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Actualités (1756)

Pour promouvoir une éducation inclusive et de qualité, il est impératif de cultiver l’évaluation des acquisitions scolaires dans les pays francophones du Sud. C’est dans ce cadre qu’un nouveau cycle d’évaluation des apprentissages concernant 15 pays a été lancé.

Après la mise en œuvre de son plan d’actions 2013-2016 ayant permis la réalisation d’une évaluation internationale en 2014, le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (Pasec) a lancé un second cycle d’évaluations groupées dénommé Pasec 2019 et qui va concerner 15 pays. Cette rencontre internationale a permis de passer en revue le bilan de l’évaluation du Pasec 2014 axé sur la langue (lecture et écriture) et les mathématiques pour les trois moments-clés de l’enseignement de base, notamment le début de la scolarité (Cp2), la fin du cycle primaire (Cm2) et la fin de l’éducation de base (fin du collège).

Pour le secrétaire général de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (Confemen), l’évaluation des acquis des élèves est un moyen qui permet d’apprécier le niveau de maitrise des connaissances et des compétences des élèves dans une matière donnée. « C’est un instrument de contrôle, de suivi et de pilotage de la qualité de l’éducation qui contribue à mieux cibler les politiques éducatives, pour plus d’efficacité et de réussite des apprenants. L’évaluation permet aussi d’apprécier le niveau d’équité d’un système éducatif », a indiqué Jacques Boureima Ki, lequel a salué les efforts du Sénégal, classé deuxième.

Après une réforme entreprise en 2012, le Pasec, mis en place en 1991, a réalisé une première évaluation internationale appelée Pasec 2014 qui a été expérimentée et réussie au Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Jacques Boureima Ki a ainsi félicité les équipes nationales concernées pour leur disponibilité et leur contribution à l’élaboration et à la restitution des rapports nationaux. « Les résultats ont montré qu’en dépit des efforts consentis par les pays et la communauté internationale et malgré les progrès enregistrés dans le domaine de l’accès, de nombreux défis restent à relever dans le domaine de la qualité, de l’équité et de la disponibilité des ressources pédagogiques », a-t-il noté. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, « la culture de l’évaluation des acquisitions scolaires est devenue un impératif pour les pays francophones du Sud pour promouvoir une éducation inclusive et de qualité pour tous d’ici 2030 et tirer profit du dividende démographique dans les années à venir ».

Samba Oumar FALL

« Le secteur de l’éducation a fait de grands pas dans la région de Kédougou », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale. Serigne Mbaye Thiam présidait un Comité régional de développement (Crd) sur l’éducation dans cette région.

Un Comité régional de développement (Crd) sur l’éducation s’est tenu à Kédougou. Un moment pour procéder au diagnostic du système éducatif dans cette région orientale. Dans sa note introductive, l’inspecteur d’académie (Ia) de Kédougou, Bou Fall, s’est félicité des réalisations dans ce secteur. Des résultats scolaires à la qualité des enseignements, en passant par la formation des enseignants, il a reconnu que beaucoup de choses ont bougé. Seulement, l’inspecteur Fall a indiqué que des efforts restent à fournir pour booster le taux d’orientation des élèves dans les séries scientifiques, tout comme l’implication de la communauté dans le financement et le développement de l’éducation.

Le taux de décrochage et d’abandon, facilité par l’exploitation de l’or dans les sites d’orpaillage, constitue également une préoccupation pour les autorités éducatives. Sur ce point, Bou Fall a avancé que des solutions sont en train d’être trouvées avec des partenaires. Un projet de récupération et de formation des enfants hors du système est en train de se dérouler. Cinquante enseignants sont recrutés et formés pour prendre en charge plus de 1.000 enfants à ré-enrôler dans le système classique.

Les autres intervenants sont revenus sur quelques contraintes qui menacent la qualité de l’éducation dans ces localités. Notamment le manque de prise en charge des enfants à besoins éducatifs spéciaux, la gestion des classes spéciales et le taux encore élevé d’abris provisoires.

Les élus locaux de la région de Kédougou, par la voix du président du Conseil départemental, se sont réjouis des efforts déployés par l’État pour relancer le système éducatif dans leurs localités. Ainsi, ils se sont engagés à appuyer les écoles en eau et en électricité. Quant au président du Conseil départemental de Kédougou, il a accordé une ligne budgétaire de 30 millions de FCfa au secteur de l’éducation.

Répondant aux différentes interpellations, le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, a soutenu que l’État du Sénégal a injecté 3,6 milliards de FCfa pour l’édification des infrastructures scolaires dans ladite région. Selon lui, ce montant a permis de construire 291 salles de classe, 3 écoles dans l’élémentaire et 8 collèges. A cela s’ajoutent les constructions du nouveau lycée départemental de Kédougou, financé à hauteur de 206 millions de FCfa, et de la nouvelle Inspection d’académie (Ia). M. Thiam a indiqué que ces investissements ont permis de réduire considérablement le stock d’abris provisoires qui foisonnaient dans la région.

A l’en croire, le taux d’abris provisoires est passé de 24,1 % en 2012 à 15 % en 2016 dans le cycle élémentaire. Dans le cadre de la promotion de l’enseignement des sciences, l’académie de Kédougou a aussi bénéficié d’un Bloc scientifique et technologique et d’une bonne dotation en ressources numériques. « Un ensemble de paquets de services qui vont participer à booster la qualité de l’éducation dans la région de Kédougou », a estimé le ministre.

Pape Coly NGOME

Lors du forum de lancement des auditions publiques de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep) sur l’utilisation des fonds alloués, il a été révélé que le budget 2016 de l’Inspection d’académie (Ia) de Tambacounda était de 4,863 milliards de FCfa.

Durant l’année 2016, l’Inspection d’académie de Tambacounda a disposé d’un budget de 4,863 milliards de FCfa. La révélation a été faite, à Tambacounda, lors du forum de lancement des auditions publiques de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep). Les 96% du budget étaient destinés aux salaires des professeurs contractuels. Les frais de déplacement pour les examens du Cfee, du Bfem et du Bac représentaient 2,5%, soit 121,5 millions de FCfa, là où le fonctionnement représentait 0,86% du budget (41,9 millions FCfa). Les contrats de performance (Cdp) étaient de l’ordre de 289,5 millions FCfa et les quatre Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) de la région s’étaient partagées 122,169 millions. Les contrats avec les « daaras » dans le cadre du Paqueeb (Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base) étaient évalués à 41,158 millions FCfa.

L’objectif des auditions publiques est de collecter des données sur les besoins de l’éducation et l’utilisation des fonds alloués à l’éducation qui retient 35 % du budget et 6% du Pib.

Organisées pour la première fois, ces auditions s’inscrivent dans la phase 2 du programme « Sunu budget » (Notre budget) devant être exécuté par la Cosydep dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, en partenariat avec l’Ong 3D, avec l’appui de l’Usaid, souligne Cheikh Mbow, coordonnateur de la Cosydep. Selon lui, « ce programme cherche à surveiller les ressources injectées dans le secteur de l’éducation et de la formation, à engager les communautés à mieux s’approprier les questions d’éducation, à faire en sorte que le partage des données sur l’éducation devienne un exercice classique et ordinaire ».

Pour ce faire, des sessions de formation sur le suivi budgétaire avaient été organisées avant la tenue de ces fora dans les régions d’intervention. « L’objectif est d’abord d’identifier les besoins en éducation et ensuite d’organiser des auditions publiques des managers de centres de responsabilité », soutient Awa Diop, adjointe au gouverneur, qui a présidé cette rencontre.
Aussi, ce forum sera-t-il mis à profit pour recueillir la contribution de Tambacounda dans le rapport semestriel qui sera destiné à l’autorité, comme un « outil d’aide à la prise de décision ». Ces auditions permettront d’interroger l’efficacité du système, en mettant côte à côte les ressources injectées et les résultats obtenus.

Au-delà de ces fora, il y aura des stratégies de suivi budgétaire tout au long de ce semestre à l’aide d’outils confectionnés pour collecter et analyser des données. Chaque antenne régionale de la Cosydep a pris l’initiative d’identifier les managers de centres de responsabilité à auditionner.

Louise Diène Seck, coordinatrice régionale de la Cosydep, a, dans son propos, regretté la non diffusion de l’information financière à tous les niveaux, la non prise en compte des contributions des ménages et le faible niveau d’engagement de la communauté. Elle a aussi évoqué la difficulté à mesurer l’impact des ressources injectées sur les performances scolaires. Ce qui ne contribue pas à une mise à l’échelle dans la région d’une gouvernance efficiente et inclusive du système éducatif qui ne mettait pas en avant une systématisation de reddition des comptes, d’imputabilité des résultats et de transparence.

Faiblesse des infrastructures scolaires
L’Inspecteur d’académie (Ia) de Tambacounda, Alassane Niane, a, lors du forum de lancement des auditions publiques de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep), évoqué la faiblesse des infrastructures scolaires. Il a révélé que, de 2014 à 2016, un seul collège, celui de Djimbé (Bakel), a été créé et aucun lycée n’a vu le jour. Des établissements avec classe de Seconde ont toutefois évolué en lycées. Dans l’Ief (Inspection de l’éducation et de la formation) de Koumpentoum, seules trois écoles ont été créées de 2015 à 2017 et toutes l’ont été en 2017. Sur la même période, seules deux écoles ont été créées dans l’Ief de Bakel, a poursuivi M. Niane. S’y ajoute le déficit du personnel enseignant et de la formation. L’académie de Tambacounda fait également face aux grèves des élèves et des enseignants, à l’enclavement, au taux de chômage élevé, au nombre élevé d’abris provisoires, à la faiblesse de la logistique, entre autres.

Pape Demba SIDIBE

Un atelier sur la sécurité sanitaire des aliments réunit, depuis le 28 mars, des représentants de différents ministères, des laboratoires publics et privés, des associations de consommateurs, entres autres. Ces derniers seront outillés sur la gestion des urgences de sécurité sanitaire des aliments en cas d’intoxication.

« Les denrées alimentaires mal conservées constituent un danger pour la santé des populations surtout si l’on ne respecte pas les conditions d’hygiène et de préparation », a averti Pr Amadou Diouf, président du comité national du Codex alimentarius du Sénégal (Cnca). Il s’exprimait lors de l’atelier national portant sur un exercice de simulation « sur table ». Cette rencontre de trois jours est organisée dans le cadre du soutien à l’élaboration du Plan national de réponses aux urgences de sécurité sanitaire des aliments au Sénégal (Pnrussa), afin de vérifier et d’évaluer les procédures opérationnelles standards élaborées dans ce cadre. L’objectif de cet exercice de stimulation, lit-on dans un document remis à la presse, est de permettre aux participants d’avoir une bonne connaissance des risques émergents et des procédures de communication en cas d’urgence dans le domaine de la sécurité alimentaire des aliments. A l’issue de l’atelier, les participants seront capables de réviser et de finaliser les procédures du Pnrussa en vue de son adoption par les autorités gouvernementales. Ils vont ainsi bénéficier d’un renforcement de capacités de surveillance, d’alerte et de préparation à la gestion des urgences de sécurité sanitaire des aliments.

Interpellé, le Professeur Amadou Diouf a révélé qu’au Sénégal, les maladies d’origine alimentaire sévissent de façon récurrente à cause de la prolifération des aliments vendus sur la voie publique. A cela s’ajoutent les changements notés dans les modes de préparation dans certains foyers. Par conséquent, les cas de maladies d’origine alimentaires les plus graves sont constatés chez les enfants de moins de 5 ans dont certains peuvent perdre la vie si les bonnes mesures ne sont pas prises à temps. « Mais, le meilleur traitement reste la prévention, c’est d’ailleurs ce qui fait l’objet du projet Pnrussa que nous sommes en train de dérouler avec l’appui du Luxembourg et de la Fao. Ces deux partenaires ont permis au Sénégal de disposer d’un plan de riposte rapide en cas d’intoxication alimentaire, de faire le suivi pour éviter que les cas ne s’aggravent », a-t-il indiqué, précisant que l’intoxication alimentaire peut provoquer des décès en fonction du niveau de contamination.

Le Pr Amadou Diouf a aussi conseillé aux femmes qui font la cuisine de veiller au respect de l’hygiène, c’est-à-dire de laver les mains avant de toucher les denrées alimentaires, surtout celles qui parfois utilisent les toilettes. « Il faut se laver les mains dès que l’on sort des toilettes avant de reprendre la cuisine, car on peut contaminer l’aliment, puisqu’on n’était en contact avec le germe d’origine fécale », a-t-il insisté. Le Plan national de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments au Sénégal est conçu pour permettre au Sénégal d’avoir un outil d’intervention en vue d’identifier et de gérer, avec plus d’efficacité, les situations d’urgence en apportant des réponses.

Eugène KALY

Guémédjié, village du Sénégal frontalier de la Guinée, est situé dans le département de Saraya, région de Kédougou. Cette localité très enclavée va abriter, ce mercredi, la cérémonie de lancement du Puma (Programme d’urgence pour la modernisation des axes et des territoires frontaliers).

Dans le cadre de ses tournées, le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, s’est rendu dans le département de Saraya, précisément dans le village de Guémédjié. Une localité difficile d’accès et frontalière avec la République de Guinée. Dans cette bourgade, peuplée pour la plupart de malinké, il n’existe aucune infrastructure sociale de base adéquate (santé, école…).

Cependant, cette situation précaire va bientôt connaître une solution durable. L’État du Sénégal a, en effet, décidé de sortir la zone de l’ornière. Ainsi, dès ce mercredi, la localité va abriter la cérémonie de lancement du Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma). L’information a été donnée par le ministre de l’Éducation nationale, en marge de sa visite à l’unique école élémentaire du village. Une école dont les deux abris provisoires sont faits de tiges de bambou qui font office de tables-bancs. Une situation qui a heurté la sensibilité du ministre de l’Éducation nationale qui a promis de doter l’école de mobiliers scolaires, en plus du bâtiment pédagogique en phase de finition. Cette opération va permettre de reloger la trentaine de ménages expulsés de la Guinée. Ces populations, pour rappel, avaient occupé les terres appartenant au territoire guinéen. Et devant leur nombre de plus en plus croissant dans le sol guinéen, le gouvernement guinéen a décidé de leur retour à leur terroir d’origine. Selon le préfet de Saraya, Moctar Cissé, la partie occupée par nos compatriotes sénégalais est à quelques mètres du territoire guinéen, et les populations sénégalaises, ignorant les limites frontalières, ont avancé et se sont installées en terre guinéenne. C’est par la suite que les autorités guinéennes ont pris la décision de faire retourner ces populations dans le sol sénégalais.

Accueillies en premier lieu par le village de Guémédjié, commune de Médine Bafé, cette population malinké va rejoindre un nouveau site aménagé par les autorités administratives et locales où elle va s’installer définitivement et pouvoir s’adonner à des activités génératrices de revenus.

D’après le préfet de Saraya, ces populations seront accompagnées avec un paquet de services allant de la santé, l’éducation, aux loisirs.

Pape Coly NGOME

Le projet de construction d’une usine de dessalement d’eau de mer aux Mamelles n’aura pas un impact négatif sur les écosystèmes. C’est que révèle une évaluation environnementale. Le projet a déjà reçu le certificat de conformité environnementale délivré par la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec).

Le projet de dessalement d’eau de mer s’est invité au débat à l’hémicycle. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a apporté des éclairages. Contrairement à une idée véhiculée, l’unité de dessalement n’empiétera pas sur la plage. Les prises d’eau seront installées aux abords des contreforts des falaises. Le projet a respecté les procédures en vigueur. L’étude environnementale a été réalisée et partagée au cours d’une audience avec les pêcheurs, les mareyeurs, les autorités coutumières, les usagers de la plage et les propriétaires de terrain. C’était le 11 novembre 2016. Avant cette étape, l’étude d’impact environnemental et social a été réalisée et pré-validée en comité technique le 28 juin 2016.

« Avec les technologies actuelles, ce projet n’aura aucun impact sur l’eau, les poissons, l’environnement d’une manière générale. Le Japon ne badine pas avec la préservation de l’environnement. Si ce projet avait des impacts environnementaux, le président de la République, Macky Sall, n’allait pas engager sa réalisation », a-t-il assuré.
Au juste, l’évaluation environnementale obéit aux principes du Code de l’environnement du Sénégal et aux exigences environnementales du partenaire, la Jica.

Les enjeux stratégiques du dessalement
Cette évaluation a concerné la profondeur des fonds marins, la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau de mer, l’inventaire des espèces « phytoplanctoniques » (le plancton végétal étant l’ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau), les paramètres des courants marins, à savoir la vitesse, la température, la salinité, la houle, entre autres. La sécurisation des besoins en eau de Dakar ne se fera pas au détriment des écosystèmes. Après les différentes étapes, le rapport a été transmis à la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec). Ce service a délivré un certificat de conformité environnemental à la Sones le 17 mars 2017.

La mise en œuvre de ce projet sera précédée par l’indemnisation des personnes affectées. A cet effet, le rapport d’évaluation des impenses par la commission départementale et de recensement des impenses de Dakar a été remis au préfet de Dakar le 6 décembre 2016. Tout compte fait, l’État a dégagé une enveloppe de 1.500.000.000 FCfa en 2017 pour compenser les personnes impactées. L’unité de dessalement est un ouvrage stratégique pour la ville comme Dakar où l’évolution démographique est sur la courbe ascendante. La couverture des besoins ne peut pas dépendre uniquement d’une source d’eau qui se trouve à plus de 200 Km. La diversification est une question de sécurité.

« L’usine de dessalement d’eau aura une capacité de production de 50.000 mètres cubes par jour dans un premier temps, celle-ci sera extensible à 100.000 mètres cubes par jour. Le projet nous permettra de réhabiliter le réseau autour du réservoir des Mamelles de 25.000 mètres cubes par jour. L’unité de dessalement et la troisième usine de Keur Momar Sarr (Km 3) nous permettront de sécuriser les besoins en eau jusqu’à l’horizon 2035 », a souligné le ministre.

I. SANE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a présenté les résultats obtenus par son département. Les députés ont désormais une idée claire sur les efforts déployés par les autorités pour couvrir les besoins des Sénégalais. « En 2012, nous avions un taux d’accès de 79 % en milieu rural, en 2016 nous sommes à 86 %, compte non tenu des ouvrages du Pudc. Si nous considérons les forages du Pudc, nous sommes à 92 %. Avec le programme de 251 forages, nous aurons un taux de couverture de 100 % dans le monde rural dans les 15 prochains mois », a révélé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Dans le milieu urbain, le taux d’accès se situe à 98 % dans certaines villes et à 100 % dans d’autres. Par contre, il reste beaucoup à faire pour les taux de desserte aussi bien dans les villes que dans les villages.

I. SANE

La formation à distance est un outil pédagogique qui favorise le gain du temps. Fort de cela, le Cesag a lancé son programme dans ce domaine.

Suite à un partenariat avec Total, le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a lancé le programme de Formation ouverte à distance (Foad) de la licence professionnelle en gestion des Pme-Pmi. Cette formation dédiée à 25 participants dure trois ans. Elle est, d’après Justine Tano Beugre, secrétaire générale du Cesag, un moyen, une alternative aux problèmes d’éloignement, de disponibilité et de coût de subsistance. Selon elle, la Foad permettra d’accroître l’accès aux formations continues, aux certificats et modules.

Ce partenariat, qui est à sa troisième promotion, se poursuivra avec une autre forme de formation à distance qui aura un dispositif approfondi pour éviter au mieux les abandons notés fréquemment dans le processus d’apprentissage en ligne. « La Foad cadre parfaitement avec notre vision stratégique dans laquelle figure l’école de management africaine de référence mondiale, accessible à toutes les couches sociales (…). Ce dispositif de formation ouverte et à distance permettra de satisfaire les besoins de formation des cadres de l’Uemoa, de l’Afrique et de tous les continents », a-t-elle souligné, précisant que « le modèle proposé est souple, mais rigoureux et sera sans doute bénéfique pour les apprenants éloignés de notre centre ».

Au nom de Total Sénégal, Paul Ndiaye, directeur juridique et des ressources humaines, témoigne que cette formation allège les contraintes liées à l’éloignement et ouvrira les opportunités à d’autres. Même son de cloche pour le directeur de l’Ebad (Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes), Mamadou Diarra, pour qui le e-learning permettra de ratisser large. Il a indiqué que la Foad est efficace, pertinente et donnera plus de performance aux entreprises.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le gouvernement du Sénégal vient de créer l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac) qui remplace l’Office du lac de Guiers. La nouvelle structure aura comme mission d’assurer une gestion intégrée des lacs, des cours d’eaux et des mares.

Les députés ont voté le projet de loi 04/2017 modifiant la loi N° 2010-01 du 20 janvier 2010 portant création de l’Office du Lac de Guiers (Olag). Cette structure change d’appellation et a désormais un champ d’interventions plus élargi. L’Office du lac de Guiers est devenu l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac). Ce nouvel instrument prendra en charge les nouveaux défis. L’Olac interviendra dans l’aménagement, la planification et la gestion de l’ensemble des lacs, des cours d’eau intérieurs, la gestion et l’exploitation des végétaux aquatiques sur les lacs et cours d’eau.

La valorisation du potentiel hydrographique national sera érigée au rang de priorités en tenant en compte des lacs, des affluents et défluents des fleuves Sénégal, Casamance, Kayanga, la Gambie ainsi que les cours d’eau des vallées intérieures et des mares pérennes.

« La création de l’Olac vise la maîtrise de la gestion intégrée des ressources en eau. L’Olag a développé une gouvernance de l’eau qui a amélioré de façon durable l’accès à cette ressource pour l’élevage, l’agriculture et toutes les autres activités économiques. L’Olag était mieux placé pour conduire cette nouvelle mission », a fait savoir le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. En plus de l’augmentation de la disponibilité en eau du Lac de Guiers, l’Olag a raccordé 113 localités dans 19 communes. Au total, près de 200.000 personnes ont désormais accès à l’eau pour différents usages.

Le député Mberry Sylla a apprécié ces nouvelles orientations et les résultats obtenus par l’Olag. De façon globale, tous les parlementaires ont salué les points engrangés par le Sénégal en matière d’accès à l’eau potable aussi bien pour les centres urbains que dans le milieu rural. « Nous remercions vos services. Le Sénégal a relevé le défi de l’accès à l’eau potable. La création de l’Olac vient compléter la chaîne de la maîtrise de l’eau au Sénégal », a noté le président du groupe parlementaire Moustapha Diakhaté. Toutefois, certains parlementaires ont remis sur la table les perturbations dans la distribution de l’eau à Dakar et la qualité de l’eau dans les régions de Diourbel, Kaolack et Fatick.

Sur ce point, le ministre a assuré que cette question sera résolue avec la construction des ouvrages de traitement. « La qualité de l’eau est une question essentielle. Nous avons démarré la construction d’une usine de défluoration depuis deux mois à Fatick. Nous allons terminer dans 12 mois. En plus, nous allons incessamment démarrer les travaux de l’usine de traitement des eaux à Kaolack », a indiqué Mansour Faye. Aussi, le département travaille-t-il sur l’option de transfert d’eau. Les services compétents ont franchi une nouvelle étape dans l’identification des nappes riches. L’alternative, c’est d’approvisionner les localités qui ont une nappe pauvre à partir de celles dites riches ou encore productives pour ne pas reprendre la terminologie des hydrogéologues.

Idrissa SANE

Une formation sur le système électronique de notification des cas de Vih/Sida, version « off-line » (sans connexion Internet), réunit, depuis hier, des experts venus des différentes régions du Sénégal.

L’Institut de recherche en santé, surveillance épidémiologique et formation/réseau africain de recherche sur le Sida (Iressef), sis à Diamniado, est en train de former une soixantaine d’experts sénégalais sur le système électronique de notification des cas de Vih/Sida, version « off-line » (sans connexion Internet).

Pour le directeur de l’Iressef, le Pr Souleymane Mboup, l’objectif de cet atelier de formation est de mettre en place cette version du programme Sencas. Laquelle va permettre, selon lui, de faire la saisie des données sans la connexion Internet. « Une fois la connexion rétablie, les données seront basculées directement dans le système », a-t-il expliqué, informant par la même occasion que le Programme Sencas a déjà équipé en ordinateurs certains sites de notification des cas de Vih/Sida. « Nous comptons le faire pour l’ensemble des 52 sites que compte le pays », a promis M. Mboup.

En présidant l’ouverture des travaux de cet atelier, la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, a défini la notification des cas de Vih/Sida comme étant une stratégie importante pour la surveillance des maladies de manière générale. « L’outil électronique, présenté par l’équipe du Pr Souleymane Mboup, permet la notification des cas de Vih/Sida et peut être utilisé « off line », a-t-elle précisé.

A l’en croire, la notification des cas complète les autres batteries d’intervention mises en place pour surveiller le Vih/Sida au Sénégal et même dans la sous-région. « Nous avons la surveillance sentinelle et les enquêtes biologiques comportementales que nous effectuons au niveau des populations cibles de notre programme », a fait savoir Mme Thiam. Elle a indiqué que cette notification électronique permettra d’avoir le numéro de chaque patient et de pouvoir le suivre surtout dans le cadre de la stratégie qui aidera le Cnls à détecter les Personnes vivant avec le Vih et les mettre sous traitement, pour qu’elles ne transmettent pas le virus. Le Sénégal, d’après le Pr Souleymane Mboup, est engagé dans le concept des trois 90 %. Il s’agit d’éradiquer le Sida en détectant 90 % des personnes qui ont le virus, de traiter 90 % des personnes vivant avec le Vih et de faire en sorte que 90 % de ces personnes puissent bénéficier d’un traitement efficace. « C’est pour cette raison que nous avons décidé, avec nos partenaires, de développer le logiciel de notification des cas du Vih », a déclaré l’enseignant-chercheur.

Le logiciel a été déjà expérimenté à Dakar, Kaolack et Ziguinchor. « Nous l’avons étendu ensuite dans les autres régions qui n’en disposaient pas. Aujourd’hui, nous avons pris la décision d’élargir le logiciel en intégrant la version « off-line » qui peut marcher sans l’Internet », a-t-il rappelé tout en promettant que toutes les régions en seront dotées.

Mais avant cela, les experts en notification des cas de Vih doivent maitriser le nouveau logiciel. D’où l’importance de cet atelier de formation.

Le Sénégal, selon le directeur de l’Iressef, est l’un des rares pays à disposer d’un système de surveillance du Vih le plus constant, le plus régulier et diversifié.

Le Pr Amadou Bamba Sow, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, et le représentant de l’Agence fédérale santé publique américaine se sont félicités de la tenue de cette formation.

Eugène KALY

Un rapport, rendu public à l’occasion de la Conférence annuelle des ministres africains des Finances, invite les pays africains à renforcer leurs capacités en sciences et technologies à travers des innovations.

Les pays africains ont manifesté leur intérêt et leur volonté de travailler, en vue d’un développement axé sur la Science, la technologie et l’innovation (Sti). Les chefs d’État et les décideurs africains, à travers l’Agenda 2063 et la Position africaine commune dans l’Agenda 2030, ont mis l’accent sur la Science, la technologie et l’innovation (Sti) comme levier essentiel, en vue d’atteindre les objectifs de transformation économique et de développement. Selon le rapport de l’Indice des capacités en Afrique (Ica), rendu public, cet engagement a été exprimé par l’adoption, en juin 2014, d’une stratégie décennale pour la Science, la technologie et l’innovation en Afrique (Stisa-2024) lors de la 23ème session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. Le rapport invite à la mise en place d’organisations et de cadres institutionnels efficaces orientés vers une large participation et une bonne gouvernance. Il indique les aspects sur lesquels les pays africains doivent mettre l’accent.

Renforcer la qualité de l’enseignement supérieur
Le document se focalise aussi sur la création d’un environnement qui motive, une gestion inclusive et constructive. Ainsi, la capacité à mettre sur pied des cadres appropriés, pour la gestion des stratégies, programmes et projets, est fortement recommandée. Le rapport confirme la progression de l’importance des stratégies et du renforcement des capacités des pays africains dans le domaine des Sti. Par exemple, 65 % des pays ayant fait l’objet de l’étude disposent d’une stratégie de promotion des Sti. Pour 28 % d’entre eux, cette promotion fait partie de leur Plan de développement national. Seuls 7 % sont dans le niveau élevé et 2 % dans le niveau bas, mais aucun pays ne se retrouve dans le niveau très bas. Plusieurs pays africains ont réaffirmé leur ferme engagement à placer la Sti au centre du développement national, même si celui-ci n’a pas encore donné lieu à des investissements dans des projets pragmatiques dans ce domaine, souligne l’étude.

La qualité de l’enseignement supérieur reste une préoccupation fondamentale en Afrique. Selon les résultats du rapport, seulement cinq parmi les 500 meilleures universités au monde sont en Afrique.

Le classement des universités devient de plus en plus important, car il mesure non seulement l’enseignement universitaire, mais aussi les résultats de l’université, y compris le nombre d’articles publiés dans les meilleures revues, les récompenses et les reconnaissances reçues, le personnel, les anciens étudiants et les citations des articles publiés, précise le rapport. L’enquête de l’Acbf sur les 44 pays africains couverts montre que 77 % des pays considèrent l’investissement en renforcement de capacités en Sti comme une priorité élevée ou très élevée par rapport aux besoins en capacité. La plupart des pays africains ont une vision à court terme du développement humain. Ils comptent encore sur le soutien financier extérieur qui a souvent des finalités à court terme.

Oumar BA

La cérémonie de remise du « Prix de la pédagogie numérique », organisée par l’Association sénégalaise des professeurs de français (Aspf), s’est tenue samedi dernier à l’amphithéâtre Kocc Barma Fall de la Fastef. Bora Baldé, professeur de français au Nouveau lycée de Kaolack, a remporté le premier prix.

L’objectif du concours « Prix de la pédagogie numérique » est de répondre au besoin en formation des professeurs de français en intégrant les Technologies de l’information et de la communication dans leurs pratiques pédagogiques. La révolution numérique impose un renouvellement des pratiques pédagogiques dans l’enseignement du français. Il y va de l’amélioration de la qualité de l’enseignement de la langue française au Sénégal. Les principaux intervenants, lors de la remise des prix, ont souligné l’importance de ces outils dans le processus d’apprentissage. L’intégration des Tic dans les activités pédagogiques, par le transmetteur de connaissances, est devenue plus qu’une nécessité. Le problème, pour les professeurs, est de savoir construire des séquences pédagogiques intégrant les Tic.

Ce concours vise donc à créer l’émulation chez les professeurs de français et à renforcer leur motivation à apprendre et à améliorer leurs pratiques pédagogiques. Il a permis de récompenser quatre enseignants craie en main et un formateur. Et parmi eux, aucun ne vient de la région de Dakar. Il s’agit de Bora Baldé, professeur de français au Nouveau lycée de Kaolack, Dieynaba Cissé, institutrice à l’école élémentaire El Hadji Cheikhou Wade de Saint-Louis, Magatte Fall, institutrice à l’école maternelle de Fass Ngom de Saint-Louis, Paul Faye, formateur au Crfpe de Sédhiou, Cellule de français, Cem Saré Moussa de Kolda. Le lauréat Bora Baldé a conçu une application qui permet aux élèves d’apprendre, en toute autonomie, la méthodologie de la dissertation. Cette application, conçue avec PowerPoint, comprend un cours et des exercices pratiques sous forme de quizz. Il s’agit d’une ressource utilisable avec les Smartphones, les tablettes et les ordinateurs. Grâce à elle, l’élève peut, en toute autonomie, apprendre la méthodologie de la dissertation à sa convenance. Ce concours national de production de fiches pédagogiques, organisé par l’Aspf, a été donc une occasion pour mobiliser les acteurs du monde éducatif et les professeurs de français autour du renouvellement pédagogique qui est en train de s’opérer avec les outils numériques au sein de la Francophonie. C’est pourquoi Maguèye Touré, directeur de la Francophonie au ministère de la Culture et de la Communication, salue cette initiative. Car, estime-t-il, le numérique est un domaine transversal. M. Touré s’est dit heureux que ce soit les acteurs qui construisent la Francophonie au quotidien, les professeurs de français qui déploient cette stratégie porteuse d’espoirs pour notre école. Par ailleurs, il faut signaler que le président de l’Aspf, Baytir Kâ, après deux mandats, quitte son poste pour une station internationale toujours dans le domaine de la promotion de la langue de Molière.

Alassane Aliou MBAYE

Le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes), qui pilote le programme « Jangando » (Apprendre ensemble), vient de livrer les résultats d’une enquête sur la performance des élèves en mathématiques, lecture et culture générale au niveau de l’Académie de Sédhiou. Les taux obtenus sont faibles dans les matières précitées. Au niveau de l’Ief (Inspection de l’éducation et de la formation) de Bounkiling, ils sont respectivement de 11 %, 12 % et 17 %. L’Ief de Goudomp a fait un peu mieux avec respectivement 21 %, 16 % et 22 %. Sédhiou se classe 2ème avec 20 %, 9 % et 18 %.

Les taux enregistrés au niveau national sont de 16 %, 20 % et 22 %. Les enfants âgés entre 9 et 16 ans ont été évalués dans la langue qu’ils on choisie (arabe ou français). Les résultats, déjà faibles, cachent des disparités entre ruraux et urbains, ces derniers ayant les meilleurs résultats. Selon Daouda Dia, chargé de programmes de l’Ong Foddé qui supervise le pilotage du programme « Jangando » pour les régions de Sédhiou et Kolda, des facteurs endogènes et exogènes expliquent les contreperformances. A son avis, pour que l’élève soit performant, on ne doit pas laisser l’éducation dans les mains des seuls spécialistes. Chaque composante doit jouer sa partition dans une approche plus ou moins intégrée. Les communautés doivent savoir que l’éducation n’est pas la transmission de la connaissance entre quatre murs. D’ailleurs, le plus souvent, ce ne sont même pas des murs, puisque les abris provisoires dominent. En plus, une école sans point d’eau, sans édicules, sans murs de clôture et qui, de surcroit, a des problèmes de sécurité, ne peut en aucun cas former des élèves performants.

Malamine KAMARA

Au Sénégal, plus de 13.000 cas de tuberculose ont été recensés en 2016. Pour réduire l’incidence de cette maladie, une stratégie mondiale de lutte contre la tuberculose, « End Tb » (Mettre fin à la tuberculose) d’ici à 2035, à été lancée.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a lancé, le 24 mars 2017, la nouvelle stratégie de lutte contre la tuberculose dénommée « End Tb » (Mettre fin à la tuberculose). Le Sénégal, à travers cette initiative, veut mettre fin à cette maladie d’ici à 2035. Surtout que, d’après le représentant de l’Oms au Sénégal, Dr Deo Nshimirimana, la tuberculose reste l’une des 10 premières causes de mortalité dans le monde.

Le Pr Awa Marie Coll Seck a néanmoins estimé que la mise en œuvre de la stratégie « End Tb » exige l’implication de tous les acteurs, aussi bien gouvernementaux que de la société civile. Car, selon elle, chaque personne peut contribuer, à sa manière, dans la lutte contre la tuberculose. « Tous ensemble pour amorcer la fin de la tuberculose au Sénégal », a lancé l’autorité sanitaire, rappelant que la stratégie « Mettre fin à la tuberculose », adoptée, en 2014, par l’Assemblée mondiale de la santé et approuvée, en 2015, par plusieurs comités régionaux de l’Oms, témoigne d’une volonté manifeste d’intensifier la lutte contre la tuberculose. Au-delà de l’accès universel à des soins antituberculeux de qualité, la stratégie « Mettre fin à la tuberculose » vise à promouvoir la prévention de cette maladie par une approche plurifactorielle susceptible d’infléchir plus rapidement l’épidémie.

Toutefois, le ministre de la Santé a reconnu que cette stratégie seule ne saurait suffire. « Il faudra alors disposer de nouveaux outils comme un test réalisable sur le lieu des soins pour diagnostiquer l’infection et la maladie », a souligné Mme Seck, proposant des schémas thérapeutiques plus courts et efficaces pour traiter les patients.

Abordant le thème de la Journée mondiale de la lutte contre cette pathologie de cette année, « S’unir pour mettre fin à la tuberculose », avec comme slogan « Chaque personne compte », le Pr Awa Marie Coll Seck a soutenu qu’il s’adresse à tous, car chaque individu peut apporter sa contribution en aidant les autorités sanitaires à vaincre la maladie. A son avis, le gouvernement du Sénégal en a fait une priorité de santé publique pour accompagner le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). C’est ainsi qu’il a posé des actes forts pour matérialiser son engagement politique. Il s’agit, selon elle, de la mobilisation des ressources financières et matérielles auprès de l’État et des partenaires pour accompagner le Pnt. A cela s’ajoutent la gratuité des médicaments des tuberculeux et celle de l’examen de base pour le diagnostic (Baar). C’est dans l’optique de faciliter la prise en charge que le Sénégal s’est aussi doté de 13 appareils pour le Test de diagnostic rapide et gratuit pour le dépistage de la multi-résistance.

La Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose est l’une des occasions pour sensibiliser les populations. Car la tuberculose continue de faire des victimes au Sénégal où l’on a enregistré, en 2016, plus de 13.000 cas avec une forte prévalence à Dakar. Seulement, ce chiffre peut bien constituer l’arbre qui cache la forêt, tous les cas de tuberculose n’étant pas connus. C’est pourquoi la coordonnatrice du Pnt, Dr Marie Sarr Diouf, a déclaré que les actions seront davantage orientées dans la détection des nouveaux cas. « C’est la détection de nouveaux cas qui permettra de mettre fin à cette maladie d’ici à 2035 », a-t-elle expliqué.

Eugène KALY

Orienter les curricula de formation vers l’auto-emploi reste la solution pour résoudre le chômage des jeunes. C’est la position de l’Ong Ashoka Sahel qui a initié, samedi dernier, à Dakar, une « Foire des métiers du futur ».

A l’initiative de l’Ong Ashoka Sahel, la Place du souvenir africain a abrité, samedi dernier, une « Foire des métiers du futur ». Cette rencontre qui a réuni élèves, étudiants, dirigeants d’écoles publiques et privées, chefs d’entreprises, autorités étatiques etc., a été une occasion pour réfléchir sur les réponses à apporter au chômage qui touche environ 12,9 % des jeunes au Sénégal. A travers cette foire, Ashoka Sahel vise à promouvoir une nouvelle façon de penser les voies de l’avenir professionnel des jeunes. « Nous avons invité toutes les personnes qui interviennent sur la question de l’emploi des jeunes pour échanger avec elles, qu’elles soient du secteur public ou privé. Nous avons constaté que les jeunes n’ont aucune idée de ce qui va se passer dans 5 ans encore moins dans 10 ans, ou 20 ans. C’est pourquoi nous voulons susciter la réflexion », a déclaré Mme Coumba Touré, représentante régionale d’Ashoka pour le Sahel.

Selon elle, l’objectif est que les jeunes soient éveillés. Le débat sur les curricula de formation a aussi été posé aux responsables d’écoles, mais aussi aux autorités publiques en charge de l’éducation et de la formation. « Comment les jeunes sont formés ? Il faut que cette question soit posée au ministre de l’Éducation. Aujourd’hui, très peu de jeunes peuvent être employés dans un cadre formel, qu’ils soient du public ou du privé. Et l’on a l’impression qu’ils sont toujours formés pour être employés quelque part et non pour s’auto-employer », s’est désolée Mme Touré. A l’en croire, des réponses peuvent être trouvées dans des domaines comme l’agriculture, surtout celle qui donne la nourriture saine, les technologies de l’information et de la communication (Tic) et l’effet qu’elles font dans les autres métiers. « L’auto-emploi est, aujourd’hui, la solution. Maintenant, il faut former les jeunes à cela, leur faciliter l’accès aux financements et les accompagner », a prôné la patronne d’Ashoka Sahel qui a déjà organisé, les 18 et 19 décembre 2015, des journées de réflexion sur le thème : « Ré-imaginer le changement dans l’éducation et l’emploi des jeunes », avec la participation de nombreux acteurs et experts, ainsi que des entrepreneurs du secteur de l’éducation.

Présente à Dakar depuis 1992, Ashoka Sahel s’active essentiellement dans la promotion de l’entrepreneuriat social à travers diverses activités. L’Ong, fondée en 1980 aux États-Unis, est présente dans 60 pays et compte, à ce jour, plus de 3.000 entrepreneurs sociaux à travers le monde, dont une vingtaine au Sénégal et près de 100 en Afrique de l’Ouest, une sous-région couverte par le bureau régional d’Ashoka Sahel.

Ndiol Maka SECK

La Faculté des Sciences et Techniques de l’Éducation et de la Formation (Fastef) a abrité, le 20 mars, une conférence animée par José Emilio Burucua, un historien argentin, sur le thème : « Reconnaissance, alliance, soumission, résistance. Quelques approches iconographiques au problème général des rapports entre souverainetés indigènes et constructions des empires européens dans le monde Atlantique, XVe-XVIe siècle ». Des moments riches en histoire racontés devant des dizaines d’étudiants conquis.

La salle de conférence de la Fastef était devenue trop exiguë pour les étudiants venus assister à la conférence animée par José Emilio Burucua, un historien argentin. L’atmosphère calme qui régnait dans la salle renseigne à suffisance sur la volonté de ces derniers de se connecter au diapason de l’histoire, mais surtout de s’abreuver des enseignements distillés par M. Burucua. Ce titulaire d’un Doctorat en Histoire de l’art et en Histoire des sciences est une voix autorisée pour la qualité et la pertinence qui accompagnent ses sujets lors des conférences qu’il a eues à animer un peu partout à travers le monde. Dans une démarche scientifique, il a, au début de son intervention, tenté de faire une description de l’état de l’art en s’appuyant notamment sur des penseurs, philosophes ou historiens dont les travaux ont, selon lui, bâti les fondements des approches historiques qui alimentent le thème.

Pour lui, l’œuvre de Anthony Pagden, professeur à Cambridge, Johns Hopkins University, l’Ehess à Paris, « Seigneurs de tout le monde : Idéologies de l’Empire en Espagne, Grande Bretagne et France 1500-1800 » est des plus éloquentes. Elle étudie l’outillage culturel mis en œuvre par l’Empire espagnole afin de dominer l’imaginaire des indigènes du Mexique. Elle permet également de découvrir l’ambivalence des opérations de métissage réalisées par les pouvoirs institutionnels, les communautés ou les individus résistants à la domination coloniale.

L’histoire du processus de la mondialisation, le métissage culturel et religieux, en passant par la révolte messianique des indigènes péruviens sont autant d’œuvres réalisées entre le XVe et le XVIe siècle et sur lesquelles le conférencier est largement revenu. Il s’est, en outre, prêté à une exploration des royautés et souverainetés en cartographies, peintures et illustrations de cette époque pour signaler quelques domaines du champ de l’histoire des images et de tout ce qui se rattache à l’Afrique.

« Les images nous aident à découvrir des significations différentes de celles qui découlent de la documentation écrite, surtout lorsqu’on s’en sert pour entreprendre un exercice de comparaison qui, dans ce cas de souveraineté indigène, nous fournit une belle organisation des vues des pouvoirs coloniaux à leur égard pendant les deux premières siècles de la période choisie », a-t-il fait savoir.

Dans un autre registre, le conférencier a renseigné sur la présence des Sénégalais émigrés en Argentine. Si l’on se fie au dernier recensement de la population africaine établie en Argentine, il fait état de plus de 2.500 Sénégalais. Ils s’activent notamment dans la vente ambulante, travaillent dans des entreprises de sécurité privée, la restauration ou la musique, et participent pleinement à des activités sociales pour favoriser leur intégration dans la société. José Emilio Burucua est, par ailleurs, membre de l’Académie nationale des Beaux-Arts en Argentine. Il est auteur de plusieurs livres et articles.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

A Thiès, 80 cas de décès maternel lors de l’accouchement ont été recensés en 2016. La révélation a été faite par Mme Rachel Coly Preira, coordinatrice régionale de la Santé de la reproduction à la région médicale.

Une réunion-bilan de l’année écoulée et du premier trimestre de 2017 sur la situation de la mortalité maternelle dans la région de Thiès s’est tenue récemment. Une occasion pour Mme Rachel Coly Preira, coordinatrice régionale de la Santé de la reproduction (Sr) à la région médicale, de révéler que 80 cas de décès maternels lors de l’accouchement ont été recensés en 2016. Un constat alarmant que beaucoup d’intervenants ont eu à déplorer. « Aujourd’hui, la mortalité maternelle constitue un véritable problème de santé dont sont conscientes les plus hautes autorités », a souligné l’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène.

La coordinatrice régionale de la Sr a fait remarquer que « l’ignorance des femmes des besoins en soins face aux signes de danger explique le plus souvent ces cas de décès maternel dont une grande partie se passe dans les structures de référence où il existe une certaine organisation des évacuations, mais que les services requis sont inexistants ou inaccessibles à cause des distances, du coût des consultations et autres obstacles socioculturels ;ce qui fait que les soins reçus sont souvent inappropriés ou préjudiciables ». Parmi les causes des décès maternels identifiées, figurent les hémorragies (30 %), l’hypertension artérielle (Hta) et ses complications (28 %), qui remettent en cause le suivi et la qualité des Consultations prénatales (Cpn), et les ruptures utérines (9 %) souvent caractérisées par une insuffisance dans la qualité de la prise en charge (Pec) du travail et de l’accouchement. D’ailleurs, Mme Preira a estimé que « ces causes sont, pour l’essentiel, évitables à travers une prompte réaction de la communauté devant les complications, un diagnostic précoce, une bonne organisation des services (références/contre références) et une prise en charge précoce et appropriée ».

Par ailleurs, elle a invité à une prise en compte des adolescents et des jeunes dans la prise en charge. Car, selon elle, « plus de 62 % des cas de décès maternel sont âgés entre 15 et 25 ans. La majeure partie est constituée de mères relativement jeunes caractérisées par leur manque d’expérience par rapport à la grossesse et à l’accouchement. D’où la nécessité d’impliquer davantage les réseaux communautaires, mais également les hommes ».

Aussi convient-il de prendre en charge en amont la grossesse dans tout son processus, depuis la première consultation prénatale, ainsi que l’estimation à faire de la gravité des cas qui connaissent souvent des insuffisances. L’autre particularité notée est le déficit en ressources humaines qualifiées, surtout de gynécologues, d’anesthésistes et de pédiatres. « Dix-sept gynécologues pour l’ensemble de la région, 216 sages-femmes, 260 infirmiers et 92 médecins », a cité Mme Preira qui a également évoqué « la faible implication des hommes et de certains leaders (religieux, politiques) dans l’accompagnement des femmes ».

M. SAGNE

Le taux d’accès à l’eau potable reste encore faible dans la région de Sédhiou. Il est de 73,8 %. Mais, avec l’édification de 38 forages qui vont polariser 249 villages, la situation pourrait s’améliorer.

C’est au pied du château d’eau en finition, réalisé à Kandialon, cité religieuse du département de Bounkiling, dans le cadre du Programme d’eau potable et d’assainissement (Pepam)-Ue, que la Journée mondiale de l’eau a été célébrée dans la région de Sédhiou où le taux d’accès à l’eau potable reste encore faible (73,8 %). Toutefois, il faudra noter qu’il a enregistré un bond de 9 % par rapport à la situation des deux précédentes années.

Pour l’approvisionnement en eau potable par robinet, le taux est de 34,8 %. La situation n’est donc pas reluisante dans ce domaine, a reconnu Souleymane Bodiang, chef de la Division régionale de l’hydraulique.

La cérémonie était notamment marquée par une grande mobilisation des femmes, venues se réjouir de l’imminente mise en service du château d’eau. Ce qui mettra fin à des années de calvaire. Elles n’ont pas manqué non plus de dire au président de l’Asufor (Association des usagers du forage) comment elles veulent que le forage soit géré. Elles ont, en effet, entendu des techniciens que beaucoup de forages tombent en panne, faute de bonne gestion. Donc, pour ces femmes, il n’est pas question de vivre la même situation. Cela reviendrait à reprendre le long chemin qui mène à la recherche du liquide précieux.

Si le taux d’accès à l’eau potable n’est pas ce qu’il aurait dû être, encourageant encore la consommation de l’eau de puits, il y a cependant espoir que toutes les populations rurales comme urbaines des localités de cette région puissent avoir, dans quelques années, un total accès à l’eau potable. L’indice qui permet de le penser, c’est la réalisation de 38 forages qui seront fonctionnels dans un proche avenir.

Déjà le projet Pepam-Ue est en train de réaliser 16 forages, les Chinois, eux, vont bientôt démarrer 22 forages. Au total, 249 villages seront polarisés.

Revenant sur le thème de la journée : « Les eaux usées », le chef de la Division régionale de l’hydraulique a demandé aux femmes de faire bon usage de l’eau, une denrée précieuse qu’il ne faut pas gaspiller. S’agissant des eaux usées, en attendant d’avoir des structures de traitement, les femmes doivent avoir dans les maisons deux endroits de stockage : un pour les eaux qui ne peuvent plus être utiles et un autre pour celles qui peuvent, par exemple, être utilisées pour le maraîchage.

Malamine KAMARA

Pour faire face à l’érosion côtière, à la dégradation et la salinisation des sols dans la zone nord, à la surexploitation des ressources ligneuses (bois de chauffe)…, la région de Wallonie (Belgique) s’est engagée à accompagner le Sénégal, lit-on dans un communiqué.

Face à l’érosion côtière, la dégradation et la salinisation des sols dans la zone nord, la surexploitation des ressources ligneuses (bois de chauffe), la pression trop grande sur les écosystèmes fragiles de la bande des Niayes, l’urbanisation galopante qui préoccupent notre pays et en vue de la préservation de la diversité biologique, le ministre de l’Environnement du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, a profité de son séjour en Belgique pour renforcer la coopération qui lie le Sénégal et la région de Wallonie. L’idée, selon le communiqué qui nous est parvenu, est de se donner les moyens de faire face à la dégradation de l’environnement qui occupe une place importante dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Ainsi, à cette occasion, le ministre de l’Environnement de la Wallonie, Carlo Di Antonio, s’est dit disposé à accompagner le Sénégal dans plusieurs secteurs de son département, notamment dans l’énergie éolienne, l’éducation environnementale, la qualité de l’air, le développement des Aires marines protégées (Amp), la pisciculture, le repos biologique...

Il a également promis d’appuyer notre pays, dans le cadre du Fonds international de l’eau, pour un montant de 500 millions d’euros devant appuyer la promotion des Amp. Informant que dans le domaine de l’éducation environnementale un programme de e-learning est en cours d’élaboration, Carlo Di Antonio a fait savoir que ledit programme pourra être mis à la disposition du Sénégal afin de favoriser une meilleure compréhension des problématiques environnementales par les apprenants sénégalais.

En plus de ces échanges féconds, le ministre de l’Environnement compte rencontrer le ministre en charge de l’Agriculture et des Forêts qui coordonne d’importants services et projets relatifs à l’environnement. En clair, la Wallonie dispose d’une expertise avérée en matière d’agriculture et de forêts. Les deux pays partageant en commun les mêmes préoccupations en matière d’environnement, leur coopération permettra ainsi de mieux prendre en charge ces questions, au bénéfice de leurs populations respectives.

Amadou DIOP

Pour une efficacité énergétique dans les sites industriels, Enda énergie Sénégal a organisé, avec l’Onudi, un atelier de restitution de la mise en œuvre des requêtes du Centre des réseaux et technologie climatique.

Depuis plusieurs années, le Sénégal est confronté à une crise énergétique profonde qui réduit les performances de l’économie nationale. Ces déséquilibres sont, d’une part, imputables à la vulnérabilité du pays face aux fluctuations du prix du pétrole au niveau international et, d’autre part, à la vétusté des infrastructures énergétiques. L’atelier de restitution d’Enda énergie sur les résultats de la mise en œuvre des requêtes du Centre des réseaux et technologie climatique, initié au Sénégal, s’inscrit dans la dynamique d’élaboration d’une feuille de route. Laquelle est articulée autour d’une mise en œuvre pratique d’un déploiement des technologies propres dans les zones industrielles et le développement de projets d’efficacité énergétique dans les industries et services.

Selon Libasse Bâ, coordonnateur de programmes à Enda énergie, cet atelier marque la restitution de deux études présentées par le Sénégal pour prendre en charge des questions liées à l’efficacité énergétique dans les industries. Dans le cadre des changements climatiques, M. Bâ a déclaré que le Sénégal est engagé avec des actions précises sur le terrain pour l’adaptation et l’atténuation. « Pour l’efficacité énergétique, nous sommes dans l’atténuation ; nous devons bien nous comporter avec les ressources énergétiques », a-t-il confié.

Victor Diwandja Djemba, représentant de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) au Sénégal, a, de son côté, indiqué que la phase pilote de travail, qui a démarré en juin 2016, a permis de réaliser des paramètres de production énergétique propre à 5 entreprises que sont la Sogas, le groupe Kirène, la Siagro, la Soboa et la Sopasen, logées dans la zone industrielle de Dakar. Il a aussi reconnu que, malgré les investissements considérables dans la production d’énergie à base de combustibles fossiles, l’atténuation des changements climatiques doit être résolue par l’augmentation de l’efficacité énergétique à côté de la demande.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les populations du quartier Gouye, dans la commune de Tambacounda, ont reçu 800 paires de lunettes. Le don est d’une Ong dirigée par Christine Gasnier de la Flèche, une ville du Sud de Paris, en France. La distribution a eu lieu sous l’égide du secrétaire exécutif de l’Ong la Kora, Matar Anta Diop. Dès que la nouvelle a été portée à la connaissance des populations, ces dernières ont été nombreuses à rallier le domicile de Mme Adjaratou Diallo Bâ, coordonnatrice d’Enda Ja, sise au quartier Gouye.

De l’avis de cette dernière, c’est grâce à un voyage initié par la Kora, en France, que la décision d’aider les populations de Tambacounda a été prise. C’est ainsi que des lunettes ont été collectées dans les magasins d’optique pour honorer l’engagement d’aider les personnes dans le besoin.
La généreuse donatrice, Mme Christine Gasnier, a souligné qu’elle est dans une association dénommée « Monde solidaire ». C’est suite à la participation à un atelier de formation de tisseuses que des relations ont été établies. Ce qui a abouti à plusieurs actions débouchant sur l’équipement d’écoles dans les communes de Niani Toucouleur et de Missirah. Par la suite, il a été remarqué que des gens souffrent énormément de troubles de la vision. Malheureusement, la plupart d’entre eux manquent de moyens pour se procurer des lunettes. C’est ainsi que la sollicitation a trouvé un écho favorable.

Pape Demba SIDIBE

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, aujourd’hui, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Dans notre pays, informe un communiqué, les derniers chiffres ont révélé que 13.166 cas, toutes formes confondues, ont été enregistrés en 2016. Le taux de détection est passé à 65 % contre un taux de guérison de 88 %. Dans le même temps, le succès du traitement est évalué à 91 %. Cette situation s’explique par le fait que bon nombre de malades interrompent le traitement qui doit durer 6 mois pour la tuberculose pulmonaire et 24 mois pour la forme multi résistante.

Selon une étude du ministère de la Santé et de l’Action sociale, la région de Dakar a la plus forte prévalence. Elle est suivie de Thiès, Diourbel, Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack. Les autres régions ont des taux de prévalence variant entre 42 et 32 %. « Seule la région de Matam a un taux de prévalence situé en deçà de 22 % », précise le document.

Par rapport aux districts sanitaires, sur les 68, seuls 16 avaient atteint un taux de dépistage de plus de 70 %, tandis que 7 étaient entre 50 et 70 % en 2008. « Cependant, il est bien heureux de constater que le taux de guérison a atteint plus de 80 % dans les régions de Diourbel, Kaolack, Saint-Louis et Thiès, alors que des efforts restent à faire à Tambacounda. Le taux de guérison des malades est passé de 53 % en 2001 à 69 % en 2006 et de 72 % en 2007 dans au moins 13 centres et entre 70 % et 85 % dans 24 centres », informe la même source.

Eugène KALY

Une formation sur la bio-informatique appliquée à la génétique a permis à de jeunes scientifiques ou chercheurs sénégalais d’être outillés sur l’analyse des données génétiques pour faire face aux maladies dites émergentes.

Une soixantaine de chercheurs sénégalais a bouclé une formation, le 17 mars, sur la bio-informatique appliquée à la génétique. L’objectif de ce cours de 5 jours était de les former sur l’utilisation de l’outil bio-informatique dans l’analyse des données génétiques pour assurer la surveillance de la chimiorésistance des maladies infectieuses émergentes.

Pour le coordonnateur du cours, le Pr Daouda Ndiaye, cette formation va aussi aider à renforcer les capacités des scientifiques sénégalais en matière de recherche sur les maladies infectieuses, car les pathologies dites émergentes concernent de plus en plus des maladies tropicales d’origine virale et parasitaire. « Ces pathologies sont émergences parce que posant un véritable problème de santé publique », a souligné M. Ndiaye qui s’est souvenu de l’histoire récente de la maladie à virus Ebola, laquelle a causé des centaines de morts en Guinée. C’est pourquoi la Banque mondiale, l’une des institutions qui soutient cette formation, a compris qu’il est important de créer, au-delà des expertises internationales appuyant nos pays endémiques, un groupe de chercheurs compétents dans un domaine très précis de la génétique. Ce, grâce aux méthodes de diagnostic de nouvelle génération pour mieux prévenir les pathogènes émergents.

« Nous allons accompagner ces jeunes par des formations. Chaque année, nous envisageons de prendre un groupe de chercheurs pour les former, entre autres, dans les domaines de bio-informatique et dans l’analyse des données génétiques. Ceci permettra aux jeunes formés de pouvoir utiliser,d’ici à deux ans, les outils de technologie génétique », a expliqué le Pr Daouda Ndiaye qui a insisté sur la préparation des jeunes chercheurs sénégalais en cas d’épidémies. Selon lui, ils pourront, dans ces cas, s’appuyer sur le Centre international d’excellence sur la recherche génétique des maladies infectieuses de l’hôpital Aristide Le Dantec pour maitriser et comprendre l’ensemble des pathologies qui peuvent se déclarer dans le pays.

A son avis, cette formation aidera les bénéficiaires à assurer une meilleure prise en charge des patients, mais surtout de pouvoir contrôler les pathologies dites émergentes. Il a rappelé que le cours entre dans le cadre d’un programme de formation impliquant des institutions nationales, notamment l’Université de Dakar, le ministère de la Santé, via l’hôpital universitaire Aristide Le Dantec, et des universités du Nigeria, de la Sierra Leone et américaines.

Le coordonnateur du cours a ainsi appelé les autorités sénégalaises à encourager ces genres de formation. « Nos jeunes chercheurs ont besoin d’accompagnement. Nous voulons pérenniser ce cours et un financement de l’État serait le bienvenu, car il nous permettra de former le maximum de chercheurs sénégalais dans les domaines génétiques », a souligné le Pr Ndiaye. La génétique est un outil transversal qui s’applique à tous les pathogènes : virus, bactérie, champignon...

E. KALY

Engager des réflexions relatives à l’articulation entre le Plan Sénégal émergent et les Objectifs de développement durable, c’est le souhait des diplômés sénégalais de l’Université Senghor d’Alexandrie d’Égypte regroupés au sein d’une association. Opérateur direct de la Francophonie, l’Université Senghor d’Alexandrie offre, depuis plus de 25 ans, des formations pluridisciplinaires consacrées au développement durable dans les domaines de la santé, l’environnement, la culture, l’administration et la gestion. Selon Ndèye Khoudia Diagne, présidente de l’Association des diplômés sénégalais de l’Université Senghor d’Alexandrie (Adissen), leur structure compte engager des réflexions, d’abord par un dîner débat, prévu aujourd’hui, à l’hôtel Terrou Bi, avec comme thème : « Le Plan Sénégal émergent face aux défis des Objectifs de développement durable ». Il sera animé par deux anciens pensionnaires de ladite institution : Malèye Diop, ingénieur polytechnicien et actuel directeur adjoint du Pnud au Mali, et Dr Oumar Cissé, ingénieur polytechnicien, également actuel secrétaire exécutif de l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu). L’Adissen compte parmi ses membres les ministres Abdoulaye Diouf Sarr, de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, et Diène Farba Sarr, de l’Habitat, du Renouveau urbain et du Cadre de vie.

O. NDIAYE

La célébration de la Journée météorologique mondiale, qui a pour thème : « Comprendre les nuages », a lieu cette année concomitamment au lancement de la dernière version de l’Atlas international des nuages. Pour la première fois, c’est une édition numérique en ligne.

La communauté scientifique a célébré, hier, la Journée météorologique mondiale. Cette année, le thème est aussi court de libellé (« Comprendre les nuages ») que chargé d’enjeux. La science des nuages est à la croisée de plusieurs domaines qui touchent plusieurs secteurs, eux-mêmes centrés dans le vécu des hommes : la pluviométrie (agriculture et sécurité alimentaire), les prévisions météo (gestion des risques et catastrophes ; aviation et navigation maritime), l’énergie et surtout le changement climatique.

La célébration de cette journée a lieu concomitamment au lancement de la dernière version de l’Atlas international des nuages ; pour la première fois, c’est une édition numérique en ligne. Autre coïncidence, la mise en place, au Sénégal, du Cadre national des services météorologiques qui permettra de renforcer et d’améliorer la fourniture de ces services et de mieux répondre aux besoins des secteurs socio-économiques sensibles à la variabilité et à l’évolution du climat.

Sous les auspices de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), du ministère du Tourisme et des Transports aériens, représenté par le directeur des Transports aériens, Mathiaco Bessane, la marine nationale et les structures de la plateforme aéroportuaire de Dakar-Yoff (Asecna, Ads) ont voulu sacrifier au rituel de cette célébration en y associant fortement les jeunes apprenants qui, au-delà de la compréhension basique du cycle de l’eau, avaient ainsi l’occasion de découvrir le monde fabuleux des nuages, faiseurs de pluie et donneurs d’éclairs, fait depuis des millénaires de symbolismes évocateurs qui ont inspiré de nombreux artistes et intégrés dans les symboles et habitudes de pensée.

Le Dr Marianne Diop Kane, directrice de l’Exploitation météorologique de l’Anacim, a fait un exposé à ce sujet. Le sujet est d’autant plus attractif que jusque dans le langage, on voit les moutonnements du ciel inspirer la nouvelle technologie. Si on dit allègrement d’un sujet qu’il a « la tête dans les nuages », de nos jours, les informaticiens usent de la formule en anglais (« cloud) » pour faire référence à cet espace amorphe qui détient les ressources de l’Internet et des données numérisées.

A la suite de la cérémonie officielle, la journée a été consacrée aux élèves du Cem de Malika et de « Iqra Bilingual Academy », venus visiter les stands et labos des services de la météorologie.

S. KAMARA

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