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Actualités (1446)

Le chef du gouvernement a réaffirmé que la Petite enfance reste une priorité du gouvernement du Sénégal. C’était à l’occasion du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet ».

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne est largement revenu sur l’importance que le gouvernement du Sénégal attache à la politique de la petite enfance. Il a énuméré des mesures et des projets du gouvernement qui concourent à améliorer les conditions de vie de cette catégorie. « La petite enfance demeure une haute priorité de l’Etat du Sénégal », a affirmé le chef du du gouvernement au cours de la cérémonie de lancement. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a réaffirmé, lors de ce lancement, « l’existence, au Sénégal, d’une forte volonté politique » d’inscrire le développement de la petite enfance au cœur de toutes les politiques publiques dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord a révélé que l’institution financière va lancer un projet de 36 milliards de francs Cfa. L’objectif, c’est de consolider les acquis en termes d’accès aux soins et à la scolarisation pour cette couche de la population. « Nous allons commencer aussi la préparation d’un nouveau projet de développement de la petite enfance, pour un montant d’environ 60 millions de dollars (soit environ 36 milliards de FCfa), qui devrait permettre de renforcer les progrès réalisés en matière de santé et de nutrition infantile tout en améliorant les taux et conditions d’accès à des activités d’éveil et d’apprentissages précoces de qualité, y compris à travers le préscolaire », a annoncé, hier, Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal.

Un projet de 36 milliards
Elle a fait cette annonce lors du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet » consacrée au développement de la petite enfance. « The Lancet » est une revue scientifique dans laquelle les auteurs soulignent la position de choix du secteur de la santé comme point d’entrée pour les interventions axées sur la petite enfance, en ce qui concerne surtout l’offre de soins attentifs depuis la période de la grossesse et pour toute la durée des 1000 premiers jours de vie des enfants. « L’engagement récent du gouvernement sénégalais à redoubler ses efforts en matière de Dpe est donc particulièrement opportun. A la Banque mondiale, nous sommes déterminés à appuyer cet effort, en collaboration avec tous les autres partenaires intéressés, pour s’assurer que tous les enfants sénégalais aient le meilleur avenir possible et puissent contribuer, de façon positive, au bien-être de leur famille, au développement de leur pays et de l’économie globale », a ajouté Mme Cord. Lors de la présentation de cette revue, présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a été dit que 249 millions d’enfants de moins de cinq ans (soit 43 %) dans les pays à revenu faible ou intermédiaire risquent de ne pas pouvoir se développer pleinement du fait de l’extrême pauvreté et d’un retard de croissance. « Les conclusions présentées dans cette série d’articles montrent combien il est important de s’engager plus résolument partout dans le monde en faveur du développement du jeune enfant.

On estime qu’au niveau individuel, les pertes représentent environ un quart du revenu annuel moyen par adulte, tandis que les pays pourraient devoir, à terme, doubler la part actuelle de leur Pib consacrée aux dépenses de santé et d’éducation. Ne rien faire a donc des conséquences pour la génération actuelle et aussi celles futures », renseigne la note de présentation.

O. NDIAYE

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a procédé, hier, à la signature de deux conventions de partenariat avec le Fonsis dans le cadre de l’extension de l’Isep de Diamniadio et de la construction de 4000 lits au profit des Universités Assane Seck de Ziguinchor, de Thiès, d’Alioune Diop de Bambey et de l’Ecole polytechnique de Thiès.

La signature de ces deux conventions entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) rentre dans la phase d’extension de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio et la construction et l’équipement des logements pour les étudiants de différentes Universités du pays, en particulier celles de Ziguinchor, Thiès et Bambey, et de l’Ecole polytechnique de Thiès. « La convention que nous venons de signer permettra l’extension de l’Isep de Diamniadio dont la phase actuelle est financée conjointement par la Koïka et la Banque mondiale (Bm). Il est dimensionné pour 400 apprenants », renseigne le ministre Mary Teuw Niane. La deuxième convention concerne la construction, l’équipement et la maintenance de pavillons d’ébergement pour les étudiants.

Fruit d’un partenariat public-privé, les deux projets coûteront 25 milliards de FCfa à ladite institution financière. Pour le premier, relatif à l’Isep de Diamniadio, il a été estimé à 11 milliards de FCfa.

Concernant le second programme consacré à la construction, l’équipement et la maintenance de nouvelles résidences universitaires, il est évalué à quatorze milliards de FCfa. « L'objectif du Fonsis, dans ce partenariat, est de permettre la réalisation des projets sans aucun engagement financier de l’Etat », a soutenu Ibrahima Kane, directeur de ladite structure. En effet, elle a structuré une offre afin de mobiliser le financement estimé à 25 milliards de FCfa.

« Le Fonsis, comme accélérateur des réformes structurantes de l’Etat du Sénégal dans ce couplage campus pédagogique et d’Usine-école, nous apporte aussi bien l’expertise pour aider et encadrer le modèle économique que pour lever les fonds pour le financement de la construction des infrastructures de l’Isep de Diamniadio », apprécie le Pr Niane. Par ailleurs, ces deux conventions de partenariat entre le Fonsis et le département de l’Enseignement supérieur vont se corréler à d’autres projets d’équipement en cours, notamment la construction de 4000 lits au Coud, 2000 à Gaston Berger et 3000 à l’Université de Diamniadio.

Marame Coumba Seck

Les Organisations de la société civile de plusieurs pays d’Afrique ont tiré la sonnette d’alarme sur la privatisation rampante du système éducatif dans beaucoup de pays du continent. Elles sont en conclave à Dakar du 15 au 16 décembre 2016.

Le Forum annuel panafricain sur les politiques éducatives se poursuit. La satisfaction des besoins des groupes vulnérables a été défendue par les Organisations de la société civile (Osc). Elles prônent une coalition pour l’éducation, l’élaboration de stratégies idoines et la conception des approches innovantes afin de respecter les droits à l’éducation. Les Osc s’alarment également de la privatisation rampante du système éducatif. « La plupart des pays africains font face à une privatisation grandissante dans le secteur de l’éducation où, sous prétexte de proposer des solutions innovantes à bas coûts et donc, accessibles aux pauvres, des compagnies internationales vendent une éducation au rabais tendant à transformer l’éducation en une valeur marchande », a regretté le président du Réseau africain de la campagne pour l’éducation pour tous (Ancefa), Samuel Dembélé. Aussi, ces organisations militent pour l’augmentation de la part des budgets nationaux affectée au secteur. Surtout que le contexte international est marqué par la raréfaction de l’aide publique au développement. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Pierre Ndiaye, a replacé la qualité au centre de la nouvelle feuille de route de leur département.

A cet effet, il a cité le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) pour la période 2013 et 2025 qui cadre avec le Plan Sénégal émergent (Pse). « Au Sénégal, sous le leadership et la vision éclairée du président Macky Sall, et avec l’engagement de tous, parents, enseignants, société civile et partenaires au développement, de nombreux chantiers sont engagés dans le but de réaliser le droit de tous les citoyens à une éducation de qualité. Ce, en travaillant en étroite collaboration avec la société civile pour l’atteinte des objectifs », a assuré le secrétaire général du ministère de l’Education nationale. Les nouveaux défis remettent au goût du jour la redéfinition des rôles des différents acteurs et l’élaboration des processus clairs devant conduire à l’atteinte des nouveaux objectifs. « Malgré des progrès, notre pays continue de faire face à un certains nombre de défis », a reconnu Pierre Ndiaye. Le Sénégal compte encore de nombreux enfants et jeunes exclus du système éducatif dans des milieux défavorisés, le niveau des élèves est faible en lecture et en mathématiques et celui de formation et de qualification des enseignants est sujet à discussion. M. Ndiaye a témoigné de la qualité des contributions diverses et novatrices de la composante nationale, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep). « Nous pourrions souligner ses interventions pour la pacification du système, la gestion du quantum horaire, la mobilisation des communautés et récemment le travail d’appropriation de l’Odd 4 par les communautés », a-t-il noté. Le Forum politique panafricain a enregistré la participation de plusieurs régions de l’Afrique.

Idrissa SANE

L’Amicale des jeunes du « Soleil » organise, depuis hier, ses journées médicales. Les populations de Yarakh et Hann village se réjouissent de cet élan de solidarité.

« C’est une activité salutaire ». Cette phrase sonnait comme un leitmotiv chez les personnes consultées, hier, dans l’enceinte du quotidien national « Le Soleil », envahie par des populations de Yarakh et environs. Elles ont saisi l’opportunité offerte par l’Amicale des jeunes du « Soleil » (Ajs) pour se faire consulter et bénéficier gratuitement des médicaments. Les praticiens ont eu à prendre en charge des patients souffrant de maux de tête, de douleurs articulaires, d’asthme, entre autres pathologies. « Je suis là depuis ce matin. J’attends mon tour. Même si je ne suis pas encore consulté, je pense que l’initiative est bonne », a apprécié le jeune yarakhois Ngagne Gningue.

Les personnes du 3e âge étaient plus nombreuses, comme Fatou Cissé qui repart avec un autre état d’esprit. Assise sagement devant la salle de conférence du « Soleil », Fatou Tine s’impatiente. « La consultation est faite, mais nous attendons qu’on nous offre des médicaments », a confié cette dame assise à côté de Khardiata Diop. Cette dernière est aussi dans le fil d’attente. Toutefois, pour elle, l’attente ne devrait pas être longue, car étant très âgée. « Il y a une très bonne organisation. Je pense que ces jeunes méritent nos prières », s’est exprimée Asta Fall. Pour Issakha Bâ, âgé de 68 ans, ces journées médicales sont une occasion rare de faire des consultations sans débourser. « J’avais contracté une pneumonie alors que je travaillais dans une entreprise qui fabrique des tuyaux et des produits toxiques. A force d’inhaler les produits chimiques, je me suis retrouvé avec cette maladie », a raconté M. Bâ.

Le médecin généraliste Dr Coumba Ndoffène Ndiaye a rassuré que tous les patients souffrant de douleurs ou de pathologies chroniques seront orientés vers des structures sanitaires les plus proches, pour un traitement approfondi et un suivi médical.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a procédé, hier, à l’inauguration des infrastructures du réseau d’adduction d’eau potable de Bassoul. Ces ouvrages vont impacter la vie d’au moins 100.000 personnes dans 12 îles du Delta du Saloum.

Le jeudi 15 décembre 2016 est à inscrire d’une pierre blanche dans l’histoire des îles du Delta du Saloum. Cette date marque l’inauguration des infrastructures du réseau d’adduction d’eau potable de Bassoul. Ces ouvrages mettent fin aux calvaires des populations de Djirnda, Ngadior, Baout, Vélingara, Moundé, Niodior, Dionewar, Diogane, Bassar, Thialane, Diamniadio et Bassoul qui éprouvaient toutes les difficultés du monde pour s’approvisionner en eau potable. Les ouvrages vont soulager au moins 100.000 personnes dans le Delta du Saloum.

La cérémonie d’inauguration a été présidée par le ministre Mansour Faye en présence de Diène Faye, secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale, de Abdou Latif Coulibaly, secrétaire général du gouvernement, de Babacar Diamé, député maire de Foundiougne, des autorités administratives, des directeurs de l’Office des forages ruraux (Ofor) et de la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques (Seoh), des maires de Bassoul, Djirnda, Niodior…

Mansour Faye s’est félicité de cette forte mobilisation des populations des îles du Saloum qui témoignent de leur adhésion à la vision du président Macky Sall. Ces ouvrages hydrauliques, a-t-il dit, constituent le prolongement du système Notto-Ndiosmone-Palmarin et vont impacter positivement la vie des populations de cette commune et de celles environnantes. « Cette eau vient du plateau de Tassète, dans la région de Thiès. Et au-delà des défis techniques et technologiques, c’est une volonté qui découle de l’engagement du chef de l’État, Macky Sall, à fournir l’eau potable à l’ensemble des populations du Sénégal », a laissé entendre le ministre. Avec cet ouvrage, a-t-il relevé, on ne parlera plus de corvée d’eau dans cette localité puisque la ressource vitale sera toujours disponible en qualité et en quantité. « C’est un projet d’un budget global d’environ 4,6 milliards de FCfa. Et le président de la République nous a assignés comme objectif d’atteindre l’universalité en termes d’accès à l’eau potable. Présentement, nous en sommes à un taux de 92 % d’accès et pensons atteindre les 100 % d’ici trois ou quatre ans. C’est dire donc que le président Macky Sall souhaite, dans les meilleurs délais, apporter des réponses adéquates par rapport aux préoccupations des populations », a assuré Mansour Faye.

251 forages en ligne de mire
Dans le domaine de l’hydraulique, a-t-il souligné, Eximbank Chine a financé le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dans sa deuxième phase qui permettra à plus de 600.000 personnes d’accéder à l’eau potable, avec la réalisation de 251 ouvrages hydrauliques composés de systèmes multi villages. Pour Mansour Faye, le Sénégal joue, dans le secteur de l’hydraulique, le rôle de locomotive en Afrique. Cette eau distribuée quotidiennement est vendue au prix de 275 FCfa le mètre cube.

Pour le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, un grand défi a été, aujourd’hui, relevé. Selon lui, le calvaire des populations de cette partie du pays persiste depuis les indépendances. « Un travail colossal a été abattu par le gouvernement du président Macky Sall qui privilégie l’action et Mansour Faye a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la communauté des îles du Saloum en inaugurant cet important ouvrage », a dit M. Coulibaly. Selon lui, ces installations sont capitales pour la communauté des îles du Saloum, des populations du Gandoul. Il a assuré que ce dispositif sera renforcé à travers la réalisation de 12 autres forages dans le courant de l’année 2017.

Le maire de Bassoul, El Hadj Ndong, la présidente des femmes et le représentant des jeunes ont remercié le président Macky Sall pour leur avoir doté de cet ouvrage qui vient régler l’équation de l’accès à l’eau potable dans la zone. Selon l’édile de la ville, la forte mobilisation des populations de Bassoul, Djirnda, Niodior et autres localités démontre leur totale satisfaction. Au-delà de la problématique de l’accès à l’eau potable, le premier magistrat de la ville a évoqué la question du réseau téléphonique et internet qui constitue un vrai casse-tête dans la localité, mais aussi et surtout de l’électrification de Bassoul qui ne bénéficie que de douze heures d’électricité par jour.

Par Samba Oumar FALL et Omar Ngatty BA

Le corps administratif du Groupe Yavuz Selim craint une fermeture de leur établissement. Les professeurs, les parents d'élèves et les défenseurs des droits de l'Homme ont fait face, hier, à la presse pour se prononcer sur la question.
Les enseignants, les parents d’élèves, les élèves et les défenseurs des droits de l’Homme continuent de se mobiliser contre l’éventuelle fermeture du Groupe scolaire Yavuz Selim, présent dans les régions de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack, pour un effectif qui dépasse 3.000 élèves. Yavuz Selim existe dans 170 pays dans le monde sur les 193 que compte l'Organisation des Nations unies (Onu).

Pour le président de l'Association Baskent Egitim, Madiambal Diagne, la décision de l'Etat du Sénégal ne répond à aucune norme juridique. "Au moment où nous vous parlons, aucune notification officielle ne nous a été envoyée", a-t-il affirmé. Selon M. Diagne, cette décision vise tout simplement à fermer ce groupe scolaire comme c'est le cas en Gambie, en Guinée Conakry, au Pakistan et en Somalie. "Ces pays ne sont pas des références pour nous ; cela est révoltant. Il n'y a que l'extradition de ce personnel éducatif à Ankara qui intéresse le gouvernement turc", a avancé le patron de presse. Madiambal Diagne a aussi déploré le contenu du communiqué de l’ambassade de Turquie au Sénégal publié dans la presse d'aujourd'hui (hier) et informant qu'une deuxième délégation de la Fondation Maarif, créée il ya à peine 5 mois, est à Dakar pour finaliser les pourparlers.

Pour Mme Oumou Mbaye, présidente de l'Association des parents d'élèves du Groupe Yavuz Selim, l'Etat sénégalais doit respecter leur choix qui est d'inscrire leurs enfants dans cet établissement. "S'il faut qu'on sorte dans la rue, nous le ferons", a soutenu la dame. Dans la foulée, le colonel à la retraite Babacar Diouf, parent d'élèves, a aussi a confirmé que le Groupe Yavuz Selim a rempli son cahier de charges.
Prenant la parole, Mamadou Lamine Dianté, coordonnateur du Grand cadre des syndicats d’enseignants, a noté la diversification de l’offre de formation par l’établissement qui prend ainsi en compte les recommandations des Assises de l’éducation nationale organisées en août 2014.

Mamadou Ndoye, censeur du collège Bosphore (Yavuz Selim), Me Massokhna Kane de Sos consommateur, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (Lsdh), Mamadou Gningue, président de la Conférence des établissements privés d'enseignement supérieur du Sénégal, et l’imam Tahir Fall de la Fondation Serigne Pire Khaly Amar Fall ont déclaré que la fermeture de ce groupe scolaire serait une forfaiture sans précédent. Les députés Ndèye Awa Mbodji, Coumba Hamidou Dème et Cheikh Tidiane Ndiaye ont réitéré leur soutien au Groupe Yavuz Selim.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

Les acteurs de la lutte contre le tabac réclament la signature des deux arrêtés qui permettront l’application effective  de la loi anti-tabac. Les responsables du Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt) ont promis que ces arrêtés seront bientôt signés.

La loi anti-tabac a été votée en mars 2014. Son décret d’application a été promulgué, en août 2016, par le chef de l’Etat avant d’être publié dans le Journal officiel. Malgré tout cela, l’application de cette loi fait face à des contraintes de tout ordre. Parmi elles, les acteurs évoquent l’absence de deux arrêtés que le ministère de la Santé et de l’Action sociale doit finaliser. L’un des textes concerne les avertissements sanitaires qui devaient occuper 80 % de la surface du paquet de cigarettes et l’autre a trait à la matérialisation portant interdiction de fumer dans les lieux publics.

Selon Mamadou Bamba Sagna, chargé de programme au Ctfk, une Ong basée à Washington Dc et appuyant la lutte anti-tabac en Afrique, particulièrement au Sénégal, sans ces deux textes, il sera difficile de voir l’effectivité de la loi anti-tabac dans notre pays. Il a soutenu que ces deux arrêtés bloquent, pour le moment, l’application de la disposition anti-tabac. M. Sagna s’exprimait lors des travaux de l’atelier sur la stratégie de mise en œuvre  de la loi anti-tabac au Sénégal.

Cet atelier, qui se tient du 12 au 15 décembre, à Saly, est organisé par Compaign for tobacco free kids (Ctfk), en collaboration avec la Ligue sénégalaise de lutte contre le tabac (Listab) et l’Association prévenir, à l’intention des juristes, des douaniers, des députés, des représentants des différents ministères et des médias. Les acteurs nourrissent tout de même l’espoir de voir les autorités accéder à leur requête, d’autant plus que d’après des informations recueillies auprès du Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt), le ministère de la Santé est sur le point de signer les deux documents. « Si ce n’est pas déjà fait », a fait savoir le chargé de programme au Ctfk. Au juste, le chef du bureau de la législation du ministère de la Santé, Mactar Bâ, a confirmé que les deux textes ont été transmis à la Primature pour numérotation.

« On s’attend à ce que les deux arrêtés soient disponibles avant la fin de l’année. C’est un blocage institutionnel. Avant, on voyait que l’industrie du tabac était  derrière tout ce blocage. Mais, cette fois-ci, ce sont des aspects administratifs qu’il faut finaliser », a indiqué M. Sagna, regrettant le  non-respect de la disposition interdisant de fumer dans les lieux publics comme les hôtels, les bars, les restaurants, mais aussi  dans des entreprises comme dans les transports.

Réagissant par rapport à ce point, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, Oumar Bâ, a affirmé que ces deux arrêtés seront bientôt signés. A son avis, c’est une question de jours. « C’est pratiquement fait », a-t-il assuré. M. Bâ a aussi informé que les hôteliers afficheront, dans les prochains jours, une pictographie mentionnant des espaces interdits de fumer dans des hôtels. « Nous allons les produire et les remettre aux hôteliers, même si la loi ne le prévoit pas », a-t-il prévenu. Ces supports doivent, selon lui, être visibles tout en indiquant aux clients les espaces où il est autorisé de fumer.

 

 

Eugène KALY

La 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, un mouvement qui vise à améliorer les progrès dans la Planification familiale dans les 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest, s’est achevée hier à Abidjan. Les jeunes, placés au centre des échanges, sont désormais considérés comme le moteur de la phase d’accélération des progrès (2016-2020). Ainsi, ils doivent être pris en compte dans les stratégies développées par chaque pays.

(ABIDJAN) - « Les pays s’engagent à mettre en œuvre leurs plans d’actions et à atteindre les objectifs fixés, mais surtout à prendre en compte les jeunes dans les programmes », a soutenu le Dr Adamou Kémou, directrice de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé publique du Niger. Elle s’exprimait, hier, au nom des représentants des 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo), à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan, Côte  d’Ivoire, 12-14 décembre 2016). Elle est, en effet, convaincue que « le changement ne peut venir que des jeunes. Les barrières ne peuvent être levées que par les jeunes. Donc, il faut les former et renforcer leurs capacités ». Mieux, a estimé Perri Sutton de la Fondation Bill et Melinda Gates, « les jeunes sont le moteur de la phase d’accélération de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone ».

D’ailleurs, c’est parce qu’ils souhaitent leur intégration effective dans les programmes de contraception qu’ils sont au centre de cette rencontre qui a pour thème : « Promouvoir la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes ». Après l’appel pressant pour une révolution contraceptive qu’ils ont lancé lors de la cérémonie d’ouverture, les jeunes réclament des actions concrètes. « Nous voulons que tous les messages que vous avez délivrés à notre endroit se convertissent en actes », a souligné Samuel Koné, jeune ambassadeur de la santé de la reproduction et de la planification familiale en Côte d’Ivoire. Selon lui, cette réunion constitue un point de départ pour une implication effective des jeunes dans les programmes de santé de reproduction dans les différents pays. Une préoccupation prise en compte par les pays à travers leurs représentants, les Organisations de la société civile et les partenaires qui ont réitéré leur souhait de renforcer l’implication des jeunes, mais aussi des religieux, pour que les progrès soient suffisants à l’heure du bilan.

Repenser les stratégies en faveur des jeunes
A ce niveau, Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo), a déclaré qu’il faut « repenser les stratégies, pour que les jeunes aient accès à la contraception, mais de manière responsable ». Selon elle, faire des jeunes des moteurs pour l’accélération des progrès dans la planification familiale suppose les écouter. « Ils ont développé un plan d’actions, des pistes de réflexion. Nous allons les examiner pour voir comment les mettre en œuvre ».

Dans ce cadre, « nous avons mis en place un « think tank » (groupe de réflexion) avec des experts qui vont travailler avec les jeunes afin de développer des stratégies », a informé Mme Sy, annonçant que les axes d’intervention au profit des jeunes seront intensifiés, de même que les stratégies pour que cette cible puisse accéder, de manière responsable, à la contraception. « Nous allons aussi continuer à discuter avec les communautés, aussi bien avec ceux qui sont favorables à la planification familiale qu’avec ceux qui sont contre. Le plus important est que cela se fasse dans le respect de nos valeurs », a-t-elle ajouté.

De l’avis de Perri Sutton, il est même nécessaire d’intensifier les interventions à l’échelle nationale et régionale. Elle a fondé sa proposition sur le fait que les progrès accomplis doivent être poursuivis, mieux, accélérés. « Nous sommes sur la bonne voie, mais pas sur la trajectoire nécessaire pour atteindre nos objectifs », a-t-elle argumenté. Pour cette raison, Mme Sutton a invité les pays à intensifier leurs interventions en 2017 pour combler l’écart et respecter ainsi les engagements pris dans les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou qui veut recruter, d’ici à 2020, 2,2 millions de nouvelles utilisatrices additionnelles de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone. « Je suis optimiste sur la possibilité de pouvoir atteindre cet objectif, car nous n’avons pas le choix », a-t-elle ajouté.

Pour engager davantage le Partenariat de Ouagadougou sur la dynamique de progrès enclenchée dans les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest dans le domaine de la planification familiale, Perri Sutton a symboliquement remis une pédale à la directrice de l’Ucpo. Un motif supplémentaire pour que le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire appelle tous les pays à « accorder une priorité à la planification familiale, gage d’un développement harmonieux ».

Sur 12 finalistes retenus au concours de dissertation de la Fondation United bank for Africa (Uba), les huit sont des filles. Un brillant succès des filles qui a été salué à l’occasion d’une cérémonie de remise de diplômes mardi dernier à Dakar. Les trois premières reçoivent une bourse d’études.

Elève en classe de 1ère au lycée de Sokone, mademoiselle Sadio Sow est arrivée en tête de la troisième édition du concours de dissertation 2016 organisé par la Fondation Uba. Elle est suivie de Adja Fatou Kiné Fall de l’institution Notre Dame et de Absa Amar du lycée John Kennedy. Sur les 12 finalistes qui ont disserté sur le sujet « Qui est responsable de la violence sociale ? » on note une excellente performance des filles, les garçons n’ayant obtenu que quatre places. La finaliste arrivée première, mademoiselle Sow, tenant fièrement son brillant trophée, reçoit une bourse d’études de 2,8 millions de FCfa alors que la deuxième et la troisième auront respectivement 2 millions et 1,2 million de FCfa en guise de soutien à leurs études. Chacun des 12 finalistes a reçu un diplôme et un ordinateur portable.

Ces bourses sont « une source de motivation », a estimé Ibnou Samb, secrétaire général d’Uba Sénégal, hier à Dakar, au cours d’une cérémonie réunissant les finalistes et leurs proches. Le concours entre dans le cadre du programme « L’Afrique lit » à l’intention des lycées du Sénégal dont l’ambition est de redonner le goût de la lecture aux élèves. Plus de 1020 élèves ont participé à la présélection en dissertant sur le sujet « Faire preuve d’obéissance signifie-t-il renoncer à sa liberté ? » Ce qui démontre « l’engouement progressif » de ce concours, a ajouté M. Samb. Selon Ijeoma Aso, directrice de la Fondation Uba, ce geste, qui entre dans le cadre de la responsabilité sociétale (Rse) du groupe bancaire nigérian, est réalisé à partir des profits pour appuyer les meilleurs élèves. Une initiative « salutaire », selon M. Niang, membre du jury.

Le sujet de dissertation, a-t-il expliqué, est à la fois philosophique et littéraire ; ce qui a poussé le jury à accepter les approches analytique, dialectique et thématique. M. Niang a rappelé aux finalistes que leur travail est « un tout petit pas » dans leurs études littéraires. La représentante du ministère de l’Education, Mme Fall, a salué l’initiative de Uba et invité les autres entreprises à s’en inspirer pour le développement de l’éducation en Afrique. A son avis, « les trois prix témoignent de la volonté de la Fondation de redonner aux jeunes africains le goût de la lecture ». Marraine de l’édition, Fatou Sarr Sow, enseignante, a embouché la même trompette en lançant un appel à la Rse, espérant que cette initiative « fera tache d’huile ». Elle a estimé que toute organisation doit tenir ce genre d’activités, car « les études ont un coût » qui n’est pas toujours à la portée de tous les parents. Mme Sow a salué la percée des filles dans ce concours, appelant au passage tous les finalistes à persévérer dans la suite de leurs études.

 

M. CISS

Créée il y a seulement un an, l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc) compte actuellement près d’un million de bénéficiaires enrôlés par 671 mutuelles de santé communautaire.

Cette information, fournie par André Demba Wade, a tout le poids de la crédibilité. Ce dernier étant le coordonnateur de l’organisation belge de la  Micro-assurance mutuelle de santé (Masmus) et de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc). Il a indiqué que ces bénéficiaires sont issus de 11 unions régionales représentant l’ensemble des 45 unions départementales de mutuelles de santé communautaire à l’échelle du Sénégal. « En attendant d’étendre le programme aux trois autres régions que sont Tambacounda, Matam et Kédougou,  des actions ont été menées pour les accompagner dans la mise en place d’unions régionales », a laissé entendre M. Wade.

C’était au cours d’un atelier d’auto-évaluation du plan stratégique de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire tenu à Thiès. Ladite union compte un million d’adhérents. Ce large éventail de mutuelles est un atout de l’Unamusc qui joue un rôle clé dans la mise en œuvre de la politique de la Couverture maladie universelle (Cmu). « L’Union a amélioré son positionnement dans le processus de mise en œuvre de la Couverture maladie universelle, aidée en cela par son partenaire technique et financier, l’organisation belge de Micro-assurance mutuelle de santé, grâce à qui une reconnaissance juridique lui a été accordée en décembre 2015 », a informé le gestionnaire du programme de solidarité mutualiste de la Belgique, Hilère Ngongong.

Il a également affirmé : « L’Union est reconnue comme interlocutrice de l’Agence de la Cmu  à travers les mutuelles de santé et les représente dans les instances d’élaboration de propositions de conventions avec les différents partenaires comme le ministère de la Santé et de l’Action sociale et les partenaires techniques et financiers ». Le président de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire, Demba Mame Ndiaye, a tiré un bilan positif de deux ans d’existence de la structure. Celle-ci  est parvenue, par l’intermédiaire de ses membres, à avoir des partenaires qui l’accompagnent dans l’exécution de son plan d’action stratégique. Elle dispose aussi d’un siège à Kaolack avec une équipe technique qui assure la coordination des activités.

Pourtant, tout n’est pas rose pour l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire qui manque d’équipements et de mobiliers pour son fonctionnement. Il s’agit notamment  du matériel informatique (imprimante, de machine pour la photocopie),  de l’accès à Internet et du téléphone. C’est pourquoi les responsables sollicitent le renforcement des contributions financières des partenaires, la contractualisation d’un comptable et d’un spécialiste en capitalisation et analyse de données. Du reste, le président de l’Union mise sur les prochaines journées de la mutualité pour enrôler davantage de Sénégalais d’ici à la fin de l’année 2017.

 

 

Mohamadou SAGNE

L’Association des volontaires pour la redistribution des ressources (Av2r), basée à Hann, a organisé, le week-end dernier, une randonnée pédestre dans le but de sensibiliser les populations à la préservation de nos écosystèmes.

Cette randonnée écologique est la première activité organisée par l’Association des volontaires pour la redistribution des ressources  (Av2r). Tout est parti d’un constat et d’une prise de conscience : l’Etat ne peut pas tout faire. Le développement durable incombe à tous. Ce sont autant d’arguments qui ont poussé les jeunes de Hann-Bel Air à dérouler des activités afin de participer à l’effort de développement. C’est ainsi que l’idée d’organiser cette journée de randonnée « écologique » a été émise.

Selon le président de l’association, Famara Mandiang, l’objectif de « Av2r » vise à promouvoir les valeurs de solidarité surtout chez les jeunes générations, pour construire un Sénégal solidaire. M. Mandiang a estimé que le Parc de Hann est le seul poumon vert de Dakar, par conséquent, il est impérieux de le sauvegarder.

« C’est ce qui explique le choix du site pour sensibiliser les populations sur l’importance de l’environnement dans la préservation de  la santé des êtres humains. Nous mettons aussi à profit cette marche pour attirer l’attention des populations sur les dangers des déchets plastiques », a-t-il prévenu.

De l’avis de Cheikh Ahmadou Bamba Sèye, secrétaire général de l’« Av2r », cette première édition est placée sous le signe des deux « SS », c’est-à-dire santé-solidarité.Le major Abdourahmane Ndiaye, représentant le commandant du Parc de Hann, s’est félicité de cette initiative des jeunes qui prend en compte l’amélioration du cadre de vie et de la protection de la santé des populations de la commune de Hann et des environs. Il a assuré que la direction du parc soutiendra toutes les initiatives qui contribueront à éveiller davantage la conscience écologique des citoyens. Un des responsables de l’association, Mamadou Niang, s’est réjoui de la mobilisation des partenaires comme les institutions scolaires, les clubs de randonneurs, la Croix-Rouge et l’hôpital pour enfants de Diamniadio.

Cette randonnée « écologique », couplée au ramassage des déchets plastiques, sera suivie par un grand concert prévu le 29 décembre au stade Iba Mar Diop. Les recettes de cette manifestation seront consacrées à la construction d’une salle de classe à l’école maternelle de Gorom 1, dans la commune de Bambilor.

 

Pape  Coly NGOME

« Nous souhaitons l’intensification des financements et leur alignement aux priorités nationales », déclare Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo), qui a magnifié l’engagement des Partenaires techniques et financiers (Ptf) à côté des Etats membres du Po. Selon elle, de 2012 à 2016, l’appui des bailleurs de fonds est passé de 80 à 126 millions de dollars.

« Il y a une progression qui montre que les partenaires financiers ont tenu leurs engagements et s’alignent sur la priorité des pays », indique-t-elle, citant 2 nouvelles initiatives de financement en faveur des pays du Partenariat de Ouagadougou. Il s’agit précisément du projet régional Démographie et santé sexuelle et de la reproduction  (Desman) et de l’initiative de la Fondation Bill et Melinda Gates qui sera lancée prochainement. « En 2017, nous allons tout faire pour mobiliser plus de financements », promet-elle.

 

Bien, mais peut mieux faire ! C’est la note qu’on pourrait attribuer aux 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest dans leurs stratégies de promouvoir la planification familiale. Certes, des progrès sont relevés dans cette région, où sont enregistrés les plus faibles taux de prévalence contraceptive dans le monde, mais ils doivent être soutenus pour espérer atteindre les objectifs fixés pour 2020.

(ABIDJAN) - En 2016, 92.000 grossesses non désirées ont été évitées dans les 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest. Aussi,  30.000 avortements à risque ont pu être empêchés dans la même année, de même que 350 décès maternels. Ces informations ont été livrées, hier, lors de l’ouverture de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan : 12-14 décembre 2016). Une initiative mise en place en 2011 pour accélérer les progrès dans la planification familiale dans les 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).

Ces résultats sont consécutifs à l’enrôlement de plus en plus important des femmes dans les programmes de planification familiale au niveau des pays ciblés. « Chaque année, on note une augmentation du nombre de femmes utilisatrices de la planification familiale. Grâce aux gouvernements et aux Organisations de la société civile, 375.000 femmes additionnelles ont été dénombrées en 2016 », renseigne Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo).

Dans le même sillage, souligne Kouadio Raoul, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Côte d’Ivoire, empêchée, « le Po a permis aux pays de l’Afrique de l’Ouest francophone d’impulser une dynamique réelle et collective aux questions liées à la planification familiale ».

274.000 utilisatrices à atteindre
Même si Fatimata Sy est consciente de ces progrès, elle estime que les efforts fournis doivent être poursuivis pour espérer atteindre l’objectif des 2,2 millions d’utilisatrices supplémentaires des produits contraceptifs modernes d’ici à 2020. Pour le moment, fait-elle constater, il y a un écart de 274.000 utilisatrices à combler.
Pour maintenir la dynamique enclenchée durant la première phase d’exécution du Partenariat de Ouagadougou (2012-2015),  Mme Sy invite à « accélérer la cadence de mise en œuvre des actions » en mettant en avant les stratégies les plus porteuses.

C’est ainsi que, dans l’élaboration de la deuxième génération des Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf), comme c’est le cas présentement au Burkina Faso et au Sénégal, elle souhaite qu’on intègre les jeunes. D’ailleurs, cette cible est au cœur des préoccupations de cette rencontre axée sur le thème : « Promouvoir la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes ».

De l’avis de la directrice de l’Ucpo, il est important de « revisiter notre système de santé pour voir comment satisfaire la majorité que constitue les jeunes dans nos pays ». Surtout que la jeunesse de la sous-région ouest africaine est déjà très organisée avec une coalition, des plateformes d’échanges à travers les réseaux sociaux, entre autres, cite-t-elle tout en insistant sur la nécessité d’intégrer les jeunes. « Les pays du Partenariat de Ouagadougou doivent mettre l’accent sur les services destinés aux jeunes », affirme Fatimata Sy. Cette invite répond ainsi aux préoccupations des jeunes présents à cette rencontre et qui plaident pour leur intégration effective dans les programmes au niveau de leurs pays respectifs.

« Nous souhaitons un accompagnement dans toutes nos actions. Nous ne voulons plus voir des jeunes sœurs décédées à cause des grossesses », lance une jeune ambassadrice du Bénin aux participants à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Les jeunes ambassadeurs des autres pays membres se sont ainsi succédé pour revendiquer leur intégration effective dans les programmes, leur accès aux produits contraceptifs, des services de santé de la reproduction conviviaux, la réduction des coûts des produits contraceptifs, l’institutionnalisation de la gratuité des produits contraceptifs, l’enseignement obligatoire de l’éducation sexuelle à l’école… « La révolution contraceptive a sonné », clament-ils.

D’ailleurs, estime Saidou Kaboré, représentant de l’Unfpa (Fonds des Nations unies pour la population), « la révolution contraceptive est un des axes pour améliorer la planification familiale ».

Poursuivant, il souligne qu’il y a un besoin réel de répondre aux besoins de contraception des jeunes. Dans ce cadre, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Côte d’ivoire déclare : « Nous avons tous là une occasion pour identifier les questions stratégiques clés, les bonnes pratiques novatrices communes destinées à mieux juguler les problèmes de grossesse en milieu scolaire, de santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents, du dividende démographique et de la planification familiale ».

La construction de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr a dépassé la phase des contraintes financières. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et la Banque africaine de développement (Bad) ont signé, hier, une convention de 42,637 milliards de FCfa qui boucle son financement. C’était en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le représentant-résident régional de la Banque africaine de développement (Bad) ont signé, hier, une convention de financement. Cet acte hautement symbolique ouvre une belle perspective pour la couverture des besoins en eau. C’est le dernier acte de mobilisation des financements pour la construction de la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3). « Nous venons de procéder, avec le gouvernement du Sénégal, à la signature d’un accord de prêt de la Bad d’un montant de 65 millions d’euros (42,637 milliards de FCfa) qui permettra de renforcer l’alimentation en eau pour multi usages sur l’axe Louga-Thiès-Dakar », a déclaré Adalbert Nshinyunuremyi, le représentant-résident qui s’exprimait au nom du président de la Banque africaine de développement, Adesina Akinwumi Ayodeji.

L’apport de la Bad a tout son poids dans la réalisation de l’usine. Son appui financier complète le coût global du projet qui  s’élève à 416 millions d’euros, soit environ 272 milliards 878 millions de FCfa. « La Bad rejoint ainsi le cercle restreint des partenaires de notre pays qui peuvent s’enorgueillir d’avoir apporté leur contribution déterminante dans la résolution de la lancinante question de l’alimentation en eau potable, notamment de la région de Dakar », a souligné  le ministre Amadou Bâ. Faudrait-il le rappeler, en plus de la Bad, la Banque mondiale, l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et  la Banque islamique de développement participent aux opérations de financement de ce projet. La construction de cette troisième usine est à verser dans le compte des solutions viables à l’approvisionnement en eau de Dakar et à l’évolution croissante d’une demande.
 
Accès équitable à l’eau
« Ce projet, qui permettra de mobiliser à terme 200.000 m3 par jour, est une réponse stratégique à la forte demande en eau de Dakar et des nouveaux pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose », a souligné le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, ajoutant que la mise en service de Kms3 en 2021 facilitera le raccordement d’environ 610.000 personnes supplémentaires au réseau d’eau potable et de réduire les prélèvements des nappes souterraines en privilégiant l’exploitation des eaux de surface.

« Outre la dimension genre, Kms3 consacre également un accès plus équitable à l’eau grâce à la connexion des localités situées le long de la conduite. Cette nouvelle disposition traduit la prise en charge d’une préoccupation du chef de l’Etat, Son Excellence Macky Sall », a relevé M. Faye.  Ce projet cadrant avec le Plan Sénégal émergent (Pse), donnera un coup de fouet aux activités industrielles et à la production agricole dans sa zone d’implantation. Il aura des effets d’entraînement sur plusieurs domaines de la vie active sans oublier la réduction des inégalités en termes d’accès.

3 millions de bénéficiaires
Le nombre d’agriculteurs, de maraîchers, de commerçantes de légumes et fruits qui bénéficieront des retombées est estimé à environ 20.000 producteurs. « Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à 3 millions de personnes et vivent dans les zones rurales environnantes du Lac de Guiers, dans des localités situées le long de la conduite de transport d’eau de l’usine de traitement, dans les zones de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar et du Pôle urbain de Diamniadio », a rapporté le représentant-résident de la Bad.

L’enveloppe de la Bad servira, entre autres, à la construction de divers ouvrages de transport et de stockage, et à la pose des branchements sociaux. Le volet financé par cette institution financière, a précisé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, concerne la pose d’une conduite de transport, la réalisation de réseaux d’adduction et de distribution, la construction de trois réservoirs de distribution, la pose de branchements sociaux ainsi que la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation et de renforcement des capacités.

Le voile a été levé sur le processus de mise en œuvre. A la date d’aujourd’hui, les études techniques sont terminées, la phase de préqualification des entreprises est bouclée pour les canalisations et les premiers marchés seront attribués d’ici la fin du premier trimestre de 2017. « La libération des emprises est un préalable à la pose des conduites. La mise en œuvre du plan d’actions de réinstallation des personnes affectées par le projet démarrera incessamment », a annoncé Mansour Faye. Le dédommagement précédera le démarrage des activités.

L’implication des populations dans la mise en œuvre du Projet de dépollution de la Baie de Hann est au centre de la démarche de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Le Secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara, a remis, il y a quelques jours, des jeux de maillots aux Asc des quartiers situés le long de la Baie de Hann. Le démarrage des travaux est prévu à partir du deuxième semestre de 2017.

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a remis des lots de maillots aux Asc des quartiers riverains de la Baie de Hann. Au-delà de l’appui, il faudra voir l’implication des populations dans la mise en œuvre de ce projet. La participation et l’implication des populations en amont assurent, dans la plupart des cas, l’appropriation du projet. C’est pour cela que l’Onas a inscrit la remise des jeux de maillots dans leur approche. « Les Asc sont un levier pour nous de maintenir la communication avec les populations. La sensibilisation et l’information restent une priorité dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet », a rappelé le secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara. Aujourd’hui, des étapes décisives sont franchies dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui a pour finalité de redonner à la baie son passé perdu. « Le projet avance. Les travaux pourraient démarrer à partir du deuxième semestre de 2017 », a indiqué M. Camara. Le Projet de dépollution de la Baie de Hann, financé par l’Agence française de développement (Afd) et la Banque européenne d’investissement (Bei) à hauteur de 34, 440 milliards de FCfa, redonnera à cet écosystème fragile son lustre d’antan. Les riverains de Hann jusqu’à Mbao en passant par Thiaroye sur Mer auront un cadre de vie plus attrayant.  

Rappelons qu’il est prévu la construction  d’une station d’épuration de 25.000 m3/j, d’un émissaire marin de 3 km, d’un intercepteur de 13 km et d’un réseau secondaire et tertiaire de 45 km. Les autres composantes des travaux sont la réalisation de 7 stations de pompage, la pose de 10.000 branchements sociaux et l’assèchement du canal 6.

I. SANE

L’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) vient d’intégrer le Conseil d'administration du Forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture. Cette instance regroupe les universités africaines à vocation agricole comme l’Ussein. Selon un communiqué de presse, cette admission comme membre à part entière du Conseil d’administration a été notifiée le 28 novembre dernier. Cela, suite à l'assemblée générale annuelle de Ruforum qui s'est tenue, le 18 octobre dernier, à l’occasion de la cinquième édition de la Semaine de l’enseignement supérieur en Afrique et de la Conférence biennale du Forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture qui a eu lieu du 17 au 21 octobre 2016 à Cape Town, en Afrique du Sud.

« En tant que membre à part entière, l’Ussein bénéficiera des programmes de formation, d'accès à des fonds de subvention et aura le plein droit de vote », note le communiqué. Il ajoute que la Conférence a affirmé l'engagement du réseau du Ruforum et des partenaires à promouvoir un enseignement supérieur africain qui génère des innovations agricoles contextualisées pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

« Les Recteurs des universités Ruforum ont lancé le programme d'assistanat d'enseignement supérieur (Gta) qui vise à intensifier la formation doctorale pour leur personnel universitaire. Ils se sont engagés à former 325 étudiants de niveau doctorat à travers le programme du Ruforum « Graduate teaching assistanship programme » dans le cadre du renforcement du personnel enseignant, avec des docteurs qualifiés.

Oumar NDIAYE

Les politiques éducatives en Afrique passent par la mobilisation des ressources internes. C’est l’une des pistes de solutions pour l’atteinte des Objectifs de développement durable pour la composante 4 relative à l’éducation. Les experts qui participent à un atelier organisé par le Réseau africain de campagne pour l’éducation pour tous (Ancefa) proposeront d’autres recommandations.  

Des acteurs du système éducatif de 15 pays d’Afrique ont commencé à dégager des pistes de solutions pour l’atteinte de l’Odd 4 relatif à l’éducation.
Les participants à l’atelier de Dakar ont suggéré la mobilisation des ressources financières internes. A vrai dire, sans les financements  domestiques, la mise en œuvre des politiques éducatives restera fortement tributaire de l’aide étrangère. « Nous encouragerons la mobilisation des ressources financières domestiques.

C’est cela qui nous permettra de bâtir des politiques éducatives durables. C’est pour cette raison que nous demandons aux Etats d’augmenter leurs budgets affectés à l’éducation », a plaidé le président du conseil d’administration de l’Ancefa, Samuel Dembélé.

La coordinatrice d’une organisation de la société civile a apprécié l’échange d’expérience et la capitalisation des bonnes pratiques entre les organisations de la société civile et syndicales.  

Le conseiller technique du ministre du Travail du dialogue Social et des Organisations professionnelles, Wally Ndiaye, est revenu  sur la place accordée au dialogue social par le gouvernement du Sénégal afin de créer les conditions de transmission et d’acquisition des connaissances. « Les Etats ont beaucoup de priorités. Il est important de réfléchir sur les stratégies de mobilisation des financements », a souligné le représentant du ministre.

En plus de la recherche de financement, la prise en compte du principe de l’équité est un défi. Aujourd’hui, 30 millions d’enfants n’ont pas accès au système éducatif.

Le représentant de l’Unesco, Chang Gwang-Chol, a axé son intervention sur trois axes. Il a relevé toute l’importance  du partenariat dans la mise en œuvre des Odd avec l’implication des gouvernements, du secteur privé et de la société civile. C’est dans ce sens qu’il faudra inscrire la création d’un Groupe régional de coordination de l’Odd 4/éducation 2030 pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce groupe réunit les représentations régionales des agences des Nations unies et des organisations multilatérales et de la société civile actives dans la promotion de l'éducation dans les pays de l’Afrique de l'Ouest et du Centre. « L’Unesco accompagne les pays à développer les capacités nationales en intégrant les engagements en faveur de l’Odd 4 dans les politiques nationales pour l’éducation et la gestion du secteur, y compris le suivi de la progression vers l’Odd 4 », a indiqué Chang Gwang-Chol.   Selon lui, ce projet consiste à identifier, d’une part, des priorités et des déficits de politique à la lumière de l’Odd 4 et des progrès réalisés et, d’autre part, à améliorer des systèmes nationaux de données et d’informations de suivi sur l’Odd 4.                    

Idrissa SANE

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a organisé, le samedi 10 décembre 2016, une randonnée pédestre pour sensibiliser les communautés sur la composante 4 des Objectifs de développement durable (Odd).

La procession a quitté la Place de l’Obélisque à 9 heures. Elle est passée devant le lycée Blaise Diagne, puis a  fait cap vers l’école Jean de La Fontaine. Les messages étaient clairs. Il s’agissait de sensibiliser les uns et les autres sur les enjeux de l’atteinte de l’Odd 4. « La composante 4 des Odd vise à  assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». « L’éducation à la citoyenneté globale est au service du développement durable. L’éducation doit être de qualité », a déclaré le président du Conseil d’administration de la Cosydep, Moussa Mbaye. En plus des adultes, il y avait une forte présence des enfants qui constituent la relève de demain. Il est impérieux qu’ils aient accès à une éducation de qualité, afin qu’ils soient aptes à relever les défis. Parmi eux, Aïssatou Ndiaye. Cette fille, âgée de 11 ans, est consciente de l’importance de cette marche de sensibilisation. « Je suis avec mon père pour la stabilisation de notre éducation, car nous serons les adultes de demain », lance-t-elle. Les hommes de culture n’étaient pas en reste. Les artistes musiciens comme Pape Diouf et Abdoulaye Mbaye ou encore l’artiste comédien Mbaye Sopé sont venus donner  de leur voix. « Abdoulaye Mbaye et moi, nous allons écrire une chanson pour sensibiliser les populations », a dévoilé l’artiste Pape Diouf.

Seynabou BOP (Stagiaire)

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a plaidé la pérennisation des programmes de vaccination en Afrique. Awa Marie Coll Seck a présidé, dimanche, la réunion du Groupe consultatif technique régional sur la vaccination (Ritag).  

Le Groupe consultatif technique régional sur la vaccination (Ritag) se penche sur les orientations politiques et stratégiques sur le vaccin et la vaccination. Cette réunion, initiée par l’Oms, est ouverte, dimanche dernier, sous la présidence effective du ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal. L’introduction des vaccins, souligne le Pr Awa Marie Coll Seck, a contribué au recul des maladies dans plusieurs pays du continent. Ces bons résultats confortent les options de  consolidation des acquis. « Nous n’avons pas terminé la lutte contre les maladies transmissibles et virales. Il nous faut penser à l’introduction de nouveaux vaccins », préconise-t-elle tout en se félicitant du taux de couverture vaccinale du Sénégal qui est de l’ordre de 80 %. Mme Seck mesure les impacts de l’introduction de nouveaux vaccins comme Hpv, le vaccin contre le pneumocoque. Elle lance ainsi un  appel pour la poursuite de l’effort de lutte contre les maladies comme le tétanos,  la rougeole ou encore la poliomyélite qui ont perdu du terrain en Afrique. Dans son intervention, le ministre de la Santé évoque aussi les problèmes de la chaîne d’approvisionnement et de distribution. Awa Marie Coll Seck, par ailleurs spécialiste des maladies infectieuses, n’occulte pas la disponibilité des ressources financières. « Il est temps de réfléchir sur ces coûts et penser aussi à des financements innovants », suggère-t-elle.

Pour sa part, le représentant-résident de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana au Sénégal fait savoir que les missions du groupe de travail ne se limitent pas à la vaccination des enfants. « La majorité des pays industrialisés et ceux en voie de développement ont officiellement mis en place des organismes consultatifs techniques nationaux afin d’orienter les politiques de vaccination », révèle-t-il. A son avis, une attention particulière doit être accordée à la disponibilité de nouveaux vaccins, au renforcement de la réglementation, à l’homologation des vaccins... La réunion de Dakar, qui prend fin aujourd’hui, a vu la participation de plus de 80 spécialistes venus de l’Ethiopie, du Kenya de la France, entre autres pays.

Serigne Mansour Sy CISSE

« Concertation des jeunes pour les jeunes ». Cette thématique a été au menu de la table ronde qui a eu lieu, hier, à Abidjan, dans le cadre de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. A l’occasion, les jeunes, qui veulent qu’on alloue 15% du budget des Plans d’actions nationaux de Planification familiale aux programmes de santé reproductive qui leur sont dédiés, ont plaidé pour leur implication effective dans lesdits plans.

(Abidjan) - « Beaucoup de jeunes ignorent les contenus des Plans d’actions nationaux de planification familiale. Ce qui manque pour arriver à leur intégration effective dans les programmes, c’est la volonté politique », a clamé Adama Dicko du Mouvement d’actions des jeunes (Maj) de la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf). Pourtant, cette jeune, qui prend part, à Abidjan (Côte d’Ivoire), du 12 au 14 décembre 2016, à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, a estimé qu’ils doivent être au centre des préoccupations. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette présente rencontre (la cérémonie officielle est prévue aujourd’hui) se focalise sur cette cible dont la tranche d’âge 10-25 ans constitue plus du tiers de la population en Afrique subsaharienne. Dans la partie occidentale du continent africain, les personnes âgées entre 15 et 19 ans font 45 % de la population. Ces jeunes sont ainsi confrontés à des fléaux comme les grossesses précoces et non désirées, les avortements à risque, etc. Ces derniers étant des conséquences de leur accès difficile aux informations et aux services relatifs à la santé sexuelle et reproductive.

Pour Adama Dicko, qui s’exprimait lors de la table ronde intitulée « Concertation des jeunes pour les jeunes », les problèmes sont identifiés, de même que les solutions ; « il faut maintenant passer à des actions concrètes » rendant possibles l’intégration des jeunes dans les Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf).

Seulement, sans ressources conséquentes, aucune action ne peut être menée efficacement en faveur des jeunes. C’est pourquoi l’une des recommandations fortes formulées à l’issue des travaux de groupe de cette session sur les jeunes est d’attribuer 15 % du budget des PanPf  aux programmes destinés à la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj). Dans ce cadre, a souligné Safiétou Diop, présidente du Réseau « Siggil Jigèn » du Sénégal, « il faut que les jeunes sachent qu’ils constituent une priorité pour les gouvernements ». Mais, pour que les Etats respectent les engagements pris à leur endroit, elle les a exhortés à veiller à ce qu’ils tiennent leurs promesses. « Les gouvernements ont pris des engagements. Mais, si la jeunesse ne s’érige pas en sentinelle pour défendre ses droits, les promesses ne seront pas respectées », a-t-elle lancé. Ainsi, pour une meilleure intervention des jeunes, afin qu’ils soient effectivement pris en dans les programmes, Mme Diop les a invité à solliciter, par exemple, l’expérience des organisations de femmes qui se sont battues pour défendre leurs droits. « Il faut une stratégie d’alliance pour obliger les politiques à traduire leurs engagements en actions concrètes », a-t-elle défendu, plaidant pour qu’on renforce les capacités des jeunes en termes de responsabilisation et de leadership. Car, selon la présidente du Réseau « Siggil Jigèn », la jeunesse doit constituer le fer de lance des programmes de planification familiale. Cependant, Dr Marie Paula Ourega de la Côte d’Ivoire a estimé qu’il faut également « des actions parallèles en faveur des parents et des religieux pour plus d’efficacité des interventions en faveur des jeunes ». Des propos corroborés par Mensah Ahyi, un pasteur béninois. Il a soutenu : « Tant que les parents ne parlent pas à leurs enfants, tout ce que nous faisons n’aura pas de sens ».

C’est la raison pour laquelle M. Ahyi milite pour mener les actions en synergie. « Si nous mettons toute notre force, nous sommes optimistes que les objectifs seront réalisables », a-t-il souligné, invitant les gouvernements, les Organisations de la société civile et les partenaires financiers à travailler main dans la main. Puisque cette rencontre regroupe toutes les parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou (une initiative prise en 2011 pour accélérer les progrès dans la planification familiale dans les 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo), Dieynaba N’diom, jeune ambassadrice de la Mauritanie, a indiqué que les jeunes comptent bien en tirer profit. « Nous allons profiter de ce cadre pour échanger avec les représentants des gouvernements, les organisations de la société civile et les Partenaires techniques et financiers pour leur présenter nos messages de plaidoyer », a-t-elle avancé

Ibrahima Fall, jeune ambassadeur du Sénégal : « Il est nécessaire d’intégrer l’éducation sexuelle dans les écoles »
Au Sénégal, le taux de prévalence contraceptive (Tpc) est présentement de l’ordre de 20 %. Pour Ibrahima Fall, jeune ambassadeur présent à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan, Côte d’Ivoire, 12-14 décembre 2016), si l’accent avait été mis sur les jeunes, peut-être que le Tpc serait plus élevé. Selon lui, en revisitant le Plan d’actions national de planification familiale (PanPf) du Sénégal, les jeunes ne sont évoqués que dans la communication pour la sensibilisation des hommes et des jeunes. Pour corriger ce manquement, M. Fall a estimé que l’une des actions clés à mener est de faire en sorte que les jeunes figurent dans le prochain PanPf.

Soulignant que les jeunes sont confrontés à un réel manque d’informations sur la façon dont le PanPf a été conçu ainsi que sa mise en œuvre, le jeune ambassadeur sénégalais a annoncé qu’ils comptent faire un plaidoyer au niveau du ministère de la Santé et des Organisations de la société civile du pays pour un accompagnement conséquent. D’ailleurs, « avec la société civile, nos relations sont très bonnes », a-t-il précisé, insistant sur la prise en compte de leurs besoins, notamment « l’intégration complète et exclusive de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires ». Citant l’exemple d’une étude menée en milieu scolaire et qui fait état de plus de 1.000 grossesses chez les élèves, Ibrahima Fall a avancé qu’il est nécessaire d’intégrer l’éducation sexuelle dans les écoles.
 
De notre envoyée spéciale en Côte d’Ivoire, Maïmouna GUEYE

Dans le cadre de la célébration de ses 70 ans de travail inlassable en faveur des enfants les plus vulnérables du monde, l’Unicef, qui a salué « les réels progrès accomplis pour les enfants de la planète », a appelé « à aider les millions d’enfants dont la vie et l’avenir sont menacés par un conflit, une crise, la pauvreté, l’inégalité et la discrimination ». C’est ce qu’indique un communiqué parvenu à notre rédaction.

D’après le document, « le travail inlassable de l’Unicef dans les régions les plus difficiles au monde a rendu possibles des progrès remarquables pour les enfants au cours des dernières décennies ».

Selon toujours le communiqué, « en 2015, l’organisme a distribué 2,8 milliards de vaccins et a contribué, avec ses partenaires, à la protection de 45 % des enfants de moins de 5 ans contre des maladies mortelles partout dans le monde, vacciné 11,3 millions d’enfants contre la rougeole dans des pays en crise, permis à 4 millions d’enfants en situation d’urgence d’obtenir une éducation de base formelle ou non formelle…»  Toutefois, « malgré ces progrès impressionnants, des millions d’enfants sont toujours laissés pour compte, parce qu’ils sont pauvres ou difficiles à atteindre, mais aussi à cause de leur sexe, race, religion, groupe ethnique ou handicap. Près de 250 millions d’enfants grandissent dans un pays en conflit et quelque 50 millions ont été déracinés », lit-on dans le document. 

Le communiqué de préciser que « la vision de l’Unicef pour les 70 ans à venir consiste en un monde dans lequel chaque enfant est en bonne santé, en sécurité, instruit, soigné et protégé...» rapportant ainsi les propos de Anthony Lake, directeur général de cet organisme onusien.

Amadou DIOP

Le président du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), Amadou Bâ, par ailleurs ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, a appelé à un soutien plus accru à cet établissement public international à caractère économique et financier spécialisé dans la promotion des investissements publics.


 « En tant qu’instrument de promotion de l’intégration et de lutte contre la pauvreté, la sauvegarde du Fagace nécessite le concours financier des Etats membres, notamment par l’achèvement de la mobilisation de son capital social », a-t-il insisté, en appelant au respect du calendrier de libération des parts du capital appelé. Le président du Conseil des gouverneurs de ce Fonds s’exprimait à l’ouverture de la 2ème session extraordinaire du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace). Deux points figuraient à l’ordre du jour : l’examen du rapport d’audit de gestion et la nomination d’un directeur général. Cette institution, mise en place en 1977 par 9 Etats africains compte, aujourd’hui, 14 membres). Elle a pour mission de faciliter l’accès au financement des pays membres et entreprises des Etats membres. Ce Fonds intervient notamment sous forme de garanties, de bonifications de taux d’intérêt, d’opérations de conversion de prêts, de prises de participation dans les entreprises. Les garanties portent sur les crédits d’investissement pour les Pme et grandes entreprises en création, en développement ou en extension ainsi que sur les crédits à court terme notamment les crédits de campagne et les prêts interbancaires.

Dans un « contexte économique international morose avec des disparités, selon les régions et les Etats membres de notre organisation », a indiqué que les travaux  sont une opportunité de « tracer les sillons » pour le développement de cette institution en vue « de lui permettre de mieux répondre aux enjeux sans cesse croissants de nos économies ». Il est convaincu que le Fagace peut jouer un rôle important dans les économies de ses Etats membres puisque celui-ci a participé, ces dernières années, à la réalisation de 213 projets exécutés dans 14 pays africains. Ces interventions qui ont mobilisé plus de 1.500 milliards de FCfa ont permis, a-t-il ajouté, le développement d’industries, d’infrastructures agricoles, de transport, d’hydraulique rurale entre autres projets. Fort de ce constat, il a affirmé que le « Fagace a eu une contribution qualitative dans le développement de projets structurants et dans des secteurs d’activités variés ». Selon le ministre, l’engagement résolu du Conseil des gouverneurs à assurer un suivi plus étroit des activités du Fonds constitue « une mesure salutaire de nature à renforcer la gouvernance interne de l’institution et à assurer sa pérennité ».  

 

Elhadji Ibrahim THIAM

Grâce à un forage de 260 mètres cube heure et un château d’eau de 1.000 mètres cubes réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc),  l’eau coule à flots à Tessékéré et dans les villages environnants, permettant aux populations et au bétail d’étancher leur soif et aux femmes d’avoir des périmètres maraîchers. Il n’y a guère longtemps, les populations n’auraient espéré une telle amélioration de leurs conditions de vie dans ce triangle de la soif.  

De loin, une épaisse poussière se dégage. A mesure que l’on s’approche du château d’eau de Tessekéré, la poussière grossit, soulevée par le nombre impressionnant de vaches. « Jamais, je n’ai vu autant de vaches rassemblées en un endroit », s’émerveille Sokhna Diome, journaliste à l’Agence de presse sénégalaise. Pourtant, celle qui parle, a l’habitude de voir des vaches. Elle est originaire de Ndoffane, une commune du département de Kaolack.

Quel est le nombre de vaches ? 5.000, 10.000. «Difficile d’avancer un chiffre », affirme Samba Laobé Sow, un berger, la tête dans un imposant turban noir, malgré la forte canicule. Le jeune berger s’impatiente. Ses animaux ont soif. Ils meuglent.  Depuis le matin, son troupeau attend de boire pour aller paître. Mais le technicien de l’entreprise chargée des travaux attendait l’arrivée de la délégation du Programme d’urgence pour le développement (Pudc) conduite par le Directeur national pour la mise en service des ouvrages.  

Quand le technicien a, enfin, ouvert les robinets des abreuvoirs, c’est la cohue. Les vaches accourent de toutes les directions pour s’abreuver. Les plus grandes donnent des coups de corne pour se frayer un chemin, soulevant davantage de poussière. De temps en temps, un berger, à l’aide d’un bâton, les guide vers les autres abreuvoirs.

Planté au cœur du Ferlo, Tessékéré est une zone de pâturage par excellence et une voie de transhumance. Le Pudc y a réalisé un forage pastoral d’une profondeur de 270 mètres avec un débit de 260m3/heure, un nouveau château d’eau surélevé de 35 mètres avec une capacité de 1.000 m3 et un équipement pour alimenter l’ancien château d’eau de 200 m3 et le système existant.   
Ces ouvrages ont mis fin au calvaire des populations et du bétail. L’accès à l’eau était un réel problème, particulièrement dans la commune de Tessékéré, située dans l’arrondissement de Yang-Yang, département de Linguère. L’eau était une denrée rare malgré l’existence d’un forage qui tombait souvent en panne à cause de la surexploitation.

D’impressionnantes files se formaient
La recherche de l’eau était une corvée quotidienne. Chaque jour, hommes, femmes et enfants  perchés sur les charrettes tirées par trois ânes se rendaient à Tessékéré, à Amali ou à Widou Thiengoly pour chercher le liquide précieux. Ils parcouraient des dizaines de kilomètres et pouvaient passer la journée sans avoir la garantie d’en avoir. Autour des points d’eau, d’impressionnantes files se formaient. Chacun attendait son tour pour s’approvisionner si le forage ne tombait pas en panne. « La recherche de l’eau était un supplice. Les femmes et les enfants se levaient tôt le matin et ne rentraient qu’à minuit et, parfois, sans le liquide précieux », rappelle Baba Niang, agent technique des Eaux et forêts.

Pour ces populations, s’approvisionner était un constant souci ; un souci qui semble être un lointain souvenir. A Tessekéré et dans les villages environnants, les habitants découvrent la commodité de disposer d’une eau douce et à portée de main. Ils ne boudent pas leur plaisir.  Le nouveau forage a nettement amélioré l’accès et l’approvisionnement. Dans les villages desservis par le forage, les femmes se payent même le luxe de faire du maraîchage. Baba Niang et tous les notables de Tessékéré et des villages desservis ont tenu à être présents pour souhaiter la bienvenue aux membres de la délégation du Pudc.

Dans le Ferlo, hommes et bêtes vont et viennent librement. C’est l’un des derniers royaumes d’un mode de vie : le pastoralisme. Sur de vastes étendues, on ne voit que des troupeaux de vaches et de petits ruminants (moutons et chèvres) qui broutent l’herbe sèche. La vache y est reine. Grasse en cette période de l’année, elle est l’objet de toutes les convoitises. Pour le Peulh vivant en  milieu rural, la fortune ne s’apprécie pas en nombre d’immeubles ou par l’épaisseur du compte en banque mais par l’importance du bétail. Plus on en possède, plus on se considère comme riche. On appelle les grands éleveurs « Diarga » et il y en a qui ont plus de 3.000 têtes de bétail. D’où l’importance de ce forage à haut débit et du château d’eau de 1.000 m3. L’ouvrage polarise 26 villages pour un linéaire de 100 km. Il dispose de 5 abreuvoirs et 55 bornes fontaines avec une  prise d’eau pour charrette ou camion-citerne et deux parcs à vaccination mixtes. Les travaux de génie civil et l’équipement pour le forage étant terminés, la mise en eau du système est effective.

Grâce aux ouvrages hydrauliques réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire, un tournant s’amorce. Les éleveurs, sous la direction du maire et avec l’appui de l’agent des eaux et forêts, ont réalisé un pare-feu de 200 kilomètres pour lutter contre les feux qui, naguère, ravageaient le fourrage et poussaient hommes et bêtes à transhumer.
D’un coût d’environ 950 millions de FCfa, le forage multi-villages de Tessékéré apporte la joie. Les habitants de cette commune ont le sourire parce que débarrassés de la corvée d’eau. Un plus qui leur apporte un bien-être et un moyen d’être à l’abri des problèmes d’hygiène et de sortie de l’indigence économique. De l’eau potable et en quantité suffisante pour les personnes et le bétail,  les populations de cette zone n’espéraient pas en disposer un jour, il y a moins de deux ans.

Le chef de l’Etat procédera, mercredi, au lancement des travaux du projet de Train express régional devant relier le centre de Dakar à l’aéroport international Aibd, en passant par Diamniadio. La cérémonie est prévue à partir de 15h à la gare de Dakar, indique l’Apix dans un communiqué. La même source rappelle que c’est la société française Engie qui a été mandatée pour conduire et piloter, en partenariat avec Thales C&S, le marché de conception et de réalisation des systèmes ferroviaires du Train express régional Dakar- Diamniadio- Aibd, pour un contrat d’un montant de 225 millions d’euros, soit 148 milliards de FCfa.

Le Ter reliera Dakar au nouvel aéroport international Blaise Diagne en moins de 50 minutes. La durée des travaux est estimée à 26 mois pour la première partie reliant Dakar à Diamniadio (36 km), souligne le communiqué, relevant que la seconde partie reliant Diamniadio à l’aéroport international, soit 19 km, nécessitera 15 mois de travaux. Les études et travaux viennent de débuter pour une mise en service de la première partie du parcours prévue fin 2018, selon la même source,  qui précise que le projet s’inscrit dans le Pse. Le projet du Ter traduit la volonté de l’Etat « de désengorger la ville de Dakar en apportant une réponse aux problèmes que connaît actuellement la région de Dakar avec un centre-ville hypertrophié et des banlieues dortoirs ».

Le projet dont la maîtrise d’ouvrage déléguée est confiée à l’Apix, « contribue pleinement à l’essor de la politique de développement urbain et rural à l’extérieur des zones saturées de Dakar, à la résolution des problèmes de mobilité urbaine et interurbaine entre Dakar et les capitales régionales, ainsi qu’à la mise à niveau des infrastructures ferroviaires pour renforcer le réseau ferroviaire du Sénégal ». Le type de transport du Ter Dakar- Diamniadio- Aibd sera uniquement sur rails, indique le communiqué, soulignant que le Ter desservira 14 gares et aura une vitesse de pointe de 160 Km/h. Il pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour et a une capacité de 500 places.
  (APS)

L’Institut de technologie alimentaire (Ita) a organisé, hier, à l’Assemblée nationale, une journée portes ouvertes sur ses activités. Objectif : mieux faire connaître aux députés les résultats de la  recherche notamment sur la valorisation des ressources alimentaires locales.


Dans sa stratégie de vulgarisation de ses résultats sur la valorisation des ressources alimentaires, l’Institut de technologie alimentaire (Ita) a organisé, hier, une journée portes ouvertes à l’Assemblée nationale. Il s’agit, selon son directeur général, de montrer aux députés, les innovations de ce centre de recherche développement à vocation agroalimentaire créé depuis 1963. Dr Mamadou Amadou Seck explique le choix de l’hémicycle par plusieurs raisons. «Nous travaillons avec des femmes à la base. En moins de trois ans, nous en avons formé près de mille.

Cela mérite d’être connu par la représentation nationale », a confié M. Seck. L’Ita veut également sensibiliser les élus sur les  impacts des résultats sur l’économie nationale, rappelant que lors du vote du budget 2016, les députés avaient fait le plaidoyer pour doter l’Ita de moyens afin qu’il puisse remplir convenablement sa mission. « L’Ita, soutient-t-il, est à l’origine du développement de procédés pour la transformation des céréales et légumineuses locales ; l’utilisation des farines locales dans la fabrication des produits de boulangerie, pâtisserie, viennoiserie et biscuiterie. » Autres résultats de l’Ita, la formulation d’aliments de complément à base de céréales, la valorisation du lait local, la mise au point de recettes et de produits à base de patate douce et de manioc, l’amélioration des techniques traditionnelles de transformation du poisson, la production de champignons comestibles.

Il n’a pas manqué d’évoquer la mise au point d’une table qui permet de réduire le taux  d’aflatoxine dans l’huile d’arachide artisanale. Cette machine est la grande attraction à l’Assemblée nationale. Grâce à cette table de traitement de l’aflatoxine, affirme Dr Mamadou Amadou Seck, les femmes parviennent à produire une huile d’arachide de qualité. Il a invité les industriels à s’approprier les résultats de l’Ita.

Représentant l’Assemblée nationale au conseil d’administration de l’Ita, le député Samba Diouldé Thiam a salué les résultats obtenus par ce centre de recherche. Selon M. Thiam, l’organisation de cette journée a permis aux députés de mieux cerner la mission de l’Ita et d’apprécier ses importants acquis.  «Certains députés ont été surpris de constater que l’Ita propose des réponses à leurs questionnements. Ce centre fait dans le consommer local propre et sain », s’est-il félicité. Samba Diouldé Thiam a souligné que les députés continueront à faire le plaidoyer pour que l’Ita soit doté de moyens supplémentaires. Il est d’avis que ce centre de recherche a un grand rôle à jouer dans le développement de l’agriculture.

« Le Sénégal veut faire de l’agriculture le moteur de sa croissance. Pour cela, il faut non seulement beaucoup produire mais également bien conserver et transformer les produits. D’où l’importance de l’Ita », a ajouté le député. Pour lui, l’Ita est appelée à monter en puissance ce qui, à ses yeux, nécessite des moyens financiers importants.

 

Aliou KANDE

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