banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1636)

Le Sénégal a besoin d’une enveloppe de 65 milliards de francs Cfa pour remplacer tous les abris provisoires par des salles de classe.

Le gouvernement va entamer des négociations avec des entreprises privées pour la réalisation d’un vaste programme de résorption totale des abris provisoires. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé, va s’étaler sur une période de 2 à 3 ans.

Déjà 4 des 5 entreprises qui avaient déposé des offres ont été retenues lors d’un Conseil interministériel tenu récemment à Dakar. Le document a été transmis, la semaine dernière, à la Direction de contrôle des marchés publics (Dcmp) et au ministère de l’Economie et des Finances. La révélation a été faite, samedi, à Kolda, par Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale, lors d’un Crd spécial axé sur les réalisations d’infrastructures scolaires. « Le gouvernement avait un programme de résorption totale des abris provisoires sous forme de partenariat public-privé. Parce que le coût évalué à 65 milliards de FCfa pour les salles de classe n’était pas supportable par le budget de l’Etat ni sur un, ni sur deux exercices.

Donc, le schéma était de voir des entreprises qui en partenariat avec des financiers peuvent construire des classes et que le gouvernement remboursera sur 7 ou 10 ans selon une durée à déterminer », a déclaré le ministre. Il a rappelé que le gouvernement a mis 5400.000 manuels scolaires au profit du système éducatif pour un coût de 8,6 milliards de FCfa. Selon M. Thiam, les investissements pour la région de Kolda s’élèvent à 7,6 milliards de FCfa. Ils ont permis de construire 797 salles de classe dans l’enseignement élémentaire et le moyen secondaire, 50 blocs d’hygiène, 54 blocs administratifs et 13 points d’eau. Grâce à ces fonds, 16 écoles élémentaires complètes pour un montant total de 605 millions de FCfa ont été construites ainsi que 13 collèges d’enseignement moyen pour un milliard 200 millions de FCfa, entre autres.

8 « daaras » seront construits à Kolda 
Le ministre de l’Education nationale s’est rendu au quartier Médina Chérif de Kolda où il a procédé à la pose de la première pierre du « daara » moderne de Thierno Kandioura. La construction de cette école coranique est prévue dans le cadre de la mise en œuvre d’un vaste projet de construction de 64 « daaras » modernes, dont 32 publics et 32 privés, sur toute l’étendue du territoire national. La région de Kolda en aura 8. Par la suite, Serigne Mbaye Thiam s’est rendu à Bantancountou Maoundé, un village situé dans la commune de Médina Eladj, pour inaugurer le Cem de la localité. Il a profité de l’occasion pour effectuer une visite de courtoisie à Thierno Aliou Thiam, le khalife de Médina Eladj, à l’occasion du ziara annuel tenu ce weekend dans la localité. Auparavant, le ministre avait procédé, vendredi, à l’inauguration du Cem d’Anambé Couta, dans la commune de Pakour, département de Vélingara. La construction de ce joyau a été décidée par le président de la République, Macky Sall, suite aux résultats enregistrés en 2015 par cet établissement qui avait obtenu un taux de réussite de 100 % au Bfem alors qu’il n’avait que des salles en abris provisoires. Le collège a conservé ce taux de réussite en 2016.
 
Mamadou Aliou DIALLO

Ils sont plus de 500 élèves des classes de Troisième et de Seconde du lycée Jean Mermoz de Dakar à prendre part au Carrefour des métiers organisé par leur école samedi dernier. Une occasion qui leur a permis de rencontrer des professionnels issus de 23 secteurs d’activités professionnelles venus échanger avec eux sur les réalités quotidiennes de leur métier.

Les salles de classe ont servi de lieu d’échanges. Les professionnels ont accordé des entrevues de 10 à 15 mn aux groupes d’élèves. L’initiative s’inscrit dans la foulée du Forum de l’enseignement supérieur qui se déroule en décembre. Le carrefour des métiers est destiné aux élèves des classes de Première et de  Terminale. « Ce carrefour vise, dans un premier temps, une découverte des métiers. Il s’adresse à 500 élèves de Troisième et Seconde du lycée français.

Durant cette matinée, les élèves vont rencontrer plus d’une centaine de professionnels qui vont les entretenir de leur profession », a explicité David Ballieu, proviseur adjoint du lycée français Jean Mermoz. Cette énième édition a concerné, entre autres secteurs, la santé, le droit, le management des entreprises, l’agriculture, les télécommunications, le journalisme, la communication, l’aide au développement. « Cette initiative aidera les élèves, dans le cadre de leur parcours, à voir ce qui ne les intéresserait pas, ce pourquoi ils ne seraient pas faits. Mais aussi voir positivement ce vers quoi leurs goûts, leurs appétences, leurs qualités d’élèves pourraient les destiner. Il y a une collaboration et une coopération forte des parents d’élèves qui sont des parties prenantes de l’accompagnement de nos jeunes », a renchéri M. Ballieu. La mobilisation des professionnels a tenu compte de certains critères dévoilés par le proviseur adjoint. « On recherche évidemment que l’ensemble des secteurs professionnels sur Dakar soient représentés, principalement aussi des métiers qui exigent des poursuites d’études exigeantes », a fait comprendre David Ballieu.

Pour la présidente du Comité de l’Association des parents d’élèves (Ape), du lycée français Jean Mermoz, Sandra Simana, c’est une très belle initiative qui permet aux élèves, qui sont d’ailleurs très jeunes (entre 15 et 16 ans), d’avoir une centaine de métiers représentés et auxquels ils n’auraient pas pensé. Selon le proviseur du lycée, Alain Lizé, les deux fora sont un point fort de la politique de l’éducation et d’orientation de l’établissement. « Ce qu’on appelle maintenant parcours avenir est ici un travail qui est mené tout au long de l’année, tout au long de la scolarité. Dès le collège, on commence ce parcours qui se poursuit jusqu’au baccalauréat », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

L’Association de prédication islamique pour la jeunesse (Apij) est à nouveau au chevet de 23 familles démunies. Elle a offert des bourses à 1.000 orphelins.

L’Association de prédication islamique pour la jeunesse (Apij) apporte une contribution pour l’amélioration des conditions de vie de 23 familles démunies. Elle a encore respecté sa philosophie en octroyant des bourses à plus de 1.000 orphelins de la région de Dakar. Présidant la cérémonie de remise des bourses, le directeur du Partenariat avec les Ong, Doune Pathé Mbengue, a magnifié la démarche de l’Apij. « Cette Ong a un programme d’investissement qui est en parfaite cohérence avec les politiques publiques. La présence de l’Etat à cette cérémonie renseigne sur l’ancrage des actions de l’Apij dans des programmes et projets engagés par le gouvernement pour soutenir les couches vulnérables de manière générale », a déclaré M. Mbengue qui a salué les actions sociales de cette structure.

Le conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Mandiaye Ndiaye, est largement revenu sur les interventions de cette structure qui entrent en droite ligne de la politique nationale. « La politique de l’Etat change. Aujourd’hui, l’orientation, c’est d’aller vers l’autonomisation. Une démarche bien comprise par l’Ong qui, en plus d’une assistance ponctuelle au profit des enfants, développe des projets qui génèrent des revenus pour les familles démunies dans différents domaines », a expliqué M. Ndiaye qui a exhorté l’Apij à mettre l’accent sur la formation des bénéficiaires. Le représentant du ministère de la Santé a reconnu que les actions de l’Ong sont conformes à la politique sanitaire du Sénégal. « Notre association s’est engagée depuis sa création, en 1990, à apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations démunies en général et des orphelins en particulier », a indiqué le président de l’Apij, Cheikh Ibrahima Niang. La structure s’est fixée plusieurs objectifs et intervient dans les domaines de la santé, de l’hydraulique, de la lutte contre la pauvreté et de la promotion de l’éducation islamique au Sénégal.

Dans le domaine de la santé, l’Apij a construit trois postes de santé à Keur-Massar, Tivaouane Peul et à la Zac de Mbao. De même, elle a érigé un centre de santé à Sébikhotane, en plus de la construction de cinq orphelinats (un à Keur-Massar, trois à Sébikhotane et un à Niahène, dans la région de Kaffrine). Notons aussi que l’Apij a réalisé 100 mosquées et 100 puits à travers le Sénégal.

Tata SANE

Le projet Bib-Uemoa d’hydraulique et d’assainissement en milieu rural sera bientôt opérationnel. Les techniciens ont déjà procédé à la répartition des ouvrages entre les 4 régions.

Le projet Banque islamique de développement (Bid)/Uemoa d’hydraulique et d’assainissement en milieu rural sera bientôt exécuté. Une réunion a été organisée avec les autorités et les services concernés pour procéder à la répartition des ouvrages par région. En effet, il est attendu de ce projet d’un montant de 12.500.000 Us, soit près de 6 milliards de FCfa, la construction de 98 forages et de 2.250 latrines familiales dans des villages des régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. Dans le cadre de sa politique d’hydraulique et d’assainissement, rappelle la coordonnatrice du Projet Bib-Uemoa, Ndèye Fatou Dia Cissé, le gouvernement a sollicité et obtenu un prêt de 12.500.000 dollars Us de la Banque islamique de développement. Il a été décidé de construire 35 forages à Kédougou et 30 à Tambacounda, et 21 autres alimentés avec l’énergie solaire, dont 4 seront réservés pour Matam, 10 pour Kédougou et 7 pour Tambacounda. Selon Serigne Dia, hydrogéologue à l’Agetip, les forages marteau fond de trou seront plus construits à Goudiry et à Bakel alors que ceux munis de système rotarys sont destinés aux localités de Koumpentoum, Tambacounda et à une partie du département de Goudiry. Le projet comporte aussi des forages multi-villages. « Ce projet contribuera à la mise en œuvre de la stratégie et la politique du gouvernement en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement », estime Mme Cissé. Aussi, les villages de ces régions seront dotés de 2.250 latrines à raison de 750 par région. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a confié la maîtrise d’ouvrage déléguée à l’Agetip pour accélérer les travaux.

Pape Demba SIDIBE

Les feux de brousse ont des conséquences néfastes sur les écosystèmes forestiers. En 2016, la région de Sédhiou a perdu 28.000 hectares de forêt en 2016. Cette problématique a fait l’objet d’un Comité régional de développement (Crd). Dans son rapport introductif, l’inspecteur régional des Eaux et Forêts, le colonel Djimanga Diédhiou, a fait savoir que le département de Goudomp est le plus touché par le recul du couvert végétal. Les intervenants ont mis des bandes armées qui s’illustrent dans le vol de bétail au banc des accusés. « Ces bandes armées mettent le feu dans la forêt pour empêcher les villageois de les poursuivre dans leur repli vers la Guinée-Bissau. Si elles font recours à plusieurs fois à cette méthode, vous pouvez imaginer l’ampleur des dégâts », a expliqué le colonel Diédhiou. Les techniciens sont à la recherche de solutions plus efficaces avec, d’une part, l’implication des populations et, d’autre part, le renforcement des capacités opérationnelles des services des Eaux et Forêts. Au cours de cette rencontre, il a été aussi question de l’implication des collectivités locales dans la lutte contre les feux de brousse. Surtout que la gestion des ressources naturelles est une compétence transférée.

Malamine Kamara

Le Centre national de développement des réseaux pour l'éducation en Afrique de l'Ouest (Cendreao)/Sénégal a remis, il y a deux jours, des financements à ses organisations membres. C’était en présence des représentants du Réseau national des acteurs pour le développement  de la petite enfance au Sénégal (Renadpe) et de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits.

Le Centre national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cendreao) finance les activités de trois de ses organisations. Ces dernières ont présenté des projets jugés pertinents. Le premier programme a trait au développement de la petite enfance dans sa dimension technique de l'information et de l'éducation. Le second est centré sur l'éducation et la capacitation des filles. Quant au troisième, il est lié à l'amélioration qualitative des méthodes de lecture. Le directeur du Cendreao, Mama Sow, a estimé que c’est sur la base de la pertinence que ces trois projets ont été sélectionnés. Le financement est assuré à 50 % par le Fonds d'appui aux initiatives pédagogiques nationales, lequel permet au Cendreao d'appuyer ses organisations membres dans l'expérimentation de nouvelles pédagogies.

Le Programme de développement des réseaux en éducation pour l'Afrique de l'Ouest (dont la phase 3 est terminée), s'achemine vers la fin de la quatrième et dernière phase intitulée : «Tous pour une éducation de qualité (Top Educ) ». Dans cette dernière phase, il sera question d’autonomisation des quarante associations du réseau. Ces organisations ont comme ligne d’actions la petite enfance, l'école de base et l'éducation non formelle. Pour sa part, El Hadji Daouda Diagne, directeur national de « Staesen », membre du groupe thématique "Petite enfance" et bénéficiaire d’un financement, a apprécié à sa juste valeur cet appui. Le Cendreao est un réseau actif d’organisations œuvrant pour une éducation de qualité pour tous à travers des initiatives pédagogiques innovantes et la promotion de bonnes pratiques éducatives.  Il constitue une plateforme de construction d’alternatives éducationnelles innovantes ancrées dans des valeurs sociales sénégalaises.

Abdou DIOP

A travers son programme de formation « l'Excellence academy fertility » pour l’amélioration de la prise en charge des couples infertiles, l’entreprise Merck annonce avoir formé plus de 5.000 professionnels africains de la santé sur des sujets liés à la fertilité, aux dysfonctionnements thyroïdiens et à la sclérose en plaques.

Lancée depuis 2010, en Afrique du Nord, et étendue vers l'Afrique Sub-saharienne en 2015, la deuxième édition de « l’Excellence academy fertility » a eu lieu lors du sixième congrès international du Groupe interafricain d'étude, de recherche et d'application sur la fertilité (Gieraf) à Abidjan. A l’initiative de Merck, entreprise spécialisée dans les sciences et technologies, « l'Excellence academy » a formé, en sept ans, plus de 5.000 professionnels de la santé sur des sujets liés à la fertilité, aux dysfonctionnements thyroïdiens ou encore à la sclérose en plaques, ainsi qu’aux problèmes d'hypertension artérielle.

Ce congrès est devenu une plateforme de réflexion et d'échanges pour les chercheurs et professionnels en matière de troubles de la fertilité du couple en Afrique francophone. Cette année, plus de 400 professionnels de la santé, de sociétés savantes, d'organismes internationaux et des autorités publiques d'une vingtaine de pays africains et européens étaient présents. « Merck œuvre pour le développement des solutions pour les couples afin de fournir des options de traitement des troubles de la fertilité toujours à la pointe de l'innovation », a précisé le Dr Karim Bendhaou, président de Merck pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. Pendant deux jours, plusieurs sujets d'actualité ont été débattus : les troubles de la fertilité masculine et féminine en passant par les divers protocoles de stimulations et les traitements disponibles. L'objectif de cette formation était, en premier lieu, d'assurer un partage de connaissances dans tous les pays africains francophones grâce au concept « Formation des formateurs » qui permettra, par la suite, aux spécialistes participants d'assurer à leur tour la formation de leurs confrères dans leur pays respectif. « Après le cinquième congrès international du Gieraf, qui a eu lieu à Brazzaville, en 2015, Merck est encore, cette année, au rendez-vous au Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, pour accompagner le Gieraf dans son programme de formation des praticiens à travers « l'Excellence academy ». La grande nouveauté est « la formation des formateurs » pour mettre à la disposition de notre association une quinzaine de praticiens expérimentés et certifiés qui assureront la mise à niveau des collègues de leur pays et de la sous-région. Toute notre gratitude à Merck pour sa politique de partage de connaissances et de promotion des praticiens", a déclaré le Dr Moïse Kwassivi Fiadjoe, président du Gieraf. Quant au Dr Ernestine Gwet Bell, présidente du Comité scientifique de ce congrès, elle a indiqué que la création et l'ambition du Gieraf se déclinent dans la recherche de la performance et la qualité en matière de prise en charge de l'infertilité en Afrique.

Abdou DIAW

Les maires de Missirah, Goumbayel, Koar et Balla s’engagent dans la protection de deux massifs forestiers aménagés de 72.000 hectares dans le département de Goudiry et de 50.000 hectares à Missirah Kothiary. Les exploitants réinvestissent l’argent généré par la vente de charbon dans des activités de protection des forêts.

La forêt aménagée de Koar est à cheval entre les communes de Bala, Goumbayel, Koar et Missirah Kothiary. Elle fait l’objet d’une gestion concertée. Tous les prélèvements respectent les prescriptions en vigueur. De façon consensuelle, le potentiel exploitable vient d’être défini pour chaque bloc conformément au protocole signé par le Comité inter-villageois de gestion forestière (Civgf). Ces textes prévoient l’application d’une taxe forfaitaire de 200 FCfa qui sera versée dans un compte bancaire, selon l’adjudant major et chef de zone de Missirah, Amadou Signaté. Le cumul de ces taxes s’élevait à 23 millions de FCfa en 2016. Cette somme est répartie entre les communes et le Civgf. Ce comité utilise l’argent pour mener des activités génératrices de revenus comme l’aménagement des pépinières avec des semences forestières. Le Civgf s’est aussi doté de motos pour faciliter la mobilité des surveillants. « Les deux Civgf ont acheté 8 motos pour faciliter la mobilité des surveillants qui sont dans le massif », a informé l’adjudant major Macoumba Mbodj, chef de la brigade forestière de Bala. Le maire de Koar, Baganda Sakho, a apprécié le travail du Progede 2 et des agents du service des Eaux et Forêts qui ont formé les riverains sur les techniques de coupe et les ont impliqués dans la préservation des massifs. « La gestion de cette forêt incombe à toute la communauté. Il faut la préserver pour les générations futures. Elle ne nous appartient pas. Et si les recommandations des techniciens sont respectées, nous pourrons continuer à exploiter les ressources de cette forêt durant des siècles », a laissé entendre M. Sakho.

Pape Demba SIDIBE

Avec une côte longue de 700 km, le Sénégal est l’un des pays qui subissent le plus les effets du changement climatique. Thiaroye-sur-mer en est une illustration parfaite. Les habitants de cette commune du département de Pikine vivent au quotidien sous la menace des vagues. 

Assis dans un hamac installé à une station abandonnée, où les pêcheurs venaient acheter du gasoil, El Hadji Demba Niang, 53 ans, véhicule une angoisse à travers les traits de son visage. L’homme, enveloppé dans un blouson, une casquette vissée sur la tête, habite une maison non loin de la mer. Ici, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Les vagues déferlent sur la plage. « A ce rythme, je crains que ma maison soit complètement détruite d’ici quelques années. L’avancée de la mer est vraiment inquiétante », confesse-t-il. Les années passent.

La mer continue de gagner des mètres sur la terre. L’abandon de cette station est la conséquence du recul du trait de côte. Sur le rivage, beaucoup de maisons ont disparu du décor, selon Demba Niang. Après Rufisque, Hann Montagne et Bargny, Thiaroye-sur-mer est sous la menace de la montée des eaux. « La mer a détruit plusieurs maisons, y compris des toilettes construites sur le rivage. Nous constatons qu’elle avance d’année en année », rapporte un vieux pêcheur. Chaque année, ce quartier compte des victimes de l’avancée de la mer. Thiaroye-sur-mer est un quartier vulnérable.

Les hautes marées, d’intensité variable, franchissent la limite séparant la terre et la mer et emportent des pans entiers de maisons, détruisent des pirogues et endommagent des habitations en construction, renseignent les riverains. Sur cette plage, un autre vieux pêcheur, vêtu d’un « jellaba », une écharpe à la couleur dégradée nouée autour du cou, se tient debout au milieu des reflux de déchets, près d’une pirogue. Il se nomme Samba Diop.

Depuis 35 ans, il travaille sur le rivage. Les images des installations qui étaient en première ligne sont encore présentes dans sa tête. La cartographie de l’occupation de la plage s’est modifiée sous la montée du niveau des eaux. « La mer a fait beaucoup de ravages. Plusieurs maisons et même notre mosquée ont été détruites par la houle », raconte M. Diop. A son âge, il analyse le phénomène avec sagesse et lucidité. Contrairement à beaucoup de riverains, il met l’homme au centre de l’accentuation de l’érosion côtière. L’action anthropique théorisée par des scientifiques se vérifie sur le terrain à Thiaroye-sur-mer. « C’est de notre faute. Auparavant, toutes nos maisons étaient construites avec du sable extrait de la plage. Nous ignorions les conséquences qui allaient en découler », argumente-t-il. Jadis sur cette place, se remémore-t-il, les femmes organisaient la danse du « ndawrabine », les garçons jouaient au football et des séances de lutte tenaient en haleine des amateurs de ce sport.

L’élévation accélérée du niveau de la mer est l’une des conséquences les plus visibles du réchauffement global de la planète. C’est à la fois la résultante de l’expansion thermique des océans, de la fonte des glaciers, et de la dégradation anthropique des écosystèmes marins côtiers. Entre hier et aujourd’hui, la langue de sable a disparu. A certains endroits, les vagues rossent les murs. Notre interlocuteur prédit la disparition d’autres habitats. Une femme, une bassine sur la tête, avance vers la plage. Elle vide ses eaux usées sur le sable. Elle a encore à l’esprit le raz-de-marée de 2016.

« La houle a surpris les riverains. Elle a inondé nos maisons. Nous n’avions même pas le temps de sauver beaucoup de nos bagages », se souvient cette habitante du quartier Sambène. Louise Nzalé, une autre dame trouvée chez elle, non loin de la mer, ne cache pas son inquiétude. Chaque jour, des vagues s’écrasent sur le mur de sa maison. « Je ne dors pas les yeux fermés pendant l’hivernage à cause de la mer. Elle peut déborder à n’importe quel moment et faire des dégâts », confie cette mère de famille.

Le raz-de-marée de l’année dernière avait entraîné des dégâts chiffrés à plusieurs dizaines de millions de FCfa. Ici, chaque riverain se prépare à d’autres débordements. Ainsi va la vie au bord de la mer à Thiaroye-sur-mer.

Seynabou Bop (stagiaire)

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale et le ministre conseiller Youssou Ndour ont assisté, hier, à l’opération chirurgicale d’un enfant soufrant de malformation cardiaque au Centre de cardiologie pédiatrique de l’hôpital Fann. A la fin de cet acte médical, le Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé l’inauguration du centre par le président de la République, Macky Sall, dans les prochaines semaines.

Le Centre de cardiologie pédiatrique de l’hôpital Fann sera inauguré, dans les prochaines semaines, par le chef de l’État, Macky Sall. Cette structure sanitaire a démarré ses activités chirurgicales depuis le 16 janvier dernier. Au total, 20 enfants âgés de 19 mois à 15 ans ont été opérés avec succès. Le 20ème enfant a subi l’intervention chirurgicale, hier, devant le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Le Pr Awa Marie Coll Seck qui était avec le parrain dudit centre, Youssou Ndour, et le directeur de l’hôpital Fann, le Dr Cheikh Tacko Diop, entre autres personnalités, ont visité les lieux en prélude à l’inauguration. La construction de ce centre, fruit d’un partenariat entre l’État du Sénégal, la Fondation Cuomo et la Chaîne de l’Espoir, a coûté plus de six milliards de FCfa.

Après avoir assisté à cette opération chirurgicale, le ministre a apprécié le plateau technique tout en promettant l’augmentation de la subvention destinée au service de la chirurgie thoracique et cardiovasculaire du Chu de Fann qui assure la tutelle technique du centre. Cette augmentation est justifiée par la création des conditions de réalisation des missions du centre. Awa Marie Coll Seck a soutenu que l’objectif principal de cette structure, c’est d’opérer 1.000 enfants souffrant de malformation cardiaque. Elle a précisé que les enfants des pays de la sous-région y seront aussi opérés. De même, elle s’est engagée à y affecter un nombre suffisant de ressources humaines, notamment des médecins, des infirmiers et techniciens de santé, pour satisfaire la demande du responsable du centre, le Pr Mouhamadou Ndiaye.

Pour sa part, le ministre conseiller Youssou Ndour, qui avait mobilisé 160 millions de FCfa lors d’une soirée, continuera de soutenir ce joyau. Le chef du service de la chirurgie thoracique et cardiovasculaire du Chu de Fann, le Pr Mouhamadou Ndiaye, a souhaité un renforcement continu des capacités de ses agents. « Nous devons faire en sorte que ceux qui travaillent ici puissent avoir le niveau pour bien gérer le plateau technique du centre », a-t-il relevé.

Eugène KALY

Face aux effets néfastes du changement climatique, la météo est obligée de changer d’approche pour se conformer à la nouvelle donne. C’est pourquoi des chercheurs du Nord, du Sud et des associés ont produit un guide pour améliorer la qualité des services météorologiques en Afrique de l’Ouest. Le manuel sera publié le 23 mars prochain.

“The meteoroly of tropical west africa : the forecasters handbook” ou encore Guide du prévisionniste. La version originale de ce manuel destiné à améliorer la qualité des prévisions météo en Afrique de l’Ouest, a été présentée, hier, à Dakar, par des chercheurs de l’Université de Leeds en Angleterre, des experts de l’Aviation civile et de la météorologie (Anacim) ainsi que ceux de la météo France.

Cet ouvrage « inédit » a pour ambition d’aider à la protection des personnes et des biens en Afrique de l’Ouest. Le manuel est le fruit d’un vaste programme de recherche internationale sur la météorologie et le climat lancé en 2012. La plupart des méthodes présentées ont été initiées dans le cadre d’une campagne intensive en 2006 du programme Amma (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine) lors de laquelle 15 prévisionnistes ouest africains ont été formés. Ils ont poursuivi l’amélioration de ces méthodes en 2012 au cours d’un séjour de trois mois à l’Université de Leeds.

« Des prévisions météorologiques de qualité sont essentielles pour proposer des systèmes d’avertissement plus à même de protéger les personnes, les biens, les ressources en eau et les productions agricoles. Avec ce manuel, c’est la première fois qu’un ouvrage exhaustif pour la prévision sur une région de la taille de l’Afrique de l’Ouest est produit. Il permet non seulement une transposition rapide des fruits les plus récents de la recherche vers une prévision opérationnelle, mais représente également un effort international pour diffuser des informations cruciales dans une région jusqu’à présent négligée », a soutenu le Pr Douglas Parker, coéditeur et rédacteur en chef de l’ouvrage.

Outil de formation
Pour sa part, Dr Mariane Diop Kane de l’Anacim a souligné qu’ « une grande partie de la population de l’Afrique de l’Ouest est dépendante de l’agriculture sous pluie et des infrastructures de transport, deux secteurs très vulnérables aux conditions météorologiques très instables. « Des changements brutaux du temps peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les populations, leur santé et leur économie.

Ce manuel, en tant qu’outil de formation, est une nouvelle ressource pour aider les prévisionnistes locaux dans leurs missions », a déclaré Mme Kane, également coéditrice de l’ouvrage. De son côté, le directeur général de l’Anacim a mentionné que le guide vient à son heure dans un contexte où « nos sociétés sont devenues très vulnérables au changement climatique.

« Il est aussi venu au moment où l’Organisation mondiale de la météorologie (Omm) a demandé aux Etats d’accorder une plus grande importance à la qualité des services météorologiques », a ajouté Maguèye Marame Ndao. Une version française paraîtra au courant de l’année 2017 sous la supervision de météo-France.

Ndiol Maka SECK

Le gouvernement du Sénégal a consenti de lourds investissements au profit du système éducatif dans la région de Kaolack. C’est une enveloppe de 13,353 milliards de FCfa qui a été consacrée au secteur de l’éducation entre 2012 et 2016. Le bilan des investissements a été tiré par le ministre de l’Education nationale qui était en visite de chantiers dans le département de Kaolack.

La carte scolaire de la région de Kaolack se transforme. Elle s’est densifiée au cours des 4 dernières années avec la construction de 722 salles de classe, 87 blocs administratifs, 157 blocs d’hygiène, 70 points d’eau dans l’élémentaire. Dans le secondaire, 13 collèges clés en main et 269 salles viennent renforcer le patrimoine du ministère. Au cours de ces quatre dernières années, le gouvernement a déboursé une enveloppe de 13,353 milliards de FCfa pour le secteur de l’éducation de la région de Kaolack. Dans cette ville, il est prévu un programme d’extension du lycée Ibrahima Diouf avec la construction et l’équipement d’un bloc pédagogique de 8 salles. Celui-ci sera complété par un autre bloc.

Le financement de cette infrastructure est inscrit dans l’exercice budgétaire 2017. Aussi, le ministre Serigne Mbaye Thiam a assuré que lycée Ibrahima Diouf sera réhabilité. Cette décision a été saluée par Michel Faye, chef de l’établissement, et Socé Faye, présidente du gouvernement scolaire. « Nous avons des sureffectifs et une insuffisance de salles de classe. Les conditions de travail ne sont pas réunies. Avec la réhabilitation, nous ne pouvons que pousser un ouf de soulagement », a noté le responsable de l’établissement. En plus, la réfection d’un bloc scientifique et la construction d’un autre sont dans l’agenda du ministère de l’éducation nationale.

Pape Coly NGOME

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’amélioration des conditions de vie de 11.000 étudiants du campus social de Sanar, le directeur général du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis, Ibrahima Diao, a mis à la disposition des responsables des restaurants universitaires de l’Ugb d’importants lots de matériel de cuisine et de restauration. Le directeur du Crous a réaffirmé son engagement à la concrétisation de la vision du président Macky Sall en matière de développement de l’enseignement supérieur et d’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants sénégalais.  

Ces lots de matériel moderne de cuisine et de restauration, réceptionnés avant-hier, sont composés de trois marmites à gaz chauffage de 100 litres, deux éplucheuses de pomme de terre  de vingt-cinq litres, deux machines coupe légumes entre autres.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le programme Fast a été officiellement lancé avant-hier, avec l’objectif d’accompagner l’insertion des diplômés. La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre des Postes et des Télécommunications.

Le programme Fast est mis en place dans le cadre d’un partenariat entre l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et l’entreprise Edacy. Le représentant du ministre des Postes et des Télécommunications, Chérif Diallo, a salué cette initiative qu’il qualifie d’une première en Afrique. Le fondateur de l’entreprise Edacy abonde dans le même sens. « Il y a la problématique d’insertion de nos jeunes, particulièrement les diplômés. Et nous nous attaquons à ces problèmes afin de pouvoir donner à notre jeunesse les capacités, les compétences et la place qu’il faut pour pouvoir s’insérer professionnellement et aussi de pouvoir créer leurs propres entreprises », a d’emblée expliqué Temitope Ola, partenaire du programme et fondateur de l’entreprise Edacy.

Si tout le monde ne pourra être employé après la formation, il reste tout de même évident, selon Temitope Ola, de donner aux jeunes la compétence et les capacités de pouvoir créer des emplois en mettant en place leur entreprise. « L’accompagnement va se poursuivre par une approche pédagogique qui est assurée par les partenaires académiques du programme, tel que l’Esp, et d’autres partenaires qui vont rejoindre le programme à mesure qu’on avance. Il y a aussi l’encadrement en entreprise. Parce que les élèves seront envoyés dans des entreprises, afin qu’ils puissent travailler et apprendre en même temps », a-t-il souligné.

Sur 500 élèves inscrits, a précisé le fondateur d’Edacy, seuls 25 ont été sélectionnés pour la phase pilote. Par la suite, d’autres étudiants diplômés seront intégrés afin de les aider à s’insérer dans le monde du travail.

Le représentant de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, Dimitrios Noukakis, a indiqué : « Nous mettons des cours en ligne pour transférer une première partie des connaissances à des apprenants qui veulent les suivre. Ils sont gratuits et ouverts à tout le monde. La première sélection, c’est de pouvoir suivre et réussir. Ces cours sont disponibles en ligne. Mais un examen sera organisé à Dakar par l’Ecole supérieure polytechnique dans la deuxième quinzaine du mois de février ».

A. DIOP

L’Institut africain de santé sociale (Lass) donne un coup de pouce à 25 jeunes issus des « daaras ». Ces sortants bénéficieront d’une formation en santé pour obtenir soit le diplôme d’aide-soignant, soit de matrone, ou de gestionnaire en pharmacie. Les responsables de l’Institut veulent aider ces derniers à s’insérer dans le tissu socio-économique. La cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu dans des locaux de l’établissement en présence des responsables des « daaras ». « En général, les sortants des « daaras » sont souvent confrontés à un problème de qualification professionnelle. Nous voulons leur donner l'opportunité d’acquérir une qualification, en vue de leur insertion », a justifié la directrice de cette école, Ndèye Sokhna Dieng Simakha. Pour prétendre à cette formation, il faut être un sortant d’une école coranique qui respecte les textes en vigueur et être dans la fourchette d’âge de 18 à 35 ans. La sélection se fera en collaboration avec les inspections d’académie du Sénégal. Ce sont les inspections qui désigneront les « daaras » où il faudra sélectionner les candidats. Au nom du « daara » Mame Diarra Bousso de Porokhane, où 13 élèves ont été sélectionnées pour faire partie de cette première promotion, Sokhna Mame Awa Dème Ndiaye a salué l'initiative. 

Abdou DIOP

Mère d’un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale (Imc), Mme Raby Kane Diallo est la présidente de l’Association des familles d’enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale (Afen/Imc). Elle a rappelé le devoir moral des parents à soutenir leurs enfants malades.

C’est avec philosophie qu’elle a accepté de présider les destinées de cette association. Pour elle, c’est avant tout une question de principe. Le siège de l’association est à Thiès, mais certains de ses membres sont de Pout, du département de Tivaouane, de Guédiawaye. « C’est un devoir, pour moi, de contribuer à travers l’association en créant les conditions d’une prise en charge adéquate de tous les enfants », rappelle-t-elle. Raby Kane Diallo est toujours engagée dans des actions sociales.

C’est dans cette dynamique qu’elle apporte beaucoup au Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim). « Je suis employée de cette organisation en tant qu’assistante tout en assumant mes responsabilités de présidente de l’association qui compte plus de 150 membres (parents). Mais, chacun joue un rôle important. Chaque membre mène des activités de sensibilisation dans sa localité afin de lever des équivoques et des préjugés », indique-t-elle.

L’association déroule ses activités en attendant l’obtention d’une reconnaissance juridique. Elle n’a pas encore tous les moyens de sa politique. Malgré tout, des actions de plaidoyer et de sensibilisation sont régulièrement menées pour renforcer les acquis du Serfa.

M. SAGNE

L’association « House of peace and sharing » (Hps) a organisé, samedi, une journée de sensibilisation sur le cancer du col de l’utérus. Les médecins ont invité les femmes à cultiver le dépistage précoce. Cette séance de sensibilisation a eu pour cadre l’Hôpital américain des Hlm Grand Yoff.

Le cancer est la maladie qui tue le plus à travers le monde. C’est pour cela que l’association « House of peace and sharing » (Hps) a préféré mettre l’accent sur la prévention dans ses activités de célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer.

Au cours de cette rencontre, Dr Mamadou Sow a invité les femmes à cultiver le dépistage précoce surtout que cette maladie a une phase silencieuse qui peut être longue. Le malade, en arrivant à un stade avancé, a peu de chances de guérir. « Le cancer se soigne à condition que le malade se présente un peu tôt à l’hôpital », a-t-il précisé. Des propos confirmés par une femme guérie. Cette dernière a salué le travail des médecins et surtout l’accompagnement des associations comme Hps. Elle aussi a insisté sur le dépistage précoce. « Je rends grâce à Dieu et aux médecins de m’avoir guérie. C’est possible de s’en sortir, mais il faut avoir un soutien et surtout se faire dépister tôt », a témoigné Fatou Pouye. L’autre attitude à respecter, c’est le régime alimentaire. Le nutritionniste Ousseynou Samb a conseillé une alimentation saine et équilibrée. C’est un moyen de prévention. « Une alimentation équilibrée, une activité physique et le maintien d’un poids normal diminuent les risques de survenue de ces cancers », a-t-il déclaré.

Seynabou BOP (stagiaire)

Situé en plein cœur de la ville de Thiès, sur la rue 16, Avenue Birame Bèye, au quartier Escale Sud, le Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) s’emploie, tous les jours, à offrir la joie de vivre à des enfants atteints d'infirmité motrice cérébrale (Imc) et leur assurer une prise en charge médicale.

La conviction et la compassion insufflent de l’énergie au Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) de Thiès. Les agents sont au chevet des enfants handicapés et atteints d’insuffisance motrice cérébrale. C’est une prise en chargé spécifique. Aux agents, il leur faut de la patience. « Ici, nous accueillons une vingtaine d’enfants par jour dans la crèche. Mais, près de 200 enfants handicapés ou atteints d’insuffisance motrice cérébrale ont été recensés et suivis régulièrement par nos équipes de relais », dévoile l’une des éducatrices, Béatrice Bebga. Elle assure l’intérim de la coordonatrice du Projet de promotion et de développement de la rééducation des enfants Imc. C’est l’un des rares espaces de prise en charge de cette catégorie de population. L’accès à l’éducation, à la santé et particulièrement aux soins spécialisés et la lutte contre la discrimination sont le crédo de cet établissement. « Des enfants souffrent de marginalisation du fait des troubles de psychomotricité qui limitent ou retardent les apprentissages sociaux (troubles des sens, du langage, de la motricité, perte de contrôle sphinctérien…) », fait remarquer André Demba Wade, le coordonnateur du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim), porteur du projet appuyé par l’organisation belge Plan Bobath.

Il est impossible de visiter ce service et de ne pas être envahi par la compassion et la tristesse. Les plus fragiles versent des larmes, selon l’animatrice Béatrice Bebga. Ici, dit-elle, on trouve « des enfants qui ont perdu leur autonomie et se trouvent dans une situation de dépendance totale qui leur enlève toute possibilité de satisfaire eux-mêmes leurs propres besoins dont se nourrir, s’habiller, se déplacer, parler ». Aussi, tous les jours sont ouvrables dans ce service pour les 10 femmes relais, d’après Aïssatou Ndiaye. C’est l’assistance en permanence, car les enfants ont perdu toute autonomie. « Ce n’est pas une chose aisée de prendre en charge des enfants atteints de motricité. Cela demande beaucoup de moyens et de temps », confesse Mme Bebga. L’enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale, énumère-t-elle, a besoin de s'asseoir, se tenir debout, se coucher, se déplacer, du matériel orthopédique adéquat et une alimentation appropriée, ainsi que des interventions en cas de crise. Ces besoins ont un coût que toutes les familles ne peuvent pas supporter. Au Serfa, la participation symbolique par ménage est de 5.000 FCfa par mois, voire 3.000 FCfa pour les familles démunies.

C’est pour cette raison que le service sollicite l’appui du Programme des bourses de sécurité familiale et l’attribution des cartes d’égalité des chances. Le Serfa n’importe plus les appareils de la Belgique. Il fait confiance à l’expertise des artisans locaux. Mais, l’apport de l’organisation belge a été toujours déterminant au fil des années. La rééducation à domicile, l’information et la sensibilisation des enfants, la promotion de leurs droits, la formation des agents et l’équipement du service sont à verser dans le compte des interventions de Plan Bobath. Toutefois, la poursuite de cette difficile mission requiert, aujourd’hui, l’intervention de l’Etat, des collectivités locales, de la communauté et des partenaires.

Mohamadou SAGNE

Six malades sélectionnés par le comité médical et scientifique seront évacués dans les prochaines heures à l’Hôpital Cheikh Zaid de Rabat au Maroc. C’est dans cet établissement hospitalier qu’ils bénéficieront des séances de radiothérapie. Cette évacuation entre dans le cadre de la continuité de leur prise en charge qui a débuté au Sénégal avant la panne de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Selon le ministre de la Santé, toutes les dispositions sont prises pour que ces patients aient un traitement adéquat. La prise en charge de chaque malade est évaluée à 3 millions francs Cfa sans compter les billets d’avion, les frais d’hôtel, le passeport, entre autres dépenses supportées par l’Etat. « Le Sénégal est en train de négocier avec la Mauritanie pour qu’elle puisse accueillir des malades sénégalais » a informé, le Professeur Awa Marie Coll Seck. Elle a assuré que tous les malades qui seront sélectionnés par les membres du comité seront totalement pris en charge. « Ils n’auront pas de problèmes. Tout sera fait dans la transparence. Nous ferons le bilan après» a souligné Mme Seck. Trois malades qui ont besoin de la radiothérapie sont déjà évacués au Maroc grâce aux ressources financières de l’État. Ces derniers se portent bien d’après le ministre de la Santé qui a révélé que chaque mois au moins 350 patients bénéficient des services de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec.

E. KALY

L’Ecole supérieure des métiers, du management et des langues (Estel) a procédé, hier, au lancement de sa plateforme éducative Dakar open campus (Doc). C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Mary Teuw Niane. Ce dernier a annoncé la construction de 50 centres numériques dans des grandes villes.

Aménagé dans un espace de 6.000 m2 entièrement dédié à l’enseignement, Dakar open campus (Doc) est un espace de partage de connaissances, d’idées et d’expériences. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a annoncé un important programme de construction de 50 espaces numériques. « Ils seront destinés à toutes les grandes villes du pays pour des activités de formation et de mise en place de filières d’enseignement supérieur. Ainsi, les étudiants bénéficieront de nouvelles formations innovantes grâce au numérique qui est un vecteur d’accès au savoir et à la culture », a révélé Mary Teuw Niane au cours de la cérémonie d’ouverture de Doc qui a vu la participation de sept établissements d’enseignement supérieur parmi lesquels l’Ecole supérieure des métiers, du management et des langues (Estel) et Brest business school (établissement membre de la Conférence des grandes écoles françaises). Au total, 1.000 étudiants sont attendus à cet événement. Un effectif qui, selon la direction, sera multiplié par quatre dans les trois prochaines années. En partenariat avec des écoles tournées plus vers l’innovation pédagogique, Dakar open campus favorise l’enseignement à distance, sans négliger le modèle classique de transmission et d’acquisition des connaissances. Une initiative qui, pour Mary Teuw Niane, s’inspire de l’actuelle politique de l’enseignement supérieur du gouvernement. Laquelle est orientée vers la société de l’intelligence de l’information, de la connaissance et de la maîtrise technologique. Ces Tic sont, selon les intervenants, une opportunité que les pays comme les nôtres doivent saisir pour accélérer leur marche vers l’émergence. « Le développement économique et social du pays requiert la mise en place des systèmes de recherches scientifiques, technologiques et d’innovations performantes », a laissé entendre le ministre. Il a reconnu que l’enseignement supérieur privé est devenu incontestablement un partenaire du pouvoir public, au regard de sa contribution à la satisfaction des besoins en formation.

Marame Coumba SECK

Les autorités sanitaires travaillent à apporter des solutions à la panne de la radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. En conférence de presse hier dans les locaux de son ministère, Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé l’acquisition de 3 nouveaux accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois, dont deux pour Dalal Jamm et un autre destiné à l’Hôpital Aristide Le Dantec.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, entouré de ses proches collaborateurs et des spécialistes des maladies liées aux cancers, a fait le point sur la panne de l’appareil de radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Face aux journalistes, le Professeur Awa Marie Coll Seck a promis que le Sénégal va acquérir 3 accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois. « Le Sénégal disposera de trois accélérateurs de particules. Le fabricant devrait nous livrer la commande au mois de juin s’il plaît à Dieu », a informé le ministre de la Santé. La fabrication d’un accélérateur de particules, précise-t-elle, peut durer 4 mois alors que le transport et son installation pourraient prendre 2 mois. «  Ce qui fait un total de 6 mois. Mais nous sommes en train de négocier pour que le fabricant réduise ces délais parce que nous sommes dans l’urgence », a déclaré le Pr. Awa Marie Coll Seck qui a regretté que cette panne survienne plus tôt que ce qui a été prévu après les dernières réparations. « L’appareil était tombé en panne en avril mais après réparation, il était prévu qu’il puisse tenir pendant au moins 18 mois. Malheureusement, la panne est survenue avant le délai fixé. Ce n’est nullement un problème de laxisme », s’est défendue, Awa Marie Coll Seck. Toutefois, elle a reconnu qu’avec cette panne, son département traverse une période difficile. Le ministre a rappelé que le gouvernement avait déjà commandé, en procédures d’urgence, grâce à un partenariat avec une banque internationale basée à Khartoum au Soudan, des accélérateurs de particules pour les services de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec et Dalal Jamm. Ces machines, a-t-elle ajouté, devraient être réceptionnées au mois de décembre. Mais l’institution financière n’a pas pu lever des fonds à cause de l’embargo imposé au Soudan. « Aujourd’hui, c’est le gouvernement du Sénégal, sur ses fonds propres, qui va acquérir ces appareils. Mais il faut que les gens sachent que l’achat d’un accélérateur de particules n’est pas simple », a signifié Mme Seck qui a demandé au peuple sénégalais d’être patient car « les choses vont bouger dans le bon sens ». « Nous allons nous appuyer sur nos expériences pour sortir de cette crise », a fait savoir le Professeur Awa Marie Coll Seck. A cette occasion, elle a invité les Sénégalais à adopter des comportements qui ne les exposent pas aux cancers. Selon les statistiques, de l’Organisation mondiale de la santé, 14 millions de nouveaux cas sont attendus par an dans le monde. Au Sénégal ce sont au moins 15.000 cas qui sont enregistrés par an.

Eugène KALY

Le Sénégal va se doter d’un plan national de lutte contre le cancer. Sa mise en œuvre est évaluée à plusieurs dizaines de milliards de FCfa.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale compte sur le plan national de lutte contre le cancer pour inverser la prévalence et la mortalité qui sont encore très élevées au Sénégal. Ce plan multisectoriel comporte plusieurs volets, à savoir la prévention, le dépistage, la prise en charge thérapeutique, la chimiothérapie, entre autres. « Nous sommes en train de mettre en œuvre ce plan avec les moyens qui sont à notre disposition. Nous allons rencontrer les bailleurs pour revoir les coûts parce que ce plan est évalué à plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa », a indiqué Awa Marie Coll Seck. Le Professeur Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’Hôpital Aristide Le Dantec a confirmé les propos du ministre en soulignant que ce plan englobe tous les aspects de la lutte contre les cancers. « Aujourd’hui, malheureusement, 50% des malades hospitalisés dans l’institut du cancer de l’hôpital Le Dantec le sont pour des soins palliatifs. Ce plan permettra d’éviter ces problèmes douloureux», a estimé le cancérologue. Il a souhaité que ce plan soit mis en œuvre, le plus rapidement possible. En outre, le ministre de la santé a annoncé la création des pôles régionaux de traitement de cancers. « Nous ne voulons plus que les gens quittent des régions pour venir se faire traiter à Dakar. Nous allons décentraliser la prise en charge du cancer », a-t-elle promis.

E. KALY

A la veille de la commémoration de la disparition de l’auteur de « Nation Nègres et Cultures »), le club Cheikh Anta Diop organise les 48heures d’hommage au parrain de l’Ucad.

Les activités marquant la commémoration de la disparition de Cheikh Anta Diop ont commencé depuis hier dans le campus social de Dakar. Les membres du Club Cheikh Anta Diop ont organisé des activités qui ont permis de retracer le parcours du savant et donner aux visiteurs un aperçu sur son immense travail de restauration de la dignité et de l’affirmation de l’identité de l’homme noir. A l’allée Balla Gaye, les discours du scientifique sont diffusés, des photos sont exposées. Les membres du club vêtus de T-shirt à l’effigie du pharaon distribuent des brochures et des dépliants aux étudiants et aux passants. Cette association veut introduire une rupture dans la commémoration de la disparition de Cheikh Anta Diop. « La commémoration doit être inscrite dans les agendas. Nous n’avons pas des partenaires pour donner un cachet populaire à cet événement », a déploré le président du Club, Moustafa Thiam qui précise tout de même : « Il n’ya que la Fondation Ucad et les autorités administratives du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) qui nous aident à financer ces activités. Si nous faisions du folklore, les sponsors allaient se bousculer à nos portes. Pourtant Cheikh Anta Diop mérite qu’on le vulgarise son œuvre ». Aujourd’hui, une conférence et une exposition sont prévues pour revisiter la vie et l’œuvre de Cheikh Anta DIOP avant le pèlerinage à Caytou, son village natal, le 12 février prochain.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La définition d’un mécanisme de financement du Réseau national des exploitants atténuera la pression sur les réserves forestières. C’est ce qui est ressorti d’un atelier organisé par le Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede 2).

La décentralisation de la gestion des ressources forestières requiert une meilleure organisation des exploitants. L’atelier sur la validation des mécanismes de financement de la production du bois-énergie et du dispositif pour la gestion des camions des producteurs locaux, organisé par le « Progede 2 », s’inscrit dans cette perspective. « Des dispositions ont été prises pour inscrire tous les prélèvements dans les plans d’aménagement. Le défi, c’est le respect des prescriptions techniques. Nous pensons que les acteurs locaux engagés dans la lutte contre les feux de brousse et le reboisement doivent tirer profit des ressources. De ce fait, ils seront plus motivés dans leur protection », a argumenté le responsable des opérations du Progede 2, le colonel Alassane Ngom. Au cours de cet atelier, il sera question de la validation des mécanismes de financement du Réseau national des producteurs forestiers et du manuel pratique de gestion des deux camions. La recherche de consensus, a rappelé M. Ngom, est un principe qui détermine, en grande partie, la réussite d’un projet et d’un programme. L’organisation et la série de formations offertes aux exploitants doivent, d’une part, aboutir à l’appropriation des principes d’une exploitation rationnelle et, d’autre part, à la valorisation des potentiels sans dégrader les écosystèmes. Ces acquis, enregistrés par le Progede 2, ont atténué la pression sur les formations forestières. « Le Progede 2 a accompagné les producteurs locaux de charbon de bois vers une structuration basée sur un schéma organisationnel qui a introduit une nette distinction entre les Comités inter-villageois de gestion des forêts manégées et les organisations de producteurs locaux qui se positionnent comme des exploitants de la ressource », a fait savoir l’adjoint au chef de service des Eaux et Forêts, Ousmane Cissokho. Le réseau, fort de 10.630 membres, dont 3.271 femmes, a conscience que la pérennisation de ses activités génératrices de revenus dépend de ses actions de préservation et de conservation. L’éveil de conscience a amené ces exploitants à revoir leurs rapports avec les forêts. « L’exploitation des ressources forestières ne doit plus aboutir à une quelconque dégradation. Bien au contraire, elle doit s’inscrire dans la logique d’un traitement sylvicole propre contribuant plutôt à leur développement », a relevé le colonel Cissokho.

L’identification des niches de création de richesse et l’autonomisation des exploitants s’avèrent importantes pour la préservation des forêts. L’élaboration des mécanismes de financement des différentes organisations et le dispositif de gestion des camions aideront les bénéficiaires à relever de nouveaux défis. « Autant les moyens financiers sont indispensables pour vous faciliter à assumer vos rôles et responsabilités et le développement de votre organisation, autant ceux-ci peuvent être sources de division et de distorsion s’ils ne sont pas bien gérés », a prévenu Ousmane Cissokho. L’atelier a réuni des membres des associations de plusieurs régions.

1 million d’hectares de forêts aménagés
L’implication des populations dans la lutte contre la déforestation a porté ses fruits. Le  Progede 2 a aménagé un million d’hectares de forêts à travers le Sénégal. Les autorités ont reconnu l’apport inestimable de ce projet dans la restauration des écosystèmes forestiers. « Le Progede 2 a accompli un travail d’une grande utilité à la fois pour les services des Eaux et Forêts et pour toute la nation sénégalaise. Elle a aménagé un million d’hectares de forêts », a révélé l’adjoint au chef de service des Eaux et Forêts.

Idrissa SANE

Les membres du Comité de pilotage représentant la Commission nationale de gestion des produits chimiques sont, depuis hier, en conclave de deux jours à Dakar pour valider les différents rapports sur « L’évaluation initiative de Minamata » (Mia) du Sénégal. L’un des objectifs, c’est de faciliter la prise de décision politique et la hiérarchisation des futurs domaines d’interventions.

Le Sénégal a adopté la Convention de Minamata sur le mercure le 11 octobre 2013 et l’a ratifiée le 03 mars 2016. A travers cet acte, il s’agit d’adhérer au traité mondial visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et les rejets anthropogéniques de mercure et de leurs dérivés. Le Sénégal est ainsi devenu le 23ème pays à ratifier la convention avec le soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) dans l’élaboration de son rapport sur l’évaluation l’Initiative de Minamata. Ces éclairages ont été apportés par la directrice de l’Environnement et des Etablissements classés, Maryline Diarra, qui a présidé, hier, l’ouverture de l’atelier de validation du profil national et des priorités pour les interventions futures. Cet atelier, organisé par la direction de l’Environnement et des Etablissements classés, en collaboration avec l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) qui co-exécute le projet avec l’Onudi (Organisation des Nations unies pour le développement industriel), permettra de minimiser, voire d’éliminer, l’utilisation du mercure. Il s’agira, pour cette dernière, de peaufiner le rapport final de la Mia afin d’accéder aux financements du Fem.

Laura Calaguig et Just Dittkrist de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) ont respectivement affirmé leur soutien aux efforts du Sénégal pour l’élaboration de son rapport final. D’ailleurs, M. Dittkrist a présenté les grandes lignes du projet du Sénégal qui fera l’objet d’une validation de la part des membres du Comité de pilotage. « Les financements des bailleurs dépendront de la richesse du projet pour l’élimination de l’utilisation du mercure », a-t-il souligné. Pour rappel, les points importants de la Convention de Minamata comprennent, entre autres, une interdiction de la création de nouvelles mines de mercure, l’élimination de celles déjà existantes, la suppression et la réduction progressive de l’utilisation du mercure dans certains produits et procédés, ainsi que des mesures de contrôle des émissions dans l’air et des rejets dans le sol et l’eau. A cela, il faudra ajouter la mise en place d’un système de contrôle des sites d’orpaillage. La convention porte également sur le stockage provisoire de mercure et des composés du produit...

B. B. SANE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.