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Actualités (2078)

La secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a salué les résultats obtenus par le Progede 2. Il a permis de réduire la pression sur les ressources naturelles dans les zones d’intervention.

Un atelier de partage des résultats de l’inventaire pour l’évaluation des stocks carbone dans les massifs forestiers de la zone d’intervention du Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede2) a regroupé des acteurs de l’environnement. La rencontre, présidée par le a secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a permis de valider les résultats. D’ailleurs, ces derniers ont été jugés satisfaisants par cette dernière qui a reconnu que, dans les zones d’intervention (Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Kédougou Kaolack, Kaffrine et Matam), le projet a permis de diversifier les combustibles et réduire la pression sur les ressources naturelles.

« Le Progede a participé, dans sa zone d’intervention, à la réduction de la déforestation en limitant les émissions de Co2 mais aussi en améliorant les revenus des populations, notamment des femmes et des jeunes », a-t-elle souligné, indiquant que le ministère compte pérenniser ces acquis dans la prochaine phase du projet. Mme Ndiaye s’est félicitée du travail abattu par les responsables du projet qui ont instauré, dans certaines parties du Sénégal, l’égalité des chances en donnant des moyens aux jeunes et femmes de faire face aux difficultés. « C’est un projet qui nous vaut beaucoup de satisfaction parce qu’il a permis de régler les besoins des populations en matière de combustibles domestiques tout en préservant les écosystèmes forestiers », a-t-elle indiqué, soulignant qu’il est important de s’arrêter pour faire le bilan afin de corriger quelques manquements.

Le colonel Alassane Bâ, responsable des opérations du Progede 2, a donné assuré que le projet continuera à préserver les ressources forestières. Il a salué la pertinence d’organiser cette rencontre parce qu’il fallait faire le bilan, mesurer les impacts du Progede et se projeter dans l’avenir puisque la mise en œuvre du projet devra aboutir, entre autres, à la réduction de la déforestation de 71.000 hectares, l’augmentation de la quantité de Co2…

Eugène KALY

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et l’action sociale (Sutsas) a observé, hier, un mouvement d’humeur, paralysant, pendant plusieurs heures, le fonctionnement des structures de santé. Ces travailleurs étaient en sit-in de 10 heures à 13 heures pour exiger du gouvernement le paiement du fonds de la santé pour la motivation nationale du premier trimestre de l’année 2017. Ils réclament également la régularisation des salaires des contractuels du programme de la Jica.

Le paiement du salaire des contractuels du plan dit « Cobra » et des bourses de spécialisation des médecins et autres professionnels de santé, ainsi que la restitution des ponctions opérées sur l’enveloppe des heures supplémentaires de l’année en cours sont dans la plateforme des travailleurs de la santé.

Ces derniers, par l’intermédiaire de leur secrétaire exécutif, Mballo Dia Thiam, menacent d’aller à la vitesse supérieure si les autorités ne donnent pas satisfaction à leurs revendications. D’ailleurs, un communiqué du Sutsas, parvenu à la rédaction, annonce le dépôt d’un préavis de grève le 29 juin prochain. Cependant, les travailleurs de la santé, membres du Sutsas, ont respecté, comme d’habitude, le service minimum et les urgences afin de soulager des patients.

E. KALY

Une prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 59 mois est estimé à 20,3 %, selon l’enquête Smart 2015. Les régions de Kolda, Kédougou, Tambacounda et Kaffrine, dans une situation précaire, dépassent les 20 % et Sédhiou, dans une situation préoccupante, avec une prévalence de 30 %. Ce constat a poussé la plateforme des organisations de la société civile chargée de lutter contre la malnutrition à mener un important travail de plaidoyer auprès de parlementaires et du Conseil économique, social et environnemental.

Ainsi, après les députés, cette plateforme a partagé, le 20 juin, avec les membres du Cese, la situation de la malnutrition au Sénégal tout en demandant un engagement de leur part pour inscrire cette problématique dans les politiques publiques. Après une présentation de la situation par Mohamed Elimane Lô, de l’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis), les conseillers économiques, sociaux et environnementaux ont demandé, par rapport au financement de la lutte contre la malnutrition, d’explorer d’autres sources.

Pour Cheikh Ngaïdo Bâ, il est temps de se tourner vers les multinationales surtout minières qui ont un important volet de Responsabilité sociétale d’entreprise à faire dans leurs zones d’implantation. Explorer ces pistes permettrait, selon lui, d’accroitre les moyens destinés à lutter contre malnutrition. Des membres du Cese ont pris l’engagement d’accompagner cette lutte contre ce fléau qui peut constituer un grand frein dans la scolarité des enfants et aussi leur croissance. L’Etat du Sénégal, de son côté, a mis en place un plan stratégique d’ici à 2020. Il vise à réduire la prévalence nationale de la sous-nutrition aiguë à moins de 10 % et de la malnutrition à moins de 5 %. Ce plan va aussi remédier aux carences en micronutriments à des niveaux de prévalence nationale satisfaisants.

Oumar NDIAYE

Six étudiants africains dont des Sénégalais, issus des milieux modestes, vont poursuivre leurs études à Montpellier Business School (Mbs), en France. Ils ont été choisis, jeudi 15 juin, par un jury composé des responsables de Mbs et des entreprises contribuant au financement de ces bourses. A la fin de la délibération, le directeur général de Mbs, Didier Jourdan, a révélé qu’en 4 ans, 34 étudiants ont bénéficié de ces bourses à raison 25.000 euros (plus de 16 millions de FCfa) par an pour des étudiants dont certains font deux années, d’autres trois de formation. L’école et ses partenaires ont dépensé, depuis 2014, plus d’un milliard de FCfa pour aider les étudiants issus des familles à faibles revenus, à se former dans cette grande école française. 

Vous-venez d’octroyer des bourses aux étudiants et élèves issus des milieux modestes, ils sont combien, cette année, à bénéficier de cette aide ?
Nous venons d’en donner six bourses dont trois pour Sénégal. Les trois autres bourses ont été octroyées à la Côte d’Ivoire. Chaque bourse est équivalente à 25.000 euros par an. Pour les étudiants en Bachelor, leurs bourses sont évaluées à 75.000 euros, car ils suivent une formation de trois ans. Les deux bourses en Masters sont évaluées à 100.000 euros puisque chaque bourse est estimée à 50.000 euros. Ces bourses sont octroyées à ces étudiants grâce aux contributions des entreprises. Elles participent au financement de ces bourses. De notre côté, nous contribuons à rééquilibrer pour que tout cela se passe bien financièrement.

Pouvez-vous faire le bilan de ces quatre dernières années ?
Montpellier Business School est une école de management française. Elle fait partie des 50 meilleures écoles au plan mondial dans son domaine. En 2013, nous avons implanté une filiale à Dakar avec une stratégie particulière, comparée à ce que l’on peut avoir ailleurs. L’objectif de Montpellier Business School était de venir mettre en place, à Dakar, un modèle de co-développement dans le domaine du supérieur entre un pays africain et la France. Ce modèle reposait sur un enjeu important qui permet aux jeunes élèves issus des milieux modestes qui ne pouvaient pas faire une formation de qualité, d’en bénéficier.

A Montpellier Business School, nous recrutons des jeunes à qui nous donnons deux types de programmes. Il s’agit de Master de grandes écoles et un Bachelor international. Nous avons aussi recruté des étudiants qui ont Bac plus 3 en Master et des élèves qui ont eu le Baccalauréat pour le Bachelor. Ils sont tous recrutés sur concours. Nous voulions faire avec ces étudiants, à la fois un co-développement mais sans sacrifier l’excellence académique. Pour cela, il nous faudra trouver à la fois d’excellents élèves même s’ils n’ont pas de moyens pour qu’ils puissent bénéficier de notre formation.

Nous avons réuni un certain nombre d’entreprises autour de nous pour constituer une société dont l’objectif était à but non lucratif. La société qui s’appelle « Mbs Dakar » met tous ses moyens dans cette politique de recrutement des étudiants africains. Ces élèves des milieux modestes bénéficient des bourses. Notre exercice a commencé en 2014. Quatre ans après, nous avons recruté au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun, au Burkina-Faso, 158 étudiants. Ceux-ci ont bénéficié de formations en Master de grandes écoles et d’un programme de Bachelor. Mais, ce qui est important, c’est que sur 158 étudiants, 34 ont bénéficié des bourses. Cela donne un taux de 22% d’étudiants bénéficiaires de bourses. Ils sont venus en France suivre des études sur trois ans pour le Bachelor et deux ans pour le Master. La bourse annuelle correspond à 25.000 euros, soit plus de 16 millions de FCfa. Cette somme prend en charge des droits de scolarité et les frais de vie. L’étudiant, à partir du moment où il a réussi le concours et choisi par jury, bénéficie de la bourse et s’embarque pour Montpellier où il sera logé et disposera de moyens pour mieux suivre ces études. Lesquelles sont entièrement financées.

Avec cette somme, il pourra faire des études dans de bonnes conditions. Ce qui est important, c’est que nous allons continuer à intensifier cette politique parce que, chaque année, les candidats aux bourses sont plus en plus nombreux. En quatre années, nous avons dépensé plus d’un milliard FCfa en bourses pour des étudiants issus des milieux modestes. Certains bénéficiaires ont été déjà diplômés. Ils sont en fonction. D’autres sont encore en France. Mais l’objectif est que ces jeunes reviennent pour contribuer au développement de leurs pays mais surtout du continent africain qui a besoin de l’intelligence construite, d’innovation, d’organisation, bref de toutes ces séances qui échappent souvent à beaucoup de jeunes africains parce que n’ayant pas de moyens d’accéder à ces genres de formation.

Pouvez-vous revenir sur cette politique de l’école basée sur l’égalité des chances ?
Montpellier Business School se caractérise par l’adhésion et la mise en œuvre de valeurs fondamentales. Il s’agit de la diversité par l’égalité des chances, l’ouverture, la responsabilité et la performance globale. En ce qui concerne l’égalité des chances, nous partons du principe que les talents sont partout. Ils sont dans les quartiers les plus défavorisés comme ceux aisés. L’important, c’est de faire en sorte que les jeunes issus des milieux défavorisés trouvent des moyens de faire des études de qualité qui leur permet de réussir dans leur vie.

Comment se fait-il que vous soyez la seule université, à Business School, en France, qui n’est pas à but lucratif ?
Nous venons de recevoir un label de l’Etat français de l’établissement supérieur privé. Ce qui fait que nous basculons à l’intérêt général. Par définition, quelque soient les sommes que nous touchons, il faut que nous les mettions au service des missions de l’intérêt général de l’enseignement supérieur. On ne peut pas faire ce que l’on veut et nous n’avons pas le droit de distribuer des bénéfices de l’école. En plus, beaucoup de nos collaborateurs travaillent gratuitement.

A Business School de Dakar, personne ne touche les indemnités à part les salariés de l’institution. Tout le monde travaille gratuitement, y compris moi, parce que la gérance n’a rien à avoir avec ma fonction à Montpellier Business School. Je suis en situation gratuite. Les gens qui m’accompagnent travaillent aussi gratuitement parce que nous défendons tous des valeurs. Elles sont essentielles. Je n’impose pas aux gens de venir, par contre si je ne prenais pas ces personnes engagées, elles seraient fâchées contre moi.

Les formations sont-elles adaptées aux besoins des entreprises ou au marché d’emplois africains ?
Je vais vous donner un chiffre. 76% de nos étudiants sont recrutés moins d’un mois après leur diplôme. A trois mois après la formation, ils sont 93% à trouver de l’emploi. A 6 mois, ils sont 97% à être employés parce que les 3% restants ont décidé tout simplement d’aller faire autre chose. Nous pouvons dire, en enlevant ceux qui ne sont pas sur le marché du travail, que 97% des étudiants trouvent du travail six mois après leur sortie. C’est la caractéristique des grandes écoles de management. A Montpellier, nous garantissons une formation de qualité à partir du moment où nos étudiants sont sélectionnés sur concours par un jury compétent. Ils reçoivent une bonne formation puisque sur le plan professionnel, nous avons un corps enseignant et de recherche de qualité. C’est pourquoi nous disposons, de plus en plus, d’accréditions mondiales parce que nous donnons des garanties de qualité. Nous nous attachons à ce que notre empreinte sociale soit beaucoup plus vaste et profonde. Je vais vous résumer en une phrase la vision de Montpellier Business School : dans les entreprises, on demande à un manager sa vision. Moi-même, on me la demande, alors que l’on sait que ma vision est de transmettre le savoir. C’est le cœur de ma vision. Ma vision, c’est aussi de rendre fier toutes les parties prenantes de Montpellier Business School qui sont des familles des étudiants, des entreprises et des institutions.

Notre vision, ce n’est pas seulement de nous contenter de recruter des étudiants à Dakar car nous le faisons en Amérique Latine et dans les quartiers délaissés en France parce que la pauvreté est partout. Le talent est aussi partout. Nous sommes des découvreurs de talents mais des découvreurs aventuriers car nous allons les chercher parfois dans les endroits où les autres se contentent de dire on va prendre ceux qui sont uniquement visibles. Les visibles, en règle générale, ce sont des gens qui ont des moyens de financer nos types d’études. Nous prenons évidement ceux qui peuvent payer mais nous nous donnons comme objectif un pourcentage très fourni d’étudiants qui ne paient pas parce qu’ils ont d’excellents résultats. Ces élèves issus des milieux modestes sont aussi bons que les autres. Ils réussissent professionnellement autant que les autres.

Cela veut dire que les clivages sociaux sont finalement des constructions humaines qui justifient la séparation et la ségrégation entre d’un côté ceux qui peuvent faire des études et de l’autre, ceux qui ne peuvent pas le faire. A Montpellier Business School, nous avons décidé de faire autrement en donnant la chance à tout le monde.

Quel est le classement de votre école en France ?
Au niveau des grandes écoles de management, nous sommes dans les 10 premiers. Dans certains classements, nous sommes 6eme et même 11eme. Le classement le plus est important est celui de « Financial Times » où Mbs est classé 46eme mondial. « Financial Times » ne classe que les 100 meilleures écoles mondiales. Les gens pensent que les institutions qui font beaucoup de social ne sont pas bonnes surtout si elles n’ont pas la reconnaissance académique. Nous avons en plus du social, une reconnaissance académique.

Les élèves et étudiants qui viennent chez nous reçoivent, à la fin de leur formation, des diplômes reconnus et sortent avec un peu plus d’humanisme qui peut transformer la société africaine. Nos étudiants sont employés partout dans le monde. Ils forment des antennes des diplômés de Mbs à travers le monde. Cela va se développer davantage car nos étudiants continuent de se constituer en antennes avec l’objectif de participer à l’émergence de leurs pays en améliorant les conditions de vie de leurs concitoyens.

Propos recueillis par Eugene KALY

L’hôpital Principal de Dakar vient de réussir une grande expérience dans le cadre de l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. En visite au Sénégal, le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a salué cette prouesse tout en appelant le Sénégal à devenir l’un des premiers pays en Afrique à réussir l’élimination totale de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida.

Dans le cadre du programme d’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant, l’hôpital Principal de Dakar (Hpd) a piloté une expérience réussie. Sur 83 femmes enceintes vivant avec le Vih/Sida, 78 enfants nés de ces grossesses ont présenté 0 % de transmission du Vih/Sida. Une expérience réussie pour ce programme dont la phase pilote a débuté en 2000. Ces résultats ont été présentés au directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, qui a visité, le 19 juin 2017, cette structure hospitalière.

Présenté par le Dr Ndèye Fatou Ngom et le Pr Khadidiatou Bâ Fall, ce programme couvre la période allant de juillet 2000 à juillet 2014. « C’est une équipe multidisciplinaire constituée de l’infectiologue, du gynécologue, du pédiatre, du biologiste, du pharmacien et autres spécialités si nécessaire. Ainsi, en 14 ans, l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida est une réalité à l’hôpital Principal de Dakar », a expliqué le Pr Khadidiatou Bâ Fall. Avec la réussite de cette expérience, le Sénégal veut être le troisième pays, après Cuba et le Cap-Vert, à avoir une transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida à 0 %.

Selon les derniers chiffres de l’Onusida, il y a, au Sénégal, un taux de couverture de 60 % des femmes enceintes avec la maladie. L’organe des Nations unies chargé de lutter contre cette maladie veut ainsi faire du Sénégal un pays phare en Afrique dans cette approche d’avoir « une génération sans Sida », c’est-à-dire plus d’enfants qui naissent avec le Vih/Sida.

Le directeur exécutif de l’Onusida a exprimé toute sa fierté devant cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar qui, pour lui, montre qu’il y a en Afrique des îlots de progrès pouvant nous amener très loin. « La lutte contre le Vih/Sida a amené de l’innovation et de la créativité. Avec la science, nous avons fait des progrès énormes. Auparavant, les malades prenaient 18 comprimés, maintenant, c’est un seul qui est pris. Avec cette notion d’innover, de créer, d’aller vers des mécanismes nouveaux, nous avons pu avoir ces résultats », s’est félicité Michel Sidibé. Il a ainsi qualifié cette réussite de l’hôpital Principal de Dakar comme une de ses plus belles expériences tout en appelant à un partage d’expériences des bonnes pratiques avec les autres régions du Sénégal.

« Dire que le zéro transmission mère-enfant était possible il y a quelques années, c’est de la folie. L’hôpital Principal de Dakar, pendant 14 ans, n’a pas eu de naissance avec le Sida. Ce qui veut dire que le Sénégal peut réussir l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida. Il y a un grand leadership dans ce pays qui peut aider en cela », a-t-il ajouté.

La Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme) est une stratégie fondée sur des évidences qui visent à s’assurer que la mère vivant avec le virus ne le transmette pas à son bébé pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Le Sénégal, qui a toujours enregistré de bons résultats dans la lutte contre le Sida en général, a lancé, le 1er décembre 2012, son plan d’élimination de la Transmission mère-enfant du Vih avec des micro-plans dans les 14 régions du Sénégal.

Oumar NDIAYE

L’hôpital Principal de Dakar, en plus d’être une référence sur le plan national, l’est aussi dans la sous-région. Il devait recevoir, avant-hier, deux blessés en provenance du Mali suite à l’attentat qui a eu lieu le dimanche 18 juin 2017 dans la périphérie de Bamako.

Le directeur adjoint de l’Hpd, le médecin-colonel Elimane Mbaye, qui a donné cette information le 19 juin, lors de la visite du directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a parlé de la place de référence qu’occupe la structure dans la sous-région ouest africaine. Une place qui lui a permis de nouer des partenariats surtout avec le système des Nations unies. Cela fait que l’Hpd porte une assistance à la Guinée-Bissau dans le cadre de ce partenariat.

Avec un plan stratégique 2016-2020, l’hôpital Principal de Dakar compte ainsi aller vers de grandes mutations tout en renforçant son cœur de métier qui est le soutien aux forces de défense et de décurité. C’est ainsi qu’un centre de consultations externes, de traitement des grands brûlés et une clinique médicale sont prévus.

O. NDIAYE

L’émergence économique de notre pays ne peut se réaliser sans un Sénégal propre. C’est la conviction du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a lancé, hier, les initiatives « Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation qui visent, selon lui, à améliorer le cadre de vie des populations.

Pour un Sénégal zéro déchet, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé, hier, au lancement de trois initiatives de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) : « Quartier zéro déchet », la plateforme « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Aly Ngouille Ndiaye et des représentants des délégués de quartiers.

Le Premier ministre a rappelé que le développement durable, visé dans l’Acte 3 de la décentralisation, doit se réaliser dans « un Sénégal propre ». « L’émergence économique ne peut se concevoir sans la salubrité », a déclaré Mahammed Boun Abdallah Dionne. C’est la raison pour laquelle « le gouvernement mobilise, chaque année, des moyens importants pour assurer la propreté sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté. Ces initiatives visent, d’après M. Dionne, à accompagner les acteurs dans la mise en place du système communautaire de gestion intégrée et durable des déchets solides.

Le chef du gouvernement s’est, par ailleurs, dit satisfait des « conditions innovantes » préconisées par le ministère de la Gouvernance à travers l’Ucg, avant d’inviter les populations à s’approprier ces initiatives. Il a aussi exhorté les ministres de la Gouvernance locale et de l’Industrie « à travailler ensemble à trouver une solution durable au traitement définitif des déchets dans la région de Dakar ».

Le concept « Quartier zéro déchet » vise, selon le coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne, « à faire des opérations de propreté, de sensibilisation et de recyclage des déchets pour améliorer le cadre de vie des populations ». L’appel à projets pour cette initiative, lancé en janvier 2016, a été sanctionné par la sélection de 43 projets qui vont bénéficier, pendant trois ans, de l’accompagnement de l’Ucg. Ces projets, a-t-il précisé, seront évalués annuellement afin de désigner les quartiers les plus propres de Dakar.

Pour la plateforme Settal 2.0, a expliqué M. Diagne, il s’agit d’une initiative numérique qui va permettre aux populations d’exercer un « contrôle citoyen » sur le dispositif. Alors que la Cellule de veille et de sensibilisation, a-t-il ajouté, va engager des « actions préventives » tout en surveillant les dépôts sauvages. Tout cela s’inscrit, à son avis, « dans une approche intégrée ayant pour but de régler définitivement les problèmes des déchets ». « Avec les industries de la valorisation des déchets, a indiqué M. Diagne, l’Ucg va acheter les matières récupérées, et cette activité va générer une économie locale au niveau du quartier ».

Pour le coordonnateur de l’Ucg, ces trois initiatives conjointes doivent mettre les populations au cœur du dispositif. « Nous voulons passer de la gestion des déchets à la gestion de la propreté urbaine », a-t-il dit. Pour ce faire, les populations doivent, selon lui, jouer leur partition. « L’effort des collectivités locales est certes nécessaire, mais il faudrait davantage l’implication des populations », a-t-il souligné.

Les performances réalisées par l’Ucg magnifiées
Le Premier ministre a magnifié les performances réalisées par l’Ucg depuis sa création. « Jusqu’en 2015, avec l’ancien système, l’Etat mettait 12 milliards de FCfa à la disposition des collectivités territoriales de la région de Dakar pour régler la lancinante question de la salubrité. Mais, dès le mois d’octobre, c’était encore la course pour mobiliser des rallonges budgétaires », a-t-il regretté, soulignant qu’aujourd’hui, « avec ces 12 milliards de FCfa, l’Ucg a atteint un taux de collecte et de couverture de 85,7 % dans la région de Dakar ».

Avec ce même montant (12 milliards de FCfa), a indiqué Mahammed Boun Abdallah Dionne, « l’Ucg est en train de régler le problème de la salubrité sur l’ensemble du territoire national ». Tout en félicitant le ministre de la Gouvernance locale et le coordonnateur de l’Ucg, il les a invités à aider les îles du Sénégal confrontées, de manière permanente, à un problème d’insalubrité.

Une dynamique collective pour une propreté dans les quartiers
Le représentant des délégués de quartiers de la région de Dakar, Ibrahima Badiane, a réitéré leur engagement à soutenir tous les efforts de l’Etat pour procurer aux populations un cadre de vie meilleur. « La participation citoyenne est fondamentale pour une bonne gestion des déchets, car relevant d’une responsabilité partagée », a-t-il rappelé. Pour lui, la collaboration active avec les composantes de la société permettra d’atteindre les objectifs fixés et « de créer une dynamique collective, pour une propreté dans les quartiers et un comportement éco-citoyen ».

Souleymane Diam SY

La protection des ressources naturelles de la réserve de la biosphère du Delta du Saloum constitue une préoccupation des autorités, des partenaires et des communautés. C’est ainsi que diverses stratégies ont été adoptées pour renforcer la préservation des ressources.

Le programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) compte miser sur l’éducation environnementale, pour une durée de deux ans, dans la zone du Delta du Saloum. L’annonce a été faite par le coordonnateur national de micro-financement du Fem, Khatary Mbaye, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, à Diofior, par le Réseau des associations pour la protection des écosystèmes de mangrove (Ropem) en partenariat avec le Fem. A cette occasion, M. Mbaye a salué la forte mobilisation des femmes du Ropem qui fédère plus d’une soixantaine de groupements. Pour une meilleure préservation des ressources naturelles, il a soutenu que, dans le cadre de ce projet, l’accent sera mis sur l’éducation environnementale qui va cibler les écoles de la réserve de la biosphère du Delta du Saloum pour une durée de deux ans.

Aussi, le coordonnateur du programme de micro-financement du Fem a rappelé que dans la zone du Delta du Saloum, la pression sur les ressources naturelles est forte. Selon lui, il y a une exploitation abusive des ressources halieutiques, des coupes considérables de mangrove… Mais, des solutions ont été envisagées avec ce qu’on appelle le repos biologique, si bien que certaines zones sont épargnées pour permettre à la ressource de régénérer. De même, il a indiqué que pour les quatre Aires marines protégées (Amp) du Delta du Saloum soutenues par le programme de micro-financement du Fem, pour un montant de 50 millions de FCfa, ils sont en train de travailler avec les communautés afin de protéger les zones de production du poisson mais aussi pour une gestion durable des ressources naturelles.

Le secrétaire général du Ropem, Mamadou Sarr, a salué le Fem pour son appui financier. Il a rappelé toute la détermination et l’engagement de cette structure à mieux contribuer à la préservation des ressources naturelles. Selon M. Sarr, la mangrove est fortement menacée dans la zone du Delta du Saloum.

La responsable des femmes, Mme Yandé Ndao, secrétaire générale adjointe du Ropem, tout en remerciant le programme de micro-financement du Fem qui a permis au Ropem de se redynamiser, a plaidé pour un soutien aux femmes.

Oumar Ngatty BA

Cette année, les épreuves du concours d’Entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) concernent, dans la région de Tambacounda, 13.440 candidats (6.413 garçons et 6.991 filles). Ils composent dans 85 centres. La délégation officielle, conduite par le gouverneur El hadji Bouya Amar, après la visite des centres de la commune, s’est ébranlée vers les communes rurales de Malème Niani et Koussanar pour constater l’organisation des examens, surtout dans les zones désavantagées.

Les élèves Abibou Diallo et Seydou Bâ, interrogés à l’école Batou Diarra, doyen des établissements de la commune de Tambacounda, ont déclaré être à l’aise dans les sujets qui leur sont proposés au premier jour de l’examen du Cfee et de l’Entrée en 6ème. Et pour cause, ces deux candidats affirment qu’ils ont eu à faire des devoirs similaires en classe. Dans ce centre, les 226 candidats inscrits sont en lice pour l’Entrée en 6ème alors que les 208 cherchent le Certificat de fin d’études élémentaires. Une absence (une fille) y est notée, contrairement au centre de Saint Joseph où 18 absents sont relevés, dont également une fille.

A Sinthiou Malème, situé à 27 km de Tambacounda, le centre rural Mansa kaly Oualy, avec ses 229 candidats (89 garçons et 96 filles), affiche 35 candidats libres. Mais, ils sont tous absents. En classe de 3ème, nous informe-t-on, ces candidats libres sont occupés à faire le brevet sportif. Ainsi, ils ne se sont pas présentés. Un autre cas a retenu l’attention dans ce centre. Il s’agit d’un élève en classe de Première dans un lycée de la commune qui veut un autre Certificat de fin d’études élémentaires conforme avec son nouvel état civil. Heureusement qu’il n’a pas pu tromper la vigilance des examinateurs. Il a été simplement éconduit, car son nom n’était même pas sur la liste.

A Koussanar, à l’école pilote Kouna Sana Sané, le maire, comme partout où la délégation est passée, a totalement pris en charge les examinateurs qui ont fait le déplacement. Dans cette commune, la particularité est que toutes les classes sont ventilées. Un intrant de qualité, a noté le gouverneur El hadji Bouya Amar. Il s’est aussi félicité de l’organisation et de l’application des conclusions du Comité régional de développement (Crd).

Pape Demba SIDIBE

L’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) a démarré hier à Thiès. Dans la matinée, le préfet de Thiès, Alioune Badara Samb, accompagné de l’Inspecteur d’académie, M. Diakham, et de l’Ief (Inspecteur de l’éducation et de la formation), M. Bâ, a visité quelques centres d’examens où il a pu constater l’effectivité du démarrage des épreuves. Dans la commune de Thiès, 41 centres ont été ouverts à 7417 candidats, dont 3437 garçons et 3978 filles. dans les autres localités du département, 7652 candidats (4420 garçons et 3232 filles) sont répartis dans 51 centres.

Il faut souligner que 42.399 candidats sont en lice sur l’ensemble de la région pour l’obtention du premier diplôme scolaire, a signalé le secrétaire général de l’Inspection d’académie, Mamadou Diop. De cet effectif, on relève que les filles (22.441) sont plus nombreuses que les garçons (19.958). Les candidats sont répartis dans les différentes Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) : Thiès-ville et Thiès-département, Mbour 1 et 2 et l’Ief de Tivaouane. L’année dernière, l’académie avait présenté 43.320 candidats. Pour le secrétaire général de l’Ia, le gap de 921 candidats « peut être assimilé à la baisse constatée, cette année, du nombre de candidats libres ».

Cependant, il a noté, avec satisfaction, le bon déroulement des épreuves dans les 244 centres d’examen ouverts. Cette année, aucun cas de forclusion n’a été noté puisque tous les candidats ne disposant pas d’actes de naissance ont été autorisés à composer, en attendant de produire les documents y afférents, a fait savoir M. Diop.

Mohamadou SAGNE

L’examen de l’Entrée en 6ème et du Cfee a démarré, hier, dans de très bonnes conditions dans la région de Fatick qui compte 19.421 candidats, dont 10.262 filles, répartis dans 115 centres. Dans le département de Fatick regroupant 5325 inscrits, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Magatte Diouck, accompagné du préfet Mouhamadou Watt, de l’Inspecteur d’académie, de l’Ief et de parents d’élèves, a visité les 5 centres de la commune. Partout, les autorités ont constaté un bon déroulement de l’examen.

Dans la commune de Fatick, les 5 centres d’examen, que sont Amadou Daly Faye (239 candidats), Moustapha Baïdy Bâ (153 candidats), Collège du Sine (180), Thiagoune Ndiaye (117) et Serigne Khaly Niang (148 ), ont été visités. Au centre Baïdy Bâ, il a été signalé 11 absents. Le chef de centre a tenu à préciser que ces derniers sont tous des candidats libres. Le personnel enseignant a répondu présent et les forces de sécurité veillent au grain. A l’issue de la tournée, les autorités ont salué le bon déroulement de l’examen dans les 5 centres de la commune de Fatick. L’Inspecteur d’académie, Papa Gorgui Ndiaye, espère qu’il n’en sera pas autrement dans les autres centres de la région où, selon lui, il y a un dispositif de suivi. Il a tenu à remercier vivement les parents pour le dispositif mis en place pour la prise en charge du personnel enseignant.

Oumar Ngatty BA

Ils sont 5.674 candidats (2.952 garçons et 2.722 filles) du département de Sédhiou à composer pour l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Le concours d’entrée en 6e concerne 4.773 candidats (2.260 filles et 2.513 garçons). Ces candidats, répartis dans 40 centres, composent sous l’œil vigilant de 379 surveillants. 25 absences sont notées, pour la plupart des candidats libres.

Le préfet de Sédhiou s’est réjoui de la présence de tous les enseignants convoqués. Une preuve, selon lui, de leur grande conscience professionnelle. Il a cependant fait noter l’importante proportion de candidats libres (1.035) et les 214 candidats ne possédant pas d’extrait de naissance et qui ont été admis comme candidats officiels. Ainsi, ils ont pu composer grâce à la dérogation qui leur a été accordée. Chaque candidat s’est vu, en effet, attribuer une date de naissance qui sera régularisée au niveau de la justice.

Le nouvel Inspecteur de l’éducation et de la formation, Abdoulaye Gning, a justifié l’importance du nombre de candidats libres par le fait qu’avant on laissait presque tous les élèves aller en 6e. « Cela n’étant plus, de nombreux élèves sont obligés de se présenter en candidats libres », a-t-il expliqué.

Malamine KAMARA

Toutes les dispositions idoines ont été prises pour un bon déroulement des épreuves de l’Entrée en 6ème et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) par l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda. Au total, 8.247 candidats se présentent, cette année, à cet examen pour tenter de décrocher leur premier diplôme qui leur ouvrira la voie à l’enseignement moyen. Parmi eux, on dénombre 4.092 filles. Quelque 738 enseignants sont ainsi mobilisés pour assurer la surveillance de ces épreuves qui se dérouleront dans 43 centres. Pour Eladj Cabinet Diané, Inspecteur de l’éducation et de la formation de Kolda, afin d’éviter d’éventuelles perturbations des épreuves par la pluie, en ce début de l’hivernage, les candidats composeront exclusivement dans des classes en dur. L’objectif est de parer à tout désagrément pouvant affecter le bon déroulement de l’examen.

Parallèlement, les présidents des centres d’examen ont bénéficié d’une session de formation pour une meilleure organisation des épreuves. De leur côté, les maires des différentes communes se sont engagés à envoyer des véhicules pour faciliter l’acheminement des copies, des présidents des centres et des secrétaires sur les 43 lieux choisis pour abriter les épreuves.

Mamadou Aliou DIALLO

A l’issue d’une réunion technique présidée par le Premier ministre, le gouvernement et le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) ont convenu de la mise en place d’une Commission ad hoc qui se penchera sur les modalités de l’application de l’accord sur la retraite dans le cycle supérieur. Cette commission commence son travail dès aujourd’hui.

Après quatre tours d’horloge, le gouvernement et le Saes ont décidé de mettre en place une Commission ad hoc qui se penchera sur la question du système de retraite dans le cycle supérieur. C’est la principale conclusion de la réunion technique qui s’est tenue, hier, sous la présidence du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Comme pour régler au plus vite cette question qui sous-tend la grève qu’observe actuellement le Saes, ladite commission, présidée par le ministre du Budget, Birima Mangara, démarre ses travaux dès aujourd’hui à 16 heures.

Elle aura à statuer sur deux points essentiellement. D’abord, sonder à nouveau les périmètres de réformes paramétriques qui avaient été identifiés lors de la Conférence sociale sur le système de retraite au Sénégal afin de s’accorder sur l’assiette de référence pour fixer la cotisation et sur le taux de cotisation qui avait été entérinée. Ensuite, discuter du système de retraite complémentaire en vue d’affiner le niveau de la cotisation de base.

Faisant l’économie de cette rencontre à huis clos, le ministre porte-parole du gouvernement a assuré que l’Etat apportera « toutes les diligences pour avoir le plus rapidement possible les éléments de réponse qui seront consignés dans une loi d’orientation ».

Début des travaux aujourd’hui
Seydou Guèye a précisé que cette rencontre était une réunion de « travail » et non de « négociation », et elle s’est déroulée « dans un esprit de dialogue et de recherche de consensus ». « Car l’ambition du président Macky Sall est de doter le Sénégal d’un système de retraite moderne, viable et inclusif », a-t-il ajouté. A cet titre, M. Guèye a déclaré que le Premier ministre a salué l’état d’esprit et l’attitude de responsabilité du Saes tout comme il s’est félicité des diligences apportées par le gouvernement et qui ont permis la mise en place de la Commission ad hoc. Le secrétaire général du Saes, le Pr Malick Fall, a abondé dans le même sens. Il a rappelé que le règlement de la question de la retraite sur la base de l’accord signé avec le gouvernement en 2016 reste une priorité. Il a donc estimé que la Commission technique paritaire qui a été mise en place devra essentiellement travailler dans le sens de matérialiser cet accord dont les termes portent sur l’abrogation du principe d’écrêtement, le régime complémentaire, la proposition d’une retraite à 85 % du dernier salaire net après au moins 5 ans de retraite. Cela, à travers la modification de l’autonomisation du Fonds national de retraite (Fnr), la mise en place d’une retraite complémentaire et d’un nouveau processus de suivi et de pilotage du système de retraite. En attendant, le Saes poursuit son mot d’ordre de grève de 72 heures qui court jusqu’à demain. « Son maintien ou sa suspension se fera après évaluation et compte rendu à la base », a indiqué M. Fall.

Elhadji Ibrahima THIAM

Dans le cadre du Fonds d’appui aux initiatives transnationales (Fait), le Centre d’entraînement aux mécanismes d’éducation active (Cemea) a réalisé une mallette pédagogique destinée à sécuriser les outils pédagogiques tout en suscitant, de manière précoce, le goût de la lecture dans le préscolaire avec la production d’un recueil de contes adapté à l’environnement culturel des enfants.

La tenue d’un atelier a permis de produire un recueil de contes et de valider le prototype d’une mallette pédagogique. Il s’agit, dans le cadre du Fonds d’appui aux initiatives transnationales (Fait), de travailler sur un intrant de qualité au service de la communication orale et écrite dans le cadre des apprentissages au préscolaire. Chef de file transnational de la petite enfance du programme Top Eduq pour le réseau Cndreo Sénégal, Ibrahima Ndiaye a indiqué que le projet a déjà travaillé sur la réalisation de supports pédagogiques comme les guides et fascicules prisés par les enseignants du préscolaire. «C’est pour mieux sécuriser tous ces supports que la mallette pédagogique a été conçue et réalisée ; histoire de les partager avec le monde du préscolaire », a-t-il affirmé.

Dans le cadre de la production du recueil de contes, des activités-pays ont été menées au terme desquelles dix contes ont été sélectionnés au Sénégal, autant au Burkina Faso et au Bénin. Des éducateurs ont été auditionnés et au bout du processus, 21 contes ont été retenus pour le recueil et un prototype de mallette réalisé et validé. Il est prévu d’y loger une cinquantaine d’outils (livres, bandes dessinées, album photos, etc.) adaptés à la petite enfance. Des documents de référence seront sélectionnés, de sorte que l’objectif d’aller vers la lecture précoce chez les enfants puisse être atteint.

En perspective, un dispositif d’expérimentation va être mis en place avec neuf mallettes fabriquées. Cette phase est baptisée « Kaggu mobile ». Trois « Kaggu mobile » seront ainsi déployés dans chacun des trois pays concernés par le projet. Il s’agit du Sénégal, du Bénin et du Burkina Faso où ces mallettes mobiles seront suivies et évaluées suivant un dispositif expérimental. A terme, il sera question de mettre à l’échelle cet outil pédagogique d’une utilité certaine.

Ibrahima Ndiaye a affirmé que le projet ira jusqu’au bout du processus avec la production d’un document de capitalisation. Le directeur de l’Education, de la Formation et des Innovations de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, Mamadou Soumbounou, a estimé que ce projet est en étroite ligne avec le Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence). Il constitue un intrant de qualité touchant un domaine important que représente la communication (orale et écrite). Winsou Benjamin, représentant de Aje-Ong (Bénin), et Sylvie Ouédrago (Burkina Faso) ont tous salué l’existence de cet outil qui, selon eux, va être d’un grand apport pour la petite enfance.

Abdou DIOP

Le chef de l’État a pris la décision d’élever le Pr. Souleymane Mboup à la haute distinction de la dignité de grand Officier à l’ordre national du Lion pour sa contribution à la recherche. Pour Macky Sall, le Pr. Mboup est « une fierté » parce qu’il est à l’origine de la découverte du Vih 2. « Vous êtes un homme de devoir, un bon militaire », lui a-t-il lancé. Le Pr. Mboup recevra sa distinction lors de la fête nationale. Il a souligné que le Pr. Souleymane Mboup a pris toute la mesure des enjeux de la recherche en insérant judicieusement ce projet novateur dans les politiques de santé mais aussi dans les politiques d’enseignement supérieur et de recherche. « L’Iressef est l’expression de l’engagement d’un Sénégalais émérite qui met son expertise au service de la nation et de l’humanité », a magnifié le chef de l’État.

Le président Macky Sall a décoré, au cours de cette cérémonie d’inauguration, les partenaires de l’Iressef. Ainsi les professeurs François Denis et John Martins ont reçu les insignes de Commandeur de l’ordre national du Lion pour leur contribution à la recherche mais aussi à la construction de l’Iressef.

E. KALY

Le directeur fondateur de l’Iressef, le Pr. Souleymane Mboup, en initiant ce projet, veut continuer, malgré la retraite, à participer à combler un gap. Avec cet institut, il a mis en place une plateforme d’excellence pour la pratique et l’enseignement de la recherche en santé en Afrique. « En cela, nous apportons notre contribution à l’amplification des efforts de l’État du Sénégal dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé publique et de formation de qualité », a souligné Pr. Mboup qui a rendu un hommage au président de la République pour son soutien depuis le début du projet. « Il ne fut guère difficile de convaincre nos autorités de la pertinence de ce projet. L’État du Sénégal, à travers certains de ses démembrements, nous a continuellement soutenu et encouragé tout au long du projet », s’est félicité Pr. Souleymane Moup qui ne s’est pas privé de présenter l’institut. « Organisme à but non lucratif reconnu d’utilité publique, l’Iressef jouit d’un statut de Fondation avec une participation de l’État du Sénégal tel que régi par la loi 95-11 du 7 avril 1995 et son décret application : 95-415 du 15 mai 1995 », a-t-il expliqué. Ajoutant qu’en ce qui concerne ses domaines d’intervention, 4 pôles d’activités sont privilégiés : la Formation, la Surveillance des maladies, la Recherche et le Diagnostic. Selon Pr Mboup, l’Institut est un bâtiment de 6 niveaux doté d’un sous-sol abritant, en particulier, une bio-banque aux normes internationales. Il compte aussi un laboratoire d’analyses, un département d’épidémiologie, de recherche clinique et de santé publique.

E. KALY

Devant la grandeur du bâtiment qui abrite les services et les laboratoires de l’Iressef, le président de la République a affiché toute satisfaction. Selon Macky Sall, cet institut réalisé dans un court délai, montre que l’expertise sénégalaise est une réponse pertinente à son appel à la mobilisation nationale pour atteindre l’émergence visée à travers le Pse. Le chef de l’État s’est dit aussi fier parce qu’il y a deux ans, l’espace où est implanté cet institut (Diamniadio) était constitué de champs et de vergers. « Aujourd’hui, aucun Sénégalais ne doute de la pertinence de faire de Diamniadio un pool de l’excellence. Je suis heureux, à côté de l’État, qu’il y ait des initiatives privées comme celles du Pr. Souleymane Mboup qui viennent nous accompagner. C’est pourquoi, j’ai pris l’engagement de soutenir ce projet », a fait savoir le chef de l’État qui a rendu un vibrant hommage aux ouvriers et architectes sénégalais qui ont compris sa vision. L’État est prêt à accompagner les projets de ce genre. « Pour que notre système de recherche soit plus compétitif, il faut des partenariats dynamiques et de qualité entre privé et public», a souligné Macky Sall qui a exhorté, dans cette perspective, l’institut à nouer des partenariats avec des universités pour relever le niveau dans nos institutions de formation.

E. KALY

Le chef de l’État, en inaugurant, hier, dans l’après-midi, à Diamniadio, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de la Formation (Iressef), a promis de donner les 3 milliards de FCfa qui restent pour la finalisation des travaux. Une manière d’encourager le Pr. Souleymane Mboup qui a consacré toute sa carrière à la recherche et à l’enseignement.

Le président de la République, Macky Sall, a inauguré, hier, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de la Formation (Iressef) sis à Diamniadio. Cet institut est un projet du Pr. Souleymane Mboup qui, malgré sa retraite, poursuit sa carrière de chercheur et de formateur pour aider les populations africaines en général et sénégalaises en particulier. Le chef de l’État a visité les laboratoires et les différents services de l’institut qui est financé, en grande partie, par les partenaires. Le Pr. Mboup a obtenu un financement de 6 milliards de FCfa sur 9 milliards nécessaires pour les travaux et l’équipement. « Ils ont apporté une contribution décisive en finançant ce projet », a indiqué le directeur fondateur de l’Iressef, Pr Souleymane Mboup.

Le président Macky Sall qui a salué cette initiative a promis que l’État du Sénégal prendra le reste du financement. Il a promis d’octroyer alors 3 milliards de FCfa pour la poursuite des travaux de l’Institut. Le montant sera décaissé à compter de la prochaine loi de finance, c’est-à-dire à partir du prochain budget. « J’ai pris cette décision parce que les chercheurs qui trouvent on n’en cherche. Si vous avez des chercheurs qui trouvent, il faut mettre des moyens à leur disposition pour les soutenir », a dit Macky Sall qui a indiqué que ce soutien de l’État est une « manière de rendre hommage au Pr. Souleymane Mboup ».

Le chef de l’État a déclaré que la santé, l’éducation et l’innovation sont des leviers indispensables pour atteindre le développement inclusif et durable auquel le Sénégal aspire. Selon lui, cette importante structure constitue, avec la Cité du Savoir et l’hôpital pour Enfant de Diamniadio, une plateforme scientifique en parfaite cohérence avec son ambition qui est le développement du capital humain. « La réalisation de cette ambition passe, entre autres, par la promotion de l’éducation, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des apprentissages, mais aussi l’alignement de la formation sur les besoins de la société et la prise en charge sociale et sanitaire des populations », a argumenté le chef de l’État.

Le directeur de l’Onusida, Michel Sidibé, est impressionné par l’institut. « Ce centre montre que les pays africains peuvent rêver d’une émergence », a martelé M. Sidibé. Le patron de l’Onusida a magnifié l’engagement du président Macky Sall aux côtés des scientifiques. Ces derniers doivent faire des efforts dans la recherche parce que 25% du fardeau du Sida se trouvent en Afrique qui, malheureusement, ne comptent que 1% de chercheurs sur le plan mondial. De nombreux partenaires ont également salué « la rigueur et le sérieux » du Pr. Souleymane Mboup.

Eugene KALY

Pour aller dans le sens d’instaurer une école viable, stable et pacifiée, l’État du Sénégal, a dit Ousmane Sow, mobilise, chaque année, d’importantes ressources pour consolider la paix dans l’espace scolaire et renforcer la collaboration entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Il s’est félicité que depuis deux ans, les conditions matérielles et organisationnelles des Assises de la commission de mutation aient été réellement améliorées. L’Inspecteur d’académie de Thiès a salué l’esprit de « solidarité et de partage » qui a régné tout au long du processus. Ce qui, à ses yeux, a conduit à des résultats positifs. Le travail effectué en amont par les Ief et les Ia avec toute la rigueur qui sied à aussi été salué. Papa Abdoulaye Dembélé a, au nom des syndicats, exprimé sa totale satisfaction après sept jours très chargés, empreints de sérieux et d’assiduité.

Amath Sigui NDIAYE

Du 12 au 18 juin 2017, se sont tenues, à Saly, les Assises de la commission consultative nationale des mutations des personnels enseignants. Au terme des travaux, 19.498 dossiers ont été traités sur 78.000 postes demandés.

En clôturant les Assises de la commission consultative nationale des mutations des personnels enseignants, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale a magnifié le climat de sérénité qui a prévalu durant cette rencontre. « Agents de l’administration et mandataires des sept syndicats représentatifs ont examiné toutes les demandes enregistrées », a indiqué Ousmane Sow. Il s’est félicité que « la transparence, l’objectivité et l’impartialité soient observées » dans la procédure d’attribution des postes de responsabilité et d’adjoints. Pour ce qui concerne la confidentialité des délibérations, M. Sow a demandé que plus d’efforts soient consacrés non sans indiquer que les résultats issus de ces consultations ont un « caractère confidentiel et provisoire » tant qu’ils n’auront pas été validés par l’autorité compétente.

Au total, 19.498 dossiers ont été traités pour un cumul de 78.000 postes demandés. La parité n’a pas été occultée. Quelque 139 postes de responsabilité ont été attribués aux femmes. Par ailleurs, M. Sow a renseigné que le rapport diagnostic sur la gestion des ressources humaines du département dressé en 2013 a révélé que 20% des problèmes qui relèvent de la gestion des ressources humaines causent 80% des dysfonctionnements du système éducatif.

139 postes de responsabilité attribués aux femmes
Pour aller dans le sens d’instaurer une école viable, stable et pacifiée, l’État du Sénégal, a dit Ousmane Sow, mobilise, chaque année, d’importantes ressources pour consolider la paix dans l’espace scolaire et renforcer la collaboration entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Il s’est félicité que depuis deux ans, les conditions matérielles et organisationnelles des Assises de la commission de mutation aient été réellement améliorées. L’Inspecteur d’académie de Thiès a salué l’esprit de « solidarité et de partage » qui a régné tout au long du processus. Ce qui, à ses yeux, a conduit à des résultats positifs. Le travail effectué en amont par les Ief et les Ia avec toute la rigueur qui sied à aussi été salué. Papa Abdoulaye Dembélé a, au nom des syndicats, exprimé sa totale satisfaction après sept jours très chargés, empreints de sérieux et d’assiduité.

Amath Sigui NDIAYE

La caravane des Sciences, qui coïncide avec la célébration de la Semaine africaine des sciences, s’est ébranlée, samedi dernier, de Saint-Louis. Au Centre culturel français, Assane Fall, ambassadeur du Next Einstein forum (Nef) au Sénégal, s’est adressé à la presse pour rappeler que cette première Semaine africaine des Sciences au Sénégal, est célébrée dans 13 pays du continent. Il a, à ce propos, précisé que cette activité est une initiative de l’Institut panafricain des Sciences mathématiques, en partenariat avec Robert Bosch Stiftung. Selon M. Fall, cette caravane a pour objectif principal de développer et de promouvoir les matières scientifiques et techniques. Les activités consistent également à démontrer l’impact critique de la science dans la vie quotidienne. A long terme, a-t-il souligné, les organisateurs de cette caravane espèrent catalyser les investissements dans la recherche et le développement et vulgariser les sciences.

A en croire M. Fall, la visite de Saint-Louis est riche en enseignements, compte-tenu de l’importance du thème de la formation sur « le codage informatique » avec les élèves des lycées de Saint-Louis et les étudiants de l’Ufr/Sat (Sciences appliquées et technologie) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. « Il s’agit, avec cette caravane, d’initier les jeunes à l’informatique et surtout de les inciter à aimer l’informatique », a-t-il indiqué.

Mb. Kharachi DIAGNE

Pour garantir l’égalité des chances à tous les étudiants, Montpellier Business School et ses partenaires (entreprises) recrutent, depuis 2014, des étudiants issus de milieux modestes en leur offrant des bourses de formation. Cette année, ils sont six dont trois étudiants sénégalais à encore bénéficier de ce geste de solidarité de l’école. La bourse est de 25.000 euros par an soit plus de 16 millions de FCfa. Le jury social de cette année, présidé par le directeur général de MBS, Didier Jourdan, a bouclé la sélection des 3 étudiants sénégalais, après une autre qui s'est tenue à Abidjan, pour récompenser 3 autres étudiants ivoiriens.

Comme il est de coutume depuis 2014, trois heureux étudiants sénégalais bénéficient cette année, d’une bourse de Montpellier Business School pour poursuivre leurs études en Master en France. Ils ont été sélectionnés, jeudi dernier, à Dakar, par un jury composé des responsables d’entreprises et de Montpellier Business School. L’étudiante Yaye Fama Dieng qui fait partie des trois bénéficiaires, va poursuivre ses études en France, plus particulièrement à Montpellier Business School. La jeune fille ne pouvait pas cacher sa joie. « Je suis contente de faire partie des sélectionnés parce que Montpellier Business School est une grande école de formation dont rêvent tous les étudiants. Tout le monde veut intégrer cette école. C’est une joie immense qui m’anime », confesse la jeune fille. Elle va suivre la filière des sciences de gestion. C’est un tronc commun en gestion d’entreprise.

Qualité de la formation
Elle a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à l’octroi des bourses aux jeunes issus de milieux modestes parce que les coûts de formation à Montpellier Business School ne sont pas à la portée de beaucoup de familles africaines. Faisant partie de brillants étudiants parce qu’étant sélectionnés sur les critères de l’excellence, la jeune bénéficiera d’une bourse annuelle de 50.000 euros pour une formation de deux ans en Master.

Aïssatou Aïda Diop a bénéficié de cette bourse. De retour au Sénégal en avril dernier, elle est déjà sur le marché du travail. Elle est rentrée à Dakar après l’obtention de son Master en crédit de management (domaine des finances). La jeune fille qui est à la recherche d’un emploi est fière de faire partie des bénéficiaires de ces bourses. « Je suis rentrée depuis deux mois. Je suis en stage de trois mois dans une société de télécommunications », a fait savoir Mlle Diop.

Elle a expliqué qu’à Montpellier Buness School, les étudiants font plus de présentations orales que de travaux de groupes. « Nous étions constitués en groupes de 6 étudiants qui n’habitent pas dans la même localité. Les étudiants viennent des différentes régions de la France et même de l’étranger. Du coup, il était difficile de communiquer avec tout le monde », a expliqué Aïssatou Aida Diop. Mais les étudiants ont profité de nouvelles technologies de l’information et de la communication notamment des vidéo-conférences, du skype pour travailler. « A Montpellier Business School, nous avons appris à s’organiser, à travailler avec d’autres personnes et à s’ouvrir au monde », s’est-elle réjouie.

De retour au Sénégal, l’ancienne étudiante de Mbs, soutient qu’elle est formée dans une filière qui permet d’optimiser ce qu’elle appelle « les cycles clients et fournisseurs ». « Notre rôle est de faire rentrer les fonds dans l’entreprise pour sa bonne santé financière », a précisé Aïssatou Aida Diop. Elle est fière de la formation reçue, non sans remercier l’école et les entreprises qui ont financé sa formation.

Eugène KALY

Confrontées au phénomène du ravinement des sols, les populations de la commune de Montrolland alertent les autorités, pour que des solutions soient trouvées à cette situation.

Le phénomène des ravinements inquiète beaucoup les populations de la commune de Montrolland, particulièrement les habitants des villages de Ndiaye Bop et Loukhous. Ils ont saisi l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement pour tirer la sonnette d’alarme sur cette situation qui se caractérise, selon le maire de la ville, Yves Lamine Ciss, « par des affaissements des sols jusqu’à des profondeurs atteignant plus d’une dizaine de mètres de profondeur ».

« Nous sommes vraiment inquiets avec ses nombreux trous aux alentours de nos habitations, surtout en période d’hivernage où on note un ruissellement de l’eau à partir de la falaise de Thiès », dit le chef du village de Ndiaye Bop, Moussa Ndiaye. « Les villageois sont exposés, car on se souvient que le même phénomène d’affaissement s’était signalé dans une des maisons du village, occasionnant un trou géant. Il a fallu mobiliser des camions de latérite pour le combler », confie Yves Lamine Ciss. C’est dire que la menace est persistante dans cette zone constituée de cours d’eau alimentés par les ruissellements du plateau de Thiès vers le lac Tanma, qui s’est d’ailleurs asséché à cause de l’affaissement des sols.

Pour le colonel Mouhamadou Samoura, coordonnateur du projet Thiès et son Unterland, le phénomène est caractéristique aux ramifications du plateau de Thiès à travers son relief et sa structuration qui touche 3 versants, dont la Somone, Thiès-Fandène et Montrolland. « Ce qui fait qu’à Montrolland la nature des sols argileux résiste difficilement à la furie des eaux. Les rencontres souvent notées de deux cours d’eau provoquent ainsi des tourbillons qui créent ces affaissements des sols », explique M. Samoura.

La conséquence immédiate est la réduction des superficies cultivables, les baisses de rendement des productions qui occasionnent, du coup, une baisse des revenus, entrainant ainsi la paupérisation des producteurs.

Il convient alors de mutualiser les interventions à travers des actions antiérosives pour capter l’eau et réduire sa vitesse et procéder à des combinaisons de plusieurs types d’ouvrages. Aussi, est-il impérieux de recréer la biodiversité et protéger les nombreux baobabs qui ornent la zone pour freiner ces phénomènes dévastateurs, qui prennent de plus en plus d’ampleur.

Mohamadou SAGNE

Le concours d’Entrée en sixième et l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), session 2017, démarrent demain mardi 20 juin. Cette année, 278.532 candidats sont inscrits dont 146.877 filles. Ils vont composer dans 1.683 centres.

Les épreuves du concours d’Entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires(Cfee) débutent ce mardi 20 juin. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juin 2017. Au total, 278.532 inscriptions sont déjà enregistrées par les Inspections d’académie (Ia) et envoyées à la Direction des examens et concours (Dexco). Cet effectif, regroupant les candidats officiels et ceux dits libres, peut connaître une légère évolution, selon le directeur des examens et concours, Amadou Moctar Ndiaye.

Cette année encore, le nombre de filles a augmenté. De 146.512 en 2016, 146.877 filles sont dénombrées cette année. Soit 365 candidates de plus qu’en 2016. L’effectif total des candidats a aussi connu une hausse de 1.777 élèves, passant de 276.755 en 2016 à 278.532 candidats cette année.

L’examen du Cfee et du concours d’Entrée en classe de sixième de cette année a connu une innovation de taille. Pour la première fois, les élèves des classes inclusives des écoles de Pikine, Thiaroye et Rufisque vont passer l’examen dans les mêmes conditions et dans les mêmes salles que leurs camarades non handicapés. La seule différence est que les candidats déficients visuels vont utiliser la méthode braille durant toutes les épreuves de l’examen. Une innovation que le Sénégal va expérimenter pour la première fois dans les évaluations finales. Au nombre de 7, ces candidats mal et non-voyants vont composer dans les centres d’examen de leurs localités respectives.

A côté de ces candidats des classes inclusives, il y a aussi les 14 mal voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles de Thiès. La seule différence est que les candidats de l’Inefja ne font pas de l’inclusion, mais plutôt de l’éducation spéciale. Cela veut dire que dans les salles d’examen, il n’y aura que des candidats non et mal voyants. Le même format sera utilisé pour les six candidats déficients auditifs ou sourds muets. Du côté de la Dexco, un dispositif important est mis en place pour un bon déroulement de l’examen. Sur le plan des ressources humaines, 18.570 enseignants sont mobilisés pour assurer la surveillance dans les 1.683 centres d’examen. Concernant les moyens matériels, le directeur des examens et concours indique que des efforts sont déployés pour mettre à la disposition de la « Dexco » assez d’imprimés spéciaux.

Le directeur Amadou Moctar Ndiaye a aussi précisé qu’une réallocation importante de ressources issues du fonds d’appui aux examens et concours a été faite à l’endroit des Inspections d’académie pour leur permettre de faire face à l’organisation et aux dépenses liées à l’examen. Pour ce qui est de la sécurisation des épreuves, le directeur Ndiaye a affirmé que des mesures rigoureuses ont été prises. Elles ont permis de bien faire la levée et l’acheminement des épreuves vers le niveau déconcentré, et comme chaque année, une priorité a été accordée aux académies les plus éloignées.

Le directeur des examens et concours en appelle à la vigilance, à la prudence et au sens de la responsabilité de tous les acteurs, afin que l’examen puisse se dérouler normalement.

Pape Coly NGOME

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