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Actualités (1756)

Le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec celui de la Santé et Nutrition internationale, a mis en place un programme de supplémentation en fer. Il est destiné à lutter contre l’anémie chez les jeunes filles.

Le lycée Malick Sy de Thiès a abrité, le 27 avril 2017, le lancement du programme de supplémentation en fer chez les adolescentes. Ce dernier va intervenir, pour les deux premières années d’exécution, dans les régions de Thiès, Dakar et Saint-Louis. Il a pour objectif de combattre l’anémie chez les jeunes filles surtout en milieu scolaire.

Financé par Nutrition internationale, un partenaire canadien, pour une durée de trois ans, ce projet vient s’ajouter aux initiatives prises par le gouvernement du Sénégal dans le cadre du renforcement de sa politique de santé en milieu scolaire. Selon le Dr Mor Diaw, chef de la Division du contrôle médical scolaire au ministère de l’Éducation nationale, il va permettre aux élèves-filles d’être à l’abri de l’anémie et même des difficultés liées à leur maternité future. Mais, a-t-il précisé, il faudra que les élèves acceptent de supplémenter en fer. Il s’agit d’absorber un comprimé de fer une fois par semaine, pendant 20 semaines.

A en croire le Dr Diaw, l’anémie est un véritable problème de santé publique surtout que plus de 50 % des adolescents sont anémiés. C’est pourquoi les autorités éducatives et sanitaires mutualisent leurs forces pour lutter contre cette maladie. En ciblant l’école, les autorités veulent assurer aux apprenantes une bonne santé leur permettant d’étudier correctement.

D’ailleurs, a souligné l’inspecteur d’académie de Thiès, la santé constitue un intrant de qualité. Pour Papa Baba Diassé, une santé fragile ou précaire constitue un frein aux performances scolaires. Raison pour laquelle il a invité les élèves à adhérer à cette belle initiative en acceptant de prendre chaque semaine les médicaments. Car, à son avis, il y va de leur intérêt.

Cette invite est bien perçue par les élèves-filles, parmi lesquelles Marième Mboji, en classe de Terminale. « Ce programme de supplémentation en fer est arrivé au bon moment, puisqu’il va nous permettre de nous protéger contre l’anémie », a-t-elle soutenu.

Dans son intervention, la représentante du ministre de la Santé et de l’Action sociale a souligné que beaucoup d’élèves décrochent à cause des problèmes de santé. D’où la nécessité de renforcer les initiatives visant à améliorer leur bien-être, notamment chez les filles. Pour le Dr Maguette Ndiaye Ndome, médecin-chef de la région médicale de Dakar, l’anémie et la mauvaise alimentation peuvent être à l’origine de crises d’hystérie ou encore favoriser le phénomène « Djinné Maïmouna » souvent noté dans les établissements scolaires. Elle a, ce faisant, exhorté les élèves et les acteurs de l’école à s’approprier ce programme et à travailler pour sa réussite.

Pape Coly NGOME

Après l’expérience réussie dans la banlieue de Dakar en matière d’éducation inclusive, l’Ong Sightsavers et le ministère de l’Éducation nationale ont lancé, le 2 mai 2017, la phase 2 du projet d’éducation inclusive. Les régions de Louga et Kaolack ont été choisies pour démarrer cette phase d’extension qui se déroulera sur une période de 5 ans.

Des progrès significatifs sont notés au Sénégal dans le domaine de l’éducation inclusive. Cela, grâce à l’implication de la communauté internationale, du Partenariat mondial pour les interventions d’éducation et des Ong. Pour renforcer ces initiatives allant dans le sens de la scolarisation et du maintien des enfants handicapés à l’école, le projet d’éducation inclusive a été mis en place en 2011. Il est déroulé par le ministère de l’Éducation nationale, appuyé par l’Ong Sightsavers. Dans ce cadre, 3 écoles inclusives ont été ouvertes dans la région de Dakar, notamment à Thiaroye, Pikine-Guédiawaye et Rufisque. Ce qui a permis d’enrôler 187 élèves mal et non voyants dans l’élémentaire. Ce projet a également permis à 30 enseignants, 11 inspecteurs et 3 directeurs d’école d’être formés à l’écriture et à la lecture braille.

A en croire Saliou Sène, inspecteur de l’éducation et coordonnateur du Projet d’éducation inclusive au ministère de l’Éducation nationale, « la pertinence de ce projet, c’est qu’il permet aux enfants handicapés, y compris ceux qui ont une déficience visuelle, d’être éduqués aux côtés de leur pairs au sein d’un système d’éducation nationale générale ». En ciblant les régions de Louga et Kaolack pour étendre le projet d’éducation inclusive, la responsable de programme à Sightsavers a expliqué que le choix ne relève pas du hasard. Selon Astou Sarr, « ces régions sont déjà des partenaires de l’Ong puisqu’elles ont eu à bénéficier de programmes, notamment la santé oculaire et l’inclusion sociale ». « Donc, on s’inscrit dans une logique de continuité de nos actions dans ces zones d’intervention », a-t-elle dit.

De l’avis de l’inspecteur d’académie de Louga, ce projet permettra de satisfaire une vieille demande et un besoin d’éducation inclusive longtemps attendu. Selon Oumar Ndiaye, l’académie va s’engager, avec ses partenaires, à relever les défis liés au développement de l’éducation inclusive à Louga. En présidant l’atelier de lancement de la phase 2 du projet d’éducation inclusive, évalué à 384 millions de FCfa, la directrice de l’Enseignement élémentaire n’a pas manqué de remercier Sightsavers, partenaire du ministère de l’Éducation, en termes d’accompagnement. Khady Diop Mbodji a aussi indiqué que l’éducation inclusive est une option stratégique de ce département.

La tutelle a également informé que plusieurs initiatives sont en train d’être prises pour prendre en charge les besoins d’éducation des enfants en situation de handicap. Parmi elles, l’octroi d’un budget de 100 millions de FCfa et le démarrage de 2 nouveaux projets, notamment le Rape (Renforcement de l’appui à la protection des enfants) et le Paseb (Programme d’appui au système éducatif de Base).

Pape Coly NGOME

Le dividende démographique fait partie des sous-thèmes développés lors des journées médicales de Dakar. En commentant la « Capture du dividende démographique : quel est le rôle du secteur de la santé dans le renforcement du capital humain », la représentante de l’Unfpa au Sénégal a demandé aux universitaires à s’approprier le dividende démographique. $

La représentante du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Andrea Wojnar Diagne, a appelé la communauté universitaire, surtout médicale, à s’approprier le concept de dividende démographique afin de contribuer au renforcement du capital humain. Mme Diagne s’est d’ailleurs félicitée de l’engagement des enseignants de la Faculté de Médecine en faveur de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent au Sénégal. « Cette Faculté a donné au secteur de la santé d’excellentes ressources humaines qui font la fierté du Sénégal et de toute l’Afrique », a-t-elle déclaré.

Elle s'exprimait lors du symposium organisé dans le cadre des 18èmes journées médicales de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie de l’Ucad et dont le thème était axé sur la « Capture du dividende démographique : quel est le rôle du secteur de la santé dans le renforcement du capital humain ».

Rappelant la définition du dividende démographique, la représentante de l'Unfpa a indiqué qu’il « n’est rien d’autre que l'accélération de la croissance économique qui résulte de la modification de la structure par âge de la population grâce à une baisse de la fécondité ». En d’autres termes, a-t-elle souligné, « c’est lorsque qu’il y a, dans le pays, plus de personnes actives que de personnes dépendantes ou à charge. C’est donc le bénéfice qu’un pays tire de la capacité de sa population, notamment de la jeunesse, à surmonter les défis économiques, sociaux et technologiques du moment ».

Selon Andrea Wojnar Diagne, la prépondérance des adolescents et des jeunes au Sénégal accroît, par exemple, la pression sur les ressources nationales en termes de besoins énormes à satisfaire dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Elle s’est ainsi interrogée : « Comment faire pour que cette jeunesse ne soit pas un désastre démographique, mais plutôt un formidable capital pour le développement ? Quelles politiques mettre en œuvre pour que cette jeunesse soit en bonne santé, bien formée et outillée pour être les acteurs de la transformation de la société ? » Toutes ces questions doivent, à son avis, alimenter la réflexion et orienter les études et recherches entreprises dans le monde universitaire.

Eugène KALY

Le troisième congrès africain sur l’épilepsie s’ouvre jeudi à 9h, à l’Ucad II, à l’initiative de la Ligue sénégalaise contre l’épilepsie (Lsce).

La rencontre axée sur le thème : « l’épilepsie de l’enfant » se tient jusqu’à dimanche, en partenariat avec l’« International Bureau for epilepsy » et « International League against epilepsy ». L’épilepsie est considérée comme un problème majeur de santé publique avec plus de « 50 millions de personnes touchées dans le monde, dont une majorité dans les pays en voie de développement », lit-on dans le communiqué.

Au Sénégal, ajoute-t-il, « la maladie affecte 200.000 à 300.000 personnes principalement des enfants ». Le congrès de Dakar, qui se tient après celui de Nairobi (Kenya) et de Cape Town (Afrique du Sud), est « un événement majeur » devant d’abord consister en une tribune d’enseignement où les neurologues africains vont partager leurs vécus et échanger leurs expériences avec d’éminents spécialistes de la maladie épileptique venus du monde entier, indiquent les organisateurs. Ils informent qu’au menu des discussions, il y aura les nouveautés de la recherche et leurs implications thérapeutiques et sociales, les troubles des apprentissages et la place de l’enfant épileptique. Ce congrès « sera aussi une plateforme de rencontres et d’échanges entre les malades, leurs familles et les praticiens afin d’approfondir les liens déjà tissés par le quotidien de la maladie », notent-ils.

Si l’on en croit les organisateurs, « la participation des tradipraticiens donnera un cachet particulier et une originalité à cette rencontre et permettra des échanges mutuels afin d’asseoir les bases d’une meilleure collaboration ».

Ils soulignent par ailleurs que ce congrès sera « un moment privilégié de communication avec le grand public afin de lutter contre les préjugés qui entourent l’épilepsie et la stigmatisation dont les malades sont victimes », renseigne-t-on.

APS

Les sages-femmes comptent profiter de la Journée internationale dédiée à leur corporation pour débattre notamment des conditions d’accueil dans les structures hospitalières, lesquelles sont décriées ’’tout le temps’’ par les patients, a indiqué la présidente de l’Association nationale des sages-femmes du Sénégal (Ansfes), Bigué Bâ Mbodj.

La Journée internationale de la sage-femme sera également l’occasion de se pencher sur les stratégies visant à baisser davantage le nombre de décès maternels, a-t-elle dit au cours d’un point de presse organisé en prélude à cette commémoration.

"Dans notre formation, on a été souvent formaté à prendre en charge les urgences. C’est pourquoi nous allons dans les temps forts de cette journée voir comment améliorer l’accueil qui a été tout le temps décrié", a souligné, Bigué Bâ Mbodj. "Nous voulons nous impliquer dans l’amélioration de la qualité des services", en relation avec le thème retenu pour cette journée internationale, à savoir "Sages femmes, femmes et familles partenaires pour la vie". Il est aussi prévu un panel sur "l’amélioration de la qualité des soins de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant", dans le cadre la journée scientifique que l’Ansfes organise le 5 mai, en présence de sages-femmes venant de toutes les régions du pays.

APS

La salle multimédia du lycée de Mbao a été inaugurée. Une occasion pour le directeur général de l’Artp d’annoncer qu’à mi-parcours du programme « Connecter les lycées et collèges » plus de 100 écoles sont déjà dotées de salles multimédia.

Dans le cadre du projet « Connecter les lycées et collèges » en salles multimédia, le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut) a équipé le lycée de Mbao d’une salle multimédia. L’inauguration a eu lieu en présence de l’inspecteur de l’académie (Ia) de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade. Ce projet vient en appui au ministère de l’Éducation nationale qui veut équiper et connecter à Internet 100 lycées et collèges à l’horizon 2018, réaliser les travaux d’aménagement de ces salles multimédias, installer dans chaque lycée ou collège retenu un dispositif composé de 20 postes de travail « clients légers » (sans disque dur), d’un onduleur, d’une imprimante, d’un vidéoprojecteur, d’un routeur wifi et de 4 ventilateurs.

Pour Abdou Karim Sall, directeur général de l’Artp et administrateur du Fdsut, le projet « Wifi dans les lycées et collèges » a permis d’installer le Wifi dans 50 établissements scolaires du cours moyen et secondaire à travers le Sénégal. Dans le même programme figure aussi le projet « connecter les cases des tout-petits » qui a pour objectif d’équiper 410 cases des tout-petits et cases communautaires choisies avec le concours de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) à l’horizon 2018, avec l’installation, dans chaque structure retenue, d’un système composé d’un ordinateur portable classique, de 20 tablettes pour enfants, d’une imprimante, d’un vidéoprojecteur, d’un routeur wifi et de 4 ventilateurs.

Plus d’un milliard de FCfa investi dans ce programme
Le projet « Connecter les « daaras » », quant à lui, consiste à équiper 200 « daaras », à l’horizon 2018, par la mise à disposition de tablettes coraniques et d’ordinateurs fixes pour les maîtres coraniques et la formation de ces derniers à l’utilisation des équipements.

Abdou Karim Sall a révélé qu’à mi-parcours de ce programme plus de 100 lycées et collèges du Sénégal disposent de salles multimédias équipées. « 23 lycées situés à Podor, Sédhiou, Matam, Vélingara, Saint-Louis, Ndioum, Fatick, Kaolack, Bignona, Kédougou et Dakar ont pu bénéficier d’une connexion installation wifi. Plus de 100 cases des tout-petits et plus de 50 « daaras » ont été équipés en tablettes numériques. C’est plus d’un milliard de FCfa qui a été investi dans ce programme qui vient s’ajouter aux autres initiés par le ministère de l’Éducation nationale et d’autres acteurs », a souligné M. Sall.

A l’en croire, le Fdsut va continuer à accompagner l’État et les pouvoirs publics dans cet effort de doter notre pays d’un système éducatif moderne, performant et de qualité. Pour Aly Koto Ndiaye, directeur du Fdsut, cette contribution participe à relever la qualité dans l’éducation de base. « Notre ambition est de couvrir l’ensemble des établissements scolaires du pays », a-t-il laissé entendre.

L’Ia de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, a estimé que ce geste du Fdsut va contribuer à booster les performances scolaires du lycée.

Abdou DIOP

Le démarrage des activités de formation sur les métiers de l’élevage et la psychologie à la prochaine rentrée académique (2017-2018) au Centre délocalisé de l’Université Assane Seck de Ziguinchor n’est pas garanti. La construction des bâtiments et des amphithéâtres se poursuit à un rythme entrecoupé.

Le temps presse pour les autorités. Elles veulent réceptionner les infrastructures avant la rentrée académique prochaine. Sur le terrain, quelques ouvriers sont perchés sur le premier niveau du bâtiment administratif en cours de construction. Ils élèvent un mur. Des barres de fer ne sont pas retirées après le coffrage. Au rez-de-chaussée, du fer, des briques et des planches jonchent le sol. Malgré tout, l’entrepreneur a promis de parachever les travaux d’ici à 4 mois. Le bâtiment administratif est parallèle au bloc pédagogique qui abritera des salles de Travaux dirigés (Td). Sur ce bloc, le coffrage est en cours au premier étage. Sur le flanc droit du bloc, les travaux sont à l’arrêt au grand amphithéâtre. Le démarrage des activités d’enseignement à la rentrée prochaine relèvera de l’inattendu à ce rythme.

Sur place, les autorités académiques laissent éclater leur impatience. « Nous voulons, insiste le recteur Courfia Kéba Diawara, réceptionner ces bâtiments. Nous voulons que des bacheliers de 2017 puissent y être orientés. Nous serons en atelier à Kolda pour valider les modules ». Pour cette raison, des changements s’imposent sur les chantiers. L’Agence de construction des bâtiments et des édifices publics a exigé de l’entreprise un planning d’exécution des travaux afin de rattraper le temps perdu. « Je viens de prendre service sur ce chantier. Je ferai tout ce qui est à ma portée pour parachever les chantiers dans les 4 prochains mois », s’est engagé l’ingénieur Ndoye.

L’achèvement de ces chantiers tient à cœur le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Les enjeux sont connus. Il s’agit de former des ressources humaines capables de valoriser les atouts de la région, à savoir l’élevage, la production laitière, la transformation des produits forestiers.

Ce centre, perdu dans un milieu boisé, sera aussi le champ d’expérimentation de l’enseignement de la psychologie au Sénégal. L’ambition pour les autorités, c’est d’en faire une référence au niveau international. « Ce centre sera le carrefour de la formation en psychologie. Les drames du « Daaka », de Bétenty et d’autres violences démontrent que nous avons besoin des psychologues pour accompagner les victimes. Il y a aussi des besoins dans des entreprises », a justifié le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les attentes sont donc nombreuses dans ce centre qui recevra aussi le 2ème Département de Philosophie au Sénégal.

De notre envoyé spécial Idrissa SANE

La directive sur la gestion des ressources en eau partagées de l’Afrique de l’Ouest est censée prévenir les conflits liés à la mal gouvernance de ces ressources. C’est ce qui est ressorti de la cérémonie d’ouverture d’un atelier régional présidé par le secrétaire général en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye.

L’atelier régional de validation du projet de directive sur la gestion des ressources en eau partagées de l’Afrique de l’Ouest, ouvert ce 2 mai 2017, à Dakar, revêt un enjeu majeur en matière de préservation de la stabilité. En réalité, la mal gouvernance de ces ressources peut être à l’origine des conflits entre les pays, comme l’a indiqué le secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, qui a présidé la cérémonie. « Les ressources en eau partagées peuvent être à l’origine de conflits, latents ou déclarés. Dans ce domaine, il est toujours difficile pour les États de concilier les exigences de souveraineté nationale avec celles de solidarité, surtout pour des ressources naturelles stratégiques », a fait remarquer M. Faye. Mais, ces ressources partagées peuvent aussi être un facteur de coopération et d’intégration sous-régionale.

Les participants ont cité le cas de l’Omvs qui est une référence mondiale dans ce domaine. « La gestion des ressources partagées est un enjeu mondial. Les organismes de gestion des bassins devront aller plus loin pour prendre en compte certaines dimensions de coopération », a conseillé le Haut-commissaire de l’Omvs, Kabiné Komara. Le projet de directive sur la gestion des ressources en eau partagées de l’Afrique de l’Ouest entre dans cette perspective. Selon le représentant du commissaire de la Cedeao en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Sécurité alimentaire, Mahamane Dédéou, la directive est souple, parce que les États peuvent l’adapter. « La directive est un acte normatif édicté par le Conseil des ministres de la Cedeao qui lie tous les États membres de la communauté quant aux objectifs à atteindre, tout en laissant à leur initiative les moyens pour les atteindre », lit-on dans un document remis à la presse. En effet, a affirmé Diène Faye, l’utilisation raisonnable et équitable des ressources en eau partagées par chaque État préserve le droit légitime des autres utilisateurs et partant, la paix au niveau régional. Les expériences ont démontré qu’une bonne gouvernance des bassins transfrontaliers favorise la préservation de l’eau et la solidarité entre les pays. « A terme, il s’agira de doter notre région d’un texte essentiel pour un développement durable et une intégration régionale dans le secteur de l’eau en Afrique de l’Ouest », a souligné M. Faye.

Idrissa SANE

L’Espace numérique ouvert (Eno) de Sédhiou projette sa belle architecture au milieu des habitations au quartier Moricounda. Ses contours seraient plus nets si l’entreprise n’avait pas accusé de retard. A l’inverse, à Kolda, la probabilité que l’Eno soit livré dans les mois à venir est réelle.

L’Espace numérique ouvert (Eno) de Sédhiou est bien visible sur la route de Marsassoum, au quartier Moricounda. Son architecture se distingue de celle des concessions qui l’entourent. La structure ne sera pas en rupture avec son environnement. Les travaux auraient pu dépasser leur niveau actuel. La réalisation des salles de visioconférence et de télémédecine explique, en partie, le retard dans l’exécution du chantier. Ces contraintes ne sont pas une excuse pour ces entreprises qui repoussent les échéances de livraison. « Il y a une forte attente des populations. Cet Eno sera notre pied dans la région de Sédhiou », a souligné le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a annoncé la construction d’un centre universitaire dans cette région.

Contrairement à l’Eno de Sédhiou, celui de Kolda véhicule son esthétique avec la partie supérieure qui sera vitrée. Les menuisiers ont déjà posé le système d’accrochage du faux-plafond. Les peintres ont déjà appliqué la première couche de la chaux. « Les gros œuvres sont terminés. Nous sommes dans la phase de la peinture et de la menuiserie. Nous avons prévu l’aménagement extérieur », décrit l’ingénieur Moussa Sarr, de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep). L’Eno sera ouvert à la communauté. En plus des étudiants, les habitants de Sédhiou et les fonctionnaires pourront bénéficier des formations initiales ou continues dès son ouverture. « L’Eno, c’est aussi pour dispenser la formation à la communauté, la formation continue pour les agents de l’État », a informé Mary Teuw Niane. La salle de télémédecine aura toute sa place dans la prise en charge médicale des habitants. Les deux régions trainent un déficit de spécialistes. La télémédecine donne la chance aux malades d’être consultés par un spécialiste.

I. SANE

A l’Université Assane Seck de Ziguinchor, des chantiers, lancés il y a 6 ans, traînent en dépit de la disponibilité des fonds. Cette lenteur laisse place à toutes sortes de commentaires sur les critères d’attribution des marchés publics, notamment la préférence des entreprises nationales.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a perdu son calme, sa courtoisie, sa diplomatie lorsqu’il était sur le site de l’un des plus importants chantiers de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Il y avait peu d’ouvriers sur place. « Certains feignent de travailler », ironisent les délégués des étudiants. « Les chantiers, pilotés par une entreprise qui s’appelle Satar, posent problème. L’amphithéâtre de 150 places n’arrive toujours pas en phase d’achèvement », a dénoncé M. Niane.

La société invoque l’éloignement de Ziguinchor et le contournement par Tambacounda durant le blocus de la frontière avec la Gambie. Le ministre lui oppose le bon niveau d’exécution des autres chantiers démarrés bien après. « Rien ne peut justifier ce retard. C’est un projet de la Banque mondiale d’un montant de 6 milliards de FCfa. L’argent est disponible », argumente le Pr Niane.

Les constructions ont duré 6 ans. Sur l’espace universitaire, d’autres projets, démarrés en 2016, seront bientôt livrés. La lenteur a suscité toutes les interrogations, tous les commentaires. « C’est à voir si Satar n’a pas vendu ce marché ? » se demande le ministre.

Paradoxalement, le coût de construction d’un mètre carré de cette entreprise coûte le double du prix proposé par d’autres sociétés. « Les entreprises nationales demandent qu’on leur attribue des marchés publics, mais la lenteur notée dans l’exécution des travaux ne nous encourage pas. Si elles veulent des marchés, il faut qu’elles soient davantage exigeantes dans l’exécution des chantiers », a-t-il laissé entendre.

Aussi, le critère de moins disant est sujet à toutes les contestations. En réalité, une entreprise peut proposer le montant le moins cher sans avoir ni les moyens financiers ni les ressources humaines pour exécuter un marché. Conséquence : les travaux trainent. L’État est obligé, dans certains cas, de résilier le contrat, entraînant ainsi un surcoût du chantier. « Si vous lancez un appel d’offres, le Code des marchés veut qu’on l’attribue au moins disant. Je ne suis pas d’accord. Nous devons le revoir. Les marchés doivent être attribués au mieux disant.

L’entreprise peut remplir les critères de qualification sans pourtant être capable d’exécuter les marchés. Je pense qu’il faut voir le passé de l’entreprise à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Avec le moins disant, quelqu’un arrive et gagne le marché sans être capable de l’exécuter », a défendu la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Socé Diop Dione, dans une interview accordée au « Soleil ».

I. SANE

L’asthme, maladie dont souffre « plus de 8.000 personnes à Dakar », se caractérise par « une forte mortalité » qui en fait un problème majeur de santé publique, a soutenu, hier, le chef du service de pneumologie de l’hôpital de Fann, Pr Nafissatou Oumar Touré. 

 « Ce chiffre est bien en-deçà de la réalité, et ce qui est inquiétant, c’est que le nombre de cas augmente d’année en année », a-t-elle souligné en marge d’une conférence publique sur cette maladie, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’asthme. Celle-ci porte sur le thème : « Contrôlez votre asthme, ne le laissez pas vous dominer ». Elle est organisée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en collaboration avec l’Association de soutien aux asthmatiques et la Société sénégalaise de pneumologie.

Le Pr Nafissatou Oumar Touré explique que l’asthme, dont souffrent 300 millions de personnes à travers le monde, est une maladie chronique qui atteint les bronches. « Une personne qui en est atteinte la porte pour toute sa vie », note-t-elle. « Quand un patient est asthmatique, ce sont ses voies aériennes qui sont touchées et lorsqu’il a des crises d’asthme, qui sont considérées comme une urgence, il faut le prendre en charge assez rapidement pour améliorer la qualité de vie du patient mais également éviter qu’il y ait une issue grave pouvant aller jusqu’à la mort », a encore relevé la spécialiste.

Elle a rappelé que parmi les causes pouvant provoquer les crises d’asthme, il y a « les facteurs déclenchants » tels que les allergènes, des produits se trouvant dans l’atmosphère que le corps du sujet atteint d’asthme ne supporte pas. Il y a aussi selon Mme Touré « les produits nocifs qui agressent les bronches, comme la cigarette ou la pollution, qui se trouvent dans l’atmosphère et que les patients respirent et sont, de fait, à l’origine de crises d’asthme mortelles ». D’après la pneumologue, l’asthme est une maladie qui ne se guérit pas, mais qui se contrôle. « C’est le corps du patient asthmatique qui ne supporte pas certaines choses. Donc, il faut un suivi, une connaissance de la maladie, connaitre les facteurs déclenchants, savoir tout ce qui l’aggrave et essayer d’avoir une bonne prise en charge », a-t-elle conseillé.

APS

Le Sénégal compte actuellement 80.000 boursiers qui coûtent, chaque année, 52 milliards de FCfa à l’État. L’information a été donnée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a animé, samedi dernier, une conférence à l’Université Assane Seck de Ziguinchor.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, veut que les étudiants reconnaissent l’effort du gouvernement en matière de satisfaction de leurs besoins. L’enveloppe globale des allocations d’études s’élève à 52 milliards de FCfa chaque année. « Au Sénégal, nous avons 80.000 boursiers. Nous dépensons, chaque année, 52 milliards de FCfa. C’est l’équivalent du montant dont le Sénégal a besoin pour atteindre l’autosuffisance en riz. Il faut que les étudiants saisissent l’effort du gouvernement. Les étudiants doivent comprendre qu’ils ne sont qu’une composante de la population et que l’État doit aussi prendre en charge les préoccupations des autres couches », a fait savoir M. Niane lors de la journée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à l’Université Assane Seck de Ziguinchor qui avait pour thème : « Réformes de l’enseignement supérieur : bilan et perspectives ».

Cette enveloppe aurait explosé si le ministre n’avait pas, par hasard, demandé la comparaison de la base de données de la Direction des bourses et celles de la Faculté des Lettres. Ce qui a mis à nu les attributions fictives. L’élargissement de la comparaison avec les bases de données des autres Facultés et Ufr (Unité de formation et de recherche) a révélé l’ampleur des dégâts. « C’était difficile pour moi d’en parler. Il y avait un système d’affectation des bourses fictives. Lorsque nous avons comparé les bases de données, nous avons découvert 28.000 boursiers fictifs, dont 1.800 du troisième cycle. Ces allocations fictives coûtaient 11 milliards de FCfa à l’État », a déploré Mary Teuw Niane qui a décliné la nouvelle politique des bourses issue des Réformes de l’enseignement supérieur.

I. SANE

Les 6 et 7 juin prochains, la Fondation Kéba Mbaye « Éthique et Solidarité » organise, en collaboration avec la Faculté des Sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Ucad, un colloque sur la vie et l’œuvre du juge Kéba Mbaye.

La Fondation Kéba Mbaye « Éthique et Solidarité », en collaboration avec la Faculté des Sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Ucad et d’autres institutions républicaines, notamment le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, l’Ordre des avocats et l’Association des femmes juristes, compte organiser un colloque sur la vie et l’œuvre du juge Kéba Mbaye les 6 et 7 juin prochains. Avec comme thème : « Kéba Mbaye, une figure de justice », cette manifestation veut faire la promotion des valeurs d’éthique et de solidarité, un des viatiques de la Fondation.

Dans le document détaillant les termes de référence du colloque, il est écrit : « A l’heure où la société sénégalaise est traversée par des déviations de toutes sortes dans les comportements (corruption, enrichissement illicite, biens mal acquis, fraudes, défiance à l’autorité), la figure du juge Kéba Mbaye apparait, à n’en pas douter, comme un modèle pour la jeunesse ». Le communiqué de poursuivre : « Par son comportement (l’éthique), sa passion (le sport) et son métier (la justice), le juge Kéba Mbaye s’est voulu être un grand serviteur de l’État, mais aussi un homme soucieux du respect des droits de l’Homme. C’est pour rendre justice de son action et témoigner de la justesse de son engagement au service de la société sénégalaise en demande de plus de justice sociale et de libertés que se situe la présente manifestation scientifique ».

Ce Colloque se déroulera sous forme de communications suivies de débats autour des questions abordées. Les communications seront structurées sur la base de thématiques qui permettent, de manière spécifique, d’appréhender plus profondément l’œuvre du juge Kéba Mbaye. Institution ouverte au monde universitaire et à la société en général, pour inscrire, dans la durée, les valeurs qui ont rythmé la vie du juge, la Fondation Kéba Mbaye intervient dans les domaines de l’éthique, de l’éducation, du sport et de la solidarité. Elle s’attache, en vue de développer, consolider et enseigner l’œuvre du juge Kéba Mbaye, à favoriser la formation, l’apprentissage et la perfection morale des jeunes en les préparant à une meilleure intégration dans la vie active.

Oumar NDIAYE

Suite au retrait des États-Unis dans le financement de la santé de la reproduction, notamment les programmes de planification familiale, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark ont décidé d’octroyer, au Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), 180 millions d’euros soit 118 milliards de FCfa.

Après le Bénin, le vice-Premier ministre de la Belgique et ministre de la Coopération et du Développement, Alexander De Croo, a séjourné pendant deux jours (26 et 27 avril) au Sénégal. Cette visite intervient quelques semaines après la conférence internationale tenue à Bruxelles sur les droits des femmes, en particulier la santé de la reproduction. Au deuxième jour de son séjour, M. De Croo, accompagné de sa délégation et de la représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour lapPopulation (Unfpa) au Sénégal, Andrea Wojnar Diagne, s’est rendu dans le district sanitaire de Popenguine. Sur place, ils ont visité la case de santé de Benteigner, située dans la commune de Diass, et le centre de santé de Popenguine. Au terme de cette visite, il s’est dit satisfait de l’engagement des chefs religieux et de la société civile à promouvoir la santé de la reproduction. Il a annoncé que la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark ont décidé, après le retrait du gouvernement américain, de financer la planification familiale. C’est ainsi que ces États vont mettre à la disposition de l’Unfpa près de 118 milliards de FCfa pour la planification familiale (Pf). Cette somme constitue une compensation des montants que les États-Unis versaient à cet organisme du système des Nations unies comme contribution à la Pf.

Les partenaires privés nationaux et internationaux sont aussi invités à soutenir ces questions. Surtout que, dans ce domaine, Alexander De Croo a constaté que les pays africains ont fait des progrès incroyables, parce qu’aujourd’hui un nombre important de jeunes a accès aux informations et services de planification familiale. Ce qui, à son avis, a réduit la mortalité maternelle et infantile dans beaucoup de pays africains. « Si l’on arrête de financer cet organisme qui s’occupe de la planification familiale, ce serait un pas en arrière pour les pays ayant bénéficié de cette aide. Nous sommes déçus de cette décision américaine, mais nous allons faire de notre mieux », a assuré le vice-Premier ministre belge. En attendant, la Belgique et les autres pays sont disposés à financer les questions liées à la santé de la reproduction pour diminuer davantage la mortalité maternelle et infantile en Afrique. La représentante de l’Unfpa au Sénégal a salué cette décision, rappelant que ce n’est pas la première fois qu’un de leurs partenaires décide d’arrêter son financement. « Nous avons déjà vécu cette situation. Mais, ce qui est important, c’est de trouver d’autres bonnes volontés qui acceptent de financer les programmes de santé de la reproduction », a souligné Andrea Wojnar Diagne.

Alexander De Croo a, par ailleurs, indiqué que l’objectif de sa visite au Sénégal est de voir aussi de quelle manière la Belgique va aider les femmes sénégalaises à mieux gérer leur vie en acceptant les méthodes de planification familiale. « Les femmes doivent décider elles-mêmes avec quelle personne elles doivent avoir un enfant et à quel moment. Mieux, elles doivent choisir le nombre d’enfants qu’elles veulent avoir. Je suis content de constater qu’il y a plein d’initiatives au Sénégal qui est en train d’engranger les succès en matière de planification familiale », a-t-il noté.

Popenguine affiche des indicateurs sanitaires satisfaisants
Le district sanitaire de Popenguine est présenté comme un bon élève en matière de santé de la reproduction. Selon son médecin-chef, le Dr Youssouph Tine, il présente un Taux de prévalence contraceptive (Tpc) de 23,36 % contre 20 % en 2015. « C’est le taux plus élevé de la région médicale de Thiès », s’est-il réjoui, révélant que le taux d’achèvement des consultations assistées par un personnel qualifié a augmenté, passant de 95 % en 2015 à 98,49 % en 2016. Celui des consultations prénatales est de 78,36 % contre 59,2 % en 2015.
Le district sanitaire de Popenguine a eu ces résultats grâce au soutien de l’Unfpa qui a participé au relèvement du plateau technique de la maternité. Présenté comme un bon élève en matière de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, il polarise 10 postes, 17 cases et un centre de santé de référence.
 
Eugène KALY

Dans le cadre des festivités marquant ses 10 ans d’existence, l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) a déroulé la journée de service à la communauté sur le site de Ngoundiane. Un lieu qui revêt un intérêt capital pour cette institution parce qu’abritant les disciplines scientifiques telles que les mathématiques, la physique et la chimie.

C’est sur le site de Ngoundiane qui abrite les disciplines scientifiques comme les mathématiques, la physique et la chimie que l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) a déroulé la journée de service à la communauté, dans le cadre de son 10ème anniversaire. Selon le Pr Lamine Guèye, recteur de l’Uadb, Ngoundiane, par la diversité des formations, des effectifs d’étudiants, des taux de réussite et des taux de promotion, place leur université en bonne position sur l’échiquier national en matière d’enseignement des mathématiques, de la physique et de la chimie. Alors, en ce jour solennel, le recteur a tenu à remercier enseignants, administration, étudiants et personnel technique et de services pour leur engagement et leur esprit d’innovation.

Sur la même lancée, le directeur de l’Unité de formation et de recherche (Ufr) Sciences appliquées et technologies de l’information et de la communication, le Pr Moussa Dieng, un spécialiste en chimie, le site de Ngoundiane est au cœur de l’esprit de création des sites de l’Uadb résumé dans cette devise : « Porter le savoir auprès des populations ». Selon lui, l’encadrement des élèves de Ngoundiane par les étudiants en mathématiques, physique et chimie rentre dans la dynamique de la promotion des sciences auprès de ces apprenants qui peuvent ainsi profiter des démonstrations ou des expériences faites dans les laboratoires du site. « Cette plus-value qu’apportent nos étudiants aux élèves du village de Ngoundiane, en plus du recrutement des techniciens de surface et d’agents originaires des environs, sont des actes classés dans le domaine du service à la communauté qui sous-tend l’utilité sociale de l’université dans son environnement immédiat », a-t-il confié. Une approche confirmée par Galass Diouf, étudiant en Master II Chimie appliquée et président des étudiants du site de Ngoundiane. « Ici, il y a des formations innovantes. Avec des taux de réussite de plus de 76 %, notre université fait partie des plus importantes du pays », a-t-il martelé.

Avec 619 étudiants, le site de Ngoundiane souffre du manque de logements avec les effectifs qui augmentent d’année en année. « Or, le loyer est de plus en plus cher du fait du volume de la demande par rapport à l’offre », a-t-il noté.

Mbaye BA

Les femmes et les enfants des zones enclavées de la région de Kolda vont désormais bénéficier de soins de santé de qualité grâce à l’utilisation du e-Learning et de la télémédecine.

Le lancement du projet « Thiellal et Kissal » en langue pulaar (santé et bien-être) suscite beaucoup d’espoir dans la région de Kolda. Ce projet novateur, financé par l’Agence française de développement (Afd), pour un montant de plus 700 millions de FCfa, vise à améliorer la santé maternelle, infantile et néonatale. La région de Kolda a été choisie comme zone d’intervention de ce programme qui doit, en principe, s’achever l’année prochaine. « C’est un projet d’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant via un dispositif e-santé. C’est un dispositif de technologies de l’information et de la communication qui utilise le e-Learning pour former les prestataires, la télémédecine pour un appui aux diagnostics et à la prise en charge, la valise de télémédecine pour faire des stratégies avancées, réaliser des examens complémentaires et bénéficier d’une assistance à distance par un prestataire qui peut se trouver au niveau de l’hôpital de Kolda ou du centre de santé de Kolda, ou encore au centre de référence de Dakar », a déclaré le Dr Bara Ndiaye, directeur des programmes Amref/Afrique de l’Ouest. Le dispositif intègre également d’autres innovations dans la façon de faire et de communiquer, si l’on en croit le Dr Ndiaye. Pour réussir ce pari, les relais disposeront d’une application mobile introduite dans le projet pour démontrer qu’il est possible d’identifier des femmes enceintes, de les enregistrer dans le dispositif, de s’assurer qu’elles ne ratent aucun rendez-vous pour leurs consultations prénatales et qu’elles vont accoucher au niveau des structures sanitaires dans des conditions de qualité optimale.

Le médecin-chef de la région médicale de Kolda, Yaya Baldé, s’est félicité du choix porté sur le Fouladou pour la mise en œuvre de ce projet novateur qui permettra à la région d’atteindre les indicateurs de performance en matière de santé de la mère et de l’enfant. « Ce projet a cette touche particulière d’intervenir au niveau des communautés enclavées. Ces zones constituent des priorités en ce sens qu’elles sont souvent difficiles à atteindre par les stratégies classiques. Ce qui est important et innovant dans cette approche, c’est surtout l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui permettent d’enrôler les femmes enceintes et de les suivre... », a-t-il expliqué.

Mamadou Aliou DIALLO

Face à la forte demande en eau des populations des communes de Sédhiou, le gouvernement a apporté des solutions à Diacounda et Médina Wandifa. Ceci, grâce au partenariat avec le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam)-Ue ou dans le cadre du Bci (Budget consolidé d’investissement).

Avant de faire cap sur Sédhiou, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, ainsi que les directeurs généraux de la Sones, Charles Fall, de l’Onas, Alioune Badara Diop, et de l’Ofor, Lassana Gagny Sakho, se sont rendu dans la commune de Diacounda pour s’enquérir du nouveau forage construit dans le cadre du partenariat avec le Programme d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans trois zones rurales du Sénégal.

D’une enveloppe de 18 milliards de FCfa, ledit programme va permettre la construction d’ouvrages hydrauliques et d’assainissement individuel et collectif, ainsi que la réalisation de plans de gestion des ressources en eau. Kolda, Tambacounda et Sédhiou sont les trois régions concernées. A Sédhiou, il est prévu la construction de 16 forages, dont 3 à Diacounda. Ainsi, le forage de Diamamboli à Diacounda est d’une profondeur de 136 m3 et 64 m3/h. Il va polariser 7 villages, à savoir Yacko ouolof, Yacko diola, Kamoghone antenne, Kamoghone village, Diamamboli, Kankoulero et Diacounda.

Selon Marc Boucey, le chef de la coopération de l’Union européenne au Sénégal et en Gambie, le projet Pepam-Ue va contribuer au bien-être des populations sénégalaises et surtout à celles des régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou, les plus déficitaires en matière d’accès à l’eau potable.

A terme, il est prévu la réalisation de 10.000 ouvrages d’assainissement pour 60.000 bénéficiaires. Pas moins de 360 villages seront raccordés. Pour sa part, le ministre Mansour Faye a salué « l’appui constant » de l’Union européenne dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Promesse tenue »
Avant Diacounda, Mansour Faye s’était rendu à Médina Wandifa qui dispose d’un château d’eau flambant neuf financé dans le cadre du Bci. Pour le ministre de l’Hydraulique, la construction de cette nouvelle infrastructure est aussi « une promesse tenue » par le chef de l’État lors du Conseil des ministres déconcentré à Sédhiou. « Aujourd’hui, le château d’eau est opérationnel, l’eau est disponible et il ne reste que quelques détails à gérer », a dit M. Faye qui a en profité pour rassurer les populations sur la couleur de l’eau. « Ce n’est certes pas agréable à voir, mais l’eau n’est pas impropre à la consommation, mais nous allons tout faire pour améliorer sa qualité ». Pour Malang Seyni, maire de Médina Wandifa, le président de la République a maintenant soulagé les 14.000 habitants de sa commune avec la construction de ce château d’eau. Pour les autres localités, telles que Dienné, Karcia et Diassimandé, qui réclamaient un forage ou la réparation de celui existant, le ministre a donné les instructions fermes à ses différents services compétents, en particulier au directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), pour apporter une solution définitive aux préoccupations des populations.

M. NDONG

Outre les infrastructures d’assainissement de la commune et celles destinées à la résorption du déficit en eau potable, le gouvernement est en train de faire d’autres efforts. Notamment en matière d’énergie. « Il y a quelques années, on déplorait le déficit électrique. Aujourd’hui, grâce au président Macky Sall, cette difficulté appartient au passé », a indiqué le maire de la commune de Sédhiou, rappelant les 10 km d’extension du réseau électrique rendant « autonome » la commune. Il s’y ajoute la construction d’un Espace numérique ouvert (Eno), d’une zone industrielle et d’une Chambre de commerce et d’industrie. Aussi, Sédhiou est un « pôle aquacole » dans le pays. Pour le maire, le gouvernement est également en train de travailler sur les routes pour faire de la localité une ville émergente. « Soyez notre interlocuteur auprès du président de la République pour lui dire que les Sédhiouois, vrais fils de cette région, le remercient », a signifié le maire au ministre de l’Assainissement.

M. NDONG

Le porte-parole du khalife général des Mourides a effectué une visite à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) dans le cadre de la célébration des 10 ans de cette institution. Il a magnifié les bons résultats et surtout les importants services rendus à la communauté.

Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, chef religieux et porte-parole du khalife général des Mourides, a été, le 27 avril, l’hôte de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb).
Accueilli, à son arrivée, par le recteur Lamine Guèye, il l’a remercié pour les contributions de l’Uadb au Grand Magal de Touba. De même, il a transmis au recteur le satisfecit et les encouragements du khalife général, notamment les services rendus à la communauté avec les étudiants et les personnels dans les domaines de la santé, de la recherche, de la communication, des Tic, de l’économie, de l’hydraulique, de la prévention, de la logistique… Le président de l’Assemblée de l’université a remercié son hôte pour cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la célébration des 10 ans de l’Uadb. L’engagement de poursuivre ce travail a été pris et le chef religieux a béni l’assistance avant d’effectuer sa prière dans le bureau du recteur.

Mamadou Aicha NDIAYE

Le secrétaire d’État à l’Hydraulique rurale, Diène Faye, l’ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal, Hyo-Eun Kim, le directeur général de l’Ofor et Lansana Gagny Sakho, ont lancé, le 25 avril, à Sinthiou Mbadane Peulh, dans la commune de Malicounda, la deuxième phase du projet d’amélioration des systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. Les forages de Sinthiou Mbadane Peulh et Takhoum auront des effets d’entrainement sur la relance des activités maraîchères et l’élevage.

L’eau coule sur le champ de captage du forage de Sinthiou Mbadane Peulh ce 25 avril 2017. On est pourtant au lancement des travaux. L’entreprise concessionnaire a pris une longueur d’avance. Le temps presse dans la commune de Malicounda. Ici, des envolées lyriques, avec des sonorités sérères ou peulh, conjurent à jamais la corvée. Le vieux Mbodiane Bakhoum vit depuis une soixantaine d’années à Sinthiou Mbadane. Il croit gagner plus de revenus dans les prochains mois. « Ce n’était pas facile de pratiquer le maraîchage. Nous n’avions pas d’eau pour arroser toutes nos plantations. Avec ce forage, ceux qui acceptent de travailler auront une vie meilleure », confesse-t-il. Entre les deux tentes, des femmes et des filles chantent et dansent. C’est un jour de fête. La corvée a trop duré. L’espérance d’une transformation sociale est palpable. L’eau qui coule du forage est le gage que l’espoir ne va pas s’envoler. Le chef de village de Sinthiou Mbadane Peulh n’attendra pas de voir pour croire. « Nous devons remercier les autorités, en particulier le président Macky Sall pour tout ce qu’il est en train de faire pour nous. Nous avons vu nos conditions de vie s’améliorer depuis son accession à la magistrature suprême », clame El Hadj Gallo Dia. L’eau est source de vie. Mais, pour le chef de village de Sinthiou Mbadane Sérère, l’eau, c’est la source de stabilité. Ces futurs ouvrages hydrauliques auront tout leur poids sur la relance des activités économiques dans les contrées environnantes. « L’eau, c’est la vie.

Amadou Dia n’a pas voulu rater cette cérémonie. Exhibant ses paumes couvertes de cloques, il nous lance : « Vous voyez nos mains. Elles sont enflées. Ce n’est pas facile de puiser pour faire abreuver une centaine de bœufs », affirme ce jeune éleveur. Désormais, avec les deux forages, celui de Sinthiou Mbadane Peulh et celui de Takhoum, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour une dizaine de villages. Ce basculement vers un nouveau régime, avec une disponibilité permanente de l’eau, n’occulte pas un passé chargé d’incertitudes. « Ce liquide précieux est une ressource indispensable à l’existence au développement et à la vie de l’homme. Et pourtant, elle est malheureusement une denrée rare pour bon nombre de villages parmi lesquels figurent Sinthiou Mbadane Peulh et Takhoum », a constaté le maire de Malicounda, Maguette Sène, qui a remercié les autorités pour ce qui a été fait en vue d'améliorer les conditions de vie des populations de sa commune.

La deuxième phase du projet d’amélioration des systèmes d’eau et d’assainissement, soutenue par la Corée du Sud, vient d’être lancée pour une enveloppe globale de 2,5 milliards de FCfa. Des forages seront construits dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack. « Je suis convaincu que ce projet contribuera au renforcement de la première phase, avec l’augmentation du taux d’accès à l’adduction à l’eau potable dans le monde rural, et aidera à la prévention et à la réduction des maladies hydriques, mais aussi à l’amélioration des revenus des populations », laisse entendre la représentante-résidente de l’Agence de coopération internationale de la Corée du Sud, Eunju Cha. L’accès à cette denrée rare est une priorité des autorités. Dans le monde rural, la réforme est entrée dans une nouvelle phase. Le secrétaire d’État à l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a fait référence à cette nouvelle feuille de route lorsqu’il déclare : « Dans notre nouvelle politique d’hydraulique rurale, le forage est considéré comme un pôle de développement devant toucher le maximum d’usagers pour garantir sa rentabilité d’exploitation. Il doit créer les conditions d’une gestion pérenne de proximité du service public de l’eau en milieu rural ».

De l’eau pour plus de 40.000 personnes et 100.000 bêtes
Avec les travaux du projet Koica2, ce sont plus de 40.000 personnes et 100.000 bêtes qui auront bientôt accès à l’eau potable. Ce projet, j’en suis persuadé, permettra d’améliorer les conditions de vie, la santé des habitants et la production agricole », a magnifié l’ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal, Hyo-Eun Kim.

Idrissa SANE

Le Programme d’appui à la création d’emplois verts au Sénégal (Pacev) entre dans une phase opérationnelle avec la réception de 10 kiosques mobiles solaires.

Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable (Medd), a procédé, hier, à la réception de 10 kiosques mobiles tirés par une moto. Cette initiative entre dans le cadre du Programme d’appui à la création d’emplois verts au Sénégal (Pacev), qui va durer 5 ans, grâce à l’appui du Pnud.

Le coordonnateur du Pacev, Baba Dramé, a affirmé que l’objectif est de fabriquer 100 unités pour la phase pilote. Il a indiqué que chaque kiosque coûtera environ 1,2 million de FCfa au bénéficiaire qui devra payer les 30 %, les 70 % étant subventionnés. Le kiosque fonctionne à l’aide d’un tableau solaire grâce à une batterie d’une durée de 25 ans pour une autonomie de 8 heures. 

Ce matériel mobile offre de multiples services : transfert d’argent, achat de crédit téléphonique, de cartes de recharge de téléphone, etc. « L’exploitation du kiosque crée 2 emplois », a souligné M. Dramé.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable s’est réjoui du démarrage de la phase pilote qui rend opérationnelle le Pacev. « L’objectif, c’est de créer 10.000 emplois verts directs et indirects. Ces kiosques solaires peuvent nous permettre, en milieu rural, d’avoir plusieurs services, d’éclairer des chambres, d’accéder aux services de paiement de factures et à Internet. Cela révolutionne le milieu rural et entre en phase avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Le kiosque permettra aux femmes rurales de transporter (aussi) leurs produits frais en toute sécurité », a-t-il affirmé.

Abdoulaye Baldé a précisé que ce programme sera déployé sur l’étendue du territoire, ajoutant que ce type de matériel est très prisé au niveau des frontières sénégalo-gambiennes.

Mathieu Ciowela, directeur pays du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a lancé un appel au secteur privé. « On est toujours en phase de mobilisation des ressources pour une contribution d’environ 2 millions de dollars, soit 1 milliard de FCfa », a indiqué M. Ciowela qui a invité à une utilisation à bon escient de ces matériels.
Le ministre gambien en charge du Développement, Lamin Dibba, s’est dit satisfait de cet accord signé entre le Sénégal et la Gambie pour la promotion de l’emploi vert.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) a reçu, ce 26 avril, le vice-Premier ministre belge et ministre de la Coopération, Alexander De Croo. Il s’est agi, lors de cette rencontre, de discuter du rôle de l’Asbef dans la santé de la reproduction, surtout celle des adolescents et des jeunes.

Dans l’objectif de s’imprégner des interventions de l’Unfpa, de l’Unicef et de l’Onudc en matière de santé, de droits sexuels, etc., le vice-Premier ministre et ministre belge de la Coopération effectue une visite de deux jours au Sénégal (26 et 27 avril 2017). Occasion saisie par Alexander De Croo pour se rendre à l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef). Une présentation des activités a été faite par sa présidente, Mme Marie Louise Corréa, pour qui « la santé de la reproduction est au cœur du développement ». C’est pourquoi l’Asbef, entre autres, se donne comme mission d’informer et de sensibiliser les couches vulnérables afin de les aider dans la prise de décision, à travers les actions des Mouvements d’actions des jeunes (Maj). Les jeunes volontaires de l’Asbef ont gratifié leur hôte d’un sketch sur les méfaits des grossesses précoces en milieu scolaire. Mme Corréa a précisé que la structure qu'elle dirige a été évaluée à deux reprises par la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf) dont elle est membre. Elle comporte en son sein une clinique modèle, un espace jeune et un centre de documentation, suivant les recommandations du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Le vice-Premier ministre était accompagné de l’ambassadrice de bonne volonté de l’Unfpa, Mme Goedele Liekens et de l’ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef, Mme Axelle Red.

…Et visite la Maison Rose de Guédiawaye
A la tête d'une forte délégation, le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération et du Développement de la Belgique, Alexander De Croo, a effectué, le 26 avril 2017, une visite guidée de la Maison Rose de Guédiawaye. Un centre d'accueil et d'accompagnement des victimes de violences. Sur place, il a eu droit à une présentation du centre ; ce qui lui a permis d'avoir des échanges avec les membres du Comité départemental de protection de l'enfant (Cdpe).

Le dispositif de protection mis en place dans la zone de Guédiawaye et de Pikine a aussi été porté à l’attention des hôtes. Le schéma organisationnel et de prise en charge a été expliqué au chef de la délégation. Il est piloté par le Comité départemental de protection de l'enfant (Cdpe), présidé par le préfet et impliquant l’État, les services déconcentrés ainsi que les organisations. Il s'agit du schéma intégré et de ses outils départementaux pour pouvoir prendre en charge l'intégralité des problèmes de violences.

Avec la mise en place de ce dispositif, il est question de voir comment appliquer un système de protection qui va de l'information à la prise en charge, voire le retour en famille.
Axelle Red s'est entretenue avec une pensionnaire du centre, une jeune fille de 11 ans victime de viol et qui, aujourd'hui, fait l'objet d'une prise en charge dans cette structure.
La secrétaire exécutive de « Uni'Vers'elles », Danielle Hugues, s’est réjouie de cette visite. « Nous sommes contents de cette grande capacité d’écoute dont la délégation a fait montre et les questions qui ont été posées et qui vont nous permettre de pouvoir travailler davantage », a-t-elle signifié, plaidant pour une meilleure implication de l’État dans ce dispositif.

Abdou DIOP et Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) a célébré, le 26 avril, ses 20 ans d’existence. Une occasion pour cette institution de passer en revue l’environnement ainsi que les conditions de pratique des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence dans les structures sanitaires.

20 ans après la mise en place des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) pour réduire la mortalité et la morbidité maternelle et infanto-juvénile, une des priorités en Afrique, le Ceforep a évalué les différentes initiatives développées par les pays africains en faveur de la santé maternelle, néonatale et infantile. Des progrès notoires sont notés à l’exemple de la couverture des soins et le renforcement des capacités des prestataires. Mais, les indicateurs en Afrique de l’Ouest et du Centre restent toujours préoccupants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 3/4 des décès maternels résultent des complications liées à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couche.

Au Sénégal, le taux de mortalité maternelle est estimé à 315 pour 100.000 naissantes vivantes, selon la dernière Enquête démographique de santé (Eds) de 2015, contre 510 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2000. Au Bénin, le ratio de mortalité maternelle et le taux de mortalité néonatale sont toujours élevés, soit respectivement 351 pour 100.000 naissances vivantes et 38 décès pour 1.000 naissances vivantes. Au regard de ces chiffres, la santé maternelle et néonatale demeure encore une préoccupation de santé publique et figure parmi les priorités sanitaires dans la sous-région. Selon les experts, venus apporter leurs contributions, conformément aux recommandations internationales, la stratégie des soins obstétricaux d’urgence permettant d’offrir des soins aux femmes dans un délai rapide s’impose à tous les pays. Ceci suppose la délégation de tâches ou compétences aux personnels médicaux et paramédicaux surtout dans les zones reculées.

La santé reproductive en un clic
Ainsi, le Sénégal, en réponse à ces exhortations, a développé des stratégies innovantes à l’exemple de la maternité sans risque, la délégation des tâches consistant à faire bénéficier à des médecins d’une formation complémentaire pour faire la césarienne, l’approche communautaire avec comme relais les « Bajanu Gox », qui font dans la prévention et la sensibilisation, et plus récemment le concept des sages-femmes itinérantes. Ce dernier consiste à déployer des acteurs qui, à partir de leurs postes, trouvent le temps d’aller dans les zones reculées pour donner un paquet de services concernant la prise en charge rapide des grossesses à risque ou pathologiques et la prévention. Aujourd’hui, le secteur mise sur les solutions mobiles pour l’information, la sensibilisation et la formation.

Selon les autorités sanitaires, une stratégie nationale de santé est en train d’être finalisée pour couvrir la période 2017-2023. Parmi les axes prioritaires figure le développement de la Télémédecine et de l’enseignement. En effet, le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) et la Cssd, en partenariat avec l’Adie (Agence de développement de l’informatique de l’État), travaillent pour la mise en place d’une plateforme de santé maternelle appelée «Moconnect» déjà utilisée dans certains pays africains. En plus de connecter les femmes et les praticiens de santé (possibilité de poser des questions et avoir des réponses via le téléphone mobile), elle va permettre un pré-enregistrement des naissances.

Marame Coumba SECK

Dakar a abrité, les 26 et 27 avril, le forumrégional de dialogue sur les ressources humaines dans le secteur de l’éducation. Il est organisé par l’Internationale de l’éducation avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation. 

Le forum régional de dialogue sur les ressources humaines dans le secteur de l’éducation s’est tenu à Dakar les 26 et 27 avril 2017. La rencontre, qui a réuni dix pays africains, a vu la participation des syndicats d’enseignants et des personnels de l’éducation des pays concernés. Cette réunion, initiée par l’Internationale de l’éducation, avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation, entre dans le cadre des activités du projet de l’effort mondial des enseignants pour une meilleure éducation. Il s’agit de réfléchir sur les problématiques majeures affectant la gestion des ressources humaines. Les participants, venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de la Gambie, d’Haïti, du Liberia, du Mali, du Népal, de l’Ouganda et du Sénégal, ont été capacités en dialogue politique pour améliorer l’éducation dans leurs pays respectifs.

Les questions relatives à la carrière professionnelle, à la formation, à la santé et à la sécurité ont été abordées. Dans son intervention, le directeur des Ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale s’est félicité des efforts du gouvernement du Sénégal pour installer un climat serein dans l’espace scolaire. D’après Ibou Ndiathie, ce département a entrepris plusieurs initiatives permettant un dialogue permanent entre les différents acteurs de l’école. Selon lui, ces mesures ont permis au secteur de l’éducation d’observer une trêve depuis l’année dernière.

Échange de bonnes pratiques
Citant le président de la République du Sénégal, M. Ndiathie a indiqué que sans une paix sociale durable, toute œuvre de construction nationale pour l’émergence économique risquerait d’être hypothéquée. Il a souligné que, dans le domaine de l’éducation et de la formation, le dialogue est l’un des leviers de la gouvernance du secteur. Pour les syndicalistes sénégalais, représentés par les secrétaires généraux du Syndicat des professeurs du Sénégal (Sypros) et du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), cette rencontre constitue une opportunité d’échanges de bonnes pratiques en termes de gestion des ressources humaines dans le secteur de l’éducation. Marième Sakho Dansokho et Amadou Diaouné ont, en outre, précisé que ce forum régional constitue une phase d’évaluation d’une initiative de l’Internationale pour l’éducation. Il vise à favoriser la participation des enseignants dans le dialogue social, mais surtout dans les groupes locaux de l’éducation.

Dans son intervention, la coordinatrice régionale de l’Internationale de l’éducation pour l’Afrique s’est félicitée des avancées enregistrées par le gouvernement dans le cadre de la gestion et du pilotage du secteur de l’éducation. Mme Assibi Apoe a exhorté tous les pays membres de son organisation à œuvrer davantage pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel de l’éducation, et pour une éducation publique de qualité.

Il faut rappeler que l’Internationale de l’éducation (région Afrique) est une fédération de 114 organisations d’enseignants et de syndicats disséminées dans 52 pays du continent. Dans le monde, les membres sont au nombre de 32 millions.

Pape Coly NGOME

Le Service départemental d’hygiène de Dakar a procédé, avant-hier, à l’incinération de deux tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation. Des amendes d’une valeur de 4 millions de FCfa ont été infligées aux contrevenants.

Des produits avariés équivalant à deux tonnes ont été saisis par le Service départemental d’hygiène de Dakar. La saisie de ces produits qui ont été incinérés hier, s’est faite dans les commerces de la place. Elle est composée, entre autres, de beurre, boisson, lait, tomate, moutarde, etc.

Selon le chef de la Brigade départementale d’hygiène de Dakar, l’adjudant major Alla Ngom, l’opération de destruction de ces produits impropres à la consommation revêt une importance capitale. Car ces produits avariés, donc toxiques, contiennent des micro-organismes. « Ce sont des bactéries, des virus et des parasites qui sont à l’origine de maladies extrêmement graves à déclaration obligatoire. Ils tuent plus 700.000 personnes par an. D’où l’importance de la sensibilisation pour un changement de comportement des populations », a expliqué M. Ngom, plaidant pour la révision du cadre institutionnel.

Citant les 4 millions de FCfa infligés comme amendes aux auteurs des infractions, l’adjudant major Ngom a estimé qu’il faut édicter des peines correctionnelles. A l’en croire, la répression doit être renforcée de nature à contrebalancer les tendances à vendre des produits périmés. « Les 9.000 et 18.000 FCfa constituant des sanctions édictées en la matière sont timides. Cela représente une peine de contravention. C’est pourquoi une approche holistique et multidimensionnelle s’impose aujourd’hui », a-t-il fait remarquer.

Le chef du Service départemental d’hygiène de Dakar a indiqué que les deux tonnes de produits saisis sont dangereux pour la santé des populations. Ils constituent une vraie menace de santé publique. Toutefois, il a mentionné la mise en place de deux nouvelles stratégies de lutte : les alertes orange et rouge. Alla Ngom a recommandé la mutualisation des moyens des forces de sécurité et l’apport des populations pour qu’ensemble le combat puisse être gagné.

Tata SANE

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