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Actualités (1446)

« Les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes » a été le thème de la Journée mondiale des zones humides célébrée hier à Dakar. Une journée qui a permis aux acteurs de réfléchir sur plusieurs aspects de cette problématique dans notre pays qui a ratifié la Convention de Ramsar sur les zones humides en 1977.

En présidant l’ouverture du Forum sur les zones humides, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, a souligné l’engagement du Sénégal dans la lutte pour la préservation de l’environnement. La tenue annuelle de la Conférence nationale sur le développement durable, l’élaboration d’une politique nationale des zones humides, entre autres, montrent l’intérêt que les autorités attachent aux questions relatives à la conservation, et à l’utilisation rationnelle des zones humides. C’est pour cette raison que le Sénégal a ratifié, en 1977, la Convention de Ramsar (ville iranienne) qui est célébrée tous les 02 février de chaque année. Il a salué la pertinence du thème qui permettra l’organisation d’un forum scientifique, notamment avec un accent porté sur les risques de catastrophes « qui ont augmenté avec le phénomène des changements climatiques ». M. Diallo a aussi apprécié la présence des étudiants de l’Ism invités à prendre part au forum scientifique et à participer à la visite du parc des îles de la Madeleine. Il a profité de l’occasion pour demander aux populations de s’engager afin d’inverser cette tendance de réduction des zones humides. Le directeur de cabinet en appelle à la mise en place d’un dispositif multisectoriel fort pour faire face aux risques de catastrophes. La préoccupation a été la même chez le point focal national de la Convention Ramsar, le colonel et directeur des Parcs nationaux, Soulèye Ndiaye. Il a évoqué les cinq sites au niveau national (Djoudj, Delta du Saloum, Guembeul, Ndiaël et Tocc Tocc) avant de mettre en valeur l’importance des zones humides qui interfèrent avec le développement des secteurs essentiels de l’économie comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, la santé, etc. « Ces zones sont le réservoir d’une vie très riche en biodiversité », a-t-il noté. C’est pourquoi « le Comité national a décidé de prendre les dispositions pour célébrer la journée et sensibiliser les Sénégalais sur la préservation des risques de catastrophes liées à la dégradation des zones humides », a ajouté le colonel Ndiaye. L’architecte Mbacké Niang, a présenté les différentes formes d’agression des zones humides avant de prôner des mesures communes sous forme de plans de gestion et de sauvegarde des zones humides.

B. B. SANE

L’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal a appris, avec consternation, que le seul appareil de radiothérapie dont dispose le Sénégal à l’hôpital Le Dantec est encore en panne. Cette organisation non gouvernementale ne se remet pas du fait qu’un pays comme le Sénégal, avec 14 millions d’habitants, qui se dit « être une référence en matière de santé en Afrique, ne dispose que d’un seul et unique appareil de radiothérapie », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction. Selon le document, c’est une situation qui constitue un danger et expose la vie des personnes souffrant de cancer.   Face à ces dysfonctionnements, l’Ong Ahdis demande aux autorités de prendre toutes les mesures pour que « tous les malades dont l’état de santé exige des séances de radiothérapie soient pris en charge convenablement à l’intérieur de leur pays. Le droit à la santé est un principe constitutionnel et nous demandons son respect par nos gouvernants », précise le communiqué. Par ailleurs, l’Ong Ahdis recommande le recrutement de cancérologues, de cardiologues, de gastro-entérologues et de gynécologues. 

Seynabou BOP (stagiaire)

Le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire, section-Thiès, Sawrou Sène, a présidé, le week-end dernier, l’assemblée générale du Saems de la localité.

Le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire (Saems) section-Thiès ne va pas transiger sur les questions de valorisation de la fonction enseignante. Il a fait cette déclaration au cours d’une assemblée générale tenue à Thiès. «  Nous invitons le gouvernement du Sénégal à convoquer une rencontre avec les syndicats des enseignants et tous les ministères concernés pour faire le point sur le niveau d’exécution des accords signés », a lancé Sawrou Sène. Il a constaté avec regret une faible exécution des points liés à la mise en solde ; ce qui, selon lui, est inacceptable. « Si l’Etat traîne les pieds, nous allons déposer un préavis de grève », a prévenu le syndicaliste. Il a demandé aux chefs religieux et coutumiers et aux bonnes volontés de jouer les bons offices pour prévenir les éventuelles paralysies du système éducatif. En plus de la demande de respect des accords signés par le gouvernement, M. Sène a abordé les élections de représentativité. Il a affirmé que le Saems n’acceptera aucune tentative de sabordage du processus électoral et l’organisation du scrutin avant la fin de l’année scolaire. « Nous demandons aux autorités administratives, sur toute l’étendue du territoire national, de prendre toutes les dispositions administratives pour une bonne tenue de ces élections », a demandé le secrétaire général.

Mbaye BA

Les élèves de la commune de Tambacounda sont contre les cours programmés dans l’après-midi. Ils ont perturbé les enseignements dans plusieurs écoles de la ville depuis plusieurs semaines. A titre illustratif, les élèves des deux lycées de la commune ne suivent que les cours programmés dans la matinée. Ces potaches invoquent la canicule. Ils réclament tout simplement le retour de la journée continue, instaurée depuis 1992. « Avant la journée continue, le lycée Mame Cheikh Mbaye était un lycée d’excellence. Il faisait partie des trois ou quatre premiers du Sénégal au baccalauréat. Il était toujours représenté au Concours général, maintenant l’établissement fait partie des derniers », a déploré le secrétaire général de l’Association des parents d’élèves, Ibrahima Sakho. 

La fréquence des grèves, a-t-il ajouté, est à l’origine des contreperformances des établissements scolaires de Tambacounda et de la baisse de niveau de leurs lycéens et collégiens. « L’élève de Tambacounda perd 300 heures par an. Si nous faisons le cumul, il perd l’équivalent de 3 ans de cours avant d’arriver en classe de terminale », a évalué M. Sakho. Faudrait-il rappeler que la restauration de la journée continue avait fait l’objet d’échanges avec toutes les parties prenantes en 2016. Selon les autorités académiques, la programmation des enseignements dans l’après-midi, à partir de 2017, a été une décision qui avait sanctionné les concertations. Dans les jours à venir, les parents d’élèves devraient rendre publique une déclaration pour dire s’ils sont pour ou contre la journée discontinue.

Pape Demba SIDIBE

Un nouvel acte qui va améliorer les conditions de logement des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le directeur général du Crous, Ibrahima Diao, a mis, hier, à leur disposition 2.000 matelas. Cette nouvelle acquisition traduit la volonté des responsables d’offrir aux 11.000 pensionnaires un meilleur cadre d’apprentissage. 

Au cours de la cérémonie officielle de réception de ces matelas, le secrétaire général de la Commission sociale des étudiants de l’Ugb, Cheikh Tidiane Niasse, s’est réjoui de ce geste humanitaire du Crous. Rappelons que le Crous avait acheté, dans un premier temps, 1.240 matelas. Abondant dans le même sens, le chef des Services administratifs du Crous, Dr Bassirou Dièye, est revenu sur la détermination d’Ibrahima Diao à œuvrer pour l’apaisement du climat social au campus social de Sanar. « Cette dotation entre dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accords entre le Crous et les étudiants », a rappelé M. Dièye, invitant ces derniers à collaborer davantage avec les services de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les chefs d’Etat africains se sont engagés pour une meilleure couverture vaccinale des enfants. Cet engagement devrait être suivi d’une augmentation des ressources financières mises à la disposition des programmes de vaccination des pays d’Afrique.

(Ethiopie). Les travaux du 28ème Sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine ont pris fin avant-hier à Addis-Abeba. Au cours de la dernière journée, les chefs d’Etat africains se sont engagés pour une meilleure couverture vaccinale, c’est-à-dire un accès universel à la vaccination. Il s'agit, selon le communiqué, d'un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque enfant africain puisse tirer pleinement profit des avantages liés à la vaccination. « Si l'Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d'accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, ces avancées ont commencé à stagner. Et le continent reste, aujourd’hui, à la traine en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination », regrettent les signataires de cette déclaration. A titre d’exemple, ils ont relevé qu’un enfant sur cinq n'a toujours pas accès aux vaccins de base en Afrique. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole est encore responsable de 61.000 décès en Afrique. Pourtant, la vaccination peut éviter ces pertes de vie. « Nous savons que l'accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a soutenu la présidente sortante de la Commission de l'Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, pour qui  la déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent, et avec le soutien politique au plus haut niveau des Etats. « Nous sommes plus que jamais prêts à faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.

10 points de la déclaration
La Déclaration d’Addis-Abeba contient 10 engagements des chefs d’Etat. Il s’agit, entre autres, de l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental. Dans son intervention, la directrice régionale de l'Oms pour l'Afrique, Dr Matshidiso Moeti, a rappelé que la vaccination fait partie des mesures les plus efficaces disponibles au service de la santé publique. « En donnant à chaque enfant un début de vie saine, nos communautés prospèrent et nos économies connaîtront une croissance plus forte. Un tel soutien de la part des chefs d'État est une avancée significative dans nos efforts pour la réalisation d'un accès universel à la vaccination et, partant, pour l’amélioration de la santé infantile », a-t-elle apprécié. Cet engagement est pris dans un contexte où seuls 15 pays africains financent à hauteur de 50 % leurs programmes nationaux de vaccination. L’horizon ne semble pourtant pas se dégager puisque la probabilité d’une diminution des fonds destinés à la vaccination est plus que réelle. Plus grave, dans les années à venir, les Etats qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire ne bénéficieront plus du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi). C’est pour cette raison que les Etats doivent faire de la couverture vaccinale une priorité. « Notre travail ne sera pas achevé tant que tous les enfants africains n'auront pas accès à la vaccination », a déclaré le Dr Ala Alwan, par ailleurs directeur du Bureau régional de l'Oms pour la Méditerranée orientale.

Le financement des programmes en question
Une feuille de route est en cours d’élaboration pour faciliter la mise en œuvre de la Déclaration d'Addis-Abeba. Elle sera élaborée par les Bureaux régionaux de l’Oms pour l’Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l’Union africaine et les partenaires engagés dans la promotion de l’accès à la vaccination. «En adoptant cet engagement historique, qui permettra à un plus grand nombre d'enfants africains d'accéder à des vaccins salvateurs, où qu'ils se trouvent, les dirigeants africains font preuve d'un sens élevé de leadership », a reconnu Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du Conseil de Gavi. « Il ne nous reste plus qu'à traduire cet engagement dans les faits, sous la forme de financements durables en faveur de la vaccination », a-t-elle dit. A l’en croire, l’Alliance va maintenir sa mobilisation pour étendre davantage la couverture vaccinale sur le continent.

D’un de nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, Eugène KALY

Le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) a procédé, hier, à la Place du souvenir, à la restitution nationale des résultats du baromètre « Jàngandoo » pour l’année 2016. Ce programme a évalué le niveau en Mathématiques, en Français et en culture générale de 22.699 enfants âgés de 9 à 16 ans.

L’exécution de l’hymne national du Sénégal par les élèves de l’école primaire Hamon 4 a marqué le début des activités. Le programme « Jàngandoo », selon le coordonnateur du Lartes, Abdou Salam Fall, visait, pour l’année 2016, trois objectifs qui ont tous été atteints. Il s’agit de l’évaluation du niveau des apprenants, la diffusion des enseignements de l’enquête, et l’évaluation de l’impact. 

L’enquête réalisée en 2016 a touché 22.699 enfants issus de 16199 ménages. Les méthodes utilisées sont empiriques. Les tests se font sur la lecture, les mathématiques et la culture générale avec une notation sur 60 pour la lecture et les mathématiques et 30 pour la culture générale. Cette différenciation est basée sur le fait que les situations d’évaluation ne sont pas les mêmes, selon Kaba Diakhaté, responsable de l’équipe pédagogique. « Pour le test de culture générale, la connaissance de l’environnement immédiat et l’ouverture au monde sont pris en compte », informe le responsable de l’équipe pédagogique.

La coordonnatrice du baromètre « Jàngandoo », Rokhaya Cissé, révèle que globalement, un enfant sur 6 réussit le test de lecture et un sur 5 obtient une bonne note aux tests de mathématiques et de culture générale. En outre, l’écart entre Dakar et les zones rurales est plus net en culture générale. Tout compte fait, les enfants des régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor de l’école publique ont obtenu les meilleurs résultats même si la moyenne globale ne dépasse pas 50 %. L’innovation a, cependant, été l’introduction des questionnaires sur les conditions d’apprentissage et la collecte des données avec des tablettes.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Une bonne politique hydraulique requiert une meilleure connaissance des ressources en eau. Pour réussir ce pari, les services habilités doivent disposer des équipements nécessaires et du personnel bien formé. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce don d’équipements hydrométriques du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du bassin du fleuve Sénégal (Pgire II) à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre).

Dans le cadre du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du bassin du fleuve Sénégal (Pgire II), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a remis, hier, à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) un important lot d’équipements hydrométriques d’une valeur de 115 millions de FCfa. Il est composé d’écologues, d’échelles, d’appareils de mesure de débits, de kits de camping, de dépannage, d’équipements de mobilité, à savoir des motos et un bateau fabriqué au Sénégal (Zodiac), du matériel informatique, etc. Les trois autres pays membres de l’Omvs (Mali, Mauritanie et Guinée) recevront, à leur tour, leurs lots dans les prochains jours. Pour la partie sénégalaise, la cérémonie de remise du matériel s’est déroulée à la Dgpre en présence du secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Hamet Baba Ly, du Haut-commissaire de l’Omvs, Kabiné Komara, et de la coordonnatrice régionale du Pgire II, Anta Seck.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ce don va venir en appoint aux efforts consentis par les Etats membres pour permettre une meilleure connaissance du bassin du fleuve Sénégal à travers les stations hydrométriques. « Pour une bonne politique hydraulique, a indiqué Thierno Hamet Baba Ly, il faut nécessairement une bonne connaissance de la ressource en eau et avoir les meilleures stratégies de mobilisation des ressources ». C’est tout le sens qu’il faut accorder, a-t-il dit, à ce geste du Pgire II visant à renforcer les capacités techniques et en matériels hydrométriques de la Dgpre. A ce titre, il a dit toute la reconnaissance du gouvernement du Sénégal à l’Omvs dont Kabiné Komara a, de son côté, insisté sur la nécessité de mesurer régulièrement le débit et la qualité de l’eau qu’incombe aux Etats membres. « Jusque-là, a-t-il fait remarquer, on avait des problèmes parce que les Etats manquaient d’équipements et le personnel n’était pas bien formé ».

« Nous avons ainsi jugé nécessaire de renforcer les capacités des Etats en dotant chacun des pays d’équipements, de matériel et surtout en formant le personnel, pour que désormais nous puissions suivre l’évolution du fleuve à temps réel », a-t-il ajouté. M. Komara a dit espérer que la partie sénégalaise du fleuve, qui est extrêmement importante, va faire un « bon usage de ce don et avoir des données pour mieux gérer les ressources en eau ».

La coordonnatrice régionale du Pgire II a abondé dans le même sens, soulignant que ce matériel permettra à la Dgpre « de faire une meilleure planification et d’avoir une meilleure connaissance des ressources en eau de la zone du bassin du fleuve Sénégal ».

Le Pgire II intervient dans le bassin du fleuve Sénégal, c’est-à-dire dans les quatre Etats membres de l’Omvs. Il s’agit d’un programme en deux phases (multisectoriel et régional) dont l’objectif est de renforcer l’intégration régionale à travers l’Omvs, afin que le développement des usages multiples de l’eau favorise l’amélioration des conditions de vie des populations locales. La première phase fut exécutée de mars 2007 à mars 2013 et la deuxième est en cours pour une durée de 7 ans. La Banque mondiale a accordé aux Etats membres de l’Omvs 240 millions de dollars, soit près de 147 milliards de FCfa, pour la mise en œuvre de cette seconde Phase.

Souleymane Diam SY

L’association « Sos Mathématiques » a lancé 3 prix pour récompenser les trois meilleurs professeurs de l’année. L’objectif, c’est d’inciter les enseignants à simplifier davantage l’enseignement des mathématiques.

Les organisations ne manquent pas d’idées pour promouvoir les sciences. A titre d’exemple, « Sos Mathématiques » a initié des prix de 1 million et 2 millions de FCfa pour récompenser les professeurs. L’enseignant qui arrivera à la 3ème place aura une enveloppe de 500.000 FCfa. L’information a été donnée, mercredi dernier, par le président de cette structure, Ibrahima Thiam, au cours d’un séminaire national sur l’amélioration de l’enseignement des mathématiques dans un Sénégal émergent. « SOS mathématiques est une association qui regroupe des professeurs de mathématiques formés. Elle a été mise en place en 2015 et a pour mission d’améliorer l’enseignement des mathématiques au Sénégal », a-t-il renseigné. L’association déroule des activités de mise à niveau des enseignants sur la didactique et la méthodologie d’enseigner les mathématiques.

M. Thiam se démarque du modèle de transmission de savoir dans cette discipline. « Aujourd’hui, beaucoup de personnes qui enseignent les mathématiques ne sont pas de vrais mathématiciens », a-t-il défendu. A son avis, le peu de mathématiciens bien formés préfèrent continuer leurs études pour devenir des ingénieurs en informatique ou ingénieurs en statistiques. « Il y a une saignée dans notre discipline », s’est alarmé le président de « Sos Mathématiques ». Pour résoudre cette équation, l’association a déroulé une série de formations à l’intention de ses membres. La première session, débutée mercredi, est axée sur la probabilité, l’arithmétique et les nombres complexes. Elle a été financée par la Fondation Sonatel. L’initiative a été saluée par les autorités. Au nom du ministre de l’Education nationale, Joseph Pierre Ndiaye et Ngary Faye ont promis d’accompagner « Sos Mathématiques » dont les activités prennent en compte certains défis du système éducatif.

Pape Coly NGOME

Les populations de Pallo poussent à nouveau un ouf de soulagement. Leurs ouvrages hydrauliques ont été remis à flot grâce à l’intervention d’une Ong allemande, Hilfe fur Afrika.

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a inauguré le château d’eau du village de Pallo, dans la commune de Montrolland, il y a quelques jours. La réception de ces ouvrages a été fêtée par les populations de cette localité. En réalité, la corvée a trop duré pour les populations. C’est la Coopération allemande, par l’entremise de l’Ong Hilfe fur Afrika, qui a financé la réalisation de ces ouvrages, pour une enveloppe de 229,350 millions de FCfa. La réaction de l’Ong fait suite au plaidoyer de l’évêque André Guèye, natif de Pallo, lors de sa visite en Allemagne. Ce forage était tombé en panne depuis 2009. « L’accès à l’eau potable se posait dans notre contrée très enclavée. Il fallait parcourir de longues distances, partir jusqu’à Lam-Lam ou à Pambal pour avoir de l’eau », a témoigné le président de l’ex-association des usagers des forages, Albert Faye. Cette problématique tient à cœur les autorités. Ces dernières poursuivre les efforts de maillage du territoire en infrastructures. La preuve, le rythme de construction des forages est sans précédent. « Avec l’avènement du président Macky Sall, le gouvernement a réalisé, en 5 ans, près de 700 forages à raison de 140 par an. Le village de Pallo en a bénéficié en 2014 pour soustraire les populations de ce calvaire. Et cette année, une enveloppe de 60 milliards de FCfa servira à la construction de 250 forages », a informé le Secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale qui a salué le dynamisme de Hilfe fur Africa qui œuvre pour l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau. Par la suite, le président de ladite Ong, Frantz Bieckel, accompagné d’une forte délégation, s’est réjoui de l’accueil populaire des populations de Pallo. Plusieurs intervenants, dont le maire de Montrolland, Yves Lamine Ciss, le curé abbé Augustin Ndione, le représentant de l’évêque du diocèse de Thiès et le marabout Serigne Djibril Thiombane de Darou Alpha, ont manifesté leur satisfaction pour ce geste généreux des Allemands qui ont facilité l’accès à l’eau à plus de 2.500 âmes. Le maire a souhaité le raccordement d’autres villages avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Mohamadou SAGNE

L’Ong Plan Sénégal international et le Programme national de lutte contre la tuberculose ont organisé une séance de sensibilisation à l’intention des femmes de ménage. C’était dimanche dernier au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar. Selon El Hadji Mamadou Dioukhanté du Fonds mondial, ce ciblage a été décidé lors des concertations sectorielles. C’est aussi un point du Plan stratégique de lutte contre la tuberculose. A l’en croire, la prévalence est plus élevée à Dakar, Thiès, Diourbel et Ziguinchor. « La capitale du Sénégal n’a pas encore dépister tous ses tuberculeux du fait de la promiscuité. Nous avons donc décidé de faire un focus dans le but de changer les comportements », a-t-il avancé.

Les acteurs reconnaissent qu’il reste du travail à faire pour éradiquer cette maladie à l’horizon 2035. Mais avant cela, il y aura une évaluation en 2022. Pour sa part, Omar Ben Khatab Guèye, chargé suivi stratégique de l’instance de Coordination nationale des programmes financés par le Fonds mondial, a relevé l’intérêt de travailler avec les groupes exposés (tailleurs, détenus, etc.). Aujourd’hui, les bailleurs ont espoir que d’autres acquis seront enregistrés entre 2018 et 2020.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur exécutif du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria), Ebrima Sall, appelle les pouvoirs publics à promouvoir la liberté et l’ouverture afin de valoriser l’apport des think tanks. C’était à l’occasion d’une table ronde sur le thème : « Le rôle des think tanks dans la réalisation du monde que nous voulons ».

Cette rencontre se tient à moment où le rapport 2016 de l’index « Global go to think tank » de l’Institut Lauder de l’Université de Pennsylvanie classe le Codesria à la première place des think tanks d’Afrique au sud du Sahara. Une consécration obtenue à la veille du 44ème anniversaire de l’organisation. Au cours de cette rencontre, Ebrima Sall a affirmé que « les think tanks ou réservoirs de pensées sont plus que jamais importants ».

Cependant, les gouvernements n’utilisent pas suffisamment leurs savoirs et leurs connaissances. De plus, il s’avère nécessaire de créer des conditions d’épanouissement de ces penseurs. Mais qu’est-ce qu’un Think tank ? Par définition, un Think-tank est une organisation indépendante réunissant des experts qui se consacrent à la recherche d’idées ou de solutions politiques nouvelles et cherchant à peser sur les affaires publiques sans y participer directement. « Il faut que les Think-tanks comprennent le processus décisionnel afin d’influencer les prises de décisions », a conseillé le docteur Lori-Anne theraux-Benoni, directrice du bureau de Dakar de l’Institut d’études de sécurité (Lss).

Parlant des défis des Think-tanks africains, Jeanne Elone, directrice du Programme justice pénale internationale  de l’Ong Trust Africa, a identifié trois besoins importants, à savoir la nécessité d’une multiplication des Think-tanks en Afrique francophone, la réduction de la dépendance de l’aide extérieure et la lutte contre la fuite des cerveaux. Le Codesria, selon son directeur, reste conscient des nombreux défis qu’il doit continuer à relever dans la réalisation de sa mission. Par conséquent, il considère le fait de figurer en bonne place dans le classement établi par les experts comme un indicateur de la qualité du travail accompli mais surtout un encouragement à persévérer dans la recherche de l’excellence. Par la suite, il a appelé les pouvoirs publics et les milliardaires africains à mesurer l’importance de la recherche et d’y mettre les moyens.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Les autorités publiques posent des actes qui vont concourir à soulager des personnes vivant avec un handicap. Les services compétents de l’Etat ont déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances à ces Sénégalais souffrant de handicap.

Le directeur de la Promotion et de la Protection des droits des personnes handicapées, Lamine Faty, a tracé le chemin parcouru par le Sénégal pour répondre aux besoins des personnes vivant avec un handicap. Le vote de la loi d’orientation sociale, l’instauration de la carte d’égalité des chances et l’enrôlement des détenteurs de ces cartes dans des mutuelles de santé ouvrent, selon lui, une nouvelle page dans la vie de cette couche vulnérable. « Nous avons déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances et 12.881 bourses de sécurité familiale ont été attribuées aux personnes vivant avec un handicap », a révélé M. Faty au cours d’un atelier portant sur la sensibilisation des députés, des conseillers du Haut Conseil des collectivités territoriales, du Conseil économique social et environnemental. Ce séminaire est organisé par la Direction de l’Action sociale en partenariat avec l’Ong Sightsavers. La représentante pays de l’Ong Sightsavers Salimata Bocoum a fait un vibrant plaidoyer pour la prise en compte des besoins des personnes vivant avec un handicap. Pour cette dernière, il serait difficile d’obtenir de bons résultats dans la lutte contre la pauvreté si une frange importante de la population est marginalisée.

« Il est important que les autorités aient une stratégie claire pour faciliter l’accès à la santé et à l’éducation aux personnes vivant avec un handicap. Il nous faut un système santé solidaire et une éducation inclusive », a-t-elle dit, faisant savoir  qu’ « une société qui se veut émergente ne peut pas laisser en rade une frange importante de sa population ». Pour cette organisation, l’implication des députés, des hauts conseillers du Haut conseil des collectivités territoriales et du Conseil économique, social et environnemental revêt une importance capitale pour la sensibilisation les décideurs. « Il est important de renforcer la capacité de tous parce que nous avons besoin de porter le plaidoyer », a souligné Mme Bocoum.

Elle a justifié leurs interventions dans des pays comme le Sénégal par la prévalence élevée des maladies oculaires. En fait, les pays en voie de développement comptent plus de 280 millions de personnes qui souffrent de déficience visuelle. Pour sa part, le représentant de la Commission de la jeunesse, des sports et éducation de l’Assemblée nationale a assuré que les députés voteront toutes les lois qui vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie de cette couche de la population. Le représentant du Haut conseil des collectivités territoriales a promis l’engagement des hauts conseillers à porter les revendications des personnes vivant avec un handicap.

Idrissa SANE

La cérémonie d’ouverture du Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire s’est tenue, hier, sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck. Prévu du 30 au 31 janvier, ce comité semestriel permet aux acteurs et partenaires au développement de souligner les acquis et de définir les objectifs.

Le Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire offre un cadre d’échanges et de coordination entre les acteurs du ministère de la Santé et de l’Action sociale et une vue plus large avec l’implication des partenaires au développement. La cérémonie de cette année trouve sa particularité dans l’objectif réaffirmé de 75 % de couverture maladie en fin 2017. En sus, le ministère de la Santé et de l’Action sociale s’est engagé à élaborer un document de stratégie de financement de la santé, en vue d’aller vers la Couverture sanitaire universelle. Cet engagement est renforcé par le choix du Sénégal parmi les pays bénéficiaires de la deuxième vague du Mécanisme de financement mondial. Les discussions ont porté aussi sur la nouvelle carte sanitaire, le rapport sur la situation de la mortalité maternelle au Sénégal et l’état des lieux du processus d’élaboration de la stratégie nationale de financement de la santé.
Le Sénégal a fait des progrès significatifs pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. Le programme de Couverture maladie universelle, lancé par le président de la République, traduit son engagement et sa détermination à instaurer l’équité et la justice sociale.

« Ces dernières années, des efforts considérables ont été faits dans la densification et la diversification de l’offre de services de santé afin de se rapprocher des standards définis par l’Organisation mondiale de la santé en matière de disponibilité et d’accessibilité des services de santé curatifs et préventifs », a salué Awa Marie Coll Seck.

Le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Deo Nshimirimana, s’est félicité des performances réalisées par notre pays et a mis un accent sur les défis à relever. Ils ont trait, selon lui, aux pesanteurs liées au fonctionnement des cadres multisectoriels existants, tel que le Comité de pilotage de la stratégie de la Cmu. Il est également question du retard accusé dans la signature de textes réglementaires déjà élaborés, notamment le décret portant organisation du Msas, celui relatif au Comité de développement sanitaire et le décret relatif à la carte sanitaire.

Alassane Aliou MBAYE

Le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Dr Babatunde Osotimehin, a présidé, avant-hier, à Addis-Abeba, une réunion de haut niveau sur la planification familiale. A cette occasion, il a invité les autorités africaines à créer des lignes budgétaires réservées à la planification familiale. 

(Addis-Abeba) : Le nouveau président américain Donald Trump pourrait supprimer ou réduire l’aide financière que son gouvernement accorde à la planification familiale et aux questions d’avortement. Interpelé sur ce sujet, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Dr Babatunde Osotimehin, a invité les chefs d’Etat et de gouvernement africains à consacrer des lignes budgétaires à la planification familiale. Ces crédits serviront, d’une part, à l’achat des produits contraceptifs et, d’autre part, à répondre à leurs besoins en matière de planification familiale. « Il ne faut pas que nos pays continuent de compter sur l’aide étrangère pour financer la santé de leurs populations », a prévenu le directeur exécutif de l’Unfpa. « Ce n’est pas aux Américains de financer la santé des Africains », a-t-il lancé, promettant toutefois que l’Unfpa et ses partenaires continueront à mobiliser des financements afin de faciliter l’accès aux méthodes modernes de contraception aux femmes. Babatunde Osotimehin a présidé, le 29 janvier, dans le cadre du 28ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, une réunion de haut niveau sur la planification familiale. Entouré de ses proches collaborateurs, du représentant de l’Union africaine et du secrétaire international au Développement de la Grande-Bretagne, il a révélé qu’en 2016 l’Unfpa a débloqué 100 millions de dollars pour l’achat de produits contraceptifs. Le recours à ces produits a été déterminant dans la prévention de 7,1 millions de grossesses non désirées. Dr Osotimehin a salué aussi l’apport du Partenariat de Ouagadougou dans l’augmentation du taux de contraception. Près d’un million de femmes ont, en effet, bénéficié des nouvelles méthodes modernes de planification familiale grâce à ce partenariat. « Ces efforts ont aidé à couvrir les besoins non satisfaits depuis 2010 dans cette partie de l’Afrique », s’est-il félicité. Pour sa part, le directeur des Affaires sociales de l’Union africaine, l’ambassadeur Olawale Maiyegun, a, pour sa part, invité les dirigeants africains à saisir des opportunités du dividende démographique pour mieux préparer l’avenir des jeunes. Il a promis que l’Union africaine va peser de tout son poids pour que la Charte de la jeunesse soit signée et ratifiée par les pays qui trainent encore le pas. « En plus, nous sommes engagés à promouvoir la planification familiale et la lutte contre la mortalité maternelle et infantile », a-t-il rassuré.

Le secrétaire international au Développement de la Grande-Bretagne s’est félicité du fait que l’Union africaine accepte de soutenir le dividende démographique. Mme Priti Patel a invité les dirigeants africains à financer davantage la planification familiale qui est un moyen efficace de lutte contre la mortalité maternelle et infantile. En plus, elle a révélé que 61 millions de femmes veulent espacer des naissances mais n’ont pas accès aux services de planification familiale. La Grande-Bretagne va continuer à soutenir la politique sanitaire des pays africains.

D’un de nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, Eugène KALY

Les centres d’excellence africains du Sénégal ont été lancés hier par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Pr Mary Teuw Niane. Basés à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint Louis, ces centres travaillent respectivement sur la Santé de la Mère et de l’Enfant et des mathématiques, de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication.

Suite à une compétition continentale avec presque une soixantaine de postulants, deux universités publiques sénégalaises, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint Louis ont été sélectionnées pour abriter des centres d’excellence africains. Un programme financé par la Banque mondiale pour appuyer les universités africaines dans la formation de ressources humaines en qualité et en quantité dans les domaines du développement. Au Sénégal, ce sont deux centres d’excellence qui sont choisis : le centre d’excellence consacré à la Santé de la Mère et de l’Enfant (Cea-Samef) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et celui de Mathématiques, de l’Informatique et des Technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) de Gaston Berger de Saint-Louis. Appuyée par l’Association des universités africaines, cette initiative est accompagnée par la Banque Mondiale avec un financement de 8 millions de dollars US (plus de 4 milliards de FCfa). Selon le ministre de l’Enseignement Supérieur Pr Mary Teuw Niane, c’est la mutualisation des forces et des efforts qui a permis au Sénégal, d’avoir ces deux centres d’excellence africains suite à un processus de sélection internationale.

« L’appel à projet était international. Il s’agissait d’une compétition au niveau africain. Il a fallu, au niveau national, regrouper nos forces autour des universités qui, sur des thèmes précis, présentent des avantages comparatifs. Une telle répartition des tâches allait dans le sens de l’esprit du projet. Elle correspondait, aussi, à la volonté de notre gouvernement de spécialiser les universités du Sénégal dans des domaines spécifiques de compétences afin de répondre aux défis du développement » explique-t-il. Même si les projets sont portés par des universités, leur exécution se fera sur le plan national. Ainsi certains aspects dans leur management, sont traités en rapport avec le ministère de tutelle, celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Mary Teuw Niane en appelle aussi à un regroupement des compétences des universités sénégalaises. « Une telle option a été heureuse, dit-il. Elle doit nous amener à travailler au regroupement de nos pôles de compétences dans tous les domaines où un tel rassemblement est possible. Il s’agit d’une question de survie de nos institutions. Les résultats de la sélection doivent nous conforter dans cette démarche. Ainsi sur 59 dossiers présentés, 21 ont été retenus dont deux universités sénégalaises : Cheikh Anta Diop de Dakar Gaston Berger de Saint-Louis ».

Biomathématique et Bioinformatique
La coordonnatrice nationale du projet au Sénégal, Pr Aminata Sall Diallo assure que cette initiative soutenue par la Banque Mondiale permet de remédier aux lacunes de l’enseignement scientifique et technique sur le continent et aux conséquences qu’elles entrainent sur le marché du travail. Ce projet vise aussi, selon elle, à soutenir les secteurs stratégiques comme l’agriculture, les télécommunications, la santé. Ces objectifs stratégiques s’articulent autour de trois axes principaux : la formation des ressources humaines de qualité et en quantité suffisante, la recherche opérationnelle ou recherche action et le partenariat. Le centre d’excellence de la Santé de la Mère et de l’Enfant offre des formations diplômantes en gynécologie-obstétrique, en pédiatrie, en santé publique, en santé communautaire et en nutrition et alimentation humaine. Celui du Mitic en Biomathématique, Bioinformatique, Cryptologie, Codage et Application, Système et Technologie embarqués et mobiles. Du reste, ces structures suscitent tous les espoirs au sein des universités et auprès des institutions financières comme la Banque Mondiale. « Le mandat des centres est de produire une recherche appliquée de qualité dans leur domaine, de fournir des solutions aux décideurs et responsables du développement socio-économique et un enseignement de standards internationaux », fait remarquer le représentant de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale, Louise Cord.

Vocation régionale : Ouverture et accueil d’étudiants étrangers
Lune des composantes des centres d’excellence africains est sa vocation régionale. La Banque Mondiale, bailleur du projet insiste sur cet aspect d’ouverture internationale. Dans sa présentation, Pr Moussa Lo, qui dirige le centre de mathématique, de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication (Mitic) a évoqué cette présence d’étudiants internationaux qui sont au nombre de 165 sur 433 inscrits. En matière de coopération, ce centre d’excellence a eu aussi à signer une convention de partenariat avec la Gambie pour les formations en Masters et Doctorats dans le domaine des Mathématiques et de l’informatique. « Il s’agit d’un véritable exemple de coopération sud-sud, un partenariat gagnant-gagnant fortement apprécié par la Banque Mondiale ; notre continent devant puiser dans ses propres ressources pour son développement. Nous le pouvons et nous devons le faire », se félicite Mary Teuw Niane. Le centre d’excellence de la Santé de la Mère et de l’Enfant a eu à animer des ateliers de formation de courte durée basés sur les compétences. Il est demandé ainsi à ce centre, que les formations tiennent compte des besoins exprimés dans le cadre des plans stratégiques du Ministère de la santé en ce qui concerne l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Oumar NDIAYE

« Les nouveaux défis du volontariat dans le secteur de l’éducation et la formation ». Tel est le thème de la Journée internationale du volontariat célébrée à Mbacké. A l’occasion, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a demandé au gouvernement de respecter ses engagements.

Le secrétaire général du Sels, Souleymane Diallo, et ses camarades exigent le respect des accords signés par le gouvernement. C’était lors d’un échange sur « Les nouveaux défis du volontariat dans le secteur de l’éducation et de la formation » à Mbacké. Les syndicalistes ont soutenu que les volontaires ont joué un rôle clé dans l’élargissement de l’accès à l’éducation et le maintien des filles à l’école. Toutefois, ils ont dressé une liste non exhaustive de défis, à savoir le recrutement des enseignants qualifiés en nombre suffisant et l’amélioration des conditions d’apprentissage. « La qualité de l’éducation est un défi majeur. D’autant plus que le système est en perte de vitesse. Nous pensons aussi qu’il y a urgence de rationnaliser les dépenses », a résumé M. Diallo. L’organisation syndicale a lancé un appel pour la reprise des négociations avec le gouvernement afin d’évacuer des points en suspens. Les syndicalistes ont réaffirmé leur attachement à la pacification de l’espace scolaire. « Il faut que le gouvernement restaure la confiance dans l’espace scolaire, en appliquant les accords signés, et qu’il ouvre des négociations sérieuses sur le régime indemnitaire », a exigé la Sg du Sels qui a regretté « le retour des retards de paiement des salaires » des maîtres contractuels.

Mamadou DIEYE

L’offre de services en cancérologie est perturbée en raison d’une panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec depuis le début de l’année. Mais, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a tenu à rassurer les Sénégalais. En effet, deux accélérateurs de particules d’un coût global de trois milliards, commandés pour l’hôpital Dalal Jamm, seront livrés dans les meilleurs délais. Le retard observé dans la livraison est lié à des contingences extérieures. La banque qui devait donner cet argent, a-t-elle indiqué, est basée dans un pays sous embargo.

En ce qui a trait au remplacement de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec, le Pr Seck a confirmé l’acquisition d’un appareil d’une valeur de deux milliards de FCfa. L’objectif est de reprendre le bunker, c’est-à-dire le local où l’appareil est installé. Aussi, 650 millions de FCfa sont prévus pour enlever l’ancien appareil devant être acheminé en Autriche. Une procédure d’urgence, validée par la Direction centrale des marchés publics, est enclenchée pour disposer de ces appareils.

A. A. MBAYE

La Fao et l’Agence de la grande muraille verte (Angmv) ont conjointement lancé, vendredi, à Louga, la composante nationale du projet « Action contre la désertification ».

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (Fao) vient en appui à l’Agence nationale de la Grande muraille verte (Angmv). L’institution onusienne a lancé, vendredi, à Louga, la composante nationale du projet « Action contre la désertification » qui se traduira sur le terrain par la mise en place d’une réserve naturelle communautaire à Koyli-Alpha, dans la commune de Mboula, et la restauration de 2.400 ha de terres dégradées dans les départements de Louga et Linguère.

Le lancement officiel dudit projet a mobilisé tous les acteurs : autorités administratives, partenaires au développement, agents des Eaux et Forêts, de l’Elevage, de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des collectivités locales concernées. Le projet qui couvrira une période de trois ans (2016-2019), pour un budget de près de 2 milliards de FCfa (1.885.160 euro), vise à renforcer les acquis obtenus dans la première phase du déploiement de la Grande muraille verte.

« A terme, le projet permettra de réhabiliter les terres dégradées, d’améliorer l’alimentation du bétail en fourrages, de contribuer à la conservation des espèces menacées d’extinction et au développement de l’emploi local », relève Ousseynou Diop, associé au Programme Fao Sénégal. Le projet, dit-il, se propose d’accompagner les communautés dans l’identification et le développement d’activités génératrices de revenus basées sur une utilisation durable des biens forestiers et des écosystèmes. Le colonel Papa Waly Guèye, directeur général de l’Angmv, salue, quant à lui, l’arrivée d’un projet « assez original » qui va permettre la création de valeur ajoutée par l’introduction d’espèces animales et la promotion de l’écotourisme. « La Grande muraille, c’est plus que planter des arbres. Il y a toute une série d’activités qui sont déroulées pour améliorer les conditions de vie des populations et promouvoir le développement », explique-t-il, magnifiant particulièrement la mise en place des jardins polyvalents. Lesquels ont permis à beaucoup de femmes d’être autonomes, passant d’une « logique de consommation à une logique de production ». Cette dynamique de progrès, pense le colonel Guèye, va s’accélérer avec le renfort de la Fao qui aidera l’Angmv à valoriser davantage les potentialités des zones désertiques et à être plus performante sur le terrain.

Abdoulaye DIALLO

Dans la suite de sa première marque, dénommée « Sindiély », Baïla Ndiaye a mis au point une voiture de course baptisée « Nbs ». « C’est une nouvelle version africaine », confie-t-il. Les motivations de ce natif de Thiès, c’est de faire comprendre au reste du monde que les inventions ne sont pas l’apanage de quelques continents. « C’est un véhicule fabriqué à partir d’un matériel de récupération. C’est une invite à la renaissance africaine », lance-t-il.

Aussi, pour le concepteur, le don de l’invention n’a rien à avoir avec un parcours académique. « On nous fait croire qu’il n’y a que la voie académique d’acquisition des connaissances et que c’est la seule voie pour l’invention. Nous disons non à travers cette création », déclare Baïla Ndiaye. Pour certains, l’homme marche sur les pas de son grand-père qui était un grand mécanicien à Thiès. « Son grand-père a été l’un des plus grands mécaniciens de Thiès et son atelier se situait au quartier Aiglon. Donc, cette invention de Baïla ne doit surprendre personne », s’enthousiasme le doyen Amadou Yoro Ndiaye lors de l’exposition à la mairie de Thiès qui a enregistré la visite du maire de la ville, Talla Sylla, d’un industriel français, Lucien Tanguy, et des médias occidentaux.

C’était une belle illustration de ce digne fils de Thiès à travers le concept « Kaay Cees » (viens à Thiès) lancé par le maire de la commune pour attirer des investisseurs potentiels.

Mohamadou SAGNE

Les acteurs engagés dans la lutte contre la lèpre exigent l’abrogation de la loi portant création des villages de recasement social. C’était avant-hier, à Thiès, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie.

La Journée mondiale de lutte contre la lèpre a été célébrée avant-hier dans la ville de Thiès. Au cours de cette journée, les acteurs ont remis sur la table le statut des villages de recasement social. Certains ont tout simplement demandé l’abrogation de la loi portant création des villages de recasement social au Sénégal. Les chefs de ces villages, le coordonnateur de la Dahw, une association allemande qui a toujours apporté son soutien depuis 40 ans et le président national des personnes handicapées du Sénégal ont tous exigé « la fin de la stigmatisation adossée sur une base légale avec des conséquences sociales incalculables ».

Les acteurs veulent que l’on dédramatise cette maladie. D’autant plus lorsqu’une personne est précocement prise en charge, elle guérit sans laisser de séquelles. « Lorsque le patient débute le traitement, dans les quarante-huit heures qui suivent, il ne peut plus transmettre la maladie  », a affirmé Khadyssatou Gaye, directrice générale de l’Action sociale.

Prenant la parole, le chargé des affaires administratives à la gouvernance de Thiès a réaffirmé la volonté du Sénégal à travailler à l’éradication de la lèpre. « En plus de l’approche médicale, le processus d’abrogation de la loi  est très avancé tout comme les mesures sociales d’accompagnement qui sont prises », a assuré Mbassa Sène qui a remercié les partenaires techniques et financiers comme Dahw, le Centre hospitalier et l’Ordre de Malte. Pour sa part, le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, va octroyer une enveloppe de 500.000 FCfa sous forme de bourses au profit des élèves de Touba Peycouk.

Mbaye BA

Membre de l’Association sénégalaise pour la promotion des inventions et des innovations (Aspi), Mamadou Ndiaye a fabriqué des additifs naturels qu’il présente comme une alternative aux bouillons. Il compte ainsi promouvoir une alimentation qui expose moins aux risques d’hypertension, d’Avc et de diabète.

Tout le monde en parle, parfois à tort ou raison de la composition des bouillons. Mamadou Ndiaye a préféré passer à l’action à sa manière. Ce membre influent de l’Association sénégalaise pour la promotion des inventions et innovations (Aspi) propose des additifs à base de produits naturels. Grâce aux principes actifs de certaines plantes, des produits de la mer, il a fabriqué des recettes bio pouvant avoir leur place dans l’art culinaire.

« J’ai choisi de travailler sur une alternative aux bouillons. J’ai produit des additifs susceptibles de répondre aux attentes des consommateurs et de procurer une qualité nutritionnelle. Mais, cela n’est qu’un aspect et un avant-goût de mon ambition de continuer à faire des recherches pour mettre sur le marché des produits qui n’auront pas d’effets négatifs sur la santé des personnes », affirme-t-il. Aucune composition chimique, assure Mamadou Ndiaye, n’est dans son processus de fabrication. L’homme qui rêve d’une révolution industrielle en Afrique a investi ce champ de recherche pour, d’une part, valoriser notre patrimoine culinaire et, d’autre part, contribuer à la préservation de la santé des Sénégalais.

Il nous invite ainsi à un retour aux recettes traditionnelles à impacts négatifs nuls sur la santé. « Auparavant, on n’entendait pas certaines maladies comme l’hypertension, le diabète ou, du moins, c’était rare. Mais, de nos jours, presque tout le monde a ces maladies », compare le chercheur pour qui la propension à l’innovation et à l’invention est réelle en Afrique. Il se veut formel : la lutte contre les maladies commence par le contrôle de la qualité et de la composition des aliments. L’exigence de contrôle est une urgence pour lui. Aussi, un contrôle en amont aidera nos Etats à réaliser des économies sur les charges médicales de ses populations.

« La bonne alimentation est au centre de la survie. Et nous savons que, sur le marché, l’offre qualitative n’est pas la meilleure. Des scandales sont de plus en plus fréquents dans l’agro-business  », rapporte Mamadou Ndiaye.

L’augmentation de la prévalence de l’hypertension artérielle, des Avc et du diabète ne surprend pas ce chercheur. Toutefois, il ne désespère pas. La nature, assure-t-il, nous a offert tout ce dont nous avons besoin. Il suffit juste de savoir mettre en valeur les biens de la nature. « Je pars du principe que la nature renferme toutes les richesses. Si jusqu’à présent nous ne parvenons pas à offrir des produits de qualité, c’est la recherche qui n’a peut-être pas marché », tente d’expliquer Mamadou Ndiaye tout en soutenant que l’Afrique ne « pourra se réveiller de son sommeil et espérer briser la chaîne de dépendance séculaire » que par les inventions et les innovations, et par sa révolution industrielle.

Idrissa SANE

Le Sénégal a élaboré un nouveau cadre stratégique national de planification familiale pour la période 2016-2020. La cérémonie de lancement s’est tenue, jeudi dernier, en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, et des représentants des partenaires. L’objectif est de faire passer le taux de planification familiale (Tpf) pour les femmes en union de 21% à 45% en 2020.

L’objectif visé, à travers ce nouveau cadre stratégique national, est l’amélioration de la situation pour ainsi contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable et s’inscrire dans les politiques entreprises par l’Etat du Sénégal comme le Plan Sénégal émergent. C’est aussi une approche cohérente tendant à poursuivre les résultats considérables engrangés grâce au Plan d’action national de planification familiale couvrant la période 2012-2015. Il a, en effet, permis d’atteindre un taux de 21,2% en 2015 avec des besoins non satisfaits à 25,2%. L’ambition exprimée par le gouvernement sénégalais et ses partenaires est de hisser ce taux à hauteur de 45% en 2020.

Le Sénégal a fait des bonds annuels de 4% dans le domaine de la planification familiale ; ce qui est, selon Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, peu commun. Ces résultats ont été possibles grâce, entre autres, à l’intégration de la planification familiale dans le service de la santé de la reproduction, en particulier dans d’autres programmes nationaux. La directrice de l’Usaid a souligné la nécessité de rendre les interventions efficientes afin d’améliorer la santé de la femme et de l’enfant. L’augmentation du taux de prévalence contraceptive aiderait, selon elle, à une meilleure capture du dividende démographique. C’est pourquoi elle s’est réjouie que le Sénégal en fasse une priorité nationale pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Entre 2010 et 2015, le taux de mortalité maternelle est passé de 392 à 315 pour 100.000 naissances vivantes et celui de mortalité infanto-juvénile de 72 à 54 pour 1.000 enfants de moins de 5 ans.

Au cours de la cérémonie de lancement, des déclarations d’engagement d’acteurs de la santé et de la société civile ont été lues. Ce qui est également recherché à travers ce lancement est de permettre aux parties prenantes de comprendre les axes prioritaires du cadre stratégique de planification familiale ainsi que les paquets d’interventions et gaps suivant les régions.

Alassane Aliou MBAYE

Le député Mously Diakhaté fait partie des personnalités sénégalaises très engagées sur les questions de population et de développement. Elle prend part au Sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine où elle compte mener un plaidoyer pour que le dividende démographique soit adopté dans les politiques et programmes du continent africain. Elle est convaincue que c’est l’un des moyens de sortir l’Afrique du sous-développement. 

L’honorable député Mously Diakhaté, secrétaire élue et coordonnatrice du Réseau population et développement à l’Assemblée nationale du Sénégal, membre du Forum des parlementaires africains, a saisi les avantages du dividende démographique. Elle a lancé un appel à une sensibilisation de masse pour faire comprendre aux populations l’importance du dividende démographique qui, à son avis, peut peser sur la recherche de solutions à nos problèmes de sous-développement et contribuer au bien-être des jeunes. Par la suite, Mme Diakhaté a souhaité que le gouvernement sénégalais intègre cette politique dans le Plan Sénégal émergent en investissant davantage sur la santé et l’éducation des jeunes. Elle a rappelé que le premier pilier du dividende démographique, c’est d’investir dans la santé et l’éducation des jeunes.

L’honorable député a estimé que pour réduire le taux de mortalité maternelle et infantile dans un pays comme le Sénégal, il est impératif d’éveiller la conscience des jeunes sur la santé sexuelle. C’est ainsi qu’ils adopteront les comportements à moindre risque et éviteront, du coup, des grossesses précoces. « C’est pour cela que nous devons tous vulgariser les avantages du dividende démographique », a-t-elle souligné. Mously Diakhaté a, en outre, reconnu que le poids démographique constitue un frein au développement du Sénégal, car dans certaines familles, on retrouve une dizaine de personnes entretenues par un seul individu. Par conséquent, en réduisant les naissances, l’Etat pourra mieux faire face aux questions d’emploi, de santé et d’éducation de sa jeunesse. Au cas contraire, la croissance démographique continuera à absorber les efforts de la croissance économique. « Nous devons revoir notre manière de concevoir les choses en respectant l’espacement des naissances qui permettrait, dans 30 ans, de tirer profit du dividende démographique. Si des pays comme la Chine ou d’autres Etats asiatiques ont réussi cette politique, pourquoi pas l’Afrique ? » a-t-elle lancé. Mme Diakhaté a salué l’engagement des chefs d’Etat africains qui ont compris que le dividende démographique est un moyen de sortir le continent de la misère exacerbée par une forte croissance démographique.

Des journalistes africains joueront leur partition
Des journalistes africains se sont engagés devant le directeur régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa,) Mabingue Ngom, à soutenir le dividende démographique. L’engagement a été pris en premier lieu par le président de l’Association des journalistes en santé, population et développement du Sénégal, Alassane Cissé. Il a été suivi par le journaliste malien de la chaine de télévision Africable, Sékou Tangara, qui a estimé que le dividende démographique est un moyen efficace pour les chefs d’Etat africains d’investir dans la jeunesse et sortir cette couche de la vulnérabilité.

Il en est de même pour Pape Boubacar Samb, lequel a promis que les journalistes contribueront à promouvoir le dividende démographique, parce qu’avant tout ils sont des citoyens africains qui rêvent d’une nouvelle Afrique. M. Ngom s’est félicité de cet engagement.

E. KALY

Le directeur délégué de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), Jean Marc Châtaignier, a relevé l’importance de l’accès aux savoirs dans la marche vers l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’était à l’occasion d’une conférence à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

A l’occasion de la venue, au Sénégal, du directeur général délégué de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), Jean Marc Châtaigner, une conférence sur les nouveaux enjeux de développement durable (Odd) a été organisée, jeudi, en partenariat avec l’Ucad. Au cours de cette rencontre, le spécialiste des questions de développement a analysé les défis de mise en œuvre du nouvel agenda 2030.

Dans une société de manufactures qui subit de plein fouet les crises économiques, financières et environnementales, le directeur général délégué de l’Ird a interpelé les Etats sur la nécessité de rompre avec le modèle classique de développement. Le conférencier a cerné les nouveaux enjeux du nouveau modèle de développement. Pour Jean Marc Châtaigner, l’accès aux savoirs et aux connaissances est fondamental dans un contexte d’incertitudes avec les changements climatiques, la raréfaction des ressources, le boom démographique, les inégalités économiques croissantes et les diverses crises politiques et sociales. « La formation des élites dans les pays en développement est négligée alors que celle des scientifiques est une préoccupation majeure », a soutenu le spécialiste. Il a aussi estimé que la constitution d’élites aide à la définition des politiques qui correspondent aux besoins de la population. En guise d’illustration, M. Châtaigner a comparé le nombre de scientifiques par millions d’habitants estimé à 4.000 aux Etats-Unis contre 400 en Afrique du Sud, 350 au Sénégal, 40 en Equateur et 29 au Nigéria.

Autres enjeux brossés par le conférencier, la préservation des ressources et l’adaptation aux changements climatiques. « Avec l’absence de cet agenda, le monde va connaître deux crises majeures d’ici à 2050. Il s’agit d’une crise énergétique entre 2025 et 2030 face à la demande mondiale et une crise climatique majeure entre 2040 et 2050 », a-t-il prédit.

Les défis démographiques ont été convoqués par le chercheur qui s’est interrogé sur les mutations rapides qui posent des problèmes de survie. En 1800, la population était à un milliard. Ce nombre a doublé en 1900. En 2015, a avancé l’expert, nous avons assisté à un boom démographique avec une population mondiale estimée à 7 milliards d’individus et qui, à 2050, sera à neuf milliards de personnes. Selon lui, dans une planète qui a une réserve limitée de terres arables, les politiques de limitation des naissances s’imposent en dépit des réticences culturelles et des questions religieuses.

Jean Marc Châtaigner a également décelé quelques limites dans la définition de ce nouveau modèle de développement. « Dans l’atteinte des objectifs, il y a beaucoup de cibles qui n’ont pas été chiffrées et validées en dehors du suivi statistique de la réalisation qui s’avère difficile », s’est-il désolé. A cela s’ajoute une difficulté politique consistant à intégrer les questions liées à l’environnement, à l’économie et à la politique.

Le directeur général délégué de l’Ird a affirmé que le fait que les Etats ne soient pas contraints à dégager des financements ne facilite pas la marche vers les Odd. C’est une situation qui pose un vrai souci de mise en œuvre universelle dans les pays faibles ou qui n’ont pas d’appareil statistique.

Marame Coumba Seck

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