Assemblée générale, samedi dernier, à l’amphithéâtre Kocc Barma de la Fastef. La session a permis à la structure de changer son ossature en vue de la redynamiser et de définir de nouvelles perspectives.

L’Assemblée générale de la Société des amis de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Sa-Ansts) a vu la consécration de Dr Alioune Badara Ndiaye comme président. Après l’adoption du nouveau bureau et la présentation des rapports (général et financier), il a été présenté le plan d’actions prévu pour 2018. Le programme vise à permettre la relance effective des activités de vulgarisation, d’information et de sensibilisation du grand public. Il est retenu notamment l’organisation régulière des réunions, l’érection d’une fondation et la mise en place de stratégies concrètes. Un symposium, quatrième du genre, sera organisé avant la fin de l’année 2017 à Thiès. La future fondation aura pour but de générer des fonds à même de supporter les activités. Son processus de création coïncide avec celle de l’Académie, et « par cohérence et pour plus d’efficience, les deux fondations vont fusionner », annonce le président nouvellement élu. Une cellule d’information et de communication est mise en place avec comme principal objectif de créer un site Internet dynamique pour une meilleure visibilité. Elle est dirigée par le journaliste Mamadou Kassé, un ancien du quotidien Le Soleil et formateur au Cesti. La Société des Amis appuie l’Ansts dans sa mission de contribuer au développement de la culture scientifique et au rapprochement entre science et société. Elle veut également faire connaître l’Académie et vulgariser ses résultats de recherche auprès du grand public. Aujourd’hui, elle a l’ambition de renverser la tendance de 70% de littéraires pour 30% de scientifiques dans la sphère universitaire. Le nouveau président Alioune Badara Ndiaye, ancien expert de la Fao, affirme, en outre, que la plupart des propositions consignées dans le rapport 2016 sont déjà adoptées par certains ministères.

La structure a toutefois connu une léthargie durant deux années. Des membres ont estimé que c’est généralement dû aux faibles moyens financiers et aux démissions en cascade de membres influents. Il s’y ajoute que l’entité est principalement constituée de personnes du troisième âge et de retraités. Avec son renouvellement, la Sa-Ansts est résolue à mener effectivement ses objectifs.

Mamadou Oumar Kamara (stagiaire)

Par rapport à la date fatidique du samedi 26 août 2017, les sentiments sont mitigés. Quand d’aucuns expriment leur frustration, d’autres essaient de prendre les choses avec beaucoup de philosophie.

Dans les pavillons, pendant que le rez-de-chaussée grouille de monde, certains étudiants se prélassent sereinement dans leurs chambres. Ils n’ont pas l’air de se soucier du délai de fermeture du campus. Celle-ci laisse un goût amer chez certains qui apparemment ont du mal à avaler la pilule. « Ce que le Coud fait n’est pas normal. Ils ne veulent qu’anticiper la fermeture du campus pour rentrer chez eux préparer la fête de la Tabaski. Et cela, sans se soucier des étudiants qui n’ont pas encore fini et n’ont ni moyens ni tuteurs à Dakar », s’indigne Ibrahima Diao, étudiant ressortissant de Vélingara. Mamadou Ngom, originaire de Kaolack, semble partager le même avis, mais avec une petite nuance. « Moi, je vais quitter dans quelques jours. Mais aujourd’hui, je vais passer la nuit ici. De toute façon, ils ne vont pas nous déloger. D’habitude, ils accordent une dérogation aux étudiants restés au campus pour quelque raison que ce soit. Toutefois, il y aura une limite à cette dérogation », explique-t-il. Il est vrai que certains ont encore quelques examens à passer. C’est le cas de José Ibrahima Diatta, président du Mouvement des élèves et étudiants ressortissants du département de Ziguinchor (Meedz). « Nos examens sont prévus le mardi. Avec cette obligation de quitter le campus, je serai obligé de faire la navette entre les Parcelles Assainies et l’université. C’est très difficile, mais il est nécessaire aussi de fermer le campus pour rénover les locaux et soulager un peu le budget du Coud », raisonne l’étudiant en Master 1 d’hydrologie, venu s’assurer de la bonne organisation de la caravane pour Ziguinchor.

Pour El Hadj Gaye présent au départ de la caravane pour Ziguinchor, puisque « la majeure partie des étudiants a fini ses examens, ce serait bien d’aller voir les parents ». Surtout, qu’estime-t-il : « avec la Tabaski qui pointe, c’est le moment idéal de rentrer à la maison. Ne serait-ce pour ce côté social, je pense que c’est une bonne chose ». A 18h30, certaines chambres sont encore occupées. Reste à savoir pour combien de temps. M. SONKO (stagiaire)

Les restaurants seront aussi fermés
L’un n’allant pas sans l’autre, les restaurants universitaires vont également fermer, pour ne rouvrir qu’en même temps que le campus social.
Le dernier repas est servi. A 13h00 il n’y aura plus de couverts pour les étudiants. Depuis quelques jours déjà, les restaurants sont fermés, à l’exception de celui du Pavillon A : le « Central ». Il a ouvert à 11h00 devant une longue file d’étudiants. Le vacarme est monstre. Les voix se mélangent avec le claquement des couverts. Le trafic est dense à l’intérieur. Difficile de trouver où se mettre pour manger. Pour preuve : beaucoup sont là, debout dans les allées, assiette en mains entre deux tables. Les tables libérées sont aussitôt prises d’assaut. Peu importe si elles ont été débarrassées ou pas. On se débrouille comme on peut pour manger cet ultime repas. « Ceux qui vont rester au campus auront des difficultés énormes. Pour manger, il va falloir se rabattre sur les commerces alentours. Ce qui peut coûter très cher. Beaucoup n’ont pas ces moyens. Alors, les réfractaires risquent de crever la dalle. Ça n’en vaut pas la peine », pense El Hadj Gaye, étudiant en Licence 2 d’Histoire.

M. SONKO (stagiaire)

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