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Actualités (2455)

Afin de répondre favorablement au souhait des parents, enseignants et élèves de voir les cours se poursuivre dans les établissements du Groupe Yavuz Selim, le ministère de l’Education a opté pour une l’administration provisoire des établissements.

« L’Etat du Sénégal est soucieux de la continuité des enseignements et apprentissages des élèves du groupe scolaire Yavuz Selim », a indiqué, hier, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. C’était lors de la rencontre avec une délégation du bureau de l’association des parents d’élèves du groupe scolaire.

Ainsi, afin de répondre aux préoccupations des parents d’élèves qui tournaient autour de la poursuite des études pour leurs enfants compte tenu du contexte de la rentrée (certains ayant déjà payé les frais d’inscription et de scolarité), un schéma a été proposé par le ministère de l’Education. Un schéma qui écarte l’association « Baskent Egitim » de la direction des établissements, de même que la Fondation Maarif dans la reprise des établissements.

« Dans ce contexte, une solution serait que le ministère de l’Education nationale assure l’administration provisoire de ces établissements. Celle-ci qui doit conduire vers une solution définitive qui assure le modèle pédagogique, la qualité de l’enseignement. Dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves dans le cadre d’un partenariat entre l’administration sénégalaise de l’école, les enseignants et tous ceux qui tiennent à la poursuite de cette expérience de ces établissements et du modèle pédagogique », a indiqué Serigne Mbaye Thiam. Il estime que la solution de l’administration provisoire est une solution qui permet d’aller vite et de reprendre rapidement les enseignements et apprentissages dans les établissements Yavuz Selim.

O. NDIAYE

Coordinatrice de la planification familiale à la Division de la Santé de la reproduction de la Direction nationale de la santé du Mali, Mme Yalcoulé Aoua Guindo livre dans cet entretien les objectifs fixés dans son pays d’ici à 2018, la faible implication des hommes dans la planification familiale, les stratégies à l’endroit des jeunes filles mariées, entre autres.

Pouvez-vous nous dresser la situation de la planification familiale au Mali ?
Nous sommes en train de progresser depuis un certain moment vers l’objectif national. De la deuxième à la troisième Eds (Enquête démographique et de santé), on montait en dents de scie avec 1,5 point-1% par an. Mais avec l’Eds4 (2012-2013), nous sommes à 9,9% de prévalence contraceptive, c’est-à-dire qu’il y a eu un gain de plus de 2%. Ce qui est un progrès. Mais depuis l’élaboration du Plan d’actions national, de 2014 à nos jours, nous sommes à 14% avec les résultats du Track20. Donc, je dirais que la situation est bonne.

Qu’est-ce que vous visez à travers l’objectif national que vous venez d’évoquer ?
L’objectif national est d’atteindre 15% de prévalence contraceptive d’ici à 2018. En 2017, nous sommes à 14%. Cela veut dire que nous sommes vraiment sur la bonne voie. Cet objectif consiste à recruter au Mali 374.000 femmes nouvelles utilisatrices de la planification familiale.

Vous avez évoqué les efforts que le Mali est en train de faire pour atteindre l’objectif de 15% de prévalence contraceptive en 2018. Mais d’une manière générale les pays du Partenariat de Ouagadougou marquent le pas dans l’atteinte de l’objectif global en 2020, d’où des inquiétudes. Qu’est-ce le Mali peut faire pour que ces Etats soient au rendez-vous en 2020 ?
Le Mali n’a pas de problème pour atteindre l’objectif fixé d’ici à 2020, parce qu’on n’a pas été aussi ambitieux que les autres pays du Partenariat de Ouagadougou. Au lieu d’aller à 20 ou 30%, le Mali s’est limité à 15%, au lieu d’aller jusqu’en 2020, nous nous sommes arrêtés à 2018. Pour savoir en 2018, s’il y a des gaps, nous allons revoir les stratégies pour avancer. On pense même dépasser les 15% d’ici à 2018.

Quelles sont les stratégies que vous développez pour accélérer les progrès ?
Les stratégies, c’est à beaucoup de niveaux. D’abord au niveau de la demande, car jusqu’à présent la population du Mali ne connaît pas bien la planification familiale. Dans ce cadre, nous sommes en train d’élaborer beaucoup de stratégies de sensibilisation, de communication pour que la population puisse connaître la planification familiale. Il y a aussi des défis par rapport à l’offre surtout à l’endroit des jeunes et des adolescents, car les services ne sont pas adaptés. Sur ce plan, nous sommes en train de voir comment créer des services adaptés et assurer la continuité des services.

Il y a aussi l’intégration des activités de planification familiale aux autres activités de la santé de la reproduction. Nous avons aussi des problèmes au niveau du suivi-évaluation, surtout au niveau de la mobilisation des fonds. Dans ce cadre, nous sommes en train d’élaborer des stratégies pour faire la cartographie des partenaires pour nous aider à avoir des sources de financement pour le suivi des activités.

Quel est le degré d’implication des hommes dans la planification familiale ?
On ne peut pas dire que les hommes sont pour ou contre la planification familiale. Par contre, ce qu’on peut avancer, c’est qu’ils ne sont pas pour l’application de la loi sur la santé de la reproduction disant que la femme peut adopter une méthode contraceptive sans l’avis de son mari. Cet aspect ne plait pas aux hommes, c’est pourquoi, beaucoup d’entre eux s’opposent à la planification familiale. Sinon, il y a un pourcentage d’hommes qui essaient de comprendre, qui accompagnent leurs femmes, mais jusqu’à présent, les hommes ne sont pas aussi impliqués que cela.

Que faites-vous pour que les hommes s’impliquent davantage dans la planification familiale ?
On est en train de faire beaucoup de choses dans ce domaine, parce qu’il y a deux ans de cela, le thème de la campagne nationale de planification familiale, c’était l’implication constructive des hommes. Il y a un document par rapport à cela et nous sommes en train de développer des stratégies pour atteindre les hommes, les impliquer, les sensibiliser et élaborer des outils, des boites à images pour qu’ils soient impliqués dans le processus.

Quelles stratégies sont déployées à l’endroit des jeunes filles mariées pour qu’elles adoptent tôt la planification familiale ?
La loi familiale dit que les jeunes filles peuvent se marier à l’âge de 16 ans, malgré que leur corps soit immature. Donc, nous en tant qu’agents de santé sommes en train de dérouler beaucoup de stratégies de sensibilisation pour que les jeunes couples comprennent qu’ils doivent attendre avant d’avoir des enfants. Car on ne peut pas empêcher que les jeunes filles se marient, mais on est en train de voir comment retarder la grossesse pour que leur corps soit prêt à recevoir un bébé.

Après un premier enfant, pourquoi ne pas conseiller la contraception, notamment le Dispositif intra utérin-Post partum (Diu-pp) aux jeunes filles pour éviter qu’elles ne deviennent de grandes multipares avant même d’avoir 25 ans ?
On ne dit pas qu’on ne conseille pas le Diu-Pp aux jeunes femmes mariées, on conseille à toutes les femmes, car le choix leur est dévolu. Qu’elles soient jeunes, âgées, des multipares ou primipares, on fait le councelling sur toutes les méthodes, c’est à elles de choisir celle qui lui convient. Mais généralement, nous avons constaté que ce sont les multipares qui portent leur choix sur ces méthodes de longue durée.

Propos recueillis à Bamako par Maïmouna GUEYE

Une invite est lancée aux différentes parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou à honorer les engagements pris, afin d’atteindre en 2020 l’objectif de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices supplémentaires de la planification familiale.

Atteindre les objectifs de la planification familiale en 2020 dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest revient pour les différentes parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou, initié en 2011 pour promouvoir la contraception dans ces pays où les taux de prévalence contraceptive sont les plus bas dans le monde, à respecter les engagements pris. Ces derniers concernent aussi bien les pays, les bailleurs que les Organisations de la société de civile (Osc).

Pour les Etats, en dehors du fait d’ériger la planification familiale parmi les priorités, d’en faire un droit et d’assurer l’accès des femmes qui en expriment le besoin aux services et aux méthodes de contraception, l’engagement a été pris d’augmenter, chaque année, d’au moins 10% les ressources allouées aux programmes de planification familiale et d’adopter une approche inclusive pour la mobilisation des ressources. Ces mêmes pays avaient convenu d’introduire et de passer à l’échelle la délégation des tâches, consistant à former des infirmiers, sages-femmes pour offrir des services initialement dévolus aux médecins.

L’extension et le renforcement de l’offre de services Pf, l’implication des jeunes et des adolescents dans les programmes, l’amélioration de la chaine d’approvisionnement des produits contraceptifs figurent parmi les engagements pris par les Etats pour que les femmes puissent facilement accéder à la contraception dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest.

Les bailleurs eux avaient convenu, en 2011, d’aider les pays du Partenariat de Ouagadougou à élaborer leurs Plans d’actions nationaux budgétisés, à augmenter les ressources. Les mêmes engagements ont été réitérés en 2015 pour soutenir la phase d’accélération (2016-2020). Ils avaient aussi donné leur adhésion à « augmenter les financements disponibles en faveur de la planification familiale de 20% d’ici à 2020 » et à « soutenir les Panb de 2ème génération ». D’ailleurs, de 2012 à 2016 des progrès ont été notés dans l’appui des bailleurs aux pays francophones d’Afrique de l’Ouest avec des fonds évalués à 126 milliards de dollars.

Quant aux Osc, elles avaient décidé « d’accompagner les pays dans la création de la demande et le plaidoyer pour l’amélioration des politiques », de « contribuer de 50% à l’atteinte des objectifs du Po, de « soutenir la mise en œuvre des Panb de 2ème génération, de « veiller à la mise en œuvre des recommandations des ministres pour la phase d’accélération, etc ».

M. GUEYE (Envoyée spéciale)

La deuxième édition des cours de vacances gratuits a été clôturée à Mbour. Cette manifestation est organisée par la commission éducation du mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (Amdem) dirigé par Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm). Ayant très tôt compris que le développement durable de notre pays doit forcément passer par une jeunesse citoyenne bien formée et suffisamment outillée pour affronter la vie de demain, Amdem a pris en charge 3.513, du 14 août au 20 septembre, pour des cours de vacances gratuits, les préparant à la rentrée scolaire 2017-2018.

Parmi ces élèves, 1.500 ont été primés pour avoir mieux travaillé. Un acte éminemment pédagogique en ce qu’il permet d’encourager les autres qui vont redoubler d’effort les années à venir. Cheikh Issa Sall, président du mouvement Amdem, a considéré que si ces résultats ont été acquis, c’est bien parce que la communauté a fait sienne ce programme. Une autre part de satisfaction a résidé sur le fait que les limites de l’ignorance avaient été repoussées par les hommes et les femmes de valeur considérées comme d’infatigables soldats du savoir.

Aussi, a-t-il salué l’engagement citoyen de tous les enseignants qui ont volontairement accepté de participer sans rémunération à ces cours de vacances. Dans tous les cas, l’excellence constitue, pour lui, une valeur de référence sans cesse exaltée. Pour preuve, la cérémonie a été une occasion de primer et de remettre des kits scolaires aux meilleurs élèves, mais aussi aux enfants défavorisés. Ainsi, 1.500 potaches ont reçu des fournitures scolaires, une manière de lutter contre l’ignorance et la pauvreté.

Amath Sigui NDIAYE

L’association Baskent Egitim ne pourra plus exercer ses activités au Sénégal, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur. Cela fait suite à l’arrêté n° 18353 du 7 septembre 2016 portant à la connaissance des parents d’élèves des établissements du groupe scolaire Yavuz Selim du retrait de l’autorisation d’exercer de ladite association. Sur ce, il a été procédé à la fermeture des écoles portant l’appellation Yavuz Selim par arrêté n°19360 du 11 septembre 2017. Le gouvernement invite, ainsi, les parents d’élèves et l’ensemble des acteurs à veiller au respect scrupuleux de ces prescriptions. Toutefois, soucieux de la sauvegarde de l’intérêt des élèves, l’Etat du Sénégal engagera les concertations nécessaires avec tous les acteurs, afin de trouver des solutions adéquates pour assurer la continuité des études, selon le communiqué.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Dans le cadre du suivi de la phase 2 du projet de renforcement des capacités techniques en maintenance biomédicale, les directeurs généraux d’hôpitaux d’Afrique francophone se sont retrouvés pendant deux jours à Dakar pour échanger leurs expériences. Une visite de l’hôpital « Dallal Jamm » a bouclé ces échanges.

La plupart des hôpitaux de la sous-région ne disposent pas d’un budget conséquent leur permettant d’explorer toutes les opportunités en matière de soins sanitaires. C’est pour pallier cela que les hôpitaux d’Afrique francophone ont mis en place le Projet de renforcement des capacités techniques en entretien biomédical. C’est dans le cadre du suivi de la phase 2 dudit projet que l’hôpital Dallal Jamm de Guédiawaye (banlieue de Dakar) a reçu, le 29 septembre, la visite d’une délégation composée pour la plupart de directeurs généraux de structures hospitalières concernées par le projet.

Il a été question de mesurer le chemin déjà parcouru par cet hôpital et de fixer les défis à relever en termes de maintenance biomédicale. Pour le directeur général de l’hôpital «Dallal Diam», Moussa Sam Daff, « il s’est agi de montrer ce que l’hôpital fait de bien, tout en apprenant ce que les autres pays font de bien et en recueillant leurs suggestions dans le but d’améliorer en termes de gestion, de prise en charge des malades et de maintenance des équipements, et donc de qualité du service rendu aux populations sénégalaises ».

Les participants ont débattu de thèmes liés aux ressources humaines, au financement du système hospitalier en général. Le budget des hôpitaux ainsi que l’organisation hospitalière ont été aussi abordés. M. Daff considère que ce sont là les défis majeurs auxquels font face l’ensemble des directeurs généraux des hôpitaux du Sénégal et de la sous-région. Des pistes de solutions ont été recueillies, des contraintes identifiées et avec le projet de rencontres régulières que les pays francophones veulent mettre en place avec l’appui de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et de partenaires comme la Jica, ces pays pensent pouvoir aller vers l’effectivité d’un système de santé performant.

Le directeur général du centre hospitalier de Treicheville (Abidjan), Yao Etienne, s’est réjoui de cette rencontre. Au nom de la Jica, Asari Ryoko, conseiller en formulation de projet de santé, a estimé que cet atelier a été riche en échanges.

Abdou DIOP

A l’école primaire El Hadj Talla Diagne, ex-école Yoff 1, le décor est tout autre. Ici, l’hivernage a laissé ses empreintes. Les toitures des six salles de classes sur les 14 que compte l’école ont été emportées par le vent. Selon la directrice Mame Penda Diouf, dans ces conditions, il sera difficile de commencer les cours dès la rentrée. « Le démarrage des cours ne pourra pas être effectif si les toitures des salles ne sont pas refaites. Cependant, je reste optimiste, car les autorités de la mairie sont passées ce matin et elles m’ont promis de réparer les salles dans la semaine », a-t-elle expliqué.

A part les problèmes de toitures envolées et des tables-bancs cassés, l’école est prête pour le démarrage effectif des cours dès l’ouverture. Le nettoyage sera assuré par les anciens élèves qui s’en chargent bénévolement chaque année avant l’ouverture des classes. Les parents s’impliquent à travers l’Ape (Association des parents d’élèves). Celle-ci prend en charge les frais pour la réfection des tables-bancs et subventionne le budget de fonctionnement de l’école.

A. BA (stagiaire)

Lors du Comité régional de développement (Crd) consacré à la préparation de la prochaine rentrée scolaire, de fortes recommandations avaient été faites pour que le concept le « Oubi tey, diangue tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée) soit effectif. Mais certains acteurs sont sceptiques, puisque par le passé c’est le non-désherbage de certaines écoles qui empêchait cette effectivité.

Le président du Conseil régional de la jeunesse vient de tenir une réunion au cours de laquelle il était question d’engager toute la jeunesse dans l’action citoyenne de désherbage des écoles ciblées pour permettre un démarrage effectif des cours le jour de la rentrée. Les directeurs d’écoles et les principaux de collèges ont déjà pris toutes les dispositions pour que cela soit effectif. Une forte recommandation a été faite aux parents d’élèves : les élèves doivent être présents. Contrairement à ce qui s’est passé l’année dernière où les enseignants étaient présents, mais pas les élèves. « Il faut s’arrêter un moment de jouer au football la veille de la rentrée pour montrer que taper dans le ballon n’est pas la seule activité de vacances des jeunes », a déclaré Daffé Bayo, président du Conseil régional de la jeunesse.

Il est demandé aux autres démembrements (Conseil départemental de la jeunesse, Conseil communal de la jeunesse, Conseil d’arrondissement) de s’engager dans ces actions citoyennes. Les autres structures de jeunesse et le mouvement associatif doivent aussi participer à cette action citoyenne, mais également à la campagne de sensibilisation visant à faire venir à l’école de nombreux élèves le jour de la rentrée.

Malamine KAMARA

A Keur Mbaye Fall, sur un total de quatre écoles primaires publiques, trois sont sujettes aux inondations chaque année. Une situation qui inquiète les parents qui accusent les autorités locales de laxisme. Quant aux enfants, ils ne s’en font pas trop. Moustapha est vêtu de l’uniforme scolaire. Pieds nus, il joue au football malgré l’humidité du sol. Conscient de la précarité de l’école Medina Mbao Gare 1, l’élève en classe de CE2 ne souhaite tout de même pas changer d’établissement ; car dit-il c’est ici et dans ces conditions qu’il a pris ses premiers cours.

A. FALL (stagiaire)

Les vacances tirent à leur fin. L’ouverture des classes est prévue le 4 octobre pour le corps enseignant et le 9 du même mois pour les élèves. A Yoff, les directeurs d’écoles publiques, les parents et les élèves s’engagent à honorer le concept « Oubi Tey Diang Tey ».

Au lycée de Yoff, l’ambiance est déjà studieuse. De nombreux élèves, certains accompagnés de leur parents et d’autres venus seuls, forment une file d’attente devant le bureau du proviseur, ainsi que devant la salle des surveillants. Certains sont venus pour des cas de transfert. D’autres pour récupérer des bulletins de note. Le bureau des surveillants qui distribuent les bulletins du second semestre refuse du monde.

Au seuil du lycée, on est vite frappé par une construction anarchique. Les salles sont construites en désordre. Il n’y a presque pas de cour. Le mur de clôture aussi attire l’attention. Il est tellement court que les enfants y sautent aisément pour rentrer ou sortir de l’établissement. Ceci, parce que l’école est construite dans un ancien centre culturel qui a été légèrement modifié pour abriter les locaux de l’ancien Cem de Yoff érigé en lycée en 2015.

« Nous avons un problème avec le mur de clôture qui est assez bas et les enfants ont l’habitude de l’escalader. Pour y remédier, nous avons saisi la direction de la construction scolaire qui nous a promis de reprendre le mur et nous sommes optimistes », a affirmé Mme le proviseur Awa Sarr Ndiaye. Selon elle, l’établissement souffre également d’un déficit criant de tables-bancs.

Les écoles primaires aussi sont prêtes
Les salles nouvellement construites ne sont pas encore équipées. « On a un problème de tables-bancs, mais la direction de l’équipement scolaire a été saisie et on espère que très prochainement tous ces problèmes seront réglés », a-t-elle ajouté.

Malgré toutes ces difficultés, la responsable du lycée se dit optimiste pour démarrer les cours dès la rentrée. Autrement dit, le lycée fera « oubi tey, diange tey ». Ceci, parce que la population reste très impliquée dans la bonne marche du lycée. Elle participe avec le personnel à la journée de nettoyage organisée chaque année à la vieille de la rentrée par la mairie de Yoff pour rendre propre le lycée.

A l’école Tafsir Ndiaga Guèye, ex-école II de Yoff, aucun signe n’énonce la rentrée des classes. Toutes les salles sont fermées. La cour est recouverte d’herbes. A part le directeur venu récupérer quelques documents pour des transferts, il n’y a personne. Absent des lieux durant 45 jours pour problème de santé, le directeur de l’école affirme que son établissement est néanmoins prêt pour un démarrage effectif des cours dès la rentrée. « La population s’implique bien dans le fonctionnement de l’établissement. C’est pourquoi tout sera mis en place avant la rentrée pour pouvoir démarrer les cours », dit-il, avant de préciser que le nettoyage de l’école sera assuré par une femme de ménage payée par la coopérative scolaire. Les dépenses de fonctionnement sont aussi prises en charge par les parents.

Pour ce qui concerne l’état des salles de classe, le chef de l’établissement soutient que toutes les dispositions sont réunies pour commencer les cours. « Les classes sont opérationnelles même si on a des problèmes avec les portes qui ne peuvent pas se fermer à clé. On a suffisamment de tables-bancs. La seule chose que nous souhaitons est que les parents viennent inscrire les enfants tôt, car le nombre de places est limité », a-t-il expliqué.

Abba BA (stagiaire)

Des établissements publics scolaires sont toujours inondés à Keur Mbaye Fall, niché dans la commune de Mbao. A quelque deux semaines de la rentrée des classes, ces écoles sont encore au temps des vidanges et des réfections.

Des eaux verdâtres, des herbes longues et une charge de sable blanc. Tel est le décor qui prévaut à l’école Keur Mbaye Fall 2. Muni d’une pelle et d’une brouette, un manœuvre, sueur dégoulinant en cascade, est chargé de faire le transport de cette masse de l’extérieur vers la cour de l’école. Ces travaux ont permis de récupérer quatre classes qui, depuis quatre ans, étaient devenues des bassins de rétention. L’opération a commencé à la veille de la Tabaski dernière.

A ce stade, les murs sont repeints en jaune, les fenêtres et les portes refaites et trois rangées de briques pour compenser les 75 centimètres au sol remblayé avec du sable et une toile imperméable. « Outre cela, nous sommes en train d’aménager des allées pour l’accès aux toilettes qui, d’ailleurs, sont complètement sous les eaux ; et nous allons bientôt mettre un drain pour évacuer l’eau de la cour », explique le chef de chantier Ibrahima Sarr.

Malgré les efforts consentis par la mairie de Mbao, les murs restent encore humectés par la remontée d’eau. Cette école est tristement célèbre du fait de la récurrence des difficultés liées aux inondations. Elle est située dans une zone inondable. Mais sa situation s’est davantage dégradée avec la construction d’une route pavée le long de son mur. En effet, des canaux d’évacuation n’ont pas été mis sur les rebords, ce qui a pour effet de conduire les eaux vers les points bas. Sur 14 classes, 4 sont encore occupées par les eaux.

Mais, à en croire l’adjoint du directeur, M. Mané, le problème devrait être jugulé avant la rentrée officielle prévue le 9 octobre. « A ce niveau, je suis à même de vous assurer que les bâtiments seront en mesure d’accueillir les élèves au moment de la reprise », rassure le chef des travaux. Toutefois, les inscriptions tardent à se faire. L’adjoint du directeur dit observer un passage timide des parents d’élèves qui viennent surtout pour s’enquérir de l’état des lieux.

Toilettage des latrines
A l’école primaire Médina Mbao Gare 1, le temps est au toilettage des latrines. Le bruit du camion hydrocureur a titillé la curiosité des riverains. Le véhicule fait des va-et-vient incessants entre le vidoir et l’établissement scolaire. « Il était vraiment temps », s’exclame Aïssatou Diop, parent d’élèves du haut de sa terrasse. Pour les trois agents dépêchés par la mairie de Mbao, la tâche est plus que le simple fait de vider la fosse septique de l’école. Il faut en plus évacuer cette importante masse d’eau qui a mis hors service la porte principale. « Nous devons impérativement pomper l’eau au moins une semaine avant l’ouverture des classes. Mais, la motopompe mise à notre disposition à un problème technique depuis maintenant deux semaines. Elle est à l’arrêt en ce moment et cela nous retarde », confie un des leurs.

A l’intérieur, le cadre est pour le moins lugubre. Un petit écosystème s’est développé dans la cour. Le sol est dans sa grande partie recouvert d’une couche verdâtre. Les murs sont salpêtrés, les toits en zinc rouillés et les salles de classe en désordre. Au téléphone, avec un agent municipal, Alkaty Traoré est dans les procédures pour acquérir du matériel afin de désherber la cour récréative. L’étudiant en troisième année de philosophie, qui vient souvent dans cette école pour réviser, s’est porté volontaire, avec son mouvement de jeunes du quartier, pour nettoyer l’école. « On n’en peut plus de répéter les mêmes gestes chaque année. Il faut que les autorités trouvent une solution durable. Les enfants ont quand même le droit d’étudier dans un cadre sain », fustige-t-il.

Le décor est le même au Cem de Mbao. Une prairie s’y est installée pour le grand bonheur des éleveurs d’animaux domestiques.

Assane FALL (stagiaire)

Après quatre ans d’exécution, le projet Informed Push Model-Yeksi Na (Ipm) a permis d’avoir de bons résultats dans le domaine de l’approvisionnement en médicaments. Avec lui, le taux de rupture de stock des contraceptifs, qui était de 80%, est passé à moins de 2%.

Le projet Informed Push Model-Yeksina (Ipm-Yeksina) lancé depuis 2013 a permis de rendre plus disponibles les produits contraceptifs partout au Sénégal. Le 28 septembre 2017, lors de la restitution des résultats de l’évaluation finale et de partage des expériences de ce projet financé par la fondation Bill et Melinda Gates et l’association Msd for Mother et mis en œuvre par Intrahealth international, il a été indiqué que le taux de rupture des stocks en produits contraceptifs a beaucoup baissé. « L’objectif avancé en 2012 pouvait apparaitre comme un rêve, à savoir éliminer durablement les ruptures de contraceptifs qui frappaient en moyenne 80% des points de prestation de service. Aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité, car les taux de rupture de stock des contraceptifs sont inférieurs en moyenne à 2% depuis plus de trois ans », s’est réjoui Babacar Guèye, directeur de Intrahealth Sénégal.
Selon lui, depuis un an, le projet s’est étendu aux produits des programmes de santé publique qui peuvent ainsi obtenir pour leurs besoins de planification des données de consommation du niveau de service où la disponibilité moyenne de leurs produits se situe autour de 96%.

Ipm-Yeksina pris en charge par la Pna dès le 1er octobre
Le directeur pays d’Intrahealth s’est dit aussi heureux de voir que les efforts n’ont pas été vains, car « Yeksina » a réussi son institutionnalisation au sein du système national de santé. Il révèle que, dès le 1er octobre 2017, il sera pris en main par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) et mis en œuvre avec l’aide d’opérateurs privés sélectionnés sur appel d’offres.
Babacar Guèye a ainsi rassuré qu’Intrahealth n’arrêtera pas la collaboration et va maintenir une petite équipe d’assistance technique entièrement dédiée à accompagner la Pna dans l’exécution de sa tâche.

Venu représenter le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le directeur de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu), Bocar Mamadou Daff, a indiqué que « ce succès résulte d’un partenariat exemplaire entre les secteurs public et privé qui a permis à l’Etat de jouer pleinement son rôle, c’est-à-dire autoriser, accompagner, supporter et superviser, tandis que le secteur privé s’acquittait de ses obligations contractuelles avec performance et transparence ».

Dans le même ordre d’idées, la directrice de la Pna, Annette Seck Ndiaye, a rappelé que c’est constatant qu’il y avait des ruptures de stock récurrentes de médicaments que sa structure, avec l’aide des partenaires techniques et financiers, a mis en place ce projet. Selon elle, grâce au projet Ipm-Yeksina, la distribution de contraceptifs a été réussie. « Ce projet a mis fin au système classique longtemps décrié pour assurer la disponibilité des produits dans tous les points de prestation de service », affirme-t-elle.  La rencontre s’est déroulée en présence de Perl Combary de la fondation Bill et Melinda Gates, de Deo Shimirimana de l’Oms. Ce dernier a expliqué que ce projet peut constituer un exemple pour les autres pays africains.

Oumar KANDE

 

Dans le cadre du Mandela Washington Fellowship pour l’année 2018, l’ambassade des États-Unis à Dakar a organisé une session d’information à l’intention des potentiels candidats, pour les guider dans leurs candidatures. Cette initiative entre dans le cadre du programme Young african leaders initiative (Yali), une initiative de Barack Obama, ancien président des Etats-Unis, qui date de 2010. L’objectif de ce programme était de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité dans le continent africain. Depuis 2010, ce sont un millier de jeunes Africains qui sont sélectionnés pour prendre part au Mandela Washington Fellowship, projet phare du Yali.

Pour l’année 2018, ce programme, selon les membres de l’ambassade des États-Unis à Dakar, qui étaient à la session d’information, fera venir des jeunes leaders aux Etats-Unis pour suivre une formation et recevoir des conseils en leadership. « Ce programme leur fournira des occasions uniques de mettre en pratique ces nouvelles compétences en Afrique afin de stimuler la croissance économique, la prospérité et de consolider les institutions démocratiques. Les jeunes qui seront choisis auront l’occasion de prendre part à un institut académique et de leadership d’une durée de six semaines dans un établissement d’enseignement supérieur américain. Une façon d’encourager les échanges avec des Américains et d’autres fellows. D’autres sessions d’informations sont ainsi prévues dans les autres régions du Sénégal. Les candidatures qui se font uniquement en ligne vont se terminer le 11 octobre prochain.         

Oumar NDIAYE

 

L’installation des deux appareils de radiothérapie des hôpitaux «Dalal Jaam» et Aristide Le Dantec tient beaucoup à cœur le nouveau ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. Lors du lancement de la campagne de lutte contre le cancer dit « Octobre rose », il a promis une solution rapide à cette question.

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, veut faire de l’installation des deux appareils de radiothérapie de l’hôpital «Dalal Jaam» et de l’hôpital Aristide Le Dantec, une priorité pour son département ministériel. Suite à une panne de l’appareil de radiothérapie de  l’hôpital Aristide Le Dantec, l’Etat du Sénégal avait fait une commande de deux appareils pour remplacer celui en panne et aussi doter l’hôpital Dalal Jaam d’un autre appareil. « Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour le règlement rapide de cette question. Notre ambition est de renforcer la formation des personnels de santé, de mettre à la disposition des Etablissements publics de santé des équipements adaptés. Ce qui permettra d’améliorer l’accessibilité financière des  médicaments et des techniques de traitement », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Il présidait, hier, le lancement de la campagne dite « Octobre rose » essentiellement dédiée à la lutte contre le cancer.

Chaque année, cette campagne est marquée par des activités de sensibilisation, de dépistage, des conférences, des consultations gratuites, des dons de bons de mammographie, etc. Organisée par la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), en relation avec le ministère de la Santé, « Octobre rose » est une occasion pour développer des stratégies de lutte contre le cancer du sein sur le plan social, sanitaire, juridique, administratif et de la recherche.

Pour l’édition 2017, le thème retenu est « la place et le rôle de la mammographie dans le dépistage précoce du cancer » et avec comme objectif de subventionner 4.000 examens de mammographie. « Au Sénégal, l’incidence du cancer est estimée à 6.800 nouveaux cas par an avec une mortalité d’environ 78 % due essentiellement à une consultation tardive », a indiqué le ministre de la Santé. Pour lui, il est donc nécessaire de prendre des mesures et de mener des actions pour l’amélioration du système de santé au Sénégal, afin de faire face aux défis tels que la lutte contre le cancer.  

Comme les années précédentes, la Lisca, selon sa présidente Dr Fatma Guenoune, va dérouler une série d’activités durant tout ce mois d’octobre. Avec ses partenaires, elle procèdera à des opérations de sensibilisation, de consultation et de dépistage. Selon Dr Fatma Guenoune, le coût de la prise en charge d’une personne atteinte de cancer tourne autour de 2 millions de FCfa. C’est pourquoi elle a appelé à une baisse de certaines prestations de santé liées au cancer comme la mammographie.

Distribution de milliers de bons de mammographie
Pour cette édition de la campagne « Octobre rose », il est prévu de distribuer des milliers de bons de mammographie. Il est aussi prévu des campagnes de sensibilisation à Touba et Tivaouane avec une formation de 35 sages-femmes dans chacune de ces villes au dépistage du cancer de col de l’utérus par inspection visuelle et au traitement par cryothérapie. Des dons d’un appareil de cryothérapie seront aussi faits à Touba et Tivaouane. L’opération phare de la campagne « Octobre rose » aura lieu au stade Léopold Sédar Senghor le 28 octobre avec une consultation en sénologie, le dépistage de 2000 femmes et la remise de bons gratuits de mammographie aux cas dépistés.

Oumar NDIAYE

 

Le programme malaisien Ucmas (Universal concept of mental arithmetic system) a lancé ses activités le 28 septembre au Cices devant plusieurs acteurs du système éducatif sénégalais. Ces derniers ont fait savoir leur engouement et insisté sur son importance dans un tissu éducatif majoritairement littéraire.

Ce sont près d’une dizaine d’enfants issus d’écoles privées de Dakar qui ont eu à démontrer leur rapidité de calcul mental, après trois mois de formation avec l’équipe d’Ucmas Sénégal. Présent au Sénégal depuis juin 2016, ce concept trouve son sens dans son programme d’éducation et de formation qui a pour but de développer le cerveau de l’enfant âgé entre 4 et 14 ans grâce à dix modules. « Durant cette période, les neurones qui sont les constituants essentiels du cerveau se développent et donc l’enfant est plus apte à apprendre et à retenir. Au-delà de 14 ans, l’apprentissage devient difficile car les neurones se rétrécissent et sont moins actifs », a expliqué Girish, directeur général de Ucmas en Afrique de l’Ouest.

Une compétition mondiale est organisée à la fin de chaque niveau. Selon lui, cette formation payante, qui est normalement de deux ans, permet à l’enfant d’exceller dans toutes les matières, parce qu’ayant l’esprit en éveil. Il est revenu sur la notion scientifique qui révèle que le cerveau comporte deux parties : gauche et droite. Le côté droit contrôle la logique, l’analyse, le langage et les calculs chez l’être humain, tandis le lobe gauche est à la base de la créativité, de l’imagination, des sentiments, des pensées… Il estime donc que pour le développer, il va falloir faire travailler ces deux parties chez l’enfant. « Les enfants captent et retiennent à vie ce qu’ils ont appris en prenant du plaisir ou par le jeu sans s’attendre à un examen final », a-t-il ajouté. Ainsi intervient l’Ucper, un appareil qui a été conçu pour faciliter les calculs de ceux-ci et leur permettre de compter rapidement.

Au cours de la formation, l’Ucper est retiré et le mental de l’enfant l’imagine à chaque calcul pour trouver très rapidement la bonne réponse. De l’avis de M. Soumaré, ancien chef de la Direction de l’enseignement privé, ce programme vient répondre à un besoin du Sénégal d’élargir la place des sciences dans son système éducatif qui accouche de 75% de littéraires chaque année au Baccalauréat. « Nous assistons dans beaucoup d’écoles à la disparition des classes des séries scientifiques. Notre pays a eu recours, à un moment donné, à des professeurs d’économie et des professeurs de mathématiques retraités pour enseigner dans les lycées et collèges. Le besoin est crucial et je pense que c’est déplorable de voir nos élèves avoir recours à la calculatrice pour effectuer de petits calculs. Ce qui les rend paresseux ».

De leur côté, les parents d’élèves ont sollicité le soutien de partenaires pour l’intégration du programme Ucmas dans le cursus scolaire de leurs enfants. Les directeurs d’écoles choisis pour les premières expériences ont affirmé, qu’en l’espace de quelques mois, ce programme a su développer la concentration et l’attention des enfants qui ont, par ailleurs, fait des progrès en mathématiques.
Créé en 1993 par le professeur Dino Wong, Ucmas est présent dans 70 pays dans le monde dont une trentaine en Afrique. L’équipe du Sénégal dirigée par M. Prabhakar prévoit d’étendre ce programme de cinq ans dans les régions à savoir Thiès et Kaolack.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

 

La Fondation Kéba Mbaye a organisé, avant-hier, une cérémonie de remise de bourses à 45 bénéficiaires pour un montant de 20,3 millions FCfa. L’attribution des chèques s’est tenue à la salle de l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

La président la Commission Bourses et Prix de la Fondation Kéba Mbaye, Laurent Bonardi, renseigne que pour l’année 2017-2018, 45 citoyens vont bénéficier de bourses de ladite fondation. Il s’agit de 5 doctorants en Thèse de Droit inscrits à l’Ucad dont un renouvellement pour un montant unitaire de 500.000 FCfa. Deux bourses à l’étranger ont été renouvelées au profit des étudiants en cotutelle de Thèse de droit du sport, d’un coût unitaire de 5 millions de FCfa.  

Selon M. Bonardi, 10 bourses seront remises à des jeunes athlètes africains dont l’unité est de 500.000 FCfa. S’y ajoutent les 24 bourses destinées aux pensionnaires du « Daara » de Malika pour 50.000 FCfa chacun. Sans compter les 4 autres bourses offertes par le Service de coopération et d’action culturelle (Scac) dont une bourse pour la session 2017 de l’Institut international des droits de l’homme (Iidh) à Strasbourg et 3 pour la session délocalisée de Dakar.

« Vous rejoignez ainsi la communauté des 285 boursiers de la Fondation qui a octroyé au total, depuis 2010, plus de 100 millions de FCfa, pour soutenir l’éducation, encourager l’excellence et contribuer à la recherche scientifique et à la formation », a affirmé M. Bonardi, invitant les bénéficiaires à porter haut les valeurs de l’excellence, de l’éthique et du dépassement de soi, qui étaient si chères au juge Kéba Mbaye.

Prenant la parole, Kéba Ba, président de la Fondation, a expliqué que, depuis 2010, si on ajoute les 45 nouveaux bénéficiaires, le nombre s’élève à 330 attributions pour une enveloppe de plus de 120 millions. Ce soutien sera important pour les bénéficiaires dans la quête de l’excellence.  

Rokhaya Daba Sagna, porte-parole des lauréats pour l’année 2017, a indiqué que ces bourses vont les soutenir à franchir un palier, avant d’inviter à défendre les valeurs d’éthique, étant un outil de conduite des affaires publiques et privées. « Votre générosité nous inspire à aider les autres », a-t-elle dit aux responsables de la Fondation.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Dans le cadre de ses activités sociales, Expresso Sénégal, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, a mené une activité de nettoyage à l’école C des Parcelles Assainie unité 8. Cette action entre dans le cadre de la politique de Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse).

L’école C de l’Unité 8 des Parcelles Assainies était, le 28 septembre, le creuset d’actions hygiéniques menées à quelques jours de l’ouverture des classes. En partenariat avec la mairie des Parcelles Assainies, le ministère de l’Education nationale, ainsi que les populations riveraines, Expresso Sénégal a initié une journée de nettoyage de cet établissement scolaire. L’objectif premier est d’accompagner le ministère de l’Education nationale pour donner vie au concept « Oubi tey, djangeu tey » (Démarrer les cours le jour de la rentrée). « Nous avons répondu à une demande du ministère de l’Education nationale, en partenariat avec les différentes mairies d’arrondissement. Aujourd’hui, c’est au tour de la mairie des Parcelles Assainies de recevoir la délégation. L’objectif est d’aider à assainir les écoles, afin que les élèves puissent le plus tôt possible entamer les cours », souligne Nascimento Joan, responsable des activités Rse à Expresso Sénégal.      L’objectif est donc de rendre les écoles propres au moment de la rentrée des classes. C’est un engagement communautaire. « Nous sommes là pour apporter notre pierre au développement. Il s’agit d’un appui financier et particulièrement d’un support matériel. Nous sommes également venus avec du personnel pour procéder au nettoyage des classes. Nous avons, dans ce cadre, fait appel aux services d’une société professionnelle. Le personnel d’Expresso et de la mairie sont également présents », indique Nascimento Joan.

De son côté, le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, informe que depuis 2009, la mairie s’évertue à nettoyer les écoles avant chaque rentrée avec les moyens dont elle dispose. « C’est vrai que les populations ne sont pas très impliquées dans les séances de nettoyage, si ce n’est quelques quartiers avec des associations dynamiques. Pourtant, les Parcelles Assainies ont le plus grand nombre d’écoles de Dakar », précise-t-il, félicitant le comité national chargé du programme ainsi qu’Expresso. Le directeur général Abdallah Saeed, ainsi que l’ensemble de la famille Expresso renouvellent leur engagement social et promettent encore plus d’actions envers la population sénégalaise.

Oumar BA

 

Le nouveau directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gany Sakho, a pris fonction hier. En remplacement d’Alioune Badara Diop à la tête de cette structure publique, il estime que l’assainissement ne doit pas être considéré comme le parent pauvre de la réforme de l’eau de 1996. Il veut ainsi faire des ruptures, tout en travaillant dans la continuité pour permettre, d’ici à 2030, aux populations d’avoir un accès universel à l’assainissement. Pour cela, il compte travailler sur une vision partagée et un renforcement des capacités managériales des travailleurs.

Ce qui sera, selon lui, l’épine dorsale de son travail à la tête de la structure.
Directeur général de décembre 2012 à septembre 2017, Alioune Badara Diop a affirmé avoir travaillé dans le sens de donner des acquis au personnel : professionnels et sociaux. L’amélioration des conditions de travail s’est répercutée sur les performances de cette entreprise publique. Il a cité dans le cadre de la réalisation des projets et programmes, la mise en œuvre des phases d’urgence et court-terme du Programme décennal de lutte contre les inondations. Ces travaux réalisés à Dakar et dans les régions ont, selon lui, permis la protection de milliers de personnes contre les inondations, le recul très sensible des maladies hydriques et la continuité des activités économiques en temps de pluie.

Sur le plan de l’évolution du patrimoine de l’Onas, Alioune Badara Diop estime l’avoir fait passé entre 2012 et aujourd’hui de 7 communes disposant d’un réseau d’assainissement collectif à 17. La cérémonie de passation de service s’est déroulée en présence du Président du conseil d’administration, de quelques administrateurs, ainsi que du personnel de l’Onas.

Oumar NDIAYE

 

Mame Thierno Dieng s’est également prononcé sur la construction d’une gare pour les besoins du Train express régional (Ter) dans cette même forêt classée. Il estime que les 20 hectares occupés sont infimes par rapport à la dimension qui est de 700 hectares. Pour lui, le rapport bénéfice/perte est positif, parce que ce que les populations y gagnent est supérieur aux désagréments. « Mais il va falloir compenser quantitativement ce qu’on a perdu par la qualité des infrastructures », a-t-il précisé.                                      

 A. FALL (stagiaire)

 

La commune de Malicounda va bientôt disposer d’un centre de santé. Une maternité dotée d’une salle d’accouchement, d’une salle équipée de couveuses, d’une pharmacie, d’un cabinet de visites et d’un matériel d’échographie, sera aussi construite dans ladite structure sanitaire dont la première pierre a été posée le 26 septembre à Keur Meissa Faye.

Magatte Sène, maire de Malicounda, s’est réjoui que la maternité va contribuer à réduire, de manière significative, les risques de mortalité maternelle et néonatale. Il a chaleureusement remercié ses partenaires pour avoir respecté leur parole, eux qui, a-t-il rappelé, avaient manifesté, à l’inauguration de la centrale d’énergie solaire de Malicounda, leur souhait d’aider la commune à mieux prendre en charge les préoccupations de ses administrés. Par ailleurs, M. Sène a demandé au ministre de la Santé de permettre à Malicounda d’abriter le deuxième hôpital du département, car étant la seule collectivité locale du département à disposer de beaucoup plus d’espace.

M. Balicco, administrateur délégué du groupe Chemtech, a, pour sa part, souhaité mettre l’accent sur la volonté de l’ensemble des partenaires du groupe Solaria de participer au développement et à la vie sociale de la commune. « La maternité dont la première pierre est posée traduit notre volonté de contribuer activement au développement de la commune et s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité sociétale de l’entreprise », a-t-il soutenu.

Amath Sigui NDIAYE

 

Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable, s’est rendu à la Forêt classée de Mbao, hier. L’objectif a été d’évaluer, à mi-parcours, le plan d’aménagement de ladite forêt, suite au passage de l’autoroute à péage.

C’est sous un soleil de plomb que le nouveau ministre de l’Environnement et du Développement durable a vécu son baptême du feu. Plusieurs zones écologiques ont été visitées par Mame Thierno Dieng. Cinq ans après le projet de construction de l’autoroute à péage, l’heure était au bilan à mi-parcours. En effet, le Plan d’aménagement de la forêt classée de Mbao (Pafcm) a permis plusieurs installations pour compenser les 35 hectares détruits par le passage de l’autoroute à péage. « Toutes les forêts du monde ont les trois fonctions que sont les suivantes : écologique, sociale et économique », a précisé le chef du projet du Pafcm, le colonel Moussa Fall.

Dans la logique de mettre en pratique ces fonctions, une large campagne de reboisement a été lancée. Elle a permis de dépasser en quantité l’objectif de départ qui était de remplacer tous les arbres abattus. Le responsable du projet d’aménagement a estimé que trois fois plus d’arbres ont été replantées. Une quantité suffisante pour recouvrir au moins 80 hectares. A ce jour, la densité est de 200 pieds à l’hectare, soit le double de la norme internationale.
Pour permettre à la forêt de remplir sa fonction écologique, un arboretum a été mis en place sur recommandation de la Banque mondiale. Dans cette zone, des animaux comme le canard colvert, la caille, la pintade sont entretenus pour être relâchés dans la forêt. La création d’un club équestre est également une avancée majeure réalisée avec le plan d’aménagement. Des chevaux de toutes les races y sont élevés aux fins de créer une cavalerie forestière, mais également un parc zoologique pour décongestionner celui de Hann. A cet effet, Mame Thierno Dieng a qualifié la visite de « pédagogique ».

A mi-parcours de la visite, le ministre n’a pas manqué de témoigner sa satisfaction aux agents des eaux et forêt. « Je suis impressionné par ce que j’ai vu en termes de superficie et de potentiel forestier. Mais également en termes de tentative de préservation de l’intégrité de cette richesse. Ma première responsabilité est de rendre compte à l’autorité de ce qui est fait ici et de ce qui peut l’être ; afin qu’elle soit convaincue que si elle met davantage de moyens, cette forêt va contribuer à l’essor économique du pays, parce que la notion d’économie verte n’est pas un vain mot », a-t-il déclaré, faisant allusion aux activités économiques des femmes.
Selon le colonel Moussa Fall, chaque jour, 500 kilogrammes de bissap sont récoltés par ces dernières qui vont ensuite les vendre au marché de Thiaroye. Une capacité qui peut être dépassée de loin, selon le ministre.

Assane FALL (stagiaire)

 

La directrice générale de l’Agence nationale de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Mme Socé Diop Dione, s’est déclarée satisfaite des travaux d’extension de l’Ugb qui ont permis de construire les infrastructures de l’Unité de formation et de recherche (Ufr) des sciences de l’éducation, de la formation et du sport (Sefs).

Accompagnée du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, Baydallaye Kâne, et des membres de son staff, Mme Socé Diop Dione, directrice générale de l’Agence nationale de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), a visité, hier, le chantier des travaux d’extension de cette institution universitaire.

S’adressant à la presse, elle a rappelé que ce projet est financé par la Banque mondiale et l’Etat du Sénégal pour un coût global de près de 7 milliards de FCfa. Au nom du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, elle s’est réjouie de la mise en œuvre de ce projet très ambitieux et de grande envergure de l’Etat, qui permettra, dans trois semaines, de mettre à la disposition des enseignants et des étudiants de l’Ugb, 30 salles de cours, des bureaux, des laboratoires, une piscine olympique, une salle de sports multifonctionnelle, etc.

A l’issue de cette cérémonie de pré-réception de ces travaux qui ont démarré en mars 2015, Socé Diop Dione a laissé entendre que la réception provisoire est prévue dans 21 jours. Elle sera l’occasion, pour le ministre Diène Farba Sarr, de remettre les clés de ces infrastructures à son collègue Mary Teuw Niane. Actuellement, a-t-elle souligné, les travaux sont presque terminés; « il ne reste que quelques finitions. Nous avons eu quelques problèmes occasionnant des retards, une ligne moyenne tension de 30.000 volts a été aperçue dans la zone F retardant le démarrage des fondations dans cette zone. Le rejet des eaux usées était impossible avec le réseau interne de l’Ugb défaillant. Nous avons finalement mis en place notre propre système d’évacuation qui a permis de prendre en charge les surplus de coût et la modification de la structure de la piscine ».

Mme Socé Diop Dione a précisé que l’Ufr/Sefs est dotée d’une piscine homologable aux normes olympiques de dimensions 50m x 25m avec deux vestiaires hommes et femmes et un local gardien pour le contrôle des accès et une rampe Pmr pour un accès au niveau 1. La salle de sports est multidisciplinaire avec deux locaux techniques et des gradins de 350 places, un espace rangement de matériels sportifs, une infirmerie, deux vestiaires séparés pour les équipes A et B et des vestiaires pour spectateurs au niveau 1. Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le recteur Baydallaye Kâne a rendu un vibrant hommage à Mme Socé Diop Dione et à l’ensemble de ses collaborateurs pour l’intérêt particulier accordé à ce projet d’extension de l’Ugb.

Le chef de mission, Frederik Pardos, représentant le cabinet d’architecture espagnol « Idom », s’est engagé à mettre dans les plus brefs délais à la disposition de l’Acbep ce joyau qui a déjà changé le visage du campus pédagogique de l’Ugb. Des allées piétonnes quittent le bâtiment de cette nouvelle Ufr pour se connecter à l’existant jusqu’au Rectorat. Des plantations d’arbres et du gazon dans les jardins et du côté des villages des étudiants campent le décor.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Des infirmiers chefs de poste, des médecins-chefs, des techniciens, entre autres agents du secteur de la santé, ont été associés à la tenue de l’atelier national visant à  discuter du contenu et de la mise en œuvre de la carte sanitaire 2017-2021.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas) a organisé, hier, un atelier national pour partager avec l’ensemble des acteurs de la santé le contenu de la carte sanitaire et sociale qui couvre les structures sanitaires publiques et privées. L’objectif principal est d’amener à mieux cerner le contenu de la carte sanitaire 2017-2021 et de discuter des modalités de sa mise en œuvre.
La carte sanitaire vise à règlementer et à encadrer le développement équitable de l’offre de service de santé et d’action sociale sur l’étendue du territoire national.
Elle détermine également de façon globale sans distinguer le secteur public et le secteur privé les structures et les équipements nécessaires à la prise en charge des soins.

« La carte sanitaire 2017 qui vient d’être validée présente les principaux contenus suivant l’actualisation des cahiers de charge à tous les niveaux, l’instauration et l’implantation de structures sanitaires, la mise en place d’instruments de régulation et de règlementation de l’offre de soins de santé, l’estimation jusqu’à l’horizon 2021 des besoins relatives aux équipements, aux ressources humaine et financière », a fait savoir Dr Diamé Bob, représentant du directeur général de la santé.

Selon lui, cet instrument doit être mis en œuvre convenablement afin de rapprocher davantage les populations des services de soins spécialisés sans distinction de leurs lieux de résidence. A cet effet, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a créé un organe de coordination appelé Cellule de la carte sanitaire sociale de la santé digitale et de l’observatoire de la santé, en plus de renforcer les structures existantes concernant l’offre de soins.
Celle-ci doit développer les Technologies de l’information et de la communication pour réduire les distances entre le personnel et les praticiens de soin.

Alioune Badara DIATTA
(stagiaire)

 

Un partenaire basé sur le concept de l’alternance Ecole-Entreprise. C’est ce que vient de signer les groupes Sup de Co et Auchan. Spécialisé dans la grande distribution, Auchan va financer totalement une formation pour un bachelor en Commerce et Distribution dispensé à Sup de Co. Pour le Président directeur général du groupe Sup de Co, Ababcar Sedikh Sy, avoir des ressources humaines de qualité est un gage de réussite pour une entreprise qui veut se développer et s’imposer. C’est pourquoi il voit ce partenariat entre les deux groupes comme novateur dans l’employabilité des jeunes et la relation entre l’entreprise et l’école. Ainsi, une quinzaine de jeunes seront sélectionnés sur dossier avec des critères d’excellence et de leadership et seront mis en avant, selon M. Sy. « A la fin de leur formation, les étudiants choisis vont bénéficier d’un emploi garanti. Ce qui est vraiment novateur et salutaire », explique-t-il.

Les représentants du groupe Auchan ont exposé aux jeunes étudiants la palette d’emplois dans la grande distribution et son potentiel de développement. En marge de cette cérémonie, le groupe Sup de Co a présenté la deuxième cohorte de son Master en Administration publique déroulée en partenariat avec l’Ecole nationale d’administration publique du Québec (Enap). Un programme délocalisé de l’Enap du Quebec qui a démarré depuis l’année dernière.

Oumar NDIAYE

Le Pr Abdoulaye Sène de l’Ucad a été porté à la vice-présidence de la Commission d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (Comest). C’était lors de la 10ème session de cette organisation qui s’est tenue à Paris au début du mois de septembre 2017. « Le travail réalisé à Saint-Louis m’a permis d’être porté à la vice-présidence de la Comest avec une majorité. Si nous avons réussi les concertations à Saint-Louis, c’est grâce au soutien des autorités sénégalaises », a reconnu M. Sène, par ailleurs président du Conseil d’administration de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) et coordonnateur du Master « Ethique, Gouvernance et Rse » à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Ucad. Rappelons que la Comest est un organe consultatif et un forum de réflexion mis en place par l’Unesco en 1998. Elle est composée de 18 éminents spécialistes des disciplines scientifiques, juridiques, philosophiques, culturelles et politiques, de diverses régions du monde et nommés par la Directrice générale de l’Unesco à titre individuelle.

I. SANE

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