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Actualités (2676)

PM Lycee tech thiesLe Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, à Thiès, la cérémonie de parrainage du lycée technique et professionnel qui porte désormais le nom de Mgr François-Xavier Ndione, premier évêque du Diocèse de Thiès.

Une cérémonie pleine de symboles et de valeurs dans une ville comme Thiès, ville carrefour, lieu de brassage des cultures et des religions. Cette belle région qui a donné au Sénégal d’illustres filles et fils qui ont contribué à son rayonnement. Pour le Premier ministre, « ce n’est pas un hasard, si aujourd’hui, nous honorons un de ses illustres fils en la personne de Mgr François-Xavier Ndione dont le lycée d’enseignement technique et professionnelle de Thiès portera désormais le nom ». Un choix qui n’est pas fortuit en ce qu’il consacre, selon le Premier ministre, « un illustre homme d’Eglise, né en juin 1919 à Thiapong, le village qui encercle le lycée dont il a grandement contribué à l’implantation ».

Par ailleurs, Mahammed Boun Abdallah Dionne a rappelé que le lycée, fruit de la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Grand Duché de Luxembourg, traduit « la forte ambition du chef de l’Etat de créer pour la jeunesse sénégalaise, en particulier celle de Thiès, les meilleures conditions pour développer les aptitudes et compétences nécessaires afin de s’insérer dans la production ».

Le Premier ministre a invité les élèves du lycée à s’inspirer de leur parrain pour que ses qualités et ses vertus soient une source d’inspiration au quotidien. « C’est de cette manière que votre établissement sera et restera à l’avant-garde de la stratégie de développement des compétences techniques et professionnelles pour relever les nombreux défis auxquels vous aurez à faire face pour promouvoir le développement de votre région et du pays », leur a-t-il lancé.

Une formation en phase avec les exigences du marché
M. Dionne, en réponse aux doléances des élèves et qui ont valu un port de brassards rouges, a instruit le ministre en charge du secteur de trouver des solutions appropriées surtout pour ce qui concerne la restauration mais aussi les équipements. S’agissant du nettoyage de leur environnement immédiat, le chef du gouvernement a demandé aux élèves de s’investir les premiers en attendant des appuis extérieurs. Auparavant, le proviseur du lycée, Daour Sène, a indiqué que l’offre de formation du lycée est en phase avec les exigences du marché du travail et les besoins de développement économique. Ce, souligne-t-il, « à travers son projet pédagogique basé sur l’approche par les compétences et qui précise davantage les objectifs et missions du dispositif institutionnel ».

Au nom du président du conseil départemental, Yankhoba Diattara a noté, avec satisfaction, l’évolution rapide de l’établissement, très jeune dans son existence, mais très dynamique de par sa taille avec 24 salles de cours, 13 salles spécialisées et 6 ateliers de mécanique pour un effectif actuel de 962 élèves dont 260 filles. Il a également noté les résultats engrangés grâce à son plateau  technique parmi les plus relevés du pays. Ce qui constitue un indicateur de développement dynamique pour toute la région  de Thiès.

El Hadji Mohamadou SAGNE

MGR ANDRE GUEYE, EVEQUE DU DIOCESE : « CETTE CÉRÉMONIE TRADUIT TOUTE L’ATTENTION DOUBLÉE DE RECONNAISSANCE DU CHEF DE L’ETAT À L’ÉGARD DE MGR NDIONE »
Pour l’Evêque du diocèse de Thiès, Mgr André Guèye, la cérémonie traduit toute l’attention du chef de l’Etat et du Gouvernement, une attention doublée de reconnaissance à l’égard de Mgr François-Xavier Ndione, premier évêque de notre diocèse. Selon lui, « cette marque est une consécration magnifique de son œuvre et de son engagement personnel dans la construction de notre nation, tout particulièrement dans le domaine de l’éducation et de la promotion d’une jeunesse pétrie de science et de valeurs capables de lui permettre de prendre une part active dans le développement de notre pays ».

Mgr André Guèye de rappeler quelques réalisations du Prélat qui, de son vivant, s’intéressait à la formation professionnelle qui s’est concrétisée à la fin de  sa vie par la réalisation du centre de formation professionnelle Don Bosco à Thiès, mais qui était aussi attaché viscéralement à l’accès des plus pauvres aux soins de santé de qualité. Ce qui l’avait poussé à construire l’hôpital Saint Jean de Dieu en décembre 1983 et à créer la première mutuelle de santé par les responsables de la communauté catholique à Fandène.

M. S.


Maimouna Dieng ThiesLa première adjointe au maire de la ville de Thiès, Maimouna Dieng, s’est réjouie, hier, de la décision prise par le Président Macky Sall de faire reprendre les chantiers de Thiès qui avaient été arrêtés du temps du régime libéral. Mme Dieng a déjà noté les actions entreprises dans ce sens par les différentes missions qui ont été envoyées à Thiès et les échanges de correspondances qui ont suivi.

Elle souhaite que le processus soit accéléré pour permettre à la ville de bénéficier de ces  infrastructures et à Thiès de se positionner davantage en perspective de la finalisation des grands projets de l’Etat que sont l’autoroute Diamniadio-Thiès-Touba, l’aéroport Blaise Diagne, entre autres.

Mme Dieng a aussi manifesté son adhésion et celle de la mairie à l’initiative prise de baptiser le lycée technique et professionnel au nom de Mgr François-Xavier Ndione. Elle a souhaité, au nom du maire Talla Sylla, la bienvenue au Premier ministre et sa délégation tout en remerciant les organisateurs d’avoir impliqué la mairie dans tout le processus et réaffirmé l’engagement de l’institution municipale à accompagner le lycée.

M. SAGNE


don japon vehiculesLe ministre de l’Environnement et du Développement durable a réceptionné, hier, huit véhicules offerts par le gouvernement du Japon. Ce don entre dans le cadre du Projet de renforcement du Centre de gestion des urgences environnementales.

Dans le cadre de l’appui logistique de la deuxième phase du Projet de renforcement du Centre de gestion des urgences environnementales (Cgue), financé par le gouvernement du Japon, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a réceptionné, hier, huit véhicules d’intervention pour les régions de Louga, Matam, Kaffrine, Tamba, Kédougou, Sédhiou, Kolda et Dakar. La cérémonie a été présidée par le ministre Abdoulaye Baldé et Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal.

L’objectif de ce projet financé à travers le fonds de contrepartie du don hors projet du Japon de 2007 pour un montant d’environ 250 millions de FCfa vise le renforcement et l’appui de la Direction de l’environnement et du Centre de gestion des urgences environnementales afin de les aider à lutter contre les effets du changement climatique, la pollution, la déforestation et l’avancée du désert. Il entre dans la deuxième phase d’un programme comportant plusieurs projets liés à l’environnement et visant toutes les régions. «Grâce aux résultats visiblement positifs de la première phase, le Japon a décidé d’appuyer la réalisation de la deuxième phase pour un montant de 250 millions de FCfa pour renforcer le système déjà établi puisque la prévention de la pollution et la protection de l’environnement au niveau national est un enjeu majeur », a déclaré Takashi Kitahara. Il a rappelé que le Sénégal et le Japon sont les précurseurs en matière de protection de l’environnement en proposant, en 1972, une journée dédiée à cette question. Le ministre Abdoulaye Baldé a remercié le gouvernement du Japon de son appui. Ce centre, soutient M. Baldé, offre aux citoyens sénégalais la possibilité de signaler tout acte portant atteinte à l’environnement, de mener des activités de prévention et d’intervention pour faire respecter les dispositions réglementaires. «Grâce au gouvernement du Japon, les Sénégalais ont la possibilité de participer à la protection de leur environnement », s’est réjoui Abdoulaye Baldé.

Le ministre de l’Environnement a magnifié les bons résultats obtenus lors de la première phase du projet. Il a invité l’ensemble des acteurs à bien collaborer pour une bonne protection de l’environnement.

Aliou KANDE


PMFLa sixième phase du Programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem) a été lancée hier par Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Au total, depuis 1993, le Fem a financé 265 projets pour un montant de plus de 4 milliards de FCfa.

Le programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem), en partenariat avec la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), a organisé hier un atelier annuel d’échange d’expériences et de capitalisation des bonnes pratiques. Depuis son lancement en 1993, le Pmf/Fem a accordé des subventions à 265 projets portés par des organisations communautaires de base et des Ong dans toute l’étendue du territoire pour un montant global de près de 4,5 milliards de FCfa.

Selon Khatary Mbaye, coordonnateur national du Micro Fem, ces projets ont eu des impacts positifs sur l’environnement. Au titre des réalisations du Micro Fem, on peut citer aussi la restauration de milliers d’hectares de mangroves dans le delta du Saloum, la région de Ziguinchor et celle de Saint-Louis, la récupération et la valorisation de terres dégradées à Thiès, etc. Actuellement, la sixième phase opérationnelle du Fem qui vient d’être lancée (2015-2018) a accordé une place de choix aux rôles que les organisations de la société civile doivent jouer, d’une part, dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques environnementales et, d’autre part, dans la mobilisation des ressources financières au niveau local.

Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, a salué la contribution du réseau des organisations partenaires du Micro Fem qui constituent, à son avis, une suite logique des initiatives et efforts consentis depuis la mise en place du programme en 1993. Selon M. Diallo, pour renforcer notre capacité à faire face aux changements climatiques, nous devons améliorer les capacités des communautés de base. Il a salué les importantes actions de protection de l’environnement réalisées grâce au financement du Micro Fem.

A. KANDE


EnseignantDans le cadre du rééquilibrage du système éducatif, l’inspection d’académie de Thiès vient de redéployer 138 agents.

« Il est de notre responsabilité de veiller au bon fonctionnement des établissements scolaires dans l’équité et la transparence afin d’assurer un service correct aux enfants et à leurs parents en tant qu’enseignant », a d’emblée noté l’inspectrice d’académie de Thiès, Mme Khadidiatou Diallo. Une déclaration faite hier au cours d’une rencontre d’informations et d’échanges avec les acteurs de l’école dans la salle de réunion de l’inspection d’académie de Thiès.

Devant les syndicalistes, les chefs d’établissements, les associations de parents d’élèves tout comme les représentants des élèves, elle a brandi la circulaire du ministre de l’Education nationale, demandant un redéploiement du personnel dans toutes les inspections d’académie du Sénégal. Ceci, après avoir envoyé une mission d’audit au Cem Idrissa Diop pour vérifier les enseignants et contrôler aussi les emplois du temps. Une opération qui a confirmé le surplus de professeurs dans cet établissent suite à un coup de fil reçu au ministère de l’Education nationale. C’est ainsi que l’inspectrice d’académie a demandé à ses services de faire le point sur la situation exacte du personnel en prenant le soin d’indiquer le surplus ou le déficit aussi bien dans la surveillance que dans l’enseignement. « C’est ainsi que les inspecteurs d’éducation et de la formation (Ief) de la ville de Thiès et des trois départements de la région ont fait un travail de proximité pour faire des propositions concrètes à l’inspection d’académie », a précisé Mme Khadidiatou Diallo. « Je tiens aussi à témoigner toute l’humanisation mise dans les prises de décision consistant à déplacer des collègues pères ou mères de familles en cette période de l’année là où le devoir les appelle », a ajouté Mme Diallo.

Parmi les 138 agents touchés par ce redéploiement, 60 sont des professeurs et le reste est constitué de surveillants, soit 0,01% des effectifs de l’inspection d’académie de Thiès. « Ma mission est de gérer la région et non la ville de Thiès. C’est pourquoi il faut veiller à ce que tous les élèves de la région puissent avoir les mêmes chances de pouvoir étudier comme il se doit », a-t-elle noté. Sur les erreurs qui pourraient se glisser çà et là dans le traitement des dossiers, l’inspectrice d’académie n’exclut pas toute possibilité de recours qui seront examinés avec toute l’attention nécessaire. La majorité des acteurs de l’école est d’accord même si bon nombre d’entre eux déplorent la période choisie.

Mbaye BA


Centre AdoL'Association des journalistes en santé, population et développement, en partenariat avec l'Ong Ppglobal, a organisé, samedi dernier,  à Grand Yoff, une activité de mobilisation sociale dénommée « Antenne décentralisée » sur la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes. Occasion saisie pour plaider en faveur de la réhabilitation des centres de conseils ado.

Différents sujets liés à la santé de la reproduction à l’image des maladies sexuellement transmissibles, l’importance de la promotion de certaines valeurs liées à la sexualité ont été abordés à travers  des radios-crochets et sketchs. Il s’agit, a souligné Ndèye Fatou Wade, coordonnatrice de ce projet, de relever le défi de l’accès à l’information sur la Sraj à travers l’accès aux services. Selon elle, des réponses claires ont été apportées aux problèmes de santé de la reproduction des adolescents et des jeunes.

Toutefois, a avancé Mme Wade, il reste encore à faire en matière d’information, de formation des adolescents et des jeunes afin qu’ils soient mieux sensibilisés sur les enjeux d’une fréquentation régulière des structures de santé de la reproduction. « Face à l’absence de structures adaptées pour répondre aux besoins des jeunes en termes d’accès aux services de Sraj, il est nécessaire de créer une synergie d’actions entre l’Etat, les collectivités locales, la société civile, les Organisations communautaires de base, les médias et la communauté », a-t-elle fait comprendre.

C’est dans ce sens que Ndèye Fatou Wade, a plaidé, au nom de l’Ajspd, auprès de l’Etat, pour la réhabilitation des centres conseils ado. A l’en croire, ces centres manquent presque de tout pour satisfaire la demande des adolescents et des jeunes en services adaptés de santé de la reproduction. Aussi, a-t-elle invité le ministère de la Santé et de l’Action sociale à accélérer  la mise à l’échelle des espaces ado dans les structures de santé.

« Nous demandons aux collectivités locales une prise en compte de la question de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes en leur réservant une part du budget affectée à la santé. Aux parents, autorités religieuses et coutumières, nous vous invitons à renouer le fil du dialogue (…) pour donner toutes les informations sur la santé sexuelle de la reproduction », a déclaré la coordonatrice de « Voix pour la santé ».

La représentante du maire de Grand Yoff, Aminata Diaw, a indiqué que les jeunes de la commune ont besoin d’un espace de conseils et d’assistance pour éviter certaines dérives. « Les tentations sont fortes. Sans accompagnement, nos enfants deviennent vulnérables. Il est important que le ministère de la Santé prenne en compte la sensibilité de notre commune, en nous aidant à trouver une structure qui puisse nous appuyer durablement et efficacement dans la prise en charge des jeunes », a-t-elle avancé.

I. BA


UCADL’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers le Département de Philosophie, accueille, depuis hier, un colloque international sur la violence. Cette rencontre mobilisant des chercheurs venus de plusieurs pays d’Afrique est une occasion de se pencher sur ce phénomène, caractéristique du 21ème siècle.

« La violence dans tous ses états », tel est le thème du colloque international qui s’est ouvert hier à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar(Ucad). A l’initiative du Centre de recherches philosophiques et épistémologiques (Cerephe) du département de philosophie, en partenariat avec l’Académie  nationale des sciences et  techniques du Sénégal (Ansts), cette rencontre de trois jours est une occasion pour les chercheurs venus de plusieurs pays d’Afrique de se pencher sur cette question cruciale interpellant l’humanité. Au total, une quarantaine de communications sur la violence seront au menu de ce colloque. L’enjeu est, à travers des études et analyses approfondies, d’identifier des pistes de solutions « salvatrices » pour l’Afrique et « l’humanité  entière ». Pour le chef de Département de Philosophie de l’Ucad, la violence est devenue, après les questions d’environnement, la principale préoccupation de notre époque. « Nous voulons, qu’au sortir de ce colloque, qu’on ait des propositions concrètes qui permettront à la société sénégalaise et africaine d’une manière générale d’avoir des solutions qui viennent d’elles-mêmes », a-t-il laissé entendre. A l’en croire, la meilleure solution d’endiguer la violence est d’en parler. Il a proposé la mise sur pied d’un groupe de réflexion sur la violence.

Actuellement, a expliqué Aminata Diaw Cissé, directrice du Cerephe, la violence a fini de gagner l’espace public et celui virtuel. « Il y a, aujourd’hui, une violence récurrente dans l’espace domestique mais aussi dans l’espace virtuel. Les recruteurs de terroristes utilisent des technologies très en pointe pour pouvoir attirer la jeune population en désespoir », a-t-elle soutenu. Aux yeux de Mme Cissé, la mondialisation peut également générer la violence du fait des inégalités qu’elle engendre. Ce faisant, elle a préconisé de mettre l’accent sur l’éducation et la formation pour endiguer ce phénomène des temps modernes.

Dans son intervention, le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Abdoul Amadou Sow, a indiqué que la violence est le moteur de l’histoire. Selon lui, l’histoire est teintée de conflits. C’est pourquoi, a-t-il fait comprendre, il urge de détourner l’homme de ce phénomène pour le progrès social de l’humanité.

Ibrahima BA


UFR Thies logoChoisis respectivement comme parrain et marraine, le recteur Mactar Mour Seck et Mme Socé Diop Ndione, directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics de l’Etat, ont été offerts en exemples aux jeunes étudiants de la promotion 2015-2016 de l’Ufr Set, lors des journées d’intégration organisées les 14 et 15 janvier derniers.

Les deux ministres Mary Teuw Niane et Diène Farba Sarr ont loué la bravoure des ces deux personnalités, leur dévouement, leur engagement et leur disponibilité sans faille au service de l’Etat en général, de l’université en particulier, en leurs qualités et titres pour relever les défis et traduire en actes la vision du chef de l’Etat. Selon le président de l’amicale des étudiants de l’Ufr Set, Vieux Malang Diatta, le choix de ces deux personnalités obéit également à de tels critères. Dans l’exécution du programme des journées, le ministre Mary Teuw Niane a animé une conférence sur les réformes de l’enseignement supérieur issues du Conseil présidentiel qui s’est tenu l’année dernière après la concertation nationale sur l’avenir du secteur. Le ministre a ainsi évoqué les importants moyens déployés par l’Etat du Sénégal pour développer l’enseignement supérieur au plan financier comme matériel ainsi que la réalisation d’infrastructures d’accueil.

Mohamadou SAGNE


EntssLes étudiants de l’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (Entss) organisent leurs journées d’intégration ce vendredi et samedi, dans l’enceinte de l’établissement, sis au Point E. Ainsi, deux conférences sont prévues le samedi 30 janvier et porteront sur des thématiques de l’actualité internationale, à savoir « le rôle du travailleur social dans la gestion des conflits sociaux en Afrique » et « la valorisation de la profession du travail social : problématiques et perspectives ».

A l’occasion, un défilé des nationalités et ethnies, des chansons des étudiants de l’Entss sont également prévus. De même des prestations culturelles, du théâtre, du slam et de la musique sont au programme de ces deux journées d’intégration de l'école. Ces activités verront la participation du ministère de la Santé et de l’Action sociale, du maire du Point E et de diverses autres personnalités experts du domaine social.


HautLe Centre de coaching africain (Cca) entend organiser un salon sur le pari de l'excellence le 27 mai prochain au Grand Théâtre national. Cette rencontre sera un fort moment de plaidoyer pour l'insertion professionnelle des jeunes dans la vie active.

Insérer les jeunes dans la vie active et contribuer à la réduction du chômage, c'est l'une des ambitions principales du Centre de coaching africain (Cca). C'est dans l'optique de concrétiser cet objectif que le Cca compte organiser, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et celui de la Formation professionnelle, un salon sur le pari de l'excellence, le 27 mai prochain au Grand Théâtre national.

L'objectif, a expliqué Seydou Guèye, directeur général du centre, est de mobiliser l'ensemble des acteurs en vue d'échanger sur la problématique de l'insertion professionnelle. Cette manifestation sera également une occasion pour les jeunes ainsi que certaines entreprises d'exposer leur projet. En plus d'être un établissement d'enseignement, le Centre de coaching africain a développé un certain nombre d'alternatives pour résorber le gap du chômage. Ainsi certains étudiants sont directement insérés dans des structures affiliées. «Nous formons des jeunes pour ensuite les insérer dans nos petites et moyennes entreprises. Le Centre est une structure de conseil, d’accompagnement, de formation et de services, qui développe des concepts comme celui de la formation de leaders au moyen du «train- train » ou « leadership training», a soutenu M. Guèye. Selon lui, une telle approche, qui va au-delà de celle de l'approche par compétence, se veut  un moyen d'acquisition de métier et de mise en situation de travailler. Créé en  2015, le Cca accueille actuellement une centaine d'étudiants. Un partenariat avec les collectivités locales de Dakar a été ficelé pour contribuer au développement des ressources humaines au niveau local.

Par ailleurs, le Centre de coaching africain entend pleinement jouer sa partition dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Pour Seydou Guèye, il s'agira, pour accompagner cet ambitieux programme de l'Etat, de favoriser la création de l'auto-emploi mais aussi de soutenir la politique d’égalité des chances.

Ibrahima BA


PharmacieSe basant sur une expérience réussie de distribution des produits contraceptifs jusqu’au niveau périphérique pour éliminer les ruptures, le Sénégal est en train d’expérimenter l’intégration des médicaments et produits essentiels. L’objectif étant de se rapprocher davantage des populations.

Au Sénégal, jusqu’en 2012, même si les produits contraceptifs étaient disponibles au niveau central, ils restaient inaccessibles à beaucoup de femmes. En attestent le taux de prévalence contraceptive estimé en ce moment à 12% et le nombre élevé de femmes qui expriment le souhait d’espacer la naissance de leurs enfants et qui n’ont accès ni aux méthodes, ni aux produits de la planification familiale. Les besoins non satisfaits étaient ainsi évalués à 30%. Il fallait alors trouver une stratégie pour que les produits contraceptifs soient disponibles et accessibles partout dans notre pays. C’est dans ce cadre que IntraHealth international a initié le projet dénommé « Informed push model » (Ipm) pour éviter les ruptures de stock de produits contraceptifs longtemps décriées même par certaines femmes qui avaient déjà adopté la contraception. Testé dans deux districts sanitaires, ce projet, financé par la Fondation Bill Gates et Merck for mothers, a permis, durant cette phase, d’augmenter la consommation des produits contraceptifs à hauteur de 38%.

C’est compte tenu de ces résultats encourageants que le ministère de la Santé a décidé d’étendre ce modèle en prenant l’engagement de couvrir tout le pays. C’est ainsi qu’entre 2013 et 2015, toutes les 14 régions du Sénégal ont été couvertes à travers 76 districts sanitaires et 1.375 points de prestation de services. Maintenant, l’objectif est d’intégrer ce projet dans le système de distribution des médicaments.

Révolution dans la distribution des médicaments
Ce qui suscite beaucoup d’intérêt de la part de beaucoup de pays et des partenaires et motive le choix du Sénégal à partager son  expérience dans ce domaine dans le cadre de la quatrième Conférence internationale sur la planification familiale (Bali, Indonésie : 25-28 janvier 2016). C’était hier, lors de la session « Expansion nationale de l’Informed push model pour augmenter l’accès aux contraceptifs au Sénégal ».

« Cette conférence est une opportunité pour le Sénégal de partager les expériences que nous sommes en train de mettre en œuvre et qui, si elles aboutissent, vont être véritablement une révolution, une grande transformation de notre chaîne d’approvisionnement de médicaments, parce qu’à partir d’un modèle vertical de distribution des contraceptifs, nous avons étendu les choses et nous allons vers une intégration des médicaments et produits essentiels », déclare le Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Pour cette raison, le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, a manifesté sa joie de constater que « la planification familiale serve de porte d’entrée pour que le système d’approvisionnement en médicaments soient amélioré au Sénégal ».

Aujourd’hui, cette volonté d’extension pour que les médicaments soient plus accessibles aux consommateurs est traduite à travers le concept « Jegesina » (je me suis rapproché en langue wolof). De l’avis de la directrice de la Pna, ce slogan est adopté pour rendre effective la transformation de la chaîne d’approvisionnement et « permettre de lever les ruptures de stocks afin que les populations puissent avoir « des médicaments en bonne quantité et au moment où elles en ont besoin ». Annette Seck Ndiaye souligne également que « la Pna, malgré ses efforts de décentralisation de son activité, était encore trop loin des populations, des points où sont distribués les médicaments. Nous étions au niveau régional. Avec « Jegesina », nous mettons en place un modèle de distribution concertée qui a plusieurs avantages ».

Ambition d’aller jusqu’au niveau le plus périphérique
Elle cite en premier le fait de se rapprocher un peu plus des points de prestation. « Nous réglons également la question du financement et des ressources, puisque nous mettons en place des médicaments dans les dépôts de districts et ces derniers n’ont pas besoin de lever des ressources financières pour acquérir ces médicaments. Nous faisons ce qu’on appelle le dépôt-vente et ce n’est qu’a posteriori que les médicaments sont payés et que les marges sont reversées au niveau du district sanitaire », explicite la directrice de la Pna.D’ailleurs, elle annonce que le concept « Jegesina »

(je me suis rapproché) devrait les amener à une autre formule : « Yeksina » (je suis arrivé). « Jegesina », c’est la moitié du chemin, car nous sommes dans le district sanitaire. Notre ambition, c’est maintenant d’aller à la périphérie, c’est-à-dire le poste de santé », relève Mme Ndiaye, précisant que l’application de ce projet, mis en œuvre au début à travers une agence d’exécution et des opérateurs privés, a montré que « la Pna était tout à fait en mesure de le faire ». Cependant, « il ne s’agit pas de se mettre en concurrence, mais de faire pour chacun ce qu’on fait le mieux et même de faire faire ». Cela veut dire, selon elle, que « la Pna pourrait faire partie de la distribution et faire faire l’autre partie par des opérateurs privés. « Toujours est-il que nous sommes tous d’accord aujourd’hui que la chaîne d’approvisionnement des médicaments doit être transformée dans le sens où elle doit pouvoir permettre de faire en sorte que tous les médicaments aillent jusqu’au poste de santé et pourquoi pas jusqu’à la case de santé », explique Annette Seck Ndiaye.

De notre envoyée spéciale en Indonésie,
Maïmouna GUEYE

UNE INTÉGRATION PROGRESSIVE DE 33 PRODUITS DÉJÀ DANS LE CIRCUIT
Pour que cette politique d’intégration connaisse un succès, la Pna a adopté une approche différente pour assurer la pérennité de ce projet. Il s’agit du « learning by doing ». « Nous avons décidé, pendant la mise en œuvre, d’aller avec le projet et, de nous même, faire la même chose, mais cette fois pas seulement avec des contraceptifs, mais avec d’autres produits et nous allons les intégrer progressivement », avance-t-elle, révélant que, pour le moment, 33 produits sont concernés par cette intégration qui va se faire progressivement.

En entendant que toute la gamme de produits offerts soit incorporée, le comité national technique mis en place va faire une évaluation au mois de février prochain. « Nous allons choisir parmi les trois scenarii sur lesquels nous travaillons le meilleur et nous comptons faire le transfert au mois de juillet 2016 », annonce le Dr Annette Seck Ndiaye.

M. GUEYE

LE PARTENARIAT DE OUAGADOUGOU VEUT RECRUTER 2,2 MILLIONS DE FEMMES ADDITIONNELLES D’ICI À 2020
L’Afrique de l’Ouest francophone enregistre les taux de prévalence contraceptive les plus faibles dans le monde. C’est pour changer cette situation que le Partenariat de Ouagadougou, qui a été mis en place en 2011 pour repositionner la planification familiale dans ces pays, avait voulu recruter un million de nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de contraception. Cet objectif ayant été atteint, celui de toucher 2,2 millions de femmes supplémentaires a été décliné.

Recruter un million de nouvelles femmes utilisatrices des méthodes modernes de planification familiale. C’est l’objectif que s’était fixé d’atteindre, en 2015, le Partenariat de Ouagadougou. Une plateforme qui a été mise en place en 2011 pour améliorer les faibles taux de prévalence contraceptive enregistrés dans les 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone. C’était lors de la « Conférence régionale sur population, développement et planification familiale : urgence d’agir » tenue au Burkina Faso. A l’heure du bilan au mois de décembre dernier, l’objectif initialement fixé a été même dépassé. « Nous avions comme objectif de mettre un million de femmes sous méthodes modernes de contraception, ce que nous jugions ambitieux, mais avons constaté qu’on l’a dépassé en recrutant 1.184.000 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de planification familiale », se réjouit Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (Ucpo). Elle s’adressait à un groupe de journalistes issus de ces pays et qui prennent part à la quatrième Conférence internationale sur la planification familiale (Bali, Indonésie, 25-28 janvier 2016).

Aujourd’hui, l’objectif de ce mouvement en faveur de la contraception est d’atteindre 2,2 millions de nouvelles femmes utilisatrices de méthodes modernes de planification familiale dans les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou. C’est dans le cadre de la « phase d’accélération » qui se déroule entre 2016 et 2020. Cela requiert, selon elle, « beaucoup de travail » et « d’enclencher des changements pour atteindre cet objectif », avertit-elle, insistant sur la nécessité de « mobiliser davantage de ressources financières et techniques pour cette phase d’accélération ».

Répondre aux besoins non satisfaits
En guise d’exemple, Mme Sy explique que dans les 9 pays, des interventions ont été expérimentées et « nous connaissons les paquets porteurs », indique-t-elle. Maintenant, « nous savons exactement quelles sont les interventions à haut impact qui nous permettent très rapidement d’aller de l’avant et d’avoir ces résultats. Le problème, c’est la mise à l’échelle de ces expériences porteuses et qui nécessitent des ressources ». Lesquelles ne doivent pas uniquement venir des bailleurs, « mais de nos gouvernements qui nous parlent de plus en plus de pérennisation, de durabilité, de droit à la contraception. Je crois qu’il revient à nos gouvernements de faire en sorte que ce droit soit réel chez les populations », estime Fatimata Sy.

La directrice de l’Ucpo déclare aussi compter sur le secteur privé pour mobiliser plus de ressources. « C’est quand toutes les ressources seront mobilisées par les pays et le secteur privé que nous devrions nous tourner vers les partenaires techniques et financiers pour demander à ce qu’on puisse combler les gaps », argumente-t-elle.

S’exprimant sur les résultats obtenus en l’espace de quatre ans dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest, la directrice de l’Ucpo indique qu’ils « dépassent même ce qui a été fait cumulativement dans chacun des 9 pays pendant les 10 dernières années ». Ce qui a été déterminant, c’est surtout le fait « qu’il y a de plus en plus d’engagement politique », relève-t-elle, rappelant que l’objectif aussi était de repositionner la planification familiale dans l’environnement socio-économique des 9 pays.

Dans ce cadre, chacun des neuf pays francophones du Partenariat de Ougadougou « a érigé la planification familiale en une unité fonctionnelle ou division fonctionnelle », c’est-à-dire des entités « parties prenantes de l’organigramme du ministère de la Santé », indique-t-elle, ajoutant « qu’il y a eu aussi une plus grande mobilisation des ressources, tant au niveau gouvernemental qu’à celui des bailleurs de fonds qui ont augmenté de 30% leurs investissements pour la planification familiale ». Elle a aussi salué dans ce mouvement régional l’émergence de champions pour la planification familiale dans tous les domaines. Aussi a-t-elle relevé le rôle crucial joué par la société civile devenue plus engagée et mieux organisée.

Maintenant, pour les perspectives, il est question de revisiter les défis qui restent les mêmes qu’au début de la mise en place du Partenariat de Ouagadougou. « Le grand défi est de chercher à savoir comment stimuler la demande pour combler les besoins non satisfaits en planification familiale » qui restent encore importants dans les pays du Partenariat de Ouagadougou. « L’autre défi, c’est comment engager les jeunes pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive des jeunes qui reste encore un point de non-satisfaction », regrette la directrice de l’Ucpo.

M. GUEYE


UA SiegeL’Agenda 2063 a été à l’ordre du jour de la cérémonie officielle de la 28e session ordinaire du conseil exécutif du l’Union africaine qui s’est ouvert hier dans la capitale historique de l’organisation continentale. Appel a été lancé aux chefs d’Etat africains d’appliquer le nouveau barème de contribution financière.

La 28ème session ordinaire du conseil exécutif de l’Ua a été un moment de réflexions pour une meilleure appropriation de l’Agenda 2063 par les différents segments de la population africaine. Pour la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, « ce nouveau cadre référentiel vise à bâtir une Afrique dynamique et prospère avec toutes ses composantes ». Elle demande à ce que ce 26e sommet de l’Union africaine, qui se tient du 21 au 31 janvier, à Addis-Abeba, puisse aider l’Afrique à se projeter dans l’avenir avec plus d’audace. « Nous avons pu vaincre l’épidémie d’Ebola. Nous devons nous mettre sur les routes du développement économique en essayant de voir comment améliorer les méthodes de travail de l’Union africaine », a-t-elle fait savoir lors de la cérémonie officielle qui a réuni des dirigeants des institutions africaines, des ministres et commissaires. Avant d’ajouter, « nous devons faire en sorte que les remèdes ne soient pas pires que les solutions. Nous avons un programme ambitieux pour 2016. Un vaste chantier nous attend, mais c’est une tâche exaltante, il faut avoir le courage de travailler, de réaliser de grandes ambitions. Il nous faut davantage oser en tant qu’Africains ».

La contribution financière des Etats à la hausse
Par ailleurs, pour la présidente de la Commission de l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies doit intensifier ses efforts quant à la résolution du conflit qui mine le Sahara occidental. « Ce dossier est géré par les Nations unies. Nous devons inciter l’Organisation des Nations unies (Onu) à redoubler d’efforts. Il n’est pas acceptable de remarquer qu’il n’y pas d’évolution ».

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de la République de Zimbabwe, par ailleurs président du conseil exécutif, Simbarashe Mumbengegwi, a demandé aux chefs d’Etat africains de contribuer au nouveau modèle de développement proposé par l’Agenda 2063. « Nous avons élaboré un plan directeur avec l’Agenda 2063 en vue d’atteindre nos objectifs et de prétendre à une autonomie financière. Nous nous sommes fixés des dates butoir », a-t-il ajouté.

Si cette 28e session du conseil exécutif est une occasion pour faire l’état des lieux et identifier les goulots d’étranglement, les Etats membres de l’Ua sont appelés à être plus proactifs. « La commission a élaboré un nouveau barème de contribution qui est exigeant vis-à-vis de nos économies, mais c’est une exigence, un prix à payer pour éviter la dépendance. Nous devons nous acquitter de nos cotisations pour aider nos membres à s’acquitter de leurs mandats. C’est un impératif, nous devons encourager les Etats membres à s’approprier cet Agenda afin d’accélérer les progrès », a rappelé le président du conseil exécutif, Simbareshe Mumbengegwi.

L’Agenda 2063 est présenté comme un nouveau document de base « qui vise à encourager la discussion entre toutes les parties prenantes et qui oriente le continent sur les voies et moyens d’assurer une transformation socio-économique positive de l’Afrique dans les cinquante années à venir ».

De notre envoyée spéciale à Addis-Abeba,
Matel BOCOUM


Petite enfanceLes Rencontres franco-africaines dans le cadre du Programme de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’ouest (Prodere/Ao) qui se tiennent à Dakar jusqu’au 2 février, ont démarré par la Foire aux savoirs hier. Il s’agit de moments de d’échanges et de partage des meilleures pratiques en matière de petite enfance, d’éducation de base, d’éducation non formelle et de handicap.

Dans son approche pour influencer les politiques éducatives, le Prodere/Ao a adopté une stratégie pour le moins innovante. En lieu et place d’une conférence, d’un atelier ou d’un séminaire classique, il a tenu une rencontre appelé « Foire aux savoirs ». C’est un lieu de rencontre et d’échange dynamique qui repose sur la mobilisation sociale et la participation où s’alternent des sessions planifiées et des échanges informels autour de quatre stands dédiés à la petite enfance, à l’éducation non formelle, à l’éducation de base et au handicap. Cette foire entre dans le cadre des Rencontres franco-africaines du Prodere/Ao qui se déroulent du 25 janvier au 2 février. Son but est d’offrir la possibilité aux participants venus des cinq pays membres du Prodere/Ao (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) de partager leurs expériences et de présenter les résultats aux visiteurs.

Ainsi, au stand « Petite enfance », le chef de file transnational, Ibrahima Ndiaye, explique que dans ces cinq pays, l’accès reste très faible. Le taux se situe entre 4% et 16%. Dans le stand mitoyen réservé à « l’Education de base », les préoccupations ne sont pas les mêmes mais les problèmes ne manquent pas. Violence, pauvreté, sous-scolarisation, mariage précoce, sont, entre autres, les maux qui assaillent ce sous-secteur selon Garka Yaya, le chef de file transnational de cette thématique. « L’avantage de cette foire, c’est de pouvoir croiser nos regards et nos activités dans le sens de susciter l’engouement chez les politiques et d’aboutir à des projets communs sur l’éducation de base », dit-il.

Quant à Oumou Traoré, chef de file transnational de la thématique « Handicap », elle regrette le fait que les Etats africains investissent très peu pour la prise en charge correcte des enfants vivant avec un handicap, surtout ceux en âge d’aller à l’école. « Dans tous les pays, ces enfants sont des laissés-pour-compte. Leur doit à l’éducation n’est pas respecté. Le peu d’effort qui est fait, l’est par les associations et non par les Etats. Il faut que cette donne change », regrette-t-elle. Concernant « l’éducation non formelle », réceptacle de ceux qui ont échappé au système formel, elle peut être la voie de salut pour de nombreux jeunes, selon Dorothée Houenon, le chef de file transnational. L’idée de cette foire, souligne Noaga Pierre Sawadogo, coordonnateur régional de la Prodere/Ao, c’est de pouvoir bâtir un socle de savoirs qui va permettre d’élaborer un document de plaidoyer assez solide à même de pouvoir influencer les politiques éducatives. Le Prodere/Ao a été mis en place avec l’appui de Solidarité Laïque, une organisation française.

Elhadji Ibrahima THIAM


Safietou Thiam CnlsIl a été procédé, hier, à Ziguinchor, à la mise en place et au lancement de la plateforme nationale pour la mise en œuvre de l’approche « Tester, traiter et retenir pour l’atteinte des cibles des trois 90 en 2020 (Tatarsen)» au Sénégal.  La cérémonie a été présidée par Farba Lamine Sall, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Dr Farba Lamine Sall, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, a présidé la cérémonie de lancement de l’approche «Tatarsan»  « Tester, traiter et retenir pour l’atteinte des cibles des trois 90 en 2020 ». Dr Sall s’est félicité que le Sénégal soit le premier pays de la sous-région à mettre en œuvre cette stratégie nouvelle. Selon lui, cette approche vise d’abord à amener 90% des personnes vivant avec le Vih à connaître leur statut sérologique. Son deuxième but est d’amener 90% de toutes les personnes infectées par le Vih à recevoir un traitement antirétroviral durable.

Enfin, elle ambitionne d’amener 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral à avoir une charge virale durablement indétectable. « Nous avons l’ambition d’accroître les performances accomplies jusqu’ici et d’avoir des résultats meilleurs », a souligné M. Sall. Il soutient que si cette approche est bien mise en œuvre, elle va contribuer grandement à limiter la propagation du Vih/Sida et à mieux combattre cette maladie dans notre pays. A son avis, c’est l’option que le ministre de la Santé a trouvée comme étant la meilleure actuellement pour que notre pays continue de protéger davantage ses populations et à faire reculer le Sida ; voire à l’éliminer à l’horizon 2030. En effet, le but visé par la stratégie «Tatarsen» est de mettre fin à l’épidémie du Vih au Sénégal d’ici 2030. Son objectif général est d’atteindre les cibles des « trois 90 » d’ici 2020. Par ailleurs, le directeur de cabinet a assuré que le ministre de la Santé veille particulièrement à un approvisionnement correct en médicaments, à une gestion préventive des stocks et à rendre les soins plus accessibles aux populations, notamment celles des régions reculées. « Si nous voulons maintenir les malades sur un traitement long, il faut nécessairement que les antirétroviraux soient disponibles », a-t-il ajouté.

Quant au représentant de l’Onusida, Demba Koné, il a fait remarquer que l’accélération de la riposte contre le Vih/Sida, par la mise en œuvre de la stratégie «Tatarsen», exigera des moyens financiers importants que notre pays devra se résoudre à mobiliser sur ses fonds propres et avec l’appui de ses partenaires. Pour sa part, la secrétaire exécutive du Comité national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, a réaffirmé la disponibilité de son organisme à apporter, « avec l’appui des différents partenaires », tout le nécessaire pour la réussite de la stratégie « Tatarsen ».

Moussa SADIO


 

UA SiegeLa 28e session ordinaire du Conseil exécutif, qui se tient sur deux jours, s’ouvre aujourd’hui, à Addis Abéba, la capitale éthiopienne. Cette rencontre qui précède la 26e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, prévue du 30 au 31 janvier, est partie pour amorcer un nouveau tournant dans la prise en charge des droits de l’homme notamment des droits des personnes âgées.

La tenue de la 28e session du conseil exécutif, du 27 au 28 janvier, dans le cadre du Sommet de l’Union africaine (Ua) va servir de cadre aux différents acteurs pour mutualiser leurs réflexions dans le sens d’une mise en œuvre des conventions et traités signés par les Etats membres de l’institution continentale. Après une retraite ministérielle, ce 25 janvier, à Mekele, au nord de l’Ethiopie, le conseil exécutif devra statuer sur plusieurs points dont le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des personnes âgées en Afrique. Si le sommet de l’Union africaine, qui se tient du 21 au 31 janvier, est axé, cette année, sur le thème « 2016, année des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits des femmes », la situation des personnes âgées est mise en perspective lors de cette 28ème session du conseil exécutif.

Pour le directeur du plaidoyer auprès de l’Ua de l’organisation Africa Regional Office, Ibrahima Kane, « cette perspective est à saluer dans la mesure où les droits de l’homme constituent un domaine assez large. Il est, entre autres, attendu des chefs d’Etat une adoption officielle du protocole relatif aux droits des personnes âgées ». Une autre réunion est prévue, à cet effet, en octobre prochain, à Banjul, la capitale gambienne, en vue d’accentuer le plaidoyer en faveur de cette catégorie spécifique.

De nouveaux pas pour la promotion de valeurs d’égalité
L’élection et la nomination des quinze membres du Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l'Ua et la nomination d'un membre du Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant seront aussi à l’ordre du jour de cette réunion du Conseil exécutif. Les communications du président de la Commission de l’Union africaine, la déclaration du Secrétaire général de l’Onu et du secrétaire exécutif de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique (Eca), qui vont marquer la cérémonie officielle de la session du conseil exécutif, devront édicter de nouvelles conduites pour une Ua qui cherche à peser de son poids sur la scène mondiale.

Le 26e Sommet de l’Ua est censé amorcer des ruptures dans la mesure où il va servir de creuset d’évaluation de l’institution en termes de promotion des droits de l’homme. Toutes les questions y afférentes seront soulevées devant les instances décisionnelles de l’Ua avant que les autorités étatiques ne déclinent une nouvelle feuille de route qui tienne compte des recommandations. En effet, l’un des enjeux majeurs de cette rencontre est d’inciter les Etats membres de l’Ua à respecter tous leurs engagements relatifs au respect de la dignité humaine et des droits de l’homme en général.

Dans cette optique, les ministres des Affaires étrangères et des Relations extérieures vont examiner, en compagnie d'autres ministres ou autorités, plusieurs points dont le rapport du Comité des représentants permanents (Corep), le rapport annuel de la présidente de la Commission de l'Ua pour la période allant du mois de janvier au mois de décembre 2015 et le budget révisé de la Commission de l'Ua pour l'exercice 2016. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, les 30 et 31 janvier, mettra fin au sommet qui se tient depuis le 21 janvier dernier.

Matel BOCOUM, envoyée spéciale


Awa M C Seck MinUn nouveau programme de développement articulé autour de 17 objectifs a été adopté en septembre 2015 par l’Onu pour éradiquer la pauvreté dans le monde et favoriser le bien-être de tous. La relation entre les Objectifs de développement durable (Odd) et la planification familiale a été abordée hier, lors d’une séance plénière qui a regroupé les ministres de la Santé du Sénégal, de l’Inde et de l’Ethiopie et le ministre des Finances d’Indonésie.

« La planification familiale doit être une porte d’entrée solide pour atteindre les Objectifs de développement durable ». Tel est le point de vue du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal. Elle a co-animé, hier, une séance plénière sur le thème : « Planification familiale et Objectifs de développement durable ». Une occasion pour elle d’exposer les performances réalisées au Sénégal ces dernières années avec une augmentation de 8 points du taux de prévalence contraceptive en l’espace de 2 à 3 ans. Ces résultats sont rendus possibles grâce à un leadership politique et parlementaire exemplaire, à l’engagement de la société civile, surtout des religieux et de différents autres acteurs qui œuvrent, tous les jours, pour le bien-être des femmes.

Mais, les efforts doivent être poursuivis pour maintenir les acquis. Dans ce cadre, il est important de relever un certain nombre de défis dont l’accès des jeunes aux informations, aux produits et aux services de contraception. Selon le ministre de la Santé, les jeunes ont besoin d’une attention particulière. C’est pourquoi elle plaide pour leur plus grande implication dans les politiques et programmes de planification familiale. Ainsi, des stratégies spécifiques doivent être développées à leur endroit. Car, le Pr Awa Marie Coll Seck est convaincue que, par exemple, une fille qui tombe enceinte sans le vouloir perd tout un avenir. Pour cette raison, elle estime que la planification est maintenant devenue au Sénégal une stratégie clé. Surtout qu’elle peut donner une possibilité d’atteindre le dividende démographique comme opportunité.

Les autres défis à relever au Sénégal sont, de l’avis du ministre de la Santé, relatifs aux ressources financières. Elle promeut ainsi un financement pérenne permettant de dérouler les programmes de façon adéquate. La lutte contre les barrières socioculturelles empêchant aux femmes de ne pas accéder aux services et produits contraceptifs constitue aussi un autre challenge de taille au Sénégal où les besoins non satisfaits en planification familiale sont toujours élevés. Ils sont estimés à environ 30%.

Engagement pour les Odd
A ce niveau, l’approche communautaire qui est en train d’être déroulée est salutaire, en ce sens qu’elle permet d’offrir les pilules et les injectables jusque dans les zones les plus reculées du milieu rural.

En Ethiopie, cette approche a donné des résultats probants, comme l’a rappelé le Dr Kesetebirhan Admassu, ministre de la Santé. Selon lui, c’est grâce aux travailleurs du Programme d’extension communautaire qui interviennent surtout en milieu rural en donnant des services intégrés, que le taux de prévalence contraceptive a été considérablement amélioré dans son pays. Il est en effet passé de 8% en 2000 à 42% en 2014. Ce succès pousse le Dr Admassu à dire que « l’Etat est engagé pour les Objectifs de développement durable ». L’Ethiopie compte s’appuyer sur quatre piliers déjà identifiés et sur lesquels les interventions seront orientées. Il s’agit de l’égalité et de l’équité dans l’accès à l’information et aux services, de la création de familles et de villages modèles afin de susciter un mouvement de solidarité. La digitalisation qui doit faciliter l’analyse et la gestion des données est aussi une stratégie majeure, selon le ministre qui cite également l’augmentation des ressources humaines et financières. Il est convaincu qu’en dépit des innovations et des succès engrangés, « nous devons continuer » et « maintenir l’engagement pour des services de planification familiale de qualité ».

Sur le financement de la santé, d’une manière générale, l’Indonésie est en avance pour avoir pris l’initiative de consacrer, à partir de cette année, 5% de son budget au secteur de la Santé, annonce le Pr Bambang Permadi, ministre des Finances d’Indonésie. Il souligne que la planification familiale fait partie depuis de longues années de leur stratégie de développement. « L’idée d’avoir deux enfants par femme est devenue la base de la formulation de notre économie », indique Pr Bambang qui fait savoir que la planification familiale les a beaucoup aidés à développer leur économie, à côté des politiques éducatives.

De notre envoyée spéciale en Indonésie
Maïmouna GUEYE


Ziarra O 36 finLa 36e édition de la ziarra omarienne a pris fin avant-hier. La cérémonie officielle qui s’est déroulée dimanche dernier, a enregistré la présence d’une forte délégation gouvernementale, conduite, à l’ouverture, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Son homologue Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education, a procédé à la clôture de cette grande religieuse marquée par le Congrès de la Ligue des oulémas du Sénégal (Rabita), dirigée par Thierno Madani Tall, serviteur de la famille omarienne.

Lors de la cérémonie officielle, la délégation gouvernementale était conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Elle était composée du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, du ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, du ministre des Transports et des Infrastructures, Mansour Elimane Kane, du ministre du Travail, Mansour Sy et du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Il y avait aussi le gouverneur de la région de Dakar, Mohamed Fall, le préfet de Dakar, Baye Oumy Guèye et le sous-préfet de Dakar-Plateau, Djiby Diallo.

Outre les membres du gouvernement, des membres des institutions ont pris part à la cérémonie officielle. Il s’agit de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall alors que l’Assemblée nationale a été représentée par une forte délégation conduite Mme Niang. On y aussi noté la présence du ministre d’Etat, Ousmane Tanor Dieng et Cheikh Tidiane Gadio ainsi que d’autres responsables de partis politiques du pays. D’ailleurs, la délégation du Parti démocratique sénégalais (Pds), dirigée par le ministre d’Etat, Madické Niang, a assisté à la cérémonie de clôture qui s’est passée avant-hier sur l’esplanade de la mosquée omarienne.

Lors de la cérémonie officielle, Abdoulaye Daouda Diallo a indiqué que Cheikh Omar Foutiyou Tall, apôtre de la Tidjania en Afrique de l’ouest, a su propager l’idéologie universelle de l’islam et bâtir un empire articulé autour d’un projet de rénovation de la société basée sur la justice et la foi en Dieu et son prophète Mohammad (Psl). «Aujourd’hui, nul n’ignore la dimension spirituelle exceptionnelle du vénéré Cheikh et son envergure panafricaniste qui expliquent en grande partie, la présence de fidèles venant de divers horizons », a-t-il ajouté, notant que son héritage et son patrimoine ont été bien sauvegardés par Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. Non sans solliciter des prières par la grâce de cet évènement pour une paix durable et une prospérité orbi et orbi, mais aussi des prières pour le chef de l’Etat et tout le pays.

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a représenté le gouvernement à la cérémonie de clôture au cours de laquelle il a rappelé les grands projets de l’Etat visant à moderniser les daaras. D’ailleurs, il a révélé que l’Etat, en partenariat avec la Banque islamique de développement (Bid), va construire une soixantaine de daaras modernes à travers le pays. Aussi a-t-il réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir davantage l’enseignement religieux à travers le pays. Pour sa part, le président de l’association des amis de Cheikh Oumar Foutiyou Tall (Ahbabs), Mamadou Moussa Sy, a fait part de la reconnaissance de la famille omarienne uu chef de l’Etat, Macky Sall et son gouvernement pour « leur contribution remarquable à la bonne organisation de cette haute rencontre religieuse ». Le khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachirou Tall, a formulé des prières pour un Sénégal paisible et prospère.

La cérémonie officielle de la 36e ziarra annuelle dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall s’est déroulée dimanche dernier en fin d’après-midi, sous la présence effective du khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachirou Tall. Beaucoup de représentants des familles religieuses du pays ont pris part à la cérémonie officielle. Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amine » a représenté le khalife général des tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy « Al Makhtoum ». Serigne Bara Lahad Mbacké a conduit la délégation envoyée par le khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.

Souleymane Diam SY


 

CesagLe Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), l’Université Paris-Dauphine et la Société islamique pour le développement du secteur privé (Sid), ont signé, hier, à Djeddah, une convention pour la mise en œuvre de l’Académie ouest-africaine de Finance islamique. La signature a eu lieu en présence du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Le Pr Boubacar Baidari, directeur général du Cesag et Khaled AL-Aboodi, président directeur général de la Société islamique pour le développement du secteur privé (Sid), ont procédé, hier, à Djeddah, à la signature d'une convention pour la mise en œuvre d’un programme académique en finance islamique pour l’Afrique de l’Ouest. Selon un communiqué, l’Université de Paris-Dauphine est le troisième partenaire dans cette initiative. La convention a été signée en présence du gouverneur de la Bceao. Le programme vise à articuler des formations diplomantes, certifiantes et qualifiantes ainsi que des activités de recherche et de conseil dans le domaine de la finance islamique. Il s’agit, à terme, de mettre en place une Académie d’excellence en finance islamique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon le document, les parties déploieront tous les efforts nécessaires au développement du programme. La Sid s’engage à contribuer et à mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation du programme afin de promouvoir, avec les autres parties, la finance islamique en Afrique de l'Ouest et du Centre. L’Université Paris-Dauphine, forte de l’expérience de son Executive master : «Principes et pratiques de la Finance Islamique », fournira l'expertise requise pour la conception et la réalisation des programmes de formation, de recherche et de conseil et la supervision des affaires académiques.

Le Cesag participera à la conception et à la mise en œuvre des activités de formation, de recherche et de conseil et assurera le déploiement du programme en Afrique de l’Ouest. Les diplômes et certificats bénéficieront du label de qualité et de la notoriété de l’Université Paris-Dauphine et du Cesag. A cette occasion, Khaled AL-Alboodi, président directeur général de la Sid, a expliqué que cette académie formera « d’excellents cadres pour l’industrie naissante de la finance islamique dans la région ». Il soutient que la Sid, en collaboration avec ses partenaires, ne ménagera aucun effort pour renforcer et promouvoir la finance islamique tout en développant le secteur privé dans ces pays membres.

Pour sa part, le Pr Boubacar Baidari, directeur général du Cesag, se dit ravi de signer cette convention avec la Sid et l’Université Paris-Dauphine qui sont des institutions reconnues au niveau international dans le domaine de la finance islamique. Le Pr Arnaud Raynouard, vice-président en charge des affaires internationales à l’Université Paris-Dauphine se dit convaincu du haut potentiel et des opportunités de la finance islamique pour le développement de l'Afrique.

Aliou KANDE


Justice MarteauLe tribunal correctionnel de Dakar a accordé, mardi, la liberté provisoire à Victor Sadio Diouf et Cheikh Ahmadou Bamba Bâ, deux membres du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL) en détention depuis une dizaine de mois pour incendie volontaire et destruction de biens appartenant à l’Etat.

Victor Sadio Diouf et Cheikh Ahmadou Bamba Bâ ont été arrêtés suite à l’incendie d’un bus de Dakar Dem Dikk (DDK) perpétré le 21 janvier 2015 devant l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Le procès a été ainsi renvoyé au 22 mars prochain sur demande de l’agent judiciaire de l’Etat qui a souhaité s’imprégner du dossier.

Le parquet ne s’est pas opposé à cette décision de mise en liberté provisoire demandée par les avocats de la défense.

Source : APS


Alioune DiopLe Conseil pontifical de la culture, le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, en partenariat avec la Conférence épiscopale de l’Afrique de l’Ouest et la Communauté africaine de culture du Sénégal, organisent, du 26 au 28 janvier à Dakar, un colloque international sur le thème « 50 ans après Vatican II. L’Afrique et l’héritage d’Alioune Diop : Le dialogue des religions et les défis du temps présent ».

Le cinquantenaire du Concile œcuménique Vatican II (1962-1965) est une occasion pour le Conseil pontifical de la culture, le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam), la Conférence épiscopale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao) et la Communauté africaine de culture du Sénégal (Cacsen) d’organiser à Dakar, du 26 au 28 janvier, un colloque international sur le thème : « 50 ans après Vatican II.  L’Afrique et l’héritage d’Alioune Diop : Le dialogue des religions et les défis du temps présent ». La manifestation, initiée par son éminence le Cardinal Théodore Adrien Sarr, Archevêque émérite de Dakar, et son Excellence Monseigneur Barthélémy Adoukonou, secrétaire du Conseil pontifical de la culture, et placée sous le haut patronage du chef de l’Etat, Macky Sall, est « destinée à rendre hommage à Alioune Diop, un visionnaire, fondateur de Présence Africaine et de la Société africaine de culture (Sac), devenue, aujourd’hui, Communauté africaine de culture (Cac) », informe le communiqué parvenu hier à notre rédaction.

D’après le document, à l’annonce de la convocation du Concile Vatican, Alioune Diop prit, à l’époque, l’initiative d’organiser une large consultation auprès des intellectuels africains, laïcs et prêtres, parmi « les plus compétents », pour recueillir les fruits de leurs réflexions à présenter au Concile, comme contribution du « génie africain ».

Le jubilé d’or du Concile Vatican II
II donne ainsi l’opportunité de revenir sur l’intervention d’Alioune Diop et de ses amis de la Sac et de Présence Africaine, et de s’interroger sur la portée de cette initiative dans son contexte d’hier et dans celui d’aujourd’hui marqué par de nouveaux défis. Les trois jours du colloque seront riches en débat et réflexions. Il est prévu des thèmes aussi variés, à savoir « L’Afrique et l’Église avant Vatican II », « Le Concile Vatican II et l’Église africaine » et « Vatican II, le dialogue des religions et les défis du temps présent ».

Sont conviés à cette rencontre de Dakar des experts, cardinaux, évêques, prêtres et laïcs, intellectuels et théologiens, toutes religions confondues, et venant de Côte-d'Ivoire, Bénin, Sénégal, Togo, Nigeria, Rdc, Congo, Cameroun, Kenya, Afrique du Sud, Madagascar, France, Etats-Unis etc.

Le Concile Vatican II a été convoqué par le Pape Jean XXIII, il y a de cela cinquante ans. Il a duré quatre ans, de 1962 à 1965. Il s’est tenu au même moment que l’accession à la souveraineté internationale de la plupart des Etats africains.

Maguette Guèye DIEDHIOU


Bertrand Mbatchi camesLe Cames a bouclé, il y a un mois, une semaine d’activités au Sénégal. Dans cet entretien, son Secrétaire général fait le bilan et se prononce sur les réformes en cours dans notre pays.

Pr Mbatchi, le Cames a tenu au Sénégal du 23 novembre au 1er décembre dernier, trois grandes manifestations, on peut dire que vous n’avez pas chômé durant cette semaine ?
Bien évidemment nous n’avons pas chômé et c’est l’occasion de rendre un vibrant hommage aux autorités sénégalaises en commençant par le président Macky Sall qui a donné les moyens au ministre de tutelle pour que nous puissions organiser à Dakar nos différentes activités. Nous avons eu les journées scientifiques du Cames, la cérémonie de réception du président de la République à la dignité de Grand-croix, l’atelier de sensibilisation à l’assurance qualité et nous avons terminé par le colloque sur la reconnaissance et l’équivalence des diplômes.

Pourquoi avez-vous choisi le Sénégal pour abriter tour à tour ces trois activités ?
C’est un concours de calendrier et d’agenda. Cela se trouve que nous avons un programme de rotation établi depuis 2009 au Sénégal lors d’un conseil des ministres et nous avions planifié jusqu’en 2019 cette rotation des programmes du Cames. C’était donc le tour du Sénégal.
 
Quel bilan tirez-vous de ces trois rencontres ?
Le bilan peut être fait de manière sectorielle ou de manière groupée. De manière générale, nous partons du Sénégal satisfaits et contents car nous avons atteint nos objectifs. Maintenant, de manière sectorielle, nous pouvons dire que nous avons réalisé des progrès. Pour le cas des Journées scientifiques, il faut rappeler qu’elles ont été créées pour promouvoir la recherche. Nous voulons une rupture en matière de comportement. Nous avons en charge la promotion des enseignants et des chercheurs sur la base de l’enseignement et de la recherche mais nous notons que nos enseignants ou nos chercheurs produisent en tenant compte des exigences du Cames. Certes, il faut bien tenir compte des exigences du Cames dans le cadre de sa promotion, mais il faut aller au-delà. Il ne faut pas se limiter, il ne faut pas faire des calculs. Quand on produit, on produit pour le développement. Lorsqu’on fait le bilan, la contribution des pays francophones d’Afrique en matière de productions scientifiques et de connaissances est très faible. Or, le savoir se construit à travers la recherche. Donc nous avons décidé de nous approprier cette problématique. Et pour ce faire, il fallait donner un signal fort et le Conseil des ministres a décidé, en 2013, de créer les journées scientifiques du Cames. Ces Journées constituent une tribune où les chercheurs viennent parer de ce qu’ils ont fait en matière de recherche.
 
Justement, pour les critères d’avancement, de promotion et de passage de grade en grade, le Cames vient de décider d’augmenter le nombre d’articles à produire par les enseignants. Au Sénégal, certains enseignants ont assimilé cette décision à une volonté de bloquer leur carrière. Pourquoi avez-vous apporté ces modifications ?
Nous ne pouvons pas vouloir du mal à des pairs, nous ne pouvons leur vouloir que du bien. C’est lorsqu’ils seront plus grands qu’ils comprendront que nous leur voulions du bien. Le Cames est une structure qui a été mise en place pour assurer la promotion des enseignants-chercheurs. L’Etat nous a fait confiance. Donc, nous devons lui proposer des enseignants et des chercheurs qui sont capables de soutenir le développement et non des bras cassés. Si nous faisons une sélection à minima, nous porterons, devant l’histoire, la responsabilité d’avoir sélectionné des gens qui ne peuvent pas, comme il se doit, soutenir la compétition mondiale. Nous sommes au 21ème siècle, beaucoup de chose ont évolué, l’environnement de production, de certification tout a évolué, il faut en tenir compte.

Le Plan stratégique du Cames a pour mission de faire en sorte que les enseignants-chercheurs soient au service du développement. Il fallait tenir compte de tout cet environnement pour voir si nos référentiels étaient encore compétitifs. C’est une réflexion que nous menons depuis que je suis là en début août 2011. C’est un travail qui a nécessité beaucoup d’échanges. Malheureusement, l’information ne circule pas suffisamment. Mais depuis trois ans, nous sommes en train de travailler là-dessus. Les comités techniques spécialisés travaillent là-dessus. Ils sont constitués de membres, d’experts venus de tous les pays du Cames. Ils avaient donc la possibilité d’échanger avec les universitaires. Bref, il faut retenir simplement ceci : nous avons voulu changer pour coller à la réalité, pour avoir un référentiel qui permet de protéger davantage la marque Cames, de lui conférer sa respectabilité à travers la qualité des promus qu’un tel référentiel peut permettre.

Lors de la clôture du colloque sur la reconnaissance et l’équivalence de diplômes, vous avez soutenu que la qualité ne se décrète pas, elle se cultive en appelant notamment à a mise en place de structures d’assurance dans les différents pays. Est-ce que le Sénégal qui dispose déjà d’une telle structure, à savoir l’Anaq-Sup, peut constituer une référence en la matière ?
Bien sûr. Il faut dire que la Banque Mondiale avait demandé en 2007 à l’Association des universités africaines (Aua) de faire une évaluation du système éducatif dans l’enseignement supérieur. Et parmi les recommandations que les experts avaient retenues, il y avait la nécessité de mettre en place des mécanismes d’assurance qualité, des structures nationales. On peut se réjouir que le Sénégal ait déjà mis en place cette structure et donc joue le rôle de pionnier en la matière. Effectivement, c’est une expérience qui s’affirme de jour en jour et qui pourrait servir de modèle pour montrer aux uns et autres qui hésiteraient l’importance qu’il y a d’avoir une structure d’assurance qualité.

Le Sénégal a engagé un certain nombre de réformes notamment en ce qui concerne les titres et les grades. Est-ce que vous êtes en phase avec notre pays sur cette question ?
Quand on réfléchit sur la question dans l’ensemble, on peut dire que nous comprenons. Nous sommes en phase dans la mesure où il y a un nom qui est donné au Sénégal et qui, au niveau du Cames, diffère certes mais a une équivalence. Donc pour nous cela ne pose pas de problème. Il faut dire qu’au niveau des appellations, la tutelle au niveau national a pensé qu’elle pouvait résoudre un certain nombre d’aspirations locales. Maintenant, cette décision est une disposition au niveau national qui, au niveau du Cames, s’entend par une certaine équivalence qui ne pose pas de problème. Bref chacun essaie d’atteindre un objectif.

Votre réponse n’est-elle pas une formule diplomatique pour tenter de masquer l’opposition du Cames à cette réforme ?
Nous ne rentrons pas souvent dans les problèmes nationaux, chaque pays est souverain. Nous essayons d’être inclusifs et non exclusifs. Sur le point précis que vous évoquez, je veux dire tout simplement que c’est une disposition qui permet de résoudre un problème au niveau national, on ne peut pas se le cacher. Mais il reste qu’au niveau du Cames, nous savons qu’elle est la correspondance qui existe entre les nouveaux titres qui sont donnés au Sénégal et les titres donnés au Cames. Cela ne pose pas un problème de fond, c’est la forme qui change pour répondre aux exigences nouvelles du moment au Sénégal.

Au-delà des titres et des grades, les réformes engagées concernent également la loi-cadre et la volonté d’une modernisation globale de l’enseignement supérieur. D’ailleurs, cela n’a pas manqué de soulever des vagues chez les syndicalistes. Comment appréciez-vous tous ces changements en cours ?
Je donne un avis et c’est en tant que Pr Bertrand Mbatchi enseignant et non en tant que Secrétaire général du Cames. Je suis là pour traduire les politiques communautaires. Donc là je préfère enlever ma casquette de Secrétaire général et parler en tant que professionnel. Je trouve que le Sénégal est en avance dans le cadre de la modernisation de l’enseignement supérieur et il constitue un exemple à suivre parce que le Plan stratégique de développement du Cames promeut l’utilisation du numérique pour répondre aux problèmes qui se posent à l’heure actuelle. Or, dans ce domaine, on voit tout ce que le ministre est en train de faire à travers l’université virtuelle, les inscriptions et les orientations en ligne des nouveaux bacheliers, la gouvernance. J’avoue que par rapport au Plan stratégique que j’ai la charge de déployer, j’ai moins de crainte d’échec au Sénégal qu’ailleurs. Le Sénégal constitue vraiment pour nous un modèle et c’est pourquoi je disais dans mon discours de clôture que c’était une source de fierté.

Vous avez lancé le Plan stratégique de développement du Cames il y a un an de cela, où en êtes-vous dans sa mise en œuvre ?
Il faut d’abord qu’on clarifie ce qui semble crisper certaines personnes. Le Plan stratégique du Cames concerne toutes les universités et les centres de recherche. Il ne s’agit pas du Cames en terme physique mais du Cames en tant qu’espace. Cela étant, il faut dire que ce plan a été conçu pour augmenter la compétitivité des institutions d’enseignement supérieur de recherche. Il a été structuré autour de sept axes. Il a été évalué globalement à 19 milliards de FCfa. Pour 19 pays, c’est à la fois peu et beaucoup. Il doit s’exécuter de 2015 à 2019. Nous avons un modèle et puisque nous sommes une structure d’harmonisation des politiques, nous voulons que tous les pays progressent de la même manière. Cela veut dire que dans le meilleur des cas, se dire que nous pouvons avoir 19 milliards de FCfa pour mener notre politique. Ce n’est pas évident qu’on puisse l’avoir. Par contre, dans le cadre de partenariats, pas seulement avec les pays du nord, cela peut être aussi avec les pays du sud, on peut imaginer des schémas qui permettraient d’atteindre les mêmes objectifs. En matière d’assurance qualité, cela avance avec des partenaires de pays du nord. On a aussi l’Uemoa et c’est la chance de cette zone. L’Uemoa est dynamique et veut accompagner le Cames en matière d’assurance qualité. Ce qui est sûr, pour les pays de la zone Uemoa, le Plan pourra être exécuté d’autant plus que l’Uemoa s’intéresse aussi au numérique, à la recherche. Nous voulons rentrer dans ce créneau pour que quand l’Uemoa finance, le Cames puisse participer en amenant ses experts et ont mette tout en commun et cela permet d’avancer. Pour les autres pays membres du Cames et qui ne font pas partie de l’Uemoa, on essaie d’avoir des structures équivalentes pour avancer également. J’ai espoir que nous allons arriver à mettre en mouvement ce plan, peut-être pas de manière optimale, mais en tout cas avec les pays et les universités volontaires, nous arriverons à le mettre en œuvre.

Le Cames a décidé de proposer un prix de recherche qui porterait le nom du président Macky Sall. Qu’est-ce qui explique ce choix ?
Il y a plusieurs étapes à valider encore pour que ce prix voie le jour. C’est un projet. Le Cames a lancé l’idée et ce serait souhaitable que le président Macky Sall puisse donner sa caution et son aval. Pourquoi nous avons émis cette idée ? Parce que le président Macky Sall a été sensible à notre plaidoyer. On lui a demandé un soutien financier à notre Plan stratégique, il a donné des instructions pour qu’on mette à notre disposition 500 millions de FCfa. Je me suis rendu compte que ce don arrive au moment où nous tenions les journées scientifiques, au moment où se pose un problème de financement pour la recherche. Comme je ne crois pas au hasard, je me suis dit que c’est un signe des temps et qu’il faut que cet argent-là soit utilisé pour promouvoir la recherche. Nous allons donc monter un référentiel de sélection de projet les plus innovants que pourrait financer ce fonds.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM


Serigne Mbaye ThiamLe programme d’alimentation scolaire a permis d’accroître le taux d’accès à l’éducation et de réduire sensiblement le taux d’abandon des élèves. C’est la conclusion tirée de la recherche intitulée : « Mesure de l’impact du programme d’alimentation scolaire du Pam dans les écoles publiques rurales au Sénégal ». Un atelier de partage de cette recherche conduite par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) a été organisé par la division des cantines scolaires du ministère de l’éducation nationale.

Le programme d’alimentation scolaire est une initiative du gouvernement du Sénégal appuyée par le Programme alimentaire mondial (Pam). Sa mise en œuvre dans 12 régions pilotes a favorisé  une scolarisation massive dans ces zones. En effet, les résultats enregistrés ont montré que les cantines scolaires se sont imposées comme un des déterminants les plus importants ayant permis de réaliser un Taux brut de scolarisation (Tbs) élevé. Cela s’est illustré par la recherche du Cres qui a montré que les cantines scolaires ont permis d’améliorer significativement la ration alimentaire à midi, d’augmenter la scolarisation des enfants et d’atténuer les effets de l’absence d’un petit déjeuner avant d’aller à l’école. Le programme a aussi et surtout un impact sur les effectifs scolarisés et sur les nouveaux inscrits, l’efficacité interne et les acquisitions cognitives. En somme, il est admis que les cantines permettent à l’enfant d’améliorer sa capacité de mémorisation, son niveau de connaissance, de raisonnement et de compréhension.

Avec un objectif planifié de couvrir 3.038 écoles élémentaires, préscolaires et quelques « daraas », soit 500.000 bénéficiaires tous les cinq ans, aujourd’hui le programme est confronté à d’énormes  difficultés. D’abord, l’alimentation scolaire est fortement dépendante de l’appui des partenaires et reste onéreuse dans son format actuel. L’essentiel des produits consommés dans les écoles sont importés. Ce qui explique le caractère extraverti de l’alimentation scolaire. A cela s’ajoute l’insuffisance des ressources nécessaires pour le fonctionnement correct des cantines. Le Pam, principal partenaire, a tendance à diminuer ses interventions pour satisfaire d’autres requêtes à travers le monde. Cela pose la nécessité de repenser l’alimentation à l’école afin qu’elle réponde de manière plus satisfaisante à la demande, tout en garantissant l’autonomie de son financement et sa pérennité.

Stratégies de pérennisation
Avec le retrait du Pam et face à la modestie des ressources, la clé de la pérennisation et de la mise à l’échelle du programme résident dans la diversification des partenaires et l’appropriation de la gestion par les communautés. Ainsi, un projet pilote de mise en place de champs  communautaires pour les cantines scolaires est en train d’être initié dans les régions de Kaolack. Ces champs sont implantés dans 26 villages pour environ 5.000 élèves. D’autres initiatives sont également prises  dans la vallée du fleuve. Elles visent à  ravitailler les cantines à partir de produits locaux.

Selon le directeur de la division des cantines scolaires, à travers ce projet, les capacités de l’Etat, des collectivités locales et les communautés seront renforcées pour une prise en charge endogène des activités d’alimentation scolaire. Abdoulaye Touré soutient que les cantines scolaires, au-delà des impacts positifs sur les rendements  scolaires, permettent aussi de lutter contre la faim, de promouvoir le consommer local et d’encourager les petits producteurs agricoles.

Pape Coly NGOME


Fest sciances 2016La 5ème édition du Festival ouest-africain des sciences (Wasf) du Groupe scolaire Yavuz Selim s’est tenue, ce samedi, dans l’enceinte du collège des garçons Bosphore. Les différents participants venus de différents établissements sénégalais et de la sous-région ont rivalisé d’ingéniosité et de savoir-faire.

« Combinaison de réaction », « Lampe à lave », « Fabrique de plastique avec du lait », « Recyclage des ordures », « Circuit électrique », etc. Les expositions scientifiques proposées par les équipes d’élèves qui ont participé, samedi, à la 5ème édition du Festival ouest-africain des sciences (Wasf) du Groupe scolaire Yavuz Selim sont aussi diverses que variées. Y ont pris part des élèves du Groupe Yavuz Selim, du Cem Martin Luther King, des lycées Seydou Nourou Tall et John Fitzgerald Kennedy, en plus de potaches venus de la Guinée, du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Dans la trentaine de stands installés à cet effet dans la cour du collège Bosphore, ils ont fait montre d’une grande ingéniosité et de savoir-faire devant les visiteurs et les membres du jury composé de professeurs de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ucad. Parmi ces visiteurs, il y avait des hôtes de marque comme les ministres Serigne Mbaye Thiam de l’Education nationale, Aly Ngouille Ndiaye de l’Industrie et des Mines et Omar Guèye de la Pêche et de l’Economie maritime. Un peu plus tôt, tout ce beau monde a assisté à un spectacle de chant et de danse offert par des élèves du Groupe Yavuz Selim sur fond de sonorités turques.

Promouvoir les sciences à l’école
Avec cette manifestation scientifique, le Groupe scolaire Yavuz Selim s’inscrit parfaitement dans sa dynamique de promouvoir, depuis 1997, une éducation de qualité, moderne et innovante, cela en parfaite cohérence avec son slogan : « Un regard différent sur l’éducation ». Depuis 19 ans donc, a rappelé le directeur Mehmet Izol, ce groupe scolaire s’est engagé dans cette voie. « Notre détermination pour contribuer au rayonnement de l’école sénégalaise est sans faille. C’est pourquoi nous participons régulièrement à des olympiades dans le monde entier au nom du Sénégal. Et l’année dernière, nous avons remporté des prix au Kenya où le drapeau sénégalais a flotté haut », a-t-il dit.

Ce Festival, selon lui, est le prolongement de ces olympiades internationales auxquelles le groupe participe. C’est également une manière de montrer l’ingéniosité et le savoir-faire des élèves sénégalais dans le domaine des sciences. « En faisant la promotion des sciences, c’est une manière de créer les conditions susceptibles de faciliter la participation et l’adhésion de nos futurs citoyens au développement de leur pays. A cet effet, nous voulons que la science reste une vertu », a-t-il ajouté.

Parlant au nom du ministre de l’Education, l’Inspecteur d’Académie de Dakar, Ngary Faye, s’est félicité de la place privilégiée que s’est taillée le groupe Yavuz Selim dans le paysage éducatif sénégalais en moins de 20 ans. « Par ses performances, par son sens de l’éducation, ce groupe scolaire a gagné la confiance des parents. De sorte que beaucoup d’autorités, d’acteurs de la vie politique, de la vie économique, de la vie éducative ont pris résolument la décision de lui confier leurs enfants », a-t-il fait remarquer. Par ailleurs, grâce aux performances de ses élèves aux différents examens et concours, le groupe scolaire Yavuz Selim, selon M. Faye, a permis à l’Académie de Dakar d’améliorer ses seuils de performance.

Revenant sur ce Festival des sciences, Ngary Faye a indiqué qu’il s’inscrit parfaitement dans les options du ministère de l’Education nationale de faire la promotion des sciences à l’école. « A travers la belle chorégraphie offerte par les élèves, le groupe scolaire Yavuz Selim a démontré que dans son action d’éducation, son objectif est de former un homme tout entier. Les sciences et les arts font bon ménage et sont inséparables », a-t-il conclu.

Elhadji Ibrahima THIAM


Sedhiou RegionIls sont 280 patients souffrant de toutes sortes de pathologies à être recensés. Parmi eux, quelque 122 devront subir une intervention chirurgicale. Tout semble réuni pour que tous puissent bénéficier de ces soins de santé, puisqu’à côté de l’unique salle d’opération, une autre a été aménagée. Les chirurgiens espagnols et les médicaments sont en place. Les spécialistes espagnols seront renforcés par des nationaux dont l’ancien médecin chef de région de Sédhiou, Kalilou Konté, actuellement à Saint-Louis. Parlant de lui, Cheikh Mbaye Seck, directeur actuel de l’Eps de Sédhiou, de rappeler : « C’est un grand chirurgien urologue ».

Selon toujours le directeur, ce camp est le sixième du genre. Celui organisé, il y a deux ans en Orl, a permis d’opérer quelque 96 patients sur 980 malades consultés. Dans la même foulée, il précise que tout est gratuit. « La région de Sédhiou fait partie des régions les plus pauvres du pays. Toutes les pathologie seront concernées sauf l’orthopédie », précise le directeur de l’hôpital.

Pour lui, l’objectif sera atteint même si l’on n’opérait que la moitié des patients. Si le camp de chirurgie générale a pu être organisé sans rien demander aux malades, c’est grâce à des partenaires comme l’Association des anciens étudiants sénégalais de l’Ena de Paris (Asena) dont le gouverneur de région est membre. Elle est représentée par l’administrateur civil Boubacar Camara du village de Sandinièry. Il précise qu’il est né dans cette structure sanitaire, alors qu’elle n’était pas encore hôpital. C’est la raison du soutien apporté par l’Asena. Les autres partenaires sont le ministère de la Santé, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), les collectivités locales, etc.

Malamine KAMARA


BEM Promo 201684 étudiants en formation initiale de Bem Management School (Bordeaux-Dakar) ont reçu samedi leur diplôme. Le président directeur général de cette école, Pape Madické Diop a demandé aux récipiendaires de prendre leur destin en main et cultiver « l’éthique et la responsabilité». La cérémonie a été présidée par la présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall.

C’est en toute solennité que 84 étudiants de la formation initiale de Bem Management School (Bordeaux-Dakar) ont reçu, samedi, leurs diplômes devant des professeurs, parents, amis et sympathisants. Le président directeur général de Bem a indiqué que cette journée marque à la fois, un aboutissement et une espérance. « C’est la fin de longues années de travail, de sacrifices et de privations consenties ; mais c’est aussi, le début d’une nouvelle vie à laquelle votre école vous a préparés, avec éthique, confiance et responsabilité », a notamment affirmé Pape Madické Diop, qui souligne que c’est autour d’un idéal commun que les étudiants se retrouvent au quotidien.

« Je souhaite que vous conserviez intacts la culture du travail et l’enthousiasme qui vous ont caractérisés et qui donne du sens à la vie ; j’ai la conviction que chacun d’entre vous portera haut ces valeurs qui sont les nôtres et saura faire preuve de courage, de créativité, d’audace et de générosité », a dit M Diop, qui a loué la clairvoyance du chef de l’Etat Macky Sall dans ses nombreuses réformes entreprises ; comme c’est le cas avec l’enseignement supérieur. « Soyez courageux, soyez justes, soyez humains ! Votre avenir est entre vos mains », a ajouté Pape Madické Diop.

La présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) Mme Aminata Tall a déclaré que sans recherche, il n’ ya pas d’enseignement. Grâce à leur modèle pédagogique, elle a soutenu que l’école Bem est l’un des meilleurs établissements de l’enseignement supérieur du Sénégal. « Votre école est une référence. Nous devons optimiser nos ressources », a dit la présidente du Cese, qui laisse croire que les établissements privés contribuent à densifier la carte universitaire du pays.

Pour sa part, le directeur de l’Enseignement supérieur Pr Mamadou Sangaré se dit rassuré de l’enseignement dispensé par Bem management school Bordeaux Dakar. Le parrain Youssef Omaïs, Pdg de Patisen a exhorté les diplômés à avoir l’esprit entrepreneurial, car la vie en entreprise n’est pas facile. Dès lors, il les invite à la culture de résultat et à l’éthique de responsabilité. « N’oubliez pas vos parents ; il n’y a pas d’échelle pour monter plus haut dans la vie », a conclut M. Omaïs.

Serigne  Mansour Sy CISSE



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