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Actualités (1547)

Le directeur délégué de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), Jean Marc Châtaignier, a relevé l’importance de l’accès aux savoirs dans la marche vers l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’était à l’occasion d’une conférence à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

A l’occasion de la venue, au Sénégal, du directeur général délégué de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), Jean Marc Châtaigner, une conférence sur les nouveaux enjeux de développement durable (Odd) a été organisée, jeudi, en partenariat avec l’Ucad. Au cours de cette rencontre, le spécialiste des questions de développement a analysé les défis de mise en œuvre du nouvel agenda 2030.

Dans une société de manufactures qui subit de plein fouet les crises économiques, financières et environnementales, le directeur général délégué de l’Ird a interpelé les Etats sur la nécessité de rompre avec le modèle classique de développement. Le conférencier a cerné les nouveaux enjeux du nouveau modèle de développement. Pour Jean Marc Châtaigner, l’accès aux savoirs et aux connaissances est fondamental dans un contexte d’incertitudes avec les changements climatiques, la raréfaction des ressources, le boom démographique, les inégalités économiques croissantes et les diverses crises politiques et sociales. « La formation des élites dans les pays en développement est négligée alors que celle des scientifiques est une préoccupation majeure », a soutenu le spécialiste. Il a aussi estimé que la constitution d’élites aide à la définition des politiques qui correspondent aux besoins de la population. En guise d’illustration, M. Châtaigner a comparé le nombre de scientifiques par millions d’habitants estimé à 4.000 aux Etats-Unis contre 400 en Afrique du Sud, 350 au Sénégal, 40 en Equateur et 29 au Nigéria.

Autres enjeux brossés par le conférencier, la préservation des ressources et l’adaptation aux changements climatiques. « Avec l’absence de cet agenda, le monde va connaître deux crises majeures d’ici à 2050. Il s’agit d’une crise énergétique entre 2025 et 2030 face à la demande mondiale et une crise climatique majeure entre 2040 et 2050 », a-t-il prédit.

Les défis démographiques ont été convoqués par le chercheur qui s’est interrogé sur les mutations rapides qui posent des problèmes de survie. En 1800, la population était à un milliard. Ce nombre a doublé en 1900. En 2015, a avancé l’expert, nous avons assisté à un boom démographique avec une population mondiale estimée à 7 milliards d’individus et qui, à 2050, sera à neuf milliards de personnes. Selon lui, dans une planète qui a une réserve limitée de terres arables, les politiques de limitation des naissances s’imposent en dépit des réticences culturelles et des questions religieuses.

Jean Marc Châtaigner a également décelé quelques limites dans la définition de ce nouveau modèle de développement. « Dans l’atteinte des objectifs, il y a beaucoup de cibles qui n’ont pas été chiffrées et validées en dehors du suivi statistique de la réalisation qui s’avère difficile », s’est-il désolé. A cela s’ajoute une difficulté politique consistant à intégrer les questions liées à l’environnement, à l’économie et à la politique.

Le directeur général délégué de l’Ird a affirmé que le fait que les Etats ne soient pas contraints à dégager des financements ne facilite pas la marche vers les Odd. C’est une situation qui pose un vrai souci de mise en œuvre universelle dans les pays faibles ou qui n’ont pas d’appareil statistique.

Marame Coumba Seck

Après la mobilisation d’un milliard de FCfa, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a donné des instructions pour le démarrage des travaux d’urgence au profit des populations de Rufisque qui auront davantage accès à l’eau et aux services de l’assainissement.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a donné des directives à ses services d’engager les travaux d’urgence d’un coût d’un milliard de FCfa au profit des populations de Rufisque. Après la visite de proximité, place à la phase de mise en œuvre des engagements pris devant les représentants de 13 quartiers, des maires, du président du Conseil départemental, des autorités religieuses et coutumières.

Le schéma d’exécution est déjà élaboré. Les travaux vont se dérouler en deux phases. Pour la première phase, un montant d’un milliard de FCfa est mobilisé en raison de 500 millions de FCfa pour la Sones et 500 millions de FCfa pour l’Onas. Ces travaux n’étaient pas inscrits au budget, mais leur importance est établie pour l’Etat. Il reste alors à mettre en œuvre  les directives transmises aux directeurs généraux de la Sones et de l’Onas. Ces derniers ont déjà commencé à travailleur sur la problématique de l’alimentation en eau potable de Rufisque et l’accès au service de l’assainissement. S’agissant de la seconde phase, l’enveloppe s’élève à 6,5 milliards de FCfa. La ville de Rufisque sera dotée d’ouvrages d’assainissement qui vont transformer le cadre de vie de ses habitants. Faudrait-il rappeler que certains quartiers de la ville de Rufisque comme Darou Nahim, Touba Alwar, Darou Karim Extension, Darou Rahmane Nord et Coopérative d’habitat Add ( Association pour le développement de Diokoul) ont reçu la visite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, le 23 janvier 2017.

Soulignons que les problèmes identifiés préoccupent le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui tient à faire part, au nom du président de la République, Monsieur Macky Sall, de la grande attention de l’Etat.

I. SANE

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a présidé, hier, à l’école Babacar Senghor, sise à Diamaguène Sicap Mbao, la cérémonie de réception de 1.538.100 manuels scolaires d’une valeur de 1.811.000.000 de FCfa. Ce don constitue la troisième étape d’un investissement consenti par le gouvernement canadien en faveur du Sénégal.

Le Canada met 1.538.100 manuels scolaires à la disposition du Sénégal. La réception de ce don d’une valeur de 1.811.000.000 de FCfa a été présidée, hier, par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, à l’école Babacar Senghor. Il a mesuré l’importance de ces ouvrages dans le relèvement du niveau d’acquisition des connaissances des élèves. Selon lui, le manuel constitue un excellent outil de « découverte de soi, d’autrui et du monde. C’est un intrant pédagogique et un facteur essentiel d’amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages ». C’est pour cette raison que le gouvernement déroule des initiatives « inédites » visant à assurer une gestion professionnelle de la production des manuels en rapport avec les partenaires et les éditeurs. « C’est dans ce cadre qu’est née la nouvelle politique du manuel scolaire et du matériel didactique qui organise toute la chaîne de production et de distribution du manuel scolaire », a évoqué le ministre.

Cette cérémonie a servi de cadre pour magnifier l’apport de la coopération canadienne dans l’amélioration des enseignements et des apprentissages. Rappelons que la coopération canadienne a déjà consenti une enveloppe de 1.577.050.900 FCfa pour l’acquisition de 1.441.838 manuels et guides d’utilisation pour les classes de Ci et Cp, 2.352.768.380 FCfa pour l’achat de 1.947.624 manuels et guides pour les classes de Ce1 et Ce2. « Pour cette année, la troisième étape sera couverte avec la mise à disposition de 1.538.100 manuels et guides dont la valeur se chiffre à 1.811.000.000 de FCfa », a apprécié Serigne Mbaye Thiam. Au nom du président Macky Sall,  il a exprimé sa profonde gratitude au peuple canadien pour son accompagnement dans la réforme du curriculum. M. Thiam a aussi salué l’exemplarité des relations qu’entretiennent les deux pays. Ces manuels aideront, a-t-il dit, à alléger les charges des familles liées à l’achat des livres pour leurs enfants. Le ministre a soutenu que des enfants abandonnent l’école à cause de l’insuffisance des moyens de leurs parents.

Du reste, le gouvernement du Canada compte maintenir le rythme des investissements pour la période 2017 et 2019. L’enveloppe globale s’élèvera à 80 milliards de FCfa. Le Canada se positionne ainsi comme le plus important bailleur de fonds du secteur de l’éducation au Sénégal. « Grâce à ses appuis budgétaires successifs et à ses projets, le Canada contribue aux avancées importantes réalisées dans le domaine de l’éducation », a laissé entendre Mme l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault. Parmi les progrès réalisés, elle a évoqué la contribution du Canada à la démocratisation de l’offre éducative. De même, elle a félicité le Sénégal pour les réformes courageuses entreprises pour améliorer la performance scolaire.

Abdou DIOP

La mobilité urbaine était au cœur des discussions mercredi dernier à Sup info. Lors d’une conférence publique, le spécialiste en gouvernance et résilience urbaines de la Banque mondiale, Salim S. Rouhana, a recommandé le développement des territoires comme solution. « La population urbaine mondiale est dans une dynamique ascendante, et la plus grande partie de cette urbanisation se fera en Afrique », soutient-il. La preuve, en 1950, 30 % de la population mondiale vivaient en milieu urbain. Aujourd’hui, 54% de la population mondiale vivent en ville.

Cette proportion sera de 70% en 2050. Ce qui pousse le spécialiste à prédire que le futur du monde se jouera en zone urbaine. Dans le contexte sénégalais, la croissance urbaine ne s’est pas accompagnée d’une croissance économique comme cela se fait d’habitude dans le monde.

Cette situation s’explique par des facteurs endogènes et exogènes. Pour le conférencier, la demande sociale empêche les travailleurs de contribuer davantage au Pib. M. Rouhana a affirmé que seuls 20 % des communes sont dotées d’un plan d’urbanisme et la plupart de ces plans sont dépassés. Par conséquent, le spécialiste invite les gouvernants à concevoir des politiques qui tiennent compte des contraintes de l’augmentation des populations qui vont résider dans des villes.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Directeur général du Cetud, Dr Thierno Birahim Aw et le Général de Brigade, Victor Tine, Commandant de la Brigade nationale des Sapeurs Pompiers ont signé, hier, une convention de partenariat dans la professionnalisation du sous-secteur des Transports urbains, informe un communiqué.

Le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), selon le document qui nous est parvenu, a fait ainsi appel à l’expertise de la Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers pour la formation en secourisme des acteurs (opérateurs, chauffeurs, receveurs, contrôleurs, régulateurs, surveillants et gérants) du transport urbain de Dakar et dans les régions. D’autres domaines de formation concernent notamment la conduite économique et sécuritaire, la connaissance et l’exploitation du réseau, la prévention routière, la gestion comptable et financière, entres autres.

Quant à ce partenariat avec les Sapeurs-Pompiers, il a jusque-là, permis la formation à Dakar de 4.750 acteurs dont 3.816 chauffeurs et receveurs du réseau de l’Association de financement des transports urbains (Aftu), 777 membres du personnel roulant de Dakar Dem Dikk et du Petit train de banlieue (Ptb) et 157 membres du personnel de la gare routière des baux maraîchers (régulateurs, caissiers et bagagistes). Les régions ne sont pas en reste avec l’extension du programme de modernisation des transports publics urbains. Ainsi, 3.994 chauffeurs et receveurs ont été déjà formés.

D’après le communiqué, le Général Victor Tine s’est félicité de ce partenariat. « Certes, la sensibilisation est importante mais la formation l’est tout autant», a-t-il indiqué, réitérant l’engagement de la Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers à accompagner le Cetud dans la mise en œuvre de son programme de formation des acteurs, afin de mitiger les accidents et leurs conséquences désastreuses.

Quant au DG du Cetud, Dr Thierno Birahim Aw, il a remercié les Sapeurs-Pompiers pour leur accompagnement et espérer que ces formations contribueront à la réduction des victimes d’accidents de la route. Ces accidents, a-t-il noté, sont dus au facteur humain pour 90%. Le véhicule et l’infrastructure routière contribuant respectivement pour 7% et 3%. Il a souligné que le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a initié une batterie de mesures pour prendre à bras le corps ce phénomène. Il s’agit, entre autres, de la numérisation-sécurisation des titres de transports routiers avec l’introduction du permis de conduire à points, la ré-immatriculation du parc automobile, la généralisation du contrôle technique moderne des véhicules, le renouvellement du parc.

D. MANE

Le Conseil national de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie va se tenir prochainement pour permettre à l’Etat du Sénégal d’avoir des outils de planification et de gestion urbaine. Le Sénégal, après une participation réussie à la Conférence mondiale Habitat III, compte ainsi mettre en place d’importants programmes dans les années à venir.

Le gouvernement du Sénégal va tenir prochainement le Conseil national de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie. Une rencontre qui permettra, selon Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des Banlieues, la formulation d’une véritable politique de développement de nos villes en s’appuyant sur les outils de planification et de gestion urbaine susvisés, pour assurer une gouvernance inclusive et durable de nos cités. Il a fait cette annonce lors d’une rencontre de restitution et de partage suite à la participation du Sénégal à la Conférence mondiale Habitat III. Organisée à Quito, en Equateur, du 17 au 20 octobre 2016, ladite rencontre a rassemblé plus de 30.000 personnes avec plus de 1.000 évènements. Cette rencontre qui a  vu le chef de délégation, Diène Farba Sarr, ministre  du Renouveau urbain, être choisi comme vice-président de la Conférence et Mamadou Mbodj comme rapporteur général. Ce dernier est à la  Mission permanente du Sénégal auprès des Nations unies en qualité de conseiller chargé des Affaires économiques et de Développement. « Ces acquis ont rendu possible la participation de la délégation sénégalaise aux différentes négociations intergouvernementales qui ont abouti à la consolidation et à la facilitation de l’adoption du Nouveau programme urbain le 20 octobre 2016 à Quito, en Equateur », a estimé Gorgui Ndong.

Ainsi, le Sénégal, dans la dynamique de cette Conférence, compte mettre en œuvre des programmes importants dans les vingt prochaines années. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une nouvelle Politique nationale d’urbanisation, l’élaboration, pour toutes les communes du Sénégal, de documents de planification et de réglementation de l'occupation du sol, la création de nouveaux pôles urbains pour l’émergence d’établissements humains dans des zones à potentialités économiques sur l’ensemble du territoire national, l’accélération de l’offre en logements sociaux porteur de croissance économique et d’emplois, etc.

Le ministre délégué Gorgui Ndong a rappelé les projets de l’Etat du Sénégal dans ce domaine  avec un « Programme d’accélération de l’offre en habitat social » dont les objectifs majeurs consistent à aménager 900 ha avant 2018, 2.100 ha avant 2023 et à construire 15.000 unités de logement par an.

O. NDIAYE

Le Groupe d’études de recherche et d’appui au développement a organisé, hier, un atelier de restitution du travail de recherche qui a été fait, au cours de ces 6 derniers mois, sur la formation des acteurs de la société civile. L’étude a mis en évidence l’absence d’une politique agressive d’accompagnement à l’insertion.

Le renforcement de capacités des acteurs non étatiques est un processus continu. C’est dans ce sens que s’inscrit l’atelier de restitution du travail de recherche ouvert hier. L’étude, rendue publique par le Groupe d’études de recherche et d’appui au développement, en partenariat avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et l’Union européenne, a répertorié les forces et les faiblesses de l’offre de formation pour les acteurs non étatiques. Pour les acquis, il y a l’existence d’un cadre juridique de formation, la professionnalisation, la combinaison de la théorie et de la pratique. « La dynamique institutionnelle a été enclenchée au niveau des établissements d’enseignement du supérieur au Sénégal. Ceci a abouti à une transformation notoire du cadre juridique de la formation avec l’introduction de la réforme Lmd », indique le document remis à la presse. Il est également apparu que les cabinets privés et les organisations de la société civile ont, dans la plupart des cas, capitalisé des expériences au fil des années.

« Les structures du privé, que ce soit au niveau de l’enseignement supérieur ou des autres institutions privées, ont des éléments de coûts très élevés. Cela se justifie par leur niveau de professionnalisme, mais aussi et surtout par le niveau d’expertise de leur personnel enseignant et d’encadrement », renseigne le document.

S’agissant des faiblesses, les spécialistes ont cité l’absence d’une politique agressive d’accompagnement à l’insertion des étudiants formés dans des universités et des établissements d’enseignement supérieur. Dans le cadre de la réalisation des objectifs, le Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc) va adopter le modèle d’Huber de gestion des compétences qui stipule que « si une unité apprend, toute l’organisation pourra avoir accès à la connaissance nouvelle ». Il combine la gestion de l’information et celle de la connaissance à travers un processus d’apprentissage. Ce model, décrit par Huber, repose sur la relation entre l’apprentissage et le traitement de l’information par les individus.

Le coordonnateur du projet de soutien au service de l’ordonnateur national du Fonds européens de développement (Fed), Cheikh Tidiane Senghor, a émis des suggestions. « Le Paisc accorde un volet important à la formation des acteurs de la société civile pour leur permettre de renforcer leurs capacités et de mieux impacter, le suivi et l’évaluation des politiques publiques ; ce qui est très important à la fois pour le gouvernement et pour les acteurs de la société civile. Il faut les renforcer dans le domaine du management et de la gestion », a soutenu M. Senghor.

Pour sa part, le directeur du Partenariat avec les Ong, Doune Pathé Mbengue, représentant le ministre de l’Intérieur, a relevé l’importance des Ong, des associations et des structures non gouvernementales. « Les acteurs non étatiques sont très dynamiques surtout les Ong et les associations. C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur manifeste une volonté de les accompagner dans leurs activités », a-t-il indiqué.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le ministère de l’Education nationale et l’Ong Marie Stopes international Sénégal ont signé, hier, une convention de partenariat dans le cadre du programme d’appui en offre de services en santé de la reproduction aux infirmeries scolaires et aux inspections médicales des écoles pour l’année académique 2016-2017.

L’école est un bon espace d’éveil de conscience. C’est pour cette raison que l’Ong Marie Stopes international et le ministère de l’Education nationale ont pris l’engagement de travailler au maintien des filles à l’école par l’offre de services de la santé de la reproduction. Cette collaboration est encadrée par la signature, hier, d’une convention de partenariat dont l’objectif est d’appuyer les infirmeries scolaires et les inspections médicales des écoles à renforcer l’offre et l’accès aux services de santé de la reproduction des adolescents.

L’accès à ces services est une grande contrainte. Surtout que, selon les données disponibles,  près de 1/5 des adolescents (es) de 15 à 19 ans, soit 19%, sont sexuellement actifs. Il y a également «  les mariages et grossesses précoces, avec un taux de 17,1 % d’adolescentes de moins de 20 ans ayant déjà donné naissance à un enfant au moins », renseigne le document remis à la presse.

La signature de ce partenariat intervient dans un contexte où il a été constaté une insuffisance et une inaccessibilité aux services de santé de la reproduction. « Les infirmeries scolaires et les inspections médicales des écoles ne disposent pas souvent de compétences, ni de moyens techniques et matériels adéquats pour une prise en charge des besoins des apprenants », indique le document. Ce programme interviendra dans 8 régions du Sénégal, à savoir Dakar, Thiès, Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Louga et Saint-Louis.

Seynabou BOP (stagiaire)

En collaboration avec Koica, le Groupe d’études et de recherche sur les migrations et faits de société (Germ) de l’Université Gaston Berger a rendu publique une enquête sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques à Saint-Louis. Il en ressort que la capitale du nord est très vulnérable aux aléas du climat.

Les conclusions de l’étude sont claires. La ville tricentenaire est toujours vulnérable aux perturbations climatiques. Les chercheurs, grâce aux entretiens semis-directifs, ont démontré que les populations de Saint-Louis vivent les effets des changements climatiques. En effet, la vulnérabilité est avérée et les moyens d’existence sont dégradés, alors que les ressources sont menacées. A travers cette étude, l’on remarque que les autorités privilégient les interventions ponctuelles axées sur les inondations. C’est pourquoi le Pr Aly Tandian du Germ a estimé qu’il faudra que les populations et décideurs travaillent à intégrer ces résultats et chacun essaie, en ce qui le concerne, de trouver des solutions à ces problèmes environnementaux.

M. Tandian a fait savoir que cette enquête a duré onze mois et a permis « de se rendre compte que Saint-Louis est très vulnérable, et il faudra davantage sensibiliser tous les acteurs ».

Pour sa part, le Dr Lee Tae Joo, président de l’Institut de développement Re-shaping (ReDi), structure qui a participé à ce projet, a reconnu que « cette enquête a permis aussi de consolider par la même occasion nos relations de coopération pour les prochaines opportunités que nous aurons à partager ». A son avis, la région connaît toujours de profonds changements environnementaux avec l’érosion côtière, les inondations, la salinisation et la sécheresse qui détruisent l’habitat naturel et l’écosystème, affectant, du coup, les sources de revenus des populations.

Prenant la parole, Mme Eunju Cha, représentante résidente du Koica, structure qui a financé cette enquête, a déclaré que la restitution est importante. Elle se tient, d’après elle, dans la foulée de la Cop 22, à Marrakech, où les décisions fortes concernant le climat ont été annoncées. Pour Mme Cha, le changement climatique est une réalité incontestable, avec la contribution de l’Afrique qui représente 4%. Mais, à son avis, « force est de constater que les pays africains sont les plus touchés par ce fléau ». A l’échelle locale, a rappelé la responsable de Koica, avec l’avancée de la mer et les désastres notés, « nous devons nous mobiliser et contribuer à la lutte ». Dans cette même logique, elle a souligné que la réalisation des Objectifs de développement durable est intimement liée aux actions de lutte contre le changement climatique, car « douze des dix-sept Odd sont liés directement ou indirectement à ce phénomène ».

A. M. NDAW

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a présidé, le 24 janvier 2017, la cérémonie des premières soutenances de thèse de Doctorat en médecine à l’Unité de formation et de recherche (Ufr) en santé de l’Université de Thiès.

La première promotion des médecins de l’Ufr Santé de l’Université de Thiès est sur le marché. Elle a comme parrain le premier recteur de cette université, le Pr Pape Ibra Samb. Ces médecins sont au nombre de 34, dont 10 ont soutenu leur thèse de Doctorat. Les autres présenteront les résultats de leurs recherches d’ici le mois de juin. Ils ont reçu leur parchemin et ont prêté serment. Ils ont passé 8 ans à l’Ufr Santé à l’Université de Thiès où l’on dénombre 22 nationalités.

Le ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas manqué de saluer le travail accompli pour créer les conditions de formation en médecine dans cette institution. « C’est une belle occasion que nous souhaitions tous pour toutes les péripéties que cette structure de formation a vécues depuis sa création, en 2007. C’était une gestation difficile, mais qui a su grandir et se fortifier grâce à l’opiniâtreté de ses recteurs successifs et des différents responsables. L’Ufr santé a connu ensuite son rayonnement grâce à l’engagement de la communauté académique qui lui vaut, aujourd’hui, tout le respect », a déclaré Mary Teuw Niane.

La sortie de cette première promotion a tout son sens pour les autorités académiques. Surtout que la cérémonie s’est déroulée dans un amphithéâtre flambant neuf dont l’achèvement des travaux était une priorité pour le ministre. « Nous trouvons un heureux plaisir de vous accueillir dans cet auditorium flambant neuf qui vient de nous être livré et pour lequel vous avez tant fait pour son achèvement de même que Mme Socé Diop Dione, la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics », a laissé entendre le recteur. Il faut noter que les lauréats du 18e Concours d’agrégation de médecine du Cames ainsi que des internes des hôpitaux issus de l’Ufr des Sciences de la santé ont été également fêtés.

Mohamadou SAGNE

Maître Boucounta Diallo va saisir la Cours suprême pour annuler l’arrêté du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, signé le 7 décembre 2016, retirant la gestion de l’établissement à l’Association internationale turque pour le développement et la solidarité entre les peuples, « Baskent Egitim ».

Face aux journalistes, l’avocat a refusé que les 3.000 enfants sénégalais soient l’agneau du sacrifice d’une crise qui ne concerne pas le Sénégal. Un pool d’avocats est déjà constitué pour introduire un recours en annulation auprès de la Cour suprême. « Cet arrêté n’encourage pas les partenaires à venir investir au Sénégal  », a fait remarquer l’avocat.

Dans son intervention, le coordonnateur du Mouvement Y’ en a marre, Fadel Barro, a souhaité que le Sénégal défende l’intérêt de ses élèves.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le combat contre la malnutrition commence à porter ses fruits dans l’arrondissement de Dioulacolon, au sud du département de Kolda. La malnutrition a perdu du terrain dans une vingtaine de villages.

L’organisation des femmes en groupements à raison de 80 membres par localité a eu des répercussions positives sur la baisse de la prévalence de la malnutrition dans une vingtaine de villages de la région de Kolda. Elles bénéficient d’une formation, d’un appui en semences (aubergine amer, oignons, carotte, chou, navet, piment), du matériel de maraîchage, entre autres. Chaque groupement a d’un périmètre maraîcher d’une superficie d’un hectare entièrement clôturé et de 4 puits hydrauliques. Les légumes produits dans ces périmètres sont utilisés pour enrichir l’alimentation des ménages et la nourriture des enfants.

Le surplus de la production est vendu au marché de Kolda. On y écoule des aubergines cultivées par les maraichères de Sam alors que le gombo est produit à Bâtou Kôssi. Les femmes utilisent les recettes générées par la vente de ces légumes pour acheter des matelas, des téléphones portables...

Ces résultats ont été obtenus grâce à un partenariat entre le Mouvement des jeunes pour la paix et l’intégration (Mjpi) pour le Sénégal, Ajipc en Guinée-Bissau et Aida, une Ong espagnole qui intervient dans les deux pays. Après deux ans d’expérimentation, le Mjpi se félicite d’avoir contribué à réduire le taux de malnutrition et de pauvreté dans une vingtaine de villages où intervient le projet. « La première année (2014-2015), nous intervenions dans 9 villages, dont Saré Coubé, Mballocounda, Dar Salam Thierno, Saré Pathé Kamaco, Camboa, Guiro Yéro Mandou, Bâtou Kôssi et dans la commune de Salikégné. On leur donne tout le nécessaire, notamment l’équipement, la formation et la technicité. Pour la 2ème phase, nous avons élargi le nombre de bénéficiaires en intervenant dans les communes de Médina Eladj, Dioulacolon et Guiro Yéro Bocar, particulièrement à Témento Samba Mansara, Sam, et Dialiconda, entre autres », a déclaré Djeynaba Baldé, membre fondateur du Mjpi.


Dans la plupart de ces villages, les légumes, selon elle, n’étaient pas utilisés dans les repas. C’est pourquoi les plats n’étaient pas riches. Les femmes ignoraient l’importance des légumes et des fruits pour leur santé.

Le projet ne compte cependant pas s’arrêter en si bon chemin. Les responsables sont en train d’expérimenter la pisciculture à Saré Coubé et Mballocounda afin d’aider les populations à enrichir davantage leur alimentation.

Mamadou Aliou DIALLO

L’association « Proxim’Jeunes » a primé, samedi dernier, les 100 meilleurs élèves de la commune de Médina-Fass-Gueule Tapée.

Les 100 meilleurs élèves de la commune de Médina-Fass-Gueule Tapé ont été primés. L’initiative est de l’association « Proxim’Jeunes ». Selon le directeur des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidjane Bâ, par ailleurs président du conseil d’administration de ladite association, la célébration de l’excellence vise à susciter l’émulation auprès des élèves de la Médina. « Nous savons que, dans cette commune, il y a un taux d’abandon assez élevé. C’est pour cette raison que nous voulons changer la donne en récompensant les 100 premiers de chaque niveau, du Ci au cm2 », a justifié le parrain.

Il a exhorté les élèves à persévérer dans l’excellence afin de participer, demain, au processus de développement socio-économique du Sénégal. Prenant la parole au nom des élèves, Mariama Coulibaly, en classe de Cm2, a remercié le parrain. Au cours de cette rencontre, le porte-parole du gouvernement, par ailleurs président d’honneur de cette journée, est revenu sur la place fondamentale que les autorités accordent à l’éducation. C’est pour cette raison, a-t-il ajouté, que le gouvernement consente de lourds investissements au profit du secteur.

Seynabou BOP (stagiaire)

En marge de la cérémonie de sortie de la première promotion de l’Unité de formation et de recherche (UFR) en santé de l’Université de Thiès, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a annoncé que la, ville de Thiès sera bientôt un véritable pôle universitaire.

L’édile de la ville de Thiès, Talla Sylla a magnifié la politique d’enseignement supérieur. Il a accordé une bonne note à l’élargissement de la carte universitaire et à la montée en puissance de l’université de Thiès. « Nous apprécions de manière positive les efforts consentis par le gouvernement du Sénégal avec l’élargissement de la carte universitaire, la diversification de  l’offre de formation et la recherche de la qualité des enseignements », a reconnu le maire de Thiès. Pour ce dernier, sa ville a conforté sa position de pôle universitaire, avec l’Isep, l’Ecole supérieure polytechnique, les établissements privés d’enseignement supérieur et l’Université de Thiès. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane a abondé dans le même sens. Par ailleurs Mary Teuw Niane a annoncé la réception des locaux de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep), l’Espace numérique ouvert ( Eno), le bâtiment R+2 de l’Ufr Santé qui abritera une salle multimédia et un laboratoire de simulation et 3 bâtiments R+1 pour des salles de cours. A cela, il faudra ajouter un amphithéâtre et des laboratoires de recherche et d’encadrement des étudiants.

Le ministre Mary Teuw Niane a annoncé également la livraison prochaine de 2000 lits sur 4000 que l’Etat est en train de construire pour les trois (3) universités de Bambey, Thiès et Ziguinchor. « L’université de Thiès aura 1000 lits et l’Ensa et l’Ecole polytechnique (Ept) bénéficieront chacune de 500 lits », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur qui a salué la collaboration avec les collectivités locales qui ont beaucoup contribué à l’implantation de l’université de Thiès avec la mise à disposition d’infrastructures d’accueil. « L’université est devenue un partenaire privilégié à travers surtout sa forte implication au processus d’élaboration du Plan de Développement de la Ville de Thiès. Et nous songeons à mettre en place, ensemble, des groupes thématiques pour prendre à bras-le-corps les problématiques et les enjeux de développement qui exigent des réponses », a formulé le maire de Thiès.

Mohamadou Sagne

Les populations du monde rural des régions de Kaolack et de Kaffrine auront désormais une eau de qualité et en quantité. C’est la quintessence d’un contrat d’affermage signé hier entre l’Office des forages ruraux (Ofor) et l’entreprise FlexEau. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

La Délégation de service public de l’eau suit son cours. Après la signature de contrat d’affermage avec la Société d’exploitation d’ouvrages hydrauliques (Seoh), et avec Aquatech/Sénégal, l’Office des Forages ruraux (Ofor) vient d’attribuer la gestion et l’exploitation des services d’eau à l’entreprise FlexEau. La signature de contrat a été présidée hier par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, en présence du Secrétariat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye. « Conformément aux procédures légales en vigueur, le groupement FlexEau a été sélectionné pour intervenir dans les régions de Kaolack et de Kaffrine avec un patrimoine de 279 forages et une population estimée à 1.500.000 de personnes », a souligné le ministre, Mansour Faye. Désormais la production, la distribution et la commercialisation de l’eau potable dans ces deux régions incomberont à l’entreprise sélectionnée. Elle a la responsabilité de fournir une eau de bonne qualité et en quantité suffisante à une frange importante de la population du Bassin arachidier qui buvait une eau de forte teneur en sel et en fluor.

En fait, l’amélioration de la disponibilité des services et de la qualité est le soubassement de la seconde génération de la réforme entreprise par les autorités. « Son Excellence, Monsieur Macky Sall, président de la République a engagé le gouvernement à mettre en œuvre la deuxième phase de la réforme de la gestion des forages en milieu rural, traduisant ainsi sa volonté d’assurer aux populations un meilleur service », a réitéré le ministre. L’attribution d’un périmètre par fermier répond à un souci de performance. En constituant un opérateur unique par zone a soutenu le ministre, nous serons plus efficaces et disposerons aussi une masse critique de compétences nécessaires pour mener des opérations d’envergure.Cette quête de la performance va induire concomitamment la réduction des disparités en termes d’accès et de disponibilité. « Kaolack/Kaffrine qui au-delà de ces chiffres, sera un tournant pour cette formidable réforme de l’hydraulique rurale que dis-je encore on devrait plutôt parler de révolution parce qu’en réalité, il s’agit bien de cela, il s’agit d’équité, de justice sociale mais de progrès économique et social », a affirmé le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho.

Régler le probléme de salinité de l’eau
L’entreprise concessionnaire a promis d’introduire des technologies aussi bien pour l’exploitation et la distribution que pour la potabilisation de la ressource. Ainsi, le transfert d’eau sera une option forte. Cette solution a déjà donné des résultats concluants avec la Délégation de service public ( Dsp) Notto Diosmone Palmarin/ Gorom Lampsar. « Cette signature est l’aboutissement d’un long processus. C’est une occasion pour nous d’ouvrir une fenêtre pour régler définitivement les problèmes de potabilité de l’eau. Nous allons recourir à des technologies modernes comme la télésurveillance,s en cas de panne, nous pouvons intervenir rapidement. En somme, c’est un challenge pour nous d’assurer une eau de qualité et en quantité suffisante », a reconnu le directeur de FlexEau, Pathé Diagne.

La mise en œuvre de la réforme se poursuit. Les collectivités locales ont reconnu qu’une bonne campagne d’information, de sensibilisation a été déroulée, ce qui a permis de lever les équivoques. Le secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal, Oumar Bâ a souhaité que cette approche holistique soit adoptée par les fermiers. « La signature du contrat d’affermage pour les régions de Kaolack et de Kaffrine marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre de la réforme. Nous étions les premiers adversaires de cette réforme mais grâce à la persuasion du directeur général, nous nous sommes joints à l’Ofor. Les collectivités locales attachent une importance à la réforme », note Oumar Bâ.

Idrissa SANE

Le Pr Kandioura Noba, spécialiste en botanique, biodiversité, agro-écologie et gestion des adventices des cultures, est le directeur de l’Institut supérieur d’agriculture et d’entreprenariat (Isae), nouvellement créé au sein de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Dans cet entretien, il revient sur l’enjeu de la création de cet institut, les domaines ciblés et les objectifs visés. Selon lui, l’établissement qui s’est spécialisé sur l’agriculture démarrera ses activités, cette année, avec deux filières.

Quel est l’enjeu de la création d’un Institut supérieur d’agriculture à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ?
L’enjeu est double, voire triple. D’abord, l’agriculture occupe une place importante au Sénégal. Elle emploie 70% de la population. Nous avons des surfaces cultivables. D’ailleurs, dans les options stratégiques de l’Etat, en termes d’orientation, c’est l’agriculture qui doit booster l’économie sénégalaise qui est basée sur le tertiaire. Il est bon que celle-ci puisse être le moteur de la croissance. Et je pense que le gouvernement l’a compris. Ensuite, si l’on veut booster l’agriculture, il faut des ressources humaines pour le faire, c'est-à-dire qu’il faut donner à la formation toute l’importance qu’elle doit avoir. De ce point de vue, l’Ucad a des ressources humaines capables de former des professionnels dans le domaine de l’agriculture. Enfin, le dernier enjeu est que, jusqu’ici, à l’Ucad, nous avons insisté sur la formation académique. Ce qui n’est pas mauvais, parce qu’elle a permis d’assurer, de fort belle manière, la relève de l’administration coloniale. Mais, en se basant sur les orientations de l’Etat par rapport aux politiques économiques, il est nécessaire de professionnaliser de plus en plus nos curricula. Cela parait extrêmement important pour une institution comme l’Ucad. A la Faculté des sciences et techniques, nous avons beaucoup d’étudiants en Sciences naturelles et en Physique-chimie. Ce qui permet d’assurer la relève en matière d’enseignants. Mais, il faut diversifier, c'est-à-dire donner plus de possibilités de choix aux étudiants. Et si on doit professionnaliser, il faut le faire dans les domaines prioritaires. Sur ce plan, l’agriculture, qui est considérée comme une priorité politique, ne peut pas être en reste. On se demande même comment on a fait pour ne pas avoir de formations tournées vers l’agriculture à l’Ucad. Notre institution a contribué à toutes les formations en agriculture dans les autres universités. Maintenant, en raison de l’importance accordée à l’agriculture, des problèmes d’insertion que connaissent nos étudiants, de la disponibilité des ressources humaines, de la position stratégique de l’Ucad, par souci de pacification de l’espace universitaire, etc., il était nécessaire de créer un Institut supérieur d’agriculture et d’entreprenariat (Isae). Les termes agriculture et entreprenariat sont importants. Nous voulons, à travers l’entreprenariat, introduire une rupture. Jusqu’ici, les sortants de nos universités sont recrutés par l’Etat. Nous voulons donner aux futurs étudiants la possibilité de s’auto-employer. Nous ne formons pas pour grossir les ministères, mais pour que les futurs étudiants puissent créer leurs propres entreprises pour contribuer à la production.

Nous avons prévu tout un tas de modules sur l’entreprenariat. Par contre, beaucoup nous disent que les étudiants ne peuvent pas retourner à la terre, mais ça, c’est un challenge qu’il faut relever.

Vous parlez d’auto-emploi. Mais, le problème qui se pose pour beaucoup de jeunes, c’est l’accès au crédit pour lancer leurs propres affaires. Existe-t-il des mécanismes prévus pour surmonter ces obstacles ?
Notre rôle, c’est de former. Maintenant, il faut que nous réfléchissions ensemble sur des mécanismes d’accompagnement pour que les étudiants puissent retourner vers la terre. Il y a des initiatives qui existent déjà, mais il faut de plus en plus que les structures de formation et les structures d’accompagnement travaillent ensemble pour créer les conditions d’insertion. Cela nécessite une plus grande concertation. C’est un défi à relever.

Le secteur privé n’est pas souvent impliqué dans la conception des curricula de formation. Avez-vous associé le secteur privé ?
Cet institut a été créé de manière participative. Depuis cinq ans, nous y travaillons. Nous avons tenu des séries de rencontres avec tous les acteurs qui sont l’agriculture. Nous avons fait ensemble le diagnostic en présence des bailleurs. Nous avons ensemble réfléchi sur les besoins en termes de filières. C’est d’ailleurs de là qu’est née l’idée de l’entreprenariat, mais aussi les besoin en termes de niveau de formation. Nous avons identifié tous les problèmes. Nous avons aussi des solutions. Nous pensons que les filières proposées sont valorisantes.

L’Etat s’est fixé un objectif d’autosuffisance en riz. Avez-vous avez pris en compte le volet riziculture dans vos offres de formation ?
Cela va en droite ligne des objectifs de l’Isae. L’autosuffisance en riz pose à la fois beaucoup de problèmes comme l’irrigation, la disponibilité en eau, le foncier, l’aménagement, etc. Mais, tout cela doit être adossé à la formation. Nous pensons fondamentalement que c’est la formation et la recherche dans ce domaine qui va assurer l’autosuffisance et la pérennité. La riziculture est un domaine, mais il y en a aussi beaucoup d’autres comme l’horticulture où le Sénégal a un avantage comparatif. C’est là où intervient l’histoire de la diversification. Ce n’est pas seulement un problème de production, cela fait appel à beaucoup d’autres choses. C’est ce qui fait la force de l’Ucad qui a des facultés et des structures qui travaillent sur la production végétale, la production animale, l’économie, le droit foncier, etc. Si nous prenons une spéculation comme le riz, l’Ucad intervient sur toute la chaîne de valeurs, de la production à la commercialisation, parce qu’elle a les ressources nécessaires pour cela. L’Isae va s’appuyer sur toutes les ressources que l’Ucad possède dans les différents domaines. Avec cette synergie entre les établissements, on peut arriver à quelques choses. La formation des professeurs ne sera pas en reste. L’Etat veut booster l’agriculture, donc nous avons forcément besoin de professeurs dans les lycées agricoles. Nous sommes en train de réfléchir sur ce volet.

A quand le démarrage effectif de l’Isae ?
L’Isae démarrera, cette année, avec un Diplôme universitaire en horticulture (Duh) et une Licence en Agriculture écologique et biologique. Ces formations sont mises en place en tenant compte de l’importance de l’horticulture et de l’agriculture biologique dans notre pays. Pour le diplôme en horticulture, c’est un partenariat avec le Centre de formation professionnelle horticole (Cfph) de Cambérène. Nous y formons des bac+2 en horticulture. Nous allons aussi tester si des passerelles peuvent exister entre l’enseignement secondaire professionnel et l’enseignement supérieur. S’agissant de la Licence d’agriculture écologique et biologique, elle est créée en raison de l’actualité de la question d’agriculture biologique, mais aussi des questions d’environnement et de qualité sanitaire des produits. Cette Licence est mise en place en collaboration avec Enda et ses partenaires. L’année prochaine, nous démarrerons le cycle ingénieur. Nous avons aussi en perspective la mise en place d’un cursus en conseil rural et agricole. L’Isae va se mettre progressivement en place.

Entretien réalisé par Ndiol Maka SECK

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va démarrer les travaux de grande envergure qui transformeront le cadre de vie à Rufisque. D’un coût de 6,5 milliards de FCfa, ce projet sera lancé au premier semestre de l’année 2017. Les contours ont été présentés par les techniciens hier, en marge d’une visite effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement est à l’écoute des populations de Darou Rakhman, Darou Karim, Touba Alwar et Colobane Nord, des quartiers de la ville de Rufisque. Le ministre, accompagné d’une forte délégation de techniciens, a constaté les défis en matière d’assainissement. « J’ai de l’eau, mais je n’ai pas un canal où verser mes eaux usées », se plaint Mariama Sall. Elle n’est pas la seule à porter cette doléance. Le collectif des 13 quartiers a déjà exposé ces questions à Mansour Faye au cours d’une audience. Ce dernier avait déployé ses services techniques pour une évaluation. Hier, c’est le ministre lui-même qui est descendu sur le terrain pour mieux cerner les problématiques. Il était sur le terrain avec des solutions concrètes. « Nous allons bientôt démarrer les travaux d’un projet de 6,5 milliards de FCfa. Nous avons terminé des études techniques. Nous sommes à la phase d’attribution des marchés », a affirmé le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop. Ce programme d’assainissement de la ville de Rufisque n’est qu’une composante du projet d’assainissement de 10 villes du Sénégal. Il est prévu la construction de 27.453 ml de réseau d’évacuation des eaux usées, 2.500 branchements domiciliaires, deux stations de pompage, une station d’épuration, une station de traitement de boues de vidanges et 50 édicules scolaires. Le paquet d’ouvrages sortira plusieurs centaines de ménages de l’insalubrité.

« C’est un projet qui réglera, de façon durable, des problèmes d’assainissement de la ville de Rufisque », a souligné M. Diop. Suite à la requête du collectif des 13 quartiers, l’Onas entreprendra des travaux d’urgence pour soulager des populations. « Pour le court terme, nous allons construire 15 km de réseau d’assainissement des eaux usées avec le raccordement de 800 domiciles », a informé le directeur de l’Onas. La construction de deux systèmes de pompages des eaux pluviales, la réhabilitation et la stabilisation de 800 ml de canaux de drainage sont les autres composantes des travaux d’urgence d’assainissement de Gouye Mouride et environs. L’Onas comme la Sones n’avaient pas prévu dans leur schéma la réalisation de ces travaux en 2017. Mais, au regard des urgences, ces services étatiques ont procédé à un arbitrage pour satisfaire les besoins des populations. C’est leur raison d’être. « Nous avons fait un arbitrage pour mobiliser 700 millions de FCfa qui s’ajouteront à d’autres 300 millions prévus. Le tout fait un milliard de FCfa pour l’assainissement et l’hydraulique », a fait savoir Mansour Faye.

Une requête de 10 milliards de FCfa
Les autorités veulent aller plus loin dans l’amélioration du cadre de vie des habitants de Rufisque. Le département de l’Hydraulique va poursuivre l’effort de mobilisation des financements conformément aux orientations du président de la République, Macky Sall, afin d’apporter des réponses aux préoccupations des populations. « Nous allons introduire une nouvelle requête de 10 milliards de FCfa auprès de la Badea pour la réalisation des travaux qui régleront, de façon définitive, les problèmes d’assainissement de Rufisque », a révélé Mansour Faye hier, au cours d’un échange avec les maires, les chefs religieux et coutumiers et les populations de la ville historique. Il a rappelé que son département ne s’engagera que sur les choses qu’il pourra réaliser. La page des promesses irréalistes et irréalisables n’est plus de saison.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

Cette rencontre entre Mansour Faye, ses services et les populations de Rufisque a été l’occasion pour le Collectif pour le développement local (Codel) de Gouye Mouride d’attirer l’attention du ministre sur un réel problème qu’ils vivent

« Nous avons répertorié 433 maisons qui ont fait la demande pour bénéficier de branchements sociaux, mais jusque là, on n’a eu aucune réponse de la part de vos services », a dévoilé Pape Konaté, le président du Codel. A cette interpellation, le directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Baal, a promis de tout faire pour gérer avec « plus de diligence » le traitement des branchements sociaux.

Par rapport à Gouye Mouride, il a indiqué que ses services vont étudier la faisabilité dans les 13 quartiers concernés et voir s’ils sont éligibles au Programme national de 35.000 branchements sociaux initié par le gouvernement au profit des couches défavorisées.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

Le ministre Mansour Faye s’est voulu pragmatique, hier, à Rufisque, en instruisant à ses services d’initier des programmes d’urgence pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau dans différents quartiers de cette localité. Des directives que la Sones et la Sde ont commencé à exécuter.

Le directeur général de la Sones, Charles Fall, n’y est pas allé par quatre chemins pour appliquer la directive ministérielle de résoudre « définitivement » les problèmes d’approvisionnement en eau potable récurrents dans plusieurs quartiers de Rufisque. Hier, dans son exposé après une visite de terrain effectuée dans différents quartiers de Rufisque Nord et Est, M. Fall a signalé que 11 km d’extension de réseau seront réalisés dans cinq quartiers de la commune. Il s’agit de Darou Nahim, Touba Alwar, Darou Karim Extension, Darou Rahmane Nord et la Coopérative d’habitat « Association pour le développement de Diokoul ». Compte tenu des « solutions immédiates », préconisées par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement au bénéfice de ces populations, le directeur général de la Sones a souligné que des travaux de renforcement du réseau seront lancés d’ici le mois de mars. « Environ 551 millions de FCfa sont prévus pour Rufisque », a-t-il indiqué, non sans signaler les problèmes de ces quartiers qui ont pour noms : « absence de lotissement, habitations spontanées, etc. ».

« La plupart de ces quartiers sont situés en hauteur, c’est le cas de Darou Nahim à Gouye Mouride et de Darou Rahmane Nord », a dit Charles Fall.
 
« Nous sommes rassurés »
Pour le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, c’est une enveloppe globale d’un milliard qui sera dégagée au profit de Rufisque pour son assainissement et pour l’extension de son réseau d’eau potable. « Nous sommes dans une dynamique d’apporter des solutions aux préoccupations des Rufisquois que vous êtes et de l’ensemble des Sénégalais », a-t-il dit. Certes, le budget du ministère est déjà voté, mais Mansour Faye compte, avec la loi de finances rectificative (Lfr), permettre à ses services d’exécuter l’ensemble des directives données pour 2017 au profit de Rufisque.

Avec une population estimée à 600.000 âmes et 12 collectivités locales, l’assainissement et l’approvisionnement en eau demeurent des contraintes pour la « vieille ville ». C’est pourquoi les mesures prises,  hier, par le ministre et ses services viennent à point nommé. L’espoir est permis, selon la plupart des élus locaux de la cité de Mame Coumba Lamb surtout chez les maires des différentes communes (Est-Ouest et Nord) et l’édile de la ville, Daouda Niang. « Nous sommes rassurés par ce que nous venons d’entendre », a dit le président du Conseil départemental de Rufisque, Souleymane Ndoye. Il a salué « le pragmatisme et l’engagement » du ministre auprès du chef de l’Etat, Macky Sall.

Toutefois, selon M. Ndoye, le mérite revient au Collectif pour le développement local (Codel) de Colobane Gouye Mouride qui a été à l’origine de cette visite du ministre Mansour Faye à Rufisque. « Ce collectif a beaucoup travaillé avec moi sur diverses questions. Et j’ai pris la décision d’aller voir le ministre avec le Codel. Depuis lors, vous avez fait tout ce que vous aviez promis », a-t-il expliqué.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

ASSAINISSEMENT DE LA VILLE : DES TRAVAUX DE 6,5 MILLIARDS DE FCFA BIENTÔT LANCÉS
OnasL’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va démarrer les travaux de grande envergure qui transformeront le cadre de vie à Rufisque. D’un coût de 6,5 milliards de FCfa, ce projet sera lancé au premier semestre de l’année 2017. Les contours ont été présentés par les techniciens hier, en marge d’une visite effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement est à l’écoute des populations de Darou Rakhman, Darou Karim, Touba Alwar et Colobane Nord, des quartiers de la ville de Rufisque. Le ministre, accompagné d’une forte délégation de techniciens, a constaté les défis en matière d’assainissement. « J’ai de l’eau, mais je n’ai pas un canal où verser mes eaux usées », se plaint Mariama Sall. Elle n’est pas la seule à porter cette doléance. Le collectif des 13 quartiers a déjà exposé ces questions à Mansour Faye au cours d’une audience. Ce dernier avait déployé ses services techniques pour une évaluation. Hier, c’est le ministre lui-même qui est descendu sur le terrain pour mieux cerner les problématiques. Il était sur le terrain avec des solutions concrètes. « Nous allons bientôt démarrer les travaux d’un projet de 6,5 milliards de FCfa. Nous avons terminé des études techniques. Nous sommes à la phase d’attribution des marchés », a affirmé le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop. Ce programme d’assainissement de la ville de Rufisque n’est qu’une composante du projet d’assainissement de 10 villes du Sénégal. Il est prévu la construction de 27.453 ml de réseau d’évacuation des eaux usées, 2.500 branchements domiciliaires, deux stations de pompage, une station d’épuration, une station de traitement de boues de vidanges et 50 édicules scolaires. Le paquet d’ouvrages sortira plusieurs centaines de ménages de l’insalubrité. « C’est un projet qui réglera, de façon durable, des problèmes d’assainissement de la ville de Rufisque », a souligné M. Diop. Suite à la requête du collectif des 13 quartiers, l’Onas entreprendra des travaux d’urgence pour soulager des populations. « Pour le court terme, nous allons construire 15 km de réseau d’assainissement des eaux usées avec le raccordement de 800 domiciles », a informé le directeur de l’Onas. La construction de deux systèmes de pompages des eaux pluviales, la réhabilitation et la stabilisation de 800 ml de canaux de drainage sont les autres composantes des travaux d’urgence d’assainissement de Gouye Mouride et environs. L’Onas comme la Sones n’avaient pas prévu dans leur schéma la réalisation de ces travaux en 2017. Mais, au regard des urgences, ces services étatiques ont procédé à un arbitrage pour satisfaire les besoins des populations. C’est leur raison d’être.

« Nous avons fait un arbitrage pour mobiliser 700 millions de FCfa qui s’ajouteront à d’autres 300 millions prévus. Le tout fait un milliard de FCfa pour l’assainissement et l’hydraulique », a fait savoir Mansour Faye.

Une requête de 10 milliards de FCfa
Les autorités veulent aller plus loin dans l’amélioration du cadre de vie des habitants de Rufisque. Le département de l’Hydraulique va poursuivre l’effort de mobilisation des financements conformément aux orientations du président de la République, Macky Sall, afin d’apporter des réponses aux préoccupations des populations. « Nous allons introduire une nouvelle requête de 10 milliards de FCfa auprès de la Badea pour la réalisation des travaux qui régleront, de façon définitive, les problèmes d’assainissement de Rufisque », a révélé Mansour Faye hier, au cours d’un échange avec les maires, les chefs religieux et coutumiers et les populations de la ville historique. Il a rappelé que son département ne s’engagera que sur les choses qu’il pourra réaliser. La page des promesses irréalistes et irréalisables n’est plus de saison.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

BRANCHEMENTS SOCIAUX : LA SDE PROMET PLUS DE DILIGENCE DANS LE TRAITEMENT DES DOSSIERS
Cette rencontre entre Mansour Faye, ses services et les populations de Rufisque a été l’occasion pour le Collectif pour le développement local (Codel) de Gouye Mouride d’attirer l’attention du ministre sur un réel problème qu’ils vivent. « Nous avons répertorié 433 maisons qui ont fait la demande pour bénéficier de branchements sociaux, mais jusque là, on n’a eu aucune réponse de la part de vos services », a dévoilé Pape Konaté, le président du Codel.

A cette interpellation, le directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Baal, a promis de tout faire pour gérer avec « plus de diligence » le traitement des branchements sociaux. Par rapport à Gouye Mouride, il a indiqué que ses services vont étudier la faisabilité dans les 13 quartiers concernés et voir s’ils sont éligibles au Programme national de 35.000 branchements sociaux initié par le gouvernement au profit des couches défavorisées.

Par Maguette Ndong et Idrissa SANE

Les professionnels du marbre misent sur une relance du secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) marocain pour voir leur filière se développer et devenir un secteur à fort potentiel de croissance. Ils l’ont exprimé samedi, lors de la clôture à Casablanca de la deuxième édition du Salon international du marbre et des produits de pierres naturelles.

Les acteurs marocains de la filière du marbre espèrent développer davantage leurs activités à travers la relance du secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) du Royaume chérifien qui connaît actuellement une certaines dynamique. Ainsi, comme le montre la note de conjoncture de décembre 2016 de la Direction des études et des prévisions financières du Maroc, dans le secteur du Btp de ce pays, le volume des ventes de ciment a préservé son orientation positive à fin novembre 2016. Il a enregistré une légère hausse, en glissement annuel, de 0,45% après (+1,7%) l’année précédente. Quant aux crédits bancaires à l’immobilier, leur encours s’est apprécié de 2,7% à fin octobre 2016 pour atteindre 247,6 milliards de dirhams, après une hausse de 2,3% un an auparavant, tiré par la bonne tenue des crédits accordés à l’habitat (+5,4%). « Certes, il y a eu un ralentissement dans le secteur des Btp en 2016 dans notre pays, mais son activité va connaître une reprise en 2017 avec de nombreux projets structurants qui sont en cours de construction », explique Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm).

La valeur des Btp en Afrique évaluée à 325 milliards de dollars
Selon lui, il est attendu un renouveau productif du secteur pour cette année avant de se conforter en 2018. Il ajoute qu’aujourd’hui, des projets sont en construction dans les secteurs touristique et hôtelier. Un marché qui, d’après lui, va permettre de booster le secteur des Btp grâce à ces infrastructures. Le président de l’Amm note également qu’au regard des grands projets structurants, mais aussi de l’essor du secteur immobilier,  le Royaume est en lui-même un marché à fort potentiel de croissance pour le secteur du marbre et des produits en pierres naturelles. Il ajoute que la politique d’ouverture et l’orientation des opérateurs Btp et Génie civil locaux vers l’Afrique subsaharienne, mais aussi la forte hausse des investissements dans le secteur en Afrique constituent des arguments de taille pour fonder leur espoir. A l’échelle continentale, M. Kahlaoui est d’avis que le secteur des Btp présente de réelles opportunités en Afrique. « Avec une population jeune, un accroissement des besoins en logements, le secteur du bâtiment devrait croître rapidement pour répondre à ces besoins. Toutefois, il soutient que l’atteinte de cet objectif passe par un climat des affaires propice à l’investissement avec un cadre réglementaire moins contraignant. « Il faut profiter de la dynamique internationale du secteur des Btp pour accélérer la croissance de la filière du marbres et des produits de pierres naturelles, en profitant du statut de plateforme privilégiée en termes d’investissements en Afrique », souligne, pour sa part, Ikram Ettis, directrice de Pyramids group, un des  promoteurs du salon sur les marbres.

En effet, selon une étude du cabinet d’audit et de conseil  Deloitte Africa construction trend report 2016, la valeur totale des projets de Btp en Afrique a augmenté de 46,2 % en 2014 pour atteindre 325 milliards de dollars. En 2014, 257 projets d’infrastructures d’un coût minimum de 50 millions de dollars, ont été recensés, contre 322 en 2013. Une tendance confortée par la croissance de 17 % notée en 2015, avec un volume de projets passé de 257 à 301.


De notre envoyé spécial à Casablanca, Abdou DIAW

Le bilan du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base (Paqeeb) est mitigé. Certes, il y a des acquis, mais ceux-ci ne cachent toutefois pas des faiblesses.

Le comité de pilotage du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base (Paqeeb) a produit des résultats mitigés. C’est ce qui est ressorti d’une réunion présidée, mardi dernier, par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Cette rencontre était axée sur le bilan financier et technique du plan de travail et d’exécution du budget annuel 2015/2016.

De façon globale, des acquis ont été engrangés. La preuve,  sur les 10 indicateurs, les 9 ont atteint le niveau de performance qui a été fixé. La réalisation de ces objectifs constitue, pour les autorités en charge de l’éducation, les bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation, un motif de satisfaction.
En outre, les intervenants ont versé dans le compte des réalisations la construction de 200 écoles élémentaires, l’exécution des contrats de performance, l’amélioration de la formation dans les Crfp avec l’introduction de l’innovation dans la pratique didactique.

Selon le ministre de l’Education, ces performances doivent être  maintenues et renforcées, pour qu’à la fin du projet tous les clignotants soient au vert. Serigne Mbaye Thiam a relevé que des efforts restent à faire dans les domaines de construction, de l’équipement et le fonctionnement des blocs scientifiques et technologiques. Aussi, les spécialistes ont reconnu que le taux de transition en classe de seconde scientifique ou technique est faible, il est même en régression.

Il est de 34,91 % en 2016  alors que l’objectif est de 40 %. « Il est nécessaire de mettre en cohérence un dispositif d’orientation vers les disciplines scientifiques entre la commission nationale et celle académique », recommande le coordonnateur du Paqeeb, Kassa Diagne.  Le Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’école de base prend fin en mai 2017. 

Pape Coly NGOME

Le chercheur Diomaye Dieng a démontré que les déchets électroniques et électroménagers sont une source de création de richesses et d’emplois. Mais, ils peuvent être à l’origine de nombreuses maladies comme le cancer, les perturbations endocriniennes et les avortements. Tout compte fait, des Sénégalais qui sont dans ce créneau ignorent qu’ils sont exposés à ces conséquences néfastes. Ils se tuent à petit feu. Ce travail de recherche a été validé par un jury pluridisciplinaire lors d’une soutenance publique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’Afrique risque d’être la décharge des déchets électroniques et électroménagers. C’est une problématique pour le continent, engagé dans une course pour la réduction de la fracture numérique. L’élimination de nos ordinateurs, congélateurs, frigos, ventilateurs, téléphones portables et tablettes désuets reste une équation. Le chercheur Diomaye Dieng vient de cerner les avantages et les inconvénients de ces déchets dans une thèse au titre aguicheur : « Enjeux écotoxicologiques, socio-économiques et environnementaux des déchets d’équipements électriques et électroniques (Deee) au Sénégal ». Ce travail de recherche, mené sous la direction du Pr Cheikh Diop de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Ucad, a reçu l’approbation d’un jury pluridisciplinaire.

Pour le chercheur, il ne faudrait pas tout jeter à la poubelle. Car ces déchets renferment des matériaux à forte valeur ajoutée comme l’indium, le palladium, l’or, le cuivre et l’argent. Il est admis que des milliers de personnes font fortune dans le recyclage de ces déchets ou, du moins, gagnent un peu d’argent pour subvenir à leurs besoins les plus essentiels. « La récupération du plastique, des métaux, de l’acier, du fer, de l’aluminium, du plomb, des cartes électroniques…, permet la création de richesses », a reconnu Diomaye Dieng.

Le recyclage des équipements électroniques et électroménagers est porteur de richesses et générateur d’emplois. Dans beaucoup de pays où cette filière est organisée, comme en Tunisie, des jeunes travaillent dans de petites unités ouvertes par des personnes soucieuses de protéger la santé des populations et l’environnement. Les déchets, c’est de l’or.

Mais, ils sont aussi nocifs. Ces équipements sont fabriqués avec des matériels et métaux lourds hautement nuisibles pour la santé et l’environnement.

Perturbation du système nerveux
Le candidat fait référence à l’intoxication au plomb dans le quartier de Ngagne Diaw qui avait causé la mort d’une vingtaine d’enfants à Thiaroye. Le plomb, le mercure et le cadmium sont cancérigènes. Ces métaux peuvent affecter le système nerveux, les reins, le foie et le cœur. « L’incinération des plastiques des Deee produit des dioxines et des furanes qui affectent le système immunitaire et perturbent le développement du système nerveux et la fonction de reproduction », avance M. Dieng qui cite Mukerjee.

L’exposition à des doses élevées au plomb entraîne des troubles dans l’organisme. Le sujet exposé peut souffrir de la restriction du champ visuel, des troubles de la sensibilité, l’ataxie (manque de coordination des gestes), l’altération de la parole,  les troubles mentaux légers et la  perturbation des réactions chimiques... Les personnes ayant une forte teneur en mercure dans le sang présentent également des anomalies chromosomiques. La liste des conséquences néfastes est loin d’être exhaustive.

Plus dramatique, l’étude a révélé également que beaucoup de recycleurs  méconnaissent les risques auxquels ils sont exposés. Sur un échantillon de 274 utilisateurs professionnels interrogés, 67,3% ignorent les impacts tandis que cette proportion est de 87 % pour 43 recycleurs interrogés.

L’enquête ciblée sur un échantillon de 1.504 ménages sur les 1.296.200 que comptait le Sénégal (Ansd, 2006), indique que  beaucoup de familles ne sont pas informées des dangers des déchets électroniques. « Plus de la moitié des ménages (59,4 %) ne connait pas les conséquences négatives des Deee sur l’environnement. Nous en voulons juste pour preuve les résultats de l’enquête effectuée au niveau des ménages à Dakar où 62,9 % des enquêtés ignorent les dangers des Deee sur l’environnement »

Une activité en pleine expansion   
Au regard de ces données, la gestion de ces déchets pose des défis en termes de sensibilisation et de conscientisation. Le chercheur recommande l’organisation de la filière et la réactualisation des textes régissant le recyclage de ces équipements. D’autant plus que la récupération de ces déchets gagne du terrain sous fond d’ignorance des méfaits. « Dans le cadre de la recherche de matières premières, les ferrailleurs collectent du matériel électrique et électronique qu’ils démantèlent afin de procéder à la vente des composants surtout métalliques.

Les avantages de la récupération et du recyclage sont multiples. Toutefois, si ces opérations ne sont pas soigneusement effectuées, la population et l’environnement s’exposent à des effets nuisibles », mentionne Diomaye Dieng. Aujourd’hui, la bonne organisation des activités de valorisation aiderait les acteurs à gagner mieux leur vie sans hypothéquer leur santé.

Par Idrissa SANE

Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) en partenariat avec Aspire, Academy et Speak up Africa, a procédé à la distribution de 70.500 Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda).

Selon le communiqué parvenu à la rédaction, ces moustiquaires sont destinées aux élèves de Ci et Cp de plus de 250 écoles. Cette distribution de moustiquaires à l’effigie de Lionel Messi entre dans le cadre du programme Football combating malaria (Fcm) lancé par le quintuple ballon d’or. Le programme vise à renforcer la sensibilisation des communautés et à accroître le recours aux moyens essentiels de prévention et de traitement du paludisme.

L’organisation Football combating malaria épaule le Sénégal à relever les défis conformément à la vision du Plan mondial de lutte contre le paludisme et aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Il s’agit notamment de l’accès universel, le diagnostic par les Tests de diagnostic rapide (Tdr), le traitement par les combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (Cta). Placée sous la présidence d’honneur du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, la distribution se fera avec la Division du contrôle médical scolaire (Dcms) du ministère de l’Education nationale.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

…Un conseil mondial mis en place
Un conseil a été mis en place au Forum économique mondial de Davos. Il aura pour principale mission d’éradiquer le paludisme à l’échelle mondiale.

La Fondation Bill et Melinda Gates et des leaders mondiaux ont réaffirmé leur engagement à éradiquer le paludisme. Parmi ces leaders figurent,Bill Gates, coprésident et administrateur de la Fondation Bill et Melinda Gates, Ray Chambers, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la santé dans le cadre du Programme 2030 et pour le paludisme, Peter Chernin, fondateur et directeur général du Groupe Chernin, Aliko Dangote, président-directeur général, Groupe Dangote.

Mais également, Idriss Déby Itno, président, République du Tchad (représentant l’Alliance des chefs d’état africains contre le paludisme), Jakaya Kikwete, ancien président, République unie de Tanzanie, Graça Machel, fondateur et président, de la Fondation pour le développement communautaire, Mozambique, Luis Alberto Moreno, président, Banque de développement interaméricaine, Ellen Johnson Sirleaf, présidente, de la République du Libéria.

Ces personnalités ont décidé, hier, en Suisse, de la mise en place d’un conseil pour éradiquer cette maladie. Ces personnalités veulent ainsi combler les déficits de financement en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. « Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates, et Ray Chambers, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la santé dans le cadre du Programme 2030 et pour le paludisme, ont, aujourd’hui, annoncé la mise en place d’un conseil pour mettre fin au paludisme, un groupe d’influents leaders des secteurs privé et public qui aspirent à faire en sorte que l’éradication du paludisme reste une priorité absolue à l’échelle mondiale », lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction qui mentionne : « Le prochain chapitre de la lutte contre le paludisme commence maintenant », a déclaré Bill Gates qui a coécrit un rapport avec Chambers en 2015 intitulé : « L’aspiration à l’action : que faudra-t-il pour mettre fin au paludisme ? »

Le coprésident de la Fondation Bill Gates soutient que, pour la première fois de l’histoire, une feuille de route a été élaborée « pour réaliser un monde sans paludisme, où personne ne doit jamais mourir d’une piqûre de moustique ». « Si nous concentrons nos efforts, et que nous faisons recours à l’innovation et à de nouveaux engagements de leadership et de financement, nous pouvons être la génération qui mettra définitivement fin au paludisme », a fait remarquer Bill Gates.

La mise en place du conseil intervient après la publication du rapport 2016 sur le paludisme dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé. Il y est indique que des progrès remarquables ont été réalisés en termes de réduction des cas et des décès dus au paludisme. Les membres du Conseil travailleront en collaboration avec Roll back malaria partnership.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop, soutient la recherche. Il a accordé un appui financier à des doctorants. Chaque étudiant a reçu une somme de 500.000 FCfa. Les bénéficiaires sont Moustapha Diallo qui fait son 3e cycle de Droit privé à l’Université de Ziguinchor et Salif Sané et Ibou Dramé Sylla. A Sédhiou, cette action a été saluée par tous les intervenants lors de la cérémonie qui a drainé du monde. Pour l’édile de la ville, ce geste entre dans le cadre du soutien qu’il entend apporter à tous ceux qui se préparent à devenir de hauts cadres de la région. C’est pourquoi, il encourage les jeunes à faire des études supérieures. Certains orateurs sont revenus sur les réalisations du maire dans le domaine de l’éducation. Ils ont invoqué la résorption des abris provisoires dans la commune, l’organisation d’une colonie de vacances pour les enfants...

Malamine KAMARA

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Farba Lamine Sall, a appelé les gouvernements africains à soutenir les laboratoires d’analyse qui sont les piliers de la performance du système sanitaire.

La capitale du sénégalaise abrite, depuis avant-hier, la réunion du comité de pilotage international du Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires (Resaolab). La réunion a vu la participation des représentants des laboratoires de plusieurs pays de la sous-région. Les participants vont dégager des solutions afin d’élever le niveau de performance des laboratoires. Le directeur des Laboratoires au ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Ahmed Lyane Sow, a profité de la cérémonie d’ouverture pour rappeler que les laboratoires constituent un secteur transversal. Ils sont, en effet, au cœur de l’affinement des examens médicaux. A vrai dire, c’est grâce aux laboratoires qu’un médecin peut confirmer ou infirmer une ou plusieurs maladies. Mieux, a souligné M. Sow, les laboratoires permettent de détecter et de surveiller des épidémies. « Si ces laboratoires ne sont pas performants, il est difficile d’avoir une bonne politique de santé dans un pays. Il est important de veiller à ce qu’ils fonctionnent correctement », a-t-il argumenté.

Mais les laboratoires africains n’ont pas les équipements nécessaires. C’est en réponse à ces contraintes, que les autorités se réunissent pour échanger sur les stratégies devant les aider à surmonter. « C’est ce que nous essayons de faire en organisant ces genres de rencontres, sous forme de sessions de formation continue avec plusieurs modules au menu, à l’intention des personnes qui travaillent dans ces laboratoires. Ces sessions rendront les laboratoires performants », a estimé Ahmed Lyane Sow.

Venu présider l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Farba Lamine Sall, a invité les gouvernements africains et les partenaires techniques et financiers à soutenir les laboratoires. « Les gouvernements doivent considérer les laboratoires comme des partenaires de mise en œuvre de leurs politiques nationales », a-t-il affirmé. Les laboratoires, a rappelé M. Sall, jouent un rôle capital dans la détection, la confirmation, la surveillance des maladies récurrentes ainsi que la lutte contre l’émergence des résistances aux antimicrobiens.

Eugène KALY

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