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Actualités (1547)

Les académiciens ont recommandé au Sénégal de se doter d’un cadre juridique et réglementaire lui permettant de saisir les opportunités des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) et de minimiser les risques au cas où les autorités décideraient de s’engager définitivement dans la voie des biotechnologies.

Les Organismes génétiquement modifiés (Ogm) sont au centre des controverses depuis les années 1996. Deux blocs s’affrontent. D’une part, l’Union européenne, en majorité défavorable, et, d’autre part, les Usa, la Chine, le Canada, l’Argentine et l’Inde favorables. Il fallait donc s’attendre à ce que le Pr Yaye Kène Gassama fasse un éclairage conceptuel avant d’entrer dans le vif du sujet. La transgénèse, a rappelé l’universitaire, est la production de plantes, d’animaux ou de microorganismes génétiquement modifiés (Gm). Grâce à cette technologie, les chercheurs produisent des êtres vivants (animaux ou végétaux) présentant des caractères nouveaux qui n’auraient pas pu exister naturellement. Les biotechnologies ont permis de dépasser les contraintes imposées par les sécheresses, l’aridité des sols, la rareté de l’eau, la salinisation des terres ou encore le réchauffement de la planète. Partout où elles sont utilisées, elles ont fait bondir à la fois les rendements et les revenus des producteurs. « D’autres Ogm sont mis sur le marché avec des caractères spécifiques. C’est le cas notamment du maïs résistant à la sécheresse ou riche en alpha amylase pour la production de biocarburant, du riz doré enrichi en provitamine A et du riz enrichi en fer, du manioc résistant aux virus et du coton résistant aux insectes et nécessitant moins d’engrais azotés », a rapporté Mme Gassama.

80 % des médicaments issus de la transgénèse
Sur le plan de la recherche médicale, l’humanité vit une montée en puissance de la transgénèse au point que toutes les avancées scientifiques récentes ont été enregistrées grâce aux biotechnologies mises en évidence en 1985. « Il s’agit du domaine où les avancées scientifiques sont les plus consistantes et les plus rapides. Sur le plan de la santé humaine et animale, pratiquement 80 % des médicaments et de vaccins sont issus de la transgénèse », a affirmé la vice-présidente de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Aussi, il a été démontré qu’il est possible d’augmenter la productivité du riz par le transfert de gènes de la photosynthèse, d’accroître la résilience des cultures face aux changements climatiques, de fabriquer de vaccins recombinants pour la santé humaine et animale, de développer des moustiques qui ne transmettent pas le paludisme…

Les recherches, conduites par l’Oms, l’Ocde, la Fao et de nombreuses académies américaine, française, australienne, allemande, anglaise, chinoise, ont confirmé l’innocuité des Ogm. En termes clairs, « les aliments Gm ne présentent pas plus de risques sur la santé humaine et animale que les aliments conventionnels ».

Le principe de précaution
Toutefois, les seuls inconvénients connus et établis sont l’érosion de la biodiversité agricole et les conséquences sur l’environnement. C’est pour cette raison que le Sénégal doit adopter le principe de précaution. « L’introduction et la dissémination des Ogm au Sénégal nécessitent la mise en œuvre de véritables stratégies pour minimiser ces impacts négatifs éventuels », a recommandé le Pr Yaye Kène Gassama. Pour elle, l’efficacité agronomique des Ogm (productivité, résistance aux herbicides et aux insectes, durée de conservation post-récolte prolongée) ne doit pas reléguer au second plan certains principes. « L’approche par précaution, fortement préconisée par les autorités du Sénégal, les populations et les acteurs de développement, devrait être appliquée avec rigueur en cas d’introduction de cultures transgéniques », a tranché l’universitaire. Tout compte fait, l’étude sur les Ogm, menée au Sénégal, dans 14 régions, a révélé que 60 % des populations enquêtées, tous secteurs confondus (chercheurs, agents de l’administration publique, acteurs de la société civile, secteur privé, acteurs du monde rural), sont « pro-Ogm » et par conséquent, ils sont favorables à leur introduction, à leur production et à leur commercialisation au Sénégal.

Idrissa SANE

Les multinationales dictent leurs lois sur le marché des semences transgéniques. Elles ont soumis l’achat des semences à des conditions qui lient les producteurs à leur firme. Ce contrat proscrit l’échange de semences entre les producteurs. Pourtant, c’est ce troc qui avait contribué à protéger les paysans dans le passé. « Les semences transgéniques sont vendues avec l’obligation d’acheter de nouvelles semences chaque année. De plus, les semences transgéniques commercialisées, à ce jour, par les entreprises privées, sont plus chères que les semences traditionnelles », a comparé le Pr Yaye Kène Gassama.

I. SANE

Suivant les recommandations de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, présentées par le Pr Yaye Kène Gassama, vice-présidente et chargée de la Section sciences fondamentales appliquées et de l’innovation, le président Macky Sall a insisté sur le renforcement du statut de l’Autorité nationale de régulation de biosécurité. « Il est nécessaire de se doter aussi d’un dispositif juridique adapté et combiné à un système d’information performant basé sur des données scientifiques objectives permettant d’évaluer le rapport coûts/avantages/risques », a-t-il soutenu. En rejoignant l’Ansts sur cette recommandation de renforcer de l’Autorité nationale de régulation de biosécurité, le chef de l’Etat a instruit les ministères concernés (les départements la Recherche et de l’Environnement), d’engager, dans les meilleurs délais, des concertations, en vue de modifier la loi sur cette institution en tenant compte des recommandations adoptées par l’Académie. Pour le chef de l’Etat, il faut engager une réflexion sérieuse afin d’élaborer une stratégie facilitant l’utilisation optimale des Ogm tout en atténuant les risques. C’est pourquoi il a appelé au respect de l’éthique et de la responsabilité sur cette question des Ogm. Autre recommandation de l’Ansts à laquelle le chef de l’Etat compte tenir, c’est la protection des paysans contre les multinationales évoluant dans le secteur des biotechnologies. « Je souscris parfaitement aux recommandations formulées, notamment celles allant dans le sens de soutenir et de protéger les agriculteurs contre les multinationales dans le secteur des biotechnologies, de développer et de renforcer les moyens de la recherche afin de valoriser notre biodiversité », a-t-il souligné.

Des moyens qui, selon lui, s’ils sont accrus dans le domaine de la recherche académique pourront faire du Sénégal un producteur de brevets et donc, créateur d’Ogm maîtrisés, « tenant compte de notre biodiversité locale ». « Il faut aussi insister, a ajouté Macky Sall, sur la nécessité de protéger le consommateur à travers l’accès à l’information scientifique et la mise en œuvre de stratégies de communication, de sensibilisation et de formation, de veiller sur les principes de précautions et de prévention. Ces principes ayant pour but d’assurer un niveau élevé de protection de la santé, de la sécurité des consommateurs et de notre environnement ». Le président de la République a aussi demandé une réorientation des femmes dans les filières scientifiques conformément aux décisions du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur et surtout sur la problématique de l’utilisation des Ogm. Ceci permettra, à son avis, d’avoir à terme des entrepreneurs et des techniciens compétents et conscients des risques liés à l’utilisation des Ogm.

O. NDIAYE

L’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) au Sénégal doivent se faire suivant des principes de précaution, selon le président Macky Sall qui a beaucoup insisté sur la régulation. Il présidait, hier, la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). La thématique de cette séance était axée sur « Les Organismes génétiquement modifiés : état des lieux, enjeux et perspectives au Sénégal ».

« Le oui…mais », c’est le titre d’un rapport qui résume bien la position du Sénégal sur les Organismes génétiquement modifiés. L’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) répondent à ce dilemme que pose toute innovation technologique surtout quand elle concerne un choix qui va impacter sur notre façon de vivre. Pour répondre scientifiquement à cette interrogation, le président de la République avait instruit l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) de faire une étude pour une éventuelle introduction, commercialisation et production des Ogm dans notre pays. Les Ogm sont, avec les technologies de l’information et de la communication, de vrais marqueurs de ce 21ème siècle. Leur utilisation pourrait permettre de relever plusieurs défis auxquels est confronté le monde actuel. Le président Macky Sall veut que l’introduction, la commercialisation et la production des Organismes génétiquement modifiés au Sénégal se passent selon une analyse scientifique de la situation permettant d’évaluer le rapport coûts/avantages/risques. D’après le chef de l’Etat, il est indéniable que les Ogm peuvent aider à relever les plus grands défis de l’heure comme l’insécurité alimentaire, les problématiques de la santé publique, la conservation durable des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques. « C’est pourquoi j’ai tenu à avoir l’avis éclairé des membres de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal sur la problématique des Ogm qui demeure un enjeu important de développement », a-t-il affirmé. Macky Sall intervenait à la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal qui s’est tenue hier. Laquelle portait sur « Les Organismes génétiquement modifiés : état des lieux, enjeux et perspectives au Sénégal ». Le Sénégal, à l’instar d’autres pays, pourrait tirer de ces technologies des avantages socio-économiques considérables, car posant un certain nombre de préalables avec les controverses suscitées, à travers le monde, sur leur utilisation. Ce qui fait dire au président Sall qu’il faut prendre une décision en se basant sur des données scientifiques claires. « Ce n’est que de cette manière que nous pourrons décider d’accepter ou de rejeter les Ogm », a-t-il dit. Poursuivant, le président de la République a indiqué : « Je dois vous dire que je suis pour l’utilisation des Ogm sur la base de précautions prises et d’une régulation dynamique qui doivent l’accompagner. Il faut franchir le pas et décider sinon, nous allons discuter, philosopher. Nous avons des impératifs en matière d’autosuffisance alimentaire, de sécurité alimentaire et dans d’autres domaines ».

Oumar NDIAYE

La lutte contre la malnutrition est en passe d’être gagnée dans les zones d’intervention du projet Action pour une sécurité alimentaire endogène (Asae).

La lutte contre l’insécurité alimentaire commence à porter ses fruits dans les communes de Kolibantang, Niagha, Tanaff et Baghère, dans le département de Goudomp, région de Sédhiou, ainsi que dans les localités de Saré Yoba Diéga, Tankanto escale et Saré Bidji, région de Kolda. C’est, du moins, ce qu’a déclaré Ibrahima Thiédo Baldé, coordonnateur de l’Association d’appui accompagnement aux initiatives de développement de la gérance locale, des langues nationales et de l’éducation (Aigle).

La mise en œuvre du projet Action pour une sécurité alimentaire endogène (Asae) par l’Aigle a porté ses fruits. La malnutrition a reculé dans les collectivités précitées. Ce projet d’une durée de 12 mois est financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa) pour un montant de 80 millions de FCfa. « Son objectif prioritaire, c’est de préserver les acquis des projets que nous avions antérieurement exécutés dans cette zone en contribuant à l’amélioration des conditions économiques et sociales des ménages pauvres par le renforcement d’une production satisfaisante, garantissant une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les régions de Kolda et Sédhiou », a souligné M. Baldé. L’évaluation à mi-parcours a permis, selon lui, de mesurer les impacts sur le vécu quotidien des populations. Il a annoncé la construction de 24 bergeries, 16 poulaillers et 2 unités de transformation et de stockage de produits agricoles, mais aussi l’organisation des groupements de promotion féminine de ces collectivités locales en coopératives agricoles.

Le projet met l’accent sur la formation des bénéficiaires. Ces derniers sont initiés aux techniques de transformation des céréales et des légumineuses, aux techniques de gestion et de leadership entrepreneurial. Les femmes sont également accompagnées dans l’aménagement des périmètres agricoles pour la culture du fonio, du manioc et de la patate douce. Ces activités génératrices de revenus sont une réponse à la pauvreté qui affecte une partie des habitants de ces collectivités locales.

Mamadou Aliou DIALLO

L’hôpital de la paix de Ziguinchor souffre d’un manque de matériels et de ressources financières. Des autorités ont promis de trouver des solutions à ce problème.

Deux ans après son inauguration, l’hôpital de la paix de Ziguinchor ne fonctionne pas en plein régime. L’établissement manque presque de tout. Les syndicalistes qui étaient en mouvement d’humeur, il y a quelques jours, avaient présenté une situation inquiétante. L’établissement hospitalier n’est pas doté de centrale d’oxygène, ni d’ambulance médicalisée, encore moins de scanner. « L’hôpital de la paix n’est que l’ombre de lui-même », avait lancé le porte-parole des syndicalistes, Bacary Diémé. L’inauguration de cette structure dont la construction a duré 10 ans a suscité tous les espoirs parce que la carte sanitaire s’est élargie. Mais, deux ans après le démarrage des activités hospitalières, des contraintes de tout ordre empêchent les praticiens de fournir des prestations de façon continue. A titre illustratif, la pédiatrie ne fonctionne pas. « On est obligé de référer les nouveau-nés vers l’hôpital régional », s’est désolé M. Diémé. Construit par l’Etat du Sénégal, l’hôpital de niveau 2 offre un éventail de services. Les activités ont démarré depuis le 22 avril 2014 sur instruction du président de la République, Macky Sall. Face à cette situation, les autorités comptent apporter des remèdes. « Nous l’avons ouvert en mettant un équipement, mais il reste encore beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Nous travaillons à résoudre ces questions », a reconnu le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Awa Marie Coll Seck a promis que le plateau technique sera relevé tout en regrettant le fait que les travailleurs continuent de réclamer des primes alors que l’hôpital traverse des difficultés. Elle a aussi annoncé que la structure recevra bientôt sa subvention.

Eugène KALY

Le Conseil départemental de Koungheul, dans la région de Kaffrine, s’est engagé à enrôler 1000 personnes dans les mutuelles de santé. Les frais d’adhésion sont inscrits dans le budget 2017-2018. Le président de l’institution, le ministre conseiller Assane Diop, en a fait la révélation lors de la finale des phases départementales du championnat national populaire dont il était le parrain.

La 3ème édition des phases départementales du championnat national populaire de Koungheul a été parrainée par le ministre conseiller Assane Diop. Ce dernier, en marge de la cérémonie, a annoncé l’enrôlement de 1000 personnes dans les mutuelles de santé afin de les aider à bénéficier de la Couverture maladie universelle. Ce responsable de l’Alliance pour la République (Apr) qui avait à ses côtés l’envoyée spéciale du chef de l’Etat, Aminata Touré, et d’autres responsables politiques de la région, ne manquait pas de mots pour justifier cette mesure sociale.

« Nous avons l’obligation d’accompagner cette initiative majeure du président Macky Sall, de respecter un des piliers de son programme politique, afin que chaque Sénégalais puisse avoir accès aux soins de qualité, indépendamment de sa situation sociale, à travers la Couverture maladie universelle  », a soutenu l’ancien directeur exécutif du Bureau international du travail (Bit). Il a laissé le soin aux services compétents de l’Etat de définir les critères de sélection des 1000 futurs bénéficiaires de cette mesure. « C’est un acquis social important pour les bénéficiaires indigents. Koungheul étant un département qui a des problèmes de santé, ce dispositif constitue une opportunité d’élargir l’accès aux soins aux personnes qui sont dans le besoin  », a poursuivi M. Diop. L’occasion s’apprête donc, pour ce dernier, de revisiter l’histoire politique de Koungheul qui, au même titre que Kaffrine et Matam, sert « de baromètre à l’échelle nationale lors des joutes électorales ». « Le département de Koungheul a toujours joué un rôle politique majeur au Sénégal. Et aujourd’hui plus que jamais, tous les responsables de l’Apr sont dans de très bonnes dispositions pour gagner ensemble les élections législatives et présidentielle prochaines  », a souligné Assane Diop. Pour sa part, Aminata Touré, venue répondre à l’invitation du président du Conseil départemental de Koungheul, a loué l’esprit d’ouverture du parrain. Ce qui explique, d’après elle, sa proximité avec le président Macky Sall qui en a fait un ministre conseiller. 

Elimane FALL

Les femmes de l’Institut Pasteur ont organisé une randonnée pédestre pour sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques.

L’Amicale des femmes de l’Institut pasteur (Afip) a organisé, une randonnée pédestre. Le but, c’est de sensibiliser les Sénégalais sur les maladies chroniques. « Avec notre charge de travail, nous n’avons pas le temps de faire du sport. C’est pourquoi 3.000 personnes ont été conviées à cette activité sportive. Notre amicale compte 110 membres », a justifié la présidente de l’Afip, Marième Sy Dieng. La structure aide des Sénégalais à revenus modestes à accéder à certaines analyses. L’Afip a collecté des dons pour les détenues de la prison de Liberté 6 et la pouponnière de la Médina.

L’initiative de l’Afip a été soutenue par Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du service public. « Nous sommes venus les soutenir. Nous avons aussi un dispositif médical de suivi au niveau de la Fonction publique. Il y a un lien entre ce que nous faisons et ce que l’Institut Pasteur est en train de faire. Il doit continuer dans cette dynamique de déconcentration de sa structure », a fait remarquer le ministre.

De son côté, Dr. Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar est revenu sur les missions essentielles de leur institution à savoir la promotion de la santé publique, la recherche et la formation. « Notre spécificité, c’est la production de vaccins. Nous avons un rôle à jouer dans la lutte contre les épidémies comme celle d’Ebola. Au Sénégal, nous faisons beaucoup d’analyses. Nous voulons nous rapprocher des populations », a indiqué Dr. Amadou Sall. L’Institut va construire une usine à Diamniadio sur un site offert par le président de la République, Macky Sall. Le coût de la construction est estimé à 23 millions d’Euros. La fabrication des vaccins doit démarrer en 2019

Serigne Mansour Sy CISSE

La réussite en entreprenariat requiert de la patience, de l’abnégation, de la culture du risque. C’est ce qui est ressorti d’une conférence organisée à Kaffrine. 

Comment réussir en entreprenariat ? Cette question a été au centre des réflexions à Kaffrine. Le président de l’Institut supérieur d’informatique (Isi) qui a animé une conférence a partagé son expérience avec la jeunesse de cette collectivité locale. Le début de l’entreprenariat, a-t-il insisté, ne peut pas être facile. C’est pour cela qu’il a invité les jeunes à s’armer de patience et d’être animés par une passion et une conviction pour tirer son épingle du jeu. «  L’entame était loin d’être évidente. Il nous a fallu une bonne dose d’abnégation et de confiance en soi pour s’en sortir. Cela doit être le crédo de chaque jeune Sénégalais pour développer son potentiel  », a conseillé le conférencier, un natif de Kaffrine.

Choisi comme modèle par la jeunesse du Ndoucoumane, le président d’Isi a eu droit à des témoignages de la part de sa famille, de ses amis et du président du Conseil département de Kaffrine. « Je me rappelle du garçon gringalet de l’époque, à la mise discrète, alors que les autres se pavanaient en costume cravate. Il dégageait déjà des dons exceptionnels pour les affaires  », a rapporté ce dernier. Aujourd’hui, le savoir-faire sénégalais en matière d’enseignement supérieur s’exporte bien dans la sous-région. La preuve, l’Institut supérieur d’informatique est présent en Mauritanie. Au Sénégal, en plus de Dakar, Isi a des antennes à Keur Massar, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Le groupe, fondé par Abdou Samb, compte plus de 2.800 étudiants. « Nous comptons ouvrir un établissement dans la capitale économique de la Mauritanie, Nouadhibou, après celle de Nouakchott. Ce qui nous assure le leadership dans le segment de l’enseignement supérieur privé dans ce pays. Ce développement à l’international traduit la qualité du label Isi », a soutenu le promoteur du groupe, en marge d’une conférence publique axée sur jeunesse et entrepreneuriat privé.

Elimane FALL

Après la billetterie électronique, Moustapha Ndiaye a lancé une plateforme qui génère à temps réel ou en différé des informations sur la vitesse d’une voiture. La technologie renseigne également si celle-ci est surchargée ou pas. La plateforme offre une vue d’ensemble sur les artères où le trafic est dense et sur les voies où il est fluide.

Le samedi est un jour ouvrable dans cette startup, sise à la Cité Soprim, non loin de la pharmacie Mame Diarra Boussou. Au premier étage, dans une salle à la porte entrebâillée, des secrétaires sont derrière leur ordinateur. Dans d’autres compartiments, des ingénieurs vérifient les assemblages des appareils. Des jeunes s’apprêtent à descendre sur le terrain pour faire des expositions. Au total, 23 jeunes travaillent dans cette startup.

Leur employé est un jeune. Il se nomme Moustapha Ndiaye. Il a démontré que les nouvelles technologies ne constituent pas une menace pour des emplois. Bien au contraire. Elles offrent des opportunités de création d’emplois. Dans son bureau encombré d’ordinateurs, d’onduleurs et d’unités centrales, l’informaticien continue de tisser sa toile. Sa solution intégrale de géolocalisation est utilisée par plusieurs services et entreprises de la place. « C’est un centre de contrôle et de commandement du transport urbain et interurbain. Il est mis en service depuis le 28 avril 2015 », informe ce spécialiste des technologies embarquées. C’est plus qu’un système de géolocalisation. Cette technologie aide à contrôler à distance les véhicules d’une entreprise, d’un Gie, y compris la consommation de carburant. « A partir de la plateforme, nous pouvons contrôler la consommation de gasoil, remonter les itinéraires parcourus par les véhicules et vérifier si la voiture est surchargée, les ouvertures des portes… », détaille le concepteur.

L’aide aux constats en cas d’accident
Le concepteur souhaite mettre cette plateforme à la disposition des autorités publiques du secteur du transport. L’outil est muni d’une technologie qui détecte tous les excès de vitesse à temps réel ou en différé. Ces informations, générées par la plateforme, sont essentielles pour éclairer la survenue des accidents en cas de choc ou de collision. « La plateforme est fonctionnelle. Elle fournit des informations à temps réel et en différé. Avec cet outil, nous pouvons expliquer la survenue des accidents et surtout ceux liés à l’excès de vitesse », affirme Moustapha Ndiaye.

L’ingénieur n’est pas dans la réaction. Il est dans la prévention. Le dispositif lance des signaux d’alarme en cas d’excès de vitesse. Le propriétaire de la voiture, la société, ou encore l’administration d’un parc automobile a la possibilité de demander au conducteur de lever le pied sur l’accélérateur. « Il y a beaucoup de cas d’accidents au Sénégal. Avec cette plateforme, le propriétaire du ou des véhicules peut émettre des signaux d’avertissement aux conducteurs pour qu’ils ralentissent », dévoile l’informaticien qui souhaite travailler avec les services qui ont en charge le transport et de lutter contre les accidents de circulation. Le transport est le champ d’intervention de Moustapha Ndiaye. Cette innovation est un train de solutions aux nombreux problèmes du trafic urbain et interurbain. La plateforme offre une vue large sur la circulation à Dakar à un temps donné. Sur la base de ces informations, les conducteurs peuvent décider d’emprunter une voie où la circulation est plus fluide. «A partir d’un clic, les automobilistes peuvent voir tous les tronçons où il y a des embouteillages. Partant de ce constat, l’automobiliste a le choix de s’engager sur une voie où la circulation est fluide ou sur celle où le trafic est dense », explique cet autodidacte qui a reçu, par la suite, une formation au Centre national de qualification professionnelle (Cnqp).

Saisir les opportunités des Tic
Cette plateforme ne sera pas une dernière pour ce Sénégalais qui effectue des « voyages d’approfondissement de connaissances » en Chine. Sa vie est associée à jamais aux nouvelles technologies qui l’ont mis sous les feux des projecteurs. Depuis l’invention de la billetterie, il enchaîne des interviews avec des chaines de télévisions sénégalaises et étrangères. Ce centre est une sorte de prolongement de la billetterie électronique, brevetée à l’Oapi depuis le 30 septembre 2015 sous le numéro 17.225. Cette billetterie fournit des informations sur la compagnie du Gie, le numéro de série, la ligne, l’itinéraire, la section, le prix, l’heure et les coordonnées géographiques. Toutes les informations sont générées instantanément dans le bus.

Idrissa SANE

Le directeur du Centre hospitalier régional (Chr) de Saint-Louis, Dr Ousmane Guèye, et ses proches collaborateurs ont réceptionné officiellement une chambre mortuaire neuve de 6 blocs. Cette chambre a été offerte aux populations de la ville tricentenaire par la Fondation Servir le Sénégal de la Première dame, Mme Marième Faye Sall.

La Fondation Servir le Sénégal a réhabilité la morgue du Centre hospitalier régional de Saint-Louis. La réhabilitation de la chambre mortuaire est une réponse à un problème très sensible pour les techniciens. C’est pourquoi le Dr Ousmane Guèye et son staff ont salué l’action de la Première dame qui ne cesse de poser des actions d’une portée sociale. Pour beaucoup d’intervenants, Mme Marième Faye Sall vient de satisfaire ainsi une vieille doléance des populations de la vieille cité. 

Les équipements flambants neufs ont été réceptionnés en présence des autorités municipales et d’une forte délégation de la Fondation Servir le Sénégal. Le directeur de l’établissement hospitalier, Ousmane Guèye, s’est réjoui de la promptitude de la Première dame à traiter les problèmes de l’hôpital. « Les actions entreprises par Mme Marième Faye Sall permettent à ce Chr de mieux faire face aux problèmes de santé publique des populations de la région Nord et de certaines localités des pays de la sous-région », a témoigné M. Guèye.

Mb. Kh. DIAGNE

Le lancement du court métrage intitulé « Green movies » (les images vertes), du jeune entrepreneur Mamadou Sakho, directeur de la structure « Jenna », a servi de prétexte pour les spécialistes d’échanger sur les conséquences des changements climatiques à l’Espace Harmattan. Le film est une invite à l’action des jeunes.

Les effets du changement climatique ont fini par mettre d’accord tout le monde sur l’impérieuse nécessité d’agir pour la préservation de l’environnement. Mamadou Sakho, de la structure « Jenna », en collaboration avec l’espace Harmattan de Dakar, a trouvé la bonne formule, vendredi dernier, en organisant un panel sur les changements climatiques.

La projection de « Green movies », un court métrage, met en lumière des comportements et attitudes qui portent préjudice aux écosystèmes. Mais, son réalisateur, Mamadou Sakho, s’est aussi intéressé aux mesures d’atténuation comme la lutte contre le péril plastique, le recours aux énergies renouvelables, la culture des comportements éco-citoyens.

Le directeur de l’Espace Harmattan, Abdoulaye Diallo, a réitéré sa volonté d’accompagner toutes les productions quelle que soit la thématique abordée par l’auteur. Pendant une heure d’horloge, ils ont été nombreux à échanger sur la problématique de la sauvegarde de l’environnement. Les recommandations de Mme Aïda Diongue Niang de l’Anacim (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie), de Mme Mame Coumba Ndiaye de l’Aeme (Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie), de Pr Pascal Sagna de l’Ucad, de Mme Madeleine Diouf Sarr, de la Direction de l’environnement et des établissements classées (Deec), et de Kader Kamara ont été pertinentes, en ce sens qu’elles constituent un bréviaire pour les jeunes entrepreneurs.

A la lumière des accords de Paris de 2015 et les engagements des parties prenantes d’appliquer des mesures pour maintenir, à partir de 2020, la hausse de la température mondiale à moins de 2°C, cela, jusqu’à l’horizon 2050, les panélistes ont formulé des recommandations. Il s’agit, entre autres, de la prise d’initiatives pour venir en appui, sur le plan technique, aux services qui sont dans le besoin. A cela s’ajoute la mise en place d’un système d’alerte précoce pour aider les agriculteurs, les pêcheurs et les populations à faire face aux phénomènes des changements climatiques.

Recommandations
L’amplification des conséquences des changements climatiques est plus que réelle avec une urbanisation galopante (projection de 5 milliards de personnes qui vont vivre en ville). Pour la ville de Dakar, des mesures ont été proposées afin d’accroître sa résilience. Parmi elles, les spécialistes énumèrent la territorialisation des politiques publiques, l’organisation des séances d’Iec, « la réinvention de la ville dans ses fonctions », etc.

Pour la maîtrise de l’énergie, la recommandation forte était son utilisation rationnelle au sein des foyers et surtout de faire recours à l’énergie de substitution. Prenant la parole, Kader Kamara a conseillé les jeunes de se lancer dans l’entreprenariat, alors que Madeleine Diouf Sarr a invité au respect des engagements, afin que le réchauffement global soit maintenu au dessous de 2°C d’ici à 2050. Pour ce faire, il faut que des mesures soient prises dans les domaines comme l’énergie, la déforestation, l’agriculture, la gestion des déchets, les transports.

B. B. SANE

Les émigrés de Syllycounda ont construit un poste de santé pour leur village situé dans la commune rurale de Diambaty, département de Bounkiling. Jusqu’ici, la localité ne disposait que d’une case de santé qui polarisait 35 villages. Pour certains services de soins, les habitants de ces localités étaient obligés de se rendre à Diaroumé ou dans d’autres postes de santé plus éloignés.

L’infrastructure a coûté 3 millions de FCfa. La cérémonie de réception a enregistré la présence des autorités administratives et sanitaires ainsi que des populations. Les intervenants ont magnifié l’apport des émigrés dans le développement de leur terroir. L’un des représentants de la diaspora a laissé entendre que c’est de leur devoir de participer à la résolution des problèmes que rencontrent leurs parents. Ces derniers ont remercié l’Ong Amref qui a équipé le poste de santé. Le directeur régional d’Amref pour l’Afrique de l’Ouest a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour le démarrage des activités. Pour sa part, le médecin-chef du district sanitaire de Bounkiling a promis l’affectation d’agents qualifiés.

Malamine KAMARA

Le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam) pourrait avoir un centre dans la capitale sénégalaise. Lors d’une visite d’une délégation de cette structure d’enseignement supérieur à Dakar, plusieurs contacts ont été noués. Cette visite qui fait suite à la remise du titre et des insignes de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall par le Cnam en décembre dernier.

Suite à la remise du titre et des insignes de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall par le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam), une délégation de cette structure de formation a séjourné au Sénégal pour voir les possibilités de partenariat. Comme il le fait dans chaque pays où il est installé, le Cnam s’appuie sur une structure locale pour dérouler ses activités. Ainsi, au Sénégal, il est en train de chercher des champs de coopération avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et aussi le Réseau des Instituts supérieurs d'enseignement professionnel (Isep). Déjà présent au Maroc et en Côte d’Ivoire, le Cnam compte se déployer dans notre pays suite à un accord de coopération avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche signé, en décembre dernier, en marge de la remise du titre de Docteur Honoris Causa au président Macky Sall. Avec une grande expérience de formation surtout continue et aussi de Validation des acquis de l’expérience (Vae), le Cnam compte mettre cette expertise au Sénégal pour satisfaire les besoins de formation exprimés dans le cadre du Plan Sénégal émergent, en concertation avec les pouvoirs publics, les acteurs économiques et les établissements d’enseignement supérieur. Selon Didier Bouquet, directeur général des Services du Cnam et chef de la délégation, des perspectives de collaboration sont ciblées. « Il y a des besoins de formation. Nous avons déjà programmé de travailler avec l’Uvs pour adapter certaines de ses formations dont nous disposons dès le mois de mars. Il y a une volonté de professionnaliser l’enseignement supérieur au Sénégal et nous avons de l’expérience dans ce domaine », a-t-il expliqué. Le Cnam et l’Ucad étudient l’ouverture d’un centre à l’Université de Dakar.

Il y a déjà le renouvellement d’un accord de coopération de recherche avec une école doctorale de l’Université Cheikh Anta Diop et la mise en place d’un comité de l’accord-cadre avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche lors de cette visite.

Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, compte aussi s’appuyer sur l’expérience du Cnam dans la professionnalisation des filières que veut entamer la structure qu’il dirige. Ainsi, l’Ecole supérieur polytechnique (Esp) et l'Ecole normale supérieure d'enseignement technique et professionnel, toutes deux logées à l’Ucad, seront concernées en cas de partenariat avec le Cnam.
Le Cnam est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur. Il forme des ressources humaines dans les domaines des sciences industrielles et technologies de l'information et aussi de management. Il compte au Sénégal plusieurs alumni dont le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

O. NDIAYE

Le gouvernement a dépensé 7 milliards de FCfa dans le secteur de l’éducation à Saint-Louis. L’information a été donnée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, en présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang.

L’Etat a augmenté la capacité d’accueil des écoles élémentaires de la région de Saint-Louis. Les investissements dans ce secteur s’élèvent à 7 milliards de FCfa. « Avec cet investissement, nous avons augmenté la capacité d’accueil et amélioré l’environnement et les apprentissages. Nous avons développé l’enseignement des sciences, de la technologie et de l’informatique », a souligné le ministre. Dans cette région, les autorités posent les jalons du renouveau de l’enseignement des sciences et des mathématiques avec le démarrage de la construction de deux blocs scientifiques et technologiques, l’un à Dagana et l’autre à Podor. Celui de Saint-Louis est en cours de rénovation. « Ces chantiers sont financés par l’Etat du Sénégal et la Banque mondiale pour un montant global de 414.686.711 FCfa », a affirmé Serigne Mbaye Thiam qui a révélé que 740 millions de FCfa sont mobilisés pour exécuter d’autres projets conformément aux orientations stratégiques de son département.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a signé, hier, une convention avec l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida). Cet accord permettra d’assurer un soutien stratégique aux activités d’enseignement et de recherche relatives à l’agriculture.

Après la mise en œuvre, en 2016, du projet « Le domaine de l’Ucad rurale », situé à Niakhène, dans le département de Tivaouane, l’Université de Dakar a signé, hier, avec l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), une convention de partenariat en présence du recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, et du directeur général de l’Anida, El Hadj Malick Sarr.

L’Anida, qui a pour but de promouvoir le développement d’une agriculture moderne, diversifiée, basée sur la maîtrise de l’eau, sera un partenaire de choix dans la promotion des emplois durables pour les jeunes.

« L’enseignement classique ne suffit plus. L’Etat ne peut pas recruter tous ses diplômés. C’est pourquoi il faut à la fois le savoir et le savoir-faire pour réaliser les objectifs de développement », a argumenté le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce partenariat se matérialisera par la construction d’infrastructures comme les ouvrages hydrauliques. Le directeur général de l’Anida a, de son côté, révélé que la réalisation d’un forage est inscrite dans le budget 2017.  « La construction d’un forage a déjà été approuvée dans le budget de 2017 par le conseil d’administration de l’Anida », a annoncé El Hadj Malick Sarr, considérant la maîtrise de l’eau comme un aspect important pour le développement de l’agriculture. « Nous ne pouvons pas avoir une agriculture moderne en travaillant que 4 mois sur 12 », a-t-il défendu.

L’Anida a pour mission d’assurer la création et la mise en valeur de fermes agricoles modernes intégrées en facilitant l’accès des promoteurs aux terres. L’agence prévoit de faire des prospections avec les étudiants et les formateurs de l’Ucad.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’organisation Staesen a initié, depuis hier, une formation de trois jours à l'intention des éducateurs qui servent dans le préscolaire. Il est attendu que les bénéficiaires élaborent leurs fiches pédagogiques en utilisant les Tic.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont un intrant pédagogique. C’est la raison pour laquelle l’organisation Staesen a lancé une formation des éducateurs sur l’utilisation des Tic afin de faciliter les enseignements/apprentissages dans le préscolaire. Huit éducateurs seront formés à Dakar, les autres bénéficiaires viennent des régions. Ils seront initiés à la production de supports, d’outils de planification et d’évaluation. Ces éducateurs seront accompagnés, au sein de leur établissement, à l’utilisation de leurs connaissances informatiques. L’objectif attendu, c’est de voir ces éducateurs concevoir les fiches en exploitant les opportunités des nouvelles technologies. « Les enseignants utilisent des fiches pédagogiques et des fiches d’évaluation dans leur travail au quotidien. Ces fiches en papier peuvent disparaître », a évoqué le directeur national de Staesen, El Hadj Daouda Diagne.

La numérisation des fiches pédagogiques va non seulement alléger les charges de travail des enseignants, mais elle aide à leur protection et à leur sécurisation. Les éducateurs détenteurs peuvent les partager avec d’autres qui ont moins d’expérience en pédagogie. Les formés seront chargés de démultiplier cette formation dans la zone où ils officient. « Nous voulons que la majeure partie des éducateurs bénéficient des connaissances qui sont acquises durant cet atelier. Nous attendons la production d'une fiche de capitalisation. C'est une expérience que nous voulons partager avec tout le monde au bénéficie de l'éducation dans sa globalité », a ajouté M. Diagne.

Le recours aux technologies pour améliorer les apprentissages et connaissances cadre avec la politique de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits. Le responsable des Tic à l’Anctp Mohamed Adama Thiam, a promis que la structure va accompagner cette initiative. « L'Agence nationale de la case des tout-petits est membre du groupe thématique "Petite enfance". Et en cela, elle doit apporter sa pierre à l'édifice en accompagnant le processus », a-t-il souligné. Éducatrice à l'Association pour le bien-être communautaire (Abec), Soda Marème Thiam a jugé pertinente cette mise à niveau. "C'est une grande satisfaction pour nous, car la formation va nous permettre de mieux gérer nos classes. Après la formation, nous pourrons bien tenir nos fiches et les garder", a-t-elle apprécié.  

Abdou DIOP

La phase 2 du Projet d’appui au renforcement du système de santé du Sénégal (Parss 2) a été lancée il y a quelques jours. Mise en oeuvre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, avec l’assistance technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), elle est élargie à tout le pays.

La phase 1 de ce programme, déroulée entre 2011 et 2014, avait ciblé les régions de Tambacounda et Kédougou. Elle a permis l’élaboration d’un guide national sur la gestion du Plan de travail annuel, des ressources et l’organisation de l’environnement de travail avec les 5S (Séparer, situer, scintiller, standardiser et suivre les règles). Cet outil vise à améliorer les capacités et la qualité du système de gestion sanitaire.

La première étape a vu la réalisation de diverses activités menées conjointement entre les parties sénégalaise et japonaise. Elles ont permis d'atteindre les objectifs d'amélioration des capacités de planification, de suivi-évaluation et de gestion des resources humaines, financières… Outre la consolidation de ces guides et outils, la phase 2 offre l’occasion à la Jica de participer, pour la première fois, à la mise en oeuvre du Financement basé sur les résultats (Fbr) initié par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas). « Les manuels et guides élaborés permettent au Msas du Sénégal de poursuivre son action de renforcement des capacités de gestion sur tout le territoire national. Plusieurs partenaires au développement du secteur de la santé au Sénégal se sont impliqués lors de l'élaboration des manuels et guides », s’est félicité Yuji Moriya, représentant-résident de la Jica. Une évaluation d'impact est prévue et les résultats seront largement partagés pour contribuer à l'amélioration de ce système qui continue de faire ses preuves. La planification des activités du projet est en cours.

Par ailleurs, selon Yuji Moriya, la Jica met actuellement en œuvre, au Sénégal, un programme pour la réalisation de la Couverture sanitaire universelle de 2016 à 2020. L'accent est mis sur la santé maternelle et infantile, le management et les ressources humaines de la santé au profit surtout des populations vivant dans les zones reculées et des personnes vulnérables.

Alassane Aliou MBAYE

Une trentaine de médecins sénégalais bénéficient d’une session de mise à niveau sur les maladies émergentes comme le paludisme, le Vih/Sida, la tuberculose et la maladie à virus Ebola. D’autres praticiens ont été formés par le Collège royal des médecins de Londres.

Ouvert en février 2015, le cours de renforcement de capacités sur les maladies cibles de l’Objectif du millénaire du développement est à sa dernière étape. En effet, ce 5ème cours, qui a débuté hier, marque la fin d’une formation continue des médecins de l’Afrique de l’Ouest francophone. Au total, 120 médecins du Sénégal et des pays de la sous-région ont été formés.

Le coordonnateur du cours, le Pr Mamadou Mourtalla Kâ, en tirant un bilan positif, a rappelé que l’objectif de cette formation était de faire en sorte que les médecins bénéficiaires acquièrent des connaissances et des techniques. Ces compétences sont nécessaires pour placer le système de santé sur le chemin de la performance. Organisé par le Collège royal des médecins de Londres, en association avec le Collège ouest-africain des médecins et l’Ufr Santé de l’Université de Thiès, ce cours permettra aux nouveaux bénéficiaires de jouer pleinement leur rôle en incarnant le leadership nécessaire, dans ce contexte où les malades sont de plus en plus exigeants. Le Pr Kâ a affirmé que cette nouvelle culture de formation médicale continue cadre parfaitement avec la philosophie du Royal collège of physicians de Londres qui en est le principal initiateur. Il a rappelé que les quatre dernières sessions du cours avaient vu la participation de spécialistes britanniques.

Cette session, a-t-il informé, sera entièrement animée par des enseignants sénégalais. Ainsi, les premiers jours de travaux seront consacrés à quatre pathologies. Il s’agit du Vih/Sida, du paludisme, de la tuberculose et de la maladie à virus Ebola. Le dernier jour est réservé aux aspects pratiques. Une partie sera dirigée par l’Institut Pasteur de Dakar, leader dans la lutte contre les maladies émergentes. L’un des formateurs, le Pr Bernard Diop, spécialiste de maladies infectieuses, a affirmé qu’à la fin du cours, une trentaine de médecins hospitaliers et de districts seront outillés. « L’apparition des maladies émergentes et ré-émergentes comme la maladie à virus Ebola et Zika doivent mettre en alerte, en permanence, les acteurs de la santé, pour une riposte adéquate », a défendu M. Diop.

Eugène KALY

Située à l’entrée du village de Ngor, cet établissement, selon les autorités pédagogiques, est sans toilettes depuis deux mois. Une situation qui pose des problèmes d’insalubrité au sein de l’école et ses environs.

Perdue au milieu des immeubles qui la ceinturent, l’école Alieu Samb est bien connue des Ngorois. Située à l’entrée de ce village à majorité lébous, seules de petites ruelles y mènent. Pas une enseigne, ni un tableau d’indication pour orienter un visiteur. Seuls les éclats de rire émanant des salles de classe peuvent attirer l’attention d’un désorienté.

Dans l’enceinte de l’établissement, on se croit en période d’hivernage. La nappe phréatique affleure. La cour est boueuse par endroit. Le décor renvoie aux inondations dans la banlieue. « Il suffit de creuser un peu pour que l’eau des profondeurs jaillisse », a renseigné la directrice de l’école, Seynabou Diallo. Des plantes d’eau douce poussent çà et là. Derrière les trois salles de classe, en face du bâtiment principal, s’étend un petit ruisseau. Les opérations de pompage n’ont pas produit les résultats escomptés. A ce décor peu enviable, créé par les précipitations, l’insalubrité est ambiante. Selon la directrice, l’établissement est dépourvu de toilettes depuis deux mois. « A ma grande surprise, au retour des fêtes de Noël, elles ont été démolies par les autorités municipales en plus d’un bâtiment qui était en délabrement avancé, sans au préalable nous aviser », s’est-elle indignée. Pour Mme Diallo, la démolition des huit box supposait, d’abord, la construction de toilettes provisoires. Ainsi, 630 élèves se retrouvent sans toilettes depuis deux mois. Une situation qui pose un problème d’insalubrité au sein de l’école. « Les voisins viennent régulièrement se plaindre au près de nous, car certains élèves ont fait de la devanture ou des alentours de leurs maisons des toilettes spontanées », a-t-elle déploré.

Trois box en cours de construction
A l’aile droite du bâtiment principal, trois box en cours de construction sortent déjà de terre. Ils sont le fruit de la récente manifestation des élèves devant la mairie de la localité. Autre problème soulevé par le personnel, le canal à ciel ouvert situé à 300 mètres de l’école, un terreau fertile pour la prolifération des moustiques. Par ailleurs, la directrice a invité les autorités locales à créer des conditions d’assainissement pour la viabilité de cette école qui date de 1992. Parmi ces conditions, la construction de canaux d’évacuation d’eau pour débarrasser l’établissement de son cours d’eau qui, à l’en croire, abrite des reptiles.

Marame Coumba SECK

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé, hier, à la Chambre de commerce de Dakar, un comité régional de développement sur la prise en charge des urgences médicales au Sénégal. Awa Marie Coll Seck a annoncé l’augmentation de la capacité d’accueil des services.

L’accueil et les urgences constituent les maillons faibles du système de santé au Sénégal. Ce constat a été confirmé, hier, par le médecin-chef de la région de Dakar, Dr Ndèye Maguette Ndiaye. Elle a remarqué que les services des urgences et d’accueil des structures sanitaires de la région ont, pour la plupart, une faible capacité d’accueil. Conséquence : les accidentés de la circulation durant la nuit font le tour des hôpitaux pour trouver une place dans un service des urgences. La praticienne qui a introduit le thème : « Gestion des urgences médicales dans la région de Dakar », a décelé un déficit de communication entre les acteurs, avant de déplorer le non respect de la pyramide sanitaire. En réponse à ce diagnostic sur les urgences, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rassuré que « les choses vont s’améliorer ». Awa Marie Coll Seck a promis, devant le gouverneur de Dakar, les préfets et sous-préfets, l’augmentation de la capacité d’accueil des services et unités d’urgence.

Au Sénégal, seul l’hôpital Principal  a, pour le moment, un service d’accueil et d’urgence digne de ce nom. Le  ministre de la Santé a reconnu que les structures d’accueil et des urgences n’ont pas assez d’espace pour recevoir le maximum de  patients. « Nous allons renforcer  la capacité d’accueil des services pour une meilleure prise en charge des urgences », a annoncé le Pr Seck. Elle a dit compter sur un système de régulation basé sur l’orientation du malade vers une structure où il pourra bénéficier des soins dès son arrivée. « Il y a une régulation qui se fait et qui va être renforcée par le Samu national en collaboration avec la Brigade nationale des sapeurs pompiers. Il s’agira, pour les parents du malade, d’appeler au 1515 pour recevoir des informations sur l’hôpital qui peut traiter leur patient. Cela leur épargnera de faire le tour des structures », a expliqué le ministre. Avec ce système, les hôpitaux seront mieux préparés pour gérer les cas qui nécessitent une intervention d’urgence. Cette solution n’exclut pas l’augmentation des financements afin d’aider les hôpitaux à construire des services d’accueil et des urgences bien équipés. Déjà les centres de santé ont commencé à ouvrir des services d’urgence. Mais, la réduction des temps d’attente ne peut pas se passer de la disponibilité des urgentistes. Ceux qui sont en formation seront recrutés, a promis le ministre.

Eugène KALY

Le délégué général des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose déplore la non mise en œuvre des plans d’urbanisme dans les villes du Sénégal. Selon Seydou Sy Sall, à Dakar, près de 40 % de l’agglomération ne sont pas bien urbanisés.

« Près de 40 % de l’agglomération dakaroise ne sont pas bien urbanisés. Et il ne peut pas y avoir une transformation structurelle de l’économie sans une bonne urbanisation et une industrialisation ». Ces propos sont de Seydou Sy Sall, délégué général des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Il prenait part, hier, au séminaire mensuel de l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep), axé sur « Agenda post-Quito : quels défis urbains pour l’Afrique ». L’objectif de la rencontre est de rappeler les principales conclusions de la Conférence internationale Habitat III de Quito, tenue en fin 2016, et de discuter des axes prioritaires du Nouvel agenda urbain, du point de vue africain.

Il a aussi été question des perspectives pour relever les défis urbains du continent en phase avec la vision 2063 et l’agenda 2030. « En termes de défis, il faut anticiper mais aussi planifier le développement et le renouvellement des villes », a préconisé M. Sall. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, toute une planification a été développée à Diamniadio à travers un Master plan. C’est ainsi, a avancé le délégué général, que ce pôle est divisé en quatre espaces. Il s’agit d’un Centre de conférence, espace événementiel pour positionner Dakar sur l’échiquier mondial, d’un pôle de recherche avec l’université, d’un espace dédié à l’industrie et les services et d’une zone réservée aux activités financières, aux banques et aux assurances. « Quinze ministères techniques seront délocalisés à Diamniadio. Il s’agira également de donner aux logements une vie juridique avec des titres », s’est félicité Seydou Sy Sall.

De son côté, Mamadou Jean-Charles Tall a regretté le fait que la qualité urbaine ait beaucoup chuté dans les villes sénégalaises.

« A notre temps, pour récompenser un élève qui avait bien travaillé à l’école, son père l’envoyait en promenade à Rufisque. Quel parent ose, aujourd’hui, amener son enfant dans cette ville en guise de récompense », a ironisé l’architecte enseignant. Pour lui, l’urbanisation est d’abord une contrainte si elle n’est pas maîtrisée. C’est pourquoi il est nécessaire, selon lui, d’opérer « une rupture épistémologique ». « Les maires ne s’entourent plus d’urbanistes. Ils préfèrent s’allier avec les géomètres pour mieux morceler les terrains. C’est ce qui est d’ailleurs à l’origine de nombreux problèmes fonciers », a déploré M. Tall qui a totalisé 36 ans d’expérience comme architecte. Pour relever les défis, a-t-il dit, il faut une véritable révolution.

Ndiol Maka SECK

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a procédé, hier, au lancement de « l’opération sans déchet plastique au Sénégal ». Une initiative de la société « Proplast » qui a signé, à l’occasion, des conventions de partenariat avec l’Ucg à travers le Programme national de gestion des déchets (Pngd) et le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

La lutte contre le péril plastique va prendre une nouvelle ampleur avec le lancement de l’opération sans déchet plastique au Sénégal. Avec la signature des conventions de partenariat, hier, à la salle de conférence du ministère de l’Environnement, entre les industries du plastique, les récupérateurs, les éboueurs et les autorités, à travers les ministères de l’Environnement et de la Gouvernance locale, c’est une nouvelle forme de lutte qui commence. Si l’on se fie aux propos de Macoumba Diagne, directeur général de l’entreprise Proplast, l’opération sans déchet plastique au Sénégal va installer des points de collecte de déchets plastiques dans toutes les communes du Sénégal, dans une perspective de leur valorisation. Une initiative qui cadre avec la seconde phase de la loi 2015-09 du 04 mai sur l’interdiction de la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques de faible  micronnage  et à la gestion écologiquement responsable des déchets plastiques. Il s’agit, au cours de cette seconde phase, comme l’a expliqué Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Ucg, à travers une gestion rationnelle des déchets, de mettre à disposition du matériel de collecte sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre Abdoulaye Baldé a énuméré les conséquences de la prolifération des déchets plastiques sur l’environnement, la pêche, l’agriculture et la préservation de la santé des populations. C’est pourquoi, il a salué l’initiative de Proplast qui contribuera à la protection de l’environnement et à la création de nouvelles sources de revenus.

Il s’est aussi engagé à soutenir l’initiative à travers l’acquisition de 100 poubelles en plastique de Récuplast tout en invitant les populations à participer à l’opération. De même, M. Baldé a salué le partenariat stratégique entre l’Ucg et Proplast qui va aider à l’amélioration de la collecte des déchets et à la lutte contre la pauvreté.

B. B. SANE

L’Institut Pasteur de Dakar et celui de Shanghai défissent un cadre de collaboration pour combattre la fièvre jaune, la fièvre de la Vallée du Rift, la dengue, l’encéphalite japonaise, le virus Zika, et le virus Ebola.

L’Institut Pasteur de Dakar et celui de Shanghai ont signé hier une convention. L’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar Dr Amadou Alpha Sall est revenu sur l’intérêt de définir un cadre de coopération entre les deux institutions. « Ce partenariat est fait pour durer longtemps. Il nous faut aujourd’hui collaborer pour lutter contre les épidémies qui représentent une grosse part de nos activités dans plusieurs pays », a justifié Dr. Amadou Alpha Sall.

Cette convention vient à son heure d’autant plus que la circulation des virus est facilitée avec la modernisation des moyens de transport. Une épidémie qui se déclare en Afrique peut toucher l’Asie à moins de quelques jours du fait de la mobilité des personnes. Aujourd’hui l’Afrique et l’Asie connaissent les mêmes épisodes d’épidémies. « L’objectif de ce partenariat est de s’assurer que nous allons travailler ensemble pour maîtriser la menace. C’est pourquoi, nous luttons contre ces épidémies pour le bénéfice des populations », a expliqué l’administrateur de l’Institut Pasteur de Shanghai qui met en valeur les enjeux de cette coopération dans un contexte de recrudescence des maladies virales en citant une célèbre phrase de Winston Churchill qui disait : « la différence entre un optimiste et un pessimiste, c’est que l’optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté, alors qu’un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité.»  

Les deux institutions s’engagent à combattre la fièvre jaune, la fièvre de la Vallée du Rift, la dengue, l’encéphalite japonaise, le virus Zika et le virus Ebola. Cette dernière maladie mobilise beaucoup de chercheurs de l’Institut Pasteur. Le directeur général de l’Institut Pasteur de Shanghai Dr Hong Tang a rappelé que ce partenariat a été porté par les deux gouvernements Sénégalais et Chinois. « Nous allons avoir une collaboration très franche avec l’Institut Pasteur de Dakar », a confié Dr Hong Tang.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis) sensibilise les députés sur les enjeux de l’intégration des questions de nutrition dans les politiques publiques. Les députés ont promis d’intensifier le plaidoyer afin de réduire les incidences de la malnutrition au Sénégal. 

La lutte contre la malnutrition est une affaire de tous. Les députés ont renouvelé leur engagement à combattre les conséquences de la malnutrition. Leur engagement est fondé sur la préservation de la santé des enfants et des femmes enceintes. Les études ont déjà mis en évidence que la malnutrition a des incidences négatives sur la croissance de l’enfant. En outre, elle réduit ses chances de participation à la vie active de son pays. « Les députés de la 12ème législature sont conscients que 30 % des femmes enceintes sont carencées. Cela a des conséquences sur le quotient intellectuel de l’enfant. Si ce dernier souffre de malnutrition, ses chances de devenir quelqu’un demain sont amoindries », a souligné Dr Mbayang Dione, de la Commission santé de l’Assemblée nationale. Au sein de l’hémicycle, un travail est en cours pour porter sur les fonts baptismaux un réseau de députés engagés pour la mise à l’échelle des politiques de nutrition. Cette prise de position cadre avec les orientations nationales, à travers la création d’espaces d’harmonisation des interventions et de définition des objectifs. « Partant des ambitions affichées dans le Pse, notamment son axe 2 « Capital humain, Protection sociale et Développement durable », ainsi que les orientations à l’échelle régionale et internationale, le gouvernement, via la Clm, a élaboré un Plan stratégique multisectoriel de nutrition (Psmn) », a informé le coordonnateur de Scaling up nutrition, Seydou Ndiaye.

L’implication de ceux qui siègent à l’Assemblée nationale a élevé le niveau de prise conscience. Le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) a indiqué que le contexte est favorable pour engranger d’autres points avec le Plan stratégique de lutte contre la malnutrition en cours de finalisation. Il couvrira la période 2017 et 2021. « Nous demandons aux députés de raviver davantage le flambeau de la croisade pour que nous puissions consolider nos acquis », a-t-il plaidé. Le coordonnateur de la Clm a également magnifié l’apport des organisations de la société civile à qui les services de l’Etat doivent la disponibilité et l’accessibilité des services nutritionnels.

Cette remobilisation intervient dans un contexte où les indicateurs ne sont pas au vert. Le président de Ahdis, Amécodou Diouf, a donné un aperçu sur les enjeux de la lutte avant de brosser les défis qui interpellent tous les acteurs. La prévalence de la malnutrition chronique est encore élevée au Sénégal. « La prévalence de la malnutrition chronique est de 20,3 % selon l’enquête Smart 2015. Elle touche particulièrement les régions de Kaolack, Kafrine, Kédougou et Tambacounda. A Sédhiou, sa prévalence est de 30 % », a rapporté M. Diouf. Mais, le Sénégal est un bon élève si on fait la comparaison avec les indicateurs des pays de la sous-région.

Idrissa SANE

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