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Actualités (2543)

L’Ecole doctorale Mathématiques et informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Edmi) organise, depuis hier, la quatrième édition de ses Doctoriales. Au cours de cette manifestation pédagogique qui donne l’occasion à certains doctorants de partager leurs travaux avec le public, le Pr Hamidou Datte a invité le secteur privé à financer davantage la recherche.   
La quatrième édition des Doctoriales de l’Ecole doctorale Mathématiques et informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar se tient depuis hier. Cette manifestation pédagogique inscrite dans l’agenda de l’école offre l’occasion à certains doctorants de faire des exposés sur leurs travaux et faire connaître les différentes thèses qui se développent au sein de cet établissement. Contrairement aux trois précédentes éditions, cette fois-ci aucun thème spécifique n’a été retenu par les organisateurs. Néanmoins, a précisé le directeur de l’Ecole doctorale, le Pr Hamidou Datte, « en marge des exposés des doctorants, toutes les communications abordent des questions relatives au développement de la recherche ».
S’il y a un défi qui, à côté de celui du relèvement du taux de soutenance, demeure l’un des chantiers de l’Edmi, c’est bien l’implication du secteur privé dans le financement de la recherche. En effet, le privé ne contribue presque pas au financement de la recherche au Sénégal qui, dans notre pays, est supporté à 99 % par l’Etat. « Les privés n’investissent dans la recherche qu’à hauteur de 1 %. Et dans cette recherche publique, les 97 % sont faits dans les universités, 2 % dans les instituts de recherche tels que l’Isra, l’Ita, etc. Cela veut dire que pour soutenir la recherche au Sénégal, il faut appuyer la recherche publique. Et comme la recherche publique est portée par les Ecoles doctorales, il faut absolument appuyer ces dernières », a prôné le Pr Datte.
Par ailleurs, il a invité l’Etat à faire un effort supplémentaire pour atteindre le taux recommandé par le Nepad de consacrer 1 % de leur Pib dans la recherche-développement. Le Sénégal en est aujourd’hui à 0,51%. « Ce n’est pas un mauvais taux, mais cela montre qu’il y a encore du chemin à faire », a-t-il ajouté.
Les formations au niveau de l’Ecole doctorale Mathématiques et informatique sont portées par huit laboratoires de recherche et douze équipes de recherche avec environ une soixantaine d’enseignants-chercheurs qui supportent l’effort d’encadrement des doctorants qui, l’année dernière, étaient au nombre de 119.

61 thèses soutenues depuis 2008
A cheval entre la Faculté des Sciences et techniques, L’Ecole supérieure polytechnique, la Faculté des Sciences économiques et de gestion et soutenue par des partenaires comme l’Ird et l’Auf, l’Edmi en est aujourd’hui à 61 thèses soutenues depuis 2008. Soit un taux de soutenance de 1 sur trois. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Pr Datte estime ce rapport « assez satisfaisant » même s’il admet que ce taux est à relever. « Seul un étudiant sur trois arrive au bout de sa thèse au bout de quatre ans. Il y a encore un taux de déperdition assez élevé. Beaucoup de doctorants commencent des thèses, mais ne les terminent pas », a-t-il regretté. Un point de satisfaction souligné par le Pr Datte, c’est le taux d’insertion professionnelle assez élevé dans le domaine aussi bien des mathématiques que de l’informatique. « Plus de 80% de nos doctorants trouvent du travail et la destination essentielle reste les universités », a-t-il indiqué.                   

Elhadji Ibrahima THIAM


L’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, qui se trouve sur le fleuve Casamance, à quelque 2 km à l’Ouest du port de la ville, sur l’axe Ziguinchor-embouchure, est toujours attrayante. Une multitude d’espèces y ont été dénombrées hier dans le cadre du décompte international des oiseaux d’eau en cours au Sénégal.
Le commandant Djimanga Diédhiou, inspecteur régional des Eaux et forêts de Ziguinchor, au nom des responsables des directions des parcs nationaux et des aires marines communautaires, a coordonné, pour le compte de Ziguinchor, l’activité de décompte des oiseaux d’eau. Selon lui, c’est une opération d’une importance capitale pour la gestion de la faune à cet endroit magnifique de la région (la mangrove, les bolongs et la verdure des lieux confèrent au paysage une beauté exceptionnelle).
L’inspecteur régional des Eaux et forêts a souligné que cet inventaire va permettra d’avoir une idée sur les différentes espèces d’oiseaux présentes à Ziguinchor, de mieux les protéger et de procéder à leur exploitation rationnelle. Il a fait remarquer que l’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, qui est une zone de reproduction par excellence et renfermant beaucoup d’espèces, a tous les atouts pour participer pleinement au développement du tourisme, dans cette partie de la région méridionale du Sénégal.
L’étudiante à l’Ucad, Khady Guèye, qui a participé à l’opération de décompte des espèces dans l’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, est du même avis. Membre de l’association « Nature, communauté, développement », qui travaille avec les directions des parcs nationaux et des aires marines communautaires, elle a affirmé que « Ziguinchor est très important pour la conservation des oiseaux au Sénégal, parce qu’il est fréquenté par beaucoup d’espèces et la plupart de ses zones sont des sites de reproduction pour les oiseaux ». Selon elle, l’importance des oiseaux à Ziguinchor et le nombre d’espèces qui s’y trouvent peuvent pousser les touristes à effectuer le déplacement en masse et régulièrement. Elle a estimé qu’il suffit d’une certaine organisation pour y parvenir.
A propos du décompte international des oiseaux, la doctorante en Ecologie et gestion des écosystèmes à l’Ucad a indiqué que ce dénombrement détaillé permettra aux autorités concernées de connaître l’effectif mondial des oiseaux et le nombre d’espèces qui fréquentent notre planète. « Et c’est en fonction du stock d’oiseaux déterminé, renseigne-t-elle, que les services compétents vont pouvoir déterminer leurs quotas de tir ».

Moussa SADIO


L’Observatoire national des lieux de privation de liberté, en partenariat Amnesty international Sénégal, offre aux médecins une opportunité de mieux maîtriser le cadre juridique, physique et psychologique dans le cadre de la prise en charge des victimes de torture.  
Des médecins venus de différents districts sanitaires de Dakar et de l’intérieur du pays suivent une formation sur la prise en charge des victimes de torture et de mauvais traitement. Ils seront outillés, entre autres, sur le cadre juridique et institutionnel, les conséquences physiques et psychologiques de la torture. Pour la représentante du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Bintou Sène, cette session permettra aux médecins d’avoir la capacité d’offrir un soutien psychologique aux personnes torturées. Selon elle, le personnel médical a un rôle primordial à jouer dans la prise en charge globale des victimes de torture. « Ils doivent être formés pour mieux identifier les personnes ayant subi des violences (…), de conduire l’examen médical initial et le suivi », a expliqué Dr Bintou Sène, soulignant qu’une aide adéquate ne peut être offerte aux victimes que si l’agression est connue des intervenants potentiels.
« Or, nombre de ces victimes répugnent à révéler les outrages subis. La peur du rejet de la société, la honte, l’humiliation, l’ignorance de leurs droits, le manque d’accès aux soins sont autant de raisons qui font que très peu de victimes sont déclarées », a fait savoir la représentante du ministre de la Santé. De l’avis du Dr Bintou Sène, les médecins doivent faciliter l’orientation des victimes vers d’autres services dans le cadre d’une prise en charge holistique des cas. Elle a, cependant, précisé que ce n’est pas du ressort du médecin de chercher le pourquoi des violences, mais il doit en revanche garantir à la victime une écoute attentive et dépourvue de jugement. « Ils se doivent de produire les documents de certification de l’acte délictuel et le signalement dans les cas où la victime est une personne mineure », a-t-elle soutenu.
Le président d’Amnesty international Sénégal, Me Diène Ndiaye, partage le même point de vue. D’après ses propos, le médecin joue un rôle déterminant dans la production des preuves de torture par l’examen et l’établissement des pièces telles que les certificats médicaux, de genre de mort et d’autopsie. Ce rôle montre toute l’importance de cette formation de deux jours. M. Ndiaye a rappelé que le Sénégal, comme la plupart des pays, n’est pas exempt de torture. « Elle a été massivement utilisée dans la lutte contre la rébellion en Casamance dans les années 1980-1990. Elle l’a été aussi dans la période pré-électorale de 2012… », a déclaré Diène Ndiaye. Face à ce qu’il appelle les récalcitrants, le patron d’Amnesty international Sénégal souhaite que la loi s’applique dans toute sa rigueur. « Pour cela, il faut des preuves matérielles et crédibles. Les médecins font partie de ceux qui peuvent faire appliquer cette loi à travers la production de documents médicaux crédibles », a fait savoir Diène Ndiaye.
Le président de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté, Boubou Diouf Tall, a indiqué que c’est la première fois que les médecins sénégalais reçoivent une telle formation. Le représentant de l’Ordre national des médecins a confirmé cela. Toutefois, Dr Joseph Gomis attend les résultats de cette formation pour pouvoir les partager avec tous les médecins.

Eugène KALY  


A l’ouverture du premier Forum international de la biologie en Afrique, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, a annoncé la ferme détermination de l’Etat du Sénégal à durcir, dans les meilleurs délais, la loi sur les médicaments illicites et toxiques, communément appelés médicaments de la rue.
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé l’ouverture du premier Forum international de la biologie africaine (Fiba) hier. Le Pr Awa Marie Coll Seck a saisi l’occasion pour annoncer la ferme volonté des pouvoirs publics de traquer et de mener la vie dure à ceux qui s’adonnent à la vente illicite de médicaments. « Nous allons, dans les meilleurs délais, renforcer et durcir la législation sur le trafic de médicaments illicites et falsifiés. Nous avons d’ailleurs constaté que ce commerce est devenu plus lucratif que celui de la drogue », a analysé le ministre de la Santé.
Ces médicaments de la rue, renchérit l’autorité, sont inefficaces et représentent un fléau, un véritable problème de santé publique. S’exprimant sur le forum en question, le ministre a affirmé que notre pays est fier de l’abriter en parlant de succès d’une rencontre qui réunit à Dakar 300 participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la République centrafricaine, du Tchad, du Togo, de la Rdc, des Etats-Unis, de la France et bien sûr du Sénégal. Les participants ont évoqué la nécessité de valoriser les résultats de la recherche en biologie. Dans la même veine, le Sénégal s’est félicité d’avoir redonné toute sa place de contrôle au laboratoire dans  l’élaboration du système de santé. Une direction des laboratoires a été créée à cet effet.
Pour sa part, Pr Mireille Prince David, co-présidente du comité d’organisation de la rencontre, a rappelé que la manifestation de portée internationale se tient sous l’égide de la revue africaine de biologie médicale. Il s’agit d’une revue scientifique bilingue. Le Pr David a aussi insisté sur l’urgence d’une meilleure collaboration entre biologistes et cliniciens dans le domaine de la recherche opérationnelle. Tous les aspects de la biologie ont été passés au peigne fin au cours des travaux. Il s’agit notamment de la bactériologie, de la virologie, de la biologie cellulaire, de l’immunologie, de la parasitologie, de la génétique médicale, de l’hématologie, de la biochimie, etc.
Président de la commission d’organisation du forum, Pr Ahmed Iyane Sow, a révélé que cette rencontre comble un vide et complète ainsi la Revue africaine de biologie médicale. Il a aussi magnifié le dynamisme des équipes de recherche. Cette rencontre se tient dans un contexte particulier : la biologie est souvent considérée comme l’un des parents pauvres des politiques de santé publique en Afrique. Un état de fait que les participants se sont engagés à corriger.

Mamadou Lamine DIATTA


La Faculté de Médecine a provisoirement réceptionné un nouveau bâtiment hier. Cet édifice, dont les travaux ont été menés par la Direction des constructions des bâtiments et édifices publics, dispose, entre autres, d’un amphithéâtre de 800 places et de 39 bureaux.

Après dix ans de travaux et maintes péripéties, le nouveau bâtiment de la Faculté de Médecine est désormais opérationnel. Il a été réceptionné, hier, à titre provisoire par le Doyen de ladite Faculté, Pr Amadou Diouf, en présence de la Directrice de l’Agence des Constructions des bâtiments et édifices publics, Socé Diop Dione. Situé en flanc des locaux de la Faculté de Médecine, ce bâtiment imposant dispose d’un amphithéâtre de 800 places et 39 bureaux. On y trouve aussi quatre salles de 100 places, cinq salles de Travaux pratiques de 50 places, une salle de chimie, de bactériologie, d’exploration fonctionnelle, une salle d’exploration fonctionnelle, deux salles polyvalentes, deux salles de documentation pour les étudiants et pour les professeurs etc. Le tout fait une contenance de 2000 étudiants pour un coût de 4 milliards de FCfa entièrement supportés par l’Etat du Sénégal.

Pourtant, il y a trois ans encore, on aurait du mal à croire que ce bâtiment, démarré en 2006, puis longtemps resté à l’état d’abandon, allait pouvoir être livré un jour. « Les travaux s’étaient arrêtés en 2010 pour insuffisance de crédits, et c’est seulement en 2013, avec l’arrivée du président Macky Sall, que les crédits ont été libérés pour permettre à notre agence de terminer les travaux », s’est félicitée la directrice de l’agence. Même s’il y a encore quelques petits travaux complémentaires, Socé Diop Dione assure que ce bâtiment est déjà opérationnel. « Quand on parle de réception provisoire, il y a toujours des réserves émises, l’ascenseur n’est pas encore livré, l’entreprise nous a présenté le bon de commande, cela va arriver bientôt », a-t-elle déclaré.
Pour le Doyen Amadou Diouf, ce nouveau bâtiment permettra sans doute de pallier le gap de salles de classe auquel la Faculté était confrontée depuis quelques temps. « Même si à la Faculté de Médecine l’effectif est maîtrisé, nous avons quand même un effectif important, donc ce bâtiment va nous permettre de régler en partie un certain nombre de problèmes, notamment en ce qui concerne les salles de travaux pratiques. Etant entendu qu’avec la réforme Lmd qui implique des évaluations de contrôles continus et finaux, nous avons besoin de plus d’espace », a dit le Pr Diouf.
Pour le moment, à part l’amphithéâtre, les équipements restent à être installés dans les autres salles (tables, chaises, tabourets etc.). Le Doyen invite les autorités à s’en occuper au plus vite pour que ce bâtiment soit fonctionnel au maximum de sa capacité. D’autant plus que la Faculté s’apprête à recevoir, au mois de novembre prochain, un important évènement : le concours d’agrégation du Cames. Sur ce point, Socé Diop Dione a assuré que l’agence attend juste que le ministère de l’Enseignement supérieur verse les crédits dans son compte de dépôt pour que l’équipement soit fait rapidement.
En ce qui concerne la réfection des trois amphithéâtres de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, les travaux sont en cours depuis trois mois. Ils doivent durer huit mois. Le Rectorat est aussi concerné par les travaux de réfection, a rappelé Mme Dione.  

Elhadji Ibrahima THIAM


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a procédé, hier, à la remise d'un important lot de matériel pour les facultés, écoles doctorales et laboratoires de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).
Dans le cadre du programme d'équipement des laboratoires, l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a réceptionné hier un important lot d’équipements d’une valeur de 90 millions de FCfa. Ce matériel est destiné aux facultés, écoles doctorales et laboratoires. La cérémonie de remise, qui a eu lieu devant le rectorat, a été présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour Mary Teuw Niane, cette cérémonie marque la seconde remise d'équipements scientifiques à l’Ucad dans le cadre de la mise en œuvre de la première décision du Conseil présidentiel sur l'enseignement supérieur. Lequel a trait à la réorientation du système d'enseignement supérieur vers les sciences, les sciences de l’ingénierie, les mathématiques et les formations professionnelles.
«C'est une variété d'équipements dans les sciences technologiques, les sciences de la santé, mais également l'archéologie, les sciences juridiques et politiques, les sciences sociales et humaines. Ce programme concerne l'ensemble des filières qui sont enseignées à l'université », a-t-il expliqué. Selon lui, il s'agit de donner aux enseignants, chercheurs et étudiants, un environnement de travail permettant de procéder aux travaux pratiques, aux travaux de terrain et de s'exercer à des métiers. Pour le recteur de l'Ucad, Ibrahima Thioub, ce geste traduit l’intérêt que l'Etat du Sénégal accorde aux universités en termes d'investissements dans les infrastructures, mais également dans l'équipement de ces infrastructures. «Une des dimensions majeures des réformes en cours dans l'enseignement supérieur porte sur la professionnalisation, mais également les sciences, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques...», a-t-il avancé, ajoutant que dans le cadre de cette orientation, il est nécessaire de renforcer l'équipement des universités.
Le recteur s'est félicité des efforts immenses faits par l'Etat au service des universités du Sénégal. L'année dernière, plus 800 millions de FCfa ont été déployés pour l'équipement des universités. Pour cette année, l'appel d'offres pour l'équipement des universités a été lancé avant fin 2015. La phase de dépouillement est en cours.
D'après le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, plus de 700 millions de FCfa sont prévus en 2016 pour l'achat des équipements de microscopie électronique, l'équipement des laboratoires en cours de construction. «Plus de 40 bureaux vont accompagner les salles de travaux pratiques. A cela s'ajoute le démarrage de la construction, à la Cité du savoir, de trois bâtiments principaux pour les besoins de la médiathèque, le centre de mutualisation et de partage...».

Ibrahima BA


Depuis quelques jours, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) sont en grève pour réclamer de meilleures conditions sociales. Dans un communiqué signé de M. Ibrahima Diao, directeur général du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), des efforts ont été faits pour apporter une solution aux problèmes. Ainsi, il est mentionné dans le document que les bourses sont payées, la pharmacie suffisamment approvisionnée en médicaments, les « modules Fesman » livrés. La construction des pavillons pour 2.000 lits a démarré avec l’installation du chantier. Aussi, est-il rappelé dans cette note que le Crous s’attèle à l’amélioration continue des conditions d’hébergement, de restauration et d’épanouissement des étudiants.

Selon le communiqué, en moins de deux ans, le Crous a augmenté de plus 1.200 places la capacité de ses deux  restaurants réhabilités. Il a acquis deux grandes plonges et 6.000  couverts, acheté une ambulance médicalisée venue agrandir le parc à 3 unités,  recruté 1 médecin et 4 infirmiers d’Etat après la réfection des locaux de l’infirmerie. Des salles d’hospitalisation climatisées ont été également construites ainsi que 6 boutiques offertes aux étudiants qui gèrent leur location. La subvention allouée à la Commission sociale des étudiants est passé de 2,5 à 5 millions de FCfa en plus de la dotation de tickets.                         

       A. M. NDAW


Dans les régions de Kolda, de Ziguinchor, de Tambacounda, de Kédougou et de Sédhiou, une enquête réalisée auprès de 662 personnes montre que près de 20% des interviewés ne connaissent pas la maladie à virus Ebola. Cette étude a été exécutée par Save the Children entre octobre et décembre 2015.
Le consortium, constitué des Organisations non gouvernementales Save the Children, Catholic relief services (Crs) et du Radi (Réseau africain de développement intégré), se mobilise pour lutter contre les maladies infectieuses et promouvoir les mesures d’hygiène à travers le programme « Start ». Pour tester la connaissance des populations sur la maladie à virus Ebola, une enquête intitulée Cap (Connaissance, attitude et pratique) a été menée dans les régions de Kédougou, de Kolda, de Ziguinchor, de Tambacounda et de Sédhiou. Elle révèle qu’une personne sur cinq interrogées, soit 19,8%, disent n’avoir jamais entendu parler de la maladie à virus Ebola (Mve) pendant l’année 2015.

Manipulation de la viande de brousse
La région de Tambacounda a le plus faible taux de connaissance de la maladie à virus Ebola (29%). A Ziguinchor, par contre, 89% des personnes interrogées connaissent Ebola. A Kolda, seuls 13% n’ont pas entendu parler de cette maladie. Alors que 28% des interviewés dans la région de Kédougou ignorent l’existence de cette pathologie.
La coordonnatrice du Programme « Start » de Save the Children, Dr Ndèye Aïssatou Badiane, a informé que sur 662 personnes interrogées, 44,7% ont une connaissance limitée des sources de contamination de la maladie à virus Ebola. Cependant, 38,7% connaissent très bien les causes et 16,5% en ont une connaissance acceptable.  Parmi les sources citées, figurent les contacts avec une personne malade de la Mve (54%), mais aussi avec tout liquide provenant d’un individu atteint de la maladie (53,2%), la manipulation de la viande de brousse (46,9%), le contact avec les animaux de brousse morts (35,7%). Les rapports sexuels (14,5%) sont aussi cités parmi les causes de contamination. Près de 12,1% des personnes interviewées affirment ne pas connaître ces causes. C’est qui fait que 55,8% de ces personnes estiment que toucher une personne qui a approché un malade peut transmettre la maladie à virus Ebola, 45,9% pensent que les billets de banque sont un mode de transmission, 45,1% croient que discuter avec un malade sans le toucher peut aussi être source de transmission. A côté de ces personnes, 43,1% estiment que les piqures de moustiques peuvent donner la maladie à virus Ebola. Plus de la moitié (53,2%) croit qu’on ne peut pas guérir de la maladie, tandis que 29,1% pensent qu’il est possible de s’en sortir, alors que 17,7% ne savent pas si on peut en guérir ou non.
L’enquête révèle aussi que 66% des personnes des cinq régions interrogées estiment qu’une personne guérie de la Mve n’est pas contagieuse, 16,4% croient que cette dernière reste tout de même contagieuse, alors que 17,7% ne se sont pas prononcés sur la question.

Seuls 9% maîtrisent la technique de lavage des mains
Dr Ndèye Aïssatou Badiane, coordonnatrice du Programme « Start » de Save the Children, a indiqué que presque la totalité des personnes interrogées (soit 98%) déclarent maîtriser les techniques de lavage des mains. Mais, « nous avons constaté que seuls 9% savent le faire », a-t-elle expliqué. Les enquêteurs ont soutenu que 81,1% des personnes rencontrées se lavent les mains, juste après avoir utilisé les latrines, 68,8% de retour à la maison. Près de 46,3% se lavent les mains avant de préparer la nourriture et 27,1% le font avant de toucher leurs enfants pour leur donner à manger. La bouilloire (« Satalla ») est le récipient le plus utilisé pour le lavage des mains (86,4%). Elle est suivie du sceau (36,2%), de la bassine (22%), du bidon (5,9%). L’enquête a été financée par un fonds britannique (Ukaid ou Afid).                          

Eugène KALY

Luc Nicolai inquietLa Cour d’appel de Dakar a condamné mercredi le promoteur de lutte Luc Nicolaï à cinq ans de prison, dont trois ferme, et une amende de 500 millions de francs CFA dans l’affaire de drogue de l’hôtel Lamantin Beach de Mbour, annonce Radio futurs médias (RFM, privée).

Le parquet général avait condamné en première instance le promoteur mbourois à une peine d’emprisonnement de 5 ans, dont deux ferme, et une amende de 6 millions de FCFA.

Luc Nicolaï était poursuivi pour association de malfaiteurs, détention de drogue et complicité de tentative d’extorsion de fonds.

Le promoteur et ses complices, dont un douanier, avaient été arrêtés à la suite de la découverte de drogue dans le bureau du président-directeur général de l’hôtel Lamantin Beach, Bertrand Touly.

Me Baboucar Cissé qui se dit surpris par cette nouvelle condamnation de son client, a annoncé le dépôt d’un pourvoi en cassation.

« C’est une décision qui surprend tout le monde. C’est une décision franchement inacceptable. (…) Nous allons former un pourvoi en cassation », a averti Me Cissé.

« Nous espérons que la Cour suprême, saisie du pourvoi, ne manquera pas de casser cette décision », a ajouté l’avocat, en indiquant que la défense conteste cette nouvelle condamnation de Luc Nicolaï.

« Pour le moment, nous n’en connaissons pas les motifs adoptés par la cour pour en arriver à cette décision extrême et franchement inacceptable », a encore clamé Me Baboucar Cissé.

Source : APS


La Directrice générale de l’Agence nationale de construction des bâtiments administratifs et édifices publics, Mme Socé Diop Dione, a provisoirement réceptionné, hier à l’Université Gaston Berger, une infrastructure pédagogique d’un coût global de 400 millions de FCfa. Elle est composée de 12 salles de classe de 60 places, de 6 blocs d’hygiène et d’autres accessoires très modernes. Parlant de l’importance de ce nouveau bâtiment qui permettra d’accueillir plus de 1.000 étudiants, Mme Dione a rappelé que les travaux ont démarré au mois de février 2015. Elle a prévu de réceptionner définitivement les travaux dans un délai d’un an. Selon elle, ce joyau permettra d’améliorer de manière significative la capacité d’accueil des étudiants dans le campus pédagogique.

Mme Socé Diop Dione a réaffirmé la farouche volonté du gouvernement de tenir compte de l’effectif des étudiants de l’Ugb qui est passé de 600 en 1990 à 12.000 étudiants en 2016, de leurs besoins en eau et en assainissement dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets de modernisation de cette université. Elle a souligné que le ministre Mary Teuw Niane, les experts de l’Onas (Office national de l’assainissement du Sénégal), des ingénieurs et autres partenaires de l’Etat ont récemment tenu une séance de travail avec les membres de son staff, en vue de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour apporter les solutions les plus adéquates à l’ensemble des problèmes d’adduction d’eau potable et d’assainissement auxquels les étudiants de l’Ugb sont quotidiennement confrontés. Elle a laissé entendre qu’une procédure d’urgence a été enclenchée, en étroite collaboration avec la Dcmp, pour l’attribution du marché relatif à la mise en œuvre cde ce projet.
Mme Socé Diop Dione a annoncé que tous les travaux entrepris dans le cadre du projet d’extension de l’Ugb financé par la Banque mondiale pour un coût global de 6 milliards de FCfa seront terminés au mois de décembre 2016.
Abondant dans le même sens, le recteur Baydallaye Kâne s’est surtout réjoui de la construction en cours de nouvelles salles de cours, d’un amphithéâtre de 500 places et de 19 nouveaux laboratoires.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le Sénégal a bénéficié d’un financement de plus de 2,8 milliards de FCfa. Cette subvention est destinée au renforcement du système de santé.  
Le Fonds mondial vient d’octroyer au ministère de la Santé et de l’Action sociale un montant de 4.386.050 euros,  soit 2.877.592.000 FCfa. Cet argent qui sera étalé sur 2 ans (janvier 2016 à décembre 2017) servira à appuyer la politique de Renforcement du système de santé (Rss). Notamment les directions et services. Pour le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, cette subvention offre l’opportunité à son département de structurer une gestion harmonisée du système de santé. Selon elle, à partir de janvier 2017, conformément à la réforme des finances publiques de l’Umeoa, un budget programme de Rss, avec une gestion axée sur les résultats, doit être effectif au ministère de la Santé.

Dans sa volonté de démocratisation de l’accès aux soins, le Sénégal a entrepris, de l’avis du ministre de la Santé, d’importantes initiatives dans les domaines de la santé de la reproduction, de la lutte contre le paludisme, le Vih, la tuberculose, les maladies tropicales négligées, celles cardiovasculaires, la malnutrition, la santé mentale et le renforcement du système de santé. « Dans cette perspective, une approche multisectorielle, avec l’implication des autres ministères, de la société civile et du secteur privé, est désormais appliquée dans tous nos programmes et projets de santé », a expliqué le Pr Awa Marie Coll Seck. Elle a aussi indiqué que « le gouvernement du Sénégal a également pris l’option d’investir dans le financement de la demande des soins pour faciliter l’accès à la couverture maladie en soutenant particulièrement les populations les plus défavorisées ».

Malgré cette volonté manifeste, le chef du département de la Santé a reconnu que le Sénégal, comme la plupart des pays en développement, est confronté à des contraintes de financement du secteur de la santé. Lesquelles ralentissent la mise en œuvre des stratégies en vue d’atteindre les objectifs de développement. « Ces contraintes justifient le partenariat international en faveur d’un investissement dans la santé pour une amélioration significative des conditions de vie des populations », a-t-elle avancé, saluant les efforts considérables du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que de plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux. Mme Seck leur a promis d’accorder une attention particulière à la mise en œuvre du projet Rss afin que les résultats espérés soient obtenus en décembre 2017.

Pour le directeur financier du Fonds mondial, Daniel Camus, cette subvention, approuvée par le conseil d’administration le 24 décembre, marque non seulement le début d’une nouvelle approche pour le Fonds mondial, mais également un aboutissement. Selon lui, 2016 est une année décisive pour le Fonds mondial. Il est en effet prévu la conférence de reconstitution des fonds afin que les pays puissent continuer à bénéficier de l’apport du Fonds mondial pour la lutte contre le paludisme, le Sida et la tuberculose ainsi que le Rss.

Eugène KALY


Afin de soutenir les autorités judiciaires, les forces de l’ordre et les autres services de régulation des pays partenaires dans la lutte contre la production et le trafic de médicaments falsifiés, l’Union européenne a lancé au Sénégal « un projet de coopération d'appui à la lutte contre le trafic de faux médicaments ».

Chaque année, quelque 700.000 personnes meurent dans le monde des effets des faux médicaments. Et ce chiffre ne concerne que les décès dus au traitement du paludisme et de la tuberculose, renseigne un communiqué de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal. C’est pour combattre le trafic des faux médicaments que l’Union européenne appuie des Etats comme le notre dans la croisade contre ce fléau. Dans ce cadre, elle a lancé, ce 12 janvier, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de la Santé et de l'Action sociale, « un projet de coopération d'appui à la lutte contre le trafic de faux médicaments ». Ce dernier vise à « soutenir les autorités judiciaires, les forces de l’ordre et les autres services de régulation des pays partenaires dans la lutte contre la production et le trafic de médicaments falsifiés », lit-on dans la note de la Délégation de l’Ue au Sénégal.
Ce projet veut ainsi particulièrement « contribuer au développement de cadres réglementaires appropriés et à l’amélioration des capacités à mener des opérations efficaces, tant au niveau national que sous-régional », précise la source qui estime le financement à 4,1 millions d'euros (soit 2 milliards 689 millions FCfa).

Au Sénégal, « il permettra l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique nationale contre ce trafic qui a été évaluée à plus de 12 milliards de FCfa en 2012 », ajoute le communiqué, soulignant que « le projet de l'Ue contribue également à l'exécution du mandat du comité national de lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure, faux, faussement étiquetés, contrefaits et à l’exercice illégal de la médecine ». Les premières activités du projet sont prévues dans notre pays, du 13 au 14 janvier, avec « un séminaire animé par deux inspecteurs en pharmacie français et belge ». Cet atelier cible « leurs homologues sénégalais ». « Une autre formation sera organisée pour 20 policiers, 20 gendarmes et 20 douaniers du 19 au 21 janvier », informe-t-on. La cérémonie de lancement de ce projet qui couvre le Cameroun, le Ghana, la Jordanie et le Maroc a été l'occasion pour l'Ue de se féliciter de l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2016, de la Convention Medicrime du Conseil de l'Europe dont le projet s'inspire. « Cette convention garantit l'application de sanctions pénales dissuasives, assure une protection pour les victimes et offre un cadre de coopération internationale renforcé ». Ainsi, relève-t-on dans le communiqué, « l'Ue appelle à une adhésion aussi large que possible à ce texte juridique international ouvert à tous ».

Maïmouna GUEYE


Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement vient de déposer un préavis de grève. Il exige du gouvernement le respect des engagements pris.
L’accalmie notée dans le secteur de l’enseignement moyen-secondaire depuis le début de l’année scolaire risque d’être perturbée les prochains jours si le gouvernement et les syndicats d’enseignants réunis autour du Grand cadre ne trouvent pas un terrain d’entente. En effet, ladite entité syndicale vient de déposer un préavis de grève allant du 8 janvier au 31 décembre prochain. Celui-ci est articulé autour de trois points : le respect strict du protocole d’accords signé le 17 février 2014 et de tous les engagements pris par le gouvernement, le respect total du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants et l’ouverture des négociations sur l’augmentation de l’indemnité de logement des enseignants.
En conférence de presse hier, le Grand cadre, par la voix de son coordonnateur Mamadou Lamine Dianté, a « réaffirmé sa détermination et sa volonté ferme d’exiger du gouvernement la matérialisation de tous ces engagements afin de satisfaire les aspirations profondes des enseignants du Sénégal ».
Le Grand cadre estime « très faible » le niveau de mise en œuvre du protocole d’accords et des engagements pris par le gouvernement. Et pourtant, Mamadou Lamine Dianté rappelle que du temps a été donné aux autorités pour qu’elles matérialisent lesdits engagements. « Quand le président de la République nous a reçus au mois d’octobre, nous avons accepté sa proposition de rééchelonner les délais qui étaient fixés au 31 décembre 2015. Nous avons accordé une présomption de bonne foi au chef de l’Etat, mais c’était sans compter avec l’insubordination des ministres concernés », regrette M. Dianté.
Aujourd’hui, le seul point qui semble donner un peu de satisfaction au Grand cadre, c’est la question de la validation où, comme l’a souligné M. Dianté, « les choses commencent à prendre forme car les actes commencent à sortir ». Mais il trouve le rythme trop lent puisque, jusque-là, seuls 120 dossiers de validation de fonctionnaires auraient été publiés sur 20.000 dossiers en traitement. En ce qui concerne l’engagement pris par le président de la République de procéder à l’alignement indiciaire de ces actes à partir de janvier 2016, le Grand cadre dit attendre la fin de ce mois pour voir ce qu’il en est.
Au cours de ce point de presse, le Grand cadre n’a pas manqué d’égratigner la direction de la Solde du ministère de l’Economie et des Finances. Selon Dianté, cette direction est en train de revenir sur les acquis du mouvement syndical enseignant. « Depuis trois mois, aucun enseignant nouvellement intégré n’a été mis en solde, aucun rappel n’a été payé aux enseignants (ni le rappel d’intégration, ni le rappel d’avancement encore moins le rappel de validation). La direction de la Solde a pris la résolution de ramener le système des quotas en déterminant désormais pour chaque année le nombre d’enseignants qui sera reclassé, mis en solde ou qui percevra leur rappel, c’est inacceptable », fustige-t-il.
Elhadji Ibrahima THIAM
…Le Cusems aussi
Au sortir de sa réunion, samedi dernier, le Directoire du Cusems a, dans un communiqué, informé avoir dépôt un préavis de grève depuis le 6 janvier 2016. Son Secrétaire général Abdoulaye Ndoye et ses camarades fustigent « le refus du gouvernement de recruter des professeurs sortants des écoles de formation, les effectifs pléthoriques et les réductions horaires, les retards dans le paiement de salaires des vacataires et des contractuels, les lenteurs administratives, l’arrêt des mises en solde depuis deux mois, le non-respect du procès verbal du 6 mai 2015 ». Par ailleurs, le Cusems dénonce le fait que les professeurs du moyen secondaire soient victimes d’une inégalité de traitement comparativement aux agents du secteur public recrutés avec le même niveau de qualification  (indemnité de logement, salaire…). 

Elh. I. THIAM 


L’entrée en vigueur de la loi interdisant les sachets plastiques est bien accueillie par les commerçants à Kolda. Mais ces derniers déplorent l’incompréhension des clients.
Près de dix jours après son entrée en vigueur, la loi interdisant les sachets plastiques continue d’alimenter les conversations à Kolda. Si la plupart des personnes interrogées approuvent la décision, d’autres déplorent l’absence de mesures d’accompagnement pour faciliter son application. Au marché central, certains commerçants se disent prêts à utiliser les nouveaux sachets. Ils déplorent cependant l’incompréhension des clients, notamment les femmes qui peinent à oublier ces anciens emballages. « L’interdiction de ces sachets est une bonne chose. Mais, on a beaucoup des difficultés avec les clients qui ne semblent pas comprendre l’importance de cette loi pour la santé des populations. On souhaite que le gouvernement prenne les mesures pour permettre aux commerçants de disposer de ces sachets le plus tôt possible. Certains clients menacent d’aller acheter ailleurs si on ne leur donne pas de sachet pour emballer leurs condiments», explique un commerçant.
Il se sent un peu gêné face à l’incompréhension de certains clients qui, à défaut d’obtenir un sachet plastique, réclament à cor et à cri un récipient pour pouvoir transporter leurs provisions à la maison. « Nous sommes pressés de disposer des nouveaux emballages pour éviter de perdre nos clients », renchérit cet autre commerçant qui demande une meilleure sensibilisation des populations pour faciliter leur compréhension sur le bien-fondé de cette loi. Pour d’autres commerçants, il faut à tout prix éviter les querelles inutiles avec les clients. Ils déclarent avoir besoin d’un peu plus de temps pour épuiser leur stock de sachets qu’ils avaient acheté bien avant l’entrée en vigueur de cette loi.  
En tous les cas, les sachets plastiques font encore partie du décor qui orne certaines artères de la commune de Kolda. On les retrouve partout, dans les quartiers, sur les bordures des rues et des terrains vagues. Les décharges d’ordures ménagères, les caniveaux d’évacuation des eaux usées et de certains espaces sont également jonchées de sachets qui se déplacent au gré du vent et de la poussière dans une indifférence totale des populations qui ne semblent pas être conscientes des dangers qu’ils représentent pour la santé humaine.

Mamadou Aliou DIALLO


La commune de Nioro du Rip fait face à un véritable défi environnemental : l’érosion hydrique et le ravinement. Nombreuses sont les initiatives prises pour régler ce problème écologique, mais jusqu’à présent rien n’est encore fait. Pour Abdoulaye Bâ, maire de la commune, il est possible de transformer cette grosse contrainte en atout pour le développement durable de Nioro du Rip.
Nioro du Rip, ancienne capitale du Rip-Badibou médiéval, alors province autonome de l’Empire du Mali, s’appelait Paos Dimba. Aujourd’hui, Nioro est une petite ville d’environ 21.000 habitants, située à 247 km au Sud de Dakar et à 55 km au Sud-Est de Kaolack. Ville carrefour, Nioro du Rip est traversée en longueur par la RN 4 dite transgambienne qui la relie à Farafenni, première localité gambienne distante de 28 km. La ville se trouve dans le bassin versant du « Rip Baobolong », un affluent du fleuve Gambie, qui abrite la partie orientale de la ville. La commune de Nioro du Rip s’étend sur 344 ha. Depuis plusieurs années, elle fait face à deux phénomènes environnementaux majeurs : l’érosion hydrique et le ravinement. Lesquels sont à l’origine, selon Abdoulaye Bâ, maire de Nioro, « de pertes énormes en termes de terres arables, d’infrastructures, de maisons ». « Sauver Nioro du Rip de l’érosion hydrique et du ravinement est une préoccupation majeure largement partagée par les populations, les autorités locales ainsi que les décideurs », écrit le maire de Nioro du Rip, Abdoulaye Bâ, dans un document de plaidoyer intitulé « Erosion hydrique et ravinement à Nioro : enjeux et défis pour un développement durable ».
Ce rapport est conçu par le Pr Soulèye Wade, un natif de Nioro, de l’Institut des sciences de la terre (Ist) de l’Université Cheikh Anta Diop. « Le document vise, selon son concepteur, à mettre en exergue les défis environnementaux majeurs auxquels la ville de Nioro du Rip et ses populations sont confrontées dans un contexte de changement climatique exacerbé ». Il s’agit de l’érosion hydrique et du ravinement associés qui occasionnent du même coup la perte d’importants volumes d’eaux pluviales qui se jettent par ruissellement dans le bassin du Baobolong. Pour le Pr Soulèye Wade, cette grosse contrainte pourrait être transformée en atout pour le développement durable de Nioro du Rip. « Il suffit, à son avis, de mettre en œuvre un système de canalisation afin de protéger la ville et de mobiliser les ressources hydriques pour l’agriculture, l’élevage et la pisciculture ».
Malheureusement, regrette le maire de Nioro, « rien n’a été exécuté dans le Plan directeur d’assainissement de Nioro couvrant la période 2001-2015 ». Abdoulaye Bâ, qui fait constater que Nioro est la seule ville au monde scindée en deux à cause du ravinement, déclare : «l’Etat n’a pas la volonté de régler ce problème. C’est inacceptable pour une ville historique qui a besoin de plus de considération». Pour qu’une solution soit trouvée, M. Bâ a, soutient-il, relancé le combat « en cherchant d’autres partenaires » dès son arrivée à la tête de la mairie.

Des solutions techniques durables préconisées
Lors du lancement des travaux de réhabilitation de la Transcôtière africaine Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib, le maire de Nioro du Rip avait fait observer au président de la République, Macky Sall, que le principal défi auquel les populations du département restent confrontées est relatif à « l’extraordinaire processus de ravinement ». « Ce fléau menace les communes de Ngayène, de Paos Koto, de Porokhane, de Keur Maba Diakhou, de Wack Ngouna, de Kaymor et plus particulièrement de la commune de Nioro », a-t-il alerté, soulignant que « le département de Nioro n’a pas de problèmes d’inondation, mais de ravinement». Selon Abdoulaye Bâ, cette question est « trop sérieuse pour être laissée aux seules mains des populations ». C’est pourquoi, a-t-il insisté, « elles vous lancent un vibrant appel pour que les préoccupations environnementales de notre département soient considérées avec la plus grande attention ». Il a même souhaité que « ces préoccupations soient érigées en priorité nationale, conformément à la résolution issue des concertations citoyennes du département en octobre 2008 ».
Des solutions techniques durables ont été envisagées. Il s’agit, énumère l’édile de Nioro, « du renforcement et du dimensionnement des ouvrages hydrauliques de la ville, avec comme objectif de faire transiter les débits exceptionnels ; de la création de bassins d’orage sur tous les axes hydrauliques en amont de la ville pour niveler les crues et de l’érection de retenues collinaires en amont de la ville, pour assurer un bon stockage des eaux de ruissellement pour une utilisation en saison sèche ».
Pour mettre en œuvre ces solutions, souligne M. Bâ, la collectivité locale a besoin d’un financement estimé sur la base de 4 km de réseaux de drainage et 200 ha de terres aménagées, à 2,04 milliards de FCfa.

ASSEMBLEE GENERALE DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MAIRES FRANCOPHONES : Nioro parmi les cinq communes ayant présenté leurs projets
Selon le maire de Nioro, le Pr Soulèye Wade a présenté son document de plaidoyer lors du séminaire international sur le climat qui s’est déroulé à Dakar du 11 au 13 septembre 2015 avec l’Association internationale des maires francophones (Aimf). Seules cinq communes ont eu à se livrer à cet exercice. Il s’agit, précise-t-il, des mairies de Ziguinchor, de Guédiawaye, de Djiolor, de Saint-Louis et de Nioro du Rip. « Lors de la présentation du projet de la commune de Nioro du Rip, des partenaires comme l’Union mondiale pour la protection de la nature (Uicn) ont manifesté leur intérêt. Nous espérons que les bailleurs de fonds vont nous aider à résoudre ce problème », a-t-il estimé. Abdoulaye Bâ est convaincu que les problèmes environnementaux auxquels fait face la commune de Nioro peuvent être transformés en opportunités. « Par exemple, avance-t-il, toutes les eaux de ruissellements peuvent être récupérées au bénéfice de l’agriculture ».

Souleymane Diam SY


La Faculté des Sciences juridiques et politiques, en partenariat avec l’Université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, enrichit son offre de formation à travers le Master Professionnel en droit et gestion des activités maritimes dit Master Promer. Cette nouvelle filière a été officiellement lancée samedi dernier.

La Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar étoffe son offre de formation. En partenariat avec l’Université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, elle vient de mettre en place un Master professionnel en droit et gestion des activités maritimes dit Master Promer en double diplomation. Le lancement officiel de cette filière qui a eu lieu samedi dernier a été marqué par un cours inaugural portant sur les enjeux et les nouveaux défis du droit de la mer donné par le juge Tafsir Malick Ndiaye.
Coordonné par le Pr Ibrahima Khalil Diallo, ce master participe d’une volonté des autorités académiques de doter davantage l’Ucad d’une offre de formation diversifiée pour permettre et réussir l’employabilité des étudiants. Les enseignements ont commencé depuis le mois de septembre dernier avec 22 auditeurs composés d’étudiants titulaires d’une Maîtrise ou d’un Master 1 en Sciences juridiques et de professionnels du secteur maritime justifiant d’une Validation d’acquis professionnels (Vap).

« C’est un master qui ne vient pas seulement s’ajouter à ce qui existe déjà dans notre faculté, mais il veut participer à l’amélioration de la qualité de l’offre d’enseignement et réussir le pari de l’adéquation entre formation et emploi », a estimé le doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, Pr Mamadou Badji.
Le Sénégal, avec sa façade maritime longue de plus de 700 km et qui en fait le premier pays de l’Uemoa du point de vue de la longueur des côtes, « ne peut pas ne pas avoir une formation de cette nature », pense-t-il. Car « cette ouverture sur la mer est un véritable privilège en termes économiques par rapport à nos voisins, notamment ceux de l’hinterland ». Néanmoins, à côté de ces avantages, le Pr Badji a noté que coexiste un certain nombre de problèmes tant au niveau des acteurs individuels qu’à celui des Etats. « La mer est l’objet d’enjeux majeurs et vitaux. Cette situation ne pourrait et ne saurait être ignorée par l’Ucad et la communauté des chercheurs. C’est pourquoi une offre d’enseignement relative à ce sous-secteur d’activité est la bienvenue », a ajouté le Pr Badji.
Le coordonnateur du Master, le Professeur Diallo, est largement revenu sur les nombreuses opportunités qu’offre le secteur maritime du fait des nombreux métiers liés à la mer. « Notre objectif est de donner des enseignements de qualité pour former des juristes maritimes aptes à répondre aux besoins du milieu. Pour ce faire, nous comptons faire de ce Master une référence en Afrique en matière de formation maritime avec comme appui scientifique une revue trimestrielle appelée « La Gazette maritime de Dakar », a déclaré le Pr Ibrahima Khalil Diallo.

Pour atteindre leurs objectifs, les initiateurs de ce Master peuvent compter sur l’appui, entre autres, de la Communauté des acteurs portuaires (Cap/Dakar). Son président Mamadou Guèye a, en effet, assuré de tout leur soutien à cette filière, car estimant que le secteur maritime a besoin de ressources humaines de qualité pour exploiter au maximum ses potentialités.

Elhadji Ibrahima THIAM


Malgré les efforts consentis pour lutter contre les mariages précoces et les grossesses non désirées, le phénomène persiste encore dans la région de Kolda.
Quarante-six cas de grossesses non désirées ont été enregistrés durant l’année scolaire 2014/2015 à Kolda. Dix-sept parmi les élèves qui étaient tombées enceintes ont pu réintégrer, cette année, le système scolaire. Ces chiffres ne constituent cependant que la partie visible de l’iceberg puisqu’ils ne concernent qu’une quinzaine de collèges de la commune de Kolda. Il n’existe pas de données fiables sur la situation dans l’ensemble de la région. Ces 46 filles ont bénéficié d’un accompagnement médical de l’Inspection médicale des écoles et du Centre de conseils pour adolescents.
Elles ont eu également une prise en charge psycho-sociale par le Caosp, l’Aemo pour ce qui concerne le volet juridique et le Service régional de l’action sociale pour qui relève des questions sociales. Ces services ont mis en place, l’année dernière, un consortium des acteurs étatiques dans le cadre de la protection de l’enfance. Ils offrent aux victimes d’abus sexuels un paquet de services qui va de l’accompagnement psychologique à la prise en charge médicale en passant par les volets social, juridique et suivi scolaire.

« Il faut dire que les statistiques sont très partielles. Je ne pourrai donc parler que des données que nous avons à l’Inspection médicale des écoles. Et c’est une situation qui ne couvre pas l’ensemble des écoles du moyen secondaire. Mais, pour avoir une idée sur le nombre de cas de grossesses que nous avons reçues l’année dernière, nous avons enregistré 46 filles en état de grossesse pour, à peu près, une quinzaine d’établissements du moyen secondaire », déclare Djiby Guissé,  assistant social et coordonnateur de l’Inspection médicale des écoles. Il demande aux chefs d’établissement scolaire de veiller à l’application de la circulaire de 2007 relative aux grossesses non désirées et aux mariages précoces des élèves en référant les cas enregistrés dans leur école à son service pour permettre à celles-ci de bénéficier d’un accompagnement. Ce qui facilitera ainsi leur réintégration dans le système scolaire. Il demande également aux parents d’élèves, qui sont prompts à retenir leurs filles à la maison dès qu’ils constatent leur état de grossesse, d’éviter ce genre de réaction pour permettre à l’Inspection médicale des écoles de prendre les mesures idoines en vue de faciliter leur réinscription à l’école.

Mamadou Aliou DIALLO


L’Ambassade du Japon au Sénégal a octroyé à la Ligue sénégalaise contre le cancer et au Centre de santé de Thiès un don d’un montant de près de 140 millions de FCfa. Cette enveloppe va permettre à ces deux structures de financer certains de leurs projets.
C’est un appui de taille que vient d’apporter l’Ambassade du Japon au Sénégal à la Ligue sénégalaise contre le Cancer (Lisca) et au centre de santé de Thiès. Elle a octroyé à chacune de ces deux structures une subvention dans le cadre du programme Assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine (Apl) que déroule le gouvernement japonais. Les deux contrats de don ont été signés, le 7 janvier, par Son Excellence Takashi Kitahara avec, d’un côté, la présidente de la Lisca, Fatma Guénoune et, de l’autre, le médecin chef du centre de santé de Thiès, Mamadou Moustapha Diop.  
La subvention reçue par la Lisca est de l’ordre de 93,1 millions de FCfa. Elle est destinée à financer le « Projet d’aménagement de matériels médicaux de dépistage du cancer du sein », notamment l’achat et l’installation d’une mammographie et de ses accessoires.
 Ce matériel va ainsi permettre de mettre en évidence des cancers de petite taille, à un stade précoce, avant l’apparition de symptômes. Ainsi, environ 500 femmes sénégalaises, par an, vont pouvoir bénéficier du dépistage du cancer du sein à moindre coût. « Un cancer détecté précocement peut être traité, d’où la portée et l’importance de l’appareil de mammographie que nous allons acquérir avec ce don du Japon. Il va permettre aux femmes de se dépister tout au long de l’année sans attendre le mois d’octobre dans le cadre des activités du « Octobre rose », s’est félicitée Mme Fatma Guénoune. Elle a rappelé qu’au Sénégal, le cancer du sein est au deuxième rang des décès par cancer chez les femmes. Rien qu’en 2014, plus de 400 décès ont été enregistrés par l’Oms alors que les malades auraient pu être guéries si le cancer du sein avait été détecté plus tôt.

Extension de la maternité et du pavillon d’hospitalisation
L’accord signé avec le centre de santé de Thiès porte sur le « Projet de l’extension de la maternité et du pavillon d’hospitalisation ». La subvention est estimée à 46,6 millions de FCfa. En effet, il s’agit de la construction d’un bloc opératoire et de dix salles d’hospitalisation. Une fois ce projet réalisé, ce centre de santé pourra recevoir 1440 malades supplémentaires par an en hospitalisation dans la maternité et 2160 autres patients au pavillon et offrir également des services médicaux à faibles coûts aux habitants de la cité du Rail et de sa banlieue dans un environnement plus sûr.

Ce n’est pas la première fois que le Japon pose un tel acte en direction du centre de Santé de Thiès. Son médecin chef Mamadou Moustapha Diop a rappelé qu’en 2010 déjà, le gouvernement nippon avait mis à leur disposition un financement non remboursable et qui avait permis la construction d’un bloc laboratoire et de santé bucco-dentaire. Sans oublier qu’une salle de radiologie avait été construite grâce au soutien de la société japonaise Mitsubishi-Corporation Bureau de liaison de Dakar dans le cadre la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). « Ces édifices dont le coût de réalisation est d’un montant de cinquante millions de FCfa contribueront sans nul doute à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile dans la région de Thiès où nous sommes passé d’un taux de mortalité maternelle de 52 décès pour 100.000 naissantes vivantes en 2009 à 12 décès pour 100.000 naissances vivantes en 20015», a déclaré le Dr Diop.   Son Excellence Takashi Kitahara a indiqué que ces accords de don traduisent la haute priorité que le Japon accorde à sa coopération au Sénégal en matière de santé, notamment pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. A ce propos, il a soutenu que « le Japon apporte non seulement des appuis à la politique du gouvernement du Sénégal, mais aussi des aides au profit des organisations locales d’encadrement des populations à travers le programme Apl ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Le président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose (ASD), Maguèye Ndiaye, a plaidé, vendredi, pour le dépistage précoce de cette maladie chez les enfants, surtout en milieu scolaire, où elle fait ‘’beaucoup de ravages’’.
‘’Depuis deux ans, nous avons mis en place un plan d’actions national qui implique le dépistage en milieu scolaire. Actuellement, nous avons, à peu près, 800 élèves qui ont été dépistés gratuitement, dans plusieurs localités du pays. C’est à nous donc de mettre tout cela dans une formule bien déterminée, qui permettra de le soumettre aux autorités scolaires’’, a déclaré M. Ndiaye.  Il s’exprimait à l’occasion d’une session d’information et de sensibilisation sur la drépanocytose, organisé à Mbour à l’intention des relais communautaires.
 Selon lui, il est ‘’très difficile’’ d’avoir ‘’une scolarité normale’’ quand on a la drépanocytose. Et c’est ce qui justifie l’organisation, ce samedi, à l’école élémentaire Cheikh Ahmadou Lô de Mbour, d’une séance de dépistage gratuit de la maladie.

 ‘’Le fait de faire des dépistages dans les établissements scolaires nous permet de dire aux autorités éducatives que cette maladie est bien là et que l’enfant drépanocytaire mérite une attention particulière par rapport aux autres élèves. C’est aussi une manière à nous de montrer au ministère de l’Education nationale que c’est une maladie qui peut toucher tout le monde, fait mal’’, a lancé le président de l’ADS. D’après Maguèye Ndiaye, la situation de la drépanocytose est ‘’très alarmante’’ au Sénégal pour plusieurs raisons.
‘’D’une part, le Sénégal est un pays pauvre et le ministère de la Santé et de l’Action sociale, dans son protocole de prise en charge, est très lent. C’est une maladie qui a été découverte depuis 114 ans et jusqu’à présent il n’y a aucune forme de prise, alors que la prise en charge annuelle d’un drépanocytaire tourne autour de 500 mille francs CFA. Les malades se débrouillent seuls et il n’y a pas assez de médecins spécialisés’’, a-t-il dénoncé.

 Il a déploré l’absence d’un recensement correct des drépanocytaires. Les seules statistiques disponibles indiquent que cette maladie toucherait entre 8 et 10% de la population.
 Organisée en collaboration avec la cellule départementale de Mbour de l’ASD, la session d’information et de sensibilisation des relais communautaires a eu pour cadre l’Unité de traitement ambulatoire (UTA) de l’Etablissement public de santé de niveau (EPS1) de Mbour.
 ‘’Nous avons estimé que, pour lutter efficacement contre la drépanocytose, il faut démultiplier l’information et la sensibilisation et offrir aux relais communautaires, qui constituent des éléments extrêmement essentiels dans le dispositif médical, la possibilité d’avoir la bonne information par rapport à cette maladie’’, a expliqué M. Ndiaye, pour justifier la pertinence d’une telle activité.

(APS)


Le maire de Thiès-nord, Lamine Diallo, a remis, vendredi, des médicaments aux 10 postes de santé de cette commune, ainsi qu’au district sanitaire de la ville de Thiès.
La valeur de ces médicaments s’élève à 8 millions de francs Cfa. Ce geste a été rendu possible grâce au fonds de dotation 2015.  Selon Lamine Diallo, en 2016, le conseil municipal élevera au rang de priorités les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’aménagement de Thiès-Nord.

 Il a promis au titre de cette même année, un appui supplémentaire de 400 000 francs CFA à chaque poste de santé de la commune Thiès-Nord.  Il a ajouté que, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (CMU), une enveloppe de quatre millions FCFA sera dégagée pour soutenir les populations. De plus, le conseil municipal allouera à chaque poste de santé une subvention de 500.000 francs, pour le payement des factures d’eau et d’électricité.
 Selon lui, les postes de santé de Pogniène et Keur Issa seront réhabilités pour un montant de 14 millions de francs. Il ajoute que la santé de façon générale bénéficiera d’une enveloppe de 43 millions de francs Cfa.

(APS)


« Le ver de Guinée sera la première maladie parasitaire à être éradiquée sans l’utilisation de vaccins ou de traitements curatifs », renseigne le Centre Carter qui rappelle que cette pathologie, « considérée comme une maladie tropicale négligée (…), est contractée lorsque des gens consomment de l’eau contaminée par des larves de ver de Guinée ». C’est « après un an, qu’un ver long d’un mètre émerge lentement du corps par une cloque douloureuse dans la peau », fait-on savoir. Pis, cette maladie parasitaire invalidante peut empêcher aux personnes qui l’attrapent de s’occuper d’elles-mêmes et de leurs activités pendant un long moment. Si elle touche des enfants, elle peut également les éloigner de l’école.

Un vaccin ou un traitement médical n’étant pas encore disponible pour cette maladie, l’accent est mis sur « les interventions dans les communautés, afin de les éduquer à changer leurs comportements », précise le Centre Carter. Ainsi, l’une des principales stratégies mises en place consiste à « leur apprendre notamment à filtrer de l’eau qu’elles boivent et à éviter la contamination en empêchant que toute personne chez qui le ver émerge n’entre pas dans des sources d’eau ».

M. GUEYE


Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire veut un système de gestion des ordures plus cohérent et durable. C’est dans ce cadre qu’il a présidé hier un atelier de partage sur la situation de référence et procéder à la mise en place d’un nouveau système.
L’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg), qui a eu en charge le nettoiement de la capitale de novembre 2011 à mars 2013, a déjà élaboré un document portant mécanisme de gestion des déchets solides dans la région de Dakar. Pour sa mise en œuvre efficace et durable selon une démarche inclusive et participative, elle a  organisé hier un atelier pour partager avec l’ensemble de l’encadrement technique sur la situation de référence et procéder à la mise en place d’un système cohérent et durable de gestion des déchets solides, intégrant les aspects institutionnel, humain, technique et financier.
La rencontre a été présidée par Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Selon M. Sarr, l’Ucg a entamé un vaste programme de remise à niveau sur toute l’étendue de la région de Dakar. Ces opérations, soutient-il, donnent des résultats très satisfaisants qui présentent Dakar sous un visage plus reluisant avec des artères bien nettoyées et bien dégagées. Tout le monde, poursuit-il, constate que l’insalubrité a fortement reculé dans la capitale. Il a saisi cette occasion pour féliciter le coordonnateur de l’Ucg et son équipe pour ce « travail remarquable » accompli durant ces deux derniers mois. Il a rappelé avoir donné des orientations au coordonateur de l’Ucg en vue de la mise en place d’un système cohérent, efficace et durable de la gestion des déchets solides dans la région de Dakar. Dans ce cadre, l’Ucg a réalisé une étude exhaustive sur la situation de référence du système actuel de gestion des déchets solides de la région de Dakar. Constatant des dysfonctionnements, Abdoulaye Diouf Sarr affirme qu’il s’avère nécessaire voire impératif de procéder à la restructuration et à la réorganisation de tout le système.
Le ministre de la Gouvernance locale a profité de cette occasion pour inviter l’ensemble des acteurs à se mobiliser davantage autour de l’objectif commun : faire de Dakar une capitale propre, l’une des plus propres d’Afrique. «Faire de Dakar une capitale propre nécessite une grande mobilisation, une détermination et l’engagement de tous les acteurs du système», a-t-il dit aux participants.
Coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne est revenu sur le ramassage et la collecte des ordures depuis deux mois. Il a soutenu que des résultats significatifs ont été obtenus, puisque de nombreux dépôts sauvages ont été nettoyés tout comme les grandes artères de la capitale.

Aliou KANDE


Le premier Laboratoire national de santé publique du Sénégal sera inauguré dans le courant de l’année dans la région de Thiès. Il aura, entre autres missions, la coordination des activités du réseau des laboratoires des structures de santé. Ces informations ont été données hier par le directeur des laboratoires. Le Pr Ahmad Iyane Sow a rencontré les journalistes dans le cadre de la préparation du Forum international de la biologie africaine (Fiba).

Le Sénégal disposera bientôt d’un Laboratoire national de santé publique. Il sera implanté dans la région de Thiès. Ce sera un laboratoire de haut niveau de sécurité. Le directeur des laboratoires, le Pr Ahmad Iyane Sow qui a fait cette annonce, a informé que ce laboratoire sera inauguré dans le courant de l’année. Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse organisée en prélude au Forum international de la biologie africaine (Fiba) prévu du 13 au 14 janvier à Dakar. D’ailleurs, il est le président du comité d’organisation de ce Forum qui permettra aux 300 participants de débattre sur quatre thèmes majeurs. Il s’agit de la recherche en biologie, de la biologie au service de la santé publique, de la place du laboratoire dans la prise en charge des maladies et de la problématique de la vente illicite des médicaments. Le dernier thème fera l’objet d’une table ronde.

Selon le Pr Sow, le laboratoire sera le siège du Réseau national des laboratoires, mais aussi le bras technique de la direction des laboratoires. Cet outil de référence nationale se chargera de faire de la recherche, de la routine et s’occupera de la santé publique dans son ensemble. Il aura, entre autres missions, la coordination des activités des laboratoires des hôpitaux et des centres de santé.
Le Pr Rokiatou Bâ de la direction des laboratoires a révélé que le Sénégal compte 200 laboratoires. « Tous les hôpitaux et centres de santé du Sénégal disposent au moins d’un laboratoire », a ajouté le Pr Ahmad Iyane Sow. Il s’est félicité du fait que notre pays est l’un des rares en Afrique à disposer d’un bon maillage en laboratoires. « Dans chaque structure de santé, il y a un laboratoire », a-t-il informé. Il a expliqué que la mission de la direction des laboratoires est de faire en sorte que ces structures fonctionnent normalement en respectant les normes internationales.  « C’est pour cette raison que nous avons un programme de formation de supervision dans ces laboratoires. Mais il manquait dans ce réseau de laboratoires ce que j’appelle le chapeau de la pyramide, c'est-à-dire un laboratoire de haut niveau », a soutenu M. Sow. Informant que des chercheurs de l’Ufr des sciences de la santé de l’université de Thiès ainsi que d’autres personnels seront affectés dans ce labo national de santé publique construit par l’Etat grâce au concours financier des partenaires. Juste signaler qu’il est prévu au cours de ce forum 120 communications orales et écrites à l’Ucad II et à la place du Souvenir. L’actualité de la biologie sera largement évoquée par les participants. Selon le Pr Rokiatou Ba de la direction des laboratoires, les maladies tropicales négligées et émergentes ainsi que les résistances aux antimicrobiennes seront particulièrement abordées. Une conférence sur les nouvelles technologies sera organisée, a ajouté Pr Sow, selon qui le forum de Dakar va combler un vide parce qu’en dehors de quelques foras sur le Sida, la biologie n’a jamais fait l’objet d’une rencontre internationale. « On parle peu de la biologie », a-t-il regretté.  

Eugène KALY


Le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, alors que les capacités d’hébergement sont réduites. Les autorités essaient de faire face avec l’érection de nouveaux blocs d’hébergement. Mais elles se heurtent à l’impatience des étudiants qui dénoncent le non-respect des engagements pris.
Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), Ibrahima Diao, a procédé à la désignation, en compagnie d’autorités et de sociétés qui doivent exécuter les travaux, des lieux devant accueillir les 6 pavillons de 2000 lits pour palier le problème de l’hébergement à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Pour Baba Bâ, directeur de la maintenance, des constructions et des équipements de l’enseignement supérieur, cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités de doter les universités du Sénégal de moyens d’hébergement adéquats. « Nous sommes venus avec les entreprises pour visiter les lieux retenus et veiller à la diligence afin que les bâtiments soient livrés dans 12 mois », a-t-il expliqué. Cette démarche traduit, selon Ibrahima Diao, la volonté des autorités de mettre les étudiants dans les conditions de performance. Dans ce cadre, un programme d’urgence de 100 modules du Fesman est en train d’être installé en guise de palliatif.  Cette mesure est prise pour améliorer les conditions sociales et amoindrir les problèmes de logement, selon le directeur du Crous, qui annonce la création de 400 lits supplémentaires d’ici fin janvier. Les entrepreneurs en charge de l’érection de ces deux projets ont pris des engagements pour un respect strict des délais.                         

…Les étudiants boudent la rencontre
Depuis quelques temps, un mouvement d’humeur secoue l’Ugb. En effet, les étudiants, par la voix de Daouda Mbaye, président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités en ce qui concerne l’hébergement. Selon eux, les délais d’exécution des travaux donnés ne sont pas respectés pour les modules d’urgence comme pour les nouveaux pavillons.
De même, le Wifi à l’heure du numérique est absent dans l’espace universitaire. Et l’eau, cette denrée précieuse si elle ne coule pas à flots, s’égoutte avec sa couleur noirâtre. Ceci se justifie, selon M. Mbaye, par le fait que « l’effectif initial a été multiplié par 18, créant un surpeuplement ». Le plus grand problème demeure, selon les étudiants, la question des bourses qui, jusque-là, ne sont pas encore payées. Mais pour le directeur du Crous, « ce retard était dû à la fin d’année, mais d’ici peu, les étudiants vont percevoir leur pécule », déclare-t-il.
Loin de vouloir baisser les bras, les étudiants ont dit leur volonté de continuer les mouvements de grève et de bloquer tous les enseignements jusqu’à ce que le projet démarre effectivement. En outre, Daouda Mbaye et ses camarades se sont désolés du nombre de 100 modules annoncés par les autorités, alors que 200 ont été exigés et promis.

A. M. NDAW


Cent trente-cinq élèves de différents établissements de la région de Dakar ont reçu, avant-hier, leur diplôme de fin de formation du programme «English Access Microscholarship Program» (Access) initié par l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar.
Après deux années de cours intensifs en anglais et en leadership, 135 récipiendaires ont reçu, ce 6 janvier 2016, leur diplôme. C’est dans le cadre du Programme «English Access Microscholarship Program» (Access) sponsorisé par le département d’Etat américain. Ces élèves proviennent des Cem Unité 19 des Parcelles Assainies, Yoff village, Mbao, Fadilou Diop de Pikine et Joseph Corréa de Guédiawaye.
Dans l’amphithéâtre de la Fastef bondée où s’est déroulée la cérémonie, les élèves ont offert de très belles prestations en anglais devant l’ambassadeur des Etats-Unis, James Peter Zumwalt, le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale Joseph-Pierre Ndiaye et leurs parents. La question de la citoyenneté et l’engagement communautaire au service du développement du Sénégal ont été les messages essentiels déclinés à travers ces sketchs. Car, au-delà de l’apprentissage de l’anglais, la problématique du leadership et du don de soi pour le bien de la communauté est également au cœur du programme « Access ». Un fait que Son Excellence Zumwalt n’a pas manqué de souligner avec force.
« Le programme "Access" va au-delà de l'enseignement de la langue anglaise. L'apprentissage des compétences en leadership est aussi partie intégrante du programme pour vous préparer à répondre aussi bien aux défis qu'aux opportunités. J'espère que vous avez apprécié ces activités de formation en leadership qui devraient vous permettre de mettre en valeur toutes vos potentialités. Vous êtes maintenant armés pour vous construire un brillant futur, mais aussi pour vos parents, pour votre communauté et pour votre nation », a-t-il dit aux bénéficiaires. Il a appelé les élèves à cultiver les valeurs de citoyenneté et du service à la communauté et d’en faire un sacerdoce.
Le programme « Access » est financé par le département d'Etat américain pour aider les jeunes élèves sénégalais à améliorer leur anglais à travers un programme intensif extra-curriculum et des camps de formation en langues. Grâce à l'enthousiasme des élèves sénégalais, l’Ambassade des Etats-Unis a étendu le programme à huit autres localités du Sénégal, à savoir Thiès, Tivaouane, Mbacké, Louga, Fatick, Kaolack et Ziguinchor, a fait savoir M. Zumwalt. Ainsi, au total, le Sénégal compte 600 bénéficiaires. Ce qui fait de lui, souligne l’Ambassadeur, « le pays africain où il y a le plus d’élèves qui bénéficient de ce programme ».
Le directeur de Cabinet du ministre de l’Education nationale s’est félicité de constater que le Programme « Access » se poursuit sans discontinuer depuis 2004. Saluant l’esprit qui sous-tend ce programme, Joseph-Pierre Ndiaye a rappelé que l’appui apporté par les Etats-Unis au Sénégal dans le domaine de l’éducation dépasse largement le programme « Access » et est multidimensionnel. Il a émis le souhait de voir ce programme profiter à davantage d’élèves.  Le représentant des chefs d’établissement, Mouhamadou Mbengue, a insisté sur la pertinence et l’apport de ce programme pour les élèves qui en ont bénéficié. En effet, selon lui, ces derniers, en plus d’avoir le sens élevé de la citoyenneté et de l’engagement communautaire, ont vu leurs résultats scolaires s’améliorer. « Les élèves des classes de 3ème et de 4ème sélectionnés dans ce programme ont eu de meilleurs résultats que leurs autres camarades. Au Bfem, ils font aussi les meilleures performances », a-t-il indiqué.

Elhadji Ibrahima THIAM     


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