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Actualités (3275)

 

Chaque jour, les habitants de Tawfekh Yakaar, un quartier de la commune de Niague-Tivaouane Peulh, livrent un combat de titan pour rallier leurs lieux de travail. Et le manque d’infrastructures routières rend difficile leurs déplacements. Ils sollicitent ainsi l’aide des autorités pour la construction de routes et l’augmentation des moyens de transport.

« Même si vous vous levez tôt, cela ne vous empêche pas d’arriver en retard à votre lieu de travail. Aussi, le coût financier est énorme. Par exemple, rien que pour le transport, il me faut 2.000 FCfa pour l’aller et le retour. En plus, nous prenons d’énormes risques pour rejoindre l’arrêt », se lamente Maguette Faye, une vendeuse de poisons habitant au quartier Tawfekh de la commune de Niague-Tivaouane Peulh. Trouvée à l’arrêt de bus à 5 heures du matin, Mme Faye, la quarantaine dépassée, s’impatiente et scrute l’arrivée de ces véhicules de transport. Cette brave dame se bat ainsi au quotidien contre l’angoisse des agressions et attaques de bêtes sauvages. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui, tous les jours ouvrables, se lèvent entre 4 heures et 5 heures du matin pour rallier leurs lieux de travail, leurs écoles pour les apprenants. « Le transport est très coûteux. Il faut 2.000 à 2.500 FCfa par jour. Si vous avez 3 à 4 enfants, vous ne pouvez pas vous en sortir », souligne Mme Ndour, trouvée dans son domicile au quartier Tawfekh.

Le sac en bandoulière, Amadou, étudiant dans un institut de la place, a plutôt l’air préoccupé. « Pour 30 minutes de route, même si on prend 2 heures d’avance, on arrive en retard et on ne peut même pas compter sur la compréhension des enseignants », se désole-t-il. Et pour éviter cette situation, certains parents cherchent simplement des tuteurs pour leurs enfants.

Par ailleurs, les populations de ce quartier doivent faire face à l’absence d’éclairage public qui augmente les risques auxquels elles font face tous les jours. « Une fois, en allant à l’arrêt de bus, j’ai failli frôler le pire, car j’ai été attaquée par une meute de chiens. N’eût été l’intervention des passants, ils m’auraient mordue », raconte Ndèye Diop, une vendeuse de légumes.

En dehors de ces tracasseries, les habitants de Tawfekh Yakaar doivent faire face à l’indiscipline de certains chauffeurs et receveurs. « Ils ne respectent pas les arrêts. En sortant de Tawfekh, ils roulent au ralenti. Ils peuvent faire 30 minutes à une heure pour rallier Keur Massar. Ces chauffeurs prennent tout notre temps. Le plus difficile, c’est quand ils nous obligent à la surcharge comme des moutons », s’indigne Amadou Bâ, un usager.

Ces difficultés vécues dans la matinée sont exacerbées les après-midi et dans la soirée au moment de regagner les foyers. « Au-delà de 22 heures, si vous vous trouvez hors de Keur Massar, vous risquez de ne pas rentrer. Sauf si vous dépensez une fortune avec un taxi sous le prétexte qu’il n’y a pas de routes », souligne Alatyr Mbengue, travailleur et résident de Tawfekh.
Les habitants de Tawfekh Yakaar lancent, de ce fait, un cri du cœur aux autorités et demandent à l’Etat la construction d’infrastructures routières et l’augmentation de moyens de transport pour alléger leur souffrance.

Fatoumata Sadio DIALLO
(stagiaire)

 

La finale du concours de dictée citoyenne, organisé par le Comité de la Petite côte du mouvement « La République En Marche ! », le parti du président français Emmanuel Macron, a eu lieu le 29 juin 2018 à Ndianda. Le but était de sensibiliser sur le tourisme durable.

Le parc reptilien appelé Croco Parc et situé dans le village de Ndianda, commune de Nguéniène, a abrité la finale de la dictée citoyenne dont les enfants étaient à l’honneur. Pour Doudou Gnagna Diop, animateur local de la Lrem (La République en marche !) pour la Petite côte et initiateur de cette dictée, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme d’action de sa structure politique qui encourage ses représentants à développer des concepts de projets citoyens afin de pouvoir remonter les besoins et informations.

Comme thématique, le comité a choisi le tourisme durable. L’objectif est de sensibiliser les jeunes écoliers des classes de Cm2 sur l’importance de promouvoir un tourisme durable basé essentiellement sur l’écotourisme et le tourisme responsable dans une zone où il est pratiquement la principale activité. « Il faut que nous changions la notion du tourisme comme nous l’avons toujours appréhendé au Sénégal », a souligné M. Diop. Selon lui, les participants à ce concours ont la chance d’être initiés et sensibilisés sur les potentialités touristiques du Sénégal dans un contexte où l’écotourisme est de mise. Un secteur qui, à ses yeux, est « stratégique et porteur de croissance, mais avec des effets négatifs sur les plans social et environnemental ».

Ce concours est la première étape d’un processus enclenché depuis 4 mois. Car, comme l’a souligné le promoteur, la phase éliminatoire a démarré dans les écoles élémentaires de Toubab Dialaw, Ngaparou, Somone, Sindia et Popenguine-Ndayane. Au terme de l’exercice final, où les cinq vainqueurs de ces concours se sont retrouvés, un lauréat a été désigné. C’est la jeune Seynabou Dia, de l’école élémentaire de Sindia 1, qui a été primée. Les protagonistes ont reçu des cadeaux constitués de fournitures scolaires et un vélo cross pour la gagnante. Après cette première finale, le concours va se poursuivre ; occasion pour les initiateurs d’investir d’autres localités du département. « Ce projet est dans sa première phase. Nous allons le reprendre de septembre au mois de décembre. La phase 2 concernera des élèves de Saly Portudal, Mbour, Ndangane… sur les mêmes thématiques »,  a indiqué Doudou Gnagna Diop. Ces enfants vivant dans une zone touristique, où des investissements sont en cours avec l’érection de nouvelles stations, ont, à son avis, besoin d’être sensibilisés sur les enjeux du tourisme.

Ousseynou POUYE

 

L’Union des mutuelles de santé communautaire du Sénégal (Unamucs), le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualiste (Graim) et Solidarité mondiale ont tenu une rencontre à Thiès. Un conclave qui a accueilli une vingtaine de mutuelles de santé communautaire venues des régions de Thiès, Fatick et Kaolack, le temps de se familiariser avec un nouvel outil, un logiciel dénommé Sigma, qui va améliorer la gestion des mutuelles de santé de l’Unamucs dans l’enrôlement, la gestion comptable, la facturation, entre autres fonctionnalités. Selon Kodjo Kokan Ngounou, informaticien au cabinet Zelix groupe, cette phase test vise à outiller les responsables des mutuelles de santé communautaire sur un logiciel à même de les emmener à intégrer la gestion des informations utiles dans leurs tâches pratiques au quotidien, que ce soit dans l’organisation administrative ou la gestion comptable », a-t-il confié.

Un important bond en avant confirmé par Georges Thiaw, président de la mutuelle de santé du village de Koudiadiène, dans la commune de Chérif Lô, choisie comme  mutuelle de santé test. « Franchement, nous gérons notre mutuelle de santé depuis 25 ans, mais nous sentons qu’avec cette innovation informatique, nous allons vivre une véritable révolution, un énorme bond qualitatif dans la gestion », a-t-il témoigné.

D’après M. Thiaw, cet outil informatique leur permettra de pouvoir disposer à temps réel de toutes les informations sur la mutuelle à chaque fois que de besoin. « Avec plus de 2.500 bénéficiaires, répartis dans neuf villages que sont : Lam-Lam sérère, Balinga, Ndiassane,  Ndiobène, les deux Thiaoune et Koudiadiène, Sigma constitue un pertinent levier sur lequel nous allons nous appuyer pour être plus opérationnels », a-t-il indiqué. Au sortir de cette période test, le logiciel sera élargi dans les mutuelles de santé communautaire du Sénégal. Cela, au grand bonheur des populations adhérentes.

Mbaye BA

 

Dans le cadre de l’implémentation de la formation professionnelle duale (école-entreprise), le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a décidé d’impliquer les métiers de l’hôtellerie.

Mieux adapter la formation aux besoins des employeurs est l’objectif du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat qui a lancé le projet formation professionnelle duale impliquant un séjour à l’école et en entreprise. Dans ce sens, ledit ministère a tenu, le 4 juillet, un forum sectoriel des métiers de l’hôtellerie. Le président du Comité technique de suivi pour l’implémentation de la formation duale, Mbaye Sarr, a indiqué que des acteurs comme l’hôtel « Le Terroubi » sont importants dans la formation duale en accueillant, depuis trois ans, des jeunes en formation dans les métiers de l’accueil, de la restauration, de la cuisine et de l’hébergement. Le Directeur d’exploitation de «Terroubi», Michel Rebeyrolle, a informé que 60 apprenants sont dans l’hôtel pour parfaire leur formation et certains ont déjà réussi à avoir leur diplôme. Mamadou Racine Sy, le président du Syndicat national des hôteliers du Sénégal, a soutenu que la formation est très importante pour le développement du tourisme. Il a noté qu’au Sénégal, il y a un déficit de formation dans le secteur. « Dans tous les segments de l’hôtellerie, chaque employé est le maillon d’une chaine et il est, en quelque sorte, un ambassadeur du Sénégal. Nous saluons cette formation duale parce qu’elle permet d’avoir une expertise avérée et des certifications qui valorisent le travailleur. Cela est très important pour conforter le Sénégal comme hub touristique sous-régional et pour la qualité du service que nous offrons à notre clientèle », a affirmé M. Sy. Toutefois, il a estimé qu’aucun pays ne peut développer son hôtellerie sans une formation de qualité.

Résorber le déficit de formation

Même avis chez la chargée d’affaires de l’ambassade de Suisse au Sénégal, Rea Gerring, qui a rappelé que c’est avec un grand plaisir que son pays, qui a une grande expérience dans la formation école-entreprise, accompagne le Sénégal, depuis 2014, dans l’implémentation de la formation duale. Mme Gerring a fait savoir qu’en Suisse 2/3 des bacheliers choisissent la formation professionnelle après le bac et il y a plus de 230 professions qui sont accessibles grâce au système dual.

La Directrice de cabinet du ministère de la Formation professionnelle, Mame Sané Ndiaye Faye, a expliqué qu’en expérimentant un tel système de formation professionnelle, suite à la signature de la charte sur la formation professionnelle duale, ils sont « convaincus du renforcement du cadre partenarial entre pouvoirs publics et secteur privé ». Elle a souligné que la formation professionnelle duale traduit largement la nouvelle vision et les nouvelles orientations nationales en matière de formation professionnelle et technique. S’adressant aux hôteliers, Mme Faye leur a indiqué que l’implémentation et la gestion de ce nouveau modèle de formation professionnelle dans le secteur du tourisme vise à mettre à profit l’expertise acquise dans leur domaine de compétence afin d’offrir à notre jeunesse un meilleur service de formation efficace et efficient.  

Le ministre-conseiller Serigne Guèye Diop a rappelé la détermination du chef de l’Etat tout en insistant sur le fait que la formation duale est le meilleur système, vu que la formation académique ne suffit plus. Il a ainsi salué les 7 lycées professionnels que le président de la République veut construire au Sénégal, dont un établissement de 8 milliards de FCfa à Sandiara.

Oumar KANDE

 

« L’innovation, fruit d’une recherche pertinente et soutenue, demeure une étape incontournable pour impulser le développement dans tous les secteurs d’activités ». Cette déclaration est du  ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, qui s’exprimait, à l’auditorium de l’Université de Thiès, lors de l’ouverture de la deuxième école doctorale.

Comme en 2014, lors de la première école doctorale de l’Université de Thiès, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a noté avec satisfaction une forte participation des jeunes chercheurs avec plus d’une centaine de communications reflétant la grande diversité des thèmes de recherche abordés. Trois ans après, Pr Mary Teuw Niane a soutenu que ce pari audacieux est en train de porter ses fruits pour avoir relevé deux défis majeurs : « créer une école multidisciplinaire respectant la spécificité propre à chaque discipline et garantir le respect des normes de qualité relatives au cycle de formation doctorale ».

Adéquation formation/emploi, une option du Pse
Pour cette édition, le thème général, à savoir « Innovation, employabilité pour un développement inclusif et durable », entre, selon lui, en droite ligne des directives présidentielles issues des conclusions de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur tenue en 2013. « D’ailleurs, l’orientation des formations supérieures vers les sciences, la technologie, les sciences de l’ingénieur et les mathématiques ainsi que les filières professionnelles reflète la pertinence du thème général », a-t-il avancé. En ce sens que tout ceci touche des domaines capables d’assurer un développement économique et social inclusif et durable. Toutefois, le ministre a indiqué qu’une attention particulière doit être accordée à l’adéquation entre l’offre et la demande du marché du travail, pour une insertion professionnelle harmonieuse des apprenants à travers l’emploi et l’auto-emploi. D’où « toute la problématique de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans laquelle le secteur de l’enseignement supérieur se doit d’apporter une solution durable dans le sillage de l’alignement de l’offre de formation  sur les besoins de l’économie du pays », a noté Mary Teuw Niane.

Avec un taux de croissance démographique estimé à 2,5 % et à forte dominante jeune, le Sénégal s’expose à une situation de chômage et de sous-emploi préoccupante et identique dans les pays africains. Dans ce combat pour l’emploi des jeunes, le secteur de l’enseignement supérieur se doit de jouer un rôle prépondérant dans la réflexion prospective, la conception, la mise en œuvre, le suivi-évaluation et la formation.  « Des défis qui sont en train d’être relevés par l’approche multidisciplinaire choisie dans l’école doctorale de l’Université de Thiès », s’est félicité M. Niane.

Dans son adresse, le recteur de l’Université de Thiès, Mme Ramatoulaye Diagne Mbengue, a remercié les directeurs de recherche, les partenaires, les autorités du pays et surtout le président du Conseil d’administration sortant, Oumane Joseph Diop, pour  les innombrables services rendus à la communauté universitaire de Thiès.

Mbaye BA

Le Directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao, a reçu, le 1er juillet 2018, à Paris, le Prix international Star for leadership in quality.

Après le Cauris d'or de l'entreprise la plus innovante en 2016, la Calebasse d'Or la même année, le Prix « Ragnée » de l'entreprise la plus performante en 2017 et le Prix panafricain du service public en 2017, l'Ofor vient de remporter le Prix international star for leadership in quality. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, dimanche dernier, le Directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, a reçu ce prix lors de la 22e édition de la Convention internationale star for leadership in quality, laquelle fait partie du programme de reconnaissance de la qualité et du leadership de la Bid conçu pour diffuser les principes fondamentaux de la culture de la qualité.
Le Prix international Star for leadership in quality est un élément clé de cette convention internationale. D’après le communiqué, c’est un outil de marketing important élaboré pour reconnaître le prestige d’organisations, d’entreprises et de personnes exceptionnelles venant du monde entier.

Parmi les entreprises et les organisations récompensées par la Bid, il y a, entre autres, Turner construction, le Burj Khalifa, Kepco de Corée (une des plus grandes compagnies électriques d’Asie),  la branche caribéenne d’Arcelor Mittal, la Kuwait national petroleum company et l’Indian oil company (deux compagnies pétrolières publiques multimillionnaires). A l’image de l’Ofor, l’entreprise sénégalaise Delgas assainissement a été primée pour la troisième année consécutive.

Oumar KANDE

 

Une sensibilisation à grande échelle est préconisée pour faire comprendre le contenu et l’importance de la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans et la note circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire.

Des études, menées récemment par le Forum des éducatrices africaines (Fawe), ont révélé que beaucoup de jeunes filles peinent à achever leurs études secondaires. Les violences basées sur le genre, les mariages précoces et forcés, les grossesses non désirées et les travaux domestiques sont souvent cités comme étant les principaux obstacles à la scolarisation des filles. Le phénomène est plus préoccupant dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor, occasionnant, du coup, un taux élevé de déperdition scolaire.

Les filles victimes de violence basée sur le genre, par pudeur ou par peur, décrochent et abandonnent ainsi leurs études. Pourtant le législateur a mis en place un dispositif leur permettant de pouvoir poursuivre leur scolarité. Il s’agit de la note circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire et de la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans. Concernant la lettre circulaire n° 004379 du 11 octobre 2007, il est clairement indiqué que « l’élève en état de grossesse fait l’objet d’une suspension de scolarité jusqu’à l’accouchement pour des raisons de sécurité. L’état de grossesse doit être au préalable dûment constaté par un médecin reconnu et agréé par l’Etat ». La note précise que la réintégration de l’élève dans l’établissement se fait sur la présentation d’un certificat médical d’aptitude à reprendre les cours ».

Malheureusement, beaucoup de jeunes filles ignorent ce texte qui constitue un avantage pour elles. Pendant la grossesse, elles boudent les salles de classe et après l’accouchement, elles ne reviennent plus à l’école. Des enquêtes réalisées par Ndèye Oumou Khaïry Sall Diouf à Sédhiou et à Ziguinchor, dans le  cadre d’une étude sur la situation de la violence basée sur le genre, ont révélé que plus de la moitié des élèves et 43 % des enseignants ignorent l’existence de cette lettre circulaire.

En 2004, la loi n° 2004-37 du 15 décembre 2004, modifiant et remplaçant la loi d’orientation de l’éducation  n° 91- 22 du 16 février 1991, institue l’obligation scolaire de 10 ans. Un texte qui autorise à chaque enfant des deux sexes de pouvoir étudier jusqu’en classe de troisième au moins. Là également, l’étude a montré que « la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans n’est pas bien comprise. Plus de 77 % des élèves interrogés ne connaissent pas cette loi contre 29 % chez les professeurs ».

Pour le Fawe, la vulgarisation et l’application de ces deux textes pourraient être un début de solution aux abandons progressifs des filles. D’ailleurs, c’est dans cette perspective que le projet de plaidoyer de lutte contre les violences basées sur le genre est mis en œuvre par le Fawe en novembre 2017, en partenariat avec Equal Measures 2030. Il est élargi à l’application des textes sur l’obligation scolaire de 10 ans et à la circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire.

Le Fawe a aussi jugé nécessaire d’impliquer les journalistes dans le combat pour mettre fin aux violences faites en milieu scolaire et aux violences basées sur le genre, mais aussi permettre aux enseignants et aux élèves de s’approprier ladite loi et la lettre circulaire.

Pape Coly NGOME

 

La Sénégalaise Aminata Ndiaye Tall et la Béninoise Yacine Bio-Tchané ont écrit un livre qui résume la grossesse et la maternité d’une jeune maman.  Elles ont essayé de partager avec les lecteurs leurs expériences et la première année de vie de leurs enfants.

« Grossesse et maternité : expérience de deux Afropolitaines », c’est le titre d’un livre écrit par deux jeunes femmes, Aminata Ndiaye Tall (Sénégal) et Yacine Bio-Tchané (Bénin). Cet ouvrage d’environ 170 pages est une conversation sur la grossesse et les 12 premiers mois de la maternité. Ces deux amies d’enfance qui ont fréquenté la même école (Sainte Jeanne D’arc de Dakar), aujourd’hui mariées et mères, partagent leurs expériences personnelles sur la maternité. Dans cet ouvrage, elles racontent donc tout ce qu’elles ont ressenti et apprécié durant la grossesse y compris la souffrance. Tout ce qui arrive à la jeune femme dès qu’elle tombe en état de grossesse y a été relaté. Le livre prépare aussi la future maman à mieux accueillir son bébé tant au niveau médical que logistique ou moral.

De même, il donne des informations sur les différents modes d’accouchement : la voie basse ou la césarienne. Les auteures ont voulu ainsi aider la mère de famille à suivre pas à pas l’évolution de son bébé tout au long de la première année. L’ouvrage, d’après Yacine Bio-Tchané, est divisé en quatre étapes, à savoir la grossesse, les trois trimestres de la grossesse, les phases d’accouchement et la première année de la vie de l’enfant et l’équilibre  de la vie professionnelle de la jeune maman. « Nous avons voulu partager avec les lecteurs des expériences en tant que jeunes mamans ; des réalités culturelles auxquelles nous avons fait face dans les différents environnements où nous vivons pendant la période de grossesse », a expliqué Mme Bio-Tchané lors de la cérémonie de dédicace qui a eu lieu le 29 juin 2018 au musée Henriette Bathily, sis à la Place du Souvenir africain. Cette jeune béninoise a fait ses études à Dakar où elle a rencontré Aminata Ndiaye Tall. Elles ont partagé beaucoup de choses avant de devenir toutes deux économistes. Yacine Bio-Tchané travaille dans le secteur des finances publiques et privées à Cotonou. Quant à Aminata Ndiaye Tall, elle est économiste du développement et spécialiste du secteur financier à la Banque mondiale à Washington.

Aider à mieux préparer et supporter la grossesse
Le livre, selon Yacine Bio-Tchané, est illustré avec des images personnelles mais aussi avec des exemples concrets de leurs expériences. « J’aime dire que chaque grossesse est différente. La grossesse de l’aîné n’est pas la même que celle du deuxième enfant, ni du troisième. Nous avons insisté sur ce fait parce que nous entendons souvent les gens dire : ‘‘Vous n’étiez pas fatiguée lors de votre première grossesse, pourquoi pour celle-ci ?’’ Nous avons essayé de démontrer que chaque grossesse est différente de l’autre », a rapporté Aminata Ndiaye Tall.

Les deux mères de familles qui vivent dans deux continents différents ont réussi à rédiger l’ouvrage à partir des conseils recueillis ou reçus auprès des praticiens de santé, des grand-mères, des femmes expérimentées dans le domaine mais aussi de leurs propres expériences. « Le livre prend en compte le bien-être de la mère et de l’enfant tant au niveau physique qu’émotionnel », a laissé entendre Mme Tall qui a magnifié, dans son ouvrage, la richesse et la beauté de la grossesse.  

Eugène KALY

 

Se doter d’un code d’éthique et de déontologie en vue de définir le statut juridique du traducteur, telle est l’ambition de l’Association sénégalaise des traducteurs (Astra).  

L'Association sénégalaise des traducteurs (Astra), portée sur les fonts baptismaux en septembre 2017, a procédé au lancement officiel de ses activités le 30 juin 2018 à l'antenne de l'Ugb de Dakar (Sacré-Cœur). Selon Séga Hamady Faye, président de ladite association, leur objectif est de fédérer les traducteurs du Sénégal et d’assainir le milieu, parce qu’ayant remarqué que tout le monde veut devenir traducteur au Sénégal. « Nous sommes en train de travailler sur un code de déontologie qui va régir le métier de traducteur au Sénégal. Nous comptons saisir les autorités compétentes pour éventuellement discuter du statut juridique du traducteur et avoir un statut légal », a-t-il révélé. M. Faye a souligné qu’après plusieurs complaintes de confrères et de donneurs d’ouvrages, ils ont jugé bon de mettre sur place une association, « un cadre pour établir des normes ».

Selon lui, le traducteur a des obligations relatives à la qualité, au respect des délais dans le travail, etc. Il a aussi précisé que leur association compte pour le moment une trentaine de traducteurs. D’ailleurs, le membre doit avoir 50.000 mots déjà traduits et certifiés par l’Astra. « Notre objectif est de recenser les traducteurs au Sénégal, d’identifier les professionnels capables de faire ce métier », a indiqué le président de l’Astra. Car, pour lui, il ne s’agit pas seulement de parler deux langues pour être traducteur. La traduction est un métier qui demande une formation, a-t-il dit en substance, précisant que « les critères retenus pour être membre de l’Astra, c’est d’avoir un diplôme délivré par un institut reconnu, quel que soit le pays, et avoir une expérience de 5 ans ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

L’Autorité nationale de biosécurité (Anb) a convié les responsables régionaux du Service national d’hygiène à un atelier afin de les outiller à mieux assurer le contrôle sanitaire des aliments.

Après la Police nationale, en octobre dernier, l’Autorité nationale de biosécurité (Anb) poursuit son cycle de formation à l’intention des forces de défense et de sécurité sur la nécessité de leur fournir une bonne information dans le but d’orienter les décisions politiques et éclairer les choix de consommation par rapport aux organismes génétiquement modifiés (Ogm). La présente session (2-3 juillet 2018) concerne le Service national d’hygiène, en attendant celles qui vont impliquer la Gendarmerie et la Douane.

Pour Ousseynou Kassé, Directeur exécutif de l’Anb, « il y a des aspects liés aux aliments et les agents du Service d’hygiène sont assermentés dans le domaine. Dès lors, nous avons besoin de les capaciter dans ce travail spécifique ». D’où la présence à cet atelier de l’ensemble des 14 régions représentées par leurs chefs de service, en plus des responsables de sites qui accueillent beaucoup de populations ou des évènements de dimension nationale comme Touba et Tivaouane. Selon M. Kassé, ces agents, bien que compétents et professionnels, ont « besoin d’être outillés. Nous allons le faire en deux phases : d’abord, sur les aspects liés aux Ogm, ensuite les former pour la détection et sur les cas pratiques ».

Le chef de la Division législation-contentieux au ministère de la Santé et de l’Action sociale, représentant le Directeur du Service national d’hygiène, a souligné que cette session vient conforter les agents dans leurs missions. Pour Alioune Gaye, qui dit biosécurité des aliments pense aux aliments mis à la disposition des populations. Et cela doit intéresser le Service d’hygiène « qui a obligation de résultat en ce qui concerne le contrôle autour des denrées alimentaires, c’est-à-dire leur hygiène. Ce qui est différent de l’hygiène alimentaire qui est aussi une composante de la sécurité sanitaire des aliments ». De ce fait, il a souligné que ses services attendent beaucoup de cet atelier à partir du moment où ils pensent que « l’innocuité des aliments constitue une certaine garantie que tous les consommateurs recherchent. Et, qui parle d’innocuité pense normalement à la qualité intrinsèque de l’aliment qui doit être mis à la disposition des populations ».

Ousseynou POUYE

La promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat est porteuse de croissance, de développement socio-économique et de transformation sociale. C’est la conviction des autorités qui intervenaient lors de l’édition 2018 du Falling walls lab Dakar présidée par délégué général à l’Entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr.

Une lumière sur les idées innovantes. Le Falling walls lab Dakar 2018 a été une tribune pour les jeunes entrepreneurs. L’étudiante Fanta Diaité a présenté son carnet de santé électronique, une interface de rappel des rendez-vous en langues locales, alors que Serge a développé la plateforme « Haduna » qui démocratise l’accès au commerce électronique aux artisans et aux personnes qui n’ont pas un certain niveau d’études. Au fil des présentations, les ambitions et les rêves des porteurs de projets se dévoilent. C’est l’esprit du Falling walls lab.

« Les candidats ont présenté des idées nouvelles censées améliorer le monde. Je sais que beaucoup de personnes ont l’impression que les problèmes du monde sont de plus en plus grands et peut-être insolubles », a constaté l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stéphan Roken. Le diplomate est convaincu que ce sont les initiatives comme le Falling walls lab (la chute des murs) qui contribueront à apporter des solutions aux problèmes des temps modernes, tels que le changement climatique, les pollutions…

Le délégué général à l’Entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr, a salué l’esprit du Falling walls et magnifié la collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Fnf). A son avis, ce sont les jeunes porteurs d’idées novatrices qui seront les moteurs du changement et de la transformation sociale en Afrique. « Ces genres d’initiatives pousseront les jeunes à aller au-delà de leurs limites. Leurs projets novateurs contribueront à la résolution des problèmes », a soutenu M. Sarr tout en rappelant que le gouvernement du Sénégal a mis sur la table une enveloppe de 2 milliards de FCfa pour aider tous les porteurs d’idées novatrices à concrétiser leur projet.

La Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) a mis, elle, en avant l’allégement de l’accès aux financements pour les Sénégalais, y compris ceux qui se trouvent à l’intérieur du pays. Déjà, la Der s’est engagée à accompagner le lauréat de l’édition 2017 du Falling walls lab, Alioune Badara Mbengue, avec sa startup qui a fabriqué une poubelle intelligente et Maella Yobo de la pousse « Senbot » qui a mis au point un robot triant les déchets.
Quant à la directrice pour l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Naumann, Inge Herbert, elle est revenue sur le mode d’accompagnement des porteurs de projets surtout des lauréats. « Le lauréat de cette édition, Maella Yobo, va représenter le Sénégal le 8 novembre à Berlin. Nous avons également offert une formation à tous les candidats », a-t-elle informé.

Par la suite, le délégué général a annoncé la construction d’un grand incubateur à Dakar. Au cours de cette rencontre, l’Office allemand d’échanges universitaires (Daad) a présenté les opportunités que les étudiants et les ingénieurs peuvent tirer de leur institution. « Nous sommes engagés dans la promotion des idées qui vont changer le monde. Le Daad a octroyé 140.000 bourses en 2017 et a financé les études de plus de 2,3 millions de personnes depuis sa création en 1992 », a fait savoir Helke Kuhn, représentante de l’Office allemand d’échanges universitaires

Idrissa SANE

 

Pour accompagner le développement démographique de la Petite côte, les soins de santé ne doivent pas faire défaut, particulièrement dans le domaine de la santé oculaire. C’est ce qu’a compris le Dr Boubacar Sarr qui a inauguré, le 30 juin 2018, à Saly, le Centre d’ophtalmologie Léopold Sédar Senghor en vue de contribuer à l’amélioration de la santé visuelle des populations.

Saly a étrenné, le samedi 30 juin 2018, son Centre d’ophtalmologie. Une initiative de l’ancien coordonnateur du Programme national de lutte contre la cécité, le Dr Boubacar Sarr, qui, avec un partenaire, l’opticien Fréderic Magnier, compte apporter son expertise au service de la communauté. Surtout que la Petite côte s’agrandit de plus en plus sur le plan démographique avec le déplacement des centres urbains matérialisé par l’implantation de l’aéroport international mais aussi l’autoroute à péage. « Toutes ces infrastructures font que, de plus en plus, l’urbanisation ne sera plus seulement une question de la région de Dakar. La zone de Saly comporte un potentiel en termes de population qui est assez important, et cette dernière a besoin de ce type de services », a-t-il déclaré. Le Dr Sarr a renseigné que tout ce qu’on peut faire en matière de prestation oculaire est pratiqué dans l’établissement : de la consultation simple générale aux explorations fonctionnelles en passant par la plupart des radiographies demandées. « Nous faisons aussi de la chirurgie (cataracte, glaucome) et bientôt, d’autres types de chirurgies plus compliquées ».

Le Centre d’ophtalmologie L. S. Senghor est bien apprécié par les autorités administratives, sanitaires et locales. Le préfet du département, Saër Ndao, s’est ainsi félicité de l’implantation de cette infrastructure qui va participer à « l’élargissement de la carte sanitaire de la localité ». Il a, par ailleurs, demandé aux populations et aux collectivités locales de s’en approprier tout en promettant l’accompagnement des pouvoirs publics à la structure qui, malgré son statut de privé, « va assurer un service public ».

Le Dr Fatma Fall, médecin-chef de la région médicale de Mbour a, pour sa part, salué la « complémentarité » que va apporter ce centre « dans l’offre de services de santé avec des spécialités et un plateau relevé » qu’on avait l’habitude de ne voir qu’à Dakar. Du coup, il va, à ses yeux, combler un vide. D’où son appel aux relais de santé communautaire pour accompagner sa croissance.

Ousseynou POUYE

 

Des médecins s’occupent de plus en plus des tâches administratives au détriment de leur rôle qui est d’offrir aux populations des soins de qualité. Pour rectifier le tir, les membres de l’Association sénégalaise des professionnels de santé publique ont organisé, à Dakar, une table ronde pour réfléchir sur la question.

Le Pr Anta Tal Dia, chef du Service de la médecine préventive de la santé publique à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a déploré le fait que certains médecins s’occupent plus de tâches administratives, se détachant ainsi de l’offre des soins. Ce faisant, elle les a invités à ne pas oublier leur rôle central qui est d’offrir aux populations des soins de qualité. « Nos médecins doivent veiller à la mise en place de ce paquet dans leurs structures respectives », a insisté ce professeur de Santé publique à l’Ucad. Mme Dia s’exprimait, le 28 juin dernier, à Dakar, lors d’une table ronde organisée  par l’Association sénégalaise des professionnels de santé publique dont elle est la présidente.

A l’occasion, elle a indiqué que beaucoup de médecins ne soignent plus alors que le devoir d’un praticien est que l’offre de soins soit effective à tous les niveaux du système de santé. « C’est bien d’organiser la gestion en mettant en place des outils et de faire des évaluations de manière régulière. Mais les populations ont besoin de soins de qualité. Même si les médecins-chefs de district ont souvent des tâches administratives à gérer, ces derniers ne doivent pas oublier la pratique de leur métier qui est de soigner », a rappelé Anta Tall Dia. Elle a souligné aussi que dans un pays en développement comme le Sénégal, où le ratio médecins-nombre d’habitants n’est pas encore réglé, il n’est pas permis à un médecin formé pendant 8 ans de se départir de ses tâches quotidiennes. L’universitaire a expliqué que l’objectif de la table ronde est de pousser les acteurs de la santé publique à réfléchir sur les solutions à apporter pour combler certains manquements notés dans la profession de la médecine. « Nous connaissons les problèmes, mais notre objectif est de participer à la réflexion en proposant des pistes de solutions qui permettraient un bon fonctionnement du système de santé », a-t-elle soutenu.

Au cours de cette rencontre, le Dr Mouhamadou Traoré a exposé sur « Quel comportement professionnel est attendu du médecin de santé publique dans la perspective de la Couverture sanitaire universelle ». Pour lui, le médecin, quel que soit son grade, doit contribuer à la mise en œuvre des politiques de santé de son pays. Cela, en participant aux activités curatives et préventives.

Mme Bineta Ndir Diop qui s’est intéressée aux questions de la Santé de la reproduction pendant 34 ans, a développé le « Rôle capital de la pratique de l’infirmier et de la sage-femme dans le système de la santé publique ». Après avoir salué la contribution des infirmiers et des sages-femmes dans l’offre de soins, elle a proposé la création d’un prix de santé publique, lequel permettrait aux gagnants de voyager et de bénéficier des sessions de renforcement des capacités à l’international.

Eugène KALY

 

D’ici fin août, les Dakarois seront soulagés en attendant la fin des travaux de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr (Kms3). C’est l’assurance donnée à l’administrateur de la Banque mondiale au Sénégal, Seydou Bouda, qui a visité les chantiers de Tassette.

L’administrateur pour le Sénégal au Conseil d’administration de la Banque mondiale, Seydou Bouda, accompagné du directeur général de la Sones, du vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), etc., a visité, le 26 juin 2018, les chantiers de Tassette qui font partie des réponses d’urgence du gouvernement face aux pénuries d’eau notées dans certains quartiers de la capitale. Il s’agit de grands travaux hydrauliques financés par la Banque mondiale à travers le Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu urbain. Lequel est estimé à 100 millions de dollars Us (environ 55 milliards de FCfa). M. Bouda s’est dit rassuré quant au respect des délais de livraison des travaux pour soulager les populations dakaroises. « Nous nous sommes entretenus avec les responsables des travaux. Ils sont tous optimistes que les chantiers seront livrés à temps et que, dans le courant du mois d’août, l’eau résultante de toutes ces opérations sera disponible dans le réseau urbain de la ville de Dakar », a-t-il laissé entendre.

30.000 m3 d’eau/jour supplémentaires
Sur la qualité de l’eau, il s’est aussi dit rassuré, d’autant plus que « la Sones est une vieille entreprise qui travaille selon les standards internationaux ». « Nous n’avons aucun doute que tous les processus techniques seront mis en œuvre pour que l’eau qui arrive aux consommateurs soit de standard international », a soutenu Seydou Bouda. La composante hydraulique urbaine exécutée par la Sones dans ce projet représente 70 % des financements. Elle permettra de mobiliser jusqu’à 30.000 m3 d’eau par jour qui vont se greffer à la production actuelle destinée à Dakar. « Tenant compte des difficultés que nous connaissons dans la capitale, accentuée par la période de pointe, cette production sera très importante à l’amélioration des conditions d’alimentation en eau potable de Dakar. En plus de la capitale, il y a une composante qui permettra de renforcer la production dans la Petite côte. Nous sommes très satisfaits, aussi bien du taux d’exécution du financement du projet qui tourne autour de 52 % que du taux d’exécution physique », a souligné le coordonnateur du projet. Amadou Diallo s’est également dit rassuré que, déjà au mois d’août, on commencera à pomper l’eau vers le réseau de Dakar. « L’autre satisfaction est que le projet a pu déjà mobiliser du financement additionnel », a-t-il relevé.

Pour sa part, le vice-président de l’Ascosen a reconnu que la demande est toujours supérieure à l’offre. C’est pourquoi un plan d’urgence est toujours la bienvenue. Momath Cissé espère qu’avec ce projet les souffrances des consommateurs seront bientôt atténuées, insistant surtout sur le respect des délais.

De son côté, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a promis de veiller au respect des délais fixés.

Ndiol Maka SECK

L’eau est une denrée rare dans les quartiers de Tawfekh et Cité Soprim. Lors de notre passage à la Cité Soprim, des femmes et des jeunes filles se bousculaient pour s’approvisionner auprès d’un camion-citerne. A Tawfekh, les habitants se rabattent sur les puits et les pompes à eau.

L’eau ne coule presque pas à la Cité Soprim des Parcelles assainies et à Tawfekh, un quartier de la commune de Tivaouane Peulh-Niague. Dans cette dernière localité, le désespoir ne cesse de gagner les habitants. Des femmes et jeunes des filles, munies de bassines et des bouteilles de 10 litres, partent souvent à la recherche du liquide précieux. Lourdement chargées, on peut les voir s’efforcer d’avancer sur du sable. Un travail supplémentaire pour elles. A côté de ces dernières, des garçons contribuent à l’effort. Ils partagent tous l’inquiétude et la fatigue. Leur quotidien est loin d’être un long fleuve tranquille.  « Chaque jour, nous faisons des kilomètres à la recherche de l’eau. Nous ne voyons même pas de camions citernes. Nous nous ravitaillons avec l’eau des puits ou des pompes à eau », confie Ndèye Bâ. Cette mère de famille a une autre remarque : « Autrefois, les coupures d’eau ne concernaient que les week-end. Maintenant, elles sont devenues quotidiennes ».

Les conséquences de ces coupures ont bousculé les habitudes au sein des ménages. Désormais, dans ces quartiers, des habitants sont obligés de rester jusque tard dans la nuit pour espérer avoir une goutte d’eau.  « Le déficit en eau ralentit nos activités économiques. Toutes les nuits, nous veillons jusqu’à 2 heures du matin pour espérer que le robinet coule. Et le lendemain, nous vaquons difficilement à nos occupations », dénonce Fama Diop.

La qualité de l’eau préoccupe aussi
L’autre sujet de préoccupation, c’est la qualité de la ressource. Sa consommation soulève des angoisses. Les risques de contraction de maladies liées à la composition chimique ne sont pas exclus. « Nous nous demandons si, à la longue, nous ne risquons pas d’avoir des problèmes de santé liés à la consommation de cette eau en ayant le choléra ou d’autres maladies », ajoute M. Tamba, enseignant, par ailleurs habitant de Tawfekh. Ici, à la veille de la fête de la

Korité, la tension était montée d’un cran. Les populations n’étaient pas tendres. « Comment peut-on laisser des citoyens vivre ce calvaire ? C’est tout simplement inhumain ! » martèle Ablaye Diop.
Autre lieu, même problème. A la Cité Soprim, les habitants n’entrevoient pas le bout du tunnel. Depuis des années, le spectre de la baisse de pression plane sur ce quartier. « Ici, c’est pratiquement toute l’année que nous vivons sans eau. Nous achetons l’eau vendue par des charretiers que nous stockons dans des réservoirs de 60 litres. Le prix varie entre 1500 et 2.000 FCfa l’unité. C’est un coût énorme pour les familles, surtout si vous habitez au deuxième ou troisième étage », dénonce Mme Barro.

Toujours à Soprim, la rareté du liquide précieux a imposé aux habitants l’heure d’aller au lit. Des femmes comme des vigiles épient jusque tard dans la nuit la goutte qui dégoulinera du robinet.  « Le jour où il va y avoir des morts et des blessés, ils viendront nous servir des discours », se désole Pape Ndiaye. Cette situation plonge les populations de certains quartiers de Dakar dans un désarroi total. Pour y remédier, elles lancent un cri du cœur à l’Etat et demandent la construction de châteaux d’eau ainsi que le renforcement des branchements existants.

Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)

 

Lors d’un symposium-bilan sur le projet Usaid/Era (Education et recherche en agriculture), le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, et la Directrice de l’Usaid Sénégal, Lisa Franchett, ont tiré un bilan satisfaisant de ce programme.

Après 8 ans de mise en œuvre au Sénégal, le projet Usaid/Era (Education et recherche en agriculture) est arrivé à terme. Pour le bilan de son exécution qui a coûté 15 milliards de FCfa, un symposium autour du thème « Innovation pour l’impact » a été organisé avec les acteurs de la formation et du secteur agricole qui ont apprécié les résultats.

Mme Lisa Franchett a rappelé qu’en 2018 l’Usaid avait fait le constat du potentiel considérable du secteur agricole sénégalais ainsi que sa capacité à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté et la malnutrition. Cependant, a-t-elle fait remarquer, il fallait un système d’innovations dynamiques réunissant constamment des chercheurs, des formateurs, des producteurs et des communautés. « C’est ainsi qu’est né le projet Era. Notre partenaire d’exécution, Virginia tech university, a dirigé un consortium de cinq universités américaines travaillant en partenariat avec des institutions sénégalaises pour aider le système de formation et de recherche du pays à rester en phase avec les besoins du secteur », a déclaré la Directrice de l’Usaid Sénégal qui s’est réjouie des « nombreuses réalisations faites depuis 2010 ». Pour Mme Franchett, le plus important, c’est l’engagement pris et mis en œuvre par les universités sénégalaises de sortir des amphithéâtres pour se mettre directement au service des communautés.

Des universitaires travaillent maintenant avec de nombreux réseaux de transformateurs et ont aidé 10.000 femmes entrepreneurs à moderniser leurs processus de transformation. Cet effort a abouti à la certification de 100 nouveaux produits par les chercheurs. Avec ce projet, les universités sénégalaises ont également amélioré la qualité des enseignements grâce à l’application pratique sur le terrain des connaissances théoriques des étudiants. En appoint, le programme « 4H du Sénégal » a touché 600 jeunes sénégalais.

10.000 femmes formées, 100 produits certifiés par les universités
Dans la même lancée, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a indiqué que l’Usaid/Era a toujours accompagné presque tous les secteurs et services de son département, particulièrement dans le domaine de la formation, de la recherche et du conseil agricole. Il a souligné que le Sénégal accorde une importance à l’agriculture, mais le secteur « ne peut se développer sans l’évolution du système d’éducation, de formation, de recherche », etc. Dans ce cadre, le Pr Niane a rappelé la création, dans les cinq universités, de nouvelles filières ou d’Unités de formation et de recherche dans divers domaines du secteur agricole comme l’agroforesterie, l’agro-écologie, les métiers verts... De même que la création de 4 Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep) dédiés à l’agriculture et la création de l’Université du Sine-Saloum à vocation agricole.

Oumar KANDE

 

Des manuels scientifiques, destinés aux étudiants en Licence 1 et aux enseignants des établissements d’enseignement supérieur du pays, viennent d’être rédigés et édités au Sénégal.

Les rayons des bibliothèques universitaires s’enrichissent de nouveaux ouvrages. Il s’agit de deux manuels scientifiques rédigés par des enseignants sénégalais et mis à la disposition des étudiants et des enseignants des établissements d’enseignement supérieur. La cérémonie de présentation a eu lieu,  le 30 juin 2018, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,  Mary Teuw  Niane. Le premier est intitulé « Maths, physique et informatique : cours et exercices d’analyse ». Quant au second, c’est un manuel de chimie titré « Physique générale : cours et exercices ». Ces deux ouvrages sont destinés en priorité aux étudiants en Licence 1, mais ils peuvent être utilisés par les autres niveaux supérieurs. Ils sont produits dans le cadre du Projet de rédaction et d’édition des manuels scientifiques pour les établissements d’enseignement supérieur (Premsees). Ce dernier est initié par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et  de l’Innovation en 2017.

Un consommer local de qualité

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, l’objectif est de mettre à la disposition des étudiants et des professeurs des manuels rédigés par des Sénégalais enseignant dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Le Pr Niane a souligné la nécessité d’avoir des manuels à la place des fascicules. Les étudiants peuvent ainsi disposer de ces manuels à des prix subventionnés. « Le manuel est un intrant pédagogique, il doit être accessible aux utilisateurs premiers, c’est-à dire les apprenants », a-t-il précisé. De l’avis des autorités universitaires et de leurs partenaires, ce projet vient de montrer que le Sénégal dispose de ressources humaines de qualité, capables de produire des livres aux contenus crédibles pour un enseignement fiable et pertinent. Ces ouvrages dont la qualité a été notifiée par un comité scientifique d’évaluation sont rédigés par des professeurs sénégalais expérimentés des universités. Leurs travaux de rédaction ont été soumis à un comité scientifique d’évaluation pour amendement, appréciation et validation. Ledit comité est composé de professeurs émérites de l’enseignement supérieur et dirigé par le Pr Mamadou Sangharé. En plus de la rédaction, l’édition a été réalisée au Sénégal. Ce qui fait dire aux différents acteurs que « le consommer local est bien une réalité, car nos enseignants sont en mesure de produire d’excellents contenus pédagogiques et académiques ».

Un projet novateur et pertinent

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, ces deux manuels constituent le premier lot ; ils seront suivis par cinq autres d’ici la fin de l’année. Mieux, Mary Teuw Niane a annoncé que la rédaction et l’édition des manuels seront étendues aux autres niveaux et facultés.

De  l’avis  du recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, ces manuels scientifiques vont permettre aux universités sénégalaises de pouvoir accéder aux bases de données scientifiques qui, aujourd’hui, jouent un rôle spécifique dans la recherche et la formation.

Pape  Coly  NGOME

 

La démonstration du robot trieur de déchets a convaincu les membres du jury du « Falling walls lab Dakar » édition 2018. La fabrication de ce robot est la suite logique de la maîtrise de l’acquisition des connaissances et d’assimilation des techniques d’assemblage et de programmation par de jeunes sénégalais regroupés au sein de la start-up « Senebot ».  Cependant, la mesure de l’impact  de ce rebot passe par sa multiplication alors que ces Sénégalais, en cours de formation, n’ont pas les moyens de produire d’autres unités.

Le tri est une étape essentielle de la valorisation des déchets. C’est aussi le maillon faible du système de collecte en Afrique. Plus grave, des personnes contractent des maladies lors de cette étape du fait de l’exposition et de la manipulation des déchets dangereux. Des raisons qui ont inspiré de jeunes sénégalais spécialisés en Programmation informatique, en Electromécanique, en Electricité et en Mécanique à fabriquer un robot tourné vers le tri des déchets.
Le robot, équipé d’un dispositif de détection, trie et répartit les déchets selon leur composition. La démonstration a été faite le mercredi 27 juin 2018 lors du « Falling walls lab » 2018. « Ce robot permet de trier les déchets en fonction de leur biodégradabilité. Nous l’avons amélioré », a expliqué Maella Yobo qui intervenait au nom de la start-up « Senebot ». Le robot trieur de déchets a été classé premier à l’issue de l’édition 2018 du « Falling walls lab » parmi les 25 projets en compétition. La technologie repose sur l’intégration des capteurs ou « sensor », le cœur du triage. Le préalable à la fabrication d’un robot, c’est la maîtrise de la programmation et des installations en informatique. Ce n’est pas un jeu d’enfants. Mais, ces jeunes sénégalais ont assimilé ces techniques jusqu’ici considérées comme étant réservées aux pays développés. Comme dans les centres de recyclage high-tech, les nouvelles technologies sont mises au service de la préservation de l’environnement. En ayant en amont un système dédié à la répartition des déchets, ces jeunes techniciens ont de belles perspectives pour le développement des filières. C’est une grande avancée technologique. «  Il n’y a pas de perdant à l’issue de ce concours. Tous les projets ont gagné. Nous avons tout de même retenu celui de Senebot de Maella Yobo », a annoncé le Dr Labaly Touré de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Depuis près d’un an, les concepteurs se concentrent sur l’amélioration des mécanismes. Après leur participation à un concours mondial aux Etats-Unis, Maella Yobo, Khadidiatou Thiam et les autres membres de l’équipe doivent actuellement surmonter les barrières de la production à grande échelle de robots. Une grande équation ! Ils sont, à coup sûr, confrontés à des problèmes de moyens pour le lifting du premier prototype. Heureusement que le ministre délégué à l’Entreprenariat rapide, Papa Amadou Sarr, a décidé d’accompagner cette start-up sur le plan financier.

La maîtrise des techniques
« Le vainqueur du Falling walls lab Dakar édition 2018 bénéficiera d’un appui financier », a promis M. Sarr. En  réalité, seule la multiplication de ces robots pourra aidera à mesurer leurs poids dans l’amélioration du taux de recyclage des déchets et leur valorisation. Tout compte fait, le marché est là ; les chiffres révèlent une augmentation continue de production des déchets dans plusieurs villes africaines comme Dakar. En plus de la prévention des maladies, la fabrication d’un robot avec ces fonctions précitées est aussi une autre preuve que la robotique n’est pas une technologie hors de portée des jeunes africains. Ces étudiants ont démontré qu’il est bien possible de rivaliser en termes d’ingéniosité avec des écoles implantées dans les autres coins du monde. « Nous avons un projet d’initiation à la robotique des enfants âgés de 6 ans à 16 ans », a confié Maella Yobo. Depuis 2016, les bonnes volontés et des Sénégalais formés dans de  prestigieuses institutions aux Etats-Unis et en Europe travaillent à démythifier la robotique auprès des jeunes étudiants et ingénieurs au Sénégal. Faudrait-il le rappeler, M. Micah, professeur à l’International school of Dakar (Isd), avait offert une formation en trois phases. Il s’agit d’abord de l’acquisition de connaissances, ensuite de l’assimilation des techniques d’assemblage, enfin de la programmation. La fabrication des robots à des fins utilitaires est la suite logique des engagements pris par ces étudiants lors du camp de préparation de Dakar en 2017. « Après la conception des robots qui avancent et reculent, ces candidats ont une certaine maîtrise des techniques. C’est sur la base de leurs nouvelles compétences qu’ils vont construire des robots qui s’activeront dans le stockage de l’eau potable et le filtrage de l’eau contaminée », a déclaré Mamadou Gakou de l’équipe « Senebot ».

Idrissa SANE

 

 

Pour la vaccination des enfants, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa, soutenant ainsi Afrivac qui a lancé cette collecte de fonds.

Le gala annuel de collecte de fonds d’Afrivac, organisé aujourd’hui, a enregistré la participation de la Fondation Sonatel qui a soutenu la structure à hauteur de 5 millions de FCfa. La Fondation Afrivac a pour but d’organiser, de motiver et de collecter, de façon transparente, la contribution du secteur privé au financement de la vaccination des enfants. Cela, à travers l’achat de doses de vaccins. « Dans cet élan de solidarité, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa. Grâce à cet accompagnement du secteur privé, la Fondation Afrivac pourra alimenter le fonds dédié à l’achat de vaccins pour le Programme élargi de vaccination (Pev) du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ceci, dans le but de soutenir les efforts de l’Etat. Parce que la santé de l’enfant est précieuse pour la Fondation Sonatel, qu’elle a soutenu plusieurs initiatives en ce sens dans le courant du 1er semestre de l’année en cours », lit-on dans un communiqué des services de cette société reçu à la rédaction.

La Sonatel rappelle qu’en mars dernier, elle a rééquipé le service de néonatalogie du centre hospitalier du Roi Baudoin de Guédiawaye en matériel médical, pour une valeur de 17 millions de FCfa, et la nouvelle unité de l’hôpital régional de Diourbel, pour un montant de 22 millions de FCfa. « Ceci, pour faire face aux situations de flux intenses et ainsi réduire la mortalité infantile et les évacuations sanitaires dans  ces zones ». A travers toutes ces actions, la Fondation Sonatel dit réaffirmer son engagement profond et son attachement aux populations en situation difficile, particulièrement les enfants, en contribuant à l’amélioration de leur mieux-être.

O. KANDE

Pour la vaccination des enfants, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa, soutenant ainsi Afrivac qui a lancé cette collecte de fonds.
L’épreuve anticipée de philosophie s’est déroulée correctement dans l’académie de Sédhiou. Toutes les mesures prises par l’Office du bac ont été respectées à la lettre, selon les autorités académiques qui ont visité quelques centres. La délégation était conduite par l’adjoint au gouverneur chargé du développement. Aucune faille n’a été constatée dans l’organisation de l’épreuve, aussi bien dans la capitale régionale que dans les autres centres de l’intérieur. Peu d’absents ont été répertoriés et les candidats trouvent les sujets abordables. Pour certains d’ailleurs, celui portant sur l’art était plus ou moins attendu par de nombreux candidats. Ils sont 4.848 inscrits dans l’académie, dont 1.611 filles, soit 32,23 %. Les centres principaux sont au nombre de 16 et les secondaires 3. La série scientifique enregistre 413 candidats. Mais, fait notable, il n’y a aucun candidat en série S1, une situation que regrettent les communautés éducative, académique et administrative qui disent ne pas comprendre. Et ce, malgré les efforts déployés pour le développement des sciences, surtout chez les filles, avec les différents concours organisés à leur intention. La communauté éducative est d’avis qu’il est temps de mettre fin à cette situation.

Malamine  KAMARA  

 

L'ouvrage de Chikouna Cissé, Maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine à l'Université Houphouët-Boigny d'Abidjan, sur les 50 ans du Cames a servi de prétexte pour des chercheurs de l'Ucad de revenir sur le processus d'institutionnalisation de cette structure et ses défis actuels.

1968-2018. C'est 50 ans d'existence pour le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames). En vue de la célébration de ce cinquantenaire, Chikouna Cissé a écrit un livre sur l'histoire de cette structure régionale d'intégration de l'enseignement supérieur commune à 19 pays francophones d'Afrique et de Madagascar. « Le Cames 1968-2018 : un demi-siècle au service de l'enseignement supérieur et de la recherche en Afrique » est le titre de l'ouvrage de ce Maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine à l'Université Houphouët-Boigny d'Abidjan.

Présentant son livre, le 23 juin 2018, à l'Ucad, lors d’une conférence publique organisée par le Laboratoire d'études historiques sur les inventions culturelles (Ethic) et le Groupe d'études et de recherches sur la marginalité et l'exclusion au Sénégal (Germes), M. Cissé est revenu sur l'histoire et le processus d'institutionnalisation du Cames. Selon l'enseignant ivoirien qui a fait son Diplôme d’études approfondies (Dea) en Histoire à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Ucad, la création du Cames, en 1968, est en quelque sorte le triomphe de la ligne senghorienne. Le premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, est l’un des pères fondateurs de cette institution.

Rôle majeur de Senghor
Même si « les prêtres de la liturgie nationaliste considèrent Senghor comme le paravent de la Françafrique, Senghor a été le catalyseur du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur » en utilisant le terme Cames en 1966, deux ans avant sa création à Niamey. Même le disciple de Cheikh Anta Diop, à savoir le Pr Aboubacry Moussa Lam, a reconnu à Senghor sa rigueur et sa clairvoyance pour un système éducatif sénégalais de qualité.
L'auteur a insisté aussi sur les problèmes financiers du Cames qui avait souvent des difficultés pour fonctionner correctement. Sur cet aspect, il a souligné le rôle important du Sénégalais Moukhamadou Moustapha Sall qui, dès son arrivée au Cames comme secrétaire général, en 2000, a affirmé que l’organe avait les moyens pour fonctionner correctement ; seulement, il faudrait que les pays membres s'acquittent de leur cotisation. C’est ainsi que le Gabon a déboursé plus de 300 millions de FCfa qui ont servi à la construction d'un siège digne de ce nom.

Par rapport au côté obscur du Cames, M. Cissé, à travers des témoignages et des archives et un regard croisé interne et externe à l’institution, y a noté un copinage qui serait favorable ou défavorable à certains candidats. Cela, en fonction des relations. De même, il a constaté que le Cames est une structure consultative soumise à la volonté politique qui s'est souvent imposée. « Le Cames, à 50 ans, doit moderniser la gouvernance dans nos universités. Il y a des défis, par exemple, la corrélation des grades. C’est ce qui pousse le Sénégal à réformer ses titres. Le Cames en est encore à 4 titres universitaires ; ce qui n’existe plus dans le monde », a relevé Chikouna Cissé.

O. KANDE

 

Les 157.687 candidats au baccalauréat 2018 ont passé, hier, les épreuves anticipées de philosophie. Un bon déroulement de l’examen à été noté dans la capitale. Les candidats ont été interrogés sur trois sujets : l’Etat, l’art et l’importance de la philosophie.

Au centre du Cem John Fitzgerald Kennedy, les cours ont été suspendus le temps de la journée des épreuves anticipées de philosophie pour le baccalauréat 2018. Un calme plat règne dans les lieux et tout visiteur est interrogé sur l’objet de sa présence. Dans les salles, les candidats, très concentrés, griffonnent leurs idées sur les brouillons afin de mieux aborder l’épreuve. Les surveillants font les cent pas, jetant des coups d’œil un peu partout. Comme ils sont deux par salle, l’on constate que, dans plusieurs classes, le premier se tient debout à l’entrée et le second circule entre les rangées. Les sacs des élèves sont confisqués et amassés en bas du tableau. Cette année, du fait des travaux de réhabilitation, le centre du lycée Kennedy a été déplacé au niveau du Cem dudit établissement, a informé la principale de l’établissement, Aminata Kanté Sarr, qui travaille en parfaite harmonie avec le superviseur du centre.

Fatou Wade, inspectrice de l’enseignement secondaire et moyen, contrôle tout dans le centre. Elle a révélé qu’il y a 277 candidats répartis dans 10 salles. Cependant, Mme Wade dit avoir noté 29 absents tout en assurant que tout se passe bien depuis le matin et que les élèves ont respecté toutes les consignes dont celle de ne pas venir avec son téléphone. « Nous sommes dans de bonnes conditions ici. Les élèves aussi ne posent pas de problème. Dès qu’ils ont reçu les copies, ils se sont concentrés et il n’y a eu aucun signe de désapprobation indiquant la difficulté des épreuves », a laissé entendre le superviseur.

Des « sujets abordables », selon les candidats
Au centre de Saint Pierre, à 11 heures, les premiers candidats commencent à sortir. Mme Santos, inspectrice de l’enseignement moyen et secondaire, est le superviseur. Elle a indiqué que 285 candidats y sont inscrits, pour l’essentiel des candidats libres. Tout est calme dans ce centre de 12 salles avec une vingtaine de surveillants. Cette candidate du collège d’excellence d’Eticom fait partie des premiers élèves ayant terminé leur épreuve. S’arrêtant devant nous, le temps de ranger ses affaires dans son sac, elle a affirmé, sous le couvert de l’anonymat, que les épreuves ont été

« abordables ». « Je n’ai pas été surprise. Je pense qu’on va s’en sortir », a lancé la jeune fille avant de sortir du centre. Même avis chez Fatoumata Dieng qui a estimé que les trois sujets étaient dans le programme avec des thèmes abordés en cours.

Pour le premier sujet de dissertation, les candidats ont été appelés à répondre à cette question :
« L’exercice du doute fait-il du philosophe un sceptique ? » Quant au second, il est libellé comme suit : «L’œuvre d’art ne se rapporte-t-elle à la réalité que pour la recréer ? ». L’exercice du commentaire, le troisième sujet, a porté sur un texte d’Emile Durkheim parlant de l’Etat.

Les consignes de l’Office du bac respectées

Au centre du Cem Blaise Diagne, à quelques minutes de 12 heures, la plupart des candidats étaient sortis et devisaient dans la cour de l’établissement. Ababacar Mbengue, trouvé sous un arbre avec ses camarades, a confirmé que les épreuves sont accessibles. Même avis chez l’élève Ndèye Sokhna Bâ qui en est à sa deuxième tentative. Trouvée au pied du drapeau du Cem, elle a soutenu que les thèmes ont été traités par les professeurs de philosophie malgré les grèves.

Donnant des renseignements concernant le nombre de jurys, de candidats… le superviseur du centre Blaise Diagne, l’inspecteur Cheikh Mbacké Cissé, a informé qu’il y a deux jurys pour les séries L2 et L’1. Dans le premier, sur 300 candidats, 36 absences sont notées,  pour le jury 2, sur 292 candidats, il y a eu 19 absents. M. Cissé a affirmé que les épreuves ont démarré à temps dans les 20 salles. Aussi, aucune tentative de fraude n’a été notée et les candidats ne sont pas venus avec leur téléphone. D’ailleurs, durant toute l’épreuve, les surveillants n’ont pas également utilisé leur portable.

Oumar KANDE

 

« Depuis la découverte du Vih, en 1983, il y a eu des tests-diagnostics qui ont progressé pour arriver aujourd’hui à des autotests et des traitements efficaces qui permettent aux PvVih de vivre positivement », s’est félicitée la présidente de Sidaction. Pour le Pr Françoise Barré-Sinoussi, d’immenses progrès ont été faits dans la lutte contre le Sida grâce à la recherche. Cependant, les chercheurs sont frustrés parce que beaucoup de PvVih n’ont pas accès aux molécules mis sur le marché mondial. « Malgré tout, on se projette dans le futur, car les chercheurs travaillent depuis des années pour trouver un vaccin qui permettrait de soulager des PvVih et arrêter le traitement », a-t-elle promis. Les chercheurs travaillent aussi sur la possibilité de mettre à la disposition des patients une injection qui sera utilisée de la même manière que celle des diabétiques. « Ce sont des choses qui vont arriver dans le futur parce qu’il y a déjà des données qui ont été présentées lors des essais cliniques. C’est la voie la plus proche pour faciliter la diminution du nombre de médicaments que les patients prennent par jour », a assuré Mme Barré-Sinoussi. Elle a, par ailleurs informé que les chercheurs travaillent pour trouver d’autres remèdes qui permettraient aux patients de mieux contrôler leur maladie. En attendant, ces derniers vont se contenter des molécules qui sont actuellement à leur portée.

E. KALY

 

La question du financement de la lutte contre le Sida a été aussi abordée lors du congrès des dix ans de lutte de la Coalition Plus. Interpellée sur la baisse des ressources, le Pr Françoise Barré-Sinoussi, présidente de Sidaction et Prix Nobel de Médecine, un des bailleurs, n’a pas donné des assurances. Selon elle, Sidaction, une des rares organisations qui soutiennent à la fois la recherche et les Personnes vivant avec le Vih dans les pays du Sud pour améliorer leur prise en charge et accès aux soins, souffre, aujourd’hui, de manque de financement. La raison : les donateurs se font de plus en plus rares alors que Sidaction vit et existe grâce à ces derniers dont certains d’entre eux se sont désengagés, car la lutte contre le Sida est banalisée à l’échelle mondiale. « Malheureusement, comme tous les acteurs, nous souffrons de manque de financement. Nous ne pouvons plus assurer le financement de cette lutte dans les pays du Sud comme nous le faisions avant parce que notre propre budget est limité », a regretté Mme Barré-Sinoussi. Elle a soutenu que les associations et coalitions de lutte contre le Sida doivent continuer  à faire le plaidoyer pour rappeler aux dirigeants du monde et aux donateurs l’importance de poursuivre à financer la lutte contre le Sida. A cet effet, le directeur de l’équipe de l’OnuSida d’appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre a interpelé les chefs d’Etat africains en les invitant à financer davantage la lutte contre le Sida. « Sinon on ne mettra pas fin à l’épidémie en 2030 comme souhaité », a signifié Patrick Brenny.

E. KALY

 

Plus de 350 personnes ont pris part, du 22 au 24 juin 2018, au congrès sur les 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus (une union d’Ong communautaires…). Les participants se sont accordés sur le fait que les groupes vulnérables dont les homosexuels doivent être acceptés et tolérés si l’on veut mettre fin à l’épidémie du Sida.   

Mme Hakima Himmich, présidente de la Coalition Plus, une union d’Ong communautaires engagées depuis une dizaine d’année dans la lutte contre le Sida en Afrique et un peu partout dans le monde, n’est pas satisfaite du traitement réservé à l’homosexualité. « Dans  tous les pays africains, il y a un regain d’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité. Cela est dû à la montée de l’extrémisme religieux », s’est désolée cette actrice marocaine de la lutte contre le Sida. Elle a donné l’exemple de son pays où, en 2006, un jeune homosexuel avait déclaré, dans une chaine de télévision, qu’il est « homosexuel et séropositif ». Mais, à la prochaine émission, les responsables de la chaine de télévision ont suggéré de ne plus laisser passer ces genres de déclarations, « surtout venant d’un jeune, parce que le concerné risque d’être lynché », a rapporté Mme Himmich pour qui il y a des organisations de lutte contre le Sida qui défendent des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (Msm : Men having sex with men en anglais). « Pourtant c’est aux Etats et aux organisations des droits de l’Homme de défendre ces gens. Malheureusement, ils ne le font pas », a-t-elle regretté. Mme Hakima Himmich s’exprimait lors de l’ouverture du congrès des 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus organisé, à Mbour, en partenariat avec l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs).
La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a décrit la même situation au Sénégal où des Msm sont encore rejetés et stigmatisés. « Ils sont obligés de se cacher. Par conséquent, ils n’ont pas accès aux structures de santé pour se soigner ; ce qui constitue un danger pour leur santé et pour la population générale », a fait savoir Dr Safiétou Thiam qui compte s’appuyer sur la communication pour que les populations clés, les plus touchées par le Vih/Sida, soient acceptées et comprises.

Argumentaire médical
« Quand les populations sont informées, elles comprennent et acceptent. Il faut travailler dans le plaidoyer en direction des leaders communautaires et des médias. Au Sénégal, malheureusement, tous les problèmes de l’homosexualité sont partis des articles de presse. Nous  allons continuer à sensibiliser les patrons de presse sur ces questions sensibles, parce qu’il s’agit de la santé de nos populations », a expliqué Dr Thiam. Elle a regretté le fait que les acteurs de lutte contre le Sida ne soient pas aidés dans leur combat de protection de l’homosexualité par des organisations des droits humains. « Or, elles sont prêtes à défendre des prisonniers violentés ou des hommes politiques mis en prison. Elles sont devant la scène pour dénoncer, mais quand il s’agit des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes qui sont souvent mis en prison injustement, elles ne disent rien », a déploré la secrétaire exécutive du Cnls. Ainsi, les organisations de lutte contre le Sida, pour venir au secours des Msm, sont obligées de s’appuyer sur l’argumentaire médical en faisant savoir aux responsables des prisons que ces gens ont besoin de soins parce que infectés au Vih. « Sinon nous-mêmes, nous sommes stigmatisés parce que certaines personnes pensent que nous utilisons l’argent de l’Etat et du contribuable sénégalais pour protéger les homosexuels et des gens qui prennent la drogue. Nous travaillons dans des conditions difficiles, même si personne ne nous empêche de faire notre travail. C’est pour cette raison que nous continuons à travailler pour le bien des populations clés, en les encadrant, afin qu’elles puissent relever la tête et parler de leur vécu », a soutenu Dr Safiétou Thiam.

Pour le  directeur de l’équipe de l’OnuSida d’appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Patrick Brenny, il faut accentuer le plaidoyer pour la protection des Msm. « C’est la protection de cette population qui nous aidera à mettre fin à l’épidémie du Sida », a-t-il averti, puisqu’en Afrique, selon un jeune homosexuel, 75 % des Msm sont mariés et peuvent transmettre la maladie à leurs conjointes. Malheureusement, d’après Dr Aliou Sylla, de la Coalition Plus, ces gens sont loin d’être acceptés, car même des chefs d’Etat africains ne tolèrent pas l’homosexualité.

Eugène KALY


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