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Actualités (2539)

Le Programme d’appui et de développement des centres d’excellence régionaux (Pacer) de l’Uemoa, qui est dans sa deuxième édition, veut renforcer les institutions supérieures de formation pour qu’elles puissent offrir des formations de qualité.

Initiative de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), le Programme d’appui et de développement des centres d’excellence régionaux (Pacer) est toujours dans sa deuxième édition. Lancé depuis 2008, ce programme cherche à renforcer des institutions supérieures de formation déjà existantes pour que, dans l’espace communautaire des pays de l’Uemoa, les jeunes puissent bénéficier de formations de qualité.

Selon Emmanuel Barry, du Département du développement humain de l’Uemoa, les jeunes font souvent l’objet de critiques et sont ainsi obligés de partir à l’étranger pour subir des formations de qualité. Ce constat a amené l’Uemoa à aider certaines institutions supérieures de formation. « La Commission de l’Uemoa a pensé renforcer des institutions déjà existantes pour que nous ayons, dans notre espace communautaire, des institutions de calibre international afin de permettre à ces jeunes d’avoir toutes ces formations de qualité dont notre économie a besoin », a expliqué M. Barry qui a pris part, à Dakar, à une rencontre de validation de l’évaluation prospective du Pacer.

Cet atelier est organisé en partenariat avec le bureau Afrique de l’Ouest de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf). Spécifiquement, le Pacer a accompagné 12 centres d’excellence de 2008 à 2012. Ces derniers sont répartis dans les pays de l’Uemoa. « Ces centres ont bénéficié d’accompagnement financier. Ce sont nos ressources qui ont été mises à contribution pour permettre à ces institutions de se renforcer sur le plan technique et scientifique, avec un accent fort sur la formation des enseignants, pour nous assurer que les enseignants qui assurent la formation dans ces centres ont le plus haut calibre et se recyclent régulièrement en participant à des missions », a-t-il ajouté. Au Sénégal, il y a des centres labellisés depuis la première édition comme le Cesag et Africa rice à Saint-Louis qui sont des centres dans le domaine de la gestion et de l’ingénierie. D’autres institutions comme l’Institut supérieur de management et l’Ecole supérieure de commerce (Sup de Co) ont aussi bénéficié de l’appui du Pacer. Selon toujours Emmanuel Barry, les centres ne sont pas répartis proportionnellement à chaque pays. C’est un appel à candidatures qui est lancé et les centres déposent chacun un dossier. Ces dossiers sont évalués de façon totalement séparés de la répartition spatiale au sein de l’espace Uemoa. « Les centres labellisés au Sénégal le sont parce qu’ils répondent aux critères qui sont au nombre de cinq : la qualité des formations, la qualité des enseignants, la vision stratégique, la gouvernance et les partenariats. Cela, parce que nous estimons que les centres doivent rayonner », a-t-il avancé.

Oumar NDIAYE

Faire des villes africaines de vrais hubs de l’innovation, c’est ce que veut la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea). En tout cas, c’est ce qu’a déclaré, le 28 novembre 2017, Kasirim Nwuke, chef de la Section des nouvelles technologies et de l’innovation de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. La Cea organise, à Dakar, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la quatrième édition du Dialogue d’experts de haut niveau sur la science, la technologie et l’innovation et du Programme de transformation de l’Afrique. Le thème retenu pour cette édition est : « Enseignement supérieur, Sciences, technologie et innovation dans l’Agenda d’intégration et de développement de l’Afrique ».
Selon Kasirim Nwuke, il y a un lien fort entre l’enseignement supérieur et la science, la technologie et l’innovation. « Il faut faire des villes de vrais hubs de l’innovation. Ce qui nous permettra de faire de grandes avancées et ainsi respecter les Objectifs de développement durable et l’Agence 2063 de l’Union africaine », a-t-il avancé, soulignant qu’« il faut aussi agir collectivement et individuellement dans la science et la technologie pour l’atteinte des Odd et l’agenda 2063 ».

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, l’absence de maîtrise des technologies de base et des technologies avancées, l’absence d’innovation, un insuffisant infléchissement des politiques de formation vers les Stem enlèvent toute possibilité aux pays africains de participer, avec des chances de succès, à la compétition internationale autour de l’économie du savoir. « Toutes nos forces doivent être mobilisées dans cette perspective. Les pays développés se mettent ensemble pour le développement de hautes technologies. Dans le cadre de l’intégration régionale et africaine, nos gouvernements doivent travailler à mettre en place des infrastructures de recherche régionales et africaines pour mutualiser les ressources financières et humaines », a-t-il déclaré.

Oumar NDIAYE

« La transition entre la classe de Cm2 et celle de 6ème pose souvent problème à Tambacounda, parce que les élèves, après avoir réussi à l’entrée en 6ème et au Cfee, ne veulent pas étudier dans les collèges de proximité. Ils veulent tous venir dans la commune de Tambacounda », a constaté Amadou Dia, Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Tamba.

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Tambacounda a initié une rencontre pour se pencher sur la déperdition scolaire qui continue de gagner du terrain. Surtout qu’il est constaté que la transition entre les classes de Cm2 et celles de 6ème pose très souvent problème à Tambacounda. Car les élèves ne veulent pas rester dans les collèges de proximité créés par l’Etat. Certains veulent venir en ville, alors que la plupart d’entre eux ont du mal à y rester, faute de tuteur. D’ailleurs, « il y a un problème de tutorat qui se pose », a déclaré Tahirou Diakhité, président des parents d’élèves du lycée de la commune de Tambacounda.

Pour lui, il y a aussi le dépaysement dans les villes et d’autres mirages qui attirent certains élèves. « Ils déchantent vite et veulent retourner dans leurs localités, surtout s’ils sont commis à des tâches qui les empêchent d’étudier : travaux ménagers pour les filles et travaux d’intérêt familial pour les garçons, a-t-il souligné. M. Diakhité a aussi évoqué l’éloignement des écoles (plus de 7 km) des villages, auquel cas il faut marcher chaque jour ou joindre l’établissement à bicyclette.

C’est pourquoi Amadou Dia, Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Tambacounda, a précisé que la rencontre avec les différents acteurs du système éducatif a pour objet de réfléchir sur les raisons fondamentales pour lesquelles les élèves quittent très tôt les structures scolaires pour aller faire autre chose.

« Nous nous sommes retrouvés avec les principaux des collèges, les directeurs d’écoles, les comités de gestion des établissements scolaires et les associations des parents d’élèves pour débattre de cette question », a clarifié M. Dia, soulignant la nécessité d’avoir l’avis des uns et des autres sur les modalités à mettre en place afin d’accélérer le recrutement, mais surtout le maintien des enfants à l’école.

Selon lui, il faut une réelle implication de l’ensemble de la communauté éducative pour résoudre cette lancinante question. Concernant le tutorat, il a estimé qu’« il faut des solutions opérationnelles avec tous les acteurs afin de minorer l’importance de cette question qui est en train de saper les efforts de l’Etat en matière de maintien des enfants à l’école ». Pour lui, la solution provisoire reste le maintien des élèves dans les collèges de proximité. Simplement, parce que ce sont les parents eux-mêmes qui ont tout le temps demandé la création de tel ou tel établissement scolaire dans leur localité. Cela semble paradoxal que leur enfants refusent d’étudier dans ces collèges.

Pape Demba SIDIBE

Au Sénégal, environ 22.000 Personnes vivant avec le Vih (PvVih) sont suivies gratuitement. Cependant, elles veulent bénéficier des bourses de sécurité familiale, car faisant partie des groupes les plus vulnérables.

Le Sida est une maladie chronique comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, etc. Il n’est plus question de se cacher quand on vit avec le virus. C’est ce qu’a compris Ciré Lô, le nouveau président du Réseau national des associations de Personnes vivant avec le Vih (Rnp+), qui n’éprouve aucune gêne à afficher son statut de séropositif. Il a profité de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida pour porter le plaidoyer des séropositifs. M. Lô a ainsi demandé aux autorités d’améliorer la prise en charge de ces derniers pour une meilleure riposte, plaidant également pour que les PvVih, qui font partie des Sénégalais les plus démunies, puissent bénéficier des bourses de sécurité familiale. Cette aide sociale leur permettra de subvenir aux besoins quotidiens qu’elles rencontrent.

Abordant le thème de la Journée mondiale de lutte contre le Sida : « Droit à la Santé », le président Lô a soutenu, avec insistance, que les PvVih sont pauvres à cause de la lourdeur de la maladie. Par conséquent, elles doivent bénéficier d’une meilleure protection sociale et sanitaire. Sur le plan médical, les PvVih continuent de mener des plaidoyers pour la disponibilité et l’accessibilité de la charge virale, laquelle, a rappelé le président du Rnp+, est devenue un élément déterminant et indispensable dans le suivi du traitement des séropositifs. « Nous souhaitons que toutes les machines acquises par le programme puissent disposer de réactifs sans ruptures et que les districts sanitaires puissent être équipés de point of care », a indiqué Ciré Lô, expliquant que sans ces réactifs, les différents appareils de référence installés dans les régions ne peuvent pas fonctionner correctement.

Il a, en outre, sollicité le renforcement de l’Observatoire communautaire d’accès au traitement du Rnp+. « Cette structure, démarrée en juillet 2017, reste un organe de veille et d’alerte qui a, aujourd’hui, permis de débloquer des situations d’accès au traitement dans certains sites des régions », a-t-il souligné, avant de suggérer l’extension de l’Observatoire dans toutes les régions. M. Lô a également réitéré l’inscription de toutes les PvVih et leurs familles à la Couverture maladie universelle, pour un accès facile aux soins. Il a remercié au passage l’Agence de la Couverture maladie universelle qui est en train de travailler pour la mise en place d’un dispositif de prise en charge des PvVih. En effet, l’ACmu a promis d’offrir un paquet de soins spécifiques aux 22.000 personnes suivies au niveau national.

E. KALY

Comment tirer profit de l’exploitation des gisements de gaz et de pétrole sans perturber les écosystèmes marins et côtiers ? C’est l’équation que les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest doivent résoudre dans les années à venir. Le 9ème Forum marin et côtier de Conakry (23-27 octobre 2017) a dégagé des pistes de réponses.

Le Forum marin et côtier, qui s’est tenu à Conakry (Guinée) du 23 au 27 octobre 2017, a été une occasion pour les acteurs de partager leur vision sur l’avenir des communautés riveraines du littoral et dont la survie est suspendue à la durabilité des écosystèmes. Il a été surtout question de conservation, de résilience, de transparence, de durabilité, de gestion intégrée, de planification spatiale marine et de l’économie bleue...

Aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest, le défi, c’est de concilier la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers et l’exploitation du pétrole et du gaz dont la plupart des gisements sont dans la mer ou dans des zones côtières comme au Sénégal. Ces futures activités industrielles sont-elles plus rentables que les services que ces zones procurent aux communautés depuis la nuit des temps ? Le moment était propice pour poser le débat. La pérennisation des activités traditionnelles des communautés de pêcheurs et mareyeurs, des riziculteurs et autres personnes qui vivent de la mer et des bolongs dépend de la capacité et surtout de la bonne foi des industries pétrolières et gazières à investir dans les mesures d’atténuation des impacts néfastes. « Des industries extractives (pétrolières et gazières) ont été reconnues comme des opportunités de croissance économique pour les Etats. Toutefois, l’on n’a pas manqué d’interpeller les pouvoirs publics sur les impératifs de précaution, de partage des richesses, de protection des ressources en lien avec ces secteurs productifs émergents », lit-on dans un document produit lors du 9ème Forum marin et côtier organisé par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm). Pour la viabilité des activités génératrices des services des écosystèmes marins et côtiers, les spécialistes ont recommandé la systématisation de la pratique des évaluations environnementales comme exigence de la mise en œuvre des activités pétrolières et gazières offshore. Les participants ont préconisé l’accentuation des efforts dans la lutte contre l’érosion côtière et la mobilisation des financements pour la mise en œuvre des programmes nationaux et régionaux de conservation.

Anticiper sur les problèmes du littoral
Le but est d’anticiper sur la recherche de solutions aux problèmes du littoral ouest-africain. L’autre recommandation, c’est l’adoption, de manière systématique, des approches de gestion intégrée de la zone côtière et l’aménagement spatial marin en vue de valoriser les « infrastructures naturelles » d’une part et, d’autre part, de faire des Aires marines protégées des outils de renforcement de la résilience sociale et environnementale. De même, il est recommandé d’ « encourager les Etats à contribuer, de manière significative, au financement des Aires marines protégées, notamment pour en améliorer la surveillance en négociant, par exemple, le principe d’une contribution des accords de pêche aux programmes et initiatives de conservation », renseigne le document qui mentionne également la reconnaissance du rôle des écosystèmes côtiers et marins en matière de séquestration du carbone et aussi l’adaptation des objectifs des Amp à la conservation des services éco-systémiques. Les spécialistes ont également défendu l’augmentation du nombre et de la taille des Amp, notamment dans des sites-clés, en cherchant à promouvoir leur connectivité dans le cadre du Rampao (Réseau des Aires marines protégées de l’Afrique de l’Ouest).

Parmi les recommandations figurent aussi la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et le contrôle plus strict des pêches artisanales et industrielles destructrices des habitats, en particulier le chalutage de fond, de façon à préserver la régénération de la ressource. C’est dans cette optique que les Etats sont encouragés à adhérer à l’Initiative sur la transparence des pêches (Fiti) afin de promouvoir une gestion participative, transparente et durable des ressources halieutiques. Il a été aussi retenu le renforcement du rôle et de l’importance des femmes et des jeunes dans des initiatives de développement de l’économie bleue pour accroître la résilience sociale et économique des communautés.

Promouvoir davantage la responsabilité des communautés
La préservation des zones côtières et marines ne peut pas se faire en ignorant la place des communautés. Aujourd’hui plus qu’hier, il est impératif de les mettre au-devant dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des plans de conservation et de restauration de ces zones. « Il est nécessaire de reconnaître la responsabilité des communautés, encourager et valoriser leur rôle patrimonial dans la gestion et la résilience des zones côtières. Il est aussi important de promouvoir, dans cet esprit, la reconnaissance légale et la sécurisation des Aires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) dans les pays du Prcm en tant que mécanisme de protection basé sur la responsabilisation des communautés », lit-on dans le document où la promotion des stratégies de diffusion des connaissances, spécialement par le biais des radios communautaires, occupe une place de choix. L’objectif est d’élever le niveau d’information des communautés sur les concepts d’économie bleue, de résilience et de durabilité.

Idrissa SANE

A l’initiative du Programme alimentaire mondial (Pam), un atelier regroupant des universitaires, venus des pays du Sahel, s’est ouvert à l’Ugb autour du thème : « Lier les réflexions et les connaissances à l’action pour la résilience des communautés vulnérables au Sahel ». L’objectif pour le Pam est de nouer des partenariats stratégiques avec les universités dans la lutte contre la résilience.

L’un des problèmes majeurs dans le Sahel demeure, sans conteste, la lutte contre la résilience alimentaire et la recherche de moyens de subsistance afin d’aider les populations éprouvées par les changements climatiques et autres aléas de la nature. Pour un début de solution, le Pam, de concert avec d’autres partenaires comme l’Usaid/Food for Peace, l’Usaid et le Nepad, a trouvé pertinent de se rapprocher des universitaires afin « d’échanger et de partager leurs expériences pour accroitre les pré-requis que nous avions sur ces questions », a déclaré Volli Carucci, chef unité résilience et moyens d’existence au Bureau régional du Programme alimentaire mondial.

Dans cette même logique, Mme Margot van Der Velden, directrice régionale adjointe du Pam, est revenue sur la contribution de sa structure dans la lutte contre la résilience. Elle a néanmoins salué le rôle déterminant des partenaires et des universitaires pour une lutte plus efficace. A son avis, « cette rencontre doit permettre de mettre sur pied un cadre d’échanges d’expériences pour une utilisation efficiente des bonnes pratiques ». Dans son entendement, Mme Margot van Der Velden a pensé qu’il faut travailler à « inverser la tendance en matière d’insécurité alimentaire, et l’apport des universitaires du Sahel sera déterminant ».

Cet atelier a enregistré la présence des universitaires points focaux résilience du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Sénégal.
Le recteur de l’Ugb, Baydallaye Kane, au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a salué les efforts faits par l’université dans le domaine du service à la communauté. Ce travail a été rendu possible, surtout en ce qui concerne la nutrition et la sécurité alimentaire, par les Ufr Agronomie et Sciences de la santé.

Pour le Pr Kane, au Sénégal, comme dans la plupart des pays du Sahel, la sécurité alimentaire et nutritionnelle est un défi majeur. C’est dans ce sens, a-t-il ajouté, que « l’établissement de solides relations avec les gouvernements et des partenaires efficaces à travers les universités permettront, sans nul doute, au Pam de mieux s’investir profondément dans le renforcement de la résilience des populations les plus vulnérables ».

A. M. NDAW

Une formation à l’intention des jeunes et des adolescentes. C’est ce vient d’organiser le Centre conseil pour adolescents (Cca) de Kolda, en guerre contre les violences basées sur le genre.

Une quarantaine de jeunes filles, venues des zones rurales, a bénéficié, du 22 au 23 novembre dernier, d’une formation sur la santé de la reproduction, le genre, la nutrition, l’hygiène et l’assainissement. Cette session, organisée par le Centre conseils pour adolescents (Cca) de Kolda, leur permettra d’être mieux outillées en matière de santé de la reproduction. Une fois de retour dans leur communauté respective, ces adolescentes vont servir de relais auprès des autres jeunes filles et sensibiliser les parents sur leur part de responsabilité dans l’éducation de leurs enfants. Elles vont revenir tous les mercredis au Cca de Kolda pour faire la restitution de leurs activités sur le terrain. Au total, 875 jeunes filles, réparties en 37 clubs de jeunes filles leaders, ont bénéficié d’une formation dans ce sens dans la commune de Kolda. Des clubs similaires ont également été mis en place dans d’autres communes du département dont Saré Bidji. Ces jeunes filles doivent, à leur tour, recruter chacune une autre adolescente pour faciliter le maillage du département. « On peut dire que cette initiative commence à porter ses fruits, puisque depuis quatre ans, aucun cas de grossesse non désirée n’a été enregistré parmi les filles leaders membres de ces clubs », déclare Babacar Sy, coordonnateur du Cca de Kolda. Cependant, il énumère les principaux obstacles qui compliquent l’atteinte des résultats, notamment en matière de sexualité. « Nous travaillons avec une couche qui a des difficultés dans une zone très vulnérable où il y a des réalités socioéconomiques et culturelles qui ne favorisent pas la prise en charge de ces cas. On est dans la zone de Kolda qui partage trois frontières avec des pays limitrophes qui ont des réalités sexuelles très différentes des nôtres », souligne-t-il.

Babacar Sy déplore le refus de certains parents d’aborder des sujets ayant trait à la sexualité avec leurs enfants et le sort réservé aux filles qui sont souvent victimes de stigmatisation.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le rapport mondial sur le paludisme, publié hier, le paludisme continue d’être un problème de santé publique en Afrique, entraînant la mort de 407.000 personnes sur le continent en 2016. Le roi Mswati III du Swaziland, président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma), a toutefois indiqué que les progrès enregistrés par des pays comme le Sénégal dans la lutte contre cette maladie sont admirables.

L’édition 2017 du rapport sur le paludisme dans le monde a été publiée le 29 novembre 2017. Selon ce document, l’engagement de l’Afrique pour lutter contre le paludisme ne doit pas faiblir. Il a aussi souligne le besoin d’un leadership fort, d’un engagement financier plus fort et d’une expansion d’outils vitaux pour éliminer le paludisme en Afrique d’ici à 2030.

Si le rapport montre que les cas de paludisme et les taux de mortalité sont largement inférieurs aux niveaux de 2010, les progrès commencent à stagner. Les cas de paludisme ont augmenté dans tout le continent africain, avec 194 millions signalés en 2016. Une hausse par rapport aux 191 millions de cas de 2015. Au cours de la même période, le taux de mortalité dû au paludisme en Afrique a été divisé par 2.000.

Quatre pays africains ont enregistré plus de 250.000 cas de plus en 2016 par rapport à 2015. Il s’agit du Rwanda, du Nigeria, de la République démocratique du Congo (Rdc) et du Niger. Selon Joy Phumaphi de l’Alma, le paludisme a tué 407.000 personnes sur le continent en 2016, et nous avons perdu l’équivalent de 12 milliards de dollars en productivité, en investissements et en coûts de santé associés. « Pour chaque dollar que nous investissons dans le contrôle et l’élimination du paludisme, nous faisons un bénéfice de 36 dollars pour nos économies. Pour se remettre sur les rails et atteindre notre objectif d’une Afrique sans paludisme d’ici à 2030, il faut que nos dirigeants donnent la priorité au financement de la lutte contre le paludisme. La communauté internationale doit également soutenir ses engagements à ces efforts », explique le secrétaire de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma).

Le rapport a aussi révélé qu’il existe néanmoins des zones d’espoir, car « Madagascar, le Sénégal, le Zimbabwe, l’Éthiopie et la Gambie ont enregistré une réduction du nombre de cas de malaria l’an dernier ». Dans ce sens, le roi Mswati III du Swaziland, président de l’Alma, a salué les progrès réalisés par des pays comme le Sénégal. « Les progrès enregistrés par le Sénégal, Madagascar, le Zimbabwe, l’Éthiopie et la Gambie sont admirables. S’ils montrent que les cas de paludisme et les taux de mortalité sont largement inférieurs aux niveaux de 2010, les progrès commencent à stagner», explique-t-il, demandant ainsi de continuer les efforts pour ne pas perdre les efforts consentis.

Le document poursuit que les pays africains sont également bien plus performants dans la collecte de données sur les cas et les décès dus au paludisme. En 2016, 37 des 46 pays appartenant à la région Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), ont indiqué qu’au moins 80 % de leurs centres de santé avaient enregistré des données liées à la malaria sur leur système d’information de santé national.

Oumar KANDE

Le Conseil national de lutte contre le Sida a profité de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida pour lancer le compte rebours afin de mettre fin à l’épidémie dans les 13 prochaines années.

La Journée mondiale de lutte contre le Sida a été célébrée le 29 novembre au Sénégal par anticipation. Traditionnellement, elle est célébrée le 1er décembre de chaque année. L’occasion a été saisie par la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiatou Thiam, pour réaffirmer la volonté du Sénégal d’éliminer l’épidémie du Sida d’ici à 2030. « Nous savons, aujourd’hui, que nous pouvons vaincre le Sida, éliminer cette pandémie pour qu’elle ne soit plus un problème de santé publique dans notre pays », a-t-elle indiqué. A cet effet, elle a procédé au lancement du « Compte à rebours pour la fin de l’épidémie du Sida en 2030 ». Cela permettra, chaque année, aux acteurs de la lutte contre le Sida de mesurer les étapes franchies qui mènent vers l’élimination de la maladie, parce que 2030 n’est pas loin. « C’est dans 13 ans », a précisé Dr Safiatou Thiam.

Pour réussir le défi de l’élimination du Sida, le Cnls et ses partenaires vont sensibiliser les personnes atteintes par le Sida et qui ne le savent pas à se faire dépister pour bénéficier du traitement qui les aidera à avoir une vie correcte.

Un autre défi à relever est de faire en sorte que les enfants aient accès au traitement du Vih. Le taux d’accès chez les enfants est plus faible que chez les adultes. « Il faut aussi convaincre les hommes à se faire dépister. Ce sont là des défis qui font que nous sommes, aujourd’hui, conscients de ce qu’il faut faire pour éliminer le Sida au Sénégal. C’est pour cette raison que nous nous sommes fixés des étapes et le lancement du compte à rebours va nous aider à atteindre nos objectifs », a souligné Mme Thiam.

Traitement antirétroviral
La secrétaire exécutive du Cnls a rappelé que, depuis quelques années, il a été démontré scientifiquement que l’accès au traitement antirétroviral améliore non seulement la vie du patient, mais fait en sorte que ce dernier ait la même espérance de vie que la personne non atteinte par le Vih. Des études ont aussi montré que la personne atteinte de Sida et qui prend le traitement antirétroviral ne transmet plus le Vih à son partenaire. « La conclusion est que si toutes les personnes qui ont le Vih sont dépistées et mises sous traitement, nous pourrons mettre fin à cette épidémie dans les prochaines années », a fait savoir Safiatou Thiam.

Le directeur pays de l’Onusida, Demba Koné, a affirmé que l’Organisme onusien va soutenir le Sénégal à mettre fin à l’épidémie du Sida.
Quant à la directrice de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs), Maguette Mbodj, elle a axé son discours sur le thème « La santé, un droit pour tous », rappelant ainsi que chaque personne a droit à la santé, quels que soient son identité et son lieu de résidence. Elle a souligné que ce droit appelle à une réflexion sur des modèles qui permettent de mieux gérer la problématique de l’accès aux services de prévention, de traitement et de prise en charge du Vih sans compromettre des libertés qui peuvent imposer un traitement dégradant aux personnes infectées ou affectées par le Vih.

Le président du Réseau national des associations de PvVih, Ciré Lô, a insisté sur le respect des droits humains dans la lutte contre le Vih.

Eugène KALY

L’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) a organisé, le 26 novembre, une randonnée pédestre pour sensibiliser les populations sur l’élimination du Vih/Sida.

En organisant une randonnée, le 26 novembre dernier, l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) avait comme objectif de réunir 5.000 marcheurs autour du thème : « L’atteinte des 90-90-90, gage pour la santé des communautés ». A l’arrivée, la présidente du conseil d’administration de l’Alliance, Rokhaya Nguer, a estimé que l’objectif est atteint. Une foule immense, constituée d’enfants, d’adultes, de personnes vivant avec un handicap, a répondu présent à cette randonnée pour que « 90 % des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique », « 90 % des personnes dépistées positives reçoivent un traitement anti rétroviral durable » et que « 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée ».

« L’Onusida s’est fixée comme objectif, à travers les « trois 90 », d’aller vers l’élimination d’ici à 2020. C’est cela qui justifie la sensibilisation et le plaidoyer pour amener les gens à pouvoir atteindre cet objectif », a expliqué Mme Nguer.

Après cette randonnée pédestre, la directrice du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Safiétou Thiam, dit s’attendre à ce que le message véhiculé pendant la marche puisse faire un déclic chez toutes les personnes qui ont participé à l’activité. A son avis, dès demain, ces dernières vont aller dans les structures sanitaires pour se faire dépister. « De plus en plus, des réponses innovantes sont apportées à la lutte contre le Sida. C’est possible de mettre fin au Vih/Sida. Mais, les populations ne sont pas informées. Aujourd’hui, des traitements satisfaisants en termes d’élimination du Vih chez nos populations existent. Il faut des moyens pour faire part de cette bonne nouvelle », a déclaré Thiam.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le 2ème Sommet africain sur l’hémophilie et les autres troubles de la coagulation s’est ouvert hier à Dakar. Le directeur du Centre national de transfusion sanguine, le Dr Saliou Diop, en a profité pour révéler que quelque 1.500 cas d’hémophilie sont notés au Sénégal, mais seuls 200 sont traités.

Après Johannesburg, en Afrique du Sud, qui a accueilli le premier sommet tenu en 2015, Dakar abrite, les 28 et 29 novembre 2017, la deuxième édition du Sommet africain consacré à l’hémophilie. Un conclave auquel prennent part des professionnels de la santé, des associations de patients hémophiles, des représentants des autorités de santé publique d’Afrique, mais aussi des autres continents pour discuter de cette maladie. Une maladie hémorragique héréditaire très peu connue par la population, si l’on se fie aux déclarations du Dr Saliou Diop, hématologue et directeur du Centre national de transfusion sanguine (Cnts).

Selon lui, l’hémophilie « est une maladie très rare, parce qu’on estime qu’au Sénégal, dans un pays de 15 millions d’habitants, il y a à peu près 1.500 cas. Mais, quand on regarde les cas qui sont réellement diagnostiqués, qui sont identifiés actuellement, on est à 200 ». Cette situation est liée en grande partie aux difficultés de pouvoir disposer des outils de diagnostic, de laboratoires performants qui permettent d’identifier tous les cas, a-t-il expliqué. Dr Diop a renseigné qu’au Sénégal beaucoup d’efforts ont été faits « parce que les patients sont suivis régulièrement au niveau du centre de référence qui est le Cnts ». « Nous disposons également de médicaments qui sont le plus souvent offerts par la Fédération mondiale de l’hémophilie », a fait savoir l’hématologue.
Si la maladie préoccupe les pouvoirs publics et les praticiens, avec une faible maîtrise de la prévalence, le coût du traitement est aussi un grand souci pour eux. Au Sénégal, le directeur du Cnts a estimé que le traitement d’un enfant hémophile en termes de médicaments demande environ 3 millions de FCfa par an. « C’est l’évaluation que nous avons faite du coût des médicaments par an d’un patient hémophile », a-t-il dit.

Pour faire face, l’Etat, aidé par la Fédération mondiale de l’hémophilie, fournit beaucoup d’efforts. Car, comme il l’a souligné, un plan stratégique est en train d’être élaboré pour toutes les maladies non transmissibles. Il est inclus dans ce plan l’hémophilie, alors que dans plusieurs pays, elle ne fait pas partie de ces maladies. Aussi, le Sénégal abrite-t-il l’un des trois grands centres internationaux pour la formation de l’hémophilie en Afrique après le Caire, en Egypte, et Johannesburg, en Afrique du Sud, a ajouté Saliou Diop.

Pour rappel, le Sommet, qui s’achève aujourd’hui, regroupe, sur recommandation de la Fédération mondiale de l’hémophilie, tous les intervenants africains. Et pour chaque pays, il y a le médecin spécialisé, le représentant de l’Association des patients et un représentant du ministère de la Santé. Des invités qui doivent réfléchir sur les stratégies et les actions à entreprendre très rapidement et proposer un plan pour permettre à ce que la prise en charge de la maladie soit améliorée dans les années à venir.

Ousseynou POUYE

L’Association des anciens élèves du lycée Blaise Diagne (Promo/Ldb) a offert, hier, des bourses de 100.000 FCfa aux 50 meilleurs élèves de l’établissement pour les encourager dans la préparation des épreuves du Concours général 2018.

Ils y ont fait une partie de leurs humanités avant de devenir ministre, administrateur civil, haut gradé de l’Armée, professeur d’université, journaliste, etc. Mais, c’était à l’époque où le lycée Blaise Diagne était encore un fleuron de l’éducation au Sénégal. Se sentant redevables à cet établissement au passé glorieux, les anciens pensionnaires, regroupés au sein d’une association dénommée Promo/Ldb, ont décidé de contribuer à redorer son blason. C’est tout le sens de l’octroi de bourses de 100.000 FCfa aux 50 meilleurs élèves de Terminale de l’école pour les encourager dans la préparation des épreuves du Concours général 2018.

La cérémonie de remise s’est déroulée, hier, dans l’enceinte de l’école, en présence de quelques parents d’élèves, du corps professoral et des membres de l’association dont le président est le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. C’est Papa Abdoulaye Seck lui-même qui a tenu à remettre, en main propre, à chacun des lauréats, les attestations.

En plus de ces intrants pédagogiques, l’association Promo/Lbd a construit des toilettes pour les filles et équipé l’infirmerie, sans oublier l’appui d’une valeur d’un million de FCfa à l’encadrement de l’école pour le prochain Concours général. D’autres projets comme la réfection de la bibliothèque et des installations sportives sont à l’étude pour faire de cet établissement un cadre agréable et favorable à l’enseignement et à l’apprentissage.

Appréciant ces gestes de haute portée, le proviseur du lycée, Kao Diaby, engage l’administration du lycée à sauvegarder les investissements et en faire un bon usage. Aux élèves, il a demandé à se donner à fond afin de mériter ces bourses. « Les anciens vous ont montré la voie à suivre. Intégrez les clubs, laissez toutes choses inutiles, et vous ferez des miracles. Notre objectif, c’est d’avoir de meilleurs résultats au Bac 2018 et des distinctions au Concours général sénégalais », a-t-il déclaré. 

Quant à la représentante de l’Inspection d’académie de Dakar, elle a estimé que le soutien apporté par l’association des anciens élèves va permettre au lycée Blaise Diagne de sortir de la spirale de mauvais résultats dans lequel il est plongé depuis quelques années. « C’est un lycée qui a connu dans le temps beaucoup d’honneurs et de grandeurs, qui a vu de grandes dames et de grands messieurs en sortir. Malheureusement, depuis quelques années, il est dans le creux de la vague. L’appui apporté par l’Association des anciens du lycée en matière d’infirmerie, de toilettes, d’accompagnement financier et matériel aux élèves permettra un meilleur encadrement », a-t-elle dit.

Pour Papa Abdoulaye Seck, il n’y a pas de secret, seul le travail acharné et la volonté permettent d’avoir de bons résultats. Il a ainsi encouragé les élèves à travailler dur pour que les résultats du Bac 2018 et du Concours général soient meilleurs que par le passé. « Il faut qu’on aille de l’avant et qu’on fasse tout pour que ce lycée soit un lycée d’élite. Notre conviction est que l’excellence ne saurait être décrétée, elle se construit avec célérité, efficacité et efficience. Tout est possible sauf ce qui n’a pas été entrepris (…) », a-t-il martelé.

Elhadji Ibrahima THIAM

La construction de la 3ème usine de Keur Momar Sarr entre dans une phase décisive. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a réceptionné, hier, 1.200 conduites. Et le président de la République, Macky Sall, va poser la première conduite le 18 décembre dans la région de Thiès.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a assisté, hier, au débarquement des conduites entrant dans la construction de la 3ème usine de Keur Momar Sarr (Kms3). La réception de ces conduites intervient dans un contexte où les autorités ont organisé une série d’activités en prélude au démarrage des travaux de cette usine qui aura une capacité de 200.000 mètres cubes par jour. « Après une réception en usine, en octobre, par des membres de l’Unité de gestion du projet (Ugp) et un expert indépendant, les bateaux ont accosté dimanche soir.

Les opérations de débarquement sont supervisées au Môle 1 du Port autonome de Dakar, ce mardi, par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, en compagnie du directeur général de la Sones, Charles Fall », indique un communiqué de la Sones parvenu à la rédaction qui reconnaît « que les opérations ont connu une diligence exceptionnelle au regard de la mobilisation des autorités du Port et des Douanes suite à des réunions tenues avec la Sones ».

Les bateaux transportaient 1.200 conduites de diamètre 1.200 et 1600 millimètres. C’est une première au Sénégal. Jusqu’ici, les conduites importées avaient un diamètre inférieur à 1,2 et 1,6 mètre. « Nous n’avons jamais posé, dans l’histoire de l’hydraulique urbaine au Sénégal, des conduites de cette dimension. Pour l’Etat, Kms3 est un projet assez important. Le président de la République a à cœur de renforcer l’impact social des installations hydrauliques. Il ne ménage aucun effort pour que l’eau potable soit disponible en quantité et en qualité », lit-on dans le document de la Sones.

La réception des équipements contribuera au respect des délais de démarrage des travaux. Rappelons que le Premier ministre, Mahammed Boun Abdllah Dionne, avait lancé le projet le 21 novembre dernier. La pose de la première conduite par le président de la République est prévue le 18 décembre dans la région de Thiès.

Idrissa SANE

Le président de l’Organisation nationale des professionnels du bois a promis de planter de 10.000 arbres par région pour contribuer à la lutte contre la déforestation. Une caravane de reboisement sera programmée dans les mois à venir pour concrétiser cette promesse.

En conférence de presse, hier, à Dakar, des membres de l’Organisation nationale des professionnels (Onp) du bois ont annoncé qu’ils vont accompagner le ministère de l’Environnement dans sa mission de préservation et de gestion durable des ressources forestières. Ils se sont engagés, par la voix de leur président, Masseck Diop, à lutter contre la déforestation, parce qu’un hectare dégradé doit être remplacé par des activités de reboisement. Les professionnels du bois vont ainsi mener, dans les mois prochains, une campagne de sensibilisation dénommée « Caravane du mobilier national ». Devant se dérouler sur une période de 15 jours, cette activité sera exécutée en partenariat avec les ministères de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, de l’Economie et des Finances ainsi que celui de l’Environnement.

Cette caravane permettra aux professionnels du bois de planter 10.000 arbres par région, soit un total de 140.000 arbres au niveau national. « Tous les professionnels du bois et ceux qui tournent autour de l’artisanat prendront part à cette activité de reboisement », a fait savoir Masseck Diop.

A travers cette activité, les professionnels du bois veulent protéger ce qu’ils appellent la ressource forestière (le bois). Selon M. Diop, la disparition du bois mettrait fin aux activités des menuisiers qui connaissent déjà des difficultés avec la concurrence des meubles importés. C’est pourquoi il a appelé à une gestion rationnelle et rentable des ressources forestières. De même, il a indiqué que la coupe et le commerce illicite du bois font partie des conséquences de la déforestation que son organisme compte combattre. Le président de l’Onp a, par ailleurs, salué les mesures prises par le chef de l’Etat pour améliorer les conditions de travail des artisans du Sénégal, en particulier des menuisiers. «Cependant, a-t-il prévenu, nous devons être vigilants pour que ces actions ne soient pas détournées par les non professionnels du bois».

M. Diop s’est aussi prononcé sur l’état d’exécution du Projet de mobilier national initié par le chef de l’Etat. Ce programme tant attendu par le secteur de l’artisanat a vu le jour l’année dernière, après 16 ans de plaidoyer mené par l’Onp auprès des autorités nationales et des Partenaires techniques et financiers. Selon Saloum Ndiaye, coordonnateur dudit projet, il est en bonne voie.

Eugène KALY

En marge de la séance de lecture initiée, au Cices, par la Direction de la formation du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, plus de 100 livres ont été offerts aux élèves du Camp Abdou Diassé et à ceux de l’Ecole franco-sénégalaise de Dial Diop.

Mme Sy née Mariama Nianthio Ndiaye, chef du Service de la formation du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a révélé, le 25 novembre, au Cices, avoir remis plus de 100 ouvrages à l’école Camp Abdou Diassé et à celle franco-sénégalaise de Dial Diop. « On veut collaborer avec les écoles pour qu’elles puissent mettre en place une bibliothèque. Plus de 60 élèves de Cm1 et Cm2 ont été rassemblés pour cet atelier de lecture. Nous devons inciter nos enfants à la lecture ; ils verront ce que cela leur apportera durant leur parcours pédagogique », a-t-elle affirmé, non sans ajouter que cette activité sera pérennisée dans le temps.

Mme Ndiaye a fait savoir qu’ils ont l’habitude de l’organiser dans les locaux du ministère de l’Intérieur en invitant les enfants du personnel ainsi que d’autres enfants.
Djibril Ndong, enseignant au Camp Abdou Diassé, s’est réjoui de cette séance de lecture qui permet aux élèves de se familiariser avec le livre. « Cet atelier de lecture, c’est la première fois que nous y participons, mais je sais que cela va susciter un désir ardent chez les élèves de lire, parce qu’ils n’ont pas l’habitude d’une telle activité. Nous allons profiter de l’occasion pour dire aux autorités de ce pays de mettre à notre disposition des bibliothèques. Dans les écoles, il y a un manque criant de manuels. Si on nous dote de livres, ce serait une chose intéressante », a déclaré M. Ndong. Il a promis une séance de restitution dès qu’ils arriveront à l’école pour permettre aux absents de profiter de l’expérience acquise. « Nous ferons le feed-back par rapport à tout ce qui s’est fait ici », a insisté l’enseignant, réitérant que l’encadrement des élèves constitue une difficulté, faute de manuels scolaires.

Serigne Mansour Sy CISSE

Mamadou Kassé, directeur général de la Sn-Hlm, a déboursé un million de FCfa pour enrôler 1.000 élèves de Tambacounda dans la Couverture maladie universelle (Cmu). Au quartier Plateau, devant une mobilisation exceptionnelle aux allures de meeting, il a profité de l’occasion pour donner un appui conséquent pour la réhabilitation de la case des tout-petits de sa zone. Dans son discours, Mamadou Kassé est revenu sur la politique sociale du chef de l’Etat qu’il a qualifiée de « révolution silencieuse ». Il a déclaré que son engagement va certainement soulager plusieurs familles dans les dépenses de santé de leurs enfants qui fréquentent les écoles primaires, les collèges et lycées.

M. Kassé a aussi exhorté les populations à travailler pour la réélection du président Macky Sall. De même, il s’est exprimé sur le dialogue politique et la situation des migrants africains en Libye.
Des notables du quartier plateau, le député-maire de la ville de Tambacounda, Mame Balla Lô, une délégation venue représenter le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, et le haut conseiller Souty Touré ont pris part à cette cérémonie. L’occasion a été aussi saisie pour remettre un financement aux femmes du Gie « Anka Wouli » pour soutenir leurs efforts dans l’entreprenariat.

Pape Demba SIDIBE

Le temps d’une matinée, le personnel de l’Office national de l’assainissement du Sénégal s’est retrouvé autour d’une activité sportive. Cette randonnée pédestre, tenue le 25 novembre, est initiée par l’Association sportive et culturelle de l’Onas pour éveiller la conscience des usagers sur la nécessité de préserver les ouvrages d’assainissement.

Les travailleurs de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) étaient, le 25 novembre dernier, dans les rues de Dakar. C’était à l’occasion de la première édition de la randonnée pédestre que l’Asc de l’entreprise a organisée. Une manifestation autour de laquelle le personnel mais aussi des sportifs confirmés ou occasionnels se sont retrouvés pour communier. Pour une première, l’Asc Onas a mobilisé le personnel avec à sa tête le directeur général, Lansana Gagny Sakho, le Pca, Ibrahima Agne, des partenaires et des agents des structures partenaires. Tout ce beau monde a marché pour la cause de l’assainissement au Sénégal en arpentant, tour à tour, la Corniche ouest avant un détour au rond-point Oxfam pour déboucher sur la route de Ouakam et revenir à la Place du Souvenir africain, point de départ.

Le président de l’Asc a estimé que ce sont des retrouvailles avec les agents de l’Onas qui se donnent un peu de répit pour un moment de sensibilisation. Pèdre Sy a souligné aussi que « cette activité permet de raffermir les liens entre les travailleurs ». Il n’a pas omis de dire qu’à travers cette marche, il était beaucoup question, pour les responsables de l’Onas, de sensibiliser les populations afin de les amener à adopter une attitude responsable visant à rentabiliser les investissements de l’Etat consentis pour le secteur au cours de ces dernières années. D’où le thème de la randonnée : « Des comportements responsables pour la durabilité des ouvrages d’assainissement ». Ce qui a fait dire au directeur général de l’Onas qu’il faut que les populations aient « un comportement citoyen pour sauvegarder les importants investissements faits par l’Etat du Sénégal au niveau des ouvrages d’assainissement ». « Nous sommes dans une logique d’explication ; l’Etat fait beaucoup d’efforts », a-t-il ajouté.

Un tour à la Corniche, où la marche a essentiellement eu lieu, a permis de constater que la presque totalité des couvercles des regards ont été vandalisés. « Cela pose des problèmes de responsabilité de tous. Nous allons continuer à travailler, nous allons sécuriser nos ouvrages et nous allons continuer à communiquer avec les gens et les sensibiliser », a déclaré Lansana Gagny Sakho.Poursuivant, il a martelé : « Quels que soient les efforts faits, si ces manquements ne sont pas réglés, nous serons toujours confrontés à des problèmes d’inondation. Au-delà, il y a l’utilisation des canaux. Car il y a des canaux de drainage des eaux de pluie et ceux destinés aux eaux usées. Leur utilisation est très différente. Malheureusement, ce qui se passe, c’est qu’on prend les déchets pour les mettre dans les canaux de drainage des eaux de pluie ». Du coup, quand il y a de fortes pluies, toute la ville est inondée.

Les responsables de l’Onas ont accentué la communication via cette randonnée pour expliquer aux populations ce qu’il y a à faire, mais aussi amener ces dernières à comprendre qu’elles ont un rôle citoyen à jouer si elles tiennent à ce que l’entreprise permette aux gens de vivre dans un environnement décent.

Le directeur général de l’Onas a conclu par un plaidoyer pour un changement de comportement. C’est seulement ainsi que chaque citoyen contribuera à rentabiliser les lourds investissements. « Nous demandons à l’Etat des efforts ; ce qu’il fait. Mais, il faut que les gens soient responsables. Ils doivent poser des actes qui permettent de sauvegarder tous les investissements que nous faisons ». M. Sakho n’a pas manqué de souligner que la courbe des investissements a évolué depuis 2012.

Ousseynou POUYE

La 12ème édition de la Conférence internationale sur la langue et le développement (Ldc), organisée par le British Council, se déroule à Dakar, en terre francophone, pour la première fois. Au-delà de la promotion de la diversité linguistique, cette rencontre veut insister sur la langue et le développement.

Après Cape Town (Afrique du Sud), en 2013, et Addis-Abeba (Ethiopie), en 2005, la Conférence internationale sur la Langue et le Développement (Ldc), organisée par le British Council, revient en Afrique, précisément à Dakar (Sénégal), pour une 12ème édition. Cette rencontre, qui se tient pour la première fois dans un pays francophone, vise à promouvoir, selon la directrice du British Council Sénégal et Afrique de l’Ouest francophone, Dawn Long, la diversité linguistique qui est une réalité dans tous les pays en développement. « Cette conférence offre une occasion opportune d’explorer le rôle de la langue dans la réalisation de ce nouveau programme de développement universel, ambitieux et durable », a souligné Joseph Fraine, président du comité d’organisation de l’édition 2017 de la Conférence sur la langue et le développement.

Du côté des Britanniques, il y a une réelle volonté de s’ouvrir aux autres langues, malgré la prédominance de l’anglais dans le monde. Ce qui fait dire à l’ambassadeur de la Grande-Bretagne au Sénégal, Georges Hodson, que la prédominance de l’anglais peut inciter beaucoup de Britanniques à ne pas apprendre d’autres langues. C’est pour promouvoir la diversité et aussi donner une place aux langues nationales que la Francophonie, qui est un partenaire de cette conférence internationale de British Council, entreprend actuellement une valorisation des langues locales avec son programme « Ecole et langues nationales » en Afrique (Elan-Afrique), comme l’a rappelé Hamidou Seydou Hanafiou de l’Oif.

Pour M. Fraine, le développement durable est de plus en plus perçu non seulement d’un point de vue économique, mais aussi d’un point de vue social et environnemental. « Les trois dimensions sont importantes pour garantir que tous les êtres humains puissent réaliser leur potentiel dans la dignité et l’égalité », a-t-il ajouté. Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un des partenaires stratégiques de la rencontre, a soutenu que « la langue est un instrument d’accès au savoir. La langue est aussi un facteur d’exclusion pour l’accès au savoir ».

Poursuivant, il a déclaré : « Le Sénégal l’a bien compris en introduisant les langues nationales au sein de l’Assemblée nationale. Des recherches importantes ont été menées pour mettre en évidence cette forme de continuité scientifique à l’œuvre dans nos différentes langues. Il y a une détermination à construire une société ouverte, inclusive, dans laquelle chaque citoyen peut trouver sa place et s’exprimer ».

Cette Conférence internationale sur la langue et le développement (27-29 novembre 2017) réunit décideurs politiques, chercheurs, professionnels du développement, Ong, secteur privé et tous ceux qui s’intéressent aux langues et au développement pour discuter du rôle de la langue dans la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd). Les autres sujets abordés incluront des recherches menées en Afrique de l’Ouest et au Sénégal sur l’utilisation des langues locales dans les salles de classe, sur l’accès à la justice dans les salles d’audience et sur l’impact des langues autochtones sur les résultats économiques.

Oumar NDIAYE

L’enfant du riche et celui du pauvre ont les mêmes chances d’accéder à une formation de leur convenance dans une université publique sénégalaise. Avec la plateforme Campusen, les connaissances ne pèsent plus dans les orientations. Le critère déterminant est la performance. Cette innovation technologique a permis à l’Etat du Sénégal de réaliser des économies avec la dématérialisation du processus.

Le portail Campusen figurait, en 2016, parmi la liste restreinte des innovations introduites par l’administration publique en Afrique. Cette plateforme a été primée par le Centre africain de formation et de recherche administrative (Cafrad). Grâce à cette innovation, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation gère les dossiers de milliers d’étudiants inscrits dans des universités publiques. Campusen a réduit, de façon significative, le temps de traitement des dossiers et a allégé les procédures d’inscription.

« La partie la plus connue de Campusen, c’est son portail par lequel les bacheliers s’inscrivent pour être orientés dans les universités publiques du Sénégal. Ce portail est le plus célèbre, certainement en raison des milliers de bacheliers qui l’utilisent pour leurs inscriptions afin d’être orientés », estime le directeur général de l’Enseignement supérieur, le Pr Amadou Abdoul Sow.

La plateforme est aussi un support qui renseigne sur les demandes de bourses, les attributions... Elle véhicule des informations sur les universités et les activités scientifiques. « Campusen permet d’orienter le maximum de bacheliers, selon leurs choix, dans les 6 universités publiques. Chaque bachelier peut faire 3 choix différents pour une université, soit 18 choix au total. La plateforme a démocratisé le système d’orientation », présente M. Sow.

Campusen a surtout restauré la transparence dans l’orientation des bacheliers. Désormais, ce ne sont plus les connaissances qui priment sur les compétences dans les orientations. « Aujourd’hui, le fils du paysan a les mêmes chances que celui du riche pour accéder à l’enseignement supérieur. Ce qui les départage, ce sont les notes. Les orientations sont transparentes », se plaît à rappeler le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, dans un entretien qu’il avait accordé au « Soleil ».
En plus de la transparence et de la célérité dans le traitement des dossiers, cette innovation a aidé l’Etat à réaliser des économies en dématérialisant à la fois les orientations et la publication des listes. L’Etat ne dépense plus pour l’achat des papiers et le paiement des primes pour les jurys qui siègent dans des différentes universités. L’ancien doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de 2010 au 19 octobre 2017 est convaincu que l’application a réduit les charges de l’Etat destinées aux orientations des bacheliers. « Je peux dire que les économies sont réelles. Dans l’ancien système, le dossier d’orientation comportait, pour le bachelier, des pièces d’état civil, photocopie du bac, 3 enveloppes timbrées (que l’on n’utilisait jamais), des éléments occasionnant des dépenses », énumère le directeur général de l’Enseignement supérieur.

Un système fiable
Mais, ce n’est pas seulement l’Etat qui a fait des économies. En effet, les étudiants n’ont plus besoin de se rendre de temps en temps dans les universités pour voir s’ils ont été orientés ou pas. Il suffit de visiter le site pour avoir ces informations. Ce n’était pas le cas avant l’introduction de cette plateforme. « Le bachelier se déplaçait pour venir consulter les affiches, qu’il fallait renouveler parce qu’arrachées par ceux qui n’étaient pas orientés », compare le directeur général de l’Enseignement supérieur. Ce temps est révolu. La plateforme fournit des informations à temps réel accessibles à tous, quel que soit le lieu de résidence de l’étudiant. « Avec Campusen, le bachelier reçoit un message sur son téléphone portable, où qu’il soit, l’informant de son orientation », rapporte le Pr Amadou Abdoul Sow. Il ajoute : « La dématérialisation ne présente pas que des économies réelles en termes de dépenses, il y a des gains en termes de temps, d’équité et d’objectivité. Aussi, il y a moins de stress pour le bachelier et les parents ».

La tutelle ne croit pas que le système pénalise les élèves issus des milieux défavorisés où l’accès à l’Internet reste un luxe. Les procédures sont simples et à la portée de tous, y compris les nouveaux bacheliers qui ont un faible niveau en informatique. « Tout élève a un téléphone portable. Il sait envoyer un message, surfer sur le net, utiliser whatsApp et Facebook. Tout bachelier peut valablement accéder à la plateforme et s’inscrire s’il a accès à l’Internet. C’est à ce niveau que l‘on peut parler de contrainte et encore, mais non pour l’inscription », pense le directeur général de l’Enseignement supérieur.

La probabilité de dysfonctionnement est très faible. A titre illustratif, depuis sa mise en place, il y a eu très peu d’anomalies. « La marge d’erreurs est négligeable, parce que cela fait plusieurs années que le système tourne et marche. Toutefois, on peut noter quelques erreurs qui sont vite corrigées », nuance M. Sow. Cette innovation avait pourtant suscité un tollé dans le milieu universitaire à ses débuts.

Idrissa SANE

Un appel à la libre circulation des malades dans les pays de l’Uemoa disposant d’une meilleure offre en matière de prise en charge des cancers a été préconisé à la fin de la rencontre technique régionale (Ouagadougou, 22-24 novembre 2017). Les pays de l’Uemoa ont été invités à mutualiser leurs ressources pour combattre les cancers.

La cérémonie de clôture de la rencontre technique régionale des pays de l’Uemoa sur le thème « Lutte contre le cancer : état des lieux et perspectives » a été sanctionnée par « l’Appel » de Ouagadougou. En lisant le contenu de cet appel, Mme Sika Kaboré, Première dame du Burkina Faso, par ailleurs présidente de la Fondation Kimi, a, au nom des participants, demandé aux dirigeants des pays membres de l’Uemoa de faciliter la libre circulation des patients atteints de cancer dans l’espace Uemoa et disposant d’une offre de soins complète.

Les acteurs de la lutte contre les cancers souhaitent que les malades bénéficient des mêmes traitements et prises en charge que les patients nationaux atteints de cancers. Ils demandent aussi aux dirigeants des pays de l’espace Uemoa de mutualiser les moyens de diagnostic et de prise en charge des cancers entre les pays de l’Union, y compris l’érection de centre de référence et d’excellence.

Les participants à la rencontre de Ouagadougou ont invité les chefs d’Etat et leurs collaborateurs à élaborer un projet commun et solidaire d’acquisition des intrants pour le dépistage, le diagnostic et le traitement des cancers. Il est également préconisé l’élaboration et la mise en œuvre, dans tous les pays de l’Uemoa, d’un programme national de lutte et d’un registre du cancer. L’appel de Ouagadougou souhaite le renforcement du plaidoyer et la mobilisation des ressources pour soutenir la mise en œuvre des programmes nationaux de lutte contre le cancer.

L’’institutionnalisation de cette rencontre de plaidoyer, pour un engagement solidaire au sein de l’Uemoa, a été aussi proposé par les participants qui ont sollicité l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de l’Uemoa à soutenir la mise en œuvre effective de l’appel de Ouagadougou pour que l’accès de tous à un diagnostic et à des traitements soient abordables.

La Première dame du Faso a rappelé que le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde. Malheureusement, 70 % des personnes qui meurent de la maladie sont originaires des pays à faibles revenus. Selon Mme Kaboré, il est impératif de prévenir et de prendre en charge le cancer pour respecter les engagements du plan mondial vis-à-vis des populations.

Les recommandations issues de la rencontre ont été lues par la directrice de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Dr Marie Kâ Cissé. Il a été recommandé, entre autres, la mise en place d’un financement innovant consistant au prélèvement des taxes sur les mines, les boissons sucrées et alcoolisées, les téléphonies mobiles et les billets d’avion. Il est aussi prévu de convaincre les firmes pharmaceutiques d’élaborer un vaccin anti-Hpv polyvalent. La promotion d’une unité de dépistage génétique du cancer du sein figure aussi parmi les recommandations.

S’exprimant au nom de ses collègues, le ministre de la Santé du Burkina Faso, Dr Nicolas Méda, s’est félicité de la rencontre qui a permis aux participants de poser le diagnostic des maux qui entravent la lutte contre les cancers. Selon lui, l’appel de Ouagadougou ne doit pas rester lettre morte.

De notre envoyé spécial à Ouagadougou, Eugène KALY

Le Centre islamique Nasrul Elmi, une initiative de Cheikh Mouhamadou Mahi Cissé, a été inauguré le 19 novembre 2017 dans la cité religieuse de Médina Baye, à Kaolack. Cette institution éducative va accueillir annuellement une trentaine de pensionnaires en internat complet grâce à l’appui d’un partenaire turc.

La cité religieuse de Médina Baye, dans la ville de Kaolack, va voir sa réputation de haut lieu de formation islamique renforcée. L’inauguration, le 19 novembre 2017, d’un nouveau Centre d’études, entièrement dédié à l’éducation religieuse, sera un acquis de plus dans la longue liste des établissements de ce type, depuis les medersas créés par le fondateur de la Faydatu, Cheikh al islam El Hadj Ibrahima Niasse « Baye ». Une tradition dans la quête du savoir à travers le Coran et la tradition du Prophète Mohamed (Psl) rappelée par l’initiateur du centre Nasrul Elmi, Cheikh Mouhamadou Mahi Cissé, frère cadet de l’imam ratib de Médina Baye, au cours de la cérémonie d’inauguration à la Maison des hôtes. « Bâtir des hommes et des femmes éduqués dans la foi islamique et en quête perpétuelle du savoir s’impose à tout musulman. Et c’est ce qu’a toujours fait Cheikh al islam à Médina Baye et partout où l’amenait sa mission de propagateur de la foi », a rappelé Cheikh Mahi Cissé devant un parterre de dignitaires musulmans dont des hôtes venus du Maghreb, de la Turquie et d’autres pays arabes.

Du côté des officiels, l’on a noté la présence du ministre-maire Mariama Sarr, du gouverneur de la région et du préfet de Kaolack. Le chef de l’exécutif régional, Al Hassan Sall qui s’est réjoui de cette initiative a mis en exergue la priorité accordée par l’Etat à l’éducation et à la formation au Sénégal et la place privilégiée de l’enseignement islamique dans le secteur de l’éducation. Il a, dans ce cadre, cité l’émergence des « daaras » modernes autour des principaux foyers religieux.

Le Centre Nasrul Elmi, qui dispense un enseignement islamique de pointe, dispose d’un immeuble dans le quartier de Médina Mbambas. Il a une capacité d’accueil de 30 élèves par an avec une prise en charge en pension complète, selon son promoteur. « L’institution, qui va démarrer ses enseignements, va accueillir 30 pensionnaires logés, nourris et pris en charge pour le volet sanitaire. Tout cela avec l’aide et l’assistance de nos partenaires turcs et de l’Ong Iddef qui ont financé la construction du bâtiment », a précisé le guide religieux après la coupure symbolique du ruban consacrant l’ouverture officielle du centre.

L’Iddef, par la voie de son représentant, a justifié sa collaboration avec le frère de l’imam Cheikh Tidiane Aly Cissé par la réputation, à travers le monde, de la cité religieuse de Médina Baye dans l’éducation et la formation islamique incarnées par des dignitaires religieux respectés pour leur érudition.

Elimane FALL

L’élargissement de la carte universitaire va être effectif à la rentrée 2018 avec les Universités Amadou Moctar Mbow de Diamniadio et du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niasse qui seront opérationnelles. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, l’a annoncé, le 24 novembre 2017, lors de la validation de la Lettre de politique sectorielle de développement (Lpsd) 2018-2022 de son département.

Elargissement de la carte universitaire, réorientation du système vers les Sciences, technologies, sciences de l’Ingénieur et mathématiques (Stem), développement des filières professionnelles et professionnalisantes. Voilà, entre autres, les axes sur lesquels va reposer la Lettre de politique sectorielle de développement (Lpsd) du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation (2018-2022), validée lors d’un atelier.

Ainsi, l’élargissement de la carte universitaire va se poursuivre avec déjà les 6 universités auxquelles vont venir s’ajouter, à la rentrée 2018, l’Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio et celle du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niasse. Deux nouvelles universités qui seront opérationnelles à la rentrée prochaine et qui vont épouser cette volonté de réorientation du système vers les Stem. « Elles viendront en ajout au programme d’extension et de réhabilitation des universités existantes. Quant aux deux centres universitaires délocalisés, à Kolda pour l’Université Assane Seck de Ziguinchor et à Guéoul pour l’Université Gaston Berger, leur construction est très avancée », a informé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Le Pr Mary Teuw Niane dit vouloir que la Lpsd de son ministère prenne en compte l’ensemble de ces orientations et définisse la stratégie, à l’horizon 2022, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

« Durant les cinq prochaines années, nous poursuivrons la politique d’élargissement de la carte universitaire ; continuant ainsi à favoriser un accès à un enseignement en présentiel ou à distance de qualité à nos jeunes, aussi bien dans les établissements publics que privés », a-t-il affirmé. Le ministre a aussi appelé les universités à accorder une importance plus grande à l’employabilité de leurs sortants, Mais surtout à assurer un bon accompagnement à ceux d’entre eux qui sont des porteurs de projet ou d’idées de projet à travers les incubateurs.

Pour lui, les universités et les Instituts supérieur d’enseignement professionnel (Isep) devront, de plus en plus se positionner comme un trait d’union entre le monde de la formation et celui de l’entreprise, en jouant un rôle important dans la création d’entreprises.

Tête de file des Partenaires techniques et financiers, l’Unesco, par la voix de Gwang-Chol Chang, directeur du Bureau régional de Dakar par intérim, a exhorté le département de l’Enseignement supérieur à davantage s’ouvrir à la coopération internationale surtout Sud-Sud qui, selon lui, présente de réelles opportunités à saisir. De même, Mayacine Camara, coordonnateur de la Direction de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a invité à une coopération et à un partage avec d’autres ministères comme celui de la Santé sur certains objectifs que s’est fixé l’Enseignement supérieur.

Oumar NDIAYE

La Première dame du Burkina Faso, Mme Sika Kaboré, initiatrice de la rencontre technique régionale de lutte contre les cancers dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), est convaincue que la mutualisation des moyens des différents gouvernements permettra de venir à bout du mal. Consciente que le combat contre cette maladie n’est pas facile à porter, elle appelle néanmoins les Premières dames de la sous-région à soutenir la lutte.

Vous avez réuni des ministres de la Santé, des représentants et de la société civile autour de la lutte contre les cancers. Pourquoi avez-vous ciblé cette maladie ?
J’ai créé, il y a plus de dix ans, une fondation qui s’appelle «Kimi». Elle s’investit dans la lutte contre le cancer du sein. C’est la raison pour laquelle cette rencontre est placée sous le thème de la lutte contre le cancer. Si j’ai tenu à rassembler tous les acteurs à Ouagadougou, c’est parce que nous nous mettons, en tant que société civile, à la place des patients et nous nous posons un certain nombre de questions. Cette réunion se tient sous l’égide de l’Uemoa où la libre circulation des hommes d’affaires, des étudiants est favorisée. Mais, pour ce qui concerne les patients, apparemment, rien n’est fait. Il faut que nous arrivions à ce qu’un patient puisse se déplacer parce que dans son pays il n’y a pas de structures de santé adéquates pour lui proposer une prise en charge du mal dont il souffre et qu’il puisse aller dans un pays de l’espace Uemoa en bénéficiant des mêmes conditions que les malades nationaux. Nous trouvons que ce n’est pas normal qu’il y ait une différence dans le traitement de ces catégories de patients. A partir de ce constat, nous nous posons encore des questions du genre comment faire pour que nous puissions rattraper l’avancée des autres pays en essayant de trouver des solutions à ceux qui n’ont pas encore de bons plateaux techniques ? Notre objectif est que chaque pays expose son expérience durant cette rencontre et que nous puissions les partager ensemble en prenant chez l’un ce qui est bon et chez l’autre des écueils qu’il a connus pour pouvoir en tirer des leçons. Il y a également le problème des médicaments, en particulier les anticancéreux. Là également, nous nous rendons compte, d’un pays à l’autre, que les fabricants et les laboratoires n’ont pas le même langage, c’est-à-dire les mêmes prix. Il faudrait que l’on puisse se constituer en groupe de pression pour aller vers les firmes de médicaments pour pouvoir obtenir les prix les plus intéressants. En allant ensemble, les responsables des firmes ne pourront pas se jouer de l’un ou de l’autre. Nous aurons les mêmes prix qui permettront aux malades de bénéficier du même traitement. Voilà un peu l’esprit qui a guidé l’organisation de cette rencontre. Il parait que c’est la première du genre dans l’espace de l’Uemoa. C’est une rencontre politico-scientifique avec des Ong et la société civile qui représentent en quelque sorte les patients.

En Afrique, beaucoup de Premières dames sont engagées dans la lutte contre les maladies. Selon vous, où est-ce qu’il faut, aujourd’hui, mettre l’accent pour lutter contre celles liées aux cancers ?
Je pense que nous devons mettre l’accent essentiellement sur la prévention en sensibilisant les populations sur le changement de comportement. Elles doivent avoir une bonne hygiène de vie. Nous devons aussi sensibiliser les populations sur l’importance de se faire dépister, parce que nous constatons que la plupart des cas de cancers arrivent dans les hôpitaux à un stade très avancé. Malheureusement, les médecins ne peuvent rien faire pour sauver la victime. Nous devons communiquer sur le dépistage pour prévenir le cancer, mais aussi sur les modes alimentaires de nos populations. Il faut prévenir des maladies en faisant en sorte que quand le patient arrive à l’hôpital, son mal puisse être pris en charge plus tôt ; ce qui lui permettra d’être guéri.

Est-ce que vous avez un message à porter aux autres Premières dames qui ne sont pas très engagées dans la lutte contre les cancers ?
La lutte contre le cancer n’est pas facile à porter, mais nous devons faire quelque chose pour nos populations. Il y a quelques années, on parlait de tumeur, cela veut dire que le patient va mourir. La lutte contre les cancers nécessite beaucoup d’efforts, c’est, peut-être, la raison pour laquelle mes sœurs ne sont pas engagées. Mais, cette rencontre de Ouagadougou doit déclencher un processus, parce que nous avons prévu, en février prochain, d’organiser une table ronde avec des bailleurs de fonds et des Partenaires techniques et financiers pour leur expliquer la situation dans laquelle se trouvent des patients des pays de l’espace de l’Uemoa pour qu’ils nous aident dans le financement de la prévention et de la prise en charge du cancer en levant des fonds. Cette rencontre sera suivie d’un sommet des Premières dames pour les amener à porter, dans leurs pays respectifs, leur leadership sur la lutte contre le cancer. Il est important que les populations sentent que les Premières dames s’intéressent à leurs conditions de vie surtout les personnes souffrant de cancer qui est un véritable fardeau aussi bien pour les ménages, les communautés que nos pays, puisqu’étant un obstacle pour le développement. Ma structure vient de bénéficier d’un statut de fondation. J’espère que nous aurons plus de moyens financiers pour participer à la lutte contre le cancer. En attendant de trouver ces ressources, la Fondation «Kimi» va vers les populations en sensibilisant les femmes à se faire dépister. Nous formons également des prestataires sanitaires au dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. Nous mettons du matériel à leur disposition pour, une fois rentrer dans leurs structures sanitaires, qu’ils puissent continuer à proposer aux femmes les séances de dépistage.

Propos recueillis par Eugène KALY (Envoyé spécial)

La collecte des données est importante dans la lutte contre les cancers. Malheureusement, aucun pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ne dispose d’un registre des cancers permettant d’avoir des données fiables pour mieux combattre cette maladie.

Un panel a permis, hier, aux spécialistes des maladies liées aux cancers d’évoquer la question des registres de cette pathologie dans les pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine). Le thème du panel était ainsi libellé : « Registres des cancers : intérêt et processus de mise en place ». Dans les interventions, il a été constaté qu’aucun pays de l’espace Uemoa ne dispose de cet outil de collecte des données sur le cancer.

En modérant les travaux de ce panel, le Pr Charles Mbalawa Gombe, médecin cancérologue à Brazzaville, a regretté le fait que les pays de la sous-région ne disposent pas de cet outil. « Pour combattre un ennemi, il faut avantager son système de renseignement pour pouvoir le connaitre. Donc, il faut amasser le plus de renseignements possibles sur cette maladie », a indiqué l’universitaire. Il a invité les autorités africaines à aider les professionnels de la santé à disposer de cet outil qui les aidera à mutualiser leurs efforts pour fabriquer des registres de cancers, lesquels permettront d’avoir des informations afin d’améliorer la lutte contre cette maladie. M. Gombe a rappelé qu’un registre de cancer permet de compter le nombre de nouveaux cas de cette affection dans une région ou un pays. « Ce qui permet de coupler les informations de recensement et de connaitre l’incidence, c’est-à-dire l’impact de nouveaux cas qui apparaissent dans une région donnée », a-t-il expliqué, informant que plusieurs pays de l’Uemoa sont en train de mettre en place les registres de cancers. Il y a, selon lui, deux types de registres : hospitalier et populationnel. Le registre hospitalier ne s’occupe que des malades pris en charge dans un hôpital. Tandis que le registre populationnel se charge d’enregistrer tous les cas de cancers reçus dans les structures de santé et ceux qui sont ailleurs dans la communauté. L’ensemble de ces cas collectés permettent de calculer l’incidence et de connaître le nombre de nouveaux cas sur la population d’une région.

Eugène KALY, envoyé spécial à Ouagadougou

La mairie de Kolda a débloqué plus de 12 millions de FCfa pour l’achat de fournitures scolaires pour les élèves des différents établissements de la commune. Le maire Abdoulaye Bibi Baldé, a présidé la cérémonie de distribution. La cérémonie a eu lieu à l’école élémentaire Amadou Michel Diop de Bantaguel en présence des autorités scolaires, des représentants des enseignants et des associations des parents d’élèves.

Le maire de Kolda entend ainsi soulager les parents d’élèves qui, pour la plupart, peinent à subvenir aux besoins quotidiens de leur famille. «Nous voulons que nos élèves, les élèves de Kolda, soient des modèles de réussite dans la vie. L’investissement le plus pertinent qui soit, est celui qu’on fait sur l’enfant. Investir sur l’enfant, c’est préparer le futur du pays, c’est aussi investir pour le développement économique et social. Et c’est toute la vision de Son Excellence Monsieur le président de la République, Macky Sall, qui pense qu’un enfant éduqué, un enfant bien formé, sera, demain, un grand professionnel, un bon acteur du développement. Et plus tard, même quand il sera vieux, il pourra bien s’occuper de sa santé et de ses projets », a déclaré M. Baldé. La directrice de la case des tout petits a profité de l’occasion pour réclamer la construction d’une salle de classe à l’école Amadou Michel Diop. On peut dire que son appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le ministre-maire a aussitôt accédé à sa demande. Il s’est même engagé à construire une salle informatique pour permettre aux élèves de s’initier aux Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Mamadou Aliou DIALLO

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