banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2067)

L’Ecole internationale des techniques internationales de la communication et des affaires (Eticca) vient de lancer un programme de Prépa business school. Le nouveau cursus de trois années (deux ans à Dakar et un an en France), alliant théorie et pratique, se propose de former des jeunes directement opérationnels dans le milieu professionnel.

Eticca répond à une demande « renouvelée » de compétences sur les nouveaux métiers. D’où la mise au point de ce nouveau programme d’école préparatoire qui entre dans la continuité de son rôle de formation. L’école a ainsi lancé, hier, lors d’une conférence de presse à Dakar, le Prépa business school avec 10 spécialisations. Selon Mamadou Senghor, « il est question de mettre à la disposition des étudiants tout ce dont ils ont besoin » pour réussir leurs études supérieures. Par ailleurs, le directeur des études a expliqué que l’objectif est d’apporter une solution à la problématique de l’employabilité, la plus difficile dans le marché de l’emploi, surtout pour les jeunes diplômés. Il a ajouté que leur établissement ne fait que s’adapter aux besoins d’un environnement global en changement marqué par le boom des réseaux sociaux et l’émergence du management ouvert.

C’est sur la préparation opérationnelle à l’emploi qu’a insisté Jean Pierre Bois, directeur de l’Idrac business school en France. Pour lui, « le défi est de former des jeunes à qui on peut faire confiance dès le début de leur carrière ». La compétence est le point central autour duquel tourne la formation. Ainsi, sur les quelque 1.000 heures du quantum horaire du cursus, près de la moitié est dédiée à « l’expérience de faire ». Il s’agit de favoriser, au maximum, la proximité et l’interaction entre l’étudiant et le corps enseignant.

Le programme Prépa business school comporte 10 spécialisations parmi lesquelles la création d’entreprises, l’humanitaire, le développement durable, l’agrobusiness, le tourisme, etc. Au terme des deux années à Dakar, l’étudiant peut intégrer l’un des 10 campus répartis dans le territoire français pour une année de spécialisation. Durant son parcours de quatre semestres (120 crédits à valider), l’étudiant « pourra mieux murir son choix de spécialisation et acquérir toutes les compétences pour en avoir une vue globale », a ajouté Yaye Fatou Thiam, la directrice d’Eticca. Enfin, l’école de formation entend cultiver chez ses étudiants les valeurs d’humanisme, d’entreprenariat et de professionnalisme.

Ibrahima NDIAYE

Pour mettre fin aux corvées d’eau aux Parcelles assainies, le ministre Mansour Faye a lancé, hier, le démarrage des travaux de deux forages d’une valeur de 600 millions de FCfa. C’était en présence du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, par ailleurs tête de liste de « Benno » à Dakar, Amadou Bâ. Les deux infrastructures seront livrés d’ici le 31 août.

Le lancement des travaux de deux forages au quartier Nord Foire a eu lieu hier. Ces deux ouvrages ont une capacité de 5.000 m3, soit 5 millions de litres/jour pour un impact de 100.000 personnes au quotidien. Ces travaux d’un coût de 600 millions de FCfa sont supportés par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans le cadre du Plan Marshall, a révélé, lors de la séance d’explication de la maquette, le directeur général adjoint technique de la Sénégalaise des eaux (Sde), Cheikh Sall. Il a souligné que le Forage 1 (F1) partira de la conduite de Nord Foire jusqu’à l’Unité 16 et autres unités environnantes. Pour le F2, il va alimenter les Unités 26, 24 et 25. Lancés vers la mi-juillet, ces ouvrages devront être livrés le 31 août. Cependant, il restera les équipements.

Selon Mansour Faye, c’est un plaisir énorme d’avoir lancé le démarrage des travaux. « Des efforts ont été faits. Il fallait faire des investissements de 15 années. Mais, nos devanciers ne l’ont pas fait. Ces deux forages vont permettre aux habitants des Unités 12, 17, 20, 26, la Patte d’Oie et la Cité Soprim de ne plus avoir de problèmes d’eau », a déclaré le ministre. Mieux, il a rassuré de l’autonomie en électricité que les ouvrages auront durant toute la durée des travaux.

Mansour Faye a aussi révélé qu’en moins de 5 ans le président Macky Sall a investi 500 milliards de FCfa dans le secteur de l’hydraulique. Une réalisation faite au-delà des régimes précédents qui n’avaient pas atteint 200 milliards de FCfa. Il a, en outre, rappelé les autres projets que sont Kms3 d’une capacité de 200.000m3/jour et le projet de dessalement de l’eau de mer pour une disposition de 100.000 m3/jour. Cette capacité totale de 300.000m3/j va couvrir toute la capitale du Sénégal et ses régions environnantes.
Le maire de Saint-Louis a été formel : dans 40 ans, et même plus, si ces projets susnommés sont réalisés, le problème d’eau sera un vieux souvenir au Sénégal. « Tant que vous ne serez pas en paix, nous ne le serons pas », a affirmé le ministre de l’Hydraulique.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, s’est, lui, félicité du lancement de ces travaux qui vont résoudre les problèmes d’eau aux Parcelles assainies. Alors que le ministre de la Décentralisation, Abdoulaye Diouf Sarr, a exprimé toute sa fierté en sa qualité de maire de Yoff. Au nom des consommateurs, Momar Ndao de l’Ascosen dit « applaudir des deux mains » le démarrage des travaux. Car, a-t-il soutenu, « la corvée d’eau handicape les populations ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Pour assurer la sécurité énergétique de ses sites, la Sones fait recours à l’expérience du Fonsis dans le domaine des énergies renouvelables. Une convention a été signée, hier, entre les deux structures. Ce projet devra permettre de mieux desservir les populations en eau et à moindre coût.

La Société nationale des eaux (Sones) compte s’appuyer sur l’expérience du Fonds souverain d’investissement stratégique (Fonsis) dans le domaine du solaire pour sécuriser ses ouvrages de production et de pompage. Une convention de partenariat a été signée, hier, entre les deux structures. Il s’agira, pour le Fonsis, de structurer et d’apporter des financements nécessaires pour permettre à la Sones de  sécuriser son approvisionnement en électricité, pour le bon fonctionnement de ses ouvrages. « Il est devenu une priorité de sécuriser nos ouvrages de production et de pompage tout en profitant des opportunités qui s’offrent à nous pour minimiser les coûts de consommation énergétique qui représentent près de 35 % de nos coûts de production. Et ceci impactera favorablement l’accès des populations aux services d’eau potable et à moindre coût », a souligné le directeur général de la Sones.  Selon Charles Fall, le contexte actuel est marqué par une conjonction de plusieurs facteurs qui ont un impact négatif sur la desserte en eau de Dakar. A la forte demande qui induit à un fonctionnement quasi ininterrompu de leurs ouvrages de production et aux pertes en eau dans le réseau de distribution, a-t-il relevé, est venue s’ajouter une perturbation récurrente de la fourniture de l’énergie électrique qui alimente l’essentiel des ouvrages.

Politique d’autonomisation
A l’en croire, la capacité de production actuelle de 360.000 m3/jour, délivrée par leurs deux usines de Nguith et de Keur Momar Sarr, et de plusieurs forages, reste tributaire à la distribution de l’électricité. « C’est pour cela qu’une politique d’autonomisation de nos installations s’impose comme une urgence pour améliorer la capacité de nos services délivrés aux usagers. Conformément aux directives du président de la République, nous voulons que cette amélioration se fasse dans des conditions qui nous permettront  de baisser le coût de production du m3 d’eau en faveur des populations sénégalaises », a insisté le Dg de la Sones. A son avis, la combinaison judicieuse de l’utilisation de l’énergie du réseau de distribution publique et de l’énergie verte comme le solaire constitue une pratique à encourager et à soutenir pour sécuriser la distribution de l’énergie indispensable au bon fonctionnement de leurs ouvrages de production. « Votre expérience et votre expertise vous permettent de mobiliser des ressources financières à des coûts très concessionnels mais aussi de réaliser des centrales en moins de 12 mois. Ce qui entre en droite ligne de nos préoccupations caractérisées par une urgence », a-t-il adressé au directeur du Fonsis, Ibrahima Kane.

Ce dernier a assuré que sa structure jouera pleinement son rôle d’investisseur et de développeur de projets. « Je vous assure de l’engagement total de nos équipes à vos côtés et celui de nos partenaires pour une mise en œuvre diligente et efficiente de ce projet », a-t-il répondu.

Ndiol Maka SECK

La région médicale de Matam a reçu des mains du gouverneur de région, Oumar Mamadou Baldé, 12 nouvelles ambulances médicalisées offertes par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, a constaté l’Aps.

Ces ambulances médicalisées, réceptionnées en présence du directeur de la Santé de la reproduction, Dr Bocar Mamadou Daff, sont destinées à des districts et postes de santé de la région.

Elles viennent régler un problème d’évacuation des malades dans une région qui a « la particularité d’être très étendue avec des difficultés d’accès dans certaines zones isolées comme le Ferlo et le Dandé Mayo », a indiqué le gouverneur. Selon Oumar Mamadou Baldé, « ces 12 véhicules, plus les deux autres reçues récemment, renforcent le parc automobile de la santé de la région ». « Cela va nous permettre de relever le plateau technique. Ces ambulances médicalisées pourront faciliter l’évacuation des malades vers les grands centres de santé ou bien les hôpitaux les plus proches », a-t-il dit. Auparavant, M. Daff a souligné que « ces ambulances médicalisées, distribuées à quelques postes et districts de santé de la région de Matam, devraient permettre la baisse de la mortalité infantile et maternelle ». Il a rappelé que le ministère de tutelle a instruit « les collectivités locales et les comités de santé de bien veiller à l’entretien et de la maintenance des véhicules ».

APS

Les 22 personnes arrêtées par les éléments du commissariat central de la police de Sor, dans le cadre de l’affaire de tricherie au Bfem, ont été déférées, hier, au parquet et placées sous mandat de dépôt pour fraude à l’examen et association de malfaiteurs. Les plus âgées seront jugées, jeudi prochain, par le tribunal régional des flagrants délits, tandis que les autres attendront vendredi pour comparaître devant le tribunal des mineurs.

Hier, les populations de la capitale du Nord ont pris d’assaut le tribunal régional de Saint-Louis dès les premières heures de la matinée. De nombreux parents, amis, voisins et sympathisants de ces élèves tricheurs sont intervenus auprès des autorités policières et judiciaires, en vue d’obtenir la libération de ces mis en cause. Ces derniers ont tenté, vaille que vaille, d’avoir une idée de l’audition de ces élèves au tribunal. Pour l’heure, cette affaire de tricherie au Bfem alimente toutes les causeries. Si certains habitants de la ville de Mame Coumba Bang estiment que, compte-tenu du fait qu’ils sont mineurs, ces élèves ne doivent pas être retenus dans les liens de la détention, d’autres, par contre, soutiennent que ces jeunes tricheurs doivent être condamnés à purger des peines dissuasives et exemplaires, arguant que c’est trop facile de banaliser cette affaire et de les laisser en liberté. Ceci, pour éviter que pareille situation ne se reproduise au Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre de ses actions sociales, l’Association des femmes de la Scat Urbam Hann Maristes 1 (Afsuhm) a organisé, avant-hier, une journée de sensibilisation et de dépistage sur les cancers du sein et du col de l’utérus au centre de santé de la cité. Au total, 344 femmes ont été dépistées.

Les femmes sont encore nombreuses à décéder de ces cancers, souvent à la force de l’âge, laissant derrière elles des enfants embourbés dans de véritables tragédies familiales. Selon les organisatrices, un dépistage précoce permet la prévention de ces maux, d’améliorer la prise en charge des femmes atteintes, de rendre leur traitement moins onéreux et douloureux et, conséquemment, d’augmenter leurs chances de guérison et de survie. C’est ce qui justifie la journée de consultation gratuite sur les cancers du sein et du col de l’utérus organisée par l’Afsuhm.

De 7h à 18 environ, grâce à une équipe médicale de 17 membres, 344 femmes de différents âges ont été dépistées. « Ces personnes ne sont pas seulement de la Cité Hann Maristes. Beaucoup sont venues de quartiers voisins ainsi que de la lointaine banlieue. Le cancer fait des ravages surtout chez les femmes. Nous avons tenu à ce qu’elles se fassent dépister pour prévenir », a souligné Mme Aïssétou Sarr Cissé, présidente de l’Afsuhm. Selon elle, les femmes dépistées seront orientées vers l’hôpital Le Dantec pour le suivi médical. Mme Cissé a lancé un appel aux femmes, car mieux vaut prévenir que guérir.

Pour Dr Fatma Guenoun, présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer, la Lisca a apporté un soutien technique. « Nous sommes venues avec une équipe de l’Institut du cancer et celle de la Lisca, l’Association des sages-femmes d’Etat spécialisées en pathologie cervico-vaginale qui ont l’expérience de faire ces genres de dépistage. Nous utilisons les techniques de l’inspection visuelle à l’acide acétique et l’inspection visuelle au soluté de Lugol qui permettent de détecter des légions pré-cancéreuses au niveau du col », a expliqué Dr Guenoun. Poursuivant, elle a précisé : « Nous avons une salle où nous faisons le traitement par le froid. Nous congelons la légion pré-cancéreuse grâce à la cryothérapie ». Pour Fatou Diop, une des bénéficiaires, cette initiative est salutaire, car elle leur permet d’être prises en charge gratuitement. Dans le passé, l’association a organisé des journées d’investissement humain, de reboisement et de désensablement. L’Afsuhm compte 150 membres ; elle a été créée en 1999 et formalisée en 2008.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Haute autorité chargée de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement (Hassmar) organise un atelier sous-régional sur l’utilisation des dispersants et l’analyse des avantages environnementaux. Cette rencontre, qui se déroule à Dakar, du 17 au 20 juillet 2017, s’est ouverte hier. Elle a vu la participation de 12 pays de la sous-région qui ont en commun le but de lutter contre la pollution marine causée par les hydrocarbures.

L’Initiative mondiale pour l’Afrique occidentale, centrale et australe (Gi Wacaf), en collaboration avec la Haute autorité chargée de la sécurité maritime, de la sûreté et de la protection de l’environnement (Hassmar), organise, depuis hier, un atelier consacré à l’utilisation des dispersants. L’objectif est de consolider les dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures. Pour ce faire, une stratégie d’anticipation est adoptée par les acteurs. Il s’agit du partage d’informations et des bonnes pratiques sur les différentes politiques nationales relatives à l’utilisation des dispersants. Clément Chazot, chef du projet Gi Wacaf, soutient : « Il faut aider les Etats à être prêts en cas de marée noire, car les pollutions marines ne connaissent pas les frontières ».

Le dispersant est un produit liquide utilisé pour mettre le pétrole en suspension dans la masse d’eau et aider à sa dissémination et sa dégradation. C’est pourquoi son utilisation est considérée comme une question stratégique et sensible par le général Magatte Bâ, conseiller défense du Premier ministre. « Il faut se préparer parce que cela participe à la préservation des écosystèmes et même au développement durable. Le dispersant, bien qu’étant efficace pour lutter contre les marées noires, peut-être nocif pour l’environnement. C’est pourquoi il faut se doter de moyens pour son bon usage », déclare-t-il.

Ainsi, durant trois jours d’échanges et de partage, les différents acteurs des pays concernés devront être en mesure d’intervenir efficacement dans le cadre de la protection de l’environnement marin. Pour le Sénégal, cet atelier vient en appoint au Plan national de lutte contre la pollution marine (Polmar).

Sokhna Anta NDIAYE

Le jeune Maguette Ndiaye, âgé de 15 ans et domicilié à Pikine Diokoul, à la suite d’un malaise, vomissait du sang au moment où il devait subir les épreuves du Bfem au centre d’examen Oumar Syr Diagne de Léona Eaux Claires. Il a fini par rendre l’âme après avoir été évacué au centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Mb. Kh. DIAGNE

22 personnes, dont deux filles, sont mises en cause dans cette ténébreuse affaire de tricherie qui a défrayé la chronique depuis vendredi dans la capitale du Nord. Elles ont été arrêtées par les éléments du commissariat central de la police de Saint-Louis. Dans le groupe, on remarque sept candidats au Bfem qui composaient aux centres d’examen de Cité Niakh, Sankoré et Sidy Ndiaye. Il s’agit d’un vaste réseau de triche. L’enquête se poursuit et pourrait permettre d’interpeler d’autres personnes.

Mb. Kh. DIAGNE

Dans un communiqué qui nous est parvenu, avant-hier, portant sur l’organisation du Bfem dans la commune de Saint-Louis, l’inspecteur d’académie Boubacar Sow a souligné « qu’il ne s’agit nullement de fuites, mais plutôt d’une tricherie organisée. La fuite supposant plutôt la détention, par des tiers, des épreuves et/ou de leurs corrigés hors de leur circuit d’intégrité et avant leur administration ».

L’inspecteur d’académie dément formellement les rumeurs non fondées faisant état de fuites d’épreuves du premier groupe du Bfem. En clair, a-t-il rappelé, les faits recueillis sur le terrain révèlent qu’il s’agit de candidats qui, dès réception d’une épreuve dans la salle d’examen, s’évertuaient à la photographier pour certains et pour d’autres à rédiger des messages texte (sms) relatifs à des questions du sujet afin de les transmettre à des camarades élèves constitués en réseaux et situés hors des centres d’examen.

Ces derniers, a-t-il poursuivi, dès réception du message, s’attelaient, en retour, à envoyer au fur et à mesure des fragments de corrigés, toujours via le téléphone, à leurs amis candidats. Autrement dit, les élèves incriminés ne détenaient pas par devers eux, avant l’administration des épreuves, ni sujets, ni corrigés-types. C’est de l’extérieur que les complices traitaient eux-mêmes les questions reçues pour les renvoyer par messages. Donc, à en croire l’inspecteur d’académie Boubacar Sow, il s’agit réellement de tricherie et non de fuites comme le laisse entendre une certaine presse.

Par ailleurs, a-t-il souligné, l’enquête diligentée par les services compétents de l’Etat n’a jusque-là pas révélé l’implication d’enseignants dans ce qu’il convient d’appeler une tricherie en bande organisée qui, grâce au dispositif de contrôle et de surveillance mis en place, a été vite démasquée.

Mbagnick Kh. DIAGNE

Les différents jurys du baccalauréat sont en train de livrer les secrets des résultats qui sont jugés extrêmement catastrophiques. Une hécatombe constatée dans la totalité des jurys de la ville de Tambacounda région. Le plus mauvais résultat a été enregistré dans le plus grand centre logé au lycée Mame Cheikh Mbaye, dans la commune de Tambacounda. On dénombre, sur les 7 jurys de la commune, seulement 76 admis au premier groupe. Pour le jury 884, série L’1, sur les 336 candidats, il n’y a que 21 admis d’office avec trois mentions «Assez Bien». 67 candidats passeront les épreuves du second groupe. Pour le jury 877, série L’1, seuls 6 admis d’office sont dénombrés et 22 pour le second groupe, alors que 127 candidats ont composé. La série L2 n’en compte que 4 admis d’office et 32 au second tour, contre un effectif de 212 candidats.

S’agissant du Jury 883, série L1, il y a eu 11 admis d’office et 21 admissibles ; la série L2, 5 admis d’office et 15 autorisés à subir les épreuves du second groupe, alors que pour la Série S2, on enregistre 19 admis et 38 admissibles.

Pour le jury 880, il y a 14 admis et 35 au second groupe, contre 7 admis d’office et 32 admissibles au jury 881 ; série L2, 286 inscrits, 12 admis d’office et 24 pour le second tour pour le jury 882 et pour la série L’1, il y a 17 inscrits, 1 admis d’office et 3 pour le second tour.

Le jury 885, série S1, compte 6 admis et 1 au second tour sur un effectif de 7 candidats, et la série S2, 42 admis d’office et 77 pour le second groupe sur 300 candidats, tandis qu’au jury 879, sur les 318 inscrits, il y a eu 4 admis d’office et 31 admissibles.

P. D. SIBIDE

« C’est un homme bon. Un homme généreux, un homme de cœur et un militant loyal. Je ne l’ai jamais entendu dire quelque chose qui ne soit pas conforme avec lui ». C’est le témoignage bref, mais éloquent du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, par ailleurs secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), à l’endroit de Cheikh Seydi Ababacar Mbengue. Selon M. Niasse, qui ne pouvait cacher son émotion, il considérait le disparu comme son fils.

A sa suite, c’est un concert d’hommages qui s’est abattu sur la personne de Cheikh Seydi Ababacar Mbengue pour exalter ses qualités humaines. Abdourahmane Mbengue, au nom de la famille, a salué les qualités du disparu qui aimait beaucoup sa famille, notamment sa maman. Le président de l’Amicale des enfants de troupe, Abdoul Niane, qui appartient à la même promotion (1974) que le disparu, a magnifié un « homme honnête et intègre ». Selon lui, Cheikh Mbengue, affectueusement appelé « gros bébé » puisqu’il était entré au prytanée militaire à dix ans, alors que ses camarades en avaient douze, était un membre éminent de cette structure ; « un membre connu et reconnu de l’Amicale des enfants de troupe ». Il ajouté qu’il a porté haut les couleurs de l’école, notamment la devise de celle-ci : « Savoir pour servir ». Car pour lui, Cheikh Mbengue était un acteur de développement.

Pour Abdoulaye Makhtar Diop, grand Serigne de Dakar, « les valeurs qu’il portait étaient la résultante d’une éducation assise sur les fondamentaux de l’Islam, notamment sa générosité, son humilité, sa détermination et son engagement ». De l’avis de ce dernier, la mort de Cheikh Seydi Ababacar Mbengue est comme une symphonie inachevée, parce qu’il n’a pas montré toute l’étendue de son talent dans son domaine d’activités. A sa suite, le directeur de cabinet du ministère de la Santé, le colonel Ibrahima Seck, au nom du Pr Awa Marie Coll Seck et du personnel, a salué « le pionnier de la Cmu » pour avoir porté ce programme d’accès aux soins de santé au plus grand nombre, à travers les mutuelles, avec des résultats probants.

S. KAMARA

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a procédé, samedi, au lancement de la caravane «Kolda sans déchets plastiques».

L’une des menaces les plus graves à la qualité de notre environnement reste, sans aucun doute, le péril plastique que nous devons circonscrire et éradiquer. C’est du moins ce qu’a déclaré, samedi, Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable, lors de la cérémonie de lancement officiel de la caravane « Récyplatste » organisée dans la capitale du Fouladou.

Cette caravane traduit, selon lui, une nouvelle conception des défis environnementaux qu’il faut voir comme un gisement d’opportunités de création d’emplois verts et de revenus pour les populations. « Cette initiative, que je soutiens pleinement, s’inscrit en droite ligne des efforts engagés par le gouvernement du Sénégal pour lutter contre les effets néfastes des déchets plastiques sur la santé et l’environnement. Il me plait de souligner, à cet effet, qu’en adoptant la loi interdisant les sachets plastiques de faible micronage, le gouvernement du Sénégal traduit en acte la volonté politique du président de la République, Macky Sall, à savoir, permettre à chaque citoyen sénégalais de s’épanouir dans un environnement sain comme le garantit notre Constitution », a déclaré Abdoulaye Baldé.

Il a saisi cette occasion pour adresser ses remerciements à Proplaste industrie pour avoir choisi la commune de Kolda comme partenaire dans le cadre de l’opération Sénégal sans déchets plastiques édition 2017. Cette opération vise, entre autres objectifs, à sensibiliser les populations sur la collecte des déchets plastiques, acheter tous les déchets plastiques collectés lors de l’opération, installer au moins deux kiosques récyplatste dans la région de Kolda pour pérenniser l’action, éliminer la prolifération des déchets plastiques dans les rues et les places publiques afin de préserver l’environnement et la biodiversité.

Le directeur général de Proplaste industrie, Macoumba Diagne, s’est réjoui du partenariat qui unit son unité industrielle à la commune de Kolda. «Notre ambition est de proposer, par le travail de la récupération et de recyclage des déchets plastiques, des emplois verts stables afin d’offrir aux jeunes et aux femmes la possibilité de gagner leur vie par un travail utile et rémunérateur. Nous voulons aussi apporter une réponse écologique, environnementale et économique aux besoins des industries sénégalaises de plastique en leur fournissant une matière première recyclée de qualité », a-t-il soutenu.

Mamadou Aliou DIALLO

« Cette hommage que nous rendons à Cheikh Seydi Ababacar Mbengue est amplement mérité. C’est pourquoi j’ai décidé de l’élever dans l’Ordre nationale du Lion ». C’est en ces termes que le chef de l’Etat a justifié l’élévation, à titre posthume, dans l’Ordre national, du directeur général de l’Agence de la Cmu, de 2015 à jusqu’à son décès, le samedi 15 juillet. Le défunt était socio-anthropologue spécialiste des questions de santé. Il était aussi un ancien enfant de troupe appartenant à la promotion 1974 du Prytanée militaire de Saint-Louis où il est entré à dix ans, devenant le plus jeune élève de l’histoire de cet établissement prestigieux. 

S. KAMARA

Il faut aussi noter que, cette année, le Lycée Ibou Diallo a enregistré de meilleurs résultats comparés à ceux de l’année dernière où c’était l’hécatombe. Les résultats étaient analysés dans tous les sens et les commentaires avaient failli prendre des tournures regrettables. Cette année, selon le Proviseur Mamadou Lamine Mané, « les résultats sont nettement meilleurs, puisque l’établissement a enregistré cinq mentions Assez-Bien.  La série S1, avec 5 inscrits, a enregistré 4 admis d’office. Le 5e candidat étant admissible pour le second tour, pour cette série, on s’attend à 100 %. Selon les probabilités, le Lycée Ibou Diallo qui enregistre un taux de 10 % au premier tour, pourrait avoir un taux de réussite finale qui tournerait autour de 40 % après le 2e tour.

M. KAMARA

Après la ténébreuse affaire de fuite des épreuves du Baccalauréat qui a défrayé la chronique, c’est une affaire de tricherie qui a été constatée à Saint-Louis hier. Une jeune fille voilée, N.M.D., qui détenait par devers elle deux téléphones portables, a été prise en flagrant délit de tricherie au centre d’examen du Bfem de Sankoré situé à Balacoss, dans le Sor. Elle était de connivence avec certaines personnes qui lui envoyaient sur ses portables les corrigés des épreuves de mathématiques.

Très vigilants et avec une rapidité déconcertante, les surveillants ont réagi énergiquement pour mettre la main sur ses portables. Ainsi, les responsables du jury ont conduit cette fille qui était habilitée à subir les épreuves de l’examen du Bfem en qualité de candidate libre, au commissariat central de Sor. Une enquête a été ouverte en vue d’élucider cette affaire et de neutraliser ses complices.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les résultats du premier tour du Baccalauréat 2017 sont loin d’être satisfaisants à Dakar. Dans les centres d’examen comme aux lycées John F. Kennedy, Blaise Diagne, Maurice Delafosse, le taux de réussite n’a pas atteint les 25%.

Dans l’ensemble, les résultats de la session 2017 du Baccalauréat général sont faibles. Dans l’académie de Dakar, la plupart des centres d’examen sont très loin des 25% pour le premier tour. Au lycée mixte Maurice Delafosse, au jury 1094, sur les 329 candidats de L2 ayant composé, seuls 44 ont réussi dès le 1er tour, soit un taux de 13%. Des résultats que le président de jury, Samba Dème, juge trop faibles. Dans ce jury, 72 élèves sont autorisés à subir les épreuves du second tour.

Au jury 1093, toujours pour la série L2, sur les 193 candidats ayant composé, 38 ont décroché leur diplôme dès le 1er tour et 71 vont passer le deuxième tour. Au lycée Blaise Diagne qui compte quatre jurys, la délibération a duré en longueur. Contrairement à ce qui se faisait, cette année, les présidents de jurys et leurs membres se sont regroupés en un seul groupe pour délibérer jury par jury. Ainsi, les candidats ont beaucoup attendu sous un soleil de plomb. Ici également, les résultats sont désastreux. Au jury 1080, 14 candidats sont admis d’office et une quarantaine envoyée au second tour.
Pour les arabophones, seuls 38 sont passés au 1er tour et 48 sont admissibles pour le deuxième tour.

Au centre du lycée John F. Kennedy qui a abrité trois jurys, au jury 1081, 222 candidats sont inscrits en L2, 113 en L’1, 3 en L1 A et 9 en L1B. En L2, 35 ont été déclarés admis d’office et 50 admissibles, les 127 candidats restants sont ajournés.

Pour la série L’1, seuls 6 candidats ont obtenu leur sésame et 82 sont programmés pour le second tour. Soit un taux de réussite de 18,58%. Par contre en L1A, tous les trois candidats de cette série ont réussi dès le premier tour, soit un taux d’admission de 100%.
Une réussite de 100% a également été enregistrée à la série L1B qui a compté 9 candidats.
Au regard de l’échantillon de résultats déjà proclamés entre jeudi et dans la matinée du vendredi 14 juillet, on peut affirmer que les  scores réalisés au Baccalauréat général de cette année sont très insuffisants.

Pape Coly NGOME

…3,86 % de réussite au premier tour
à Sédhiou…

A Sédhiou, le centre du Lycée Ibou Diallo enregistre, au 1er tour du Baccalauréat général 2017, 28 admis sur 724, soit 3,86 %. Un taux jugé très faible. Le taux de réussite au 2e tour serait de 16,81%, si tous les candidats admissibles passent avec brio leurs examens.

Les résultats du Baccalauréat 2017 au centre du lycée Ibou Diallo ont été proclamés hier en début de soirée. Sur 739 inscrits, 724 ont composé dans les deux jurys que compte le centre. Au jury 924, où ont composé les séries L’ et L2, sur 194 candidats ayant composé, 13 admis d’office ont été enregistrés, soit 6,7 %. Les 23 passeront le second tour. La série L’ compte 4 admis d’office, la L2 en a 9. Dans ce jury, 90 candidats sont appelés à passer les épreuves du second groupe. Au meilleur des cas, c’est-à-dire, si tous les candidats du 2e tour obtiennent leur diplôme, on aura un taux de réussite de 53,09 %.

Dans le jury 925, ils sont 153 candidats à avoir composé dans les mêmes séries avec 7 admis d’office en L2 pour 39 candidats devant passer le 2e tour, et 8 en série L’, soit un total d’admis d’office de 15 (9,8 %). Cinquante candidats sont admissibles pour les épreuves du second tour.
Le centre du Lycée Ibou Diallo enregistre, au 1er tour, 28 admis sur 724, soit 3,86 %. Un taux jugé très faible. Le taux de réussite au 2e tour serait de 16,81 % si tous les candidats passent.

L’inquiétude des autorités administratives relative au taux élevé des candidats libres (plus de 50 % cette année) est toujours d’actualité. Car les résultats de ces candidats noient parfois ceux jugés bons enregistrés dans les établissements publics. Un motif pour le préfet de Sédhiou de demander de recruter moins de candidats individuels.
Seulement, pour l’inspecteur d’académie de Sédhiou, cela est pratiquement impossible pour le moment, puisqu’un candidat peut déposer son dossier ailleurs et venir composer à Sédhiou.

Malamine KAMARA

…Des résultats appréciables qui cachent des déceptions à Bignona…
L’ambiance n’était pas à la fête aux centres d’examen Réné Coly et Haoune Sané de Bignona. Le taux d’admis est acceptable, même si dans certains jurys la catastrophe a été évitée de justesse.

Des cercles concentriques d’élèves se forment sur l’esplanade arborée du lycée Réné Coly de Bignona à 10 heures ce 14 juillet 2017. Sur l’estrade, les membres du jury sont prêts. Le temps est suspendu. Bien avant la proclamation des résultats, des larmes dégoulinent sur le visage des filles. Certains font des va-et-vient dans le vide. D’autres se tiennent le menton. Des candidats adossés aux arbres changent de positions. L’appel commence. Aïssatou Ndoye, une candidate longiligne, saute. Elle détale vers la porte. Elle crie. Elle vient de franchir une nouvelle étape dans ses études. Elle a arraché le bac avec une mention. Des candidats admis crient à tue-tête. Ceux qui n’ont pas entendu leur nom s’affalent. Des amis et ou des parents les consolent.
« Ce n’est pas la fin de la vie. Il faut se relever », entend-on une dame encourager une lycéenne du nom de Coly. Au fur et à mesure que ceux qui font l’appel épuisaient les listes, l’atmosphère devenait chargée. A cet instant, seuls les admis remercient le ciel. « Je rends grâce au bon Dieu. J’ai traité des sujets qui étaient pour moi les plus abordables. Mais je pense aussi à mes camarades », s’est exprimé Mohamed Fadel Sèye qui a obtenu la mention Très Bien, Série L-AR.

Les admis célèbrent modestement leur réussite. Sous leurs pieds, leurs camarades s’écrasent. Des garçons, comme des filles, pleurent à chaudes larmes. Leurs camarades jouent aux secouristes. Ils extraient ces candidats malheureux pour les mettre à l’écart. Ici, commencent les séances de consolation. Mais ce sont surtout des filles qui inspirent la compassion. On peut aussi voir leurs petites sœurs pleurer. C’est vrai le Baccalauréat n’est pas un diplôme individuel à l’heure des proclamations des résultats. C’est une question familiale. Avant-hier, une employée d’un restaurant s’est privée de nourriture en soutien à son grand candidat au baccalauréat. « De manière générale, les résultats sont appréciables au centre Réné Coly. Nous avons un taux d’admis de 92% dans la Série L-AR, 55,36% dans la série L’2, et 50% dans la Série L’A », note le président de jury, Abdoulaye Bâ.

De l’autre côté de l’artère principale de Bignona, une foule immense d’élèves est massée devant les grilles du lycée Haoune Sané. Il fait 11 heures. Le temps est nuageux. La fine pluie ne chasse pas les candidats et les curieux. A l’intérieur de la cour et dans les salles, les présidents de jury et les correcteurs se concertent. Ils font les dernières vérifications. Pendant ce temps, les vigiles testent la sonorisation. Les candidats ne sont pas là pour entendre les tests d’une sonorisation. « Nous voulons nos résultats, il ne faut pas nous fatiguer », s’impatiente un candidat. Les nuages s’accumulaient au-dessus de la ville. A midi, les professeurs ont pris les escaliers pour se mettre au balcon des anciens bâtiments de cet établissement d’enseignement secondaire. Le temps d’appel de la première liste n’a pas excédé 3 minutes. Lorsque le professeur prononce « fin de liste ». Une clameur assourdissante s’élève de la fourmilière. Des candidats se regardent dans les yeux. « Dans un jury, il y avait un seul admis. Nous avons repêché pour avoir 5 admis », m’a soufflé un professeur.

La suite des appels a été plus longue. Certains ne croient pas que les résultats des deux centres sont mauvais. Les acteurs de l’éducation ont salué la percée du lycée privé « Fankoun Fankoun ».

Idrissa SANE

L’Association des ressortissants de la commune de Dankh Sène (Arcds), localité située dans la région de Diourbel, a organisé, dimanche dernier, la 3ème édition de sa randonnée pédestre. Le circuit est parti du Rond-point « Case bi », non loin de l’Unité 8 des Parcelles assainies, au Croisement 22, en passant par la plage de l’Unité 15, celle de Cambérène, avant de revenir au point de départ. Cette activité sportive s’inscrit dans la lutte contre le diabète. Les initiateurs ont voulu aussi, à travers cette activité, promouvoir le développement de leur localité. Selon le président de la cellule jeune de ladite Association, Massiga Sène, cette initiative vise à barrer la route au diabète. Il a profité de l’occasion pour annoncer la tenue des 72 h de Dankh Sène, les 11, 12 et 13 août prochain. Pour le maire des Parcelles assainies, Moussa Sy, nous devons toujours penser à nos origines et surtout nos communes. « Cela est important», a-t-il souligné.

Serigne Mansour Sy CISSE

A Diourbel, l’examen du baccalauréat a eu une tâche noire. En dehors des fuites notées, comme sur l’ensemble du pays, le domicile d’un président de jury a été cambriolé. Ce dernier qui était venu pour présider le jury 724 du centre Mouhamadou Moustapha Mbacké, a vu son ordinateur être volé la nuit du 11 au 12 juillet dans la maison où il logeait. L’ordinateur contenait les notes de la dernière épreuve qui était l’oral d’anglais. Les candidats dont les notes n’étaient pas archivées ont du reprendre cette épreuve.

Un incident qui, selon l’inspecteur d’académie Gana Sène, pose le problème de la sécurité des présidents de jury. « Aujourd’hui, compte tenu de la lourde responsabilité des présidents de jury, est-ce qu’il ne faudrait pas revoir leurs conditions d’accueil et même d’hébergement, au même titre que les épreuves? C’est vrai que les épreuves sont sécurisées, mais pour les responsables moraux des épreuves, les présidents de jury, on devrait aussi réfléchir sur leurs conditions d’accueil et d’hébergement. Cet événement malheureux doit pousser à la réflexion », a-t-il suggéré. Cette affaire est actuellement entre les mains des services compétents de sécurité qui sont en train de mener leur enquête.

O. NDIAYE

Dans la région de Diourbel, les premiers résultats du Baccalauréat général qui commencent à tomber augurent des tendances assez satisfaisantes, selon l’inspecteur d’académie Gana Sène. Les séries scientifiques et le franco-arabe se sont bien comportés.

Des résultats assez satisfaisants pour la région de Diourbel au Baccalauréat général 2017. Depuis hier, les résultats des différents centres et jurys des départements de Bambey, Mbacké et Diourbel commencent à tomber. Des résultats qui augurent des tendances assez satisfaisantes pour l’inspecteur d’Académie de Diourbel, Gana Sène. Pour les résultats déjà disponibles dans le département de Diourbel, le jury 729 du lycée d’enseignement général de Diourbel, la série S2 qui avait 179 candidats, a enregistré 41 admis d’office et 51 reçus au deuxième tour.
Pour la série LA (Langues et Sciences sociales, option arabe), sur 6 candidats, un seul a réussi au premier tour et 4 autres vont passer le deuxième tour. L’autre série L-Arabe a eu 6 admis d’office et 19 au deuxième tour sur 82 candidats. Pour la série L’1, sur 62 candidats, 9 ont réussi d’office et 21 au deuxième tour.
Même si tous les résultats ne sont pas encore compilés, l’inspecteur d’académie de Diourbel, Gana Sène, table sur une tendance à la hausse par rapport à l’année dernière. « Au moment où je vous parle, nous avons les résultats des 70 % des centres et jurys. Ils nous restent quelques jurys dont nous aurons les résultats d’ici demain au plus tard. Les tendances globales et générales se présentent ainsi qu’il suit : au premier tour, le taux de réussite se situe à 18,29 %. Pour les admissibles au deuxième tour, nous sommes à 32,98 % », a-t-il expliqué.  

Bonne tenue des séries scientifiques
 Pour les résultats disponibles, il a été noté 163 mentions Assez-Bien, 23 mentions Bien et une mention Très-Bien. Les séries scientifiques se sont bien comportées dans la région de Diourbel pour cette édition du Baccalauréat, selon l’inspecteur Gana Sène. L’académie de Diourbel a la particularité d’abriter le lycée d’excellence scientifique et technique créé par le président Macky Sall, dans l’optique de mettre les sciences et techniques au cœur de l’enseignement secondaire.
Ces résultats, selon l’inspecteur d’académie, sont encourageants, vu le choix porté sur Diourbel pour accueillir ce lycée d’excellence. Dans le sous-secteur du franco-arabe, les résultats sont tous aussi satisfaisants avec la zone de Diourbel dont c’est l’identité sur la carte scolaire. « Pour les séries scientifiques, les résultats sont très bons. C’est la même chose pour le franco-arabe qui est une spécificité de la région de Diourbel et qui fait partie de sa carte d’identité. Cela ne fait que nous conforter dans la pertinence du choix porté sur Diourbel pour abriter le lycée scientifique et aussi pour développer le modèle franco-arabe. Ce sont des résultats forts encourageants pour ces deux sous-secteurs », a dit Gana Sène.

Oumar NDIAYE

Un atelier de formation de trois jours sur les sauvegardes environnementales et sociales au profit des agences d’exécution du Pepam et des comités techniques de suivi environnemental au niveau central et déconcentré s’est ouvert le 11 juillet 2017 à Dakar. Une occasion pour les organisateurs de discuter de la mutualisation des actions entre les ministères concernés.

Dans la mise en œuvre des différents programmes pour l’accès des populations à l’eau potable et à l’assainissement, la prise en compte de l’aspect environnement est primordiale. C’est pour réfléchir sur ces différents aspects que s’est ouvert, le 11 juillet 2017, un atelier organisé par les services des ministères de l’Environnement et du Développement durable (Medd) ainsi que de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Les participants s’accordent sur la nécessité d’une prise en charge de la dimension environnementale et sociale par les services centraux et déconcentrés dans les projets d’eau et d’assainissement en milieu rural.

En synergie, les départements de l’Environnement et de l’Hydraulique mutualisent leurs efforts pour arriver à une réalisation des objectifs. Une convergence de vues réaffirmée lors de l’ouverture de l’atelier sur les sauvegardes environnementales et sociales au profit des agences d’exécution du Programme eau potable et assainissement pour le millénaire (Pepam) et des comités techniques de suivi environnemental au niveau central et déconcentré.

L’atteinte de l’objectif 6 des Objectifs de développement durable (Odd) des Nations unies qui concerne le secteur eau et assainissement laisse une place importante aux questions environnementales et aux changements climatiques. D’où l’importance du conclave. Une occasion pour Souleymane Diallo, directeur de cabinet du Medd, de souligner que le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, fait face aux défis liés à l’accès à une eau de qualité et en quantité suffisante. Ce qui pose une réelle problématique qui suscite de multiples soucis en termes de recherches qui ont abouti à des résultats aux enjeux majeurs.

Pour le Dr Mouhamed Diatta, conseiller technique du ministère de l’Hydraulique, les défis du secteur sont certes énormes, mais une prise de conscience qu’ils interagissent avec les performances environnementales et sociales, en termes de préservation de la qualité de la ressource, d’adaptation au changement climatique, d’impact sur la santé, de promotion des droits économiques et sociaux des populations, en particulier des couches vulnérables, est nécessaire.
C’est avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, à travers Lux-Dev, que ce processus est mené. Demba Diack, son chargé de programme pour le Sénégal et le Mali, a estimé qu’« il est impératif de renforcer les capacités des principaux acteurs du secteur, mais surtout de développer des outils opérationnels et pratiques pour l’intégration des aspects environnementaux ». Ce à quoi s’attèle, selon lui, l’Etat du Sénégal qui, dans le guide des bonnes pratiques dans le domaine de la coopération pour le développement, exige une évaluation environnementale pour certains plans et programmes à divers niveaux administratif, national, régional et local et qui sont susceptibles d’avoir des effets significatifs sur l’environnement.

Ousseynou POUYE

Ils sont restés six mois sans voir la couleur de leur argent. Ils réclament, aujourd’hui, le paiement de leurs arriérés de salaires.

Les animateurs polyvalents de la case des tout-petits sont restés six mois sans percevoir de salaire à Kolda. Ils réclament, aujourd’hui, le paiement de leurs émoluments, car ils ne peuvent plus continuer à faire du bénévolat. Ils ont organisé, à cet effet, une rencontre, à Kolda, pour faire entendre leur voix. « L’année dernière, il y avait une vague de 200 personnes qui étaient formées.

Elles ont eu à faire leur examen de sortie au mois de décembre 2016. Depuis lors, sur décision du Premier ministre, la prise en charge de ces 200 éléments devait être effective au mois de janvier 2017. Mais, jusqu’au moment où je vous parle, nous ne parvenons pas à percevoir nos salaires », déclare Samély Diallo, un de leurs porte-paroles. Ces animateurs qui avaient été formés lors de la première vague ont tapé à toutes les portes dans l’espoir de trouver une solution à leur calvaire. Ils se tournent, à présent, vers le président de la République, Macky Sall, seul capable, à leurs yeux, de pouvoir décanter la situation.

«  Nous avons posé toutes les questions, nous avons demandé à toutes les autorités. Et à chaque fois que nous les appelons, ils nous disent que le dossier est à la Fonction publique. Maintenant, ce que nous voulons, c’est de savoir exactement à quand les salaires, parce que les gens ont tellement entendu des discours qu’ils ne croient plus à ce qu’ont leur dit. Nous voulons qu’ils nous disent la vérité, et rien d’autre. Certains parmi nous qui sont là ont fait au minimum 10 ans, d’autres 14 ans de bénévolat », se désole leur porte-parole.

Il remercie toutefois la direction de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, notamment la directrice, pour les efforts consentis afin de les aider à chaque fois qu’elle a été sollicitée. C’est le cas notamment lors d’un déplacement effectué, au mois de mai dernier, à Dakar, par leurs représentants pour le cas de certains de leurs collègues qui étaient dans une situation d’irrégularité. L’Etat du Sénégal avait pris l’engagement, en 2015, de former 419 animateurs au niveau national. Cette année, 219 personnes devaient être formées. Mais, des irrégularités ont été constatées, si bien qu’au niveau du Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crefpe) de Kolda, il n’y a eu que 157 inscrits. Ainsi, il reste 62 places à combler, selon M. Diallo.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis a abrité, hier, la cérémonie officielle d’ouverture de la première édition de la Conférence ouest-africaine sur les énergies renouvelables (Coa/Er) 2017. Le thème de ces assises porte sur  : « Rôle des universités et centres de recherche dans le développement et la promotion des énergies renouvelables ».

Le Pr  Baydallaye Kane, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la première édition de la Conférence ouest-africaine sur les énergies renouvelables (Coa/Er) 2017. Les travaux vont durer trois jours et se tiendront à l’auditorium du campus pédagogique. Ils porteront sur le thème  : « Rôle des universités et centres de recherche dans le développement et la promotion des énergies renouvelables ». Le Pr Amsata Ndiaye, président du Comité d’organisation du séminaire ouest africain sur l’énergie renouvelable, a rappelé que les énergies dites renouvelables (solaire photovoltaïque et thermique, éolienne, hydraulique, marémotrice, biomasse et géothermie) sont des énergies alternatives qui suscitent beaucoup d’espoir et d’intérêt. En outre, a-t-il précisé, la recherche et le développement autour des énergies renouvelables connaissent actuellement un essor important et la production mondiale est en constante croissance.

Très prometteuses, ces énergies renouvelables sont à même de jouer un rôle clef dans le service du développement durable, à travers le mix énergétique, d’offrir d’excellentes opportunités d’investissement local et étranger et d’ouvrir la voie à l’émergence d’un tissu industriel à très fort potentiel de création d’emplois. Les pays africains, a-t-il ajouté, en particulier ceux de l’Uemoa, regorgent de chercheurs en énergies renouvelables disséminés dans les universités et centres de recherche. Ces chercheurs, travaillant le plus souvent en solo ou avec des partenaires, surtout des pays du Nord, ont tout à gagner en mutualisant leurs résultats de recherche pour montrer à nos pouvoirs publics, aux entreprises nationales et régionales la capacité scientifique et l’expertise existantes dans nos universités et nos centres de recherche. Elles ne demandent qu’à être utilisées et soutenues pour que nos pays gagnent la bataille des ressources humaines qui est essentielle dans l’économie et la société du savoir dans lesquels nous sommes. Le Pr Amsata Ndiaye s’est surtout réjoui de l’initiative et de la promptitude des responsables du Laboratoire d’électronique, d’informatique, de télécommunications et d’énergies renouvelables (Leiter) de l’Ufr des Sciences appliquées et de technologie de l’Ugb à organiser cette conférence avec l’appui de leurs partenaires nationaux (Master inter universitaire en énergies renouvelables (Mier)) et internationaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la Journée mondiale de la population (Jmp). Cette année, le thème est axé sur la « Planification familiale : autorisation des populations et développement du Sénégal ». A  l’occasion, les progrès réalisés dans notre pays ont été salués. En trois ans, le taux de prévalence contraceptive a, en effet, doublé. Mais, il reste encore des efforts à faire.

L’édition 2017 de la Journée mondiale de la population (Jmp) a été marquée par une analyse de la situation de la planification familiale au Sénégal. Dans son texte introductif, le représentant-résident du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) par intérim, Moussa Faye, a d’emblée salué les efforts du Sénégal en termes de politique de Pf. Selon lui, notre pays fait figure de référence en matière de planification familiale. C’est pourquoi il a tenu à saluer les performances remarquables réalisées. A l’en croire, le Sénégal a presque doublé le taux de prévalence contraceptive en trois ans pour atteindre 21,7 % en 2016.

Ces résultats encourageants sont liés en partie à l’exécution de politiques et programmes nationaux pertinents mais aussi de nombreuses initiatives porteuses. Toutefois, des efforts restent à faire, car les statistiques ont révélé que quelque 214 millions de femmes dans les pays en voie de développement n’ont pas accès à des méthodes de planification familiale sûres et efficaces.

D’ailleurs, pour atteindre l’objectif fixé pour 2020, période à laquelle le Sénégal veut avoir une prévalence contraceptive de 45 %, il doit relever quelques défis pour être au rendez-vous.
De l’avis de Moussa Faye, la réalisation des Objectifs de développent durable dépend en grande partie du niveau de respect des droits des femmes et des jeunes, notamment en termes de santé sexuelle et reproductive. Il a indiqué que la planification familiale est un levier essentiel pour l’atteinte des Odd.  L’accès aux méthodes de planification familiale efficaces permettrait de sauver des vies en évitant 60 millions de grossesses non désirées dans le monde et en réduisant d’1/3 le nombre de décès maternels survenus en 2016, estimés à 303.000, selon des données fournies par l’Unfpa.

De l’avis des panélistes, la capture du dividende démographique devra passer nécessairement par le renforcement des programmes de planification familiale pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Dans son intervention, Dr Ibrahima Diagne a avancé quelques recommandations pour relever le défi de la planification familiale. Pour lui, l’accès et le maintien des filles à l’école, la multiplication des radios communautaires, la disponibilité des produits contraceptifs en milieu rural et le renforcement du pouvoir, l’autonomisation des femmes participeraient à élargir et à renforcer la planification familiale.

Pape Coly NGOME

…67 maires mobilisent 73 millions de FCfa pour élargir l’accès à la contraception
« 67 maires ont fait le pari de soutenir les activités de la planification familiale », a déclaré, hier, lors d’une conférence de presse, la présidente du Réseau « Siggil jigeen » (Rsj), Safiétou Diop Fall.

« 67 maires ont fait la différence en mobilisant 73 millions de FCfa pour appuyer les activités de Planification familiale (Pf) dans leurs communes afin d’élargir l’accès à la contraception et de répondre aux besoins non satisfaits des femmes dans ce domaine », a révélé Safiétou Diop Fall, la présidente du Réseau « Siggil jigeen ». Parmi ces maires figurent ceux de Golf-Sud, Ndiarème, Kathiote, Kayar, Sagna, Diamniadio, Nganda, etc. D’après elle, 7 communes, dont Médinatou Salam2, Boulel, Gniby…, ont également utilisé le mécanisme de la mutuelle de santé pour faciliter l’accès gratuit des femmes à la planification familiale post-partum (une période qui s’étend de la fin de l’accouchement jusqu’au retour des premières règles après la grossesse). Dans cette dynamique, a précisé Mme Fall, des activités ont été mises en œuvre avec les ressources financières allouées par ces maires à travers l’organisation de journées de consultations foraines municipales gratuites qui ont permis d’augmenter le nombre de femmes additionnelles pour la Pf. La présidente du Rsj s’exprimait, le 11 juillet 2017, lors d’une conférence de presse organisée par les associations de la société civile engagées dans le plaidoyer pour la signature du décret d’application de la loi sur la santé de la reproduction, votée en 2005 au Sénégal.

Revenant sur l’urgence de la signature du décret d’application  de la loi n°2005-18, du 5 août 2005, relative à la santé de la reproduction portant Pf,  Safiétou Diop Fall a soutenu que les autorités comprennent l’enjeu et elles vont incessamment  signer le décret d’application.

De son côté, Fatou Touré Thiam, coordonnatrice du projet Advance family planning (Afp), a promis d’aller à la rencontre des nouveaux maires pour des séances de plaidoyer.
Dr Modibo Maïga, directeur pour l’Afrique de l’Ouest de Afp, a salué les résultats obtenus.

Signalons que le Réseau « Siggil jigeen » compte 15 organisations de la société civile. Cette conférence de presse entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale sur  la population et du deuxième Sommet de Londres sur la planification familiale. Deux évènements qui se sont tenus le 11 juillet.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) a procédé, hier, au lancement du Programme de préparation du Sénégal au Fonds vert pour le climat (Fvc) pour une période initiale de 12 mois. Un mécanisme par lequel notre pays compte attirer des financements et lutter contre le changement climatique avec le concours d’acteurs étatiques comme non-gouvernementaux appelés à mutualiser leurs forces.

Le processus de mise en œuvre du Fonds vert pour le climat est enclenché avec le lancement, hier, du Programme de préparation de ce mécanisme par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Pour Ramatoulaye Dieng Ndiaye, la Secrétaire générale dudit département, il s’agit, à travers cette initiative, de capter les financements en faveur de l’environnement. « Au regard des objectifs à atteindre, à travers le lancement de ce fonds, à savoir accompagner la mise en œuvre des contributions nationales et le changement d’échelles des projets et programmes dans le cadre des changements climatiques, une revisite des procédures nationales d’élaboration et d’exécution des projets environnementaux s’impose. Pour cela, un accompagnement des unités nationales dédiées est requis », a-t-elle déclaré. Mme Ndiaye a ajouté que le Sénégal a soumis son programme « Readiness » et obtenu une première subvention pour son démarrage.

Ce premier programme porte sur deux composantes majeures : renforcer les capacités de l’Autorité nationale désignée (And) pour lui permettre d’assumer ses fonctions et organiser les interactions entre les pays et le Fvc sur la base du programme pays.
Le fonds, qui s’élève à un million de dollars (environ 600 millions de FCfa) par an et par pays, sera exécuté au Sénégal sur une période de 12 mois à travers tout le territoire. Il concerne, toujours selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement, toutes les catégories d’acteurs tout en tenant compte des populations vulnérables face aux impacts des changements climatiques.

Evolution majeure dans l’architecture de la finance climatique
Plusieurs partenaires étatiques et non-étatiques sont concernés par cette action. Parmi eux, le Centre de suivi écologique (Cse) qui est le partenaire de mise en œuvre du Programme de préparation avec le Fvc. Son directeur, le Dr Assize Touré, a souligné que l’avènement de ce mécanisme financier « a marqué une évolution majeure dans l’architecture de la finance climatique ». Selon lui, « il se distingue par son ambition qui est de mobiliser 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020, l’équilibre dans l’allocation de ses ressources entre adaptation et atténuation, le mécanisme spécial en faveur du secteur privé et son généreux programme de préparation ». Il a estimé que les défis auxquels les pays en développement sont confrontés pour la mobilisation de ressources financières liées au climat « se posent non pas seulement en termes de disponibilité mais aussi et surtout en termes de capacités ». « Il faut de bonnes politiques et stratégies, des cadres de consultations multipartites fonctionnels, de bonnes capacités techniques pour la formulation de projets bancables, entre autres. C’est pour permettre aux pays en développement de créer ces conditions que le Fonds vert pour le Climat a mis en place son programme de préparation », a expliqué Dr Touré.

Sékou Sarr de Enda Energie a, pour sa part, souligné que la mise en œuvre de ce programme nécessite la participation de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le changement climatique.

Pour rappel, le Fonds vert pour le climat a été instauré depuis le 11 décembre 2010 à Cancun (Mexique), lors de la 16ème Conférence des parties sur le climat. Il a pour ambition d’aider les pays en développement à transformer leurs économies en suivant une trajectoire de développement moins émissive en carbone et résiliente au changement climatique.

Ousseynou POUYE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.