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Actualités (2321)

Dans les Collèges d’enseignement moyen (Cem), les enseignants ont également regagné les classes. Là aussi, même si les élèves des classes de troisième sont en salle, l’essentiel des écoliers a décidé d’attendre. Au Cem Joseph Felix Correa de Guédiawaye, la cour de l’établissement est pleine et animée, les parents d’élèves se bousculent devant le bureau du principal Aly Sène pour inscrire leurs enfants qui n’ont pas encore regagné les classes. Il indique que « l’administration a, en amont, fait un travail pour que les emplois du temps des élèves soient disponibles, de même que tout le matériel didactique des professeurs ». M. Sène de reconnaître toutefois que les inscriptions se font timidement, même si cela n’est pas une condition pour le démarrage des élèves.

Au Cem de Dalifort aussi, le principal Ndéné Faye souligne que les professeurs ont regagné les classes et attendent que les élèves s’inscrivent progressivement. Il indique que même les non-inscrits peuvent démarrer les cours, en attendant que les parents trouvent l’argent pour les inscrire. Même avis chez son collègue du Cem de Hann, Faye Sané, qui rassure sur la présence des enseignants.

O. KANDE

Si dans les écoles publiques, les cours tardent à démarrer, le privé a parfaitement commencé les enseignements. A l’école « Notre Dame du Cap-Vert », le jour de la rentrée signifie démarrage effectif des cours. La raison est qu’avant même la rentrée, les parents sont invités à inscrire leurs enfants. « On a clôturé les inscriptions. Tout est arrêté parce qu’il faut du temps pour faire de la planification, savoir combien d’élèves on a, qu’est-ce qu’il faut programmer. Les classes sont prêtes et les enseignants sont là. Aujourd’hui, les cours ont démarré », soutient le directeur de notre Dame du Cap-Vert de Khourounar, Vincent Mendy.

O. KANDE

Hier, l’inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé, accompagné de son équipe pédagogique, a fait le tour de huit établissements privés et publics allant du préscolaire en passant par l’élémentaire jusqu’au moyen-secondaire. Le tout sous les yeux de l’adjoint au gouverneur de Thiès en charge de l’administration, Mbassa Sène, au nom du gouverneur de région.

L’école privée catholique élémentaire Sainte Anne a été visitée hier par l’inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé. Les parents étaient venus nombreux amener leur enfants. Au cours d’initiation, les élèves étaient sagement assis en face de leur institutrice qui tentait de les mettre à l’aise en leur expliquant, sourire aux lèvres, quelques bons comportements à avoir en classe.

Du point de vue du cadre, la propreté des lieux frappe le visiteur. La directrice de l’école Sainte Anne, Sœur Géneviève Ndione, a remercié les autorités académiques pour la visite qu’elle considère comme un signe d’encouragement.

Puis, cap sur l’école maternelle publique Yacine Boubou, au cœur du quartier 10ème Ex Riaom, où les chérubins étaient en classe avec leurs encadreurs qui ont démarré les activités d’éveil.

Avec un effectif de 191 enfants répartis entre la petite et la moyenne section accueillis dans un environnement bien entretenu, seule l’absence d’électricité demeure encore la fausse note.

Au collège d’enseignement moderne Djibril Diaw, la présence massive des élèves en ce premier jour de rentrée des classes a été un bon point bien noté par le principal qui a salué la bonne sensibilisation de l’association des parents d’élèves. A l’école élémentaire de Fahu, tous les élèves étaient en classe avec leurs enseignants au moment du passage de la délégation. Dans cette école qui a pu se hisser l’année scolaire précédente parmi les 10 meilleures du pays, Mme Gaye Yacine Diop, la directrice ambitionne d’aller à douze classes afin de mieux gérer son effectif de 620 élèves. « L’inspection d’académie nous a aidés dans la construction de deux classes qui sont en finition, mais nous avons encore un gap de deux autres que nous voulons obtenir au plus vite », a-t-elle plaidé.

En guise d’innovation, elle a pu, en relation avec des maîtres coraniques des environs, faire inscrire des enfants « talibé » pour suivre les apprentissages en français au même titre que tous les autres et des résultats probants ont été obtenus. « Nous en avons une trentaine que nous encourageons en leur offrant le petit déjeuner à l’école », a-t-elle confié. Avec des résultats flatteurs de 100% au Cfee et à l’entrée en sixième, l’école élémentaire de Fahu entend maintenir sa progression.

Pour le cycle secondaire, les lycées de Pout et de Fandène ont accueilli leurs élèves et leurs enseignants dans un environnement sain. Et les professeurs ont pu prendre contact avec eux, dégager les contours pratiques pour une bonne dispense des cours. A Fandène, Hélène Pascal Ndione, élève en classe de Première S2, l’absence d’électricité dans leur établissement reste encore un handicap sérieux à surmonter au plus vite. « Nous n’avons pas de labo pour faire nos expériences et cela nous pénalise », a-t-elle déploré.

A l’issue de la visite, l’Inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé, a rappelé que le paiement des inscriptions n’est pas lié à l’accès des élèves à l’école publique. « La question du quantum horaire est plus importante, donc nous demandons aux parents de pousser leurs enfants à aller en classe parce que l’année scolaire a démarré », a-t-il lancé. Ensuite, il est largement revenu sur la généralisation des évaluations standardisées dans toutes les classes et toutes les disciplines. « Notre objectif principal est de relever les performances des élèves dans notre académie et cela passe un effort constant sur au moins trois à quatre années ; c’est à cela que nous invitons tous les acteurs de l’école », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, accompagné de la première adjointe au maire, Mme Aïda Mbaye Dieng, de l’Inspecteur d’académie, Boubacar Sow, a visité, hier, quelques établissements scolaires de la capitale du Nord. Il s’est rendu ainsi au lycée Ameth Fall, à l’école élémentaire Abdou Diouf, anciennement Brière de Lisle, au lycée Charles De Gaulle, à l’école privée catholique Notre-Dame de Lourdes et au Cem André Guillabert. A l’issue de cette tournée, il s’est déclaré satisfait de la présence des enseignants et des élèves dans les classes, des dispositions prises par les autorités académiques pour contribuer efficacement à la mise en œuvre du concept « Ubi tèy, jang tèy » « démarrer les cours le jour de la rentrée).

M. Fall a mis à profit cette tournée pour faire un saut à l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar qui a été récemment transformée en site de relogement de plus de 73 familles sinistrées. Sur place, l’adjoint au gouverneur et sa délégation ont constaté que la cour, les salles de classe ainsi que d’autres endroits de cet établissement scolaire ont été bien nettoyés par les services d’hygiène. Il s’est ensuite adressé à la presse pour préciser que l’avancée de la mer n’a pas empêché les élèves d’accéder aux salles de classe. Il a, à ce propos, laissé entendre que les travaux d’installation des brise-lames (pour un coût global de 4 milliards de FCfa) sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie vont bientôt démarrer. « Les procédures de mise en œuvre avancent à un rythme satisfaisant et la réalisation de ce projet nous permettra de dépasser ces mauvais souvenirs. Pour le moment, les eaux marines ne sont pas encore dans les salles de classe ». Cependant, a-t-il fait remarquer, le rythme d’arrivée des élèves dans les établissements scolaires de la commune de Saint-Louis n’est pas encore satisfaisant.

Sahite Fall a enfin fait allusion à l’état de délabrement de certains bâtiments de l’île de Saint-Louis qui abritent une dizaine d’établissements scolaires, réitérant l’engagement de l’Etat à réhabiliter, avec l’appui de ses partenaires, ces vieilles bâtisses qui menacent de tomber en ruines.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les locaux de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) seront inaugurés jeudi prochain par le président Macky Sall avec la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean.

Nichés au cœur du quartier huppé des Almadies, l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) s’impose avec ses cinq étages. Cette structure est ainsi la quatrième institution de la Francophonie à faire de Dakar son siège. Des institutions qui s’activent autour de la question de l’éducation de la formation. Après la représentation régionale de l’Agence universitaire de la Francophonie, le secrétariat de la Conférence des ministres en charge de l’Education et celle en charge de la Jeunesse et des Sports, l’Ifef vient encore montrer la place importante qu’occupe Dakar dans le dispositif de la Francophonie.

Décidée par les chefs d’État et de gouvernement lors du XVe sommet de le Francophonie qui s’était tenu à Dakar, la création de l’Ifef vise à fournir aux États et gouvernements membres de l’Oif et à ses partenaires, une expertise technique pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de leurs politiques éducatives afin d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

L’inauguration de cet institut est prévue jeudi 12 octobre par le président Macky Sall et la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. Il est composé de plusieurs programmes d’appui à la formation surtout des enseignants. Selon son directeur Emile Tanawa, ce centre va, avec ses programmes, participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation. Parmi les programmes de l’Ifef, il y a l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem). Un programme qui participe aux efforts internationaux pour assurer une éducation de base équitable, inclusive et de qualité pour tous.

L’Organisation internationale de la francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie se sont fixées pour objectif, à travers Ifadem, d’améliorer les compétences des instituteurs en poste dans l’enseignement du et en français. Déjà ce programme intervient au Sénégal avec une formation de 500 enseignants, répartis dans les huit Inspections de l’éducation et de la formation des académies de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Entre autres programmes de l’Ifef, l’Initiative « Ecole et langues nationales » en Afrique (Elan-Afrique). Il s’agit d’un programme dont le maître d’ouvrage est l’Oif et visant à appuyer huit pays d’Afrique subsaharienne francophone dans la mise en œuvre d’un enseignement bilingue (langues nationales-français). Les deux autres programmes concernent la formation et l’insertion professionnelle des jeunes (Fipj) et l’Appui aux innovations et réformes éducatives (Paire).

Oumar NDIAYE

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a effectué une visite à Sédhiou pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de l’Espace numérique ouvert (Eno). Depuis sa dernière visite, la situation est restée presque la même. Ce qu’ont reconnu les techniciens de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. « Il était difficile de travailler pendant l’hivernage, d’ailleurs on a une fois enregistré de fortes pluies trois jours de suite », a expliqué l’un d’entre eux.

Le nouveau ministre de l’Emploi, de l’Insertion sociale et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop, par ailleurs maire de Sédhiou, est revenu sur la politique du chef de l’Etat consistant à accorder une grande confiance aux entrepreneurs nationaux. Mais, « il est important que nos compatriotes à qui l’Etat a donné de gros moyens pour des projets structurants comprennent l’enjeu que constitue le respect des délais », a-t-il précisé, soulignant que c’est une nécessité parce que l’Etat s’est engagé auprès des populations. Pour lui, ce retard ne se justifie pas parce qu’il n’y a pas de problème de financement. Quant à l’entrepreneur, il a donné un nouveau délai (mi-novembre) pour l’achèvement des travaux.

Malamine KAMARA

L’heure est aux derniers réglages pour la rentrée des classes prévue ce 9 octobre. Sur la liste des courses : frais d’inscription et fournitures scolaires figurent en bonne place. A Rufisque, une fois l’inscription réglée, parents et élèves se lancent à l’assaut des étals des vendeurs de matériels didactiques.

Rentrée des classes oblige, les marchés se sont quelque peu transformés. Celui de Rufisque ne fait pas exception. Certaines échoppes se sont mises en mode rentrée en se dotant de toutes sortes de matériels scolaires. Malgré le chaud soleil qui, dès le petit matin, a envahi la place, les clients s’attardent sur les étals pour négocier des fournitures par-ci, un sac par-là.

Chez Ass Malick, tenant boutique sur une rue adjacente à la Nationale 1, Mme Seydi, deux sacs à la main, essaie d’épuiser sa liste des courses. « J’ai déjà réglé la question de l’inscription pour deux de mes enfants. Là, je viens d’acheter deux sacs à 3.000 FCfa pour ma fille qui doit aller en classe de Cm1 et 5.000 FCfa pour mon aîné qui va faire la quatrième cette année. Maintenant, il me faut des fournitures pour enfin souffler un peu. En attendant d’envoyer la toute dernière à la maternelle en novembre », explique-t-elle, avant de se pencher sur une pile de cahiers de différents formats.
Pendant que le maître des lieux discute avec un jeune adolescent venu s’acheter un sac à dos, Mme Seydi inspecte, d’un œil averti, les différents types de cahier, en jetant de temps en temps un regard sur la liste qu’elle tient dans sa main. « Pour les cahiers, je regarde d’abord le tracé et la robustesse de la couverture. Ensuite, je les négocie par paquet. Puis, je passe au petit matériel, c’est-à-dire les protèges de cahiers, crayons, bics et autres. Heureusement qu’il n’y en a pas beaucoup à acheter, puisque j’ai gardé un stock de l’année dernière », confie-t-elle. Le vendeur qui s’est finalement entendu avec son client sur le prix du sac lui rend sa monnaie en même temps que la marchandise, avant de se dédier à nouveau à la bonne dame.

De bonnes affaires
Au bout d’une courte minute de discussion, Mme Seydi, apparemment satisfaite d’avoir réalisé de bonnes affaires, ouvre son sac à main et paye. « Les fournitures m’ont coûté exactement 8.500 FCfa. Donc, cela fait en tout 16.500 FCfa de matériels scolaires. Avec les frais d’inscription pour un montant de 30.000 FCfa, j’en suis à 46.500 FCfa. L’essentiel est fait. Le reste suivra », liste-t-elle en s’arrêtant sur la rubrique « livres » non encore cochée, suivie du peloton des « petits souhaits » parmi lesquels chaussures et vêtements figurent en pôle position.

Non loin de là, dans une échoppe de fortune tenue par Awa Ndir, jeune vendeuse de circonstance, M. Diop a, lui aussi, fini de faire ses courses. « J’étais juste venu compléter quelques articles en espérant avoir tout réglé. D’habitude, c’est un mois après la rentrée qu’on peut espérer avoir du répit. Là, j’ai casqué pas moins de 200.000 FCfa pour les frais d’inscription, les fournitures scolaires et les tenues de mes cinq gosses », révèle-t-il.

La place de Mme Ndir est très bruyante. Des haut-parleurs diffusent un message commercial qui tourne en boucle et qui revendique le meilleur prix. « Les affaires marchent, mais nous tablons sur un meilleur chiffre d’affaires ce samedi et le week-end après la rentrée », annonce-t-elle, tout en se gardant de donner plus de détails.

Moussa SONKO (stagiaire)

L’Etat du Sénégal va accélérer la construction de logements sociaux. Un objectif de 20.000 unités par an est fixé à l’horizon 2025 grâce à des facilités octroyées aux promoteurs immobiliers du public et du privé. L’assurance a été donnée, le week-end dernier, à Kaolack, par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.

La promotion de l’habitat social va occuper une place de choix dans la politique du gouvernement du Sénégal à l’horizon 2035. Une volonté réaffirmée, à Kaolack, par Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il s’exprimait en marge de la quatrième édition des journées de consultations médicales gratuites initiée par Kaolack nouvelle vision (Knv) d’Ahmed Yousseph Bengelloune.

Selon M. Sarr, le ministère a pris les devants pour faciliter la tâche aux promoteurs engagés dans cette initiative étatique. « A l’époque, c’était un guichet, maintenant c’est informatisé, vous avez le plan architectural, le plan cadastral, le bail, la taxe et on vous donne l’autorisation de construire. Tout cela reflète la politique du président Macky Sall qui avait un objectif de 15.000 logements par an. Nous sommes déjà à 11.000. J’espère que d’ici à 2025, nous aurons au moins 20.000 logements par an », a indiqué le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, faisant savoir qu’il existe des mesures d’assainissement du sous-secteur.

« Dans mon département, il y a ce qu’on appelle une commission d’agrément avec des conditions à remplir et qui sont au nombre de 10. Si elles sont réunies, le foncier est donné gratuitement. Car, dans le cahier de charges déposé, on connaît le promoteur, ses capacités financières et son environnement juridique », explique-t-il.

Diène Farba Sarr a également informé qu’actuellement 27 promoteurs privés peuvent avoir un foncier gratuit. « Je vous informe que nous avons déjà Diamniadio, à Daga-kholpa, le décret est signé, il y a Yenne, etc. Tout cela participe à l’accélération », avance-t-il.

Signalons que la quatrième édition des journées de consultations médicales gratuites initiées par Knv est marquée cette année par des actions sociales à l’endroit des pensionnaires de la pouponnière de Bongré. Ces derniers ont reçu la visite de deux pédiatres, une dotation de plus de 500.000 FCfa en médicaments.

Elimane FALL

Des Sénégalais peuvent avoir accès à temps réel aux guichets automatiques de banque (Gab) en panne ou opérationnels sur toute l’étendue du territoire. A la date du 17 septembre 2017, plus de 300 Sénégalais ont eu recours à cette innovation. L’application est conçue par Papa Malick Sarr, un jeune ingénieur sénégalais qui a déjà occupé des postes de responsabilité dans des sociétés évoluant dans les Tic.

Le retrait d’argent des Guichets automatiques de banque (Gab) est un geste simple. Mais, parfois les usagers sont contraints de valser de guichet à guichet pour toucher leur argent. L’économie de temps recherchée par les banques est contrariée. L’ingénieur Papa Malick Sarr a fait, à plusieurs reprises, les tours des Gab avant de rentrer bredouille. Un guichet hors service déçoit. L’ingénieur a alors assumé ses responsabilités. Au bout du compte, il a mis au point une application qui fournit, à temps réel, une cartographie des Gab en service et en panne.

« C’est une application qui répertorie les guichets automatiques qui fonctionnent et ceux qui ne le sont pas. Le client n’a pas besoin de faire le tour des banques pour retirer de l’argent. A l’aide de cette application, il peut aller directement au guichet en service de sa banque », souligne Papa Malick Sarr qui a roulé sa bosse dans une grande société intervenant dans le domaine de l’informatique.

Ce Sénégalais, qui a fait ses études supérieures à l’Université de Bordeaux 1, a eu à occuper le poste de responsable de la qualité et de la sécurité des Systèmes d’informations (Si) chez Chaka entre juin 2015 et novembre 2016. Par la suite, il devient le directeur technique de la société Arkamaz Sénégal (décembre 2016-mars 2017). L’occurrence des pannes des guichets les lendemains de fête au Sénégal a déjà fait les choux gras de la presse au Sénégal. Actuellement plus de 300 Sénégalais ont la possibilité, en tout lieu et à n’importe quel moment, de connaître les guichets opérationnels des banques où ils peuvent toucher à leurs sous. L’ingénieur sénégalais offre ses services aux Sénégalais.

« La carte bancaire est un service. Ce n’est pas offert. Donc le client doit pouvoir avoir de l’argent en se rendant au guichet. Mais ce n’est pas souvent le cas. Des Sénégalais peuvent télécharger gratuitement cette application sur leur portable et avoir un répertoire des guichets où ils peuvent retirer de l’argent sans perdre de temps ou sans se rabattre aux guichets d’autres banques », avance l’ingénieur.

L’engagement des banques en question
L’application Gabloc est un répertoire des Gab de 14 banques implantées au Sénégal sur une carte Google Maps. L’état des Gab est réactualisé de façon régulière grâce à un système dynamique de collecte des informations. Les versions pour les plateformes iOs et WindowsPhone seront déployées dans les prochains jours. Les usagers peuvent avoir accès à ces services à travers l’adresse www.gabloc.com.

La startup compte aller plus loin. Un deuxième boitier est en confection. Il sera muni de deux boutons, l’un pour signaler une panne et l’autre pour informer que le Gab est en marche. « Les vigiles peuvent envoyer une note si le distributeur ne marche pas. Si le distributeur est en panne, on peut envoyer une sonorisation aux vigiles pour lui demander d’aller regarder afin de confirmer ou d’infirmer l’information qui a été donnée précédemment », explique l’ingénieur.

Des Sénégalais pourraient tirer davantage de ses services de cette application sur toute l’étendue du territoire si les banques acceptent de s’engager à intégrer cette innovation dans leur dispositif. L’innovateur a conscience que sa création ne passera pas comme lettre à la poste auprès des institutions financières de la place. « Nous allons continuer à travailler. Nous ne pouvons pas attendre les institutions financières. Les Gab sont dans des espaces publics », soutient l’ingénieur qui a des compétences en audit des systèmes d’information.

Ce Sénégalais s’illustre également dans la conception des solutions embarquées, qui sont en quelque sorte des systèmes de surveillance à distance. En juin 2007, il a développé des interfaces multimédia (Lecteur Flash, Viewer Vidoé For Linux) et mis en place des pilotes périphériques embarqués en USB et 12C.

Idrissa SANE

En quelques semaines, le port maritime de Kaolack est sorti de l’ombre. A la faveur de la reprise des activités, la question de sa réhabilitation suscite tous les intérêts des acteurs économiques.

Comment faire pour que l’embellie notée au port maritime de Kaolack soit durable ? La question est au cœur du débat chez les acteurs économiques de la région de Kaolack. Une interrogation suscitée par des échos de presse relevant une reprise importante des mouvements de navires sur le fleuve Saloum. Concernés au premier chef par ce regain d’activités, les élus de la principale chambre consulaire locale ne sont pas indifférents à cette nouvelle donne. «Nous avons toujours cru au rôle stratégique du port de Kaolack dans le développement des activités économiques de la région de Kaolack ; ce qui nous a poussé, depuis 2010, avec l’équipe du président Serigne Mboup, à consentir des efforts pour faire fonctionner l’infrastructure en termes de renforcement de la sécurité et de réhabilitation des entrepôts et des terres-pleins», a déclaré le premier vice président de l’institution consulaire, El Hadj Mouhamadou Fallou Bâ. Des ambitions qui dépasseraient la circonscription administrative. «C’est vrai qu’on est plus dans le contexte de l’après première guerre mondiale où Kaolack était le second port fluvial de l’Afrique occidentale française (Aof) avec une déserte de près de 2.000 navires l’an. Aujourd’hui, avec le dragage du chenal, on pourrait en faire la clé de voute du développement du pôle territorial du Sine-Saloum. Avec l’importance économique de la ville de Touba, Kaolack pourrait jouer le rôle de port d’éclatement vers la cité religieuse distante seulement de 110 kilomètres, en évitant les goulots d’étranglement sur les routes de la capitale Dakar », a analysé cet homme d’affaires partagé entre Kaolack et Touba. Un plaidoyer qui va avoir une plus grande tonalité pour les régionales centrales du pays. Déjà sur le terrain, les échanges avec la région de Diourbel sont de plus en plus importants. L’élu consulaire est persuadé que les pouvoirs publics vont accompagner cette dynamique. «La réhabilitation du port maritime de Kaolack par le dragage du chenal pour assurer la navigabilité du fleuve par des navires de 5.000 à 6.000 tonneaux fait partie des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse) et la reprise observée ces dernières semaines milite à sa mise en œuvre par l’État», estime El Hadj Mouhamadou Fallou Bâ.

Elimane FALL

En perspective à la rentrée scolaire prochaine, l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye a fait le bilan de l’année scolaire écoulée et jeté les bases d’une nouvelle forme de management en vue d’atteindre les objectifs visés en termes de qualité des enseignements. Au cours de cette rencontre, les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) ainsi que les chefs d’établissements ont listé les difficultés auxquelles ils font face. Il s’agit notamment de la nécessité de remettre en l’état certains établissements relativement affectés par les inondations. Entre autres obstacles qui peuvent entraver l’opération « Oubi tey, diangue tay » (commencer les cours le jour de la rentrée).

Même si la plupart des établissements scolaires ne sont pas affectés, certains nécessitent des travaux de réhabilitation. A ce sujet, l’Inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, considère que des dispositions sont prises pour que ces établissements affectés puissent être aptes à recevoir les élèves avant la rentrée des classes. Il a indiqué qu’il sera également question d’œuvrer de manière à avoir une année scolaire apaisée. C’est ainsi qu’à travers le Comité du dialogue social, des décisions sont en train d’« être prises de manière à initier l’ensemble des partenaires sociaux sur les grandes décisions que l’Ia prend dans une démarche partenariale qui va déboucher sur un climat social apaisé. A l’Ief de Pikine, il n’y a pratiquement pas de gros problèmes.

Contrairement à l’Ief de Thiaroye et de Keur Massar où plus d’une quinzaine d’écoles ont besoin d’être remises en l’état. Seyni Wade de préciser qu’il ne s’agit pas en réalité d’inondation à proprement parler. Mais, des écoles où des flaques d’eau sont formées dans la cour ou bien des salles de classe envahies par l’eau de pluie. Dans tous les cas, il a rassuré que toutes les dispositions sont prises pour que l’opération « Oubi tey, diangue tey » soit une réalité.

Abdou DIOP

La Foire des innovations en éducation et formation initiée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a été lancée au Centre culturel Blaise Senghor hier. Les acteurs ont tous salué cette initiative qui permet de valoriser le secteur de l’éducation et de la formation.

Pour la première édition de la Foire des innovations en éducation et formation organisée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), l’esplanade du Centre culturel Blaise Senghor s’est avérée très petite pour recevoir les nombreux stands. Des écoles de formation aux maisons d’édition, en passant par le ministère de la Culture, des structures privées, il y a eu une forte présence des exposants. Moussa Mbaye, président du conseil d’administration de la Cosydep, a rappelé que même si certains pensaient qu’il n’y a pas assez d’innovations dans le système éducatif, la foire a démontré le contraire. « Nous sommes satisfaits de ce travail avec le ministère de la Formation professionnelle pour montrer aux Sénégalais que les solutions sont là par rapport aux enjeux auxquels on fait face en termes d’apprentissage, de formation et d’emplois », confie Moussa Mbaye, qui indique que les Sénégalais ont un génie qu’il faut répandre pour faire d’eux des producteurs et non seulement des consommateurs.

Le secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, a laissé entendre, au nom des syndicats de l’enseignement, que cette initiative de la Cosydep est à saluer et à pérenniser à travers le pays. Dans le cadre « de l’espace troc », les syndicalistes ont donné des sacs destinés aux élèves n’ayant pas les moyens.

Venu visiter les stands de cette foire, le ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a apprécié cette initiative de la Cosydep. « C’est une première parce qu’on a l’habitude de voir des foires, mais voir autant de personnalités, d’organisations diverses se regrouper autour de l’école, de la formation, c’est une belle idée à saluer. Il faut l’étendre à l’intérieur du Sénégal », indique le ministre.

Pour lui, dans ce monde actuel, on est en perpétuelle mutation et on devrait être dynamique dans la recherche de solutions, dans les positions, dans les accompagnements. « Dans le domaine de la formation professionnelle, en termes d’innovations, nous avons décidé d’installer et de mettre en place un cadre national de concertation. Ce cadre existe et il fonctionne. On parle d’adéquation formation-emploi. Au Sénégal, depuis plus de deux ans, l’adéquation formation-emploi prend forme parce que c’est le secteur privé qui décide avec nous, travaille avec nous dans l’identification des créneaux, des secteurs porteurs pour la formation des jeunes», soutient M. Talla.

Il a salué la chaîne de solidarité mise en place dans « l’espace troc » de la foire et qui a permis aux visiteurs de donner gratuitement des livres et autres produits à ceux qui en ont besoin. La foire lancée ce vendredi baissera rideau ce samedi.

O. KANDE

Constatant un manque voire une absence totale de toilettes dans plusieurs écoles du pays, le colonel Antoine Wardini, directeur du Service civique national, a trouvé un bailleur chinois qui a accepté de financer la construction et la réfection de toilettes dans plus de 20 établissements du pays. Le coût du projet est de 200 millions de FCfa.

L’Ecole Sacoura Badiane jouxte les périmètres de la Place de l’Obélisque. A quelques jours de la rentrée, la cour de l’établissement est très propre, contrairement aux autres écoles. Avec l’appui de partenaires, le directeur a pu balayer et nettoyer les coins et recoins de l’école. A gauche, juste après le portail, les jeunes ont fini de bruler les ordures rassemblées après le balayage et le désherbage de l’établissement. Une épaisse fumée monte vers le ciel depuis le tas d’immondices brulées. Derrière, on aperçoit un joli bâtiment flambant neuf, peint en couleur verte et au dessus duquel sont soigneusement installées des tôles toutes neuves séparées du reste de la bâtisse par un espace pour permettre une très bonne aération.

A l’intérieur, le bâtiment est parfaitement carrelé. C’est le nouveau bloc de toilettes de l’école Sacoura Badiane qui compte actuellement 417 élèves pouvant allant jusqu’à 500 avec les demandes de transferts et autres nouvelles inscriptions, selon le directeur Jean Baptiste Gomis. Le bloc est divisé en deux compartiments (un pour les filles et un autre pour les garçons) de quatre toilettes chacun avec des espaces urinoirs, des lavabos, etc. Ce nouveau bâtiment trône juste à côté des anciennes toilettes de l’école qui ne répondaient plus aux normes de sécurité pour accueillir les jeunes élèves.

Compte tenu de cela et constatant, pendant les précédentes vacances citoyennes, les difficultés des enfants dans les écoles d’avoir des sanitaires, le directeur du Service civique national, le colonel Antoine Wardini, a décidé de trouver des financements pour construire ou reconstruire les toilettes des établissements. C’est ainsi que la compagnie chinoise Huawai a décidé de mettre 200 millions de FCfa.

Jean Baptiste Gomis, directeur de l’école Sacoura Badiane, brandissant fièrement les clefs, a apprécié à sa juste valeur ces nouvelles toilettes. « On avait beaucoup de problèmes avec les toilettes qui étaient vieilles. Elles étaient bouchées depuis le mois de novembre et il a fallu qu’on trouve de l’argent pour les réparer. Dieu est venu à notre aide avec l’arrivée du colonel Wardini qui a construit avec les Chinois ces nouvelles toilettes », se réjouit M. Gomis.

Pour lui, ces toilettes spacieuses sont plus adaptées pour les enfants que les anciennes qui étaient dans un état déplorable. « Quand les toilettes sont insuffisantes, les enfants faisaient leurs besoins dans la cour ou derrière. Avec les huit nouveaux box, si on reconstruit les huit autres, il y aura assez de toilettes pour tous les élèves. Nous sommes très contents de ce projet, car si les toilettes sont sales, il y a même un problème de santé des enfants qui se posera. Ce programme améliore aussi l’environnement scolaire », indique le directeur de l’école Sacoura Badiane.

Des toilettes toutes neuves à la rentrée
A la Médina aussi, à l’établissement El hadji Mour Diop dite « Ecole Médine » qui compte 521 élèves pour 11 classes fonctionnelles, le programme de réfection et de construction des toilettes dans les écoles a eu des résultats. En face des salles de classe, les « toilettes mortes » devenues dangereuses pour les élèves ont été toutes reconstruites suivant le même modèle et la même architecture que les sanitaires de l’école Sacoura Badiane. Même constat à l’école Alassane Ndiaye Alou partageant le même mur avec l’école Elhadji Mour Diop. Là aussi les élèves seront heureux d’utiliser des toilettes toutes neuves à la rentrée des classes.

Le directeur de l’école Elhadji Mour Diop, Fodé Diouf, a dit aussi sa joie d’avoir ces nouvelles toilettes. « Les toilettes étaient vraiment impraticables. Maintenant les nouvelles toilettes ont permis l’assainissement avec une nouvelle fosse », confie-t-il, assurant que le suivi sera fait avec la mairie pour un meilleur entretien.

D’autres établissements ont bénéficié de ces infrastructures. Il s’agit, entre autres, du Cem de Grand Yoff, du Lycée Talibou Dabo, de l’école élémentaire Mbakhane Ndiouffere de Diourbel, des écoles Moustapha Baidy Bâ et Daral 2 de Fatick, de l’école préscolaire Mbour Sérère Kao. Dix autres établissements situés entre Dakar, Thiès, Diourbel et Kaolack vont bénéficier de ce programme en cours.

Oumar KANDE

Du 22 août au 4 octobre 2017, 4,537 milliards de FCfa ont été virés pour le paiement des sommes dues aux personnels enseignants, informe un communiqué du rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

« A la date du 6 octobre 2017, le rectorat informe que toutes les sommes dues aux enseignants et chercheurs, dont les états sont transmis, ont été intégralement virées auprès des banques ». C’est la mise au point apportée par le rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) suite à la sortie de la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui avait menacé de boycotter les examens de rattrapage à cause du non-respect par l’Etat de ses engagements à payer les sommes dues aux personnels enseignants et de recherche.

Dans un communiqué, le rectorat informe « qu’une somme de 4.537.819.707 de FCfa a été débloquée entre août et octobre 2017 par les pouvoirs publics pour le paiement des sommes dues aux personnels enseignants et de recherche (Per) ». Cette somme a été consacrée au paiement des « per dium voyage d’études », aux « billets voyages d’études » aux « primes de recherche » aux « heures complémentaires du 1er et 2e semestre » et aux « salaires du mois de septembre ». Ainsi, une somme de 408.973.535 de FCfa a été débloquée le 22 août 2017 pour le paiement des enseignants-vacataires.

Pour la rubrique « per dium voyage d’études », c’est le 25 août 2017 qu’une enveloppe de 479 millions de FCfa a été dégagée pour son paiement. Les « billets voyages d’études » ont été payés, renseigne le communiqué, le 28 septembre 2017 pour une somme de 277.820.000 de FCfa. Ensuite, 214.041.109 de FCfa ont été virés le 25 août 2017 pour payer les primes de recherche. Pour le paiement des heures complémentaires du 1er et du 2ème semestre 2017, un montant de 757.985.063 de FCfa a été dégagé du 28 septembre au 2 octobre 2017. Enfin, 2,4 milliards de FCfa ont été levés le 4 octobre dernier pour payer les salaires du mois de septembre.

Toutefois, le recteur salue « les efforts fournis par les enseignants » et les exhorte à « poursuivre cet élan qui a déjà permis de résorber les retards accusés dans le déroulement du calendrier universitaire, au long de ces cinq dernières années, au seul bénéfice des étudiants et du Sénégal ». Il a aussi magnifié « la résilience des étudiants et le dévouement des Personnels administratifs, techniques et de service (Pats) qui ont contribué à la stabilisation relative de l’Ucad ».

Aliou Ngamby NDIAYE

En vue de pérenniser une initiative datant de plusieurs années, la direction de l’Ecole nationale de police a renouvelé son soutien au Centre national de transfusion sanguine par un don de sang organisé dans ses locaux. L’objectif était de récolter 300 poches de sang en vue de sauver des vies.

L’Ecole nationale de police et de formation permanente a organisé, hier, une journée de don de sang. Elle s’inscrit dans son partenariat avec le Centre national de transfusion sanguine. « Cette activité est organisée, chaque année, deux ou trois fois, et elle connaît toujours une forte mobilisation de la part des membres de l’établissement », affirme Mansour Sané, agent dudit centre. Il a ajouté que l’école s’est très souvent montrée disponible en cas de besoin de poches de sang. « Je la remercie pour cet acte noble ». La direction a en effet pris en charge le matériel médical nécessaire, l’alimentation des donneurs, ainsi que la mobilisation de ressources humaines. Les agents du Centre national de transfusion sanguine se sont dits satisfaits, car totalisant un nombre de 225 poches sur un objectif de 300 à la mi-journée. « J’invite les Sénégalais à leur emboîter le pas, car ce geste, apparemment simple, sauve des vies. Des femmes enceintes, des soldats sur le champ de bataille et autres. C’est d’une importance cruciale ».

De l’avis de Ciré Sow, pensionnaire de l’Ecole nationale de police, « c’est un acte volontaire qui aide ceux qui en ont besoin. Nul n’est à l’abri d’un accident ou d’une situation nécessitant une transfusion sanguine ». Il affirme l’avoir fait à plusieurs reprises, tout comme la plupart de ses camarades.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

Des jeunes africains ont massivement pris part au quatrième « Rebranding Africa Forum » qui constitue un cadre innovant, un espace de dialogue pertinent et un creuset d’alternatifs inédit. D’après Pape Arona Traoré, Secrétaire exécutif d’AfriYan Afrique de l’Ouest et du Centre, les jeunes doivent être au premier plan et constituer, par la même occasion, une force agissante dans les secteurs clés du développement, notamment l’entreprenariat, l’emploi des jeunes, l’éducation, la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive. Selon lui, l’accès aux services de la planification familiale garantit la transparence et la redevabilité. Il a également souligné que « la prise en compte des besoins des jeunes est une urgence et une priorité, c’est tout le sens du dividende démographique ».

Arona Traoré a promis que les organisations africaines comme AfriYan vont continuer à remobiliser la jeunesse de ce continent, à fédérer les énergies, les compétences et les talents pour réaliser la capture du dividende démographique.

El H. A. THIAM et E. KALY

Le ministre d’Etat, du Budget, de la Fonction publique de Belgique, André Flahaut, a fait un plaidoyer en demandant aux dirigeants européens de prendre aux sérieux l’Afrique. « Il faut que les Européens acceptent de voir en elle un acteur majeur de son histoire », a indiqué M. Flahaut. Il a rappelé qu’il continuera, en tant que défenseur de l’Afrique, de s’efforcer pour des relations durables entre l’Afrique et l’Europe. Selon lui, « l’avenir de l’Afrique, c’est notre avenir. Certains, à Bruxelles, à Paris, à Londres et ailleurs, continuent de regarder l’immense continent africain avec paternalisme et condescendance.

Ils n’en finissent pas de regretter le temps des colonies. Ils oublient combien ces colonies vous ont blessés, abîmés, humiliés, épuisés. Ils ne veulent pas reconnaître que la prospérité de nos sociétés, c’est d’abord à vous que nous la devons », a déclaré le ministre belge du Budget. C’est pour cette raison que les Européens ne doivent pas ignorer, minimiser la créativité, la grandeur, l’enthousiasme, le dynamisme de ceux qui, malgré les difficultés, et parfois grâce à elles, font l’Afrique actuelle. « Incapables de penser au-delà des difficultés que vous affrontez, et qui sont réelles, les nostalgiques du monde d’hier ne peuvent comprendre vos atouts, ni surtout votre force culturelle, intellectuelle, spirituelle …», a-t-il évoqué, demandant aux Européens de ne peut pas passer à côté de l’Afrique. « Car les Africains ne nous attendront pas. Ils n’attendront pas qu’on veuille leur prêter attention. Ils n’attendront pas qu’on daigne enfin leur accorder une confiance qui, d’ores et déjà, devrait leur être acquise », a-t-il averti, insistant que le fait que l’Afrique est une force qui n’inspire pas la peur, mais le respect, puisque l’Afrique, eu égard à sa jeunesse, est une « chance ».

El H. A. THIAM et E. KALY

La quatrième édition du Rebranding Africa Forum a permis de poser le débat sur le dividende démographique qualifié comme une opportunité pour faire avancer le continent africain. La question du financement de ce concept a été relancée par les participants.

Après trois éditions successives, le « Rebranding Africa Forum » a tenu à nouveau le pari de réunir à Bruxelles, la capitale belge, d’éminentes personnalités dont le Premier ministre de la Guinée, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), entre autres. La réflexion a porté sur la marche du continent africain en essayant de diagnostiquer sans complaisance l’état de santé des domaines majeurs et atouts méconnus de l’Afrique. Le thème de cette quatrième édition est centré sur « Enjeux et défis des systèmes financiers africains face au dividende démographique ». Ce concept, dont la feuille de route a été lancée en janvier dernier, à Addis-Abeba, lors du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine, figure en bonne place, d’après le Premier ministre de la République de Guinée, dans les débats menés au niveau africain et au sein des instances internationales. Mamady Youla, en présidant l’ouverture des travaux du forum, au nom du président Guinéen Alpha Condé, a indiqué que ce dernier s’inscrit dans la dynamique de recherche des solutions aux nombreux défis dont l’Afrique se trouve confrontée. En tant que pionnier de la mise en œuvre de la feuille de route du dividende démographique sur le thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », le président en exercice de l’Union africaine a été sensible à ce forum.

Selon les explications du Premier ministre guinéen, un pays dans lequel la part des jeunes dans la population augmente et le taux de fécondité diminue, ne peut que récolter les fruits du dividende démographique. « Le levier économique dont disposent des pays en cours de transition démographique a été évoqué souvent comme l’un des moteurs du boom économique de nombreux pays dont le processus de développement a su tirer profit du dividende démographique », a indiqué le Premier ministre, ajoutant que le facteur démographique sur le continent africain, qui constitue une réalité à la fois sociale, économique et politique, doit être appréhendé comme une véritable opportunité.

Transition démographique
A son avis, la transition démographique réussie permet d’apporter une réponse pérenne pour transformer la réalité économique du continent africain en faisant la promotion de la paix et de la cohésion des peuples. Il a indiqué que l’augmentation de la population africaine est une chance et nécessite un investissement dans l’éducation, la santé et la création d’emplois. Il est convaincu que le dividende démographique pourrait générer une croissance économique conséquente sur l’ensemble du continent, à la seule condition que les politiques cohérentes soient mises en place. « L’Afrique est jeune et doit réussir sa transition démographique », a déclaré le Premier ministre guinéen.

Pour l’initiateur du forum, Thierry Hot, Rebranding Africa Forum est devenu, depuis trois ans, un laboratoire qui catalyse les questionnements et les espoirs de l’Afrique. Le forum, d’après lui, est un formidable creuset d’influence pour matérialiser la volonté d’amener le continent sur les chemins de sa renaissance. « Cette année, nous avons souhaité examiner en profondeur l’un des atouts les plus décisifs du continent : son capital humain, et ce à travers la question du dividende démographique », a-t-il indiqué, soulignant que le dividende démographique est devenu l’une des équations les plus essentielles à résoudre par les dirigeants africains.

Selon les chiffres de l’Onu repris par M. Hot, un quart de la population mondiale vivra sur le continent africain d’ici à 2050. « Le Nigeria à lui seul comptera 440 millions d’habitants, derrière l’Inde et la Chine. La population âgée de 65 ans et plus va doubler, passant de 3,4% à 7,7% en Afrique », a-t-il cité, estimant qu’il impérieux de se préparer efficacement aux bouleversements. Comment y parvenir ? C’est tout l’enjeu des échanges de cette quatrième édition du Rebranding Africa Forum qui a posé le débat sur les enjeux et défis des systèmes financiers africains face au dividende démographique.

La directrice exécutive de l’Unfpa, Natalia Kanem, a invité les chefs d’Etat africains de continuer à soutenir le dividende démographique. D’après elle, les défis du continent africain consistent à améliorer les questions de l’éducation pour permettre aux filles de rester pendant longtemps à l’école et être autonomes. Elle a estimé qu’un bon taux de scolarisation permettrait de réduire le chômage des jeunes en Afrique.

De nos envoyés spéciaux El Hadji Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) va franchir une nouvelle étape dans l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée aux Sénégalais. Elle a dans son schéma l’acquisition d’une unité mobile de déferrisation. « Nous envisageons d’acquérir une unité mobile de déferrisation pour traiter les eaux qui ont des concentrations élevées en fer. Nous avons 15.000 m3 à Sébikhtone que nous ne pouvons pas injecter à cause d’un excès en fer », a informé le directeur général de la Sones. Déjà une unité de traitement sera installée pour traiter l’eau du forage du Lycée moderne de Dakar qui a une charge anormale en fer.

I. SANE

Les forages F 11, F 9 et F 13 vont tirer vers le haut la production. Ces ouvrages vont résorber des déficits notés dans certains quartiers de la ville de Thiès. Déjà l’eau coule en abondance dans des quartiers où il y avait des ruptures.

L’approvisionnement en eau a de beaux jours à Thiès. A l’extérieur de la capitale du rail, la densification du patrimoine hydraulique est en cours. Dans un village de la commune de Fandène, le forage F 9 sera remis à flot. Son renouvellement est à un stade rassurant. L’ouvrage sera dans le dispositif de production au bout d’un mois. « Si tout se passe comme prévu, l’entreprise va achever les travaux d’ici la fin de ce mois. Nous pouvons dire avec tous ces forages, F 11, F 9 et F 13, que les problèmes d’eau de Thiès seront un vieux souvenir », projette l’ingénieur Saliou Ngom.

Le F11 est déjà mis en service. Ces trois forages auront une capacité de production de 450 m3 par heure. Ces infrastructures et celles existantes ouvrent de belles perspectives en termes de disponibilité des services d’eau. Surtout que la capacité de stockage des réservoirs de Thiès sera augmentée de manière sensible. L’eau ne sera plus une denrée rare dans des quartiers comme Cité Lamy. Les autorités ont en ligne de mire les pics de consommation. Et, l’anticipation est la meilleure réponse à l’évolution de la demande induite, d’une part, par l’accroissement démographique et, d’autre part, par le mésusage de la denrée précieuse au sein des ménages.

« Ces ouvrages auront un rôle assez important à jouer dans la satisfaction des besoins des populations. Ils nous permettront d’anticiper sur la pointe à venir. L’objectif en fin mars et début avril, c’est d’avoir ces ouvrages. Nous ne ménagerons aucun effort pour respecter ces délais », a répété le directeur général de la Sones. Déjà les populations ont mesuré les impacts des réalisations entreprises par le gouvernement à Thiès. Des quartiers sont sortis d’un régime hydrique déficitaire. « Actuellement, les populations ont de l’eau toute la journée. Toutefois, nous avons parfois des problèmes de distribution liés au colmatage des conduites », informe le chef de service régional de la Sde de Thiès, Toumbouloun Cissé.

I. SANE

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) et l’Ong Sightsavers ont organisé une rencontre sur la mise en œuvre des Odd au Sénégal. Il s’est agi de voir comment les organisations de la société civile vont intervenir aux côtés du gouvernement dans la mise en œuvre des Odd. L’atelier a enregistré la participation d’une cinquantaine de personnes venues des différentes organisations de la société civile, des associations de personnes handicapées et des différents ministères. Pendant toute une journée, les membres de la société civile ont réfléchi sur leur implication dans le processus de mise en œuvre des Odd à travers leurs programmes.

Sightsavers, qui accompagne le gouvernement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la promotion des personnes handicapées, s’est engagé aux côtés du Congad et des institutions gouvernementales à travailler à la promotion des Odd. Car, explique Salimata Bocoum, les Odd sont indivisibles, par conséquent leur mise en œuvre exige une démarche participative et inclusive. A l’en croire, les couches vulnérables et marginalisées doivent être prises en compte si l’on veut atteindre tous les Odd. Le Congad, en se fondant sur son approche globale, se propose de prendre les Odd au niveau sectoriel, tout en respectant leur caractère intégratif. Seulement, le président du Congad, Amacodou Diouf, estime qu’il faut mettre l’accent sur l’Odd3, relatif à la santé, tout en s’ouvrant aux autres.

Dans son intervention, Khanata Diagne du bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Pse) s’est félicité de cette belle initiative. Elle a, par ailleurs, précisé que le gouvernement travaille à aligner les Odd au Pse.

Pape Coly NGOME

Le Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel) affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal-Cnts a invité l’Etat du Sénégal à respecter les accords signés en 2014.

Le respect des accords est une demande pressante du corps enseignant, qui l’a réitéré, hier, 5 octobre, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des enseignants. Cette année, le thème porte sur : « Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants ». D’après Amadou Mballo, Secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel)-Cnts, les enseignants se disent écœurés de la situation discriminatoire vécue. Il a révélé que les accords signés, en février de 2014, étaient jugés réalistes et réalisables. Pourtant, ils tardent à être respectés. « La situation des instituteurs du préscolaire et de l’élémentaire, la gestion de la carrière des enseignants qui ne peuvent plus être des chargés de cours sont autant de revendications. Il y a aussi l’organisation des examens professionnels. Par rapport à tout ça, il est temps que l’Etat se réagisse », a-t-il déclaré, soulignant leur volonté d’améliorer « les conditions de vie du corps enseignant ». « Nous ne sommes pas d’accord avec le jeu du chat et de la souris », ajoute-t-il. M. Mballo a rappelé que les syndicalistes ont observé une année sabbatique, mais cela n’a pas changé grand chose. « Nous traversons des zones de trouble, de turbulence; et ce n’est pas juste », a déploré le syndicaliste.

Revenant sur la situation des écoles de Yavuz Selim, il invite l’Etat à regarder du côté des élèves. « Le gouvernement doit prendre en compte l’intérêt de nos enfants au lieu d’un autre tiers », a-t-il invité.

De son côté, Cheikhou Touré, expert en éducation, a déclaré que l’autonomie est la liberté de choisir dans le respect de la réglementation, parce que le rôle d’un syndicat, c’est la défense des intérêts des travailleurs. « Les syndicalistes doivent être extrêmement cultivés pour se rendre compte de ce qui est possible ou pas », a soutenu l’inspecteur de l’éducation, par ailleurs responsable du pôle formation et insertion à Enda Graaf Sahel.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et de résilience (Pnsar) a fait l’objet d’une validation technique entre les parties concernées avant la validation politique attendue prochainement. D’une durée de cinq ans, son coût est évalué à 639 milliards de FCfa.

« Les différentes enquêtes de sécurité alimentaire révèlent une prévalence élevée de l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du pays. Au niveau national, le taux d’insécurité alimentaire n’a pas connu d’amélioration au regard des taux enregistrés avec l’Analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Agvsan) de 2010 et l’Enquête nationale de sécurité alimentaire et de la nutrition (Ensan) de 2013 et 2016 ». Ces informations sont contenues dans le document de présentation du Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à résilience (Pnsar). D’un coût de 639 milliards de FCfa, ce programme, conçu pour inverser cette situation d’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal, a fait l’objet d’une validation technique avec les parties concernées par la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour Jean Pierre Senghor, Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, le Sénégal a adopté, en décembre 2016, une Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar). « Pour son opérationnalisation, le gouvernement recommande l’élaboration d’un Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à résilience (Pnsar). Lequel est planifié et mis en œuvre pour opérationnaliser la Snsar pour une période de cinq ans de 2018 à 2022. L’objectif est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi que leurs capacités de résilience d’ici à 2022 », explique-t-il. Selon le document de présentation du Pnsar, les enquêtes et évaluations de vulnérabilité liées à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle révèlent une situation généralement préoccupante dans sept régions du Nord, de l’Est et du Sud (Kédougou, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor). « La malnutrition aigüe a connu une baisse entre 2011 et 2016 avec une prévalence qui est passée de 10,1 % à 7,2 % en 2016. La prévalence de la malnutrition chronique est globalement en baisse de 26 % en 2011 à 17 % en 2016. Le Sénégal enregistre une prévalence de la malnutrition chronique parmi les moins élevées de la sous-région », selon toujours le document.

Le directeur de cabinet du Premier ministre, Diatourou Ndiaye, qui a présidé la rencontre de validation, a souligné que ce programme fera l’objet d’une validation politique par l’Etat.

Oumar NDIAYE

A la veille de la quatrième édition du « Rebranding africa forum », dont les travaux s’ouvrent aujourd’hui, le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et ses partenaires ont organisé une session avec les acteurs des médias, des artistes, des parlementaires, des jeunes, des ministres, entre autres. Cette session a porté sur les défis liés au dividende démographique en Afrique et feuille de route de l’Union africaine, mais aussi la présentation du projet Swedd. Il était également question de l’élaboration d’un plan d’actions pour l’implication des acteurs de la communication et des artistes dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’Ua du dividende démographique.

Parmi les participants à cette première session, la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo Seck. L’artiste compte s’appuyer sur la musique pour sensibiliser les décideurs publics et le secteur privé sur le dividende démographique. Elle a aussi promis de mobiliser les artistes, comme elle l’a déjà fait, pour combattre les mariages précoces. Elle continuera à mener le plaidoyer auprès des parents pour le maintien des filles à l’école en les encadrant afin de leur permettre, à l’âge adulte, de pouvoir être autonomes. Les journalistes promettent aussi de travailler pour faire avancer le dividende démographique.

El H. A. THIAM et E. KALY

Le nouveau directeur exécutif de l’Unfpa, Mme Natalia Kanem, trace sa feuille de route en promettant d’accélérer la politique du dividende démographique. L’un des concepts qui permet de régler les problèmes des populations, en investissant dans la santé, l’éducation et l’emploi.

Mme Natalia Kanem est le nouveau directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). De nationalité panaméenne, elle a été confirmée à ce poste où elle assurait l’intérim du Nigérian Babatunde Osotimehin, décédé en juin dernier. La patronne de l’Unfpa a fait sa première sortie, hier, à Bruxelles où elle a présidé la session du dialogue intergénérationnel et multisectoriel sur le dividende démographique. Son objectif principal est l’accélération du dividende démographique.

Devant des experts, des journalistes, des jeunes, des parlementaires, entre autres acteurs, elle a promis de poursuivre le travail de son prédécesseur. Il s’agit de faire en sorte qu’aucune femme ne meurt en donnant la vie. C’est pour cela qu’elle a promis de travailler, avec ses collaborateurs, des partenaires et des dirigeants africains pour que les produits de la planification familiale soient disponibles dans les structures sanitaires et partout. « Ce sont ces produits qui permettront à une femme de choisir le moment de tomber en état de grossesse et de décider du nombre d’enfant qu’elle veut avoir », a indiqué Mme Natalia Kanem.

Mme Natalia Kanem s’est aussi engagée à lutter contre les violences faites aux femmes. Selon elle, c’est cette violence, sous forme de mariages précoces, qui est à l’origine des fistules, mais surtout de la mortalité maternelle et infantile. Elle a promis de combattre les inégalités sociales qui sont également sources de conflits. Elle est convaincue que la promotion de la paix passe par l’éradication des inégalités sociales. Elle a, d’ailleurs, profité de sa première sortie officielle pour inviter les chefs d’Etat africains à continuer d’investir dans la jeunesse par la création d’emplois pour éviter le phénomène de l’émigration clandestine. « Tout ceci passe par l’exploitation du dividende démographique qui encourage à investir dans le capital humain, la santé et l’éducation », a souligné Natalia Kanem, qui promet de ne ménager aucun effort pour aider les dirigeants africains à trouver des financements en vue d’aider les pays en difficulté à améliorer le bien-être de leur population.

El H. A. THIAM et E. KALY

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