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Actualités (1641)

C’est ce lundi que l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) célèbre son 10ème anniversaire. D’importantes manifestations sont prévues pour cette commémoration dont le thème retenu est : « 10 ans d’innovation dans l’enseignement supérieur ». Un colloque international sera organisé, du 18 au 19 avril 2017, par l’Ufr Economie, management et ingénierie juridique (Ecomij) sur « Développement et gouvernance des territoires en contexte de décentralisation renforcée : contraintes et perspectives ». L’objectif principal de cette rencontre est de produire des connaissances sur la question du développement des territoires du Sénégal articulé à la gouvernance à partir d’un dialogue pluridisciplinaire alliant des approches théoriques et des expériences pratiques grâce aux contributions des universitaires, gouvernants et acteurs territoriaux. La cérémonie officielle d’ouverture est prévue demain 18 avril 2017 à l’Uadb.

M. SAGNE

La gouvernance verte peut être le socle d’un Sénégal émergent pour un développement socioéconomique, selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Le Comité de suivi de la formulation et de la mise en œuvre de la politique environnementale du ministère de l’Environnement et du Développement durable s’est réuni à Dakar. Lors de cette rencontre, la secrétaire générale dudit département ministériel, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a abordé la coupe illicite de bois, la lutte contre le changement climatique, l’érosion côtière, l’impact environnemental de l’exploration et l’exploitation future du pétrole et du gaz, leurs interrelations avec la conservation de la biodiversité, etc.

Selon elle, ces sujets nécessitent le déploiement de stratégies à court et moyen termes promptes à permettre leur prise en charge appropriée. « La réalisation de toutes ces projections ne fera, à n’en pas douter, que renforcer nos acquis et avancées déjà perceptibles », a-elle déclaré. Mme Ndiaye a indiqué que l’exercice 2016 a marqué la première année de mise en œuvre de la nouvelle Lettre de politique du secteur de l’environnement et du développement durable (2016-2020). Ce document de politique, a-t-elle ajouté, arrimé au référentiel national qu’est le Plan Sénégal émergent (Pse) projette, à l’horizon 2025, que la gestion de l’environnement et la gouvernance verte soient le socle d’un Sénégal émergent pour un développement socioéconomique inclusif et durable.

Poursuivant, la secrétaire générale du ministère de l’Environnement s’est félicitée du choix du thème central du 57ème anniversaire de notre indépendance : « Rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». D’ailleurs, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a plaidé pour que la tendance de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles soit inversée. « Il s’agit là, pour nous, d’une voie incontournable dans notre quête d’émergence et de réalisation des Objectifs de développement durable », a-t-elle fait remarquer.

Pour sa part, le colonel Ibra Sounkarou Ndiaye, ingénieur des Eaux et Forêts, a souligné qu’il faut s’assurer que les délinquants ne passent pas par des canaux détournés pour agresser l’environnement comme le font les coupeurs de bois.

S. M. S. CISSE

A l’occasion du lancement officiel des activités du « Mois de la prévention des risques professionnels », le directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css), Assane Soumaré, s’est adressé à la presse pour annoncer la réalisation d’une Cité universitaire de plus de 500 chambres à Dakar, plus précisément à Fass. Les travaux ont démarré depuis l’année dernière. M. Soumaré s’est réjoui de la mise en œuvre de ce projet qui sera réalisé dans le cadre de la politique de promotion des conditions d’études et de séjour des étudiants.

Il a laissé entendre que le chef de l’État, depuis son accession à la magistrature suprême, le 25 mars 2012, n’a jamais raté la moindre occasion pour inviter le gouvernement et l’ensemble de ses partenaires à œuvrer pour une amélioration significative des conditions de vie et d’études des étudiants. Ce programme, a-t-il précisé, permettra aux étudiants d’accéder, dans de très bonnes conditions, à un logement décent pour l’amélioration de leur cadre de vie. Dans cette zone viabilisée et située à quelques encablures de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), les chambres seront équipées de salles de bain, le système de sécurité sera renforcé et des équipements de base très modernes seront mis en place (aires de détente, commerces, restaurants, infirmerie, etc.).

Le Dg Assane Soumaré a également rappelé que la Caisse de sécurité sociale a déjà mis en place, à Bambilor, un programme immobilier de 345 logements sociaux, édifiés sur des parcelles de 150 mètres carrés et qui sont de type F3 tout carrelé avec 2 chambres, un salon et une salle de bain. Il s’agit d’un titre foncier avec viabilisation et diverses commodités. Les travaux sont presque terminés et seront réceptionnés dans les plus brefs délais.

Le site de Bambilor, a-t-il enfin souligné, disposera d’un système électrique intégré, de routes principales et secondaires bitumées, d’un système très performant d’adduction d’eau potable, de divers équipements sociaux (lieux de culte, poste de santé, écoles, etc.).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, à Mbour, sur le thème : « La dépression, parlons-en », une trentaine de malades mentaux ont été consultés gratuitement.

« L’hôpital de Grand Mbour a une unité de psychiatrie qui organise chaque semaine une consultation infirmière (mardi et mercredi) et une consultation médicale pour les besoins en soins en matière de santé mentale au niveau du département de Mbour », a indiqué Babacar Sène, chef du Service administratif et financier de cet établissement public de santé (Eps). Cette unité psychiatrique est fonctionnelle depuis le 18 avril 2016, a ajouté M. Sène qui s’exprimait, le 7 avril, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé.

Après une année d’exercice, près de 100 patients ont été reçus dans cette unité, a informé Dr Mor Touré Guèye, responsable des consultations psychiatriques de l’hôpital de Mbour. S’exprimant sur les consultations gratuites, organisées dans le cadre de la Journée mondiale de la santé, il a indiqué qu’elles ont permises de toucher une trentaine de malades mentaux. Selon lui, les consultations ont été assurées par un psychiatre venu de Dakar, lequel a consulté et offert gratuitement des médicaments. A l’occasion, le Dr Guèye a invité à plus de communication pour mieux faire connaitre la maladie mentale. Parmi les facteurs de vulnérabilité, il a cité la pauvreté, la prise de toxiques, l’anxiété, etc.

Au nom du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Fatma Fall, médecin-chef du district sanitaire de Mbour, a indiqué que l’État du Sénégal accorde un intérêt majeur à la santé mentale. C’est un domaine stratégique, a-t-elle dit, estimant que « qui aspire au développement, aspire à la bonne santé mentale de sa population ». Sa conviction, c’est qu’une personne qui souffre de santé mentale ne peut pas être productive et celui qui ne l’est pas ne peut pas participer au développement de son pays.

Amath Sigui NDIAYE

Les 18èmes journées médicales de la Faculté de Médecine de l’Ucad s’ouvrent lundi prochain à Dakar. Elles seront centrées sur les urgences en Afrique.

La Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), vieille de 100 ans, organise ses 18èmes journées médicales, pharmaceutiques, odontologiques et vétérinaires. Elles sont prévues du 10 au 13 avril à ladite Faculté avec comme thème central : « Les urgences en Afrique : quelles solutions ». Cette tribune sera une occasion pour les spécialistes de la médecine moderne de sensibiliser les populations sur les urgences en leur montrant les gestes qui sauvent pour pouvoir prendre en charge la personne victime d’un malaise depuis son domicile jusqu’à la structure sanitaire.

Près de 1.000 participants, notamment des professeurs, des médecins spécialistes et des étudiants, sont attendus à ces journées qui regrouperont toutes les composantes de la Faculté de Médecine. Il s’agit des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, vétérinaires et étudiants. En conférence de presse, des membres du Comité d’organisation, le Pr Serigne Abdou Bâ, chef du Service de cardiologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, et le Pr Saïd Norou Diop, directeur du Centre de diabétologie Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao, ont décliné les objectifs de cette rencontre scientifique dont la première édition a eu lieu en 1958.

Pour M. Bâ, président du Comité scientifique, ces journées constituent la plus grande manifestation scientifique de l’Ucad. « Elle va nous permettre de discuter sur des thèmes bien précis. Ce sera un espace d’échanges entre les spécialistes venus des différents pays dont certains sont d’anciens étudiants de la Faculté », a-t-il informé. Le Pr Diop a expliqué que ces journées, reportées à plusieurs reprises, restent un espace d’animation scientifique et médicale. Il a déclaré que la Fac de Médecine doit continuer à apporter sa contribution pour le développement de la société sénégalaise en dehors de la formation. En plus du thème central qui sera abordé sous forme de conférence inaugurale, plusieurs sous-thèmes seront au menu de cette rencontre scientifique à caractère international : sécurité alimentaire des aliments, urgences pédiatriques et neuro-pédiatriques, urgences et Couverture maladie universelle, chirurgie générale et pédiatrique, dividende démographique. Ces derniers seront abordés sous formes de tables rondes, de conférences et de symposiums.

La rencontre sera également une occasion de faire l’état d’avancement de leurs recherches et productions. « Ils vont ressortir leurs communications et productions, parce que les universitaires avancent sur la base de leurs productions scientifiques », a fait savoir le Pr Serigne Abdou Bâ. A l’en croire, c’est important pour les universitaires de présenter leurs travaux scientifiques dans ces genres de rencontres. D’ailleurs, plus de 350 communications orales et 60 écrites ont été retenues et programmées. Les journées seront aussi une opportunité de vulgariser les festivités du centenaire de la Faculté de Médecine.

Eugène KALY

Trois institutions de recherche ayant chacune une expertise avérée dans le domaine de la santé se sont données la main pour mieux s’attaquer aux maladies prioritaires dans la sous-région ouest africaine. Cette nouvelle alliance, dénommée West africa global health alliance (Wagha), a été lancée ce 7 avril 2017 à l’Ucad.

Au mois d’octobre dernier, les trois institutions que sont le Medical research council (Mrc) de Grande-Bretagne, à travers son bureau de la Gambie, l’Institut de recherche en santé, surveillance épidémiologie et formation (Iressef) du Pr Souleymane Mboup et l’Ucad, par le biais du Service de parasitologie-mycologie de la Faculté de Médecine, avaient signé une convention de partenariat. Cette collaboration a été vite opérationnalisée avec le lancement, hier, du West africa global health alliance (Wagha).

Les objectifs de cette alliance sont la conduite de la recherche en santé mondiale avec un focus sur les priorités en Afrique de l’Ouest ; le développement de projets de recherche collaboratifs et leur mise en œuvre ; la formation et le renforcement des capacités des chercheurs et personnels d’appui, l’échange de scientifiques, la mise en place de plateformes pour le partage et la mutualisation des ressources et équipements ; la promotion de la recherche biomédicale et sa traduction en évidences scientifiques pour impacter les politiques de santé.

« Nous lançons le West africa global health alliance (Wagha) pour la recherche, la formation et pour une plus grande mobilité des scientifiques de ces trois grandes institutions afin de mieux prendre en charge les grandes questions de santé publique qui se posent dans toute la sous-région », a indiqué le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad. A l’en croire, le Mrc est une vieille institution du Royaume-Uni qui regroupe une expertise et une compétence avérées sur de très nombreuses questions de santé publique. Pareille pour l’Ucad qui fête son centenaire à travers la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie. « Nous sommes en alliance avec l’Institut de recherche en santé, surveillance épidémiologie et formation, créé par le Pr Souleymane Mboup et qui a une très grande expérience et notoriété sur le plan national et international. En mettant ensemble nos forces, nous pensons que ce sera une contribution majeure à la recherche, à la formation, au service à la communauté sur des questions cruciales pour le développement social, économique et culturel de nos sociétés, que sont les problèmes de santé, particulièrement de santé publique », a soutenu Ibrahima Thioub.

Le Pr Souleymane Mboup, directeur de l’Iressef, a estimé que c’est ensemble qu’on est plus fort. « Le Mrc, qui est en Gambie depuis 70 ans, voulait s’étendre en Afrique de l’Ouest. C’est là qu’a commencé le partenariat qui est bénéfique à tout le monde », a-t-il mentionné. Il a poursuivi que cette alliance va lui permettra d’avoir accès à une région beaucoup plus importante. L’Université de Dakar, elle, va bénéficier d’une expertise supplémentaire avec l’expérience de 104 ans de recherche en santé du Mrc. Quant à l’Iressef, qui est une nouvelle institution, elle va abriter une partie de l’équipe du Mrc de la Gambie, mais renforcera aussi son partenariat avec l’Ucad. « Avec ce partenariat, on a la possibilité d’avoir plus de potentiel pour nous attaquer aux maladies prioritaires de notre sous-région avec beaucoup plus de moyens et d’expertise », a conclu le Pr Mboup.

Ndiol Maka SECK

Après près de 15 jours de rupture, la Mixtard, une insuline utilisée pour la prise en charge du diabète, est de nouveau disponible dans les officines de pharmacie. Chargée de réguler la concentration de sucre dans le sang, elle est, de ce fait, indispensable aux malades atteints de diabète. Au moment où cette maladie constitue un véritable problème de santé publique, les pharmaciens et les diabétiques sont confrontés à des ruptures sporadiques de cette insuline.

Derrière son comptoir, à la Pharmacie Dabakh, située près de la police de Grand Dakar, Habibou révèle que c’est la énième fois que le produit subit une rupture. « Ce n’est pas la première fois que la Mixtard se fait rare. Nous sommes confrontés à ce problème au moins tout les 15 jours », regrette-t-il. Les structures qui ravitaillent les pharmacies sont ainsi pointées du doigt. Cette situation n’est pas sans conséquence pour la santé des diabétiques qui sont obligés de trouver des solutions de rechange qui ne sont pas assez efficaces. La Mixtard est un mélange d’insuline d’action rapide et d’insuline d’action prolongée. Ceci signifie qu’il commence à faire baisser le taux de sucre dans le sang une demi-heure environ après l’administration et que l’effet dure environ 24 heures.

S. A. Ndiaye (stagiaire)

Le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technique (First) donne, une fois de plus, aux chercheurs sénégalais l’opportunité de mener des recherches sur les problématiques qui les intéressent et qui auront des impacts sur le plan socio-économique. Depuis 2008, 85 projets ont été financés pour une enveloppe globale de 1.300.443.316 FCfa.

Le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technique (First) a permis à plusieurs Sénégalais de réaliser leur projet de recherche. Depuis 2008, il a accompagné 85 projets pour une allocation globale de 1.300.443.316 FCfa. « Le First vise à promouvoir une recherche de qualité orientée vers les priorités du développement de notre pays », a souligné le directeur de la Recherche, le Pr Amadou Thierno Gaye. Pour l’année 2016-2017, 7 projets sont retenus pour un montant global de 118 millions de FCfa. L’enseignante-chercheure Rokhya Ndiaye Diallo, une des bénéficiaires, a relevé, dans son discours, la contribution de ces financements à leur avancement dans leur carrière et aussi à la proposition de solutions aux problèmes de développement socio-économique du Sénégal. Cette universitaire travaille sur les biomarqueurs génétiques et immunologiques dans la prévention et le suivi du cancer du sein au Sénégal. Mais, le gouvernement a décidé de donner une nouvelle dimension au financement de la recherche. La décision présidentielle n°8 préconise la création du Fonds national de la recherche et de l’innovation (Fnri), en remplacement du First.

« Ce nouveau fonds sera doté d’une enveloppe financière beaucoup plus consistante », a justifié le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il a annoncé l’exploitation de mécanismes innovants de financement. C’est pour cela que le Sénégal a adhéré au projet dénommé (Long erm european african partnership for foodsecurity in Africa) (Leap-Agri). C’est un partenariat conjoint Union européenne et Union africaine de cofinancement des projets dans les domaines de l’agriculture durable, l’alimentation et la nutrition et accès aux produits alimentaires. « Mon département s’inscrit dans une dynamique de trouver d’autres sources de financement destinées à la recherche en développant le partenariat international et en aidant les chercheurs à se préparer pour les fonds internationaux compétitifs », a soutenu le ministre.

En outre, il a précisé que le ministère de l’Enseignement supérieur financera en priorité les projets de recherche qui prennent en considération les orientations politiques du Sénégal, notamment le Plan Sénégal émergent (Pse). Il a saisi cette occasion pour remercier le Comité des évaluateurs des projets soumis au financement First pour la qualité du travail effectué. « Votre contribution a permis de sélectionner des projets de qualité et qui auront un impact certain sur les domaines prioritaires de développement socio-économique de notre pays », a salué le ministre.

Modélisation numérique, robotique, physique des particules…l’Institut sénégalais des sciences et techniques avancées annoncé
Un nouvel institut va enrichir le paysage de la recherche. Il s’agit de l’Institut sénégalais des sciences et techniques avancées. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. « Il s’agit d’un institut qui mènera des recherches de très haut niveau en mathématiques, numérique (Big data, cyber sécurité, calcul scientifique intensif, modélisation et simulation numérique, etc.), robotique, modélisation numérique, traitement des données satellite et imagerie, physique des particules », a-t-il révélé. Cette nouvelle structure s’intéressera également à la physique de la matière condensée, physique de l’atmosphère et des océans, aux nanotechnologies, à la biotechnologie et la génomique. 

Un nouvel élan pour la recherche
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a réitéré la volonté politique des autorités de donner une nouvelle impulsion aux activités de recherche au Sénégal. Cette volonté se traduit, selon Mary Teuw Niane, par la création de la Direction générale de la recherche pour une meilleure gouvernance et une utilisation efficiente des résultats des chercheurs. Il a également évoqué la modernisation des laboratoires, l’abonnement aux bases de données scientifiques internationales (Science direct, Revues Masson, Cairn Info) pour permettre aux chercheurs d’accéder gratuitement aux campus pédagogiques des universités. A cela s’ajoute la relance du concours du Grand prix du chef de l’État pour les sciences. Son département a aussi initié le Projet d’appui à la promotion des enseignantes-chercheures (Papes) qui a alloué une enveloppe de 300 millions de FCfa aux femmes en l’espace de 3 ans.

Idrissa SANE

Lors d’une conférence organisée dans le cadre des journées culturelles de l’Association des étudiants sénégalais de Chine (Aesc), à Beijing, en prélude aux festivités de la fête de l’indépendance, Mamadou Sarr, ministre-conseiller, chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal dans la ville susmentionnée, a abordé le thème : « Études, insertion professionnelle et entreprenariat ».

« Est-ce que la formation que j’ai reçue me permet d’avoir un emploi décent ? » C’est une interrogation, entre autres, proposée par le ministre-conseiller, chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal à Beijing, Mamadou Sarr, aux étudiants sénégalais de Chine. Il abordait, pour le compte de l’Association des étudiants sénégalais de Chine (Aesc), le thème : « Études, insertion professionnelle et entreprenariat », lors d’une conférence organisée dans le cadre des journées culturelles de cette structure, à Beijing, en prélude aux festivités de la fête de l’indépendance. Pour lui, il est important que l’étudiant choisisse une filière qui pourra lui offrir un emploi décent.

Selon M. Sarr, il y a cinq offreurs d’emplois au Sénégal. Il s’agit des secteurs moderne, public, privé, extérieur et rural. Auparavant, il a passé en revue les différentes politiques de formation et d’emploi comme le Programme d’appui à l’emploi, le programme décennal sur l’emploi et la formation, l’Onfp (Office national de formation professionnelle), le Fondef (Fonds de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle), etc.

Il a aussi expliqué les tenants et aboutissants des programmes tels que l’Anpej (Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes), l’Adepme (Agence pour le développement et l’encadrement des Pme), le Bureau de mise à niveau ou encore le Faise (Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur) qui, comme l’a souligné l’ambassadeur, le général Abdoulaye Fall, a accordé une ligne de crédit de 90 millions de FCfa aux femmes sénégalaises de Chine. Un fonds revolving qui devra servir à financer d’autres bénéficiaires.
Ces secteurs, a souligné Mamadou Sarr, peuvent aider à l’insertion des diplômés, mais aussi à la création de l’emploi.

Toutefois, il a remarqué une certaine peur chez les étudiants d’affronter le marché de l’emploi, préférant ainsi pousser le plus loin possible les études ; ce que ne demande pas tout le temps ce marché.

Étudier son marché, se ressourcer, renforcer ses capacités…
Il a aussi demandé au secteur privé de la diaspora d’offrir la chance aux diplômés. Ces derniers peuvent également faire dans l’entreprenariat. Pour cela, ils peuvent recourir aux instruments étatiques susmentionnés. Mais, dans ce cas, a averti Mamadou Sarr, le porteur de projet doit étudier son marché, se ressourcer, renforcer ses capacités, s’ouvrir, innover, faire de la veille concurrentielle et de l’intelligence économique, communiquer, participer aux forums, etc.

Pour sa part, le Pr Mamadou Fall, directeur de l’Institut Confucius de l’Ucad, est revenu sur la politique de cette structure. Constatant une certaine inadéquation entre la formation et l’emploi, surtout au niveau des entreprises chinoises établies au Sénégal, il a mis sur pied un Master approprié. Une initiative qui a fait tâche d’huile puisqu’elle a été dupliquée par l’ensemble des Instituts Confucius. A côté de la langue et de la culture chinoise, a-t-il indiqué, l’Institut Confucius mise désormais sur la formation et, par ricochet, l’emploi.

La diaspora sénégalaise en Chine s’est déplacée massivement pour prendre part à la conférence. Elle était constituée d’étudiants venus des quatre coins de la Chine, mais aussi d’hommes d’affaires influents comme le ministre-conseiller Sourakhata Tirera et Soumboul Sylla, le ministre-conseiller Cheikh Tidiane Sall, le consul général du Sénégal à Guangzhou, Mouhamed El Bachir Diack, etc. C’était sous la présidence de l’ambassadeur Abdoulaye Fall. En plus de cette conférence, l’Aesc, a rapporté Alhassane Diop, son président, a fait son bilan ainsi que certaines activités ludiques et sportives.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

La Direction de l’éducation préscolaire, en partenariat avec l’Unicef, a organisé un atelier de formation sur la confection de matériels ludico-éducatifs à partir de matériaux locaux. A l’occasion, les acteurs de l’éducation préscolaire ont plaidé pour l’accompagnement et le perfectionnement du sous-secteur.

Les structures de la petite enfance sont plus nombreuses que les autres ordres d’enseignement. Mais, elles ne bénéficient d’aucun appui de la part des partenaires. Le constat est de Sophie Mar Sylla, inspectrice de l’éducation et de la formation, chargée du préscolaire à l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand-Dakar. Selon elle, rien que dans la circonscription de Grand-Dakar, on dénombre plus de 80 écoles préscolaires, dont 10 dans le public. Malgré ce petit nombre de structures publiques, elles sont moins nanties que celles du privé.

Ce déséquilibre a poussé Mme Sylla à lancer un appel aux collectivités locales et aux autres partenaires à soutenir l’éducation préscolaire. A l’en croire, l’élémentaire et le moyen-secondaire bénéficient de plus de subventions, de partenariats et d’appui, alors que la base de l’instruction et de l’éducation, c’est le préscolaire.

De plus, la spécialiste de la petite enfance à l’Ief de Grand-Dakar a souligné que l’éducation préscolaire est confrontée à un problème de formation adéquate des acteurs, à l’insuffisance de matériels et à l’absence de contrôle des normes des écoles. « Les structures de la petite enfance pullulent un peu partout, n’importe qui y éduque et n’importe comment. A cela s’ajoute l’insuffisance de moyens de travail », s’est-elle désolée.

Cependant, elle reste optimiste avec des initiatives prises par la Direction de l’éducation préscolaire. C’est le cas de cet atelier de formation sur la confection de matériels ludico-éducatifs. Il est élargi aux membres des comités de gestion de l’école, aux enseignants et aux parents d’élèves. Selon Sécka Mbengue et Mame Aly Dièye, responsables de la formation à la Direction de l’enseignement préscolaire, cette session de formation consiste, à partir d’une mallette pédagogique mise à la disposition des écoles par l’Unicef, à fabriquer des matériels ludico-éducatifs de substitution avec des matériaux locaux. Pour Ousmane Diouf, directeur de l’Enseignement préscolaire, l’objectif visé est de doter suffisamment les structures de la petite enfance d’outils nécessaires pour leur épanouissement et leur éducation.

Après 5 jours de formation, les participants se sont félicités de la pertinence des ateliers et de la qualité des outils confectionnés. Pour Adama Niang Dione, directrice d’école maternelle, « cet atelier permet, à partir de matériaux de récupération (argile, coupures de journaux, morceaux de tissu, de planchettes), de produire un matériel suffisant et varié sur le modèle du kit de l’Unicef. Avec ces produits, bientôt le problème lié à l’équipement au Développement intégré de la petite enfance (Dipe) sera résolu ». Elle a, par la suite, demandé que cette formation de production et de confection soit démultipliée pour outiller davantage les éducateurs et doter les écoles de ressources ludo-éducatives suffisantes. «La créativité et l’expérience sont là. Donc, nous demandons que ce genre d’atelier soit élargi pour combler le vide qui était là », a-t-elle suggéré.

Pape Coly NGOME

Les directeurs régionaux du mécanisme d’Harmonisation pour la santé en Afrique (Hha) s’engagent à mener un plaidoyer pour aider les dirigeants africains à trouver des ressources auprès des bailleurs afin de financer et d’améliorer la santé des populations. 

Le mécanisme d’Harmonisation pour la santé en Afrique (Hha) s’est réuni à Dakar du 30 au 31 mars 2017. A l’issue de cette 9ème réunion, les directeurs régionaux ont pris plusieurs décisions dont celle d’appuyer les pays africains à développer leur système de santé. En conférence de presse, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, et le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, Mabingué Ngom, se sont engagés à aider et à améliorer le secteur de la santé en Afrique. Ils ont promis de continuer à renouveler le partenariat et de définir de nouvelles priorités. « Nous allons travailler avec les ministères de la Santé, à travers nos bureaux pays, pour ensemble résoudre des problèmes de santé de nos concitoyens », a indiqué Dr Moeti.

Feuille de route
Pour sa part, Mabingué Ngom a fait savoir que les membres du mécanisme ont identifié un certain nombre de domaines où ils envisagent de travailler avec les dirigeants africains pour venir en appui aux initiatives de développement de santé en cours au niveau des pays. Les membres de Hha vont même mener un plaidoyer pour aider les autorités en charge des questions de santé à trouver des financements qui permettront d’améliorer les politiques de santé mises en place en Afrique. Selon M. Ngom, la réunion de Dakar a permis de prendre la décision de concentrer tous les efforts pour accompagner les initiatives des plus hautes autorités africaines en matière de santé. « La lettre que nous allons signer fait mention de la feuille de route de l’Union africaine pour la capture du dividende démographique qui passe absolument par une accélération de la transition démographique, par de faibles taux de mortalité maternelle et de fécondité », a-t-il souligné. La réunion a aussi permis de redynamiser le mécanisme pour appuyer les États africains dans la marche vers la prospérité, car les partenaires se sont engagés à mobiliser des ressources nationales et internationales pour permettre de financer les politiques de santé mises en place.

Cependant, le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est convaincu qu’un système de santé fort doit être financé en grande partie par les ressources nationales. Dr Matshidiso Moeti a rappelé que le rôle des agences du système des Nations unies est d’amener des partenaires à mieux coordonner les initiatives des différentes politiques de santé des pays africains. « Pour améliorer la santé des Africains, il faut que le système de santé soit fiable et capable de prendre en charge des malades et de prévenir des maladies », a avancé la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique.

Eugène KALY

Le Grand prix du président de la République pour les sciences, édition 2017, a été officiellement lancé, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a procédé, hier, à l’installation du jury national du Grand prix du président de la République pour les sciences édition 2017. La régularité de l’organisation de ce prix atteste, selon le Pr Doudou Bâ, président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts), que le Sénégal fait de la promotion des sciences un levier essentiel du développement durable. « Ce Prix constitue non seulement une récompense importante, mais également une source de motivation et un moyen de promouvoir l’excellence », a soutenu M. Bâ. L’univers de la recherche, soumis à des évolutions et à des mutations, impose des contraintes auxquelles les États doivent apporter des réponses. « Nous devons nous donner des moyens pour répondre aux exigences du monde de la recherche », a ainsi recommandé le président de l’Ansts.

Le Grand prix du président de la République, organisé par l’Ansts et le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est une « haute compétition scientifique ». Son objectif essentiel, a fait remarquer Mary Teuw Niane, se résume à la valorisation de la recherche et des activités scientifiques et techniques afin de pouvoir déboucher sur des applications pratiques susceptibles de favoriser le développement scientifique, économique, social et culturel de notre pays. En réalité, la maîtrise de la science et de ses applications est le gage de préservation de l’autonomie des pays, notamment dans le domaine économique. Les progrès scientifiques d’un pays influent généralement positivement sur son niveau. D’où les enjeux pour le ministre de l’Enseignement et de la Recherche de s’engager dans la promotion des sciences, des technologies et des innovations. « La vitalité des activités scientifiques et technologiques et le niveau d’utilisation des résultats de la recherche dans l’appareil productif constituent des facteurs déterminants de la capacité d’une Nation à assurer son développement », a déclaré Mary Teuw Niane.

I. SANE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, et les directeurs des services de ce département ont effectué le 30 mars 2017 une visite à la cité religieuse de Médina Gounass. Les autorités ont passé en revue les mesures prises pour couvrir les besoins en eau durant le « Daaka », grand rendez-vous de la foi, et au-delà de cette période d’affluence.

La cité religieuse de Médina Gounass ne cesse de s’agrandir. A l’entrée, en venant de Manda Douane, près du centre de santé, de belles villas bousculent l’architecture atypique des chaumières. Un château d’eau d’un volume de 200 m3, porté par des pieux en béton armé de plus de 20 mètres, surplombe les nouvelles habitations. Les ouvriers sont au pied de l’ouvrage réalisé par l’Office des forages ruraux (Ofor).

A l’ombre du château, un local qui abritera le groupe électrogène est en finition. L’ouvrage s’impose par sa stature. La délégation ministérielle laisse les ouvriers sur le site et fait cap sur le site du « Daaka » (retraite spirituelle), dans la partie nord de la cité.

Sur un site isolé, les tentes, faites de paille, perlent une dénivellation arbustive. Le lieu s’apprête à accueillir la retraite spirituelle dont l’ouverture est prévue le 8 avril. Non loin d’un château, des ouvriers travaillent sur le site d’implantation du nouveau forage où est positionné l’engin embarqué dans un camion.

La fosse à boue est délimitée. Il en est de même pour le trou de forage. L’engin n’est pas encore entré en activité. Quelques jours nous séparent de la retraite spirituelle. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, se veut pragmatique : « quand est-ce que vous pouvez avoir de l’eau ? » demande-t-il. Sur un ton posé, le technicien Souleymane Sagna répond : « Si cela ne dépendait que nous, d’ici à 6 jours, nous pouvons terminer les travaux. Mais, il y a des paramètres que nous maîtrisons et d’autres pas ». La date avancée est réaliste.

Le ministre de l’Hydraulique tient à la disponibilité des services durant le « Daaka ». Il a donné des instructions pour le démarrage des travaux de réalisation de la conduite de refoulement vers le château d’eau situé à quelques mètres du forage. « Il ne faut pas attendre la fin de la réalisation du forage. Il faut commencer dès à présent pour gagner du temps », suggère-t-il. Le message est clair. Les services doivent relever tous les défis qui pourraient entraver la disponibilité de la ressource durant ce grand rendez-vous de la foi. L’espoir est permis.

Le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale croit bien que toutes ces mesures peuvent conjurer les pénuries. « Cette visite s’inscrit dans la revue des mesures prises pour assurer un approvisionnement correct en eau durant ce grand évènement religieux qui reçoit les pèlerins de la sous-région et qui dure plus que tous les autres évènements religieux. Les fidèles passent 9 jours. Avec le forage en construction et ces ouvrages existants, nous avons espoir que nous n’aurons pas de problème d’eau », laisse entendre Diène Faye. Poursuivant il a fai remarquer : « Le président de la République nous a instruits de venir s’enquérir de l’approvisionnement en eau à Médina Gounass ».

Unité de potabilisation de l’eau
La fulgurante croissance démographique de la cité religieuse de Médina Gounass commande la diversification des sources d’approvisionnement. L’Ofor a opté pour la mise en place d’une unité de potabilisation de l’eau du fleuve Gambie à la demande du khalife de la localité, Amadou Tidiane Bâ, qui a exprimé sa satisfaction par rapport aux réalisations du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des habitants de Médina Gounass.

Idrissa SANE

La Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fnapees) a effectué une tournée dans la région de Tambacounda. Cette activité entre dans le cadre de son plan d’actions visant à rencontrer les structures régionales pour un renforcement de capacités.

Se prononçant sur les menaces brandies par certains syndicats de l’enseignement, Bacary Badiane, président de la Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fnapees), a souligné : « Non respect des accords ne signifie pas que rien n’a été fait depuis leur signature. On peut dire qu’il faut accélérer, que ce qui a été fait n’est pas suffisant ». Selon le président de la Fnapees, en tournée dans la région de Tambacounda, l’État a pris sur lui la décision de régler des problèmes, je pense qu’il faut donner le temps au temps », a-t-il clamé, informant que des réunions se tiennent régulièrement, dans la mesure où le premier mardi de chaque mois le ministre de l’Éducation nationale rencontre les syndicats d’enseignants. « Nous, Fnapees, faisons tout pour que la paix revienne dans l’espace scolaire, car il faut donner la chance aux enfants qui ont droit à l’éducation ». D’ailleurs, Bacary Badiane s’est dit optimiste, car quelque chose est en train de bouger pour un espace scolaire apaisé.

Pour lui, le combat à gagner est de faire en sorte que tous les points qui ont été acceptés par l’État soient satisfaits. Il a précisé qu’il y a un important stock de dossiers d’enseignants dans les ministères. C’est le cas des enseignants qui ont leur Cap (Certificat d’aptitude professionnelle) depuis belle lurette et qui attendent toujours un reclassement. A ce niveau, même si les arrêtés sortent, les mises en solde prennent beaucoup de temps, a regretté le président de la Fnapees. « Nous suivons ces questions, et si on arrive à régler ces problèmes de carrière des enseignants, des rappels, des avancements, etc., nous connaitrons une paix durable dans l’espace scolaire et universitaire ».

Sur la lancinante question de l’état civil des élèves, surtout ceux en classes d’examen, « nous considérons que la responsabilité est partagée », a déclaré Bacary Badiane. Famara Dahaba, président de l’Union régionale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants de Tambacounda, a reconnu que l’obtention de la pièce d’état civil est une affaire très prise au sérieux par les Unions départementales qui font d’excellentes choses à ce niveau afin d’aider les enfants à disposer de cette pièce.

Le président de la Fenapees a ajouté que la question des nombreux abris provisoires a aussi été débattue lors de cette tournée. « Dans les régions, nous avons des établissements totalement en abris provisoires et qui font d’excellents résultats ». A l’en croire, tout doit être mis en œuvre pour l’amélioration de l’environnement scolaire dans ces établissements. M. Badiane a informé qu’un Conseil fédéral sera programmé à l’issue de cette tournée nationale pour revoir tout ce qui a été recueilli dans les régions.

Pape Demba SIDIBE

A l’échelle mondiale, plus de 80 % des eaux usées retournent dans l’écosystème sans être traitées ou réutilisées, a déploré Fatim Kanté, étudiante à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et présidente de « Campus Eau ». Une organisation scientifique et culturelle mise en place, en 2006, à l’Ugb, par le Pr Adrien Coly. F. Kanté s’exprimait à l’occasion de la 10ème édition des 72 heures de « Campus Eau » qui s’est déroulée en présence des autorités administratives et universitaires de Saint-Louis, des représentants de la mairie de Barcelone, de l’Ong Mon 3, de la Fondation Solidarité de l’Université de Barcelone, des services des Eaux et Forêts, de l’Environnement, de l’Ong Ymca, de la Sde, etc.

Fatim Kanté a précisé que près de 2 milliards de personnes utilisent une source d’eau contaminée par des matières fécales ; ce qui les expose au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la typhoïde et la poliomyélite. Selon elle, la mauvaise qualité de l’eau, les mauvaises conditions sanitaires et d’hygiène causent environ 842.000 décès chaque année. « Il est donc nécessaire pour « Campus Eau » de poursuivre ses actions de sensibilisation des acteurs universitaires et des populations environnantes sur la question fondamentale de l’eau ». Elle a surtout insisté sur les menaces que constitue le gaspillage des eaux, mais aussi le rejet des eaux usées dans la nature. Les échanges qui ont suivi ont permis à une vingtaine d’intervenants d’attirer l’attention de l’assistance sur l’intérêt de la recherche sur les eaux usées et les moyens de récupération possible, sur les risques liés au rejet des eaux usées dans la nature. La gestion des ressources en eau, le danger que constitue le rejet des eaux pour l’écosystème, la nécessité de créer un forum d’échanges et de discussion entre chercheurs de tous horizons ont aussi été évoqués.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une délégation allemande, conduite par Dr Beate Merk, ministre des Relations internationales de la Bavière, a visité, le 30 mars 2017, le Groupe « Nadji bi » qui s’investit dans l’énergie solaire à Mbour.

Le solaire peut être « un modèle de développement stable en matière d’énergie et permettre au Sénégal d’être autonome dans l’approvisionnement de l’électricité », a indiqué Dr Beate Merk, ministre des Relations internationales de la Bavière, en Allemagne. Elle a visité, le 30 mars 2017, le Groupe « Nadji bi » basée à Mbour et spécialisée dans la fabrique de kits solaires.

A la fin de sa visite, Mme Merk a soutenu que si on met en relation la disponibilité des jeunes et le potentiel énergétique du pays, on peut arriver à en faire un modèle de développement stable dans le domaine de l’énergie électrique. Elle a notamment déclaré qu’il est important, pour les populations, d’avoir accès aux différents services énergétiques, particulièrement à l’électricité, en utilisant des moyens disponibles sur place.

Après avoir vu la production locale de produits solaires, réalisés par la société privée panafricaine « Nadj bi », la ministre allemande a estimé que l’avantage de l’énergie solaire est qu’elle donne une certaine autonomie en approvisionnement d’énergie et en accès à des services énergétiques de base. Dr Merk a, par ailleurs, souligné que la coopération internationale allemande (Giz) est en train de travailler sur la thématique. « Nous allons voir ensemble dans quelle mesure nous pouvons apporter notre contribution », a-t-elle soutenu.

Mme Beate Merk a également déclaré être « impressionnée » par les possibilités qu’offre l’énergie solaire aux populations, surtout aux jeunes de trouver du travail et à la recherche de pouvoir aussi développer d’autres produits, permettant ainsi à des groupes d’individus de gagner de l’argent et de prendre en charge leurs besoins quotidiens.
Pour sa part, le directeur exécutif de « Nadj bi » au Sénégal, Julien Potron, a avancé que, dans un contexte où sa société est en train d’augmenter ses activités de recherche, de développement et de production de kits solaires, la visite de la délégation venue de la Bavière est une excellente opportunité de mettre « la lumière » sur les activités que mène son groupe et qui, à l’en croire, peuvent permettre au Sénégal de disposer des connaissances permettant d’apporter des solutions dans le domaine de l’énergie.

Son espoir est de voir la coopération allemande soutenir les efforts de production locale, de recherche au développement et de formation des jeunes, étant convaincu que l’émergence et le développement passent par le savoir, entre autres retombées de cette visite, une coopération universitaire dans la recherche et le développement. Donc, « si la coopération peut aider sur le plan technique, cela arrangerait beaucoup », a lancé le responsable de « Nadj bi ». M. Potron a invité les autres collectivités locales à s’inspirer de la commune de Ndiaganiao afin de mettre à la disposition des populations de l’électricité et à moindre coût.

Amath Sigui NDIAYE

Idrissa Tall, maire de Nguidilé, a remis, le 3 avril 2017, un important lot de matériel médical aux structures de santé de la commune et à l’hôpital régional de Louga.

Les postes et cases de santé de Nguidilé ont reçu leur part. Mais, c’est surtout l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye qui est le principal bénéficiaire du don de matériel médical remis, le 3 avril 2017, par le maire Idrissa Tall. « En offrant ce matériel, nous le faisons d’abord et avant tout pour nos populations qui sollicitent quotidiennement les services de l’hôpital régional », a expliqué le maire de Nguidilé, une commune rurale sise à la périphérie de la capitale du Ndiambour.

Le don est composé essentiellement de blouses, de blocs opératoires, d’appareils de rééducation kinésie, de fauteuils roulants et de médicaments. Le tout est estimé à 6 millions de FCfa. Un montant « très important » salué à juste titre par Ibra Guèye, le sous-préfet de Mbédienne. « Ce geste ne me surprend pas venant de Idrissa Tall, que je félicite pour tout ce qu’il fait pour les populations », s’est réjoui M. Guèye qui a présidé cette cérémonie de remise en présence du vice-président du Conseil départemental de Louga, Badara Samb, et des représentants des structures de santé bénéficiaires.

Le maire Idrissa Tall a précisé que ce matériel remis n’est qu’un début. Il a annoncé d’autres équipements en faveur des structures de santé. Avec le même objectif : renforcer les plateaux médicaux pour permettre aux établissements de santé d’offrir des soins de qualité aux populations.

Abdoulaye DIALLO

Le spectre du stress hydrique s’éloigne de Kédougou où la Sones a entrepris la construction de forages. Cette contrée, dénommée la « Terre des hommes », sera alimentée à partir d’une unité de traitement. Une alternative pour cette région au sous-sol riche mais dont la nappe est pauvre. Cette contrainte sera surmontée avec le projet de transfert d’eau à partir du village d’Itato pour un coût global de plus de 2 milliards de FCfa.

La ville de Kédougou est gagnée par une chaleur d’étuve ce jeudi 30 mars 2017. Pourtant, le soleil n’est pas au zénith à la « Terre des hommes ». Derrière le marché, sur les berges d’une mare, les techniciens ont terminé la construction d’un forage. Peu avant 11 heures, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, le secrétaire en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, le directeur général de la Sones, Charles Fall, ainsi que des techniciens ont procédé à ce qu’il est convenu d’appeler les premières inspections.

Les premiers lâchages des eaux ont fait jaillir une onde de joie. L’effervescence emplissant le site. Les femmes, les jeunes filles et les notables entrevoient le futur avec moins d’angoisse. La psychose hydrique se dissipe au fond des ouvrages. Trois forages sont fonctionnels. « Les Kédovins attendaient la résolution de ces problèmes depuis des décennies. Les autorités ont pris en charge un problème crucial des habitants de cette commune », s’exclame Balla Coulibaly. La construction de ces ouvrages est une concrétisation des promesses des autorités. « Chose promise, chose due », le refrain d’un communicateur traditionnel n’a rien de dithyrambique.

La résorption du déficit en production suit son cours. Les premières victimes de la corvée entrevoient le bout du tunnel. « Nous n’avons l’eau qu’une partie de la journée. A Kédougou, à un moment de l’année, même les puits tarissent », murmurent deux dames. L’étiage pendant la période de soudure est désormais cerné par des forages. Ces ouvrages vont réduire sa durée. L’aube des lendemains meilleurs se pointe alors. L’autorité centrale en a fait une priorité. C’est une question de justice sociale. La sécurisation des besoins en eau pour les populations des grands centres périphériques est une priorité. « Nous avons entrepris la construction de 5 forages ; 3 sont déjà fonctionnels. Nous aurons une production journalière de 900 m3 par jour. Nous aurons assez de volume d’eau pour approvisionner la ville », assure le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La disponibilité des services n’a pas de coût. Sur fonds propres, la Sones a densifié le patrimoine avec 5 forages entre 2016 et 2017. Elle va équiper les trois forages. Ces ouvrages vont porter la production à 2019 m3 par jour contre 1029, le pic antérieur à la réalisation de ces ouvrages. Soit une augmentation de 97 %. « En un an, la Sones a dépensé plus de 500 millions de FCfa pour augmenter la production journalière pour la ville de Kédougou », déclare le directeur général de la Sones, Charles Fall.

5 forages entre 2016 et 2017
Loin des berges d’un bassin situé au quartier Dalaba, sur la route de Tambacounda, derrière le hangar de la gare routière, un nouveau forage intègre le décor. C’est dans l’enceinte que se trouve l’une des rares riches poches. Les nappes riches ne courent pas les sous-sols dans cette région. L’ouvrage n’est pas encore raccordé. Mais, il soulève des interrogations qui ont comme dénominateur commun la satisfaction des besoins en eau des populations. « Est-ce que ce forage peut alimenter les quartiers environnants la gare ? » ; « Est-ce qu’il ne faudrait pas un petit château d’eau dans un premier temps ou des bâches pour alimenter la ville ? » ; Le jeu de questions-réponses entre le ministre, le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale et les techniciens ont permis d’arrêter une solution.

En attendant la construction d’un grand château d’eau, il a été retenu d’assurer un approvisionnement correct des populations. L’apport additionnel est en ligne de mire. La « Terre des hommes » étend ses tentacules. Des maisons se déploient de part et d’autre de l’artère principale qui éventre la commune en deux. Rien que sur cette route, les concessions ont dépassé le lycée technique, l’ancienne limite des habitations. Cette dynamique démographique contraste avec la particularité statique des nappes de cette zone. « C’est une zone rocheuse. Elle est caractérisée par des nappes de fractures. Nous pouvons obtenir de l’eau lorsque la nappe est fracturée. Si la roche est compacte, nous avons peu d’eau. Dans cette partie du Sénégal, toutes les grandes villes (Bakel, Kidira et Kédougou) ont des problèmes d’eau, parce que nous avons des nappes discontinues. Ce sont des nappes de faibles débits. Les bons débits tournent entre 25 et 30 m3 par heure. Donc, dans ces villes comme à Kédougou, il faudra beaucoup de forages », conseille Dr Same Diouf, hydrogéologue et géophysicien. La courbe des investissements pour l’approvisionnement correct en eau va suivre l’évolution démographique.

Le transfert d’eau à partir du fleuve Gambie
Une bonne nouvelle pour les générations actuelles et futures : la diversification des sources est à un stade avancé. « La solution durable, c’est le transfert d’eau à partir de Itato. C’est ce projet qui va permettre aux populations de Kédougou d’avoir de l’eau 24 heures sur 24. Avec la construction du barrage de Sambangalou, le fleuve Gambie va se réguler », a fait savoir le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Les autorités construiront une station de traitement d’eau d’une capacité de 1.400 m3 par jour à Itato. L’eau sera acheminée à travers une conduite de refoulement en fonte DN 200 entre Itato et Kédougou. Elle sera d’une longueur d’environ 10 km. Une pompe d’une capacité de 90 m3 par heure refoulera l’eau dans le réseau et un forage d’une capacité de 400 m3 sera construit à Kédougou. Le coût global des travaux est évalué à 2.285.256.313 FCfa.

A «la Terre des hommes», l’eau…ne s’infiltre pas
La zone de Kédougou est rocheuse. La consolidation de ces roches en surface complique l’infiltration de l’eau. Conséquence : malgré une précipitation abondante, la nappe ne se recharge pas à la hauteur des quantités de pluies enregistrées. « Il pleut beaucoup à Kédougou, mais l’eau ne s’infiltre pas. Il y a une couche argileuse en haut qui empêche l’infiltration ; ce qui fait que l’eau ruisselle et regagne les fleuves et les marigots. Il faut que les populations de Kédougou comprennent que leur sous-sol n’est pas riche en eau », affirme Dr Same Diouf.

Idrissa SANE

Les femmes médecins du Sénégal promettent de mener un plaidoyer pour avoir le même traitement salarial que leurs collègues hommes. Car jusque-là, ces derniers sont mieux rémunérés. Ce qui constitue, selon elles, une injustice car tous sortis des mêmes écoles.

Les femmes médecins du Sénégal ont célébré, avec quelques jours de retard, la Journée internationale des droits des femmes sous le thème : « La problématique du travail de la femme dans le secteur de la santé ». La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck.

Dans son propos, la représentante de Onu Femme a regretté le fait que les femmes, dans tous les secteurs de la vie professionnelle, n’ont pas le même traitement salarial que les hommes. Surtout lorsque ces derniers ont les mêmes diplômes et font le même travail. Interpelée sur cette injustice, la nouvelle présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal (Afems), Dr Aminata Sophie Coulibaly, a confirmé cet état de fait. C’est pourquoi elle a plaidé pour la révision des lois du travail pour que les femmes et les hommes puissent bénéficier du même traitement salarial. A son avis, ce n’est pas élégant que les hommes soient mieux payés que les femmes alors qu’ils ont fréquenté les mêmes écoles et ont les mêmes capacités intellectuelles. « Mieux, nous faisons le même travail », a précisé Dr Coulibaly qui a prôné « travail égal, salaire égal ». Ainsi, elle a informé que l’Afems va mener un plaidoyer au niveau du ministère de la Santé pour que soit corrigée cette injustice. Pour le Pr Awa Marie Coll Seck, cette différence salariale est surtout notée dans le privé. « Cela n’existe pas dans le public.

Cependant, elle a précisé que le problème se situe au niveau de l’impôt. « Au Sénégal, les femmes paient plus d’impôts que les hommes, parce qu’étant considérées comme une catégorie qui a moins de charges. D’ailleurs, les femmes mènent des combats pour que l’on corrige cet impair, car la plupart d’entre elles ont des charges familiales », a expliqué le ministre de la Santé.

Revenant sur le thème de la journée, Dr Coulibaly a affirmé que les femmes médecins n’ont pas de problèmes majeurs dans l’exercice de leur profession. « Elles se spécialisent et font le même travail que les hommes », a-t-elle souligné. Mais, en dehors des lieux de travail, les femmes médecins, comme toutes les travailleuses, sont confrontées à des difficultés. Sur ce, la présidente de l’Afems a donné l’exemple de la femme médecin-chirurgien qui est obligée d’allier sa vie professionnelle à celle de sa famille. Par conséquent, cela entraine beaucoup de stress dans sa vie quotidienne.

Eugène KALY

Une plateforme des médias sur les questions environnementales. Telle est la principale proposition formulée à l’issue du deuxième symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf).

Le 2ème symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) s’est tenu les 30 et 31 mars derniers à Ben Guérir, non loin de Marrakech, au Maroc. Durant ces deux jours, les journalistes, venus de 27 pays de l’espace francophone, ont réfléchi sur le thème : « Médias, environnement et développement durable ». Pour faire face aux changements climatiques, les participants ont souhaité la création d’une plateforme des médias sur les questions environnementales et le renforcement des capacités.

L’idée de mettre en place une plateforme des médias sur les questions environnementales a été retenue lors de la présentation des rapports du symposium de Ben Guérir. Il est aussi question de renforcer les capacités des journalistes. L’Upf compte pérenniser ce forum après Monaco et Ben Guérir. A la clôture des travaux, le président de l’Upf, notre compatriote Madiambal Diagne, a salué la densité des débats et la richesse des discussions ; ce qui démontre l’intérêt que l’association des journalistes francophones accorde aux questions d’environnement. Il a remercié les autorités marocaines qui ont offert un cadre fabuleux qu’est la nouvelle université Mohammed VI de Ben Guérir.

Le représentant de l’Oif, Tidiane Dioh, s’est surtout réjoui de la crédibilité de l’Upf depuis la relance, à Dakar, en 2014. Il a pris l’engagement de l’Oif d’apporter, à nouveau, son soutien pour les prochaines assises de Conakry en 2017. Sur les questions d’environnement, M. Dioh a souligné que tout le monde est touché par le problème. « La planète va  mal », a-t-il dit avant d’inviter à plus de formation pour les journalistes.

Sur ce point, Madiambal Diagne a annoncé que Reporters sans frontière (Rsf) et l’Upf envisagent un programme de renforcement de capacités. Selon lui, il faut plus de vie dans les sections membres que l’Upf est prête à appuyer, mais surtout à envoyer des experts sur leur demande. Un partenariat est même souhaité avec les pays qui disposent d’écoles ou d’institutions de formation. De son côté, M. Tallal de l’Ocp, partenaire de l’organisation, a dit toute sa satisfaction d’être associé à la thématique. Pour lui, le chantier ne peut être mené qu’ensemble, les entreprises et la presse. Les médias, à ses yeux, doivent éveiller la conscience des populations face aux dangers.
 
Donner plus de place à l’environnement
Lors des débats sur la place réservée par les médias africains aux questions environnementales, Tidiane Dioh de l’Oif  a expliqué qu’il est constaté que les pays du Nord mettent plus de moyens, notamment pendant les évènements comme la Conférence des parties, contrairement à ceux du Sud. Mamoudou Ibra Kane, Directeur du Groupe Futurs médias, qui a reconnu que de nombreux efforts sont faits au Sénégal, a souligné que la Coupe du monde ou certains évènements sportifs sont mieux couverts avec une forte présence de journalistes pendant un mois.

Pour le président de la section Upf Sénégal, El Hadji Abdoulaye Thiam, « Le Soleil » est l’un des premiers journaux à offrir régulièrement des éditions spéciales sur les problèmes d’environnement. Le constat est que ces sujets sont rarement appelés à la Une des journaux sénégalais, sauf lorsqu’il y a des déplacements des hautes autorités suite à des dégâts matériels et humains causés par une mer en furie, a-t-il expliqué.

Notre consœur de l’Aps, Sokhna Bator Sall, et Aïssatou Diouf d’Enda Tiers monde sont revenues sur deux sujets : «Les médias doivent-ils prendre position ?» et « Le rôle des réseaux sociaux pour la sensibilisation ». Mme Sall a donné son point de vue sur les nombreux cas rencontrés sur le terrain et la diffusion d’informations après constat des faits sur les lieux.

Parlant de la place des réseaux sociaux, Mme Diouf a donné l’exemple de la sensibilisation des populations lors d’une construction sur la corniche arrêtée sur décision du chef de l’État qui s’était rendu sur les lieux après l’alerte menée sur les réseaux.

Avant de se quitter, les participants ont eu des visites guidées sur certains sites, notamment le centre d’épuration de Marrakech, le nouveau Musée de l’eau et le site de l’Office chérifien des phosphates où ils ont planté des arbres sur les surfaces réhabilitées.

El Hadji Abdoulaye THIAM (envoyé spécial)

Les autorités sanitaires continuent de déployer des efforts pour soulager les personnes souffrant de la pathologie rénale. Selon le directeur général de la Santé, Papa Amadou Diack, 319 patients sont dialysés dans le public. Il s’exprimait, samedi, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du rein.

Présidant la cérémonie d’ouverture des activités de l’Amicale des insuffisants rénaux de la clinique Abc hémodialyse, organisée dans le cadre de la Journée mondiale du rein, le directeur général de la Santé a relevé les efforts de l’État du Sénégal pour améliorer l’offre de dialyse. Selon Papa Amadou Diack, il existe 9 centres de dialyse fonctionnels dans le public. Il s’agit de ceux de l’hôpital Aristide Le Dantec, l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy), Kaolack, Saint-Louis, Matam, Touba, Tambacounda et Ziguinchor.

Citant les efforts déployés par les autorités dans la prise en charge des malades, il a indiqué que Saint-Louis est passé de 6 à 21 postes d’hémodialyse, l’hôpital militaire de Ouakam est en cours d’installation et le Centre de Ashir (Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux) va bientôt démarrer ses activités. Il sera suivi de l’hôpital Dalal Jamm. « Six autres centres sont en cours de construction. Pour certains (Louga, Thiès, Diourbel, Ndioum, Kolda et Sédhiou), les travaux ont bien avancé », a souligné M. Diack.

Évoquant des statistiques de janvier 2017, il a fait comprendre que 319 patients sont dialysés dans le public et 273 dans le privé, dont 49 en dialyse péritonéale. D’après le directeur de la Santé, en plus de la dialyse, la transplantation rénale est en cours de mise en place. « Il existe à l’hôpital Aristide Le Dantec une équipe multidisciplinaire qui est prête à effectuer la transplantation rénale. Hoggy et Dalal Jamm inscrivent également la transplantation rénale dans leurs perspectives », a informé Papa Amadou Diack, ajoutant que les instances de travail sont à pied d’œuvre. D’ailleurs, un organe de régulation sera mis en place et le partenariat avec les structures expérimentées a déjà démarré.

Pour Alioune Badara Cissé, directeur général de la clinique Abc hémodialyse, le Sénégal a fait un pas « très important » en votant la loi sur la greffe de rein.

Cherté du traitement
vPar ailleurs, malgré les efforts des autorités, il reste encore beaucoup à faire pour ce qui est de la prise en charge complète des personnes souffrant de l’insuffisance rénale dans notre pays. De l’avis de Ndèye Coumba Diagne, présidente de l’Amicale des hémodialysés de la clinique Abc, « les malades sont fatigués et 1.000 personnes sont actuellement en danger ». Diène Ngom, un autre patient, a relevé la cherté des analyses qui sont faites pratiquement tous les trois mois. « Certes, l’État a fait beaucoup d’efforts en essayant de rendre cette maladie presque traitable, à travers la mise en place de plusieurs centres où le traitement est gratuit, mais ce n’est qu’une goutte d’eau par rapport au grand nombre de personnes souffrant de cette maladie », a-t-il laissé entendre.

La Journée mondiale du rein est célébrée, cette année, sous le thème : « Maladies rénales et obésité ». En effet, l’obésité constitue l’un des facteurs de risque de la pathologie rénale aux côtés de l’hypertension artérielle, les glomérulonéphrites (affection rénale progressive touchant les glomérules, les unités individuelles de filtration du rein qui produisent l’urine), le diabète et les maladies infectieuses. A en croire le directeur de la Santé, près de 600 millions de personnes souffrent de cette maladie dans le monde. Pis, les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) font état d’une augmentation de la prévalence de l’insuffisance rénale de 17 % dans les 10 ans à venir.

Ibrahima BA

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) continue de sensibiliser les dirigeants africains pour qu’ils fassent du dividende démographique l’une des priorités de leur politique en investissant dans la jeunesse.

« Exploiter le dividende démographique par l’investissement dans la jeunesse ». Ce thème a fait l’objet d’une discussion, le 26 mars 2017, à Dakar, lors d’un dîner de travail entre le gouvernement du Sénégal, le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), la Commission de l’Union africaine (Cua) et la Commission économique pour l’Afrique (Cea). Plusieurs personnalités ont pris la parole pour tracer la voie à suivre, laquelle permettrait aux pays africains de capturer le dividende démographique.

Pour Mabingué Ngom, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, cette rencontre a été une opportunité d’encourager les ministres de l’Économie et des Finances du continent à poursuivre la mobilisation. « Nous devons passer à la vitesse supérieure si nous voulons réussir le pari de la capture du dividende démographique », a-t-il soutenu, appelant à « mettre l’accent sur les actions d’envergure ».

Pour capturer le dividende démographique, les dirigeants africains sont invités à investir dans l’éducation, la création d’emplois productifs et la Santé de la reproduction, notamment la planification familiale. « Ils doivent aussi travailler à l’amélioration de la bonne gouvernance », a-t-il plaidé, soulignant qu’un investissement dans l’éducation et la formation professionnelle peut aider à l’amélioration de la productivité du travail. « C’est une démarche intégrée. On ne peut pas réaliser le dividende démographique en travaillant comme on le faisait il y a une dizaine d’années. Il nous faut aller vers un partenariat national et international », a proposé M. Ngom qui s’est dit satisfait de l’engagement des agences du Système des Nations unies, du Nepad, de la Banque africaine de développement, entre autres organismes qui travaillent pour la réalisation du dividende démographique en Afrique.

Un élan se dessine en Afrique
Après le lancement de la feuille de route du dividende démographique, lors du dernier Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, les choses commencent à bouger. « Nous avons noté des mouvements, parce qu’entre temps nous avons rencontré plusieurs chefs d’État. J’étais impressionné par le leadership du président béninois, mais surtout par son esprit d’action et de sacrifice pour les jeunes. Je suis confiant que le Bénin sera un modèle de réussite en ce qui concerne la capture du dividende démographique », a soutenu le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa. Mabingué Ngom a également souligné que le président en exercice de l’Union africaine, le Guinéen Alpha Condé, maîtrise bien le dossier du dividende démographique et s’est engagé pour sa réussite. « Nous sommes satisfaits de l’élan qui se dessine, parce que beaucoup de chefs d’État veulent résolument appliquer la politique du dividende démographique. Nous devons garder ce mouvement, car il y a encore beaucoup de chantiers dans ce domaine », s’est-il réjoui.

Eugène KALY

Au Sénégal, des centaines de travailleurs sont victimes d’accidents de travail. Pour les prévenir et veiller à la santé et à la sécurité au travail, les représentants syndicaux de l’Unsas sont formés sur les modes de prévention.

Les délégués syndicaux de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) ont reçu, les 29 et 30 mars 2017, une formation sur la santé et la sécurité au travail. Cet atelier, organisé en collaboration avec la Commission ouvrière d’Andalousie (Espagne), entre dans le cadre du projet « Renforcement de la santé, sécurité au travail et intégration des questions environnementales dans l’agenda syndical de l’Unsas ».

Pour Mame Sèye Seck, coordonnatrice dudit projet, cette formation permettra d’informer et de sensibiliser les bénéficiaires sur les questions de santé et de sécurité. Elle a révélé que, chaque année, des milliers de travailleurs perdent la vie à la suite d’accidents de travail ou de maladies professionnelles. Pourtant, bon nombre de ces vies auraient pu être sauvées grâce à une politique adéquate de gestion des risques sur le lieu de travail. « Ces accidents, ces maladies et ces décès, liés au travail, posent l’urgente nécessité de leur participation effective au processus de prise en charge de la santé et de la sécurité sur les lieux de travail », a-t-elle soutenu, suggérant aux employeurs et aux travailleurs de collaborer afin de prévenir les risques d’accidents et de préserver la santé et la sécurité au travail.

Pour éviter les risques d’accident, les travailleurs sont appelés au respect du port des instruments de protection en observant les règles établies à cet effet. « Les employeurs ont l’obligation de créer les meilleures conditions qui préservent la santé et offrent la sécurité aux employés », a souligné Mme Seck. Elle a ajouté que la productivité de l’entreprise est largement tributaire de leur capacité à offrir un maximum de sécurité et une bonne protection dans leur entreprise.

Profitant de la tribune, la coordonnatrice du projet a remercié les partenaires espagnols qui ont permis de renforcer les capacités d’intervention des membres de l’Unsas dans la santé et la sécurité au travail. Cette coopération, qui a démarré en 2007, met l’accent sur les changements de comportements et le développement d’une culture de prévention des risques professionnels avec des activités articulées dans plusieurs axes.

Quant au secrétaire général de l’Unsas, Mademba Sock, il a insisté sur la prévention pour faire face aux risques des accidents de travail dans les entreprises.

Eugène KALY

Le chef de l’État invite les universitaires à faciliter aux Sénégalais l’accès à des soins de santé de qualité. Il annonce que le gouvernement va ouvrir plus de postes au concours d’agrégation en médecine.

Le président de la République décline la place fondamentale que les universitaires doivent assumer dans la lutte contre les maladies et les épidémies. Il invite les lauréats à marcher sur les pas de leurs maîtres en facilitant l’accès équitable aux spécialités médicales les plus pointues aux Sénégalais. « Je vous invite à œuvrer davantage pour offrir aux Sénégalais des soins de qualité, à travers notamment la promotion de la santé de la mère, de l’enfant, ainsi que la lutte contre les épidémies, les maladies chroniques, les maladies à soins coûteux », s’exprime-t-il.
Du reste, l’État du Sénégal s’est inscrit dans cette perspective avec l’ouverture des Unités de formation et de recherche en sciences de la santé (Ufr2S) dans les trois régions où des spécialistes dans les hôpitaux régionaux sont déployés. « Le gouvernement a pris l’option d’ouvrir suffisamment de postes pour le Concours d’agrégation de médecine dont les lauréats feront l’objet d’affectation dans les régions pour participer à l’amélioration de la qualité des soins, mais également à la formation », informe le chef de l’État.

Au regard de ces résultats et de ces défis, toutes les parties prenantes du système éducatif doivent, selon Macky Sall, œuvrer à la consolidation des réformes en mettant l’accent sur la certification des enseignements et des diplômes par un encadrement plus rapproché du Cames et de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup).

Tout compte fait, le chef de L’État convie les universitaires à « réfléchir en profondeur sur le système de santé de notre pays », à l’occasion de la célébration du centenaire de l’École de médecine de Dakar qui a comme parrain feu docteur Félix Boigny, ancien président de la République de Côte d’Ivoire.

I. SANE

Soixante doctorants du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique se familiarisent aux outils et méthodologies de recherche sur la gestion des entreprises et des organisations. C’est dans le cadre de la 12ème édition des Doctoriales de l’École doctorale en Science de gestion de l’Université internationale de Dakar.

La 12ème édition des Doctoriales du management de l’Université internationale de Dakar, ouverte depuis le 27 mars 2017, se poursuit jusqu’au 4 avril prochain. Cette rencontre scientifique et académique, organisée, chaque année, par l’École doctorale en Science de gestion de ladite institution, a pour finalité de permettre aux doctorants de suivre des séminaires de formation dans différents domaines relevant de leurs recherches, mais également de formations transversales relatives à la méthodologie de recherche, l’ingénierie pédagogique, l’ingénierie de consulting, etc.

« Ces formations vont au-delà des spécialités des doctorants (management, gestion, marketing, etc.). Elles rejoignent les objectifs de l’École doctorale qui sont de former des futurs enseignants-chercheurs et/ou des consultants », a précisé Dr Abdelfettah Zakaria Mekouar, directeur de l’École doctorale en Science de gestion de l’Université internationale de Dakar.

A l’en croire, le système doctoral consistait simplement à permettre à des jeunes en activité ou en plein temps de pouvoir s’inscrire en Doctorat et de mener une recherche qui se solde par la soutenance d’une thèse. « Par le passé, en aucun moment, les responsables des écoles n’ont pensé à dispenser à ces jeunes doctorants des formations parallèles pour les préparer à des métiers comme l’enseignement, la recherche, le consulting, etc. D’ailleurs, après la soutenance de leurs thèses de doctorat, certains docteurs sont recrutés, mais dès qu’on leur donne l’amphi, ils ont du mal à faire passer le message, à bien gérer la salle, à concevoir des supports et des méthodes innovantes en matière pédagogique, bien qu’ils soient pointus, spécialisés et experts dans leurs disciplines », a expliqué M. Mekouar.

Pour lui, être communiquant pour transmettre son savoir est une autre paire de manche. Et c’est suite à ce constat qu’ils ont mis en place des formations parallèles. Les séminaires de cette année sont axés sur la métrologie de recherche. Les doctorants participent aussi à des conférences et ateliers thématiques et présentent l’état d’avancement de leur recherche ainsi que leurs premiers résultats. « Depuis l’institution des doctoriales, l’amélioration de la qualité de nos docteurs est nette, aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan des compétences en matière de recherche, et même sur le plan professionnel. Pas mal de doctorants nous disent qu’après la soutenance de leur thèse, leur carrière professionnelle a complètement changé », s’est félicité le directeur de l’École doctorale.

Selon lui, l’école reçoit parfois des doctorants qui viennent avec une page blanche, aucune idée sur leur sujet, encore moins sur la problématique de recherche. Ces séminaires les aident à concevoir et finaliser leurs projets de thèse. Sept soutenances de thèses en Sciences de gestion sont inscrites cette année au programme.

Ndiol Maka SECK

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