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Actualités (1883)

Face aux difficultés rencontrées dans la préservation du Parc national du Niokolo Koba, le président de la République, Macky Sall, a décidé d’inscrire ce dernier dans le Partenariat public-privé (Ppp) tout en mettant un accent particulier sur la participation des populations. Cela, pour mettre fin aux convoitises des personnes peu scrupuleuses qui hypothèquent cette richesse par le braconnage et l’exploitation illégale du bois, notamment le rônier et le vène. Concrètement, les populations seront partie prenante du conseil de la Fondation du Niokolo Koba qui est en cours de création.

Pour le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Tambacounda possède également un joyau d’une superficie de plus de 913.000 hectares sur les 3 régions que sont Tambacounda, Kédougou et Kolda. « Je veux parler du Parc national du Niokolo Koba, avec son paysage riche et varié, où se concentrent presque toutes les espèces végétales et animales des savanes de l’Ouest africain ». Inscrit comme site du Patrimoine mondial et réserve de la biosphère par l’Unesco, ce parc compte près de 350 espèces d’oiseaux et 80 espèces de mammifères, plus de 40 espèces de reptiles ainsi que des hippopotames et crocodiles dans les cours d’eau. L’autre particularité de ce parc est qu’il abrite des espèces mondialement menacées, telles que les éléphants, l’élan de derby, le chimpanzé, le lion d’Afrique de l’Ouest et le lycaon. « Malheureusement, cette richesse est convoitée par des personnes peu scrupuleuses et nos services luttent en permanence contre le braconnage et l’exploitation illégale du bois, notamment le rônier et le vène », a asséné Abdoulaye Baldé.

L’autre joyau naturel qu’il a cité, c’est la chute d’eau de Dindéfélo, près de la ville de Kédougou, qui tombe d’une hauteur de 100 mètres toute l’année, au milieu d’une végétation luxuriante. A son avis, « nous avons l’obligation de préserver ces beautés dont la nature a bien voulu nous gratifier pour les générations à venir ».

Pour extraire l’or, les orpailleurs utilisent du cyanure et du mercure. Le cyanure dissous dans l’eau est mortel, mais il est rapidement détruit par les ultra-violet (Uv) lorsqu’il reçoit les rayons du soleil. Le mercure, lui, est un métal qui ne se détruit pas. Il est assimilé par l’organisme humain et s’accumule jusqu’à laisser apparaître des troubles graves de santé pouvant aller jusqu’à la mort. Ce mercure, utilisé par les orpailleurs, se retrouve dans les cours d’eau comme la Falémé, affluent du fleuve Sénégal, qui se déverse lui-même en mer en aval du barrage de Diama, lors des crues. Les zones contaminées peuvent donc s’étendre loin des sites d’orpaillage. A cela, il faut ajouter la pollution atmosphérique due au chauffage de l’amalgame pour extraire l’or.

Pour le ministre de l’Environnement et du Développement durable, un inventaire récent (début de l’année 2017) montre que l’orpaillage utilise près de la moitié du mercure utilisé, toutes activités confondues, sur le territoire national. « Fort de cet inventaire, mené par le ministère chargé de l’Environnement, nous travaillons actuellement avec certains orpailleurs pour développer une méthode d’extraction d’or sans mercure qui commence à donner des résultats très intéressants sur le site pilote de Bantako, dans la région de Kédougou. Nous allons continuer dans ce sens dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de Minamata, ratifiée par le Sénégal le 3 mars 2016 et dont la première conférence des parties (Cop) aura lieu à Genève en septembre 2017 », a indiqué M. Baldé.

L’orpaillage est également à l’origine d’une déforestation extrême, liée à la coupe abusive des arbres pour étayer les galeries pouvant descendre jusqu’à plus de 50 mètres de profondeur, détruisant ainsi les sols.

P. D. SIDIBE

La relation est dans un état de détérioration très avancé, mais il est encore possible de sauver le mariage entre l’homme et la nature. En tout cas, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise), à travers un panel, tenu samedi dernier, a sensibilisé sur la nécessité de rapprocher l’homme de la nature pour un développement durable, surtout des villes.

Si cette pression se poursuit, le divorce entre l’homme et la nature sera définitivement prononcé sous peu. Les scientifiques sont presque unanimes là-dessus. Pour éviter cette situation, la communauté internationale essaie de « rapprocher les gens de la nature » comme le stipule le thème choisi, cette année, pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. Il incite, selon le directeur du cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable (Meed), Souleymane Diallo, à réfléchir sur les interrelations entre l’homme et la nature. Mais aussi d’entreprendre des actions vigoureuses pour réduire les impacts des phénomènes anthropiques sur les espèces de faune et de flore sauvages en particulier et sur l’environnement en général.

Adaptant ce thème international aux réalités inhérentes à la marche du pays, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) s’est penché, samedi dernier, sur « Des villes vertes pour un développement durable : cas de Diamniadio ». L’objectif est d’attirer l’attention du public sur des problèmes d’environnement dans ce contexte de promotion de villes vertes au Sénégal. Le Pr Bienvenu Sambou, directeur de l’Ise, n’y est pas allé par quatre chemins. Selon lui, il y a bel et bien un divorce entre l’homme et la nature qui est sa mère, mais c’est l’homme qui en est responsable.

Perturbation des équilibres naturels
« Aujourd’hui, là où on ne trouve que du béton, à l’origine, c’était la nature. Dakar est une ville sans espaces verts. Le peu de verdure qui nous reste est la forêt classée de Mbao et le site du technopôle qui sont, aujourd’hui, agressés de tous bords. Pour les plages, si la tendance se poursuit, les générations futures risquent de ne pas les connaître. Conséquence : certains Dakarois quittent la capitale le week-end pour aller chercher la nature ailleurs », s’est alarmé l’universitaire. Pour Souleymane Diallo, une perturbation des équilibres naturels affecte à la fois la qualité de l’environnement et les modes de vie des populations. « Nous devons alors veiller au maintien des équilibres et bannir toute action mettant à rude épreuve la résilience de nos écosystèmes, la disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation durable des ressources naturelles, au bénéfice des générations actuelles et futures », a soutenu le Dc du ministre de l’Environnement qui a salué le rôle d’alerte, de sensibilisation et l’esprit d’innovation dont fait preuve l’Ise. Pour sa part, le président de l’Association des diplômés de l’Ise (Adise), Dr Diomaye Dieng, a invité les populations à adopter des modes de production et de consommation durables pour permettre aux générations futures d’avoir aussi accès à un partage équitable des ressources tout en améliorant notre qualité de vie.

« Dans cette ère nouvelle marquée par les acquis et perspectives de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat et la volonté manifeste des Etats-Unis de se désengager de cet accord historique, nous devons agir non seulement pour la sensibilisation et la prévention des risques, mais aussi pour la gestion des catastrophes. En un mot, nous devons agir pour la survie de l’humanité », a indiqué le conseiller technique au Medd.

Ndiol Maka SECK

La Mutuelle d’épargne et de crédit de Pout a offert au district sanitaire de ladite localité une ambulance médicalisée. Le coût est évalué à 5,5 millions de FCfa.

Le district sanitaire de Pout vient d’être doté d’une ambulance médicalisée flambant neuve. Le don est de la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de la localité. Selon Malick Ndiaye, président du Conseil d’administration de la Mec, une enveloppe de 5,5 millions de FCfa a été dégagée pour l’acquisition de cette ambulance.

Le geste a été salué, samedi dernier, par les nombreux intervenants à la cérémonie de remise des clés de l’ambulance en marge d’une conférence organisée par les membres de la mutuelle et portant sur « Microfinance et développement : cas de la Mutuelle d’épargne et de crédit de Pout ». La rencontre était animée par Ibrahima Lô de l’Unacois/Def.

Le président du Conseil d’administration de la mutuelle a, à l’occasion, exposé les résultats satisfaisants enregistrés de leur structure. Ce qui, à son avis, a permis, « à coté des crédits alloués pour le financement des activités des sociétaires, à la mutuelle d’étendre ses activités, notamment à caractère social et humanitaire et qui ont un impact direct sur la communauté ».
Le district sanitaire de Pout polarise les trois communes de Keur Mousseu, Djender et Pout. « l’ambulance vient ainsi résoudre une nos de principales préoccupations », a d’emblée fait remarquer le maire de la ville, Moustapha Sarr. Il s’est réjoui, tout comme la présidente du Comité de santé, Mme Fatou Sow, de ce geste de haute portée humanitaire qui devrait faciliter les références éventuelles.

M. Sarr a évoqué le manque de ressources des collectivités locales, dont celle de Pout, à qui la compétence santé est transférée, mais dont les fonds alloués ne suffisent pas pour des investissements similaires.

La Mec de Pout, depuis sa mise en place, en 1997, a enregistré de bons résultats. « Au 31 décembre dernier, les résultats de l’exercice 2016 étaient arrêtés à 10,5 millions de FCfa », a fait noter Mme Seynabou Ndiaye, la gérante de la mutuelle. Elle a ajouté que « les fonds propres au 31 mars dernier sont d’environ 80 millions de FCfa ». La mutuelle qui, au début, était ouverte aux commerçants, a été étendue à d’autres segments. Aujourd’hui, elle compte près de 3.000 membres, en majorité des femmes qui s’activent dans la commercialisation de produits locaux : agricoles, horticoles et fruitiers. Le conférencier a salué cette belle initiative d’organisation à travers la mutuelle qui permet d’épargner des ressources pour financer les activités des femmes et des jeunes afin d’amoindrir les souffrances des populations.

Mohamadou SAGNE

Thérèse Faye Diouf, directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, a annoncé une subvention annuelle au profit du Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) de Thiès. Un centre qui accueille des enfants ayant perdu leur autonomie et qui se trouvent dans une situation de dépendance totale.

Le Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) Anne Marie Mortier a reçu, le 31 mai 2017, la visite de la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpecp). Thérèse Faye Diouf a saisi l’occasion pour annoncer l’inscription, dans le budget de l’agence, d’une subvention annuelle au profit de ce centre. Elle a, sans doute, été envahie par la compassion et la tristesse qui touchent tout être qui visite ce centre et dont les plus fragiles ne manquent pas de verser des larmes. Ici, sont internés, toute la journée, de petits enfants qui ont perdu leur autonomie et se trouvent dans une situation de dépendance totale. Ce qui leur enlève toute possibilité de satisfaire eux-mêmes leurs propres besoins dont se nourrir, s’habiller, se déplacer, parler.

C’est à ces enfants que Mme Diouf était venue apporter la joie de vivre. Ce, à travers un appui pédagogique, matériel et financier en présence de leurs parents et des responsables du centre. Les pensionnaires étaient tout joyeux et tout sourire de recevoir ce don. Outre le matériel pédagogique et les produits d’hygiène, elle a remis une enveloppe d’un million de FCfa pour leur prise en charge.

Un terrain pour l’édification du centre spécial demandé
Ce geste de haute portée a été salué par la coordonnatrice du centre, Marie Françoise Sène, et la présidente de l’Association des parents d’enfants atteints d’Imc (Infirmité motrice cérébrale), Raby Fall Diallo. Elles ont toutes les deux lancé un véritable cri du cœur, afin qu’on accorde plus d’attention au centre pour lequel cet appui de l’Anpectp, comme l’a indiqué sa directrice, « permettra d’améliorer modestement la qualité des interventions, mais surtout les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants ». La directrice de l’Anpectp, qui a accepté d’être la marraine du centre que lui a proposé la coordinatrice, a félicité les responsables et encadreurs pour tous les efforts consentis pour assurer une prise en charge de qualité à cette couche vulnérable de la population, constituée, selon elle, aussi bien de pensionnaires du centre que d’enfants en situation de handicap qui n’ont pas la possibilité de fréquenter la structure.

Dans la foulée, le receveur du bureau de l’enregistrement des domaines et du timbre de Thiès, Babacar Pascal Dione, présent à la cérémonie, a remis, séance tenante, une enveloppe de 150.000 FCfa aux responsables de la structure en guise de participation individuelle, tout en s’engageant ensuite à les aider à disposer d’un terrain à usage d’édification du centre spécial destiné aux enfants.

Le centre est actuellement situé en plein cœur de la ville de Thiès, dans une villa sur l’avenue Birame Bèye sur la rue 16, au quartier Escale Sud. Aujourd’hui, sa capacité d’accueil est jugée trop petite pour pouvoir offrir, de manière régulière, la joie de vivre à des enfants atteints d’Imc et à leur assurer une prise en charge médicale.

Mohamadou SAGNE

Une approche pédagogique axée sur l’éducation sexuelle et la santé de la reproduction des adolescents est initiée par le Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) qui a formé plus de 30 professeurs relais techniques de Tambacounda et Kédougou. Pendant deux jours, ils ont suivi une formation afin de contribuer à lutter contre les Mutilations génitales féminines (Mgf) et les grossesses précoces.

Les Mutilations génitales féminines (Mgf) constituent une sérieuse menace pour la santé des filles et des femmes dans la région Tambacounda qui enregistre un taux de 75 %. Suffisant, selon Mademba Ndoye, coordinateur national du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep), pour initier une guerre totale contre ce fléau. C’est dans ce cadre que s’est tenue une session de renforcement des capacités à l’intention des professeurs relais techniques. Il s’agit, a expliqué M. Ndoye, d’une formation des enseignants relais techniques des régions de Tambacounda et de Kédougou. Trente professeurs relais techniques ont été ainsi choisis pour suivre la formation qui a duré deux jours. Ils ont, à cet effet, été capacités, d’une manière générale, sur les questions relatives à la santé sexuelle et, en particulier, la situation sur les Mgf dans les deux régions, a informé le coordinateur du Geep.

Pour lui, si les professeurs relais techniques sont ciblés, c’est parce que les études ont montré que ce sont les jeunes filles dans les écoles qui sont les plus touchées et qu’il urge de leur apporter des informations relatives au phénomène qu’elles vivent. Des personnes ressources du milieu de la santé, de l’éducation, entre autres, sont mobilisées pour que la session connaisse un grand succès, afin qu’une fois retournés chez eux, qu’ils aient suffisamment d’outils pour mieux faire face à la situation. Il s’agira surtout, une fois retournés dans leurs établissements respectifs, d’expliquer et sensibiliser les élèves et même les populations sur les dangers de telles pratiques reconnues néfastes pour la santé des filles et des femmes D’ailleurs, Mademba Ndoye a informé qu’il est prévu un Plan d’actions national dans lequel Tamba aura sa part et où il sera question de parler aux parents et aux religieux, pour que des décisions fermes d’abandonner ces pratiques néfastes soient prises, d’autant plus que les raisons sociales, religieuses et coutumières sont battues en brèche.

Les mariages et grossesses précoces étaient aussi introduits dans l’agenda de la formation. Aujourd’hui, concernant les grossesses précoces en milieu scolaire, la région est à seulement 5 % des cas notés. Elle se situe loin derrière Ziguinchor, Kolda, etc.

Toutefois, a fait savoir M. Ndoye, les premiers auteurs de ces grossesses demeurent leurs camarades élèves qui sont responsables à 30 %. Ils sont suivis des « jakartamen » (conducteurs de motos « Jakarta), des étudiants... Il a, en outre, souligné que la plupart des cas de grossesses notés sont dus à un manque d’information sur la sexualité.

En ouvrant la séance, Mme Awa Ndiaye Diop, adjointe au gouverneur, a tenu à féliciter les initiateurs de cette session de formation qui permettra de renforcer les capacités des professeurs relais techniques des clubs Evf des régions de Tambacounda et Kédougou.

Pape Demba SIDIBE

En tant que zone pilote dans le cadre du programme Initiatives à résultats rapides (Irr), Sangalkam s’est enrichi, dans le domaine de l’assainissement, de 2.300 nouveaux branchements sociaux en l’espace de 100 jours. Une performance partagée par les ministres Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), Diène Farba Sarr (Renouveau urbain, Habitat et Cadre de vie) et Viviane Laure Bampassy (Fonction publique) dont le département pilote le programme.

C’est un total de 2.300 branchements que les équipes de la Sones et de la Sde ont réussi à réaliser en l’espace de 100 jours dans la zone pilote de Sangalkam. L’annonce a été faite par le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye, à l’occasion de l’atelier de partage des résultats du programme Initiatives à résultats rapides (Irr). « Au bout de 100 jours, l’équipe a réalisé d’excellents résultats avec 2.000 branchements sociaux et 300 branchements ordinaires, soit 2.300 branchements au total », a expliqué le ministre à Rufisque.

Pour lui, avec de tels résultats, la mission assignée à ses services de ramener les délais réglementaires, du paiement jusqu’au branchement, de 15 jours à 10 jours est, aujourd’hui, accomplie. « Il s’agira, pour notre part, de dupliquer ces résultats vers d’autres zones tout en tenant compte des difficultés rencontrées, car l’allègement des délais de raccordement à l’eau constitue une bonne opportunité non seulement pour améliorer la performance administrative de nos services d’eau, mais également pour atteindre l’accès universel », a expliqué le ministre de l’Hydraulique.

Mansour Faye était à Rufisque avec les ministres de la Fonction publique (Viviane Bampassy) et du Renouveau urbain (Diène Farba Sarr). Ce dernier s’est même réjoui des brillants résultats obtenus par les services de son collègue de l’Hydraulique et de l’Assainissement. « Non seulement les équipes sont parvenues à réduire les délais de traitement et augmenter leur capacité de production, notamment en termes de branchement à l’eau et d’autorisation de lotir, mais elles ont aussi réalisé les actions attendues en usant de toute leur créativité et de leur énergie pour s’organiser, collaborer et s’adapter aux contraintes réelles du terrain », a dit M. Sarr.

Toutefois, il a rappelé les défis qu’il faut relever pour arriver à d’autres résultats probants. Il s’agit, selon lui, du renforcement des moyens humains et matériels dans nos administrations, de la mise en œuvre d’un plan de communication efficace et de la dématérialisation des procédures pour plus de diligence et de qualité dans le service rendu aux citoyens.

Maguette NDONG

Le ministère de la Formation professionnelle veut relever le défi de l’apprentissage avec le programme «Apprentissage rénové». C’est ainsi qu’il a remis à 10.000 jeunes artisans du matériel d’équipement d’une valeur de 30 millions de FCfa. La cérémonie de réception a eu lieu le 1er juin 2017.

Dix mille jeunes artisans, déjà recensés dans 2.000 ateliers à travers le pays, ont reçu des équipements d’une valeur de 30 millions de FCfa. Ce matériel relatif au métier de la confection et à la couture est offert par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat.

Selon le ministre de la Formation professionnelle, cette activité s’inscrit dans le cadre de l’option de son département de réaliser la volonté et la décision du président de la République qui s’engage à repositionner l’apprentissage dans le cadre des nouvelles orientations. Pour Mamadou Talla, il s’agit maintenant de donner aux jeunes déscolarisés ou non scolarisés une formation qualifiée. Raison pour laquelle il a avancé ces propos : « Notre département a mis en place un programme pertinent dénommé «Apprentissage rénové». Une initiative qui consiste à se départir des méthodes traditionnelles d’apprentissage des métiers pour aller vers des techniques et des approches modernes d’apprendre ».

A l’en croire, ceci permettra de disposer d’offres de compétences, de qualification et de certification pour valider les acquis et l’expérience des artisans. Les couturiers, principaux bénéficiaires, ont déjà reçu une session de formation sur l’utilisation du matériel offert.

D’après M. Talla, après les couturiers, d’autres artisans vont suivre, à savoir les coiffeuses, les mécaniciens, etc. Il a estimé qu’un bon ouvrier, un bon artisan, est celui qui est bien formé et suffisamment équipé. Ces deux préalables permettent, à son avis, d’avoir un produit de qualité.

Les Comités régionaux de l’apprentissage tout comme les Chambres de métiers présents à la cérémonie se sont félicités de cette initiative du ministère de la Formation professionnelle, particulièrement de la Direction de l’artisanat et de l’apprentissage.

Après avoir remercié leur ministère de tutelle, les bénéficiaires ont rassuré qu’ils feront bon usage du matériel.

Pape Coly NGOME

Dans un communiqué, la Fédération africaine de la santé appelle à intensifier les nouveaux modèles de Partenariats public-privé (Ppp) qui pourraient beaucoup apporter à l’Afrique, précisément dans le domaine de la santé.

La Fédération africaine de la santé préconise de nouveaux modèles de Partenariats public-privé (Ppp) qui pourraient changer le visage des soins de santé en Afrique. Elle veut ainsi proposer une nouvelle stratégie de Ppp afin d’augmenter les soins de santé dispensés dans le continent. Selon un communiqué de cette organisation, le secteur privé de la santé ainsi que les Organisations non gouvernementales sont bien placés pour contribuer à améliorer les soins de santé à travers le continent. Le communiqué de préciser : bien que des Ppp aient été mis en place, « ces derniers doivent être intensifiés si l’Afrique veut surmonter les défis auxquels elle est confrontée en matière de santé ». Pour ces nouveaux modèles, la Fédération africaine de la santé propose de les mettre en œuvre en trois étapes. La première comprendra un dialogue entre le gouvernement et les fédérations du secteur privé dans le but de clarifier les rôles et de s’entendre sur une vision commune. La deuxième étape vise la création ou l’adaptation des cadres réglementaires et des obligations contractuelles et l’institutionnalisation des actes de Ppp. La troisième constituera la phase de mise en œuvre du projet qui comprendra la construction et l’utilisation des projets et produits, suivies de l’évaluation de la mise en commun des informations et des études de cas. « La différence avec les modèles traditionnels de Ppp, c’est que les destinataires ne sont pas les gouvernements, mais plutôt les propriétaires ou les responsables de la mise en œuvre et peut-être même les investisseurs de ces solutions », a récemment déclaré Valter Adão qui est repris par le communiqué. M. Adão est responsable de Deloitte digital Africa et de Healthcare and life sciences.

Dr Amit Thakker, président de la Fédération africaine des soins de santé, souhaite que l’innovation soit menée par le secteur privé, tandis que le secteur public devrait être chargé de créer un environnement propice à l’épanouissement de l’innovation. Selon toujours le communiqué, le 7ème Salon et congrès africain sur les soins de santé (qui se tiendra du 7 au 9 juin 2017 à Johannesburg, en Afrique du Sud) parlera de ce sujet. Plus de 9.300 professionnels de la santé et experts médicaux locaux et internationaux y seront attendus.

Oumar NDIAYE

Une démarche inclusive dans l’élaboration des politiques de nutrition et de sécurité alimentaire. C’est ce que souhaite la Plateforme des Organisations de la société civile (Osc) pour le renforcement de la nutrition et de la sécurité alimentaire. En collaboration avec Action contre la faim (Acf) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), ces Osc en question ont appelé l’Etat à responsabiliser davantage les acteurs dans la lutte contre la malnutrition. Ceci, en vue de la mise en place de la deuxième génération du Plan national d’investissement agricole (Pnia), plus sensible à la nutrition.

Selon Seydou Ndiaye, coordonnateur de cette Plateforme, les politiques agricoles sénégalaises se sont plutôt caractérisées par leur mauvaise prise en compte de la nutrition. « Le dernier Plan national d’investissement agricole (Pnia, 2011-2015) et plus récemment le Plan Sénégal émergent (Pse, 2014) et sa déclinaison agricole, à savoir le Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas, 2014-2017), en sont les témoins. Le volet agricole de ces politiques est principalement axé sur une augmentation de la production agricole et est caractérisé par une faible compréhension des liens entre agriculture et nutrition », souligne-t-il. D’où son appel à une grande prise en compte de la dimension nutrition dans les politiques à venir dont la deuxième génération du Pnia. « L’élaboration en cours du Pnia de seconde génération du Sénégal est donc une opportunité unique de changer la donne et de s’assurer que les projets agricoles du gouvernement bénéficient bien à l’amélioration du statut nutritionnel des ménages les plus vulnérables et les plus démunis », dit-il.

O. NDIAYE

Avec des compagnies pétrolières et gazières engagées dans l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal, la Grande-Bretagne veut être aussi un accompagnant dans le domaine de la formation dans les filières du secteur. L’ambassadeur britannique à Dakar, George Hodgson, a rappelé la grande expérience de son pays dans le domaine de la formation dans les métiers du gaz et du pétrole. Ainsi, les entreprises britanniques engagées, a-t-il souligné, sont en partenariat avec de grandes institutions universitaires reconnues comme Oxford University, Imperial College de Londres, Manchester University. Cette réflexion, initiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est d’offrir à la communauté universitaire nationale un cadre d’échanges avec les professionnels du secteur, pour une meilleure appréhension de la diversité, de la complexité mais aussi de la richesse de ces métiers.

O. NDIAYE

Dans le but de déterminer les filières de formation dans les métiers du pétrole et du gaz, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a engagé une réflexion avec les acteurs du monde universitaire et ceux du secteur concerné.

A chaque étape dans le domaine du pétrole, des métiers spécifiques. De l’amont pétrolier qui concerne les phases d’exploration et de production et l’aval avec le raffinage et la distribution, des ressources humaines qualifiées seront recherchées : des ingénieurs géologues, géophysiciens et hydrogéologues, des juristes, fiscalistes, entre autres. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut ainsi prendre les devants avec une grande réflexion sur les métiers du gaz et du pétrole. Ceci, en partenariat avec le Royaume-Uni dont beaucoup d’entreprises sont engagées dans l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.

« A l’heure actuelle, au Sénégal, en dehors de la formation d’ingénieur donnée par l’Institut des sciences de la terre (Ist) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dans le domaine de la géologie et de la géophysique, ainsi que des formations organisées par les sociétés de distribution de carburant et de lubrifiant à l’attention de leur personnel, il n’existe pas de formations liées directement aux métiers du pétrole et du gaz », a détaillé la note de présentation.

Dans son introduction générale aux métiers du pétrole et du gaz, Idrissa Bodian, de l’Institut africain de l’énergie, a détaillé les métiers spécifiques à ce domaine et à toutes les phases. « Les multinationales doivent avoir du répondant de qualité dans nos pays surtout au niveau des ministères », a-t-il prévenu. Avec un comité de pilotage dirigé par le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, conseillère technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la commande publique dans le domaine des ressources humaines doit être satisfaite par les universités publiques, notamment en ce qui concerne les domaines du pétrole et du gaz.

« La volonté affichée par les plus hautes autorités du pays est d’exploiter et valoriser localement la production de pétrole et de gaz. Ce qui implique la création d’une véritable industrie des hydrocarbures et son corollaire obligatoire, à savoir la mise en place de nouvelles filières de formation », a-t-elle expliqué.

Cette grande volonté de l’Etat du Sénégal a été maintes fois réaffirmée, selon Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, avec la prochaine création de l’Institut national du pétrole et du gaz. Lequel sera basé dans les anciens locaux de l’Université du futur africain (Ufa), entre Diamniadio et Sébikotane. Cet institut formera dans ces métiers avec des diplômes d’ingénieurs, de techniciens, de cadres juridiques et commerciaux.

Dans l’enseignement privé aussi, il y a certaines institutions qui offrent des formations dans le domaine du pétrole et du gaz. Cette réflexion se fait aussi avec des acteurs du secteur ainsi que des entreprises étrangères qui sont au Sénégal dans l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière.

Oumar NDIAYE

La finale nationale de l’édition 2017 du concours « Miss Maths »/« Miss Sciences » a donné ses résultats. Anta Ndiongue de Saint-Louis et Diarry Sow de Diourbel ont été ainsi couronnées. Elles ont reçu leurs prix des mains du ministre de l’Education nationale.

Le Théâtre national Daniel Sorano a abrité la cérémonie de remise des prix aux lauréates de l’édition 2017 du concours « Miss Mathématiques »/« Miss Sciences ». Le public, composé de parents, d’enseignants, d’élèves, d’autorités éducatives et de partenaires de l’éducation, est venu nombreux assister à cette fête dédiée à l’élégance intellectuelle. Les 16 « Miss » et leurs dauphines, soit un total de 32 lauréates, ont effectué le déplacement sur Dakar pour recevoir leurs récompenses et surtout pour être présentées en modèles à leurs camarades.

Pour cette 6ème édition, la couronne de « Miss Mathématiques » a été remportée par Anta Ndiongue, élève en classe de 4ème aux Cours privés Amadou Sow Ndiaye de l’Académie de Saint-Louis. Teint clair, taille 1,30 m, cette Saint-Louisienne, comblée par son sacre, a remercié ses enseignants et ses parents. La petite Anta rêve de devenir médecin. Elle a pour première dauphine Fatou Ndoye de la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée.

Pour « Miss Sciences », la couronne est allée à Diarry Sow, élève en classe de Seconde S au lycée scientifique d’excellence de Diourbel. La représentante du Baol, émue par sa distinction, compte persévérer dans les études scientifiques jusqu’à l’université.

Sa première dauphine, Alimatou Tall, vient du lycée Khar Kane de Gossas. Fille d’un scientifique aguerri, la petite Alimatou entend marcher sur les pas de son papa pour aller explorer plusieurs domaines de la science.

Un mythe brisé
Cette année, le concours « Miss Sciences »/« Miss Mathématiques » a eu comme marraine l’Inspectrice générale de l’éducation et de la formation, Faguèye Ndiaye Sylla, docteur en Mathématiques appliquées.

Dans son allocution, la marraine s’est félicitée des performances des élèves. Elle a également invité les lauréates à persévérer pour faire partie de l’élite scientifique du pays. Selon Mme Sylla, cette initiative démontre bien que le mythe de l’inaccessibilité des matières scientifiques est maintenant brisé. Elle a ensuite offert des ordinateurs portables et des enveloppes aux lauréates.

Son geste sera suivi par la Fondation Sonatel, partenaire de l’Education, qui à offert au comité d’organisation cinq millions de FCfa et doté toutes les « Miss » finalistes de toges. L’administratrice de la Fondation Sonatel s’est aussi engagée à octroyer des bourses scolaires aux 16 « Miss » jusqu’en classe de Terminale.

Selon Khady Sow Ndiaye, initiatrice du concours, cet évènement, inscrit dans l’agenda du ministère de l’Education nationale, vise à valoriser la beauté intellectuelle. A l’en croire, cette dernière, plus pérenne, permet de participer au développement du pays.

Pour le ministre de l’Education nationale, ce concours intègre les onze décisions du chef de l’Etat, précisément la décision n°1 qui parle de la réorientation du système éducatif vers les sciences, les mathématiques, la technologie, le développement durable et le numérique. Serigne Mbaye Thiam a estimé que des initiatives de ce genre sont à perpétuer. Il a aussi félicité tous les partenaires, notamment Plan international et la Fondation Sonatel.Le ministre a, en outre, proposé de transformer le concept « Miss maths »/« Miss sciences » en «Linguère des Sciences » et « Linguère des Mathématiques ».

P. C. NGOME

La Journée mondiale de lutte contre le tabac, qui a pour thème : « Le tabac, une menace pour le développement », a été célébrée hier à Rufisque. Une occasion saisie par Abdoul Aziz Kassé, de la Ligue sénégalaise anti-tabac (Listab), de déplorer les insuffisances notées dans l’application de la loi anti-tabac votée par l’Assemblée nationale.

Dans la lutte contre le tabac, le Sénégal a fait des progrès non négligeables en votant, en 2014, la loi anti-tabac à l’Assemblée nationale. Seulement, cette loi tarde à être appliquée par les Sénégalais eux-mêmes. Une attitude qui n’est pas du goût du Dr Abdoul Aziz Kassé, coordonnateur de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab). « Je ne peux pas comprendre que, dans un pays comme le Sénégal, le président de la République émette le vœu que la lutte contre le tabac sera effective, que lui-même se donne la peine de dire qu’il n’y aura plus le tabagisme au Palais présidentiel et que dans le reste du pays cette loi ne soit pas appliquée », s’étonne le cancérologue qui ne doute guère de la « volonté réelle » du chef de l’Etat pour l’application de la loi.

S’exprimant, hier, à Rufisque, à l’occasion de la cérémonie nationale de célébration de la Journée mondiale sans tabac, Dr Kassé a estimé que l’heure est venue pour s’offusquer des « insuffisances » constatées dans l’application de la loi. A ce titre, il a soutenu qu’il est, aujourd’hui, de la responsabilité du ministère de la Santé et de l’Action sociale d’appliquer la loi « sans état d’âme » et sans se laisser divertir par l’industrie du tabac et ses lobbies. Appliquer cette loi, selon lui, ne coûte pas de l’argent, mais il demande plutôt de la volonté, de l’action et du suivi. Les dispositions qu’il juge importantes sont, entre autres, l’interdiction de la publicité ou de parrainage pour les industries de tabac, l’effet du tabac sur les non fumeurs, l’interdiction de toute forme d’ingérence de l’industrie du tabac sur la définition des politiques publiques sanitaires, les avertissements sanitaires à inscrire sur les paquets de cigarettes et l’augmentation de la taxation.

Augmenter la taxe sur le tabac
Par rapport à ces deux derniers points, Dr Oumar Bâ, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, a donné des éclairages. « Pour diminuer la consommation de tabac, il faut augmenter la taxe, parce que le tabac plus cher est moins accessible aux jeunes. Et ces jeunes constituent la cible de ces industries pour remplacer ceux qui ont arrêté de fumer dans les autres pays », a-t-il indiqué, estimant qu’au ministère de la Santé, on est en pleine application de la loi anti-tabac. A cet effet, Dr Bâ a annoncé que, dans moins de deux mois, on pourra voir les avertissements sanitaires figurer sur les paquets de cigarettes. « Aujourd’hui, le décret est pris et dans moins de deux mois, on aura les avertissements médicaux sur les paquets de tabac », a expliqué le coordonnateur du Programme anti-tabac. Pour lui, il fallait donner un délai de six mois aux industries du tabac pour prendre possession de la nouvelle réglementation. Cette cérémonie a été l’occasion pour le ministère de la Santé et de l’Action sociale d’organiser des fora sur différents thèmes liés au tabagisme. A Rufisque, plusieurs élèves ont assisté à cette manifestation, une manière de mieux les sensibiliser sur cette problématique des temps modernes.

Maguette NDONG

Les méfaits du tabac sur la santé humaine en font une véritable épidémie. Car, selon Dr Abdoul Aziz Kassé, chaque minute qui passe, 9 personnes sont mortes à cause du tabac. « C’est donc 14.400 morts par jour ; ce qui est l’équivalent d’un cimetière. Et chaque année, c’est 7 millions de personnes qui sont mortes », a expliqué le coordonnateur de la Listab. Pendant ce temps, l’industrie du tabac, a-t-il avancé, gagne, chaque année, 7 milliards de dollars Us.

M. NDONG

La Fondation Mouhamed VI pour la protection de l’environnement a décerné des certificats de mérite à six jeunes journalistes africains pour leurs productions dans ce secteur. C’était lors de la clôture de l’atelier-bilan du programme E-learning qui s’est déroulé à Casablanca du 24 au 27 mai.

Six jeunes journalistes africains ont été primés, jeudi dernier, par la Fondation Mouhamed VI pour la protection de l’environnement pour leurs travaux dans ce domaine. C’est dans le cadre de son programme « Renforcement des capacités des professionnels de la communication en matière d’environnement et de développement durable ». Les lauréats ont reçu leur certificat de mérite à l’issue d’un concours auquel a pris part une soixantaine de journalistes africains représentant 11 pays. Il s’agit de Mme Kenzly Mideh de la Côte d’ivoire, Mme Lala Kaboré-Dera du Burkina Faso, Johnson Gwladys du Bénin, Ndiol Maka Seck du Sénégal, Mme Rym Bernarous de la Tunisie et de Zran Fidèle Goulyzia de la Côte d’ivoire.

Cette remise de récompenses a clos une rencontre régionale au cours de laquelle a été dressé le bilan de la 3ème session de formation dudit programme.
Hassan Taleb, responsable des programmes « Plages propres », « Pavillon bleu » et « Sauvegarde du littoral » à la Fondation Mouhamed VI pour la protection de l’environnement, s’est félicité du succès du programme qui, depuis 2012, a permis de former et de mettre en réseau 68 journalistes africains. « Depuis la création de la fondation, en 2001, son cœur de métier a toujours été l’éducation à l’environnement et la sensibilisation. La thématique du changement climatique est relativement complexe. Et comme les médias constituent un pont entre la science et les populations et disposent d’un pouvoir d’influencer les perceptions et les attitudes du citoyen, nous avons jugé important de s’adresser à eux pour mieux faire passer l’information », a, de son côté, expliqué, Abdel Aziz, conseiller à la Fondation. Selon lui, leur ambition est de réunir plus de journalistes lors des prochaines sessions.

Cette formation à distance est dispensée à travers une plateforme E-learning. Elle permet de suivre gratuitement un enseignement spécialisé en environnement et au développement. Le dispositif est appuyé par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Il se propose d’apporter aux participants les connaissances essentielles à la compréhension des problèmes environnementaux de la planète et de leurs régions.

Les modules de formation portent sur le changement climatique comme thème central, la biodiversité, les écosystèmes, l’eau, les énergies renouvelables, des problèmes spécifiques comme les déchets, ou encore la désertification. Ils sont dispensés par un comité d’experts hautement qualifiés.

De notre envoyé spécial à Casablanca Ndiol Maka SECK

Notre confrère Ndiol Makka Seck, primé, jeudi dernier, à Casablanca, par la Fondation Mohamed VI pour la Protection de l’environnement, a produit un article sur l’érosion côtière à Gorée : « La mer menace l’île mémoire ». Cette remise de récompenses a clos une rencontre régionale au cours de laquelle a été dressé le bilan de la 3e session de formation dudit programme.

Ndiol Maka Seck est de la 40e promotion du Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti). En plus de son Diplôme spécialisé en journalisme et communication (Dsjc), obtenu en 2012, il a suivi un Master en science de l’environnement à l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Elhadji I. THIAM

L’archevêque de Dakar va mobiliser les paroisses de l’archidiocèse de la capitale sénégalaise pour la prochaine campagne nationale de reboisement. Il a fait cette promesse, dimanche dernier, à Niakhar, devant des jeunes du Sine qui ont planté des arbres dans la localité pour lutter contre la désertification.

Des jeunes catholiques des paroisses du doyenné du Sine se sont retrouvés, le week-end dernier, à Niakhar, dans la région de Fatick, pour une campagne de reboisement. Autour de l’abbé Alphonse Diomaye Niane, vicaire épiscopale à l’archidiocèse de Dakar, chargé de la formation, ces jeunes ont planté, pendant deux jours, des arbres. Une manière de participer à la sauvegarde de l’environnement. A la fin de l’activité, ils ont eu droit à une messe présidée par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye. Ils ont reçu symboliquement des mains du guide religieux des arbres qu’ils implanteront dans leurs paroisses respectives. Pour Mgr Ndiaye, il serait important qu’au mois d’août, lors de la campagne nationale de reboisement organisée par l’Etat, que cette activité soit relancée dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Dakar. Cela permettra aux fidèles catholiques de participer à l’effort national de préservation de l’environnement.

« Cette participation signifiera que la création nous a été confiée. Nous n’avons pas le droit d’en faire n’importe quoi », a-t-il souligné. En s’appuyant sur les textes du livre de Proverbes, l’archevêque de Dakar a indiqué que « quand Dieu créa le monde, la sagesse a été la première chose qu’il a mise en place ». Il a ajouté : « la Sagesse a été assise à côté de Dieu pendant qu’il faisait la terre, les astres et tous ceux qu’ils contiennent ». Selon lui, « cette proximité montre que tout ce que Dieu fait a un sens. C’est la sagesse qui donne ce sens. Il n’appartient pas aux Hommes que nous sommes de recréer le sens de la création. Si nous voulons rentrer dans la dynamique de Dieu, il faut que nous respections le sens de la création en préservant l’environnement », a expliqué Mgr Ndiaye, regrettant le fait que Dieu ait donné la nature aux hommes qui ne l’ont pas bien entretenue.

« Ne nous étonnons pas alors de la raréfaction des pluies. Ces zones de la région de Fatick étaient bien boisées, avec beaucoup d’animaux sauvages », a soutenu l’archevêque de Dakar. Mais, l’Homme est responsable de ce qui est arrivé. Il a justifié cela par le fait qu’il cherche son profit en oubliant de respecter ce que Dieu veut. « Les hommes sont en train d’abîmer notre monde qui, aujourd’hui, a soif de la sagesse, c’est-à-dire du sens de Dieu. L’homme a déployé beaucoup de capacités qu’il croit devenir « Dieu ». Il lui faut retrouver l’humilité de la créature. Sinon, c’est le pêché d’Adam et l’orgueil qui vont nous faire tous tomber », a expliqué le prélat.

Eugène KALY

Dans le cadre des consultations médicales gratuites des 26 et 27 mai 2017,initiées par le mouvement « Am Dem », en partenariat avec les associations américaines « Partners for world health » et « Santé corporation », quelque 104 femmes enceintes ont bénéficié des services de santé primaires mais aussi d’équipements pour leur faciliter l’accouchement.

Pendant deux jours (26 et 27 mai 2017), 104 femmes en état de grossesse ont été consultées dans la commune de Mbour. Elles ont aussi bénéficié de kits pour accouchement. Cette action est à mettre, selon Cheikh Issa Sall, dans le volet santé de son mouvement « Am Dem », en partenariat avec les associations américaines « Partners for world health » et « Santé corporation ».

« Notre mouvement a un important programme en santé que déroule la commission dirigée par le Dr Diop. C’est dans ce cadre que nous sommes entrés en partenariat avec « Partners for world health » et « Santé corporation » pour faire bénéficier les populations mbouroises, les femmes enceintes surtout, de leurs services », a-t-il indiqué. Ce geste, a ajouté M. Fall, a permis à une centaine de femmes en état de grossesse dans la commune de Mbour de bénéficier des services de santé primaires mais aussi de disposer d’équipements pour leur faciliter l’accouchement à leur terme.

A l’en croire, « Am Dem » compte poursuivre sur cette même dynamique en lançant prochainement un week-end de citoyenneté qui sera consacré à la sensibilisation sur les maladies hivernales. Cette occasion sera mise à profit pour organiser des activités d’investissement humain destinées à assainir l’environnement interne et les abords de l’hôpital de Mbour. Car, a noté Cheikh Issa Sall, les moustiques se développent pendant l’hivernage et causent certaines maladies comme le paludisme.

S. O. FALL

L’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux (Adeseme) a tenu, le 27 mai 2017, une conférence sur l’alimentation des enfants atteints de handicap intellectuel. Cette journée, inscrite dans l’agenda annuel de ladite structure, s’est déroulée au Centre Aminata Mbaye de Grand-Yoff.

Les troubles du comportement alimentaire des enfants déficients intellectuels étaient au cœur des échanges pour l’édition 2017 de la journée Aminata Mbaye, du nom de la fondatrice de l’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux (Adeseme). Une tribune pour les parents de ces enfants pour prendre la bonne information émanant d’une voix autorisée, le Dr Bintou Cheikh Seck, médecin-nutritionniste et diététicienne. Elle a exposé les comportements qui permettront aux parents d’arriver à atteindre l’équilibre alimentaire pour leurs enfants. « Au Sénégal, l’alimentation a changé pour le pire, on mange de plus en plus sucré, de plus en plus gras et de moins en moins de fruits et légumes. En plus, nous sommes de plus en plus sédentaires ; ce qui fait qu’ont meurt de plus en plus de maladies chroniques et non de maladies infectieuses », a analysé la nutritionniste. Les enfants handicapés intellectuels sont, de ce fait, plus exposés, surtout ceux atteints de trisomie qui, pour la plupart, présentent un surpoids.

« Le taux d’obésité est élevé chez les enfants atteints de trisomie, parce qu’ils dépensent moins d’énergie et perdent moins de calories », a renseigné Dr Seck. Sur ce, elle a invité les parents à équilibrer les repas au sein de la famille pour permettre à cette couche de la population d’avoir une bonne alimentation. « Les enfants ne peuvent pas manger équilibré si leurs parents ne le font pas ; il ne s’agit pas aussi de les isoler », a-t-elle précisé.

La pratique du sport a également été fortement conseillée aux parents pour leurs enfants. Selon Raja Sy, secrétaire générale de « Spéciale Olympique », 20 % des jeunes déficients intellectuels consultés souffrent d’hypertension et 20 % d’obésité ». Une tendance qui peut être inversée par la pratique du sport qui présente, à son avis, « des bienfaits physiologiques, psychologiques et sociaux ».

Par ailleurs, la propension à les décharger des tâches ménagères à cause de leur handicap accentue leur surpoids, selon le Dr Seck qui a suggéré aux parents de les responsabiliser dans l’accomplissement des travaux domestiques. « On ne leur rend pas service en cédant à tous leurs caprices », a soutenu la nutritionniste et diététicienne.

L’Adeseme a offert un cadre pour discuter des habitudes alimentaires à adopter pour alléger la maladie de ces enfants. Les recommandations sorties de cette rencontre paraitront dans la revue annuelle de l’association pour permettre qu’elles servent à un public plus large, a renseigné son secrétaire général, Christophe Aubrun.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’hôpital «Dallal Jamm» a réceptionné, samedi dernier, un osto-densitomètre permettant de déterminer le statut osseux du patient en vue de prévenir d’éventuelles fractures. Cet appareil est offert par le laboratoire Denk Pharma.

Le laboratoire Denk Pharma a offert un osto-densitomètre à l’hôpital «Dallal Jamm» de Guédiawaye. Cet appareil permet de déterminer le statut osseux du patient pour prévenir d’éventuelles fractures. Selon Moussa Sam Daff, directeur de cet Etablissement public de santé (Eps), jusqu’ici, seule une structure hospitalière du pays en dispose. Par conséquent, il considère que c’est un geste extrêmement important que ledit laboratoire vient de poser en offrant cet appareil à la structure de santé qu’il dirige.

Aussi, il est d’avis que la mise à disposition de cet appareil permettra d’améliorer les conditions de prise en charge et de pousser le diagnostic. M. Daff en a profité pour rappeler une consigne du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck : « Quand elle nous recevait, elle nous avait instruit de ne pas nous limiter à ce que l’Etat met à notre disposition, mais d’utiliser nos relations pour renforcer le plateau technique de l’hôpital ».

Le Pr Souhaïbou Ndongo, chef du Service médecine interne à l’hôpital «Dallal Jamm», a estimé que cet appareil est venu à son heure, dans la mesure où, depuis quelques temps, cette structure sanitaire rencontrait des difficultés liées au diagnostic du statut osseux des personnes âgées. « Ce diagnostic est fondamental, car c’est la détermination de ce statut osseux qui permet d’éviter la survenue de fractures. qui dit fracture dit douleur et impotence fonctionnelle dans certaines zones. Et si ces zones sont intéressées par ces fractures, il y a risque sur le plan vital, surtout au niveau des fractures de la hanche. Cet appareil va donc permettre, après avoir déterminé le statut osseux, de prévenir ces fractures par un traitement adéquat », a-t-il soutenu. M. Ndongo a ajouté que cet appareil va surtout intéresser les femmes ayant atteint la ménopause.

Responsable national des laboratoires Denk Pharma, Amadou Tébète a déclaré qu’avec la réception de cet appareil, l’hôpital va améliorer son plateau technique. Il espère que ce premier geste du laboratoire sera suivi par bien d’autres afin de permettre d’améliorer la prise en charge des personnes qui viennent se soigner dans cet hôpital. « Bientôt, le laboratoire Denk Pharma mettra à la disposition de l’hôpital un autre appareil beaucoup plus performant », a promis M. Tébète.

Abdou DIOP

Les réactifs pour sécuriser les poches de sang ont toujours été disponibles en quantité suffisante, précise le ministère de la Santé et de l’Action sociale qui réfute ainsi toute rupture dans l’approvisionnement et toute menace dans le système de santé au Sénégal.

« Il n’y jamais eu de rupture d’approvisionnement et de menaces sur le système de santé, notamment dans les hôpitaux », lit-on dans un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui nous est parvenu. Ce département ministériel conteste ainsi toute rupture de réactifs pour sécuriser les poches de sang au Centre national de transfusion sanguine (Cnts). Ce démenti fait ainsi suite à « des informations parues dans la presse du samedi 27 mai et dimanche 28 mai 2017 et faisant état de la « rupture de réactifs au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) » à cause d’un retard de commande de la part de la Direction générale de la santé (Dgs) et à des lourdeurs administratives ».

Pour le Pr Saliou Diop, directeur du Cnts, « le problème est réglé depuis longtemps ». Par conséquent, « il n’y a pas de rupture de réactifs », persiste-t-il. L’on précise également que « les réactifs ont toujours été disponibles en quantité suffisante au niveau de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Et à ce titre, mis à la disposition du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) pour les besoins de son fonctionnement ».

Mieux, renseigne le ministère de la Santé et de l’Action sociale, « il n’y jamais eu de rupture d’approvisionnement et de menaces sur le système de santé, notamment dans les hôpitaux ». Dans le communiqué, il est précisé que « les fonds disponibles au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) devaient permettre l’acquisition de poches de sang. Toutefois, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a bénéficié d’un appui financier du Fonds mondial dans le cadre du projet de renforcement du système de santé coordonné par la Direction générale de la santé qui doit servir à acquérir les réactifs. C’est dans ce cadre que ces réactifs devaient être acquis ». Ce faisant, « il n’y a jamais eu, au Sénégal, la perte d’une seule poche de sang pour non sécurisation en raison de la non disponibilité des réactifs », clarifie-t-on dans le communiqué.

Maïmouna GUEYE

La remédiation, qui consiste à combler les insuffisances des élèves supposés faibles dans des matières fondamentales afin de leur donner toute les chances de pouvoir réussir à leurs examens, est bien intégrée dans l’approche pédagogique. Dans ce cadre, des doyens se sont engagés à accompagner les élèves.

Dans les pays à faibles revenus comme le Sénégal, le flux financier englouti dans le secteur de l’éducation est toujours sujet à caution par rapport aux taux de réussite. De ce fait, au Sénégal, pays ayant rompu depuis longtemps avec la vision élitiste de l’enseignement et de la formation professionnelle, la remédiation, qui consiste à combler les insuffisances des élèves supposés faibles dans des matières fondamentales afin de leur donner toute les chances de pouvoir réussir à leurs examens, est bien intégrée dans l’approche pédagogique. C’est pourquoi des enseignants retraités, qui ont eu à servir plus de 30 ans le système éducatif au Sénégal, des agronomes de la même trempe dans leur domaine tout comme d’autres spécialistes dans différents secteurs d’activités se sont retrouvés dans un cadre dénommé « Centre d’échanges et de la promotion du talent et des savoirs » (Ce-pex), basé à Thiès. Un panel s’est tenu entre acteurs en fin de semaine à Thiès.

Au cours d’une rencontre de partage du programme « Réussir », conçu pour accompagner les élèves faibles à retrouver un bon niveau, le coordonnateur général du Ce-pex, Ibrahima Mbaye, a résumé leur engagement dans des secteurs clefs de développement du pays comme un simple désir ardent d’être utile à la communauté. « Pour cette année, nous suivons déjà 50 élèves qui vont se présenter aux examens du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) ou du baccalauréat. Avec cette première cohorte, au vu du taux de réussite que l’on obtiendra, nous aurons un baromètre fiable pour envisager la suite de cette expérience », a-t-il confié.

Selon lui, outre cet accompagnement scolaire, les enfants sont préparés à se poser les bonnes questions pendant même leur cursus scolaire, à savoir « comment m’insérer dans ce qui existe ? Mais aussi que devrais-je créer de nouveau ? », a-t-il ajouté. Par ce questionnement, M. Mbaye a indiqué que le Ce-pex va semer dans la tête de ces futurs agents de développement du Sénégal la passion de l’utilité de l’Homme dans la société. Comme l’a bien dit Martin Luther King en peu de mots : « Vivre comme des frères ou mourir comme des idiots », a-t-il rappelé.

L’Inspecteur d’académie de Thiès, Pape Diassé, a soutenu que « tout enfant doit pouvoir exceller dans les enseignements si on lui tend la perche ». Sur ce, il a relevé que la remédiation fait partie intégrante de l’approche pédagogique de l’enseignant. Car avec le projet zéro redoublement, la remédiation est la clef de voûte pour que les élèves puissent passer en classe supérieure. « Donc, il n’a jamais été question de faire passer des élèves avec un niveau qui laissait à désirer », a-t-il rappelé.

Au cours des échanges, la réflexion a été poussée jusque dans la manière d’installer les compétences sur la matière, c’est-à-dire l’élève, par l’enseignant.
Outre le secteur de l’éducation, au Ce-pex, l’incubation et le recyclage des entrepreneurs, le renforcement des capacités économiques et financières de représentants de travailleurs, l’accompagnement dans le système de protection sociale des artistes et hommes de cultures, entre autres spécialités, y trouvent la même disponibilité.

Mbaye BA

Le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag) a contribué à l’amélioration des conditions de vie de 50.000 personnes réparties dans 113 localités situées autour de ce cours d’eau. C’est pourquoi de députés qui ont effectué une visite sur ce site se sont réjouis des réalisations de l’Olac.

Une délégation de députés a visité, pendant deux jours, les réalisations de l’Office du Lac de Guiers devenu Office des lacs et cours d’eaux (Olac). Au terme de cette visite, les députés, par la voix de leur collègue Cheikh Seck, se sont déclarés satisfaits des réalisations de l’Olac qui, à travers le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag) et conformément aux instructions et directives du président Macky Sall, a contribué efficacement à l’amélioration des conditions de vie de 50.000 personnes réparties dans 113 localités situées autour du cours d’eau. Ils ont félicité le directeur général de l’Olac, Amadou Bocoum, et son équipe pour les efforts constants et louables déployés depuis 2014 dans le but de mettre en place, à travers le Prefelag, des systèmes d’alimentation en eau potable, construire une case de santé au profit des populations de Belel Mbaye, localité située à quelques encablures de Ross-Béthio, ouvrir des points d’accès sur le lac au droit des villages, réaliser des ouvrages de franchissement pour faciliter la mobilité des populations, surtout en hivernage, etc.

M. Seck a précisé que ces réalisations sont non seulement en phase avec le Pse, mais elles ont surtout permis d’honorer les responsables de cette structure qui se sont évertués à utiliser rationnellement et à bon escient les ressources financières dont ils disposent, en vue d’appliquer correctement les directives du chef de l’Etat et les instructions du gouvernement. Autant de raisons pour lesquelles ces parlementaires se sont réjouis de la mise en place, à travers le Prefelag, d’un système d’assainissement (blocs d’hygiène, latrines, bacs à laver, etc.) au profit de 51 concessions le long de la Taouey, à Richard-Toll.

La corvée d’eau, un vieux souvenir
Ces députés se sont rendu compte que, grâce au président Macky Sall, l’Olac a pu réparer, à travers le Prefelag, une injustice de plusieurs années. En effet, la ville de Dakar reçoit l’essentiel de l’alimentation en eau potable du lac de Guiers depuis 1971, alors que la grande majorité des villages riverains s’est toujours contentée de boire une eau non potable. C’est pour réparer une telle injustice qu’un programme d’alimentation en eau potable est mis en œuvre par l’Olac. Il impacte positivement quelque 50.000 personnes de la zone. Les villages riverains, situés dans les communes de Gnith, Keur Momar Sarr, Mbane et Syer, sont tous maintenant alimentés en eau potable.

Les députés ont ainsi constaté que la corvée quotidienne pour trouver de l’eau potable est devenue un vieux souvenir. Pour ce qui est de l’accès au plan d’eau, ils ont vu que 37 points ont été ouverts par l’Olac au bénéfice des villages riverains. Lesquels permettent aux populations d’avoir une eau de meilleure qualité pour les besoins domestiques et au bétail de s’abreuver sans difficulté. Pour cela, 30 ha de typha ont été enlevés. Pour un suivi permanent de l’entretien des sites aménagés, des rencontres périodiques se font avec les populations concernées.
A Ndombo, on voit enfin l’eau du lac, et les réalisations du Prefelag ont permis de satisfaire leurs besoins. Le Lac de Guiers qui était si près, mais si loin des populations riveraines à cause de l’envahissement des plantes aquatiques qui l’ont rendu inaccessible, est devenu un lieu de vie et d’épanouissement. C’est le cas de Ndombo où des jeunes d’une vingtaine d’années, natifs du village, n’ont jamais eu l’occasion d’entrer en contact direct avec l’eau du lac. Même le maire de Ndombo, Madické Mbodj, n’a pas caché sa satisfaction lorsqu’il a précisé que les personnes nées il y a plus de 30 ans ne savaient pas qu’il y avait de l’eau ici à cause du typha. Cette plante qui avait fini par envahir toute la zone. Le tout dans une insécurité provoquée par des serpents circulant un peu partout. Avec l’Olac, tous ces problèmes sont résolus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale a été célébrée le 23 mai dernier. Au Sénégal, le thème retenu est : « Espoir, guérison et dignité pour tous ». La cérémonie, organisée à l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), a vu la participation des ambassadeurs au Sénégal de la Sierra Leone et du Zimbabwe.

Le moment fort de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, célébrée le 23 mai dernier, reste sans doute la visite des femmes victimes de fistules opérées à l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy). Il s’agit précisément de quatre femmes, dont une guinéenne, qui ont subi une intervention chirurgicale dans la matinée. D’autres attendaient d’être opérées dans l’après-midi. Ces dernières ont pu bénéficier d’un camp de réparation gratuite des fistules obstétricales à Hoggy ouvert depuis le 17 mai dernier.
Des opérations soutenues par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Hoggy accueille ainsi, pour la deuxième année consécutive, la commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale.

Cette maladie touche près de 400 femmes chaque année. Un chiffre qui peut être réduit à zéro, selon la représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal, Andrea Wojnar Diagne. « Le moment est venu de mettre fin à la tragédie de la fistule. C’est une étape clé vers la réalisation des Objectifs de développement durable d’ici à 2030. La fistule a été pratiquement éliminée dans tous les pays les plus riches du monde. Nous savons donc qu’elle peut être éliminée dans tous les pays, particulièrement au Sénégal », a-t-elle déclaré. Pour y arriver, le Pr Serigne Maguèye Guèye, chef du Service urologie de Hoggy, a recommandé l’identification des femmes porteuses de la fistule, l’opérationnalisation de la prise en charge gratuite, mais surtout la mise en pratique de la solidarité. « La zakat est obligatoire chez les musulmans, or au Sénégal, il y a plus de 95 % de musulmans. Si on prélevait un fonds tiré de la zakat pour venir en aide à ces femmes, le problème serait sûrement résolu. Je serais le premier à y participer », a-t-il souligné.

Les bénéficiaires de ces opérations sortent de l’hôpital soulagées, en attendant la guérison complète. D’ailleurs, l’une d’elles confesse : « Je vis avec la fistule depuis plus de 20 ans, j’ai tellement souffert que j’ai du mal à croire que c’est bientôt fini ». Son accompagnatrice, Aminata Niang, renchérit : « Elle avait contracté cette maladie lorsqu’elle mettait au monde sa fille unique qui fait la Terminale cette année ».

Au-delà du Sénégal, beaucoup de pays africains bénéficieront de l’appui du Fonds des Nations pour la population. Quarante huit femmes attendent, par exemple, d’être opérées à Madagascar, selon le Pr Guèye.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

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