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Actualités (1887)

Le directeur fondateur de l’Iressef, le Pr. Souleymane Mboup, en initiant ce projet, veut continuer, malgré la retraite, à participer à combler un gap. Avec cet institut, il a mis en place une plateforme d’excellence pour la pratique et l’enseignement de la recherche en santé en Afrique. « En cela, nous apportons notre contribution à l’amplification des efforts de l’État du Sénégal dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé publique et de formation de qualité », a souligné Pr. Mboup qui a rendu un hommage au président de la République pour son soutien depuis le début du projet. « Il ne fut guère difficile de convaincre nos autorités de la pertinence de ce projet. L’État du Sénégal, à travers certains de ses démembrements, nous a continuellement soutenu et encouragé tout au long du projet », s’est félicité Pr. Souleymane Moup qui ne s’est pas privé de présenter l’institut. « Organisme à but non lucratif reconnu d’utilité publique, l’Iressef jouit d’un statut de Fondation avec une participation de l’État du Sénégal tel que régi par la loi 95-11 du 7 avril 1995 et son décret application : 95-415 du 15 mai 1995 », a-t-il expliqué. Ajoutant qu’en ce qui concerne ses domaines d’intervention, 4 pôles d’activités sont privilégiés : la Formation, la Surveillance des maladies, la Recherche et le Diagnostic. Selon Pr Mboup, l’Institut est un bâtiment de 6 niveaux doté d’un sous-sol abritant, en particulier, une bio-banque aux normes internationales. Il compte aussi un laboratoire d’analyses, un département d’épidémiologie, de recherche clinique et de santé publique.

E. KALY

Devant la grandeur du bâtiment qui abrite les services et les laboratoires de l’Iressef, le président de la République a affiché toute satisfaction. Selon Macky Sall, cet institut réalisé dans un court délai, montre que l’expertise sénégalaise est une réponse pertinente à son appel à la mobilisation nationale pour atteindre l’émergence visée à travers le Pse. Le chef de l’État s’est dit aussi fier parce qu’il y a deux ans, l’espace où est implanté cet institut (Diamniadio) était constitué de champs et de vergers. « Aujourd’hui, aucun Sénégalais ne doute de la pertinence de faire de Diamniadio un pool de l’excellence. Je suis heureux, à côté de l’État, qu’il y ait des initiatives privées comme celles du Pr. Souleymane Mboup qui viennent nous accompagner. C’est pourquoi, j’ai pris l’engagement de soutenir ce projet », a fait savoir le chef de l’État qui a rendu un vibrant hommage aux ouvriers et architectes sénégalais qui ont compris sa vision. L’État est prêt à accompagner les projets de ce genre. « Pour que notre système de recherche soit plus compétitif, il faut des partenariats dynamiques et de qualité entre privé et public», a souligné Macky Sall qui a exhorté, dans cette perspective, l’institut à nouer des partenariats avec des universités pour relever le niveau dans nos institutions de formation.

E. KALY

Le chef de l’État, en inaugurant, hier, dans l’après-midi, à Diamniadio, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de la Formation (Iressef), a promis de donner les 3 milliards de FCfa qui restent pour la finalisation des travaux. Une manière d’encourager le Pr. Souleymane Mboup qui a consacré toute sa carrière à la recherche et à l’enseignement.

Le président de la République, Macky Sall, a inauguré, hier, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de la Formation (Iressef) sis à Diamniadio. Cet institut est un projet du Pr. Souleymane Mboup qui, malgré sa retraite, poursuit sa carrière de chercheur et de formateur pour aider les populations africaines en général et sénégalaises en particulier. Le chef de l’État a visité les laboratoires et les différents services de l’institut qui est financé, en grande partie, par les partenaires. Le Pr. Mboup a obtenu un financement de 6 milliards de FCfa sur 9 milliards nécessaires pour les travaux et l’équipement. « Ils ont apporté une contribution décisive en finançant ce projet », a indiqué le directeur fondateur de l’Iressef, Pr Souleymane Mboup.

Le président Macky Sall qui a salué cette initiative a promis que l’État du Sénégal prendra le reste du financement. Il a promis d’octroyer alors 3 milliards de FCfa pour la poursuite des travaux de l’Institut. Le montant sera décaissé à compter de la prochaine loi de finance, c’est-à-dire à partir du prochain budget. « J’ai pris cette décision parce que les chercheurs qui trouvent on n’en cherche. Si vous avez des chercheurs qui trouvent, il faut mettre des moyens à leur disposition pour les soutenir », a dit Macky Sall qui a indiqué que ce soutien de l’État est une « manière de rendre hommage au Pr. Souleymane Mboup ».

Le chef de l’État a déclaré que la santé, l’éducation et l’innovation sont des leviers indispensables pour atteindre le développement inclusif et durable auquel le Sénégal aspire. Selon lui, cette importante structure constitue, avec la Cité du Savoir et l’hôpital pour Enfant de Diamniadio, une plateforme scientifique en parfaite cohérence avec son ambition qui est le développement du capital humain. « La réalisation de cette ambition passe, entre autres, par la promotion de l’éducation, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des apprentissages, mais aussi l’alignement de la formation sur les besoins de la société et la prise en charge sociale et sanitaire des populations », a argumenté le chef de l’État.

Le directeur de l’Onusida, Michel Sidibé, est impressionné par l’institut. « Ce centre montre que les pays africains peuvent rêver d’une émergence », a martelé M. Sidibé. Le patron de l’Onusida a magnifié l’engagement du président Macky Sall aux côtés des scientifiques. Ces derniers doivent faire des efforts dans la recherche parce que 25% du fardeau du Sida se trouvent en Afrique qui, malheureusement, ne comptent que 1% de chercheurs sur le plan mondial. De nombreux partenaires ont également salué « la rigueur et le sérieux » du Pr. Souleymane Mboup.

Eugene KALY

Pour aller dans le sens d’instaurer une école viable, stable et pacifiée, l’État du Sénégal, a dit Ousmane Sow, mobilise, chaque année, d’importantes ressources pour consolider la paix dans l’espace scolaire et renforcer la collaboration entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Il s’est félicité que depuis deux ans, les conditions matérielles et organisationnelles des Assises de la commission de mutation aient été réellement améliorées. L’Inspecteur d’académie de Thiès a salué l’esprit de « solidarité et de partage » qui a régné tout au long du processus. Ce qui, à ses yeux, a conduit à des résultats positifs. Le travail effectué en amont par les Ief et les Ia avec toute la rigueur qui sied à aussi été salué. Papa Abdoulaye Dembélé a, au nom des syndicats, exprimé sa totale satisfaction après sept jours très chargés, empreints de sérieux et d’assiduité.

Amath Sigui NDIAYE

Du 12 au 18 juin 2017, se sont tenues, à Saly, les Assises de la commission consultative nationale des mutations des personnels enseignants. Au terme des travaux, 19.498 dossiers ont été traités sur 78.000 postes demandés.

En clôturant les Assises de la commission consultative nationale des mutations des personnels enseignants, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale a magnifié le climat de sérénité qui a prévalu durant cette rencontre. « Agents de l’administration et mandataires des sept syndicats représentatifs ont examiné toutes les demandes enregistrées », a indiqué Ousmane Sow. Il s’est félicité que « la transparence, l’objectivité et l’impartialité soient observées » dans la procédure d’attribution des postes de responsabilité et d’adjoints. Pour ce qui concerne la confidentialité des délibérations, M. Sow a demandé que plus d’efforts soient consacrés non sans indiquer que les résultats issus de ces consultations ont un « caractère confidentiel et provisoire » tant qu’ils n’auront pas été validés par l’autorité compétente.

Au total, 19.498 dossiers ont été traités pour un cumul de 78.000 postes demandés. La parité n’a pas été occultée. Quelque 139 postes de responsabilité ont été attribués aux femmes. Par ailleurs, M. Sow a renseigné que le rapport diagnostic sur la gestion des ressources humaines du département dressé en 2013 a révélé que 20% des problèmes qui relèvent de la gestion des ressources humaines causent 80% des dysfonctionnements du système éducatif.

139 postes de responsabilité attribués aux femmes
Pour aller dans le sens d’instaurer une école viable, stable et pacifiée, l’État du Sénégal, a dit Ousmane Sow, mobilise, chaque année, d’importantes ressources pour consolider la paix dans l’espace scolaire et renforcer la collaboration entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Il s’est félicité que depuis deux ans, les conditions matérielles et organisationnelles des Assises de la commission de mutation aient été réellement améliorées. L’Inspecteur d’académie de Thiès a salué l’esprit de « solidarité et de partage » qui a régné tout au long du processus. Ce qui, à ses yeux, a conduit à des résultats positifs. Le travail effectué en amont par les Ief et les Ia avec toute la rigueur qui sied à aussi été salué. Papa Abdoulaye Dembélé a, au nom des syndicats, exprimé sa totale satisfaction après sept jours très chargés, empreints de sérieux et d’assiduité.

Amath Sigui NDIAYE

La caravane des Sciences, qui coïncide avec la célébration de la Semaine africaine des sciences, s’est ébranlée, samedi dernier, de Saint-Louis. Au Centre culturel français, Assane Fall, ambassadeur du Next Einstein forum (Nef) au Sénégal, s’est adressé à la presse pour rappeler que cette première Semaine africaine des Sciences au Sénégal, est célébrée dans 13 pays du continent. Il a, à ce propos, précisé que cette activité est une initiative de l’Institut panafricain des Sciences mathématiques, en partenariat avec Robert Bosch Stiftung. Selon M. Fall, cette caravane a pour objectif principal de développer et de promouvoir les matières scientifiques et techniques. Les activités consistent également à démontrer l’impact critique de la science dans la vie quotidienne. A long terme, a-t-il souligné, les organisateurs de cette caravane espèrent catalyser les investissements dans la recherche et le développement et vulgariser les sciences.

A en croire M. Fall, la visite de Saint-Louis est riche en enseignements, compte-tenu de l’importance du thème de la formation sur « le codage informatique » avec les élèves des lycées de Saint-Louis et les étudiants de l’Ufr/Sat (Sciences appliquées et technologie) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. « Il s’agit, avec cette caravane, d’initier les jeunes à l’informatique et surtout de les inciter à aimer l’informatique », a-t-il indiqué.

Mb. Kharachi DIAGNE

Pour garantir l’égalité des chances à tous les étudiants, Montpellier Business School et ses partenaires (entreprises) recrutent, depuis 2014, des étudiants issus de milieux modestes en leur offrant des bourses de formation. Cette année, ils sont six dont trois étudiants sénégalais à encore bénéficier de ce geste de solidarité de l’école. La bourse est de 25.000 euros par an soit plus de 16 millions de FCfa. Le jury social de cette année, présidé par le directeur général de MBS, Didier Jourdan, a bouclé la sélection des 3 étudiants sénégalais, après une autre qui s'est tenue à Abidjan, pour récompenser 3 autres étudiants ivoiriens.

Comme il est de coutume depuis 2014, trois heureux étudiants sénégalais bénéficient cette année, d’une bourse de Montpellier Business School pour poursuivre leurs études en Master en France. Ils ont été sélectionnés, jeudi dernier, à Dakar, par un jury composé des responsables d’entreprises et de Montpellier Business School. L’étudiante Yaye Fama Dieng qui fait partie des trois bénéficiaires, va poursuivre ses études en France, plus particulièrement à Montpellier Business School. La jeune fille ne pouvait pas cacher sa joie. « Je suis contente de faire partie des sélectionnés parce que Montpellier Business School est une grande école de formation dont rêvent tous les étudiants. Tout le monde veut intégrer cette école. C’est une joie immense qui m’anime », confesse la jeune fille. Elle va suivre la filière des sciences de gestion. C’est un tronc commun en gestion d’entreprise.

Qualité de la formation
Elle a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à l’octroi des bourses aux jeunes issus de milieux modestes parce que les coûts de formation à Montpellier Business School ne sont pas à la portée de beaucoup de familles africaines. Faisant partie de brillants étudiants parce qu’étant sélectionnés sur les critères de l’excellence, la jeune bénéficiera d’une bourse annuelle de 50.000 euros pour une formation de deux ans en Master.

Aïssatou Aïda Diop a bénéficié de cette bourse. De retour au Sénégal en avril dernier, elle est déjà sur le marché du travail. Elle est rentrée à Dakar après l’obtention de son Master en crédit de management (domaine des finances). La jeune fille qui est à la recherche d’un emploi est fière de faire partie des bénéficiaires de ces bourses. « Je suis rentrée depuis deux mois. Je suis en stage de trois mois dans une société de télécommunications », a fait savoir Mlle Diop.

Elle a expliqué qu’à Montpellier Buness School, les étudiants font plus de présentations orales que de travaux de groupes. « Nous étions constitués en groupes de 6 étudiants qui n’habitent pas dans la même localité. Les étudiants viennent des différentes régions de la France et même de l’étranger. Du coup, il était difficile de communiquer avec tout le monde », a expliqué Aïssatou Aida Diop. Mais les étudiants ont profité de nouvelles technologies de l’information et de la communication notamment des vidéo-conférences, du skype pour travailler. « A Montpellier Business School, nous avons appris à s’organiser, à travailler avec d’autres personnes et à s’ouvrir au monde », s’est-elle réjouie.

De retour au Sénégal, l’ancienne étudiante de Mbs, soutient qu’elle est formée dans une filière qui permet d’optimiser ce qu’elle appelle « les cycles clients et fournisseurs ». « Notre rôle est de faire rentrer les fonds dans l’entreprise pour sa bonne santé financière », a précisé Aïssatou Aida Diop. Elle est fière de la formation reçue, non sans remercier l’école et les entreprises qui ont financé sa formation.

Eugène KALY

Confrontées au phénomène du ravinement des sols, les populations de la commune de Montrolland alertent les autorités, pour que des solutions soient trouvées à cette situation.

Le phénomène des ravinements inquiète beaucoup les populations de la commune de Montrolland, particulièrement les habitants des villages de Ndiaye Bop et Loukhous. Ils ont saisi l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement pour tirer la sonnette d’alarme sur cette situation qui se caractérise, selon le maire de la ville, Yves Lamine Ciss, « par des affaissements des sols jusqu’à des profondeurs atteignant plus d’une dizaine de mètres de profondeur ».

« Nous sommes vraiment inquiets avec ses nombreux trous aux alentours de nos habitations, surtout en période d’hivernage où on note un ruissellement de l’eau à partir de la falaise de Thiès », dit le chef du village de Ndiaye Bop, Moussa Ndiaye. « Les villageois sont exposés, car on se souvient que le même phénomène d’affaissement s’était signalé dans une des maisons du village, occasionnant un trou géant. Il a fallu mobiliser des camions de latérite pour le combler », confie Yves Lamine Ciss. C’est dire que la menace est persistante dans cette zone constituée de cours d’eau alimentés par les ruissellements du plateau de Thiès vers le lac Tanma, qui s’est d’ailleurs asséché à cause de l’affaissement des sols.

Pour le colonel Mouhamadou Samoura, coordonnateur du projet Thiès et son Unterland, le phénomène est caractéristique aux ramifications du plateau de Thiès à travers son relief et sa structuration qui touche 3 versants, dont la Somone, Thiès-Fandène et Montrolland. « Ce qui fait qu’à Montrolland la nature des sols argileux résiste difficilement à la furie des eaux. Les rencontres souvent notées de deux cours d’eau provoquent ainsi des tourbillons qui créent ces affaissements des sols », explique M. Samoura.

La conséquence immédiate est la réduction des superficies cultivables, les baisses de rendement des productions qui occasionnent, du coup, une baisse des revenus, entrainant ainsi la paupérisation des producteurs.

Il convient alors de mutualiser les interventions à travers des actions antiérosives pour capter l’eau et réduire sa vitesse et procéder à des combinaisons de plusieurs types d’ouvrages. Aussi, est-il impérieux de recréer la biodiversité et protéger les nombreux baobabs qui ornent la zone pour freiner ces phénomènes dévastateurs, qui prennent de plus en plus d’ampleur.

Mohamadou SAGNE

Le concours d’Entrée en sixième et l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), session 2017, démarrent demain mardi 20 juin. Cette année, 278.532 candidats sont inscrits dont 146.877 filles. Ils vont composer dans 1.683 centres.

Les épreuves du concours d’Entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires(Cfee) débutent ce mardi 20 juin. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juin 2017. Au total, 278.532 inscriptions sont déjà enregistrées par les Inspections d’académie (Ia) et envoyées à la Direction des examens et concours (Dexco). Cet effectif, regroupant les candidats officiels et ceux dits libres, peut connaître une légère évolution, selon le directeur des examens et concours, Amadou Moctar Ndiaye.

Cette année encore, le nombre de filles a augmenté. De 146.512 en 2016, 146.877 filles sont dénombrées cette année. Soit 365 candidates de plus qu’en 2016. L’effectif total des candidats a aussi connu une hausse de 1.777 élèves, passant de 276.755 en 2016 à 278.532 candidats cette année.

L’examen du Cfee et du concours d’Entrée en classe de sixième de cette année a connu une innovation de taille. Pour la première fois, les élèves des classes inclusives des écoles de Pikine, Thiaroye et Rufisque vont passer l’examen dans les mêmes conditions et dans les mêmes salles que leurs camarades non handicapés. La seule différence est que les candidats déficients visuels vont utiliser la méthode braille durant toutes les épreuves de l’examen. Une innovation que le Sénégal va expérimenter pour la première fois dans les évaluations finales. Au nombre de 7, ces candidats mal et non-voyants vont composer dans les centres d’examen de leurs localités respectives.

A côté de ces candidats des classes inclusives, il y a aussi les 14 mal voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles de Thiès. La seule différence est que les candidats de l’Inefja ne font pas de l’inclusion, mais plutôt de l’éducation spéciale. Cela veut dire que dans les salles d’examen, il n’y aura que des candidats non et mal voyants. Le même format sera utilisé pour les six candidats déficients auditifs ou sourds muets. Du côté de la Dexco, un dispositif important est mis en place pour un bon déroulement de l’examen. Sur le plan des ressources humaines, 18.570 enseignants sont mobilisés pour assurer la surveillance dans les 1.683 centres d’examen. Concernant les moyens matériels, le directeur des examens et concours indique que des efforts sont déployés pour mettre à la disposition de la « Dexco » assez d’imprimés spéciaux.

Le directeur Amadou Moctar Ndiaye a aussi précisé qu’une réallocation importante de ressources issues du fonds d’appui aux examens et concours a été faite à l’endroit des Inspections d’académie pour leur permettre de faire face à l’organisation et aux dépenses liées à l’examen. Pour ce qui est de la sécurisation des épreuves, le directeur Ndiaye a affirmé que des mesures rigoureuses ont été prises. Elles ont permis de bien faire la levée et l’acheminement des épreuves vers le niveau déconcentré, et comme chaque année, une priorité a été accordée aux académies les plus éloignées.

Le directeur des examens et concours en appelle à la vigilance, à la prudence et au sens de la responsabilité de tous les acteurs, afin que l’examen puisse se dérouler normalement.

Pape Coly NGOME

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, somme l’entreprise chargée des travaux de construction du Centre délocalisé de l’Université Assane Seck de Kolda d’accélérer les travaux.

Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a effectué, le 16 juin 2017, une visite de quelques heures à Kolda pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de l’Espace numérique ouvert (Eno) et du Centre délocalisé de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Il s’est dit satisfait de l’état d’avancement des travaux de l’Eno où les engagements qui avaient été pris par l’entrepreneur lors de sa dernière visite du chantier, il y a environ deux mois, sont plutôt, bien respectés. Les travaux avancent ainsi normalement et il ne reste, aujourd’hui, que le volet informatique et l’aménagement intérieur qui devraient, en principe, être réalisés dans les tout prochains jours. Ce qui permettra à l’entreprise de commencer le carrelage et la finition définitive des travaux.

Par contre, au Centre délocalisé de l’Université Assane Seck de Kolda, les travaux ont certes connu une certaine avancée, au cours des deux dernières semaines, mais il reste encore beaucoup à faire. Le ministre de l’Enseignement supérieur demande à l’entrepreneur, qui a pris beaucoup de retard par rapport à ses engagements, d’accélérer la cadence pour respecter le délai de livraison du chantier. « Lors de notre dernière visite, un certain nombre de constats avait été fait : d’abord, des malfaçons ; ensuite, un retard sur le chantier. Pour ce qui est des malfaçons, des remédiassions ont été faites puisque le maître d’œuvre a maintenant un représentant permanent sur le site et qu’il a pris des mesures, nous avons vu l’impact de ces mesures, c’est quelque chose à encourager. Il y a eu aussi des avancées sur le chantier. Cependant, il faut constater que ces avancées ne sont pas à la mesure des engagements qui avaient été pris. C’est pour cette raison que nous demandons à l’entreprise d’accélérer le travail », déclare Mary Teuw Niane qui promet de revenir sur le chantier dans le courant du mois d’août prochain pour vérifier l’évolution des travaux. Il demande à l’entreprise de prendre suffisamment d’ouvriers pour livrer le chantier dans les délais requis. L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics et la Direction de la maintenance des constructions des établissements de l’enseignement supérieur avaient fait le même constat qui expliquerait, en grande partie, les retards notés dans le déroulement des travaux.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est prononcé, à Sédhiou, sur le retard accusé par les chantiers de l’Ucad. D’où le mouvement d’humeur des étudiants de cette université. Il reconnaît que certains retards sont dus à des précautions qu’il fallait prendre pour mettre des dossiers en sécurité : trouver un bâtiment où garder les documents. Le maître d’œuvre délégué : l’Agence de construction de bâtiments et édifices publics se charge de faire accélérer la cadence dans la réalisation des ouvrages. Signalons que l’auditorium de l’amphi 7, les amphis communs et l’amphi Mbaye Guèye sont des chantiers déjà livrés.

M. KAMARA

En moins de deux mois, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a visité, pour la deuxième fois, le chantier de l’Espace numérique ouvert (Eno) de Sédhiou. Entre temps, les travaux n’ont pas connu d’avancement significatif.

En visite sur le site du chantier de l’Espace numérique ouvert (Eno) de Sédhiou, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a constaté que les travaux n’ont pas connu d’avancée significative. Sur place, il a rappelé les promesses du chef d’entreprise lors de la première visite. Selon lui, « le Directeur général de l’entreprise avait pris l’engagement d’accélérer l’achèvement du chantier ». C’est pourquoi il a tenu à dire que ce qu’il voit ne le rassure pas, puisque la partie qui se trouve au-dessus de l’amphithéâtre, ainsi que « l’open space » ne sont pas encore réalisés. Les grosses poutres des salles de visioconférence se trouvant au-dessus de l’amphithéâtre ne sont pas encore coulées. Elles sont pourtant nécessaires à la confection de la grosse dalle essentielle pour l’ouvrage. L’entrepreneur a, cependant, rassuré le ministre, lui promettant que tous ces travaux seront réalisés en moins de deux semaines. Si tel est le cas, le chantier pourrait être livré dans les délais, sinon pas d’espoir. D’où les sentiments d’espoir et de désespoir qui ont animé le ministre à la fin de la visite. Mary Teuw Niane a, de ce fait, demandé aux entrepreneurs nationaux d’honorer la confiance que le chef de l’État place en eux, parce que c’est lui qui a demandé qu’on confie les grands projets aux nationaux. Si ces derniers ne respectent pas leur engagement, qu’ils ne soient pas surpris si on ne leur fait plus confiance. La réalisation de l’édifice et son équipement en matériel informatique reviennent à des nationaux, seul le mobilier est revenu à un entrepreneur non sénégalais.

Malamine KAMARA

La fin de la mission médiale de spécialistes tchèques à l’hôpital El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès a été marquée par la visite de l’ambassadeur Linka Pokoma, reçue par le maire de la ville, Talla Sylla, à la salle de conférence de l’établissement hospitalier.

Dans le cadre de son approche « Cay Cees » (venez à Thiès en wolof), lancé depuis son avènement à la tête de ladite ville, Talla Sylla s’est ouvert au consulat de la République tchèque à Dakar, en la personne de Son Excellence Linka Pokoma, l’ambassadeur. Un contact qui a fini par porter les premiers fruits dans le domaine de la santé avec une mission de médecins tchèques conduite par le Dr Daniel Driak, un gynécologue. Ainsi, du 31 mai au 8 juin, l’équipe de médecins tchèques, en étroite relation avec leurs collègues sénégalais de l’hôpital El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, avec à leur tête le Dr Souleymanie, a travaillé pour soulager 11 femmes souffrant de lésions cancéreuses. « Après avoir reçu les patientes retenues par l’équipe sénégalaise, nous les avons examinées. Onze ont été opérées et le reste soumis à un traitement adéquat. Puis, toutes ces patientes seront suivies par nos collègues de l’hôpital El hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès », a confié le Dr Driak.

Sur le plan purement technique, il a dit tout son plaisir de constater qu’avec des moyens modestes leurs collègues locaux font des prouesses sur le champ de leur spécialité ; ce qu’il trouve extraordinaire. « En nous frottant à nos collègues médecins à Thiès, nous avons pu échanger nos expériences mutuelles ; ce qui est bénéfique pour tout le monde. Je salue leur engagement et celui de tous les membres des équipes qui ont participé à fond pour que l’objectif de notre mission soit atteint, nous les remercions amplement », a-t-il ajouté.

Saisissant la balle au bond, le Dr Souleymanie, chef du Service gynécologie obstétricale à la maternité de l’hôpital, a trouvé ces échanges enrichissants et souhaite qu’ils puissent être étendus à d’autres services dans leur structure sanitaire. « Car il est important de noter que toutes les patientes qui ont été opérées pour lésions cancéreuses ont pu, dans les quatre heures qui ont suivi, regagner leurs domiciles », a-t-il précisé.

Quand on sait qu’il faut débourser 85.000 FCfa pour chaque patiente afin de pouvoir bénéficier d’une telle intervention, on peut mesurer à sa juste valeur le coup de main de la mission tchèque porté par le projet Medevac, réalisé par leur ministère de l’Intérieur en relation avec celui des Affaires étrangères.

Au nom de son pays, l’ambassadeur Linka Pokoma a dit tout le plaisir qu’elle ressent avec cette expérience qui va aider des femmes malades à retrouver le sourire. « Je félicite le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, pour être venu vers nous. Un contact qui nous a permis de poser cet acte humanitaire de solidarité. La joie exprimée par l’équipe médicale tchèque est si grande que le rendez-vous pour octobre prochain de spécialistes en ophtalmologie, en oto-laryngologie dans votre hôpital est attendu avec impatience du côté de la mission tchèque », a-t-elle souligné.

Talla Sylla a, pour sa part, dit toute sa satisfaction de constater que la relation entre Thiès et l’ambassade de la République tchèque est en train de se bâtir sur du concret. « Alors, nous les remercions pour l’acte ô combien humanitaire que les spécialistes tchèques ont eu à poser durant leur séjour. Nous leur souhaitons un bon retour chez eux et une longue vie pleine de bonheur », a-t-il lancé.

Mbaye BA

La fistule obstétricale constitue toujours une réelle préoccupation pour les pouvoirs publics au Sénégal où, chaque année, 400 nouveaux cas sont recensés. La prise en charge étant gratuite, l’Organisation communautaire de base (Ocb) du quartier Abattoirs de la commune de Tambacounda a décidé de diffuser cette information auprès du grand public.

L’Organisation communautaire de base (Ocb) du quartier Abattoirs de la commune de Tambacounda a initié une journée de mobilisation sociale à l’intention des femmes et filles de ladite commune. Cette activité a permis de passer en revue les conséquences sociales de la fistule obstétricale.

Selon Babacar Ndao, chef du Service régional du développement communautaire de Tambacounda, « la majorité des cas de fistule obstétricale survient quand les filles se marient trop jeunes et contractent des grossesses précoces ». Des propos confirmés par Mme Yaba Sy, sage-femme d’Etat au centre médical de Tambacounda. Elle a rappelé que la fistule obstétricale est « une communication anormale entre le vagin et la vessie et/ou le rectum qui résulte d’un accouchement prolongé et difficile, sans intervention médicale rapide. Elle entraîne une perte permanente d’urines et/ou de selles ».

Dans le cadre de cette journée de mobilisation sociale sur la prévention de la fistule, l’occasion a été saisie par Dr Mbaye, du centre de santé, pour souligner que cette maladie touche les filles et les femmes les plus vulnérables qui vivent dans les zones enclavées.

Ainsi, pour Aminata Diallo Sall, relais de l’Ong « Article 19 » et responsable de l’Ocb, le moment est venu de mettre fin à la fistule obstétricale et de remédier aux circonstances qui la perpétuent : la pauvreté, le manque d’accès aux soins de santé, les mariages d’enfants et les grossesses précoces. Cela passera nécessairement, selon elle, par la prévention partout dans la région de Tambacounda.

De concert avec le ministère sénégalais de la Femme, de la Famille et de l’Enfance et celui de la Santé et de l’Action sociale, le traitement des femmes vivant avec la maladie et leur accompagnement, en vue de leur réintégration dans leur communauté, est une préoccupation prise en compte par l’Etat du Sénégal et ses partenaires, a précisé M. Ndao. En 2016, Article 19 et d’autres partenaires comme Unfpa, Tostan, etc., ont organisé un camp pour la prise en charge des réparations et opérations de fistuleuses. A cette occasion, 26 femmes malades ont bénéficié de soins gratuits. Durant ce camp, une femme de 70 ans a été opérée après avoir vécu 45 ans avec la fistule.

Il est précisé que la fistule n’est pas une maladie mortelle, mais très handicapante. Elle a des effets dévastateurs sur la femme. Dans la plupart des cas, elle perd son bébé durant le processus d’accouchement. Ensuite, elle souffre d’une incontinence chronique: incapable pour la femme malade de contrôler l’écoulement de l’urine ou l’excrétion des matières fécales. Les conséquences sociales sont encore plus dramatiques. La femme est, dès lors, mise à l’écart, abandonnée par son mari et son entourage.

D’après Mme Coly Mabinta Sambou, du Service régional de l’information et l’éducation pour la santé, c’est le mari qui abandonne souvent en premier sa femme. Elle a ajouté que cette maladie, qualifiée de honteuse, ne laisse aucune chance à la femme ou à la jeune fille. « Elle n’a plus la possibilité d’exercer une fonction ni de s’asseoir dans les instances de prise de décision. En somme, elle est carrément marginalisée », a-t-elle regretté. Ce malheureux constat fait que les malades n’ont pas les moyens de se prendre en charge, car n’étant plus en état d’exercer des activités génératrices de revenus.

Pape Demba SIDIBE

Pour un bon déroulement des différents examens qui vont se tenir dans un futur proche, la famille éducative de la banlieue (Pikine et Guédiawaye) s’est retrouvée, le 14 juin, autour des préfets des deux départements et de l’inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye.

Les examens du baccalauréat, du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cefe) sont imminents. Face à l’ampleur de la tâche, l’Inspection d’académie (Ia) de Pikine-Guédiawaye a tenu un Comité départemental de développement (Cdd). Il a réuni tous les acteurs de l’éducation en vue de contribuer à la réflexion, et aller vers la tenue d’examens sans obstacles majeurs.

Le préfet de Guédiawaye, Blondin Diop, et l’adjoint à son homologue de Pikine ont bien écouté les différentes interventions et donné des recommandations, en particulier aux chefs d’établissements, pour que les examens se passent dans les meilleures conditions. En banlieue, l’enjeu principal est lié à l’insécurité dans les établissements scolaires. A ce titre, les maires ont donné des instructions fermes, afin que les centres d’examens soient pourvus en agents de sécurité. L’autre aspect, ce sont les effectifs pléthoriques.

L’Ia de Pikine-Guédiawaye est la première du Sénégal en termes de candidatures, vu la taille démographique de la banlieue qui représente la localité la plus peuplée du Sénégal. Ils sont, en effet, plus de 26.000 candidats au Cfee, un peu plus de 25.000 au Bfem et à peu près 18.000 au baccalauréat. Il a été également souligné la baisse du nombre de candidats au niveau du Bfem. L’inspecteur d’académie de Pikine-Guédiawaye a déclaré qu’ il est difficile, aujourd’hui, de donner avec précision les raisons qui ont conduit à cela. « Si l’ensemble des mesures données sont appliquées, il est évident que nous allons droit vers la tenue d’examens paisibles où tout se déroulera le plus normalement du monde », a soutenu Seyni Wade, l’Ia de Pikine-Guédiawaye.

L’occasion a été saisie par les participants pour mettre sur la table les problèmes que sont la violence, l’introduction de l’alcool et de la drogue dans l’espace scolaire, mais aussi l’installation de salles de jeu dans l’environnement immédiat des établissements scolaires. Les autorités administratives ont fait des propositions, notamment aux chefs d’établissements, afin que l’ensemble de ces difficultés puissent être éradiquées.

Abdou DIOP

Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a une nouvelle directrice. Cousson Traoré Sall, Maître de conférences, a été élue par le conseil d’établissement pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois.

Mme Cousson Traoré Sall est la nouvelle directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti). Elle remplace Ibrahima Sarr, directeur depuis 2011, qui vient de terminer ses deux mandats. Titulaire d’un doctorat en anglais, Cousson Traoré Sall, Maître de conférences, enseigne l’anglais des médias depuis plus d’une quinzaine d’années dans l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Elue par le conseil d’établissement, elle est ainsi la deuxième femme à être directrice du Cesti après Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye. Mme Sall était en concurrence avec un autre enseignant de l’école, Alioune Dieng, professeur de français. Cousson Traoré Sall était, depuis des années, la directrice des études aux côtés du directeur Ibrahima Sarr. Ce dernier a été le premier diplômé de l’école à occuper le poste de directeur. Journaliste de profession, Ibrahima Sarr a poursuivi ses études en communication à l’Institut français de presse de l’Université Paris 2 Panthéon Assas. C’est après son doctorat qu’il est devenu enseignant au Cesti jusqu’à devenir directeur de l’école. « Je pars le cœur léger, la conscience tranquille, avec le sentiment du travail accompli. Même si c’était difficile au début, au finish, nous sommes fier de notre bilan qui est le résultat de toute une équipe », a dit le directeur sortant.

Il a aussi appelé à une mobilisation de tout le personnel pour aider la nouvelle directrice à réussir sa mission. Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, a demandé que la dynamique enclenchée soit poursuivie par la nouvelle directrice. Mme Cousson Traoré Sall a été proposée à la suite d’un vote par le conseil d’établissement, conformément au statut de l’institution de formation des journalistes de l’Ucad. Le recteur, président du conseil d’établissement, a précisé que cette étape sera suivie par l’approbation de l’Assemblée de l’université avant le décret de nomination du directeur.

Créé en 1965, avec l’appui de l’Unesco, le Cesti est une école de formation de journalistes rattachée à l’Ucad. Sa mission principale est de « former des journalistes et techniciens en information capables d’opérer en Afrique et partout dans le monde, capables d’évoluer dans le monde de l’information et de la communication et d’en devenir des experts ». Il accueille des étudiants d’une dizaine de pays d’Afrique francophone, mais aussi de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert. Le Cesti a célébré, l’année passée, son cinquantenaire.

Oumar NDIAYE

Les travaux de réhabilitation des infrastructures pédagogiques de l’Université Cheikh Anta Diop connaissent un grand retard. Le Recteur Pr Ibrahima Thioub indexe les entreprises chargées de l’exécution de travaux.

Engagés depuis 2016, les travaux de réhabilitation des infrastructures pédagogiques de l’Université Cheikh Anta Diop connaissent un grand retard dans leur livraison. Ce qui a occasionné un mouvement d’humeur des étudiants et même du personnel enseignant et de recherche. Un retard que le recteur, Pr Ibrahima Thioub, impute aux entreprises chargées d’exécuter ces travaux. « Ces travaux pilotés par l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics (Acbef) en sa qualité de maître d’œuvre délégué, ont été lancés par le chef de l’Etat, et devaient se réaliser dans un délai de huit mois à compter de la délivrance des ordres de services », a rappelé le recteur.

Depuis, un certain retard a été noté dans les travaux. Le recteur parle ainsi de grande responsabilité des entreprises qui n’ont jamais su tenir les engagements pris et réitérés devant la communauté université. Pour faire face à cette situation, l’Ucad avait pris comme solutions alternatives, le recours à des chapiteaux pour favoriser le correct déroulement des enseignements.

Mais aujourd’hui, selon le recteur, ces alternatives présentent beaucoup de difficultés pour faire cours dans les chapiteaux avec des pics de chaleur, mais aussi dans l’organisation des Travaux pratiques et dirigés et l’indisponibilité de certains bureaux et centres de documentation. L’Ucad, par la voix du recteur, veut que les responsabilités de ces situations soient situées « afin que puisse continuer le climat de paix qui régnait depuis quelques mois ».

Ces travaux concernent principalement les infrastructures pédagogiques de la Faculté des sciences juridiques et politiques, la Faculté des sciences et techniques, la Faculté des lettres et sciences humaines, ainsi que le bâtiment abritant le Rectorat, les locaux de l’Office du Bac, l’Auditorium Khaly Amar Fall. Pour le moment, seuls, les amphithéâtres communs (Boilat, Ousmane Socé et Capelle) situés à la Faculté des sciences et techniques et l’Amphi Mbaye Guèye de la Faculté des lettres et sciences humaines ont été livrés. Il reste les Amphis de la Faculté des sciences juridiques, les bâtiments du Rectorat, de l’Office de Bac et l’Auditorium Khaly Amar Fall.

Quant au directeur des Bourses, Lassana Konaté, il a estimé que le retard dans le paiement des bourses est dû à un problème d'inscription de certains étudiants. Il a promis le règlement de certains paiements d'ici fin juin.

O. NDIAYE

La prévention des maladies diarrhéiques et de la fièvre à virus Ebola occupe une place centrale dans le plan « Fagarou » présenté, le 14 juin 2017, par la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar en présence des élus locaux et des démembrements de l’Etat.

La sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar a présenté son 3ème plan d’actions de prévention des maladies de l’hivernage. C’était au cours d’un Comité départemental de développement (Cdd) présidé par le préfet de Dakar en présence d’élus locaux. Cette nouvelle stratégie, dénommée plan « Fagarou » (prévenir), est basée sur un Partenariat public-privé. Magnifiant l’appui de l’Unicef, l’adjudant-major Alla Ngom, chef de la sous-brigade d’hygiène de Dakar, a expliqué les orientations du plan « Fagarou ». Pour lui, c’est un mécanisme d’intensification et de densification des mesures de prévention dans le département de Dakar pour protéger les populations du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la fièvre à virus Ebola. Il a pour objectifs de réduire la densité et la longévité des populations de moustiques et surtout de renforcer la prévention, de sécuriser le milieu scolaire et les « daaras » par la désinfection et d’impulser une culture de prévention au niveau des leaders d’opinions.

« Devant l’apparition du Sida et les difficultés de réguler le financement du secteur de la santé, la prévention est apparue comme une nécessité impérieuse dans le système », a soutenu M. Ngom. C’est pourquoi il a estimé que l’Etat et les collectivités locales doivent jouer un grand rôle pour préserver le capital santé qui est le moteur du développement économique et social. Il a aussi insisté sur l’observation des règles d’hygiène qui permet d’améliorer et de conserver la santé.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le plan « Fagarou », lequel repose sur cinq axes stratégiques. Le renforcement des capacités, l’organisation de foras, la désinfection des écoles, des mosquées, des églises, et « daaras », la sensibilisation des élèves et talibés sur les techniques et méthodes de prévention des maladies ciblées et la lutte antivictorienne sous toutes ses formes. Présidant la cérémonie de présentation de ce 3ème plan dont le coût est chiffré à 85.193.750 FCfa, le préfet de Dakar, Khalifa Ababacar Kane, a invité de se l’approprier. « C’est un plan multidimensionnel. Il est orienté vers la prévention, développe un système d’alerte précoce et renforce les compétences des relais pour une appropriation locale en vue d’assurer sa durabilité », a-t-il argumenté, saluant le fait qu’il soit « centré sur la protection sanitaire de la personne humaine contre les maladies diarrhéiques ». M. Kane n’a pas manqué de magnifier l’appui de l’Unicef, de la Fondation Sonatel mais surtout de l’Onas pour la mise en œuvre du plan

Tata SANE

« Dans les régions, 20 à 30 % des dons de sang sont familiaux. Ce sang est donné dans des situations d’urgence, c’est-à-dire quand un membre de la famille a besoin de sang. Cela se fait souvent dans un contexte de stress, et ce ne sont pas les meilleures conditions pour assurer une condition optimale », a regretté le directeur du Centre national de transfusion sanguine. Le Pr Saliou Diop a ajouté : « Nous insistons pour que les gens donnent régulièrement de leur sang, afin qu’il y ait un stock suffisant dans les structures sanitaires. Ce qui permettra, dans des situations d’urgence, de prendre en charge précocement les patients dans le besoin ». M. Diop a,par contre, indiqué que 80 % des dons viennent des donneurs bénévoles et volontaires.

E. KALY

Le Sénégal a célébré, hier, la Journée mondiale du don de sang. A la place de la mobilisation, le ministère de la Santé a réfléchi sur un nouveau plan stratégique 2017-2021 de la transfusion sanguine. Estimé à 11,5 milliards de FCfa, il permettra, entre autres, de financer la construction de nouveaux centres régionaux de transfusion et d’assurer partout la disponibilité des produits sanguins.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a choisi la Journée mondiale du don sang pour concocter un nouveau plan stratégique (2017-2021) de la transfusion sanguine du Sénégal. Il a été présenté, hier, par le Pr Saliou Diop, directeur du Centre national transfusion sanguine (Cnts). Il comprend les principaux axes sur lesquels le département de la Santé devrait intervenir pour assurer la disponibilité des produits sanguins sur l’ensemble du pays.

Le directeur du Cnts a évalué ce plan à environ 11,5 milliards de FCfa. Il a connu une hausse par rapport au dernier qui était de 9 milliards de FCfa. « Nous espérons, avec la mobilisation de l’Etat et des partenaires, que ces financements pourront être acquis pour que l’on démarre les activités dudit plan », a souligné M. Diop qui a indiqué que ce budget va aider à construire de nouveaux centres régionaux de transfusion sanguine qui seront implantés hors des hôpitaux.

« Le centre de Matam a été déjà construit. Ceux de Louga et Saint-Louis sont en construction. Nous espérons, d’ici à 2021, construire quatre nouveaux centres régionaux de transfusion sanguine et les doter d’équipements », a-t-il fait savoir, rappelant que le Sénégal compte actuellement 22 banques de sang.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Ibrahima Seck, est largement revenu sur les principaux axes du plan dont le premier vise à rendre le sang disponible. Le deuxième est de faire en sorte que le sang soit accessible aux populations. La sécurisation de la transfusion sanguine et la coordination depuis le niveau national jusqu’au point de transfusion sont les deux autres axes de ce plan stratégique. « Nous allons veiller à ce qu’une fois ce plan validé, que l’on puisse le présenter aux partenaires pour la mobilisation des ressources financières. L’Etat verra ce qu’il peut apporter comme contribution », a promis le Pr Seck.

Lors de la présentation du plan, Saliou Diop a insisté sur la communication qui doit être menée auprès des populations afin de les sensibiliser sur l’importance du don de sang de façon volontaire et bénévole. « Si toutes les sources de financements planifiés et les ressources humaines et techniques sont mobilisées, nous pensons que, d’ici à 2021, le Sénégal pourra se prévaloir de maintenir un niveau de transfusion sanguine de qualité tel qu’il est actuellement », s’est réjoui M. Diop. Le Sénégal est à 6,1 dons pour 1.000 habitants. Il n’est pas loin de celui fixé par l’Oms qui recommande 10 dons pour 1.000 habitants. Le directeur du Cnts a précisé que le niveau de dons de sang est faible dans les régions comparées à Dakar. La capitale enregistre, en effet, 12 dons de sang pour 1.000 habitants, tandis que dans certaines régions comme Kolda, Sédhiou et Matam, il est de quatre dons seulement.

Eugène KALY

Financé par la Croix-Rouge belge à hauteur de 500 millions de FCfa pour 5 ans, un projet intégré de renforcement de la résilience communautaire a été lancé à Thiès.

La Croix-Rouge sénégalaise, en partenariat avec celle du royaume de Belgique, a lancé, à Thiès, un projet intégré de renforcement de la résilience communautaire. L’objectif est de contribuer à la mise en œuvre de la politique de santé communautaire de l’Etat du Sénégal. Lors de la cérémonie de lancement, le président de la Croix-Rouge sénégalaise, Abdou Aziz Diallo, a indiqué que « le programme, d’une durée de 5 ans (2017-2021), vise à renforcer durablement la résilience des communautés d’une vingtaine de villages dans les départements de Thiès et Tivaouane, sur la base d’une action intégrée, portée par et pour les communautés à travers la promotion de la nutrition, de la santé maternelle et infantile ».

Plusieurs activités sont prévues dans la phase de mise en œuvre. Elles prendront en compte la dimension de mitigation ou d’atténuation des risques environnementaux et sanitaires identifiés par les communautés elles-mêmes à travers la promotion des bonnes pratiques de santé communautaire et d’hygiène ainsi que la protection de l’environnement et des ressources naturelles.
La Croix-Rouge sénégalaise, a souligné son président, s’est engagée pour une réponse communautaire grâce à son expertise, son réseau de volontaires et son ancrage communautaire pour assurer la mise en réseau des communautés ciblées et renforcer leurs liens avec les services étatiques, tout comme leur autonomie dans la gestion des actions développées. Le démarrage officiel de ce projet s’est fait en présence de Félix Damirion, représentant la Croix-Rouge de Belgique, ainsi que de nombreux responsables de structures impliquées, notamment, les Eaux et Forêts, l’Education nationale, la Santé et l’hygiène, les Groupements de promotion féminine... L’amélioration des conditions d’existence des communautés les plus vulnérables demeure une exigence dans la sauvegarde de l’environnement et la prise en charge sanitaire à travers de bonnes pratiques communautaires. Une bonne collaboration avec les services de santé devrait permettre une meilleure prise en charge de la santé maternelle et infantile et de toute autre thématique prioritaire identifiée par les districts sanitaires.

Le représentant de la Croix-Rouge belge s’est réjoui de la diligence qui a caractérisé la matérialisation dans les délais du projet à travers la levée rapide des fonds mais aussi de l’effectivité, depuis quelques semaines, de l’enquête de vulnérabilité ponctuée par des réunions techniques d’information et des plaidoyers auprès des autorités administratives et locales.

Le projet intégré de renforcement de la résilience communautaire dans la région de Thiès s’inscrit dans la nouvelle vision de la Croix-Rouge sénégalaise qui ambitionne d’être, selon Abdou Aziz Diallo, « une société nationale financièrement autonome qui dispose de ressources humaines compétentes et de comités départementaux opérationnels, lesquels s’engagent à rendre des services de qualité aux communautés vulnérables ».

Mohamadou SAGNE

La gestion des déchets solides obéit à une synergie d’actions. Telle est la conviction de l’Unité de coordination qui invite les populations à un changement de comportement pour un meilleur cadre de vie.

La deuxième réunion du Comité d’appui aux réformes du secteur de la gestion des déchets solides s’est tenue le 12 juin à Dakar. Il s’est agi de soumettre la stratégie de financement et de recouvrement des coûts à l’appréciation des participants. L’objectif est de permettre aux communes bénéficiaires d’améliorer la qualité du service public de propreté et d’impulser une dynamique intercommunale dans la gestion des déchets solides.

Le responsable de l’Unité de coordination et de gestion (Ucg) des déchets, Ibrahima Diagne, a préconisé un mécanisme de co-financement axé sur les résultats. « Il faut un plan d’actions pour porter cette stratégie. S’il y a une synergie d’actions, il peut y avoir des résultats. Il faut que la commune ait un plan de gestion des déchets, parce que c’est très difficile d’accompagner celui qui ne sait pas où il va », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur de l’Ucg a indiqué que l’intercommunalité permet de réduire les coûts relatifs au traitement des déchets. Dans la stratégie de financement et de recouvrement des coûts, a-t-il relevé, il y a une perception de gratuité des populations par rapport au service de propreté. « Chaque année, à cause d’une mauvaise gestion des déchets, le Sénégal perd entre 0,5 et 0,8 % du Pib. A Dakar, on est à un taux de 15 % d’utilisation des poubelles réglementaires et de -5 % dans les autres régions », a souligné le coordonnateur de l’Ucg, convaincu de la nécessité de collaborer avec les agents du Service d’hygiène, non sans admettre que le changement de comportement n’est pas immédiat.

De son côté, Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a expliqué que pour financer les opérations de gestion des déchets, en particulier la collecte, le transport et l’élimination, les communes comptent essentiellement sur la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom) et la taxe balayage.

Il a relevé que notre pays a expérimenté les modes couramment utilisés en matière de gestion du service public (régie, délégation de service, société anonyme) sans jamais atteindre les résultats escomptés.

A l’en croire, cette étude permet de préciser les éléments relatifs aux coûts et aux recettes issues des services de conditionnement, de balayage, de pré-collecte, de collecte, de tri, de valorisation, de transfert des déchets solides, de réhabilitation des décharges et de fonctionnement des instances de gestion ainsi que des infrastructures.

Quant à Madani Sy, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du nettoiement (Sntn), il a constaté que, depuis 1960, l’Etat est en train de se chercher pour une meilleure gestion de notre cadre de vie. « En tant que membre du comité technique, nous sommes un maillon essentiel du dispositif.

Des lois sont votées, mais nous sommes les premiers à les transgresser », a-t-il déploré, appelant à « une synergie d’actions » pour que les techniciens de surface puissent tirer leur épingle du jeu. « Regardez, malgré tous les efforts consentis, on a l’impression que les gens ne travaillent pas. Il nous faut une volonté politique affichée ! Il faut que les concessionnaires puissent être à la hauteur de leur mission », a déclaré M. Sy.

Serigne Mansour Sy CISSE

Son Excellence Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal, a procédé, le 12 juin 2017, à l’inauguration d’un bloc opératoire et d’un pavillon d’hospitalisation au sein du centre de santé du quartier 10ème à Thiès. Des bâtiments dont la construction a été financé par le gouvernement japonais dans le cadre de son programme d’assistance aux projets locaux et qui participe à assurer la sécurité humaine.

Le Japon a offert environ 47 millions de FCfa pour renforcer la capacité d’accueil, tout comme le niveau technique du centre de santé du quartier 10ème à Thiès. Ce, pour permettre à la structure sanitaire de pouvoir faire face à la forte demande de services des populations. « Aujourd’hui, ma joie est grande », a confié Son Excellence Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal, qui a procédé à l’inauguration d’un bloc opératoire et d’un pavillon d’hospitalisation au centre de santé du 10ème à Thiès.
Déjà en 2010, un financement non remboursable du gouvernement du Japon a permis audit centre d’avoir un bloc laboratoire et de santé bucco-dentaire. Puis, sur le champ de la Responsabilité sociétale des entreprises, le bureau de liaison de la société japonaise Mitsubishi-corporation de Dakar a contribué à la construction d’une salle de radiologie. Le tout estimé à 48 millions de FCfa.

L’ambassadeur du Japon a réaffirmé le choix du gouvernement de son pays à continuer d’apporter son soutien constant dans le secteur de la santé au Sénégal, mais particulièrement au niveau de la santé maternelle et infantile, sans oublier le renforcement des capacités du personnel soignant.

Très heureux d’avoir pu bénéficier de cet appui nippon, Dr Mamadou Moustapha Diop, médecin-chef du centre de santé, a noté qu’au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil et du confort que leur apportent ces investissements, le grand bond en avant est de disposer désormais d’un bloc opératoire. « Un atout majeur dans l’offre de services qui doit contribuer au changement de statut probable de centre de santé à Etablissement public de santé », a-t-il plaidé, soulignant que l’un des objectifs est aussi d’avoir un service Orl et de réanimation. « Dans notre quête de l’excellence au centre de santé de Thiès, nous saluons les efforts consentis par le ministre de la Santé pour l’équipement du bloc opératoire positionné jusqu’à concurrence de 90 % des besoins, et nous avons reçu des assurances fermes pour le bouclage des équipements », a précisé Dr Diop. Sur la même lancée, il a confondu en félicitations le comité de santé de la structure qui a entièrement équipé la partie médecine du pavillon en lits, frigos-bar et téléviseurs.

Le préfet du département de Thiès, Alioune Badara Samb, le médecin-chef de la région,Dr Malick Ndiaye, et le maire de la commune de Thiès-Ouest, Aliou Sow, ont rehaussé de leur présence la cérémonie.

Mbaye BA

Susciter une vocation pour les sciences, c’est le défi du Next Einstein forum (Nef) qui, pendant une semaine, va inviter écoliers, étudiants et jeunes à suivre les traces du savant Albert Einstein.

Le Next Einstein forum (Nef), une initiative de l’Institut panafricain des sciences mathématiques (Aims), en partenariat avec Robert Bosch Stiftung, a lancé, le 10 juin, à l’Ucad II, la première Semaine africaine des sciences du Sénégal pour une culture scientifique chez les jeunes.

D’après Assane Fall, ambassadeur du Nef au Sénégal, le forum envoie un signal fort en impliquant aussi les femmes pour la promotion des sciences. L’objectif est de développer les scientifiques et les technologues de demain en engageant les écoliers et les jeunes dans des activités scientifiques (caravanes), pour imprégner les populations de l’importance de la science.
« Nous voulons permettre aux citoyens de s’engager dans les sciences. La Semaine africaine des sciences est l’occasion de mettre les avancées scientifiques et technologiques au Sénégal et également inciter les jeunes à poursuivre des études scientifiques. Notre but est de stimuler et de développer la culture scientifique », a indiqué M. Fall.

Pour l’ambassadeur du Nef au Sénégal, le programme comprend également un atelier de formation au codage mais aussi des panels de discussions sur le rôle de la femme dans la science et la technologie. Son souhait, c’est de voir les privés s’investir dans la science. Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Coumba Thiandoum, directrice de la Promotion de la culture scientifique, s’est félicitée de cette initiative qui témoigne du pouvoir de la science ; celle-ci suscite l’engouement et l’envie chez les jeunes à s’engager [davantage] dans les filières scientifiques. Elle a abordé les réalisations de l’Etat qui ouvrent des Eno (Espaces numériques ouverts) un peu partout à travers le Sénégal. « Par manque de temps, la plupart des expériences scientifiques ne sont pas montrées », a relevé Mme Thiandoum. Prenant la parole, Antonin Benoit Diouf, directeur de la bibliothèque de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations unies (Idep), a rappelé l’apport d’une bibliothèque dans l’acquisition de la culture scientifique. Il a loué le caractère multifonctionnel de la bibliothèque marqué par sa diversité.

La Semaine africaine des sciences se tient dans 13 pays africains, mais le Nef compte élargir la portée à 30 Etats en 2018 et à tous les 54 pays africains d’ici à 2020. D’ailleurs, la prochaine édition du Nef se tiendra à Kigali en mars 2018.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de Saint-Louis a organisé, dans les locaux de la Chambre de commerce, une consultation publique dans le cadre de l’Etude d’impact environnemental et social du Projet d’exploitation de gaz, initiée par Kosmos Bp Senegal Ltd.

L’édile de la capitale du Nord était représenté à cette réunion par son directeur de cabinet, Ababacar Bitèye, et le président de la Commission « Bonne gouvernance » du conseil municipal, Daouda Cissé. A cette occasion, Mamadou Mar Faye, chargé des relations extérieures et du volet Rse (Responsabilité sociétale d’entreprise) de Kosmos Energy, s’est réjoui de cette rencontre enrichissante qui a permis de donner aux populations toutes les informations portant sur les enjeux et les perspectives de ce projet d’exploitation de gaz. Il a réitéré l’engagement de Kosmos Energy à poursuivre la concertation avec les populations en vue de recenser toutes leurs préoccupations relatives à la mise en œuvre du projet.

Déjà, a-t-il précisé, cette séance de consultation locale a permis de prendre bonne note des inquiétudes des populations liées à la sécurité de la pêche, aux retombées économiques et sociales de ce programme.

Certains enseignants-chercheurs ont mis à profit cette rencontre pour rappeler les travaux effectués par le Groupe d’études et de recherches sur les migrations (Germ) de l’Université Gaston Berger sur les hydrocarbures. Des travaux qui s’articulent autour de ces questionnements : «Une société civile bien formée, des populations sensibilisées, des acteurs politiques clairvoyants et des infrastructures préparées, sont-ils la clé du succès ?» «Faut-il s’attendre à une pétro-urbanisation au niveau de certaines villes sénégalaises ?»

Mbagnick Kharachi DIAGNE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.