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Actualités (3178)

L’hôpital régional de Diourbel Heinrich Lübke a abrité, le 6 avril 2018, la cérémonie de réception d’un don d’un montant de 22 millions de FCfa. L’occasion a été saisie par son directeur pour annoncer la mise en service du centre d’hémodialyse avant la fin du mois d’avril.

Le directeur de l’hôpital régional de Diourbel Heinrich Lübke, le Dr Elhadji Amadou Dieng, a réceptionné un don de matériel de néonatologie d’une valeur de 22 millions FCfa offert par la Fondation Sonatel. Il a indiqué que ce geste vient contribuer à la lutte contre la mortalité néonatale très élevée dans cette structure sanitaire à cause notamment de la prématurité. M. Dieng est ainsi revenu sur l’importance de la finalisation des travaux du service de pédiatrie réalisés à 95 % et qui comptera une unité de néonatologie afin de lutter contre la mortalité infantile à Diourbel.

En marge de cette cérémonie de réception, le directeur de l’hôpital a annoncé l’ouverture, dans le courant du mois d’avril, du centre de dialyse équipé de 20 générateurs. « L’hôpital est en train de travailler pour l’ouverture du service de dialyse ; les bâtiments sont terminés, le matériel est sur place. A partir de la semaine prochaine, le travail préparatoire sera finalisé et le service d’hémodialyse va démarrer dans le mois d’avril à l’hôpital de Diourbel », a-t-il dit. Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, le Dr Balla Mbacké Mboup, s’est réjoui du partenariat entre cet hôpital et la Fondation Sonatel qui date de 2004. Dans ce cadre, l’hôpital a été doté d’une ambulance, du matériel de laboratoire et de pédiatrie, etc.

Aminata Fall Sidibé, administratrice de la Fondation Sonatel, a réitéré l’engagement de leur structure à accompagner l’hôpital de Diourbel dans le relèvement du plateau technique. Elle a aussi évoqué les consultations médicales gratuites offertes aux populations durant le week-end. Une activité marquée par l’affluence de ces dernières, dont plus de 500 séniors.

Mamadou DIEYE

« Remédiation dans l’enseignement-apprentissage des élèves ». Tel a été le thème de la rencontre initiée par le mouvement « Agir avec Macky pour le développement de Mbour » (Amdem).

Kaba Diakhaté, inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) à la retraite, est persuadé que l’éducation constitue le seul véritable ascenseur social. Il a également souligné l’importance de la remédiation, un bon programme pour corriger les lacunes des élèves considérés faibles, afin d’assurer l’avenir du pays qui repose sur les enfants. M. Diakhaté s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges initiée par la commission éducation du mouvement « Agir avec Macky pour le développement de Mbour » (Amdem). Axée sur le thème de la « Remédiation dans l’enseignement-apprentissage des élèves », cette activité est organisée dans le but de mieux filtrer les priorités de ce mouvement dans le domaine de l’éducation pour mieux servir le département de Mbour, a expliqué Alioune Badara Diagne, président de cette commission.

« Il est établi, de manière irréfutable, la relation d’isomorphisme entre l’éducation et le développement sous toutes ses formes. En termes clairs, le niveau de développement d’un pays est proportionnel à son niveau d’éducation », a indiqué Kaba Diakhaté. Dans son exposé, il a donné l’exemple du Prix Nobel de physique, Albert Einstein, considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’histoire et qui, jusqu’à neuf ans, avait des difficultés d’élocution. « Un de ses maîtres lui avait dit, avec beaucoup de tendresse : « Albert, je suis désolé, mais tu ne réussiras jamais rien ». J’ai utilisé ce détour assez lointain pour nous rappeler le danger que peut constituer le pessimisme d’un enseignant ou d’un parent d’élève », a expliqué M. Diakhaté. Sur ce, il s’est interrogé : « Combien d’élèves doués ont été abandonnés par l’école à cause d’une passagère difficulté d’apprentissage ? Combien d’élèves ont été contraints à l’inutile redoublement ? Combien d’élèves ont été exclus du système éducatif de manière précoce ? » Selon ce consultant en éducation, certains enseignants disent « souvent d’un élève qu’il est très faible, on ne peut rien en tirer, parce qu’il est très nul ». Une raison suffisante pour lui de se demander si les enseignants s’interrogent souvent sur les causes profondes de la faiblesse de certains élèves. Ici, il a rappelé quelques évidences qui prouvent la « pertinente nécessité » pour les enseignants de s’adonner à la remédiation.

Affirmant que l’utilisation des données de l’évaluation constitue une problématique majeure, l’Ief a estimé que beaucoup d’élèves peuvent être récupérés lorsqu’on leur offre une deuxième médiation : la remédiation. « Il convient de ne plus s’arrêter à la correction des cahiers ou des copies. D’ailleurs, la procédure d’aide à apporter aux élèves en difficulté comporte des invariants d’une rigueur pédagogique significative », a-t-il insisté, rappelant aux enseignants que les activités de remédiation doivent être différentes de celles d’enseignement-apprentissage.

Auparavant, le président du mouvement Amdem, Cheikh Issa Sall, a indiqué que « le développement durable de notre pays ne saurait faire l’économie d’une jeunesse citoyenne bien formée et suffisamment outillée pour affronter la vie de demain. Le mouvement Amdem l’a très bien compris en plaçant l’éducation au cœur de ses préoccupations et s’engage à apporter sa pierre à la construction d’un système éducatif fort, capable de répondre aux exigences de développement de notre pays ».

Amath Sigui NDIAYE

Le khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a échangé, hier, pendant près de trois tours d’horloge, avec les syndicats d’enseignants. Ayant pris connaissance de l’état d’avancement des négociations, il a demandé la levée du mot d’ordre pour lui permettre d’aller discuter avec le gouvernement pour une issue heureuse.

Le khalife général des tidianes s’est personnellement impliqué dans la recherche de solution à la grève qui secoue l’école sénégalaise depuis le début de l’année scolaire. Serigne Babacar Sy Mansour a reçu et échangé, hier, avec les syndicats d’enseignants pendant près de trois heures pour essayer de désamorcer la crise. Il a invité les enseignants à lever le mot d’ordre de grève pour lui permettre discuter avec le gouvernement. « Nous avons partagé avec le khalife nos préoccupations, ce que le gouvernement a fait et ce que nous attendions de lui. Il nous a demandé de lever le mot d’ordre de grève pour lui permettre de pouvoir discuter avec le gouvernement. Nous lui avons dit, avec beaucoup de discipline et de déférence, que ce mot d’ordre ne nous appartenait pas.

Donc, nous ne pouvions pas le lever à partir d’ici sans consulter la base », a expliqué Saourou Sène, secrétaire général du Saems. Pour ce qui est du Saems, il a mentionné qu’il s’est réuni en commission administrative pour partager avec ses responsables départementaux le procès-verbal qui a sanctionné leur rencontre avec le gouvernement. Et c’est à partir de mercredi prochain que les responsables départementaux le partageront avec leurs bases. « Vous comprendrez que nous sommes dans une situation telle que nous ne pouvons pas parler aux noms des enseignants sans pour autant partager avec eux la quintessence de notre rencontre avec le gouvernement. Le Khalife l’a très bien compris. Il pensait que nous avions déjà discuté avec les enseignants à la base », a-t-il souligné, avant de rassurer qu’ils reviendront vers le khalife après réception de tous les procès-verbaux des assemblées générales qui se tiendront la semaine prochaine.

Le khalife général des tidianes a conforté ses propos. « Les syndicats nous ont fait savoir que même s’ils portent la parole des enseignants, le pouvoir de décision ne leur revient pas mais appartient à la base. Nous prions pour que Dieu nous facilite la tâche. Les problèmes du pays ne sont pas situés que dans l’enseignement. Nous prions Dieu pour que toutes les difficultés soient réglées au Sénégal et dans les autres du pays. Parce que Dieu a fait qu’aujourd’hui il existe des problèmes dans tous les pays. Nous ne savons pas pourquoi Il l’a voulu ainsi, mais nous prions pour que cette situation soit vite dépassée et que la paix revienne partout », a prié Serigne Babacar Sy Mansour.

Ndiol Maka SECK

Le Mois africain de la prévention (Map) a été lancé, hier, par le directeur de la Caisse de sécurité sociale qui a invité les entreprises sénégalaises à adopter le concept santé et sécurité au travail.

Avril est le Mois africain de la prévention (Map). Sur ce, la Caisse de sécurité sociale a procédé, hier, au lancement dudit mois au Sénégal. En marge de la 22ème Journée africaine de la prévention, qui sera célébrée dans notre pays le 30 avril prochain, les responsables de la Caisse de sécurité sociale (Css) ont dévoilé à la presse le thème : «La promotion des structures de santé et de sécurité au sein de l’entreprise : exigences légales et gouvernances des risques professionnels».

Compte tenu du fait que moins de 20 % seulement des entreprises de la zone africaine disposent d’une structure de sécurité et santé au travail, Marie Diallo, directrice de la Prévention des risques professionnels à la Css, indique qu’on devrait faire la promotion de la santé et de la sécurité au travail, notamment au Sénégal. Elle estime que l’objectif de la Journée de la prévention est de promouvoir la santé au travail. Il est attendu ainsi l’élaboration d’un annuaire des professionnels en Santé et sécurité au travail (Sst). Lors de ce mois, des structures et entreprises seront invitées à présenter leur profil en Sst. Tout au long du mois, plusieurs sous-thèmes seront abordés par les acteurs dans différentes localités en attendant la grande rencontre du 30 avril.  

Le directeur général de la Css, Assane Soumaré, demande, à son tour, d’accorder une grande importance à la maitrise des risques au travail dans les entreprises. A son avis, la gestion des risques professionnels est une nécessité. « Le Mois africain de la prévention est intense en activités et thématiques et nous offre l’occasion de mener le plaidoyer pour une meilleure santé des travailleurs », souligne-t-il, suggérant de définir, dans les curricula, des spécialisations en Sst pour la formation des cadres appelés à travailler en entreprise. Selon lui, cela permettra d’intégrer ce concept dans le management des entreprises. Avec la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal, M. Soumaré invite les acteurs à anticiper sur les défis et de profiter des opportunités qu’offre la prévention des risques professionnels. « La maitrise des risques professionnels est une opportunité de création de richesses pour les entreprises. La gestion de la prévention des risques doit être une fonction comme les autres fonctions de l’entreprise. Ce, pour une meilleure santé des travailleurs », laisse-t-il entendre.

Toutefois, il constate, pour le regretter, que les sociétés refusent souvent de renoncer à des opportunités économiques pour investir dans la prévention « qui est une ressource immatérielle dans l’entreprise » mais permettant de garantir la santé et la rentabilité des travailleurs.

La représentante du ministre du Travail, Ndiémé Seck Diouf, soutient que l’Etat du Sénégal garantit la santé des travailleurs et que le Programme national de sécurité et santé au travail prévoit le renforcement du cadre juridico-institutionnel. Pour elle, la Journée de la prévention va permettre de mieux discuter sur la santé des travailleurs.

Oumar KANDE

Dans sa croisade contre la malaria, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a remis au khalife général des mourides 15. 000 moustiquaires destinées aux « daaras » (écoles coraniques).

Touba fait partie des localités où la mortalité liée au paludisme est la plus élevée au Sénégal avec 39 décès, dont 8 enfants. C’est pour cette raison que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a ciblé les « daaras » (écoles coraniques) afin d’offrir des moustiquaires aux pensionnaires. A cet effet, Dr Doudou Sène, coordonnateur du Pnlp, a été reçu par le khalife général des mourides pour lui remettre 15. 000 moustiquaires à distribuer dans les « daaras » où il y a, selon lui, une cible très vulnérable par rapport au paludisme.

Le khalife général des mourides, très satisfait de ce noble geste, a prié pour la réussite de la mission assignée au Pnlp et pour l’éradication du paludisme.
Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, Dr Balla Mbacké Mboup, a apprécié ce don, car car il vient renforcer les stratégies de lutte contre le paludisme. Il a indiqué que Diourbel fait partie des régions à forte charge en ce qui concerne le paludisme. « C’est une excellente chose, une stratégie qui va contribuer à minimiser la mortalité et la morbidité dans ces zones à forte incidence de paludisme », a ajouté Dr Mboup.
Khaly Diakhaté, de la Ligue des écoles coraniques de Touba et responsable régional de la Fédération des écoles coraniques du Sénégal, a lui aussi remercié les donateurs et exhorté à bien utiliser les moustiquaires offertes.

Mamadou DIEYE

…et 5 000 à l’université de Bambey

Les étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) saluent le geste du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) qui leur a offert 5.000 moustiquaires imprégnées. Le président de la Coordination des étudiants a affirmé que les moustiquaires imprégnées vont participer à l’amélioration de leurs conditions sociales et sanitaires. Cette donation fait suite au programme « Chaque étudiant une moustiquaire » du Pnlp. Le recteur de l’Uadb, le Pr Lamine Guèye, a réaffirmé l’importance de la santé, mais surtout le bienfondé et l’efficience de ce don de 5.000 moustiquaires. Il a mis un accent particulier sur la forte communauté des bénéficiaires (plus de 3.000 étudiants), cible essentiellement jeune, l’engagement et la loyauté des personnels, la dynamique d’excellence et de stabilité de l’université, nécessitant une motivation des étudiants, et la prévention sanitaire qui est cruciale pour les études. L’innovation du Pnlp de faire un programme de distribution de moustiquaires dans les universités et de le démarrer à Bambey a aussi été appréciée. Le médecin-chef du district sanitaire de Bambey, représentant la région médicale et le directeur de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel, a, au nom de ses confrères, salué ce geste de haute portée sanitaire et humanitaire.

Le coordonnateur du Pnlp, Dr Doudou Sène, après avoir rappelé l’objectif d’éradiquer le paludisme d’ici à 2030, a fait remarquer que, malgré la baisse constatée du taux national de prévalence en 2017, les efforts doivent être poursuivis au Sénégal.

Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Bambey a apprécié ce don tout en soulignant que cela contribue à la diminution du paludisme chez les étudiants à l’Uadb, entrainant sans doute la baisse de la demande de médicaments venant de ces derniers. Il a donné des assurances quant à la bonne distribution et au bon usage de ces moustiquaires. Après Bambey, d’autres universités recevront des moustiquaires du Pnlp, selon ses responsables.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Les rideaux sont tombés sur l’édition 2018 du Camp de langue initié par « American council » depuis 2007. Sur les 17 participants de cette année, 14 seront envoyés aux Etats-Unis pour un séjour d’un an.

Le Camp de langue, ouvert, il y a deux semaines, à Thiès, par « American council » dans le cadre du programme « Yes » financé par le département d’Etat américain, a été clôturé le 6 avril 2018 par un examen final. Sur 900 candidats, 17 ont été sélectionnés pour participer au camp. Mais au final, 14 seront retenus au bout du processus pour un séjour d’un an aux Etats-Unis. « Ces camps permettent d’élargir les relations entre les Etats-Unis et le Sénégal. Depuis 2007, nous les organisons. 107 élèves sénégalais ont eu à y participer. L’objectif est de leur permettre d’améliorer leurs compétences écrites et orales en anglais. Nous les préparons aussi à mieux intégrer la société américaine », a mentionné Maty Niang, directrice d’ « American council » au Sénégal.

Les résultats finaux seront connus dans une semaine. Les élèves qui seront sélectionnés partiront au mois d’août prochain et logeront dans des familles américaines. Ils fréquenteront également les lycées américains. « Ce sont des élèves des classes de 3e et de Seconde. Le concours a été débuté au mois d’octobre. Sur les 900 candidats, les 17 meilleurs ont été sélectionnés pour participer au camp. Nous avons organisé le concours dans 7 régions : Dakar, Thiès, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Kaolack et Fatick », a précisé Mme Niang.

Au nom de l’inspecteur d’académie de Thiès, Ndioba Dièye a salué l’immense travail d’ « American council » et des encadreurs en quelques jours seulement. « Nous sommes venus ici, il y a quelques jours, pour l’ouverture de ce camp de langue. Les enfants étaient timides, timorés. Mais, quand je suis entré, aujourd’hui, dans la salle pour la clôture et voir toutes les productions qu’ils ont eues à faire en un laps de temps et leur niveau d’expression en anglais, je me suis dit que beaucoup de travail a été accompli entre temps », s’est félicité l’inspecteur de l’enseignement moyen-secondaire à l’Ia de Thiès.

Ndiol Maka SECK

 

Pour des femmes autonomes, les emplois verts sont proposés. Lors d’un panel sur l’autonomisation des femmes tenu par la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, les participants ont demandé d’exploiter les opportunités de ces emplois durables.

Dans le sillage de la Journée mondiale de la femme, la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a organisé, à la Place de la nation (Obélisque), un panel sur « Autonomiser les femmes et les filles : le lien urbain-rural ». Les participants ont insisté sur l’opportunité des emplois verts et du cadre de vie amélioré pour les femmes.
Compte tenu des possibilités qu’offrent ces emplois durables dans les villes et les villages, les femmes qui ont déjà investi ce secteur sont invitées à davantage l’explorer pour être plus autonomes.

La coordinatrice de la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Fatou Cissé, a insisté sur les liens entre les femmes du milieu rural et celles du monde urbain. Les villages, a-t-elle avancé, nourrissaient les villes, mais maintenant on constate de plus en plus des activités génératrices de revenus comme l’horticulture à la périphérie des villes ; ce qui peut contribuer à l’autonomisation des femmes. « L’économie verte est essentielle dans ce sens, car elle permet de pérenniser les revenus générés par l’environnement », a laissé entendre Mme Cissé. A son avis, l’économie verte, à travers l’agriculture et l’horticulture, doit être renforcée pour les femmes. La représentante d’Onu Femme, Marie Sabara, a salué l’instauration de la dimension genre dans les politiques et programmes du ministère du Renouveau urbain. Elle a indiqué c’est une opportunité pour les femmes qui sont les premières à s’engager pour l’amélioration du cadre de vie.

Adji Mbergane Kanouté  députée, a confirmé que la femme est le pilier du développement et son autonomisation, c’est participer au développement du pays.
Le directeur de Cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre vie, Yatma Guèye a, lui, souligné que les femmes « doivent relever le défi d’une économie mondiale qui devrait se verdir progressivement et davantage ». Pour lui, les femmes « devraient pouvoir tirer pleinement bénéfice de leur expérience dans les activités de reproduction qui les poussent naturellement à veiller sur la qualité de leur cadre de vie » ; ce qui cadre avec une économie durable.     

Oumar KANDE

 

Le programme de formation dans les métiers verts dans l’enseignement technique et professionnel au niveau des régions de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine a été lancé dans la commune de Kaolack. Au total, 322 sortants desdits établissements sont concernés par des modules intégrant l’environnement et le développement durable.

L’enseignement technique et professionnel à l’heure des exigences du développement durable. C’est la problématique visée par un programme de promotion des métiers verts piloté par le ministère de la Formation professionnelle en collaboration avec l’Office national de la formation professionnelle (Onfp). Le lancement de ce programme ciblant 322 sortants des établissements implantés dans les régions administratives de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine a eu lieu dans les installations consulaires de la capitale du bassin arachidier. Les 220 heures de formation sont financées par la Coopération luxembourgeoise à hauteur de 53 millions de FCfa.

Déclinant les objectifs de ce programme, Sanoussi Diakité, directeur de l’Onfp, a indiqué qu’« il s’agit, d’une part, de fournir aux bénéficiaires du Programme de formation insertion (Fpi) des référentiels et supports de formation complémentaires portant sur les dimensions environnement et développement durable et, d’autre part, de renforcer les capacités des sortants 2017 desdits établissements sur ces modules ».

La promotion des métiers verts dans la zone de concentration de la Coopération luxembourgeoise, outre les apprenants, concerne les personnels du ministère de la Formation professionnelle avec à la clé l’élaboration de 16 manuels de formation et 6 autres pour les apprentissages pour autant de métiers.
 « Aujourd’hui, la prise en charge du développement durable commande de  conformer les pratiques professionnelles des sortants des établissements bénéficiaires de Pfi aux normes et standards environnementaux et de développement durable des spécialistes et métiers enseignés », a ajouté M. Diakité.

Pour sa part, Yann Natchman, représentant de la Coopération luxembourgeoise, a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Sénégal dans sa politique de promotion de l’enseignement technique et professionnel à travers divers programmes ayant pour but de préparer les sortants au besoin du marché de l’emploi. A ce titre, il s’est félicité de l’ouverture aux métiers verts qui constituent un bassin d’employabilité non négligeable pour des pays en développement comme le Sénégal. M. Natchman a révélé la négociation entre les deux pays d’un important programme de coopération dans ce secteur qui va consolider le soutien du Duché du Luxembourg au développement de l’enseignement technique et professionnel dans notre pays.

Elimane FALL

 

Dans le cadre du partenariat entre la Direction de l’enseignement supérieur et l’Université Cheikh Ahmadou Bamba, environ 784 nouveaux bacheliers du franco-arabe seront enrôlés dans les Centres universitaires d’enseignement professionnel. Une cohorte est orientée au centre de Mbao, à Dakar, et une autre au niveau de celui de Bambey.

Pour permettre aux bacheliers en langue arabe ou issus des lycées franco-arabes de pouvoir continuer leurs études supérieures, l’Université Cheikh Ahmadou Bamba a ouvert deux Centres d’enseignement professionnel. Il s’agit du Centre universitaire d’enseignement professionnel (Cunep) Cheikh Mouhamadou Mourtada Mbacké de Dakar, sis à Mbao en face de la Lgi, et de celui de Bambey qui porte le nom de Serigne Saliou Mbacké. C’est dans ces établissements que 784 nouveaux bacheliers sont orientés.

Au centre de Mbao, les étudiants y passeront trois ans et en sortiront avec deux diplômes. Un Dts, (diplôme de l’école) et un Bts (diplôme d’Etat). Selon le directeur du Centre d’enseignement professionnel de Mbao, Yankhoba Badiane, le Bts délivré par cet établissement est différent des autres. « Chez nous, l’étudiant fait trois ans d’études, dont une année préparatoire, pour obtenir le Bts et non deux années seulement comme c’est le cas ailleurs », a-t-il expliqué.

Il a d’ailleurs précisé que la spécialisation des Centres d’enseignement supérieur a été faite en fonction de la demande en formation qu’exige le milieu d’implantation de l’établissement. C’est ainsi que, pour le centre de Dakar, les filières comme l’électrotechnique, l’électromécanique, le secrétariat bureautique, l’informatique de gestion et la comptabilité financière ont été retenues.

Par contre, à Bambey, au Centre Serigne Saliou Mbacké, les enseignements/apprentissages portent sur l’agriculture, l’élevage, le contrôle et la gestion de l’exploitation agricole.

Avec la demande de plus en plus croissante, le président du conseil d’administration du groupe Université Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Mame Mor Mbacké, a prévu d’ouvrir trois nouveaux centres l’année prochaine.

Yankhoba Badiane a aussi assuré qu’à l’image des autres établissements privés d’enseignement supérieur partenaires de l’Etat, les étudiants orientés au Cunep bénéficient soit d’une bourse, soit d’une aide. Selon lui, depuis 2013, date de démarrage de leur collaboration avec l’Agence nationale d’assurance qualité et la Direction de l’enseignement supérieur, après la reconnaissance et l’agrément de leurs Centres universitaires, les résultats ne cessent de croître d’année en année.

Pape Coly NGOME

Dans la zone de Djilor Djidiack, à quelques encablures du village, précisément au sud, se situe la forêt dénommée « Kolou Ndig ». Les populations locales donnent l’exemple de la sauvegarde de cette forêt qui couvre une superficie de 20 ha.

L’espace constitue, aujourd’hui, un des atouts touristiques de la destination dans cette zone de Fimela, voire même du département de Fatick. Du nom d’un handicapé physique qui l’aurait découverte au 16ème siècle, avant même la fondation du village de Djilor, en 1635, la forêt a été érigée en réserve communautaire (ou bois de village) par le vieux Latyr Senghor, un grand-père de l’ancien président Léopold Sédar Senghor, natif de Djilor Djidiack. Ce terroir est caractérisé par l’avancée de la langue salée et la prédominance des tanns (terres acides, salées et inadaptées aux activités agricoles).

Mais, au sud-ouest du village, la végétation est marquée par la présence d’arbres sauvages dont le «ditakh» (Deutérium), des palmiers, des combrétacées, l’acacia albida. Dans le nord-ouest, on distingue une importante ceinture d’anacardiers et de palmiers. Un vaste espace, aujourd’hui, valorisé grâce au développement du tourisme.

La forêt de « Kolou Ndig » est entretenue par les populations à travers le groupement villageois «Sédar Diaga Senghor», en dépit de la sécheresse des années 70 et de l’avancée de la langue salée qui l’ont fortement affectée. Ce travail est mené en collaboration avec le comité de surveillance mis en place depuis plusieurs années et qui se consacre au gardiennage. Il mène également des actions de reboisement et de régénération de certaines espèces comme le rônier, l’anacardier, entre autres, comme l’a indiqué Pierre Ngor Bakhoum, le président du comité composé d’hommes et de femmes.

Fonction écologique et patrimoine culturel
Avec l’implication du groupement villageois « Sédar Diaga Senghor » et compte tenu du succès qu’ont connu certains projets et de l’importance des superficies d’anciens sites de mangroves ainsi que des terres dégradées non encore réhabilitées, une nouvelle phase a été enclenchée. Elle est essentiellement consacrée à la sauvegarde de la végétation de l’environnement naturel. La forêt abrite des espèces végétales comme le kinkéliba (Combretum), le rônier (Borassus), l’anacardier (Anacardium), le cade, etc., et des espèces animales comme le rat palmiste, le chacal, l’hyène, le lapin, a renseigné M. Bakhoum. Cependant, il a été constaté que beaucoup de ces espèces sont en voie de disparation à cause de la rareté des pluies et des effets de la pression anthropique sur les ressources naturelles du terroir de Djilor Djidiack.

Pour autant, la forêt a des fonctions écologiques, car elle constitue une zone de protection des terres arables mais également un patrimoine culturel. Selon Khatary Mbaye, natif du terroir et actuel coordonnateur du Fem, « la forêt abrite les cimetières mixtes du village et sert aussi de lieu de prières pour chasser le mauvais sort et implorer la pluie ».

Il convient de signaler aussi qu’elle produit du bois d’usage et de chauffe et sa fonction de zone de réserve pour le pâturage et de reproduction des plantes médicinales en voie de disparition.

Mohamadou SAGNE

APPORT DU GROUPEMENT VILLAGEOIS
Le groupement « Sédar Diaga Senghor », créé en 2003, a été reconnu officiellement en 2005. Il compte actuellement 200 membres et regroupe l’ensemble des femmes de Djilor Djidiack avec une capacité de mobilisation qui dépasse de loin 500 personnes. D’autant que, selon Khatary Mbaye, « le groupement collabore étroitement avec les membres de l’Asc Ndamloor, les Scouts et guides de Djilor, l’Avd de Djilor et le comité de surveillance de la forêt communautaire de «Kolou Ndig» ». Une véritable Organisation communautaire de base (Ocb) très dynamique dans le reboisement de la mangrove, le reboisement continental, mais dont les différents membres s’activent dans des activités génératrices de revenus avec l’accompagnement du Fonds d’appui à l’environnement et au développement (Faed) du Fonds mondial pour l’environnement (Fem). Cela, à travers la transformation des fruits et légumes, des céréales locales, le petit commerce, mais également le maraîchage et la riziculture dans le périmètre de « Banna ». Par ailleurs, ce partenariat a permis au groupement de reboiser 28 ha de mangrove et construire une digue anti-sel qui a permis la récupération de plus de 35 hectares de terres actuellement valorisés avec la riziculture et le maraîchage.

M. SAGNE

RENFORCEMENT DE LA BIODIVERSITÉ
Il faut noter que les activités menées par ce groupement ont beaucoup contribué au renforcement de la biodiversité (reboisement de la mangrove) et à la lutte contre la dégradation des terres. Et ce, par le ralentissement de leur salinisation (la mangrove constitue une barrière contre l’avancée de la langue salée). « Sédar Diaga Senghor » poursuit actuellement les activités déroulées avec le projet Pmf/Fem pour assurer la durabilité et la protection de « Kolou Ndig » avec son érection en Aire et territoire du patrimoine autochtone communautaire (Apac).

Déjà les populations du village de Djilor y ont initié des actions allant dans ce sens (clôture du site, mise en place du comité de surveillance et d’une règlementation de l’accès aux ressources).

Une bonne dynamique saluée par le Pr Assane Goudiaby, membre du comité de pilotage du Fem/Pfm, qui ne manque pas de citer en exemple les acquis de l’Apac de Djilor Djidiack à travers l’engagement et le dévouement de ses membres à la cause de la protection de la diversité biologique et environnementale.

M. SAGNE

A la Cité Famara Ibrahima Sagna, sise à Thiaroye-sur-Mer, des femmes s’activent pour contribuer à la délocalisation de l’usine Senchim aux émanations toxiques dangereuses sur la santé de la population. La journée du 8 mars a servi de prétexte à l’Institut Panos, initiateur d’une formation à l’intention de correspondants locaux de 4 régions du Sénégal, pour mettre en relief les atteintes environnementales subies par les femmes.

Un calme olympien règne dans la Cité Famara Ibrahima Sagna de Thiaroye-sur-Mer rendue célèbre grâce au combat communautaire mené par la population pour la délocalisation de l’usine Senchim. Du haut d’une maison, flotte un drapeau aux couleurs nationales. C’est le domicile de Massamba Guèye, délégué dudit quartier. A l’intérieur, une jeune fille sort d’une chambre. Notre besoin de rencontrer le délégué du quartier lui étant exprimé, elle nous prie de patienter, puis s’introduit à nouveau dans la même chambre d’où ressort ensuite une femme d’âge mûr. Elle nous invite à attendre dans le salon, le temps que Mansour Guèye, fils du délégué de quartier, arrive. C’est ce quarantenaire qui doit nous servir de guide. Il nous invite à le suivre. Direction : Senchim. Ici, personne ne peut confirmer ou infirmer que l’usine est encore fonctionnelle. Aucun bruit ne provient de l’intérieur et les émanations toxiques de l’époque se font moins ressentir.

Néanmoins, l’air est encore faiblement chargé. La dame Marianne Sy que nous devions rencontrer loge dans une maison jouxtant le mur de clôture de l’usine. Elle est, malheureusement, allée à un rendez-vous médical. « Elle est partie à l’hôpital depuis ce matin, mais elle ne va pas tarder à revenir », a réagi son mari, Adama Sylla, sous les regards curieux de ses deux enfants venus certainement pour en connaître davantage sur l’objet de notre présence dans la maison. Selon lui, trois mois après leur installation dans la cité, son épouse a commencé à tousser. « La toux a persisté. Et lorsque je l’ai conduite chez le médecin, il m’a révélé que c’est l’effet des émanations toxiques de Senchim. Les toux ont empiré de jour en jour. Je l’ai conduite à l’hôpital où elle a subi une opération qui l’a clouée au lit pendant longtemps. De cette structure hospitalière, elle est transférée au Cto (devenu Hoggy) où elle a subi une nouvelle opération », a-t-il ajouté.

Après un bref échange avec le vieux, nous nous retirons de la maison pour aller à la rencontre d’autres femmes de la cité engagées dans le combat pour la délocalisation de l’usine, unique solution, selon les habitants du quartier, à la souffrance collective de la population. A mi-chemin, Mansour Guèye balance : « Pourtant le cas que ce vieux vient de vous raconter n’en est qu’un seul parmi bien d’autres. La plupart d’entre nous souffrent silencieusement des conséquences de la pollution provoquée par les émanations toxiques venant de cette usine ».

Des mesures contre les effets de la pollution
Debout devant la porte de sa chambre, le front dégoulinant de sueur, Astou Tamba s’apprête à préparer le repas. Elle consent un tant soit peu à nous entretenir de l’arsenal de défense auquel elle recourait pour surmonter cette épreuve. « Je mets de l’eau de javel dans tous les aliments avant d’entamer la préparation du repas, tout en faisant preuve d’une vigilance totale », a-t-elle signifié. Elle a ajouté que les chats s’introduisent dans l’usine et en ressortent ensuite recouverts de produits toxiques. Et à la moindre inattention, ils peuvent infester la cuisine et souiller les aliments. « C’est pourquoi, en dehors de l’eau de javel que j’utilise, je m’arme aussi de vigilance ». Toujours au chapitre des mesures que cette ménagère prend contre les effets de la pollution, les examens vétérinaires auxquels elle faisait subir les moutons ou poulets qu’elle élevait dans la maison avant de les égorger à des fins de cuisson.

Nous prenons congé de Astou Tamba et allons à la rencontre de Mme Sadio Mané qui envisage, avec Astou Gaye, de mettre sur pied une structure qui va prendre le relai des hommes dans ce combat pour la délocalisation de l’usine. A défaut, jouer un rôle plus déterminant pour atteindre cet objectif. « L’union fait la force et, jusqu’ici, les femmes ne se contentaient que des seconds rôles. Nous allons nous organiser en mettant en place une structure qui va fédérer toutes les femmes de la Cité afin de pouvoir constituer une force de frappe capable d’accélérer le combat », a confié cette femme âgée de 47 ans. « Autrement dit, nous allons réfléchir à des remèdes plus concrets pour le triomphe définitif de notre cause », a-t-elle mentionné, admettant que « les femmes ont toujours participé activement dans les batailles en termes de mobilisation, de sensibilisation, etc. ». Mais, « aujourd’hui, la cause est si noble que je leur dis que nous devons passer à un pallier supérieur », a déclaré Mme Mané, estimant que « c’est certainement le prix à payer pour que les habitants du quartier retrouvent enfin un cadre de vie sain débarrassé de toute souillure ».

Abdou DIOP

Le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) de Koungheul va ouvrir ses portes à la prochaine rentrée scolaire (octobre 2018). La réception de l’établissement se fera le 15 mai prochain, selon l’entrepreneur qui a reçu la visite du directeur général de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) accompagné de la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep).

Le département de Koungheul va se doter d’un Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) pouvant accueillir plus de 180 apprenants dans trois filières (mécanique auto, constructions métalliques, coupe et couture). Le chantier de l’établissement, situé à la sortie sud-est de la commune, a reçu une délégation de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) conduite par son directeur général, Sanoussi Diakité. Ce déplacement est effectué pour s’enquérir de l’état d’évolution des travaux que la structure publique suit au titre de maitre d’ouvrage délégué.

Pendant près de deux tours d’horloge, la délégation, qui avait à ses côtés le préfet du département et la directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Mme Socé Diop Dione, a inspecté le chantier. Bâties sur une surface de 4 hectares offerts par la commune de Ida Mouride, les installations doivent accueillir la première génération d’apprenants issus du département et des autres localités de la région de Kaffrine.

Le choix d’implanter ce type d’établissement dans cette ville à cheval entre le Centre et l’Est du Sénégal est loin d’être gratuit. « C’est le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle qui nous a instruit, suite à un plaidoyer de la directrice de l’Acbep, de construire ce centre à Koungheul pour accompagner le développement économique et social de ce département qui, en plus d’être une place forte de la culture arachidière, est promise par sa situation géographique de principal carrefour des axes routiers vers le Mali et la Guinée », a déclaré M. Diakité. Selon lui, « ce centre devrait être réceptionné d’ici le 15 mai prochain » et « sera opérationnel à la rentrée scolaire d’octobre 2018 ».

Le coût global de la construction du Cfpt de Koungheul est de 214 millions de FCfa. Ses futurs pensionnaires vont bénéficier d’un régime de semi-internat.

Elimane FALL

Le fort taux de prévalence du Sida dans la région de Kolda, estimé à 2,4%, pousse à la redéfinition de stratégies porteuses particulièrement articulées sur les traitements ambulatoires, les stratégies avancées de dépistage, etc.

La région de Kolda qui fait partie des plus pauvres du Sénégal projette l’image d’une zone changeante. Elle se renouvelle grâce à la qualité de son réseau routier. Cela, au grand bonheur des automobilistes qui gardent en mémoire l’état défaillant des routes dans un passé récent. Si des lueurs d’espoir se dégagent chez les populations, la cartographie sanitaire, elle, est révélatrice de la pauvreté ambiante qui caractérise cette région située au sud du Sénégal.

Kolda qui compte 3 départements et 9 arrondissements, pour une population estimée à 748. 451 habitants, se distingue par ses spécificités culturelles. Elle subit aussi les contrecoups des flux migratoires. Cette zone frontalière se situe, en effet, entre la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée et abrite l’un des plus grands marchés de la zone : Diaobé. Le taux de prévalence du Vih/Sida, estimé à 2,4 %, si l’on se fie à l’Eds-Mics 2010-2011, dépassant ainsi la moyenne nationale, a poussé un consortium de 8 Ong à y bâtir de nouvelles stratégies. Parmi celles-ci, les traitements ambulatoires et les stratégies avancées de dépistage. L’objectif étant d’offrir des soins de santé à cette frange et à leur créer des cadres d’échanges dans la plus grande confidentialité.

En effet, les populations clés (constituées des hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes, des usagers de la drogue, des professionnelles du sexe) rechignent à fréquenter les structures de santé. Mais, elles ont pris le courage de révéler leur identité grâce aux médiateurs formés.

Dynamique de confiance
Le coordonnateur du programme Usaid Neema, Seydi Bâ Gassama, pense que des jeunes de plus en plus exposés à toutes sortes de tentations méritent une attention particulière. Pour lui, il est important d’accentuer les efforts. « Nous nous réjouissons du fait que ces personnes clés aient pu se faire identifier. Nous avons défini des stratégies avancées pour leur permettre de se faire dépister. Nous disposons d’une cartographie qui permet de leur offrir des soins de qualité. Car si elles se font dépister à temps, elles peuvent mener une vie stable », précise-t-il.

Par ailleurs, M. Gassama, coordonnateur du Bureau régional qui couvre les régions de Kolda, Ziguinchor et Sédhiou, ne manque pas de tirer sur la sonnette d’alarme face à une tendance qui risque de fragiliser les couches vulnérables, notamment les élèves.

Matel BOCOUM

Représentant par la même occasion le parrain, le président Macky Sall, à la première cérémonie de remise de diplômes de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), le Pr Mary Teuw Niane a confié aux étudiants : « Le chef de l’Etat est de tout cœur avec vous et vous donne rendez-vous dans quelques semaines dans un Eno qui sera inauguré par lui-même ».

Les Eno de Thiès, Guédiawaye, Saint-Louis et Ziguinchor sont en construction. Le siège de l’Uvs, d’un financement de plus de 2 milliards de FCfa de la Bad, est aussi en train d’être construit à Diamniadio. le ministre a également remercié le directeur de l’Artp, Abdou Karim Sall, pour sa décision d’investir 4,8 milliards de FCfa pour la construction de 8 Eno.

O. KANDE

La revue annuelle des performances 2017 du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) fait état de plusieurs réalisations dans le secteur. Entre autres, l’accessibilité s’est améliorée avec 162.635 étudiants enregistrés au Sénégal, soit un ratio qui est passé de 1.071 étudiants pour 100.000 habitants en 2016 à 1.099 en 2017.

Dans le cadre de la gestion axée sur les résultats, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tenu, le 30 mars 2018, sa revue annuelle des performances de l’année 2017. Le rapport partagé avec les acteurs fait ressortir de bons résultats. Selon le ministre Mary Teuw Niane, l’accessibilité aux études a été améliorée. Pour 2017, l’enseignement supérieur public a comptabilisé une population de 114.840 étudiants et le privé 47.795, soit une population estudiantine de 162.635 contre 151.989 en 2016. Cela fait que le ratio d’étudiants pour 100.000 habitants est passé de 1.071 à 1099. Ce, même si l’objectif du Sénégal est d’en arriver à 1373 étudiants pour 100.000 habitants.

le Pr Niane a rappelé que cela s’explique par le fait que l’accès est garanti à tout bachelier qui en exprime la demande à travers la plateforme Campusen. La carte universitaire a connu ainsi « des avancées significatives » avec la poursuite des constructions, des réhabilitations et l’équipement des infrastructures. Concernant la qualité des résultats des examens pour l’année universitaire 2016-2017, le taux de promotion s’est amélioré avec une moyenne de 65 % pour la Licence I et de 55 % pour le taux de réussite en Licence III.

50.025 étudiant disposent chacun d’un ordinateur
La réorientation du système vers les Sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Stem) se poursuit aussi, d’après le rapport, avec la révision ou l’écriture de plus de 253 curricula en 2017 contre 108 en 2016. L’intégration des Tic dans les stratégies d’enseignement s’est traduite, en 2017, par la mise en ligne de 943 cours dans les établissements d’enseignement supérieur, s’est réjoui le ministre de l’Enseignement supérieur. De même, il a confirmé que le programme « Un étudiant un ordinateur » se poursuit pour l’amélioration de l’environnement numérique du travail avec 50.025 bénéficiaires, soit plus de 30 % des effectifs universitaires. S’agissant de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), 100 % des étudiants ont un ordinateur. Toujours dans le volet numérique, les universités publiques sénégalaises disposent, depuis 2017, d’un réseau Intranet et sont reliées à l’Adie avec une bande passante internet. Pour ce qui est de l’assurance qualité, des Cellules internes d’assurance qualité (Ciaq) sont fonctionnelles dans toutes les universités publiques et dans 90 établissements privés. Mary Teuw Niane a confirmé que l’Agence nationale de l’assurance qualité (Anaq) a évalué 96 programmes, dont 26 pour le public et 70 pour le privé. Quant à l’habilitation, en 2017, 29 établissements d’enseignement supérieur, dont 28 privés, ont été évalués en vue de l’obtention de l’autorisation de délivrer des diplômes.

Sur le plan de la recherche, le rapport apprend que l’acquisition du supercalculateur est en cours ; le projet télémédecine de Guédiawaye est fonctionnel et les équipements sont acquis et en cours d’installation dans certains Eno.

Pour le financement de la recherche, le Projet d’appui à la promotion des enseignantes-chercheures du Sénégal (Papes) a financé 50 projets pour un montant de 149.594.497 FCfa. Toutefois, Mary Teuw Niane a demandé des efforts supplémentaires, malgré les difficultés, pour améliorer le développement du secteur.

Oumar KANDE

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, le 29 mars 2018, sa revue annuelle conjointe. Dans le bilan de l’année 2017, « globalement, les indicateurs ont positivement évolué », même si les résultats peuvent être améliorés dans le futur.

Pour la sixième année consécutive, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a procédé à sa revue annuelle conjointe 2017. En 2013, il a été choisi comme ministère test pour élaborer le budget-programme, nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’Uemoa. Selon les rapports, « globalement, les indicateurs ont positivement évolué ». Le directeur de la Planification, de la recherche et de la statistique, Dr Youssoupha Ndiaye, présentant le rapport, a fait savoir qu’il y a des performances dans plusieurs aspects de la santé. Que ce soit pour le taux d’achèvement des consultations prénatales que pour la lutte contre le paludisme (où le Sénégal a été cité en exemple et a reçu un prix), il y a eu des améliorations. Le taux de disponibilité des médicaments est passé aussi de 82 à 89 % dans les structures sanitaires.

En 2017, les Eps ont procédé à 1.631 césariennes, à la prise en charge de 500 cas de problèmes cardiaques, de 1.000 cas d’insuffisance rénale, etc. Dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), 1.998.518 enfants de zéro à cinq ans ont été consultés, 625 personnes ont bénéficié aussi de la gratuité de la dialyse en 2017 contre 533 en 2016. Toutefois, il est demandé d’augmenter le recrutement d’agents de santé qualifiés, d’améliorer le financement, d’avoir une couverture nationale, etc. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a salué ces résultats. « En termes d’objectifs de la santé de la mère et de l’enfant, il y a des évolutions très positives ; en termes aussi de Couverture maladie universelle, il y a une évolution, même si quelques efforts sont à faire dans certains endroits », s’est-il réjoui. Le ministre a rappelé qu’un très bon résultat est noté pour les cartes d’égalité des chances avec un objectif de 50.000 cartes à distribuer dépassé. Cependant, il a reconnu qu’il y a une amélioration à faire en termes de couverture vaccinale avec un gap dû « à l’absence, en un moment, du vaccin de la fièvre jaune ; ce qui a impacté les résultats ».

Vers l’élaboration du Pnds 2019-2028
Sur le déficit de personnel qualifié soulevé dans plusieurs régions, Abdoulaye Diouf Sarr a assuré que le gouvernement a déclenché le processus pour former sur la durée. Il a rappelé qu’en relation avec le ministère de la Formation professionnelle, un budget de 1,4 milliard de FCfa a été dégagé pour former des spécialistes « dans des domaines où des éléments de priorité identifiés afin de corriger le gap en termes de spécialistes ». Sur la faible participation des collectivités locales au financement des structures sanitaires, le ministre a indiqué qu’ « il y a un travail à faire, car certains fonds doivent être obligatoirement utilisés pour le secteur de la santé ». Revenant sur l’année 2018 qui marque la fin du Plan national de développement sanitaire (Pnds) 2009-2018, M. Sarr a soutenu qu’il « faut engager, dans les meilleurs délais, l’élaboration du prochain Pnds 2019-2028 » et que ce chantier nécessite une action commune en vue d’une meilleure identification des stratégies à développer dans le secteur.

Oumar KANDE

LES PTF RÉAFFIRMENT LEUR DISPONIBILITÉ À ACCOMPAGNER LE SÉNÉGAL
Lors de la revue annuelle conjointe de la santé, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont dit leur disponibilité à accompagner le Sénégal et salué la tenue régulière du bilan du Pnds. Représentant-résident par intérim de l’Oms, Farba Lamine Sall qui a parlé au nom du groupe des Ptf du Sénégal s’est félicité de cette revue. Il a soutenu que les partenaires suggèrent la systématisation de cette analyse pour s’assurer de la pertinence des recommandations. Pour lui, il « est heureux de relever que l’effort de redevabilité auquel le niveau central se soumet, par la tenue régulière de ces instances de suivi et d’évaluation, est en train de s’inscrire dans une institutionnalisation salutaire au niveau régional ». M. Sall a indiqué que, de ce fait, les Ptf renouvellent leur disponibilité à accompagner le ministère de la Santé dans l’amélioration des performances en apportant leur appui technique et financier mais également en étant dans une approche de vérité dans le cadre d’un partenariat sincère.

O. KANDE

L’inspecteur d’académie (Ia) de Thiès, Papa Baba Diassé, est revenu, lors de la Revue annuelle régionale décentralisée du secteur de l’éducation et de la formation, sur la qualité des enseignements dispensés dans tous les programmes allant du cycle élémentaire au moyen secondaire. C’était en présence du préfet Fodé Fall, des partenaires sociaux, des enseignants, etc. Le bilan exhaustif produit « a permis d’avoir une nette amélioration sur le taux de redoublement, le taux d’abandon et de promotion », a noté l’inspecteur Diassé. Outre ce bon point, il a constaté que l’Etat a fourni beaucoup d’efforts en termes de constructions scolaires, d’achat de manuels scolaires, entre autres intrants qui participent à améliorer le sous-secteur et le secteur de l’éducation et de la formation. Par ailleurs, l’Ia a mis le doigt sur les faiblesses décelées à Thiès. Malgré qu’il ait souligné l’expérience des enseignants dans sa circonscription, dont l’écrasante majorité est titulaire à son poste, en 2016, Thiès est passé de 61,15 % de taux de réussite à 56,7 % en 2017 au Certificat de fin d’études élémentaires, de plus de 50 % au Brevet de fin d’études élémentaires (Bfee) à 36,51 %. Des contreperformances qui, selon lui, sont à chercher du côté des élèves, des enseignants, des parents et aussi du dispositif d’évaluation. Pour redresser la barre, le Plan de travail annuel, décliné pour l’année 2018, entend mettre l’accent sur l’amélioration des performances des élèves en signant des contrats de performance avec les proviseurs et en travaillant sur la progression centralisée et harmonisée des enseignements, ainsi que l’évaluation standardisée qui va préparer un concours d’excellence. A cela s’ajoute le renforcement de l’enseignement des mathématiques et des sciences.

A la fin de sa communication, des recommandations allant dans le sens d’augmenter la capacité de mobilisation financière locale au profit de l’éducation et de la formation ont été formulées. Sur ce point, la traçabilité de l’apport des collectivités locales dans le secteur en termes d’investissements a été suggérée.

Mbaye BA

Pour aider les étudiants dans l’hébergement, le Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup) prévoit la construction d’une Cité universitaire internationale dénommée Maison des citoyens du monde.

Le Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup/Sénégal) a procédé, le 30 mars 2018, à la cérémonie de présentation de la Maison des citoyens du monde ou Cité universitaire internationale. Cette dernière qui sera érigée sur une superficie de 10 hectares aura une capacité d’accueil de 2.000 étudiants. Des logements pour 50 enseignants-chercheurs, des restaurants, etc., y sont également prévus. Le président de cette organisation panafricaine, qui œuvre pour le développement de l’éducation en Afrique, a constaté beaucoup de difficultés dans le logement des étudiants à Dakar où l’on ne dispose que d’un seul centre universitaire. Pour Ibrahima Eloi Sarr, même logés, les étudiants rencontrent d’énormes difficultés au sein du campus ; ce qui explique en partie le taux élevé d’échec aux examens. C’est dans ce contexte, a-t-il affirmé, que le Cacsup a élaboré ce projet parrainé par le Marocain Mohamed Hmidouche, ancien représentant-résident de la Bad au Sénégal. « Ce projet s’inspire de modèles de cités internationales qui existent à travers le monde. Cependant, le nôtre sera unique par sa conception, car elle va tenir compte des réalités africaines et des défis posés à notre continent », a souligné le président du Cacsup. La maison des citoyens du monde qui pourrait voir le jour bientôt à Diamniadio est en train d’être finalisé avec un appel lancé aux partenaires financiers et à l’Etat du Sénégal.

Ayant passé 36 ans à la Bad, dont 7 ans au Sénégal, le parrain a indiqué que cette cité doit être un tremplin pour bâtir le développement et l’intégration africaine. Selon Mohamed Hmidouche, des initiatives comme celles du Cacsup doivent contribuer à retenir les jeunes sur le continent africain mais aussi à améliorer les conditions des étudiants qui seront les cadres de demain. Il s’est dit très touché par son choix comme parrain. Le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Moustapha Sow, a remercié le Cacsup pour ce projet qui entre en droite ligne avec les projets phares du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des étudiants. Il a assuré que le ministère appuiera cette initiative à travers la Direction des constructions.

Oumar KANDE

Au Sénégal, les filles représentent 51,32% au préscolaire, 51,9% à l’élémentaire et 52% au moyen. Ces statistiques cachent l’amorce d’une baisse du taux de scolarisation des filles. La preuve, dans le secondaire, leur taux est de 45,49% et 39,5% dans le supérieur. Sur la base de ce constat, la Cosydep et l’Ong internationale One Campaign ont organisé un panel axé sur la problématique du maintien et de la réussite des filles. Ces échanges ont servi de prétexte pour lancer des appels à l’intensification de la sensibilisation. Les acteurs ont dressé la liste des obstacles au maintien des filles à l’école et des stratégies ont été préconisées pour lever les défis énumérés. Sur ce, les acteurs de l’éducation, tout comme les partenaires, ont saisi cette opportunité pour rappeler au gouvernement la nécessité de respecter ses engagements et investir plus et mieux dans l’accès, le maintien et la réussite des filles à l’école. « L’Etat du Sénégal a déployé beaucoup d’efforts concernant l’enrôlement et la scolarisation des filles. Cependant, l’évaluation de la première phase du Paquet a montré que des défis importants relatifs au maintien et à la réussite des filles restent encore à être relevés », a rappelé le coordonnateur de la Cosydep, Cheikh Mbow.

Abdou DIOP

 

L’Ecole renaissance des sourds (Ers) a célébré ses 10 ans au service de l’éducation des enfants atteint de ce handicap. Lors d’une journée portes-ouvertes, les responsables de l’établissement ont demandé aux autorités d’accompagner l’éducation des enfants souffrant de la déficience auditive.

« Arrêter de sous-estimer les enfants sourds ». C’est la conviction de l’Ecole renaissance des sourds (Ers) de Hann Maristes qui a lancé ses activités depuis 10 ans. Pour célébrer cette décennie au service des enfants souffrant de surdité, l’établissement a organisé, le 24 mars 2018, une journée portes-ouvertes autour du thème : « Oui à l’éducation des sourds ». Elle a permis aux parents d’élèves et aux Ong qui participent au financement de l’Ers de se retrouver et d’admirer les expositions d’œuvres d’art, les chants et sketches réalisés par les pensionnaires de l’école.

La directrice de l’Ers, Anne Marie Marone, saluant le travail des élèves, a regretté que « dans nos pays, on met souvent ces enfants en quarantaine, croyant qu’ils sont des incapables ». « Là, on a vu que nos enfants font des œuvres en art, en bijouterie, coiffure. C’était une occasion pour permettre aux parents de voir les réalisations de leurs enfants ; ça les pousse à voir qu’il n’y a pas de handicap en soi », a-t-elle confessé.

Mme Marone a reconnu que le chemin n’a pas été facile. « Mais, par la Grâce de Dieu, nous trouvons les solutions et nous utilisons les signes pour les enseigner », a-t-elle dit. Depuis 10 ans, l’école qui a démarré par l’élémentaire avant d’intégrer le préscolaire et le collège (après le succès des enfants de l’élémentaire), a formé près de 150 élèves sourds. « A part l’Ers, il n’y a pas une autre école qui peut faire le suivi de ces enfants. Cela nous a poussés à faire le suivi et de commencer les cours au niveau du collège depuis 2012. Actuellement, nous avons des enfants qui doivent se présenter au Bfem », a informé la directrice de l’Ers.

Compte tenu des spécialités de l’enseignement des sourds, Anne Marie Marone lance un appel aux autorités par rapport à l’organisation des examens, pour que ces enfants mal entendant puissent avoir leurs épreuves à part. Même si l’école ne reçoit pas d’appui financier, sa directrice a reconnu qu’elle bénéficie d’une aide pédagogique avec le contrôle de l’Inspection de la formation. Cependant, il y a beaucoup à faire, selon elle, pour une très bonne prise en charge. « Les parents sont souvent démunis, mais ils veulent que leurs enfants étudient. Bien qu’étant une école privée, nous les acceptons tous. Seulement, il faut trouver des ressources pour combler le déficit. Nous avons ainsi des bénévoles qui nous soutiennent pour le bon fonctionnement de l’établissement », a fait savoir Mme Marone.

O. KANDE

 

Seize étudiants ont bénéficié de bourses d’études avec le programme « Bourses Nous Cims » des écoles Pies de l’Afrique de l’Ouest. Ils seront pris en charge pour un montant de 12 millions de FCfa.

Dans le cadre du programme des « Bourses Nous Cimes », les écoles Pies de l’Afrique de l’Ouest ont remis, cette année, 16 bourses à des étudiants. Ce programme permettra la prise en charge complète de la formation (Licence ou Master) des 16 étudiants sélectionnés. Le coût global de la formation est de 12 millions de FCfa.

Pour mieux préparer ces jeunes à la formation mais aussi pour leur inculquer l’esprit d’entreprise, les écoles Pies ont organisé à leur attention, le week-end dernier, la première édition de la « Journée Nous Cims ». Les 16 boursiers, de même que de jeunes étudiants chercheurs, ont bénéficié d’une formation en leadership et développement personnel. D’après Mathieu Ntab, chargé de la Communication et de la Soutenabilité économique des écoles Pies, ces bourses sont destinées aux jeunes bacheliers ou étudiants en fonction du statut social, afin de donner une chance à ceux issus de familles précaires, et en fonction du critère d’excellence et du genre avec un léger avantage aux filles.

Après les 16 bourses de la première édition, en 2019, la structure veut passer à 30 bourses pour un coût de près de 30 millions de FCfa. Pour une meilleure méthodologie dans la formation et dans la recherche d’emploi, les boursiers ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur le développement personnel et le leadership. Selon Joel William Gbaguidi, expert en Intelligence management et coach en Développement personnel, ce dernier est une réponse toute faite parce que c’est une dynamique du développement dans l’évolution de l’individu.

« Les jeunes devraient être préparés à prendre leur responsabilité. Mais, on a des gens qui restent sous couvert jusqu’à une période avancée de leur âge. Nous sommes maintenant dans une dynamique de sous-développement personnel que de développement personnel ; ce qui rend les choses difficiles », a-t-il expliqué. Pour lui, ce qui ne va pas, c’est la façon dont « on va au travail, dont on cherche le travail ». Il demande aux jeunes de savoir se vendre, de connaître leur potentiel pour offrir le meilleur service. « A l’école, tout le monde fait la même chose et ne sait pas pourquoi il le fait ; c’est la logique de standardisation.

Les études supérieures, c’est pour travailler, c’est pour apprendre un métier. Mais, ce n’est pas le cas souvent. Il y a des spécialisations dans lesquelles on ne peut pas recruter. L’étudiant doit comprendre le métier qu’il veut faire et voir les conditions dans lesquelles les gens recrutent », a estimé M. Gbaguidi.

Oumar KANDE

Des femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) ont opté pour l’organisation d’activités instructives destinées à sensibiliser les acteurs locaux de la commune de Wakhinane Nimzattt (département de Guédiawaye, banlieue de Dakar). Elles entendent ainsi contribuer au combat contre l’avancée de la mer. La chargée de programmes à Urbasen, Maguette Diouf Cissé, a tenu à souligner que même si la commune de Wakhinane Nimzatt n’est pas encore touchée par ce phénomène, il est important de prendre les devants pour éviter qu’un tel problème ne survienne dans cette localité comme c’est le cas à Guet Ndar (Langue de Barbarie, région de Saint-Louis). « Les femmes de la Fsh ont commis un consultant, effectué des études et une descente sur le terrain pour pouvoir disposer d’une documentation autour de cette activité et présenter ensuite un mémorandum à Racine Talla, maire de la commune », a-t-elle avancé.

A l’en croire, la démarche de la Fsh est d’accompagner les femmes à travers la réalisation de micro-projets dans lesquels elles mènent des activités comme le micro-jardinage, réalisent des parcours sportifs et installent des comités de surveillance en vue de combattre l’extraction abusive du sable marin. Le représentant du maire Racine Talla, Souleymane Diop Dieng, a promis l’accompagnement de la commune dans ce combat qu’il a qualifié de noble et exaltant, car destiné à faire face à l’avancée de la mer. « La commune va voir quelles sont les mesures administratives (arrêté), techniques et financières qu’elle pourra prendre en vue de maximiser les chances de gagner ce combat », a-t-il soutenu. Poursuivant, M. Dieng a informé que « le maire a initié un projet dans ce sens et avait rencontré les charretiers qui ont été sensibilisés pour aller vers la rupture avec l’extraction du sable marin. Il leur avait fait aussi bénéficier de formations en conduite de véhicule avant de leur remettre des permis de conduire. Une manière de les inciter à abandonner l’extraction du sable marin ».

Abdou DIOP

 

L’Unesco Paris a organisé la Semaine de l’apprentissage mobile sous le thème « Compétences pour un monde connecté ». L’évènement informe un communiqué, est organisé en coopération avec l’Uit (Union internationale des télécommunications, l’institution spécialisée des Nations unies pour les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Cette activité est la conférence phare de l’Unesco pour les Tic dans l’éducation et l’édition 2018 examinera la manière dont le secteur de l’éducation peut aider les individus à développer les compétences numériques nécessaires pour la vie et le travail. Le Sénégal participe à cette rencontre à travers la Coalition nationale de l’éducation pour tous  (Cnept) représentée par son président, Silèye Gorbal Sy, qui a fait une communication sur l’alphabétisation numérique. Selon un communiqué reçu de la Cnept, au Sénégal, des progrès ont été certes réalisés, à savoir la codification de 21 langues, l’alphabétisation de plus de 3 millions de jeunes et adultes, dont plus de 80 % de femmes, etc. Cependant, des contraintes persistent. Il s’agit, entre autres, du déficit de moyens logistiques, de l’absence d’harmonisation des interventions de divers acteurs et de la faiblesse du financement du sous-secteur de l’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes. « Moins de 1 % des dépenses publiques de l’éducation nationale est consacré à ce sous-secteur, alors que la Conférence de Bamako de 2007 sur le financement de l’éducation non-formelle recommandait aux Etats de porter ce taux à 3 % », lit-on dans le communiqué. 

O. KANDE

 

Des jeunes de 121 pays et parlant 98 langues différentes ont été sélectionnés pour intégrer le programme Jeunes leaders de Women Deliver. L’une des plus grandes organisations mondiales de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes.

Trois cents actrices et acteurs du changement. Telle est la composition de la nouvelle promotion du programme Jeunes leaders de Women Deliver. Selon cette organisation mondiale de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes, ces jeunes, parmi lesquels on dénombre 5 Sénégalais, consacrent leur vie à faire progresser ces thématiques dans le monde. Ils viennent s’ajouter aux 400 jeunes leaders formés depuis 2010 dans le cadre de ce programme. Et ces 300 acteurs du changement ont été choisis parmi 3000 candidatures », lit-on dans le communiqué transmis par Women Deliver. De l’avis de Lori Adelman, directrice de l’Engagement des jeunes à Women Deliver, ce programme vise à impliquer ses camarades de manière authentique. « Et cela signifie que nous allons assurer qu’elles et ils sont présent-e-s dans les coulisses du pouvoir et à la table des décisions ».

D’ailleurs, mentionne-t-on dans le document, « le processus de sélection a été, cette année, plus concurrentiel que jamais avec 3 000 candidatures pour 300 places. C’est également le groupe le plus nombreux et le plus divers à rejoindre le programme avec des membres venant de 121 pays et parlant 98 langues différentes. Les jeunes leaders représentent également des groupes trop souvent marginalisés, dont 66 personnes touchées par des urgences humanitaires, 29 s’identifiant comme autochtones et, pour la toute première fois, 18 adolescent-e-s ».

Le communiqué de Women Deliver renseigne que ces jeunes leaders sont choisis sur la base de « leur potentiel à avoir une influence durable sur la vie des filles et des femmes », notamment pour avoir permis des avancées dans des domaines comme « la santé et les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, l’accès à l’eau et à l’assainissement, les droits des Lgbt, les violences basées sur le genre, l’éducation, la santé maternelle et la participation politique ». Afin de permettre aux jeunes leaders sélectionnés d’élargir leur influence, il leur sera assuré une formation et des ressources. L’objectif étant de faire en sorte qu’ils « participent activement à l’élaboration de programmes et politiques qui concernent la santé, les droits et le bien-être des filles, des femmes et des jeunes ».

Pour Katja Iversen, Pdg de Women Deliver, « les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain – elles et ils ouvrent la voie dès aujourd’hui et spécialement au niveau de la modification des normes de genre et de l’élimination des obstacles auxquels sont confrontées les filles et les femmes ». Poursuivant, elle ajoute : « Le programme Jeunes leaders de Women Deliver a été créé pour amplifier la voix des jeunes, soutenir l’incroyable travail que ces jeunes défenseur-e-s réalisent déjà et en maximiser l’impact ».

Maïmouna GUEYE

 

Des jeunes de 121 pays et parlant 98 langues différentes ont été sélectionnés pour intégrer le programme Jeunes leaders de Women Deliver. L’une des plus grandes organisations mondiales de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes.

Trois cents actrices et acteurs du changement. Telle est la composition de la nouvelle promotion du programme Jeunes leaders de Women Deliver. Selon cette organisation mondiale de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes, ces jeunes, parmi lesquels on dénombre 5 Sénégalais, consacrent leur vie à faire progresser ces thématiques dans le monde. Ils viennent s’ajouter aux 400 jeunes leaders formés depuis 2010 dans le cadre de ce programme. Et ces 300 acteurs du changement ont été choisis parmi 3000 candidatures », lit-on dans le communiqué transmis par Women Deliver. De l’avis de Lori Adelman, directrice de l’Engagement des jeunes à Women Deliver, ce programme vise à impliquer ses camarades de manière authentique. « Et cela signifie que nous allons assurer qu’elles et ils sont présent-e-s dans les coulisses du pouvoir et à la table des décisions ».

D’ailleurs, mentionne-t-on dans le document, « le processus de sélection a été, cette année, plus concurrentiel que jamais avec 3 000 candidatures pour 300 places. C’est également le groupe le plus nombreux et le plus divers à rejoindre le programme avec des membres venant de 121 pays et parlant 98 langues différentes. Les jeunes leaders représentent également des groupes trop souvent marginalisés, dont 66 personnes touchées par des urgences humanitaires, 29 s’identifiant comme autochtones et, pour la toute première fois, 18 adolescent-e-s ».

Le communiqué de Women Deliver renseigne que ces jeunes leaders sont choisis sur la base de « leur potentiel à avoir une influence durable sur la vie des filles et des femmes », notamment pour avoir permis des avancées dans des domaines comme « la santé et les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, l’accès à l’eau et à l’assainissement, les droits des Lgbt, les violences basées sur le genre, l’éducation, la santé maternelle et la participation politique ». Afin de permettre aux jeunes leaders sélectionnés d’élargir leur influence, il leur sera assuré une formation et des ressources. L’objectif étant de faire en sorte qu’ils « participent activement à l’élaboration de programmes et politiques qui concernent la santé, les droits et le bien-être des filles, des femmes et des jeunes ».

Pour Katja Iversen, Pdg de Women Deliver, « les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain – elles et ils ouvrent la voie dès aujourd’hui et spécialement au niveau de la modification des normes de genre et de l’élimination des obstacles auxquels sont confrontées les filles et les femmes ». Poursuivant, elle ajoute : « Le programme Jeunes leaders de Women Deliver a été créé pour amplifier la voix des jeunes, soutenir l’incroyable travail que ces jeunes défenseur-e-s réalisent déjà et en maximiser l’impact ».

Maïmouna GUEYE

 


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