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Gestion des déchets : Le plan d’eau du Port de Dakar sera dépollué

06 Jan 2017
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L’activité portuaire engendre un rejet d’importantes quantités de déchets de tout genre. Ce qui a favorisé, au Port autonome de Dakar (Pad), la pollution du plan d’eau avec son corollaire de désagréments. Pour prendre en charge ce problème environnemental, les autorités du port ont décidé de dépolluer le plan d’eau. L’appel d’offres sera lancé cette année.

Malgré son leadership dans la sous-région et sa place dans le commerce maritime international, le Port autonome de Dakar (Pad) a un énorme défi à relever sur le plan environnemental. C’est dans ce cadre, a révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, qu’un appel d’offres sera lancé, cette année, pour la dépollution du plan d’eau du port. « Le directeur général du Pad, Dr Cheikh Kanté, m’a soufflé qu’un appel d’offres sera lancé pour la dépollution du plan d’eau du port. Je le félicite pour cette initiative prise avec le Conseil d’administration d’investir des montants importants pour ces travaux », a-t-il laissé entendre. M. Guèye co-présidait, hier, avec son homologue en charge de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, un séminaire sur la gestion de la pollution et des déchets au Port autonome de Dakar.

Selon lui, 95 % des échanges transitent  par le Pad. C’est pourquoi il constitue un secteur extrêmement important pour l’Etat du Sénégal. « En assignant au département de la Pêche et de l’Economie maritime la mission de faire du Sénégal un hub logistique compétitif, le chef de l’Etat intègre parfaitement la dimension majeure de l’environnement marin y compris portuaire. Cette vision prospective qui transcende toutes les activités portuaires est confortée par l’orientation de la communauté internationale de bâtir autour du concept de l’économie bleue une riposte rigoureuse contre la pollution de l’espace maritime », a déclaré Oumar Guèye.  Poursuivant, il a noté que « cette ambition est d’autant plus forte que notre économie maritime a atteint un niveau de performance qui nous impose à toujours mieux faire afin de nous conformer aux standards dynamiques de la protection de l’environnement marin ».

Toutefois, a-t-il reconnu, les navires qui y mouillent sont à la fois producteurs et transporteurs de déchets polluants. « Au demeurant, la fonction de poumon de notre économie justifie la présence en son sein ou dans ses abords immédiats de plus de 300 entreprises, source de nombreuses nuisances environnementales. Le plan d’eau est ceinturé par beaucoup d’entreprises. Il faut y trouver une solution durable pour qu’il soit propre. J’ai eu à visiter des ports dans le monde, mais parfois, je trouve des plans d’eau qui sont comme des piscines. C’est ce que nous voulons au Pad », a soutenu le ministre de l’économie maritime. Pour lui, les dommages environnementaux impactent négativement la compétitivité du port.

Renforcer l’arsenal juridique
Donc, subsidiairement aux aspects qui sont liés à son exploitation. Par conséquent, l’état actuel  du plan d’eau et la détérioration des infrastructures méritent une attention particulière, la sauvegarde des entreprises de pêche exportatrices de produits halieutiques qui ont atteint les 195 milliards de FCfa en 2015.

Pour sa part, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé qu’au regard de l’importance de l’économie maritime, du rayonnement et des énormes potentialités du Pad, la prise en compte de la dimension environnementale dans les politiques et stratégies constituent, sans nul doute, un facteur essentiel de croissance et de compétitivité. « En accord avec ses engagements internationaux, le Sénégal se doit de prendre les mesures idoines afin de lutter efficacement contre les effets des changements climatiques et contre la pollution marine à travers le renforcement de son arsenal juridique et institutionnel, en vue d’assurer  la sécurité et la protection des installations portuaires », a dit Abdoulaye Baldé.

A l’en croire, l’absence d’un plan directeur d’assainissement et de plan d’urbanisme de la ville de Dakar ont été à l’origine de l’anarchie dans l’occupation des sols et aussi de la pollution de la baie, en particulier du plan d’eau du Port de Dakar. « Les problèmes environnementaux rencontrés au Pad sont, pour la plupart, liés à la prolifération des entreprises industrielles, en plus des activités portuaires. Plus d’une centaine d’installations classées ont été répertoriées à la Baie de Hann où on note, dans certains endroits, une cohabitation avec des villages de pêcheurs ; ce qui est incompatible avec notre vision d’un cadre de vie sain pour des populations », a déploré le ministre de l’Environnement.

Ndiol Maka SECK et Seynabou BOP (stagiaire)

Last modified on vendredi, 06 janvier 2017 15:31
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