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Actualités (1883)

La pollution marine reste une réalité à Ngor, une plage très prisée des Dakarois. Selon le 1er adjoint au maire, c’est une tonne de déchets qui ont été extraits récemment du fond marin lors d’une opération de nettoyage.

Une opération de nettoyage de l’océan, menée récemment, a permis d’extraire du fond marin de Ngor une tonne de déchets. C’est ce qu’a fait savoir le 1er adjoint au maire de la commune, Alpha Bâ, venu prendre part à l’opération de nettoyage de cette plage initiée par le Centre d’information des Nations unies (Cinu), en partenariat avec les ministères de l’Environnement et de la Gouvernance locale.

Cette campagne de sensibilisation sur les dangers de la pollution marine vise à marquer trois dates clefs de la semaine écoulée. La première est la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin. La deuxième a concerné la Journée mondiale des océans, commémorée le 8 juin. Et la troisième date est la conférence sur les océans et les Objectifs de développement durable (Odd) qui s’est achevée vendredi soir à New York.

« Il faut que les gens prennent conscience que les océans sont menacés par plusieurs périls. Le premier et le plus visible est le péril plastique. A ce rythme, dans 50 ans, il y aura plus de plastiques que de poissons dans l’océan. Le deuxième est la surpêche. Enfin, il faut garder à l’esprit que l’océan nous fournit 50 % de notre oxygène. Ils sont vitaux pour nous, et il faut absolument qu’on mène des actions sur le plan mondial pour les préserver », a estimé Minielle Barro, chargée de Bureau au Cinu. Les autorités locales de Ngor ont fortement salué l’initiative. Selon le 1er adjoint au maire, la baie de Ngor constitue la carte postale de la commune, et ils sont conscients qu’ils doivent faire beaucoup d’efforts pour l’entretenir. « Nous recevons des milliers de personnes par jour qui viennent avec leurs déchets et, dès fois, les efforts de la commune ne suffisent pas. Donc, si nous voyons une aide qui vient de l’extérieur, nous l’accueillons à bras ouvert », a déclaré M. Bâ.

A l’en croire, la commune est consciente que la pollution marine est une problématique qui est là, mais elle y réfléchit tous les jours pour essayer d’y trouver des solutions. « Beaucoup de stratégies sont en train d’être développées de notre côté », a-t-il mentionné.

« Nous avons pensé que malgré les dispositifs mis en place, la plage de Ngor reste à mettre dans un état de salubrité plus acceptable. Nous avons pu mobiliser nos techniciens de surface mais aussi des associations communautaires de base et des bonnes volontés pour mener cette opération » a, de son côté, relevé Lamine Kébé, coordonnateur départemental de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) au ministère de la Gouvernance locale.

Ndiol Maka SECK

La célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, le 5 juins dernier, a été saisie par l’association « Nebeday », active dans les questions écologiques, pour lancer son nouveau programme : « Opération 300.000 arbres », dans sa base de Toubacouta, dans le Delta du Saloum. A cette occasion, 1.500 espèces fruitières ont été plantées dans la zone, notamment dans la forêt communautaire de Sangako.

L’association d’appui au développement « Nebeday » envisage de reverdir les villes de Dakar, Kaolack et Joal avec des espèces fruitières. C’est l’un des volets d’un ambitieux projet de reboisement dit « Opération 300.000 arbres » que l’organisation basée dans la commune de Toubacouta (capitale du Delta du Saloum) compte mettre en œuvre. La célébration, le 5 juin dernier, de la Journée mondiale de l’environnement a servi de plateforme de lancement à cette initiative qui sera exécutée en partenariat avec certains départements ministériels et les municipalités des agglomérations susmentionnées. A Joal, cette opération va se dérouler sur les Aires marines protégées (Amp) où il est prévu la mise à terre de 2.000 plantes dans ces surfaces marécageuses, notamment au large du village de Palmarin. Même cas de figure dans la capitale, Dakar, où le même quota est prévu au centre-ville et dans les quartiers périphériques tels que Guédiawaye. L’organisation environnementale a, dans ce cadre, établi un partenariat avec le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie ainsi que les communes concernées.

En attendant cette vaste opération pour reverdir ces villes emblématiques, c’est la commune de Toubacouta qui a servi de jardin d’essai à ce projet. Au cours de cette journée, 1.100 rôniers ont été reboisés sur les terres de la parcelle d’exploitation de la forêt communautaire de Sangako. Dans la même zone, dans le village de Soukouta, 180 manguiers sont plantés à la sortie et 20 autres dans l’enceinte de l’école primaire.

A Toubacouta, la capitale du Delta du Saloum, réputée pour ses réceptifs hôteliers haut de gamme, les principales artères de la commune sont reverdies avec différentes espèces fruitières, avec pas moins de 150 arbres dans les concessions et 20 à 30 autres pour les différents édifices publics, tels que le dispensaire ou le Collège d’enseignement moyen (Cem).
Un ambitieux programme de reboisement au niveau des Aires marines protégées de la région naturelle du Sine-Saloum, dans le département de Mbour et dans l’agglomération dakaroise sera mis en œuvre avec différents partenaires dont l’opérateur téléphonique Orange.

Sur le plan local, les communes concernées seront de la partie ainsi que le département du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. En marge du la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, la délégation officielle, conduite par le gouverneur de Fatick, s’est rendue dans l’atelier de pressage de Bio charbon, un produit innovant de lutte contre la déforestation proposé par « Nebeday ».

Elimane FALL

Sensibiliser les communautés sur la nécessité de préserver les ressources forestières et environnementales, tel est le principal objectif visé par la « Caravane verte horizon 2035 » qui veut œuvrer pour la reconstitution du couvert végétal au Sénégal.

La « Caravane verte horizon 2035 », une structure de mobilisation et de sensibilisation des communautés sur la nécessité de préserver les ressources forestières et environnementales, surtout dans la zone du Kabada, frontalière avec la Gambie et connue comme une zone où le pillage des massifs forestiers est très intense, a tenu un point de presse à Madina Wandifa (région de Sédhiou). L’objectif était d’impliquer les journalistes dans cette lutte, mais surtout de sensibiliser les populations du Fogny-Kabada-Sonkodou sur la déforestation. Dans son propos liminaire, le coordinateur du réseau de la « Caravane verte », Mamadou Sidibé Diouf, a précisé que cette structure est créée par de jeunes sénégalais et sénégalaises pour soutenir la lutte contre les attaques environnementales afin de promouvoir les actions de plantation d’arbres à l’horizon 2035.

« La Caravane verte » compte ainsi travailler, entre autres, avec les services déconcentrés de l’Etat, les Eaux et Forêts, les universités agricoles et les établissements scolaires,pour reconstituer la couverture végétale. Le programme se fixe aussi comme objectif la plantation, dans tous les lieux publics, d’un arbre appelé « l’Arbre du président Macky Sall ». Lequel sera entretenu comme il faut, comme du reste tous les arbres qui seront plantés pendant la campagne de reboisement dont les populations seront mises à contribution. En effet, sans elles, les objectifs ne seront pas atteints aussi bien dans la lutte contre la déforestation que dans la plantation d’arbres à grande quantité prévue, à côté du fléau que constituent les feux de brousse. Le directeur du Port autonome de Dakar a été choisi comme parrain. Le coordinateur régional du programme à Ziguinchor, Ibrahima Boubacar Diagne, a fustigé, à son tour, le pillage des massifs forestiers suivi d’un phénomène inacceptable pour tout écologiste : le non-reboisement. Les ennemis de la forêt qui arrivent avec des permis de coupe doivent être surveillés par les populations qui doivent être regardantes. Engager une synergie d’actions pour la protection de l’environnement semble être le credo du programme « Caravane verte horizon 2035 ».

Malamine KAMARA

Le programme « Badianou Gokh » a été lancé en 2010 par l’ancien président de la République Abdoulaye Wade. Il a valu beaucoup de satisfactions au système sanitaire sénégalais, surtout dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant. Cependant, beaucoup de manquements sont relevés par ces femmes leaders, chargées de mener la sensibilisation dans le cadre de ce programme.

Elles sont plus de 10.000 « Badianou Gokh » (marraines de quartier) recensées au Sénégal. Depuis 2010, le programme qui s’adosse à ces leaders pour sensibiliser les femmes dans le domaine de la santé (mortalité maternelle, néonatale et infantile, vaccination des enfants, consultations prénatales, accouchements assistés par un personnel qualifié, planification familiale, grossesses précoces, etc.) suit son cours. Mieux, il bénéficie de l’engagement du gouvernement du Sénégal pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), notamment celui relatif à la santé maternelle, néonatale et infantile.

L’introduction de cette approche communautaire, fondée sur le leadership féminin, dans le système sanitaire est, aujourd’hui, diversement appréciée par les Sénégalais. Aïssatou Ngom est une ménagère rencontrée à Niarry Tally, près du marché Nguélaw. Elle magnifie le rôle de ces dames. « Ma fille avait été soutenue par une « Badianou Gokh » nommée Ndèye Diop. Grâce à elle, ma fille n’a eu aucun problème durant sa grossesse et au moment de l’accouchement. Pourtant on avait très peur, parce qu’elle était trop jeune », partage Mme Ngom.

Non loin de là, une ruelle sableuse est choisie par des jeunes pour jouer au foot cet après-midi. Une nuée de poussière empêche de voir clairement. Pourtant Sophie Thiam est assise devant sa maison, préférant fuir la chaleur des chambres. Cette femme d’âge mur se montre perplexe dès l’évocation des « Badianou Gox ». « Je ne vois pas ce qu’elles peuvent apporter, car culturellement nos familles sont organisées de telle sorte que les femmes enceintes sont soutenues par leurs mamans, tantes maternelles et paternelles. Pourquoi laisser une étrangère s’immiscer dans des affaires familiales internes », questionne-t-elle.

Appui aux femmes vulnérables
Quotidiennement, les « Badianou Gokh » doivent donc intégrer les pesanteurs sociales qui entourent la maternité dans la société sénégalaise. Pour preuve, la « Badianou Gokh » Ndèye Diop, Aïda Traoré de son vrai nom, témoigne de la difficulté pour elle et ses consœurs de réussir leur rôle. « Ce sont des personnes non scolarisées qu’on sensibilise et elles ne sont pas conscientes pour la plupart des enjeux », révèle-t-elle. Pire, certaines personnes se montrent parfois hostiles. « Un père de famille m’a ordonné une fois de quitter sa maison, alors que j’étais venue simplement pour les sensibiliser (lui et sa femme) sur les dangers des grossesses trop rapprochées », confie Mme Traoré.

La soixantaine, cette femme au verbe facile, sourire aux lèvres, est très célèbre dans son quartier. Parallèlement à cette activité bénévole, Ndèye Diop est aide-soignante au centre de santé Gaspard Camara. Ce qui lui permet de négocier fréquemment avec les médecins ou de faire des quêtes au sein de la structure sanitaire pour aider, par exemple, celles qui n’ont pas les moyens d’acheter les médicaments prescrits.

Pour preuve, elle sort une pile d’ordonnances et explique : « Puisque j’ai des relations avec le personnel médical, je les sollicite et il m’aide autant que possible. Imaginez comment font les « Badianou Gokh » qui n’ont pas ces relations ? » Établi à Grand Dakar, près du poste de santé, Nacira, la quarantaine révolue, teint clair, abonde dans le même sens. « On avait été photographié il y a deux ans pour qu’on puisse disposer de cartes d’identification, mais depuis, rien n’est fait », regrette-t-elle, soulignant que la confection de cartes leur permettront d’être reconnues dans toutes les structures sanitaires.

Surtout que cette doléance est même devenue une promesse du ministre de la Santé et de l’Action sociale, rappelle Nacira qui plaide pour que les Badianou Gokh bénéficient des Bourses de sécurité familiale. « On est sollicité pour n’importe quel problème, j’ai l’impression que les gens pensent qu’on est des salariés. Donc, les Bourses de sécurité familiale distribuées par le gouvernement devraient prendre en compte les « Badianou Gokh », dit-elle.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

« Badianou Gokh » (marraine de quartier) depuis 2014, Oulimatou Diédhiou, 50 ans, est une dame qui excellait déjà dans le social avant d’être choisie pour informer et sensibiliser ses sœurs. Son travail nécessite discrétion et générosité : des qualités qui la caractérisent.

Vêtue d’une robe ample en dentelle vert et noir, Oulimatou Diédhiou parle et marche lentement. Aucun maquillage n’encombre la mine de cette « Badianou Gokh » (marraine de quartier) domiciliée à Yarakh, précisément à Hann village, où elle est choisie pour sensibiliser les filles et les femmes sur toutes les questions relatives à leur santé. Elle distribue des salamalecs tout le long de son chemin. Son sourire laisse entrevoir une belle denture mise en valeur par un teint noir éclatant. Son regard est discret malgré ses grands yeux. Elle est d’une sollicitude sans pareil, selon ses proches.

Oulimatou passe ainsi la majeure partie de son temps à sensibiliser les filles de son quartier sur les grossesses précoces, les avortements spontanés ou clandestins, les accouchements à domicile, entre autres activités touchant la vie des filles et des femmes. Pour les femmes en état de grossesse, elle n’oublie jamais de leur rappeler l’importance des consultations prénatales et post-natales. Aussi est-elle très sollicitée au quartier Hann Yarakh.

Pourtant le travail de marraine de quartier n’est pas rémunéré. Mais, dans un quartier où il y a beaucoup de personnes défavorisées, cet état de fait ne l’empêche pas d’aider. Quand elle le peut, elle partage ce qu’elle gagne de son petit commerce avec les nécessiteux. « Beaucoup de personnes pensent que les « Badianou Gokh » sont rémunérées », alors qu’il n’en est rien », regrette-t-elle.

Déjà petite, son papa lui prédestinait une carrière de travailleuse sociale. « Il voulait que je devienne infirmière pour m’épanouir, parce qu’il avait remarqué que j’aimais aider les autres », confesse Oulimatou. En ce moment, elle ne se voyait pas dans ce métier, car elle ne supporte pas le sang. Aujourd’hui, le destin semble confirmer le souhait de son papa. Son désir d’aider les personnes de son entourage l’a conduit à recueillir chez elle, pendant deux semaines, deux enfants dont les parents avaient des problèmes de couple. Abandonnés à leur grand-mère, une vieille dame qui ne pouvait pas s’occuper d’eux convenablement, Oulimatou s’engage à assurer tout en convainquant leur maman de revenir s’occuper d’eux. Ce qu’elle fit.

Son cursus scolaire brillant lui prédestinait un avenir plein de succès. Entre l’école primaire El Hadji Doudou Mbathie de Yarakh et le lycée Lamine Guèye, elle s’est toujours distinguée, gagnant même des prix. Elle a même eu le privilège de décrocher son Certificat de fin d’études primaires en classe de CM1, se rappelle son mari avec qui elle a partagé la même classe au cycle primaire. Mais, un beau jour, elle abandonne les bancs à la faveur de son foyer. « Mon mari ne m’a jamais demandé de quitter l’école. Seulement, c’était devenu compliqué d’allier les deux », précise-t-elle.

Une épouse exemplaire, selon son mari, Souleymane Fall, agent commercial, teint clair, habillé d’une veste noire assortie à ses chaussures. Avec lui, elle est liée depuis 1982. Une union régulée par Oulimatou. « Je suis rassuré quand elle est à mes côtés. Elle me connaît mieux que tout le monde. En plus, elle est d’un calme olympien », révèle son mari.

Oulimatou était très casanière avant d’être choisie comme marraine de quartier. Raison pour laquelle son mari s’est dit satisfait et soulagé lorsqu’elle a commencé à sortir. Seulement, dans son travail, elle est amenée parfois à sensibiliser des personnes très traditionnalistes, qui s’énervent lorsqu’on leur parle, par exemple, de planification familiale. « J’ai peur pour sa sécurité », confie son époux. D’autant plus que sa femme est très tenace et n’abandonne jamais.

Entre programme de formation pour les « Badianou Gokh », son foyer et son commerce, Oulimatou Diédhiou est une femme épanouie. Elle ne regrette rien dans sa vie. Cependant, elle voudrait que les Ong internationales et la Fondation Servir le Sénégal viennent en aide aux populations de Yarakh.

Médiatrices sociales
En plus de leur mission d’information et de sensibilisation qu’elles font de façon bénévole, les « Badianou Gokh » jouent aussi le rôle de médiatrice sociale. C’est dans ce cadre que les femmes qu’elles côtoient les sollicitent souvent pour régler certains conflits familiaux, précisément conjugaux. « Parfois, il arrive qu’une femme vienne me dire que son mari l’a abandonnée ou qu’elle a un problème dans son couple. Je fais tout pour les régler », témoigne fièrement la « Badianou Gokh » Ndèye Diop. C’est donc conscient de leur rôle dans la société sénégalaise que ces femmes essayent, autant que faire se peut, de s’acquitter de leur mission en intervenant pour régler certains problèmes dans les ménages.

S. A. NDIAYE (stagiaire)

Au terme de leur deuxième session ordinaire annuelle qui fait suite à la 129ème édition du Pèlerinage marial de Popenguine, les évêques du Sénégal ont fait face, hier, à la presse pour faire le point sur les conclusions de leur conclave. A cet effet, ils ont demandé à l’Etat d’introduire la catéchèse dans l’enseignement public.

Au Sénégal, depuis 2002, une loi a été adoptée pour l’introduction de l’enseignement religieux dans toutes les écoles publiques laïques du pays. Plus d’une décennie après la mise en place de cette mesure, les évêques du Sénégal sollicitent l’Etat pour la prise en charge effective de l’enseignement de la catéchèse dans les établissements publics. Cela, a rappelé l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, à travers une indemnité octroyée aux catéchistes et à la mise en place de locaux pour permettre aux enfants chrétiens de suivre en toute liberté les cours de leur religion dans ces établissements.

Pour l’évêque de Saint-Louis, Mgr Ernest Sambou, il s’agit d’une « nécessité pour la foi chrétienne ». Les évêques de la Conférence épiscopale du Sénégal, qui ont clôturé leur deuxième session ordinaire de l’année, ont échangé avec les formateurs des trois grands séminaires du Sénégal sur la nouvelle charte de formation des prêtres à établir pour 2018. Ce faisant, a expliqué Mgr Benjamin Ndiaye, une commission ad hoc a été créée par les évêques pour mener « à bonne fin » le travail. Ils ont procédé également à la révision des statuts de Caritas Sénégal, afin « que cette institution puisse répondre mieux à sa mission d’aujourd’hui ».

L’autre point, qui a fait l’objet d’une discussion, concerne le bureau du Comité interdiocésain des pèlerinages catholiques (Cinpec). D’après l’archevêque de Dakar, il a été procédé à l’examen et à l’approbation des nouveaux statuts du Cinpec pour lui permettre de mieux faire face aux nouvelles exigences liées au nombre toujours croissant de pèlerins aux lieux saints de la chrétienté. Par rapport au bureau de la Commission nationale de liturgie, les évêques ont « encouragé » cette commission « à poursuivre le travail entrepris, en particulier la publication et la diffusion de l’Ordo liturgique et le projet Vadémécum pour les célébrations liturgiques ».

Les évêques du Sénégal ont aussi fait part de leurs « vives préoccupations » liées au regain de la violence dans le pays, aux graves accidents récurrents de la circulation, au non respect des lois et règlements. Dans un contexte de pré-campagne pour les élections législatives du 30 juillet prochain, ils ont invité les hommes politiques à œuvrer pour que ces joutes électorales se déroulent dans les meilleures conditions. « Les évêques invitent tous les citoyens, en particulier les militants des formations politiques, à mettre en avant l’intérêt de la Nation, afin que la promotion du bien puisse permettre l’épanouissement de tous », a lancé l’archevêque de Dakar.

Ibrahima BA

Le directeur de l’Office du baccalauréat, Babou Diakham, a annoncé, hier, une plainte contre X. Cette dernière est déposée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche suite à une information sur une supposée fuite à l’épreuve anticipée de philosophie qui s’est tenue mercredi dernier.

Toutefois, M. Diakham a parlé d’une « information incomplète, parce que ne donnant aucune précision ni sur l’auteur, ni sur l’origine de la fuite ». C’est ainsi que ses services ont contacté les enseignants cités et des recoupements ont été menés. « À l’heure actuelle, nos recoupements ne donnent aucunement des preuves irréfutables de fuite. Par la même occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a décidé de porter plainte pour qu’une telle situation ne puisse pas perdurer. La plainte est contre X pour diffusion de fausses nouvelles et autres qualifications pouvant résulter des faits. Cette plainte va faire la lumière si oui ou non il y a eu fuite », a-t-il informé.

En attendant la suite de l’enquête, Babou Diakham a souligné que l’épreuve de philosophie reste maintenue. Le directeur de l’Office du baccalauréat est, par ailleurs, revenu sur l’organisation de cet examen conférant le premier diplôme universitaire qui reste sécurisée. « Depuis 2002, il n’y a eu aucune fuite au baccalauréat. L’organisation est maitrisée et le processus bien en place. Ce qui fait que, chaque année, l’organisation se passe bien. Nous allons continuer dans cette dynamique, parce que le baccalauréat est un patrimoine national », a-t-il estimé.

O. NDIAYE

Pour une meilleure riposte face à certaines affections comme le paludisme, les Maladies tropicales négligées (Mtn), etc., l’Ucad s’est dotée d’un Centre international de recherche et de formation. Il devra, entre autres missions, contribuer à la mise en place d’une plateforme multidisciplinaire de recherche, d’aide au diagnostic et de surveillance des maladies transmissibles et non transmissibles.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar se dote d’un Centre international de recherche et de formation sur les agents infectieux et la génomique (Crf-Ag). Les travaux de ce joyau d’un coût d’un milliard de FCfa, logé à la Faculté de Médecine, de pharmacie, et d’odontologie, ont démarré le 1er mai 2017 pour une durée de 20 mois. Ils prendront donc fin le 31 décembre 2018.

La cérémonie de lancement a eu lieu, hier, à la salle du conseil de la Faculté de Médecine de l’Ucad en présence de membres de la communauté universitaire, d’agents des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé. Ce centre, qui sera construit sur cinq niveaux sur une superficie de 300 m2, sera axé sur le paludisme avec une plateforme de recherche sur les Maladies tropicales négligées (Mtn), l’entomologie, les maladies émergentes et ré-émergentes, la génomique, la biologie moléculaire, les sciences vétérinaires, l’immunologie, etc.

« Ce centre qui se veut inclusif va fédérer l’ensemble des disciplines de formation et de recherche en santé à l’Ucad. Il est conçu et développé grâce à un partenariat entre l’Ucad et des institutions américaines représentées par l’Université Harvard de Boston, l’Usaid, l’Oms, etc. », a précisé le Pr Daouda Ndiaye, directeur dudit centre. A l’en croire, c’est le fruit d’un travail de recherche de plus de 15 ans démarré en 2001. « Les résultats de nos travaux, qui ont été partagés et inscrits dans les plus grandes revues du monde et, récemment, la recherche sur « illumigene-malaria » - un moyen de diagnostiquer rapidement le paludisme - ont poussé les bailleurs de fonds, les partenaires nationaux comme internationaux à venir appuyer l’Ucad pour créer cette plateforme internationale. C’est la première fois en Afrique au Sud du Sahara en termes de technologie, d’inclusion, de leadership, mais surtout de plateau technique », a fait savoir M. Ndiaye.

Selon le chef du Service parasitologie et mycologie de la Faculté de Médecine de l’Ucad, ce centre permettra au Sénégal et à l’Afrique de disposer d’un cadre de recherche performant pour que demain, s’il y a des épidémies ou des pandémies qui surgissent dans la région, l’Ucad puisse appuyer le ministère de la Santé.

Dans le domaine de la Formation, il sera développé dans ce centre une masse critique de chercheurs et scientifiques africains dans la lutte contre les parasitoses, les mycoses et les pathologies infectieuses. Des étudiants en Licence, Master, Doctorat, Phd ou encore post-doctorat y seront encadrés. Il y sera aussi question de former des chercheurs sénégalais et africains dans l’utilisation des outils de la biologie moléculaire et de la génomique, etc. Avec une salle de vidéoconférence informatisée pour des rencontres, séminaires et conférences, le Crf-Ag sera également un cadre de formation de courte durée pour les étudiants et les post-doctorats.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, à travers l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides(Ucg), a organisé, hier, un atelier de partage et de validation axé sur le Plan national de formation portant sur les métiers de la gestion des déchets. Plusieurs modules ont été soumis aux participants dans le but de renforcer leurs capacités pratiques.

L’atelier de partage et de validation organisé, le hier, par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) a pour objectif principal de mettre à la disposition des participants des outils de renforcement des capacités afin d’améliorer leurs performances et leur efficacité dans l’exécution des mandats liés au secteur de la gestion des déchets solides. Il s’agit, à travers cette démarche, d’élaborer un Plan national de formation axé sur ces métiers et articulé au document de Stratégie nationale de formation (Snf). Baba Ndiaye, représentant de l’Association des départements du Sénégal, a renouvelé la disponibilité de sa structure à « accompagner toutes les actions qui vont dans le renforcement des capacités ». Il a, à cet effet, salué la « démarche participative qui a prévalu tout au long de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de formation de gestion des déchets ».

Le Programme national de gestion des déchets (Pngd) est dans les dispositions de trouver une solution durable aux difficultés du secteur chargé du traitement des déchets au Sénégal. Il agit tant d’un point de vue environnemental que sanitaire. Son objectif principal consiste à accompagner les collectivités locales dans l’amélioration du cadre de vie et la satisfaction de la demande sociale, s’est, par ailleurs, réjoui M. Ndiaye.

Alassane Mbengue, le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a invité « au dialogue et aux échanges permanents entre les différentes entités concernées afin d’asseoir un bon climat propice à l’atteinte des objectifs ». Parmi les appels du représentant du ministre figurent la mise en place d’une instance de consultation, la réglementation du secteur et l’émission d’un guide. Par ailleurs, l’Ucg, ayant bien compris l’importance et les enjeux des missions qui lui sont assignées, promet de veiller à la mise au point d’un document stratégique.

« L’Etat du Sénégal s’est lancé dans un vaste programme pour la mise en place d’un système efficace de gestion des déchets. C’est dans ce cadre qu’instruction a été donnée pour l’organisation d’une formation sur les métiers et les missions de la gestion des déchets », a rappelé le représentant du ministre de l’Aménagement du territoire. Ainsi, des instances de pilotage, de coordination et de mise en œuvre de la stratégie globale ont été promues. Les acteurs ont également vulgarisé le document de Stratégie nationale de développement à l’intention des partenaires.

Oumar BA

Le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal, Charles Fall, a annoncé le démarrage des travaux, en 2018, du projet de dessalement de l’eau de mer. Selon lui, cette usine est une composante importante du plan d’investissement de la Sones au même titre que la troisième usine de Keur Momar Sarr. Ces deux usines sont deux leviers incontournables, car leur objectif est d’assurer la sécurisation de l’alimentation en eau.

« Les études techniques du projet sont lancées et se poursuivent. Le maître d’œuvre est en cours d’être recruté », a souligné M. Fall, rappelant que le Sénégal est engagé dans le projet de dessalement d’eau de mer qui constitue une réserve stratégique mais aussi une stratégie de diversification des sources d’eau potable pour couvrir les besoins de la région de Dakar. Ce projet est donc une alternative sécurisante pour le système d’adduction d’eau potable essentiellement alimenté à partir du Lac de Guiers et des forages.

L’usine de dessalement qui sera construite à Dakar, précisément aux Mamelles, aura une capacité de 50.000 m3 par jour. La convention de financement a été signée le 15 novembre 2016 pour un montant de 137 milliards de FCfa.

42 villages de la commune n’ont pas d’eau potable
Le maire de Keur Momar Sarr, Dioumorou Kâ, a dénoncé, devant les directeurs généraux de la Sde, de la Sones et l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, le manque d’eau dans sa commune. Pourtant les usines de production d’eau sont installées dans sa circonscription et fournissent une grande quantité à Dakar. Malheureusement, les populations de la localité n’en bénéficient pas. « 42 villages rattachés à la commune n’ont pas d’eau potable. Ce n’est pas normal », a fustigé le maire.

Le directeur général de la Sde, Abdoul Baal, tout en reconnaissant les faits, a assuré que l’Etat a pris des engagements pour régler ces impairs. De même, il a informé qu’un projet a été initié par le ministère de l’Hydraulique pour faire en sorte que tous les villages environnants bénéficient d’eau potable. M. Baal a précisé à la suite du maire que tous les villages qui sont à dix kilomètres des usines de Keur Momar Sarr et de Ngnith sont approvisionnés en eau potable. « Ce sont de nouveaux villages qui n’ont pas encore d’eau potable. Nous sommes d’accord que tout le monde doit bénéficier de ce liquide précieux. Ces villages vont être approvisionnés en eau dans un proche avenir, parce que le gouvernement travaille sur ce projet », a assuré le Dg de la Sde.

E. KALY

Les travaux de construction de la troisième usine de Keur Momar Sarr seront bientôt lancés. Selon le directeur général de la Sones, Charles Fall, les financements sont bouclés. La société est en train de recruter les entreprises chargées des travaux dont la fin est prévue en 2019. La mise en service de l’infrastructure est annoncée pour 2020.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, accompagné des directeurs généraux de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et de la Sénégalaise des eaux (Sde), ainsi que des représentants de l’Agence française de développement (Afd), a visité, le 7 juin 2017, des installations de traitement et de production d’eau potable du Lac de Guiers, dans la région de Louga.

Cette visite s’inscrit dans la continuité du séminaire intergouvernemental de septembre dernier durant lequel une convention de financement de 93 millions d’euros a été signée entre l’Afd et l’Etat du Sénégal pour la réalisation de l’extension de la station de traitement d’eau potable de l’usine de Keur Momar Sarr (Kms3). L’objectif étant de sécuriser davantage l’approvisionnement en eau en faveur des populations de la capitale sénégalaise.

La visite de M. Bigot a commencé par la station de surpresseur de Mékhé, dans la région de Thiès, où il a eu droit à des explications des techniciens. La délégation s’est ensuite rendue à la station de traitement et de pompage d’eau potable de Keur Momar Sarr où est prévue la construction de la troisième usine (Kms3). Les responsables de la Sde et de la Sones ainsi que l’ambassadeur de la France ont bouclé leur visite à l’usine de Ngnith.

Capacité de 200.000 m3/j
S’adressant aux journalistes, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a révélé que les financements de la troisième usine de Keur Momar Sarr sont bouclés grâce au concours financier de l’Afd qui a contribué à hauteur de 93 millions d’euros. D’ailleurs, la Sones est en train de recruter les entreprises qui seront chargées d’exécuter les travaux. « Trois entreprises ont déjà signé. Nous sommes en train de recruter quatre autres. Les premières conduites sont attendues à Dakar avant la fin de l’année », a assuré M. Fall qui a informé que les travaux vont démarrer incessamment pour prendre fin en 2019.

Après avoir visité les installations hydrauliques des différentes usines et stations, Christophe Bigot a indiqué qu’en acceptant de participer au financement du secteur de l’eau au Sénégal, la France contribue à la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse), parce que sans eau, c’est l’ensemble de l’économie qui est touchée. 93 millions d’euros sont mobilisés pour la construction de Kms3, soit le triple de la liaison entre le Lac de Guiers et Dakar, a expliqué l’ambassadeur. En dehors du financement de l’Usine Keur Momar Sarr 3, la France a donné une enveloppe de 10 millions d’euros pour la maintenance des machines afin d’éviter la défaillance du dispositif. « Nous voulons aider les autorités sénégalaises à mettre fin aux coupures d’eau notées dans certains quartiers de Dakar », a indiqué M. Bigot. Ce sont 103 millions d’euros, soit environ 67 milliards de FCfa, qui sont consacrés par l’Afd au développement du secteur d’eau au Sénégal.

Le coût global de la troisième usine de Keur Momar Sarr est de 274 milliards de FCfa. Kms3 aura une capacité de 200.000 m3 par jour. Elle devra couvrir, à l’horizon 2035, les besoins en eau potable des populations de la région de Dakar et des localités traversées par la conduite du Lac de Guiers.

Eugène KALY

Les pensionnaires de la case des tout-petits de Bango, à une dizaine de kilomètres de la commune de Saint-Louis, ont été déparasités et supplémentés en vitamine A. Cela, grâce au projet «Food for education» du département américain de l’Agriculture.

Dans le cadre de son programme de santé scolaire et de la mise en œuvre du projet du département américain de l’Agriculture (Usda), intitulé «Food for education», Counterpart international a déparasité et supplémenté en vitamine A plus de 73 élèves de la case des tout-petits (Ctp) de Bango/Sinthiane. En présence du président du Comité de gestion de la Ctp, Al Ousseynou Kâ, du directeur de cet établissement scolaire, Moctar Dème, de l’Infirmier chef de poste de santé (Icp), Sidy Doumbouya, le conseiller pour les affaires agricoles de l’ambassade des Usa à Dakar, Joshua Emmanuel, s’est entretenu avec les responsables de cette Ctp créée en 2003 par l’Etat.

Accompagné de Mme Khady Diallo, responsable de la santé scolaire et d’Idrissa Bâ, responsable du Programme manager de Counterpart international, Joshua Emmanuel a visité la plantation de 22 pieds de Moringa plantés par cette Ong américaine dans la cour de cette case des tout-petits. Selon Idrissa Bâ, responsable du Programme manager, il est prévu de récupérer plus tard ces feuilles de Moringa qui seront broyées et ajoutées à la nourriture des enfants. Il a précisé que le programme «Food for education» cible 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région Nord. Il s’agit des localités des départements de Podor (Cas-Cas, Saldé, Gamadji Saré, Thillé Boubacar), de Dagana (Mbane, Ronkh, Ross-Béthio, Ndiaye), Saint-Louis (Rao). Ce projet est destiné à 39.211 bénéficiaires directs, en particulier les élèves (37.376), 1.295 enseignants, 270 administrateurs scolaires et autant d’Associations de parents d’élèves (Ape).

L’inspecteur de l’enseignement, Al Ousseynou Kâ, a rappelé que le Moringa oleifera est une plante utilisée pour ses bienfaits sur la santé depuis des milliers d’années. Elle est très riche en antioxydants sains et composés de végétaux bioactifs. Jusqu’à présent, les scientifiques ont étudié seulement une fraction de ses nombreux avantages de santé. Cette plante très nutritive présente six avantages pour la santé validés par la recherche scientifique.

C’est un grand arbre originaire de l’Inde du Nord, connu sous de nombreuses appellations, tels que l’arbre de pilon, arbre cheval de radis ou bien arbre d’huile. Presque toutes ses parties peuvent être consommées ou utilisées comme ingrédients dans les médicaments à base de plantes traditionnelles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Il faut une synergie d’actions pour juguler la fistule obstétricale, selon Nafissatou Diop, maîtresse sage-femme à la maternité de Bargny. Elle animait, hier, une conférence sur cette affection.
Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a initié une journée de sensibilisation sur la fistule obstétricale au complexe socio-éducatif El hadji Ndiouga Dieng de Bargny. Cette pathologie est la constitution d’une communication anormale entre la vessie et le vagin (fistule vésico-vaginale) ou entre la vessie et le rectum (fistule vésico-rectale) survenant à la suite d’une grossesse compliquée, selon les définitions données par des intervenants.

D’après eux, cela peut survenir aussi suite aux grossesses précoces. Selon Nafissatou Diop, maîtresse sage-femme à la maternité de Bargny, à l’intérieur du pays, des dames parcourent des dizaines de kilomètres pour accoucher péniblement ; ce qui peut amener des complications. Il s’y ajoute celles qui accouchent chez elles sans assistance adéquate. « Certaines femmes restent en gésine pendant 5 jours. Celles qui accouchent ont besoin d’être assistées. Nous invitons toutes les femmes à venir aux consultations-prénatales pour un accouchement tranquille », a déclaré la maîtresse-sage-femme, qui déplore la stigmatisation. Elle regrette aussi que des femmes soient traumatisées après la découverte de la fistule et les mauvaises odeurs qui s’en suivent.

Aïssatou Cissé, présidente du Cadre de concertation des femmes de Bargny, a relevé le handicap que constitue la fistule. « Lorsqu’on regarde une malade qui a la fistule, on a des frissons au corps », a-t-elle témoigné.

Dans une vidéo, le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr, a compati au mal lié à la fistule obstétricale, une maladie intolérable doublée d’une affection handicapante. Chaque année, à travers le monde, 50.000 à 100.000 femmes présentent une fistule obstétricale.

La Journée internationale de lutte contre cette maladie a été célébrée le 23 mai dernier à travers le monde. Mais, pour des raisons de calendrier liées à la quinzaine nationale de la femme, Bargny a tenu sa sensibilisation le 8 juin, pour l’espoir, la guérison et la dignité.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Journée mondiale de l’Océan à été célébrée, le 8 juin, à Joal, par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam). A cette occasion, le gouvernement scolaire de l’école d’application Abbé David Boilat s’est mobilisé pour repiquer 15.000 pieds de mangrove sur une superficie de 3 ha.

Cette année, la Journée mondiale de l’Océan est placée sous le thème : « Nos océans, notre avenir ». A Joal, elle a permis aux élèves de l’école Abbé David Boilat de repiquer 3 ha de mangrove. Sokhna Senaba Thiam, présidente du gouvernement scolaire de cet établissement, a salué cette initiative qui leur a permis de contribuer à sauver les espèces de poisson. Mme Thiam a plaidé pour le renforcement de la protection de l’océan qui, a-t-elle dit, est vital.

Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), a déploré l’agression dont les océans font l’objet en termes de mauvaises pratiques des acteurs, notamment la pêche illicite et les entreprises qui déversent des déchets dans l’océan. Il a invité les acteurs à avoir un comportement citoyen vis-à-vis des océans qui constituent 72 % de la planète. M. Guèye a, en outre, magnifié l’initiative de célébrer cette journée avec les enfants qui constituent l’avenir de la nation.

Pour Abdou Karim Sall, président de l’Aire marine protégée (Amp) de Joal Fadiouth, la mangrove représente beaucoup pour l’écosystème marin. Selon lui, Joal est le plus grand quai de pêche du Sénégal du point de vue débarquement. « Plus de 150.000 à 250.000 tonnes de poisson y sont débarqués par an et la mangrove joue un rôle très important. C’est une zone de reproduction de 29 espèces de poisson sur les 129 répertoriés à Joal Fadiouth », a-t-il fait savoir.

Sans la mangrove, a expliqué M. Sall, il est difficile d’avoir ces espèces et des huîtres. « La mangrove sert aussi de brise-vent pour protéger la ville de Fadiouth. Il y a aussi le côté carbone, miel et dortoir des oiseaux. Il y a beaucoup de facteurs qui font que la mangrove est très importante par rapport à l’écosystème marin », a-t-il relevé.

Depuis 2006, l’Amp, à en croire son président, a reboisé une superficie de 50 ha par an. Et cette année, a indiqué Abdou Karim Sall, l’objectif est de 50 ha. La majeure partie de ces reboisements sera fait avec les élèves des 16 établissements scolaires de Joal Fadiouth, a-t-il avancé.

Samba Oumar FALL

La célébration de la Journée mondiale de l’environnement dans le département de Saint-Louis a été marquée par une opération de ramassage des sachets plastiques, une visite guidée de l’écomusée du Parc de Gueumbeul, entre autres manifestations d’assez bonne facture.

La cérémonie officielle de la Journée mondiale de l’environnement dans le département de Saint-Louis s’est déroulée au village de Gueumbeul, en présence des autorités administratives, du conservateur du Parc de Gueumbeul, Dr Thialaw Sarr, du maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, etc. Le chef du Service régional de l’environnement, Boubacar Dia, a rappelé que, pour l’année 2017, la communauté internationale a choisi de réfléchir sur le thème : « Rapprocher les gens de la nature » avec comme slogan : « Je suis pour la nature ». « Nous avons tendance, a-t-il précisé, à oublier que la nature n’est pas un simple environnement, et que notre vie en dépend. Depuis l’existence de l’humanité jusqu’au 17ème siècle, l’Homme a toujours vécu en harmonie avec la nature. Il profitait de toutes sortes de bienfaits grâce aux écosystèmes naturels. Il avait une conscience écologique qui l’empêchait de détruire son milieu naturel ».

Poursuivant, M. Dia a indiqué que « la terre était considérée comme la mère nourricière, comme un être vivant, et elle l’est toujours ». De l’avis de ce dernier, tout acte de destruction était alors un manquement, voire une infraction grave à l’éthique humaine et environnementale au sein de la société. Les bois sacrés dans nos villages, véritables refuges de biodiversité, en sont témoins. A une époque donnée de son histoire, l’Homme a choisi de conquérir la planète sans se soucier des conséquences de ses actions. L’Homme a oublié qu’il est intimement lié à la nature. Ce faisant, l’illusion qu’il peut s’en éloigner et couper ce lien, c’est courir à sa perte.

Dans le même sens, le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Mohammed Ndao, a laissé entendre que le thème invite à communier avec la nature, à apprécier sa beauté et son importance et à répondre à l’appel lancé par la communauté internationale pour la protection de la Terre que nous partageons. « Nous sommes à la croisée des chemins. Nos actions transforment la planète d’une manière jamais vue jusqu’à présent, et si nous continuons sur cette voie, les conséquences pourraient être désastreuses. Mais, il n’est pas trop tard pour changer de cap. Si nous prenons ensemble les mesures qui s’imposent, nous pourrions dessiner un avenir durable où chacun vit en harmonie avec la nature », a-t-il souligné.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a démarré, depuis quelques jours, les opérations pré-hivernales. Ces travaux de curage, de désensablement et de désherbage prendront fin en fin juin. Pour cette année, l’Etat a mis sur la table une enveloppe de 2 milliards de FCfa pour le financement de toutes ces opérations.

A la station du marché syndicat, un ouvrier se démerde pour mieux fixer le raccord reliant un camion de pompage au trou. Son visage est couvert de sueur, suintant même jusqu’au cou en cette matinée de forte canicule. Mais, l’homme ne se décourage pas. Il finit par obtenir un meilleur angle pour enfin donner le signal de démarrage du curage. De Pikine à Front de terre, en passant par Hamo 5, Parcelles Assainies et Patte d’Oie, les ouvriers et techniciens de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) sont en plein dans la préparation de l’hivernage. Des camions de curage, des aspirateurs, des engins, des pelles mécaniques et manuelles, des brouettes, etc., sont mobilisés en nombre pour assurer un écoulement correct des eaux de pluie pendant l’hivernage. Le directeur général de l’Onas, en compagnie du gouverneur de la région de Dakar, Mouhamet Fall, et une forte délégation, a effectué, hier, une tournée dans tous ces quartiers pour s’enquérir de l’état d’avancement des opérations pré-hivernales en cours. Pour cette année, selon Alioune Badara Diop, l’Etat a mis à la disposition de l’Onas une enveloppe de 2 milliards de FCfa, « donc suffisamment de moyens pour assurer le financement de toutes ces opérations ».

Toutefois, l’une des attractions de cette visite reste la station de pompage de l’unité 24 des Parcelles Assainies qui sera mise en marche dès cet hivernage. « Les Parcelles Assainies sont, ces dernières années, confrontées à des problèmes d’inondation. Nous avons, cette année, réalisé dans ce quartier quatre stations de pompage aux unités 24-25-13 et à Grand Médine. Les travaux de génie civil sont totalement finalisés. Aujourd’hui, l’équipe de l’entreprise attributaire du marché est dans la phase d’installation des équipements. Toutes ces stations ont des capacités de pompage comprises entre 300 et 600 m3 », a assuré le patron de l’Onas qui prédit la fin des souffrances des populations des Parcelles Assainies victimes d’inondation ces dernières années.

Branchements clandestins
Cependant, il a été constaté, au cours de la visite, pas mal de branchements clandestins sur ces ouvrages qui ne sont pas destinés aux eaux usées, mais aux eaux de pluie. A en croire le directeur de l’Onas, des dispositions seront prises en collaboration avec le Service d’hygiène. « Nous allons d’abord servir des sommations aux propriétaires des domiciles qui sont connectés sur les réseaux avant de boucher tous ces raccordements qui devaient se faire sur les réseaux d’eaux usées, parce que ces zones où existent ces branchements sont dotées de réseaux collectifs », a déploré Alioune Badara Diop.

Le gouverneur de Dakar s’est, pour sa part, félicité de « l’important travail pré-hivernal qui a été accompli afin que le réseau d’évacuation des eaux pluviales soit opérationnel avant la saison des pluies ». « Partout où nous sommes passés, nous avons trouvé des équipes mobilisées autour d’un même objectif, pleinement conscientes de l’importance des enjeux de lutter durablement contre les inondations. Ce travail de préparation est extrêmement important parce qu’il permet d’anticiper sur les éventuels problèmes à venir et d’apporter 50 % de la solution avant même le démarrage des opérations », a soutenu Mouhamet Fall. Selon lui, le président Macky Sall a décidé de mettre l’accent sur les infrastructures durables pour mieux lutter contre les inondations dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations auquel s’inscrit ce programme.

L’autorité administrative de la capitale a également lancé un appel en direction des populations pour qu’elles s’approprient ces infrastructures. « Nous avons constaté beaucoup de résidus, de matières solides et même de carcasses d’animaux dans les canaux d’évacuation d’eau de pluie. Il faut que toute la communauté se mobilise pour que ces actes non citoyens soient bannis de notre environnement », a invité le gouverneur de Dakar.

Ndiol Maka SECK

L’épreuve anticipée de philosophie de l’examen du baccalauréat 2017 s’est déroulée hier. En tout, 147.607 candidats étaient appelés à composer sur toute l’étendue du Sénégal, dont 71.957 filles et 75.607 garçons. Dans l’ensemble, les élèves jugent abordables les sujets qui étaient soumis à leur réflexion.

Les candidats au baccalauréat 2017 ont entamé les épreuves écrites de l’examen. Ils ont planché, hier, sur l’épreuve de philosophie avec trois sujets soumis à leur réflexion. Les élèves étaient ainsi appelés à méditer, d’une part, sur « la liberté » et, d’autre part, sur « la réflexion philosophique » avec au choix un texte à commenter. Les trois sujets soumis à leur choix sont : «La connaissance conduit-elle nécessairement à la liberté ?» ; «Lorsque le philosophe se contente d’analyser les traditions de sa société, il refuse de faire face aux défis actuels du monde. Qu’en pensez-vous ?» Pour le troisième sujet, il était question d’expliquer et de discuter un texte.

L’horloge affiche 07h 45. Nous sommes dans l’enceinte du lycée de Mbao. A quelques minutes du début des épreuves, prévu exactement à 8h 15 mn, les élèves arrivent en masse. Certains ont la mine joviale, tandis que d’autres, plus tendus, affichent des visages fermés, graves à la limite. Ils sont appelés, ce matin, à l’image de tous les candidats au bac du Sénégal, à plancher sur les sujets pour l’anticipée de philosophie. En tout, 147.607 candidats doivent composer pour cette épreuve sur toute l’étendue du Sénégal, dont 71.957 filles et 75.607 garçons. Les candidats sont répartis en 400 centres d’examens éclatés en 328 centres principaux et 72 centres secondaires. Au total, 493 jurys sont prévus.

Dans ce lot d’élèves du lycée de Mbao, un attire particulièrement notre attention. Taille moyenne, teint d’ébène, Amadou Gaye marche doucement. Il ne semble nullement conquis par la pression. « C’est la deuxième fois que je passe cet examen. L’année dernière, ça n’a pas marché, mais cette année-ci, j’ai redoublé d’efforts dans l’espoir que ça ira mieux », souligne-t-il. Ce pensionnaire d’une école privée de la banlieue est d’autant plus confiant qu’il souligne avoir obtenu la moyenne en classe. « En plus, j’ai validé toutes les évaluations en classe ». Suffisant à ses yeux pour aborder avec sérénité l’épreuve anticipée de philosophie soumise à sa réflexion. Il est 11h lorsque nous pénétrons dans l’enceinte du lycée de Thiaroye. Ici, règne sérénité et calme. Les élèves ont commencé depuis 8h 30, informe Ousmane Bâ, un surveillant. La vigilance est de mise. Il est, par exemple, strictement demandé aux candidats de se débarrasser de leurs téléphones portables le temps de subir les épreuves, dit-il. Cette recommandation a d’ailleurs été signifiée à tous les élèves bien avant le début des compositions. Aussi, aucune incidence majeure n’a-t-ell été relevée. Il a fallu attendre 11h 30 pour voir les premiers élèves sortir. Au compte-gouttes, ils rejoignent l’enceinte de l’établissement et commencent à échanger sur les sujets proposés à leur réflexion.

Dans l’ensemble, les élèves du lycée de Thiaroye jugent les sujets abordables. C’est le cas de Aïssatou Kâ, élève en Terminale L. Selon elle, « avec un peu de vigilance, un élève qui a correctement révisé n’aura pas de difficultés à traiter les sujets proposés ».

En attendant les autres épreuves, prévues dans un mois, les élèves ont encore quelques jours pour réviser. Chaque année, la série L enregistre le plus grand nombre de candidats. Sur les 147.607, ils sont, en effet, 120.221 candidats en série L contre 27.386 en série S.

Oumar BA

C’est dans le calme que se sont déroulées, hier, au centre du lycée Ibou Diallo de Sédhiou, les épreuves anticipées de philosophie. Tous les surveillants, parfois trois par salle, ont répondu à l’appel 30 minutes avant le démarrage des épreuves, comme notifié dans la convocation. Contrairement à l’année dernière, aucune absence n’est notée pour la présente session du côté des surveillants.

Le lycée Ibou Diallo regroupe le jury 924 où composent les candidats des séries L’1. Sur 136 inscrits, les 135 ont composé, soit un taux de présence 99 %. Il est à noter que le nombre de filles est très faible (33 inscrites, dont une absente). La série L2, avec 205 inscrits, enregistre 11 absents. 194 sont présents, soit un taux de 95 %. Le jury 925 regroupe lui aussi les mêmes séries L’1 avec 239 inscrits, dont 10 absents, pour un taux de participation de 96 %. La série L2, avec 159 inscrits et 5 absents, enregistre un taux de 97 %.

Le lycée Ibou Diallo enregistre, au total, 739 inscrits. 27 absents ont été enregistrés (la plupart étant des candidats individuels), le taux de présence tourne autour de 96 % en valeur relative et 712 en valeur absolue. Au centre du Nouveau lycée qui abrite le jury 926, ils sont 347 candidats inscrits. cinq sont absents, soit 342 présents en valeur absolue et 98 % en valeur relative.
L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, accompagné d’une forte délégation de la communauté éducative, a effectué la traditionnelle visite des centres pour apprécier le déroulement de l’épreuve, faire la situation sur la présence et la ponctualité des surveillants et des candidats et formuler éventuellement des recommandations.

Malamine KAMARA

Les sujets de l’épreuve de philosophie ont été abordés dans les 8 centres d’examen de Bambey. De Bambey à Ndondol en passant par Bambey Sérer, Dangalma, Gate... aucun incident n’a été signalé dans toute la circonscription départementale.

L’effectif total régional de l’Académie de Diourbel est de 7.511 candidats au baccalauréat pour l’édition 2017 (3.496 filles et 4.015 garçons). Malheureusement, certains n’ont pas répondu à l’appel dans plusieurs centres d’examens comme le témoigne le total d’absents qui est de 192 candidats, dont 91 filles et 101 garçons. Ont effectivement composé à l’épreuve anticipée de philosophie, 7.319 élèves, dont 3.405 filles et 3.914 garçons. Soit un pourcentage de 97,48 % pour les garçons et 97.40 % pour les filles, selon les sources de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief).

Au Centre d’examen du lycée de Bambey, c’est le grand rush avec 835 inscrits, 22 absents, dont 12 filles et 10 garçons. Dans ce centre, 811 potaches ont composé. Parmi eux, 418 filles sont enregistrées.

Les candidats sont venus en masse au centre d’examen Diéry Fall de Bambey où sur les 322 inscrits, les 114 sont des filles ; les garçons comptant 208. Deux candidats sont absents. Le centre Diéry Fall enregistre un pourcentage de 99,52 % chez les garçons et 99, 12 % de participation aux examens chez les filles. Dans la commune de Ndondol, 206 candidats sont inscrits (105 filles 101 garçons). Les candidats absents sont au nombre de 5.

Le centre d’examen de Gate totalise 272 inscrits, dont 129 filles. On dénombre 2 absents (deux filles). Le centre du lycée Bambey Sérère enregistre 287 inscrits, dont 123 filles. Absents 5, dont deux filles et trois garçons. A moins de 12 bornes kilométriques, le centre de la commune de Dangalma enregistre 215 inscrits, dont 97 filles. Le nombre d'absents est de 4 : tous garçons. Dans la commune de Ngoye, il y a 172 inscrits, dont 71 filles. Deux absences sont notées (filles).. Enfin, au centre d’examen de l’Institut Al Azar, ils sont 292 inscrits, dont 118 filles. Il y a 5 absents (2 filles 3 garçons).

Mamadou Aicha NDIAYE

L’épreuve anticipée de philosophie de la session 2017 du baccalauréat général s’est déroulée, hier, dans les 11 centres principaux et les 4 secondaires de la région de Tambacounda. Ainsi, 4.533 candidats, toutes séries confondues, se sont penchés sur les épreuves. Trois sujets ont été soumis à la réflexion philosophique des potaches pour engranger le maximum de points, en attendant le mois de juillet prochain pour la suite de cet examen. Les élèves que nous avons rencontrés à la fin des épreuves ont jugé abordables les sujets et disent s’employer pour la suite avec abnégation et détermination.

P. D. SIDIBE

Les écoles d’ingénieurs (Ecole supérieure polytechnique de Dakar, Ecole polytechnique de Thiès et l’Institut polytechnique de Saint-Louis) vont bientôt accueillir des ateliers de fabrication numérique appelés Fab Labs. L’implantation de ces ateliers, dans le cadre du projet du « Labs Xalaat Defar », va promouvoir l’innovation dans les écoles d’ingénieurs en relation avec les communautés.

Financé par la coopération française à hauteur de 190 millions de FCfa, le projet « Labs Xalaat Defar » vise à rendre dynamique l’innovation au sein des écoles d’ingénieurs. Trois grandes écoles d’ingénieurs (Ecole supérieure polytechnique de Dakar, Ecole Polytechnique de Thiès et l’Institut polytechnique de Saint-Louis) sont concernées par ce projet. Concept né au Mit de Boston, aux Etats-Unis, les « Fab Labs », des ateliers de fabrication numérique chargés de former des ingénieurs et des techniciens, sont très développés, aujourd’hui, dans le monde.

Selon le chef de ce projet au Sénégal, Gérard Krauss, l’idée est de créer une plateforme de mutualisation avec ces trois écoles d’ingénieurs et aussi une ouverture vers les communautés. Ainsi, les « Fab Labs », déjà présents au Sénégal comme « Jokko Labs » ou « Keur Thiossane », sont associés à ce projet. « Labs Xalaat Defar », selon M. Krauss, compte mettre au cœur de l’apprentissage des technologies en créant des prototypes, en laissant le droit à l’erreur, en privilégiant les approches collaboratives et transdisciplinaires. « Il s’agit de promouvoir la créativité comme vecteur de développement et d’insertion professionnelle », explique-t-il. Avec leur implantation dans ces écoles d’ingénieurs, il est visé une masse critique d’étudiants et aussi d’autres publics pour favoriser l’accès des installations aux jeunes créateurs, aux entreprises et plus largement aux acteurs de la société civile. La réalisation, dans un second temps, de la plateforme industrielle de fabrication additive est aussi programmée. Déjà, des projets sont en cours dans ces écoles pour permettre de toucher les secteurs de la maintenance industrielle et de la santé avec les orthèses et prothèses. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, où est logé ce projet, compte aussi l’accompagner, surtout qu’il cadre avec une nouvelle réorientation sur les sciences et l’innovation voulue dans l’enseignement supérieur. Le Pr Olivier Sagna, de la Direction générale de l’enseignement supérieur, estime que ce projet sera le début de l’implantation d’un vaste réseau de « Fab Labs » dans toutes les universités du pays. « Ce sont des structures où les étudiants vont aller faire de la pratique et devront servir les communautés où elles sont implantées », fait-il savoir.

Oumar NDIAYE

Dr Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), qui nous a quittés dans la nuit du 4 au 5 juin 2017, s’est battu essentiellement pour 3 objectifs de développement : l’éradication des décès maternels évitables, des pratiques néfastes envers les femmes et les filles et la prise en charge intégrale des besoins de planification familiale.

Le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Dr Babatunde Osotimehin, 68 ans, s’est éteint dans la nuit du 4 au 5 juin, annonce un communiqué de l’Unfpa. La mort subite de ce fervent défenseur des droits des femmes, des filles et des jeunes est survenue à son domicile. Trois causes principales ou « objectifs de développement » ont rythmé la vie de ce médecin et spécialiste de la santé publique, par ailleurs secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations unies. Il s’agit de « l’éradication des décès maternels évitables », « des pratiques néfastes envers les femmes et les filles » ainsi que de « la prise en charge intégrale des besoins de planification familiale ».

« La disparition du Dr Osotimehin est une terrible nouvelle pour l’Unfpa et pour l’ensemble des personnes, en particulier les femmes, les filles et les jeunes, auxquelles il a consacré sa vie sans relâche, depuis ses premières années comme médecin au Nigeria », lit-on dans le communiqué de l’Unfpa qui adresse ainsi « ses plus sincères condoléances aux proches de M. Osotimehin. Qu’ils trouvent la force de traverser cette épreuve ».

« Homme de courage et de détermination », le directeur exécutif de l’Unfpa a « mis son leadership exceptionnel au service de la santé et des droits des femmes et des filles du monde entier et a toujours veillé à porter leurs intérêts aux plus hauts niveaux », rappelle le communiqué dans lequel il est mentionné que le Dr Osotimehin « avait compris que les 1,8 milliard de jeunes de notre planète sont le plus grand espoir de notre avenir commun ». Pour cette raison, l’organisation onusienne dont il est à la tête depuis le 1er janvier 2011 en tant que quatrième directeur exécutif « est déterminée à continuer le travail du Dr Osotimehin en faveur des femmes et des jeunes. L’organisation continuera de défendre les droits de l’Homme et la dignité de toutes et de tous, notamment les adolescentes les plus vulnérables ».

Avant d’atterrir aux Nations unies, Dr Babatunde « avait exercé la fonction de directeur général de l’Agence nationale du Nigeria pour la lutte contre le Vih/Sida, chargée de coordonner les interventions de prévention et de lutte contre le Vih/Sida dans le pays, avant de devenir ministre de la Santé », met-on en exergue dans le document dans lequel on informe qu’il « avait achevé, en 1972, ses études de médecine à l’Université d’Ibadan, au Nigeria, et obtenu, en 1979, un Doctorat en Médecine à l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni ». Marié et père de cinq enfants, grand-père de plusieurs petits-enfants, c’est en 1980 que le directeur exécutif de l’Unfpa « avait été nommé Professeur à l’Université d’Ibadan et avait dirigé le département de Pathologie clinique, avant d’être élu doyen de la Faculté de médecine en 1990. En décembre 2005, il avait été élevé au grade d’officier de l’Ordre du Niger, l’une des plus hautes distinctions nationales nigérianes. Il avait également présidé plusieurs conseils, notamment au sein du Forum économique mondial ».

Maïmouna GUEYE

Le Soutien opérationnel à la lutte contre l'inefficience de la main-d'œuvre (Soolimo) vient de boucler sa première session de formation. Des attestations ont été remises, samedi dernier, aux étudiants de la promotion Ousmane Tanor Dieng.

Des formations à la carte adaptées aux mutations du monde du travail. C'est ce qu'offre la structure Soolimo (Soutien opérationnel à la lutte contre l'inefficience de la main-d'œuvre) aux étudiants et aux travailleurs désireux de se perfectionner. L'objectif de cette initiative est de corriger les manquements notés dans certains domaines. Des manquements dus, très souvent, à l'inadaptabilité des enseignements universitaires au savoir-faire que requièrent certains besoins spécifiques des entreprises. « L’adaptabilité et la variabilité des compétences sont la clé du présent et du futur pour les travailleurs », a affirmé le directeur des Etudes de Soolimo. Les étudiants qui ont reçu leurs parchemins, après deux mois de formation, ont bénéficié de renforcement des capacités dans les filières télémarketing, secrétariat-bureautique, développement personnel et professionnel, la phonétique articulatoire. La cérémonie de remise d'attestations a aussi été l'occasion de lancer de nouveaux modules de formation en communication digitale, communication audiovisuelle et une formation d’agent administratif ou de liaison.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Des ressortissants gabonais au nombre de 102 ont accompagné leur ambassadeur au Sénégal pour s’imprégner de la belle histoire du capitaine d’infanterie coloniale Charles N’Tchoréré, parrain du Prytanée militaire de Saint-Louis.

L’ambassadeur du Gabon au Sénégal, Régis Onanga Mamadou Ndiaye, accompagné de 102 ressortissants gabonais, dont des étudiants, des stagiaires, des militaires, des fonctionnaires internationaux et des diplomates, a visité, pendant trois jours, le Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis et la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux). Leur séjour dans la capitale du Nord a été marqué par un accueil chaleureux au Pms, une présentation du Prytanée par le colonel Mbaye Guèye, commandant de cet établissement scolaire créé depuis 1922 et devenu, au fil du temps, un creuset de formation des élites africaines. Les Gabonais ont eu droit à une projection de film sur l’histoire du parrain de cette école, Charles N’Tchoréré, un ressortissant gabonais, un militaire qui a prêché par l’exemple jusqu’à son dernier souffle. Ce séjour a été organisé sous forme de week-end sportif, culturel et touristique, marqué par un match de football au Pms, un dîner de Gala et des visites de découverte de la ville de Saint-Louis.

Le colonel Mbaye Guèye, dans sa présentation, a rappelé que le président Macky Sall a offert le Pms en exemple à l’école sénégalaise, précisant que cette école militaire est un établissement de référence dans le dispositif de l’éducation et de la formation au Sénégal, en Afrique et dans le monde. D’autant plus que les cadres formés au Pms se retrouvent partout dans le monde. Selon le colonel Guèye, le Pms assure à ses jeunes pensionnaires un enseignement moyen, secondaire général de très bonne qualité, une instruction militaire, une formation physique et morale prédisposant à de hautes et prestigieuses fonctions. On retrouve actuellement 14 nationalités (dont 1 Français et 1 Belge) dans cette école militaire qui recrute les jeunes enfants de troupe sur la base d’un seul et unique critère de sélection : le mérite.

Dans ce centre d’excellence qui dépend entièrement du chef d’état-major général des armées (Cemga), a-t-il précisé, les enfants de troupe sont encadrés par 140 militaires et 48 professeurs fonctionnaires du ministère de l’Education nationale.

Le Pms compte mettre en œuvre un important projet de montée en puissance qui lui permettra de s’orienter de plus en plus vers l’enseignement scientifique et technique. L’ambassadeur Régis Onanga Ndiaye, très ému par cette présentation du Pms et de son parrain, Charles N’Tchoréré, s’est dit fier d’avoir eu l’opportunité d’organiser cette visite à Saint-Louis. Il s’est surtout réjoui de ce week-end qui a permis à 102 ressortissants gabonais de s’imprégner de la belle histoire du capitaine d’infanterie coloniale Charles N’Tchoréré, héritage et patrimoine commun en partage entre le Gabon, le Sénégal et la France. Il a rendu un vibrant hommage au colonel Mbaye Guèye et à l’ensemble de ses collaborateurs pour les efforts constants et louables déployés en vue de bien encadrer les enfants de troupe parmi lesquels on peut bien remarquer 13 ressortissants gabonais.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ils sont 147.607 candidats à se pencher, aujourd’hui, sur l’épreuve anticipée de philosophie, première épreuve du baccalauréat. Les élèves de quelques lycées de Dakar visités affichent sérénité et anxiété à la veille de l’examen...

Dans la cour animée du lycée Kennedy, pas facile de trouver des élèves de Terminale dans les groupes de jeunes filles qui se forment. « C’est demain leur examen de philosophie, c’est pourquoi y a n’en pas beaucoup aujourd’hui », nous dit en chœur un groupe d’élèves interpellé. A côté des bâtiments, Marième et ses camarades de classes, polycopiés en main, se permettent quelques tranches de rigolade quand on les interpelle sur les révisions pour l’épreuve anticipée de philosophie prévue aujourd’hui. Elles font partie des centaines de milliers de candidats au baccalauréat qui devront concourir pour la première partie de cet examen. En attendant l’examen général du baccalauréat prévu le 4 juillet prochain.

Elèves dans une classe de Terminale au lycée Kennedy, Marième et son groupe sont toutes en blouse. Dans les discussions, quelques brins de timidité juste évacués pour faire place à un relâchement. Chacune parle de ses révisions et de ses attentes pour l’épreuve de philosophie. « Nous avons bien révisé et espérons être bien le jour de l’anticipée », lance l’une des filles du groupe. Cure-dent dans la bouche, elle parle de quelques difficultés pour réviser dans cette période de Ramadan et aussi de disposer de polycopiés pour les révisions.

« En classe, plusieurs chapitres ont été étudiés. Dans nos révisions, nous avons essayé aussi de ratisser large pour ne rien oublier. Ce qui n’est pas facile avec le programme. Mais, Dieu merci, cette année, il n’y a pas eu de perturbation », dixit Marième. Toutes sont candidates pour la première fois au baccalauréat. D’où leur grande inquiétude à ce qu’elles considèrent comme une découverte.

Si à Kennedy les élèves sont facilement identifiables grâce à leurs blouses roses, au lycée d’à côté (Blaise Diagne), les potaches sont pour beaucoup en polo vert avec le nom de l’établissement. Les rares élèves de Terminale croisés préfèrent parler timidement de leurs révisions, soutenant qu’elles se passent dans de bonnes conditions avec une année scolaire sans perturbation.

Oumar NDIAYE

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