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Actualités (1305)

Notre compatriote Arona Soumaré est spécialiste de programme « Négociations internationales sur l’environnement et le développement durable » à l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), un organe de l’Oif basé à Québec. Présent à cette Cop22, l’ancien formateur en environnement au Cesti (école de journalisme du Sénégal) revient sur leur participation ainsi que les actions menées en faveur des pays membres pour une meilleure maîtrise des arcanes de la négociation si complexe à ce niveau.

Pouvez-vous nous faire l’économie de la participation de la Francophonie à cette Cop22 de Marrakech ?
La Francophonie, à travers son organe subsidiaire, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), est bien présente à cette Cop22. L’Ifdd a une mission d’accompagnement et de renforcement des capacités pour l’ensemble des pays membres, aussi bien en Afrique qu’en Asie et dans les Caraïbes, essentiellement  pour les appuyer à pouvoir faire face à leurs engagements, faire entendre leur voix dans les négociations qui sont d’une complexité extrême et qui se font essentiellement en anglais. Ils doivent donc avoir une claire compréhension des enjeux. Notre présence est aussi de démontrer les actions que la Francophonie est en train de mener à travers les pays, des acteurs pour montrer que nous sommes dans l’agenda de l’Action sur les questions aussi importantes que les emplois verts (pour les jeunes), les programmes d’adaptation aux changements climatiques (pour les femmes) à l’échelle locale ; tout le travail que nous faisons également dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Parallèlement, nous tenons régulièrement des sessions de renforcement des capacités, de concertation à travers le guide des négociations que nous avons lancé pour cette Cop22, guide qui a été traduit aussi bien en arabe qu’en anglais et largement discuté avant la Cop22 avec les négociateurs francophones. Nous avons aussi eu des consultations avec les parlementaires francophones et, hier soir (Ndlr : mercredi soir), nous avons tenu une consultation ministérielle pour discuter des enjeux de cette Cop et arriver à catalyser l’action.

Que renferme ce guide ?
C’est un guide de cadrage qui revient sur l’Accord de Paris et analyse, point par point, les éléments qui sont dans l’Accord, de sorte à les décortiquer, mais aussi à dégager les perspectives en termes de feuille de route, trouver ensemble les mécanismes de financement qui permettent de passer à l’action. Par ailleurs, des organes nouveaux ont été créés à Paris. Il était donc important de revenir sur tout cela, aussi bien en termes de mandat que de feuille de route, pour que les pays puissent mieux appréhender ce qui les attend pour cette Cop et, au-delà, tout le cycle qui va s’installer jusqu’en 2020 et après.

Vous avez tantôt évoqué la question du financement. La Francophonie va-t-elle accompagner financièrement ses pays membres, notamment ceux du Sud ?
La Francophonie, en tant que tel, n’est pas un bailleur de fonds. Elle cherche à avoir un effet levier, et nous accompagnons les pays de plusieurs manières. D’abord, par la formation et l’information pour la maîtrise des procédures d’accès aux mécanismes de financement, notamment à travers le Fonds vert et le Fonds d’adaptation. Nous avons tenu des rencontres dans le pavillon avec ses mécanismes financiers, afin que les francophones comprennent comment ils fonctionnent et y accèdent. Ensuite, il y a des appuis directs que nous faisons à travers nos programmes sur les villes durables, les femmes et le climat. Il existe d’autres initiatives dans la Francophonie comme le Programme sur la Francophonie économique qui vise aussi à catalyser l’entreprenariat et les emplois verts pour les jeunes et les femmes. Enfin, nous avons un certain nombre de partenaires qui, à travers l’Ifdd ou l’Oif, appuient des pays. Cette semaine, le Québec vient de lancer son initiative d’appui aux pays francophones en matière d’adaptation au changement climatique. Nous avons également d’autres annonces comme celle de la Wallonie.

L’autre défi, notamment pour les pays africains, c’est le transfert de technologies. Que fait la Francophonie dans ce domaine ?
Exactement. Nous travaillons sur tout ce qui a trait au renforcement des capacités. Pour ce qui concerne le transfert de technologies, nos interventions portent essentiellement sur les questions d’efficacité énergétique.

Une carte innovante relative aux possibilités de restauration de la Grande muraille d'Afrique a été présentée à la Cop22 de Marrakech. Elle se base sur la collecte et l'analyse d'informations essentielles sur l'utilisation des terres dans les zones arides d'Afrique, en vue d’accroître la résilience des populations et des écosystèmes face au changement climatique, note le communiqué qui nous est parvenu.

« La Grande muraille verte est le programme phare de l'Afrique pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification », a déclaré Eduardo Mansur, directeur de la Division des terres et des eaux de la Fao. Il présentait la carte à la Cop22.  Selon lui, « les premiers résultats montrent que les terres dégradées peuvent être restaurées ». M. Mansur s’est félicité du « nouvel outil d'évaluation » qui a permis l’élaboration de cette carte, le qualifiant « d’instrument vital offrant des informations essentielles pour appréhender la vraie dimension des besoins de restauration dans les vastes étendues de terres arides en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique ».

Sur la base des données recueillies sur les arbres, les forêts et l'utilisation des terres dans le cadre de l'évaluation mondiale des terres arides effectuée par la Fao et ses partenaires en 2015-2016, on estime que « 166 millions d'ha de la Grande muraille verte présentent des possibilités de restauration ».  Le cœur de la Grande muraille verte couvre les zones arides et semi-arides au Nord et au Sud du Sahara, soit 780 millions d'ha, et abrite 232 millions de personnes. Pour stopper et inverser la dégradation des terres, quelque 10 millions d'ha devront être restaurés, chaque année, selon l’évaluation. Ce qui constituera une « contribution majeure » à l’effort déployé pour atteindre, d’ici à 2030, les Objectifs de développement durable (Odd).

Les données ont été obtenues en analysant 63.000 parcelles d’échantillonnage d'un demi-hectare réparties sur les zones arides de l'Afrique du Nord, du Sahel et de la Corne de l’Afrique, analyse effectuée grâce à l'outil « Open Foris Collect Earth » de la Fao et des images satellitaires à très haute résolution de « Google Earth Engine et Bing Maps ».

A signaler que la collecte des données est le fruit de la collaboration entre l'Union africaine, le Centre régional Cilss/Agrhymet, la Direction générale des forêts de la Tunisie, l'Université d'Addis-Abeba (Ethiopie), la Fao, Google et l'Institut des ressources mondiales.

Une foire aux toilettes s’est tenue à Guinaw Rails Nord. Il était surtout question de susciter l’engagement des municipalités, du secteur privé et des institutions à mobiliser des fonds et de dresser une liste de potentiels clients. C’est aussi une occasion de fournir aux participants suffisamment d’informations sur le pack et le mécanisme de financement, entre autres objectifs visés par cette foire de deux jours marquée par la présence du maire de la commune de Guinaw Rails Nord, Pape Ndiamé Dieng.

Ce projet est conçu pour participer à la résolution définitive des problèmes liés à l’absence de toilettes dans les ménages sénégalais (61 % des ruraux et 38 % des urbains).  A ce titre, Oxfam, en lien avec le gouvernement du Sénégal, à travers l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), avait lancé un appel d’offres international pour recueillir des propositions d’offre de technologies innovantes et adaptées aux zones éco-géographiques spécifiques. Sur les 34 propositions, seules trois ont été retenues. Elles proviennent du Ghana, des Etats-Unis et du Sénégal. L’Onas a finalement autorisé la commercialisation de ces trois prototypes au Sénégal, en particulier à Pikine et Guédiawaye comme zones pilotes, avec une innovation majeure qui est l’absence de vidange.

L’agence Yeksina du Sénégal a proposé un paquet de services dénommé « Ndimbeul jaboot » qui intègre une toilette adaptée aux zones inondées et inondables, une assurance santé pour au moins trois membres du ménage-client, un bonus téléphonique de 10 % sur les remboursements et une offre de crédit évènementiel, le tout conçu pour transformer radicalement les conditions de vie des populations.

Vice-président du Comité fédéral d’hygiène et d’assainissement (Cfha), Daouda Guèye  a estimé que ce projet est d’une importance inestimable compte tenu de l’immensité des problèmes qu’il est venu régler.

Abdou DIOP

Le président directeur général du groupe Sup de Co, Aboubacar Sédikhe Sy, a invité, samedi dernier, les jeunes diplômés à avoir les comportements d’un bon manager. C’était lors de la remise de diplômes aux étudiants des 19è et 20ème promotions.

Plus de 700 étudiants des 19ème et 20ème promotions de Sup de Co ont reçu, samedi dernier, leurs diplômes. Une occasion pour le Pdg du groupe, Aboubacar Sédikhe Sy, de les inviter à demeurer des leaders. « Un leader aspire à être parmi les meilleurs ; il ne prend jamais ce qui ne lui appartient pas. Il doit avoir le sens de l’intégrité », a insisté M. Sy, ajoutant que « la qualité, synonyme de la compétence, ne se négocie pas et que l’homme doit travailler pour y arriver ».

Poursuivant, il a exhorté les récipiendaires à ne pas trembler face à leurs responsabilités de demain. Ce qui, à ses yeux, manque aux cadres africains. A l’en croire, être un responsable ne signifie pas prendre des décisions solitaires. En ce sens, la concertation et le consensus restent un remède pour un bon climat social en entreprise.

« Parfois, je suis mis en minorité par mon comité de direction », a-t-il partagé avec l’assistance, tout en croyant à une transformation de l’Afrique par les jeunes africains.
Prenant la parole, le directeur général de l’Enseignement supérieur, Mamadou Sangaré, a loué le partenariat public-privé Université Gaston Berger/Sup de Co.

Saluant l’excellence au sein de ce groupe, il a souligné que le projet pédagogique de l’établissement est un accompagnement du Plan Sénégal émergent (Pse). « Vous avez tracé votre ligne de vie ; je vous invite à relever d’autres défis. L’émergence de ce pays ne se réalisera pas sans un mouvement d’ensemble », a affirmé M. Sangaré.
Adama Diop, administrateur de la Banque sahélo-saharienne pour l'investissement et le commerce (Bisic), au nom des parrains, a laissé entendre que ces parchemins vont leur ouvrir d’autres horizons pour affronter les obstacles. « Croyez en vous », a-t-il conseillé.

Créé en 1993, le groupe Sup de Co Dakar, qui fait partie des 8 meilleures écoles de commerce en Afrique francophone, est le premier Business school du Sénégal. Aujourd’hui, il se donne pour mission de former des managers polyvalents, avec une expertise avérée, dans tous les métiers du management et des technologies de l’information et de la communication (Tic), ainsi que de doter les institutions publiques et privées de l’Afrique de cadres ayant une vision stratégique et outillés pour faire face aux défis d’un monde en perpétuelle mutation. Progressivement, l’école de commerce débouche sur la création d’un groupe comprenant un Institut supérieur des transports, un pôle technologie (Sup de Co technologie) et un pôle privilégiant la formation en alternance (l’Institut mercure).

Depuis 2008, le groupe dispose d’un Doctoral school of management permettant à ses étudiants de poursuivre leur formation et d’intégrer des équipes de recherche. Dans le site de l’établissement, le Pdg Aboubacar Sédikhe Sy écrit ceci : « L’expérience du Groupe Sup de Co me conforte tous les jours, dans notre conviction première, qu’il est absolument possible de former, ici - même en Afrique, des managers de haut calibre, pour nos entreprises, quels que soient leur dimension et leur secteur ». Il poursuit : « L’enjeu est de taille, car les nouveaux paradigmes du développement et de la croissance économique exigent certes un afflux massif de capitaux privés étrangers dans nos pays. Mais, à mon avis, ils ne sauraient faire fi d’un savoir managérial « autochtone », armé des meilleures techniques du moment et doté d’une large ouverture d’esprit.»

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) a organisé, une table ronde sur « Expériences chinoises et africaines du développement ». Le Pr Yang Guang, directeur de l’Académie chinoise des sciences sociales, a rappelé les leviers de l’éducation, la santé…, utilisés par son pays pour sortir des millions de personnes de la pauvreté.

Que retenir de l’expérience chinoise du développement et surtout de la lutte contre la pauvreté ? En plus d’être une puissance économique montante et confirmée de ce siècle, la Chine a aussi réussi à sortir des millions de ses citoyens de la pauvreté. Le taux de pauvreté est, en effet, passé de 80% à 5%, selon le Pr Yang Guang, directeur de l’Académie chinoise des sciences sociales. Intervenant dans une table ronde organisée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria), il a soutenu que son pays a utilisé plusieurs leviers pour arriver à ce résultat, c’est-à-dire sortir plus de 600 millions de Chinois, habitant surtout dans les zones rurales, de la pauvreté. Entre autres leviers, l’autonomisation des producteurs locaux par un accès à la terre et une grande diffusion de l’éducation. D’abord, par les mass-médias avec une couverture de la large bande de 50% des villes chinoises. Ce qui a permis d’utiliser la télévision comme un outil d’éducation des masses paysannes et rurales.

« Ensuite, il y a une gratuité de l’éducation du cycle primaire et celui secondaire dans les zones rurales. C’est avec l’éducation aussi que la Chine a réussi à sortir de la pauvreté beaucoup de ses citoyens établis dans les zones rurales », poursuit le Pr Yang Guang.

Cette table ronde avait comme thème : « Expériences chinoises et africaines du développement ». L’autre levier pour sortir les populations surtout rurales de la pauvreté, c’est aussi leur accès à des soins de santé de qualité par une assurance-maladie. « Il y a, dans plusieurs provinces de la Chine, un système de sécurité sociale qui permet aux populations d’avoir une couverture maladie. Les populations ne cotisent qu’une modique somme et les gouvernements locaux supportent le reste. Si vous allez dans la clinique du village, vous ne payez que 15% du coût global ou 35 % si vous décidez d’aller dans un hôpital d’une ville », ajoute-t-il.

Ce système, combiné à d’autres leviers comme la redistribution des terres aux producteurs de l’agriculture familiale, une construction d’industries dans les zones rurales et aussi un bon système de décentralisation de la collecte des impôts, a permis à l’Etat central de faire de grands bonds sur le plan économique tout en sortant les masses paysannes et rurales de la pauvreté.

Une expérience du développement qui, selon le Pr Samir Amin, directeur du Forum du Tiers monde, n’est pas transposable en Afrique.  « Mais, le continent africain peut en tirer beaucoup de leçons pour son expérience dans le développement ». L’économiste franco-égyptien a aussi appelé à tirer des leçons de cette solidarité Sud-Sud. Car, selon lui, une meilleure collaboration avec la Chine permettra à l’Afrique de se libérer de l’impérialisme.

Oumar NDIAYE

Suite à l’octroi, en août dernier, d’un prêt de 40 milliards de FCfa pour la promotion de la Couverture maladie universelle au Sénégal, le gouvernement du Japon poursuit son accompagnement dans le domaine de la santé. L’ambassade du Japon à Dakar vient ainsi de signer deux contrats de don avec deux associations sénégalaises intervenant dans le domaine de la santé. Le Centre de santé de Dakar-Plateau et de l’Ong « Jeunesse en Mission » installée à Gorom, dans la commune de Bambilor, ont respectivement reçu 50 millions de FCfa et 48 millions de FCfa en dons. Le Centre de santé de Dakar-Plateau a un projet d’installation d’équipements, d’un service de radiologie et de ses accessoires, et d’aménagement des locaux de la radiologie pour les consultations de chirurgie et de pneumologie. L’Ong « Jeunesse en Mission » compte étendre son poste de santé « Keur Yiiw », situé  à Gorom 1, dans la commune de Bambilor, avec la construction d’un bloc dentaire et d’une maternité.

Cette extension permettra d’offrir des services dentaires et de maternité accessibles aux  populations de cette zone qui n’a pas beaucoup de structures de santé. « Le gouvernement du Japon, souligne l’ambassadeur Takashi Kitahara, apporte son soutien, de manière constante, au secteur de la santé, plus particulièrement la santé maternelle et infantile, ainsi qu’au renforcement des capacités des personnels soignants pour aller plus de l’avant dans la réalisation de la Couverture maladie universelle ».

O. NDIAYE

L’Association Equipe aide aux talibés vient d’initier des cours d’alphabétisation dans certains « daaras » (écoles coraniques) de Dakar. Ce programme, dénommé « Education for the talibe », est animé par des enseignants bénévoles qui, chaque week-end, donnent des cours de français aux pensionnaires des quinze écoles coraniques ciblées.

Une école coranique sise à Niarry Tally a servi de lieu de lancement de ce programme qui compte se développer, selon Djibril Bocoum, président de cette association des jeunes du quartier dakarois des Hlm et environs. Créée en 2009, l’Association Equipe aide aux talibés veut faire du bien-être de ces enfants son cheval de bataille. C’est pourquoi elle a initié ces cours d’alphabétisation pour leur apprendre à lire et écrire en français, informe M. Bocoum.

Cette initiative est saluée par les responsables du « daara » de Niarry Tally. Le maitre coranique Serigne Pape Gora Diop parle d’un apport pour ses apprenants qui pourront bien maitriser le français, au-delà de l’enseignement coranique traditionnel reçu.

En plus de ces cours d’alphabétisation, l’Association Equipe aide aux talibés déroule, chaque année, un programme de soutien aux talibés durant les grandes fêtes musulmanes de Korité et Tabaski. « Ce sont des programmes de soutien où nous passons la journée de la Korité avec les talibés comme en famille. Pour la Tabaski, nous avons le programme « un mouton un « daara » qui permet aux talibés de ne pas aller mendier ce jour-là. Nous les soutenons aussi lors de la période de froid en leur offrant des habits lourds », précise Mouhamed Alassane Camara, secrétaire général de l’association.

O. NDIAYE

L’atelier sur « La bioéthique et la gestion de la cité : prémisses à la mise en place du Comité national de bioéthique » a eu lieu du 9 au 11 novembre 2016. Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a pris part à la cérémonie de clôture.

« Pour peu que l’on soit attentif aux multiples problématiques qui traversent le fonctionnement social et notre continent, on est vite convaincu de la pertinence et de l’actualité de la thématique abordée : « La bioéthique et la gestion de la cité », a indiqué Mary Teuw Niane. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche prenait part, à Saly Portudal, à la clôture de cet atelier. Il est d’avis qu’il convient « de regarder la qualité et la direction de la recherche scientifique, technologique et biomédicale afin de s’assurer que les applications des progrès acquis puissent contribuer à l’amélioration du bien-être et de la condition humaine sans avoir un impact négatif sur la dignité de l’homme ».

Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supérieur a estimé que les consultations que l’Unesco vient de mener s’inscrivent directement dans son rôle de conseil et de médiation pour accompagner les Etats membres désireux développer la réflexion et le débat bioéthique pour se doter d’instances nationales d’éthique.

« Les produits de l’atelier devraient permettre à nos pays d’aller plus vite dans la mise en place de comités nationaux de bioéthique qui sont des instances hautement stratégiques dans l’éclairage des décisions de politiques publiques », a-t-il encore dit, rassurant que son département, en collaboration avec celui de la santé, apportera tout le soutien nécessaire pour que les résultats de l’atelier permettent à notre pays de disposer d’un Comité national de biosécurité (Cnb) avant le prochain sommet mondial des Comités d’éthique prévue du 22 au 24 mars 2018 à Dakar.

De l’avis du ministre, l’éthique, du fait de son caractère essentiel pour permettre à l’homme de rester humain, ne saurait se passer de répondre à la question : qui est l’homme ? Et Mary Teuw Niane d’affirmer : « Les dilemmes actuels liés à l’éthique et à la bioéthique sont relatifs à la réponse que chaque société apporte à cette question ». Il a soutenu que le Sénégal apprécie vivement l’action de l’Unesco qui, pour répondre à un souci commun à l’humanité, a mis en place un programme spécifique sur l’éthique des sciences et des technologies dans lequel s’inscrit le programme de bioéthique, créé en 1993.

Amath Sigui NDIAYE

Ndèye Rokhaya Seck, responsable du bureau exécutif régional de la Cellule de lutte contre la malnutrition, et ses proches collaborateurs ont réitéré leur engagement à réaliser, au moins à 90%, d’ici fin décembre 2016, les projets mis en œuvre, cette année, dans la région Nord, par la Clm. Cela, dans le cadre du Programme de renforcement de la nutrition (Prn) pour un coût global de 315.563.000 FCfa. Aujourd’hui, le taux de réalisation est de 83 % dans la région de Saint-Louis. Mme Seck s’exprimait à l’occasion de la dernière réunion du Comité régional de développement (Crd) qui a porté sur les interventions de la Clm dans la région Nord. La rencontre était présidée par l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall.

Elle a rappelé que les cinq programmes mis en œuvre dans la région Nord s’articulent autour des projets de nutrition des collectivités locales, d’iodation universelle du sel, d’appui à la sécurité alimentaire des ménages vulnérables, de fortification à domicile, de lutte contre les déterminants de la malnutrition aigüe dans les départements de Matam, Podor, Kanel et Ranérou (pour les enfants âgés de 0 à 59 mois, les mères gardiennes d’enfants et les ménages vulnérables).

Plus explicite, Ndèye Rokhaya Seck a laissé entendre qu’il s’agit d’améliorer la croissance des enfants de 0 à 5 ans vivant dans les zones urbaines ou rurales pauvres, d’aider les femmes enceintes et allaitantes et autres membres de la communauté.

Le projet d’iodation universelle du sel vise l’élimination durable des troubles liés à la carence en iode, avec comme stratégie de base l’iodation universelle du sel destiné à la consommation humaine et animale. Il s’agit de contribuer à couvrir à 90% les besoins des ménages sénégalais en sel adéquatement iodé.

Mme Seck a aussi plaidé pour la contribution de la Clm à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables en mettant en place des initiatives communautaires. La Clm s’évertue également à contribuer à réduire les carences en micronutriments (fer, vitamine A, zinc, etc.) chez les enfants âgés de 6 à 23 mois dans les zones d’intervention du Prn.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Lors du premier Sommet africain de l’action, hier, à Marrakech, le chef de l’Etat Macky Sall a appelé à agir sur les secteurs clés affectés particulièrement par le changement climatique, à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’écosystème, en sus de la déforestation et de l’érosion côtière.

Le changement climatique en Afrique affecte particulièrement les secteurs susmentionnés. « C’est à ces différents niveaux qu’il nous faut agir par des initiatives concrètes pour relever le défi du développement durable dans nos pays », a-t-il souligné. Cela passe, sur le plan national, par le développement des énergies renouvelables pour contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon lui, le Maroc a donné un bel exemple avec la mise en service de Noor I en février dernier à Ouarzazate. Le Sénégal vient également d’inaugurer 2 centrales solaires de 20 MW chacune à Bokhol et à Malicounda, en partenariat public-privé ; et d’ici à 2018, il réalisera 7 autres projets solaire et éolien pour un total de plus de 300 MW. Bien entendu, en plus des projets hydroélectricités dans le cadre de l’Omvs et de l’Omvg. A cette date, la part des énergies renouvelables représentera 30% de la production nationale d’énergie. « Ce que nous attendons de nos partenaires, c’est un soutien financier sur les projets d’énergies renouvelables pour rendre compétitifs les projets ».

L’autre priorité relevée par le chef de l’Etat sénégalais, c’est la lutte contre la désertification et la déforestation, notant que c’est l’objectif du projet continental de la Grande muraille verte (Gmv). Il s’agit, a-t-il expliqué, « de freiner l’avancée du désert en reboisant toute la zone sahélo-saharienne avec des espèces adaptées au contexte climatique de cette zone », non sans se féliciter que plusieurs pays s’y soient engagés. Mais, il a rappelé qu’il est important d’avoir un effort continental, d’encourager les meilleures pratiques dans la gestion des terres et la vulgarisation des espèces adaptées au climat. Des expériences comme le Plan Maroc vert sont un exemple.

De nos envoyés spéciaux : Daouda MANE et El. H. Abdoulaye THIAM

BASSIN DU CONGO : SASSOU NGUESSO PROPOSE LA MISE EN PLACE D’UN FONDS BLEU
Macky Sassou Cop22Le président Denis Sassou Nguesso a proposé, hier, la mise en place d’un fonds bleu pour le bassin du Congo, un important bassin à la fois hydraulique et forestier.
 
Afin de contribuer efficacement à la lutte contre le changement climatique, l’Afrique doit s’occuper du Bassin du Congo, deuxième poumon vert mondial après l’Amazonie, a indiqué le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso. A cet effet, il a proposé la mise en place d’un « fonds bleu pour le Bassin du Congo ». En effet, « ledit bassin regroupe 11 pays, compte 220 millions d’ha de forêt et le 2ème plus grand fleuve mondial (le Congo) après l’Amazonie, avec ses affluents.

« Le bassin, c’est aussi une biodiversité abondante », a fait remarquer le président congolais. Selon lui, ce fonds bleu servira à « appuyer les projets structurants (hydroélectriques) et les microprojets (irrigation des terres cultivables), le traitement des eaux usées, le désensablement des fleuves pour faciliter la navigation fluvial, promouvoir l’éco-tourisme, l’aquaculture… A l’en croire, la survie du lac Tchad préoccupe tous les habitants du continent. Ainsi, le fonds bleu sera « une des contributions » du continent à l’effort mondial de lutte contre le changement climatique. Le projet fut adopté par acclamation par les chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Denis Sassou Nguesso, chef de l’Etat congolais

SA MAJESTE MOHAMMED VI AU SOMMET AFRICAIN DE L’ACTION : « AGIR PAR NOUS-MÊMES ET POUR NOUS-MÊMES EST UN IMPÉRATIF »
Le roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI, qui a convié, hier, à Marrakech, les chefs d’Etat africains à un Sommet africain de l’Action, a appelé à une convergence de vues dans l’action. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont assisté à cette rencontre. Selon lui, « agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes est un impératif », tout en associant les partenaires stratégiques.

Le royaume du Maroc veut engager les Etats africains à l’action. D’où l’organisation, sous son initiative, du premier Sommet africain de l'action en marge de la Cop22. A cet effet, le roi Mohammed VI s’est réjoui de la forte présence de ses homologues. Ce qui témoigne, à l’en croire, de leur  engagement pour « une Afrique qui porte son regard sur l’avenir et façonne son destin ». Ce sommet, a-t-il dit, a pour but de permettre au continent d’harmoniser la lutte contre les changements climatiques et l’action en faveur du développement durable.

Un concentré de toutes les vulnérabilités
« Concrétiser les projets régionaux et transnationaux structurants, tel est le défi que je vous invite à relever », a soutenu Sa Majesté, appelant ses pairs à « dessiner une Afrique résiliente aux changements climatiques, une Afrique qui s’engage résolument sur la voie du développement durable ». Autrement dit, « une Afrique qui utilisera ses ressources, de manière optimale, en respectant les équilibres environnementaux et sociaux, une Afrique qui agira en vue d’un développement inclusif, en accord avec ce qui fait son identité : la culture de partage, d’équité et de solidarité ».

D’après le souverain marocain, l’Afrique paie un lourd tribut dans l'équation climat et représente, sans aucun doute, le continent le plus pénalisé. En effet, la hausse des températures, le dérèglement des saisons et les sécheresses à répétition appauvrissent la biodiversité du continent, détruisent ses écosystèmes et hypothèquent son progrès, sa sécurité et sa stabilité. Pourtant, a-t-il fait remarquer, notre continent n'émet que 4 % des gaz à effet de serre. Or, les bouleversements climatiques à l’échelle mondiale entravent fortement le développement de l’Afrique et menacent gravement les droits élémentaires de plusieurs dizaines de millions d’Africains. C’est dire que le continent constitue « un concentré de toutes les vulnérabilités », a-t-il noté.

Selon le roi Mohammed VI, l’Afrique compte déjà « 10 millions de réfugiés climatiques. Et à l’horizon 2020, près de 60 millions de personnes seront déplacées du fait de la rareté de l’eau, si rien n’est entrepris dans ce domaine. L’immense réserve d'eau douce que constituait jadis le lac Tchad a déjà perdu 94 % de sa superficie et est menacée d’assèchement définitif. 4 millions d’ha de forêt, soit 2 fois plus que la moyenne mondiale, disparaissent chaque année. Alors que l’Agriculture, majoritairement de subsistance, emploie 60 % de la main d’œuvre africaine, les récoltes sont fortement perturbées et notre sécurité alimentaire hautement menacée. Les rendements agricoles pourraient baisser de 20 % à l’horizon 2050, au moment même où notre population aura doublé. Des pans entiers du littoral (près du tiers des infrastructures côtières) seraient submergés. Les épidémies d’origine hydrique, qui causent annuellement de milliers de décès, seront éradiquées à la seule condition que soient créées des infrastructures de traitement des eaux usées. Enfin, la dégradation des terres et des ressources naturelles pourrait continuer à représenter la cause principale de la majorité des conflits transnationaux en Afrique », a listé le souverain marocain.

Le roi a alors appelé ses homologues à s’exprimer « d'une seule voix », d’exiger « une justice climatique » et « de mobiliser des moyens nécessaires » en matière de lutte contre les changements climatiques.

Appui politique aux différentes initiatives en cours
M6 Cop 22Car, à son avis, le continent fait face à 4 impératifs : déterminer les mesures d'accès aux financements nécessaires afin d’organiser les efforts d’adaptation du continent ; identifier les mécanismes à mettre en place et visant à soutenir la mise en œuvre de programmes phares ; renforcer les capacités institutionnelles du continent ; saisir les opportunités et étudier les implications qu’offre un développement sobre en carbone dans les domaines de l'énergie, de l'innovation technologique, ou encore des métiers « verts ». Il a invité les gouvernants à apporter un « appui politique » aux différentes initiatives en cours sur le continent, à mobiliser les moyens et compétences nécessaires à leur mise en œuvre, à les mettre en perspective et en cohérence.

Quant au Maroc, a souligné Sa Majesté, il est déterminé à renforcer sa contribution à la défense des intérêts vitaux du continent, aux côtés de ses pays frères et, bientôt, au sein de l’Union africaine. A cet effet, il met son savoir-faire à la disposition de ses partenaires, va animer un réseau africain d’expertise climatique à partir du Centre de compétences en changements climatiques installé au Maroc. Par ailleurs, le pays se mobilise pour la réalisation de l'initiative « Adaptation de l’agriculture africaine » ou « Triple A », « un dispositif innovant qui favorise l’adoption et le financement de solutions destinées à la productivité et à la sécurité alimentaire ».

e Maroc, au-delà de l’enveloppe prévue, à partir de 2020, par l’Accord de Paris, s’intéresse à la mobilisation des financements publics, à la diversification des montages financiers et à la facilitation de l’accès aux fonds consacrés au climat, a rassuré le roi, selon qui la mutualisation des efforts et le renforcement de la coopération avec les partenaires stratégiques contribueront à mettre fin à l'injustice climatique qui affecte le continent. Cette double action favorisera la réalisation des Objectifs de développement durable dont 12 parmi les 17 sont liés, directement ou indirectement, aux changements climatiques.


PLAIDOYER DU PRÉSIDENT DU NIGER EN FAVEUR DU LAC TCHAD
Le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, a fait, hier, un vibrant plaidoyer en faveur du lac Tchad afin de sauver cet écosystème dont dépend la survie de 30 millions d’habitants de 8 pays.

Le bassin du lac Tchad, qui est réparti entre 8 pays couvrant environ 14 millions de km2 et abritant quelque 375 millions d’habitants, est confronté à une triple crise : écologique, sécuritaire et socioéconomique. S’agissant de la crise écologique, elle se caractérise par une réduction drastique de la superficie du lac qui est passée de 25.000 km2 dans les années 60 à 2.500 km2 aujourd’hui, soit une baisse de 90 %. Cette réduction a engendré des « conséquences énormes pour les écosystèmes et surtout sur le plan humain », a dit le président nigérien.

Sur le plan sécuritaire, le bassin est confronté au terrorisme de Boko Haram. « Cette crise sécuritaire a entraîné une crise humanitaire majeure caractérisée par des déplacements de populations, le flux des refugiés, la concentration des besoins sociaux de base (éducation, santé, accès à l’eau et à l’assainissement) », a affirmé Mahamadou Issoufou. D’où l’appel lancé aux organisations humanitaires pour une action diligente en faveur de ces populations.  Toutefois, il a noté que « l’action de la force mixte composée des éléments du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria commence à porter ses fruits ».

Sur le plan socioéconomique, 30 millions de personnes vivent autour du lac Tchad, pour la plupart très pauvres. Ce qui nécessite, a poursuivi le président Issoufou, la mise en place de projets communs soutenus par les Etats et les partenaires au développement, notamment un plan d’adaptation au changement climatique, un programme d’urgence en faveur des groupes vulnérables, un plan d’actions de la gestion intégrée des ressources en eau, le projet de transfert des eaux de Loubangui au lac Tchad, le projet de préservation du bassin… Des moyens importants doivent aussi être déployés pour l’électrification.

LE SÉNÉGAL A PRÉSENTÉ SES ATOUTS
Oumar Geye MinHier, à Marrakech, le Sénégal a célébré sa journée. Une occasion pour la délégation de présenter les atouts de la destination Sénégal. C’est le ministre de la Pêche et de l'Economie maritime, Oumar Guèye, qui s'est adressé aux nombreux invités, au nom de son collègue de l'Environnement et du Développement durable.

D'emblée, le ministre de la Pêche et de l'Economie maritime a rappelé les acquis notables de notre pays obtenus lors des négociations sur le climat, avec l'engagement du chef de l'Etat. Il a cité, entre autres, la limitation de la température en dessous de 2 degrés, la révision régulière des Contributions déterminées au niveau national, les ressources financières pour appuyer les pays en voie de développement à mettre en œuvre les Cdn, etc.

Selon le ministre de la Pêche, la Cop de Marrakech est celle de la mise en œuvre de l'Accord de Paris, avant de poursuivre : « Vous avez dû constater, à travers les différents évènements avec les partenaires, l'effectivité de la mise à l'échelle des bonnes pratiques sobres en carbone et résilientes aux changements climatiques ». Il a invité chaque membre de la délégation, dans son domaine, sa spécificité, à concourir à la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national afin d'honorer l'engagement de notre pays devant la communauté internationale, en vue d'un développement durable du Sénégal, car c'est l'objectif du chef de l'Etat.

M. Guèye s'est aussi félicité de la diversité de représentation de la délégation qui montre que la question climatique n'est pas seulement environnementale, mais économique, sociale, voire géopolitique. En tant que maire de Sangalkam, il a félicité les élus locaux présents ainsi que les parlementaires, car la question de mise en œuvre de l'adaptation est fortement locale.

Le ministre a conclu que « c'est ensemble que nous ferons face aux impacts des changements climatiques et que nous tirerons profit des opportunités de développement durable que nous offre la Convention cadre des Nations unies sur le climat ».

Durant cette journée, de nombreux exposés ont été faits sur le Plan Sénégal émergent (Pse), les nombreux projets de l'Etat, etc.

Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l'Economie maritime s'est adressé aux nombreux invités, au nom de son collègue de l'Environnement et du Développement durable.

FONDS VERT CLIMAT : LES MODALITÉS D'ACCÈS EXPLIQUÉS
Le représentant du Fonds vert climat, notre compatriote Ousseynou Nakoulima, a expliqué les modalités d'accès au crédit dudit fonds. Selon l'expert, la Banque mondiale et l'Agence française de développement travaillent avec son institution en appuyant le secteur privé. Le Fonds vert, a-t-il dit, encourage l'entité qui en fait la demande. « Nous offrons des financements concessionnels auprès des entités qui travaillent avec la Banque mondiale et l'Afd », a déclaré M. Nakoulima.

Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l'Onu rattaché à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques. Ce fonds a été officiellement lancé en 2011, lors de la Conférence de Durban sur les changements climatiques (17ème Conférence des parties ou Cop17).

De nos envoyés spéciaux : Daouda MANE et El. H. Abdoulaye THIAM

DÉCLARATION DE MARRAKECH
Africa Action Summit 1Les chefs d’Etat et de gouvernement africains réunis à Marrakech, hier, à l’invitation de Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, lors du 1er Sommet africain de l’action, en marge de la 22ème Conférence des parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Cop22), ont publié une déclaration dans laquelle ils soulignent que l’Afrique qui a le moins contribué aux émissions mondiales de gaz à effet de serre est le continent le plus touché par les changements climatiques et leurs effets sur ses territoires dont les conséquences peuvent représenter une menace pour sa paix, sa sécurité et son développement durable.

Selon eux, les régions africaines ont volontairement lancé des initiatives en matière d’adaptation et d’atténuation visant à améliorer leur résilience et à promouvoir un développement durable. Aussi, ils réaffirment l’importance d’une mise en œuvre adéquate des Objectifs de développement durable, fondés sur les principes de Rio, en particulier celui de « la responsabilité commune mais différenciée », pour relever le défi du changement climatique. Pour eux, il faut l’engagement concret et substantiel des pays africains à contribuer à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques.

Ils poursuivent : « Notre ambition est de faire de l’action pour le climat un levier d’émergence, en vue de construire un modèle de développement inclusif et durable répondant aux aspirations légitimes des populations africaines et préservant les intérêts des générations futures ».

Les chefs d’Etat et gouvernement africains ont dit leur volonté d’œuvrer collectivement et solidairement pour une Afrique résiliente au changement climatique et qui façonne son destin à travers des approches sous-régionales et régionales. « Nous nous engageons à promouvoir les politiques et les mesures requises en matière d’adaptation, qui soient aussi des catalyseurs pour une transformation structurelle profonde sur les plans économique et social en Afrique ; à consolider nos engagements respectifs en matière de lutte contre les effets du changement climatique pour donner davantage de cohérence à nos stratégies et avancer ensemble, et à accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, en s’appuyant non seulement sur nos ressources intrinsèques, mais également en mobilisant les bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux, ainsi que les acteurs non étatiques », ont-ils dit.

A titre d’exemple, il s’agit, selon les participants, d’initiatives visant à renforcer la résilience de notre continent face aux menaces du dérèglement climatique, en particulier « l'Initiative africaine pour l'adaptation », l'initiative pour « l'Adaptation de l'agriculture africaine », connue sous l’acronyme « Triple A », le projet de la « Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel », l’initiative pour la « Sécurité, la stabilité et la soutenabilité », celle pour la « Résilience rurale », ou encore celle en faveur des « Forêts dans la région Méditerranée et au Sahel ».  
S’agissant de la co-émergence durable africaine, notamment « l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables », celle relative à la « Conservation de l’écosystème du bassin du lac Tchad », celle pour une « Croissance bleue », ou encore celle portant sur la réalisation d'un « Couloir africain de l'énergie propre » ainsi que le « Fonds bleu pour le Bassin du Congo », ils encouragent la participation du secteur privé à la mobilisation de capacités et de financements supplémentaires pour relever le défi du changement climatique.

Ils ont lancé un appel aux partenaires stratégiques pour renforcer leur coopération dans le sens de l’ambition africaine pour un développement durable et inclusif ;  fournir un appui efficace et concret à la mise en œuvre de cette ambition, à travers notamment l’augmentation du financement public, la facilitation de l’accès au financement climatique et son rééquilibrage en faveur de l’adaptation, le renforcement des capacités et le transfert de technologies.

Tout en remerciant Sa Majesté Mohammed VI d’avoir pris l’initiative de convoquer ce Sommet de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, en relevant la pertinence d’unir la voix du continent pour mieux défendre ses intérêts,  les chefs d’Etat invitent le roi du Maroc, en relation avec le président en exercice de l’Ua, à œuvrer pour la mise en œuvre de cette Déclaration, notamment au niveau de la coordination et du suivi des initiatives prioritaires dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques et du développement durable ainsi que de la mobilisation des partenaires du continent, bilatéraux ou multilatéraux. Enfin, ils ont décidé, dans ce cadre, la création de trois commissions dédiées à la région du Sahel présidée par la République du Niger, la région du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo et les Etats insulaires, présidée par la République des Seychelles.

La Coalition d'action de la société civile pour l'éducation pour tous (Csacefa) invite les pays africains accueillant des écoles dirigées par des sympathisants du mouvement de l’imam Gulen, Hizmet, de ne pas céder aux pressions exercées par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan de fermer ces établissements scolaires. Dans un communiqué, cette organisation explique qu’ « après avoir échoué dans sa tentative de pousser les gouvernements à travers le monde à fermer les écoles dirigées par les sympathisants du mouvement Hizmet, le président Recep Tayyip Erdogan de la Turquie a établi une fondation dénommée « Maarif » pour atteindre son objectif ». La nigériane Chioma Osuji, présidente de la Csacefa créée en 2000 par 40 Ong d'éducation en Afrique  à l'approche du Sommet mondial de l'éducation à Dakar et qui compte maintenant plus de 600 organisations de la société civile, a ainsi exhorté les gouvernements africains à « résister à tout complot du gouvernement turc de mettre en évidence sa souveraineté et sa respectabilité en acceptant l'ordre déguisé de remettre ces écoles turques à la Fondation « Maarif ».

Le communiqué de souligner que le gouvernement turc a fait des efforts vigoureux pour que des pays ferment les écoles affiliées au mouvement Hizmet sur les allégations non étayées que les sympathisants du mouvement ont orchestré la tentative du coup d'Etat  échouée le 15 juillet dernier. « Le 14 septembre, le ministre de l'Education en Turquie, Ismet Yilmaz, a annoncé que la Fondation « Maarif » prévoyait de prendre en charge plus de 65 écoles liées au mouvement Hizmet dans 15 pays sans citer de nom », lit-on dans le document. D’après la Csacefa, cette démarche ne vise rien d’autre qu’à prendre le contrôle des écoles du mouvement et, par la suite, les fermer.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’administrateur des Espaces numériques ouverts (Eno) de la région de Thiès, Assane Faye, a appelé mardi les étudiants inscrits dans les 7 filières de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) de la capitale du rail à s’approprier le concept d’enseignement à distance proposé par cette institution. Selon lui, les étudiants de l’Us de Thiès « n’ont rien à envier à ceux des université de Dakar (Ucad), Saint Louis (Ugb) ou Ziguinchor, par rapport aux chances de réussite" », grâce à la mise en œuvre de nouveaux curricula et référentiels de formation.  S’y ajoute selon lui qu’un plan stratégique de développement de l’Us de la capitale du rail a été mis en place, de même qu’un business plan. Il s’exprimait lors d’une rencontre entre les responsables de l’Us, les étudiants et parents, suite à la tenue du comité départemental de développement (Cdd), consacré à l’institution universitaire virtuelle, en présence des autorités administratives de Thiès. Il a insisté sur l’état d’esprit que les étudiants de l’Us doivent avoir et doit consister en ’’une posture positive" de l’enseignement supérieur à partir du virtuel. Cinq espaces numériques ont été ouverts à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor, pour faciliter l’accès de cet enseignement aux étudiants de l’Us, a-t-il indiqué.

Le président de l’association des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal, Mouhamadou Moustapha Ngom, a énuméré au cours de cette rencontre les doléances de ses camarades, évoquant notamment l’accès à une connexion permanente à Internet. Il a également réclamé, au nom de ses camarades, des ordinateurs « performants », en lieu et place de tablettes selon lui pas adaptées à leurs études. Mouhamadou Moustapha Ngom a également plaidé pour le renforcement des conditions sociales d’étude des étudiants. Il a souligné la nécessité d’une plus grande surveillance, de plus de régularité et de ponctualité des tuteurs de plateforme d’études.

(APS)

Après avoir magnifié le leadership de Sa Majesté le roi Mohammed VI du Maroc, le secrétaire général (Sg) de l’Onu, Ban Ki-moon, a plaidé pour l’action afin de préserver l’avenir des générations futures. Il a certes exprimé sa satisfaction quant à la ratification de l’Accord de Pari par 109 Etats, cependant, il a appelé à des « actions concrètes » pour protéger la planète, les populations vulnérables et assurer un développement harmonieux. « Plus nous agirons, plus nous y gagnerons », a martelé M. Ban.

Selon le Sg de l’Onu, en agissant ensemble, les pays peuvent obtenir des résultats insoupçonnés, invitant les Nations unies à encourager la science et la technologie. A en croire Ban Ki-moon, « plus de 150 millions de personnes vivent sur des terres qui peuvent être submergées » ; ce qui entraînerait des vagues migratoires massives. Il a plaidé pour la mobilisation des 100 milliards de dollars promis à Paris. Et d’insister : « La terre est notre seule demeure, je compte sur votre direction pour la protéger ».

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM

L’initiative Africa Power vise à dégager le chemin pour de nombreuses offres de production d'énergies renouvelables à travers l'Afrique sub-saharienne. Le financement des trois quarts des projets Africa Power a déjà été atteint. Ils devraient générer 2.000 MW à partir de la biomasse, de l’éolienne, du solaire, de la géothermie et de l’hydroélectrique.

Africa Power va aussi soutenir le développement de plus de 200 projets d'énergies renouvelables supplémentaires en Afrique subsaharienne. Ce qui pourrait contribuer à atteindre 13.000 MW supplémentaires d'énergies renouvelables. En aidant ces projets à arriver à terme, Africa Power jouera un rôle crucial dans la promotion de l'objectif d'assurer l'accès universel à des services abordables, fiables et de l'énergie propre et d'accroître sensiblement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial en 2030, tels qu'ils sont énoncés dans l’Objectif de développement durable n°7 dans l'Agenda 2030 pour le développement durable, note le communiqué.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech, D. MANE et EL H A. THIAM

Le Sénégal appelle, par la voix du chef de l’Etat, Macky Sall, lors du Sommet de haut niveau de la Cop22, à Marrakech, à la clarification des modalités de financement des contributions déterminées au niveau national et à la simplification des procédures et formalités d’accès aux ressources du Fonds vert pour le climat.

Après s’être félicité de la tenue de la 22ème Conférence des Etats Parties à la Convention des Nations unies sur le climat (Cop22) en « terre africaine du Maroc » et apprécié la « parfaite organisation » de ce rendez-vous mondial sur la question du climat « si vitale pour les générations actuelles et futures », le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a rappelé qu’à la Cop21 de Paris, c’est un « accord historique qui a été adopté » aujourd’hui et ratifié par la majorité des Etats parties y compris les principaux pays émetteurs. C’est un « grand progrès » dans les efforts communs menés pour contenir le réchauffement global en-deçà du seuil limite de 2°C pour une planète écologiquement viable.

Et pour que l’esprit de Paris demeure, la Cop22 de Marrakech doit être, selon Macky Sall, celle de « l’action, des initiatives concrètes sur l’atténuation, l’adaptation, le transfert de technologies, le financement et le renforcement des capacités face aux phénomènes climatiques extrêmes ». Le Sénégal appelle en particulier à la « clarification des modalités de financement des contributions déterminées au niveau national et à la simplification des procédures et formalités d’accès aux ressources du Fonds vert pour le climat », a-t-il plaidé. Pour lui, c’est « l’essence même de la responsabilité commune mais différenciée et du respect, par tous, des engagements convenus ».

Dans le cadre de sa contribution déterminée au niveau national, le Sénégal, a informé le chef de l’Etat, s’est résolument engagé dans la mise en œuvre d’une stratégie globale de mix énergétique. Ainsi, en plus de 2 centrales solaires qu’il vient de mettre en service grâce à un partenariat public-privé, le pays réalisera, d’ici à 2018, 7 autres projets d’énergies solaire et éolienne, dont 5 seront opérationnels dès l’année prochaine. Au total, le taux d’énergies renouvelables sera porté à 30 % en 2018.

La politique de renouvellement du parc automobile et de redéploiement du réseau ferroviaire s’inscrit dans la même dynamique de contribution aux efforts mondiaux de réduction des gaz à effet de serre. M. Sall a alors appelé les partenaires bilatéraux et multilatéraux à appuyer directement les projets d’énergie propre pour rendre le coût plus compétitif. « C’est ainsi que nous réussirons la transition vers les énergies non polluantes pour un développement durable et respectueux du droit des générations actuelles et futures à un environnement viable », a-t-il déclaré.

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM

LA DÉLÉGATION SÉNÉGALAISE REÇUE PAR LE CHEF DE L’ETAT
Recevant, hier en début de soirée, la délégation qui participe à la Cop22 de Marrakech, le président Macky Sall a remercié, au nom de l’Etat du Sénégal, tous les démembrements qui se sont réunis au stand. « Il nous faut un travail d’équipe avec une parfaite symbiose de la société civile, le secteur privé, les collectivités locales, les représentants de l’Assemblée nationale et autres », a indiqué le chef de l’Etat qui a longuement salué cet élan solidaire.

Après Paris, a-t-il ajouté, nous devons passer aux actes pour amener les émetteurs à respecter leurs engagements. L’Afrique, selon le président Sall, a trop souffert des changements climatiques. Pour lui, il ne faut pas attendre le Fonds vert pour agir, citant l’exemple de notre pays qui mise sur le mix énergétique et les solutions alternatives. « Rassurez-vous, nous allons travailler avec le solaire, l’éolienne pour permettre à tous l’accès à l’énergie », a confié Macky Sall à la forte délégation.

Sur les mesures prises par l’Etat du Sénégal pour protéger ses forêts, le chef de l’Etat a encore salué la synergie entre les forces de défense et de sécurité qui mènent le travail sur le terrain. Et de marteler : « Nous n’accepterons pas que nos forêts soient détruites ».

Après avoir magnifié le leadership de Sa Majesté le roi Mohammed VI du Maroc, le secrétaire général (Sg) de l’Onu, Ban Ki-moon, a plaidé pour l’action afin de préserver l’avenir des générations futures. Il a certes exprimé sa satisfaction quant à la ratification de l’Accord de Pari par 109 Etats, cependant, il a appelé à des « actions concrètes » pour protéger la planète, les populations vulnérables et assurer un développement harmonieux. « Plus nous agirons, plus nous y gagnerons », a martelé M. Ban.
Selon le Sg de l’Onu, en agissant ensemble, les pays peuvent obtenir des résultats insoupçonnés, invitant les Nations unies à encourager la science et la technologie. A en croire Ban Ki-moon, « plus de 150 millions de personnes vivent sur des terres qui peuvent être submergées » ; ce qui entraînerait des vagues migratoires massives. Il a plaidé pour la mobilisation des 100 milliards de dollars promis à Paris. Et d’insister : « La terre est notre seule demeure, je compte sur votre direction pour la protéger ».

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM

RENCONTRE DE HAUT NIVEAU LE ROI MOHAMMED VI APPELLE À LA MOBILISATION CONTINUE ET GLOBALE
Une mobilisation continue et globale contre le changement climatique pour asseoir un développement harmonieux et solidaire dans le monde. C’est l’appel lancé par Sa Majesté le roi Mohammed VI, hier, lors du Sommet de haut niveau à la Cop22. Cette rencontre a regroupé des chefs d’Etat et de gouvernement. Parmi eux, le président de la République du Sénégal, Macky Sall.

« L’organisation de cette conférence pour la 2ème fois à Marrakech, après celle de 2001, est la preuve de tout l’intérêt que nous attachons aux questions de l’environnement et du climat parmi les priorités du royaume », a d’emblée noté le roi du Maroc, Mohammed VI. Il présidait, hier, le Sommet de haut niveau dans le cadre de la Cop22 de Marrakech. Il a ainsi rappelé que son pays compte parmi « les premiers Etats à avoir contribué à l’émergence d’une prise de conscience mondiale contre le changement climatique, et ce, depuis ma participation, en 1992, au Sommet de Rio ».

En sa qualité de prince héritier à l’époque, il avait conduit la délégation de son pays. Selon Sa Majesté Mohammed VI, cette conférence de Marrakech constitue « un tournant décisif » dans le processus de mise en œuvre de l’Accord historique de Paris. Il a rappelé que l’humanité toute entière place un « grand espoir » sur les décisions qui seront prises au cours de cette rencontre. « Elle attend plus que de simples annonces d’engagements et de principes pour enrayer le réchauffement climatique et en atténuer les effets », a souligné le roi du Maroc. Selon lui, elle aspire à « des décisions aidant à sauver la vie sur terre et à la prise d’initiatives concrètes et des mesures pratiques à même de préserver les droits des générations futures ».

Destin commun
A en croire le roi Mohammed VI, les 15 dernières années ont vu proliférer des discours centrés sur l’environnement et des structures créées pour sa défense, mais aussi à une prise de conscience active quant à la nécessité de le protéger. Toutefois, malgré l’émergence de cette « prise de conscience positive », le roi a noté « une grande différence entre les pays du Nord et du Sud concernant la culture liée à l’environnement ». Du coup, « les priorités ne sont pas les mêmes ». Tout aussi important est « l’écart qui les sépare en termes de moyens ». Il a alors invité à promouvoir « l’éducation environnementale » et à une « solidarité intergénérationnelle » parce que le destin est « inéluctablement commun » entre le Nord et le Sud afin de préserver la dignité humaine.

Pour lui, cette conférence doit être celle de la « vérité, de la clarté et de la responsabilité devant Dieu et devant l’histoire », invitant à se soucier des populations menacées dans les îles et les champs.

Le roi du Maroc de marteler que « l’ordre colonial est révolu ainsi que la propension à imposer les décisions ». L’enjeu, a-t-il expliqué, c’est « l’existence de l’homme sur la planète » et il faut aller ensemble, main dans la main, pour la protéger, et non forcer les pays à accepter des décisions qui d’emblée ne pourront pas être respectées. Il a soutenu que « le coût de l’attentisme et le manquement à l’impératif d’affronter le changement climatique auront des conséquences graves mettant en péril la sécurité et la stabilité et induisant l’extension de foyers de tension et de crises à travers le monde ». Il a alors engagé les parties à œuvrer pour donner corps aux valeurs de justice et de solidarité.

L’accord de Paris, pas une fin en soi
Cela passe, à son avis, par le soutien technique et financier aux pays insulaires et du Sud, leur permettant de s’adapter aux conséquences du changement climatique ; le respect, par les pays avancés, de leurs engagements à mobiliser, à l’horizon 2020, les 100 milliards de dollars ; l’implication de tous les acteurs dans la facilitation des transferts de technologies et la nécessité d’œuvrer au développement de la recherche et de l’innovation dans le domaine du climat ; la participation des acteurs non gouvernementaux (entreprises, collectivités locales, société civile) à une forte dynamisation des actions pour le climat.

Il a rappelé les efforts fournis par son pays qui a pris des initiatives « concrètes » en ce qui concerne l’adaptation et le financement. Selon le roi Mohammed VI, l’accord de Paris n’est pas « une fin en soi » et les résultats de cette conférence sont « un test réel » pour mesurer la «fiabilité » des engagements souscrits et la « crédibilité » des parties. « Nous n’avons d’autre choix que d’œuvrer à rattraper le temps perdu par une mobilisation continue et globale et une cohésion constructive pour assurer aux générations successives une vie commune, digne et durable ».

FRANÇOIS HOLLANDE, CHEF DE L’ETAT FRANÇAIS « L’ACCORD DE PARIS EST IRRÉVERSIBLE »
« L’Accord de Paris est irréversible dans le droit, parce qu’il est entré en vigueur depuis le 4 novembre dernier ; irréversible dans les faits, parce que les gouvernements, entreprises et populations lancent des initiatives pour atténuer les effets du changement climatique ; irréversible dans les consciences, car plus personne n’ignore que si nous ne faisons rien, les conséquences seront incalculables », a souligné le président français, François Hollande, qui a rendu un hommage appuyé au secrétaire général de l’Onu et à Ségolène Royal, la présidente de la Cop21.

« L’inaction serait désastreuse, désespérante et dangereuse pour la paix. Agir pour le climat, c’est assurer la sécurité et la stabilité du monde », a encore insisté le chef de l’Etat français. Il a aussi salué le rôle joué par le président Obama sur l’Accord de Paris, demandant aux Etats-Unis de respecter cet accord, parce qu’il y va de l’intérêt du pays fréquemment frappé par le dérèglement climatique, de ses entreprises, des populations… M. Hollande a promis que la France mènera le dialogue avec Donald Trump, mais sans faiblir.

De même, il a appelé à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris avant 2018, promettant que, d’ici à 2023, la France fermera ses centrales à charbon. Le président français a notamment invité à la neutralité carbone à l’horizon 2050 et à accélérer l’électrification de l’Afrique à qui l’humanité doit une dette. Il a indiqué que 241 projets ont été identifiés par la présidence de la Cop21, tout en promettant que les 100 milliards de dollars seront acquis d’ici à 2020.


LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA PRINCESSE LALLA HASNAA DU MAROC RAPPELLE L’IMPORTANCE DE L’ÉDUCATION
Marrakech - La princesse Lalla Hasnaa du Maroc a présidé, lundi, la session de haut niveau sur l'éducation à la Cop22. Elle a invité à mettre l’accent sur ce secteur pour lutter efficacement contre le changement climatique. A l’occasion, elle a prononcé le discours liminaire en présence de Mme Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Ccnucc, Mme Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, et Rachid Belmokhtar, ministre marocain de l'Education. La princesse Lalla Hasnaa a souligné « l'importance cruciale de l'éducation, la formation et la sensibilisation dans la lutte contre le changement climatique » ; ce qui a été réaffirmé par l'Accord 2015 de Paris dans son article 12. La princesse a noté que la Fondation qu'elle préside a travaillé « sans relâche dans ce sens depuis 15 ans ».

Au cours de la session, mesdames Espinosa et Bokova ont présenté le premier Rapport mondial de suivi (Gem-Planet Report 2016) à Son Altesse royale après le lancement, par les Nations unies, de la Décennie de l'Unesco de l'éducation pour le développement durable en 2004.

Comme elle, les représentants des Jeunes reporters pour l'environnement (Jre), un programme d'éducation environnementale phare parrainé par la Fondation de la princesse depuis 2002, ont lancé un appel pour la jeunesse en présence de Son Altesse royale. Cet appel contient 9 recommandations discutées et convenues par les Jre de 11 pays différents (Maroc, Kenya, Ghana, Afrique du Sud, Ouganda, Tanzanie, Portugal, Canada, Roumanie, Kazakhstan et Malte) lors d’une rencontre organisée, par la fondation, les 13 et 14 novembre, à Marrakech, sur le thème de la réduction de l'empreinte écologique.

Piloté par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement depuis 2002, le programme Jeunes reporters pour l’environnement (Jre) est présent dans 30 pays membres de la Fondation pour l'éducation environnementale (Fee).

AFRICA POWER : SOUTIEN À PLUS DE 200 PROJETS D'ÉNERGIES RENOUVELABLES SUPPLÉMENTAIRES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE
L’initiative Africa Power vise à dégager le chemin pour de nombreuses offres de production d'énergies renouvelables à travers l'Afrique sub-saharienne. Le financement des trois quarts des projets Africa Power a déjà été atteint. Ils devraient générer 2.000 MW à partir de la biomasse, de l’éolienne, du solaire, de la géothermie et de l’hydroélectrique. Africa Power va aussi soutenir le développement de plus de 200 projets d'énergies renouvelables supplémentaires en Afrique subsaharienne. Ce qui pourrait contribuer à atteindre 13.000 MW supplémentaires d'énergies renouvelables. En aidant ces projets à arriver à terme, Africa Power jouera un rôle crucial dans la promotion de l'objectif d'assurer l'accès universel à des services abordables, fiables et de l'énergie propre et d'accroître sensiblement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial en 2030, tels qu'ils sont énoncés dans l’Objectif de développement durable n°7 dans l'Agenda 2030 pour le développement durable, note le communiqué.

Premier concours Solar décathlon en afrique
Dans cette perspective, le Maroc et les États-Unis signeront un protocole d’entente pour que le pays accueille le premier concours Solar Decathlon en Afrique en 2019. Le Solar Decathlon est une compétition universitaire créée par les Etats-Unis et qui met en lice des équipes sur 10 domaines comme la conception, la construction et l'exploitation de l'énergie solaire, les maisons éco-énergétiques. Les compétitions ont lieu presque tous les deux ans aux Etats-Unis depuis 2002, et depuis 2010 en Europe, en Chine et en Amérique latine.

Solar Decathlon Afrique du Maroc sera donc la première en Afrique. Cet effort est également destiné à aider à catalyser le déploiement de l'énergie et des technologies éco-énergétiques renouvelables dans la région en offrant des possibilités de développement de la main-d'œuvre et de la formation, la sensibilisation du public, l'éducation, la technologie et la démonstration, indique le document.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech, D. MANE et EL H A. THIAM

Changement climatique : « Le temps joue contre nous », selon Ban Ki-moon
Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a appelé, hier, les Etats à « agir ensemble afin de sauver la planète », notant que « le temps joue contre nous ».

« Nous avons fait un long parcours au cours de la décennie passée. Le moment est venu d’agir ensemble pour sauver notre planète. Les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’accroître. Les effets du changement climatique vont en s’intensifiant », a invité le patron du système des Nations unies. Ban Ki-moon d’insister sur le fait que « le temps joue contre nous ». Cela, d’autant plus que « les 5 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et 2016 sera probablement l’année la plus chaude », a-t-il fait remarquer. Le secrétaire général de l’Onu a apprécié à sa juste valeur le rôle que joue le Maroc dans la lutte contre le changement climatique et surtout magnifié le leadership de Sa Majesté le roi Mohamed VI.

Par rapport à la décision du nouveau président américain, Donald Trump, de vouloir remettre en cause l’Accord de Paris signé par son prédécesseur, Barack Obama, Ban Ki-moon, qui a l’habitude de dire qu’ « il n’existe pas de plan B pour la terre parce qu’il n’y a pas de planète B », a exprimé son « optimisme », car convaincu d’abord que la question du changement climatique n’épargne aucun pays.

Ensuite, l’implication de la société civile et des grandes compagnies américaines dans la recherche de solutions adaptées contre le changement climatique est une preuve supplémentaire.

Dans tous les cas, a rappelé la secrétaire exécutive de la Ccnucc, Mme Patricia Espinosa, l’Accord de Paris est entré en vigueur depuis le 4 novembre dernier et a été ratifié par plus de 105 pays. Toutefois, son organisme poursuivra les discussions avec tous les Etats pour une ratification totale de l’Accord, a-t-elle rassuré.

UN NOUVEAU FINANCEMENT POUR LES PROJETS D'ÉNERGIES RENOUVELABLES ANNONCÉ
Le président américain, Barack Obama, travaille à une transition mondiale vers une économie propre. Il a annoncé un nouveau financement pour les projets d’énergies renouvelables, selon un communiqué qui nous est parvenu. Le document rappelle qu’en 5 ans, (2010-2015), les États-Unis ont investi 11 milliards $ dans la promotion de l'énergie propre - y compris les dons, le financement du développement et le crédit à l'exportation - pour soutenir les pays dans leurs efforts afin de répondre à leurs besoins croissants en énergie, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Dans le même temps, les États-Unis ont fait de la recherche et du développement une « priorité » et ont lancé « plusieurs initiatives visant à améliorer l'accès universel à une énergie abordable, fiable et propre à l'échelle mondiale comme l’initiative Africa Power visant à connecter 20 millions de foyers en Afrique subsaharienne à l’électricité », poursuit le communiqué.

L’administration Obama estime que de telles initiatives sont des « opportunités pour les pays pour faire la transition vers des sources d’énergie plus propres et à moindre coût, ouvrant ainsi la voie à des Contributions déterminées au niveau national (Cpdm) au titre de l’Accord de Paris ». Elle a rappelé que, l’an dernier, le monde a « posé un jalon clé » avec l’Accord de Paris, promettant de poursuivre un certain nombre d’actions pour aller vers une faible consommation d’énergie carbone. Dans les années à venir, les Etats-Unis vont coordonner et organiser un atelier d'experts pour évaluer les obstacles au progrès dans la réalisation des émissions proches de zéro CO2.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech,
D. MANE et EL H A. THIAM

Pour stabiliser les zones sujettes à la migration, aux déplacements forcés et à la radicalisation des jeunes, les ministres africains qui se sont réunis, hier, dans le cadre de la Cop 22 de Marrakech, ont initié un plan d’actions dénommé 3S (Soutenabilité, stabilité et sécurité).

Instaurer la Soutenabilité, la stabilité et la sécurité (3S) en Afrique. C’est la mission que se donnent les ministres africains réunis, hier, à Marrakech, dans le cadre de la Cop22. Les objectifs de cette initiative sont de stabiliser les zones sujettes à la migration, aux déplacements forcés et à la radicalisation des jeunes, en ciblant les causes profondes de leur création, puisque la sécurisation des ressources naturelles constituent le « socle » permettant de garantir des solutions à long terme pour les populations menacées par la dégradation de l’environnement ; lutter contre l’influence des groupes terroristes et des trafiquants d’êtres humains en renforçant le contrôle et la gestion des ressources naturelles abandonnées, éduquer les jeunes provenant de zones rurales vulnérables et créer des opportunités d’emplois et de revenus en réhabilitant les terres dégradées.

L’ambition est exprimée. Il s’agit, d’ici à 2020, de former un million de jeunes pour qu’ils bénéficient dans l’agriculture et l’adaptation aux changements climatiques. 5.000 villages répartis dans 50 pays d’Afrique (250.000 villages), dans les pays où transitent les migrants et les personnes déplacées, feront partie de ce programme d’éducation pour la restauration et la réhabilitation des terres.

Dans une première phase, 3 à 4 jeunes (« Green Corps ») seront formés, dans chaque village, à la gestion durable des terres et recevront le soutien et les outils nécessaires pour l’irrigation, par exemple, pour démarrer les activités génératrices de revenus. Au moins, 4 ha par personne seront accordés en propriété ou en concession de long terme. Les 250.000 villages seront dotés d’accès aux informations issues des systèmes d’alerte précoce aux désastres (naturels, civils et liés aux conflits) et leur accès au marché et aux opportunités de travail sera renforcé. Aussi, d’ici à 2025, 10 millions de nouveaux emplois seront créés en Afrique.

Pour la réussite de cette initiative, les ministres ont lancé une « task-force » qui servira de « mécanisme pour la coordination des activités ». Elle transmettra les recommandations au président du Nepad qui va présenter, au nom de l’Afrique, la déclaration et les décisions pour mener le plaidoyer.

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM

Les techniques de montage d’une centrale solaire ne sont pas un secret pour l’électrotechnicien Papa Abdourahmane Fofana, professeur de spécialité électrotechnique au Centre de formation Sénégal Japon. Après une formation sur les énergies solaires au pays du « Soleil levant » et en Allemagne, l’enseignant décode les principes de construction d’une centrale sans perdre le fil conducteur de la démonstration.

Dans son vaste bureau aéré au Centre de formation Sénégal-Japon, la présence de machines et de tables de coupe sont des éléments indiquant que la formation n’est pas théorique dans cet établissement. Sur l’écran, les principes d’exploitation de l’énergie solaire s’affichent. Le technicien Papa Abdourahmane Fofana ne veut pas être en déphasage avec l’évolution des techniques d’exploitation des énergies propres. Il est dans une sorte de course pour la maîtrise des techniques d’utilisation de l’énergie solaire. C’est l’avenir.

Depuis que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a soutenu que les énergies fossiles sont au cœur du réchauffement de la planète, l’enseignant est allé jusqu’au Japon pour chercher le savoir sur les énergies propres. Il a passé 9 mois au pays du « Soleil levant ». Il obtiendra un Certificat d’ingénierie électronique de niveau 2 décerné par l’Université polytechnique de Hachimoto en 2000 et un autre Certificat en automatique du Centre Fudji Electric de Tokyo. En 2012, il a séjourné en Allemagne où il a approfondi ses connaissances avec à la clé un Certificat en énergie photovoltaïque à l’Université de Dresden.

Ce Sénégalais a décroché son baccalauréat série F2 au lycée Limamoulaye de Guédiawaye en juillet 1983. En 1987, il obtient le Certificat d’aptitude à l’enseignement moyen technique et pratique et en 2001, le Certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire technique et pratique à l’Ecole nationale supérieure d’enseignement technique et professionnelle de l’Ucad.

L’électrotechnicien a, dans sa main, les techniques de montage d’une centrale solaire. Il refuse de nourrir un complexe devant les ingénieurs étrangers auxquels notre pays a fait appel pour monter une centrale solaire. Lorsqu’on lui pose la question : Est-ce que vous pouvez monter une centrale solaire ? Sa réponse ne souffre d’aucune nuance, ni hésitation. « L’énergie photovoltaïque, c’est quoi ? Je sais comment on monte une centrale photovoltaïque. Si j’ai un financement et une équipe, je peux installer une centrale de 20 à 30 mégawatts. J’ai entendu qu’on a fait venir des Italiens, or il y a des Sénégalais qui ont une expertise dans ce domaine », a affirmé l’électrotechnicien.

Les principes de base
Après cette assertion, il expose les grands principes de la technologie de transformation des rayons solaires en énergie. Il commence par présenter les appareils clés d’une chaîne électrique. Les onduleurs font partie des maillons essentiels de la chaîne, selon le technicien. « Ce qui compte le plus, ce sont les onduleurs. Ce sont des appareils électroniques construits sur la base des sciences de l’électronique de puissance », avance-t-il.

Les onduleurs sont les moteurs d’un système. Ils transforment le courant continu en courant alternatif. Lorsqu’il parle du système, son interlocuteur est emballé. Ses explications véhiculent une certaine logique. « C’est très simple. Les onduleurs sont des boîtiers. On fait entrer deux fils avec des bornes qui viennent des panneaux produisant du courant sous une tension continue », détaille M. Fofana. Ses explications sont rythmées de précisions et d’éclairages. Pour les grandes centrales d’une puissance supérieure à 300 kwatts, ce sont des onduleurs triphasés. Contrairement à ceux auxquels beaucoup pensent, la chaleur a des effets boomerang sur le fonctionnement d’une centrale solaire. Le technologue veut que l’on fasse la différence entre les rayons solaires et la chaleur ambiante du champ de captage. « Le solaire photovoltaïque n’a pas besoin de chaleur », précise le professeur d’électrotechnique. Le schéma de production de l’énergie est une série de transformations au niveau des panneaux d’abord, ensuite dans des onduleurs, puis suivent les phases de stockage de transport et, au besoin, d’injection dans un réseau plus grand.

« Les photons d’énergie tapent sur les panneaux qui les convertissent en déplacement d’électrons, et c’est le courant continu. Celui-ci arrive dans un onduleur qui le transforme à son tour en courant alternatif. C’est le principe de fermeture et d’ouverture d’interrupteur électronique. On peut avoir des onduleurs monophasés et tri-phrasés », explique le technicien. Lorsqu’il ne dispense pas des cours, il en reçoit. L’apprentissage, la quête du savoir, est une passion. C’est pourquoi il s’est aménagé des heures pour faire un Master II en Ingénierie de formation à Itecom. Parallèlement, il s’est inscrit en Master II en Energies renouvelables à l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). « J’aime vraiment les études. J’aimerais m’inscrire en thèse après mon Master II à l’Esp. Mon grand rêve, c’est d’enseigner dans des universités », souhaite l’enseignant.

Idrissa SANE

La Journée de l’Océan a été marquée, samedi dernier, par la présense de Son Altesse royale la princesse Lalla Hasnaa qui a prononcé le discours d’ouverture. Auparavant, le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, avait plaidé, dans la matinée, pour une conscience mondiale pour la protection des océans. A cet effet, il a souhaité une forte coalition contre la pêche illicite et le pillage des ressources halieutiques.

Au cours de la table-ronde qui a regroupé l’ambassadeur des Seychelles pour le Climat, Ronald Jumeau, le ministre des Affaires étrangères de Panama et le Dr Abdel Malick Faray du Maroc, Oumar Guèye a fait le point sur les mesures prises par le gouvernement du Sénégal pour protéger les ressources halieutiques. Selon lui, il nous faut agir en prenant conscience sur les paramètres.

Pour le ministre sénégalais de la Pêche, les gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger la pêche artisanale. Il a surtout dénoncé la pêche illicite qui fait perdre aux Etats 230 millions d’euros. Sur le cas du Sénégal, il a rappelé que le gouvernement du président Macky Sall, depuis 2012, a pris des sanctions très sévères contre les bateaux pirates avec des amendes d’au moins 1,5 million d’euros. Face à ce danger, le ministre a invité à une harmonisation des positions par rapport au Code de la pêche. M. Guèye a ainsi cité en exemple l’interdiction de pêcher certains alevins alors que dans d’autres pays, des autorisations sont délivrées.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech,
D. MANE et EL H. A. THIAM

L’appel du chef de l’Etat pour une tolérance zéro à l’encontre des trafiquants de bois en Casamance a reçu des échos favorables. A Bounkiling, dans la région de Sédhiou, le président de l’Association des volontaires pour la protection de l’environnement (Avpe), imam Mamadou  Saïdou Diallo, a réuni les populations pour annoncer la tenue, le mois prochain, d’une journée dénommée « Diarama Macky darndéma » qui signifie merci président Macky Sall pour votre engagement.

L’imam Mamadou Saïdou Diallo, président de l’Association des volontaires pour la protection de l’environnement (Avpe), a positivement accueilli le discours prononcé par le président de la République à l’occasion de la Journée nationale des forces armées. Dans un communiqué, il annonce l’organisation, dès le mois prochain, d’une journée pour magnifier l’engagement solennel du chef de l’Etat à protéger les belles forêts du Sud du pays pour une préservation de la biodiversité.

Selon lui, le président Sall n’a eu de cesse de mobiliser tous les moyens logistiques, financiers et humains de l’Etat pour arrêter ce dangereux trafic illicite du bois de venn qui a fini de défigurer les forêts des régions de Kolda, Ziguinchor et Sédhiou. Des mesures hardies comme l’augmentation du nombre des agents du service des Eaux et Forêts et l’implication des gendarmes et des militaires dans cette lutte sans merci en témoignent largement.

A présent, ajoute le leader de l’Avpe, il appartient aux associations de protection de la nature, à la société civile, aux autorités administratives, locales, coutumières et religieuses de jouer leur partition pour installer la peur dans le camp des trafiquants de bois. Parmi ces mesures attendues, l’imam préconise le renforcement de la sécurité à la frontière gambienne. Car jusque-là, les malfaiteurs continuent de piller les ressources forestières. C’est tout le sens de la tenue, en décembre, de la journée « Diarama Macky darndéma » (merci président Macky Sall pour votre engagement en pulaar).

Mamadou Lamine DIATTA

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde), en partenariat avec le Centre national de transfusion sanguine (Cnts), a organisé,  le 10 novembre 2016, sa deuxième opération de don de sang. A la fin de la collecte, le Cnts s’est retrouvé avec 54 poches. Cette année, l’objectif fixé était d’avoir au moins 50 volontaires parmi les membres du personnel de la Bnde. Cette opération a mobilisé 54 personnes. Elle entre dans la poursuite des actions de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) de cette institution.

L’opération, qui tend à devenir un évènement annuel, est inscrite dans le calendrier de la Bnde, laquelle, en plus de vouloir se faire un outil de financement national, se donne comme autre mission d’être un membre actif des entreprises impliquées dans la Rse, a souligné Pape Ousmane Sèye, chargé de la communication à ladite banque. « Offrir une cinquantaine de poches de sang n’est évidemment pas suffisant pour venir en aide aux nombreux demandeurs, mais reste quand même une contribution », a noté M. Sèye. La structure a invité ainsi toute la population sénégalaise à mener des actions de cette nature pour aider les patients. La première collecte de la banque s’est déroulée le 22 octobre de l’année passée.

Oumar BA

La journée mondiale de la science au service de la paix et du développement a été célébrée le 10 novembre. A Dakar, le bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a saisi l’occasion pour sensibiliser les étudiants, notamment les filles, sur les filières scientifiques.

Le thème de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, « Célébrons les centres et les musées scientifiques », a réuni des experts et des étudiants conviés dans les locaux de l’Unesco à Dakar. Cette rencontre a servi de prétexte pour inciter les étudiants, particulièrement les filles, à s’intéresser aux matières scientifiques.

Ali Conté, expert à l’Observatoire africain des sciences et techniques de l’information (Aosti), a, dans son exposé, expliqué les différentes évolutions scientifiques dans divers domaines du développement. Il a soutenu que la connaissance de la science est à la base de la paix et du développement de la planète. Selon l’expert, la science permet l’innovation et la créativité dans beaucoup d’activités, offrant ainsi des revenus et de la croissance pour nourrir les hommes et les femmes sur terre.

M. Conté a également évoqué les nombreuses difficultés qui assaillent la planète, notamment le continent africain. Il a cité en particulier la démographie galopante, en ce sens que la population de l’Afrique risque de doubler d’ici à 2063. « Des études révèlent qu’un tiers de la population mondiale sera africain », a-t-il avancé, soulignant qu’ « investir dans l’éducation et la science devient primordial ».

Pour Mme Ruffina Dabo Sarr, enseignante-chercheure, les filles sont sous représentées dans les filières scientifiques. Elle a relevé que des études montrent que « 70% des bacheliers sont littéraires au Sénégal et 30 % sont orientés vers les matières scientifiques ». Selon elle, « l’objectif est d’inverser la tendance ». A l’en croire, de la 6ème à la Terminale, il y a une évolution décroissante de la présence des filles à l’école en Afrique, notamment au Sénégal. D’où son cri du cœur pour la réussite des filles dans le système éducatif ; ce qui favorisera l’équité de genre dans les instances de décision.

Cheikh Malick COLY

Dix années de célébration ! La Journée nationale de l’éducation des filles, qui est célébrée chaque 11 novembre depuis son institution, en 2006, va faire un bilan d’étape sur la scolarisation de cette couche de la société. Avec des résultats sur l’accès des filles à l’école matérialisés par une parité dans l’élémentaire et le moyen, le défi actuel, selon Marie Siby Faye, coordonnatrice du Projet d’appui à l’éducation féminine (Paef) et à l’Empowerment des femmes pour un développement local inclusif, c’est de faire maintenir les filles au-delà du cycle moyen.

Ainsi, pour la célébration de cette année, qui sera marquée par une série de manifestations, il est prévu de faire un état des lieux. « 2016 commémorant la dixième édition de la Journée nationale de l’éducation des filles, il sera demandé à chaque académie de procéder à un état des lieux de l’éducation des filles (statistiques, activités, partenaires, projets, etc.).

Les conclusions et recommandations des activités menées au niveau déconcentré vont alimenter un livret blanc intitulé « Journée nationale de l’éducation des filles, dix ans de célébration », a affirmé Mme Faye. Au niveau national, il est prévu, le 1er décembre prochain, l’organisation d’une table ronde animée par des élèves. Elle regroupera les autorités du ministère de l’Education nationale, des représentants des élèves, des parents d’élèves, de la société civile, des Partenaires techniques et financiers et des collectivités locales.

Le thème retenu cette année est : « Les Tic pour lever des obstacles à l’éducation des filles ».

Oumar NDIAYE

A ce jour, 105 pays ont ratifié l’Accord de Paris sur le climat et l’acte final de 92 autres est attendu. L’information a été donnée, samedi, à Marrakech, par le président de la Cop22, le ministre Salaheddine Mézouar et la secrétaire exécutive de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Ccncc), Patricia Espinosa.

Tirant le bilan à mi-parcours de la Cop22 qui se tient présentement à Marrakech, au Maroc, le ministre Salaheddine Mézouar, président de ladite Cop, et la secrétaire exécutive de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Ccncc), Patricia Espinosa, ont annoncé que 105 pays ont déjà ratifié l’Accord de Paris sur le climat. Lequel Accord est entré en vigueur depuis le 4 novembre dernier. M. Mezouar a ainsi magnifié l’état d’esprit « positif » qui règne dans cette Cop22 avec un « engagement de tous ».

Il a indiqué que les grandes priorités demeurent la création d’un pont entre le monde des négociations, de l’action et de la mise en œuvre. « Ce pont est en train de se construire », a noté le président de la Cop22. Il s’agit aussi de faire en sorte que les engagements augmentent en faisant de la question du financement une « priorité » : accroître les financements disponibles et les politiques publiques favorables, augmenter l’enveloppe pour l’adaptation et innover dans les méthodes de financement en mobilisant le secteur privé.

De réels progrès dans les négociations
Salaheddine Mézouar a fait remarquer que des « avancées notoires » ont été notées dans le cadre des négociations, rappelant l’appel de Marrakech qui est une « invite à l’action, à l’engagement ». De « réels progrès » ont été également réalisés dans le cadre du renforcement des capacités et l’adaptation. Il ne reste qu’à travailler davantage pour faire avancer certains thèmes. M. Mézouar a précisé que la partie des négociations et celle des actions « ne se marchent pas sur les pieds ». L’agenda de l’action est surtout porté par des champions pour accélérer la dynamique de mise en œuvre des engagements des acteurs.

Le président de la Cop22 a, par ailleurs, rendu un vibrant hommage aux jeunes pour leur implication et leur dynamisme qui donnent « une énergie positive » aux autres. « Ils accomplissent un excellent travail. Tout le monde en est satisfait », a-t-il ajouté, annonçant la tenue du sommet de haut niveau, demain, avec les chefs d’Etat et de gouvernement, qui sera un moment de l’entrée en vigueur de la Cma. « Ce sera une semaine riche », a-t-il affirmé.

Patricia Espinosa a également confirmé les progrès, se félicitant de la ratification de l’Accord de Paris par 105 pays. « C’est une bonne nouvelle », a-t-elle estimé. Mme Espinosa a promis la transparence et s’est réjouie du fait que le sommet de haut niveau soit présidé par Sa Majesté le roi Mohamed VI, en présence d’autres chefs d’Etat et de gouvernement qui exposeront les actions entreprises dans leurs différents pays.

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM


AFRIQUE SUBSAHARIENNE : LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET LA NUTRITION AU CŒUR DES ACTIONS DE L’IFDD ET SOS SAHEL
La Cop22 est aussi une occasion pour des organisations de mutualiser leurs efforts afin d’apporter des solutions durables aux défis qui se posent aux communautés. Hier, Sos Sahel et l’Institut francophone du développement durable (Ifdd) ont échangé sur l’adaptation aux changements climatiques dans les zones arides d’Afrique avec comme thème : « Surmonter les défis climatiques et les échanges liés à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel ». Des échanges qui viennent à l’heure. Car, selon les statistiques fournies par ces organisations, la situation en Afrique est loin d’être reluisante. Le taux de déforestation et de désertification ne cessent d’augmenter. Idem pour la dégradation des terres. Il s’y ajoute aussi une diminution « significative » des ressources en eau.

Ces phénomènes sont aggravés par le changement climatique, la surpopulation et les mauvaises pratiques culturales. La conséquence est que la pauvreté ne cesse d’augmenter. Selon l’Ifdd et Sos Sahel, « la population pauvre a accru, passant de 280 à 347 millions de personnes. Le Sahel, à lui seul, compte 20 millions de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire, dont 4 millions vivent dans des situations d’urgence graves ». Aussi, pour ces deux organisations, l’accent doit être mis sur le développement de l’agroforesterie et les systèmes de gestion des ressources naturelles. Elles ont magnifié l’initiative de la Grande muraille verte qui vise à « améliorer l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques, la conservation de la biodiversité et les moyens de subsistance des populations ». A noter que l’organisation Sos Sahel a été créée au Sénégal en 1976 par le président Senghor après la période de sécheresse extrême au Sahel. Aujourd’hui, il est présent dans 11 pays, du Sénégal à Djibouti. La sécurité alimentaire et la nutrition sont au cœur de ses actions.

TRANSITION ENERGETIQUE MONDIALE : POLITIQUES ET CHEFS D’ENTREPRISE S'ENGAGENT À POURSUIVRE LEURS ACTIONS
Différents leaders ont célébré, vendredi dernier, la Journée de l'énergie. Occasion de présenter les efforts déployés à l'échelle mondiale pour réduire le taux de carbone dans le système énergétique.

L'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) et Energie durable pour tous (Seforall) ont organisé conjointement la Journée de l'énergie. Cela, en coopération avec l'Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen) et l'Agence marocaine pour l'efficacité énergétique (Amee). Il s’est agi de disposer d’une énergie propre et d’un coût abordable et assurer un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne, qui peut relier les 1,1 milliard de personnes dans le monde qui ont peu ou pas d'accès à l'électricité, en plus des 2,9 milliards de personnes qui utilisent encore des combustibles solides dangereux pour cuisiner et se chauffer, ont expliqué les dirigeants présents.

Il est ainsi annoncé le lancement, en début 2017, de la campagne « One for all » qui vise à mobiliser de nouveaux investissements pour mettre fin au déficit énergétique avant 2030. « La réduction de l’écart énergétique nous fournit une des plus grandes opportunités économiques de notre temps », a rappelé Rachel Kyte, Pdg et représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour l’initiative « Énergie durable pour tous ». « En 2016, le monde a besoin d'un système énergétique qui permette un accès universel, soutienne la création de nouveaux emplois et réponde à nos espoirs d’un avenir juste et équitable pour tous. Pour ce faire, les promesses faites doivent être tenues », a-t-elle ajouté.

Quant au directeur général de l’Irena, Adnan Amin, il a noté que les objectifs climatiques convenus à Paris ne requièrent rien de moins que la « décarbonisation radicale de l'économie mondiale », soulignant qu’une « transition rapide à un avenir alimenté par les énergies renouvelables, combinée à l'amélioration de l'efficacité énergétique, est le moyen le plus efficace pour éviter un changement climatique catastrophique, tout en offrant aux citoyens une meilleure qualité de vie ». Il a ajouté que le rythme et l'ampleur du changement doivent augmenter pour respecter la promesse de l'Accord de Paris. Sur ce, M. Amin a invité les gouvernements à créer les cadres politiques et financiers nécessaires à travers une multitude d'initiatives.

Deux nouvelles compagnies, Dalmia Cement et Helvetia, se sont engagées publiquement à utiliser 100 % d'énergies renouvelables et à rejoindre RE100, « une initiative mondiale de collaboration » comptant plus de 80 des sociétés les plus influentes au monde qui travaillent à l’augmentation de l’utilisation d'énergies renouvelables, tandis qu’une autre compagnie, Swiss Re, a annoncé qu'elle s'engageait à doubler son efficacité énergétique et à se joindre à EP100, « une campagne mondiale qui travaille avec les entreprises afin de maximiser les bénéfices économiques de chaque unité d'énergie qu’elles consomment ». Une nouvelle initiative dirigée par le secteur privé, l'Alliance des acheteurs d'énergie renouvelable (Reba), a également été annoncée. Reba établit le lien entre la demande d'électricité des entreprises et l'approvisionnement en énergie renouvelable.

A noter que plusieurs rencontres thématiques se tiennent à la Cop22. L’objectif étant de renforcer les efforts pour pouvoir rester dans le champ des objectifs de Paris, à savoir rester bien en-dessous de la limite des 2°C et si possible des 1,5°C, accroître les capacités en adaptation et résilience et réorienter les flux financiers.

PROTECTION DES OCEANS : LE MINISTRE DE LA PÊCHE PLAIDE POUR UNE CONSCIENCE MONDIALE
La Journée de l’Océan a été marquée, samedi dernier, par la présense de Son Altesse royale la princesse Lalla Hasnaa qui a prononcé le discours d’ouverture. Auparavant, le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, avait plaidé, dans la matinée, pour une conscience mondiale pour la protection des océans. A cet effet, il a souhaité une forte coalition contre la pêche illicite et le pillage des ressources halieutiques.

Au cours de la table-ronde qui a regroupé l’ambassadeur des Seychelles pour le Climat, Ronald Jumeau, le ministre des Affaires étrangères de Panama et le Dr Abdel Malick Faray du Maroc, Oumar Guèye a fait le point sur les mesures prises par le gouvernement du Sénégal pour protéger les ressources halieutiques. Selon lui, il nous faut agir en prenant conscience sur les paramètres.

Pour le ministre sénégalais de la Pêche, les gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger la pêche artisanale. Il a surtout dénoncé la pêche illicite qui fait perdre aux Etats 230 millions d’euros. Sur le cas du Sénégal, il a rappelé que le gouvernement du président Macky Sall, depuis 2012, a pris des sanctions très sévères contre les bateaux pirates avec des amendes d’au moins 1,5 million d’euros. Face à ce danger, le ministre a invité à une harmonisation des positions par rapport au Code de la pêche. M. Guèye a ainsi cité en exemple l’interdiction de pêcher certains alevins alors que dans d’autres pays, des autorisations sont délivrées.

Daouda MANE et EL H. Abdoulaye THIAM

PRINCESSE LALLA HASNAA : « IL FAUT PROTÉGER LES ZONES HUMIDES »
Après avoir rappelé l’importance des océans, enfin reconnue par la déclaration « Because the Ocean », en marge de la Cop21 de Paris, la princesse Lalla Hasnaa a lancé un nouvel appel à une plus grande protection des océans et des zones humides, pour lesquelles elle se mobilise depuis plus de 15 ans. La princesse s’était déjà engagée avant même la création de la Fondation qu’elle préside aujourd’hui dans une action de protection et de propreté des plages. Un programme qui a bouclé sa 15ème année et qui s’étend à l’ensemble du littoral marocain, avec 89 plages accompagnées, dont 22 labellisées. Cette action globale a concerné, dès 2008, la dépollution de la lagune de Nador, et en 2011, la protection de la lagune de Dakhla.

MOBILITE : LE TRANSPORT, PRINCIPALE SOURCE DES ÉMISSIONS DE GAZ
Les transports sont responsables d’un quart des émissions de gaz à effet de serre relatives à l'énergie, ont constaté des experts du monde des transports réunis à Marrakech.

Les dirigeants du secteur du transport durable qui catalysent la transformation nécessaire aux côtés des gouvernements pour faire face au changement climatique se sont réunis à la Cop22 pour l'événement du Programme de l’action mondiale pour le climat (Amc) sur les transports. Les participants ont démontré les progrès réalisés au sein de 15 initiatives de référence qui couvrent tous les modes de transport et plus de 100 pays. Aussi ont-ils indiqué que la lutte contre les émissions provenant des transports est à la fois possible et rentable. Ils ont reconnu que les transports sont déjà responsables d'un quart des émissions de gaz à effet de serre relatives à l'énergie. Sans aucune mesure perturbatrice, il est prévu que les émissions causées par les transports augmentent de 7,7 Gt à environ 15 Gt d'ici 2050, ont-ils expliqué.

Il s'agit, selon les experts, d'un problème global, car pour 45 % des pays, le transport est la principale source d'émissions relatives à l'énergie, et il s’agit de la deuxième source sur le reste des secteurs. « Le transport, par conséquent, doit être un élément clé de toute solution efficace au changement climatique », ont-ils déclaré.

D’après les débats dans le domaine de l'action des transports, la lutte contre les émissions dues aux transports est non seulement possible, mais il existe aussi des solutions durables et rentables. « Le secteur des transports a bien commencé en donnant l'exemple et en menant l'élaboration du programme d'action mondiale pour le climat. Les quinze initiatives de transport menées par des acteurs non étatiques, dont les progrès sont communiqués à Marrakech, ont une portée et une ampleur telles qu'ils sont en bonne voie pour déclencher une transformation d’envergure du secteur des transports, comme l'exige l'Accord de Paris », a souligné  Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Energie et des Affaires maritimes, en charge des Relations internationales sur le climat de la France.

« Les initiatives des acteurs non étatiques en matière de transport sont essentielles pour une mise en œuvre réussie des contributions déterminées au niveau national soumises par plus de 160 pays à l'occasion de la Cop21 à Paris. Ces initiatives, en créant une nouvelle réalité sur le terrain, favorisent la compréhension populaire et le soutien à l'action climatique qui, à son tour, est le moteur de l’ambition des gouvernements de lutter contre le changement climatique », a déclaré, pour sa part, Dr Hakima El Haïté, ministre chargée de l’Environnement et championne pour le climat du royaume chérifien.

« Pour une région en pleine croissance comme l'Afrique, qui est fortement touchée par le changement climatique, nous avons besoin de solutions de transport adéquates aux besoins locaux et à un coût abordable. Ces solutions doivent appuyer le développement économique et social, fournir l'accès à la mobilité et créer une valeur ajoutée au niveau local. Au travers de la nouvelle Association africaine pour un transport routier durable lancée à la Cop22, nous souhaitons partager nos expériences, activer le développement d’autoroutes résilientes et intelligentes et le déploiement de la mobilité électrique au Maroc et au-delà », a martelé Mohamed Boussaid, ministre des Transports du Maroc.

Une série de mesures à gains rapides à mettre en œuvre avant 2020 a été proposée pour optimiser la contribution des transports à l'atténuation d’ici à 2020.

Les travaux sur les transports ont conclu qu'il est maintenant nécessaire d'intensifier les mesures en faveur des transports durables de manière considérable. Ce n'est qu'en travaillant ensemble que les acteurs étatiques et non étatiques peuvent élaborer et mettre en œuvre des mesures significatives qui soutiennent la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech,
D. MANE et EL H. A. THIAM

LE MAROC PRÉSENTE SON « INITIATIVE CEINTURE BLEUE »
Le royaume du Maroc annonce son Initiative ceinture bleue. Elle vise à « construire la résilience des communautés côtières et à promouvoir une pêche et une aquaculture durables conformément aux attentes de l’Objectif 14 de développement durable ». Les domaines prioritaires seront les systèmes intégrés de surveillance côtière, la pêche durable et l'aquaculture sur l’ensemble de leur chaîne de valeur. Les solutions pour l'adaptation et les contributions à l'atténuation seront parties intégrantes d'une feuille de route définissant les priorités à mettre en œuvre. Cette initiative est soutenue par un plan d'investissement et un programme de renforcement des capacités de 60 millions de dollars sur la période 2017-2020, qui s’appuie sur l'initiative croissance bleue lancée à la Cop21 à Paris.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech,
D. MANE et EL H. A. THIAM

LE PRÉSIDENT MACKY SALL PREND PART, DEMAIN, AU SOMMET DES CHEFS D’ETAT
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a quitté Washington, hier, pour le Maroc où il prendra part à la 22ème édition de la Conférence des parties sur le climat (Cop22), annonce un communiqué de la présidence de la République.

Il participera au Sommet des chefs d’Etat de demain ainsi qu’au Comité restreint des dirigeants africains organisé à l’initiative de Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc. « Rappelons que, depuis son accession au pouvoir, le président Macky Sall encourage le mix énergétique dans sa stratégie de développement durable, en particulier dans le secteur de l'énergie », lit-on dans le communiqué qui souligne que « cette stratégie vise à mobiliser toutes les sources d’énergie disponibles sur le territoire pour en faire une combinaison qui soit la plus avantageuse en termes de coût, de sécurité et d’autonomie ». Il a, dans ce cadre, note-t-on dans le texte, « procédé  à l’inauguration récente  des centrales solaires photovoltaïques de Bokhol et de Malicounda d'une capacité globale de 40 MW ».

Selon le président Sall, « grâce à cette nouvelle politique énergétique, prioritairement consacrée dans le Plan Sénégal émergent, notre pays est sur le point de passer de la situation « de pays  totalement handicapé par le manque d’énergie à celle d’un pays entré dans l’air du mix énergétique », lit-on.

« Le rôle des Conseils économiques et sociaux dans la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national ». Tel est le thème de la rencontre qui s’est déroulée, hier, a Marrakech, sous la présidence de Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental du Sénégal et de l’Union des Conseils économiques et sociaux d’Afrique.
Une planification stratégique sensible au contexte et à la justice climatique. C’est l’appel lancé, hier, par Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) du Sénégal. Elle présidait une rencontre sur le thème : « Rôle des Conseils économiques et sociaux dans la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national » dans le cadre de la Cop22 qui a lieu présentement à Marrakech.

Après avoir félicité son collègue du Maroc, Nizar Baraka, pour la collaboration dynamique et l’amitié fraternelle qui caractérisent les relations entre nos deux pays, Mme Tall a dit qu’ensemble nos pays ont réalisé une prouesse, car jamais auparavant un traité international n’était entré en vigueur dans un délai aussi court après son adoption. Elle a ajouté que « toutefois, galvanisés par ces résultats encourageants, nous ne devons pas perdre de vue la distance qu’il nous reste à parcourir et les obstacles que nous devrons surmonter ». Selon elle, les Contributions déterminées au niveau national, en raison de leur caractère volontaire et non contraignant, ne suffiront pas en l’état des choses à maintenir le réchauffement en deçà de 2 degrés Celsius.

Pour la présidente du Cese, l’Accord de Paris est ambitieux certes, mais réalisable. Elle a invité les Etats signataires qui ne l’ont pas encore fait à le ratifier et à tous ceux qui l’ont fait à respecter leurs engagements, s’ils ne peuvent faire davantage. D’après elle, au sortir de cette conférence sur le thème de « L’atténuation aux effets du changement climatique et de l’innovation en matière d’adaptation », chacun rentrera avec de nouveaux outils et des pistes d’action concrète tirées de la mise en commun de nos savoirs et de nos expériences.

Mme Tall a aussi invité à une mise en œuvre fluide accompagnée d’outils de suivi-évaluation efficaces et de données précises. Pour y arriver, a-t-elle poursuivi, il faut nécessairement que les pays s’attèlent à harmoniser leurs législations nationales avec ce traité international ; à traduire ses dispositions en politiques publiques, en plans et programmes nationaux.

L’action des Conseils économiques, selon Aminata Tall, s’étend bien au-delà des frontières nationales, comme l’atteste le processus de sensibilisation et d’harmonisation des positions qui a précédé la Cop et suivi la Cop21. Elle a reconnu que, même s’il reste un travail de fond à mener au niveau des grandes instances régionales et internationales, nous avons consacré une partie de notre mandature à la tête de l’Union des Ces d’Afrique à poser des jalons d’une intégration continentale au sein de la Cedeao et de l’Uemoa.

Elle a saisi l’occasion pour demander les Ces et institutions similaires d’Afrique à renforcer leurs espaces collaboratifs. Pour elle, la société civile organisée peut jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des  Contributions déterminées au niveau national. Ces facilitateurs de dialogue entre les populations et les décideurs permettent, à son avis, de renforcer les capacités des différents acteurs, d’obtenir des données, de consolider le plaidoyer en direction des bailleurs de fonds, mais aussi de favoriser le consensus et l’adhésion des populations ; une condition primordiale à l’obtention de résultats durables.

Citant l’exemple du Sénégal qui a ratifié l’Accord de Paris, le 22 septembre 2016, Mme Tall a dit qu’elle prend activement part aux stratégies globales d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, notamment à travers sa Contribution déterminée au niveau national validée en 2015. Selon la présidente du Cese, ces actions s’inscrivent dans le Plan Sénégal émergent (Pse), notamment dans son volet agricole avec le Pracas, ainsi que dans ses programmes sectoriels de gestion durable des ressources naturelles et environnementales.
 
De nos envoyés spéciaux à Marrakech
Daouda MANE et EL H Abdoulaye THIAM

Une grande implication des femmes pour lutter efficacement contre le changement climatique. C’est le souhait de la maire de Paris et présidente du réseau C40, Anne Hidalgo, à travers le lancement d’une initiative pour le leadership des femmes. « Women4Climate ». Elle a été présentée, hier, à Marrakech, à la Cop22. Elle avait à ses côtés le ministre délégué chargé de l’Environnement du Maroc, Mme Hakima El Haite, la maire de Bangangté au Cameroun et présidente du Réseau des femmes élues d’Afrique (Refela), Mme Célestine Ketcha-Courtès, la secrétaire exécutive de la Ccnucc, Mme Patricia Espinosa, et l’experte Mme Laurence Tubiana. Le but étant de « renforcer le leadership des femmes face au changement climatique », a déclaré Mme Hidalgo. Autrement dit, « placer l’action des femmes au centre des engagements pris lors de la Cop21 ». Car, a-t-elle soutenu, « les négociations de l’Accord de Paris ont abouti grâce à des femmes leaders, notamment des maires ».

Selon Mme Anne Hidalgo, les villes sont «incontournables» dans la lutte contre le changement climatique, rappelant que le plus grand défi de ce 21ème siècle demeure celui du climat qui « conditionne le développement et même la paix mondiale ». A cet effet, le leadership des femmes est plus que nécessaire. Saluant cette initiative, le ministre de l’Environnement du Maroc, Mme El Haite, a précisé que « la Cop des femmes est une Cop sociétale et non féminine puisque ces forces vives sont sur tous les fronts ».

Toutefois, le défi ne sera pas facile à relever, si l’on en croit Mme Célestine Ketcha-Courtès du Cameroun ; le monde ne comptant que « 6 % d’élues » pour un objectif de 30 % fixé par les Omd et 50 % à l’horizon 2030. « Ce qui constitue une « gageure », a-t-elle reconnu, même si elle croit fortement que l’engagement et l’action des femmes ne peuvent qu’être bénéfique à l’Humanité. « Sans les femmes, on n’y arrivera pas », a ajouté la secrétaire exécutive de la Ccnucc, Mme Patricia Espinosa, appelant à « un développement durable inclusif ». Elle a magnifié l’initiative de la maire de Paris et a promis, comme Mme El Haite, un soutien « sans faille » de son organisme.

Le C40 Cities Climate Leadership Group fédère 86 des plus grandes villes du monde, représentant plus de 650 millions de personnes et un quart de l’économie mondiale. Il prône des coopérations opérationnelles, des actions entraînant la réduction des émissions de gaz à effet de serre et autres risques climatiques, tout en favorisant la santé et le bien-être des citoyens et en créant des opportunités économiques.

 

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