banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Gestion de l’eau, changements climatiques, Odd... : Des jeunes francophones dégagent leurs priorités à Ouagadougou

06 Déc 2017
698 times

Des jeunes francophones des pays d’Afrique de l’Ouest ont élaboré une feuille de route qu’ils défendront au Sommet mondial de l’eau prévu au Brésil en 2018. Mais, le Secrétariat international de l’eau attend plus d’actions de terrain de leur part.

La Rencontre régionale des jeunes francophones sur l’eau a dégagé les actions que cette couche défendra lors du Sommet mondial de l’eau à Brasília en mars 2018. C’était au deuxième jour de la Rencontre régionale de Ouagadougou qui a pour thème : « Idées novatrices pour un meilleur partage des ressources ». Ainsi, les jeunes ont décidé de contribuer, de manière active, à la vulgarisation des bonnes pratiques de résilience au changement climatique, de travailler à la promotion des principes de la gestion intégrée des ressources en eau et de promouvoir la coopération autour des bassins transfrontaliers. Sur ce point, un agent d’un organisme international avait levé l’équivoque sur l’appréhension, largement partagée, considérant que la Gire (Gestion intégrée des ressources en eau) est plus liée à la dimension politique. « La Gire est à la fois individuelle et collective. Il est essentiel que les jeunes puissent prendre position et proposer des solutions », a fait savoir celle qui a fait la présentation sur les conséquences du changement climatique sur la ressource eau.

L’autre point versé dans la corbeille des contributions, c’est l’adaptation des Odd (Objectifs de développement durable) en fonction des priorités des pays à l’échelle nationale et locale. « L’accès à l’eau et à l’assainissement posent des défis intergénérationnels. Il convient de mobiliser des jeunes dans la recherche et la mise en œuvre durable des solutions », a apprécié le représentant du ministre burkinabé de l’Eau et de l’Assainissement, Serge Traoré, par ailleurs directeur de la ressource en eau du même pays. Il a promis que leur département ministériel portera au plus haut niveau les recommandations issues de cette rencontre régionale, lançant alors un appel à la mobilisation pour prendre à bras-le-corps les défis des temps modernes qui compromettent déjà l’existence sur terre. « Il est important que des jeunes prennent conscience de ces nouveaux défis et s’arment pour le combat de demain », a prêché M. Traoré. La secrétaire exécutive du Secrétariat international de l’eau, Sarah Dousse, a souhaité, elle, qu’il y ait une suite à la rencontre.

Le directeur pays de « Eau Vive », Dr Zakaria Boureima, a, pour sa part, salué la collaboration entre les différentes institutions (Eau Vive, le Secrétariat international de l’eau, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Burkina, l’Irc, etc.) pour l’organisation de cette réunion. « Depuis plusieurs années, nous mettons en œuvre la mobilisation de la jeunesse. Cela les amène à s’approprier, très tôt, cette problématique. De ce fait, ils seront outillés pour être des acteurs de demain. C’est ainsi qu’ils pourront formuler convenablement leurs idées, les mettre en œuvre, les évaluer au bénéfice des populations », a insisté M. Boureima.

Le Secrétariat international mise surtout sur des actions de terrain pour changer la donne. C’est pour cela que des projets présentés par des jeunes ont obtenu des financements. Parmi eux figurent « Mon école n’est pas une poubelle » de jeunes béninois, le projet « Waterstrar » du Burkina Faso et le Projet « Ecoles saines et propres de la Guinée Conakry ».

Le Secrétariat international de l’eau est une organisation engagée sur les questions de l’eau avec un accent sur la mobilisation des jeunes.

Idrissa SANE, envoyé spécial à Ouagadougou

SARAH DOUSSE, DIRECTRICE EXECUTIVE DU SECRETARIAT INTERNATIONAL DE L’EAU : « IL FAUT DES CHANGEMENTS DANS LE SECTEUR DE L’EAU »
Sarah Dousse SieLa directrice exécutive du Secrétariat international de l’Eau, Sarah Dousse, appelle à un changement d’approches pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) pour la cible eau.

Dans votre discours, vous demandez des changements dans le secteur. Qu’est-ce qui vous pousse à le dire ?
Tout d’abord, nous avons un cadre qui est les Objectifs de développement durable (Odd) dont un est dédié à l’eau. C’est un objectif très ambitieux. Il s’agit de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030. Si nous continuons à faire les choses comme auparavant, nous n’arriverons pas à atteindre ces objectifs. Il faut des changements systémiques. Il faut de nouvelles façons de penser et de mobilisation des financements. C’est pour cela que je considère les jeunes comme un des leviers des changements. Nous devons avoir une nouvelle génération de jeunes leaders de l’eau.

Quels rôles doit-on confier aux jeunes ?
C’est vrai que ce n’est pas facile d’agir dans les structures politiques existantes qui sont parfois fermées. Je pense que la jeunesse doit trouver ses clés d’entrée et essayer de repérer des cadres dans des ministères qui sont très ouverts. Il faut que ces jeunes fassent entendre leur voix. Il faut qu’ils utilisent les médias de communication de masse, les réseaux sociaux, pour faire passer leurs messages. Ils peuvent exploiter à fond tout ce qui est médias traditionnels comme nouveaux médias. Ce travail commence à la base, au niveau local.

Certains pays africains ont accompli des progrès en matière d’accès à l’eau potable. Quels sont les défis à relever pour améliorer les indicateurs en Afrique ?
L’un des gros problèmes dans le secteur de l’eau, c’est la gouvernance. Il y a un cadre national dans beaucoup de pays. Il y a des compétences. Mais parfois, on fait face à un manque de compétences lorsqu’on réalise des projets aussi bien sur le plan technique qu’au niveau du management.

Il faut davantage de financements pour la construction et l’entretien des infrastructures hydrauliques.

Nous avons mis en place un système d’accès à l’eau potable en Asie centrale, dans des pays comme l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, entre autres, depuis 2008.

En l’espace de 8 ans, 200.000 personnes ont pu avoir un accès durable à l’eau potable grâce à nos actions. Aujourd’hui, ce sont ces populations qui financent l’entretien du réseau et son extension.

Propos recueillis par I.SANE

Rate this item
(0 votes)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.