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Actualités (1305)

Marrakech, la ville ocre, vit, depuis le 7 novembre, au rythme du plus grand évènement sur le climat, la Cop22.  Le Maroc qui veut plus d’actions montre déjà la voie au reste du monde en exploitant les ressources renouvelables : solaire, éolienne et biomasse.

Après avoir abrité la 7ème Conférence des parties à la Convention sur les changements climatiques (Cop7) en 2001, la ville de Marrakech a remis ça. Cette fois-ci, avec une plus grande ambition : pousser l’humanité à agir afin de sauver la planète terre menacée par le réchauffement climatique. Lima (Pérou) fut la Cop des « négociations », Paris, celle des « décisions », la Cop22 de Marrakech est, elle, placée sous le sceau de « l’action ».

Le Maroc montre déjà le chemin à suivre. Lui qui s’est doté de la plus grande centrale solaire au monde à Ouarzazate (Noor), qui exploite à fond l’éolienne, la biomasse, etc. C’est pourquoi il est classé par l’organisme indépendant Climate action tracker (Cat), parmi les « 4 pays les plus écologiques au monde » avec le Costa Rica, le Bhoutan et l’Éthiopie. En effet, le pays s’est doté d’un plan énergétique très ambitieux en ayant comme ambition de porter à 42 % la contribution des énergies renouvelables à la production électrique d’ici à 2020, et à 52 % à l’horizon 2030, comme nous l’ont expliqué les experts de la centrale solaire Noor lors de notre visite en juillet dernier.

De nombreux projets ainsi lancés (centrale solaire Noor de Ouarzazate qui devra produire, au finish, 580 MW). En fait, le programme marocain d’énergies renouvelables vise, en 2020, une production de 2.000 MW. Un grand parc éolien a été inauguré à Tarfaya, tandis qu’à Marrakech, la Radeema traite 100.000 m3 d’eau usée par jour et le méthane récupéré sert à la production d’électricité et l’eau nettoyée à l’arrosage des espaces verts et des nombreux golfs de la ville.

A signaler que la Cop22 se déroule sur un terrain de 25 ha situé à Bab-Ighli. On y dénombre 4 zones : zone bleue directement gérée par le secrétariat général de la Ccnucc, zone société civile, zone innovations et zone de rencontres et de travail. Un budget de 300 millions de dirhams a été débloqué par le gouvernement du Maroc pour l’organisation de cette Cop22 à Marrakech.

Le souci de rentabilité économique éloigne les hôpitaux publics de l’Afrique de leurs missions premières. Le constat est fait par l’universitaire Abdoul Kane qui a présenté, le 9 novembre 2016, à la presse, son deuxième ouvrage intitulé : « L’éthique, le soignant et la société ».

Le Professeur de cardiologie de classe exceptionnelle à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar Abdoul Kane met en examen les comportements des médecins et des agents de santé dans son ouvrage « L’éthique, le soignant et la société » publié aux éditions Harmattan Sénégal. Cette nouvelle publication est une suite de son premier livre : « La vie sur un fil ». L’universitaire apporte une précision avant la présentation de sa nouvelle publication. « Je ne suis pas moraliste. Je n’ai pas le monopole de la vérité. Chacun peut avoir sa conception du bien et du mal ».

Après cette précision, le cardiologue affirme que l’éthique n’est pas suffisamment enseignée, même à la Faculté de Médecine de Dakar. Or, l’attitude et les comportements du médecin sont essentiels à l’amélioration des services de soins. Mais au fond, qu’est-ce que l’éthique ? « Elle a pour objectif d’adopter, de manière réfléchie et argumentée, des valeurs considérées comme préférables compte tenu de la dynamique de la société. « L’éthique médicale » correspond à ce qu’il faut faire en pratique pour aboutir au bien du patient en préservant les intérêts de la collectivité », définit l’universitaire.

Pour lui, l’éthique médicale repose sur trois piliers. Il énumère le respect de l’homme, de son intégrité physique et de son équilibre moral, la prise en compte du respect de la dignité humaine dans la recherche et les connaissances scientifiques, ainsi que la lutte contre le mercantilisme de l’exercice de la médecine. « Le malade-client n’est pas ou ne devrait pas être un simple moyen (pour s’enrichir, réaliser des prouesses techniques, faire de la recherche, si utile prétend-elle être), mais bien l’objectif principal, une fin en soi », défend le cardiologue.
Le Pr Abdoul Kane ne résume pas la mission de la médecine à une guerre contre la maladie. Le médecin est, pour lui, à la fois un technicien, un pédagogue et un psychologue. Il regrette que l’amélioration de l’accueil se décline sous les signes d’installation des kiosques à l’entrée des structures sanitaires, de recrutement d’hôtesse. « Il faut travailler à amener tous les acteurs de nos structures de soins à être attentifs à la personne qui peine à marcher dans la cour de l’hôpital, au patient qui gémit sur son lit. Chacun doit s’attacher à prendre du temps pour soulager l’angoisse d’un être devant la maladie et évidemment à ne jamais le rabrouer », prêche le praticien.

Les dérives de l’hôpital-entreprise
Le Pr Abdoul Kane constate, avec regret, que les hôpitaux publics s’éloignent de plus en plus de leurs missions cardinales au profit de la recherche de la rentabilité. Cette tendance a contribué à l’émergence d’un traitement déséquilibré des malades. « Il y a ainsi les bons et les mauvais malades : les premiers solvables et atteints de maladies génératrices de revenus qui permettent d’équilibrer les comptes et un retour sur investissement (patients nécessitant plusieurs analyses biologiques, des scanners, des échographies, une intervention chirurgicale assez onéreuse pour la rentabilité optimale) », a révélé le cardiologue pour qui les seconds malades sont désespérément pauvres ou appauvris par les soins et, pire encore, atteints d’une maladie chronique. L’auteur s’étonne que des Sénégalais ne s’indignent pas contre la déshumanisation de nos structures de santé lorsqu’il déclare : « Dans nos pays, la qualité des soins s’apprécie à l’aune de la misère ou de la richesse : dis-moi combien tu as, je te dirais quels soins tu mérites ». Le médecin a également fait remarquer : « L’hôpital, devenu entreprise, fait de la rentabilité son crédo. Même si l’on s’en défend du bout des lèvres, les administrateurs des hôpitaux publics africains et de plus en plus de soignants pensent davantage à ce que les soins rapportent en espèces sonnantes qu’en termes de qualité ».

L’auteur croit que la religion peut contribuer au retour à certaines valeurs de l’exercice de la médecine. Autant les croyants devraient pratiquer une religion de la gentillesse et de l’honnêteté au quotidien, les soignants devraient choisir l’éthique de la tendresse et de l’attention de tous les instants. Le cardiologue propose comme solutions l’amélioration de l’environnement de travail, la création d’espaces de réflexion sur l’éthique médicale et l’ouverture d’espaces d’accueil adapté aux malades analphabètes, la mise en place des mécanismes d’évaluation par des usagers et des prestataires pour mesurer des progrès et identifier les insuffisances.

Idrissa SANE

La crise d’Ebola a montré qu’aucun pays n’est suffisamment armé pour lutter contre une épidémie. C’est dans cette optique que le Premier ministre du Sénégal, qui présidait la cérémonie d’ouverture de la réunion technique sur l’approche « Une seule santé », a recommandé la collaboration interdisciplinaire entre les pays.

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne approuve l’approche holistique préconisée par les experts dans la lutte contre les zoonoses et les menaces de santé publique connexes. Le chef du gouvernement qui présidait, hier, la cérémonie d’ouverture des réunions technique et ministérielle a estimé que l’approche « Une seule santé » est une « question d’actualité, une exigence plus que nécessaire ». Aujourd’hui, il faut non seulement une collaboration multisectorielle au sein d’un pays, mais aussi entre les pays, pour mieux gérer ou prévenir les épisodes d’épidémies liées aux maladies émergentes et ré-émergentes.

« L’approche « Une seule santé » trouve toute sa justification et sa pertinence pour impulser la collaboration multisectorielle et transdisciplinaire au sein de nos pays, mais aussi entre nos pays, puisqu’au-delà du problème de santé publique qu’elles peuvent entraîner, les épidémies posent aussi un problème de sécurité publique pouvant entraver les déplacements des personnes et la sécurité des biens », relève le Premier ministre. D’autant plus qu’en Afrique les fièvres Ebola, de la Vallée du Rift et la grippe aviaire sont fréquentes.

« Les récentes épidémies avec leurs corolaires de victimes humaines et animales, leurs répercussions sociales et économiques auront fini de convaincre les plus sceptiques sur l’impérieuse nécessité de collaboration entre la santé humaine, animale et l’environnement pour apporter les réponses les plus efficaces », souligne le chef du gouvernement.

Actuellement, les conditions sont favorables à la dissémination des agents pathogènes et à la transmission des maladies du fait, d’une part, des perturbations des réservoirs de virus et, d’autre part, de la mobilité des personnes. Une épidémie déclarée dans un continent peut se retrouver dans un autre du jour au lendemain. « L’extension rapide des habitats humains ayant considérablement modifié la cartographie traditionnelle des contacts entre les hommes et les écosystèmes, on constate que les échanges de biens entre les régions du monde sont accrus, favorisant ainsi une intensité des déplacements humains et la diffusion rapide et large de divers agents infectieux à travers des pays et même des continents », justifie-t-il.

Pour sa part, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie), Karim Tounkara, démontre l’origine animale de plusieurs pathologies humaines. « 30 % des germes pathogènes biologiques causant des maladies émergentes sont zoonotiques. 80 % des germes pathogènes à usage pour le bioterrorisme sont d’origine animale. Avec ces défis, une nouvelle approche s’impose », suggère M. Tounkara.

A sa suite, le directeur de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas), Xavier Crespin, demande aux Etats membres de la Cedeao d’accélérer la mise en place des institutions nationales de coordination en partant de l’existant.

L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, James P. Zumwalt, affirme leur engagement à appuyer l’application des principes « Une seule santé » afin d’aider les pays à faire face, de manière efficace, aux épidémies de maladies émergentes. « Il est nécessaire que les différents secteurs et les organisations internationales travaillent ensemble pour faire face à ces menaces. Nous devons consolider nos efforts », indique-t-il.

La directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, convie les différents services et les Etats à tirer les enseignements des épidémies comme la fièvre Ebola, la fièvre de la Vallée du Rift, etc.

Idrissa SANE

Pour apporter une riposte adéquate aux crises sanitaires majeures, l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) de la Cedeao vient de lancer le projet Renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse). Avec un financement de 12 milliards de FCfa, Redisse vise à apporter une réponse immédiate et efficace en cas d’urgence sanitaire. 

Mis en place pour apporter une réponse adéquate aux crises sanitaires dans l’espace ouest africain, le projet Renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse) a été lancé le 10 novembre 2016. C’était en présence du directeur général de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas), Dr Xavier Crespin, et du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.

Initié dans l’espace Cedeao, suite à la crise de l’épidémie Ebola, le projet Redisse compte couvrir les 15 pays membres de cette organisation régionale. « Pendant la crise Ebola, nous avons vu qu’une maladie dans un pays peut affecter les autres Etats. Il fallait donc un dispositif, un mécanisme régional de prévention et de gestion des maladies », justifie Dr Xavier Crespin.

Avec un financement de 24 millions de dollars (environ 12 milliards de FCfa), ce projet régional aura aussi des composantes nationales. Le Sénégal, la Guinée, la Sierra Leone seront les premiers pays concernés. D’une durée de 6 ans (2016-2022), Redisse compte ainsi à terme renforcer les capacités intersectorielles nationales et régionales pour une surveillance collaborative de la maladie et la préparation aux épidémies en Afrique de l’Ouest en jugulant les faiblesses des systèmes sanitaires humain et animal.

« Ces nombreuses épidémies ont également mis en exergue la faiblesse des systèmes de santé dans nos pays, marqué notamment par la faible capacité des laboratoires dans leur rôle essentiel de recherche et de confirmation biologique, mais aussi les limites des institutions et centres de formation en santé », ajoute Dr Crespin. C’est ainsi que la Cedeao a d’abord décidé de se doter d’un Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies dans son espace communautaire. Un centre qui, selon Dr Crespin, a son siège à Abuja et a été mis en place suite à une décision des chefs d’Etat et de gouvernement pour avoir une réponse régionale aux épidémies. « Actuellement, nous sommes dans la phase active avec beaucoup de partenaires comme la Banque mondiale », explique-t-il.

Le Pr Awa Marie Coll Seck insiste, de son côté, sur la synergie des efforts pour faire face à certains chocs comme celui d’Ebola qui, selon elle, a montré que les systèmes de santé ouest africains n’étaient pas résilients et les réponses faibles.

Oumar NDIAYE

Le Sénégal est présent à cette Cop22 de Marrakech à travers une délégation dirigée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé. Dans cet entretien, il exprime les ambitions du pays, revient sur les efforts en cours au Sénégal afin de participer pleinement à la réduction des gaz à effet de serre et promouvoir ce qu’il appelle « un développement sobre ».

Pouvez-vous revenir sur la participation sénégalaise à cette Cop22 ?
Comme d’habitude, le Sénégal s’est bien préparé pour cette Cop22. Déjà au Sénégal, nous avons tenu plusieurs rencontres avec tous les acteurs de tous les segments : les ministères sectoriels, la société civile, les collectivités locales, les universités (recherche), la jeunesse. Toute la population a été impliquée parce que le climat est l’affaire de tous. Nous sommes venus au Maroc avec beaucoup de fierté grâce à l’action du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a inauguré 2 centrales solaires de 40 MW. Après le Maroc, il n’y a pas beaucoup de pays africains qui ont eu à expérimenter le solaire. Nos objectifs sont clairs : il nous faut 20 % d’énergies renouvelables d’ici à 2017 et 30 % en 2019.

Etes-vous confiant quant à la réalisation de ces objectifs ?
Absolument ! Déjà en 2016, on a fait 40 MW. Ce qui est une excellente chose. Dans cette Cop, l’enjeu pour nous, c’est l’action. Il faut mettre en œuvre l’accord de Paris, définir les objectifs de mise en œuvre, revoir nos engagements, car il a été démontré qu’après l’Accord de Paris, les documents administratifs appelés Cpdn (Contributions prévues déterminées au niveau national) tablaient sur une trajectoire de 2,7° à 3°, voire 3,5°. C’est dire que les objectifs risquent de ne pas être atteints. Il faut donc plus d’ambitions, mais également des moyens de mis en œuvre. En Afrique, nous sommes des pays vulnérables, très fragiles, alors qu’historiquement, nous ne sommes pas responsables.

L’un des plus grands défis demeure l’accès aux financements verts. Certes, le Sénégal fait partie des rares pays, notamment en Afrique, à en obtenir. Concrètement, qu’est-ce qui est en train d’être fait pour capter plus de financements ?
C’est le nœud de la guerre. Il faut que les pays développés respectent les engagements pour mobiliser les 100 milliards de dollars. Toutefois, au niveau du Fonds vert, le Sénégal est très bien préparé puisque nous avons réussi à accréditer une entité nationale, le Centre de suivi écologique (Cse), pour des financements allant jusqu’à 10 millions de dollars. Cependant, notre option est d’avoir des financements d’envergure pour prendre en charge des programmes structurants. Cette possibilité existe, parce que des institutions comme la Banque africaine de développement sont accréditées. Le plafond est très relevé et la Bad peut financer à hauteur de centaines de milliards. Il en est de même pour la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Au Sénégal, nous sommes en train de nous mettre à jour pour avoir des projets bancables. Le ministère de l’Environnement assure la coordination. Il appartient aux sectoriels Eau, Energie…, de travailler à disposer de projets bancables et aller vers le Fonds vert.

Outre le solaire, le Sénégal a-t-il développé d’autres initiatives afin de renforcer son parc d’énergies renouvelables ?
Exactement. Nous avons diversifié les sources. Nous serons un pays producteur de gaz. L’éolienne comme la biomasse sont à exploiter également. Le pays a un plan mix énergétique qui diversifie les sources de production d’énergie.

L’érosion côtière est un phénomène très inquiétant au Sénégal. De Saint-Louis au Cap-Skiring, toute la côte est menacée. Quelle politique d’atténuation est menée par votre département ?
Effectivement, tout le littoral africain est menacé. Le Sénégal est tout aussi gravement menacé. Toutefois, le gouvernement n’est pas passif. Sachant qu’il faut un instrument de gestion de la côte, il prépare déjà une loi sur le littoral. Dans celle-ci, nous avons visé la création d’un observatoire sur le littoral. Il aura pour mission de faire des études, d’avoir des données régulières sur tous les points du littoral, la mer étant une dynamique, c’est-à-dire qu’on n’a pas les mêmes courants, les mêmes phénomènes. Il faut plusieurs options, le littoral regroupant des infrastructures économiques importantes (hôtels) qu’il faut impérativement protéger puisqu’il y va de la marche de l’économie, de la création d’emplois. Les études nous permettront de savoir, sur chaque point, quel type de protection à faire. Il y a aussi des cimetières à protéger parce que cela a une charge sociale.

La Casamance fait face à une déforestation d’une ampleur inégalée. Selon les statistiques anciennes, le Sénégal perdait 40.000 ha de forêt par an. N’allons-nous pas vers une désertification du pays ?
C’est une préoccupation centrale, heureusement portée par le président de la République lui-même. Il a décidé de ne point tolérer la coupe abusive du bois en Casamance. Cette région ne doit pas devenir comme le Nord du pays. Ce qui s’y passe est connu de tous. Toutefois, le gouvernement n’est pas resté sans réagir. Le chef de l’Etat a d’abord renforcé nos effectifs en nous dotant d’agents. Il a aussi promis des équipements. Ensuite, sur le terrain, le gouvernement a mobilisé les forces de défense et de sécurité. Trois ministres se sont déplacés jusqu’au théâtre des opérations. Il y a de cela 2 semaines, ces forces ont opéré un ratissage. On note une accalmie. Nous avons fait beaucoup de saisies. Ne serait-ce qu’au premier semestre 2016, plus de 800 procès-verbaux ont été dressés et plus d’une quarantaine de personnes sont en prison. C’est dire que nous avons déployé les gros moyens et la lutte sera sans pitié. On refuse de croiser les bras même s’il y a une accalmie, parce qu’on ne sait pas si cela s’explique par la saison des pluies ou les opérations. Nous resterons vigilants.

Avez-vous bon espoir ?
Nous avons bon espoir parce que nous travaillons sur tous les plans. Outre les opérations, nous avons travaillé sur le plan commercial, car c’est le marché qui crée l’engouement. Nous cherchons à faire interdire le commerce international du bois de venn. Sur initiative du Sénégal, nous avons proposé à la Cites d’inscrire le commerce de venn dans l’annexe 3. Cela a été accepté. Ce qui rend contraignant le commerce de ce bois. Pour exporter, il faut produire des documents certifiés, le contrôle pouvant s’opérer hors du Sénégal. Nous avons trouvé que l’annexe 3 était insuffisante. Nous nous sommes battus, au mois de septembre, pour faire l’inscrire à l’annexe 2. Ce qui rend plus contraignant le commerce. A l’annexe 1, c’est l’interdiction. Nous allons crescendo puisqu’il faut convaincre plusieurs pays. Déjà le Sénégal a été félicité d’avoir pu inscrire le commerce du bois de venn aux annexes 2 et 3.

De nos envoyés spéciaux à Marrakech, D. MANE et EL H A. THIAM

En prélude à l’inauguration du Centre cardio-pédiatrique Cuomo (Ccpc) de l’hôpital de Fann, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a assisté, ce 10 novembre, au démarrage des consultations dans cette unité de prise en charge des affections cardiaques chez l’enfant.

Le démarrage des activités au Centre cardio-pédiatrique Cuomo (Ccpc) de l’hôpital de Fann a été marqué, hier, par des consultations. 59 enfants ont été consultés durant cette journée sur les 67 qui devaient être présents. «Nous avons réduit de manière drastique les coûts liés aux soins », a déclaré le ministre conseiller Youssou Ndour, président du comité de suivi, d’aide et d’appui du Centre cardio-pédiatrique Cuomo (Ccpc). D’ailleurs ce comité sera très prochainement transformé en fondation.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est félicité du projet qui a coûté plus de 5 milliards de FCfa. « Ce rêve est devenu une réalité ; au premier jour, nous avons ratissé large », a indiqué le Pr Awa Marie Coll Seck. Selon elle, désormais la difficulté de prendre en charge les enfants souffrant de problèmes cardiaques relève du passé. « Ils seront traités au même titre que les adultes », a-t-elle avancé, se réjouissant du cadre attrayant dans cette unité.

Elle a aussi affirmé que le Ccpc devra bénéficier d’une subvention de 100 millions de FCfa. Le ministre de la Santé a appelé à une solidarité nationale agissante de tous les Sénégalais pour venir en aide à ces enfants.

Pour le président du comité de suivi, d’aide et d’appui du centre, Youssou Ndour, le 3 avril dernier, une soirée de solidarité a été organisée. Elle a permis de collecter près de 200 millions de FCfa. Cet argent, a servira à appuyer les enfants vulnérables. Il a révélé qu’au Mali, un centre satellitaire de ce genre est en construction. « La pose de la première pierre a été effectuée. Il permettra d’évacuer les patients sur Dakar», rassure, par ailleurs, l’ambassadeur de l’association humanitaire la « Chaîne de l’espoir » en Afrique de l’Ouest. Pour Youssou Ndour, au Sénégal, près de 30.000 enfants sont atteints de cardiopathies. Maria Elena Cavallaro Cuomo, présidente de la Fondation Cuomo, a laissé  entendre que l’enfant atteint de maladie ne peut pas faire des études. « Je suis dans le domaine de l’éducation, notre rêve, c’est de voir les enfants en bonne santé », a-t-elle souligné.    

Le Pr Alain Deloche, fondateur de la « Chaîne de l’espoir », a, quant à lui, magnifié le soutien qu’ils vont apporter aux enfants. Ce centre accueillera aussi des enfants de la sous-région. Le démarrage des activités opératoires est prévu en janvier 2017.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le département de Tambacounda sont testés de nouveaux outils pour améliorer la qualité des soins au niveau communautaire. Cette stratégie entre dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Pendant trois mois, une équipe, composée de partenaires provenant de la France, du Canada et des Etats-Unis, a travaillé avec les postes et les cases de santé du département de Tambacounda pour installer des outils devant permettre d’atteindre la qualité des soins dans le domaine de la santé maternelle et infantile au niveau communautaire. Pour le Dr Habibou Ndiaye, médecin-chef de région, ce projet pilote, du fait de sa pertinence en ce sens qu’il s’articule sur une approche communautaire, a le mérite d’être capitalisé dans des districts sanitaires comme ceux de Tambacounda, Koumpentoum et Maka Coulibantang.

Il a également indiqué que la santé communautaire occupe une place de choix pour relever le défi des soins de qualité, afin de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Surtout que la région de Tambacounda dispose, selon lui, de partenaires, dont « Africare », prêts à accompagner la santé communautaire.

Pour Gorgui Sène Diallo, le directeur d’Africare Sénégal, cet organisme exécute un programme d’urgence dans le cadre de l’assistance des familles les plus vulnérables à travers un projet agricole de lutte contre la malnutrition. Cela, en collaboration avec la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), en vue d’améliorer le statut nutritionnel des enfants ainsi que celui des femmes enceintes et allaitantes.

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme-pilote d’amélioration de la qualité des interventions au niveau communautaire, trois experts se sont évertués à concevoir les différents outils dans la zone de mise en œuvre du projet.

Pour Guy Eiferman, un des trois volontaires, il est fait un diagnostic sans complaisance de la marche des cases de santé en interrogeant les notables, les femmes et d’autres clients. Durant le deuxième mois, des outils adéquats ont été testés pour mettre en place des actions d’amélioration dans les cases et postes de santé, de concert avec le médecin-chef de district. Selon lui, il faut des moyens supplémentaires pour permettre à ces structures sanitaires d’avoir de meilleurs résultats au profit des populations.

Pape Demba SIDIBE

Les données tirées du rapport de l’enquête nationale sur les Institutions de prévoyance maladie (Ipm) permettent d’affirmer que le secteur de l’assurance maladie obligatoire connaît une croissance soutenue depuis une quarantaine d’années, avec une dynamique de création régulière d’Ipm.

Un atelier de validation du rapport de l’enquête nationale sur les Institutions de prévoyance maladie (Ipm) s’est ouvert le 11 novembre 2016 à Dakar. Cette étude marque une étape fondamentale dans le processus de réactualisation des données statistiques de l’Assurance maladie obligatoire. Selon Abdoulaye Gueye, secrétaire général du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, « les données statistiques publiées permettent d’affirmer que le secteur de l’assurance maladie obligatoire connaît une croissance soutenue depuis une quarantaine d’années ». Le rapport met notamment en avant «une dynamique de création régulière d’Ipm, une situation financière appréciable et une prise en charge étendue à toutes les rubriques de prestations essentielles », relève-t-il.

Toutefois, quelques irrégularités émanant de certaines structures ont été notées. Pour ces cas de fraude, M. Guèye promet «des sanctions en conformité avec la loi». Plus qu’un simple document d’analyse de données statistiques, le rapport devra permettre à l’administration du travail de mesurer l’impact réel des Ipm, ainsi que leur contribution à l’atteinte de la Couverture maladie universelle. En effet, à l’issue de la première phase de l’enquête, l’équipe technique avait déjà analysé des données qui renseignent sur les principaux indicateurs. Les résultats ne sont toutefois pas encore mis à la disposition du grand public.

Au regard de l’importance et de l’impact du rapport, les différentes parties prenantes au processus de l’enquête sont conviées à s’accorder sur les résultats obtenus.
En application des dispositions de la convention n°102 de l’Organisation internationale du travail (Oit), le Sénégal a progressivement mis en place un système de sécurité sociale caractérisé par une pluralité d’institutions couvrant différentes branches. Le régime des travailleurs salariés du secteur privé formel et des agents non fonctionnaires de l’Etat est géré par ces institutions. L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) fait partie de ces structures.

Cheikh Ousmane Diop, président du conseil d’administration de l’Icamo, a affirmé qu’à travers cette enquête, le nombre d’Ipm régulièrement inscrits au niveau national est connu avec exactitude. L’étude a également permis d’avoir une idée des dépenses, des recettes et de leur système d’information. «C’est ce qui nous permettra de pouvoir veiller à la prise en charge de la santé des travailleurs et des membres de leur famille », a-t-il ajouté.

Oumar BA

Le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam) a redessiné la carte de l’hydraulique du Sénégal qui a atteint le taux de couverture universelle dans les villes, réduit les disparités d’accès et amélioré la qualité de la ressource. Le Premier ministre a ainsi exhorté les services à maintenir le cap de la performance

« Je suis fier des performances réalisées : des taux d’accès de 98,5% pour Dakar urbain ; 88,2% pour la zone périurbaine et rurale de Dakar ; 79,2% pour les centres urbains de l’intérieur. Le Pepam a changé le quotidien de milliers de nos compatriotes grâce aux forages équipés, la construction de réservoirs, la réalisation de branchements sociaux et les extensions de réseaux ». Ces propos du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne prononcés hier lors de l’atelier de capitalisation du Pepam donnent un aperçu sur le chemin parcouru par le Sénégal pour la réalisation des meilleurs taux d’accès à l’eau en Afrique.

Le documentaire et la présentation des techniciens, d’abord du directeur des études de la Sones, El Hadj Aida Ndao et ensuite de la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye, jettent la lumière sur les progrès accomplis par le Sénégal en termes d’accès à l’eau potable. La capacité de traitement des deux stations de Saint-Louis et de Ziguinchor est de 13.000 mètres cubes par jour, soit un taux de réalisation de 100%, alors que pour le stockage, le taux de réalisation est de 87%. Pour les branchements particuliers, pour un objectif de 51.000, 53.616 ont été réalisés. La liste des ouvrages n’est pas exhaustive.

Tout compte fait, toutes les réalisations inscrites dans le Programme d’eau et d’assainissement du millénaire (Pepam) ont permis à des milliers de Sénégalais d’avoir accès à une eau de qualité. « Grâce à la réalisation du programme des branchements sociaux, le taux de desserte global par branchement particulier en 2015 est passé de 88% à 96,1% à Dakar et de 79% à 81,3% dans les régions de l’intérieur. Ces résultats montrent l’impact social significatif du programme, notamment auprès des couches à revenus faibles et intermédiaires », indique la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye. A cela s’ajoutent les 1.100.000 personnes bénéficiaires d’une qualité améliorée de leur système d’alimentation.

Outre l’accès, le Pepam a réduit les disparités en termes d’accès entre Dakar et les régions de l’intérieur du pays. Cette prise en compte de l’équité a été évoquée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. « La carte de l’hydraulique urbaine a commencé à être redessinée par le Pepam pour un meilleur équilibre dans la répartition de la ressource », a apprécié Mansour Faye.

En dépit de ces bons résultats, le chef de gouvernement a exhorté les différents services à maintenir le cap de la performance, d’autant plus que l’accroissement démographique va tirer la consommation d’eau potable. « Le Pepam a transformé la vie de milliers, voire de plusieurs centaines de milliers de Sénégalais. Mais la croissance démographique nous condamne à anticiper et à agir. Notre crédo, c’est l’anticipation et l’action », a-t-il lancé.

C’est dans cette perspective que le Plan stratégique d’investissements trouve toute sa pertinence en ce sens qu’il concentre les lignes directrices de mobilisation des ressources en eau jusqu’à l’horizon 2035. « Les projets structurants que vient d’évoquer le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ont l’appui sans réserve des pouvoirs publics. Le Projet de construction d’une troisième usine de pompage et de traitement d’eau potable à Keur Momar Sarr (KMS3) et le Projet de construction d’une unité de dessalement aux Mamelles bénéficient de la meilleure attention de la part de Monsieur le président de la République, Son Excellence Macky Sall », a souligné M. Dionne, qui a ajouté : « Maintenez le rythme de vos efforts et renforcez-le pour le bien-être des Sénégalais ».

Pour sa part, la directrice de l’Agence française de développement (Afd) au Sénégal, Laurence Hart, a, au nom des Partenaires techniques et financiers, reconnu que des avancées significatives ont été enregistrées en termes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Toutefois, elle a dressé une liste des défis à prendre en considération. « Les enjeux sont nombreux : il s’agit de la protection des ressources en eau, de la gestion intégrée de la ressources en eau, de l’amélioration de l’accès au service d’assainissement amélioré, de l’adaptation au changement climatique », énumère Laurence Hart.

Le directeur de la Sde, Abdoul Ball, a salué la collaboration entre l’entreprise qu’il dirige et la Sones. Pour lui, la discontinuité des services dans certaines zones et le respect des exigences environnementales sont les nouveaux défis du secteur.

Idrissa SANE

Un manque global de progrès dans la lutte contre la malnutrition. Telle est la principale conclusion du rapport 2016 sur la nutrition dans le monde. Et les insuffisances sont particulièrement relevées en Afrique de l’Ouest où 30% des enfants de moins de cinq ans sont en retard de croissance.

« Prendre - et évaluer- les engagements mondiaux pour la nutrition et les actions à entreprendre pour mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030 ». Ainsi est intitulé le rapport 2016 sur la nutrition dans le monde. Lequel met en exergue, selon un communiqué parvenu à la rédaction, « un manque global de progrès dans la lutte contre la malnutrition ». Et la situation est particulièrement préoccupante dans le continent africain « où le nombre d’enfants de moins de cinq ans atteints de retard de croissance est en hausse ». Donnant l’exemple des pays de l’Afrique de l’Ouest, le document souligne « qu’en moyenne, 30% des enfants de moins de cinq ans dans la région sont dans une situation de malnutrition chronique (retard de croissance) ; ce qui signifie qu'ils ne parviennent pas à se développer correctement ni physiquement ni intellectuellement à cause d’un environnement non favorable (accès et qualité de l’alimentation, des soins, des services de santé, de l’eau, etc.) ». De ce fait, mentionne-t-on dans le rapport, « la malnutrition chronique a des conséquences négatives et irréversibles sur la capacité des enfants à apprendre à l'école. Ils sont également 1,4 à 1,6 fois plus sensibles aux maladies ; ce qui entraîne des effets sur leur santé à long terme, mais aussi sur leur capacité à travailler plus tard ».

Aussi, le rapport 2016 sur la nutrition dans le monde informe que « tous les pays d'Afrique de l'Ouest sont hors course pour atteindre les objectifs de réduction de l'anémie - causée en partie par un faible apport en fer - chez les femmes en âge de procréer ». Pourtant, cette pathologie, qu’est l’anémie, « peut entraîner la mort de la mère et causer le décès du nouveau-né, des prématurités et de faibles poids à la naissance », alertent les rédacteurs du document dans lequel on montre que la malnutrition ne concerne pas que les enfants. « 31 % des adultes dans la région Afrique de l'Ouest sont en surpoids ou obèses ». Suffisant pour qu’on mette en exergue le fait qu’en « Afrique, 11% du produit intérieur brut (Pib) est perdu chaque année à cause de la malnutrition », alors que l'amélioration de la nutrition est l'un des meilleurs investissements à faire. Car « chaque dollar dépensé pour la prévention de la malnutrition procure 16 dollars de rendement », éclaire-t-on dans le communiqué.

Malheureusement, les pays ouest-africains les plus touchés par le fléau de la malnutrition ne consacrent même pas 1 % de leurs budgets aux activités liées à la promotion d’une bonne nutrition. Pendant ce temps, dans ces Etats, 30 % des dépenses sont dédiées à l'agriculture, la santé, l'éducation, la protection sociale et l'assainissement. « Selon certaines estimations, maximiser l'impact sur la nutrition de chacun de ces secteurs pourrait aider à réduire le retard de croissance chez les enfants jusqu'à 80 % », précise le rapport dont le lancement en Afrique de l’Ouest a eu lieu hier à Ouagadougou, au Burkina Faso. Une occasion pour « les leaders ouest-africains de discuter des conclusions du Rapport mondial sur la nutrition et de susciter les engagements pour lutter contre le fardeau de la malnutrition dans cette région ».

Maïmouna GUEYE


Presque 60% des femmes en âge de procréer au Sénégal sont anémiques
Le Sénégal a fait des progrès en réduisant de moitié le nombre « d’enfants émaciés ou affamés » au cours des quinze dernières années, se réjouit-on dans le rapport 2016 sur la nutrition dans le monde.

D’ailleurs, « grâce à ces efforts, le Sénégal est l’un des pays les plus proches d’être en mesure de réaliser les objectifs mondiaux », lit-on. Mais, à condition de poursuivre les efforts. Car notre pays a l’un des taux les plus élevés d'anémie dans le monde. « Presque 60 % des femmes en âge de procréer au Sénégal sont anémiques – causée en partie par un faible apport en fer », souligne le rapport qui informe que « plus de 30 % des adultes sénégalais sont en surpoids ou obèses et près de 10 % souffrent de diabète ; ce qui représente un nouveau défi ».

La mairie des Parcelles assainies a organisé, les 8 et 9 novembre 2016, les journées de l’éducation et de la formation. Pour Moussa Sy, maire de cette commune, ces thématiques sont inscrites au cœur de leurs priorités. « Nous avons placé l’éducation et la formation dans nos axes prioritaires », a-t-il déclaré. D’ailleurs, depuis le début de l’année, la mairie des Parcelles assainies a octroyé 11.500 bourses. M. Sy a souligné que la commune dispose des plus grandes infrastructures éducatives du département de Dakar avec 24 écoles élémentaires, 4 Cem, 1 lycée et plus de 40 écoles privées, non sans dire l’intérêt à relever les défis.

A l’en croire, les élèves du public et du privé sont au nombre de 30.000. « Nous avons alloué une enveloppe de 65 millions de FCfa pour la réfection des bâtiments des écoles de la commune et 30 millions de FCfa pour accompagner les inscriptions des élèves et étudiants dépourvus de moyens. Pour l’achat de matériels didactiques, une enveloppe de 5 millions de FCfa a été dégagée. Aussi, 21 millions de FCfa ont servi pour l’acquisition de fournitures scolaires au niveau des 24 écoles primaires et 3 préscolaires. Malgré tout,  il reste beaucoup à faire pour une amélioration constante des conditions d’apprentissage des enfants, sans oublier les enseignants qui jouent un rôle important dans la vie de l’école », a ajouté le maire des Parcelles assainies.  
Selon lui, la commune a aussi pour rôle de faciliter aux étudiants l’accès à la formation en nouant des partenariats pour des tarifs de formation plus réduits lorsque la situation de l’étudiant l’exige. « Cette expérience doit être démultipliée dans les autres communes du Sénégal », a suggéré Moussa Sy, souhaitant un plus grand accès des étudiants aux filières de formation qualifiante pour espérer une insertion socioprofessionnelle.

De son côté, Dr Salla Dior Dieng a invité à une meilleure dispensation des cours. « Malgré les grèves répétitives, nos élèves de Terminale restent bons. Ceux qui sont envoyés par notre système sont les meilleurs en Europe », a ajouté l’enseignant-chercheur. Il a demandé aux dirigeants d’écoles et instituts de dispenser des filières opérationnelles pour l’emploi. « On ne peut pas former les jeunes et en faire des chômeurs », a-t-il avancé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Chaque année, l’Inde met à la disposition du Sénégal trente bourses d’études. Un chiffre qui peut être revu à la hausse. Malheureusement, c’est seulement une dizaine qui trouve preneurs. L’ambassade de l’Inde au Sénégal invite les jeunes sénégalais à profiter de cette opportunité. Elle a célébré, le week-end dernier, la journée dédiée à la coopération et le Diwali.

La République de l’Inde veut jouer sa partition dans la formation des jeunes sénégalais. Son Excellence Rajeev Kumar, ambassadeur de la République de l’Inde au Sénégal, l’a fait savoir le samedi 5 novembre 2016. C’était à l’occasion de la célébration de l’ « Itec Day », la journée dédiée à l’Agence indienne de coopération technique et économique. D’après le diplomate, chaque année, l’Inde met à la disposition du Sénégal trente bourses d’études. Malheureusement, a-t-il constaté, seule une dizaine retrouve preneurs. C’est pour inverser cette tendance que l’ambassadeur Rajeev Kumar lance un appel aux Sénégalais qui souhaitent poursuivre ou approfondir des études en Inde de se rapprocher des services consulaires. Mieux, il a assuré que son pays est même disposé à mettre plus de bourses à la disposition des Sénégalais. Les bourses indiennes portent quasiment sur tous les secteurs d’activité, notamment l’agriculture, la santé et la formation technique et professionnelle. « Beaucoup de gens pensent que les cours sont dispensés en Hindu, mais rassurez-vous, ils le sont en anglais », a souligné l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal.

L’Etat était représenté à cette journée par le Pr Olivier Sagna du ministère de l’Enseignement supérieur. Les membres de l’Association des anciens étudiants et stagiaires sénégalais en Inde étaient aussi présents.

L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal a salué l’excellence des relations entre les deux pays. L’Inde, a-t-il déclaré, achète annuellement au Sénégal du phosphate pour une valeur de 200 millions de dollars. Soit environ 114 milliards de FCfa. Une bonne partie du parc automobile sénégalais consacré au transport en commun, comme les bus Tata et Ashok Lealan, proviennent d’Inde. Les deux pays, a fait remarquer le diplomate, ont des taux de croissance honorables : 8% pour l’Inde et 6% pour le Sénégal. « Si le Sénégal maintient ce taux de croissance, il va atteindre à temps tous les objectifs du Plan Sénégal émergeant (Pse) », a noté Son Excellence, non sans estimer que le Pse est un très bon plan. La veille du samedi, c'est-à-dire le vendredi, l’ambassade de l’Inde au Sénégal a célébré le Diwali, un des festivals hindus les plus importants de l’Inde. C’était en présence d’invités de marque, notamment les représentations diplomatiques et des amis de l’Inde. Le Diwali marque la victoire de la lumière sur l’obscurité, du bien sur le mal, du jour sur la nuit.

Aly DIOUF

Le Sénégal a fait des progrès en réduisant de moitié le nombre « d’enfants émaciés ou affamés » au cours des quinze dernières années, se réjouit-on dans le rapport 2016 sur la nutrition dans le monde.

D’ailleurs, « grâce à ces efforts, le Sénégal est l’un des pays les plus proches d’être en mesure de réaliser les objectifs mondiaux », lit-on. Mais, à condition de poursuivre les efforts. Car notre pays a l’un des taux les plus élevés d'anémie dans le monde. « Presque 60 % des femmes en âge de procréer au Sénégal sont anémiques – causée en partie par un faible apport en fer », souligne le rapport qui informe que « plus de 30% des adultes sénégalais sont en surpoids ou obèses et près de 10% souffrent de diabète ; ce qui représente un nouveau défi ».

M. GUEYE

Dix mille élèves de 16 écoles élémentaires et de 3 « daaras » sont la cible du projet de dépistage des vices de réfraction lancé le 7 novembre dans la commune de Louga.

Les vices de réfraction sont représentés par toutes les situations où le système optique de l’œil ne permet pas de focaliser l’image d’un objet sur la rétine. En termes simples, quand un œil est porteur de vices de réfraction, l’image d’un objet ne se forme pas sur la rétine et celui-ci est donc vu flou.

Dans les pays en développement comme le Sénégal, marqués par l’insuffisance de l’offre de soins oculaires, beaucoup de personnes, y compris les écoliers, ont besoin de la correction de leurs erreurs de réfraction. C’est justement toute la pertinence du projet de dépistage des vices de réfraction couplé au déparasitage de masse en milieu scolaire et lancé le 7 novembre dans la commune de Louga.

Fruit d’un partenariat entre la Division du contrôle médical scolaire du ministère de l’Education nationale (Dcms/men), le Programme national de la promotion de la santé oculaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale (Pnpso/msas) et Sightsavers, ce projet cible 10.000 élèves de 16 écoles élémentaires et de 3 « daaras » des communes de Louga et de Nguidilé.
Le projet est en phase test. Et déjà, 116 enseignants et 10 « Serigne daaras » ont été formés au dépistage de ces vices, également appelés amétropies. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des apprentissages en agissant sur la réduction significative du nombre d’élèves souffrant de vices de réfraction par l’accroissement des connaissances chez les enseignants, en vue de pouvoir identifier les signes et de référer les élèves qui en souffrent vers les structures compétentes pour une prise en charge adéquate.

« Il est important de dépister et de corriger convenablement, et à temps, les amétropies pour empêcher le développement de l’amblyopie (diminution de l’aptitude visuelle) chez les élèves pour leur garantir une meilleure réussite scolaire », explique Samba Fall, point focal du projet à Louga. Selon lui, corriger ces vices de réfraction, c’est donner un meilleur avenir aux enfants déficients visuels. Le projet ne se limite pas au dépistage. Tout élève atteint de ces vices de réfraction sera totalement et gratuitement pris en charge. « Il aura des lunettes de qualité qui lui permettront de suivre correctement les enseignements/apprentissages », assure Samba Fall, également en charge du volet santé et nutrition à l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Louga.

Abdoulaye DIALLO

Ouverte en 2010, l’unité d’hémodialyse de l’hôpital régional de Saint-Louis a réceptionné, hier, un lot de matériels médicaux provenant du ministère de la Santé et de l'Action sociale. Composés essentiellement de 20 machines d’hémodialyse d'une valeur de 300 millions de FCfa, ces matériels viennent renforcer les moyens dont dispose l’unité d’hémodialyse et lui permettront de satisfaire les besoins des nombreux patients souffrant d’insuffisance rénale. Ces derniers seront enfin soulagés, d’autant plus qu’ils viennent souvent des localités les plus reculées de la région pour se faire traiter au niveau du centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Selon le directeur dudit établissement, Dr Ousmane Guèye, cette nouvelle dotation permettra de prendre en charge rapidement certains malades qui souffrent d’insuffisance rénale chronique. Ils sont actuellement 56 inscrits sur la liste d’attente, au moment où d’autres patients sont acheminés vers Dakar, du fait d’une insuffisance de salles d’accueil notée dans les régions de l’axe Nord. Face à cette situation, la Direction du Chr de Saint-Louis avait sollicité des pouvoirs publics l’affectation d’une partie du bâtiment des anciens combattants, situé à quelques encablures de l’hôpital, pour y abriter une unité d’hémodialyse. Mais cette requête n’est pas encore satisfaite.

Entre-temps, le Dr Ousmane Guèye a trouvé un palliatif en demandant au chef du Service psychiatrie de l’hôpital de céder à l’unité d’hémodialyse une partie de son espace. Une demande acceptée par le Dr Masseck Wade. Ce qui a ainsi permis de démarrer les travaux de construction de nouvelles salles d’accueil destinées aux insuffisants rénaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La fièvre Ebola, celles de la Vallée du Rift, de Lassa, de lujo ou encore la fièvre jaune, la grippe, la peste et l’anthrax ont mis à nu les limites des ripostes sectorielles contre les épisodes d’épidémies. Aujourd’hui, la circulation des virus, favorisée par la dégradation des écosystèmes, la mobilité des populations et l’accroissement démocratique, impose une approche globale dans la lutte contre les maladies humaines et animales. C’est ce que recommandent des spécialistes en conclave à Dakar du 8 au 11 novembre 2016.

L’accroissement démographique, la mobilité des populations et la dégradation des écosystèmes sont responsables de la recrudescence des maladies virales, émergentes et des pathologies animales. La diversité des facteurs exige une approche intégrée déclinée sur le concept « One health » ou « Une seule santé ». Le concept n’est pas nouveau. Il a été déjà théorisé par un médecin allemand, Rudolph Wirchow (1821 et 1902), qui défendait qu’« entre la médecine humaine et animale, il n’y avait pas de ligne de démarcation. Certes, l’objet est différent, mais les approches sont les mêmes ».

Aujourd’hui plus qu’hier, la prise en compte des facteurs liés à la santé humaine et animale et des données environnementales reste la voie indiquée pour combattre les zoonoses, les maladies émergentes et réémergentes comme la fièvre Ebola, celle de la vallée du Rift, entre autres. « Le partenariat entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement est nécessaire pour apporter des réponses synergiques et plus efficaces contre les menaces d’épidémies liées aux zoonoses, qu’elles soient naturelles, accidentelles ou délibérées », a souligné le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Le Pr Awa Marie Coll Seck s’exprimait, hier, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion technique et ministérielle organisée par l’Oms, la Fao, l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie), l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), le Centre régional de santé animale (Crsa), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) et la Banque mondiale.

L’heure de l’interdisciplinarité
Le concept « Une seule santé » repose sur la prise en compte des interactions entre l’homme, l’animal et leur milieu de vie. La recrudescence des maladies émergentes et réémergentes et la résistance aux antimicrobiens imposent l’échange entre les différents spécialistes en santé, en sciences vétérinaires et sciences de l’environnement. « La menace liée aux épidémies devrait impulser la collaboration multisectorielle et transdisciplinaire au sein de nos pays, mais aussi entre nos pays, puisqu’au-delà du problème de santé publique que ces menaces peuvent entraîner, elles posent aussi un problème de sécurité publique pouvant entraver les déplacements des personnes », a prévenu le Pr Seck.
Dans son intervention, le représentant de la Fao au Sénégal, Patrick David, a rappelé que cette réflexion se tient dans un environnement d’urgence sanitaire caractérisée par l’épidémie en cours de la fièvre de la Vallée du Rift qui a causé d’importantes mortalités humaines et animales au Niger, sans oublier l’épidémie de l’influenza aviaire hautement pathogène à virus H 5 N1. Ce virus circule encore en Afrique de l’Ouest. « ‘‘Une seule santé’’  est plus que nécessaire. Cette approche met au premier plan la protection de la santé publique, animale, la résilience agro-écologique, la protection de la biodiversité, l’utilisation efficiente des ressources naturelles et la sécurité sanitaire des chaînes d’approvisionnement alimentaire », a décrit Patrick David.

L’abus des antimicrobiens
C’est pour toutes ces raisons, a informé Dr Xavier Crespin, de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), que les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao accordent une attention à la mise en œuvre d’interventions à l’échelle régionale. Cette volonté se manifeste aussi par la décision prise par ces autorités, réunis le 19 mai 2015, à Accra, de créer un Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies. Ce dernier « se positionne désormais comme une structure régionale de la Cedeao investie de la mission cardinale d’œuvrer à la prévention et au contrôle des maladies en Afrique de l’Ouest. Il est appelé à travailler en étroite collaboration avec les structures nationales de coordination identifiées par les Etats membres de la Cedeao », a renseigné M. Crespin.

En plus de l’approche holistique, le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a dénoncé l’usage incontrôlé des antimicrobiens. En réalité, le recours à ces produits a été à l’origine des cas de résistance entraînant des surcoûts dans la lutte contre ces maladies. « La résistance aux antimicrobiens, utilisés de façon abusive et incontrôlée, représente un autre risque pour la sécurité sanitaire. Cette résistance menace d’entraver la prévention et le traitement efficace et moins coûteux d’un nombre sans cesse croissant d’infections causées par des bactéries, des parasites, des virus et des champignons », a-t-il évoqué.

Aujourd’hui, les pays doivent davantage, dans un élan solidaire, cultiver la surveillance, la détection, la notification et la déclaration des évènements dans l’optique d’organiser des ripostes à la hauteur de leurs éventuels impacts.

Idrissa SANE

Un atelier axé sur la capitalisation du Programme eau potable et assainissement du millénaire (Pepam) 2015 s’ouvre ce jeudi 10 novembre 2016. Organisé par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), en présence du Premier ministre, il sera l’occasion de tirer les enseignements de la mise en œuvre du Pepam qui a permis au Sénégal d’atteindre les Omd pour la composante  hydraulique urbaine. « Grâce à ce programme,  le Sénégal a pu atteindre les Omd pour le sous-secteur de l’hydraulique urbaine avec un taux préférentiel d’accès à l'eau potable en milieu urbain qui se situe, aujourd’hui, à 98,5 % pour Dakar urbain, 88,2 % pour la zone périurbaine et rurale de Dakar, 79,2 % pour les centres urbains de l’intérieur ».

« L’Afrique en action ». Tel était l’un des thèmes de la Cop 22 développé hier à Marrakech. Le continent qui s’est doté d’un grand pavillon veut une Cop de l’action, selon le communiqué parvenu à notre rédaction.
De l’action. C’est ce que réclame le continent au cours de cette Cop 22 qui se tient en terre africaine. A l’occasion, le ministre marocain des Affaires étrangères et président de la Cop 22, Salaheddine Mezouar, a affirmé que la conférence qui se déroule en Afrique montre « l’engagement d’un continent entier à contribuer à l’effort mondial pour lutter contre le changement climatique ». Il a aussi souligné l’importance d’aider tous les pays africains à lutter contre le changement climatique, car le « soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit ».

Le continent dispose d’un pavillon. C’est, en réalité, note le document, un grand chapiteau abritant plusieurs pavillons. Il est animé par de grands écrans représentant des déserts, des océans et des forêts. Le pavillon accueillera de nombreux évènements tout au long des 11 jours de la conférence. Garantir aux zones rurales un accès fiable à l’énergie et collaborer avec l’industrie de l’aviation civile internationale étaient deux des nombreuses tables rondes qui se sont tenues hier. Plusieurs pays ont également organisé des évènements et des tables rondes pour montrer leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique.

D’après le communiqué, la Tunisie et l’Éthiopie se sont associées pour discuter avec les représentants allemands de la manière dont les trois pays pourraient créer des solutions basées sur le marché du carbone afin de faire face à leurs problèmes environnementaux. La Tunisie s’intéresse particulièrement à l’implication de son secteur du ciment. L’Accord de Paris comprenait une disposition pour les « pertes et dommages », terme qui fait référence à ce que les nations insulaires du Pacifique et les pays les plus pauvres du monde doivent affronter à cause des catastrophes naturelles. Un panel de scientifiques a ainsi débattu de questions, telles que « l’assurance climatique particulièrement utile aux agriculteurs africains confrontés à la sécheresse ».

Daouda MANE

La Conférence sur le changement climatique de l'Onu a débuté, hier, à Marrakech, trois jours après l’entrée en vigueur de la l'Accord de Paris sur le changement climatique, informe un communiqué qui nous est parvenu. A cet effet, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc), Mme Patrica Espinosa, a proposé 5 domaines d’action clés.

Se félicitant d’abord de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, Mme Patricia Espinosa a rappelé l’urgence de travailler à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dès lors, elle a défini 5 domaines clés dans lesquels le travail doit être poursuivi. Il s’agit des finances afin de « permettre aux pays en développement de renforcer la résilience » ; l’intégration, dans les plans d’actions climatiques, les politiques nationales et les plans d'investissement ; le soutien à l'adaptation ; le renforcement des capacités des pays en développement d'une manière à la fois adaptée et spécifique à leurs besoins et l’engagement des parties, du nord comme du sud, pour le changement transformationnel.

Quant au ministre des Affaires étrangères du Maroc et président de la Cop 22, Salaheddine Mezouar, il a indiqué que le fait d’accueillir cette conférence est la preuve de l'engagement de l'Afrique, dans son ensemble, de contribuer aux efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique. Il a insisté sur la volonté de l'Afrique de prendre son destin en main afin de réduire sa vulnérabilité et renforcer sa résilience. Faisant référence au discours royal à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche Verte, le président de la Cop 22 a souligné que « Sa Majesté Mohammed VI a rappelé, dans son discours, l’engagement du Maroc pour que la Cop de Marrakech soit celle de l’action et de la mise en œuvre des engagements ». Il a également réaffirmé qu’elle sera « la Cop de l’Afrique, des pays les moins avancés et des pays insulaires ». Il a aussi salué l’esprit positif qui domine la conférence. Un esprit qu’il a jugé « propice pour mener les négociations dans une ambiance sereine et réaliser d’importantes avancées pendant cette conférence ».

S’il reconnaît les efforts en cours, M. Mezouar a toutefois rappelé que l'Accord de Paris ne met pas encore le monde sur la bonne voie vers l'objectif d'une température moyenne mondiale maximale de 1,5 à 2 degrés, comme convenu par la communauté internationale à Paris l'année dernière. Aussi, a-t-il invité les délégués gouvernementaux, au cours des 11 prochains jours, à être plus ambitieux que jamais dans leurs engagements. « Partout dans le monde, l'opinion publique doit percevoir le changement. Il doit être un changement à tous les niveaux, des projets locaux qui traversent les frontières internationales et il faut créer de véritables partenariats gagnant-gagnant », a-t-il recommandé. De même, il a réitéré l'importance d'accélérer le financement du climat, l'innovation, le transfert et le renforcement des capacités, pour créer une économie à faible émission de carbone dont la planète a besoin pour rester en dessous de la marque Celsius 2 degrés de réchauffement de la planète.

Avec le ministre de l'Environnement français, Ségolène Royal, Salaheddine Mezouar a distribué des lanternes solaires à tous les délégués dans la salle, comme un symbole de la transformation.

Daouda MANE

Les inspecteurs de l’éducation se sont réunis pour donner leur position sur la situation actuelle du système éducatif national. Ils appellent ainsi au respect des engagements pris.

La Commission administrative du Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) s’est réunie à Dakar. Cette rencontre est la première de la nouvelle Commission administrative installée au lendemain du congrès ordinaire du Siens tenu en fin septembre dernier. Il s’est agi, pour ce corps de contrôle et d’encadrement, d’analyser et de donner sa position sur la situation actuelle du système éducatif national.

Dans son rapport introductif, le secrétaire général du Siens, El Cantara Sarr, s’est d’abord félicité des conclusions et des engagements pris lors de la rencontre de Saly avec le ministère de l’Education nationale. Saluant la nouvelle dynamique enclenchée par la tutelle, l’inspecteur Sarr a néanmoins appelé au respect des accords signés. Selon lui, les autorités trainent encore le pas dans la matérialisation des accords.

Concernant l’initiative « Ubi tey, Jàng tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée), les inspecteurs ont apprécié le degré d’engagement des enseignants pour faire de ce concept une réalité. Ils ont ainsi demandé au ministère d’aller vers une modélisation de cet engagement qui est à la fois citoyen et professionnel.

Sur les résultats des différents examens scolaires, les inspecteurs reconnaissent que des avancées sont notées cette année, mais on peut toujours mieux faire pour atteindre au moins 60 % de réussite.

Ls moyens logistiques du personnel d’encadrement, le système de rémunération des agents de l’Etat, la situation dans les Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe), le statut et la carrière des inspecteurs ont aussi été évoqués. A en croire El Cantara Sarr, beaucoup d’inspecteurs restent trois, quatre, voire cinq ans, sans être titularisés dans leur nouvelle fonction d’inspecteur. « Quand on sort de la Fastef, on est tout de suite opérationnel comme inspecteur, alors que dans les bulletins de salaires, on continue de percevoir le salaire du corps d’origine, c’est-à-dire son salaire d’instituteur ou de professeur », a-t-il regretté.

Pape Coly NGOME

Le cadre permanent des Syndicats de la santé dans l’action unitaire (2Sau) s’est réuni, le 27 octobre 2016, informe un communiqué parvenu à la rédaction, pour évaluer la deuxième phase de son deuxième plan d’actions qui avait consisté à une cessation de travail de 48h. Un autre mot d’ordre de grève pour les 10 et 11 novembre prochains est ainsi lancé.

Cette grève de 48h sur l’ensemble du territoire, avec le respect du service minimum et des urgences, indique le communiqué, ressort de l’évaluation des questions adressées aux différents ministères concernés et qui n’ont pas eu d’issue favorable. Des préoccupations qui ont porté essentiellement sur la convocation, par le ministère de la Fonction publique, des Commissions de recrutement et de création de nouveaux corps, ainsi que le traitement des questions à incidence financière qui relève des compétences du ministère de l’Economie et des Finances.

Quant au ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui devait convoquer la Commission d’intégration des techniciens supérieurs du génie sanitaire dans le Service national d’hygiène, il n’a pas été réceptif à leur demande, selon le document.

C’est pourquoi le cadre permanent appelle, à nouveau, les autorités concernées à traiter les questions liées au régime indemnitaire et au fonctionnement des structures. Une task-force est mise en place pour préparer la marche nationale des 2Sau avec une tournée de sensibilisation nationale prévue du 2 au 8 novembre 2016. Une conférence de presse sera organisée à cet effet le mercredi 9 novembre 2016.

Marame Coumba SECK

La Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la Francophonie (Confemen) vient de mettre en place un projet pilote d’observatoire de la qualité de l’éducation dans ses pays membres.

Le projet pilote d’observatoire de la qualité de l’éducation que vient de mettre en place la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la Francophonie (Confemen) est un instrument qui sera chargé de mesurer la qualité de l’éducation. Avec huit pays pour la phase pilote (Cameroun, Côte d’Ivoire, Liban, Madagascar, Mali, Maurice, République démocratique du Congo, Sénégal), ce projet compte s’étendre prochainement à tous les pays membres de la Confemen. Son objectif sera de mettre en place un dispositif d’observation en interaction avec le Projet d’analyses des systèmes éducatifs de la Confemen (Pasec) pour suivre et analyser les paramètres déterminants de la qualité de l’éducation dans les pays francophones du Sud, membres de la Confemen.

Pour Ki Boureima Jacques, secrétaire général de la Confemen, cet observatoire permettra aussi de bien prendre en compte les prochains défis de l’éducation, que sont l’équité et la qualité, dans les pays francophones du Sud, membres de la Confemen. « Les prochains défis pour les pays africains seront l’équité et la qualité. Quand nous prenons les chiffres, nous voyons qu’il y a beaucoup de disparités en matière d’éducation. Que cela soit dans l’accès et la qualité », fait-il remarquer lors de l’atelier de travail sur le projet pilote qui s’est ouvert le 7 novembre, à Dakar.

Le premier indicateur pour le paramètre de l’équité qu’il met en avant, c’est au niveau du genre, pour dire que les garçons ont tendance à plus avoir accès à l’éducation que les filles. « Ou bien quand ils sont ensemble, les garçons sont plus sécurisés, réussissent plus par rapport aux filles. Il y a ensuite la disparité entre régions. Les zones rurales sont moins loties que celles urbaines. C’est un défi qu’il faut corriger », poursuit-il. Une disparité géographique qui joue, selon lui, beaucoup sur la qualité.

L’autre question sur l’équité, d’après Ki Boureima Jacques, c’est de travailler à assurer la qualité de l’éducation, surtout publique. « Cela incombe aux Etats de travailler à ce que l’enseignement public soit de qualité et accessible, sinon cela va impacter beaucoup les parents qui amènent leurs enfants dans le privé ».

Pour le choix des pays qui font partie de la phase-pilote, des critères ont été dégagés. Ils sont d’abord géographiques. « Nous avons un peu voulu représenter toutes les zones géographiques de la Confemen. D’abord, l’Afrique de l’Ouest, du Centre, l’Asie avec le Liban, Madagascar. Des pays de l’Asie étaient aussi intéressés. Dans un premier temps, nous avons choisi huit pays », ajoute-t-il. L’autre critère, ce sont les pays qui ont participé au Pasec. C’est un atout, c’est le cas du Sénégal. « Les autres pays qui ont un système de collecte de données fiables sont favorisés. Nous voulions partir de l’existant pour ne pas être bloqué par des préalables. Dans un pays où il n’y a pas un bon système de collecte de données, c’est difficile de tout mettre en place et de parler de l’observatoire », affirme-t-il.

Cet atelier de travail va se tenir sur quatre jours et permettra de partager le projet d’observatoire de la qualité de l’éducation à travers ses objectifs et les indicateurs prioritaires retenus.

Oumar NDIAYE

Le test national de positionnement pour l’option Français et Arabe des instituteurs adjoints a été organisé le 4 novembre à Kolda.

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Kolda a abrité, le 4 novembre 2016, le test national de positionnement pour la formation diplômante, option Français et Arabe. Au total, 272 instituteurs adjoints devaient subir ce test qui leur ouvre de nouvelles perspectives dans leur carrière professionnelle. Les premières épreuves qui portaient sur la dissertation ont démarré comme prévu à 8 heures pour une durée de 3 heures.

Après le démarrage du second sujet qui portait sur les mathématiques, une partie des candidats a tout simplement décidé de boycotter les épreuves. Ils estiment que le sujet qui leur a été proposé n’est pas conforme à leur niveau.

« On nous avait promis une dictée et des questions comme premier sujet. Mais, une fois en salle, on nous a remis un sujet de dissertation littéraire que nous avons, malgré tout, accepté. Ensuite, on nous a remis des sujets de classes de Ce1 et de Ce2 pour des enseignants qui, pour la plupart, ont fait entre 10 et 15 ans de carrière, voire plus. Alors, nous nous sommes dits que c’est une insulte de la part du ministère de l’Education nationale », déclare un candidat.

Il estime, par ailleurs, que le ministère de l’Education nationale, qui s’était engagé à discuter avec les syndicats d’enseignants sur les questions ayant trait au plan de carrière des enseignants dans le cadre de l’apaisement du climat social en milieu scolaire, n’a pas respecté son engagement.

Les instituteurs adjoints ne cachent pas, aujourd’hui, leur inquiétude sur les possibles répercussions de leur décision de boycotter ces épreuves qui risque, selon certains, de susciter un regain de tension entre leur ministère de tutelle et les syndicats d’enseignants.

Toutes les dispositions utiles avaient pourtant été prises pour un bon déroulement des épreuves, selon le directeur du Crfpe de Kolda, Dominique Preira. Il avait tenu à rappeler, dans un entretien accordé à la presse, les dispositions de la Direction des examens et concours qui précisent que « tout stagiaire et toute stagiaire de la cohorte 2016 qui n’aura pas subi les épreuves du test national de positionnement sera considéré comme démissionnaire et exclu du Crfpe où il ou elle est en stage, sauf cas de force majeure dûment établi ».

Il avait également précisé que, dès la fin des épreuves, les copies seront aussitôt envoyées à la Direction des examens et concours où elles sont attendues au plus tard le 9 novembre prochain.

Mamadou Aliou DIALLO

La 18ème édition du Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales donne aux 201 candidats l’occasion de concrétiser le rêve cher à tout enseignant-chercheur. Ce concours d’agrégation est aussi un moment solennel d’évaluer l’excellence dans l’enseignement supérieur en Afrique francophone.
La cérémonie est solennelle. Les membres du jury, certains enveloppés dans des toges noires agriffées d’écharpes rouges, d’autres, emmitouflés dans des toges de couleur verte avec des écharpes et des distinctions, font face au présidium. Sur l’aile gauche, les candidats à l’agrégation sont imperturbables. C’est une étape singulière dans leur vie et dans leur carrière. Tous les candidats rêvent de décrocher le titre d’agréation. « Ce concours est un moment particulier et difficile. Il faut non seulement avoir une moyenne de 12 sur 20, mais être bien placé en fonction des postes ouverts par son pays. Chaque enseignant-chercheur rêve d’avoir le titre d’agrégation. C’est un titre mythique. C’est une fierté de l’avoir », s’exprime le coordonnateur général du jury, le Pr Edourad Ngou-Milama.

Les intervenants rendent hommage aux pionniers du concours. Les disciples n’ont pas trahi leurs maîtres. Le Concours d’agrégation du Cames reste un référentiel d’évaluation de l’enseignement supérieur en Afrique. Depuis sa création et son lancement, en 1982, à Dakar, au Sénégal, se félicite le secrétaire général du Cames, le Pr Bertrand Mbatchi, le Concours d’agrégation du Cames a permis de promouvoir, dans différentes spécialités, 1.199 Maîtres de conférences agrégés. Depuis lors, le taux de participation est en hausse, tout comme les spécialités. Le taux de réussite moyen sur l’ensemble des sessions est de 64,86 %. Les candidats ont déjà formé des ressources humaines dans des domaines si stratégiques comme la santé humaine, la pharmacie, l’odontostomatologie, la médecine vétérinaire et les productions animales.

Une médecine proche des populations
« Notre monde est immense, mais notre terre est petite et nous la partageons avec responsabilité et confiance mutuelle. Ici, au Sénégal, terre d’humanisme, aujourd’hui, nous construisons l’université de demain », prédit le directeur général de la Conférence internationale des doyens des Facultés de Médecine d’expression française (Cidmef), Jean Claude Rolland.

L’accueil de la 18ème édition du Concours d’agrégation du Cames par la Faculté de Médecine de Dakar après les précédentes éditions est la marque de confiance et de reconnaissance à l’institution qui est la première école de formation des médecins et personnels de santé de l’Afrique occidentale française fondée en 1916. « La Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie a semé les premières graines du panafricanisme des études universitaires modernes, dans l’espace francophone tout au moins, reprenant le flambeau historique légué par Sankoré à Tombouctou et Pire dans le Kajoor. Aujourd’hui encore, elle est l’établissement de l’Ucad qui accueille le plus grand nombre de ressortissants des 60 nationalités qui fréquentent notre université », note le recteur de l’Université de Dakar, le Pr Ibrahima Thioub. L’institution centenaire a produit d’éminents spécialistes comme Dr Félix Houphouët Boigny, ancien président de la Côte d’Ivoire.

Le passé et le présent de « l’Ecole de Médecine Jules Cardes » sont glorieux. Toutefois, il est plus impérieux d’interroger le modèle d’enseignant et l’exercice des métiers de médecine, de chirurgie dentaire et de médecine vétérinaire. « Il est, en effet, devenu impérieux d’aller vers l’émergence d’une médecine plus proche des populations, mieux armée pour faire face aux maladies émergentes et celles ré-émergentes, aux maladies évitables et à celles qu’on peut vaincre grâce aux nouvelles technologies et à l’émergence de nouvelles spécialités comme nous le notons avec bonheur dans les statistiques du Cames », recommande le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane. Parmi la centaine de membres des jurys figurent deux anciens ministres de la Santé de la Côte d’Ivoire et du Bénin.

Idrissa SANE

Réduction des disparités : Les futurs agrégés sénégalais serviront à l’intérieur du pays
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a mis en évidence le contraste entre le peu de ressources humaines formées pour les spécialités médicales humaines comme animales et les défis qui interpellent nos pays en termes de démocratisation de l’accès aux services de soins. « Nos Facultés de Médecine forment très peu de médecins », a soutenu le ministre. Il a aussi déclaré : « Malgré tous les efforts de nos Etats pour augmenter régulièrement les budgets de nos ministères en charge de la Santé et de lutter contre les maladies, notre continent souffre encore de l’insuffisance de services de santé, de ressources humaines ».

L’autre point abordé, c’est le déploiement des ressources humaines de qualité à l’intérieur du pays. Il est logique que des agrégés servent dans les Unités de formation et de recherche (Ufr)/Santé des universités de Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor et dans les 5 futures universités. « Il nous faut relever le défi de l’équité territoriale en termes de répartition des ressources humaines. Certains futurs agrégés seront affectés dans les universités de l’intérieur du pays », a annoncé le ministre.

I. SANE

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a évalué les résultats à mi-parcours du plan stratégique de lutte contre le Sida 2014-2017.

Les acteurs de la lutte contre le Sida ont partagé, le 2 novembre 2016, les résultats de la revue à mi-parcours du plan stratégique de la lutte contre le Sida (2014-2017). Selon la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida, Dr Safiétou Thiam, des résultats encourageants sont notés. Elle a révélé qu’au Sénégal 70% des femmes en consultations prénatales ont accès à la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. Près de 50% des Personnes vivant avec le Vih (PvVih) sont sous traitement antirétroviral (Arv). Elle a rappelé que l’objectif du Sénégal est d’atteindre, en 2020, un taux de 90%. « Nous sommes à 40% de cet objectif », a fait savoir Mme Thiam, soulignant qu’il est important, après deux années d’exécution, d’évaluer et de réorienter les activités.

La représentante du Réseau national des PvVih, Soukèye Ndiaye, a dénoncé les ruptures récurrentes de molécules et les pannes répétitives ou manque de réactifs des appareils de charge virale et de Cd4 notées ces dernières années. Elle a aussi déploré l’absence de programmes d’accompagnement des jeunes et des adolescents vivant avec le Vih. « Il urge de repenser les stratégies qui avaient fait du Sénégal un pays de référence. Si nous continuons sur cette lancée, ce seront des années d’acquis et de réussites qui seront perdues et la réponse risque d’en pâtir », a-t-elle averti.

Le représentant de l’Onusida, bureau pays, Demba Koné, a évoqué le leadership du Sénégal en matière de lutte contre le Sida. « Cependant, force est de reconnaître que des défis (…) devront encore être surmontés, en vue de rendre ces progrès irréversibles et tendre résolument vers la fin de l’épidémie », a-t-il souligné.

S’appuyant sur le dernier rapport de progrès contre le Vih, M. Koné a soutenu que 48 % des PvVih n’ont pas encore accès au traitement au Sénégal. Aussi, 53% des femmes enceintes séropositives n’ont pas accès aux antirétroviraux leur permettant de rester en vie et de prévenir l’infection de leurs enfants. « Moins de 50% des enfants nés de mères séropositives ont accès aux traitements. Nous reconnaissons que cette situation n’est pas particulière au Sénégal et qu’elle est, du reste, la réalité dans plusieurs pays de la sous-région », a-t-il indiqué.

Le directeur de la Lutte contre la maladie au ministère de la Santé, Dr Marie Khemess Ngom Ndiaye, a rappelé que l’Etat met, chaque année, 4 milliards de FCfa pour l’achat des Arv. « Plus de 19 milliards de FCfa sont dépensés par les autorités gouvernementales ces 5 dernières années. Mais cela ne suffit pas », a-t-elle reconnu.

Eugène KALY

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