banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1305)

Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (affluent de la Gambie) a été lancé. Il vise la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens de celle-ci.

L’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Hamet Tidiane Thiaw, a lancé le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification (Ugp) des ressources en eau du Sandougou (Affluent de la Falémé). C’était lors d’un atelier d’informations et d’échanges tenu au conseil départemental de Tambacounda. La rencontre a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, des services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres. Selon l’adjoint au gouverneur, il est question d’arriver à une gestion intégrée des ressources en eau adaptée au contexte national et conforme aux orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).

Pour Hugo Van Tilborg, 2ème secrétaire au bureau de l’Union européenne à Dakar, les infrastructures hydrauliques, souvent mises en avant, ne serviraient à rien si, en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible. Du coup, il a prôné, pour l’amélioration des conditions de vie des populations, l’approvisionnement correct des populations en eau potable.
Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a-t-il relevé.
Une cinquantaine de forages a été réalisée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le projet Pepam-Ue. Pour Hubert Ndèye du Conseil départemental de Tambacounda, il est nécessaire de mettre l’accent sur la valorisation des fleuves comme la Falémé et le Sénégal dans leur partie orientale.

Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a indiqué Niokhor Ndour, Directeur de la gestion et de la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La composante gestion des ressources en eau vise à réduire la pauvreté en milieu rural. Elle est également axée sur la promotion de la gestion durable des ressources hydrauliques, le renforcement de la gouvernance du secteur et l’amélioration des connaissances et moyens du secteur. Le projet cherche à assurer un accès durable à l’eau potable et table sur la réalisation de plans de gestion des ressources en eau dans les 28 sous-Ugp (Unité de gestion et de planification. De même, chaque commune sera dotée d’un plan local Gire (Gestion intégrée des ressources en eau), pour la durabilité de la gestion, mais aussi pour la valorisation des ressources en eau, qui sera adossée à un plan de communication. Il est, en outre, envisagé un schéma directeur d’aménagement pour la période 2016-2030. L’atelier de Tambacounda bouclait une série de rencontres entamées à Sédhiou, puis à Kolda, en vue du lancement de l’étude d’élaboration des plans de gestion des ressources en eau.

 

P. D. SIDIBE

La Fondation «Servir le Sénégal » de la Première dame, Marième Sall, a offert, samedi dernier, une couveuse à la pédiatrie de l’hôpital régional de Fatick.

Membre de la Fondation « Servir le Sénégal », Meissa Mahécor Diouf, conseiller municipal à Fatick, a remis, samedi dernier, au nom de la Première dame du Sénégal, Marième Sall, une couveuse à la pédiatrie de l’hôpital régional de Fatick. Il a personnellement offert du matériel et des produits désinfectants à cet hôpital. Selon lui, cet hôpital était confronté à un manque de couveuses. Pour trouver une solution, a-t-il dit, il a soumis cette question à la Première dame.  Sensible à cela, la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal » a ainsi offert une couveuse à cet établissement hospitalier. De plus, il a promis de faire un plaidoyer pour que cet hôpital soit doté d’un scanner. Au nom du Directeur de l’hôpital régional de Fatick, Samba Aly Assane, secrétaire administratif et financier de cet établissement public de santé, a magnifié ce geste symbolique. Après avoir vivement remercié la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal », il a indiqué que cet hôpital attend d’autres équipements.  Pour Samba Aly, il est temps que cet hôpital soit entièrement équipé parce qu’il se trouve dans une zone accidentogène.

Oumar Ngatty BA

La tradition a été une fois de plus respectée. La journée nationale de l’éducation des filles a été célébrée. La cérémonie a été présidée par le directeur de cabinet du ministère de l’Education. Rappelons que c’est en 2006, que cette journée a été instituée. Depuis lors le ministère de l’Education nationale, à travers le projet d’appui à l’éducation des filles a initié de vastes programmes visant à scolariser le maximum de filles. C’est ainsi que des tenues sont distribuées, la formation et des cours de soutien ont été organisés et des bourses ont été octroyées dans le but d’accompagner la scolarisation de cette couche de la population. Ces actions ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, l’indice de parité est de 1, 7 en faveur des filles. 

Le gouvernement italien, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement a grandement contribué aux côtés du gouvernement du Sénégal à la lutte contre la sous scolarisation des filles. De l’avis de Mara Alborghetti Badji, le gouvernement italien a injecté plus de 4,3 milliards FCFA dans le secteur de l’éducation en termes d’appui et d’accompagnement du Sénégal. La coopération italienne compte maintenir le rythme des investissements dans le cadre du «  Paef plus » et d’un nouveau projet qui va démarrer en janvier 2017. Dans cette perspective, un accent particulier sera mis sur la promotion de l’enseignement des sciences et des technologies. D’autres partenaires comme Plan international et l’Unicef ont également manifesté leur soutien au ministère de l’Education pour gagner la bataille du maintien des filles dans le système éducatif. Ces performances méritent d’être consolidées. En réalité même si les filles sont plus nombreuses que les garçons dans des salles du Préscolaire à la classe de 5éme au collège, bon nombre d’entre elles ne terminent pas leurs études. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dans cette contreperformance. Pour la coordonnatrice du Paef, Marie Siby Faye les obstacles qui expliquent le non achèvement des études chez beaucoup de filles sont à la fois économique, institutionnel, pédagogique et culturel. « Il est urgent de renforcer la sensibilisation et le plaidoyer pour donner plus de chance aux filles. Cela va passer par un changement des mentalités et de paradigmes », préconise, la coordonnatrice du Paef.

Pape Coly NGOME

La cérémonie officielle de la rentrée académique de la première promotion d’auditeurs inscrits au programme de Master en administration publique s’est tenue, mercredi dernier, sous la présence du directeur de la Modernisation de la fonction publique, Salif Kandé, et de l’ambassadrice du Canada au Sénégal. Cette formation est le fruit d’un partenariat entre l’Enap du canada et Sup de Co.

Pour la première fois en Afrique, l’Ecole nationale d’administration publique du Canada (Enap) a décidé d’y délocaliser son Master, en particulier au Sénégal. Elle s’allie ainsi avec Sup de Co, une école de commerce qui, après vingt trois ans d’expertise, est devenue un label d’excellence avec des diplômes reconnus par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Le Master rentre dans le cadre de la formation des hauts cadres de l’administration en Afrique. Regroupant vingt auditeurs, avec quatorze modules, l’enseignement prend en compte les principes les plus modernes et les plus avancés des administrations. En effet, les cours vont être orientés vers des modules comme les principes et enjeux de l’administration publique, les enjeux et développement actuels de gestion de l’administration publique, le développement et la mise en œuvre des politiques publiques, la gestion financière du secteur publique, etc.

« L’Etat coordonne les actions pour le développement de sa société. Et pour arriver au bout de cette mission, il faut qu’il se dote d’une administration compétente capable de soutenir son action et d’élaborer les meilleures politiques et programmes afin de bien gérer les ressources humaines, financières et informationnelles. Et cette formation vise à former des agents qui ont une bonne expérience et qui peuvent faire la différence », a soutenu Louis Coté, formateur à l’Enap. Des objectifs qui peuvent être corrélés aux résolutions du Forum national de l’administration tenu au mois d’avril dernier au Centre international de conférences Abdou Diouf. Une rencontre au cours duquel le chef de l’Etat avait regroupé tous les acteurs de l’administration sénégalaise, notamment les directeurs généraux, les députés, les acteurs des collectivités locales et décentralisées, etc., pour faire une étude critique et diagnostique de l’administration sénégalaise.

Du côté des auditeurs, les défis ne manquent pas. Ce qu’ils attendent de ce Master, c’est de voir comment faire dans le cadre de la formation permanente pour améliorer, dans les assises de leurs fonctions, les prestations mises à la disposition de la population sénégalaise. En effet, un cours qui porte sur l’environnement de l’administration publique leur est dispensé pour comprendre les enjeux et les défis auxquels sont confrontés les Etats. Selon le directeur de la Modernisation de la fonction publique, Salif Kandé, si le Canada a pu atteindre un certain niveau de développement, c’est parce qu’elle a su compter sur une administration forte et d’un leadership politique. « En effet, cette formation doit nous permettre de passer de nos idées à l’action. La question des résultats se pose avec toutes les ressources que nous possédons. Nous avons des compétences, mais le problème qui se pose, c’est comment les mettre en œuvre de façon plus efficace. Un défis qui vous interpelle dans le cadre de cette formation », a-interpellé M. Kandé.

Marame Coumba SECK

L’institution financière «Ecobank » a offert 20 ordinateurs au Lycée Galandou Diouf de Mermoz, pour l’équipement de sa salle informatique. La cérémonie de réception de ce matériel s’est déroulée samedi.

L’Ecobank a entièrement équipé la salle multimédia du Lycée Galandou Diouf de Mermoz. Les responsables de l’établissement ont réceptionné, samedi, les 20 ordinateurs et des accessoires pour un montant de 10 millions de francs Cfa. Ce don entre dans la quatrième édition « d’Ecobankday ». La banque veut ainsi promouvoir les nouvelles technologies dans les écoles. Les élèves et les professeurs peuvent désormais utiliser les opportunités offertes par les Tic pour améliorer l’acquisition des connaissances et la transmission du savoir.

Cette action sociale est inscrite dans le registre des services rendus à la communauté. Selon le directeur des entreprises d’Ecobank, Souleymane Diagne, cet élan de solidarité permet à son groupe d’être au service des communautés locales. Il a aussi indiqué que les « écobankiers » portent cette dynamique de Responsabilité sociale des entreprises (Rse) pour le bien-être des populations. Il a ajouté que l’éducation est une priorité dans leur démarche Rse. De son côté, Ngary Faye, inspecteur d'académie de Dakar a loué cet acte symbolique qui magnifie et valorise la performance. Il a révélé que Galandou Diouf est le 2ème lycée régional le plus performant de Dakar. L’établissement scolaire a réalisé le meilleur quantum horaire de la capitale. Le proviseur, Aliou Sarr, a assuré qu’ils feront bon usage de ce matériel pour améliorer leur performance. Le souhait du proviseur c’est de positionner le lycée sur le chemin de l’excellence.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans deux semaines, l’alimentation en eau potable du quartier Ouest Foire et d’autres cités de Dakar sera totalement sécurisée. Un forage d’une capacité de 150 m3/h sera opérationnel pour renforcer le réseau.

Bientôt la fin des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable du quartier Ouest Foire. Un forage d’une capacité de 150 m3/h sera opérationnel dans deux semaines, grâce à la mise en œuvre du Programme d’urgence de sécurisation d’alimentation en eau potable de Dakar. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors d’une visite du site qui abrite l’infrastructure, sur la façade extérieure du domaine aéroportuaire, en compagnie des directeurs généraux de la Sones, Charles Fall, et de la Sde, Abdoul Baal. La zone accusait des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en eau potable. L’Etat du Sénégal, à travers la Sones, société de gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine et périurbaine, a confié la réalisation de ce forage à la Sde, société d’exploitation. « Nous savons qu’il y a souvent des difficultés à Ouest Foire et dans d’autres quartiers. C’est la raison pour laquelle, en 2015, un programme d’urgence avait été initié. Ce programme a permis de mobiliser plus de 60.000 m3/jour avec la réalisation de 21 forages. Ce projet, qui est en train d’être achevé, entre dans sa deuxième phase avec la réalisation de 4 forages, dont celui-ci, un deuxième à Terme Sud, au niveau du camp militaire, deux autres à Yabakh et Toubab Dialaw », a souligné Mansour Faye.

Selon le ministre, ces ouvrages permettront d’améliorer sensiblement la distribution, mais aussi la production dans la région de Dakar. D’autres travaux d’extension et de renforcement du réseau seront réalisés pour permettre d’avoir un accès à l’eau 24 heures/24 dans la région de Dakar. « Nous verrons s’il y aura un impact positif sur la vie des ménages, mais nous pouvons nous réjouir non seulement de la fin des travaux, mais aussi du débit. Nous nous attendions à un débit faible de l’ordre de 50, mais nous en avons eu 200, et nous allons exploiter les 150 mètres cube par jour. Cela va augmenter sensiblement la capacité de production dans la région de Dakar », a dit Mansour Faye.

Le quartier Ouest Foire sera entièrement impacté ainsi que les cités Soprim, Conachappe et Mixta. Selon un document transmis à la presse, à la date du 15 décembre 2016, le forage Terme Sud a été réceptionné et mis en service pour un débit de 100m3/h, soit une production journalière de 2200 m3. Le forage de Toubab Dialaw a été réceptionné avec un débit de 60m3/h. Ainsi, la production journalière attendue des trois forages (Terme Sud, Ouest Foire et Toubab Dialaw) est de 4620 m3/j. Le forage de Bayakh a effectivement démarré le 09 décembre dernier et le débit attendu est de 150m3/h, soit une production journalière de 3300 m3/j pour 22 heures de pompage.

Babacar DIONE

L’Université Alioune Diop de Bambey et l’Institut supérieur d’informatique (Isi) ont scellé, hier, un partenariat. Les deux institutions veulent donner un nouvel élan à la formation des ressources humaines dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’Université Alioune Diop de Bambey et l’Institut supérieur d’informatique ont signé, hier, un accord. C’est la première fois depuis 25 ans que l’Isi s’engage à travailler avec une université publique. Les deux parties veulent ainsi donner du poids à l’enseignement des sciences liées à l’informatique et la formation professionnelle. Les deux parties se préoccupent d’une formation de qualité et l’employabilité des jeunes. C’est pour cette raison qu’elles conjugueront leurs efforts pour mieux prendre en charge ces problématiques.

Les deux institutions travaillent ensemble pour développer des collectivités et des pôles territoriaux en formant des ressources humaines capables d’exploiter les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Les collaborateurs respectifs de ces institutions ont élaboré un texte de base, peaufiné par le recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, Lamine Guèye, et le président directeur général de l’Institut supérieur d’informatique (Isi), Abdou Samb.

Pour le Pr Guèye,  c’est pour l’Uadb et sa communauté universitaire un plaisir de signer cet accord avec Isi qui est un établissement d’enseignement supérieur respecté et reconnu pour ses bons résultats et ses orientations d’envergure nationale et sous-régionale. Il a estimé que ce partenariat hautement pédagogique entre en droite ligne des recommandations issues des Concertations nationales, des directives présidentielles sur l’enseignement supérieur encourageant les orientations scientifiques, technologiques et d’ingénieries.

Les deux établissements ont des similitudes aussi bien dans l’engagement de leurs corps d’enseignement et de recherche que dans leur organisation administrative. Cet accord intervient dans un contexte d’ouverture prochaine d’une école doctorale qui renforcera les échanges entre l’Uadb et l’Isi sur les sciences de l’informatique, l’enseignement à distance…

Autant de convergences sur les plans pédagogiques et d’approches novatrices. Pour sa part, le président directeur général de l’Isi dit ne pas douter que ce partenariat, qui s’est fondé sur la réactivité des agents de l’Université de Bambey et leur engagement, portera ses fruits. « C’est une preuve que l’Uadb a pris un bel envol, occupant la place de choix dans le paysage universitaire sénégalais et ouest africain. Le ministère de tutelle l’a dit et le Cames l’a confirmé dans plusieurs rencontres », a affirmé Abdou Samb, accompagné par ses collaborateurs. Un trophée de l’Isi a été présenté à l’assistance.

Les deux établissements envisagent de mettre en synergie leurs réseaux de partenaires comme l’Université Laval, la Téluq, et d’autres organisations.

Mamadou Aicha NDIAYE

Ecobank promeut les nouvelles technologies dans les écoles. C’est dans cette optique que s’inscrit la cérémonie de remise de don organisée par ledit établissement bancaire aujourd’hui, à partir de 09 h, au lycée Galandou Diouf de Mermoz. L’institution financière apportera sa contribution aux secteurs de l’éducation et de la santé, avec la promotion des nouvelles technologies dans les écoles et l’amélioration de la santé maternelle.

Dans la note reçue à la rédaction, Ecobank affirme vouloir accompagner les structures sanitaires, notamment l’hôpital principal, l’hopital de Pikine, le centre hospitalier Abass Ndao, l’hôpital Aristide le Dantec, le poste de santé de Mermoz…

Cette quatrième édition, dénommée « Ecobankday », a permis de mobiliser près de 80 millions de FCfa pour le bien-être des communautés surtout des femmes et des enfants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les cadres du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis) a organisé, jeudi, à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), un forum axé sur « l’habitat social rural dans un Sénégal émergent ».

Restaurer l’équilibre entre les villes et les campagnes. Telle semble être la ligne d’actions du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis). Lancé depuis le 7 mai 2015, le mouvement déroule un plan d’actions bien défini et aligné sur la politique sociale du président Macky Sall. Jeudi, Samba Ndiaye, le président, et les autres membres du mouvement ont organisé un forum sur « L’habitat social rural dans un Sénégal émergent ». Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, adhère à l’initiative du Mdis qui inscrit ses actions dans la recherche de solutions à nos problèmes de développement. Il a rappelé que l’habitat social occupe une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). « Il est question, avec le Pse, de répondre au combat d’accès à l’habitat social pour développer nos écosystèmes de construction afin d’améliorer le cadre de vie en milieu urbain et rural », a souligné le ministre.

Le président du Mdis, par ailleurs maire de Ndoffane, et les membres ont posé le débat sur la problématique d’accès à l’habitat dans le monde rural. Les organisateurs semblent déceler un déséquilibre en défaveur de la campagne. « Nous comptons susciter une réflexion libre sur la problématique pratiquement non prise en charge de l’habitat rural », a avancé Samba Ndiaye. Il a estimé qu’il est bien possible de réparer une injustice en matière de politique de l’habitat comme cela a été fait dans le domaine de l’hydraulique, des infrastructures, avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), de la santé, avec la Couverture maladie universelle (Cmu), qui ont des impacts directs sur le vécu des ruraux. C’est pour cette raison que l’organisation invite l’Etat et les bailleurs à financer la politique d’habitat social dans des zones rurales où se trouvent près de 8 millions d’habitants vivant dans 14.958 villages.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le chef du gouvernement a réaffirmé que la Petite enfance reste une priorité du gouvernement du Sénégal. C’était à l’occasion du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet ».

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne est largement revenu sur l’importance que le gouvernement du Sénégal attache à la politique de la petite enfance. Il a énuméré des mesures et des projets du gouvernement qui concourent à améliorer les conditions de vie de cette catégorie. « La petite enfance demeure une haute priorité de l’Etat du Sénégal », a affirmé le chef du du gouvernement au cours de la cérémonie de lancement. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a réaffirmé, lors de ce lancement, « l’existence, au Sénégal, d’une forte volonté politique » d’inscrire le développement de la petite enfance au cœur de toutes les politiques publiques dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord a révélé que l’institution financière va lancer un projet de 36 milliards de francs Cfa. L’objectif, c’est de consolider les acquis en termes d’accès aux soins et à la scolarisation pour cette couche de la population. « Nous allons commencer aussi la préparation d’un nouveau projet de développement de la petite enfance, pour un montant d’environ 60 millions de dollars (soit environ 36 milliards de FCfa), qui devrait permettre de renforcer les progrès réalisés en matière de santé et de nutrition infantile tout en améliorant les taux et conditions d’accès à des activités d’éveil et d’apprentissages précoces de qualité, y compris à travers le préscolaire », a annoncé, hier, Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal.

Un projet de 36 milliards
Elle a fait cette annonce lors du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet » consacrée au développement de la petite enfance. « The Lancet » est une revue scientifique dans laquelle les auteurs soulignent la position de choix du secteur de la santé comme point d’entrée pour les interventions axées sur la petite enfance, en ce qui concerne surtout l’offre de soins attentifs depuis la période de la grossesse et pour toute la durée des 1000 premiers jours de vie des enfants. « L’engagement récent du gouvernement sénégalais à redoubler ses efforts en matière de Dpe est donc particulièrement opportun. A la Banque mondiale, nous sommes déterminés à appuyer cet effort, en collaboration avec tous les autres partenaires intéressés, pour s’assurer que tous les enfants sénégalais aient le meilleur avenir possible et puissent contribuer, de façon positive, au bien-être de leur famille, au développement de leur pays et de l’économie globale », a ajouté Mme Cord. Lors de la présentation de cette revue, présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a été dit que 249 millions d’enfants de moins de cinq ans (soit 43 %) dans les pays à revenu faible ou intermédiaire risquent de ne pas pouvoir se développer pleinement du fait de l’extrême pauvreté et d’un retard de croissance. « Les conclusions présentées dans cette série d’articles montrent combien il est important de s’engager plus résolument partout dans le monde en faveur du développement du jeune enfant.

On estime qu’au niveau individuel, les pertes représentent environ un quart du revenu annuel moyen par adulte, tandis que les pays pourraient devoir, à terme, doubler la part actuelle de leur Pib consacrée aux dépenses de santé et d’éducation. Ne rien faire a donc des conséquences pour la génération actuelle et aussi celles futures », renseigne la note de présentation.

O. NDIAYE

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a procédé, hier, à la signature de deux conventions de partenariat avec le Fonsis dans le cadre de l’extension de l’Isep de Diamniadio et de la construction de 4000 lits au profit des Universités Assane Seck de Ziguinchor, de Thiès, d’Alioune Diop de Bambey et de l’Ecole polytechnique de Thiès.

La signature de ces deux conventions entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) rentre dans la phase d’extension de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Diamniadio et la construction et l’équipement des logements pour les étudiants de différentes Universités du pays, en particulier celles de Ziguinchor, Thiès et Bambey, et de l’Ecole polytechnique de Thiès. « La convention que nous venons de signer permettra l’extension de l’Isep de Diamniadio dont la phase actuelle est financée conjointement par la Koïka et la Banque mondiale (Bm). Il est dimensionné pour 400 apprenants », renseigne le ministre Mary Teuw Niane. La deuxième convention concerne la construction, l’équipement et la maintenance de pavillons d’ébergement pour les étudiants.

Fruit d’un partenariat public-privé, les deux projets coûteront 25 milliards de FCfa à ladite institution financière. Pour le premier, relatif à l’Isep de Diamniadio, il a été estimé à 11 milliards de FCfa.

Concernant le second programme consacré à la construction, l’équipement et la maintenance de nouvelles résidences universitaires, il est évalué à quatorze milliards de FCfa. « L'objectif du Fonsis, dans ce partenariat, est de permettre la réalisation des projets sans aucun engagement financier de l’Etat », a soutenu Ibrahima Kane, directeur de ladite structure. En effet, elle a structuré une offre afin de mobiliser le financement estimé à 25 milliards de FCfa.

« Le Fonsis, comme accélérateur des réformes structurantes de l’Etat du Sénégal dans ce couplage campus pédagogique et d’Usine-école, nous apporte aussi bien l’expertise pour aider et encadrer le modèle économique que pour lever les fonds pour le financement de la construction des infrastructures de l’Isep de Diamniadio », apprécie le Pr Niane. Par ailleurs, ces deux conventions de partenariat entre le Fonsis et le département de l’Enseignement supérieur vont se corréler à d’autres projets d’équipement en cours, notamment la construction de 4000 lits au Coud, 2000 à Gaston Berger et 3000 à l’Université de Diamniadio.

Marame Coumba Seck

Les Organisations de la société civile de plusieurs pays d’Afrique ont tiré la sonnette d’alarme sur la privatisation rampante du système éducatif dans beaucoup de pays du continent. Elles sont en conclave à Dakar du 15 au 16 décembre 2016.

Le Forum annuel panafricain sur les politiques éducatives se poursuit. La satisfaction des besoins des groupes vulnérables a été défendue par les Organisations de la société civile (Osc). Elles prônent une coalition pour l’éducation, l’élaboration de stratégies idoines et la conception des approches innovantes afin de respecter les droits à l’éducation. Les Osc s’alarment également de la privatisation rampante du système éducatif. « La plupart des pays africains font face à une privatisation grandissante dans le secteur de l’éducation où, sous prétexte de proposer des solutions innovantes à bas coûts et donc, accessibles aux pauvres, des compagnies internationales vendent une éducation au rabais tendant à transformer l’éducation en une valeur marchande », a regretté le président du Réseau africain de la campagne pour l’éducation pour tous (Ancefa), Samuel Dembélé. Aussi, ces organisations militent pour l’augmentation de la part des budgets nationaux affectée au secteur. Surtout que le contexte international est marqué par la raréfaction de l’aide publique au développement. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Pierre Ndiaye, a replacé la qualité au centre de la nouvelle feuille de route de leur département.

A cet effet, il a cité le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) pour la période 2013 et 2025 qui cadre avec le Plan Sénégal émergent (Pse). « Au Sénégal, sous le leadership et la vision éclairée du président Macky Sall, et avec l’engagement de tous, parents, enseignants, société civile et partenaires au développement, de nombreux chantiers sont engagés dans le but de réaliser le droit de tous les citoyens à une éducation de qualité. Ce, en travaillant en étroite collaboration avec la société civile pour l’atteinte des objectifs », a assuré le secrétaire général du ministère de l’Education nationale. Les nouveaux défis remettent au goût du jour la redéfinition des rôles des différents acteurs et l’élaboration des processus clairs devant conduire à l’atteinte des nouveaux objectifs. « Malgré des progrès, notre pays continue de faire face à un certains nombre de défis », a reconnu Pierre Ndiaye. Le Sénégal compte encore de nombreux enfants et jeunes exclus du système éducatif dans des milieux défavorisés, le niveau des élèves est faible en lecture et en mathématiques et celui de formation et de qualification des enseignants est sujet à discussion. M. Ndiaye a témoigné de la qualité des contributions diverses et novatrices de la composante nationale, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep). « Nous pourrions souligner ses interventions pour la pacification du système, la gestion du quantum horaire, la mobilisation des communautés et récemment le travail d’appropriation de l’Odd 4 par les communautés », a-t-il noté. Le Forum politique panafricain a enregistré la participation de plusieurs régions de l’Afrique.

Idrissa SANE

L’Amicale des jeunes du « Soleil » organise, depuis hier, ses journées médicales. Les populations de Yarakh et Hann village se réjouissent de cet élan de solidarité.

« C’est une activité salutaire ». Cette phrase sonnait comme un leitmotiv chez les personnes consultées, hier, dans l’enceinte du quotidien national « Le Soleil », envahie par des populations de Yarakh et environs. Elles ont saisi l’opportunité offerte par l’Amicale des jeunes du « Soleil » (Ajs) pour se faire consulter et bénéficier gratuitement des médicaments. Les praticiens ont eu à prendre en charge des patients souffrant de maux de tête, de douleurs articulaires, d’asthme, entre autres pathologies. « Je suis là depuis ce matin. J’attends mon tour. Même si je ne suis pas encore consulté, je pense que l’initiative est bonne », a apprécié le jeune yarakhois Ngagne Gningue.

Les personnes du 3e âge étaient plus nombreuses, comme Fatou Cissé qui repart avec un autre état d’esprit. Assise sagement devant la salle de conférence du « Soleil », Fatou Tine s’impatiente. « La consultation est faite, mais nous attendons qu’on nous offre des médicaments », a confié cette dame assise à côté de Khardiata Diop. Cette dernière est aussi dans le fil d’attente. Toutefois, pour elle, l’attente ne devrait pas être longue, car étant très âgée. « Il y a une très bonne organisation. Je pense que ces jeunes méritent nos prières », s’est exprimée Asta Fall. Pour Issakha Bâ, âgé de 68 ans, ces journées médicales sont une occasion rare de faire des consultations sans débourser. « J’avais contracté une pneumonie alors que je travaillais dans une entreprise qui fabrique des tuyaux et des produits toxiques. A force d’inhaler les produits chimiques, je me suis retrouvé avec cette maladie », a raconté M. Bâ.

Le médecin généraliste Dr Coumba Ndoffène Ndiaye a rassuré que tous les patients souffrant de douleurs ou de pathologies chroniques seront orientés vers des structures sanitaires les plus proches, pour un traitement approfondi et un suivi médical.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a procédé, hier, à l’inauguration des infrastructures du réseau d’adduction d’eau potable de Bassoul. Ces ouvrages vont impacter la vie d’au moins 100.000 personnes dans 12 îles du Delta du Saloum.

Le jeudi 15 décembre 2016 est à inscrire d’une pierre blanche dans l’histoire des îles du Delta du Saloum. Cette date marque l’inauguration des infrastructures du réseau d’adduction d’eau potable de Bassoul. Ces ouvrages mettent fin aux calvaires des populations de Djirnda, Ngadior, Baout, Vélingara, Moundé, Niodior, Dionewar, Diogane, Bassar, Thialane, Diamniadio et Bassoul qui éprouvaient toutes les difficultés du monde pour s’approvisionner en eau potable. Les ouvrages vont soulager au moins 100.000 personnes dans le Delta du Saloum.

La cérémonie d’inauguration a été présidée par le ministre Mansour Faye en présence de Diène Faye, secrétaire d’État en charge de l’Hydraulique rurale, de Abdou Latif Coulibaly, secrétaire général du gouvernement, de Babacar Diamé, député maire de Foundiougne, des autorités administratives, des directeurs de l’Office des forages ruraux (Ofor) et de la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques (Seoh), des maires de Bassoul, Djirnda, Niodior…

Mansour Faye s’est félicité de cette forte mobilisation des populations des îles du Saloum qui témoignent de leur adhésion à la vision du président Macky Sall. Ces ouvrages hydrauliques, a-t-il dit, constituent le prolongement du système Notto-Ndiosmone-Palmarin et vont impacter positivement la vie des populations de cette commune et de celles environnantes. « Cette eau vient du plateau de Tassète, dans la région de Thiès. Et au-delà des défis techniques et technologiques, c’est une volonté qui découle de l’engagement du chef de l’État, Macky Sall, à fournir l’eau potable à l’ensemble des populations du Sénégal », a laissé entendre le ministre. Avec cet ouvrage, a-t-il relevé, on ne parlera plus de corvée d’eau dans cette localité puisque la ressource vitale sera toujours disponible en qualité et en quantité. « C’est un projet d’un budget global d’environ 4,6 milliards de FCfa. Et le président de la République nous a assignés comme objectif d’atteindre l’universalité en termes d’accès à l’eau potable. Présentement, nous en sommes à un taux de 92 % d’accès et pensons atteindre les 100 % d’ici trois ou quatre ans. C’est dire donc que le président Macky Sall souhaite, dans les meilleurs délais, apporter des réponses adéquates par rapport aux préoccupations des populations », a assuré Mansour Faye.

251 forages en ligne de mire
Dans le domaine de l’hydraulique, a-t-il souligné, Eximbank Chine a financé le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dans sa deuxième phase qui permettra à plus de 600.000 personnes d’accéder à l’eau potable, avec la réalisation de 251 ouvrages hydrauliques composés de systèmes multi villages. Pour Mansour Faye, le Sénégal joue, dans le secteur de l’hydraulique, le rôle de locomotive en Afrique. Cette eau distribuée quotidiennement est vendue au prix de 275 FCfa le mètre cube.

Pour le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, un grand défi a été, aujourd’hui, relevé. Selon lui, le calvaire des populations de cette partie du pays persiste depuis les indépendances. « Un travail colossal a été abattu par le gouvernement du président Macky Sall qui privilégie l’action et Mansour Faye a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la communauté des îles du Saloum en inaugurant cet important ouvrage », a dit M. Coulibaly. Selon lui, ces installations sont capitales pour la communauté des îles du Saloum, des populations du Gandoul. Il a assuré que ce dispositif sera renforcé à travers la réalisation de 12 autres forages dans le courant de l’année 2017.

Le maire de Bassoul, El Hadj Ndong, la présidente des femmes et le représentant des jeunes ont remercié le président Macky Sall pour leur avoir doté de cet ouvrage qui vient régler l’équation de l’accès à l’eau potable dans la zone. Selon l’édile de la ville, la forte mobilisation des populations de Bassoul, Djirnda, Niodior et autres localités démontre leur totale satisfaction. Au-delà de la problématique de l’accès à l’eau potable, le premier magistrat de la ville a évoqué la question du réseau téléphonique et internet qui constitue un vrai casse-tête dans la localité, mais aussi et surtout de l’électrification de Bassoul qui ne bénéficie que de douze heures d’électricité par jour.

Par Samba Oumar FALL et Omar Ngatty BA

Le corps administratif du Groupe Yavuz Selim craint une fermeture de leur établissement. Les professeurs, les parents d'élèves et les défenseurs des droits de l'Homme ont fait face, hier, à la presse pour se prononcer sur la question.
Les enseignants, les parents d’élèves, les élèves et les défenseurs des droits de l’Homme continuent de se mobiliser contre l’éventuelle fermeture du Groupe scolaire Yavuz Selim, présent dans les régions de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack, pour un effectif qui dépasse 3.000 élèves. Yavuz Selim existe dans 170 pays dans le monde sur les 193 que compte l'Organisation des Nations unies (Onu).

Pour le président de l'Association Baskent Egitim, Madiambal Diagne, la décision de l'Etat du Sénégal ne répond à aucune norme juridique. "Au moment où nous vous parlons, aucune notification officielle ne nous a été envoyée", a-t-il affirmé. Selon M. Diagne, cette décision vise tout simplement à fermer ce groupe scolaire comme c'est le cas en Gambie, en Guinée Conakry, au Pakistan et en Somalie. "Ces pays ne sont pas des références pour nous ; cela est révoltant. Il n'y a que l'extradition de ce personnel éducatif à Ankara qui intéresse le gouvernement turc", a avancé le patron de presse. Madiambal Diagne a aussi déploré le contenu du communiqué de l’ambassade de Turquie au Sénégal publié dans la presse d'aujourd'hui (hier) et informant qu'une deuxième délégation de la Fondation Maarif, créée il ya à peine 5 mois, est à Dakar pour finaliser les pourparlers.

Pour Mme Oumou Mbaye, présidente de l'Association des parents d'élèves du Groupe Yavuz Selim, l'Etat sénégalais doit respecter leur choix qui est d'inscrire leurs enfants dans cet établissement. "S'il faut qu'on sorte dans la rue, nous le ferons", a soutenu la dame. Dans la foulée, le colonel à la retraite Babacar Diouf, parent d'élèves, a aussi a confirmé que le Groupe Yavuz Selim a rempli son cahier de charges.
Prenant la parole, Mamadou Lamine Dianté, coordonnateur du Grand cadre des syndicats d’enseignants, a noté la diversification de l’offre de formation par l’établissement qui prend ainsi en compte les recommandations des Assises de l’éducation nationale organisées en août 2014.

Mamadou Ndoye, censeur du collège Bosphore (Yavuz Selim), Me Massokhna Kane de Sos consommateur, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (Lsdh), Mamadou Gningue, président de la Conférence des établissements privés d'enseignement supérieur du Sénégal, et l’imam Tahir Fall de la Fondation Serigne Pire Khaly Amar Fall ont déclaré que la fermeture de ce groupe scolaire serait une forfaiture sans précédent. Les députés Ndèye Awa Mbodji, Coumba Hamidou Dème et Cheikh Tidiane Ndiaye ont réitéré leur soutien au Groupe Yavuz Selim.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

Les acteurs de la lutte contre le tabac réclament la signature des deux arrêtés qui permettront l’application effective  de la loi anti-tabac. Les responsables du Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt) ont promis que ces arrêtés seront bientôt signés.

La loi anti-tabac a été votée en mars 2014. Son décret d’application a été promulgué, en août 2016, par le chef de l’Etat avant d’être publié dans le Journal officiel. Malgré tout cela, l’application de cette loi fait face à des contraintes de tout ordre. Parmi elles, les acteurs évoquent l’absence de deux arrêtés que le ministère de la Santé et de l’Action sociale doit finaliser. L’un des textes concerne les avertissements sanitaires qui devaient occuper 80 % de la surface du paquet de cigarettes et l’autre a trait à la matérialisation portant interdiction de fumer dans les lieux publics.

Selon Mamadou Bamba Sagna, chargé de programme au Ctfk, une Ong basée à Washington Dc et appuyant la lutte anti-tabac en Afrique, particulièrement au Sénégal, sans ces deux textes, il sera difficile de voir l’effectivité de la loi anti-tabac dans notre pays. Il a soutenu que ces deux arrêtés bloquent, pour le moment, l’application de la disposition anti-tabac. M. Sagna s’exprimait lors des travaux de l’atelier sur la stratégie de mise en œuvre  de la loi anti-tabac au Sénégal.

Cet atelier, qui se tient du 12 au 15 décembre, à Saly, est organisé par Compaign for tobacco free kids (Ctfk), en collaboration avec la Ligue sénégalaise de lutte contre le tabac (Listab) et l’Association prévenir, à l’intention des juristes, des douaniers, des députés, des représentants des différents ministères et des médias. Les acteurs nourrissent tout de même l’espoir de voir les autorités accéder à leur requête, d’autant plus que d’après des informations recueillies auprès du Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt), le ministère de la Santé est sur le point de signer les deux documents. « Si ce n’est pas déjà fait », a fait savoir le chargé de programme au Ctfk. Au juste, le chef du bureau de la législation du ministère de la Santé, Mactar Bâ, a confirmé que les deux textes ont été transmis à la Primature pour numérotation.

« On s’attend à ce que les deux arrêtés soient disponibles avant la fin de l’année. C’est un blocage institutionnel. Avant, on voyait que l’industrie du tabac était  derrière tout ce blocage. Mais, cette fois-ci, ce sont des aspects administratifs qu’il faut finaliser », a indiqué M. Sagna, regrettant le  non-respect de la disposition interdisant de fumer dans les lieux publics comme les hôtels, les bars, les restaurants, mais aussi  dans des entreprises comme dans les transports.

Réagissant par rapport à ce point, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, Oumar Bâ, a affirmé que ces deux arrêtés seront bientôt signés. A son avis, c’est une question de jours. « C’est pratiquement fait », a-t-il assuré. M. Bâ a aussi informé que les hôteliers afficheront, dans les prochains jours, une pictographie mentionnant des espaces interdits de fumer dans des hôtels. « Nous allons les produire et les remettre aux hôteliers, même si la loi ne le prévoit pas », a-t-il prévenu. Ces supports doivent, selon lui, être visibles tout en indiquant aux clients les espaces où il est autorisé de fumer.

 

 

Eugène KALY

La 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, un mouvement qui vise à améliorer les progrès dans la Planification familiale dans les 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest, s’est achevée hier à Abidjan. Les jeunes, placés au centre des échanges, sont désormais considérés comme le moteur de la phase d’accélération des progrès (2016-2020). Ainsi, ils doivent être pris en compte dans les stratégies développées par chaque pays.

(ABIDJAN) - « Les pays s’engagent à mettre en œuvre leurs plans d’actions et à atteindre les objectifs fixés, mais surtout à prendre en compte les jeunes dans les programmes », a soutenu le Dr Adamou Kémou, directrice de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé publique du Niger. Elle s’exprimait, hier, au nom des représentants des 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo), à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan, Côte  d’Ivoire, 12-14 décembre 2016). Elle est, en effet, convaincue que « le changement ne peut venir que des jeunes. Les barrières ne peuvent être levées que par les jeunes. Donc, il faut les former et renforcer leurs capacités ». Mieux, a estimé Perri Sutton de la Fondation Bill et Melinda Gates, « les jeunes sont le moteur de la phase d’accélération de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone ».

D’ailleurs, c’est parce qu’ils souhaitent leur intégration effective dans les programmes de contraception qu’ils sont au centre de cette rencontre qui a pour thème : « Promouvoir la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes ». Après l’appel pressant pour une révolution contraceptive qu’ils ont lancé lors de la cérémonie d’ouverture, les jeunes réclament des actions concrètes. « Nous voulons que tous les messages que vous avez délivrés à notre endroit se convertissent en actes », a souligné Samuel Koné, jeune ambassadeur de la santé de la reproduction et de la planification familiale en Côte d’Ivoire. Selon lui, cette réunion constitue un point de départ pour une implication effective des jeunes dans les programmes de santé de reproduction dans les différents pays. Une préoccupation prise en compte par les pays à travers leurs représentants, les Organisations de la société civile et les partenaires qui ont réitéré leur souhait de renforcer l’implication des jeunes, mais aussi des religieux, pour que les progrès soient suffisants à l’heure du bilan.

Repenser les stratégies en faveur des jeunes
A ce niveau, Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo), a déclaré qu’il faut « repenser les stratégies, pour que les jeunes aient accès à la contraception, mais de manière responsable ». Selon elle, faire des jeunes des moteurs pour l’accélération des progrès dans la planification familiale suppose les écouter. « Ils ont développé un plan d’actions, des pistes de réflexion. Nous allons les examiner pour voir comment les mettre en œuvre ».

Dans ce cadre, « nous avons mis en place un « think tank » (groupe de réflexion) avec des experts qui vont travailler avec les jeunes afin de développer des stratégies », a informé Mme Sy, annonçant que les axes d’intervention au profit des jeunes seront intensifiés, de même que les stratégies pour que cette cible puisse accéder, de manière responsable, à la contraception. « Nous allons aussi continuer à discuter avec les communautés, aussi bien avec ceux qui sont favorables à la planification familiale qu’avec ceux qui sont contre. Le plus important est que cela se fasse dans le respect de nos valeurs », a-t-elle ajouté.

De l’avis de Perri Sutton, il est même nécessaire d’intensifier les interventions à l’échelle nationale et régionale. Elle a fondé sa proposition sur le fait que les progrès accomplis doivent être poursuivis, mieux, accélérés. « Nous sommes sur la bonne voie, mais pas sur la trajectoire nécessaire pour atteindre nos objectifs », a-t-elle argumenté. Pour cette raison, Mme Sutton a invité les pays à intensifier leurs interventions en 2017 pour combler l’écart et respecter ainsi les engagements pris dans les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou qui veut recruter, d’ici à 2020, 2,2 millions de nouvelles utilisatrices additionnelles de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone. « Je suis optimiste sur la possibilité de pouvoir atteindre cet objectif, car nous n’avons pas le choix », a-t-elle ajouté.

Pour engager davantage le Partenariat de Ouagadougou sur la dynamique de progrès enclenchée dans les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest dans le domaine de la planification familiale, Perri Sutton a symboliquement remis une pédale à la directrice de l’Ucpo. Un motif supplémentaire pour que le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire appelle tous les pays à « accorder une priorité à la planification familiale, gage d’un développement harmonieux ».

Sur 12 finalistes retenus au concours de dissertation de la Fondation United bank for Africa (Uba), les huit sont des filles. Un brillant succès des filles qui a été salué à l’occasion d’une cérémonie de remise de diplômes mardi dernier à Dakar. Les trois premières reçoivent une bourse d’études.

Elève en classe de 1ère au lycée de Sokone, mademoiselle Sadio Sow est arrivée en tête de la troisième édition du concours de dissertation 2016 organisé par la Fondation Uba. Elle est suivie de Adja Fatou Kiné Fall de l’institution Notre Dame et de Absa Amar du lycée John Kennedy. Sur les 12 finalistes qui ont disserté sur le sujet « Qui est responsable de la violence sociale ? » on note une excellente performance des filles, les garçons n’ayant obtenu que quatre places. La finaliste arrivée première, mademoiselle Sow, tenant fièrement son brillant trophée, reçoit une bourse d’études de 2,8 millions de FCfa alors que la deuxième et la troisième auront respectivement 2 millions et 1,2 million de FCfa en guise de soutien à leurs études. Chacun des 12 finalistes a reçu un diplôme et un ordinateur portable.

Ces bourses sont « une source de motivation », a estimé Ibnou Samb, secrétaire général d’Uba Sénégal, hier à Dakar, au cours d’une cérémonie réunissant les finalistes et leurs proches. Le concours entre dans le cadre du programme « L’Afrique lit » à l’intention des lycées du Sénégal dont l’ambition est de redonner le goût de la lecture aux élèves. Plus de 1020 élèves ont participé à la présélection en dissertant sur le sujet « Faire preuve d’obéissance signifie-t-il renoncer à sa liberté ? » Ce qui démontre « l’engouement progressif » de ce concours, a ajouté M. Samb. Selon Ijeoma Aso, directrice de la Fondation Uba, ce geste, qui entre dans le cadre de la responsabilité sociétale (Rse) du groupe bancaire nigérian, est réalisé à partir des profits pour appuyer les meilleurs élèves. Une initiative « salutaire », selon M. Niang, membre du jury.

Le sujet de dissertation, a-t-il expliqué, est à la fois philosophique et littéraire ; ce qui a poussé le jury à accepter les approches analytique, dialectique et thématique. M. Niang a rappelé aux finalistes que leur travail est « un tout petit pas » dans leurs études littéraires. La représentante du ministère de l’Education, Mme Fall, a salué l’initiative de Uba et invité les autres entreprises à s’en inspirer pour le développement de l’éducation en Afrique. A son avis, « les trois prix témoignent de la volonté de la Fondation de redonner aux jeunes africains le goût de la lecture ». Marraine de l’édition, Fatou Sarr Sow, enseignante, a embouché la même trompette en lançant un appel à la Rse, espérant que cette initiative « fera tache d’huile ». Elle a estimé que toute organisation doit tenir ce genre d’activités, car « les études ont un coût » qui n’est pas toujours à la portée de tous les parents. Mme Sow a salué la percée des filles dans ce concours, appelant au passage tous les finalistes à persévérer dans la suite de leurs études.

 

M. CISS

Créée il y a seulement un an, l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc) compte actuellement près d’un million de bénéficiaires enrôlés par 671 mutuelles de santé communautaire.

Cette information, fournie par André Demba Wade, a tout le poids de la crédibilité. Ce dernier étant le coordonnateur de l’organisation belge de la  Micro-assurance mutuelle de santé (Masmus) et de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire (Unamusc). Il a indiqué que ces bénéficiaires sont issus de 11 unions régionales représentant l’ensemble des 45 unions départementales de mutuelles de santé communautaire à l’échelle du Sénégal. « En attendant d’étendre le programme aux trois autres régions que sont Tambacounda, Matam et Kédougou,  des actions ont été menées pour les accompagner dans la mise en place d’unions régionales », a laissé entendre M. Wade.

C’était au cours d’un atelier d’auto-évaluation du plan stratégique de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire tenu à Thiès. Ladite union compte un million d’adhérents. Ce large éventail de mutuelles est un atout de l’Unamusc qui joue un rôle clé dans la mise en œuvre de la politique de la Couverture maladie universelle (Cmu). « L’Union a amélioré son positionnement dans le processus de mise en œuvre de la Couverture maladie universelle, aidée en cela par son partenaire technique et financier, l’organisation belge de Micro-assurance mutuelle de santé, grâce à qui une reconnaissance juridique lui a été accordée en décembre 2015 », a informé le gestionnaire du programme de solidarité mutualiste de la Belgique, Hilère Ngongong.

Il a également affirmé : « L’Union est reconnue comme interlocutrice de l’Agence de la Cmu  à travers les mutuelles de santé et les représente dans les instances d’élaboration de propositions de conventions avec les différents partenaires comme le ministère de la Santé et de l’Action sociale et les partenaires techniques et financiers ». Le président de l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire, Demba Mame Ndiaye, a tiré un bilan positif de deux ans d’existence de la structure. Celle-ci  est parvenue, par l’intermédiaire de ses membres, à avoir des partenaires qui l’accompagnent dans l’exécution de son plan d’action stratégique. Elle dispose aussi d’un siège à Kaolack avec une équipe technique qui assure la coordination des activités.

Pourtant, tout n’est pas rose pour l’Union nationale des mutuelles de santé communautaire qui manque d’équipements et de mobiliers pour son fonctionnement. Il s’agit notamment  du matériel informatique (imprimante, de machine pour la photocopie),  de l’accès à Internet et du téléphone. C’est pourquoi les responsables sollicitent le renforcement des contributions financières des partenaires, la contractualisation d’un comptable et d’un spécialiste en capitalisation et analyse de données. Du reste, le président de l’Union mise sur les prochaines journées de la mutualité pour enrôler davantage de Sénégalais d’ici à la fin de l’année 2017.

 

 

Mohamadou SAGNE

L’Association des volontaires pour la redistribution des ressources (Av2r), basée à Hann, a organisé, le week-end dernier, une randonnée pédestre dans le but de sensibiliser les populations à la préservation de nos écosystèmes.

Cette randonnée écologique est la première activité organisée par l’Association des volontaires pour la redistribution des ressources  (Av2r). Tout est parti d’un constat et d’une prise de conscience : l’Etat ne peut pas tout faire. Le développement durable incombe à tous. Ce sont autant d’arguments qui ont poussé les jeunes de Hann-Bel Air à dérouler des activités afin de participer à l’effort de développement. C’est ainsi que l’idée d’organiser cette journée de randonnée « écologique » a été émise.

Selon le président de l’association, Famara Mandiang, l’objectif de « Av2r » vise à promouvoir les valeurs de solidarité surtout chez les jeunes générations, pour construire un Sénégal solidaire. M. Mandiang a estimé que le Parc de Hann est le seul poumon vert de Dakar, par conséquent, il est impérieux de le sauvegarder.

« C’est ce qui explique le choix du site pour sensibiliser les populations sur l’importance de l’environnement dans la préservation de  la santé des êtres humains. Nous mettons aussi à profit cette marche pour attirer l’attention des populations sur les dangers des déchets plastiques », a-t-il prévenu.

De l’avis de Cheikh Ahmadou Bamba Sèye, secrétaire général de l’« Av2r », cette première édition est placée sous le signe des deux « SS », c’est-à-dire santé-solidarité.Le major Abdourahmane Ndiaye, représentant le commandant du Parc de Hann, s’est félicité de cette initiative des jeunes qui prend en compte l’amélioration du cadre de vie et de la protection de la santé des populations de la commune de Hann et des environs. Il a assuré que la direction du parc soutiendra toutes les initiatives qui contribueront à éveiller davantage la conscience écologique des citoyens. Un des responsables de l’association, Mamadou Niang, s’est réjoui de la mobilisation des partenaires comme les institutions scolaires, les clubs de randonneurs, la Croix-Rouge et l’hôpital pour enfants de Diamniadio.

Cette randonnée « écologique », couplée au ramassage des déchets plastiques, sera suivie par un grand concert prévu le 29 décembre au stade Iba Mar Diop. Les recettes de cette manifestation seront consacrées à la construction d’une salle de classe à l’école maternelle de Gorom 1, dans la commune de Bambilor.

 

Pape  Coly NGOME

« Nous souhaitons l’intensification des financements et leur alignement aux priorités nationales », déclare Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo), qui a magnifié l’engagement des Partenaires techniques et financiers (Ptf) à côté des Etats membres du Po. Selon elle, de 2012 à 2016, l’appui des bailleurs de fonds est passé de 80 à 126 millions de dollars.

« Il y a une progression qui montre que les partenaires financiers ont tenu leurs engagements et s’alignent sur la priorité des pays », indique-t-elle, citant 2 nouvelles initiatives de financement en faveur des pays du Partenariat de Ouagadougou. Il s’agit précisément du projet régional Démographie et santé sexuelle et de la reproduction  (Desman) et de l’initiative de la Fondation Bill et Melinda Gates qui sera lancée prochainement. « En 2017, nous allons tout faire pour mobiliser plus de financements », promet-elle.

 

Bien, mais peut mieux faire ! C’est la note qu’on pourrait attribuer aux 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest dans leurs stratégies de promouvoir la planification familiale. Certes, des progrès sont relevés dans cette région, où sont enregistrés les plus faibles taux de prévalence contraceptive dans le monde, mais ils doivent être soutenus pour espérer atteindre les objectifs fixés pour 2020.

(ABIDJAN) - En 2016, 92.000 grossesses non désirées ont été évitées dans les 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest. Aussi,  30.000 avortements à risque ont pu être empêchés dans la même année, de même que 350 décès maternels. Ces informations ont été livrées, hier, lors de l’ouverture de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan : 12-14 décembre 2016). Une initiative mise en place en 2011 pour accélérer les progrès dans la planification familiale dans les 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).

Ces résultats sont consécutifs à l’enrôlement de plus en plus important des femmes dans les programmes de planification familiale au niveau des pays ciblés. « Chaque année, on note une augmentation du nombre de femmes utilisatrices de la planification familiale. Grâce aux gouvernements et aux Organisations de la société civile, 375.000 femmes additionnelles ont été dénombrées en 2016 », renseigne Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo).

Dans le même sillage, souligne Kouadio Raoul, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Côte d’Ivoire, empêchée, « le Po a permis aux pays de l’Afrique de l’Ouest francophone d’impulser une dynamique réelle et collective aux questions liées à la planification familiale ».

274.000 utilisatrices à atteindre
Même si Fatimata Sy est consciente de ces progrès, elle estime que les efforts fournis doivent être poursuivis pour espérer atteindre l’objectif des 2,2 millions d’utilisatrices supplémentaires des produits contraceptifs modernes d’ici à 2020. Pour le moment, fait-elle constater, il y a un écart de 274.000 utilisatrices à combler.
Pour maintenir la dynamique enclenchée durant la première phase d’exécution du Partenariat de Ouagadougou (2012-2015),  Mme Sy invite à « accélérer la cadence de mise en œuvre des actions » en mettant en avant les stratégies les plus porteuses.

C’est ainsi que, dans l’élaboration de la deuxième génération des Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf), comme c’est le cas présentement au Burkina Faso et au Sénégal, elle souhaite qu’on intègre les jeunes. D’ailleurs, cette cible est au cœur des préoccupations de cette rencontre axée sur le thème : « Promouvoir la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes ».

De l’avis de la directrice de l’Ucpo, il est important de « revisiter notre système de santé pour voir comment satisfaire la majorité que constitue les jeunes dans nos pays ». Surtout que la jeunesse de la sous-région ouest africaine est déjà très organisée avec une coalition, des plateformes d’échanges à travers les réseaux sociaux, entre autres, cite-t-elle tout en insistant sur la nécessité d’intégrer les jeunes. « Les pays du Partenariat de Ouagadougou doivent mettre l’accent sur les services destinés aux jeunes », affirme Fatimata Sy. Cette invite répond ainsi aux préoccupations des jeunes présents à cette rencontre et qui plaident pour leur intégration effective dans les programmes au niveau de leurs pays respectifs.

« Nous souhaitons un accompagnement dans toutes nos actions. Nous ne voulons plus voir des jeunes sœurs décédées à cause des grossesses », lance une jeune ambassadrice du Bénin aux participants à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Les jeunes ambassadeurs des autres pays membres se sont ainsi succédé pour revendiquer leur intégration effective dans les programmes, leur accès aux produits contraceptifs, des services de santé de la reproduction conviviaux, la réduction des coûts des produits contraceptifs, l’institutionnalisation de la gratuité des produits contraceptifs, l’enseignement obligatoire de l’éducation sexuelle à l’école… « La révolution contraceptive a sonné », clament-ils.

D’ailleurs, estime Saidou Kaboré, représentant de l’Unfpa (Fonds des Nations unies pour la population), « la révolution contraceptive est un des axes pour améliorer la planification familiale ».

Poursuivant, il souligne qu’il y a un besoin réel de répondre aux besoins de contraception des jeunes. Dans ce cadre, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Côte d’ivoire déclare : « Nous avons tous là une occasion pour identifier les questions stratégiques clés, les bonnes pratiques novatrices communes destinées à mieux juguler les problèmes de grossesse en milieu scolaire, de santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents, du dividende démographique et de la planification familiale ».

La construction de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr a dépassé la phase des contraintes financières. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et la Banque africaine de développement (Bad) ont signé, hier, une convention de 42,637 milliards de FCfa qui boucle son financement. C’était en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le représentant-résident régional de la Banque africaine de développement (Bad) ont signé, hier, une convention de financement. Cet acte hautement symbolique ouvre une belle perspective pour la couverture des besoins en eau. C’est le dernier acte de mobilisation des financements pour la construction de la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3). « Nous venons de procéder, avec le gouvernement du Sénégal, à la signature d’un accord de prêt de la Bad d’un montant de 65 millions d’euros (42,637 milliards de FCfa) qui permettra de renforcer l’alimentation en eau pour multi usages sur l’axe Louga-Thiès-Dakar », a déclaré Adalbert Nshinyunuremyi, le représentant-résident qui s’exprimait au nom du président de la Banque africaine de développement, Adesina Akinwumi Ayodeji.

L’apport de la Bad a tout son poids dans la réalisation de l’usine. Son appui financier complète le coût global du projet qui  s’élève à 416 millions d’euros, soit environ 272 milliards 878 millions de FCfa. « La Bad rejoint ainsi le cercle restreint des partenaires de notre pays qui peuvent s’enorgueillir d’avoir apporté leur contribution déterminante dans la résolution de la lancinante question de l’alimentation en eau potable, notamment de la région de Dakar », a souligné  le ministre Amadou Bâ. Faudrait-il le rappeler, en plus de la Bad, la Banque mondiale, l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et  la Banque islamique de développement participent aux opérations de financement de ce projet. La construction de cette troisième usine est à verser dans le compte des solutions viables à l’approvisionnement en eau de Dakar et à l’évolution croissante d’une demande.
 
Accès équitable à l’eau
« Ce projet, qui permettra de mobiliser à terme 200.000 m3 par jour, est une réponse stratégique à la forte demande en eau de Dakar et des nouveaux pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose », a souligné le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, ajoutant que la mise en service de Kms3 en 2021 facilitera le raccordement d’environ 610.000 personnes supplémentaires au réseau d’eau potable et de réduire les prélèvements des nappes souterraines en privilégiant l’exploitation des eaux de surface.

« Outre la dimension genre, Kms3 consacre également un accès plus équitable à l’eau grâce à la connexion des localités situées le long de la conduite. Cette nouvelle disposition traduit la prise en charge d’une préoccupation du chef de l’Etat, Son Excellence Macky Sall », a relevé M. Faye.  Ce projet cadrant avec le Plan Sénégal émergent (Pse), donnera un coup de fouet aux activités industrielles et à la production agricole dans sa zone d’implantation. Il aura des effets d’entraînement sur plusieurs domaines de la vie active sans oublier la réduction des inégalités en termes d’accès.

3 millions de bénéficiaires
Le nombre d’agriculteurs, de maraîchers, de commerçantes de légumes et fruits qui bénéficieront des retombées est estimé à environ 20.000 producteurs. « Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à 3 millions de personnes et vivent dans les zones rurales environnantes du Lac de Guiers, dans des localités situées le long de la conduite de transport d’eau de l’usine de traitement, dans les zones de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar et du Pôle urbain de Diamniadio », a rapporté le représentant-résident de la Bad.

L’enveloppe de la Bad servira, entre autres, à la construction de divers ouvrages de transport et de stockage, et à la pose des branchements sociaux. Le volet financé par cette institution financière, a précisé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, concerne la pose d’une conduite de transport, la réalisation de réseaux d’adduction et de distribution, la construction de trois réservoirs de distribution, la pose de branchements sociaux ainsi que la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation et de renforcement des capacités.

Le voile a été levé sur le processus de mise en œuvre. A la date d’aujourd’hui, les études techniques sont terminées, la phase de préqualification des entreprises est bouclée pour les canalisations et les premiers marchés seront attribués d’ici la fin du premier trimestre de 2017. « La libération des emprises est un préalable à la pose des conduites. La mise en œuvre du plan d’actions de réinstallation des personnes affectées par le projet démarrera incessamment », a annoncé Mansour Faye. Le dédommagement précédera le démarrage des activités.

L’implication des populations dans la mise en œuvre du Projet de dépollution de la Baie de Hann est au centre de la démarche de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Le Secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara, a remis, il y a quelques jours, des jeux de maillots aux Asc des quartiers situés le long de la Baie de Hann. Le démarrage des travaux est prévu à partir du deuxième semestre de 2017.

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a remis des lots de maillots aux Asc des quartiers riverains de la Baie de Hann. Au-delà de l’appui, il faudra voir l’implication des populations dans la mise en œuvre de ce projet. La participation et l’implication des populations en amont assurent, dans la plupart des cas, l’appropriation du projet. C’est pour cela que l’Onas a inscrit la remise des jeux de maillots dans leur approche. « Les Asc sont un levier pour nous de maintenir la communication avec les populations. La sensibilisation et l’information restent une priorité dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet », a rappelé le secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara. Aujourd’hui, des étapes décisives sont franchies dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui a pour finalité de redonner à la baie son passé perdu. « Le projet avance. Les travaux pourraient démarrer à partir du deuxième semestre de 2017 », a indiqué M. Camara. Le Projet de dépollution de la Baie de Hann, financé par l’Agence française de développement (Afd) et la Banque européenne d’investissement (Bei) à hauteur de 34, 440 milliards de FCfa, redonnera à cet écosystème fragile son lustre d’antan. Les riverains de Hann jusqu’à Mbao en passant par Thiaroye sur Mer auront un cadre de vie plus attrayant.  

Rappelons qu’il est prévu la construction  d’une station d’épuration de 25.000 m3/j, d’un émissaire marin de 3 km, d’un intercepteur de 13 km et d’un réseau secondaire et tertiaire de 45 km. Les autres composantes des travaux sont la réalisation de 7 stations de pompage, la pose de 10.000 branchements sociaux et l’assèchement du canal 6.

I. SANE

L’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) vient d’intégrer le Conseil d'administration du Forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture. Cette instance regroupe les universités africaines à vocation agricole comme l’Ussein. Selon un communiqué de presse, cette admission comme membre à part entière du Conseil d’administration a été notifiée le 28 novembre dernier. Cela, suite à l'assemblée générale annuelle de Ruforum qui s'est tenue, le 18 octobre dernier, à l’occasion de la cinquième édition de la Semaine de l’enseignement supérieur en Afrique et de la Conférence biennale du Forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture qui a eu lieu du 17 au 21 octobre 2016 à Cape Town, en Afrique du Sud.

« En tant que membre à part entière, l’Ussein bénéficiera des programmes de formation, d'accès à des fonds de subvention et aura le plein droit de vote », note le communiqué. Il ajoute que la Conférence a affirmé l'engagement du réseau du Ruforum et des partenaires à promouvoir un enseignement supérieur africain qui génère des innovations agricoles contextualisées pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

« Les Recteurs des universités Ruforum ont lancé le programme d'assistanat d'enseignement supérieur (Gta) qui vise à intensifier la formation doctorale pour leur personnel universitaire. Ils se sont engagés à former 325 étudiants de niveau doctorat à travers le programme du Ruforum « Graduate teaching assistanship programme » dans le cadre du renforcement du personnel enseignant, avec des docteurs qualifiés.

Oumar NDIAYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.