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Changements climatiques : Au Sénégal, les mesures d’adaptation ne s’inscrivent pas dans la durée

10 Jan 2018
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Les stratégies d’adaptation aux changements climatiques dépendent beaucoup des projets qui ont une durée limitée. C’est ce qui est ressorti d’une étude commanditée par le Réseau des parlementaires pour l’environnement au Sénégal (Repes).

Tous les secteurs de la vie active ne bénéficient pas de la même attention en matière d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques au Sénégal. C’est ce que met en évidence l’étude relative à l’évaluation des politiques publiques sur les changements climatiques dans notre pays commanditée par le Réseau des parlementaires pour l’environnement au Sénégal (Repes). L’agriculture et les écosystèmes marins comptent respectivement 16 et 15 projets. Suivent les ressources en eau (7), la zone côtière (5) et la recherche (5) contre 3 pour l’assainissement, 2 pour la pêche, 1 pour l’utilisation de l’information climatique. L’analyse laisse entrevoir que les mesures d’adaptation ne s’inscrivent pas dans la durabilité du fait qu’elles sont entreprises par des projets. « La plupart des stratégies d’adaptation sont dans une logique de projet, c’est-à-dire à durée limitée ; ce qui pourrait compromettre la durabilité des actions menées », ont décelé les auteurs de l’étude, les Pr Sy et Boubacar Fall. Du reste, l’évaluation des politiques publiques fait partie des missions de l’Assemblée nationale. C’est en ces termes que le président du Repes, Lamine Thiam, a justifié la réalisation de l’étude visant à mesurer les impacts des projets et programmes en matière d’atténuation et d’adaptation. L’étude, soutenue par la Fondation Rosa Luxembourg, entre en droite ligne de l’exercice du rôle de contrôle du pouvoir législatif. En se fondant sur les conséquences des changements climatiques sur la dégradation des terres, la santé des populations, les ressources halieutiques, entre autres, le député Lamine Thiam a plaidé pour plus d’intégration des stratégies d’atténuation et d’adaptation dans les politiques publiques. « Face à la nécessité de répondre aux risques, il est indispensable que les pouvoirs publics prennent en compte le changement climatique dans la mise en œuvre du Pse », a-t-il insisté. Le représentant de l’Association des élus locaux du Sénégal, M. Diouf, s’est félicité de leur implication dans le partage des résultats de l’étude, d’autant plus qu’à la base les collectivités locales ont des instruments qui aident à la mise en œuvre des décisions et à l’application des textes régissant la gestion ou la préservation de notre environnement.

Les enjeux de la sauvegarde des forêts
Dans son discours, le représentant du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Ousmane Diallo, a mis en évidence les enjeux de la préservation de nos forêts dans ce contexte d’augmentation des températures. Dans la foulée, Mamadou Diop Thiam, du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), a prôné le changement du système de gestion de nos formations forestières. En réalité, la préservation des forêts participe aux efforts d’atténuation des impacts par le piégeage du carbone. « Il est bien connu que des écosystèmes sains, tels que les forêts, les océans et les zones humides, apportent une contribution critique à l’atténuation du changement climatique en absorbant et en stockant le carbone », a souligné Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.

Aujourd’hui, la constance la plus partagée sur tous les continents, ce sont les incertitudes que le réchauffement de la planète laisse planer sur les efforts de développement. Si rien n’est fait, les conséquences néfastes affecteront plusieurs secteurs de la vie active. C’est pour cela que l’Uicn privilégie la promotion « de solutions pratiques centrées sur une meilleure conservation, une meilleure gestion et restauration des écosystèmes naturels ».

Idrissa SANE

CONSEQUENCES DE L’ACIDIFICATION DE L’OCEAN : DÉBUT DE MIGRATION DES MÉROUS VERS LA MÉDITERRANÉE
Les migrations liées à la hausse des températures ne concernent pas uniquement les hommes. La perturbation des températures dans les eaux sénégalaises risque de grossir les flux migratoires des espèces halieutiques vers des milieux marins plus stables. Déjà des études établissent une corrélation entre l’acidification des eaux océaniques et la raréfaction des poissons comme le mérou, appelé «Thiof» en wolof, dans notre espace maritime. « La plus petite augmentation des températures des eaux affecte le milieu marin. Nous assistons à ce que nous appelons le désert marin avec la diminution du phytoplancton. L’acidification des océans a entrainé un début de migration des mérous vers la Méditerranée », a rapporté le Pr Boubacar Fall.

I. SANE

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