Boubacar Mendy, chanteur : La voix de « Kirikou » a gagné en maturité

01 Oct 2016
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Son champ musical n’a pas de limite, ses styles sont donc variés. Le chanteur passe aisément du rock à l’Afro pop en passant par le reggae et autres genres. Dans son premier album, Boubacar Mendy dit Bouba Kirikou  est conscient des « Réalités » de la vie et prêche la fonction thérapeutique de la chanson.

Boubacar Mendy alias «Bouba Kirikou» est un chanteur, compositeur, arrangeur et interprète. C’est à l’adolescence qu’il commence à flirter avec la musique. A 13 ans, il s’expérimente à la musique via « Dialoré », un groupe où il fait ses premiers pas en tant que lead vocal avec un album en 1999 produit sous le label  Jololi et où figurait la bande originale du film « Kirikou ». Depuis, Bouba multiplie les expériences  dans la musique. Il a, à son actif, un passage au  Djolof Band, sous la houlette de Viviane Chidid, plus de dix années passées avec le groupe du rappeur Awadi et des collaborations avec plusieurs artistes tant sur le plan national qu’international.  « Le destin a fait que ma musique soit le générique du film Kirikou. Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas. Car cela m’a ouvert beaucoup de portes. La bande originale de Kirikou, d’où mon surnom de Kirikou, fait partie de mon quotidien aujourd’hui », déclare Bouba qui garde le sobriquet comme nom d’artiste.  Depuis, il a son premier album, « Réalités », sorti en 2011 et le second est en gestation.  « Réalités » reflète sa personnalité. Bouba dit « ne pas aimer tourner autour du pot, dire les choses telles qu’elles sont, dans la transparence ». De ce fait, les thèmes choisis sont en symbiose avec ses convictions. Son album est aussi le reflet du quotidien des Sénégalais, de la vie dans toutes ses coutures. Un album dont un des titres, « Ngour », narre l’histoire d’un garçon qui vit d’espoir, « Yaakar », et souhaite que son père devienne président en Afrique, pour qu’il puisse faire les choses à sa guise comme le rapporte  un couplet du titre : « Tout est permis au fils du président africain ».

L’artiste prône l’action au détriment du verbe, las du bavardage, des promesses et genres qui restent à faire du « Mbélé mbélé ». Bouba n’est pas adepte du « Gnak fayda »  qui ne rime pas avec principe tant « For You » ou autrui afin de  cultiver le développement personnel et collectif dans l’amour, le « Good loving ».
Avec la participation de Deug E Tee, Philipe Monteiro, Awadi, Nix, pour ne citer que ceux-là, l’album est un cocktail musical.  Un mélange de reggae, afro acoustique, rythmes blues…, tous genres et styles confondus dans un seul produit. L’artiste est juste polyvalent et complet. « Je fais de la musique, je fais du tout, je suis un chanteur », dit-il.
En diagnostiquant l’industrie musicale sénégalaise, Bouba Kirikou la trouve « malade ». L’artiste affirme que c’est dommage et problématique pour un pays où résident Youssou Ndour, Cheikh Lô, Omar Pène, Baaba Maal, ainsi que le Pbs. La politique culturelle des gouvernements fait défaut, remarque-t-il, plaidant ainsi à plus d’organisation.

Yaye A. Ly N. SARR (stagiaire)

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