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Actualités (2539)

Deux nouveaux programmes de Bts s’ouvrent cette année au lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione de Thiès dans le secteur agricole. Il s’agit des filières Bts en conduite et gestion d’une exploitation agricole (Cgea) et Bts en production végétale qui viennent s’ajouter au Bts en Génie civil déjà développé selon l’approche par compétences (Apc) au sein de cet établissement dans le cadre du projet : Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe).

Ces deux nouveaux programmes ainsi lancés par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpaa) ont été validés vendredi dernier à Thiès par l’Inspection générale de l’éducation et de la formation au Ministère de l’éducation. La directrice, Mme Fatou Diagne Ndiaye, a manifesté toute sa satisfaction des résultats des travaux qui ont abouti au document final de ces nouveaux programmes Bac+2 dans le secteur agricole au lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione. C’était en présence de Michel Faye, directeur de la formation professionnelle technique. Ce dernier a d’ailleurs indiqué que ces nouvelles formations viennent répondre à la demande de plusieurs entreprises qui signalaient le manque de techniciennes et techniciens supérieurs compétents dans le domaine agricole au Sénégal, notamment la production végétale ou animale, la transformation et l’administration qui, il faut le reconnaître, font maintenant partie des tâches inhérentes à ce secteur, répondant ainsi aux nouvelles tendances visant la professionnalisation du métier.

Dans la région de Thiès, l’implantation de ces nouveaux programmes techniques supérieurs dans la filière agricole va favoriser une satisfaction de la demande du marché de l’emploi, mais aussi une meilleure prise en charge des besoins des populations qui se traduisent ainsi par une plus grande autonomie alimentaire et l’insertion socioéconomique des populations rurales surtout de la zone des Niayes. « Ce qui est en phase directe avec le Plan Sénégal émergeant (Pse) », a fait savoir Mme Fatou Diagne Ndiaye, Inspectrice générale de l’éducation et de la formation.

La conseillère technique sénior à Collèges et instituts Canada pour le projet Essor du secteur privé par l’Éducation pour l’Emploi (Esp-Epe), Mme Amélie Binette, de souligner alors l’importance de la formation dispensée en approche par les compétences (Apc) et qui vise à construire l’enseignement sur la base de savoir-faire et que les actions et les réflexes des apprenants sont donc situés au centre de son propre apprentissage. « Il s’agit d’une formation polyvalente et pratique qui place les étudiants dans des situations authentiques, avec des équipements de qualité. Ces formations mériteraient d’être valorisées et vulgarisées auprès des jeunes, des parents et de la population en général, puisqu’elles offrent un taux d’employabilité supérieur à la moyenne », a-t-elle indiqué. Elle fait noter que les formations techniques offertes dans les lycées partenaires du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) sont développées avec l’appui direct du milieu professionnel. Une analyse de situation de travail est réalisée afin de s’assurer que les formations répondent réellement aux besoins du marché de l’emploi et que les sortants sont qualifiés pour occuper les emplois.

Selon la coordonnatrice du projet, Mme Diouma Gningue, « ces formations techniques offertes dans les lycées partenaires du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) débouchent sur l’emploi parce qu’étant développées avec l’appui direct du milieu professionnel. Une analyse de situation de travail est réalisée afin de s’assurer que les formations répondent réellement aux besoins du marché de l’emploi et que les sortants sont qualifiés pour occuper les emplois ». Actuellement, a-t-elle tenu à préciser, « plus de 80 % des sortants des Bts du projet Esp-Epe trouvent un emploi dans leur domaine d’études dès leur diplômation et 100 % des sortants du programme Cgea de Bignona. Un taux sans pareil pour le Sénégal ».

93 millions pour l’acquisition d’outils et matériels de travail
Il faut noter que le projet, selon Michel Faye, directeur de la formation professionnelle et technique au Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, « a démarré depuis 2009 à Bignona et est en train de faire son chemin avec l’extension dans les deux lycées techniques de Kédougou et de Thiès grâce à la coopération canadienne dont l’exemplarité n’est plus à démontrer dans notre pays ». Une enveloppe de 93 millions de FCfa sera dégagée pour l’acquisition d’outils et du matériel de travail des apprenants, selon Daour Sène, le proviseur du lycée technique professionnel Mgr François-Xavier Ndione de Thiès. Il a annoncé la création d’une ferme agricole d’une superficie de 4 ha, d’un forage, des espaces d’irrigation et d’attelage de d’animaux (chevaux et ânes) pour ainsi traduire en actes la théorie et la pratique basée sur l’approche par compétence. La formation devrait durer deux ans.

Le projet Esp-Epe est mis en œuvre par Collèges et Instituts Canada (CiCan) et financé par Affaires mondiales Canada pour appuyer le Mfpaa dans le développement de formations techniques supérieures qui débouchent sur l’emploi. Le constat est que d’importants changements dans le schéma de pensée qui place maintenant l’emploi au centre du développement de l’offre de formations professionnelles ont été capitalisés. Ainsi, Mme Amélie Binette souhaite grandement « qu’il y ait une forte représentation féminine dans ces programmes d’avenir afin de favoriser l’accès des femmes à l’emploi pour une croissance économique durable et inclusive au Sénégal ».

Mohamadou SAGNE

Le district sanitaire de Mbacké a accueilli, en début de semaine, des spécialistes en ophtalmologie de la Ligue islamique mondiale par le biais de l’organisation Albachar International. Le médecin-chef du district sanitaire de Mbacké, Dr Adama Haïdara Mbacké, s’est réjouie de cette initiative.

Le district sanitaire de Mbacké ne dispose pas d’une unité d’ophtalmologie. Les populations qui en ont la possibilité sont ainsi obligées de se rendre dans les structures hospitalières de Touba et de Diourbel pour se faire soigner. C’est pourquoi le médecin-chef du district sanitaire de Mbacké, Dr Adama Haïdara Mbacké, s’est réjouie de l’arrivée de spécialistes en ophtalmologie pour prendre en charge les malades. « Nous nous réjouissons de cette arrivée de spécialistes qui ont assuré 2 jours de consultations et 3 jours de traitement. C’est une aubaine », reconnaît Mme Mbacké qui fait savoir que les cas de cataracte sont importants. Le Dr Alioune Badara Mbaye, natif de Mbacké et représentant de la fondation Abashar International au Sénégal, a indiqué que Mbacké a été choisie parce que c’est une ville importante. En plus, « il y a beaucoup de démunis qui n’ont pas les moyens de se payer des interventions. Il leur est difficile de se payer des consultations, des interventions chirurgicales à raison de 300.000 à 600.000 FCfa. En sus, il y a des dons de lunettes médicales s’il y a lieu », explique M. Mbaye. Présent au lancement des activités, le préfet de Mbacké, Mamadou L. Mané, a salué le processus de traitement et de suivi des malades souffrant de la cataracte, parce que toutes les étapes se font gratuitement au profit des populations. A ce titre, il a remercié les partenaires de la Ligue islamique mondiale et de l’organisation Al Bâchar international à l’origine de cette activité de soins ophtalmologiques.

La bénéficiaire Ndèye Fatou Diop, âgée de 55 ans, a déclaré que sa vision était floue. « Mais j’ignorais que j’avais une cataracte. Qu’Allah rétribue nos bienfaiteurs », s’est-elle réjouie.
Pour le Dr Alioune Badara Mbaye, l’organisation qu’il représente n’est pas à sa première activité au Sénégal où elle est présente depuis 1993. « Nous avons déjà été à deux reprises à l’hôpital Ouakam, à Kaolack, plusieurs fois à Ziguinchor, à Dakar, Keur Massar », a-t-il fait savoir, rappelant qu’Abashar international est une organisation spécialisé en ophtalmologie qui œuvre dans 42 pays. En Afrique, elle est présente au Soudan, au Niger et au Nigeria.

Mamadou DIEYE

Les Ong Paedd (Sénégal) et Cospe (Italie) vont bénéficier d’un soutien de l’Union européenne pour mettre en œuvre le Projet de promotion du contrôle citoyen sur les ressources destinées à l’eau et à l’assainissement dans la région de Dakar.

Le Projet de promotion du contrôle citoyen et du droit à l’eau et à l’assainissement au Sénégal a été lancé hier. Deux Ong, Paedd (Plan d’action environnement et développement durable) du Sénégal et Cospe (Coopération pour le développement des pays émergents) de l’Italie, ont été retenues pour la mise en œuvre de ce projet dans la région de Dakar pour une durée de 18 mois. Il est financé par l’Union européenne dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (Fed) pour un montant de 263.514 euros (environ 172 millions de FCfa). Quatre communes ont été choisies pour la phase pilote de ce projet : Grand Dakar (département de Dakar), Dalifort (département de Pikine), Médina Gounass (département de Guédiawaye) et Rufisque-ouest (département de Rufisque).

Dans ces communes ou dans d’autres localités du pays, l’accès à l’eau et à l’assainissement est une problématique majeure. Désormais, les organisations de la société civile dans ces communes vont contrôler les investissements des pouvoirs publics dans ce secteur vital avec l’appui du Paedd et de Cospe.

Le coordonnateur du Paedd, Mamadou Mignane Diouf, est d’avis que l’eau et l’assainissement constituent une question de santé publique. Ils sont, d’après lui, « un baromètre de démocratie ». Ce qui fait que l’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit pour tous les citoyens. Cependant, même si ce droit est garanti par la Constitution, dans les villages ou dans les banlieues, ajoute M. Diouf, les populations n’ont pas accès à une eau potable et souffrent d’un problème d’assainissement. Cela s’explique, dit-il, par une absence d’anticipation du gouvernement, une insuffisance de l’implication des collectivités ou une absence d’entretien et de renouvellement des infrastructures déjà existantes, alors que la population augmente. Même dans la capitale Dakar, il existe des coins qui n’ont pas accès à l’assainissement, témoigne le maire de la Commune de Grand Dakar, Jean Batispte Diouf. Selon le député-maire, dans sa commune, il existe un bidonville « de première classe » dénommé Taïba Grand Dakar qui n’est pas assaini, alors que le quartier existe depuis 1949. « Dakar ne devrait plus avoir des poches non assainies », déplore-t-il, tout en soulignant : « Nous devons tout faire pour permettre à nos populations qui vivent avec d’énormes difficultés d’avoir accès à l’assainissement et à une eau de qualité pour vivre sans risque de maladies. Le développement passe par l’assainissement qui est excessivement coûteux ».

D’après toujours le coordonnateur du Paedd, le Sénégal ne peut pas développer son agriculture, sa santé ou sa nutrition sans l’eau et l’assainissement. Ainsi, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), rappelle-t-il, le pays accorde une place importante au secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est pourquoi, dit-il, la question de l’eau mérite une attention toute particulière, car elle constitue un bien commun. Dans le cadre de ce projet, explique Mamadou Mignane Diouf, les deux Ong retenues vont œuvrer pour « accroître la responsabilité et l’implication des citoyens dans la gestion des ressources publiques destinées à l’eau et à l’assainissement ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Des chirurgiens sénégalais et israéliens ont consulté des enfants atteints de pathologies cardiaques. Les cas compliqués seront transférés en Israël pour une opération chirurgicale.

L’Ambassade d’Israël au Sénégal, en collaboration avec l’Ong israélienne Save the Child’s Heart et le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer de Fann, a consulté, du 19 au 20 octobre, des enfants atteints de cardiomyopathie. Le diagnostic est posé par des chirurgiens sénégalais et israéliens. Au premier jour, 60 enfants souffrant de pathologies cardiaques ont été reçus à l’hôpital Albert Royer. « Nous comptons diagnostiquer 180 enfants et transférer les cas les plus compliqués en Israël pour un traitement chirurgical », a indiqué le Pr Amadou Lamine Fall, chef du Service Cardiologie de l’hôpital Albert Royer.

Le directeur dudit hôpital, Thierno Seydou Ndiaye, a remercié les autorités israéliennes qui ont permis à des enfants sénégalais et gambiens de bénéficier de ces deux journées de consultations. Il a rappelé qu’un traitement de chirurgie peut coûter jusqu’à 3,5 millions de FCfa. « Ce partenariat va soulager les parents dont la plupart n’ont pas de moyens », s’est félicité M. Ndiaye qui a salué le travail de l’Ong Save Child’s Heart qui propose des cliniques de cardiologie préopératoire et de suivi hebdomadaire en Israël et à l’étranger. L’Ong a fait bénéficier à plus de 1.600 enfants africains de ces opérations chirurgicales. Selon le Pr Amadou Lamine Fall, l’hôpital Albert Royer reçoit et traite chaque mois 120 enfants souffrant de pathologies cardiaques. L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, son excellence Paul Hisrschson qui a suivi de près les diagnostics, a promis que son pays aidera le Sénégal dans le secteur de la santé. Le diplomate a rappelé qu’Israël est le quatrième pays au monde qui a établi une relation diplomatique avec le Sénégal juste après son indépendance. « Nous avons beaucoup travaillé dans le domaine de l’agriculture, nous voulons aider le Sénégal à parfaire son système de santé et ces journées de consultations vont lancer ce partenariat durable », a-t-il indiqué. Le directeur de l’hôpital Albert Royer a révélé que les Israéliens ont proposé un programme complet de formation en Israël pour les médecins et les infirmiers des pays en développement dont le Sénégal. Des missions chirurgicales et d’enseignement dans les pays partenaires sont aussi prévues.

Eugène KALY

Du 23 au 26 octobre, est prévue à Dakar, à l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef), une Conférence internationale sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation. Initiée par plusieurs coalitions d’organisations de la société civile de pays francophones, cette rencontre verra la participation de centaines de délégués venant d’une vingtaine de pays francophones. Ainsi faisant le constant alarmant de la rapide croissance des acteurs privés dans l’éducation, ils tenteront d’apporter des réponses propres à préserver le droit de l’éducation gratuite et de qualité dans tous les pays. Un des membres des coalitions qui organisent cette conférence, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) espère, avec la présence de centaines de délégués, et aussi la tenue d’ateliers thématiques, que la rencontre pourra être le point de départ d’une grande mobilisation sur cette question. D’ailleurs une mobilisation avait fait suite à l’appel de la société civile francophone contre la marchandisation de l’éducation en novembre 2016. Elle avait réuni les signatures de plus de 300 organisations. « L’implication des acteurs privés dans le secteur de l’éducation et la marchandisation de celle-ci à des fins lucratives ont été questionnées par un réseau d’organisations de la société civile, plusieurs déclarations de l’Onu et les travaux du Rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’éducation. L’impact de cette tendance en termes de qualité de l’éducation, de discrimination, d’inégalités sociales en fait un enjeu majeur pour les défenseurs du droit à l’éducation », disent les organisations. Il est ainsi prévu lors de cette rencontre des exposés théoriques et issus du travail de terrain. La rencontre, selon toujours les organisateurs, visera aussi à trouver des réponses collectives, porteuses de sens et d’innovation face à la marchandisation de l’éducation. La réunion sera également l’occasion pour les acteurs francophones de commenter et d’exprimer leurs opinions sur les principes directeurs relatifs aux obligations des Etats vis-à-vis des écoles privés, qui sont en cours d’élaboration.

Oumar NDIAYE

Une trentaine d’enseignants-chercheurs, de médecins et d’autres agents de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis participent, depuis hier, à un atelier de sensibilisation et de renforcement de capacités sur les droits des personnes vivant avec un handicap. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Unité de formation et de recherches (Ufr) des Sciences juridiques et politiques de l’Ugb avec l’appui de l’Ong Osiwa (Open society initiative for west Africa) et Handicap international. Le directeur de l’Ufr/Sjp, le Pr Mbissane Ngom, a rappelé que cette Ufr a obtenu un financement d’Osiwa pour développer un projet relatif à la « Promotion des droits des personnes handicapées à travers l’éducation juridique ».

Ce projet, a-t-il précisé, prend prétexte la Loi d’orientation sociale du 26 mai 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées qui vise à « garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes formes de discrimination ». Ce programme, a-t-il poursuivi, a pour but de renforcer les capacités et de promouvoir l’engagement institutionnel de cette Ufr, de développer et d’introduire un module de formation sur les droits des personnes handicapées dans les programmes d’études universitaires. L’enjeu est de permettre à cette Ufr de disposer des capacités nécessaires pour former des juristes possédant des connaissances spécialisées et des compétences avérées en matière des droits des personnes handicapées. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, a-t-il souligné, un programme d’activités a été élaboré en vue de son exécution par le Comité de gestion du projet. C’est dans ce sens que s’inscrit cet atelier qui constitue la deuxième activité après l’atelier de démarrage du 10 août 2017 dont l’objectif était de renforcer les capacités de l’équipe de coordination de ce programme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’association de protection de l’environnement « Nébédaay » a relevé le défi de planter 300.000 arbres dans les régions de Fatick, de Kaolack, de Thiès et de Dakar. Le dernier spécimen a été planté, le 18 octobre 2017, à l’école élémentaire de Toubacouta, principale base opérationnelle de l’organisation.

Mobiliser différents acteurs des Aires marines protégées (Amp) du département de Foundiougne et les communautés scolaires de Kaolack, de Joal et de Dakar dans une vaste opération de reboisement, telle était le pari des responsables de l’association « Nébédaay ». Un défi relevé par l’équipe du directeur Jean Goepp qui, au bout de 8 mois, a planté symboliquement, à l’école élémentaire I de Toubacouta, le 300.000ème arbre. C’était en présence des responsables techniques de l’Inspection régionale des eaux et forêts (Iref) de Fatick.

« C’est une belle initiative qu’il faut encourager et vulgariser au sein des populations pour que la protection de l’environnement puisse relever d’un réflexe quotidien chez chacun d’entre nous. Le choix des Amp et de la communauté scolaire nous semble tout aussi pertinent pour la pérennisation de l’opération et son efficacité », a apprécié Mme Yandé Faye, adjoint au chef du Service régional de l’Iref venue représenter le sous préfet de l’arrondissement de Toubacouta.

Cette cérémonie de clôture a servi de cadre pour récompenser les groupements de femmes et les pépiniéristes les plus performants dans cette opération de reboisement à l’échelle des quatre régions ciblées.

Dans ce bilan, les Amp de Joal et de Palmarin se sont distinguées avec respectivement plus de 146.000 et 98.000 arbres plantés, dépassant largement les objectifs de départ. Mais ces résultats sont loin de satisfaire les initiateurs du projet. « Certes, réussir à planter plus de 320.000 arbres en moins de 8 mois est un résultat inestimable pour nous, mais si on le rapporte au rythme de déforestation d’un pays comme le Sénégal où chaque jour 215 ha de forêts sont perdus, il y a de quoi relativiser la performance. Malgré tout, il faut magnifier l’engagement des communautés dans les différentes régions qui se sont engagées dans cette croisade pour lutter contre le déboisement et la désertification qui menacent les rares forêts qui existent encore au Sénégal. Car il ne faut pas que ce qui est arrivé au Nord du Sénégal atteigne des régions comme Kaolack, Fatick ou Thiès », a alerté le patron de l’association « Nébéday ».

Pour rappel, l’opération, qui a bénéficié de l’appui de l’Agence wallonne de l’air et du climat (Awacs) et de l’Université Libre de Bruxelles (Ulb), consistait à la plantation de 300.000 arbres dans cinq aires protégées de la région de Fatick, trois villes (Kaolack, Joal Dakar), des parcelles agricoles, des villages et des écoles. Les partenaires ont promis de prolonger leur appui pour le suivi de l’opération.

Elimane FALL

Pour mieux prévenir les risques liés aux Organismes génétiquement modifiés (Ogm), une série de formations des forces de défense et de sécurité est initiée par l’Autorité nationale de la biosécurité (Anb). Le bal a été ouvert le 19 octobre par les forces de police qui ont été sensibilisés sur ces biotechnologies modernes.

Une trentaine d’officiers de police ont été sensibilisés sur les biotechnologies modernes pour exercer un meilleur contrôle, notamment sur les Organismes génétiquement modifiés (Ogm). L’objectif de cette initiative de l’Autorité nationale de la biosécurité (Anb) est de les mettre à niveau sur le cadre légal et réglementaire et sur les défis actuels en matière de biosécurité.

« Il s’agit d’une série de formation en direction des forces de défense et de sécurité. Nous avons commencé aujourd’hui avec les officiers de police à qui nous donnons l’opportunité d’une mise à niveau sur le cadre légal et réglementaire parce qu’ils seront appelés à prendre des décisions. La deuxième phase concernera les agents préposés à la frontière pour le contrôle », a précisé Ousseynou Kassé, le directeur général de l’Anb.

A l’en croire, les policiers en formation ne seront pas en terrain inconnu puisque la méthode est la même que celle qu’ils utilisent pour le contrôle de la drogue et autres. « Nous avons commencé par la police, mais la douane et la gendarmerie suivront. L’autorité, n’ayant pas autant d’agents pour être dans les frontières, fait appel aux forces de défense et de sécurité dont l’une des missions est l’appui aux autres services étatiques pour une bonne mise en œuvre du service public », a fait savoir M. Kassé.

Au terme de la formation, l’Anb veut que les forces de défense et de sécurité soient aptes à opérer le contrôle en matière de biosécurité et de biotechnique moderne dans les frontières, les ports et aéroports. Pour sa part, Dr Adjaratou Diakhou Ndiaye, conseiller technique à la Primature, a mentionné que les autorités sénégalaises ont très tôt compris l’approche « Une seule santé » (One health), mais aussi que le problème de santé devient de plus en plus un problème de sécurité. « La biosécurité est l’une des composantes de ce programme. Aujourd’hui, nous allons parler, dans un premier temps, de la surveillance et du contrôle et, dans un deuxième temps, il y aura des exercices de simulation qui permettront aux policiers d’être outillés en termes de biotechnologie et de biosécurité », a laissé entendre le point focal du programme « One health ». Le Sénégal a ratifié le protocole de Cartagena en 2003 en vue d’assurer une utilisation sécurisée des biotechnologies modernes. Cet engagement international a été progressivement accompagné par la mise en œuvre d’un cadre national de biosécurité. Cette volonté politique a permis, à partir de 2009, l’adoption de la loi sur la biosécurité et la création de l’Autorité et du Comité national de biosécurité (Cnb).

Ndiol Maka SECK

Les conduites de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) vont être posées avant la fin de l’année 2017, a annoncé le directeur général de la Sones hier, lors de la restitution de l’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. Selon Charles Fall, les travaux de cette nouvelle usine ont déjà démarré et les premiers réservoirs sont implantés dans la région de Thiès. Toutefois, il informe que ce projet sera accompagné d’une sécurité énergétique. Pour cela, dit-il, le gouvernement a construit une ligne haute tension exclusivement dédiée à cette nouvelle usine à Keur Momar Sarr. « Nos ouvrages sont fortement liés à la consommation énergétique. Nous allons poursuivre cette politique d’autonomisation à travers la construction, en relation avec le Fonsis, de centrales solaires à Sébikotane, à Pout-Nord, à Pout-sud pour assurer une bonne sécurisation de l’alimentation », ajoute M. Fall.

A. Ng. NDIAYE

L’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar présenté hier au cours d’un atelier indique que le Sénégal n’a pas besoin d’augmenter le prix du mètre cube d’eau d’ici à 2021. D’après le directeur général de la Sones, Charles Fall, le modèle économique dont dispose le Sénégal atteste que notre pays n’a plus besoin d’une augmentation du prix de l’eau. « Au contraire, nous travaillons dans le cadre de la réforme du secteur de l’hydraulique pour aller vers une baisse significative du prix de l’eau au bénéfice des populations », souligne-t-il.

A. Ng. NDIAYE

Pour une bonne alimentation en eau potable du triangle Dakar, Thiès et Petite-Côte à l’horizon 2035, le gouvernement avait commandité une étude dont les résultats ont été restitués hier.

L’axe Dakar, Thiès, Petite-Côte représente 80% des besoins en eau de l’ensemble du périmètre affermé. Une tendance qui va se poursuivre avec les projets de pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, la zone aéroportuaire à Diass, entre autres. A l’horizon 2035, il faudra 963.000m3 par jour, soit plus de la capacité actuelle, pour satisfaire les besoins en eau de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. C’est pourquoi, le gouvernement a anticipé en demandant à la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) de mettre en place un schéma qui permettra à toutes ces zones, à l’horizon 2035, d’être approvisionnées en eau potable.

Les résultats de cette étude ont été restitués hier. Selon le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Ameth Baba Ly, qui a présidé l’atelier de restitution de l’étude, ce schéma directeur est un outil de planification des infrastructures et des investissements que l’Etat doit réaliser pour répondre aux besoins en eau de ces agglomérations. « Ce schéma est assorti d’un plan prioritaire d’investissement à l’horizon 2021 qui comprend le projet d’usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) et de l’usine de dessalement aux Mamelles (Dakar) », a déclaré M. Ly.

Pour le directeur général de la Sones, Charles Fall, ce schéma permet à l’Etat d’avoir une idée nette de ce qu’il doit faire en terme d’investissements jusqu’en 2035 pour assurer à jamais l’alimentation des besoins en eau des populations. D’après M. Fall, le plan d’investissement connaît déjà un début de mise en œuvre avec les projets de construction de mini-forages à Bayakh et Tassette. Ces projets, dit-il, vont permettre d’assurer un bon approvisionnement en eau des zones de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte d’ici à 2019.

Diversification des sources d’approvisionnement
Par ailleurs, le directeur général de la Sones annonce que le gouvernement a de nombreux projets pour sécuriser la distribution en eau dans cet axe. Cette sécurisation, souligne-t-il, doit s’accompagner d’une diversification des sources d’approvisionnement en eau. « Il ne faudrait pas que l’essentiel de notre source soit le Lac de Guiers », déclare M. Fall. Pour cela, ajoute-t-il, le gouvernement va construire une usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles. A partir de 2025, il est prévu la construction d’une quatrième usine de traitement à Keur Momar Sarr et d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 100 000m3/jour sur la Petite-Côte. « Nous continuons la réflexion afin que l’alimentation en eau des populations soit sécurisée au-delà de 2035 », ajoute Charles Fall. En outre, l’objectif du gouvernement est de doter le secteur de l’hydraulique d’infrastructures de capacités plus importantes. Cela permettra, d’après Thierno Ameth Baba Ly, de répondre aux besoins pressants en eau avec la forte croissance démographique. Selon M. Ly, le gouvernement est plus que jamais déterminé à favoriser l’accès de tous les citoyens à l’eau potable.

Aliou Ngamby NDIAYE

« En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs », a déclaré, hier, le porte-parole l’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikine qui dénoncent un acharnement.

L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikne a réagi, hier, lors d’une conférence de presse, sur le bruit provoqué autour de la mort de la jeune Aissatou Diallo. Le personnel envisage même de suggérer à l’administration de déposer une plainte contre X pour diffamation afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le porte-parole Abdoul Dème pense que le personnel fait l’objet d’un acharnement de la part de tous ceux qui, aujourd’hui, nourrissent une sorte de tirs groupés contre cette structure sanitaire.

Il a tenu à affirmer que le personnel ne peut être reprochable d’une quelconque irresponsabilité ou négligence dans la mort de cette jeune fille. Par conséquent, il a martelé que le personnel n’accepte plus que des individus malintentionnés continuent de ternir l’image de l’hôpital. « En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs. Alors que depuis dix ans, nous travaillons dur pour ériger cet hôpital au niveau des meilleurs du Sénégal », indique-t-il.

Il a aussi révélé que le personnel médical, paramédical et administratif compte demander à la famille d’édifier l’opinion sur les causes du traumatisme. « La famille a expliqué que la fillette est tombée d’un étage et dans sa chute, un bâton s’est introduit dans son anus et a endommagé ses intestins. Il y a des choses à clarifier dans cette histoire, que la famille nous édifie », a-t-il lancé, soulignant que le personnel n’acceptera pas que ce dossier soit politisé.

Abdoul Dème a également mis en exergue la taille démographique des localités que polarise l’hôpital de Pikine. Selon lui, cela dépasse largement celle de plusieurs régions du Sénégal. « L’hôpital de Pikine polarise trois départements que sont Pikine, Guédiwaye, Rufisque, faisant que le personnel est régulièrement confronté à des situations qui l’obligent à faire des pieds et des mains pour assurer une bonne prise en charge des malades », a-t-il soutenu, précisant : « Si cela ne dépendait que de nous, tout malade admis à l’hôpital en sortirait avec la plus grande satisfaction. Car notre vocation, c’est de prodiguer des soins de qualité aux malades ». Réitérant sa volonté d’être au quotidien au chevet des malades pour une bonne prise en charge des malades, le personnel attend d’être édifié par l’enquête en cours.

Abdou DIOP

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal a rappelé à cette occasion que des fonds supplémentaires, s’élevant à 1 million d’euros (environ 650 millions de FCfa), ont été accordés au Peseree pour confier à Giz la mise en œuvre des activités complémentaires s’appuyant sur les Tic pour « des activités qui vont sans doute contribuer à la réalisation des objectifs du programme et à la pérennisation des résultats ».

O. KANDE

La coopération allemande a remis, hier, quatre valises pédagogiques aux universités Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis, Alioune Diop de Bambey et à l’Ecole polytechnique de Thiès. Elles permettront l’amélioration de la formation dans le cadre du Master interuniversitaire en énergies renouvelables. 

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a reçu, hier, de la coopération allemande, quatre valises pédagogiques d’un coût de 7 millions de FCfa. C’est dans le cadre du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree). Ces valises pédagogiques en énergie solaire photovoltaïque sont destinées à quatre institutions d’enseignement supérieur responsables de l’implémentation du Master interuniversitaire en énergies renouvelables (Mier). Il s’agit de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) et de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Ce programme est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement et mis en œuvre par Giz, la coopération technique allemande au Sénégal.

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal, Martin Stein, indique que son pays, connu pour son expérience dans les énergies renouvelables et la formation professionnelle, aide le Sénégal à développer ces secteurs. Il poursuit que la coopération allemande appuie le Sénégal pour l’atteinte de ses objectifs nationaux de réduction d’émissions de Co2, tout en offrant à la population un approvisionnement amélioré en électricité.

Cornelia Seck, conseillère technique principale du Peseree et membre de Giz, la coopération technique allemande au Sénégal, fait savoir que le programme cible l’enseignement supérieur, mais a aussi une orientation pratique vers les besoins du marché du travail. « Il est important de former le personnel et les jeunes pour un accès au marché du travail des énergies renouvelables », souligne-t-elle.

A son tour, Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a confié que ce programme est en cohérence avec les politiques publiques de l’Etat en matière de mix énergétique. Car « lutter contre les changements climatiques ne peut se faire sans le développement des énergies renouvelables ». Il explique que les valises pédagogiques du même type que celles utilisées par la TH Köln, université allemande, contiennent des instruments de laboratoire qui vont permettre au enseignants-chercheurs, mais également aux étudiants, de pouvoir faire des recherches et de se former. « Au-delà du contenu technique, les valises permettent de former d’autres acteurs de la société comme les commerçants, ceux qui font les montages du solaire. Elles permettent aussi aux universités de faire le service à la communauté en s’ouvrant », indique M. Sow.

Vers un Isep en énergies renouvelables
Au-delà du Master interuniversitaire en énergies renouvelables, Cornelia Seck, conseillère technique principale du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree), apprend qu’ils travaillent aussi sur un autre curriculum d’enseignement professionnel. D’après Mme Seck, ce centre sera à l’image d’un Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) qui sera axé sur la formation en énergies renouvelables avec un diplôme Bac plus 2 pour varier la formation dans le domaine des énergies renouvelables.

Oumar KANDE

Les élèves des classes inclusives ayant réussi à l’Entrée en sixième attendent d’être orientés. Leurs parents, réunis en association, ont organisé une journée de sensibilisation hier pour la transition vers le collège.

C’est en 2011 que le projet d’éducation inclusive a été lancé au Sénégal. Dans sa phase pilote, trois écoles de la banlieue de Dakar ont été choisies pour recevoir des enfants déficients visuels pour entamer leur scolarisation aux côtés de leurs camarades ne souffrant d’aucune déficience visuelle. Après six ans de scolarisation dans les écoles classiques, la première génération d’élèves déficients visuels a passé ses premiers examens scolaires : le concours d’entrée en 6e et le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Les 7 candidats présentés sont tous admis à l’entrée en sixième, soit un taux de réussite de 100%. Un seul candidat a échoué au Cfee, soit un taux de réussite de 86%, là où la moyenne nationale tourne autour de 56%.

Malgré ces performances, les 7 nouveaux collégiens non voyants tardent à être orientés dans les établissements d’enseignement moyen de Dakar, alors que les enseignements/apprentissages ont déjà démarré depuis plus d’une semaine. Cette situation inquiète les apprenants et leurs parents. Ces derniers ont organisé une journée de réflexion sur l’orientation des élèves déficients visuels admis à l’entrée en sixième.

Selon la présidente de l’Association des parents d’élèves pour la promotion de l’éducation inclusive (Apepei), Aissatou Pouye, cette réunion est organisée en présence de partenaires et des acteurs de l’éducation inclusive « pour sensibiliser et informer la communauté et les autorités sur le sort de nos enfants ». Elle a également plaidé pour que les autorités ministérielles les aident « en orientant ces élèves non voyants dans les collèges non éloignés de leur lieu d’habitation ».

Le secrétaire général de l’Apepei reconnaît que l’Etat du Sénégal a beaucoup fait dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à prendre en charge la scolarisation des enfants déficients visuels.

Pour autant, Amadou Aram Samb demande aux autorités de redoubler d’efforts pour permettre aux élèves non voyants de pouvoir poursuivre et terminer leurs études.

Les parents d’élèves ont également souhaité qu’une partie des 100 millions de FCfa alloués au projet de l’éducation inclusive soit affectée aux nouveaux collégiens non voyants pour leur permettre d’acquérir quelques fournitures scolaires.

Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général de l’Apepei a exhorté les partenaires techniques, financiers et sociaux comme Sightsavers et le ministère de la Santé de continuer à appuyer cette cible particulière qui refuse de tendre la main.

Une invite bien perçue, car Sightsavers a réitéré son accompagnement à travers des plaidoyers pour que la transition vers le collège soit effective. D’autres suggestions allant dans le sens d’améliorer l’éducation inclusive ont été faites. Il s’agit, entre autres, de la création d’une unité de coordination qui va fédérer les activités des cycles élémentaire et moyen. L’idée d’indemnisation des enseignants des classes inclusives a été aussi évoquée, comme c’est le cas avec les enseignants tenant des classes multigrades ou double flux.

Au sortir de la rencontre, les parents d’élèves et leurs partenaires ont élaboré un mémorandum qu’ils vont remettre au ministre de l’Education nationale.

Pape Coly NGOME

Pour atteindre l’émergence économique, le Sénégal peut mettre l’accent sur deux volets : l’éducation populaire et la protection de l’enfance, propose Pascal Guéthe Ndène dans son livre : « Education populaire et protection de l’enfance ».

A travers son livre : « Education populaire et protection de l’enfance : Une transition éducative pour un Sénégal émergent », Pascal Guèthe Ndène démontre que l’éducation populaire et la protection de l’enfance peuvent être les piliers d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035. La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu le 13 octobre 2017 à la maison d’édition L’Harmattan Sénégal, sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong.

Pascal Guèthe Ndène rappelle, dans son livre, que l’éducation populaire, bien avant à l’indépendance, a contribué à la formation des élites du pays. Ce processus, dit-il, a même continué après l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce système d’éducation, informe M. Ndène, avait une place privilégiée dans les politiques éducatives nationales. A l’heure actuelle, tel n’est plus le cas, regrette-t-il, mentionnant que l’éducation populaire « est presque abandonnée ». Elle est même « marginale dans les politiques de jeunesse ».

Pourtant, ailleurs, cette forme d’éducation a eu une place de choix dans les politiques publiques. Dans son livre, Pascal Ndène propose des modèles de pratique d’éducation populaire qui pourraient servir d’exemple au Sénégal. Il cite des pays comme le Japon, la France et la Suisse. Mais l’exemple le « plus remarquable », d’après l’auteur, est le Japon. Comme le Sénégal, c’est en 1949 que le Japon a mis en place les Kômintans qui sont des espaces d’éducation et a généralisé l’éducation populaire. « En 1949, le Sénégal et le Japon étaient au même niveau d’éducation populaire », précise M. Ndène. Aujourd’hui, l’Empire du Soleil Levant est une puissance modèle dans ce domaine. « En 2004, il existait au Japon 18.000 Kôminkans. Le Kôminkan est le bâtiment représentatif de l’éducation populaire. En 2008, les Kôminkans employaient 51.000 personnes », informe-t-il. En France, l’éducation populaire englobe 330.000 associations pour 680.000 emplois créés, ajoute l’auteur de l’ouvrage.

S’inspirer de l’exemple japonais
Les expériences suisses, japonaises et françaises, à son avis, peuvent être adaptées aux réalités sénégalaises sans que le pays ne perde ses valeurs. Dans un contexte de Plan Sénégal émergent (Pse), Pascal Guèthe Ndène estime que l’éducation populaire peut permettre de lutter contre toutes les formes d’analphabétisme. A l’instar du Japon et de la France, elle peut permettre au Sénégal de créer beaucoup d’emplois pour lutter contre le chômage des jeunes. « Si le pays veut se positionner sur une voie nouvelle, des politiques ambitieuses d’éducation populaire, de formation professionnelle et de protection de l’Enfance restent incontournables », conseille l’auteur.

Aliou Ngamby NDIAYE

Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, a effectué une visite dans différents sites abritant des cases des tout-petits à Dakar le 17 octobre. D’après elle, d’autres infrastructures devraient voir le jour sur l’étendue du territoire national pour un coût de 1 milliard de FCfa.

L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte 1378 structures accueillant 104.489 enfants. Ces structures publiques et communautaires sont composées de 739 cases des tout-petits, 343 écoles maternelles publiques et 296 centres ou garderies d’éveil communautaires. Le ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a annoncé un projet de relance de construction et de réhabilitation de cases des tout-petits dont le coût est évalué à 800 millions de FCfa. Cela sans compter l’apport des partenaires techniques et financiers qui portera l’enveloppe à un milliard de FCfa. Elle l’a révélé au terme de la tournée de rentrée effectuée le 17 octobre 2017.

Cette visite a démarré par la commune de Ndiarème Limamoulaye, plus exactement au quartier Angle Mousse. La délégation ministérielle a constaté que les travaux de construction de la case des tout-petits sont avancés. Selon les termes du contrat, cette case devra être livrée en novembre 2017.

Le maire Mamadou Baïdy Sèye, qui a accueilli le ministre, s’est félicité du soutien de la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), Thérèse Faye Diouf. « Nous avons à nos côtés des gens engagés », a indiqué le ministre qui s’est ensuite rendu à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar. Une structure plus adaptée aux enseignements-apprentissages et réceptionnée en octobre 2015. « Ce que nous investissons sur les enfants nous sera rétribué. Nous allons multiplier nos efforts pour répondre aux attentes des populations », a déclaré Mme Diop, qui a remis à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar des ordinateurs, ustensiles de cuisine, un fourneau amélioré, des denrées alimentaires, entre autres. « Nous vous appelons à son utilisation à bon escient », a exhorté Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Aliou Moussa Bâ, président du Comité de gestion de la case des tout-petits de Tawfekh, a salué les autorités de la case. « Nous n’avons pas des moyens de mobilité. La cotisation par enfant de 6.000 FCfa n’est pas suffisante. Nous sollicitons plus d’appui », a-t-il plaidé. Auparavant, la délégation s’était rendue au quartier Darou Salam 5, situé dans la commune de Yeumbeul-nord, pour constater l’état d’avancement des travaux d’une case des tout-petits qui devra être livrée dans un mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Petite-Côte aura de l’eau en abondance pour sa croissance démographique et économique. Les investissements pour la construction de châteaux d’eau, la réalisation de forages, la densification du réseau, entre autres, s’élèvent à 13 milliards de FCfa.

La transition vers un nouveau régime hydrique de la ville de Nguékokh est une carte. A la mairie de cette localité, les interrogations des habitants et des membres de l’Association des usagers des forages (Asufor) se noient dans la joie de l’édile et des notables des villages qui seront desservis. L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante de Nguékokh ne peuvent pas s’accommoder d’une gestion informelle. L’Etat a opté pour la professionnalisation. Les autorités n’ôtent pas le pain de la bouche des membres de l’Asufor. Il va étendre le réseau aux quartiers non desservis, aux villages des environs.

« Il faut recenser les besoins et faire un marché complémentaire pour l’extension du réseau », a réagi le directeur général de la Sones en réponse aux interrogations des notables et des habitants. Derrière les habitations en bordure de la nationale, entre les champs et des concessions, l’eau coule en abondance. Le forage 3 suscite tous les espoirs. Les femmes du village de Ndour-Ndour affluent à la source à l’arrivée de la délégation. La joie est palpable sur leur visage. Elles remplissent déjà des bidons. Le jour ne commence plus à 3 heures du matin à Ndour-Ndour. Elles jouissent de l’avant-goût de l’incorporation. « Il fallait se réveiller à 5 heures, parfois 3 heures, pour avoir de l’eau. C’était pénible pour le village, mais surtout pour les femmes », confesse Codou Tine, debout derrière ses bidons près de la conduite vomissant de l’eau.

Les jours sans stress hydrique se lèvent déjà au-dessus des hameaux environnants le forage. D’autres arrivent presque en courant lorsque la délégation s’apprête à quitter. Elles croient à des lendemains meilleurs. « Nous sommes heureuses, parce que nous n’allons plus nous fatiguer pour avoir de l’eau. C’est un bon projet pour toute la communauté, mais surtout pour les femmes », s’exclame la dame Khadia Diop. Elles ont le droit d’y croire. Les forages F3 avec un débit de 110 m3 par heure et F4 avec un débit de 116 m3 vont résorber, de manière nette, les déficits. Le maire voit dans ces réalisations un signe de progrès. On peut le lui concéder si l’on s’accorde sur le caractère vital de cette ressource. « Nguékokh est dans l’émergence. Nous remercions le président Macky Sall pour tout qu’il est en train de faire pour la zone de Mbour. Nous remercions également le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye », s’exprime le maire.

Dans la zone de Mbour, dans le village Falok, sur les chemins menant vers le site de l’implantation des ouvrages, des ouvriers, comme des soldats, sont dans la tranchée. Ils jouent leur partition contre l’insécurité hydrique. Ils ajustent des conduites posées par une grue. D’autres excavent. Le village de Falokh est déjà sur la carte hydraulique. Comme ici, dans un autre site à Mbour, des ouvriers, perchés sur la charpente, posent la structure devant servir au coffrage du château d’eau.

Le chantier est un parc à ferraille. Des malaxeurs, des bétonniers, des barres de fer, des matériels d’élévation encombrent l’endroit où se trouve un autre forage. La deuxième composante du Projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu) est dans une phase d’exécution avancée. Le stade de la réflexion pour la prise en charge des besoins actuels et futurs est dépassé. « L’objectif de la deuxième grande composante, c’est de renforcer le système d’alimentation en eau potable de la Petite-Côte. Ces ouvrages permettront de mobiliser 15.000 m3 par jour », a fait savoir le coordonnateur du Peamu, Malick Sow. Le coût des forages, des châteaux et de l’extension du réseau, la construction d’une station de pompage de 500 m3 par heure extensible à 1.500 m3 par heure, entres autres, sont évalués à 13,5 milliards de FCfa. L’investissement est supporté par la Banque mondiale.

Idrissa SANE

S’ASSURER DE LA FIABILITÉ DES ÉTUDES GÉOPHYSIQUES
Après Mbour, cap sur Pointe-Sarène. Sur le site d’implantation du forage, des ouvriers et des ingénieurs sont debout. Leur volonté de respecter les engagements est contrariée par les caractéristiques du sol. L’option des micro-pieux semble être abandonnée pour celle des pieux. Mais ce qui est intéressant, c’est la capitalisation du cas. « Désormais, avant de commencer les travaux, il faut s’assurer de la fiabilité des études géotechniques et géophysiques. Nous ne devons plus aller à l’aventure », prodigue le directeur général de la Sones.

A l’inverse de Pointe-Sarène, à Mbodiène, les foreurs rompent la platitude d’une plaine arbustive et font remonter de la boue à la surface. Les signes de livrer à date échue l’infrastructure sont dans l’ordre du possible. La sécurisation des besoins en eau est à portée de main dans un horizon proche. « Nous sommes à un taux d’exécution de plus de 50% pour les travaux de renforcement de la production. C’est la réalisation des ouvrages de stockage qui prend plus de temps. Nous pensons que d’ici à fin 2018, les travaux seront achevés. L’objectif est d’améliorer la sécurisation de l’alimentation en eau potable de Mbour et de la Petite-Côte en général. Dakar, Thiès et la Petite-Côte consomment 80 % de nos besoins en eau », a souligné le directeur général de la Sones.

Les habitants de Mbour, de Saly, de Pointe-Sarène, de Mbodiène, de Joal-Fadiouth auront accès aux services de manière continue.

I. SANE

TOUMBOULON CISSE, DIRECTEUR REGIONAL DE LA SDE A THIES : « CES OUVRAGES APPORTERONT DES SOLUTIONS DURABLES AUX PROBLÈMES D’EAU »
Le paquet d’ouvrages en cours de réalisation est la réponse aux problèmes d’eau notés dans la zone de Mbour. C’est la conviction du Directeur régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. « Ces infrastructures apporteront des réponses durables aux problèmes d’eau », a-t-il laissé entendre, précisant que les perturbations enregistrées dans la distribution d’eau à Mbour n’ont rien à voir avec la production. Ce sont des coupures d’électricité qui sont la source des ruptures de services. C’est pour cela que, suite aux instructions du directeur général de la Sones, un marché est lancé pour l’acquisition de groupes électrogènes de secours pour les forages F3, F4, et F10 de Mbour.

I. SANE

JOAL FADIOUTH : LA VILLE SERA RACCORDÉE À UNE… SOURCE PLUS STABLE
Les forages et les châteaux d’eau en construction à Pointe-Sarène, Mbodiène, Mbour et la pose des conduites de grand diamètre mettront Joal-Fadiouth à l’abri des pénuries. Déjà, la Sones et la Sde étudient des solutions transitoires.

Joal-Fadiouth est une ville presque amphibie. Elle vit le paradoxe partagé de ces cités entourées d’eau qui ont des problèmes d’eau. C’est la résultante de la baisse de la pluviométrie et la remontée de la langue salée. La nappe dans cette ville, chantée par le président-poète Léopold Sédar Senghor, a une conductivité électrique supérieure au seuil toléré par l’Oms. Conséquence : les chances de mobilisation endogène de la ressource pour une consommation humaine sont quasi nulles. L’alternative : c’est le transfert. « Il est plus facile pour nous de construire un forage à Joal. Mais l’eau ne peut être utilisée pour la boisson », précise le directeur général de la Sones au cours d’une séance de travail à la mairie, en présence de l’édile de la ville, Boucar Diouf, de ses conseillers, des notables et d’une conseillère.


Cette petite ville côtière, au rivage jonché de pirogues à l’ombre des cocotiers, a vu sa population exploser. On y dénombre 46.000 habitants. L’accroissement démographique induit une augmentation de la consommation d’eau. « Nous avons des quartiers qui n’ont pas de réseau », a rapporté un intervenant. Les doléances sont prises en charge séance tenante. Le réseau de distribution sera densifié de 6 km. Mais les pénuries seront réglées en amont, loin de la ville. Ce sont des ouvrages en cours de réalisation à Pointe-Sarène, à Mbodiène et à Mbour qui vont stabiliser l’approvisionnement en eau.

« Nous sommes en train de poser des conduites de diamètre plus important. Lorsque les constructions des forages seront terminées, la quantité d’eau qui arrivera sera doublée et pourra satisfaire la demande », rassure Malick Sow. Mais d’ici là, il va falloir satisfaire la demande pressante. L’autonomie en énergie des forages est une solution. « Les pénuries sont liées à la coupure d’électricité. Nous sommes autonomes à 47 % actuellement. Si nous parvenons à augmenter notre autonomie, il y aurait moins de problèmes à Joal », argumente le chef du Service régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. Du reste, les bénéficiaires sont rassurés. L’affirmation vient de la bouche du maire lorsqu’il déclare : « Nous sommes sortis de cette longue réunion satisfaits.

Les services ont pris des mesures à court, moyen et long termes ».

I. SANE

En partenariat avec les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et de la Formation professionnelle et technique, l’ambassade de France organise le Salon « Formations et 1er Emploi » les 17 et 18 octobre 2017.

Dans le hall du Grand Théâtre, les box sont arrangés pour accueillir élèves, étudiants, parents, visiteurs, venus au salon « Formations et 1er Emploi ». Organisée par l’ambassade de France, Campus France, l’Institut français de Dakar, le lycée français Jean Mermoz et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), cette manifestation veut offrir aux lycéens, étudiants et jeunes en phase d’insertion professionnelle une opportunité de rencontrer des établissements d’enseignement supérieur sénégalais et français, des conseillers d’orientation, des entreprises et organisations professionnelles, des spécialistes de l’emploi et du développement personnel.

Dans les allées du Salon, de grands noms de l’enseignement supérieur français, Polytechnique France surnommée « l’X », Science Pô Paris, l’Essec, entre autres, ainsi que des établissements d’enseignements supérieurs sénégalais. Ces structures sont présentes pour orienter et informer les élèves et les parents. Une des organisatrices de cette manifestation, l’ambassade de France à Dakar, veut ainsi développer plusieurs axes comme l’orientation, la formation, la mobilité internationale et aussi l’employabilité avec les stages et le premier emploi.

Pour Luc Briard, premier conseiller à l’ambassade de France, l’axe mobilité internationale a regroupé des établissements d’enseignement supérieur français qui présentent un large choix de formations aux jeunes désireux de poursuivre leurs études à l’étranger. Les services d’appui à la vie étudiante en France, tels que le Crous, sont également présents et aident les jeunes dans leurs démarches préalables à la mobilité, comme la recherche de logement.

Partenaire de ce Salon, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane, estime que l’orientation est importante dans le cursus des élèves et étudiants. « L’orientation concerne également les étudiantes et étudiants qui veulent poursuivre des études et qui hésitent. C’est pourquoi, conformément à la Décision présidentielle n°6 visant à faire de l’étudiant un acteur de sa formation et favoriser sa réussite, nous avons mis en œuvre une politique d’amélioration de l’accueil et de l’accompagnement des étudiants et étudiantes à travers la création de Bureaux d’accueil, d’orientation et d’information dans les établissements publics d’enseignement supérieur », explique le Pr Niane.

L’axe employabilité, stages et premier emploi est aussi bien pris en compte dans ce Salon. Avec la présence de spécialistes en développement personnel et des structures d’aide à la recherche d’emploi telles que l’Agence nationale pour la jeunesse et l’emploi, l’Office français de l’immigration et de l’intégration, cet axe propose aux jeunes diplômés en quête d’un emploi ou d’un stage une série de formations courtes sur la rédaction de Cv, la préparation aux entretiens d’embauche, la recherche de stage, la construction de projet professionnel, la rédaction d’une lettre de motivation.

Oumar NDIAYE

Des actions d’envergure caractérisées par l’utilisation de nouveaux matériels vont marquer la présente campagne de lutte anti-vectorielle post-hivernale lancée à Pikine.

Pour réduire les risques d’épidémie, il a été lancé la campagne de lutte anti-vectorielle post-hivernale. Elle va couvrir toute l’étendue de la région de Dakar et va consister en une opération de délarvation des canaux à ciel ouvert et des abords des bassins de rétention pour réduire au maximum la longévité des moustiques. Elle est aussi marquée par une opération de grande envergure d’aspersion de produits insecticides.

Le choix de cette période s’explique par le souci d’éviter le lessivage par les pluies du produit insecticide utilisé au cas où les opérations seraient menées en plein hivernage, abstraction faite de la période actuelle où sont enregistrés les pics de transmission du paludisme. Cette présente campagne qui se déroulera sur cinq jours mobilisera 52 agents, six véhicules, trois appareils de fumigation à grand débit, des produits désinsectisants, etc.

Le chef du Service national d’hygiène, Moussa Dieng Sarr, a estimé que la région est caractérisée par des conditions d’hygiène souvent précaires, un niveau d’assainissement relativement faible, un approvisionnement en eau parfois incomplet, surtout dans la banlieue et enfin des comportements des populations pas toujours compatibles avec les règles d’hygiène souhaitées.

A l’en croire, tout ceci constitue un cocktail qui peut être source d’apparition et de propagation de certaines maladies infectieuses telles que les diarrhées ou le choléra, mais également de maladies transmises par des vecteurs tels les moustiques ou les mouches. « C’est pour contribuer à la réduction de ces risques d’épidémie dans les zones affectées par les phénomènes d’inondations que le Service national de l’hygiène, à travers les brigades régionales d’hygiène, élabore, à l’approche de chaque hivernage, un plan de préservation et de lutte contre les maladies hivernales », a-t-il expliqué.

60.000 personnes déjà sensibilisées
Pour Moussa Dieng Sarr, « cette année, environ 200 maisons ont été touchées par les inondations ». Mais grâce au traitement domiciliaire, consistant à assurer la désinfection et la désinsectisation, ces dernières ont été libérées des eaux. Des opérations similaires sont en cours dans les écoles publiques de la région. Il est également prévu de désinfecter toutes les stagnations d’eau. Dans ce cadre, 450 relais ont été formés et, avec l’appui des agents d’hygiène, ils ont assuré 30.000 Vad qui ont permis de sensibiliser environ 60.000 personnes afin de faciliter l’accès à l’hygiène.

Cette activité a consisté à promouvoir de bonnes pratiques telles que le lavage des mains à l’eau et au savon, l’organisation de 300 causeries sur la prévention des maladies diarrhéiques et le paludisme qui ont permis de toucher environ 1.000 personnes. Toujours, au chapitre du bilan provisoire, il y a la distribution de kits d’hygiène aux familles en détresse (maisons inondées).

Au nom du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le ministre Pape Gorgui Ndong, de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, a exprimé de vives félicitations à la Brigade nationale du Service d’hygiène pour le travail abattu et qui participe à la préservation de la bonne santé des Sénégalais.

Abdou DIOP

Le Projet Spring, qui intervenait dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick pour améliorer la situation nutritionnelle, est officiellement clôturé le 17 octobre. La directrice de l’Usaid, Lisa Franchett, a déclaré que le projet a atteint son objectif.

Fin du projet Usaid Spring après deux ans d’intervention dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick. De décembre 2015 à septembre 2017, il a contribué au combat contre la malnutrition dans le Sine-Saloum. Les responsables du projet ont organisé une cérémonie officielle de clôture le 17 octobre 2017. Une occasion pour partager les résultats et les innovations de Spring en matière de nutrition.

Pour lutter contre la malnutrition dans cette partie du pays, le projet Usaid Spring a d’abord appuyé la promotion de pratiques agricoles sensibles à la nutrition. Ainsi, il a soutenu les femmes dans la mise en place de micro-jardins pour la culture des légumes. Le conseiller en agriculture du projet, Aliou Babou, informe que le projet a permis l’installation de 1.150 micro-jardins et de 30 jardins communautaires dans les régions de Fatick, de Kaolack et de Kaffrine. Dans ces jardins, souligne M. Babou, les femmes cultivent de la patate douce à chair orange, de la carotte, du niébé. D’après lui, ces femmes n’ont même plus besoin d’aller au marché pour trouver des légumes.

Par ailleurs, pour améliorer l’état nutritionnel des ménages dans ces trois régions du centre du pays, le projet Usaid Spring a promu la culture de « maïs obatampa » et de « mil biofortifié ». Il a aussi installé 12 unités de transformation pour alléger le travail des femmes. En effet, Spring a bâti son projet autour d’un dispositif communautaire en y incluant les agents de l’exécution communautaire, les réseaux de producteurs, les programmes de renforcement de la nutrition, les réseaux des radios communautaires, les services techniques.

C’est grâce à cette approche, informe la directrice de l’Usaid, Lisa Franchett, que Spring a donné à « près de trois mille personnes des formations sur la nutrition » et impliquer dans les activités nutritionnelles du projet « près de 25.000 ménages, dont plus de 12.000 enfants de moins de cinq ans ». Il a aussi, dit-elle, sensibilisé 900.000 personnes à travers des programmes diffusés par des radios communautaires. D’après Lisa Franchett, grâce à Spring, « les mères pratiquent l’allaitement maternel exclusif et moins d’enfants sont traités pour des maladies dues à la malnutrition ou à une mauvaise hygiène ».

Le coordinateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, s’est réjoui de la contribution de Spring Usaid dans le développement de l’agriculture sensible à la nutrition.

D’après M. Ka, l’introduction de variétés à haute valeur nutritive a favorisé la diversification alimentaire des ménages. « Spring est un projet qui, malgré sa courte durée, a été novateur. Les interventions mises en œuvre dans le cadre de ce projet sont en parfaite adéquation avec les quatre piliers de la politique nationale de développement de la nutrition », se félicite le coordinateur de la Clm.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les produits pharmaceutiques seront désormais accessibles dans les coins les plus reculés du pays grâce au programme « Yeksi Naa » de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), en étroite collaboration avec deux acteurs que sont General service groupe et Don Bosco.

L’accès aux produits pharmaceutiques est le combat de tous les jours des acteurs de la santé. Et l’opportunité d’en faire profiter à toutes les couches de la population reste une équation complexe.

Pour palier cette insuffisance liée le plus souvent à l’éloignement, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), à travers son programme dénommé « Yeksi Naa » (je suis arrivé), s’attache les services de deux acteurs que sont General service groupe et Don Bosco. Ils ont pour mission, dans le cadre de la chaîne de distribution des médicaments, de faire parvenir ces produits depuis les dépôts de district aux postes de santé les plus éloignés. Ces deux opérateurs ont été sélectionnés suite à un long processus d’appel d’offres. Une rencontre entre le Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pna, des pharmaciens et les représentants des deux entreprises s’est tenue dans la salle de conférences de la Pna le 13 octobre 2017.

Depuis cinq ans, la Pna travaille dans le processus de transformation de la chaîne d’approvisionnement des médicaments pour répondre aux exigences de disponibilité des produits pour une prise en charge correcte des populations au niveau national, régional et jusqu’aux postes de santé les plus reculés du pays.

Ces nouveaux acteurs privés du système de santé utiliseront une main-d’œuvre locale constituée de 12 équipes pour le compte de Don Bosco et dix pour General service groupe pour le transport des médicaments vers les points indiqués. Ainsi, le programme « Yeksi Naa » aura à satisfaire les postes de santé des régions de Matam, de Saint-Louis, de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick avec comme responsable General Service Groupe et Don Bosco se chargera de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Thiès et Dakar.

Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pna, s’est dite satisfaite de cette belle collaboration et sollicite un engagement de tous les acteurs. Cependant, il est à noter, toujours d’après Mme Ndiaye, qu’à cette phase d’entame de la mutation, General service groupe et Don Bosco ne sauraient satisfaire les 1.400 postes de santé du pays. Elle sollicite d’autres acteurs de développement pour que la totalité du territoire soit couverte.

Des tablettes et des clés Usb ont été distribuées aux deux opérateurs pour une connexion permanente pendant le service dans les zones non couvertes par le réseau.

Boubacar DIALLO (stagiaire)

La vidange manuelle pose un véritable problème de santé publique. C’est pourquoi, Speak Up Africa se propose de sensibiliser les habitants de la banlieue où cette problématique se pose avec acuité.

Des acteurs de la presse se sont engagés à s’impliquer dans la gestion des boues de vidange en jouant notamment leur partition dans la communication et le plaidoyer à mener auprès des populations et des autorités. C’était au cours d’un atelier de mobilisation organisé au Technopôle de Dakar à l’initiative de Skeap Up Africa. A l’occasion Sophiétou Diop, chargée de la communication de cette structure, a fait un exposé qui a permis de poser la problématique de la vidange manuelle et la nécessité de développer une meilleure communication pour y mettre un terme et de travailler à la promotion de la vidange mécanique. Elle a lancé un appel à tous les acteurs des médias pour soutenir cette initiative qui, selon elle, s’avérera salutaire pour la population.
« Dans la banlieue, 47% des ménages recourent à la vidange manuelle avec tous les risques que cela comporte. Il est tant de mutualiser nos efforts pour que cette pratique assimilable à un risque de santé public soit boutée hors de la banlieue », a-t-elle soutenu, révélant qu’une stratégie de communication est déjà conçue pour ouvrir les yeux à la population de la banlieue, afin qu’elles soient plus conscientes des avantages énormes de la vidange mécanique.

Mme Diop n’a pas exclu la possibilité de pendre en compte les suggestions faites par les acteurs de la presse ayant participé à cet atelier. Ils ont, en effet, proposé à Speak Up Africa d’intégrer dans le dispositif de communication des causeries dans les quartiers, ainsi que des visites à domicile pour une plus large diffusion du message.
Au terme de l’atelier, les acteurs de la presse ont tous signé une fiche pour matérialiser leur engagement à soutenir cette initiative.

Abdou DIOP

L’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) assume sa place dans la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. L’institution atteindra bientôt sa vitesse de croisière. De 2.000 étudiants en 2014, l’Uvs comptera près de 22.000 en 2018. Au fil des années, le calendrier de démarrage des enseignements est stabilisé. L’année 2018 marque aussi la poursuite de la diversification de l’offre de formation. Au cours de cet entretien, le coordonnateur de l’Uvs, Moussa Lô, ancien directeur de l’Ufr Maths de l’Ugb et ex-directeur du Centre d’excellence du même établissement, a révélé que trois nouvelles licences sont créées (communication digitale, art numérique et graphique et développement d’application web et mobile). Contrairement à ce pensent certains, les étudiants de l’Uvs sont encadrés par 1.000 tuteurs. Ils ont aussi la chance de recevoir des cours des universitaires sénégalais de la Diaspora. Ce sont autant d’avantages qui poussent le coordonnateur à affirmer que les autorités ont vu juste en créant une université virtuelle.

Après cinq ans d’existence, peut-on dire que l’Uvs est sur les bons rails ?
Il est important de rappeler que l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a été créée dans un contexte de réforme profonde de l’enseignement supérieur. Celle-ci a été engagée par le président de la République et son gouvernement. C’est dans ce cadre que des décisions présidentielles ont été prises en 2013. Et l’une d’elles consiste à mettre les Technologies de l’information et de la communication (Tic) au cœur du développement de l’enseignement supérieur. De façon plus précise, il s’agit d’améliorer l’accès à l’enseignement supérieur mais aussi de rendre plus efficace le système. L’Uvs a démarré avec 2.000 étudiants avec une offre de formation que je qualifierai de classique : des licences en Anglais, en Sociologie, en Sciences économiques et de gestion, les Sciences juridiques et politiques, Mathématiques et Informatique.

Cette offre de formation a été diversifiée en 2015 avec la mise en place de deux nouvelles licences, à savoir en Administration économique, en multimédia et communication. Ces deux licences ont été créées avec l’aide de la Banque africaine de développement (Bad). L’Uvs est passé d’un effectif de 2000 étudiants en 2014 à 14.000 étudiants. Nous acheminons vers la diversification de cette offre de formation. Nous envisageons de créer trois nouvelles licences : en Communication digitale, en Art numérique et graphique et en Développement d’application web et mobile. Cette diversification cadre avec la directive N°1 du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur qui met l’accent sur l’orientation de l’offre de formation vers les Sciences et la Technologie. Cette diversification nous permettra d’accueillir 8.000 nouveaux bacheliers. En 2018, l’Uvs aura plus de 22.000 étudiants.

Nous allons mettre sur le marché notre première promotion de Licence au mois de décembre. Cette sortie de promotion nous donne le prétexte de créer une offre de formation en Master qui va démarrer en janvier 2018. Tout compte fait, le bilan des cinq ans est positif. Il faut aussi reconnaître qu’il y a eu des difficultés au démarrage compte tenu du contexte. Il fallait donc s’attendre à ce que le projet ambitieux et innovant suscite autant d’incompréhensions. Ces difficultés ont été prises en charge. Nous avons fait de grands pas en termes de rétablissement du calendrier. Les trois premières promotions de l’Uvs ont démarré chacune avec un an de retard. Cela a eu des répercussions sur les enseignements. La quatrième promotion a démarré avec beaucoup moins de retard, la cinquième débutera au mois de novembre. Donc, au fur et à mesure, nous sommes parvenus à rétablir le système.

Nombreux sont pourtant les parents et étudiants qui ne vous font pas encore confiance. Que leur direz-vous pour les rassurer ?
Il y a forcément des résistances au changement à tout projet ambitieux et innovant. Un bachelier qui a l’habitude de suivre un enseignement synchro et transmissible de l’école primaire au secondaire, qui arrive à l’université et qu’on mette dans un système asynchrone et non transmissif, et à qui on demande de rester chez-lui et de suivre les cours, a du mal à s’adapter. Cela a été une difficulté. C’est pour cela que cette année, nous avons changé le modèle pédagogique. Durant le premier semestre, nous avons prévu une période d’adaptation. L’étudiant qui arrive à l’Uvs est pris en charge avec un système bimodal qui lui permet de s’adapter au nouveau mode d’enseignement.

Nous avons prévu 9 heures en présentiel à l’Espace numérique ouvert (Eno) où l’étudiant suit les cours à distance. Le système bimodal permet à l’étudiant de s’adapter mais aussi de socialiser avec ses camarades. Nous avons aussi noté une nette amélioration dans le taux de rétention. Sur les trois premières promotions, nous avons un taux qui tourne autour de 65 à 66 %. Cette année, nous sommes à 80 %. Cela met en valeur une nette amélioration par rapport au taux d’abandon. Nous avons des taux de réussite corrects. Tout cela démontre que les étudiants se sont habitués à ce nouveau système d’enseignement.

Vous avez parlé de taux de réussite sans donner de chiffre. Pensez-vous que votre modèle d’enseignement que certains qualifient d’hydrique répond aux standards internationaux ?
Le taux de réussite moyen en première et deuxième années est de 67%. Pour L1 et L2, ce taux de réussite est correct lorsque nous faisons une comparaison avec les taux de réussite des autres universités. Cette année, nous avons un taux de réussite de 50 % au premier semestre. Ce taux sera amélioré à l’issue de la seconde session.

Pour revenir au modèle hydrique, il s’agit de s’adapter. Au bout de trois ans, on se rend compte que nous avons un taux d’abandon de plus de 30% qui est lié à une difficulté d’adaptation des étudiants. Il faut savoir que ces derniers n’ont pas une autonomie requise pour suivre un enseignement à distance. Ils n’ont pas aussi la culture du numérique qui est requise pour s’adapter à l’enseignement à distance. Donc, cette période de transition qui nous permet de les prendre en charge et de les mettre dans le dispositif de l’enseignement à distance n’a rien à voir avec les standards internationaux. Je le dis, c’est toujours de l’enseignement à distance, même s’ils sont dans l’Eno. Ces derniers sont obligés de venir à l’Eno durant des créneaux qui sont fixés. Après le premier semestre, le taux en présentiel est réduit. Même lorsque l’étudiant est chez-lui, il est obligé de rester connecté. Nous avons un emploi du temps qui permet de contrôler l’assiduité de l’étudiant. Lorsque vous ne contrôlez pas l’assiduité de l’étudiant, vous n’avez aucune garantie qu’il réussirait à l’examen. Le contrôle de l’assiduité nous aide à garantir la qualité de la formation et, par la même occasion, contrôler les tuteurs qui suivent ces étudiants. Car ces tuteurs peuvent aussi profiter de cette absence de contrôle pour ne pas faire correctement leur travail.

L'un de vos plus grands défis à relever est la disponibilité de salles de cours ou Eno. Où en êtes-vous en termes de construction des 19 prévus ?
L’Espace numérique ouvert (Eno) est un espace où se déroulent les activités pédagogiques. Il sert aussi à la promotion de la culture du numérique. Avec l’Eno, l’Uvs a la mission de fournir le service à la communauté, de promouvoir la culture du numérique sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, l’Eno joue un double rôle. Nous avons un projet de construction de 50 Espaces numériques ouverts (Eno). Sur les 50, il y a 24 qui ont acquis un financement dont 11 dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci) de l’Etat, cinq ont été financés par la Banque africaine de développement (Bad), huit par l’Artp. Seize (16) sur les 24 sont déjà en chantier. Nous allons réceptionner un certain nombre d’Eno dans les mois à venir.

Quid de l'équipement des étudiants (matériels pédagogiques comme les ordinateurs, les clés de connexion...) ?
Les étudiants de l’Uvs bénéficient gratuitement d’un ordinateur, d’une clé de connexion et d’un forfait Internet de 3 Giga qui passera à 5 Giga par mois grâce aux opérateurs. Ainsi, il a la latitude de suivre les enseignements à distance. En attendant la réception de nos infrastructures, nous avons des Eno provisoires au nombre de 12 qui offrent un environnement de travail aux étudiants avec une connexion Internet haut débit. Ils sont aussi en contact physique avec l’administration dans ces espaces. En 2017, nous avons distribué 6.000 ordinateurs et autant de clés Internet. Dans le cadre du programme « Un étudiant, un ordinateur », les premiers étudiants avaient déjà reçu gratuitement un ordinateur. Ces derniers ont la possibilité de changer leur ordinateur moyennant 50.000 FCfa. Le reste a été pris en charge par l’Etat.

La presse a fait cas, récemment, de l'acquisition par l'Uvs de feuilles d'examen. Pour une université dite virtuelle, c'est-à-dire où tout doit être dématérialisé, n'est-ce pas paradoxal ?
Moussa Lo Uvs 2Cela peut paraître paradoxal de faire des examens sur papier dans une université virtuelle. Mais il faut savoir que l’évaluation est une activité professionnelle très compliquée. Aujourd’hui, nous sommes convaincus que notre système d’informations ne nous permet pas de garantir la fiabilité d’un examen numérique. C’est pour cela qu’avec les enseignants, en attendant d’avoir un système d’information fiable, nous avons retenu de faire des évaluations sur papier et sur table. Cela nous donne plus de crédit.

Vous êtes aujourd'hui à plus de plus de 20.000 étudiants, soit plus que l'Ugb qui compte plus de 25 ans d'existence. Or, vous ne disposez pas encore de vos Eno ni de moyens financiers à la mesure de vos ambitions. N'est-ce pas un problème ?
Oui ! C’est un défi à relever. Je crois aussi que c’est cela le challenge. Le Sénégal tient une institution qui va permettre d’améliorer le système d’enseignement supérieur avec l’innovation pédagogique. Cette institution permettre au pays de se positionner dans le domaine qui est l’avenir de l’enseignement supérieur. Les technologies du numérique sont au cœur de l’enseignement supérieur. Nous ne pouvons pas y échapper. Le gouvernement du Sénégal a pris une bonne décision en créant l’Université virtuelle du Sénégal. Le défi est de faire en sorte que cette institution apporte les solutions adéquates en démocratisant l’accès à l’enseignement supérieur au plan géographique. L’étudiant peut rester chez-lui, recevoir des cours et bénéficier d’une formation. L’Uvs a la mission d’offrir une formation tout au long de la vie. Nous sommes en train de travailler sur une offre de formation continue pour élargir l’accès à l’Uvs à des fonctionnaires et aux professionnels des entreprises.

Avez-vous les moyens de vos ambitions ?
L’Etat est en train de faire beaucoup d’efforts. Même si nous avons toujours besoin de plus. Je pense que lorsque nous sommes dans une institution publique, il faut faire avec ce que nous avons. Notre défi est de travailler à générer des ressources complémentaires. Nous avons un plan stratégique 2018 et 2022. Nous allons le vulgariser. Il faut chercher des financements complémentaires pour la réalisation de nos ambitions.

Vos étudiants bénéficient-ils d’un encadrement rapproché ?
L’Uvs a la chance de pouvoir compter sur le personnel enseignant diversifié qui peut se trouver n’importe où. En plus des enseignants des universités publiques et privées du Sénégal, l’Uvs s’appuie sur les enseignants sénégalais de la Diaspora. Beaucoup d’universitaires sénégalais de la Diaspora sont disposés à travailler avec nous. Cela nous a permis d’avoir beaucoup de ressources humaines. Nous avons la possibilité de faire intervenir, à distance, des spécialistes qui n’ont pas de temps de dispenser des cours en présentiel. Nous avons l’exemple du ministre de l’Enseignement Supérieur, M. Mary Teuw Niane, éminent mathématicien, qui a animé, cette année, un cours de licence de mathématique. Cela montre que nous avons la chance de pouvoir compter sur des spécialistes.

Pour l’encadrement rapproché, nous avons un système de tutorat. Nous avons un tuteur pour 20 étudiants dans des classes virtuelles notamment pour les TD. Nous faisons aussi de la rémédiation. Lorsque nous sentons, pour une classe donnée, qu’il y a un besoin de renforcer l’encadrement, nous envoyons un tuteur sur place. Nous avons des tuteurs basés à Saint-Louis, à Ziguinchor, à Kaolack, à Thiès et à Dakar. Nous avons une base de données de plus de 1.000 tuteurs dont 700 sont actifs en ce moment. Ce sont eux qui assurent l’encadrement rapproché.

Il y a eu, dans le passé, des difficultés dans l’organisation des examens. Le processus est-il aujourd’hui maîtrisé ?
Nous sommes à la cinquième promotion. Je dois préciser qu’en 2016, nous avons reçu deux cohortes de bacheliers. La première est composée de 6.000 bacheliers. Ces derniers étaient reçus depuis octobre. La seconde cohorte de 500 bacheliers vient de démarrer les cours il y a un mois. Ce sont des bacheliers qui étaient forclos dans l’inscription sur Campusen. Il n’y a que l’enseignement à distance qui peut permettre cette flexibilité. Tous ces étudiants font des évaluations qui sont parfois continues. Les évaluations se tiennent sur table. Dès qu’elles se terminent, les copies sont acheminées dans les Eno et à Dakar pour les corrections. Je le disais tantôt, cette année, la sortie de notre première promotion est prévue en décembre.

L’Uvs inspire beaucoup de pays. A votre avis, que faut-il pour améliorer davantage le système ?
L’Etat a eu la bonne idée de créer cette université au bon moment. Actuellement, les technologies du numérique sont incontournables. L’Uvs est un modèle. Elle a pris part à la conférence e-Learning-Africa en Ile Maurice. Nous étions le seul démembrement de l’Enseignement supérieur qui avait un stand. Nous avons aussi présenté le modèle pédagogique de l’Uvs. On s’est rendu compte qu’il était très demandé. Des pays viennent pour s’inspirer de notre modèle. Nous sommes invités à la Conférence du Réseau pour l'excellence de l'enseignement supérieur en Afrique de l'Ouest (Reesao) en Côte d’Ivoire du 11 au 13 octobre 2017.

Que faut-il faire pour améliorer le système ? Il nous faut impérativement garantir la qualité de la formation. L’un de nos défis, c’est de s’assurer que l’étudiant qui entre à l’Uvs, au-delà de ressortir avec un diplôme, acquiert des compétences qui lui permettent de s’insérer dans le milieu socioprofessionnel. Nous devons aussi travailler à automatiser le système d’information de l’université. Nous avons surmonté les difficultés de départ. Aujourd’hui, nous avons un modèle pédagogique stabilisé et qui garantit la qualité de la formation.

Propos recueillis par D. MANE, I. SANE
et Sarakh DIOP (photos)

Pour une meilleure sécurité dans la manipulation des substances radioactives et nucléaires, l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) appuie les Etats d’Afrique francophone pour l’amélioration de leur capacité de réaction face aux évènements liés au nucléaire.

Dans le cadre du programme de développement des capacités de réponse relative à la sécurité nucléaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), les Etats d’Afrique francophone sont appuyés pour améliorer leurs plans nationaux de réponse face aux évènements liés à la sécurité nucléaire. Dans ce cadre, des spécialistes d’une dizaine de pays d’Afrique francophone sont en formation à Dakar du 16 au 20 octobre 2017.

Pour Radek Hlavacka, représentant de la Division sécurité de l’Aiea, par ailleurs chargé de la formation, il s’agit de « voir comment répondre à un évènement de sécurité nucléaire et familiariser les spécialistes des pays à la stratégie de réponse aux évènements de sécurité nucléaire. Nous allons identifier les lacunes et les forces des différents pays pour renforcer les dispositifs nationaux ».

Dr Moustapha Sadibou Tall, directeur des inspections de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire (Arsn), rappelle que le Programme d’assistance de l’Aiea sur les capacités d’intervention en matière de sécurité nucléaire comporte une étape de planification, de mise en œuvre et de pérennisation. D’après lui, ce programme vise également à aider les participants à l’élaboration d’un plan de développement des capacités d’intervention de leur pays en recensant l’ensemble des activités susceptibles d’être mises en œuvre au niveau national.

Lutte contre le terrorisme nucléaire
Il indique « qu’au regard du contexte mondial actuel de recrudescence des actes terroristes de toute nature, une menace réelle dont la communauté internationale doit se prémunir est de voir se développer la capacité de certaines organisations terroristes à acquérir des matières radioactives afin de produire un engin à dispersion radiologique dont l’explosion aurait des conséquences sanitaires et économiques considérables ». Il informe qu’au 31 décembre 2016, la base de données de l’Aiea sur le trafic illicite contenait un total de 3.068 incidents confirmés liés à la sécurité nucléaire et signalés par les Etats participants. « Il est donc impératif de réfléchir sur les voies et moyens de renforcer la lutte contre la menace que représente le terrorisme nucléaire », soutient Moustapha Sadibou Tall, qui propose le contrôle et la sécurisation des ressources du nucléaire pour qu’elles continuent à être sûres et adaptées aux usages pacifiques pour le développement médical (soin des pathologies cardiaque et du cancer), agricole, industriel, scientifique, etc.

Le conseiller du Premier ministre, Babou Diabou Diop, a indiqué que les autorités du Sénégal saluent le soutien constant et récurrent que l’Aiea leur apporte « dans la conduite de leurs politiques de sécurisation de ces matières qui nous sont utiles dans de multiples domaines, mais qui, dans toutes les étapes de la procédure de leur utilisation, n’en présentent pas moins des dangers ».

Selon lui, « la meilleure assurance que nous pouvons avoir de notre sécurité, relativement à ces matières, réside dans l’existence de ressources humaines expertes, capables de gérer avec efficacité et efficience toute les étapes du processus de gestion, depuis leur transport jusqu’à leur mise hors circuit, en passant par le stockage et leur utilisation ».

Oumar KANDE

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