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Actualités (2017)

Notre confrère Ndiol Makka Seck, primé, jeudi dernier, à Casablanca, par la Fondation Mohamed VI pour la Protection de l’environnement, a produit un article sur l’érosion côtière à Gorée : « La mer menace l’île mémoire ». Cette remise de récompenses a clos une rencontre régionale au cours de laquelle a été dressé le bilan de la 3e session de formation dudit programme.

Ndiol Maka Seck est de la 40e promotion du Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti). En plus de son Diplôme spécialisé en journalisme et communication (Dsjc), obtenu en 2012, il a suivi un Master en science de l’environnement à l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Elhadji I. THIAM

L’archevêque de Dakar va mobiliser les paroisses de l’archidiocèse de la capitale sénégalaise pour la prochaine campagne nationale de reboisement. Il a fait cette promesse, dimanche dernier, à Niakhar, devant des jeunes du Sine qui ont planté des arbres dans la localité pour lutter contre la désertification.

Des jeunes catholiques des paroisses du doyenné du Sine se sont retrouvés, le week-end dernier, à Niakhar, dans la région de Fatick, pour une campagne de reboisement. Autour de l’abbé Alphonse Diomaye Niane, vicaire épiscopale à l’archidiocèse de Dakar, chargé de la formation, ces jeunes ont planté, pendant deux jours, des arbres. Une manière de participer à la sauvegarde de l’environnement. A la fin de l’activité, ils ont eu droit à une messe présidée par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye. Ils ont reçu symboliquement des mains du guide religieux des arbres qu’ils implanteront dans leurs paroisses respectives. Pour Mgr Ndiaye, il serait important qu’au mois d’août, lors de la campagne nationale de reboisement organisée par l’Etat, que cette activité soit relancée dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Dakar. Cela permettra aux fidèles catholiques de participer à l’effort national de préservation de l’environnement.

« Cette participation signifiera que la création nous a été confiée. Nous n’avons pas le droit d’en faire n’importe quoi », a-t-il souligné. En s’appuyant sur les textes du livre de Proverbes, l’archevêque de Dakar a indiqué que « quand Dieu créa le monde, la sagesse a été la première chose qu’il a mise en place ». Il a ajouté : « la Sagesse a été assise à côté de Dieu pendant qu’il faisait la terre, les astres et tous ceux qu’ils contiennent ». Selon lui, « cette proximité montre que tout ce que Dieu fait a un sens. C’est la sagesse qui donne ce sens. Il n’appartient pas aux Hommes que nous sommes de recréer le sens de la création. Si nous voulons rentrer dans la dynamique de Dieu, il faut que nous respections le sens de la création en préservant l’environnement », a expliqué Mgr Ndiaye, regrettant le fait que Dieu ait donné la nature aux hommes qui ne l’ont pas bien entretenue.

« Ne nous étonnons pas alors de la raréfaction des pluies. Ces zones de la région de Fatick étaient bien boisées, avec beaucoup d’animaux sauvages », a soutenu l’archevêque de Dakar. Mais, l’Homme est responsable de ce qui est arrivé. Il a justifié cela par le fait qu’il cherche son profit en oubliant de respecter ce que Dieu veut. « Les hommes sont en train d’abîmer notre monde qui, aujourd’hui, a soif de la sagesse, c’est-à-dire du sens de Dieu. L’homme a déployé beaucoup de capacités qu’il croit devenir « Dieu ». Il lui faut retrouver l’humilité de la créature. Sinon, c’est le pêché d’Adam et l’orgueil qui vont nous faire tous tomber », a expliqué le prélat.

Eugène KALY

Dans le cadre des consultations médicales gratuites des 26 et 27 mai 2017,initiées par le mouvement « Am Dem », en partenariat avec les associations américaines « Partners for world health » et « Santé corporation », quelque 104 femmes enceintes ont bénéficié des services de santé primaires mais aussi d’équipements pour leur faciliter l’accouchement.

Pendant deux jours (26 et 27 mai 2017), 104 femmes en état de grossesse ont été consultées dans la commune de Mbour. Elles ont aussi bénéficié de kits pour accouchement. Cette action est à mettre, selon Cheikh Issa Sall, dans le volet santé de son mouvement « Am Dem », en partenariat avec les associations américaines « Partners for world health » et « Santé corporation ».

« Notre mouvement a un important programme en santé que déroule la commission dirigée par le Dr Diop. C’est dans ce cadre que nous sommes entrés en partenariat avec « Partners for world health » et « Santé corporation » pour faire bénéficier les populations mbouroises, les femmes enceintes surtout, de leurs services », a-t-il indiqué. Ce geste, a ajouté M. Fall, a permis à une centaine de femmes en état de grossesse dans la commune de Mbour de bénéficier des services de santé primaires mais aussi de disposer d’équipements pour leur faciliter l’accouchement à leur terme.

A l’en croire, « Am Dem » compte poursuivre sur cette même dynamique en lançant prochainement un week-end de citoyenneté qui sera consacré à la sensibilisation sur les maladies hivernales. Cette occasion sera mise à profit pour organiser des activités d’investissement humain destinées à assainir l’environnement interne et les abords de l’hôpital de Mbour. Car, a noté Cheikh Issa Sall, les moustiques se développent pendant l’hivernage et causent certaines maladies comme le paludisme.

S. O. FALL

L’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux (Adeseme) a tenu, le 27 mai 2017, une conférence sur l’alimentation des enfants atteints de handicap intellectuel. Cette journée, inscrite dans l’agenda annuel de ladite structure, s’est déroulée au Centre Aminata Mbaye de Grand-Yoff.

Les troubles du comportement alimentaire des enfants déficients intellectuels étaient au cœur des échanges pour l’édition 2017 de la journée Aminata Mbaye, du nom de la fondatrice de l’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux (Adeseme). Une tribune pour les parents de ces enfants pour prendre la bonne information émanant d’une voix autorisée, le Dr Bintou Cheikh Seck, médecin-nutritionniste et diététicienne. Elle a exposé les comportements qui permettront aux parents d’arriver à atteindre l’équilibre alimentaire pour leurs enfants. « Au Sénégal, l’alimentation a changé pour le pire, on mange de plus en plus sucré, de plus en plus gras et de moins en moins de fruits et légumes. En plus, nous sommes de plus en plus sédentaires ; ce qui fait qu’ont meurt de plus en plus de maladies chroniques et non de maladies infectieuses », a analysé la nutritionniste. Les enfants handicapés intellectuels sont, de ce fait, plus exposés, surtout ceux atteints de trisomie qui, pour la plupart, présentent un surpoids.

« Le taux d’obésité est élevé chez les enfants atteints de trisomie, parce qu’ils dépensent moins d’énergie et perdent moins de calories », a renseigné Dr Seck. Sur ce, elle a invité les parents à équilibrer les repas au sein de la famille pour permettre à cette couche de la population d’avoir une bonne alimentation. « Les enfants ne peuvent pas manger équilibré si leurs parents ne le font pas ; il ne s’agit pas aussi de les isoler », a-t-elle précisé.

La pratique du sport a également été fortement conseillée aux parents pour leurs enfants. Selon Raja Sy, secrétaire générale de « Spéciale Olympique », 20 % des jeunes déficients intellectuels consultés souffrent d’hypertension et 20 % d’obésité ». Une tendance qui peut être inversée par la pratique du sport qui présente, à son avis, « des bienfaits physiologiques, psychologiques et sociaux ».

Par ailleurs, la propension à les décharger des tâches ménagères à cause de leur handicap accentue leur surpoids, selon le Dr Seck qui a suggéré aux parents de les responsabiliser dans l’accomplissement des travaux domestiques. « On ne leur rend pas service en cédant à tous leurs caprices », a soutenu la nutritionniste et diététicienne.

L’Adeseme a offert un cadre pour discuter des habitudes alimentaires à adopter pour alléger la maladie de ces enfants. Les recommandations sorties de cette rencontre paraitront dans la revue annuelle de l’association pour permettre qu’elles servent à un public plus large, a renseigné son secrétaire général, Christophe Aubrun.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’hôpital «Dallal Jamm» a réceptionné, samedi dernier, un osto-densitomètre permettant de déterminer le statut osseux du patient en vue de prévenir d’éventuelles fractures. Cet appareil est offert par le laboratoire Denk Pharma.

Le laboratoire Denk Pharma a offert un osto-densitomètre à l’hôpital «Dallal Jamm» de Guédiawaye. Cet appareil permet de déterminer le statut osseux du patient pour prévenir d’éventuelles fractures. Selon Moussa Sam Daff, directeur de cet Etablissement public de santé (Eps), jusqu’ici, seule une structure hospitalière du pays en dispose. Par conséquent, il considère que c’est un geste extrêmement important que ledit laboratoire vient de poser en offrant cet appareil à la structure de santé qu’il dirige.

Aussi, il est d’avis que la mise à disposition de cet appareil permettra d’améliorer les conditions de prise en charge et de pousser le diagnostic. M. Daff en a profité pour rappeler une consigne du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck : « Quand elle nous recevait, elle nous avait instruit de ne pas nous limiter à ce que l’Etat met à notre disposition, mais d’utiliser nos relations pour renforcer le plateau technique de l’hôpital ».

Le Pr Souhaïbou Ndongo, chef du Service médecine interne à l’hôpital «Dallal Jamm», a estimé que cet appareil est venu à son heure, dans la mesure où, depuis quelques temps, cette structure sanitaire rencontrait des difficultés liées au diagnostic du statut osseux des personnes âgées. « Ce diagnostic est fondamental, car c’est la détermination de ce statut osseux qui permet d’éviter la survenue de fractures. qui dit fracture dit douleur et impotence fonctionnelle dans certaines zones. Et si ces zones sont intéressées par ces fractures, il y a risque sur le plan vital, surtout au niveau des fractures de la hanche. Cet appareil va donc permettre, après avoir déterminé le statut osseux, de prévenir ces fractures par un traitement adéquat », a-t-il soutenu. M. Ndongo a ajouté que cet appareil va surtout intéresser les femmes ayant atteint la ménopause.

Responsable national des laboratoires Denk Pharma, Amadou Tébète a déclaré qu’avec la réception de cet appareil, l’hôpital va améliorer son plateau technique. Il espère que ce premier geste du laboratoire sera suivi par bien d’autres afin de permettre d’améliorer la prise en charge des personnes qui viennent se soigner dans cet hôpital. « Bientôt, le laboratoire Denk Pharma mettra à la disposition de l’hôpital un autre appareil beaucoup plus performant », a promis M. Tébète.

Abdou DIOP

Les réactifs pour sécuriser les poches de sang ont toujours été disponibles en quantité suffisante, précise le ministère de la Santé et de l’Action sociale qui réfute ainsi toute rupture dans l’approvisionnement et toute menace dans le système de santé au Sénégal.

« Il n’y jamais eu de rupture d’approvisionnement et de menaces sur le système de santé, notamment dans les hôpitaux », lit-on dans un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui nous est parvenu. Ce département ministériel conteste ainsi toute rupture de réactifs pour sécuriser les poches de sang au Centre national de transfusion sanguine (Cnts). Ce démenti fait ainsi suite à « des informations parues dans la presse du samedi 27 mai et dimanche 28 mai 2017 et faisant état de la « rupture de réactifs au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) » à cause d’un retard de commande de la part de la Direction générale de la santé (Dgs) et à des lourdeurs administratives ».

Pour le Pr Saliou Diop, directeur du Cnts, « le problème est réglé depuis longtemps ». Par conséquent, « il n’y a pas de rupture de réactifs », persiste-t-il. L’on précise également que « les réactifs ont toujours été disponibles en quantité suffisante au niveau de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Et à ce titre, mis à la disposition du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) pour les besoins de son fonctionnement ».

Mieux, renseigne le ministère de la Santé et de l’Action sociale, « il n’y jamais eu de rupture d’approvisionnement et de menaces sur le système de santé, notamment dans les hôpitaux ». Dans le communiqué, il est précisé que « les fonds disponibles au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) devaient permettre l’acquisition de poches de sang. Toutefois, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a bénéficié d’un appui financier du Fonds mondial dans le cadre du projet de renforcement du système de santé coordonné par la Direction générale de la santé qui doit servir à acquérir les réactifs. C’est dans ce cadre que ces réactifs devaient être acquis ». Ce faisant, « il n’y a jamais eu, au Sénégal, la perte d’une seule poche de sang pour non sécurisation en raison de la non disponibilité des réactifs », clarifie-t-on dans le communiqué.

Maïmouna GUEYE

La remédiation, qui consiste à combler les insuffisances des élèves supposés faibles dans des matières fondamentales afin de leur donner toute les chances de pouvoir réussir à leurs examens, est bien intégrée dans l’approche pédagogique. Dans ce cadre, des doyens se sont engagés à accompagner les élèves.

Dans les pays à faibles revenus comme le Sénégal, le flux financier englouti dans le secteur de l’éducation est toujours sujet à caution par rapport aux taux de réussite. De ce fait, au Sénégal, pays ayant rompu depuis longtemps avec la vision élitiste de l’enseignement et de la formation professionnelle, la remédiation, qui consiste à combler les insuffisances des élèves supposés faibles dans des matières fondamentales afin de leur donner toute les chances de pouvoir réussir à leurs examens, est bien intégrée dans l’approche pédagogique. C’est pourquoi des enseignants retraités, qui ont eu à servir plus de 30 ans le système éducatif au Sénégal, des agronomes de la même trempe dans leur domaine tout comme d’autres spécialistes dans différents secteurs d’activités se sont retrouvés dans un cadre dénommé « Centre d’échanges et de la promotion du talent et des savoirs » (Ce-pex), basé à Thiès. Un panel s’est tenu entre acteurs en fin de semaine à Thiès.

Au cours d’une rencontre de partage du programme « Réussir », conçu pour accompagner les élèves faibles à retrouver un bon niveau, le coordonnateur général du Ce-pex, Ibrahima Mbaye, a résumé leur engagement dans des secteurs clefs de développement du pays comme un simple désir ardent d’être utile à la communauté. « Pour cette année, nous suivons déjà 50 élèves qui vont se présenter aux examens du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) ou du baccalauréat. Avec cette première cohorte, au vu du taux de réussite que l’on obtiendra, nous aurons un baromètre fiable pour envisager la suite de cette expérience », a-t-il confié.

Selon lui, outre cet accompagnement scolaire, les enfants sont préparés à se poser les bonnes questions pendant même leur cursus scolaire, à savoir « comment m’insérer dans ce qui existe ? Mais aussi que devrais-je créer de nouveau ? », a-t-il ajouté. Par ce questionnement, M. Mbaye a indiqué que le Ce-pex va semer dans la tête de ces futurs agents de développement du Sénégal la passion de l’utilité de l’Homme dans la société. Comme l’a bien dit Martin Luther King en peu de mots : « Vivre comme des frères ou mourir comme des idiots », a-t-il rappelé.

L’Inspecteur d’académie de Thiès, Pape Diassé, a soutenu que « tout enfant doit pouvoir exceller dans les enseignements si on lui tend la perche ». Sur ce, il a relevé que la remédiation fait partie intégrante de l’approche pédagogique de l’enseignant. Car avec le projet zéro redoublement, la remédiation est la clef de voûte pour que les élèves puissent passer en classe supérieure. « Donc, il n’a jamais été question de faire passer des élèves avec un niveau qui laissait à désirer », a-t-il rappelé.

Au cours des échanges, la réflexion a été poussée jusque dans la manière d’installer les compétences sur la matière, c’est-à-dire l’élève, par l’enseignant.
Outre le secteur de l’éducation, au Ce-pex, l’incubation et le recyclage des entrepreneurs, le renforcement des capacités économiques et financières de représentants de travailleurs, l’accompagnement dans le système de protection sociale des artistes et hommes de cultures, entre autres spécialités, y trouvent la même disponibilité.

Mbaye BA

Le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag) a contribué à l’amélioration des conditions de vie de 50.000 personnes réparties dans 113 localités situées autour de ce cours d’eau. C’est pourquoi de députés qui ont effectué une visite sur ce site se sont réjouis des réalisations de l’Olac.

Une délégation de députés a visité, pendant deux jours, les réalisations de l’Office du Lac de Guiers devenu Office des lacs et cours d’eaux (Olac). Au terme de cette visite, les députés, par la voix de leur collègue Cheikh Seck, se sont déclarés satisfaits des réalisations de l’Olac qui, à travers le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag) et conformément aux instructions et directives du président Macky Sall, a contribué efficacement à l’amélioration des conditions de vie de 50.000 personnes réparties dans 113 localités situées autour du cours d’eau. Ils ont félicité le directeur général de l’Olac, Amadou Bocoum, et son équipe pour les efforts constants et louables déployés depuis 2014 dans le but de mettre en place, à travers le Prefelag, des systèmes d’alimentation en eau potable, construire une case de santé au profit des populations de Belel Mbaye, localité située à quelques encablures de Ross-Béthio, ouvrir des points d’accès sur le lac au droit des villages, réaliser des ouvrages de franchissement pour faciliter la mobilité des populations, surtout en hivernage, etc.

M. Seck a précisé que ces réalisations sont non seulement en phase avec le Pse, mais elles ont surtout permis d’honorer les responsables de cette structure qui se sont évertués à utiliser rationnellement et à bon escient les ressources financières dont ils disposent, en vue d’appliquer correctement les directives du chef de l’Etat et les instructions du gouvernement. Autant de raisons pour lesquelles ces parlementaires se sont réjouis de la mise en place, à travers le Prefelag, d’un système d’assainissement (blocs d’hygiène, latrines, bacs à laver, etc.) au profit de 51 concessions le long de la Taouey, à Richard-Toll.

La corvée d’eau, un vieux souvenir
Ces députés se sont rendu compte que, grâce au président Macky Sall, l’Olac a pu réparer, à travers le Prefelag, une injustice de plusieurs années. En effet, la ville de Dakar reçoit l’essentiel de l’alimentation en eau potable du lac de Guiers depuis 1971, alors que la grande majorité des villages riverains s’est toujours contentée de boire une eau non potable. C’est pour réparer une telle injustice qu’un programme d’alimentation en eau potable est mis en œuvre par l’Olac. Il impacte positivement quelque 50.000 personnes de la zone. Les villages riverains, situés dans les communes de Gnith, Keur Momar Sarr, Mbane et Syer, sont tous maintenant alimentés en eau potable.

Les députés ont ainsi constaté que la corvée quotidienne pour trouver de l’eau potable est devenue un vieux souvenir. Pour ce qui est de l’accès au plan d’eau, ils ont vu que 37 points ont été ouverts par l’Olac au bénéfice des villages riverains. Lesquels permettent aux populations d’avoir une eau de meilleure qualité pour les besoins domestiques et au bétail de s’abreuver sans difficulté. Pour cela, 30 ha de typha ont été enlevés. Pour un suivi permanent de l’entretien des sites aménagés, des rencontres périodiques se font avec les populations concernées.
A Ndombo, on voit enfin l’eau du lac, et les réalisations du Prefelag ont permis de satisfaire leurs besoins. Le Lac de Guiers qui était si près, mais si loin des populations riveraines à cause de l’envahissement des plantes aquatiques qui l’ont rendu inaccessible, est devenu un lieu de vie et d’épanouissement. C’est le cas de Ndombo où des jeunes d’une vingtaine d’années, natifs du village, n’ont jamais eu l’occasion d’entrer en contact direct avec l’eau du lac. Même le maire de Ndombo, Madické Mbodj, n’a pas caché sa satisfaction lorsqu’il a précisé que les personnes nées il y a plus de 30 ans ne savaient pas qu’il y avait de l’eau ici à cause du typha. Cette plante qui avait fini par envahir toute la zone. Le tout dans une insécurité provoquée par des serpents circulant un peu partout. Avec l’Olac, tous ces problèmes sont résolus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale a été célébrée le 23 mai dernier. Au Sénégal, le thème retenu est : « Espoir, guérison et dignité pour tous ». La cérémonie, organisée à l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), a vu la participation des ambassadeurs au Sénégal de la Sierra Leone et du Zimbabwe.

Le moment fort de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, célébrée le 23 mai dernier, reste sans doute la visite des femmes victimes de fistules opérées à l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy). Il s’agit précisément de quatre femmes, dont une guinéenne, qui ont subi une intervention chirurgicale dans la matinée. D’autres attendaient d’être opérées dans l’après-midi. Ces dernières ont pu bénéficier d’un camp de réparation gratuite des fistules obstétricales à Hoggy ouvert depuis le 17 mai dernier.
Des opérations soutenues par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Hoggy accueille ainsi, pour la deuxième année consécutive, la commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale.

Cette maladie touche près de 400 femmes chaque année. Un chiffre qui peut être réduit à zéro, selon la représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal, Andrea Wojnar Diagne. « Le moment est venu de mettre fin à la tragédie de la fistule. C’est une étape clé vers la réalisation des Objectifs de développement durable d’ici à 2030. La fistule a été pratiquement éliminée dans tous les pays les plus riches du monde. Nous savons donc qu’elle peut être éliminée dans tous les pays, particulièrement au Sénégal », a-t-elle déclaré. Pour y arriver, le Pr Serigne Maguèye Guèye, chef du Service urologie de Hoggy, a recommandé l’identification des femmes porteuses de la fistule, l’opérationnalisation de la prise en charge gratuite, mais surtout la mise en pratique de la solidarité. « La zakat est obligatoire chez les musulmans, or au Sénégal, il y a plus de 95 % de musulmans. Si on prélevait un fonds tiré de la zakat pour venir en aide à ces femmes, le problème serait sûrement résolu. Je serais le premier à y participer », a-t-il souligné.

Les bénéficiaires de ces opérations sortent de l’hôpital soulagées, en attendant la guérison complète. D’ailleurs, l’une d’elles confesse : « Je vis avec la fistule depuis plus de 20 ans, j’ai tellement souffert que j’ai du mal à croire que c’est bientôt fini ». Son accompagnatrice, Aminata Niang, renchérit : « Elle avait contracté cette maladie lorsqu’elle mettait au monde sa fille unique qui fait la Terminale cette année ».

Au-delà du Sénégal, beaucoup de pays africains bénéficieront de l’appui du Fonds des Nations pour la population. Quarante huit femmes attendent, par exemple, d’être opérées à Madagascar, selon le Pr Guèye.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Amadou Bocoum a rappelé que le Prefelag a démarré ses activités en 2014 et dispose d’un financement global de 14 milliards de FCfa, dont 80 % du Fonds africain de développement (Fad) et un don du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) de 5 %. Le reste, soit 15 %, est assuré par l’Etat du Sénégal. Ce financement a ainsi permis d’améliorer la disponibilité de l’eau par le curage de la Taouey, la réhabilitation de 10 km de digue (Pakh, Bountou Bath, Fermeture, Naéré, Diokhor, Keur Momar Sarr et ouvrages annexes). L’Olac a aussi à son actif les travaux de rétablissement des fonctions écologiques et économiques de la réserve spéciale d’avifaune du Ndiael (profilage du marigot de Yéti Yone sur 13 km, etc.), le renforcement du dispositif de suivi et de gestion hydrologique et climatique.

M. Bocoum a, enfin, laissé entendre que l’Olac compte mettre en œuvre le Preferlo et le Progelac en vue, d’une part, de renforcer la résilience des écosystèmes du Ferlo face aux effets néfastes des changements climatiques et, d’autre part, de contribuer à l’amélioration de l’accessibilité et à la rationalisation de l’utilisation de l’eau du système du Lac de Guiers.

Mb. Kh. DIAGNE

En présence du président de l’Entente pour la gestion des écosystèmes et le développement (Egen), Maguet Diaw, des autorités administratives de l’arrondissement de Ndiaye, des conseillers municipaux de Gnith et des autorités coutumières et religieuses, le coordonnateur national du Programme de micro-financement du Fem, Khatary Mbaye, a lancé le projet d’appui à l’Aire et territoire du patrimoine communautaire (Apac) du Lac de Guiers. Ce programme, financé par le micro Fem pour une durée de deux ans et un coût global de près de 19 millions de FCfa, permettra, selon M. Mbaye, aux populations de la commune de Gnith et des localités environnantes de mettre en place unsystème de gestion durable de la pêche continentale et d’identifier des zones qui pourraient être érigées en sites pour le repos biologique des différentes espèces de poisson d’eau douce. 

La mise en œuvre de ce projet permettra également aux populations riveraines de mieux organiser l’accès aux ressources du lac par les éleveurs qui choisissent une période bien déterminée de l’année pour conduire leurs troupeaux vers ses îlots.

Avec ce projet du Programme de micro-financement du Fem, a indiqué le coordonnateur, il sera question également de mener constamment dans les villages situés autour du lac de Guiers une campagne d’éducation environnementale en direction des populations et des élèves, en vue de leur permettre de bien comprendre comment gérer rationnellement et conserver les ressources du lac.

Khatary Mbaye a rappelé que les Apac ne sont pas des sites classés comme les parcs et les forêts. « Ce sont des sites où la conservation a déjà été réalisée par les communautés elles-mêmes, par leurs propres moyens et des méthodes basées sur la culture et des pratiques traditionnelles », a-t-il dit.

L’innovation majeure apportée par le Programme de micro-financement du Fem, a précisé M. Mbaye, est le fait d’identifier ces sites conservés de manière autochtone et d’apporter un appui financier à cette conservation basée sur le savoir local et les pratiques traditionnelles. Une méthode de conservation de la biodiversité qui doit être reconnue et valorisée aux niveaux national et international.

Dans le même sillage, le président de l’Egen, Maguet Diaw, s’est réjoui de l’intérêt particulier que le Programme de micro-financement du Fem accorde à l’Apac du Lac de Guiers.

Mb. Kh. DIAGNE

L’Amicale des anciens étudiants sénégalais au Maroc (Amesma) a procédé, à Dakar, à l’installation de son nouveau bureau. La cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Abdelhadi El Quassimi, représentant de l’ambassadeur du royaume chérifien au Sénégal.

L’Installation du nouveau bureau de l’Amicale des anciens étudiants sénégalais au Maroc (Amesma) a eu lieu, le 20 mai 2017, autour d’un buffet. Le président sortant, Babacar Diop, s’est chargé de présenter aux membres ceux qui tiennent désormais les rênes de l’association. Il a aussi fait le bilan des réalisations du bureau sortant, notamment le site Internet qui sert à mieux vulgariser leurs activités. Il a aussi tenu à préciser que l’amicale a assisté les étudiants sénégalais au Maroc. « Nous avons beaucoup aidé des étudiants à trouver au minimum un stage afin de s’intégrer au Maroc », a-t-il affirmé.

Cependant, M. Diop noté un goût d’inachevé dans son mandat : le projet d’installation d’incubateur au Sénégal n’a pas encore vu le jour. Ce programme a, selon lui, un double objectif, à savoir l’insertion des jeunes formés au Maroc à des pratiques d’agriculture non encore utilisées au Sénégal et la participation de l’amicale au développement économique du pays.

Le nouveau président, Aboubacry Thiam, a la lourde tâche de mener ce projet à terme. « J’espère finaliser tous les projets entamés par le bureau sortant avec son aide. D’ailleurs, certains membres de ce bureau ont été reconduits », a-t-il informé.

Le représentant de l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Moulay Abdelhadi El Quassimi, a suggéré aux étudiants et dirigeants de mettre en avant les filières de formation professionnelle afin de développer les deux pays. Il a félicité l’amicale qu’il considère comme ambassadeur du Maroc.

L’Amesma regroupe d’anciens étudiants sénégalais ayant fréquenté des établissements d’enseignement supérieur du Maroc. Son objectif est de consolider les liens d’amitié et de solidarité tissés lors de leur séjour en terre marocaine et aussi contribuer au renforcement des liens entre les peuples marocain et sénégalais.

S. A. NDIAYE (stagiaire)

L’introduction des œuvres de Cheikh Anta Diop dans les curricula aurait dû se faire depuis longtemps, a estimé le Pr Aboubacry Moussa Lam qui espère que ce processus va donner un nouveau type de Sénégalais.

Après un premier atelier tenu au mois d’août 2015, celui ouvert le 24 mai 2017 doit finaliser le travail déjà entamé pour combler l’absence des œuvres du Pr Cheikh Anta Diop dans les programmes scolaires au Sénégal. En présidant les travaux, à Saly, le doyen Ndiogou Faye, Inspecteur général de l’éducation et de la formation (Igef) au ministère de l’Education nationale, s’est réjoui du début d’exécution avec l’édition, par un privé, d’un ouvrage de vulgarisation. Il veut ainsi que soit encouragée la production d’outils didactiques et pédagogiques de la pensée et de l’œuvre de Cheikh Anta Diop.

A son avis, il s’agit d’un travail technique qui vise à stabiliser un document de référence méthodologique, à identifier des thèmes pertinents de renforcement des capacités des enseignements et à enclencher la production de supports pour l’enseignement-apprentissage. Le Pr Aboubacry Moussa Lam, de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui fut assistant du Pr Cheikh Anta Diop de 1981 à 1986, a déclaré que l’introduction de la pensée et l’œuvre de ce dernier dans les programmes scolaires revêt un intérêt particulier. Il a rappelé que Cheikh Anta Diop a consacré sa vie à réhabiliter l’homme noir. « On disait de l’homme noir qu’il n’avait pas d’histoire et que même les civilisations qu’il y avait chez lui sont apportées par les Blancs », a-t-il indiqué, soutenant que quand Cheikh Anta a vu cela, il a décidé de démontrer que l’homme noir avait bien une histoire et que les civilisations trouvées en Afrique étaient le fait de l’homme noir.

Le Pr Lam a également assuré que Cheikh Anta a bien réussi de sorte qu’aujourd’hui tout le monde convient que sans la dimension africaine, on ne peut pas comprendre l’histoire de l’humanité. Grâce à Cheikh Anta Diop, a-t-il insisté, on sait que l’histoire de l’Afrique est au centre de l’histoire de l’humanité. Dans son livre « Nation nègre et culture », il a démontré que la première civilisation au monde, celle qui a inventé l’écritoire, l’Etat, la religion…, se trouve bien en Afrique : c’est la civilisation égyptienne, a rappelé l’universitaire. Après sa disparition, tous les nouveaux faits de la science ont démontré que Cheikh Anta avait raison, s’est empressé de dire le disciple de Cheikh Anta Diop. Poursuivant, le Pr Lam a indiqué que le combat de Cheikh Anta était de donner ce qu’il a appelé la conscience historique qui fait la différence entre un peuple et une population. Et par rapport à cela, nos jeunes, depuis le préscolaire jusqu’à l’université, ont besoin de s’armer de cette conscience historique pour pouvoir être des hommes et avoir un projet pour leur société », a-t-il affirmé.

Amath Sigui NDIAYE

Les lauréates du concours « Miss Maths » et « Miss Sciences » de la région de Louga ont reçu, le 24 mai 2017, une multitude de cadeaux devant parents et encadreurs.

Yacine Lô, élève au lycée privé Léon Gontran Damas, et Anta Guèye, élève au Cem Massamba Siga, font la fierté de leurs parents. Yacine et Anta sont respectivement « Miss Mathématiques » et « Miss Sciences » 2017 de la région de Louga. Mercredi dernier, c’est devant leurs parents et amis, en présence des autorités académiques et des élus de la région, que ces deux filles ont reçu leurs prix et plusieurs cadeaux. « Le rêve de tout parent est de voir ses enfants cités en exemples. Je suis vraiment comblée », s’est exclamée, très heureuse, Mariama Lô, la mère de Yacine Lô.

L’oncle de Anta, également heureux, mais surtout très ému, a lui aussi exprimé sa joie. « Merci Dieu. Merci Dieu », a dit Ousseynou Der. En réalité, Yacine Lô et Anta Guèye font la fierté de toute la région de Louga. « On est tous fiers de vous », a lancé Oumar Ndiaye, l’Inspecteur d’académie de Louga, s’adressant aux lauréates. Dix autres filles ont été aussi récompensées pour avoir obtenu de très bonnes notes en maths, en physique-chimie et en science de la vie et de la terre.

En organisant cette cérémonie de remise de prix, l’Ia de Louga et ses partenaires (Onu-femmes et Plan international) veulent susciter l’émulation. L’objectif est clair : amener les filles à embrasser et à exceller dans les filières scientifiques. « De bons résultats sont obtenus. Mais, beaucoup d’efforts restent à faire », a souligné Oumar Ndiaye, faisant remarquer que seuls 32 % des filles de la région demandent à être orientées dans les séries S. Ce pourcentage représente également la moyenne régionale sur l’ensemble des élèves (garçons et filles). Une tendance à renverser, selon Fally Sow, l’adjoint au gouverneur en charge du développement. A juste raison. « On ne peut pas développer un pays si on ne maîtrise pas les mathématiques », a expliqué M. Sow qui a vivement félicité les lauréates, leur demandant de persévérer et de représenter dignement la région de Louga au concours national « Miss mathématiques » et « Miss sciences » prévu prochainement à Dakar.

Abdoulaye DIALLO

Le conseil d’administration de l’Institut de formation à distance (Ifoad) s’est réuni, le 19 mai 2017, à la salle des Actes de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), sous la présidence du recteur Lamine Guèye et du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Olivier Sagna. A l’issue de cette session, Dr Amadou Dahirou Guèye a été élu à l’unanimité nouveau directeur de l’Institut de formation à distance (Ifoad), en remplacement du Dr Alassane Diop, affecté à l’Uvs (Université virtuelle du Sénégal). Toute la communauté universitaire de l’Uadb a félicité le nouveau directeur pour sa brillante élection, la confiance placée en lui, et lui a souhaité pleins succès dans ses nouvelles fonctions. L’enseignant-chercheur à l’Unité de formation et de recherches Satic a exprimé sa gratitude à l’endroit de ses camarades qui ont voté pour lui et s’est engagé à relever les défis. Proche collaborateur du directeur sortant, il a promis de donner le meilleur de lui-même pour mériter la confiance des autorités universitaires et de la communauté toute entière. Pour rappel, l’Ifoad, entre autres missions, vulgarise l’enseignement à distance et participe au rayonnement de l’Uadb sur le plan national et international.

Mamadou Aicha NDIAYE

La commune de l’Ile de Gorée vient de bénéficier, de la part de la Sénégalaise des eaux (Sde), d’un important matériel d’assainissement. Il aidera à l’évacuation des déchets solides et des ordures ménagères.

La Sénégalaise des eaux (Sde), dans le cadre de sa Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), a mis à la disposition de la commune de Gorée un lot de matériel d’assainissement. Ce dernier permettra de rendre le cadre de vie de l’île agréable et accueillant.

Ce lot d’équipements est composé, entre autres, de 15 poubelles de diamètres 160, de 200 sacs destinés à l’acheminement des ordures ménagères, de 30 poubelles de 50 litres, de quatre autres poubelles de 660 litres. « Ce matériel va nous permettre de doter notre équipe d’assainissement d’outils nécessaires pour arriver à zéro déchet. Il va surtout accompagner la commune dans sa politique de préservation et de modernisation de son patrimoine matériel, culturel et paysager. Cela, dans une perspective de développement durable », a expliqué Mansour Sow, le représentant du maire de Gorée.

Il a indiqué qu’en 2016 l’équipe chargée de l’assainissement de la commune a évacué 754.000 tonnes de déchets solides et plastiques vers Dakar grâce à la pirogue offerte par la Sde. M. Sow a ajouté qu’au cours du premier trimestre de 2017, près de 18.000 tonnes d’ordures ménagères ont été aussi évacuées. En remettant ce matériel au représentant du maire Augustin Senghor, le Dg de la Sde, Abdoul Baal, a souhaité que ces équipements aident à rendre le cadre de vie de la commune agréable. « Mon vœu est que Gorée soit un modèle, parce que nous avons parlé de l’île durable. La première étape d’une ville durable passe par un environnement sain. La Sde et la commune de Gorée se sont inscrites dans cette dynamique », a-t-il déclaré, rappelant leur partenariat avec l’Ile de Gorée depuis 2006. C’est dans ce cadre que l’équipe municipale a émis le souhait d’entreprendre un processus d’étude environnementale pour être certifié Iso 14001. « Comme la Sde est déjà certifiée, nous avons convenu d’aller ensemble, parce que c’est un objectif digne et noble de la ville de Gorée de faire en sorte qu’elle soit une référence en termes de propreté », a souligné M. Baal.

Les membres du conseil municipal de Gorée ont profité de cette cérémonie pour remettre des équipements de sauvetage aux sapeurs pompiers détachés dans l’île.

Le directeur général de la Sde : « Gorée est l’un des points les mieux alimentés en eau potable »
Interpelé sur les difficultés liées aux coupures d’eau au niveau de l’Ile de Gorée, le directeur général de la Sde a affirmé que la commune est l’un des points de la région de Dakar les mieux alimentés en eau potable. « Nous avons ici des conduites souterraines en double pour qu’en cas de problème l’une puisse prendre le relai, afin d’éviter les problèmes liés à la rupture de l’alimentation en eau, parce que c’est dangereux qu’une Ile reste sans eau », a indiqué Abdoul Baal. Il a rappelé que l’activité quotidienne de la Sde est de fournir de l’eau potable aux populations. Cela, en relation avec le ministère de l’Hydraulique et la Sones.

Distinction : Abdoul Baal est fait pèlerin ambassadeur de l’Ile de Gorée
Le directeur général de la Sénégalaise des eaux, Abdoul Baal, a été fait, le 24 mai, pèlerin ambassadeur de l’Ile de Gorée. Cette distinction lui a été remise par le conseiller du maire de Gorée en charge du patrimoine, Mansour Sow. Parmi les personnalités qui ont déjà reçu cette distinction, M. Sow a cité l’ancien président américain Barack Obama, le défunt Pape Jean Paul II...

Eugène KALY

Le Sénégal a initié et célébré, le 23 mai 2017, la première Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infanto-juvénile et des adolescents/jeunes. Une occasion pour sensibiliser sur les dangers liés aux grossesses non suivies et aux accouchements à domicile.

Au Sénégal, le faible taux d’accès des femmes aux services de santé de qualité constitue un facteur de risque de mortalité maternelle et infantile. Le patron de la Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), Dr Bocar Daff, l’a confirmé le 23 mai 2017. Il a révélé que le taux d’achèvement des Consultations prénatales (Cpn) est de 48 % et celui des consultations post-natales se situe à 55 %. Des pourcentages jugés faibles.

Poursuivant, il a informé que la demande en soins auprès d’un prestataire est de 46 % pour les enfants présentant une fièvre, 42 % pour ceux qui souffrent d’une Infection respiratoire aigüe (Ira) et 33 % pour les enfants ayant une diarrhée. Pour améliorer ces taux, Dr Daff dit compter sur l’engagement et le soutien des autorités et de la société civile. C’est dans ce cadre que se situe d’ailleurs la Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infanto-juvénile et des adolescents/jeunes. L’objectif étant de mobiliser tous les acteurs pour sensibiliser les populations, en particulier les femmes, sur les risques liés à la grossesse non suivie, à l’accouchement non assisté et à la faiblesse des soins liés au post-partum.

Dans son plaidoyer, le patron de la Dsr/Se a invité les femmes à utiliser davantage les services de santé de la reproduction et de la survie de l’enfant. A son avis, la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile passe par l’engagement des acteurs de la santé, mais également des populations toutes catégories confondues.

Il a reconnu que, malgré les nombreuses actions menées, ces dernières années, dans notre pays, le taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile reste préoccupant. Bocar Daff a rappelé que,selon les données tirées de l’Enquête démographique et de santé (Eds, 2015), les décès maternels sont évalués à 315 pour 100.000 naissances vivantes et ceux touchant les enfants et les jeunes à 59 pour 1000 naissances vivantes. Quant à la mortalité néonatale, elle est de 23 pour 1000 naissances vivantes. Au cours de cette cérémonie, les infirmiers se sont engagés à s’investir davantage dans la lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile.

Eugène KALY

La mise en place d’une nouvelle politique forestière est en ligne de mire pour faire face aux bouleversements écologiques intervenus ces dernières années.

C’est autour du thème « Politique forestière du Sénégal : mécanisme de mise en œuvre et adhésion des populations » que de nombreux acteurs (forestiers, élus locaux, militaires et élèves) ont récemment échangé au Centre forestier de Thiès. La rencontre a été animée par le directeur national des Eaux, Forêts et Chasse, le colonel Baïdy Bâ. C’était en présence de l’ancien ministre Assane Diop, président du conseil départemental de Koungheul, représentant l’Union nationale des élus locaux.

D’emblée, les cycles de sécheresse, qui ont eu pour conséquences immédiates une rupture des équilibres naturels et une dégradation des écosystèmes forestiers, ont été évoqués.

Pour le directeur des Eaux et Forêts, « il convient alors de faire face à ces mutations qui découlent de cette situation globale à travers la mise en place d’une nouvelle politique forestière dont les grandes orientations et stratégies ont été définies dans le Plan d’action forestier du Sénégal (Pafs) ». Il a aussi tenu à rappeler « la définition, au lendemain de notre indépendance, d’une stratégie d’action à moyen et long terme pour une conservation des ressources forestières et des espaces naturels, mais également l’élaboration, 20 ans après, d’un Plan directeur de développement forestier. Poursuivant, le colonel Bâ a fait savoir que « notre pays a également bien tenu compte de l’évolution du contexte international marqué par une conscience plus accentuée de la nécessité de coupler le développement économique à l’environnement, en décidant de réviser le Plan directeur de développement forestier qui donnera naissance au Plan d’action forestier du Sénégal (Pafs) ».

Contribuer à la réduction de la pauvreté
Par la suite, a-t-il ajouté, la revue de la mise en œuvre du Pafs a recommandé d’adapter la politique forestière aux enjeux de la décentralisation et de la lutte contre la pauvreté.

Selon le directeur des Eaux et Forêts, « les grandes orientations et stratégies de cette nouvelle politique définie dans le Pafs visent à contribuer, de façon sensible, à la réduction de la pauvreté grâce à la conservation et à la gestion durable du potentiel forestier ». D’autant plus, a estimé le président du conseil départemental de Koungheul, Assane Diop, que « nos écosystèmes sont toujours sous la menace de ces facteurs de déséquilibre écologique ; ce qui peut autoriser tout observateur à se poser certaines questions liées à ces changements climatiques et à la désertification ». La mise en œuvre cohérente de cette nouvelle politique forestière suppose une plateforme d’acteurs du système en vue de mutualiser les ressources et moyens de développement et de gestion des ressources forestières. Aussi conviendrait-il d’amener l’autorité locale à partager la mise en œuvre de la politique forestière, à travers la planification locale de développement, et de procéder à la capacitation des acteurs impliqués pour une meilleure prise en charge des questions liées à la gestion des ressources forestières et à la lutte contre la pauvreté par le biais des missions régaliennes et des projets et programmes.

Mohamadou SAGNE

La Plateforme des Organisations de la société civile (Osc) pour le renforcement de la nutrition, en collaboration avec la Commission santé de l’Assemblée nationale, a organisé, le 24 mai, une journée d’orientation des parlementaires sur la nutrition.

« La problématique de la nutrition revêt un caractère crucial pour les populations auxquelles elle s’adresse et cela doit nous interpeller au quotidien. C’est à ce titre que le partage d’aujourd’hui qui portera sur des questions de fond et de forme ne doit revêtir aucune forme élusive ». Ces mots du coordinateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, renseigne à suffisance sur l’enjeu de la rencontre qui a réuni des parlementaires, des Ong et la plateforme de la société civile. Les députés, qui étaient les principales cibles, n’ont pas manqué à l’appel. La présence des membres du dernier né des réseaux de l’Assemblée nationale, le Réseau des parlementaires pour la mise à l’échelle de la nutrition, en est la preuve. Sa présidente, Dr Mbayang Dione, a attiré l’attention de ses collègues députés sur la nécessité de mieux comprendre leur rôle. « 1 mort sur 3 chez les enfants de moins de 5 ans est causé par la malnutrition. Nous avons un grand rôle à jouer, surtout dans l’évaluation des politiques publiques en terme de nutrition », a-t-elle affirmé. Dans la même logique, le coordonnateur des Réseaux de l’Assemblée nationale, Samba Diouldé Thiam, a indiqué qu’ « il y a urgence à accélérer le rythme ». Selon lui, « le gouvernement fait certes des efforts, mais il doit en faire davantage ». En tant que partenaire de cette lutte, l’Unicef a pris part à cette rencontre. Sa représentante au Sénégal, Mme Laylee Moshiri, a soutenu que le rôle de la malnutrition dans la mortalité et la morbidité est trop important, raison pour laquelle l’Unicef est engagée dans ce combat. Le coordinateur des Réseaux de l’Assemblée nationale a assuré aux organisateurs de ce panel de son appui dans ou en dehors de l’hémicycle.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Une délégation de l’Ong américaine Counterpart International, conduite par son directeur administratif et financier, Pape Ndome, a remis aux responsables de la région médicale de Saint-Louis des médicaments.

Un lot de 100.000 comprimés d’albendazole 400 mg et de 460.000 capsules de vitamine A d’une valeur de 12 millions de FCfa, destiné aux élèves, aux enseignants et aux cuisinières de 270 établissements scolaires de la région Nord, a été remis à la région médicale de Saint-Louis. Au nom de Désiré Yameogo, représentant-résident de Counterpart International au Sénégal, Pape Ndom, le directeur administratif et financier, a magnifié le partenariat entre cette Ong américaine et la région médicale de Saint-Louis qui a permis au Département américain de l’agriculture (Usda), dans le cadre de son projet Food for education (Ffe), de mettre à la disposition de la région Nord, en juillet 2016, 60.000 comprimés d’albendazole 400 mg (déparasitant) et 300.210 capsules de vitamine A destinés aux mêmes cibles. M. Ndome a rappelé que le Ffe est un programme de développement qui cible 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région Nord. Il s’agit des localités des départements de Podor (Cas-Cas, Saldé, Gamadji Saré, Thillé Boubacar), de Dagana (Mbane, Ronkh, Ross-Béthio, Ndiayes), et Saint-Louis (Rao).
Ce projet cible 39.211 bénéficiaires directs, en particulier des élèves (37.376), des enseignants (1295), des administrateurs scolaires (270), et 270 pour les Associations de parents d’élèves (Ape).

M. Ndome a réaffirmé la volonté de son Ong d’être toujours en phase avec les normes et protocoles en vigueur relatifs à la santé de l’enfant de 0 à 59 mois. Ces intrants, selon lui, ont servi, l’année dernière, à déparasiter 44.095 élèves sur un effectif total de 45.070, soit 97 % de la cible, 1212 enseignants et 2564 cuisinières, et à supplémenter en vitamine A 5294 élèves sur 5466, soit 96 % des élèves des écoles maternelles ou cases des tout-petits. Abondant dans le même sens, Dr Serigne Amdy Thiam et Pape Amadou Guèye, représentant respectivement le médecin-chef de la région et l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Saint-Louis/Commune, ont rendu un vibrant hommage au Département américain de l’agriculture (Usda) qui, par l’entremise de Counterpart International, a toujours contribué à l’amélioration des performances scolaires et des bonnes pratiques de santé et de nutrition dans 270 établissements scolaires de la région Nord.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Afsi international ou Services immobiliers en Afrique a organisé une rencontre de restitution du Salon de l’immobilier du Sénégal à Paris (Sisap), qui s’est tenu les 18 et 19 mars dans la capitale française et à Marseille. Durant cette rencontre, une convention a été signée avec le Projet « Une famille un toit » (Pft) et le Sisap pour la co-organisation du prochain Sisap, qui en est à sa deuxième édition. « Ce partenariat dure une année et il est renouvelable. Le ministère [ de l’Habitat] a pris la décision de n’accompagner que les initiatives crédibles », a déclaré le coordonnateur du Pft, Ousmane Wade. A l’en croire, le projet veut aider les Sénégalais à avoir une maison en rapport avec les promoteurs. Selon Amath Anne, coordonnateur administratif et financier du Sisap, cette restitution permet de faire une évaluation, de corriger les imperfections. Il a indiqué que l’Etat donne un rôle important aux projets immobiliers à travers le Pse. Le Sisap 2017 a vu la participation de plus de 2500 visiteurs et 17 promoteurs. Mme Fatoumata Diop Lô en est l’administratrice générale.

S. M. S. CISSE

Un forum sur les défis nutritionnels en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni, à Dakar, outre le Sénégal, des nutritionnistes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, etc. L’objectif est de promouvoir une alimentation équilibrée en Afrique.

Le forum sur la malnutrition, qui s’est tenu à Dakar, a mis à nu les faiblesses des politiques de lutte contre cette affection en Afrique. Lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre portant sur « Les défis nutritionnels en Afrique centrale et de l’Ouest », Dr Ndèye Khady Touré, de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), a recommandé une communication intense pour inverser la tendance. Selon elle, ces défis nutritionnels portent autant sur la malnutrition par déficit que sur la malnutrition par excès, notamment le surpoids et l’obésité. Ces deux formes de malnutrition constituent des problèmes de santé publique dans les pays africains, eu égard au nombre de populations touchées. D’où l’urgence de repenser les politiques de nutrition.

Mme Touré a estimé que ces politiques devraient passer en revue tout ce qui est commercialisation des produits alimentaires, adresser la publicité dans le domaine de l’alimentation, éduquer les populations à avoir une alimentation saine, mais surtout convaincre les politiques à mettre assez de ressources pour pouvoir financer la nutrition.
Citant le rapport 2016 sur la nutrition mondiale, Ndèye Khady Touré a déclaré que celui-ci révèle que la malnutrition et les mauvais régimes alimentaires sont de loin les plus grands facteurs de risque pour la charge mondiale de morbidité. « Si la consommation de sel était réduite au niveau recommandé de moins de 5 g par jour et l’apport de sucre à moins de 10 % de celui énergétique, plus de deux millions de décès pourraient être évités chaque année », a-t-elle fait remarquer.

Education à la nutrition
Pour sa part, le chef de la Division nutrition et alimentation au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Maty Diagne Camara, a appelé à mettre en avant la communication pour asseoir une bonne éducation à la nutrition. « Les problèmes de la malnutrition entravent le développement d’un pays. Ses conséquences sont très néfastes sur les cibles vulnérables, que sont l’enfant. Car lorsque la malnutrition s’installe, elle entrave leur développement, leur collectif, diminue leurs performances scolaires et impacte automatiquement sur le développement futur de ce pays », a-t-elle expliqué. Dans sa communication, Dr Camara a recommandé une prise en compte de la malnutrition dans ce qu’on appelle « la fenêtre d’opportunités ». Celle-ci consiste à prendre en compte la mère et l’enfant qui constituent, à son avis, « un couple indissociable, depuis le premier jour de la conception jusqu’à deux ans après la naissance de l’enfant », a-t-elle soutenu. Non sans préciser que « cette fenêtre d’opportunités » permettra à la femme de mener à bien sa grossesse, mais surtout de mettre au monde un enfant bien portant.

Pour elle, l’éducation nutritionnelle doit être faite avec les communautés, les industries agro-alimentaires, pour avoir une alimentation saine et équilibrée. « Il faudrait, dans cette approche holistique, prendre en compte la dimension genre et veiller à l’autonomisation des femmes qui sont au cœur du dispositif de lutte contre cette affection », a-t-elle suggéré.

Tata SANE

Marquée par un enclavement et une proximité avec la frontière gambienne, la zone de Diouloulou a vu beaucoup de ses écoles vidées de ses effectifs. Avec un programme de construction de salles de classe en remplacement des abris provisoires, l’Etat du Sénégal veut satisfaire ainsi de vieilles doléances des populations. Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, était dans les villages de Séléty, Koudioubé et Touba Tranquille pour inaugurer deux collèges d’enseignement moyen (Cem) et une école élémentaire.

A Koudioubé, la proximité avec la Gambie n’est pas seulement visible avec la frontière à quelques encablures de ce village enfoui dans le Fogny profond. Devant le nouveau collège de cette zone, les échanges commerciaux entre élèves et vendeuses se font en... dalasi (monnaie gambienne). Cette proximité avec la Gambie a failli coûter à beaucoup d’élèves de la zone de se scolariser en terre gambienne où, nous dit-on, les écoles situées de l’autre côté sont plus « modernes ». Un phénomène plus visible à Touba Tranquille qui fait juste face à la frontière gambienne. « Voilà la frontière avec la Gambie », indique-t-on allègrement du doigt dans ce village pour faire voir la barrière séparant les deux pays.

Touba Tranquille est célèbre pour avoir été un point de divergence entre le Sénégal et la Gambie qui revendiquaient chacun ce patelin. Il a fallu attendre un tracé de la frontière pour que la « sénégalité » de ce village soit authentifiée. Aujourd’hui, un nouvel élément est venu renforcer l’ancrage de ce village dans le Sénégal. Le drapeau vert jaune et rouge flotte au milieu de l’école primaire nouvellement construite et inaugurée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. L’école, dénominateur commun de la République, est là pour être un marqueur puissant de l’appartenance de Touba Tranquille au Sénégal.

Cette localité, tout comme Koudiouba, Séléty et autres villages situés le long de la frontière avec la Gambie, est caractérisée par un problème d’accès, d’enclavement et surtout de manque de services sociaux de base. L’école en première position. Ici, le phénomène des abris provisoires était une vraie réalité. Ce qui poussait les parents à traverser la frontière pour amener leurs enfants dans les écoles gambiennes. Normal que la délégation du ministre de l’Education nationale soit accueillie de façon rythmée, colorée. Les collèges d’enseignement moyen (Cem) de Séléty et Koudioubé, ainsi que l’école élémentaire de Touba Tranquille ont été ainsi inaugurés par Serigne Mbaye Thiam.

580 classes construites depuis 2012
Ce ne sont pas seulement ces établissements inaugurés qui sont venus s’ajouter à la carte scolaire de la région de Ziguinchor. Six autres collèges sont prêts à accueillir des élèves pour la rentrée prochaine. Les zones de Danio, Barandir, Mpack, Elekine, Mediedio et Tenghory vont aussi étrenner leurs collèges d’enseignement moyen, en remplacement des abris provisoires, comme c’était le cas à Séléty et Koudioubé. Ces investissements, selon le ministre de l’Education nationale, concernent la région de Ziguinchor et sont chiffrés à plus de 4 milliards de FCfa depuis 2012. Ils ont permis, dans cette région, la construction de 580 salles de classe, 7 écoles élémentaires complètes, 29 blocs administratifs, 48 blocs d’hygiène et de murs de clôture dans les cycles élémentaire et moyen. Ces investissements concernent également la réhabilitation-construction de deux blocs scientifiques et technologiques, dont celui neuf de Ziguinchor, la construction de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Bignona 1.

« Des réponses concrètes aux doléances légitimes des populations soucieuses de l’amélioration des conditions d’apprentissage », a avancé Serigne Mbaye Thiam. Du côté des populations, Lansana Diémé, président de l’Union pour le développement intégré de Touba Tranquille (Udit), s’est dit satisfait « de ce respect d’engagement » de l’Etat sur la construction d’écoles en remplacement d’abris provisoires, tout en demandant aussi plus pour satisfaire les besoins en éducation de cette zone.

Professeur de français et d’histoire-géographie au collège de Séléty depuis quatre ans, Alla Ndiaye a gardé de mauvais souvenirs aussi anecdotiques des abris provisoires qui servaient de classe. « Il nous arrivait de voir des vaches venir jusque dans les salles de classe », a-t-il raconté. Aujourd’hui, il regarde avec fierté les nouveaux bâtiments en dur où il va désormais dispenser les enseignements, loin de l’inconfort des abris provisoires et autres salles de classe en banco…

Oumar NDIAYE

Les agents du Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Saint-Louis ont décrété, hier, 72 heures de grève renouvelables. Ils sont très remontés contre les membres de la Commission sociale des étudiants qui ont séquestré un agent du Service médical avant de le molester. Ce travailleur du Crous a été même évacué au Centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Depuis quelques semaines, les relations entre la Commission sociale (Com soc) des étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et les travailleurs du Crous sont tendues. Ces derniers, mobilisés derrière les responsables de la Cnts, du Syntus et du Sentras, ont tenu une assemblée générale devant la direction du Crous pour condamner, avec la dernière énergie, le comportement « exécrable » des membres de la Com Soc qui sont allés jusqu’à agresser un agent du Crous, en l’occurrence Pape Amadou Koné, régisseur des recettes du Service médical. Les étudiants lui ont reproché de n’avoir pas été à son poste de travail au moment opportun.

Par la voix de Birima Ndiaye, de la Cnts, et de Masseck Ngom, du Syntus, ils ont précisé que cet agent a été violenté, roué de coups et brutalisé par des étudiants qui l’ont trouvé sur son lieu de travail. Ils ont rappelé que deux autres agents du Crous ont été agressés récemment par les mêmes étudiants.

Cependant, les responsables de la Com soc, par la voix de leur secrétaire général, Cheikh Ndigeul Bèye, ont balayé d’un revers de main toutes ces accusations, soulignant qu’ils ne peuvent plus supporter le fait « que ces travailleurs du Crous ne soient pas constamment à leur poste de travail ».

Ils se sont adressés également à la presse pour déplorer ce qu’ils qualifient de « laxisme » qui règne au niveau des services du Crous, précisant que les étudiants malades sont obligés de faire le pied de grue de 8h à 10h devant le Service médical, attendant l’arrivée des agents qui doivent les traiter.

Plus explicites, ils ont aussi fait savoir que ces travailleurs du Crous ont été les premiers à les agresser, au moment où ils étaient venus simplement les sensibiliser sur la nécessité de respecter les horaires de travail.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Accords-cadres avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), le Centre Trainmar. Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Paris va bientôt s’implanter au Sénégal à travers ces partenariats avec des institutions d’enseignement supérieur et aussi des structures publiques. En visite au Sénégal, l’administrateur général du Cnam, Olivier Faron, a signé des accords-cadres avec l’Ucad, par le biais de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp), et une convention d’application avec l’Ecole doctorale des sciences juridiques et politiques, économiques et de gestion. Un accord sera aussi signé avec l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio qui est spécialisé dans les multimédias et les métiers de l’automobile. Déjà présent sur le continent africain en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Tunisie et en Afrique du Sud, le Cnam, qui revendique un statut de pionner et de leader dans la formation professionnelle, veut surtout amener au Sénégal son savoir-faire sur la validation des acquis de l’expérience. Selon Olivier Faron, les filières de formation qui seront dispensées par le Cnam au Sénégal vont être définies de commun accord avec les autorités académiques et suivant les besoins du pays.

Le Conservatoire national des arts et métiers de Paris est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l’Enseignement supérieur. Il forme sur plusieurs métiers dans les sciences industrielles et technologies de l’information et aussi de management. Il compte au Sénégal plusieurs alumni dont le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

O. NDIAYE

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