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Actualités (2071)

La feuille de route, à court, moyen et long termes, entamée depuis trois ans, est en train d’être évaluée à l’Uuniversité Alioune Diop de Bambey (Uadb). Un round up apprécié par les enseignants et le Personnel administratif, technique et de service (Pats), en attendant la rencontre avec les étudiants pour leur avis sur ces réalisations.

Le Pr Lamine Guèye, recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), vient de rendre compte à une composante de la communauté universitaire. Après les enseignants-chercheurs, il a, en effet, rencontré, hier, le Personnel administratif technique et de services (Pats) pour faire le bilan de la feuille de route initiée depuis le 9 novembre 2014. Entouré de ses collaborateurs, le Professeur Lamine  Guèye a passé en revue les objectifs, les rappels des missions et orientations, les réalisations, les difficultés et les perspectives de la feuille de route initiée en novembre 2014. Il a salué l’équilibre budgétaire et le paiement à temps des salaires, malgré des arriérés des dettes en cours de remboursement.

Dans le domaine des infrastructures, l’entretien est un vrai problème, car des bâtiments non normés sont constamment constatés. En outre, ces dépenses d’entretien, l’équipement des personnels administratifs résolu, les bureaux des enseignants, de nouveaux chantiers sont en voie d’être achevés. C’est le cas du Bloc Pgf-sup, des laboratoires de physique et chimie et de la bibliothèque centrale. Les valeurs comme l’inclusion, la transparence, le travail bien fait, la réactivité dans les délais attendus, une gouvernance et un esprit d’équipe sont, entre autres, des ressorts qui pistonnent les performances dans cet établissement public d’enseignement supérieur.

Un projet commun adopté et plébiscité par une deuxième composante qui félicite le président de l’assemblée de l’université qui, à son tour, a remercié l’assistance administrative et le personnel technique, les équipes pédagogiques pour les bons résultats enregistrés jusqu’ici. Bref, la poursuite du cadrage normatif et managérial a aussi réglé l’harmonisation des indemnités et des titularisations. La création de plusieurs structures de formation, de recherche, des cellules, des conventions de partenariat et l’organisation des dix ans de cette jeune université ont été magnifiées. Des avancées notoires sont notées dans la connectivité, la carte multi-applicative, l’assurance qualité.

Les 100%,  trois ans de suite, au Cames dans l’évaluation des candidats enseignants chercheurs ont également été salués.

Cependant, des difficultés sont constatées à la bibliothèque universitaire, les lenteurs d’exécution de quelques chantiers sont dans le lot des couacs, de même que le portage par le Coud.

Néanmoins, le Centre médico-social est en avance, la Cité des enseignants achevée, les 70 modules et des climatiseurs installés. L’Uadb est la première université en termes de services à la communauté dans des secteurs importants comme la santé, l’emploi, les Tic, le Magal de Touba, la recherche, le développement durable, l’appui logistique et une solidarité agissante par le règlement des cas sociaux, etc.

Parmi les actions qui restent à faire, on peut noter la finition de la nouvelle coopérative d’habitat, l’accroissement de la centrale solaire, la fondation de l’université, la réhabilitation du réseau routier, la gestion des eaux usées, la nomination des directeurs adjoints des Ufr et des chefs de services administratifs, le démarrage de nouveaux pavillons et la création du conseil d’administration.

Mamadou Aicha NDIAYE

Dans son livre intitulé : « Excision, mariages d’enfants, droits sexuels et reproductifs » publié samedi dernier, Cheikh Moussa Camara aborde des sujets à la fois tabous et sensibles qui sont au cœur de la société sénégalaise. L’auteur veut, à travers cette publication, susciter le débat pour mieux inciter les décideurs à agir et trouver des solutions à ces fléaux.

« Excision, mariages d’enfants, droits sexuels et reproductifs ». C’est le titre du nouvel ouvrage de Cheikh Moussa Camara publié le 5 août 2017 à la maison d’éditions L’Harmattan Sénégal. Dans ce livre, Cheikh Moussa Camara, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), fait une socio-analyse pour poser le débat sur ces questions dont on ne parle pas souvent sur l’espace public, alors qu’elles gangrènent nos sociétés.

Sur l’excision, l’auteur révèle qu’elle reste toujours une pratique courante. Pourtant, a-t-il rappelé, chaque fois, dans les radios, à la télévision, on montre des communautés qui déclarent abandonner cette pratique, mais en même temps elles continuent à s’y adonner. Pour l’auteur, si l’excision continue toujours à être pratiquée au Sénégal, c’est parce que les mesures prises par l’Etat du Sénégal « ne sont pas efficaces » et que la loi n’est pas appliquée. Pour cela, il invite les différents acteurs qui militent contre cette pratique à repenser les stratégies en procédant, d’abord, par la sensibilisation. «Tant que les populations ne s’approprient pas ces changements, la loi ne sera pas appliquée », croit-il.

Le mariage d’enfants, communément appelé mariage précoce, est un autre sujet abordé dans l’ouvrage de Cheikh Moussa Camara. L’auteur rappelle que le Sénégal a ratifié beaucoup de conventions internationales qui fixent l’âge du mariage à 18 ans. Or, au Sénégal, l’âge légal du mariage est de 16 ans. M. Camara note qu’il y a un décalage entre les normes et les textes, car, en principe, le Sénégal doit se conformer pour élever l’âge légal du mariage. Toutefois, il pense qu’il ne sera pas facile d’y arriver parce qu’il faut faire face aux résistances socio-culturelles, aux mouvements traditionnels et à certains religieux qui sont contre l’élévation de l’âge du mariage. Pour le sociologue, Mamoudou Wane, l’Etat est le premier protecteur des droits des enfants. Donc, a-t-il ajouté, l’Etat doit élaborer des droits et mettre en place un environnement capable de protéger l’ensemble des groupes vulnérables.

Education à la sexualité
Au-delà des mariages d’enfants, il y a la sexualité précoce chez les jeunes. Cheikh Moussa Camara parle de ce phénomène dans son ouvrage. Cette question, dit-il, on n’en parle pas souvent, alors qu’il y a une sexualité très précoce dans les écoles. La preuve, renchérit le Professeur Babacar Fall de la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation (Fastef), 70% des grossesses précoces notées dans les écoles se passent entre les jeunes eux-mêmes. « Il faut protéger les jeunes, discuter avec eux. Si nous ne créons pas les conditions pour que la question de la sexualité des jeunes soit posée, nous allons toujours connaître ces mêmes problèmes », a invité le Professeur Fall. La question de la sexualité, on en parle moins au Sénégal. Selon Cheikh Moussa Camara, il y a une « certaine hypocrisie sociale » au Sénégal, car on a l’impression que la sexualité est un sujet tabou. Pourtant, dans la réalité, a-t-il constaté, les gens en parlent. « Quand on titre sur la sexualité dans les journaux, tout le monde va acheter. Cela veut dire qu’au fond ça intéresse les gens », a-t-il remarqué.

En outre, les grossesses précoces, de plus en plus nombreuses, entraînent systématiquement la multitude d’avortements et d’infanticides. Au Sénégal, la question de l’avortement est de plus en plus agitée. Des mouvements sociaux défendent même l’autorisation de l’avortement si la fille est victime d’inceste ou de viol. Cheikh Moussa Camara souligne que le problème est sensible, car il y a des partisans et des groupes qui sont contre. Pour cela, il faut se pencher sur la question et jeter les bases d’un débat pour pousser les décideurs, les chercheurs à agir.

Par ailleurs, l’auteur a aussi jeté un regard sur Internet avec les derniers développements notés sur les réseaux sociaux au Sénégal avec des images indécentes qui sont publiées sur la toile. M. Camara a souligné que les réseaux sociaux ont des avantages, mais aussi beaucoup d’inconvénients. Ainsi, il urge, dit-il, d’inciter les jeunes à une utilisation rationnelle de cet outil.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le souci des 11 villages couverts par le poste de santé de Médina-Mary/Vélingara relève désormais du passé avec la réalisation d’une future infrastructure sanitaire dans la localité par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le coût des travaux de cette maternité est évalué à 20 millions de FCfa, souligne le communiqué parvenu à notre rédaction. L’Association internationale pour Médina-Mary (Aimm), qui s’est réjouie de la réalisation de cette maternité dans la localité, remercie, à cet effet, « le président Macky Sall pour son implication personnelle dans le désenclavement économique et social de la zone de Médina-Mary, ainsi que son intégration et sa prise en compte dans toutes les politiques nationales de développement du pays ».

Signalons que la réalisation prochaine de cette maternité à Médina Mary s’inscrit dans le Budget consolidé d’investissement (Bci) 2017. Dans le communiqué, l’on a également fait remarquer que ce joyau « permettra de mieux prendre en charge les besoins sanitaires spécifiques des femmes et des enfants, particulièrement les filles des 11 villages couverts par le poste de santé de Médina-Mary/Vélingara».

Khadim NIASSE (stagiaire)

Des évaluateurs africains en accréditation reçoivent une formation dans le cadre du contrôle des laboratoires d’analyses et d’essais. La session de cinq jours permettra aux participants d’une dizaine de pays de s’approprier de nouveaux outils relatifs aux normes Iso 17025. L’Afrique de l’Ouest forme, pour la première fois, dans le cadre du Programme système qualité, ses évaluateurs en accréditation. Les bénéficiaires, venant de dix pays de la sous-région, suivent une formation sur les documents relatifs à l’accréditation des laboratoires d’analyses et d’essais ainsi que le fonctionnement des organismes d’accréditation. Selon Marcel Gbaguidi, représentant du Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest, cette formation de cinq jours permettra, de manière spécifique, aux évaluateurs de s’approprier le projet de norme Iso relatif aux exigences générales concernant la compétence des laboratoires et d’essais.

« Notre souhait est qu’à la fin de cette session, les bénéficiaires puissent disposer des outils pour pouvoir réaliser les évaluations des laboratoires dans les conditions idoines et qui respectent les règles internationales », a expliqué M. Gbaguidi. Il a souligné que le rôle de ces évaluateurs sera de contrôler des structures comme les laboratoires et les organismes de certification nationale et des services des inspections agroalimentaires pour les évaluer conformément aux normes internationales. Il a expliqué que c’est sur la base des rapports des évaluateurs que les comités d’accréditation décideront si l’on accorde une accréditation à un laboratoire. « C’est ce qui lui confère automatiquement une reconnaissance internationale », a soutenu Marcel Gbaguidi qui s’est félicité des avancées notées dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest, avec la mise en place du programme du système de qualité.

Il a révélé que six pays de l’Afrique de l’Ouest ont validé leur politique nationale de la qualité parmi lesquels le Sénégal. D’après Mamadou Diop, secrétaire général au ministère de l’Industrie et des Mines, le Sénégal est sur cette voie. Notre pays a mis en place une politique nationale de la qualité qui a été organisée par un décret présidentiel. « L’accréditation est prise en compte et figure en bonne place dans cette nouvelle politique de la qualité », a fait savoir M. Diop. Il a ajouté que cette formation des évaluateurs permettra à l’Afrique d’avoir un système de qualité rigoureux. La rencontre est organisée par l’Onudi.

Eugène KALY

Dans le cadre de la Rse, l’amicale des femmes de la Sgbs a organisé, samedi dernier, une journée de consultation médicale gratuite au profit de 300 Sénégalais.

L’Amicale des femmes de la Société générale de banques du Sénégal (AfSgbs), en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et la clinique hospitalière Assiya, a organisé, le 5 août 2017, la quatrième édition des consultations médicales gratuites. Cette activité a touché 300 personnes dont 100 femmes qui ont bénéficié de dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein.

« On avait tout le plateau médical et les médecins ont assuré », a précisé Penda Ndoye, présidente de l’AfSgbs qui a informé qu’une femme atteinte de cancer du col de l’utérus sera opérée à la clinique Assiya. A l’en croire, trois centres de dépistage du cancer du col de l’utérus ont été ouverts par l’Amicale des femmes de la Sgbs en cinq ans. L’un est localisé au poste de santé de Tivaouane, l’autre à Rebeuss et le troisième à Cambérène. « Nous comptons en ouvrir d’autres. Nous sommes en train de chercher là où il y a plus de femmes démunies pour se consulter avec 3.000 FCfa », a fait comprendre Penda Ndoye, qui assure du suivi médical. « Nous avons acheté des appareils de colposcopie pour détecter et traiter les légions précancéreuses du col de l’utérus ou faire de la cryothérapie », a-t-elle révélé. De son côté, Georges Wega, directeur général de la Sgbs, a qualifié cet acte de noble. « Je leur dis toute mon admiration et je salue ce type de plateau technique. Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour aider les femmes », a-t-il déclaré. Pour sa part, Dr Mamadou Oumar Dia, Président du conseil d’administration (Pca) de la clinique hospitalière Assiya, a indiqué qu’avec plusieurs spécialités présentes (ophtalmologie, cancérologie…), il s’agira de faire davantage de la prévention.

Pour le médecin-chef Lamine Diakhaté de la clinique Assiya, les responsables ont toujours souhaité faire du social, acte qui entre dans le cadre de la Responsabilité sociale d’entreprise (Rse). « Nous voulons permettre à des Sénégalais de se soigner au Sénégal au lieu d’aller à l’extérieur », a-t-il affirmé.

Saïd Nourou Diop, directeur du Centre Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao, venu en renfort pour diagnostiquer les diabétiques, a indiqué que cette pathologie tue plus que le Sida, la tuberculose et le paludisme. Il a souligné que le diabète touche 3,5% de la population. Pour ceux qui ont 40 ans, 5,5% de la population sont concernés par cette pathologie. « Il y a de cela 20 ans, c’était 2,5% de la population suite à une étude. C’est une maladie galopante. Tout le monde devrait faire comme l’Amicale des femmes de la Sgbs », a indiqué le spécialiste du diabète. Sous le couvert de l’anonymat, une patiente a magnifié ce geste humanitaire.

Créée en 2012, l’AfSgbs compte 350 adhérents qui font une cotisation de 5.000 FCfa par mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

1.500 RANDONNEURS MARCHENT CONTRE DES MALADIES
Une randonnée pédestre d’un circuit 11 km a réuni, dimanche dernier, 1.500 randonneurs. Initiée par l’Amicale des femmes de la Sgbs, cette activité sportive est partie de l’Agence de ladite banque, sise sur l’avenue Pompidou. « Nous essayons de promouvoir tout ce qui est prévention », explique Dr Mamadou Oumar Dia, Pca de la clinique hospitalière Assiya. Il a laissé entendre que la technologie prévoit de traiter le cancer du col de l’utérus s’il est détecté à temps.

S. M. S. CISSE

Les résultats des Comités consultatifs interafricains (Cci) 2017 du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames) révèlent que le Sénégal a eu 94 admis sur 108 candidats. Le taux de réussite diffère cependant en fonction de la catégorie et de la section.

Le Sénégal a eu de bons résultats au concours 2017 des Comités consultatifs interafricains (Cci) 2017 du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). D’après les chiffres reçus par le rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), sur 108 candidats présentés par le Sénégal, 94 ont été inscrits. Pour la catégorie d’aptitudes aux fonctions de maître-assistant et aptitudes aux fonctions de chargé de recherches, sur un total de 66 candidats présentés par le Sénégal, les 61 ont été reçus et 5 ajournés. Dans  cette catégorie, en Lettres et sciences humaines (Lsh) sur 12 candidats, il y a eu 9 inscrits et 3 ajournés. S’agissant de la section Sciences et techniques des activités physiques et sportives-Jeunesse et Loisirs (Staps), le taux de réussite est de 100% car les 2 candidats ont tous été retenus. Il en est de même pour la section Médecine-pharmacie-odontologie-médecine vétérinaire (Mpomv) où les 28 candidats ont tous été déclarés admis. La section des Mathématiques, physique et chimie (Mpc) a enregistré un taux de réussite de 100% avec 11 candidats.  En outre pour le Sciences juridiques et politiques (Sjp) sur 3 candidats il n’y a eu qu’un seul recalé alors qu’en Sciences économiques et de gestion (Seg), sur 6 candidats, les 5 sont passés. De plus  le taux de taux d’admis est 100 % en Sciences naturelles et agronomie (Sna), et en Sciences et techniques de l’ingénieur (Sti) où le seul candidat présenté a réussi.

Pour la deuxième catégorie d’aptitudes aux fonctions de maître de conférences et d’aptitudes aux fonctions de maître de recherches, sur un total de 16 candidats, il y a eu 15 admis tandis que pour les Lettres et sciences humaines  (Lsh), il y a eu 8 admis sur un total de 8 candidats. Dans le domaine des Sciences économiques et de gestion, le seul  candidat présenté a été retenu de même que les 2 candidats en Sciences naturelles et agronomie. En Mathématiques, physiques et chimie, sur 4 candidats, un seul a été recalé.

Pour la dernière catégorie d’aptitudes aux fonctions de professeur titulaire et d’aptitudes aux fonctions de directeur de recherches sur 26 candidats, les 18 ont été inscrits au Cames. Pour cette catégorie, en section Lettres et sciences humaines, il y a eu du 2 sur 2.

En Médecine, Pharmacie, Odontologie, Médecine vétérinaire (Mpomv), sur les 12 candidats, les 8 ont été inscrits et les 4 autres recalés. En Mathématiques, physiques et chimie, sur 7 candidats Sénégalais, les 5 sont passés. Par contre en Sciences juridiques et politiques, on dénombre un seul admis sur 3 candidats sénégalais. En  Sciences économiques et de gestion, le seul candidat présenté pour cette catégorie a réussi de même que celui a compéti en sciences naturelles et en agronomie.

Oumar KANDE

Depuis avril 2013, Moïse Sarr dirige le Service de Gestion des étudiants Sénégalais à l’étranger (Sgee) basé à Paris. L’ancien chef de la Division « Formation » de l’Assemblée Nationale et ex-chargé de missions recherche, innovation et éco-activités à la Direction du développement économique et de la recherche du Conseil général de l’Essonne (Département français) a profité de son expérience  pour révolutionner le Sgee. Il a, en effet, mis en œuvre, « sur instruction du président Macky Sall », une nouvelle politique de bourses. Il a signé de nombreuses conventions avec des écoles et universités internationales et amélioré de façon considérable la qualité des services offerts aux étudiants.

La commission d’attribution des bourses d’excellence démarre ses travaux demain mardi. Pouvez-vous nous indiquer les objectifs et le rôle de cette commission ?
Chaque année, à l’issue du baccalauréat, une commission nationale d’attribution se réunit pour identifier les nouveaux bacheliers à qui l’Etat attribue une bourse d’excellence. Cette bourse consiste en une indemnité mensuelle de 650 euros, à laquelle s’ajoutent une allocation annuelle de 243 euros pour les frais d’équipement, la mise à disposition d’un billet d’avion au début et à la fin du cursus académique ainsi que le remboursement des frais d’inscription aux examens et concours plafonnés à 750 euros. Sur une période de 5 ans, un étudiant bénéficiaire de la bourse d’excellence perçoit ainsi un total d’environ 27 millions de FCfa. Pour bénéficier de cette bourse d’excellence, il est nécessaire d’avoir réussi à l’examen du baccalauréat avec une mention très bien / bien ou d’avoir obtenu une distinction au concours général tout en disposant d’une préinscription, soit au sein d’une des 100 plus prestigieuses universités mondiales (classement de Shanghai), soit au sein d’une classe préparatoire aux grandes écoles pour la France. Notre objectif est de promouvoir l’excellence sénégalaise en offrant de belles opportunités aux meilleurs bacheliers pour faire rayonner le Sénégal dans le monde et revenir contribuer à la transformation économique et sociale de notre pays.

Grâce à nos conventions d’accueil avec certaines classes préparatoires de premières lignes françaises, nous mettrons en jeu (sur ordre de mérite) cette année une trentaine de places à ces « pépites en or » qui ne disposent pas de préinscription. Par ailleurs, il existe d’autres bourses comme la bourse pédagogique, la bourse sociale, la bourse de coopération et les aides d’Etat pour lesquelles une commission se réunira dans les prochains mois sur convocation du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Professeur Mary Teuw Niane.

Comment votre service accompagne les étudiants sénégalais de l’étranger ?
Le fait de quitter ses parents  à 17 ou 18 ans pour aller étudier dans un autre pays, souvent dans un autre continent, constitue pour les nouveaux bacheliers sénégalais et leur famille à la fois une source d’espoir mais aussi d’inquiétude. Dans ce contexte, depuis trois ans, notre action est guidée par deux préoccupations majeures. Il s’agit de comment accompagner nos jeunes bacheliers en leur offrant de formidables perspectives de réussite dans des conditions de vie décentes ? Comment améliorer la qualité du service rendu aux étudiants tout au long de leur parcours à l’étranger ?

Notre réponse à la première question a été l’adoption, sur instruction de son Excellence le président de la République Macky Sall, d’une nouvelle politique nationale des bourses. Celle-ci a notamment permis de doubler la bourse d’excellence en la portant actuellement à 650 euros par mois, soit 430 000 FCFA, et d’augmenter également le montant des bourses de coopération. Dans ce cadre, nous avons signé, à l’Ecole Polytechnique de Paris, en présence du président Macky Sall, une convention d’accueil des bacheliers sénégalais dans les meilleures classes préparatoires aux grandes écoles françaises (Louis-le-Grand, Henri IV, Lycée du Parc), à laquelle s’ajoutent deux autres conventions (Lycée Watteau et Ecole Ensiame).

En outre, nous avons maintenu pour la plupart des autres bacheliers la possibilité d’avoir des bourses pédagogique ou sociale ainsi que des aides d’Etat. Notre réponse à l’enjeu que constitue l’amélioration de la qualité des services aux étudiants s’est basée sur une approche pragmatique. Premièrement, nous effectuons un paiement régulier de 100% des bourses tous les 1er de chaque mois même si ce jour tombe un week-end ou un jour férié. Deuxièmement, nous avons signé plusieurs conventions avec des bailleurs publics et privés, dont Adoma, pour la mise à disposition de logements décents et abordables pour les étudiants. Troisièmement, nous avons mis en place un serveur vocal interactif accessible 24h/24 et 7j/7 pour permettre aux étudiants boursiers d’accéder en temps réel à toutes les informations relatives à la gestion de leur cursus et au paiement de leur allocation. Ma conviction est que l’administration doit s’inscrire dans une dynamique d’amélioration continue des services rendus aux citoyens.  C’est cette dynamique que j’impulse au quotidien au profit des étudiants.

Quel bilan tirez-vous de l’accompagnement des étudiants sénégalais à l’étranger au cours de l’année 2016/2017 ?
Nous avons aussi innové en élargissant l’éventail des types de bourses offerts. C’est dans ce sens que s’inscrit la nouvelle bourse de cotutelle de 600.000 FCfa/mois destinée aux étudiants en doctorat qui ont un directeur de thèse dans une formation doctorale sénégalaise et un directeur de thèse dans une formation doctorale dans une institution d’enseignement supérieur à l’étranger. Nous avons également mis en place une bourse de mobilité de 430.000 FCfa/mois destinée aux étudiants résidant au Sénégal qui souhaitent avoir une expérience à l'étranger ainsi qu’aux étudiants sénégalais à l'étranger qui souhaitent avoir une expérience au Sénégal. Grâce à cette bourse, de nombreux étudiants sénégalais de l’étranger peuvent désormais mieux préparer leur retour au Sénégal, là où leurs compétences auront sans doute le plus d’impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Notre ambition est de faciliter ainsi le retour des étudiants sénégalais dans notre pays, de permettre à notre nation toute entière de bénéficier du talent de ses enfants et d’amplifier le mouvement des « rapatriés » que l’on observe désormais à travers le continent africain. A côté de notre mission première qui consiste à gérer les cursus et le paiement des allocations, nous avons élargi la palette de services en y rajoutant des missions additionnelles telles que l’accompagnement dans la recherche de logement à travers le dispositif de caution solidaire et de dette locative ou encore l’appui dans la recherche de stage, etc. Par ailleurs, on a mis en place en 2017 une permanence juridique pour accompagner les étudiants en situation irrégulière.

Propos recueillis par Moussa DIOP

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, a présidé, hier, à Déaly, commune située dans le département de Linguère, la 34ème édition de la journée nationale de l’arbre.

Beaucoup d’actions sont menées par les pouvoirs publics pour restaurer le couvert végétal du Sénégal. Mais le ministre de l’Environnement l’a dit et répété : les immenses changements attendus ne viendront pas seulement des efforts de l’Etat. « Il nous faut aujourd’hui une participation massive et active des forces vives de la nation aux activités de reboisement», a relevé Abdoulaye Bibi Baldé qui était, hier, à Déaly, dans le cadre de la célébration de la journée nationale de l’arbre. Le thème de cette année « L’arbre au cœur de la planification stratégique territoriale » est une invite aux collectivités territoriales à la prise en compte du reboisement dans la planification et la gouvernance locales, mais aussi à la mise en œuvre effective de l’ensemble des prescriptions techniques. « C’est toute la nation qui doit se mobiliser pour permettre au Sénégal de restaurer son couvert végétal et de lutter efficacement contre les effets des changements climatiques », a insisté le ministre devant un parterre d’acteurs à la base, de femmes et de jeunes venus de toute la région de Louga pour prendre part  à cette journée. Abdoulaye Bibi Baldé s’est félicité de cette forte mobilisation. Il a particulièrement invité  les jeunes de Linguère à se mobiliser contre la désertification.

Des réalisations saluées
Le département, à cheval entre quatre régions, abrite une exploitation privée de 20.000 ha de plantation de gomme arabique. « Dans quelques années, Linguère va être un hub de production de la gomme arabique. Et cette réalisation, combinée à celle de la grande muraille, confère au département de Linguère un peuplement de gommier de plus de 10 millions d’arbres », a souligné le ministre  qui appelle à une réelle prise de conscience des enjeux.

L’objectif de cette célébration est de sensibiliser la population sénégalaise sur l’importance de l’arbre pour son environnement et l’amélioration de ses conditions de vie. Il s’agit aussi de mobiliser chaque Sénégalais, quel que soit son âge et son sexe, à planter un arbre partout où il aura la possibilité de le faire. « Je constate avec plaisir que les populations de la commune de Déaly et de Linguère de façon générale sont conscientes des enjeux », a dit le ministre qui a vivement salué l’engagement communautaire des acteurs à la base. Les élus, les représentants des femmes et des jeunes ont tous profité de la présence de Bibi Baldé pour saluer les réalisations du gouvernement dans la zone. Ils ont listé les forages, les pistes de production et la subvention de l’aliment de bétail. « En réalité, nous n’avons pas les mots justes pour remercier le président Macky Sall », a indiqué le maire de Déaly, Amadou Aset Sow, qui a promis de s’impliquer plus activement dans la préservation et la protection de l’environnement.

Abdoulaye DIALLO

JOURNEE DE L’ARBRE : LE VENN, ARBRE PARRAIN DE L’ÉDITION 2017
Très ciblé dans le cadre de l’exploitation clandestine, le venn est aujourd’hui un arbre menacé pour ne pas dire fortement éprouvé dans sa zone de prédilection au Sénégal. Et c’est justement eu égard à l’envergure des enjeux liés à cette espèce que les autorités ont porté leur choix sur le venn (Pterocarpus erinaceus) pour parrainer la 34ème édition de la célébration de la journée de l’arbre. Cet arbre est inscrit à l’annexe II de la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) lors de la 17ème session de la conférence des Parties (CoP17) tenue à Johannesburg en octobre 2016. « C’est cette inscription qui permet de faciliter la distinction entre le bois légal et illégal et de contrôler ainsi le trafic international », a précisé le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, rappelant l’important dispositif humain et logistique déployé par l’Etat pour lutter contre le trafic du vène au Sénégal, notamment en Casamance.

A. DIALLO

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kédougou a tenu une journée-bilan pour partager avec les élus locaux et les autorités administratives les résultats et dégager les perspectives. A l’occasion, des élèves et des acteurs de l’éducation ont été honorés.

Conformément à la Nouvelle lettre de politique générale pour le secteur de l’éducation et de la formation, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption de la Gestion axée sur les résultats (Gar) occupent une place centrale dans la mise en œuvre de la politique éducative à travers le Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence), opérationnalisé, entre autres, par le Paqueeb (Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base). Lequel repose sur les contrats de performance et l’allocation des ressources. Aussi, inscrit-il la reddition des comptes. D’ailleurs, ce volet a motivé la tenue d’une journée-bilan comme un moment phare de l’agenda scolaire. Il s’agit en quelque sorte d’un exercice de communication périodique à l’endroit de toute la communication éducative, des élus locaux et des autorités administratives pour partager les résultats et dégager les perspectives de l’année à venir.

Fidèle à cette exigence, l’Ief de Kédougou s’est soumise, cette année encore, à cet exercice en présence de toutes les autorités administratives, locales, des acteurs et partenaires. Ce fut aussi un moment solennel pour honorer des élèves et des acteurs qui se sont distingués par leurs résultats et leur engagement. Il faut rappeler que les quatre grands axes qui ont été traités dans le présent rapport sont : le contexte de la tenue de cette journée, le rappel des résultats intermédiaires et des extrants, le bilan des activités par axe stratégique et les perspectives. Dans la déclinaison du contexte de la tenue de cette journée-bilan, l’inspecteur de l’éducation a rappelé qu’elle est intervenue dans un contexte marqué par la mise en œuvre d’un plan de communication dès septembre 2016 pour un démarrage effectif des cours le premier jour de la rentrée. Il a aussi mis en exergue le climat apaisé au cours de l’année scolaire.

Concernant l’Ief de Kédougou, une option stratégique forte pour la mobilisation des partenaires autour des objectifs du projet a été notée. Il faut noter qu’un rappel des résultats intermédiaires et des extrants a été fait et que dans la mise en œuvre du Paqeeb, outil d’opérationnalisation du Paquet, trois axes stratégiques ont été retenus, selon l’inspecteur de l’éducation. Le premier consiste à améliorer la qualité des apprentissages, le deuxième est relatif à la résorption des disparités par un accès plus équitable à l’éducation et l’axe stratégique 3 concerne la promotion d’une gouvernance inclusive et transparente.

Seydou TOUNKARA

Le militaire à la retraite Moussa Traoré est issu d’une grande famille religieuse de Tambacounda. Il s’est marié avec Diénéba Sané. Ce couple a adopté la planification familiale. Le militaire a pris le temps de s’informer en lisant des journaux, en suivant des émissions à la radio et à la télévision. Aujourd’hui, tout est clair dans sa tête. Lorsqu’il aborde ce sujet, il évacue d’emblée les équivoques. « La planification familiale, ce n’est pas l’arrêt des naissances, ni la limitation des naissances qui sont contraires à l’Islam. C’est l’espacement des naissances », clarifie Moussa Traoré. Le militaire à la retraite et son épouse ont décidé d’observer une périodicité de deux ans et 6 mois au moins entre les naissances. Tout au long de l’entretien, Moussa Traoré n’a cessé de vanter les bienfaits de la contraception aussi bien pour l’époux, l’épouse que pour les enfants. « J’ai pu mesurer l’importance de la planification familiale. La femme se repose au plan physique. Sa santé n’est pas fragile. Le mari a le temps de faire des économies pour bien s’occuper de sa progéniture », énumère-t-il.

Il rappelle que dans nos sociétés traditionnelles, les couples cultivaient l’espacement des naissances. Le plus souvent, après l’accouchement, la femme repartait chez-elle où elle passait au moins 2 ans. L’objectif, dit-il, était de prévenir les grossesses rapprochées. « Dans nos sociétés traditionnelles, il y avait une forme de planification. On disait que la femme est partie allaiter chez elle. C’est la forme qui était différente. Mais nos sociétés traditionnelles pratiquaient la planification familiale », défend M. Traoré.

I. SANE

Des hommes font sauter les barrières socioculturelles à Maka Colibantan dans la région de Tambacounda, à plus de 450 km à l’Est de Dakar. Regroupés autour de « L’Ecole des Maris », ils mènent des campagnes de sensibilisation qui n’ont pas laissé indifférents d’autres hommes et des religieux. Conséquence : le taux de prévalence contraceptive qui était à moins de 1% est déjà passé à 7%.

Maka Colibantan porte le cliché des zones éloignées au Sénégal. Son enclavement et son éloignement ont favorisé le conservatisme. Les us et les coutumes ont encore tout leur poids. Il y a moins de 4 ans, la planification familiale était un sujet tabou. Echanger sur cette question n’était pas vu d’un bon œil. Conséquence : peu de femmes avait adopté l’espacement des naissances. « Personne n’osait parler de la planification familiale, car elle était interprétée comme contraire à la religion. Il était fréquent de voir une femme tomber enceinte trois mois après son accouchement », a témoigné Fodé Kane, un des membres de «l’Ecole des maris».

La situation était alarmante. L’état de santé des femmes et des enfants se dégradait. Au regard de ces conséquences, les acteurs ont décidé alors d’« ouvrir » «l’Ecole des maris». C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans cette contrée fermée sur elle-même. Désormais, les hommes modèles sont en premières lignes. Ils portent le plaidoyer pour sauver leurs femmes et leurs enfants. « Nous organisons de façon régulière des causeries sur la planification familiale. Il y a aussi des visites à domicile. Nous allons sensibiliser les hommes sur la planification familiale. Aujourd’hui, à Maka Colibantan, les gens ont commencé à avoir une autre perception sur la planification familiale », a rapporté Fodé Kane, un membre actif de «l’Ecole des maris». L’implication des hommes a fait tomber des barrières socioculturelles. Les femmes osent désormais aborder ce sujet tabou avec leur époux. Certaines bénéficient des services de la contraception. « Il y a un début prometteur d’acceptation de la planification familiale. Nous avons tenu plusieurs focus groupes avec des religieux et des imams », rapporte Fodé Kane.

L’impact de l’engagement des hommes est mesurable. La preuve, le taux de prévalence contraceptive qui était à moins de 1 % tourne maintenant autour de 6 à 7 %. C’est pour cela que les acteurs prêchent son extension à d’autres districts pour infléchir davantage la courbe de la mortalité maternelle et néonatale dans cette partie du Sénégal. « Nous sommes dans une zone où il y a l’ancrage de la religion. Le taux de scolarisation est encore très faible. Donc, c’était difficile de faire accepter l’espacement des naissances. Grâce à «l’Ecole des maris», il y a un changement. Cette approche a eu des effets directs sur la baisse de la mortalité maternelle. C’est pourquoi nous recommandons sa réplication dans d’autres districts », a demandé Cheikh Abdou Seck, responsable de l’éducation et de l’information sanitaire à Maka Colibantan.

Idrissa SANE

Situé dans une zone carrefour, l’hôpital régional Elhadji Ibrahima Niass de Kaolack fait partie des structures de santé qui reçoivent le plus de patients, surtout des accidentés de la circulation. Pour mieux prendre en charge ces malades ou traumatisés, le médecin-chef de la région médicale, Dr Doudou Sène, et ses collaborateurs souhaitent l’augmentation du nombre de spécialistes dans la région. Dans cet entretien, il propose aussi la création d’un grand pôle sanitaire pour éviter les évacuations sanitaires.

Quelle est la cartographie sanitaire de la région médicale de Kaolack ?
Kaolack est une zone carrefour. Elle se situe entre trois régions que sont Diourbel, Kaffrine et Fatick, en plus de la République sœur de Gambie. Elle compte plus d’un million d’habitants et abrite quatre districts sanitaires, un hôpital régional de niveau 2 (l’hôpital Elhadji Ibrahima Niass). Nous avons suffisamment de personnel, même s’il y a encore un manque de spécialistes. Par exemple, pour chaque spécialité, nous avons juste un spécialiste. Nous comptons un orthopédiste, un pédiatre, etc. Nous nous félicitons des efforts qui ont été faits par le ministère de la Santé en doublant l’ensemble des postes de santé de la région en infirmiers et sage-femmes. La région médicale compte 108 postes et quatre centres de santé. Chaque poste de santé a, au moins, un infirmier et une sage-femme. Cela, grâce à l’appui des autorités sanitaires, de ses partenaires techniques et financiers.

Sur le plan statistique, les données de 2016 révèlent que la morbidité est dominée par les infections respiratoires. Viennent ensuite les maladies de la peau. La diarrhée fait également partie des premières causes de morbidité, suivie de l’hypertension artérielle. A Kaolack, le paludisme n’apparait pratiquement pas sur les dix premières causes de morbidité. Je rappelle que quand on parle de morbidité, on fait allusion aux causes de consultations. Pour la santé maternelle, nous pouvons nous féliciter des grandes avancées, même si la mortalité néonatale, comme partout au Sénégal, reste un défi à relever. Par rapport à la santé maternelle, il y a eu, en 2016, une nette régression du nombre de décès maternels. Nous sommes passés de 58 à 38 décès. Par contre, pour les décès néonatals, le chiffre reste très élevé.

Quelle est la situation des décès néonatals dans la région de Kaolack ?
En 2015, nous avons enregistré 694 décès néonatals, dont 333 décès sont imputables à la région médicale de Kaolack. Le reste des décès provient de Kaffrine, de Fatick, de Foundiougne et de Passy. Toutes ces localités évacuent vers l’hôpital régional de Kaolack qui est la seule structure à disposer d’un pédiatre. Le ministre de la Santé a promis de doubler l’effectif en mettant à notre disposition un deuxième pédiatre. Les décès néonatals s’expliquent aussi par le fait que beaucoup de parents tardent à acheminer leurs nouveau-nés vers les structures de santé de Kaolack où les accouchements à domicile persistent encore.

L’enclavement de certaines zones n’est-il pas à l’origine de ces nombreux cas de décès maternels ?
C’est vrai que la plupart des décès sont liés au retard des évacuations. Les facteurs qui ont été identifiés comme étant les causes de la forte mortalité sont les retards dans la communauté qui peine à prendre la décision rapide d’amener la femme dans une structure de santé. Ce retard s’explique par la méconnaissance, mais surtout par le manque de moyens financiers, parce que les parents perdent du temps à rassembler l’argent. Une fois qu’elle décide d’aller vers les structures, elle fait face aux moyens de transport. Heureusement qu’à Kaolack le réseau de transport est dense, pas comme celui de Kédougou ou Matam. Ici, les gens peuvent accéder rapidement à une structure de santé. Nous avons également un réseau d’ambulances très fourni dans la région. Par ailleurs, l’hémorragie est à l’origine de la plupart des cas d’évacuation des femmes en couche dans la région de Kaolack. Cependant, il se pose le problème de la disponibilité du sang. Récemment, nous avons eu un cas compliqué. Il s’agissait d’une dame qui devait être évacuée de Nioro à Kaolack. Il se trouvait que l’hôpital de Kaolack ne pouvait pas la recevoir parce qu’il n’y avait pas de sang. Mais, nous avons eu le réflexe de faire un appel à la radio et les gens ont répondu en donnant de leur sang. Ce geste a permis de sauver la patiente. Celle qui était venue la veille n’a pas eu cette chance, car il faisait déjà nuit. Malheureusement, elle est décédée.

L’hôpital n’a-t-il pas une banque de sang ?
Il y a une banque de sang à Kaolack, seulement, le rythme de consommation est très élevé par rapport au don. Ici, nous consommons 100 poches de sang à moins d’une semaine, car la plupart des femmes qui viennent accoucher dans nos structures sont anémiées. Ce qui fait que l’accouchement occasionne parfois une perte énorme de sang chez les femmes, d’où la nécessité de les transfuser. A cela s’ajoutent de nombreuses personnes qui, après un accident de la circulation, ont besoin de sang. C’est un peu difficile d’avoir du sang en permanence à Kaolack.

Concernant les spécialistes, nous avons constaté qu’il y en a un seul dans chaque domaine. En cas d’absence, comment faites-vous ?
Il y a toujours des solutions parce qu’il y a le chirurgien généraliste qui a des compétences dans tous les domaines de la chirurgie. Quand on prend l’orthopédiste, il a ses compétences. Pareil pour l’urologie. Les gens s’organisent de telle sorte que les congés soient comblés par d’autres spécialistes en chirurgie. Pour ce qui concerne la pédiatrie, ce sont les médecins généralistes qui assurent l’intérim en cas d’absence, car ayant une connaissance élargie sur cette spécialité. Mais, en tant qu’agents de l’Etat, ils ont droit à des congés. Pour la sécurité du patient, il est bon, à un moment donné, qu’il se repose. Le ministre de la Santé, lors d’une de ses visites, a promis l’affectation de médecins et spécialistes à Kaolack pour pouvoir doubler les services de l’hôpital.

L’hôpital régional est dans une zone carrefour, mais son plateau technique ne présente pas le meilleur visage. Pensez-vous qu’un jour le ministère de la Santé sera capable de relever ces défis ?
Bien sûr. Car pour le relèvement du plateau technique, nous pouvons avoir des équipements mais, si nous n’avons pas de personnel, cela ne sert à rien. Le ministre nous a informés que près de 200 bourses ont été données pour la spécialisation. Seulement, il est difficile de trouver des médecins qui acceptent de faire ces formations. C’est la grande difficulté que nous rencontrons actuellement. En plus, lorsque les gens finissent leur formation, ils refusent d’aller dans les régions. Il y a des efforts à faire sur le plan de la motivation pour faire en sorte que le personnel accepte d’être dans des zones où les conditions de travail sont difficiles. S’il n’y a pas cette motivation, ils restent à Dakar.

Un gynécologue qui est à Dakar gagne beaucoup plus d’argent en un mois que ce qu’il peut gagner toute l’année dans une région. L’Etat doit accompagner ces spécialistes qui acceptent de servir dans les régions. Pour ce qui concerne l’hôpital El Hadji Ibrahima Niass, l’objectif est de le ramener au niveau 3. La région de Kaolack mérite d’avoir un hôpital de ce type qui permettra de régler les difficultés des populations sur le plan sanitaire. La plupart des accidentés sont évacués à Kaolack qui doit avoir un grand pôle afin de couvrir les régions environnantes.

On parle beaucoup des problèmes d’accueil et des urgences. Vous avez dit que vous êtes dans une zone « accidentogène ». L’hôpital a-t-il un service d’urgence qui permet de faire face à ses cas d’accidents ?
Actuellement, le plateau de l’hôpital a été relevé. Depuis un an, tous les accidentés sont correctement pris en charge. Le dernier cas, c’était au Magal de Porokhane où nous avions enregistré 14 décès sur les 54 blessés, dont deux cas ont été référés à Dakar, parce que c’était des traumatismes crâniens et nous n’avons pas de neurochirurgien à Kaolack. Donc, nous ne pouvons pas prendre en charge certains cas. Nous avons aussi besoin d’orthopédistes pour une prise en charge correcte des cas d’accidents de la circulation. Sur le plan de l’imagerie médicale, nous avons un scanner, un service de radiologie qui permet de prendre rapidement en charge les traumatisés. Il y a également un service de réanimation avec un réanimateur. Le plateau technique est acceptable.

Et pour ce qui est de l’accueil ?
En ce qui concerne l’accueil, il y a surtout des comportements individuels à dénoncer. Ce n’est pas la faute du ministère de la Santé, ni du directeur de l’hôpital. Nous avons fait beaucoup d’efforts dans la sensibilisation du personnel afin d’améliorer l’accueil dans les services d’urgence de Kaolack. Parfois, des gens ne font pas correctement leur travail. Mais, nous travaillons à améliorer les choses pour permettre aux patients et accompagnateurs d’être dans de meilleures conditions. Le directeur général de la Santé a fait le tour des 14 régions pour sensibiliser les agents sur la question de l’accueil. Il leur a demandé d’être beaucoup plus attentionnés vis-à-vis des patients. Des efforts doivent être faits à ce niveau pour que la durée d’attente soit le moins long possible quand il y a des accidents.

Vous n’avez pas évoqué la présence des maladies sexuellement transmissibles. Est-ce à dire qu’elles ne sont pas fréquentes dans cette zone centre ?
Bien sûr. Mais, sur ce plan, nous avons fait beaucoup de progrès dans la prévention. Le taux de la prévalence du Vih, selon les dernières enquêtes, est de 1,1%. Du fait de sa zone carrefour, il est évident que tous les facteurs de vulnérabilité se réunissent à Kaolack. Tout converge vers Kaolack avant d’aller vers d’autres localités. Du coup, le phénomène des Maladies sexuellement transmissibles est une réalité. En 2016, environ 1684 cas de Mst ont été recensés. Pour le Vih/Sida, 1.600 cas sont suivis dans la région de Kaolack.

Propos recueillis par Eugène KALY

Lors d’un panel organisé dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, « les bonnes initiatives de restauration des surfaces dégradées et des stratégies de résilience face aux changements climatiques et l’agriculture durable » ont été magnifiées.

Le chef de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés de Thiès, Moussa Guèye, a magnifié l’engagement des Organisations de la société civile (Osc) dans la lutte contre la désertification et la déforestation dans la région de Thiès. M. Guèye a saisi l’occasion d’un panel sur le thème « Leadership féminin dans le développement durable », organisé dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la désertification par le Groupe d’initiatives pour le progrès social (Gips/Warr), en collaboration avec les Osc et les services techniques locaux, pour magnifier « les bonnes initiatives de restauration des surfaces dégradées et des stratégies de résilience face aux changements climatiques et l’agriculture durable ».

Moussa Guèye se réjouit de cet engagement des Osc parmi lesquelles le Groupe d’initiatives pour le progrès social (Gips/Warr) connu, depuis des années, pour son dynamisme dans la formation en leadership féminin, la protection de l’environnement à travers la mise en place de cordons pierreux et les nombreuses actions de reboisement ».

La particularité, souligne le chef de la division régionale de l’environnement et des établissements classés de Thiès, « c’est que cette organisation marque, chaque année, d’une pierre blanche cet événement phare qui marque la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification en ayant conscience que c’est une problématique qui doit être l’affaire de tous dans un pays sahélien comme le Sénégal ».

C’est dans cette mouvance que Moussa Guèye cite d’autres organismes comme l’Ong Adt/Gert qui intervient dans la restauration de l’érosion hydrique et le couvert végétal du plateau de Thiès, mais également un autre projet à Thiès et son Hinterland. Ce dernier intervient dans cette même zone dans la restauration de l’écosystème sur une dizaine de villages polarisés et au plan urbain, dans la réhabilitation d’édifices publics en collaboration avec les collectivités locales de la ville de Thiès. « Il y a également le Gie «Garab Bi» de Mboro qui est dans cette même dynamique des Organisations de la société civile qui ont pris conscience qu’il faut agir face à cette menace de dégradation de nos écosystèmes et des ressources naturelles. Il convient alors de fédérer toutes ces interventions et que cela puisse faire tache d’huile et servir d’exemple aux autres zones du pays ».

Pour sa part, la coordinatrice du Groupe d’initiatives pour le progrès social Warr (Gips/Warr), July Cissé, a rendu un vibrant hommage à Oulimata Thiaw, l’une des premières femmes à s’engager dans la sauvegarde et la restauration des ressources naturelles. Elle a été rappelée à Dieu l’année dernière laissant derrière elle la réserve naturelle « Keer Thioupame » de Popenguine d’où elle est originaire. La disparue s’est beaucoup investie au sein du groupement des femmes.

Mohamadou SAGNE

Dans le domaine de l’Enseignement supérieur, le Maroc demeure la deuxième destination de nos bacheliers après la France. Ce pays a décidé d’augmenter le nombre de bourses accordées aux étudiants sénégalais. « Sa décision de faire passer de 100 à 150 les offres de bourses à l’occasion de la réunion à Dakar, les 21 et 22 juillet 2017, des structures des deux pays chargés de l’échange des étudiants au titre de l’année académique 2017/2018, a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et sa mise en œuvre offrira d’heureuses perspectives aux jeunes sénégalais », se réjouit Mansour Sy. Le ministre du Travail de poursuivre que l’attribution du marché de construction de la « Cité de l’émergence », qui est un projet urbain et immobilier de 648 logements (28 tours de 14 étages), au promoteur marocain Addoha, consacre l’arrivée en force du secteur privé marocain dans le domaine des Btp au Sénégal, où sa présence se renforce avec la participation aux projets de la « Cité des Affaires de l’Afrique de l’Ouest », prévue sur l’actuel site de l’aéroport Léopold Sédar Senghor et « le projet immobilier de Diamniadio ».

Oumar KANDE

A travers la bibliothèque numérique installée à Tambacounda, les élèves peuvent en un clic télécharger les œuvres au programme; une véritable révolution.

Ce sont 1.200 élèves et professeurs de 20 établissements de l’élémentaire et du moyen-secondaire de l’académie de Tambacounda qui sont à l’école de la connectivité sur la bibliothèque numérique. Ces derniers bénéficient d’un renforcement de capacités dans l’utilisation de cette plateforme numérique qui permet aux potaches de télécharger en 5 secondes une œuvre au programme qui met le focus sur l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages. Une véritable révolution de l’Internet considéré comme le plus grand marché.

Le projet piloté par l’ambassadeur mondial de la jeunesse, Ousseynou Camara, est financé par l’Unicef. M. Camara précise tout de même que les factures mensuelles (près de 29.000 FCfa) sont gérées par les comités de gestion des différents établissements connectés. L’ambassadeur des jeunes soutient également que cet atelier de renforcement de 8 jours constitue une opportunité pour que les participants soient de véritables acteurs de cette révolution du web. C’est, selon lui, l’aboutissement d’une année de réflexion et de travail. La bibliothèque numérique de la région de Tambacounda est désormais à la disposition des élèves, des enseignants et du public grâce à une coopération exemplaire entre Unicef Sénégal, A World at School et l’Ia de Tambacounda.

Cette plateforme vient ainsi combler un gap en documentation auquel les écoles de la région font face. Les élèves et les professeurs peuvent y retrouver des livres, des cours, des vidéos et des bandes dessinées pour les enfants. Une bibliothèque numérique permet, selon Ouseynou Camara, de gagner beaucoup plus d’espace dans les écoles, d’avoir un accès illimité aux ressources de la bibliothèque où que l’on soit, de réduire les coûts matériels et financiers des bibliothèques et surtout de toucher le maximum d’usagers en offrant un gain de temps considérable aux élèves. Pour l’inspecteur Ousmane Diallo, Secrétaire général de l’Inspection d’académie de Tambacounda, la bibliothèque numérique doit influer positivement sur les résultats scolaires. Car elle facilite la lecture et la compréhension de toutes les œuvres au programme. « C’est un véritable intrant pédagogique ».

Pape Demba SIDIBE

Les lignes bougent dans la région de Tambacounda, y compris dans les zones de Makacoulibanta et de Dianké Maka. Dans ces localités, le taux de prévalence qui était à moins de 1% est passé à 4 ou 5%. Cette performance est symptomatique des progrès enregistrés à l’échelle régionale.

La salle de causerie du service de la santé de la reproduction de Tambacounda ressemble à une classe. Ce lundi 13 mars 2017, à 9 heures, des femmes enceintes, d’autres tenant dans leurs bras leur nouveau-né, suivent les conseils de Kadidiatou Bâ Sow, la coordonnatrice de la santé de la reproduction de la région. Elle prodigue des conseils pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Les causeries sont une entrée en matière pour toutes les femmes qui viennent, la matinée, au centre de référence pour des consultations. « La sensibilisation, ce n’est pas facile », a avoué la praticienne. Elle a ajouté que l’information, l’éducation et la communication portent bien leurs fruits dans cette région. Ici, grâce à l’appui de l’Unfpa et des agents de santé, les marraines de quartier (Badianou Gokh) ont prêché la bonne parole dans les contrées les plus éloignées, faisant ainsi reculer les barrières socioculturelles.

Les services de la planification familiale sont désormais accessibles dans des zones autrefois difficiles d’accès. « Il y a des zones où on était resté des années sans avoir 1% de Taux de prévalence contraceptive (Tpc). Si nous prenons Makacoulibanta et Dianké Maka, il n’y avait pratiquement pas une couverture en planification familiale. Maintenant, dans ces zones, on est allé jusqu’à 6 ou 7 % de Tpc. On peut dire qu’il y a une amélioration », a fait remarquer Mme Sow.

Les localités de Makacoulibanta et de Dianké Maka sont des zones isolées, mais elles reflètent les progrès accomplis par la région en matière de santé de la reproduction. Le taux a bondi entre 2012 et 2016. « Pour la planification familiale, la région avait un taux de prévalence de 4%. C’est l’un des plus faibles du Sénégal. Actuellement, nous sommes à 11%. Beaucoup de progrès ont été accomplis », s’est félicitée la responsable Sr de Tambacounda.

Ces performances ne sont pas tombées du ciel. Elles sont le fruit d’une organisation et des campagnes de sensibilisation. « Il y a une bonne information des agents communautaires. Grâce à l’appui de l’Unfpa, nous avons organisé les « Badianou Gokh » (marraines de quartier). Ces dernières suivent les femmes durant la grossesse et en période post-partum. Ces femmes allaitantes sont informées de l’intérêt de l’utilisation des services de planification familiale. C’est un peu dans la continuité des consultations prénatales », a détaille Kadidiatou Bâ Sow. Jusqu’à 10 heures, des femmes, certaines enceintes, d’autres avec leur bébé, continuaient d’arriver au centre de référence. C’est l’indice de changement de comportements.

Idrissa SANE

Dans le cadre du processus pour l’institutionnalisation du genre et son intégration complète dans les politiques publiques du Sénégal, la Cellule genre du ministère de la Santé et de l’Action sociale a validé son plan de communication. Lequel a été réalisé avec le soutien de la coopération luxembourgeoise.

La Cellule genre du ministère de la Santé et de l’Action sociale a adopté un plan de communication validé, le 1er août 2017, au cours d’un atelier en collaboration avec la coopération luxembourgeoise. Ndèye Mbengué Ndiaye, coordonnatrice de ladite cellule, a expliqué que ce plan de communication est une recommandation de l’audit genre réalisé au ministère de la Santé et de l’Action sociale. « La Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Sneeg) avait demandé à tous les secteurs, dans le cadre de l’institutionnalisation du genre, de mettre en place les cellules genre et notre département n’était pas en reste. La Cellule genre a commencé par faire un état des lieux, un audit pour permettre de faire un constat sur le niveau d’intégration du genre dans notre institution », a rappelé Mme Ndiaye. L’expert consultant de la coopération Sénégal-Luxembourg a indiqué que ce programme appuie l’intégration du genre dans le plan de communication du ministère de la Santé pour contribuer au changement de comportements et permettre une meilleure intégration du concept genre dans les politiques de développement économique. «La mise en œuvre de ce plan contribuera à la prise en charge du genre dans les politiques publiques », a confirmé Mor Guèye, qui a réitéré la disponibilité de la coopération Sénégal-Luxembourg pour l’institutionnalisation du genre au Sénégal. A son tour, le directeur de la Planification, de la recherche et des statistiques (Dprs) du ministère de la Santé, Youssou Ndiaye, a soutenu que le genre est devenu incontournable dans la mise en œuvre des politiques de développement du Sénégal.

O. KANDE

Peu d’élèves fréquentent aujourd’hui les bibliothèques, encore moins les librairies pour se procurer des livres. Cela a motivé l’implantation des bibliothèques numériques dans le pays pour accompagner les jeunes élèves du préscolaire au moyen-secondaire.

Une bibliothèque numérique, d’un coût global de plus de cinq millions de FCfa, sera implantée à Tambacounda. Et grâce à l’appui consenti par l’Unicef, il est prévu de trouver des pièces d’état civil à 5.000 enfants de la région sur 12.000 recensés à l’inspection d’académie. Cette activité entre dans le cadre du projet « A world at school » lancé en avril 2014. Ce dernier vise le plein épanouissement des jeunes dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation des filles, la protection de l’environnement, la petite enfance, entre autres. Pour Ousmane Camara, ambassadeur mondial de la jeunesse au Sénégal, qui a présenté le programme à la presse, il s’agit de créer un site informatique dans lequel les élèves pourront travailler et retrouver toutes sortes de documentations utiles à leur éducation. L’ensemble des œuvres au programme y sera introduit et accessible même avec les portables, tablettes, Smartphones, entre autres appareils.

L’ambassadeur de la jeunesse de poursuivre : « Les cours dans les différents niveaux seront aussi balancés sur le site et accessibles aux potaches en un clic. Cela leur permettra un gain de temps et d’énergie. Le constat fait, aujourd’hui, est que les élèves ne fréquentent plus les bibliothèques, encore moins les librairies, pour se procurer des livres. Cela a motivé, entre autres, l’implantation des bibliothèques numériques dans le pays qui visent à accompagner les jeunes élèves du préscolaire au moyen-secondaire ».

Le projet, s’est félicité M. Camara, « est financé par l’Unicef à hauteur de 5.400.000 FCfa par bibliothèque. Grâce à ces bibliothèques, une amélioration de la qualité de l’éducation pourra être espérée, en plus de l’économie de temps, d’énergie et d’argent. L’accompagnement des enfants, de manière générale, et plus particulièrement ceux dans le secteur de la petite enfance, tient aussi à cœur « A world at school ». « L’éducation des filles, la protection de l’environnement, la petite enfance, restent aussi des domaines d’intervention du projet », a informé M. Camara, qui a réaffirmé le souci d’inverser la tendance pour que Tambacounda quitte la zone des régions les moins scolarisées du pays vers celles des plus scolarisées. Cela dans le cadre du projet « A world at school ». Il faut seulement préciser que 20 écoles et établissements sont prévus et que, d’ici à la fin de l’année, les élèves, enseignants et le bibliothécaire seront formés, a informé l’ambassadeur de la jeunesse.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, l’Usaid/Yaajeende et la Cellule de lute contre la malnutrition (Clm) ont signé une convention de capitalisation. Cette dernière portera sur les aspects stratégiques et opérationnels et s’articulera autour des interventions que réalise le projet Usaid/Yaajeende depuis 7 ans dans plusieurs localités du pays.

La Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) va bénéficier d’un appui technique et institutionnel du projet Usaid/Yaajeende pour faire baisser davantage le taux de malnutrition au Sénégal. Le directeur de l’Usaid/Yaajeende, Karl Rosenberg et le Coordonateur national de la Clm, Abdoulaye Kâ, ont paraphé, le 31 juillet 2017, une convention de capitalisation. La Clm bénéficiera ainsi de l’expérience de l’Usaid/Yaajeende avec le Plan communal de lutte contre l’insécurité alimentaire (Pclia) utilisé comme démarche pour une meilleure prise en compte de la problématique de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans la planification et budgétisation des collectivités locales. A ce jour, 49 groupes de travail citoyen ont été créés et 49 plans communaux de lutte contre l’insécurité alimentaire élaborés. L’expérience des groupes « Debbo Gallé » (femmes au foyer), regroupant près de 100.000 femmes appartenant à 6.500 groupes pour une prise en charge effective des questions de nutrition, sera aussi partagée avec la Clm. Il est aussi prévu l’exploitation du concept de « greniers pour enfants » qui est une approche communautaire de prévention et de prise en charge de la malnutrition aiguë au niveau communautaire ; de même que l’épargne pour l’investissement en vue d’améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire au niveau des ménages, le micro-jardinage et l’arboriculture familiale, les cultures bonifiées etc.

110.000 foyers touchés
Le directeur de l’Usaid/ Yaajeende, Karl Rosenberg, est convaincu que cette convention « permettra d’impacter toutes les communes qui n’ont pas été touchées par notre intervention ». Il a rappelé que l’Usaid/Yaajeende, qui a été financé par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), fait partie des premières initiatives « Feed the future », la stratégie globale de l’agence américaine de lutte contre la faim. Ce programme intervient dans les régions de Kédougou, Matam, Kolda et dans le département de Bakel. Au total, les interventions ciblent 49 communes et touchent 110.000 foyers. Se réjouissant de cette convention, le coordonnateur national de la Clm, Abdoulaye Kâ, a soutenu que cet accord intervient dans un contexte où le gouvernement du Sénégal réaffirme sa ferme détermination à institutionnaliser la nutrition, à travers l’élaboration de documents cadres, notamment la Politique nationale de développement de la nutrition (Pndn). « Si le projet Usaid/Yaajeende a identifié la Clm comme principal réceptacle de ses interventions, c’est parce que la Clm a su, au fil des années, asseoir un leadership fort autour de la nutrition et assure à ce titre la coordination de la mise en œuvre de cette politique, ainsi que le Plan stratégique multisectoriel qui en découle », déclare M. Ka qui plaide pour l’expansion des expériences de ce programme au Sénégal.

Oumar KANDE

L’île de Gorée, tristement célèbre pour avoir été le lieu de transit des esclaves africains en déportation vers l’Amérique, est, aujourd’hui, fortement menacée par l’avancée de la mer qui prend des proportions inquiétantes. Malgré les solutions d’urgence apportées par les pouvoirs publics dans certains cas, les insulaires vivent au quotidien sous la menace des vagues en « colère ».

Un bidon de 10 litres vide dans chaque main, Modou Mbengue avance d’un pas sérieux. A hauteur d’une borne fontaine, à l’intérieur d’une mosquée « pied dans l’eau », il s’arrête. Il remplit ses récipients. Il les pose soigneusement à côté et se dirige vers la mer, à cinq mètres environ. Les deux mains accoudées sur un muret en béton armé bordé d’enrochement. Le jeune homme promène vaguement son regard au large. Son silence est assourdissant comme la rumeur de la mer dans l’île mémoire. Au bout de quelques minutes, il reprend ses gourdes et s’en va. Dans la mosquée, une femme nettoie les coins et recoins pour accueillir les fidèles musulmans. Nous sommes le vendredi 17 février 2017. Mais ici, tous les visiteurs se posent la question : pour combien de temps les fidèles accompliront-ils leurs prières dans cet édifice ? Personne n’est en mesure de donner la réponse.

Par contre, ce qui est sûr, les vagues roulent au loin et s’écrasent sur cette pente légèrement escarpée. Une partie a déjà été emportée. L’avancée de la mer est marquée d’une pierre blanche dans la cour.  « Nous croyions avoir définitivement perdu la mosquée. La mer l’avait envahie, emportant avec elle une partie. C’est avec l’aide de jeunes entrepreneurs qui séjournaient dans l’île au moment des faits qu’on a pu faire un remblayage avant que l’Etat n’intervienne pour construire la digue de protection que vous voyez là », confie Mariama Ndiaye. Malgré l’édification de ce mur fait de blocs de granit qui sont des roches plutoniques magmatiques à texture grenue, les insulaires sont plongés dans la psychose. Ils ne seront pas surpris si, un jour, les eaux océaniques envahissent leur lieu de culte. La dilation des eaux océaniques n’est pas une fiction ni une théorie à Gorée. Les inquiétudes emplissent le lieu et envahissent l’île. Mariama et Modou Mbengue ne sont pas indifférents. L’île est classée patrimoine mondial de l’Unesco, mais la vie à Gorée n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les habitants sont habités par l’angoisse de voir leurs habitations englouties par la mer.

Avec plus de 700 km de côte, le Sénégal est classé huitième pays le plus vulnérable à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Une étude menée par Pape Waly Bakhoum, chercheur à l’Institut des science de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur la vulnérabilité de l’île face à l’élévation du niveau de la mer, révèle un niveau de vulnérabilité physique modéré de la ville insulaire compris entre 1,61 et 6,68 m avec une vitesse d’évolution du trait de côte de 0,67 m par an. Cette montée du niveau moyen est causée par le réchauffement climatique qui touche la planète à travers deux processus principaux : la dilatation de l’eau de mer, suite au réchauffement des eaux océaniques, et la fonte des glaciers. On estime actuellement que la hausse du niveau des océans est liée pour un tiers à la dilatation des océans. Dilatation liée elle-même au réchauffement climatique. Les deux autres tiers sont dus à la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires.
                         
Concordance de confessions
Au Sénégal, selon le chercheur Bakhoum, le niveau de la mer augmente en moyenne de 2,32 mm/an. Cette situation expose les localités de façade maritime, mais aussi les îles comme Gorée.

Devant le musée de la mer de la ville, Ousmane Cissé, la vingtaine, les yeux rivés sur son Smartphone, écouteurs bien enfoncés dans les oreilles, est plongé dans un autre monde : celui du virtuel.

Du fait de la vulnérabilité de l’écosystème dans lequel il vit, le jeune goréen effectue beaucoup de recherches sur le changement climatique et ses conséquences. « Lorsqu’on était plus jeune, on ne connaissait pas ces phénomènes. On vivait tranquillement ici, loin du bruit assourdissant de Dakar. Cette quiétude est sur le point d’être perturbée par l’inondation et autres phénomènes causés par l’avancée de la mer. Nous vivons, aujourd’hui, avec l’idée que cette île puisse être perdue un jour si ce rythme se poursuit. D’ailleurs, la Maison des esclaves, qui est l’attraction à Gorée surtout des touristes, est gravement menacée », alerte Ousmane.

Même son de cloche chez Pape, un maçon engagé dans l’aménagement de la « Place de l’Europe », dans l’enceinte du musée. « Notre plus gros souci, aujourd’hui, est l’avancée de la mer. Le trou que vous voyez là-bas (il pointe du doigt), il est causé par les vagues. D’ailleurs, le chantier pour la réhabilitation et la construction d’une digue de protection est en cours », précise l’ouvrier. Cette concordance de confessions est révélatrice de l’ampleur de la perte des pans entiers du continent dans l’île Mémoire. C’est vrai qu’on ne peut pas arrêter la mer. Mais, à Gorée, on expérimente des stratégies de résilience.

Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de FCfa le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l’île de Gorée, avait indiqué Me Augustin Senghor, le maire. Cette somme pourrait être insignifiante dans les années à venir surtout si le réchauffement global dépasse la barre de 2 degrés Celsius. Sur ce point, les scientifiques sont très claires : certaines îles seront rayées de la carte. « Les digues sont une bonne chose, mais on ne sait pas combien de temps ils vont pouvoir résister à la force de l’eau. Je pense que l’Etat doit commencer déjà à envisager d’autres solutions », préconise Babacar Samb, un pêcheur qui vient juste de débarquer.

En attendant de trouver des solutions beaucoup plus durables pour s’adapter au changement climatique, les Goréens vivent au quotidien sous la menace des vagues déferlantes.

Reportage de Ndiol Maka SECK

Des inventeurs sénégalais qui ont exposé leurs produits, le 29 juillet 2017, non loin de la Vdn, veulent plus de visibilité. Mieux, ils demandent la reconnaissance de l’Etat pour pouvoir bénéficier des commandes. Un des leurs, El Hadj Babacar Thiam, a souligné que les inventeurs sénégalais ne sont pas trop mis en avant.

Des inventeurs sénégalais ont organisé, le 29 juillet 2017, une exposition de leurs œuvres non loin de l’école Yalla Suren. Parmi leurs inventions, des lits d’hôpitaux conçus et fabriqués au Sénégal, de petits avions militaires, des Boeing, des voitures ou des Airbus qui fonctionnent à l’aide d’une commande. Tous ces objets made in Sénégal sont exposés sur la route jouxtant la Voie de dégagement nord (Vdn), sous le regard émerveillé des enfants. L’inventeur sénégalais Ngagne Seck, très disponible, promet aux jeunes écoliers, probablement en vacances, de petites séances de formation dans le but de les initier à la fabrication de ces jouets pour enfants, le temps de l’exposition. Un des enfants, tout souriant, court directement à la maison pour, dit-il, informer ses parents qu’il sera formé à la création d’objets par M. Seck.

En cette matinée très ensoleillée, cet inventeur n’a pas encore fini de s’installer. A l’aide d’une petite bâche, il se met à l’abri de la forte canicule pour ranger les différents «bijoux» qu’il compte montrer au public. Au-delà des expositions, Ngagne Seck souhaite, d’ici à décembre prochain, ouvrir une Petite et moyenne entreprise (Pme) spécialisée dans la fabrication de jouets pour enfants. Selon lui, il peut fabriquer tout type de jouets qui n’ont rien à envier à ceux qui sont importés.  L’exposition regroupe des artistes, des inventeurs, des architectes de bâtiment...

Les produits qu’ils exposent rivalisent d’originalité. Toutefois, El Hadj Babacar Thiam, enseignant dans le domaine de l’architecture et titulaire d’un Brevet d’invention de mobilier urbain, déplore le fait que les inventeurs sénégalais ne soient pas mis en avant. « Nous trouvons qu’il ne faut pas aller pleurnicher pour dire qu’on a besoin de l’Etat. Cette mentalité, nous l’avons dépassée. Si nous voulons être visible, c’est à nous de prendre des initiatives et de nous faire voir », lance-t-il avec conviction.

Cependant, M. Thiam reconnait qu’il y a un réel problème de visibilité des inventeurs. Pour cela, il demande une reconnaissance de la part de l’Etat pour pouvoir bénéficier des marchés. « Les inventeurs sénégalais, on ne les prend pas au sérieux parce qu’il y a un état d’esprit un peu complexé. Pourquoi les gens préfèrent consommer le riz importé plutôt que le riz local ? C’est le même problème », déplore-t-il. Pourtant le Sénégal dispose, à son avis, de brillants inventeurs qui, s’ils sont soutenus, peuvent valoir des satisfactions au pays. « Ce lit d’hôpital (il indexe le lit qu’il expose), il suffit que le ministère de la Santé fasse la commande pour qu’on lui en fabrique beaucoup pour les centres de santé régionaux au lieu de faire des commandes extérieures coûtant des millions », dénonce El Hadj Babacar Thiam.

Aliou Ngamby NDIAYE

Des agents très motivés et enthousiastes ont planté des arbustes pour promouvoir l’environnement et améliorer le cadre de vie à Bambey. C’était le 25 juillet dernier, lors d’une journée consacrée à l’arbre.

Accueillis chaleureusement par le recteur et ses collaborateurs, sous un soleil de plomb, les partenaires de Dp World, casquettes bien visées sur les têtes, arborant des t-shirts aux effigies de leurs services respectifs, des managers, chefs de services, directeurs, étudiants, enseignants de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) se sont donnés à cœur joie dans une activité citoyenne de haute portée écologique : la plantation d’arbustes. Une activité initiée par l’Uadb et Dp World Dakar, des partenaires qui travaillent en étroite collaboration dans l’employabilité des jeunes. Mais, cette fois-ci, la synergie est environnementale.

Les deux établissements ont ainsi relevé le défi fixé consistant à planter 5.000 plants dans l’enceinte de l’université, à la mairie, à la préfecture et au Centre d’enseignement technique féminin de Bambey. Un pari réussi. Dans un vaste périmètre, chauffeurs, creuseurs de trous, arroseurs, techniciens des espaces verts, agents portuaires et délégués ont tous bravé la chaleur pour contribuer à la biodiversité et améliorer le cadre de vie.

Selon M. Koné du département technique, « cette activité est magnifique, car il y a un brassage, un raffermissement, une expérience, du travail ».
Mame Yacine Diop Seck, responsable du développement durable de Dp World Dakar, trouve, que le choix de Bambey s’explique par un partenariat qui commence à durer et qui les réconforte. « Car après le forum de l’emploi organisé par cette université, auquel nous participons avec la section Maenuc et la cellule université entreprise, nous pérennisons des activités pour le meilleur de nos deux structures », informe-t-elle.

Le directeur de l’environnement de l’Uadb, Sidi Camara, abonde dans le même sens. « A travers l’aménagement d’espaces verts, la gestion des déchets, entre autres aspects écologiques et énergiques, nous cherchons à opérer des ruptures comportementales », relève-t-il.

Mame Yacine Diop Seck d’avancer : « Nous allons continuer, avec l’Uadb, à poser des jalons, car nous gagnons en investissant dans la communauté, dans leur environnement, dans leur bien-être, leur santé, leur éducation et leur cadre de vie. Nous sommes à Mbolo Birame, comme au Mali où nous travaillons avec Sos village d’enfants de Bamako, Kédougou, Foundioungne.
Nous collaborons avec beaucoup de structures ; on est transversal ».

Pour le directeur de l’environnement de l’Uadb, co-maître d’œuvre de cette journée, Dp World est un partenaire privilégié pour Bambey. « Car au-delà du développement durable, cette structure nous accompagne dans l’insertion de nos diplômés, leur stage professionnel. Et ces actions vont s’inscrire, on le souhaite, dans la durée parce que ce programme est le premier d’une série qui compose la politique environnementale de l’Uadb qu’on met en œuvre avec l’accord des autorités universitaires ».

Rappel des vertus et valeurs de l’arbre
Le recteur Lamine Guèye, après la levée des couleurs, a rappellé les vertus et valeurs de l’arbre. Le tout en remerciant les autorités de Dp World pour cette activité vitale. Car, pour lui, l’arbre est un producteur d’oxygène, un fruit, un purificateur écologique, un médicament, un brise vent, un protecteur de l’habitat, un esthétique, un intrant de chaîne de valeurs. Donc, « couper un arbre est un acte dangereux », a-t-il dit. M. Guèye a recommandé ainsi de boiser cette importante espèce végétale, la protéger et la préserver pour ralentir le réchauffement climatique.  Les agents de Dp World Dakar et de l’Université Alioune Diop Bambey promettent, après cette opération, de poursuivre ce partenariat pour le développement durable.

Mamadou Aicha NDIAYE

La lettre de politique sectorielle pour l’Education et la Formation à laquelle s’adosse le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence (PAQUET), instrument d’opérationnalisation de la politique nationale dans ce secteur, est articulée autour de trois (03) composantes dont la deuxième vise un accès équitable à des conditions d’apprentissage de meilleure qualité pour tous les enfants.

C’est dans ce contexte et en droite ligne des directives issues des Assises nationales de l’Education et de la Formation, que le Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, dans sa volonté d’offrir à l’ensemble des élèves du Sénégal un cadre d’apprentissage approprié, a décidé la mise en œuvre d’un ambitieux programme de suppression totale des abris provisoires dont le délai d’exécution des travaux est fixé à vingt-quatre (24) mois. Ce programme est ainsi constitué :

- 6 369 salles de classe en remplacement des abris provisoires. Au-delà de l’éradication des abris provisoires qui constitue une demande sociale longtemps exprimée, le Chef de l’Etat a voulu améliorer et sécuriser l’environnement des enseignements apprentissages avec la réalisation d’ouvrages annexes tels que :
- 4 701 blocs administratifs ;
- 2 498 blocs d’hygiène,
- 241 500 ml en guise de mur de clôture pour les lycées et collèges.

Le Chef de l’Etat du Sénégal, Son Excellence, le Président Macky SALL, a donc une ambition de créer une école de l’équité et de l’égalité des chances ; une école qui promeut nos ambitions pour l’émergence. Aussi, les nouvelles options mettront-elles l’accent sur la réponse à la demande d’éducation, la correction des disparités de tous ordres et la professionnalisation des apprentissages.

Le déficit en termes d’infrastructures et d’équipements scolaires constitue un handicap préjudiciable à l’essor d’un enseignement de qualité et accessible à tous. Au Sénégal, les effectifs scolaires sont de loin, plus élevés que les infrastructures d’accueil. Par exemple, l’on recense 1 805 658 élèves inscrits répartis dans 8994 écoles primaires et 712 006 élèves inscrits dans 1660 établissements abritant un cycle moyen, 243 706 inscrits répartis dans 604 établissements dont 104 dispensant uniquement des enseignements du cycle secondaire.

Le recours aux abris provisoires était devenu quasi incontournable, avec tous les effets négatifs y afférents. Au niveau du cycle élémentaire, 4189 abris provisoires, répartis dans 2332 écoles, ont été recensés en 2016, ce qui correspond à une proportion de 9% de l’ensemble des classes de cet ordre d’enseignement. Cette moyenne nationale ne doit pas cacher la situation de certaines régions comme Sédhiou, où la proportion des abris provisoires atteint 28%.

Ce constat prend plus de relief au niveau des établissements d’enseignement moyen et secondaire général où la proportion d’abris provisoires avoisine 15% à l’échelle nationale, avec des pointes de 48% dans la région de Sédhiou, 34% dans la région de Kolda. En dépit des efforts constants du Gouvernement qui consacre annuellement une part importante du budget au secteur de l’éducation, il est aisé de reconnaître que les exigences de programmation budgétaire et de l’arbitrage entre plusieurs secteurs prioritaires, sont incompatibles avec l’urgence qui s’attache à l’éradication en une seule année des abris provisoires.

C’est pourquoi, le Chef de l’Etat vient de trouver, à travers un financement innovant, une réponse opportune à la résorption du gap infrastructurel à brève échéance. Il s’agit de la mise en œuvre du Programme national de suppression totale des abris provisoires « programme zéro abri provisoire », attribué à trois entreprises sénégalaises après appel d’offres.

Des ouvrages aux caractéristiques techniques très élevées
Abris provisoireCompte tenu de la relative simplicité technique des opérations de construction de salles classe, il sera privilégié une approche basée sur un compromis entre la haute intensité de main d’œuvre et le recours à des moyens et procédés techniques performants.

Les dimensions des salles de classe sont fonction des effectifs et du ratio surface par élève qui est fixé à 1,4 m2 par élève. Ces dimensions permettent de tenir compte des besoins en espace nécessaires à la circulation des personnes et de l’air, à l’évacuation rapide en cas d’urgence, mais aussi au rangement des documents et à l’enseignement multigrade. Ainsi, la surface bâtie d’une salle de classe sera de 63 mètres carrés. Chaque salle de classe sera équipée de 28 tables bancs, d’une table et d’une chaise pour l’enseignant. Quant aux salles polyvalentes des collèges et lycées, elles seront équipées de matériels adéquats permettant de procéder à toutes les expériences en sciences physiques et en sciences de la vie et de la terre.

Des blocs d’hygiène sont prévus aux différents ordres d’enseignement. Ils tiennent compte de l’approche genre et des handicapés. Les blocs administratifs et bureaux maîtres des collèges, lycées et écoles élémentaires seront également équipés d’ordinateurs, de fauteuils, de chaises, de bibliothèques.

Les choix architecturaux répondent, à la fois, aux préoccupations d’uniformisation et d’harmonisation des modèles et au souci d’une nécessaire prise en compte des exigences de l’environnement et de cohérence de l’aménagement de l’espace urbain ou rural.

L’impératif de la qualité des travaux, avec une garantie décennale
Les équipes d’exécution seront supervisées par des missions de contrôle itinérantes affectées dans chaque région et dotées de moyens logistiques conséquents pour garantir la qualité des ouvrages. Chaque équipe régionale de supervision sera composée d’un ingénieur chef de mission et d’un technicien en bâtiment spécialisé en contrôle de qualité et rompu aux techniques de prélèvement des échantillons et de réalisation des essais de laboratoire.

Il sera fait recours aux services d’un bureau de contrôle technique qui aura pour mission d’assurer la solidité des ouvrages projetés et préparer les formalités en vue de l’assurance décennale. Compte tenu des exigences et responsabilités du constructeur, le Programme s’attachera les services d’un Bureau de Contrôle agréé pour s’assurer que les infrastructures réalisées répondront aux exigences établies par les normes les plus strictes, sans préjudice du propre plan d’assurance-qualité. Le même bureau de contrôle pilotera le processus de mise en place de la garantie décennale pour l’ensemble des salles de classes. De plus, un laboratoire d’analyse de sols et de béton sera entièrement dédié au Programme.

Des emplois favorisés par une approche centrée sur les compétences
Travaux éducationDans la réalisation des travaux toutes phases confondues, il est prévu la création de plusieurs milliers d’emplois sur les deux années que durera la mise en œuvre du programme.
Pour mieux assurer l’effectivité d’un transfert de technologie, un programme de renforcement des capacités techniques des PME affiliées aux chambres de métiers des régions concernées, est conçu et sera mis en œuvre en collaboration avec les entreprises attributaires des travaux. Une approche centrée sur les compétences sera développée à travers des ateliers de formation sur les normes de qualité et d’entretien des bâtiments qui seront organisés au niveau de chaque région en collaboration avec les Chambres de Métiers au profit des sous-traitants potentiels.

Ces actions originales de renforcement des capacités, seront étendues aux artisans susceptibles d’être impliqués dans la confection d’une partie des mobiliers devant équiper les salles de classe, mais aussi d’une partie de la menuiserie métallique à incorporer dans les bâtiments.

Dans toutes les régions, le Programme va impliquer les entreprises locales qualifiées comme sous-traitants dans le but de maximiser l’impact du projet sur les terroirs. Concomitamment aux travaux de construction, la commande et la confection des équipements notamment ceux dont la confection sera assurée par les coopératives d’artisans jugées qualifiées pour satisfaire aux exigences de qualité fixées par le Maître d’ouvrage, vont favoriser la promotion de l’emploi local.

Un modèle de gouvernance qui pose les jalons de la pérennisation
Afin d’assurer un meilleur ancrage institutionnel du projet, le Programme fournira une assistance conseils à la Direction de la construction scolaire pour mieux renforcer ses capacités techniques et opérationnelles en dotant cette structure d’un logiciel performant de gestion géo référencée du patrimoine que constitue les établissements scolaires. Les agents chargés de l’utilisation de cet outil de planification, de programmation, de gestion et d’entretien dudit patrimoine bénéficieront dans ce cadre d’une formation appropriée. Les PME affiliées aux chambres de métiers bénéficieront également d’un programme de formation sur les techniques de construction et d’entretien des infrastructures scolaires en milieux urbain et rural. Pour mieux assurer la pérennisation, l’Etat poursuivra son programme de réalisation de salles de classe dans tout le pays pour que les abris provisoires ne surviennent plus dans le milieu scolaire.

Une démarche méthodologique inclusive soutenue
Le Programme met en place un ancrage institutionnel avec une empreinte originale qui va au-delà d’un mécanisme de réalisation d’infrastructures scolaires.
Le dispositif de mise en œuvre est articulé, dans chaque région, autour d’une équipe d’ingénieurs et de techniciens ayant une expérience avérée en construction, qui travaillera en étroite collaboration avec la Direction des constructions scolaires et les autres structures déconcentrées du Ministère de l’Education nationale. L’identification des sites et l’implantation des ouvrages seront conduites en accord avec les Inspections d’Académie (IA) et les Inspections de l’Education et de la Formation (IEF), représentant le Maître d’ouvrage, les autorités administratives et les Collectivités locales. Tous les choix de localisation des salles de classe seront validés par le Maître d’ouvrage.

La dimension environnementale et sociale correctement prise en charge
Pour mieux intégrer la dimension environnementale et sociale dans ce Programme, une attention particulière sera portée, pour chaque infrastructure, sur différents aspects, pour déboucher sur un Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES). Ce dernier comprend, pour chaque infrastructure, des mesures concrètes et réalistes pour atténuer ou éviter chacun des impacts négatifs identifiés dans l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux.

Avec le lancement de leur Institution de prévoyance maladie (Ipm), les personnels des Services financiers décentralisés (Sfd) devraient bénéficier d’une meilleure couverture sanitaire.

Les personnels des Services financiers décentralisés (Sfd) disposent d’une Institution de prévoyance maladie (Ipm). Les premières prestations ayant débuté depuis le mois de février 2016, le conseil d’administration en a tiré un bilan satisfaisant, à Thiès, au cours de son assemblée générale de présentation du rapport d’activités de l’année écoulée et d’approbation du budget de l’année 2017 en cours.
A ce jour, selon le gérant Ibrahima Mané, « l’Ipm/Sfd compte 881 cotisants, dont 763 ont ouvert leur dossier pour 460 conjoints, 1058 enfants à charge, faisant une population de 2281 personnes. Mais, avec seulement 23 Services financiers décentralisés qui ont adhéré à l’Ipm ». Il a indiqué que le taux de cotisation en vigueur est de 10 % du salaire brut imposable mensuel plafonné à 250.000 FCfa. M. Mané a également noté que « l’Ipm n’a, à ce jour, enregistré aucune autre ressource additionnelle et que son patrimoine répond de tous ses engagements, tout en présentant un maillage presque total du territoire national, à l’exception de quelques poches ne disposant pas de structures sanitaires dignes de ce nom ».

Pour autant, la rencontre, tenue à Thiès, sous la présidence de Abdoulaye Ndiaye, le Pca, a donné l’occasion à la quarantaine de participants, venue de toutes les régions abritant un Service financier décentralisé membre de l’Ipm, la possibilité de faire une analyse, de manière exhaustive et objective, des points inscrits à l’ordre du jour, particulièrement les activités liées à la feuille de route validée en début d’année, l’analyse des réalisations, la situation financière de l’Ipm au 31 décembre 2016 et les perspectives.

Le constat de l’atteinte à plus de 80 % d’une bonne partie des objectifs qui ont été fixés au démarrage de l’Institution de prévoyance maladie des Services financiers décentralisés a été fait par les membres du Conseil d’administration. « Notamment ceux liés à la première année de fonctionnement, à savoir l’accessibilité financière et l’accès aux soins de santé de qualité », a souligné Ibrahima Mané.
Il reste maintenant à consolider les acquis et à tendre vers la performance. Des objectifs que le budget 2017, de plus de 286 millions FCfa, qui a été validé, a bien intégré dans ses prévisions.

Mohamadou SAGNE

Le budget alloué à la santé au Sénégal ne représente pas 15 % du budget national. En assemblée générale élective le 28 juillet, la Plateforme de la société civile pour la santé (Pscis) appelle les futurs députés à veiller à ce que le gouvernement accorde 15 % du budget national à la santé.

La Plateforme de la société civile pour la santé au Sénégal (Pscis) invite les députés qui seront élus à l’Assemblée nationale à l’issue des élections législatives de veiller à ce que le gouvernement consacre au moins 15 % du budget national à la santé. La présidente du comité de pilotage de la Pscis au Sénégal, Rokhaya Nguer, a fait ce plaidoyer, hier, à l’assemblée générale élective de cette organisation.

Lors du sommet d’Abuja (Nigeria), en 2001, les chefs d’Etat africains s’étaient engagés à consacrer à la santé au moins 15 % des budgets nationaux de leurs pays respectifs. A Ouagadougou (Burkina Faso), ils ont encore renouvelé cet engagement. Malgré tout, rares sont les pays africains qui accordent au secteur de la santé 15 % de leurs budgets nationaux. La Pscis appelle les parlementaires qui votent les budgets à inscrire dans l’agenda budgétaire cet engagement des chefs d’Etat et à y veiller. Mme Nguer invite les députés qui seront élus demain à travailler davantage pour le bien-être des communautés et de la santé globalement. « Nous allons vers la 13ème législature. C’est l’occasion d’adresser un vibrant hommage aux parlementaires et les inviter à travailler davantage pour le bien-être des communautés et de la santé globalement. Si nous n’avons pas la santé, nous n’avons quasiment rien. La Santé est primordiale et la plateforme voudrait leur adresser un message, pour qu’ils puissent davantage travailler sur les objectifs de santé. Car le Sénégal a ratifié la loi qui devrait permettre à ce que le budget lié à la santé puisse être de 15 % », a-t-elle sensibilisé.

Un cadre fédérateur
La Pscis est un cadre fédérateur qui regroupe l’ensemble des organisations de la société civile qui œuvrent pour l’amélioration de la santé au Sénégal. Elle a été mise sur pied en janvier 2016 pour servir de « cadre de réflexion, de concertation et de coordination entre ses membres, en vue d’harmoniser leurs positions par rapport aux politiques et programmes de santé et leurs interventions dans les domaines du plaidoyer et du renforcement des capacités des organisations communautaires ». En effet, ces acteurs avaient constaté que l’absence d’un cadre fédérateur entrainait une « dispersion des interventions », un « manque d’efficacité » ou une « faiblesse de la représentation » des acteurs dans les instances de prise de décision et de planification. « Nous avons eu cette heureuse initiative de se regrouper, tous, autour d’une table et nous investir dans ce cadre commun, inclusif, pour amorcer des réflexions liées aux questions stratégiques dans le domaine de la santé », a expliqué Rokhaya Nguer.

Rokhaya Nguer élue présidente de la Pscis
Mme Nguer a été élue présidente de la Plateforme de la société civile pour la santé au Sénégal, hier, à l’issue de leur première assemblée générale élective. Elle est, par ailleurs, la présidente du Conseil d’administration de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) et la secrétaire exécutive de la « Society for women and Aids in Africa au Sénégal (Swaa/Sénégal).

Aliou Ngamby NDIAYE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.