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Les conduites de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) vont être posées avant la fin de l’année 2017, a annoncé le directeur général de la Sones hier, lors de la restitution de l’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. Selon Charles Fall, les travaux de cette nouvelle usine ont déjà démarré et les premiers réservoirs sont implantés dans la région de Thiès. Toutefois, il informe que ce projet sera accompagné d’une sécurité énergétique. Pour cela, dit-il, le gouvernement a construit une ligne haute tension exclusivement dédiée à cette nouvelle usine à Keur Momar Sarr. « Nos ouvrages sont fortement liés à la consommation énergétique. Nous allons poursuivre cette politique d’autonomisation à travers la construction, en relation avec le Fonsis, de centrales solaires à Sébikotane, à Pout-Nord, à Pout-sud pour assurer une bonne sécurisation de l’alimentation », ajoute M. Fall.

A. Ng. NDIAYE

L’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar présenté hier au cours d’un atelier indique que le Sénégal n’a pas besoin d’augmenter le prix du mètre cube d’eau d’ici à 2021. D’après le directeur général de la Sones, Charles Fall, le modèle économique dont dispose le Sénégal atteste que notre pays n’a plus besoin d’une augmentation du prix de l’eau. « Au contraire, nous travaillons dans le cadre de la réforme du secteur de l’hydraulique pour aller vers une baisse significative du prix de l’eau au bénéfice des populations », souligne-t-il.

A. Ng. NDIAYE

Pour une bonne alimentation en eau potable du triangle Dakar, Thiès et Petite-Côte à l’horizon 2035, le gouvernement avait commandité une étude dont les résultats ont été restitués hier.

L’axe Dakar, Thiès, Petite-Côte représente 80% des besoins en eau de l’ensemble du périmètre affermé. Une tendance qui va se poursuivre avec les projets de pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, la zone aéroportuaire à Diass, entre autres. A l’horizon 2035, il faudra 963.000m3 par jour, soit plus de la capacité actuelle, pour satisfaire les besoins en eau de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. C’est pourquoi, le gouvernement a anticipé en demandant à la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) de mettre en place un schéma qui permettra à toutes ces zones, à l’horizon 2035, d’être approvisionnées en eau potable.

Les résultats de cette étude ont été restitués hier. Selon le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Ameth Baba Ly, qui a présidé l’atelier de restitution de l’étude, ce schéma directeur est un outil de planification des infrastructures et des investissements que l’Etat doit réaliser pour répondre aux besoins en eau de ces agglomérations. « Ce schéma est assorti d’un plan prioritaire d’investissement à l’horizon 2021 qui comprend le projet d’usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) et de l’usine de dessalement aux Mamelles (Dakar) », a déclaré M. Ly.

Pour le directeur général de la Sones, Charles Fall, ce schéma permet à l’Etat d’avoir une idée nette de ce qu’il doit faire en terme d’investissements jusqu’en 2035 pour assurer à jamais l’alimentation des besoins en eau des populations. D’après M. Fall, le plan d’investissement connaît déjà un début de mise en œuvre avec les projets de construction de mini-forages à Bayakh et Tassette. Ces projets, dit-il, vont permettre d’assurer un bon approvisionnement en eau des zones de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte d’ici à 2019.

Diversification des sources d’approvisionnement
Par ailleurs, le directeur général de la Sones annonce que le gouvernement a de nombreux projets pour sécuriser la distribution en eau dans cet axe. Cette sécurisation, souligne-t-il, doit s’accompagner d’une diversification des sources d’approvisionnement en eau. « Il ne faudrait pas que l’essentiel de notre source soit le Lac de Guiers », déclare M. Fall. Pour cela, ajoute-t-il, le gouvernement va construire une usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles. A partir de 2025, il est prévu la construction d’une quatrième usine de traitement à Keur Momar Sarr et d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 100 000m3/jour sur la Petite-Côte. « Nous continuons la réflexion afin que l’alimentation en eau des populations soit sécurisée au-delà de 2035 », ajoute Charles Fall. En outre, l’objectif du gouvernement est de doter le secteur de l’hydraulique d’infrastructures de capacités plus importantes. Cela permettra, d’après Thierno Ameth Baba Ly, de répondre aux besoins pressants en eau avec la forte croissance démographique. Selon M. Ly, le gouvernement est plus que jamais déterminé à favoriser l’accès de tous les citoyens à l’eau potable.

Aliou Ngamby NDIAYE

« En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs », a déclaré, hier, le porte-parole l’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikine qui dénoncent un acharnement.

L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikne a réagi, hier, lors d’une conférence de presse, sur le bruit provoqué autour de la mort de la jeune Aissatou Diallo. Le personnel envisage même de suggérer à l’administration de déposer une plainte contre X pour diffamation afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le porte-parole Abdoul Dème pense que le personnel fait l’objet d’un acharnement de la part de tous ceux qui, aujourd’hui, nourrissent une sorte de tirs groupés contre cette structure sanitaire.

Il a tenu à affirmer que le personnel ne peut être reprochable d’une quelconque irresponsabilité ou négligence dans la mort de cette jeune fille. Par conséquent, il a martelé que le personnel n’accepte plus que des individus malintentionnés continuent de ternir l’image de l’hôpital. « En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs. Alors que depuis dix ans, nous travaillons dur pour ériger cet hôpital au niveau des meilleurs du Sénégal », indique-t-il.

Il a aussi révélé que le personnel médical, paramédical et administratif compte demander à la famille d’édifier l’opinion sur les causes du traumatisme. « La famille a expliqué que la fillette est tombée d’un étage et dans sa chute, un bâton s’est introduit dans son anus et a endommagé ses intestins. Il y a des choses à clarifier dans cette histoire, que la famille nous édifie », a-t-il lancé, soulignant que le personnel n’acceptera pas que ce dossier soit politisé.

Abdoul Dème a également mis en exergue la taille démographique des localités que polarise l’hôpital de Pikine. Selon lui, cela dépasse largement celle de plusieurs régions du Sénégal. « L’hôpital de Pikine polarise trois départements que sont Pikine, Guédiwaye, Rufisque, faisant que le personnel est régulièrement confronté à des situations qui l’obligent à faire des pieds et des mains pour assurer une bonne prise en charge des malades », a-t-il soutenu, précisant : « Si cela ne dépendait que de nous, tout malade admis à l’hôpital en sortirait avec la plus grande satisfaction. Car notre vocation, c’est de prodiguer des soins de qualité aux malades ». Réitérant sa volonté d’être au quotidien au chevet des malades pour une bonne prise en charge des malades, le personnel attend d’être édifié par l’enquête en cours.

Abdou DIOP

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal a rappelé à cette occasion que des fonds supplémentaires, s’élevant à 1 million d’euros (environ 650 millions de FCfa), ont été accordés au Peseree pour confier à Giz la mise en œuvre des activités complémentaires s’appuyant sur les Tic pour « des activités qui vont sans doute contribuer à la réalisation des objectifs du programme et à la pérennisation des résultats ».

O. KANDE

La coopération allemande a remis, hier, quatre valises pédagogiques aux universités Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis, Alioune Diop de Bambey et à l’Ecole polytechnique de Thiès. Elles permettront l’amélioration de la formation dans le cadre du Master interuniversitaire en énergies renouvelables. 

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a reçu, hier, de la coopération allemande, quatre valises pédagogiques d’un coût de 7 millions de FCfa. C’est dans le cadre du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree). Ces valises pédagogiques en énergie solaire photovoltaïque sont destinées à quatre institutions d’enseignement supérieur responsables de l’implémentation du Master interuniversitaire en énergies renouvelables (Mier). Il s’agit de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) et de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Ce programme est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement et mis en œuvre par Giz, la coopération technique allemande au Sénégal.

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal, Martin Stein, indique que son pays, connu pour son expérience dans les énergies renouvelables et la formation professionnelle, aide le Sénégal à développer ces secteurs. Il poursuit que la coopération allemande appuie le Sénégal pour l’atteinte de ses objectifs nationaux de réduction d’émissions de Co2, tout en offrant à la population un approvisionnement amélioré en électricité.

Cornelia Seck, conseillère technique principale du Peseree et membre de Giz, la coopération technique allemande au Sénégal, fait savoir que le programme cible l’enseignement supérieur, mais a aussi une orientation pratique vers les besoins du marché du travail. « Il est important de former le personnel et les jeunes pour un accès au marché du travail des énergies renouvelables », souligne-t-elle.

A son tour, Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a confié que ce programme est en cohérence avec les politiques publiques de l’Etat en matière de mix énergétique. Car « lutter contre les changements climatiques ne peut se faire sans le développement des énergies renouvelables ». Il explique que les valises pédagogiques du même type que celles utilisées par la TH Köln, université allemande, contiennent des instruments de laboratoire qui vont permettre au enseignants-chercheurs, mais également aux étudiants, de pouvoir faire des recherches et de se former. « Au-delà du contenu technique, les valises permettent de former d’autres acteurs de la société comme les commerçants, ceux qui font les montages du solaire. Elles permettent aussi aux universités de faire le service à la communauté en s’ouvrant », indique M. Sow.

Vers un Isep en énergies renouvelables
Au-delà du Master interuniversitaire en énergies renouvelables, Cornelia Seck, conseillère technique principale du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree), apprend qu’ils travaillent aussi sur un autre curriculum d’enseignement professionnel. D’après Mme Seck, ce centre sera à l’image d’un Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) qui sera axé sur la formation en énergies renouvelables avec un diplôme Bac plus 2 pour varier la formation dans le domaine des énergies renouvelables.

Oumar KANDE

Les élèves des classes inclusives ayant réussi à l’Entrée en sixième attendent d’être orientés. Leurs parents, réunis en association, ont organisé une journée de sensibilisation hier pour la transition vers le collège.

C’est en 2011 que le projet d’éducation inclusive a été lancé au Sénégal. Dans sa phase pilote, trois écoles de la banlieue de Dakar ont été choisies pour recevoir des enfants déficients visuels pour entamer leur scolarisation aux côtés de leurs camarades ne souffrant d’aucune déficience visuelle. Après six ans de scolarisation dans les écoles classiques, la première génération d’élèves déficients visuels a passé ses premiers examens scolaires : le concours d’entrée en 6e et le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Les 7 candidats présentés sont tous admis à l’entrée en sixième, soit un taux de réussite de 100%. Un seul candidat a échoué au Cfee, soit un taux de réussite de 86%, là où la moyenne nationale tourne autour de 56%.

Malgré ces performances, les 7 nouveaux collégiens non voyants tardent à être orientés dans les établissements d’enseignement moyen de Dakar, alors que les enseignements/apprentissages ont déjà démarré depuis plus d’une semaine. Cette situation inquiète les apprenants et leurs parents. Ces derniers ont organisé une journée de réflexion sur l’orientation des élèves déficients visuels admis à l’entrée en sixième.

Selon la présidente de l’Association des parents d’élèves pour la promotion de l’éducation inclusive (Apepei), Aissatou Pouye, cette réunion est organisée en présence de partenaires et des acteurs de l’éducation inclusive « pour sensibiliser et informer la communauté et les autorités sur le sort de nos enfants ». Elle a également plaidé pour que les autorités ministérielles les aident « en orientant ces élèves non voyants dans les collèges non éloignés de leur lieu d’habitation ».

Le secrétaire général de l’Apepei reconnaît que l’Etat du Sénégal a beaucoup fait dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à prendre en charge la scolarisation des enfants déficients visuels.

Pour autant, Amadou Aram Samb demande aux autorités de redoubler d’efforts pour permettre aux élèves non voyants de pouvoir poursuivre et terminer leurs études.

Les parents d’élèves ont également souhaité qu’une partie des 100 millions de FCfa alloués au projet de l’éducation inclusive soit affectée aux nouveaux collégiens non voyants pour leur permettre d’acquérir quelques fournitures scolaires.

Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général de l’Apepei a exhorté les partenaires techniques, financiers et sociaux comme Sightsavers et le ministère de la Santé de continuer à appuyer cette cible particulière qui refuse de tendre la main.

Une invite bien perçue, car Sightsavers a réitéré son accompagnement à travers des plaidoyers pour que la transition vers le collège soit effective. D’autres suggestions allant dans le sens d’améliorer l’éducation inclusive ont été faites. Il s’agit, entre autres, de la création d’une unité de coordination qui va fédérer les activités des cycles élémentaire et moyen. L’idée d’indemnisation des enseignants des classes inclusives a été aussi évoquée, comme c’est le cas avec les enseignants tenant des classes multigrades ou double flux.

Au sortir de la rencontre, les parents d’élèves et leurs partenaires ont élaboré un mémorandum qu’ils vont remettre au ministre de l’Education nationale.

Pape Coly NGOME

Pour atteindre l’émergence économique, le Sénégal peut mettre l’accent sur deux volets : l’éducation populaire et la protection de l’enfance, propose Pascal Guéthe Ndène dans son livre : « Education populaire et protection de l’enfance ».

A travers son livre : « Education populaire et protection de l’enfance : Une transition éducative pour un Sénégal émergent », Pascal Guèthe Ndène démontre que l’éducation populaire et la protection de l’enfance peuvent être les piliers d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035. La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu le 13 octobre 2017 à la maison d’édition L’Harmattan Sénégal, sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong.

Pascal Guèthe Ndène rappelle, dans son livre, que l’éducation populaire, bien avant à l’indépendance, a contribué à la formation des élites du pays. Ce processus, dit-il, a même continué après l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce système d’éducation, informe M. Ndène, avait une place privilégiée dans les politiques éducatives nationales. A l’heure actuelle, tel n’est plus le cas, regrette-t-il, mentionnant que l’éducation populaire « est presque abandonnée ». Elle est même « marginale dans les politiques de jeunesse ».

Pourtant, ailleurs, cette forme d’éducation a eu une place de choix dans les politiques publiques. Dans son livre, Pascal Ndène propose des modèles de pratique d’éducation populaire qui pourraient servir d’exemple au Sénégal. Il cite des pays comme le Japon, la France et la Suisse. Mais l’exemple le « plus remarquable », d’après l’auteur, est le Japon. Comme le Sénégal, c’est en 1949 que le Japon a mis en place les Kômintans qui sont des espaces d’éducation et a généralisé l’éducation populaire. « En 1949, le Sénégal et le Japon étaient au même niveau d’éducation populaire », précise M. Ndène. Aujourd’hui, l’Empire du Soleil Levant est une puissance modèle dans ce domaine. « En 2004, il existait au Japon 18.000 Kôminkans. Le Kôminkan est le bâtiment représentatif de l’éducation populaire. En 2008, les Kôminkans employaient 51.000 personnes », informe-t-il. En France, l’éducation populaire englobe 330.000 associations pour 680.000 emplois créés, ajoute l’auteur de l’ouvrage.

S’inspirer de l’exemple japonais
Les expériences suisses, japonaises et françaises, à son avis, peuvent être adaptées aux réalités sénégalaises sans que le pays ne perde ses valeurs. Dans un contexte de Plan Sénégal émergent (Pse), Pascal Guèthe Ndène estime que l’éducation populaire peut permettre de lutter contre toutes les formes d’analphabétisme. A l’instar du Japon et de la France, elle peut permettre au Sénégal de créer beaucoup d’emplois pour lutter contre le chômage des jeunes. « Si le pays veut se positionner sur une voie nouvelle, des politiques ambitieuses d’éducation populaire, de formation professionnelle et de protection de l’Enfance restent incontournables », conseille l’auteur.

Aliou Ngamby NDIAYE

Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, a effectué une visite dans différents sites abritant des cases des tout-petits à Dakar le 17 octobre. D’après elle, d’autres infrastructures devraient voir le jour sur l’étendue du territoire national pour un coût de 1 milliard de FCfa.

L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte 1378 structures accueillant 104.489 enfants. Ces structures publiques et communautaires sont composées de 739 cases des tout-petits, 343 écoles maternelles publiques et 296 centres ou garderies d’éveil communautaires. Le ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a annoncé un projet de relance de construction et de réhabilitation de cases des tout-petits dont le coût est évalué à 800 millions de FCfa. Cela sans compter l’apport des partenaires techniques et financiers qui portera l’enveloppe à un milliard de FCfa. Elle l’a révélé au terme de la tournée de rentrée effectuée le 17 octobre 2017.

Cette visite a démarré par la commune de Ndiarème Limamoulaye, plus exactement au quartier Angle Mousse. La délégation ministérielle a constaté que les travaux de construction de la case des tout-petits sont avancés. Selon les termes du contrat, cette case devra être livrée en novembre 2017.

Le maire Mamadou Baïdy Sèye, qui a accueilli le ministre, s’est félicité du soutien de la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), Thérèse Faye Diouf. « Nous avons à nos côtés des gens engagés », a indiqué le ministre qui s’est ensuite rendu à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar. Une structure plus adaptée aux enseignements-apprentissages et réceptionnée en octobre 2015. « Ce que nous investissons sur les enfants nous sera rétribué. Nous allons multiplier nos efforts pour répondre aux attentes des populations », a déclaré Mme Diop, qui a remis à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar des ordinateurs, ustensiles de cuisine, un fourneau amélioré, des denrées alimentaires, entre autres. « Nous vous appelons à son utilisation à bon escient », a exhorté Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Aliou Moussa Bâ, président du Comité de gestion de la case des tout-petits de Tawfekh, a salué les autorités de la case. « Nous n’avons pas des moyens de mobilité. La cotisation par enfant de 6.000 FCfa n’est pas suffisante. Nous sollicitons plus d’appui », a-t-il plaidé. Auparavant, la délégation s’était rendue au quartier Darou Salam 5, situé dans la commune de Yeumbeul-nord, pour constater l’état d’avancement des travaux d’une case des tout-petits qui devra être livrée dans un mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Petite-Côte aura de l’eau en abondance pour sa croissance démographique et économique. Les investissements pour la construction de châteaux d’eau, la réalisation de forages, la densification du réseau, entre autres, s’élèvent à 13 milliards de FCfa.

La transition vers un nouveau régime hydrique de la ville de Nguékokh est une carte. A la mairie de cette localité, les interrogations des habitants et des membres de l’Association des usagers des forages (Asufor) se noient dans la joie de l’édile et des notables des villages qui seront desservis. L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante de Nguékokh ne peuvent pas s’accommoder d’une gestion informelle. L’Etat a opté pour la professionnalisation. Les autorités n’ôtent pas le pain de la bouche des membres de l’Asufor. Il va étendre le réseau aux quartiers non desservis, aux villages des environs.

« Il faut recenser les besoins et faire un marché complémentaire pour l’extension du réseau », a réagi le directeur général de la Sones en réponse aux interrogations des notables et des habitants. Derrière les habitations en bordure de la nationale, entre les champs et des concessions, l’eau coule en abondance. Le forage 3 suscite tous les espoirs. Les femmes du village de Ndour-Ndour affluent à la source à l’arrivée de la délégation. La joie est palpable sur leur visage. Elles remplissent déjà des bidons. Le jour ne commence plus à 3 heures du matin à Ndour-Ndour. Elles jouissent de l’avant-goût de l’incorporation. « Il fallait se réveiller à 5 heures, parfois 3 heures, pour avoir de l’eau. C’était pénible pour le village, mais surtout pour les femmes », confesse Codou Tine, debout derrière ses bidons près de la conduite vomissant de l’eau.

Les jours sans stress hydrique se lèvent déjà au-dessus des hameaux environnants le forage. D’autres arrivent presque en courant lorsque la délégation s’apprête à quitter. Elles croient à des lendemains meilleurs. « Nous sommes heureuses, parce que nous n’allons plus nous fatiguer pour avoir de l’eau. C’est un bon projet pour toute la communauté, mais surtout pour les femmes », s’exclame la dame Khadia Diop. Elles ont le droit d’y croire. Les forages F3 avec un débit de 110 m3 par heure et F4 avec un débit de 116 m3 vont résorber, de manière nette, les déficits. Le maire voit dans ces réalisations un signe de progrès. On peut le lui concéder si l’on s’accorde sur le caractère vital de cette ressource. « Nguékokh est dans l’émergence. Nous remercions le président Macky Sall pour tout qu’il est en train de faire pour la zone de Mbour. Nous remercions également le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye », s’exprime le maire.

Dans la zone de Mbour, dans le village Falok, sur les chemins menant vers le site de l’implantation des ouvrages, des ouvriers, comme des soldats, sont dans la tranchée. Ils jouent leur partition contre l’insécurité hydrique. Ils ajustent des conduites posées par une grue. D’autres excavent. Le village de Falokh est déjà sur la carte hydraulique. Comme ici, dans un autre site à Mbour, des ouvriers, perchés sur la charpente, posent la structure devant servir au coffrage du château d’eau.

Le chantier est un parc à ferraille. Des malaxeurs, des bétonniers, des barres de fer, des matériels d’élévation encombrent l’endroit où se trouve un autre forage. La deuxième composante du Projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu) est dans une phase d’exécution avancée. Le stade de la réflexion pour la prise en charge des besoins actuels et futurs est dépassé. « L’objectif de la deuxième grande composante, c’est de renforcer le système d’alimentation en eau potable de la Petite-Côte. Ces ouvrages permettront de mobiliser 15.000 m3 par jour », a fait savoir le coordonnateur du Peamu, Malick Sow. Le coût des forages, des châteaux et de l’extension du réseau, la construction d’une station de pompage de 500 m3 par heure extensible à 1.500 m3 par heure, entres autres, sont évalués à 13,5 milliards de FCfa. L’investissement est supporté par la Banque mondiale.

Idrissa SANE

S’ASSURER DE LA FIABILITÉ DES ÉTUDES GÉOPHYSIQUES
Après Mbour, cap sur Pointe-Sarène. Sur le site d’implantation du forage, des ouvriers et des ingénieurs sont debout. Leur volonté de respecter les engagements est contrariée par les caractéristiques du sol. L’option des micro-pieux semble être abandonnée pour celle des pieux. Mais ce qui est intéressant, c’est la capitalisation du cas. « Désormais, avant de commencer les travaux, il faut s’assurer de la fiabilité des études géotechniques et géophysiques. Nous ne devons plus aller à l’aventure », prodigue le directeur général de la Sones.

A l’inverse de Pointe-Sarène, à Mbodiène, les foreurs rompent la platitude d’une plaine arbustive et font remonter de la boue à la surface. Les signes de livrer à date échue l’infrastructure sont dans l’ordre du possible. La sécurisation des besoins en eau est à portée de main dans un horizon proche. « Nous sommes à un taux d’exécution de plus de 50% pour les travaux de renforcement de la production. C’est la réalisation des ouvrages de stockage qui prend plus de temps. Nous pensons que d’ici à fin 2018, les travaux seront achevés. L’objectif est d’améliorer la sécurisation de l’alimentation en eau potable de Mbour et de la Petite-Côte en général. Dakar, Thiès et la Petite-Côte consomment 80 % de nos besoins en eau », a souligné le directeur général de la Sones.

Les habitants de Mbour, de Saly, de Pointe-Sarène, de Mbodiène, de Joal-Fadiouth auront accès aux services de manière continue.

I. SANE

TOUMBOULON CISSE, DIRECTEUR REGIONAL DE LA SDE A THIES : « CES OUVRAGES APPORTERONT DES SOLUTIONS DURABLES AUX PROBLÈMES D’EAU »
Le paquet d’ouvrages en cours de réalisation est la réponse aux problèmes d’eau notés dans la zone de Mbour. C’est la conviction du Directeur régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. « Ces infrastructures apporteront des réponses durables aux problèmes d’eau », a-t-il laissé entendre, précisant que les perturbations enregistrées dans la distribution d’eau à Mbour n’ont rien à voir avec la production. Ce sont des coupures d’électricité qui sont la source des ruptures de services. C’est pour cela que, suite aux instructions du directeur général de la Sones, un marché est lancé pour l’acquisition de groupes électrogènes de secours pour les forages F3, F4, et F10 de Mbour.

I. SANE

JOAL FADIOUTH : LA VILLE SERA RACCORDÉE À UNE… SOURCE PLUS STABLE
Les forages et les châteaux d’eau en construction à Pointe-Sarène, Mbodiène, Mbour et la pose des conduites de grand diamètre mettront Joal-Fadiouth à l’abri des pénuries. Déjà, la Sones et la Sde étudient des solutions transitoires.

Joal-Fadiouth est une ville presque amphibie. Elle vit le paradoxe partagé de ces cités entourées d’eau qui ont des problèmes d’eau. C’est la résultante de la baisse de la pluviométrie et la remontée de la langue salée. La nappe dans cette ville, chantée par le président-poète Léopold Sédar Senghor, a une conductivité électrique supérieure au seuil toléré par l’Oms. Conséquence : les chances de mobilisation endogène de la ressource pour une consommation humaine sont quasi nulles. L’alternative : c’est le transfert. « Il est plus facile pour nous de construire un forage à Joal. Mais l’eau ne peut être utilisée pour la boisson », précise le directeur général de la Sones au cours d’une séance de travail à la mairie, en présence de l’édile de la ville, Boucar Diouf, de ses conseillers, des notables et d’une conseillère.


Cette petite ville côtière, au rivage jonché de pirogues à l’ombre des cocotiers, a vu sa population exploser. On y dénombre 46.000 habitants. L’accroissement démographique induit une augmentation de la consommation d’eau. « Nous avons des quartiers qui n’ont pas de réseau », a rapporté un intervenant. Les doléances sont prises en charge séance tenante. Le réseau de distribution sera densifié de 6 km. Mais les pénuries seront réglées en amont, loin de la ville. Ce sont des ouvrages en cours de réalisation à Pointe-Sarène, à Mbodiène et à Mbour qui vont stabiliser l’approvisionnement en eau.

« Nous sommes en train de poser des conduites de diamètre plus important. Lorsque les constructions des forages seront terminées, la quantité d’eau qui arrivera sera doublée et pourra satisfaire la demande », rassure Malick Sow. Mais d’ici là, il va falloir satisfaire la demande pressante. L’autonomie en énergie des forages est une solution. « Les pénuries sont liées à la coupure d’électricité. Nous sommes autonomes à 47 % actuellement. Si nous parvenons à augmenter notre autonomie, il y aurait moins de problèmes à Joal », argumente le chef du Service régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. Du reste, les bénéficiaires sont rassurés. L’affirmation vient de la bouche du maire lorsqu’il déclare : « Nous sommes sortis de cette longue réunion satisfaits.

Les services ont pris des mesures à court, moyen et long termes ».

I. SANE

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