banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1446)

La Direction générale de la Santé, à travers la Cellule de santé communautaire,  a organisé, hier, un atelier de partage axé sur les résultats phares de la mise en œuvre du Plan stratégique national de santé communautaire (Psnsc). En tout, 1.723 cases de santé et 4.352 sites communautaires ont été mis sur pied.

Les participants à la deuxième session plénière du Comité national de pilotage de la santé communautaire ont échangé sur divers thèmes dont l’analyse des résultats de la stratégie des sages-femmes itinérantes dans les régions de Sédhiou et Matam. Il a également été question de veiller au partage des résultats de la cartographie des acteurs, des infrastructures et des services communautaires. Le partage des différents documents stratégiques en santé communautaire et des grandes orientations du Plan de travail annuel 2017 de la Cellule de santé communautaire (Csc) était également au cœur des échanges.

Créée en 2012, la Csc constitue la manifestation concrète de la volonté du ministère de la Santé et de l’Action sociale de renforcer la gouvernance et le ménagement de la santé communautaire. C’est un organe en charge d’assurer la coordination de toutes les interventions en santé. Le caractère à la fois multidimensionnel et transversal de la santé communautaire a été officialisé et apparait dans tous les échelons du système de santé.

Le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, venue présider la rencontre, a salué « le choix porté sur le partage des résultats phares de la cartographie des infrastructures et des acteurs communautaires ». Elle a relevé, entre autres acquis, la stratégie des sages-femmes itinérantes dans les régions.  Le ministre a ainsi invité à une « meilleure propagation de cette stratégie innovante ».

Le Dr Khady Seck, coordonnatrice de la Csc, a réitéré son vœu de mettre l’accent sur trois volets en invoquant notamment quelques résultats. Parmi ces derniers figurent la cartographie communautaire qui met l’accent sur les infrastructures existantes et des services offerts à travers les 14 régions du Sénégal. « Nous avons aussi partagé le résultat de stratégies innovantes développées dans les régions : il s’agit de la stratégie des sages-femmes itinérantes où des sages-femmes diplômées d’Etat acceptent d’exercer dans des zones très reculées », a-t-elle déclaré, soulignant que la cartographie consiste à recenser toutes les infrastructures communautaires. « Nous avons pu recenser environ 6.000 structures, dont 1.500 cases de santé et le reste en sites communautaires. Ce qui prouve que les acteurs communautaires font de la prévention et de la promotion de la santé », a-t-elle indiqué.

Le troisième point de la rencontre a porté sur la production d’un document-cadre qui permet de renforcer le rôle de coordination afin d’harmoniser les interventions en santé communautaire. « Le défi demeure dans la coordination multisectorielle. Nous voulons, à l’issue de cette stratégie de sages-femmes itinérantes, passer à une échelle supérieure. Et ceci, va concerner toutes les autres régions du Sénégal où les besoins se font sentir, notamment les vastes régions », a soutenu Dr Khady Seck.

 

Oumar BA

La Semaine Jeunesse Sida est, cette année, organisée du 19 au 26 décembre 2016 à Kédougou. Une zone frontalière et aurifère marquée par un taux de prévalence du Vih de 1,7 %, soit deux fois plus que la moyenne nationale (0,7 %).

En partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), l’Onusida et l’Unfpa, le Projet promotion des jeunes (Ppj) du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne va mettre à profit cette semaine pour dépister au moins 6.450 jeunes et sensibiliser au moins 15.000 adolescent(e)s et jeunes sur les comportements et pratiques à risque de contamination du Vih/Sida. Selon un communiqué de presse, cette semaine, avec comme thème : « Prévention du Vih dans les zones frontalières et aurifères : les jeunes s’engagent », a été lancée dans la localité de Bantaco, à 40 kilomètres de Kédougou.

« L’initiative entre dans le cadre global de l’engagement national pour « un Sénégal sans Sida à l’horizon 2035 », en référence à l’atteinte de l’objectif des « Trois 90 » d’ici à 2020 : 90 % des Personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique ; 90 % des Personnes vivant avec le Vih dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement indétectable », note le communiqué.              

 

O. NDIAYE

Le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a présidé, à Yeumbeul Nord, le lancement du projet « Vivre avec l’eau ». A terme, 920.000 personnes devraient être soulagées des effets néfastes des inondations.

Le lancement du projet « Vivre avec l’eau » fait suite à la phase test qui a obtenu des résultats probants. Ainsi, les bailleurs ont consenti au financement dudit projet qui vise à améliorer la résilience aux inondations à 920.000 personnes dans 10 communes des départements de Pikine, Guédiawaye, Rufisque et Dakar. Il s’agira d’installer des infrastructures d’évacuation des eaux de pluies dans les zones les plus vulnérables, de contribuer à améliorer la gestion des déchets solides par le biais de la formation des populations au compostage, à la fabrication d’éco-briques et à l’organisation d’actions days (ou « set sétal »). L’organisation et le renforcement des capacités des femmes sont également visés. Il sera aussi question de concevoir des plans d’urgence contre les inondations, d’organiser les populations et de les former à l’application de ces dits plans.

Ce projet sera mis en œuvre dans les communes de Yeumbeul Nord, Yeumbeul Sud, Malika, Rufisque Ouest, Wakhinane Nimzatt, Grand-Yoff, Mbao, Médina Gounass, Djeddah Thiaroye Kao, Thiaroye Gare. Pape Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, s’est félicité que les activités de réalisation d’infrastructures, de nettoiement des bassins de rétention, de recherche et de sensibilisation ont déjà démarré à Yeumbeul Nord. Il a constaté les effets positifs de ces actions sur les populations de cette commune.

Par conséquent, il a promis que tous les efforts requis seront fournis afin d’apporter un appui à ce projet et faciliter sa synergie avec les initiatives locales et nationales en cours  et/ou à venir. Le directeur du projet « Vivre avec l’eau », Abdoulaye Diagne, a rappelé qu’il fait partie des nombreux projets du programme Braced (Building resilience and application to climate extremes) financés par le gouvernement britannique à travers son Department for international developement (Dfid) dont l’objectif est d’aider 5 millions de personnes à faire face aux extrêmes climatiques. « Sa particularité repose sur sa mise en œuvre basée sur une approche inclusive et communautaire », a-t-il expliqué.

Abdou DIOP

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a décidé de déposer un préavis de grève si la question de la retraite n’est pas bien traitée par le gouvernement. Contenu dans l’accord de mai 2016, le Saes conditionne la stabilité de l’enseignement supérieur à la matérialisation de ce point.  

Une intransigeance du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) sur la question de la retraite. D’ailleurs, ce syndicat conditionne la stabilité dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur par la résolution ou la matérialisation de la question de la retraite figurant dans l’accord avec le gouvernement de mai 2016. Malick Fall, secrétaire général du Saes, parle de la retraite comme une question fondamentale pour « tous les travailleurs ».

Ainsi, ce point, qui figurait dans leur plateforme revendicative de l’année dernière, est devenu une fixation pour eux. « La stabilité de l’enseignement supérieur dépend de cette question de la retraite. Nous demandons une matérialisation de ce point contenu dans l’accord signé avec le gouvernement en mai 2016 », explique-t-il. D’où le préavis de grève que le Saes compte déposer, selon M. Fall, « si rien n’est fait d’ici à la fin du mois de décembre ».

Sur cette question, le Saes avait fait des propositions au gouvernement pour une augmentation des cotisations de retraite de ses membres qui devraient être discutées lors de la deuxième Conférence sociale, initialement prévue au mois de juillet passé avant d’être reportée sine die. Le nouveau bureau du Saes se dit animé d’une volonté d’apaisement dans le sous-secteur de l’enseignement « malgré les dysfonctionnements qui demeurent ». Parmi ces derniers, M. Fall cite les problèmes des cinq universités publiques qui croulent sous le poids des dettes liées à leur fonctionnement et qui souffrent de déficits d’infrastructures et d’enseignants.

« La situation à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, décrit Malick Fall,  est caractérisée par des déficits de budgets et d’infrastructures criants, un personnel vieillissant (1.350 environ), avec beaucoup de départs à la retraite, et une massification d’étudiants inquiétante (environ 90.000) dans un espace universitaire de plus en plus exigu. Des dettes liées au paiement des heures complémentaires, des vacations et des fournitures de service restent à être honorées ».

Sur les trois autres points contenus dans l’accord signé avec le gouvernement (l’application de la réforme des titres, l’indemnité compensatrice du droit au logement, l’orientation des bacheliers), le Saes parle de fortunes diverses avec des avancées sur quelques questions.

Oumar NDIAYE

L’importance de l’éducation n’est plus à démontrer, selon la Fédération « Pencum Ndakaru » qui plaide pour un enseignement de qualité. Le président du conseil d’administration de ladite entité, Djibril Ndour, l’a affirmé lors d’une signature de conventions.

La Fédération « Pencum Ndakaru » a organisé, à son siège à Yoff, une cérémonie de signature de cinq protocoles d’accords axés sur l’éducation des enfants, leur épanouissement et prise en charge, la capitalisation et le renforcement du pouvoir économique des dispensateurs de soins et des ménages, etc. Ces protocoles ont été signés respectivement avec les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) des Almadies, des Parcelles Assainies, de Pikine, de Guédiawaye et de Diamniadio. Dans son intervention, le Président du conseil d’administration (Pca) de la Fédération « Pencum Ndakaru »,

Djibril Ndour, a souligné que ce partenariat va permettre de renforcer la capacité de 80 enseignants en français et en mathématiques, d’organiser des cours de soutien au profit d’élèves des écoles publiques ayant des difficultés dans ces deux matières, de doter 6 écoles élémentaires de matériels de reprographie pour les supports d’apprentissage et l’organisation des évaluations dans les structures, de promouvoir l’hygiène en milieu scolaire… A en croire M. Ndour, cet appui visant à promouvoir un enseignement de qualité et à rendre efficaces les enseignements est estimé à 26.491.199 FCfa.

Il a fait savoir que le projet touchera les communes de Cambérène, Dalifort, Djeddah Thiaroye Kao, Ouakam, Sam Notaire, Sébikhotane et Yoff. Pour l’Inspecteur de l’éducation et de la formation de Diamniadio, Baboucar Diouf, cette convention est un moyen capable de donner aux enseignants des outils pour l’atteinte de leurs objectifs. L’adjoint au sous-préfet des Almadies, Abdoulaye Sall, a salué ce partenariat, non sans rassurer de la bonne gestion des ressources mises à la disposition des écoles.

Serigne Mansour Sy CISSE

A l’occasion de la 22ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Cop 22), le Comité de pilotage a commandé la première étude panafricaine sur le réchauffement climatique. Celle-ci a été conduite auprès de jeunes nés dans les années 1980 à 2000, appelés les « millenials », et issus de 19 pays africains.

Sur commande du Comité de pilotage de la Cop 22, une étude a été  réalisée du 7 au 16 novembre 2016 dans 19 pays d´Afrique. Cette enquête est la première à chercher à connaitre l’opinion des « millenials » (jeunes nés dans les années 1980 à 2000) en Afrique sur le changement climatique, leurs craintes et préoccupations, mais également leur volonté d´agir et les moyens qu´ils veulent se donner. Car ils sont la dernière génération à pouvoir enrailler les changements climatiques. 73% des jeunes interrogés considèrent l´accès à l´eau et le développement des énergies renouvelables comme les initiatives les plus pertinentes pour lutter contre le réchauffement climatique.  69 % veulent être acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique et considèrent que c´est notamment en triant les déchets qu´ils peuvent y parvenir.

Le réchauffement climatique est responsable de changements considérables dans notre environnement surtout en Afrique, continent particulièrement vulnérable face aux changements climatiques. Les « millenials » africains subissent directement ces phénomènes. 86% des jeunes interrogés constatent des pluies imprévisibles plus fréquentes, 79 % signalent l´augmentation des maladies des cultures et du bétail, 77 % constatent l’avancée de la désertification, 73 % ont remarqué la multiplication des incendies forestiers.

Impact sur l’agriculture et la sécurité alimentaire
Ces conséquences ont un impact sur l´agriculture et la sécurité alimentaire. Or, l´Afrique va devoir tripler sa production agricole, d'ici à 2050, pour subvenir aux besoins d´une population qui aura doublé. D´où l´importance de l’initiative pour l’Adaptation de l’agriculture en Afrique (Aaa), impulsée par le Maroc, qui a vocation à garantir le financement de l’adaptation de l’agriculture africaine et à augmenter la productivité agricole sur le continent en captant 30 % du plan d´investissement prévu à partir de 2020 pour l’adaptation des pays en voie de développement. Cela représente 30 milliards de dollars par an pour le développement de l’Afrique.
Pour 76 % des « millenials » africains, ce sont les gouvernements qui doivent, en premier lieu, agir contre le réchauffement climatique, mais plus de la moitié (53 %) leur reprochent de ne pas en faire assez. Les alternatives se trouvent donc, selon eux, au niveau supranational par l´action de l´Union africaine (pour 75 % d’entre eux) et plus généralement des organisations internationales (73 %), et au niveau infranational grâce aux acteurs privés (69 %) et aux organisations non gouvernementales (68 %).

O. BA

Une journée dite « Wallu Dome » (sauver son bébé) a été organisée à Pikine par la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Une occasion pour sensibiliser les populations sur l’importance de bien nourrir les enfants.


Dans le cadre de la sensibilisation des populations sur la nutrition des enfants,  la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) a organisé, à Pikine, un village-enfants. A l’intérieur, sont aménagés plusieurs stands devant lesquels attendent des femmes, les unes tenant la main de leurs enfants, les autres portant les leurs dans les bras. Ce village-enfants entre dans le cadre de la nouvelle politique de nutrition. A ce titre, la Cellule de lutte contre la malnutrition initie des activités promotionnelles ou pédagogiques au cours desquelles des services de qualité sont offerts aux  enfants. Porte-parole et coordonnateur de la Clm, Abdoulaye Kâ pense que cette activité témoigne de l’attention particulière que les autorités portent sur les couches les plus vulnérables, notamment sur les enfants âgés de moins de deux ans. Il rappelle qu’à partir de six mois le lait maternel ne suffit plus pour couvrir les besoins nutritionnels des enfants. Il est ainsi important d’introduire une alimentation complémentaire adaptée qui garantit à l’enfant une meilleure croissance, une  bonne santé et un bon développement. C’est d’ailleurs la quintessence des messages qui ont été livrés  au cours de cette journée « Wallu Dome » (sauver son bébé) organisée à travers ce village, en présence du maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo. «Il faut pratiquer l’allaitement maternel exclusif de la naissance à l’âge de six mois et introduire les aliments complémentaires dès l’âge de six mois tout en continuant d’allaiter au sein jusqu’à l’âge de deux ans ou plus », explique le porte-parole de la Clm. Selon lui, le nombre approprié de repas dépend de la densité énergétique des aliments locaux  et des quantités habituelles consommées par repas ». Dans ce cadre, la Clm a réalisé un guide de recettes basé sur les produits locaux,  des services classiques. Après les consultations, les enfants seront orientés, en cas de besoin, vers le district de santé.
Le maire de Pikine indique qu’au sortir de cette journée, une évaluation sera faite et il sera question de voir ce qu’il sera possible de faire en relation avec le district sanitaire, la pédiatrie, les relais communautaires, etc., pour s’approprier ce programme.
Abdou DIOP

Une journée de don de sang s’est tenue hier sur le chantier de la mosquée «Massalikoul Djinane» de Colobane. Elle a permis à l’équipe du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) de collecter 71 poches sur une centaine d’inscrits en début de journée. Pour le médecin Omar Kane, ce geste humanitaire sauve des vies. A l’en croire, il y a d’abord des critères avant de prendre le sang d’une personne.

Les hypertendus et hypotendus, les diabétiques sévères, les personnes vivant avec des maladies transmissibles et infectieuses ne sont pas aptes à donner de leur sang. Il a aussi énuméré les personnes ayant des crises d’asthme, les femmes en période de menstrues, les patients souffrant d’anémie. Cela permet de veiller à la sécurité du donneur et du receveur.

Interrogé, l’ouvrier donateur Abdou Aziz Coly a invité les populations à donner de leur sang. « On peut donner du sang qui, un jour, peut être très utile », a-t-il expliqué, avant de souligner sa satisfaction d’avoir accompli un acte de bonté.
Organisée par la société Eiffage, cette activité entre dans le cadre de la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse) et de la Responsabilité citoyenne de l’entreprise (Rce).

S. M. S. CISSE

Créée il y a seulement un an, l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc) compte près d’un million de bénéficiaires enrôlés par 671 mutuelles de santé communautaire. Ce chiffre a été fourni par André Demba Wade, coordonnateur du programme Masmus-Unamusc. C’était à Thiès lors d’un atelier d’auto-évaluation du plan stratégique de l’Unamusc. Il a indiqué que ces bénéficiaires sont issus de 11 unions régionales représentant 45 unions départementales de mutuelles de santé communautaire à l’échelle du Sénégal. Cela, « en attendant d’étendre le programme à 3 autres régions (Tambacounda, Matam et Kédougou) ».

Selon Hilère Ngongong, gestionnaire du Programme solidarité mutualiste de Belgique, « l’Union a amélioré son positionnement dans le processus de mise en œuvre de la Couverture maladie universelle (Cmu), aidée en cela par son partenaire technique et financier, l’organisation belge de Micro-assurance mutuelle de santé (Masmus) grâce à qui une reconnaissance juridique a été accordée en décembre 2015 ».

Aujourd’hui, ajoute M. Ngongong, « l’union est reconnue comme interlocutrice de l’Agence dans le cadre de la Cmu de base à travers les mutuelles de santé et les représente dans les instances d’élaboration de proposition de conventions avec les différents partenaires dont le ministère de la Santé et les partenaires techniques et financiers ».

Le président Demba Mame Ndiaye a tiré un bilan positif de l’union qui, selon lui, « est parvenue, par l’intermédiaire de ses membres, à avoir des partenaires qui l’accompagnent dans la mise en œuvre de son plan d’actions stratégique et disposer d’un siège à Kaolack avec une équipe technique qui assure la coordination des activités ». Pour autant, tout n’est pas rose, dans la mesure où cette structure « manque d’équipements et de mobilier pour son fonctionnement ».

En attendant, le président Demba Mame Ndiaye pense déjà aux prochaines journées de la mutualité qui, souligne-t-il, « devraient constituer des moments forts de mobilisation et de sensibilisation pour pousser les populations à adhérer davantage aux mutuelles et permettre à notre pays d’atteindre 75 % de taux d’enrôlement d’ici la fin de l’année 2017 ».

 

Mohamadou SAGNE

La société informatique Sunusoft veut équiper les écoles sénégalaises de logiciels pour la gestion pédagogique et du personnel. Une façon, selon Amadou Carter Diop, directeur général de cette entreprise, d’utiliser l’informatique comme un outil pour une bonne performance dans la gestion administrative et pédagogique des écoles. Cette société, qui organisait la deuxième édition des « Solutions cloud for education », a profité de l’occasion pour faire des démonstrations sur des logiciels dédiés à l’école comme « Lycolles ».

Avec comme thème « Les Tic, vecteur d’impulsion du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) du secteur de l’éducation », cette deuxième édition a été une occasion pour la société Sunusoft de sensibiliser chefs d’établissement, présidents de Comité de gestion, présidents de Conseil départemental, Inspecteurs de l’éducation et étudiants en informatique sur les apports du numérique dans l’éducation.
Le logiciel « Lycolles » a été présenté par des chefs d’établissement qui ont commencé à l’utiliser comme outil de gestion pédagogique et du personnel dans leurs écoles.  

 

Oumar NDIAYE

En aucun cas, le Groupe Yavuz Selim ne doit être fermé, selon des responsables syndicaux de l’enseignement sénégalais qui ont marqué, hier, leur soutien à l’administration de l’école.  

La décision du gouvernement de retirer l’exploitation du Groupe Yavuz Selim à l’association Baskent Egitim au profit de Maarif heurte la conscience des syndicalistes. D’après le secrétaire général du Cadre unitaire des enseignants du moyen-secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, la menace de fermeture de l’école Yavuz Selim en pleine année scolaire trouble les élèves qui sont la centralité de l’éducation.

En conférence de presse, hier, après un tête-à-tête avec l’administration de l’établissement, le responsable syndical a dit sa préoccupation face à une volonté réelle de bafouer leur souveraineté à travers une décision unilatérale. « Nous informerons nos instances qui prendront les décisions qui s’imposent », a expliqué le syndicaliste, non sans regretter l’avenir sombre des enfants.
Le 1er secrétaire général adjoint de l’Union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal, Diab Sène, a prévenu que les syndicalistes n’accepteront pas que le corps enseignant soit dévoyé.

Car l’appel à candidatures, lancé par le gouvernement turc, montre que le corps professoral et administratif sera recruté sans le profil adéquat. Ce qui mènera tout droit à une fermeture de l’école. Il bat aussi en brèche l’information selon laquelle les Turcs de Yavuz Selim sont une menace sécuritaire pour notre pays, parce que ce groupe est au Sénégal depuis 20 ans. Il a ajouté que nombreux sont les élèves bénéficiaires de bourses et originaires de familles démunies. Et si jamais l’école est fermée, ils seront dans des difficultés, leurs parents ayant des soucis pour assurer leur scolarité. « Le peuple doit se dresser contre cette forfaiture », a invité le syndicaliste.

Le secrétaire général du Syndicat unique des enseignants (privés) du Sénégal (Sudes), Mamadou Kaly Traoré, a fustigé la traque contre des enseignants en Turquie. Pour lui, il faut une reculade du gouvernement sénégalais dans sa décision de vouloir fermer Yavuz Selim.

De son côté, le censeur des études du Groupe Yavuz Selim, Mamadou Ndoye, a précisé que, jusqu’à nos jours, aucune notification officielle ne leur a été fournie par l’Etat. « Nous voulons que nos enseignements continuent. Pendant la fête de Noël, nous comptons organiser les examens blancs », a-t-il annoncé.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

...A Kaolack, les parents d’élèves interpellent le chef de l’Etat

L’agrément du groupe scolaire Yavuz Selim ayant été retiré à l’association Baskent Egitim au profit de la fondation Maarif, proche du président turc, Erdogan, les parents d’élèves de Kaolack interpellent le président de la République pour dénoncer l’arrêté du ministre de l’Education nationale.

L’Association des parents d’élèves (Ape) du groupe scolaire Yavuz Selim de Kaolack est en colère contre le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Ce dernier est coupable, selon elle, d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants. En cause : l’arrêté retirant la gestion du groupe scolaire au mouvement Baskent Egitim pour la confier à la fondation Maarif. Pour les parents d’élèves de Yavuz Selim, c’est une procédure de fermeture de l’établissement qui ne dit pas son nom. « Comment un gouvernement peut se lever un beau jour et décider de changer de gestionnaire d’une école privée, hypothéquant ainsi l’avenir de milliers d’élèves et de centaines de membres du personnel pédagogique et administratif ?

C’est inadmissible dans un Etat de droit  », s’est offusqué, au cours d’un point de presse tenu le week-end dernier, Kéba Konaté, porte-parole de l’Ape de la capitale du Saloum. Lors de cette rencontre, les parents d’élèves ont étalé leur rancœur sur cette affaire aux relents de contentieux diplomatiques sénégalo-turcs. « Nous avons la triste impression que nos enfants paient au prix fort une tentative de coup d’Etat avorté en Turquie et dont les conséquences ont des ramifications planétaires », a analysé M. Konaté. Les parents d’élèves comptent ainsi dérouler un plan d’actions local, en vue de faire reculer le gouvernement sénégalais. Ils ont posé le premier acte en se rendant chez les principales familles de la capitale du Saloum. En concertation avec leurs pairs au niveau national, ils comptent élaborer un mémorandum à adresser au président Macky Sall.

Ils rappellent que le réseau Yavuz Selim, implanté depuis 1997 au Sénégal, compte 3.000 élèves, de la maternelle au secondaire, en passant par le collège. Des centaines de travailleurs sont aussi dans l’encadrement pédagogique et administratif.
     

Elimane FALL

Dans une dynamique de sauver la jeunesse des comportements déviants, une plateforme d’organisations de la société civile travaille à faire éviter aux jeunes la consommation de drogues.


Le Réseau national des intervenants de la société civile sur les drogues (Rnsd), en partenariat avec West african civil society institut (Wacsi), Open society initiative for west Africa (Osiwa) et l’association « Domou Battoire » a organisé, hier, une journée de mobilisation sur le thème « les stratégies de plaidoyer pour la prévention, l’accès aux soins et le respect des droits humains au profit des consommateurs de drogues ». La rencontre, organisée au quartier « Abattoirs » de la Médina, a réuni beaucoup de personnes dont des artistes et des acteurs de la société civile.

Cette activité, précisons-le, entre dans le cadre de la campagne mondiale « Support. Don’t punish » (Soutenez. Ne punissez pas). Selon Dr Idrissa Ba, coordonnateur du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad), la drogue n’est pas seulement une affaire des populations de la Médina, mais un phénomène qui concerne tout le monde. Aujourd’hui, faut-il un autre regard sur les consommateurs de drogue.

« L’Afrique de l’Ouest est une plaque tournante du trafic de drogue. Nous devons revoir notre comportement. La drogue est un problème de santé publique. Beaucoup d’Etats ont concentré leurs efforts sur la lutte contre la drogue. Mais, nous devons reconnaître que son éradication ne s’est pas encore réalisée », a affirmé clairement Dr Ba qui a ajouté que « dans la stratégie de lutte, il est pertinent de passer par la répression pour dissuader les consommateurs, mais la prévention et la sensibilisation sur les dangers sont aussi non  négligeables ». Dr Idrissa Ba a terminé en soulignant que « la stigmatisation doit laisser la place à la réinsertion sociale ».

Prenant la parole, le vice-président du Rnsd, Bamar Guèye, a invité les jeunes à suivre les enseignements du Coran pour ne pas se fourvoyer. Il a exhorté les uns et les autres à unir leurs forces pour combattre la drogue. « Nous sommes tous responsables. Donc, personne ne doit fuir ses responsabilités », a déclaré M. Guèye. Pour sa part, l’adjudant de police Massamba Sarr, membre du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild), a souligné que « chacun de nous a un rôle à jouer dans la lutte ».

Ancien toxicomane, Ousmane a invité les populations à ne pas fuir les drogués, mais plutôt à leur accorder une réelle prise en charge. « Ceux qui utilisent la drogue ne le font pas de gaieté de cœur. Il faut les aider », a-t-il souligné. La troupe théâtrale « Lu diot yomb » a sensibilisé le public sur les dangers de la drogue.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Quelque 1.200 enfants ont été retirés depuis six mois des rues dakaroises a déclaré, lundi à Dakar, le directeur des Droits et de la Protection de l’enfance au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Niokhobaye Diouf.

« En soixante sorties, on a retiré près de 1.200 enfants sénégalais et étrangers de la rue dans la région de Dakar » a dit Niokhobaye Diouf qui prenait part au lancement du rapport 2016 sur le bien-être des enfants. Lequel rapport intitulé « Adopter la bonne approche : combler l’écart entre politiques et – pratiques » est l’œuvre du Forum africain sur les politiques de l’enfant (Acpf) en partenariat avec l’Observatoire international de la démocratie et de la gestion des crises et conflits (Oidec). « 300 enfants sont retournés dans leurs pays et on est en train de préparer le retour de 34 autres enfants en Guinée Bissau », a-t-il dit à la presse en marge de la cérémonie. « Les missions de retrait vont continuer, c’est une priorité même si il y a des récidives », a-t-il ajouté. La cérémonie de lancement du rapport 2016 sur le bien-être de l’enfant africain a été présidée par le Premier ministre, Mouhammed Boun Abdallah Dionne.    
(APS) 

Des progrès constants sont enregistrés au Sénégal dans la promotion de la planification familiale. Seulement, en 2016, une baisse de 29.000 utilisatrices additionnelles est notée par rapport à l’année dernière. Pour le Dr Ndèye Marième Ndiaye, chef de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), cela ne signifie pas un désintérêt pour la planification familiale.

Au contraire, elle estime qu’il est, aujourd’hui, nécessaire de prendre en charge les défis de la création de la demande pour voir comment la faire autrement. Ainsi, elle milite pour la révision des stratégies de communication afin de toucher les adolescents et les jeunes qui sont laissés en rade.

Une baisse des nouvelles utilisatrices de la planification familiale est notée au Sénégal entre 2015 et 2016. Selon vous, qu’est-ce qui explique cette situation ?
Le Sénégal a, jusque-là, fait des efforts dans la promotion de la planification familiale. Son leadership dans ce domaine a été réaffirmé en 2012, lors du Sommet de Londres sur la planification familiale où le ministre de la Santé et de l’Action sociale a émis le souhait d’atteindre 27 % de prévalence contraceptive en 2015. Malgré le fait qu’on n’ait pas atteint cet objectif, le Pr Awa Marie Coll Seck a maintenu l’objectif de 45 % de prévalence contraceptive pour 2020. Dans ce cadre, beaucoup d’interventions à haut impact ont été menées.

C’est ainsi que la disponibilité des produits contraceptifs a été réglée au Sénégal. Nous sommes maintenant dans une phase de transition dans la distribution des médicaments au niveau de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) qui a initié deux stratégies majeures pour rapprocher les produits pharmaceutiques des populations. Il s’agit précisément du « Diégué sina » (je me suis rapproché, Ndlr) et du « Yeksina » (je suis arrivé, ndlr). Ce sont des acquis importants pour le Sénégal.

A la fin de l’année 2015, il s’est trouvé que nous nous sommes concentrés à élaborer le Nouveau cadre stratégique de planification familiale (2016-2020). Cette option est choisie pour coller à notre Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) pour la période 2009-2018. Car la planification familiale se situe au niveau de l’objectif 1 du Pnds qui englobe la lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Donc, ce Nouveau cadre stratégique intègre bien la planification familiale et va au-delà du délai du Pnds en ce sens qu’il est doté de plans d’exécution annuels. Cette étape de transition a été très sensible. Si on ne la gère pas bien, cela peut conduire à des baisses. Mais, les gens n’ont jamais arrêtés de travailler. La diminution du nombre de nouvelles utilisatrices au Sénégal en 2016 par rapport à 2015 ne signifie pas un désintérêt pour la planification familiale.

Au contraire, à côté des partenaires, l’Etat contribue pour beaucoup dans la mobilisation des ressources en faveur de la planification familiale. Chaque année, une ligne budgétaire de 300 millions de FCfa est dégagée pour l’achat des produits contraceptifs. Les municipalités contribuent aussi dans les activités opérationnelles. L’appui des bailleurs qui accompagnent les politiques de l’Etat dans la mise en œuvre des stratégies de planification familiale pour atteindre les objectifs fixés est aussi très important. Il faut leur accompagnement continu.

Avec ce Nouveau cadre stratégique que vous avez élaboré, allez-vous laisser de côté le Plan d’actions national de planification familiale ?
Nous avons bien identifié les problèmes que nous avons eu à rencontrer lors de la première phase d’exécution des Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf). On sait qu’il est, aujourd’hui, nécessaire de prendre en charge les défis de la création de la demande pour voir comment la faire autrement. Dans la mise en œuvre de la première phase du PanPf, la campagne de communication était axé sur le concept « Moytou nef » (espacement des naissances). Cette campagne était exclusivement destinée aux femmes en union.

La sensibilisation des religieux et des hommes était également visée. Aujourd’hui, on sait que les jeunes doivent être pris en compte. Ils doivent être au centre des débats, surtout la tranche d’âge 15-19 ans et même jusqu’à 24 ans. Car c’est là où l’on trouve le plus de problèmes, notamment la scolarisation, les violences, grossesses précoces, viols, drogues, etc. Pour que les jeunes filles puissent éviter les avortements à risque, les infanticides, la planification familiale est incontournable.

Nos stratégies de communication doivent ainsi être revues pour toucher cette tranche d’âge de la population qui a été laissée en rade. Mais, nous ne pouvons pas le faire sans les parents et les religieux. Car il y a encore dans nos pays le poids des pesanteurs socioculturelles. Nous devons être dans un mouvement national où les gens peuvent discuter de ces questions.

Justement, est-ce que le nouveau cadre stratégique de planification familiale intègre précisément les jeunes ?
Les interventions que nous avons eues à faire sur les jeunes sont essentiellement  basées sur la communication. Maintenant, il est question de savoir comment toucher les jeunes au niveau des écoles, comment sensibiliser les éducateurs, comment intégrer la santé sexuelle et reproductive dans les curricula de l’éducation et de la formation pour protéger les adolescents et les jeunes. Nous travaillons dans une approche multisectorielle pour voir comment adresser les questions de santé sexuelle des jeunes. Car la planification familiale est une intervention préventive et non curative.

Lors de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, les jeunes ont plaidé pour qu’on consacre, au niveau des pays membres, 15 % du budget des Plans d’actions nationaux de planification familiale à la Santé de reproduction des jeunes et des adolescents (Sraj). Est-vous prêts, au Sénégal, à satisfaire cette demande ?
Nous sommes conscients qu’il faut mettre plus de ressources pour accompagner les jeunes. Nous avons, au Sénégal, un plan pour la Santé de reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj) qui couvre la période (2014-2018). Mais, pour la planification familiale, le budget dédié à la communication, où nous ciblons les jeunes, peut prendre 25 à 30 %, parce que cela nécessite beaucoup de moyens.

Quelles relations avez-vous avec les Organisations de la société civile engagées dans la promotion de la planification familiale ?
Nous travaillons depuis de longues années avec les Organisations de la société civile. Ces dernières portent le plaidoyer et ont des activités avec l’offre de services. Nous travaillons beaucoup dans la mobilisation des fonds propres au niveau du pays pour des activités en rapport avec la planification familiale. Nous sommes aussi accompagnés par d’autres partenaires comme les parlementaires, le Conseil économique, social et environnemental. Ces différents acteurs portent des messages de plaidoyer au niveau des populations pour leur meilleure compréhension.

 

Propos recueillis à Abidjan par Maïmouna GUEYE (Envoyée spéciale)

Le rapport africain 2016 sur le bien-être de l’enfant a été rendu public, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le document souligne que le niveau déplorable du bien-être de l’enfant en Afrique est lié à l’inefficacité des structures étatiques chargées de la mise en œuvre des droits de l’enfant, entre autres obstacles.

Si en Afrique des avancées remarquables ont été notées dans l’amélioration de l’accès des enfants aux soins de santé, à l’éducation et aux autres services de base, il n’en demeure pas moins que des millions d’enfants continuent de vivre dans la misère et sont privés de leurs besoins fondamentaux. Ce niveau déplorable du bien-être de l’enfant en Afrique est lié à l’inefficacité des prestations des services publics. C’est ce que souligne le Rapport africain 2016 sur le bien-être de l’enfant sous-titré : « Adopter la bonne approche, combler l’écart entre politiques et pratiques ».

Réalisé par l’African child policy forum (Acpf), en partenariat avec le l’Observatoire international de la démocratie et de la gestion des crises et des conflits (Oidec), le document d’une cent cinquantaine de pages a été rendu public, hier, en présence du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Il relève que les structures étatiques en charge de la mise en œuvre des droits de l’enfant en Afrique sont trop souvent dépassées par leurs mandats multiples et contradictoires et que la plupart d’entre elles souffrent de limitations sévères en termes de capacités : budgets insuffisants, pénurie de ressources humaines, etc. « Les institutions de prise en charge des affaires des enfants sont marginalisées et manquent de l’autorité et des ressources nécessaires pour lancer et efficacement mettre en œuvre les programmes qui ciblent les enfants (…) », indique le rapport;

Le document ajoute que les mécanismes de coordination et de redevabilité ne fonctionnent pas suffisamment et ne peuvent donc pas garantir des services de qualité aux enfants qui représentent 47 % de la population du continent africain. Ainsi, fait-il remarquer, 34 millions d’enfants ne sont pas scolarisés sur le continent, soit plus de la moitié du chiffre mondial des enfants non scolarisés. Les taux les plus élevés de violence physique à l’encontre des enfants se produisent également en Afrique, lit-on dans le document.
Pour le général Mamadou Lamine Cissé, président de l’Assemblée générale de l’Oidec, « le Sénégal est fier de son classement au niveau africain et mondial ». Cela étant, il estime que l’Acpf et l’Oidec ont raison de s’investir et de défendre « cette cause d’une grande noblesse tant il est vrai que la protection et le bien-être de l’enfant en Afrique font face à de nombreux défis ».

Un Code de l’enfant en gestation au Sénégal
De l’avis de l’ancien ministre de l’Intérieur sous le président Abdou Diouf, « il est malheureux de constater que, de plus en plus, les enfants sont la cible d’actes de violence et victimes de conflits armés et non armés. L’enfant constitue un maillon faible de la société et pourtant, c’est lui qui incarne l’avenir. Nous avons donc la conviction que défendre les droits et le bien-être des enfants revient à œuvrer pour une paix et une stabilité de notre société ».

Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pense que les constats relevés dans le rapport méritent que l’on s’y penche et les leçons tirées pour améliorer les pratiques opérationnelles. Car il reste convaincu que la pleine réalisation des droits des enfants et de leur bien-être est un impératif qui s’étend bien au-delà du cadre des affaires sociales en soulevant les questions essentielles de la fonction gouvernementale sur la bonne gouvernance.

« Le renforcement du capital humain requiert des progrès significatifs dans la réalisation des droits et du bien-être des enfants, en vue de leur permettre d’atteindre leur plein potentiel d’innovation et de productivité. Ainsi, le Sénégal compte parmi les pays qui ont réalisé une réduction significative de la morbidité et de la mortalité infantile, qui ont amélioré le taux d’accès à l’enseignement primaire, sans compter la Couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale, etc. », se félicité le chef du gouvernement. Ce qui l’amène à dire que « le Sénégal est sur la voie du progrès en matière de protection de l’enfance ». M. Dionne annonce d’ailleurs que le gouvernement travaille sur un Code de l’enfant qui sera un instrument par lequel, dit-il, « nous allons réaliser des gains sur la voie de la protection de l’enfance ».

Elhadji Ibrahima THIAM

De 120.000 ha, la Réserve naturelle communautaire du Boundou a été créée en juin 2009 par les défuntes communautés rurales  devenues commune (Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura). Il est entamé avec les acteurs le processus d’élaboration du plan pastoral.

La Réserve naturelle communautaire (Rnc) du Boundou, à 155 km de Tambacounda (Sud-Est du Sénégal), est une aire protégée intercommunautaire. Créée en juin 2009 par les communautés      rurales  de  Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, elle vise à protéger un écosystème fragilisé et à préserver les ressources naturelles nécessaires aux activités des populations qui y vivent, souligne Alassane Omar Sy, le maire de Sinthiou Fissa et président du Conservatoire de la réserve naturelle communautaire du Boundou (Corena).

Pour la gestion de cette Rnc, qui a été déléguée au Corena, il est mis en place un plan de gestion initialement défini sur une période de 7  ans et qui décrit l’ensemble des actions de préservation et de développement local proposé pour atteindre les objectifs de la réserve.  Pour Alasane Omar Sy, dans les 20 villages de la réserve, essentiellement de culture Peulh et Diakhanke, la principale activité   économique est le pastoralisme. Les troupeaux de bovins et de petits ruminants sont présents sur l’ensemble de la réserve. A cela, s’ajoute le cheptel impressionnant des transhumants qui y sont accueillis pendant la saison sèche. Par conséquent, le maire de Sinthiou Fissa estime que cette activité constitue une forte pression sur l’environnement et les ressources naturelles, tant par l’occupation des  points d’eau,  que par la recherche permanente de pâturage.

Alassane Diallo, le maire de Koussan, a révélé que ce projet est inscrit dans la coopération Isère/Tambacounda. Le Conseil général de l’Isère est un partenaire global de la réserve. Les structures iséroises compétentes dans le domaine de l’élevage (Fai, Pastoralisme du monde, etc.) ont été mobilisées pour certaines étapes. Ce sont une vingtaine d’éco-gardes qui ont, pour l’occasion, été habillés et déployés.

En plus du matériel de gestion des déchets pour les écoles primaires, le collège et le lycée, l’éducation environnementale est initiée dans ces localités, a indiqué le capitaine Abdou Diouf, conservateur de la Rnc.

Pour lui, afin de gérer au mieux les ressources présentes dans la réserve et de rétablir un équilibre global des écosystèmes, préserver les ressources disponibles, les acteurs impliqués dans le processus de gestion de la Rnc ont sollicité une prestation technique et organisationnelle qui devrait aider, à terme, à disposer d’un document  de planification opérationnelle orienté vers les ressources et l’espace exploités par les troupeaux locaux et transhumants.

Il s’agit, selon Momar Mbaye, expert forestier en charge de l’étude, de l’élaboration du plan pastoral, de mobiliser les compétences des agriculteurs, des éleveurs, des habitants dans l’évolution des pratiques agro-pastorales repérées ou à venir. Il est mis en place, souligne M. Mbaye, la redéfinition de nouvelles conduites de troupeaux compatible au plan de la préservation de la Rnc. Cela permet de restaurer, de ce fait, les équilibres écologiques globaux de cette zone.

Pape Demba SIDIBE

Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (affluent de la Gambie) a été lancé. Il vise la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens de celle-ci.

L’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Hamet Tidiane Thiaw, a lancé le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (Affluent de la Falémé). C’était lors d’un atelier d’informations et d’échanges tenu au conseil départemental de Tambacounda. La rencontre a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, des services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres. Selon l’adjoint au gouverneur, il est question d’arriver à une gestion intégrée des ressources en eau adaptée au contexte national et conforme aux orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).

Pour Hugo Van Tilborg, 2ème secrétaire au bureau de l’Union européenne à Dakar, les infrastructures hydrauliques, souvent mises en avant, ne serviraient à rien si, en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible. Du coup, il a prôné, pour l’amélioration des conditions de vie des populations, l’approvisionnement correct des populations en eau potable.
Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a-t-il relevé.
Une cinquantaine de forages a été réalisée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le projet Pepam-Ue. Pour Hubert Ndèye du Conseil départemental de Tambacounda, il est nécessaire de mettre l’accent sur la valorisation des fleuves comme la Falémé et le Sénégal dans leur partie orientale.

Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a indiqué Niokhor Ndour, Directeur de la gestion et de la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La composante gestion des ressources en eau vise à réduire la pauvreté en milieu rural. Elle est également axée sur la promotion de la gestion durable des ressources hydrauliques, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens du secteur. Le projet cherche à assurer un accès durable à l’eau potable et table sur la réalisation de plans de gestion des ressources en eau dans les 28 sous-Ugp (Unité de gestion et de planification. De même, chaque commune sera dotée d’un plan local Gire (Gestion intégrée des ressources en eau), pour la durabilité de la gestion, mais aussi pour la valorisation des ressources en eau, qui sera adossée à un plan de communication. Il est, en outre, envisagé un schéma directeur d’aménagement pour la période 2016-2030. L’atelier de Tambacounda bouclait une série de rencontres entamées à Sédhiou, puis à Kolda, en vue du lancement de l’étude d’élaboration des plans de gestion des ressources en eau.

 

P. D. SIDIBE

La Fondation «Servir le Sénégal » de la Première dame, Marième Sall, a offert, samedi dernier, une couveuse à la pédiatrie de l’hôpital régional de Fatick.

Membre de la Fondation « Servir le Sénégal », Meissa Mahécor Diouf, conseiller municipal à Fatick, a remis, samedi dernier, au nom de la Première dame du Sénégal, Marième Sall, une couveuse à la pédiatrie de l’hôpital régional de Fatick. Il a personnellement offert du matériel et des produits désinfectants à cet hôpital. Selon lui, cet hôpital était confronté à un manque de couveuses. Pour trouver une solution, a-t-il dit, il a soumis cette question à la Première dame.  Sensible à cela, la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal » a ainsi offert une couveuse à cet établissement hospitalier. De plus, il a promis de faire un plaidoyer pour que cet hôpital soit doté d’un scanner. Au nom du Directeur de l’hôpital régional de Fatick, Samba Aly Assane, secrétaire administratif et financier de cet établissement public de santé, a magnifié ce geste symbolique. Après avoir vivement remercié la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal », il a indiqué que cet hôpital attend d’autres équipements.  Pour Samba Aly, il est temps que cet hôpital soit entièrement équipé parce qu’il se trouve dans une zone accidentogène.

Oumar Ngatty BA

La tradition a été une fois de plus respectée. La journée nationale de l’éducation des filles a été célébrée. La cérémonie a été présidée par le directeur de cabinet du ministère de l’Education. Rappelons que c’est en 2006, que cette journée a été instituée. Depuis lors le ministère de l’Education nationale, à travers le projet d’appui à l’éducation des filles a initié de vastes programmes visant à scolariser le maximum de filles. C’est ainsi que des tenues sont distribuées, la formation et des cours de soutien ont été organisés et des bourses ont été octroyées dans le but d’accompagner la scolarisation de cette couche de la population. Ces actions ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, l’indice de parité est de 1, 7 en faveur des filles. 

Le gouvernement italien, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement a grandement contribué aux côtés du gouvernement du Sénégal à la lutte contre la sous scolarisation des filles. De l’avis de Mara Alborghetti Badji, le gouvernement italien a injecté plus de 4,3 milliards FCFA dans le secteur de l’éducation en termes d’appui et d’accompagnement du Sénégal. La coopération italienne compte maintenir le rythme des investissements dans le cadre du «  Paef plus » et d’un nouveau projet qui va démarrer en janvier 2017. Dans cette perspective, un accent particulier sera mis sur la promotion de l’enseignement des sciences et des technologies. D’autres partenaires comme Plan international et l’Unicef ont également manifesté leur soutien au ministère de l’Education pour gagner la bataille du maintien des filles dans le système éducatif. Ces performances méritent d’être consolidées. En réalité même si les filles sont plus nombreuses que les garçons dans des salles du Préscolaire à la classe de 5éme au collège, bon nombre d’entre elles ne terminent pas leurs études. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dans cette contreperformance. Pour la coordonnatrice du Paef, Marie Siby Faye les obstacles qui expliquent le non achèvement des études chez beaucoup de filles sont à la fois économique, institutionnel, pédagogique et culturel. « Il est urgent de renforcer la sensibilisation et le plaidoyer pour donner plus de chance aux filles. Cela va passer par un changement des mentalités et de paradigmes », préconise, la coordonnatrice du Paef.

Pape Coly NGOME

La cérémonie officielle de la rentrée académique de la première promotion d’auditeurs inscrits au programme de Master en administration publique s’est tenue, mercredi dernier, sous la présence du directeur de la Modernisation de la fonction publique, Salif Kandé, et de l’ambassadrice du Canada au Sénégal. Cette formation est le fruit d’un partenariat entre l’Enap du canada et Sup de Co.

Pour la première fois en Afrique, l’Ecole nationale d’administration publique du Canada (Enap) a décidé d’y délocaliser son Master, en particulier au Sénégal. Elle s’allie ainsi avec Sup de Co, une école de commerce qui, après vingt trois ans d’expertise, est devenue un label d’excellence avec des diplômes reconnus par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Le Master rentre dans le cadre de la formation des hauts cadres de l’administration en Afrique. Regroupant vingt auditeurs, avec quatorze modules, l’enseignement prend en compte les principes les plus modernes et les plus avancés des administrations. En effet, les cours vont être orientés vers des modules comme les principes et enjeux de l’administration publique, les enjeux et développement actuels de gestion de l’administration publique, le développement et la mise en œuvre des politiques publiques, la gestion financière du secteur publique, etc.

« L’Etat coordonne les actions pour le développement de sa société. Et pour arriver au bout de cette mission, il faut qu’il se dote d’une administration compétente capable de soutenir son action et d’élaborer les meilleures politiques et programmes afin de bien gérer les ressources humaines, financières et informationnelles. Et cette formation vise à former des agents qui ont une bonne expérience et qui peuvent faire la différence », a soutenu Louis Coté, formateur à l’Enap. Des objectifs qui peuvent être corrélés aux résolutions du Forum national de l’administration tenu au mois d’avril dernier au Centre international de conférences Abdou Diouf. Une rencontre au cours duquel le chef de l’Etat avait regroupé tous les acteurs de l’administration sénégalaise, notamment les directeurs généraux, les députés, les acteurs des collectivités locales et décentralisées, etc., pour faire une étude critique et diagnostique de l’administration sénégalaise.

Du côté des auditeurs, les défis ne manquent pas. Ce qu’ils attendent de ce Master, c’est de voir comment faire dans le cadre de la formation permanente pour améliorer, dans les assises de leurs fonctions, les prestations mises à la disposition de la population sénégalaise. En effet, un cours qui porte sur l’environnement de l’administration publique leur est dispensé pour comprendre les enjeux et les défis auxquels sont confrontés les Etats. Selon le directeur de la Modernisation de la fonction publique, Salif Kandé, si le Canada a pu atteindre un certain niveau de développement, c’est parce qu’elle a su compter sur une administration forte et d’un leadership politique. « En effet, cette formation doit nous permettre de passer de nos idées à l’action. La question des résultats se pose avec toutes les ressources que nous possédons. Nous avons des compétences, mais le problème qui se pose, c’est comment les mettre en œuvre de façon plus efficace. Un défis qui vous interpelle dans le cadre de cette formation », a-interpellé M. Kandé.

Marame Coumba SECK

L’institution financière «Ecobank » a offert 20 ordinateurs au Lycée Galandou Diouf de Mermoz, pour l’équipement de sa salle informatique. La cérémonie de réception de ce matériel s’est déroulée samedi.

L’Ecobank a entièrement équipé la salle multimédia du Lycée Galandou Diouf de Mermoz. Les responsables de l’établissement ont réceptionné, samedi, les 20 ordinateurs et des accessoires pour un montant de 10 millions de francs Cfa. Ce don entre dans la quatrième édition « d’Ecobankday ». La banque veut ainsi promouvoir les nouvelles technologies dans les écoles. Les élèves et les professeurs peuvent désormais utiliser les opportunités offertes par les Tic pour améliorer l’acquisition des connaissances et la transmission du savoir.

Cette action sociale est inscrite dans le registre des services rendus à la communauté. Selon le directeur des entreprises d’Ecobank, Souleymane Diagne, cet élan de solidarité permet à son groupe d’être au service des communautés locales. Il a aussi indiqué que les « écobankiers » portent cette dynamique de Responsabilité sociale des entreprises (Rse) pour le bien-être des populations. Il a ajouté que l’éducation est une priorité dans leur démarche Rse. De son côté, Ngary Faye, inspecteur d'académie de Dakar a loué cet acte symbolique qui magnifie et valorise la performance. Il a révélé que Galandou Diouf est le 2ème lycée régional le plus performant de Dakar. L’établissement scolaire a réalisé le meilleur quantum horaire de la capitale. Le proviseur, Aliou Sarr, a assuré qu’ils feront bon usage de ce matériel pour améliorer leur performance. Le souhait du proviseur c’est de positionner le lycée sur le chemin de l’excellence.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans deux semaines, l’alimentation en eau potable du quartier Ouest Foire et d’autres cités de Dakar sera totalement sécurisée. Un forage d’une capacité de 150 m3/h sera opérationnel pour renforcer le réseau.

Bientôt la fin des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable du quartier Ouest Foire. Un forage d’une capacité de 150 m3/h sera opérationnel dans deux semaines, grâce à la mise en œuvre du Programme d’urgence de sécurisation d’alimentation en eau potable de Dakar. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors d’une visite du site qui abrite l’infrastructure, sur la façade extérieure du domaine aéroportuaire, en compagnie des directeurs généraux de la Sones, Charles Fall, et de la Sde, Abdoul Baal. La zone accusait des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en eau potable. L’Etat du Sénégal, à travers la Sones, société de gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine et périurbaine, a confié la réalisation de ce forage à la Sde, société d’exploitation. « Nous savons qu’il y a souvent des difficultés à Ouest Foire et dans d’autres quartiers. C’est la raison pour laquelle, en 2015, un programme d’urgence avait été initié. Ce programme a permis de mobiliser plus de 60.000 m3/jour avec la réalisation de 21 forages. Ce projet, qui est en train d’être achevé, entre dans sa deuxième phase avec la réalisation de 4 forages, dont celui-ci, un deuxième à Terme Sud, au niveau du camp militaire, deux autres à Yabakh et Toubab Dialaw », a souligné Mansour Faye.

Selon le ministre, ces ouvrages permettront d’améliorer sensiblement la distribution, mais aussi la production dans la région de Dakar. D’autres travaux d’extension et de renforcement du réseau seront réalisés pour permettre d’avoir un accès à l’eau 24 heures/24 dans la région de Dakar. « Nous verrons s’il y aura un impact positif sur la vie des ménages, mais nous pouvons nous réjouir non seulement de la fin des travaux, mais aussi du débit. Nous nous attendions à un débit faible de l’ordre de 50, mais nous en avons eu 200, et nous allons exploiter les 150 mètres cube par jour. Cela va augmenter sensiblement la capacité de production dans la région de Dakar », a dit Mansour Faye.

Le quartier Ouest Foire sera entièrement impacté ainsi que les cités Soprim, Conachappe et Mixta. Selon un document transmis à la presse, à la date du 15 décembre 2016, le forage Terme Sud a été réceptionné et mis en service pour un débit de 100m3/h, soit une production journalière de 2200 m3. Le forage de Toubab Dialaw a été réceptionné avec un débit de 60m3/h. Ainsi, la production journalière attendue des trois forages (Terme Sud, Ouest Foire et Toubab Dialaw) est de 4620 m3/j. Le forage de Bayakh a effectivement démarré le 09 décembre dernier et le débit attendu est de 150m3/h, soit une production journalière de 3300 m3/j pour 22 heures de pompage.

Babacar DIONE

L’Université Alioune Diop de Bambey et l’Institut supérieur d’informatique (Isi) ont scellé, hier, un partenariat. Les deux institutions veulent donner un nouvel élan à la formation des ressources humaines dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’Université Alioune Diop de Bambey et l’Institut supérieur d’informatique ont signé, hier, un accord. C’est la première fois depuis 25 ans que l’Isi s’engage à travailler avec une université publique. Les deux parties veulent ainsi donner du poids à l’enseignement des sciences liées à l’informatique et la formation professionnelle. Les deux parties se préoccupent d’une formation de qualité et l’employabilité des jeunes. C’est pour cette raison qu’elles conjugueront leurs efforts pour mieux prendre en charge ces problématiques.

Les deux institutions travaillent ensemble pour développer des collectivités et des pôles territoriaux en formant des ressources humaines capables d’exploiter les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Les collaborateurs respectifs de ces institutions ont élaboré un texte de base, peaufiné par le recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, Lamine Guèye, et le président directeur général de l’Institut supérieur d’informatique (Isi), Abdou Samb.

Pour le Pr Guèye,  c’est pour l’Uadb et sa communauté universitaire un plaisir de signer cet accord avec Isi qui est un établissement d’enseignement supérieur respecté et reconnu pour ses bons résultats et ses orientations d’envergure nationale et sous-régionale. Il a estimé que ce partenariat hautement pédagogique entre en droite ligne des recommandations issues des Concertations nationales, des directives présidentielles sur l’enseignement supérieur encourageant les orientations scientifiques, technologiques et d’ingénieries.

Les deux établissements ont des similitudes aussi bien dans l’engagement de leurs corps d’enseignement et de recherche que dans leur organisation administrative. Cet accord intervient dans un contexte d’ouverture prochaine d’une école doctorale qui renforcera les échanges entre l’Uadb et l’Isi sur les sciences de l’informatique, l’enseignement à distance…

Autant de convergences sur les plans pédagogiques et d’approches novatrices. Pour sa part, le président directeur général de l’Isi dit ne pas douter que ce partenariat, qui s’est fondé sur la réactivité des agents de l’Université de Bambey et leur engagement, portera ses fruits. « C’est une preuve que l’Uadb a pris un bel envol, occupant la place de choix dans le paysage universitaire sénégalais et ouest africain. Le ministère de tutelle l’a dit et le Cames l’a confirmé dans plusieurs rencontres », a affirmé Abdou Samb, accompagné par ses collaborateurs. Un trophée de l’Isi a été présenté à l’assistance.

Les deux établissements envisagent de mettre en synergie leurs réseaux de partenaires comme l’Université Laval, la Téluq, et d’autres organisations.

Mamadou Aicha NDIAYE

Ecobank promeut les nouvelles technologies dans les écoles. C’est dans cette optique que s’inscrit la cérémonie de remise de don organisée par ledit établissement bancaire aujourd’hui, à partir de 09 h, au lycée Galandou Diouf de Mermoz. L’institution financière apportera sa contribution aux secteurs de l’éducation et de la santé, avec la promotion des nouvelles technologies dans les écoles et l’amélioration de la santé maternelle.

Dans la note reçue à la rédaction, Ecobank affirme vouloir accompagner les structures sanitaires, notamment l’hôpital principal, l’hopital de Pikine, le centre hospitalier Abass Ndao, l’hôpital Aristide le Dantec, le poste de santé de Mermoz…

Cette quatrième édition, dénommée « Ecobankday », a permis de mobiliser près de 80 millions de FCfa pour le bien-être des communautés surtout des femmes et des enfants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les cadres du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis) a organisé, jeudi, à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), un forum axé sur « l’habitat social rural dans un Sénégal émergent ».

Restaurer l’équilibre entre les villes et les campagnes. Telle semble être la ligne d’actions du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis). Lancé depuis le 7 mai 2015, le mouvement déroule un plan d’actions bien défini et aligné sur la politique sociale du président Macky Sall. Jeudi, Samba Ndiaye, le président, et les autres membres du mouvement ont organisé un forum sur « L’habitat social rural dans un Sénégal émergent ». Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, adhère à l’initiative du Mdis qui inscrit ses actions dans la recherche de solutions à nos problèmes de développement. Il a rappelé que l’habitat social occupe une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). « Il est question, avec le Pse, de répondre au combat d’accès à l’habitat social pour développer nos écosystèmes de construction afin d’améliorer le cadre de vie en milieu urbain et rural », a souligné le ministre.

Le président du Mdis, par ailleurs maire de Ndoffane, et les membres ont posé le débat sur la problématique d’accès à l’habitat dans le monde rural. Les organisateurs semblent déceler un déséquilibre en défaveur de la campagne. « Nous comptons susciter une réflexion libre sur la problématique pratiquement non prise en charge de l’habitat rural », a avancé Samba Ndiaye. Il a estimé qu’il est bien possible de réparer une injustice en matière de politique de l’habitat comme cela a été fait dans le domaine de l’hydraulique, des infrastructures, avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), de la santé, avec la Couverture maladie universelle (Cmu), qui ont des impacts directs sur le vécu des ruraux. C’est pour cette raison que l’organisation invite l’Etat et les bailleurs à financer la politique d’habitat social dans des zones rurales où se trouvent près de 8 millions d’habitants vivant dans 14.958 villages.

Seynabou BOP (stagiaire)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.