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Actualités (2989)

Le village d’enfants Sos de Louga a célébré son quarantième anniversaire, samedi dernier, dans une ambiance festive.

Amour, joie et bonheur partagés, samedi, au village Sos de Louga. C’était l’anniversaire du village qui fêtait ses 40 ans. Elus locaux, autorités administratives, académiques, religieuses et membres de la société civile ont tous fait le déplacement, histoire de communier avec les enfants, mais aussi et surtout de magnifier le formidable travail accompli quotidiennement par les villages Sos depuis 1976. Dans ce village, les enfants (orphelins et déshérités) sont heureux. On le voit. Ils sautent, dansent, jouent et se tapotent. « Ces jeunes sont accueillis dans des maisons familiales sous la houlette d’une mère, forment une fratrie et bénéficient de l’affection d’une maman qu’ils ont perdue, dans un foyer permanent », a expliqué Tamaro Touré, présidente de l’Association villages d’enfants Sos Sénégal.

Pris en charge par l’institution, l’enfant qui y entre parfois dans un état de délabrement physique et moral important, après un temps d’adaptation plus ou moins long, reprend des forces et, délivré de tout souci, reprend goût à la vie. « En effet, de nombreux enfants entrés dans nos villages ne s’épanouissaient pas à l’extérieur, faute de pouvoir se confier suite à des maltraitances, à la solitude dans des foyers inexistants. La crainte gâte chez eux beaucoup de dons. Et c’est le mérite de nos mères et encadreurs de répondre à ce manque qui caractérise, en général, l’enfant qui arrive à Sos », a insisté Tamaro Touré qui a vivement remercié tous ceux qui se dépensent sans relâche à la défense et au développement des villages d’enfants Sos.

Venu présider cette célébration, le préfet de Louga, Alyoune Badara Diop, a, lui aussi, magnifié ce qui se fait dans le village Sos de Louga et dans tous les autres villages Sos du Sénégal. « Les 40 ans d’existence des villages Sos, ce sont 40 ans d’efforts, d’engagement, de sacrifice, de volonté et de travail au service des enfants déshérités et vulnérables », a dit le préfet qui a promis « tout le soutien de l’Etat » pour l’épanouissement des enfants. Sos Louga (800 enfants entièrement pris en charge et 5000 dans le cadre du renforcement) s’est récemment inscrit dans une dynamique programme.

Une nouvelle approche qui vise à optimiser les ressources pour donner des réponses pertinentes et atteindre un plus grand nombre d’enfants dans le besoin. Redonner vie et sourire aux enfants, c’est cela l’institution Sos qui a aujourd’hui 40 ans de présence au Sénégal.

Abdoulaye DIALLO

Les élèves du Cem Amadou Mapathé Diagne de Sédhiou ont choisi le théâtre comme moyen de communication pour réclamer aux professeurs leurs notes. C’était lors des journées culturelles de leur établissement. « Nous vous réclamons nos notes, elles ne vous appartiennent pas, mais bien à nous. Quand vous étiez élèves, on n’a pas retenu vos notes », ont-ils déclamé. Les potaches ont eu le soutien des parents d’élèves. D’ailleurs, le président de l’Association des parents d’élèves (Ape) communale n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : « La rétention des notes est illégale et les conséquences psychologiques sont énormes. Rendez les notes alors qu’il est temps ».

L’inspecteur d’académie a abondé dans le même sens : « Nous devons tous œuvrer pour avoir une école de qualité ; ce qui ne se fera pas si les grèves se multiplient chaque année. Comme si cela ne suffisait pas, viennent s’y ajouter la rétention des notes et le boycott des conseils de classe ». Selon lui, « cette situation qui porte fortement atteinte à notre système éducatif ne saurait perdurer. Pour y mettre fin, l’Ia continuera à dialoguer avec les syndicats, mais si le statu quo demeure, nous ferons ce que nous devons faire administrativement et en toute responsabilité, puisque c’est la raison de notre présence ici ».

Malamine Kamara

La Faculté des sciences juridiques et politiques est sujette à des remous provoqués par l’Amicale des étudiants qui exige que tous les apprenants de la Licence 3 accèdent au Master. Les critères préfixés faisant obstacle à cette prétention, l’Assemblée de Faculté, tout en invitant les étudiants à regagner les amphithéâtres, n’entend pas y revenir.

L’Amicale des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques avaient déposé, il y a quelques temps, un préavis de grève dans lequel elle exigeait que tous leurs camarades de la Licence 3 soient orientés en Master.  Parmi eux, 256 des 1.076 postulants ne remplissent pas les critères requis pour y prétendre, selon le doyen de la Faculté, le Pr Mamadou Badji. Faisant fi des critères préfixés, la représentation des apprenants a entrepris d’empêcher le déroulement des enseignements. Face à cette situation, l’Assemblée de Faculté s’est réunie pour inviter les étudiants à revenir à la raison d’autant plus que leurs revendications ne sont pas fondées en droit. L’Assemblée de Faculté a rappelé, se couvrant de la légalité, que l’admission en première année de Master dépend de la typologie et des conditions définies par l’établissement d’accueil qui tient compte des places disponibles et du nombre d’enseignants dont il dispose

Elle est également subordonnée à l’examen du dossier du candidat, devant objectivement être en cohérence avec les modalités qui y sont définies. A la Faculté de Droit, depuis l’année universitaire 2014-2015, des critères ont été fixés. Ils sont fondés sur la moyenne cumulée de toutes les années de Licence et tiennent compte du parcours du candidat. Le ratio du taux d’encadrement et la capacité d’accueil entrent aussi en ligne de compte à fortiori dans cette Faculté aux effectifs pléthoriques. L’Assemblée de Faculté, pour ne pas davantage nuire à la qualité de l’enseignement, n’envisage point de revenir sur les conditions d’admission des candidats au Master ni réaménager le calendrier universitaire arrêté ; les enseignants ayant réitéré leur disponibilité à assurer leurs enseignements.

Alassane Aliou MBAYE

Dans le but de réduire l’utilisation du mercure dans le secteur de l’orpaillage, un projet est en train d’être testé au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso. D’ailleurs, dans les deux derniers pays, des  installations permettant l’extraction d’or sans utilisation de mercure ont été mises en place.

Dakar a abrité la rencontre sous-régionale de dissémination des résultats du projet « Filière or équitable et réduction de l’utilisation du mercure dans le secteur de l’orpaillage en Afrique de l’Ouest ». Un projet pilote qui a démarré, en 2012, au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso. Il a permis deux installations permettant l’extraction d’or sans utilisation de mercure au Sénégal et au Burkina Faso.

Ce projet régional visait, à en croire le représentant-résident de l’Onudi, Victor Diwandja Djemba, « à réduire les émissions du secteur, jugé actuellement comme le plus grand utilisateur de mercure et la plus grande source d’émission de mercure, ainsi qu’à la mise en place de (filières or équitables) en Afrique de l’Ouest, en commençant par le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso ». Pour M. Djemba, il s’agissait aussi d’adapter le concept de commerce équitable, né en Amérique du Sud, au contexte ouest-africain. Une manière de sortir cette activité du secteur informel, en faisant adopter, par les exploitants artisanaux, des pratiques d’exploitations durables pour gérer au mieux le capital naturel, préserver l’environnement et favoriser le développement social et sanitaire.

Outre la mise en place de deux installations d’exploitation du minerai sans utilisation de mercure au Sénégal et au Burkina Faso, il ressort de la rencontre de dissémination des résultats de la phase pilote de quatre années plusieurs acquis. Au Sénégal, où l’on dénombre près de 85 sites répertoriés dans la région de Kédougou, le témoignage du représentant de la Fédération des orpailleurs, Mamadou Dramé, est plus qu’impressionnant. En plus de la formation et la sensibilisation sur la nécessité de réduire, voire d’éliminer l’utilisation du mercure dans le processus d’exploitation de l’or, M. Dramé a souligné l’effectivité de la mise en place d’une filière et la nécessité de sortir cette activité du secteur informel.

Aujourd’hui, outre l’équation du désenclavement qui rend difficile l’accès pour certains orpailleurs de l’infrastructure moderne d’exploitation de l’or, les membres de la Fédération des orpailleurs réfléchissent déjà à la pérennisation du projet.

Le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Ndiaye, et l’ambassadeur de la Suisse à Dakar ont réitéré leur appui conformément à la convention de Minamata sur l’utilisation des produits chimiques dangereux qui a été signée par le Sénégal et qui sera ratifiée dans les prochains mois. Le déroulement de la seconde phase du projet est souhaité pour une meilleure efficience dans l’exploitation de l’or qui minimise les risques sanitaires et environnementaux.

Babacar Bachir SANE

Interpelée sur la grève des syndicats de la santé, le Pr Awa Marie Coll Seck a déclaré que, « ces dernières années, le Sénégal a fait des progrès dans le domaine de la santé même s’il y a quelques difficultés. Il y a un malaise des travailleurs qui considèrent qu’ils ont des  problèmes réels de prise en charge. Ils veulent aussi que les accords signés avec le gouvernement soient appliqués ». Cependant, le ministre de la Santé a informé que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour trouver des solutions aux difficultés des syndicats ». Poursuivant, le Pr Seck a estimé que « même si les travailleurs de la santé ont des revendications, qu’ils considèrent comme étant justes, l’arme de la grève doit être ultime ». Elle a demandé aux agents de la santé de revenir à de meilleurs sentiments, parce que  la grève ne règle pas des problèmes.

E. KALY

Pour décourager les fumeurs, il a été décidé de mettre sur les paquets de cigarettes des images montrant des maladies causées par la cigarette. Ces images devraient occuper 70 % de la face principale du paquet.

Le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, Dr Oumar Bâ, a indiqué que des études ont montré que la présentation de l’emballage du paquet de cigarettes peut décourager les fumeurs. C’est pour cette raison que le thème de la Journée mondiale sans tabac, célébrée hier, a été centré sur le conditionnement. Il porte sur : « Préparez-vous au conditionnement neutre ». « Avec cette nouvelle mesure, les emballages des paquets de cigarettes ne doivent plus avoir des messages de publicités ou attractifs qui poussent les gens à fumer. Ce sera un emballage neutre où l’on trouvera seulement le nom de la marque de la cigarette », a précisé Dr Bâ.  Il a rappelé que sur les paquets de cigarettes, il est marqué « abus dangereux pour votre santé ». A son avis, « ce n’est pas vrai, parce que l’usage du tabac est dangereux avant-même l’abus ». Et d’ajouter : « Nous nous sommes rendu compte que les gens ne lisaient même pas ».

Le coordonnateur a souligné que la loi anti-tabac, votée en mars 2014, au Sénégal, demande que l’on mette des images qui montrent des maladies et dégâts sanitaires causés par la cigarette. Ces images devraient prendre 70 % de la face principale du paquet de cigarettes », a-t-il informé. Dr Bâ a soutenu que ces images permettront, même si l’individu ne sait pas lire, de savoir que la cigarette est source des maladies.

Ces informations ont été données, vendredi dernier, lors d’une rencontre avec la presse à Dakar, en prélude à la Journée mondiale sans tabac. Dans sa communication, Alphonse Thiaw, du bureau de la législation du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a expliqué que le conditionnement neutre consiste en la standardisation des paquets de cigarettes par retrait de toute publicité, notamment des couleurs, logos et images de la marque, et par des restrictions sur le type et la taille de police. Selon M. Thiaw, le conditionnement neutre permettra d’éviter des informations trompeuses diffusées par l’industrie du tabac.

Eugène KALY

Ces derniers jours, on parle beaucoup de l’intensité du trafic de bois du Sénégal vers la Gambie. Pour le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, ce sont des Sénégalais qui sont à l’origine de cette activité illicite et non des Gambiens.

Ce sont bien des Sénégalais qui sont à l’origine du trafic illicite de bois vers la Gambie qui défraie la chronique ces temps-ci et non des Gambiens. Ces propos sont du ministre de  l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé. Il faisait, hier, face aux Conseillers économiques pour l’adoption du projet d’avis portant sur l’économie verte, élaboré par la Commission du cadre de vie, de l’environnement et du développement durable.

C’est dans le cadre des séances plénières de la deuxième session extraordinaire 2016 du Conseil économique, social et environnemental (Cese). « Ce sont nos chefs de villages et nos frères qui coupent le bois au Sénégal pour l’acheminer vers la Gambie. Je suis désolé, mais ce ne sont pas les Gambiens qui viennent couper le bois au Sénégal », a soutenu le ministre de l’Environnement.

Abdoulaye Baldé a cependant souligné que le gouvernement prendra d’autres mesures pour décourager le trafic illicite et proposer des activités alternatives. « Cette activité est extrêmement rentable à court terme. Mais nous allons continuer la sensibilisation pour leur démontrer que cette pratique est néfaste pour eux dans le long terme,  pour la génération future et pour le pays », a-t-il précisé.

A l’en croire, le gouvernement est en train de faire des efforts extrêmement importants pour stopper ce phénomène. Des patrouilles mixtes sont effectuées le long des frontières pour combattre et décourager ce phénomène. Aussi, en un an, le président de la République a autorisé à son département de recruter près de 400 agents. Ce qui fait qu’une région peut se retrouver, en une année, avec 15 agents de plus.

Le ministre de l’Environnement a, en outre, signalé que, rien qu’au premier semestre de 2016, plus de 800 procès-verbaux ont été dressés sur le terrain avec des amendes, des emprisonnements, etc. « Nous allons corser cette méthode de répression en collaboration avec la justice », a-t-il rassuré, non sans noter que la question de l’économie verte est en phase avec plusieurs orientations du Plan Sénégal émergent (Pse), à savoir le renforcement de l’accès aux services sociaux de base de qualité, la gestion durable des ressources, le développement équilibré du territoire et la protection sociale des groupes vulnérables.

Ndiol Maka SECK

L’Ecole supérieure polytechnique (Esp) a organisé, samedi dernier, le rendez-vous scientifique annuel du « Salon du polytechnicien ». Cette activité, en plus de mettre en évidence des réalisations technologiques et scientifiques des apprenants, donne corps aux orientations du gouvernement sénégalais consistant à promouvoir les Stem (Science, technologie, ingénierie et mathématiques).

L’Ecole supérieure polytechnique (Esp) compte jouer son rôle dans le développement du Sénégal. Les réalisations technologiques des étudiants sont en parfaite cohérence avec cette mission que s’est assignée leur établissement. Elles ont mis en lumière leur « leadership, leur savoir-faire et la qualité des formations dont ils bénéficient », a indiqué Amadou Thierno Gaye, directeur de l’Esp. Ils ont montré, selon lui, leur capacité d’innovation dans beaucoup de domaines grâce à leur talent, et le potentiel dont ils sont pourvus prouvent qu’il n’y a plus de frontière dans la conquête des connaissances et savoir-faire technologiques.

Cela, à en croire le Pr Gaye, est une valeur réelle pour les entreprises et une réponse que les étudiants essaient d’apporter aux préoccupations quotidiennes des populations, car leurs solutions innovantes sont adaptées aux besoins. A terme, il est question de faire de ce salon « un rendez-vous international ». En outre, il s’est appesanti sur les difficultés liées à l’accès à l’emploi et la nécessité d’entreprendre des initiatives allant dans le sens de faire de l’étudiant non plus seulement un ingénieur abandonné aux incertitudes du marché de l’emploi, mais plutôt un chef d’entreprise. Il faut cultiver en lui cet esprit. Et l’Esp s’y est inscrit en lançant le concours « challenge entreprendre » pour que ces esprits brillants soient mis en valeur dans un cadre qui développe la créativité et ouvre des perspectives intéressantes. « 35 étudiants, a-t-il informé, ont été regroupés pour proposer des projets innovants. 20 ont été choisis dans une première phase et bénéficient d’une formation offerte par l’école. Ceux parmi eux jugés les plus pertinents bénéficieront d’un appui ».

Innovation
Pour le Pr Mamadou Sarr, représentant du recteur Ibrahima Thioub, par ailleurs directeur de la Cellule interne d'assurance qualité de l’Ucad, l’Esp est un établissement de référence à la pointe de l’innovation. Et « ce salon, un rendez-vous scientifique important, offre l’occasion de valoriser des compétences et des perspectives d’insertion professionnelle ». Toutes les actions entreprises par l’Etat et les autorités universitaires tendent à faire éclore le potentiel des étudiants. L’heure, selon lui, est à la création d’entreprises pour lutter contre le chômage. Il faut que l’université soit le prolongement de l’entreprise en créant « un continuum entre le milieu académique et le monde professionnel ».

Les étudiants se sont attelés à trouver des réponses concrètes aux besoins des populations : de la valorisation d’un fruit tropical à la prise en charge des personnes handicapées, par le biais d’un tricycle balancier, en passant par le hachoir multifonctionnel. Un autre projet répond à des préoccupations énergétiques. Il s’agit d’un système automatique de nettoyage de panneau solaire pour maximiser la puissance qui en est tirée. Un autre a trait à la sécurité domestique, à l’allumage et à l’extinction de l’éclairage.

L’accès au local n’est autorisé qu’après reconnaissance de l’empreinte digitale. Le « mobile banking », facilitant les démarches transactionnelles et renforçant la connaissance du secteur bancaire, apporte également une solution à des besoins précis. D’autres projets qui ont suscité le même intérêt pour le public ont été également présentés.

Alassane Aliou MBAYE

Dans le cadre de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), le Sénégal avait fixé comme objectif de réduire à 2/3 la mortalité infanto-juvénile.

Toutefois, en dépit des progrès enregistrés, cet objectif n’a pu être atteint. Avec les Objectifs de développement durable (Odd), le Sénégal veut éliminer les décès évitables des nouveau-nés et des enfants d’ici à 2030. La célébration des Journées survie de l’enfant (Jse), du 2 au 5 juin, s’inscrit dans cette dynamique de lutte pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile. Lors de ces journées, « des services seront délivrés dans le souci d’intégrer des soins essentiels pour un meilleur impact sur les cibles et une rationalisation des ressources, en s’inscrivant dans la dynamique des interventions à haut impact ».  Ces Jse, a expliqué Dr Aïssatou Diop, chef de la Division de la survie de l’enfant, concernent les enfants âgés entre 0 et 59 mois. Entre 700.000 à 800.000 enfants sont ciblés dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Sédhiou, Matam, Fatick et Louga. Dans les autres régions du Sénégal, ces interventions seront délivrées en routine dans les structures de santé et au niveau communautaire.

Le paquet qui sera délivré se compose de la supplémentation en vitamine A, le déparasitage actif et la prise en charge de la malnutrition aiguë et de la diarrhée. Mais également le rattrapage de la vaccination et la promotion des comportements adéquats. L’objectif est, entre autres, de supplémenter au moins 95 % des enfants de 6 à 59 mois en vitamine, déparasiter 95 % des enfants de 12 à 59 mois, faire dépister la malnutrition aiguë chez au moins  90 % des enfants  de 6 à 59 mois.  Le Sénégal organise, depuis 1999, des Journées de survie de l’enfant. Les efforts fournis dans ce sens ont largement contribué à  la réduction de la mortalité infanto-juvénile.

Ibrahima BA

La cinquième édition de la finale nationale « Miss Mathématiques »/« Miss sciences » a vécu. Cette année, les demoiselles Boubacar Bâ du Cem Malick Fall de Ziguinchor et Ndèye Amie Fall du collège Hyacinthe Thiandoum de Dakar ont été sacrées respectivement « Miss Maths » et « Miss Sciences ».

La salle des spectacles du Théâtre national Daniel Sorano a refusé du monde ce lundi 30 mai 2016. En effet, c’est dans ce temple dédié à la culture et aux arts que la finale nationale du concours « Miss Mathématiques »/ « Miss Sciences » a eu lieu. C’est en  2011 que l’idée d’organiser cette compétition a été lancée. Depuis lors, elle est pilotée par la Direction de l’enseignement moyen secondaire général (Demsg). Le concours concerne les élèves des classes de 4ème et Seconde des établissements publics et privés du Sénégal. Pour être candidate, l’élève doit avoir une moyenne semestrielle supérieure ou égale à 14/20.

A en croire la coordonnatrice de la compétition, Khady Sow Ndiaye, « l’intérêt du concours réside dans le fait qu’il bat en brèche quelques préjugés dont le plus connu est celui qui consiste à faire croire que la beauté de la femme réside exclusivement dans le physique ». « En réalité, a-t-elle ajouté, fêter les miss maths/miss sciences, c’est fêter la beauté de l’esprit ».

Cette année, le mérite est revenu à Boubacar Bâ du Cem Malick  Fall de Ziguinchor et Ndèye Amie Fall du collège Hyacinthe Thiandoum de Dakar. Elles ont reçu leurs prix des mains du ministre de l’Education nationale, en présence de la marraine, le ministre du Tourisme et du Transport aérien, Maïmouna Ndoye  Seck.  Elle est la première femme polytechnicienne sortie major de sa promotion composée de 200 garçons. Elle a été choisie par le comité d’organisation pour servir de modèle aux jeunes lauréates. Dans son intervention, Mme Seck a félicité et encouragé les lauréates pour leur sacre et leurs bonnes performances scolaires. Maïmouna Ndoye Seck a également salué l’organisation de ce concours qui constitue une tribune pour honorer la beauté de l’esprit et de l’intelligence. Poursuivant, elle a affirmé qu’il n’est de progrès que par les sciences, car c’est grâce à elles que nous pouvons innover, et l’innovation est le moteur du progrès. En guise de récompense, elle a offert des bourses de 25.000 FCfa par mois à chaque « Miss » pendant deux ans. Une manière de les encourager à redoubler d’effort et à hisser haut le flambeau de l’excellence au féminin.

Pape Coly NGOME

« La médecine traditionnelle : quelles solutions pour sa normalisation au Sénégal ». Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a introduit ce thème lors de l’ouverture de la deuxième session extraordinaire 2016 du Conseil économique, social et environnemental.

Normalisation, publicité, organisation, etc. La pratique de la médecine traditionnelle, avec la loi qui sera bientôt votée, va être codifiée sous ces aspects. Lors de son passage, hier, au Conseil économique social et environnemental (Cese), le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a annoncé une rencontre en début juin au Secrétariat général du gouvernement pour discuter avec les ministères concernés des détails de la loi qui va organiser la pratique de la médecine traditionnelle au Sénégal. Avec cette loi qui comptera plusieurs articles,  Mme Seck affirme qu’il y aura une disposition qui va limiter les pathologies traitées par un tradi-praticien. « Sur la loi, il y a l’article 8 qui va dire les pathologies que peuvent traiter un tradi-praticien. Nous n’allons pas les laisser dire qu’ils peuvent tout soigner. Comme ils sont regroupés en conseil national, en cas de faute, il y aura une sanction ». Le ministère de la Santé et de l’Action sociale avait donné, comme délai, le mois de décembre 2016 pour le vote de cette loi qui va organiser la médecine traditionnelle. Un autre aspect que cette loi va prendre en compte, c’est la publicité. « Il y a un certain déséquilibre dans la publicité parce que ceux qui font la médecine moderne n’ont pas le droit d’en faire. Nous ne devons donc pas laisser ceux qui font la médecine traditionnelle la faire, en plus de manière tapageuse. Tout cela sera pris en compte dans la loi », ajoute-t-elle.

Le Pr Awa Marie Coll Seck parle aussi d’un partenariat avec le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) pour faire face. Elle veut que le cadre de travail de la médecine traditionnelle soit encore plus organisé et que les pratiquants puissent s’auto-discipliner. « Même les étrangers qui viennent ici et qui pratiquent la médecine traditionnelle doivent, comme les autres, se soumettre à la loi sous peine de sanctions qui peuvent même aller jusqu’à l’emprisonnement », avertit-elle.

Oumar NDIAYE

Le chef de l’Etat a donné des instructions afin que l’Université du Sine-Saloum Elhadj Ibrahima Niass (Ussein), en phase active de construction, ouvre ses portes dans les meilleurs délais. Une annonce faite, hier, par Ibrahima Guèye, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à l’occasion de la première rencontre des partenaires scientifiques internationaux de l’université.

L’Université du Sine-Saloum Elhadj Ibrahima Niass (Ussein), à en croire le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, va probablement ouvrir ses portes au cours de la prochaine année universitaire. Il a fait cette annonce, hier, lors de la première rencontre des partenaires scientifiques internationaux de l’université. En réalité, a renchéri le recteur de l’Ussein, Amadou Tidiane Guiro, les travaux de construction des cinq campus prévus pour le projet ont connu un retard. Les plus hautes autorités avaient alors résilié le contrat liant l’entreprise chargée des travaux à la puissance publique.

Aujourd’hui, une autre entreprise est en train de terminer les travaux. Mieux, sur le plan pédagogique, l’Ussein a déjà reçu 860 candidatures pour pourvoir des postes d’enseignant et du personnel administratif. La procédure de recrutement est actuellement en cours, selon le recteur.

Soixante licences professionnalisantes ont été identifiées avec l’appui technique et l’accompagnement d’Agreenium, l’Institut agricole vétérinaire et forestier de France (Iavff). Une manière pour l’université de s’aligner sur les standards internationaux. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que l’Ussein a déjà signé onze conventions de partenariat avec des universités de renommée mondiale comme celles de Moncton (Canada), Virginia Tech (Etats-Unis d’Amérique) ou Kwazulu Natal (Afrique du Sud). De même, des organismes, tels que la Cedeao, le Coraf et Usaid-Era, soutiennent fortement la future université.

Projet majeur du chef de l’Etat, l’Ussein sera, d’après M. Guiro, une université d’excellence, résolument tournée vers les filières agricoles. Comme pour s’adapter à l’adéquation formation-emploi, elle va former des ressources humaines de qualité dédiées au secteur de l’agriculture, à la résolution de l’insécurité alimentaire, à la pauvreté, au développement rural, au sous-emploi et à la jeunesse.

Le recteur a aussi rappelé que les cinq campus (Kaolack, Fatick, Toubacouta, Diourbel et Kaffrine) qui vont bientôt sortir de terre sont situés au cœur du bassin arachidier. C’est ainsi que Kaolack sera ouvert aux étudiants qui s’intéressent à l’agronomie. Fatick va former des étudiants sur des questions relatives à la pêche. Le campus pédagogique de Toubacouta va délivrer des enseignements en environnement et développement durable. Celui de Diourbel sera consacré à l’hydraulique et aux énergies renouvelables. Enfin, à Kaffrine, il sera question d’élevage et de production animale. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, la création de cette université est également une volonté d’équilibrer la distribution spatiale des institutions universitaires et des effectifs. Car l’accès des populations à l’enseignement supérieur est non seulement un impératif de développement harmonieux et équilibré, mais également une question fondamentale d’équité.

M. L. DIATTA

L’insuline humaine insulatard est en rupture, depuis plusieurs semaines, dans les officines privées de la capitale. Elle est destinée aux diabétiques de type II. Le manque du produit est confirmé par des vendeurs et pharmaciens interrogés. « L’insulatard est en rupture depuis trois semaines. Nous avons fait la commande, mais les grossistes n’ont pas réagi », a fait savoir Ibrahima Ndiaye, vendeur dans une pharmacie de Hann village. A la pharmacie de la Cité Hacienda, le stock est épuisé depuis plus d’un mois. « Nous avons fait la commande, mais elle n’est pas satisfaite. Le grossiste nous a demandé de patienter, parce qu’il y a des problèmes au niveau des laboratoires », a souligné Pape Toumani Badji. Il a conseillé aux diabétiques de demander à leurs médecins de trouver un produit qui peut jouer le même rôle que l’insulatard. Dr Faye, pharmacien de profession, a confirmé, lui aussi, la rupture, depuis deux mois, de l’insuline dans sa pharmacie. « Mais je ne sens pas trop cette rupture, parce que la demande de cette insuline n’est pas importante. Rares sont les diabétiques qui viennent se procurer de l’insulatard », a-t-il souligné.

Eugene KALY

La conférence sous-régionale pour l’abandon de l’excision se tient, du 30 mai au 1 juin, à Saly. Les organisateurs ont fait, hier, face à la presse pour expliquer l’enjeu de cette rencontre. Surtout que l’interdiction de l’excision n’est pas encore effective au Sénégal. C’est pourquoi de bonnes volontés continuent de s’activer pour son éradication. « Nous devons mutualiser nos efforts et arriver à une lutte commune pour l’abandon de l’excision », a déclaré, hier, Aimé Assine, président de la Commission de la santé, de la population, des affaires sociales et de la solidarité à l’Assemblée nationale. Selon lui, « les conséquences des Mutilations génitales féminines (Mgf) sont dramatiques sur le plan psychologique et sanitaire ». « Il faut arrêter ! » a-t-il martelé.

Poursuivant, M. Assine a estimé que cette rencontre sera un moment de réflexion sur la pratique des Mgf. « Des Ong travaillent à son éradication, mais l’excision est toujours pratiquée. Dans les villages, la pratique est très courante. On veut nous faire croire que c’est religieux, alors que tel n’est pas le cas. Donc, il faut changer d’approche et de paradigme », a-t-il précisé.Marième Baba Sy, présidente du Réseau des femmes parlementaires de la Mauritanie, a souligné que cette pratique culturelle touche beaucoup de pays, car 140 millions de femmes sont excisées en Afrique. Ce qui nécessite un engagement de tout un chacun. Au sortir de cet atelier de Saly, les députés vont mettre un plan d’actions pour vaincre les Mgf. La Guinée-Bissau, le Niger, la Gambie, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, des membres de l’Association des parlementaires européens et des parlementaires de l’Afrique (Awepa) sont initiateurs de cette réunion sous-régionale en collaboration avec le Comité de pilotage pour l’accélération de l’abandon des Mgf au Sénégal (Copa Mgf/E).

Serigne Mansour Sy CISSE

La physicienne Ndèye Arame Boye transmet l’énergie lorsqu’elle décline le champ d’application de la physique atomique et nucléaire. Le Maître de conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar jette la lumière sur l’interprétation des spectres et le diagnostic du plasma astrophysique. Le langage est ésotérique. Mais les résultats de ses recherches peuvent servir en imagerie médicale conventionnelle ou interventionnelle (radiologie classique, scanner ou imagerie à résonance magnétique nucléaire, la radiothérapie pour le cancer,  l’agroalimentaire pour la conservation des fruits).

Derrière son voile, on découvre une scientifique accrochée aux valeurs africaines. Elle ne se fait pas la tête. Elle est sur terre. L’emploi des mots et l’échange avec un interlocuteur ou avec ses collaborateurs ne sont pas teintés d’autorité. Dr Ndèye Arame Boye incarne la simplicité. C’est avec conviction qu’elle a récemment entretenu des collégiens et des lycéens sur les sciences. Elle trouve l’idée très intéressante et passionnante. Ndèye Arame Boye, épouse Faye, est d’apparence timide. Elle n’élève pas sa voix. Tout est dans la mesure. Pourtant, la première « Miss mathématiques-Miss sciences » du Sénégal est dans beaucoup de mouvements associatifs qui s’investissent dans la promotion de la science. La physicienne est à la tête de l’Association sénégalaise des femmes diplômées des universités (Asfdu). Elle milite dans le groupe international « Women in physics » dont elle est la responsable de la section sénégalaise. Cette mère de 4 enfants est aussi membre du Third word organisation for women in sciences (Twos). Au  collège, elle avait remarqué que les séries C étaient machistes. Ce déséquilibre de représentativité l’intriguait. Pour elle, il fallait affronter le « mythe » de la filière C. « Au lycée, j’étais une bonne élève en mathématiques. Mais j’aimais toutes les autres matières.  Il y avait peu d’élèves dans la série C et très rarement de filles. Il y a des promotions sans fille. Je me suis dit qu’il fallait que je m’oriente vers cette série. C’est ainsi que je suis venue à la série C », raconte l’ancienne élève du lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque.

Son rêve était de piloter les avions. Elle s’envolera pour la France où elle ne suivra pas des études en aéronautique. Elle s’inscrira plutôt en physique. Son rêve se brise à jamais. Elle fait partie de ceux et celles qui avaient la chance de poursuivre leurs études à l’étranger. Ndèye Arame Boye a obtenu sa Licence et sa Maîtrise en physique à l’Ecole de physique de Grenoble. C’est dans cette ville qu’elle a approfondi ses connaissances en énergétique physique et élargi son champ de compétence, ratissant de l’énergie nucléaire aux transferts thermiques, en passant par l’énergie solaire, les mécaniques des fluides, les méthodes numériques.

De retour au Sénégal, elle sera recrutée comme Assistante à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) le 1er octobre 1992. La scientifique accédera au grade de Maître de conférences le 1er octobre 2004. Soit 12 ans jour pour jour après son recrutement. Son champ d’intervention à l’université, c’est la propagation des ondes électromagnétiques, électromagnétisme et mécanique quantique. A l’Ucad, l’absence de sa spécialité embrassée depuis la France ne l’embarrasse guère. Elle n’a pas rechigné à s’engager dans une nouvelle branche : la physique atomique. Elle y soutient d’abord un Doctorat de 3ème cycle en 1993 et un Doctorat d’Etat en 2002 et dédie son énergie et son temps à la recherche, notamment sur la photo-ionisation des atomes avec détermination des paramètres de résonnance, les largeurs des états doublement excités, les énergies, les sections efficaces. « Les résultats de ces recherches sont importants pour l’interprétation des spectres et le diagnostic du plasma astrophysique et du plasma de laboratoire, ainsi que pour l'analyse des spectres provenant des nombreuses expériences dans le domaine spatial et la détermination de la composition et de l'abondance relative des divers éléments du milieu stellaire et interstellaire », disserte la physicienne.

Des applications pratiques dans la médecine…
Le langage est certes ésotérique. Mais le domaine d’application est familier au commun des mortels. Ndèye Arame Boye tente de disséquer et de percer les mystères des  noyaux de l’atome. « Nous nous intéressons aussi aux applications de la physique nucléaire qui est la science dédiée à l’étude des composants de la matière que sont les noyaux des atomes, notamment aux rayonnements qu’ils émettent et leurs interactions avec les autres particules », énumère la chercheuse. Cette discipline fondamentale a un champ d’application très vaste touchant la médecine, la géologie, l’archéologie, dans le domaine de la conservation des fruits... Selon elle, en font partie « l’imagerie médicale conventionnelle ou interventionnelle (radiologie classique, scanner ou imagerie à résonance magnétique nucléaire (Irm), etc.), la radiothérapie pour le cancer, l’agroalimentaire pour la conservation des fruits, céréales ou légumes, la géologie et l’archéologie pour la datation au carbone 14, la production d’énergie électrique, l’exploration pétrolière et bien d’autres plus complexes, comme l’astrophysique, pour l’étude de la fusion au sein des étoiles ».

En s’appuyant sur le processus de transition des atomes, on peut mettre la lumière sur la présence des métaux lourds dans l’eau, le sang et les urines. La médecine légale fait aussi appel aux branches de la physique. En utilisant la spectroscopie d’émission, confie la physicienne, on peut détecter et quantifier la présence de métaux lourds dans des échantillons d’eau, analyser des échantillons cliniques ou pharmaceutiques pour déterminer, par exemple, la quantité de sodium, potassium, magnésium, calcium, aluminium et chlore qu’ils contiennent, analyser des métaux dans les fluides biologiques comme le sang et l’urine, déterminer la quantité de certains éléments dans l’eau des rivières, de la mer, de l’eau potable et dans le pétrole.

Le bon usage des sources radioactives
Avec la progression de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, la maîtrise la transition énergétique des atomes revêt des enjeux. Et selon la chercheuse, l’amplification de lumière par émission stimulée de rayonnements utilise l’émission stimulée : un atome excité qui reçoit un photon à la bonne énergie, se désexcite en émettant un photon identique à ce premier photon, amplifiant ainsi la lumière. « Il existe de nombreuses applications dans les télécommunications, l’industrie, en médecine et en recherche. Et plus familièrement, on les trouve dans tous les lecteurs Cd, Dvd, dans les souris d’ordinateur ou les imprimantes laser, dans l’industrie pour la soudure industrielle au laser, le « gravage » sur métal, la découpe de pièces plastiques ou métallique, le nettoyage des monuments, etc. », poursuit Ndèye Arame Boye qui compte plusieurs articles dans des revues de renom en physique. Son autorité scientifique dans sa spécialité ne fait pas l’objet de contestation au sein de la communauté universitaire. Ce n’est pas un hasard de circonstance si elle se retrouve à la tête de l’Autorité de radioprotection et de sureté nucléaire du Sénégal depuis janvier 2011. Aujourd’hui, elle a la lourde responsabilité d’assurer la radioprotection des Sénégalais. C’est une mission complexe dans un contexte de montée de l’insécurité. Les sources radioactives peuvent être utilisées à des fins inavouées. Mais aussi, il faudra protéger les Sénégalais des rayonnements pouvant les exposer à une destruction de l’Adn à certains  degrés  d’exposition. Elle assume cette tâche sans trompette, car consciente qu’il faut faire du bruit dans le bon sens. En fait, pour éveiller les consciences.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Éducation nationale qui a présidé la cérémonie de clôture de la 20ème édition de la Semaine nationale de l’école de base, à Ndiaganiao, a invité la communauté à s’engager davantage pour faire du concept « Oubi tey, jang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée) une réalité.

Cette année, l’honneur est revenu à la commune de Ndiaganiao, dans le département de Mbour, d’abriter la clôture de la 20ème édition de la Semaine nationale de l’école de base. La cérémonie s’est déroulée à l’école El Hadji Codé Ndiaye. L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a sonné la mobilisation pour faire de cet évènement une réussite. Cette édition, placée sous le thème de « La communauté et les partenaires se mobilisent aux côtés de l’école pour améliorer les performances scolaires en lecture », a été rehaussée par la présence du ministre Serigne Mbaye Thiam. A l’occasion, directeurs d’écoles, enseignants et parents d’élèves se sont engagés, malgré les nombreuses contraintes, à œuvrer davantage pour faire du concept « Oubi tey, jang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée)  une réalité.

Pour le ministre de l’Éducation nationale, « l’école sénégalaise n’est pas une école du gouvernement ni celle des enseignants. C’est une école de la communauté, de la société dans toutes ses composantes ». Selon lui, « si tous les membres de la communauté s’engagent aux côtés de l’école, nous aurons des résultats aussi bien dans le pilotage que dans l’amélioration de la qualité ». Il a souligné que le concept « Oubi tey, jang tey » et le « Retour au royaume de l’école » sont des initiatives qui ne peuvent prospérer que si toute la communauté s’engage. « C’est seulement par l’engagement des parents, des élèves et des populations qu’on pourra relever le défi », a noté le ministre. A son avis, il ne s’agit pas d’avoir 100 % des conditions pour démarrer les cours, mais que toutes les parties prenantes prennent les dispositions idoines pour que ce soit effectif. « En ce qui concerne le gouvernement, des instructions seront données aux inspecteurs d’académie et aux inspecteurs de l’éducation et de la formation afin que les moyens nécessaires soient identifiés pour qu’au moins, l’année prochaine, il puisse y avoir, dans chaque Ief, un certain nombre d’écoles où les parents, les enseignants, les élèves et la communauté s’engagent pour démarrer les cours le jour de la rentrée », a assuré Serigne Mbaye Thiam, invitant les enseignants à démarrer les cours, même avec un nombre réduit d’élèves ; ce qui, à son avis, va inciter les parents à amener leurs enfants à l’école dès la rentrée.  En outre, le ministre a déploré la faible mobilisation lors des dernières éditions de la journée du « Retour au royaume de l’école », instituée à l’occasion de la Semaine nationale de l’école de base. « La première édition avait connu beaucoup de succès, mais les éditions suivantes, on a senti une moins forte mobilisation. C’est la raison pour laquelle nous avons pensé reporter la journée du « Retour au royaume de l’école » à la rentrée des classes pour permettre aux anciens de venir communier avec les élèves et pour travailler davantage au slogan « Oubi tey, jang tey » », a-t-il indiqué.

Répondant aux doléances des élèves concernant la réhabilitation d’un bâtiment en ruine dans l’établissement, le ministre a promis de prendre en charge cette question. C’est ainsi qu’il s’est engagé à envoyer une équipe de la direction des constructions scolaires pour faire un état des lieux et éventuellement prendre en charge la réparation du bâtiment dans le budget de cette année ou de le programmer pour 2017.

S. O. F.

L’Université Assane Seck (Uas) de Ziguinchor a organisé, samedi dernier, une journée portes-ouvertes à l’intention de quelque 5.000 élèves de Terminale des lycées de la commune. L’objectif visé est d’améliorer leur orientation après l’obtention du baccalauréat. C’est un facteur de réussite très important, selon le coordonnateur du Contrat de performance (Cdp) de l’Uas, Souleymane Mbaye. Cette journée a permis d’expliquer aux élèves les conditions d’orientation dans les différentes filières enseignées dans cet établissement d’enseignement supérieur.

L’occasion a été également saisie pour présenter les offres de formation de l’université « afin de rapprocher l’institution de son environnement », a fait savoir M. Mbaye. Selon lui, la Banque mondiale et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sont satisfaits des résultats réalisés par l’Uas, par rapport au Cdp qu’elle a signé avec le ministère.

Rappelant les objectifs de ce contrat, Souleymane Mbaye a cité l’amélioration de l’efficacité interne, l’utilisation des Tic, la qualité de l’enseignement et la gouvernance de l’université. Il n’a pas occulté le renforcement des liens avec le monde professionnel. A l’en croire, l’université publique de Ziguinchor s’est inscrite actuellement dans une optique de gestion axée sur les résultats. « Nous ne sommes plus, a-t-il affirmé, dans une optique de gestion axée sur les moyens.

Maintenant, c’est le résultat qui compte ». Quant aux élèves de Terminale qui ont pris part à cette journée, ils ont apprécié cette initiative, estimant qu’ils vont pouvoir faire de bonnes demandes d’orientation sur la base de leurs résultats scolaires respectifs. Ils n’ont pas manqué de demander à l’Uas de pérenniser l’organisation de cette opération, soulignant que celle-ci va avoir le mérite de multiplier les chances des futurs étudiants à être orientés dans les filières de leur choix.

Moussa SADIO 

La deuxième édition de la cérémonie de récompense des lauréates du concours « Miss maths » et « Miss sciences » a vécu à l’Académie de Pikine-Guédiawaye. Cette année, Mame Penda Faye du lycée de Mbao est sacrée « Miss sciences ». La couronne de « Miss maths » est revenue à Astou Diaw de l'école Educazur. Elles ont reçu tous les honneurs sous les yeux de la femme choisie comme modèle pour cette seconde édition en la personne de Yacine Fall, présidente de Awomi.

Mme Fall a été professeur de mathématiques pendant des années dans une université américaine. Ravie, Yacine Fall avait du mal à cacher son émotion. Un sentiment de satisfaction a aussi habité les deux marraines de cette seconde édition que sont Mame Safiétou Diamil Guèye et Amy Sarr Fall qui ont toutes les deux galvanisé les lauréates, mais aussi toutes les autres filles élèves, en s'employant à leur insuffler le culte de la foi en soi par le biais du travail et de la persévérance.

Inspecteur de l'académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade a rappelé que cette cérémonie est une occasion non seulement pour primer l’excellence, mais aussi pour promouvoir les filières scientifiques chez les filles. Il a indiqué que les élèves qui sont orientées dans les filières scientifiques ne sont pas nombreuses et que des directives sont données pour permettre d'y orienter un plus grand nombre. Selon lui, cela n'est possible que si l'on promeut l'éducation des sciences et des mathématiques. « Vu l'engouement et l'intérêt manifesté, cette année, par les participantes, l'Ia est sur la voie d'atteindre cet objectif », a-t-il estimé.

Abdou DIOP

Le concours national « Miss maths »/« Miss sciences » vise à encourager les collégiennes et lycéennes du Sénégal à embrasser les filières scientifiques. L’académie de Dakar, à travers son bureau « genre », participe, chaque année, à cette compétition. Après les phases éliminatoires, 20 filles ont été retenues pour participer à la finale régionale. A l’arrivée, Arame Boubou Traoré, élève en classe de 4ème  au lycée Seydou Nourou Tall, et Ndèye Amy Fall, élève en classe de Seconde au collège Hyacinthe Thiandoum, ont été sacrées respectivement « Miss maths »/« Miss sciences ».

La cérémonie de récompenses, qui s’est déroulée, vendredi dernier, dans l’enceinte de l’académie de Dakar, a mobilisé parents, acteurs et partenaires de l’école. Penda Wane Bâ, secrétaire générale de l’Inspection d’académie de Dakar a, dans son intervention, campé le sens qui anime ce concours. Pour elle, ce concours est un moment de promotion du culte et de la culture de l’excellence. Il s’agit aussi d’encourager les filles à s’orienter et à exceller dans les disciplines scientifiques.

Cette édition a comme marraine deux dames qui se sont distinguées dans leur cursus scolaire et leur amour pour les matières scientifiques : Coumba Touré, professeur agrégée de pharmacie à l’Ucad, et Ndèye Coumba Fall, inspectrice de spécialité. Toutes les deux ont exhorté les lauréates à persévérer dans leurs études.

Le président de la Fédération nationale des parents d’élèves et étudiants du Sénégal a magnifié le niveau des candidates, attesté par leurs bonnes moyennes supérieures à 14/20. Bakary Badiane a annoncé que, pour les prochaines éditions, la structure qu’il dirige va s’impliquer, de manière remarquable, dans l’organisation.

Pape Coly NGOME

 

Les journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar ont permis aux spécialistes de la santé d’attirer l’attention des populations sur les dangers liés, entre autres, au tabac, à la dépigmentation, à l’alcool et au dopage.

Comme prévu, les journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar ont démarré, avant-hier, avec un symposium, des conférences, des tables rondes, des communications orales, des affiches et des ateliers des paramédicaux. Le thème central de ces 17èmes journées porte sur : « Les pathologies liées aux comportements (dépigmentation, tabagisme, addiction et dopage) ». Lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur de l’hôpital Principal de Dakar, le général de brigade, Bakary Diatta, a expliqué que les complications liées à l’addiction au tabac, à l’alcool, aux drogues ou aux jeux représentent une véritable menace pour les populations et particulièrement pour les jeunes. « De même, les conséquences de la dépigmentation cosmétique volontaire, véritable fléau social, représentent, selon les paticiens de la santé, une source de préoccupations majeures par rapport à la santé de ses nombreuses adeptes », a averti le général Diatta.

Pour ce qui concerne le thème du symposium « Soins de soutien »,  il a reconnu que les structures sanitaires sont de plus en plus confrontées à la nécessité de répondre à la forte demande de prise en charge des patients âgés ou atteints des maladies chroniques invalidantes. De l’avis du directeur de l’hôpital Principal de Dakar, le respect de la dignité humaine impose de mieux définir et d’organiser les modalités de cette prise en charge.

En présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, s’est félicité du choix du thème. Car, selon lui, le  comportement engendre la maladie. Il est à l’origine du traumatisme. Il a ajouté que le comportement de l’homme influe aussi sur l’évolution de différentes situations pathologiques. « Il est donc important de s’arrêter et de réfléchir sur la problématique liée aux comportements de l’homme », a suggéré Augustin Tine qui a demandé  aux professionnels de la santé d’agir et d’être plus proactifs pour aider les populations à prévenir les pathologies liées aux comportements. Le ministre des Forces armées a rendu un vibrant hommage au médecin-colonel Papa Saliou Mbaye, parrain des 17èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar. Le Pr Mbaye a été agrégé du service de santé des armées.

Eugène KALY

Dakar parmi les villes les plus polluées au monde
La conférence inaugurale des 17èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar a été animée par l’écologiste Haïdar El Ali, ancien ministre de l’Environnement. Selon lui, Dakar n’est pas une ville industrielle, mais elle fait partie des plus polluées. En s’appuyant sur une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), Ali Haïdar a informé que Dakar est à 141 microgrammes de Co2, alors que Paris est à 28 microgrammes Co2. « Au marché Sandaga, je suis sûr que nous sommes à plus de 300 microgrammes de Co2 », a-t-il regretté. L’ancien ministre a expliqué qu’en plus de la population, Dakar fait face aux dépotoirs d’ordures qui sont aussi sources de maladies. Parmi ces pathologies, il a cité, entre autres, les maladies pulmonaires, cardiovasculaires et l’asthme. « Nous devons agir pour prévenir nos populations des facteurs favorisant la pollution dans nos villes », a suggéré M. Haïdar qui a indiqué que la pollution est une question de survie au Sénégal.

E. KALY

La journée de l’excellence de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Ucad a servi de cadre à l’économiste Birahim Bouna Niang et à Cheikh Thiam, directeur général du « Soleil », parrain de cette manifestation, pour inviter les étudiants de cette faculté à plancher sur la mise en place de leur propre projet.

La Faseg a organisé, avant-hier, la première édition de sa journée de l’excellence pour récompenser ses meilleurs étudiants. Une occasion pour les participants de se pencher sur les opportunités de création d’emploi dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et d’exhorter les étudiants à cultiver l’esprit d’entreprenariat. Le directeur général du quotidien national « Le Soleil », Cheikh Thiam, par ailleurs parrain de la journée, a insisté sur la nécessité de développer l'entrepreneurship chez les jeunes, surtout les étudiants. Il est essentiel, a-t-il dit, de promouvoir la culture entrepreneuriale dans les facultés des sciences économiques, les centres et autres instituts de formation.

Ce qui permet, à son avis, de mieux préparer les porteurs de projets et leur donner les capacités managériales. M. Thiam citant ainsi l’exemple de la Côte d’Ivoire où, d’après lui, l’entreprenariat est enseigné dès le bas âge, à l’école primaire et secondaire. Il a plaidé aussi pour la création de structures financières dédiées à appuyer les startups et les petites entreprises. Non sans oublier de mettre l’accent sur le coaching qui, à son avis, constitue également un défi à relever. « Les jeunes porteurs de projets ont besoin d’être accompagnés et coachés dans leur projet », a fait savoir le parrain.

Accompagner les porteurs de projets
De son côté, le doyen de la Faseg, Birahim Bouna Niang, a fait savoir que l’accès à l’emploi demeure actuellement l’une des préoccupations majeures des ménages sénégalais. Selon lui, des pays comme le nôtre enregistrent des taux de croissance ayant de faibles opportunités de création d’emplois. Autrement dit, la richesse générée par cette croissance ne permet pas de créer assez d’emplois. Par conséquent, cette faiblesse notée dans l’offre de travail entraîne une augmentation du taux de dépendance entre les travailleurs et les chômeurs. M. Niang a relevé aussi l’éternelle question de l’inadéquation entre l’offre de formation dans les écoles et instituts et les besoins des entreprises sur le marché. Cependant, le doyen de la Faseg n’a pas manqué de souligner la persistance de l’équation de l’emploi. Cela, en dépit de la mise en place, par les différents régimes qui se sont succédé, de programmes et d’initiatives de l’emploi des jeunes. « Même si ces initiatives ont absorbé beaucoup de crédits, ils n’ont pas pu faire face à la problématique de l’emploi au Sénégal », a-t-il constaté. D’où l’urgence, selon lui, de créer des postes de travail qualitatifs qui répondent à trois critères. Il s’agit, a précisé l’économiste, de la rémunération, de la protection sociale et du respect du dialogue social.

Ce sont ces genres d’emplois, a-t-il dit, qu’il faut encourager dans le Pse à travers les projets. Toutefois, Birahim Bouna Niang a jugé opportun de revoir la structure des secteurs offreurs d’emplois. Car, a-t-il expliqué, l’agriculture qui emploie près de 60 % de la population du Sénégal ne contribue qu’environ 10 % au Pib. Pour inverser la tendance, il a estimé nécessaire d’investir davantage dans d’autres branches comme l’horticulture et les programmes agricoles de l’Etat déployés dans la vallée du fleuve. Le doyen a également plaidé pour une assistance et un accompagnement des jeunes porteurs de projets. L’autre secteur à promouvoir pour absorber le chômage, a indiqué l’économiste, c’est l’industrie manufacturière qui crée de la valeur ajoutée.

Abdou DIAW

Le département de Kébémer, région de Louga, accueille, ce week-end, pour la 13ème fois, la caravane « Kébésanté ». Cette année, l’accent sera mis sur la tuberculose, une maladie qui connaît une recrudescence.

La 13ème édition de la caravane Kébésanté se déroule, cette année, les 27, 28 et 29 mai, dans les communes de  Kébémer, Bandeigne et dans des « daaras » de la région de Louga. Face à la presse, le 26 mai, le comité d’organisation a dévoilé le programme de cette édition. Il est ainsi prévu des consultations, des séances de sensibilisation et de dépistage du diabète, de l’hypertension artérielle, du cholestérol, du Vih/Sida et de la tuberculose.

Cette année, d’après le président de « Kébésanté », le Pr Abdoulaye Samb, l’accent sera mis sur la tuberculose avec comme thème central : « Comment lutter efficacement contre la tuberculose ». Une conférence publique sur cette maladie sera d’ailleurs animée par la coordonnatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), Dr Marie Sarr Diouf.  Les autorités sanitaires de Kébémer ont constaté une recrudescence de la tuberculose dans les structures de santé. Le coordonnateur de Kébésanté, le Pr Abdou Niang, a informé qu’en plus des activités de sensibilisation,  de prévention, de traitement et distribution des médicaments, les populations de Kébémer et environs pourront se confier à une quinzaine de spécialistes venus de Dakar. Il a rappelé que la caravane « Kébésanté » constitue un moment important pour permettre aux populations de se soigner, mais aussi d’être sensibilisées sur les maladies chroniques.

La caravane se rendra aussi dans les « daaras » où il est prévu des consultations, des dons de médicaments, d’habits et le déparasitage des enfants talibés. Le Pr Abdou Niang a rappelé que, l’année dernière, le Samu national avait formé des encadreurs des « daaras », afin qu’ils puissent dispenser les premiers secours aux talibés en situation d’urgence.

E. KALY

Des échauffourées ont été notées entre étudiants et forces de l’ordre, hier matin, à l’Université Gaston Berger. Les étudiants protestent contre les autorités du Crous qui n’ont pas voulu satisfaire leur cahier de doléances. Ils ont décrété une grève illimitée.

La matinée a été mouvementée, hier, à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, avec des étudiants qui se sont frottés aux forces de l’ordre, qui, depuis le début de l’après-midi, avaient pris position devant les restaurants pour mettre fin aux agissements des étudiants, qui mangeaient, depuis une semaine, sans payer. C’est pourquoi Mohamed Diouf, président de séance de la Coordination des étudiants de l’Ugb, s’est désolé du fait que l’autorité ait décidé d’envoyer des forces de sécurité au sein du campus. Ce qui, pour lui, est très alarmant. « Car, a-t-il avancé, nous n’avons que notre mot d’ordre de grève pour dire notre désapprobation devant les manquements des autorités du Crous ».

Les doléances tournent autour du refus du Crous de renouveler la literie avec de nouveaux matelas, mais également de livrer les modules Fesman (400 lits) qui devaient être disponibles depuis janvier dernier afin de loger certains étudiants. Sur la même lancée, M. Diouf s’est désolé de l’arrêt du chantier pour la construction des 2.000 lits. Au-delà, il a souligné qu’avec la présence des forces de l’ordre au sein de l’Ugb, la sécurité des étudiants est menacée. « C’est pourquoi nous leur demandons de vider le campus social, en attendant que les autorités reviennent sur leur décision ».

La direction du Crous a, dans un communiqué, dénoncé « l’entêtement de la Commission sociale des étudiants (Comsoc) à réclamer la satisfaction immédiate de revendications improvisées, qui a fini d’installer un climat délétère au campus ». Dans un souci d’apaisement, poursuit la note, la direction du Crous a entamé une série de discussions avec « les responsables de la Comsoc inflexibles sur leur position ».

En outre, la direction du Crous a fait noter que l’installation des modules se poursuit,  tandis que les 2.000 matelas, les 4 bus ainsi que le financement de la quinzaine de l’hygiène non budgétisés pour l’année 2016, pourront néanmoins être satisfaits grâce à l’engagement des autorités sensibles aux conditions des étudiants ».

Quant à la présence des forces de l’ordre, le Crous a souligné l’avoir fait pour « mettre fin à des pratiques désastreuses. Ces forces légitimes auront pour mission non pas de réprimer ou violenter, mais simplement de ramener la normalité ».

A. M. NDAW

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) a joué un grand rôle dans la réhabilitation du collège de Missirah Walo, département de Nioro, en y finançant la construction de 9 salles de classe, des blocs administratif et sanitaire. Des infrastructures inaugurées par le ministre de l’Education nationale, en marge des activités marquant la semaine nationale de l’école de base.

Le ministre de l’Education nationale a magnifié, à Missirah, localité située dans le département de Nioro, la qualité des relations avec le Japon dans le secteur de l’éducation. Serigne Mbaye Thiam a loué le partenariat bâti sur le volet des infrastructures. Selon le représentant de la Jica, Yeyi Morina, leur partenariat a permis de développer, ensemble, plusieurs initiatives. La région de Kaolack a pu bénéficier de la construction de 139 nouvelles salles de classe, 14 blocs  administratifs et de 136 blocs d’hygiène.

L’objectif de ce projet est de  contribuer à l’amélioration de l’environnement scolaire et à accompagner le gouvernement du Sénégal dans ses efforts pour lutter contre les abris provisoires.

Une  réalisation  importante et significative selon le ministre de l’Education traduisant, à ses yeux, une volonté du chef de l’Etat de poursuivre et de renforcer, sur l’ensemble du territoire, la construction d’infrastructures de qualité. « Le collège de Missirah Walo, dans le département de Nioro, est d’un coût de 225 millions de FCfa et entièrement équipé. De 2012 à 2016, 11 milliards 987millions de FCfa ont été investis dans l’académie de Kaolack. La construction de la nouvelle inspection d’académie est prévue ainsi que 10 daraas modernes dont 5 publics et 5 privés d’un coût total de 900 millions de FCfa. Il est aussi prévu la construction de 60 salles de classe », a listé le ministre. Renouvelant sa gratitude à la coopération internationale japonaise et aux populations du Rip pour leur mobilisation, le ministre a engagé les acteurs de l’éducation à une synergie en faveur de l’école qui, selon lui, doit faire l’objet d’un consensus social.

Elimane FALL

La star du basketball sénégalais et américain Gorgui Sy Dieng a offert un bloc chirurgical aux populations de Kébémer. Cette infrastructure serait chiffrée à environ 100 millions de FCfa. En conférence de presse, hier, à Dakar, dans le cadre des préparatifs de la caravane « Kébésanté », édition 2016, les cadres de Kébémer ont salué à juste valeur le geste de générosité de M. Dieng. « Nous sommes fiers du geste d’un fils de Kébémer. Il faut que chacun s’occupe de son terroir en aidant les populations. Gorgui Sy Dieng a compris cela parce qu’au-delà de ce bloc chirurgical, il fait déjà beaucoup de bonnes choses pour les populations de Kébémer.

Nous le remercions », s’est réjoui le Pr Abdoulaye Samb qui a encore une fois réclamé la construction d’un hôpital à Kébémer. « Nous avons besoin de cet hôpital pour améliorer les conditions de vie des populations qui font des centaines de kilomètres pour se rendre à Louga ou à Linguère afin de se faire soigner. Ce n’est pas normal », a-t-il dénoncé.

E. K.


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