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Actualités (2321)

C’est le président du comité régional de pilotage du Swedd qui a ouvert, hier, à Bruxelles, la session satellite en marge de la quatrième édition du Rebranding Africa Forum 2017. C’était en présence du directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, notre compatriote Mabingué Ngom et de nombreux experts et journalistes invités.

En sa qualité de président du comité régional de pilotage du projet « Swedd » (Projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel), le ministre tchadien de l’Economie, du Plan et du Développement, Ngueto Yambaye, a souhaité la bienvenue aux participants de cette session annuelle Rebranding Africa Forum (Raf). Forum qui célèbre, chaque année, l’Afrique qui gagne. C’est évènement international regroupe, tous les ans, en octobre, de nombreuses personnalités politiques, économiques et du monde de la presse. C’est par une rencontre avec la presse que l’évènement a été ouvert hier matin dans la capitale de l’Union européenne. « C’est pour cette raison que le Comité régional du Swedd n’a pas hésité à associer l’image de notre initiative conjointe qui, je dois le dire haut et fort, fait notre fierté et suscite bien d’envie sur le continent », a déclaré le ministre tchadien à l’ouverture.

L’initiative dividende démographique, a-t-il le rappelé, comporte trois composantes essentielles dont la mise en œuvre diligente et efficace devrait contribuer significativement à accélérer la transition démographique dans la région et créer ainsi les conditions du dividende démographique. Il s’agit, selon lui, de l’amélioration de la demande régionale pour les services de santé sexuelle et reproductive, maternelle, infantile et nutritionnels et augmenter l’autonomisation des femmes et des adolescents ; le renforcement des capacités régionales pour la disponibilité des produits de santé sexuelle et reproductive, maternelle, infantile et nutritionnelle, ainsi que la disponibilité des ressources humaines qualifiées en santé, en l’occurrence les sages-femmes, surtout dans les zones rurales qui sont généralement les moins bien desservies, le renforcement des capacités pour la mise en œuvre du projet, pour la production de données régionales basées sur l’évidence et pour l’analyse des politiques publiques.

La mise en œuvre de cette initiative régionale, a-t-il ajouté, a permis, cette année, de positionner la question du dividende démographique au plus haut niveau de l’Agenda politique sur le continent. Selon lui, la présente session s’inscrit dans la logique du dialogue hautement stratégique organisé avec le secteur privé à New York il y a quelques jours. Il a également indiqué que « cette rencontre de Bruxelles marque ainsi le démarrage effectif de l’engagement des hommes et des femmes des médias et autres célébrités en faveur du dividende démographique ».

El H. A. THIAM et E. KALY

S’adressant aux journalistes, le ministre tchadien de l’Economie, du Plan et du Développement, Ngueto Yambaye, a déclaré : « Nous avons choisi d’organiser cette session avec vous pour analyser ensemble la question de votre implication dans l’opérationnalisation du concept de dividende démographique afin d’éclairer notre lanterne à tous les niveaux sur cette thématique qui devrait conduire notre continent vers l’émergence tant souhaitée par nos chefs d’Etat ». Il a pris l’engagement, au nom des autres ministres dudit comité, d’apporter le soutien à la mise en œuvre des plans d’actions qui émaneront des réflexions. Aux partenaires du projet Sweed, il a réitéré sa gratitude et celle de nos gouvernements pour leur engagement permanent, leurs contributions multiformes à la lutte contre la pauvreté dans nos pays respectifs et au décollage socioéconomique de la région du Sahel, une région aux mille défis.

Enfin, il a réaffirmé son engagement, celui du Comité de pilotage et de nos gouvernements respectifs, à mettre tout en œuvre pour accompagner les journalistes et communicateurs afin de contribuer à faire du dividende démographique une réalité dans la région du Sahel.

Quant à Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, il a expliqué que cette session des journalistes s’inscrit dans le cadre de leur mission d’accompagnement dans la mise en œuvre de la feuille de la route de l’Union africaine sur le dividende démographie lancée en janvier par les chefs d’Etat à Addis-Abeba. Il a remercié les ministres présents à Bruxelles. Cette présence traduit, selon lui, « leur engagement en faveur de la recherche de solutions pour adresser la question du dividende démographique et du développement de l’Afrique ».

Le Forum, à son avis, donne l’occasion d’échanger avec les médias et le secteur privé sur cette question cruciale pour le développement de l’Afrique. Cette session avec la presse, a soutenu M. Ngom, doit être perçue comme un engagement des acteurs des médias afin de donner le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner la communication qui permettra de changer les mentalités, les attitudes et les pratiques de la population, ce qui est un préalable à la transition démographique et la capture du dividende démographique en Afrique. De son côté, Thierry Hot, initiateur du Forum annuel, a salué le leadership de l’Unfpa qui va vers une bonne direction. Selon lui, l’appropriation du concept doit s’appuyer sur une mobilisation efficace des acteurs de la communication qui sont incontournables pour les changements.

El H. A. THIAM et E. KALY

La résorption du déficit en eau de Dakar se joue dans le champ de captage à Tassette, dans la région de Thiès. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Sones, a démarré la construction d’une dizaine de forages qui produiront entre 20.000 et 30.000 m3 chaque jour. Ce volume servira à couvrir davantage des besoins à Dakar après un transit dans des cuves qui seront construites dans une forêt classée.

Dans un vallon verdoyant, quelque part à Tassette, un foreur est en activité. L’eau boueuse ressort par un système d’évacuation. Près de l’engin, une benne est chargée d’un groupe électrogène. L’autre est posé à même le sol. Des ouvriers sont debout entre les engins. Les techniciens peuvent afficher des acquis : plus de 7 forages ont été réalisés. Tous ces forages ont rempli leurs attentes des techniciens. Les débits des forages comme F2 (40 mètres cubes par heure), F7 (45 mètres cubes par heure) n’incitent pas à des débauches d’énergies et des investissements supplémentaires. Ces faibles débits sont loin d’abattre les techniciens qui ont opté pour l’exploration d’une poche riche dans la même zone. Résultats : les deux forages supplémentaires ont un débit avoisinant 150 m3 par heure chacun. Sur ce site, les techniciens n’excluent aucune option, y compris le décalage du captage dans le Maastrichtien au lieu du Paléocène initialement prévu pour beaucoup de forages. Les enjeux sont énormes. L’optimisation de la couverture des besoins en eau de Dakar se joue dans ce champ de captage de Tassette. Les ouvrages de Tassette coûteront environ 11,5 milliards de FCfa. Le projet est financé par la Banque mondiale, dans le cadre du Programme eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu).

« Avec ces 7 forages, nous mobiliserons entre 20.000 et 30.000 m3 par jour. Cette production renforcera l’approvisionnement de Dakar en eau », rassure le coordonnateur du Peamu, Malick Sow. Ce volume sera transporté sur 21 km entre le champ de captage et les deux réservoirs qui seront construits dans la forêt classée de Thiès. Sur l’itinéraire, sur la route entre Sindia et Thiès, de grandes conduites sont visibles au bas-côté de la route. Juste après l’intersection avec l’autoroute Ila Touba, des pelles mécaniques de l’entreprise sont sur le front. A la date du 4 octobre 2017, environ 7,5 km de conduites sont enfouies. « Nous avons prévu de terminer tous les travaux de pose de conduites d’ici à décembre », affirme un ingénieur de l’entreprise devant la délégation.

Cette conduite de 21 km reliera deux réservoirs qui seront construits dans la forêt classée de Thiès. Une reconnaissance du site a été faite. Une voie a été ouverte. Jusqu’ici animé, le site abritera des réservoirs stratégiques. « C’est ici que nous allons construire deux cuves de 10.000 mètres cubes chacune dans un premier temps. A partir d’ici, nous avons prévu une conduite pour relier les deux autres réservoirs existant à Thiès », informe Malick Sow. Un travail de fond est en train d’être accompli pour satisfaire, dans les meilleurs délais, la demande. L’impatience et l’exigence des Sénégalais imposent d’être au rendez-vous de la couverture des besoins en mars ou avril 2018. A partir de cette date, une donne ne fausse pas les prévisions, l’eau coulera à flot dans plusieurs quartiers de Dakar, en attendant la sécurisation avec KMS 3 et le Projet de dessalement de l’eau de mer dont l’usine sera installée sur les flancs des Mamelles.

« En attendant les projets structurants KMS3 et le dessalement de l’eau de mer, le gouvernement a initié un programme spécial pour assurer un bon approvisionnement en eau de Dakar et de Thiès », précise le directeur général de la Sones, Charles Fall. La batterie de forages de Tassette et des réservoirs est un avant-goût de la sécurisation de l’approvisionnement en eau des grandes villes.

Le Peamu, d’un coût de 28,3 milliards de FCfa, comprend la réalisation d’un schéma directeur d’adduction et de distribution du Triangle Dakar-Thiès-Petite Côte évalué à 400 millions FCfa, le renforcement de l’Aep de la Petite-Côte et l’incorporation de Ngékhokh pour 13,5 milliards de FCfa. A cela s’ajoute la réalisation de 20.000 branchements sociaux à travers le Sénégal pour 2,8 milliards de FCfa.

Idrissa SANE

Pour améliorer le système éducatif sénégalais, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) va organiser, les 6 et 7 octobre prochain, la « Foire des innovations en éducation et formation ».

Rendre plus visibles les actions visant l’amélioration du système éducatif sénégalais malgré les difficultés, tel est l’objectif de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep). Cette structure va organiser en fin de semaine une « Foire des innovations en éducation et formation ». Dans le cadre de cette activité, les responsables de la Cosydep ont fait face à la presse.

Le président du Conseil d’administration de la Cosydep, Moussa Mbaye, a indiqué que cette foire va réunir plusieurs partenaires comme le ministère de l’Education, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat ainsi que des acteurs comme l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), les syndicats, la société civile, le secteur privé, entre autres. « Il est important de communiquer positivement sur l’école. C’est vrai que nous avons une école en crise, mais à force de ne parler que des querelles, on oublie qu’il y a des milliers de Sénégalais qui, chaque jour, s’évertuent à trouver des solutions à l’impasse », explique-t-il, en soulignant que « la recherche de solutions passe par les innovations qui existent, mais qui ne sont pas vues. Pour nous, il est important de rendre visibles toutes ces innovations et que chacun dans son domaine montre ses œuvres pour que le droit à l’éducation soit une réalité concrète ».

Pour lui, l’éducation ne se cloisonne pas à un secteur. « Cette transversalité fait que tous les acteurs doivent se retrouver pour discuter de l’éducation, analyser les bonnes pratiques pour voir où se trouvent les solutions et comment les consolider », souligne Moussa Mbaye.

Soutenant la même thèse, le coordinateur national de la Cosydep, Cheikh Mbow, laisse entendre que les syndicalistes seront présents et vont montrer une autre image de leur activité. Il a remercié le ministère de la Formation professionnelle pour son appui et sa participation à cette foire. Même si le ministre de l’Education nationale n’a pas réagi personnellement à leur sollicitation, M. Mbow indique que des structures de son département vont prendre part à cette foire, espérant aussi le soutien personnel de Serigne Mbaye Thiam.

Venu représenter le ministre de Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Omar Niane, directeur du Centre national d’information et de documentation dudit ministère, apprend que le ministre n’a pas hésité à accompagner la Cosydep dans cette foire des innovations. Pour lui, cette foire sera un moment de communication fort permettant au ministère de présenter à tout le système éducatif sénégalais et à tous les acteurs les multiples innovations « que nous sommes en train de dérouler ».

Par ailleurs, revenant sur le concept « Ubi tey, jang tey » (commencer les cours dès le jour de la rentrée), le président du Conseil d’administration de la Cosydep rappelle que ce fut une innovation et que maintenant ce qui est important, c’est de faire preuve de responsabilité, car « les élèves ne doivent pas choisir eux-mêmes le jour de leur rentrée ».

Oumar KANDE

La cérémonie de lancement de l’Observatoire communautaire d’accès au traitement antirétroviral a eu lieu le 4 octobre à Dakar au siège du Cnls, sis à l’hôpital Fann.

Dans le but d’accroitre l’accès au traitement des Personnes vivant avec le Vih (PvVih), il est mis en place un observatoire communautaire. Lancé à Dakar le 4 octobre 2017, ce mécanisme de suivi vise à collecter des données pour suivre les tendances de l’accès au traitement antirétroviral dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Sénégal, Sierra Leone et Togo).

Financé par le Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le Sida et la tuberculose, ce programme est exécuté par International treatment preparednes coalition (Itpc) ou Coalition internationale pour la préparation à l’accès au traitement. Le premier objectif, lit-on dans le dossier de presse qui nous est parvenu, « est de promouvoir les communautés et les réseaux de PvVih pour leur permettre de contribuer à accélérer et à mesurer les progrès effectués pour atteindre les objectifs de l’initiative Accélérer de l’OnuSida et l’accès universel aux Arv à travers la mise en place d’un observatoire régional de traitement communautaire ». L’autre but poursuivi est « d’accomplir un plaidoyer plus efficace aux niveaux régional et national en faveur de l’accès au traitement ». Il est aussi précisé dans le dossier de presse que « la principale valeur ajoutée de cette approche régionale est d’uniformiser et d’harmoniser les observatoires de traitement existants dans la région. Les efforts actuels sont trop fragmentés, ce qui porte atteinte au plaidoyer à un niveau régional ». Ainsi « l’observatoire régional de traitement communautaire centralisera et uniformisera ces données collectées de manière fragmentées, et permettra à tous les acteurs de la région d’utiliser ces données pour un plaidoyer au niveau régional, national et même à l’occasion d’événements internationaux ».

Selon Ibrahima Bâ, point focal de la Coalition internationale pour la préparation à l’accès au traitement, cet observatoire sera un moyen de formaliser et d’élargir les observatoires communautaires sur le traitement dans les pays cibles. Il va aussi renforcer les capacités des 11 réseaux nationaux de PvVih pour le suivi du traitement.

La Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiatou Thiam, a laissé entendre qu’on n’a plus besoin d’un activisme violent pour que la question des antirétroviraux soit prise en compte. « Nous allons nouer des partenariats public-privé-gouvernement pour pérenniser les acquis obtenus dans la lutte contre le Sida », a indiqué l’ancien ministre de la Santé.

De son côté, Maguette Mbodj Guèye, directrice exécutive de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs), a souligné l’importance du plaidoyer pour faciliter l’accès aux soins.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre du lancement du Geopil, plateforme informatique de pilotage du secteur de l’alphabétisation et des langues nationales, le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) tient, les 3 et 4 octobre, un atelier de formation du personnel des Inspections d’académie de la région de Dakar.

A l’intention du personnel des Inspections d’académie (Ia) de la région de Dakar, le ministère de l’Education nationale, à travers le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre), organise, du 3 au 4 octobre, un atelier de formation pour le lancement de la plateforme Geopil. « Il s’agit d’un outil de pilotage des programmes d’alphabétisation qui nous permet de savoir, sur toute l’étendue du territoire national, les intervenants et l’offre en alphabétisation, le nombre d’alphabétisés, les besoins, les sources de financement… de chaque localité, afin de mieux cerner cette lutte contre l’analphabétisme et de mieux planifier les interventions et les financements », a expliqué Sidy Sam, directeur général du Cnre.

En présence de Yankhouba Sagna, conseiller en planification au ministère de l’Education nationale, M. Sam a marqué l’importance d’une telle initiative dans la réponse qu’il faut apporter à « l’analphabétisme sur le plan national, régional et communal ». Selon le directeur du Cnre, grâce à cette plateforme, les décideurs et les autorités publiques auront assez de « visibilité sur les disparités qui existent dans le pays en matière d’analphabétisme et pourront, par conséquent, mieux orienter les financements et la lutte contre l’analphabétisme ».

Pour prendre en charge correctement les préoccupations de la population en matière d’alphabétisation et d’introduction des langues nationales dans le système éducatif, il faut disposer de données statistiques fiables. D’où « cette innovation de taille qui va faciliter la prise de décisions en matière d’introduction de ces programmes », a appuyé M. Sagna.

Dans cette phase pilote de formation qui compte un peu plus d’une trentaine de participants, « nous avons ciblé les Inspections d’académie de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque. Cependant, nous procéderons ultérieurement au réglage et à la généralisation dans toutes les Académies du Sénégal », a précisé le directeur du Cnre.

Moussa SONKO (stagiaire)

L’Inspecteur de l’éducation et de la formation invite les acteurs de l’éducation à faire de concept « oubi tey, diang tey » une réalité à Kolda.

La prochaine rentrée scolaire se prépare activement à Kolda. A quelques jours du démarrage des cours, les acteurs de l’éducation se sont retrouvés, le 3 octobre 2017, autour de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) pour partager l’outil pédagogique et discuter des questions liées au manque de tables-bancs et de l’absentéisme qui empêche souvent d’atteindre le quantum horaire.

Directeurs d’écoles, représentants des associations de parents d’élèves et membres des comités de gestion des écoles se sont engagés, durant cette rencontre, à faire du concept « oubi tey, diang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée) une réalité à Kolda. « Si toutes les conditions sont réunies et qu’il n’y a pas d’élèves, il est évident qu’on ne pourra pas faire du « oubi tey, diang tey ». La présence des élèves relève de la responsabilité des parents. J’ai l’habitude de dire que le travail d’un élève, le travail d’un enfant, c’est d’étudier. Quel que soit l’accompagnement que tu peux faire, s’il arrive que l’école ouvre ses portes, il n’y a plus de raison que l’enfant soit retenu à la maison », déclare El Hadj Kabiné Diané, Ief de Kolda. Il espère que les parents d’élèves ont bien compris ce message et qu’ils prendront les mesures nécessaires pour permettre à leurs enfants d’être à l’école le jour J pour que les cours puissent démarrer le 9 octobre prochain, conformément aux instructions du ministère de l’Education nationale.

Des recommandations pertinentes ont été faites lors de cette rencontre pour qu’une fois de retour dans leurs quartiers ou villages respectifs, les participants sensibilisent les autres acteurs de l’éducation sur la nécessité de respecter le principe « oubi tey, diang tey ». C’est le cas notamment des parents d’élèves et des enseignants qui n’ont pas pu assister à cette rencontre pour des raisons quelconques.

L’Ief de Kolda insiste sur la nécessité pour les différents acteurs du système éducatif de prendre les dispositions utiles pour que les écoles puissent accueillir les enfants dès le jour de la rentrée qui doit également être le jour du démarrage effectif des cours sur toute l’étendue du territoire départemental de Kolda. « Si le «oubi tey, diang tey» est possible dans les autres localités du Sénégal, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même à Kolda », ajoute-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

La préfecture de Mbacké a abrité le Comité départemental de développement (Cdd) préparatoire de la rentrée scolaire 2017-2018 prévue le 9 octobre pour les élèves. Lors de cette réunion, beaucoup d’engagements ont été pris pour une bonne rentrée scolaire. Les services d’hygiène de Touba et de Mbacké se sont notamment engagés à nettoyer les écoles pour accueillir convenablement les apprenants. De même, les directeurs et les principaux d’établissements souhaitent que tous les enseignants soient présents le jour de la rentrée. Quant aux parents d’élèves, ils ont pris l’engagement ferme de veiller à la présence effective de leurs enfants.

Ainsi le département de Mbacké (région de Diourbel) compte bien s’inscrire dans l’objectif « Oubi tey, jang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée). Surtout que l’inspecteur Bassirou Kassé a rappelé que l’indisponibilité des papiers d’état civil ou des frais d’inscription ne constitue nullement un motif d’absence pour un élève.

D’ailleurs, les autorités académiques ont pris les dispositions nécessaires pour anticiper sur d’éventuels blocages au démarrage effectif des cours, a assuré Ibrahima Seck, secrétaire général de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbacké. Dans ce cadre, le désherbage des écoles est pris en charge par les autorités municipales et les associations de jeunes. Ces opérations concernent, cette année, 30 établissements de l’élémentaire.

Dans sa communication, le préfet, qui s’est appesanti sur la nécessité de rendre fonctionnels les établissements scolaires du département, dans les meilleurs délais, a aussi émis le souhait de matérialiser le slogan « Ubi tey, jang tey ».

Mamadou DIEYE

Les officiels de la municipalité, en complicité avec les populations, ont procédé, hier, à l’assainissement de la plage de Mbao. L’acte s’inscrit dans le cadre du projet de planification intercommunal de la ville de Pikine. L’Union européenne a, en effet, octroyé un financement de plus de 500 millions de FCfa à ladite ville pour la préservation du littoral.

Des bouteilles en plastique, des sachets et des filets de pêche hors d’usage jonchent le sable fin de la plage de Mbao. Armées de bourrettes, de bacs à ordures, de pelles et de gants, les populations, malgré la chaleur, s’enthousiasment à ramasser tous ces déchets. L’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) les a accompagnées dans la collecte des ordures.

Cette journée de nettoiement de la plage de Mbao est effectuée en prélude à la Conférence internationale sur la protection des Océans (« Our Oceans »). Organisée par l’Union européenne, elle se tiendra à Malte les 5 et 6 octobre 2017. Elle réunira des ministres des Affaires étrangères, de hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises et des scientifiques, afin de prendre des engagements pour la protection et l’exploitation durable des océans.

« Par cette journée, nous adhérons à l’idéal de «Our Ocean» pour que  la ville de Pikine retrouve la plénitude de toutes ses fonctions économiques et environnementales », a dit le maire Abdoulaye Timbo. Il a ajouté qu’un comité local de changement climatique sera mis en place pour contribuer au maintien de la propreté de la plage.

L’ambassadeur de l’Union européenne, Joaquin Gonzalez-Ducay, a assuré de sa bonne volonté d’accompagner tous les projets de préservation de l’environnement. Toutefois, il a appelé à une prise de conscience collective pour rendre efficiente cette journée de nettoiement. « L’argent ne peut pas tout faire. Sans la volonté de tous, cela ne sert à rien », a-t-il ajouté.

Dans le même sillage, le maire de la commune de Mbao, Abdoulaye Pouye, a prononcé un discours sensibilisateur à l’endroit de la population, mais aussi des autorités. Il a souligné le problème de la remontée du niveau des océans. « Mbao fait partie des villes victimes de l’avancée de la mer. Il y a deux ans, des maisons ont été emportées par la houle », a-t-il déploré. Pour y remédier, il a suggéré d’établir des partenariats avec l’Union européenne.

Assane FALL (stagiaire)

La directrice de l’enseignement élémentaire veut faire de l’éducation aux valeurs une priorité dans le sous-secteur de l’élémentaire. Cette décision a été partagée avec les acteurs et les partenaires de l’école.

Chaque année, à la veille de la rentrée des classes, la Direction de l’enseignement élémentaire organise un séminaire national avec les acteurs et les différents partenaires de l’éducation. Pour cette édition, la rencontre était articulée autour de deux grands points : faire le bilan de l’année scolaire écoulée et partager le cadre d’orientation stratégique de ladite direction.

Pendant trois jours, toutes les questions liées à l’accès, à la gouvernance et à la qualité de l’éducation ont été examinées. En réalité, il s’est agi d’évaluer les résultats obtenus au niveau des indicateurs de performance du sous-secteur de l’enseignement élémentaire.

De l’avis de la directrice de l’enseignement élémentaire, Khady Diop Mbodj, après avoir analysé et évalué les contrats d’objectifs fixés l’année dernière, les participants se sont rendu compte que des évolutions ont été notées. Cependant, elle reconnaît qu’un recul a été enregistré dans l’évaluation certificative. N’empêche, Mme Mbodj affirme que le bilan de l’année scolaire 2016-2017 dans le sous-secteur de l’enseignement élémentaire est globalement positif. Dans une perspective d’améliorer la qualité dans l’élémentaire, un cadre d’orientation stratégique (2017-2021) a été élaboré. A travers cette initiative, la Direction de l’enseignement élémentaire s’emploie à faire de l’éducation aux valeurs civiques et sociales une priorité.

« Le constat est que notre société est en train de perdre ses valeurs et ses repères, et que l’école, en tant qu’espace d’éducation, doit jouer son premier rôle », soutient Khady Diop Mbodj, selon qui « la Direction de l’enseignement élémentaire, à travers ce plan stratégique, entend restaurer l’éducation aux valeurs civiques et sociales ».

Au nom des inspecteurs d’académie, Cheikh Faye a salué cette approche inclusive. Pour lui, l’éducation aux valeurs sociales et républicaines repositionnée au centre des préoccupations dans le système est à saluer. Le même engagement pour accompagner la Direction de l’enseignement élémentaire a été pris par les parents d’élèves, les élus locaux et les partenaires techniques et financiers.

Pape Coly NGOME

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale compte beaucoup sur les Organisations de la société civile (Osc) et le privé pour l’atteinte des cibles de santé des Objectifs de développement durable. Selon le Dr Samba Cor Sarr du ministère de la Santé qui a ouvert, hier, l’atelier sur la stratégie d’engagement de la société civile dans le Mécanisme de financement mondial de la santé, les Osc ont répondu à tous les appels sur les questions de santé.

Dr Sarr a ainsi cité en exemple les problématiques liées à la santé de la reproduction et à la planification familiale. « Le Sénégal est dans une bonne dynamique pour être au rendez-vous des Odd en 2030. La société civile et le privé sont des acteurs incontournables pour arriver à ce résultat. Il nous faut donc une gouvernance de la santé de manière inclusive et participative avec l’ensemble des acteurs », a expliqué Dr Sarr, lors de cette rencontre qui a regroupé beaucoup d’Osc, ainsi que des démembrements de l’Etat.

Le Mécanisme de financement mondial de la santé (Gff) est un programme financé par la Banque mondiale en faveur des pays qui souffrent de déficits de financement dans le domaine de santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. L’objectif principal du Gff est d’améliorer la santé et le bien-être des femmes et des enfants et aussi de faire baisser considérablement les taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile en mettant fin aux décès évitables de la mère et du nouveau-né d’ici à 2030.

La présidente du Réseau « Siggil jiguèn », Safiétou Diop Fall, qui dirige aussi la coalition des Osc pour la planification familiale, a estimé qu’il leur faut une stratégie d’urgence avec un plan d’actions pour aller vite dans ce processus de participation de la société au Mécanisme de financement mondial de la santé.

Oumar NDIAYE

Son excellence Mussie Hailu, directeur régional de « United Religious Initiative-African », a remis, le 2 octobre 2017, au directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), le prix pour la paix en Afrique (African peace award 2017). Cette distinction est décernée aux personnalités et aux organisations qui se sont fortement investies sur des questions liées à la religion et à la promotion des droits humains.

En recevant ce prix, Mabingué Ngom a indiqué que cette distinction est une reconnaissance des efforts que l’Unfpa entreprend pour mobiliser les leaders religieux de différentes religions à la promotion du bien-être familial, des individus, des communautés, entre autres. Selon lui, le bien-être des populations ne peut se réaliser que s’il y a la paix, la sécurité et la stabilité. « Ce prix est donc une manière de reconnaître et d’apprécier nos efforts dans la promotion des droits humains à travers la capture du dividende démographique pour lever certains actes barbares qui sont à l’origine des conflits dans le monde », a-t-il indiqué remerciant « United Religious Initiative-African » pour cette marque de sympathie et de considération. « Ce prix est encore une fois une fierté pour mon équipe qui travaille d’arrache-pied afin de faire en sorte que nous puissions faire reculer la souffrance, la misère et les incompréhensions souvent liées aux questions religieuses en Afrique », a-t-il magnifié, rappelant que l’une des missions de l’Unfpa est de promouvoir la paix en rapprochant les communautés.

Le directeur régional de « United Religious Initiative-Africain », son excellence Mussie Hailu, a loué le leadership de Mabingué Ngom qui s’investit sans relâche sur les questions relatives aux droits humains. « Vous méritez largement ce prix pour la paix en Afrique », a lancé M. Hailu.

Eugène KALY

Le taux de prévalence du Vih/Sida touche plus les personnes vivant avec handicap, selon un rapport de l’OnuSida.

Lors d’un atelier organisé par l’Ong handicap international et le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, il a été révélé que les individus vivant avec un handicap sont les plus touchés. Selon un rapport de l’Onusida, « le taux de prévalence chez les femmes handicapées est plus élevé que dans la population générale ».

« A Dakar, le taux de prévalence des femmes handicapées est de 1,4% et 0,4% pour la population générale et à Ziguinchor, il est 3,3% pour les femmes handicapées et 1,1% pour la population générale. Ces chiffres démontrent la disparité qui existe entre les différentes couches sociales », indique le même rapport.

L’étude a aussi démontré que « les transports urbains, à l’intérieur du pays, ne sont pas adaptés aux personnes handicapées ».
Pour remédier aux problèmes auxquels sont confrontées les personnes handicapées, le consultant Moussa Boury Sall et son équipe ont fait des recommandations allant dans le sens de contribuer à la réduction de nouvelles infections au sein de cette couche vulnérable. Selon eux, les autorités doivent prendre en compte les personnes handicapées dans les stratégies de lutte contre le Vih et faire respecter les droits des personnes handicapées en matière de santé. « Les structures sanitaires doivent également assister en matière de santé les personnes handicapées sans discrimination », a ajouté l’équipe de Moussa Boury Sall.

Quant à Yatma Fall, président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph), il a dit que ce projet va permettre de faire avancer les choses dans le bon sens. Le directeur de l’équipe d’appui de l’OnuSida, Demba Koné, a souligné que la disponibilité des données permet de mieux lutter contre les inégalités.

Serigne Mansour Sy CISSE

Mamadou Dia, directeur « Eau et Assainissement » du Groupe Eranove et ancien directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), vient d’être réélu, pour un second mandat de 3 ans, président de la Fédération internationale des opérateurs privés des services d’eau (Aquafed), informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

«M. Dia est le président la Fédération internationale des opérateurs privés des services d’eau (AquaFed) qui regroupe plus de 400 sociétés de 40 pays, à une période où le secteur privé est appelé à collaborer avec les gouvernements locaux et nationaux, pour faire face aux problèmes les plus critiques dans le domaine de l’eau », lit-on dans le communiqué. Le document note que M. Dia est particulièrement concerné par l’optimisation de la performance des services d’eau et d’assainissement et par la résolution du manque d’accès à une bonne qualité d’eau et aux services d’assainissement dans le monde. « Apporter des solutions à ces défis est l’une de ses principales motivations pour travailler dans le secteur de l’eau et pour être au service d’AquaFed en tant que président », ajoute le texte.

Le communiqué parle de cette réélection de M. Dia comme un hommage à son « travail fructueux » lors de son premier mandat de président, période pendant laquelle il a orienté le travail de la Fédération et contribué à des évènements majeurs comme le Forum mondial de l’eau en Corée, la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm et à Singapour et la réunion Eau et assainissement pour tous (Swa) à Washington. « C’est une reconnaissance de ses compétences, de l’expertise sénégalaise et africaine et de son engagement à assurer un monde économe en eau, où ce produit vital est géré de façon durable pour tous les besoins humains et environnementaux », précise le communiqué.

Fondée en 2005, AquaFed est l’unique plateforme mondiale de connaissances dans le secteur de l’eau. Elle met en relation les opérateurs privés de l’eau et de l’assainissement avec les organisations multilatérales et le secteur international de l’eau avec comme objectif de trouver des solutions aux défis mondiaux de l’eau, dans le cadre d’un agenda de développement durable.

O. NDIAYE

Pour pallier le manque d’informations dans le domaine de la santé de la reproduction, surtout chez les jeunes, un espace dédié à cette cible a été ouvert à Richard-Toll.

Du 25 au 30 septembre dernier, diverses activités ayant trait à la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes se sont tenues à Richard-Toll. Le point d’orgue de ces manifestations a été l’ouverture de l’espace jeune de la localité pour permettre aux adolescents et aux jeunes de sensibiliser leurs pairs sur des questions de santé les concernant. L’initiative est de Marie stopes international (Msi), avec le soutien de l’Usaid.

La mise en place de ce centre vise à combler le manque d’informations sur la santé de la reproduction, surtout chez les jeunes. De plus, cette partie du Walo a une forte prévalence de Vih avec un taux de 1,2%. Un chiffre alarmant comparé à la moyenne régionale qui est de 0,7 %, selon l’Enquête démographique et de santé de 2005. Ces données, rappelle Michelle Niang, directrice des programmes de Msi, expliquent une forte demande en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Pour elle, « les personnes qui vont visiter ce lieu seront dans un environnement convivial, démédicalisé et confidentiel afin d’assurer un bon service ».

Ce 2ème centre dédié aux jeunes dans la région de Saint-Louis va offrir, selon Mme Niang, des services dans le domaine du dépistage volontaire du Vih Sida, la prévention et le traitement des Infections sexuellement transmissibles, les consultations gynécologiques, des méthodes contraceptives, le dépistage du cancer du col de l’utérus…
Al Hassan Welé, coordonnateur du bureau de l’Usaid à Saint-Louis, a rappelé le financement de ce centre consenti par sa structure, dans le cadre du programme santé 2016-2021. Il a également évoqué le projet Neema dans le cadre duquel ce centre a été érigé.

Le Dr Coumba Ndoffène Diouf, médecin-chef du district sanitaire de Richard-Toll, a soutenu que « cette structure sera insérée dans le dispositif sanitaire et les chiffres produits pourront être intégrés dans les statistiques du district ».

Pour assurer la qualité de service, l’absence de jugement et de stigmatisation, le respect de la confidentialité et de l’intimité des clients, ainsi que la mise à disposition d’une information de qualité, des formations et supervisions continues de responsables locaux seront mis en œuvre et suivies par l’équipe du projet.

A. M. NDAW

« Ce coup de force ne va pas passer ; nous allons continuer à nous défendre », a promis l’avocat de Yavuz Selim Sa, Me Moussa Sarr. C’était face à l’interdiction d’accès à l’école.

Hier, tôt le matin, le groupe Yavuz Selim a été encerclé par au moins quatre pick-up remplis policiers. L’entrée a été interdite aux élèves, parents et autres visiteurs. Dans l’enceinte, le moindre bruit se fait sentir, en dépit de quelques groupes qui se sont formés pour s’émouvoir de la fermeture du groupe Yavuz Selim.

D’après Me Moussa Sarr, avocat de cette école, cette décision est « inique, injuste et scandaleuse » ! Parce qu’elle ne repose sur aucun fondement légal d’un Etat qui se prétend être de droit. « On ne peut pas, sur le prétexte de deux arrêtés concernant une association dénommée Baskent Egitim, venir violer une propriété privée qui s’appelle Yavuz Selim Sa. Si l’Etat a pris des arrêtés de dissolution, de retrait ou d’agrément pour une autre (société), cela doit respecter la procédure normale. Les écoles Yavuz Selim ont été vendues par Baskent Egitim à la société Yavuz Sa depuis le 8 novembre 2016, alors que l’arrêté de dissolution date du 7 décembre 2016. Par conséquent, on ne peut pas empêcher les élèves de poursuivre leurs cours. C’est une violation manifeste du droit de propriété », a-t-il plaidé, ajoutant que le juge des référés a mis en délibéré cette affaire pour le 9 octobre. Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems, estime qu’il faut penser à la centralité de l’élève. « Il faut continuer à ouvrir les portes de cette école qui existe depuis 20 ans et a fait beaucoup de performances scolaires aux examens de fin d’études et au concours général », a indiqué le syndicaliste, invitant le gouvernement à revoir sa position. « Au nom de la souveraineté, on ne doit pas nous dicter la conduite à tenir. Nous demandons au chef de l’Etat d’être à l’écoute des Sénégalais », a-t-il affirmé, rappelant le souhait des élèves et des parents de reprendre les cours. Parent d’élève, Mme Mbaye née Ndèye Diouf se dit scandalisée par cette décision désolante. « Tous mes enfants sont passés par cet établissement. Je ne trouve pas les mots pour qualifier cette situation qui nous meurtrie tous », a-t-elle déploré. Quant au prêcheur Oustaz Alioune Sall, il a invité le chef de l’Etat, les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale à revenir sur leur décision.

S. M. Sy CISSE

Afin de répondre favorablement au souhait des parents, enseignants et élèves de voir les cours se poursuivre dans les établissements du Groupe Yavuz Selim, le ministère de l’Education a opté pour une l’administration provisoire des établissements.

« L’Etat du Sénégal est soucieux de la continuité des enseignements et apprentissages des élèves du groupe scolaire Yavuz Selim », a indiqué, hier, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. C’était lors de la rencontre avec une délégation du bureau de l’association des parents d’élèves du groupe scolaire.

Ainsi, afin de répondre aux préoccupations des parents d’élèves qui tournaient autour de la poursuite des études pour leurs enfants compte tenu du contexte de la rentrée (certains ayant déjà payé les frais d’inscription et de scolarité), un schéma a été proposé par le ministère de l’Education. Un schéma qui écarte l’association « Baskent Egitim » de la direction des établissements, de même que la Fondation Maarif dans la reprise des établissements.

« Dans ce contexte, une solution serait que le ministère de l’Education nationale assure l’administration provisoire de ces établissements. Celle-ci qui doit conduire vers une solution définitive qui assure le modèle pédagogique, la qualité de l’enseignement. Dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves dans le cadre d’un partenariat entre l’administration sénégalaise de l’école, les enseignants et tous ceux qui tiennent à la poursuite de cette expérience de ces établissements et du modèle pédagogique », a indiqué Serigne Mbaye Thiam. Il estime que la solution de l’administration provisoire est une solution qui permet d’aller vite et de reprendre rapidement les enseignements et apprentissages dans les établissements Yavuz Selim.

O. NDIAYE

Coordinatrice de la planification familiale à la Division de la Santé de la reproduction de la Direction nationale de la santé du Mali, Mme Yalcoulé Aoua Guindo livre dans cet entretien les objectifs fixés dans son pays d’ici à 2018, la faible implication des hommes dans la planification familiale, les stratégies à l’endroit des jeunes filles mariées, entre autres.

Pouvez-vous nous dresser la situation de la planification familiale au Mali ?
Nous sommes en train de progresser depuis un certain moment vers l’objectif national. De la deuxième à la troisième Eds (Enquête démographique et de santé), on montait en dents de scie avec 1,5 point-1% par an. Mais avec l’Eds4 (2012-2013), nous sommes à 9,9% de prévalence contraceptive, c’est-à-dire qu’il y a eu un gain de plus de 2%. Ce qui est un progrès. Mais depuis l’élaboration du Plan d’actions national, de 2014 à nos jours, nous sommes à 14% avec les résultats du Track20. Donc, je dirais que la situation est bonne.

Qu’est-ce que vous visez à travers l’objectif national que vous venez d’évoquer ?
L’objectif national est d’atteindre 15% de prévalence contraceptive d’ici à 2018. En 2017, nous sommes à 14%. Cela veut dire que nous sommes vraiment sur la bonne voie. Cet objectif consiste à recruter au Mali 374.000 femmes nouvelles utilisatrices de la planification familiale.

Vous avez évoqué les efforts que le Mali est en train de faire pour atteindre l’objectif de 15% de prévalence contraceptive en 2018. Mais d’une manière générale les pays du Partenariat de Ouagadougou marquent le pas dans l’atteinte de l’objectif global en 2020, d’où des inquiétudes. Qu’est-ce le Mali peut faire pour que ces Etats soient au rendez-vous en 2020 ?
Le Mali n’a pas de problème pour atteindre l’objectif fixé d’ici à 2020, parce qu’on n’a pas été aussi ambitieux que les autres pays du Partenariat de Ouagadougou. Au lieu d’aller à 20 ou 30%, le Mali s’est limité à 15%, au lieu d’aller jusqu’en 2020, nous nous sommes arrêtés à 2018. Pour savoir en 2018, s’il y a des gaps, nous allons revoir les stratégies pour avancer. On pense même dépasser les 15% d’ici à 2018.

Quelles sont les stratégies que vous développez pour accélérer les progrès ?
Les stratégies, c’est à beaucoup de niveaux. D’abord au niveau de la demande, car jusqu’à présent la population du Mali ne connaît pas bien la planification familiale. Dans ce cadre, nous sommes en train d’élaborer beaucoup de stratégies de sensibilisation, de communication pour que la population puisse connaître la planification familiale. Il y a aussi des défis par rapport à l’offre surtout à l’endroit des jeunes et des adolescents, car les services ne sont pas adaptés. Sur ce plan, nous sommes en train de voir comment créer des services adaptés et assurer la continuité des services.

Il y a aussi l’intégration des activités de planification familiale aux autres activités de la santé de la reproduction. Nous avons aussi des problèmes au niveau du suivi-évaluation, surtout au niveau de la mobilisation des fonds. Dans ce cadre, nous sommes en train d’élaborer des stratégies pour faire la cartographie des partenaires pour nous aider à avoir des sources de financement pour le suivi des activités.

Quel est le degré d’implication des hommes dans la planification familiale ?
On ne peut pas dire que les hommes sont pour ou contre la planification familiale. Par contre, ce qu’on peut avancer, c’est qu’ils ne sont pas pour l’application de la loi sur la santé de la reproduction disant que la femme peut adopter une méthode contraceptive sans l’avis de son mari. Cet aspect ne plait pas aux hommes, c’est pourquoi, beaucoup d’entre eux s’opposent à la planification familiale. Sinon, il y a un pourcentage d’hommes qui essaient de comprendre, qui accompagnent leurs femmes, mais jusqu’à présent, les hommes ne sont pas aussi impliqués que cela.

Que faites-vous pour que les hommes s’impliquent davantage dans la planification familiale ?
On est en train de faire beaucoup de choses dans ce domaine, parce qu’il y a deux ans de cela, le thème de la campagne nationale de planification familiale, c’était l’implication constructive des hommes. Il y a un document par rapport à cela et nous sommes en train de développer des stratégies pour atteindre les hommes, les impliquer, les sensibiliser et élaborer des outils, des boites à images pour qu’ils soient impliqués dans le processus.

Quelles stratégies sont déployées à l’endroit des jeunes filles mariées pour qu’elles adoptent tôt la planification familiale ?
La loi familiale dit que les jeunes filles peuvent se marier à l’âge de 16 ans, malgré que leur corps soit immature. Donc, nous en tant qu’agents de santé sommes en train de dérouler beaucoup de stratégies de sensibilisation pour que les jeunes couples comprennent qu’ils doivent attendre avant d’avoir des enfants. Car on ne peut pas empêcher que les jeunes filles se marient, mais on est en train de voir comment retarder la grossesse pour que leur corps soit prêt à recevoir un bébé.

Après un premier enfant, pourquoi ne pas conseiller la contraception, notamment le Dispositif intra utérin-Post partum (Diu-pp) aux jeunes filles pour éviter qu’elles ne deviennent de grandes multipares avant même d’avoir 25 ans ?
On ne dit pas qu’on ne conseille pas le Diu-Pp aux jeunes femmes mariées, on conseille à toutes les femmes, car le choix leur est dévolu. Qu’elles soient jeunes, âgées, des multipares ou primipares, on fait le councelling sur toutes les méthodes, c’est à elles de choisir celle qui lui convient. Mais généralement, nous avons constaté que ce sont les multipares qui portent leur choix sur ces méthodes de longue durée.

Propos recueillis à Bamako par Maïmouna GUEYE

Une invite est lancée aux différentes parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou à honorer les engagements pris, afin d’atteindre en 2020 l’objectif de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices supplémentaires de la planification familiale.

Atteindre les objectifs de la planification familiale en 2020 dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest revient pour les différentes parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou, initié en 2011 pour promouvoir la contraception dans ces pays où les taux de prévalence contraceptive sont les plus bas dans le monde, à respecter les engagements pris. Ces derniers concernent aussi bien les pays, les bailleurs que les Organisations de la société de civile (Osc).

Pour les Etats, en dehors du fait d’ériger la planification familiale parmi les priorités, d’en faire un droit et d’assurer l’accès des femmes qui en expriment le besoin aux services et aux méthodes de contraception, l’engagement a été pris d’augmenter, chaque année, d’au moins 10% les ressources allouées aux programmes de planification familiale et d’adopter une approche inclusive pour la mobilisation des ressources. Ces mêmes pays avaient convenu d’introduire et de passer à l’échelle la délégation des tâches, consistant à former des infirmiers, sages-femmes pour offrir des services initialement dévolus aux médecins.

L’extension et le renforcement de l’offre de services Pf, l’implication des jeunes et des adolescents dans les programmes, l’amélioration de la chaine d’approvisionnement des produits contraceptifs figurent parmi les engagements pris par les Etats pour que les femmes puissent facilement accéder à la contraception dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest.

Les bailleurs eux avaient convenu, en 2011, d’aider les pays du Partenariat de Ouagadougou à élaborer leurs Plans d’actions nationaux budgétisés, à augmenter les ressources. Les mêmes engagements ont été réitérés en 2015 pour soutenir la phase d’accélération (2016-2020). Ils avaient aussi donné leur adhésion à « augmenter les financements disponibles en faveur de la planification familiale de 20% d’ici à 2020 » et à « soutenir les Panb de 2ème génération ». D’ailleurs, de 2012 à 2016 des progrès ont été notés dans l’appui des bailleurs aux pays francophones d’Afrique de l’Ouest avec des fonds évalués à 126 milliards de dollars.

Quant aux Osc, elles avaient décidé « d’accompagner les pays dans la création de la demande et le plaidoyer pour l’amélioration des politiques », de « contribuer de 50% à l’atteinte des objectifs du Po, de « soutenir la mise en œuvre des Panb de 2ème génération, de « veiller à la mise en œuvre des recommandations des ministres pour la phase d’accélération, etc ».

M. GUEYE (Envoyée spéciale)

La deuxième édition des cours de vacances gratuits a été clôturée à Mbour. Cette manifestation est organisée par la commission éducation du mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (Amdem) dirigé par Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm). Ayant très tôt compris que le développement durable de notre pays doit forcément passer par une jeunesse citoyenne bien formée et suffisamment outillée pour affronter la vie de demain, Amdem a pris en charge 3.513, du 14 août au 20 septembre, pour des cours de vacances gratuits, les préparant à la rentrée scolaire 2017-2018.

Parmi ces élèves, 1.500 ont été primés pour avoir mieux travaillé. Un acte éminemment pédagogique en ce qu’il permet d’encourager les autres qui vont redoubler d’effort les années à venir. Cheikh Issa Sall, président du mouvement Amdem, a considéré que si ces résultats ont été acquis, c’est bien parce que la communauté a fait sienne ce programme. Une autre part de satisfaction a résidé sur le fait que les limites de l’ignorance avaient été repoussées par les hommes et les femmes de valeur considérées comme d’infatigables soldats du savoir.

Aussi, a-t-il salué l’engagement citoyen de tous les enseignants qui ont volontairement accepté de participer sans rémunération à ces cours de vacances. Dans tous les cas, l’excellence constitue, pour lui, une valeur de référence sans cesse exaltée. Pour preuve, la cérémonie a été une occasion de primer et de remettre des kits scolaires aux meilleurs élèves, mais aussi aux enfants défavorisés. Ainsi, 1.500 potaches ont reçu des fournitures scolaires, une manière de lutter contre l’ignorance et la pauvreté.

Amath Sigui NDIAYE

L’association Baskent Egitim ne pourra plus exercer ses activités au Sénégal, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur. Cela fait suite à l’arrêté n° 18353 du 7 septembre 2016 portant à la connaissance des parents d’élèves des établissements du groupe scolaire Yavuz Selim du retrait de l’autorisation d’exercer de ladite association. Sur ce, il a été procédé à la fermeture des écoles portant l’appellation Yavuz Selim par arrêté n°19360 du 11 septembre 2017. Le gouvernement invite, ainsi, les parents d’élèves et l’ensemble des acteurs à veiller au respect scrupuleux de ces prescriptions. Toutefois, soucieux de la sauvegarde de l’intérêt des élèves, l’Etat du Sénégal engagera les concertations nécessaires avec tous les acteurs, afin de trouver des solutions adéquates pour assurer la continuité des études, selon le communiqué.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Dans le cadre du suivi de la phase 2 du projet de renforcement des capacités techniques en maintenance biomédicale, les directeurs généraux d’hôpitaux d’Afrique francophone se sont retrouvés pendant deux jours à Dakar pour échanger leurs expériences. Une visite de l’hôpital « Dallal Jamm » a bouclé ces échanges.

La plupart des hôpitaux de la sous-région ne disposent pas d’un budget conséquent leur permettant d’explorer toutes les opportunités en matière de soins sanitaires. C’est pour pallier cela que les hôpitaux d’Afrique francophone ont mis en place le Projet de renforcement des capacités techniques en entretien biomédical. C’est dans le cadre du suivi de la phase 2 dudit projet que l’hôpital Dallal Jamm de Guédiawaye (banlieue de Dakar) a reçu, le 29 septembre, la visite d’une délégation composée pour la plupart de directeurs généraux de structures hospitalières concernées par le projet.

Il a été question de mesurer le chemin déjà parcouru par cet hôpital et de fixer les défis à relever en termes de maintenance biomédicale. Pour le directeur général de l’hôpital «Dallal Diam», Moussa Sam Daff, « il s’est agi de montrer ce que l’hôpital fait de bien, tout en apprenant ce que les autres pays font de bien et en recueillant leurs suggestions dans le but d’améliorer en termes de gestion, de prise en charge des malades et de maintenance des équipements, et donc de qualité du service rendu aux populations sénégalaises ».

Les participants ont débattu de thèmes liés aux ressources humaines, au financement du système hospitalier en général. Le budget des hôpitaux ainsi que l’organisation hospitalière ont été aussi abordés. M. Daff considère que ce sont là les défis majeurs auxquels font face l’ensemble des directeurs généraux des hôpitaux du Sénégal et de la sous-région. Des pistes de solutions ont été recueillies, des contraintes identifiées et avec le projet de rencontres régulières que les pays francophones veulent mettre en place avec l’appui de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et de partenaires comme la Jica, ces pays pensent pouvoir aller vers l’effectivité d’un système de santé performant.

Le directeur général du centre hospitalier de Treicheville (Abidjan), Yao Etienne, s’est réjoui de cette rencontre. Au nom de la Jica, Asari Ryoko, conseiller en formulation de projet de santé, a estimé que cet atelier a été riche en échanges.

Abdou DIOP

A l’école primaire El Hadj Talla Diagne, ex-école Yoff 1, le décor est tout autre. Ici, l’hivernage a laissé ses empreintes. Les toitures des six salles de classes sur les 14 que compte l’école ont été emportées par le vent. Selon la directrice Mame Penda Diouf, dans ces conditions, il sera difficile de commencer les cours dès la rentrée. « Le démarrage des cours ne pourra pas être effectif si les toitures des salles ne sont pas refaites. Cependant, je reste optimiste, car les autorités de la mairie sont passées ce matin et elles m’ont promis de réparer les salles dans la semaine », a-t-elle expliqué.

A part les problèmes de toitures envolées et des tables-bancs cassés, l’école est prête pour le démarrage effectif des cours dès l’ouverture. Le nettoyage sera assuré par les anciens élèves qui s’en chargent bénévolement chaque année avant l’ouverture des classes. Les parents s’impliquent à travers l’Ape (Association des parents d’élèves). Celle-ci prend en charge les frais pour la réfection des tables-bancs et subventionne le budget de fonctionnement de l’école.

A. BA (stagiaire)

Lors du Comité régional de développement (Crd) consacré à la préparation de la prochaine rentrée scolaire, de fortes recommandations avaient été faites pour que le concept le « Oubi tey, diangue tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée) soit effectif. Mais certains acteurs sont sceptiques, puisque par le passé c’est le non-désherbage de certaines écoles qui empêchait cette effectivité.

Le président du Conseil régional de la jeunesse vient de tenir une réunion au cours de laquelle il était question d’engager toute la jeunesse dans l’action citoyenne de désherbage des écoles ciblées pour permettre un démarrage effectif des cours le jour de la rentrée. Les directeurs d’écoles et les principaux de collèges ont déjà pris toutes les dispositions pour que cela soit effectif. Une forte recommandation a été faite aux parents d’élèves : les élèves doivent être présents. Contrairement à ce qui s’est passé l’année dernière où les enseignants étaient présents, mais pas les élèves. « Il faut s’arrêter un moment de jouer au football la veille de la rentrée pour montrer que taper dans le ballon n’est pas la seule activité de vacances des jeunes », a déclaré Daffé Bayo, président du Conseil régional de la jeunesse.

Il est demandé aux autres démembrements (Conseil départemental de la jeunesse, Conseil communal de la jeunesse, Conseil d’arrondissement) de s’engager dans ces actions citoyennes. Les autres structures de jeunesse et le mouvement associatif doivent aussi participer à cette action citoyenne, mais également à la campagne de sensibilisation visant à faire venir à l’école de nombreux élèves le jour de la rentrée.

Malamine KAMARA

A Keur Mbaye Fall, sur un total de quatre écoles primaires publiques, trois sont sujettes aux inondations chaque année. Une situation qui inquiète les parents qui accusent les autorités locales de laxisme. Quant aux enfants, ils ne s’en font pas trop. Moustapha est vêtu de l’uniforme scolaire. Pieds nus, il joue au football malgré l’humidité du sol. Conscient de la précarité de l’école Medina Mbao Gare 1, l’élève en classe de CE2 ne souhaite tout de même pas changer d’établissement ; car dit-il c’est ici et dans ces conditions qu’il a pris ses premiers cours.

A. FALL (stagiaire)

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