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Actualités (863)

Pour accompagner les élèves dans leurs études, le projet « A world at school » prévoit d’implanter des bibliothèques numériques. L’ambassadeur mondial de la jeunesse au Sénégal, Ousseynou Camara, a annoncé, à Tambacounda, que 20 écoles seront équipées d’une bibliothèque numérique d’ici la fin de l’année 2016. Les élèves, les enseignants et le bibliothécaire seront formés à cet outil. Les contenus de ces bibliothèques seront accessibles à partir des téléphones portables, des tablettes et des smartphones.

Ousseynou Camara a présenté ce programme à la presse. Il a expliqué qu’il s’agit de créer un site informatique sur lequel les élèves pourront travailler et retrouver toute la documentation utile à leur éducation, notamment les œuvres au programme. Ils pourront y accéder avec leurs téléphones portables, tablettes, smartphones, entre autres appareils.

« Les cours des différents niveaux seront disponibles sur le site et accessibles aux potaches en un clic. Cela leur donnera un gain de temps et d’énergie », a assuré M. Camara. Cet outil est une réponse à la « désertion » des bibliothèques et des librairies par les élèves. L’implantation de bibliothèques numériques au Sénégal vise à accompagner les élèves. Le projet est financé par l’Unicef à hauteur de 5.400.000 FCfa par bibliothèque.

Grâce à ces bibliothèques, les promoteurs espèrent une amélioration de la qualité de l’éducation, en plus de l’économie de temps, d’énergie et d’argent que cela offre. L’accompagnement des enfants, de manière générale, plus particulièrement ceux dans le secteur de la petite enfance, tient aussi à cœur « A world at school », a affirmé Ousseynou Camara qui a également prévu dans son programme de trouver des pièces d’état civil à quelque 5.000 enfants de la région de Tambacounda grâce à l’appui de l’Unicef. Cette nouvelle a réjoui l’inspecteur d’académie qui a recensé 12.000 enfants sans extraits de naissance.

L’éducation des filles, la protection de l’environnement et la petite enfance sont la priorité du projet « A world at school ».

Pape Demba SIDIBE

Les étudiants de la 41ème promotion de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea, ex- Enea) ont reçu, samedi dernier, leur diplôme. Le parrain, Abdoulaye Diouf Sarr, a encouragé les récipiendaires à accompagner la dynamique enclenchée par l’Etat en cultivant l’excellence.

Les cérémonies de remise de diplômes sont toujours empreintes de joie et d’appréhension. Il est devenu nécessaire de déployer son imagination et son talent pour s’offrir un cadre d’épanouissement qui mettrait en valeur les connaissances et les compétences. Parrain de la 41ème promotion de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea, ex- Enea), le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a exhorté les 76 étudiants à cultiver l’excellence pour participer à l’édification d’un Sénégal prospère. Ces derniers ont reçu, samedi dernier, leur diplôme.

Les nombreuses actions entreprises par l’Esea s’inscrivent dans cette dynamique. « En 50 ans d’existence, l’Enea a formé plus de 11.000 agents de développement qui font la fierté de l’Afrique. Nos produits sont, aujourd’hui, dans toutes les sphères et circonscriptions administratives qui œuvrent pour le développement économique et social des pays africains », a informé le directeur de l’Esea, Koumakh Ndour, non sans se réjouir du choix « unanime » porté sur le maire de Yoff. L’objectif à court terme de l’Esea est de produire un plan stratégique pour montrer et faire comprendre les différentes évolutions tant institutionnelles que pédagogiques, en relation avec le contexte actuel. La préoccupation de la direction est de répondre aux exigences du développement socioéconomique en cours. Cela passe, selon M. Ndour, par une révision de l’offre pédagogique de formation et de recherche. L’Esea compte 13 filières de formation professionnelle organisées selon le modèle pédagogique de l’alternance entre la théorie et la pratique. Le directeur de l’institution a, en outre, invité les étudiants à s’inspirer des qualités de leur parrain, à développer le culte du travail, à avoir le sens de l’initiative et à opter résolument pour la gestion axée sur les résultats.

Les récipiendaires semblent avoir bien compris le message des autorités. « La formation que nous avons suivie dans ce temple du savoir a changé à jamais le regard que nous portons sur le monde et sur nous-même. Elle a contribué à forger nos idéaux et à façonner notre identité », a indiqué Maguette Diaw qui parlait au nom de la promotion.

Alassane Aliou MBAYE

Les autorités de la santé et des acteurs du secteur privé ont promis d’accompagner les « Bajenu Gox » (marraines de quartier) qui, depuis plusieurs années, s’activent dans la promotion de la santé de la mère et de l’enfant. Selon plusieurs spécialistes, ces femmes ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle et infanto juvénile.

Lancé le 24 août 2010, le Programme « Bajenu Gox » (marraines de quartier), constitue un maillon important dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Ce projet communautaire, qui fait la promotion de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant compte, aujourd’hui, 15.000 femmes. Elles sont disséminées dans tous les quartiers, villes et villages du Sénégal. Ces « Bajenu Gox » participent, depuis 6 ans, à la stimulation de la demande de soins en santé de la reproduction à travers un système de bénévolat et de parrainage des enfants de 0 à 5 ans, et des femmes durant leur grossesse, l’accouchement et le post-partum.

Un atelier de relance du Programme « Bajenu Gox » a été organisé le 22 juillet 2016. Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Farba Lamine Sall, a indiqué que ces femmes doivent être soutenues, surtout qu’elles ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle et infantile au Sénégal. « Avec ces braves dames, nous avons ramené la mortalité infanto-juvénile entre 1986 et 2015 de 199 à 59 décès pour 1.000 naissances vivantes. La mortalité maternelle a également connu une baisse entre 1992 et 2015, passant de 555 décès à 315 pour 100.000 naissances vivantes », a commenté Dr Sall, qui est conscient que la mortalité des femmes et des enfants de 0 à 5 ans reste encore élevée. C’est pourquoi le ministère de la Santé veut s’appuyer sur ces « Bajenu Gox » pour atteindre les objectifs en matière de lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Le directeur de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant, Dr Bocar Mamadou Daff, a rappelé que 80 enfants de 0 à 5 ans décèdent par jour au Sénégal de causes liées à la malnutrition. Alors que notre pays, d’après Farba Lamine Sall, s’est engagé à réduire, d’ici à 2030, la mortalité néonatale de 19 à 10 décès pour 1.000 naissances vivantes et celle infanto-juvénile de 59 à 20 décès pour 1.000 naissances vivantes. Pour atteindre ces objectifs, les autorités de la santé comptent sur le partenariat public-privé.

Le représentant de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Youssoupha Diop, a promis de soutenir les « Bajenu Gox » en les dotant de moyens. Car ces marraines de quartier sont souvent confrontées aux problèmes de communication au moment de l’évacuation des femmes enceintes vers les structures de santé. Mieux, la Cnes va accompagner le système de santé sénégalais qui, de l’avis de M. Diop, est un pilier important dans le capital humain.

Le représentant du Conseil national du patronat (Cnp) s’est aussi engagé à soutenir le secteur de la santé. Il va plus loin en demandant au ministère de la Santé de faire la cartographie des besoins en infrastructures. « Nous avons des financements pour ces structures », a-t-il assuré.

Eugène KALY

L’émergence d’une industrie pharmaceutique locale passe par la révision du cadre réglementaire, l’amélioration de l’environnement des affaires et le soutien de l’Etat. Ce sont les pistes dégagées, hier, par les experts lors d’un atelier organisé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Pour de nouvelles pistes de relance de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, les experts et les spécialistes du médicament ont, d’une part, proposé la préservation des unités de fabrication existantes et, d’autre part, recommandé la création de conditions pour attirer des investisseurs. « Nous devons booster les industries qui sont déjà en place et faire en sorte que les médicaments de qualité soient sécurisés, et aussi favoriser l’installation de nouvelles industries », a préconisé Aboubakrine Sow, le conseiller technique du ministère de la Santé et de l’Action sociale, en charge des Relations avec les professionnels de la pharmacie.

A sa suite, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a dressé une liste non exhaustive des défis à relever. Il s’agit de s’arrimer aux standards internationaux en production et fabrication, et la résilience à la concurrence mondiale de plus en plus rude. « Le marché mondial du médicament pèse plus de 639 milliards d’euros ; c’est un vrai business. Nous devons entreprendre des réformes et revoir certaines lois pour tirer profit de cette aubaine », a préconisé Mme Seck qui a regretté la faible contribution de l’Afrique au marché mondial (1,5%). Pour elle, le moment est venu d’inverser cette tendance. « Il y a de grandes puissances qui sont à l’avant-garde. En Afrique, on note une poussée au Maghreb et en Afrique du Sud », a comparé le ministre.

Des pays comme le Ghana, le Nigeria et le Maroc sortent du lot. Ils couvrent respectivement 40, 50 et 80% de leurs besoins en médicaments. C’est à juste raison que les intervenants ont proposé la capitalisation de ces bonnes pratiques. « Le Sénégal doit effectuer une mission de Benchmarking dans ces pays. L’industrie pharmaceutique s’y est développée avec le soutien de l’Etat », a laissé entendre Abdou Aziz Cissé de l’Association des industries pharmaceutiques du Sénégal. L’atteinte de la couverture de 50% des besoins du Sénégal est bien dans l’ordre du possible. Pour y parvenir, M. Cissé a suggéré l’allègement de la Tva, la réduction du temps d’autorisation de mise sur le marché, etc.

Soutien de l’Oms
A cela, le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Dr Déo Nshimirimana, a ajouté l’étroitesse du marché, la faiblesse des investissements et le cadre législatif et réglementaire peu adapté aux nouveaux enjeux. Mais, les pays d’Afrique peuvent compter sur le soutien de l’Oms. « L’organisation a initié plusieurs rencontres de réflexion sur la promotion de la production locale en Afrique et soutenu et renforcé les capacités des responsables de l’assurance qualité des industries pharmaceutiques d’Afrique. Actuellement, l’Oms travaille activement à accompagner les pays dans la pré-qualification de la production locale pour donner plus de crédibilité aux produits localement fabriqués », a informé Dr Nshimirimana.

Le directeur de la Pharmacie et des Médicaments, le Pr Amadou Moctar Dièye, a révélé que le Sénégal a réalisé 4 milliards de FCfa d’économie sur 270 produits. Cette économie est consécutive à la baisse des prix, mais aussi par la substitution des produits moins coûteux et à efficacité égale. En tout état de cause, l’achat des médicaments est un fardeau pour les ménages pauvres un peu partout à travers le monde. Selon l’Oms, a rapporté son représentant au Sénégal, les produits pharmaceutiques représentent 15 à 30% des dépenses en santé dans les pays en économie de transition et de 25 à 66 % dans les pays en développement. Aussi, les pays africains enregistrent des pertes en devises, car ils importent 80 à 85% des besoins de leurs pays, excepté ceux du Maghreb, l’Afrique du Sud et le Nigeria.

Idrissa SANE

Pour trouver un emploi le plus vite, les jeunes doivent s’orienter davantage vers la formation professionnelle. Selon Mamadou Talla, 80% des diplômés en Bts avec l’Approche par compétence (Apc) s’insèrent dans le marché de l’emploi.

80 % des élèves en Bts selon l’Approche par compétence (Apc), au nombre de 17 au Sénégal, sont insérés aussitôt après l’obtention de leur diplôme. Les 20% restants, s’ils ne poursuivent pas leurs études, trouvent un emploi l’année qui suit. Ces informations sont données par Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Il a effectué, hier, une visite dans certains centres d’examen du Bts/Industrie.

Cette année, 888 candidats, dont 50% venus du secteur privé, sont enregistrés. Ils sont répartis dans trois centres d’examen divisés en quatre jurys. Selon M. Talla, les titulaires de ces Bts n’ont pas une difficulté d’insertion. Il n’existe pas non plus un problème d’adéquation emploi-formation. « Nous formons en fonction des demandes », a-t-il déclaré. D’après le ministre, s’il a choisi de visiter, cette année, le Bts/Industrie, c’est pour plusieurs raisons. Il a d’abord mentionné que le Plan Sénégal émergent (Pse) concerne le capital humain en termes de protection, mais aussi de qualification. Ensuite, « nous allons vers l’installation de plusieurs industries au Sénégal. Et cela a commencé avec le parc industriel de Diamniadio. Il est de notre devoir d’anticiper sur ces métiers industriels dans lesquels il n’y a pratiquement pas de chômeur », a-t-il dit.

Mamadou Talla a constaté un bon déroulement des examens du Centre national de qualification professionnelle (Cnqp) au G15. Chacun de ces centres d’examen abrite un jury. « Nous avons constaté que l’organisation de l’examen est extrêmement bonne. Tenir plus de 130 examens par an n’est pas évident en termes d’organisation, de certification, d’évaluation, etc. Nous avons 4.000 épreuves par an. Nous sommes interpelés dans les années à venir sur les types d’examen à organiser pour plus de rentabilité », a déclaré le ministre en charge de l’Apprentissage.

M. Talla a invité les maîtrisards et autres étudiants sortis de l’université et qui ne trouvent pas une fonction à se réorienter vers ces filières « qui créent beaucoup d’emplois ». « Nous avons vu quelqu’un qui a sa Licence et qui est revenu faire de la plomberie avec des jeunes qui ont le niveau du Cfee. C’est pour vous dire qu’il y a beaucoup de possibilités dans la formation professionnelle », a-t-il soutenu.

Ndiol Maka SECK

Le directeur de l’hôpital régional de Diourbel Heinrich Lübke, Dr Elhadji Amadou Dieng, a révélé, hier, à la presse, que les travaux du centre d’hémodialyse, d’un coût de 300 millions de FCfa, entièrement financé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, vont démarrer dans 8 mois. Il sera doté de 20 générateurs, soit  une capacité d’accueil de 60 patients. La réalisation de ce centre permettra d’assurer une prise en charge correcte des malades souffrant d’Insuffisance rénale chronique (Irc). De l’avis du Dr Dieng, « c’est une aubaine pour les insuffisants rénaux de Diourbel et du Sénégal en général qui ont actuellement d’énormes difficultés pour se faire soigner ».

Poursuivant, le directeur de l’hôpital régional de Diourbel a rappelé que le traitement de l’Irc est extrêmement compliqué et onéreux. « A ce jour, les demandes dans la région ne sont pas couvertes à cause du déficit de structures d’hémodialyse et la liste d’attente des malades est longue, car il faut attendre que quelqu’un décède pour prendre sa place », a-t-il expliqué.

Pour rappel, l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba est la seule structure de la région qui dispose de 7 générateurs pour plus d’une centaine de malades sur la liste d’attente. Selon le Dr Daha Bâ, responsable du centre d’hémodialyse de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, sa structure accueille des patients de divers horizons. Pour cette raison, il a plaidé pour une augmentation du nombre de générateurs disponibles à l’hôpital de Touba, compte-tenu de la démographie et du nombre sans cesse croissant de malades sur la liste d’attente.

Mamadou DIEYE

Des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal viennent de mettre sur pied une fédération pour mieux mutualiser leurs forces. Ils sont appelés à s’intéresser aux métiers du gaz et du pétrole.

« Anticipez, prenez les devants, pour que le jour où nous commencerons l’exploitation des ressources naturelles en gaz et pétrole, nous soyons prêts pour en faire un véritable levier de développement. Cela nous permettra d’éviter ce qu’on appelle la malédiction du pétrole ». Cet appel a été lancé par Ndiamé Diouf, ministre-conseiller du président de la République, chargé des Affaires éducatives. C’était samedi dernier, lors de l’assemblée générale constitutive de la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes).

Cette organisation, qui fédère certains écoles et instituts privés d’enseignement supérieur, se veut garant de la mise à disponibilité de ressources humaines de qualité pour le Sénégal, selon l’un des initiateurs, Daour Diop, directeur général de l’Institut privé d’entreprise (Ipe). « L’Etat a déjà investi près de 300 milliards de FCfa en termes d’infrastructures dans le domaine de l’enseignement supérieur. Ce qui reste, ce sont les partenariats. Votre fédération pourra jouer ce rôle. Vous pouvez aussi aider l’Etat dans la diversification des filières surtout celles liées aux métiers du gaz et du pétrole », a ajouté Ndiamé Diouf. Ce dernier s’est demandé aussi si l’enseignement privé supérieur est prêt à accueillir le nouveau statut pétrolier qu’aura bientôt le Sénégal.

Pour le directeur général de l’Enseignement supérieur, Mamadou Sangharé, la constitution d’une Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur va leur permettre d’avoir un interlocuteur pour conduire les réformes entamées par l’Etat dans ce domaine. « Même nos partenaires comme la Banque mondiale nous demande d’associer l’enseignement supérieur privé. Que les établissements privés d’enseignement supérieur soient dans une fédération va nous faciliter la tâche », a-t-il renchéri.

La Fepes se veut un outil de développement, d’entre-aide et de solidarité. De même, elle veut faire évoluer les flux de formation, selon Daour Diop. « Nous voulons aussi mobiliser les moyens et les efforts autour des programmes des écoles membres et développer le partenariat public-privé. La solidarité et l’action seront les signes distinctifs de notre positionnement », a-t-il déclaré.

A l’issue de l’assemblée générale constitutive, un conseil d’administration a été mis en place. Mamadou Diop, directeur général de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), en assure la présidence.

Oumar NDIAYE

Pour encourager les efforts fournis dans la gestion de l’énergie, il est préconisé la vulgarisation de l’éco-construction. Un concept défini comme étant « l’ensemble des éléments qui concourent à valoriser les économies d’énergie et de protection de l’environnement dans le cadre du bâtiment ».

La promotion de l’efficacité énergétique au Sénégal et dans le monde a été au menu de la réunion de sensibilisation des journalistes du Réseau des professionnels de l’information et de la communication en environnement du Sénégal (Repices). Le choix du thème de cet atelier, déroulé vendredi dernier, est motivé par le fait que la dernière Conférence des parties (Cop 21) de Paris a demandé aux pays, à travers leurs Contributions déterminées nationales (Cdn), de faire face à la question énergétique. Laquelle participe à la hausse des émissions de gaz à effet de serre. « Une mesure », à en croire Ibrahima Fall, président du Repices, « que le président de la République, Macky Sall, a déjà adopté au sein des services présidentiels, avant d’instruire le ministère de l’Environnement et du Développement durable de procéder à la promotion de l’efficacité énergétique ». Ernest Dione, coordonnateur du Programme d’accompagnement à une politique en faveur de l’éco-construction, a renseigné que « la qualité du bâtiment est responsable de 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre ». En partenariat avec l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie, représentée lors de l’atelier par François Gréaume, des actions de formation et de formation des formateurs ont été faites sur toute la chaine de valeur du secteur du bâtiment.

En plus du travail de rédaction d’une réglementation qui puisse valoriser l’éco-construction, le Sénégal envisage de réaliser du matériel de construction sur la base du typha, une plante qui foisonne dans le lac de Guiers et sur certains plans d’eau du pays. Une trouvaille pour le Sénégal d’autant plus que l’éco-construction est définie comme l’ensemble des éléments qui concourent à valoriser les économies d’énergie et de protection de l’environnement dans le cadre du bâtiment.

Plusieurs exposés ont été faits pour expliquer la problématique de la construction sous l’angle de la réduction de la pollution et de l’efficacité énergétique. Les opportunités offertes par l’éco-construction, dans le cadre de l’efficacité énergétique, ont été déclinées en termes d’économie de coûts et de surinvestissements. Il est ressorti des différents échanges la nécessité, pour l’autorité, de mener une politique de prix énergie pour encourager les efforts fournis dans la gestion de l’énergie ; d’aller vers l’application des mesures arrêtées par la Cedeao dans le cadre de la vulgarisation de l’éco-construction ; de promouvoir, au Sénégal, la construction à base de briques de typha, d’argile et de latérite. Une manière de profiter de la panoplie de mesures offertes par l’éco-construction pour faire face à la pollution et à l’efficacité énergétique.

Babacar Bachir SANE

L’Office national de formation professionnelle (Onfp) a entamé la formation de 180 auditeurs en passation des marchés publics. Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, qui a présidé la cérémonie de lancement, est revenu sur les enjeux de cette mise à niveau dans un contexte où il est de plus en plus question de reddition des comptes et de bonne gouvernance.

Ils sont nombreux ceux qui se proclament spécialistes de passation des marchés sans aucune formation. Certains ont appris le métier sur le tas. Plusieurs secteurs de l’administration, comme du privé, trainent encore un lourd déficit dans ce domaine. « Cette formation est venue à point nommé, car la passation des marchés est devenue un corps de métiers, alors que nous ne disposons pas de ressources humaines suffisamment qualifiées », a constaté le conseiller du président de la République en formation professionnelle, Diamé Diouf.

Ce déficit a des répercussions. Les procédures sont émaillées de contentieux avec des retards d’exécution des marchés. Selon l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), 699 plans de passation des marchés ont été publiés, il y a eu 239 recours en contentieux, rien qu’en 2014. « La seule manière de pallier ces difficultés est de mettre à la disposition des entreprises des cadres de niveau intermédiaire, bien formés, et dont les missions seront d’effectuer les tâches relatives aux différentes phases de la passation des marchés publics », a souligné le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Mamadou Talla a présidé la cérémonie de lancement du programme ce 22 juillet 2016.

Cette formation, a-t-il renchéri, revêt un double enjeu. Le premier est d’ordre sociétal, en ce sens que cette mise à niveau offre l’opportunité aux demandeurs d’emploi de se conformer aux normes dans ces nouveaux corps de métiers. Le second enjeu est économique, parce que les entreprises pourront disposer de ressources compétentes afin de mieux répondre aux exigences de ces métiers.

Le philosophe Mamoussé Diagne, président du conseil d’administration de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), il a décelé d’autres enjeux. Pour l’universitaire, cette formation contribuera à renforcer les pratiques de bonne gouvernance. D’autant plus que la communauté internationale juge les pays en mettant en avant des critères comme la transparence dans la gestion des deniers publics. « Au-delà des aspects techniques, cette formation comporte des aspects de bonne gouvernance. Aujourd’hui, les pays sont jugés suivant les bonnes pratiques de gouvernance comme les passations de marchés. Les citoyens ont besoin de savoir comment est utilisé l’argent du contribuable, de juger les personnes qui en ont la charge de la gestion », a argumenté M. Diagne.

Selon le directeur général de l’Onfp, Sanoussi Diakité, les 180 auditeurs pourront rédiger les dossiers de marchés publics et utiliser les logiciels en passation des marchés. En plus, ils auront la compétence pour classer et archiver, de façon physique et électronique, les dossiers des marchés publics.

Idrissa SANE

Agé de 67 ans, Bira Gaye Guèye n’est pas à court d’inspiration. Il a encore l’imagination fertile pour apporter une touche originale à la modernisation du matériel agricole. L’inventeur autodidacte donne un dernier coup de lime sur le tunnel de séchage ; sa dernière invention qui accélère le séchage des produits locaux comme les noix d’anacarde, des légumes et fruits. La vitesse de déplacement du tapis roulant est modulable en fonction du produit agricole introduit à l’intérieur du tunnel.

L’inventeur Bira Gaye Guèye est âgé de 67 ans. Pourtant, il ne veut pas se mettre en retrait de l’univers des inventeurs. Ses enfants qui vivent à l’étranger lui ont supplié de se reposer. Mais le vieux est toujours sur ses gardes. Il ne veut pas être laissé en rade par l’évolution des connaissances dans des domaines qu’il considère essentiels pour l’essor économique des pays comme les nôtres. Le samedi 16 juillet 2016, il était déjà dans son bureau, à son atelier, à 9 heures. Les apprentis et les maîtres n’étaient pas présents en ce début de journée. Qu’est-ce qui fait courir Bira Gaye Guèye, auteur de plusieurs inventions qui ont connu un franc succès, est-on tenté de se demander ?

En tout cas, l’autodidacte veut donner un dernier coup de lime au tunnel de séchage. C’est une caisse de forme parallélépipédique. Celle-ci est posée sur une rampe bordée des deux côtés par des chaînes. Un aspirateur est accroché sur la partie supérieure de la caisse. En bas, un brûleur injecte de l’air chaud dans le tunnel. « L’innovation réside dans le fait que nous pouvons sécher plus de quantité de produits agricoles comme les noix d’anacarde, des légumes et des fruits. Nous gagnons aussi plus de temps. En plus, la vitesse du tapis roulant est modulable en fonction des produits introduits. Nous séchons les alvéoles à œufs avec des papiers recyclés », a vanté le concepteur.

Cette nouvelle invention, exposée récemment au Salon du savoir africain, à la Place du Souvenir, a déjà convaincu des producteurs des pays africains. Bira Gaye Guèye a une philosophie : la fabrication des machines adaptées à l’évolution du secteur agroalimentaire des pays africains. « Nous devons suivre l’évolution. Nous devons moderniser nos machines servant à soutenir le secteur agro-alimentaire. Les moulins à mil d’une capacité d’une tonne par jour sont dépassés », a-t-il fait remarquer, soulignant que la vieillesse est un état d’esprit.

La production de l’énergie propre
Malgré son âge, il nourrit encore beaucoup d’ambitions. Dans son atelier, son bio-digesteur est en phase de finition. Il rêve de créer un cycle de production de l’énergie propre chez les restauratrices de Dakar. « Avec ce bio-digesteur, nous pouvons produire, grâce aux résidus alimentaires, du gaz méthane qui a un pouvoir calorifique plus important que le gaz butane. Nous pouvons faire fonctionner un groupe électrogène. Donc, si nous mettons ce bio-digesteur à la disposition des restaurateurs et des restauratrices, ils pourront faire beaucoup d’économie », a souligné le concepteur.

Le vieux Bira a constaté que les propriétaires de restaurant dépensent beaucoup pour l’achat la recharge des bouteilles de gaz butane, alors qu’ils ont la possibilité de faire la cuisson avec les épluchures de légumes, des restes d’aliments, des viscères de poissons, entre autres déchets biodégradables. Comme dans des pays asiatiques, l’utilisation à grande échelle de ce bio-digesteur pourrait soulager des ménages dans la banlieue. Il est parti d’une loi de la science bien connue de tous : « Le gaz méthane est produit avec toutes les matières qui se décomposent en l’absence de l’oxygène ». Le bio-digesteur sera couplé à une de ces nouvelles inventions : les toilettes écologiques. « Nous comptons installer plus de 5.000 toilettes écologiques dans la banlieue. Nous pouvons à la fois produire de l’énergie et du compost », a révélé le concepteur.

L’avocat des inventeurs
L’inventeur ne s’impose pas de limite en matière de recherche de connaissances. Le sexagénaire parle des principes de la physique avec une certaine maîtrise et passion. Il s’intéresse à la mécanique, à l’électromécanique et à l’électronique. Il n’a pas été à l’école des Blancs pour parler comme l’auteur de « L’Aventure ambigüe ». Pourtant, il parle assez couramment le français. « C’est un surdoué. Il n’a jamais fréquenté l’école française. Il a fait plusieurs inventions que le Sénégal peut utiliser pour résoudre les problèmes de développement », avait témoigné Mamadou Guèye, un fonctionnaire à la retraite. Il ne prêche plus pour sa chapelle. Il a fait son temps. Mais de temps en temps, il enfile la robe d’avocat pour défendre le secteur de l’artisanat. Le concepteur ne croit pas que nos pays peuvent réussir leur émergence en consommant les technologies venues d’ailleurs. Il ne croit également pas à l’essor de l’artisanat sans un appui conséquent des pouvoirs publics. « Il y a un potentiel de créativité qui est là, mais faudrait-il que les autorités nous aident. C’est une question fondamentale à laquelle nous devons répondre », a laissé entendre le technicien.

Idrissa SANE

La consultation régionale pour l'Afrique du Nord dans le cadre de la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea) souligne l’importance des sciences, des mathématiques et des nouvelles technologies en Afrique, note un communiqué de l’Adea.

Le royaume du Maroc a accueilli, à Rabat, les 13 et 14 juillet, la troisième consultation régionale dans le cadre de la préparation de la Triennale 2017 de l’Adea pour la région Afrique du Nord.

Celle-ci intervient après celles qui se sont respectivement tenues, les 30 et 31 mai 2016, au Gabon pour la région Afrique centrale sur le sous-thème n°4 de la Triennale, portant sur la promotion de la paix et de la citoyenneté mondiale à travers l’éducation, et au Sénégal, les 13 et 14 juin 2016, à Dakar, pour la région Afrique de l’Ouest sur le sous-thème n°2 relatif à la promotion des sciences, des mathématiques et des nouvelles technologies dans les systèmes éducatifs pour réussir la transformation structurelle de l’Afrique et pour construire des économies et des sociétés africaines du savoir, précise le communiqué.

La consultation de Rabat a été organisée sous le leadership du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation du Maroc, en étroite collaboration avec l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture  (Isesco), le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) et l'Agence de coopération internationale du Japon (Jica). Elle a accueilli des experts venus du Kenya, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie sur le sous-thème n°2 de la Triennale. Présidant la rencontre, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation du Maroc, Lahcen Daoudi, a souligné l’urgence, pour les pays africains, « de combler le fossé qui existe entre le continent et les autres pays du monde en matière de sciences, de mathématiques  et de technologie », note le document. M. Daoudi a également attiré l’attention des participants sur la nécessité, pour l’Afrique, « d’intégrer les langues maternelles dans l’enseignement des sciences et mathématiques ». Car, a-t-il fait remarquer, « le développement des objectifs du Programme universel 2030 ainsi que ceux relatifs à l’Agenda 2063 pour l’Afrique dépend de la capacité du continent africain à valoriser son patrimoine linguistique ».

Daouda MANE

Les premières doctoriales de l’Ecole doctorale « Études sur l’homme et la société » (Ethos) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) sont prévues du 26 au 28 juillet 2016. L’Ethos veut réfléchir sur « Penser le risque » dans une approche pluridimensionnelle et multiforme.

« Les facteurs de conflit et de résilience : penser le risque par la roue de la violence » et « Penser autrement le risque environnemental ». Deux conférences inaugurales pour marquer les premières doctoriales de l’Ecole doctorale « Études sur l’homme et la société » (Ethos) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Elles sont prévues du 26 au 28 juillet 2016. Des moments d’échange avec comme thème central : « Penser le risque ».

Créée en 2008, l’Ethos est l’une des 7 Ecoles doctorales que compte l’Ucad depuis la mise en place du système Licence-Master-Doctorat (Lmd). Ces premières doctoriales veulent ainsi réfléchir sur une approche pluridimensionnelle et multiforme des risques avec des excroissances sur l’économie, la politique, le social et l’environnement.

Composée de neuf établissements de l’Ucad qui héberge au moins une formation doctorale ou accueille un laboratoire ou une équipe de thèse, l’Ecole doctorale Ethos a vu, depuis la mise en place du nouveau régime, 60 thèses soutenues.

« Les conflits politiques, sociaux et économiques qui secouent le monde entier révèlent l’urgence d’une réflexion sur le risque, d’une évaluation des risques multiformes qui se dressent devant nous, d’une analyse des stratégies capables de nous donner les moyens de les prévenir, voire d’y faire face », a affirmé le Pr Lamine Ndiaye, directeur de l’Ecole doctorale Ethos.

Ces doctoriales seront aussi l’occasion de présenter et de vulgariser les travaux de recherche des doctorants inscrits dans cette école. Au nombre de 255, ils sont dans sept formations doctorales que sont l’Histoire moderne et contemporaine, les Sciences sociales appliquées au développement ; Population, développement et santé ; Education et formation, Philosophie et rationalités ; Société, espace, culture, information documentaire, Communication et médias. « Seule une approche pluridisciplinaire pourrait nous permettre d’élaborer une véritable pensée du risque, une approche convoquant historiens, philosophes, anthropologues, économistes, biologistes, physiciens, environnementalistes et spécialistes de la santé et de l’éducation », a ajouté le Pr Ndiaye. Les professeurs Oumar Ndongo et Mame Demba Thiam vont introduire respectivement les conférences inaugurales sur : « Les facteurs de conflit et de résilience : penser le risque par la roue de la violence » et « Penser autrement le risque environnemental.

Oumar NDIAYE

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) veut s’appuyer sur les parlementaires pour atteindre son objectif d’élimination du Vih d’ici à 2030.

Malgré un taux de prévalence faible au niveau de la population générale (0,7%), l’épidémie du Vih est encore préoccupante au Sénégal. Elle est de type concentré, avec une prévalence élevée au niveau des populations dites clés. Ces dernières sont composées des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (Msm ou Men having sex with men), où le taux de prévalence dépasse 21 %, des professionnelles du sexe (18,5 %) et des utilisateurs des drogues injectables (9,4 %). A cela s’ajoute une féminisation de plus en plus marquée.

Pour réduire ces taux et relever les défis, le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a organisé, les 14 et 15 juillet 2016, un atelier pour améliorer la compréhension des parlementaires, des autorités de l’administration et des forces de sécurité. La formation a été axée sur les stratégies du Programme Sida et la gestion des populations-clés. « Nous avons besoin de la collaboration des parlementaires et des acteurs de l’administration pour améliorer le cadre législatif ou réglementaire, en vue de mettre en œuvre nos politiques de lutte contre le Vih/Sida », a indiqué la secrétaire exécutive du Cnls, Dr Safiétou Thiam.

Elle a ajouté que cet atelier est essentiel pour les acteurs de la lutte contre le Sida, parce que la compréhension des parlementaires et administrateurs pourrait aider le Cnls et ses partenaires à atteindre les objectifs fixés. Il s’agit notamment d’éliminer le Sida d’ici à 2030. Pour Mme Thiam, cet objectif ne peut être atteint sans que l’on ne prenne en compte « les droits des populations clés qui sont les plus exposées au Vih/Sida ». D’ailleurs, elle a estimé que ces catégories de personnes, malgré leur statut, ont droit à la santé. « Il faut faire en sorte qu’elles ne soient pas stigmatisées pour qu’elles puissent fréquenter les structures de santé », a lancé le Dr Safiétou Thiam qui a évoqué les obstacles auxquels ils font face. Notamment les ressources financières pour une meilleure prise en charge des Personnes vivant avec le Vih (PvVih). « Les parlementaires ont été sensibilisés sur ce que nous faisons. Nous attendons d’eux une contribution positive, parce que nous avons besoin de leur accompagnement, surtout dans le domaine du plaidoyer, pour qu’ensemble nous puissions améliorer l’environnement de la lutte contre le Sida », a souligné Mme Thiam. Dans ce sillage, le président de la Commission santé de l’Assemblée nationale, Aimé Assine, a promis que les députés feront un plaidoyer pour demander à chaque ministère d’inscrire une ligne budgétaire destinée à la lutte contre le Sida.

Eugène KALY

La disponibilité de l’énergie est une condition essentielle pour l’essor des territoires. Toutefois, les experts qui ont pris part au Global local forum ont préconisé l’exploitation des opportunités offertes par les énergies renouvelables en Afrique.

Le Global local forum a pris fin, hier, avec une palette de recommandations. Les intervenants ont proposé aux collectivités locales de jouer un rôle plus prépondérant dans le développement des politiques énergétiques, y compris des initiatives d’économie d’énergie. « Nous devons faire des politiques territoriales énergétiques une priorité de la coopération décentralisée. Les mosquées, les mairies, les conseils départementaux doivent être éclairés avec l’énergie renouvelable », a proposé Abdoulaye Sène, président du Global local forum.

En outre, la rentabilisation des investissements passe par la formation des ressources humaines pour assurer l’entretien des batteries et des équipements de stockage et de transport de l’énergie. « Il nous faut un écosystème local. Il s’agit d’avoir des personnes formées capables de faire l’entretien du matériel », a suggéré M. Sène. Le député a également estimé qu’il faut une gouvernance décentralisée de la politique énergétique. Pour sa part, le Délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose (Dgpu), Seydou Sy Sall, a convié à une rupture dans la construction et aussi dans la répartition spatiale des habitats. Il a regretté que la construction des maisons et des bâtiments ne prenne pas en compte le zonage climatique.

En fait, il s’agit de tenir en considération la température, l’humidité de l’air et même l’ensoleillement. « Le zonage climatique a été fait, mais on ne s’y réfère pas. Nous ne pouvons pas construire un même modèle de classe à Diourbel et à Dakar. Ces deux villes n’enregistrent pas les mêmes températures », a argumenté M. Sall.

Auparavant, le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Alassane Mbengue, a plaidé pour la valorisation des déchets solides en développant des filières de production de l’énergie comme dans beaucoup de pays.

Le président du Conseil patronal des énergies renouvelables au Sénégal (Coperes), Abdoul Fall, a dit militer pour la mobilisation des financements avec les fonds qui encouragent les politiques concourant à la préservation de l’environnement.

« L’Etat et les collectivités doivent se fixer des objectifs de leur indépendance énergétique. L’Afrique ne peut pas disposer autant de potentialités en énergies renouvelables et être une indigente énergétique », a-t-il laissé entendre.

Le président du Réseau des organisations des producteurs agricoles (Ropa), Mamadou Sissoko, a insisté sur la mise en place des mécanismes permanents de concertation et de dialogue à la base. Il est nécessaire, a-t-il prêché, d’associer les principaux bénéficiaires au processus d’élaboration de toute politique ou de projet.

Idrissa SANE

Lors du Global local forum qui s’est tenu les 21-22 juillet à Dakar, le Délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose (Dgpu) a annoncé que la région de Tambacounda va accueillir le 3e pôle urbain.

L’aménagement des pôles urbains ne s’arrêtera pas à Dakar. Le prochain pôle urbain sera érigé dans la région de Tambacounda. L’information a été donnée par le Délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose. Seydou Sy Sall prenait part au Global local forum ouvert le jeudi 21 juillet 2016 à Dakar. « Les pôles urbains ne vont pas s’arrêter à Dakar. Après Diamniadio et le lac Rose, le prochain pôle urbain sera construit à Tambacounda. Nous voulons que cette région joue le rôle que Dakar joue sur la côte occidentale. Il s’agit d’offrir tous les services qui poussent les habitants de ces zones à se rendre à Dakar », a expliqué M. Sall. Ce pôle tirera le développement des villes comme Matam, Ourossogui, Koungheul, Kédougou, Bakel, Linguère, Kaffrine, entre autres. « Tambacounda sera une métropole régionale comme Dakar », a ajouté le polytechnicien.

Les intervenants ont déploré, lors de cette rencontre, les disparités d’accès à l’électricité et à l’eau potable entre les régions. Ce forum avait pour thème : « Energie et territoires ». Des collectivités comme Kaffrine ou encore Koungheul ont un faible taux d’accès à l’eau et à l’électricité. C’est pour cette raison que le gouvernement a lancé le Programme d’urgence d’électrification. « Nous avons fait des bonds en termes d’électrification des villages depuis 2012. Nous avons l’ambition d’électrifier des villages éloignés des lignes de transport de l’électricité », a affirmé le secrétaire permanent à l’énergie (Spe), El Hadji Thiam. Selon lui, plus de 640 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité.

I. SANE

S’adapter aux nouvelles politiques publiques en proposant des formations innovantes et des profils adaptés. C’est le souhait de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea, ex-Enea). Un établissement qui fête, aujourd’hui, son cinquantenaire avec un programme d’activités composé de colloque, atelier et remise de diplômes. Cette école veut ainsi réfléchir sur le type de profil de ses sortants afin de faciliter leur insertion professionnelle. Elle veut surtout s’adapter au nouveau contexte de mise en œuvre de politiques publiques liées à l’aménagement du territoire, à la décentralisation, à l’environnement et à la territorialisation. « Nous devons jeter un regard rétrospectif pour revisiter notre parcours et caler notre offre de formation  à la demande nationale et régionale, pour une meilleure insertion de nos étudiants », a déclaré Khoumakh Ndour, directeur de l’Esea, aujourd’hui rattachée à l’Université Cheikh Anta Diop.

Poursuivant, il a indiqué que c’est pour cette raison qu’ils vont « proposer des offres de formation innovante avec des Licences professionnelles afin de faire face aux nouveaux défis liés à la mise en œuvre des politiques publiques, telles que le Plan Sénégal émergent, le Pôle urbain de Diamniadio, l’Acte 3 de la décentralisation, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et le Plan national de développement local (Pndl).

Selon M. Ndour, « de telles formations s’imposent dans le contexte actuel » à l’Esea qui organise un colloque, du 21 au 23 juillet, sur « Les territoires : porte d’entrée pour l’émergence durable ». L’institution veut aussi réfléchir sur la mise en œuvre de son projet pédagogique. Selon son directeur, elle veut aussi se positionner en tant que structure de formation et laboratoire de recherche appliquée pour apporter à l’Etat et aux privés des solutions pratiques aux problèmes qui se posent.

Ainsi, avec un plan stratégique comme ambition, l’Esea va mettre tous ces éléments pour mieux asseoir son développement et son efficacité interne et externe. « A travers les stages pratiques de ses pensionnaires, l’Esea appuie les collectivités locales dans l’élaboration des documents de travail suivant une approche participative et inclusive. Ce qui est une illustration parfaite de la dialectique réflexion et action », a souligné le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Oumar NDIAYE

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la pharmacie et du médicament, va installer, avant la fin de l’année, dix nouvelles pharmacies à Touba. Ces dernières seront gérées par les pharmaciens qui participeront au contrôle du marché illicite du médicament. Ils vont aussi inciter les populations à acheter des médicaments dans le circuit normal, c’est-à-dire dans les officines privées ou les structures de santé, au lieu des produits vendus dans les boutiques ou dans la rue.

« Ce sont des stratégies que nous allons mettre en place, parce que notre objectif est d’éradiquer le marché illicite des médicaments à Dakar et à l’intérieur du pays », a indiqué le directeur de la Pharmacie et du Médicament. Le Pr Amadou Moctar Dièye a rappelé que, chaque année, au maximum une à deux pharmacies sont installées dans une région.

E. KALY

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a inauguré, samedi dernier, à Guédiawaye, le Centre de recherche et d'essais (Cre).

La mise en place des Centres de recherche et d'essais (Cre) obéît à une logique de démocratiser l’accès à la connaissance et à l’innovation. Si bien que ni l'âge ni la distance ne vont plus constituer un obstacle pour se former. Cet outil vise à rapprocher la population de la science, de la technologie et de l’innovation. Il est mis à la disposition de toutes les couches socio-professionnelles.

Leur réalisation entre dans le cadre d'un important programme d’implantation financé par l’Etat et destiné à toutes les régions et départements du Sénégal. Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Matam, Sédhiou, Diourbel, Fatick, Kolda et Médina Yoro Foula en étrennent déjà. La ville de Guédiawaye vient d'en bénéficier à son tour. Elle sera suivie, dans quelques semaines, de Sinthiou Bamambé, Pikine, Tivaouane, Touba et Bambey.

Ensuite, seront réalisés les Cre de Gossas, Noto Diobass, Ziguinchor et Ndangalma. Ces Cre dont l'offre de formation reste intrinsèquement liée aux potentialités socio-économiques de la zone d'implantation peuvent jouer un rôle central dans la mise en place des pôles régionaux de développement. D'un coût de 70 millions de FCfa, le Cre de Guédiawaye est composé d’équipements modernes. Mary Teuw Niane pense qu'avec ces équipements, le Cre de Guédiawaye offrira un cadre multipôle d’élaboration de procédés et d’outils d’amélioration du bien-être social. Il considère également qu'il permettra de promouvoir le développement local par le transfert de technologie et le renforcement de capacités des acteurs à la base.

Mais aussi de relever le plateau technologique des acteurs socio-économiques du département par la mise à disposition d’outils informatiques et technologiques de dernière génération. « Les activités déjà commencées depuis le 1er mars 2016 ont permis de former 1.205 usagers dans les domaines des énergies renouvelables, de l'informatique, de la technologie laser appliquée à l’artisanat, de la transformation agro-alimentaire et de la saponification. A cela s’ajoutent 1.304 usagers en cours de formation », révèle le ministre. Il précise que l’accès libre et gratuit des Cre et leur caractère non lucratif établissent le premier critère du rapport de proximité de la recherche scientifique avec la société. Le Pr Niane annonce également l'arrivée prochaine d'autres projets à Guédiawaye, tels que la mise en place d’une unité de télémédecine et la construction d’un Espace numérique ouvert (Eno) dont le marché est attribué.

Abdou DIOP

Les médicaments de la rue restent un problème de santé publique au Sénégal. Pour combattre ce marché illicite, la Direction de la pharmacie et du médicament organise, du 24 au 31 juillet prochain, une campagne nationale de sensibilisation.

Une campagne nationale de sensibilisation sur les dangers liés à la consommation des médicaments de la rue sera lancée à partir du 24 juillet prochain au siège du ministère de la Santé et de l’Action sociale. En conférence de presse, le directeur de la Pharmacie et du Médicament, le lieutenant-colonel Amadou Moctar Dièye, a indiqué que la campagne cible trois groupes que sont : les consommateurs des médicaments de la rue, les vendeurs et les autorités politiques, administratives ainsi que des leaders religieux.

Les textes réglementaires et législatifs leur seront expliqués. A cet effet, l’accent sera notamment mis sur les vendeurs qui seront sensibilisés sur les risques encourus, particulièrement les sanctions incluant des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans. D’ailleurs, « nous travaillons à augmenter ces peines pour dissuader les gens à ne pas vendre les médicaments dans la rue », a informé le Pr Amadou Moctar Dièye.

Selon lui, cette campagne permettra de régler une bonne partie des problèmes des médicaments frauduleux. « Notre stratégie est de faire en sorte que les vendeurs ne disposent pas de médicaments. Nous voulons tarir les sources d’approvisionnement des faux médicaments  au Sénégal », a fait savoir le directeur de la Pharmacie et du Médicament. Il a rappelé que les médicaments contrefaits ne sont pas fabriqués au Sénégal. Ils entrent par le port, à travers les containers, et même des valises des voyageurs au niveau de l’aéroport. « Si nous coupons le circuit, le problème sera réglé. Même si la campagne n’arrive pas dans certaines localités du pays, nous ferons tout pour que les vendeurs des médicaments de la rue installés dans les régions ne reçoivent plus ces produits », a-t-il soutenu, avouant que le Sénégal ne maîtrise pas encore le circuit des médicaments frauduleux.

Par conséquent, les acteurs de la santé, surtout de la pharmacie, n’ont pas de sources fiables pour déterminer le montant généré par ces médicaments dits de la fraude. « Nous avons prévu, dans le cadre d’un projet avec l’Union européenne, de faire des études pour essayer de chiffrer les conséquences du marché illicite des médicaments. Pour le moment, nous nous contentons des saisies de médicaments faites sur le terrain en déterminant la valeur du médicament détruit », a-t-il expliqué.

Cette campagne sera rythmée par des randonnées pédestres, des caravanes de sensibilisation dans la banlieue dakaroise et la diffusion des bandes d’annonce dans les médias. Dr Mamadou Ngom, chargé du médicament à l’Organisation mondiale de la santé, a salué cette initiative. Il a souhaité que ces campagnes soient organisées régulièrement au Sénégal.

Eugène KALY

Dix nouvelles pharmacies privées seront installées à Touba
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la pharmacie et du médicament, va installer, avant la fin de l’année, dix nouvelles pharmacies à Touba. Ces dernières seront gérées par les pharmaciens qui participeront au contrôle du marché illicite du médicament. Ils vont aussi inciter les populations à acheter des médicaments dans le circuit normal, c’est-à-dire dans les officines privées ou les structures de santé, au lieu des produits vendus dans les boutiques ou dans la rue.

« Ce sont des stratégies que nous allons mettre en place, parce que notre objectif est d’éradiquer le marché illicite des médicaments à Dakar et à l’intérieur du pays », a indiqué le directeur de la Pharmacie et du Médicament. Le Pr Amadou Moctar Dièye a rappelé que, chaque année, au maximum une à deux pharmacies sont installées dans une région.

E. KALY

Les acteurs de la lutte contre le tabac demandent au président de la République de signer les décrets d’application de la loi anti-tabac, adopté en Conseil des ministres. Ce qui permettrait d’appliquer cette loi qui interdit, entre autres, de fumer dans les lieux publics, de faire la publicité, de mettre des avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes.

Votée le 14 mars 2014, par les députés de la 12ème législature, la loi anti-tabac n’est pas encore appliquée au Sénégal. Pourtant, les textes des décrets d’application ont été adoptés le 6 avril 2016 en Conseil des ministres.

« Mais depuis lors, nous attendons la signature du président de la République », a fait savoir le secrétaire général de la Ligue sénégalaise contre le tabac, Djibril Wélé, lors d’une conférence de presse. « Nous demandons au président de la République de signer ces décrets d’application, parce que la vie des Sénégalais est en danger. Les populations ne sont pas protégées de la fumée, car les fumeurs fument partout, même dans les lieux interdits », a souligné M. Wélé. Alertant les autorités, il a indiqué que la loi sur le tabac ne peut pas être appliquée à cause de certains blocages comme la non-signature des décrets d’application par le chef de l’Etat.

D’ailleurs, les acteurs de la lutte contre le tabac n’écartent pas de descendre dans les rues pour inviter le président Macky Sall à signer ces décrets d’application. Ils envisagent aussi de sensibiliser les chefs religieux pour qu’ils interviennent. « Car notre objectif est de baisser la prévalence du tabac au Sénégal », a soutenu le secrétaire général de la Listab, estimant que cette baisse permettrait de diminuer les conséquences sanitaires liées au tabac. Le nouveau Projet de vulgarisation et d’application de la loi anti-tabac (Provalat) a aussi été présenté lors de cette rencontre. L’objectif, d’après Djibril Wélé, est de permettre à la population de comprendre les dispositions de la loi et de s’approprier l’implémentation de son décret d’application. La loi anti-tabac donne la possibilité au gouvernement de demander à l’industrie du tabac de mettre des avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes. « C’est une des rares lois en Afrique qui respectent les dispositions de la convention-cadre ratifiée par l’Etat Sénégal en 2004. C’est une loi forte », a commenté Djibril Wélé. Les membres de la Listab ont également évoqué la question du commerce illicite du tabac et ont battu en brèche l’argumentaire des employés de l’industrie du tabac qui estiment que l’application de la loi provoquerait la perte d’emplois. La cigarette, il faut le rappeler, est responsable de plusieurs types de cancers dans le monde.

Eugène KALY

Influencer l’Agenda mondial des négociations lors de la Cop 22 de Marrakech. Telle est l’ambition de la société civile africaine, puisque depuis Paris (Cop 21), la société civile a accès aux négociateurs. « L’Accord de Paris porte leur marque », a rappelé le président du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc, responsable de la société civile pour la Cop 22, Driss El Yazami, soulignant que 9 réseaux d’Ong ont accès aux négociateurs. Ainsi, les Ong africaines travaillent à renforcer leur positionnement sur le plan international, impliquer les territoires (villes et gouvernements régionaux) et mobiliser les jeunes ainsi que les femmes. Selon M. El Yazami, « ces dernières sont plus vulnérables au changement climatique ». Elles travaillent également à développer la capacité de recherche africaine.

Pour cela, une « alliance africaine pour la recherche a été choisie. A cet effet, une rencontre des universités est prévue à Marrakech lors de la Cop 22. Driss El Yazami est convaincu que la société civile africaine est capable d’influencer l’Agenda mondial des négociations. Toutefois, il faut des préalables, notamment l’expertise, développer les relations avec la société civile internationale et disposer de ressources financières propres. « Malheureusement, la société civile africaine dépend encore d’un agenda de financement étranger », a regretté M. El Yazami, tout en plaidant pour le développement de la philanthropie africaine ».

De nos envoyés spéciaux au Maroc, Daouda MANE 
et El hadji Abdoulaye THIAM

La capitale du Détroit, Tanger, a abrité, pendant deux jours, les 18 et 19 juillet dernier, la MedCop Climat. Un rendez-vous qui se situe à un trimestre de la 22ème Conférence des Partis dit Cop 22 prévue à Marrakech, en novembre prochain. Une opportunité pour coordonner leurs positions sur la mise en œuvre des accords de Paris, selon le roi Mohammed VI dans son message aux participants.

Près d’un millier de personnes, dont des représentants de la société civile, de l’administration, des  collectivités territoriales, des Etats membres de la Méditerranée ont pris part à la MedCop Climat, à Tanger, au Maroc. Une rencontre rehaussée par le prince Moulay Rachid, représentant le roi Mohammed VI. Après Marseille, en 2015, c’est Tanger qui a pris le relais pour que les acteurs donnent leur point de vue et s’engagent dans la lutte contre les changements climatiques. Selon le roi Mohammed VI, cette 2ème réunion confirme toute la pertinence et atteste du rôle clé que ce forum joue. « Nous partageons à la fois des défis socioéconomiques et géopolitiques, mais aussi en raison de la vulnérabilité de nos territoires des défis environnementaux », a déclaré le roi dans son message aux participants.

De l’avis du roi du Maroc, cet espace multiculturel unique de confluences, d’échanges et d’interactions dispose d’atouts pour devenir une force solidaire face au dérèglement climatique, à la fois sur les ressources naturelles et sur les grands secteurs de l’économie, l’agriculture, la pêche, le tourisme, l’industrie, la production d’énergie… Il a affirmé que, subissant la majorité des impacts climatiques répertoriés, la Méditerranée saura transformer les indispensables mesures d’atténuation et d’adaptation en leviers pour un développement durable inclusif et prospère. Pour lui, la MedCop de Tanger constitue un moment privilégié pour donner une impulsion décisive à des projets emblématiques, tels que la création d’un groupe d’experts sur les changements climatiques globaux de la Méditerranée, la création d’une plateforme de compensation carbone volontaire et éthique ou encore le développement durable du fonds fiduciaire pour les aires marines protégées. A mi-chemin entre la Cop 21 et la Cop 22, cette rencontre, selon Mohamed VI, offre aux acteurs de la région une opportunité pour coordonner leurs positions sur la mise en œuvre des accords de Paris.

Quant à Mme Ségolène Royale, ministre français en charge de l’Environnement, elle a encouragé cette initiative du Maroc. De nombreux intervenants ont plaidé pour une forte coalition face aux changements climatiques.

De nos envoyés spéciaux au Maroc, Daouda MANE
et El hadji Abdoulaye THIAM


Plus de 128 milliards de FCfa investis par an dans l’irrigation
L’agriculture est un secteur prioritaire au Maroc qui s’est doté d’un programme dénommé « Plan Maroc vert ». Lancé en 2008, il est soutenu par des investissements publics et privés pour une agriculture à haute valeur ajoutée et aussi soutenir la croissance.

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a révélé que les investissements publics sont de l’ordre d’un million d’euros (655 milliards de FCfa) par an. Il a été quadruplé en 10 ans, puisqu’il était de 250 millions d’euros. « Le tiers de ce montant, soit plus de 218 milliards de FCfa, va à l’irrigation. Le pays envisage même de dessaler l’eau de mer pour l’agriculture », a-t-il indiqué.

Outre l’agrobusiness, le Plan Maroc vert met aussi l’accent sur le financement de la petite agriculture dite agriculture familiale ou solidaire - qui regroupe 80 % des agriculteurs - afin d’avoir de la résilience. Un million d’hectares de terres sont à transformer.

« 500.000 ha l’ont été en 2016 », a informé le ministre. Mieux, le Maroc a mis en place une « assurance sécheresse » afin de gérer les risques climatiques et vient de lancer l’initiative Triple A (Agriculture, adaptation, Afrique) qui vise à capter le maximum d’argent du fonds de l’Accord de Paris (100 milliards de dollars promis par an). Il s’agit de travailler pour « une souplesse dans le monde du financement », a avancé M. Akhannouch.

En matière de pêche, les règles de conduite pour une pêche responsable sont édictées. Des décrets et arrêtés fixent les règles et chaque type de pêche, en se basant sur les résultats de la pêche. Aussi, tous les bateaux sont équipés de Gps ; ce qui permet à la marine de les suivre. « Tout non-respect entraîne des pénalités qui vont jusqu’à 100.000 euros », a fait remarquer le ministre. Une politique infrastructurelle est mise en place. Selon l’autorité, le pays dispose de 3.200 km de côtes et il existe un point de débarquement tous les 40 km, soit 80 quais.

Cop 22 de Marrakech : La société civile africaine veut influencer l’Agenda mondial des négociations
Influencer l’Agenda mondial des négociations lors de la Cop 22 de Marrakech. Telle est l’ambition de la société civile africaine, puisque depuis Paris (Cop 21), la société civile a accès aux négociateurs. « L’Accord de Paris porte leur marque », a rappelé le président du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc, responsable de la société civile pour la Cop 22, Driss El Yazami, soulignant que 9 réseaux d’Ong ont accès aux négociateurs. Ainsi, les Ong africaines travaillent à renforcer leur positionnement sur le plan international, impliquer les territoires (villes et gouvernements régionaux) et mobiliser les jeunes ainsi que les femmes.

Selon M. El Yazami, « ces dernières sont plus vulnérables au changement climatique ». Elles travaillent également à développer la capacité de recherche africaine.

Pour cela, une « alliance africaine pour la recherche a été choisie. A cet effet, une rencontre des universités est prévue à Marrakech lors de la Cop 22. Driss El Yazami est convaincu que la société civile africaine est capable d’influencer l’Agenda mondial des négociations. Toutefois, il faut des préalables, notamment l’expertise, développer les relations avec la société civile internationale et disposer de ressources financières propres. « Malheureusement, la société civile africaine dépend encore d’un agenda de financement étranger », a regretté M. El Yazami, tout en plaidant pour le développement de la philanthropie africaine ».

De nos envoyés spéciaux au Maroc, Daouda MANE 
et El hadji Abdoulaye THIAM

 

La prise en compte de l’information climatique est une nouvelle déterminante de la performance de tout système sanitaire. C’est ce qui est ressorti d’un atelier axé sur « Climat et santé » et organisé par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim).

La dégradation des paramètres du climat a des incidences directes sur la recrudescence de certaines maladies et l’émergence de nouvelles pathologies. Les différents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) l’ont mis en évidence. Selon l’Oms, la pollution de l’air ambiant est responsable de plusieurs infections respiratoires. Elle a d’ailleurs augmenté de 8% au cours des dernières années. « Cette pollution cause, chaque année, plus de 3 millions de décès prématurés dans le monde, dont 200.000 en Afrique », rapporte l’adjoint à la directrice de l’Environnement et des Etablissements classés, Cheikh Fofana.

Les habitants de beaucoup de villes africaines sont exposés à la dégradation de la qualité de l’air avec des particules fines qui pénètrent dans les poumons et dans les systèmes cardiovasculaires. L’inhalation de ces particules prédispose les sujets à l’asthme, aux infections respiratoires, aux cancers et aux cardiopathies. Ce sont autant de raisons qui justifient, de nos jours, la nécessité d’intégrer les données climatiques dans la mise en œuvre des politiques sanitaires et agricoles.

C’est dans cette perspective que le directeur de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Maguèye Marame Ndao, a souligné « toute l’importance de l’information météorologique dont la pertinence s’accroit de jour en jour, dans un contexte particulier marqué par les changements climatiques et ses impacts négatifs sur la société ». Il a rappelé que l’Anacim et ses partenaires viennent de valider le plan d’actions du Cadre national des services climatiques qui aidera à la prise de décisions dans les secteurs de la santé et de l’agriculture. Les Etats-Unis tirent déjà profit de l’utilisation de l’information climatique fournie par le Centre de prévision du climat (Noaa), selon Wassila Thiaw. L’utilisation de l’information climatique dans les systèmes d’alerte précoce pour la santé, a indiqué M. Ndao, est devenue une question préoccupante pour nos décideurs, compte-tenu de l’augmentation de la variabilité climatique et de la fréquence des évènements météorologiques extrêmes.

Fréquence des évènementsextrêmes
L’occurrence des évènements extrêmes comme les inondations, les vagues de chaleur, les sécheresses, les concentrations anormales des particules dans l’air, les ouragans, les cyclones… exige la culture de l’anticipation. Celle-ci doit être axée sur le renforcement des équipements d’observation et de prévision des épisodes de chaleur et de froid, le suivi de la qualité de l’air, la mise en place des systèmes de prévision et d’alerte pour une meilleure gestion des risques climatiques susceptibles d’affecter la santé. « Il y a un besoin de partenariat pour l’utilisation de l’information climatique dans le secteur de la santé. Les informations sur la qualité de l’air à Dakar aident le ministère et les praticiens à prendre des mesures et de bonnes décisions. Cette information est nécessaire pour la surveillance épidémiologique », s’est félicitée Dr Khémesse Ngom Ndiaye, directrice de la Lutte contre la maladie au ministère de la Santé.

Auparavant, la représentante de l’Usaid, Elisabeth Williams, a insisté sur la nécessité de collaboration dans un contexte de recrudescence des maladies virales et aussi de la mobilité des personnes qui facile la circulation des vecteurs de transmission. Signalons que ce séminaire, soutenu par le Centre de prévision du climat des Etats-Unis (Noaa), a enregistré la participation des agents des services météorologiques du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal.

Idrissa SANE

Dr Ismaëla Seck : « La donne climatique est nécessaire pour maîtriser la santé animale »
Les facteurs climatiques sont au centre de la survenue des maladies animales comme la trypanosomose, la cawdrios ou encore la fasciolose. « La maîtrise de la santé animale ne peut se faire sans la prise en compte du climat dans ce contexte mondial où l’on parle « d’une seule santé », a soutenu le représentant du ministre de l’Elevage et des Productions animales, Dr Ismaëla Seck.

I. SANE

L’hôpital militaire de Ouakam a reçu, hier, un don de matériel composé de lits médicalisés, d’ensemble de cabinet de gynécologie et d’Orl. Ce matériel, selon le chef d’état-major général des armées, permettra à cette structure de devenir un des hôpitaux de niveau 2 de référence du Sénégal.

Le général d’armée Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées (Cemga), veut faire de l’hôpital militaire de Ouakam une structure de santé de niveau 2 de référence faisant partie des plus relevées du Sénégal. Recevant un don de matériel de plus d’un milliard de FCfa de la part de l’Ong Hôpital assistance international (Hai) et destiné à cette structure de santé des armées sénégalaises, le général d’armée Sow veut que cette donation les aide à atteindre cet objectif de relèvement du plateau médical de l’Hôpital militaire de Ouakam. Le don est constitué de lits médicalisés, d’un ensemble complet  de cabinet de  gynécologie, d’un autre complet de cabinet Orl, de microscope, entres autres.

Avec ce matériel, l’Hôpital militaire de Ouakam, selon le général d’armée Mamadou Sow, va élargir son champ d’action en médecine interne et externe et dont 90 % des activités de soins sont destinés aux populations civiles. Ce qui fait de l’Hmo, au-delà de son statut d’hôpital militaire, est une institution sanitaire au service et à l’appui des populations, selon les mots du Cemga.

Créée en 1992 à Marseille, l’Ong Hôpital assistance international, dans le cadre de son plan national Sénégal, est à sa quatrième phase de remise de dons. Reconnu comme organisation d’utilité publique en 2003 par l’Etat du Sénégal, l’Ong Hai, dirigée par Jean Jacques Schlegel, veut accompagner notre pays dans sa politique sanitaire. Ce qui a occasionné des remises de dons d’une valeur de six milliards de FCfa dans les premières phases du plan national Sénégal. Membre de l’Ong, la chef d’entreprise Rosa Angèle Faye a affirmé qu’ils vont rester au Sénégal pendant encore deux ans, avec des projets déjà en place à l’hôpital Principal de Dakar et à l’hôpital régional de Diourbel.

Jean Jacques Schlegel a établi quelques similitudes entre les missions de son organisation et celles des forces armées sénégalaises qui, a-t-il estimé, s’engagent avec le sens de la primauté de l’action et le désintéressement. « Nous partageons la vision de la nation au service des communautés. Ensemble, nous cultivons des valeurs au service de la nation et pour l’amélioration des conditions de vie. La conscience d’une mission exercée nous rassemble. Vous pour les citoyens et nous pour l’amélioration des conditions vie », a-t-il indiqué.

Oumar NDIAYE

Le Directeur du Crous (Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis), Ibrahima Diao, a mis à la disposition des étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) 20 modules de logement du Fesman. Ces unités d’hébergement, bien aménagées et équipées par Mamadou Diao Bâ, sont destinées à 208 pensionnaires du campus social.

Amadou Fall Diallo, responsable de la division « Entretien et constructions » du Crous, a réceptionné ces unités d’hébergement qui font partie des 100 modules du Fesman qui devront bientôt abriter plus de 1096 lits. Il a précisé que les travaux de construction des pavillons pour 2.000 lits ont démarré dans de bonnes conditions. C’est un chantier de grande envergure, ce qui permettra de décongestionner, dans les plus brefs délais, les différents sites d’hébergement du campus social de Sanar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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