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Actualités (3275)

Les membres du Conseil d’administration de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) ont adopté plusieurs documents stratégiques allant du plan quinquennal à celui de communication. Ces derniers vont aider à rendre viables et solvables, dans les prochaines années, les Institutions de prévoyance maladies (Ipm).

Le Conseil d’administration de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) s’est réuni le 9 mai 2018 à Dakar. Ses membres ont adopté le rapport d’activités 2017 ainsi que les documents stratégiques devant mener la nouvelle structure vers une mise en œuvre effective de ses missions. Il s’agit du plan de communication qui devrait permettre d’instaurer une ère nouvelle dans les relations d’information et de communication entre les différents acteurs de l’Assurance maladie obligatoire, du plan stratégique quinquennal qui constitue la ligne directrice pour les cinq prochaines années et du manuel de procédures administratives, financières et comptables qui permet de fonctionner suivant les règles définies en matière de prévoyance sociale.

« Nous voulons, à travers ces plans stratégiques, rendre solvables et viables les Institutions de prévoyance maladie », a fait savoir Marie Rosalie Ngom Coly, directrice de l’Icamo. Selon elle, on retrouve dans ces documents des activités que l’institution doit mener ainsi que les ressources financières à mobiliser. Ce sont des documents importants qui permettent à l’institution d’éviter le pilotage à vue, parce qu’une fois acceptés, les membres du conseil d’administration adoptent en même temps le plan opérationnel ainsi que le budget annuel. « Il en sera ainsi jusqu’en 2022 », a-t-elle informé.

Concernant le plan de communication, Mme Coly a souligné que c’est dans le souci d’instaurer une ère nouvelle en permettant aux différents acteurs de l’Assurance maladie obligatoire d’être au même niveau d’information.

Le manuel de procédures administratif, financier et comptable va aider la structure à fonctionner suivant les règles en vigueur de la prévoyance sociale. « Nous pouvons dire, après une année d’exercice, que les conditions sont réunies pour que l’institution puisse efficacement mettre en œuvre ses missions et aller dans le sens de l’offre de services au profit des Institutions de prévoyance maladie », a assuré Mme Coly.

L’autre axe, selon elle, concerne l’amélioration du partenariat entre les Ipm et les structures de santé. Sur ce plan, beaucoup d’activités sont prévues ; la directrice de l’Icamo citant le cadre de concertation qui permettra de faire un diagnostic entre les Ipm et les prestataires des soins (médecins, pharmaciens, chirurgiens dentistes). « Nous allons aussi profiter de ces concertations pour consolider des acquis et corriger les lacunes », a-t-elle signifié.
Pour rappel, le Sénégal compte 129 Ipm.

Eugène KALY

Faisant le lien entre la qualité de l’air et la santé humaine, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, a relevé que la qualité de l’air se dégrade de plus en plus dans la capitale sénégalaise. Pour inverser cette tendance, il a préconisé une approche multisectorielle contre la pollution de l’air.

L’air de mauvaise qualité plane toujours sur Dakar. Et même s’il tient à relativiser la question du niveau de pollution, telle qu’indiqué récemment dans un rapport de l’Oms, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a reconnu que la qualité de l’air est en train de se dégrader davantage dans la capitale sénégalaise. « On a l’impression, au Sénégal, que les gens sont dans une attitude inconsciente de la pollution de l’air avec des conséquences dangereuses sur la santé, notamment en ce qui concerne les maladies respiratoires », a-t-il indiqué, hier, à l’ouverture d’un atelier portant sur les enjeux de la qualité de l’air à Dakar. D’après Mame Thierno Dieng, malgré le dispositif de surveillance continue de la qualité de l’air mis en place à Dakar par l’Etat, « il est avéré, aujourd’hui, que la pollution de l’air constitue le premier risque environnemental pour la santé humaine ». Le ministre a ainsi confirmé les résultats d’une analyse environnementale montrant que la qualité de l’air se dégrade à Dakar avec plus de 5 épisodes de forte pollution entre décembre 2017 et mars 2018. A l’en croire, cette situation est due aux particules en suspension émises par les activités humaines et particulièrement le trafic automobile diesel.

La vétusté du parc automobile et l’activité industrielle font partie également des causes à retenir, selon Moussa Sow, conseiller technique au ministère des Transports et du Désenclavement. Ce faisant, le Pr Dieng a invité les acteurs à profiter de la concertation engagée avec les secteurs du transport et de la santé pour dégager des axes d’intervention et de prévention. Cela, afin de rendre plus vivable l’air à Dakar. « Nous devons élaborer une stratégie d’amélioration de la qualité de l’air pour la ville de Dakar dans un premier temps, et l’étendre peu à peu sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

A ce sujet, si le département de l’Environnement a estimé qu’il peut compter sur le travail de l’Observatoire de la qualité, du côté du ministère des Transports et du Désenclavement, on évoque, entre autres mesures, le renouvellement du parc des gros porteurs et la réalisation de certains projets novateurs dans le domaine des transports de masse comme le Bus rapid transit (Brt) et le Ter. Il s’agit, comme l’a indiqué le ministre de l’Environnement, d’amener la qualité de l’air à Dakar à un degré compatible à la santé humaine.

Seydou Prosper SADIO

MAME THIERNO DIENG, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT : « LA BANDE DES FILAOS N’EST PAS EN TRAIN DE DISPARAÎTRE »
Interpellé sur la problématique de la déforestation au Sénégal, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé que la bande des filaos qui jalonne la zone des Niayes, de Dakar à Saint-Louis, sur environ 450 kilomètres, n’est pas en train de disparaître. « Il faut seulement noter que les filaos aussi ont une durée de vie ; ce qui nécessite une replantation des arbres », a relevé Mame Thierno Dieng. Malgré l’action anthropique, il est d’avis que cet écosystème sera sauvegardé grâce à la stabilisation des dunes de sable. « Il faut qu’on change de paradigmes dans la protection de la biodiversité », a proposé le Pr Dieng.

S. P. SADIO

Interpellé sur la problématique de la déforestation au Sénégal, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé que la bande des filaos qui jalonne la zone des Niayes, de Dakar à Saint-Louis, sur environ 450 kilomètres, n’est pas en train de disparaître. « Il faut seulement noter que les filaos aussi ont une durée de vie ; ce qui nécessite une replantation des arbres », a relevé Mame Thierno Dieng. Malgré l’action anthropique, il est d’avis que cet écosystème sera sauvegardé grâce à la stabilisation des dunes de sable. « Il faut qu’on change de paradigmes dans la protection de la biodiversité », a proposé le Pr Dieng.

S. P. SADIO

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a affirmé la volonté du Sénégal d’assurer une transition vers une croissance verte à l’horizon 2035. C’était à l’occasion de l’atelier de validation technique de la Stratégie nationale de croissance verte organisé, le 17 mai 2018, à Dakar, en partenariat avec l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi).

Entamé au Sénégal depuis un an, le processus de validation de la Stratégie nationale de croissance verte (Sncc) a connu son épilogue, le 17 mai 2018, à Dakar. L’atelier qui a réuni l’ensemble des acteurs autour de la tutelle a débouché sur l’adoption d’une feuille de route dont l’objectif est d’aider le Sénégal à intégrer les facteurs de développement durable dans toutes les politiques sectorielles.

Jetant un regard sur les défis qui interpellent le Sénégal en matière de croissance durable, Amadou Lamine Guissé, secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable a indiqué qu’il s’agit de créer les conditions pour l’émergence d’entreprises durables dans tous les domaines d’activité afin d’inscrire le Sénégal dans la dynamique d’une économie verte avec moins de déchets. Selon lui, une croissance verte au Sénégal reste un défi à relever dans un contexte marqué, aujourd’hui, par l’exploration et l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières. « Cela ne peut être durable sans la maîtrise de certains facteurs liés à l’environnement et à la croissance verte », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.

Le nouveau document, qui sera bientôt soumis aux autorités étatiques, tient non seulement compte des défis interpellant le Sénégal dans ce contexte, mais indique également la voie à suivre pour voir comment produire plus de biens et de services avec moins d’énergie. Comme l’a indiqué Mamadou Konaté, conseiller en croissance verte à l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi), le but visé est d’intégrer les 23 objectifs répartis dans les 5 axes de la Stratégie nationale dans les politiques sectorielles du pays. Même si les aspects budgétaires n’ont pas été évoqués, le secrétaire général du ministère de l’Environnement a soutenu que les acteurs vont miser sur les financements verts, à travers la mobilisation de fonds publics comme privés, pour accompagner le Sénégal sur cette voie vers la croissance verte.

« En dépit des efforts enregistrés ces dernières années, le pays reste exposé aux changements climatiques, aux difficultés liées à la productivité agricole, les énergies renouvelables, l’eau potable, les emplois durables, la dégradation des sols et l’érosion marine durement ressentie dans le tourisme, entre autres défis », a listé Amadou Lamine Guissé. Il est attendu donc, comme l’a souligné le représentant-résident du Gggi au Sénégal, Mahamadou Tounkara, de mettre à la disposition du pays un instrument qui permettra la réalisation d’une croissance beaucoup plus résiliente et inclusive et faire en sorte qu’il passe au rang des Etats à revenu intermédiaire d’ici à l’horizon 2035 ».

Seydou Prosper SADIO

La dépollution de la baie de Hann pourrait être effective courant 2018. Du moins, si tout se passe comme prévu. Les financements de la première phase, évaluée à environ 39 milliards de FCfa, sont bouclés. L’information a été donnée par le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) au cours de la remise de chèques aux personnes impactées par le projet à Thiaroye.

La pertinence du projet de dépollution de la baie de Hann a été saluée par tous les acteurs présents à la cérémonie de remise de chèques aux familles impactées par le projet de dépollution de la Baie de Hann. Parmi eux, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho. Il a rappelé qu’au-delà de la dépollution de la baie, les travaux à réaliser permettront à 500.000 personnes des quartiers de Hann Bel-Air, Thiaroye-sur-Mer, Thiaroye Azur et Mbao d'avoir accès à l'assainissement. A l’en croire, le financement de la première phase du projet, chiffré à 60 millions d'euros (39 milliards de FCfa), est bouclé. Le démarrage des travaux est prévu avant la fin de l'année.

Cependant, le Dg de l'Onas a tenu à préciser que cette phase sera suivie d’une autre. « Tout le financement est bouclé », a-t-il avancé. « C’est un projet qui est au cœur de la gouvernance du président de la République, Son Excellence Macky Sall, qui a donné des instructions, pour que les programmes structurants puissent être exécutés dans les plus brefs délais », a-t-il ajouté. M. Sakho a aussi indiqué qu'un dialogue inclusif a eu lieu entre les populations et les autorités au titre du processus d’indemnisation. Ce qui lui fait croire qu'il ne peut pas y avoir de problème avec les populations qui ont déjà reçu leurs chèques et sont appelées à partir.

Le porte-parole des bénéficiaires, Pathé Mbaye, a salué l'existence de ce projet qui, selon lui, va régler beaucoup de problèmes. Il a affirmé que les audiences publiques ont précédé les indemnisations des familles. « Nous sommes assis sur un volcan, car il y a l'usine des Ics qui pollue. En outre, dans la zone franche, une usine de tannerie y déverse ses eaux usées. Ces sources de pollution ont causé beaucoup de dégâts », a-t-il souligné. Selon un autre bénéficiaire, « aujourd'hui, la réalisation d'un centre d'épuration, voire d'autres centres secondaires, permettra de bien traiter l'eau, de la rendre propre, même si elle est appelée à être acheminée vers la mer ».

L’adjoint au préfet de Pikine, Badara Diaw, a retracé le processus ayant abouti à la remise de ces chèques. « Nous avions mis en place une commission de recensement et d’évaluation des impenses qui a déjà procédé à un travail de recensement. Ce travail a été suivi d’une conciliation ayant abouti à cette cérémonie de remise de chèques », a-t-il mentionné. M. Diaw a rappelé que les familles ayant reçu leurs chèques doivent impérativement libérer le tracé, de manière à permettre le démarrage des travaux.

Abdou DIOP

Le Pr Ousmane Thiaré, nouveau recteur de l’Ugb, est un pur produit de cette université. Il y a fait ses études avant de revenir y enseigner l’informatique.

Nouveau recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, le Pr Ousmane Thiaré est un pur produit de cette institution d’enseignement supérieur. Selon un document de présentation, c’est à l’Ugb qu’il a obtenu une Licence, une Maîtrise, une Aea (Attestation d’études approfondies) et un Dea (Diplôme d’études approfondies) en Mathématiques appliquées, respectivement en 1997, 1998, 1999 et 2000. Après, il s’est rendu à l'École polytechnique de l’Université François Rabelais de Tours (Polytech’ Tours), en France, en 2002, pour y faire un Dea en Informatique. En 2007, il a obtenu un Doctorat unique en Informatique à l’Université de Cergy-Pontoise en France.

En ce qui concerne ses enseignements à l’Ugb, il a été Assistant titulaire en Informatique à partir de 2002, Maître-assistant titulaire en 2008 et Maître de conférences de 2010 à 2015. Depuis juillet 2015, M. Thiaré est Professeur titulaire dans cette même université où il a été coordonnateur du troisième cycle en Informatique de 2011 à 2013. De novembre 2013 à novembre 2016, il a occupé le poste de directeur du Centre de calcul Ousmane Seck de l'Ugb. Le nouveau recteur est également membre du Conseil scientifique et pédagogique de l'Ecole doctorale des sciences et des technologies de l'Ugb. Depuis avril 2014, il est Professeur associé à l'African university of science and technology (Aust) d'Abuja, au Nigeria. Il faut noter qu’il est aussi expert  évaluateur de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup).

Dans le cadre de ses fonctions récentes, le Pr Ousmane Thiaré est, depuis mars 2017, directeur du Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et Tic (Cea-Mitic). Cet institut, une des fiertés de l’Ugb, est un projet de la Banque mondiale estimé à 8 millions de dollars américains. Son ambition est de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et en connectant tous les acteurs demandeurs et prestataires de services dans les domaines des mathématiques, de l’informatique et des Tic sur lesquels l’Ugb possède une expertise confirmée.

Réagissant dans la presse suite à la nomination du Pr Ousmane Thiaré, Patrice Correa, secrétaire général du Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur)/section Ugb, est revenu sur le volontarisme et les qualités de l’homme. Mais, il a rappelé que l’Ugb a besoin « d’un Plan Marshal, d’autant que tout est par terre ». Selon lui, « une discrimination positive des autorités devrait permettre de remettre à flots cette institution universitaire ».

Pour sa part, le Pr Thiaré a émis son vœu « de voir la situation apaisée et de travailler pour hisser l’Ugb ». Sur les ondes d’une radio de la place, il dit « prendre cette marque de confiance du chef de l’Etat et du ministre de l’Enseignement supérieur avec beaucoup de responsabilité. Il a également exprimé sa volonté d’associer tout le monde afin de relever les défis.

A. M. NDAW

Dans le même sillage que la nomination d’un nouveau recteur, l’Ugb a un nouveau responsable pour les œuvres sociales. Ainsi, le secrétaire général de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), Papa Ibrahima Faye, a été nommé, samedi dernier, directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), en remplacement d’Ibrahima Diao. Pape Ibrahima Faye a rejoint la Dgpsn le 8 août 2014. Il est également un ancien pensionnaire de l’Ugb. Politiquement, c’est un proche du maire de Saint-Louis, Mansour Faye. Il est responsable politique Apr dans les quartiers de Diaminar, Eaux-Claires, Léona et Médina Course.

A. M. NDAW

La Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant se déroulera du 25 au 30 juin 2018 dans la région de Diourbel. L’objectif visé est de rapprocher les services de soins des populations pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Cette année, le district sanitaire de Mbacké va abriter la cérémonie de lancement.

Le Dr Balla Mbacké Mboup, médecin-chef de la région médicale de Diourbel, a, à l’issue d’un Crd, fait savoir que le district sanitaire de Mbacké va abriter, cette année, la cérémonie de lancement de la Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant (25-30 juin 2018). Selon lui, « le choix de Mbacké s’explique par le fait qu’elle présente un bon dispositif communautaire de soins, l’engagement du maire et du médecin-chef de district, sans compter la détermination des « Badianou Gokh » de la localité ». Il a estimé que, pour une bonne organisation de l’évènement, il faut beaucoup de moyens financiers, logistiques et humains. « Nous allons aussi planifier avec le ministère de la Santé et les partenaires, mais aussi avec les communes », a-t-il indiqué, informant qu’un budget prévisionnel de 82 millions FCfa est dégagé.

Evoquant  les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant de la région de Diourbel, le médecin-chef de région a fait savoir « qu’elles sont relativement faibles, en dépit des efforts enregistrés depuis quelques années ». Il a relevé que le plus déterminant  de ces indicateurs est la mortalité maternelle qui est très élevée. « De 116 décès en 2016, nous sommes à 81 décès en 2017. Il faut mettre ce résultat dans le cadre de l’amélioration des autres programmes », a expliqué le Dr Mboup.

Concernant la planification familiale, il a révélé que la dernière Enquête démographique et de santé (Eds) donne une prévalence de 16,8%. « Sur le fait que les femmes n’utilisent pas encore les Consultations prénatales (Cpn), les barrières sociales, culturelles et économiques sont les principaux déterminants et entravent l’utilisation des services de santé de façon globale, mais surtout des services de santé de la mère », a indiqué le médecin-chef de région, déplorant que les femmes viennent se faire consulter tardivement.

Poursuivant, il a déclaré que la Semaine va leur permettre de « donner des conseils mais aussi d’offrir des services, afin que ces indicateurs soient rehaussés ». Cette activité sera également mise à profit pour faire des consultations foraines et inscrire les enfants à l’état civil.

Mamadou DIEYE

Le chef de l’Etat a pris des mesures conservatoires en mettent fin aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et du directeur du Crous. Malgré tout, les étudiants maintiennent leur mot d’ordre de grève et demandent le départ des ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Economie.

Le président de la République, Macky Sall, a mis fin, le 19 mai 2018, aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb), Baydallaye Kane, et du directeur du Crous (Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis), Ibrahima Diao. Cette décision est consécutive aux évènements survenus à l’Ugb, le 15 mai 2018, et ayant causé la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène. A l’annonce de la nouvelle de ces limogeages, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a tenu une assemblée générale pour évaluer la situation. D’emblée, Jeanne Gomis, porte-parole du jour, a invité ses camarades « à ne pas se laisser berner par ces mesures ». En effet, « l’heure n’est pas à la réjouissance ni à l’excitation, car nos acquis et doléances n’ont pas encore trouvé des solutions », a-t-elle avancé. C’est pourquoi, tout en demandant à l’autorité de publier les résultats de l’enquête après son bouclage, les étudiants continuent à réclamer le départ de Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’Amadou Bâ, ministre de l’Economie et des Finances.

Mlle Gomis s’est également désolée de « ce sacrifice de trop, fruit de présumées dissensions entre le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des Finances ».

Amadou Maguette NDAW

Le Président de la République, Macky Sall, n’a pas attendu pour mettre en œuvre la mesure qu’il avait annoncée, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Depuis jeudi dernier, l’Inspection générale d’Etat (Ige) a débuté son enquête pour faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant entraîné le retard du paiement des bourses des étudiants, à l’origine des heurts entre ces derniers et les forces de l’ordre à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis avec, malheureusement, le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène.

Le 15 mai dernier, outrés par le retard accusé dans le paiement de leurs bourses du mois d’avril, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dans les affrontements avec les forces de l’ordre ont perdu un des leurs, Mouhamadou Fallou Sène. Une mort qui a fortement ému les Sénégalais. Le lendemain, en réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, manifestement atteint par ces événements tragiques, exigeait que toute la lumière soit faite sur les causes des dysfonctionnements ayant entraîné ce retard aux conséquences tragiques.

En effet, il était dit dans le communiqué qui a sanctionné la réunion dudit Conseil que Macky Sall, « entamant sa communication sur les événements regrettables survenus mardi 15 mai 2017 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, […] a fait observer une minute de silence à la mémoire de Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en deuxième année de Lettres modernes qui a perdu la vie au cours des manifestations. En cette douloureuse circonstance, le Président de la République présente, au nom de la Nation, ses condoléances émues à la famille éplorée, à la communauté universitaire et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à faire, dans les meilleurs délais, toute la lumière sur les causes du retard des paiements, à l’origine des manifestations qui ont occasionné cette mort inacceptable afin de situer toutes les responsabilités. A cet effet, le Président de la République a fait diligenter une mission de l’Inspection générale d’Etat (Ige) afin de faire le point sur le système et les procédures de paiement des bourses d’études. Enfin, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises pour faciliter le paiement effectif des bourses d’études allouées aux étudiants Sénégalais à bonne date, au regard de la priorité sociale absolue qu’elles constituent. »

Au regard des informations parvenues au « Soleil », tout porte à croire que la résolution du Président de la République était déjà ferme le jour même de la survenue du drame. En effet, on apprend que le jeudi 17 mai 2018, moins de vingt-quatre heures après la réunion du Conseil des ministres, les Vérificateurs de l’Ige étaient à l’œuvre. Déjà, toujours selon nos interlocuteurs, ils ont été en contact avec les trois entités au cœur du processus de paiement des bourses à quelque cent dix-sept mille (117.000) étudiants : le ministère de l’Enseignement supérieur, la banque Ecobank et le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Il nous revient que l’équipe désignée du réputé corps de contrôle de l’Etat, sans désemparer, passe à la loupe tous les documents fournis par les entités précitées aux fins de savoir à quel niveau les pratiques d’usage n’ont pas été respectées, avant de rendre compte au Président de la République. En somme, essentiellement, il devrait s’agir pour l’équipe du Vérificateur général, Jean François Collin, de trouver réponses aux questions suivantes : Primo, quand est-ce que le Bon d’Engagement pour lesdites bourses a été émis ? Secundo, quand est-ce que le Bon d’Engagement a été saisi et validé dans le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip) ? Tertio, est-ce que, comme l’exige l’instruction interministérielle, le Bon d’Engagement était accompagné des Etats de Paiement des ayants droit qui, seuls, permettent leur identification et leur paiement ?

Selon nos interlocuteurs, les réponses à ses trois questions pourraient permettre de situer l’origine du dysfonctionnement.

Yakham C. N. MBAYE

Le professeur Ousmane Thiaré a été nommé samedi, par décret présidentiel, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis en remplacement de Baydallaye Kane.

Pape Ibrahima Faye remplace Ibrahima Diao à la direction du Centre régional des oeuvres universitaires et sociales de l’université de Saint-Louis (Crous)

L’UGB fait face depuis le 15 mai dernier à une crise envenimée par la mort par balle de Mouhamadou Fallou Sène. L’étudiant en deuxième année de lettres modernes, marié et père d’un enfant a trouvé la mort lors d’affrontements avec les Forces de sécurité venus ramener l’ordre dans l’espace universitaire.

En effet, les étudiants de l’UGB avaient très tôt ce jour pris d’assaut le centre régional des oeuvres universitaires et sociales (Crous) réclamant le paiement de leurs bourses et des conditions d’études "acceptables".

Les Forces de l’ordre étaient venues annihiler leur volonté de faire de ce mardi, une "journée sans ticket" dans les restaurants de l’Ugb.

Source : APS

La Journée internationale des familles des Nations unies a servi de prétexte pour lancer l’initiative « Nestlé pour des enfants en meilleure santé ». L’objectif est d’aider 50 millions d'enfants africains à mener une vie plus saine d'ici à 2030. Selon un communiqué, ce projet permettra, entre autres, de donner des conseils aux parents sur la nutrition de leurs enfants. « Avec cette nouvelle initiative, Nestlé accélère la transformation de son portefeuille de produits alimentaires et de boissons dans le monde entier. Rien que pour 2017, l'entreprise a lancé plus de 1000 nouveaux produits pour répondre aux besoins nutritionnels des enfants », lit-on dans le communiqué. Lequel renseigne que « 174 milliards de portions d'aliments et de boissons enrichies dans 66 pays où les personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, tels que le fer, l'iode et la vitamine A, ont été mis à la disposition des familles vulnérables ». Le groupe mettra également à la disposition des écoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre des produits de nutrition pour que les élèves puissent avoir une vie saine. Le programme « Nestlé for healthy kids », déjà expérimenté, a touché, selon le document, près de 115.000 écoliers dans ces deux parties de l’Afrique.

L’entreprise, avec le soutien des ministères de l'Education et de la Santé, s’est engagée à résoudre les problèmes de santé des enfants en âge scolaire, tels que l'anémie et l'obésité, en favorisant une nutrition saine et une activité physique. Elle va aussi soutenir des programmes d’hygiène et l’hydratation.  

E. KALY

A l’initiative de la société Eiffage, en partenariat avec l’Ong Path, des centaines de travailleurs des entreprises situées dans la commune de Hann Bel-Air ainsi que des riverains ont eu droit, le 17 mai 2018, à une sensibilisation sur l’hypertension artérielle et des séances de dépistage.

« Les médecins ont posé des questions sur les habitudes de vie, notamment l’alimentation, les efforts physiques, le passé sanitaire des parents. Ils ont prodigué des conseils très utiles pour toute personne qui aspire à un bien-être », a confié Marie Gomis, une employée de la société Eiffage assise sur une chaise, sous une petite tente, en compagnie d’une dizaine de personnes. Selon elle, « tous les citoyens ont besoin d’avoir des conseils sur la santé. Nous ne contrôlons pas ce que nous mangeons. Cela comporte des risques que nous ne savons pas ». Cette femme a bénéficié, avec une centaine de personnes, d’un dépistage de l’hypertension artérielle. Une activité initiée par la société Eiffage Sénégal, en partenariat avec l’Ong Path, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle célébrée le 17 mai 2018. « Le but de cette journée est de fournir de l'information sur la prévention, la détection et le traitement de la maladie », a déclaré Alioune Badiane, directeur général adjoint d’Eiffage Sénégal.

Selon Mamadou Sy, un des médecins mobilisés pour la circonstance, l’étape de contrôle est suivie d’ateliers où les spécialistes sensibilisent sur la maladie. « J’ai passé toutes les étapes. Tout est normal », a lancé un jeune ouvrier, visiblement satisfait.

Le même sentiment de satisfaction a animé Alioune Badiane. « C’est une prise de conscience du personnel et des riverains sur la nécessité de veiller à la santé, surtout l’hypertension qui est une maladie assez silencieuse et sournoise. La santé dans l’entreprise n’est pas un vain mot. Nous avons besoin de gens valides. Nous avons besoin d’avoir un personnel en bonne santé. Sans une bonne santé, on ne peut pas aspirer à un développement de la société », a-t-il souligné. Aminatou Sarr, directrice de l’Ong Path qui est spécialisée en santé, a affirmé que l’hypertension artérielle fait des dégâts dans le pays. « Des milliers de travailleurs souffrent d’hypertension. Il faut sensibiliser les entreprises pour leur dire qu’il ne s’agit pas seulement de faire du profit. Il faut aussi s’impliquer dans la prise en charge des questions sanitaires. Il faut donc s’intéresser à la prévention », a-t-elle lancé.

Babacar DIONE

Des opérations de curage des canalisations et d’entretien des stations de pompage sont en cours dans plusieurs zones de la banlieue et à Dakar. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et les autorités administratives ont effectué une visite pour évaluer le niveau de mise en œuvre des mesures.

L’eau a coulé à Tally Mame Diarra, au cœur de Diamaguène Sicap Mbao. Le convoi de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a emprunté cette rue sans flaque, ni mare, ni bourbier. Les rues secondaires sont couvertes de sable. C’est l’indicateur de la baisse de la nappe phréatique. Cette agglomération est revenue de loin. La rue Mame Diarra n’est plus un ruisseau intérieur qui donnait sur les maisons. Pour comprendre cette transformation physique, il faut descendre la rue jusqu’à son bout. Ici, se trouve la station de Gouye Sappotti avec ses pompes de grande puissance. Elle symbolise les gros moyens dégagés par le gouvernement, en 2012 et 2013, pour libérer les riverains de la longue colonisation. Il fallait alors s’attendre à entendre des voix retraçant le long chemin parcouru. « Les ouvrages construits dans notre commune ont eu des impacts réels sur l’atténuation des inondations. Nous devons remercier les autorités, le président de la République, Macky Sall », reconnaît l’adjoint au maire de Diamaguène Sicap Mbao, Alphouseyni Tamba.

Sur la voie de Ndiawar Diagne, on voit certes des maisons abandonnées dans des coins où poussent des typhas, mais d’autres sont en reconstruction. La mairie a pu récupérer une zone inondable où elle a érigé le centre d’état civil. Les nouvelles constructions et les rues, jadis boueuses et aujourd’hui bordées de lame de sable, sont à nouveau ouvertes à la circulation. Ce  sont les signes de changements. « Après la pluie, c’est le beau temps depuis 2013 dans la commune de Diamaguène Sicap Mbao. Et ce, grâce aux infrastructures réalisées dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations. Nous avons même construit un centre d’état civil », confie Abdou Diop, président de la Fédération des délégués de quartier de ladite commune.

Après quelques détours dans le quartier Aïnoumady, nous voici à la station de Ndiawar Diagne. Une voiture d’inspection et des ouvriers sont à pied d’œuvre. Les opérations pré-hivernages sont en cours sur le site, comme si l’ordre a été donné de ne pas dormir sur ses lauriers. Les paroles sentent la rédemption, la reconnaissance… « Je répète la même chose que j’avais dit l’année dernière : les inondations sont vaincues à Ndiawar Diagne. Nous remercions le Président Macky Sall », glisse Awa Diop. Les propos  de cette dame illustrent les efforts et les énergies déployés par les techniciens et les investissements consentis par les autorités pour sortir des milliers d’habitants de Dakar des eaux. Sans les ouvrages, le flux de déplacés aller continuer à se gonfler. La preuve : en face de la station, on compte encore deux maisons abandonnées.

De la responsabilité des populations
Loin de Ndiawar Diagne, à la cité Diounkhom, l’imposante station a fait envoler le spectre des inondations. Sinon, sur le flanc gauche, un bailleur n’allait pas construire une maison à étage. « Regardez ! Vous avez à votre droite une personne qui a vendu sa maison à cause des inondations, sur votre gauche une autre a acheté une parcelle. Il est en train d’édifier un étage », compare le responsable de la lutte contre les inondations à la Cité Diounkhom, Serigne Saliou Sarr.

L’acteur est formel : « Si la station n’avait pas d’impacts, il n’y aurait pas de nouvelles constructions dans ce quartier », affirme M. Sarr. Dans la banlieue dakaroise, le bassin des quartiers inondables se rétrécit au fil des années. Cette avancée incite le sous-préfet de Guédiawaye, Abdoul Aziz Diagne, à la prudence. « Nous sommes rassurés par les opérations pré-hivernages. L’Etat a beaucoup investi dans la banlieue pour réduire les inondations. Aujourd’hui, ces opérations s’inscrivent dans la consolidation des acquis », a-t-il laissé entendre.
A la Zone de captage, le vaste bassin est débarrassé des déchets solides et des plantes envahissantes. Non loin de là, à la mosquée de Missirah, un sous-quartier de Grand-Yoff, une pelle mécanique racle le fond du grand bassin. Les sédiments et les détritus sont remontés à la surface par une grue. C’est une sorte de répétition qui a son importance. « Chaque année, l’Etat dépense entre 1,5 à 2 milliards de FCfa pour les opérations pré-hivernages. Cela veut dire qu’il y a un problème quelque part. Il ne faudra pas que les populations transforment les canalisations et les stations en réceptacles d’ordures. Elles doivent accompagner les efforts des autorités », prêche le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

TROIS QUESTTIONS À… LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONAS : « L’IMPLICATION DES POPULATIONS EST FONDAMENTALE POUR OPTIMISER LE FONCTIONNEMENT DES OUVRAGES »
Le directeur de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, a visité, le 17 mai 2018, les ouvrages de drainage des eaux usées de la région de Dakar. Il décline la place que les populations doivent occuper dans la lutte contre les inondations.
 
Vous venez d’effectuer une visite dans le cadre du lancement des opérations pré-hivernages. Quel est leur enjeu ?
Il faut rappeler que les travaux de curage et d'entretien des réseaux, prévus dans le cadre des opérations pré-hivernage 2018, sont en train d'être menés dans toute la région de Dakar. Elles visent à remédier à l'ensablement du réseau et à faciliter l'écoulement dans les collecteurs. Aussi, il est attendu la réduction des risques de débordement et de bouchon. Nous voulons avoir un fonctionnement optimal des appareils électromécaniques et des motopompes. De la station de Yeumbeul à celle de la Zone de captage, nous avons visité beaucoup d’ouvrages. Nous sommes dans l’anticipation. Notre objectif, c’est de permettre aux populations de passer un hivernage avec moins de problèmes.  Il y a eu des améliorations significatives qui découlent de la mise en place du Programme décennal de lutte contre les inondations et de lourds investissements qui s’élèvent à plus de 45 milliards de FCfa.
 
Vous avez dénoncé les comportements irresponsables des populations…
Les inondations, ce n’est pas un déficit d’investissements. C’est plutôt un problème de comportements. On ne peut pas transformer des stations en poubelles et s’attendre à ce qu’il n’y ait pas d’inondations demain. J’invite certains habitants à incarner des comportements responsables. Si les infrastructures n’étaient pas agressées, on n’aurait pas besoin de dépenser, chaque année, 2 milliards de FCfa pour le curage et l’entretien des stations. On aurait pu utiliser cet argent pour autre chose, notamment faciliter l’accès à l’assainissement à d’autres Sénégalais.
 
Est-ce que ces opérations concernent aussi les villes de l’intérieur ?
Le gouvernement est en train de mettre en œuvre d’importants projets à Kaffrine, à Sédhiou, à Touba. Cette dernière ville est confrontée à beaucoup de problèmes d’inondations. L’Etat ne peut pas tout faire. Nous devons avoir des comportements qui préservent les ouvrages. Donc, l’implication des populations est essentielle pour optimiser leur fonctionnement.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

 

Le ministère de l’Education nationale va lancer, au mois de septembre prochain, un programme d’intervention pour la prise en charge du million d’enfants hors du système scolaire. Les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et celle de Kédougou dans la zone Est seront les premières concernées, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj.

Une étude réalisée par l’Usaid, publiée l’année dernière, avait noté que plus d’un million d’enfants sont hors du système scolaire sur une population scolarisable de près de 4 millions d’enfants de 6 à 16 ans. C’est ainsi que le ministère de l’Education nationale compte mettre en place des interventions dans les zones Sud et Est où le phénomène est plus inquiétant. Mais, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj, il faudra bien analyser ce pourcentage de 37 % d’enfants hors du système scolaire donné par l’étude de l’Usaid. « Cela donne un pourcentage de 37 %. Mais il faut analyser ces 37% où pour les 29 %, ce sont des enfants qui n’ont jamais été à l’école. Les 8 % restants sont des déscolarisés, c’est-à-dire, des enfants qui ont été à l’école et qui sont sortis des bancs. Environ, c’est plus d’un million d’enfants qui ont été recensés et pour lesquels, nous sommes en train de préparer des interventions », a-t-elle expliqué lors du lancement du Forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal, organisé par la Cosydep.

Elle a aussi annoncé que ces interventions vont débuter au mois de septembre prochain. Des actions qui seront d’abord entreprises, avec l’Usaid, en zone Sud-Est, dans les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et aussi avec l’académie de Kédougou dans la zone Est. Dans la même période, les autres académies qui ne sont pas avec l’Usaid seront avec la Banque mondiale pour ces programmes d’intervention. « Il faut aussi dire que ces enfants ne sont pas totalement hors du système scolaire. L’analyse nous montre aussi que certains de ces enfants sont dans les « daaras ». Les « daaras » étant en train d’être intégrés dans le système éducatif, nous pouvons globalement dire que ces enfants sont dans le système, même s’ils ne sont pas dans le formel. S’agissant des « daaras », nous sommes en train de voir un programme d’encadrement pour leur modernisation en y introduisant les mathématiques, le français », a ajouté Mme Mbodj.

Ce forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal est sur initiative de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).  Pour le coordonnateur Cheikh Mbow, des séances d’interpellation sont organisées. Ceci pour permettre de contrôler le niveau de mise en œuvre des Odd et de s’assurer que les mécanismes mis en place garantissent la transparence et la responsabilité face aux citoyens et à la société civile. « Un cahier de recommandations des citoyens est élaboré. A la fin du forum, un document de synthèse dénommé Cahier de recommandations du citoyen sera produit pour faire ressortir les recommandations et différentes propositions des acteurs de la société civile pour améliorer, d’une part le rapport national, et d’autre part la mise en œuvre des politiques publiques », a indiqué M. Mbow.

Oumar NDIAYE

La deuxième édition des journées d’endocrinologie et de diabétologie s’est tenue à Saint-Louis. Elle est à l’initiative du Réseau métabolisme diabète et nutrition au Sénégal (Remedian). Au cours de cette rencontre, les spécialistes ont émis le souhait de faire construire un centre de diabétologie d’un coût d’environ 100 millions de FCfa dans la vieille ville.

L’ampleur du diabète au Sénégal, plus précisément à Saint-Louis, a été au centre des échanges lors des journées d’endocrinologie et de diabétologie qui ont eu lieu dans cette ville. C’est pourquoi le Dr Martin Carvalho, de l’Institut d’endocrinologie et de la nutrition de Marseille, a souligné la nécessité d’ériger, dans la commune de Saint-Louis, un centre de diabétologie, après Dakar et Thiès.

Pour lui, l’objectif est d’installer ces centres « dans chaque région afin de lutter et de sensibiliser sur cette pandémie qui cause énormément de problèmes ». Pour l’instant, la centaine de millions nécessaire est en train d’être mobilisée avec le concours des bailleurs, a ajouté le Dr Carvalho.

A Saint-Louis, a-t-il renseigné, le taux de prévalence du diabète tourne autour de 10 %. « Il est important de tenir ces genres de rencontres qui vont permettre aux médecins et autres paramédicaux d’acquérir de nouvelles compétences dans la lutte contre cette maladie ». « Diabète et Ramadan », « Hypertension artérielle et complications cardiovasculaires du diabète », « Innovations thérapeutiques », « Endocrinologie, obésité et diabète » sont autant de thématiques qui ont été abordées au cours de cette rencontre. C’est dans ce sens que le Dr Awa Mbow Kane, présidente du Comité d’organisation de Remedian, a souligné l’importance de mettre les professionnels de santé en réseau afin d’échanger sur les informations nouvelles ayant trait au domaine médical. Cette rencontre a permis au Pr Naby Baldé, président de la Fédération internationale de diabète pour la région Afrique, de relever l’importance de la sensibilisation sur cette pathologie, d’autant que « 7 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’information quant à leur maladie ». Il est aussi revenu sur l’importance de cette épidémie « chez les enfants qui sont en grand nombre diabétiques et dont les parents ne sont pas au courant de leur maladie ».

A l’image de la première édition, tenue à Saly, en 2016, plusieurs médecins et paramédicaux venus de la France, de la sous-région et des différentes régions du Sénégal ont partagé leur expérience en matière de diabète, de métabolisme, de nutrition et d’endocrinologie. Ils ont également échangé sur les nouveautés thérapeutiques dans la prise en charge de ces maladies. Ce congrès a, en outre, servi de cadre pour lancer l’appel à candidatures pour la deuxième promotion de médecins sénégalais devant bénéficier d’une bourse de formation au diplôme de diabétologie.

Aussi, un plaidoyer a été fait pour la construction d’un centre de diabétologie à Saint-Louis.

Amadou Maguette NDAW

Suite au décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène et les 48 heures de grève d’avertissement qu’il avait décrété dans toutes les universités publiques du Sénégal, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes/Esr), exige la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante et son intégration parmi les membres de cette commission. Selon le secrétaire général du Sudes/Esr, Oumar Dia, cette tragédie, révoltante et choquante, les replonge dans la tristesse de celles également malheureuses de Balla Gaye (2001) et de Bassirou Faye (2014).

« L’on se disait que le gouvernement avait un minimum de bon sens et qu’instruit par les malheureuses expériences du passé, il ne permettrait plus que se reproduisent des situations pouvant conduire à de tels drames. Hélas, la tragédie du 15 mai a fini par nous édifier sur le fait que le gouvernement n’apprend jamais de ses erreurs et que de futures morts d’étudiants pour défaut de paiement à temps de leurs bourses ne sont pas impossibles », a expliqué M. Dia. Pour le Sudes/Esr, la responsabilité du gouvernement sur la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est totale.

« Nous allons évaluer ce premier plan d’actions et décider de la suite à tenir. Nous prévenons le gouvernement : il est hors de question que l’enquête sur cette mort de plus connaisse le même sort que les précédentes. Nous sommes déterminés et resterons mobilisés jusqu’à ce que cette affaire et celle Bassirou Faye soient tirées au clair et que les coupables soient condamnés. Aujourd’hui, de graves menaces pèsent sur l’année universitaire », a ajouté le Sg du Sudes/Esr.

O. NDIAYE

L’organisation Action mondiale contre la pauvreté (Gcap) a lancé une campagne contre les inégalités dont sont victimes les femmes. Elle entend intensifier le lobbying et le plaidoyer afin de pousser les décideurs à passer à l’action. Le Forum africain sur le développement durable a été une tribune pour hausser à nouveau le ton.

« On part en guerre avec des munitions ». C’est ainsi que Micheal Ngesa, de l’Ong « Femmet », démontre l’importance de l’utilisation des statistiques dans le plaidoyer. Les actrices se penchent sur les nouvelles stratégies visant à réduire la discrimination dont sont victimes des femmes, notamment celles vivant avec un handicap. C’était lors du lancement d’une campagne contre les inégalités. « Nous sommes là pour lancer notre campagne de lutte contre les inégalités. Nous avons profité du Forum régional africain sur les Odd pour présenter notre projet (« Voice ») qui va intervenir dans trois pays : Kenya, Mali et Ouganda », informe Salima Sanou, présidente du conseil de l’Action mondiale contre la pauvreté (Gcap). Cette organisation prévoit d’intensifier le lobbying et le plaidoyer dans le but d’amener les décideurs à passer à l’action.

Ce nouvel élan de mobilisation intervient dans un contexte où les associations ont constaté que les engagements politiques et les déclarations ne sont pas suivis d’effets. Des actrices affirment, de façon ironique, que des avancées sont enregistrées uniquement sur le plan de l’élaboration des textes et de la législation. « Les femmes et les filles souffrent des violences et des exploitations sexuelles mais aussi de la discrimination. Elles courent le risque d’être agressées sur le chemin de l’école ou lorsqu’elles partent à la recherche du bois de chauffe », se désole Micheal Ngesa. De l’avis du directeur de programme de Gcap, Ingo Ritz, la lutte contre les discriminations et les inégalités est loin d’être gagnée à travers le monde et particulièrement au berceau de l’humanité. Pour Helen Malinga, les Objectifs de développement durable ne peuvent pas être atteints en laissant une frange importante de la population sur le carreau.

Quant à Rita Kerema, une des militantes du Ghana, son exposé a été axé sur les causes de la persistance de la discrimination dont souffrent les femmes. Elle indexe les préjugés transmis de génération en génération et surtout les croyances des sociétés africaines. « Dans plusieurs parties de l’Afrique, les filles ont encore peu de chance de poursuivre leurs études à un niveau poussé.

Elles sont victimes des mariages précoces », regrette Mme Kerema.

Selon le coordonnateur de Gcap Sénégal, leur organisation travaille avec une centaine de structures intervenant dans la promotion des principes d’équité et d’égalité à travers le monde.

Idrissa SANE

Le protocole d’accord, signé entre le gouvernement et les syndicats d’enseignant le 30 avril dernier, ne laisse guère l’ombre d’un doute.

Il inspire confiance, selon les camarades d’Abdou Faty, secrétaire général du Sels/Authentique. Face à la presse, ils attendent de voir la concrétisation de ces accords. « Contrairement au protocole de 2014, celui du 30 avril 2018 inspire confiance. Pour dire vrai, la partie syndicale a réussi la prouesse de signer des engagements sincères encadrés par un échéancier précis, des rencontres sectorielles d’évaluation et une trimestrielle dédiée au monitoring stratégique des accords et présidée par le Premier ministre », a  expliqué Pape Mbaye Marie Sylla, premier secrétaire général national adjoint.

Il a ajouté que ces assurances données par le gouvernement ont poussé la base à « suspendre » le mot d’ordre de grève. Pour autant, les responsables syndicaux du Sels/A précisent : « Signer des accords est une chose, les respecter en est une autre ». C’est pourquoi ils disent avoir mis en place un « dispositif de veille, d’alerte et de suivi » pour la matérialisation de ces accords aux dates et échéances indiquées. Un tel dispositif comporte, selon M. Sylla, des réunions d’évaluation, des rencontres mensuelles sectorielles et du monitoring de la Primature, des tournées nationales dans les sections, etc.

Toutefois, compte tenu de la particularité de 2019 qui sera « une  année électorale », le Sels/A espère que le gouvernement va mettre à profit les grandes vacances scolaires pour ouvrir des « négociations sincères » sur les nouvelles revendications qu’ils viennent de mettre sur la table.

Il s’agit notamment du prolongement de l’âge de la retraite des enseignants à 65 ans, avec 5 ans en optionnel ; l’ouverture de toutes les universités aux bacheliers arabophones ; l’ouverture du concours de l’Ena aux décisionnaires, etc.

M. NDONG

Alors que le président de la République avait décidé de revoir à la hausse la bourse des médecins en spécialisation de 150 000 FCfa à 300 000 FCfa, ces derniers attendent toujours l’application de cette mesure. Ils accusent les ministères de la Santé et de la Formation professionnelle d’être à l’origine du blocage.

Le Collectif des médecins en spécialisation (Comes) a fait face à la presse, le 16 mai 2018, pour aborder la question des bourses de spécialisation. Leur porte-parole, le Dr Abdoulaye Kane, a rappelé que le président de la République avait décidé de revoir à la hausse la bourse des médecins en spécialisation (de 150.000 FCfa à 300.000 FCfa). Toutefois, plusieurs mois après cette annonce du chef de l’Etat, ils attendent toujours.

Le Dr Kane a soutenu que, depuis le début de l’année, ils n’ont toujours reçu leurs bourses d’études qui constituent leur unique ressource financière pour assurer leur survie, en plus des 9 mois impayés en 2017, soit 14 mois sans cette allocation. « Malgré la décision du président, il est à déplorer que les ministères concernés tardent à la matérialiser », a regretté le responsable du Comes. Il a également relevé que les boursiers de la Fondation Sonatel « subissent toutes formes d’injustices et d’humiliation, parce que réclamant juste leurs arriérés de paiement ». Abdoulaye Kane a aussi insisté sur le fait qu’une convention a été signée entre l’Etat du Sénégal et les médecins en spécialisation, indiquant qu’avec cette bourse, ces derniers devront accepter d’aller n’importe où ils seront affectés au Sénégal. « Mais, aucun des accords signés n’a été respecté. Pire, il n’existe aucun espace de dialogue », a-t-il dénoncé.

Sit-in, marche et arrêt des activités hospitalières
Compte tenu de cela, le collectif s’étonne de voir qu’on « crie partout pour dire qu’il n’y a pas de pédiatres, de cardiologues, de chirurgiens ou de gynécologues ». «Il est fondamental de rappeler que la disponibilité d’une ressource humaine de qualité est gage d’un système de santé performant », a argué le Dr Kane. D’ailleurs, sur 1.700 médecins en spécialisation en 2017, il y a eu 684 Sénégalais, dont 300 boursiers.

Ces médecins qui ont « épuisé toutes les démarches diplomatiques, en écrivant à toutes les institutions concernées », annoncent un sit-in aujourd’hui devant le ministère de la Santé. Une série de marches est aussi programmée la semaine prochaine et l’arrêt de toute activité hospitalière.

Oumar KANDE

C'est un véritable ouf de soulagement pour les populations des villages de Lobaly, Goumal, Soringho et Ganguel Soulé, situés dans le département de Kanel.  L’homme d’affaires sénégalais Harouna Dia, également ministre-conseiller du président de la République, vient, en effet, de satisfaire une vieille doléance de ces villages en mettant fin aux évacuations d’urgence. Le questeur de l'Assemblée nationale, Daouda Dia, frère du donateur, par ailleurs maire d’Orkadiéré, a procédé, le 10 mai 2018, à la remise de ces équipements. Ce geste s'inscrit, selon lui, dans la logique d'accompagner la décision du chef de l'État qui a décrété 2018 année sociale. Un geste fortement apprécié par les populations bénéficiaires qui ont exprimé leur satisfaction à l'endroit de ce responsable politique Apr à Kanel. Elles ont aussi profité de l’occasion pour faire part de quelques doléances liées à l’érection d'un Cem à Lobaly, à l’accès à l’eau, à la construction d'un logement pour l'infirmier chef de poste dans ce village, etc. Le maire d’Orkadiéré a, à son tour, promis de ne ménager aucun effort pour la satisfaction de leurs demandes. Il a ainsi promis de transmettre le message aux autorités compétentes.

Souleymane Diam SY

Pour une meilleure compétitivité des Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises évoluant dans le domaine de l’agroalimentaire, l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) a sélectionné 10  entreprises pour diagnostiquer leur état en vue d’une certification au système Haccp (analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise).

Le système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (Haccp) est un critère de performance permettant aux entreprises du secteur agroalimentaire d’être plus dynamique sur le marché régional et international. C’est ainsi que l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) a sélectionné 10 Petites et moyennes entreprises sénégalaises (Pme) en vue d’un diagnostic pour l’enclenchement d’une procédure de certification au système Haccp. C’est dans cette optique que, mardi dernier, lors d’un atelier préparatoire de diagnostic Haccp des Pme, organisé par l’Asn, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et la Cellule nationale femmes, jeunes entrepreneurs et normalisation pour le Sénégal (Cnfjn), des contrats ont été signés par les responsables des entreprises sélectionnées. Le président de l’Asn, Barama Sarr, a rappelé que ce projet est le fruit d’un partenariat entre leur structure, l’Oif et le Réseau normalisation et francophonie (Rnf). Depuis son lancement, le projet a, à son actif, plusieurs activités, notamment des séances de formation organisées avec l’Agence de développement des Pme (Adpme) pour fournir des connaissances pratiques relatives à la gestion de la qualité, aux bonnes pratiques d’hygiène et à la méthode Haccp. Ndèye Maguette Diop, responsable de la division agroalimentaire à l’Asn, a affirmé que le système Haccp était important pour assurer la salubrité des aliments.

Cela permettra de faire le diagnostic des entreprises suivant leur état des lieux et essayer d’apporter des correctifs. Pour M. Diop, c’est une contribution à l’amélioration de la qualité des produits locaux sénégalais qui sont commercialisés sur le marché national et international. Les critères de sélection pour le choix étaient d’avoir des entreprises formelles ayant un minimum de qualité, avec les critères d’hygiène acceptables et un potentiel sur le marché. Les entreprises sélectionnées évoluent dans le domaine agroalimentaire, des produits locaux, des céréales, des produits halieutiques. Selon elle, ces entreprises auront la possibilité d’être en compétition avec celles du Burkina Faso, de Madagascar et du Bénin. Pour sa part, Mme Yama Ndiaye de  « Wa Yabi distribution » a vu son entreprise sélectionnée parmi les 10 Pme qui vont bénéficier de ce diagnostic. Mme Ndiaye, qui fait dans la valorisation et la promotion des produits agricoles, pense qu’avec cette formation, son entreprise va améliorer sa production et sa mise en marché pour une meilleure présence sur le marché international. «C’est un programme qui va apporter beaucoup d’opportunités aux Pme », a-t-elle noté.

Oumar KANDE

 

Le gouvernement a réglé plusieurs points d’accord avec l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas). Cependant, les syndicalistes vont se réunir, le 18 mai 2018, pour évaluer ces différents points et donner suite à leur plan d’actions.

Dans le cadre du suivi des accords, le gouvernement a rencontré, le 15 mai 2018, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas), composée du Sutsas-Sudtm  « And-Gueuseum », au ministère de la Fonction publique. Le premier point abordé a porté, selon un communiqué, sur l’allocation de la 3ème tranche de la subvention aux Etablissements publics de santé (Eps) et a été réglé. L’Etat a réaffirmé l’effectivité de la loi portant Fonction publique locale. « C’est une réforme majeure votée en 2011 et suivie de 14 décrets d’application pris en 2012 », explique-t-on dans le document, lequel signale que 9 autres décrets ont été préparés par le Conseil supérieur de la Fonction publique. « Ils seront sur la table du ministre de la Gouvernance locale. Ainsi, pour les intégrations dans la Fonction publique locale, tous ceux qui le souhaitaient l’ont été après audit », informe le communiqué.

Concernant le recrutement des agents de santé communautaire, une circulaire a été adressée, au mois de janvier, à l’ensemble des présidents de Conseil départemental et aux maires pour accorder la priorité à cette catégorie d’agents. La question du paiement des arriérés de salaires des contractuels du programme Msas/Jica et du Plan Cobra a été aussi évoquée. Concernant ce plan, des engagements ont été pris dans le but de solder 6 mois d’arriérés. Cependant, les retards signalés par les syndicats concernent des institutions financières qui vont effectuer prochainement des paiements. « Pour la régularisation des heures supplémentaires, un plafond de 2,5 milliards FCfa a été prévu et, jusqu’en fin avril, environ 439 millions de FCfa ont été payés par la solde », précise-t-on dans le document.

Sur l’intégration des diplômés de la formation E-Learning, les deux parties (gouvernement et syndicats) informent que les 22 demandes reçues par la Fonction publique ont été traitées et les actes y afférents notifiés à la Direction de la solde. Quant au ministère de la Santé, il a promis que l’Endss passera au régime Lmd à la fin du processus nécessaire mis en place.
L’Alliance des syndicats autonomes de la santé va procéder, le 18 mai 2018, à l’évaluation de cette rencontre avant de voir la suite à donner à son plan d’actions.

E. KALY

La Banque de l’habitat du Sénégal, à travers un accord de subvention, a octroyé à l’hôpital Principal de Dakar plus de 158 millions de FCfa pour la rénovation et l’équipement de sa devanture.

L’hôpital Principal de Dakar et la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) ont procédé, le 14 mai 2018, à la signature d’une subvention d’un montant de 158.535.600 FCfa. Cette enveloppe est destinée à la couverture intégrale des travaux de rénovation et d’équipement de la devanture de cet établissement sanitaire de référence.

La cérémonie a été une occasion pour les responsables des deux institutions de procéder à la pose de la première pierre des travaux qui vont durer six mois. A terme, le personnel, les usagers et le public accèderont à une offre de services de qualité, dans un environnement convivial et sécurisé.

Le directeur général de la Bhs, Mamadou Bocar Sy, a indiqué que cette action entre dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). « Nous n’en sommes pas à notre première opération. Nous avons déjà accompagné la Fondation Sonatel dans son projet de construction de latrines et de murs de clôture dans les écoles pour plus de 100 millions de FCfa, contribuant ainsi au maintien des filles à l’école », a-t-il indiqué. M. Sy a informé que la banque a également doté le Centre Talibou Dabo d’une bibliothèque, d’une salle informatique équipée et d’un jardin bio, avec la participation financière des collaborateurs, pour une valeur de 15 millions de FCfa.

Le médecin-chef et directeur général de l’hôpital Principal de Dakar, Bakary Diatta, a soutenu que c’est la première fois qu’un établissement financier prend en charge l’intégralité d’un si important projet de la structure.
Selon lui, en signant cette convention, la Bhs appuie, de fort belle manière, l’hôpital dans le cadre de son Plan stratégique de développement.

« Le financement du projet de rénovation de la devanture de l’établissement est non seulement important, mais il permettra aussi de doter les personnels et les usagers de l’hôpital de moyens de paiement immédiatement accessibles », a-t-il fait savoir.

Eugène KALY

Le procureur Ibrahima Ndoye, du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, a fait une déclaration pour évoquer le déroulement de l’enquête suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène.

D’emblée, il a souligné que tous les moyens sont mis en œuvre et l’enquête « progresse convenablement. D’ici dimanche, nous allons avoir les conclusions », a-t-il clarifié, informant que « le résultat de l’autopsie a conclu à une mort par arme à feu ». Poursuivant, il a indiqué : « Notre devoir nous appelle à agir à  l’endroit de ceux qui ont posé des actes ayant entrainé mort d’homme, des blessés, de même que des dégâts ». Pour lui, « tout sera mis en œuvre pour identifier l’origine du coup fatal et les auteurs de violence et de saccages perpétrés lors de cette journée ».

Du point de vue sanitaire, le seul étudiant opéré avec succès attend de repartir chez lui, tandis que le gendarme victime de traumatisme crânien s’est réveillé et va de mieux en mieux, a informé Ibrahima Ndoye, relevant que sur  la soixantaine d’éléments de la gendarmerie présente sur les lieux lors des manifestations, la majorité a été entendue. « Nous espérons progresser rapidement dans l’enquête avec surtout l’apport d’éléments venus de Dakar », a-t-il dit. Le procureur a, pour sa part, soutenu : « Si les faits d’usage d’arme à feu nous mène vers l’identification d’un auteur dans les Forces armées, avec un statut militaire, nous allons transférer le dossier au procureur du Tribunal de grande instance de Dakar, seul compétent dans des affaires d’ordre militaire ». Néanmoins, il a rappelé la disponibilité du parquet de Saint-Louis si l’auteur du coup de feu s’avérait être un civil, donc un droit commun. En effet, dans cette enquête, il sera beaucoup question de la qualité de l’auteur du coup de feu qui a tué Mouhamadou Fallou Sène et après, éventuellement, évoquer les poursuites.

A. M. NDAW 


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