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Actualités (1429)

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, en compagnie de son ministre délégué Pape Gorgui Ndong, s'est rendu, hier, à Yeumbeul sud où des opérations de démolition des maisons abandonnées ont été lancées.

Des murs cèdent les uns après les autres sous le coup des pelles mécaniques. La scène attire les curieux. Les opérations de démolition des maisons abandonnées sont entrées dans une phase active à Yeumbeul Sud. Les maisons désaffectées du quartier Afia 5 seront bientôt rasées. Ces opérations ont été lancées, avant-hier, en présence du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il inscrit ces opérations dans le souci d’amélioration du cadre de vie des Sénégalais. « L'objectif du président de la République n'est point de détruire pour le simple plaisir de détruire, mais justement pour reconstruire des équipements socio collectifs qui seront utiles à toute la communauté », a expliqué Diène Farba Sarr. Sur ces emprises libérées, le gouvernement va y construire, dans les années à venir, des écoles, des mosquées et des postes de santé. A vrai dire, ces maisons abandonnées sont des repaires de bandits, de malfrats et de serpents venimeux. « On ne peut pas parler d'émergence sans parler de cadre de vie. Il faut donc démolir ces maisons et aménager les espaces libérés pour le bien-être de la communauté », a ajouté le ministre. Il a aussi révélé que le chef de l’Etat a décidé d’accorder une rallonge de 500 millions de FCfa dans le cadre de la loi de finances rectificative pour prendre en charge les coûts de requalification. Par ailleurs, le ministre Pape Gorgui Ndong a annoncé que la requalification va débuter après les opérations de démolition. C’est dans ce sens que le ministre du Renouveau urbain a signé une convention avec les collectivités locales.

Abdou DIOP

L’ambassadeur du Japon à Dakar, Takashi Kitahara, et la directrice pays de l’organisation « Marie Stopes International » Sénégal, Mme Ndèye Sanou Gning, ont procédé, hier, dans le cadre de l’assistance aux projets locaux de promotion de la sécurité humaine, à la signature d’un contrat de don estimé à 47 millions de FCfa.

L’ambassadeur du Japon à Dakar et la directrice pays de l’organisation Marie Stopes International Sénégal ont procédé, hier, dans les locaux de l’ambassade du Japon au Sénégal, à la signature d’un contrat de don entrant dans le cadre de l’assistance aux projets locaux de santé reproductive et de sécurité humaine. D’un montant de 71.955 euros, soit environ 47 millions de FCfa, cet appui doit permettre à l’Ong Marie Stopes International Sénégal d’acquérir deux véhicules avec des équipements médicaux, pour la promotion de la santé reproductive, indique un communiqué de l’ambassade du Japon au Sénégal, reçu hier. Une fois ce projet réalisé, précise-t-on, l’Ong sera en mesure de faire des déplacements, notamment en zone rurale, pour offrir des services liés à la santé reproductive, comme le planning familial, à environ 13.000 femmes chaque année.

 Le gouvernement du Japon a toujours apporté son soutien au Sénégal, de façon constante, dans le secteur de la santé, plus particulièrement la santé maternelle et infantile, ainsi que pour le renforcement des capacités des personnels soignants, souligne le communiqué. Le Japon a également mis l’accent sur le soutien pour des rôles plus actifs des femmes et l’amélioration de leurs positions au sein de la société. C’est dans cet esprit, lit-on dans le document, que le Pays du soleil levant a décidé de contribuer à ce projet qui pourra améliorer le taux de contraception et de mortalité infantile, mais aussi augmenter les opportunités d’éducation pour les femmes.

M. SY

L’association Kapy production a collecté, il y a quelques jours, à Linguère, en collaboration avec la banque de sang de l’hôpital Maguette Lô, 33 poches de sang. Ainsi les membres de la structure veulent prévenir la pénurie de ce produit essentiel pour plusieurs acteurs médicaux. Le directeur de l’établissement, Abou Sarr, a estimé que l’activité a connu un succès, car les objectifs ont été atteints. Dans la foule, certains ont reconnu que c’est pour la première fois qu’ils se sont soumis à cet acte. « Le don de sang est un acte citoyen. Je lance un appel aux citoyens de Linguère surtout à la jeunesse à donner du sang. Ceux qui en ont besoin sont nos sœurs, nos frères et nos parents », a confié Mamadou Sophie Cobar. Comme ces derniers, l’initiateur de cette journée, Yaba Ndiaye, s’est réjoui du grand rush. Il compte pérenniser cette activité pour prévenir les ruptures récurrentes de sang à l’hôpital Maguette Lô de Linguère.

Masse NDIAYE

Les autorités académiques ne veulent pas négliger un maillon du système éducatif. L’Inspection d’éducation et de la formation de la région de Sédhiou a organisé une session de formation de 80 animateurs communautaires. Ces derniers sont issus des départements de Goudomp, Bounkiling et Sédhiou. Les bénéficiaires auront en charge l’éducation des tout-petits. L’initiative a été saluée par les participants. « On ne doit pas entrer dans l’enseignement sans formation », a défendu l’un des bénéficiaires de la formation au cours d’une cérémonie au Crfpe de Sédhiou. Ce programme que le ministère de tutelle est en train de dérouler a été conçu par l’ancien inspecteur de l’éducation et de la formation Sédhiou El Hadji Cissé, aujourd’hui à la retraite. Le programme vise à améliorer le taux brut de scolarisation (Tbs) dans le préscolaire, selon le directeur de cet ordre d’enseignement, Ousmane Diouf. Aussi, il met en avant l’implication des communautés, leur engagement devant favoriser la satisfaction des besoins de tous les enfants en âge d’aller à la maternelle.

C’est pour cette raison que les bénéficiaires sont recrutés au sein de la communauté parmi les jeunes. Selon certains intervenants, si les populations acceptent de libérer leurs enfants, c’est parce qu’on leur a montré les avantages que l’enfant peut avoir en passant par le préscolaire avant de faire le cycle élémentaire. C’est pour cela que le Programme de l’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) accorde une grande importance à l’éducation des tout-petits.

Le directeur de l’Enseignement préscolaire a remis un important lot d’outils didactiques, pour un coût d’environ trois millions de FCfa, à répartir entre les trois Inspections de l’éducation et de la formation.

Malamine KAMARA 

Le Pr Mamadou Diop fait une radioscopie sans complaisance de la panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec. Au cours de cet entretien, le directeur de l’Institut du cancer a révélé que cette machine est tombée en panne à plusieurs reprises et qu’elle ne répond plus aux critères d’efficacité ni ne sureté. En somme, son usage expose les malades et le personnel à la radioactivité. Mais, l’universitaire ne veut pas que l’on résume le problème de lutte contre les cancers à l’acquisition de nouvelles machines de radiothérapie.

La panne de l’appareil de radiothérapie fait l’actualité. Pouvez-vous revenir sur ce problème ?
L’appareil a connu des pannes successives au fil des années qui nous ont conduits à procéder à plusieurs maintenances. Cette panne ne date pas d’aujourd’hui. Mais, nous sommes arrivés à un point où cette machine constituait un danger pour les patients et pour le personnel. C’est ce qui nous a amenés à demander son arrêt. C’est un appareil qui date de longtemps. C’était un don de la défunte Arc de la France, une Association de la recherche sur le cancer. C’était en 1989. Cet appareil a connu plusieurs changements de sources parce qu’il s’agit de sources radioactives. Une source a une durée de vie. Il faut renouveler les sources radioactives, car il y a des mesures draconiennes de radioprotection à respecter. C’est en 2009 qu’il y a eu réhabilitation, un changement de tous les accessoires, à savoir la table et le statif. Par la suite, l’unité de la radiothérapie a été réhabilitée. Mais, l’appareil est resté le même. Son état motive notre décision de cesser nos activités.

Pourtant, vous avez souvent attiré l’attention des autorités sanitaires sur la fréquence des pannes…
Nous avons informé, à plusieurs fois, les autorités sur la nécessité d’acquérir des appareils beaucoup plus performants. Il faut admettre que le cobalt est bien, mais en termes de radiothérapie, il est un peu dépassé. En fait, tous les équipements se modernisent en médecine. Les appareils d’échographie qui existaient il y a trente ans ne sont plus d’actualité. Malheureusement, cette évolution n’a pas été le même pour cet appareil de radiothérapie.

Donc, en termes d’efficacité thérapeutique, le nombre de localisation qui peut être pris en charge n’est pas possible avec le cobalt, alors qu’avec l’accélérateur on peut irradier les tumeurs beaucoup plus profondes et être plus précis dans son ciblage. Ce n’est pas seulement le cobalt, mais la dosimétrie, c’est-à-dire calculer les doses que doit recevoir la tumeur et protéger les organes sains qui sont au autour. Ceci est extrêmement important en radiothérapie.

Dans ce projet de renouvellement du cobalt, il y a également un scanner qui va être dédié à la radiothérapie qui pourra faire une dosimétrie beaucoup plus précise. Avec ces accessoires, nous aurons une grande efficacité sur la tumeur, notamment l’organe qui est atteint, et une meilleure protection des organes sains qui sont aux alentours de la tumeur. Ce sont des avantages de l’accélérateur de particule par rapport au cobalt.

Avez-vous le sentiment que vous n’avez pas été suivi ?
Je pense sincèrement que c’est un problème qui concerne la prise en charge des cancers. Dans tous les pays en voie de développement comme le Sénégal, les autorités sanitaires se sont focalisées sur les maladies infectieuses pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui, on peut dire que la mortalité liée au paludisme, à la tuberculose et au Sida est à un niveau assez acceptable. Nous avons concentré toutes nos énergies sur les maladies infectieuses comme si nous n’étions pas concernés par les maladies chroniques que sont les cancers, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, rénales... Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a une transition épidémiologique évidente. Nous avons toujours essayé d’attirer l’attention des autorités pour qu’elles fassent cette réorientation des priorités en termes de santé. Je suis heureux de constater qu’une nouvelle culture de la santé est en train de prendre place chez les décideurs publics. C’est important. Je suis également content d’entendre que le président de la République demande de financer le Plan national de lutte contre le cancer parce que c’est la seule solution pour régler l’ensemble des problèmes. Il ne s’agit pas seulement d’une machine qu’il faut changer. Il faut penser à l’ensemble du territoire national, aux ressources qui travailleront et feront fonctionner ces machines. Il faut penser au diagnostic du cancer, au bilan d’extension qui demande une imagerie performante, des Irm mixtes et nucléaires. C’est tout un ensemble. Nous ne devons pas penser que dès que nous aurions une nouvelle machine, le problème sera réglé. La prise en charge du cancer est holistique. Il y a une prévention primaire qui consiste à informer, sensibiliser et agir sur le mode de vie des populations. La prévention secondaire revient, elle, à détecter très tôt les lésions précancéreuses. Il faut une culture du diagnostic précoce ; ce qui demande des programmes de dépistage. Il y a également la prise en charge thérapeutique qui exige des infrastructures, des équipements et des ressources humaines qualifiées. Partout à travers le monde, les patients arrivent à un stade avancé dans les hôpitaux. Ils ont besoin de soins, de soutien psychologique, physique et social et des traitements pour soulager les douleurs. C’est tout un ensemble de mesures qui sont dans le Plan national de lutte contre le cancer. Lorsque nous entendons la plus haute autorité dire qu’il faut financer ledit plan, nous disons, enfin, que nous aurons des solutions durables. C’est le financement de ce plan qui va régler le problème de manière pérenne.

C’est difficile d’évacuer une personne qui a une douleur. Comment atténuer la souffrance durant l’évacuation ?
La prise en charge de la douleur dans la médecine moderne est une priorité. Quelle que soit la maladie, nous devons faire en sorte que la personne ne souffre pas sur le plan physique. C’est fondamental. L’atténuation de la douleur est intégrée dans le projet du Centre anticancéreux qui est actuellement fini et doit être financé par la République de Corée du Sud. Dans ce centre, il y aura un service qui s’occupera de la douleur. Celle-ci varie d’un patient à un autre. Aujourd’hui, l’arsenal de la prise en charge de la douleur doit être mis en place et institutionnalisé de manière progressive. Il est nécessaire d’avoir un service dédié au traitement des douleurs tout en continuant à s’intéresser aux causes. Un malade qui est évacué peut continuer à prendre des médicaments, des injections. Nous ne sommes plus à l’ère où on disait, de toute façon, vous êtes malade, donc vous devez souffrir. Nous avons l’arsenal thérapeutique pour prendre en charge toute sorte de douleur.

Certains Sénégalais pensent que l’argent généré par les examens devrait servir à assurer la maintenance, voire l’acquisition d’une nouvelle machine ?
C’est une excellente question. Vous savez que l’Institut du cancer, l’unité de radiothérapie, la chirurgie effectuée au niveau du service de cancérologie et la chimiothérapie sont dans un hôpital qui s’appelle Aristide Le Dantec. Cet hôpital a plus de 100 ans. Il a une administration qui gère toutes les ressources et les dépenses. On ne peut pas dire qu’un malade a payé pour la radiothérapie et que cette somme doit revenir à notre unité. Cela ne marche pas ainsi. La caisse de l’hôpital est commune. La maintenance a toujours été assurée tant bien que mal. Ce n’est pas cela le problème. La radiothérapie est moins chère au Sénégal. Aujourd’hui, la radiothérapie curative, c’est-à-dire pour traiter et guérir une tumeur, est facturée à 150.000 FCfa. Le malade paie cette somme pour toutes les séances de radiothérapie qui peuvent durer un mois ou plus. Je vous signale qu’en Mauritanie, avec la panne de cet appareil, les Mauritaniens paient 200.000 FCfa, mais les étrangers sont obligés de débourser 800.000 FCfa. Au Sénégal, le tarif est le même pour les Sénégalais et les étrangers. Je pense que c’est une bonne chose puisque nous sommes tous des Africains. A Bamako, la radiothérapie est à 200.000 FCfa pour les Maliens et plus de 900.000 FCfa pour les étrangers. Pourtant, les Maliens se font toujours traiter au Sénégal en payant 150.000 FCfa comme les Sénégalais. S’agissant d’une radiothérapie palliative ou symptomatique, un patient paie juste 50.000 FCfa. En plus, il y a le service social où certains malades ne paient que 50 %. Si on se basait seulement sur les ressources générées par la radiothérapie pour la maintenance, la réhabilitation ou l’achat des éléments de cette machine, l’appareil serait à l’arrêt depuis très longtemps. Ce n’est pas comme ça qu’il faut réfléchir. C’est un tarif social. Il suffit de se renseigner sur le coût de la radiothérapie dans les autres pays ou dans le monde pour se rendre compte que le Sénégal a le tarif le plus bas à l’hôpital Aristide Le Dantec. Malheureusement, c’est la seule machine du pays. Il y a un problème de planning. A cela s’ajoutent des temps d’attente. On ne peut pas faire la chirurgie et la chimiothérapie et attendre trois mois, voire plus, pour faire la radiothérapie. Cela ne sert plus à rien parce qu’il y a une poursuite évolutive de la maladie. Elle ne s’arrête pas.

Le ministère de la Santé a annoncé de nouvelles acquisitions. Avez-vous une idée de la date d’arrivée de ces machines ?
Nous savons que le ministère de la Santé a décidé d’acheter un nouvel appareil. L’argent est débloqué. C’est en procédure d’urgence. Il ne s’agit pas d’enlever un appareil et de mettre un autre. Il y a tout un environnement à revoir. C’est un nouvel appareil. Le bunker doit être modifié, notamment la hauteur. Nous avons réfléchi et avons pensé que ce n’était pas la peine puisque cela va être très compliqué d’aller en hauteur. Finalement, nous avons retenu l’option de creuser pour gagner en hauteur. En plus, il y a la dosimétrie, il ne faut pas que l’on fasse le focus sur l’appareil. En fait, avant de traiter un malade, on fait la simulation de traitement pour savoir combien de doses doit recevoir l’organe atteint et les organes sains et avoir une précision sur la dose que peut tolérer chaque organe. C’est le rôle du physicien-médico. Dans cette commande, il y aura un scanner parce que notre simulateur est obsolète. Nous aurons un scanner qui sera dédié à la radiothérapie pour faire une meilleure dosimétrie.

Il y a également l’environnement, notamment les travaux de génie de civil. Nous essayons de réduire les délais de renouvellement. Il ne s’agit pas seulement de changer l’appareil. Il y a d’autres accessoires à acheter et quelques travaux de génie civil qu’il faut entreprendre. Dans le bâtiment annexe, où il n’y a pas que la radiothérapie, il y a des salles de consultation, d’enseignement, de réunion, de concertation pluridisciplinaire où les décisions sont prises pour le traitement de malades. Nous sommes dans un centre hospitalo-universitaire où nous recevons des étudiants en médecine, des médecins en spécialisation et parmi eux, on note bon nombre d’étrangers. L’Etat doit donner des bourses aux médecins sénégalais. Malheureusement, dans ce pays, il n’y a pas encore de politique de ressources humaines pour la spécialisation. L’Etat ne donne pas de bourses aux médecins sénégalais qui veulent faire une spécialisation. C’est pourquoi nous attendons beaucoup de la décision de financement du Plan national de lutte contre le cancer.

Ne faudrait-il pas plus d’un appareils par rapport au nombre de malades ?
Un accélérateur de particule et un scanner nous suffisent pour faire le travail correctement. Mais, il y a deux accélérateurs de hautes énergies qui sont prévus pour l’hôpital Dalal Jamm. Si l’hôpital Principal et l’hôpital de Grand Yoff peuvent en disposer, ça serait bien. Si nous partons aussi du principe qu’il faut un appareil pour 200.000 habitants, vous avez l’idée du nombre d’appareils de radiothérapie que le Sénégal doit avoir. Ce sont les normes internationales. Le Sénégal n’est pas le seul pays concerné par le déficit d’appareils de radiothérapie. Il y a cette transition épidémiologique qui fait qu’il faut, à partir de maintenant, que l’on se dise que les problèmes de santé dans les 30 prochaines années ne seront pas le paludisme, les maladies infectieuses, mais les maladies chroniques.

Entretien réalisé par Eugène KALY

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a lancé, hier, à Kolda, le Projet de santé maternelle et infantile dénommé « Women investment network ». Ce programme va contribuer à inverser la courbe de la mortalité maternelle et infantile dans les régions de Kolda et Sédhiou.

Un nouveau programme pour réduire la mortalité maternelle et infantile dans les régions de Kolda et Sédhiou. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a lancé, hier, à Kolda, le Projet « Women investment network » (Win) initié par l’Agence pour le développement du marketing social (Ademas), en collaboration avec Population services international (Psi). Ce projet, qui est financé par un donateur américain, pour un montant d’un million de dollars Us, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’offre de services sanitaires pour la mère et pour l’enfant à travers des unités mobiles qui seront déployées dans la région de Kolda.

Le projet sera élargi à la région de Sédhiou. « L’objectif de Win est d’augmenter l’accès aux services de santé dans les zones encore insuffisamment couvertes afin de répondre aux besoins des populations et de renforcer l’équité dans la mise en œuvre des programmes de santé. Nous avons l’habitude de dire que les régions périphériques sont des régions éloignées, mais où vivent des Sénégalais comme les autres. Nous devons appuyer ces zones. C’est pourquoi toutes les initiatives qui iront dans ce sens, seront soutenues par le ministère de la Santé et de l’Action sociale », a affirmé Awa Marie Coll Seck. Elle a remercié la donatrice, Mme Diane Powell, pour ce geste qui va sauver de nombreuses vies dans ces régions qui souffrent d’un déficit de personnel de santé qualifié et d’infrastructures sanitaires. Elle a également salué l’initiative de l’Ademas qui vient compléter les efforts du gouvernement en matière de santé. La clinique mobile offrira divers services comme le suivi de la grossesse, l’accouchement assisté par un agent qualifié, le suivi de la mère et de l’enfant après l’accouchement, la vaccination, la promotion de l’espacement des naissances et l’adhésion aux mutuelles de santé. Awa Marie Seck a insisté aussi sur la nécessité pour l’équipe de la clinique mobile, qui est composée de sages-femmes, d’infirmiers et de médecins, de travailler en étroite collaboration avec l’équipe du district, les infirmiers chefs de poste et les sages-femmes en service dans des postes de santé. Le choix des régions de Kolda et de Sédhiou pour la mise en œuvre de ce projet n’est pas fortuit. Selon les statistiques officielles, la mortalité maternelle est de 588 pour 100.000 naissances vivantes à Kolda et de 549 pour 100.000 naissances vivantes à Sédhiou, alors que la moyenne nationale est de 434 décès pour 100.000 naissances vivantes. Il en est de même pour ce qui est de la mortalité infanto-juvénile qui est de 157,4‰ dans la région de Kolda et de 126,3‰ à Sédhiou, contre 78,7‰ au niveau national.

Mamadou Aliou DIALLO

Une bonne nouvelle pour les agents communautaires. Le ministre de la Santé et de l’Action a annoncé leur intégration dans la fonction publique. Ces agents jouent le rôle d’infirmer chef de poste ou de sage-femme dans des postes de santé. En outre, Awa Marie Coll Seck a affirmé que plus d’infirmiers, de sages-femmes et de médecins seront déployés dans des structures sanitaires de l’intérieur du pays. Ce vaste programme concerne toutes les régions du pays à l’exception de Dakar et de Thiès qui concentrent plus de ressources humaines qualifiées du système. Ces informations ont été données, jeudi, à Kolda, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. 

M. A. DIALLO

Le réseau professionnel féminin sur Facebook, « Ladies club Sénégal », créé en 2016, a rencontré, mercredi dernier, la presse pour évoquer la panne de l’appareil de radiothérapie. Ces femmes comptent mener une série d’actions pour accompagner l’Etat et soulager les malades du cancer à travers la campagne « Billet vert » destinée à récolter des fonds.

La plateforme de femmes « Ladies club Sénégal » compte déployer une série d’actions pour accompagner l’Etat du Sénégal et soulager les malades du cancer. Ainsi, elle a lancé l’opération « Billet vert » pour aider l’évacuation des malades au Maroc. Il est ainsi demandé à toutes les bonnes volontés de faire une donation de 5000 FCfa. Les fonds collectés seront entièrement reversés à la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer ( Lisca) pour l’appuyer dans l’évacuation des malades. Ceux qui désirent apporter leurs contributions pourront le faire via le service de transfert d’argent Wari avec le code 220-220.

Des actions seront également entreprises pour sensibiliser l’opinion publique sur la question de la prise en charge des malades du cancer au Sénégal. Il est, dans ce sens, prévu une pétition en ligne intitulée « pour une prise en charge globale des malades du cancer au Sénégal ». L’objectif est de parvenir à obtenir 140.000 signatures. L’administratrice de « Ladies club Sénégal », la journaliste Oumy Ndour, souligne toutefois que cette démarche n’est nullement destinée à chercher la confrontation avec l’Etat. Elle découle d’une volonté de marquer leur solidarité surtout à l’endroit des femmes qui sont les plus touchées par le cancer.

En prélude à la journée du cancer, il est également prévu, ce vendredi, une visite à l’hôpital Aristide Le Dantec pour offrir un déjeuner aux malades. Au mois d’avril prochain, sera organisé un téléthon au lendemain duquel les initiatrices de la pétition iront remettre leur collecte à l’autorité politique. « Nous voulons montrer que nous ne sommes pas dans la critique stérile. Nous posons des actes pour contribuer à la recherche de solutions », a dit Oumy Ndour non sans se féliciter des efforts déployés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Mais, cela ne doit pas, selon elle, être un frein aux initiatives privées.

Alassane Aliou MBAYE

« Les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes » a été le thème de la Journée mondiale des zones humides célébrée hier à Dakar. Une journée qui a permis aux acteurs de réfléchir sur plusieurs aspects de cette problématique dans notre pays qui a ratifié la Convention de Ramsar sur les zones humides en 1977.

En présidant l’ouverture du Forum sur les zones humides, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, a souligné l’engagement du Sénégal dans la lutte pour la préservation de l’environnement. La tenue annuelle de la Conférence nationale sur le développement durable, l’élaboration d’une politique nationale des zones humides, entre autres, montrent l’intérêt que les autorités attachent aux questions relatives à la conservation, et à l’utilisation rationnelle des zones humides. C’est pour cette raison que le Sénégal a ratifié, en 1977, la Convention de Ramsar (ville iranienne) qui est célébrée tous les 02 février de chaque année. Il a salué la pertinence du thème qui permettra l’organisation d’un forum scientifique, notamment avec un accent porté sur les risques de catastrophes « qui ont augmenté avec le phénomène des changements climatiques ». M. Diallo a aussi apprécié la présence des étudiants de l’Ism invités à prendre part au forum scientifique et à participer à la visite du parc des îles de la Madeleine. Il a profité de l’occasion pour demander aux populations de s’engager afin d’inverser cette tendance de réduction des zones humides. Le directeur de cabinet en appelle à la mise en place d’un dispositif multisectoriel fort pour faire face aux risques de catastrophes. La préoccupation a été la même chez le point focal national de la Convention Ramsar, le colonel et directeur des Parcs nationaux, Soulèye Ndiaye. Il a évoqué les cinq sites au niveau national (Djoudj, Delta du Saloum, Guembeul, Ndiaël et Tocc Tocc) avant de mettre en valeur l’importance des zones humides qui interfèrent avec le développement des secteurs essentiels de l’économie comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, la santé, etc. « Ces zones sont le réservoir d’une vie très riche en biodiversité », a-t-il noté. C’est pourquoi « le Comité national a décidé de prendre les dispositions pour célébrer la journée et sensibiliser les Sénégalais sur la préservation des risques de catastrophes liées à la dégradation des zones humides », a ajouté le colonel Ndiaye. L’architecte Mbacké Niang, a présenté les différentes formes d’agression des zones humides avant de prôner des mesures communes sous forme de plans de gestion et de sauvegarde des zones humides.

B. B. SANE

L’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal a appris, avec consternation, que le seul appareil de radiothérapie dont dispose le Sénégal à l’hôpital Le Dantec est encore en panne. Cette organisation non gouvernementale ne se remet pas du fait qu’un pays comme le Sénégal, avec 14 millions d’habitants, qui se dit « être une référence en matière de santé en Afrique, ne dispose que d’un seul et unique appareil de radiothérapie », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction. Selon le document, c’est une situation qui constitue un danger et expose la vie des personnes souffrant de cancer.   Face à ces dysfonctionnements, l’Ong Ahdis demande aux autorités de prendre toutes les mesures pour que « tous les malades dont l’état de santé exige des séances de radiothérapie soient pris en charge convenablement à l’intérieur de leur pays. Le droit à la santé est un principe constitutionnel et nous demandons son respect par nos gouvernants », précise le communiqué. Par ailleurs, l’Ong Ahdis recommande le recrutement de cancérologues, de cardiologues, de gastro-entérologues et de gynécologues. 

Seynabou BOP (stagiaire)

Le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire, section-Thiès, Sawrou Sène, a présidé, le week-end dernier, l’assemblée générale du Saems de la localité.

Le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire (Saems) section-Thiès ne va pas transiger sur les questions de valorisation de la fonction enseignante. Il a fait cette déclaration au cours d’une assemblée générale tenue à Thiès. «  Nous invitons le gouvernement du Sénégal à convoquer une rencontre avec les syndicats des enseignants et tous les ministères concernés pour faire le point sur le niveau d’exécution des accords signés », a lancé Sawrou Sène. Il a constaté avec regret une faible exécution des points liés à la mise en solde ; ce qui, selon lui, est inacceptable. « Si l’Etat traîne les pieds, nous allons déposer un préavis de grève », a prévenu le syndicaliste. Il a demandé aux chefs religieux et coutumiers et aux bonnes volontés de jouer les bons offices pour prévenir les éventuelles paralysies du système éducatif. En plus de la demande de respect des accords signés par le gouvernement, M. Sène a abordé les élections de représentativité. Il a affirmé que le Saems n’acceptera aucune tentative de sabordage du processus électoral et l’organisation du scrutin avant la fin de l’année scolaire. « Nous demandons aux autorités administratives, sur toute l’étendue du territoire national, de prendre toutes les dispositions administratives pour une bonne tenue de ces élections », a demandé le secrétaire général.

Mbaye BA

Les élèves de la commune de Tambacounda sont contre les cours programmés dans l’après-midi. Ils ont perturbé les enseignements dans plusieurs écoles de la ville depuis plusieurs semaines. A titre illustratif, les élèves des deux lycées de la commune ne suivent que les cours programmés dans la matinée. Ces potaches invoquent la canicule. Ils réclament tout simplement le retour de la journée continue, instaurée depuis 1992. « Avant la journée continue, le lycée Mame Cheikh Mbaye était un lycée d’excellence. Il faisait partie des trois ou quatre premiers du Sénégal au baccalauréat. Il était toujours représenté au Concours général, maintenant l’établissement fait partie des derniers », a déploré le secrétaire général de l’Association des parents d’élèves, Ibrahima Sakho. 

La fréquence des grèves, a-t-il ajouté, est à l’origine des contreperformances des établissements scolaires de Tambacounda et de la baisse de niveau de leurs lycéens et collégiens. « L’élève de Tambacounda perd 300 heures par an. Si nous faisons le cumul, il perd l’équivalent de 3 ans de cours avant d’arriver en classe de terminale », a évalué M. Sakho. Faudrait-il rappeler que la restauration de la journée continue avait fait l’objet d’échanges avec toutes les parties prenantes en 2016. Selon les autorités académiques, la programmation des enseignements dans l’après-midi, à partir de 2017, a été une décision qui avait sanctionné les concertations. Dans les jours à venir, les parents d’élèves devraient rendre publique une déclaration pour dire s’ils sont pour ou contre la journée discontinue.

Pape Demba SIDIBE

Un nouvel acte qui va améliorer les conditions de logement des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le directeur général du Crous, Ibrahima Diao, a mis, hier, à leur disposition 2.000 matelas. Cette nouvelle acquisition traduit la volonté des responsables d’offrir aux 11.000 pensionnaires un meilleur cadre d’apprentissage. 

Au cours de la cérémonie officielle de réception de ces matelas, le secrétaire général de la Commission sociale des étudiants de l’Ugb, Cheikh Tidiane Niasse, s’est réjoui de ce geste humanitaire du Crous. Rappelons que le Crous avait acheté, dans un premier temps, 1.240 matelas. Abondant dans le même sens, le chef des Services administratifs du Crous, Dr Bassirou Dièye, est revenu sur la détermination d’Ibrahima Diao à œuvrer pour l’apaisement du climat social au campus social de Sanar. « Cette dotation entre dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accords entre le Crous et les étudiants », a rappelé M. Dièye, invitant ces derniers à collaborer davantage avec les services de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les chefs d’Etat africains se sont engagés pour une meilleure couverture vaccinale des enfants. Cet engagement devrait être suivi d’une augmentation des ressources financières mises à la disposition des programmes de vaccination des pays d’Afrique.

(Ethiopie). Les travaux du 28ème Sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine ont pris fin avant-hier à Addis-Abeba. Au cours de la dernière journée, les chefs d’Etat africains se sont engagés pour une meilleure couverture vaccinale, c’est-à-dire un accès universel à la vaccination. Il s'agit, selon le communiqué, d'un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque enfant africain puisse tirer pleinement profit des avantages liés à la vaccination. « Si l'Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d'accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, ces avancées ont commencé à stagner. Et le continent reste, aujourd’hui, à la traine en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination », regrettent les signataires de cette déclaration. A titre d’exemple, ils ont relevé qu’un enfant sur cinq n'a toujours pas accès aux vaccins de base en Afrique. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole est encore responsable de 61.000 décès en Afrique. Pourtant, la vaccination peut éviter ces pertes de vie. « Nous savons que l'accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a soutenu la présidente sortante de la Commission de l'Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, pour qui  la déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent, et avec le soutien politique au plus haut niveau des Etats. « Nous sommes plus que jamais prêts à faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.

10 points de la déclaration
La Déclaration d’Addis-Abeba contient 10 engagements des chefs d’Etat. Il s’agit, entre autres, de l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental. Dans son intervention, la directrice régionale de l'Oms pour l'Afrique, Dr Matshidiso Moeti, a rappelé que la vaccination fait partie des mesures les plus efficaces disponibles au service de la santé publique. « En donnant à chaque enfant un début de vie saine, nos communautés prospèrent et nos économies connaîtront une croissance plus forte. Un tel soutien de la part des chefs d'État est une avancée significative dans nos efforts pour la réalisation d'un accès universel à la vaccination et, partant, pour l’amélioration de la santé infantile », a-t-elle apprécié. Cet engagement est pris dans un contexte où seuls 15 pays africains financent à hauteur de 50 % leurs programmes nationaux de vaccination. L’horizon ne semble pourtant pas se dégager puisque la probabilité d’une diminution des fonds destinés à la vaccination est plus que réelle. Plus grave, dans les années à venir, les Etats qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire ne bénéficieront plus du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi). C’est pour cette raison que les Etats doivent faire de la couverture vaccinale une priorité. « Notre travail ne sera pas achevé tant que tous les enfants africains n'auront pas accès à la vaccination », a déclaré le Dr Ala Alwan, par ailleurs directeur du Bureau régional de l'Oms pour la Méditerranée orientale.

Le financement des programmes en question
Une feuille de route est en cours d’élaboration pour faciliter la mise en œuvre de la Déclaration d'Addis-Abeba. Elle sera élaborée par les Bureaux régionaux de l’Oms pour l’Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l’Union africaine et les partenaires engagés dans la promotion de l’accès à la vaccination. «En adoptant cet engagement historique, qui permettra à un plus grand nombre d'enfants africains d'accéder à des vaccins salvateurs, où qu'ils se trouvent, les dirigeants africains font preuve d'un sens élevé de leadership », a reconnu Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du Conseil de Gavi. « Il ne nous reste plus qu'à traduire cet engagement dans les faits, sous la forme de financements durables en faveur de la vaccination », a-t-elle dit. A l’en croire, l’Alliance va maintenir sa mobilisation pour étendre davantage la couverture vaccinale sur le continent.

D’un de nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, Eugène KALY

Le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) a procédé, hier, à la Place du souvenir, à la restitution nationale des résultats du baromètre « Jàngandoo » pour l’année 2016. Ce programme a évalué le niveau en Mathématiques, en Français et en culture générale de 22.699 enfants âgés de 9 à 16 ans.

L’exécution de l’hymne national du Sénégal par les élèves de l’école primaire Hamon 4 a marqué le début des activités. Le programme « Jàngandoo », selon le coordonnateur du Lartes, Abdou Salam Fall, visait, pour l’année 2016, trois objectifs qui ont tous été atteints. Il s’agit de l’évaluation du niveau des apprenants, la diffusion des enseignements de l’enquête, et l’évaluation de l’impact. 

L’enquête réalisée en 2016 a touché 22.699 enfants issus de 16199 ménages. Les méthodes utilisées sont empiriques. Les tests se font sur la lecture, les mathématiques et la culture générale avec une notation sur 60 pour la lecture et les mathématiques et 30 pour la culture générale. Cette différenciation est basée sur le fait que les situations d’évaluation ne sont pas les mêmes, selon Kaba Diakhaté, responsable de l’équipe pédagogique. « Pour le test de culture générale, la connaissance de l’environnement immédiat et l’ouverture au monde sont pris en compte », informe le responsable de l’équipe pédagogique.

La coordonnatrice du baromètre « Jàngandoo », Rokhaya Cissé, révèle que globalement, un enfant sur 6 réussit le test de lecture et un sur 5 obtient une bonne note aux tests de mathématiques et de culture générale. En outre, l’écart entre Dakar et les zones rurales est plus net en culture générale. Tout compte fait, les enfants des régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor de l’école publique ont obtenu les meilleurs résultats même si la moyenne globale ne dépasse pas 50 %. L’innovation a, cependant, été l’introduction des questionnaires sur les conditions d’apprentissage et la collecte des données avec des tablettes.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Une bonne politique hydraulique requiert une meilleure connaissance des ressources en eau. Pour réussir ce pari, les services habilités doivent disposer des équipements nécessaires et du personnel bien formé. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce don d’équipements hydrométriques du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du bassin du fleuve Sénégal (Pgire II) à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre).

Dans le cadre du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du bassin du fleuve Sénégal (Pgire II), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a remis, hier, à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) un important lot d’équipements hydrométriques d’une valeur de 115 millions de FCfa. Il est composé d’écologues, d’échelles, d’appareils de mesure de débits, de kits de camping, de dépannage, d’équipements de mobilité, à savoir des motos et un bateau fabriqué au Sénégal (Zodiac), du matériel informatique, etc. Les trois autres pays membres de l’Omvs (Mali, Mauritanie et Guinée) recevront, à leur tour, leurs lots dans les prochains jours. Pour la partie sénégalaise, la cérémonie de remise du matériel s’est déroulée à la Dgpre en présence du secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Hamet Baba Ly, du Haut-commissaire de l’Omvs, Kabiné Komara, et de la coordonnatrice régionale du Pgire II, Anta Seck.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ce don va venir en appoint aux efforts consentis par les Etats membres pour permettre une meilleure connaissance du bassin du fleuve Sénégal à travers les stations hydrométriques. « Pour une bonne politique hydraulique, a indiqué Thierno Hamet Baba Ly, il faut nécessairement une bonne connaissance de la ressource en eau et avoir les meilleures stratégies de mobilisation des ressources ». C’est tout le sens qu’il faut accorder, a-t-il dit, à ce geste du Pgire II visant à renforcer les capacités techniques et en matériels hydrométriques de la Dgpre. A ce titre, il a dit toute la reconnaissance du gouvernement du Sénégal à l’Omvs dont Kabiné Komara a, de son côté, insisté sur la nécessité de mesurer régulièrement le débit et la qualité de l’eau qu’incombe aux Etats membres. « Jusque-là, a-t-il fait remarquer, on avait des problèmes parce que les Etats manquaient d’équipements et le personnel n’était pas bien formé ».

« Nous avons ainsi jugé nécessaire de renforcer les capacités des Etats en dotant chacun des pays d’équipements, de matériel et surtout en formant le personnel, pour que désormais nous puissions suivre l’évolution du fleuve à temps réel », a-t-il ajouté. M. Komara a dit espérer que la partie sénégalaise du fleuve, qui est extrêmement importante, va faire un « bon usage de ce don et avoir des données pour mieux gérer les ressources en eau ».

La coordonnatrice régionale du Pgire II a abondé dans le même sens, soulignant que ce matériel permettra à la Dgpre « de faire une meilleure planification et d’avoir une meilleure connaissance des ressources en eau de la zone du bassin du fleuve Sénégal ».

Le Pgire II intervient dans le bassin du fleuve Sénégal, c’est-à-dire dans les quatre Etats membres de l’Omvs. Il s’agit d’un programme en deux phases (multisectoriel et régional) dont l’objectif est de renforcer l’intégration régionale à travers l’Omvs, afin que le développement des usages multiples de l’eau favorise l’amélioration des conditions de vie des populations locales. La première phase fut exécutée de mars 2007 à mars 2013 et la deuxième est en cours pour une durée de 7 ans. La Banque mondiale a accordé aux Etats membres de l’Omvs 240 millions de dollars, soit près de 147 milliards de FCfa, pour la mise en œuvre de cette seconde Phase.

Souleymane Diam SY

L’association « Sos Mathématiques » a lancé 3 prix pour récompenser les trois meilleurs professeurs de l’année. L’objectif, c’est d’inciter les enseignants à simplifier davantage l’enseignement des mathématiques.

Les organisations ne manquent pas d’idées pour promouvoir les sciences. A titre d’exemple, « Sos Mathématiques » a initié des prix de 1 million et 2 millions de FCfa pour récompenser les professeurs. L’enseignant qui arrivera à la 3ème place aura une enveloppe de 500.000 FCfa. L’information a été donnée, mercredi dernier, par le président de cette structure, Ibrahima Thiam, au cours d’un séminaire national sur l’amélioration de l’enseignement des mathématiques dans un Sénégal émergent. « SOS mathématiques est une association qui regroupe des professeurs de mathématiques formés. Elle a été mise en place en 2015 et a pour mission d’améliorer l’enseignement des mathématiques au Sénégal », a-t-il renseigné. L’association déroule des activités de mise à niveau des enseignants sur la didactique et la méthodologie d’enseigner les mathématiques.

M. Thiam se démarque du modèle de transmission de savoir dans cette discipline. « Aujourd’hui, beaucoup de personnes qui enseignent les mathématiques ne sont pas de vrais mathématiciens », a-t-il défendu. A son avis, le peu de mathématiciens bien formés préfèrent continuer leurs études pour devenir des ingénieurs en informatique ou ingénieurs en statistiques. « Il y a une saignée dans notre discipline », s’est alarmé le président de « Sos Mathématiques ». Pour résoudre cette équation, l’association a déroulé une série de formations à l’intention de ses membres. La première session, débutée mercredi, est axée sur la probabilité, l’arithmétique et les nombres complexes. Elle a été financée par la Fondation Sonatel. L’initiative a été saluée par les autorités. Au nom du ministre de l’Education nationale, Joseph Pierre Ndiaye et Ngary Faye ont promis d’accompagner « Sos Mathématiques » dont les activités prennent en compte certains défis du système éducatif.

Pape Coly NGOME

Les populations de Pallo poussent à nouveau un ouf de soulagement. Leurs ouvrages hydrauliques ont été remis à flot grâce à l’intervention d’une Ong allemande, Hilfe fur Afrika.

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a inauguré le château d’eau du village de Pallo, dans la commune de Montrolland, il y a quelques jours. La réception de ces ouvrages a été fêtée par les populations de cette localité. En réalité, la corvée a trop duré pour les populations. C’est la Coopération allemande, par l’entremise de l’Ong Hilfe fur Afrika, qui a financé la réalisation de ces ouvrages, pour une enveloppe de 229,350 millions de FCfa. La réaction de l’Ong fait suite au plaidoyer de l’évêque André Guèye, natif de Pallo, lors de sa visite en Allemagne. Ce forage était tombé en panne depuis 2009. « L’accès à l’eau potable se posait dans notre contrée très enclavée. Il fallait parcourir de longues distances, partir jusqu’à Lam-Lam ou à Pambal pour avoir de l’eau », a témoigné le président de l’ex-association des usagers des forages, Albert Faye. Cette problématique tient à cœur les autorités. Ces dernières poursuivre les efforts de maillage du territoire en infrastructures. La preuve, le rythme de construction des forages est sans précédent. « Avec l’avènement du président Macky Sall, le gouvernement a réalisé, en 5 ans, près de 700 forages à raison de 140 par an. Le village de Pallo en a bénéficié en 2014 pour soustraire les populations de ce calvaire. Et cette année, une enveloppe de 60 milliards de FCfa servira à la construction de 250 forages », a informé le Secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale qui a salué le dynamisme de Hilfe fur Africa qui œuvre pour l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau. Par la suite, le président de ladite Ong, Frantz Bieckel, accompagné d’une forte délégation, s’est réjoui de l’accueil populaire des populations de Pallo. Plusieurs intervenants, dont le maire de Montrolland, Yves Lamine Ciss, le curé abbé Augustin Ndione, le représentant de l’évêque du diocèse de Thiès et le marabout Serigne Djibril Thiombane de Darou Alpha, ont manifesté leur satisfaction pour ce geste généreux des Allemands qui ont facilité l’accès à l’eau à plus de 2.500 âmes. Le maire a souhaité le raccordement d’autres villages avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Mohamadou SAGNE

L’Ong Plan Sénégal international et le Programme national de lutte contre la tuberculose ont organisé une séance de sensibilisation à l’intention des femmes de ménage. C’était dimanche dernier au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar. Selon El Hadji Mamadou Dioukhanté du Fonds mondial, ce ciblage a été décidé lors des concertations sectorielles. C’est aussi un point du Plan stratégique de lutte contre la tuberculose. A l’en croire, la prévalence est plus élevée à Dakar, Thiès, Diourbel et Ziguinchor. « La capitale du Sénégal n’a pas encore dépister tous ses tuberculeux du fait de la promiscuité. Nous avons donc décidé de faire un focus dans le but de changer les comportements », a-t-il avancé.

Les acteurs reconnaissent qu’il reste du travail à faire pour éradiquer cette maladie à l’horizon 2035. Mais avant cela, il y aura une évaluation en 2022. Pour sa part, Omar Ben Khatab Guèye, chargé suivi stratégique de l’instance de Coordination nationale des programmes financés par le Fonds mondial, a relevé l’intérêt de travailler avec les groupes exposés (tailleurs, détenus, etc.). Aujourd’hui, les bailleurs ont espoir que d’autres acquis seront enregistrés entre 2018 et 2020.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur exécutif du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria), Ebrima Sall, appelle les pouvoirs publics à promouvoir la liberté et l’ouverture afin de valoriser l’apport des think tanks. C’était à l’occasion d’une table ronde sur le thème : « Le rôle des think tanks dans la réalisation du monde que nous voulons ».

Cette rencontre se tient à moment où le rapport 2016 de l’index « Global go to think tank » de l’Institut Lauder de l’Université de Pennsylvanie classe le Codesria à la première place des think tanks d’Afrique au sud du Sahara. Une consécration obtenue à la veille du 44ème anniversaire de l’organisation. Au cours de cette rencontre, Ebrima Sall a affirmé que « les think tanks ou réservoirs de pensées sont plus que jamais importants ».

Cependant, les gouvernements n’utilisent pas suffisamment leurs savoirs et leurs connaissances. De plus, il s’avère nécessaire de créer des conditions d’épanouissement de ces penseurs. Mais qu’est-ce qu’un Think tank ? Par définition, un Think-tank est une organisation indépendante réunissant des experts qui se consacrent à la recherche d’idées ou de solutions politiques nouvelles et cherchant à peser sur les affaires publiques sans y participer directement. « Il faut que les Think-tanks comprennent le processus décisionnel afin d’influencer les prises de décisions », a conseillé le docteur Lori-Anne theraux-Benoni, directrice du bureau de Dakar de l’Institut d’études de sécurité (Lss).

Parlant des défis des Think-tanks africains, Jeanne Elone, directrice du Programme justice pénale internationale  de l’Ong Trust Africa, a identifié trois besoins importants, à savoir la nécessité d’une multiplication des Think-tanks en Afrique francophone, la réduction de la dépendance de l’aide extérieure et la lutte contre la fuite des cerveaux. Le Codesria, selon son directeur, reste conscient des nombreux défis qu’il doit continuer à relever dans la réalisation de sa mission. Par conséquent, il considère le fait de figurer en bonne place dans le classement établi par les experts comme un indicateur de la qualité du travail accompli mais surtout un encouragement à persévérer dans la recherche de l’excellence. Par la suite, il a appelé les pouvoirs publics et les milliardaires africains à mesurer l’importance de la recherche et d’y mettre les moyens.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Les autorités publiques posent des actes qui vont concourir à soulager des personnes vivant avec un handicap. Les services compétents de l’Etat ont déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances à ces Sénégalais souffrant de handicap.

Le directeur de la Promotion et de la Protection des droits des personnes handicapées, Lamine Faty, a tracé le chemin parcouru par le Sénégal pour répondre aux besoins des personnes vivant avec un handicap. Le vote de la loi d’orientation sociale, l’instauration de la carte d’égalité des chances et l’enrôlement des détenteurs de ces cartes dans des mutuelles de santé ouvrent, selon lui, une nouvelle page dans la vie de cette couche vulnérable. « Nous avons déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances et 12.881 bourses de sécurité familiale ont été attribuées aux personnes vivant avec un handicap », a révélé M. Faty au cours d’un atelier portant sur la sensibilisation des députés, des conseillers du Haut Conseil des collectivités territoriales, du Conseil économique social et environnemental. Ce séminaire est organisé par la Direction de l’Action sociale en partenariat avec l’Ong Sightsavers. La représentante pays de l’Ong Sightsavers Salimata Bocoum a fait un vibrant plaidoyer pour la prise en compte des besoins des personnes vivant avec un handicap. Pour cette dernière, il serait difficile d’obtenir de bons résultats dans la lutte contre la pauvreté si une frange importante de la population est marginalisée.

« Il est important que les autorités aient une stratégie claire pour faciliter l’accès à la santé et à l’éducation aux personnes vivant avec un handicap. Il nous faut un système santé solidaire et une éducation inclusive », a-t-elle dit, faisant savoir  qu’ « une société qui se veut émergente ne peut pas laisser en rade une frange importante de sa population ». Pour cette organisation, l’implication des députés, des hauts conseillers du Haut conseil des collectivités territoriales et du Conseil économique, social et environnemental revêt une importance capitale pour la sensibilisation les décideurs. « Il est important de renforcer la capacité de tous parce que nous avons besoin de porter le plaidoyer », a souligné Mme Bocoum.

Elle a justifié leurs interventions dans des pays comme le Sénégal par la prévalence élevée des maladies oculaires. En fait, les pays en voie de développement comptent plus de 280 millions de personnes qui souffrent de déficience visuelle. Pour sa part, le représentant de la Commission de la jeunesse, des sports et éducation de l’Assemblée nationale a assuré que les députés voteront toutes les lois qui vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie de cette couche de la population. Le représentant du Haut conseil des collectivités territoriales a promis l’engagement des hauts conseillers à porter les revendications des personnes vivant avec un handicap.

Idrissa SANE

La cérémonie d’ouverture du Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire s’est tenue, hier, sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck. Prévu du 30 au 31 janvier, ce comité semestriel permet aux acteurs et partenaires au développement de souligner les acquis et de définir les objectifs.

Le Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire offre un cadre d’échanges et de coordination entre les acteurs du ministère de la Santé et de l’Action sociale et une vue plus large avec l’implication des partenaires au développement. La cérémonie de cette année trouve sa particularité dans l’objectif réaffirmé de 75 % de couverture maladie en fin 2017. En sus, le ministère de la Santé et de l’Action sociale s’est engagé à élaborer un document de stratégie de financement de la santé, en vue d’aller vers la Couverture sanitaire universelle. Cet engagement est renforcé par le choix du Sénégal parmi les pays bénéficiaires de la deuxième vague du Mécanisme de financement mondial. Les discussions ont porté aussi sur la nouvelle carte sanitaire, le rapport sur la situation de la mortalité maternelle au Sénégal et l’état des lieux du processus d’élaboration de la stratégie nationale de financement de la santé.
Le Sénégal a fait des progrès significatifs pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. Le programme de Couverture maladie universelle, lancé par le président de la République, traduit son engagement et sa détermination à instaurer l’équité et la justice sociale.

« Ces dernières années, des efforts considérables ont été faits dans la densification et la diversification de l’offre de services de santé afin de se rapprocher des standards définis par l’Organisation mondiale de la santé en matière de disponibilité et d’accessibilité des services de santé curatifs et préventifs », a salué Awa Marie Coll Seck.

Le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Deo Nshimirimana, s’est félicité des performances réalisées par notre pays et a mis un accent sur les défis à relever. Ils ont trait, selon lui, aux pesanteurs liées au fonctionnement des cadres multisectoriels existants, tel que le Comité de pilotage de la stratégie de la Cmu. Il est également question du retard accusé dans la signature de textes réglementaires déjà élaborés, notamment le décret portant organisation du Msas, celui relatif au Comité de développement sanitaire et le décret relatif à la carte sanitaire.

Alassane Aliou MBAYE

Le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Dr Babatunde Osotimehin, a présidé, avant-hier, à Addis-Abeba, une réunion de haut niveau sur la planification familiale. A cette occasion, il a invité les autorités africaines à créer des lignes budgétaires réservées à la planification familiale. 

(Addis-Abeba) : Le nouveau président américain Donald Trump pourrait supprimer ou réduire l’aide financière que son gouvernement accorde à la planification familiale et aux questions d’avortement. Interpelé sur ce sujet, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Dr Babatunde Osotimehin, a invité les chefs d’Etat et de gouvernement africains à consacrer des lignes budgétaires à la planification familiale. Ces crédits serviront, d’une part, à l’achat des produits contraceptifs et, d’autre part, à répondre à leurs besoins en matière de planification familiale. « Il ne faut pas que nos pays continuent de compter sur l’aide étrangère pour financer la santé de leurs populations », a prévenu le directeur exécutif de l’Unfpa. « Ce n’est pas aux Américains de financer la santé des Africains », a-t-il lancé, promettant toutefois que l’Unfpa et ses partenaires continueront à mobiliser des financements afin de faciliter l’accès aux méthodes modernes de contraception aux femmes. Babatunde Osotimehin a présidé, le 29 janvier, dans le cadre du 28ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, une réunion de haut niveau sur la planification familiale. Entouré de ses proches collaborateurs, du représentant de l’Union africaine et du secrétaire international au Développement de la Grande-Bretagne, il a révélé qu’en 2016 l’Unfpa a débloqué 100 millions de dollars pour l’achat de produits contraceptifs. Le recours à ces produits a été déterminant dans la prévention de 7,1 millions de grossesses non désirées. Dr Osotimehin a salué aussi l’apport du Partenariat de Ouagadougou dans l’augmentation du taux de contraception. Près d’un million de femmes ont, en effet, bénéficié des nouvelles méthodes modernes de planification familiale grâce à ce partenariat. « Ces efforts ont aidé à couvrir les besoins non satisfaits depuis 2010 dans cette partie de l’Afrique », s’est-il félicité. Pour sa part, le directeur des Affaires sociales de l’Union africaine, l’ambassadeur Olawale Maiyegun, a, pour sa part, invité les dirigeants africains à saisir des opportunités du dividende démographique pour mieux préparer l’avenir des jeunes. Il a promis que l’Union africaine va peser de tout son poids pour que la Charte de la jeunesse soit signée et ratifiée par les pays qui trainent encore le pas. « En plus, nous sommes engagés à promouvoir la planification familiale et la lutte contre la mortalité maternelle et infantile », a-t-il rassuré.

Le secrétaire international au Développement de la Grande-Bretagne s’est félicité du fait que l’Union africaine accepte de soutenir le dividende démographique. Mme Priti Patel a invité les dirigeants africains à financer davantage la planification familiale qui est un moyen efficace de lutte contre la mortalité maternelle et infantile. En plus, elle a révélé que 61 millions de femmes veulent espacer des naissances mais n’ont pas accès aux services de planification familiale. La Grande-Bretagne va continuer à soutenir la politique sanitaire des pays africains.

D’un de nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, Eugène KALY

Les centres d’excellence africains du Sénégal ont été lancés hier par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Pr Mary Teuw Niane. Basés à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint Louis, ces centres travaillent respectivement sur la Santé de la Mère et de l’Enfant et des mathématiques, de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication.

Suite à une compétition continentale avec presque une soixantaine de postulants, deux universités publiques sénégalaises, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint Louis ont été sélectionnées pour abriter des centres d’excellence africains. Un programme financé par la Banque mondiale pour appuyer les universités africaines dans la formation de ressources humaines en qualité et en quantité dans les domaines du développement. Au Sénégal, ce sont deux centres d’excellence qui sont choisis : le centre d’excellence consacré à la Santé de la Mère et de l’Enfant (Cea-Samef) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et celui de Mathématiques, de l’Informatique et des Technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) de Gaston Berger de Saint-Louis. Appuyée par l’Association des universités africaines, cette initiative est accompagnée par la Banque Mondiale avec un financement de 8 millions de dollars US (plus de 4 milliards de FCfa). Selon le ministre de l’Enseignement Supérieur Pr Mary Teuw Niane, c’est la mutualisation des forces et des efforts qui a permis au Sénégal, d’avoir ces deux centres d’excellence africains suite à un processus de sélection internationale.

« L’appel à projet était international. Il s’agissait d’une compétition au niveau africain. Il a fallu, au niveau national, regrouper nos forces autour des universités qui, sur des thèmes précis, présentent des avantages comparatifs. Une telle répartition des tâches allait dans le sens de l’esprit du projet. Elle correspondait, aussi, à la volonté de notre gouvernement de spécialiser les universités du Sénégal dans des domaines spécifiques de compétences afin de répondre aux défis du développement » explique-t-il. Même si les projets sont portés par des universités, leur exécution se fera sur le plan national. Ainsi certains aspects dans leur management, sont traités en rapport avec le ministère de tutelle, celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Mary Teuw Niane en appelle aussi à un regroupement des compétences des universités sénégalaises. « Une telle option a été heureuse, dit-il. Elle doit nous amener à travailler au regroupement de nos pôles de compétences dans tous les domaines où un tel rassemblement est possible. Il s’agit d’une question de survie de nos institutions. Les résultats de la sélection doivent nous conforter dans cette démarche. Ainsi sur 59 dossiers présentés, 21 ont été retenus dont deux universités sénégalaises : Cheikh Anta Diop de Dakar Gaston Berger de Saint-Louis ».

Biomathématique et Bioinformatique
La coordonnatrice nationale du projet au Sénégal, Pr Aminata Sall Diallo assure que cette initiative soutenue par la Banque Mondiale permet de remédier aux lacunes de l’enseignement scientifique et technique sur le continent et aux conséquences qu’elles entrainent sur le marché du travail. Ce projet vise aussi, selon elle, à soutenir les secteurs stratégiques comme l’agriculture, les télécommunications, la santé. Ces objectifs stratégiques s’articulent autour de trois axes principaux : la formation des ressources humaines de qualité et en quantité suffisante, la recherche opérationnelle ou recherche action et le partenariat. Le centre d’excellence de la Santé de la Mère et de l’Enfant offre des formations diplômantes en gynécologie-obstétrique, en pédiatrie, en santé publique, en santé communautaire et en nutrition et alimentation humaine. Celui du Mitic en Biomathématique, Bioinformatique, Cryptologie, Codage et Application, Système et Technologie embarqués et mobiles. Du reste, ces structures suscitent tous les espoirs au sein des universités et auprès des institutions financières comme la Banque Mondiale. « Le mandat des centres est de produire une recherche appliquée de qualité dans leur domaine, de fournir des solutions aux décideurs et responsables du développement socio-économique et un enseignement de standards internationaux », fait remarquer le représentant de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale, Louise Cord.

Vocation régionale : Ouverture et accueil d’étudiants étrangers
Lune des composantes des centres d’excellence africains est sa vocation régionale. La Banque Mondiale, bailleur du projet insiste sur cet aspect d’ouverture internationale. Dans sa présentation, Pr Moussa Lo, qui dirige le centre de mathématique, de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication (Mitic) a évoqué cette présence d’étudiants internationaux qui sont au nombre de 165 sur 433 inscrits. En matière de coopération, ce centre d’excellence a eu aussi à signer une convention de partenariat avec la Gambie pour les formations en Masters et Doctorats dans le domaine des Mathématiques et de l’informatique. « Il s’agit d’un véritable exemple de coopération sud-sud, un partenariat gagnant-gagnant fortement apprécié par la Banque Mondiale ; notre continent devant puiser dans ses propres ressources pour son développement. Nous le pouvons et nous devons le faire », se félicite Mary Teuw Niane. Le centre d’excellence de la Santé de la Mère et de l’Enfant a eu à animer des ateliers de formation de courte durée basés sur les compétences. Il est demandé ainsi à ce centre, que les formations tiennent compte des besoins exprimés dans le cadre des plans stratégiques du Ministère de la santé en ce qui concerne l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Oumar NDIAYE

« Les nouveaux défis du volontariat dans le secteur de l’éducation et la formation ». Tel est le thème de la Journée internationale du volontariat célébrée à Mbacké. A l’occasion, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a demandé au gouvernement de respecter ses engagements.

Le secrétaire général du Sels, Souleymane Diallo, et ses camarades exigent le respect des accords signés par le gouvernement. C’était lors d’un échange sur « Les nouveaux défis du volontariat dans le secteur de l’éducation et de la formation » à Mbacké. Les syndicalistes ont soutenu que les volontaires ont joué un rôle clé dans l’élargissement de l’accès à l’éducation et le maintien des filles à l’école. Toutefois, ils ont dressé une liste non exhaustive de défis, à savoir le recrutement des enseignants qualifiés en nombre suffisant et l’amélioration des conditions d’apprentissage. « La qualité de l’éducation est un défi majeur. D’autant plus que le système est en perte de vitesse. Nous pensons aussi qu’il y a urgence de rationnaliser les dépenses », a résumé M. Diallo. L’organisation syndicale a lancé un appel pour la reprise des négociations avec le gouvernement afin d’évacuer des points en suspens. Les syndicalistes ont réaffirmé leur attachement à la pacification de l’espace scolaire. « Il faut que le gouvernement restaure la confiance dans l’espace scolaire, en appliquant les accords signés, et qu’il ouvre des négociations sérieuses sur le régime indemnitaire », a exigé la Sg du Sels qui a regretté « le retour des retards de paiement des salaires » des maîtres contractuels.

Mamadou DIEYE

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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.