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Papa Mor Dieng, breveté de l’Oapi : Il transforme les restes d’aliments en fertilisants

09 Jan 2017
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C’est un gâchis que les restes d’aliments finissent dans des poubelles et décharges. Papa Mor Dieng vient de leur donner une utilité. Il a produit un compost d’une bonne qualité fertilisante attestée par des instituts spécialisés. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) lui a donné un brevet.

«Rien ne se perd. Rien ne se crée. Tout se transforme». Cette maxime a encore plus de poids aujourd’hui que depuis qu’elle a été lancée par le chimiste et philosophe français Antoine Laurent Lavoisier. Dans le domaine de l’agrobusiness et de l’industrie, on assiste à une course vers le recyclage. C’est plus qu’un effet de mode. C’est un impératif pour tous ceux qui se préoccupent de la préservation de l’environnement et de la viabilité des systèmes d’exploitation agricole. Ils ont certainement raison. Le recours à l’engrais et aux pesticides a créé beaucoup de problèmes environnementaux et sociaux. Aujourd’hui, il faut réinventer de nouvelles pratiques agraires et agricoles. Au Sénégal, des acteurs comme Papa Mor Dieng sont engagés sur la voie de la recherche des alternatives. Il ne veut pas que les restes des aliments générés durant des cérémonies religieuses comme le Magal et le Maouloud fissent dans des poubelles et décharges sauvages. C’est ainsi qu’en 2015 il a déployé une équipe au Magal de Touba Darou Salam pour collecter les reste d’aliments. Il a, à cet effet, remis des sachets de couleur noire et d’autres de couleur bleue aux ménages pour faciliter le tri. Après, l’équipe s’est étonnée de collecter plusieurs tonnes de restes d’aliments. « Nous avions eu 4 tonnes. C’est beaucoup. Si ces aliments étaient enfouis avec de l’huile, ils pourraient être à l’origine de la pollution de la nappe », argumente Papa Mor Dieng.

Après la collecte, les déchets alimentaires sont mis dans une excavation. C’est dans ce site que se déroulent les activités de micro-organisme. Le tas d’aliments en décomposition est remué à intervalles réguliers pour accélérer le processus de décomposition. C’est par ce procédé que Papa Mor Dieng a fabriqué le compost bio. « Le produit fini ne contient aucune composante chimique. Nous avons de la matière pour produire des composts pour notre agriculture », ne cesse d’insister l’inventeur.

Durabilité des exploitations
L’expérimentation de ce compost dans des jardins et dans des champs a donné un bon taux de rendement. Mais Papa Mor Dieng ne s’est pas limité à l’expérimentation. Il a soumis son produit aux laboratoires spécialisés qui ont confirmé les résultats des tests. « Le compost est de très bonne qualité avec un rapport carbone azote très élevé ; ce qui montre que le compostage n’est pas terminé. Il faut penser prolonger le temps de compostage et contrôler la température. Les résultats obtenus montrent un compost de valeur fertilisante très bonne et les valeurs sont en vérification pour confirmation », analysent les techniciens de l’Institut national de pédologie (Inp).

Les résultats de cet institut le pousse à poursuivre le travail pour baisser davantage le ratio carbone et azote. Il ne fallait pas s’en passer s’il voulait obtenir une reconnaissance internationale auprès d’autres organisations panafricaines. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a reconnu l’originalité de la procédure en lui délivrant le brevet qui a une valeur juridique au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

Pour Papa Mor Dieng, le Sénégal doit s’engager dans l’utilisation de cet engrais. Comme pour les énergies solaires, il souhaite qu’un leadership fort sous-tende les initiatives qui concourent à la mise en œuvre d’une agriculture propre. « Nous devons encourager l’utilisation des composts. C’est avec ces engrais que nous obtiendrons de bons rendements sans hypothéquer nos productions agricoles. Mais, il faut un leadership fort. Nous voulons que la Première dame s’engage dans la valorisation, parce que l’utilisation contribue, de manière indirecte, à la préservation de la santé des populations et de l’environnement », plaide-t-il.

Idrissa SANE

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