banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Après la causerie, placent aux consultations prénatales et post-natales au centre de référence de Tambacounda. Des femmes font la queue devant le bureau de la sage-femme Bintou Diop Ndiaye. Elle a fait subir des échographies à plusieurs patientes grâce à l’appareil offert par l’Unfpa. Cette praticienne doit la maîtrise de la technique à cette institution onusienne. « Une de mes collègues et moi avions été formées sur la technique d’échographie. Dans le mois, je peux en faire plusieurs dizaines », reconnaît la sage-femme qui officie dans la région depuis 2011. Depuis son arrivée au centre de référence, après un passage à Dianké Maka, Bintou Diop réactualise et améliore ses connaissances avec l’appui de l’Unfpa. « Je fais partie de celles qui ont bénéficié d’une formation sur la pose des méthodes de contraception de longue durée. La formation a été dispensée par l’Unfpa. A mon tour, j’ai eu à former mes pairs », témoigne Mme Ndiaye.

I. SANE

La caravane des jeunes leaders champions a réussi le pari de faire bondir le taux de contraception dans des localités reculées et difficiles d’accès de Tambacounda et de Bakel. En l’espace d’une semaine, 1.800 personnes ont été dépistées du Vih/Sida et 900 femmes ont adopté la planification familiale.

La caravane des jeunes leaders champions a donné un coup d’accélérateur à l’accès aux produits de la contraception dans la région de Tamboucounda. En l’espace d’une semaine, elle a sillonné les zones les plus reculées des départements de Tambacounda et de Bakel. Une équipe pluridisciplinaire composée de relais, de pairs éducateurs, de sages-femmes, de « Badiénou Gokh » (marraines de quartier), de laborantins, a investi les zones reculées et difficiles d’accès.

Les relais et les pairs éducateurs ont concentré leur énergie sur l’éveil des consciences sur les maladies et les pratiques qui accentuent la vulnérabilité des jeunes et des femmes. Ils ont distribué des préservatifs. Les sages-femmes ont offert des consultations. Les laborantins ont dépisté 1.800 personnes du Vih. L’équipe pluridisciplinaire a réussi le pari d’enregistrer une adhésion massive des femmes à la planification familiale. « Les Centres conseils pour adolescents (Cca) de Bakel et de Tambacounda ont ciblé des zones où les femmes n’avaient jamais entendu parler de la planification familiale. Nous avons évalué les activités pour une semaine. Nous avons loué un bus. Et, nous avons parcouru ces zones. Dans chaque localité, nous offrons des services intégrés », explique le coordonnateur du Cca de Tambacounda, Madou Cissé. En si peu de temps, l’équipe a changé la donne dans des localités isolées où la tradition a encore toute son influence. Les résultats de la caravane sont à inscrire dans le registre des records, selon M. Cissé. « Lorsque nous avions fait le bilan, il y a eu 1800 dépistées du Vih. Les sages-femmes ont consulté 900 femmes. Nous avions 900 nouvelles adhésions à la contraception. C’est un record extraordinaire en matière de planification familiale », a laissé entendre le coordonnateur du Cca de Tambacounda. Cette caravane a eu un succès retentissant. C’est pourquoi certains pairs éducateurs estiment qu’il est nécessaire d’organiser une autre caravane pour consolider les acquis.

Idrissa SANE

Le nouveau secrétaire général de l’Association sénégalaise des professeurs d’Histoire et Géographie, Moustapha Sène, décline sa feuille de route. Rendant visite au « Soleil » pour aborder son nouveau programme, M. Sène, qui dirige la structure créée en 1961 par Amadou Mactar Mbow et compagnie, reconnaît qu’il y a eu une léthargie ces dernières années. Après l’Assemblée générale du 20 mai dernier, leur objectif est de relancer les activités de l’association pour améliorer la formation continue des membres.

Quel est l’objectif de cette association et son bilan depuis sa mise en place en 1961 ?
L’objectif de cette association était de réunir les professeurs d’Histoire et de Géographie, mais aussi d’être une structure d’information et de formation des professeurs disséminés sur l’étendue du territoire national. Dans son bilan, l’association a produit beaucoup de documents, des supports parmi lesquels le dossier pédagogique documentaire qui circulait sur tout le territoire et qui permettait aux professeurs d’améliorer leur fiche, leur production et de dérouler correctement leurs enseignements et apprentissages. A son actif également, il avait plusieurs voyages, parce que l’association mettait à profit les vacances scolaires pour permettre à ses différents membres de visiter toutes les régions du pays. En partenariat avec certaines ambassades au Sénégal comme celles de la France ou de la Belgique, l’association a pu organiser des voyages parmi lesquels celui aux États-Unis qui permettait aux professeurs de visiter ce pays chaque année du nord au sud, de l’Est à l’ouest.

Après ce passé reluisant, êtes-vous toujours aussi dynamique ?
Depuis quelques années l’association est tombée en léthargie pour des raisons que je ne veux pas évoquer ici. Le 20 mai 2017, il y a eu l’assemblée générale extraordinaire et j’ai été élu secrétaire général. Dans la feuille de route, il nous a été demandé de relancer l’association parce que les professeurs sont confrontés à plusieurs défis. Il y a le déficit de la formation parce qu’aujourd’hui, il n’y a plus de structures de formation continue qui permettent d’outiller davantage les membres. Il y a aussi parmi ces problèmes les coefficients dans certaines séries ; et nous avons vu, il y a deux ans, que le crédit horaire en Histoire et Géographie a été diminué d’une heure au cycle moyen. Nous avions quatre heures pour l’Histoire et la Géographie et maintenant nous n’avons que trois heures pour l’Histoire et la Géographie et une heure pour l’instruction civique toute la semaine.

Avez-vous les moyens de mettre en œuvre votre nouvelle feuille de route ?
L’association compte sur les subventions de certains partenaires, sur la production de certains documents comme le bulletin de liaison, le dossier pédagogique documentaire. Cela nous permettrait de réunir un certain nombre de ressources. Nous organisions des conférences, mais maintenavnt il y a des problématiques actuelles et il faut que l’association soit au cœur des questions comme les changements climatiques, les politiques publiques comme le Pse, l’Acte 3 de la décentralisation. Il faut que l’association soit au cœur de ces questions pour permettre aux professeurs d’avoir la bonne information. Il faut également renforcer le niveau d’encadrement de nos sociétaires dans les classes. On a élaboré un programme d’actions dans le cadre de la relance des activités. Dans ce programme, il y a l’envoi de correspondances à des personnalités comme Amadou Mactar Mbow, le professeur Iba Der Thiam et à nos partenaires naturels que sont la Commission nationale pour l’Unesco, les ambassades, les institutions de la place et des ministères partenaires comme celui de l’Education, de la Culture, de l’Environnement, du Tourisme, etc. Nous comptons organiser des journées pédagogiques pour revisiter les critères d’évaluation en Histoire et Géographie. Nous allons mettre en place un site Internet pour permettre à nos membres d’accéder au contenu pour améliorer leur préparation.

Le Bac 2017 a connu un certain nombre de problèmes avec les fuites. Est-ce que dans vos missions de formateur, il ne faut pas sensibiliser davantage les élèves sur les questions de citoyenneté et des valeurs pour pérenniser la fiabilité du système éducatif ?
Nous sommes tous des républicains, nous avons des responsabilités. C’est à nous tous d’assurer la fiabilité de ce système. Nous professeurs, nous intervenons dans la préparation et de la proposition des sujets aux examens et concours. Maintenant, à un autre échelon, il y a l’Inspection générale de l’éducation et de la formation. Les professeurs ne constituent qu’un rouage du système et chacun doit jouer son rôle et même la société a son rôle à remplir pour assurer la viabilité du système.

On a constaté aussi que d’année en année, le quota réservé aux professeurs d’histoire et de géographie diminue à la Fastef. Pour cette année, il n’y a même pas de concours pour le niveau baccalauréat. Est-ce que vous ne faites pas un peu les frais de la priorité accordée aux filières scientifiques ?
La mission assignée à l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie est de participer à la formation citoyenne des Sénégalais. Le scientifique, quel qu’il soit, doit être un bon citoyen et où il doit évoluer et connaître son environnement immédiat. C’est bien de mieux orienter les élèves vers les filières scientifiques, mais il ne faut pas perdre de vue la formation citoyenne et les sciences comme l’Histoire et la Géographie. Nous assistons aujourd’hui à une crise de la citoyenneté. Mais quel est le rôle à travers nos enseignements pour installer des compétences sociales ? Il nous faut des enseignants d’élites. D’aucuns diront que les professeurs d’enseignement secondaire, avec de l’expérience, coûtent cher et que la parade c’est de trouver des professeurs de Lettres-Histoire-Géographie. Un professeur de Lettres-Histoire-Géographie qu’on envoie à l’intérieur du pays est moins outillé que le professeur secondaire qui est ici à Dakar et les résultats le prouvent. Il faudrait maintenant, au sortir de la Fastef, que l’Etat mette dans les Centre régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) des structures et donne les moyens pour qu’elles accompagnent les professeurs. Le défi, c’est d’avoir des enseignants de qualité. Nous de l’association des professeurs d’Histoire et de Géographie nous prenons l’engagement d’accompagner l’Etat dans le secteur de l’éducation. Nous allons aussi promouvoir l’interdisciplinarité.

Propos recueillis par Oumar KANDE

Sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la Direction de l’apprentissage a organisé, dans les locaux de la Chambre de commerce de Saint-Louis, un atelier de capitalisation du projet Adeter « Apprentissage pour le développement des territoires ruraux ».
L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, a présidé un atelier de capitalisation du projet Apprentissage pour le développement des territoires ruraux (Adeter). C’était en présence des représentants du ministre Mamadou Talla, des conseils départementaux de Saint-Louis et de Dagana, des chambres de commerce et de métiers de Saint-Louis.

Le coordonnateur du projet, Mamadou Moustapha Fall, a rappelé que le projet Adeter est une initiative des Ong française (Gret) et sénégalaise (Enda Graf Sahel), avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd).

De mai 2014 à juin 2017, a-t-il précisé, Adeter a expérimenté deux innovations, notamment le développement d’une nouvelle offre de formation professionnelle par apprentissage dans cinq métiers para-agricoles porteurs, articulé à un appui-conseil de Gie de femmes, et la concertation multi-acteurs visant à adapter l’offre de formation aux potentialités de la région. Selon Moustapha Fall, la mise en œuvre de ces innovations a permis d’identifier des bonnes pratiques en termes de formation et d’appui aux « entrepreneuses » en transformation de produits agricoles. Il s’agit d’utiliser des démarches participatives et inclusives dans l’identification, la conception et la mise en œuvre d’offres de formation dans des créneaux porteurs, du renforcement de la collaboration entre les centres ressources et les ateliers artisanaux pour donner plus d’efficacité et d’efficience aux formations, de la nécessité de compléter les séances de renforcement des porteurs de projet par un suivi régulier assuré par des spécialistes.

Mamadou Moustapha Fall a cité dans les réalisations de ce projet cinq programmes complets de formation par apprentissage de type dual élaborés et mis en œuvre, la sélection et la formation de 94 jeunes dans cinq métiers para-agricoles.

Combler le déficit en ressources humaines
Il a précisé que 59 jeunes ont été certifiés sur 61 participants aux examens, soit un taux de réussite de 97%, que 60 femmes venant de 20 Gie transformant des produits agroalimentaires ont été formées et suivies. La dotation de 20 Gie en matériels de transformation, la rénovation de six unités de transformation de Gie de femmes (dont trois à Saint-Louis et trois à Dagana), le renforcement de capacités de 55 maîtres artisans, la rénovation de 9 ateliers artisanaux, figurent en bonne place dans les réalisations du projet Adeter. Il en est de même de l’équipement de 70 apprentis, 48 maîtres artisans et de trois centres ressources, de l’installation d’un système d’irrigation par goutte à goutte au Centre départemental de formation professionnelle de Dagana, d’un atelier de maintenance des moteurs hors-bord au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis. Siré Bâ, conseiller technique n°1 du ministre Mamadou Talla, a indiqué entendre que ce projet s’inscrit parfaitement dans l’axe 2 du Pse, qui vise, à terme, à combler, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, le déficit en ressources humaines dans les différents secteurs de la vie économique, particulièrement dans les métiers para-agricoles, donc d’appui à la production et à la valorisation des produits agricoles. L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, a rendu un vibrant hommage à l’Afd qui a financé à hauteur de 90% ce projet, à la Saed, partenaire stratégique de ce programme, aux Ong (Gret et Enda Graf Sahel) qui ont initié et mis en œuvre ce projet dans les départements de Saint-Louis et de Dagana.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Kédougou, dirigé par Saliou Dione et Blaise Badiane, directeur des études qui a en charge, parmi tant d’autres prérogatives, la formation continue diplômante des Instituteurs adjoints (Ia), s’emploie à la formation diplômante des Ia depuis le début du mois d’août 2016. Laquelle va se terminer le dimanche.

C’est à cet effet qu’il a organisé un examen de sortie qui sera couronné par un Certificat de fin de stage. Il faut rappeler que cette formation s’établit en deux étapes. Il y a d’abord la formation présentielle qui a duré deux mois (août-septembre 2016). Cette dernière allie la formation théorique et pratique avec des devoirs surveillés. Il y a ensuite la formation à distance ponctuée par un regroupement de cinq jours pendant les fêtes de Noël et Pâques.

Autrement dit, à la fin de la formation présentielle, les stagiaires rentrent à la maison avec des devoirs à traiter et seront corrigés pendant les regroupements. Selon le Directeur des études du Crfpe, ces devoirs serviront de notes de contrôles continus. Il a aussi signalé que les notes de l’examen, ajoutées à celles de contrôles continus, détermineront l’admission ou non du stagiaire. Pendant cette formation, atteste le directeur Saliou Dione, sept modules ont été étudiés. Par conséquent, les stagiaires ont été bien outillés.

A noter qu’en 2016, 116 stagiaires ont subi la formation, parmi eux 17 ont réussi à l’écrit du Cap (Certificat d’aptitude professionnelle). Ce qui a valu un satisfécit à tous. D’ailleurs un vibrant hommage a été rendu aux formateurs et encadreurs. Cette année, 95 stagiaires suivent la formation.

Seydou TOUNKARA

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie s’est félicité des avancées enregistrées par le Sénégal. Toutefois, il a exhorté les différentes parties prenantes à maintenir le cap. « Je peux affirmer que nous sommes sur la bonne voie. Néanmoins, il convient de continuer à approfondir les réformes, car les objectifs de production fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ne sont pas encore atteints », a-t-il relevé.

I. SANE

Le Sénégal amorcera la réflexion pour réduire les coûts d’accès au logement et accélérer la construction d’habitats sociaux. C’est ce qui motive le choix du thème « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération » pour la deuxième édition du Salon international de l’habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar.

Des progrès sont accomplis en matière de construction d’habitat social. La moyenne annuelle de production est passée de 5.000 à 10.000 logements. Mais l’objectif de production de 15.000 logements inscrit dans le Pse n’est pas atteint. C’est pour cela que le gouvernement, les institutions financières, les promoteurs immobiliers ont décidé d’engager une réflexion autour de la thématique : « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération ? ».

Au cours du deuxième Salon de l’Habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar, des recommandations seront formulées dans le but d’augmenter le volume de construction et surtout de réduction du coût de l’unité. « Avec l’expertise d’ici et d’ailleurs, nous allons réfléchir et proposer des recommandations qui permettront de baisser le prix du logement social et d’augmenter leur production », a souligné le directeur de la Promotion de l’Habitat social, Mamadou Diouf. Il a indiqué que 3 des 7 recommandations prises lors de la première édition ont été mises en œuvre.

Le royaume chérifien, invité d’honneur, à travers son ambassadeur au Sénégal, contribuera à l’atteinte des objectifs du deuxième salon. Le diplomate compte sur la mutualisation des expériences des deux pays pour lever les obstacles à la construction à grande échelle d’habitats. « L’accès à l’habitat est considéré comme un secteur prioritaire dans la hiérarchie de la demande sociale pour les deux pays. Le Maroc est engagé dans une démarche active à la hauteur des attentes des organisateurs. L’expertise et l’expérience seront au rendez-vous du salon de l’habitat de Dakar », a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Berrada. Selon le directeur de Ame Trade Sénégal, Moussa Faye, il est attendu 50 exposants. L’évènement compte déjà 50 sponsors. En plus d’une conférence scientifique, il y a des rencontres B to B qui aideront les participants à nouer des opportunités d’affaires.

Des opportunités d’affaires
Pour sa part, le directeur général de Ame Trade, Danc Coberman, a remercié les autorités sénégalaises et le royaume chérifien. En somme, la démocratisation de l’accès aux logements reste la priorité des autorités. « Une fois de plus, l’occasion m’est donnée de rappeler que l’objectif qui continue de nous mobiliser consiste à rendre plus accessible le logement au Sénégal, comme nous y engage le chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky Sall, qui a pris d’importantes mesures pour appuyer le secteur », a réitéré le ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie. Diène Farba Sarr a annoncé le renforcement du suivi de l’application des mesures prises par le gouvernement, afin de réduire les coûts de construction ou de l’accès à l’habitat. « Le mécanisme de suivi, garanti par l’établissement d’une convention et d’un cahier des charges, nous permettra de contrôler la répercussion de cet appui des pouvoirs publics au client final », a indiqué le ministre. Placé sous le haut patronage du président de la République, « Sen habitat Dakar 2017 » offre une plateforme d’échanges entre les administrations, les promoteurs immobiliers et d’autres investisseurs, les organismes de financement, les acteurs et usagers nationaux et internationaux du secteur de l’habitat.

Idrissa SANE

Du fait d’une eau de robinet peu agréable à boire, le commerce d’eau de puits est très florissant à Mbacké et à Touba. Le créneau est investi par des centaines de charretiers qui y tirent des bénéfices conséquents.

Le rituel est immuable. Et il fait quatre ans que cela dure. Quatre longues années que, tous les matins, alors que les premières lueurs du jour n’ont pas encore percé l’épais voile de l’aube, Malick Wellé, la cinquantaine, répète les mêmes gestes, avec le même soin. Soigneusement, le vendeur d’eau de puits prépare son attelage. Baudet bien harnaché, charrette chargée de bidons vides de 20 litres bien attachée, il prend la direction du quartier de Touba Oil à la sortie de Mbacké Xewar situé à trois kilomètres de là, où Malick Wellé s’approvisionne en eau de puits. Cela, non sans avoir, au préalable, formulé quelques incantations cabalistiques.

Après quelques centaines de mètres de trot sur la route bitumée et avoir laissé derrière lui les derniers blocs de maison, sa monture s’engage dans un chemin de campagne sablonneux au bout duquel des dizaines de puits tapissent le sol. Malick Wellé n’est pas le seul sur le chemin qui y mène. D’autres charretiers, aussi matinaux que lui, empruntent, tous les jours, le même itinéraire à la recherche du liquide précieux. Ainsi, durant toute la journée, c’est un ballet incessant de charrettes lourdement chargées de bidons et de fûts d’eau à travers les rues de Mbacké. Elles font partie du décor de la ville jumelle de Touba. Impossible de les rater. Si Malick Wellé s’arrête au quartier Touba Oil, d’autres de ses congénères vont jusqu’à cinq kilomètres plus loin, au village de Saté, pour faire le plein d’eau. Ces puits dont l’eau est réputée plus douce que l’eau de robinet, appartiennent à des privés. Un bidon de 20 litres plein est vendu aux charretiers à 25 FCfa. Ces derniers le revendent à 100 FCfa.

Forte demande
Quant aux camions-citernes qui livrent surtout à Touba, la bouteille de 20 litres est revendue à 125 FCfa. Selon un recensement effectué en 2014, on dénombre 864 charretiers présents dans le commerce d’eau de puits à Mbacké. Si cette activité marche si bien, c’est parce que la demande en eau de puits est très forte. En effet, à Mbacké et à Touba, l’eau de robinet est peu agréable du fait de sa forte teneur en fluor. Du coup, pour la consommation, beaucoup de gens préfèrent l’eau souterraine. « On utilise l’eau de robinet le plus souvent juste pour la cuisine. Même pour le linge, on recourt à l’eau de puits car l’eau du robinet a la réputation de vite détériorer les vêtements », explique Khady Top, une ménagère.

La forte demande en eau de puits fait donc l’affaire des charretiers et de certains propriétaires de camions citernes. Les puits ont une profondeur de 30 à 33 mètres. L’eau est remontée grâce à une pompe électrique équipée d’un système de filtre. L’eau est ensuite stockée dans des bassins à partir desquelles les charrettes remplissent leurs bouteilles. « Chaque jour, je remplis 70 bidons de 20 litres. J’en livre une trentaine à des clients, le reste je l’écoule dans les rues de Mbacké. A la fin de la journée donc, si tout se passe bien, je me retrouve avec un bénéfice de 5.000 FCfa », explique Malick qui a abandonné son métier de mécanicien pour se tourner vers la vente d’eau qu’il juge « plus rentable ». Cherif Bâ a aussi fait de cette activité son gagne-pain. Originaire de Daara, il a quitté les bancs de l’école en 2015 pour gagner sa vie avec la vente d’eau. Il ne le regrette pas. Chaque jour, il écoule 50 bidons et se retrouve avec une marge bénéficiaire de 4.000 à 5.000 FCfa. De quoi bien vivre et entretenir sa vieille maman restée au village.

Pour défendre leurs intérêts, Malick Wellé et ses amis ont mis en place, en 2013, une association, « And Boolo dimbalanté » qui compte 72 membres. Certains parmi eux ont déjà fait plus de 20 ans dans ce créneau comme Dame Faye qui alterne cette activité avec son métier de tailleur. « Tôt le matin, je m’approvisionne puis livre à mes clients une trentaine de bouteilles, et l’après-midi, je me consacre à mon métier de tailleur », explique le quinquagénaire. D’autres comme Souleymane Ngom, la quarantaine, ont préféré investir dans le créneau et faire travailler des jeunes. Il a deux charrettes tractées chacune par un âne. Les charrettes lui ont coûté 150.000 FCfa l’unité et les deux bêtes 100.000 FCfa par tête. Un investissement qu’il pense amortir bientôt. « On se partage les bénéfices avec mes deux charretiers. Un jour sur deux, ils me versent la recette journalière», explique ce commerçant au marché Ocass de Touba.Comme quoi, le commerce d’eau de puits à Mbacké et à Touba est devenu une source de revenus très liquide et ne risque pas de tarir de sitôt, du moins, tant que les populations continuent de se détourner de l’eau de robinet.

Une consommation avec ses risques et périls
La consommation de l’eau des puits n’est pas sans risques, alerte Moussa Seck, chef de la Brigade d’hygiène de Mbacké. Cela, même si, à la revente, l’eau est filtrée une deuxième fois par les charretiers via un filtre de fortune fabriqué avec une bouteille recouverte d’un tissu. Seule une poignée de consommateurs ajoutent des produits purificateurs ou d’eau de Javel, alors que d’autres ne s’encombrent pas de ces mesures de précautions. « A Mbacké, dans toutes les maisons, il y a des robinets de la Sde, mais en général, les populations préfèrent consommer l’eau des puits parce que, disent-elles, cette eau est plus douce. Sur le plan sanitaire, il est préférable quand même de boire l’eau de robinet qui est traitée. Sinon elles s’exposent aux maladies diarrhéiques », souligne M. Seck. Des campagnes de sensibilisation sont menées dans ce sens aussi bien à l’endroit des consommateurs qu’à l’endroit des revendeurs d’eau. Mais sans grands résultats. « Aux populations, nous conseillons de filtrer l’eau de puits et de la traiter en mettant deux capsules d’eau de javel dans 20 litres d’eau et de laisser au repos pendant 30 minutes. Aux charretiers, à défaut de chlorer l’eau, nous leur demandons de porter des vêtements propres et de nettoyer régulièrement les bidons. On contrôle aussi les puits régulièrement, mais l’ampleur de l’utilisation de cette eau rend difficile notre travail », souligne-t-il.

Reportage : Elhadji Ibrahima THIAM

Notre pays continue de lutter contre le paludisme et les résultats obtenus sont concluants, puisque partout la pathologie connaît un net recul. L’objectif fixé reste le même : parvenir à éradiquer la maladie. Et la recherche de stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir se poursuit.

A Sédhiou, les dispensateurs de soins à domicile communément appelés Dsdom constituent un maillon essentiel dans la lutte contre le paludisme. « Nous reconnaissons à sa juste valeur le travail qu’ils abattent depuis qu’ils sont formés, on a constaté un net recul du taux de prévalence du paludisme dans notre district », reconnaît le Dr Ibou Diarra, le médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou.

Pour les rendre plus performants, les Dsdom ont bénéficié d’un renforcement de capacités pendant une semaine au district sanitaire de Sédhiou. A la clôture de la session de capacitation, des diplômes de participation ont été remis.

Le travail qu’ils abattent en matière de remontée des données est très apprécié par le médecin-chef qui indique qu’il y a très longtemps que cela ne se faisait pas en raison de la rétention des données de la part des agents de santé.

La tâche accomplie ne se limite pas seulement à la lutte contre le paludisme, avance Bertin Kathiéo, puisqu’il leur arrive de procéder à des visites prénatales, parce qu’ils sont mis à la disposition de la communauté.

Cependant, quelques difficultés se dressent devant les Dsdom, notamment le manque de médicaments constaté parfois dans certaines zones. Le médecin-chef avoue aussi les difficultés rencontrées par les Distributeurs de soins à domicile. La non-motivation constitue la difficulté majeure. Car ces agents travaillent souvent dans des zones très reculées sans la moindre indemnité. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, sensible à cette situation, est en train d’étudier les possibilités de motivation de ces agents de santé dont l’efficacité dans l’apport à la lutte contre le paludisme n’est plus à démontrer.

Malamine KAMARA

La mise en place d’une Fédération syndicale est un souhait des dirigeants de l’Useq (Union syndicale pour une éducation de qualité) qui ont tenu une conférence de presse.

« Les cinq syndicats (Saes, Sneel-Cnts, Sudes, Sypros et Uden) de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq) réaffirment leur aspiration forte et leur volonté inébranlable à travailler ensemble pour la réalisation de l’unité syndicale sur une base organique. Il s’agit précisément de créer, à moyen terme, les bases solides d’une fédération syndicale forte », déclare Dr Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Useq, au terme des deux jours de travaux. Face à la presse, le 15 août 2017, le syndicaliste a affirmé que pour pouvoir peser sur le plan international, le mouvement syndical a besoin d’être unifié. Ce sera une structure, souligne-t-il, susceptible de marginaliser progressivement et d’éradiquer définitivement l’émiettement syndical. D’ailleurs, les cinq membres fondateurs de l’Useq sont invités à signer la charte de l’union. Il a aussi demandé à la structure exécutive de l’Useq de veiller au plan d’actions 2018-2019. M. Diaouné, abordant les résultats des élections de représentativité syndicale, a indiqué qu’ils ne devront en aucun cas porter préjudice à la dynamique unitaire et aux relations entre les composantes du mouvement syndical.

S.M.S. CISSE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.