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Manifestation du changement climatique : Les îles et les villes côtières dans l’œil des ouragans

11 Sep 2017
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L’océan atlantique est actuellement le siège d’un évènement exceptionnel : les ouragans Irma, José et Katia. Ils frappent plusieurs îles et des villes côtières, alors que les Etats-Unis n’ont pas fini d’évaluer les dégâts provoqués par l’Ouragan Harvey.

L’histoire des ouragans est aussi vieille que celle de l’humanité. Sauf que, de nos jours, leur intensité et leur fréquence sortent de l’ordinaire. Ce phénomène météorologique est classé dans le registre des évènements extrêmes. Leur occurrence est une réalité. La preuve, alors que les services en charge de la gestion des catastrophes n’ont pas fini d’évaluer les dégâts de l’Ouragan Harvey qui a balayé la côte du Texas et jeté 30.000 personnes dans la rue le 25 août 2017, un autre ouragan baptisé avant sa naissance Irma pourrait frapper la Floride les 11 et 12 septembre. La nature est en fureur. Présentement plus de trois ouragans soufflent sur l’océan atlantique en direction des îles et peuvent même toucher les villes éloignées des côtes. « Évènement exceptionnel dans l’Atlantique : après la dévastation provoquée par le passage de l’ouragan Harvey, les ouragans Irma, José et Katia risquent tous d’atteindre les îles caribéennes et les États-Unis le même jour, dimanche 10 septembre », informe mesahable.france24.com.

L’autre point de convergence des scientifiques, c’est l’augmentation de l’intensité de ces phénomènes. L’ouragan Irma avait la taille de la France, il a été à un moment classé catégorie 5, la plus élevée, les vents de Harvey soufflaient à 215 km/h.

Le caractère exceptionnel a entraîné une course à la recherche des explications. Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (Noaa), ce phénomène est rare. Cette fréquence serait liée à l’absence, en 2017, d’El Niño, un courant saisonnier chaud dans l’océan pacifique qui se développe au large du Pérou et de l’Equateur. « En l’absence d’El Niño, le bassin atlantique nord héberge des conditions idéales pour ces énormes tempêtes. Des vents relativement faibles, des températures océaniques supérieures à la moyenne et une pénurie relative de masses d’air sec qui empêcherait normalement le développement d’un ouragan », expliquent les scientifiques.

Pour beaucoup de chercheurs, la nature prend sa revanche sur l’homme qui a exacerbé le réchauffement de la planète. S’il est difficile d’établir un lien entre le changement climatique et la fréquence des ouragans, il n’y a pas de doute que le réchauffement de la planète est responsable de l’intensité des ouragans et de la trajectoire des cyclones. « Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre », explique la climatologue Masson-Delmoette, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Idrissa SANE

Last modified on lundi, 11 septembre 2017 12:11
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